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Al3L
Jobn Cartrr Sroln
Librarn
Aruum Iniversity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
V/ --- Page 5 ---
Sufenyyo.
S
A LANATIO N.
M E M OIR E
Présenté. à la Nation par le Citoyen VERNEUIL,
Propriétaire de Saint-Domingue, incendié d'une
partie de son bien, père de quatre enfants en
bas age, Habitant de la Colonie depuis vingt
deux ans, & détenu en oomoment au Château
de Nantes ;
C 0 N T R E
LEGER-FELICITÉ SONTHONAX.
Commissaire Civil envoye a ot-Domingue,
pour y rétablir l'ordre & la paix.
Le masque tombe et Phomme est reconnu.
Ena au moment où Nation a conquis sa liberté? où
le règne des tyrans n'exigte plus ? où une grande Nation
sent ses avantages, trzvailleà la perfection des Loix #
vent
qui
assurer le salzt de la République, & qu'elle a juré de
naintenir auprix de son sang , que lon devoit s'attendre à
wir exercer à Saint-Domingue un despotisme qui n'eut jamts d'exemple, par un Commissaire ciyil délégué de la Nation envoyé par elle pour y ramener l'ordre & la paix ?
Ce riche contrée qui étoit pour la mère Patrie le vrai --- Page 6 ---
-
R
& faisoit nattreinpactole
enrichissoit son n'est commerce,. biento
qu'un monceade
dustrie & ses
la France Rir en partie détruin;
les ennemis
senti;
mere
cendres;
les
sy font succesivemenr
les fleaux de tous genres sans doute, est l'arbitraire avec
le
revoltant
la suitc.
E
mais plus
& Tanarchie qui en est
al'ombre
elle est Loi gouvernées fur plus souvent Modigyererce bien
la culle mot
sacré n'y & révéré de Thomme de nous que reste ende ce mot
des débris fumants de ce qui
1 pidité s'engraisse
timol - EL nr - OT1
core.
connoit les malheurs qui ont pweocdcTae & leMéde Tout le Commissaires monde
civils dans cette Colonie; dans la Ville
rivée des
date de' leur descente
moire que je présente,
e
faits qui
du Cap.
je révère 7 que tous les
J'atteste ici Thonneur, que
à laplus exacte vétité;
sont consignés sont en tout conformes
& à ses adhéy
le défi le plus formel à Sonthonax
& je porte
A
rants de les dementir.
F A I T S.
étoit dans une position
LA Colonie de Saint-Domingre l'aviso envoyé parila Flotte
difficile à comprendre la rade lorsque du
& annonça son arrivée
vint mouiller dans
Cap,
&c dont le retard
prochaine. Après une attente si desirée des 3 amis de la Patrie
causoit de si vives inquiérudes, la joie constitués, nommérent au
fut un vrai délire ; tous les Corps Cette députation formée
moment même des. Commisaires. Provinciale 1 la Municipalité, &
par P'Assemblée Coloniale,
furent envoyés cent lieues av
les Chefs de la Garde Nationale,
aux Commissaire
large au devant de la Flotte, Scremoignèrent quils avoient dee
civils & à tous les Chefs, T'empressement même
aux ddléué
voir parmi cux; i1s renurent du en Mai sur temps la promulgacm d
de la Nation leur Arrêté cclui mème jour qui aprile Js
la Loi du Avril, & dans le 37 sein des Corps populars) avic
Citoyens a couleur
voix consultative.
Chefs de la Garde Nationale,
aux Commissaire
large au devant de la Flotte, Scremoignèrent quils avoient dee
civils & à tous les Chefs, T'empressement même
aux ddléué
voir parmi cux; i1s renurent du en Mai sur temps la promulgacm d
de la Nation leur Arrêté cclui mème jour qui aprile Js
la Loi du Avril, & dans le 37 sein des Corps populars) avic
Citoyens a couleur
voix consultative. --- Page 7 ---
E Le 17 Septembre la Flotte parut ; son approche détruisit
pour lc moment 9 les projets sinistres de nos ennemis, & redoubla l'espoir des patriotes; chacun d'eux s'empressa de se
rendre à bords, pour offrir des secours à ceux qui avoient fait
abandon de leur bien-être & de leur fortune pour volerà
notre secours; mais les ordres furent donnés de n'en recevoir aucuns, &la Troupe fut consignée à bord des Nayires qui les avoient apportés.
Les Dragons du 16me. régiment furent les seuls qui descendirent 2 ce qui fit naitre à bord du Vaisseau de l'Etat
l'América une rixe indécente entre le Gouverneur & les
Commissaires civils. Cette scène d'éclat [1] qui fut publique, & qui fut poutssée aussi loin qu'elle pouvoit aller, consterna les bons citoyens ; fit disparoltre pour jamais Pharmonie qui devoit régner entre les différents pouvoirs, &1 nous
présagea les nouyeaux malheurs dont nous sommes accablés.
L'après-midi du même jour,le Gouverneur-Généaldescendit à terre ; le lendemain les Commissaires civils en firent
autant, au bruit des acclamations du peuple; l'artillerie des
Vaisseaux & de terre se fit entendre, & I'on n'oublia rien
pour donner à ce jour la pompe qui étoit due aux délégués de la Nation.
A peine furent-ils arrivés, 2 que Ion fit sentir aux Commissaires le danger qu'il) y avoit pour la chose publique, de laisser
disseminer les troupes qui étoient à leurs disposicions dans
des camps, dont toutes les habitations d'alentour étoient ré
duites en cendres; ; que l'on s'étoit servi de ce moyen
rendre inutiles les secours des six mille hommes de pour
de ligne envoyés par la Nation, & dont le nombre troupes étoit
plus que suffisant pour reconquérir nos propriétés; que ces
D] Le Général Desparbès avoit donné ordre aux
cendre à terre, les Commissaires prétendirent
Dragons de des
faire que d'après leur réquisition; ; et, de
qu'ils ne le pouvoient
ils en vinrent aux injures.
prétention en prétention,
iles les secours des six mille hommes de pour
de ligne envoyés par la Nation, & dont le nombre troupes étoit
plus que suffisant pour reconquérir nos propriétés; que ces
D] Le Général Desparbès avoit donné ordre aux
cendre à terre, les Commissaires prétendirent
Dragons de des
faire que d'après leur réquisition; ; et, de
qu'ils ne le pouvoient
ils en vinrent aux injures.
prétention en prétention, --- Page 8 ---
E
partie ,pacl Tinsalubrité des
troupes avoient été moissonnées,en & les boissons empoisonnées
liaux où ils avoient été envoyés, ces raisons éroient assez puileur faisoit parvenir ;
descendre la majeure partic
qu'on
les engager à te dans la ville du Cap ;
santes celles pour qui venoient d'arriver
d'en prendre soin, 1
de
citoyen se feroit un vrai plaisir être différée.
chaque qu'line sortie générale ne pouvoit
étoient, furent mé
toutes sages leur qu'elles arrivée, chaque baciment
Caregebentadone après
prisées; quatre ou cinq jours au For-Dauhin,aul Lymbé, Ton s'6
reçut ordre de les transporter bataillon ne descendit, &
le
aucun
de renforcer
au Port-de-Pais; persuader quil étoit nécessaire &
sitôt que
força de nous T'Ouest de la province du Nord; une que
gécordon de
rendues, Ton feroit
attaque
les troupes y seroient léloigner de huit jours au plus; & lorsque elle n'a je
nérale: cétoit la Colonie le 6 décembre dernier,
fus enlevé de eu lieu,
voit point encore
le conflit d'autorité faisoit
Les discussions intestines & que les Commissaires civils, ne
naitre entre le Gouverneur personne ne lignoroit, & notre pc- du
faisoient que s'accroltre, allarmante. Ces derniers, occupés
sition en devenoit plus qui balançoit leurs pouvoirs, passoient a comsoin de détruire le parti auroient été mieux employés
à cabaler, des jours qui des entraves à toutes les opérations.
battre, & mettoient
fut
; elle accu
Le,. -
. une Proclamation disseminé les troupes publiée dans les camps,
soitle Gouyerneur d'avoir & le rendoit responsable des événements, rien de ce
le sommoit d'agir, côté, l'on étoit assuré que
de
tandis que d'un autre n'étoit prèt; cette attaque l'on annoncée avoit inqui étoit nécessaire, & depuis plus de six mois, que la Proclamation
en jour, faire, n'elt point lieu; &
à couvert
eR de ne pas n'eut d'autre but que de mettre
des Commisaires
leur responsabilitcé.
la mauvaise qualité des vivres
Les boissons empoisonnées,
w
le sommoit d'agir, côté, l'on étoit assuré que
de
tandis que d'un autre n'étoit prèt; cette attaque l'on annoncée avoit inqui étoit nécessaire, & depuis plus de six mois, que la Proclamation
en jour, faire, n'elt point lieu; &
à couvert
eR de ne pas n'eut d'autre but que de mettre
des Commisaires
leur responsabilitcé.
la mauvaise qualité des vivres
Les boissons empoisonnées,
w --- Page 9 ---
salés, & l'insalubrité des lieux a oii l'on avoit envoyé nos défenseurs; se combinoient pour hâter leur destruction.
Les hopitaux ordinaires ne pouvoient déjà plus les contenir, & la mort faisoit chaque jour disparoltre, par centaine,
ceux qui, placés dans des camps dloignés, ne pouvoient recevoir aucun secours de leurs concitoyens.
La perte de tant de braves soldats étoit attribuce, non
sans raison, aux Administrateurs, Avant larrivée des Commissaires, le même abus existoit. L'analyse publique qui fur
faite de ces boissons perfides, ne laissa rien à desirer sur lc
projet formé de nous détruire. Un seul employé, le moins
coupable sans doute, fut arrêté & emprisonné; d'autres se
sauvèrent; ; & le crédit des Chefs, qu'lune dénonciation publique pouvoit confondre, fit qu'un si grand crime resta impani.
Le 4 Octobre, les citoyens amis de la Patrie se réunirent,
& formèrent pour la seconde fois un Club,sous le nom de
Société des Amis de la Convention Nationale, dont Punique but étoit de réunir nos efforts contre les ennemis de la
Colonie ; démasquer les traitres 9 terrasser les abus, & venir au secours de nos frères d'armes qui étoient impitoyablement moissonnés dans des hopitaux, administres par l'avidité,
l'insouciance & la férocité. Nos premiers travaux furent d'un
grand secours à l'humanité souffrante; nos pas & démarches
furent comptés pour rien, & nous fames merveilleusement secondés dans nos travaux par un Comité de bienveillance tiré de notre sein. Je ne m'étendrai pas plus au
long dans ce moment sur notre institution 3 voulant me
conformer à l'ordre des dates, jy reviendrai bicn:ôt.
Le 6 du même mois une Flotte fut signalée; ;clle portoit
Ia majeure partie des troupes destinées aux isles du Vent, au
nombre de mille sept cent cinquante hommes. Les Généraux
Rochambau, Coilot & Riccard quiles commandoient, d.scendirent au Cap ainsi queles Commissaires civils, & trois
cen S cinquante hommes du bataillon de PAisne. Les autresqui
furent enyoyés dans les différents quartiers de la Province
n:ôt.
Le 6 du même mois une Flotte fut signalée; ;clle portoit
Ia majeure partie des troupes destinées aux isles du Vent, au
nombre de mille sept cent cinquante hommes. Les Généraux
Rochambau, Coilot & Riccard quiles commandoient, d.scendirent au Cap ainsi queles Commissaires civils, & trois
cen S cinquante hommes du bataillon de PAisne. Les autresqui
furent enyoyés dans les différents quartiers de la Province --- Page 10 ---
dans
- G à remplacer mi
les inorts & malades considérable.
du Nord, servirent dontle nombre étoit déjà
les différents camps,
civils rendirent une Proclamation
Le13; les Commisaires
Coloniale & Provinciale;
la dissolution de l'Assemblée de former une Commission
Fes étoit ordonné à la première, la Colonie, & dontles MemIntermédiaire qui nombre reprcenteroir de douze ; six blancs, & six hommesde la nobres seroient T'Assemblée au
ser conforma à la Proclamation, travail qui & termina.
couleur; mination de six des siens, fut le au dernier lieu d'être Touvrage des,
ses Séances, ceux de couleur, conformément au textede la Loi, fuAssemblées Primaires, Pordre arbitraire de Sonchonax.
rent nommés par
danslaville du Cap8c dans la'
Il règnoit depuis long-temps sourdes, combinées avec
Colonic entière, des fermentations foissurle point d'éclater;
& qui furent plusicurs Exécurif dirigeoient les
profondeur, dont les Chefs du Pouvoir
anéantisement de
mouvements, cabale,
qui avoit pour but de lentier jour en jour plus cerrible;
la Colonie, instruits & qui qu'il devenoit régnoit des listés de poseriptiongque nombre des vic-:
nous fames vertueix citoyens étoient comptés au des assassins, &
les plus devoient tomber sous" le poignard à la Colonic & à lai
times les qui services qu'ils avoient rendus une fermeté sans exemque chose publique, en déconcertant soutenue, par des projets sinistres
& par une vigilance
la
des
Ns
ple; tendoient à tout renverser, redoubloient plus différer T'exévolutionnaires, & ne leur permettoit
cution de leurs projets.
qu'ils faisoient partie de
Les trois Commissaires, hâtèrent instruits de stimuler le pounle,de
cette liste redourable, se
t, & de s'en faire! à
le faire sortir de son engourdissement. Albert * tous deux Société employés des Amis
un appui. Puiquenard, furent lancés dans la éroient Membres,
la Commission 2 Nationale dont ils dans tous les endroits
de la Convention de la Commune &
là, ils pardans les Assemblées avoient coutume de se réunir;
ou les citoyens
(
E
de stimuler le pounle,de
cette liste redourable, se
t, & de s'en faire! à
le faire sortir de son engourdissement. Albert * tous deux Société employés des Amis
un appui. Puiquenard, furent lancés dans la éroient Membres,
la Commission 2 Nationale dont ils dans tous les endroits
de la Convention de la Commune &
là, ils pardans les Assemblées avoient coutume de se réunir;
ou les citoyens
(
E --- Page 11 ---
7e
vinrent à les électriser, Le 16. &17 Octobre, çette
fut continuée; le18 après-midi,la Cominune érant conduite
blée dansTEglise Paroissiale, Piquenard
de la assemfit un discours tres-court, mais plein s'empara
chaire,
en disant: nos moments sont précieuz, d'energic, la délibération qu'il termina insufisante; aus armes Citoyers, au armes: ce cri de guerre
prononcéavec force, fut répéré de bouche enbouche, &
courut se mettre en état de défenee,alaprochee dela chacnn
mille hommes étoient sOuls les
&
nuit, deux
des hommes
armes, rendus sur la
appostés ne cessoient de les animer; Ce place; ne
pas" sans peine que Pon, contint Jeur ardeurjasqu'au lendemain fat
dans matin, en leur représentant le danger d'une artaque de
de un moment our nous ignorions" l'espèce & le nombre nuit,
nos ennemis.
Le lendemain 19,1a genérale fut
au
les citoyens armés se rendirentà leur barte, & point du jour's
à grands cris l'embarquement des principaux poire, Chefs demandérent du
exécurif. Les Commissaires civils
parfaitement pouyoir
le rôle qu'ils s'étoient imposé; remplirent plusieurs
bien
faites à ce sujet, & la contenance ferme réquisitions &
firent
citoyens qui ércient au champ-de- Mars, cottrageuse les des
à précipirer leur départ; Polverel qui les força
Chefs
bord de la mer, revint ensuité complimenter accompagna les
au
leur dévouement ala chosé
trouipes sur
tinguée avec laquells elles sétoient publique, > ersurla manière disles uns à rester dans leurs casernes, cmportées; les autres à il engagea
e 8 promit defire droit sur" tous les autres traitres se
par lés citoyens.
at
Le lendemain 20, la Commune assembléc, forma une
des noms de tous ceux qui, coalisés avec le
liste
étoient convaincus d'avoir epopére à la ruine Gouvernement,
nde la Colonic; elle fut adressée.le même
presque à
totale
des Amis de la Conyencion,
jour la Sociéré
députation de six
Narignale, & remise par une
d'aprés la demande ciroyens, au Commissaire civil Sonthogax,
quil en fit, & chez lequel elle resta
jours avant d'être livrée à l'impression.
CROis
ceux qui, coalisés avec le
liste
étoient convaincus d'avoir epopére à la ruine Gouvernement,
nde la Colonic; elle fut adressée.le même
presque à
totale
des Amis de la Conyencion,
jour la Sociéré
députation de six
Narignale, & remise par une
d'aprés la demande ciroyens, au Commissaire civil Sonthogax,
quil en fit, & chez lequel elle resta
jours avant d'être livrée à l'impression.
CROis --- Page 12 ---
a
T faisoit entendre depuis
général de Tindignation Chef se de Vaaminumation: la
Lecri contre Pouget,
des troupes quil
long-temps des finances, empsionnemet favoriser, la régic des hopitaux,
alagpidatiou hautemene accusé de
étoit conduit se rogardoit
étoit étoit telle, que celui qui y la peine demort aété pror
& qui
contre lequel son entier dévouement
comme un ctiminel, conduit à Téchaffauds & sa mauvaise foi ennoncée & quel'on de nos maux, sa rudesse raisons qui faisoient deman
pour les auteurs les autres, étuient les cris. Le Commissaire civil
vers tous
à grands
publiques &
der son emlarquemene fengnit de parager lindignarion des comptes sévères, deSonthonax,
de Jui faire rendre & finit au grand éronnement
sous le prérexte promnit tout,
rendre une Procdamamanda du temps, de toutes les classes,.par immédiate de la Loi.
des citoyens le mit sous la peokection,
exemtion qui
nombre de deux mille
afCette liste fut imprimée au dans toutes la a Colonie, la nouvelle
plaires, répandue avec profusion envoyée en France, pouvoie avoir.
fichée dans les Paroises, toute la Moblicité quelle comme des
Angletere, & eut
sont désignés maux de m
Ceux qui y sont porrés, auteurs des
2)
traitres à la Patric,
étoient de faire les égorger autres,
2) sonnes
dont les infâmes projets les uns
donnéc
3) Demingue, de toutes les classes, de elreamst
la
>) les citoyens
aux émigrés Nationale,par
$) & livrer nos proptiéés des Amis de la Convention soldats, droyehs
p àla Société du Cap les eu-Omcien' dans espédion; des hom1 Commune
& ies marins employés civils, comme
17 de la garnisony MM.les Commteaite de leurs
5)
teints du sang
&
MER
pedetess
&
un
3) mes dangereux, prières d'en otRen délai. Qitrons pour
2) avec instantes, France, dans le plus choses court me forcera d'y revenir.
voi en
l'ordre des
instant cet objet,
Nationales dont
des Amis de la Coxvention ce Mémoire, No. 1 2
La Société consignés à lin-de
les principes sont
t
17 de la garnisony MM.les Commteaite de leurs
5)
teints du sang
&
MER
pedetess
&
un
3) mes dangereux, prières d'en otRen délai. Qitrons pour
2) avec instantes, France, dans le plus choses court me forcera d'y revenir.
voi en
l'ordre des
instant cet objet,
Nationales dont
des Amis de la Coxvention ce Mémoire, No. 1 2
La Société consignés à lin-de
les principes sont
t --- Page 13 ---
formée des citoyens de toutes les classes; (1) s'efforçoit
de détruire les abus en les dénonçant; & son active
lance étoit principalement employée envers nos frères vigi- d'armes, qu'une destruction jusqu'àlors inconnue à Saint- Domingue, enlevoit chaque jour par cenraine; une souscription
fit ouverte. pour venir à leur secours; en moins de quelques
jours,elle fut portée a cent cinquante mille
il n'y
eut point de citoyen qui ne se fit gloire de livres; concourir à
cet acte de bienfaisance, & chacun d'eux en portant son offrande à Phumanité souffrante, s'engageoit à faire le même
don, les uns pour six mois, d'autres jusqu'au parfait rétablissement de l'ordre. Ces infortunés, victimes de la
nous étoiert envoyés à pleines charettes, ils furent scélératesse, placés au
nombre de douze cents chez les citoyens , les maisons ne
vant plus les contenir, de nouveaux hôpitaux furent
sous la direction
cHess
des Commissaires nommés par la Société
& pris dans son sein; les femmes s'empresserent de venir à
leur secours, & fournirent le linge & les chemises dont ils
avoient besoin.
4 à
Le 27 Octobre, une Proclamation fut rendue par les Comr"
missaires sur la journée du 19. Les détails qu'elle renferme
méritent d'être connus. Elle sera jointe aux Pièces Justificatives de ce Mémoire.
L'embarquement du Général Desparbès suivit de près ce
manifeste public, & la même nuit oùr il s'exécuta, M. Di
nisdal, Maréchal de Camp, & Commandant en seconid de
la Province du Nord, reçut un ordre par écrit &c motivé,
de prendre les rènes du Gouvernement. Deux jours après, les
esprits ayant été disposés, la générale fut barcue, les troupes patriotiques & de ligne, se rendirent ail champ-de-Mars,
& les Commissaires y proclamérent Rochambau GouverneurGénéral.
(r) Cinquante hommes au moins, de couleur ou
en faisoient partie, pour la seule ville du Cap, sans Nègres libres
filiation des autres Paroisses,
compter l'af
B
écrit &c motivé,
de prendre les rènes du Gouvernement. Deux jours après, les
esprits ayant été disposés, la générale fut barcue, les troupes patriotiques & de ligne, se rendirent ail champ-de-Mars,
& les Commissaires y proclamérent Rochambau GouverneurGénéral.
(r) Cinquante hommes au moins, de couleur ou
en faisoient partie, pour la seule ville du Cap, sans Nègres libres
filiation des autres Paroisses,
compter l'af
B --- Page 14 ---
-
id Colonel du seizième régiment
5 M. Lavaux, Lieuténant- Colonel, & Commandant en second sa
de Dragons, fut créé Nord. M. Dinisdal donna pour lors
de la Province du
de retourner en France,
démission, & obtint la permission le bien seul de la Coloniel les
Nous avions lieu de croire ESTT pour agir : dhommes qui
déterminoit, qu'ayant
de surmonter les plus grandes
fussent à eux, & capables usé de la latitude de leurs pouyoirs,
difficultrés; ils avoient
leur volonté) pour notre plus
(qui n'ont d'autres bernes artendtmes que
donc en silence les heuavantage; nous
résulter.
nab
grand effets qui devoient en
reux
différentes nominations, les ComDeux jours après, Polverel ces & Aillaud ,(2] partirent Leur chacun arrivéc
missaires civils
la Province de TOuest.
Les
sur une Frégate naitre des inquiétudes & le trouble.
à Saint-Marc y Erp instruits de ce qui s'étoit passé au Cap,
de cette ville
rasemblerents
citoyens & qui leur supposoient des hommes vues sinistres,sc de couleur & nègres lileurs armes. Les
à leur tête
& prirenr
blancs, ayant
bres joints à quelques Roi de la pompons Grange, (3) peécipitirens leurdéDecoigae, & le
hrent descendre des bâtiments
&c malgré les forces devint qu'ils indispensable.
Ea TEtat, leur fuite
seul
par le départ de ses collègues, dont se les trouva Officiers
Sonthonax, Dictature. Les troupes de ligne
embarrevétu de la
dénoncés par les soldats &
à
furent succesivement éroient sans chefs. La nomination
qués par Sonthonax,
datée du
Voyez la lettre de Polverel du . en . : est Novembre, parti le 20; écrite
Tort-au-Princes (s)
et celle d'Aillaud insérées qui dans les papiers publics, devien- et
de l'Orient; l'une et l'autre de TEgalité. Ces deux écrits
notamment dans le Courrier
frappantes qu'ils renferment.
nent curieux par les contradictions
dans la liste de pros-
"(3) Decoigne et Roi de la Grange auteurs portés de tous les maux de cette
cription, sont les principaux
dependiuce.
parti le 20; écrite
Tort-au-Princes (s)
et celle d'Aillaud insérées qui dans les papiers publics, devien- et
de l'Orient; l'une et l'autre de TEgalité. Ces deux écrits
notamment dans le Courrier
frappantes qu'ils renferment.
nent curieux par les contradictions
dans la liste de pros-
"(3) Decoigne et Roi de la Grange auteurs portés de tous les maux de cette
cription, sont les principaux
dependiuce. --- Page 15 ---
a
leur emploi fut l'ouvrage du Conmissaire civil & du Géné
ral Rochambau. -[41
Les placcs de la Magistrature furent renouvellées, & arbitrairement données; le peuple, ni les corps qui le représentent .9 ne furent consultés; & l'intriguant ou celui qui potvoit faire des sacrifices, eut seul la préférence. 15)
Les nouvelles désastreuses qui nous parvinrent de differentes Paroisses, & qui furent lues à la Société, déterminerent les citoyens à demander avec les plus vives instances
au Commissaire civil & à Rochambau, une sortie
tant de fois promise & tant de fois éludée, sous les prétextes généraie
les plus spécieux. Cent cinquante habitations détruites
l'arrivée des dernières
rendoient
depuis
plus terrible
troupes Lcs 2
notre position
de
que jamais.
hôpitaux étoient sur le point
manquer de viande fratche. Les communications avec l'Espagnol, interceptées, ne nous laissoient aucune ressource ; &c
le fléau d'une terrible disette des choses de première nécessité, étoit prêt à se joindre à ceux que nous éprouvions
si long-temps.
depuis
Le Général se détermina à partir le sur-lendemain
enlever le poste d'Ouanaminthe, les Troupes & les pour Munitions s'embarquérent la nuit du même jour, &i il promit qu'au
retour de cette expédition la sorti: générale auroit lieu. L'on
mit à cette escarmouche un appareil imposant 9 par le nombre
d'hommes qui composoient l'armée, & les bouches à feu qui la
suivoient ; elle fur partagée en deux colonnes, & si la marche eût été bien
combinée, 2 ce poste oùi il y avoit un grand
rassemblement de nègres eut été enveloppé sans
aucun
d'eux n'elt échappé, & par cet acte de sévérité coup férir; qui
(4)L'on verra bientôt que cette nomination fut portée au completdanscertains Corps, et quels furent ceux qui en furent pouryus,
nommé (5) Je à la n'en excepte de qu'un seul, ,et ce citoyen c'est (Joubert)
place Procureur-Général du Conseil. Sa
sa fermeté et ses talents. > lui ont de tout temps mérité probité, Testime
publique, ct ce choix fut généralement applaudi,
sévérité coup férir; qui
(4)L'on verra bientôt que cette nomination fut portée au completdanscertains Corps, et quels furent ceux qui en furent pouryus,
nommé (5) Je à la n'en excepte de qu'un seul, ,et ce citoyen c'est (Joubert)
place Procureur-Général du Conseil. Sa
sa fermeté et ses talents. > lui ont de tout temps mérité probité, Testime
publique, ct ce choix fut généralement applaudi, --- Page 16 ---
-
aux au-
& - la frayeur qu'il elt inspiré
étoit indispensabile 9 dans les autres camps eussent rentré eù recours dans
tres, ceux placés de leurs maltres, & tout seule seroit avant- garde
à la clémence Rochambau les chargea avec sa de son armée qui
l'ordre. de huit hommes, sans le secours mit les Nègres en
composée éloignse, s'empara du poste,
étoit assez
& fit
quelques pisonnes:M. les
déroute, en tua une trentaine la seconde colonne & qui devoit après
Lavaux qui commandoir dans leur fuite, ne parut que borna long-temps a occuper le
envelopper
tant vantée se
du GéTaction; cette expédition maltres. Leborgne, Secrétaire il a y
dont ils étoient
de cette journéc;
poste néral fit une description bravoure, pompeuse ses talents militaires, sans allègue, faire
vante son audace,sa le
d'après les faits quil
que si l'on jugeoit
le titre d'invincible
garantit Taurenticité, 2 malgré & qui lui seroit
Pai & dont
bien méritée
lui
la récompense
de Sous-lieutenant.
prodigue, seroit une place
gll sans doute,
qui eut des suites
fut terni par un événement de la Colonie entière étoit
Son triomphe oubliant que lintérêt sous les loix impéricuses
facheuses entre- : ses mains , il succomba dont les fruits amers et
remis
& golta des plaisirs, militaires en l'empéde la nature, suspendirent ses opérations maladie fut connue.
douloiureux d'agir; à son retour au Cap, & sa le salut public fut sachant
n'eut point lieu,
La sortie générale
[6]
crifié à son incontinence. démarches ténébreuses de ceux
instruits des
Paroisves de
Les citoyens de nouveau dans lcs différentes dans la Liste de déqui cabaloient dont les noms sont avoit portés
de purgerla Cola Province, & dont Sonchonax leur promis dnignemeats & ténonciation, Sempressbrent à demander sur ce quel la majeurc parlonie,
aussi leur étonnement des
pour se rendre
moignèrent avoit obtenu de lui
passeports d'autres en France,
tie d'eux
endroits de la Colonie; ;
dans différents
d'état d'agir quant nous
Il étoit encore couché et bors
quittâmes [6] le Cap.
és
de purgerla Cola Province, & dont Sonchonax leur promis dnignemeats & ténonciation, Sempressbrent à demander sur ce quel la majeurc parlonie,
aussi leur étonnement des
pour se rendre
moignèrent avoit obtenu de lui
passeports d'autres en France,
tie d'eux
endroits de la Colonie; ;
dans différents
d'état d'agir quant nous
Il étoit encore couché et bors
quittâmes [6] le Cap. --- Page 17 ---
d'autres à la nouvelle Angleterre; ils représentèrent avec force
cette République étant dans ce moment la mère nourRem de la Colonie, c'étoit l'exposer aux coups de leur
méchanceté & leur donner la faculté de nous priver de
notre dernière ressource. Il rendit le lendemain une Proclamation dans laquelle il enjoignit à la Commission Intermédiaire d'avoir à déclarer dans trois jours, si ceux dont les
noms qui y sont portés avoient justement encouru par leur
mauvaise conduite la haine de toute la Colonie, s'engageant à faire exécuter le voeu qui seroit par eux prononcé.
La Commission Intermédiaire, déclara, par son Arrêté du
p) 18 Novembre, que tous ceux qui y étoient dénoncés,
3) avoient justement perdu la confiance dela Colonie, &
qu'ils
ont sciemment trahi cette Colonie qu'ils étoient chargés
3) de défendre, & ordonna en même temps 9 que dépôt sera
39 fait dans ses archives d'un exemplaire imprimé de cette
s Liste de dénonciation, préalablement signé du Président
3) de la séance 17.
Cet Arrêté ne laissoit à Sonthonax aucun subterfuge, il
n'en éluda pas moins cependant l'exécution; ; mais ce qui redoubloit l'étonnement de ceux qui tenoient le fil des évènements 1 est la certitude oùt nous étions tous qu'elle étoit en
partie son, ouvrage.
La place d'Inspecteur des Frontières étoit vacante par la
retraite de M. Lamerveillière , Ingénieur en chef, quilavoit
obtenue de M. Banchelande,malgre les réclamations de la Colonie entière en faveur de M. Santo-Domingo; cette récommandation ne lui fut pas plus favorable auprès du Commissaire
Sonthonax qui la donna à Dufay. Il n'avoit d'autre
celui d'avoir servi trés-peu de temps comme Sous-Lieutenant titreque
au régiment du Cap, régiment qu'il fut contraint de quitter
par un mariage
fit malgré l'improbation de son
& celui d'avoir alt la traversée aveç les Commissaires. Corps,
Massot, ancien Capitaine de Port, inscrit sur la liste des
-Domingo; cette récommandation ne lui fut pas plus favorable auprès du Commissaire
Sonthonax qui la donna à Dufay. Il n'avoit d'autre
celui d'avoir servi trés-peu de temps comme Sous-Lieutenant titreque
au régiment du Cap, régiment qu'il fut contraint de quitter
par un mariage
fit malgré l'improbation de son
& celui d'avoir alt la traversée aveç les Commissaires. Corps,
Massot, ancien Capitaine de Port, inscrit sur la liste des --- Page 18 ---
Be
démission 14 ; le peuple entier s'intéressa
dinoncés, donna sa, &
pour. M. Santo Dopour trois candidats.. mérité de Mincipalement la Colonie pour être oublié d'elle;
mingo quiatrop quelque temps de l'espoir de devenoient Tobtenir,;
A fut Sonthonax leuré pendant auprès de qui les sollicitations
nais
enrenvoya la.nomination au Général Sautet, Rochambaus arrivé
presrantes, qui plaça un Capitaine de Navire, mois, nommé & n'ayant aucun droit
ELAN Colonie depuis quelques réclamations furent vives de la
y prétendre ; les à une députation qui lui fut Lae
Snp peuple, & il répondit & écrit, quandyat nonméd une
au nom des citoyens, bien nommée. par
place, clle est
de Rochambau, avoit trop bien
Le Porgne, Secrétaire
qu'il fit de T'enlèvement du
mérité de lui, par la description n'être pas récompensé; il fut
poste d'Oranaminthe de ?.
des Guerres - Auditeur,
la
et dont
EEaRte
promu à place la Colonic, créée en sa faveur,
place nolvelle dans incalculables. 1
ics profirs sont a
être agioteur des places, les
Accusé par le public pour profits; celle de Capitaine de Port
vendre &c en tirer de gros d'autres a 100, d'autresà 59;
fut rortée a 400 Portugases mille S mille fois répétée, acquir une Club sorte des
cette accutation, les Secrétaires furent dénoncés au
fut
de conviction; Convention Nationale; & quoique Paccusation
Amis dela
ne fut nommé, Delpech, Secrétaire
vague.puisque personne
intentèrent une procédure
dela Commision, & Leborgne., illégalcs contre Flaner;
criminelle dans dles formes les-plus faisant lui-mème partie de notre
Tun de nos Membres tribune : 17] une longue harangue qui ne conSociété, il fit à la
termina en disant : ques siles loizc
vainquit personne & qu'il
dénoncée Leborgne et Delpechfut Flanet au
E73 L'affaire
du Pouvoir
CARLFTE
criminel, et poursuivie à T personmel, requête sans l'ayoir été de soitoui; d'en disfut assigné quil ne d'ajournement) fut plus au pouvoir du ministère feinte public et forcée, la fs
aquoi continuer Pinstruction; ; une Kconciliation L rions
demeurer là,6, justice !
-
a
izc
vainquit personne & qu'il
dénoncée Leborgne et Delpechfut Flanet au
E73 L'affaire
du Pouvoir
CARLFTE
criminel, et poursuivie à T personmel, requête sans l'ayoir été de soitoui; d'en disfut assigné quil ne d'ajournement) fut plus au pouvoir du ministère feinte public et forcée, la fs
aquoi continuer Pinstruction; ; une Kconciliation L rions
demeurer là,6, justice !
-
a --- Page 19 ---
r5
ne secondloisntpidsaas
iz auroit recoursà son brass
la motion fut portée reemned rayer du tableaui, & après avoin
entendu plusieurs orateurs, il fut décidé à la majorité que la
radiation auroit lieu.
Celle de Commissaire aux Classes fit- donnée dans Ie même
temps à Albert, écrivain de Sonthonax. Eu9
C 1NO3
Une autre de Commissaire Ordonnateur de Ia Proyince do
l'Ouest &c du Sud, fut crée pour Delpech, Secrétaire de la
Commission; toutes ces nominations inattendues découivroiert
le côté de la cuirasse s &. nous ne fàmes que: trop conyaincus que tout étant à l'encan, notre entière déstruccion: étoit
inévitable.
por
sine : ccelg €
ti
Des lettres des différents endroits de la Colonie ne faisoient qu'accroltre nos vives inquiétudes; celle d'Onanaminthe acheva de nous attèrer ; elles nous annoncoient
le poste d'Ouanaminthe avoit été surpris, Phopital égorgé, que
plusieurs personnes dc celles qui érdient yenues- pour le déf
fendre, tuées 7 d'autres griévement blessées, &
lui-même qui y commandoit, avoir manqué d'être 2 que victime Pajeoe de
sa sécurité,
J La preuve certaine des vexat' "ons qui étoient exercées aur
Mole par le bataillon de Dillon, [ 8] le désarmement des
[8]1 Le 2 Novembre, une députation fut envoyée au
saire Sonthonax 2
lui représenter combien il' étoit instant Commis- de
prendre pour le xidters Saint-Nicolas, > les précautions les
que la garnison en devoit être changée et remplacée plus des
pes dont lel patriotisme fut connu.
par
Satend
- Il répondit que les précautions pour la ville du Mole, se r
controient parfaitement avec celles déja prisesr, et
lui réns
présentées par les Amis de la Convention
qui étoient
les troupes et les Chefs, alloient étre rempiacées Nationale;
toutes
Nationales; ; que l'on accorderoit une tellelatitude par aux Rre troupes
qu'ils il ne pourroient plus être vexés dans la suite le habitants,
remercia la Société du zèle qu'elle montroit pour par la chose militoire,
blique, France Fengagea à continuer sa surveillance, et
ne verroit
d'un ceil indifférent, combien T'assura que Si
voient été utiles à TC Colonie ;à notre départ la
ses soins ap
point été changée, et les abus n'étoient 3 garnison n'avoit
plus supportables. 12
Rre troupes
qu'ils il ne pourroient plus être vexés dans la suite le habitants,
remercia la Société du zèle qu'elle montroit pour par la chose militoire,
blique, France Fengagea à continuer sa surveillance, et
ne verroit
d'un ceil indifférent, combien T'assura que Si
voient été utiles à TC Colonie ;à notre départ la
ses soins ap
point été changée, et les abus n'étoient 3 garnison n'avoit
plus supportables. 12 --- Page 20 ---
combinée; qui auroit
habirants, Tempscheinent d'une & dont sortie le but fut Impabaitemene la mort
eu les plus grands succèsy qui se imanifestoit de toutes de parts, France par la
rempli i;la trahison
des lettres venues un avenir,
de toutes nos troupes, , qui nous peésagecient nos regards S
voie cdetAagletene confirmer, nous faisoit porter d'espoir que nous
tout sembloit n'existoit plus; & le peu nos regrets.
un temps de le qui voir renattre, angmentoit des Officiers des trouavions déja dit, que la majeure partie de quitter leur Régiment,
S J'ai
avoient été forcés avoient nommésà quelquess
pes de ligne; 8 Sonthonax,
sans doute étrange, ou
&c que Rochambau ; mais ce qui va paroltre dans un temps,
unes de ces places; furent portées au complet le prèt même, ne
c'est qu'elles
étoit tel,
Ea
de numéraire
& RE peu d'argent qui des
le manque être donné à la troupe,. que
au ayement
voit dans la Caisse servoit uniquement avoit des baraillons des 8e
versé
Chefs T1 C'est
K que le nombre cette maprincipaux réduits à une
des soldats; c'est
NE
étoient
debeaucoup celui
d'emblée de protégés,
Rciersexcédoit
y placer
pouroit
rotte ne fut eraployée ROz 1A libceté de quelques-uns
M
hommes de contestée. couleur,
il fut proposé
mêmc être
& de Walsh, à qui
au
du Cap
ripondirent
-
Le Régiment
de la Loi du Avril,
qui
d'en recevoir en vertu des Guerres 1nas Leborgne, dans toute
nouviau Comumissaire cette Loi avoit été mxomalguee Coloniale du Mai,
les haranguoir, que
TAssemblée
civils. e2 la afela Colonie AaSrAmhsde avant l'artivée des Commissaires de tous les hommes libres,
Sclongtemps Juillet, la réunion laissoient rien à desirer
dération du 14
avoient prèté, ne
& le serment qu'ils
plusieurs perionue de se
des
ERELUTE
28, et Norembre, dans les Maisons civil Sonthonatn
dirent TEoJLe dans la de èt cherchérent le Comuntsaaite valent à
elles
Contibomingns cinq sous;
et chez les pantenler à dix-sept dante ; cent quatante livres d'avoir de lor.
il en
cmulre
quadruples vingt-six livres; ; ]
le plaisir
cent
suivant moi gihansuemeat
c'est payer
'ils
plusieurs perionue de se
des
ERELUTE
28, et Norembre, dans les Maisons civil Sonthonatn
dirent TEoJLe dans la de èt cherchérent le Comuntsaaite valent à
elles
Contibomingns cinq sous;
et chez les pantenler à dix-sept dante ; cent quatante livres d'avoir de lor.
il en
cmulre
quadruples vingt-six livres; ; ]
le plaisir
cent
suivant moi gihansuemeat
c'est payer --- Page 21 ---
pour prouver leur soumission à la
étoient
à les recevoir comme soldats, & qu'ils Loi;
préts
eux, du
&
comme
ueuaan
temps
de leur bonne conduite, la nomination
aux places d'Officiers. Cette réponse sage & ferme ne fut
pas goltée de ceux qui avoient des incéréts
&1 l'on
va voir ce qu'ils mirent en usage pour se différents, venger F de cette
résistance.
Les soldats n'ignoroient pas les bruits publics, &. qui éroient
tellement accrédités, que les mulâtres & nègres libres disoient
hautement dans les rues, que chacune des places
obtenoient dans les grades inférieurs leur' coûtoient cinquante qu'ils Pors
tugaises.
. Le premier décembre, une Proclamation incendiaire est af
fichée à huit heures du matin, ou le Commissaire Sonthonax
feint & cherche à persuader qu'il existe dans la ville, une
faction pour s'opposer à la Loi du' 4 Avril, sachant que les
citoyens avoient présenté la veille à-la Mun.cipalité une Pé.
tirion, aux termes du Décret, & revêtué au moins de
cents signatures, pour qu'elle permit à la Commune de deux s'assembler. les
Sonthonax s'y
interdit le Club, redoubla
parrouilles deshommes Eal couleur, qui depuis la veille, se
promenoient dans la ville, armés de la manière la'
af
fectée, & ayant plusieurs paires de pistolets à la ceinture; plus ce
jour la, le bataillon en entier y fut employé.
Les citoyens blancs, allarmés d'une chose aussi nouvelles
en portèrent leurs plaintes à la
les avoir point réquises; elle députa Municipalité, plusieurs
déclara ne,
M.
2at auprès de
Sonthomax; il donna l'ordre apparent pour qu'elles se retirassent, marqua de la surprise & feignit
avoit mises en tnouvement
d'ignorer qui lès
; malgré cette pasquinade, dont
personne ne fut dape, elles continuèrent le reste du
&
pendant la nuit.
jour
A peine le Club de la Société des Amis de la Convention
Nationale fat-il interdit, que Sonthonax donna un ordre
écrit, pour s'emparer de la caisse de bienfaisance, qui con- par
C
'ordre apparent pour qu'elles se retirassent, marqua de la surprise & feignit
avoit mises en tnouvement
d'ignorer qui lès
; malgré cette pasquinade, dont
personne ne fut dape, elles continuèrent le reste du
&
pendant la nuit.
jour
A peine le Club de la Société des Amis de la Convention
Nationale fat-il interdit, que Sonthonax donna un ordre
écrit, pour s'emparer de la caisse de bienfaisance, qui con- par
C --- Page 22 ---
iS -
mille
6l
cent trente
a5
ic
de cent vinat-dag nommés parmi
tenoit a cetto époque fut prévu, les Commisaires il avoua Tordre donné
livres.Lc furent coup charges de les réclamer fussent ; versés dans la caisse
nous,
que les fonds
que le Bureau de
par écrit, Je consentit, non sans Trésorier peine, de la Société, &,
coloniale, Benlabance, de concert avec Ie
continuatsent a les emdes corps populaires, des
[10]
-
sous. Tinypecrion
maladés.
ployer pour le soulagenent
le Régiment du Cap; &
à six heures du matin,
de Beara,
2 Le deux, de royal J Comtoisy un peloton ordre de se
ce qui reste du seixième Régiment, requrent J furent-ils rendus,
les Dragons
Lulà peine
libres ou es*
rendre au Clampade-Nian tant Mulatres que Negres de leurs caque 600 armés hommes, de fusils & de pistolets, du terrcin sortirent qu'ils occupoients
clavess & furent se placer enface les armes en présence des
sernes affecta de leur faire charger
patrotes quisy,
l'on qui étoient sans carrouches : quelques en etoient gathies, dans
troupes remarguant leurs bruit gibernes ts'en répandit aussitot
trouvèrent trahison, 21 le
au Champ-decrièrent à la
se transporta
Cairou,
toute la Ville : la Municipalité & porté par un Nègre fut arrêté; de la ProMars; un sixième sac plein Bataillon, Lavaux, Commandant un sac plein de bisChef du Nord, le réclamirene comme
malgré cette
vince du
aux hormes de couleur; le citoyen Picard,
cuits que l'on Pouverrure portoit en fut faite par la, qui déclara quils
réclamation,
en fonctions ce jour
Officier Municipal,
nos
:.
révoltante fut un coup venus terrible à enu secours, à
[o], d'armes. Cette vexation Presque tous ceux six qui mnois, étoient les autres, jusqu'au où réta- se
frères souscrit les uns pour formoit dans létat de déiresse malades. L'a
avoient blissement de Tordre, ce Caisse qui intarissable pour les
le but
trouveit la Colonie, une détruisit tout, sans pouvoir remplir
vidité quile s'étoit suspendt, proposce.
formoient à peine 300 homqu'elle Tous ces différents Corps
[ul
mes.
:
-
que tous ceux six qui mnois, étoient les autres, jusqu'au où réta- se
frères souscrit les uns pour formoit dans létat de déiresse malades. L'a
avoient blissement de Tordre, ce Caisse qui intarissable pour les
le but
trouveit la Colonie, une détruisit tout, sans pouvoir remplir
vidité quile s'étoit suspendt, proposce.
formoient à peine 300 homqu'elle Tous ces différents Corps
[ul
mes.
:
- --- Page 23 ---
avoit été trouyé, non des biscuits, mais 87 paquets de cari
touches. [t)
tan I1 I A peine les différents pelorons des troupes patriotiques com4 /
mençoient-ils à se réunir,qu'ils furent artaqués par les hommés
de couleur;le cri aux armes, se fit pour lors enrendre, la génd.
rale fur battue ; ceux qui se trouvoient à portée, ripostèrent;
d'autres se rendirent à P'arsenal, & en tirerent deuix piècèsde 4, qu'ils conduisirent au lieu de l'attaque; ces
firent augmentées après l'accion, d'une troisibme, prise pitces sur la
place d'armes & menée à la rue Espagnole; plusieurs déCharges furent faites par les hommes de couleur contre lès
Soldats du Régiment du Cap, & plusieurs d'entr'eux furent
tués aux fenêtres de leurs 2 casernes; le nombre des blancs
augmentant, ils se retirèrent, se rendirent maitres du poste
de lai Fossette, gardé par dix Vétérans des troupes patriotiques; ils braquérentles deux pièces qui s'y trouvoient, dans
-la rue Espagnole, & le moment d'après, en conduisirent une
dans la rue Saint-Louis ; elle fut. tiréé deux fois contre les
citoyens blancs, ainsi que celle de-la rue Espagnole ; les décharges de mousquetérie
nous recevions, & dont le feu
étoit sans intervalle, endeuts les citoyens à riposter d'artillerie d'une pièce de 113lce qui les détérmina
réunir tous à la Fossette; ils amenèrent avec eux une àse
des chevaux qui étoient en vente, & prirent le poste Belair partie
qui commande la Ville. [r4] Cinquante Dragons &20 hommes
du Régiment, ci-devant Rohan-Soubise 9 se portèrent à la
Fossette, ayant M. Lavaux à leur tére;les pièces. de canon
y farent ramences, & le- reste. de.la journéc se. passa en
députation.
savoir: [] Ces paquets ils sortoient de l'arsenal, et il seroit facile de
par qui furent délivrés.
[15J Ce coup fut le seul qui fut tiré par les' Citoyens blancs;
[14] Cel Postequi ifait lasureté de la Ville, étoit sans
et si les Nègres révoltés s'y fussent présentés, ils s'en défense,
Crendus maitres sans y trouyer de résistance,
seroient --- Page 24 ---
C'20
du Cap, dès le
-mLebrave Dassas, Colonel du Régament parmi les hommés de
commencement de T'action, se porta Ies faire rentrer daris le
couleur il s'efforça par ses discoursde qu'ils étoient trompés, séduits,
devoir; en leur remontrant
de la Nation : ses représen- il
& quils se perdoient inuriles, aux & yeux aul moment olt il se retiroit, le pied,
tations furent
une décharge qui lui fracassa fait subir le
reçut au milieu
ses cotés, & qui auroit
si son
son 1
aders
tua
domestique Major du même Régiment, le rideau
même sort à fut Dalban, cabré dans le moment- Tirons
cheyal.
voir; en leur remontrant
de la Nation : ses représen- il
& quils se perdoient inuriles, aux & yeux aul moment olt il se retiroit, le pied,
tations furent
une décharge qui lui fracassa fait subir le
reçut au milieu
ses cotés, & qui auroit
si son
son 1
aders
tua
domestique Major du même Régiment, le rideau
même sort à fut Dalban, cabré dans le moment- Tirons
cheyal. ne se
qui est le fruit de la sedleatesc, nous est F
.sur cette nombre journée des vicrimes qui) Y ont. péri, inutile & qui ne
aque le Inissons, dans T'oubli une recherche
connu, feroit quaugmenter nos regrets. 2 partie de TintriCe ne fut que de ce moment, qu'aine la Manicipalité, que
il fut instruit-a da Vaisseau de TEigue fut avoie découvertes été donné au Commandant civil Sontonax; d'avoir
Tordre TAmérica , par le Commisaire
& du Cap; & au
tat?l recévoir les Régiments de Walch tous les canots &
aà y
Dastas, d'avoir àn tenir prèts les transporter à bord;
canorier qui sont à sa dispositiony pour
dans un temps
acons donnéal linçu des Corps Popalaires; la Mère Patries
"eet drdre toutesles troupes envoyées d'agir, par ne laissoient à
sou piresque mourantess ou hors d'état
& le devouemene
mortess Colonie d'autre espoir , que le courage tous les remps ont bien
la
aclimarésy qui dans
rde ces d'elle. Corps D 15ho ausl 6 xo5
"mérité
à son comble,
na
à Saint-Doningne cette est poussé anecdoté, entre mille
[15] L'anbitraire doutoit que cela fut,
iepe 50 LT Fi
Snrespaensisoit et-si quelqu'un à T'en convaincre, -tON avoir frappé une fille
Gatereau jeune, résidant il xivoit, au Cap, Tut pour peni par la Sunicipatitce sans avoir
.da-couleur avec. laquelle après y avoir resté ce
Ponvoir 2
exé- :
de
etis
de 8 jours prison:
au Procureur décidé qu'il n'y avoit
até entendun 3 Tsma-tircrenweret. oi il fut rendue; ceise.illo,
cutif; il subit un" anterroghtoire liberte alloit lui être
rien à sa charge, et quela
--- Page 25 ---
2l
Une réquisition fut adressée par Sonthonax au Conseil
de la Commune, & remis à Archambau, Officier Municipal;
il enjoignoit aa ce Corps Populaire 7 d'avoir à décaserner les
hommes de couleur : pour être disseminés dans les Districts,
aux termes de la Loi, & pour anéantir par là, dès-à-présent
& pour toujours, toute corporation. Le Commissaire civil se rendit le même jour à la Municipalité, oùi il motiva, que puisqu'il avoit perdu la confiance publique 2 il remettoit aux Corps Populaires, dont lai
conduite ferme &, prudente méritoit les
grands
les pouvoirs qu'ilavoit sur, les troupes,
à leur éloges,
droit
nA
le
de requérir la force armée pour l'entier sagesse
ment
rérablissede l'ordrer
Lachaise, Cotumandant-gendral des Troupes
donna le deux Décembre sa démission.
qu'il avoit perdu la confiance publique 2 il remettoit aux Corps Populaires, dont lai
conduite ferme &, prudente méritoit les
grands
les pouvoirs qu'ilavoit sur, les troupes,
à leur éloges,
droit
nA
le
de requérir la force armée pour l'entier sagesse
ment
rérablissede l'ordrer
Lachaise, Cotumandant-gendral des Troupes
donna le deux Décembre sa démission. Les Citoyens Patriotiques,
procédèrent le trois, en présence de la Municipalité, rénis, à la
nomination d'un nouveau Chef, & je fus choisi à l'unanimité. J'attendois de jour en jour le moment où je pourrois
cuitter le Cap; mon Habitation qui étoit menacée,
ma présence, & ces raisons impérieuses m'empécherent exigeoit de
répondre à la confiance que mes Concitoyens avoient en moi;
& malgré les représentations de la
&
seconde nomination qui-far faite dans Municipalité, TEglise &
une
firma le premier choix déterminé par des circonstances qui conjeures; je refusai la place. maqui en fut instruite, se porta chez Sonthonax, , obtint
une audience particulière, , la prolongation de da détention de hi, dans
la Loi déclaroit libre; une lettre ouverte fut
de celui
Recnat Vergniaud (ce Vergniaud est un juge de la envoyée de au Séthonax) pour le Procureur du Pouyoir exécutif, ou façon il
Sonl'ordre enjoint de prolonger sa détention ; un des détenus
lui étoit
entre les mains du Juge, et qui-connoissoit qui à fond avoit vu
trigue dans , menaça dela rendre pablique et, de l'insérer tout l'in
son journal;, Sonthonax en fut
le
au long
donna l'ordre pour retirer des mains instruit, du
mnanda et- - lui
exécutif la procédure; il feignoit de se rendre Procureur à du Pouvoir
icreau fut mis en liberté,
levidence, Ga
des détenus
lui étoit
entre les mains du Juge, et qui-connoissoit qui à fond avoit vu
trigue dans , menaça dela rendre pablique et, de l'insérer tout l'in
son journal;, Sonthonax en fut
le
au long
donna l'ordre pour retirer des mains instruit, du
mnanda et- - lui
exécutif la procédure; il feignoit de se rendre Procureur à du Pouvoir
icreau fut mis en liberté,
levidence, Ga --- Page 26 ---
-
Sonchonax rendit une Proclama- lui
Le 4 le Commiseaire
les pouvoirs quil
retireroit à la Municipalité armée, & qui lui detion
relativemienr à la force
notivée,la
avoit Tnte
déclare par une réquisition les
fendoit de la requérir; état de
& remet tous pouivoirs lobville du Cap en
ce sibger que Blanchelande n'avoit pu
au Général Rochambau; mois de ruse & de travail, fut
Sonchonax change sur
tenir par six moment ; mais personne ne prit E
Pouvrage d'un
le but que Pon se proposoit.
475 Décembre;
duiz dans Tapeesamnidi, 3; couleur, I maitres
R Les journées
; les citoyens de jour: de rentrer,
se passerent trsagilemenes
chaque
Des dédes postes extérieurs. 7 promettoljene décournés de le faire.
& que chaque jour ils étoient
mélécs de citoyens,
patations de tous les Corps Populaires & cette marotte que Ton
étoieat sans cesse en mouvements du peuple, fut continuée jes
faisoit, jouer aux matio. Magistrats -
MSV
noh DE
qu'au, six au
de cette journée ) à 3 heures du matin; vint
Ce fut dans la nuit homme sans caractère public, SUT
nommé Gignioux, & me nomma.
tnco
Zimne à ma porte,
demic heure que jétois rentrés
Il y avoit a pcine unesuire une de lalerte que l'on venoir d'avoir, donner
croyant que cétoit par Rochambau & Sonthonax, de voir Forr un homme
& qui fut concertée & ne fus pas peu surpris
a
,
demandoir
le Changesfouvis, pas, m'avertir que Sonchonax &, pour le suique je ne connoissois Jerentrai chez moi, Four mhabiller Dragons qui
me parler. laissant. ma porte ouverte ; vingt-cing dans ma chainbye,
vre, enn embuscade , se peécipitirene m'avoir commuétoient en
Officier a leur tête; & sans
m'avoir
n'ayant aucun
me forcèrent a les, suivre, Après
niqué aucun ordrc détournécs, j'arrivai au Corpede-Caide un de mes
conduit par des rues our le citoyen Fournier, de la mème
du poste Rochambau,
y avoit été conduit
decompagnons dinfortune retidu. 9 erqui Cc citoyen habite la laissé Colonie à la dist
mamière, étoit déja bien-être dont jonit, fut
puis dix-huit ans;lel
E
rent a les, suivre, Après
niqué aucun ordrc détournécs, j'arrivai au Corpede-Caide un de mes
conduit par des rues our le citoyen Fournier, de la mème
du poste Rochambau,
y avoit été conduit
decompagnons dinfortune retidu. 9 erqui Cc citoyen habite la laissé Colonie à la dist
mamière, étoit déja bien-être dont jonit, fut
puis dix-huit ans;lel
E --- Page 27 ---
position de ses negres; ; ses papiers, ses effets furent livrés à
leur infidélité; & une honnête aisance, le fruit de son travail,fur détriit au moment oùr il fut arrêté, Un instant après,
le citoyen Baillio parut, , le même Gignioux vint l'avertir que
Gaterau le jeune venoit d'être assassiné ; une pareille annonce
fit naître son soupçon, &il répondit : que voulez vous que
f'yfasse, ila ajouta, Parent [16] vous demande : si Parent me
demande, répondit-il, quil vienne me trouver; au même
moment, l'ordre fut donné d'enfoncer les portes; se croyant
attaqué par des assassins, il se jetta dans la maison voisine,
se la fit ouvrir, & se sauva dans la rueen criant, au meurtre.
Deux Dragons du seizième régiment le Poursuivirent & le
couchèrent en joue; ; il se rendit pour lors, fut reconduit chez
lui pour shabiller; & un * moment après, nous le vimes paroigre : quatre heures venoient de frapper; craignant d'ère
surpris par le jour, nous fAmes conduits tous les trois par
des routes détournées au bord de la mer, & pendant le
temps ou l'on préparoit les canors, & que nous étions sur
la calle, environnés d'une garde nombreuse, le ciroyen Gervais
fut amené; il travailloit depuis sept ans dans la maison de
Testard Lalanne & compagnie dont il avoit la confiance;
faisoir lui-même le commerce, 2 & avoit un commencement
de fortunc ; tout cela fut détrait en un moment par la seule
volonté de Sonthonax.
Un canot fut préparé pour chacun de nous, & nous nous NA
y, embarquâmes avec un certain nombre de
Rendus
à bord du vaisseau l'Eole, les soldats
Dragons.
rent en haie ; d'autres s'abouchèrent avec y montèrent, se mireprésentèrent comme des aristocrates qui Téquipage, empulsonnoient nous les
vivres de la troupe & ceux des matelots. Ce trait de
ne. nous échappa pas 3 une fermentarion soudaine se perfidie fit
tendre Farmi iequipage, & nous ignorons Cc qui en seroit enrésulté, siles Officiers qui s'en appercerenr, ne nous eussent
[16J Parent est le nom d'unjeune homme ayec
irès-lié.
lequel ilétoit
.
des aristocrates qui Téquipage, empulsonnoient nous les
vivres de la troupe & ceux des matelots. Ce trait de
ne. nous échappa pas 3 une fermentarion soudaine se perfidie fit
tendre Farmi iequipage, & nous ignorons Cc qui en seroit enrésulté, siles Officiers qui s'en appercerenr, ne nous eussent
[16J Parent est le nom d'unjeune homme ayec
irès-lié.
lequel ilétoit
. --- Page 28 ---
chambre, & ne les eusà descendre dans la grande
rengagés désabusés.
. -
entière
sent
2 la ville
Malgré le mistère de notre du embarquement, jour ; les citoyens se portèfut instruite à la pointe
; & uge
en
nous réclamer interrent en foule à la Municipalité dela Commission
dépatation des Corps Populaires instant chez le: Commisaire
médiaire 9 se rendit au même T'injustice de notré arresta- il decivil Sonthonax ; lui effet représenta qui devoit en être la suite: soir, noution, & le mauvais & les engagea à se retirer ; le
manda du temps,
constitués; ; leurs tepnicentarions
des Corps
le Conamieaire
velles députations instantes; il étoit onze heures, lorsque écrit; il n'en
furent
alloient recevoir sa réponse par à M. Cambis
les assura qu'ils mais il donna ordre au même instant sur lequel
fit point 5
de force, le navire le Pacifique,
de faire partir
nous fumes conduits,
lorsà nous envoyer des
se détermina pour
notre civisme,
La Municipalité & des certificats
constatoient services que nous avions
Loix les
E
passeports respect pour les
chose
; nous fûmes
notre dans tous les temps ala
Lamatabots, publique Bragier;
rendus sous voile, par les ciroyens remirent partie de notre
instruits, Destinval, 6 Rauset, qui adressés; nous mais les précautions que
linge quils nous avoient
quils ne nous parvinsent.
Fon avoit prises, empéchèrent été adressés au Commanexacte des ordres qui ont de MM. Vemeuil, Baillio 9
Copie dant de la Station au sujes d'après lesquiels s'est opéré leur
Fourier et Gervas, et dui Navire le Pacifique de Nantes;
à bord
faite par écrit,par
osbanyuenent donnéc SILY la réquisition
cette Vomnauil, copie
ILTL des détenus.
nationale civile.
M.
premier ordre. Commission
6Décembre 1792, Av N 0 M DE LA N. TATION. civil &c. [J
Nous, Léger-Flicité Sonthonax, Commissaire extrait de la Loi
A de tels ordres despotiques, nous aux mesures opposons, de-streté et tran;
Tij
1792, relatives
du 19 Septembre
-
éc SILY la réquisition
cette Vomnauil, copie
ILTL des détenus.
nationale civile.
M.
premier ordre. Commission
6Décembre 1792, Av N 0 M DE LA N. TATION. civil &c. [J
Nous, Léger-Flicité Sonthonax, Commissaire extrait de la Loi
A de tels ordres despotiques, nous aux mesures opposons, de-streté et tran;
Tij
1792, relatives
du 19 Septembre
- --- Page 29 ---
Ordonnons au sieur Verneuil de se rendre sur le champ à
bord de PEole, pour y demeurerà notre disposition, jusqu'à
ce qu'il en soit par nous autrement ordonné.
Requérons M. le Commandant de la Station, 5 de tenir
la main à l'exécution du présent.
Signs Sonthonax. Par M. le Commissaire civil, Signé Delpech.
Même ordre pour le sieur Gervais; même ordre pour le
sieur Fournier ; même ordre pour le sieur Baillio.
Matin à gheures, , deuxième ordre. Commission Nationale civile.
Requérons M. le Commandant de la Station de faire
transporter. à bord du grand d'Alembert, les sieurs Baillio
& Gervais, pour y rester j'usqu'après nos ordres ultérieurs.
-
Sigué, Sonthonax.
Lesoirà 10 heures, troisième ordre. Commission Nationalecivile.
Requérons M.le Commandant de la' Station de faire transférer de suite, à bord du Navire le Pacifique, les sieurs Verneuil, Gervais, Fournier & Baillio.
Signé, Sonthonax.
quillité publique etc. Loi qui nous étoit connue lors de notre
enlèvement, ainsi que.de toute la Colonie ; forts de notre innocence nous avons cru devoir obéir
25Art. XVII, L'asyle du Citoyen est déclaré inviolable 9 méme
au nom de la Loi, durant la nuit : en conséquence, nulle perquisition ne pourra être faite dans la maison d'un citoyen, d'un
soleil à T'autre, , hors le,cas" d'un coupable surpris et poursuivis en
flagrant délit,
nXIX. Hors de cas provn par l'artiele précédent, tout Citoyen
dont on voudroit violer Tasyle, est autorisé à résister à une
les ielle violence,. par tous les moyens qui sont- en son pouvoir;et
de auteurs d'une pareille tentative seront poursuivis à ia requéte
T'Accusatenr public, comme coupables d'attentats à la liberts
indiyiduclle.
D
d'un coupable surpris et poursuivis en
flagrant délit,
nXIX. Hors de cas provn par l'artiele précédent, tout Citoyen
dont on voudroit violer Tasyle, est autorisé à résister à une
les ielle violence,. par tous les moyens qui sont- en son pouvoir;et
de auteurs d'une pareille tentative seront poursuivis à ia requéte
T'Accusatenr public, comme coupables d'attentats à la liberts
indiyiduclle.
D --- Page 30 ---
ordre, Commission
Décembre à minuit et demie, quatrième civile.
Sept
Nationale
de la Station de faire
M. le Commandant
avec les.sieurs
Requérons le jour, Je navire le Pacifique & de le forcer de
partir, avant Verneuil, Gervais. & Fournier, il refuseroit de le faire;
Baillio, la voile, dans le cas ou
à bord du Naméttre à
en- même - temps de défendre Commisaires de rade;
le requérons
toute visite des
aucun permis de
vire le Pacifques, ledit Navire partira sans
hien entendi que
Siyne, Sonchonax.
la Municipelite
sont datés du 6 Décenabre.
Tous les ordres ci-dessus, Station, devant fournir à tous
Nous, Commandant de la forcés de detenir, ou envers
les citoyens que nous sommes tous les moyens qui peuvent
sommes tenus d'agir,
8 tout ce qu'ils
qui conduire nous à manifester leur innocence, ordres ne s'y opposent pas,
les
de nous, lorsque nos des ordres qui sont dans nos
tequièrent certifions que la teneur
ci-dessus. Signé,
nous
conforme à la teneur exprimée
mains, est
de la Station, Cambis.
Civil,
le Commandant Lettre de M. le Commissaire du TA
Co:ie de la donné ordre au Copitaine détenues grand à ce bord,
InquallesJoi de vciller les personnes
lembert ,
ni lettres, ni paquets.
les ordres
& ne regoivent
; de donner
Je vous prie M. le Commandant les détenus à votre bord, soient
les plus sévères, pour que
& ne repmivent-silenres
au secret le plas rigoureux,
31 eN
tenus
0 3 1fT
le Comni paquets.
Pour copie conforte, Signé
Signé SOxTHONAX Station, CAMBIS.
mandant de la
certifions que pendant
Commandant de la Station,
Ger-
.
Nous,
du vaisseau YEole, les MM. Verneuil, se sont
le séjour à bord & Baillio, ces Citoyens détenus, ordres que nous
vais, Fournier décense & soumission aux
comportés avec d'exécuter.
CAMBIS,
avons été chargés
de la Station
Signé, le Commandant
ni paquets.
Pour copie conforte, Signé
Signé SOxTHONAX Station, CAMBIS.
mandant de la
certifions que pendant
Commandant de la Station,
Ger-
.
Nous,
du vaisseau YEole, les MM. Verneuil, se sont
le séjour à bord & Baillio, ces Citoyens détenus, ordres que nous
vais, Fournier décense & soumission aux
comportés avec d'exécuter.
CAMBIS,
avons été chargés
de la Station
Signé, le Commandant --- Page 31 ---
A bord du Vaisseau l'Eole, 2 ce 7 Décembre 1792.
Pour Copie conforme à l'original resté en nos mains; signés,
VERNEUIL, FOURNIER, GERVAIS & BAILLIO.
Le 7. Décembre 2 nous appareillâmes avec le jour, 3 &c le
10 Janvier 1793, nous mouillâmes à Paimboeuf; le soir
trois Cavaliers de la Gendarmerie se rendirent à
mêmc,
le quittâmes le lendemain, & ils nous conduisirent bord; nous
teau de Nantes oùr nous entrâmes le 13, & d'où au ChâMémoire.
j'écris ce
Nous attendions avec impatience quelles
être
les calomnies lancées contre
pourroient
dans le Courrier de
nous, lorsque nons vimes le 23,
lue à la Convention Nationale TEgalité, une lettre de Sonthonax,
le 18. [47]
Copie de Za Lettre du Commissaire civil
legué à
Sonthonaz, > dé.
datée du Saine-Demingte, 2 pour yrétablir l'ordre & la paix;
Cap Francais, le 6 Décembre
adressée au Ministre de la Justice, 6 lue à dernier, la
tion Nationale dans la Séaace du 18 Janvier 1793. ConverCITOYEN MINISTRE,
>Jc vous écris du milieu de la nuit, après six nuits
3) orageuses; ; les ennemis de la France qui sont en bien
77 nonmbre dans cette ville, ont vuulu encore une fois grand
> lester leurs frères, les hommes de couleur. Ces hommes mo-
)) roces ont profité du jour de la Fête qui étoit
fé2) la prestation de serment des troupes arrivées annoncée de
Four
9) pour entendre la Proclamation de la Loi du France, &c
7) la régénération de cette malheureuse Contrée 4 Avril sur
>) toyens étoient réunis
: tous les ci7>
pour cette cérémonie; des, gens mal -
intentionnés, sous prétexte que ce rassemblement
)) devenir dangereux, se sont portés à l'Arsenal, en ont pouvoic pris
vention, [17] Nous avons envoyé une Adresse le 23 Janvier à la Con:
la copie est immédiatement consignée à après la suite qu'elle de nous fut connue, et dont
ce Mémoire,
malheureuse Contrée 4 Avril sur
>) toyens étoient réunis
: tous les ci7>
pour cette cérémonie; des, gens mal -
intentionnés, sous prétexte que ce rassemblement
)) devenir dangereux, se sont portés à l'Arsenal, en ont pouvoic pris
vention, [17] Nous avons envoyé une Adresse le 23 Janvier à la Con:
la copie est immédiatement consignée à après la suite qu'elle de nous fut connue, et dont
ce Mémoire, --- Page 32 ---
& se sont portés
fusils & six piècés de canon, scélérats ont fait
4) deux eents mulâtrès &
de couleur. Les car ils ont in-
>), sur les
A ont tiré sur moi, cherche que la gloire
71 plusieurs décharges;, d'un homme qui ne
me sont
)1 térêt de se défaire & le retour d'une prospéricé bons cicoyens qui
les:
wde la Nation, J'ai requis les troupes & les
de lours Cui
>xà charge. ont été mis en fuite ; quatre sur le vaisseau
11 malveillants saisis, je les fais passer en France la ville les gens
31 ont été le Pacifique; ; jai fait rentrer chassés dans ces brigande
91 Nantais
qui en avoient été
par & les mes) de couleur, prendre toutes les précautions mission.,
)) Je continueraia à remplir dignement ma
ca1), sures propres détail à cette lettre aussi méchante pour
en
eundrr
Répondons dont l'atrocité adroitement conduite, nous faire entendre,
Iomnieuse, destruction. 9 avant de pouyoir le ridicule echaffaudage
but notre
jusqu'à Tévidence, que
& démontrons est un tissu de mensonges.
nuits
qui la soutient,
de la
dit Sonthonaz - du miliett dont il vient de
Je vous nuits écris,, bien orageuses. L'orage son cceur bourrelé
après six
exister qu'au fond de des événements;
parler, ne pouvoit tourmenté par Tincertitude
douloupar les remords, conviens, devoit être pénible; le 30 No-"
sa situation j'en
moins vrai que depuis
mais h n'en est pas
de notre embarquereuse ; jusqu'au 6 Décembre 2 jour n'a été troublée par
vembre,
publique nocturne même
à lexcis,
ment, la tranquillisé & la sécurité fut
Sentinelle poussée aux coins
aucun évenement; eut contre Tusnage,aucune
puisqull n'y
dans
des rues.
de la France qui sont en molestor goridnombra leurs_fèrus 1
Les cnnemis ont voult encore une, fois de la France sont
cette hommes ville 2 de couleur. Oui les ennemis la ville du Cap; mais
les
nombre, sans doute, dans ceux que vous voulezen grand
se persuader que
ne s'est japersonne ne pourra soient ceux dont le civisme
d'un
désigner pour tels,
les citoyens marquant
mais démenti; que ce soiçnt
E
de la France qui sont en molestor goridnombra leurs_fèrus 1
Les cnnemis ont voult encore une, fois de la France sont
cette hommes ville 2 de couleur. Oui les ennemis la ville du Cap; mais
les
nombre, sans doute, dans ceux que vous voulezen grand
se persuader que
ne s'est japersonne ne pourra soient ceux dont le civisme
d'un
désigner pour tels,
les citoyens marquant
mais démenti; que ce soiçnt
E --- Page 33 ---
Club de qui s'est couvert de gloire par sa fermeté & ses actes
nées bienfaisance des 18 & ; [19lque ce soient ceux qui, dans les jour19, ont accouru à votre voix, & ont bravé la
mort pour assurer votre conservation ; que ce soient des hommes duite géneralement estimés, considérés même, & dont la cona toujours été sans reproches.
Ces kommes féroces ont profité du jour de la Fête
étoit annoncée pour la Prestation de Serment des
qui
arrivée S de France, & pour entendre la Proclamation troupes
de la Loi du 4 dvril, sur la régéniratin de cette malheureuse Contréc.
Il n'y eut point de Fête annoncée pour le 2 Décembre,
ni pour les jours quile précédèrent 3 ni qui le suivirent; ce
rassemblement n'avoit d'autre but que celui de désarmer &
embarquer les régiments du Cap & de Walsh; [20] aucunes
troupes de celles arrivées dernièrement de France, n'étoient
au Cap; celles qui s'étoient rendues au
connoissoient la Loi du 4. Avril, promulguée Champ-de-Mars, dans la Colonie le 27 Mai, & faisoient partie des Fédérés qui
tèrent le serment solemnel du 14 Juillet, serment quils n'ont prejamais démenti,
Tous lcs ciroyens étoient réunis pour cette Cérémonie;
il n'y en avoit aucun [2x] & cette vérité est de la même
force & de la même fabrique que celle de la fête annoncée,
& du serment civique que devoient prêter les nouvelles troupes arrivées de France.
blement Des gens mal-intentionnés 9 SOUS prétexte que ce rassempouvoit devenir dangereuz 9 se sont portés à l'arsenal, en ont pris 200 fiesils 6
de canon
se
sont portés sur les muldtres G gens 6pidces de couleur. Les hommes 9 G
[193 Voyez la lettre de Sonthonax dans les Pièces
qui sont à la suite de ce Mémoire.
justificatives
[21 [20 1 ] J'en Voyez ce qui en est dit dans le courant de ce Mémoire.
tels qu'u 'un Leborgne, excepte cependant quelques-uns de vOS Satellites,
Gigniouz, ctc,
, en ont pris 200 fiesils 6
de canon
se
sont portés sur les muldtres G gens 6pidces de couleur. Les hommes 9 G
[193 Voyez la lettre de Sonthonax dans les Pièces
qui sont à la suite de ce Mémoire.
justificatives
[21 [20 1 ] J'en Voyez ce qui en est dit dans le courant de ce Mémoire.
tels qu'u 'un Leborgne, excepte cependant quelques-uns de vOS Satellites,
Gigniouz, ctc, --- Page 34 --- avoient
fidèles de-l vos volonts),
la
de couleur) (exéeuteus décharges sur les Citoyens 9 lorsque de
déjà fait plusieurs
Patriores & beaucomp
générale se fit entendre ; quelques en tirèrent deux pièces
matelots se portérenr à l'arsenal F de la place d'armes,
de canon', ausquelles ils joignirent état au lieu du combat.
& se rendirent dans cet
sous les armes' 3 dont une
Six cents hommes de couleur & qui aux termes de vopartic étoit des esclaves, qu'au nombre de 150.
grande
n'avoient été requis
en présence de
tre déclaration, des armes au Champ-de.Miars Le sac rempli de
Le chargement de la manière la plus affectée. de la Province du
la cartotches, troupe, & que Lavaux, Commandant du biscuit. Les patrouilles
Nord, a voulu faire passer Novembre pour & le premier Décembre,
de 50 hommes lego des Corps Popalaires Les propos ceux
malgré les réquisitions doute que vous faisiez. répandre par
srop signiliants sans nom, sont des preuves non équivoques,
qui agissent en votre journée du deux' est votre ouvrage.
que lai imalheureuse
ils ont tiré
Les scélérats ont fait plusieurs de se ANAUmAL défaire
h mme d'une qui
moi, car ils ont intérdt.
6le retour
sur
Ja gloire de la Nation
ne cherche que
Quelle
Gotemendetite
me sont à charge- de leur véracisé. Sonthonax d'oa
prospérié tablissons Et faits, & l'on jagera les homines de couleur
feignoit de vouloir se porter vers Prévôt de maréchausste 2 étoit &
partoit le feus Verdier,ancien, le Commissi-es, tremblant vous
ses côtés; il fut prié par
La décorarion qui
à demi mort, de ne pas Tabandonner. Verdier, vous met a labri des moi évé- les
distingue; lui répondit Thabic que je porte, fera diriger sur
est
nements; iais
faire dans ce moment. effeccoups de fusii; ce que je demeure, peux & Wleccompagaa
de vous conduire à votre
les Matelots ayent pris 2Co fusils" des
[ss] Il peut se faire mais que l'on se persuadera facilement, étoient que sulfic'est ce que Jignore sont ; en guerre depuis deux ans >
Habitants qui
samment armésR
les
distingue; lui répondit Thabic que je porte, fera diriger sur
est
nements; iais
faire dans ce moment. effeccoups de fusii; ce que je demeure, peux & Wleccompagaa
de vous conduire à votre
les Matelots ayent pris 2Co fusils" des
[ss] Il peut se faire mais que l'on se persuadera facilement, étoient que sulfic'est ce que Jignore sont ; en guerre depuis deux ans >
Habitants qui
samment armésR --- Page 35 ---
A
5t
sivement chez Rochambeai. Je crois ainsi
&
me servir de ses expressions, que la glnire de quie ld lui,
la prospérité d'une Colonie qu'il achève de détruire, Nation, lisont Pog
à chargs; & ce ne sera shrement pas les raisons qu'il mettra.en évidence pour obtenir d'elle une récompense: Re
Pai reqiis les Troupes 6 les bons
les malveillants ont été mis eii fite; quatre Citoyens, de leurs
été saisis; je les fais passer en France sur le chefs ont
Nantais le PxCIriOUr. De quelles
veut-il vaisseau
Les Régiments du Cap 8de Walsh, Troupes éroient
parler?
teurs même de ce qui vencit de se. passer; il témoins, acparence qu'ils eussent été requis. Lesgens de couleur nyapas suivant d'apSonthonax, donc
avoient été chassés de la Ville; il ne restoit
à sa disposition que 80 Dragons ou environ, seixiés
me Régiments [23) une compagnie de, Royal-Comtois, du
foible décachement de, Bearn, &i une
un
ment ci-devant Rhoan-Soubises les-bons compagnie du Régiparle, ne pouvoient être que. ses, satellites; Ciroyens &c i1 dont il
d'appa.ence qu'une poignée, d'hommes réunis, eussent-ils n'y ra été pas
requis d'agir, (ce qui est contre toute
mettre en déroute yn grand nombre de malveillants vétité). ayent py
vantlui, yenoien: d'expulser del laVille, les' hommes qui,sui- de couleur,er wW
beaucoup d'esclaves auxquels ils s'étoient joints.
Quatre de leurs chels ont été saisis dans leur
Il n'y eut d'aure affaire que celle di deux; est-il fuite.
ble d'imaginer que poursuivi & saisi, j'eusse été Felâché croyaSonthonax : pourquot donc avons -hous'éte arrêtés
nnit da6, a trois heures du marin?
dans E
ordres de Sonthonak, signcs
(Voyezla ati copic des
U
Cambis )
le Comment un brigand arrété le 2, à-r-il py être nommé
3, par ses Concitoyens, Commadinsc-Gancal des Troupes Patriotiques: en présence de
&
sur, le refus qu'il fit.de cette place, la,Municipalite? reca-il des instances comment
çe Corps Populaire pour laccepter.
de
145]Les autres étant malades ou mofts.
?
dans E
ordres de Sonthonak, signcs
(Voyezla ati copic des
U
Cambis )
le Comment un brigand arrété le 2, à-r-il py être nommé
3, par ses Concitoyens, Commadinsc-Gancal des Troupes Patriotiques: en présence de
&
sur, le refus qu'il fit.de cette place, la,Municipalite? reca-il des instances comment
çe Corps Populaire pour laccepter.
de
145]Les autres étant malades ou mofts. --- Page 36 ---
-
5s 5 au soir à toutes les séances à réComment assista-t-il &
de tout son détruite pouvoir dans ces
se tinrent;
à
ellgeiti
qui
dont la demeure est jamais
emtablir l'ordre , des hommes profonds en méchanceté
contrées, & que
I issde 10
péchent de reconstruire?
rappellé quil me déComment Sonthonax ne s'est-il un Ferdier motivé ( ordre inlivra, le 23 Novembre dernier, Mémoire ,) en raison des serséré dans les preuves de mom à la Colonie, pour me faire
rendus
R
vices que jayois
qui m'éroient duesa srmalgré
trois années de pension 3 Directeur Sarumesiinnt
position marquée de alorss. Pouget, dépose dans - cent moment conre.luir
dejnstice quil fit
qu'ua homime dhonneur Colodur Comment pouarsa-t-1 persuader vingt L deux 1 ans la
de 60 ans, habitant depuis contracré un : sol de enfants dette,
: Propriétaire; n'ayant de son jaatis' bien, pere de quatre:
ait
incendie d'une partie donnent des plas grandes d'une Esptraticeks vie passée
en bas hge; qui
perdrele fruit
le
pûl en moins de sept jotrsy
un 42 mulveilanr,e 18B
sans reproches, & devenir cout.ascoup co up
3) no
Ot
chef d'une' troupe de brigands: ron, disant bam Yaifmur rentrer idans
Il finit enfin sa lertreis, ent, qui, en avotent été chassés par
la Ville les gens de couleur
L utes les precaunons mnission.
aprendne
ma
ces MeifReatTn à
dignenent
-
ramoplir
8 les moyens prozres
DI
6, dans la matinée; qurils rentrérent au Caple
cn sontJe conviens
Jui demander,
fur-elle
ne pourroit - on pas
PXa
mais
leur, expulsjon
ils sortis?.
Pourquot 6?..
. Aepondez?. est reconnu
prolongée jsquan
tombe et Thomme
k -
Ici le masque USION S. AI C 3l
CONCL
the ealomnie méchama
7o Flétri dans mon honneur, rendie publique par par tous les moyens en mon
ment controuvée, demande & à la Nation entière, tant d'infortuney
posibles, je qu'en cclui de mes compagnons
nom Rersonaelz
C
jon
ils sortis?.
Pourquot 6?..
. Aepondez?. est reconnu
prolongée jsquan
tombe et Thomme
k -
Ici le masque USION S. AI C 3l
CONCL
the ealomnie méchama
7o Flétri dans mon honneur, rendie publique par par tous les moyens en mon
ment controuvée, demande & à la Nation entière, tant d'infortuney
posibles, je qu'en cclui de mes compagnons
nom Rersonaelz
C --- Page 37 ---
agrili
une réparation authentique, égales'il est possible
& la seule qui soit digne de Citoyens libres, est anl'offense, l'anéantissement de l'homme puissant qui Ta
qui en estl'auteur
& qui a forgé nos chaines.
lancée,
2°,Enlevé presque nud à ma famille dont jesuis l'unique soutien,à mes biens que mon absence peut finirde détruires je demande en mon nom & en celui de ceux ci-dessus
à
être dédommagés par tous les moyens que la Nation déignéss, croira dignes de sa justice & de la grandeur de la
de Au la Chdteau de Nantes, le 17 Janvier 1795, République. lan second
République Frangaiso,
VERNEUIL,
PIECES JUSTIFICATIVES,
A l'appui des faits consignés dans ce Mémoire,
No: Irr. )
Principes tion Nationale, fondamentauz des Cociétés des Amis de la Comvenformant les Clubs de St.
Société du Cap est la Mère Fondatrice, Domingue, adressés à dont laa
citoyens de la Coloniie. (1)
tous les
Fieres salut de la & Colonie. Amis, une Société d'hommes libres vient de se
le
cipales du but
le bonheur de tous lés Colons, , sonc les former; bases
qu'elle s'est proposée ; mais les ennemis de
prinsçavent que les Assemblées ou Sociétés
la Patrie qui
surveillants de leurs trames
Populaires, sont de redoutables
de répandre les calomnies les conre-rerolutionnuires, plus atroces contre ne manqueront pas
être déjà que nous sommes nous-mèmes des eanenis,de nous Tordre., ; ils disent peutdesi loix;
enlevés, (1) L'on & que se le souvicndra secret de la façon arbitraire avec laque le nous avons été
Paa permis d'avoir aucune rigoureux autre pièee; que l'on que a nons exerçé ne devons contre nous 2 ne nous a
que nous Présentons au Public,
qu'au hasard celles
C
, plus atroces contre ne manqueront pas
être déjà que nous sommes nous-mèmes des eanenis,de nous Tordre., ; ils disent peutdesi loix;
enlevés, (1) L'on & que se le souvicndra secret de la façon arbitraire avec laque le nous avons été
Paa permis d'avoir aucune rigoureux autre pièee; que l'on que a nons exerçé ne devons contre nous 2 ne nous a
que nous Présentons au Public,
qu'au hasard celles
C --- Page 38 ---
-
Tintention de Ja
à nous supposer
le feu
EPEI
ils tarderont pas
de la discorde, les proet de la haines plix; ,, de Eatae esclaves avec Tédiacelle à la révolte et d'incendier complots &
tuer les
d'exciter les
leurs exécrables
guerre civile importera de nous attribuer rien de leur part 9 nous sommerdécie
priérés. Il tear mais nous ne rédoutons bup que nous nous sommes proposés,
ieurs forfais; plutôr que de renoncer au
&
désà lc salut périr de la Colonie.
dailleurs de nos sentimentss 1 côté du traide nos Séances répondra placer la trahison
La publicité actions;, nous saurons linfame toujours qui Vaura forgée.
et le
de nos
à côté de
d'incivisme :
tre & la calomnic
parmi nous 7 s'il est entaché est de jnrer dètre tous
Personne n'est admis des Membres de la Société, Végalité entre
acte de chacun maintenir de tout son pouvoir
Nationale,
premier fidèle à la Nation, de les loix décrétées par PAssembice août dernier, et celles
et d'exécuter arivés à Paris 2 le 1O
les citoyens, aux érénements
Nationale,
çeux
relativement décréter la Convention
comme nos enuemis que
que pourra
que nous ne régardons
Nous déclarons de la révolution Française.
qui le sont
une haine implarablcz
postérivé la plus
Nous leur jurons
cette juste haine exterminé à notre le dernier des
Nous jurons de transmettre de la Loi n'aura pas
réculée 1 tant que le glaive
les hommes libres dignes
comupinteurs
amitié & concorde a tous
Nons jurons enfin dêtre appelés nos frèresde nous anipat leur patrioisme
les sentiments qui ue cesseront sincérité 5 venez verser
Voilà, Frères et Séances Amis $ vous convaincre de leur venez y faire éclaircir vous vos et
mer ; venez à nos vos plus légères inquictudes; et inalérable entre
dans notre sein cette confiance mutuelle
moindres doutes :
de notre félicité commune. de la République i
uons sera le sàr garant
de Nantes, Tan 2.
Pour copie : au Chdteau
jeune.
le 24 Janvier 1793.
VERNEUIL, BAILIO,
GERVAIS, FOUNIER,
Signé
N
is $ vous convaincre de leur venez y faire éclaircir vous vos et
mer ; venez à nos vos plus légères inquictudes; et inalérable entre
dans notre sein cette confiance mutuelle
moindres doutes :
de notre félicité commune. de la République i
uons sera le sàr garant
de Nantes, Tan 2.
Pour copie : au Chdteau
jeune.
le 24 Janvier 1793.
VERNEUIL, BAILIO,
GERVAIS, FOUNIER,
Signé
N --- Page 39 ---
A
(No II. )
Extrait du Courier de PEgalité, N? 247.
Lettre des Commissaires civils > Polverel ct Ailhaud,
à Saine-Domingue, en date du 14 Novembre
délégués
les contradictions peuvent servir 2e faire juger 1792 l'esprit 3 etdont quiles
dirige.
Nos premières nouvelles ont dûr apprendre à la Convention
[a
volonié Nationale co.nmepçoit à triompher des efforts des factieux. que Au
Cap, au Port-au-Prince. les Patriores forment la grande
et
nous n'aurions que des détails consolants à donner àla majorité;
Ville de Sains-Marc ne renfermoit pas des agirateurs, s Métropole,sila ,
encorè, ont pensé troubler l'ordre, & provoquer l'effusion qui dernièrement du
L'indifférence avec laquelle les habitants de Saint-Marc ont
la sang,
velle des évènements de la célebre journée du 1O Août nous reçu noula nécessité de nous y rendre.
nu a prouvé
Les premiers ordres que nons avons donnés n'ont point étéexécurés.
aristocrates principaux nous ont été dénonçés, lenr nom est
Deux
Roi de la Grange ; nous avons voulu les' renvoyer en France, Decoigne lc 7 et
22 eft opposé; & malgré les secours que nous avons reçu des Peuple
Fregates qui étoient dans le Port, nous n'avons
équipages
l'ordre du départ de ces malveillants. De Saint-Marc pu faire exccuter
rendus au Port-au-Prince ; cetteCité nous a offert nous nous sommes
les bons principes y dominent; & si les Patriotes unaspect plus consolant;
frères, ce n'a éréquel lorsque leurs chefs les
y ont combartu leurs
les dissentiments qui ont eu lieu entre le Port-au-Prince trompoient & les égaroient;
Botquets s'éteint scusiblement, & nous
& la Croix des
fermeté acheveront de déraciner les germes efpérons de discorde que. nos soins & notre
trop' long-temps troublée & déchirée.
dans cette contrée,
Idem a5o.Lettre du Commissaire civil Ailhaud, datée
le 20 Décembre 1792.
delOrient,
le Je m'empresse de yous annoncer que je, suis20 Novembre dernicr sur la Frégate Ja
parti du Port au-Prince
par les dépéches du 28 Octobre, des treubies Surveillante : vous êtes informés
du méme mois & jours suivants; mais la
çui Sy sont passés le ig
malgré lavantage remporté au poste d'Ouanaminthe tranquillité n'a pu être rétablie s
Quelques factieux coutinuent de souffer le feu de la sur discorde. les Noirs revoltés.
Le Citoyen
C
a
, suis20 Novembre dernicr sur la Frégate Ja
parti du Port au-Prince
par les dépéches du 28 Octobre, des treubies Surveillante : vous êtes informés
du méme mois & jours suivants; mais la
çui Sy sont passés le ig
malgré lavantage remporté au poste d'Ouanaminthe tranquillité n'a pu être rétablie s
Quelques factieux coutinuent de souffer le feu de la sur discorde. les Noirs revoltés.
Le Citoyen
C
a --- Page 40 ---
36 vasonautorité méprisée.au point avoit que
Sonthonax qui étoit resté au Cap,a de faire te bien, mais quil a su quil
it a desesperé
à notre tour eu ie chagrin
non sculement de le fairé embarquer: Nousavons d'insurrection se faisoit sentir
été question & moi, de voir que le mème esprit a voulu même nous retenir de force
Polverel Province dc T'Ouest, & qu'en
dans la
angmehtent. & les moyens
à Saint-Ntarc nombre & la hardiesse des maleeillants Tétat de Saint-Domingue trèsLe
dininuent, cc qui rchd
de represion
allarmant.
luniur
(No,1II, )
P
ouMoniteur Universel, n' 22;
Eztrait de la Gazelte Mardi Natienale, 22 Janvier 1793. PID
du
du mois de Novembre, apprenoient de PaiteR
Les lettres de Saint Domingue ce calme heureux a été de peu annonce les
la tranquillité règnoit Décembre au Cap; insérée dans le Patfiote forts Françatis 'de la partialité
Une lettre du aliligeantes 5 les gens de couleur, avoient montrés
cux,
nouvelles les, & la Commission civile, & les Troupes L Ligne 3
que M. Rochambeau provoqué les Citoyens & faire feu sur lc Régiment
après avoir long-temps braquer un canon, de campagne combat ; on faisoit dans les rues
ont fini par fut le signal d'an affreux
du Régiment du
du Cap; ce
D'assas, Commandant compta plus d'unc
des décharges cuisse de nonsqueteries cassée, & cette horrible journée
19 a d
Cap., cut la
a
enlevictime. -
TD 17
d'un canon de douze de livres, la Ville, ils
Les gens de couleur s'emparirent exposés en vente 2 & sortis
vèrent cinquante chevaux du Fort Belair qui la domine.
ont gardé
se rendirent maitres
motif les Troupes
ordre & par quel
la
civile prit
e
"On ignore par quel froide neutralité; le soir Commission s'est pas troubiée
dans cette affaire une rétablir la tranquilité publique quine
des mesu-es pour
du
pir les
de la nuit..
fut inquiété à la pointe jour
te Fort de la bande du nord
efclaves en révoltc.
00:
szusnP
du Fort Belair qui la domine.
ont gardé
se rendirent maitres
motif les Troupes
ordre & par quel
la
civile prit
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"On ignore par quel froide neutralité; le soir Commission s'est pas troubiée
dans cette affaire une rétablir la tranquilité publique quine
des mesu-es pour
du
pir les
de la nuit..
fut inquiété à la pointe jour
te Fort de la bande du nord
efclaves en révoltc.
00:
szusnP --- Page 41 ---
No, IV. )
Ectrait d'une Lettre du Commissaire civil Sonclionaz, à la Société des Amis de la Convention Nationale, séante au
en date du 16 Novembre 1792.
Cap,
Ls Commisszire national civil, instruit que des gens mal-intentionnés
et ennemis de toute espèce de régime libre, cherchoient à persuader au
Peuple que la Proclamation d'hier étoit dirigée priacipalement contre les
Sociétés Patriotiques; qu'elle accusoit notamment celle des Amis de la
Convention Natiouale, d'avoir excité les scènes
ont deshonoré la journée du 14 de ce mois.
scandaleusesqui
Déclare qu'il seroit injuste d'attribuer à une Association, dont la trèsgrande majorité est composée d'hommes probes & pleins de
des délits dont les auteurs ne peuvent être que des ennemis patriotisme,
des Sociétés Populaires, ct sur-tout de ce qui peut tendre à très-directs sauver la
Colonie.
Déclare que plein de respect pour les droits sacrés que la Constitution
garantit à tous les Français 2 il protégera toujours celui de
de discuter sur les affaires publiques, pourvu qu'il soit exercé s'assemb'er, selon les
règles établies par la Loi. Signé Sonthonax. ()
a
( No. V. )
Extrait des Registres du Conttôle de la Marine, à Saint-Domingue.
Louis-Frangois-RenÉ Civil,
Verneuil, àM. Sonthonax, Commissaire National
MONSIEUR,
J'ai Thonneur de vous réprésenter que d'après l'exposé
vous
fait de mes services, il m'a été accordé pour
que je
ai
six cents livres tournois, qui depuis trois ans récompense ne m'étoit une pension de
vous avez bien voulu donner ordreà M. le Directeur Général pas payée des : que
ces, de m'en continuerle payenient, 4 sur les fonds de la Colonie & Fnianm'érant présenté au Bureau des fonds, à cet effet, M. Naudot ; que
un ordre de M. Laluzerne.
m'a exibé
fonds de la Colonis,ctenrenvoie 2 qui supprime toutes les pensions payées sur les
M. le Commissaire National le payementen. de
France sje prie de nouveau
Civil, vouloir bien conobilant la missive
la Municipalité, (1) L'anéantissement. du Club, du premicr Décembre dernier, & l'ordie donné à
d'empécher Ic ra:scmblement de la Commune en Cat une preuve,
CC
. Laluzerne.
m'a exibé
fonds de la Colonis,ctenrenvoie 2 qui supprime toutes les pensions payées sur les
M. le Commissaire National le payementen. de
France sje prie de nouveau
Civil, vouloir bien conobilant la missive
la Municipalité, (1) L'anéantissement. du Club, du premicr Décembre dernier, & l'ordie donné à
d'empécher Ic ra:scmblement de la Commune en Cat une preuve,
CC --- Page 42 ---
les fonds de la Colonie,vw
ordonner lepayement , sur
Verneul.
de M. Laluzerne , en
en France, salut.Signé
il
Timposiblité où Je me tronedestirepaye Verneuil du jour d'hier 2 par laquelle ie trésos
Vu 19, une Pétiton de M.
de 600 livres tournois, s sur
demande à être payé d'une pension
de la Colonie.
public 2°. Notre décision étant ensuite :
défend aux Administrateurs
Une lettre du Ministre Laluzerne les fonds 2 qui Coloniaux;
de 32. faire payer aucune pension sur
4. La Pétition ci-dessus ;
Verneuil, ayant pour cause des S ser- que
Considérant que la pension de M. est d'ailleurs tres-modique,
rendus dans Ta Colonie ; qu'elle
il n'i pasle temps dartendre
vices Tétat de ruine où se trouve sa fortune dans la 'métropole, 2
pour le payement du
dans lenteurs des formalités exigées
que notre décision le
les sadite pension, avons ordonné et forme ordonnons, et teneur ; en conséquence sans
de d'hier, sera exécutée selon Sa sut les fonds de la Colonic 1
jour Sieur Verneuil sera payé de sa pension
de son brevet.
celle de la présentation
Civil. Signé
autres formalités que
2702 , Te Comnisaire National pour ètre exé:
- Au Cap 1 le 23 novembre soit enregistré au Contrôle au 2 Contrôle de la
Sonthonax : plus bas est écrit, Signé Pouget, enregistré
cuté, le 23 novembre 1792. le 23 novembre 1792. Saint - Domingus.
Marine 1 à Saint-Domingue, Contrôleur de la Marine, à
Collationné par nous Thibeaud,
des Isles sous le vent.
Signé Larchevèque Ordonnateur et Directeur Général
Vu par uous
Signé Pouget.
(No. VL.)
CIVILE.
COMMISSION N A TIONALE Commissaire civil 2
POrdre donné par M. Sonthionaz, le navire le Pacifique . i
Copie de
Santo, Commandanz
au Citoyen nous avons été embarquês.
bord duquel
Félicité Sonthonax 7 &c.
à bord du
Nous Léger-1
de Santo de conduire en France, & Ballio,
Il est ordonné au sienr les sieurs Verneuil, G:rvais, de Fournier ia ville de Nantes.
navire le Pacifique, a MM. les Officiers Nonicipaux de les faire conduire sous bonne
pour les remettre MM. les Officiets Muneipaux detenus à la disposition du Présideot
Prions à Paris, pour y, être Ministre de la Justice.
& sûre garde
Nationale, & du
dc la Convention
éger-1
de Santo de conduire en France, & Ballio,
Il est ordonné au sienr les sieurs Verneuil, G:rvais, de Fournier ia ville de Nantes.
navire le Pacifique, a MM. les Officiers Nonicipaux de les faire conduire sous bonne
pour les remettre MM. les Officiets Muneipaux detenus à la disposition du Présideot
Prions à Paris, pour y, être Ministre de la Justice.
& sûre garde
Nationale, & du
dc la Convention --- Page 43 ---
Au Cap, le 6 Décembre 1792,. 39 signé 1 Sonthonax; Et plus bas i
par M. le Commissaire national civil, signé Delpech.
Ordre du Commandant de la rade : conformément à la réquisition de M. le Commissaire national civil, en date du 6
Décembre 1792.
Il est ordonné au capiraine du navire le Pacifique, de partir sur le
champ de la rade du Cap, après avoir reçu à son bord MM. Baillio,
Verneuil, Fournier & Gervais ; ce navire partira sans permertre aucune
visite à son bord des Commissaires de rade etsans attendre aucun permis
de la Municicipalité ; à bord du vaisseau l'Éole, le 7 décembre 1792,
à minuit un quart, Signé Cambis.
(N". VII.)
PROCLA M A TIO N.
AU NOM DE LA NATION
Nous ETIENNE POLVEREL, LÉGER - FÉLICITÉ SONTHONAY ET
JEAN ANTOINE AILHAUD, commissaires Nationaus-civits, délégués aux iles Françaises de PAmérique sous le vent 2 pour
Y rétablir l'ordre et la tranquillité publique.
Aux hommes libres de la partie Françaisede St.-Domingue;
à tous les volontaires nationaux, soldats de la garde-nationale, troupes de ligne 2 et matelots employés dans
l'expédition.
CITO YE N S;
Vos plus grands ennemis étoient au milieu de vous : ils n'y sont plus;
Ceux avoient excité ou
la révous en voila délivrés à jamais.
qui
protégé
volte de vos esclaves : ceux qui avoient fait égorger vos pères, vos frères,
et dévaster vos
; ceux qui,
vOs épouses 9 vos enfants, brâler
propriétés la touraoient conchargés de dirigerl la force publique contre les brigands,
forces
tre vous-mêmes; ceux qui révéloient aux brigands le secret de vOS
et de votre foiblesse ;1 le lieu, le jour, le moment des marches et des atraques projettées; qui leur disoient: G aujourd'hui vous devez fuir, parce
que votre défaite seroit inévitable; demain vous pourrez nous attaquer ou
nous attendre de pied ferme , parce que vous serez sûàrs de vaincre; >
ceux qui faisoient distribuer aux brigands les armes & les munitions de
gaerre et de bouche que la métropole vous envoyoit pour votre défense ;
ceux qui ont fait périrlestrois quarts des troupes qui sont venuesà soit votre
secours > soit par Pinsalubrité des licux où ils les ont portécs,
par
eç
seroit inévitable; demain vous pourrez nous attaquer ou
nous attendre de pied ferme , parce que vous serez sûàrs de vaincre; >
ceux qui faisoient distribuer aux brigands les armes & les munitions de
gaerre et de bouche que la métropole vous envoyoit pour votre défense ;
ceux qui ont fait périrlestrois quarts des troupes qui sont venuesà soit votre
secours > soit par Pinsalubrité des licux où ils les ont portécs,
par
eç --- Page 44 ---
40 les disséminant sous le feu des
oûl ils lesontf fait languir; soit unes en des autres, sur des points où
Tinacrion àd de
et oû les brigands
mutuellement
inceatenesealeae
brigands
pas se sécourir
ont laissé quelquefois pendant
clles ne pouvoisnt facilement les couper; ceux qui mot d'ordre commun 2 quieiti leur
Moavejent de quinze jours les camps sans un ceux qui ont si long-temps fomenté
plus
de reconnoisance; ;
civile entre les difféservir de signal
soufflé le feu de la guerte
entr'eux, pour
les haines, si loog-tcmps d'hommes libres, pour qu'ils Negorgessuent commune; ceux qui ont
rentes classes
àla défense de la cause
mission & notre
les empécher de se ralicr contre nous-mémes, parce que notre à un centre d'unité,
voula vous armer étoient de nous ramener. renaître tous de ses cendre; ceux
voeu imperurbalien ne
jamais
sur tant de
E
sans lequel la colonie de peut contre-révolation en ruine France du commerce Franfondoient des Tanéanisement espérances de la colonic, sur la
du traitre
mires,sur encouragés par les oscetslephémtres a Saint- Domingue. RAMETE et
çais; ou qui, darborer bientôt le pavillon blanc.
Ces hommes ne la
se Rattoient de nouveau sous le joug du le dispotisme.. de la Nation et
vous courber
en France
I ils Y
sont plus: les uns vontsnbir autres fuyent dans terres étrangères et le rereme
les
; la honte
colonie sera vengées inséparable des scélérats démasqués
subiront la peine
Vimcurmords.
à
de vous donner pour Gouverneur ,M. de PAméCitoyens, nous venons
combattu pour la regénération 2 homme
Rochambea, qui a long-temps zèlé déenseur de la révolution française
rique cher à sepentionale, tous les bons patriotes.
dans Tarmée les traitres
chefs et les officiers qai doivent remplacer des militaires dont ic patriotisme
Les déserteurs, seront choisis parmi
-
€t les
sont à lépreuve.
nous allons désoret la loyauté
chefs, officiers etsoldats, au mémc but , lc salut
Gouverneur et gouvernés
aspisant tous
a mais ne faire quune seule famille,
bonheur de la colonic.
chez des hommes
etle
de votre part, elle est nécessaire sur nous-mémes 3 L8E
Surveillance conserver. Jeur liberté. Nous fappelons envain , ou nous disviperons
veulent
leumiroir 1 ce ne sera jamais qu'on nous donnera.Les pounous présente
des conseils.
sont immensess
Jes doutes, ou nous profiterons été confiés, par cela même iqu'ils n'avons pu les acvoirs qui nous ont
terribble; nous
en abuser.
nous soumertentà une responsabilice nous étions sàrs de ne vouloir jamais
cepter que parce que
A NANTES,
du Département
d'A-J. MALASSIS, Inpumeuclibaire
De TImprimerie
placc du Pilori, ,No.2.
C
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des conseils.
sont immensess
Jes doutes, ou nous profiterons été confiés, par cela même iqu'ils n'avons pu les acvoirs qui nous ont
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en abuser.
nous soumertentà une responsabilice nous étions sàrs de ne vouloir jamais
cepter que parce que
A NANTES,
du Département
d'A-J. MALASSIS, Inpumeuclibaire
De TImprimerie
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