--- Page 1 --- --- Page 2 ---
@
E
a
a
E
o
YM 2576
RATT D EO
Joln Carter Sraton. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC.
D.7. --- Page 5 ---
JeloMemo Ure surlsaclownge) Rouis,
2lemovre sur ler wregres
IL 1790
3Addresse chen Citay cur dc Coudeur 1 179o
A.addrone cle lu Comnune rlu Slavre -11 1190
5.da Raison kivie toupoun ell
le 179D
A.Obsenuationes par le C.dle Curtuen 1790
Y.oxouor elles de Je.Boming jue
4 1790
8.Deeret cle C'assemblec che
1t 1y90
g.teldresse dei Onuin er
H 1790
10.Kouvella chheielles
Ie V9o
1h.chotrone de d. Cocherel.foraal Praia1A0
j.Repove cler Depure,
Darir 119D
13.apporgu sur lec Combitalén14.L Cus3e emblee geuorale
IL €790.
15.9 Grigeire, Lettre aur Plilassvopo Ir 1790
cher Lovc
(e
C
16cbuchor, analybe
1y. Obgevatiour Sur Lathaure
du dcioro :
1. 1790
les
Ie V9o
1h.chotrone de d. Cocherel.foraal Praia1A0
j.Repove cler Depure,
Darir 119D
13.apporgu sur lec Combitalén14.L Cus3e emblee geuorale
IL €790.
15.9 Grigeire, Lettre aur Plilassvopo Ir 1790
cher Lovc
(e
C
16cbuchor, analybe
1y. Obgevatiour Sur Lathaure
du dcioro :
1. 1790 --- Page 6 ---
-
HOU
rapports, d'en difcuter les [4]
ges pour la France, de les pefer avantages en dernière ou les défavantafanctionner enfin 2 de renoncer
analyfe de
de Saint-Domingue, fi elle eft même à la donation
ou de la conferver, fi elle eft utile onéreufe à fes à la France,
toujours aux conditions premières de la intérêts, mais
façon que fi après le plus mîr
donation; de
pour la France font plus fortes examen, les
les charges
PAffemblée Nationale
que raifons d'utilité,
Saint-Domingue, fans rourra prononcer l'abandon de
la conftitution propre & pouvoir néceflaire cependant renverfer
encore moins aliéner
à fon exiftence,
les habitans de
l'objer dela donation 2 parceque
France, n'ont Saint-Domingue, pas pu, n'ont pas dû en fe donnant à la
rêts lesp pluis. chers au prix dela
facrifier leurs intécontraire ils ont dû croire protedion accordée; ; au
le détériorer : c'eft un
améliorer leur fort, & non
par l'Affemblée
principe du droit naturel adopté
d'elle les
Nationale, & que réclameront
Députés de
auprès
leurs Commettans dont Saine-Domingue, l'amour
au nom de
queleurintérêt, fera toujours pourla France, plutôt
fidélité.
leplus fûr garant del leur
Les
femblée NeRadeemeDesingned Nationale, la décifion de folliciteront del'Af
prohibitives, exercées par les
la queftion des Loix
mer s toujours préjudiciables à Négocians leurs
des ports de
mélioration dufort des
fubfiflances,à l'agrès deleurs cultures dont Noirsfijuftement elles
defirée,auproliberté Ils demanderont, au nom pmpoionnentiegerme de leurs
de tousles Nègres réfidant en
commettans la
y refteront.
France, tant qu'ils
Noirs, Ils confentiront faite
encore à l'abolition de la. traite des
de FARERSIEN les Négocians François, ficeftlevou
Nationale,
F I N.
--- Page 7 ---
/2
L
AS S 1 E M B
LE E
GENERALE
DE LA PARTIE
FRANÇOISE
BEJAIR-BONISGE
AUX
PRANCOIS
Paris 190.
Nos
contrée lointaine, représentons les habitante d'une
portion de l'empire qui fait gloire d'être une
guer les trésors des françois et de lui
à travers les
Antilles. Nous prodimes industrieux mers, , réclamer pour ces venons,
la confirmation
homqu'eux-mémes ont consenties
des loix
opérer leur bonheur: Au
etquidoivent
touchons le
moment oi nous
doux et rivagedénotren emere patrie;
Jnagnilique.sy
quel
regards! Est-ce là cette spectacle s'offre à nos
avons laissée en proie
France que nous
aux abns, à
en
Toppresvigueur;
loix sont -
-ESRECE
vingt-quatres millions
d'hommes
A
,
la confirmation
homqu'eux-mémes ont consenties
des loix
opérer leur bonheur: Au
etquidoivent
touchons le
moment oi nous
doux et rivagedénotren emere patrie;
Jnagnilique.sy
quel
regards! Est-ce là cette spectacle s'offre à nos
avons laissée en proie
France que nous
aux abns, à
en
Toppresvigueur;
loix sont -
-ESRECE
vingt-quatres millions
d'hommes
A --- Page 8 ---
(2)
sont réintégrés dans leurs
belle des
droits, et la plus
ruines d'un constitutions s'est élevée sur les
gotvernement/éodal et barbare.
OFrançois, nationpnissantee
nous rentrons dans votre sein, eetgénérense,
mour.et de respect;
pénétrés d'avous n'avez
voeux à former,
plus de
rendre libres
puisque vous avez su vous
; et la terre entiere doit
but d'admiration à votre
un trisagesse : Municipalités, courage et à votre
ments, , institutions
districts, départeluons. C'est à vous augustes, :
9 nous vous saliberté est
que le dépôt sacré de la
assidues confié, vous ses premieres et ses
sentinelles; et vous, l'avez
ment défendue dans des
constamet difficiles. Soutiens de moments la
nouveaux
taurateurs. de l'ordre,
constitution, respeuple,
véritables organes duconservez à jamais votre autorité
gitime et
lé-:
bienfaisante, et continuez à
jouir le royaume des fruits de
faire
veillance!
votre surNotre malheureuse contrée
de partager votre
est bien loin
sort; le
vous avez banni de votre despotisme, que
dans notre isle,
sein, s'est réfugié
chaînes. Nul
et y a transporté toutes ses
pays ne sembloit moins fait --- Page 9 ---
(3)
pour subir le
blé par la joug, et nul n'a été plus
tyrannie. Ses
accafrançois furent des
premiers habitants
hommes intrépides, Aibustiers. dont
A peine ces
ront peat-é être
les exploits
pour des
passe:
changés en
fables, sè furent
leurs bras au agriculreurs, et eurent consacré
venoient de détrichement des terres qu'ils
d'oppression conquérir, fondirent que tous les
avoit été le premier
sur eux. Le genres tabac
mais, bientôr
objet de leurs soins;
exclusive et dévorante, persécutés par une
à en abandonner
ils ne tarderent compagnie
Chose
la culture.
pas
duisit étrange ! la vexation
des effets salutaires
cette fois
Aorissantes
: des cultures procannes à succéderent à celle du
plus
fiers,
sucre, l'indigo, le
tabac; les
couvrirent les
coton, les cade
plaines etl les montagnes
degré Sont-Domingue, de
qui s'éleva à un
lonie du splendeur ret devint la
hant -
monde, Mais
premiere coarrêté par les entraves combien de
son essor fut
tique, et quels étonnants son régime poli.
pas été exécutés
travaux n'eussent
plus prospere! Des sous une administration
dants, des
gouverneurs, , des inten.
états-sajors et des milices,
nous
A 2
degré Sont-Domingue, de
qui s'éleva à un
lonie du splendeur ret devint la
hant -
monde, Mais
premiere coarrêté par les entraves combien de
son essor fut
tique, et quels étonnants son régime poli.
pas été exécutés
travaux n'eussent
plus prospere! Des sous une administration
dants, des
gouverneurs, , des inten.
états-sajors et des milices,
nous
A 2 --- Page 10 ---
(4)
ont désolés pendant un siecle, et ces quatre
fléaux réunis ne permettoient pas aux habitants de prolonger leur résidence
fatiguoit son
: . chacun
sol, en arrachoit
ment quelques produits,
précipitam:
et, ayec les débris
de sa fortune, regagnoit les ports de la métropole, où il espéroit trouver une vie plus
paisible.
La liste des attentats.
té contre
auxquels on s'estpor
des
nous seroit longue,; on y yerroit
administrateurs
le cours
interrompre sans cesse
C
des loix les plus sacrées,
une obéissance aveugle pour le moindre exigeant de'
leurs caprices, trafiquant des plus honteux
privileges, pillant le trésor public et les fortunes particulieres. On y verroit un. conseil
supérieur enlevé avec scandale et indignementjetté àbord d'un mauvais navire,
qu'ilavoit défendu la cause du peuple. parcenos magistrats étoient
Alors
pas les esclaves soldés vertueux, et n'étoient
et méprisables desministres dela marine. Onyy verroit de
dus conseils de
prétenniere
guerre 7 exécrable et derinvention du despotisme,
nos concitoyens dans des prisons, précipitant les
menant de cachots en cachots, etleur faisant pro- --- Page 11 ---
sinbir une of
(5)
Ony
mort Publique et
verroit un conite dela ignominieuse
digne de la réputation
Lusmno,sipet
vendant des hommes qu'il avoit usmpée,
vilagent d'inet
libres et François au
à son- tour les pirissantce
TAmérique
ensevelir éwangereiqutallott dans les mines de
3 Tout d'un méridioniale.
nous instrnire coup de la renommée est venue
des François
Phéroique insurrection
tille a retenti d'Europe. La chite de Ta Baset nous avons jusqu'au fond de nos cceurs,
en apprenanit le répanda des larmes de joie
lors nous avons cherché triomphe de nos' freres. Dès
tant à profit les
à les imiter, en met-
-doumoient; nons grandes leçons qu'ils nous
aoyens de
nous sonimes occupés des
nous avons parvenir à une régénération
tous besoin
dont
miers. pas , : quelles difficultés : mais dès les prepas été opposées!
ne nous ont
fait les partisans quels efforts n'ont point
pour éteindre del'ancien ordre
leur
en nous ces desirs deschosés
sort, et cette Aamme
d'un meilcommençoit à se
patriotique qui
les menaces et les développer; on a'employé
et la Forco; on a promessés, la séduction
publié une ordonnançe
qui
A3
dont
miers. pas , : quelles difficultés : mais dès les prepas été opposées!
ne nous ont
fait les partisans quels efforts n'ont point
pour éteindre del'ancien ordre
leur
en nous ces desirs deschosés
sort, et cette Aamme
d'un meilcommençoit à se
patriotique qui
les menaces et les développer; on a'employé
et la Forco; on a promessés, la séduction
publié une ordonnançe
qui
A3 --- Page 12 ---
(6)
défendoit de s'assembler au-delà du
de cinq: mais toutes les entraves nombre
sécs, Parceqne le temps n'étoit ont été bripouvoit priver les
plus où l'on
citoyens de leurs droits
légitimes, 2 et que nous avons su nous emparer des.nôtres:
Trois assemblées
danslest trois
parurent subitement
et
départements du nord del'ouest
dusud, et délibérerent sur ce. qu'il.
important de statuer pour le salut
étoit
En ce, moment
commun,
penchant de l'abime; Saint-Domingue étoit sur le
ennemie eti
les poisons d'une secte
impolitique
toute part; et toutes les s'introduisoient Antilles
de
le point d'être. transformées
étoient sur
d'horreur et de
en un théâtre
pourtrayailler carnage. On convint que
il
efficacement au bien
J- falloit conyoquer une
de tous,
Il est difficile à des assemblée. générale,
ner pour long temps leurs planteurs d'abandonde vue des atteliers
foyers, de perdre
à la direction deleurs nombreux, de renoncer
dant tous
manufactures ; cepenformation s'empressent de
de concourir à la
leurs intérêts cette assemblée, et oubliant
de prouver privés,ils se montrent jaloux
que le patriotisme n'étoit
pas --- Page 13 ---
(7)
une vertu qui leur fht
moigner leur gratitude inconnne, et de téleur avoit offert
envers un
et tous les
un beau ciel; un sol pays qui
Les députés agréments d'une vie aisée. fertile,
nirent
des diverses
au mois
paroisses se réula carriere de d'avril; et
ses
l'assemblé ouvrit
avoit à remplir trayaux, La tâche
étoit
qu'elle
mesura d'un oeil
immense; mais elle la
ne pas
Ferine,e et se promit bien de
mis en tromperllattente elle leur
de ceux qui avoient
ses agens
confiance. Le gouvetneuret
parurent S'empresoerentd même
de la
ses
vouloir la
areconnoltureyet
projets : mais ce n'étoit seconder dans
rence perlide ;
là qu'une appatous leurs efforts secrêtement ils
les
dirigéoient
moyens de la contreelle,ie et cherchoient
gna leurs
perdre: l'assemblée dédaiopérations complots, et posa les bases
28 mai
en promnlguant, son ( décret de ses
ment de dernier, la
qui sera un éternel
du
réuni les pureté de ses intentions, monuçoise de suffrages de toute la partie qui a
franque les
ne
SumtDolningne,et
demandes les plus qui contient
quité et à la saine
conformes à l'6Les
politique:
municipalités étoient
ardemment deA4
daiopérations complots, et posa les bases
28 mai
en promnlguant, son ( décret de ses
ment de dernier, la
qui sera un éternel
du
réuni les pureté de ses intentions, monuçoise de suffrages de toute la partie qui a
franque les
ne
SumtDolningne,et
demandes les plus qui contient
quité et à la saine
conformes à l'6Les
politique:
municipalités étoient
ardemment deA4 --- Page 14 ---
(8)
sirées ; l'assemblée ne crut
tarder la
pas pouvoir rei.
dispensation de ces bienfaits qui
devoientappaiserl le reste del la
Les
fermentation.
municipalités furent donc organisées
conformément au décret des
de la nation, et saufquelques représentants
exigées par des convenances modifications
dans ces jours de félicité
locales. C'est
désespoir
lui
pour tous, et de
pour
senl, que le
cutif fiti éclater sa
Il
pouvoir exéhumble
rage. a quitté l'attitude
et rampante; il a cherché à en iniposer par. le spectacle des armes; il ne
est pas tenu à ces appareils
s'en
l'aide des soldats ivres
menaçants et à
la désolation dans
et parjures; il a porté
la ville qui a.le
d'être son asile
malheur
miere
principal; elle a été sa
victime.
preUn des assassins (1)
cre du Port-an-Prince employés au massaque le sang eut
témoignoit son regret
cette
trop peu coulé, et écrivoit
phrase horrible : (
C le canon n'a
malheuresement
pu se pointer assez haut > ;
(1) Le sienrd de Cournoyer,
régiment du Port-au-Prince, lientenanscoloneldu --- Page 15 ---
(9y
urr antre (2) vieilli dans les
oppresseurs
maximes
9 marquoit à l'un de
des
plices : cc. nous allons
sés com6 toutes ces
nous débarrasser de
R commencé municipalités ; nous avons
par le
déja
< irons ensuite den Port-at-Prince, et nous
: : Ce
ville en ville.s
premier forfait
- barriere retdontablesbeistote ne suffisoit pas' ; une
l'assemblée générale ;1 le
encore; c'étoit
tenta de la détruire:
pouvoir éxécutif
du roi ne pouvoit
Ce que l'autorité même
comte de
exécuter valablement, un
vile
et sershegaimniseneencasee
desconspiratedrs
osa
T'entreprendre; il Tomntelanpintintion
tion qui déclaroit publia une proclamial'assemblée
prépara sa destraction
dissouté 7 et
feu.
parle fer et par le
SIA linstant les
citoyens
mes; et des
conrent aux ar-
-
au secours extrémités de lisle
de leurs
s'avancent
fut alors notre situation représentaits. Qnelle
truire nos tyrans étôit ? Le moyen de déentre nos mains; mais
(2),Le. sieur Coustard,
de la partie de l'ouest, .commandant ten second
/o
'assemblée
prépara sa destraction
dissouté 7 et
feu.
parle fer et par le
SIA linstant les
citoyens
mes; et des
conrent aux ar-
-
au secours extrémités de lisle
de leurs
s'avancent
fut alors notre situation représentaits. Qnelle
truire nos tyrans étôit ? Le moyen de déentre nos mains; mais
(2),Le. sieur Coustard,
de la partie de l'ouest, .commandant ten second
/o --- Page 16 ---
(1o)
il falloit répandre le
sang des
jours si précieux
hommes, tou9 et sur-tout
mat qui abrege leur
sous un clipulation est déja existence, et ouleur poce moment
trop peu nombreuse. En
un saint -
élevés au-dessus de enthousiasme nous a
sommes arrêtés. à nous-mémes ; nous nous
une résolution
tientpeut-être au grand
qui-apparcommandoit le
courage, et quinous
donnant
plus pénible. sacrificé; abantout d'un- coup nos
enfants, nos propriétés,
fammes, nos
réunis sur: le vaisseau le nous nous sommes
cette occasion mémorable léopard; qui dans
de la patrie, et
a si bien mérité
der
nous sommes venus dethanjustice au sein de la nation même.
Un. semblable dévonement
perdu; ; nous nous croirions ne sera pas
douter de notre
coupables de
de la. France cause, puisqu'elle est celle
levé; les
entiere. En effet le voile est
ministres, quilong
considérés comme leur
temps nous ont
forcés de révéler notre patrimoine,ont été
François aujourd'hui importance 5 nul
de. notre colonie est n'ignore que le sort
de la métropole,
tellement lié à celui
roit mortellement que la plaie qui nous sedement la ruine de faite entraineroit rapicette derniere. --- Page 17 ---
(11)
Leshabitants de
sent et font fleurir Saint-Domingue embras.
de côtes; leurs
plus de trois cents lieues
denrées
gement de plus de mille completent le charenx ques'entretient
navires $ c'est par
ble, d'opulentes
une marine formidacités leur doivent
agrandissement ou leur
ou leur
tent les arts et
existence; ; ils excitions font
Tagriculture; ; leurs
pencher la
producchés de
balance dans les
I'Europe, et
marsieurs millions de fournissent enfin à plue
journaliere.
François leur nourriture
Voilà le pays pour
la part de félicité lequel nous réclamons
tre. Il est las de qu'il a lieu de se promet
adoucissements souffrir sans
Il
soient apportés à qu'aveuns ses
renoncerd à Jla
manx:
des biens plus désirables richesse pour se procurer
oppresseurs une guerre ; et.il a juré aux
nos compatriotes du éternelle, Sans doute
tiendront dans notre continent nous soue
ration; ils méleront essor vers' la régénéet nous couvriront leurs voix à la
ble qui les
du bouclier
nôtre;
laisseront protege contre la tyranie, impénétrapas sous le joug des
Ils ne
François qui brayent le feu
milliers de
de la zone tors
plus désirables richesse pour se procurer
oppresseurs une guerre ; et.il a juré aux
nos compatriotes du éternelle, Sans doute
tiendront dans notre continent nous soue
ration; ils méleront essor vers' la régénéet nous couvriront leurs voix à la
ble qui les
du bouclier
nôtre;
laisseront protege contre la tyranie, impénétrapas sous le joug des
Ils ne
François qui brayent le feu
milliers de
de la zone tors --- Page 18 ---
(ta) -
ride,et qui ontrd déja tant à sonffrir de leur
éloignement de la mere patrie.
Nous ne parlonspasa dè
avons déja-oublié
nons-mêmes, nous
etii nous ne
nos injures personnelles;
que nous sommes occupés que de ceux
-renx; etnous représentons: Qu'ils soient heuaurons le
a Ils espererit
le prix denos peines!
fait pour le:salut que! monarqne quia tout
pas de les délivrer de l'empire y né: refusera
dun comte de la Luzerniex-qui a trop recherché. et
leur haine; que.leur
trop mérité
temps souillé par la pays ne serapas long:
pouvoir
présence des agents. du
exéoutif,qui ont
de
rempli leurs villes
meurtres, et que ces ennemis
ront livrés aux-doix
publics seIls esperent
vengeresses. 22
assemblées de que leurs municipalités etles
départementsiles
temple de la liberté,
colonnésda
et s'affermir:sans 9 pourront enfin s'élever
neur seraid
obstacle ; - que le. gouverdépouillé deison : autorité
tique; et qu'il leur sera loisible de déspodier un intendant qui
congés
ces.
délapide leurs finan4 - Ils esperent qu'ils seront
payer et de nourrir des
dispensés de
états-inajors haus, --- Page 19 ---
tains et
(13.)
dearégiments superflus ; de payer et de nourrin
qu'à des ordres assassins, qui ne savent obéir,
rir des juges atroces ; depayer et de nourIls esperent prévaricnteurs et avides.
culté de posséder qu'on leur accordera la fanationales
dans leur sein des
soldées,
gardes
nées aux jurisdictions uniquement subordongées d'entretenir la municipales, et charordre.
tranquillité et le bon
Ils esperent que leurs
seront totalement
vicieuses milices
même en sera anéanti, réformnées, que le nom
un souvenir funeste
comme rappellant
gardes patriotes
; qu'à leur
se
place des
de la prospérité dévoueront au maintien
que la seule gloire publique, n'ambitionnant
jamais de vains d'être utiles, et sans que
duire.
honnenrs puissent les séIls esperent
seul boulevard que des forces
de leurs
maritimes,
tront à l'abri de toute rivages, 2 les metsi toutefois il est
invasion
quer les possessions une nation qui étrangere; ose attales
de la France,
François pourront
9 lorsque
forces et manifester déployer toutes leurs
leur toute- Puissaunce,
gloire publique, n'ambitionnant
jamais de vains d'être utiles, et sans que
duire.
honnenrs puissent les séIls esperent
seul boulevard que des forces
de leurs
maritimes,
tront à l'abri de toute rivages, 2 les metsi toutefois il est
invasion
quer les possessions une nation qui étrangere; ose attales
de la France,
François pourront
9 lorsque
forces et manifester déployer toutes leurs
leur toute- Puissaunce, --- Page 20 ---
(14)
Ah! sur-tout ils esperent qu'ils
droit de faire leurs loix
jouiront du
intérieures et domestiques, que l'ori appercevra la nécessité
de ne pas leur disputer ce
de la constitution
premier article
qu'ils sollicitent; et sans
lequel tout le reste est pour eux inutile
dérisoire. On sentira
et
que leurs
doivent exister au milieu d'eux, législateurs
leur sol, leurs besoins, leurs
connoître
que toute loi quin'est pas née habitudes; dans
et
qu'ils n'ont pas délibérée et
leurisle,
sauroit y obtenir une juste obéissance. consentie, ne
Tels sontles voeux des habitants de SaintDomingue. C'est lorsque ces voeux
été accomplis, que leur isle
auront
de tout son éclat: la culture superbe brillera
accroissements
y recevra des
immenses; les hommes laborieux de la métropole
rir en foule, ils recevront pourront y accounel et aideront à
un accueil fraterféconder une terre qui
paiera leurs travaux avec usure, et sur laquelle ne se leveront plus que des jours calmesetpaisibles. Lamer sera étonnée du
bre dés vaisseaux qui
nomduits de l'industrie emporteront les procoloniale : malgré l'intervalle qui les sépare
2 d'indissolubles --- Page 21 ---
liens uniront la (15)
siecles ne
France et les
fondé
pourront pas
Antilles, et les
sur l'utilité, la
rompre un pacte
sance.
justice et la reconnoig
Les membres de
la partie
l'assemblée
françoise de
générale de
Signés, DAvGY, Sant-Doningas
président,
DE Bovnexz,
Le RaY DE LA
viceprésident,
BraCams Creasasi)
Davaosseau
DENIx,
udiabes
A bord du Léopard,
le 13 Septembre en rade de Bresty
1790.
De
Timprimerio de DiDOT FILS
AINÉ, rue Pavées --- Page 22 ---
vio --- Page 23 ---
L
E
TaT
R
E
AUX
Sur les
PHILANTROPES,
des matheurs, les droits et les
Gens de couleur de
réclamations
et des autres iles
Saint- Deningue,
frangoises de
LAmérique ;
PAR M.
Curé
GREGOIRE
d'Emberménil,
Député du
de la Meurthe. Déparremént
A PARIS,
(BELIN,
Chez
libraire, rue Saine-Jacques,
/DEIEXXE, libraire, au
près St. Yves 5
(BAILLY,
Palais-Royal; ;
Etau Burean du libraire, rue St-Honoré, , barrière des
PATRIOTE FRANGOIS, place du Théâtre Sergens $
Italien.
OCTOBRE I 7 9 O. --- Page 24 --- --- Page 25 ---
E763
L6515
v.7 --- Page 26 --- --- Page 27 --- --- Page 28 ---
a