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L'ASSE M BLÉE
COLONIALE
DE LA PARTIE
FRANÇAISE DE
SAINT-DOMINGUE,
Aux quatre-singt-trois Départemens de la
Commerce ct aua
France, aux Places de
Manufactures de la Mitropole. Yer. 1792
Voss recevrez, Messienrs, avec cette
deroir par l'assemblée coloniale, dans sa séance lettre, du 10 un exemplaire de l'arrêté
vous en développer les motifs, et
février présent mois; elle croit pris
situation de cette colonie, en vouS faisant intéresser le tons les bons Français à la
ravagent et qui la dépeuplent. Il lni
tableau des désastres
la
les auteurs. importe aussi que vous en connoissiez qui
tarissez-en Ne vous la bornez pas,. Messieurs, à sentir nos maux, ni
source, s'il vous est
en
même i les
tueuxi ignorans qui déclament en possible, imposant silence à Ces soulager:
colonies, et qui ne se doutent pas avengles contre Tesclavage des noirs présomp- dans nos
nègres sont réellement, et toute leur que, vie, sous des la dénomination d'esclaves, les
liorons la condition, dont nous assurons le bien enfans adoptifs, dont nous amé. d'être général les plus malheurenses de toutes les
être ; et qui deviendroient en
la propriété des cultivateurs. :
créatures, s'ils cessoient un instant
Hélas! ces misérables, séduits et forcés
en font aujourd'hui la triste et cruelle à la révolte par d'imbéciles
en grand nombre sous la condnite des expérience : ils périssent journellement scélérats,
leurs maîtres : moissonnés par la faim, forcenés les tiennent armés contre
la misère et T'abandon, ils
par la
par les
thr
et les logemens commodes, les regrettent la subsistance abondante, maladies, les
par
i jaunais la prévoyante humanité, remèdes, l'intérêt l'aisance et les soins que leur vêtemens assuroit
regrets impuissans ne peuvent même
au moins des propriétaires. Leurs
mnis à leur tête, sans exposer ces pas s'exhaler devant les tigres se sont
aussi lc sort quiles attend au moindre mallenreux mal
à la mort la plus prompte qui ! C'est
qu'ils reçoivent; ; leurs chefs féroces, qui les attaque, àla première blessure
vation, ne pensent plus qu'à s'en
qui n'ont aucun intérêt à leur conserou en les jettant tout vils dans les dékarinser, flaumes. en leur faisant trancher la tête,
Ainsi, une épreuve dont il eût été
encore de faire la proposition, mais atroce fatale de concevoir l'idée, plus atroce
vient d'amener ( l'aliandon des que la
destinée de
immoralité ) doit démontrer aux affranchis et des esclaves Saint-Domingue à leur
philantropes et négrophiles, que ceux-ci plus opinidtres sectateurs des stupide
des blancs et des noirs.
, flaumes. en leur faisant trancher la tête,
Ainsi, une épreuve dont il eût été
encore de faire la proposition, mais atroce fatale de concevoir l'idée, plus atroce
vient d'amener ( l'aliandon des que la
destinée de
immoralité ) doit démontrer aux affranchis et des esclaves Saint-Domingue à leur
philantropes et négrophiles, que ceux-ci plus opinidtres sectateurs des stupide
des blancs et des noirs. sont effectivement les ennemis soi-disans mortels
Dites donc, Messieurs, à ces prétendus
qu'ils penvent venir ici jouir de leur
philosophes et à leurs partisans, 7
digne choisi d'eux : des cadavres et des cendres triomphe, ! Faites et contempler un spectacle
Demandez pour son évèque cet incendiaire curé rougirla ville de Blois, d'avoir
du
à ces orgucillenx et insensés
d'Embermenil, l'abbé
ne
Grégoire. sang qui
cesse de ruisscler i déclamateurs, demandez-leur
devenus ici la proie des flammes. Saint-Domingue' et de tant de compte
de commerce de la métropole, les Dites-leur capitaux d'acquitter, vis-à-vis des millions
bien leur payer cette infortunée colonie, que leur devoit et que
places si
leur, au nom de 110S malheureux
naguère si florissante. pouvoit
et même la joie qui régnoient dans nègres, nos T'abondance, , la paix, le Redemandez- contentement
Obtenez: au moins de lnssemblée
ateliers. les plus humains, les plus
nationale que les colons de
hospitaliers, les
-
boagsptient-piney dans deiselder ana.lyasén généreux de Saint-Domingue, fousi-shomneny
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Frande,
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acisy frenses DNOtCadsi oubeircanoitadhiseen mnambre deroéite
descehilans --- Page 6 ---
et nos esclaves) massacrent ici tous ceux de nos concitoyens ont le mal. heur de tomber dans leurs
qu'ils coupent les oreilles des
surpris
Ticoutt
et assassinés; qu'ils en font mains; des cocardes,, et les appellent leurs cocardes nationales; qu'ils dépècent en morceaux le mari égorgédevant sa femme enceinte
forcent celle-ci d'avaler la chair encore paipitante de son époux; arrachent
de ses entrailles le fruit de leur union 9 le jettent à des pourceans quile déchirent et le dévorent sous les veux de cette mère éperdne, frissonnante
saisie d'horreur; et se hâtent de'la faire périr elle-même dans des supplices
d'une crnanté recherchée et inouie.
ceaux le mari égorgédevant sa femme enceinte
forcent celle-ci d'avaler la chair encore paipitante de son époux; arrachent
de ses entrailles le fruit de leur union 9 le jettent à des pourceans quile déchirent et le dévorent sous les veux de cette mère éperdne, frissonnante
saisie d'horreur; et se hâtent de'la faire périr elle-même dans des supplices
d'une crnanté recherchée et inouie. Voilà, Messicurs, entre mille autres 3 les traits de ces cannibales
Brissot de Varville
connoitre,
appello.ses./hères, et
apdtit
M. prétend
qu'il
ne cesse de se déclarer le protecteur :
leur a
Est-ce pour soutenir les prétentions politiques qu'on
que
CCS monstres commettent tant de crimes? Non : car dans les quartiers l'Ouest
Atis
et du Sud, oi, devancés par la terreur qu'inspiroient leurs
ils ont,
tenant le fer d'une main et la torche de l'autre, obtenu au-delà de
dlesirs,
CEL
des concordats que sans doute tonte la France connoît déjà, on n'a que
suspendu par
pour quelques jours l'éruption de ce volcan; et ils ne s'en sont pas
moins livrés,
qu'un pen plus tard, à la dérastation, à l'incendie et aux
meurtres, avcc : stupide férocité qui caractérise cette espèce d'hommes. Ils sont même si
attachés aux vaines et métaphysiques prérogatives dont
M. Brissot de At fait en leur nom un si ridicule éialage, qu'après s'être
rendus maîtres d'un grand nombre d'établissemens en culture, ils n'y ont encore
employé leurs forces réunies qu'à tout incendier, tout détruire, et àse priver
ainsi éux-mêmes du moyen le plus puissant que leur donnoit l'envahissement
forcément abandonnées par. les cultivateurs. Ils savoient
de ces néanmnoins, riches propriétés et expérience, que la seule crainte de voir tant de millions
déjà devenir en un clin lren la proie des flammes, suffisoit pourleurassurer: auprès
des blancs le succès des prétentions les plus exagérées. Leur conduite, aussi incompréhensible qu'atroce, repousse toute explication, ne semble fondée sur aucun molif, et se trouve même contrariée par
leur intérêt personnel : car enfin, plusieurs d'entr'eux ont aussi vu disparoitre leurs propriétés en cultures et en nègres 5 ct d'un autre côté, il est
bien évident
se sont eux-mêmes volontairement privés de l'ascendant
leur
la seule menace de détruire des propriétés d'un prix immense. que
S
Il n'est cependant point d'effet sans cause : celle que l'on doit assigner à
des désastres. inutiles àleurs auteurs, nuisibles même à plusieurs d'entr'enx, ne
pentêtre que la séduction, mpMenaophbenl- ineptes, par d'ardens
émissaires des ennemis de la révolntion. Meurtres et dévastations : cette idée explique les fles del'Amérique, tout. c'est anéantir
Anéantirles établissemens Françaisdans!
ant point d'effet sans cause : celle que l'on doit assigner à
des désastres. inutiles àleurs auteurs, nuisibles même à plusieurs d'entr'enx, ne
pentêtre que la séduction, mpMenaophbenl- ineptes, par d'ardens
émissaires des ennemis de la révolntion. Meurtres et dévastations : cette idée explique les fles del'Amérique, tout. c'est anéantir
Anéantirles établissemens Françaisdans! des
au même instant le commerce maritime et un grand nombre
mannfactures
de la métropole ; c'est réduire tout de suite à la mendicité et au désespoir, franle quart le plus utile 7. parce qu'il est le plus laborieux de la popnlation
çaise; c'cst exciter à la révolte six millions d'hommes effectifs, que le plus
impérieux de tous les besoins, la faim, ne pent manquer d'armer entière contre
leurs concitoyens pour avoir du pain; c'est anéantir la nation
: et
tel est l'infernal
des contre - revolutionnaires, qui nous poursuivent
ici avec d'autant hori de succès, que leurs vues sont sccondées 3 involontaire- à
ment sans doute, par la secte des soi-disans négrophiles ct philantropes, le sein la
tête desquels se montre si opiniîtrement M. Brissot de Varville, dans
même de l'assemblée nationale. des
ici par les contreAu reste, les perfides instigations
expédiés
des affranchis. révolutionnairgs, n'ont pas obtenu un a.dTe général auprès de la
dn Nord,
Ilen est encore un grand nombre, dans divers cantons Plaisance, partie le
le
tels que le Cap, le Port-Margot, Jean-Rabel, la Marmelade, Saint-Louis du Nord, Borgne, le Mole,
Gros-Morne, le Port-à-Piment,
Monicargetauidents clionmi
ici par les contreAu reste, les perfides instigations
expédiés
des affranchis. révolutionnairgs, n'ont pas obtenu un a.dTe général auprès de la
dn Nord,
Ilen est encore un grand nombre, dans divers cantons Plaisance, partie le
le
tels que le Cap, le Port-Margot, Jean-Rabel, la Marmelade, Saint-Louis du Nord, Borgne, le Mole,
Gros-Morne, le Port-à-Piment,
Monicargetauidents clionmi --- Page 7 ---
Bombarde, le Port-de-Paix et ses dépendances,
ont
discernement, Torleurimperusialie
qui
fait prenve de leur
soumission aux lois. L'assemblée coloniale atischementallenrs bienfaicteurs, ct leur
en leur rendant CE tte justice.
golte une consolation bien sentie,
S'il nous reste dans la caste des affranchis des enfans
etrespectuen, il nous reste anssi dans les
attachés, reconnoissans
semens fort importans, et préservés
quartiers
habitent des établisdes révoltés.
jusqu'à ce jour uC l'inexpliquable fureur
Les autres possessions, quoique dévastées,
et des secours , produire de grands revenus dans peuvent un encore , avec du temps
fertile que celui de Saint Domingne. C'est à ceux
climat dont le sol est aussi
au moinsequeles cultivatenrs;c'est. aux places de quidoivent en profiter, autant
de la métropole à nous aider, en joignant leurs commerce efforts et aux manufactures
faire obtenir, de l'assemblée nationale et du roi, l'envoi aux nôtres , pour nous
de secours en tont genre, et notanment de
mille que nous demandons
réglées. Cer nombre est nécessaire pour établir dans vingt le
homines de troupes
une force qui rassure nos malleureux
et centre de chaque quartier
la volonté qu'ils ont de se soustraire à leurs esclaves, qui protège eflicioement
des auprès de leurs maîtres. Mais il n'y a pas un tyrans instant homicides, à
pour se réunir
forces ; le mal que sa longue durée ne rend déjà perdre pour l'envoi
devenir irréparable.
que trop grave, peut
foibles, Chaque jour ajoute aux progrès et Ala consistance de la révolte. Des
lorde des partiels, et envoyés de loin en loin, ne sont propres qu'à secours
brigands, et à les rendre enfin inexpugnables.
enhardir la
Nous sommes avec un fraternel attachement,
M E SSIE U R S,
Vos trés-humbles et très-obéissans serviteurs,
Les Membres de PAssemblée coloniale de la partie française de
St-Domingue:
Signé D EL AT VAL, président.
L E G RAN D, vice-président.
ALLAIN, DENARD, GERBIER et DUxAs, secrétaires.
Au Cap, en féance, le 17 février 1792. --- Page 8 --- --- Page 9 --- --- Page 10 --- --- Page 11 ---
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