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Azot
+3 stma, --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
A LA
CONVENTION NATIONALE.
De la maison d'arrét de Lazare , l'an deuxième
de la République une et indivisible.
RePntSENTANs,
Polverel et Sonthonax sont décrétés d'accusation depuis plus d'un an, et ils sont en liberté
dans Paris ! Accusé par Dufay , leur créature
et leur complice. , j'ai été arrêté au moment de
mon débarquement , et sans avoir été entendu :
j'ai été confondu avec les conspirateurs et les
traîtres !
Législateurs , ce n'est point ici le moment
d'examiner pourquoi Polverel et Sonthonax ne
se sont rendus au décret lancé contre eux que
huit mois après en avoir eu. connoissance. Il
n'est pas encore, tems de rechercher les motifs
qui ont déterminé ces deux dictateurs à convoquer de prétendues assemblées primaires dans
une ville qu'ils avoient détruite, (1) dont ils
(1)1 existe parmi mes papiers 7 déposés au comité de sureté
générale 3 un plan gravé du Cap incendié. On y verra que le
quartier de- T'arsenal, dout j'étois le maitre 2 est resté intact ;
tandis que le reste de la ville occupé par les
Polverel ct Sonthonax y avoieut fait entrer, est brigauds entière- que
ment bralé,
presque
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(2)
BPICA
avoient massacré ou dispersé les habitans ;
afin, de les remplacer par une T horde de brigands
qui depuis long-tems leurétoient dévoués, et qui
deveientalentreyerprisdevouquelameratures
et leurs agens. Ils étoient bien sûrs, les traîtres ,
desefaire écouter, en Ctalantdevantvous un luxe
de sentimens philantropiques qu'ils sont bien
éloignés de pratiquer. Peut-être on parviendra
à prouver que Polverel et Sonthonax n'ont osé
paraître.en France que STTT la certitude que leur
a donné Dufay, qu'ils pouvoient se montrer
sans crainte, parce que ses calomniesy en vous
aveuglant par les mots sacrés de liberté, égalité, avoient forcé la vérité à se taire.
Quoi qu'il en soit , citoyens , vous avez cru
de votre justice de suspendre le décret d'accusation contre Polverel et Sonthonax, parce qu'on
les a trouvés à leur poste , parce qu'an lieu de
fuir, ils sont venus se présenter à leurs juges.
Si cette justice lenr a été accordée, pourquoi
mela refuse-t-on ?J'ai fait bien plus qu'eux,
Persécuté à Saint - Domingue 3 perséculé aux
Etats-Unisy par Genet leur ami, leur complice,
n'ignorant pas que Dufay m'avoit précédé en
France pour m'accuser, , pour rejeter sur moi
les crimes abominables qui ont été commis all
Cap,jai tout sacrifié pour venir présenter ma
tête à mes juges. J'ai frété aux dépens de ma
justice lenr a été accordée, pourquoi
mela refuse-t-on ?J'ai fait bien plus qu'eux,
Persécuté à Saint - Domingue 3 perséculé aux
Etats-Unisy par Genet leur ami, leur complice,
n'ignorant pas que Dufay m'avoit précédé en
France pour m'accuser, , pour rejeter sur moi
les crimes abominables qui ont été commis all
Cap,jai tout sacrifié pour venir présenter ma
tête à mes juges. J'ai frété aux dépens de ma --- Page 7 ---
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fortune un bateau qui m'a conduit à Nantes:
yy ai embarqué ma femme, mes enfansi la citoyenne Cormeille, cette amie vertueuse qui
ne s'est attachée à moi que lorsqu'elle m'a vu
en proie au malheur: 61 en un mot a , j'ail placé tout
ce que j'ai de plus cher sur un frêle bâtiment
à ZL72 mat, dans la saison de l'équinoxe de mars,
bravant la tempêle et la mort, parce que l'honneur m'est plus cher que la vie.
Polverel et Sonthonaxn'en peuvent dire autant,
et cependant ilssont libres! Ils jonissent de tous
les moyens de défense , tandis que mes papiers, >
ce Précieux dépôt.qu'on ne devroit ôter à aucun
accusé, m'ont été enlevés. Comment veut-on
que je me défende, lorsque mes ennemis peuyent impunément verser à longs traits le poison
de la calomnie, et qu'on me prive 2 non-seulement de ma liberté,mais encore des papiers qui
doivent servir à ma justification ? Que devient
ce principe sacré, consigné dans la déclaration
des droits de Thomme,a art. IV2K Liz loi est la
> méme pour tous , soit qu'elle protège soit
> qu'elle puhisse: >Je vous le demande, législateurs, me traite-t-elle, en ce moment, comme
Polverel et Sonthonax, tout à la fois accusés et
accusateurs ? Devoit-on pousser la sévérité à
mon égard, jusqu'à priver de la liberté la citoyenne Cormeille, et mon épouse qui ne sont --- Page 8 ---
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même pas dénoncées, , et mes enfans âgés de 14,
13 et 9 ans Législateurs, un conspirateur
de neuf ans, , cela est-il croyable! .
Citoyens, le législateur doit être impassible
comme la loi : semblable à la justice, il doit avoir
son bandeau et sa balance. C'est à ce double titre
que je réclame,
s
19. La liberté de la citoyenne Cormeille, de
ma femme et de mes enfans détenus à Nantes
par ordre du rep présentant Garroz;
29.Lalevée des scellés de dessus mes papiers 3
déposés au comité de sûreté générale à l'époque
de mon arrivée à Paris, il y a plus de 5 mois;
3°, Que les scelléssoientlevés en ma présence;
4°. Qu'après avoir examiné mes papiers, ils
me soient rendus, afin que je puisse travailler à
ma justification ;
5°. Qu'on me donne, non la liberté (je ne la
réclame qu'aprèsla conviction demon innocence)
mais la faculté de communiquer avec les personnes qui penvent me faciliter mes moyens de
défense.
Ces demandes sont. conformes à la justice, , à
l'égalitédes droits, , bases sacrées de la république,
vous ne pouvez donc pas me les refuser.
GALBAUD, général de brigade,
ci-devant gowverneur de Suint-Domingue.
iller à
ma justification ;
5°. Qu'on me donne, non la liberté (je ne la
réclame qu'aprèsla conviction demon innocence)
mais la faculté de communiquer avec les personnes qui penvent me faciliter mes moyens de
défense.
Ces demandes sont. conformes à la justice, , à
l'égalitédes droits, , bases sacrées de la république,
vous ne pouvez donc pas me les refuser.
GALBAUD, général de brigade,
ci-devant gowverneur de Suint-Domingue. --- Page 9 ---
DEVELOPP E MENT
E S
CAUSES DES TROUBLES ET DÉSASTRES
DES COLONIES FRANÇAISES,
VM1O3
6 GANAE
R
ALA CONVENTION NATIONALE,
PAR les Commiffaires de Saint-Domingue,
fur la demande des comitcs de Marine
6 des Colonies, réunis, aprés en avoir
donne communication aix Colons refidens d Paris, & convoqucs, a cet effits
lerijuin 1793) Pan zdelaRepubique.
ITS P R E CAI M
>
Effenticls à connoitres
Lss mars dernier,àla fin d'une féance longue
& fatigante, il fut rendu,
la convention, un
décret relatif aux colonies. R décret, furpris a
A --- Page 10 --- --- Page 11 ---
Enas
028be
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