--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Habit Carter Mralun
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BromnHninerstity
XX RRERRENRE --- Page 3 --- --- Page 4 ---
T-tiel - --- Page 5 ---
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Messlat
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Du la, lums cheils
farbise 7 A --- Page 6 --- --- Page 7 ---
LA
M O RT
D U
COLONEL MAUDUIT,
0 U
LES ANARCHISTES
AUPORT-AU-PRINCE;
FAIT HISTORIQUE,
En un Acte 7 et en Prose.
Par l'Auteur de LA P E F...E.
L'univers est rempli de leurs nombreux forfaits.
A PARIS,
Chez CAILLEAU, Imprimeur-Libraire, rue de
la Harpe, en face de celle des Cordeliers,
A N V I II.
a -
Omipars --- Page 8 ---
Te
1e
-
-
-
e --- Page 9 ---
NU ua 2 bd
A VANT-PROROS
CEP petit, ouvrage, brcomposé en.
sur le rapport présenté al'assemblée 1792, législative, et.oi l'on. a recieilli les
expressions de l'infortuné Mauduit, propres celles
de son.ami,. M. Germain,. du
-
victime de son zèle, et du fidèle grenadier Domin- 3
gue, qui périt sur le corps del son
a dû successivement être
maitre,
des
joué sur quatre
principaux théâtres de Paris. Des
circonstances en ont toujours empêché la
représentation : aujourdhul même ou, tout
annonce le retour du règne de la
et des principes, l'auteur, craignant justice
ce qui pourrait causer du trouble dans encore un
spectacle 2 en donnant lieu à l'esprit de
parti de se manifester, aime mieux
cer à Tavantage d'êtré joué : il se contente renonde faire imprimer aujourd'hui sa
persuadé que le fait, qui ye est mis
pièce 2
et la morale qu'elle renferme, enaction,
fort utiles dans ce
peuvent être
moment, en
tous les bons citoyens à se rallier engageant autour
d'un gonvernement ferme, etquis'annonce
pour être le plus solide appui de la morale, de la justice 2 et l'ennemi constant
de toute espèce de factions.
A 2
EARAXR a1 8800
A ao BR an --- Page 10 ---
PERSOXNAGRS
MAUDUIT, commandant le
LE COLONEL
régiment du Port-au-Prinee,
ami
GERMAIN, officier du régiment,
M.
du colonel.
attaché au colonel.
DOMINGUE, negre
MILLER, 3 factieux, étrangers à la colonie.
ROGER,
on
UN CAPORAL, 1
ier. GRENADIER,
du régiment
du Port - au - Prince.
20, GRENADIER,
3e. GRENADIER,
UN MATELOT.
d'Artois.
OFFICIERS du régiment
SOLDATS du régiment d'Artois.
SOLDATS du régiment du Port-au-Prince. MULATRES:
HABITANS, MÂTELOTS, NÈGRES,
PEUPLE du Port-au-Prince.
Plusieurs femmes séditieuses.
une place publique
Le Thédtre représente
du Port-au-Prince.
a HTN
Ran
R N
Port - au - Prince.
20, GRENADIER,
3e. GRENADIER,
UN MATELOT.
d'Artois.
OFFICIERS du régiment
SOLDATS du régiment d'Artois.
SOLDATS du régiment du Port-au-Prince. MULATRES:
HABITANS, MÂTELOTS, NÈGRES,
PEUPLE du Port-au-Prince.
Plusieurs femmes séditieuses.
une place publique
Le Thédtre représente
du Port-au-Prince.
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R N --- Page 11 ---
LA
M O RT
D U I
MAUDUIT:
COLONEL
SCÈNE PREMIE RE.
soldats
la
plusieurs
( 2 On voit sur
place fiument : des nègres et
et matelots, qui
de leau-de-vie ;
négresses leur portent
0h
Domingue est avec cuz.)
LE P R E MIE R GRERADIER
vient de France est arrivé.
Ls régiment qui
L E C A P O R A L.
Le canon Ta annoncé ce matin.
GRENADIER
L E SECOND
à T'exercice : il
Le colonel nous l'a appris
avait lair bien content.
A DIE R.
LE PRI E M I E R GREN
recevoir
Ce sont encore des éloges qu'il va
de l'assemblée nationale.
L E C A PORA A L.
Peut-être quelque grace., GRENADIER
L E SECOND demande jamais rien
Pour nous Car il ne
pour lui.
A 3 --- Page 12 ---
LA M ORT
LE PRI E MIER GRENADIE R
C'est qu'il est bien sûr d'obtenir, si le mérite
est récompensé! Allonsi, Domingue, bois àla
santé de ton maitre.
D O M I N G U E
Oui. Maitre le jour qu'il a acheté moi
père depuis ; et moi resté's son esclave, par mes
services... ami, par mes sentimens.
dans l'occasion à maître à moi.
Prouver
LE PREM IE R' G RENADIER.
Oh!nous t'aimons bien aussi.
D O M I N G U E.
Heureux, vous autres combattre avec lui
pour parens 2 pour bonne patrie
rester là Travailler à la, case Domingue Point
rens, point patric,
paLE SECOND GRENAI DIER.
Est-ce que'ti n'as pas adopté la nôtre ?
"D o M I N G U E.
Oui,"de bon coeur'; mais, vous, blançs,
pas vouloirjusqu'iei de nous, pas assez aimer...
pas assez estimer nous Les regarder comme
espèce différente, pas vouloir qu'hommes de
couleur soient jamais frères d'hommes blancs...
Jamais... pas juste :. çà Vin
vin
blanc, sont-ils pas bons tous deux rouge ? 2
LE PRENIER 1 0
GRENADIE R.
Ila ma foi raison Mais soyons vrais
mon ami Domilnigue... Si vous ctiez les
forts, comme vous êtes lés plus nombreux... plus
ai
nous, pas assez aimer...
pas assez estimer nous Les regarder comme
espèce différente, pas vouloir qu'hommes de
couleur soient jamais frères d'hommes blancs...
Jamais... pas juste :. çà Vin
vin
blanc, sont-ils pas bons tous deux rouge ? 2
LE PRENIER 1 0
GRENADIE R.
Ila ma foi raison Mais soyons vrais
mon ami Domilnigue... Si vous ctiez les
forts, comme vous êtes lés plus nombreux... plus
ai --- Page 13 ---
PSUNIW wdowaa
DU COLONELMAUDUTT
D O M I N G U E.
bien... Passions
Ah ! oui, oui... peut-etre cruelles..Sais, sais cela...
terribles, vengeances si abuser de la confiance
Indignes alors, nous, vouloir tout demander, tout
des blancs, si faire rien Ah ! serions bientôt
obtenir ; bientôt plus
avec raison, bientôt plus
vaincus,
punis
Hommes méchans et
malheureux qu'esclaves. exciteraient à la récruels, ceux-là qui nous
nous désobéissance
volte, ceux qui mettraientàr licence en toutes
au coeur, armes à la main, crimes Ohloui,
nos actions, maux affreux, Habitations brilées, ville
crimes par-tout...
Beaucoup nous
détruite 1 blancs égorgésw.. féroces mais
ignorans, 9 paresseux ceux-là du ingrats, même sang, du même
n'être pas Domingue... Moi désavouer eux,
pays les que
moi les tuer, pour défenmoi
combattre...
nourri et bien traité
dre bon blanc, qui a payé,
ler monde...
moi.. Liberté, pas être pain pourtout
Nourriture difficile 2 - faut s'y. faire peu-à-peu; nourrirait
et si plus avoir maitre, demain,
?
donnera à nous terre,
7 grains
ARar
nous, Vous qui être libres, diront-ils Libresi,. oui
de
de tuer... Barbares
et de quoi mieux piller, laisser, hommes noirs, esFaut encore d'en faire voleurs et assassins.
claves, que
R.
LE PR E. M I E R: GRENADIE
C'est bien parler, , çà. :
L E C A P: O R A L', avec humeur.
: Eh non, c'estde la raison, çà; mais ce n'est
pas ce qu'on veut.. Çà va trop lentement.
A 4
B --- Page 14 ---
L A MO RT
En révohition, mon ami, il faut
verser ; sans cela, on n'avance brusquer, renL. E' PI RE MIE R
pas.
Ou l'on avance
CRENADIER,
trop.
LE CAPORAL, comme s'il commandait.
Marche ên avant, marche..
de l'ordre.
Voila le mot
LE PREMIER
Ou du désordre. GRENADIER, entre ses dents.
L E C APO R A L.
Domingue, tu n'es pas encore à la hauteur...
D O M I N G U E.
Oh!p pas espoir d'y être, s'il faut cesser d'être
reconnaissant, tendre, docile..
L" E C A P O. R A L.
Langage d'esclave
LE PRE MIE R,
De ses devoirs.
GRENADIEI R.
LE CAPORAL, au premicr
Tu préches, toi?
Grenadier.
LE PRÉ MII E R GREN ADIER.
D'exemple... et c'est ce quej je ferai toujours.
L E CAPO R' A L.
A la bonne heure. Mais encore
défier As-tu lu les journaux faut-i ib se
envoyés de France Leur titre qu'on nous a
du Peuplem le Père Duchesne... seul : l'Ami
Libres... le
les Hommes
.
GRENADIEI R.
LE CAPORAL, au premicr
Tu préches, toi?
Grenadier.
LE PRÉ MII E R GREN ADIER.
D'exemple... et c'est ce quej je ferai toujours.
L E CAPO R' A L.
A la bonne heure. Mais encore
défier As-tu lu les journaux faut-i ib se
envoyés de France Leur titre qu'on nous a
du Peuplem le Père Duchesne... seul : l'Ami
Libres... le
les Hommes --- Page 15 ---
- Ra dobtcast
COLONEL MAUDUIT. 9
DU
GRENADIER
LE PREMIER
les bords du
C'est le miel dont ils entourent
faire mieux avaler le poison qu'ils
vase, pour
que la révolte..
y renferment. Ils ne préchent
Ils m'ont indignés.
L E C A P O R A L.
Sarpedié ! Qui faut-il donc croire ?
LE PRI E. M I ER GRE NA1 DIE R.
Sa conscience.
L E C A PO R A L..
Donnons toujours à lire à Domingue ce qu'a à
écrit la société des amis des noirs Car,
de vous...
Paris, * ilya une société qui s'occupe
et il faut voir comme...
D O M I N G U E.
aimerceux qui se disent
de Hum'lum'Moi si loin et si haut nos pas amis ; mais si c'est
:
KOot
notre bien 7 pour celui de Phumanité, que amis à
faire réussir eux! Si vous,
dieu puisse
amis à vous, ce jour-là, ame
nous, , si nous,
toujours servir
des noirs s'élever,, saggrandir, mais pendant tant
blancs, mais d'affection,
tremblans...
d'années Plus esclaves,crainifs,
fidèles... Si être paresseux, 2
Serviteurs bons,
: mais, tems
désobéissans.. punis parloissévères Plus de couexpiré, hommesl libres, citoyens.. actions) snonplus.
leur;cceur n'en ap pas,nil ibonnes
LE PR E M I E R GRE N A DIE R.
C'est bien dit, çà; et il y'a, pàrdieu , voici plus
d'un blanc qui ne serait pas dignew.Mais
le colonel.
code --- Page 16 ---
IO
LA MORT
SCENE II
LE COLONEL MAUDUTT,
qui suivent le
PEUPLE, SOLDATS,
au milieu du peuple. Colonel; LES
du
On:
PRLÉCEDENS,
théâtre deux
voit surle devant
viennent dans lafoule. personnages qui vont et
Us LECOLONEL, aux grenadiers.
zèle, nouveau donnons-lui régiment le
arrive ; redoublons de
comme ici l'on obéit bon exemple, et montrons
aux lois.
LE P R E M I E R GRENADIER,
Comme on y sait aimer son chef.
LE
COLONEL, avec affection, lui
la main.
serrant
Et comme il connoît bien
compte sur vous, mes amis ses soldats. Je
vaisseau nous
; j'espère que le
de la satisfaction apportera de
de nouvelles preuves
ses travaux de toutes nos P'Assemblée : secondons
mers qui nous séparent, Farcesset, malgré les
doit plus y avoir
faisons voir qu'il ne
et les
d'intervalle entre la France
de la Colauiess quand il s'agit d'établir le
justice et les droits de Thumanité, règne
LE CAPORAL, d'un ton décidé.
titude Vous savez, mon colonel, avec
nous avons observé les décreis.'. quelle exacNous
L E C O L O N E L,
en avions fait le serment.
secondons
mers qui nous séparent, Farcesset, malgré les
doit plus y avoir
faisons voir qu'il ne
et les
d'intervalle entre la France
de la Colauiess quand il s'agit d'établir le
justice et les droits de Thumanité, règne
LE CAPORAL, d'un ton décidé.
titude Vous savez, mon colonel, avec
nous avons observé les décreis.'. quelle exacNous
L E C O L O N E L,
en avions fait le serment. --- Page 17 ---
DU COLONEL MAUDUIT I1
L E C A POR AL.
Et nous le ferons encore.
L E, COLON E, L.
Il suffit d'une fois, quand on veut le tenir.
J'approuve le zèle avec lequel Thomme franc
veuts'engager sans cesse parlesl liensduserment;
mais je crains qu'à force de le multiplier, on
et
jour... () Mes amis 3
ne l'avilisse, qu'un
évitons les excès 9
craignons de nous égarer, , louables. Le patriomême dans les mouvemens
une
tisme ne doit pas toujours être une réfléchi ivresse, c'est
fièvre C'est un sentiment
de la loi,
l'amour de lordre, c'est l'exécution
l'obéissance à tous ses devoirs. (Le caporal
secoue la téte; plusieurs soldats se parlent
bas. )
E
bas à Miller.
R OG R,
Cette phrase ne plait pas à tous.
M I L L E R, bas d Roger.
Nous observons bien ceux qui en sont mécontens. Vois-tu ce caporal ?. C'est une tête
exaltée dont on peut tirer parti.
L E C O L O-N E L.
nouveaux
- Si l'on nous apporte quelques
décrets...
M IL L E R, haut, fixant le colonel.
Jl y en' d Et l'on dit même qu'ils sont
très-importans.
(1) Ceci a été écrit en 1792. --- Page 18 ---
L A MORT
L E COL'O N E L, à part.
Ahlah ! Cet homme est ici
R O G ER, s'approchant.
Nous les ferons exécuter,
L E COLO N' E L, avec fermeté.
Je les ferai exécuter.. Je n'ai besoin de
personne, si c'est moi qui ai
être chargé, J'ignore,
Thonneur d'en
vous fait parler Mais messieurs, quel motif
droits. On donne aux chefs nous le avons chacun nos
au peuple, celui de se
pouvoir d'agir..
juger, s'ils sont
plaindre et de les faire
coupables.
M I L L E R, d'un air insolent.
Et nous en userons.
L E C O.LO N E L, bas à Miller.
Miller Ce ton arrogant vous
moins qu'à un autre.
convient
M I L L E R., haut.
Je suis citoyen.
L E COLO N E L.
Vous l'avez été...
de l'arrêt infamant (bas.) Souvenez-vous
M I L L E R, bas.
Je_m'en souviens et je vous le ferai voir.
L E Co L O N E L, bas.
Je ne vous crains pas. (haut. Je rentrè
chez moi, pour y attendre les officiers )
du
devant régiment
débarque ; allez, mes amis, au-
( à ses
d.te
soldats. ) Mais que la
a HEON Rgu SSURE
E L.
Vous l'avez été...
de l'arrêt infamant (bas.) Souvenez-vous
M I L L E R, bas.
Je_m'en souviens et je vous le ferai voir.
L E Co L O N E L, bas.
Je ne vous crains pas. (haut. Je rentrè
chez moi, pour y attendre les officiers )
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MAUDUIT. 13
DU COLONEL
n'ensouffre pas? Ce serait la première Il
discipline
à me plaindre de vous. (
fois que jJ'aurais le monde s'en va. )
rentre : tout
M I L L F R.
mot. Avez-vous vu nos amis?
Caporal, un
L E C APOR A L.
la nuit ensemble à boire
Nous avons passé
Corbleu ! Ils m'ont
et à jaser des affaires... Sic'était vrai... Tenez,
appris des choses...
moi; mais je
camarades, je sais me Je battre, crois ceux qui me
ne sais pas politiquer. de Thonneur... Mais s'ils me
parlent au nom leur
jamais
trompaient, je ne
pardonnerais survivre à ma ERS
et l'on ne me verrait pas
Adieu.
SCÈNE III
M I L L E R, ROGE R.
M I L L E R.
Nous sommes seuls.
R O G E R.
rentre bien satisfait. Jusqu'à présent, tout
Il
va
ajouter à son
lui a réussi : ce jour
peut-être
triomphe, à sa fierté.
regardant de tous côtés sion Vécoute.
MILLER,
Ce jour est celui de sa perte.
R O G E R
Tu te flattes envain; il est adoré des soldats,
HS
�NE III
M I L L E R, ROGE R.
M I L L E R.
Nous sommes seuls.
R O G E R.
rentre bien satisfait. Jusqu'à présent, tout
Il
va
ajouter à son
lui a réussi : ce jour
peut-être
triomphe, à sa fierté.
regardant de tous côtés sion Vécoute.
MILLER,
Ce jour est celui de sa perte.
R O G E R
Tu te flattes envain; il est adoré des soldats,
HS --- Page 20 ---
L A MORT
Inuilement. uns :
j'ai essayé d'en séduire
l'argent n'a rien pu sur eux. quelques
M I L L E R.
là Ily Mais a encore beaucoup trop de ces soldatsrendre maître n'importe, d'eux; il est des moyens de me
fois Mon ami, on j'ai déjà réussi tant de
nation vive,
égare facilement une
çons, même les impétneuse plus
: il n'est pas de soupne fasse adopler en certains invraisemblables, qu'on
échauffe avec le vin et momens l'idée de à la des têtes
bouche en
Bean
liberté,
bouche, le mal grossit,
s'exagere, le tourbillon emporte,
s'accroit,
décidée. C'est un délire
Popinion est
à la fois le méchant et le conlagieux bon :
qui attaque
de sang-froid veulent-ils
envain les gens
le coup est
alors se faire entendre,
peuple s'enivre porté lui-même on ne les écoute plus. Le
tout lui devient suspect, de sa propre colère;
lois et de la raisor. 1 méconnait jusqu'aux efforts des
ne voit plus autour de lui
des ses vrais amis,
traitres; il ne respire que que
tyrans, des
vengeance. Alors dirigé, dénonciations; entrainé
9 haine,
adroits, on le porte aux plus hautes Par des
il s'en repent; qu'importe?1 La
FeOCLfRE
bition, sont satisfaites ; Phomme vengeance, l'amembarrassait la marche, est
vertueux, qui
les autorités sont confondues immolé ; toutes
sont excusés ; et c'est ainsi ; tous:1 de les excès
en victimes, d'insnrrections que; en
victimes
on arrive au but, on détruit la insurrections,
on excite le désordre, et lon stubordination, dans
fondemens tout ce qui peut assurer'la sappe véritable ses
--- Page 21 ---
comsstaai NURAOMPRS
DU COLONEL MAUDUIT. 15
liberté, établir enfin un gouvetnement durable
bientôt affermirait le bonheur des français,
e qui et ferait oublier leurs erreurs.
R OG E R.
Je te trouve sublime Jadis intriguant...
peu connu M I L L E R.
C'est la faute des circonstances. La révolution
m'a mis à ma place. J'ai trouvé des gens qui ont
senti ce que je valais, et qui m'ont adopté. On
nous appelle des factieux, des méchans; soyons
les plus forts, et tout pliera devant nous.
R O G E R.
Mais aussi si l'on découvre un jour..
M I L L' E R.
Les chefs seront sacrifiés, et nous
rons à la faveur de l'obscurité... Dépuis
Achegtre
ans bientôt, je sers ce parti: on m'a. vu à Paris,
dès le commencement de ces évènemens quela
postérité aura peine à croire. De-là,
couru les
2 j'ai été chargé de
det
provinces,
le peuple : par-tout, le succès a passé mes espérances. Maintenant me voici en Amérique
marche est tracée, mes projets sont
Rumi
ma menses, et l'univers entier sera effrayé, s'ils
réussissent.
R'O G E R.
Je crains
M I L L E R.
Ils réussiront : ce pays sera bientôt dévasté
par ceux même quil le cultivent. Ils l'ont arrosé
&
2 j'ai été chargé de
det
provinces,
le peuple : par-tout, le succès a passé mes espérances. Maintenant me voici en Amérique
marche est tracée, mes projets sont
Rumi
ma menses, et l'univers entier sera effrayé, s'ils
réussissent.
R'O G E R.
Je crains
M I L L E R.
Ils réussiront : ce pays sera bientôt dévasté
par ceux même quil le cultivent. Ils l'ont arrosé
& --- Page 22 ---
E LA M ORT
de sueurs ; ils l'abreuveront de
profiteront pas. J'admire, je
sang; et n'en
rapide de la
l'avoue, le succès
acductio, cet.
E prendre sur les ames simples empire et
l'on
cxemple, les soldats
Pecticuton
toujours prêts à marcher français où
sont excellens,
lesa appellent, aimant leurs lamour et le danger
obéir Mais nous
chefs, disposés à leur
Noussemonsd
saurons y mettre obstacle.
sourdement les proposladefiaince, nous excitons
nions les
mécontentemens, nous calomintentions, les journaux
circulent, les lettres
incendiaires
nous empoisonnons autour anonymes se répandent,
qu'ils respirent.
d'eux jusqu'a l'air
-
Et
R O G E-R.
quel motif ?
L'envie,
M I L L.E R.
Quel but ?
R.O G E R.
Le désordre. M. I L L E R.
R O G. E R.
Quelavantage ?
M I L L E R.
donc L'anarchie.. et sans elle
Phomme accablé de
espoir aurait
travail,
Egpuel
fatiguéde sai misère? Que détestant le
Tambitieure le
deviendraient
ces êtres vivant de débauché, Fintriguant, tous
familiers avec' tous rapines, les vices, de dilapidations, 3
taire leur copscience
ne pouvant faire
qu'en devenant plus cril
minels --- Page 23 ---
1438N
DU COLONEL MAUDUIT, 17
minels encore, et en s'ôlant jusqu'à la possibilité du pardon et la douceur du repentir,
L'anarchie, te dis-je, et l'équilibre sera rétabli.
R O G E R.
Et l'Europe ravagde.
M I L L E R.
L'un ou l'autre. Le ciel en décidera. Oui,
l'Europe entière, remuée par l'effort de notre
parti, se ressentira de la secousse terrible que
la France va éprouver.
R O G E R.
Mais enfin, tôt ou tard, vous serez écrasés
par l'indignation générale; vous serez poursuivis, et votre nom même deviendra une iujure,
M I L L E R.
Un siècle ne suffira pas pour nous anéantir.
Jusques là, nous renaitrons de nos ceudres,
on nous croira détruits 2 nous reparaitrons sous
d'autres noms, sous d'autres formes... D'abord
eufans soumis en apparence, soutiens de la loi
qui nous gêne et que nous voulons détruire 2
nous marcherons pas à pas avec elle; mais
bientôt, géants audacieux;, colosses indomptables, nous renverserons tout ce qui s'opposera
à notre passage, et nous dévorerons jusqu'a nos
premiers fondateurs.
R O G E R.
Mais enfin, fatigués de la lutte, tous les petples, tous les partis, s'accordant pour vousécraser lordre cet ordre éternel, le premier
codedelanature,retsotantdy. cahosetsdievant
B
MONM - 5 NLSE
STUR
, géants audacieux;, colosses indomptables, nous renverserons tout ce qui s'opposera
à notre passage, et nous dévorerons jusqu'a nos
premiers fondateurs.
R O G E R.
Mais enfin, fatigués de la lutte, tous les petples, tous les partis, s'accordant pour vousécraser lordre cet ordre éternel, le premier
codedelanature,retsotantdy. cahosetsdievant
B
MONM - 5 NLSE
STUR --- Page 24 ---
T8
LA MORT
avec majesté, dissipera toutes.les factions et
rendra Jai paix au monde. Nous pouvons lire
Lavenir dans Phistoire des siècles passés... Les
bons souffrent, mais ils finissent pari l'emporter.
M I L,L E R.
Je le sais. C'est ce qui fait triompher ceux
qui-croyent à la, providence...
R O G E R.
Et embarrasse beaucoup ceux qui n'y
croyent pas.
M I L L E R.
Roger, point de faiblesse, sois digne du corps
qui a bien voulu t'affilicr à lui. Les serupules
perdent tôt ou tard; reprends ton énergie : ne
regardons point.derrière nous. Déjà tout nous
réussit. Vois aveguladrmecleplandaujourd'hui est concerté : on a persuadé à ceux qui
ont débarqué, que le colonel Mauduit voyait
leur arrivée avec peine, ct qu'il saurait les en
faire repentir Aux soldats de son régiment,
on a dit...
.
ROG E R.
Pour 11
ceux-là, la simplc calomnic n'a pu
suffire, M I L L E R.
Tls le connaissent trop bien; mais on a affaqué
leur délicatesse, onleura ditqu'ilsétaient deshonorés, que la France était indignée de leur
conduite, modérée, que lassemblée nationale
lcs blamait, que Mauduit les ayait trompes en
leur ordonuant de punir les mal intentionnés..
a
20 58000 a K000 --- Page 25 ---
338290X8X4033044
DU COLONEL MAUDUIT. 19
RO G E R, d'un air surpris.
Ils cnt pu croire ces discours!
MI I L L E R.
Ils ne pouvaient's'y décider Mais alors onl
a fait paraitre un faux décret. C Roger Jait
ZL12 mourement de surprise. ) C'est moi qui
l'ai fait'; nos frères et amis m'ont aidé : ils
ont
prouvé, que. ce décret venait
de France.. FRERTA cette vue , le respectdes soldats
pour Fassembléc l'a emporté 7 même sur le
témoignage de leurs coeurs.
R'O G EIR; s'applaudissant. I
L'on s'est servi de leur obéissance; pour les
rendre coupables'. Ah ! Miller Et si les
officiers d'Artois viennent démentir
M I L LE: R.
uo
Il ne sera plus tems. :.. Fiers, indignés
échauffés par le climat, les suggestions, ttiN vas 9
voir les soldats de Mauduit arriver furieux : ne
les laissons pas réfléchir; portons les dernicrs
coups. J'accuscrai le colonel, ensuite je demanderai grace Pour un traitre, leur dirai-je?
Ils sont français; ; je suis sûr de ne pas l'obleuir.
Les voici Sois digne de nous 2 ta fortune
cst faite ou ta perte certaine. Choisis.
in't
T1A5721 fu
B 2
mea
tiN vas 9
voir les soldats de Mauduit arriver furieux : ne
les laissons pas réfléchir; portons les dernicrs
coups. J'accuscrai le colonel, ensuite je demanderai grace Pour un traitre, leur dirai-je?
Ils sont français; ; je suis sûr de ne pas l'obleuir.
Les voici Sois digne de nous 2 ta fortune
cst faite ou ta perte certaine. Choisis.
in't
T1A5721 fu
B 2
mea --- Page 26 ---
L A MORT
SCENE IV.
LES M £ MES, DOMINGUE, SOLDATS,
MATELOTS, PEUPLE
(On entend les tambours qui battent la
générale: les soldats courent aux armes
et se rassemblent.)
M I L L E R 7 à Roger.
ENTENDS-TO les tambours ?Lesvoilà trompes,
les voila séduits (haut.) ) Mes amis, qu'avezvous Qui peut causer ?.. :e
L E SECOND CRENADIE R.
Nous sommes au désespoir.
M I L L E R.
Et quelle raison
LE SECOND GRENADIER, un peu pris de vin.
Un décret qui, dit-on, nous déshonore ;
le colonel nous a trompés...
D O M I N G U E.
Impossibie ! mensonge ! point décret Si
maitre a dit, non: maitre, jamais mentir.
M I L L E R.
Tais-toi, ou crains d'étre toi-même victime...
D O M I N G U E.
Domingue craindre rien toi pas connaitre
moi... vivre pour bon maitre ou mourir avec
lui,
N e --- Page 27 ---
OXMOOC R
2 22
DU COLONEL MAUDUIT. 21
M I L L' 'E R, furieux.
Chassez cet insolent noir.
D O M I N G U E.
Blanc, blanc, voilà bien-toi, mépris pour
nous, mais toi devrais étre noir... car bien sûr,
maitre à moi n'être pas de ta couleur. (Ils'enfiit et entre dans la maison.)
SCENE V.
L ES PRECÉDENS, excepté
PLUSIEURS GRENADIERS; LE Domingne; CAPORAL,
ivre, le col défait, Zn papier d la main.
LE CAPORAL, entrant, à Miller.
Awr, vous qui venez de Paris, vous qui êles
de la Nation, nc nous trompez pas... Si lon
nous avait faitexécuter un ordre que la France
verrait avec horreur
M I L L E R.
Votre chef alors serait bien punissable...
L E C A P O R A L.
Et nous
M I L, L E R.
Bien malheureux
I, E SECOND GRENADIER.
On dit que l'assemblée envoie des troupes
et des ordres pour nous punir,
B 3
r2A NWTRRPaM4
06 &
êles
de la Nation, nc nous trompez pas... Si lon
nous avait faitexécuter un ordre que la France
verrait avec horreur
M I L L E R.
Votre chef alors serait bien punissable...
L E C A P O R A L.
Et nous
M I L, L E R.
Bien malheureux
I, E SECOND GRENADIER.
On dit que l'assemblée envoie des troupes
et des ordres pour nous punir,
B 3
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06 & --- Page 28 ---
L A MORT
M I L L E R.
Que je vous plains'.. en effet, Pon parle
d'an décret...
LE SECOND GRENADIE R.
Le voici! Lisez.
M IL LE R, jetant les yeux sur le décret.
O'cielljamais je n'oserai...
LE CAPORAL, prenant sa pipe.
Lisez, vous dis-je, et haut... que tout le
monde sachc.. Ecoutez, vous autres. (Ilfume
sa pipe.)
M I L L E R, lisant.
K Lassemblée nationale décrète qu'elle retire'
> les éloges donnés au régiment du Port-au-
> Prince, qu'elle improuve leur conduite et
> les déclare infames. >: - TA
LE C A,P 0, RAL, brisant sa pipe.
Infames sarpédié !
LE SECOND GRENADIE R.
Infâmes nous!..
MILLER, jouant l'indignation, met le décret
< dans sa poche.
Infâmes Dans ma fureur...
R O G E R.
Cetindigne Mauduit Je ne puis le croire.
LE SECOND GREN A DI E R.
Nous l'aimions tant!
LE TROISIÈNE GRENADIER.
On avait tant de confiance en lui. --- Page 29 ---
X4XXXX4XX08XWW2 MA209141304
DU COLONEL MAUDUIT. 23
LE SECOND GRENADIER.
Ila pu nous employer à une action...
L, E C A P, O R A L.
Il est coupable.
L E M A T ELO T.
Il doit être puni.
M I L L E R, adroitement.
J'en ai Vus... dont on s'ést fait justice, et
qui le méritaient moins.
L E C A P O R A.L.
C'est un traitre
R O G E n,finement.
C'est votre Colonel.
L E C A P O R A L.
Il ne l'est plus. (Le second grenadier et
tous les soldats crient : ) Il ne Test plus.
L E C A P O R A L.
Il nous faut sa tête.
L E M A T E L O T.
Il mérite la mort.
T O U S.
La mort aux armes aux armes !.:
(Le tambour fait In roulement pour battre
la générale.)
B 4
Ne HBstw
R 20000X0X0X0X080XX872988XX28XXXXX
E C A P O R A L.
Il ne l'est plus. (Le second grenadier et
tous les soldats crient : ) Il ne Test plus.
L E C A P O R A L.
Il nous faut sa tête.
L E M A T E L O T.
Il mérite la mort.
T O U S.
La mort aux armes aux armes !.:
(Le tambour fait In roulement pour battre
la générale.)
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LA MORT
SCENE VI.
LES PRÉCÉDENS, LE COLONEL MAUDUIT,
(I) sortant de chez lui ; LE PREMIER
GRENADIER, etc.
L E COLO N E L, étonné.
SOLDATS, que faites-vous? ?
LE.CAPORAL, d'un ton insolent.
Et vous... que venez-vous faire?
L E COLONI EL, fièrement.
Mon devoir et vous rappeller le' vôtre.
entend le roulement du
Sans (On
tambour)
mon
ordre !.. Silencel.. Silence ! Respectez votre
chef. (Avecforce.) Respectez celui qui vous
parle au noide la loi. (Le tambour. s'arréte,
la baguette en l'air.)
M I L L E R, bas à Roger.
Il leur en impose encore !
L E C O Lo N E L, avec bonte.
Braves Soldats D'oit viennent ces mouvemens séditieux Je ne vous reconnais
S.8 Que voulez-vous ? Que pouvez - vous
L E C A P O R A L.
Vengeance!
L E COLO N E L.
De qui!
LE CAPORAL et TOUS, ensemble.
De vous ?
(1)Les lignes guillemetées sont les propres
du colonel Mauduit et de M. Germain.
paroles --- Page 31 ---
AANACRORRAAAN 8E1 EN
DU COLONEL MAUDUIT. 25
L E C A 0 P O R A L.
Rendez comple de votre conduite.
L E COLO N E L.
A mes supérieurs... Je suis tout prét.
LE CAPORAL, le prenant par le bras.
Venez-y donc. (Plusieurs soldats Pentourent tumultueusement et veulent le precéder.)
L E COLO NI EL les repousse fortement,
en leur en imposant, par son attitude
noble et fière. 11 met la main sur son
épée et leur barre le chemin.
Vous m'y suivrez... Je marcherai toujours
à votre tête: je connais mes droits et je mourrai
à mon poste... Prenez VOS rangs. (Plusieurs
d'abord semblent pouloir obéir, et sur-tout
le premier grenadier, mais d'autres disent :
non.)
LE PR E M I ER GRENADIER se fait place,
suivi de trois ou quatre qui se rangent
du côté du Colonel. Il lui dit bas:
Mon Colonel!. Ce sont des insensés; nous
n'approuvous point leur conduite, nous voici
plusieurs. Ordonnez.
LE COLONRL, apec tendresse.
< Ah! gite Ton serait heureux de ne com-
> mander qWadesbeaves gens comme vous
M I L L E R, aux soldats.
Jl va encore Vons tromper.
uX
MOnNMA.eSRammieDEONGIREISICUD
fait place,
suivi de trois ou quatre qui se rangent
du côté du Colonel. Il lui dit bas:
Mon Colonel!. Ce sont des insensés; nous
n'approuvous point leur conduite, nous voici
plusieurs. Ordonnez.
LE COLONRL, apec tendresse.
< Ah! gite Ton serait heureux de ne com-
> mander qWadesbeaves gens comme vous
M I L L E R, aux soldats.
Jl va encore Vons tromper.
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MOnNMA.eSRammieDEONGIREISICUD --- Page 32 ---
L A MORT
L. E: cOLO N E L.
Toujours cet homme.. Malheureux ! Que!
avantage trouves-tu à fomenter le désordre.
M I L L E R.
Voyez, il m'insulte, parce que je prends
votre parti,
L E C A P O R A L, insolemment.
C'est un patriote; il est sous notre protection.
L E COLO N E L.
Et mes ordres
LE SEC O N D G R E N A D I E R.
Nous ne les connaissons plus.
LE COLONEL, avec ame, au second grenadier.
Et votre amitie (Tous s'arrétent un
instant.)
M I L L E R, apec colère.
Vous voilà vaincus. !
L E COLON E L le prenant au collet.
Scélérat (Aux soldats.) Arrêtez-le.
M I L L E R.
A moi, citoyens
L E C A P O R A 2 L.
C'est vous qui avez abusé de notre obéissance, qui nous avez fait traiter d'in je ne
puis pas répéter ce mot-là...
L E CO L O N E L.
Je ne puis rien concevoir... Soldats, retoura
UNNNNION --- Page 33 ---
MX390X92HW
X
DU COLONEL MAUDUIT. 27
nez au quartier, peut-être tantôt vous serez
plus raisonnables..
M I L L E R.
Il ne sait que répondre...
R O G E R.
Il veut nous échapper.
L E C APO R A I.
Ne le laissez pas entrer chez lui.
LE P R E MIJ E R G R E N A D IE R.
Laissez-le passer.
T O U S.
Non, non.
L E C A P O R A L.
Il faut qu'il soit puni.
L E P R E M I E R G RENADIE R.
Non.
L E M A T E L O T.
Puisqu'il refuse de SC justifier, c'est qu'il se
sent coupable.
SCENE VII
LES PRÉCÉDENS, M. GERMAIN, et les
Oficiers, l'épée à la main.
M. C E R M A I N.
PLACE, place au Colonel.
LES SOLDATS, tirant le sabre et barrant
le chemin.
Non, non. (Le tambourfait Zn roulement.)
MSSNANTOSESS --- Page 34 ---
LA M O RT
M. G E R M A I N, arrachant les baguettes
du tambour.)
Malheureux !
L E COLO 1 N EL, bas.
K Monsieur Germain, 9 ne vous risquez
> peut-être se calmeront-ils?,
pas?
M. G E R' M A I N.
R Ah mon colonel 1 Ces gens n'entendent
> plus rien.. Je crains pour votre sûreté,
> votre vie;j jep pleuresurles sortqui vous attend.> pour
L E C OL O N E L, froidement.
< Lesj jours d'un chef ne sont pas à l'abri du
> fer des assassins (avec attendrissement).
> mais les larmes d'un honnête homme conso-
> lent >
M. G E R M A I N.
Nous mcurrons en vous défendant.
L E C O L O N E L.
< Vivez plutôt pour rendre justice à ma
> mémoire. > (11 se retourne verslafoule.) )
Essayons pourtant encore... Mes enfans
M I L L E R.
Envain tu veux éviter ton jugement, le
peuple demande ta tête.
L E COL O N E L, avec.indignation.
Il a donc oublié que la justice avait proscrit
la tienne.
-
> lent >
M. G E R M A I N.
Nous mcurrons en vous défendant.
L E C O L O N E L.
< Vivez plutôt pour rendre justice à ma
> mémoire. > (11 se retourne verslafoule.) )
Essayons pourtant encore... Mes enfans
M I L L E R.
Envain tu veux éviter ton jugement, le
peuple demande ta tête.
L E COL O N E L, avec.indignation.
Il a donc oublié que la justice avait proscrit
la tienne. --- Page 35 ---
18R0 R
DU COLONEL MAUDUIT. 29
M I L L E R.
Ne l'écoutez plus, amis, vengez - vous 9
vengez-1 moi...
L A FO U L E.
Vive Miller! meure Mauduit (Om porte
Miller en triomphe, On arrache les épaulettes
d M. Mauduit que les oficiers et quelques
soldats veulent envain défendre : 02 les
met à Miller.)
L E CA P O R A L, d Miller.
Sois notre chef.
DES FEMMES, écherelées et furicuses.
L'insurrection ! linsurrection !
U N E A U T R E.
Guerre aux riches.
D'A U T R E S.
Le feu dans leurs magasins.
T O U T E S.
Vive Miller ! meure Mauduit!
D O M I N G U E.
O femmcs ! vous aussi sexe bon, compatissant ; comme colère changer vous
Laides, oh ! laides... faire
! plus être
femmes... vous! être sexe Padhmons
L E COLON E L, bas; aux afficiers.
< Retirez-vous. Ils n'en veulent qu'à moi. >
LE PREMIER GRENADIER, le sabre à la
main, ne pourant percer la foule, d part.
Si je pouvais lapprocher, le défendre !..
EUSaM
623020008009393408XXXXXX T
cs ! vous aussi sexe bon, compatissant ; comme colère changer vous
Laides, oh ! laides... faire
! plus être
femmes... vous! être sexe Padhmons
L E COLON E L, bas; aux afficiers.
< Retirez-vous. Ils n'en veulent qu'à moi. >
LE PREMIER GRENADIER, le sabre à la
main, ne pourant percer la foule, d part.
Si je pouvais lapprocher, le défendre !..
EUSaM
623020008009393408XXXXXX T --- Page 36 ---
L A MORT
(haut, alL peuple. ) Eh bien ?vous
avancer, laissez-n moi
n'osez pas
comme j (On s'ouvre faire, vous allez voir
passer.) Je le tiens
pour le laisser
tourne, coupre Mauduit (Alors, il se reface à tous ceux qui
de son corps, fait
tient avec son sabre, et l'entourent, ? les conmais c'est pour le
dit:) Oui, je le tiens,
qui avance...
défendre ; et le premier
L E M A T E L O T.
Il nous trahit t!..
LE COLO N E L, au
< Mon brave
grenadier.
>
camarade, je t'en
éloigne-toi. >
conjure,
L E P R E M I E R GRE N A D I E R.
Mon colone!, Jaissez-moi
qu'il y en ait un du moins remplir mon devoir,
corp
pour Phonneur du
L E.COLO N. E L.
< Je t'ordonne... de ne
pas t'exposer. >
L E P 1 R E M I E R GREN A DI
E R.
Permettez qu'une seule fois
béisse.
je vous désoL E COLO N E L.
< Ils vont te
percer. >
LE GRENADIER, le couprant tout entier.
a Jevous sauverai. ile coup.
assez vif, oit le. grenadier (Après 1072 combat
coups qu'on portc. d. M. pare tous les
Mauduit, SOnL
RR 20
--- Page 37 ---
BSETAAN OSR 1
DU COLONEL MAUDUIT. 3i
sabre étant tombé, on porte un coup d
Mauduit, le grenadier le reçoit et tombe
mort.
LE COLONEL, le recerant dans ses bras
et l'embrassant.
( Les cruels je les défie de me faire plus
> de mal. > (Les soldats viennent sur lui, il
met l'épée à la main; se défend et reçoit
plusieurs coups.)
M. G F R M A I N.
Echappez à leurs fureurs... Cette maison
est ouverte, nous vous y défendrons jusqu'à
la dernière goute de notre sang.
L E CO L O N E L.
a
Que leur ai-je fait?
M. G E R M A I N.
Venez.
DOMIN GUE, avec son mouchoir, arrétant
le sang.
Oh ! maitre blessé, maître s'affaiblir..
Moi l'emporter, moi sauver maitre
vous
défendre lui. (11 veut porter Mauduit.)
M. G E R M A I N.:
Si nous pouvons seulement le faire entrer
dans la maison, il est sauvé... Hâtons- nous,
bon! (On le porte avec peinc.) Nous voici...
MILLER, à ceux qui sont dans la maison.
Ne le recevez pas, obéissez au peuple. (On
ferme la porie. )
4043038XX9X4
Isdlud HPIN 360302003X002889 REREEE
défendre lui. (11 veut porter Mauduit.)
M. G E R M A I N.:
Si nous pouvons seulement le faire entrer
dans la maison, il est sauvé... Hâtons- nous,
bon! (On le porte avec peinc.) Nous voici...
MILLER, à ceux qui sont dans la maison.
Ne le recevez pas, obéissez au peuple. (On
ferme la porie. )
4043038XX9X4
Isdlud HPIN 360302003X002889 REREEE --- Page 38 ---
LA MORT
M. G E R M A I N.
Dieux !
D O M I N G U E.
Eux fermer porte, barbares ! vous faire
assassiner homme juste, bon!..
ouvrez.
Ouvrez,
M I L L E R.
Non, non, il ne nous échappera pas.
le saississent et l'entrainent 3 le nègre (I/s
s'attache au bras de son maitre, et onlentraine avec lui.)
D O M 1 IN G U E, désespéré.
Maitre ! maître ! tous les coups qu'eux
donnent, moi les sentir, et moi ne pouvoir
mourir-là. (21 baise la main de son maitre ;
lafoule grossit, les officiers sont repoussés:
le peupléfurieuz s'empare de M. Mauduit.)
L E C OLO N E L.
( Adieu, mes' amis, plaignez mes soldats
> égarés, et sur-tout ne me vengez pas. > (On
l'entraine avecfureur. Les
l'air ça ira; ; TOUS, chantent, instirumensjonent sautent, etc.)
M. GERM. AIN, retenu par des soldats.,
On T'emmène; il est perdu.
(Musique militaire, airdela Carmagnole, etc.
danse féroce : On boit, on pille, on met
le Jeu.)
La
tre --- Page 39 ---
MAUDUIT. 33
DU COLONEL
L A F O'UL E', entrant.
Il est'] puhi; iF est puni!
L E CA P O R A L.
vengés O
! mais tenez, voici
Nous sommes
viennent.
J
les officiers d'Artois quti
G R E N IADIE R.
L E SE'COND
Tant mieux, ils verront si c'est impunéles soldats français.
ment qu'on-deshonore
L E C A P O.R AU L.
Camarades, venez...
Ilsnous approuveront...
S'CENE IX.
plusieurs OFFICIERS
LES PRÉCÉDENS,
d'Artois.
du régiment
s'élançant vers les officiers
: M. GERMAIN, arripent.
10/7
qui
Ar messieurs ! savez - vous l'évènement
affreux...
OFFICIE R D'ARTOT IS S.
UN,
Est-il tems encore
Nous accourons...
(aux soldats.)
Ah!votre douleur m'apprend..
Vous avez
! Qu'avez - vous fait?
Malheureux
un brave officier. -
immolé à votre rage
N D G RE N A D I E R.
LE SECO
Un traître!
L'o F FICIE R D'ART T OIS
Levéritable traitre, c'est celui qui a su vous
abuser par un faux décret.
C
-
toe
ux...
OFFICIE R D'ARTOT IS S.
UN,
Est-il tems encore
Nous accourons...
(aux soldats.)
Ah!votre douleur m'apprend..
Vous avez
! Qu'avez - vous fait?
Malheureux
un brave officier. -
immolé à votre rage
N D G RE N A D I E R.
LE SECO
Un traître!
L'o F FICIE R D'ART T OIS
Levéritable traitre, c'est celui qui a su vous
abuser par un faux décret.
C
-
toe --- Page 40 ---
LAT MOR T
L E SECOND GREN A n I E R.
Un faux décret Vous verrez... Ou est-il
ce décret
L E C A P O R A L.
C'est Miller qui l'a Où est Miller
M. G E R M A I
Il fuit sans doute,
L E M ATELOT
Jl faut le suivre. A
L E SECOND 'GRE NADLE R.
L'amener.
L E C APO R A L.
Mort ou vif.
L'OFFICIE R D'ARTOTS
C'est un homme chassé de la France, proscrit par la loi, soudoyé par un parti puissant
et méprisable: apprenez que nous venions dans
cette ile pour ténoiguer à l'infortunée victime
de votre fureur, toute la satisfaction de lassemblée.
LE CAPORAL, avec un cri de douleur.
II est innocent
MSYD L'O F F I.C a LER D'ARTOIS
Oui,nous lejurons tous au nom de la'patrie,
au nom. de Phonneur: français
PLUSIEURS OFFICIERS D'ARTOIS.
Oui; nous le jurons. (Silence: Les soldats
jetent tous leurs armes, et paroisseni consternés.) --- Page 41 ---
TAITA
saaas -
DU COLONEL MAUDUIT. 35'
son sabre.
LE SECOND GHENADIER, jetant
Je ne suis plus digue de le porler.
L E C A P O R A L.
Nous sommes déshonorés à jamais.
LE SECOND GRENADIE R.
Assassiner notre colonel!..
L E C A P
R A L.
Iiy a point de pardon pour nous...
LE SECOND GREN A DI E R.
mourir.
Il n'y - a plus qu'à
L E CA P OR A L.
J'y vais. (11 monte pour s'elancer dans
et il apperçoit Miller qui se cache
lesflots, de rochers 2 en rochers et peut gagner le bord
de la mer. )Le voilà... voila Miller; (1lcrie:)
arrête, justifie toi.. 11 fuit!.. Le scélérat! Ti
n'échapperas pas... (11 s'élance; le saisit ;
Miller lui tire un coup de pistolet et lei
manque. Le Caporal le lui arrache, le saisit -
all corps, et le tenant serré, dit:) ) tu m'as fait
commettre un crime... Tu partageras la purition : oh! nous périrons ensemble : (Illentraine dans la mer en sautant du rocher.)
M. G E R M A I N.
Ce militaire a été égaré : au fond, il
était brave Il était estimé Quelle fia !
Voyez où conduisent les méfiances, les calomnies, Tinsubordination.. Soldals, il ést
des erreurs qui peuvent coûter la gloire d'une,
C 2
A30RS
3 -Him 2 REAREE
Tu partageras la purition : oh! nous périrons ensemble : (Illentraine dans la mer en sautant du rocher.)
M. G E R M A I N.
Ce militaire a été égaré : au fond, il
était brave Il était estimé Quelle fia !
Voyez où conduisent les méfiances, les calomnies, Tinsubordination.. Soldals, il ést
des erreurs qui peuvent coûter la gloire d'une,
C 2
A30RS
3 -Him 2 REAREE --- Page 42 ---
L A MORT
nation, et qui ne sont pas même expiées par
d'amers repentirs...
T O U S.
Ah!
M. G E R M A I N.
TOS chefs ne peuvent être traitres
Songez que
les lois... Et que vous ne
sans être punis par
sans être soumis à vOS
être vainqueurs
pouvez
nul n'a le droit de se faire justice;
chefs; que
que la passion
et qu'un jugement trop faire prompt; couler des larmes,
seule a dicté, peut suffira
pour tarit..
qu'un siècle entier ne
pas Domingue!
Mais que vois-je? Tappercois GRE E N A D I E R.
L E SECOND
dieux Où nous
Ciel ciel oui...
cacher
SCENE X ET DERNIÈRE.
PLUSIEURS NOIRS apporLES PRÉCÉDENS Son 2
corps est couvert d'un
tant le colonel. dessus on voit son habit déchiré
manteau ; morceauz ; son épée cassée,
en plusieurs
et ses épaulettes.
sa croix de Saint-Louis
les mains
Domingue, la téte baissée 7 le
croisées suT son estomac, suit
corps ;
1ous les soldats,à cette vue, se prosternent
d'un seul mourement.
D O M I N G U E.
MAITRE!.. Si toi pouvais voir eux... toi
être assez bon pour leur pardonner (1L
& S8538 --- Page 43 ---
28X
N
DU COLONEL MAUDUIT. 37
montre le brancard.) Le voilà Le voilà!
Si noir était cruel, ferait voir à vous avec
quellebarbaric... diraità vous : blancs! blancs!..
voilà votre ouvrage! (Tout le monde pleure,
les oficiers reulent le consoler.) Versez des
larmes être bien heureux! Moi plus pouvoir
pleurer (Il se jette sUr le corps de son
maitre.) O maitre
maître bon... Toujours maitre à Domingue. (1l se relève , touche Phabit et l'épée, et prononce d'un ton
lent et froid. ) Habit à toi, épée à toi bon
Mauduit (Il se tourne vers les soldats.)
Et vous voir si bon Mauduit était digne d'avoir
serviteur fidèle, et si noir mérite d'être ami
de blanc. (1l se tue sur le corps de SOn
maitre.) )
M. G E R M A I N.
Domingue !.. pauvre Domingue 2 quelle
fidélité un esclave! lorsque ses soldats
Français, puisse ce spectacle déchirant vous
servir de leçon et éloigner de vous les malheurs
prévoir, si les factions vous divisent,
me les anarchistes l'emportent ; si vous ne
vous hâtez de vous réunir autour de la loi,
de la respecter, de faire triompher le gouvernement; de n'avoir plus enfin qu'une scule
opinion, un seul parti; le bonheur dela France,
la streté de tous, le règne enfin des moeurs
et de la yertu.
(La toile tombe. )
F I N.
s LConNe
writid
loigner de vous les malheurs
prévoir, si les factions vous divisent,
me les anarchistes l'emportent ; si vous ne
vous hâtez de vous réunir autour de la loi,
de la respecter, de faire triompher le gouvernement; de n'avoir plus enfin qu'une scule
opinion, un seul parti; le bonheur dela France,
la streté de tous, le règne enfin des moeurs
et de la yertu.
(La toile tombe. )
F I N.
s LConNe
writid --- Page 44 ---
LIVRI E S NOUVEAUX,
trouvent chez le même
Er Pièces de Théâtre qui se
Libraire.
ou Manuel Moral de rHomme
La Vérité a ceux qui gouvernent, I fr. centimes et 2 fr. franc
P. Blanchard. 1 Prix,
5o
public, par
de port.
fils d'Herschell, dans la
Voyage et adventures de Frondeabus, traduit de la langue Herscinquièmne partie du Monde: Ouvrage - Prix, I franc 5o cent. et 2 francs,
chellique, 9 par L. M. Henriques.
franc de port.
TÉcossaise - drame lyrique, en trois actes et en
Fanny Morna ou
du citoyen Persuis. A Prix,
prose, paroles d'Ed. Favières, musique
I franc 20 centines.
drame lyrique, en trois actes et en
Elisca ou TAmour Maternel, musique de Grétry. Prix, I franc
prose: Paroles d'Ed. Favières,
20 centimes.
l'an 3, dédié aux affamés, pour leur
Almanach des Rentiers, pour in-18, fig- Prix : 75 cent.
servir de passe - tems. I vol.
de Paris,
L'Année Théâtrale ou Almanach des Spectacles
I vol.
Foet
Observateur impartial.
in-18.fig.
l'an s, rédigé par un
75 centimes.
Fructidor, par Henri Lemaire;
De la Révo'ution du dix-huit
avec cette Epigrephe:
Et audicnce à T'Accusé,
brochure in-8°, - Prix : 75 centimes.
présentée sous sa véritable
De la Révolution du dix-huit français, Brumaire, sur la ruine de la Constitution
forme, ou la Vérité au Peup'e avec cctte Epigraphe :
de l'an 3; par Henri Lemaure, temporibus, de publico non deliberavi; in
difficillimis IN prosperis occupavi rostra; in desperatis, nihil timui.
brochure in-8.9 - Prix : 5o centimes.
comédie en un acte et
Adolphe et Clara ou les Deux Prisonniers musique du citoyen Daleyrac.
de B.J.Marsollier,
en prose; paroles
- Prix: 1 franc.
Pierre Dlanchard, orné de deux jolies
Philétas , roman pastoral, par centimes.
gravures. i1 Prix : 1 franc 5o
Roinan
la vie?
Anglo-Pranc-lulien,
Brick Bolding, ou Qu'est-ce que
par Sewrin : avec cette Epigraphe :
suis plus vous,
Brre invisible qui nous
: etie VI. ne poge 83- pas, Tune 2
de ses secrets
eider
"ynt confident
cenornés de très-jolies gravures. - Prix, 4 francs jo
trois vol. in-12,
times.
pastoral, par centimes.
gravures. i1 Prix : 1 franc 5o
Roinan
la vie?
Anglo-Pranc-lulien,
Brick Bolding, ou Qu'est-ce que
par Sewrin : avec cette Epigraphe :
suis plus vous,
Brre invisible qui nous
: etie VI. ne poge 83- pas, Tune 2
de ses secrets
eider
"ynt confident
cenornés de très-jolies gravures. - Prix, 4 francs jo
trois vol. in-12,
times. --- Page 45 ---
RRRI
E RRA TA.
Dans P'Avant-propos 1 ligne 18, il J a deux fois le mot
aujourd'lui: il faut supprimer le second.
Page 7, ligne 31. C'est de la raison, çà; 5 ilfaut ôter
le mot çà.
Page IO, ligne 17. Le vaisseau nous apportera; ; lisez:
le vaisseau nous apporte.
Page 14, ligne 24. On le porte aux plus hautes extrémités; lisez : on le porte aux plus affreuses
extrémités.
Page 35, ligne 22. Oh ! nous périrons ensemble ;
lisez: Oui, nous périrous ensemble.
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