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mission. Mais pourquoi ont-ils le droit de pervertir l'opinion publique, tandis qu'on nous
arrache celui de l'éclairer ? Pourquoi ne nous
provoquent-ils pas, s'ils ne se disent pas coûpables?
Signés, GLAUSSON, F.. A. MILLET,
Commissaires des Colons de St.-Domingue
près la Convention Nationale.
De la Maison d'Arrêt des Carmes , ce 20 thermidor s
T'an deuxième de la république française; une et indivisible.
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LIBERTÉ. EGALITÉ. FRATERNITÉ.
A LA CONVENTION
NATIONALE
CrTOYENS REPIÉSENTANS.
lo
La Convention nationale de France a brise le
trône de Capet, et oependant trompée par des
factieux, elle a implicitement confirmé les pouvoirs que ses ministres avoient donné aux délégués chargés de détruire St-Domingue, la plus
importante des colonies françaises.
La Conyention nationale de France, informée
des crimes de ses délégués, les a décrétés d'accusation, et cependant à leur arrivée, elle les a
mis en liberté.
La Convention nationale de France a admis
dans son sein les députés des brigands,qui, après
aveir combattu pour le tyran, out englouti dans
les Alammes le principal entrepôt du commerce
national; ; elle souffre que ses loix soient délibérées par les représentans d'hommes qui'ont fait
le serment d'obéissance aux despotes les plus
opiniatres à renyerser la liberté française, et --- Page 6 ---
CRPJCD
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cependant elle repousse constamment, 3 elle tient
dans les fers les dénonciatenrs et les victimes de
ces atroces conspirateurs,
La'Convention nationale de France, entrainée a
par la force de la vérité, décrête que les commissaires de St-Domingue, les délégués de la
portion la plus malheureuse, et par-la la plug
intéressante du peuple français, seront délivrés
de leurs fers et seront entendus;. et. cependant
chrangeant sur le champ ses mesures :
d'humanité
et de justice, elle prolonge leur détention, elle
rive leurs fers, elle tire encore une fois sur eux
les verroux 900 qui cachent la vérité.
28 Et pourquoi cette contradiction, 90
F citoyens.? 3D o1 nu
C'ast que les restes d'une faction intéresséea ce
que vous n'abordicz OYE cette
IIC
a
pas
affaire, continuent
de vous' tromper. Cost que 33 le ministre et le
complice des conspirateurs tremble que vous,ne 3110
le' connoissiez, etaila méchanceté de détourner
les lumières que, nous vous adressons. Cest que
Bellay a l'ineptie de vous dire que.cesont, les
colons gi ontruinéles colonies : commes'il disoit: que cesont eua qui ontfait incendier leurs
propriercs massacrer leurs femmes Ct leursenfans. C'est que Turreau, sorti des rives de
TYonne,o il n'entendit
jamais parler des COT
lonies, vous avertit de Yous défier du caractère
moral des colons qu'il ne connoit pas. C'est quel
Thuriot, toujours trompé, croyant encore: àla
.cesont, les
colons gi ontruinéles colonies : commes'il disoit: que cesont eua qui ontfait incendier leurs
propriercs massacrer leurs femmes Ct leursenfans. C'est que Turreau, sorti des rives de
TYonne,o il n'entendit
jamais parler des COT
lonies, vous avertit de Yous défier du caractère
moral des colons qu'il ne connoit pas. C'est quel
Thuriot, toujours trompé, croyant encore: àla --- Page 7 ---
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vertu de ces monstres, qui profanent la repré*
sentation nationale 3 prolonge la mesure qu'il
provoqua le 19 ventose, mesure qui ne nous
concernoit pas, , et ne pouvoit nous-concerner,
mesure dont le résultat a été d'éloigner constamment les lumières que nous vous apportons.
Les mesbresd'hntimanité et dejustice sont doic
pour Laymond, autre instrument de la ruine
des colonies,e et pour noussont les humiliations,
les fers et l'ignominie?
Un membre aosé convenir que l'adresse de
nos collegues qui sont au Luxembourg avoit été
interceptée; celle que nous yous avons faite le
20 thermidor T'auroit-elle été aussi? Nous sommes fondés à fe soupçonner : et cest surles réclamations de ceux que nous accusons que vous
avez rapporté un décret dicté par lai justice et
le droit des gens, celui de nous mettre en liberté
et de nous entendre.
Représentans du peuple 7 voulez-vous des colonies), T'alimentdevotro marine et du commerce
national?
Voulez-vous connoitre les causes de leur subyersion, et les moyens de les réparer?
Voulez-vous renverser absolument le systême
désorganisateur de Pitt, démasquer ses agens,
rendre inutiles toutes leurs entreprises et leur
imposer silence ?
Eh bien, écoutez à votre barre les commis. --- Page 8 ---
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saires que les infortunés colons de St-Domingue
ont envoyés vers vous.
C'est à votre barre, qu'un membre souilla par
la calomnie et le mensonge, qu'ils doivent démasquer les conspirateurs. Fussent-ils même des
aristocrates, ce que Bellay doit vous prouver s
c'est à vous qu'ils ont ordre de dévoiler les
grandes vérités dont ils sont dépositaires, Leur
devoir est de vous les dire, le vôtre est de les
entendre.
SALU 1 T.
Signés, CLAUSSON, THOMAS, MILET
Commissaires des colons de Saint-Domingue
réfugiés ana Etats-Unis d'Amérique.
Maison d'arrêt des Carmes , ce 6 Fructitor , an 2€
de la Répablique française une et indivisible. --- Page 9 ---
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LIBERTÉ. EGALITÉ. FRATERNITÉ.
ALA CONVENTION
NATIONALE
CITOYENS REPRÉSENTANS.
La Convention nationale de France a brise la
trône de Capet, et oependant trompée par des
factieux, elle a implicitement confirmé les ponvoirs que ses ministres avoient doané aux délégués chargés de détruire St-Domingue, la plus
importante des colonies françaises.
La Convention nationale de France, informée
des crimes de ses délégués, les a décrétés d'accusation, et cependant à leur arrivée, elle les a
mis erz liberté.
La Convention nationale de France a admis
dans son sein les députés des brigands, qui, après
aveir combattu pour le tyran, out englouti dans
les flammes le principal entrepôt du conmerce
national; elle souffre que ses loix soient délibérées par les représentans d'hommes qui ont fait
le serment d'obéissance aux despotes les plus
opiniatres à renyerser la liberté française, 3 et --- Page 10 --- --- Page 11 ---
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