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LA Jocitido2ea chmisle la convesitions nationafe,
fante au
9 a aM. Conthouas), cous-
.
Ca,
saize national-civil
Les AMIS de la convention nationale font vivement pénétrés du
fentiment qui vient de porter le repréfentant de la nation françcife à laiffer
parler un inftant le membre dela première cfeciété desamisd dela conflitution.
Nous fentons tout le prix de la vigtoire que T'énergie de MM. les commiffaires nationaux-civils vient de décider en faveurde la colonie : un jour
a difipél'affemblage odicux que trois années de malheurs avcient formé
contre nous, contre la France, contre fa confitution; ; mais quel peupie
fut jamais viéime, comme nous, de tout ce que pouvoit inventer &
produire l'intrigue, la baffcffe 2 la rage & la perfdic ?
L'hiftoiredu monde entier n'en a pasencore fournid'exemple; & tranquilles
ipefateurs de trahifons, 2 différées peut-être, les amis de la convention
nationale, par une foibleffe coupable, préparcient de nouveaux malheurs,
Ia ruine entière de la plus riche des colonies françoifes !
Non fans doute, & vous ne l'avez pas cru : le françois 2 le frère, l'ami
qui a eu la fermeté, le courage defe dépouiller un moment de l'autorité nationale, n'a pas penfé que des françois comme lui, que des amis de
la patrie fuffent des Marius, des Silla.
La profcription gravée dans nos coeurs, la conjuration que nous avons
fait tferment de pourfuivre eft déterminée contre les tyrans êcla ryrarinie ;
elle porte, elle doit frapper fur toute falion coatraire aux principes de la
conftitution.
La fociété des amis dela convention nationaleinabordable aux habinudes
du defpotifme, & ne connoiflant quel'intérêt général,fenttrop combien cle
doitfe méfer des haines perfonnelles 5 des vengeances particulières, maisle
parti contr-sévolationnaire n'eft pas détruit.
s
fuivre eft déterminée contre les tyrans êcla ryrarinie ;
elle porte, elle doit frapper fur toute falion coatraire aux principes de la
conftitution.
La fociété des amis dela convention nationaleinabordable aux habinudes
du defpotifme, & ne connoiflant quel'intérêt général,fenttrop combien cle
doitfe méfer des haines perfonnelles 5 des vengeances particulières, maisle
parti contr-sévolationnaire n'eft pas détruit.
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Le Port- au- -I Prince fournit àl la colonie un exemple terrible du danger de
l'indulgence & de la foiblefle; la France elle-même, apres trois années
d'inquiétudes & d'indulgence, n'a-t-ellé pas vu tout récemmunt éclater le
plus perfide de tous les complots ? Et vous repréfentans de la nation françoife, délégués à Saint. - Domingue, favez-vous bien le coup qu'on vous
préparoit ?
Vous avez fçu l'affronter; mais la colonie en eft indignée, elle en a
frémi; c'eft à elle, c'eft à nous à vous en préferver, Notre amour pour ia
patrie, notre attachement à la confitution, nous difent quecilepremier,
leplus facré de nos devoirs.
Saint-Domingue trouve une leçon dans l'affaire du IO août à Paris; elle
doit faire trembler tous fes habitans; une feconde fecoulle comme la
première, anéantiroit cette portion de l'empire françois.
Oai certes 5 noiis redoutons les excès que Pon pourroit commettre contre
la liberté, contre les propriétés; elles font toutes facrées pour nous :iuacefibles à l'effervefcence, mais fiers de nos principes, inchranlabies dais
nos réfolutions pour le bien de la patrie, nous croirons toujou S n'avoir
rien fait tant gu'il reftera un traitre parmi nous.
Nos ennemis ne font pas ces êtres malheureux & féroces que la fcélérateffe des conre-senohtiognies: a couverts de crimes; nos ennemis font
dans le fein de nos viiles; les plus dangereux font peut-être au milieu de
nous. Nos ennemis font ceux, qui, à Paide d'un mafque patriotique,
rampent encore, 8 féduifent au gréc des circonftances.
Nous ne reconnoiffons pour vrai patriote, que celui qui,ne comptant
fur la reconnoiffance
fait fe mettre au-deffus de ces'
que follicitations qui dégradent mesa: vraiment libre : c'eft au peuple,
c'eft aux difpenfateurs des faveurs populaires à aller au-devant du mérite,
qui, modefte & folitaire, attend toujours cn Glence ce qui lui eft dû.
C: n'eft point à Saint-Domingue
le citoyen paifible eft expofé
aux vexations : nous avons vul toutes RE lois de Phonneur & de Phimanité violées par le chef & les agens de Pancien pouvoir. cxécurif,
tandis que fes partifans jouiffoient en paix du fruit de leurs manceuvres
& de leurs déprédations.
L'habitude d'une force impofante, la vertu qui éloigne toujours le
foupgon, vous font blâmer nos trop fortes inquiétides.
omingue
le citoyen paifible eft expofé
aux vexations : nous avons vul toutes RE lois de Phonneur & de Phimanité violées par le chef & les agens de Pancien pouvoir. cxécurif,
tandis que fes partifans jouiffoient en paix du fruit de leurs manceuvres
& de leurs déprédations.
L'habitude d'une force impofante, la vertu qui éloigne toujours le
foupgon, vous font blâmer nos trop fortes inquiétides. --- Page 7 ---
(3)
Nous avoris été G fouvent trcmpés par les apparences; nous avons
Gicuvent VI le menionge & la perfdie fous le maique de la prudence & de
la géncrcfite, cue pour nous Perreur, àl la fin, eft devenue un c:ime, la
défiance unevcrat.
Ceft une fatalité fans doute mais elle eit dans la
nature. 7 a c'et aiufi cue les traitres, cue les tyrans lziticnit toujours apres
Eux &. tur cCuX quiles environnoient de leur opinion D linquiétude, la defiance& la hia.be.
Ne craignez polat que T'ami des lois foit jamais menacé, tout notre
fang eft à lui. & dans lalifte des dénoncés par la commune du
en
étoit un; Ades haines particulieres avoient puyintc oduire une STAN
cu'eile le piciente, qu'ele parle
mais con, il n'en cft point qui n'ait
appelefur fatête la vengeance des lo's conflitutionnelles.
C'eft enivain cue ces ennemis del la patrie rejettercient furla différence
deojiniors s"loursinrignes & la prrfidie de leurs intentions : n'eft-il
temp: cue ros malheurs finifent ! & le ciel enfin n'eft-il pas dû miile 0O
àcciautdest hcames & des lois, venger la nature 6cThumanitéflong iemps
o tragée.
Non, frères & amis, vous ne fuirez pas une terre qui vous doit fon
falur: lingratitude n'eft pas le vice des colons de Saint- Demingue :
victimes de la Tage des contre-révolutionnaires, vidimes nous-mèmes
des fnrcurs de la iévolution, nous n'en connoiffons les Licnfait: que
par vous,
Et vous aban'onnericz.sn peuple, dont vous avez rompu les fers?.,
Yous, pé:ir déchirés par ies tyrans dont vous nous avez délivrés...
Non, lidée feule cft déjà trop accablante pour la colonie entière.
Les monftres s'incuiétoient - ils donc des lois, eux & leurs parrifans,
Torfque le fer & la fl:mme, dirigés d'un bour de la colcnie à l'autre,
épouventoient le citoyen pailible, l'ami de la cocaitution 2
Soyez leur juge, puifoue la loi l'ordonne... Mais quelle loi déformais put en impoter à des hommes qui, renonçant à leur patrie,
ofèrent placcr l'inhrmaniié au rang, des vertus ? Quciqu'il ca foit, Jes
détraéeurs de la révolution doivent vous ête connus; ils le ieront
a la France, à l'univers enticr,
ouventoient le citoyen pailible, l'ami de la cocaitution 2
Soyez leur juge, puifoue la loi l'ordonne... Mais quelle loi déformais put en impoter à des hommes qui, renonçant à leur patrie,
ofèrent placcr l'inhrmaniié au rang, des vertus ? Quciqu'il ca foit, Jes
détraéeurs de la révolution doivent vous ête connus; ils le ieront
a la France, à l'univers enticr, --- Page 8 ---
(4)
f Ils feront éloignés des places & de la faveur populaires : vous l'avez
prononcé vous-même ; leur fureté, leurs propriétés feront
mais, habitués à l'intrigue, aux fadions, il faut qu'ils y renoncent refpeétées, 2
qu'ils en perdent l'efpoir.
La fociété des amis de la convention nationale, décidée à les furveiller, fe fera un devoir de vous les défigner, de les livrer à la
vengeance des lois, depuis trop long-tems muettes dans cette infortunée
colonie.
Elle n'agira pas fans preuves, elle a déjà trop fenti tout l'odieux de
l'arbitraire : Voilà le ferment qu'elle prête entre vOs mains; elle le
remplira, n'en doutez point ; elle efpère encore que fon influence fur
les bons citoyens - la fera contribuer à la paix que nous defirons tous,
& qui nous eft fi néceffaire. Mais que les ennemis de la révolution
tremblent, s'ils font encore un pas vers le crime..
Il fera bien doux pour la fociété des amis de la convention nationale,
de trouver toujours un frère dans le repréfentant d'une nation à laquelle tant de liens nous uniffent.
Signé à l'original, Robecquin s préfident; Delaire, tréprier; Leclerc8c
Aug. Borel, ficrétaires.
Reimprimé par ordre de la fociétk des amis de la convention nationale, 9
fiante au Port-cu-Prince, Juivant fon arrêté rendu à l'unanimité ce jour,
le 20 Novembre 1792.
Signé, MI CHOT, Jecrétaire.
AUPORT-AU-PRINCE, de l'Imprimerie nationale, chez
F. CHAIDRON & compag. --- Page 9 --- --- Page 10 --- --- Page 11 ---
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