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(16)
eelle que je tiens, je la tenois avant le 9thermidor, et cette assertion est constatée par les
papiers publics, et par mes actes: depuis cetie
époque, je me suis instruit de ce que Jignoroiz
sur les évènemens grincipaux de la révolution,
et de ce qu'il m'étoit impossible de savoir résident à 4500 lieues d'Europe, et en ayant été
absens pendant 23 ans. Je ne marcherai donc
plus à taton et en aveugle: que tout homme de
bonne foi, et qui aime réellement son pays, en
fasse autant, et les choses en iront mieux: je
provoque, aul reste, Yexamendema vie privée
et politinue,Tir pu errer et être trompé, raais
je jure n'avoir jamais cherché à égarer ni tromper personne, mes détracteurs pourront-ils en
prouver autant. Je le désire pour eux et peur la
chose publique de Tadininistration de laquelle
ils veulent absolument se méler. Je finis par déclarer que je n'ai jamais eu d'affinité avec aucun colon de St.-Domingue, que ceux qui sont
à Paris je ne les connois que de vue ou pour
avoir été chargé de quelques rapports
les
concetnoient ; enin que je n'ai jamais
à
tant
aucun de eeux qui sont persécutes soit à St.-
Domingue. soit a l'Amérique Sepientricnals,
et que jew'y ai jamais envoyé aucun de mes
ouvrages: je défie qui-que ce soit d'administrer
la preuve matérielle du contraire.
B. GO UL Y.
Tau ER
De limprimeric de GALLETTI, rue Honoré.
que de vue ou pour
avoir été chargé de quelques rapports
les
concetnoient ; enin que je n'ai jamais
à
tant
aucun de eeux qui sont persécutes soit à St.-
Domingue. soit a l'Amérique Sepientricnals,
et que jew'y ai jamais envoyé aucun de mes
ouvrages: je défie qui-que ce soit d'administrer
la preuve matérielle du contraire.
B. GO UL Y.
Tau ER
De limprimeric de GALLETTI, rue Honoré. --- Page 3 ---
L AFO a R E ST,
CITOYEN DECOULEUR,
DÉPUTÉ DE SAINT-DOMINGUE,
A SON COLLÈGUE GOULY,
DÉPUTÉ DE L'ISLE DE FRANCE
A PARIS,
De l'imprimerie der'UNION, , rueneuve. Augustin,
no. 21.
AN III DE LA R1 ÉPUSLIQUE. --- Page 4 ---
S --- Page 5 ---
- a 102 L
taloe
AFOREST,
REPRESENTANT DU PEUPLE,
UOV
A SON COLLÉGUE GOULY.
Paris, le 8 Fructidor, an III de la république.
Drvewevowe demander
collègne depnisle 5fractidor, jedois vous
déterminer compte à voter seul aujourd'hui des motifs qui ont pu vous
tionale, et mettre à cet mon acte exclusion une
de la convention naautre chose que l'amour du bien public. passion qui déceloit toute
viez Je dois, avant tout, établir un fait; : c'est que vous ne
assez me connoitre pour motiver mon exclusion pou- avec
Régundertinmesuatne dans ces sortes de
que tout honnête homme doit mettre
point àla vôtre : mes discussions. principes' Ma étant moralité ne ressemblant
sés à ceux, que vous professes, nous ne diamnétralemant pouvions avoir oppode commun ensemble. Ily a plus, c'est que connoissant rien
faitement votre moralité et vos principes, jer n'avois
parpensé à les combattre, de manière à me faire connoitre pas même de
vous, par cela seul que je m'étois
que malgré le masque gue vous aviez pris depuis le 9
vous étiez
parfaitement connu, et
OSE
que cela suffisoit.
décrets, Citoyen Gonly, j'étois présent an rapport du comité des
concernant mon admission à la convention
nale : j'ai done été témoin de la partialité que vous avez natio- fait
paroitre dans cette discussion. Vons avez allégué
motif puissant d'exclusion pour moi,
la comme un
toute entière de Saine-Domingue avoit que été dépueation
que cette denonciation ayant été renvoyée dénoncée, au comité de et
marine, des Colonies et de saluit public , ce seroit
ger suT le rapport que ces comités devoient faire Ster préju- cec
objet,
Que puis-je penser, 9 Gouly, d'une pareille
lorsque vous de ponviez iguorer quels sont les principes allégation, et
A 2
pour moi,
la comme un
toute entière de Saine-Domingue avoit que été dépueation
que cette denonciation ayant été renvoyée dénoncée, au comité de et
marine, des Colonies et de saluit public , ce seroit
ger suT le rapport que ces comités devoient faire Ster préju- cec
objet,
Que puis-je penser, 9 Gouly, d'une pareille
lorsque vous de ponviez iguorer quels sont les principes allégation, et
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t4)
Timmoralité des colons nos dénoncinteurs? Vous ne pouviez
les méconnoitre, puisqu'sls sont consignés dans les débats
devant la commission des Colonies. Vous avez duy remarpar exemple, que leurs principge étoient d'appeler
SerAhe Anglais à venir prendre possession de nos Colonies, plu1ôt que dy souffrir la liberté et Tégalité parmi les hommes.
Quant à leur immoralité, vous avez da la connoitre dans les
mesures qu'ils proposoient à l'ancien comité de gouvernement, de corrompre, d'égorger et d'ompoisonner les révoltés des Colonies c'est-a-dire, ceux qui s'opposoient à ce
qu'elles fussent livrécs aux Anglais. Sans doute de parsils dénonciatenrs ne Kiaspoopie-tleple profond mépris,
s'il ne devenoit très-nrgent de les punir.
Comment se fait-il, Gouly, que vous ayez pu appuyer et
chercherà faire valoir la dénoncintion de pareils hommes,
bien conrus de vous? Un parcil procédé de votre part me
nécessite à chercher et à pénétrer quels monifs vons ont fait
agire J'avoue que j'eusse été bien embarrassé si je n'eusse
aperçu. dans votre conduite ct dans vos écrits la coalition
quirégne entre vous et ces mêmes colons nos dénonciateurss
quison-enx-madmes viol-itmentsonponnése d'être unisavec
nos Pour ennemnis exainer les Anglais. d'abord quelle similitnde ily a entre votre
moralité et.celle.de ces colons Page et Brulley, s jouvre votre
CompteRendu, etjy vois. dans une lettre que vous écriviez
de Bourg en Bresse, en frimaire. an 2, ce qn'on doit penser de votre mioralité. Vous y disiez : Taipris des mesures
pour maintenif etfaire momiartepriepiblie alelanteur
de la.Montagnes je m'occupe wivement de la recherche
des complices qui ont montnfederaliser le departement de
Aini AssirôT. CONNU, AUSSITÔT PRIS, ET DE LA UN PETIT
VOYAGE A PARIS, POUR LEUR FAIRE VOIR PAR LA FENATRE CEQUT
SE PASSE SURLA PLACE DE LA, RÉVOLUTION. Sont destinés
pour le tribupal rlvolutionmnire Lez-consiizugnt Brillal,
Savarin, de wicaire épiscopal, Soyez ma boussole, ehie
noguerai grandiarzue (1). La mer est copmendunt-ahginé
MENT houleuse-n EV Demain) jefais installer les bragessansculottes cquek remplacent toute cetle vermine du Uarreau
qui wouloit-encore les ronger.
On est ence mament
à chercler les, coupables pour. les mettre en arrestation:
Je les envoie A PARIS AU TRIBUNAL AEYOLUTIONNAIRE Ily.em
Expression de marine qui signife avec facilité, avec C plnisir a101
sans risque,
(1). La mer est copmendunt-ahginé
MENT houleuse-n EV Demain) jefais installer les bragessansculottes cquek remplacent toute cetle vermine du Uarreau
qui wouloit-encore les ronger.
On est ence mament
à chercler les, coupables pour. les mettre en arrestation:
Je les envoie A PARIS AU TRIBUNAL AEYOLUTIONNAIRE Ily.em
Expression de marine qui signife avec facilité, avec C plnisir a101
sans risque, --- Page 7 ---
(5)
e quelques-nins QUr MÉRITENT DE MTthsTandrea LA FES
NÈTRE. . Recevez, collégues et Frères, ,4 LE BAISEA SANSGULOTTIN a Dans (1).
ce inême département, vous yleviez de votre. propre eaven,et de votre propre. monvement, des taxes révolucionnaires.e et vous demandioz à l'ancien comité.de salut
public , à être'a antorisé à établir de semblables impôts, sous
prétexte qu'on les feroit payer/ par les prérres 9 les nobles
etles ÉGOISTES, et qu'en cas de refus, TOTLS feriez mettre
à Fombre les contrevenans (2).
Voda.ettoyenGouly, pour votre moralité,
me paroit
avoir quelrne similirude avec celledes Page et Bralley;
car
PHL
s'ils donnoient pour mestrse de gonvernement de corrompre, degorger et dempoisomner, vous, vous proposiezd'envoyer à la guillotine.
b
Expliquez mois par roempleipborqusivonse partagiez encore les intrigues de ces mémes hommes , contre les commissaires civils de Satni-Domingte, et pourquoi vous souteniez de tout votre pouvoir ces hommes que vousisavicz
àvoir demandé à Robespierre d'envoyer à Saint-Domingue
des assassins , des égorgeurs et des empoisonnours,
se défaire des délégués de la répablique'er des hommes pour
courageux-qui icombattoient sous luurs ordres, pour repousser lennemi qu ils avoient eux mêmes
2 Jel n'examinerai point ici, Gouly, si appelés: vous éresle légi- HrOa
time représentantdand Coloniequine vousa jamaisnommés
si un rassemblement en club de-c cent vingt personnes qui
vous ont fait leur député en France , pouvoient sop ppléer
le suffrage des assemblées primaires et des électeurs; je
n'examinerai passi vous avez trompé la conventions, enlui
présentant de-faux pouvoirs: mais vous
a
je
demanderaipours
le C:) Quelles Rendu expressions pour un représentant du peuple : Voyez
TAin, Compte,
par Gouly de 52 mission' dans le département de
pages 6,09, fr, 12 et17.
(ajvovezpi 15 et16 duméme Compte Rendu.
(3):Dans.iles papiers trouvés chez Rohespierre > il existe une
coléeno.7 s écrite toute entiere de la main de Page, Qû l'on piéces
la note suivante : Entretenir des nègres espions parmi Les
trouve
revoltés Gulkemr-hragintrirdcis) Frances qui combattoient révoltés; contre-lee (les
Anglais) IFUR TÉTE connoitre les blancs qui dirigent leurs mouvemens , MFTTRF
4 PRIX; CORROXPRE EGORGER EXPOLONNER, RIEN
y'EST PLUS FACILE, parce que le nigré peut fre FACILFMENT FANATISE;, alors il_est aussi intrépide gu'il cst làche le reste de sa vie. Les
negres emploient str-toutavecnine adresse étonnante les
nature a prodiguésas Samnt-Doningue ly en a dontlesciiets Poisoneguele
digieux,
sont'pro.
s qui dirigent leurs mouvemens , MFTTRF
4 PRIX; CORROXPRE EGORGER EXPOLONNER, RIEN
y'EST PLUS FACILE, parce que le nigré peut fre FACILFMENT FANATISE;, alors il_est aussi intrépide gu'il cst làche le reste de sa vie. Les
negres emploient str-toutavecnine adresse étonnante les
nature a prodiguésas Samnt-Doningue ly en a dontlesciiets Poisoneguele
digieux,
sont'pro. --- Page 8 ---
(6)
quoi, , en vous rendant de 1'I.le-de-France en Europe, vous
vous êtes permis d'aborder en Angleterre, lorsque nous
étions en guerre avec cette puissance ? Pourquoi l'amirauté,
qui a vériné vos pouvoirs, ne vous a point considéré comme
prisonnier; pourquoi enfin M. Pitt vous a permis de venir
en France
vous lancer au milieu de la représentation
nationale. Somtsent se fait-il que ceux de nos collègues,
fidèles àl la patrie, et pris par l'eanemi, soient prisonniers
en Allemagne, persicutés dela manière la plus atroce, , tan:
sis que le député de Tisle-de-France, tombé au pouvoird'um C'est
des despotes coalisés , a été comblé de ses bienfaits ?
vainement
je voudrois regarder cette différence de
traitement, 3e'T la part des coalisés, comme l'effet du hasard
on de la bisarrerie des rois.
Votre.condnite dans le sein de la convention, vos écrits, simiqui ne préchent que Tindépendancedes Colonies 7 la
litude de vos principes coloniaux avec ceux de Page et
Brulley, qui ont avoué à l'ancien comité de salut.puplic,
que s'ils eussent été à Saint-Domingue: ils y. eussent euxmémes appelé les Anglais pour venir s'en e emparer (1)
tout cela ne pourroit-il pas faire soupçonner des intels
ligences criminellesavec ceux qui, vous tenant prisonniers, dans la
vous ont laissé paisiblement venir prendre place.
sonvention nationale.?
A
Espliquez-nons doncp pourquoi, dans le même temps que
vous poursuiviez le prétendu fédéralisme des départemens
français, vous publiyez un écrit dans lequel yous
nisiez l'indépendance des Colonies (2), comme pour
sie
Iivrer à la protection des Anglais : et les ravir ainsi pour
jamais à la France. N'est-ce pas ainsi que. vos amis Page ek
Bralley en usoient envers nos malheurenx collègues,
appeloit de la Gironde? Ils lcs accusoient de
HrOhASe
Horsqu'eux-memes avoient l'audace de
dans tous
leurs écrils , lindépendance des
(5)
CaNLETST
Dites-nous pourquoi, malgré le décret quiatoiisdlemnallementproscrit vos opinions sur les Colonies, vous les avez
fait circuler à Saint - Domingue, sous le nom auguste et
(:) Voyez les déhats devant la commission des Colonies.
(:) Voyez les vues générales de Gouly, en 72 le pages in-40.
(3) Voyez le discours historique de Page, développement
XIE
etBrulley ettous leors zutres ouvrages, oile citoyen Raimondap perfides
Jespreuves complettes et matérielles de plusicura projeis
D
zépendance.
avez
fait circuler à Saint - Domingue, sous le nom auguste et
(:) Voyez les déhats devant la commission des Colonies.
(:) Voyez les vues générales de Gouly, en 72 le pages in-40.
(3) Voyez le discours historique de Page, développement
XIE
etBrulley ettous leors zutres ouvrages, oile citoyen Raimondap perfides
Jespreuves complettes et matérielles de plusicura projeis
D
zépendance. --- Page 9 ---
7)
sncré de la convention nationale, afin
rels du pays et aux noirs des défiances d'inspirer sur
anx natade la France, et les forcer par ce
les dispositions
des capitulations offertes par la moyen perfideà accepter
nous sur-tout pourquoi après avoir Grande-Bretagne été Tun des : dites
apôtres du sans-culotisme après avoir
plus ardens
mes de Robespierre et de ses
partagé tous les cricoup volte-face , ainsi que vos agens amis s vous avez fait tout-àdésigner comme buveur de sang, tous Page ceux et Brulley ,
toient vos principes coloniaux ;
qui.
25AE
affublé d'un bonnet
dites-nous enfin pourquoi,
vahissement des
rouge, vous préchiez en France l'enaux malhenreux propriétés, homines de tandis couleur que vous faisiez un crime
insurrection pour lerecouvrement des des droits Antilles 1 de leur
de lanature :
qu'ils tenoient
tion nationale. Hnnckmetemimndmeg parla convenCertes, si votre conduite $ 2OS aventures et vOS
saire politiques du cabinet ne décèlent de pas un ennemi de la France, un écrits émisan milieu des représéntans St.James, du uni espion dej J'Angleterre,
justifient contre vous
peuple, il, faut avouer qu'ils
moi, que vouis avez injurié lessoupcons les plus graves. Quant a
tion de
collectivemente avec la dépuraSain-Domingue, je me garderai bien d'user
présailles en vous denoncant. Je ne suis
de rela convention
point entré dans
mes collegues ATtR lirele y porter comte le trouble; Jinvite senlement
le département de
rendu de votre mission dans
res réficxions
TAin, VOS vues politiques etvos dernieinvite sur-tout plysiques à surveiller , politiques et morales. Je les
marine et le régime colonial vos discours, vos projets sur la
vous montrez tant
; qu'ils se souviennent, quand
que vous avez préché d'empressement a des paroitre àla tribune s
venant
de l'Inde
Iindépendance Colonies , et
Londres
, pendant la
vous avez gu'en
pour vous rendre à fatre
passé par
LAFOREST. --- Page 10 ---
--- Page 11 ---
CONVENTION NATIONALE
COMPTE
RENDU
Sux la fituation actuelle de SAINTDoMixour.
PAR DUFEY, Député de la partie du Nord.
CICCI2
Le 16 Plvidfe, l'an fecond de la République Françaifc.
15 IMPRIMÉ PAR ORDRE DE LA CONVEXTION HATIONALE:
fenq Tiova LeIStATEUnS DE LA FRANCE,
ot
Nous vous devons compte de la fituation de SaintDominguc.
aa
ars
-Le fang des Français a coulé; la torcle de la guerre
civile a été allumée 2 Saint-Domingue FaI les contreA --- Page 12 --- --- Page 13 ---
28be
V.I
Liay 1900)
MATDEO a 7
Jabit Carier Srolun
filmany
Bmmt Mnibersity --- Page 14 ---