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Azol
43-0 s --- Page 3 --- --- Page 4 ---
1U3!
a
A
I0A
a -
no I - --- Page 5 ---
CONVENTION NATIONALE.
A LA
commissaires
1 Riponse de 9 PACE et BRUILEY, la Convexde Si-Domingue, diputés près
a jait
Notionale, aux calumnies qu'on
JJ0 tion
Belley.
signer au citoyen
A 0m
no 14
cing 03 ans Sii entiers 910
Depuis cinq ans que
-Jt (:) Depuis
coloniales Brissot et ses complices se
que les assemblees la France et les soni occupés d'embrouiller
jettert entre
laffaire des Colonies, en
Colonies, un voule d'intrigue confondant comme. . toi,
impindtnables : nescra-t-il.pas. la les choses etles.personnes;
enfinpurmis, dit nationales Belley,a de en dénaturant, comme to',
convention.
et d'asn les faits et les événemens,
connaitre la wérité,
ilest difficile d'y rien. comseoir son jugement sur desi prendre : mais la convenbases de justiceet dimpar- tion aura la. vérité, si pour
tialité.
a
.
nous entendre avec Son-
-
l Polverel, Dufay Belley, et leurs complices,
thonax,
cessons de le. demander,: elle nomme
comme.nous ne de douze membres,
une commission
St-Domingue à eu deux
Lwipke toujours renais- asemblées coloniales : la
sante des factieux colonidite de Sa'ntcides; les lébris des assem- première, a succombé par les.
blées rebelles :. qui procla- Marc, intrigues de ce même Lamejent le fideralisme ; qui luzerne <
avec lequel
depuis deux ans vendent pu- ce
, nous accoloit
les
Belley 2
C bliguemant aux Anglais dans lins-- quintidi dernier. Les Laantilles ; et qui
méth" les Barnave porretant mième Oi nous co-atisés écrivons, avec rent, ie 12 octobre
sont par-iout ennemis de La
les
des
mLsate
implacables
naire 9 qui votoit
reRépublique e e Ces hommes
Tout ce qui est en italique est extrait dela lettre d: Beliey.
(r)
A
Belley 2
C bliguemant aux Anglais dans lins-- quintidi dernier. Les Laantilles ; et qui
méth" les Barnave porretant mième Oi nous co-atisés écrivons, avec rent, ie 12 octobre
sont par-iout ennemis de La
les
des
mLsate
implacables
naire 9 qui votoit
reRépublique e e Ces hommes
Tout ce qui est en italique est extrait dela lettre d: Beliey.
(r)
A --- Page 6 ---
y (ar)
L
a -
éternellement soulevés contre mercimens au comte dePeiles décrets ; ces hommes gui nier, et à ce. même colonel
ont toujours méconnu 2 re- Mauduit, que Sonthonax, de Prupoussé toil ce qui émanoit de dans ses feuilles
hommes
a dit être venu
Za nière - patrie ; ces
d'homme, de
- sous les l ausvendus à Capet, ainsi que.le
Turin',
prouve leur correspondunce pondetet-ptmefArols
matérielle, déposée au comité faire la contre-révolution Si Maude salut publie,
aSt.-Domingue.
duit étoit un contrearévolutionnaire, si Laluzerne étoit ttn contre-révolutionnaire, l'assemblée de Saint-Mare, qu'ils persécutoient, 2
ne pouvoit être dans leurs' principes : donc elle'aété Ae
calomniée par Belley.
6, a'déclaré au tribunal
D'ailleurs, Barnave lui-même,
"n'en dirirévolationnaire, dans le tems oi Robespierre
la
été dupe des circonsgeoit pas balance, qu'illavoit il s'étoit trouvé." Ila été contances dans lesquelles
des
vaincu d'avoir écarté de son rapport,
pièces qui
constatoient la fidélité de cette assemblée à la France ,
et
vlot C xsaodt
et à ses principes.
coloniale; nous répéteSu Quant à la seconde assemblée
et Polverel
rons seulement, ce qu'en disent Sontlionax
eux-mêmes, dans leur, proclamation du, 12 octobre,1792.
/ 4 Nous les remercions Cles corps populatires). 3,
nom 11 sont as de
tous les soins qu'ils se
>> la Nation Frangaise > de
2A e 13.
>> donnés, pour maintenir la tranquilliné dernier. publigue, 2.0 Nous depuis remer-
>> la publication de, la loi, du 4 avril
:) S 13
coloniale
>> cions sur, - toul, cette assembléc
qui sans sparale doutt,
>> préjugé guielle a erop long-temps partage,
1 >> avec ses commettans , NA EU SOUVENT D'AUTRES entrainée
>> TORTS QUE CEUX DU FATHIOTISNE:SE le torrent
>> quelque fois dans de fausses mesures par na di ses
">> IRRÉSISTIBLE, des agitations ,1 populaires,
sa HAINE INYINCIBLE JL
>> égarenens PASSAGERS,984.
. >> POUR LES TYRANS ET LA TYRANNIE.
paowoT()
ale doutt,
>> préjugé guielle a erop long-temps partage,
1 >> avec ses commettans , NA EU SOUVENT D'AUTRES entrainée
>> TORTS QUE CEUX DU FATHIOTISNE:SE le torrent
>> quelque fois dans de fausses mesures par na di ses
">> IRRÉSISTIBLE, des agitations ,1 populaires,
sa HAINE INYINCIBLE JL
>> égarenens PASSAGERS,984.
. >> POUR LES TYRANS ET LA TYRANNIE.
paowoT() --- Page 7 ---
(3)
Belley, est-ce là cette assemblée 44 qui proCitoyen
? est-ce là cette assemblée tou9 dlama le fidératisme les décrets de la mère-patris ? > Si
>> jours soulevée contre
de' Sonthonax et Polnous invoquons le témoignage les opposer à leurs propres caverel,ce D'est que pour
aclomnies et aux tiennes: : mais pous prouverons cessé pardes de bien
tes, par des faits, que ces assembléesn'ont
mériter de la mere-patrie. décret nous sommes nous
Quant à nous, contre quel
provoqué la
élevés ? N'avons-nous pas, les premiers,
des
soumission à la loi du 4 avril, sur T'état politique
hommes de couleur? Cite un seul faita un seul acte, qui
être
: parle.. oit tu n'es qu'un capuisse nous
reproché écarter la discussion contradiclomniateur, qui pour
demandons inutilement
toire, que depuis six mois nous
toi ettes complices,
au comité, à la convention, contre
nous ne pouvoudrois établir une lutte polémique, que 'nous n'avens
vonssoutenir;, parce que, comme tesp pareils, des écrivains. (1)
pas spolié S Domingue poursalarier nous leur avons
Coalisés, dis-tu, avec les Anglais ;
t'accusons
deux ans nous
vendu les antilles, Depuis n'être
de la contre-réet tes
quelesagens
toi
pareils,de
ennemi ; nous en avons la
volution et de ce peuple
et Polverel du 25.
preuve dans la lettre de Sonthonax
conventicn nationale : ( La majorité
octobre 1792,4la de couleur est peu instruite ; ils epou-
>> des cisoyens
Cette tactiqne fut celle de Raymond, l'ami de il Brissot,
(:)
Pami de Sonthonax et Polverel ,, auxquels, donna,
le patron Brissot, 2
ainsi qu'il en convient lui-même, 9 des inscomme
crsiduement contructions particulières. I
Cokeymenaaetaten d'avoirsalarié Péthion, Clavière,
avoné delai,
vaincu 2 paréerit Brissot Robespierre; que le comité de Sûreté
Rolland,
,
sur la faction Brissot, Pa formellegénérale dans son rapport de cette faction, et la envoyé comme
inent déclaréle complice
Robespierre en a tonjours emtel atl Tribunal revolutionnaire. ainsi que celui de Leborgne 2 le complice SE
péché le jugement, la-faction, dont Raymond rient les principaux fils,
agent de
A 2
Clavière,
avoné delai,
vaincu 2 paréerit Brissot Robespierre; que le comité de Sûreté
Rolland,
,
sur la faction Brissot, Pa formellegénérale dans son rapport de cette faction, et la envoyé comme
inent déclaréle complice
Robespierre en a tonjours emtel atl Tribunal revolutionnaire. ainsi que celui de Leborgne 2 le complice SE
péché le jugement, la-faction, dont Raymond rient les principaux fils,
agent de
A 2 --- Page 8 ---
(#)
>> soiuntavengloment ct sans le savoir, les intérêts des enne-
>> mis de la France, Par-tout cii leur cause
>> ROYALISME ETOIT RESTAURÉ
triomphoit, le
>> MENT FOPULAIRE DETRUIT. 2 LE GOUFERNE-
>>
Est-ce là du positif, citoyen Belley P est-il bien vrai
que Sonrhonax et Polverel ont tenu ce langage ? n'estce pas là ton portrait et celui de teS frères? Voilà des
preuves contre toi; en as-tu contre nous?..
< La conniverce, ajoutent Sonthonax et
>>
évidente entre le gouvernement et les révoltés. Polverel,érois
>> décorés des ORDRES DU ROI, parés de la cocarde Ceux-ci, blan-
>> che, ize parlent de la liberté que comme d'un objet
9> cessoire aix causes de leur prise darmes. lls veulent ac-
>> ger, disent-ils, NOTRE BON ROI Louis X/I. ven- Ils
>> veulent le remettre sur le trône. Malheur à celui
>> toinbe enire lcurs mains AVEC LE SIGNE DE LA LI- qui
> BERTÉ ! IL EST HACHÉ SANS
il
>>
MISÉRICORDE;
riy 4 de siireté que pour LA COCARDE BLANCHE ET
>> LECHARPE BLANCHE. Les cficiers
les colo-
>>
et
nels, les autres officiers de lancien génératix,
>> aller dans les camps des révoliés : ils en sont régime., idolatrés. 2 peuvent
Il est donc bien vrai que les hommes de couleur >>
les révoltés étoient les agens du
et
révolutionnaire de
gouvernement contreSaint-Domingue; il est donc bien
vrai. tescomplices même en copviennent, que par-tout
cir leur cause triomphoit, les corps populaires étoient
détruitser leroyalisme restauré; denc les corps
laires étoient révolutionnaires.
Pourquoi, as - tu
de dire
Pemnc
pudeur
à la tribune, que nous étions coalisés
avec Laluzcrne, Galifet; nous qui avons fait tomber la
tête de Blanchelande, de cet ex-gouverneur de SaintDomingue, leur coinplice,sous les ordres duquel, toi
et tes pareils, égorgiez les patriores et les membres de
ces mèmes assemblécs, aux restes desquellestu insulte
encore aujourd'hui? ton ccllegue Poisson osera-t-il
nier qu'il ait été Paide-de-camp de ce général JeanFrangois,qu'on a toujours Vu paré dlu cordon bleu du
; nous qui avons fait tomber la
tête de Blanchelande, de cet ex-gouverneur de SaintDomingue, leur coinplice,sous les ordres duquel, toi
et tes pareils, égorgiez les patriores et les membres de
ces mèmes assemblécs, aux restes desquellestu insulte
encore aujourd'hui? ton ccllegue Poisson osera-t-il
nier qu'il ait été Paide-de-camp de ce général JeanFrangois,qu'on a toujours Vu paré dlu cordon bleu du --- Page 9 ---
(5),
tyran, dont il portoit le nom écrit en lettres d'or, sur
cocarde blanche et autour de son chapeau (1)
sa
et Polverel,
Citoyens, voilà les patriotes queSonthonax
Pitt et
ont jetté dats votre
ou plutôt
TAngleterre,
sein?. .. Voilà des faits.
as-tu de notre coalition avec PAnQuelle preuve P
à nous, nous t'avons convaincu
gleterte? ? parle quant
les
actes de tes complices .. e Ose les
par
propres
démentir
dénoncéà l'assemblée législative
As-tu, comme nous,
de la
autant
etàla colonie entière, par la yoye
presse 2
nos actes officiels, le . 14 mai 1792 2 l'ex-marque par
négociant Gauvain 2 pour avoir
quis de Cadusch,etle
les
et contre - révolutionner
Covoulu anglomaniser étois alors contondu dans la foule
lonies P - Non : tu
traîtres fondoient leurs
des assassins sur lesquels ces
étoient à la
coupables espérances. Cadusch et Gauvain
vérité comme nous, membres de l'assemblée coloniale:
Mais la convention n'a-t-elle pas eu ses conspirateurs?
tu siéges dans son sein avec tes complices,
et parce que
et moins sacrée P
est-elle moins juste mois de
1793 , sollicité les seAs-tu, dès le
janvier l'avons fait inutilecours de la France, comme nous
St.-
ment atl comité de défense générale, pour garantir
de Pinvasion des Anglais ? as-tu, comme
Domingue Pavons fait le 15 mars suivant, dénoncé le tout- -
nous
Brissot, T'ami le patron de Polverel et de
puissant
comme l'agent de PAngleterre et des émiSonthonax,
et segrés, contre qui nous demandions protection
cours? as-tu comme nous 2 provoqué quinze ou vingt
ordonnoient inutilament et très-inutilement
décrets, qui de faire un rapport sur les Colonies, et d'y
aux comités,
Ce même poisson est du nombre des révoltés qui écri-
(1)
de la partie espagnole de Saintvirent au président lui gouverneur jurer fidélité, et préter dans ses mains fci
Dominguc pour d'Espagne. Nous en avons produit la preuve
et hommage au roi
officielle au comité de sûreté générale.
quinze ou vingt
ordonnoient inutilament et très-inutilement
décrets, qui de faire un rapport sur les Colonies, et d'y
aux comités,
Ce même poisson est du nombre des révoltés qui écri-
(1)
de la partie espagnole de Saintvirent au président lui gouverneur jurer fidélité, et préter dans ses mains fci
Dominguc pour d'Espagne. Nous en avons produit la preuve
et hommage au roi
officielle au comité de sûreté générale. --- Page 10 ---
(6)
porter secours P2 as-tu comme nous, 2 resté pendant
rante deux jours consécutits, depuis huit heures qua- du
soir, jusqu'à deux heures du matin dans lantichambre
du comité de salut public sollicitant inutilement et tresinutilement un
d'heure d'entretien, 2 pour lui
des Colonies, Geitu leur situation, de leurs besoins, parler dans
une époque oùt lebruit couroitque l'Angleterre les menaçoit d'uneinvasion: ? es-tu allé chaque jour,chez
Dalbarade et divers députés, pour fixer leur attention Monge,
sur les Antilles? NON e
Mais le 16 pluviôse
dernier, toi, Dufay et VOS complices, vous avez dit à
la convention nationale : ( Ne vous inguidtepas des Co-
>> lonies 2 puisque vous veneg de créer quatre cent mille
>> blicains, qui périront tous, s'il le faut, jusqu'au répu- der-
>> niers-pour la République et la liberté. Envoyey des ins-
>> tituteurs et des.
des GUILLOTINES.
>> demander des guillotines à la convention nationale
Robespierre seu! dit applaudir... L'assemblée entière dit frémir d'horreur
Belley, que soni-ils devenus ces quatre cent mille
républicains P - Quatorze cens Anglais les ont vaincus ; et la capitale de St.-Domingue, (le Port au
Prince ), défendue par Sonthonax et Polverel même,
a tombé devant eux, SANS AUCUNE RÉSISTANCEL..
Oui, citoyens 2 Sonthonax crPolverel, ces hommes
coupables, dont les complices jettés dans votre sein,
ont arrêté par leur criminelle imposture 2 le développement de vos forces ; Sonthonax et Polverel,
entourés de leurs quatre cens mille républeiains 2 ont
amené le pavillon national devant quatorze ceris
Anglais, après un feu de QUATRE HEURES 2 QUI
N'A TUÉ QU'UN SEUL HOMME A L'ENNEMI ... Et
Sonthonax et Polverel ne seroient pas des traîtres P
Oui, citoyens ils le sont,et s'ils ne l'étoient pas
Jc bâtiment qui lcs portoit cit-il impunément traveisé ; cit-il échappe à, la surveillance des forces
ille républeiains 2 ont
amené le pavillon national devant quatorze ceris
Anglais, après un feu de QUATRE HEURES 2 QUI
N'A TUÉ QU'UN SEUL HOMME A L'ENNEMI ... Et
Sonthonax et Polverel ne seroient pas des traîtres P
Oui, citoyens ils le sont,et s'ils ne l'étoient pas
Jc bâtiment qui lcs portoit cit-il impunément traveisé ; cit-il échappe à, la surveillance des forces --- Page 11 ---
(7)
navales anglaises, qui bordaient la côte sur laquelle
il a nécessairement dû passer?..
est
Nous étions vendus à Capet ; la preuve en
écrité, dis-tu, dans dcux lettres déposées au comité
de salut public ? après avoir cumulé contre nous les
imputations les plus absurdes, tout bien analysé, tu
deux
mal adroitement fanous préSente
lettres, qui
avant
briquées,et dans le fait datéès de juillet 1792,
Pétablissement du gouvernement républicain ne seroient que la censure des évènemens que dirigoient
la faction Brissotine alors dominante, et ne pourroient
dans aucun cas 2 être Texpression de notre propre
opinion., puisque nous ne sommes arrivés en France
que le 13 joiiet 1792; et parce que nous aurions Son-.
écrit ces lettres, toi, tes complices et sur-tout
auriez
boulversé les
thonax et Polvercl,
impunément
culonies, ruiné le commerce français 2 enrichi TAngleterre de ses dépouilles P vous jouiriez enfin impunément de lor.que quarante mille Colons, vos victimes, avoient gagné par leur industrie et leur travail? qu'ont de commun ces lettres avec vos forfaits?
Citoyens, ces lettres ne sont pas de nous. Ce désaveu sufit, lorsque, comme nous, on a parcouru une
carrière pénible de cinq ans de travaux à travers
toutes les factions, sans que nos ennemis puissent articuler aucun fait qui attaque notre motalité ou
notre religion politique. Les traitres, qui pour prol'obéissance des Cutons, ont supposé des dévoquer crets qui n'éxistoient pas, ont fabriqué ces, lettres.
faut-il que deux chiffons au tour desquels ils promenent depuis six mois la convention, les comités,
les sections de Paris, soient pour cux un talisman
conservateur?
Ces lettres sont l'ouvrage de Sonthonax, de Polverel de Duffay : elles sont T'ouvrage de cei
hommes 2 qui, après notre incarcération, ont vonl
obéissance des Cutons, ont supposé des dévoquer crets qui n'éxistoient pas, ont fabriqué ces, lettres.
faut-il que deux chiffons au tour desquels ils promenent depuis six mois la convention, les comités,
les sections de Paris, soient pour cux un talisman
conservateur?
Ces lettres sont l'ouvrage de Sonthonax, de Polverel de Duffay : elles sont T'ouvrage de cei
hommes 2 qui, après notre incarcération, ont vonl --- Page 12 ---
(8) )
forcer à main armée notre domestique, affranchi de
Pun de nous
à nous dénoncer comme les
amis d'Hébert, de Roasin; elles sont
de
ces hommes qui ne pouvant corrompre l'ouvrage le
garde de nos archives, ont réussi àle faire secrétaire,
sans doute pour les spolier plus facilement incarcérer,
D'ailleurs, citoyens, si ces deux lettres sont de
nous, nous demandons à être jugés ; mais ce délit
qui nous est personnel, doit-il donc retomber sur
nos compatriotes incarcérés comme nous ?
nous serions criminels, faut-il que des
parce Dnt
est
chaque pas
marqué par la dévastation tigres, et le carnage 2 jouissent paisiblement du fruit de leurs forfaits P faudra-t-il que la Convention elle-même méconnoise la trame qui lui a enlevé ses colonies P En
efet, telle est, citoyens, l'ignorance des localités et
d.s choses, que jusqu'à ce moment , cette
uoit être prise dans ses premiers élémens. question
Ces hommes liés avec la
Belley ment. Thuriot
faction liberricide que vous trompé, sans doute,par un
venede terrasser; cesiommes complice de Belley avec
gui.se plaignent aujourd'hui lequel il étoit lié dès l'endétre détenus, et qui lors de fence(Garnor),a dit qu'une
senarinduecfri-oamind liasse déposée au comité
un crédit si dépostique, quils de salut
démontenoient emprisonnés les meil- tre jusqu'à public l'évidence 5
leurs patriotes deSt-Domin- lun de nous
que
gue, dont plusieurs sont en- étoit l'ami intime 2 Brulley, de Rocore dans lesferss ces hommes bespierre. Thuriot à trom-
(:) Sous Panc'en régime un intrigant pouvoit quelquefoistromper impunément à St.Domingue,la vanité d'une
e prendre d'elle une riche dot en échange de titres de femme,
faux ct supposés. - Mais aussi cn
le 26 noblesse,
heures du soir, on étoit conduit à la 1788, prison de la février, Force à 8
des faux de moindre imporiance -jadis escroc;
pour
Ce n'est pas avec nous que Dufay fait son coup puis d'essay. narquis,
régime un intrigant pouvoit quelquefoistromper impunément à St.Domingue,la vanité d'une
e prendre d'elle une riche dot en échange de titres de femme,
faux ct supposés. - Mais aussi cn
le 26 noblesse,
heures du soir, on étoit conduit à la 1788, prison de la février, Force à 8
des faux de moindre imporiance -jadis escroc;
pour
Ce n'est pas avec nous que Dufay fait son coup puis d'essay. narquis, --- Page 13 ---
(9)
pé la convèrtion nationaqai eurent asser dinfuence le.S'il ne prouve, ous'i ne
pour ious faire jetier nousménes dans 'ILI2 cachot, saizs rumetusaniopetatimyla sciemquion daigndt nous entendre. méchamment calomnié et : il est
ment
Phomme dévoué à la faction crimisciemment
Sans doute
neile
qui écarte de vous la vérité.
Thuriot 7 a été trompé: (1) il ne s'estpas apperçu du
1o. Elle tendoit à
triple but de son imputation.
diviser d'intérêt. 20. A nous retenir en prison
nous écarter une discussion- contradictoire, étouffer
pour réclamations.
A retenir tous les colons dans
nos
ou 30. les forcer à se jeter dans les inle même état,
térêts de la faction.
lettre à la convention naSonthonax qui, par sa
tionaje, nous menace d'une longus guerre polémiques d'en
Excellent moyen d'embrouiller la question et
(
le térme),. nous a comme foi, citoyen
prolonger
de liaisons avec Robespierre: Eh bien!
Belley, 9 accusés
nous n'avons parlé à Robespierre;
apprens que jamais écrit
lettre qui lui étoit comnous ne luiavons
qu'une
(s)Depaisnous avonsappris que Thedagorpzearntient liasscde papiers
pation qu'ils'étoit permise, avoitajouté Ammprotpmntereeis qu'une
me
apportés sau comnsdexsiutpubicls annoncercefaite comme undoure.Mais
somanuaraterincfllsie Thuriot avoit raison de pas douter, c'est quiln'avoir pas lu ces pasi démonstratifs. S'il les avoit examinés, il auroit vu que
piers n'éroit de Brulley, commissaire de 5.-Domingue dontil
ce
pas mais sraisenubl.blement, d'anaumisindividu envoyé
étoitquestion,
voisins de la Vendée forsqu'on y faisoit
dans divers départmens
notamment le journal des
la guerre. Les papiers souvent publics cité des lettres écrites par ce foncHommes tionnaire Libres, dont le a nom ne. s'écrit pas comme celui de Brulley.
Cest la cause de Perreur. Le fait est qu'il n'a dû com-missaire se troaver
chez Robespierre d'autre signature de à Brulley, une lettre officielle et
ceile apposée
de S.-Domingue écrite 9
commission à tous les membres du COcirculaire
départmens
notamment le journal des
la guerre. Les papiers souvent publics cité des lettres écrites par ce foncHommes tionnaire Libres, dont le a nom ne. s'écrit pas comme celui de Brulley.
Cest la cause de Perreur. Le fait est qu'il n'a dû com-missaire se troaver
chez Robespierre d'autre signature de à Brulley, une lettre officielle et
ceile apposée
de S.-Domingue écrite 9
commission à tous les membres du COcirculaire par --- Page 14 ---
mune avec tous les membres (1o) )
du comité
blic, er nous pouvons
de salut pit*
nous avons dit à plusieurs prouver que depuis dix mois,
pierre cherchoit à dominer représentans, le
que Robes
piic 2 pour opprimer la.
comité de saiut punous avons dit à ces mêmes convention et la France ;
bespierre vouloit
représentans, que Roet la mi ère. Telle régner étoit par la terreur, lignorance
pierre, Bientôt quelques notre opinion sur Robesd'être notre ami, il étoit f:its celui prouveront, que loin
mortel ennemi, Ces
de Dufay et notre
sa complicité avec preuves, nous les trouvons dans
incarcérer.
ceux mêmes que nous avons fait
Quand tu Veux nous faire un
dans ta propre
reproche, tu descends
tes propres forfaits consciences et tu nous accuse de
; toi et la
tu sers, avez jetté deux mille faction criminelle que
ct tu nousaccises de cet
colons dans les fers,
vérité.
attentat? Eh bien ! voici la
Roume, PAnglais,
et Leborgne sont avec Saint-Léger Pirlandais, Raimond.
nous ayons demandé Blanchelande, les seuls dont
Nous défions
Fincarcération et le jugement,
Balley d'cn nommer un seul de plus,
mité de salut public. Toute autre
fausse. Thuriot auroit dû s'en assurer signature est différente oul
devoir pas croire sutr parole, son ami avant de parler. Il ne
lègue etl'intime de Dufty,la créature
Garnot, qui est le colSosthona: 5 lc chaud partisan de crlecomplice de Polverel et
Erissotin. Thuriot devoit donc voir et Raimond, lire
par conséquent
verel, Sonthonaxs Dufay, Garnot,
lui-mème. Que Pollomoizat;on n'en estpasétonné. Mais Belley et complices CaN. B. Cutte notie dont
Thuriot!! !! Thurior !!
titulé calomniatturs
partie a ct inséréc dans
insga. On devine dénoncis, a été aussi Crz partic tronguée Pouvrage a notre intet très-essenticl, de la facilement vétablir dans porrguoi, Nous avons CILL essenticl
ras de p.arler es d'icrire sans
son entier. Car c'est bien ici le
RÉTRACTATION:
restriction e8 de demander LES PIECES oe
N. B. Cutte notie dont
Thuriot!! !! Thurior !!
titulé calomniatturs
partie a ct inséréc dans
insga. On devine dénoncis, a été aussi Crz partic tronguée Pouvrage a notre intet très-essenticl, de la facilement vétablir dans porrguoi, Nous avons CILL essenticl
ras de p.arler es d'icrire sans
son entier. Car c'est bien ici le
RÉTRACTATION:
restriction e8 de demander LES PIECES oe --- Page 15 ---
(n)
entandis que deux mille colons parriotés gémissent ? Parce
core dans les prisons de la France. Pourcuoi deux lettres
que Belléy prétend que nous avons écrit
contrerevoludionnaites !
Sunthonax
Roume et Saint-Léger, avoient comme
;
et Polverel - été commissaires à Saint-Domingue Brissot;
comme eux ils y avoient été envoyés par
comme eux ils étoient criminels ; une procédure
concluante les menoit à Féchafaud. L'or distribué
à Chabot, fit sortir un arrêté du comité de sûreté
renvoyoit l'examen de leur affaire au
genérale 7 qui
mois il n'a pu faire
comité colonial. Depuis quinze
son Raimond, rapport. forcé malgré lui et ses nombreux partidans le comité de marine et des colonies 2 à venif
sans,
discussion contradlictoire sur le décret
avec nous 2. en
Camboulas avoit surcontrte-neeclutionnaire 2 que nationale, fut connu,
pris le 5 mars à la convention décret furent 2
rejeites
démasqué,et les 6 articles du
et de e
Bientôt les comités de salut public
en entier.
dans letir
Brissot et, la
sûreté générale,
rapport*sur
Gironde, le déclarèrent çomplice de ces conspirnsalarioit, comme il avoit salarié Pétion,
teurs, qu'il
la preuve matérielle esClavière, Robespierre.: C
Ne seroitdéposée au comité de sûreté générale ).
dis-
:
le résultat de cette
ce pas , citoyen Belley 2. épouvante tes complices?
cussion contradictoire, , qui
de
Leborgne, secrétaire de Roume, de Saint-Léger,
Sonthonax et Polverel,, enfin de Rochambeau, Pin* venoit,comme Dufay, préparer le dénouement de
trigue. Traduit par des colons aui comité de sûreté
gé érale, et convaincu > il fut envoyé au tribunal.
Deux fois Robespierre a défendu à Fouquier-Tinville
de les mettre en jugement lui ct Raimond son com*
plice... Citoyen Belley, ceci couvre quelque grand
mystère L.s
Saint-Léger,
Sonthonax et Polverel,, enfin de Rochambeau, Pin* venoit,comme Dufay, préparer le dénouement de
trigue. Traduit par des colons aui comité de sûreté
gé érale, et convaincu > il fut envoyé au tribunal.
Deux fois Robespierre a défendu à Fouquier-Tinville
de les mettre en jugement lui ct Raimond son com*
plice... Citoyen Belley, ceci couvre quelque grand
mystère L.s --- Page 16 ---
(12)
Nous n'examinerons pas si Robespierre a
son propreintérét,ou par ordre
parlé pour
mais e nous dirons
ducomitcdesiupebie
tentions
que si Robespierre avoit elt des inpures 2 des motifs plausibles, il se seroit
adressé au comité de sûreté générale,
deux fo:s
a donné l'ordre de juger Raimond et qui
non à Fouquier-Tinville, dont il commandoit Lcborgne, la dé- et
sobéissance à ce comité, Il est donc vrai que Robespierre a empêché, soit pour son
Ou
ordre du comiré, le jugement de Raimond compte
par
borgne :il est vrai que Raimond et
et Leamis, vOs complices
Leborgne sont VOS
c'est
; que votre cause est la leur ;
que
d'eux que tu entends parler, quand tu dis,
que plusieurs des meilleurs patmotes sont encore dans
les fers; donc vousavez eur nécessairement des grands
rapports avec Robespierre.
Toi, Belley, les Colens t'ont dénoncé ainsi
tes deux collegucs 2 au comité de sûreté
et vous avez
sint.dies
berté dans étéarrêtes Mais qui vous a mis en liles 48 heures P Hébert, Chaumetie,
Pache, vous. ont-ils été étrangers ? Non ce sont
eux qui VOKS ont reclamé : Barère, votre
nous
la dit, Couthon n'a-t-il
ami,
pas voulu, pour
votre arrestation, nous
venger
incarcérer nous-mêmes.
Qui vous a jetés dans la convention nationale :..
par quelle magie, toutes les autorités de Paris
toient-elles autour de 'vous e..
s'agiMais, citoyens, 2 quoi de plus frappant que la
correspondance de ce quise faisoit en même tems aParis
et à Londres.
Le28 janvier (2 pluvidse Wilbeforce, cet athlète
ministériel,
Pitt jettoit PhAKe l'arène à Londres,
toutes les ofen qu'1 devoir être question des colonies
dans l'assemblée naticnale de France - ; Wilbeforce.
demande aux communeslaparole; pour leur
le 7 février (19 pluviose), un bill sur la présenter, traite des
nègres; le3 de ce même mois (15 pluiose),Dufay
Le28 janvier (2 pluvidse Wilbeforce, cet athlète
ministériel,
Pitt jettoit PhAKe l'arène à Londres,
toutes les ofen qu'1 devoir être question des colonies
dans l'assemblée naticnale de France - ; Wilbeforce.
demande aux communeslaparole; pour leur
le 7 février (19 pluviose), un bill sur la présenter, traite des
nègres; le3 de ce même mois (15 pluiose),Dufay --- Page 17 ---
sein de la Convention, (13). et le 4 jour suivant,
entre au
êt fait décréter Pafranchisse-
(16 pluviose) 2 il propose
ment général des nègres. sur-tout de remarquer, c'est
Mais ce qu'il importe
Cest-a-dire, la veille
le 3 février (15 pluviôse ),
nationale,
W jour que Dutay, a fait à la Convention
calomnieux et perfide sur les colonies 2
son Pitt rapport disoit au. Parlemeut : K On verra si une guerre
affecter un ennemi, qui
> navalle peut suffisamment
son com-
>> non-seulement a abandonné SeS colonies'et les détruire de
>> merce, mais qui cherche même à
>> fond-en comble >.
dont
Nous tirons le rideau sur cette manoeuvre, observent
les ressorts n'ont pu échaper à ceux qui
: simpathiques de Lonattentivement les mouvemens' il n'est
un seul évèdres et de Paris. En effet,
annoncé pas à Londres,
nement marquant,, qui n'ait été
même
s'effectuoit à Paris.
en
temps qu'il
citoyens représentans. JaVous avez été trompés, n'avez eu tin seul mot de vémais,. non jamais, vous
nous n'avons pu
rité sur T'affaire des Colonies; jamais on a trouvé les
nous faire entendre utilement. Toujours voulez avoir la vérité
moyens de nous écarter. Si vous
Vousperdez votre
ordonnezla discussion contradictoire.
exclumarine et votre commerce, 2 dont la ruine occupe cette
sivement T'Angleterre; S1 vous n'ordonnez que
discussion soit prompte:tout autre moyen est perfide
et dilatoire. (1)
L'assemblée constituante,
llestd'abordun fait consdécret du
tant: d'est que Page et Brul- par son
V'assemblée 24sepley ne furent que conmissai- tembre 1791;
de Passemblée colonale du législative I 2 par la loi du
TeS
Lejour oi l'on fit suspendre le décret d'accusation contre
n.laer et Sonthonax, on promit cette discussion écoulera-t-il contradictoire. Plus d'un mois s'est écoulé! combien consolide s'en
l'asserencore? cependant chaque jous qui s'écoule
vissement des Colonies VAnglererre.
24sepley ne furent que conmissai- tembre 1791;
de Passemblée colonale du législative I 2 par la loi du
TeS
Lejour oi l'on fit suspendre le décret d'accusation contre
n.laer et Sonthonax, on promit cette discussion écoulera-t-il contradictoire. Plus d'un mois s'est écoulé! combien consolide s'en
l'asserencore? cependant chaque jous qui s'écoule
vissement des Colonies VAnglererre. --- Page 18 ---
Cap, auprès du
(14)
soumettre a sa sanction tyran,pour à 4 avil1792, attribuoient
le, lc soi-disant décret reyaceite ass.mblée le droit
cette ussumbide, qul déularoit de defaire des loix sur Tesclalinviolaliliré de leclevage vage. Ea
arrivant à
437-Desngarse ces ceminisS.t-Dosaures avoient mômelordrede Sonthonax ct Polverci funepas communiquer aveclas- rent reçus par cette même
serbléc legislative,
asscmblée, dont rout le
monde parle et que personne ne connoit. ( Lebruit
( Président,
>> s'est répundu, leur
que
dit le
>> avez cette mission, vousyene afranchirnos esclaves : Si vous
9) être assurés
parlei, expliquez-vous, vous
>>
que nous nous 1
ROWve
tance, CLC... e
soumetrons sans résis-
> S-1-DOMINGUE, L'ESCLAYAGE EST NÉCESSAIRE A
>> AUX ASSEMBLÉES répondirent Sonthonax et Polverel;
>> DROIT DE STATUER COLONIALES SUR
APPARTIENT LE
>> ET SI JAMAIS,
L'ETAT DES ESCLAYES;
tion du 4 décembre, répétérent-ils dans leur proclama-
> NALE EGARÉE,
1792, >> L'ASSEMELEE NATIO-
>>
PORTOIT UNE Loi
L'ESCLAVAGE, et
COSTRAIRE A
>> COLONS, NOUS NOUS ATTENTATOIRE Y
AUX DROITS DES
>> NOS FORCES, NOUS EN OPPOSFRIONS DE TOUTES
64 LEMNEL,
> Le Président FAISONS de
LE SERMENT SOparlant au nom de la colonie, a-t-il Tassemblée dit
coleniale,
non?.. Sonthonax et Poiverel
cela, oui, ou
ou non Parle... La
ont-ils écrit ccla, oui,
archives, dont toiett tes preuve matérielle en est SouS les
L'assembiée avoit donc SDEPACCEA le
sur T'esclavage :
droit de porrer une loi
le fair, que nous nous, nous qui avons prouvé
avons de la
par
cette philancropie raisonnée ef philantropies mais de
les oraisons
plus utile a Thusnanité,
Qe
philosophiques des pantins du
George, 2 ct F'enthousiasme des
ministre
nousqui ine donnons
métaphysiciens :
le représentant
pas, 2 (commenous Pa dit un
Grégoire), un coup de pied à jour tine
de porrer une loi
le fair, que nous nous, nous qui avons prouvé
avons de la
par
cette philancropie raisonnée ef philantropies mais de
les oraisons
plus utile a Thusnanité,
Qe
philosophiques des pantins du
George, 2 ct F'enthousiasme des
ministre
nousqui ine donnons
métaphysiciens :
le représentant
pas, 2 (commenous Pa dit un
Grégoire), un coup de pied à jour tine --- Page 19 ---
C15)
femme grosse de six mois 2 pour la faire accoucher
plus vite; nous avous voté l'esclavage; nous n'avons
voulu donnerà Thomme dégraté par unelongue serpas
au-dessus de ses forces: nous n'avons
vitude, un aliment
le ressort qui le lioit à la
'pas voulu briser tout-à-coup
socidté, nous voulions Y'y préparer par un régime
approprié. L'acte qui consacre., non pas Finviolabitité
de T'esclavage, comme le dit Beiley. 2 mais Tacte qui
dit qu'à St.-Domingue il y a des esclaves, nous a
été confé pour être par nous porté, conformément
à la loi du 24 septembre 1791, et du 4 avril 1792,
à la sanction du Rvi.
demandé
Arrivés à Paris, le 24'juillet, nous avons
à parcirre à la barre de FAssemblée nationale. La
même faction qui nous oppfime aujourd'hui,et que
dirigeoit alors Brissot, étouffa notre dèmande; et ne
pouvant être admis a la barre, nous nous présentâmes au comité colonial avec lequel nous avons
demeuré en rapport. Nous n'avons vu ni voulu voir
le tyran, ni ses ministres. L'acte qui lui est adressé
est encore dans nos archives.
Quand à nos instructions, elles nous commandent
impérativement de suivre P'Assemblée nationale ; de
lui jurer, au nom des Colons, fidélité inviolable: elles
nous défendent sur-tout de communiquer avec les
sociétés de Colons à Paris. Il y en avoit eu deux:
celle'de Massiac, que dirigecit ia Lizerne, mais qui
n'existoit plus même avant notre arrivée; celle de
Raimond, que dirigeoit Brissot,et qui a demcuré er,
activité sou: le nom de Société des Colons Américains,
jusqu'à la chûte de la faction de la Gironde.
nous avons déposé copie de ces insCitoyen Belley 2 de stireté
lorsque tcn comtructions au comité
générale,
taireconplice Causboulasy est allé, en piuviose dernier,
tre nous la même dénonciation quer nous venons de déiruire. A l'avenir 2. citoyen Belley % lis ayant de signer;
ité sou: le nom de Société des Colons Américains,
jusqu'à la chûte de la faction de la Gironde.
nous avons déposé copie de ces insCitoyen Belley 2 de stireté
lorsque tcn comtructions au comité
générale,
taireconplice Causboulasy est allé, en piuviose dernier,
tre nous la même dénonciation quer nous venons de déiruire. A l'avenir 2. citoyen Belley % lis ayant de signer; --- Page 20 ---
(16)
Médite la loi qui punit le
que si le représentant du cilomniateur, et apprends
à ses
il
peuple est inviomable, quant
opiniens
ne doit pas l'être quant aux diffamations, dont i se rend sci-mment et
le fauteur ou le complice.
méchamment
Ce que Page et Brelley
Il est de fait que Camdéclarent, relativement a boulas, lun des
de
Lenvie que l'on avoit de les la faction, ccmme agens il étoit
fuir: meitre en2 jugement au celuide Brissot; Camboulas
Trbunal révolutionnaire est gni en supprimant
une calomnie bien grossière... quatre pièces
vingtFouquier- Thinville l'ami
probantes, a
intime de
faitacquitteran nom du COces Colons, le mité colonial,
commensal
de
vingt-quatre
afité Pageet € ou trente contre - révoluBrulley, a lui méme tèmoi- tionnaires, complices de
gné son étonnement de voir Blanchelande,
ces Colons sur le fauteuil,
Ont
5 qui depuis
émigré 2 ou se sont
à
fait guillotiner à Brest et
Rochefort, s'ils n'ônt été placés dans l'agence du
gouvernement, parlex-ministre, Bouchotte, et monsicur
det, L'UN DES GRANDS FAISEURS DE
ET L'ENTREPÔT DE DANTON ET DE LINTRIGUE,
quant aux Colonies ; Camboulas qui,s'il ROPESPIERRE, fauten croire
ce que le représentant Bréard a dit lui-mêmé à
dé
Fun
nous, (Page) a reçu tout all moins une boite
en échange d'un décret ; Camboulas, enfin, alleitsz d'or
opinidtremcnt prier 2 presser Fonquier-Thinville d'égorger les colons, que Fouquierlui défendit sa
Que Camboulas Ose nous démentir
porte...
il ESt coupable; s'il le
2 s'il ne le fait,
admis à
fait, nous demandons à être
prouver.
Nous particulièrement, et malgré l'épisode des Orléanois, nous étions Si bien destinés pour le Tribunal,
que transférés le 4 thermidor, de Port-Libre au
Luxembourg, avec quarante deux détenus ; l'adminihtrateurRobepierien (1) qui nous conduisoit, nous
() I1 a éré guillotiné avec le tyran.
porte...
il ESt coupable; s'il le
2 s'il ne le fait,
admis à
fait, nous demandons à être
prouver.
Nous particulièrement, et malgré l'épisode des Orléanois, nous étions Si bien destinés pour le Tribunal,
que transférés le 4 thermidor, de Port-Libre au
Luxembourg, avec quarante deux détenus ; l'adminihtrateurRobepierien (1) qui nous conduisoit, nous
() I1 a éré guillotiné avec le tyran. --- Page 21 ---
(17)
NOS AMIS, vOUS NE SEREZ LA QUE
dit : PATIENCE JOURS. Ce n'est pas nous seuls ,' Page et
SEPT A HUIT
victimes qui.l'ont entendu.
Bruiley, ce sont accident quarante fit remettre à une seconde liste
Un heureux Thomas-Millet et Clausson ; quarante
nos collègues transférésde Port-Libre aux Carmes 2
autres proscritsy
nous Pétions au Luxembourg, déen même tems que
Et nous étions les amis de Rovoient périr avec eux.
bespierre !..
dirigeoit la police conspiratrice ; il
faisoit Robespierre les listes de
; il commandoit même
du proscription comité de Salut Public 1 , d'après
les délibérations été fait. Si nous eussions été liés
l'aveu qui en a
; si nous n'eussions pas
avec la faction de Robespierre tribunal, comment et pourété destinés à figurer au
vous auroient - ils fait
quoi Robespierre et Couthon,
?
Mils et Dufay, Pourqvoi
mettre en liberté, Toi,
notre incarcération 2 aut
Couthon àuroit-il proposé
aurions-nous
moment de ta mise en liberté ? Pourquoi
été arrêtés, pour de. grands wouifs, qu'on ne voulut refu- pas
communiquier au comité de sûreté égénérale, qui se mis les
Pourquoi auroit-on
soit à notre incarcération?
que nous allions
scellés, même sur les ouvrages imprimés CONVENTION NAdistribuer LE LENDEMAIN A auroit-on LA
envoyés Pun
TIONALE? Pourquoi nous
Carmes ? Pourquoi
à Pélagie , et lautre aux
été
deux milie Colons parriotes et nous 2 aurions
incarcérés? Comment et pourquoi Thomas-Millet,
Clausson et Duni, qui venoient au nom d'une portion malheureuse du peuple français, 2 jurer fidélité, et
demander justice, protection et. secours, 2 auroient-ils
été incarcérés? Pourquoi les preuves qu'ils portoient
été enlecontre toi et tes complices, 2 leur auroient-elles été entenvées au comité? Pourquoi n'auroient-ils pas
des Colons auroient-ils été portés sur
dus? Pourquoi
de cette faction ? Pourquoi
des listes approuvées
au nom d'une portion malheureuse du peuple français, 2 jurer fidélité, et
demander justice, protection et. secours, 2 auroient-ils
été incarcérés? Pourquoi les preuves qu'ils portoient
été enlecontre toi et tes complices, 2 leur auroient-elles été entenvées au comité? Pourquoi n'auroient-ils pas
des Colons auroient-ils été portés sur
dus? Pourquoi
de cette faction ? Pourquoi
des listes approuvées --- Page 22 ---
18) )
nous auroit-on transférés avec quarante victimes envoyées de Port-Libre au Luxembourg, devenu l'entrepôt du tribunal? Comment et pourquoi VOS satellites,
seroient-ils venus s'informer de nous à Port-Libre?. 2
Dufay, Mils et toi, éticz chaquejourà la police conspiratrice : C'est par eile, que vous avez fait incarcérer
les Colons ; c'est l'administrateur le conspirateur
Bigant, qui a donné à tes affidés l'ordre de prendre
sur nous 2 dans le greffede la prison de Port-Libre, les
renseignemens qu'ils croyoient nécessaires, (L'ordre
existe au greffe du Port-Libre ). Cette police, ce Bigant sur-tout , étoient les agens de Robespierre : Robespierre commandoit en despote aux administrateurs
de police : ces administrateurs n'ont pu servir vos
intêrets qu'autant qu'ils étoient liés à ceux de Robespierre; donc vous étiez les amis de Robespierre, donc
Robespierre étoit notre ennemi
Quant à Fouquier, jamais il n'a mangé chez nous
ni avec nous : voilà la "vérité,
En nous accusant, vous voulez donner le change: mais
vous êtes démasqués ; et Si vous n'êtes pas coupables de
tousles crimes'dont nous vous accusons, vous en deman.
derez solemneilement justice à la convention nationale.
Sur-tout vous n'ensevelirez pas nos dénonciations dans
Jesecret des comités, de ces comités qui, alors dirigé par
Robespierre; n'ontjar mais voulu nous entendre, quand
nous Jeur avons demandédes secours pour les colonies;
de ces comités auxquels quinze ou vingt décrets rendus à "notre sollicitation ont inutilement ordonné de
faire sans délai un rapport Sur les colonies.
Les accusations portées par
C'est fort bicn fait à toi
ccs hommies (Page et Brul- Belley, ainsiq qu'àtes quatre
ley ) contre Sorthonar ct complices, de vouloirsépaPolverel ne' ROnS regardent rer ta cause dc celle de.Sonpas
Page et Brul- thonax et Polverel : vous
els quinze ou vingt décrets rendus à "notre sollicitation ont inutilement ordonné de
faire sans délai un rapport Sur les colonies.
Les accusations portées par
C'est fort bicn fait à toi
ccs hommies (Page et Brul- Belley, ainsiq qu'àtes quatre
ley ) contre Sorthonar ct complices, de vouloirsépaPolverel ne' ROnS regardent rer ta cause dc celle de.Sonpas
Page et Brul- thonax et Polverel : vous --- Page 23 ---
(19)
qui se plaignent all- avez sans doute assez de
LE d'étre émprisonnés votre propre défense.
etide n'étre pas miS en conMais tu mens, quand tit
frontation avec Polverel et dis que nous avons deSonthonax 7 non, - seulement mandé le décret d'accusaavoient Jait décréter ces com- tion contre Sonthonax et
missaires d'accusation; mais Polverel,Billaud-Varennes
encore ils avoient ell Pimpu- et Bréard, Yont seuls prodeur de demander à la con- voqué le t6 juliet 1793,
vention qu'ils fussent mis hors surla deman deque noustaide la loi, ct cela, sans être en- sionsdes secours pour lescotendus sur leur dénonciation lonset les colonies victimes
spèciale.
de ces deux conspireteurs.
(La pétition doit être aux
archives nationales ). Leur mise hors de la loi n'aj jamais
été demandée par nous : forts des preuves que nous
avions contre eux, nous n'avons jamais demandé que
leur rappel pour rendre compte de leur conduite : leur
existence après les crimes dont ils se sont souillés, est un
témoignage irrécusable du respect que les Colons pgrtent aux agens de la république.
Aujourd hzi Pagect BrulLe comité de salut puley sont détenus : nous dé- blic, t'a-t-il chargé de
clarons que le comité de salut faire poitr lui cette déclapublic, a des preuvés maté- ration Ala convention narielles de leurs crimes et qui tionale 2 Eh bienlce melégitiment leitr détention.
me comité a la preuve de
vOs foriaits I et vous êtés
touslibres!
Sonthonax et Polverel arrivent de Saint-Domingue,
donc ils doivent être libres. Page et Brulley, sont
depuis long : temps à Paris, donc ils doivent etre en
prison. C'est-à-dire que parce que depuis deux ans que
nous sommes en France, nous avons été étrangcrs à
toutes les factions; parce que nous avons des 1793 dénoncé et fourni des chefs d'accusation contre brissot,
Yami, le patron, le complice de Sonthonax et Poiverd;
parce que depuis deux ans nous n'avons cessé de solB
donc ils doivent être libres. Page et Brulley, sont
depuis long : temps à Paris, donc ils doivent etre en
prison. C'est-à-dire que parce que depuis deux ans que
nous sommes en France, nous avons été étrangcrs à
toutes les factions; parce que nous avons des 1793 dénoncé et fourni des chefs d'accusation contre brissot,
Yami, le patron, le complice de Sonthonax et Poiverd;
parce que depuis deux ans nous n'avons cessé de solB --- Page 24 ---
(20 -
liciter inutilement la convention et les'comités pour en
obtenir des secours, pour garantir les Colonies de l'invasion de l'ennemi; parce qu'enfin nous pouvons
ver que nous avons toujours été repoussés de prou- ces
même comités, nous devons rester en prison. Voilà la
logique de Thuriot, quintidi dernier.
Mais comme Sonthonax et Polverel, Thomas-Millet, Clausson, Duni, n'arrivoient - ils pas de l'Amérique P Pourquoi le comité de salut public, les jette-til dans différentes prisons ? Pourquoi les tient-il isolés
depuis quatre mois? Pourquoi leur enlève-t-il les
ves qu'ils portent contre les scélérats qu'ils viennent preudénoncer ?
Sonthonax et Polverel auroient-ils
aussi fabriqué contr'eux quelques lettres contre - révolutionnaires ? Citoyen Belley, QUE PENSES-TU
DE TOUT CELA?..
qu'en pensera la convention
nationale elle-même, lors qu'enfin elle saura que ces
citoyens étoient venus librement, spontanément et à
leurs propres frais, lui dénoncer Sonthonax, Polverel,
Genet, et leurs manoeuvres avec l'Angleterre pour lui
livrer les Colonies.
Quant on a voulu faire mettre Sonthonax et Polverel
en liberté, on n'a pas manqué de motiver, comme tu le
sais toi-même, cette proposition, 2 sur leur obéissance
audécret d'arrestation : siSonthonak et Polverel étoient
coupables ils ne seroient sans doute, pas venus, - a-t-on
dit, porter leur têtes devant la justice nationale.
Pourguoi n'a-t-on pas fait ce raisonnement en faveur
de Thomas- Millet, Clausson et Duni Sonthonax et Polverel obéissent à un décret d'arrestation :
mais dans quel tems ? huit mois après qu'il leur a été
connu à St.-Domingue. Ils obéissent : mais lorsqu'ils
savent que Dufay 2 toi et 2 faction que vous servez,
avez abattu autour de vous, tout ce qui pouvoit s6lever contr'eux ; lorsqu'ils savent que vous 2 leurs
apologistes ct leurs ccmplices, avez été accueillis avec
enthousiasme dans la convention nationale, SOuS les
auspices de Danton et Robespierre; aux Cordéliers età
? huit mois après qu'il leur a été
connu à St.-Domingue. Ils obéissent : mais lorsqu'ils
savent que Dufay 2 toi et 2 faction que vous servez,
avez abattu autour de vous, tout ce qui pouvoit s6lever contr'eux ; lorsqu'ils savent que vous 2 leurs
apologistes ct leurs ccmplices, avez été accueillis avec
enthousiasme dans la convention nationale, SOuS les
auspices de Danton et Robespierre; aux Cordéliers età --- Page 25 ---
(x1) ainsi dire, honoré du
la Commune, qui vous a , pour des Hébert des Chaumet.
triomphe, sous les auspices Duni viennent : dans q..el
Thonm-kiket.Cnmce, ? Ils viennent à leurs frais, sur un
tems et comment
des tems
atl risque de
frêle bâtiment et dans
o.ageux,
de
mille fois ; ils viennent librement et au nom
périr leurs compatriotes, sejoindre à nous, pour se présenter
avec nous àl la barre de la convention nationale, lui
fidélité lui demander protection et secours conre
jurer
ils viennent enfin lui dénoncer Genet,
FAngleterre; Polverel, Sonthonax comme les agens de cette puissance ennemie.
de Sonthonax et Polverel à un déSila soumission
eret, et dansain tems oùt toutes les considérations lobéis- possibles, même leurintérêt, leur commandoient les ait
sance, a inspiré assez de confiance, pour qu'on Thomaslaissé en liberté; comment se fait-il que
Millet, Clausson, Duni, qui n'avoient pas contr'eux
d'acte d'accusation, qui au contraire venoient sponta- de
nément comme accusateurs, 9 avec preuve à Tappui
leur accusation, ayent été jettés dans diférentes
prisons ?
Sonthonax et Polverel ont-ils été entendus
Pourquoi dès leur arrivée à Paris Pourquoi
au' comité,
Clausson, Duni, ne Pont -i ils pas
Thomas- Millet,
été
a-t-on laissé Sonthonax et Polverel avec
Pourquoi
Pourquoi s'est-on saisi de ceux de
leurs paphers
Duni?.. :
Thomas-Millet, falloit Clausson, laisserà Sonthonax et, Polverel
On a dit qu'il
assez de latitude, assez de libérté pour qu'ils pussent
Rien n'est plus
Mais leurs aceusase justifier.
Clausson, juste, Duni, ;ne devroientteurs Thomas-Millet, des mêmes avantages? Pourquoi donc les
ils pas jouir
Pourquoi s'est-on saisi
tient-on au fond des prisons?
on
les leur resde Jeurs papiers? Pourquoi ne veut
pas
tituer ? Pourquoi n'a-t-on pas voulu, pouquoi ne
yeut-on pas les entendre :
B 2
de latitude, assez de libérté pour qu'ils pussent
Rien n'est plus
Mais leurs aceusase justifier.
Clausson, juste, Duni, ;ne devroientteurs Thomas-Millet, des mêmes avantages? Pourquoi donc les
ils pas jouir
Pourquoi s'est-on saisi
tient-on au fond des prisons?
on
les leur resde Jeurs papiers? Pourquoi ne veut
pas
tituer ? Pourquoi n'a-t-on pas voulu, pouquoi ne
yeut-on pas les entendre :
B 2 --- Page 26 ---
( 22 )
Ona dit que les explications que Sonthonax et Polverei avoient donnés au comité, indiquoient qu'ils auroient pu avoir été calomniés. Mais Si une explication
a pu détruire à leur égurd une opinion assise sur des
faits, sur des actes émanés d'eux même
n'a-t-on pas eu une explication pareille avec 2 pourquoi ThomasMillet, Clausson, Duni, qu'on les considère comme
accusateurs Olt comme accusés 2 pourquoi n'a-t-cn
jarais voulu avoir avec nous cette explication si utile
à Sonthonax et Polverel? craindroit-on de nous trouver innocens P Pourquoi refuse-t-on l'examen de nos
archives et des picces apportées par Thomas-Millet,
Ciausson, Dunifcraindroit-on d'y trouverdes preuves
trop positives contre Sonthonax et Polverel ?
Mais supposons qu'on nous présume coupables:
Quels sont les délits qu'on nous impute P à ThomasMillet, Clausson, S Duni : ancun. A nous : deux lettres
queSonthonax et Duffay ont fabriquées; et qui, fussentelles de nous 2 ne pourroient nous faire considérer
comme des hommes, qui en juiller 1792, aimoient :
constiturion de 1792. Mais fussions-nous accusés (ce
qu'on a bien soin de nous laisser ignorer) des plus
grands forfaits sly en a-t-il de comparables à ceux
dont nous oirons la preuve contre Sonthonax et Polverel2-ny ent-il entre ces hommes de sang et nous 2
d'autre différence que Ycur opulence criminelle et notre
misère protonde, fussions - nous comme eux décrétés
d'accusation; pourquoi nous tient-on dans différentes
prisons pendant qu'ils sont libres P Pourquoi leur laisse
t-on leurs papiers, pendant qu'on se saisit des nôtres,
ou qu'on les tient sous les scellés 2 ce qui revient atl
meme.
Ciroyen Belley voilà de la legique, de la
de la justice. QUE PENSE-TU DE TOUT CELA. raison,
Cette logique est l'express uordel linnocence, et du sentiment profond, que fait Daitre l'injustice, Cette logique
est celle de deux mille colons détenus comme nous.
Pourquoi ? parce que Sonthonax, le Sonthonax, qui
qu'on se saisit des nôtres,
ou qu'on les tient sous les scellés 2 ce qui revient atl
meme.
Ciroyen Belley voilà de la legique, de la
de la justice. QUE PENSE-TU DE TOUT CELA. raison,
Cette logique est l'express uordel linnocence, et du sentiment profond, que fait Daitre l'injustice, Cette logique
est celle de deux mille colons détenus comme nous.
Pourquoi ? parce que Sonthonax, le Sonthonax, qui --- Page 27 ---
(23) )
rédigeoit pour Brissot des adresses royalistes, a fabriqué
deux lettres qui, fussent - elle de nous, ne seroient
que l'expression du respect
nous avions en juillet
la constitution e juillet 1792. Eh voilà
1792, pour
comme on veut rattacher les Colonies à la République!
que feroient de plus les-agens de Pitt Si jamais
nous pouvons être entendus contradictoirement avec
Sonthonax et Polverel, la convention : nationale sera
bien étonnée d'avoir été sir long-tems et sia audacieuseCe n'est
ment trompe e QU'EN PENSE-TU BELLEY?
pas que VOS amis ne fassent ce qu'ils pourront pour
en écarter lépoque!
f
Aureste, quipeut ignorer
Si nos archives, attesque les fameuses archives tent nos crimes, pourquoi
dont-ils parlent, ne soyent n'en demandes-tu pasfexaZLTZ ramassis de calomnies, de men? généreux Belley, 2 tu
dénonsiations mandiées à crains peut-être que le déleurs partisans,décrits scan- veloppement de notre cridaleux et impesteurs 2 une minaiité, 2 ne cumuie sur
compilation enfin d'actes ab- nous de fach uX événesurdes, quils prétendentjus- mens P I Dans ces artificatifs. Ils émanent tout chives, sont écrits, en
des assemblées coloniales ou traits de sang, les forfaits
des corps populaires de leur de la faction que tu sers.
création , et loin de porter Toi ettcs pareils lesavezsi
la lumière et la conviction, bien, que depuis six mois,
sur les causes des maux de nous n'avons pa en obieSaint-Domingue, iis prou- nir Pexamen.
vent au contraire la vaste
Vous le savez si bien,
complicité que les assemblées que pour les spolier, sans
coloniales avoient dans ce. doute, vous avez, le 17
pays de corruption parmi iies thermidor, fait incarcérer
corps administratifs dc leur lecolonqui en étoit déposicréation qui,tous comme elics, taire et que vous n'aviez
respirertt le crime, Pinsubor- pu corrompre.
dination à la mère-patrie, 1 a
ses déligués, et sur-tout l:
haine profonde de la liberté
et de Deg-tri
sans
coloniales avoient dans ce. doute, vous avez, le 17
pays de corruption parmi iies thermidor, fait incarcérer
corps administratifs dc leur lecolonqui en étoit déposicréation qui,tous comme elics, taire et que vous n'aviez
respirertt le crime, Pinsubor- pu corrompre.
dination à la mère-patrie, 1 a
ses déligués, et sur-tout l:
haine profonde de la liberté
et de Deg-tri --- Page 28 ---
(24)
On doit observer qu'il est
Nous sommes Ies vrais
exirordtuaire que Page et commissaires de S.Dominson collegue, qui n'avoient gue: nous. l'avons authenplus deposvairspuisyue l'as- tiquement prouvé ; mais
sembtéc, donz ils étoient les avons-nous besoin d'un caegens, étoit e:le-même des- ractère politique pour détituie, se soyent érigés en nonereliconvastionnaitodinonciateurs all nom dune nalelesassassins de nos frèe-lonie, de laquelle ils ne res; lesincendiaires de notre
tenoient aucune délégation, PayslesAéanxdestructeurs
et ayent uudacieusement as- du commerce, dela marine,
sure des tuurs contre des in- des manufactures françaidevidus, dont ils ne pou- ses? Le simple
voient pis apprécier Ja con- témoin passif de citoyen, tels forduite; Puge et Brulley étoient faits, n'en partage-t-il
en France avunt le depart de la criminalité, s'il ne Re:
Sonthonax et Polverel pour dénonce Ehquoi! vouS. Uomingue: comment ont- drois-tu chercher ton imils pu assurer d'une manière punité dans le deni de
positive ce qui s'est pussé a notre caractère politique?
deux mille lieues de leurs perSans doute nous n'avons
sonnes : d'aillears ces hom- pas été matériellement témes ne fierent jamais entou- moins de vOs crimes, nous
Tés à Paris que par des in- ne vousavonspas vu égordividus dans leurs sens ; ils ger nos frères NOUS LES
avoieuigrandsoits dans tous AURIONS VENGÉS. Mais VOles points de la Ripu-lique, trearrêtde mort estdansnos
de faireopprimer et incarcérer propres actes; il y est écrit
à leur arrivée de la Colonie, en traits de sang.
CENLE qu'ils suvouenin'dnepas
dévoués à la faction qu'ils
ser:oient,
Oui, nous étions en France lorsque Sonthonax et
Polverel sont partis pour S. Domingue; nous ne les
cennoissions pas : mais présumant bien de gens qui
avoient figuré dans les jacobins, nous consignâmes
l'expression de notre espérance dans nos ouvrages
polémiques. L'arrivée en France de Blanchelande,
Colonie, en traits de sang.
CENLE qu'ils suvouenin'dnepas
dévoués à la faction qu'ils
ser:oient,
Oui, nous étions en France lorsque Sonthonax et
Polverel sont partis pour S. Domingue; nous ne les
cennoissions pas : mais présumant bien de gens qui
avoient figuré dans les jacobins, nous consignâmes
l'expression de notre espérance dans nos ouvrages
polémiques. L'arrivée en France de Blanchelande, --- Page 29 ---
(25),
nous fit croire à leur patriotisme, Nous consignâmes notre opinion dans nos écrits. Quand leurs,
crimes nous furent connus, nous les dénoncâmes à
Notre dénonla convention et à l'opinion publique.
ciation fut toujours motivée. Pourquoi la faction que
t-elle
l'examen de nos archives
tu sers empêche
que Pinfidélité de nos citations.
ne constate la fidélité ou
des
Il est vrai qu'à Paris nous n'avons vu que
gens
des patriotes.
Ouno.re
Qu'on
dans
sens, c'est-à-dire,
on
vre nos archives; qu'on lise nos procès-verbaux;
y verra le rapport fidelle de notre conduite journalière.
Si nous avons demandé Vincarcération, et si nous
avons fait arrêter un seul individu, autre que Blanchelande, Roume Langluis, Saint-Leger Pirlandois;
Raimond et Leborgne, nous te sommons de le nommer: Si tu ne le fais tu, es a un imposteur.
Des hommes aussi coupaSonthonax et Polverel
bles que Sonthonax et Pol- ont spolié 'au moins deux
verel, qui sans doute, 2 ne cent millions. Ils sont VCpouvoient pas se lauter de nis:sais-tu pourquoi? parceller leurs crimes, piisque ce qu'ils avoient completé
toute la France indignée ap- la ruine de S.Domingue. *
pelloit la vengearce natio- et réalisé la prophétie de
nale sur leur téte; ces hom- Robespierre à Passemblée
mes, dts-je, grià deux mille constituante.. PÉRISSENT
lieues de la France, avoient LES COLONIES, etc. w2
deux cents millions dispoIiss sont venus,parce que
nibles, et Ls liberté de choisir toi, Mils, et Dufay, leur
aviez annoncé, que nous
L72 azile la sottise partout de PUnivers, venir dans étions abattus et en, priont eu
sistême de
lesein de la convention; d'o- son ; qu'un
béir all décret d'accusation terreur avoit écarté ceux
lancé contre-eux.
Iis des Colons patriotes, que
docilementleur téte vous n'aviez pu corromapportent
de la loi.
que notre tête et la
sous le glaive
pre;
lnutgroscpiteyombgsient
sans qu'il nous fut permis de nous faire entendre.
L'infamie attachée aux traitres les auroit suivin
istême de
lesein de la convention; d'o- son ; qu'un
béir all décret d'accusation terreur avoit écarté ceux
lancé contre-eux.
Iis des Colons patriotes, que
docilementleur téte vous n'aviez pu corromapportent
de la loi.
que notre tête et la
sous le glaive
pre;
lnutgroscpiteyombgsient
sans qu'il nous fut permis de nous faire entendre.
L'infamie attachée aux traitres les auroit suivin --- Page 30 ---
(26)
tout ailleurs qu'au milieu de leurs
donc venus en France
complices. Ils sont
victorieuse
parce qu'ils croyoient ta faction
la
et toute puissante: ils sont venus recevoir
palme, que les Hébert, que les
vous
décernèrent avectant d'appareil, à toi, Chaumette, Mils
Iis sont venus parce qu'ils croyoient
et Dufay: à
tête du gouvernement. Voudrois-tu Robespierre la
tu leur a laissé
nous persuader que
ignorer ton triomphe P
nous persuader que tu n'as pas influé sur Voudrois-tu le choix du
commissaire, chargéd'exécuter le décret à leur
Sonthonax invoque le témoignage de cet
égard?
roit-il infidelle ct criminel comme lni? En agent; setoyens,
effer, cidéfendu 2 seroit-il possible que Robespierre qui avoit
à Fouquier-Thinville de mettre en
Raimond et Leborgne, ces complices de jugement
et Polverel ; Robespierre, qui s'attachoit Sonthonax à
par-tout des hommes dévoués entièrement à ses placer inrérêts, eût négligé de choisir pour une mission aussi
importante à Leborgne, Raimond et lui, un homme
capable de les servir.
11 ESt vrai quils demanOui, certes, ils demandentdétre enrendes(Sonthe- dent à être
nax et Polverel), puisque l'ont même déja entendus; été
iis
depuis si long-remps leurs bien favorablement, seuls,
accusateurs les déchirent er qu'ils sont libres et puisLour absenice.
:
si, 2
enfin, ils feignent de contradictoire ils
sentirà unediscussion con-
;
se préparent d'avance le choix de leurs
contradicteurs : mais c'est une discussion
nous
générale que
demandons; une discussion solemnelle et publique, qui puisse démasquer les grands
onta autant d'intérêt quie Sonthonax et Polverel coupables qui
à laisser étouffer cette grande affaire dans la même,
des comités.
poussière
4 Nous admctions pour contradicteurs
>> Sonthonax, à la convention nationale; légitimes, dit
>> qiei On:t été tenoin des évènemens d S. tous ceulx
>> dans celte lucte gloricuse
Domingue;
pour mous, ct fitrissante pour
publique, qui puisse démasquer les grands
onta autant d'intérêt quie Sonthonax et Polverel coupables qui
à laisser étouffer cette grande affaire dans la même,
des comités.
poussière
4 Nous admctions pour contradicteurs
>> Sonthonax, à la convention nationale; légitimes, dit
>> qiei On:t été tenoin des évènemens d S. tous ceulx
>> dans celte lucte gloricuse
Domingue;
pour mous, ct fitrissante pour --- Page 31 ---
(27) lutte de la vérité el de la li-
>> nos ennemis; dans cette
nous J
>> berté contre le mensonge et Lesclavage, combatire les appel- droiis
>> lons tous les colons qui oseront
>> des hommes. >>
contradicteurs légitimes, tous ceux
Nous admettons pour
Quel est ce langage
qui ont été témoin des évènemens! croit-il être encore
audacieux et despotique? Sonthonax la dictature sur un peupie
à S. Domingue, exerçant arbitrairement de Fautorité
d'esclaves ? dispose-t-il
Sonthonax;
dui gouvernement de France P Inutilement, s'élèveront
tu portes le défi à ceux des Colons qui
avide
contre les droits de Thomme. Toiseul, monstre Est-ce bien toi
de sang ct d'or; toi seul les as violés. décembre 1792,
qui ose les invoquer! toi qui, le 4
disois et écrivois à S. Domingue. (4 L'ESCLAYAGE
ET SI
>> EST NÉCESSAIRE A SAINT-DONINGUE:
NATIONALE ÉGAREE 9
I >> JAMAIS LASSEMBLÈE
A L'ESCLAPAGE
>> PORTAIT UNE LOI CONTRAIRE DESI COLONS,
AUX DROITS
> ET ATTENTATOIRE
DE TOUTES NOS
>> NOUS NOUS Y OPPOSERIONS
LE SERMENT
>> FORCES ; NOUS EN FAISONS
>> SOLEMNEL. >>
les
Diras-tu que tu tenois ce langage pour préparer
évènemens et le règne de la liberté? mais le président
de P'assemblée coloniale ne t'a-t-il pas dit, au nom de
la colonie entière : 44 ON DIT QUE VOUS AVEZ LA
NOS ESCLAVES: ; SI CELA
> MISSION D'AFFRANCHIR EXPLIQUEZ - VOUS, VOUS
>> EST VRAI 2 PARLEZ 2
NOUS NOUS SOUMET-
>> POUVEZ ÉTRE ASSURÉ QUE
les droit-
>> TRONS SANS RÉSISTANCE. > Tu invoques
de Phomme? qu'ont-ils de commun avec tes forfaits,
si ce n'est la preuve que tu les foulas aux pieds.
N'est-ce pas en invoquant les droits du peuple, que le
Robespierre marchoit à la tyrannie,par la terreur,
Vignorance, la misère et la mort?.
sang, Tun'admettras, dis-tu, que ceux qui ont été témoins
des évènemens à S. Domingue, tu trembies déjà de te
voirdevantnos coilègues etnous. Tu: saisque nous a vons
commun avec tes forfaits,
si ce n'est la preuve que tu les foulas aux pieds.
N'est-ce pas en invoquant les droits du peuple, que le
Robespierre marchoit à la tyrannie,par la terreur,
Vignorance, la misère et la mort?.
sang, Tun'admettras, dis-tu, que ceux qui ont été témoins
des évènemens à S. Domingue, tu trembies déjà de te
voirdevantnos coilègues etnous. Tu: saisque nous a vons --- Page 32 ---
(a8)
cumulé contre toi les preuves de tes forfaits : nous
n'en sommes pas les témoins; mais nous sommes les
mandataires, les défenseurs dél-gués de S.
nous
Domingue;
sommes citoyens, et c'en est assez pour avoir
le droit de f'accuser, comme nous avons la certitude
de te convaincre,
K Nous ne recusons, dis-tk, que ceux sur le
s desquels nous avons produit et nous produirons des compte
>> par écrit et émanées d'eux ménies, qui, anx termes preuves de
9 la loi, les rendent incapables d'étre reçus en temoignage. >
Q'uelle est donc cette loi P quels sont ces délits, qui
peuvent exclure des citoyens du droit de discuter et
fournir, contre les dévastateurs de leur pays, les renseignemens et les preuves dont ils sont dépositaires?
Penses-tu assassin de nos frères 2 pouvoir ici,
comme à 3 Domingue, interprêter ou faire des lois
suivant tes caprices et tes intérêts?
4 Nonsy appellons (à la discussion) jusqu'a ces
> tés du Cap, qui après avoir été em2 Amérique les dépor-
>> du royalisme et du fedéralisme, sont venus en prôneurs France
>> jouer le patriotisme SOILS les ordres de Robespierre; té-
>> moins habitués du défunt tribunal révolutionnaire, amis
>> et protégés connus de Dumas et de Fouquier Thinville,
>> ils leurs désignoiens les victimes et les conduisoient à Pe
> chafaud. Tu veux bien admettre jusqu'à ces déportés les infortunés sont tes victimes ; ils sont aussi les victimes de Robespierre! Ces déportés sont les
mêmes hommesqui fondèrent au Cap cette société de
laquelle tu parlois en ces termes, dans ta,lettre du 25
octobre 1792.à la convention nationale K Des rassemble-
> mens paisibles et sans armes se sont formès; Zn2 club s'est
s établi SOuS le nom des Amisde la Convention nationale :
>> Ony a hautement dinoncé- les anciens agens du pouvoir
> exéeutif( Blanchelande etc. ) comme les auteu:s de tous les
s m.iux de La Colonie. Ce club étois formé de citoyens réunis
>>. DES TROIS COULEURS: quelques-uns nous ayanttémoigné
> que ces clans de liberté pouvoient nuite dans ZT2 pays
>) Zesclavage, nousfimes invicer la société à se séparer, 2 et
Convention nationale :
>> Ony a hautement dinoncé- les anciens agens du pouvoir
> exéeutif( Blanchelande etc. ) comme les auteu:s de tous les
s m.iux de La Colonie. Ce club étois formé de citoyens réunis
>>. DES TROIS COULEURS: quelques-uns nous ayanttémoigné
> que ces clans de liberté pouvoient nuite dans ZT2 pays
>) Zesclavage, nousfimes invicer la société à se séparer, 2 et --- Page 33 ---
(29) )
deux minutes après que notre veen
% à cesser ses séances ; délibérans étoit dissipée, TANT
> fut connu, la foule des
RESPECT POUR LES OR-
> LES PATRIOTES ONT DE
>> GANES DELA LOI. >>
c'est en te rapprochant
C'est par tes propres actes,
à Péde toi-même, 2 que les déportés te conduiront rendu
chafaud. Leur déportation seuleest un hommage
nous démontrerons que
à leur
puisque en fuite que pour livrer
tu ne les a
ou mis
Irasene
la colonie aux Anglais.
les amis de RobesCes déportés ne furent victimes jamais : ils ne sont libres.
pierre ; mais toujours ses
que depuis que le traître à péri.
habitués da
Ces déportés n'ont pas été les témoins
dans
défiunt tribunal : ilsn'y ont paru que pour déposer de Brissot :
l'affaire de Blanchelande 2 de Barnave, dans la lutte
de ce Brissot, dont tu fus le complice valets 2 des rois et
qui s'éleva aux jacobins entre les
au tribunal
les amis de la liberté : de ce Brissot, qui, donné des insrévolutionnaire 2 n'a pas nié f'avoir
dans le détructions. , qui, sans doute, t'ont dirigé
chirement des colonies.
tu arrivas à SaintEn effet,"en septembre 1792,
bien dirigés,
Domingue avec hnit mille hommes, qui de toutes lés coauroient alors suffi à la pacification Blanchelande et
lonies. Les patriotes te dénoncèrent
ses complices : Blanchelande fut déporté.
étoient
Alors toutes les villes de Saint-Domingue de citoyens
intactes, commerçantes, richés set peuplées
du territoire étoient
industrieux. Les quatre cinquièmes
national
dans'le meilleur éat de culture. Le pavillon
flottoit
si ce n'est dans quelques cantons
partout les 2 révoltés, qui, comme tu, le dis
qu'occupoient
les patriotes, et ne respectoi-même, 9 égorgeoient
toient que la cocarde blanche.
à
Alors, au corps de trotipes qui se trouvoient
Saint-Domingue, et dont Blanchelande avoit toujours
dirigé les mouvemens contre les patriotes, tu ajoutois
quatre cinquièmes
national
dans'le meilleur éat de culture. Le pavillon
flottoit
si ce n'est dans quelques cantons
partout les 2 révoltés, qui, comme tu, le dis
qu'occupoient
les patriotes, et ne respectoi-même, 9 égorgeoient
toient que la cocarde blanche.
à
Alors, au corps de trotipes qui se trouvoient
Saint-Domingue, et dont Blanchelande avoit toujours
dirigé les mouvemens contre les patriotes, tu ajoutois --- Page 34 ---
(30)
les huit mille hommes venus de France avec toi; les
hommes de couleur qui, égarés, avoient, dis-tu avec vérité, 2 servis jusqu'a lors, la contre-révolution. Tuy
ajoutois enfin, cette masse imposante de patriotes
qui comme tu le disois toi-même le 25 octobre
avoient tant de respect pour les organes de la loi. 1792,
Qu'as tu fait ; qu'avez vous fait avec tous ces
grands moyens?
Ainsi que Blanchelande, vous avez morcellé-Tarmée, pour la faire égorger en détail par les révoltés,
rangés autour du drapeau blanc semé de fleurs de
lys teintes du sang, des blanc ; ainsi que Blanchelande, vous l'avez jettée dans des postes insalubres
et contagieux.
Mais vous avez gardé près de vous VOS fidèles
dragons D'ORLÉANS.
Ainsi que Blanchelande, vous avez gardé
de
vous
près
ces nègres 2 ces mulâtres dont vous disiez LA
>> MAJORITÉ DES CITOYENS DE COULEUR EST PEU
5> INSTRUITE; ILS ÉPOUSOIENT AVEUGLÉMENT ET SANS
>> LE SAVOIR LES INTÉRÉTS DES ENNEMIS DE LA
>> FRANCE. PARTOUT OULEUR CAUSE TRIOMPHOITLE
>> ROYALISME ÉTOIT RESTAURÉ, LE GOUVERNEMENT
POPULAIRE DÉTRUIT. > Vous connoissiez. jusqu'oi pouvoit aller l'asservissement de ces Séides 2 et vous
calculiez déjà combien ils pourroient servir vos intérêts.
En effet, après avoir anéanti P'armée.et ceux des patriotes, qui en suivoient les opérations; après avoir
déporté les patriotes clair voyans qui auroient déjoué vos projets, qu'avez vous fait?
Vous vous êtes entourés de VOS dragons D'ORLÉANS; des scélérats que vous avez signalés dans
l'armée. et dans la société; vous vous êtes entourés de
ces hommes de couleur dont vous avicz si bicn mesuré l'intelligence ct Ja moralité. Comme des brigands
vous avez volé 2 pillé, dévasté Stint-Domingue,
Ccmme le tigre vous avez marqué tous vOs
par
le carnage et la mort. Vous avez, enfin, placé pas le
Vous vous êtes entourés de VOS dragons D'ORLÉANS; des scélérats que vous avez signalés dans
l'armée. et dans la société; vous vous êtes entourés de
ces hommes de couleur dont vous avicz si bicn mesuré l'intelligence ct Ja moralité. Comme des brigands
vous avez volé 2 pillé, dévasté Stint-Domingue,
Ccmme le tigre vous avez marqué tous vOs
par
le carnage et la mort. Vous avez, enfin, placé pas le --- Page 35 ---
(31),
Môle et Jérémie entre vOs satellites, couverts encore
des
de Jacinel, du Port-au-Prince,
du sang
patriotes
leur offroient prorection
du Cap, et les Anglais qui
leur a livré la
et secours. Un mulâtre votre complice lâchement planté
ville de Saint-Marc, après y_ avoir vous leur avez
lui-même le drapeau blanc. Et vous,
étiez dilivré.la capitalle de Sumt-Domingec.pivos et vous
tes-vous, à votre poste au Port-au-Prince;
cens
heures devant quatorze
n'avez tenu que quatre
feu de
heures , a
Anglais ! vous avez fait un
quatre
n'avez tué
homme à P'ennemi
et vous
qu'un
6 vous qui voulez sinCITOYENS REPRÉSENTANS, bonheur du peuple , * portez un oeil atcèrement le
vous avez toutentif sur l'affaire des colonies, que
et
laissée dans les mains de Vintrigue,
que
jours méconnoissez encore. Depuis deux ans que nous
vous
de vous, ncus n'avons cessé de fixer
sommes auprès
ces contrées : mais PAngleterre
votre attention sur
qui les a toujours tenues dans son détourner horizon politique, votre ata sçu par ses nombreux agens,
Pour le maltention et paralyser nos réclamations.
voulu les
heur de ces contrées, vous n'avez jamais laissâtes
étudier par vous-même. Long-tems vous
Le
exclusivemeut à Brissot le soin de vous tromper.
traître abatoit autour de lui quiconque.osoir y
il eut grand soin
J
ter un regard curieux ;
écarter la vérité. Fidele
brouiller cette question pour
la contre-révoagent de TAngleterre, il % organisa chargea Sonthonax son
lution, le boulversement ;
désastreux. Que faicomplice de ce développement
tour-à-tour
siez-vous citoygns : Vous applaudissiez disions. et aux
aux vérités terribles que nous vous
de
calomnies des Brissotins. Enfin Brissot disparut
horizon
Alors un systême d'inertie,
votre
politique. décrets renlus sur nos réclaque quinze ou vingt
Luissé aux ag ns de
mation:, n'ont pu changer,'a
Briss t le tems et les moyens de jetter yus.colonies sso.s le septre britannique.
citoygns : Vous applaudissiez disions. et aux
aux vérités terribles que nous vous
de
calomnies des Brissotins. Enfin Brissot disparut
horizon
Alors un systême d'inertie,
votre
politique. décrets renlus sur nos réclaque quinze ou vingt
Luissé aux ag ns de
mation:, n'ont pu changer,'a
Briss t le tems et les moyens de jetter yus.colonies sso.s le septre britannique. --- Page 36 ---
(32)
En effet 9 en même tems que les Brissot vous
faisoient déclarer la guerre à l'Angleterre et à PESSonthonax et Polverel déportoient de Saintpagne 3
Domingue les meilleurs patriotes.
Lorsque nous sollicitions des secours pour garantir
Saint-Domingue de l'invasion des Anglais ; Brissot,
Raymond vous discient que les hommes de couleur suffisoient à sa défense.
Lorsque les Anglais se b préparoient à l'invasion
de Saint-Domingue avec quatre vaisseaux de 50 et 60
canons, trois "frégates et trois corvettes; Sonthonax
et Polverel donnoient lordre de brûler et de repousser à coups de canons l'escadre de la République,
forte de quatre vaisseaux à deux et trois ponts , sept
frégates de la première force, six corvettes; des fortes
gabarres etc C'est encore alors qu'ils bruloient la
ville du Cap, et mettoient en futite dix mille patriotes.
Lorsque les patriotes réfugiés à l'Amérique du
Nord demandoient à retourner à Saint-Domingue
avec l'escadre 2 pour en empêcher l'invasion ; Genet,
Tami de Sonthonax et Polverel, envoyoit cette escadre se briser dans les mers du Nord, et retenoit
sur le territoire des E'ats-Unis, les Colons infortunés.
les
s'emparent de
Enfn 2 2 perdant que
Anglais
Polverel
Saint-Domingue; ; pendant que Sonthonax et
leur livrent Saint-Marc et le Port-au-Prince; Dufay
leur complice, vous dit impudemment < ne vous in-
>> quiétét pas de Saint-Domingue 9 puisque Sonthonax
> et Polverel ont créë quaire cens mille républicains
>> qui- périront tous s'il lefaut pour conserver cette colonie
> a lu République. Pitt est molt, vous disoit Danton,
LAugleterre va perdre ses colonies el son commerce.
Vous Pavez cru, citoyens représertans e - hé bien;
Dufay, Danton vous trompoient . . . à l'avenir ne
croyez plus sur parole : le vertueux, Vincorraptible
Robespierre, ne vous a-t-il pas trompé comme eux
nous vous -demandions des secours pour Saint-Domingue. Danton et Dufay vous disoient qu'il suiffisoit
publique. Pitt est molt, vous disoit Danton,
LAugleterre va perdre ses colonies el son commerce.
Vous Pavez cru, citoyens représertans e - hé bien;
Dufay, Danton vous trompoient . . . à l'avenir ne
croyez plus sur parole : le vertueux, Vincorraptible
Robespierre, ne vous a-t-il pas trompé comme eux
nous vous -demandions des secours pour Saint-Domingue. Danton et Dufay vous disoient qu'il suiffisoit --- Page 37 ---
(33)
des quatre cents mille républicains armés par Sonthonax et
Polverel el de quelques guillotines. Eh bien ! citoyens,
ces quatre cents mille républicains, 7 sont tombés aux pieds
de quatorze cents esclaves de Pirt ! Sonthonax et Polverel, à leurs têtes, ort amené devant eux le pavillon national au Port-au-Princs ! un seul esclave de
Pitt a péri. Sonthonax et Polverel ont, sans accident,
traversé l'escadre ennemie; et Sonthonax et Polverel
ne seroient pas les agens de T'Angleterre !. ...
Si les comités eussent fait le rapport que tant de
.fois vous leur avez demandé; si les patriotes refugiés
à l'Amérique du Nord n'avoient été chassés de SaintDomingue et empêchés par Genet d'y retourner, 2 vous
auriez encore voS Colonies. Vous ne le croirez pas, 2
sans doute, citoyens,, puisque Barrère au nom du COmité de salut public, insultant, à la verité, à sa conscience, à la justice, à T'humanité, à la politique, vous
a présenté, au mépris de l'article Irendu décret du 21
juin 1793, ces Colons comme des émigrés ennemis de
la République.
Comment ces Colons ont-ils pu mériter cet outrage?
seroit-ce pour avoir échappé aux poignards de Sonthonax et Polverel ? pour n'avoir pas été écrasés sous
les toits deleurs maisons embrâsées par Sonthonax et
Polverel? seroit-ce pour avoir laissé leurs richesses, le
fruit de leur industrie dans les mains de Sonthonax et
Polverel? seroit-ce pour avoir cherché un asiie autour
du pavillon national sur lescadre et le convoi, pendant
que Sonthonax et Polverel faisoient incendier la ville
parles brigands royalistes ? seroit-ce pour s'être refugiés à huit cents lieues chez un peuple ami, pendant
que les possessions Anglaises et Espagnoles étoient à
côté d'eux ? seroit-çe pour s'être réunis en assemblées,
y, avoir lu et accepté avec anthousiasme la constitution
républicaine ? seroit-ce pour avoir envoyé des commissaires se.joindre à nous afin de vous jurer filélité,
dénoncer les manceuvres de Genet, de Polverel, de
Sonthonax pour livrer les colonies aux Anglais; vous
lieues chez un peuple ami, pendant
que les possessions Anglaises et Espagnoles étoient à
côté d'eux ? seroit-çe pour s'être réunis en assemblées,
y, avoir lu et accepté avec anthousiasme la constitution
républicaine ? seroit-ce pour avoir envoyé des commissaires se.joindre à nous afin de vous jurer filélité,
dénoncer les manceuvres de Genet, de Polverel, de
Sonthonax pour livrer les colonies aux Anglais; vous --- Page 38 ---
(34),
demander secours et protection contre ces mêmes
Anglais, qui maîtres aujourd'hni de VOS Colonies,
sollicitent, prient ces mêmes colons, qu'on vous dit
émigrés, de retourner dans leurs foyers ? les Anglais
tiennent dans leurs intérêts les colons aristocrates, et
pour s'attacher les colons patriotes ils employent un
double moyen : la bienfaisance et la générosité dans
les Colonies, l'oppression et la persécution en France.
Voilà les Colons dont On incarcère les commissaires.
Voilà les colons que l'on persécute ! que feroient de
plus les agens de Pitt?
Citoyens représentans, nous avons de grandes vérités à vous faire connoître. Vous êtes audacieusement
trompés: on veut vous éloigner de cette grande question, que vous approfondirez sans peine, si vous ordonnez une discussion contradictoire, A JOUR FIXE,
en présence d'une commission adhoc, et publique autant qu'il sera possible. Tenez ferme citoyens
une discussion contradictoire,ou vous n'aurez qu'erreur
et mensonge. Une discussion contradictoire à jour fixe,
oh vous ne l'aurez jamais. Cette discussion fera, nonseulement connoître le passé, mais servira essentiellement pour l'avenir.
Luxembourg, le II fructidor , l'an 2 de la République.
Les commissaires de St.-Domingae, députis pràs la convention nationale.
PAGE, BRULLEY,
LEGRAND,
Secrétaire garde des archives de la commission.
Def'amprimerie de LAURENS aini, rue d'Argenteuil, No, A11.
oire à jour fixe,
oh vous ne l'aurez jamais. Cette discussion fera, nonseulement connoître le passé, mais servira essentiellement pour l'avenir.
Luxembourg, le II fructidor , l'an 2 de la République.
Les commissaires de St.-Domingae, députis pràs la convention nationale.
PAGE, BRULLEY,
LEGRAND,
Secrétaire garde des archives de la commission.
Def'amprimerie de LAURENS aini, rue d'Argenteuil, No, A11. --- Page 39 ---
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Des hommes quiy par une certaine populaité
avoir acquis le droit de vous tromper impucroyent
à aul fond des Prisons pour
nément,; nous compriment ce moment leurs maétouffer-la vérité; et jusqu'à
noetvres n'ont pas été inutiles!
même
Lorsque la tyrannie de Robespierre pesoit l'arrêt
nous attendions avec sérénité
sur vos tères,
Eh!
demort qui devoit terminer une longne détention.
bien, cet arrêt nouslinvoquons, aujourd'hui, puisque
flétris
ne peuvent
nos
coeurs"
par'une longueinjustice,
memes'otivrir a l'espérance. e
La postérité fidelles
saura que'les commissaires députés des colons
ont regardé la mort comme un biena la" Republique, Convention nationale de France. Elle saufait de la
ceux
ra' qu'ils Tauront iavoquée inutilemeat de 2 parce fixer que vos red'entre vous, qui vous ont empêché aussi
ncus
"gards sur nous, sauront bien empêcher revolutionaies que
'ne 'soyons mis en jugement : le tribunal
scélératr
n'étant plus Paveugle instrument de quelques
accrédités, ils redouteroient les vérités que nous y
ferions' entendre. Iis attendent sans doute, quelqu'unes cherche
de ces crises politiques dans lesquelles le crime
l'impunité par des crimes nouveaux. --- Page 40 --- --- Page 41 ---
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