--- Page 1 ---
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--- Page 2 ---
Jfabir Curter Rroisr
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*
Metcalf Fund 4
*
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UREA BE -tz PlUer of Prima
Berei Ae wapides Brankanna
in.
ELADEY préiclicel -
Spart Fe lont - 30
--- Page 5 ---
QUEST'EDIZIONE APPARTIEXS
ALLA BIBLIOTECA PARTICOTARY
DI S. A. I.
EUGENIO NAPOLEONE
DI FRANCIA
VICE-RE DITALIA
ARCICANCELLIERE DI STATO
DELL'IMPERO FRANCESE
PRINCIPE DI VENEZIA
ECC. ECC. ECC. --- Page 6 ---
- --- Page 7 --- --- Page 8 ---
-
GANEnAL FERRAND
Hn mourue riclime de Tigranaude --- Page 9 ---
JOURNAL HISTORIQUE
DE LA
REVOLUTION
DE LA PARTIE DE
WGst De Saint-Dontingut,
COMMENCÉE LE 10 AOUT 1808,
AVEC, DES NOTES STATISTIQUES SUR
CETTE PARTIE.
PAR GILBERT GUILLERMIN,
Cbef d'cscadron attaché à PI Etat-major de l'armée de
Saint-Domingue.
Impunitas peccandi illecebra.
PHED.
A PHILADELPHIE: :
DE L'IMPRIMERIE DE P. M. LAFOURCADE,
Seconde rue nord, No. 100.
1810. --- Page 10 ---
DISTRICT OF
** * *
To
PENNSYLVANIA,
*
* BE IT
WIT :
*SEAL.* day of REMEMBERED, That on the
*
*
October, in the
twenty-sisth
* * Gilbert pendence ofthe United thirty-fourth States of year of the indein this office thetite of Guillermin, a
of the said America, district, A. D. 1809,
tor, in the words
book, to the right whereof he hath deposited
4 Journal following, wit:
claims as proprie-
< Domingne, Historique dela révolution de la
es ques sur la commencée partie de leio Aout, 1808; partie avec de l'Est de Saints attaché à
l'Est, par Gilbert
des notes statistiPEtat-major de l'armée de Guillermin, chef d'escadron
Sant-Domguee
Impunitas peccandi illecebra.
tuled, In conformity to the act ofthe
PHED.
can act for the
congress of the United
pies of Maps, Charts, encouragement and
of learning, by States, intisuch copies doringthetines Books, to the anthors and securing the Coentided an act
therein muentioned." And also proprietors of
Couragement of suplementary learning, by to an act, intitled 6 an act tothe act,
and Books, to the authors and securing the copies of for the entime therein nentioned," 99
proprietors of such Maps, Charts,
arts of designing, engraving, and extending the benefits copies thereof doring the
and etching historical and other to the
D. CALDWELL, prints.
Clerkofite district of tenntyicania.
Books, to the anthors and securing the Coentided an act
therein muentioned." And also proprietors of
Couragement of suplementary learning, by to an act, intitled 6 an act tothe act,
and Books, to the authors and securing the copies of for the entime therein nentioned," 99
proprietors of such Maps, Charts,
arts of designing, engraving, and extending the benefits copies thereof doring the
and etching historical and other to the
D. CALDWELL, prints.
Clerkofite district of tenntyicania. --- Page 11 ---
A son Exccllence Monseigneur LE COMTE DECRES,
Ministre de la Marine et des Colonies, Grand Cordon de la Légion d'Honneur, 8c. &c.
MONSEIGNEUR,
L'hommage d'unjournal oit se trouvent consignées les
preuves d'attachement, de fidélité, et de courage 7 que
la garnison de Santo-Domingo vient de donner à son immortel Monarque 2 doit étre accueilli favorablement par
un ministre qui a lui-même donné Pexemple de toutes ces
wertus. C'estsous ce rapport Monseigneur 7 que j'ose
prendre la liberté de vous dédier cet ouvrage.
Daignez agréer 9 Monseigneur, Phommage du profond respect avec lequel j'ai Phonneur d'étre,
de votre excellence,
le très-humble et
tres-obéissant servitcur,
GILBERT GUILLERMIN, --- Page 12 --- --- Page 13 ---
AVANT-PROPOS.
J'ai satisfait en écrivant à la principale obligation
d'un historien qui est de dire la vérits. Jen'ai comnu
d'autre considération que celle de mes devoirs, d'autre
influence que celle de Timpartialité. L'adulation qui
ne voit que des perfections, - et la haine qui n'apperçoit
que des défauts, pourront trouver de Tinexactitude
dansles caracteres quej'aitracé: maisjerépondral que
j'ai été le témom oculaire des faits 3 que j'ai connu
particulièrementles homies marquants dont j'ai parlé,
et que mes intentions sont pures.
Quant au style de T'ouvrage, jel l'abandonne à la critique sévère des puristes; Je me bornerais à observer
que ce journal est écrit par un militaire, au milieu du
tumulte des camps, qu'il est imprimé par des étrangers, et que ma tàche sera suffisamment remplic si je
parviens à jetter quelque intérétsur des faits qui honc.
rent la garnison de Santo-Domingn. --- Page 14 --- --- Page 15 ---
INTRODUCTION.
DEPUIS long-tems les habitans
de la partie de l'Est de Saint-Domingue avaient dans le coeur le
révolutionnaire qui les a
germe
sur les
conduit, progressivement,
bords de Pabime où ils se sont enfin précipités: il suffit, pour reconnaître son existence, de tracer le
tableau rapide de ces époques, où
les principes désorganisateurs, et
la tendance de tous les peuples àPesprit de révolte, exercèrent leur influence dangereuse sur Pinfortunée
colonie de Saint-Domingue.
Il était difficile que la contagion
du mal, en étendant ses ravages
dans la partie Française, ne répandit pas ses élémens destructeurs
chez un peuple voisin, dont la destinée venait d'être changée
leffet des crises
de
HERE
politiques
rope, mais qui conservait toujours
dansle coeur le souvenir de son ancien gouvernement, son attache-
peuples àPesprit de révolte, exercèrent leur influence dangereuse sur Pinfortunée
colonie de Saint-Domingue.
Il était difficile que la contagion
du mal, en étendant ses ravages
dans la partie Française, ne répandit pas ses élémens destructeurs
chez un peuple voisin, dont la destinée venait d'être changée
leffet des crises
de
HERE
politiques
rope, mais qui conservait toujours
dansle coeur le souvenir de son ancien gouvernement, son attache- --- Page 16 ---
ii'
habitudes et à des pré.
ment à ses
diamétralement opjugés religieux, idées libérales du tems et
posés aux
du nouveau
au systême régénérateur Si Pon consigouvernement (4).
dans le cadère encore le contraste
ractère national des deux peuples, homincertaine des
et la politique
appelèmes que les circonstances il sera facile
rent à les gouverner,
traces
d'appereevoir les premières
de la révolution du 10 Aoûit 1808, efles causes immédiates de son
et
frayante progression. de Bâle, en fixant le
Le traité habitans de la partie de
sort des
n'avait
l'Est de Saint-Domingue, de la cesdéterminé P'époque
pas
sion.
Louverture (a) que son
Toussaint
et ambigénie actif, entreprenant
tieux avait élevé au gouvernement
Française, en Pan 7 (26
de la partie
marchait à grands
Octobre 1798),
et conpas vers l'indépendance, long-tems la possesvoitait depuis
dont
sion de la partie Espagnole, essentila réunion était absolument --- Page 17 ---
iii
constitutionelle all nouveau plan
toute Pile.
nel qu'il avait conçu pour extraordinaire,
Mais cet homme
et
doué d'une sagacité pénétrante
dissimulation, 7 voud'une profonde insensiblement à Pexélait arriver
qu'il masquait
cution de ses projets,
tromhabilement sous Papparence
de sa fidélité et de son attachementâla peuse
France. Voulant couvrir toutes ses démarches du voile
sacré des formes et de son prétendu
Pautorité souvéraine,
respect pour
Pintervenil reclama, en 1800,
tion du Sieur Roume, 7 commissaire de
du pouvoir exécutif pour la prise
possession de la partie Espagnole,
conformément au traité de Bâlc.
On assure même qu'il lui arracha
violence l'acte officiel surlequel
par
d'employer les
il fonda la nécessité
de refus
moyens coércitifs en cas
Jode la part du gouverneur; 7 Don
achim Garcia. Ce gouverneur, auquel le Sieur Roume avait fait parvenir secrétement une protestation
contre l'acte précité, s'étaye d'unc
des articles du
fausse interprétation
,
conformément au traité de Bâlc.
On assure même qu'il lui arracha
violence l'acte officiel surlequel
par
d'employer les
il fonda la nécessité
de refus
moyens coércitifs en cas
Jode la part du gouverneur; 7 Don
achim Garcia. Ce gouverneur, auquel le Sieur Roume avait fait parvenir secrétement une protestation
contre l'acte précité, s'étaye d'unc
des articles du
fausse interprétation --- Page 18 ---
iv
de Bâle, ne veut pas considétraité soldats de Toussaint comme
rer les
Françaises, et refuse
des troupes d'accéder à une deexplicitement
insolite et prémande qui lui parait Louverture 2
maturée. Toussaint prétexte, se
qui ne désirait dans qu'un le commencemet en marche 1801, avec quatre
ment de Janvier arrive sous les murs
mille hommes;
le 26 Janvier,
de Santo-Domingo, d'autre résistance
sans rencontrer
troupes qui
que celle de quelques droite du Nissao.
occupaient la rive
de céder, apLe Président, de obligé la ville à Toussaint
porte les clefs
sur une
Louverture et les dépose
table.
lui dit
66 Monsieur le Président, Pair de les
( Toussaint, j'aurais avoir la bonté
66 prendre, veuillez
vous-méme
(6 de me les remettre ne suis point
66 entre les mains; ; je
en enne-
(6 venu à Santo-Domingo Phomme d'un
46 mi, mais comme ami et allié du vo4 gouvernement réclamer Pexécution
64 tre, pour solennel."
4 d'un traité --- Page 19 ---
V
Toussaint, parvenu à son but, se
hâte d'organiser toutes les branches
civile et milide Padministration
de ses fitaire, et, vii la pénurie
il
du Président,
nances, emprunte
Joachim Garcia 298,000 gourdes,
dans le trésor
qui se trouvaient
bien de roY: lui
al, et qu'on se garda
refuser. Les Espagnols, consternés par un ment Gouverne- de Tousordre de chose aussi inattendu qu'é- saint cause ;, du première méconà leur caractère national et tentement habitans, des
tranger
effrayés sur-tout,
â leurs habitudes,
des mesures que Toussaint se prode prendre, relativement aux
pose établissemens publics, tels que lentretien des grandes routes et la fondation de quelques villes dans les
principales rades de la partie de
les tems heureux
PEst, regrettent,
de Pindolence ct de la médiocrité. 2
considèrent leur nouvel état
et ne
une servitupolitique, 2 que comme, la loi du plus fort
de temporaire que
leur imposc.
Pendant que le gouvernement
dans
violent de Toussaint comprime
les cffets du déla partie Espagnole
B
ien des grandes routes et la fondation de quelques villes dans les
principales rades de la partie de
les tems heureux
PEst, regrettent,
de Pindolence ct de la médiocrité. 2
considèrent leur nouvel état
et ne
une servitupolitique, 2 que comme, la loi du plus fort
de temporaire que
leur imposc.
Pendant que le gouvernement
dans
violent de Toussaint comprime
les cffets du déla partie Espagnole
B --- Page 20 ---
vi
ct de la vengeance, sa polisespoir insidieuse prépare les esprits
tique
aux innovadans la partie Française
médite.
qu'elle
tions importantes maître absolu par un
Devenu enfin
du 29 Août
acte constitutionnel d'une assemblée re1801, émané réunie par la terreur,
présentative laisse à la France que le droit
il ne
son usurillusoire de sanctionner idéal du compation, et le privilége
nouveau
merce exclusif dans son
royaume.
commence la
ier germe
A cette époque autorité. Derévolutionnaire. décadence de son
cruel par caleul, il fait périr
venu
dont il redoute Pinflutous ceux
Moïse, son
ence ou Pambition,
meurt
général de division,
parent,
la plus mavictime de la politique
avec la
chiavélique, il parcourt,
de Péclair, tous les déparrapidité
Pimprestemens, laissant par-tout les traces de
sion de la terreur et
sa cruauté.
Sa rage redouble en apprenant
dc la France pour
lcs préparatifs escadre à Saint-Doenvoyer une --- Page 21 ---
vii
Dévoré d'inquiétude, il
mingue.
o il
se rend à Santo-Domingo,
arrivele 2 Janvier 1802. Il exige
de ses généraux un nouveau serde fidélité ct ordonne le dément
Espagnol FIXE,
part du régiment
qu'il fait massacrer par sa garde
d'honneur à la Crois-des-Botquets.
le 3 Fé.
Les Français paraissent
vrier 1802. Onv vit alors ce même
peuple qui, en 1808, se rend coupable d'une affreuse trahison, déles droits de
fendre avec énergie
leur nouveau Souverain et affronter
établir son
tous les dangers, 2 pour
autorité. Cent cinquante Espagnols, réunis à quelques Français,
forment le dessein hardi au milieu
d'une ville o Paul Louverture
commandait à la tête de dix-huit
cents nègres, de s'emparer des portes de la place, et de les livrer au
général Kerversau, qui se trouvait
à bord d'une frégate avec cing,
cents hommes de troupes. Ce proaudacieux s'exécute en partic
jet dans la nuit du 8 Février, mais les
à déFrançais ne peuvent parvenir
agnols, réunis à quelques Français,
forment le dessein hardi au milieu
d'une ville o Paul Louverture
commandait à la tête de dix-huit
cents nègres, de s'emparer des portes de la place, et de les livrer au
général Kerversau, qui se trouvait
à bord d'une frégate avec cing,
cents hommes de troupes. Ce proaudacieux s'exécute en partic
jet dans la nuit du 8 Février, mais les
à déFrançais ne peuvent parvenir --- Page 22 ---
viii
et les conjurés, après
barquer,
la
du fort Saintavoir égorgé garde
Gilles et celle de la porte princi- la
de fuir dans
pale sont obligés C'est dans cette occacampagne.
le
sion
que périt courageusement d'artillerie Melientenant-colonel renversé d'un coup de feu, au
ran,
oi il encourageait ses inmoment
trepides compagnons. succombe enfin dans sa
Toussaint
mais il laisse
lutte contre la France,
qu'il
dans le coeur des Espagnols, des maux
le souvenir
a opprimés, soufferts et une prévention
qu'ils ont
toute espèce de
défavorable contre
domination étrangère.
Cependantles événemens se presdélivrés du
sent, et les Espagnols,
de Toussaint, ne rencontrent
joug
de leur libérapas dans la conduite
qu'ils ont
teur, les consolations
droit d'en attendre.
militaire
Le général Kerversau, talens
aussi distingué par ses
que
lcs qualités du coeur 1 est appar
de la partie
pelé au commandemente délivrée dc la tyrande PEst, qu'ila --- Page 23 ---
ix
nie des nègres.
Mais sans force et
sans moyens pour soutenir la guerre
dans leMirebalais, il est forcé parles général F.iblesse Kerver dircirconstances d'en faire supporter le sau; causedumécon- seconde
poidsauxp penencetsinpropsicés tentement Espagnols. des
Ces nouvelles atteintes portées à la
tranquillité et à la fortune des habitans, n'étaient guère propres à leur
faire oublier les maux qu'ils avaient
soufferts sous Toussaint. Ils se résignent 2 néanmoins, dansl'espérance
que ces mesures violentes ne seront
pas de longue durée.
La nécessité
impérieuse où se trouve le général
Kerversau, à une époque où l'armée de Toussaint conserve encore
une attitude menaçante dans la
partie Française. 7 semble justifier à
leurs yeux les sacrifices qu'on exige
d'eux; mais ils sont révoltés des
partialités, des abus, et de la cupidité des hommes préposés, tant à
Penrôlement des réquisitionnaires,
qu'à la répartition des impôts ; ils
manifestent leur indignation.
Le général Kerversau, trompé
sans doute par les auteurs de ces
concussions, ne songe pas à arré-
Toussaint conserve encore
une attitude menaçante dans la
partie Française. 7 semble justifier à
leurs yeux les sacrifices qu'on exige
d'eux; mais ils sont révoltés des
partialités, des abus, et de la cupidité des hommes préposés, tant à
Penrôlement des réquisitionnaires,
qu'à la répartition des impôts ; ils
manifestent leur indignation.
Le général Kerversau, trompé
sans doute par les auteurs de ces
concussions, ne songe pas à arré- --- Page 24 ---
x.
ter les
vive de désordres, et sa faiblesse Facontentement nouveau les germes du méLes
ct de la révolte.
factieux saisissentle
oi la presque-totalité
moment
cSt
de la colonic
évacuéc, et méditent dans des
colloques séditieux, le
général des Français,
massacre
ensuite leur
pour déclarer
coupable
indépendance. Leur
projet allait recevoir son
exécution, si le général
prévenu de leur
Kerversau,
hâte de revenir à complot, ne se
le 6 Septembre Santo-Domingo,
mêmc o les
1803, au moment
Jacmel venaient troupes évacuées de
river. Les
heureusement d'armais ne se désunissent conjurés se séparent,
punité suit le crime,
pas ; Pimbles n'attendent
et les coupacasion pour
qu'une nouvelle OCLa contiance
éclater.
senénalferrand, etlsécurné du
C'est dans CCS
uernière cause ques
conjonctures critidela révolution
que Pévacnation
de F'Est. la partie de la partic Françaisc a
générale de
général Ferrand, lieu, et que lc
droit
réclamant son
Domingo d'anciennesé, vient à Santoprendre le
ment de la garnison, commanderenforcée par --- Page 25 ---
xi
cent hommes venus de Santiago
avec lui.
Les circonstances n'étaient pas
favorables aux esprits remuans et
inquiets. Le général Ferrand adopte un nouveau systême de gouvernement et force la reconnaissance des Espagnols, par des actes
de justice et de bienfaisance. Les
agitateurs dissimulent leur ressentiment, et les habitans accourent,
en Mars 1804, à la défense de
Santo-Domingo, menacé par vingtdeux mille nègres, soUS la conduite
de Dessalines. Ce chef des nègres est obligé de se retirer; la
tranquillité renait dans le pays, et
les années qui suivent le siège sont
également signalées par la douceur
du gouvernement, on peut même
dire par l'amour que lc général
Ferrand portait aux Espagnols.
Leur ingratitude éclate enfin le
10 Août mille huit cent huit, ct la,
confiance aveugle du général dans
leur fidélité est cause de sa mort ct
de la perte de la colonie.
Ainsile despotisme deToussaint.
; la
tranquillité renait dans le pays, et
les années qui suivent le siège sont
également signalées par la douceur
du gouvernement, on peut même
dire par l'amour que lc général
Ferrand portait aux Espagnols.
Leur ingratitude éclate enfin le
10 Août mille huit cent huit, ct la,
confiance aveugle du général dans
leur fidélité est cause de sa mort ct
de la perte de la colonie.
Ainsile despotisme deToussaint. --- Page 26 ---
xii
la trop grande bonté du général
Kerversau et Pimprudente sécurité
du général Ferrand accumulérent,
les élémens
d'insurrection, et préparérent soecentreomentferpiation
volcanique du dix Août 1808. --- Page 27 ---
JOURNAL HISTORIQUE
DE LA
REVOLUTION
DE LA PARTIE DE L'EST DE SAINTDOMINGUE,
Commencée le 10 Aout 1808.
éouronos
LA tourmente politique quivenaitd d'agiterl'Espagne
en 1808, n'épargna point les possessions Espagnoles
dans les Indes Occidentales, la commotion se fit en
même tems ressentir dans la partie de PEst de SaintDomingue 2 qui, par sa position topographique, et la
nature de sa population 9 se trouvait placée au milieu
du foyerde la fermentation. Les habitans de cette
contrée, , devenus Français par le traité de Bale, ne
pouvaient pas se prévaloir 2 à lexemple des sujets de
S. M. C., des motifs de mécontement résultant de
l'usurpation prétendue de la maison de Napoléon et de
l'oppression imaginaire sous laquelle la famille royale
d'Espagne gémissait en France. Spectateurs paisibles
des troubles de leurs voisins depuis 1805 époque à la
quelle le Général Ferrand avait pris les rênes du gououblier les tems malvernement, 9 ils commençaient à
heureux des crises r-volutionnaires. Une paix profonde et les dauceurs d'un gouvernement paternel
avaient succédé à l'état convulsif dans lequel ils existaient depuis seize ans et cet heureux changement
n'était du qu'à la sagesse du Général Ferrand. SatisG
. Spectateurs paisibles
des troubles de leurs voisins depuis 1805 époque à la
quelle le Général Ferrand avait pris les rênes du gououblier les tems malvernement, 9 ils commençaient à
heureux des crises r-volutionnaires. Une paix profonde et les dauceurs d'un gouvernement paternel
avaient succédé à l'état convulsif dans lequel ils existaient depuis seize ans et cet heureux changement
n'était du qu'à la sagesse du Général Ferrand. SatisG --- Page 28 ---
(2)
fait et reconnaissant des
dévouement
témoignages de fidélité ct de
qu'ils avaient donnésl lors
nègres Français dans la
delirruption des
partie de PEst, et notamment
pendant le siège de
tre désir
Santo-Domingo, il n'avait d'auque celui de les attacher à leur
vernement, , en travaillant
nouveau goupaisiblement à leur bonheur:
Déjà l'activité
Française, et les
d'un gouvernement bienfaisantavaient encouragements
qui paralisaient
brisé les chaines
l'industrie et retenaient l'émulation.
Samana, victime pendant trois siècles de
ou du systême exclusif de P'ancien l'indifférence
avait déjàjettéles bases d'une
gouvernement, 2
courraient, à l'envie les
prospérité àl laquelle conlaborieux
uns des autres , les
des deux nations. La culture de capitalistes
qu'ile offrait, pour l'année
cette preslante d'une
1809, la perspective brilrécolte de 800 milliers de
progression, étonnante
café, et cette
dans les premières années,
toujours fatales aux fondateurs d'une colonie
geait de qu'elle importance serait
9 présatropole
unjour, , pour Is mé.
2 des plantations qui réuniraient, à
d'une exportation
l'avantage
facile 2 toute la richesse d'une
vierge 1 et les ressources les plus fécondes
terre
le plus beau port de
pour établir
construction des Antilles.
Samana n'avait besoin enfin,
tinée,
pour accomplir sa desque d'une paix de 10 années
nistration
1 et d'une admisage 2 qui encourageat la culture et la
dit contre les principes
défendangereux de la fiscalité,
embarrassent et
> qui
paralysent ce puissant ressort de Ia
prospérité publique. L'état
ninsule de Samana
d'opulence 2 auquel la pédevait nécessairement
peu de tems 3 aurait infailliblement
parvenir en
l'émulation
donné l'élan à
compriméc depuis un tcms immémorial
'une admisage 2 qui encourageat la culture et la
dit contre les principes
défendangereux de la fiscalité,
embarrassent et
> qui
paralysent ce puissant ressort de Ia
prospérité publique. L'état
ninsule de Samana
d'opulence 2 auquel la pédevait nécessairement
peu de tems 3 aurait infailliblement
parvenir en
l'émulation
donné l'élan à
compriméc depuis un tcms immémorial --- Page 29 ---
(3)
défectueux d'un gouvernement qui ne
parle systéme
fondait la conservation de sa puissance que sur la misère de ses sujets.
les beaux bois de la
La fraicheur des montagnes ct
de Samana seinblent en effet solliciter Phabipresqu'ile venir ornerles jolis sites où règne depuis
tant Cafeyerà
Qucltrop long tems une nature agreste et sauvage.
plaines situées au bas de ces montagnes, ajouteques
en plaçant la canne maront un jour à son agrément,
jestueuse auprès de Phumble cafier:
Mais cette colonie naissante ne doit pas seulement
le
de la richesse de son sol; si
intéresser sous rapport
on la considère sous le point de vue commercial et milui
dans les Antilles aulitaire, on ne pourra comparer
ile
balancer les avantages qu'elle précune qui puisse
commercisente. Elle peut donner à ses opérations
sa
avec Portoric, Saint-Thomas 7
ales 2 par proximité
Sainte-Croix, tous les ports de la partie Française 9
une célérité inla Côte-ferme 2 et même la Jamaique 9
calculable dans les résultats. Placée par la nature
pour servir de boussole aux navigateurs , avec l'avantage d'un des plus beaux ports du monde, elle pourrait
devenir l'entrepôt des marchandises de la métropole 7
et disputer avec succès aux iles neutres et aux Anglais
le droit exclusif de puiser dans les mines du Mexique
les déct du Pérou. Nos manufactures, activées par
bouchés qu'elles trouveraient dansles ports des Antilles
infailliblement l'imet de la Côte-ferme, reprendraient
portance qu'elles avaient acquise autrefois dans les
comptoirs du nouveau-monde. A des considérations
d'un intérêt aussi majeur pour la France, se joignent
qu'offre sa positioe
encore les avantages inappréciables
de puiser dans les mines du Mexique
les déct du Pérou. Nos manufactures, activées par
bouchés qu'elles trouveraient dansles ports des Antilles
infailliblement l'imet de la Côte-ferme, reprendraient
portance qu'elles avaient acquise autrefois dans les
comptoirs du nouveau-monde. A des considérations
d'un intérêt aussi majeur pour la France, se joignent
qu'offre sa positioe
encore les avantages inappréciables --- Page 30 ---
(4)
topographique à la marine militaire de
çais. Située par les 190 15'. 40" de PEmpire Frande Pile de
latitude, au vent
vingt-quatre Saint-Domingue, heures
elle peut, dans trois fois
férentes parties de , distribuer au besoin dans les difPile , les forces
ces exigeraient. Le
que les circonstanterre que l'on vient
Cap Samana est la première
etles vaisseaux reconnaitre en partant
qui y retournent font
d'Europe >
sans être obligés d'aller
route de suite,
chercher les
L'expérience a fait également
débouquemens.
lité de bloquer la baie de
reconnaitre l'impossibiscendent du
de
Samana; ; les courants qui dccap ce nom à la côte
sur les récifs de la
sud-ouest portent
cadres
baie, et sont si
S'6 'exposeraient à des
rapides que les eslant lutter contre les obstacles dangers éminents en vouUn pays aussi favorisé
que la mer leur oppose.
l'industrie del Thabitant, par la nature , régénéré par
la partie de l'Est à devait nécessairementa arracher
languisait
cet état d'inertie dans
elle
depuis la découverte de
lequel
Toutes les autres branches
Christophe Colomb,
suivaient la même
de la richesse territoriale
progression. Les hattes
répandues dans les belles
nombreuses
où la nature a
plaines de la partie de
tout prodigué
PEst,
délicieux, prenaient
pour en faire un séjour
tant plus sensibie également un accroissement d'aula partie
que Ic commerce des bestiaux avec
Française était
arrété da capitaine-général, expressément prohibé par un
dela
jusqu'au rétablissement
tranquillité dans cette partic.
offraient aux mêmes
Lescoupes d'acajou
bles au
époques des ressources
commerce de
inépuisachaque année à la Santo-Dominge, et procuraient
partie de P'Est une rentrée de 480
plus sensibie également un accroissement d'aula partie
que Ic commerce des bestiaux avec
Française était
arrété da capitaine-général, expressément prohibé par un
dela
jusqu'au rétablissement
tranquillité dans cette partic.
offraient aux mêmes
Lescoupes d'acajou
bles au
époques des ressources
commerce de
inépuisachaque année à la Santo-Dominge, et procuraient
partie de P'Est une rentrée de 480 --- Page 31 ---
(5)
le commerce de consommation en
mille gourdes que
fesait sortir.
Tant de sources fécondes ravivées par les principes
libéraux et les vues d'économie publique d'un gouvernécessairement dévelopnement régenerateurdevaieute
les
les germes de la prospérité, neutralisés par
per
méfante et soupcalculs erronés d'une administration
çonneuse. (2)
de domination religieuse,
Par une suite de l'esprit
des
était grévée de tributs
la majeure partie propriétés
àl'oisiveté des
que Pindustrie des particuliers payait
onéreuse énervait tous les
moines. Cette dépendance
ressorts de la prospérité publique, qui ne pouvait sortir de cet état de langeur que par une crise politique qui
brisâtles entraves humiliantes dont elle était accablée.
l'afLe général Ferrand proclama provisoirement
franchissement de la servitude monacale 7 à laquelle
avaientsuccédé lcs domaines impériaux; etles moyens
des cloitres, et depuis
destinés à lentretien somptueux
des revenus du fisc, refluèrent bienàl l'augmentation
tôt versla culture qui , à sa mort, marchait à grands pas
vers sa restauration. (3)
intércssant le 10 8. Août 1808.
Telle était la situation de ce pays
Premier voyage
bâtiment parlementaire, envoyé du capitaine
Août 1808, lorsqu'un
Brasseti.
Don Toribio Montès, goupar le capitaine-général,
Ferrand une
verneur de Portoric 2 apporta au général
de
motivée sur les événemens qui
déclaration guerre,
venaient de se passer en Espagne et sur les instructions
qu'il avait reçues de la junte de Seville. Les hostilités
avaient déjà commencé sur la côte de Portoric par l'arrestation d'un corsaire Français, dont le gouverneur
1808, lorsqu'un
Brasseti.
Don Toribio Montès, goupar le capitaine-général,
Ferrand une
verneur de Portoric 2 apporta au général
de
motivée sur les événemens qui
déclaration guerre,
venaient de se passer en Espagne et sur les instructions
qu'il avait reçues de la junte de Seville. Les hostilités
avaient déjà commencé sur la côte de Portoric par l'arrestation d'un corsaire Français, dont le gouverneur --- Page 32 ---
6 )
renvoyait i Santo-Domingo le
ciers.
capitaine ct les offiCc fut à la même époque qu'une officier
Français, envoyé par le gouvernement de la supérieur Guadeloupe, mit pied à terre à Saint-Jean de
avait ordre d'exiger du
Portoric: : il
gouverneur et des habitans le
serment de fidélité à Joseph Napoléon,
d'Espagne; mais ayant été
nouveau roi
heures par la corvetie
précédé de quelques
il fut
dépéchée par la junte de
reçu au bruit des acclamations
Seville,
séditieuses du
ple, et incarcéré dans une étroite
peusortit quelques
prison, d'ou il ne
jours après que pour retourner à la
Guadeloupe.
La lettre du gouverneur de Portoric était
ces termes :
conçue en
66 Très excellent Monsieur,
Lettre de Don
C6 EN conséquence des dépéches officielles
Toribio Montès 6 par l'assemblée
expédiées
au Général Fer- 66
supréme de Séville, qui déclare la
rand.
guerreiPEmpereur Napoléon etis ses
c tention du corsaire
armées 2 la dé66
Français 3 qui se trouvait dans ce
port, a été nécessairement ordonnée, ainsi
6 de Mr.
que celle
Chevalier, son capitaine, et de deux marins
dependant du même batiment,
c vous
J'ai cru aussi devoir
renvoyer ces trois derniers,
66 réellement,
comme je le fais
par l'occasion présente de
46 Petronilla, commandée
la goélette la
par Francisque
va en qualité de parlementaire,
Brasseti, qui
66 ment. Il est
pour cet objet seulechargé de les
à
( Ience,
présenter votre Excelconjoiatement avec la
4 dont la résidence
personne de Mr. Panel,
ne convient pas ici.
dependant du même batiment,
c vous
J'ai cru aussi devoir
renvoyer ces trois derniers,
66 réellement,
comme je le fais
par l'occasion présente de
46 Petronilla, commandée
la goélette la
par Francisque
va en qualité de parlementaire,
Brasseti, qui
66 ment. Il est
pour cet objet seulechargé de les
à
( Ience,
présenter votre Excelconjoiatement avec la
4 dont la résidence
personne de Mr. Panel,
ne convient pas ici. --- Page 33 ---
7 )
64 Que Dieu vous accorde de longues années.
6 Porto-Rico,2 Aout 1808.
Très-excellent Monsieur,
cle plus affectionné serviteur
< de votre Excellence,
(Signé)
< TORIBIO MONTES."
Une déclaration de guerre aussi inattendue, et venant de la part d'un gouvernement inconnu, ne parut
pas suffisante au général Ferrand, pour rompre les
liens d'amitié qui existaient entre les deux nations. Il
répondit au gouverneur de Portoric avec toute la prudence et toute la modération que comportaient les circonstances.
G J'ai reçu, disait-il, par M. Francisque Brasseti, néral Réponse Ferrand. du gé-
< la lettre de votre Excellence, du 2 courant. M. Che-
< valier, deux marins et Mr. Panel, que vous ren-
< voyez de Portoric, sont également arrivés sur la
< Petronilla.
< Je ne vous cacherai pas: 7 Monsieur le capitaine46 général, létonnement que m'a causé Parrestation
46 du corsaire Français de Mr. Chevalier, que votre
c Excellence motive sur la guerre déclarée par la junte
< suprême de Séville à l'Empereur Napoléon.
c J'avoue que je ne connais par Pexistence politique
C de ce conseil, ni le caractère dont il a pu être revêtu
( pour faire des actes 2 qui appartiennent seulement à
< un souverain légitime.
Je ne suis pas non plus fixé sur les événemens
6 survenus en Europe, qui ont pu donner lieu à une
< rupture, que l'harmonie si durable des deux gouverS6 nemens ne permettait pas deprésumer ni de prévoir.
l'Empereur Napoléon.
c J'avoue que je ne connais par Pexistence politique
C de ce conseil, ni le caractère dont il a pu être revêtu
( pour faire des actes 2 qui appartiennent seulement à
< un souverain légitime.
Je ne suis pas non plus fixé sur les événemens
6 survenus en Europe, qui ont pu donner lieu à une
< rupture, que l'harmonie si durable des deux gouverS6 nemens ne permettait pas deprésumer ni de prévoir. --- Page 34 ---
8 J
< Quels que soient les motifs
qui aient
E., ct que jene cherche
déterminev.
<
pas à
P'honneur de vous
approfondir, 2 j'ai
C général
déclarer, Monsieur le
, que ma conduite, à
capitaine6 et des
l'égard des
colonies de S. M. C.,
Espagnols,
<6 même, ,
sera constamment la
<
jusqu'à ce que je reçoive des ordres
traires et officicis de mon souverain.
con-
< Je continueraià à
< de
permettre aux bâtimens Espagnols
commercer: avec
G même j'ai laissé sortir Santo-Domingo, et aujourd'hui
< cette nation venant de librement une goëlette de
G6 quelle, j'étais
Pile de Cuba , à Pégard de la-
<6 Les
peut-étre en droit d'user de représailles.
Espagnols de
< nécessité de demeurer Santo-Domingo , pénétrés del la
< dans les
unis, et pleins de confiance
preuves franches et
<6 données de ma
loyales que je leur ai
<
sollicitude, sont disposés à rester
tranquilles 2 à repousser et
46 tions qui tendraient
punir toutes les sugges66
à altérer leur union avec les
Français, et à troubler la
4 Confiant
tranquillité publique.
moi-même dans leur
< étant en mesure de ne craindre attachement, et
<6 j'attendrai
atcun événement, 2
tranquillement l'issue de la lute
que la fatalité a provoquée,
funeste
66 en paix avec toutes lcs
etje continuerai à vivre
colonies
< dont les habitans
Espagnoles voisines,
seront
4 comme des alliés
toujours considérés par moi
GI
et des amis 1 à moins que mes
tentions ne soient contrariées
in66 eurs.
par des ordres supéri6 J'ai T'honneur d'être avec une haute
considération,
Monsieur le capitaine-général,
< Le dévoué servitcur de votre
excellence 2
(Signé)
6 FERRAND."
continuerai à vivre
colonies
< dont les habitans
Espagnoles voisines,
seront
4 comme des alliés
toujours considérés par moi
GI
et des amis 1 à moins que mes
tentions ne soient contrariées
in66 eurs.
par des ordres supéri6 J'ai T'honneur d'être avec une haute
considération,
Monsieur le capitaine-général,
< Le dévoué servitcur de votre
excellence 2
(Signé)
6 FERRAND." --- Page 35 ---
( 9 )
et autres gens de P'équipage de
6 P.S. M. Brasseti,
ici avec
e4 la goëlette la Petronilla , se sont présentés
paru n'être le signe d'aucun
41 une cocarde 1 qui m'a
j'ai
66 gouvernement légitime et légalement reconnu;
6 cru devoir les engager à ne pas la porter 2 tant qu'ils
4 resteraient dans le port ou à terre.
et Pintérêt de la colonie que je comMon devoir 9
de sévir contre tous ceux
41 mande 3 me feront une loi
Venant du dehors, chercheraient à provoquer
aqui,
désordre dans un pays que. j'ai eu le
66 la discorde et le
de préserver de ces deux
46 bonheur,s jusqu'à présent
64 fléaux. (Paraphé) FD."
Cette conduite prudente ne produisit pas l'effetqu'on
attendre. Portoric , où régnait une fermendevait en
même pour les chefs du gouvernetation inquiétante 2 devenir bientôt le centre des mament de lile, allait
la
chinations les plus machiavéliques 2 imaginées par
sous l'influence d'un clergé fasuperstition, et dirigées
natique.
à
les consé- Démarches anNous ne tardâmes pas en effet éprouver
térieures des
hostiles. Les Dominguois, Doninguois de
quences de ces dispositions
Fortoric, pour
avaient fait, dans les premiers
une
réfugiés à Portoric 3
provoquer conjours dn mois de Juillet, des représentations au gou- expédition tre la partie de
Don Toribio Montes 3 pour faire une tenta- l'Est.
verneur,
de P'Est de Saint-Domingue; ; ils lui oftive sur la partie
de cette
fiaientnon-seulement de partager les dangers
mais de déposer dans la caisse du roi
expedition ,
les prémiers
une somme de 50 mille gourdes, 3 pour
frais de la guerre. Le gouverneur avait accueilli avec
d'une zèle criminel, et s'était
plaisir Cès témoignages
des biâtimens de
occupé sur-le-champ de T'équipement
àlexpédition. Çette circonstanct
wansportnéeesaires2
n
fiaientnon-seulement de partager les dangers
mais de déposer dans la caisse du roi
expedition ,
les prémiers
une somme de 50 mille gourdes, 3 pour
frais de la guerre. Le gouverneur avait accueilli avec
d'une zèle criminel, et s'était
plaisir Cès témoignages
des biâtimens de
occupé sur-le-champ de T'équipement
àlexpédition. Çette circonstanct
wansportnéeesaires2
n --- Page 36 ---
10 )
Jui était d'autant plus agréable
T'occasion de satisfaire
> qu'elle lui fournissait
haine contre les
son insatiable cupidité et sa
Français, Les
néanmoins secrètement
préparatifs se frent
tilités commencérentr jusqu'au 28 Juillet, où les hosçais, ainsi
par T'arrestation du corsaire Franque T'avait annoncé le
Août.
parlementaire du 8
12. Aont.
Le 12,
Sarmiento, )
le Sieur Sarmiento
émnissaire du
fit
3 agent de Don
souverneur de Montes, un voyage au
Toribio
Portoric, , de- des habitans , et les
Seybo, 3 pour sonderl'espri
barque à la Ro- nion
disposer à la revolte:
mane.
n'était pas assez
mais l'opimarche fut dénoncée préparée, et cette prémiere dégénéral
par les habitans eux-mémes
Ferrand, , dont la
au
cette consistance qui lui fascina confiance acquit dès-lors
nier moment. Sarmiento
les yeux jusqu'au dersuivait toujours
retourne à Portoric, où l'on
la partie ci-devant avec opiniâtreté le projet d'insurger
15 Septembre.
Le 15
Espagnole de
Approbation du à
Septembre, le vaisseau Saint-Domingue. le Juste
projer par la
Portoric, apportant
vint mouiller
junte de Séville, ville, pour
T'approbation de la
de Sé.
apportée le
Pexecution du plan
junte
vaisseau piu juste par les
d'insurrection
à Fortoric.
Dominguois, et adopté
proposé
On s'occupa dès-lors
par Toribio Montés.
surer le succès de sérieusement des moyens d'asArrivée de: San- ancien
l'entreprise. Don
chez au Soc; sa
commandant du
Juan Sanchez,
massion.
P'Est de
Cotui, 9 bourg de la partie de
nicr les esprits Saint-Domingue, qu'i
2 homme aussi habile à ma.
lcs gagner,
parcourut tous les
débarqua au Soc 2 et
Avis donné
une dissimulation arrondissemens, où il disposa, avec
le colonel Fran. par volution qu'il perfide s tous les élémens de la ré.
Herrand, ro,au général Sanchez
méditait. Néanmoins les
surles
avaient été pénétrés
projets de
mwenéesdesan. chez,
co; coloncl
par Don Augustin Francommandant le
département du Cibao, qui
parcourut tous les
débarqua au Soc 2 et
Avis donné
une dissimulation arrondissemens, où il disposa, avec
le colonel Fran. par volution qu'il perfide s tous les élémens de la ré.
Herrand, ro,au général Sanchez
méditait. Néanmoins les
surles
avaient été pénétrés
projets de
mwenéesdesan. chez,
co; coloncl
par Don Augustin Francommandant le
département du Cibao, qui --- Page 37 ---
11 )
Ferrand : mais cet infortuné
en donna avis au général
il ne pouvait échapune fatalité à laquelle
général, , par
, et préféra s' abandon.
per, taxa ces avis d'exagération. hommes comblés de ses
ner à l'idée flatteuse que des
se laisseraient
bienfaits, et d'un naturel pacifique , ne
et de
de la malveillance
jamais aller aux insinuations
mal desson principe,
l'intrigue , plutôt que d'arréterle étaient désignés par
contre ceux qui lui
en sévissant
il devait compter.
des chefs snr la fidélité desquels
des divers comTrompé par les fausses protestations Ferrand répugd'arrondissement, le général
mandans
dont il redoutait les cffets ;
naita prendre des mesures
du mal que de
il aima mieux s'étourdir surl les progrès Toute sa solsonger aux moyens d'y porter remède. difficiles, se
licitude dans des circonstances aussi
2.
des habitans contre les inborna à raffermir la fidélité
perfides du dehors par une proclamation
sinuations
énergique, conçue en ces termes:
cHabitans de T'Est de Saint-Domingue, Porto- Proclamation du général Ferviens de recevoir de
rand.
ce.] LES nouvelles que je
est livrée
< ric,annoncent que cette colonie Espagnole
politique, qui ne peut produire
c à une fermentation
66 que des effets sinistres et déplorables.
embraser
< La cause de cet orage, qui peut-être va
Espagnoles de T'Amérique 9
6 toutes les possessions
mouvements de discorde
4 parait provenir de quelques
amenés entre les
la fatalité a
6 et de rupture 2 que
< Français et les Espagnols d'Europe.
nouvelles que je
est livrée
< ric,annoncent que cette colonie Espagnole
politique, qui ne peut produire
c à une fermentation
66 que des effets sinistres et déplorables.
embraser
< La cause de cet orage, qui peut-être va
Espagnoles de T'Amérique 9
6 toutes les possessions
mouvements de discorde
4 parait provenir de quelques
amenés entre les
la fatalité a
6 et de rupture 2 que
< Français et les Espagnols d'Europe. --- Page 38 ---
6 Les
12 )
difterentes
sur ces
versions qui nous
c tion et de Crénemens; , présentent
sont parvenues
tant de
gine sont contre-sens, que leur
contradic.
4: scurité encore, à nos yeux, existence et leur orj.
< Nous meguinpintrnat envellippées d'une ob.
66 triste n'avons
certitude
des
mabeueusemen:
résultats
acquis que la
casionnés à
que leur
(6 reusement Portoric, qu'elle
réaction a OCce M. C.
encore dans les oecasionnera malheuautres
6 Habitans
colonies de S.
66 c'est à
de la partie de P'Est
votre
de
46 et à prévenir sagesse et à votre
tous
Ses-Danisgns,
46 euse de
les maux prudence , à
3 que
calculer
46 (qui livenglement, de
Tinfgence
présent à de
F'exaltation et contngi66 accumuler
semblables
de l'ivresse,
<
sur les pays
érénemens)
C'est par
que vous habitez. pourraient
< confiance votre union, votre
Se résisté en moi, que vous barmanie et votre
aux
avez
efforts combinés
jusqu'a
Domingue.
des
présent
6 mes
C'est par Theureux révoltés de Saint.
moyens, que vous
ensemble de mé.
projets de
continuerez à
< encore destruction et de carnage
déjouer les
organiser contre
1 qu'ils
Leur
vous.
pourraient
&6
rage, vous le savez,
Espagnols
n'a
6 les listes comme Français ont été épargné personne: :
< s'ils
sanglntes d'une
confondus dans
tentaient à
proscription
d'entre vous
présent de
générale; et
c6
par
séduire
ne manquez
T'apparcil d'une feinte quelquesasns
pas de vous méficr
humanité,
trompeuse et
de
C C'est
perfide, dont
cette amorce
en
vous seriez
6 Funion, resserrant plus
les victimes.
de Famitic
que jamais les
et de la
liens de
confiance, entre les
confondus dans
tentaient à
proscription
d'entre vous
présent de
générale; et
c6
par
séduire
ne manquez
T'apparcil d'une feinte quelquesasns
pas de vous méficr
humanité,
trompeuse et
de
C C'est
perfide, dont
cette amorce
en
vous seriez
6 Funion, resserrant plus
les victimes.
de Famitic
que jamais les
et de la
liens de
confiance, entre les --- Page 39 ---
13 )
< Espagnols et les Français de
66 nous pourons braver tous les Saint-Domingue 2 que
c et détruire les effets
dangers quelconques, 1
<
désastreux du
quel les colonies
déchirement au-.
Espagnoles vont être en proie.
Espagnols del la partie de PEst de
6 vous êtes tous devenus
Saint-Domingue,
6 cais et
Français; ou plutôt, Fran66
Espagnols, nous ne formons ensemble
peuple de frères et d'amis,
qu'un
66 intérét à
3 qui n'ont que le même
défendre 9 le même
<6 timens à
esprit et les mémessenprofesser.
6 Ralliez-vous donc tous
6 dévouement
autour de moi, avec le
<
sincère que j'ai
sez et repoussez toutes les droitd'attendre. Mépri4 hors , soit de l'intérieur suggestions, , soit du de6 germes funestes de
qui tendraient à jetter des
66 organisation.
méfiance, 9 de discorde etr de dés-
<6
Emparez vous des agitateurs
colporteraient des nouvelles
qui
4 le
susceptibles de
désordre, et livrez-les à la
provoquer
66 Restons
vindicte des lois.
calmes au milieu des
c sent Phorisonorages qui obscurcispolitique de
PAmériqne; ;
Paveuglement ou la fatale destinée de déplorons
c lent faire, , autour de
ceux qui veuc
nous, le cruel apprentissage des
révolutions; ; mais en les
46 que commande leur
contemplant avec la pitié
Cimiter et de
infortune , gardons-nous de les
nous lancer dans
<6 où la moindre
l'abime de désastres
6 dons
imprudence nous entrainerait. Attentranquillement et sans
c de Ja lutte et des
y prendre part, l'issue
66 dens
convulsions de nos voisins
on malheureux.
impru.
c
L'expérience de toutes les
< puis dix-huit
catastrophes qni, de46
ans, ont rendu la partie Française de
Saint-Domingue, un théâtre hideux de désolation
ancer dans
<6 où la moindre
l'abime de désastres
6 dons
imprudence nous entrainerait. Attentranquillement et sans
c de Ja lutte et des
y prendre part, l'issue
66 dens
convulsions de nos voisins
on malheureux.
impru.
c
L'expérience de toutes les
< puis dix-huit
catastrophes qni, de46
ans, ont rendu la partie Française de
Saint-Domingue, un théâtre hideux de désolation --- Page 40 ---
14 )
<6 et d'horreur, doit être à
66 terrible et utile.
jamais pour nous une leçon
6 Habitans de la partie de
c tels sont les conseils
l'Estde
d'un
Saint-Domingue,
< tant que votre bonheur, chef, qui ne désire rien
4 légitimes à
, qui croit avoir des droits"
<
votre estime et à votre confiance.
Vous le savez, son
(6 mis de différence
impartiale équité n'a jamais
6 cette
entre les deux nations qui habitent
contréc; il est
66 dans une province Français 3 et ayant reçu le jour
46 ronne de
qui a long-tems appairtenu à la couCastille, le
€6 ses veines.
sang Espagnol coule aussi dans
66 Il a conservé la
46 loix qu'une
jouissance des coutumes et des
longue tradition et lhabitude
ent à faire chérir.
concourai.
< Professant la religion
6 ment soutenu le
Catholique, il en a constam-
<6 prit
culte, contre les invasions que l'es66
d'incrédulité, a pu quelquefois
contre ses dogmes sacrés,
entreprendre
c6 Tous ses voux, tous ces
< d'autre but que celui
efforts n'ont enfin eu
<6 conservation du
d'assurer la tranquillité, et la
c qui semblaient pays contreles élémens destructeurs
c
en rendre la ruine inévitable.
C'est pour garantir
6 cès de mes
jusqu'à la fin, l'heureux suc4
soins, et de ma sollicitude,
adresse ces exhortations
que je vous
< Cette
amicales.
grande
66 ont pu les
considération, et votre intérêt seul,
dicter; car des mesures
tous les événemens,
indépendantes de
mettent la possession du
important de
point
66 cidens.
Santo-Domingo, à l'abri de tous les ac-
<
Habitans dc la partic de T'Estde
Saint-Domingue 2
'à la fin, l'heureux suc4
soins, et de ma sollicitude,
adresse ces exhortations
que je vous
< Cette
amicales.
grande
66 ont pu les
considération, et votre intérêt seul,
dicter; car des mesures
tous les événemens,
indépendantes de
mettent la possession du
important de
point
66 cidens.
Santo-Domingo, à l'abri de tous les ac-
<
Habitans dc la partic de T'Estde
Saint-Domingue 2 --- Page 41 ---
15 )
a je vous ai éclairés sur votre position actuelle; je vous
c ai fait mesurer des yeux la profondeur du précipice
< que les calculs de la Providence Divine ont ouvert
6 devant vos pas ; je vous ai tracé la conduite qui,
k avec l'aide de la toute-puissance du Très-Haut, peut
< vous empêcher d'y tomber.
6 J'ose compter sur votre sagesse, comme sur le
6 zèle et P'attachement dont tous les commandans des
6 diverses communes 9 et autres chefs 2 tant Espagnols
Français, n'ont cessé de donner les preuves les
que
6 plus signalées.
< FERRAND."
(Signé)
Le général Ferrand reçut de nouvelles assurances
de fidélité et de dévouement des principales communes. , et ces témoignages fallacieux, en lui inspirant
sécurité, activèrent le développement des
une aveugle
répandus dans PEst et dans le
germes révolutionnaires
sud dela partie ci-devant Espagnole.
Les émissaires secrets du gouverneur Don Toribio
Montès, continuèrent à parcourir les arrondissemens,
où regnait une fermentation d'autant plus dangereuse $
qu'elle était encouragée par Pimprévoyance du gouvernement. L'orage se formait autour de nous 2 et nous vivions
dans une parfaite tranquillité.
22 Septembre:
Enhardi par notre indifférence, Don Toribio Mon- Second voyage
et le capitaine Brasseti, à la faveur du capitaine
tès osa tout tenter,
Brasseti.
de la résolution amicale prise par le général Ferrand,
le 2 Août, de ne point interrompre les relations d'amiexistaient entre les deux natié et de commerce qui
tions, fit un second voyage à Santo-Domingo, et mouilla le 22 Septembre dans le port de cette ville.
illité.
22 Septembre:
Enhardi par notre indifférence, Don Toribio Mon- Second voyage
et le capitaine Brasseti, à la faveur du capitaine
tès osa tout tenter,
Brasseti.
de la résolution amicale prise par le général Ferrand,
le 2 Août, de ne point interrompre les relations d'amiexistaient entre les deux natié et de commerce qui
tions, fit un second voyage à Santo-Domingo, et mouilla le 22 Septembre dans le port de cette ville. --- Page 42 ---
16 )
Ses manceuvres
Le but du
révolutionnaivoyage du
res.
d'entretenir les
capitaine Brasseti n'était pas
rés par le
rapports d'amitié et de commerce désigouvernement Français, mais de
sourdement les esprits à la
préparer
nement légitime.
révolte, contre leur gouverDeux cent lettres ou
trouvées à bord de son proclamations incendiaires 7
l'objet de
bâtiment, en fesant
sa mission,
connaitre
appelérent à l'instant même
sollicitude du
la
colonie était gouvernement sur les dangers dont la
Son arrestation
menacée.
et son renvoi à
Brasseti fut arrêté et
Portoric.
témoignage du
renvoyé à Portoric, comme un
d'un
mépris qu'inspirait aux Français l'agent
gouvernement aussi
Mesures insurParmi les écrits
perfide que révolutionnaire,
rectionnelles 7 nisée
précurseurs d'une
employées par
par la
et
insurrection orgale gouverneur
cupidité, fomentée par le
de Portoric.
distinguait une invocation
fanatisme 2 Ol1
Alexis Arismendi,
pastorale de Don Juan
Evéque de
tieux aux habitans de
Portoric; un appel sédimation insidicuse du Santo-Domingo, et une proclamarquis de Someruelos, capitaine-général de l'ile de Cube. Ces trois
vent être insérées dans ce
pièces dojmunirles
journal, pour avertir et
peuples, qui se trouveraient dans de
précirconstances, contres les suggestions
pareilles
zèle et les dangers des
perfides du fauxrévolutions.
Traduction de
l'invocation pastorale de P'EvéORAISON,
que de Portoric. Qyi se récitait tous les soirs, dans
Péglise cathédra'e de
Portoric.
4 Très-doux Jrsus, crucifié
46 daignes m'écouter,
par amour pour moi,
C tection : daignes lorsque j'implore ta divine proavoir
46 fais: daigues
égard aux prières que jete
excuser mes lamentations; daignes
des
perfides du fauxrévolutions.
Traduction de
l'invocation pastorale de P'EvéORAISON,
que de Portoric. Qyi se récitait tous les soirs, dans
Péglise cathédra'e de
Portoric.
4 Très-doux Jrsus, crucifié
46 daignes m'écouter,
par amour pour moi,
C tection : daignes lorsque j'implore ta divine proavoir
46 fais: daigues
égard aux prières que jete
excuser mes lamentations; daignes --- Page 43 ---
17 )
u tenir la promesse que tu as faite d'écouter les pé-
< cheurs et les humbles.
46 Que ta bonté soit propice à mes désirs; que ma
L6 prière monte à ton trône, comme Pencens qui se
66 brûle le matin sur tes autels; et pour que je ne déL truise pas son effet, retiens, O Seigneur, l'impé-
< tuosité de mes passions, et ne permets pas que je
<f fasse rien contre ta sainte loi. Pardonnes-moi le
6 passé, promettant qu?à l'avenir je réformerai mes
6 actions, pour me rendre digne de ta clémence-
< Assistes, o mon Dieu, ton église et les prélats
4 qui la gouvernent, pour que le fouet de ton indi-
* gnation qui nous afflige avec raison de toutes parts,
asile de
44 ne s'approche pas de ton saint tabernacle,
4. nos espérances bien fondées. Ainsi soit-il.
< Mets, Scigneur, dans les mains de ton Vicaire
< sur la terre, notre Saint Père PIE VII. cette
66 épée redoutable avec laquelle l'apôtre Saint Paul
66 chassa de Rome l'infâme Attila; afin que tous ceux
de t'offenser soient
c qui à son exemple tenteraient
46 repoussés et confondus. Ainsi soit-il.
< Soutiens 1 Scigneur,notre Aimable Souverain et
< son peuple fidèle, contre les tentatives et les me6 naces de leurs persécuteurs; détournes les idées de
< Pinjuste domination qu'on veut faire peser sur nous ;
< et déjoues les projets du Tyran qui cherche à s'ag-
< grandir aux dépens de notre existence. Ainsi soit-il-
< Délivres, O mon JESUS, notre bon Roi Ferdinand,
6 ainsi que toute la famille royale, de toutes les peines
4 et tribulations qu'ils éprouvent sous le joug de T'oppression où ils ont été plongés par la perfidie. Ainsi
soit-il.
F.
ournes les idées de
< Pinjuste domination qu'on veut faire peser sur nous ;
< et déjoues les projets du Tyran qui cherche à s'ag-
< grandir aux dépens de notre existence. Ainsi soit-il-
< Délivres, O mon JESUS, notre bon Roi Ferdinand,
6 ainsi que toute la famille royale, de toutes les peines
4 et tribulations qu'ils éprouvent sous le joug de T'oppression où ils ont été plongés par la perfidie. Ainsi
soit-il.
F. --- Page 44 ---
18 )
6 Délivres, o JEsUs, notre bon
G perfide
roi Ferdinand du
Napoléon, comme tu
4 mainsiniques
délivras Moise des
dePharaon, roi
66 Délivres
d'Egypte. Ainsisoit-il.
notre bon roi
comme tu délivras
Ferdinand de sa perte, 3
66 Ainsi soit-il.
Daniel de la fosse aux Lions.
6 Délivres notre bon roi
66 et calomnies de
Ferdinand des impostures
c Suzanne
ses ennemis, comme tu délivras
del'accusation des vieillards.
< Délivres notre bon roi
Ainsi soit-il.
66 tyran,
Ferdinand des mains du
comme tu délivras David du roi Saiil et du
géant Goliath. Ainsi soit-il.
Délivres, 0 JESUS, notre bon
roi Ferdinand de la
prison, comme tu délivras
66 chaines. Ainsi
Pierre et Paul de leurs
soit-il.
66 Fortifies enfin, O Jesus, les
46 contre ses
portes de son royaume
6 et de
ennemis, et combles ses sujets de bienfaits
victoires; rétablis la
<6 que tous,
paix sur ses frontières afin
jouissant de ses doux
66 et confessent
fruits, connaissent
qu'il n'existe
6c faux dieux soient
aucune nation dont les
aussi immédiats et propices
elle, que Pest le vrai Dieu
la
pour
66 Ainsi soit-il.
pour nation Espagnole.
66 L'illustrissime
4 mendi
Seigneur Don Juan Alexis Arisaccorde quarante
S ceux qui réciteront
jours d'indulgence, à tous
c
dévotement cette
dant tout le tems que dureront les Oraison, pen66 fait mention,' 77
calamités dontelle
Traduction d'un
c6
Factum séditiDominguois,
eux apporté par
<6 Déjà le tems est arrivé
Brassotti.
K6
le
de vous fire connaitre
que gouvernement Français est le plus crucl
gou-
Alexis Arisaccorde quarante
S ceux qui réciteront
jours d'indulgence, à tous
c
dévotement cette
dant tout le tems que dureront les Oraison, pen66 fait mention,' 77
calamités dontelle
Traduction d'un
c6
Factum séditiDominguois,
eux apporté par
<6 Déjà le tems est arrivé
Brassotti.
K6
le
de vous fire connaitre
que gouvernement Français est le plus crucl
gou- --- Page 45 ---
19 )
26 vernement de la terre, et que dans son infime sein
(6 cettc liberté pour laquelle il a répandu tant de sang
c n'existe plus. Ce gouvernement, n'écoutant que les
< lois de son caprice, ne suit dans toutes ses actions
<6 que l'impulsion de son intérêt particulier, n'étant
4 retenu par le frein d'aucune religion quelconque.
< Il n'est pas possible, peuple de Saint-Domingue,
4 de vous faire voir plus évidemment les preuves
< multipliées de sa tyrannie: mais parmi ces preuves, 2
4 la plus forte est la conduite de Napoléon envers son
K ami et son cher allié (ainsi qu'il le qualifiait), Don
(6 Ferdinand VII, devenu roi d'Espagne et des Indes,
< par P'abdication faite par son père, et avecl'approba6 tion du conseil et du toute la nation. Il a également
4 excité l'indignation de tous les bons catholiques. , par
< ses mauvais procédés envers le Saint-Père, qui s'est
6 vu, dans le commencement du mois de Mai 1808, 3
< obligé d'écrire unelettre circulaire au Cardinal Doria
< Pamphili, le prévenant que son coeur a été pénétré
< de douleur, lorsqu'il a reçu l'ordre du général
c Français, qui enjoignait à tous les membres du Sacré
< collége de sortir de Rome dans le délai de trois
volontai-
( jours, mais qu'il ne se soumettrait jamais
K rement à ces mesures, dirigées contre la souverai4 neté de l'eglise.
< Seriez-vous insensibles, Dominguois, 9 à tant de
< bassesse et de tyrannie? non, vous serez de vrais
46 Espagnols, 2 et non Français, ainsi que l'a fait pu64 blier sans honte cet hypocrite de Ferrand, le 9
44 Aoit dernier. On voit évidemment que, marchant
&6 sur les traces de Napolion, il n'a ni patriotisme,
Gv ni sincérité.
dirigées contre la souverai4 neté de l'eglise.
< Seriez-vous insensibles, Dominguois, 9 à tant de
< bassesse et de tyrannie? non, vous serez de vrais
46 Espagnols, 2 et non Français, ainsi que l'a fait pu64 blier sans honte cet hypocrite de Ferrand, le 9
44 Aoit dernier. On voit évidemment que, marchant
&6 sur les traces de Napolion, il n'a ni patriotisme,
Gv ni sincérité. --- Page 46 ---
20 )
4 Pauvre peuple des
< de moyens
Santo-Doningo, s'il avait autant
pour vous
4 viterait
subjuguer qu'il le dit, il n'inpas, connaissant votre
c le
amour pourla religion,
Vieaire-général Prado et vos
6 recommander la
autres pasteurs à vous
soumission au
que lui-même n'ait aucun
gouvernement, quoi66
principe de
ployant sa politique
religion, em-
< plus
pour faire éprouver le sort le
insupportable aux
46 tie de l'Est,
habitans Espagnols de la Parcomme si l'ennemi
66 poursuivis.
le plus féroce les eût
N'est-ce pas la vérité? N'avez
pas éprouvé tous ces mnalheurs?
vous
<6 Votre bonheur,
Dominguois, dépend de votre
courage; vous ne devez pas
56 profiter de la circonstance perdre un instant, et
favorable qui se
pour vous rappeller avec
présente, 2
46 dans tous les
enthousiasme que
ce
tems, peuple fidèle
vous.fites,
66 Bourbon,
à la Maison de
(
pour laquelle vous devez
la dernière goutte du
répandre jusqu'a
c6
sang qui circule dans vos
nes, et qui anime vos ames
vei4. Cet exemple vient d'être généreuses.
6 politains,
suivi par les fidèles Naqui ont couronné le
c trône, transporté de
légitime héritier du
Sicile à
6 Quel amour
Naples. Quelle gloire!
pour son Souverain et sa
Cet
exemple si méritoire, si
religion!
< vous
digne d'admiration, doit
déterminer à ne pas
(6 prouver à votre Souverain perdre un instant, pour
< fidélité de la
la valeur, la gloire, la
c
métropole des Indes. C'est
vous devez vous
ce dont
< timidés
les occuper sans relâche, 3 sans être inpar
<6 proclamation fanfaronnades et les menaces de la
de Ferrand.
< Aux armes!
<6 vous avez dans Dominguois, contre l'ennemi que
vOS maisons, assurés, ainsi
que je
à ne pas
(6 prouver à votre Souverain perdre un instant, pour
< fidélité de la
la valeur, la gloire, la
c
métropole des Indes. C'est
vous devez vous
ce dont
< timidés
les occuper sans relâche, 3 sans être inpar
<6 proclamation fanfaronnades et les menaces de la
de Ferrand.
< Aux armes!
<6 vous avez dans Dominguois, contre l'ennemi que
vOS maisons, assurés, ainsi
que je --- Page 47 ---
21 )
< vous ledis, que les Piémontais et Italiens qui comn'entache-
(6 posent la majeure partie de la garnison ,
4 ront point leur généreux courage 3 en servant la per66 fidie et la mauvaise foi, avec laquelle le gouverne-
< ment Français a persécuté toutes les monarchies de
66 T'Europe. Croyez que le Tout-Puissant, infiniment
& juste et équitable, récompensera cette valeur employée à la défense de la religion et de la monarchie,
4 détruites par lennemi général du monde. 19
< Habitans de Pile de Cube, dignes descendans de Proclamationdu marquis de Sosla généreuse nation Espagnole, sachez que j'ai reçu meruelos 2 capiet taine-général de
4 aujourd'hui plusieurs manifestes, proclamations
l'ile de Cube.
66 édits, publiés et imprimés par ordre de la junte su6 prême du gouvernement, quia été établie à Séville,
6 en conséquence d'un acte de perfidie 2 le plus infame
< dont le monde ait été témoin. Ces papiers , comme
avoir été
< vous le verrez bientôt, ne paraissent point
4 dictés par des hommes, mais plutôt inspirés par des
6 anges ; enfin, ces papiers doivent nécessairement
6 produire la vengeance de linsulte faite à T'Espagne,
46 et à la liberté de PEurope, plongée dans l'esclavage
66 par la même main qui affige nos frères.
de
(6 Il parait par ces papiers, et par les relations
G différentes personnes dignes de foi, et qui ont été
< témoins des horribles événemens qui ont eu lieu
4 dans notre péninsule, au mois d'Avril et de Mai,
4 que le gouvernement Français, affectant le faux
< caractère d'un ami et d'un bon allié, a trompé Fer-
< dinand VII, le meilleur et le plus vertueux des rois;
46 a abusé de sa confiance, T'a attiré sur son territoire --- Page 48 ---
22 )
64 par des caresscs
6; une semblable insidieuses et artificieuses, et par
(6 rents
bassesse, a induit ses
et toute la famille
à
augustes pa6 tention de les
royale le suivre, dans lin-
< dernier
traiter comme ils P'ont été, avec le
mépris. Ils ont
< ble
exécuté à la fin leur horriprojet en les turcant à
CC
renoncer à la
d'Espague, en faveur d'un
couronne
ec tres droits que celui de
étranger, qui n'a d'au-
"le même
son insatiable ambition, dans
moment que ses exécuteurs et
versaient le sang précieux
assassins
66 en
des habitans de Madrid,
reconnaissance de
* avec
lhospitalité et de la fraternité
lesquelles ils les
pre chef Ta lui-même avaientreçus, comme leur pro4
reconnu. Notre
contient point de termes assez
langue ne
46 la conduite horrible
forts pour caractériser
L et
quia couvert la France d'infamie
T'Espagne de deuil, et
4 les nations les
qui a fait frémir d'effroi
plus insensibles
: Mais ne
et les plus barbares.
reconnaissance de
* avec
lhospitalité et de la fraternité
lesquelles ils les
pre chef Ta lui-même avaientreçus, comme leur pro4
reconnu. Notre
contient point de termes assez
langue ne
46 la conduite horrible
forts pour caractériser
L et
quia couvert la France d'infamie
T'Espagne de deuil, et
4 les nations les
qui a fait frémir d'effroi
plus insensibles
: Mais ne
et les plus barbares. conjecturez pas de-là que le sentiment
d'honneur, la grandeur
C euse duc caractère
d'ame et la dignité majestuEspagnolaient
6 de ces allreuses
été rebutés à la vue
4 eux et
calamités; au contraire, les vertumagnanimes enfans
66 sont déterminés
d'une nation héroique
à Se battre,
< nier homme de
jusqu'ace que le derses douze millions d'habitans
glorieusement, pour
meure
liante,
venger une insulte aussi humipour venger leur
L femmes violées,
religion outragée, leurs
leurs enfans
- racher
assassin-s, ct pour arleur
del'esclavage
Ferdinand adoré.
n'ya pas de doute
Oui,il
auteurs
qu'ils ne voient avec horreur les
de semblables
"terminent.
iuiquités, et qu'ils ne les CXIls sontanimés d'une sainte
"bles de briser les
rage, capachaines, sous lesquctles ploient --- Page 49 ---
23 )
: toutes les nations de T'Europe. Ils ont conclu un ar-
< mistice avec l'Angleterre. Nom doux et consolateur
l'avenir on doit
66 pour la race humaine! (b) auquel à
la
c ajouter celui de bouclier de Phumanité affligéc, 1 par
66 même raison quel T'Espagne doit être qualifiéede celui
66 de libératrice du monde. Oui, ils coopèrent avec ces
46 vertueux et magnanimes Anglais; car malgrs que
66 ces derniers aient été récemment et accidentellement
66 ennemis, quel est celui qui ignore, que ce ne pou66 vait être, comme réellement ce ne fut, qu'un effet
66 dela violence et du machiavélisme du gouvernement
66 Français ?
66 Ne me blàmez pas au sujet de la différence qui
4 existe entre mes sentimens actuels et ceux exprimés
ic dans ma proclamation du 27 Janvier dernier: sou66 vent les gouvernemens travaillent sous des systêmes
66 défectueux, et commettent des actes d'injustice, qui
66 donnent lieu à des invectives, et plus particulière-
< ment dans un état de guerre. Il était de mon devoir
66 d'accomoder mon langage à celui de mes supérieurs,
46 commejel le fais dans l'occasion présente: mais avec
4 cette différence que mon ame est justement et proK fondément indignée, etje désire ardemment de veri
64 ser mon sang, comme un sacrifice à ma religion,
66 mon roi et à mon pays.
66 Soyez persuadés que les autres nations dont les
c habitations et les champs fument encore du sangin-
< nocent de la fleur de leur jeunesse, qui a été versé
46 par une chaine incomprehensible de succès, combireviendront de leur
6; nés par le génie de la désolation 2
secouer le
<6 stupeur ct acquerront du courage, pour
16 joug, et unics avec T'Espagne et T'Angleterre, con-
,
66 mon roi et à mon pays.
66 Soyez persuadés que les autres nations dont les
c habitations et les champs fument encore du sangin-
< nocent de la fleur de leur jeunesse, qui a été versé
46 par une chaine incomprehensible de succès, combireviendront de leur
6; nés par le génie de la désolation 2
secouer le
<6 stupeur ct acquerront du courage, pour
16 joug, et unics avec T'Espagne et T'Angleterre, con- --- Page 50 ---
24 )
C6
courront au plus grand et au
< T'homme puisse
plus noble ouvrage que
Cc qui anime les lionnes entreprendre, avec la même ardeur
66 Français
pour défendre leurs petits. Les
eux-mêmes, cette nation
reuse, et digne d'un
illustre, généC6 d'effacer
meilleur sort,
cette tache avec
s'empresseront
<6 propres mains
laquelle ils ont de leurs
terni leur
66 d'eux,
réputation. Ayez pitié
voyez-les sans hainc, car ils sont nos frères
deviendront bientôt nos amis.
et
66 de Phomme,
(c) Le Divin Créateur
G6 ressé dans P'arbitre du sort des nations, est intéce saint et
66 devons pas douter de auguste ouvrage, ct nous ne
<e pleins d'un zèle
sa protection. Je vous vois
< mais
ardent et prêts à y prendre
votre situation, à une
part,
6 licues,
distance de deux mille
GE euse félicité. malheureusement vous prive de cette gloric Pour assurer le succès
de cette
gent n'est pas moins
entreprise, l'ar.
66 est en votre
nécessaire que les armes, et il
46 plus salutaires pouvoir d'y participer par des offrandes,
46 yeux de Dieu, aux hommes, et plus agréables aux
G dans
que toutes celles jusqu'ici
son temple sacré.
présentées
46 gnoles,
Imitez ces héroines
diminuez vos
Espa66 fu; établissez
dépenses; renoncez au
une économie
superc reste plus dans vos maisons
spartiate; ; qu'il ne
66 d'argent,
une seule once d'or où
<
excepté ce qui est nécessaire à lexercice
delareligion. Auriez-vous
c de générosité
moins dev vertus et moins
que les Romains, lorsqu'ils
qudanvinlapprochait des
crurent
C vous plus
portes de Rome? Auriezd'attachement
s moins de
pour VoS propriétés, ct
connaissaient désintéressement que ces payens qui ne
point le vrai Dicu? Aurez-vous
moins
66 d'argent,
une seule once d'or où
<
excepté ce qui est nécessaire à lexercice
delareligion. Auriez-vous
c de générosité
moins dev vertus et moins
que les Romains, lorsqu'ils
qudanvinlapprochait des
crurent
C vous plus
portes de Rome? Auriezd'attachement
s moins de
pour VoS propriétés, ct
connaissaient désintéressement que ces payens qui ne
point le vrai Dicu? Aurez-vous
moins --- Page 51 ---
25)
K de respect pour votre sainte religion ? rhoins de
6 loyauté, et moins d'amour pour votre patrie, pour
< vos coutumes, pour VOS lois, et pour votre gouc vernement? moins d'affection pour vOs femmes et
66 vos enfans : et moins d'horreur pour la tyrannie et
< l'esclavage, dont vous menacent les armées de
<T'ennemi commun 1 dans le cas où elles viendraient
cà subjuguer VOS frères? Préférez-vous garder vOs
66 richesses intactes jusqu'au dernier moment, afin
( que lc butin soit plus grand, et qu'il puisse davan-
< tage captiver leur cupidité, plutôt que d'en Sa6 crifier une partie pour des objets si précieux que
< vous pouvez sauver à si peu de frais? Préservez
< PEspagne, votre glorieux pays natal, et retirez de
< l'esclavage votre roi, qui est monté au trône par le
66 chemin scabreux de la vertu et de T'héroisme, bra-
( vant les dangers de Péchafaud, et de l'énorme
66 infamie d'étre réputé régicide et parricide, quand
< ses sentimens étaient de vous rendre heureux, par
< la chute d'un traitre, - d'un perfide, et d'un favori
4 despote ! Pardonnez-moi, sij'offense votre délica64 tesse. 2 votre générosité, votre loyauté bien connue,
6 et votre sainte ambition de la vraie gloire : mon
< imagination troublée par un événement si malheu46 reux, me permet à peine d'articuler les mots 1
46 et de peser mes expressions, assuré que vous ferez
46 beaucoup plus que, je ne vous demande - Je connais
< bien vos vertus, et vous n' ignorez pas combienje
4 sais les apprécier, et quels sont les sentimens de mon
66 cceur pour vous tous en général, et pour chacun en
4 particulier. Oui, voilk Pépoque ot T'Amériqne et
4 ses illustres enfans, dans les veines desquels coule
Y
'articuler les mots 1
46 et de peser mes expressions, assuré que vous ferez
46 beaucoup plus que, je ne vous demande - Je connais
< bien vos vertus, et vous n' ignorez pas combienje
4 sais les apprécier, et quels sont les sentimens de mon
66 cceur pour vous tous en général, et pour chacun en
4 particulier. Oui, voilk Pépoque ot T'Amériqne et
4 ses illustres enfans, dans les veines desquels coule
Y --- Page 52 ---
26 )
ile plus illustre et Ic plus noblc
e6 ploieront leur grandeur
sang Espagnol, dés de gloire
d'ame, Ct acquerront autant
qu'en ont récemment
66 habitans de
acquis les valeureux
66 et plus solide, Buenos-ayres; gloire d'autant plus vraie
6C
que les vertus morales et les honneurs
surpassent le triomphe du
66 sont tachés les
guerrier et le sang dont
trophées de Mars.
< Le bien que vous ferez dans
46 commun à tous les
cette occasion sera
4: de
Espagnols, à toutes les nations
T'Europe, et à vous-mémes, mais
c d'entendre les bénédictions
lejdoux plaisir
66 et qui passeront de
qu'on vous accordera,
K le fruit de vos bienfaits, génération en génération, étant
<
sera la récompense Ia
flatteuse, et la plus précieuse
plus
46 accorder; récompense
que I'homme puisse
46 distinctions et les
bien plus estimable que les
décorations équivoques
par les Souverains, non
conférécs
s mais souvent aux vices pas toujours à la vertu, 9
<6 Je
età la corruption.
m'empresse de vous
6 que vous connaissiez
donner ces nouvelles afin
4E
de suite le grand objet qui doit
(6 occuperl'attention et le cacur de tous les
et detout homme vivant et
Espagnols 2
44 mais en méme-tems,
aimant le genre humain :
46 ment la:
je vous recommande expressé
résignation à la
64 extraire un antidote Divine Providence, qui sait
<6 et la
d'un poison. La vertu, la force,
C6
magnanimits ne furent jamais si
qu'à présent.
nécessaires
Patience, prudence,
docilité, pour
modération et
réprimer votre inquiétude
pour réprimer le désordre
inévitable,
4c vous:
et le tumulte, et pour
KE a
abateird'oscaiomnerley plus petit
ces paisibles,
désngrément
4:
laborieux, et
nos chers
trés-utiles Français,
cohabitans et amis, qui, chassés
par laj plus
magnanimits ne furent jamais si
qu'à présent.
nécessaires
Patience, prudence,
docilité, pour
modération et
réprimer votre inquiétude
pour réprimer le désordre
inévitable,
4c vous:
et le tumulte, et pour
KE a
abateird'oscaiomnerley plus petit
ces paisibles,
désngrément
4:
laborieux, et
nos chers
trés-utiles Français,
cohabitans et amis, qui, chassés
par laj plus --- Page 53 ---
( 27 )
infime et la plus sanguinaire révolution connue
66 dans l'histoire, ont cru trouver dans votre scin,
bien en66 l'asile sacré d'une hospitalité fraternelle,
ct tendu, que s'ily en avait parmi eux quelques-uns
66 dont la résidence put nous être dangereuse, il lui
< sera enjoint de quitter l'ile, sans être opprimé;
6 protégeant les autres avec Phumanité espagnole, et
6 le glaive de la justice qui saura employer des moyens
66 de sévérité envers tous ceux qui tenteraient de les
< offenser par des paroles ou par des actions.
66 Si vous écoutez avec docilité l'avis paternel que
< je vous donne, et que vous l'observiez fidèlement,
dans la bonté de
64 je place la plus grande confiance
Lt Dieu, dans votre loyauté, et dans vos vertus, et
j'espère que vous verrez bientôt renaitre la tranquil46 lité, les réjouissances, la prospérité, et une gloire
future."
c plus brillante pour vous et votre génération
Quels effets ne devaient pas produire ces discours
faibles, courbées depuis des siècles sous
sur des ames
le joug des préjugés religieux, maintenus par le despotisme monacal, et encensés par la crédule iguorançe
des peuples.
Les moines, ne voyant dans la régénération de P'Espagne que la chute des erreurs à la faveur desquelles
ils dominaient sur les consciences, et la perte de ces
privilèges consacrés par la faiblesse Iréréditaire des anciens Souverains, mettaient tout en usage pour en
retarder les effets.
Cependant Peffervescence croissait de jour en jour
à Portoric, et particulièrement sur les côtes, oû SC
reunissaient cette multitude d'hommes égarés, impsitiens dc venir déchirer Ic sein de leur patric.
la faveur desquelles
ils dominaient sur les consciences, et la perte de ces
privilèges consacrés par la faiblesse Iréréditaire des anciens Souverains, mettaient tout en usage pour en
retarder les effets.
Cependant Peffervescence croissait de jour en jour
à Portoric, et particulièrement sur les côtes, oû SC
reunissaient cette multitude d'hommes égarés, impsitiens dc venir déchirer Ic sein de leur patric. --- Page 54 ---
28 )
Les Anglais, qui épiaient les
bles à leur systéme
circonstances favoradestructeur, s'abouchèrent
gouverneur Tpribio
avecle
une alliance offensive Montès, ct conclurent avec lui
devaient leur
et défensive, dont les résultats
assurer le commerce
et P'expuision totale des
exclusif de Portoric
tiles, (4)
Français des grandes An2 Septembre Dans ces
Arrivée de Salentrefaites, Salvador Felix,
vador Félix à cnvoyé par le gouverneur
Commissaire
Barahonde et à ger les
Toribio Montès,
Neybe,
arrondissemens des Côtes
pourinsurPartie de l'Est, avait
méridonales de la
tembre, ets'était débarquéà Barahonde le 26
associé sur les lieux, Don
SepHuber-Franco, homme d'un
Cristoval
nant, qui acquit bientôt
génie actif et entrepredes habitans,
assez d'influence sur
pour ne laisser à son
l'esprit
parence de l'autorité,
collègue que l'apLe récit cxagéré des événemens
du trône et de Pautel, furent
d'Espagne, 9 le salut
terent à des esprits crédules les objets qu'ils présenet
rent en méme-tems de
superstitieux : ils promiyivres et argent; ils prompts secours en hommes,
des rebelles
avaient sollicité l'alliance du
Jls sollicitent
Petion, qui, se trouvant
chef
P'alance er les par Christophe, à cctte
vivement pressé
secours toi de Pé- être avec inquiétude époque, etqui envisageant peut
puissance dans son Paccsoiosemnent d'une nouvelle
mandés,
voisinage, refusa les
en exigeant deux
sccours delutte qu'ils allaient
expressémentqme, dans la
entreprendre, ils
pecter rigoureueenient les limites
cussent à resdigenes. (5)
des possessions inNéammoins, ii s'engagen à leur fournir
tions et des armes en
des muni.
échange de
Bavaiclegluns grand besoin,
bites-d-comnes dont
issance dans son Paccsoiosemnent d'une nouvelle
mandés,
voisinage, refusa les
en exigeant deux
sccours delutte qu'ils allaient
expressémentqme, dans la
entreprendre, ils
pecter rigoureueenient les limites
cussent à resdigenes. (5)
des possessions inNéammoins, ii s'engagen à leur fournir
tions et des armes en
des muni.
échange de
Bavaiclegluns grand besoin,
bites-d-comnes dont --- Page 55 ---
29 )
L'éloignement oùt est Barahonde de Ia capitale, 30 Septembre.
donna licu aux fermens de révolte de produire leurs Avis donnés
de
que Don
par
effets; cc ne fut que le trente
Septembre
Don Joseph la
Joseph la Xara envoya tous les détails de la conspira- Xara.
tion au chef-de-bataillon Bardin, commandant au
bourg d'Azua.
Le deux Octobre CCS détails lui furent confirmés, 2 Octobre.
par le retour des Sieurs Treillard et La Vega, officicrs
d'état-major, envoyés à la fondation, pour s'assurer Ils sont confirmés.
de ces faits. Desrenseignemens aussiimportans furent
transmis de suite par le chef-de-bataillon Bardin au
général en chef, qui était déjà instruit des mouvemens que fesaient les révoltés. Cristoval Hubersuivait
avec activité et succès le plan d'insurrection dans l'arrondissement de Neybe : bien informmé du caractère La révolte fait
des progrès.
des hommes, qu'il devait associer à ses projets, il fit
sonder Cyriaque Ramirès, habitant d'Azua, homme
naturellement inquiet et turbulent, qu'il trouva disposé à seconder un plan qui flattait à la fois son orgueil et son ambition. Manuel Ximenès, beau-frère de
Cyriaque fut aussi entrainé dans la révolte. Ces deux
chefs réunis à Cristoval Huber et à Salvador Felix se
hitèrent d'organiser en rebellion ouverte les arrondissemens d'Azua et de Neybe.
Il fallait cependant arrêter le mal dans son principe;
3 Octobte.
le trois Octobre , le colonel Aussenac, dont l'activité,
le courage 2 et l'intelligence 2 étaient bien connus du
général en chef, reçut ordre de se transporter sur les
lieux, pour y prendre les mesures nécessaires au rétablissement de l'ordre et de la tranquillité.
Le six, cet oflicier supérieur suivi de Don Juan Ca- 6Octobre,
sillas, commandant Parrondissement de Saint-Juan,
ant arrêter le mal dans son principe;
3 Octobte.
le trois Octobre , le colonel Aussenac, dont l'activité,
le courage 2 et l'intelligence 2 étaient bien connus du
général en chef, reçut ordre de se transporter sur les
lieux, pour y prendre les mesures nécessaires au rétablissement de l'ordre et de la tranquillité.
Le six, cet oflicier supérieur suivi de Don Juan Ca- 6Octobre,
sillas, commandant Parrondissement de Saint-Juan, --- Page 56 ---
30 )
qui se trouvait à cette époque à
des Sieurs Louis
Santo-Domingo, et
à
Marquet et Daram, ofliciers attachès
Petatmajorgenéral, arriva au bourg
IO OctobreLe dix, au matin, il partit
d'Azua.
des insurgés avec les
pour alleràla rencontre
Première
et de
compagnics de dragons de Bani
meSaint-Juan, et
sure prise par le de ligne 7 laissant le quatre-vingts hommes de troupes
gouvernement Français
de-battaillon
commandement du bourg au chef.
les révoltés, contre et Ia
Bardin, officier de mérite dont
bravoure lui étaient
Pactivité
Le douze, les
connues.
troupes arrivèrent sur les bords du
Petit-Yaque, où les
cents hommes,
révoltés, au nombre de deux
occupaient une position extrémement
avantageuse, sur un morne à pic, hérissé
ct de raquettes, nommé
de torches
12 Octobre.
disposa
le Malpasso. Le Colonel se
sur-lo-champ à attaquer P'ennemi,
Combat du
fatigne que venaient d'eprouver lcs
malgré la
bialpax.o.
une route de vingt lieucs, dans
troupes pendant
ni vivres ni cau.
un pays où on ne trouve
Les troupcs gravissent la
bours, battant la
montagne: au bruit des tam.
tant par les obstacles charge, mais arrêtécs à chaque insoppose, elles sont insurmontables que la nature leur
obligées de
Jade bien nourrie d'un
rétrograder sous la fusil.
rochers qui dominent ennemi retranché derrière les
la
tombcr le brave lieutenant montagne 9 après avoir vu
La cavalerie
Pointe qui les commandait.
haché
ne pouvant se déployer dans
et couvert de bois,
un pays
combat. (6)
resta spectatrice du
Ia non-réussite de cette
subsistances
attaque, et le manque dc
décidèrent le colonel
au bourgd'Agua, d' oni il se
Aussenac à revenir
tôt avec des
proposait de repartirbienmoyens plus décisifs,
Cspendant Huber ct
vu
La cavalerie
Pointe qui les commandait.
haché
ne pouvant se déployer dans
et couvert de bois,
un pays
combat. (6)
resta spectatrice du
Ia non-réussite de cette
subsistances
attaque, et le manque dc
décidèrent le colonel
au bourgd'Agua, d' oni il se
Aussenac à revenir
tôt avec des
proposait de repartirbienmoyens plus décisifs,
Cspendant Huber ct --- Page 57 ---
S1 )
Cyriaque 3 gonflés par cette espèce de succès qu'ils ne
devaient qu'à Paspérité des
tréme des soldats
lieux, eta la fatigue exFrançais 2 parcoururent de suite les
arrondissemens d'Azua, 1 de la Mate des
L'esprit de réde la
Corosscs et volte sc commtFondation, et enrôlèrent sous leurs
nique.
grand nombre d'habitans
drapeaux un
intimidés parleurs
ou dupes de leurs promesses.
menaces
(7)
Cristoval Huber
les trésors du
promettait, au nom de Ferdinand,
Mexique et l'appui des Anglai*, et Cyriaque menaçait de toute sa vengeanee tous ceux
fuseraient de se réunir à lui.
qui remier succès,
Enorgueillis de ce préqu'ils n'avaient point laissé
ehefs des hommes de couleur du
ignorer au: K
reçurent les félicitations
Port-au-Prince 7 ils en
par une lettre du
illon Caneaux, commandant
chef-de-batade cette place, , qui s'exprimait en ces termes :
6 Messieurs
<
J'AI reçu avec la plus grande
Lc flatteuse dont
satisfaction la lettre
<6
vous m'avez honoré 2 ainsi que vos
dépêches pour le Président de la
66 ont été remises. Les détails république, quilui
6c vivement
de vos victoires ont
intéressé nos
4C ardemment
compatriotes, qui désirent
voir les naturels du pays recouvrer leurs
anciens droits, et
un
repousser governement usurpateur. De tous les tems les
t de grands
Espagnols ont montré
<
sentimens, et leur conduite
dans cette dernière révolution,
patriotique
46 jours de leur ancienne
rappelle Ies beaux
monarchie. Victimes, comme
vous, Messieurs, du
( nous sommes les
gouvernement Français, dont
ennemis
de
irréconciliables, nous nous
joignons cceur à vOs
64 que vous
éclatans succès, , et tout CC
pouvez attendre d'un peuple ami et voisin --- Page 58 ---
32 )
1 vous est assuré de notre
<6
part. Le Président
tous les moyens de cimenter à
prendra
les
jamais Tunion de nos
frires,
avec
66 mée
Espagnols,
nous ; son retour de
va le mettre à méme
Par66 un ordre sévère
d'y travailler , ct d'établir
CC
pour la protection de vos
qui nous avoisinent.
propriétés
c Je suis bien satisfait
CC vous ai adressés
que les faibles secours que je
(
7 par ordre du
soient parvenus dans
gouvernement, vous
66 que celle de la
une circonstance aussi heureuse
c6 dre
prise d'Azua. Il mc tarde d'apprenofficiellement la défaite
< marche victorieuse
de Ferrand, et votre
ordre sévère
d'y travailler , ct d'établir
CC
pour la protection de vos
qui nous avoisinent.
propriétés
c Je suis bien satisfait
CC vous ai adressés
que les faibles secours que je
(
7 par ordre du
soient parvenus dans
gouvernement, vous
66 que celle de la
une circonstance aussi heureuse
c6 dre
prise d'Azua. Il mc tarde d'apprenofficiellement la défaite
< marche victorieuse
de Ferrand, et votre sur
ma
reconnaissance
Sasto-Domingo. Agréez
<6
pour tout ce que vous me dites d'obligeant, et pour les bonnes
C6 lez bien me
intentions que vous vou4: dans
témoigner, et soyez bien
toutes les
persuadé que, 2
46 être de
occasions, oû mon zèle pourra vous
quelque utilité
St vous donner des
2 vous me verrez disposé à
<6 et de la haute preuves de toute ma bonne volonté
considération
66 Plaise au Ciel
que j'ai pour vous.
4: les conduire à la continuerà fin
bénir vos entreprises, et
4 poscz.
heureuse que vous vous proG J'ai T'honneur &c.
(Signé)
66 CANEAUX."
Il était urgent d'empécherla
qui avait déji
propagation du mal(8),
gagné les arrondisemens de
tine lettre confidenticlie du
TOuest;
Joseph
colonel F'ranco, à Don
da0nw.smnhem.fire,e confrma
avis qu'ila arait donnés
les prémiers
acet égard de
an général Ferrand, et donnait
noureaux détails qui ne laissaient
douter rles
aucun
ramifications giat deode la
conspiration : --- Page 59 ---
33 )
Ferrand, qui se borna
ellefutc communiquée au général
confià Franco Passurance de l'entière
àr renouveller
et dans son dévouance qu'il avait dans sa prudence
Français.
ment au gouvernement
Espagnole, Lettre du coloTraduction d'une lettre écrite en langue
nel Franco,
par Don Augus- son beau frére.
de Saint-Yague de los Caballaros,
du Cibao,
tin Franco, commandant le département à Santoà Don Joseph Del Orve, 2 son beau-frère,
Ferêtre communiquée au général
Domingo, pour
rand.
< Le 16 Octobre 1808.
< Mon cher Don Joseph,
avoir ordonné à Don Juan
c] Le Général me dit
crois
de lui, je ne
pas
< Sanchez de se rendre auprès
à cet ordre: : mais , dans le cas où ils'y
66 qu'il obéisse
allait lui parler des propos
< rendrait, si le général
il
,je
et
rendu compte 7 pourrait
6 tenus ici, dontj'ai
de mal; et je suis
66 crois, m'en résulter beaucoup
actuclles, nous
< d'opinion que, dans les circonstances
attendre de la politique et de la patience
c devons plus
< que de tout autre moyen.
mon opinion,
< Le général me dit de suspendre
la
d'Europe qui viendraient par
46 quant aux nouvelles
à cela que je suis
6 voie du cap, &c: j'ai à répondre
me
nouvelle ne pourrait
c invariable 3 et qu'aucune
instant. Il me charge
&4 faire changer ni dévier un seul
habitans
c enfin, de guider par mes conseils tous les
les conseils
G de ces contrées; mais malheureusement les écoutai6 ne peuvent rien sur ces gens-ci 3 car s'ils
ne sont : cela n'em6 ent, ils seraient meilleurs qu'ils
G
ient par
46 quant aux nouvelles
à cela que je suis
6 voie du cap, &c: j'ai à répondre
me
nouvelle ne pourrait
c invariable 3 et qu'aucune
instant. Il me charge
&4 faire changer ni dévier un seul
habitans
c enfin, de guider par mes conseils tous les
les conseils
G de ces contrées; mais malheureusement les écoutai6 ne peuvent rien sur ces gens-ci 3 car s'ils
ne sont : cela n'em6 ent, ils seraient meilleurs qu'ils
G --- Page 60 ---
34 )
< péche pas toutefois
< de ce
que je ne continue à faire uisage
moyen-là 3 mais le Général
6 clairement
et le public verront
6 la lettre que j'avais raison. Je ne réponds pas à
confidentielle du
45 ce que je viens de
Général , faites-lui part de
< ajouter.
vous dire, et de ce que je vais
6 Il est certain que le Curé
e les trois
est le chef du parti, et
46 duire personnages que vous savez se laissent conaveuglement; ils ont
envoyé Torrès à la Havane, pour s'y procurer des
66 et il est parti furtivement troupes et des armes,
dans la frégate dont
parlé au Général, Torrès
j'ai
44 faire massacrer
avait conçu le projet de
tous les
44 2 de ces
Français pendant la nuit du
mois, et la veille il
66 Français trois
avait fait voler à un
( mule
chevaux, dont deux de
, et un jenne mulitre
les
prix, une
4 tail la mine, mais il n'en qui gardait. J'évenGC tres projets;
conserva pas moins de sinis-
<6 sassiné;
on assure méme que je devais être asEstevan Rosa m'en a
46 complot
dit quelque chose. Le
avorté, Torrès
46 vert, comme
jugeant qu'il serait décou66
Pauteur du vol, se hâta de s'embarquer. Le proprictaire
46 lui; je suis fort
Français a déjà su que c'était
embarassé
<4 faire, car,
pour arranger cette af.
parl la voic de la
46 sible de faire restituer
prudence 2 il est impos-
<C autre côté,
l'esclave et les animaux; ; d'un
en agissant
66 mon devoir
rigoureusement, et comme
<
T'exigerait, je me perdrais
ment
infaillibleaujourd'hui, et tout
( car cela ne tient
serait perdu avec moi,
<
qu'à un fil, malgré Paversion
ces gens-ci ont pour les
que
<C à deux
brigands; ; le Curé ayant dit
personnes 7 qui me l'ont rapporté
, que si les
nigresn'étaient pas si méchans , il scrait préférable
d'un
en agissant
66 mon devoir
rigoureusement, et comme
<
T'exigerait, je me perdrais
ment
infaillibleaujourd'hui, et tout
( car cela ne tient
serait perdu avec moi,
<
qu'à un fil, malgré Paversion
ces gens-ci ont pour les
que
<C à deux
brigands; ; le Curé ayant dit
personnes 7 qui me l'ont rapporté
, que si les
nigresn'étaient pas si méchans , il scrait préférable --- Page 61 ---
35 )
44 de vivre sous leur domination
s
que sous celle des
Français. Il tient tous ces
(6 le colonel Esteves
gens-ci dans sa manche;
m'a
6 jours le meme
pourtant promis d'être tou-
; je l'ai
choyé , de même que les autres, etje les invite tous souvent à
4 cela,
diner, Malgré
Torrès, m'a-t-on dit, est
(6 qu'ils ont tous
porteur d'un écrit
signé, même
66 qui devait me
Esteves; et Polanco ,
66 s'attache à
seconder, est positivement celui qui
vouloir me
4 qu'on a fait circuler persuader que les nouvelles
sont des
66 Ferrand ; disant
impostures du Général
c6 roi
que Joseph Bonaparte 2 prétendu
d'Espagne , a été tué;
66 à mort
que Charles IV a été mis
par l'Empereur, 5 mais que sa famille est toujours en Espagne. Molina
à
46, moins
est, ce qu'on dit, le
c
enragé. Mon langage et ma conduite
eux sont tels que les circonstances
avec
4 Polanco me dit avoir
l'exigent. Mais
reçu , par un de ses parens, un
message de Ramirez, colonel de la
66 ville,
milice de votre
2 lequel lui fait savoir
que tout est préparé à
Santo-Domingo; qu'on
y attend le jour
qui derait étre le 14 de ce mois
désigné 2
4 été
; que Pexécution a
46 renvoyée au 24; que dans la
tout
prét; que Ramirez.
campagne
est
1 lui-méme,
et un certain Isidore de los
Miguel Alvarès. 2
66 insurgés,
Santos, ,sont à la tête des
Etvoilà
i6 gens-ci dans leurs précisément ce qui maintient ces
46 fait mal
mauvaises idécs, et ce qui m'en
augurer.
6 Jetez les yeux sur la Tettre de
4 ne doutez plus
les
Duran ci-jointe, 1 et
66 Seybo;
que choses n'aillentaussi mal au
; plût à Dieu qu'il n'en fut
rien!
J'entre dans tous ces détails
:i
parvenus à ma connaissance, afin que ceux qui gouvernent sachent
ce
i6 gens-ci dans leurs précisément ce qui maintient ces
46 fait mal
mauvaises idécs, et ce qui m'en
augurer.
6 Jetez les yeux sur la Tettre de
4 ne doutez plus
les
Duran ci-jointe, 1 et
66 Seybo;
que choses n'aillentaussi mal au
; plût à Dieu qu'il n'en fut
rien!
J'entre dans tous ces détails
:i
parvenus à ma connaissance, afin que ceux qui gouvernent sachent
ce --- Page 62 ---
36 )
<6 qu'ils ont à faire. Pour vous,
e dence ordinaire,
, consultez votre prupour les
<6 en partie, de la manière, communiquer en tout, ou
, et dans le
vous croirez convenables,
moment, que
C bien-aimé.
au Général, notre père
6 Je ne suis pas d'avis d'établir les
66 Général m'avait
postes dont le
communiqué lep projet; la voie dont
<je fais usage est la seule bonne
<6
dans les circonstanc ces, quoique un peu coûteuse; ; et si l'on fesait, de
tels établizsemens, ce devrait être
cc
par la route du
Bonao, comme la plus courte, et la
C6 sée de rivières. Le
moins embarrasC6
projet sera bon quandles affaires
seront arrangécs. Luc Mexias est le
c celle-ci et de mes autres lettres.
porteur de
< Il faut aujourd'hui
<
beaucoup de patience et de politique; Dieu veuille que je m'en tire
C6
bien ! C'est
c pourquoi, ce que vous avez à dire au
c'est
de dissimuler de son côté,
général,
2 et que moi, du mien 9
j'emploirai tous mes efforts à résister au
66 Je crois qu'il ne restera
torrent.
pas un seul Français ici:
vous recevrez d'eux des
66 M.
détails, particulièrement de
Pomeraque, 7 qui doit
66 go: mais
partir pour Santo-Dominsur-tout, de la prudence!
C6 faire avec ces
et qu'on me laisse
gens-ci et avec
c6 tout est
Christophe; ; sans quoi
perdu, 3 et c'est fait de moi,
[Signé]
FRANCO."
K P.S. Jene sais si je vous ai
c
marqué ce que dit
Polanco, que Kamirez lui a fait
G4 mon de Castro
dire que Don Ra-
&
était attendu avec quelques mille
hommes, ct que Ruiz était à Neybe, d'ou il avait
-Dominsur-tout, de la prudence!
C6 faire avec ces
et qu'on me laisse
gens-ci et avec
c6 tout est
Christophe; ; sans quoi
perdu, 3 et c'est fait de moi,
[Signé]
FRANCO."
K P.S. Jene sais si je vous ai
c
marqué ce que dit
Polanco, que Kamirez lui a fait
G4 mon de Castro
dire que Don Ra-
&
était attendu avec quelques mille
hommes, ct que Ruiz était à Neybe, d'ou il avait --- Page 63 ---
37 )
de Jayne, et, à ce que. je
c écrit à Ross, commandant
< crois, à lui même Ramirez.
la circonstance.
d'addresse dans
6 Il faut beaucoup
c'est
tous ces gens-ci
< Ce qu'il y a de certain,
que
m'aiment
tout en m'assurant qu'ils
6 me craignent, viens de tenir sur les fonts debapG cordialement. Je
Manuel Reyes, et nous
4 tême un enfant de Don
ensemble, mais on ne se fie pas
4 sommes très-bien
toujours
Villanueva se comporte
46. à moi pour cela.
d'accueil; j'ai
c très-bien. Le Curé me fait beaucoup
auquel je les ai invités,
66 donné aujourd'hui un repas
et les trois CO-
( ainsi que plusieurs commandans, Esteves de ma montre
c lonels; j'ai fait cadeau à
du
la montre à répétition
cL d'argent, et j'ai troqué
Esteves me fait mille
< coquin d'Albert avec le curé ;
mieux
crois que lui et Molina valent
4 honnétetcs, je
46 queles autres.
été bràlé au Seybo
< J'oubliais de vous dire qu'ila
moi et
s plusieurs lettres venant de Portoric, pour indinos quatre ou cinq
< pour d'autres personnes; le Père Morillas sont les
G vidus disent que Castro et
c auteurs de cette conspiration.
Polanco a dès-
< Joubliais encore de vous dire que
dit qu'on
c aujourd'hui mis la cocarde bas 9 et qu'il
de celles de PUnion ou
6 s'occupe à en faire quantité
n'est plus reconnaissable.
s6 de la Ligue; cet animal
aide.
Tout à vous,
Dieu nous soit en
PRANCO."
( Signé)
Casillas, homme aussi brave que fidèle
:: Le colonel
à la même époque,
C6 à son gouvernement, eut ordre, commandait, pour y
(6 de se rendre à Saint-Juan, , oûil
c aujourd'hui mis la cocarde bas 9 et qu'il
de celles de PUnion ou
6 s'occupe à en faire quantité
n'est plus reconnaissable.
s6 de la Ligue; cet animal
aide.
Tout à vous,
Dieu nous soit en
PRANCO."
( Signé)
Casillas, homme aussi brave que fidèle
:: Le colonel
à la même époque,
C6 à son gouvernement, eut ordre, commandait, pour y
(6 de se rendre à Saint-Juan, , oûil --- Page 64 ---
38 ) *
contenirl les habitans et les prémunir
tions perfides desi insurgés.
contre les insinua-.
les plus propres à
Aprèsavoirp pris les mesures
l'effet des nouveiles tranquilliser les esprits et à détruire
adroitement semées
Huber et par Cyriaque, il se
par Cristoval
détermina à
un voyage à Neybe, poir mieux
fairelui-meme
des forces, mais
s'assurer des moyene,
sur-tout des motifs allègués
insurgens, pour bouleverser la
par les
Le prétexte
partic de PEst.
apparent de son
se concerter avec
voyage, > était de venir
Huber et Cyriaque sur les
que ces deux chefs méditaient.
opérations
Adresse et disLe voyage de Casillas à
simulation du même de juger les motifs Neybe, 9 en le mettant à
colonel Casillas;
de cette
sa fidélité au
moyens qu'on avait pour la
insurrection, les
souvernement hommes qui devaient
soutenir, et le caractère des
Frangais.
la diriger, ne servit
mir sa fidélité et son dévouement
qu'à afferFrançais (9). Le 20 Octobre
au gouvernement
Aussenac:
il écririt au colonel
*Je viens de me
tc Octobre
4c boucliers
convaincre que la levée de
des Portoricains n'est
61 famatisme, de la
l'ouvrage que du
<6
cupidité de
et de l'ambition des
quelques misérables,
mêmcs
< pays-ci, ont
hommes qui, dans ce
toujours eu la
66 rôle.
prétention de jouer un
KLe plus grand désordre
c comme dans les
règne ici dans les choses
idées, et le
46 royal est sans
prétendu Commissaire
:6 cst de résister argent et sans crédit; mon intention
au torrent le plus
ct dans le cas où mes efforts long-tems possible 2
ser aient
j'irais vous rejoindre au bourg
impuissans 1
sbitans fidèles à leurs devoirs, 27 d'Azua, avec les ha-
rôle.
prétention de jouer un
KLe plus grand désordre
c comme dans les
règne ici dans les choses
idées, et le
46 royal est sans
prétendu Commissaire
:6 cst de résister argent et sans crédit; mon intention
au torrent le plus
ct dans le cas où mes efforts long-tems possible 2
ser aient
j'irais vous rejoindre au bourg
impuissans 1
sbitans fidèles à leurs devoirs, 27 d'Azua, avec les ha- --- Page 65 ---
- 39 )
Depuis cette époque le colonel Aussenac
dans l'incertitude la plus
est resté
de
inquiétante, sur la situation
F'arrondissement de
brave Casillas.
Saint-Juan et sur le sort du
Le colonel Aussenac ayant
rante hommes de couleur
reçu un renfort de quaet de
21 Crtobre.
se décida à aller chercher
cinquante grenadiers, Embuscadedes
il fit sortir, le 21
l'ennemi et à le combattre; Espagnols; elle
Octobre, 2 une patrouille de cin- cst s.ins effet.
quante hommes pour faire une découverte dans
environs d'Azua; à la distance d'environ
les
delieue, etila rencontre de deux
trois-quarts
le feu d'une embuscade
chemins, elle essuya
de deux cents
mandée par Joseph
hommes, comde la Mate. La fuite d'Espinosa, de
ancien commandant
P'ennemi
embuscade peu important
renditl'effetde cette
quatre hommes blessés. > puisque nous n'eûmes que
Ces hostilités, dans un pays dont les
cénsés amis de la France,
habitans étaient
colonel Aussenac,
donnèrent à connaitre, au
eiliation
que les voies de douceur et de conqu'ilavait employées
convenaient
jusqu'a ce moment, ne
plus, puisqu'au milieu d'un
traitait avec bonté et humanité,
peuple qu'il
qu'il était fondé à avoir
malgré les soupçons
vait pas un seul individu sur sa fidélité, il ne se trou- Dispositions ge-.
qui vint le
nérales à la réa
présence de l'ennemi dans les
prévenir de la volte.
Le même
environs du bourg. (10)
systême de pérfidie existait à
mingo; ; des assemblées
Santo-Do- Ferment d'inricain Walton,
nocturnes, où presidait l'amé- surrection jeté a
d'ambition,
homme perdu de dettes et dévoré Santo-Dontinga parl Pedre Vallo,
travaillaient avec activité à
et par Walton;
troubles, et à seconder les
fomenter les ce dernierest"
s'était ménagé
projets de Sanchez, qui arrèté
quelques intelligences dans la ville,
Tintermédisire, d'un nommé Pedre
par
Valio, émissaire
ain Walton,
nocturnes, où presidait l'amé- surrection jeté a
d'ambition,
homme perdu de dettes et dévoré Santo-Dontinga parl Pedre Vallo,
travaillaient avec activité à
et par Walton;
troubles, et à seconder les
fomenter les ce dernierest"
s'était ménagé
projets de Sanchez, qui arrèté
quelques intelligences dans la ville,
Tintermédisire, d'un nommé Pedre
par
Valio, émissaire --- Page 66 ---
40 )
aussi ardent que rusé. Mais
noment où il allait effectuer Walton fut arrêté au
truction, et cet acte de
son horrible plan de desde ses complices.
vigueur déconcerta les
22 Octobrc,
Cette
(11)
projets
dissemens tendance du générale à la révolte dans les
Incendie des
Sud et de l'Est, et la
arronplantations à vi- profonde des hommes
dissimulation
yres d'Azua.
une répression
qui la fomentaient,
aussi prompte que
exigeaient
quence, le 22 Octobre matin,
terrible; en consé.
vingts hommes d'infanterie une colonne de quatre.
des
sortit
Espagnols et des Français, d'Azua, escortant
elle se porta sur les habitations armés de machettes; ;
Bourg, dont un grand nombre des environs de ce
truites. Cette mesurer
furent absolument dé.
plus
rigoureuse était devenue
urgente, que les insurgés,
d'autant
sources dans cet
n'ayant d'autres rès.
leurs
arondissement que celle
vivres et leurs
d'aller faire
furent obligés
fourrages sur ces
d'aller se pourvoir à des habitations, ,
éloignées.
distances très
Mais un autre événement
défection d'une grande
devait bientôt amener la
ter un coupdont les
partic des rebelles et leur porsi des circonstances conséquences eussent été décisives,
cussent neutralisé l'effet. qu'on nc pouvait prévoir n'en
Octobre.
Les insurgés, réunis au nombre de
2.0ced de Sa- mes, au camp de
cinq cents homvane-la-mule. ment
Savene-laumule, se croyaient telleincincibles, qu'ils attendaient
l'issue du combat,
en rase campagnes
Le colonel Aussenac,
par un transfuge,
prévenu de ces dispositions
deux heures
partit le vingt-trois
du matin, à la tête de Octobre, à
hommes
cent
d'infanterig. A six
cinquante
heures, il se trouva assez
mes, au camp de
cinq cents homvane-la-mule. ment
Savene-laumule, se croyaient telleincincibles, qu'ils attendaient
l'issue du combat,
en rase campagnes
Le colonel Aussenac,
par un transfuge,
prévenu de ces dispositions
deux heures
partit le vingt-trois
du matin, à la tête de Octobre, à
hommes
cent
d'infanterig. A six
cinquante
heures, il se trouva assez --- Page 67 ---
- 41 )
entendre les vociférations des
prés de Tennemi pour
soldats. Un petit
chefs, excitant l'ardeur de leurs
l'ennemi. Le
aux Français la vue de
ravin masquait
disposé sa troupe en bataille,
colonel Aussenac ayant
étaient égalearriva sur le plateau où les Espagnols
Lat fusillade s'engagea de part et d'autre,
ment formés.
révoltés prirent la fuite de
et dans vingt minutes les
nos troupes qui
et furent poursuivis par
toutes parts,
mornes où ils cherchaient
d'aller occuperles
se hâtérent
fut complete ; ils laissèrent
à s'établir. Leur dispersion
évacuant sur des
six morts sur le champ de bataille,
qu'il fut
nombre de leurs blessés,
chevaux un grand
défaut de cavalerie.
impossible de poursuivre, par
à travers les
Cyriaque, fuyant
Depuis cette époque autour de lui qu'une cinquanbois, n'avait pu réunir
constamment à sa
taine d'hommes qui s'attachèrent
la désolation dans le pays.
fortune et portérent
cet échec, perdu
Cyriaque Ramirez avait, depuis
des hommes
de relever son parti, et de rallier
l'espoir
seule avait retenus sous ses drapeaux,
que la terreur
inattendu lui offrit de nouveaux
lors qu'un événement la révolte et de tenir la campagne.
moyens d'alimenter
du combatde Savane-laJoseph d'Espinosa, la veille
Saint-Juan, avec vingt-cinq
mule, était parti pour
disait-il la tête du cohommes, pour aller chercher,
effet à le faire aslonel Casillas (12); il parvint en
le 28 Octobre, par Nolasqne Garcia, capitaine 28 Octobres
sassiner,
où il était en Assassinat du
des dragons des Corosses, an moment
brave colonel
au colonel Aussenac, avec Casillas,
marche pour se joindre
habieans restés fidèles à leur gouvernement.
quelques laj lac et la Coupe-de-Saint-Juan que
C'est entre
malheureux eut lien.
cet événement
H
le faire aslonel Casillas (12); il parvint en
le 28 Octobre, par Nolasqne Garcia, capitaine 28 Octobres
sassiner,
où il était en Assassinat du
des dragons des Corosses, an moment
brave colonel
au colonel Aussenac, avec Casillas,
marche pour se joindre
habieans restés fidèles à leur gouvernement.
quelques laj lac et la Coupe-de-Saint-Juan que
C'est entre
malheureux eut lien.
cet événement
H --- Page 68 ---
Second demande
49 )
de secours a Pc- la Larrondissement de
fon faite par les
discrétion des
Saint-Juan fut dès-lors livré
rebelles.
réunir dans
rebelles, qui se hâtèrent
:
Manuel cette partie, après avoir
d'aller se
Ximenés à Pétion,
député de nouveau
cours. Les démarches de pour solliciter des sece chef de rebelles
furent
à
Pétion, et
brmemeicatnees
Cyriaque Saint-Juan,
s'était
avec quelques tvinterejoindre
procurées au
munitions qu'il
Premiers mouCependant le Portan-Prince, à force
vemens d'insur. s'étaits
parti des
d'argent
rection qui se
grossi d'un corps de insurges réunis à
les
mulatres
Sant-Juan
juunufcucindans le
nègres réfugiés dans
Français, et de tous
du Cikueramest departement envoyés à
cette Partie; des
tation durcolonel étaient Saint-Yague, d'après le
émissaires
Franco.
Parvenus à
rapport des
qu'alors n'avait insurger ce
espions,
lonel
pris aucune part département, à la
qui jusAugustin Franco,
rebellion: : le COarrêté et était gardé à qui y commandait, avait
En rendant
vue. (13)
été
du combat de compte au général en chef des
vait
Saxaneilamule, le colonel
résultats
prévenu de la mortde
Aussenac l'afesait l'insurrection dans Casillas, et des
Le
les
progrès que
général en chef, convaincu arrondissemense del l'Ouest.
avait à iconserverunep
des dangers
dans une circonstance position à 401 lieues dela qu'ily
rondisemens
où la révolte gagnait Capitale,
intermediaires,
tous les arsenac:
écrivit au colonel Ausrale Lettre du Géné. "Jairegu hier au
colonel en chefau c du 24, mon
soir, à onze
naca Ausse- 66
cher
heures, votre lettre
moins de
Aussenac, je
66 stances vous; et je me
n'attendais pas
aient étét telles, fclicite, que lcs circon.
6 Il fallait battre
que je les désirais,
66 vous laisse le Pennemi: vous l'avez
s6 convenable maitre de faire ce
battu, et je
(relativemient à que vous jugerez
votre retraite sur
24, mon
soir, à onze
naca Ausse- 66
cher
heures, votre lettre
moins de
Aussenac, je
66 stances vous; et je me
n'attendais pas
aient étét telles, fclicite, que lcs circon.
6 Il fallait battre
que je les désirais,
66 vous laisse le Pennemi: vous l'avez
s6 convenable maitre de faire ce
battu, et je
(relativemient à que vous jugerez
votre retraite sur --- Page 69 ---
(43)
Bani), bien convaincu que vous suivrez le meilleur
< parti.
< P'ai instruit l'Armée de l'affaire qui a eu lieu, et
< je vous envoie copie de l'Ordre du jour. Dans cet
< Ordre, j'ai pris occasion de parler des Piémontais,
4 quoique vous ne m'ayez rien dit de ceux qui sont
< avec vous ; mais puisque vous ne m'avez rien mandé
avaient fait
(4- contre leur fidélité 9 j'ai dû augurer qu'il
46 leur devoir.
6 Je n'ai cité, en fait d'officiers, que Cotennet,
parce qu'il suffisait de désigner celui que vous m'avez
indiqué; je tiendrai compte à Guillermin de ses bons
4 services.
< Mon cher Aussenac, je donne aux troupes sous
vos ordres tout le butin qu'elles feront, à l'excep4 tion cependant des animaux qui font partie des
: grandes hâtes, et que, si vous le croyez à propos,
K vous ferez filer sur voS derrières. Il est bien entendu
C aussique le trésor du Crésus de la Fondation, si vous
sle trouviez, serait versé dans la caisse, sauf à grati-
< fier d'une partie de ce trésor 9 vos troupes.
et sol-
< Dites à messieurs.les ofliciers, sous-officiers
6 dats, ainsi qu'a tous ceux qui vOs entourent, que
"je suis plus que satisfait de leur conduite, et que je
6 compte sur eux pour dissiper la révolte.
obtiennent
!
6 Que les insurgés qui rentreront
grace
4 mais que leurs noms soient inscrits sur un régistre 1
< afin qu'à la première faute, ils soient punis de mac6 nière à ne plus donner lieu à de nouvelles plaintes.
leurs armes, &c, &xc.
e Exigez qu'ils vous remettent
4 Je donnerai Cent Portugaises à celui qui vous livivant; Cinquante à celui
vrera Cyriaque Ramirez,
6 compte sur eux pour dissiper la révolte.
obtiennent
!
6 Que les insurgés qui rentreront
grace
4 mais que leurs noms soient inscrits sur un régistre 1
< afin qu'à la première faute, ils soient punis de mac6 nière à ne plus donner lieu à de nouvelles plaintes.
leurs armes, &c, &xc.
e Exigez qu'ils vous remettent
4 Je donnerai Cent Portugaises à celui qui vous livivant; Cinquante à celui
vrera Cyriaque Ramirez, --- Page 70 ---
<6
44 )
qui vous le livrera mort.
46 celui qui livrera
J'en donne
à
< ra Huber
Ximenes, > et autanti celui vingt-cing,
c
Franco. Si vous
qui livre.
ferez fusiller sur le
réussissez, ou vous les
<6 connaisse mieux champ, ou, pour que le
66 sous une
leur sort, vous me les
pays
66 et
escorte sure. Tout ceci
enverrez
an:
est
46 circonstanices, et à votre volonté, subordonné,
66 P'apprendrai avec plaisir que
coupable: : mais s'il
Casillas n'était
66 il peut nous
l'a été , et qu'il revienne
pas
être
à
;
66 Votre
très-utile. [14]
vous;
proclamation est
peut pas plus dire en peu de parfaitement faite; on ne
mots,
6 Tout à vous."
Le Colonel
digne des Aussenac, dont le caractère
plus grands
militaire est
ens d'une retraite éloges 2 craignant les
qui n'était
inconvéni.
par les circonstances,
pas encore commandée
de Novembre:
resta sur la défensive
mais ayant appris
jusqu'au 6
que les
par des
dont deux insurgis, au nombre de six transfuges 9
cents
cents
cents hommes mulatres, 2 ou nègres
hommes
de cavalerie,a
Français; et trois
à Glieues d'Azua
avaient pris poste à
cents
, et n'ayant à leur
Tavara,
cinquante
dont
opposer que deux
surla fidélité homnes,
soixante
desquels il devait
Piémontais, 9
Le Colonel se cuer le poste d'Azua qui
peu compter, fit évaretire et prend
la
n'était plus tenable,
poste à Savane. cloignement, dificulté de se
7. par son
Bucy.
sa position militaire
pourvoir de
et
à
> dans le cas où
vivres,
occuper les défilés du lieu dit T'ennemi viendrait
pour s'opposer i sa retraite.
le Rincon d'Azua,
son armée à
Il fit prendre
d'Oco.
Savane-Buey, à une licue de position la
à
rivière
ire et prend
la
n'était plus tenable,
poste à Savane. cloignement, dificulté de se
7. par son
Bucy.
sa position militaire
pourvoir de
et
à
> dans le cas où
vivres,
occuper les défilés du lieu dit T'ennemi viendrait
pour s'opposer i sa retraite.
le Rincon d'Azua,
son armée à
Il fit prendre
d'Oco.
Savane-Buey, à une licue de position la
à
rivière --- Page 71 ---
45 )
des Andes'opposer au débarquement
Son butétait
paraissaient concertées avec
glais, dont les maneuvres
contenir en même
des rebelles , et de
les mouvemens
de Bani ct
sa présence , Ies arrondissemens
tems , par
où le mal ne s'était point encore prode los-Ingenios, ,
cependant ce qui se passait
pagé. Désirant connaitre Aussenac envoya le lieutecoloncl
sur ses derrières,le
nant
des habitans 2
C
à Bani, pour y observer la contenance de sa retraite 2
qui, craignant sans doute les résultats
Le lieun'avaient fait encore aucun mouvement (15)- d'assurer
Gilbert Guillermin avait aussi Pordre
tenant
et Savaneentre Santo-ilomingo
les communications
du Colonel de tousles
Buey, et de pourvoir les troupes
mesure fut bien
vivres nécessaires. La sagesse de cette
le colonel
les avis intéressans que reçut
justifiée par
d'une colonne de 600 hommes
Aussenac de la marche
discampée dans les plaines de San-Pedre,
ennemis,
[16]
tances de 8 lieues de Santo-Domingo. colonel Aussenac
Le trois Novembre au matin le soulèvement de
courrier qui lui annonçait le
reçut un
de T'Est, le départdu Général
tous les arrondissemens
et le débarqueen chef à la tête de cinq cents hommes,
de trois cents Portoricains à Youme.
ment
jours dans la situation la
Il fut pendant plusieurs
de la marche du Capiplus perplexe sur les résultats
de toutes parts la
et malgré qu'ila apprit
taine-général,
il persistaà conserver sa position
réunion desinsurges, la force des événemens T'obligejusqu'au momentoà
d'ailleurs que dans
raient à rétrograder 2 bien persuadé
de pénétrer
aucun cas , rien ne pourrait T'empécher
jusqu'à Santo-Domingo.
jours dans la situation la
Il fut pendant plusieurs
de la marche du Capiplus perplexe sur les résultats
de toutes parts la
et malgré qu'ila apprit
taine-général,
il persistaà conserver sa position
réunion desinsurges, la force des événemens T'obligejusqu'au momentoà
d'ailleurs que dans
raient à rétrograder 2 bien persuadé
de pénétrer
aucun cas , rien ne pourrait T'empécher
jusqu'à Santo-Domingo. --- Page 72 ---
rer Novembre.
46 )
Expédition tre les: conPendant que le Colonel
déparr psurgés; tenirl'ennemi dans le Aussenac était
à
ral TRERI tête de
Sud, le Général occupé conler
cinq cents hommes s'était
en chef, à la
Novembre, pour aller le
mis en marche, , lc
gré les sollicitations
chercher dans
principaux
pressantes des
l'Est, maldonnat Espagnols, qui
Français et des
la ville dans des s'opposaient à ce
et. aussi
qu'ilabans
ce
délicates. Mon conjonctures aussi
départ est
périlleusces
pondit-il, un autre
G être
saurait punir, mais indispensable, répas pardonner [17J."
ne saurait peutcolonel Don Manuel de
Ils'était fait précéder du
proclamation bien faite Peralta, porteur d'une seconde
mal n'eit déjàt fait des pour ramener les esprits, si le
Proclamation d'arréter. Cette
progrès qu'il
du
n'étitplusy
général en chef, Je viens proclamation était
possible
aux habitans de
d'étre instruit
congue en ces termes:
PEst, la partic de
innypantise de
que deux ou trois cents
6c de
Portoric, ont
scé.
Higous et de
débarqué sur les
Seybo.
côtes
Quoiqu'ils se
ce Espagnol,
disent enroyés du
4t P'Est de pour prendre possession de gouvernement la
6 dant Sain-Demingue,i ils ne Se
partie de
que de
vagabonds, de
composent cepenaucun caractère
gens sans aveu,
C
avoué , qui ne sont
quin'ont
chefconnu et revêtu
guidés
c Tous les
d'une autorité
paraucun
66 reille hommes sensés savent recommandable.
mission ne
d'ailleurs
c
peut étre confiée
qu'une pabandits, , et que ce
à un vil
6 gne, , sans
pays ne peut être
amas de
une
cédé à
66 respectifa
convention des deux
T'Espa-
(6
, qui serait connue
gouvernemens
Ainsi les
oficiellement.
46 sont venus brigands qui forment
cc tous les que pour s'enrichir de Texpédition ne
mauvais
pillage, et
Ce projets
sujets qu'ils pourront
associer
exécrables.
réunir à leurs
, et que ce
à un vil
6 gne, , sans
pays ne peut être
amas de
une
cédé à
66 respectifa
convention des deux
T'Espa-
(6
, qui serait connue
gouvernemens
Ainsi les
oficiellement.
46 sont venus brigands qui forment
cc tous les que pour s'enrichir de Texpédition ne
mauvais
pillage, et
Ce projets
sujets qu'ils pourront
associer
exécrables.
réunir à leurs --- Page 73 ---
47 )
mes conseils et mes
K Je croyais être parvenu, par les habitans du pays
s exhortations , à prémunir tous
les
de égarer.
contre les insinuations susceptibles
à celle
ont été sourds à ma voix,
< Mais plusieurs
que la re6 de leur intérêt, à toutes les considérations rendre inleur offraient 1 pourles
4 ligion et T'honneur
l'obéissance
doi6 ébranlables dans la fidélité et
qu'ils
< vent au gouvernement.
et désintéres6 Plusieurs ont cru que les avis sages
faiblesétaient dictés par la
ce sés que. je leuraddressais
< se ou par la crainte.
la horde de
4 Ils n'ont pas rougi de se liguer avec
révenue de Portoric , et de se déclarer en
46 scélérats
4 volte contre moi.
rendent-ils coupai6 Et dans quel moment encore se
Anlorsque le gouvernement
c bles de cette trahison?
de commercer
66 glais vient de permettre à ses colonies
et
de 1Est de Saint-Domingue [18],
K avec la partie
T'abondance 2 en ra44 que cette disposition va ramenerl les branches de
et toutes
< vivant les coupes d'acajou
< l'industrie locale.
sollicitude fondée
66 Puisque tous les efforts d'une
ont obtenu un résultat si différent
G sur! la bienfaisance
il est tems
droit d'en attendre,
4 de celui que j'avais
< de recourir à d'autres moyens.
vais, dès6 Les jours de la clémence sont passés:j je
à user d'une sévérité aussi
66 à-présent, commencer
méchans si
< juste qu'inflexiblerje vais apprendre aux
me suis montré constamment
66 c'est par crainte que je
6 bon et généreux.
qui forment la
46 Une partie des troupes de ligne
de la
nationale Espagnole
66 garnison 2 une autre
garde
'avais
< de recourir à d'autres moyens.
vais, dès6 Les jours de la clémence sont passés:j je
à user d'une sévérité aussi
66 à-présent, commencer
méchans si
< juste qu'inflexiblerje vais apprendre aux
me suis montré constamment
66 c'est par crainte que je
6 bon et généreux.
qui forment la
46 Une partie des troupes de ligne
de la
nationale Espagnole
66 garnison 2 une autre
garde --- Page 74 ---
6 et
48 )
6 Française, tant de la ville
voisins, commandée
que des
arrondissemens
Ramirez [19],
par le Colonel Don
vont marcher
Thomas
qui seront aussitôt
contre les
6 les scélérats
battus que
brigands, ,
sont
rencontrés, ,
6 Je déclare
toujours liches.
parceque
ce
à tous les habitans des
partie de T'Est, et
communes de
46 Seybo , quele
sur-tout à ceux de
la
< levé
glaive de la plus
Higoué et de
sur ceux qui
terrible
est
s
s'étant
vengeance
toric,ou ayant
la joints aux brigands de
66 ne rentreraient pris plus petite part à la
Por66 leur
pas aussitôt dans Pordre rebellion;
6 soumission au commandant
2 en fesant
contre
des forces
T'atroupement.
dirigécs
Des ordres sont
K punition qui
donnés pour qu'ils
serve à jamais
subissent une
lérats qui voudraien: les d'exemple à tous les scé.
Cest à eux à
imiter.
<6 pays,leur
savoir s'il vaut mieux
66 les
familles > leurs
conserver leur
au
propriétés, en
46 à
gouvernement, que de
restant fide.
sang, en se
voirtout rduiti feu
liguant avec nos ennemis
et
Qu'ils suivent la
et les leurs.
4] les braves
conduite louable que leur
Espagnols de la ville de
tracent
[20] et des
arrondinsements
Sants-Doningo
mets ma plus
voisins, dans
grande
lesquels je
chaque jour de
confiance, et qui y
66 Je désire nouveaux droits.
acquièrent
bien sincèrement
communes sc
que toutes les
<6 dans
mettent à même , en
autres
ces
fesant leur
<
circonstanees,
devoir
d'Eloges, de
d'obtenir le même
< lance du mériterles mémes effets de la tribut
<
gouvernement.
bienveilCarje me fais un plaisir
d'annoncer que déjà une
ande
lesquels je
chaque jour de
confiance, et qui y
66 Je désire nouveaux droits.
acquièrent
bien sincèrement
communes sc
que toutes les
<6 dans
mettent à même , en
autres
ces
fesant leur
<
circonstanees,
devoir
d'Eloges, de
d'obtenir le même
< lance du mériterles mémes effets de la tribut
<
gouvernement.
bienveilCarje me fais un plaisir
d'annoncer que déjà une --- Page 75 ---
49 )
devait récompenser la fidétité
K nouvelle disposition
ralliés à
< des braves Espagnols qui se sont toujours
tous les débiteurs de tri6 leur devoir, en dispensant
46 buts, présents 7 d'en payer les rentes 3 encore qu'ils
6 n'auraient pas été dans la colonie 2 pendant le siége
6 de Santo-Domingo, et qu'ils ne seraient venus que
< depuis cette époque.
4 La même faveur est réservée aux habitans égnle6 ment présens, 2 pour les biens grévés de tributs 7 apabsens et
4 partenant à leurs frères , pères 1 ou fils ,
66 dont ils auraient la procuration légale.
66 A ces avantages 2 je me propose d'en ajouter un
avec la
grande in66 autre , que. je vais solliciter,
plus
; c'est celui de re46 stance du gouvernement Français
6 mettre aux débiteurs des tributs, présens 9 une parne
être moindre
< tie du capital , queje pense pouvoir
6 de la moitié : un arrêté de moi , qui renfermera les
6 détails de ces diverses dispositions, va être publié et
6 imprimé dans le courant de la semaine. [21]
6 Si toutes les vertus qui constituent Phonnête hom6c me et le bon chrétien , obtiennent ainsi le prix qui
c leur est da,le crime et la scélératesse obtiendront,
commandent les mêmes
c je le répète 7 la punition que
c principes d'équité et de justice.
& J'ose croire qne je ne serai pas dans la cruelle né-
< cessité d'exécuter les menaces qui accompagnent le
4 dernier appel à l'ordre et à l'obéissance: ; j'espère
tous les habitans indistinctement se ligueront
que
doivent inspirer leur intérêt
< avec Venthousiasme que
L6 et celui de la colonie 2 pour rendre à la mer la tourbe
a vomis sur nos côtes,
4 impure de brigands qu'elle
I
J'ose croire qne je ne serai pas dans la cruelle né-
< cessité d'exécuter les menaces qui accompagnent le
4 dernier appel à l'ordre et à l'obéissance: ; j'espère
tous les habitans indistinctement se ligueront
que
doivent inspirer leur intérêt
< avec Venthousiasme que
L6 et celui de la colonie 2 pour rendre à la mer la tourbe
a vomis sur nos côtes,
4 impure de brigands qu'elle
I --- Page 76 ---
1 et qui ne
50 )
<6 des faibles viennent qu'avec lc
<6
débris que la
projet de s'engraisser
fortunés Cclons de
révolution a laissé
( Enfin,
aux in:
<
voulant
Saim-Deningue
recevoir la
goûter moi-mémelas
66 clare
soumission des
satisfaction de
me mettre à
habitans
66 ceux
la tête de
€garés, je dé.
qui
6e
tromperont
T'expédition.
la clémence
mon espoir! et
Malheur à
que, j'ai montrées
plus la bonts et
< grandes, rai
plus ma scvérité et la jusqu'à ce jour ont été
envers
ceux qui ne
rigueur quej j'exercement dans le
Tentreront pas
4 Fait
devoir, seront
immédiate.
au
terribles.
4 30 Octobre quartier-géatral de
1808."
Sante-Domingo, le
TeColonel Manuel Don
Le
Peralta
colonel
ést ariéé par ment
Peralta, dont la mission
jal. Manuei Caraba- depuis delicate, 9 en raison del la
était extréme.
chefs quelque tems dans le fermentation qui
de
pays, fut prévenu, régnait
Les sieurs Fré- [22],1 il est Tiaaurrection, enfermé
arrété par Manuel par les
déric et Le
Le
dans une
Carabajal
Blanc sonta assasmasque étant
étroite prison,
sinés sur leur
de quelques
levé, on prélude
coupe de bois
et les
Français disséminés
par le massacre
par Isidore Frainsurgés se
dans les
Soso.
pour se
hâtent
campagnes, 3
disposer à faire d'organiser leurs
ble conduite
tête à l'orage
troupes y
41 Novembre.
La
dévait
1 que leur couiparéunion Se
nccesairementa
Tomporkation
fit au Seybo
attirer sur eux.
du Général Fer- Général Ferrand,
le 4
rand; elle donne précieux sur
sorti le ler, ne Novembre, et si le
let tems à l'enneson
perd pas un
mi de recevoir prend l'ennemi habitation
tems
des renforts ct encore
dans le plus iriligoseracopal, il surde faire des disfait aucune
grand désordre,
positions.
qu'on se
disposition pour
ctn'ayant
SN Novembre.
Les proposait de lui porter.
prévenir le coup
Novembee,
toujours
confiutce, et Se
dominé par son
beryant de Tidée
aveugle
chimérique
que sa
l'enneson
perd pas un
mi de recevoir prend l'ennemi habitation
tems
des renforts ct encore
dans le plus iriligoseracopal, il surde faire des disfait aucune
grand désordre,
positions.
qu'on se
disposition pour
ctn'ayant
SN Novembre.
Les proposait de lui porter.
prévenir le coup
Novembee,
toujours
confiutce, et Se
dominé par son
beryant de Tidée
aveugle
chimérique
que sa --- Page 77 ---
2 51 )
brésence scule suffirait pour lui en imposer , il fit aux
sommation d'avoir à rentrer
insurges une dernière
Hans l'ordre et de mettre bas les armes.
Le 6, Don Juan Sanchez, se qualifiant Capitaine- 6Novembre.
général de la partie de T'Est, fit réponse qu'il était disposé à bien se défendre s'il était attaqué.
Le 7,le Général en chef poursuit sa marche sur le 71 Novembre.
traverse le confluent des Denx-rivières s gardé Le poste avancé
Seybo 9
fai- des Deux-riviëdeux cents hommes qui ne lui opposent qu'une
res se retire depar
vant le Général
ble résistance.
Ferrand.
6 Je n'ai d'autre peine en ce moment 2 écrivait-il au
6 général Barquier. 1 que celle de voir que des hommes
c comblés de mes bienfaits, oubliant la fidélité qu'ils
66 doivent au gouvernement, ont été assez simples que
des malveillans et
L d'écouter les suggestions perfides
leurs
inté66 de nos ennemis mêmes 1 contre
propres
< rêts."
matin, étant à Combat de PaLe même jour, à onze heures du
lo-Hincado.
portée de l'ennemi, il envoie le Sieur Bocquet , capitaine-adjoint à PEtat-major 9 pour reconnaitre Sa posi- Démarche de
tion et sa force : dans cet.intervalle, Don Francisque Castro,
de Castro, riche habitant de cette partie, arrive au
du Général Ferrand, pourlui remettre une lettre
camp
de Don Juan Sanchez. Cejeune homme , envisageant sans doute avec peine lcs conséquences funestes de
Pinsurrection de ses concitoyens 9 et se fesant une
haute idée de leur nombre, engagea le Général en chef
à
le salut du pays au hasard d'un
ne pas compromettre
dans les
combat, oà il y avait une si grande disparité
l'ennemi avait douze
forces. D'après son rapport,
hommes d'infanterie et six cents hommes de
cents
caralerie, retranchés sur un plateau, dans uue posi-
cs conséquences funestes de
Pinsurrection de ses concitoyens 9 et se fesant une
haute idée de leur nombre, engagea le Général en chef
à
le salut du pays au hasard d'un
ne pas compromettre
dans les
combat, oà il y avait une si grande disparité
l'ennemi avait douze
forces. D'après son rapport,
hommes d'infanterie et six cents hommes de
cents
caralerie, retranchés sur un plateau, dans uue posi- --- Page 78 ---
tion
52 )
extrèmement
gauche bien gardées avantageuse 1 ayant sa droite et
par des
sa
cheval,etle
compagnies de
Elle est mal ac- port fut
centre par un fort
lanciers à
cueillie; ce
confirmé par le
retranchements ce
jeune homne Général Ferrand
Capitaine
raprepasse à l'en- cinq
n'Stablissant
Bocquet; mais le
fort nemi, du dans le
cents Français et deux aucune proportion entre
combat. mall'avis de Castro
mille révoltés, accueillit
sitions pour
[23], et fit sur lel champ des
T'attaque.
dispo.
reur que
Comptant beaucomp sur
produirait sa
la terégarés, à onze heures du présence parmi ces hommes
L'attaque
donna l'ordre à
matin , le Général
mence. com- brave
Tavant-garde de
Ferrand
Capitaine Brietti,
commencerle feu. Le
avec la plus
qui la
grande
commandait, attaqua
soutenu par les
bravoure; il fut
ordres du chef premiers pelotons de vigouressement
où la
de bataillon Allier. gtenadiers 9 aux
colonne finissait de
Mais au
en ligne de
se déployer,
moment
sordre
bataille, un feu terrible pour. se ranger
dans nos rangs
ayant porté le dé.
la cavalerie
s les ailes furent
muniquant ennemie, et une terreur débordées par
Déronte des
spontanément à tous les panique se comtroupes.
possible de rétablir l'ordre
pelotons , il fut imquin'écouraient
9 et de rallier des
Mort du Géné.
Le
plus la voix de leurs
troupes
ral Ferrand.
Général Ferrand fit
chefs,
courngeux
en vain les
pour arrêter la
efforts les plus
ment au milieu des
déroute; on le vit
sa présence
dangers, environné des constam.
avoir
soutenait encore. Ce ne fut braves qtie
perdu la moitié de
enfin
ceux quil P'entouraient sa cavalerie qu'il fut forcé qu'après
sureté,
de songer lui-même à
par
breuse Tonjours harcelé dans sa retraite sa propre
cavalerie, et toujours
par une nomfortune , il résiste
au-dessus de sa mauvaise
pendant quatre heures aux
attaques
vit
sa présence
dangers, environné des constam.
avoir
soutenait encore. Ce ne fut braves qtie
perdu la moitié de
enfin
ceux quil P'entouraient sa cavalerie qu'il fut forcé qu'après
sureté,
de songer lui-même à
par
breuse Tonjours harcelé dans sa retraite sa propre
cavalerie, et toujours
par une nomfortune , il résiste
au-dessus de sa mauvaise
pendant quatre heures aux
attaques --- Page 79 ---
53 ) J
de Pennemi quil le poursuit: mais voyant tomber à ses
nombre de ses fidèles compagnons, il
pieds un grand
et à la honte, et
ne veut pas survivre à l'ingratitude
s'arrache la vie qu'il ne pouvait plus consacrer au bonheur du pays et au salut des siens. (24)
Cette grande perte ne contribua pas peu à augmenter
lc désordre de la fuite, et l'audace de Pennemi. On
les vainqueurs, enivrés d'un succès aussi
assure que s'abandonnérent aux cruautés les plus Barbarie et ininattendu,
gratituce noire
inouies. La tête du général Ferrand fut présentée au des révoltés.
bout d'une pique aux officiers Anglais qui reçurent
avechorreur ce trophée sanglant de Pingratitude et de
la barbarie de ces hommes féroces.
Le résultat de ces désastres a été la perte presque
totale des cinq cents hommes sortis de Santo-Domingo,
seulement ayant rentré dans les murs de
quarante ville. Le reste a été, ou assassiné dans les bois,
cette
ou fait prisonnier par Pennemi.
Parmi les officiers qui accompagnètent le général
en chef, ct combattirenta ses côtés, on distingua les
Sieurs Savary 1 Repussart et Desfontaines, chefs-debattailon des hommes de couleur qui, depuis le principe de la révolution, ont constamment marché dans
la ligne du gouvernement. Les Sieurs Batsalle, secrétaire-général, Lamarche, capitaine des guides 2
Lavallette , capitaine de PEtat-major-general, donnèrent, dans cette journée, des preuves de leur attachement an général Ferrand qu'ils n'abandonnérent
qu'au dernier moment.
On compte 2 parmi les morts, les chefs.de-hattaillon
Desiles et Allier, les capitaines Brietti, Bocquet et
Soubervic, officicrs distingués par leur bravoure.
ligne du gouvernement. Les Sieurs Batsalle, secrétaire-général, Lamarche, capitaine des guides 2
Lavallette , capitaine de PEtat-major-general, donnèrent, dans cette journée, des preuves de leur attachement an général Ferrand qu'ils n'abandonnérent
qu'au dernier moment.
On compte 2 parmi les morts, les chefs.de-hattaillon
Desiles et Allier, les capitaines Brietti, Bocquet et
Soubervic, officicrs distingués par leur bravoure. --- Page 80 ---
C'est à 30 licucs
54 )
de la
par les habitans du
capitale , à l'endroit
ment
pays
nommé
malheurex
Palo-ffineado,
a eu lieu.
que cet événe9Novembre.
Le
(25)
Sortit surlendemain, de
, un
la ville, et détachement de 50
pour
parcouru t
grenadiers
protéger la rentrée dei
quatre lieues de
tes: mais le
nos malheureuxe
pays,
plus grande
compatrio.
bois, et ne fut pas rencontrée partie s'était jetéc dans lcs
Regrets des ha- La nouvelle de la
par le
bitens en
mort
détachement.
nant) la appre- tée le 8
du général
Général. mort duNovembre par Don
Ferrand, appor.
répandu la consternation
Diegue Ascanio, avait
perdaient en lui
dans la ville. Les
un
habitans
pére. Tous
bienfaiteur, et les militaires
considéraient cette
un
commeinéparable,
grande catastrophe
me, capable de les puisqu'elle les privait dus
rendre
iseulhomvers une infinité de
heureux (26): mais à traTecerait du gé- Ferrand avait
qualités essentielles, le
néral Ferrana. néral on
néanmoins quelques
général
Ic
peutdire avec vérité
défauts. En gé.
ceur bon, l'émulation detimpantialite,
sir da
des grandes
qu'ilavait
bien; un tact assez fin
choses, et le démes en
pour
les
partieulier, et trop de
apprécier homsainement en masse. Le
loyauté pour les juger
choscs
général Ferrand alliait
incompatibles, la
deux
et une confince
méfiance comme
disposition
aveugle comme homme particulier,
bizarre dans le
public; cette
ques fois injuste dans le
caractère le rendait quel
prévoyant dans le second. premier cas, apathique et imque Militaire et Hlomme
Plutôt Adatnhtrateur,
essentielsa son
d'Etat, il rendit des services
erreurs dans pays, sous le premier
lesquelles il tomba,
rapport, ct les
coftérent la vie. Vif et
sous le second, Jui
par fois emporté dans jovial dans la société; il était
les affiires
publiques ; son pre.
caractère le rendait quel
prévoyant dans le second. premier cas, apathique et imque Militaire et Hlomme
Plutôt Adatnhtrateur,
essentielsa son
d'Etat, il rendit des services
erreurs dans pays, sous le premier
lesquelles il tomba,
rapport, ct les
coftérent la vie. Vif et
sous le second, Jui
par fois emporté dans jovial dans la société; il était
les affiires
publiques ; son pre. --- Page 81 ---
55 )
annonçait le despotisme et le sccond
mier mourement
la
la bonté. Incapable de supporter la contradiction >
le rendait arbitraire. Ilavait lc travail farésistance
degré: mais il
cile, et T'esprit de détail, au supréme
avait moins de génic pour créer un plan , que de talent
dans Pintérieur de sa
pour Pexécuter. Minutieux, >
de représenter.
maison, il était grand loraqu'ils'agissait
des femmes, et la manie de bâtir, étaient ses
Le gout
assez facilepassions dominantes. Il s'abandonnait
ment à des impulsions étrangères, lorsquelles Aattaient
ou ses prétentions. Il: avait pour
son amour propre,
dont le caractère lui
principe de ménager les hommes
donnait de Pombrage, à moins qu'il ne trouvât loccasion de les éloigner. Il se plaisait bcaucoup dans un
cercle d'hommes adroits et courtisans. 1 mais il estimait
davantage ceux qui ne Pétaient pas. Il était affable par
éducation et violent par caractère; voulant posséder
exclusivement toute la consideration, affichant un penchant décidé pour les femmes, médisant souvent d'elles par ton ; il était moins généreux que prodigue, et
plagait souvent mal ses dons ; il aimait à rendre justice
mérite, moins
inclination que par impulsion ;
au
par
dans l'exil était modeste en particulier et impérieux
ercice de P'autorité; ilétait frugal, plus par economie
tempérance; inconstant dans ses sentimens,
que par dans ses idées; esclave de ses préventions, 2
et opiniatre
mais revenait avec faciil s'y abandonnait aveci fougue,
et sa bonté nuisirent à la discipline. 1
lité; sa faiblesse
Fermais le firent aimer du soldat. enfinle général
rand avait de la valeur un airnoble, une belle figure,
des manières agréables, qui luiavaient coneiliél'estime
de tous les etrangers, et particuliarement des Angluis.
par dans ses idées; esclave de ses préventions, 2
et opiniatre
mais revenait avec faciil s'y abandonnait aveci fougue,
et sa bonté nuisirent à la discipline. 1
lité; sa faiblesse
Fermais le firent aimer du soldat. enfinle général
rand avait de la valeur un airnoble, une belle figure,
des manières agréables, qui luiavaient coneiliél'estime
de tous les etrangers, et particuliarement des Angluis. --- Page 82 ---
Retraite du Co.
56 )
lonel Aussenac. Cependant le colonel
tres parle Général
Aussenac instruit de ces désastems l'ordre de Barquier, qui lui donnait en
se replier sur
même
sa retraite dans le plus
Santo-Dominga, opéra
pecter le territoire de grand ordre possible. Il fit resBani, dont la
tenue, au moins
fidélité s'était
121 Novembre.
en apparence [27],
souLa
moment, et rentra, le 12
jusqu'au dernier
claré place est dé- Le 9,lc
Novembre, à
en état de
Général
Santo-Domingo.
siége.
du Ginéral
Barquier, succédant aux fonctions
Ferrand, avait pris T'arrété
Considérant l'état actuel
suivant:
c] les
de la colonie, ,
rapports; ; vu
sous tous
64 tances, la ville de P'impérieuse nécessité des circons66 état de
Santo-Doningo est
siége.
déclarée en
&c.
Cet arrêté fut suivi d'une
ces termes :
proclamation conçue en
66 Le Général
<6 de son
en chef n'est plus; ; il a
aveugle
péri 2 victime
<6 juste tribut de confiance; ; payons à sa mémoire le
larmes et d'éloges
vons: mais que la douleur
que nous lui den'amollisse
Kame! Je ne vous
point notre
66 digne de votre dissimule point le danger; il est
<C vous avez
courage ; conservez l'attitude
<6
prise; la
que
France
Providence et le génie de
planent sur
la
à
nous ; espérons tout! rien
impossible une volonté
n'cst
Mestres ponr
Le Géncral
ferme ct décidée.
FapprerkinnneBarquier S s'occupa
uncutdclapiace, moyens
sur-le-champ des
d'approvisionner la
duite à une grande
place, qui se trouvait répénurie de farines
T'embargo des Etnts-Unis.
1 par suite de
Des avisos
Guadeloupe et au continent,
envoyés à la
notre
pour faire
position, 1 produisirent le double
connaitre
Ja
eflet de
confiunce, et de donner a P'ennemil
rétablir
T'idéede la ferme
dclapiace, moyens
sur-le-champ des
d'approvisionner la
duite à une grande
place, qui se trouvait répénurie de farines
T'embargo des Etnts-Unis.
1 par suite de
Des avisos
Guadeloupe et au continent,
envoyés à la
notre
pour faire
position, 1 produisirent le double
connaitre
Ja
eflet de
confiunce, et de donner a P'ennemil
rétablir
T'idéede la ferme --- Page 83 ---
( 57 )
oi était le général en chef de ne point
résolution
depuis 7 ans, était cclui
abandonner un poste qui,
de Phonneur et de la bravoure. (28) dans les plus
Nous étions, à la même époque,
de Samasur le sort de la presqu'ile
vives inquiétudes
malheureux de Palo-Hincado
na, que les érénemens
de Pennemi. On convenaient de livrer i la discrétion
effectué sa
jecturait qn'une partie de nos troupes avait sortie le 12
retraite de ce côté-la: mais une chaloupe,
le 10,
du
de Samana, nous apprit que
Prise de Samana
Novembre port
bricks avaient forcé le par les Anglais.
trois frégates anglaises et deux
Samana avait
commandant Castet à capituler, et que
des insurgés à la condition
été remis en la possession
Françaises
que les personnes et les propriétés
expresse
pour assurer Texécution
seraient respectées, et que,
article de la capitulation, ily aurait un Français,
de cet
dans le nombre des officiers comhabitant de Samana,
le conseil municipal. [30]
posant
au reste par le Sieur Gariscan qu'on
Nous apprimes
devenus
absolument à Samana ce qu'étaient
ignorait
les débris de notre armée.
dans 27 Novembfe.
Le 27,le colonel Panisse, fait prisonnier,
et renvoyé sur sa parole, Sanchez établit
Paffaire de Palo-Hincado,
de l'autre côté son quartier-géquel'ennemi avait pris position
nérala Hayna
rapporta
Phabitation dite Hayna-Moza, dis- Moza.
de lOzama, sur
; et le 30,
Novembre.
de trois lieues de Sinto-Domingo
passe
Eener
tante
avoir passé la rivière de
Cyriaque, à la tête de sa division , après
Jayne, et prend
commença les hostilités du côté position surlha.
le rivière. da Jayne,
bitation du génos fourrageurs. [S1]
néral Ferrand.
de I'Ouest, en inquiétant
s'étant présenté en Nos troupes en
Lemême jour, 30, P'ennemi
viennent aux
à très-peu de distance dc la ville, mains avecl'enforce et en bataille,
des hommes de couleur, nemi.
Repussart, chef-de-bataillon
I
, après
Jayne, et prend
commença les hostilités du côté position surlha.
le rivière. da Jayne,
bitation du génos fourrageurs. [S1]
néral Ferrand.
de I'Ouest, en inquiétant
s'étant présenté en Nos troupes en
Lemême jour, 30, P'ennemi
viennent aux
à très-peu de distance dc la ville, mains avecl'enforce et en bataille,
des hommes de couleur, nemi.
Repussart, chef-de-bataillon
I --- Page 84 ---
58 )
qui SC trouvait dehors,
soutenu par une réserve avec 80 hommes, ayant été
accepta le gage du combat. de cinquante
cn nombre,
L'ennemi, grenadiers,
goureuse opposa pendant dix minutes trés-supcrieur
quise résistance: mais un peloton une assez viil fut porta sur son flanc droit, décida de tirailleurs,
laissé poernuisijuaqt'au fort Saint
bientôts sa fuite; ;
une réserve considérable, Jerôme, où il avait
hommes sur le champ de
après avoir perdu huit
trentaine de blessés
bataille, et emporté une
Nous eûmes, de notre
Légion
de
côté, sept chasseurs
3 Decembre.
Le 3 coloniale, blessés.
de la
Première mis.
Décembre, Don
sion duc capitain avaitété
Francisque
Gilbert Guiller. colonel désignépars Sanchez pour
d'Espallas, qui
min, près de
Panisse, fut
être échangé
Sanchez,
lavant-garde
conduit au poste
avecle
min,
ennemie par le capitaine principal de
Gilbert Guillermi L'spparitioni les
inattendue de cet officier
gardes des postes avancés ocensionnaj par.
multueux dont il aurait été
un mouvement tul'idiome du pays, il ne leur victime, si,
nait seul au milieu
eût fait entendre possédant
parlementaire.
d'eux, avec le caractère qu'il veenluif
On lui banda
sacré de
fesant envisager cette sur-le-champ les yeux,
consacré par toutes les nations précaution comme un usage
Le capitaine Guillermin
civilisées, [32]
raisons aussi
n'avait rien à répondre à des
viron trois quarts Tsarisfontey de
il fit de cette manière
gens qui affectaient lieue, au milieu d'une
enextravagantes
de lui donner des
foule de
les unes
nouvelles
sa crédulité
que les autres, dans l'idée plus
Le
suppléerait à
que
capitaine Don Francisque Dkurimeratiembhecee [33]
Diaz commandait l'a-
Guillermin
civilisées, [32]
raisons aussi
n'avait rien à répondre à des
viron trois quarts Tsarisfontey de
il fit de cette manière
gens qui affectaient lieue, au milieu d'une
enextravagantes
de lui donner des
foule de
les unes
nouvelles
sa crédulité
que les autres, dans l'idée plus
Le
suppléerait à
que
capitaine Don Francisque Dkurimeratiembhecee [33]
Diaz commandait l'a- --- Page 85 ---
59 )
insurgente à Manganagua, et ce
vant-garde de l'armée
d' Espallas fut remis.
fut à lui que le Sieur Francisque fut bien dédommagé Affatilité pitaine Francis- du caLe capitaine Gilbert Guillermin pénible par la ré- que Diaz.
d'un voyage aussi
des incommodités lui fit cet officier.
Il cherche les à Suc- reception honnête que
s'imaginant sans doute que hausser cès de ses comDon Francisque Diaz,
dépendre de l'impres- patriotes en Eula reddition de la Place pouvait
sur Tesprit rope, forces aux et or- les
nouvelles d'Europe produiraients
Sanchez.
sion queles
d'exa- dresde
avec beaucoup
del'officier parlementaire, 2 parla
de la levée en masse de la nation Espagnole,
gération
de la Romana en France,
des conquêtes du marquis
destruction des armées Françaises en Espagne:
de la
sur-tout la valeur et le nombre des
mais il fit valoir
résultats de la victroupes de Sanchez, et les grands
toire de Palo Hincado. Guillermin répondit qu'il était Le capitaine
Le capitaine Gilbert
Guillermin réles nouvelles levées d'Espagne, 2 quelque voque en doute
convaincu que
V'enthousiasme ces nouvelles,
nombreuses qu'elles fussent, et malgré
la et oppose au tat
disait
ne pouvaient disputer
bleau exagéré
dont il les
animées,
de des forces ennemilitaire aux vieilles Bandes victorieuses
mies la résolugloire
conséquence il était dis- tion des troupes
TEmpereur Napoléon; ; qu'en
répandues par Frangais.
posé à douter de la vérité des nouvelles
qu'une résidence de neufannées
les Anglais: : au reste, Pavaient mis à même d'acquérir
dans la partie de PEst
sur la
notions les plus exactes et les plus précises
les
depuis la cession
population du pays, qui ne comptait,
armes; ;
mille ames, dont le 5me. portant
que quarante
était forte et défendue
que la ville de Santo-Domingo d'effacerle souvenir
qui avait à cceur
par une garnison
Hincado; enfin, qà'il était présudes dèsastres de Palo
de Sanau pouvoir
mable qu'elle ne tomberait jamais
former le
chez, s'il n'avait d'autres moyens pour en
siége,
depuis la cession
population du pays, qui ne comptait,
armes; ;
mille ames, dont le 5me. portant
que quarante
était forte et défendue
que la ville de Santo-Domingo d'effacerle souvenir
qui avait à cceur
par une garnison
Hincado; enfin, qà'il était présudes dèsastres de Palo
de Sanau pouvoir
mable qu'elle ne tomberait jamais
former le
chez, s'il n'avait d'autres moyens pour en
siége, --- Page 86 ---
Son retour,
60 )
Après une conversation
chenmekbenat, afn d'environ une heure, où
rable à son parti, le
d'accréditer une opinion favola route de
capitaine Gilbert Guillermin
Le
Santo-Doning.
reprit
peu d'exactitude
luil laissa la faculté qu'on mit à lui bander
de
de reconnaitre
les yeux
destinées retranchemens, et de juger du une double ligne
à les défendre,
nombre des troupes
Depuis le So
[34]
été moins
Novembre, les escarmouches
mais le 8 fréquientes, et les événemens
avaient
Décembre. avaient Décembre, d'après les avis peuimportans: :
concentré toutes leurs
que les rebelles
etqu'ilavaient établides
forces à Saint
de cannon de la
retranchemens, à Jérôme, 9
au colonel
ville, le général en chef donna demi-portée
de forcer Aussennac de sortir avec
P'ordre
et détruire ces
deux cents hommes,
compte de la position de retranchemens, et de rendre
Sccond engageLe colonel
T'ennemi à
mnent dans les colonnes,
divisa son petit Saint.Jérome.
seranclemons, anavant
dont deux
corps d'armée en trois
Saint Jérome, de
tandis que la colonne devaient du
se porter sur les flancs,
sur son front.
centre occuperaît l'ennemi
La gauche des révoltés
où ils avaient plaçé
était appuyée sur un
hommes; mais
une embuscade de deux bois,
posée des braves T'intrépidité de notre aile droite, cents
cette
Chasseurs
commesure qui nous eût été coloniaux, déconcerta
soutenue par le courage.
fatale, si elle eût été
Au méme instant où elle
rencontrait devant elle, le
culbutait tout ce qui se
naient Ic même succès centre et Taile gauche
Cyriaque
sur le reste de la ligne
obtefort
Hamirezy poursuivi, se hate de ennemie.
forte Sainejéreme, où Se trouvait
regagner le
réscrve,
enferméc une très.
asseurs
commesure qui nous eût été coloniaux, déconcerta
soutenue par le courage.
fatale, si elle eût été
Au méme instant où elle
rencontrait devant elle, le
culbutait tout ce qui se
naient Ic même succès centre et Taile gauche
Cyriaque
sur le reste de la ligne
obtefort
Hamirezy poursuivi, se hate de ennemie.
forte Sainejéreme, où Se trouvait
regagner le
réscrve,
enferméc une très. --- Page 87 ---
61 )
Le but de cette sortie ayant été rempli , le Général
en chef ordonna au Colonel Aussenac de se retirer ct
de détruire les ouvrages avancés. La perte de Fennemi, dans cette action, peut être évaluée à quatrehommes, tant tués que blessés, et la nôtre à
vingts
deux hommes tués et quinze blessés.
Le Colonel Aussenac a eu particulièrement lieu de
dans cette occasion, du courage de Mrs.
se louer,
et fils, du Sieur Miguel , capitaine des
Savary > père
carabiniers de la Légion du Cap, des officiers d'Etatmajor Evrard , Marquis et Dastugue.
La force de Pennemi, d'aprèsla déclaration des prisonniers s était de quatre cents hommes d'infanterie,
et de deux cents hommes de cavalerie.
Dans la matinée du 9 Décembre 2 l'ennemi reparut 9 Décembre.
dans la même position, et derrière les retranchemens, L'ennemsreviavait été rétablie dans la nuit: ent et rétablit
dont une grande partie
ses retrancheintention paraissait être de vouloir engager une af- mens.
son
faire, et nous attirer dans la position avantageuse qu'il
occupait au fort Saint-Jérôme : mais il n'était pas encore tems de le débusquer de cette position 2 le général
se proposant de tirer parti de la mésintelligence qui ex- Mésintelligence
istait entre Don Juan Sanchez et Cyriaque Ramirez, 7 entre Sanchez ct
ce dernier au Cyriaque.
relativement aux prétentions qu'avait
commandement en chef.
Le 12, au matin 3 une goëlette armée, venant du 12 Décembre
eud, parla au vaisseau le Polyphemus qui, sur-le- La croisière anglaise est mochamp, quitta sa croisière, et cinglayers la Jamaique. mentanément
accrédita le bruit qui courait, de- levée.
Ce départ précipité
puis quelques jours, sur T'apparition d'une escadre
Française dans Ic golphe du Mexique. Une autre
en chef.
Le 12, au matin 3 une goëlette armée, venant du 12 Décembre
eud, parla au vaisseau le Polyphemus qui, sur-le- La croisière anglaise est mochamp, quitta sa croisière, et cinglayers la Jamaique. mentanément
accrédita le bruit qui courait, de- levée.
Ce départ précipité
puis quelques jours, sur T'apparition d'une escadre
Française dans Ic golphe du Mexique. Une autre --- Page 88 ---
62 )
nouvelle, , qui
fut le rappel des paraissait coincider avec Ia
Pendant
Portoricains dans leur
prémière >
que ce concours de
ile.
politique avide des assiégés, circonstances cxerçaitla
traient, de
les
13 Décembre. du 13
jour en jour, plus audacieux. assiégeans se monDécembre, ils bralérent
Dans la nuit
demi-portée de canon de la ville; Phabitation Bailly, > à
nade, dirigée vers le feu
; mais une vive canon.
15 Décembre. réunis 2 les força à une autour duquel ils
Eacarmuche
Nos fourrageurs retraite précipitée. paraissaient
la journée du
furent de nouveau
de
15, et
inquiétés, dans
notre côté.
Pavantage de T'escarmouche
Arrestation
fut
de Cependant la sollicitude du
suspects, Espagnols pas à repousser les efforts
Général ne se bornait
de
s'ocupait, en même
l'ennemi extérieur; il
ligences que l'ennemi tems, 9 à déjouer l'effet des
de la ville. Dans
s'était ménagées dans
intel.
la nuit du 16,
Tintérieur
prévenus de
vingt-sept
dans les
conspiration, 2 furent arrêtés particulilers,
17 Déeembre
Le prisons.
et enfermés
Nouvelle
17, 7 Don Juan
mation de San- som- de la place parles faux Sanchez, jugeant de la
chez.
Picmontsiserolicient rapports du Sieur situation
du Seybo,
Franainyderens, Grassoty 3
capitaine de sa garde, fit faire depuis Vaflaire
sommation, 2 par l'organe d'un
une nouvelle
silence du Général
obtint.
en chef fut parlementaire; la
mais lc
Le même jour, à huit seule réponse qu'il
nemi,battn dans plusieurs
heures du soir, l'entcurs d'un blocus qui, rencontres, ennuyédes lende péu de durée,
d'après Scs caleuls, devait être
que. Nous
adopta un nouivean
fusillade eûmes, dans la
systême d'attaassez forte,
nuit, une alerte , par une
desassiégenns était dirigée sur la ville. L'intention
ésidemment de
fatiguer nos trou.
uit seule réponse qu'il
nemi,battn dans plusieurs
heures du soir, l'entcurs d'un blocus qui, rencontres, ennuyédes lende péu de durée,
d'après Scs caleuls, devait être
que. Nous
adopta un nouivean
fusillade eûmes, dans la
systême d'attaassez forte,
nuit, une alerte , par une
desassiégenns était dirigée sur la ville. L'intention
ésidemment de
fatiguer nos trou. --- Page 89 ---
( 63 )
mais nons ne pouleur surveillance:
pes, en excitant
dupes de cettc mancuvre insivions pas être long-tems résultats ; nous nc répondimes
gnifiante dans ses
de canon, au feu de
d'abord que par quelques coups
ayant pro- 20 Décembre.
et le 20, les insurgés
leur mousqueteries; Pinutilité de ces attaque nocturnes,
bablement reconnu
effets de notre artilleric,
ou éprouvé les dangercux
cessérent leur feu.
anglais, venant Arrivée d'un
Le même jour, un parlementaire
sans parlenentsire de
entre dans le port de cette ville,
Curaçao.
de Curaçao,
disait-il, de venir sauver quelautre objet que celui,
il manifesta
familles. Le général Barquier,auquel
ques
lui observa que les Français étaient plus
sa solicitude,
qu'a Curaçao, puisqu'ils
en sureté à Santo-Domingo
leur salut dépenétaient au milieu des leurs, et que
y
supérieur à tous les événemens,
dait de leur courage
dont ils nappréet à toutes les chances d'une guerre,
hendait pas les résultats.
21'I Décembre,
flotille espagnole sortie de Portoric,
Apparition
Le 21, une
d'un bateau d'une fotille es.
composée'd'une goëlette arméc en guerre,
cha- pagnole.
deux pièces de canon de 18, et d'une
portant
passa à la vue du port, dirigeant sa
loupe canonnière,
par les insurroute vers le fort de Jayne, occupé
gés. (S5)
d'aller-lareconnaitre: avec
Le capitaine Boyer, chargé
de canon
l'avisc la sentinelle, s'approcha à demi-portée
del'ennemi, et après avoir échangé quelques boulets,
Cette flotille,
rentra dans le port de Santo-Domingo.
à Sanchez, des munitions et de l'argent,
qui apportait
Pordre de croiser derant le port,
avait en même tems
abandonné depuis vingt jours par les vaisseaux anglais.
gés. (S5)
d'aller-lareconnaitre: avec
Le capitaine Boyer, chargé
de canon
l'avisc la sentinelle, s'approcha à demi-portée
del'ennemi, et après avoir échangé quelques boulets,
Cette flotille,
rentra dans le port de Santo-Domingo.
à Sanchez, des munitions et de l'argent,
qui apportait
Pordre de croiser derant le port,
avait en même tems
abandonné depuis vingt jours par les vaisseaux anglais. --- Page 90 ---
Sieur Déporration daubre." du
Ce futa
6-4 )
mon; placé ;il estrem. mon, chef peu-près dans ce tems que lc
par le ble
Sieur d'Aubre.
pour faire
ECimalitcat
hsimisisration, croyant
Fabyre.
revivre la
l'occasion favoraeue de diriger les rénes de prétention qu'il avait toujours
en
Tadministration
nant sa
crut
qualité
deeateerensete
démission dans une parvenir à son but en donetla bonnel harmonie des circonstance où le concours
nécessaires, quela chose autorités étaient d'autant plus
Général se vit forcé de publique était en danger.
dont la conduite
déporter cet homme
Le
et au salut du pouvait étre nuisible à la turbulent
officier
pays, et le feremplcer
tranquillité
d'administraton
par M.
dont le caractère
aussi zélé
Fabrre,
En
affable sut concilier qu'imteligent, et
général, on Peut dire à
tous les esprits.
on, que tous les individus, l'éloge de T'administrati.
instruit, ont donné au
qui composent ce Corps
constances dificiles, les Gouvernenent, dans ces cir.
zéle, de dévouement preuves les plus
MM,
et de courage.
efficaces de
Armand,
de marine, de
payeur-pénéral, Bailly,
Montaran,
inspecteur
Goguet, commissaire de président de la cour
La
marine, chargé des d'appel,
fermeté Meanlioe,secntoire de
général, ont manifesté revues, 3
et
principes,bien faite peur
une
:2 Docembre.
encourager leur
Le
concitoyens.
soutenirlopiuion
aiesmeratie
22, la Tour
(36)
Thumas.e vena de Saint- venant de Saint-Thomas. signale un perlementaire
taitp point relatifaux:
Le but de son arrivée anglais
les intércts
affitires
néde quelgucs généralessi il venait régler
s'assurer cn même tems de la maisons de commerce, et
de pouvoiry introduire des situation du pays, afin
était alors excessif,
comestibles, dont le prix
Cependan: le Général ne s'en
rap-
22, la Tour
(36)
Thumas.e vena de Saint- venant de Saint-Thomas. signale un perlementaire
taitp point relatifaux:
Le but de son arrivée anglais
les intércts
affitires
néde quelgucs généralessi il venait régler
s'assurer cn même tems de la maisons de commerce, et
de pouvoiry introduire des situation du pays, afin
était alors excessif,
comestibles, dont le prix
Cependan: le Général ne s'en
rap- --- Page 91 ---
65 )
entièrement aux intentions manifestées par
portant pas
Papprovisionnement de la place
le capitaine, 2 pour
des fonds qu'il était venu
n'autorisa le recouvrement
dans la ville d'une
T'introduction
chercher, , qu'après barils de farine 2 dont il s'oblicargaison de cinq cents
sele montant en argent, et au prix qui
geait de payer
lc bâtirait fixé par le commerce. En conséquence,
mit à la voile dans la nuit même , afin de remplir
ment
conditions
étaientimdans le plus bref délai les
quilui
posées.
Sanchez, conservant
C'est à la même époque que
à lui remettoujouralespérance de forcer les Français
de
tre, sous peu, une place que son peu d'expérience lui
l'idée
se formait de ses forces,
la guerre, et
qu'il réduite aux dernières exfesaient considérer comme
résistance de
trémités, ne voyait dans la courageuse
des
répugnance à capituler avec
la garnison qu'une
taxés de rebellion. Il
troupes 2 dont les efforts étaient
la garniToribio Montès que
avait écrit au gouverneur
les horreurs de la
son de Santo-Domingo. 9 éprouvant
fausse délicafamine ne résistait encore que par une
avec les habitans du pays;
tesse 2 à ne point capituler
d'un colonel
qu'il était donc persuadé que la présence
décider
troupes de ligne suffiraient pour
et de quelques
déterminèha reddition de la place. Ces observations
dans la
de Portoric à faire passer
Le Colonel Xirent le gouverneur
Don André Ximenès, muni menes vient
partie de l'Est, le colonel
qu'il prendre le comainsi que des instructions
mandement en
de tous ses pouvoirs,
dans le cas od il se- chef.
devait communiquer à Sanchez,
de Pévacuation de la garnison Française.
rait question
< Prémièrement, Don Instructions qui
Ces instructions portaient:
moi, doiventservirau Lieatenat-coloayant été autorisé par
( Juan, Sanchez-Ramirez:
L
le gouverneur
Don André Ximenès, muni menes vient
partie de l'Est, le colonel
qu'il prendre le comainsi que des instructions
mandement en
de tous ses pouvoirs,
dans le cas od il se- chef.
devait communiquer à Sanchez,
de Pévacuation de la garnison Française.
rait question
< Prémièrement, Don Instructions qui
Ces instructions portaient:
moi, doiventservirau Lieatenat-coloayant été autorisé par
( Juan, Sanchez-Ramirez:
L --- Page 92 ---
nei Don André <6
66 )
Ximenes, pour- depuis le mois
vudug gradepro. 66 général
d'Août dernier , époque à
povisairedeco. 66
Français Ferrand fit
laquelle le
lonel, et de
tions
publier des
Commandant- 66
incendiaires et
proclamaen-chef de la
pagnole, et
dénigrantes contre la nation Estroupe et force (6
répandre le bruit que
armée des Lsinsurrection, à mettre
Portoric était en
pagnols qui blo- 66 état de défense
son pays
ire la place 6 qu'il
, lui envoyant à cet non-seulement effet les
en
mingo, Santo-Do- 66
sollicitait, mais de
secours
s'emparer de la place
c Santo-Domingo, même
en prenant les mesures
de
jugerait convenables pour la
que lui66 entreprise [37], et eu égard à
réussite de son
bonnes dispositions, et à
son courage, à ses
G
la victoire
remportée le 7
complette
66 commandées Novembre sur les troupes
qu'ila
c lui ai
par leur général,
Frangaises, la
conféré le
quiyperdit
grade de
vie,je
avec rang de
commandant en second >
66 fera reconnaitre. Lieuenanteoloned, dans lequel il se
42, Don Juan Sanchez
< par ma lettre en date est en même tems
6 des
de ce jour, que prévenu,
officiers et de
les
66 à
leurs troupes seront faites dépenses
compter du
par lui,
c chaque mois premier Janvier, et
par la
remboursées
66 3.
trésorerie de Maigoué,
C6 aires, Indépendamment Don
des officiers et troupes
6 divisions Juan Sanchez est autorisé à
auxiliformer des
66 et faire le d'infanterie, service
pour faciliter les
54.
que le cas
opérations, 2
Les corps de
exigerait.
K
cavalerie, formés et
conformément au
C6 chez,
mode prescrit à Don organiscs
seront
de
Juan San.
66 5. Eu
composés gens du pays.
66 Cristoval <gard à ce que Don Cyriaque
Huber ont rassemblé
Ramirez et
mes armcs dans
une division d'hom,
66 Sanchez
'aurendisement
est préven
d'Azua,1 Don Juan
qu'ildevrase Saurctstemendre
2
Les corps de
exigerait.
K
cavalerie, formés et
conformément au
C6 chez,
mode prescrit à Don organiscs
seront
de
Juan San.
66 5. Eu
composés gens du pays.
66 Cristoval <gard à ce que Don Cyriaque
Huber ont rassemblé
Ramirez et
mes armcs dans
une division d'hom,
66 Sanchez
'aurendisement
est préven
d'Azua,1 Don Juan
qu'ildevrase Saurctstemendre --- Page 93 ---
67 )
devront avoir.
e avec eux sur la destination qu'ils
c6 Quant à Don Manuel de Peralta, ilPenverra pri-
( sonnier à Portoric.
46. Les armes et les munitions que Don Juan San6 chez recevra du général nègre Henri Christophe 7
4 devront être pour le compte de celui-ci, vu que
dans le
<toutes celles qui ne lui seront pas remises,
c même état où on les aurait reçues, devront être
scrupuleusement payées: mais, sous aucun rapport
< on n'admettra aucun nègre dans cette expédition 2 et
c les Français, dans lesquels on ne doit avoir aucune
< confiance [S8], et qui vivent dans les bourgs de la
<6 partie Espagnole 1 devront être réunis et gardés à
6 vue par une troupe armée, dans lendroit le plus
< éloigné de la place. Cette mesure doit être égaleEn consé66 ment applicable aux Espagnols suspects.
on empéchera toute communication avec
quence 9
de bons espions,
& Santo-Domingo, et on se procurera
rendre compte de tout ce qui se passe à Don
pour
44 Juan Sanchez.
( 7. Relativement aux moyens de prendre la place,
C6
donné à Don Juan Sanet à sa capitulation 1 j'ai déjà
< chez les instructions et les renseignemens nécessai46 res sur la conduite qu'ila à tenir, bien entendu qu'il
c devra communiquer ces instructions au Colonel Don
< André Ximenès.
G6 8. Dans le cas où on entrerait dans la place, on
c évitera tous les désordres, sacs, et pillages; les ma46 gazins de guerre, armes, munitions 3 artillerie, et. ls
droit de
66 autre objets devant appartenir au roi 2 par
66 conquête, ainsi que les édifices publics, maisons, 9
c biens, et effets des Français, 1 ou autres nations qui
A auraient pris les armes contre nous.
ès.
G6 8. Dans le cas où on entrerait dans la place, on
c évitera tous les désordres, sacs, et pillages; les ma46 gazins de guerre, armes, munitions 3 artillerie, et. ls
droit de
66 autre objets devant appartenir au roi 2 par
66 conquête, ainsi que les édifices publics, maisons, 9
c biens, et effets des Français, 1 ou autres nations qui
A auraient pris les armes contre nous. --- Page 94 ---
(68)
#2.La
goélette et la
cannonière se
c vedpresuement, du
depuis le moment convoieront
port de
de leur
4 effets
Saint-Jeanj jusqu'a celui du
sortie
seront débarqués, et la
Soc, où les
suite à Portoric,
goëlette reviendra de
<6 d'acajou
avec un
cc
[39]. On m'enverra chargement en bois
deux bâtimens des
par P'occasion de ces
c tances, à la situation observations relatives aux circons6 à la force de la
dans laquelle se trouve
C tre si elle est place assiigie, et on me fera l'armée, connaice d'y
approvisionée, et s'il serait
€c
envoyer des pièces d'artillerie
nécessaire
m'instruira enfin des
de siége.
4 Juan Sanchez
projets que pourrait avoir On
66 10,0 Vous après en avoir causé avec lui. Don
66 aque Ramirez ferez part de mes
et à Cristoval dispositions à Cyriconnaitre f'opinion; ; mais
Huber, dont je désire
< gn'il règne, dans
il est utile et
4 parfaite
P'exécution de mes avantageux
unanimité,
ordres, la
46 11.0 On
plus
enverra un
pour faire une
pariementaire à Ia Place,
46 à se rendre sommation au
afin d'éviter)
Gouvernement d'avoir
6 pourraient
les fatales
résulter de son
conséquences qui
avoir aucune
refus, vu qu'il ne
66 casoi il
espérance d'ètre
Peut
Se rendra, on lui
secouru; ; et dans le
e6 garnison, les honneurs de accordera, ainsi qu'à sa
6 ses
la guerre, ses armes
4 équipages; et ilss seront
et
mauvais traitement.
transportés à Cube sans
< A
(40)
Portorie, le 12 Décembre
1808,
Lettre de portant
6 En
nouvellesi in- c,
consfquence des
structions AndréJtimenes, à Don reçues de Don Juan dernières nouvelles que,
G cond
Sanchez,
j'ai
l'armée des fidèlcs
commandant en seEspagnols de cette ile, par
'à sa
6 ses
la guerre, ses armes
4 équipages; et ilss seront
et
mauvais traitement.
transportés à Cube sans
< A
(40)
Portorie, le 12 Décembre
1808,
Lettre de portant
6 En
nouvellesi in- c,
consfquence des
structions AndréJtimenes, à Don reçues de Don Juan dernières nouvelles que,
G cond
Sanchez,
j'ai
l'armée des fidèlcs
commandant en seEspagnols de cette ile, par --- Page 95 ---
( 69 )
tient étroitement blo-
*lesquelles il m'apprend qu'il
les chefs
de Santo-Domingo, et que
4 quéc la. place
sont soumis à son
< d'Azua, avec leurs troupes, se
avaient refusé de reconnaitre par un
a autorité, qu'ils
devaient avoir le pas
qu'ils
4 mal-entendu, prétendant
que, ni vous,
tsurlui,je ne vois pas de nécessité pour
dans cette Partie, puisque tous
C ni Sanchez, 1 passiez
c sont d'accord de défendre la juste cause.
vos deux canons dans la position
6 Après avoir placé
après avoir
< que vous jugerez la plus convenable; les
Espagnol et fait toutes disposi-
< arboré le pavillon
une
6 tions nécessaires, vous ferez au gouverneur
de rendre la place dans le délai
46 seconde sommation
il refuserait;
et dans le cas où s'y)
4 de 30 minutes,
seront
se
lui ferez S savoir que, lui et ses troupes
vous
les
de la guerre ; vous
41 traités avec toutes
rigueurs
vous enensuite avis, afin que je
c m'en donnerez
battre la ville en brèche, et
4 voie de lartillerie, pour
G suivre le siége à feu et à sang.
6i Quoique les chefs de la partie d'Azua aient proPétion de faire des traités avec lui; 2
6 posé au mulâtre
avoir lieu sans mon
< aucun ne pourra néanmoins
Pétion, mais
avec
4 consentement, non-seulement
6 avec Christophe, chef des nègres.
en
6 On conservera avec eux la bonne harmonie,
e respectant les limites des deux pays.
la
tardait trop long-tems, 9
46 Si la reddition de place
distances
des baraques à des
<6 il faudrait construire
les troupes qui doivent se reposer,
6 raisonnables, pour
soient toutes
6 parce qu'il ne convient pas qu'elles besoin de quelEtsivous aviez
< employées àla fois.
demander, à la
c ques ustensiles, yous pourrez en
6 On conservera avec eux la bonne harmonie,
e respectant les limites des deux pays.
la
tardait trop long-tems, 9
46 Si la reddition de place
distances
des baraques à des
<6 il faudrait construire
les troupes qui doivent se reposer,
6 raisonnables, pour
soient toutes
6 parce qu'il ne convient pas qu'elles besoin de quelEtsivous aviez
< employées àla fois.
demander, à la
c ques ustensiles, yous pourrez en --- Page 96 ---
ce
70 )
charge de les remettre
< metre la plus grande ensuite, parce qu'il faut
4 tions,
célérité dans toutes
<
qu'il ne faudra dans aucun
les opéraaux nègres ni aux
cas faire connaitre
4 où ils vous fourniraient muletres, ayant soin, dans le cas
ce les recevoir
des armes et
aux conditions
munitions, de
St structions du 12 du mois stipulées dans mes inaVuc qu'il y a à
courant.
4 tinés à la
Maiagoué de petits bitimens desc saire de me correspondance de cette ile, il est néces6 dans le
désigner un sujet de
permis et dans
confiance, afin
T'expédition que ces
que,
c cmportent avec eux, on puisse
bâtimens
leura arrivée et celui de
marquer le jour de
66 nous avons
leur sortie, et ce, parce que
4 Santo
T'expérience que quelques-uns ont
Domingo, en
été à
ce de leurs
droiture, vendre les comestibles
6 lettres cargaisons ce qui a été cause
et instructions
que
<C
plusieurs
Ont été
envoyées à Don Juan Sanchez
<6 sous silence, intercept@es. On ne peut passer ces délits
46 verain a
d'autant plus que la volonté du
ce
tojours été que les bonnes actions
Soucompensées et les mauvaises
soient ré.
6 Lc
punies.
capitaine Don
<6 grade de
Francisque Valderama aura le
(L en cette qualité, major-génfral de Farmée, et sera
<6
et le lieutenant de
reconnu
Francisque Diaz,
milices, Don
46 Novembre,
qui s'est trouvé à l'affaire
aura le grade de
du 7
Il convient
capitaine.
66 Cristoval
que Don Cyriaque Ramirez
Huber se
et Don
< partie de TEst. raunissentan corps-d'armée de la
4 Dans le cas où la
C des
place se rendra, on
4 commissaires de part et
nommera
aux inventaires avec la
d'autre, pour procéder
plus grande exactitude,
en
connu
Francisque Diaz,
milices, Don
46 Novembre,
qui s'est trouvé à l'affaire
aura le grade de
du 7
Il convient
capitaine.
66 Cristoval
que Don Cyriaque Ramirez
Huber se
et Don
< partie de TEst. raunissentan corps-d'armée de la
4 Dans le cas où la
C des
place se rendra, on
4 commissaires de part et
nommera
aux inventaires avec la
d'autre, pour procéder
plus grande exactitude,
en --- Page 97 ---
71 )
46 obligeant les notaires et les préposés au bureau des
46 hypothèques, à donner un état exact dcs papiers et
46 proprictés de la Couronne, et des Espagnols et Fran6 çais absens, évitant toutc espèce de vols, pillages,
< sacs, et désordres, parce que cela serait contraire
6 à la générosité Espagnole, sur-tout assiégeant une
46 ville de la même nation.
6 Don Juan Sanchez. aura provisoirement la lieuValderama Fem66 tenance-de-Roi, et Don Francisque
. ploi de Major de la place.
K On organisera, pour faire le service de la place,
4 un corps ds milices de douze cents vétérans, formés
46 sur le même pied, pour les officiers et soldats, que
6. le Régiment de Portoric, et distribués en compa6 gnies de cent hommes chacune.
4 On organisera un corps de cavalerie qui sera dis4 tribué par compagnies sur les frontières de la partie
: Française 2 dans les principales villes et bourgs. Le
66 sous.lieutenant Don Joseph Abreu se chargera d'ins66 truire cent artilleurs pour le service de la place.
6 On nommera un contrôleur probe et intelligent,
d'artillerie,
(6 pour recevoirla remise des magasins
4 munitions, , armes, et autres objets de guerre.
46 On nommera un capitaine de port, pour prendre
< connalssance des bâtimens qui entrent et qui sortent,
46 leur nation , leur chargement, leur capacité, le nom
4 du capitaine , etle lieu d'oà ilvient.
K On aura l'attention de donner aux Anglais toute
< espèce de secours, dc leur faire le bon accucil que
4] T'on doit à de fidèles allics.
c Tous ceux qui seront employés dans les corps
devront lêtre volontairement; j'en ferai part à la
capitaine de port, pour prendre
< connalssance des bâtimens qui entrent et qui sortent,
46 leur nation , leur chargement, leur capacité, le nom
4 du capitaine , etle lieu d'oà ilvient.
K On aura l'attention de donner aux Anglais toute
< espèce de secours, dc leur faire le bon accucil que
4] T'on doit à de fidèles allics.
c Tous ceux qui seront employés dans les corps
devront lêtre volontairement; j'en ferai part à la --- Page 98 ---
A Junte
72 )
46 à la supréme et centrale qui
solde, ce qu'elle jugera déterminera, quant
"Salvador
convenable.
66 comporté Felix, Porteur de la présente,
4 habitait fidèlement dans les province
s'êtant
<,
depuis
d'Azua oû il
néral Petion lui quelque-tems, et attendu
le
<e
a accordé
que gé.
touches, 7 quatre mille
quarante caisses de
46 vousl
pierres à fusil, et cent carl'emploierez de la manière
piques,
la plus
de
convenable, 2
pmniseremiate
J'écrits à Don
compte cesdiferens
< et je lui
Juan Sanchez à cette
objets.
envoie dix barils de
même date,
produit serve à
farine, pour
46, aussi
payer la troupe
que leur
tous les
[40j, et
apparaux nécessaires
j'envoie
Tanbarquement 66
des bois
pour faciliter
Je. le préviens
d'acajou.
c brick le
que j'enverrai deux obusiers
46 les
Frederic, dans lequel, sans
par le
prisonniers
perdre de
6 la
Français devront
tems,
Havane,
< doitêtre excepté Don Manuel étreembharquésy de
pour
envoyé ici.
Peralta, qui
Ledit
brigantin partira dans les
Janvier, et pour
premiers
*6 nable
éviter les retards, il
jours de
que les
sera convela garde
prisonniers se trouvent au Soc
66 même chargée de les
avec
tems au
escorter, qui servira en
66 Faites en transport des obusierssorte de me donner les
Stail, en accélérant
nouvelles au
66 vont
les
deau Soc et à
voyages des
goëlettes qui
des
Youme, et en
barques pour y
établissant au Soc
s'y vendre
déposer les effets
en
qui
échange des bois
doivent
capitaines devront me
d'acajou, dont les
c (Signé)
remettre la facture-
< A monsieur
TORIBIO
Don André Saturnin MONTES."
Ximenes,"
Stail, en accélérant
nouvelles au
66 vont
les
deau Soc et à
voyages des
goëlettes qui
des
Youme, et en
barques pour y
établissant au Soc
s'y vendre
déposer les effets
en
qui
échange des bois
doivent
capitaines devront me
d'acajou, dont les
c (Signé)
remettre la facture-
< A monsieur
TORIBIO
Don André Saturnin MONTES."
Ximenes," --- Page 99 ---
73 )
PAmitié, capi- Deuxième lettr
4 Je vous envoie par la goëlette
dans et ubérieures instructions à
avec les objets portés
6 taine Laurent Martin,
AndréXiménés.
vendra pour son compte,
6 la facture ci-jointe, qu'il
davantage.
6 dix barils farine, n'ayant pu en charger
bois
faire son retour du SOC en
66 Cette goélette devra
G d'acnjou.
qu'il doit y avoir quelques
4 Comme il est probable
ils seront
de Santo-Domingo. 9
6 bâtimens dans le port
à Cube,
des troupes Françaises
6 employésau transport
éviter les frais de leur entretien*
pour
Sanchez à solliciter du capi-
, J'engage Don Juan
mette à son
6 taine de la frégate la Franchise, qu'il
Français qui se trouvent en son
K bord les prisonniers
de suite à Cube sur le
es pouvoir, pour les envoyer
éviconvenable, et ce, pour
4 bâtiment qu'il jugera
faire, et dans le cas oû il
66 ter le mal qu'ils peuvent
il faudra les tenir dans un
66 ne pourrait Pobtenir,
K bourg éloigné de la place, 9 et sous bonne garde.
dans la goëlette, le cadet Don
6 Je vous envoie,
Miura, et Don Fransisque
46 Francisque Xavier
de vous en qualité
66 Ugarte , pour être employés près
66 d'adjudans.
le
demain pour Soc,
46 Un autre bâtiment partira
66 d'oû il devra revenir avec des bois d'acajou ; j'en4 voie pour cela tous les ustensiles nécessaires, afin
4 de faciliter leur chargement, prévenant Don Juan
devront rester là.
66 Sanchez que ces apparaux
le 20
6 Dieu vous conserve mille ans. A Portoric,!
4 décembre 1808.
TORIBIO MONTES.
< (Signé)
< P.S. Je vous envoie aussi le cadet Don Joaquin
( Nugnès.
66 A Monsieur Don André Saturnin Ximenès."
M
revenir avec des bois d'acajou ; j'en4 voie pour cela tous les ustensiles nécessaires, afin
4 de faciliter leur chargement, prévenant Don Juan
devront rester là.
66 Sanchez que ces apparaux
le 20
6 Dieu vous conserve mille ans. A Portoric,!
4 décembre 1808.
TORIBIO MONTES.
< (Signé)
< P.S. Je vous envoie aussi le cadet Don Joaquin
( Nugnès.
66 A Monsieur Don André Saturnin Ximenès."
M --- Page 100 ---
74 )
Sanchez, qui avait la folle
place,
prétention de réduire la
18 Décembre.
supportait avec peine l'état de
lequel, Don Toribo Montès
dépendance dans
Sanchez mécon- s'attribuant le droit
cherchait à le tenir, en
tent de ne jouer PEst; offensé
de surveillance sur la
qu'unrole sed' ailleurs de ne
partie de
condaire, semble asdaire dans un pays dont
jouer qu'un rôle séconune junil
te et se fait
quête, il provoqua de prétendait avoir fait la connommer Capi- centrale à
suite la réunion d'une Junte
tuine-général.
Bondille, oà il fut proclamé à
capitaine et
Tunanimité
Tntendhant-général de la partie
Saint-Domingue,
Espagnole de
suzeraineté vis-à-vis enl'affranchissant de toute espèce de
du
auquelil ne laissait que le titrede gouvernement de Portoric,
Don Toribio Montés
protecteur.
dont l'irrégularité
instruit de tous ces actes,
déférence
démasquait l'ambition et la fausse
que Sanchez avait manifestée
pour. ses ordres, n'eut pas la force de
jusqu'alors
cette conduite
protester contre
artificieuse: il dissimula son
tement, n'etant pas en mesure de tenir mécontenlangage,et tout en ayant l'air de
un autre
tions aux circonstances
sacrifier ses préten.
et à Pintérêt
il
proposait bien de les faire revivre
général, se
opportun. [42]
dans un tems plus
Nous rapporterons ici l'acte
Junte centrale de Bondille,
constitutionnel de la
la révolte et de
comme un monument de
c
l'ambition la plus délirante.
An quartier-général de
46 Ja ville de
Bondille, juridiction de
6 Décembre Santo-Lomingo, le 1S du mois de
1808.
< Les Députés de la partie
< Domingue, savoir:
Espagnole de Saint66 de la milice du
Don Diegue Polanco, colonel
4 Torrès, colonel département du Cibao; Don Marc
des dragons de
Saint-Yague; , Don
M
et de
comme un monument de
c
l'ambition la plus délirante.
An quartier-général de
46 Ja ville de
Bondille, juridiction de
6 Décembre Santo-Lomingo, le 1S du mois de
1808.
< Les Députés de la partie
< Domingue, savoir:
Espagnole de Saint66 de la milice du
Don Diegue Polanco, colonel
4 Torrès, colonel département du Cibao; Don Marc
des dragons de
Saint-Yague; , Don
M --- Page 101 ---
75 )
del la ville dele Vegue ;
I Joseph Péréz, commandant cominandant du bourg du
6 Don Augustin Paredès, membre du conseil de
K Cotui : Don Antonio Ortiz,
capitaine
Don Pedro Sorrillas,
1 la ville de Higoué;
presiDon
Vasquez,
( del la milice du Seybo;
Joseph de los Llanos ; Don
( dent du conceil de la juridiction
de
commandant de la juridiction
6 Sylvestre Aybar,
lieutenant de
Montegrande; ; Don Bruno Seberino, Antonio Alla milice du bourg de Baiagoane; Don
Montede la milice du bourg de
€ cantar , capitaine
habitant de la ville
< plate; Don Joaquin Firpo,
commandant des
Aquino,
. d'Azua ; Don Cyriaque
Don Joseph
< dragons de la ville de Saint-Juan;
Don
de la milice de la Mate;
K Espinosa, lieutenant habitant de la ville de Neybe ;
. Francisque Garcia,
du conseil de la juri-
< Don Pedre Garrio, membre
Bani; Don Antonio de Mota, capitaine
< diction de
los Ingenios ; Don Isidore
< de dragons du quartierdel
militaire du quartier
4 de los Santos, commandant
capitaine de la
< del TIsabelle; Don Pedro Andujar,
réunis,
de POzama: se trouvant
K milice du quartier
habitans de leurs juridictions
6 en vertu d'élection des
faite
conformément à la convocation
5 respectives,
Don Juan Sanchez Ra6 par le commandanugenéral, les bases du
46 mirez, à P'effet de fixer
gonvernement
les pouvoirs qui leur sont déférés,
c actuel, d'après
d'un commun accord, ce
4 ont décrété et décrètent,
6 qui suit:
nom des habitans de la
<6 Art. F. La Junte, au
rede Saint-Domingue. 1 qu'elle
4 partie Espagnole
qu'elle T'a déjà reconnu),
6 présente, reconnait (ainsi
Roi
et Seic Don Fernand VII. pour son
1agitime
à P'effet de fixer
gonvernement
les pouvoirs qui leur sont déférés,
c actuel, d'après
d'un commun accord, ce
4 ont décrété et décrètent,
6 qui suit:
nom des habitans de la
<6 Art. F. La Junte, au
rede Saint-Domingue. 1 qu'elle
4 partie Espagnole
qu'elle T'a déjà reconnu),
6 présente, reconnait (ainsi
Roi
et Seic Don Fernand VII. pour son
1agitime --- Page 102 ---
<e
76)
6 gneur naturel, et par
centrale de
conséquent, la
6 II.
Madrid, en qui réside Supréme Junte
En
Pautorité
EC Don Juan considération du mérite
royale.
Sanchez
que s'est
c de l'armée
Ramirez,
acquis
<6 venant
Espagnole de nmandhargineal
le fambeau et le moteur Sunt-Doningnue, en detreprise qui
de la
G
délivrera
glorieuse enhonteux du tyran
du
<6
Saint-Domingue
et de la
Napoléon, Empercur des
joug
C obtenue de protection que, par son
Français,
C
Don Toribio
intervention, il a
des armées de S.
Montes,
G
M., gouverneur, Manechal-decmmp
eapitaine-genéral de l'ile de
intendant, , et
nomme
Portoric; la
(6 daut, gouverneur politique et
junte le
c
par interim,
militaire, et intenprême Junte centrale jusqu'a ce que S. A.S. la
de Madrid,
Suprovisions.
en ait expédié les
6 IIl. A
e
l'avenir, le
membres de la
Gouverneur
:
Junte, toutes les fois convoquera les
C6 convenable, etil en sera le
qu'ill le jugera
qu'elle n'aura que voix
Président, bien
ce devant seul
consultative, le
entendu
4 IV.
prononcer.
gouveraeur
Le'
ce ciaire
systéme administratif et l'ordre
66 prise continuerout de
comme par le passé,
judi4
possession de la
jusqu'à la
ct alors, il sera fait place de
< basée
une
Santo-Domingo,
sur les lois du
organisation
<e municipales,
royaume et sur les provisoire
4 V. Le
ordonnances
4 ses
gouverneur prétera, avant
46 fonctions, en présence de la
Pexercice de
fdélitéa S. M. et
Junte, le serment de
66 Le présent
d'obéissance aux lois
décret sera
Espagnoles.
"pour être adressé à
expédié, par duplicata,
S.A.S. la Suprême
Junte cen-
lois du
organisation
<e municipales,
royaume et sur les provisoire
4 V. Le
ordonnances
4 ses
gouverneur prétera, avant
46 fonctions, en présence de la
Pexercice de
fdélitéa S. M. et
Junte, le serment de
66 Le présent
d'obéissance aux lois
décret sera
Espagnoles.
"pour être adressé à
expédié, par duplicata,
S.A.S. la Suprême
Junte cen- --- Page 103 ---
- 77 )
envoyé des
en sera également
V trale de Madrid;il
Intenà M. le Gouverneur,
e copies authentiques
de Potoric (legnel la Jun6 dant, et Capitaine-GÉnéral de l'entreprise et lui en
66 te reconnait pour Protecteur
toute les villes
ainsi qu'a
6 témoigne sa gratitude),
Il sera lu, publié
4 etl bourgs de la partie espagnole
66 affiché et inscrit à l'ordre de T'armée. Marc Torrès ;
6 Signé: Diegue Polanco 2 président;
Pèrez;
Espinosa ; Joseph
6 Sylvestre Aybar; ; Joseph
Garcia ;
Pedre Garrio ; Francisque
< Isidore Santos;
Mota ;
Pedre Andujar; ; Antonio
4 Augustin Paredès;
Sorrillas; Joaquin Firpo;
66 Cyriaque Aquino; Pedre
Antonio, Alcan46 Antonio Oriz; Bruno Seberino,
Marc Ximenès ;-Morillas,
6 tar; Joseph Vasquez;
cs secretaire. (+3)
à Sanchez un pas à faire pour afIl restait encore
Cyriaque
fermir une autorité qu'il venait d'usurper:
avait eu la prétention 9 lors de sa jonctiRamirez, qui
laffaire de Palo-Hincado, au
on avec Sanchez, , après l'armée insurgente; il foncommandement en chef de
services et sur
sur Pancienneté de ses
dait ses droits,
avait donné, disait-il,
le succès du Malpasso, qui
Sanet à Ténergie des Espagnols.
l'élan au patriotisme
les
qui lui
chez fesait valoir, de son côté,
pouvoirs de Poravaient été délégués par le Capitaine-général M. C. et la victoire
de S.
toric 7 repr@sentantimmédiate dont les résultats brillants avaient,
de Palo- Hincado,
délivré la partie de ses injustes oppresdisait-il aussi,,
était
Sanchez, plus adroit que son compétiteur,
seurs.
à la réunion de Eondille , à le
parvenu antérieurement:
qui lui
chez fesait valoir, de son côté,
pouvoirs de Poravaient été délégués par le Capitaine-général M. C. et la victoire
de S.
toric 7 repr@sentantimmédiate dont les résultats brillants avaient,
de Palo- Hincado,
délivré la partie de ses injustes oppresdisait-il aussi,,
était
Sanchez, plus adroit que son compétiteur,
seurs.
à la réunion de Eondille , à le
parvenu antérieurement: --- Page 104 ---
faire évincer
78 )
Cyriaqne Rami.
de ses
rez est éloigné laissant pas que de lui prétentions; ; mais sa
ainsi par Sanchee, donna l'ordre de
inspirer des
présence ne
val Huber. que Cristo- de guerre de se transporter à bord inquiétudes, d'un
il lui
re
Portoric, sous le prétexte
bitiment
il débarquer des piéces de
spécieux de faireçut,
campagne et des
rendre à entismemsntard celui d'y muitions ;
me qui, Portoric, ainsi que
rester et de se
sans
Christoval
à Neybe
pouvoirs et sans qualité, Huber, lemé.
Commisaire du
s'était déclaré,
eette partie, de concert Roi, et avait insurgé toute
L'armée des révoltés avec Cyriaque Ramirez,
visions: celle de l'Est fut alors composée de trois diManuel Carabajal;
sous le
coloncl Don
celle du nord, commandement sous les
de
L'arniée des
Diegue Polanco; et
ordres du
Tsurgés s'orgs- cousidérable de
celle du
nisc.
Juan Sanchez toutes, restas sous les Sud, la plus
Le 23
chefsupreme de T'armée. ordres de Don
quatre vingts Décembre, au matin, un
aP Décember. de la ville, hommes de la légion coloniale détachement de
che à escarionpour aller occuper la
(44) sortit
le. Saint-Car Carle , afin d'y
position de Saint.
au nombre de 600 protiger nos fourrageurs.
hommes,
L'ennemi,
nes, annonçait l'intention marchant sur quatre colon.
et 1:s fourrageurs;
de cerner le
fut
mais
détachment
reçu par le d3tachement, Tintrépidite avec laquelle il
réserve de cent hommes de auquel s'était réunie une
son projet; il fut
troupes de ligne,
parmi Ces fuyards repoussé et mis en fuite. On déjoua
les trois cents
distingua
ment, dit-on, T'élite des forces Portoricains qui for
Le 27, le capitaine
ennemies.
Décembre. T'aviso la Sentineile, Boyer reçut ordre de sortir avec
Sup du capi- les bitimens
pour longer la
et
taine Boyer.
ennemis dans la baie de côte, inquiètee
intrépide marin ayaut reçu un
Jayne; ; mais cet
boulet dans la cuisse,
On déjoua
les trois cents
distingua
ment, dit-on, T'élite des forces Portoricains qui for
Le 27, le capitaine
ennemies.
Décembre. T'aviso la Sentineile, Boyer reçut ordre de sortir avec
Sup du capi- les bitimens
pour longer la
et
taine Boyer.
ennemis dans la baie de côte, inquiètee
intrépide marin ayaut reçu un
Jayne; ; mais cet
boulet dans la cuisse, --- Page 105 ---
79 )
à l'instant où il commençait
P'action, se vit forcé de
rentrer à Santo-Domingo, où il mourut
après, emportant les regrets de
quelques jours
Le 28, l'ennemi
tous Ses conpatriotes.
qui, jusqu'a cette
observé la plus parfaite
époque, avait
de l'autre côté de la
tranquillité dans ses positions
rivière delOzama,
sans doute plus
pour travailler
Decembre.
paisiblement aux
devaient le défendre
retranchemens qui I'ennemicom.
mença
contrel'artillerie del la place, com- mence ses attabrusquement un fcu de
ques du coté de
sur les bitimens
mousqueterie très-vif l'Ozama,
qui se trouvaient dans le
Quelques personnes furent d'abord
port.
attaque
victimes de cette
imprévue, mais le feu de notre artillerie
fait taire cette fusillade, elle
ayant
ne continua
ment le 29. Les bâtimens,
que faiblequi ne
ter dans le port, sans courir des pouvaient plus res- 29 Décembre.
la nuit pour aller mouiller
dangers, profitèrent de
Le
en grande-rade (45).
30, au matin; le Général en chef
30 Décembfe.
par écrit à Don Juan Sanchez
manifesta
combien il
qu'après avoir fait mettre dehors de la étalitsurpris
plus grande
place, avec la
loyauté, un grand nombre
femmes,
d'enfans et de
de faire feu espagnols on se permit, du côté
sur des malheureuses
opposé 2
qui s'embarquaient
femmes françaises
sines [46].
pour se retirer dans les iles voiLe capitaine Gilbert Guillermin,
néral, se rendit à cet effet dans le derErat-msjornee;
et après une courte
camp des insurgés,
chez,
explication, avec Don Juan SansurPobjet de sa
et le colonel Don
mission, 2 il eut avec ce dernier,
Andre Ximenès, la
vante :
conversation suiDon Juan Sanchez, KLes
6 pas écouter les
Francais ne veulent donc- Scconde mission
propositions qui leur ont été faites du Gapituine
Gilbert.
er dans les iles voiLe capitaine Gilbert Guillermin,
néral, se rendit à cet effet dans le derErat-msjornee;
et après une courte
camp des insurgés,
chez,
explication, avec Don Juan SansurPobjet de sa
et le colonel Don
mission, 2 il eut avec ce dernier,
Andre Ximenès, la
vante :
conversation suiDon Juan Sanchez, KLes
6 pas écouter les
Francais ne veulent donc- Scconde mission
propositions qui leur ont été faites du Gapituine
Gilbert. --- Page 106 ---
Guillermin aul80 )
près de Sanchez relativement à la
sa conversation < R. Les
reddition de
avec les Chefs
Français n'ont Santo-Domingo: ?
ennemis.
66 poste qui leur est
aucun motif pour rendre le
confié;ils en ont au contraire de
"trèspuissants pour le conserver.
<D. J. S. Ils considèrent
<6
comme un soulèvement
guerre que nous leur
la
faisons; ils ne savent
que ce n'est point de notre
donc pas
46, nous avons pris les
propre impulsion que
66 Gouvernement
armes 2 mais bien par ordre du
46 nous un colonel espagnol 2 puisque vous voyez parmi
46 Don Andre
des troupes de ligne de S. M. C.,
Ximenès.
66 R. Les Français savent
ke suscitée
le
que Ia guerre actuelle a été
par
46 établissent
gouvernement de Portoric, mais ils
une grande
46 qu'ont les Portoricains différence dans les motifs
de leur faire la
ceux des habitans de la
guerre, et
<6
Partie espagnole de SaintDomingue. Les habitans de
<6 de la Côte-ferme
portoric, de Cube, et
étaient sujets de S. M. C., à
"T'époque de la rupture entre
64 ceux de la
les deux nations 9 et
partie
€L étaient
espagnole de
devenus français
Saint-Domingue
64 des
par un traité solennel,
sermens de fidélité qui les
par
66 ans au Gouvernement
liaient depuis treize
€ être
français dont ils ne pouvaient
séparés que par une nouvelle convention
les deux nation.
entre
4 Le colonel Ximenès, Cela
6 a trompé
est vrai, mais la France
6 liens de l'amitié PEspagne, eta rompu avec perfidie les
c R. S'il
qui unissaient les deux nations.
est vrai que la
6 se
France ait ce reproche à
faire, ce quejene crois pas, les
étient fondés a manifester
Espagnols seuls
leur
mécontement 2 et
séparés que par une nouvelle convention
les deux nation.
entre
4 Le colonel Ximenès, Cela
6 a trompé
est vrai, mais la France
6 liens de l'amitié PEspagne, eta rompu avec perfidie les
c R. S'il
qui unissaient les deux nations.
est vrai que la
6 se
France ait ce reproche à
faire, ce quejene crois pas, les
étient fondés a manifester
Espagnols seuls
leur
mécontement 2 et --- Page 107 ---
81 )
:mais les habitans
à leur Souverain
leur attachement
étaient
de la partie de PEst de Saint-Domingue
et ne pouvaient
étrangers à ces crises politiques,
légi6
crime s'armer contre leur gouvernement
sans
6 time.
sans doute que nous avons
I D.J.S. Vous croyez d'ambition et par le désir
été mus par des motifs caractère est connu : on
de commander; mais mon
de la camtoujours aimé la vie paisible
sait que j'ai
dans tous les tems les
6 pagne, et que j'ai dédaigné
honneurs et les emplois.
de conêtes abandonné avec trop
4 R. Vous vous
avez crue généreuse. 2
6 fiance à une impulsion que vous
comme
avec vos devoirs, 2
R et qui est en opposition
un
et
de S. M. I.; la paix doit se faire jour;
sujet
d'attachement
rappellez-vous que les témoignages
donnés à Ferdinand VII. ne
6 que vous croyez avoir
considérien parmi les grandes
: seront comptés pour contribuerà à la réunion des deux
- rations qui doivent
les regrets d'avoir
C nations; il ne vous réstera que
traitait avec
6 fait la guerre à une nation qui vous des malc1
et d'avoir attiré sur votre patrie
bonté ,
long tems le sonvenir.
5 heurs dont elle conservera
eu des
K Mais je veux encore supposer que vous ayez
contre le gouvernement
6 motifs de mécontentement
aux
4 Français ; le droit de faire la guerre appartientil
et toute résistance alautorité
6 sujets ou au Souverain?
caractère de la rebellion,
6 légitime ne prend-elle pasle
que le droit de représenta4 lorsque des sujets quin'ont
[47]
c tion s'arrogent celui d'une coupableinitintive? résistance
6 Le colonel Ximenés. Unel plus longue
centrainera de grands malheurs.
N
contre le gouvernement
6 motifs de mécontentement
aux
4 Français ; le droit de faire la guerre appartientil
et toute résistance alautorité
6 sujets ou au Souverain?
caractère de la rebellion,
6 légitime ne prend-elle pasle
que le droit de représenta4 lorsque des sujets quin'ont
[47]
c tion s'arrogent celui d'une coupableinitintive? résistance
6 Le colonel Ximenés. Unel plus longue
centrainera de grands malheurs.
N --- Page 108 ---
: Qui
82 )
mieux
< sabilitéd'un que vous doit connaitre
< son
g'néral; son
la Mespondévouement à
attachement a ses
c prescrivent la
sa patrie et i son
devoirs,
c çais Sont
résistancel la plus
Souverain lui
bien
opiniitre. Les
e d'une ville déterminésis s'ensevelir
Franc
qu'ils ont conservé
sous les ruines
plutôt que dela
jusqu'a ce
<6 re ne Sont
rendre [+8]. Les chances de moment,
46 rience
pas toujours les
la guervous a sans
mêmes, et votre
(6
doute apris
expé.
dangereux de
qu'il est
c forcée
mettre son ennemi dans
souvent
[49]; mais quant aux
une situation
sommes,
malheurs
<6 par des dites-vous menacés, il sont dont nous
<6 de la soldats qui n'ont rien à
peu redoutés
<
partie de PEst se
perdre; les habitans
qu'eux des
ressentiront
66 sionner désastres que doit
beaucoup plus
une
infiliblement occale
asgreawioningiunte Au
66 Colonel, je ne suis point
reste, , Monsieur
ces détails, et si
chargé d'entrer dans
c xions
je me suis
tous
sur les
permis quelques réfle4 confiance avec événemens, c'est pour
cey rai seulement laquelle vous m'avez répondre à la
c de cette
à ce que je viens de parlé. J'ajoute4
partie de
dire, que le sort
dans aucun cas, Suint-Doningue ne
cc torité
abandomné à la discrétion pourrait être,
K
éventuelle, mais doit étre
d'une au.
fiséparl les
gouvernemens
irévorablement
nouveau €mané du Souverain. respectifs et par un pacte
SLe colonel
[s0J
<6 ne
Ximenès.
peut on pas
J'udmets le
<6
principe: mais
cation, et
cc
suspendre les
saufratif.
drenteestsins
plus paisible ment ?
hostilités, pour
"R. Je
[51]
négocier
ne me permettrai
"aussi
pas damettre une
délieate; vous devez,
opinion
ditesous, répondre
du Souverain. respectifs et par un pacte
SLe colonel
[s0J
<6 ne
Ximenès.
peut on pas
J'udmets le
<6
principe: mais
cation, et
cc
suspendre les
saufratif.
drenteestsins
plus paisible ment ?
hostilités, pour
"R. Je
[51]
négocier
ne me permettrai
"aussi
pas damettre une
délieate; vous devez,
opinion
ditesous, répondre --- Page 109 ---
83 )
cau général en chef: cette proposition peut servir de
< préalable à la négociation projettée. [52]
6 Le colonel Ximenès. Nous désirons vous voir
c contribuer à obtenir des résultats qui concilient tous
< les intérêts.
<4 R. Je ne perdrai jamais de vue, dans toutes les
(6 occasions qui pourront se présenter, 2 mes devoirs,
ct mon attachement à la France."
4 comme militaire,
dont lame était 31 Décembre.
Le lendemain, 2 Don Juan Sanchez,
encore enivrée du succès de Palo-Hincado, saisit avec Sauchez envoie
P'occasion d'entrer en pourparler ; en le Sieur Valdalempressement
le Sieur Don Salvador Valdal- luli, officier de au
conséquence, il envoya
regiment
de Portoric, à Santo-Domin- Portoric, en
luli, officier au régiment
parlenentaire.
avoir invoqué les grands princigo. Il venait, après
d'une plus lond'humanité, insister sur Pinutilité
pes
contre des forces aussi imposantes :
gue résistance,
d'une sommation ne respien un mot, il était porteur
sur
rant que cette jactance qui fait peu d'impression
qui depuis sept ans ont fait le sacrifice de
des Français,
Ce parlementaire
leur existence à leur gouvernement.
même tems autorisé à demander une suspenétait en
afin de faciliter les comsion d'armes de trois jours,
munications.
d'armes fut accordée, le général se
La suspension
mais il fut
de répondre à la sommation;
proposant
pendant ces trois jours, toute espèce
convenu que,
cesde travaux, tels que redoutes et retranchemens,
seraient de part et d'autre. [53]
même journée, une corvette Anglaise, Reprise du bleDans cette
le blocus du port, qui se troy cus.
venant du Sud, reprit
vait libre depuis vingtjours.
munications.
d'armes fut accordée, le général se
La suspension
mais il fut
de répondre à la sommation;
proposant
pendant ces trois jours, toute espèce
convenu que,
cesde travaux, tels que redoutes et retranchemens,
seraient de part et d'autre. [53]
même journée, une corvette Anglaise, Reprise du bleDans cette
le blocus du port, qui se troy cus.
venant du Sud, reprit
vait libre depuis vingtjours. --- Page 110 ---
vier Premier JanLe ler.
84 )
1809.
nemi, contre Janvieriao9, nous fames
la teneur des
avertis que l'enManque de
blisaitses
conventions
bonne foi des
Le
retranchemens de l'autre
faites, retàinsargés.
général en chef ne voulut
côté de
rement à la clameur
pas d'abord céder l'Ozama.
légéexcitait, dans la crainte publique, que cette conduite
inguictude qui agite
qu'elle ne fàt l'effet de
tems de
ordinairement les
cette
le
guerre ; mais s'étant
esprits dans les
lendemain
convaincu
deux
que ces rapports étaient par lui-meme
nemi coups de canon sur les
fondés, il fit tirer
confiance travaillait avec une sécurité retrsnchemens, où l'enLe capitaine
Le età notre bonne foi.
insultante à notre
min Gilbert Guiller.
capitaine Gilbert
camp retourne de au voyéau
Guillermin fut de
chez, Sal- de
quantiergénéiral de Sanchez, nouveau enTinolaerrance des conventions
Pour se plaindre
venirdes moyens qu'on avait
stipulées, et le
en assurer l'exécution.
été forcé de prendre préDeuxieme enLc colonel Don
pour
tretien chefs avec les répondit:
andré Ximenes,
gés, des insur- K mal-entendu "Votre général ne doit prenant la parole,
6e
de 'oficer qui
attribuer qu'à un
gauche du fleuve la
commande sur
4 les ordres les
continuation des
la rive
E6 prie d'étre plus précis de les cesser; travaux; ila
66 cet officier persuadé que la conduite ; et je vous
:
est absolument contraire inconsidérée de
delnyauté kc
qui nous dirigent.
aux principes
Mais au
4 vous faire, reste, nous avons le même
6 méme
puisqu'un batiment de
reproche à
co
jour du port de
guerre, sorti le
c mouiller dans la baie de Santo-Deningo, est venu
trois coups de canon. Jayne, et a tiré sur la côte
c R. Lc
6 ment rapport du capitaine
cette incuipation;
Begon détruit entière.
son bitiment avait à bei d
auté kc
qui nous dirigent.
aux principes
Mais au
4 vous faire, reste, nous avons le même
6 méme
puisqu'un batiment de
reproche à
co
jour du port de
guerre, sorti le
c mouiller dans la baie de Santo-Deningo, est venu
trois coups de canon. Jayne, et a tiré sur la côte
c R. Lc
6 ment rapport du capitaine
cette incuipation;
Begon détruit entière.
son bitiment avait à bei d --- Page 111 ---
85 1
dont il ne connaissait pas
< deux pièces en bronze,
en pleine mer 2 et
4 la portée: il lcs fit tirer et diriger le croire ceux qui
64 non sur la côte, ainsi qu'ont pu
C vous l'ont rapporté.
Etes-vous porteur de quel4 Le colonel Ximenès.
de votre Général? ?
66 que dépéche
de la trève, que
4 R. C'est demain, à l'expiration
doit répondre à votre sommation.
c] le Général
elle est faite dans des termes,
< Le colonel Ximenès,
à prendre
le Général barquier
c qui doivent engager
6 une détermination.
détermination, veuillez
c Quelle qne soit cette
quelle lui sera
Colonel,
66 être pemali,Ntediarled
à son
Ihonneur et par son attachement:
c dictée par
6 Souverain.
Nous savons que vous n'a-
< Le colonel Ximenès.
c vez de vivres que pour 15 jours. contraire.
c R. Vous vous convainerez du
outre-mesure
Sanchez. Une résistance
< Don Juan
< devient criminelle.
devient
6 R. Vous voulez dire sans doute qu'elle
6 glorieuse.
refusé les pièces de siége que
< Le colonel. J'avais
de Portoric, mais
< m'avait offertes le Gouverneur
demander.
<l'obstination des assiégés me forcera à les
accoutumés aux pièces de
c] R. Les Français sont
T'effet. Au reste:
C6 sicge, et n'en appréhendent point
sila demande
Messieurs, que
6 je dois vous prévenir,
que la
d'armes n'a eu pour objet
c de la suspension
de différer plus
6 reddition de la place, il est inutile
remettre:
des hostilitis, et de
66 long-tems la reprise
(L dorénavant sur le ta,is cette proposition.
era à les
accoutumés aux pièces de
c] R. Les Français sont
T'effet. Au reste:
C6 sicge, et n'en appréhendent point
sila demande
Messieurs, que
6 je dois vous prévenir,
que la
d'armes n'a eu pour objet
c de la suspension
de différer plus
6 reddition de la place, il est inutile
remettre:
des hostilitis, et de
66 long-tems la reprise
(L dorénavant sur le ta,is cette proposition. --- Page 112 ---
86 )
6 Le Coloncl.
Demain, à 10 heures 2 les hostilités
recomamenceront,
"D. J. S. Je vous ai oui
66 pouvaient sans crime
dire que des sujets ne
66 Souverain; mais
prendre les armes contre le
ne
66 contraire à cette
voyons-nous pas un exemple
66 çaise?
assertion dans la révolution fran66 R. II est de principe
6 en révolution
que les écarts d'un
ne peuvent
peuple
c et en admettant
justifier ceux d'un autre ;
ic
même cette maxime
votre comparaison n'est
dangereuse,
66 c'est le Souverain
point éxacte. En Trance,
lui-méme
quiassemble ses Etats-
<6 générauxypour délibérer sur les grands intérêts de
PEtnt,quileur délègue à cet effet
4f tion de son autorité:
une grande por-
<6 petite
ici, au contraire, c'est une
portion du
66 volonté du
peuple, qui s'assemble contre la
Souverain, et contre
4I La politique incertaine
l'intérêt de l'Etat.
< la face du
de LOUIS XVI a changé
66 dont le gouvernement en France, et les bienfaits
66 tans de la gouvernement français a comblé les habipartie de l'Est ne
6 s'armer
lesa pas empéchés de
conte lui,
4 D. J. S. Enfin nous connaitrons
C sultat de
dans peu le réHOS effors, ce qu'ily a de certain, c'est
que nous ne voulonsplus dépendre de la France.
< R. Vous ne serez sans doute
4 fixer rotre destinée.
pas les maitres de
Le capitaine Gilbert Gaillermin
prit congé de ces
Messieurs, et reviat à
4. Janvier.
Le
Santo-Domingo.
4, au matin, une vive fusillade s'engagea
Esarmonchs
nos avant-postes et ceux de T'ennemi, qui fut
entre
avec une perte considérable.
repoussé
c'est
que nous ne voulonsplus dépendre de la France.
< R. Vous ne serez sans doute
4 fixer rotre destinée.
pas les maitres de
Le capitaine Gilbert Gaillermin
prit congé de ces
Messieurs, et reviat à
4. Janvier.
Le
Santo-Domingo.
4, au matin, une vive fusillade s'engagea
Esarmonchs
nos avant-postes et ceux de T'ennemi, qui fut
entre
avec une perte considérable.
repoussé --- Page 113 ---
87 )
attaqua de nouveau nos avant-postes S Janvier,
Le 5 ,T'ennemi
mais le colonel Aussenac
avec des forces considérables;"
le mit en fuite, l'ennemi revient
tomba sur lui avec une forte colonne,
à la charge.
la distance d'environ une licue,
et le poursuivit jusqu'à
Les Espagnols perdisur le chemin de Saint-Yague.
les
occasion Don Estevan Rosa 1 qui
rent dans cette
officiers de distinction, et
commandait, trois autres
nombre de leurs gens.
un grand
rois lc général répondit à la somma- 6 Janvier.
Le 6,jourdes
énergiques et les plus
tion, dans les termes les plus
for- Rèponse à 1a
à désabuser Sanchez de l'idée qu'ils'était
sommation de
propres
succès de sa coupable entreprise. Les Sanchez et du
mée du prompt
au camp de Colonel Ximecapitaines Evrard et Guillermin passérent
nés.
lui remettre la réponse de leur général:
Sanchez, pour
à transcrire ici le rapport de ces
nous nous bornerons
dans Fentrevue qu'ils
deux officiers sur ce qui se passa
les chefs des révoltés; on y reconnaitra
eurent avec démonstrations de Sanchez,ce caracdans les fausses
si facilement de la crédutère ocultateur qui triompha
confiance du général
lité des habitans et de Paveugle
Ferrand.
des retranchemens
des
Arrivés à environ quarante pas
deux Rapport Officiers
deux
armés se sont détachés, et français qui fuL ennemis,
nègres
rent chargés de
46 sont venus nous bander les yeux, nous engageant dela remettre.
ordres devaient arriver de Hondu66 d'attendre les
qui
continuer notre
66 ras [54], afin que nous pussions heure avant le
40 route jusques-la. Ils'est passé une
et dans Pintervalle nous fimesau
6 retourd du courrier,
les postes avancés 5
C Sieur Follot [55], commandant
l'ont
frivoles 2 mais qui
C des questions en apparence
non-seuleK conduit à nous dire, qu'il commandait
mais
-1 ment les retranchemens de P'allée des Sablicrs,
'attendre les
qui
continuer notre
66 ras [54], afin que nous pussions heure avant le
40 route jusques-la. Ils'est passé une
et dans Pintervalle nous fimesau
6 retourd du courrier,
les postes avancés 5
C Sieur Follot [55], commandant
l'ont
frivoles 2 mais qui
C des questions en apparence
non-seuleK conduit à nous dire, qu'il commandait
mais
-1 ment les retranchemens de P'allée des Sablicrs, --- Page 114 ---
88 )
Kk encore le fort qui avait été
66 sur l'habitation
nouvellement constrait
Matthei, et que nous ne
pas reconnaitre de l'endroit
pouvions
<6 réter. Il
où on nous avait fait arnous dit
également que les
ent fait deux prises : Pune
Anglais avai66
venant de Cube, avec des
provisions et des
6 sorti de
passagers, 9 et l'autre le corsaire
Santo-Domingo le 5 du mois courant.
ces
Sur
entrefaites, , arriva l'ordre
c
de nous conduire au
quartier-général; le voyage nous
<6 raison du bandeau
parut très-long, en
qui nous couvrait les yeux.
rivés au quartier-général,
Ar66 dans un
nous avons été introduits
appartement où se
<6 André
trouvaient le colonel Don
Ximenès, Don Pedre
< methere Villaseca;
Vasquez, et Don HeDon
66 de Jayne, d'oà il
Juan Sanchez était au fort
ne devait
66 Nous avions l'ordre
revenir qu'à cinq heures.
de
c6 suspension d'armes demander, en débutant, une
66 pendant
momentanée, sur tous les
notre séjour à
points
66 pouvant
Honduras ; mais le colonel ne
prendre sur lui
46 la suspension
d'accorder cette demande,
d'armes n'a eu
66 Nous
pas lieu.
c
avons demandé au Colonel s'il avait
quelques nouvelles
reçu
( ric,
parles bâtimens venus de Porto66 d'une lrépedita@rmatemond à cette question, mais
manière froide
6 quelles n'étaient
qui nous a fait présumer
6 ral l'attitude
pas favorables à son parti. En géné
des différentes
66 vaient-li était
personnes qui se trou6C
triste, et les groupes de
que nous appercevions
soldats,
par. les croisces, avaient
parence de la misère et dud
l'ap-
<6 mes au Coloncl le désir dégoit. Nous manifesti.
46 combat dus
de connaitre lc résultat du
6E des
Janvier, sa rfponse ne portait la perte
espagnols qu'iseize blessés ct trois
tucs, ce
parti. En géné
des différentes
66 vaient-li était
personnes qui se trou6C
triste, et les groupes de
que nous appercevions
soldats,
par. les croisces, avaient
parence de la misère et dud
l'ap-
<6 mes au Coloncl le désir dégoit. Nous manifesti.
46 combat dus
de connaitre lc résultat du
6E des
Janvier, sa rfponse ne portait la perte
espagnols qu'iseize blessés ct trois
tucs, ce --- Page 115 ---
89 )
T
vraisemblable, vu la durée de
66 qui nous a paru peu
aL l'attaque et la vivacité du feu.
observa4 Le colonel nous fit, à son tour 1 quelques
qu'il y avait à soutenir un siége
e tions sur Phumanité
par des
de subsistances, 2 puisque
66 quand on manquait
on
d'ambition et d'amour-propre,
c6 motifs particuliers
horreurs de la famine la
66 exposait tout un peuple aux
6 plus affreuse.
Colonel que le Général qui
6 Nous répondimes au
conserfàcheuses 1 pour
46 s'exposait à ces extrémités
donner à
lui était confé, ne pouvait
6 ver le poste qui
grande marque
66 son pays et à son souverain une plus qu'au reste la
de son courage;
C6 de son dévouement
de grands désasnécessairement
6 guerre entrainait
d'attribuerà ceux qui par de66 tres, qu'il sernit injuste
victimes,
étaient eux-mêmes les premières
6 voir en
faire une applicac Nous ajoutimes qu'on ne pouvait
réflexions à la ville de Santo-Domingo, 2
4 tion de ces
heureuse [56]. La conG dont la position était encore
roula que sur des
d'objets, et ne
c versation changea
Nous avions
aux circonstances.
6 questions étrangères de tristesse sur la figure du
c cru remarquer un fonds
observation,
< Colonel, et nous lui fimes part de notre
assez
d'une famille
66 il répondit que Péloignement
quelques in4 nombreuse lui donnait effectivement et sur sa
influaient sur son repos
66 quiétudes, qui
dupes du prétexte
66 santé. Nous ne fàmes nullement était
le Colonel; ; il
probableC6 apparent allégué par
qui se trouvaient
4 ment, ainsi que tous les chefs, des nouvelles qu'il
plus affecté
6 près delui, beaucoup
d'un siége
1 des longueurs
6 avait reçues d'Europe
et de la conduiinterminable :
6 quilregardaito comme
Q
effectivement et sur sa
influaient sur son repos
66 quiétudes, qui
dupes du prétexte
66 santé. Nous ne fàmes nullement était
le Colonel; ; il
probableC6 apparent allégué par
qui se trouvaient
4 ment, ainsi que tous les chefs, des nouvelles qu'il
plus affecté
6 près delui, beaucoup
d'un siége
1 des longueurs
6 avait reçues d'Europe
et de la conduiinterminable :
6 quilregardaito comme
Q --- Page 116 ---
90 )
d tc cauteleuse de
<6 chagrins
Sanchez à son égard, que de ses
C y avait domestiques. On ncus servit i
un quart
diner; il
66 table,
d'heure que nous étions sortis
quand on
de
66 des
annonça Don Juan Sanchez ginéral
insurgés, après les
ce
premières
d'asage, nous remimesà Don
cérémonies
€6 - quets du
Juan Sanchez les
géndral en chef; il
paG les lire , n'ayant
mit beaucoup de t ms à
4 de la langue
pas sans doute une grande habitude
66 nouvelles Française; il nous demanda ensuite
de la sants du
des
< qu'en lui
Général, nous observa
G6
donnant, en 1804, un
Portoric, ce Général avait
passe-port pour
46 rester
eu Ia bonté de
parmi les
T'engagerà
< jours aimé la nation Français; il ajouta qu'il avait tou-
(6 de la patrie avait Française, mais que le sentiment
66 velle de
prévalu dans son ceur, à la nou-
(
T'oppression sous laquelle
Espagnole et son
gémissait la nation
4< prit alors la
auguste souverain. Le Colonel
c6
parole, et rendit
à
urbanité Française,
hommage l'ancienne
C6 lution, cette nation prétendant que 2 depuis la révo6 qualités. Nous
aimable avait perdu toutes ses
c tait, ni dans les répondimes tems
au Colonel, que ce n'é.
:
de crises, ni dans le
guerre , qu'il fallait asseoir
tems de
c tère des nations
une opinion sur le carac-
(6
; que le même homme qui
camps 1 contracte
3 dans les
6C bles,
Thabirude de détruire ses
, devient, dans la
sembla-
<6 pour la société;
paix, T'homme le plus fait
CG à toutes les nations. que cette assertion était applicable
66 Don Juan Sanchez
46 sité qui paraissait protesta que 2 malgré l'animo.
avait
régner entre les deux nations
néanmoins donné les
> il
&6
ordres les
pour que les
plus sévères 9
Personnes et ics proprictés
Françaiscs
bles,
Thabirude de détruire ses
, devient, dans la
sembla-
<6 pour la société;
paix, T'homme le plus fait
CG à toutes les nations. que cette assertion était applicable
66 Don Juan Sanchez
46 sité qui paraissait protesta que 2 malgré l'animo.
avait
régner entre les deux nations
néanmoins donné les
> il
&6
ordres les
pour que les
plus sévères 9
Personnes et ics proprictés
Françaiscs --- Page 117 ---
91 )
si dans la retraite du
cf fussent respectées , et que,
c'éétait arrivé des malheurs partieuliers,
4 Seybo il
qu'il avait
son intention et les dispositions
4 tait contre
devions savoir qu'il était im4 prises: mais que nous
de manière à reTexécution,
46 possible d'en surveiller
les premiers
66 tenir au même instant, et par-tout,
Nous
nationales en tems de guerre.
4 élans des haines
de Don Juan
6 opposimes à cette conduite généreuse
les
du Général en chef envers
6 Sanchez T'humanité
dont quelques-uns
<6 Espagnols de Santo-Domingo,
de l'état,
6 étaient à la vérité détenus dans les prisons
d'avoir tenté de souleverle peuple
6 comme coupables
mais dont la majorité était
66 contre le gouvernement,
des vivres, ou
journalière
44 admise à la distribution
la
pour sortir de ville[57].
66 obtenait des passe-ports
Sanchez fit alors le serment qu'iln'avait
4 Don Juan
de Santoavec les habitans
6 Jamais eu d'intelligence
6 Domingo.
détruisant
les preuves ac6 Cette assertion ne
pas
Français 9 nous nous
G quises parle gouvernement habitans de Santo-Doles
c bornâmes à répondre que
n'en étai66 mingo , pour avoir cédé à leurimpulsion,
6 ent pas moins coupables.
disant
si le
4 Don Juan Sanchez termina en
que
lui renvoyer tous les Es14 Général Barquier voulait
ceux qui le désiraient, mais
46 pagnols, 2 nonisculement
ne le désiraient pus, il en uscrait
6 ceux-mêmes qui
6 de même à son égard.
4 Nous répondimes que cette proposition nous paà la faire
6 raissait raisonnable, et nous l'engageàmes
66 au Général cn chef.
6 Don Juan nous assura qu'il écrirait au Généralà
Sanchez termina en
que
lui renvoyer tous les Es14 Général Barquier voulait
ceux qui le désiraient, mais
46 pagnols, 2 nonisculement
ne le désiraient pus, il en uscrait
6 ceux-mêmes qui
6 de même à son égard.
4 Nous répondimes que cette proposition nous paà la faire
6 raissait raisonnable, et nous l'engageàmes
66 au Général cn chef.
6 Don Juan nous assura qu'il écrirait au Généralà --- Page 118 ---
I 92 )
G cet égard, Nous
66 eurs 2 et revinmes à primes alors congé de ces Messic6 par des ofliciers Santo-Domingo 2 accompagnés
[58]. :
supérieurs de l'armée insurgente
Le 11Janvier, le
est chargé
Capitaine des guides,
par le général en chef d'aller Lamarche,
postes de P'ennemi,
aux avantunelettre relative à pour remettre au commandant
avait été
l'arrestation du Sieur
pris pendant la durée de la
Daviau, qui
mes ; mais cette démarche
suspension d'ar.
devait en
n'eut point le résultat
attendre, lc Sieur Daviau
qu'on
il est méme présumable
resta prisonnier;
qu'il n'existe plus.
Cependant le Général
d'humanits et d'intérét Barquier, mu par des vues
occasion, aucun
public, ne négligeait aucune
habitans
moyen, , pour ramener ces
égarés.
malheureux
Connaissant les effets de
religieuse sur des esprit
l'influence
le Père
superstitieux, il avait
Correa, curé de la
engagé
dont le zèle et la fidélité cathédrale 9 prêtre instruit,
seul instant , à écrire à ne s'étaient pas démentis un
ger, en
Sanchez, pour lui faire envisachrétien et en bon citoyen, les
terribles de sa rebellion.
conséquences
Le Père
chef, avait Correa, cédant au désir du Général
effectivement écrit à
en
20 Décembre. Cette
Sanchez, à la date du
tous les rapports mérite correspondance, intéressante sous
de trouver
ponsc de Sanchez aux deux
place ici. La ré.
Correa, fut
premières lettres du Père
apportée, le 11
ancien habitant de
Janvier, par Pepe Soza,
tée
P'Ozama; ; la dernière
sans réponse.
lettre est res-
ère
chef, avait Correa, cédant au désir du Général
effectivement écrit à
en
20 Décembre. Cette
Sanchez, à la date du
tous les rapports mérite correspondance, intéressante sous
de trouver
ponsc de Sanchez aux deux
place ici. La ré.
Correa, fut
premières lettres du Père
apportée, le 11
ancien habitant de
Janvier, par Pepe Soza,
tée
P'Ozama; ; la dernière
sans réponse.
lettre est res- --- Page 119 ---
93 )
1808. Correspondance
le 20 Décembre,
du Père Correa
c A Santo-Domingo, Sanchez Ramirez.
avec Sanchez.
6 A Monsieur Don Juan
Nionsieur.
Première lettre
c Mon très-cher
si
vous et moi, que du Pére Correa.
K Nous nous connaissons peu
lettre
la réception de la présente
Fie m'imagine que
surprise: : mais je me trom-
€ vous causera une grande
dans ma démarche;
6 pe, iln'est rien de surprenant
appartient à
remarque qu'il
( Saint Jean-Chrisostôme de sauver celui qui est en
un pasteur et à un docteur
du Sacerdoce que je
6 danger de se perdresla dignité
suivant le pré-
( remplis m' oblige partieulièrement, les peuples dans le
à
(
cepte de Jesus Christ, guider
mon
la vertu, par mes conseils et par
K sentier de
a exemple.
que je n'ai eu
4 Il est vrai, mon cher Monsieur, de vous voir et
deux fois seulement l'occasion
que
alors avec la plus
K de vous parler ; mais j'ai remarqué
la modestie, la modération,
6 grande satisfaction 3 que
votre front, et
étaient empreintes sur
6 etl la décence
s'est jointe la renomparticulières
sà ces remarques
parfaitemorales et chrètiennes
< mée de vos vertus
vous ont approché
4 ment connues de tous ceux qui
raisons
vous laisse àjuger si ces
puis6 davantage. Je
de
et d'autre, me four4 santes, queje rencontre part écrire, avec l'inpour vous
ce nissent un motifsuffisant dans le chemin de la vérité,
K tention de vous conduire
dans le chemin de J- C,
46 c'est-a-dire,
intimément) persuadé que votre
c Oui certes,je suis
mettant à la tête de Pinsurrection
<C conduite, en vous
l'intérieur de la partie au4 générale des habitans de
la France,
de cette ile, contre
46 trefois Espagnole
re, me four4 santes, queje rencontre part écrire, avec l'inpour vous
ce nissent un motifsuffisant dans le chemin de la vérité,
K tention de vous conduire
dans le chemin de J- C,
46 c'est-a-dire,
intimément) persuadé que votre
c Oui certes,je suis
mettant à la tête de Pinsurrection
<C conduite, en vous
l'intérieur de la partie au4 générale des habitans de
la France,
de cette ile, contre
46 trefois Espagnole --- Page 120 ---
94 )
<6 contre leur
c été suggérée gouvernement legitime, ne vous a
par aucun motif
point
ni de
d'ambition,
ressentiment contre
d'avarice, s
66 vues criminelles
les Français: toutes ces
46 christianisme
sont contraires aux principes du
66 autre
que professe Don Juan
grand
Un motif
Sanchez; un
motif,
honorable
est le seul qui puisse
et religieux
46 ceur: mais son zèle avoir trouvé accès dans son
dirige par des
entendus, en a
principes mal66
fait, par malheur, une
diamétralement
application
66 tion. Les
opposée à la noblesse de son inten66
événemens politiques
France et
survenus entre la
<5
T'Espagne, au sujet de la cession de
s6 couronne, présentent une
cette
toutes
mulitude de réflexions
sirieuses, et
66 les plus
susceptibles d'égarer les
clairvoyans et les
esprits
6< cherche de la vérité
plus intérressés à la re4
et du bon chemin.
J'avais commencé à vous
66 Iaquelle je discutais
écrire une lettre dans
66 motifs, qui
toutes les raisons, tous les
6s les
pouvaient vous avoir entrainé à
armes contre le
prendre
46 faire proclamer dans gouvernement Français, et à
notre ile Ferdinand VII
mais
com44
nesid'iapsgnes
letire devenait
je me suis apperçu que cette
46 méme
très-longue 7 parce que
temstontes ces
j'yréfutais en
66 outre,
raisons par des
comme il m'était
principes. En
<6 cette lettre à vos
impossible de répondre
doutes et aux
par
pourriez faire sur mes
oljections que vous
< cenvenable de
réllexions, il m'a paru
vous
ples
proposer une
lière, dans la seule
conférence particu4 dela
intention de vous tenir le
justice, de la vérité et
largnge
G P'arais
del la religion.
plusieurs fois sollicité de
sen chef la
notre géneral
permission de faire cette
démarche, que
à vos
impossible de répondre
doutes et aux
par
pourriez faire sur mes
oljections que vous
< cenvenable de
réllexions, il m'a paru
vous
ples
proposer une
lière, dans la seule
conférence particu4 dela
intention de vous tenir le
justice, de la vérité et
largnge
G P'arais
del la religion.
plusieurs fois sollicité de
sen chef la
notre géneral
permission de faire cette
démarche, que --- Page 121 ---
95 )
sla délicatesse de T'honneur avait non-seulement remais encore considérée comme offensive de
Kt tardée,
6 la dignité. du gouvernement 1 et comme susceptible
autorité : mais à la fin je l'ai
4 de compromettre son
de4 obtenue par mes instances, par le caractère
dont je suis investi, quoique indigne, et
pasieur
avoir employé
encore par la considération, qu'après
douceur ct de paix, qui ordinaire-
( les moyens de
ramener à leur de4 ment sont les plus eflicaces pour
c voir les gens de bien qui ont erré par faiblesse,
4 l'emploi de toutes les rigueurs d'une vengeance iné
c vitable, contre les obstinés, serait pleinement jusi6 tiffié devant Dieu et devant les hommes.
enfant de la lumière,
c Si vous êtes véritablement
devez rechercher la clarté etla vérité, que
vous
à votre jugement, et par
j'espère rendre palpables
6 conséquent vous devezdcirerlentresue que je vous
4 demande. Si vous vous y refusez en disant, que
de la
de votre cause, il est inuc bieninstruit
justice
C tile de perdre votre tems à m'écouter; je vous rap4 pellerai alors que.ce qui nous parait vrai ne l'est pas
comme nous Pobserve PApôtre:
6 toujours; que,
delumière,
6 Satan se métamorphose souvent en ange
ses
véritès ; et que,
66 et nous éblouit par apparentes
S comme nous le dit le Sauveur lui-même dans son
évangile: A la fin des tems il s'élèvera beaucoup de
leurs actes merveilleus, perC faux-prophètes qui, 2 par
élus; c'est
6 vertiront, s'il est possible, jusqu'aux
6 pourquoi vous ne perdrez rien à m'écouter, car vous
des
avec
66 aurez l'avantage de contronter
principes,
5 des principes, des raisons avec des raisons, ct enK suite d'adopter et de suivre ce qui sera bon et juste
66 comme nous le dit Saint Paul lui-même.
il s'élèvera beaucoup de
leurs actes merveilleus, perC faux-prophètes qui, 2 par
élus; c'est
6 vertiront, s'il est possible, jusqu'aux
6 pourquoi vous ne perdrez rien à m'écouter, car vous
des
avec
66 aurez l'avantage de contronter
principes,
5 des principes, des raisons avec des raisons, ct enK suite d'adopter et de suivre ce qui sera bon et juste
66 comme nous le dit Saint Paul lui-même. --- Page 122 ---
1063)
< Il ne doit yavoir de mon côté
<6 qui assistent à cette
que deux personnes
e6
conférence; ; deux officiers françaiss que j'ai prié le général,
46 de me donner,
commandant en-chef,
C6
m'acompagneront; leur
sera pour moi un témoignage
présence
66 rantira envers
irréfragable qui me ga66
mon gouvernement de toute
et suspicion ; de votre côté il
médisance
pourra y avoir deux,
quatre, ou enfn le nombre
d'officiers de
que vous désignerez: mais
confiance
66 Je vous en
pour l'amour de Dieu,
prie, ne les choississez
6 qui sont
pas parmi ceux
étrangers, ou d'un autre
46 qu'ils ne soient
pays.que le nôtre
pas jeunes, mais au contraire
ce soient des hommes
que
murs et consommés;
que s'il en était autrement nous
parce
"résultats heureux
compromettrions les
que je me propose dans notre
trevue. Et
ensur-tout, je vous
66 moi tant en allant qu'en
demande sureté pour
6 soitlibre et franche de retournant; que ma route
toute
s4 parole de chrtéien
espèce d'obstacles; votre
et
66 sauf-conduit
d'honnéte-homme sera un
suffisant, pour moi et pour les
officiers qui
deux
6 faire connaitre m'accompagacront. le
Vous pouvez me
jour,
6 avertir
l'heure et le lieu, et
vos postes, afin qu'ils ne
faire
nous aucune hostilité, S'il
commettent contre
66 entrevue soit fixée à
est possible, que notre
66 à
peu de distance de cette ville,
66 unedemi-lieue, par exemple 3 ou environ! et
soin de ne pas choisir un
ayez
6 grandes
Dimanche ,car j'ai de trop
occupations ce J our-là, en ma
curé de la paroisse de la
qualité de
66 serve
cathédrale. Dieu vous conlongues. années dans sa
(
et
crainte et dans son
amour, nous réunisse par une
C
paix parfaite en
Jesus-Christ son fils béni.
u de distance de cette ville,
66 unedemi-lieue, par exemple 3 ou environ! et
soin de ne pas choisir un
ayez
6 grandes
Dimanche ,car j'ai de trop
occupations ce J our-là, en ma
curé de la paroisse de la
qualité de
66 serve
cathédrale. Dieu vous conlongues. années dans sa
(
et
crainte et dans son
amour, nous réunisse par une
C
paix parfaite en
Jesus-Christ son fils béni. --- Page 123 ---
97 )
votre affectionné ami
aJe suis tres-humblement
: et prètre 9
CORREA et CIDRON.
Le Doteur BERNARD
59 Deuxiëme lettre
c A Santo-Domingo, le 10 Janvier 1809.
du Père Correa.
66 A Monsienr Don Juan Sanchez-Ramires.
6 Mon très cher Monsieur.
ce moment si ma lettre
46 Comme j'ignore jusqu'a
été
C du 20du mois dc Décembre dernier vous aura
sremise, , le retard que j'éprouve à recevoir votre
naitre mille idées. Je me dis quelc réponse me fait
offensé Don Juan ?
c quefois: ma lettre aurait-elle
< mais, cela ne se peut, elle ne renferme pas une
qui n'ait été dictée par la charité
seule expression décence. D'autres fois je me decet mesurée par la
c mande si vous n'auriez pas regardé comme une
G chose indigne du Sacerdoce que je professe mon
46 intervention dans vos affaires : et effectivement
raison de penser ainsi et de
6 vous auriez plus que
silencieux, sije cherchais
c me punir par un mépris
discorde et
cà yintervenir pour y attiser le feu dela
c pour prolonger Ia guerre : mais toute ma sollicitude
ce tend à ramener la paix et à rétablir la bonne harc monie entre les vassaux et leur chef légitime, et
< c'est-1à précisément un des principaux devoirs
d'un Ministre de T'Evangile. On a vu autrefois lors
6 de la rebellion d'Absalon contre son père David, 2 ce Revertere in
< Saint roi députer les prêtres Saboc et Abiathan pour civitatem Ecce in paenfans aller remplir les ce.
ego
6 conjointement avec leurs
abscondar in
Revenez dans notre campestribus
66 fonctions de parlementaires :
deserti, donecville, leur disait David, rapportez la paix .
veniat sermo a-
,
du desert jusgn'a vobies indicars
"Je m'enfoncerai dans les champs
niihi.
P
son père David, 2 ce Revertere in
< Saint roi députer les prêtres Saboc et Abiathan pour civitatem Ecce in paenfans aller remplir les ce.
ego
6 conjointement avec leurs
abscondar in
Revenez dans notre campestribus
66 fonctions de parlementaires :
deserti, donecville, leur disait David, rapportez la paix .
veniat sermo a-
,
du desert jusgn'a vobies indicars
"Je m'enfoncerai dans les champs
niihi.
P --- Page 124 ---
98 )
2 Reg. Cap. 15. c ce que j'apprenne par le résultat de
cc oien sont les affaires.
vos conférences
<Tantôt je m'imagine
le
46 ne l'a point
que porteur de ma lettre
délivrée, et qu'il l'aura
luimême, tout en venant me dire
suprimée
4 poste, sur-tout
qu'il la remise à un
66 de
quand je réfléchis qu'il n'en a point
reconnaissance. Tantôt
( le porteur l'ayant remise
encore je suppose que
<6 été interceptée
au premier poste, elle aura
<6 dans
par quelqu'un de ceux que je
ma lettre, et que, ne
désigne
66 à notre
je voudrais pas voir admis
conférence, qu'elle
66 etque,
aura été ouverte par lui,
mécontent de son
46 pais fait tenir.
contenu, il ne vous l'aura
66 c'est
Enfin, tantôt c'est une idée, ,
une autre, et je ne sais à
tantôt
4 réter comme à la
laquelle je dois m'arplus vraie.
6 Toutefois lidée
que ma lettre vous était
ment parvenue est celle qui m'a le
effectivec6 fixé: mais en même
plus volontiers
temsj'ai pensé que, le
vous ayant peut-être déjà
Seigneur
66 divine lumière,
frappé d'un rayon de sa
<
pour vous faire
mité du péché
appercevoir l'énor66 et
que vous avez commis contre
contre notre
Dieu
CC commencéàf Souverain, et qu'ayant aussi
faire par
déjà
(6
vous-mêmel l'épreuve des
que vous avez déversé sur
maux
66 grands qu'ils
votre pays, et qui, tout
sont, ne sont encore que les faibles
préludes des calamités affreuses
C et de la désolation
qui leur succéderont
6 j'ai
générale qui les terminera;
pensé, dis-je,
c6 un état de
que vous étiez tombé dans
complète
perplexité, de
que ma lettre, dans Ce
manière
66 vous les memes
cas-là, aurait causésur
effets que fit la voix du
sur notre premier Père,
Seigneur
après qu'il eut péché,
encore que les faibles
préludes des calamités affreuses
C et de la désolation
qui leur succéderont
6 j'ai
générale qui les terminera;
pensé, dis-je,
c6 un état de
que vous étiez tombé dans
complète
perplexité, de
que ma lettre, dans Ce
manière
66 vous les memes
cas-là, aurait causésur
effets que fit la voix du
sur notre premier Père,
Seigneur
après qu'il eut péché, --- Page 125 ---
(99)
entendit cette voix lui crier: Adam, oùt
Klorsqu'il
es-tu?
d'entendre d'un côté la voix du
46 Adam, troublé
voir de Pautre côté la
5 Seigneur qui l'appelle, et de
trouve
cnudité honteuse où l'avait mis son péché, ne
que de se cacher sous un
4 point d'autre expédient
à la
4 arbre au milieu du Paradis, pour se dérober
de ce maitre si clément, qu'il
4 vue de son maitre,
enfin,
: avait lieu de croire courroucé. Adam répond
tâcher de se disculper.
4 ne.f fut-ce que pour
Monsieur, qui avez
6 quant à vous, mon cher
66 déjà, je pense, les yeux ouverts, 9 Ipour appercevoir
c toute la nudité de votre péché, vous êtes sans doute
en envisageant les maux
< dans la consternation,
vousvous avez attirés sur
6 quliaconsidéremment
vos
et cependant
6 même et sur tous
compatriotes; entendre dans
< sourd au son de ma voix qui s'est fait
vous citer en jugement: amical, non46 ma lettre, pour
mais encore
4 seulement vous évitez ma présence,
46 vous refusez de me répondre.
66 Mais faites bien attention, mon cher Monsieur. 2
les Saints Pères nousl l'annoncent, cette
< que, comme
appelait Adam , était
4 voix par laquelle le Seigneur
était
de sa miséricorde 1 et qu'elle
c un présage assuré
de
d'un ceeur paternel, 1 qui
6 plutôt l'effet linspiration
à la
et lui accordait son pardon,
c] Pexhortait pénitence
d'un juge qui voulait le punir.
ce quele mandement
ma lettre et par
L Je n'entends pas non plus, par
à.
l'entrevue que je vous demande, chercher
ni à vous faire rougir, en vous
& vous confondre,
conduite; cela ne pourc retraçant l'iniquité de votre
je
considéré que comme une ins: ilte que
crait étre
inspiration
à la
et lui accordait son pardon,
c] Pexhortait pénitence
d'un juge qui voulait le punir.
ce quele mandement
ma lettre et par
L Je n'entends pas non plus, par
à.
l'entrevue que je vous demande, chercher
ni à vous faire rougir, en vous
& vous confondre,
conduite; cela ne pourc retraçant l'iniquité de votre
je
considéré que comme une ins: ilte que
crait étre --- Page 126 ---
100 )
E vous ferais hors de
(6 sement fait
propos, , après en avoir fallacieu.
naitre
66 charité
T'occasion, sousle
et de la
prétexte de la
E preuve évidente religion, 2 tandis qu'elle serait la
du ressentiment d'un
*ment hostile.
esprit réelle.
66 Non,
Monsieur, rien de tout cela;
férence n'aura
notre con4 d'honneur
pour but que d'éclairer un homme
qui a erré de même
< peuvent le faire,
que tous les hommes
<6
et, aprés lui
de la justice et de la
avoirindiquéle chemin
:
vertu, de lui
moyens possibles et
faciliteritous les
66 et rentrer en
infaillibles, pour réparer sa faute
gràce auprès de son
Pour suivre
gouvernement.
< Il se
aujourd'hui une marche
présente d'abord deux
rétrograde,
terribles écueils:
rement, les considérations
premiéc avec une bonne foi
humaines respectées
66 ment du déspoir. mal-entendue ; ensuite, le senti6
Mais, mon cher
commence par vous rappeler
Monsieur, je
66 fut celui qui perdit Hcrode que ce premier motif
66 qui nous est
le Jeune : car, , suivant ce
6 raitre
appris par PEvangile, la crainte de
parjure au serment inconsidéré
pa6 à la jeune Danseuse,
qu'il avait fait
46 bre de
, en présence d'un grand nomconviés, le poussa à
ce sacrilége de Saint
consommer le meutre
Jean Baptiste.
Si d'après l'incitation des
5 nous en sommes
Portoricains, comme
instruits, vous avez pris avec euxT'engagement de vous
66 tion des habitans
mettre à la tête de l'insurrec.
(6
de cette ile, contre le
ment Français, et que vous
gouverne6 paraitre perfide
craigniez à présent de
aux yeux du monde
nez ce que nous dit le droit
entier, appre6 droitc canon: Abcuns
commun tout comme le
sermens contre'les! bonnes mceurs
itation des
5 nous en sommes
Portoricains, comme
instruits, vous avez pris avec euxT'engagement de vous
66 tion des habitans
mettre à la tête de l'insurrec.
(6
de cette ile, contre le
ment Français, et que vous
gouverne6 paraitre perfide
craigniez à présent de
aux yeux du monde
nez ce que nous dit le droit
entier, appre6 droitc canon: Abcuns
commun tout comme le
sermens contre'les! bonnes mceurs --- Page 127 ---
(1 101 )
etle conseil que nous donnele grand
neisont valides ;
de Séville: : Dans les pro-
< Saint Isidor, Archevèque
car c'estune
manques à ta parole;
4 messes indues,
4 promesse impie que celle qui ne peutslaccomplieaans qualité d'haconsommée. En votre
4 une méchanceté
vous êtes réellement
4 bitant de Saint-Domingue 1
avoir de
, et il ne peut y
66 sujet de l'empire Français,
qui puissent
ni de raisons,
< promesses, de serments, rebellion du sujet contre son
4 autoriser et justifier la
fat-il un Néron.
4 souverain légitime, votre délit vous parait inexpiac Si,t tel que Cain 2
il proféra ce blasphéc ble, comme il lui parut quand
je n'ai point à
L me: Mon péché estsi grand , que
dis-je, la
de
si, comme lui,
6 espérer miséricorde;
devous
< crainte du châtiment estce qui vous empéche de votre
repoussez
cs soumettre à votre gonvernement, oui sachez que la
66 coeur cette funeste idée : sachez, des , Français ; es4 générosité est la vertu particulière disposé à oublier
aussi
6 péreztout d'un gouvernement:
punir sévèreécarts de l'erreur > qu'à
6 les premiers
obstination dans le crime.
< ment une coupable
vous le, dis
cher Monsieur 1 je
66 Au reste 2. mon,
entendu dire à la multiC6 franchement, si vous avez
exagérerl la pénu6 tude des femmes qui sortent, pour soldats au défaut
6 rie des comestibles, que quelques
,
se sont nourris, de celle, des chats
66 de viande fraiche
absolue nécessi66 et des ânes, qu'ils tuaient sans une
que ces mêmes soldats 9 que
<6 té,je vous. dis , moi, déterminée à manger la
< toute la garnison est bien
dèfaut de toutc
des cadavres, au
K - chair corrompue
d'abandonner la ville.
(6 autre nourriture., plutôt que
plusieurs
nous avons des vivres pour
c Jusqu'à présent
, de celle, des chats
66 de viande fraiche
absolue nécessi66 et des ânes, qu'ils tuaient sans une
que ces mêmes soldats 9 que
<6 té,je vous. dis , moi, déterminée à manger la
< toute la garnison est bien
dèfaut de toutc
des cadavres, au
K - chair corrompue
d'abandonner la ville.
(6 autre nourriture., plutôt que
plusieurs
nous avons des vivres pour
c Jusqu'à présent --- Page 128 ---
102 )
6 mois, au moins pour la
<
garnison ;
comptons sur les
apres quei nous
< dence Divine ressources paternelle de la Provi.
c
qui protégera, nous
qui soutiennent une si
T'espérons, ceux
< présent à quels
juste cause. Refléchissez à
< habitans dc sacrifices seront exposés les pauvres
(6 frir,si vous Santo-Domingo ne rendez
9 qui auront tant à souf.
<si vous
pas hommage à la vérité et
4 refusez n'embrassez le parti de la justice. Ne
pas je vous en
mc
66 demande que
prie pour la seconde fois , la
< dans les
je vous fais dans ma
formes énoncées.
précédente, et
<6 gues années.
Dieu vous conserve lon6 Jesuis &c. votre affectionné
(Signé) < Le Docteur
ami et prêtre,
4 P. S. Mon cher BERNARD CORREA et CIDRON."
4 me
Monsieur, ne dédaignez
de
répondre , si ce n'est
pas
4 ce soit pour
pour l'amour de moi ,
l'amour du
que
46 tends votre
Seigneur que je sers. J'at4 nisse. Ainsi réponse d'ici à demain. Dieu vous. -bé.
soit-il."
c 4 Monsieur le Docteur
Don Bernard Correa ct Cidron, Prêtre et Curc,
< Mon
Réponse Juan de Don
respectable Monsieur,
Sanchez
Je me vois
aux prenières < dernière
obligé de répondre à votre chère
lettres,
lettre, pour vous assurer
et
capable de
que je suis in4E comme mépriser un ministre du
vous l'avez imaginé,
Trés-Haut,
ej'ai mis à répondre à la
d'après le retard que
C n'adresser. Je suis prémière qu'il vous a plu de
<6 vous animait
bien persuadé de l'intention
en
qui
t me retirer del'abime m'écrivant Pune ct l'autre, celle de
cfroyable où vous me considé.
,
lettre, pour vous assurer
et
capable de
que je suis in4E comme mépriser un ministre du
vous l'avez imaginé,
Trés-Haut,
ej'ai mis à répondre à la
d'après le retard que
C n'adresser. Je suis prémière qu'il vous a plu de
<6 vous animait
bien persuadé de l'intention
en
qui
t me retirer del'abime m'écrivant Pune ct l'autre, celle de
cfroyable où vous me considé. --- Page 129 ---
( 103 )
faire preuve de la ferveur
( rez comme englouti, pour
est le partage de
vous possède et qui
6 charitable qui
suis-je bien persuadé que
46 votre ministère: : mais-aussi
la malice
estde votre part 1 parce que
<] Paveuglement
de votre
un bandeau sur les yeux
< infernale a placé
461 raison,
soutiens que vous
<6 Qui, Monsieur le Curé, je
dans
la moindre idée de ce qui s'est passé
k n'avez pas
de toutes les atrocités
46 notre péninsule Européenne, ,
TEspagne; ; c'est
< commises par les Français contre
vais vous en faire le tableau en raccourci,
4 pourquoije connaissance puisse faire naitre en vous
4 afin que leur
je
de catholicité et de patriotisme que
< les sentimens
6 désire.
alors dans tous les détails des évé6 Sanchez entre
travers le prisme
G nemens d'Espagne , qu'ilapperçoitàt
voudrait
: on voit qu'il
66 de la politique Anglaise
de
sa
46 trouver dansl leurs résultats des moyens justifier
il termine cette longue analise
<6 coupable entreprise 9
dans les écrits des cebal66 d'assertions et de faits puisés
en
k los et autres moteurs de la révolution d'Espagne
déclare
je n'ai aucune aversion pour
6 disant: Je
que Les horreurs que les Fran-
] la nation Française [59.]
nos
contre nos pères, nos mères,
4 çais ont commises
ont fait prendre
64 frères, et contre nous-mêmes 1 nous
Notre des4] lesarmes, > à moi, et à mes compatriotes.
leur fortune mal-acquise
6 sein est de ruiner totalement
causé les malet qui a
c [60], qui les a enorgueillis,
de cette
et habitans
66 heurs que nous tous 2 originaires
me suis prévalu de l'assistance
4 ile avons éprouvés. Je
Monsieur
4 etdela protection qui m'ont étéoffertes par
prendre
64 frères, et contre nous-mêmes 1 nous
Notre des4] lesarmes, > à moi, et à mes compatriotes.
leur fortune mal-acquise
6 sein est de ruiner totalement
causé les malet qui a
c [60], qui les a enorgueillis,
de cette
et habitans
66 heurs que nous tous 2 originaires
me suis prévalu de l'assistance
4 ile avons éprouvés. Je
Monsieur
4 etdela protection qui m'ont étéoffertes par --- Page 130 ---
104 )
<6 le
Capitaine-genéral de P'ile
46 naitre comme
de portoric spour récon
notre Souverain
66 en même tems de
légitime celui qui l'est
<6 toujours loyalement TEspagne, dont nos cccurs ont
reconnu la
nous ayons paru consentir à domination, quoique
G Gouvernement
passer pour sujets d'un
6 misère
étranger, , pour ne pas voir
nos familles, et
périr de
c biens et nos foyers. pour ne pas abandonner nos
6 Nous avons juré fidélité à
< pagne et des
ferdinand, roi d'Es-
<
Indes; nous avons arboré,
national ; et nous nous
l'étendart
<6 un joug si
sommes préparés à secouer
pesant, qu'il ne peut être
par ccux qui ne connaissent la
supporté que
G le droit
religion
naturel, et celui
catolique,
<6
des nations. Nous avons
entrepris notre
et la
46 7 Novembre ouvrage;
victoire remportée le
Cc
dernier, , à Palo
que notre confiance
Hincado, a fait voir
c le DiEu des
ne s'est pas reposée en vain sur
armées. Dans les
de l'ennemi,
nombreuses attaques
c6 côté (60)
l'avantage a été notoirement de notre
< Ainsi donc si les
<6 ne jamais se rendre Français obstinés ont juré de
C6 paitre de
2 fussent-ils obligés de se recadavres, de
C6 mes
mon côté ,je vous assure
troupes ne se
que
66 que soit le terme de rebuteront pas, quelque éloigné
<6 assurées de la
cette obstination, car elles sont
protection Divine [61].
"Je crois, mon
66 exposé suflira respectable Curé, que ce simple
6 m'anime
pour vous convaincre que le but
est bien
qui
66 êtes imaginé,
différent de celui que vous vous
, d'après des idées
zèle pour la
injurieuses à mon
: bité, et
religion, ct offensantes pour ma
pour la bonne conduite
proquej'ai inaltCrable.
6 assurées de la
cette obstination, car elles sont
protection Divine [61].
"Je crois, mon
66 exposé suflira respectable Curé, que ce simple
6 m'anime
pour vous convaincre que le but
est bien
qui
66 êtes imaginé,
différent de celui que vous vous
, d'après des idées
zèle pour la
injurieuses à mon
: bité, et
religion, ct offensantes pour ma
pour la bonne conduite
proquej'ai inaltCrable. --- Page 131 ---
105 )
majeunesse. jusqu'à Tage avancé
4 mentt tenue, depuis
Examinez la question sous
<6 que j'ai atteint [62)-
de conscience
avec la délicatesse
(6 tous ses rapports.,
des condu Christ: 3 servez-vous
4 propre àun disciple
vous avez acquises,
66 naissances et des lumières que
fera entendre la
au point oà se
d pour vous conduire
et là vous appercevrez la
< voixde T'impartialité [63], natifs et des habitans de
des
46 justice des prétentions
réunis en ce moa tous
4 cette ile de Saint-Domingue.
< ment pour la même cause générale.
fais point
<
vous Pai déjà dit ,je ne vous
Comme.je
contient votre lettre, 1
< de reprochés des injures que la charité seule a dic parce.que. je suis persuadé que, de plaindre bien
<6 rigé votre plume; ; je me contente
fussiez-vous
votre erreur. Plàt à Dieu
<6 sincèrement
renversa Saint Paul de des6 frappé du feu du ciel qui
avec acharnepoursuivait
6 sus,son- cheval, lorsqu'il
faire un acte agrcable
66 mentl l'église de J- C., croyant
Dieu
alors.
( aux yeux du
quilservait
en yous rapprom'accorder 2
C6 Si vous aviez voulu
dont assule secoursde vos lumières,
6 chant de moi ,
besoin , les occasions ne
c rément j'avais le plus grand
heureusement que
pour cela:
4 vous ont pas manqué
d'une
du
m'a favorisé
compensation
4 la Providence
trois prêtres qui ne
4 même genre, en m'envoyant m'aident de leurs avis
66 m'abandonnent pas > et qui
Quoiqn'il en soit,
6 dans les affaires d'importance.
vous recevoir,
ouverts pour
66 mes bras seront toujcurs
vous
de venir me, joindregetje
6 quand il vous plaira
vOS yeux les papiers
4 promets de mettre alors sous.
vous
donnent la preuve de tout ce, que je
< publics qui
6 ai relaté,
Q
êtres qui ne
4 même genre, en m'envoyant m'aident de leurs avis
66 m'abandonnent pas > et qui
Quoiqn'il en soit,
6 dans les affaires d'importance.
vous recevoir,
ouverts pour
66 mes bras seront toujcurs
vous
de venir me, joindregetje
6 quand il vous plaira
vOS yeux les papiers
4 promets de mettre alors sous.
vous
donnent la preuve de tout ce, que je
< publics qui
6 ai relaté,
Q --- Page 132 ---
106 )
c Que Dien, notre
gues années.
Seigneur, vous accorde de lon4 Au quartier général de
Saint-Jérome, le II Janvier 1809."
6 Je suis
<6
respectucusement votre
très-humble
(Signé)
"JUAN
serviteur,
SANCHEZ RAMIREZ."
C6 1
46 A Monsieur Sonte-Doninge, le 16 Yanvier 1809. 1)
Don Juan
Troisième lettre
46 Mon
Sanchez Ramirez.
du Père Correa
G6
très-cher Monsieur,
à Sanchez, resJ'ai reçu Thonneur de
tée sans ré-
< par
votre lettre du 11
ponse,
laquelle, bien loin de
courant,
66 nes, du 20 Décembre répondre aux deux mien4
dernier et du 10 du
mois, vous vous bornez
présent
46 de votre
à me faire part des motifs
insurrection,
66 ère de voir,
lesquels, d'après votre mani.
4 dites
justifient votre conduite. Vous
que c'est moi qui suis dans
me
i considérez comme
T'erreur, et vous
46 et me les
injures mes conseils paternels,
pardonnez
46 toral
pourtant en raison du zèle
qui me les a inspirés.
pas-
<
Jugez, mon bon ami, de
6 notre entrevue: :
l'absolue nécessité de
vous dites avoir raison;
que vous ne l'avez pas. Dans
je soutiens
46 deux heures
Pespace d'une ou de
que
46 si sur-tout les pourrait durer notre
trois
confcrence,
66 pour conseillers
prêtres que vous me dites avoir
s'y
66 serait
trouvaient présens , la
discutée à fond , et il
question
66 re complète du côts
en résulterait une victoi46 et la vérité de
qui aurait démonstré la
ses
justice
66 comp. ète,
propositions. Je dis une
, parce que si vous
victoire
64 cre, je vous donne
parvene Z à me convain6, uoment votre
ma parole que j'embrasse dès le
parti, ct je prends à présent
té.
pour
serait
trouvaient présens , la
discutée à fond , et il
question
66 re complète du côts
en résulterait une victoi46 et la vérité de
qui aurait démonstré la
ses
justice
66 comp. ète,
propositions. Je dis une
, parce que si vous
victoire
64 cre, je vous donne
parvene Z à me convain6, uoment votre
ma parole que j'embrasse dès le
parti, ct je prends à présent
té.
pour --- Page 133 ---
107 )
de toute vérité, que je demeure dès
c moin lc Dieu
ma
< lors avec vous 7 et que Fabandonne ma mère,
en cette ville: car,
6 paroisse, , et tout ce que jeposséde maitre de tout lu-
< que servirait-il à Plomme d'ètre
si c'était au détriment du salut de son ame?
6 nivers,
au contraire,
66 Une correspondance épistolaire peut,
le mal qui existe, et ne
46 en se prolongeant, proroger
en
donner lieu à des faux-fuyans
c ferait peut-être que
c place de raisons , si elles manquaient. Au surplus 1
66 tout en insistant à vous demander, 9 pour la troisième
dans les formes indiquées par ma
< fois, une entrevue
intention de
(6 première lettre 2 il est bien dans mon
c vous démontrer, même par. écrit, que vous êtes dans
C6 l'erreur, nonobstant tout ce que vous m'avez relaté
< dans votre lettre , la majeure partie n'étant fondé que
< sur l'autorité des gazetiers etjournalistes Anglais; ; et
c si les trois prêtres que vous avez auprès de vous ré66 ussissent à endormir votre conscience sur ce point
6 (quoique j'aie de la peine à le croire),c'est que dijt
< la sentence du Sauveur leur est, ainsi qu'à vous, ap6 plicable: : Si un aveugle 1 a-t- il dit, conduit un autre
caveugle 7 tous les deux tombent dans le précipice.
6 Ainsi, mon cher Monsieur, ne prenez pas pour
4 des injures des démarches inséparables des obliga66 tions de mon ministère. Ecoutez avec une docilité
66 chrétienne les paroles que je ne profère moi-même
6 que par obéissance. Le Seigneur s'adresse expres-
< sément à moi par ces paroles: Cries sans cesse; fais
c retentir ta voix commele son d'une trompette; fais à
66 mon peuple le tableau de ses iniquités; exposes aux
4 enfans de Jacob toute la laideur de leurs péchés. Le
6 grand Saint Grégoire annonce aux pasteurs de lé-
mon ministère. Ecoutez avec une docilité
66 chrétienne les paroles que je ne profère moi-même
6 que par obéissance. Le Seigneur s'adresse expres-
< sément à moi par ces paroles: Cries sans cesse; fais
c retentir ta voix commele son d'une trompette; fais à
66 mon peuple le tableau de ses iniquités; exposes aux
4 enfans de Jacob toute la laideur de leurs péchés. Le
6 grand Saint Grégoire annonce aux pasteurs de lé- --- Page 134 ---
108 )
Pastor. part. 2 (6 glise catholique que c'est
Cap. 4.
6 adressées
à eux que ces paroles sont
par J. C., qui les
66 foi et pour
choisit pour propager sa
publier sa doctrine.
66 Or donc, me
reposant sur l'assistance divine
"j'implore, je ne m'amuserai
que
6E la
pas à battre inutilement
< campagne sje n'irai pas dans mes assertions
ment invoquer le droit naturel et le
vague4 ce qui n'est
droit des gens,
propre qu'à enthousinsmer la multitude
ignorante, je soutiendrai mes
66 décisions claires et
propositions par les
64. blic
précises du droit
et divin; je citerai les
commun, puC6 connus dans
textes et les auteurs
4 celles
toutes nos écoles d'Espagne et
de tout l'universe;
dans
46 propositions,
ma tâche se réduira à deux
S denceque je prouverai avec la dernière évic Première
Première pro- 66 Partie
proposition: tous les habitans de la.
Position.
ci-devant
de
Espagnole l'ile
sont incontestablement
Saint-Domingue
66 Jel le
sujets de T'Empire Français.
prouve de la manière
c6 Espagnole de
suivante: La Partie
Saint-Domingue fut-cédée à la France
par Charles IV., roi
c Partie
les
d'Espagne, en échange de la
que
Françàis
cc
avaient conquise dans P'Espagne Europienne,
la
< leur déclara,à
pendant guerre que celle-ci
6c de paix
Tépoque de la révolution. Le traité
entre les deux
fut
4 le 22 Juillet 1795,
puissances conclu à Bale 9
ratifié à Madrid, le 4 Août suivant, et publié en cette ville de
ele 18 Octobre de la méme
Santo-Domingo;
6 traité est ainsi
année. L'article 4 de ce
cC
conçu : La République
titue au roi
Française res6 lui dans d'Espagne toutes les conquêtes
le cours dela
faitessur
46 cu son exécution.
guerre actuelle. Cetarticle a
Le Ome-articleporte:
Enéchange
puissances conclu à Bale 9
ratifié à Madrid, le 4 Août suivant, et publié en cette ville de
ele 18 Octobre de la méme
Santo-Domingo;
6 traité est ainsi
année. L'article 4 de ce
cC
conçu : La République
titue au roi
Française res6 lui dans d'Espagne toutes les conquêtes
le cours dela
faitessur
46 cu son exécution.
guerre actuelle. Cetarticle a
Le Ome-articleporte:
Enéchange --- Page 135 ---
109 )
dans T'article 4. le roi
mentionnée
K de la réstitution
et successcurs, 9
6 d'Espagne, pour! lui, ses héritiers, à la République
5 cedeetabandonne en sontepropricté3 de T'ile de Saint-
< Française toute la partie Espagnole Cet article a égulec Domingue, dans les Antilles.
c wientet@acomplic mon bon ami, que ce serait
& Vous voyez donc,
vouloir disputer à la
c une prétention ridicule que de
de son droit de
4 France la propriété et la légitimité
de cette
de la partie ci-devant Espagnole
6 possession
Dominguois ignorans, 5
4 ile, comme le font quelques
le roi Ferdinand
K SOLLS le prétexte du serment fait par
partie du
cla catholique , de ne jamais aliener aucune
le
sur-tout quand nous voyons
66 territoire Américain,
céder la Floride, qui
6 roi Charles III. en l'an 1793,
au roi d'An6 fait partie du continent de T'Amérique, qui avait été
de la Havane,
< gleterre, en échange
dernière cession
6 conquise par les Anglais. Si cette celle faite aux
c n'était pas une violation du serment, Charles III, n'en
Charles IV, fils de
6 Français par
Tous les sermens de ce genre
4 était pas une non-plus. réserve tacite: sauf la sage
c portent avec eux cette
exige que nous
ce politique des Etats, et cette politique
un des membres.
4 rachetions la tête en abandonnant
etensuite
PEspagne en Europe,
46 La partie perdue par
bien être consi66 recouvrée par cet échange," pouvait
de sa tête,
4 dérée comme une partie tres-précieuse
impormoins que des places
c car il ne s'agissait pas de Roses, et d'une grande
(6 tantes de Figuieres et Ainsi donc, ce que vous me
c partie de la Navarre.
votre lettre, que : Vous et vos compatriotes
6 dites par
mal-acquise des FranC6 vous voulez ruiner la fortune
de
s'entendre de cettc partic
I çais,ne doit ni ne peut
pouvait
de sa tête,
4 dérée comme une partie tres-précieuse
impormoins que des places
c car il ne s'agissait pas de Roses, et d'une grande
(6 tantes de Figuieres et Ainsi donc, ce que vous me
c partie de la Navarre.
votre lettre, que : Vous et vos compatriotes
6 dites par
mal-acquise des FranC6 vous voulez ruiner la fortune
de
s'entendre de cettc partic
I çais,ne doit ni ne peut --- Page 136 ---
110 )
"Tile, les Français
l'ayant acquise
guerre : car vous
parle droit de la
66 le droit de
savez, 2 comme tout le monde
conquête, qui est
, que
des nations, est un des
compris dans le droit
4 les souverains
titres légitimes par lesquels
acquièrent la domination
conquis. S'il allait
sur les pays
6 dée que
par hazard vous venir dans Pi6e les Français, Saint-Domingue n'a point été
66 droit
je vous rappelerais alors conquis par
commun
l'axiome du
4 natnram
quis'exprime ainsi :
ejus in
Subregatum
c roi
cujus locum
sapit
de Espagne
aubrogatur: : ainsi, le
66 àla place de ayant subrogé cette ile,
4c
la portion du
l'ayant mise
les Français lui avaient territoire Européen que
46 légitimité de
enlevée de vive force
leur souveraineté
9 la
par ces deux titres;
est incontestable
< quête, et par celui du j'entends, par le titre de la con46 d'Espagne.
traité fait ensuite avec le roi
66 La partie ci-devant
: gue appartenant
Espagnole de Saint- Domini6
par droit
comme il vient
incontestable à la
d'être
France 2
s rieuse, il s'ensuit prouvé d'une manière victoK partie sont sujets que tous les habitans de cettc
66 droit civil,
de la France, suivant la
règle du
L6 des gens explicative du droit naturel et
1 laquelle est ainsi
du droit
66 guitur naturam sui
établie: accessoriun se-
- territoire
prineipalis, et certainement si le
appartient à la
miciliés
France, ceux
, ceux
qui sont do66 peuvent
qui habitent dans ce territoire
<.
appartenir à une autre
ne
France ; rien n'est
puissance que la
66 des choses.
plus conforme à l'ordre Daturel
C6
Cest-li une vérité
point de plus ample
qui ne demande
66 toire universelle, confirmation; parcourez Phis.
6 que Cyrus, roi de dès son origine, et vous y verrez
Perse 2 ayant fait la conquête de
ient à la
miciliés
France, ceux
, ceux
qui sont do66 peuvent
qui habitent dans ce territoire
<.
appartenir à une autre
ne
France ; rien n'est
puissance que la
66 des choses.
plus conforme à l'ordre Daturel
C6
Cest-li une vérité
point de plus ample
qui ne demande
66 toire universelle, confirmation; parcourez Phis.
6 que Cyrus, roi de dès son origine, et vous y verrez
Perse 2 ayant fait la conquête de --- Page 137 ---
111 )
les habitans dc cet empire.
- l'empire des Assyriens,
la domination du
( passèrent avec leur territoire sous
Perses fu5 conquérant; ; vous y verrez aussi que les
à Alexandre de la même manière, &c.,
rent.soumis
non-content de
&c.,&c., Enfin , le roi d'Espagne ,
s'être rendu maitre 1 par le droit de conquête, du
rendit encore 7 dès
- territoire du Nouveau-Monde,
leur
les premiers tems, les Indiens ses tributaires, et
imprima ainsi le sceau le plus caractéristique de la
souveraineté et de la domination sur les personnes.
vrai
roi d'Espagne ft avec
6 Il est également
quele
lequel il fut conla France un traité particulier , par
de cette
de Tile ,> qui
6 venu que, les habitans
partie
préféreraient passer dans les possessions Espagnoles,
dans le terme d'une année, à
( pourraient le faire
de la ratification du traité de Bale. C'est ce
compterd
voir parl le 9me article, ainsi conque vous pouvez
de Saint6 çu: Les habitans de la partie Espagnole,
raison d'intérêt, ou pour tout
4 Domingue qui , pour
avec
passer
* autre motif, désireraient préférablement
de S. M. C., pour6 leurs biens dans les possessions
d'une année, qui comptera
6 ront le faire dans l'espace
< del la date du présent traité. Un autre traité , pareil
le roi Charles III. etlc
66 à celui-la, fut conclu entre
Floau
des habitans de la
€ le roi d'Angleterre, sujet
l'an
moi-même à la Havane, en
61 ride; eti me trouvantn
familles
€ 1796, j'eus occasion d'y connaitre plusieurs
le subside accordé aux émigrés
6 qui recevaient encore
à ceux de
4 de la Floride, comme il la été depuis
6 Saint-Domingue.
traité solennel
66 Enfin, ildemeure démontré, parle
6 conclu à Bale, que le territoire de la partie Espa- --- Page 138 ---
112 )
e6 gnole de Saint
Domingue a été transmis à la
ce, en échange des
FranCC sur
conquêtes qu'elle avait faites
T'Espagne en tems de
4 que la souveraineté
guerre ; par consèquent
le
en demeure assurée à la
par droit des nations. Il est
Francc,
4 par le droit des
également prouvé
46 Espagnol
nations, et méme par le droit
; que la domination
ce.
acquise parles
verains sur les pays réunis
Soy-
<6 quéte ou
à leur empire par con4 habitans autrement, s'étend anx naturels et autres
c
desdits pays. Il nous reste à présent à savoir
seulement si vous étes
par consèquent
le
en demeure assurée à la
par droit des nations. Il est
Francc,
4 par le droit des
également prouvé
46 Espagnol
nations, et méme par le droit
; que la domination
ce.
acquise parles
verains sur les pays réunis
Soy-
<6 quéte ou
à leur empire par con4 habitans autrement, s'étend anx naturels et autres
c
desdits pays. Il nous reste à présent à savoir
seulement si vous étes compris sous cette domination,si vous étes, vous et vos
4 de cette Partie ci-devant
camarades, 9 halitans
6 nons à
espagnole, Si nous parveprouver avec la même
<6 étes réellement
évidence que vous
G6
habitans de
a plus à reculer ; il faut
Saint-Domingue, iln'y
cr de FEmpire
avouer que vous êtes sujets
Français , puisque c'est une
7) ce naturelle qui découle du
conséquen46 noi ns de poser,
principe que nous ve57 Et comment
prouverons-nous cette
que Don, Juan
proposition,
$6 de Saint
Sanchez& ses camarades sont habitans
Domingue !
Comment le prouver?
moyen le plus irsistible dont
par le
<6 faire
les logiciens puissent
usage, par un
argument ab hominem. Oni
Monsieur et ami, c'est vous même
par votre lettre du 11
qui me dites
siféchi sur
courant, 1 que quand
ce quelle coktient,je
j'aurai
ticedes démarches des
dosnsrinaiiajes
ie ded de.
criginaires et habitans decette
Suint-Dawingte 1 qui, lous cngéneralyont
réunisponr soutenir-la méme cause, sous me dites
encore, dans la
cn
ménedastreygteees habitans ont dié
efparence sotmis à 272 geuvernement
étranger
chi sur
courant, 1 que quand
ce quelle coktient,je
j'aurai
ticedes démarches des
dosnsrinaiiajes
ie ded de.
criginaires et habitans decette
Suint-Dawingte 1 qui, lous cngéneralyont
réunisponr soutenir-la méme cause, sous me dites
encore, dans la
cn
ménedastreygteees habitans ont dié
efparence sotmis à 272 geuvernement
étranger --- Page 139 ---
113 )
de misère leur funilles , en
( pour ne pas voir perir
Dieu soit loué!
leur biens et leur foyers.
< abandonnant
l'aveu; c'est par vos proc vous en faites vous-même
est
la vérité de notre proposition
c pres paroles que
vous-même que vous êtcs
c démontrée. Vous avouez
vous
de cette ile, c'est-à-dire que
( natif et habitant
les latins et les jurisconsulc êtes positivement ce que
et incola:
les deux mots, originario
< tes entendent par
ni vos. camarades 2
c Vous nous dites que, 2 ni vous 2
abandonner vos
le
afin de ne pas
< n'avez quitté pays,
veut dire tout cela,
< biens et vOS foyers. Or que
du droit civil,
c dans le langage du droit commun et
vous êtes , vous et vOS camarades 2
< si ce n'est que
domiciliés dans le pays 1 et par conséquent
c réellement
du souverain auquel il appar-
< sujets de ce pays, et
de l'empereur des Françaisloco
<6 tient, c'est-d-dire,
une loi Et in eodem babere
s'exprime à cet égard
singulns
& Apprenez comment
Le domicile domicilium non
dans le droit commun.
ubi
< qui est renfermée
celui ou ila éta- ambigitur, larem, rerum que
est indubitabiement
<6 de chaque individu
partie de ses summam constiC bli sonfoyer, et ou est située la majeure
ceux de tuit. Lex. 7. Cod, de
avouez que vOs foyers et que
Incolis.
c biens. Vous
de l'ile;
établis dans cette partie
66 vos complices sont
vous et vos compaG or, vous êtes, sans contredit,
Voudriez-vous
4 gnons, sujets de T'empire Français. domicilié sans être
< dire, par hasard 1 qu'on peut être
igno6 sujet? Je ne croirai jamais que vous puissiez dans la soci.
ait vécu
<6 rer, non plus que personne qui
tout comme en
<6 été, que dans le langage commun, 1
de celuide
est Péquivalent
< droit, le mot domicilié
< sujet.
m'opposer une réflexion sus-
< Peut-être allez-vous
force de mon argument;
6 ceptible de renverertontelaf
F.
é sans être
< dire, par hasard 1 qu'on peut être
igno6 sujet? Je ne croirai jamais que vous puissiez dans la soci.
ait vécu
<6 rer, non plus que personne qui
tout comme en
<6 été, que dans le langage commun, 1
de celuide
est Péquivalent
< droit, le mot domicilié
< sujet.
m'opposer une réflexion sus-
< Peut-être allez-vous
force de mon argument;
6 ceptible de renverertontelaf
F. --- Page 140 ---
:
)
et,ch effet, vous l'insinuez
slettre, où élle se trouve
adroitement dans votre
66 suivant: Notre
enveloppée dans le
(6
légitime souverain est celui passage
verne PEspagne, a la
gui gou4s toujours été
domination duguel nots avons
layalement et mentalenent
que dans Papparences nous
soumis, quoi66 sujets dun
ayons consenti a passer pour
66 quel point goueernement étranger. Juste ciel! à
peut aller
G ques à méconnaitre Faveuglement des hommes !
les
jus-
<6 Je vous avoue,
principes de toute moralité -
66 si je n'avais 1 dans la sincérité de mon cceur
pas déjà
1 que
G6 opinion
conçu de votre personne une
avantageuse, 9 fondée sur vos vertus.
passage de votre lettre me
, ce seul
C6
fournirait un motif suffisant,] pour vous considérer
6 lérat qui puisse exister, comme le plus grand scé.
(6 ment pas,
Vous n'ignorez
3 mon
certaine66 fatales de
ami,jusqu'on vont les
cette
maxime,
conséquences
comme
2 que vous me
justificatives de
présentez
46 rappellerai
votre conduite. Je rous en
quelques-unes ci-après, mais
eje veux combattre cette
auparavant
65 suivant les
maxime
principes du
catégoriquement,
<6 Je dis donc,
droit.
66 roi
mon ami, 9 que pour devenir
Domicilium re 8
d'Espagne, il était
sujet du
Jadamantformn 6c siez
nécessaire que vous vous fusronrudicontes"
transporté dans les
tatione.
< pas seulement
pays de sa domination, non
Lex. 20. Digest. 66
d'esprit et de caur, mais
Ad Ntunicip
neilement ct avec vOS
bien personDe Incolis.
6: raison 3 ainsi
propriétés; ainsi le veut la
T'ordonne
66 demicile se
expressément la loi. Le
K<
change par le transport de la chose et de
personne, ct non pas par tne
la
66, surance verbale.
simple déclaration 02L as-
<6 Vous voyez deji, mon
c tions de domicile
bon ami, que les muta4 admises en droit; purement cerbales ne sont point
comment dont
pourraient T'être
bien personDe Incolis.
6: raison 3 ainsi
propriétés; ainsi le veut la
T'ordonne
66 demicile se
expressément la loi. Le
K<
change par le transport de la chose et de
personne, ct non pas par tne
la
66, surance verbale.
simple déclaration 02L as-
<6 Vous voyez deji, mon
c tions de domicile
bon ami, que les muta4 admises en droit; purement cerbales ne sont point
comment dont
pourraient T'être --- Page 141 ---
115 )
mentales 2 Vous vous dites ha6 celles qui ne sont que
de la partic
< bitans de cette ile de Saint-Domingue ,
cddée à la France;
4 de cette ile quc le roi d'Espagnead
ne votis etes
6 et vous dites en même tems que tous de la do6 point départis, 1 ni vous, , ni vos compatriotes, ont tou4 mination du roi d' Espagne, auquel vos ceurs
Voilà, mon cher, une bien étrange
Ubienim tbec jours été fidéles.
le cceur d'un côté, et la saurus esterest,
4 assertion; ; vouloir mettre
c'est ibiet co-rvestrum
c'est vouloir Pimpossible;
crit.
6 propriété de 2 l'autre
déclarer rebelles à la décision de Jesus-Christ, Luc. 12.
cvous
ceur doit être laoà est no6 quinous dit que : Notre
4 tre trésor.
maxime subversive des em6 C'cst effectivement une
de
destructrives
46 pires et des puissances légitimes civile, et qui
4 toutes les lois et pactes de la société
crimes les
4 ouvre la porte: à tous les délits, à tous les
la maxime qui établit qu'il est
4 plus horribles que
d'un autre souverain, 2
6 possible d'êtrel légitime sujet
notre
6 de celui auquel nous sommes attachés par
que
la scule raison d'ètrenés sous la
4 domicille lègal , par
nous
6 domination du premier , etque nous pouvons
du Souverain de notre
c soustraire à la dépendance
les fatales
découlent toutes
6t territoire. De ce principe
et que
viens de vous exposer 1
4 conséquences que je
: car
ci-dessus de vous rappeller
: je vous avais promis
Tinfernale
en T'adoptant 2 on ne ferait ressusciter que innocent
4 doctrine condamnée par S. S. 2 le Pape
: que la restricti-
( XI, et par laqueile on enseignait
dans le cas
étaient licites,
66 on mentale et léquivoque
le salut de
< oue elles étaient nécessaires ou utilespout honneur ou
4 notre corps, 2 ou pour la défence de notre
est la 27me
condam46 de nos biens. Telie
proposition
en T'adoptant 2 on ne ferait ressusciter que innocent
4 doctrine condamnée par S. S. 2 le Pape
: que la restricti-
( XI, et par laqueile on enseignait
dans le cas
étaient licites,
66 on mentale et léquivoque
le salut de
< oue elles étaient nécessaires ou utilespout honneur ou
4 notre corps, 2 ou pour la défence de notre
est la 27me
condam46 de nos biens. Telie
proposition --- Page 142 ---
116 )
c née parle pape Innocent XI.
c à vous, qui déclarez
telle est notre doctrine,
< jours été, ainsi
ouvertemento que vous avez touque vos
s ceur, > au roi despagne, compatriotes , soumis. > de
66 consentissiez
quoique, en apparence, vous
àpasser
c6
pour sujets d'un
étranger, afin de soustraire
Gouvernement
K oùl les auraitp
vos familles à la misère
C6
plongéesl'abandon de vOS biens et
foyers. Vos trois
devos
éclésiastiques consultans, sans être
théologiens ou
6<
juristes , doivent
votre maxime est
s'appercevoir que
66 Siège a condamnée. positivement celle que le Saint
ce Mais, et comment
6 doctrine était
nel'aurait-ellep pas été? Si cette
66 aucun
recevable, il n'y aurait aucun
Souverain à l'abri du
Roi,
poignard
qui, recevant de luiles
d'unparricide ,
66 qui vivant dans
faveurs les plus
sa
signalées,
maison, et mangeant à sa
trouveraient aisément T'occasion
table, 2
cyie, ensuite
de lui arracher la
pour éviter les
sortir
châtiment, et même
triomphant des mains
46 autre chose à faire
de la justice, n'aurait
(6 de Maroc
que déclarer qu'il est sujet du
ou de
roi
PEmpereur de la chine
"récllenentil avait pris
, sur-tout si
66 D'aprèsces
naissance dans ces pays-là
CE et même mémesprincipes, > vos propres esclaves
ceux
>
d'autrui, peuvent
même licitement
impunément, et
46 autres
vous assassiner, 2 vous 3 et leurs
maitres, en disant
6 sont sujets
pour
durci de
leurjonuifcationgie
*6 blanes. Et si
Congo 1 ennemi mortel de totts les
on leur
66 se dire sujets du roi demande comment ils peuvent
66 ritoire,
de congo, sans habiter son ter2 ils pouront
vous faire la mdmc
donnerl les mêmes
réponse et
6 nous sommes
raisons que vous : C'est
nes sous sa
parceque
domination, et Que , d'es-
maitres, en disant
6 sont sujets
pour
durci de
leurjonuifcationgie
*6 blanes. Et si
Congo 1 ennemi mortel de totts les
on leur
66 se dire sujets du roi demande comment ils peuvent
66 ritoire,
de congo, sans habiter son ter2 ils pouront
vous faire la mdmc
donnerl les mêmes
réponse et
6 nous sommes
raisons que vous : C'est
nes sous sa
parceque
domination, et Que , d'es- --- Page 143 ---
117 )
gardé notre
6 prit ct de ceur , nous lui avons toujours ?
1 mon aii Q'auricz-vous
< foi. Qu'en pensez-vous insensée de ces esclaves P
sà répliquer a T'objection
vous êtes réelle.
prouvé que
66 Il est suflisament
sujets de T'Empire
66 ment vous ct vos compatriotes,
Y a-t-il
Passons i la seconde proposition.
Denxièmepro6 français.
soit permis au sujct de prendre position.
L quelque cas oi il Souverain 2 Je réponds positi46 les armes contre son
oà il soit permis au suln'estaucun cas
4 vement qu'il
fut-il un Néron,
contre sou Souverain,
66 jet de s'armer
ou un hérétique perL fut-il un tyran , fut-il un payen
Sublime
Christ et de son église.
i6 sécutear de Jesus
glorieuse à discuter > que
! d'autant plus
proposition
véritéva faire tomberlesarmes
66 la démonstration de sa
chéris, s'il est vrai
< des mains de nos compatriotes foi et en bons chrétiens.
agir de bonne
< qu'ils veuillent
ami , sur cette question 2 je
< Oui, mon tres-cher
auteur. Aux yeux de
qu'un seul
61 n'ai à consulter
Pillustre Bossuet vaut lui seul
4 tout homme éclairé,
pas que son savoir
Vous n'ignorez
< dis universités..
sublimes lui ont fait donner,
< éminent et SCS vertus
tous les savans 2 le
4 tous les hommes pieux et par
pour
BosSUET.
par
Bornons-nous,
6 surnom de Saint Père moderne.
du
ici la 5me proposition
6 les moment, à transcrire
excellent ouvrage
du 5me Livre de son
6 2me Article
Saintetirée de PEcriture
c; intitulé : politigue
proposition.
4 voici cette Cinquième
n'exempte pas
66 L'impiété déclarée et même la persécution, Princes.
c] les sujets de lobéissance qu'ils doivent aux
< Lauteur débute par ces parole niême :
dans les princes
66 Le caractère royal est saint et sacrè
par Isaic:
cj infidèles, et nous avons vu que Cyras est appelté
ce lOint du Scigneur.
Article
Saintetirée de PEcriture
c; intitulé : politigue
proposition.
4 voici cette Cinquième
n'exempte pas
66 L'impiété déclarée et même la persécution, Princes.
c] les sujets de lobéissance qu'ils doivent aux
< Lauteur débute par ces parole niême :
dans les princes
66 Le caractère royal est saint et sacrè
par Isaic:
cj infidèles, et nous avons vu que Cyras est appelté
ce lOint du Scigneur. --- Page 144 ---
ce
118 )
Nabuchodonosor était
c6 s'égaler à Dieu, ce impie et orgueilleux, jusqu'à
<6 un culte
jusqu'à faire mourir ceux qui Jui vouloir
ct
sacrilége; et néanmoins
refusaient
étes le Roi des Rois, et le
Daniellui dit ces
66 aume et la
Dieu du Ciel vous a donné mots. vous
c] le
Puissance, et l'Empire et la
le RoyPeuple de Dicu priait
Gloire, C'est
6 thasar et
pour la vie de
pourquai
d'Assuéros.
Nabuchodonoser, 2 de Bal6 Achab et Jesabel avaient
e Seigneur; Helie s'en
fait mourir tous les
ee dans
plaint à Dieu, mais il demeure Prophètes du
4 diges T'obéisance, Les prophétes, durant ce
toujours
< en fit étonnans, autant pour défendre le Roi et le temsfont des proce
Sous Joram, fils
royaume; ; Eliséé
père. Rien n'a
d'Aclur, aussi
e
jamais égalé
impie que son
et fit pécher Juda contre
l'impiété de manassés,
.. sécutant les fidèles
Dieu, il tâcha d'abolir le qui pécha
6 salem de
serviteurs de Dieu, et fesant culte, per-
"le
sang. Et cependant Isaie et les Saints regorger Jérureprenaient de ses
ce; moindre tmulte, crimes, jamais n'ont excité Prophètes, qui
contre lui lc
Matt. 22.
"Cette doctrine s'est
cC C'étair sous Tibere, continuée dans la Religion
Act. 25.
ce chant, Notre
non-sculement infidèlc, mais chrétienne.
e està César. Scigneur dit aux Juifs: Rendez encore mé.
t. Tim. 2.
<il
Saint Paul appelle à César
à César ce qui
fait prier pour les
et reconnait sa
6 du tems de cette Empereurs, quoique T'Empereur qui puissance;
ect le plus Ordonnance fut Néron, le
régnait
< but à cette; méchant de tous les hommes. plus impie ct
prière la tranquillité
Il donne pour
qu'on vive en paix,
publique, Farce
t. Petr. 2,
( teurs. Saint
même sous les Princes qu'elle demandé
Pierre et
méchans et persécuRom. 13.
"aux Puissances; et nous huirrommantenra avons
aux fidèles d'être soumis
ede ce tems là.
vu quelles étaient les
66 En
Puissances
c
conséquence de cette Doctrine
chrétiens, quoi
apostolique, ics
<6 cauisé le moindre que persécutès durant 300 ans,
premiers
66 à prier
mouvement dans
n'ont jamais
pour
l'Empire. Ils
ct quels ils lcs P'Empercur, même au milicu des continuaient
ce tullien,
condamnaient injustement.
supplices, aux.
arrachez,
c quir
obonsj juges, arrachez Conrage, dit Ter.
répand des vocux pwur/lEmgereury aux chrétiens une ame
Enfin, duraat 700 ans, on
ès durant 300 ans,
premiers
66 à prier
mouvement dans
n'ont jamais
pour
l'Empire. Ils
ct quels ils lcs P'Empercur, même au milicu des continuaient
ce tullien,
condamnaient injustement.
supplices, aux.
arrachez,
c quir
obonsj juges, arrachez Conrage, dit Ter.
répand des vocux pwur/lEmgereury aux chrétiens une ame
Enfin, duraat 700 ans, on --- Page 145 ---
119 )
exemple ou l'on ait désobéi aux Empereurs,
d ne'voit pas un seul
6 sousp prétexte de religion, etc. etc.
de la Doctrine de
rapports jusqu'ici,
Ce que j'ai
suflisant pour prouver
c Pillustre Bossuet, , est plus que dans aucun cas, il
4 ma proposition, c'est-a-dire que, les armes contre 1
46 n'est permis aux sujets de prendre
mais je ne puis aucunement passer
66 leurs Souverains ;
du Rigicide ou du tyc sous silence la condamnation
par le concile de constance, enlan
4 rannicide, portée
Concile: :
ce Saint
<4 1414. C'est ainsi que s'exprime
en ce qui con4] Ila été enseigné quelques maximes erronées,
4 cerne la Foi et les bonnes mceurs; maximes tres-ocandaleuses, des
à subvertir l'état et le bon ordre Républiques,
4 quit tendent
la suivante Il peut et doit
66 et parmi lesquelles on a remarqué d'oter la vie à son Prince,
a être pernis à tout sujet quelconque il fait, en l'immolant, un actc
c quelquil soit, si c'est un tyran; de fidelité qu'il aurait pu lui
ce méritoire, nonobstant tout serment Concile se hâte de s'elever
4 prêter antérieurement. Le Saint
dans sa racine,
6 contre cette erreur, et voulant Létouffer hautement jusque qu'une telle
4 après mure délibération, il declare i la Foi et aux bonnes maurs,
46 maxime est erronée et contraire
hérétique et scandaleuse,
se il la réprouve et la condamne comme à la fourberie, au men
â la fraude,
etcomme ouvrant la porte:
6 songe, à latrahison, , et au parjure.
les armes
4 Ainsi donc, les sujets qui prennent
rendent coupables de trahison;
i contre leur prince, se
le sujet
: mais professer la maxime suivant laquelle
c'est d'après le Saint
6 peut s'armer contre son prince,
cette décision
être
d'hérésie. Que
4 Concile,
coupable
vous, et vos trois
s de l'Eglise vous fasse trembler,
< ceclésiastiques consultans!
lettres, votre piété et
c Vous me dites que, dans mes
Je
de votre conduite ont éte dénigrées.
6 T'honnêteté
mais il n'en est rien, etles
:: vous demande pardon,
quelle
c'est d'après le Saint
6 peut s'armer contre son prince,
cette décision
être
d'hérésie. Que
4 Concile,
coupable
vous, et vos trois
s de l'Eglise vous fasse trembler,
< ceclésiastiques consultans!
lettres, votre piété et
c Vous me dites que, dans mes
Je
de votre conduite ont éte dénigrées.
6 T'honnêteté
mais il n'en est rien, etles
:: vous demande pardon, --- Page 146 ---
120 )
"lettres que je vous ai
c6 jours un
adressécs sont et seront toudu
et
énoigmngcinéragale
cbanits de la décence
respect, de lur.
c6 égard,
que j'ai conservés à votre
< de la baute Caresummine,s qui allez vous dégrader
c
réputation dont vous jouissiez,
résistez à la force de la
si vous
66 Sente ct mes
vérité qui m'a inspiré la pré-
<6
précédentes lettres.
Mais, direz-vous
( conduite,
peut-être, pour excuser votre
(6 se sont révoltés P'expérience prouve que plusieurs peuples
G méme'fait
contre leurs souverains, et leur ont
perdre la vie sur un échafaud,
doctrine et
malgré la
Cr
malgréles décisions de
nous parlez. Je ne saurais
PEglise dont vous
66 vous devez observer
nier cette vérité: mais
<6 axiome de droit: Non que, suivant l'énoncé d'un
6 dum
exemplis, sed
est; cC ne sont les
legibus judican6C bien les bonnes
pas mauvais exemples, mais
lois,
<4 Et au jour du
quidoivent nous servir de règle,
<6 justifier
Jugement, en vain voudriez-vous
par les fautes
vous
6 est la seule loi
d'autrui; PEvangile de J.C.
66 vous la
d'après laquelle nous serons
violez, vous serez condamné, jugés,si
juste de tous
par le plus
les.juges.
Mais, mon bon ami,
"rité, lhistoire de
je vous le dis avec sincé.
"jusqu'a immoler ces mêmes peuples, qui ont été
r d'eseellente
leurs Princcs, doit vous servir
< vous
legon pour abjurer la
avez commencée. Il
révolution que
< ne
est certain que ces
prévoyant pas les excès où les
peuples
eleurs
conduiraient
Ece révelutions; le bien de la nation fut
qu'ils eurent en
d'abord
< faculté de rendre vue; ils s'arrogérent ensuite la
I < sifs de lcurs leurs princes des instrumens pasprotendues réfmessdevemus
plus
leurs Princcs, doit vous servir
< vous
legon pour abjurer la
avez commencée. Il
révolution que
< ne
est certain que ces
prévoyant pas les excès où les
peuples
eleurs
conduiraient
Ece révelutions; le bien de la nation fut
qu'ils eurent en
d'abord
< faculté de rendre vue; ils s'arrogérent ensuite la
I < sifs de lcurs leurs princes des instrumens pasprotendues réfmessdevemus
plus --- Page 147 ---
121 )
s'armer contre leur autorité ; et,
hardis ils osèrent
le
pas qui
a comme dans le crime, il n'y a que premier
enfin sur Téchafaud, 2 et com6 coûte, ils les frent périr
étaient bien éloignés
6 mirent par-l un crime qu'ils
dans le principe.
c de préméditere eux-mémes de faire attention aux
6 Il est également important
ont eu lieu,
où ces catastrophes
66 pays et aux époques
communément. Jettez un
c et où elles arrivent plus
et même
d'ceil sur tous les états de PEurope 9
Otcoup
entier, et vous verrez que P'Empire
c du monde
des réc toman est le seul où Pon voit fréquemment
le
ordinairement par
6 volutions, qui se terminent
Quelle en est
le meurtre du prince.
6 parricide, par
briller le soleil de
c'est
n'y voit point
la raison?
qu'on
leur inspire
4] PEvangile ; PAlcoran des Mahométans
le
qui le mit au jour,1
4 les passions du faux Prophète
ne
au contraire,
66 meurtre et la violence ; TEvangile,
et Jesus
Chrétiens qu'amour et charité,
4 prèche aux
Prince de paix, un roi
4 Christ, son auteur, est un
4 doux et pacifique.
le roi Charles
6 Il est vrai qu'on a vu en Angleterre
eut ab-
, mais ce fut après qu'on
6 Premier décapité
doctrine del Pèglise romai6 juré dans ce royaume la
66 ne.
a vu se reproduire en
46 Il est encore vrai qu'on
exemple en la per44 France, de nos jours, le même
1oàce
mais faites attention:
66 sonne de Louis XVI;
touchant les fatales conséquences
66 que j'ai déjà dit
de cette terrible ca6 des révolutions ; 20 à l'époque
nous avons vu
Dans le
cas ,
premier
tastrophe.
d'abord bien intentionné,
6 comment un peuple,
du crime;
66 peut arriver par
gatatim.josglateacise
reproduire en
46 Il est encore vrai qu'on
exemple en la per44 France, de nos jours, le même
1oàce
mais faites attention:
66 sonne de Louis XVI;
touchant les fatales conséquences
66 que j'ai déjà dit
de cette terrible ca6 des révolutions ; 20 à l'époque
nous avons vu
Dans le
cas ,
premier
tastrophe.
d'abord bien intentionné,
6 comment un peuple,
du crime;
66 peut arriver par
gatatim.josglateacise --- Page 148 ---
122 )
6 dans le second cas, vous
c tre fut commis
remarquerez que lc meurce valle que le soleil précisément de
pendant le petit inter-
< Paris. oui,
l'évangile demeura éclipsé à
mon ami, rappelez-vous
clieu à l'époque où linfernale
que cela eut
< après s'étre
faction des Jacobins,
tyranniquement
46 rité, proscrivit la
emparée de toute l'auto-
<jusqu'a l'excès le fanatisme religion catholique 2 et portant
c la ridicule cérémonie philosophique, fit célébrer
c de J. C.,
des funérailles de la religion
in
pendant laquelle on chantait le
pace. Ce fut alors qu'on vit
reguiescat
6 le monarque qui
périr sur l'échafaud
cc fut-il conduit régnait sur la France, et par qui
<
à Péchafaud? fut-ce par les
çais réunis? Non,
Fran6 Les vrais
certes, ce fut par les Jacobins.
: vangile, Français, pénétrés des maximes de PE.
G
pleuraient et pleurent encore sur ces
horreurs; et cet événement terrible
c méme de leçon
leur servira
c espèce de
perpétuelle, pour réprouver toute
4 sédition conspiration contre le prince, et toute
contre leur
< marquez, qui
gouvernement legitime. Re6
plus est, qu'aucun de ceux qui
tremperent leurs mains dans
€4
le sang de la victime
sacréc, ne joue un rôle
4 dela France; la
aujourd'hui sur le théâtre
6:
plus grande partie
éprouvé les effets de
d'entr'euxa déjà
( enfersrecevoirie l'anathème divin, en allant aux
<
chatiment de leurs forfaits, et le
sombrequi en reste sur la
6 treralalumière
terre ose à peine se mondu jour.
<Il est donc, mon cher, bien
< êtes, vous et vOS
démontré que vous
<
compatriotes, sujets de
Frangais, ct, en mémet tens,
I'Empire
4 préteste, permis
qu'iln'est, sous aucun
aux sujets de prendre les armes
ersrecevoirie l'anathème divin, en allant aux
<
chatiment de leurs forfaits, et le
sombrequi en reste sur la
6 treralalumière
terre ose à peine se mondu jour.
<Il est donc, mon cher, bien
< êtes, vous et vOS
démontré que vous
<
compatriotes, sujets de
Frangais, ct, en mémet tens,
I'Empire
4 préteste, permis
qu'iln'est, sous aucun
aux sujets de prendre les armes --- Page 149 ---
123 )
Que nous reste-t-il donc
< contre leur gouvernement.
ca faire à present? Il vous reste 1 mon cher Monsieur,
vous propose ; ce
<6 à accepter la. conférence que je
confirc sera à moi à achever 1 de vive voix, de vous
de cette dernière vérité. Ma
c mer dans la persuasion
les
aux
(C visite ressemblera à celle que firent
Anges
la nuit de la naissance du Seigneur; je
< pasteurs,
Pax, pax;
C m'écrierai comme eux, en vous voyant:
Que la paix règne sur notre terre!
cjn terra pax!
à la gloire de
< Que la paix soit par-tout proclamée in excelsis
4 notre Dieu qui est dans le ciel. Gloria
K Deo.
d'une demi-heure, 2 pour
<Vous n'avez besoin que
lettre et de trois heures pour bien méditer
<1 lire ma
,
réponse
c sur son contenu Spetembaledamsavamet ;
Au surplus, vous
demain.
cs sans désespérer jusqu'a
faire
celle ci: Vec n'en avez point d'autre à me
que
Correa
la proposition que vous
c nez, Père
j'accepte
lettre ;je sens déjal'effet
< mefaites parvotre premiére
les yeux
vient de m'ouvrir
6 de la gràce de Dieu, qui
Induraverunt
4 àla lumière.
facies suassupra
< Si les vingt-quatre heures se passent, sans que je petram,et noluedirai alors en pleurant runt recverti.
4 reçoive votre réponse, je
Jern. 5.
Ils
de dureté et d'inal- Curavimus
66 comme Jéremie: prirent plus
Babylonem, 7 et
<tération qu'un rocher, et refusèrent de se convertir. 7101 est sanata,
nos soins à Babylone, sans pou- derelingnamur
c Nous avons donné
cam.
6 voir la guérir, il faut donc Pabandonnerconfiance en Dieu me fait espé-
< Mais non 1 ma
votre conseil,
c rer que ces trois prétres, qui forment
dans ma doctrine celle de Jesus
reconnaissant
les fonctions, du
C Christ, tâcheront de remplir
PEvanvrai Sacerdoce, celles de prédicateurs de
. 7101 est sanata,
nos soins à Babylone, sans pou- derelingnamur
c Nous avons donné
cam.
6 voir la guérir, il faut donc Pabandonnerconfiance en Dieu me fait espé-
< Mais non 1 ma
votre conseil,
c rer que ces trois prétres, qui forment
dans ma doctrine celle de Jesus
reconnaissant
les fonctions, du
C Christ, tâcheront de remplir
PEvanvrai Sacerdoce, celles de prédicateurs de --- Page 150 ---
124 )
c gile de paix. Je me
ce
dispose, en raison de
partir demain.
cela,
4 Dieu vous ait en sa sainte
< trois chers frères
garde, ainsi que mes
ce enfans
et collègues et tous ceux de mes
qui se trouvent en ce moment
<
près de vous.
Puissiez-vous être tous dès-demain
66 méme tems avec
avec moi , et en
Dieu, Notre
&6 nité des siècles.
Seigneur, > pour l'éterAmen.
6 Je suis avec considération
,
Votre affectionné ami et
(Signé) e Le Docteur BERNARD
prêtre, 9
CORREA et CIDRON."
Des vérités fondées sur les principes d'une
sublime et d'une morale
réligion
et
pure, démontrées avec la force
T'énergie qu'inspire la vertu ne pouvaient
que les effets de la
produire
n'avait à leur
stupeur, sur l'esprit d'un homme qui
opposer que les paradoxes de
ou les subtilités de la mauvaise foi.
Perreur,
gumens d'un ministre
Ecrasé par les aréclairé, Sanchez voudrait
per aux cris de sa
échapconscience; et au lieu de se
mer dans cette décence
renfer.
d'expressions, dans ce ton
prudence et de modération qui caractérisent
de
de bien, son ambition
lhomme
cherche d'abord
1 mal-adroitement déguisée 2
en vain à s'étayer de
sertions
sophismes, d'asvagues et controuvées, pour justifier
tats dont il s'est rendu
les attenl'attrait séduisant
coupable. On voit enfin que
du pouvoir, étouffe dans son ceeur les
remords , qu'avait pu y faire naitre le tableau
que lui a tracé le Père Correa
effrayant
, lui fait une loi
euse de persister dans son coupable
impérière Jettre du vénérable
projet, et la derniJenvier. 14
Le 14
pasteur demeure sans réponse.
Janvier, 3 la corvette Anglaise, trainant à sa
isant
coupable. On voit enfin que
du pouvoir, étouffe dans son ceeur les
remords , qu'avait pu y faire naitre le tableau
que lui a tracé le Père Correa
effrayant
, lui fait une loi
euse de persister dans son coupable
impérière Jettre du vénérable
projet, et la derniJenvier. 14
Le 14
pasteur demeure sans réponse.
Janvier, 3 la corvette Anglaise, trainant à sa --- Page 151 ---
I 125 )
Un parlenaentaifut reconnu pour le parlemeataire re, revenant à
suite un bitiment qui
dans les commencemens de Santo-Domingo, par la
envoyé d'ici à Curaçao ,
Le général Bar- estarrêté corvelte An
Décembre parut à la vue du port.
d'un glaise.
connaitre les motifs de Parrestation
quier désirant
semblait devoit garantir
bâtiment que le droit des gens
le capitaine
les événemens de la guerre, envoya
de tous
S' 'expliquer avec le capide l'Etat-major Evrard , pour lois maritimes. L'oftaine Webb sur cette violation des la
de proficier. Anglais motiva sa conduite sur quantité
à bord de ce petit bâtiment,
visions qui se trouvaient
eXà ces mêmes lois, qui prescrivent
en contravention
de n'avoir à bord que
plicitement à tout parlementaire
àl Péquipage, surnécessaires
les vivres rigoureusement ultérieure est pour un port
tout lorsque sa destination
déclaré.
dont le blocus est authentiquement
oficier d'artil- I5 Janvier.
Anglais Cornali, 2
Le capitaine
Le 15,1 le capitaine
rendit par terre à Cornali, officier
à Jayne 2 se
Anglais, vient
lerie, 9 ayant débarqué
Barquier la à Santo-Dominremettre au g-néral
Santo-Domingo: 1 pour
dont go conmeparlede Curaçao aux dépêches
mentaire.
réponse du gouverneur
et qui étaient relaavait été porteur 7
le parlementaire
prisonniers. Le capitaine
tives àléchange de quelques à bord de la corvette le caEvrard, en accompagnant d'insister de nouveau sur
pitaine Cornali , avait ordre
contre la rigueur
du batiment, et de re clamer
la remise
dans une circonstance, où
outrie e du capitaine Webb 2
devait être incontesl'inviolabilité d'un parlementaire
bonne foi des
par la loyauté et la
tablement garantie
deux gouvernemens:
sans doute sur T'esprit du Le parlemenCes raisons prévalurent
dans le
à taire est rélaxé.
Webb, et le batiment rentra
port,
capitaine
des habitans, qui attendaient
la grande satisfaction
dent il était chargé.
avecimpatienceler peu de; provisions
outrie e du capitaine Webb 2
devait être incontesl'inviolabilité d'un parlementaire
bonne foi des
par la loyauté et la
tablement garantie
deux gouvernemens:
sans doute sur T'esprit du Le parlemenCes raisons prévalurent
dans le
à taire est rélaxé.
Webb, et le batiment rentra
port,
capitaine
des habitans, qui attendaient
la grande satisfaction
dent il était chargé.
avecimpatienceler peu de; provisions --- Page 152 ---
126 )
Le capitaine
Anglais et ses officiers
mes à terre, où ils
vinrent eux-mé.
Général et de son reçurent P'accueil le plus Slatteur du
partant, combien ils Etat-major ; ils
en
étaient peinés témoignirent,
avec séverité envers des
d'être obligés d'agir
autant d'intérét: 66
ennemis qui leur inspiraient
46 sait le
N'allez pas à
capitaine Cornali
Santo-Domingo 1 di66 si vous'
au capitaine de la
Effet gu'elle
voulez faire
corvette, 9
produit sur les
Ces
rigoureusement votre devoir."
chefs des récommunieations, 2 où regnait une
voltés.
proque, donnèrent de
estime récimauvais gré au
Finquétude à Sanchez; il sut
selon lui,
capitaine Webb d'une conduite
de
pouvait contribuer à
qui,
la place 2 il s'en plaignit
retarder la reddition
Départ de la
un des moteurs
même à Lamiral Rowley
corvette Ande
principaux de
de
et
glaise,
PEst, la corvette
T'insurection la parjamaique.
reçut l'ordre de rentrer a la
Sanchez et le colonel André
le 2 Janvier , au capitaine
Ximenès avaient écrit,
sante s pour l'engager à Webb, une lettre très-prespromettant aux
coopérer. au blocus de la place,
pouilles,
Anglais 2 dans le
de
une somme de cent mille partage
nos déles pièces d'artillerie
gourdes, et toutes
sans doute
cn bronze de l'arsenal: c'était
pour entretenir chez eux des
favorablesàs son entreprise,
dispositions
à bord de tous les bâtimens que Sanchez fesait charger
de pièces
une quantité
La famine de.
d'acajou.
prodigieuse
vient extrôme.
Cependant nos vivres
étaicnt évanonies;
s'épuisaient, et nos
la faim , joint aux
espérances
blocus, d'autant plus inquiétant
longueurs d'un
re àun ennemi, qa'il était
que nous avions affaiteindre que de battre, beaucoup plus dificile d'arpourait produire un mauvais
ens que Sanchez fesait charger
de pièces
une quantité
La famine de.
d'acajou.
prodigieuse
vient extrôme.
Cependant nos vivres
étaicnt évanonies;
s'épuisaient, et nos
la faim , joint aux
espérances
blocus, d'autant plus inquiétant
longueurs d'un
re àun ennemi, qa'il était
que nous avions affaiteindre que de battre, beaucoup plus dificile d'arpourait produire un mauvais --- Page 153 ---
127 1
de nos soldats. Dans cette extrémité,
effet sur l'esprit
d'engager une action génous primes la détermination
qui fit lever le blocus, et ravitailler
nérale et décisive,
la place au moins pour quelque tems. le devoir et le
Cette résolution, commandée par
était le dernier effort que la patrie exigeait de
besoin, ,
elle était dans) le ceeur de tous les Franses défenseurs,
avaient fait à leur souverain le
çais , qui depuis six ans
sacrifice de leur malheureuse existence.
deentendait
le cri du combat, ct cette
On
par-tout
la plus favorable pour
termination était prise àl l'époque
résultats. Elle allait frapper en effet
obtenir de grands
où
Tarmée des insurgés dans un moment,
en masse
trompeuses de leur chef, ils Impatience des
abusés parles promesses
convenable à Français pour
étaient dégoatés de lavie des camps 7 peu
attaquer T'enned'abandonner leurs propriétés et mi.
des habitans obligés
la
de
servir l'ambition et cupidité
leurs familles, , pour
talens et sans
quelques individus, sans nom, sans
vertu.
le souvenir des malheurs de PaloDe notre côté, effacé de la mémoire de nos solHincado était un peu
ils n'étaient animés tous que par ces deux modats;
Ce futleur cri de ralet Phonneur.
tifs 2 la vengeance
liement.
le 23 Janvier, la revue 23 Janvier.
Le général Barquier passa 1
Revue des trolhommes destinés à T'attaque des retranchepar le génédes mille
de ES Bsarquier.
mens du fort Saint-Jérôme et du quartier-général
Sanchez.
ce SOLDATS, leur dit-il, si je n'avais depuis long- Son discours.
le sentiment intime de votre
ct tems dans le ccur
dévouement, je lirais aujourG courage et de votre
le sigue certain de la gloire que
c d'hui dans vos yeux,
.
Le général Barquier passa 1
Revue des trolhommes destinés à T'attaque des retranchepar le génédes mille
de ES Bsarquier.
mens du fort Saint-Jérôme et du quartier-général
Sanchez.
ce SOLDATS, leur dit-il, si je n'avais depuis long- Son discours.
le sentiment intime de votre
ct tems dans le ccur
dévouement, je lirais aujourG courage et de votre
le sigue certain de la gloire que
c d'hui dans vos yeux, --- Page 154 ---
128 )
<6 vous allce acquérir. Quant à
6 de toutes les classes
vous, , braves Créoles
et de toutes les couleurs, vous
avez été pendant dix-huit ans considérés
6 enfans du
commes les
malheur, vous serez
66 de la victoire.
dès-demain les enfans
L'ennemi a des
retranchemens , des
forteresses, , et des canons s et vous
46 qui ne se rebute
avez ce courage
jamais > cette impétuosité à
rien ne résiste, et
laquelle
par-dessus tout Pavantage inappréciable de vous battre pour un
66 ble."
Monarque invinci24 Janvier.
Le 24, la
fit
Combat de
garnison une sortie générale
Saint-Jérome. colonel Aussenac à sa tête;
, ayant Ic
Levée forcée les
; le plan était d'enlever tous
du blocus de
retranchemens ennemis 2 le fort SaintSanto-1 Domingo quartier-général de
Jérôme 3 le
dans la partie
Sanchez, et de faire lever le blocus
Ouest de cette de la place.
ville.
Les lignes de circonvallation
mer,
s'étendaient depuis la
3 qui baigue les jardins de Phabitation
qu'à Phabitation dite Cabral;
Léglise jus,
elles étaient défendues
par onze cents hommes. Une seconde
chemens,
ligne de retran-
, occupée par six cents hommes
flanc gauche du fort
, protégeait le
nemie, forte de
Saint-Jérôme, et la caralerie encinq cents hommes, couvrait le
quartier-général, situé sur l'habitation du général
Les restes de l'armée de Sanchez
Ferrand.
tions de Galard ct de
occupaient les posimille hommes,
Manganagua au nombre de deux
En conséquence, les
dispositions furent faites
assurer le succès d'une
pour
vaient être si
attaque, dont les résultats deimportans pour la place.
Une colonne de cinq cents hommes
pièces de huit, devait
1 avec deux
se porter sur le grand chemin
qui conduit à
Saint-Jérôme, ct attaquer de front les
Les restes de l'armée de Sanchez
Ferrand.
tions de Galard ct de
occupaient les posimille hommes,
Manganagua au nombre de deux
En conséquence, les
dispositions furent faites
assurer le succès d'une
pour
vaient être si
attaque, dont les résultats deimportans pour la place.
Une colonne de cinq cents hommes
pièces de huit, devait
1 avec deux
se porter sur le grand chemin
qui conduit à
Saint-Jérôme, ct attaquer de front les --- Page 155 ---
129 )
à Pinstant où la seconde cOretranchemens ennemis 2
tournant la ligne par
lonne de quatre cents hommes,
de
arriverait sur les derrières
une marche précipitée, avoir forcé les positions inces retranchemens, après
termédiaires.
réunies devaient de suite se porLes deux colonnes
dont la colonne de gauche
ter sur le fort Saint-jérôme,
celle de droite
devait formerle blocus , pendant que
entre le fort et le quartier-général 2
prendrait position
diviser les forces ennemiesafin de tenir en échec et de
ordres du
heures la colonne de droite, aux
A six
de
Vassimon, força les retranchemens
chef-de-bataillon
Cabral , et au même
Phabitation Alvarez, et e camp
chef-de-batailcelle de gauche, aux ordres du
instant,
le front de la ligne, et obligea
lon Fortier, attaqua
l'ennemi à T'abandonner.
dans les
Les deux colonncs opérèrent leur jonction
duavancés du fort de Saint-Jérôme. 1 autour
ouvrages
si vive fusillade, que T'ennemi, qui
quels'engagea une
aux emtrouvait renfermé, ne pouvait se présenter:
s'y
brasures pour en défendre les approches.
le fruit
Le colonel Aussenac, ne voulant pas perdre
laisse dans les retranchede ses premiers avantages ,
deux cents
mens une réserve de cent grenadiers;
hommes sous les ordres du chef-de-bataillon Cottenet,
le blocus du fort; et le reste de
ont ordre de continuer
du
en,avant sur T'habitation général
Parmée se porte
la rapidité de notre
Ferrand, où l'ennemi, surpris par
qu'une faible résistance, et sedémouvement, n'oppose
lui-mème, voyant arriver
termine àla retraite. Sanchez
désordre , demande où est son drapeau,
les fuyards en
du
hite de
le fort de Jayne > accompagné
et se
gagner
T
le reste de
ont ordre de continuer
du
en,avant sur T'habitation général
Parmée se porte
la rapidité de notre
Ferrand, où l'ennemi, surpris par
qu'une faible résistance, et sedémouvement, n'oppose
lui-mème, voyant arriver
termine àla retraite. Sanchez
désordre , demande où est son drapeau,
les fuyards en
du
hite de
le fort de Jayne > accompagné
et se
gagner
T --- Page 156 ---
130 )
coloncl Don André
à cheval.
Ximenes, 2 et de quelques hommes
Cependant le Belveder, situé sur une hauteur
tageuse. à un quart de lieue du
avanencore occupé par deux cent hommes quartier-général, était
troupes de
des meilleures
Sanchez ; les chasseurs coloniaux, dontlintrépidité est hors de toute expression.
s'élancent avecimpétuosité, et soutenus par la compagnic
tive, qui ne leur cède rien
Administraenbravoure. Le
enlevé, et le colonel Aussenac
Belvederest
est couronné de
par ses soldats, dont il a excité
lauriers
miration.
l'enthousiasme et l'adLes troupes réunies rentrent sur
néral Ferrand
Thabitation du géheures, le pour y prendre quelques repos, et à neuf
colonel reçut la nouvelle de la
fort Saint Jérôme, où il ne restait
reddition du
Don
quele commandant
Françisque Dias et une
le reste ayant été tué,
quarantaine d'hommes,
Pendant que nous étions dans une
et occupés à l'évacuation des
parfaite sécurité,
fraiches commandées
magasins, des troupes
occuper de
par Augustin Gomez, vienne nt
nouveau le Belveder,
abandonné, ne présumant
que nous avions
mis en déroute
pas qu'un ennemi battu et
sur tousles points aurait eu
se présenterde nouveau
l'audace de
rien
au combat : le feu fut
ne résiste à
vif, mais
T'impetuosité de nos
nos troupes de ligne, le Belveder chasseurs et de
veau, et T'ennemy
est enlevé de nourepoussé se retire sur Galard.
occupé par le colonel Polanco,
du Nord de l'armée
commandantla division
insurgente.
Pendanto que nos troupes étaient aux
nemi, un gros de cavalerie
prises avec l'enle colonel MarcTorrès, Espagnole commandé par
oflicier d'une bravoure distinguée, se présente devant le fort
Saint-Jérôme, qu'il
es de ligne, le Belveder chasseurs et de
veau, et T'ennemy
est enlevé de nourepoussé se retire sur Galard.
occupé par le colonel Polanco,
du Nord de l'armée
commandantla division
insurgente.
Pendanto que nos troupes étaient aux
nemi, un gros de cavalerie
prises avec l'enle colonel MarcTorrès, Espagnole commandé par
oflicier d'une bravoure distinguée, se présente devant le fort
Saint-Jérôme, qu'il --- Page 157 ---
131 )
occupé par les Français 2 sans
ne supposait pas encore
Il s'avance
l'intention de le débloquer.
doute avec
de fusil de la forteresse 7
avec audace à demi-portée après avoir perdu quelmais il est forcé à la retraite,
lui-même deux
deses cavaliers, et avoir reçu
après.
ques-uns
heures
de feu, dont il est mort quelques de
coups
traversa le chemin Jayne,
Une partie de sa troupe soldats qui s'étaient écartés
après avoir sabré quelques
qui s'était transde leur poste. Le Général Barquier
de bataille, suivi de son Etat-major,
porté surl le champ
courut lui-mêne
et qui retournait à Santo-Domingo, cette cavalerie: mais
le danger d'être enveloppé par fuyards, il se déterheureusement prévenu par quelques trouvait sur Phabitaà
la colonne qui se
mina rejoindre
tion Ferrand.
environ cent cinL'ennemi perdit dans cette journée de bataille, et quahommes, tués sur le champ
le
quante
parmi lesquels on distingue
tre-vingts prisonniers 2
Dias, dont la contenance
commandant Don Francisque d'honneur et de courage.
a été digne d'un homme
de canon, toutes
Nous primes à Pennemi deux pièces les chariots , les
les trains d'artillerie 7
les munitions 1
vivres. De notre côté, la
archives, et beaucoup de
d'hommes tués, et
perte est évaluée à une quarantaine
les lieutenans
blessés. Le capitaine Kauffinan 2
trente
sont du nombre des morts ;
Revelli, Cotte et Marchal,
d'audace qui
ce dernier, par un de ces mouvemens dans le fort, par un
étonnent, était parvenu à pénétrer les trois dernières
escalier extrémement étroit, dont T'ennemi, et dont la
marches avaient été rompues Portoricains par
; il fut mis en
porte était défendue par les
honore son courage ct
pièces après une résistance qui
à son souverain.
son dévouement
du nombre des morts ;
Revelli, Cotte et Marchal,
d'audace qui
ce dernier, par un de ces mouvemens dans le fort, par un
étonnent, était parvenu à pénétrer les trois dernières
escalier extrémement étroit, dont T'ennemi, et dont la
marches avaient été rompues Portoricains par
; il fut mis en
porte était défendue par les
honore son courage ct
pièces après une résistance qui
à son souverain.
son dévouement --- Page 158 ---
132 )
L'armée vint camper la nuit même à
où elle
restjusqu'au 27.
Saint-Jérôme,
Les chefe-de-bataillon
ticulièrement
Vassimon et Fortier ont
contribué aux succès
parjournce, par la rapidité et la
glorieux de cette
mens, et par un courage précision de leurs mouveLe colonel
au-dessus de tout éloge.
Aussenac se loue
bataillon
également des chefs-de.
Repussard et
la legion coloniale; des Desfontaines, commandans de
giment de
capitaines Bulté , du 89me
ligne, et Daram, du 5me
ré.
re; du capitaine Goguet,
d'infanterie légèadministrative; des ofliciers commandant la compagnie
MM.
de
Evrard, Gilbert
TEacmejongentnl,
Boisentis et Mangin Guillermin, 2 Daux, Marquis,
sont tous
oficiers du génie,
particulièrement
lesquels se
iante journée; et
distingués dans cette briltaires et bourgeois généralement enfin de tous les mili--
Parmi
qui fesaient partie
les papiers touvés
del'armée.
au
Sanchez., on a remarqué la diatribe quartier-général de
sée aux manes du ganéral
suivante, addres.
proclemation du 30 Octobre: Ferrand, en rponse isa
Havibeadidres.
<6 Aux MANES "Ponterie, 26 Nevembre,
séeaux manes
( Les
DU GENERAL
cu général herjours de la ciémence
FERRAND.
rond, traduire ede lac
sont passés, Si
deEspsaaulk
clâmence ont disparu
lesjours
wdherlaseatece
pour toi, tu ne peux plus
equi: a tant souffert foudroyante des
que t'a portée ce Dieu
crunutées inouies
désordres, de T'infamie, et des
66 de celles dont exercées par tes
tu t'es toi-méme compatriotes, et
Nilia esi redemptio. Le
rendu coupable: :
tems des
naces, et du
bravades, des mei ta vie sur les despotisme, que tu as fait peser durant
*PEst,n n'est malheureux hubitans de cette
de
plus; ni
partie
Napoléon, ce grand Napoléon,
utées inouies
désordres, de T'infamie, et des
66 de celles dont exercées par tes
tu t'es toi-méme compatriotes, et
Nilia esi redemptio. Le
rendu coupable: :
tems des
naces, et du
bravades, des mei ta vie sur les despotisme, que tu as fait peser durant
*PEst,n n'est malheureux hubitans de cette
de
plus; ni
partie
Napoléon, ce grand Napoléon, --- Page 159 ---
133 )
limites du monde entier ne sont pas: assez
i6 pourquiles
retirer de la
que t'a desti4 étendues, ne peut se
place à Cuenca
51 née ce Dieu, offensé par tes compatriotes dans la-
"et à Rioseco. Toute la légion d'honneur. ,
étais
ne
te faire revivre ;
4 quelle tu
officier, pourra
de
saches que dans peu
A mais pour ta consolation,
honorac tems, tous ceux qui font partie de ce corps
réunis. Ne doutes point que les Rebelble te seront
bandits
c les, que les voleurs de grand chemin, et les
< del PEspagne, ne sachent se venger sur tes collègues,
tes amis, et tes com4 sur tes compagnons-darmes, le
de la jusc patriotes. Déjà, de toutes parts 3 glaive
de
6 tice frappe sur ces têtes criminelles, et les champs
de Sarragosse 2 les plaines de
4 Baylen , les montagnes
environs de Girone, ont
66 Quarte et de Valence, et les
de cet empire éternel où tu
G augmenté la population
< existes maintenant.
Portoric (ainsi que tu nous
<6 Les mauvais sujets de
t'ont
< qualifies), et les rebelles de Santo-Domingo,
servent est celle que le
4 prouvé par la cause qu'ils
date de ton in6 ciel protège. Depuis le 30 Octobre 1
dont nous avons
66 sensée et fulminante proclamation,
46 copie, jusqu'au 7 de Novembre, époque oû, sucle
de lignominie, tu t'ôtas la
c combant sous poids
digne des gens qui te ressem6 vie (trait de valeur
sentence de ta destruction a été
c blent), la terrible
Malheureux Ferrand! nous autres 2 quoi-
< décritée.
de la
(
vagabonds et fainéans 7 nous te portons
que
malgré que tu fus méchant,
66 compassion > parce que,
Tu vois
4t tul ne l'étais pas autant que tes collègues.
66 que nous savons rendre à ta mnimoirehjedergrile toi
46 mérite. N'eit-il pas été plus avantageux pour
6 vie (trait de valeur
sentence de ta destruction a été
c blent), la terrible
Malheureux Ferrand! nous autres 2 quoi-
< décritée.
de la
(
vagabonds et fainéans 7 nous te portons
que
malgré que tu fus méchant,
66 compassion > parce que,
Tu vois
4t tul ne l'étais pas autant que tes collègues.
66 que nous savons rendre à ta mnimoirehjedergrile toi
46 mérite. N'eit-il pas été plus avantageux pour --- Page 160 ---
c de rendre la
134 )
place à ccs
6 gnols,
généreux Patriotes
plutôt que de te condamner à
Espa-
< du noir royaume de Pluton?
devenir habitant
c su
Ferdinand ViI aurait
récompenser tes services, et le
4 quia été versé, n'aurait
sang Espagnol 3
K geance contre le
pas demandi au Ciel venreste de la misérable
c comm.nidais. Tu redoutais
armée que tur
4 sonier! tu
P'ignomine d'être priec
craignais d'encourir la disgrace de ton
souverain ! Ah! les craintes
& car le diadème
étaient mal fondées,
qu'il a usurpé n'est
4s sa tôte, et qu'il reçoive
point assuré sur
ec, reils à
encore quelques échecs
ceux qu'il a éprouvés en
pa6 derniers
Espagne, dans ces
tems, il tombera à ses
46 si terrible,
pieds d'une manière
quele bruit de sa chute
46 dans les pays ies plus
retentira jusques
éloignés.
CQue pouvait te faire Bonaparte ? te
ctes vaies titres?
dépouiller de
G état
Ehlbien, tu serais rentré dans ton
primitif, scrt réservé à tous ceux
6 vent élevés à des
qui se trouemplois
< &cc. Nous
éminens, comme duchés
aussi, nous
Bonapartisons et pour en
avoirlapreuve, regardes le nouveau
6 le général
duc d' Abrantès,
Junot, comme il a
< son duché.
promptement perdu
c Tu sortis à la tête de
cles soumissions des
l'expédition, pour recevoir
< ment
égarés! ton motifétait effectivelouable, car qui aurait
6 poignée de fainéans
pu présumer qu'une
(comme tu nous
cussent 036 vouloir
la
appelais),
(
dispater gloire militaire aux
vainqueurs de Lodi et de Marengo?
"aurait pensé
qui jamais
que Pappareil
: distinctives
militaire, les marques
et brillantes de Phonneur, n'eussent
sébloai ilesyeuxde la Foule
pas
dégodtante des voleurs de
, car qui aurait
6 poignée de fainéans
pu présumer qu'une
(comme tu nous
cussent 036 vouloir
la
appelais),
(
dispater gloire militaire aux
vainqueurs de Lodi et de Marengo?
"aurait pensé
qui jamais
que Pappareil
: distinctives
militaire, les marques
et brillantes de Phonneur, n'eussent
sébloai ilesyeuxde la Foule
pas
dégodtante des voleurs de --- Page 161 ---
135 )
avec impétuosité
66 grand chemin? mais ilsattaquérent d'une manière
la valeur Espagnole
< et accreditèrent
les proclamations,
< digne de nos éloges, sans quc
et baiontambours, fifres, plumets
les trompettes,
De même qu'on
CI nettes, aient pu les épouvanter. de bois faire un effet
"ax vu dans le bruch, des canons
les man46 merveilleux, de même, à Santo-Domingo,
ont remporté la victoire.
6 chettes etles couteaux
des vicissiG Tout cela n'a été que T'effetseulement
d'en
à Pabri
4 tudes de la fortune; tu es aujourd'hui de toute
pareilles ; et pour te débarasser
éprouverde
t'es ôté la vie, seule chose dont
46 responsabilité, tu
par ce fait
en réalité, prouvant
46 tu pouvais disposer
qu'ilye eût
tu étais Phomme le plus désintéressé
que
Plaise à Dieu
et royales.
c dans les armées impériales
suivant les
< de t'accorder sa miséricorde! quoique, montré lion
4 probabilités, il se sera peut-être plutôt sucide étant
c qu'agneau, dans cette circonstance, le
6 réprouvé parsa Sainte Loi.
là-bas, car
6 Nous ne te disons pas que tu reposes
ta grandeur; nous savons qu'on
< ceserait insulterà
armée sur le lac du Styx, parce
<lève une grande
ton Maitre ;
et Roi,
66 qu'il parait que PEmpereur
des Etats
< a quelques vues sur la possession
comme officier de sa légion
46 infernaux. Toi,
grands
6 d'honneur, tu peux lui rendre quelques
S. M. I.et R. aura déterminé
6 service et lorsque
ténébreuses, tu auras
6 de descendre dans ces régions
nous
avec Lucifer, car
< pu préparer ses conférences
Pami chaud des
< savous que le Grand Napoléon cst
c conférences.
de la compas6 Nous répétons que nous te portons
sur la possession
comme officier de sa légion
46 infernaux. Toi,
grands
6 d'honneur, tu peux lui rendre quelques
S. M. I.et R. aura déterminé
6 service et lorsque
ténébreuses, tu auras
6 de descendre dans ces régions
nous
avec Lucifer, car
< pu préparer ses conférences
Pami chaud des
< savous que le Grand Napoléon cst
c conférences.
de la compas6 Nous répétons que nous te portons --- Page 162 ---
156 )
Asion, et nous nous fesons
wles enfans de
un devoirdete le
4 généreux Sants-Dontego, se sont
dire, car
que tu ne Pavais cru
montrés plus
jusqulalors.
Une diatribe aussi
< Tes Apologistes.
fortune général Ferrand injurieuse à la mémoire de Pinet P'injustice d'un
ne prouvait que
consacré
Peuple au bonheur lingratitude
tous ses momens. On duquel il avait
ealomnietts moins pour
répondit à Ce libelle
avait été irréprochable, justifier une conduite
tions
que pour
qui
miensongéres des Espagnols, opposer aux asser.
fragables de la
les
leur
vérité, et pour détruire allégations irretentions jactance orgueilleuse et la fausseté les illusions de
militaires.
de leurs préRéponse à la
Diatribe précé. A DonJuan
kencilntmiti, Nentepar Gilles Manes du Sanchez, en réponse à la Diatribe
général
contre
< Les
Ferrand.
4 de la jours de la cémencesonty
clémence sont
passés.
< sentence
passés, tu ne peux plus Sileajours
< des
foudroyante que ta portée ce
éviterla
< commis désordres, des infamies, et des
Dieu, irrité
parescompatrietel
cruautés inouies
siemalhettreux
etpar
Frangais, que leur toi-mème, sur les
wanaitlirnésas ta
mauvaise
S cado. Le
discrétiona aprés Taffaired
fortune
tems des
de Palo-Hininsolentes
bravades, des
C
sommations est
menaces, et de tes
pareil de ton
passé, ct ce
c s'éelipsane orgueil let de ta coupable pompeux apc
compeune fumiedégire, ambition, en
n'est
<
goratuiqutena cheté de
monument de ta
plus all6c
tes soldats, et de la faiblesse, de la lià.
Déji nos bras
justice de
<6 de nos infortunes vengeurs ont frappé les notre causc.
camarades,
nesassins
ct les champs de
, et de tes
pareil de ton
passé, ct ce
c s'éelipsane orgueil let de ta coupable pompeux apc
compeune fumiedégire, ambition, en
n'est
<
goratuiqutena cheté de
monument de ta
plus all6c
tes soldats, et de la faiblesse, de la lià.
Déji nos bras
justice de
<6 de nos infortunes vengeurs ont frappé les notre causc.
camarades,
nesassins
ct les champs de --- Page 163 ---
137 )
et de Saint-Carle, arrosés
4f Galard de Saint-Jérôme
féroces 1 seront pour
46 par le sang de tes hordes témoins de notre gloire
4] lesgénérations futures 2 les
4 etla honte de tes lâches compatriotes. quelle est qua6 Oui, cette misérable armée (ainsi
en
tes vils adulateurs) a su triompher,
<] lifiée par
de tes forteresses, et
46 trente minutes, de tes canons,
réunies auséditieuses , que tu avais
66 de ces cohortes Est-ce ainsi que tu comptais disputer
4t tour de nous.
de Lodi et de
sla gloire militaire aux vainqueurs comme. un lièvre
< Marengo? est-ce en Péchappant
ou en nous
par des chasseurs,
6 timide poursuivi
tes magazins 9 ton artil-
< abandonnant tes munitions,
accréditer
que tu prétendais
6 lerie, et tes archives,
le brillant étalage de
< cette valeur Espagnole 1 que
mais qui n'a pu
n'avait point effrayé,
4 nos plumets
à Tintrépidité de
4 résister, le 24 et le 27 Janvier,
6 huit cents Français? êtes! vous avez la folle pré-
< Misérables que vous
Français à la timide
< somption d'associer les lauriers
d'irriter
! Ne craignez-vous pas
G sensitive Espagnole
les cendres des
rapprochement
46 par ce monstrueux Alvarado, dont vous avez si
< Cortez, des Olid, des
que le vailIgnorez-vous
c honteusement dégénéré.
làche des Troyclant Achille fut blessé par le plus fut la patrie des
que Rome aussi
6 ens? Ignorez-vous
que les séjour
n'est aujourd'hui
a Héros, et qu'elle
enfin que si le Dieu des
( de la faiblesse ? Sachez
fussent un instant
4 armées a permis que des Français
cette
ce fut pour vous inspirer
c: frappés de terreur,
devait vous conduire raqui
4L orgueilleuse confinnce,
décrets éternels avaient
ses
pidementdanst Pabimeque
U
e des
que Rome aussi
6 ens? Ignorez-vous
que les séjour
n'est aujourd'hui
a Héros, et qu'elle
enfin que si le Dieu des
( de la faiblesse ? Sachez
fussent un instant
4 armées a permis que des Français
cette
ce fut pour vous inspirer
c: frappés de terreur,
devait vous conduire raqui
4L orgueilleuse confinnce,
décrets éternels avaient
ses
pidementdanst Pabimeque
U --- Page 164 ---
138 )
*spréparé pour vous.
66 quelques
Mais s'il vous restait
c
doutes sur des succès
encore
votre
qui ne furent
< de ouvrage, , écoutez la voix de la
jamais
Don Francisque Dias, seul
vérité, 2 celle
G cours de cette
Espagnol qui, dansle
K et de la valeur guerre, se montra digne de
des
Pestime
c constances
Français; interrogé sur les cirdelaffaire de
G avec la loyauté
Palo-Hincado, il a répondu,
6 qu'elles
qui caractérise le vrai
étaient une monstruosité
courage 5
6 Insensés
de la fortune.
<6,
habitans! vous venez
neste expérience de votre
d'acquérir la fu6 glement.
faiblesse et de votre aveu-
< Ces retranchemens
CS
élevés par la
ces
resses, ces canons,
peur,
forte-
< blées
, ces bandes nombreuses
contre une
rassemK
poignée de Français, n'ont
qu'une faible résistance
opposé
66 clles ont été chassées à la valeur de nos soldats ;
4 de Lybic devant le devant nous. 9 comme les sables
66 Dans le délire furieux Aquilon.
d'une folle
c
ambition, les
natiques, sous le joug
prêtres fa-
< ment
desquels vous êtes honteuse4
asservis, ont associé la Divinité à
bles projets, sans se douter
vOS coupa-
( les instrumens
qu'ils étaienteuxomimes.
d'un Dieu révolté de
tude et de vos crimes.
votre ingrati6 Ils ont même
<
souffert, ces ministres du Dieu des
Chrétiens, que vous
<
empruntassiez le
mensonge et déla fable,
langage du
< manes de votre
pour évoquer et insulter les
bienfaiteur.
< S'il était possible de
CC bommes
connaitre la destinée des
après leur
6 pas, ni sur les
mort, ce ne serait, n'en doutez
bords du Styx, ni dans le
royaume de
scmbre
Pluton, quel l'on verrait errerl l'ombre
des
Chrétiens, que vous
<
empruntassiez le
mensonge et déla fable,
langage du
< manes de votre
pour évoquer et insulter les
bienfaiteur.
< S'il était possible de
CC bommes
connaitre la destinée des
après leur
6 pas, ni sur les
mort, ce ne serait, n'en doutez
bords du Styx, ni dans le
royaume de
scmbre
Pluton, quel l'on verrait errerl l'ombre --- Page 165 ---
139 )
Ferrand, mais dans les champs E.lysées,
5 du général
Grands Hommes, et dont sont
6 sejour résérvé aux
les traites ct les
66 irrévocablement exclus les ingrats,
< assassins.
désormais
c Mais toi, astucieux Sanchez, pourras-tu
qui te poursuivent, à ce méc échapperaux remords
doit
l'ambitieux sans talens, sans
6 pris que
inspirer
< bravoure, et sans vertus. Tu fuyais, le 24 Janvier
sans
ranimer le courage
C avec ton argent,
songerà
n'es
c des tiens, prouvant par ce fait que, si tu
pas
cle plus brave 1 tu es au moins le plus intéressé, parmi
c la canaille insurgée que tu commandes.
du
c Tout cela n'est point Teffet des vicissitudes
mais le résultat nécessaire de ton
ct tems, Sanchez,
Cincapacité, et de cette vanité qui accompagne tou-
< jours l'insuffsiance.
vains titres
tu
6 Renonces avec humilité à ces
que
de Bondille; ; déposes
6 as extorqué à limbécille Junte
inté46 les armes avec lesquelles tu crois défendre les
*rêts d'un Roi, qui a renoncé à sa couronne, et qui
il laurait conservée, ne voudrait ni
GI même, quand
enfin dans ton état
% de toi, ni de tes services ; rentres
c6 primitif c'est le sort reservé aux hommes nuls 2
esurle compte desquelsla fortune s'est trompéc.
Le lendemain de Taffaire de Saint-Jérôme, le géné- Tentative que
chefvoulant épuiser tous les moyens de douceur fait le Général
ral en
fà- en chef pour
conciliation, avant d'en venir aux extrémités
ramenerl la paix:
et de
le capi- envoi de parlecheuses d'ine destruction générale, envoya
mentairesal'en,
Gilbert Guillermin, à nemi.
taine de TEat-major-ginéral,
ods'@taientréunics toutes les divisions delarGalard,
Sa mission
mée ennemie, pour tenter un derniereffort.
était de faire sentir aux Chefs des insurgés les consé-
ral en
fà- en chef pour
conciliation, avant d'en venir aux extrémités
ramenerl la paix:
et de
le capi- envoi de parlecheuses d'ine destruction générale, envoya
mentairesal'en,
Gilbert Guillermin, à nemi.
taine de TEat-major-ginéral,
ods'@taientréunics toutes les divisions delarGalard,
Sa mission
mée ennemie, pour tenter un derniereffort.
était de faire sentir aux Chefs des insurgés les consé- --- Page 166 ---
140 )
qucnces funestes d'une plus longue
tracer le tableau affreux des
résistance, de leur
nuation de la
désastres auxquels la contiguerre allait exposer les malheureux habi.
tans de la partie de l'Est, qui deviendraient
ment victies de la fureur d'un soldat
infailliblene serait plus possible de contenir.
victorieux, qu'il
tait l'oubli du
Legénéral prometpassé et un pardon général 3 dans le cas
où, déposant les armes, > ils enverraient
bles de chaque
quelques notacommune, 9 pour implorer la clémence
d'un gouvernement, contre lequel ils s'étaient si
tement soulevés.
injusLe capitaine Gilbert Guillermin était
Don Ramon
accompagné de
Cabral, et de Don Joseph
tous les deux dévoués à la
Labastida 3
cause du gouvernement
Français. Arrivés aux avant-p postes de Galard
rent conduits, les
, ils fuyeux bandés, , au quartier-général.
Le silence avec lequel ils avaient été escortés
interrompu
fut
brusquement par le bruit d'une
dont le chef se
cavalerie s
détacha, et s'annonça comme venant
recevoir le parlementaire. Le capitaine Gilbret Guil.
lermin 3 qui avait toujours le bandeau sur les
fit alors les
yeux 2 lui
questions suivantes: :
Conversation
D. A qui
T'honneur
entre le Parleai-je
de parler?
mentaire et un
R. A la seconde personne de l'armée.
chelenneni.
D. Ne puis-je savoir le nom de la
quelle j'addresse la
personne à laparolc.
R. Le colonel Polanco, commandant la division
nord.
du
Le Cap. Guil. Je suis peiné de vous dire
rien i vous
que je n'ai
communiquer, les paquets dont je suis
teur devant être remis à Don Juan Sanchez
porLe Col. Pol. Il m'a donné toute
lui-même.
espèce de latitude
pour conférer avec vous.
'armée.
chelenneni.
D. Ne puis-je savoir le nom de la
quelle j'addresse la
personne à laparolc.
R. Le colonel Polanco, commandant la division
nord.
du
Le Cap. Guil. Je suis peiné de vous dire
rien i vous
que je n'ai
communiquer, les paquets dont je suis
teur devant être remis à Don Juan Sanchez
porLe Col. Pol. Il m'a donné toute
lui-même.
espèce de latitude
pour conférer avec vous. --- Page 167 ---
141 )
contre les ordres que. j'ai reLe Cap. Guil. J'agirais
me faites.
à Pinvitation que vous
Gus 9 sije cédais
d'ici; il faut aû
Le Col. Pol. Don Juan est tres-loin
moins cinq heures pour avoir une réponse
couson arrivée, et je
Le Cap. Gui. J'attendrai nécessaire; mais je vous
cherai meme ict, SI cela est
deux heures , nous voyageons
observerai que - depuis chaleur est excessive; veus
les yeux bandés, et que la
pour
illez nous faire conduire à votre quartier-général,
y prendre qucique repos. entenditalors une voix meL'officier parlementaire mais il dissimula Pinquiénaçante assez près de lui ;
procédé lui donnait.
tude qu'un pareille
au quartierAu lieu de conduire les parlementaires où ils avaigénéral, cn les fit revenir au premier poste
les
Le Colonel Diegue Polanco , qui
ent été arrêtés,
d'eux, etles laissa à
avait accompagnis, , prit congé
d'un Officier chargé de leur tenir compagnie.
la garde
soir Don Isidore de los Santos, à
A cinq heures du
leur annoncer que
la tête de vingt cinq dragons, 1 vint
lui était
Sanchez était malade, et qu'il
Don Juan
en route pour venir aujourimpossible de se mettre
trouverait à Galard.
d'hui, mais qne le 260u27 ilse
à Isidore de los
Guillermin observa
Le Capitaine
les intentions du GénéSantos que ne connaissant pas
aucun engageral Barquier, ils ne pouvait prendre d'une demie heure
ment fixe, mais qu'une conversation empêché de grands
avec Don Juan Sanchezeutp peut-être
honnête
malheurs. Il se plaignit de la manière peu demanda à
il avait été reçu et traité, et
avec laquelle
La tristesse et la consternation
partir surle champ.
Isidore de los
Guillermin observa
Le Capitaine
les intentions du GénéSantos que ne connaissant pas
aucun engageral Barquier, ils ne pouvait prendre d'une demie heure
ment fixe, mais qu'une conversation empêché de grands
avec Don Juan Sanchezeutp peut-être
honnête
malheurs. Il se plaignit de la manière peu demanda à
il avait été reçu et traité, et
avec laquelle
La tristesse et la consternation
partir surle champ. --- Page 168 ---
142 )
qui régnaient sur la figure des
la terreur qu'avait
Espagnols indiquaient
imprimée le combat
me aux débrisde larmée de
de Saint JérôLes parlementaires
Sanchez.
furent
Dragons jusqu'a demi lieue de accompagnés la
par les 25
à six heures du Soir.
ville où ils rentrerent
En rendant
compte au général des résultats
mission, le capitaine Guillermin
de sa
eçon lui
assura qu'une seconde
parraiseaitnécesaire,
cultés d'une Pacification
pour applanirles diffidefinitive
27 Janvier.
Le27, à deuxheures du
Galard Combat de nac leva le
matin , le Colonel Ausse-
; dérou.
camp de Saint Jérôme et
tesdes troupes par le petit chemin de
dirigea sa marche
Espaguoles.
s'étaient concentrées Saint-yague, sur Galard, où
A six heurcs
toutes les divisions ennemies.
les postes avancés des
mandait le nègre
Rebelles, où comassez vive surnotre Français Bambi 9 fit une fusillade
A sépt
colonne qui les força à se replier.
heures, nous abandonnimes le petit chemin de
Suin-Tague, pour prendre un petit sentier,
conduisait à travers les bois,
qui nous
nemis. Lc plus
sur les derrièrcs de T'engrand silence régnait dans
et les insurgés, qui sans doute
notrea armée,
Bambi pour celui de leurs
avaient pris le feu de
chemin de
Postes avancés sur le grandnous voir Saint-Yague, par lequel ils s'attendaient à
arriver, étaient dans la
sur les dangers de notre
plus grande sécurité
nous n'étions
marche , au moment même où
dions
qu'i vingt-cinq pas d'eux. Nous entendistinctement la voix des chefs
pes au combat.
excitantleurs: trouLe sieur
allé examiner Daniau, qui nous servait de guide, étant
marche doana la position de P'ennemi, le bruit de sa
T'allarme à tout le camp, ct nous essuyi-
ils s'attendaient à
arriver, étaient dans la
sur les dangers de notre
plus grande sécurité
nous n'étions
marche , au moment même où
dions
qu'i vingt-cinq pas d'eux. Nous entendistinctement la voix des chefs
pes au combat.
excitantleurs: trouLe sieur
allé examiner Daniau, qui nous servait de guide, étant
marche doana la position de P'ennemi, le bruit de sa
T'allarme à tout le camp, ct nous essuyi- --- Page 169 ---
143 )
mes de suite un feu-de-file dans toute la longueur de la
ligue.
Nous nous portimes aussitôt avec impétuositésur
leurs retranchemens , qui furent enlevés en moinside
dix minutes, et à la vue d'une nombreuse cavalerie,
dont la disposition n'ayant pas été calculée sur notre
manière d'attaquer, se trouva dans Pimpossibilité d'agir
ct fut obligé de fuir dans le plus grand désordre, , et de
T'habitation connue sous le nom de Bondille.
regagner
L'ennemi, en se retirant, fit occuper une position
hvantageuse par une partic de ses troupes, et parraisbait avoir la ferme résolution de la conserver. Le COlonel Aussenac ordonna auchefde bataillon Vassimon
He l'en chasser, et de s'y établir. Cet officier, à la
tête des granadiers du 5me. régiment, et d'un fort
Détachement de la garde-nationale, exécute avec autant de bravoure que de rapidité l'ordre qui lui est
Hlonné et l'ennemi repoussé sur tous les points ,ne
trouve son salut que dans la fuite.
Le colonel Aussenac, après avoir fait occuper les
retranchements par une réserve de grenadiers, aux
ordres du chefde bataillon Mansuis, ordonna atl reste
Hc ia colonne de suivre lennemi, qui était alors en
pleine déroute. Les troupes se formerent par pelotons
t en colonnes serrées, pour résister à la cavalerie
qu'on supposait devoir être dans les environs.
Mais après une marche d'une heure, pendant la- 3
quelle il fut impossible d'atteindre les fuyards, le COlonel jugeant convenable de faire reposer les troupes,
Qui depuis deux heures du matin étaient sur pied, se
etira sur Galard, où elles ne resterent, que le tems
écessaire pour enterrer les Morts et panser les
plessés.
otons
t en colonnes serrées, pour résister à la cavalerie
qu'on supposait devoir être dans les environs.
Mais après une marche d'une heure, pendant la- 3
quelle il fut impossible d'atteindre les fuyards, le COlonel jugeant convenable de faire reposer les troupes,
Qui depuis deux heures du matin étaient sur pied, se
etira sur Galard, où elles ne resterent, que le tems
écessaire pour enterrer les Morts et panser les
plessés. --- Page 170 ---
( 144 )
Cette Journée eût coûté cher aux Français, sile
feu de l'ennemi eut été dirigé plus horizontalement.
Mais l'inégalité du terrain qu'occupaient les Espagnols, et leurinexpérience dans le maniement des armes,
ont heureusement concouru à neutraliser l'effet de leur
mousquetterie. Nous n'eûmes que huit hommes
tués, et douze blessés, dans ane action aussi décisive.
L'ennemi laissa, sur le champ-de-bataille et dans les
Bois d'arroyohonde, un grand nombre de morts, qui
furent trouvés le lendemain par des détachements qui
parcoururent la campagne.
Des Transfuges rapporterent, que les divisions de
l'armée de Sanchez avaient fui vers les plaines de
lhabitation dite Portoric, mettant tout leur espoir
dans leur nombreuse cavalerie.
Mais le souvenir des désastres de Palo-hincade
avaient laissé des traces trop profondes dans l'esprit de
nos soldats: instruits par l'exemple de leurs malheureux camarades, ils se rappelleront, lorsqu'il en sera
tems, que le défaut de précision, d'ordre, et d'ensemble, dans les mouvements, a causé la dispersion et la
destruction presque totale de l'armée du général Ferrand, et que la valeur, sans le concours de ces trois
grands moyens, 1 conduit rarement à la victoire.
Le colonel. Aussenac eut particulierementà se louer
de l'intelligence et de la bravoure des chefs de bataillon
Vassimon et Fortier; ila été également bien secondé
par le chef de bataillon Rocheron et par le brave Ré
pussard, qui fut blessé en poursuivant l'ennemi,
la tête de Ses intripides chasseurs coloniaux.
Messicurs les officiers des troupes de ligne, de la
garde natiouale d'état-major ct des guides rivalisé
rent de bravoure dans cettejourn.e brillante. --- Page 171 ---
L 145 )
à six hcures 28 Janvier. Le lendemain 9 28 Janvier, d'une corvette Andc
une flotille composée
Manceuvre
du matin,
Espagnole, et de cinq autres quelques bativ
glaise, d'une canonnière
couraient la bordée du ments. petits bâtiments de guerre, 1
à la hauteur du fort
sud, en ordre de bataille ; arrivée
de
où nous avions laissés une garnison
Saint Jérôme,
; et vint saluer
9 la canonnière se détacha
50 hommes,
de coups de canon. le fort d'une cinquantaine
cette manceujugeant que
Le ginéral-en-chef,
les
pour faêtre concertée avec
insurgés,
vre pouvait
ft sortir un corps de 150
voriser une attaque par terre,
Aussenac, pour
grenadiers commandés par le colonel Mais la flotille
observer les mouvements de P'ennemi. la Baie de
continué sa route en cinglant vers
ayant
rentrerent à Santo-Domingo. Jayne, les grenadiers
heures du soir, , la corvette
Le même jour, à neuf
rasant de trop près la côte de Santo-DominAnglaise,
Batteries, et) reçut un boulet
essuyale feu de nos
go,
de 24 à bord.
ussenac, pour
grenadiers commandés par le colonel Mais la flotille
observer les mouvements de P'ennemi. la Baie de
continué sa route en cinglant vers
ayant
rentrerent à Santo-Domingo. Jayne, les grenadiers
heures du soir, , la corvette
Le même jour, à neuf
rasant de trop près la côte de Santo-DominAnglaise,
Batteries, et) reçut un boulet
essuyale feu de nos
go,
de 24 à bord. officiers vinrent à terre, 29 Janvier,
Le 29, le capitaine et ses
et Purbanité
où ils furent reçus avec toute la politesse
occadans plusieurs
Françaises. Ils manifesterent, d'intérêt que leur inles sentimens d'estime et
sions, 2
Garnison de Santo-Domingo. spiraitla brave
ayant assuré que 30 Janvier
des transfages
Le lendemain, abandonné le fort de Jayne et ses maga- Les insurgés
Tennemi avait
s'assurer de la repasse la riviere
sins, la colonne se mit en marche, pour les Insurgés, de layne. vérité de ce rapport. A son approche,
et
encore cette position, 'se retirerent
qui occupaient
ils avaient établi
derrière laquelle
passerent la rivière 2
pas conveLe colonel ne, jugeant
des retranchements. projetétes,
nbled'aniciper surles optratienemiltaires
--- Page 172 ---
146 )
s'occupa de Pévacuation des
rentra le même jour à
Magazins de vivres, et
Santo-Domingo. Depuis la journée du vingt
étant libre, , à la distance de
Sept. la campagne
1er. Février. deurs, protégés pardes
quatre lieues, les Marau. le Situation dans diffici- rentrer chaque jour des détachements nombreux, firent
sc trouve laquelle la
té. On estime
vivres en très grandes quantiplace,
que , depuis le 26 Janvier
Février; les habitants
jusqu'au 1er. mois. Mais la garnison s'approvisionnerent pour un
avec les mêmes
ne pouvait pas se maintenir
ressources. Les bâtiments expédiés
venaient point;
pour le continent ne re. tions, dans
depuis 3 mois, nous vivions de priva,
l'éspérance d'ètre
et cet espoir avait été
secourus par la France,
trompé. Les
famine se faisaient déjà
horreurs de la
la courageuse
ressentir, Iorsque nous primes
détermimination de
etle succèss avait justifié
culbuter l'enn emi,
rer notre situation. Il notre entreprise sans améliode
nous restait encore les
douceur et de
moyens
Une députation eux dans la
conciliation; ; ils avaient été infructud'habitans passe rea. prémière tentative faite par le Père
dans le camp de
CorSanchez. Le Général Barquier,
rable, pour
croyant le moment favola
parvenir à une pacification,
demande des sieurs Don
accéda à
seph del Orve, Don
Ramon Cabral, Don Jomandables
Juan Santin, tous les trois recomparl leur
çais, d'aller à la dévouement au gouvernement franscnter les
rencontre de Sanchez., et delui repré. malheurs conséquences funestes de son obstination les
trie,
inévitables auxquels allait être livrée ,
par la continuation d'une
leur padans les motifs qui Pavaient
guerre > aussi injuste
dans scs résultats
fait entreprendre que fatale
: ils devaient enfin
promettre l'oubli
Juan Santin, tous les trois recomparl leur
çais, d'aller à la dévouement au gouvernement franscnter les
rencontre de Sanchez., et delui repré. malheurs conséquences funestes de son obstination les
trie,
inévitables auxquels allait être livrée ,
par la continuation d'une
leur padans les motifs qui Pavaient
guerre > aussi injuste
dans scs résultats
fait entreprendre que fatale
: ils devaient enfin
promettre l'oubli --- Page 173 ---
147 )
et même plus , dans le
du passé, un pardon général,
cas oû des considérations d'humanité et d'intérêtpub- 9F Février.
lic auraient décidé Sanchez à déposerles armes.
animés du desir de remplir des devoirs
Les Députés,
l'habiAussi sacrés s'acheminérent le 6 Février, pour
tation. de Portoric, où l'on supposait que sétaient réuhies les différentes divisions de l'armée insurgente. A
2 ils rencontrèrent des dé3 lieues de Santo-Domingo
considérables d'infanterie et de cavalerie
achements au lieu de continuer leur route, 2 s'emEnnemie qui,
lieu de leur destinabresserent de les escorterjusqn'au
tion mais après avoir rempli au préalable la formalité
de leur bander les yeux , prècaution qui anrigoureuse
honce plutôt la faiblesse que la force.
En effet, rien ne fut oublié, dans le cours de ce
donner une haute idée des forces, sur
yoyage, , pour
avions les notions les plus
Pexistence desquelles nous
le bruit
brécises. Les marches, les contremarches,
l'une cavalerie sans cesse en mouvement autour des
toutes les ruses enfin' suggérées par la
rois envoyés,
suppléer à la réalité des
rainte furent employées pour
des fausses préventions à des homnoyens, et inspirer
OCfait même de ces démonstrations
mes qui, parle
avait
cultes, étaient disposés à douter de tout ce qu'on
intention de leur faire croire.
ils furent introduit
Arrivés an quartier général,
de Don Pedre Vazquez, commanlans Pappartement
l'absence de Sanchez, qui
lant général des troupes, en
du
vait passé de l'autre côté de TOzama le lendemain
tombat de Galard. Le ton de jactance de ce chef,
l'autant plus déplacé qu'il parlait à des vainqueurs, ne
tonvenant point à des hommes de paix, ils demandè.
intention de leur faire croire.
ils furent introduit
Arrivés an quartier général,
de Don Pedre Vazquez, commanlans Pappartement
l'absence de Sanchez, qui
lant général des troupes, en
du
vait passé de l'autre côté de TOzama le lendemain
tombat de Galard. Le ton de jactance de ce chef,
l'autant plus déplacé qu'il parlait à des vainqueurs, ne
tonvenant point à des hommes de paix, ils demandè. --- Page 174 ---
148 2
rent à suivre leur route 2 et à se rendre près de Don
Juan Sanchez.
7Février. Les Envoyès
Les députés partirent à septheures du
arrivent au
rivèrent de l'autre coté de l'Ozama
soir, et n'ar
quartier géné- après minuit.
qu'à une heure
ral.
Ils furent conduits chez Augustin de
Castro en attendant les ordres du quartier-général. Ce
commandant, toujours dans les mêmes
agéra les succès des armées
principes exla situation affreuse dans
Espagnoles en Europe,
laquelle se trouvait la
et ne laissa point
France,
ignorer aux députés l'arrivée d'un
renfort de 600 hommes du Cibao,
Francisque Estèves
2 commandés par
3 le plus brave et le plus
des chefs de ce département; mais
intelligent
assertions étaient démenties
comme toutes ces
par les apparences, 9 elles
ne produisirent d'autre effet sur l'esprit des
que celui de les confirmer dans l'idée
la envoyés
seule pouvait
que crainte
inspirer une semblable politique.
Après avoir pris quelques heures de
ils
proposaient de continuer leur
repos 9
se
vint leur
route 2 lorsqu'um courier
annoncer que Don Juan Sanchez les attendait
sur l'habitation Fereyra; ; ils s'y rendirent, et le trouvèrent accompagné de Carabajal et de plusieurs autres
chefs de son armée sa contenance était sérieuse
en
3 et
apparence assurée, et le ton de sa conversation amical, vû qu'il était l'ancien ami des trois
Réponse éva- étaient venues le trouver. Il
personnes qui
sive de Don Jurépondit aux insinuations
an Sanchez.
de paix qui lui furent faites
qu'il-n'avait eu en vue en
entreprenant cette guerre que l'intérêt de son
son attachement à S. M. C. ctà sa
pays, 9 et
bition n'étant
réligion 3 que l'ampoint le mobile de Ses actions 1 il était
disposé à faire tous les sacrifices qui lui étaient
nels , à la tranquillité et au bonheur de ses personcompatric-
sive de Don Jurépondit aux insinuations
an Sanchez.
de paix qui lui furent faites
qu'il-n'avait eu en vue en
entreprenant cette guerre que l'intérêt de son
son attachement à S. M. C. ctà sa
pays, 9 et
bition n'étant
réligion 3 que l'ampoint le mobile de Ses actions 1 il était
disposé à faire tous les sacrifices qui lui étaient
nels , à la tranquillité et au bonheur de ses personcompatric- --- Page 175 ---
149 )
de
des gouvernements
tes'; mais guinadépendhammene il venait de recevoirdes sePortoric et de Cube 7 dont
à consulter tous les
récemment, , il avait encore
une
cours
d'arrondissement, , avant de prendre
commandants
demandait enfin quatre jours pour
détermination ; qu'il
; qu'au
une
donner réponse cathégoriques
les réunir. 2 et
devaient pas tant se prévaloir
reste, les Français ne
de Galard, > dont les rédes succès de Saint Jérôme et
ni plus importants
sultats n'étaient ni plus honorables
dans tous les
victoire de Palo-Hincado 2 et que 1
quel la
demandaient à se mesurer une troisiecas , ses troupes
Ila ajouta qu'iln'avait point
me fois avec les Français. officiers dc Portorie , lors de
été secondé. par quelques
serait
qu'il
probablement
l'attaque de Saint-Jérome,
Diaz quiy
si Don Francisque
parvenu à le débloquer,
longue résistance. Il
commandait) y eût fait une plus Don André Ximenès,
du colonel
se plaignit également
même quelques doutes.
sur la fermeté duquel il jeta Ximinès, ennuyé d'oLe fait est que Don André
de commander
des hommes qu'il avait le droit
béir à
de leurs opérations 7 lorsque
la honte
et de partager
n'était que pasdans les délibérations son intervention le 4 Fevrier, à
s'était embarqué 1
sive et secondaire,
avec quelques hommes
bord de la flotille de Portoric 1
fixe de la même ile.
du régiment
sans doute les négotiaSanchez, pour se rendre
de réitérer à ses
tions plus favorables 1 ne manqua pas
et de Franles nouvelles d'Espagne
trois compatriotes
ressources pour
et de leur parler de ses grandes
ce,
continuer la gucrre.
réciproques d'amiEnfin, après des témoignages
s'était embarqué 1
sive et secondaire,
avec quelques hommes
bord de la flotille de Portoric 1
fixe de la même ile.
du régiment
sans doute les négotiaSanchez, pour se rendre
de réitérer à ses
tions plus favorables 1 ne manqua pas
et de Franles nouvelles d'Espagne
trois compatriotes
ressources pour
et de leur parler de ses grandes
ce,
continuer la gucrre.
réciproques d'amiEnfin, après des témoignages --- Page 176 ---
S Février.
150 )
tié, les envoyés prirent
8,à
congé de lui, et
r2 Février,
Santo.Domingo.
rentrerent le
Le 12, Le sieur Don
taine de PEtt-major Joseph del Orve, et le capitier-général de Sanchez, Evrard, retournèrent au quarrelatives à
pour remettre des
Péchange des
dépêches
tre la
prisonniers, et réclamer concontinuation des travaux, dont
avait été explicitement
la suspension
Le méme
convenue.
jour, Don Joseph Abreu,
tillerie , et Joaquin de Mena,
officier d'ar
Juan Sanchez,
aide-de-camp de Don
Sanchez
apportèrent une
s'expli- ouvertures faites
réponse définitive aux
gue cathégori- Cette
par les trois envoyés
quement,
réponse laconique
Espagnols.
décidé à tenter de
portait en substance qu'il était
nouveau le sort des armes
poséseulement à T'échange des
7 et disIl était évident d'après
prisonniers respectifs.
son conseil n'étaient
cela que Don Juan Sanchez et
et
mûs que par des motifs
d'orgueil, et que la honte de faire
d'ambition
de , aprés avoir fait retentir
un pas rétrogradu bruit de ses
toutes les colonies voisines
prétendues
une résolution
victoires, lui avait dicté
> aussi contraire à l'intérét de
Sanchez en effet, en cédant à la
son pays.
avait été faite par les
proposition qui lui
des cours
envoyés, d'attendre la décision
trève de six respectives 2 et de conclurre à cet effet
de
mois 3 conservait au moins
une
tems un pouvoir qu'un seul
pendant ce laps
perdre ;et si , comme il se
échec pouvait lui faire
dinant VII.
l'imaginait
regnait en
follement, Fer.
eut lieu, n'était-il Espagne 3 et que la rétrocession
sant pour lui de dire pas plus honorable et plus satisfai-
< continuer la
à son souverain, 66 Je pouvais
< ét3a
guerre contre les
aux dipens du bonheur Français, mais c'eut
et de la tranquillité de
un pouvoir qu'un seul
pendant ce laps
perdre ;et si , comme il se
échec pouvait lui faire
dinant VII.
l'imaginait
regnait en
follement, Fer.
eut lieu, n'était-il Espagne 3 et que la rétrocession
sant pour lui de dire pas plus honorable et plus satisfai-
< continuer la
à son souverain, 66 Je pouvais
< ét3a
guerre contre les
aux dipens du bonheur Français, mais c'eut
et de la tranquillité de --- Page 177 ---
( 151 )
conserver à V. M.
i mes compatriotes ; j'ai préféré
de ses fidèles sujets , plutôt
46 une portion considérable
incertaines
6 que de tenter dc nouveau les chances
laissé dans la partie Espa66 d'une guerre qui n'aurait
< gnole qu'un monceau de cendres et de cadavres."
Tels sont les motifs qui devaient prévaloir dans le
de Sanchez et de ses lieutenants; mais Tétat préceeur
nombre d'entre eux, dont la fortune
caire d'un grand
d'une révolution
était essentiellement liée au succès
avaient excitée 1 etla crainte de ne pas conserver
qu'ils
qu'ils ne devaient qu'à
les places et la considération
leur
l'état de crise dans lequel ils tenaient leur patrie 9
diamétralement opposée
fit prendre une détermination
à lintérêt général.
et fuLes parlementaires de Sanchez se retirèrent,
par le capitaine Gilbert Guillermin,
rent accompagnés
qui avait ordre d'aller jusqu'à leur quartier-général,
déclarer à Don Juan Sanchez que le général Barpour
d'humaquier, après avoir satisfait aux considérations
lui
son coeur et ses denité et de paix que prescrivaient
les hostilités, à T'expiration
voirs 2 allait reprendre
à
de la suspension d'armes, et ne consentait
précise
que dans le cas où
T'échange des prisonniers respectifs
la
s'effectuerait dans les délais de trève,
cet échange
lui.
et avec les restrictions proposées par
Sanchez ayant observé au capitaine Guillermin que
l'échange était trop limité 1 en raison de
le terme pour
les
la grande distance où se trouvaient
prisonniers
les opérations miliFrançais 9 cet officier répondit que
leur cours n'empécheraient pas
taires 1 en reprenant
sur la limite on
lors de Tarrivée des prisonniers
que 2
les délais de trève,
cet échange
lui.
et avec les restrictions proposées par
Sanchez ayant observé au capitaine Guillermin que
l'échange était trop limité 1 en raison de
le terme pour
les
la grande distance où se trouvaient
prisonniers
les opérations miliFrançais 9 cet officier répondit que
leur cours n'empécheraient pas
taires 1 en reprenant
sur la limite on
lors de Tarrivée des prisonniers
que 2 --- Page 178 ---
152 )
ne traizit de leur échange par le moyen d'un
taire.
parlemenSanchez, quiavait des motifs secrets
ane pacification
pour retarder
générale 2 desirait au fond du ccur une
seconde occasion de renouveller les
s'était ouvert avec confiance à Don négociations; : il
son ancien
Joseph del Orve 3
ami, sur les propositions
Confidence de sur les modifications
déjà entamées et
Don Juan Sanqu'il jugeait convenables dans
chez à Don Jo- cas oà, pour éviter l'effusion du
le
seph del Orve. de s'en
sang 2 on conviendrait
rapporter à la décision des
pectifs : il alla même jusqu'au gouvernements resclauses
point de lui confier les
substantielles de la suspension
le prier de luiindiquer le mode
d'armes , et de
de
de rédaction usité dans
pareilles circonstances 2 il engagea même le
del Orve à y ajouter quelques
sieur
observations
afin d'éviter les longueurs de la discussion impartiales,
venir plus
, et de parpromptement au but désiré. Il avait
en même tems du sieur Joseph del Orve la
exigé
la plus
discrétion
rigoureuse sur ses ouvertures confidentielles,
jusqu'au moment où l'arrivée des
nirait l'occasion
prisonniers lui fourd'envoyer un parlementaire à SantoDomingo. Le but de Sanchez, en
gociation aussi
ajournant une néimportante, était de disposer les
exaltés des premiers chefs à des
esprits
qui
vues de conciliation
pussent satisfaire les prétentions
Les articles
réeiproques.
chez,
principaux qui devaient, selon Sanservir de base à une paix stable et
Conventions
étaient: 1. C6 Que la
définitive, 2
cites dont San- ta- 6 prise à la sollicitation guerre actucile ayant été entrcchez entre-voy- 46,
particulière des Dominguois
aitha possibilité, réfugicsa Portorie, il était
66 cas oû la France
indispensable 2 dans le
censerverait la souveraineté sur la
incipaux qui devaient, selon Sanservir de base à une paix stable et
Conventions
étaient: 1. C6 Que la
définitive, 2
cites dont San- ta- 6 prise à la sollicitation guerre actucile ayant été entrcchez entre-voy- 46,
particulière des Dominguois
aitha possibilité, réfugicsa Portorie, il était
66 cas oû la France
indispensable 2 dans le
censerverait la souveraineté sur la --- Page 179 ---
153 )
de
que le gouverne65 partie delEst Saint-Domingue,
individu Espagnol, qui vou6 ment garantit à chaque
la
6 drait aller vivre dans les domaines de S. M. C.,
séquestrées
6 jouissance de ses propriétés injustement
65 par le général Ferrand."
2. Cc Que dans le cas où le gouvernement Français
la
sur la partie de PEst de
< conserverait souveraineté
< Saint-Domingue, aucun individu ne serait recherché,
la guerre 2 et que
6 poursa conduite politique pendant
des
civils et militaires
c ceux qui occupaient
emplois
à les
< antérieurement: aux événemens. 2 continueraient
Français."
< exercer sous le gouvernement
3.40 Que dans le cas où le gouvernement Français,
la
sur la partie de PEst de
4 conservant souveraineté
voudrait employer les Espagnols
< Saint-Domingue, 2
dans la partie
4 au rétablissement de la tranquillité
seraient
et entretenus à l'instar
6 Française, ils
payés
et au dépens du gouverne6 des soldats Français,
6 ment."
cérémonies réligieuses
4. < Que la réligion et les
et seraient pratin'éprouversient aucun changement,
66 quées comme elles l'étaient sous le gouvernement
< Espagnols."
au décret des consuls 2
5. 66 Que, 2 conformément
Esdes loix et usages
6 sur la conservation provisoire
exécution
c pagnols , le code Napoléon n'aurait son
définitive de la CO-
< qu?à Tépoque de P'organisation
<-lonie." 66
la durée de la trève 1 la surveil6. Que, pendant
des
établis
le commerce
c lance des marchés,
pour
de
4L
scrait confiée à des commissaires
deux naticns, 2
e police choisis de part et d'autre."
X
la conservation provisoire
exécution
c pagnols , le code Napoléon n'aurait son
définitive de la CO-
< qu?à Tépoque de P'organisation
<-lonie." 66
la durée de la trève 1 la surveil6. Que, pendant
des
établis
le commerce
c lance des marchés,
pour
de
4L
scrait confiée à des commissaires
deux naticns, 2
e police choisis de part et d'autre."
X --- Page 180 ---
154 )
7. c Que dcs commissaires
<scraient
Français et Espagnols
envoyés en Europe 7 aux frais du
ment Français, à T'effetd'obtenir des
gouverne.
gouvernements
respectifs une décision définitive sur le
66 partie
sort de la
Espagnole."
8. c Que toutes réclamations de
dommages et inté.
réts, pour les pertes occasionnées par les
c de la guerre ne
événemens
7 seraient point
66 d'autre."
admises 2 de part et
9. < Qu'il ne serait loisible au
(
gouvernement de
Santo-Domingo, , ainsi qu'alui, et ce ,
< durée de la suspension d'armes
pendant la
< d'aucun
seulement, de gréver
impôt quelconque les
( l'enceinte de'
Espagnols restés dans
4 les
Santo-Domingo 2 et les Français que
circonstances avaient placés sous son autorité,"
Sanchez fit une dernière observation
Guillermin relativement
au capitaine
aux soldats Italiens pris dans
le Fort Saint-Jérôme et à ses papiers trouvés le 24
dans son quartier-général; ; il réclamait les uns et les
autres, en cas d'échange. Le capitaine Guillermin lui
répondit que les Italiens, étant considérés cbmme dé.
serteurs, ne pouvaient être traités comme
ct par conséquent compris dans Péchange; prisonniers,
aux papiers, ils avaient été disséminés
que quant
et qu'il serait
de
par le.soldats 2
14 Février.
impossible les réunir.
arrivée d'un baLes hostilités recommencérent le
timent venant notre
14, par le feu de
de Cube.
artillerie sur toute Ia ligne ennemie. Nous dé.
truisimés dans la même soirée trois rangs de gabions
que les insurgés avaient élevés dans la nuit,
inpour
quiéter nos bitimens dans la Rade.
Dans la soirée du 12, un bitiment de Cube, chargé
de 40 milliers de
sucre, 2 était venu ajouter à nos moy-
.
arrivée d'un baLes hostilités recommencérent le
timent venant notre
14, par le feu de
de Cube.
artillerie sur toute Ia ligne ennemie. Nous dé.
truisimés dans la même soirée trois rangs de gabions
que les insurgés avaient élevés dans la nuit,
inpour
quiéter nos bitimens dans la Rade.
Dans la soirée du 12, un bitiment de Cube, chargé
de 40 milliers de
sucre, 2 était venu ajouter à nos moy- --- Page 181 ---
I 155 )
16 Février.
Pennemi, instruit que le caens d'existence ; etle 16,
étaient Espagnols,
de ce bitiment
pitaine et Parmateurd
batiment dans la
pour couler ce
fit tout son possible
de canon de quatre
Rade. En conséquence, une pièce
élevées, à
derrière une des écores les plus
fut placée
et à P'abri de nos batteries
T'embouchure de la rivière 1
le moyen
côtes. Nous parvinmes néanmoins. 2 par
de
obuses à neutraliser. Peffet de cette
des bombes et des
fcu dans la journée suipièce de canon 2 qui cessa son
vante.
quatre bâtimens à PEst; les
17 Février.
Le 17 2 la tour signala
les terrasses des Fausse espérhabitans se portérent en foule sur
P'espérance ance des habidans la confiance de voir réaliser
tans.
maisons,
quelque tems la nouvelle de
qu'avait fait naitre depuis
Française, Mais
T'arrivée prochaine d'une division
durée: à dix heures du matin,
leurjoie fut de courte
arboet un brick Anglais
une frégate, une corvette,
les atterrages de
rèrent leur pavillon 2 en reconnaissant
bâtiment
ville. Dans le même moment, un petit
notre
rangeait la terre pour gaFrançais venant de Curaçao
pour lui coule port; le brick détacha ses barges
la
gner
Botin, dont fé. Nouvellepreuve
mais le brave capitaine
donnée
per la terre 9
le
à la voile, de zéle Be
était à l'ancre, met sur champ
par le Sieur
louque
et fait entrer dans le port tin,
force les barges à s'éloigner,
la goëlette sous sa protection.
qu'intrépide, avait
Ce marin, aussi désintéressé circonstances difficiles 2
déjà mérité, dans plusieurs donna de son humanité
par les preuves réitérées qu'il
de
Pestime et la réconnaissance
et de son dévouement,
du 15 Février s'exprimait
tous les Francais.Lag gazette
à son égard, en ces termes. la société donncnt des
6 Si les sacrifices faits à
igner,
la goëlette sous sa protection.
qu'intrépide, avait
Ce marin, aussi désintéressé circonstances difficiles 2
déjà mérité, dans plusieurs donna de son humanité
par les preuves réitérées qu'il
de
Pestime et la réconnaissance
et de son dévouement,
du 15 Février s'exprimait
tous les Francais.Lag gazette
à son égard, en ces termes. la société donncnt des
6 Si les sacrifices faits à --- Page 182 ---
156 )
46 droits
incontestables à la
ce
reconnaissance des
temporains, et, au souvenir de
con66 tans et la
la postérits, les habi66
garnison de Santo-I
vertus civiques et au
Domingo doivent aux
66 Botin, les
patriotisme du capitaine Jean
C dans cette hommages les mieux mérités, et c'est
Feuille que T'expression doit en être
spécialement contenue, et le motif
plus
a
consacré,
Armateur et capitaine du
Cc
corsaire
Joseph, cet industrieux et
Français le
G des circonstances
loyal marin a donné, dans
4 téressement
difficiles, des preuves d'un désinc avec
trop généreux, pour ne pas être nommé
éloges, dans un tems surtout, où
plus vil, et Tinsouciance la
l'égoisme le
G sont assez
plus honteuse ont été et
c des actions généralement les sentiments
de quelques autres
directeurs
6 raient pu, comme Mr.
Français, qui au4c me
Botin, s'environner de l'esti46 publique, 3 etqui ont préféré l'or à
Dans un momentoà la
Thonneur."
40 classe
Famine avait réduit la
indigente des
<6 aux plus cruelles
Habitants de Santo-Domingo
< lui arrive. Des privations, une prise chargée deriz
46 gourdes du
spéculateurs lui offrent 50 et 60
eleurs
quintal, mais Pestimable Botin
propositions: € Je n'abuserai
rejette
"Pétat ou nous
puint, dit-il, de
6 misère
sommes; ; je n'ai point spéculé sur la
46 et
publique. Il s'adresse aux
aux personnes qui,
administrateurs
c6 au sort de tous les
par état, doivent s'intéresser
c6 son à 25
citoyens, et leur cède Sa
gourdes le
cargai46 que le riz
quintal sous condition
sera distribué à
expresse
CC dans la
ce prix à tous les habitants
46 Peu de proportion des besoins réels de
tems
il
chagu'un.
: fait une
après s'embarque sur son
prise, et malgré les dangers
corsaire,
qu'elle courait
ateurs
c6 au sort de tous les
par état, doivent s'intéresser
c6 son à 25
citoyens, et leur cède Sa
gourdes le
cargai46 que le riz
quintal sous condition
sera distribué à
expresse
CC dans la
ce prix à tous les habitants
46 Peu de proportion des besoins réels de
tems
il
chagu'un.
: fait une
après s'embarque sur son
prise, et malgré les dangers
corsaire,
qu'elle courait --- Page 183 ---
157 )
les croiseurs Anglais, son zéle
c d'être enlevée par
de la place de
4 pour la chose publique et la position
ce
le décident à T'expedier pour
6 Santo-Douingo,
Sur une
son intérêt personnel.
6 port, sans-consulter
de marchan4 autre prise il trouve ute giche cargaison lui oflre de les
6 dises sèches ; le capitaine capturé M. Botin refuse 9
6I racheter à un très bon prix; mais
des
les
avec désavantage pour
6 ct préfére échanger
dc
4 comestibles qu'il veut envoyer a ses concitoyens
< Santo-Domingo."
il en a utisa profession,
C'est ainsi, qu'honorant doublement heureux, et
< lisé les profits hazardeux, la fortune et Topinion
c bien digne de l'être puisque
lui ont souri en
c publique, si souvent en opposition,
66 même tems.
Botin, qui a si bien
< La conduite du capitaine
doute imitée;
66 mérité de ses compatriotes sera sans
et il ne
qu'ila donné ne sera point perdu,
4] Texemple
soit con6 nous reste qu,à désirer que son patriotisme
juste et rémunérateur."
6 nu d'un gouvernement
continua le ,19 Févricr.
Le 18 et le 19, la station Anglaise avec les
fréquemment
Blocus du port, et communiqua
n'était pas déinsurgés; on supposa, et cette opinion
dans la
vraisemblance, qu'elle était occupée
nuée de
des pieces d'artillerie
Rade de la Calette à débarquer
nous deIl devenait important pour
et des troupes.
aussi dangereux pour la
faire échouer des préparatifs de la Rive gauche de
ville, en nous rendant maitres
l'Ozama.
l'affaire de Galard, qui avait déSanchez, après
dans la partie de TOuest,
truit toutes ses espérances
considérepassé ce Fleuve qu'il
avait précipitamment
ée de
des pieces d'artillerie
Rade de la Calette à débarquer
nous deIl devenait important pour
et des troupes.
aussi dangereux pour la
faire échouer des préparatifs de la Rive gauche de
ville, en nous rendant maitres
l'Ozama.
l'affaire de Galard, qui avait déSanchez, après
dans la partie de TOuest,
truit toutes ses espérances
considérepassé ce Fleuve qu'il
avait précipitamment --- Page 184 ---
158 )
rait comme la seule barrière
les Français. Dans l'idée insurmontable entre lui ct
que nous
franchir cet obstacle, il
n'oserions jamais
flatteur du succès de
s'abandonnait au souvenir
voir sourire de
Palo-Hincado; ; et à l'espoir de
contrées, ou elle nouveau la fortune dans ces mêmes
lui avait été si
ou nous ferions des tentatives favorable, dans le cas
centrant d'ailleurs la
de ce côté-là. En conla rive gauche du
majeure partie de ses forces sur
l'entrée
fleuve, il était maitre du port, dont
n'était plus accessible à nos
consolaitdes désastres
batiments, et se
qu'ilavait
rôme et à Galard,
éprouvés à Saint Jépoint
par l'idée chimérique de n'avoir
abandonné le Blocus de
Renfort reçu
Francisque
Santo-Domingo.
par l'armée de avait
Estèves, 2 à la tête de 500
Sanchiez.
par des marches
hommes, 9
la division de
forcées, 9 opéré sa jonction avec
P'Est, forte d'environ
fanterie et 400 hommes de
1000hommes d'inenfin à inspirer à Sanchez cavalerie: tout concourait
cette confance
parable de
aveugle insé.
né les
Pimpéritie et de l'orgueil qui lui avait fasci.
yeux, 2 dans les conférences du 7, du
12 Février.
11, et du
Revue des
Le 19, le colonel Aussenac
troupes Françai- en revue la brave
reçut l'ordre de
ses parlecolonel
armée expéditionnaire destinée passer
Aussenac.
verserle lendemain la rivière de
à traoccupaitsurl la rive
POzama. L'ennemi
opposée des positions extrCmement
avantageuses, fortifiées parl'art et par la nature.
gauche et la droite du
La
flanquée par des redoutes chemin, 9 pour) y arriver, était
etlaspérité
en gabions, dont l'élévation
rendaient les approches
tance d'environ trois
difficiles ; à la disde
quarts de lieue, une seconde
retranchemens couvrait ces
ligne
de point de
redoutes et devait servir
ralliement, dans le cas où les premiers
ou- --- Page 185 ---
159 )
forcés: il fallait enfin, pour pénétrer
rages seraient
dernier Boulevard
Thabitation dite Ferreira ,
défendus
jusqu'a
deux retranchemens
e Sanchez, emporter meilleures troupes 2 et 400
par 1500 fantassins de ses
hommes de cavalerie. dans la nuit du 19 au 20,
Les mesures furent prises
oflicier plein 20 Février. de vaisseau Guignot,
Passage del'Opar le lieutenant
effectuer le passage de zama ct prise des
d'intelligence et de zèle 9 pour
l'endroit où elle retraheliements
face de T'ennemi, et à
del Manganagua.
retranchemens
e Sanchez, emporter meilleures troupes 2 et 400
par 1500 fantassins de ses
hommes de cavalerie. dans la nuit du 19 au 20,
Les mesures furent prises
oflicier plein 20 Février. de vaisseau Guignot,
Passage del'Opar le lieutenant
effectuer le passage de zama ct prise des
d'intelligence et de zèle 9 pour
l'endroit où elle retraheliements
face de T'ennemi, et à
del Manganagua. la rivière 3 en
de largeur. peut avoir environ 150 pas géométriques Parmée, aux orLe 20, à sept heures du matin,
Aussenac, et divisée en deux colonnes,
dres du colonel
où elle devait traverser
fut dirigée sur tous les points
lieutenant de
fleuve. Le sieur Pierre Mouilla,
le
le fleuve avec intrépidité et va placer
port, , traverse
l'ancre quidevait servir à touer
sous le feu de Pennemi colonne de droite était comiles canots de transport. La
Vassimon, et celle de
mandée par le chef-de-bataillon
Forétait sous les ordres du chef-de-bataillon
gauche, 2
tier. en
sur le rivage,
Les premiers pelotons, 7 parnissant
semblait
d'abord le feu de Pennemi , qui
essuyèrent
l'audace de notre projet ; mais à l'insdouter encore de
dans leurs
tant même 2 vingt pièces de canon , portant les rcflancs la destruction et la mort, foudroyèrent bruit
des Espagnols, 2 firent succéder au
tranchemens
le silence de la terreur qu'elles
de leur mousquetterie
avaientimprimée. à la fois le spectacle
Le Aleuve devenu libre. 2 offrit
caterrible et le plus imposant. Seize petits
le plus
couronnée d'une fumée
nots voguant sur la surface
--- Page 186 ---
160 )
guerriere . dipostrent
trépide légion coloniale, bientotsurl la rive gauche, lin. trophées et
enorgueillie de ses anciens
Les impatiente d'en acquérir de
140 braves qui la
nouveaux. tête Ie chef.de-bataillon composaient avaient à leur
et le licutenant
Savary, > le capitaine
Gaujean, accoutumés
Théard 9
à voir fuir devant eux les
depuis cinq mois
Notre redoutable
phalanges Espagnoles. pes abordèrent à la rive artillerie, 3 à Pinstant où ces troula foudre de
gauche 3 fit éclater de
ble
toutes parts: : sa fureur n'était nouveau
qu'à l'attitude menaçante de
compara. lérité de nos marins,
nos soldats, et à la céchargés de
nos troupes,
transporter le reste de
En moins d'une
posaient
heure 2 les 800 hommes
l'armée
qui comqui les séparait de expéditionnaire ont franchi lintervalle
la vue des femmes l'ennemi, et leur ardeur augmente à
sons,
placées sur les terrasses
3 faisant des veux pour le succès
des maiA huit heures, les
de nos armes.
compara. lérité de nos marins,
nos soldats, et à la céchargés de
nos troupes,
transporter le reste de
En moins d'une
posaient
heure 2 les 800 hommes
l'armée
qui comqui les séparait de expéditionnaire ont franchi lintervalle
la vue des femmes l'ennemi, et leur ardeur augmente à
sons,
placées sur les terrasses
3 faisant des veux pour le succès
des maiA huit heures, les
de nos armes. la crête des écores de la troupes SC mettent en marche;
l'ennemi, , quis'était rivière avait été évacuée par
ce, sur ses retranchemens replié, après une faible résistanLa colonne de droite
de Manganagua. eut ordre de
positions précédemment
parcourirtoutes les
pendant que celle de occuppées par les insurgés,
dans le chemin
gauche continuerait sa marche
tesles
royal , où elles devaient se
deux. rèunir touEnfin, après trois quarts d'heure d'une
dant laquelle nous eûmes à
marche penfeu de tous les
essuyer stecessivement le
avant-postes,
ne de
l'avant-garde de la colongauche : composée des chasseurs
coloniaux et de --- Page 187 ---
( 161 )
et attaqua les retranchielasted demiesbrigade, apperçut toutes les forces ennemies.
mens oû s'étaient ralliées
défendue par 1900
Cette ligne de retranchements, ,
de 140 pas gcoménriques;
hommes, occupait un espace
sur un bois 2 et
etsa droite étaient appuyces
dont le
sa gauche
deux caronnades de 12,
son front protégé par
feu était croisé.
impétuosité des
Llimprudente;, , mais courageuise
qui
imitée par la 37e demi-brigade,
chasseurs coloniaux de la colonne 1 pour partagerla
se sépara brusquement faillit devenir fatale aux uns et
gloire des premiiers,
aux autres.
et deux décharges
Un feu terrible de mousquetterie hors de combat, et
d'artillerie nous mirent 30 hommes
sur le reste de
à se replier
forcèrent notre avant-garde bientôt le terrein qu'on venait
la colonne , qui regagna
de perdre.
de gauche était ainsi aux
Pendant que la colonne
Vassimon 2 à
avec Tennemi , le chef-desbataillon à travers les bois la
prises tête de celle de droite 9 tournait
de son mouvela
la rapidité
réugauche des retranchements; des deux colomnes
ment et Pattaque vigoureuses fuite des insurgés et la prise de
la
des grenanies déterminerent le sieur Daram , capitaine
leurs lignes ; où
et Théard, capitaine
diers de la 5me démicbrigade, 7
les premiers.
à plus
des coloniaux , pénétrérent déroute 1 pourstivi
L'ennemi, 2 en plcine
abandonna tout
d'une lieue du dhamp-debansile quatre pièces d'artilleavec
son butin aux vainqueurs, point encore été placées.
sie, dont deux n'avaient
mêmes, leur perte a
Paveu des ennemics
D'après
Y
et Théard, capitaine
diers de la 5me démicbrigade, 7
les premiers.
à plus
des coloniaux , pénétrérent déroute 1 pourstivi
L'ennemi, 2 en plcine
abandonna tout
d'une lieue du dhamp-debansile quatre pièces d'artilleavec
son butin aux vainqueurs, point encore été placées.
sie, dont deux n'avaient
mêmes, leur perte a
Paveu des ennemics
D'après
Y --- Page 188 ---
162 )
été de 150 hommest tués et 55 blessés.
de 100
La nôtre a été
hommes, tant tués que blessés.
Lc colonel.Aussenac vint de suite
tions, sur la rive gauche du
occuper les posil'intention de
fleuve, que- nous avions
conserver.
Dans son rapport au
général-en-chef, le
Aussenac se loue
colonel
du
particulièrement de
courage de ses deux chefs de
Pintelligence et
nans-colonels Vassimon
colonnes, les lieuteduite des officiers
et Fortier, ainsi que de la conla
des troupes de ligne et
companie administrative
d'état-major,
la réputation de valeur
soutint dans cette occasion
Rouillé
qu'elle s'était acquise, Le
se fit remarquer
sieur
fut blessé.
par beaucoup d'intrépidité et
Le seul reproche que le colonel
crà fondé à faire dans
Aussenac se soit
cette journée
tes les troupes en
glorieuse, où toud'émulation,
général ont rivalisé de bravoure et
fut aux chasseurs
demi-brigade, dont
coloniaux, et à Ia 37e
avait
Pimprudent et
un instant contrarié les
impétueux courage
Les Francais se qui devaient assurer la
dispositions d'ensemble
retranchent sur
victoire. Le colonel
la rive gauche méme tems cette occasion
saisit en
de lozama.
que la subordination
pour rappeller aux troupes
fait toute la force des armées.
Après Paffaire du 20 Février, les
donnés au directeur du
ordres avaientété
sur le
corps du Génie de
champ àr fortifierles
s'occuper
22 Février. que nous voulions
hauteurs de la rive gauche
Rencontre des du port.
conserver, pour défendre la liberté
patrouillesennement mies, engageLe 22, à six heures
cette occasion. général à de nos
du matin 9 une reconnaissance
troupes ayant rencontré les
mis, , à la distance d'environ
avant-postes enneun quart de lieue de
camp 7 engagea avec eux une: assez vive
notre
coloune de droite,
fusillade. La
3 aux ordres du colonel Vassimon,
urs de la rive gauche
Rencontre des du port.
conserver, pour défendre la liberté
patrouillesennement mies, engageLe 22, à six heures
cette occasion. général à de nos
du matin 9 une reconnaissance
troupes ayant rencontré les
mis, , à la distance d'environ
avant-postes enneun quart de lieue de
camp 7 engagea avec eux une: assez vive
notre
coloune de droite,
fusillade. La
3 aux ordres du colonel Vassimon, --- Page 189 ---
16S )
dans les combats de Saintque sa conduite distinguée
avait fait élede Galard 7 et de Manganagua
Jérôme ,
le licutenant colonel Fortier,
ver à ce grade , ainsi que
immédiates se porta de
occupant les positions les plus
soutenir le feu de nos troupes.
suite en avant, pour
fortifiait
se
progressiveinent
L'ennemi, en se repliant,
à dédistribués sur la route 2 et destinés
par les corps
de Sanchez 9
fendre les approches du quartier-général à une lieue
sur l'habitation Ferreyra,
qui se trouvait
de Santo-Domingo.
anciens retrancheL'affaire devint générale aux
où Pennemi avait une seconde
mens de Manganagua, forces: il en fut chassé de noufois réuni toutes ses
et
mais il
une vigoureuse résistance 1
veau; ;
opposa
de
que dans
opéra sa retraite avec moins précipitation oà Caravales affaires précédentes 1 jusqu'au moment
rallia
hal à la tête de 800 hommes de troupes fraiches
les fuyards et rétablit le combat.
la vivacité du
Le colonel Aussenac, jugeant par
affaire
des insurgés , qu'il avait
feu, et l'opinitreté
350 hommes
1900 hommes réunis, et n'ayant que
aux
les avoir poursuivi à un quart de
à leur opposer, , après
de se serrer en
ordonna à sa colonne
lieue des lignes, 2
échelons, jusmasse et se retirer en bon ordre, par
de
et
retranchemens, où le feu ayant cessé part
qu'aux
vinrent reprendre les positions de
d'autre, nos troupes
restés 400 hommes en obla rive gauche , où étaient
Fortier.
sous les ordres du colonel
servation 2
nous avons eu la gloire
Cette action , dans laquelle
del'end'enlever une seconde fois les ouvragesa avancés
des forces aussi inégales, a éts assez meurnemi avec
si les sinuosités du chetriere, et Peit été d'avantage
le feu ayant cessé part
qu'aux
vinrent reprendre les positions de
d'autre, nos troupes
restés 400 hommes en obla rive gauche , où étaient
Fortier.
sous les ordres du colonel
servation 2
nous avons eu la gloire
Cette action , dans laquelle
del'end'enlever une seconde fois les ouvragesa avancés
des forces aussi inégales, a éts assez meurnemi avec
si les sinuosités du chetriere, et Peit été d'avantage --- Page 190 ---
( 164 )
min et Pépaisseur des bois qui le
neutralisé le feu des combattants. bordent n'eussent
cette rencontre
Nous eumes, , dans
, quarante-cinq hommes
quinze tués sur le
blessés, et
l'ennemi fut plus champ-de-bataille ; et la perte de
20 Février.
considérable que dans le combat du
La mort dui sieur Poiré, lieutenant
de la 5me
des grénadiers
Ce brave demi-brigade 3 a excité les plus vifs regrets.
officier, après avoir délivré un
Français des mains de quatre
sergent-major
coup de
Espagnols 2 fut tué d'un
leurs mousquet, au moment où il
chefs qui avait été blessé,
poursuivait un de
d'atteindre.
etqu'il était sur le point
Dans la même journée, les
sion Anglaise, et
mouvements de la diviF'apparition d'un
L'enneini fait devant le fort
colonne ennemie
une diversion au
Saint-Jérome, , donnérent lieu
fortSaint Jéro- que l'ennemi avait cherché à
à penser
me,
cette partie,
faire une diversion dans
combinée pour faire avec plus de succès une
sur les positions de la rive
attaque
ma; mais ce projet fut déconcerté gauche de lOzade nos patrouilles,
par la surveillance
de Pennemi.
qui nous firent connaitre le dessein
Néanmoins, pour
nous ne comptions
prouver à Sanchez que
pas sur le
ses attaques ; 150 grenadiers nombre 2 pour résister à
ser la rivière afin
reçurent l'ordre de
7 d'observertes
repasnemi, et de dégager le fort
mouvements de l'eno il serait investi. Le Saint-Jcrôme, dans le cas
cffet la position de
colonel Aussenac reconnut en
du général Ferrand l'ennemi qui occupait Thabitation
etle Belvédère, mais
sc retirèrent à son
les insurgés
l'inutilité de leur approche, 2 jugeant sans doute de
grenadiers etleur tentative par la contenance de nos
bonne disposition à les recevoir.
vertes
repasnemi, et de dégager le fort
mouvements de l'eno il serait investi. Le Saint-Jcrôme, dans le cas
cffet la position de
colonel Aussenac reconnut en
du général Ferrand l'ennemi qui occupait Thabitation
etle Belvédère, mais
sc retirèrent à son
les insurgés
l'inutilité de leur approche, 2 jugeant sans doute de
grenadiers etleur tentative par la contenance de nos
bonne disposition à les recevoir. --- Page 191 ---
163 )
Le Colonel Vasle colonel Vassimon, dont la colonne simon se retranCependant
sentit la néces- che sur la sive
étaitaffaiblie d'environ 200 hommes,
gauche.
ses forces dans la position la plus
sité de concentrer
il fit clever à la hate un rang
élevée de la rive gauche:
deux petites
de gabions autour de son camp, et placer infanterie.
de campagne pour soutenir son
pieces
de suite à découvrir à la
Cent.ouvriers s'occupérent
de cette
distance de deux portée de fusil les approces
environnée de bois épais afin de
nouvelle place d'armes
la mettre à labri d'une surprise et d'un coup-de-main.
chercha inutilement à faire cesser nos
L'ennemi
les travailleurs; les ouvrages
travaux, en inquiétant
faible boulevard
furent.achevés dans 24 heures, et ce
là hâte contre un ennemi peu fait à la guerre,
élevé a
des victoires des 20 et 22 février.
nous assura le fruit
Le colonel Vassimon, les lieutenants-colonels
le brave capitaine Theard qui reçut
Daram et Cottenet,
infinité d'officiers de tout arme
un coup de feu 2 et une
longue et la plus
dans cette action , la plus
ont soutenu,
de valeur qu'ils ont
chaude de toutes, la réputation
de cette guerre.
mérité depuis le commencement
deux
de 23 Février.
Le 23, le général-en chef fit placer
pieces
écarter lennemi qui,
16 au fort Saint Jérôme, , pour
à portée de canon et gétous les jours, se présentait
nait les communications.
continuité de désastres aurait dà dessiller
Cette
habitants de la partie de PEst de Saint
les yeux aux
de révolte, ils
Domingue, mais entrainés parl'esprit
Poisiveté des camps, aux douces habitudes
préféraient
venir affronter des dangers dont les
du travail, pour
natureleéloignaient leurs mcurs et leur caractere
Le général Barquier pensait que la
mens pacifique.
et gétous les jours, se présentait
nait les communications.
continuité de désastres aurait dà dessiller
Cette
habitants de la partie de PEst de Saint
les yeux aux
de révolte, ils
Domingue, mais entrainés parl'esprit
Poisiveté des camps, aux douces habitudes
préféraient
venir affronter des dangers dont les
du travail, pour
natureleéloignaient leurs mcurs et leur caractere
Le général Barquier pensait que la
mens pacifique. --- Page 192 ---
166 )
circonstance étàt favorable
il avait fait les
pour rapprocher les esprits;
premières démarches, mais
ent été accueillies avec le
elles avaidans les hommes
ton de méfiance ordinaire
dont le ceur est plus
perfidie qu'à la générosité.
enclin à la
que le
Sanchez ne pouvait croire
gouvernement fit ainsi le sacrifice de
sentiment, au bien général,
son ressonnait d'après des
sans doute parcequ'il raiprincipes contraires.
24 Février.
Neanmoins, le 24, le sieur
l'Orve Don Joseph de qu'on a vu figurer dans
don Joseph del Orve 3
renoules conférences
velleses tentati- février, solicita la
des7, 11 et 12
ves auprès de simple
permission de se rendre, comme
Sanchez.ellesne
particulier, au camp de Don
sontpointavouce es
qu'il avait laissé le 12
Juan Sanchez,
par le gou- Il fondait
dans des dispositions
vernement.
le succès de la nouvelle
pacifiques.
allait fairesur les Victoires
démarche qu'il
sultats
des 20 et 22, dont les ré.
glorieux en affaiblissant les
surgés, devaient
prétentions des ingrand ascendant nécessairement lui donner un
sur l'esprit de Sanchez
notions certaines qu'il disait
d'après les
la modération de
avoir sur les intentions et
ce chef des révoltés.
Le sieur Don Joseph del Orve,
dont le
conciliant et la bonne
caractere
chefs du
judiciaire étaient connus des
gouvernement, partit donc animé
sincère de faire cesser le fléau de la
du desir
ployer pour y parvenir toute
guerre, et d'ement ses anciennes
l'influence que lui donnaiCette
liaisons avec le chef des
mesure dictée
révoltés.
clémence
par Phumanits, et
des
adoptée par la
commandée vainqueurs, leur était en même tems
par la nécessité la plus
étions parvenus à la vérité,
impérieuse; nous
notre constance à lutter
par notre courage et par
depuis mois contre toutes les
privations et tous les dangers, ru pcint de
ne pouvoir
guerre, et d'ement ses anciennes
l'influence que lui donnaiCette
liaisons avec le chef des
mesure dictée
révoltés.
clémence
par Phumanits, et
des
adoptée par la
commandée vainqueurs, leur était en même tems
par la nécessité la plus
étions parvenus à la vérité,
impérieuse; nous
notre constance à lutter
par notre courage et par
depuis mois contre toutes les
privations et tous les dangers, ru pcint de
ne pouvoir --- Page 193 ---
167 )
mais la famine
que mourir ou vivre glerieusement:
ration de
haut dégré, et la modique
était à son plus
mois la malheureuse
mais, qui prolongeait depuis un
dans huit jours.
allait finir
existence de nos soldats,
à deux mille lieues
Abandonnés de Punivers entier,
forces
Phonneur seul ranimait leurs
de leur patrie,
de la famine et les efforts de
épuisées par les horreurs
foule d'ennemis dont ils ètaient environnés.
cette
affreuse, T'espérance de sauver
Dans cette situation
et leur prole pays nous aidait à supporter nos maux, hommes
n'avait rien d'effrayant pour des
longation
France victorieuse de toutes les
qui,la vue, fixée sur la
de
ses
n'aspiraient qu 'à la gloire
partager
nations,
les jours que par les comtriomphes et ne compaient
del Orve.
avaient à livrer. Don Joseph
bats qu'ils
au quartier
d'un extérieur simple et modeste, parvient
Don
Sanchez, il le trouve environné
général de
Juan
d'officiers Espagnols
d'un cortege brillant et nombreaux
comdont lattitude arrogante n'était guere
et Anglais,
venaient d'avoir lieu.
patible avec les événeménts qui
Sanchez
Cependant, après les compliments d'usage,
séft entrer le Sieur del Orve dans un appartement
afin de s'entretenir seul avec lui.
parée,
Orve avait à peine commencé à
Don Joseph del
amicales et confirappeller à Sanchez les ouvertures
éluder
dentielles du 12 février, que ce dernier, pour était
ultérieure, répondit que ce qui
toute explication huit jours ne l'était plus aujourdadmissible il y avait
dans cette
'hui. Il n'était pas difficile de reconnaitre
Pinfluence de la perfidie Anglaise,
réponse laconique ,
entretenir la guerre désmettant tout en ceuvre pour
ée,
Orve avait à peine commencé à
Don Joseph del
amicales et confirappeller à Sanchez les ouvertures
éluder
dentielles du 12 février, que ce dernier, pour était
ultérieure, répondit que ce qui
toute explication huit jours ne l'était plus aujourdadmissible il y avait
dans cette
'hui. Il n'était pas difficile de reconnaitre
Pinfluence de la perfidie Anglaise,
réponse laconique ,
entretenir la guerre désmettant tout en ceuvre pour --- Page 194 ---
168 )
astreuse qu'elle avait
autant d'impudence
suscitée, et répandant avec
dus succès des
que d'exagération, les prétenles
Espagnols en Europe, pour soutenir
espérances de ces derniers. Ce fut
Don Joseph del Orve
envain que
opposa, aux
d'ambition et D'orgueil
considérations
qui dominaient
coeur de Sanchez, les
alors dans le
l'intérêt public; ill lui principes de Phumanité et de
traça inutilement le
fligeant des malheurs
tableau af.
sur son
que son obstination allait attirer
pays et principalement sur les
tants de
infortunés habi.
Santo-Domingo Il lui fit
sultats aussi facheux
envisager les ré.
dont tout l'odieux qu'inévitables d'une résolution
raison de
retomberait un jour surlui
sa
seul, en
responsabilité, et pour
aucun moyen de persuasion,
n'omcttre enfn
choses
il lui fit
sous le rapport de
envisager les
66 Vous
son intérêt
allez, lui dit-il, traiter
particulier
<6 officier général
d'égal à égal avec un
6 dant le
Français, et vous conserverez
cours de la Trève, la même
pen6 vous étiez paisible
autorité que si
66 Ne
possesseur de l'intérieur du
comptez vous pour
au
pays.
6c satisfaction
rien, reste, la douce
d'arrêter l'effusion
<
du sang de vos compatriotés, et de leur donner
66 soumission,
un jour T'exemple, de la
lorsque l'autorité souveraine aura
Sanchez vivement
parlé."
ancien ami ne
ému; pas les discours, de son
put rien objecter à des
determinants. Il hésita
arguments aussi
devait
un instant sur le parti qu'il
prendre. Mais l'attrait séduisant d'un
qu'il craignait de perdre dans la
pouvoir
les considerations
paix l'emportant sur
gagea Don
généreuse du bien public, Il enconfiance Joseph del Orve à se retirer et i mettre sa
dans la Providence. Ce
dernier, en le
ancien ami ne
ému; pas les discours, de son
put rien objecter à des
determinants. Il hésita
arguments aussi
devait
un instant sur le parti qu'il
prendre. Mais l'attrait séduisant d'un
qu'il craignait de perdre dans la
pouvoir
les considerations
paix l'emportant sur
gagea Don
généreuse du bien public, Il enconfiance Joseph del Orve à se retirer et i mettre sa
dans la Providence. Ce
dernier, en le --- Page 195 ---
169 )
remit entre les mains le papier qui contequittant, lui
cn
articles de la suspension d'armes 2 l'engagenait les
attention, dans un de ces moments
ant à les lire avec
sentiments de Thuoù son ceeur serait accessible aux 46 Nos malheureux
manité et de l'intérêt général.
del Orve,que
Don Joseph
6 compatriotes, ajouta
bien excusables dans les
< des motifs de méfiance
attendent avec limpa66 Français ont fait incarcérer, résultats de la démarcheq que
< tience du désespoir les
briser
aje viens de faire. Vous pouvez aujourd'hui Le Sieur Don
46 leurs chaines ou les prolonger." Sanchez les doutes
Joseph del Orve ne dissimula pas à
Pinutilité
jetterait sur la loyauté de sa conduite
la
que,
et les dangers qui en seraient
de son intervention,
alors à rester, lui
conséquence. Sanchez, l'engagea
du sapromettant de le dédommager généreusement del
sollicitait de lui. Mais Don Joseph
crifice qu'il
Thonneur à la vie et revint à SantoOrve préférait oû il était bien sur de conserver Pestime
Domingo, honnêtes et raisonnables.
des Français
dès-lors la nécessité de réparer les
Nous sentimes avions faites dans les différents compertes que nous
de continuer la guerre.
bats, pour être en mesure renfermait dans son sein
La ville de Santo-Domingo,
domestiques, sur
considérable de nègres
une quantité
nous pouvions
la fidélité et la bravoure desquels
compter.
Aussenac, autorisé par le général 25, Février.
Le colonel
de 100 hom- Création d'une de
Barquier, organisa le 25, une compagnie
compagnie affrandonna la liberté, en négres
mes, aux quels le gouvernement
8 ans chis.
la condition de servir pendant
leur imposant
de Pempire ; ils répondirent parsous les drapeaux
Z
une quantité
nous pouvions
la fidélité et la bravoure desquels
compter.
Aussenac, autorisé par le général 25, Février.
Le colonel
de 100 hom- Création d'une de
Barquier, organisa le 25, une compagnie
compagnie affrandonna la liberté, en négres
mes, aux quels le gouvernement
8 ans chis.
la condition de servir pendant
leur imposant
de Pempire ; ils répondirent parsous les drapeaux
Z --- Page 196 ---
- 170 )
faitement à P'idée qu'on s'en était
eûmes dans la suite des
formée, et nous
occasions
leur courage et leur
fréquentes d'admirer
27 Février.
adoptés.
dévouement au pays qui les avait
Les 26 et 27 furent
Redoute de l'Ozama employés aux ouvrages de la
établie sur la Rive
cette Rivière.
gauche de
Anglais Parlementaires
Dans la
et Esjournée du 27, deux
pagnols.
Espagnol et l'autre
parlementaires, l'un
mingo, les
Anglais, arrivèrent à Santo-Do.
de
motifs apparents de leur mission
peu
étaient
d'importance, et ont fait
but réel était de connaitre la
présumer que leur
contenance de la
situation de la ville et la
Garnison.
Le parlementaire Espagnol
une nouvelle
apportait au général
sommation et la liste des
Seibo, etl'oficier
prisonniers de
taine
Anglais réclamait Phabit d'un
d'artillerie et la médaille
capipar Selim III,
qui lui avait été donnée
été
empereur des Turcs. Ces effets
trouvés, lors de la prise des
avaient
Saint
Retranchements de
Jérôme, au quartier général de Sanchez.
ficier Anglais offrait
L'of.
28 Février.
le
une rançon pour ces deux
Lettre du dit
colonel Aussenac auquel ils
objets ;
Aussenac au renvoya au
avaient été remis les
Capitaine Ancapitaine Cornali avec la lettre
giais Cornali,
6 Monsieur,
suivante :
66 Je saisis avec
C6 se soit
empressement la seule occasion qui
présentée depuis le 24 Janvier,
quelle le hazard fit tomber
époque à lac la médaille
entre mes mains T'habit et
qui vous
voyer ces objets.
appartienent, pour vous ren66 fait offrir,
Quant à la rançon que vous avez
je vous prie de croire que le seul
digue d'un oflicier
prix
Français qui sait honorer la
leur, est la satisfaction qu'il
vaéprouve en rendant à
C6 se soit
empressement la seule occasion qui
présentée depuis le 24 Janvier,
quelle le hazard fit tomber
époque à lac la médaille
entre mes mains T'habit et
qui vous
voyer ces objets.
appartienent, pour vous ren66 fait offrir,
Quant à la rançon que vous avez
je vous prie de croire que le seul
digue d'un oflicier
prix
Français qui sait honorer la
leur, est la satisfaction qu'il
vaéprouve en rendant à --- Page 197 ---
171 )
décorations honorables qui: attesun brave officierles
6 tent son courage et sen mérite."
sentiments
l'assurance des
6 Agréez, Monsieur,
Phonneur d'être &c."
4 distingués avec lesquels j'ai
4 Santo-Domingo, le 28 Fevrier 1809."
les Bitiments Anglais, sans doute rer. Mars.
Le 1er mars,
à leurs fideles altémoigner leur reconnaisance
pour
ils
toutes les pieces d'acajou,
liés, dont emportaient
sur le fort Saint
firent un apparat ridicule d'attaque
canonnières
Jérôme. le Vaisseau, les deux chaloupes
d'un
suivies d'une goëlette, d'un bateau,
Espagnoles,
petites barques armées d'obubrick, et de plusieurs
cas'approcherent du fort Saint Jérôme qu'ils
siers,
environ une heure et demie sans
nonnerent pendant celui de la mort d'un cheval, quise
autre résultat que
de lieue du fort,
trouvait dans les bois, à un quart
l'artillerie désempara entiérement une chaloupe
dont
canonnière Espagnole.
la
des nègres
Les chasseurs coloniaux et compagnie
affranchis s'étaient portés a pendant cette canonnade
sur Phabitation du général Ferrand pour
insignifiante
de P'ennemi. Les Espagnols
observer les mouvemens
les déloges'étant montrés sur la hauteur, nos troupes
deux
mirent en fuite, après leur avoir tué
rent et les
hommes et pris 3 chevaux.
Parlementaire à
le
envoya un
Le 2 mars, 9 général
la réponse à une 2 Mars.
bord des Bâtiments anglais, y porter
commandant de la station
lettre de l'amiral Rowley ,
au sujet de T'échange de quelques
de la Jamnique,
prisionniers. Sieurs Evrard et Gilbert Guillermin, capiLes
officier de la marine,
taines d'état-major, et Guiguot
, après leur avoir tué
rent et les
hommes et pris 3 chevaux.
Parlementaire à
le
envoya un
Le 2 mars, 9 général
la réponse à une 2 Mars.
bord des Bâtiments anglais, y porter
commandant de la station
lettre de l'amiral Rowley ,
au sujet de T'échange de quelques
de la Jamnique,
prisionniers. Sieurs Evrard et Gilbert Guillermin, capiLes
officier de la marine,
taines d'état-major, et Guiguot --- Page 198 ---
172 )
furent trés bien accueillis par le capitaine
mandat le brick le
Birth, commarche
Sparrow, > ils' apprirent par lui la
triomphante des Français
mais il ajoutait
jusqu'à Madrid: :
qu'une armée de 60 mille
les ordres du général Moore
Anglais sous
avait arrêté leur
osité, quoiqu'il ignorit les résultats de la bataille impétulaquelle la rencontre des deux armées
à
lieu.
avait donné
Le capitaine
Le capitaine Birth
Birth confirme
qui, dans la canonnade du
aux officiers précédent avait montré le plus
jour
Frangais le plan té, manifesta aux officiers d'audace et d'intrépidid'une diversion de
Français son
du 20 au 22 Féla rapidité avec laquelle nos
étonnement
urier.
tées vers le fort Saint
troupes s'etaient porduite
Jérome ; il se plaignit de la condes Espagnols, avec lesquels il était
disait-il, de concerter aucun e opération. impossible,
Ilavait été convenu en effet, ainsi
ons jugé dans le tems et
que nous lavi-
, que cela fut confirmé
par le capitaine Birth, > que les bitimens
depuis
draient le 22 nous
Anglais vienfort
occuper par une forte canonnade au
Saint-Térône 2 pendant que les insurgés se
raient en force tant sur les retranchemens
portegauche du fleuve
de la rive
que sur ce fort, où les Anglais, dans
le cas d'une réussite devaient
leurs
placer une garnison de
troupes de vaisseaux avec des canonniers.
Ce plan, combiné sans doute dans un de
ments oû le vin de Madère avait électrisé
ces moles têtes des
Espagnols et des Anglais, n'avait
main matin, d'une
pas paru , le lendeexécution aussi facile 9 au moins
pour les premiers ; car Ics Anglais
vement
Opérérent le mouconvenu, sans le concours de leurs fidèles alliés, qui à peine se firent appercevoir dans la
Le capitaine Birth avait cu deux hommes
matinéc.
blessés à son
oute dans un de
ments oû le vin de Madère avait électrisé
ces moles têtes des
Espagnols et des Anglais, n'avait
main matin, d'une
pas paru , le lendeexécution aussi facile 9 au moins
pour les premiers ; car Ics Anglais
vement
Opérérent le mouconvenu, sans le concours de leurs fidèles alliés, qui à peine se firent appercevoir dans la
Le capitaine Birth avait cu deux hommes
matinéc.
blessés à son --- Page 199 ---
I 173 )
mitraille du fort ; nousi ignorâmes cC qui
bord parla
autres bitimens : mais nous
s'était passé à bord des
des Andepuis 1 que la constance
eûmes la conviction
point tout-à-fait
glais à croiser devant notre portn'était avait son entredésintéressée, car le brick le Sparrow
rempli de superbes pièces d'acajou.
fallait en- 4 Mars. du copont
Aussenac jugeant qu'il
Discours
Le 4, le colonel
et les prému- lopel Aussenac soldats
les troupes à la persévérance,
mal- aux
courager
de quelques personnes
Francais.
nir contre les instigations
à les faire dévier du
cherchaient
intentionnées 2 qui
la gloire, leur addressa,
sentier de T'honneur et de
le discours suivante:
dans Tordre-du.jour 2
6 Suldats,
Padmiration non seulement de
6 Vous avez forcé
de vos ennemis mêmes ,
mais
56 votre gouvernement, dangers, et par votre con6 par votre courage. dansles
privations de cette
46 stance à supporter les longues
66 guerre.
où vous allez re-
< Par quelle fatalité, 2 au moment
abandonnezfruit de tant de travaux, vous
c cueillirle
des ennemis de votre
6 vous au conseils perfides
66 gloire?
jusqu'au sentiment
< Par quelle fatalité 7 perdant de T'honneur qui
conservation 2 et
< de votre propre
cher que la vie 2 vous lais66 doitvous être encore plus souffrances, qui ne sont que
66 sez-vous abattre par des
doit se
brave soldat Français
66 momentanées, et qu'un
< faire gloire d'endurer?
vous des hommes
< Soldats, s'il existait parmi les misères d'un vil
< assez méprisables, pour préférer
de tout souffrir
4 esclavage à la résolution courageuse le poste honoet d'abandonner
C platôt que de faiblir,
2 vous lais66 doitvous être encore plus souffrances, qui ne sont que
66 sez-vous abattre par des
doit se
brave soldat Français
66 momentanées, et qu'un
< faire gloire d'endurer?
vous des hommes
< Soldats, s'il existait parmi les misères d'un vil
< assez méprisables, pour préférer
de tout souffrir
4 esclavage à la résolution courageuse le poste honoet d'abandonner
C platôt que de faiblir, --- Page 200 ---
174 )
6 rable qui leur est confié,
66 braves et qu'ils aillent
qu'ils sortent du rang des
< mis de leur
Se joindre aux brigands ennepatrie : les portes leur
66 Mais
seront ouvertes.
% leur conduite qu'attendent-ils ces hommes timides de
c les
honteuse et criminelle!
Anglais qui n'estiment
méprisés par
6 cipliné, ils
que le soldat brave et dis66
languiront dans les affreuses
servées aux laches que la
prisons ré-
< son
ou
patrie a rejettés hors de
sein, seront
4 gnols , dont ils
égorgés par ces mêmes Espaauront recherché
4 Tel est
l'amitié."
<,
cependant le sort qui vous
méprisant les conseils de
attend, si,
46 dans votre
Vos chefs, vous persistez
insubordination.
G Montrez-vous
<
supérieurs à votre
position; ; n'oubliez
malheureuse
66 gards fixés
jamais que la France a les
<L
sur vous, et qu'elle vous tiendra
rejour des sacrifices
compte un
€6 Les mauvais
généreux que vous lui aurez faits.
soldats se flattent en vain de
par leurs murmures la
provoquer
4 d'une honteuse
détermination humiliante
4 prennent
capitulation.Que ces ames de boue
que nous ne devons attendre
aplation de la part des
aucune capitu66 préférable à l'idée Anglais > et quel la mort nous est
4 lauriers
de rendre nos armes
à des hordes de vils
couvertes dc
révoltés.
Continuons, , soldats, à
6 moyens d'existence
chercher au dehors les
46 bientôt lasse de
que la fortune nous refuse , et
"
nous perséciter, elle deviendra
prodigue à notre égard
aussi
6 bare."
qu'elle a été injuste et bar.
46 En Europe, nous
<
avons triomphé de la nation
Espagnole, et Joseph
(
où
Napoléon est assis sur le trône
d'Espague, la valeur dc nos
compatriotes l'ont
, soldats, à
6 moyens d'existence
chercher au dehors les
46 bientôt lasse de
que la fortune nous refuse , et
"
nous perséciter, elle deviendra
prodigue à notre égard
aussi
6 bare."
qu'elle a été injuste et bar.
46 En Europe, nous
<
avons triomphé de la nation
Espagnole, et Joseph
(
où
Napoléon est assis sur le trône
d'Espague, la valeur dc nos
compatriotes l'ont --- Page 201 ---
175 )
imitons ici leurs courageux efforts : et que
6 placé; :
les horreurs de la faim
6 notre patience à. supporter
dans les
66 surpasse, s'il est possible 2 votre intrépidité
4 combats.
dont le nom seul est un ta6 Et vous, grenadiers ,
de maintenir
et d'émulation ,jurez
e1 lisman d'honneur
il n'existe point
6 cette subordination, , sans laquelle
que quelques lâches , pré46 d'armée ! ne souffrez pas
de bien se bat6 férant la honte de se rendre à la gloire
en un instant les lauriers d'une cam66 tre, ternissent
66 pagne entière."
des troupes
Cet ordre-du-jour produisit sur Tesprit
qu'on devait en attendre.
toute Pimpression
des sous-officiers et 5 Mars.
Le lendemain 1 une députation rendit chez le colo- keponsedessel- dats,
soldats de la 89me demi-brigade se
leur silence en abordant ce chef, qu'ils
nel Aussenac;
témoignage
est le premier
estiment et qu'ils aiment,
du respect qu'ils lui portent.
la conduite inG Colonel, dit enfn un vieux soldat,
militaires a sans
(6 considérée de quelques jeunes
amers que vous nous
4 doute provoqué les reproches
mais nous venons
66: avez fait dans votre ordre-du-jour:
votre indulgence pour eux , et la conserva6 solliciter
estime
nous. Nous ne souffrirons
4 tion de votre
pour
atteintes à la subor6 jamais qu'on porte de nouvelles
souffrir
6 dination : mais disposés au contraire à tout
rendre
du nom de soldats Français,
66 pour nous
dignes
avec la même
(4 nous supporterons la faim et la fatigue
4 résignation et la même constance que par le passé 9
46 sans nous permettre la moindre réclamation."
Le colonel congédia ses braves compagnons, en
Passurance qu'il n'avait jamais douté de
leur donnant
votre
pour
atteintes à la subor6 jamais qu'on porte de nouvelles
souffrir
6 dination : mais disposés au contraire à tout
rendre
du nom de soldats Français,
66 pour nous
dignes
avec la même
(4 nous supporterons la faim et la fatigue
4 résignation et la même constance que par le passé 9
46 sans nous permettre la moindre réclamation."
Le colonel congédia ses braves compagnons, en
Passurance qu'il n'avait jamais douté de
leur donnant --- Page 202 ---
176 )
leurs généretises
dispositions, , et qu'il les
contenir les têtes
engageait à
effervescentes des jeunes
accoutumés aux dures
gens, peu
Le
privations de la guerre.
6 Mars.
6, la joie fut universelle à
Arrivée de la elle était occasionnée
Santo-Domingo ;
Goëlette lel beau lote-bot
par T'arrivée inattendue d'un
Narcille autreportant 150 barrils de farine
pifois la fortunée, capitaine
, expédié par le
Begon, commandant l'aviso de l'état la
tinelle. Ce brave officier,
Senplein d'honneur et de
par une opération sagement
zèle,
cette
combinée, s'était procuré
cargaison à
qu'il avait de
Saint-Barthélemi; le désir ardent
secourir ses malheureux
son infatigable
compatriotes,
activité, et cette Providence enfin
seconde toujours les bonnes
qui
à faire arriver à bon
intentions 3 tout concourut
port le sieur Aury
pilote-bot le Beau Narcille
capitaine du
reuse des
malgré la croisière rigouAnglais à l'entrée du port. Que l'on se représente 4000 personnes 2 dévorant
chevaux, les mulets
depuis un mois les
les vieux
3 les ânes, les chiens et les chats
cuirs 2 les herbes des rues, et
,
manioc qu'il fallait
quelque peu de
mi avec la
chaque jour aller arracher à l'ennebaionette , et l'on jugera de l'effet
duisit T'arrivée 'de ces secours.
que proOn peut dire avec raison
Botin contribuèrent à
que Messieurs Begon et
conjonctures
Tenvilun de l'autre , dans ces
malheureuses, à sauver la ville de Santo:
Domingo. Le gouvernement reconnaitra
n jour les services
sans doute
rins
signalés de ces deux braves
; mais ils jouissent déjà de la
mal'estime de leurs infortunés
reconnaissance et de
adouci les
compatriotes, 7 dont ils ont
maux; ct cctte douce satisfaction est l
cigne récompense de Jeurs ceurs
plus
goncreux,
ures
Tenvilun de l'autre , dans ces
malheureuses, à sauver la ville de Santo:
Domingo. Le gouvernement reconnaitra
n jour les services
sans doute
rins
signalés de ces deux braves
; mais ils jouissent déjà de la
mal'estime de leurs infortunés
reconnaissance et de
adouci les
compatriotes, 7 dont ils ont
maux; ct cctte douce satisfaction est l
cigne récompense de Jeurs ceurs
plus
goncreux, --- Page 203 ---
177 )
mêmes se sont plu en différentes GccaLes Anglais
élevés manisions à rendre hommage aux sentiments
écritcs
le capitaine Begon. 2 daus des lettres
festés par
eux.
lui au général Barquier 2 ct interceptées par
par
événement, en ranimant nos espéranCet heureux
l'effet contraire sur
ces, produisait nécessairement chercha dès-lors à
Sanchez
l'esprit de nos ennemis.
n'avions
accréditer dans son camp l'opinion que nous
barrils vuides: mais la distribution de
reçu que 200
le
des Espagnols, que
pain faite aux soldats, et rapport
sortir de Santo-Domingo,
nous faisions chaque jour
lui firent bientôt connaitre que nos nouveaux moyens
réels
éloid'existence n'étaient que trop
9 puisqu'ils forcer à
le moment tant désiré par lui de nous
gnaient
lui abandonner la place.
néanmoins leurs 7 Mayg,
Les maraudeurs continuèrent
dans les environs, , et le 7 Mars , la récapitulacourses
nous offrait la contion des vivres existant en magasin,
de pouvoir lutter, encore pendant
solante perspective
et les efforts de Pennemi qui
40jours, contre la faim
nous assiégeait.
dans la
Le 8 au soir 1 une femme faite prisonnière
8 Marse.
maraude du 6, revint à Santo-Domingo: ; elle apportait
Barquier, relative au
une lettre de Sanchez au général
traitement qu'il faisait, disait-il, éprouver à ses
bon
Français. Cette lettre était accompagnée
prisonniers
sommation, et d'une réponse tardive
d'une nouvelle
de
de Saint-Yague
du colonel Kindelan, gouverneur
Ferrand relaCube, à différentes lettres du général
à T'avénement de Joseph Napoléon au trône
tives
d'Espagnc.
Aa
o: ; elle apportait
Barquier, relative au
une lettre de Sanchez au général
traitement qu'il faisait, disait-il, éprouver à ses
bon
Français. Cette lettre était accompagnée
prisonniers
sommation, et d'une réponse tardive
d'une nouvelle
de
de Saint-Yague
du colonel Kindelan, gouverneur
Ferrand relaCube, à différentes lettres du général
à T'avénement de Joseph Napoléon au trône
tives
d'Espagnc.
Aa --- Page 204 ---
178 )
Le ton de jactance et
dance du
d'exaltation de la correspongourerneur Espagnol semblait
réputation de
démentir la
sagesse ct de prudence
quise par sa bonne conduite
1 qu'il s'était acFrançais
envers les malheureux
réfugiés dans son gouvernement,
sans doute par le torrent de
Entrainé
l'opinion exagérée de ses
compatriotes, il se répandait en invectives
gouvernement
contrefle
Français, sans calculer que la réaction
prochaine de cette même opinion devait être bientôt
résultat infaillible de nos succès
le
fermissement
en Espagne, et de l'afde Joseph Napoléon sur le trône de
tille. [65]
CasDans la nuit du 8 au 9, l'ennemi,
moyens
paralysé dans ses
d'attaque > par le systéme défensif
avions adopté, avait
que nous
nous
imaginé un nouveau moyen de
inquiéter. Des chaloupes
des obusiers de 32, vinrent
canonnières , portant
se placer derrière la
qui ferme, àl'est, le port de
pointe
cette position
Santo-Domingo, et de
, où Partilleric de la place ne pouvait les
atteindre , elles
des
commencèrent, 3 sur le minuit, à lancer
obuses, dont la majeure partie éclatant
produisit que très peu d'effet,
en l'air, ne
9Mers.
Le 9, à la pointe du jour, nouveau motif
Arrivée de la rance et d'allégresse
les
d'espéSuperieure, Jes
pour habitans de Santo-Do.
habbans sont mingo. Une grande goëlette à hunier
tromipés dans la Supérieure,
reconnue pour
lauraittente
couraittoutes voilcs dehors sur la
sans être intimidée par la présence des
terre,
des péniches,
canonnières et
mancuvrant pour le combat.
tion ct l'intérêt des
L'attendésir de
spectateurs était partagée entre le
voir triompher le pavillon
crainte d'étre
Français, et la
privée d'une ressource aussi
Tous étaient persuadés qu'un
précicuse.
bitiment, sorti le 18
lauraittente
couraittoutes voilcs dehors sur la
sans être intimidée par la présence des
terre,
des péniches,
canonnières et
mancuvrant pour le combat.
tion ct l'intérêt des
L'attendésir de
spectateurs était partagée entre le
voir triompher le pavillon
crainte d'étre
Français, et la
privée d'une ressource aussi
Tous étaient persuadés qu'un
précicuse.
bitiment, sorti le 18 --- Page 205 ---
- 179 )
pour aller chercher des
Novembre de Santo-Domingo,
reou Etats-Unis, ,1 ne pouvait
farines à la Guadeloupe
mois, sans apporvenir, après une absence de quatre
ravitailler la
ter des provisions considérables pour
place.
Brouard, après avoir écarté par une
Le capitaine
les canonnidécharge d'artillerie et de mousquetterie 2 mouilla,
, qui gagnèrent le large 7
ères et les péniches
tête de rade, et se hala de
à 8 heures du matin, 1 en
flatteuse à lasuite dans le port. Mais à lespérance bientôt le
s'étaient livrés les assiégés, succéda
quelle
lorsqu'ils apprirent le maumécontentement général,
on avait fondé le
vais succès d'un voyage sur lequel
salut de la colonie.
le
Le sieur Brouard était sorti de Santo-Domingo
bâtiment réputé le meilleur
18 Novembre, avec un
la place de Sanmarcheur des Antilles; son départ,
étroitement bloquée par les insurgés,
to-Domingo,
de vivres. Toute la confin'avait que pour45 jours
de la Supériétait dans la légéreté
ance des, habitants
sieur Brouard qui la commaneure et dans le zèle du
d'aller à la Guadeloupe 7
dait. Cet oflicier avait ordre
les
faire connaitre notre position, et solliciter
pour y
en farine ; et dans le cas oi
secours les plus prompts
de nous
cette colonie se fût trouvée dans l'impossibilité été.adBrouard, auquel avait
secourir, le capitaine
devait pasd'état-major Remoussin 2
joint le capitaine
de concert avec les
ser de suite aux Etats.Unis, pour 2 lc
bref délai,
dans plus
consuls Français 2 s'expédier
Brouard renavec 400 barrils de farine. Le capitaine
sans arau bout de quatre mois sans provisions 2
tra
de T'état-major qui" lui avait
Eent, ct sans le capitaine
é été.adBrouard, auquel avait
secourir, le capitaine
devait pasd'état-major Remoussin 2
joint le capitaine
de concert avec les
ser de suite aux Etats.Unis, pour 2 lc
bref délai,
dans plus
consuls Français 2 s'expédier
Brouard renavec 400 barrils de farine. Le capitaine
sans arau bout de quatre mois sans provisions 2
tra
de T'état-major qui" lui avait
Eent, ct sans le capitaine --- Page 206 ---
180 )
Nété adjoint. Les raisons qu'il donna de la
de sa mission n'étaient
non-réussite
appuyées d'aucunes pièces
tificatives, et la clameur publique fut
jusindulgente que le souvenir des
d'autant moins
une disette de trois mois
maux occasionnés par
effacé
n'avait pas été entièrement
par l'arrivée des secours qu'avait
goclette la fortunée.
apporté la
Cependant le capitaine Brouard
fait inutilementtoutes les
alléguait qu'il avait
la chose
démarches que son zèle
publique lui avait
pour
crise dans
suggéré 2 mais que l'état de
lequel se trouvait le pays à
arrivée, 9
l'époque de son
avaientscontrarié ses désirs, et
efforts; ; que la loi de
neutralisés ses
rigoureusement
T'embargo y était plus que jamais
observée, et qu'il aurait
ment été victime de scs tentatives
infailliblel'enfeindre. Il:
s'il eut essayé de
ajoutait à ces moyens de
que les consuls Français
justification
que lui d'assurer le
chargés plus spécialement
succès de
eux-mêmes
T'expédition, avaient
tation
éprouvé les dangereux effets de la fermenpopulaire, et reconnu
de
nir à la loi.
P'impossibilité contreveNous connaissions en effet les diflicultés
sortir des farines des
de faire
sions en même
Etats-Unis, mais nous connaistems des exemples nombreux
taines qui étaient
de capides douanes
parvenus à tromper la
2 ou à éluder les dispositions surveillance
gouvernement pour maintenir
prises par le
sure politique. C'est
Pexécution de cette meles habitans
d'après ces considérations
ne voyaient dans la conduite du que
Brouard que les résultats, motifs
sieur
insufisans
citercontre lui une prévention
pour exjuger irrévocablement.
défaverable, et pour le
ems des exemples nombreux
taines qui étaient
de capides douanes
parvenus à tromper la
2 ou à éluder les dispositions surveillance
gouvernement pour maintenir
prises par le
sure politique. C'est
Pexécution de cette meles habitans
d'après ces considérations
ne voyaient dans la conduite du que
Brouard que les résultats, motifs
sieur
insufisans
citercontre lui une prévention
pour exjuger irrévocablement.
défaverable, et pour le --- Page 207 ---
181 )
de fondement; 1°. de
On lui reprochait avec plus
légèrement à l'avis d'un simple pars'en être rapporté
d'aller à la Guadeloupe 2
ticulier, pour se dispenser
qu'elle était
destination, 7 SONIS le prétexte
sa première
2. de n'avoir point profité de
bloquée par les Anglais; ;
de coulerles
Poccasion favorable qui s'était présentée
de la
canonnières Espagnoles et les péniches
chaloupes
dont la destruction eut été d'austation Anglaise [66],
le malheur
eût prévenu
tant plus importante, 2 qu'elle
dans la nuit.
auquel notre sécurité devait nous exposer du soir
En effet, le même jour 9 à quatre heurs
à la 2
dans le sud la félouque du sieur Botin,
on signale
duquel la place avait dû les previgilance et à l'activité
elle mouilla en rade
miers secours. A sept heures
Les pénides batteries de l'arsenal.
sous la protection l'audace s'était accrue par limpuches Anglaises dont
d'enlever dans la nuit ce bànité tentérent avec succès
depuis quatre mois , avait constamment
timent qui,
vitesse à toutes les pours
échappé par son incroyable
suites des croiseurs Anglais. avait fait résister le sieur
Une imprudente sécurité
à faire
des Marins qui Pengageaient
Botin aux conseils dans le port; il se reposait sur sa
entrer son bâtiment
abandonné , lorsbonne fortune, qui ne l'avait jamais
abordix heures du soir , huit péniches Anglaises
qu'à
de tous les côtés, l'équipage, surpris
dent la filouque
au fond de cale,
et harassé de fatigue 2 se précipite
ne
les batteries de T'arsenal, prises au dépourvu,
et
tardive au malheureux Bodonnent qu'une protection enlevé à la vue d'une ville 2
tin, dont le bâtiment est
mois lobjet de sa plus
qui avait été depuis quatre
grande sollicitude.
heures du soir , huit péniches Anglaises
qu'à
de tous les côtés, l'équipage, surpris
dent la filouque
au fond de cale,
et harassé de fatigue 2 se précipite
ne
les batteries de T'arsenal, prises au dépourvu,
et
tardive au malheureux Bodonnent qu'une protection enlevé à la vue d'une ville 2
tin, dont le bâtiment est
mois lobjet de sa plus
qui avait été depuis quatre
grande sollicitude. --- Page 208 ---
182 )
Cette entreprise hardie coûte cher
la rapidité del'exécution
aux Anglais ;
mais ils avaient
pouvait seule la faire
également à craindre
réussir, 9
la confusion de la nuit. En
les méprises et
péniches,
effet, les deux
arrivant par deux bords
premières
nant pour ennemies
opposés et se pretant
s'attaquent et se chargent avec
d'opiniitreté ct de fureur que 28
un instant tués on mis hors de
Anglais furenten
ce batiment fut d'autant
combat. La perte de
plus sensible pour
qu'elle a été supportée
leshabitants
acquis les droits les
par un homme qui s'était
plus sacrés à leur
et qu'un batiment d'une marche
reconnaissance,
nécessairement
ausssi supérieure allait
devenir, entre les mains des
glais, un instrument fatal à
Anresources que nous
notre commerce et aux
unis.
seecmasenemerter
yO Mars.
Le jour suivant, Don
d'artillerie, fut envoyé
Joseph Abreu, officier
voir de traiter
par Sanchez, avec plein poudéfinitivement de
prisonniers respectifs.
l'échange des
Les réponses évasives de Sanchez,
qu'il avait été question
toutes les fois
avaient inspiré au général d'échanger lcs prisonniers ;
Barquier les plus vives ininquiétudessur lc sort de nos
Il avait à coeur de faire césser malheureux compatriotes.
ct de briser les chaines
cette cruelle incertitude
du petit nombre de
échappés au massacre du Seybo, de los
Français
Lanos et de
Montegrande ; en conséquence, il écrivit au
Gilbert Guillermin en ces termes.
capitaine
6 Je vous prévient, mon cher
<vôlis ai désigné
Guillermin, que.je
66 scnniers,
pour procéder à l'échange des prid'après les instructions que vous allez im-
.
ct de briser les chaines
cette cruelle incertitude
du petit nombre de
échappés au massacre du Seybo, de los
Français
Lanos et de
Montegrande ; en conséquence, il écrivit au
Gilbert Guillermin en ces termes.
capitaine
6 Je vous prévient, mon cher
<vôlis ai désigné
Guillermin, que.je
66 scnniers,
pour procéder à l'échange des prid'après les instructions que vous allez im- --- Page 209 ---
I 183 )
vous investissant de tous lea
4 médiatement recevoir,
c pouvoirs nécessaires à cet cflet."
( Tour à vous,
J- BARQUIER"
(Signé)
Gilbert Guillermin s'aLe même jour, le capitaine
lc sieur Don Joseph Abreu, ct le résultat
boucha avec
convention d'echange ainsi
de leur conférence fut une
conçue.
arrêté et convenu entre les
6 Il est définitivement
II Mars.
aura échange des prison- Traité d'éehange
Parties sous signées qu'ily
déterminée."
des prisonniers
niers respectifs de la maniere ci après
respectifs, fait
fesant entre les Sieurs
Article premier, (6 Les prisonniers Français
Gilbert Guillerde ligne, ainsi que de la milice, min, d'une part
< partic de la troupe
habitants qui voudront et Don Joseph
c] les ofliciers Français, etles
Abreu de l'audans l'enceinte de Santo-Domingo, tre.
c revenirl librement
Rive droite del TIsabelle, au
< seront transportés sur la
(
dit de Santa Cruz, sous escorte de cinquante
passage
ordre, et la bonc hommes, à l'effet de maintenirlebon
de Péchange entrel les parties
66 nel harmonie au moment
< contractantes."
les Pères
2. <' Tous les prisonniers Espagnols,
et le
Don Francisque
< Ruiz et Moralès,
capitaine
seront
sur la rive gauche
< Diaz, compris
transportés
le mê-
( de PIsabelle, avec la même escortc, et pour
6 me objet que les prisonniers Français." des deux
3. Deux Canots sortiront en même tems
c Rives opposées > avec une quantité égale de prisonaura été définitivement conve4 niers, dont Péchange
entier
Péchange en
5 nue, et successivement,. jusqu'a
4 desp prisonniers respectifs."
au
44, Dansle cas oit le nombre des prisonnicrs
< Diaz, compris
transportés
le mê-
( de PIsabelle, avec la même escortc, et pour
6 me objet que les prisonniers Français." des deux
3. Deux Canots sortiront en même tems
c Rives opposées > avec une quantité égale de prisonaura été définitivement conve4 niers, dont Péchange
entier
Péchange en
5 nue, et successivement,. jusqu'a
4 desp prisonniers respectifs."
au
44, Dansle cas oit le nombre des prisonnicrs --- Page 210 ---
184 )
C6 pouvoir des Espagnols
€6 pouvoir des
excéderait de douze celui au
Français, le
général Barquier consent à
donner, 2 pour T'excédent : la
4 Aybar,
famille de Don Antonio
Domingue de Soza,
< cano, et Manuel
Joseph Joaquin MarPereyra."
5. 4s Enfin pour éviter toutes
e. tards et dificulés, qui
contestations, re66 les parties,il est
pourraient survenir entre
explicitement décidé,
I. c Que les Sieurs Lavalette,
ce cfficiers
Poupon, 2 Morin 2
Français, seront
6 Don Francisque
échangés contre le Sieur
Diaz, le Père
Ruiz, Curéde Sainte
Barbe, et le Père
Moralès; et vû
ces trois Personnages
l'importance de
K troisd'une
Espagnols, qui sont tous les
grande
<6 s'oblige à faire considération, Don Juan Sanchez
remettre à
<6 plus
Santo-Domingo, dans le
brefdélai, si non le jour
Ec six habitans d'une
même de l'échange,
classe
G6 que nous laissons à la également considéréc, Ct
a4 Don Juan
disposition et au choix de
Sanchez, dans la
: avoir confiance
loyauté duquel on doit
;
II. 4 Tous les autres
c homme par homme
prisonniers.seront échangés,
Ce bre de
jusqu'à la concurrence du nomcinquantessix; ; bien
C douze prisonniers
entendu cependant que les
.
Espagnols qui
pour
completter le nombre des
manquent,
: pouvoir de Don
cinquante-six Français au
Juan Sanchez; seront
par les familles de Don Thomas
représcntés
< Antonio Aybar,
Ramirez, de Don
5 quin
Domingue de Soza, Joseph JoaMareans, Manucl Pereyra."
c Fait, approuvé, ct signé par nous, i
5 mingo, ce 11 mars 1800,
Santo-Do.
pour avoir, son exécution
les
.
Espagnols qui
pour
completter le nombre des
manquent,
: pouvoir de Don
cinquante-six Français au
Juan Sanchez; seront
par les familles de Don Thomas
représcntés
< Antonio Aybar,
Ramirez, de Don
5 quin
Domingue de Soza, Joseph JoaMareans, Manucl Pereyra."
c Fait, approuvé, ct signé par nous, i
5 mingo, ce 11 mars 1800,
Santo-Do.
pour avoir, son exécution --- Page 211 ---
185 )
demain 12 du courant
"au passage de Santa-Cruz,
66 à 10 heurs du matin,
Capt.
GUILLERMIN,
c (Signé)
6 adjoint et
G JOSEPH ABREU."
facilement dans le prétexte apparent Politique de San- et orOn: appercevra
but réel de Sanchez, si on gueil chez, contraire
de cette négociation le
entre- au bien général,
aux époques de ses premières
veut se reporter del Orve. Abattu par les désastres
vucs avec le Sieur
il fit entrevoir, le 12
de Saint Jérôme et de Galard,
la
d'un rapprocheà cet envoyé possibilité
Février. 2
faire naitre l'occasion lors de
ment, dont il devait
l'échange des prisonniers respectifs.
Mais Sanchez s'abandonnant depuis avec complaiinsinuations des Anglais qui lui faisaient ensance aux
la reddition de la place,
visager comme très prochaine
n'était plus dans
dont ils allaient resserrer le Blocus,
dispositions le 24, lors du second voyage
ces sages
del Orve, malgré les succès imporde Don Joseph
alliés lui
tants des 20 et 22 Févrir, que ses perfides efforts d'ufaisaient considérer comme les derniers
exténuée par la fatigue et par la faim.
ne garnison
Sanchez, toujours dirigé par une
Le 27 Février,
envoie le Sieur
politique adaptée aux circonstances,
BarAbreu, pour remettre au général
Don Joseph
Français, et
létat nominatif des prisonniers
quier, Téchange à un tems plus opportun ; et quoirenvoyer
alors que le moment fut favorable
qu'il ne jugea pas
néanmoins qu'il
pour entrer en pourparlers, on voyait à Poccasion de
renoncer définitivement
nc voulait pas
pacifiques; ets'il
renoucr' un jour des négociations
.3b
aux circonstances,
BarAbreu, pour remettre au général
Don Joseph
Français, et
létat nominatif des prisonniers
quier, Téchange à un tems plus opportun ; et quoirenvoyer
alors que le moment fut favorable
qu'il ne jugea pas
néanmoins qu'il
pour entrer en pourparlers, on voyait à Poccasion de
renoncer définitivement
nc voulait pas
pacifiques; ets'il
renoucr' un jour des négociations
.3b --- Page 212 ---
186 )
ajourne indéfiniment l'échange
conserve encore un
proposé, c'est qu'il
si
cspoir que les événements
souvent trompé,
avaient
En résumant donc la séric
politique aussi tortueuse
d'incertitudes d'une
voit premièrement: qu'erronnée, et versatile ; on
le désir de
que le 12 Févricr, il manifeste
rendre la Paix à son
parvenirà ce but, saisir
pays ; qu'il doit, pour
l'occasion de Péchange des
prisonniers; que le 24 l'influence des
prit de domination
Anglais et l'espremière
retardent les heureux effets de sa
disposition ; 20 que le 27
voyé à un tems plus
Péchange est renque le sentiment de opportun, et que le 10 mars, soit
l'intérêt public
dans
ceur, ou que des motifs d'intérêt prévalut
son
suggéré une nouvelle
personnel lui eussent
Abreu
démarche, il envoie le
traiter définitivement de
Sieur
sans doute
l'échange, dans Pidée
que cette négociation éventuelle
donner lieu à des
pourrait
ouvertures, dans
voulait cependant
lesquelles il ne
pas avoir l'initiative.
Y2 Mars,
L'échange s'effectua donc le
Echange de pri de PIsabelle,
12 Mars sur les Rives
sonniers, au
avec tranguillité et bonne
passage de
silence et Ia réserve la
foi; mais lc
Santa-Cruz,
du tems sont
plus scrupuleuse sur les affaires
commandées, d'un côté par la dignité du
gouvernement, et de Pautre, par la vanité
et déplacée de Don Juan Sanchez:
excessive
est ainsi sacrifiée à des
la chose publique
justific dans lc
considérations que le devoir
condamne
ginéral Barquier, mais que la raison
dans le chef
Tant il est vrai
les orgueilieux des instrgés.
que faux calculs dc la
étouffent, souvent dans son
politique
néreuse du bien
principe, Fimpulsion gé
public, et surpromnent méme
quelque
autre, par la vanité
et déplacée de Don Juan Sanchez:
excessive
est ainsi sacrifiée à des
la chose publique
justific dans lc
considérations que le devoir
condamne
ginéral Barquier, mais que la raison
dans le chef
Tant il est vrai
les orgueilieux des instrgés.
que faux calculs dc la
étouffent, souvent dans son
politique
néreuse du bien
principe, Fimpulsion gé
public, et surpromnent méme
quelque --- Page 213 ---
( 187 )
né vertueux les moyens funcstes d'acfois à Phomme
célérerla ruine de sa patrie.
politique
Mais après cCs exemples d'unc coupable
Ic bien de Phumanité aux
sacrifiant impitoyablement
froides del'orgueil et del'amour-propre,
considérations consolant d'avoir à citer des traits
il est néanmoins faisant admirer la vertu, contrasparticuliets qui, en le sentiment pénible que laisse
tent agréablement avec
de Yambition, ct
dans l'ame les funestes égarements
de la vanité.
et
Le Père Ruiz, dont le caractère impétueux, dans le
avaient donné quelques inquiétudes
Pinfluence,
fermentation 2 avait été incarmoment de la grande
avec) les autres personnes, 2
céré par mesure de sûreté,
la fidéFrançais avait suspecté
dont le gouvernement
lité.
Guillermin, chargé de le préveLe capitaine Gilbert
Don Juan Sanchez, pour
nir, qu'il était désigné par
Français, trouva
être échangé avec les prisonniers
bien
ecclésiastique, des sentimens
dans cet estimable
chrétienne. 6e Je Paroles remardignes d'un ministre de la religion
la quables du Père
délivré des chaines dont m'a chargé
Kuiz.
4 vais être
mais je n'aurais aucun mé66 calomnic, s'écria-t-il,
les tribulations
46 rite devant Dieu de toutes
les moendurées, si je ne consacrais tous
equejai
liberté à rappeller mes compatriotes
4 ments de ma
doivent à leur gouverne66 égarés à T'obéisance qu'ils
G ment légitime."
Guillermin lui répondit que
Le capitaine Gilbert
du vrai
des injures était en effet le triomphe
le pardon
qu'il avait éprouchrétien, et quc si lcs persécations
'écria-t-il,
les tribulations
46 rite devant Dieu de toutes
les moendurées, si je ne consacrais tous
equejai
liberté à rappeller mes compatriotes
4 ments de ma
doivent à leur gouverne66 égarés à T'obéisance qu'ils
G ment légitime."
Guillermin lui répondit que
Le capitaine Gilbert
du vrai
des injures était en effet le triomphe
le pardon
qu'il avait éprouchrétien, et quc si lcs persécations --- Page 214 ---
188 )
vécs étaient injustes, il touchait au moment
les Français à s'en
de forcer
repentir.
Le Père Ruiz traversa la Riviere dans
dispositions, mais ses démarches
ces bonnes
furent
13 Mars.
L'échange des
infructueuses.
Continuation des entiérement
prisonniers n'ayant pu s'éffectuer
l'échange des
le 12, fut continué et
prisonniers,
nous scûmes
achevé le 13.
par nos prisonniers la pénurie des
qui se faisait sentir dans les
vivres
le mécontentement
pays occupés par l'ennemi,
qu'y occasionnait la
cette guerre, et les mauvais
longueur dc
éprouvés
traitements qu'ils avaient
aux différentes époques où les
ent essuyé des échecs ; le
insurgés avaigouvernement acquit
par leur rapport unanime, la douce
enfin,
fidélité inaltérable des
conviction de la
ralta
colonels Don Manuel de Peet don Augustin Franco,
chaines affreuses
qui ont préféré les
dont ils étaicnt
sitions
chargés aux propoavantageuses, mais humiliantes de trah ir
devoir et leurs serments.
leur
Témoignages de
4 Je suis officier
fidélité du Colo- <
Français depuis le moment oùt
nel Peralta.
j'ai renoncé au grade que tenais
66 pondit le coloncl
je
de S. M. C., ré.
Peralta aux
emissaires de
J'ai prêté le serment de fidélité à
Sanchez;
66 léon, devenu mon Souverain
T'empereur Napo6 de Bale, et
légitime par le Traité
rien au monde n'est
capable de me faire
trahirlhonneur. et mes serments. *2
Conduite énerLa conduite de Don
gique du coloncl moins digne
Augustin Franco n'est pas
Franco.
d'admiration. Arreté et
à
moment de Pinsurrection
gardé vue atl
tacher
sa première idée est de dé.
Petendartimpérial déposé chez
de
faire une ceinture, et de déclarcr
lui,
s'en
chez que la mort seule
aux satellites de Sansera capable de le séparer de ce
signe sacré de I'honneur militaire,
2
Conduite énerLa conduite de Don
gique du coloncl moins digne
Augustin Franco n'est pas
Franco.
d'admiration. Arreté et
à
moment de Pinsurrection
gardé vue atl
tacher
sa première idée est de dé.
Petendartimpérial déposé chez
de
faire une ceinture, et de déclarcr
lui,
s'en
chez que la mort seule
aux satellites de Sansera capable de le séparer de ce
signe sacré de I'honneur militaire, --- Page 215 ---
L 189 )
de
d'attachement,
aussi glorieux
Dcs temoignages
et de recomnaisaance pourle
idélité à leur souvernin, d'autant plus admirables que
pénéral Ferrand, 3 sont
et que la liberté ct
tes deux ofliciers sont étrangers, devaient être le prixde
de la fortune
tous les avantages
Ingratitude et
leur faiblesse. [67]
avait offertàl la même cruauté des EsQuel contraste dagoûtant des lâches habitans de la pagnols de de PEst. la
époque la noire ingratitude instant tous les bienfaits partie
partie de PEst; oubliant en un pendant cing années 9
dont le général les avait comblés ils trainérent sa tête dans
paternel,i
d'un gouvernement
et la présentérent
de Seybo et de Higoué,
les rues
consécutifs aux regards indignés
pendant trois jours
Français.
des malheureus prisonniers
pas paraitre dans
Guillermin ne voyant
LaLe capitaine
le capitaine d'état-major
le nombre des prisonniersl
à Don Joseph
son étonnement
valette, en manifesta
de jours cet ofliAbreu, qui lui assura que sous peu
par mer à Santo-Domingo.
cier se rendrait
dans T'exécution d'une
Ce manque d'exactitude, observée par le gouverneconvention religieusement
du sieur Don Frannécessita le retour
ment Français 7
en
du capitaiDiaz à Santo-Domingo, 9 garantie arrêté.
cisque
avait été
dont Péchange
ne Lavalette 7
on se sépara avec les démonL'échange effectué, de confance que comportaient
strations d'honnéteté et
aisément sur la
On reconnaissait
hostililes circonstances. le désir de voir cesser des
figure des Espagnols
des deux nations.
tés aussi contraires au bonheur leur laissa point ignorer
Guillermin ne
Le capitaine
à la suichangemens survenus en Lspagne, mais
les grands étonnants des armées Françiscs;
te des succès
7
on se sépara avec les démonL'échange effectué, de confance que comportaient
strations d'honnéteté et
aisément sur la
On reconnaissait
hostililes circonstances. le désir de voir cesser des
figure des Espagnols
des deux nations.
tés aussi contraires au bonheur leur laissa point ignorer
Guillermin ne
Le capitaine
à la suichangemens survenus en Lspagne, mais
les grands étonnants des armées Françiscs;
te des succès --- Page 216 ---
190 )
une prévention funeste
velles de
entretenue par les
Portoric et des Anglais
fausses nouter la vérité de ces événemens leur faisaient suspecdans la ferme persuasion
importans: ils étaient
en
que Ferdinand VII.
Espagne, 7 et que la France était
régnait
mées Espagnoles réunies
envahie par lcs araux Anglais.
Cependant le
moyen de
gouvernement ne négligenit aucun
continua prolonger ct d'adoucir notre
avec vigueur Pextraction
existence; on
35 Mars.
Gualliga, pour en faire
de la racine de
zoclette Départ dela la
farine qui nous restait Tamalgamme avec le peu de
iunéc, Fore] tir le 15 Mars
en magasin. Le général
ce même
fit pardans Ia place 150 barrils pilote-bot, qui le 6
de farine: sa
avaitjeté
pour
destination était
Saint-Barthélemi, d'ou il devait
jours avec une seconde
revenir dans 20
En attendant
cargaison de comestibles.
mer rendaient bien ces secours 2 que les dangers de la
la plus grande confance incertains , quoique nous eussions
armateur de
dans Phabileté du sieur
cette
Fleuri,
goëlette 2 et dans les
d'honneur et d'humanité dont
sentiments
nous continuimes à
nous le savions animé
sortir tous les
vager les champs de l'ennemi: jours, , pour aller rasources étaient cruellement
mais ces faibles resnous
payés par les
éprouvions en hommes et
pertes que
frayante
par la perspective ef.
nous alimenter. d'épuiser en peu de tems cc seul moyen de
18NbYs,
C'est dans ces conjonctures
quele
Aisiecedls SocletieleBrave Créole, 9 venant des Etats-Unis, pilote-bot le Brave
Crcole, com- dans le courant de Nov.
où il avait été envoyé
manded parle tra dans Ic
par le général
capituine Diion.)
port de
Barquier, ende la part des Américains Santo-Doningo. II avait éprouvé,
2 les mémes
lativement à sa mission
contrariétés reque lc capitaine
Brouard, et
ces conjonctures
quele
Aisiecedls SocletieleBrave Créole, 9 venant des Etats-Unis, pilote-bot le Brave
Crcole, com- dans le courant de Nov.
où il avait été envoyé
manded parle tra dans Ic
par le général
capituine Diion.)
port de
Barquier, ende la part des Américains Santo-Doningo. II avait éprouvé,
2 les mémes
lativement à sa mission
contrariétés reque lc capitaine
Brouard, et --- Page 217 ---
191 )
infructueux de trois mois dans le port
près un séjour
de charger un
où ill lui fut impossible
c Charleston,
avec une
pril de farine , il revint à Santo-Domingo
dc
d'environ soixante mille gourdes, én billets
bmme
banque de Philadelphie.
et la tristesse
Le mauvais succès de ce voyage,
parmi les assicgés, furent un peu temu'il occasionna
consolantes qu'il apportait.
érés par les nouvelles
de nos victoires en
Nous câmes par lui la confirmation
avait été fixée
Espagne, 1 ct la levée de Pembargo, qui
ar le congrès au 4 de ce mois.
fois dans Le brave capi,
Le gouvernement, 2 trompé une seconde
taine Forest
un instant pour résister prend le comles cspérances 7 ne perdit pas
contraire; mandement de
revers d'une fortune aussi constamment
la Supérieurc.
ux
sur la conduite du capitaine Brouard,
ts sans préjuger
de la Supérieure au capidonna le commandement
avec autant d'habileté et de valeur 2
aine Forest qui,
vait infiniment plus de bonheur.
dont la
d'ame etl'atde
Le capitaine Forest, 2
grandeur
Réarmement le
ne sont
qu'au cou- la goelette
achement à son pays
comparables
BraveCréole,
Paudace qui lui ont acquis l'estime des AnFage et à
l'offre
au
glais mêmes, fit, avant de partir,
généreuse
d'acheter et d'armer à ses frais le pilotegouvernement Brave Créole et de le consacrer à Papprovisionpotle
delaplace. Mais le général, en applaudissant
mement
ordonne que le bâtiment
à cet acte de dévouement,
est de
sera réarmé au frais de létat, et sa destination
nouveau fixée pour le voyage des Etats-Unis.
d'admirer ces élans simulOn ne peut s'empècher
Preuvesde déd'émulation et de courage dans les défenseurs vonement des
tanés
déjà les habitants et la garnison 2 habitants la;
et de
de Santo-Domingo:
avaient garnison.
animés du noble enthousiasme de la gloire 2
cet acte de dévouement,
est de
sera réarmé au frais de létat, et sa destination
nouveau fixée pour le voyage des Etats-Unis.
d'admirer ces élans simulOn ne peut s'empècher
Preuvesde déd'émulation et de courage dans les défenseurs vonement des
tanés
déjà les habitants et la garnison 2 habitants la;
et de
de Santo-Domingo:
avaient garnison.
animés du noble enthousiasme de la gloire 2 --- Page 218 ---
192 )
dévoré jusqu'aux animaux les plus
racines les plus pernicieuses
dégoitants, > et lcs
ternir
à la santé , plutôt
par une honteuse
que de
capitulation les
campagne aussi longue qu'honorable. trophées d'une
2r Mars.
Le2t, le chef-de-bataillon Butté
Rencontre l'ennemi; de nemi, à la tête de 300
va chercher l'engement. enga- les hauteurs de la rivière hommes; ille rencontre dans
lui
de Jayne 2 le' chasse
pendant une lieue > et rentre le même
devant
place.
jour dans la
Ces succès n'apportaient
malheureusement
changement à notre pesition. Les
aucun
aux Parthes et aux
insurgés semblables
épuisaient
Scythes , se battaient en
par ce moyen nos forces
fuyant,
Eéfection des, leurs. Notre armée s'affaiblissait 3 en conservant les
l'iémontais.
désertion des
tous les jours par la
braves soldats. Piémontais, et par la mort de nos plus
23Mars.
Le capitaine Begon arrive le 23 ; le
Arrivée de la
des événements
récit qu'il fait
goélettela Sen- ravive
d'Europe et des troubles de
ainelle.
l'esprit public, ct donne un nouvel
Portoric
rage de la garnison.
essor au couCc fut à l'intrépidité de
dûmes l'entrée dans le
ce brave officier que nous
de
port d'un petit batiment
vivres, venant de Saint-Thomas
chargé
et armée Par les Anglais
: la félouque prise
ner,
était sur le point de
lorsque la goëlette la Sentinelle
P'amaride virer de bord
parut et la força
fant
après une heure de combat.
d'efforts généreux étaient
leur sort: la fortune nous fut
dignes d'un meil.
lard, oû le coloncl
de nouveau favorable le
:4 Mars.
Lafiton à la tête de
20 Cumbat de cinquante hommes, rencontra
quatre cents
Galad,
de 1500, le mit en
T'ennemi, au nombre
d'une lieue du
déroute, et le poursuivis à plus
champ-de-bataille, Les insurgés curent
fant
après une heure de combat.
d'efforts généreux étaient
leur sort: la fortune nous fut
dignes d'un meil.
lard, oû le coloncl
de nouveau favorable le
:4 Mars.
Lafiton à la tête de
20 Cumbat de cinquante hommes, rencontra
quatre cents
Galad,
de 1500, le mit en
T'ennemi, au nombre
d'une lieue du
déroute, et le poursuivis à plus
champ-de-bataille, Les insurgés curent --- Page 219 ---
193 )
blesscs; S Mary.
GO hommes, taut tués que
dans ce combat, hommes et eut 18 blessés.
le colonel perdit 4
instruit que l'ennemi
Le lendemain , le général,
fit marcher
occuper cette même position
Pen
était revenu
avec la même colonne pour
le colonel Vassimon Penvie de s'y établir. Les circondébusquer etlui oter
dans un lieu devenu
stances de ce troisième combat, à le conserver, et
célebre partobatinationd de Pennemi à la vaincre, sont
de nos troupes
colonel Rapport du copar la persévérance d'intérêt dans le rapport du
lonel Vassimon; de
décrits avec trop
transcrire en entier ici. [68] 3€ Galard. combat
Vassimon pour ne pas le
quel T'ennemiavait
< L'affaire du 241 faisantsupposer force dans les environs de
cle dessein de s'établir en les faibles détachements
4 Galard, afin d'intercepter avaient protégé les mace moment-ci 1
6 qui, jusqu'à
Pordre de réattaquer
*raudeurs , j'ai reçu et exécuté les insurgés dont
4le lendemain , avec 450 hommes 1 étroitement le
évidemment de resserrer
le plan était
embuscades plablocus de la place. Les premières
devant nos
caimittes ne tinrent pastong-tems
< déesaux
devint plus opiniatre
mais la résistance
avait con-
€ éclaireurs,
de Galard, oû Pennemi
fut
< dans la position forces. Ce poste avantageux
ce centré toutes ses intrépidité par Tavant-garde de
46 enlevé avec la même
la
administrade compagnic
< ma colonte composée coloniaux, des nègres affranchis,
4 tive, des chasseurs
L'ennemi > en se redes guides.
C et de la compagnic
Phabitation
un feu anervifjiaqei1
déter4 tirant, continua
de notre marche
c de Bondille 2 oû la rapidité Ce ne fut néanmoins qu?à
< mina son entière déroute.
j'ordonnai à la
de cette position que
c une demi-lieue
plus les traces
de s'arréter, ,ne reconnaissant
< colonne
CC
4 tive, des chasseurs
L'ennemi > en se redes guides.
C et de la compagnic
Phabitation
un feu anervifjiaqei1
déter4 tirant, continua
de notre marche
c de Bondille 2 oû la rapidité Ce ne fut néanmoins qu?à
< mina son entière déroute.
j'ordonnai à la
de cette position que
c une demi-lieue
plus les traces
de s'arréter, ,ne reconnaissant
< colonne
CC --- Page 220 ---
194 )
4 de
Pennemi, 2 disséminé dansles bois.
( 100 hommes de la légion coloniale
J'ordonnai a
c6 vation
dei rester en obser1 pour' suivre les mouvements
6 dans le cas où après s'étre
de T'ennemi,
46 quiéter
rallié, 2 il eût cherché à innotre retraite. Le reste de la
4 rêta à
colonne s'arP'embranchement des
66 d'Ingombe,
chemins de Bondille et
pendant que 150 hommes allaient s'occuper d'incendier les maisons de la
66 habitations
premiere de ces
qui, depuis le
66 re, avait servi de
commencement dela guerc donné
repaire aux révoltés et
son nom à la junte séditieuse de
avait
c PEst de
la partie de
Saint-Domingue. Cette
ce colonne réunie
opération faite, la
reprit la route de Galard.
6 A un quart de lieue de cette
6 une colonne de 200 hommes
dernière position 2
66 était
ennemis, dont le but
probablement
d'attaquer les derrières de la mienne 2 se présente à la distance
46 nous. Sa
d'environ 150 pas de
contenance assurée
66 méprise qui
occasionna d'abord une
<
suspendit pour le moment
de nos
Pimpatience
troupes; nous crûmes
46 colonel Aussenac
tous y reconnaitre le
G
amenant un renfort, et les
gnols, étonnés de notre
Espa66
inaction, s'imaginerent
également avoir affaire à une colonne des
6 d'autant plus de raison
leurs, avec
c: voir
qu'ils ne pouvaient
que les compagnies des
appercd.
( de-couleur
négres et des hommés:
composant
ct tude ne
T'avant-garde. Cette incerticessa qu'au moment où un
K tacha de la colonne
homme, Se dé.
( lon
ennemic ayant à la main un pavilparlementaire blanc. Les
66 aux
réponses de cet homme
questions que je lui fis ne donnant aucun éclaircissement sur Poljet de Sa
6C étant évidente
démarche, et sa méprisc
par le trouble qui
c idées et dans
régnait dans ses
sa contenanee, je me décidai a me
ne
T'avant-garde. Cette incerticessa qu'au moment où un
K tacha de la colonne
homme, Se dé.
( lon
ennemic ayant à la main un pavilparlementaire blanc. Les
66 aux
réponses de cet homme
questions que je lui fis ne donnant aucun éclaircissement sur Poljet de Sa
6C étant évidente
démarche, et sa méprisc
par le trouble qui
c idées et dans
régnait dans ses
sa contenanee, je me décidai a me --- Page 221 ---
195 )
de.cette colonne , et
cE porter à cinquante pas en avant
Passurai
la commandait,jel
c m'adressant au chefqui
Française ets'asur la loyauté
c qu'il pouvait compter
me faire connaitre
6 vancer seul avec confiance, pour aussi extraordinaire
6 Ics motifs de cette conduite
en
Qui êtes vous? me répondit-il
<6 mwrénigmatique.
vers sa troupe. Cette réG faisant un pas rétrograde doute sur notre méprise
6 ponse ne me laissant aucun
la tête de ma
réciproque 2 je regugnai promptement feu sur Pennemi qui,
de faire
< colonne 3 etj'ordonnai
faiblement, se dispersa
caprès nous avoir répondu
46 dans les bois. [69]
dans la confusion de
c Le prétendu parlementaire, à la surveillance de
< la marche et du feu, échappa dans le bois qui
c ceux qui le gardaient, et se jetta
6 bordait les deux côtés du chemin.
quin'a
de cette journée
c Tels sont les événemens tués et 25 blessés. La
c coûté à T'armée que 8 hommes
tués et 60 blesest de 46 hommes
6 perte de Y'ennemi
de nos soldats qu'il est
< sÉs. Jedois dire à l'éloge
plus d'ordre,
où ils aient montré
66 peu d'occasions
et plus de courage.
<6 plus d'ensemble,
particulière-
< Je me plais à vous recommander chefde la troupe CORepussard
K ment, mon général,
le
Marsous mes ordres ; capitaine
6 loniale qui était
franche des grenala compagnic
< cellin 2 commandant
dans cette affaire ; Mr.
< diers noirs, blessél légèrement
administrative ;
la compagnie
G Goguet, commandant
du 89me; et
6. Monsieur le capitaine des grenadiers
du 5me;
adjutant major
6 Monsieur le capitaine 7
66 Drouet, également blessé.
en vous remon général,
< Je finis mon rapport,
Monsieur
S commandant cncore plus particuliérement:
franche des grenala compagnic
< cellin 2 commandant
dans cette affaire ; Mr.
< diers noirs, blessél légèrement
administrative ;
la compagnie
G Goguet, commandant
du 89me; et
6. Monsieur le capitaine des grenadiers
du 5me;
adjutant major
6 Monsieur le capitaine 7
66 Drouet, également blessé.
en vous remon général,
< Je finis mon rapport,
Monsieur
S commandant cncore plus particuliérement: --- Page 222 ---
196 )
< Marquis 2 de votre
4 de montrer
état-major; : il n'est pas
plus de
possible
courage et méme
que ce brave officier."
d'intrépidité
[Signé]
<6
VASSIMON,
Pour arrêterl le cours de ses
termina à garder la
revers, Sanchez se déRamirez,
défensive, et à rappeller
qu'il mit à la tête de la
Cyriaque
Inertie des trou- [7o] Nous dûmes à
division du sud,
pes de Sanchez, d'aller faire
Pinertie de ses troupes l'avantage
26 Mars,
d'ingombe paisiblement des vivres dans les
depuis le 26
champs
ressources n'étaient jusqu'au 31 Mars. Mais ces
que
trompés par Sanchez
précaires 2 et les Anglais, 2
pérer la prompte
, qui leur faisait, à son tour , esreddition de la
sement des
place 2 et T'accomplisaient à
promesses qu'il leur avait faites , continu.
bloquer le Purtavec la dernière
commencions à
rigueur. Nous
disette
éprouver de nouveau les
et l'inquiétude la
effets de la
ments dans
plus vive sur le sort des bàtilesquels nous avions mis toutes nos
rances.
espé28 Mars.
arrivée d'un
Le 28, un brick Anglais
parlementaire un pavillon
parut à la vue du port avec
anglais
parlementaire ; le capitaine Birth
commandat vint lui-même à
qui le
avait à son bord le
terre, et annonça qu'il
capitaine
29 Mars,
traité d'échange du 11 de Lavalette, compris dans le
Echange du Cace mois. Cct officier fut
pirane Lavalet. fectivement échangé le
eftc, nouvelles
que Diaz. Il nous
lendemain pour Don Francisqu'il donnc.
apprit que Sanchez avait
son quartier-général dans le
transporté
lieues de
parage d'Aquador 2 à six
G
Santo-Domingo. Cette précaution
çait pas une bien grande confiance
n'annondes
dans le
vainqueurs de
courage
Palo-hincado; il
comptait en effet moins
paraissait qu'il
sur leur valeur pour nous
ivement échangé le
eftc, nouvelles
que Diaz. Il nous
lendemain pour Don Francisqu'il donnc.
apprit que Sanchez avait
son quartier-général dans le
transporté
lieues de
parage d'Aquador 2 à six
G
Santo-Domingo. Cette précaution
çait pas une bien grande confiance
n'annondes
dans le
vainqueurs de
courage
Palo-hincado; il
comptait en effet moins
paraissait qu'il
sur leur valeur pour nous --- Page 223 ---
197 )
de notre caractère navaincre, que sur limpatience
de la guerre.
les dures privations
tional à supporter
depuis quelque
II est vrai que nous éprouvions
la Fortune
horreurs de la famine, et que
tems les
les mesures que
à déconcerter
semblait se complaire
qu'elle nous
pour résister aux coups
nous prenions
portait.
vénéneuse, dont la
La racine de Gualliga, plante soins, et dout T'usage
préparation exige les plus grands
fois la ressource
devint une seconde
est dangereux,
nombre d'entr'eux éprouva
des habitants. Un grand
mal-saine, mais
les funestes effets de cette nourriture
à les supni leur constance
ces maux ne diminuaient
les attaques de
porter, ni leur courage à repousser
des defenenfin à la gloire
Tennemi: il ne manquait
théâtre plus digne de
qu'un
seurs de Santo-Domingo
leur valeureuse résistance. situation critique, et la ier Avril. des
Nous étions dans cette
Désertion
augmentant de plus en plus piénvontais.
désertion des Piemontais
: ces
à la perplexité de notre position
ajoutait encore
achetée au
une abondance
vils mercenaires. 2 préférant
glorieuses 2 passaiprix de Thonneur 1 à des privations révoltés.
dans les camps des
[7A]
ent tous les jours
par le sieur
Cette lâche défection était encouragée France
Piémontais au service de
?
Grassoty', officier
Thomme de
Paffaire de Palo-Hincado 2
devenua après
dont il était devenu le capitaine
Don Juan Sanchez,
des gardes.
à ceur de contenterle
Ce chef de rebelles, 2 ayant
encore retenue à
dont la femme était
sieur Grassoty 7
Français, envoya
Santo-Domingo par le gouvernement
fait pri- aAvrit
d'artillerie Campion,
Ic 2.Avrill le capitaine
?
Grassoty', officier
Thomme de
Paffaire de Palo-Hincado 2
devenua après
dont il était devenu le capitaine
Don Juan Sanchez,
des gardes.
à ceur de contenterle
Ce chef de rebelles, 2 ayant
encore retenue à
dont la femme était
sieur Grassoty 7
Français, envoya
Santo-Domingo par le gouvernement
fait pri- aAvrit
d'artillerie Campion,
Ic 2.Avrill le capitaine --- Page 224 ---
Renvoi par San198 )
chez du capi- sonnicr dans une des sorties
taine Campion, geant la parole
du mois de Mars., en
pour étreéchan.
d'honneur de cet
exigé.
venir se constituer
officier Français de reéchange
prisonier, dans le cas où
pour cette dame ne serait
son
général Barquier.
point accepté par le
Le capitaine Campion
ment était
rapportait que le
et
général, que la
mécontente.
vait impunément
licence des soldats brale Père Ruiz
P'autorité des chefs. Il
avait fait en vain les
ajoutait que
pressantes pour déterminer
démarches les plus
aux maux de sa
Sanchezà mettre un terme
patrie, 7 mais que son cceur endurci
l'ambition, avait été sourd à tous les
par
gesse 3 et que le Père Ruiz
conseils de la sababitation.
s'était alors retiré sur son
Les Anglais
illance
redoublèrenta à cette
autour de notre
époque de survele retour de nos
port, dans l'idée sans doute
bâtiments n'était
que
général Barquier, de son
pas éloigné [72] Le
blesse de ses
côté 2 sans commettre la faimoyens contre les forces
Pennemi, faisait continuer
supérieures de
les maraudes dans les
par terre, avec prudence,
rer la subsistance
champs des insurgés, pour assudant des secours journalière de la garnison , en attenplus eflicaces nos
5 Arril,
ent nous apporter.
que bâtiments devaiRéponse du ge.
néral à la proLes Avril, le général,
porition
traité
réclamant T'éxécution du
drechanged ducad'Schange, du 11 Mars,
pitane Campion. Sanchez s'était engagé à
précité, par lequel
Çais en suS des militaires remettre six habitants Franniers, déclara
portés dans Pétat des
au chef des rebelles
prisonCampion resterait en
que le capitaine
ticle sauf à Téchanger garantie de l'exécution de cet arcas où son
ensuite, ou à le renvoyer dans le
échange ne pourrait avoir licu. Le
général
ucad'Schange, du 11 Mars,
pitane Campion. Sanchez s'était engagé à
précité, par lequel
Çais en suS des militaires remettre six habitants Franniers, déclara
portés dans Pétat des
au chef des rebelles
prisonCampion resterait en
que le capitaine
ticle sauf à Téchanger garantie de l'exécution de cet arcas où son
ensuite, ou à le renvoyer dans le
échange ne pourrait avoir licu. Le
général --- Page 225 ---
199 )
tems à Sanchez quelques propositions
faisait en même
Don Manuel Peralta et
des colonels
conduite
sur Pechange
devenus par leur
Franco,
Don Augustin
l'objet de la sollicitude du gouvernement. dont Taetivité,Tintel- gAvril. Rencontre et
Le 9, lc colonel Vassimon,
utiles à Parmée défaite de l'enont été si souvent
nemi à arroyoligence etle courage
parcourait avec au- honde.
critiques,
dans ces circonstances
situées à Pouest de la
dace et succès les campagnes l'ennemi à Arroyohonde,
Il rencontra et battit
colonne de
place.
escortant une
et rentra à Santo-Domingo dans la place 4 jours de
quijeterent
1200 Maraudeurs,
vivres pour les habitants. qui avait été prévenu par attaque brusque
Le même jour l'ennemi, de cette forte colonne, et de infructueuse l'ennemi sur
de la sortie
les
de
des Transfuges
attaquer nos positions
positions
Poccasion favorable pour
mouve- l'Ozama;
jugea
de POzama: son premier
de la Rive gauche
de témérité mais la rement annonca d'abord assez près lereçut avec tant
doute, dont il s'approcha assez
retirer avec une
fut forcé de se
de résolution 2 qu'il
perte d'environ 15 hommes. station Anglaise composée IO Avril.
Dans la soirée du 10, la
fit espérer
cingla vers le sud, et nous
Avril.
de 4 bâtiments,
le Blocus de notre port. II
abandonnait
un instant qu'elle
le Sparrow fut de noule Brick
Mais le lendemain
même T'intention de
à PEst, et annonça
veau signalé
nous reserrer davantage.
se trouva le même jour Arrivée dun piNéanmoins sa surveillance venant du sud, parvint par lote-bot côtes venant du sud
en défaut : un pilote-bot, à entrer dans le port à sa des del'lle.
la supériorité de sa marche, avait fait pour lui couper
vue, , malgré les efforts qu'il
In terre.
row fut de noule Brick
Mais le lendemain
même T'intention de
à PEst, et annonça
veau signalé
nous reserrer davantage.
se trouva le même jour Arrivée dun piNéanmoins sa surveillance venant du sud, parvint par lote-bot côtes venant du sud
en défaut : un pilote-bot, à entrer dans le port à sa des del'lle.
la supériorité de sa marche, avait fait pour lui couper
vue, , malgré les efforts qu'il
In terre. --- Page 226 ---
200 )
La Fortune parut à cette
perséeuter, et Ses faveurs époque se lasser de nous
nécessaires
nous étaient d'autant
que la place n'avait alors
plus
de vivres, en y
que pour 8 jours
comprennant les
ières que fournissait la
ressources, , journal.
Généreux dé- environs de la ville, gualliga, et les herbages des
vouement des habitants.
qui servaient de
habitants et de
La consternation était
nourriture aux
lagarnison.
visages, mais la ferme
peinte sur tous les
tuler avec Sanchez
rèsolution de ne jamais
était dans tous les
capiétions déterminésà tenir la
ceurs. Nous
et les enfants,
campagne avec les femmes
plutôt que de ternir la gloire
longue résistance à l'adversité,
d'une aussi
L'arrivée du pilote-bot,
que nous devions encore à chargé de comestibles, $
Sieur Botin,
T'activité et au zèle
ne changea rien aux
du
depuis long tems pour aller, dans les mesures prises
mi, chercher des
champs de l'ennemoyens de
12 Avril,
Le coloncl fortier
subsistance.
Nouvel avanta- 400
sortit le 12,
ge du colonel
hommes et 1200
parcourut avec
Fortier fur les battit l'ennemi
femmes, environ 6lieues de
Sntirges.
en deux rencontres
pays,
rentra dans le plus grand ordre à
differentes, et
des vivres pour 2 jours. C'est Santo-Domingo, > avec
reuse que la ville de
à cette époque malheude courage d'autant Santo-Domingo offre un exemple
plus admirable
dans aucune guerre rien
qu'on ne trouve
St.
qui puisse lui être
Domingo bloquée par huit mille
comparé.
par T'émigration des habitans
hommes, , réduite
mens de Ia
Espagnols, les èvénetros
guerre 2 et la famine 1 à une
mille âmes 7 dont onze cent
population de
la cruelle nécessité de
soldats se trouve dans
hors, etde
chercher son existence au desuppléer au défaut de farine
d'une plante vénencuse,
, par le suc
> et modifiée par une prépara-
ée par huit mille
comparé.
par T'émigration des habitans
hommes, , réduite
mens de Ia
Espagnols, les èvénetros
guerre 2 et la famine 1 à une
mille âmes 7 dont onze cent
population de
la cruelle nécessité de
soldats se trouve dans
hors, etde
chercher son existence au desuppléer au défaut de farine
d'une plante vénencuse,
, par le suc
> et modifiée par une prépara- --- Page 227 ---
201 )
énerve le corps avant de le nourrir.
tion pénible , qui
état d'anéantissement prese
Ce fut cependant dans cet
centsfemmes
total, que cinq cents hommes ctdouze
huit
quet
audace de la place, parcouraient
sortaient avec
ct rentraient dans la
lieues dc pais dans un seul jour,
les campaavoir battu Pennemi et ravagé
ville, après
rivalisant de valeur avec lcs homgnes. Les femmes 1
les dangers dela guermes, affrontaient non seulenent
mais luttant avec
la chaleur brulante du climat,
de
re,
excessives que le défaut
courage contre les fatigues
devaient nécesct la faiblesse de leur sexe,
nourriture,
elles rapportaisairement leur rendre insupportables, des moyens d'excompatriotes
ent à leurs malheureux
qu'ils étaient le fruit de
istence, d'autant plus précieux
dévoueet de leur vertu. Le généreux
leur courage
d'héroines fut heureusements tseconment de cette foule
seulement perdirent
de par le hazard; quelques-unes
en accuser
la vie ou la liberté 2 encore ne peuvent-elles à s'éloigner
et leur obstination 2
que leur imprudence
Rarementi Pencolonnes destinées à les protéger.
des
marches périlleuses et dificiles
nemi parvint dans ces
colonnes. L'activité et
à mettre le désordre dans nos
de la
du soldat, et la bonne disposition
la vigilance
toujours les malheurs que poumarche , prévenaient
continuelles de l'ennevaient occnsionner les attaques tumultueuses. Les
ctl'embarras de ces caravannes
mi,
donc efiencement à retarderla
femmes concournient
elles ont des
reddition de la place de Santo-Doningo: la recounaisà l'admiration ct à
droits imprescriptibies
enfans du
nationale. Miais ces élans généreux
sance
que dcs ressourcourage et du besoin, ne procuraient aubstantielle:pars
cesinstaunies et une nourriture peu
pd
ques tumultueuses. Les
ctl'embarras de ces caravannes
mi,
donc efiencement à retarderla
femmes concournient
elles ont des
reddition de la place de Santo-Doningo: la recounaisà l'admiration ct à
droits imprescriptibies
enfans du
nationale. Miais ces élans généreux
sance
que dcs ressourcourage et du besoin, ne procuraient aubstantielle:pars
cesinstaunies et une nourriture peu
pd --- Page 228 ---
202 )
tout on appercevait les ravages de la
patience et d'unc
faim, à côté d'une
etles
résignation héroique. Les plaintes
gémissemens étaient l'effet dela douleur
mécontentement. Les animaux
et non du
les
ent devenus dans ces tems
plus immondes étaidavres ambulans,
désastreux, la pature des carenfermés dans
murs. Nous étions enfin
T'enceinte de nos
Sieurs
réduits avant Parrivée des
Bégon et Fleury , à une
en grains pour réparer des
petite mesure de mais
tinuels et
forces que des combats
1 l'insomnie avaient
contirons enfin le voile sur ces scènes entièrement épuisées 9
tent
affreuses qui
lame, 3 et révolteraient la
contrispas toujours justifices
nature 1 si elles n'étaient
par
et des devoirs.
lalotimperative de Phonneur
13 Avril,
Les
journées du 1S et du 14 Avril
un spectacle bien intéressant
offrirent encore
pour les habitans de
to-Domingo et bien consolant
Sanmanité.
pour les amis de T'hude Second la Godletie voyage
La goëlette la Fortunée,
la Fortunée à Monsieur Fleuri, fut
expédiée par l'estimable
Santo-Domingo, les trois heures
signalée à PEst de la rade, vers
après midi; pleine de confiance dans
supériorité de sa marche, clle
la
dehors à une très-petite
s'avança toutes voiles
le
distance du brick Anglais
reconnaitre ; etaprès s'être assurée de
pour
clle courut dans le sud afin
son pavillon,
la route de notre
,
de reprendre dans la nuit
port.
Une foule immense
sons, et manifestait garnissaitles terrasses des maiP'inquiétude ct P'espérance
éprouvait alternativement
qu'elle
depuis
sur le sort de Ce
long-tems Tobjet de ses veux.
bâtiment, 2
La mofiance est'lep Tremier
Lcs mancuvres du brick
sentiment de l'intérét:
firent conjecturer, qu'ayant
sud afin
son pavillon,
la route de notre
,
de reprendre dans la nuit
port.
Une foule immense
sons, et manifestait garnissaitles terrasses des maiP'inquiétude ct P'espérance
éprouvait alternativement
qu'elle
depuis
sur le sort de Ce
long-tems Tobjet de ses veux.
bâtiment, 2
La mofiance est'lep Tremier
Lcs mancuvres du brick
sentiment de l'intérét:
firent conjecturer, qu'ayant --- Page 229 ---
I I 203 )
en raison de la supéreconnu rinutilité d'une chasse )
devait serrer la
de la marche de la goilette, il
riorité
que luidans la nuitavec ses péniches, , pendant
terre
les bordées de PEst à T'Ouest.
Dispositions
méme courrait
d'en
dédevinée, il S agissait
prévenir prises pour maCette mancuvre
furent armécs dans jouer les du
les funestes eflets. Dix péniches
à T'entrée de la noeuvres Brick et celles
avec célérité, et en sortirent
de ses Péniches.
le port
le calcul des marins ; à
nuit. L'événement justifia fusillade s'engagea entre
onze heures du soir une vive
inférieurcs
et celles de l'ennemi qui étant
nos péniches
de
la baie d'André.
Avril.
en nombre se hâtèrent gagner exacte dn spectacle 14 Spectacle que
Mais pour se former une idée il suffit de se re- presenteata matinée vil- de
de la matinée du 14 Avril,
lela
ravissant
de tout ce jour.
présenter un ciel pur et serein >
personnes les terpar échelons sur
age ct de tout sexe 2 placées
défendent la côte,
rasses et dans les différents forts qui
dont les
sur une mer
portant leur regards inquiets
contraires ; les
chances leur étaient depuis si long-tems
du nord; les péniches Anglaises, soutevents venant
Espagnoles , revenant de
deux canonnières
nues par
qui, ayant attaquéla terre
PEst à l'Ouest surla goëlette
àPEst sous la protecdans la nuit, remontait de l'Ouest
à force de
tion de nos forts ; nos péniches cherchant, > le brick, à
le bord de la Fortunée; ;
rames, 2 à gagner
de toutes
deux lieues dans le sud, spetateurimpuiseante la Supésurcroit de bonheur 2
ces manceuvres ; et pour
de Jayne, située
inopinément la pointe
rieure doublant
de laville, et se hatant grand
à deux lieues dansl'Ouest
de venir assister à la fête.
largue
du brave capitnine Forest, et le Apparition S
L'apparition subite
à la Fortunée, for- bite de la G
renfort que donnérent nos péniches
lette la Sa
Espagnoles et les embarcations eure,
cèrent les canonnières
manceuvres ; et pour
de Jayne, située
inopinément la pointe
rieure doublant
de laville, et se hatant grand
à deux lieues dansl'Ouest
de venir assister à la fête.
largue
du brave capitnine Forest, et le Apparition S
L'apparition subite
à la Fortunée, for- bite de la G
renfort que donnérent nos péniches
lette la Sa
Espagnoles et les embarcations eure,
cèrent les canonnières --- Page 230 ---
204 )
Anglaises à repiquer au vent ; et la place fut ravitaillee
pour deux mois par l'activité et lc dévouement
Monsicur
de
Fleuri, et la conduite prudente du Sieur
Auri, son capitaine.
36 Aviil.
Le 16, un bateau
Arrivée d'un
chargé de comestibles,
nouveau secours nant au même armateur vint
appartc2
ajouter aux
que nous avions reçues le 14.
ressources
21 Avril,
Le 21,les
Anglais , ayant toujours une
tention dans toutes leurs
seconde indémarches,
parlementaire à
envoyérent un
Santo-Domingo, sous le prétexte
parent de venir saluer le général
apavaient réçu des honnêtetés
Barquier, dont ils
en différentes
Broit politique mais leur but réel était de
occasions;
seiné par les combat entre les
répandre la nouvelle d'un
Anglais.
Français et les Anglais,
ent avoir eu lieu à la hauteur de la
qu'ils disairésultats avaient
Mosne, et dont les
été la prise du vaisseau
D'Hautpoul,
Français lc
Contreditspar Cctte nouvelie débitée par. laj
quelques uns de jeter lc
politique Anglaise, pour
Teurs matelots,
découragement parmi nous, ne produisit
néanmoins une grande
pas
impression: elle fut
en doute avec d'autant plus de fondement
révoquée
Iots anglais, qui n'etaient
que les mateprobablement pas dans le se.
Ils acquièrent cret, assurérent qu'ils n'avaient aucune connaissanec
quelque consis. de cet événement.
tance,
Cependant des
venus
renseignements pardepuis par une voie moins suspecte, en accréditant Ic bruit d'un
engagement entre des vaisseaux An.
glais ct une petitc division Françaisc, dans le canal des
Saintes, réveillèrent notre première inquiétude
affiblir notre courage.
sans
Le même jour, lc
clamation suivante: pirornkenciefrpmlierls, pro-
avaient aucune connaissanec
quelque consis. de cet événement.
tance,
Cependant des
venus
renseignements pardepuis par une voie moins suspecte, en accréditant Ic bruit d'un
engagement entre des vaisseaux An.
glais ct une petitc division Françaisc, dans le canal des
Saintes, réveillèrent notre première inquiétude
affiblir notre courage.
sans
Le même jour, lc
clamation suivante: pirornkenciefrpmlierls, pro- --- Page 231 ---
205 )
Pioclamation,
de TEst de Saint-Doningue,
6 Habitans de la partie
-
six mois vous avez levé contre le goucc Depuis
létendart dc la révolte; depuis
< vernement Français
le scin de votre patric.
66 six mois vous déchirez
donc de votre coupable entreprisc?
K Qu'espérez-vous
impic et insen66 et qu'avez-vous gagné à cette guerre
hâtes dé-
: sée?.. Vos champs sont ravagés; vos
forcé ceux qui furent vos
66. peuplées 2 et vous-avez
la
vous la mort et désolation..:
66 amis à porter parmi
donc? sous quelle
c) Ingrats! que vous manquait-il bienfaisante desiriezc autorité plus paternelle ct plus
été séduits,
66 vous donc vivre? Je sais que vous avez
été cruellement trompés; mais comc que vous avez
desillés? Sa-
< ment vOS yeux ne sont-ils pas encore
chefs,
à la criminelle ambition de vos
$
c crifierez-vous
ennemis, voLC et aux perfides conseils de vos éternels
de vos
l'existence
c tre tranquillité, vos propriétés,
comet enfin tout ce qui
cc femmes et de vOS enfants,
la terre et
C6 pose le bonheur de Thomme-de-bien sur chefs ont
(4 ses espérances après sa mort. Quand vos
des
c lancé la destinée de ce pays sur la mer orageuse
à quel eflirayant ave-
: révolutions 2 ils n'ignoraient pas
délire ils ont
<4 nir ils vous livraient: mais dans leur
a
vers un but que 2 certes, ils n'atmarché en aveugles
moi et mes
6 teindront jamais, car je me suis placé, 2
< braves soldats 2 entre cux et ce but.
de la clén
K Insensés! vous-avez tous désespéré
à
; vous n'avez pu croire
5 mence du gouvernement;
avoir trahi vos
c mes paroles de paix, parce qu'après
êtes de61
et parjuré vos serments 2 vous
bienfaiteurs 1
; ilcn est
C venus méfiants : mais, détrompez-vous suis trep
vous le dis parce quejc
( encore tems; 5 ctje
soldats 2 entre cux et ce but.
de la clén
K Insensés! vous-avez tous désespéré
à
; vous n'avez pu croire
5 mence du gouvernement;
avoir trahi vos
c mes paroles de paix, parce qu'après
êtes de61
et parjuré vos serments 2 vous
bienfaiteurs 1
; ilcn est
C venus méfiants : mais, détrompez-vous suis trep
vous le dis parce quejc
( encore tems; 5 ctje --- Page 232 ---
206 )
c fort pour vous craindre;
6 tions;
retournez sur VOS habitac
soyez paisibles; reprenez vos travaux habitucls, et réparez par une prompte
6 que vous avez fait. Dieu
soumission le mal
ne veut pas la mort du;
cheur, et recommande l'oubli des
pé6 vine loi étant le
offenses; et sa di-
< tien
guide de mes actions, a comme chré.
et comme representant de
PEmpereur des Français, je vous accorde une amnistie
6 ére; vos
générale et entipropriétés seront
6 protégés et traités
respectées; vous serez
<6
comme les anciens Français.
Mais, hatez-vous de profiter
de mes offres
reuses: car sous peu de
il
géné66
jours ne sera
plus en mon pouvoir de rien faire
peut-étre
< trez dans le devoir:
pour vous. Ren6L
vous bénirez un jour ma clé.
mence , et mon nom sera cité dans
<6
les actions de
grace que vous adresserez à l'éternel
, qui veut sans
doute que ce pays soit sauvé, qu'il
6 core
redevienne enheureux, et que je sois
G bonté."
l'instrument de sa
Ruse déplacée
Le 24, à quatre heures
des Anglais,
du Sud
du soir, une frégate venant
, ayant l'air de chercher lei port, vira de
un quart de lieue au vent de la pointe Est
bord à
de la
arbora le pavillon Français,
Rade 2
qu'elle assura par
coups de canon 3 et se mit en travers. Cettc plusienrs
vre attira bientôt l'attention des habitans
manceutaient déjà de toucher
, qui se félici.
au terme de leurs maux : la
était
joie
universelle 9 et se manifestait dans tous les cceurs
par les démonstrations les pius
touchantes.
expansives et les plus
Deux canots 2 expédiés par le gouvernement avec
des pilotes , Se dirigérent vers la
l'atteindre
frégate, et ne purent
qu'à neuf heures du soir,
attira bientôt l'attention des habitans
manceutaient déjà de toucher
, qui se félici.
au terme de leurs maux : la
était
joie
universelle 9 et se manifestait dans tous les cceurs
par les démonstrations les pius
touchantes.
expansives et les plus
Deux canots 2 expédiés par le gouvernement avec
des pilotes , Se dirigérent vers la
l'atteindre
frégate, et ne purent
qu'à neuf heures du soir, --- Page 233 ---
207 )
le moment où la
Nous attendions avec ipatience des forts ; mais la
mouillernit sous la protection
régate
dans une vaine attente 2 notre espoir
uit s'étant passéc
sur la perfidie 2 ou au
c changen bientôt en soupçon
s'amuser
des Anglais, pour
moins surla ruse déplacée
de notre bonne foi.
de notre confiance et
Avril
Aux dépens
le retour des 25
Nous apprimes en effet le lendemain, par arrivant à bord
nous avions envoyés, qu'en
pfliciers que
vint les recevoir et
He la frégate PAurora 1 le capitaine
de S. M.
qu'ils étaient sur une frégate
leur annoncer
n'étaient cependant pas prisonniers,
Britannique, qu'ils avait été de savoir des nouvelles
et que son seul motif
les manières honnêtes du
Malgré
le Santo-Domingoagréable qu'il fit à ces
kapitaine Anglais, et la réception
d'avoir aussi
on est fondé à lui reprocher
messieurs 1
et Tinquiétude d'une
légèrement excité Pespérance
donnaient depuis
malheureux habitants
ville dontles
d'un courage et d'une résiplus de six mois Pexemple
et Padmiratignation qui devaient commanderlestime
on de leurs ennemis mêmes.
à la même heure 2 27 Avril.
Le 27 ,jour de Saint-Georges, ,
Nouvellet bravabricks, dont un avaitle pavillon de des Anglait,
la frégate et deux
à la vue du port : cette
Français renversé 9 passèrent
du 24,
aussi inconvenante que la plaisanterie
bravade 2
chaleur du vin de Madère dans les
fut attribuée à la
annuhonneur d'un saint qui préside
libations faites en
nombre de m2ellement à T'intempérance d'un grand
rins Anglais.
le brick supposé FranNous avons scu depuis que
tous les ports
çais,avait été expédié de Londres pour
disde Saint-Domingue 2 sans
des côtes méridionales
d'entrer
de
et qu'il se proposait
tinction gouvernement,
chaleur du vin de Madère dans les
fut attribuée à la
annuhonneur d'un saint qui préside
libations faites en
nombre de m2ellement à T'intempérance d'un grand
rins Anglais.
le brick supposé FranNous avons scu depuis que
tous les ports
çais,avait été expédié de Londres pour
disde Saint-Domingue 2 sans
des côtes méridionales
d'entrer
de
et qu'il se proposait
tinction gouvernement, --- Page 234 ---
208 )
à Santo-Domingo,
lorsqu'il fut arrêté par les
Anglais, 1 qui néanmoins le
bitimens
29 Avril.
Le
relaxérent.
Trait d'audace
29, la scène change, et la
d'un marin de un peu troublée
gaité des Anglais est
Curagao.
par P'intrépidité du
petite goëlette venant de
capitaine d'ane
Curaçao, Ce
sans étre effrayé des
petit batiment,
passe à
dangers dont il était menacé
demi-portée de canon des batteries
$
gate, , essuie tout le feu de son
de la fré.
la Rade, sous la
artillerie , et entre dans
condé sa
protection des forts qui avaient se.
maneuvre. L'humiliation
Ie capitaine
qu'a dû éprouver
Anglais lui aura sans daute
honte suit de près la
appris que la
jactance,
avec la générosité
toujours incompatible
2 Mai
militaire.
Evénement sinLe 2 de Mai, , quelques soldats
gulier, dans les maraude
s' 'étant écartés à la
environs de la
rencontrèrent sur une
ville,
Santo-Domingo des
habitation voisine de
familles
avec la plus grande sécurité Espagnoles se reposant
maux,
au milieu de leurs
9 dont les charges étaient à
ani.
fut égale de part et
terre. La surprise
d'autre, , et les
saient à s'en emparer,
Français se dispolorsque les
de la proclamation du 21 Avril, Espagnols, s'étayant
confiance dans la
, déclarèrent que leur
ral
parole donnée par monsieur le
Français les avaient déterminés à
géné.
propriétés.
revenir sur leurs
Ces motifs,
rité,
2 allégués avec l'apparence de Ia sincé.
, satisfirent les soldats Français,
et rendirent
qui se retirèrent
Léveille la soli.
compte de ce qui s'était passé.
citude du gouQuoique leur rapport n'inspirit
vemnement,
pas une
confiance 3 néanmoins le général
tres-grande
pas avoir à SC reprocher d'avoir Barquier ne voulant
conciliation ct de
négligé les moyens de
paix , dont
avait
lors si
T'asage
Gréjnsqu'siinfruetuenx, ft partirte lendemain, ies sieurs
qui se retirèrent
Léveille la soli.
compte de ce qui s'était passé.
citude du gouQuoique leur rapport n'inspirit
vemnement,
pas une
confiance 3 néanmoins le général
tres-grande
pas avoir à SC reprocher d'avoir Barquier ne voulant
conciliation ct de
négligé les moyens de
paix , dont
avait
lors si
T'asage
Gréjnsqu'siinfruetuenx, ft partirte lendemain, ies sieurs --- Page 235 ---
209 )
del Orve, et Don
3 Mai.
Don Ramon Cabral, , Don Joseph vérité des faits >
s'informer de la
Juan Santin, pour
de lcurs malheureux
profiter des bonnes dispositions
entière confiance
compatriotes, et leur inspirer la plus
dans la bonté et dans la loyauté du gouvernement zèle Résultat,
Ces trois habitants estimables, dont le
Français.
sur les lieux
démenti se transportèrent
ne s'étaitjamais abandonnés. Il est présumable que
qu'ils trouvèrent
vus la veille n'avaient inles Espagnols qu'on yavait
échapper
la proclamation du général que pour
voqué
dont ils étaient menacés 2 et que
aux dangers présents
ils avaient continué leur voyage.
le même jour
avait été armée en course
S Mai. de la
Le 5, la Fortunée , qui
3e. voyage deverentra avec une cargai- Fortunée,
sous le nom du Beau-Narcisse,
salaisons ; nue le Béaude 250 barrils de farine 2 et de quelques
Narcisse.
son
avait laissé dans une anse de la
elle nous apprit qu'elle
se probéate un brick avec 600 barils de farine, qu'elle
après avoir mis son chargeposait d'aller reprendre
Engagement
ment à terre.
avec l'ennemi,
dans la matinée 2 nos avant-postes
Le même jour ,
avec ceux
de la rive gauche de TOzama s'engagérent
l'avantage fut de notre côté 2 mais nous
de l'ennemi ;
eûmes 10 blessés. La
perdimes 5 hommes 7 et nous
perte de Pennemi fut plus considérabie.
entra
6 Mai.
Le 6,la Supérieure, chargée de comestibles
La Supérieure
à dix heures du soir. Ce beau bâtiment, apporte de noudans le port,
veaux secours.
marcheur des Antilles, bravait impunément
le premier
dont toute la sollila vigilance des croiseurs Anglais,
citude était dirigée contre lui.
le rapport du brave Forest, quile comdu CaD'après
voisines étaient en proie à une Ramport Foreztmandait, les colonies
pitaine
convulsive, conséquenfermentation ct à une agitation
Ec
comestibles
La Supérieure
à dix heures du soir. Ce beau bâtiment, apporte de noudans le port,
veaux secours.
marcheur des Antilles, bravait impunément
le premier
dont toute la sollila vigilance des croiseurs Anglais,
citude était dirigée contre lui.
le rapport du brave Forest, quile comdu CaD'après
voisines étaient en proie à une Ramport Foreztmandait, les colonies
pitaine
convulsive, conséquenfermentation ct à une agitation
Ec --- Page 236 ---
210 )
ce inévitable de cette politique
dangereuse
émouvoir et électriser
qui,voulant
l'esprit de la
naissance à des idées
multitude, donne
toujours incohérentes avec
Emeute
tranquillité et son bonheur.
sa
populaire àla Havane.
Le marquis de
Someruelos, 2 par la
que nous avons cité 2 avait donné Péveil proclamation
populaire ; il ne fut plus le maitre
à linquiétude
modérer les effets: elle
dans la suite d'en
se manifesta d'abord
quelques
contre
Français, 2 mais elle fut bientôt
contre les riches propriétaires
après dirigée
dont les hôtels furent
Espagnols de la Havane,
livrés au
La funeste
pillage. [73]
expérience de ces
prendre à ces gouvernants
désordres a dà apfacile de donner aux
imprudents que, s'il est
satrice
peuples une impulsion
2 il est encore plus diflicile de la désorganiqu'elle leur est communiquée
retenir, lorsressés à la
par des hommes inté.
subversion de l'ordre social.
Troubles à JaLa Jamaique,
maique,
de troubles
elle-méme, ne fut point
intérieurs produits parl les mêmes exempte
Un mouvement
élémens.
époque dans la ville insurrectionnelse: de
manifesta à la même
son principe
Kingston, et ne fut étouffé dans
que par les mesures
le
vigoureuses prises par
gouvernement et les exécutions
vit forcé de faire.
sanglantes qu'il Se
En général on ne peut passe dissimuler
principes novateurs
que les
la face de
qui ont changé dans le 18me siècle
PEurope, n'exercent encore une action
recte, une influence
dimarquée, dans les régions les
cloignées de leur berceau.
plus
Ce mouvement irrésistible des nations
organisation générale
vers une ré2 tient à des causes qui sertient
susceptibles de modifications
salutaires et conservatri.
forcé de faire.
sanglantes qu'il Se
En général on ne peut passe dissimuler
principes novateurs
que les
la face de
qui ont changé dans le 18me siècle
PEurope, n'exercent encore une action
recte, une influence
dimarquée, dans les régions les
cloignées de leur berceau.
plus
Ce mouvement irrésistible des nations
organisation générale
vers une ré2 tient à des causes qui sertient
susceptibles de modifications
salutaires et conservatri. --- Page 237 ---
211 )
les passions inhéet toutes
ces, 9 si lintérêt particulier, n'étaient très-souvent en
rentes à la nature humaine, 9
dans le ceur
avec le bonheur des peuples,
opposition
de l'autorité.
des dépositaires troubles de nos voisins ne changeaiCependant les
hostiles à notre égard.
ent rien à leurs dispositions
étaient entrés plus
Portoric, Cube , et la terre-ferme colonel Cockburn 2
jamais dans la coalition. Le
de Maraque
avait fait le voyage
gouverneur de Curaçao 1
Nous ne tardànous susciter des ennemis.
caye pour
de tous ces mouvemes pas en effet à nous appercevoir fait notre longue et
ments et de l'impression qu'avait hommes d'aucant plus
résistance sur des
cruelcourageuse
avait été jusqu'alors
ardents que leur espérance
de nos succès et la
la continuité
lement trompée 9 par
vigilante activité de nos marins.
officierdu réLe le Sieur Don Joseph Cabrero,
7 ,
vint, au nom de Don Joseph
giment de Portoric, militaire des insurgés, sommer
Arata 7 nouveau chef
7 Mai. du Sila garnison de se rendre.
sommatien qui parut . enr Arrivée Don loseph
Nous transcrirons ici cette
raison de la Cabrero, comne
qu'intempestive en
Parlementaie.
aussi extraordinaire
nous nous trouvions.
militaire dans laquelle
position
d'infanterie des armées
< Don Joseph Arata , colonel
Don Fernand
de S. M. C. le seigneur
< royales
et chef du régiment
46 VII. (que Dieu conserve),
militaires
Portoric, employé aux opérations
ede
4 de cette ile
Don loseph
Nous transcrirons ici cette
raison de la Cabrero, comne
qu'intempestive en
Parlementaie.
aussi extraordinaire
nous nous trouvions.
militaire dans laquelle
position
d'infanterie des armées
< Don Joseph Arata , colonel
Don Fernand
de S. M. C. le seigneur
< royales
et chef du régiment
46 VII. (que Dieu conserve),
militaires
Portoric, employé aux opérations
ede
4 de cette ile --- Page 238 ---
< A
I 212 )
son' 'excellence
C6
monsieur le général
verneur de la place de
Barquier, gou.
66 Trés-excellent Santo-Doninga
Sommation.
C La fortune
monsieur,
< nellement
inconstante de la guerre
des
amene jour46 res les plus circonstances qui obligent les militai66 des
prudents à céderà la force
armes ou à une
supérieure
66 reuse. Iln'est
situation éventuelle et malheu.
6 reilles circonstances pas douteux que, 3 lorsque dans de
un général
pahéroique et une
déploie une valeur
G pher de son ennemi constante fermeté qui le font triom6 la vie des
3 et qui préservent aveci
soldats
honneur
<6 des éloges universels qu'il commande, , il ne mérite alors
c6 née à Ses
et une récompense
travaux.
Mais il est nécessaire proportionconnaitre et
de savoir
46 ciles où l'on distinguer, parmi les circonstances diflic où il est
peut se rencontrer 2 quelles sont
permis
celles
46 té,
d'employer la
sans outre passer les
résistance et la fermecc conduite d'un chef
bornes de la raison , car la
4 qu'obstination
qui franchit ces bornes,
et
n'est plus
66 en ce qu'elle tend opiniatreté, à
et devient
la
coupable,
66 membres de l'état.
destruction d'une partie des
46 Votre
excellence se trouve
dernier et malheureux
précisément dans ce
Slesyeux de la raison cas 2 et il faut que chez elle
< sivement
soient fermés par un zèle exces-
< sister délicat, pour qu'elle
aux forces d'une ile
puisse prétendre ré.
6 aire tout le
entière, , qui a pour auxili-
<6 nation
nouveauemonde 2 et pour
allice,
et
protectrice une
maitresse
tre une ile qui a tout à sa souverainedes mers ; concc ussir ses entreprises
disposition pour faire réG6 qui,
militaires; contre une ile enfin
indépendamment de tous SeS habitants
active.
par un zèle exces-
< sister délicat, pour qu'elle
aux forces d'une ile
puisse prétendre ré.
6 aire tout le
entière, , qui a pour auxili-
<6 nation
nouveauemonde 2 et pour
allice,
et
protectrice une
maitresse
tre une ile qui a tout à sa souverainedes mers ; concc ussir ses entreprises
disposition pour faire réG6 qui,
militaires; contre une ile enfin
indépendamment de tous SeS habitants
active. --- Page 239 ---
- 213 )
de la place , lui opposc enCI ment employés au siège
suffisant pour and-.
de soldats de ligne
c core un nombre
46 antir une pauvre et faible garnison.
Monsieur,
très-excellent
< Quel contraste frappant,
heureuse où se
entre la position
c n'existe-t-il pas
Tintérieur de cette ile 2
c4 trouvent les Espagnols dans
dans la
les Français
cet le triste sort qwéprouvent où votre excellence
46 place! ! dans une place , dis-je ,
hommes, tant
de 800
4 se voit, avec une garnison
dans des murs,
militaires, emprisonné
< bourgeois que
obligée de recouc6 manquant de toutes subsistances,
sa faim,
animaux immondes pour appaiser
crir aux
mer et par terre, et sans
46 privée de tout secours par
dis-je
la mort! Quel contraste,
c autre espérance que
et la notre! Que peut
€6 encore, entre oette position
< donc prétendre V. E.?
à votre excellen-
< Je ne puis me dispenser d'exposer la
et sur
qu'elle va attirer sur garnison
sce les maux
il lui est facile de
c les habitants de la ville. , et comme
de
les calamités de la guerre sans perdre
4 faire cesser
jusqu'à présent, il est
c1 la gloire qu'elle s'est acquise
ternira cette
devoir de lui observer qu'elle
c de mon
c gloire , en se refusant à mes propositions. des suicela rends V. E. responsable
< D'après
je
opiniatre à défenvotre résistance
< tes qu'entrainera
nécessaires pour
sans avoir les moyens
G dre un poste
la première et dercle maintenir. Je dois aussi pour
Don Fernand
G nière fois,u nom de mon souverain
junte centralc, et en mon pro40 VII., de la suprème
dans les 24 heude rendre,
( pre nom , vous sommer
et qui se trouve
66 res, la place où vous commandez., vous prévenant
les forces Espagnoles ;
4 assiégée par
défenvotre résistance
< tes qu'entrainera
nécessaires pour
sans avoir les moyens
G dre un poste
la première et dercle maintenir. Je dois aussi pour
Don Fernand
G nière fois,u nom de mon souverain
junte centralc, et en mon pro40 VII., de la suprème
dans les 24 heude rendre,
( pre nom , vous sommer
et qui se trouve
66 res, la place où vous commandez., vous prévenant
les forces Espagnoles ;
4 assiégée par --- Page 240 ---
214 )
c qu'en cas de refus, vous
(6 toute la rigueur
serez traité par elles avec
C et que dans le qu'admettent les loix de la
cc
cas contraire où mes
guerre,
raient acceptées,
propositions se66
9 l'armée se fera un
envers vous de tous les bons
honneur d'user
C mettront les circonstances. traitements que lui per-
< Je prie Dieu d'accorder à
G Au
V. E. longues années.
quartier-militaire de
Baionne 2 le 6 Mai 1809.
Très-excellent monsieur,
[Signé]
< JPH. ARATA,
Un tableau aussi
imposant des nouvelles forces
surgentes 2 et des menaces aussi
ingarnison qui parcourait
déplacées contre une
depuis six mois, établissaient victorieusement la campagne
évidemment la
Français et Vinfériorité de leurs
gloire des
ers pouvaient-ils
ennemis. Ces derniespérer de nous trouver
une circonstance oû le souvenir
faibles dans
victoires et les secours de
encore récent de nos
recevoir, nous faisaient vivres que nous venions de
ter, malgré
un devoirs sacré de leur résisl'étalage des moyens qu'ils
pour nous forcer à capituler.
disaient avoir
Réponse à la
Le général Barquier
à
sommation.
qu'il était flatté des
répondit Don Joseph Arata
qu'il voulait bien lui accorder témoignages honorables d'estime
Santo-Domingo;
ainsi qu'à la garnison de
nouvelles
qu'elle desirait plus que jamais de
occasions de s'en rendre
si les notions que Don
digue; qu'au reste
Joseph Arata
la situation de la place
croyait avoir sur
1 notions qui étaient absolument
fausses, lui avaient fait espérer la
dition de la ville
possibilité de la reddonnées
> que lui, général Barquier, ayant des
plus certaines sur ses ressources et les bonnes
ages honorables d'estime
Santo-Domingo;
ainsi qu'à la garnison de
nouvelles
qu'elle desirait plus que jamais de
occasions de s'en rendre
si les notions que Don
digue; qu'au reste
Joseph Arata
la situation de la place
croyait avoir sur
1 notions qui étaient absolument
fausses, lui avaient fait espérer la
dition de la ville
possibilité de la reddonnées
> que lui, général Barquier, ayant des
plus certaines sur ses ressources et les bonnes --- Page 241 ---
215 )
se faisait un devoir de
lispositions de ses troupes,
continuer à la défendre et à la conserver.
qu'une sommation si imIl étaitnaturel de penser
de moyens coërcitifs et redoupérative était soutenue
tous
kables. Nous nous attendions en conséquence
voir fondre sur la ville toutes les forces réesjours à
secondées par les efforts 7
inics du nouveau-monde, dominateurs des mers :
impuissants, des
jusqu'alors
étonnement de voir ce colosse formais quel fut notre
attaques innidable de puissance se borner à quelques
eurent de nouveau l'avansignifiantes où nos troupes
tage.
déployérent devant la Rade une
Le 11,les Anglais
Cette
II Mai.
de bataille d'onze bâtiments de guerre.
L'escadre Anligne
donna lieu a des conjectures glaise se précombinaison de moyens
leurs alliés. Le pro- sente en bataille
bienjustifices par les menaces de
devant le port.
être évidemment de nous
jèt des confédérés paraissait
des forces consiréduire par famine en nous opposant
dérables de terre et de mer.
bâtiMalgré la rigueur de ces mesures 7 un petit
Entrée 13 Mai. d'un pedans la nuit du 13, à la vigilance des tit batinient de
ment, , échappa
Curaçao.
ennemis , et entra dans notre port.
attachaient
Le capitaine assura que les Anglais
à la réduction de SantoT'importance la plus grande
annoncé PexDomingo, et que Pamiral Cochrane avait
des Français des Antilles.
pulsion totale et prochaine
intérêt maEn effet, les Anglais devaient avoir un
d'une ville , dont l'attitude impojeur à la possession
attirant dans ces
sante menaçait les iles. Anglaises 9 en
les flottes Françaises , qui tôt ou tard pourraient
mers
de.leur ancienne gloire, et porter un coup
se rappeller
de la Jamaique ct aux colofuneste aux établissements
Cochrane avait
des Français des Antilles.
pulsion totale et prochaine
intérêt maEn effet, les Anglais devaient avoir un
d'une ville , dont l'attitude impojeur à la possession
attirant dans ces
sante menaçait les iles. Anglaises 9 en
les flottes Françaises , qui tôt ou tard pourraient
mers
de.leur ancienne gloire, et porter un coup
se rappeller
de la Jamaique ct aux colofuneste aux établissements --- Page 242 ---
216 )
nies Espagnols : la prise de
tourner à la vérité
Santo-Domingo devait dél'attention de la
activer
ferments
France,
les
d'indépendance dans toute
laisser à la politique
T'Amérique, et
moyens puissants Anglaise un champ vaste et des
pour établir dans ces riches
son systême exclusif de
contrées
dace de nos corsaires. commerce 2 contrarié par l'ausures Nouvelles prises meLc vice amiral Rowley. et Don
l'amiral Row. par avaient reconnu enfin
Toribio Montès, qui.
ley et le gouver.
l'insufisance des forces
neurde. Portoric. jusqu'à présent par eux pour réduire la employées
pacité militaire de Sanchez
place et l'incamencement
avaient pris, dès le comd'Avril, des moyens plus décisifs
miner une lutte qui blessait leur
pour tertrariait leurs vues
amour-propre et conpolitiques : mas ilavait
avec adresse Don Juan Sanchezdu
fallucvincer
chef quilui avaitété conféré
commandementienla nation contre les
par une junte générale de
prétentions de Don
tès; ; on pouvait, en violant les
Toribio Monbitans de la partie de
prétendas droits des haP'Est exciter leur
ment et occasionner une
mécontenteauraient été la
guerre civile dont les résultats
perte du pays.
Pour éviter des conséquences aussi
lait introduire le
funestes, il falchangement dans le
avec lesménagements
gouvernement
qu'exigeait la délicatesse de
treprise, et faire soutenir ces nouvelles
P'enune force imposante qui put
mesures par
En
agirau besoin.
Nonvelle quali- tait conséquience, le régiment fixe de Portoric s'é.
té de Sanchez;
embarquéa bord des vaisseaux
ile est remplacé ét6 déposé à la baie
Anglais, ctavait
dans le comDon
d'André dans ie courant
mandement de
Joseph Arnta, coloncl de cC
d'Avril;
Parmee per
conau comme chef
corps, avait été TeArata,
militaire, chargé des opérations
agirau besoin.
Nonvelle quali- tait conséquience, le régiment fixe de Portoric s'é.
té de Sanchez;
embarquéa bord des vaisseaux
ile est remplacé ét6 déposé à la baie
Anglais, ctavait
dans le comDon
d'André dans ie courant
mandement de
Joseph Arnta, coloncl de cC
d'Avril;
Parmee per
conau comme chef
corps, avait été TeArata,
militaire, chargé des opérations --- Page 243 ---
217 )
à Sanchez que le vain titre
de la gucrre, ne laissant
deTEst.
civil de la partic
comde gouverneur
n'avaient donc produit aucune
Ces innovations
laissé dans le ceur dc Sanmotion , mais elles avaient
lieutenans les germes
de SCS
chez et de quelques-uns avaient fait momentanéd'un ressentinent, dont ils
comet au danger
ment le sacrifice à l'intérêt général
mun.
de Don Joseph Arata , nous
Depuis la sommation
générale et décisiétions dans l'attente d'une attaque le blocus pouvait
d'autant plus de raison que
ve , avec
et perpétuer les craintes
encore trainer en longueur,
prochaine d'une
qu'avaient les assiégeans sur Varrivée
que Tenescadre Française. Des espions rapportèrent sans doute
en avant ,
nemi avait fait un mouvement
sur les hauteurs
prendre une position avantageuse
pour
et
par un bombardequi dominent la place 2 préluder
ment.
Bulté, àla tête de 100 14! May.
Le 14,le chef-de-bataillon
L'ennemi parait
une découverte jusqu'à vouloir S établir
hommes d'infanterie 1, pousse
de sur lhabitation
dite Del-Orve 2 située à une demi-lieue
Del-Orve.
l"habitation
de 600 révoltés 15 Mai.
la ville, rencontre une avant-garde avoir été blessé d'un
rangés en bataille, et rentre après
coup de mousquet.
matin le colonel Vassimon L'ennemi ne juLe 15, à 2 heures du
dans lintention
pas convenaavec 400 hommes 1
E dattendre les
sc met en marche 7
dans la' nuit, et de le chasserde Français.
de surprendre P'ennemi trouve le camp évacué parles
cette position ; mais il
n'avpient
prévoyant sans doute ce projet
sévoltés qui ,
pas jugé convenable de le contrarier. Guillaume Pryce- 16Mai
Le 16, le eaptsine-derxiseca
stationnée
commandant T'escadre Anglaise,
Cumby,
Fe
E dattendre les
sc met en marche 7
dans la' nuit, et de le chasserde Français.
de surprendre P'ennemi trouve le camp évacué parles
cette position ; mais il
n'avpient
prévoyant sans doute ce projet
sévoltés qui ,
pas jugé convenable de le contrarier. Guillaume Pryce- 16Mai
Le 16, le eaptsine-derxiseca
stationnée
commandant T'escadre Anglaise,
Cumby,
Fe --- Page 244 ---
218 )
devant notre rade, 2 fit au général
tion suivante:
Barquier la somma4 Monsieur,
G L'escadre
C étant arrivéei Anglaise, qui est sous mes ordres,
G6
ici avec des renforts
Sommation par tinés pour
considérables desle commodore c
l'armée qui vous assiège des motifs
Anglais,
d'humanité, ainsi que de
66 ployé par la garnison
respect pour le courage dé66 un siège de
que vous commandez, pendant
longue duréc, me portent (avant de
l'emploi de ces renforts) à vous
faire
66 de rendre la ville et les
sommer, Monsieur, 9
<6
fortifications
cupées par les
aujourd'hui OC-
(6
troupes sous VOS
aux conditions sur
ordres, en capitulant
46 officiers
lesquelles pourront S'
nommés à cet
accorderdes
66 commandants
effet, sauf la ratification des
respectifs.
<s J'ai l'honneur d'étre,
(signé)
2 Monsieur votre, &c.
<6
c GME,
capitaine du vaisseau de S. PRYCE.CUMBY, M.
G mus
B. le
3 etlc plus ancien
PolypheCe mandans des
oflicier parmi les com46 stationnés vaisseaux et bitiments de S. M,
devant
s6 A son
Santo-Domingo.
excellence le général
66 en-chef des
Barquier, commandant.
troupes Françaises à Santo-Domingo.
néral Réponse du geLe général répond
Barquier. ses troupes à
qu'il est déterminé, ainsi
défendre la place jusqu'à la dernière que
trémité; que cette résolution lui
exThonneur ct le devoir,
cst commandée par
qu'aucunes
peuvent altérer dans le ceur des
considérations ne
Français.
L'ordre-dujour, en donnant
garnison ct aux habitans de
communication à la
cette
réponse, 2 lui rappel-
ral Réponse du geLe général répond
Barquier. ses troupes à
qu'il est déterminé, ainsi
défendre la place jusqu'à la dernière que
trémité; que cette résolution lui
exThonneur ct le devoir,
cst commandée par
qu'aucunes
peuvent altérer dans le ceur des
considérations ne
Français.
L'ordre-dujour, en donnant
garnison ct aux habitans de
communication à la
cette
réponse, 2 lui rappel- --- Page 245 ---
219 )
avaient déjà acquis à la bienveillance
lait les titres qu'il
de ses ennemis 2 en ces
de S. M. J- et l'admiration
termes:
viens de recevoir du com4 Soldats et habitans, je
croise devant Ordre dujour a
de Pescadre Anglaise qui
cette occasion.
c mandant
de rendre cette place aux
4ce port, unc sommation
< forces de S. M. Britannique. résolution et organe
G Assuré de votre courageuse
hésité à régénéreux, je n'ai point
c de vos sentimens
à notre poste, et que nous
< pondre que nous resterons
extrémité.
sle défendrons jusqu'à la dernière sur vous 2 vous
6 Soldats et habitants ; j'ai compté
les paroles de votre général,j'en
< ne démentirez pas
et le dévouement dont de-
< ai pour garans la bravoure cessé de me donner des
c puis six mois vous n'avez dont VOS fronts sont
66 preuves. Non, 9 les lauriers
une hunteuse
ne seront pas Aétris par
6 couronnés 1
pas le fruit de voS lon44 capitulation; ; vous ne perdrez
travaux, et vous
c gues privations et de vos glorieux du héros sous les
toujours dignes
C vous montrerez
K auspices duquel vous combattez.
proclamavous adressai ma première
6 Lorsque je
de cette guerre 9 je ne vous
(C tion , au commencement
de votre position; ; ils
les dangers
46 dissimulai point
ébranlé votre couils n'ont point
G étaient grands;
vous dire que vous êtes
je puis
c rage ; aujourd'hui
dont de braves gens
c forts , mais que cette assurance, faire leur devoir,
( comme vous n'ont pas besoin pour
ni votre zèle ni votre courage.
4 ne ralentisse
UNION et VIGILANCE, et si
4 Soldats et habitans 2
que ce soit le
<T'ennemi veut encore tenter un effort,
C dernier!
6 BARQUIER"
[Signé]
dissimulai point
ébranlé votre couils n'ont point
G étaient grands;
vous dire que vous êtes
je puis
c rage ; aujourd'hui
dont de braves gens
c forts , mais que cette assurance, faire leur devoir,
( comme vous n'ont pas besoin pour
ni votre zèle ni votre courage.
4 ne ralentisse
UNION et VIGILANCE, et si
4 Soldats et habitans 2
que ce soit le
<T'ennemi veut encore tenter un effort,
C dernier!
6 BARQUIER"
[Signé] --- Page 246 ---
13 Mai,
220 )
Lc 18, un petit
venant du
bateau, chargé de comestibles;
Portb-au-prince, 2 mouilla dans notre
capitaine nous apprit que nos corsaires,
port; lc
rines , n'attendaient
chargés de faque l'occasion
trer: il assura qu'il était
favorable pour enBenavides,
présent , lorsque Don
envoyé par les insurgés, vint
Joseph
près de Pétion , des secours qui lui
solliciter auajouta que Pétiona avait
furent refusés. Il
quelques
ditaprès le départ du député,
personnes qui l'entouraient: c6 Ces
làches se font battre par les
hommes
< sans honte me demander Français 2 et viennent
C6 brouillent entr'eux:
des secours ; qu'ils se dé-
< mes
quant à moi , j'ai bien assez de
c
propres aflaires; et s'ils s'adressenti
phe, qu'ils se rappellent du
ChristoC patriotes, lors de netre
massacre de leurs comc: pagnoic."
invasion dans la partie EsPétion était d'autant moins
des troupes, qu'il devait
en état de leur donner
che, avcc toutes
sous peu se mettre en marMarc, assiégé ses forces, pour débloquer Saintaction devaitidécider par Christephe, en personne. Cette
dusort des deux
Nous cimes aussi, par la
concurrents.
tion des troubles de l'ile de mémevoie,l la confirmaCube.
Dous sont parvenus donnent la
Les détails qui
du courage des malheureux mesure de P'énergie et
rruclle pouronit,
Fran:ais, qu'une destinée
tje de
depuis tant d'années, dans cette
Famérique
parMaliccreuse
Deptis Epoque deleur: arrivéc
rosition des
Cube, aprs levacuation
à Snint-Iague de
l'vangais, aCube minguc
de la cclonie de
- les Frangais y existaient
Saint-Docrainte continuelle; leur
dans un état de
citaient la jalousie d'un activité et ieurinduntrieg (XPa médiocrité, On
peuple ami de T'oisiveté et de
sC boxna, dans les
preniiéres Ls
poque deleur: arrivéc
rosition des
Cube, aprs levacuation
à Snint-Iague de
l'vangais, aCube minguc
de la cclonie de
- les Frangais y existaient
Saint-Docrainte continuelle; leur
dans un état de
citaient la jalousie d'un activité et ieurinduntrieg (XPa médiocrité, On
peuple ami de T'oisiveté et de
sC boxna, dans les
preniiéres Ls --- Page 247 ---
( 221 )
que toute la sagesse
xées à desvexations particulières,
dc monsieur lc gouverneur Kindelan ne
et la prudence
des troubles
empècher : mais à la nouvelle
purent
haine nationale éclata d'une manière'
d'Espagne, , la
Les Français furent
plus générale et plus effrayante,
d'une destruction totale. Le gouvernement
menacés
pouvait donner lieu d'un
pouréviter le choc auquel
insolentes qu'il ne pouvait plus
côté les provocations
fière des Franempècher, et de l'autre , la contenance
bien décidés à ne souffrir aucun humiliation orçais
de sortir de lile dans le délai
donna à tous les étrangers
d'un mois 1 à peine d'être poursuivis comme perturbaCette mesure satisfit
teurs de la tranquillité publique.
la
des Espagnols, et les malheureux
la haine et cupidité
une seconde
habitans de Saint Domingue éprouvèrent
d'une destinée si constamment malheufois la rigueur
reuse.
22 Mai.
s'étant présentés sur les hauLe 22, les ennemis
Saint-Carle, dans une attitude menaçante 2
teurs de
le colonel Aussenac, sorti
furent attaqués et battus par
de l'ennemi
de la place avec 350 hommes. La perte
la
évaluée à 25 hommes tant tués que blessés, et
est nôtre à 3 hommes tués et 6 blessés.
le
à 5 heures du matin, la bombe éclate;
Enfin 28 ,
et T'ennemi qui, 2S Mai.
le blocus est converti en siège reglé
de sa sommation 3 avait travaillé pour
depuis T'époque
démasque,
mettre à même d'effectuer ses menaces,
se
redoute de T'Ozama, une batterie de
à 450 toises de la
trois obusiers ; nous vicinqapièces d'artillerie 2 dont
le
la première fois surlesl batteries, pames flotter pourl
La première
au-dessus de PEspagnol.
villon Anglais
dela redoute au dépourdécharge surprend la garnison
3 avait travaillé pour
depuis T'époque
démasque,
mettre à même d'effectuer ses menaces,
se
redoute de T'Ozama, une batterie de
à 450 toises de la
trois obusiers ; nous vicinqapièces d'artillerie 2 dont
le
la première fois surlesl batteries, pames flotter pourl
La première
au-dessus de PEspagnol.
villon Anglais
dela redoute au dépourdécharge surprend la garnison --- Page 248 ---
222 )
vi, ct blesse 6 hommes, qui n'eurent
5C placer derrière les
pas le tems de
retranchemens.
Le reste de la journée se
ment malheureux,
passa sans aucun événcmalgré le feu terrible
la redoute que sur la ville.
dirigé tant sur
Les Anglais firent usage dans cette occasion
boulets à la shrapnell
des
, nouvelle invention dont
est extrêmement
l'effet
meurtrier, en raison de leur
sion, et de la grande qnantité de balles
explo.
ment.
qu'ils renferLe 29 , des, coups-de-fusil tirés sur tous les
à un quart de lieue de la
points,
ville, 2 avaient fait
29 Mai.
un projet d'attaque générale de la
de présumer
Simukacrce d'at- cette opinion était d'autant
part l'ennemi; et
taque,
plus fondée que les
depuis quatre heures du matin
Anglais,
, n'avaient cessé de
nonner la ville, 9 avec les grandes
cachaloupes de leurs
vaisseaux, sans doute pour faire une
riser le projet de leurs alliés:
diversion et favomais tout cet appareil
menaçant se réduisit à des démonstrations
tes, et les assaillans ne se montrèrent
insignifiance considérable de
qu'à une distannos murs.
Le 30,jour de Saint-Ferdinand,
dions à une salve
2 nous nous attengénérale de toutes les batteries ennemies; mais leur silence St
pear réparerles
conjecturerqu'on était occucées de
dommages causés par les bombes lannotre batterie de Sninte-Barbe.
Le général profira de cet instant de calme,
s'assurers si l'ennemin'avait
pour
hautcurs du nord de la
faitaucuns travaux dans les
place : en conséquence le lieutenant-colonel Cottenet parcourut les environs de la
ville avec 150 hommes, et ne reconnut nulle
trace des ouvrages qu'on assurait
part la
avoir été commencés,
qu'on était occucées de
dommages causés par les bombes lannotre batterie de Sninte-Barbe.
Le général profira de cet instant de calme,
s'assurers si l'ennemin'avait
pour
hautcurs du nord de la
faitaucuns travaux dans les
place : en conséquence le lieutenant-colonel Cottenet parcourut les environs de la
ville avec 150 hommes, et ne reconnut nulle
trace des ouvrages qu'on assurait
part la
avoir été commencés, --- Page 249 ---
( 223 )
recommencè- I Juin,
Le ier Juin , les péniches Anglaises faveur de la
leur feu à 2 heures du matin; 2 à la
rent
mais les batteries de l'arsenal ct de
clarté de la lunc:
Saint-Fernand, , lcs forcent à s'éloigner.
à la
colonel Aussenac ,
Dans la mème journée 1 le
jusqu'a
une reconnaissance,
tête de la réserve , pousse
rencontré
Thabitation dite Galinde, et rentre sansavoir
Pennemi.
de AudaceettéméLa nuit du 2 au 3 Juin offre un nouvel exemple
rité marine d'un officier Ancaractérise les marins Anglais : le lieute- de
l'audace qui
glaise.
du vaisseau le Polyphemus 1 avec quatre grandes
nant
d'obusiers de 36 et de canons de
chaloupes > armées
à portée de pistolet
12, ose pénétrer dans la rivière,
et
forts; il est assailli par une grêle de mitraille
Résultat affreux
de nos
vive fusillade, qui le forcent à de son entreprie
de boulets, et par une
au feu se,
il répond néanmoins en se retirant
rétrograder;
mais il succombe dans cette lutte inde nos batteries 2
partie des gens par
égnle, après avoir perdu la majeure
dans lal'effet de la mitraille. La grande chaloupe,
avec 40 hommes > reçoit un bouquelle il se trouvait,
coule bas sur une côtelet de 16 dans son plat-bord > et
n'offre aucune asyle à Téquipage, (dont un
de-fer qui
seul est parvenu à se sauver.
A la pointe du jour , nous: apperçumes une seconde
ctremorqu@eparles
chaloupe, coulée entre-deux-enux,
On
qu'une grande partic de son
deux autres.
présume
delat téméraire entreéquipage fut également victime
Des cris douloureux s'tai.
prise de Pofficier Anglais.
nuit, sur la côte
ent fait entendre pendant toute cette
s'étaient retirées. Un centiment
oû les chaloupes
à envoyer des canots
d'humanité avaitporté le général
mais Tempérience des
au secours de ces malheureex,
coulée entre-deux-enux,
On
qu'une grande partic de son
deux autres.
présume
delat téméraire entreéquipage fut également victime
Des cris douloureux s'tai.
prise de Pofficier Anglais.
nuit, sur la côte
ent fait entendre pendant toute cette
s'étaient retirées. Un centiment
oû les chaloupes
à envoyer des canots
d'humanité avaitporté le général
mais Tempérience des
au secours de ces malheureex, --- Page 250 ---
- 224 )
ruses employées contre nous, en différentes circonstances, par nos ennemis, et l'obscurité de la
pendirent l'effet de cette
nuit, suspremière impulsion. 2 et nous
déterminérent à attendre le jour
résultats de ce combat.
1 pour connaitre les
Nos canots ne rencontrèrent sur la côte qu'un seul
homme qui déclara qu'il était le seul
frage ou au feu de nos batteries.
échappé au naulever la
Ils parvinrent à redans le grande chaloupe du vaisseau, , et à l'amener
port; avec son obusier de S6 en bronze.
Cet événement malheureux rendit les
[74]
4s 55 6, Juin, prudents; ; leurs
Anglais plus
chaloupes et leurs péniches ne
chèrent plus aussi
s'approleurs bitimens
fréquemment de nos côtes: mais
de guerre, danslesjournées qui
ce désastre, 2 se formèrent
suivirent
en ligne de l'Est à POuest régulièrement tous les soirs
de notre rade 2 afin d'intercepter nos corsaires, 2 dont le retour devait être
chain.
pro.
Une circonstance
fut le silence des
singulière 2 aux mêmes époques,
solument
batteries ennemies 7 qui cessèrent ableur feu. Parmi toutes les
quelles cctte inaction donna
conjectures auxble
lieu, la plus vraisemblaest celle fondée sur les motifs d'humanité
rét particulier,
et d'inté.
qu'on doit supposer exister
cceur des insurgés,
dans le
relativement à leurs malheureux
compatriotes ct à la conservation d'une ville où
avaient leurs
iis
propriétés, et dont ils croyaient la
tion inévitable ct prochaine.
reddt-
: L'idée d'ailleurs qu'ils s'etaient formée
reil de CCs nouveaux
de Tappa
moy ens dl'attaque leur faisait espérer, d'après lcs rapports journaliers des
deserteurs
Piémontals, que la place ne tardernitr
rasi se rendre.
ativement à leurs malheureux
compatriotes ct à la conservation d'une ville où
avaient leurs
iis
propriétés, et dont ils croyaient la
tion inévitable ct prochaine.
reddt-
: L'idée d'ailleurs qu'ils s'etaient formée
reil de CCs nouveaux
de Tappa
moy ens dl'attaque leur faisait espérer, d'après lcs rapports journaliers des
deserteurs
Piémontals, que la place ne tardernitr
rasi se rendre. --- Page 251 ---
( 225 )
résultats du
les
donc avec patience
Ils attendaient
matin, le 3 juin
blocus.
mois, à six heures du
Mais le 7 de ce
avec plus de vigueur que
recommence
de quatre bibombardement Pescadre Anglaise 2 augmentée
de ne
jamais ;
ses inaneuvres V'intention
par
pénétimens, 1 annoncait saucun espoir de pouvoir
laisser à nos corsaires
nous fut extrer. La cause - de ces mesures rigoureuscs de Curaçao 2 qui
venant
à
pliquée par un petitbatiment de la nuit la plus obscure 2
était parvenu 7 au milieu ennemic. Le capitaine
à travers de la flotte
escadre Es.
passer
certaine Parrivée d'une petite
de toudonna pour
et le remplacement
pagnole à Puerto-Cabello, dans la terre-ferme Espates les anciennes autorités centrale de Madrid.
au nom de la junte
dans 10J Juin. batfe.
gnole ,
les insurgésd démasquérent,
Notvelle
Le 10, au matin,
batterie de deux mor- rie démasquée.
l'Ouest de la ville, une nouvelle Mais ce nouveau moyen
tiers, de 9 et de 12 pouces. d'autre effet sur l'âme exde destruction ne produisit d'affermir leur résolution
altée des assiégés que celui
la dernière extrédese défendre jusqu'à périssaient viccourageuse
nombre de Français
mité. Un grand
ne semblaient
times de Phonneur, et tous en mourant, lutter plus longque la gloire de ne pouvoir et les privations
xegretter les dangers de la guerre
tems contre
étendait de plus en plus ses ravages. XI Juin.
d'une famine qui
capitaine d'une petite goëLe 11 le sieur Gélin,
parlementaire,
à la faveur d'un pavillon
la stalette > espéraut
route sans être inquiété par
pouvoir continuer sa
voile avec environ soixante
Anglaise, mit à la
fat arrêté
tion
enfans à son bord. Son batiment
iemmes et
GE
xegretter les dangers de la guerre
tems contre
étendait de plus en plus ses ravages. XI Juin.
d'une famine qui
capitaine d'une petite goëLe 11 le sieur Gélin,
parlementaire,
à la faveur d'un pavillon
la stalette > espéraut
route sans être inquiété par
pouvoir continuer sa
voile avec environ soixante
Anglaise, mit à la
fat arrêté
tion
enfans à son bord. Son batiment
iemmes et
GE --- Page 252 ---
( 226 )
ct renvoyé à Santo-Deminga.
glais, émus de
Néanmoins les Anles mirent à compassion à la vue de tant
bord de leurs bâtimens
d'infortunés,
où ils pourraient les
jusqu'an moment
cettej
envoyer à leur destination. Dans
journée les batteries
ennemies, les
Espagnoles, et les péniches
cannonnières
conjurer la destruction
Anglaises, semblaient
feu terrible qu'elles totale de Santo-Domingo par le
faisaient. Nos
rent
batteries
Accident cccavigourensement à tontes ces
répondisioné parle feu lentirent qu'à
attaques quine se rade l'ennemi,
soir
P'entrée de la nuit. A
une obuse lancée
cinq heures du
l'Ozama mitle feu à par l'ennemi dans la redoute de
le feu aurait
plusieurs caissons de munitions et
gagné la poudrière sans l'activité
sence d'esprit du chef de bataillon
et la prémandait, et le courage des
Bardin qui y comdangers, d'une
troupes qui bravèrent les
explosion qui paraissait inévitable.
Compagnons, s'écria un soldat
< feu des batteries
dansle moment où le
c6 lincendie,
ajoutait le carnage à Phorreur de
c6 les
sauvons le reste de nos cartouches
vendre cher à Pennemi, et lui
pour
C sommes fermes au milieu de
prouver que nous
Espagnols firent
tous les dangers." Les
de cette malheureuse quelques mouvemens pour tirer parti
de nos soldats à les cireonstance; mais la résolution
recevoir leur fit bientôt connaitre
qu'aucune chance, quelque contraire qu'elle fut, n'était
capable d'amolirleur cournge
par des malheurs dont
éprouvédepuis huit mois
Le colonel
peu de sièges offrent P'exemple.
Bron, dont le zèlc et les talens ont été
vent utiles dans cette
souguerre, s'occupa sur le
d'ordonner les reparations
champ
nos munitions
nécessaires; et le lendemain
furent placées à Tabri du feu de l'ennemi. Nous
clmesquelques hommes tués ctblessés
par
able d'amolirleur cournge
par des malheurs dont
éprouvédepuis huit mois
Le colonel
peu de sièges offrent P'exemple.
Bron, dont le zèlc et les talens ont été
vent utiles dans cette
souguerre, s'occupa sur le
d'ordonner les reparations
champ
nos munitions
nécessaires; et le lendemain
furent placées à Tabri du feu de l'ennemi. Nous
clmesquelques hommes tués ctblessés
par --- Page 253 ---
227 )
avaient été imprud
éclats de bois d'une eazerne,ol
les deninient déposés les caissons.
, et particnqui suivirent cet événement
conLes jours
furent remarquables parla
lièrement la nuit du 12, des ennemis. Une partiedes
tinuité et Vactivité du feu
entiérement l'Ouest
habitans fut obligée d'abaidonuer
PEst, oi
se retirerdans
etle Nord de la ville 9 pour Cependant le gouverneles bombes w'arrivaient pas. s'épuisaient jouraclement
dont les ressources
léconomie rigoument, manière allarmante, malgré
de la
d'une
dans les magasins 2 et la réduction de se
reuse observée
aucune occasion
ration à huit onces, ne nigligeait inutiles. Le capitaine Jacques,
débarasser des bouches
plusieurs voyages
venait de faire successiveniene
de Santoqui
batiment, , repartit
heureux avec son petit
nombre de femmes et
Domingo le 12 avec un grand brume epaisse , il parvint
d'enfans, et à la faveurd'une batimens Anglais 2 et à se
la vigilance des
s'était
à tromper
Les insurgés 1 dont Parmée
du capirendre à Curaçao.
régiment de Portoric, resser Depart Jucques
fortifiée parfamitéed'un le blocus de la place 2 etles pro- taine avec 80 femiues
raient de plus en plus
faisait la maladie parmi ou enfants.
grès effrayans et rapides que
et la faim 1 nous
épuisées par la fatigue
comnos troupes ,
faire une sortie, 2 sans
otait tout espoir de pouvoir ville dont la population exipromettre la sureté d'une
Une situation aussi
continuelle.
solgeait une survillance P'ardeuret! le courage du
affreuse semblait accroitre
la faim 7 l'insomiOn le voyait braver avec gaité
d'audat.
de la guerre, et ne manifester les
nie, et les dangers celle de la vengeance , contre
tre impatience 7 que
L'espérance des secours que
auteurs de tant de maux.
que nous inspirait le
attendions, et la confiance
nous
té d'une
Une situation aussi
continuelle.
solgeait une survillance P'ardeuret! le courage du
affreuse semblait accroitre
la faim 7 l'insomiOn le voyait braver avec gaité
d'audat.
de la guerre, et ne manifester les
nie, et les dangers celle de la vengeance , contre
tre impatience 7 que
L'espérance des secours que
auteurs de tant de maux.
que nous inspirait le
attendions, et la confiance
nous --- Page 254 ---
228 )
brave Forès, à la sollicitude
ment de la place avait été
duquel Tapprovisionnie:
confié, nous
porter les privations ct les malheurs aidaient à sup.
D'ailleurs
de notre position.
l'expérience de la
dans ces mêmes contrées
perfidie des Espagnols
rentes rendait
quoiqu'à des époques diffé.
impossible toute espèce de
ment, quand même la loi
rapprochenous cut pas fait un devoir impérieuse de la
de t'honneur, ne
niâtre. Les victimes
résistance la plus opiFort Dauphin,
sanglantes 2 et malheureuses da
qu'un gouvernement
son affreuse
barbare immola à
politique, se présentait sans cesse à
esprits, et repoussaient toute idée de
nos
un peuple toujours
confiance; dans
prêtis se jouer des
plus sacrées, et à tout sacrifier à
conventions les
iier. [75] Dans ces entrefaites son intérêt particuville qu'un
le bruit courut dans la
transfuge était venu s'assurer au
parti nombreux d'habitans de
nom d'un
dispositions du
l'intérieur de lile des
général à proroger
Mai, dans le cas où on
l'amnistic de 9
Nouvelle qui se quillité dans le
parviendrait à rétablir la tranrepand dans la
pays. Mais ce bruit
yille.
d'aucun résultats
n'ayant été suivi
sumer qu'il avait favorables, été
on eut tout lieu de pré.
répandu par un motif
politique. La guerre continua
purement
de part et
doncavec acharnement
d'autre: on se canonnait nuit
une égale fureur. Les Anglais
et jour avec
avecleurs
formaient tous les soirs
bitimens une double ligne autour
ct cette mesure
de la rade,
rigoureuse était dirigée
ment contrele capitaine Forés dont ils particulièrel'audace ctlactivité. En effet c'était à apprehendaiene
que de son retour, et celle de
peu près l'éposoins.. Notre sort
nos plus pressants beet des
dépendait du succès de sa croisière,
circonstances heurcuses qui n'avaient
jamais
. Les Anglais
et jour avec
avecleurs
formaient tous les soirs
bitimens une double ligne autour
ct cette mesure
de la rade,
rigoureuse était dirigée
ment contrele capitaine Forés dont ils particulièrel'audace ctlactivité. En effet c'était à apprehendaiene
que de son retour, et celle de
peu près l'éposoins.. Notre sort
nos plus pressants beet des
dépendait du succès de sa croisière,
circonstances heurcuses qui n'avaient
jamais --- Page 255 ---
( 229 )
Lesca
toutes ses expiditions.
cessc d'acompagner et Chevalier étsientégalement
pitaines Bégon 1 Auri, rélatives à tapprorisionnesortis avec des instructions leurs batimens d'unemarche
ment de la place. Mais échapper dilicilementàln
supérieure devaient
irrités de
moins
multitude d'ennemis,
surveillance de cette P'inutilité d'unc crosièrc aussi
notre obstination et de lucrative. Nous ne complongue que pénible et peu
mais supésur le succès de leurs opérations: fermeté augtions pas
fortune, notre
rieurs à notre mauvaise et les inquiétudes du momentait avec nos malheurs; dans les coeurs une place au
ment laissaient encore
public. Lesieur Bloquerst
doux sentiment de Pintérêt instruit de la pénurie de
du gouvernement,
Barquier d'une
trait du si
imprimeur Poffre généreusc: au général
dans Beau
la caisse, fit
qu'il versa aul trésor public
eur Bloquerst du
somme de 3000 francs
de grandeur d'ame , qui imprimeur
journée. Ces actes
n'ap- pstecroement
la mêmej
doute les hommes en particulier, maux
honorents sans
faible adoucissement aux
portaient qu'un bien
des infortunés défenseurs
dont était accabléc la masse
de Santo-Domingo.
gagné le camp des ennemis.
La maladie avaitaussi
était promptemnent réMais la perte de leurs hommes violentes employées par
parée au moyen des mesures
colonel au service
Sanchez et par Arata. Ce dernier, peine la dépendance hu- Sanchez repren.t
de S. M. C.supportait avec tenait un simple pasteur que le oll emmantensne ilest tappelté
miliante. dans laquelleile élevé au faite de l'autorité, parlajuntc.
avaient
capiles circonstances venait de maintenir et confirmer
et que la junte
de TEst de Saint Domingue.
taine général de la partic
à une condition privée
Arata descendait avec peine tems du commandessiaavoinjouit pendant quelque
hu- Sanchez repren.t
de S. M. C.supportait avec tenait un simple pasteur que le oll emmantensne ilest tappelté
miliante. dans laquelleile élevé au faite de l'autorité, parlajuntc.
avaient
capiles circonstances venait de maintenir et confirmer
et que la junte
de TEst de Saint Domingue.
taine général de la partic
à une condition privée
Arata descendait avec peine tems du commandessiaavoinjouit pendant quelque --- Page 256 ---
- 230 )
ment-en-chef. Ilen
ba malade
conçut tant de
et mourutle4 du mois chagrin qu'il tome
même tems Don
de Juin. Dans le
Mort d'Arata placer Don
Joseph de Melindes venait de
lc +Juin,
Toribio Montès destiné
remdu Péron. Ces différens
à la vice-royanté
rien à la face des choses. événemens ne changérent
truits qu'un dégout
Nous fumes néanmoins insgénéral
qu'ils n'étaient retenus
régnaitparmi les insurgés,
ques
que par le
chefs, et la terreur qu'ils despotisme de quel.
vée de 200 barils de
leur inspiraient. L'arri.
sauvé la ville de
farine > auraient à cette époque
traite des hordes Santo-Domingo et déterminé la reMais le sort en avait vagabondes qui nous assiégeaient:
la plus juste devait ordonné autrement, et la cause
blcs efforts des
irrévocablement céder aux
Y3, Juin,
Le
assassins de leurs
coupa15 la garnison du fort bienfaiteurs.
etle capitaine d'état-major Saint-Jérome fut relevée
mandement. Les
Guillermin en eut le comse;
journées qui
passèrent en canonuades
suivirent, jusqu'au 20,
furent la
dont les résultats
perte de quelques
ordinaires
La direction des bombes hommes de part et d'autre.
Sanchez,
avait néanmoins
qui avait dès le
changée > et
tous SCS
principe dirigé
ca, Juin,
coups sur T'arsenal, faisait
inutilement
Nouvelle som- partsoi il
ajuster aux remmation de San- cnt
supposait avec raison que nos
chez,
placées.
troupes étaiLe 20 Juin Sanchez,
telligences
instruit sans doute parles inlaquelle qu'ilavait dans la place de la situacion
cllese
dans
res, afin de trouvait, se hâta de faire des ouvertuliés, dont prévenir les démarches des
il se méfiait autant
Anglais ses alL'oflicier qu'il
que de SCS ennemis.
envoya s'étendit
tages que la garnison aurait beaucoup sur les avanà capituler avec les Espa-
aiLe 20 Juin Sanchez,
telligences
instruit sans doute parles inlaquelle qu'ilavait dans la place de la situacion
cllese
dans
res, afin de trouvait, se hâta de faire des ouvertuliés, dont prévenir les démarches des
il se méfiait autant
Anglais ses alL'oflicier qu'il
que de SCS ennemis.
envoya s'étendit
tages que la garnison aurait beaucoup sur les avanà capituler avec les Espa- --- Page 257 ---
( 231 1
la déd'admiration pour
gaols, qui étaient pénétrés faite. Il s'avança jusqu'a
qu'elle avait
les condifense glorieuse serions lcs maîtres de dicter!
dire que nous
et Dona Ferentes. Ces produ gétions; sed Timco Danaos
fierté par le général Réponse néral Barquier.
positions furent rejettées avec de Sanchez que des
Barquier qui déclara à Penvoyé avaient bien pu jusconsidérations d'intérêt général rélations qui avaient
moment-ci légitimer les
révoltés,
qu'ace
et ses sujets
dcexisté entre le gouvernement de rapport entr'eux
l'avenir toute espèce
plus
mais qu'à
ne seraient
vaient cesser et que les parlementaires
21 Juin.
par son of- Attaque ridictreçu.
qui avait fait faire des menaces lair de le parl T'ennenoi.
Sanchez
voulut au moins avoir
ficier, en cas de refus 9
il fit avancerl le lendeles effectuer. En conséquence
d'oà il comde troupes à Saint-Charles,
main un corps
du matin, une fusillade assez
mença, à cinq heures
lui imposa bientôt
Mais l'artillerie
vive sur la ville.
ridicule attaque qui se renousilence et fit cesser cette heures du matin et à dix
vellai le lendemain à quatre résultat que celui de tenir
heures dusoir, sans autre
à recevoir les
en haleine ct bien disposées
nos troupes
22 Juin,
assaillants.
rodant comme une lionne auLe 22 le brave Forés reconnaitre Tescadre Antour de ses petits, était venu de pénétrer dans le port.
glaise et calculer les moyens
il fut obligé de
Mais ayant été apperçu par une frégate Des contrarié.
chasse et de repiquer au vent.
homme
prendre
auraient rebuté tout autre
tés aussi constantes estimable marin conmaissant noForés; mais cet
Iljustique
devait tout tenter pourl ladoucir. de lui.
tre position
formé
fa bien par la suite Vidée qu'ons'était
aitre Tescadre Antour de ses petits, était venu de pénétrer dans le port.
glaise et calculer les moyens
il fut obligé de
Mais ayant été apperçu par une frégate Des contrarié.
chasse et de repiquer au vent.
homme
prendre
auraient rebuté tout autre
tés aussi constantes estimable marin conmaissant noForés; mais cet
Iljustique
devait tout tenter pourl ladoucir. de lui.
tre position
formé
fa bien par la suite Vidée qu'ons'était --- Page 258 ---
Fpres capitaine
232 )
de la supérieure
Cc contre-tems, loin de
se présente de. semble
diminuer notre
;
vant
énergie
le port.
ranimerdanstous] les cceurs le sentiment
térêt public, Un de ces traits d'audace
delinsent que parce qu'ils étonnent,
qui ne réussismême journée la
caractérisa bien dans la
valeurtéméraire et même
te de nos jeunes officiers.
imprudenMarques,
Messieurs Treillard, Louis
Dastugue Cankri, officiers d'état
Dekre, officier d'artillerie
major et
d'aller seuls
2 forment le projet hardi
Audace
reconnaitre les
quelques de - pagnols avaient élevé à
retranchemens que les Es.
ers Francais, offici. et de bruler
Phabitation du général Ferrand
-
douze amorces à la barbe de
partent à cheval et se rendent
l'ennemi.. Ils
le commandant
au fort Saint-Jérome où
fit envain tous ses efforts
cher l'exécution d'un
pour empè.
projet dont les résultats étaient
absolument inutiles à la chose
publique et
pour eux. Mais ils
dangereux
partent au galop > arrivent aux retranchemens, , surprenent et étonnent les
sur lesquels ils tirent leurs douze
Espagnols 2
Présence d'es. L'un d'eux
coups de pistolets.
prit du sieur
commencent avec les officiers etsoldats le
Marquislundes dialogue suivant: < Que
ofliciers.
Kservez-vous
faites-vous ici? Pourquoi
d'instrument à l'ambition
66 chefs dans une
de quelques
guerre injuste contre les Français vos
samis? Quel avantage retirez-vous de cet
6 choses? ? La mort, la
état de
6 tion de
, perte de VO6 biens, 5 la désolavos familles scnt les
46 de votre
conséquences funestes
aveugle confiance.
46 vous et vivons en paix, c'est le Croyez-moi, retirez-
(6 enne au bonheur de
seul état qui convitous.
6 Nous
ignorons, > répondirent les
4: motifsde nos chefs, nous
Espagnels 7 les
sommes subalternes et
obligés d'obéir aux ordres
:
qu'on nous donne; mais
nous dimerione miesgl lay paix que la guerre.
46 de votre
conséquences funestes
aveugle confiance.
46 vous et vivons en paix, c'est le Croyez-moi, retirez-
(6 enne au bonheur de
seul état qui convitous.
6 Nous
ignorons, > répondirent les
4: motifsde nos chefs, nous
Espagnels 7 les
sommes subalternes et
obligés d'obéir aux ordres
:
qu'on nous donne; mais
nous dimerione miesgl lay paix que la guerre. --- Page 259 ---
( 233 )
discours, Molina , chef des EspaPendant ce petit
officier de sa troupe 1 à
gnols, s'étaitavancé avec un
avec deux
de la redoute et s'entretenait
einquante pas
les retinrent jusqu'au moment
officiers Frangais, qui
seraient retirés des reoù leurs quatre camarades se donnant la main, et
tranchemens- On se quitta en se
bien étonnés
ofliciers revinrent à Santo-Domingo 7
les
venait d'arriver. Les Espagnols
enx-mémes de ce qui
honteux de n'avoir point
dont la stupeur était passée, officiers, crurent réparer
tué ou fait prisonniers les six
à cinq heures du
leur sottise, en venant le lendemain
de fusil
de trois cent coups
matin faire une décharge
leur répondit par trois
sur le fort Saint-jérôme qui
coups de canon à mitraille: excitaient Penthousiasme
Tous ces faits particuliers
à connaitre à Pennedes jeunes militaires, ct donnaient adversaires qui ne remi ce dont étaient capables des famine contre laquelle
doutaient que les horreurs d'une relevél le lendemain
rien. Molina fut
le courage ne peut
destitué de son commandepar ordre de Sanchez 2 et
quatre-vingt femmes et
ment. A cette mêmc époque
de Vernet et
à bord des goëlettes
enfants embarquées
des malheurs présents que
de Gentil, et plus effrayées
sur cette
évacuérent sur Jacmel,
de ceux à venir,
de ses malheureux habiterre encore fumante du sang semblaitles entrainer
tans, où la destinée des Français Mais la haine des néirrésistiblement à leur perte.
absorbait
était telle qu'elle
gres contre les Espagnols laissait encore une place
du pass2, ct
Pintout ressentiment
qu'inspire toujours
au sentiment de compassion
fortune.
th
présents que
de Gentil, et plus effrayées
sur cette
évacuérent sur Jacmel,
de ceux à venir,
de ses malheureux habiterre encore fumante du sang semblaitles entrainer
tans, où la destinée des Français Mais la haine des néirrésistiblement à leur perte.
absorbait
était telle qu'elle
gres contre les Espagnols laissait encore une place
du pass2, ct
Pintout ressentiment
qu'inspire toujours
au sentiment de compassion
fortune.
th --- Page 260 ---
234 )
Parlementaire 23 Juin.
Le 23 Juin les
Anglais, dans
envové par les éter tout espoir d'être
l'intention de nous
Anglais. leur
ravitaillé, et afin
bui nouvelles sans doute la reddition de la
d'accélerer
qu'i'srepundent. lementaire qui
place, envoyérent un parnous apprit la prise des capitaines Bégon 3 Auri, Deris et Brion,
fondé quelques
surlesquels nous avions
espérances. Nous sûmes
par lui lc changement des autorités à la également
la guerre avec
Côte-ferme 2
PAutriche, et l'arrivée
du
général Anglais Carmichaël
prochaine
Il
avec 1400 hommes de
troupes.
ne négligea rien enfin
linutilité d'une plus
pour faire sentir
longue résistance. Mais
courait encore les mers ; nous connaissions
Forés
de la Supérieure, lei zèle et le
Ia marche
ne ; toutes ces nouvelles
courage de son capitaicontinuâmes
frent peu d'impression. Nous
nos reconnaissances dans les
la ville et sur les positions où il
environs de
Lechef
laisser établir
eut été dangereux de
dron d'esca.
P'ennemi. Le chef
Evrard va
d'escadron Evrard
reconnaitte les parcourut , avec une quarantaine
environs de la tations Vive et
d'hommes, les habjplace.
d'Aubremont et ne
trace des travaux de l'ennemi.
reconnut aucune
Nous
cet instant de tranquillité
profitâmes de
pour activer la fouille de la
Gualliga dont la récolte devenait de
pensable. Le
plus en plus indisRésultat affreux
grand usage qu'on en faisait
de la famninc.
un gonflement dans tout le
occasionnait
blesse dans les
corps, et une si grande fai.
jambesique des malheureux
en marchant dans les rues et mouraient
tombaient
faute d'une nourriture
en peu de jours
soin de
plus substantielle, [76] Le bec
manger était enfin si pressant que des
affamés allaient
chasseurs
jusque sur les retranchemens de
nemi lui disputer la mort de
l'cnLe 24 l'ennemi
quelques ramiers.
4Juin.
attaqua le détachement envoyé
protéger la fouille de la Gualliga, mais il fut
pour
répoussé
ient
tombaient
faute d'une nourriture
en peu de jours
soin de
plus substantielle, [76] Le bec
manger était enfin si pressant que des
affamés allaient
chasseurs
jusque sur les retranchemens de
nemi lui disputer la mort de
l'cnLe 24 l'ennemi
quelques ramiers.
4Juin.
attaqua le détachement envoyé
protéger la fouille de la Gualliga, mais il fut
pour
répoussé --- Page 261 ---
235 )
L'ennemi inquiDans cette jour- etc les travailde quelques hommes. fut
leurs.
avec une perte
Espagnoles estrèmement
néc le feu des batteries mal que dans les jours préplus de
de
vif,et fit beaucoup victimes du Aeau destructeur
cédents. Parmis les
aux classes exlc sieur Huet commissaire son courage
la guerre ,
son sang froid et
cita lintérêt général par d'un bras qui avait été cassé
T'amputation
des suites de
à supporter de l'ennemi. Il mourut
dont il
par une bombe
les regrets de tous ceux
la
cet accident, emportant
continua avec
était connu. Le bombardement à laquelle il se ra26, époque
même fureur jusqu'au
27 Jun. Fotous les bons Le capitainel moulentit un peu. du 27, nuit de deuil pour
nos 1és met en toute la
Dans la nuit
détruisait entiérementt toutes
vement flotte Anplaise,
Français, puisqu'elle laissait d'autre alternative que son combata tavec
ct ne nous
que trois bâtiments
espérances 2 destruction totale ou d'une capitulation efforts les de guerre.
celle d'une
retardé par les
nous avions si constamment les plus honorables, 2
généreux et les souffrances canonnade à très-peplus entendimes en mer une vive
Forés, bravant
nous
de la rade. L'intrépide
et détite distance
sauver ses compatriotes,
à
tous les dangers pour souverain. , avait échappé
fendre les intérêts de son
à la plus grande parfaveur d'une nuit très-obscure,
demie lieue
la
Anglaise. Il n'avait qu'une
des
tie de la flotte
dans la rade et nous apporter du beà faire pour entrer
avec Timpatience
que nous attendions
une brick 2
secours
par une corvette,
fut apperçu
ils se défend
soin, , lorsqu'il
contre lesquels
ennemis,
se proet une goelette digne du but glorieux auquelil trois heuavec un courage Mais après un combat de s'expo- Tnarrient à
pose d'atteindre.
large pour ne pass
sechapet.
il est forcé de regagnerle
des Anglais qui
res
dc devenirl le prisonnier
ser au danger
ience
que nous attendions
une brick 2
secours
par une corvette,
fut apperçu
ils se défend
soin, , lorsqu'il
contre lesquels
ennemis,
se proet une goelette digne du but glorieux auquelil trois heuavec un courage Mais après un combat de s'expo- Tnarrient à
pose d'atteindre.
large pour ne pass
sechapet.
il est forcé de regagnerle
des Anglais qui
res
dc devenirl le prisonnier
ser au danger --- Page 262 ---
236 )
ont admiré T'habileté et la bravoure de Forés dans
circonstance aussi difficile
cctte
que périlleuse. Ce courageux marin, fait pour figurer sur un plus grand théà.
tre 2 fera sans doute de nouveaux efforts
veillance et le nombre de
, mais la surIls
ses ennemis sont trop grands.
seront probablement vains ou troptardifs dans le cas
du succès.
Tant que nous eumes quelques
hous frmes tout
rayons d'espérance,
ce qu'on pouvait attendre du courage
intrépide qu'avait déployé la garnison pendant le
d'un siège de huit mois. Mais la
cours
du
dernière tentative
capitaine Forés en le couvrant de
sait par le non
gloire nous rédui.
succèsà la situation la plus
Affreuse situa- Quand on considère l'état d'une
perplexe,
tion danslaquelgarnison dont le tiers
Jeest réduiela éprouvait dans les hospitaux les funestes effets
ville de Santo- campagne aussi longue
d'une
Domiago.
refuser
que pénible 1 on ne pourra se
au sentiment d'admiration
des hommes résolus à
que doivent inspirer
tout sacrifer hors
les fruits de leur glorieuse défense.
T'honneur et
de se retirer dans les
Les uns parlaient
montagnes du Maniel, pour
défendre jusqu'a la dernière extrémité:
s'y
exaspérés
les autres plus
proposaient de faire sauter la ville et de tenir campagne: d'autres enfin, mais
parlaient à vois basse de
peu nombreux 5
Lle
capitulation. Mais la véritaprudence , dit Polybe. 2 consiste à savoir résister
çéderà propos. Le sieur Fabre chef
et
tion, ccrivit le 27 Juin au général
d'administra.
Barquier,
KA Santo-) Domingo, , le 27 Juin,
Lettre du com.
66 Monsieur le
1809.
anaire Fabre
général,
ait neral BareJ'ai eu Thonneur de vous
Quier,
66 Pétat de situation des
remettre hier matin,
vivres au 25 Juin. L'extrému
. 2 consiste à savoir résister
çéderà propos. Le sieur Fabre chef
et
tion, ccrivit le 27 Juin au général
d'administra.
Barquier,
KA Santo-) Domingo, , le 27 Juin,
Lettre du com.
66 Monsieur le
1809.
anaire Fabre
général,
ait neral BareJ'ai eu Thonneur de vous
Quier,
66 Pétat de situation des
remettre hier matin,
vivres au 25 Juin. L'extrému --- Page 263 ---
237 )
des suble magazin
dans laquelle sc trouve crois obligé pour mà
kpénurie est telle que je me
66 sistances,
repéter par écrit les observa6 responsalilité, de vous de vive voix sur la situa-
< tions que je vous ai faites
est connu de
la
: Pexistant en magazin
aussi
6 tion de place:
vouloir le cacher serait
monde:
( presque toutle
4 ridicule qu'inutile.
à datter du 27 pour vingt
< Ilreste en magasin
à donner le pain au
<j jours de vivres 2 en continuant c'est-à-dire à demiraison de douze onces,
c soldata
observe que les approvisionnemens
K ration. Je vous calculés d'après les règlemens 2
c devant.tonjours être
que pour dix
n'est effectivement pourvue
e la place
c jours.
Anglaise, sous
sévère de la division
6 La croisière
Pryce-Cumby, laisse
de Monsieur
est
4] le commandement
cette assertion
d'être ravitaillé 2
le
< peu d'espoir
de Paviso la Sentinelle,
( prouvée par la capture le Beau Narcisse. Il vous
c Brave Créole,1 le corsaire
bâtimens sur lesquels
en mer deux
:
6 reste seulement
la
et la Franchise
> Supérieure
C vous pouvez espérer
très-ordinaire entrera dif-
<6 le dernier, d'une marche
d'une marche dont la
le premicr
fois
46 ficilement , puisque
plusicurs
a déjà essayé
t supériorité est reconnue, le port. Vous êtes aussi
de gagner
s, infructueusement
expédiés de Saint- Barthé4 instruit que les batimens
ce
trois mois
transporter en port,
44 lemy, 1 et devant
d'un marché passé avec
s d'oprorisionsemens, 2 objet
par la diont été de même capturés
c le sieur Fleury 2
de ce
4 vision Anglaise à la vue
port. de France peut
sortant des ports
< Une expédition
ravitailler la place; mais
e seule, cn levant le blocus,
de la métropole
sur des secours
4 peut-on compter
les batimens
ce
trois mois
transporter en port,
44 lemy, 1 et devant
d'un marché passé avec
s d'oprorisionsemens, 2 objet
par la diont été de même capturés
c le sieur Fleury 2
de ce
4 vision Anglaise à la vue
port. de France peut
sortant des ports
< Une expédition
ravitailler la place; mais
e seule, cn levant le blocus,
de la métropole
sur des secours
4 peut-on compter --- Page 264 ---
238 )
< dans la position difficile où
6 son de
se trouve la brave garni-
€c
certitude Santo-Domingo, lorsque vous n'avez
que sa valeureuse
pas la
L S. M. Pempereur.
résistance soit connue de
4 La situation de
c celle de
vos finances est encore
Vos magazins. La
pire que
< peut désormais
caisse de la colonie ne
CL qui
acquitter le pret de votre
jusques à ce jour en a été payée garnison 9
scrupuleuse exactitude.
avec Ia plus
c dispensables,
Les dépenses les plus in-
<
telles que celles de
tillerie et du génie
T'hospital , de l'ar.
cs même
2 devront cesser de l'être
cause, Le crédit de
par la
ce, point annoncé,
T'exercice actuel, n'étant
C6
vous n'avez à votre
ne somme
disposition qu'u.
très-modique 2 fruit des économies
exercises passés; mais
sur les
cette somme est
pour subvenir aux
insuffisante
66 subsistance
dépenses énormes à faire
la
et Thabillement de la
pour
Gc Telle est,
garnison.
C place
Monsieurle Général,la position de la
que vous commandez.
66 frayant, mais j'ai du
Le tableau en est ef.
<n'est le
vous le tracer tel qu'il est.
pas cas de se flatter
Ce
66 de se faire illusion.
par des conjectures, et
6E
Le mal est positif; il faut consé.
quemment y remedier
ce moyens les plus
très-pronptement, par des
convenables. La garnison de SantoDomingo s'est illustrée
< pendant
par un siège de huit mois,
lequel elle a
46 tre la faim ; ses presque constamment lutée con65
privations sont attestées par l'état
d'affatiblissement où se trouve
64 tans' de
le soldat. Les habi-
<6 les occasions Santo-Domingo, qui ont rivalisés dans toutes
avec le
46 fert de la disette militaire, , ont encore plus souf.
6f
; les uns et les autres ont
droits
acquis des
incontestables à votre sollicitude, Il scrait
siège de huit mois,
lequel elle a
46 tre la faim ; ses presque constamment lutée con65
privations sont attestées par l'état
d'affatiblissement où se trouve
64 tans' de
le soldat. Les habi-
<6 les occasions Santo-Domingo, qui ont rivalisés dans toutes
avec le
46 fert de la disette militaire, , ont encore plus souf.
6f
; les uns et les autres ont
droits
acquis des
incontestables à votre sollicitude, Il scrait --- Page 265 ---
239 )
défendu avec autant de courage
s'être
c affreux, après
àla discrétion d'un ennemi.
G de terminer par être
Monsieur le Général, pour
c Je crois trés-urgent,
conseil de guerre,
d'assemiblerle
de 13 Bruc votre responsabilinc
par la loi
la formation cst prescrite
de la siK dont
et de lui donner connaissance
< maire,an 5,
< tuation récle de la place. Monsieur) le Général , les res6 Daignez. agréer, de celui qui a Phonneur d'être
c pectueux) hommages
66 Votre très-humble, serviteur,
46 et très-obéissant c FABVRE."
[Signé]
, possédant 28 Juin.
Le sieur Fabvre chef d'administration, sous tous lcs
très-bien la langue Anglaise, et capable, mission délicate 2 fut
une
rapports de bien, 2 remplir du vaisseau le Polyphemus,
envoyé,le 28 matin à bord Sir William Pryce Cumcommandé par le commodore des Anglais 2 sous le présonder les projets
Iy
by 1 pour
communicationsi insignifiantes.
texte de quelques heures après midi, pendant lequel
deux
le bomresta jusqu'à
continuérent avec activité
tems les Espagnols
pour le pavillon parlementaire
bardement 2 sans égard
flo:tait sur la tour des signeaux. au nombre desqui
journée quatre officiers,
Dans cette
Armand, croyant pouvoir
quels était le mayeur-général aller au fort Saint-Jeprofiter de la circonstance pour
essuyérent une
rôme rendre visite au commandant, Cankri, Pun d'eus,
dans laquelle le sieur
embuscade 2
beurevscmnentle
fut tus. Les trois autres regagnèrent jusqu'an 29.
fort Saint-Jérôme 7 ou ils restérent
que - le27
Le sieur Fabvre apprit du commodore
officiers,
Dans cette
Armand, croyant pouvoir
quels était le mayeur-général aller au fort Saint-Jeprofiter de la circonstance pour
essuyérent une
rôme rendre visite au commandant, Cankri, Pun d'eus,
dans laquelle le sieur
embuscade 2
beurevscmnentle
fut tus. Les trois autres regagnèrent jusqu'an 29.
fort Saint-Jérôme 7 ou ils restérent
que - le27
Le sieur Fabvre apprit du commodore --- Page 266 ---
040 )
matin , le Général Carmichaël, à la tête de 1400 An:
glais, avait débarqué au
et
devait intervenir
Palinque 1 que ce généraf
dans toute espèce de négociation relative au siège de Ia place. [c] Mais la considération
dunombre de nos ennemis n'avait influé en
détermination
riensur une
uniquement commandée par
de notre malheureuse position. Ce surcroit T'urgence
ants ne pouvait donc diminuer, dans
d'assiégetentions
aucun cas, les préque nous donnaient la gloire de notre résistance, et le sentiment de nôtre propre honneur.
Le SO Juin le Général Barquier fit
conseil de guerre qui prit la délibération suivante: convoquerle
Deliberation
d'un conseil de
< dujourd'hui, 30
guerre.
Juin, 1809, a huit heures du soir.
Sur l'invitation de Monsieur le général de brigade
Barquier, commandant en chef l'armée, le conscil de
guerre composé de Messrs.
L'adjudant commandant, Aussenac,
Camberlin, colonel commandant d'armes,
Vassimon, colonel commandant le 5me regiment
d'infanteric de ligne,
Fortier, colonel commandant le 5me régiment de
ligne.
Fromont, colonel commandant l'artillerie,
Bron, colonel commandant l'arme du génie,
Panisse, colonel attaché à Tétat-mnajor-général,
Evrard, chef d'escadron faisant fonctions de chef
d'ctat-msjorgén@ral,
Mansuis, chef de bataillon, commandant la ligne du
cap.
Cottenct, chef de bataillon, commandant le S7me
régiment d'infanterie de ligne. --- Page 267 ---
241 )
commandant le personnei
Teillac, chefdesbataillon,
de Parilleric.
commandant la mo
Brouard, capitaine de frégate,
rine.
de marinc, chargé de Pins*
Goguet, commaisaire
pection aux revues.
chef des bureaux
commissaire de marine,
Fabre,
de T'administration. commandant la légion coldi
Répussard, colonel
niale.
commandant) la garde nationale.
Bernard, colonel commissaire de marine, secrés
Lamartelliere, sous
faisant fonctions de
du gouvernement, 2
taire général du conseil de guerre.
secrétaire
où étant
S'est réuni au quartiergénéral, a exposé au conseil
Monsieur le géncral-enchef s'environner de ses lumières >
qu'il T'avait réuni pour
de la place, et avoir son
lui faire connaitre la position dans les circonstances
avis sur les mesures à prendre
actuelles.
l'état de situation de la garniIla aussitôt présenté conseil les divers rapports
au
les
son, et a communiqué de Pextérieur 2 ainsi que
qui lui étaient parvenus été successivement faites par
propositions qui lui ont
les assiégeants.
Fabre a mis
Sur son invitation le commissaire
et la siw
du conseil 2 Tétat des magazins
sous les yeux
cuation de la caisse de T'armée.
Le conseil ayant déliberé, huit mois la place de SantoConsidérant que depuis
et bloquée par. mer 2
Domingo est investie par terre,
de la métrople,
n'a reçue ni secours ni dépèches
qu'eller
zi
propositions qui lui ont
les assiégeants.
Fabre a mis
Sur son invitation le commissaire
et la siw
du conseil 2 Tétat des magazins
sous les yeux
cuation de la caisse de T'armée.
Le conseil ayant déliberé, huit mois la place de SantoConsidérant que depuis
et bloquée par. mer 2
Domingo est investie par terre,
de la métrople,
n'a reçue ni secours ni dépèches
qu'eller
zi --- Page 268 ---
I 242 )
Que la garnison, affaiblie par les désertions,
maladies 2 et les pertes qu'clle a essuyée dans les les
rens combats qu'elle a livrée
diffé.
3 et prouvant toutes les
fatigues et toutes les privations de la
guerre, a été
constammentreduite au tiers, et à la
Que les
demi-ration ;
malades et les blessés, auxquels il estimpossible de procurer les secours
tion, doivent être
que réclame leur posiP'objet de la sollicitude du
ment ;
gouverneQue la nombreusé
portée avec
population de la ville qui a
un dévouément et un
supplus grands éloges, tous les
icourage dignes des
ve déjà les horreurs de la maux de la guerre, > éproufamine;
Que lcs forces que les Anglais
quer donnent aux ennemis des viennent de débar.
faiblissement de la
moyens auxquels l'afque l'on puisse résister garnison, ne permet de se flatter
;
Considérant enfin qu'il n'existe plus
zins ponr. les rationnaires
dans les magaArrête,
que huit jours de vivres ;
que Monsieur le
d'entrer en
général-en-chef prié est
négociation avec les
ces de terre et de mer de S. M. commandants des fortenir à la garnison des conditions Britannique, afin d'obtre d'évacuer honorablement qui puisse lui permetmois elle n'a cessé de
le poste où depuis huit
donner des
et de son
preuves de son zèle
dévouement au service de S. M. I.
Fait et arrêté en
etR.
conseil, à
jour, mois, etan quc dessus. Santo-Domingo, le
Suivent les signatures.
En conséquerice de cette
cusement commandée
détermination, 2 impéripar les circonstanees, des ofli-
'évacuer honorablement qui puisse lui permetmois elle n'a cessé de
le poste où depuis huit
donner des
et de son
preuves de son zèle
dévouement au service de S. M. I.
Fait et arrêté en
etR.
conseil, à
jour, mois, etan quc dessus. Santo-Domingo, le
Suivent les signatures.
En conséquerice de cette
cusement commandée
détermination, 2 impéripar les circonstanees, des ofli- --- Page 269 ---
243 )
de l'armée Anghise,
ciers furent envoyés au camp avecl le général Carnichael
entrer en pourparlers
ct le bourg Sti
pour convint d'une suspension d'armes; rélatives à la
On
pour les conférenees
Carles fut désigné
convenait de ces disposicapitulation. Pendant qu'on contre les lois de la guertions amicales 5 les Anglais 2 cas tout mouvement misuspendent en pareils
font
un corps
re 7 qui
de position,
porter le fort Saintlitaire ou changement entre la ville et
de troupes considérable
fut dès-lors intercepdont la communication
de
Jérome >
Général Barquier se plaignitil
tée. Envain le
religieusement observés par
cette infraction aux usages
que ce mouvement
Francaises, on répondit
les ouvertures
les troupes
depuis la veille, avant
avait été ordonné
Barquier.
le con- ier. Juillet:
faites par le génenalien-chef réunit de nouveau
réLe 1 Juillet le général
des
lui donner communication
seil de guerre pour
Il avait été effetivement
sultats de ses démarchies. des deux armées d'une
convenu entre les généraux T'effet de traiter de la capitud'armes , à
point incomsuspension des conditions qui ne seraient Mais cette
lation a
Phonneur de la garnison.
patibles avec
lendemain à midi,
trève ne devait durer que jusqu'au cesser si les conférences
époque à laquelle elle devait favorable. Le conseil 2 sur
n'avaient point de résultat
désigna les colol'invitation de Monsieur le général,
de marine
le commissaire et Monnels Panisse , Vassimon, Maire de la ville,
Monsieur Gazan
comme comFabre,
sieur Lamartellièere 2 secréntire-pencnal ct de règler les articles
missaires chargés de négocier
de la capitulation. apportèrent avec eux un projet
Ces commoisaires
à laquelle elle devait favorable. Le conseil 2 sur
n'avaient point de résultat
désigna les colol'invitation de Monsieur le général,
de marine
le commissaire et Monnels Panisse , Vassimon, Maire de la ville,
Monsieur Gazan
comme comFabre,
sieur Lamartellièere 2 secréntire-pencnal ct de règler les articles
missaires chargés de négocier
de la capitulation. apportèrent avec eux un projet
Ces commoisaires --- Page 270 ---
( 244 )
de conventions aux modifications
torisés à consentir
duquel ils furent aud
neur et la dignité du provisoirement nom
en conciliant l'hon.
tion ultéricure et définitive Français 2 et sauf la ratificadu
Pendant que ces communications: général-en-chef.
paient les deux armées les chasseurs réciproques occua
tant de la suspension
de la ville > profirons de la ville et d'armes, parcouraient les envi.
des positions ennemies s'approchaient même de trés-prés
quantité
où les attirait le passage d'une
chael prodigieuse de ramiers. Le
se plaignit de ces excursions général Carmisollicita le général
imprudentes, et
Barquier à les
dernier, ne voulant
réprimer. Mais ce
venue précieuse
pas se priver d'une ressource deétions
dans la position affreuse où
réduits, se borna à
nous
fut pas permis
préscrire ces limites qu'iline
d'outre-passer.
D'ailleurs les Anglais nous donnaient
l'exemple de l'inexactitude à
eux-mémes
le deux, leurs
observer la trève
troupes se firent
puisque
hauteurs
appercevoir dans les
la ville. deSsint-Chbarles, à deux portées de fusils de
- Juilece
Le 2 la première
dore et autres officiers conférence eut lieu; le commoAnglais,
retournèrent à bord des vaisseaux quis'yétaient renda,
tinée,
dans la même niaLes débats continuèrent
de part et d'autre,
avec beaucoup de chaleur
, depuis le 2
Jaquelle les négocuations furent jusqu'au 6, époque à
pues. Les commissaires
sur le point d'être rommentla
Français quittérent
conférence au moment où les
brusquetérent Pintention d'occuper
Anglais manifes.
T'arsenal , aussitot aprèg
seaux quis'yétaient renda,
tinée,
dans la même niaLes débats continuèrent
de part et d'autre,
avec beaucoup de chaleur
, depuis le 2
Jaquelle les négocuations furent jusqu'au 6, époque à
pues. Les commissaires
sur le point d'être rommentla
Français quittérent
conférence au moment où les
brusquetérent Pintention d'occuper
Anglais manifes.
T'arsenal , aussitot aprèg --- Page 271 ---
245 )
1.66 Tuilier les
: et la discus? nepeciatemnseut
des articles de la capitilations
surlepoint desr
Ssignature
lendemait.
rompte.
sion de cet article fut renvovéaul Carmichael. , qui appethen:
Cependant le Général
que pouvait occadait les conséquenices d'une rupture élevée dans la séance
sionner la prétention exagérée d'en prcreniricie effets 5
du 6 matin 2 se mit en mesure à son avantage, dans
moins, de les faire tourner
ou du
lieu.
le cas où elle aurait
des transfuges Piémonconnaissait par
affreu.
00 Ce général
1 privé depuis Situation Saint
du fort Saint-Jérôme
se du fort
tais la situation
avecia ville, n'ayant que Jérôme.
neuf jours de communication etla moitié de la garnison
deux jours de vivres ,
Walker de se tenir
pour malade. [77] Il ordonna au major serait tiré de Sancoup. de canon 2 qui
prôt au premier
T'assault au fort Ssint-Jéroto-Domingo pour donner
médont ili était urgent de s'emparer.
des Or- Singnlieres du major
me
une fausse interprétation
prisc
Cet officier, par
déclaré ie général Car- Anglaswratles.
dres de son chef , ainsi que la faire une simple disposilui-méme, au lieu de
de
michael
bataille à demi-portée
tion d'attaque, se mit en
un oflicier , le comcanon du fort, et fait sommer par
aux troupes
d'avoir à sc rendre à discrétion
au fl de
mandant
sous peine d'être passé
de S. M. Britannique,
un assault.
T'épie dans le cas ou il souffrirait le commandant du
44 Dites à votre général, répoudit
braves soldats
Anghis, que cinquante
Réponse du Cae
c fort à Tofficier
quiles commandent, sçauront pitaine Gilbert la
66 Français et les ofliciers
Dites- Guillennin à du
mais ne veulent pas se deshonorer.
de sommation
c mourir,
à le recevoir au bruit
major.
c lui qu'ils sont tous disposés
Quant à vous, Monet des canons.
< la mousquetterie
1 vous vous exposez
6 sieur, ajouta le commnandant, d'un parcil devoir ait
e begucoup en vous acquittant
icier
quiles commandent, sçauront pitaine Gilbert la
66 Français et les ofliciers
Dites- Guillennin à du
mais ne veulent pas se deshonorer.
de sommation
c mourir,
à le recevoir au bruit
major.
c lui qu'ils sont tous disposés
Quant à vous, Monet des canons.
< la mousquetterie
1 vous vous exposez
6 sieur, ajouta le commnandant, d'un parcil devoir ait
e begucoup en vous acquittant --- Page 272 ---
246 )
66 moment où le pavillon
66 part :
parlementaire flotte de toute
retirez-vous et dites à votre
€ lui donnerai pas le
général que je ne
5 des loix de la
premier, l'exemple d'une violation
guerre."
L'officier
Anglais se retira, et le
sur le champ les dispositions
commandant fit
tance
dedéfense que la circonsexigeait, sans permettre à ses soldats de
un coup de fusil pour ne pas
tirer
tions de la place, à moins compromettre la négocianemi
que les mouvemens de l'enne fissent craindre une attaque sérieuse,
ponse du commandant à la
La ré.
culs des
sommation trompa les calAnglais. Ils avaient sans doute espéré
intimidant le commandant du fort St.
qu'en
La sommation viendraient à s'en
Jérôme 2 ils parest sans effet.
session de
emparer et deviendraient par la pos7 Juillct.
cette forteresse, les maitre de dicter à la
place les conditions quileur
Ils
plairaient de lui
ne jugerent cependant
imposer.
les menaces
pas-à-propos à deffectuer
qu'ils avaient fait, et la garnison
en fut
du Fort
quitte pour se tenir sur le qui-vive,
Lettre du
te la nuit, , pour être
pendant toucomprêt à toute événement.
mandant du fort
Le lendemain la plus
Saint Jérome au grand silence
parfaite tranquilité et le plus
générale anglais, de
régnaient dans tous les camps où flottait
toute part le pavillon Parlementaire:
Jérôme seul conservait
: Le fort St.
liable avec les
une attitude de guerre inconci.
événemens qui
les deux armécs.
parraissaient occupper
A huit heures du matin le
sortir de cette
commandant, voulant
incertitude, et être fixé sur la conduite
qu'il avait à tenir dans des circonstances
dinaire
aussi extraorque délicates, écrivit au général
cn ces termes :
Carmichael
ottait
toute part le pavillon Parlementaire:
Jérôme seul conservait
: Le fort St.
liable avec les
une attitude de guerre inconci.
événemens qui
les deux armécs.
parraissaient occupper
A huit heures du matin le
sortir de cette
commandant, voulant
incertitude, et être fixé sur la conduite
qu'il avait à tenir dans des circonstances
dinaire
aussi extraorque délicates, écrivit au général
cn ces termes :
Carmichael --- Page 273 ---
( 247 )
c Monsieur le général, Aotte de toute part 1 semde paix qui
c Le pavillon
les deux armées une suspension
c ble annoncer dans soient la nature des négociations
< d'arme. Quelques dans ce moment-ei, j'ai pensé
6 qui les occuppent de part et d'autre la cessation
c quelles prescrivaient d'hostilité. Jc ne puis donc concec de toute espèce
avoir votre excellence pour
< voirles motifs que peut
des dispositions géné6 excepter le fort Saint-Jérome été adoptées. Dans tous
paraissent avoir
que les ré-
< rales qui
assurer à votre excellence
a les cas,je puis
(cussent-ils été tels qu'elle pouc sultats d'une attaque
été achetés trop cher, pour
< vait les désirer) auraient excellence, et la dédomc ajouter à la gloire dc votre
entrainé
C
des sacrifices
lois de
esunstebatibkemete
mager
aussi insolite que contraire aux
6 une agression:
C la guerre.
d'être,
6 J'ai Phonneur sentimens les plus distingués
c avec les
c de votre Excellence,
c le très-humble
serviteur,
sett très-obéissant
6 GILBERT
GUILLERNINT
(Sigaé)
Carmichael répondit,
Le général
Réponse du
< Monsieur, recevoir votre Icttre ce ma- Géneral,
< J'ai eu T'honneur de vous dire que la sommation
de
<ct tin,etje m'empresse
provient d'une
ce faite au fort que vous commandez, ordres qui avaient été
€ erreur dans l'exécution des
Walker, qui commajor
6 donnés au commandant
destinées effective1 mande les troupes Britanniques --- Page 274 ---
( 248 )
< ment à l'assault de votre
fort, au premier
46 canon qui se tirera de la vilie de
coup da
< J'ai Ia satisfaction de vous dire Santo-Domingo.
6 la
queles articles de
capitulation sont convenus 2 et que son excellence
sle général Barquier doit vous en donner
4 dans le courant de la journée.
connaissance.
< Vous pouvez être persuadé,
<
Monsieur, que les
troupes Anglaises ne pouvaient enfreindre
<6 la
à
les lois de
guerre 2 l'égard d'un ennemi brave
se
<6 en son pouvoir,
qui trouve
< Je vous prie d'agréer, Monsieur,
< teilles de vin de Madère
quelques bou-
<6
comme une preuve de mon
cstime, etje suis, Monsieur,
< Votre très humble
< et obéissant serviteur,
(Signé)
c HUGH LYLE CARMICHAEL,
< major général des forces
Britaniques
employées au siége de Santo-Domingo.9
Dans la matinée du sept , les conférences
recommen.
cerent 2 et les commissaires Anglais s'étant désisté de
Ieur première prétention les
articles de la capitulation
furentarrêtés, etprésentés à la ratification des généraux
respectifs.
Cette ratification de la part des Français fut précedé d'une délibération du conseil de
en substance, 6: Sur la
guerre qui portait
communication
6C au conseil
qui a été donné
parle général-en-chef
45 cles dela
Barquier des articonvention arrétés entre les
.:
commissaires
Frangais et Anglals, le concui! ayant déliberé a d6claré TumanioniA
êtés, etprésentés à la ratification des généraux
respectifs.
Cette ratification de la part des Français fut précedé d'une délibération du conseil de
en substance, 6: Sur la
guerre qui portait
communication
6C au conseil
qui a été donné
parle général-en-chef
45 cles dela
Barquier des articonvention arrétés entre les
.:
commissaires
Frangais et Anglals, le concui! ayant déliberé a d6claré TumanioniA --- Page 275 ---
( 249 )
accordées par Pennemi n'étaiS Que les cenditions
Phonneur de la garniavec
4 ent point incompatibles lui
pas d'en
ne permettant
66 son, et que sa position
,les commissaires avai6 espérer de plus avantageuses, devoirs et les intentions du cone
4 ent bien rempli leurs
c seil,
le général en chef était invité
6 Et que monsieur
habitans de la ville à rati66 au nom de Parmée et des dont une copie demeure
précitée 2
4 fier) la convention
verbal.
sa annexée au présent procès 1809,
6 Fait en conseil le 7 Juillet,
Aussenac,
(Signé) 46 L'adjudant commandant de la 5me et de-
<6 Les colonels, Vassimon,
6 mie brigade,
6 Fortier, du 89me régiment,
66 Fromont de P'artillerie,
46 Brom du génie,
6 Panisse, de Tétatomajor-geénéral,
66 Les chefs de bataillon, Evrard,
66 Mansuis, de la légion,
66 Cottenet, de la 37me et demie,
6 Teillac, del'artillerie,
de frégate,
66 Brouard, capitaine chargé de l'inspecs
45 Goguet, commissaire
< tion aux revues,
de
chef des bureaux
66 Fabre, commissaire,
66 l'administration,
colonel de la garde nationale,
< Bernard, colonel de la légion coloniale,
6 Repussard,
commandant d'armes,
66 Camberlin, colonel
66 Gazan, maire de la ville,
xk --- Page 276 ---
250 )
4 Lamartellière,
d
66 vernement secrétaire-général fesant fonctions ti gou.
de SCcrétaire du conseil de guerre.' 2>
La convention fut en effet ratifiée le 7 Juillet parle
général-en-chef. L'importance de cette pièce ne permettant pas une simple analise, nous la transcrirons ici
en entier.
CONVENTION
Conclue par les commissaires
soussignés 2 nommés a cet
effet, entre le major-général Hugh Lyle Carmichacl
commandant en chefdes troupes
>
Britanniques a SaintDomingue le commodore William Pryce
commandant les forces navales
Cumby 2
2 et le général Don
Yuan Sanchez Ramirez, commandant en chefles
pes Espagnoles, d'une part,
trouEt le général de brigade Fosepli
mandant
Barquier, Comen chef les troupes
Francaises 2 de l'autre
part, 7
Pour Pévacuation de la place de
Santo-Domingo, , et
desforts en dépendant,par les troupes Francaises.
ARTICLE PREMIERS.
A compter de ce jour il y aura suspension
entre les troupes de S. M. B. et la
d'armes
afin d'éffectuer
garnison Française,
l'évacuation de la place de Santo-Domingo, dans le délai et aux conditions
tionnées; bien entendu
ci-après mention de la
que jusqu'à l'entière évacuaplace aucun poste ne pourra être
par des troupes de S. M. B., et
occupé que
T'extérieur
que nul individu de
ne s'introduira en ville sans une permission
spéciale du Commandant en chefdes
I. et R.
troupes de S. M.
garnison Française,
l'évacuation de la place de Santo-Domingo, dans le délai et aux conditions
tionnées; bien entendu
ci-après mention de la
que jusqu'à l'entière évacuaplace aucun poste ne pourra être
par des troupes de S. M. B., et
occupé que
T'extérieur
que nul individu de
ne s'introduira en ville sans une permission
spéciale du Commandant en chefdes
I. et R.
troupes de S. M. --- Page 277 ---
251 )
d'armes entreles troupcs
Ripene-Las suspension d'une part , et les troupes
S. M. B. ct ses alliés,
au but
de
del Tantre, aura licu pour parvenir remis seront
Frangaises,
qui doivent être
proposé; mais les postes anglaises et le régiment Espaoccupés par les troupes
en chef des trouLe commandant bon ordre des
gnol de Portorico. rend responsable du
pes de S. M. B. sC
garnisons sous ses ordres. de toutes armes, leshtrouII. Les forces Frangaises
et tous les individus
coloniales, qui en font partie,
évacueront la
pes attachés à Parmée ou al T'adimisistration, forts qui en dépendent, 2
de
et les
frais du gouverneville Santo-Domingo France aux
en
tard,
et seront transportés dans douze jours, 2 au plus
Britannique, > et
des présentes. La
ment
de celui de la ratification
à compter
prisonnière de guerre. défense
garnison ne sera point
de la brave
considération
inouies
Repaase-En
malgré les privations Santofaite par la garnison, elle sortira de la ville de
qu'elle a éprouvées, des forts qui en
etce dans
et
onetge
Domingo
les honneurs de la guerre,
de
avect tous
la ratification
glacis, 3
jours 1 à compter de
épèes, ct
le délai de quatre
conserveront) leurs
Les officiers
de ne pas] porla présente.
avec promesse
envoyés en France,
et ses alliés,
seront
contre la Crande.liretagse
ter les armes
à moins qn'ils ne soient régulièrependant trois ans,
ment échangés.
soldats arrivés sur les glacis,
Les sous-officicrs et
rendront comme prisonnibas les armes, 2 et se
en France, cty
mettront
être transportés
ers de guerre, 2 pour
où
tre échanges.
d'abord conduite à la Jamaique
La totalité sera
oyés en France,
et ses alliés,
seront
contre la Crande.liretagse
ter les armes
à moins qn'ils ne soient régulièrependant trois ans,
ment échangés.
soldats arrivés sur les glacis,
Les sous-officicrs et
rendront comme prisonnibas les armes, 2 et se
en France, cty
mettront
être transportés
ers de guerre, 2 pour
où
tre échanges.
d'abord conduite à la Jamaique
La totalité sera --- Page 278 ---
252 )
des transports seront fournis
tination.
pourles rendre à leur des.
III. Tous les individus de tel
couleur qu'ils soient,
sexe, condition, ou
voudront point rester à Français ou Espagnols, qui ne
le délai de dix jours, Santo-Domingo, seront, dans
vernement
transportés, aux frais du gouanglais, aux
iles du vent ou sous le Kan-toidAnciqus,e vent.
ou aux
Réponse-Les habitans
qui auraient pris parti
Français, et les Espagnols
la
ponr la cause
permission de sortir de
Française 2 auront
tie complette sera accordée Santo-Domingo; une amnismois à dater de la
aux derniers pendant six
ratification de la
qu'ils ne pourront être recherchés présente, en sorte
antérieure à la
pour leur conduite
Ies autres devront capitulation. Dans ce délai les uns et
évacuer la place.
IV.--Les
militaires ct
dans les articles
autresindividus mentionnés
papiers,
précédens, emporteront leurs
équipemens et propriétés
bagages
genre ou nature qu'elles soient.
mobiliaires de tel
rendre ce qu'ilsn nejugeron:
Illeur sera loisible de
pas convenable d'emporter.
Répense.--Toutes ies propriétés
personnes de toutes descriptions, individuelles des
s'il s'élevait quelques
scront respectées ct
présent article, elles dificultés pour l'exécution du
saires nommés
seront terminées par des conmisparles parties
auront pouvoir de
contractantes, , etlesquels
prononcer.
V.-Tous les sujets Français
III, ou actnellement dans la
désignés cn l'article
Domingue, qui y demeureront partie de l'Est de Saint.
tont protégés, leurs
après l'évacuation, 9 sepropriétés, de quelque nature
scront respectées ct
présent article, elles dificultés pour l'exécution du
saires nommés
seront terminées par des conmisparles parties
auront pouvoir de
contractantes, , etlesquels
prononcer.
V.-Tous les sujets Français
III, ou actnellement dans la
désignés cn l'article
Domingue, qui y demeureront partie de l'Est de Saint.
tont protégés, leurs
après l'évacuation, 9 sepropriétés, de quelque nature --- Page 279 ---
( 255 )
scront respectées , etits
soient, mobiliaires,
eux-méqu'elles
leur gré 7 par
auront un an pour en disposerià
mes ou par leurs représentans. conformant aux lois du
Ripsce-Accondé, en se
pays.
délai de douze jours à l'adVi.-Ilseraa accordé un
, et il sera
régler les comptabilitcés,
ministration pour
de P'administration 1 att
chargé
accordé au commissaire
d'emporter tous
et à PInspecteur les moyens
Accordé.
Payeur,
relatifs à leurs services.
les papiers qui sont
dépendans des GrefVIL-A T'égard des papiers
deux commisfes, de T'Etat-civil ou des Domaines, seront nommés,
saires, pris dans T'ordre judiciaire, être emportés ou iaisstatuers sur ceux qui devront
devront
pour
l'on déciderait qu'ils
sés, et, dans le cas que
alors , nommé un
rester à Santo-Domingo 1 il sera, 9 le dépôt de ces
fonctionnaire public, pour recevoir
II sera
particulirement.
minutes, dont il répondra
du Gouvernement.
immédiate
mis sous la protection
Accordé.
militaires ou
malades et blessés,
VilL-Tousles:
s'embarqner, seront
habitans, qui ne pourront pas et aux soins d'un ou
confiés à la générosité Anglaise,
Ils demeureront
de deux Officiers de santé français. Britannique, ou de
à la charge du Gouvernement de leur tenir compte de
leurs alliés, sous la condition
totale pour un des
1 lors de l'évacuation
cette dépense
de France. Accordé.
ports
de tout grade ou condition
IX.-Les prisonniers
rendus dans huit
notamment M. Daumas ,) seront
après la si-
(ct
tard, de part et d'autre,
jours, au plus
gnature des présentes.
ls demeureront
de deux Officiers de santé français. Britannique, ou de
à la charge du Gouvernement de leur tenir compte de
leurs alliés, sous la condition
totale pour un des
1 lors de l'évacuation
cette dépense
de France. Accordé.
ports
de tout grade ou condition
IX.-Les prisonniers
rendus dans huit
notamment M. Daumas ,) seront
après la si-
(ct
tard, de part et d'autre,
jours, au plus
gnature des présentes. --- Page 280 ---
254 )
Reponsc-Accordé, Sous la condition que les
sonniers Français que l'on remettra
pride la garnison, ainsi
partagerontle sort
qu'il est dit dans l'article
que les Français, de leur
II; et
niers
côtè, rendront les prisonEspagnols, qu'ils pourraient avoir en
voir.
leur pouX.-Les troupes etautres
personnes qui seront
embarquées, en exécution de la présente
seront nourries, durant leur
couvention,
Gouvernement:
traversées 2 aux frais du
anglais, ou de leurs alliés.
Repone-Accorde. La ration sera fournie conformément aux Réglemens anglais.
XI. Toutes difficultés ou
s'élever a Pégard de la
disputes, , qui pourraient
terminées à l'amiable présente convention, seront
par des commissaires
de chaque côté, Accordé,
nommés
XII.-Du moment de la signature des
et de la suspension d'armes
présentes, 3
ges seront donnés de
qui en résultera, des otapart et d'autre.
Réponse.-L.cs otages ne paraissent
res : P'honneur des parties
pas nécessai.
suffisante
contractantes, doit être une
garantie.
XIIL-Tout bitiment de
appartenant à la
guerre ou de commerce
France, ou à une
allile, qui arrivera dans le
puissance neutre ou
dans les
port de
vingtjours qui suivront
Santo-Domingo, 5
cuatjon de cette
immédiatement Pévaplace, ne sera pas considéré de
prise ; mais il seral libre de s'en
bonne
page et sa
retourner avec son équicargaison 9 muni d'un
de passe du commandant
passe-port, ou lettrc
anglais. Refusé,
de commerce
France, ou à une
allile, qui arrivera dans le
puissance neutre ou
dans les
port de
vingtjours qui suivront
Santo-Domingo, 5
cuatjon de cette
immédiatement Pévaplace, ne sera pas considéré de
prise ; mais il seral libre de s'en
bonne
page et sa
retourner avec son équicargaison 9 muni d'un
de passe du commandant
passe-port, ou lettrc
anglais. Refusé, --- Page 281 ---
( 255 )
gouvernement anglaia
XIV.-I scra accordé parle
cn France
parlementsire, 9 pour porter
en
un bâtiment léger
et les dépèches du général
convention 2
la présente
chef.
doit être référé au Vice-Aarticle
bâtimens de S,
Répano-Ceta
en chefles
miral Rowley , commandant de la Jamaique.
composant la station
M. B.,
des présentes,
après la ratification
XV.-Ausstors
appelé le fort Saint-Jéfort Aussenac ( autrefois
remis en la
le
de TOzama, seront
et
rôme), et la redoute de S. M. B. et de ses alliés,
possession des troupes
sortiront avec les honneurs
Françaises en
au restc
les garnisons
en ville se joindre
de la guerre. , pourretouraer
de la garnison.
doit avoir lieu aussitôt
Répanuc-La ratification demain à midi, et de
possible 2 et au plus tard,
par un détacheque
du Conde, sera occupée
de Portoplus la porte
et moitié du régiment force.
ment moitié anglais
Français de même
Rico, et par un détachement article est accordé.
Le reste du présent
seront immédiatement
XVI.-Des commiseaires Pexécution de la présente connommés pour accélérer P'artillerie de la place et des forts 2
vention ) et recevoir
plans 1 et autres articles que
les magasins 1 munitions 1 laisse au gouvernement briFrançais
le gouvernement alliés.
tamnique et à ses
sur l'état des
sera préparé un rapport
ct
Riponse-11
des marchandises
forts et de la ville, des munitions,
français, ou à
au Gouvernement seront vedu trésor, appartenant
lesquels
sous sa protection,
scront chartoute compaguie
qui
rifiés et signés par les Commnissaires capitulation.
de Téxecution dela présente
ges
au gouvernement briFrançais
le gouvernement alliés.
tamnique et à ses
sur l'état des
sera préparé un rapport
ct
Riponse-11
des marchandises
forts et de la ville, des munitions,
français, ou à
au Gouvernement seront vedu trésor, appartenant
lesquels
sous sa protection,
scront chartoute compaguie
qui
rifiés et signés par les Commnissaires capitulation.
de Téxecution dela présente
ges --- Page 282 ---
256 )
Fait double à
Santo-Domingo, > le six Juillet mil huit
cent neuf,
(Signé) M. Duer, capitaine de la marine
royale ;
Christo. Myers, Licutenant-colonel du 70e.
regiment, Dep. Quartr. Maitre général ;
Man. Caballero; Jose. Joanqn. Del Monte ;
Vassimon, colonel au 5e régt d'infie légère ;
Fabre, commissaire de marine. 2 chef des bureaux de l'administration.
Ratifié ce jour, 7 Juillet,
[Signé]
J. BARQUIER,
commandant en chef les troupes Françaises.
Ratifié cejour, 7 Juillet,
[Signé]
HU. 2 LYLE CARMICHAEL,
major-général, commandant les forces
de S.M. B. devant la ville de SantoDomingo.
Ratifié ce jour, 7 Juillet,
[Signé]
WM. PRYCE CUMBY,
capitaine du vaisseau de S. M. B., le
Polyphemus, > et le plus ancien officier de l'escadre devant le port de
Santo-Domingo.
Ratifé par moi, gouverneur 2 intendant, et commandant-général des forces Espagnoles, le 7 Juille:
1809,
[Signé]
JUAN SANCHEZ RAMIREZ.
Pour copie conforme.
Le s-commissaire de marine, secrétaire-g@néral du
gouvernement,
[Signél
LA MARTELLIERE,
seau de S. M. B., le
Polyphemus, > et le plus ancien officier de l'escadre devant le port de
Santo-Domingo.
Ratifé par moi, gouverneur 2 intendant, et commandant-général des forces Espagnoles, le 7 Juille:
1809,
[Signé]
JUAN SANCHEZ RAMIREZ.
Pour copie conforme.
Le s-commissaire de marine, secrétaire-g@néral du
gouvernement,
[Signél
LA MARTELLIERE, --- Page 283 ---
La capitulation
heures après midi un des guides du gânéral estratitiée.
A trois
du fort Saint-Jérime
en chef apporta au commandant
devait
Carmichael, , qui
T'ordre de remettre au général
conforle fort Saint-Jérôme
se présenter en personne,
mément à Particle XV. de la capitulation.
A
heures du soir 9 le général Carmichael, Lc général sc rend ati- att
quatre
> à glais
suivi de son état-major, 2 ct d'un lieutenant-colonel
fort Sant-Jérba
hommes de troupes de ligne, sc présen- me.
la tête de cent
d'usage, ce
te en vue du fort: après les formalités
Frandans le fort, oà la garnison
général est introduit
en
était sous les armes : il fait placer ses troupes
çaise
leur avoir fait présenter les
face des Français, et après
armes il leur adresse le discours suivant:
< Soldats,
de vaincre la brave Disrours du géc Vous n'avez pas eu la gloire
néral Carrrichavous remplacez; mais vous allez 1 repo- ela ses soldats:
K garnison que
où d'intrépides
66 ser vOS têtes sur les mêmes pierres >
venaient se délasser de leurs glorieux trac soldats
bravé les
de la guerre 9 les
c vaux, après avoir
dangers
6] horreurs de la faim, et les privations de toute espice.
impriment dans vos ceurs
6 Que ces grands souvenirs
< des sentimens de respect et d'admiration pour eux,
vous imitez un jour ce. bel
66 etsi, comme je P'espère,
6 exemple, vous aurez assez fait pour votre gloire."
le commandant du fort, si Réponse du
66 Général, répondit
conimandan du
consoler de braves soldats fort,
< quelque chose pouvait
fortune con-
< Français, du sentiment pénible qu'une
les
leur fait
dans ce moment, ce sont
c traire
éprouver
Rece6 témoignages d'estime que vous leur donnez.
et
de
vez les clefs de cette forteresse, permettez-moi
Il
,
6 exemple, vous aurez assez fait pour votre gloire."
le commandant du fort, si Réponse du
66 Général, répondit
conimandan du
consoler de braves soldats fort,
< quelque chose pouvait
fortune con-
< Français, du sentiment pénible qu'une
les
leur fait
dans ce moment, ce sont
c traire
éprouver
Rece6 témoignages d'estime que vous leur donnez.
et
de
vez les clefs de cette forteresse, permettez-moi
Il --- Page 284 ---
( 258 )
désir
ne restent pas long
< vous manifesterie
qu'elles
G tems entre vOS mains."
général Anglais
4 Je désire également, repritle
c d'avoir de nouvelles occasions de vous les disputer."
sortit du fort dans la même soirée, et
La garnison
les
rangées en bataille,
Honneursrendus reçut des troupes Anglaises
àl la garnison du
doit à de braves soldats.
fort par les trou- honneurs qu'on
des deux côtés , ct
pesanglaises.
Le plus grand silence régnait
triste
rendait le spectacle de cette cérémonie militaire
devait sur-tout exciter l'attenet imposant, mais ce qui
était le contraste
tion etl'âtonnement des spectateurs,
nations.
Contraste des
existait entre les soldats des deux
soldals des deux frappant qui
les fatigues de la guerre,
nations.
Les Français, accablés par
leurs visasouffrances de la faim, portaient sur
et les
et de toutes
ges les traces de leurs travaux guerriers,
venaient d'éprouver. Ils avaient
les privations qu'ils
lente
corps abbatu , mais
le teint pale 2 la démarche
, le
d'cil fier
P'attitude militaire, la tête haute 2 et le coup
leurs armes en bon état, n'avaient rien de
et assuré ;
du noble usage
brillant, mais portaient l'empreinte
qu'ils. en avait fait.
nouvellement arrivés de la Jamaique
Les Anglais
de ce teint de lys et de ron'avaient encore rien perdu
les
; un uniforme élégant, une préses qui distinguent
dans les maniement des armes 9
cision extraordinaire
admirable, Téclat de leurs mousquets 9
une discipline
la vigula vivacité et la justesse de leurs manceuvres ,
de
de la
tout annonçait des sollats dignes
eur
santé,
dont ils admiraient le
se mesurer avec des Français,
courage et T'infatigable activité.
même
la redoute 1Ozama reçut une garniLa redoute POL.e
jour
Del.Conde fut gardée parles
zana est occ1l- son Anglaise, et la porte
pée par les an- Français et les Anglais en nombre égal.
glais.
justesse de leurs manceuvres ,
de
de la
tout annonçait des sollats dignes
eur
santé,
dont ils admiraient le
se mesurer avec des Français,
courage et T'infatigable activité.
même
la redoute 1Ozama reçut une garniLa redoute POL.e
jour
Del.Conde fut gardée parles
zana est occ1l- son Anglaise, et la porte
pée par les an- Français et les Anglais en nombre égal.
glais. --- Page 285 ---
259 )
d'estime 8] Juillet.
du 8 sc passa en témoignages
La journée
; et le 9 les généraux
entre les Anglais et les Français;
1 et les cO- 9Juillet.
avec leur état-major
Carmichael et French,
à Pinvitation du gélonels des régiments se rendirent
et vinrent diner au gouvernement.
néral Barquier 2
du cap s'embarqua à bord
Lc même jour la légion
Mansuis
Anglais. Le chef-de-batallon
des vaisseaux
une émotion qui
éprouva en remettant son drapeau, officiers Anglais chargés
fut vivement partagée par les
Ce quialieul lors des
An- de la remise
de le recevoir.
lui dit l'officier
drapeaux.
6 Vous avez fait 1 Monsieur, >
de vous: votre
l'honneur exigeait
<6 glais , tout ce que
meilleure fortune; ; conso6 conduite était digne d'une
vous avez fait votre devoir."
<] lez-vous puisque
venant de la Ja- 1O Juillet.
Le 10, deux bâtimens Anglais 2 des revers de
la fausse nouvelle
maique , apportèrent
Le jeune colonel Anglais
nos armées en Espagne.
faisait publiquement le Grandeurd'ame
Grave présent au récit qu'en
ménager la du colonclan- Grave.
lui observa qu'il fallait scavoir
glais
capitaine 7
estimait, et concilier ausensibilité d'un ennemi qu'on doit à de braves gens
lcs égards qu'on
des
tant que possible
éprouve lorsqu'on publie
avec la satisfaction qu'on
événemens favorables à son pays.
des troupes An- Il Juillet.
Lc 11 avait été fixé pour T'entrée dernieres brigades L'armée se entre anglai- dans la
glaises dans la place, pendant queles rendre à bord des plice.
pour se
la
Françaises: s'embarqueraicnt Carmichac! en recevant sur
vaisseaux. Le général
un discours
d'armesl les clefs dela ville, prononça
place
seulement la substance."
dont nous rapporterons
4 Soldats,
des
Dècis'on du gé.
dispose à son gré du sort
empi- nèral a ses soi-
< Le Dieu qui
vOS mains la desti- dats.
4 res et des armécs s a remis entre
plice.
pour se
la
Françaises: s'embarqueraicnt Carmichac! en recevant sur
vaisseaux. Le général
un discours
d'armesl les clefs dela ville, prononça
place
seulement la substance."
dont nous rapporterons
4 Soldats,
des
Dècis'on du gé.
dispose à son gré du sort
empi- nèral a ses soi-
< Le Dieu qui
vOS mains la desti- dats.
4 res et des armécs s a remis entre --- Page 286 ---
260 )
ne devez point à votre couragé
4 néede ce pays : vous
vous n'avez eu
<la possession de cette place, puisque
de le déplover contre un enneK nile tems nil l'occasion
des calamités
que sous le poids
( mi qui ne succombe
la valeur
66 qu'entraine la guerre 1 et contre lesquelles militaires
mais honorez les vertus
66 ne peut rien 5 [78]
imitez-les et vous devienS6 de ces braves troupes ;
des hom66 drai comme elles dignes de Tadmiration
4 mcs.
ensuite au gouLe général Carmichael se rendit
où il fut reçu par le général Barquier, qui
vernement. ,
lui parla ainsi:
secondé nos efforts, nous
66 Si la fortune eut un peu
T'honneur de vous disputer encore la possesEntrevuedengé. c aurions
a contrarié
néraux frangais < sion de cette place 1 mais son obstination
et angiees.
et nos intentions, me rend aujourd'hui
c nos désirs
6 votre prisonnier."
vivement le géc] Je voudrais être le votre, reprit
de
et avoir comme vous l"honeur
6 néral Carmichael,
de
si digne de Padniration
66 commander une garnison
66 scs ennemis."
combats de générosité et de granPendant que ces
faites
les chefs de deux nations
deur d'ame occupaient
suivi de ses
s'estimer; Lon Juan Sanchez,
pour
s'acheminait vers le palais du gouvernecomplices 1
bien convenable au rôle qu'il
ment, dans un costume
formantParejouat dans cette circonstance; un chapeau
de plumes blanche 7 et bordé en or 2 un
en-ciel, garni
de Ferdinand VII. des
Apparition dc habit bleu, couvert de portraits
et
Don Juan Sanun sabre trainant à terre,
chez, tableau dc bottes à la souvarow 7
nombreux cortège de
sonentréc, elet Pempéchant de marcher droit, un
qvellé produit.
aussi bigarées quc leuys habits, la prestanco
personmes
ouat dans cette circonstance; un chapeau
de plumes blanche 7 et bordé en or 2 un
en-ciel, garni
de Ferdinand VII. des
Apparition dc habit bleu, couvert de portraits
et
Don Juan Sanun sabre trainant à terre,
chez, tableau dc bottes à la souvarow 7
nombreux cortège de
sonentréc, elet Pempéchant de marcher droit, un
qvellé produit.
aussi bigarées quc leuys habits, la prestanco
personmes --- Page 287 ---
261. )
Telle fut T'entrée triomenfin d'un héros de théâtre.
étonnés des
Sanchez aux régards
phante de Don Juan
dont la contenance exprimait
et des Anglais,
que les
Frangais
de cettc mascarade,
énergiquenentl le ridicule
commelen nec plus sultra
Espagnols du pays considéraiento
de la majesté nationale.
fut honnête mais froid 2
L'abord des chefs réunis
leur offrit le géà un dejeuné frugal que
ilrassistérent
néral Barquier.
officiers de garde àla porte du
Pendant le repas les
respectifs que
viennent prévenir les généraux
Français
Conde
Espagnoles et les nègres
les milices nationales de Don Juan Sanchez, 7 voulaide Bambi, au service
dans la place , sans
garde et pénétrer
ent forcerla conventions qui leur en interdisaient
égard pour les
Sédition de quels
Ventréé.
irrité de ces désordres, et ques troupes esLe général Carmichael 2 funestes qui pouvait en ré- pagnoles. res ques se mnesu- propocraignant les conséquences
ainsi, en adressant se de prendre le
éleva la voix et s'exprima
général Carmi-
[sulter, >
Sanchez :
chael pour l'ala parole à Don Juan
la
dans cette paiser ce qu'il
la paix et tranquilité
dit àce sujet.
< J'ai garanti
évacuation des Français: : si
Pentiere
L ville, jusqu'a cherchent à troubler le bon ordre per-
< les hordes qui
vous déclare, Monsieur,
6 sistent à vouloir entrer, ,je les forces de S. M. B.
contr'elles
ct que: Je vais tourner
mais pour m'épargner ces
c et les canons de la place; commandées par la loyauté et
c mesures rigoureuses qu'il est nécessaire que vous
4 la bonnefoi, je pense
sur les licux, pour faivous-méme
e vous transportiez T'ordre ces bandesi indteciplinées."
46 re rentrer dans
à la prudence du
Don Juan Sanchez, 3 applaudiszant c'était aussi ses principes
général, et protestant que
'elles
ct que: Je vais tourner
mais pour m'épargner ces
c et les canons de la place; commandées par la loyauté et
c mesures rigoureuses qu'il est nécessaire que vous
4 la bonnefoi, je pense
sur les licux, pour faivous-méme
e vous transportiez T'ordre ces bandesi indteciplinées."
46 re rentrer dans
à la prudence du
Don Juan Sanchez, 3 applaudiszant c'était aussi ses principes
général, et protestant que --- Page 288 ---
262 )
se rendit surle champ à la porte du Conde, oùt sa presence en imposa aux séditieux, qui se retirérent.
Don Juan Sanchezs supportait avec peine les tons
Dissimulation de de hauteur des Anglais à son
Il
Sanchez.
égard.
ne pouvait se
faire à l'idée que des troupes auxiliaires , vinssent
recueillir les fruits des travaux de son armée
, pendant
une guerre de buit mois , sans en avoir partagé les
dangers. Mais le mal était sans ressources > et les
circonstances étaient tellement impérieuses que l'abnégation la plus absolue de ses
prétentions 2 pouvait
seule prévenir une scission qui n'eut pas été à son
avantage, Il dissimula donc son ressentiment, et affecta , dans toutes les occasions une déférence marquée aux volontés de ses puissants alliés. Peu d'hom.
ines possédaient à un degré plus éminent que le chef
des Espagnols la dissimulation 2 et le talent de sçavoir
Sen caractére, se posséder,
Cc chefde parti est d'un caractere doux, il a l'air
simple et modeste ; mais cette modestic et cette sim.
plicité apparentes, cachent un orgueil demesuré, et la
finesse d'un homme d'une condition plus relevée que
Ja sienne : son abord facile, son ton miéleux et persuasif, previennent en sa faveur:moins superstitieux quene
P'est ordinairement un espagnol, , il se sert des prètres
pourles faire conceuriraléisécution de: ses desseins sans
se livrer aveuglement i leurs conseils, et leur donner
trop f'imfuence-l.stremenentseciele etreservéiladmet
peu de pesonnes à son enticre confiance, ct nelaissepè.
netrer que ce qu'il est de soninterêt de faire connaitre.
il affecte les principes d'humanité, de modération ct de
désinteressement, sculement pour lègitimerle motif de
seS entreprises eta créditer, une opinion favorablesursa
ution de: ses desseins sans
se livrer aveuglement i leurs conseils, et leur donner
trop f'imfuence-l.stremenentseciele etreservéiladmet
peu de pesonnes à son enticre confiance, ct nelaissepè.
netrer que ce qu'il est de soninterêt de faire connaitre.
il affecte les principes d'humanité, de modération ct de
désinteressement, sculement pour lègitimerle motif de
seS entreprises eta créditer, une opinion favorablesursa --- Page 289 ---
263 )
au besoin les paésie
nioralité: il scait flatter et contenir fait pretive de vades autres. Sanchez n'a janiais
lieu de
ons
fermeté dame quilui tient
leur, mais il a une
celui de ses.soldats.
courage, , ct lui sert à relever
Péducation ; aussi
Sanchez doit plus a la nature qu?a
de moyens
at-il plus d'esprit que de contaissancemiplase ambitieux il a Fair
de talens acquis, 1
de conduite , que
mais il est eapable de tout
de dédaigner les grandeurs, audacieux, ila usé saspour les obtenir. Intrigant Ferrand ,
dans le tems méme
seoir à la table du général
crime, et de répandré
oû il venait de consommer son la partie de PEst, fint
les fermens de révolte dans toute
Don Torridélié il a sçu se servir du gouverneur
et
le succès de ses projets, et s'estjoué
bio Montes pour
qu'il lui avait fait de
scandaleusement de la promesse de cette colonie.
pour chef immediat
taille
le reconnaitre
de 43 à45 ans, est d'une
Sanchez enfia agé
actif et tem=
d'une figure assez commune 2
dans
moyenne,
de la ponétration
perant : il a le travail facile 1
dort fort peu,
de T'assiduité au travail et
sous
Pesprit >
continuait tous les jours
Cependant lévacuation s'acquitérent de leurs enles auspices des Anglais, qui
éxactitude 7 etles atavec une scrupuleuse
gagements
envers les Français.
Procedés péné:
tentions les plus délicates Français comme mes enne- rcax des angiais des
considére plus les
à legud
aje ne
Carmichuel : mais comme des frangais.
c mis disait le génôral braves dans le champs de
6 amis puisquits ont été
de suivre son exemple
c Phonneur. Ses officiers jaloux
pourait leur étre
K allaient au devant de tout ce qui
les
d'estime et d'amitié
( agréable. Ces témoignages
cod ils furent
jusque sur lesvaissenuxe
4 acompagnèrentj
quel'on doit au matheur
et traités avec tous les' égard:
( ctau courage.
frangais.
c mis disait le génôral braves dans le champs de
6 amis puisquits ont été
de suivre son exemple
c Phonneur. Ses officiers jaloux
pourait leur étre
K allaient au devant de tout ce qui
les
d'estime et d'amitié
( agréable. Ces témoignages
cod ils furent
jusque sur lesvaissenuxe
4 acompagnèrentj
quel'on doit au matheur
et traités avec tous les' égard:
( ctau courage. --- Page 290 ---
1 L 264 )
Particle des indemnités fut mis
Après notre départ
To Juiliét.
reclamaient des Espagnols
Réclamation
surle tapis. Les Anglais
qu'ils font aux
d'une somme considérable qui avait
espagnols.
lerembourcement
pendant un blocus de treize mois,et par
èté dépensée
Anglaises. La ville de Sans
le déplacementdes troupes
au pouvoirdes Anglais en garanto-Domingo 1 restait
detté et les cloches de la viltie du payement de cette
;
devaient
chez le coloncl d'artillerie Smith,
le déposée
dix-milles
reprérépondre d'une somme de
gourdes,
Ieur valeur metallique, , qui d'après les usages
sentant
et prises par les Anglais appardansles placesassiigées
onétient aux officiers de cette arme, ces réclamations
les seuls motifs de mécontentereuses n'étaient pas
d'amitié entre les
ment qui affaiblissaient les rapports
deux nations alliées.
d'accélerer la rentrée
Adresse des anLes Anglais, dans Pintention
des
glais pour obtedonnèrent Téveil à l'inquiétude
nir le rembour- des fondsreclamés,
et des
sement des som Espagnols, par des préparatifs d'établissement,
mes dues.
dirig contre les
travaux dont le but paraissait plutôt
Ils
contre des ennemis extérieurs.
habitans du pays que
fut défendu aux Espaformèrent même un cordon qu'il
sous le prétexte spécieux que la comgnols de passer 7
les ouvriers pouvaic
munication des gens du pays avec
lieu à
rixes particulières, et troubler
donner
quelques
harmonie des deux nations.
in tranquillité et la bonne
dans le couOn en vint cependant à des arrangemens
mois d'Août. Don Juan Sanchez se reconnut
rant du
de les payer
débiteur des sommes exigées 7 ets'obligea
dont il fut convenu entre les parties conà des termes
avaient vu périr la matractantes. Les Anglais, qui
de leurs scidats par les maladies, SC hatèjeure partic
oit ils
plus
rent alors d'abandonner unc terre
perdirent
ité et la bonne
dans le couOn en vint cependant à des arrangemens
mois d'Août. Don Juan Sanchez se reconnut
rant du
de les payer
débiteur des sommes exigées 7 ets'obligea
dont il fut convenu entre les parties conà des termes
avaient vu périr la matractantes. Les Anglais, qui
de leurs scidats par les maladies, SC hatèjeure partic
oit ils
plus
rent alors d'abandonner unc terre
perdirent --- Page 291 ---
Ahommes
265 )
Français dans un mois et sans faire la
pendant tout le cours d'une guerre, que les
mois, et par les effets de la famine. campagne de huit
Sanchez, tranquil
part des
possesseur du pays
fermir Anglais, ne songea plus
après le déson autorité ; elle était qu'aux moyens d'af.
chefs audacieux, fiers de leurs partagée, ou par des
licence des
services, enhardis
ne connait camps 2 Ou par une populace
par la
d'autre loix
effrenée, ,
que ses caprices,
que sa volonté, d'autres qui
données à des
Les rènes de
régles
mains inertes Padministration abanpercevoir l'abime de
ou infidelles, laissaient
doit être bientôt désordres où ce malheureux aphistorique
plongs. Nous
pays
par une balance terminerons cejournal
des pertes des trois nations politique des avantages et
dans la révolution de la qui ont pris une part active
minguc.
partie de l'Est de Saint-DoSanto-Domingo était
nelle
pourles
vigilante, une barriere
Anglais une sentigation des principes
rédoutable contre la
Résumé politjtentatives
destructeurs des
propa- que,
ce ces voisins turbulents colonies, et les
exerçaient à cette
dont les succès
la Jamaique
époque une influence si
du
même, qu'elle
dangereuse à
mois de Niars une
éprouva dans le courant
ment d'autre résultats commotion qui n'eut heureuse.
vaient excité, Mais que le supplice de ceux qui l'as
colonie une
Peut-on se promettre dans cette
élémens d'une tranquillité solide et durable,
révolution
lorsque les
plus audacieux ou plus n'attendent que des moteurs
capables de les
LaJamaique, 2 ne doit-elle
developper.
l'époque où les aègres de
pas prévoir avec effroi
du seul ennemi
Sain-Dominge ue, debarassés
qu'ilsavaient à craindre,
cimentéront
nm
lice de ceux qui l'as
colonie une
Peut-on se promettre dans cette
élémens d'une tranquillité solide et durable,
révolution
lorsque les
plus audacieux ou plus n'attendent que des moteurs
capables de les
LaJamaique, 2 ne doit-elle
developper.
l'époque où les aègres de
pas prévoir avec effroi
du seul ennemi
Sain-Dominge ue, debarassés
qu'ilsavaient à craindre,
cimentéront
nm --- Page 292 ---
266 )
d'autant plus probable, qu'un
lcs liens d'une amitié 2
d'affermir les basesdanger commun 1 et le grand motif
leur commandent impératide leur indépendance,
ambition particulière qui
de toute
vement Fabnégation
dissentions intestines. C'est
pourrait perpétuer leurs
franchiront les
alors que, les principes désorganisateurs
comcirconscrites d'Haiti et se répandront
limites trop
dans toutes les colonies Eume un torrent impétueux
enfans : En laisdévorées parleurs propres
ropéennes
boulevard commun à toutes
sant donc subsister ce
les
effrayants
contre pregrès
les nations commerçantes
le nouveau monde
d'un systéme qui tend à replonger
Pindustridans Pétat de Barbarie d'oû lavait arraché
activité des Européens 1 les Anglais conserveront
euse
anti-coloniale une
au centre même d'une poissance
extension.
digue contre une aussi grande et funeste
Il est évident que sous ce premier rapport le gouver- le
s'est conduit dans le sens
nement de la Jamaique
intéimpolitique et le plus opposé à ses véritables
plus
à present les dépenses énormes
rêts. Mais examinons
résultats
et voyons si les
présentent
de cettee xpédition,
équivalentes
àla colonie Anglaise, des compensations
aux sacrifices qu'elle a fait.
d'être taxé d'exagération 9"
On peut 5 sans crainte
les frais d'un bloévaluer à quatre-cents-mille gourdes
la
duré depuis le mois de Juin 1809,jusqu'a
cus, quia
nécessairement occafin de Juillet 1809, et ceux qu'a de la colonie ; le
sionné le déplacement des troupes
de la métropole a été privé pendant ce laps
commerce
de ses bâtimens de guerre,
de tems, de h protection
de Cube et des iles du
contreles nombreux corsaires
résultantes de cette inaction peuvent
vent,etles pertes
-mille gourdes
la
duré depuis le mois de Juin 1809,jusqu'a
cus, quia
nécessairement occafin de Juillet 1809, et ceux qu'a de la colonie ; le
sionné le déplacement des troupes
de la métropole a été privé pendant ce laps
commerce
de ses bâtimens de guerre,
de tems, de h protection
de Cube et des iles du
contreles nombreux corsaires
résultantes de cette inaction peuvent
vent,etles pertes --- Page 293 ---
être
267 )
considérées comme incalculablés
rapport, L'intérieurde l'ile à
sous ce second
terreurs de T'insurrection
peine rassuré contre les
proie à et de nouvelles du mois de Mars, s'est vu en
dangers parle
inquiétudes, a couru de;
défense
départ des troupes bianches nouveaux
du pays, > et la mort de douze destinées àla
matelots , victimes de la
cents soldats ou
de la frégate
guerre ou du climat, la
mens de T"Aurore , et de quatre autre
perte
fer
commerce et de
grands bâtiqui défendent les
transport, sur les côtes de
Ont mis le comble
atterrages de
les faux
aux malheurs d'une Kan-Doningo,
calculs de Pambition
expédition que
Quels sont donc les
avaient provoqué.
gouvernement
avantages réels que retire
Anglais de
le
mingo? Se trouve-til
T'évacuation de Santo-Do.
indemnis
gagement qu'a pris Sanchez de suffisamment par l'ende la
lui
guerre , ou considere-til rembourser les frais
Français de
l'expulsion total des
tale à linterêt Sain-Domingue de
comme un
la France ? Si événement fapensations que le
ce sont les comen favorisant la révolte gouvernement de
Anglais avait en vue
il faut convenir
quelques peuplades
>
qu'ila
errantes,
en effet la
complettement manqué son
possession de
but:
reuse qu'utile à la France Santo-Domingo, était plus oné.
ment deux millions
puisqu'elle payait annuelletre-vingto-mille
tournois le droit de
ames, énervées
regner sur quanéantise et de superstition; par trois siècles de faipoint tinutile elle
Puisque pour soutenir ce
dans des mers où compromettait les
le sort de ses escadres
en forces supérieures. escadres Anglaises sont
lieu de perdre
La France a donc toujours
lcs
, par les résultats de
gagné, au
Anglais ont perdu de fait, les cette expédition, et
avantages qu'ils de-
droit de
ames, énervées
regner sur quanéantise et de superstition; par trois siècles de faipoint tinutile elle
Puisque pour soutenir ce
dans des mers où compromettait les
le sort de ses escadres
en forces supérieures. escadres Anglaises sont
lieu de perdre
La France a donc toujours
lcs
, par les résultats de
gagné, au
Anglais ont perdu de fait, les cette expédition, et
avantages qu'ils de- --- Page 294 ---
268 )
maritime contre ice
vaicnt attendre de leur supériorité
la conservation de
foibles escadres Françaises 2 que
attirait de tems à autres dans ces
Santo-Domingo
mers éloignées
démontré qne la balanIl estje crois suffisamment
faveur
ce des avantages et des pertes n'est point en
Examinons à présent si les Espagnols
des Anglais.
les grands
leurs alliés, ont retiré de leur insurrection
avantages sur lesquels ils avaient compté.
Padministration paternelle du général Fers
Sous
de la partie de T'Estne payaient aurand, les Espagnols
de leurs terres à
les
cun impôt 4 vendaient productions ainsi dire entr'.
se gouvernaient pour
un prix excessif,
milieu de leurs familles d'une
eux, et jouissaient au
qui n'était altérée 9 ni par les inquiétudes
tranquillité
les tracasseries domestiques de la
de la guerre 2 ni par
paix. La fortune publique s' alimentait periodiquement
delacirculation de deux millions tournois que dépensait
Français: aujourd'hui qn'4
dansle paysle gouvernement et de leurs fortune une
ont acheté au prix de leur sang
d'un
illusoire, ils ont à gémir sur la perte
indépendance
sur la dévastation de leur protiers deleurs population,
et des hâtes
de la culture,
priété, sur Tancantissement
formaient la principale richesse de leur pays, surles
qui
surles vexacharges qu'ils sont obligés de supporter 2
tions de leurs chefs dont Pautorité est d'autant plus ped'une égalité de naissance et de
sante que le sentiment
laisse subsister les
Tortune rapproche les conditions, et
antérieures à la guerre. Ajoutons à cela
prétensions affreuse de lavenir , et les dangers d'une
la perspective
et demandeinvasion Affricaine sur leur territoire, 2 je
ont gagné à sccouer le joug
taice que lcs Espagnols --- Page 295 ---
( 269 )
légitime. Quelle
bienfaisant de leur gouvernement malheureux, si les
donc la destinée de ce peuple
assez longsera
conservent:
intrigants qui le gouvernent,
pour suspendre
leur influence et leur autorité,
Leur
tems
dans tousles cceurs.
T'effetd'une réactionquiest des nègres de la partie
sort sera le même que celui viennent de contracter une
Française, ,7 avec lesquels ils à moins que déposant
alliance offensive et défensive; ;
leur a mis à la
les armes qu'un funeste aveuglement de leur souverain 3
la clémence
main, ils n'implorent
de leur repentif
les témoignages
ct lui fassent parvenir
ct de leur soumission. (79)
FIN DU JOURNAL.
T'effetd'une réactionquiest des nègres de la partie
sort sera le même que celui viennent de contracter une
Française, ,7 avec lesquels ils à moins que déposant
alliance offensive et défensive; ;
leur a mis à la
les armes qu'un funeste aveuglement de leur souverain 3
la clémence
main, ils n'implorent
de leur repentif
les témoignages
ct lui fassent parvenir
ct de leur soumission. (79)
FIN DU JOURNAL. --- Page 296 --- --- Page 297 ---
APPENDICE,
onooog
PREMIERE NOTE.
la nature LES de habitans leur de la ci-devant partie
dans un état de gonvernement, ont constamment Sopsenode,par
besoins, leur médioerite, que la
existé
tenue jusqu'à sobriété, et la fertilité du modération sol
dans les
tion. Leur ésistence l'époque de leur changement avaient de entres
par la circulation d'une précaire
dominaque le souverain
somme nenteteer de 500 mille
et qui devenait, dépensait petiodiquement dans gourdes, le
relative à la quotité Pa ses chaque individu, une pays, s
industrie. La culture n'était besoins, ou à la mesure ressourco
condaire 2 et le commerce pour eux qu'un deson
nécessité de se
une ressource
objet sepensables et vétir, et de se procurer les fondée sur la
La seule activité étrangers au pays.
objets indislative aux cérémonies permise et encouragée était celle
jeure partie de leurs momens; religicuses, , qui occupaient la ré.
pour eux un oracle sévère ; la voix des
maflexion.
qui ne permettait prétres était
La superstition
aucune rés
morial, ses élémens répandait ainsi, , depuis un tems immés
peuple crédule, dominé destructeurs sur la destinée
population allait en
par les prejugés
d'un
utiles étaient méprists, progression
religieus; la
nature libérale leur
et les faibles dccroianterilist travaux
res oisifs et
offrait, , allaient enrichir ressources, des qu'une
dangereux, 2 qui leur faisaient clibatai.
considérer
rés
morial, ses élémens répandait ainsi, , depuis un tems immés
peuple crédule, dominé destructeurs sur la destinée
population allait en
par les prejugés
d'un
utiles étaient méprists, progression
religieus; la
nature libérale leur
et les faibles dccroianterilist travaux
res oisifs et
offrait, , allaient enrichir ressources, des qu'une
dangereux, 2 qui leur faisaient clibatai.
considérer --- Page 298 ---
( 272 )
Éohélssance aux loix et les devoirs de la société, la volonté comme
des accessoires subordonnés, à Pintérêt ct à
d'une classe d'hommes, qui ne souffrait aucun partage,
aucune égalité. été
un laps de tems considérable la
Telle a pendant
pasteur ; peu de besoins et
manicre de vivre d'un peuple directs à supporter, des resd'ambition, > peu d'impots une vie extrémement: sobre
sources locales ct faciles enfin pour d'un état meilleur que le leur;
et réglée le doute à étouffer dans leur cceur lémulation da
tout contribuait etle désir d'une opulence dont ils n'avaient autravail,
cune idée.
le changement de gouverneIl était présumable que des élémens, aussi contraires au
ment ferait disparaitre l'intérét de l'état: mais il debonheur les peuples à qu'à ce but froisser des opinions vénévait, pour des parvenir ames faibles, et consacrées par Thabitude de
rées par
substituer au goût des cérémonies inuplusieurs siècles ;
et Pactivité du commerce à la
tiles l'amour du travail,
les moines.
sainte indolence entretenue par jaloux d'un bonheur 9
Néanmoins les Espagnols peu la constance au traauquel on ne pouvait arriver que par exige, étaient plus efvail et les sacrifices pénibles le qu'il génie actif et entreprenant
frayés qu'encourages Le sentiment par
d'une inquiétude mal-fondes Français. la
de T'émulation, et le caractére nadée avait pris place
de Pintional Pavait emporté sur les exemples multipliés cependant, plus
dustrie Française. Quelques ou moins Espagnols influencés par les conéclairés par leur intérêt,
leurs compatriotes,
sidérations absurdes qui mattrisaient d'un systême réforconcoururent à l'établissement
les nombreux
mateur 3 et déjà les coupes ci-devant d'acajou, Espagnole 1 et les
troupeaux de la partie
d'un
excellentes terres de Samana devenues T'apanage allaient fournir
grand-nombre de propriétaires laborieux, de la nouvelle
des ressources immenses au du commerce 10 Aoit 1808.
métropole , sans la révolution
servile à
L'indolence , la paresse, formaient une condescendance donc avant cette révola volonté des moines , nuances du caractère de ces peulution , les principales
vices,
moins
pies. Mais à travers ces
qui de provenaient la nature de leur
de l'essence de leurs meurs, que
vertus,
gouvernement, on distinguait encore quelques
étaires laborieux, de la nouvelle
des ressources immenses au du commerce 10 Aoit 1808.
métropole , sans la révolution
servile à
L'indolence , la paresse, formaient une condescendance donc avant cette révola volonté des moines , nuances du caractère de ces peulution , les principales
vices,
moins
pies. Mais à travers ces
qui de provenaient la nature de leur
de l'essence de leurs meurs, que
vertus,
gouvernement, on distinguait encore quelques --- Page 299 ---
273 )
'une echiappées à l'infuence des
politique ennemie de toute préjugés, et aux calcuis
les voyageur malheureux trouvait espècc de bien. Le
égards de
parmi eux les
dre de T'infidelité Thospitalité de
2 et avait rarement à soins et
d'atteintes portées à la ses sureté hôtes. On cite peu se plainétat, ou besoin de traverser des personnes, obligées d'exemples
voyait,
cet immense
par
TYoune, Espagnols sur les rives du feuve pays. On
de loyauté, pousser un cuir en nageant avec autant de rapide de
la vie et la fortune léger, d'un 2 auquel est attaché courage que
tenter d'une modique rétribution voyageur confiant, quelquefois et se conpeines. On se demandera
pour le prix de
être les raisons de cette différence sans doute 2 quelles peuvent leurs
habitans de la partie de PEst,
dans le caractère des
le ples , dans toutes les autres avec celui des autres peumeurtre etle vol sont des possessions vices
Espagnoles; où
nationales; la voici.
inhérents aux meurs
tôt abandonné que découvert. Saint-Domingue fut presque aussi.
la tinent cupidité firent refluer dans les L'esprit vastes de conquéte et
premiers nouvellement découvert, la contrées du conmines habitans de cette ile, , qui majeure partie des
dantes du épuisées du Cibao , pour les richesses abandonnerent les
La
Mexique et du Pérou.
plus abon-.
teurs dépopulation des Indiens et
mingo européens, , empécherent donc T'emigration la ville de des fondavenus les d'atteindre à ce dégré
Santo-Domable autres capitales du d'opulence, auquel sont parque la métropole des
va
Indes
ingascaumond-nlcarr
dans son sein,
de occidentales ne présupliées,que la portion alépoque la
ces transmigrations conserféra, aux chances de la plus saine de ses
multipaisible, etles richesses guerre et de- la habitans,qur fortune
prèture des terres.
plus réelles quel leuroffrait , une la cul- vie
Ainsi donc, aux mêmes
épurait sa
époques où
découvertes population, devenaient sans la renouveller, Saint-Domingue les
faiteurs, ou de ces
l'asile des avanturiers, nouvelles des malla soif de lor portait hommes aux sanguinaires et guerriers
naires Sc propagerent dans derniers excès- Les vices que
mentation de la
ces derniers pays,avec origi.
fondateurs de population, et les vertus
l'augtit nombre Sanro-Domingos se conserverent primitives dans des
d'habitans, quip
ce persphsareninoment.s Nn
diffé-
renouveller, Saint-Domingue les
faiteurs, ou de ces
l'asile des avanturiers, nouvelles des malla soif de lor portait hommes aux sanguinaires et guerriers
naires Sc propagerent dans derniers excès- Les vices que
mentation de la
ces derniers pays,avec origi.
fondateurs de population, et les vertus
l'augtit nombre Sanro-Domingos se conserverent primitives dans des
d'habitans, quip
ce persphsareninoment.s Nn
diffé- --- Page 300 ---
274 )
rentes parties de cette ile immense et dégénera
par les alliances avec les indiens etles
forcément
de la cohabitation des blancs avec >
métis provenant
caines que la douceur du code noir ce et grand nombre d'affride cette partie de Saint-Domingue rendoient lercgimeinterieur
ment à la liberté.
périodiqueOn trouve la cause de ces mésalliances bigarées dans
les progrès de Pagriculture, etl'augmentation des richesses. Logalité des fortunes, fit disparaitre l'inégalité du
rang et la soif de l'or universellement répandu dans des
pays où la sconsidération n'était relative qu'à l'état d'opulence dans lequel on existait, ne reconnut plus ni les
préjugés de la naissance ni la difference des couleurs
ni les convenances de l'éducation. aussi aurait-on de la 7
peine à trouver dans toute la partie de l'Est, deux familles
où le mélange du sang naye laissédes traces inéfaçables.
No. 2.
La presqu'ile de Samana jouirait de Ia
la
plus douce et de l'air le plus salubre, si, en température
antiques forêts qui
découvrant es
condensent les
couronnent ses mornes élevés, et
vapeurs méphitiques sur leurs
on commençait par celles qui interceptent la brise sommets d'Est, 7
etl'empéchent de circuler dans les habitations nouvellement établies dans l'Est et dans le Sud.
L'air se trouverait raréfié
cette méthode
progressivement en adoptant
infiniment
salutaire 9 et les eaux dont la crudité est
pernicieuse à la santé des habitans. 2 étant
fiées par l'action du soleil ne rouleraient
purile germe des maladies
dont
point avec elles
long-tems
aigues
ce pays est depuis si
affligé. Le bourg de Samana est situé dans la
partie la plus mal-saine de la péninsule; Pair n'y étant
jamais renouvells par la brise d'Est, y est nécessairement lourd et pestilentiel: mais en
la
au fond du port, sur un terrein plat, transportant où la brise d'Est ville
arrive régulièrement et sans obstacles, on
vrait en peu de tems de l'augmentation de la s'apperceet du changement de l'atmosphère. Ce terrain population, 9
vérité marécageux: mais il scrait très-facile est à la
cher, en raisan de la grande quantité de à desséqu'ony trouve, et auxquels on pourrait donner ruisseaux un écoulement. Malgré les vices inhérents i la localité
la presqu'ile 2 on voyait croutre sensiblement les
de
tions ou des Français laboricux venaient braver planta- lcs in-
ceet du changement de l'atmosphère. Ce terrain population, 9
vérité marécageux: mais il scrait très-facile est à la
cher, en raisan de la grande quantité de à desséqu'ony trouve, et auxquels on pourrait donner ruisseaux un écoulement. Malgré les vices inhérents i la localité
la presqu'ile 2 on voyait croutre sensiblement les
de
tions ou des Français laboricux venaient braver planta- lcs in- --- Page 301 ---
I I 275 )
terre qui
malignes d'une
tempérics de Tair et les vapeurs cactivité.
de
semblait repousser leur infatigable de Samana. , la fertilité de son
de la position
la bonté
Les avantages beaut de ses sites, et sur-tout les dangers de son
son sol : la disparaitre à leurs yeux
port, faisaient
à une
climat.
de cette péninsule. , subatituant actifs et enAinsi la destinée une classe d'hommes future.
population paresseuse les bases de sa grandeur Sud offrent un carénatreprenans, jettait fermentle port au
etle raLes ilets qui
construction
commode, rives pour.la de PYoune , couvertes
ge extrémement , et les
&cc. fourniraient abondoub des vaisseaux de chênes ,
chantiers de la
de cédres, de pins., les bois nécessaires aux
damment tous
de 20 lieues dans les
marine.
navigable à plus la baie de Samana,
Ce beau Aeuve, porte ses eaux dans charier dans les arseterres, et formé qui par la nature pour de la mine de Niaymon, et
semble
les cuivres
abonde ,
naux de la péninsule de SalntcDomingue nécessires à
les fers dont d'autres cette partie objets aussi utiles les que résines, et le
une infinité
telle que le gaiac,
la construction de terre. 1
contrée du globe, n'offrit
charbon
enfin, dans aucune
puissants pour s'6La nature humaine des moyens plus
plus réelles,
à lindustrie
1 et des jouisaees
tendre et se développer. de la beauté des sites. sur une baie de 5
sous le rapport
agrcablemen
et va se reLa vue se promene etde 15 lieues de profondeur, oà Part doit
lieues de large
de la côte Sud-Ouest, en faire le plus
poser sur les rivages avec la nature 2 pour
un jour rivaliser de Punivers.
sans une jalouse inbeau coup-d'eil
ne voyaient pas
d'une nation
Les Anglais 1 qui
entre les mains 1807, de détruire
quiétude tant davantages plusieurs fois, mais en leurs tentatives
rivale , essayèrent dans son berceau:
enfin Poccasion
cette colonic aucun succès; ils saisirent
projet;
n'eurent alors civiles en 1808 , pour de exécuterleur Novembre, etla rc- de
des guerres
le 9 du mois même peuple ennemi
ils s'en emparérent les mains de ce
mirent travail entre et de toute industrie. les
tout
faire connaitre
à une époque,
Temmsniremibaie
Mais pour de Samana pour la France,
de Taoquistion
son berceau:
enfin Poccasion
cette colonic aucun succès; ils saisirent
projet;
n'eurent alors civiles en 1808 , pour de exécuterleur Novembre, etla rc- de
des guerres
le 9 du mois même peuple ennemi
ils s'en emparérent les mains de ce
mirent travail entre et de toute industrie. les
tout
faire connaitre
à une époque,
Temmsniremibaie
Mais pour de Samana pour la France,
de Taoquistion --- Page 302 ---
276 )
où cct empire , par so1l identité politique immédiate avec PEspagne, sur
devra exercer une surveillance continent active
, il cat intoutes les parties du vaste
Espagnol
midispensable de la considérer sous le double rapport,
litaire et commercial. donc un instant un état de gaerre, que les
circonstances Supposons et la disposition des esprits rendent présumable, dans les possessions Atlantiques après la paix gesil'Amérique
résistait à la perspective
nérale:
nécessaire Espagnole à son bonheur. ne seraitd'une régénération les deux souverains, de trouver,
il pas intéressant pour baie de Samana 2 un abri sûr, et
dans le port et la superbe
leurs flottes, toujours
des ressources de toute besoin espèce dans pour les colonies
au
,
septentriprêtes à distribuer
les forces que la réduction du
onales et méridionales, Samana serait pour ainsi dire la sentipays exigerait. avancée de l'ancien monde sur le nouveau. Il denelle
le
intermédiaire des communications et
viendrait des relations point les plus intimes, et les plus essentielles de 9
naturel,
entre les sujets et leurs soverains besoins. 9 T'entrepôt Au lieu de ces paqueleurs richesses et de leurs
en l'an 1764,
bots qui par un édit del la cour d'Espagne 2. Buenos-Aires
sortaient tous les mois de la Corogne pour les
et la Havanne, et de là se repartir dans toutes provindont ils
riches producces septentrionales nombreuses rapportaientles: éviteraient les dangers de
tions; des fottes du vieux canal de Bahama, où les courants
la navigation
du
du Mexique exposent
sortant avec impétuosité golfe certains 1 et arriverailes vaisseaux à des périls presque
ent paisiblement à Samana d'oà ils suivratentleurdesina favotion ultérieure avec des vents règlés et des courants
rables. Un jour viendra sans doute ou des vues plus conformes à lintérêt des souverains et de leurs sujets feront
sentir l'incohérence des mesures oppressives et fiscalés
de Pancien gouvernement Métropolitain 1 avec L'industrie la prospé- dérité des peuples dans le nouveau monde.
gagée des entraves du systême, absorbant et arbitraire
traitants
toute l'extension dont elle sera
des
2 Les prendra bénéfices illicites des spéculations insusceptible.
devant les avantages d'un commerterlopes disparaitront
le souverain ; et Panama
ce, autorisé ct encouragé malheureux par de la guerre de la succesi
hue les événémens
itain 1 avec L'industrie la prospé- dérité des peuples dans le nouveau monde.
gagée des entraves du systême, absorbant et arbitraire
traitants
toute l'extension dont elle sera
des
2 Les prendra bénéfices illicites des spéculations insusceptible.
devant les avantages d'un commerterlopes disparaitront
le souverain ; et Panama
ce, autorisé ct encouragé malheureux par de la guerre de la succesi
hue les événémens --- Page 303 ---
277 )
sion - lcs priviléges abusifs
drid à une compagnie
accordés par la cour de Mact le voisinage de la Anglaise en 1737 ; Pédit de
de nullité, redeviendra Jamaique , avaient réduit à un 1778,
richesses du Pérou et du une seconde fois P'entrepôt état des
trefois à Porto Bello, où Chili, qu'elle
foires du nouveau
se tenaient transportait ausituée
monde. Cette
annuellement les
tions de que Buenos-Aires pour le dernière ville 2 mieux
ce riche
débouché des
ment à seconder pays, les concourra de nouveau produc.
éclairé , et pénétré de vues profondes d'un
puissamde l'état existe
cette grande maxime gouvérnement
sujets
plus
que Pintérét
C'est > que dans les essentiellemeut revenus du
dans la richesse des
par Tapplication
prince.
qu'on parviendra à donner rigoureuse de ces
spéculative des
Pessor à la nouvelle principes ambition
çant aux longs navigateurs. On les verra bientôt
route qui leur sera voyages de Pocéan Pacifique renon.
leur propre intérêt. tracée par une sage administration suivre la
affronter, pendant Quelle nécessité, en
et
se, en traversant un an 2 les dangers d'une cffet, d'aller
Maire
les détroits de
mer orageu.
réaliser , ou en doublant le cap de Magellan ou de Lc
rations de dans quatre mois à Porto Bello, Horn , les lorsqu'on peut
dité des commerce abandonnées
mêmes opéMais contrebandiers.
depuis 80 ans a l'aviles Indes pour Occidentales assurer à ce vaste plan de
aux deux
tous les
commerce dans
grandes
avantages qu'il
est indispensable d'en monarchies, > dont elles
présente
que les
combiner les
dépendent, il
hommes, et les
opérations de
ment à leurs brillants élemens concourent manière
seaux partants de Francc succès. En conséquence, simultané.
arriveraient
ou dEspagne au mois de lesvais.
avec des vents directement quisont à Porto-Bello à la fin de Mai,
dans cette saison
en général favorables et Juin,
rant de Juillet, : partiraient de Porto- Bello dans le réglés
l'oucst soufflent assez époque à laquelle les vents du sud couviendraient
ordinairement dans ces
ou de
sitoutesfois débouquer il ne leur entre Portorico et le cap parages, et
convenait
mana, 2 dont la position
pas de faire échelle Samann, à Sapeut-étre lucrative.
offrirait une relache
Nous
assurée ct
ation terminerons enfin ces
politique, militaire > et déecloppemens commerciale de la situde Samana,
l'oucst soufflent assez époque à laquelle les vents du sud couviendraient
ordinairement dans ces
ou de
sitoutesfois débouquer il ne leur entre Portorico et le cap parages, et
convenait
mana, 2 dont la position
pas de faire échelle Samann, à Sapeut-étre lucrative.
offrirait une relache
Nous
assurée ct
ation terminerons enfin ces
politique, militaire > et déecloppemens commerciale de la situde Samana, --- Page 304 ---
278 )
méridionales et septentrionvélativement aux] possessions dans les Indes Occidentales 7 par un
ales de T'Espagne -
auteur Espagnol qui a le mieux
extrait tiré de Vaiverde,
jugé Timportance de cette position.
EXTRAIT DE L'OUVRAGE DE VALVERDE.
les
la situation et les ports
<' Toutes convenances que
d'Espagne
de Saint-Domingue présentent au commerce de grand
la fécondité de cette ile en productionsavégttales à la mulprix;les nombreux pacages et terreins propices le sol uni de ses
tiplication et à Pentretien des animaux;
et
tant méridionales que septentrionales 2 l'épancôtes chement 1 des eaux de ses grandes rivières 1 qui favorisent et
la culture des plantes les plus précieuses ; la multitude cuivre de
la richesse de ses mines d'or, d'argent, de cette 7
fer, d'étain, &cc.; tous ces avantages 2 toute étendus précé- magnificence,sur lesquels nous nous sommes
de
demment, de manière à faire concevoir l'importance couronnés et
cette ile, peuvent être consid.rés comme située dans
réhaussés par Pexcellente baie de Samana, nous nous sommes
la partie orientale. C'est pourquoi 21, de parler de cette
réservés, att chapitre s3, avecl'evtension page.
mérite un
baie à la fin de l'ouvrage,
la vérité ates ce que nous
tel sujet, et nous démontrerons la haute idée qu'en ont conçue les
allons avancer par
étrangers. En efetla baie de Samana, située et ouverte à TEst de
est non-seulement susceptible
de Saint-Domingue 1
les plus nombreuses, en leur
fournir un abri aux cscadres
sa
avantaoffrant un mouiliage sur; mais . par de défendre position Pile congeuse, elle les met encore à portéc
point qu'on la
tr'une invasion ennemie > vers quelques de tout lc
du
dirige,. ou de se porter au secours
dans golfe la zône
Mexique ,à la faveur des vents qui regnent établissements sitorride. ct qui donnent T'avantage de aux ceux-ci se porter aux
tués à FEst, parce que T'on peut célérité. Telle est la raison
autres avec me plus les grande Antilles en iles du vent et en iles
quia fait distinguer l'ile Snint-Domingue est sous le vent
sousl le vent : ainsi 2
de
de Saintà Pégard de la Barbade,
Sainte-Croix, dela Dominique, de la
Christophe, de Sainte-Lucie, iles; mais elle est au vent de
Martinique, ct d'autres
aux ceux-ci se porter aux
tués à FEst, parce que T'on peut célérité. Telle est la raison
autres avec me plus les grande Antilles en iles du vent et en iles
quia fait distinguer l'ile Snint-Domingue est sous le vent
sousl le vent : ainsi 2
de
de Saintà Pégard de la Barbade,
Sainte-Croix, dela Dominique, de la
Christophe, de Sainte-Lucie, iles; mais elle est au vent de
Martinique, ct d'autres --- Page 305 ---
celles de Cube
279 )
Mexique. Or 3 la de baie la Jamaique, de
et de tout le
PEst, à la tête, ou
Samana se
golfe du
la plus avantageuse au vent de P'ile, est trouvant dans la placée a
Sent, de cette station pour que nos forces maritimes situation
et-dans toute le golfe duf porter des secours à la
puise
tant des sollicitudes de Mexique, 3 objet le Havane,
*< Cette ile
notre
plus impor.
66 les clefs du nous dit Wenves, gouvernement. , et celle
< sureté de ce golfe du Mexique : de leur de Cube sont
a établisements golfe, et par
celle force dépend la
"le plus grand que PEspagne conséquent possede dans de tous les
S. rendre
intérêt de cette
ces parages;
de mettre inexpugnables. Elle ne puissance est donc de les
c tentatives ses établisements pourra jamais se flatter
66 deux iles., de ses ennemis, si entièrement ce n'est
à Pabri des
Il
en fortifiant ces
6 De ajoute fortifier que le meilleur moyen de
G gue, ainsi la partie
rémplir ce but est,
que la baie de septentrionale de Saint-Domie
6e gligée par PEspagne: mais Samana, , jusqu'à présent nés
6 que, elle même recomnaissantla: nécessité qu'il n'ya pas apparence
< tant s'occupe d'autres jamais de la défense de ce de cette mesure,
Etil en conclut, points à garder.'
canton, , ayant
c Que ce
Ck de confier que ce PEspagne aurait de
c moyens
soin à la
mieux à faire serait
<
aux nôtres 9 par un France, qui, réunissant ses
<, Cube,, rendrait celle de systême commun à l'ile de
retranchement J'ai cité le du golfe du Saust-Domingue Mexique. 72 le plus fort
faire connaitre témoignage la haute de cet écrivain, afin de
mais il n'est pas moins importance vrai
de la baie de mieux
qu'on ne le croirait,
que ses assertions Samana;
la tion. Je ne sais qui a susceptibles pâ confier d'analyse et sont, de plus
politique de notre
à Weuves le réfutnses projets: j'ignore gouvernement, égalemnent , surl laquelle secret il fonde de
PEspagne fait.
ne ferait pas un
d'oi ila a inférer
à Ellea, il est
jour ce qu'elle #
que
garder; mais sila vrai, en Amérique. de pas encore
comme ill le dit, partie orientale de
vastes pays
c'est positivement est la clef prineipale de
CC
Samtbonmaeas
qu'elic est obligée de tous ces pays,
garder avec
f Part II, Chap, V.
, égalemnent , surl laquelle secret il fonde de
PEspagne fait.
ne ferait pas un
d'oi ila a inférer
à Ellea, il est
jour ce qu'elle #
que
garder; mais sila vrai, en Amérique. de pas encore
comme ill le dit, partie orientale de
vastes pays
c'est positivement est la clef prineipale de
CC
Samtbonmaeas
qu'elic est obligée de tous ces pays,
garder avec
f Part II, Chap, V. --- Page 306 ---
280 )
soin. Car enfin toutesses richesscs repoun plus grand doute sous cettc clef; serait-il prudent dans cc
sent sans
en main d'autrui? Y: a-t-il entre les nacas de la mettre
liens, entiérementindisotions quelque pacte , quelques Ce quin'est pas douteux - clest
lubles parleur essence? n'a point aujourd'hui d'obligaque la nation Espagnole ni d'intérêts plus pressans.,. que
tions plus importantes, ,
de peupler, etde culiver,
de conserver dans sondomaine, de Saint-Domingue: ; que de
toute la côte l'établissement sententrionale de Samana, de mettre à profit
fomenter
cette presqu'ile , et d'en fortifer la
les avantages qu'offre est moins difficile que Weuves ne se
baie; et ceci mème
le voir.
limagine : comme on va à P'Est une entrée qui, dans sa
Cette baie présente
les réciis, entre lespartieméridionale , est resserrée la par! naturea placéla Caic
quels estle cap Rézon, au nord,
L'entrée est telledes Insurgés (Callo de Levantados).
entr'elle etla
ment retrécie par cette Caie s'étend 2 qu'iln'ya. dansV'intérieur de la
côte qui, du Cap Rézon,
de lieue. Unel battebaie, guere plus detrois-hitiemes et une autre, de forme quelconque
ric surla Presqu'ile une fois établies, aucun bâtiment ne
surla Caie,
à leurs
TEie
rait pénétrer dans la baie, sans le s'exposer entre la Caie et
croisés; ets'il voulait tenter passage étroit et plus danlcs récifs, ily trouverait un canal plus aussi d'être fortifiés,
gereux , car les récifs 2 susceptibles le Rézon de la Caie des Insont moins distants que les facilités cap pour sa défense que la
surgés: Samana Telles offre sont > à son entrée même , indépendambaie de
nombre d'autres qu'elle possede dans
ment du grand
lintérieur.
d'utilité de Samana, quia également
Un autre genre
dans les admirables comfixé notre attention , consiste à former des chantiers oû la
modités qui nous invitent construire y toutautant de vaissenux
nation pourrait faire
et à y établir une fonderie de
qu'elle en aurait besoin 2
frais qu'ailleurs. C'est i
pieces d'artillerie à moindres
si souvent citée
la grande rivière del PYoune dont les (Yuma), eaux débouchent dans la
dans cette ouvrage, et seraient dis; ils sont fondés sur
baie, que ces avantages suivantes : 10 Cette rivière a été renduc
les circonstances de
accons ou biteaus platslespace
navigable pour grands
autres grandes rivide douzelieues ct plus, et quelques
besoin 2
frais qu'ailleurs. C'est i
pieces d'artillerie à moindres
si souvent citée
la grande rivière del PYoune dont les (Yuma), eaux débouchent dans la
dans cette ouvrage, et seraient dis; ils sont fondés sur
baie, que ces avantages suivantes : 10 Cette rivière a été renduc
les circonstances de
accons ou biteaus platslespace
navigable pour grands
autres grandes rivide douzelieues ct plus, et quelques --- Page 307 ---
( 281 )
bles éres quis'y de recevoir rendent, telles que le
de toutes
une pareille
Camou, sont susceptis
fucs
ces rivières sont garnis destination. de forêts 20 Les bords
canas d'acajous, de ciprès 2 de
vastes et touf:
arbres , de d'acomas, 2 de pins, et cédres, de chénes , de hala plus grande utilité d'une multitude d'autres
rapporter *, de manière
3 qu'ilserait trop
et à très-peu de frais, qu'on trouverait
long de
que Ton voudrait, tous les matériaux. de tresaeportée 2
plusieurs centaines sans craindre d'en
construction
sures
d'amnées,
manquer , pendant
rerait. , 9a5 lintérét même des pour peu qu'on pritles me. la meilleure Les mines d'étain, de propriétaires cuivre leur suggétoutes
qualité et de la plus
2 et de fer, de
PYoune, situées dans les environs grande de la abondance, sont
struction parlaquelle, de méme
même rivière de
fonte de 7 seraient transportés les que les bois de COIl'on
canons , et même les métaux destinés à la
En établissnit la fonderie dans le pièces toutes coulées si
Pan et réalisant l'un de ces deux voisinage des mines. et P'ile T'antre, les avantages que projets 2 et plas encore
entière seraient
retirerait notre
rait et se peuplerait, dans inealeulables. la
Celle-ci se fortifics nation
qui en a le plus de besoin. partie quil'est le moins , et
la cessité est connue , quoique Iiya Weuves long-tems ait que cette né. déconverte. Ilya plus de 30
cru en avoir fait
cisque Rubio ct Pegmaranda,
années que Don Fran. mença à exécuter les ordres de qui notre gouvernait: alors 7 commilles population de la baie, à laquelle furent cour, rélatives à la
doivent ennariennes, auxquelles Samana destinées et
des fan'ontjamais leurorigine: formé il est vraio que ces deux Savane-la-mar
peu de succès doit que de misérables
peuplades
ide ces terres boisées, être attribué, en haneaux; partie , à Phumidi. 2 mais ce
des abattis,
qui n'ont ptt être assainés
lons sans impracticables pour un petit
par
esclaves, - et en partie aussi a la nombre de cocommerce, La nation qui aurait pu remédier à ces privation d'un
Espagnole ; elle-mème, se rendrait inconvénients. *Jer ne puis m'cmpécher
plus resstruction, sbondance, ony ct trouve, à 23 lieues d'ajouter en remontant quf'avectous ces bois de convent être comprés, que, le parmi chicarron les arbres dont jen'ai PYoune, past ftit les brais en
quillesde navires, les yabas qui et le sabicna, dont lebois mention, fournir doi- des
spelenastenfaste
dounent les courbes. et les
nefliers, , propresa la membrure, tocumas,
--- Page 308 ---
282 )
pectable dans toute l'étendue du golfe du Mexique, objet
qui, beaucoup d'égards , devient de jour en jour plus
important.
, le parmi chicarron les arbres dont jen'ai PYoune, past ftit les brais en
quillesde navires, les yabas qui et le sabicna, dont lebois mention, fournir doi- des
spelenastenfaste
dounent les courbes. et les
nefliers, , propresa la membrure, tocumas,
--- Page 308 ---
282 )
pectable dans toute l'étendue du golfe du Mexique, objet
qui, beaucoup d'égards , devient de jour en jour plus
important. Sil'ambition des Français venait à être satisfaite en obtenant la cession des côtes qui s'étendent depuis la Grange jusqu'à Samana , avec un territoire de 12 licues dè
profondeur, ces richesses, ces avantages inestimables scraient perdues pour nous et les nouveaux possesseurs
sauraient en tirer bon parti. Nous serions privés de la
jouissance du cours entier de IYoune ; des
de mer
de la côte septentrionale; de Laxavon, de ports
et de leurs plaines. Nous perdrions les
Saint-Yague
mines célébres de Cibao ; la
montagnes et les
Vega Real, et son immense
surface > avec les mines si abondantes d'or et d'argent
qu'elle renferme ; et enfin le terrein le plus convenable à
la culture du tabac. En un mot, , on nous laisserait seulement, pour leur élever des troupeaux, la moindre
tie de Pile, dont ils nous chasseraient encore
parle trouveraient bon, si nous-mémes nous n'étions quand ils
réduits à la nécessité de l'abandonner. Il se maintien- pas
draient dans leurs limites et se contenteraient de la concession des 12 lieues jnsqu'à ce qu'ils eussent des forces
suffisantes pour empiéter sur nous. Il arriverait enfn ce
que nous avons vu dans la partic occidentale. 9 où le
Charlevoix calculait (en l'année 1730, époque où il écri- père
vait) qu'il leur restait du terrein à cultiver pendant un
siècle 5 et dans 50 ans seulement ce terrain
les contenir : ils ont entrepris tous les jours
n'apu
possessions 7 et méme après la dernière davantage fixation de sur nos
tes on les a vu déborder de diverses
limideles, comme nous l'avons déjà fait parties 2 toujours fitême par eux adopté 7 de s'emparer remarquer, de cette ile au syspetit, quand ils eurent reconnu qu'ils ne
petit-àrendre maitres par force. pouvaient s'en
à Mr. Quoiqu'il en soit je pense que nous devons adresser
Weuves , et aux autres écrivains de la meme nation, des remerciments, de vouloir bien nous ouvrir les
yeux sur nos propres intérêts tout en indiquant ce
conviendrait aux leurs. Il fonde ses pretentions sur notre qui
indolence et sur le défaut de moyens de
Nous
avons dijà prouvé la fausseté de la première notre part. en demontrant que nous sommes plus robustes, assertion labo- 1
rieux etplus sobres que les Français, et
plus
qu'autrefois nous,
ivains de la meme nation, des remerciments, de vouloir bien nous ouvrir les
yeux sur nos propres intérêts tout en indiquant ce
conviendrait aux leurs. Il fonde ses pretentions sur notre qui
indolence et sur le défaut de moyens de
Nous
avons dijà prouvé la fausseté de la première notre part. en demontrant que nous sommes plus robustes, assertion labo- 1
rieux etplus sobres que les Français, et
plus
qu'autrefois nous, --- Page 309 ---
283 à
on avons fait autant et plus
moi moyens, Je luirepondrai qu'eux. Pour ce qui est des
- quels sont ceu: X de seulement, notre
qu'ilignore commc
gouvernement pour favoriser n'a fait aucunes Monarchie; ; que son
Colonies
'aceroissements mises-dehors en
en 40ou
auquel sont
especesy
dre de l'essor ets 50ans; que les notres enfin, parvenues ses
rain leur accorde s'élever, de
n'ont pas besoin que pour le prence cas 3 ilest vrai grands secours
Souvedans le
que leurs
pécuniaires. Dans
cas
progrès seraient
as ne prospéreraient contraire; ; mais aussi, , avec plus lents
des charges de la
elles pas, , si une fois quelle rapi.
la colonie l'avance guerre de actuelle, 2 le Monarque debarrassé faisait à
bourséesy ylaisseraient quelques sommes, qui
11 suffrait,
bientôt remde quelques pour commencer Peuvre de la
CCrana
des instrumens franchises danslintroduetion des restauration,
tation des
aratoires dans la colonic, et dans nègres et
gnols, quine produits ce
lexporet
savent aujoud'hui
guomereemertatimed d'espaverser avantageusement sur
leurs fonds comment en
placersurement
Ze de
unsol où ils trouveraient Espagne un
2 à venirles
nombre quinze pour cent, et méme
bénéfice de doudefrangais meme
d'avantage. Un
ment à participer a ces
chercheraient avec
grand
ment nécesaire de faire profits. à
Ilserait en outre empresse.
d'en confier Péxecution ce sujet de bons
absoluamour pour leur
à des administratetirs réglements, et
et
Souverain , par zéle
qui, par
té par.honneur, 2 contribueraient:
pourle bien publie,
nationale et à
tavecardeuraly prospérifrançais avouent encouragement du
donne à leur
que celui qu'ils font à Commerce. Les
rance décidée Mionarchie en
San-Domingue
2 qui le deviendrait Amérique bien 2 un prépondé.
del pouvaient leurs obtenir l'objet de leur
d'avantage s'ils
limites jusqu'a
ambition,
cns
nous une si importante Samana: et pourquoi leur Pextension céderiprérogative?
No. 3.
Cette disposition
avec l'intérét particulier généreuse conciliait l'intérêt
des propriétés énervées > puisqu'en augmentant la général valeur
sastres 2 et revivifiées par par les une suite continuelle de dé.
ment protecteur et
immunités d'un
bienfaisant, elle consolidair gouverne- celle des
de leur
d'avantage s'ils
limites jusqu'a
ambition,
cns
nous une si importante Samana: et pourquoi leur Pextension céderiprérogative?
No. 3.
Cette disposition
avec l'intérét particulier généreuse conciliait l'intérêt
des propriétés énervées > puisqu'en augmentant la général valeur
sastres 2 et revivifiées par par les une suite continuelle de dé.
ment protecteur et
immunités d'un
bienfaisant, elle consolidair gouverne- celle des --- Page 310 ---
( 284 )
formaient une-des principalesresounces
lypothièquesqut fortune publique ; mais pour se former une idée de
del la
des principes parasites des moines ; il
Pestension rapide
de la quotité
suffit de donner un apperçu approsimatif aux ordres rélides redevances foncières de 2 la appartenantes partie de PEst de Saint-Do.
gieux. Les domaines de trois branches; des tribus cu
mingue se composaient
et des créances royales.
cens des biens en-propre 2
des legs pieux, préléLes tribus ou cens provenaient d'après les loix Espagnovés sur le quint des biens, qui
les testateurs à des
les étaient disponibles, et laissés par
des
ou à des prêtres séculiers.
couvents 1
autres hospitaux, étaient fondés à perpétuité, ethyLes uns et les
et inalienables 9
pothèqués sur des propriétés immcubles
Fintervention etle consentement de Phypothéquaire.
sans
à raison de cinq pour
La rente de ces capitauxse payait les fondateurs aux
cent, et la seule charge imposée des cens par ; était un certain
légataires , ou usufraitiers
de
nombre de messes désignées et déterminées parl'acte
la fondation. Les tribus constitués en faveur des prétres séculiers ,
sous le nom de chapellanies de sang, successifs étaient d'une ordinaire- mêment tramsmissibles aux descendans
me famille, qui contractaient pour en jouirl'obligation
de se faire préires. spéciale de ces divers capitaux pouvait
Lhypothèque d'une
surune autre , mais avec
être transporté
propriété intéressées à la transmutation 9
concours des personnes
et d'aset toujours dans le but, de gorantir Vintégrité, dont le nouveau
surer la conservation de valeur Phypothèque, d'un tiers
forte, que le
gage devaitavoir une
plus
eapitalhyponhequé. L'avidité des moines Espagrols , etles terreurs superstitieuses desfondateurs 7 sur-tout à l'article dela mort,
avaient portés la quotité des tribus à une valeur représentant à peu près le tiers des biens immeubles de laj trou- partie ci-devant Espagnole; en sorte qu'il étaitrarede redevance
ver un de ces biens, , qui ne fut grévé d'une
quelconque de cette nature.
étaient les immeu.
Les biens en propre des domaines
des
bles qui appartenaient à des couvents ou à hôpitaux. des dés
ctqui provepaient de ses mêmes legs, laissés par
portés la quotité des tribus à une valeur représentant à peu près le tiers des biens immeubles de laj trou- partie ci-devant Espagnole; en sorte qu'il étaitrarede redevance
ver un de ces biens, , qui ne fut grévé d'une
quelconque de cette nature.
étaient les immeu.
Les biens en propre des domaines
des
bles qui appartenaient à des couvents ou à hôpitaux. des dés
ctqui provepaient de ses mêmes legs, laissés par --- Page 311 ---
285 )
vots ou d'aequisitions faites
ministrateurs Les
des hopitaux. par le clergé, ou par les addes olliciers, créances royales des Se: formaient de
branches des par fermiers royaux, reliquats dus par
timbrés, cartes revenus à
du fisc, comme pour bulles, differentes
dixmes, , déficit des jouer, privileges des combats de papiers
lics.
trésoriers, et autres ofliciers coqs,
Ccs trois principales
pubs'élevaient
branches des
la rentannttelle ensemble à un capital d'onze domaines impériaux
pouvait s'augmenter était d'environ six cent mille millions, dont
amcliorations praticables monsiderablement, au francs 2 et
pres.
dans les biens ruraux moyen des
Mais les divers
en proagité la partie
événemens qui ont
aux immeubles Espagnole qui
2 en portant une sucessivement atteinte
mières branches, ont servaient de garantie aux deux funeste
tion des rentes exigibles. entrainé la perte de la majeure pregrévés d'un capital de
Ainsi des biens
porvés réduits au
quarante mille
qui étaient
la même
quart de leur valeur: francsse sont trouCette déterioration progression.
Phypothèque a subit
actement, réduira qu'il serait difficile de
tiers de l'evaluation peut-être la quotité des calculer exété dressé par
détermince par le cadastre domaines au
d'un grand mérite Monsieur Jean Batsaille,
qui en a
Cette
d'après les ordre du Général administrateur
la situation considération, , et la sollicitude
Ferrand.
les propriétés malheureuse des
que commande
vaincront surlesquelles débiteurs, 9 qui ont perdu
sans doute le reposaient ces créances, cond'amortirl la plus grande gouvernement, de la
constitués sur les
partie, , ou la totalité des nécessité
Ce sacrifice propriétés territoriales.
tributs
libre à la paix, libéral, et les Métablisement d'un
ture par des loix encouragements accordés commercé à la
payées à Pindustrie sages 9 et des primes
culbientor à cette
agricole 2 et
généreusement
ies véhicules intéressante partie spé.ulative, de
rendront
n'était point eloignée puissants d'une prospérité Saine-Domingue à
>
qui viennent de Paccabler, d'atteindre sans les laguelle elle
L.'enfancedes
catastrophes
peuples est comme celle des
hommes, et
loix encouragements accordés commercé à la
payées à Pindustrie sages 9 et des primes
culbientor à cette
agricole 2 et
généreusement
ies véhicules intéressante partie spé.ulative, de
rendront
n'était point eloignée puissants d'une prospérité Saine-Domingue à
>
qui viennent de Paccabler, d'atteindre sans les laguelle elle
L.'enfancedes
catastrophes
peuples est comme celle des
hommes, et --- Page 312 ---
( P 286 )
instants de sa formation 1 éxigent la prules premièrs
la surveillance qui conserve, et cet esdence qui prévoit, l"heureuse influence produit le désir du
prit public, dont de lefaire. Chumblis-traonsims
bienetles movens avec les principes conservateurs qui
ticulier des peuples
obtient des réconstituent les bons gouvernemens - qu'on connexité detoutes
sultats utils et durables; car telle estla que de leur exacte
les parties d'une dicoulent sage administration, les avantages les plus solides,
combinaison leur 2 dissolution ne produit qu'un déeouragetandisque
d'une desorganisation toment funeste 9 signe Hors précurseur donc si dans ces belles contrées
tale et prochaine.
des institutions
la nature inerte et sauvage 1 parlabsence offrait encore des resessentielles à son déveloypement. que doit-on espérer
sources locales aussi considérables: devra encourager linduset attendre , d'un régime qui
La partie Espagnole
trie, et protéger le commerce. de
des avantaprésente dans tous les genres prospérité,
de jolis
incalculables. Ses belles plaines entrecoupées
les
ges
de bois, sont arrosées pardes rivières, 1 dont
Lords bouquets riants offrent des paturages excellens aux troupeaux,
asile
aux pasteurs. Les douces occupations
et un
agréable
sans interrompre les travaux
de la chasse et de la pèche 1
les délassemens les plus
utils des hatiers 1 leur les procurent plus abondantes de la vie. La
doux et les ressources enchantés, produit que Pabsolu
culture dans ces lieux
troupeaux n'y
de vaches
nécessaire; mais de nombreux le tribut qu'elles Pac
portent journellement au berger , Des montagnes plus
vent à ses soins et ordinairement à sa puissance. ces parques immenses; ;
fertiles terminent
libérale et plus riche doit étac'est là qu'une nature plus
et remplacer
son
magnificence,
ler un jour
orgueilleuse
sommets, par des
les antiques forêts qui conronnencieurs d'elles et plus relatives au bonheur
productions plus dignes Unc population active etindusde ses laborieux enfans. la beaut: des sites, et la fertilité
trieuse, encouragée par bientôt ces déserts en plantations
du sol; transformera même lieux oû régnaient depuis tant
Aorissantes; et ces
palmiste 7 et le fasde siècles, 2 le cédre altier 2. les T'élégant douces lois, dc la canne
tueux acajou subiront Thumble alors cafier.
majestueuse ou de
es Unc population active etindusde ses laborieux enfans. la beaut: des sites, et la fertilité
trieuse, encouragée par bientôt ces déserts en plantations
du sol; transformera même lieux oû régnaient depuis tant
Aorissantes; et ces
palmiste 7 et le fasde siècles, 2 le cédre altier 2. les T'élégant douces lois, dc la canne
tueux acajou subiront Thumble alors cafier.
majestueuse ou de --- Page 313 ---
Telle
287 )
la possession est cependant de la partie la perspective qu'offre à la
vernement Le
ne néglige pas ci-devant des
Espagnole si le France goujet de commerce sa sollicitude: sur-tout doit avantages être dans le aussi précicus.
pôt à Samana qu'il c'est par lérablissemente principe d'un 9 T'obde rance qu'ils ne doivent enlevera: qu'i la aux neutres une
entrenotre commerce : et ces stagnation, 9 ou prépondé. a l'inertie
s'engloutir dans les
mémes
nos crablisemens comptoirs étrangers, richesses qui vont
l'industrie, etle activeront forcement, les circulant dans
Il serait facile develappement de
de la culture. ressorts de
commerce-libre cilient
dans nos dimontrer possessions que les principes d'un
celui des parfaitement peuples voisins. avec les intérêts oceidentales de la
se conLorsque les Espagnols
métropole et
jusqu'au dans cap la Vela, qui habitent depuis
un port de la partie pourront de PEst aller faire leure l'Orenoque
préfereront
de
empletites
que douze jours indubitablement au plus
ces voyages sunt-Donteret qui
ils
timens, en raison des vents , pour l'aller et le retour n'exigent des
d'un maique et de Saint-Thomas qui traversiers ; à ceux de la bâtions mois, et dont les
ne peuvent être
Jadu commerce longueurs font
moindres
judiciales et mêmes interlope, des retards éprouveraux opéraMais si le moment dangereux.
infiniment pré.
n'est point encore d'adopter ce
tent dans la dure arrivé, si les systême commerciat
neri cette partie nécessité 2 de retarder circonstances Pinstant nous metlaquelle elle a droit intéressante de
les moyens ds
de dons'empécher de convenir prétendre, on ne pourra prospérité au
à
concordent
que cesprojets
moins
de deux parfaitement avec
quoique éloignés,
dondre, grandes nations, doivent lépoque, 2 oû les intérêts
ntcoaiement se conLes Anglais maitres No. 4.
du monde ; étaient reduits de la mer, et de toutes les
de
parles
richesses
autre Aaelcoasitepman en Europe conquéres a
et F'mnfluence
hémisphère un débouché 1 chercherd dans unc
encombrées. Ils
pour leurs
sions Espagnoles convoitaient depuis
manufactures
cettc époque qte aveclesquelles des
ils longtems les possesrelations
n'avaient cu jusqu'
interlopes, de peu d'im.
4.
du monde ; étaient reduits de la mer, et de toutes les
de
parles
richesses
autre Aaelcoasitepman en Europe conquéres a
et F'mnfluence
hémisphère un débouché 1 chercherd dans unc
encombrées. Ils
pour leurs
sions Espagnoles convoitaient depuis
manufactures
cettc époque qte aveclesquelles des
ils longtems les possesrelations
n'avaient cu jusqu'
interlopes, de peu d'im. --- Page 314 ---
I L 288 )
Ces vastes contrées parleuri immense populatia
portance.
quantité de numéraire quelles produisent
on, etl'énorme seules les dédommager de la stngnation funes- dont
pouvaient leur commerce, et suppléer i la cosommation ,
te de
del Pancien continent les avaient privé:
les crisespolitiques d'Espagne en rapprochant les deux nations
La révolution
confondre leursinpar un traité d'alliance quisemmblait substituer des idées plus
terêts, devait nécessairement exclusifet méfiant, qui régislibérales , au systême
dans le nouveau monde.
sait les possessions nations espagnoles
des communications
L'intérêt des deux relations exigeait dont l'avantage fut réciplus intimes, et des les mesures de leurs ennemicomproque, etneutralisa parvenir à ce but que les anglais
mun. Ce futdonc pour de cette guerre 2 une généroaffecterent dès le principe des espagnols 2 que les circonssité de procédés alégard
ils combinèrent avec
tances pouvaient seules expliquer. de toutes les amériques ; et
enx-l'expulsion des français des idées d'indépendance à
disposérent les esprits Européen, par
ct à briser les entraves
s'affranchir dujoug assercissaient huit) millions d'habitans inhumilinntes qui
d'une métropole désdustrieux ct opulents aux caprices etanmient.-acquis
potique. Ccs principes se propagerent, fermeté des autorités
beaucoup de consistance novateurs ; sansla et remuans. Cesdispoqulenimposas aux esprits firent connaitre les dangers des
sitions révolutionnaires,
et determinérent plusieurs
communications étrangères déffendre , atousles étrangers sans
capitaines genéraux à
de leurs
;
des
l'entrée ports
gouvernements;
distinction :
la main aux anciennes loix relatives
etàt tenir sévèrement
au commereeinterlops,
No. 5.
frontière de son gouvernement,
Pétion craignait quela dela
entre les français et les
nc devint le théatre
guerre
ne respeeta pas ses
espagnols, et que le parti vinqueur Don Toribio Nionlimites. à peuprès à la met me Sanchez, époque témoignait les mètes dans ces instructionsa des inegres et mulitres Franmes inquiétudes au sujet sur-tout de ne les admettre dans
çais: il recommandait militaire prévoyant bien les dangers
aucune opéracien dontles Kspagnots aaraient Gtéinfasilible.
dune coalition
Sanchez vient dc contracter
ment les dupes. Cependant
ols, et que le parti vinqueur Don Toribio Nionlimites. à peuprès à la met me Sanchez, époque témoignait les mètes dans ces instructionsa des inegres et mulitres Franmes inquiétudes au sujet sur-tout de ne les admettre dans
çais: il recommandait militaire prévoyant bien les dangers
aucune opéracien dontles Kspagnots aaraient Gtéinfasilible.
dune coalition
Sanchez vient dc contracter
ment les dupes. Cependant --- Page 315 ---
une alliance
289 )
hommes de troupcs avec Christophe, auxiliaires. , qui lui a envoyé trois
cent
Le colonel
No. 6.
dificile et la Aussenac plus périlleuse, se trouva dans la situation la
d'Espagnols plus
Sa cavalerie
plus
faveur
disposés en faveur des
composéc
tudes. anpeisenenbee Ine lui resta lui inspirait insurgés qu'en
qu'il courait', lorsque même aucun doute beancoup sur le d'inquié2
compagnies, lui assura Francisco Peres
danger
compter sur les services en particulier, qu'ilne capitaine de ces
guerre contre des
de cette cavalerie, devait dans pas
prudence et sur-tout Espagnols. ne
Il fallut donc
une
que cet avis devait causer. pas laisser pénétrer linquietude agir de
Les Espagnols
No. 7.
gouvernement néral Ferrand que étaientsoumis par habitude moins et paramour pour le
évitait autant intimement convaincu par apathie: de
Le géu
sentir son pouvoir, que possible, les occasions de cette leur vérité,
connaitre son
pour De pas s'exposer à
faire
ainsi dire entr'eux impuiemncera aussi ils se
leur faire
etn'avaient d'autres gouvernaient pour
ecnrcrnemente qui ne se soutenait que ceux relatifs à Tapports avec leur
la volonté du
que parcequ'elle Pusage était d'une autorité
Ils eut été peuple, , que des droits du plutôt l'effet de
les habitans de dangercux la
en effet dans une souverain.
heureux des nègres partie de P'Est entrainés circonstance où
leurs voisins, n'avaient par Pexemple
Tiandipentaner qu'on n'aurait pour F'obtenir, > d'afficher
qu'à vouloir
la tranquillités se pu soutenir par la force. des C'est prétentionss
ment ou le général conserva Ferrand parmi ces peuples ainsi que
moins restreindre, le
voulut
jusqu'au moFrangaise. Son motif commerce des empéchers ou du
serveril la colonie des était bon, puisqu'il bentiaueaveclay tendait à partie
un jour à ses
moyens de restauration
condes riches érablisements: mais il
essentiels
particuliers, et
attaquait
peuple 1 Pidée de sa
reveillait dans lintéret
gouvernans.
puissance ct de la
T'esprit du
Il fallait
faiblesse de ses
tation; mais frapper le Général ou céderdans] le principe de la
Ferrand, en acoptant lc fermenrp
premis
aveclay tendait à partie
un jour à ses
moyens de restauration
condes riches érablisements: mais il
essentiels
particuliers, et
attaquait
peuple 1 Pidée de sa
reveillait dans lintéret
gouvernans.
puissance ct de la
T'esprit du
Il fallait
faiblesse de ses
tation; mais frapper le Général ou céderdans] le principe de la
Ferrand, en acoptant lc fermenrp
premis --- Page 316 ---
( 290 )
des demies mesures, qui loin d'é:
er parti ne prit que
Tallumer, età dontouffer 12 feu, ne contribuèrent qu'à d'éssayer lcurs forner aux chefs de parti, les ensuite occasions avec succès contre un
ces, et de les employer avait perdu à leurs yeuxle prestige
gouvernement, qui
des sa supériorité. Ferrand devait donc s'en tenir à sa premiLe Général
aucun
à l'inquiétude
ère politique qui ne laissait avec pr'texte vigueur la jouissance
populaire; ; ou en ressaisissant il devait donner au Colonel Ausseentière de Tautorité; de
un coup terrible et décisif au
nac les moyens colonel frapper fut forcé devant des forces infmal-passe 2 ou ce
de faire une rétraite qui décida du
niments supérieures de Saint-Domingue. par lascendant
sort de cette partie
donnait aux insurges.
et la confiance le Général qu'elle Ferrand, fit-il des proclamations
En vain les
le gout de la liberté ou la liberpour ramener esprits:1 sur des conseils dictés par le
té de tout faire, T'emportait mais qui devenaient sussentiment de l'intérêt dontle public, fanatisme s'était emparé.
pects à des hommes
No. 8.
Le général Ferrand fut prévenu par divers commandes mouvemens que se donnaient
dânts chefs d'arrondissement secrets de l'insurrection : mais il taxa ces avis
d'exagération les
et les atribua â la pusillanimité de ces diferents chefs ; il avoit enfin les yeux tellement heure fascinés avant par le
sa confiance dans les espagnols , qu'une à ses soldats de
combat de palo-hincado il recommandait le
de ces hommes qu'ii
tirer en lair pour épargner victimes de sang l'erreur et des intrigues
considerait comme
de quelques factieux.
No.9.
Quelques personnes ont pritendu que le Colonel s'assuret Cassillas avait fait le voyage de Neibe, plutot le pour des incurà embrasser parti
des avantages qu'ilyaurait servir la cause du gouvernement français i
gés, que pour
des succès defentreprise d'après les
mais qu'ayantj jugé etl'incapacité deshommes qui devaient
faibles ressources il
s Pattacher à la fortune d'un gouverla diriger, préfera contre lequel on ne peut, jamais s'armer
nement puissant
impunément.
Colonel s'assuret Cassillas avait fait le voyage de Neibe, plutot le pour des incurà embrasser parti
des avantages qu'ilyaurait servir la cause du gouvernement français i
gés, que pour
des succès defentreprise d'après les
mais qu'ayantj jugé etl'incapacité deshommes qui devaient
faibles ressources il
s Pattacher à la fortune d'un gouverla diriger, préfera contre lequel on ne peut, jamais s'armer
nement puissant
impunément. --- Page 317 ---
I 291 )
La
No. 10.
taient dissimulation telle,
et la perfidic des
du
- que ceux d'entre
habitans du pays é,
sait gouvernement, aux révoltés dans rendaient le mamE compte de tout ce
protestations les plus fortes méme tems oû ils qui pasfidélies. Le colonel
sur leur
fesaient les
un espion parmis Aussenac ne put. dévouement, jamais se , etleur
instruit de tous ses eux, et Ciriaque était procurer
projets.
éxactement
L'Américain
No. 11.
et Walton avait joui
-
les dération, de la faveur du général d'une certaine consi.
go. premières Les
années de son
Ferrand pendant
fausses
établissement à
Walton
spéculations de
Sto-Domincruelle dérangerent sa fortune commerce du sieur
nécessité de
1 et le réduisirent à la
pays. Dans cette situation manquerà ses engagements dans son
quiavait dansl fixé sa résidence à desesperce le sieur Walton
rétablir les chances d'une crise Santo-Domingo 2 entrevit
sa fortune; Il Se lia politique, plus
la possibilité de
espagnols et devint dont le caractère et
étroitement avec les
rectionel. un des moteurs les plus l'influence zelés lui était connues
on assure méme 3 (mais du sistème insurprouvé) général
persuada aux espagnols ce fait n'a pas été
était de
que
PRET
habitans de
faire un massacre l'intention du
quelques coups Sunio-Doninge de canons 1 et que le signal général devait être des
séquence il était urgent. de tirés de l'arsenal. Qu'en concruelles dispositions des prévenir et de dévancer
tous prêts pour les
français, et qu'il fallait Se les
de canon qui devait égorger Se tirer à eux mémes au premier tenir
La difficulté était donc
une époque déterminée. coup
tirer quelques coups de canons pour le Sieur Walton de faire
maniére dont on
par PArssenal ;
un des batimens prétend qu'ils'y prit. 1s'entendit voicila
T'engagea à razer] la Anglais terre en station devant la rade, avec et
senal à faire feu sur lui. d'assez prés pour forcer PAr.
quels Ce Walton plan eut peut étre réussi, si quelques
si. ur Walton s'était confié n'étaient
espagnols aux
quemen:
au général ferrand
venus dénoncer le
son ingratitude et son qui lui reprocha publi.
crime 2 et le fit arrettér. --- Page 318 ---
292 )
No. 12. Depuis long-tems il existait une rivalité entre Joseph
d'Espinosa le colonel Don commandant pour les Français à la mate, et
Juan Cassillas commandant à
de la Maguana. Ce dernier d'une bravoure Saint-Jean
delatemiritcjouisent, d'une grande réputation qui approchait
parmis ses
compatriotes 1 dont il était mème rédouté. avait de la finesse, et ne manquait pas d'un D'Espinosa certain courage; mais il était dissimuls, froid' - et moins attaché au
gouvernement Français.
rivalité entre Joseph
d'Espinosa le colonel Don commandant pour les Français à la mate, et
Juan Cassillas commandant à
de la Maguana. Ce dernier d'une bravoure Saint-Jean
delatemiritcjouisent, d'une grande réputation qui approchait
parmis ses
compatriotes 1 dont il était mème rédouté. avait de la finesse, et ne manquait pas d'un D'Espinosa certain courage; mais il était dissimuls, froid' - et moins attaché au
gouvernement Français. Cette dernière considération
détermina le Général Ferrand, qui voulait éviter les
cons.quences funestes d'une rivalité, > qui pouvait tôt ou
tord, Colonel compromettre la tranquilité du pays, à donner au
Cassillas le commandement des
ments. Cette mesure qui plaça d'Espinosa deuxarrondisse- sous la dépendance de Cassillas 1 fut un sujet d'humiliation
le
premier. 7 qui depuis cette époque jura la perte de pour CasilIns, et une haine implacable au gouvernement Français. L'insurrection du 10 Août lui fournit l'occasion de la
vengeance, et il en profita. No. 13. Don Augustin Franco avait le commandement
tant du Cibao. La faveur dont il jouissait auprès du impor- Général Ferrand, avait excité la jalousie de Marc-Torres,
jeune homme d'une valeur à toute épreuve: il fut du
nombre des habitans qui vinrent solliciter le
ment de Franco; mais le mauvais accueil que remplace- leur fit le
Général Ferrand, et les nouvelles marques de confiance
qu'il donna à Don Augustin Franco qui fut fait adjutantgénéral, irritérent tellement ses ennemis,
fut arrè. té aussitot que la révolte eutéclatée. qu'ii
No. 14. Le voyage de Casillas à Neibe n'ayant d'abord été
du Colonel Aussenac que par des voies indirectes, sçu lui
inspira queique méfiance sur la fidélité de ce chef
gnol, il manifesta ses inquiétudes au Général Espaqu'il rassura néanmoins
avoir
Ferrand ;
de Casillas lui-méme. 2. après
reçu des nouvelles
--- Page 319 ---
293 )
La conduite des
No. 15. h'importe les motifs habitans qui la de Bani et de Los
grands cloges: : ils ont été divigérent, est
Ingenios
ment, et n'ont suivi
fidels jusqu'au digne des plus
parties de P'ile. Le Père qu'a regret PExemple dernier des mocommandant
Guerero curé
autres
la
militaire Castillo ont
de Bani, etle
nement. tranquilité, et T'obéissance des contribuésan maintenir
habitans à leur gouverLes habitans
No. 16. Général
de Saint-Iago instruits de la
leur jonction Ferrand, hitaient leur
marche du
vérent la veille avec Don Juan
marche, - pour
du comba au Sanchez à Seibo; ils opérer arricamp de Palo-Hlincado."
Ces
No. 17. donner expressions unei idée des dignes d'un Trajan
si les instances des grands qualités du suffraient pour
le retenir
habitans
Général Ferrand. lorsqu'il fut
Français et
quiétudes qu'ils
question de son Espagnols pour
ent pas les
éprouverent pendant son depart; et les inde bien.
rent la veille avec Don Juan
marche, - pour
du comba au Sanchez à Seibo; ils opérer arricamp de Palo-Hlincado."
Ces
No. 17. donner expressions unei idée des dignes d'un Trajan
si les instances des grands qualités du suffraient pour
le retenir
habitans
Général Ferrand. lorsqu'il fut
Français et
quiétudes qu'ils
question de son Espagnols pour
ent pas les
éprouverent pendant son depart; et les inde bien. témoignages les plus fatteurs absence, n'étaipour un homme
Le Général
No. 18. les habitans, Ferrand
pouvait leur , par l'exposé s'exprimait des
ainsi pour contenir
nue, fut faire perdre : mais avantages son
que leur révolte
toujours de suivre les
intention bien
nement, la
, relativement au
erremens de son conétre position affreuse dans commerce Anglais. gouverjustifié, cette tolérance Iaquelle il se trouvait Quoique eut
pays. qui tournait à
peutTavantage du
Ce.colonel
No. 19. rand, comme Ramirez avait Été
un des
dénoncé au Général
rection; ; mais soit moteurs les plus ardents
Fer. fecta des sentimens par crainte , soit
de Pinsur. néral Ferrand avec d'attachement à parhypocrisie la
- il af. fortuné général, tant d'art qu'il fut choisi personne du GéSuibo, en qualité pour de faire partie de son par cet incolonel des milices de expédition de
plusieurs ar.
onel
No. 19. rand, comme Ramirez avait Été
un des
dénoncé au Général
rection; ; mais soit moteurs les plus ardents
Fer. fecta des sentimens par crainte , soit
de Pinsur. néral Ferrand avec d'attachement à parhypocrisie la
- il af. fortuné général, tant d'art qu'il fut choisi personne du GéSuibo, en qualité pour de faire partie de son par cet incolonel des milices de expédition de
plusieurs ar. --- Page 320 ---
( 294 )
yondissemens. Il trahit ses devoirs et son de bienfaiteur la melée il
dans cette occasion. , et dans la confusion
fut rejoindre les insurgés,
No. 20.
Le Général Ferrand ne pouvait pas croire de sa que plus des ten- habitans qui avaient été constamment l'abolition Pobjet des tribus dont
dre sollicitude ; quilwidevaient
ilavait faitau gouleurs biens étaient grévés; pourlesquels afin d'obrenirPen.
vernement Français des reprisentationss
; qui avaient
ticr amortissement de ces charges publiques quatre ans des preuenfin donné à leur souverain pendant , fussent capables de
yes irréfragables de leur attachement. de la malveillancéder aussi légèrement aux impulsions un
ge et trahir avec autant bienfaits. de peridie Il faut cependant gouvernement renquiles avait comblé de nombre d'entr'eux qui resta fidels
drejustice à un grand
la haine de Sanchez. et de ses
à ses devoirs, et préféra de conserver par un crime leurs
complices à dont Pavantage ils ont fait génfreusement le sacrifice.
propmiétés On doit distingner parmis ces derniers, le vertueux de
Don Ramond Cabral, Don Joseph
Père Correa,
L'Abastide Don Juan Santi,
pOrve, Don Pranco, Toseph ctle Colonel Péralta qui languit
Don deus le Augustin eachots de Porto-Rico,
No. 21.
Général Ferrand dont toutes les vurs étaient diriLe
lintirét public, connaissnnt l'état de dilabregées vers
territorinles, occasionné par les criment des propriétés éprouvé ce matheureux pays, 1 lers de l'invaSES qu'avait des nègres sOuS Dessalines; se proposait de les remetsion la moitié des capitaux, dontl'intérêt énervait propriétcs, trel
et décourageait les proprictaires.
No. 22,
Parmis les hommes combiés des bienfaits manifesté du Géncral PinFerrand, Mannel Carabojal, est celui quian du général pour
gratitude la plus noire, La partinlité de sacrifier pour
Eet homme , a été poussée au point,
en
ainsi dire Injustice à des considérations contr'un partieulieres Français
sa faveur. Carabajal perd un Genéral procès Ferrand, croyant
nommé Douzon Nionus : le
prictaires.
No. 22,
Parmis les hommes combiés des bienfaits manifesté du Géncral PinFerrand, Mannel Carabojal, est celui quian du général pour
gratitude la plus noire, La partinlité de sacrifier pour
Eet homme , a été poussée au point,
en
ainsi dire Injustice à des considérations contr'un partieulieres Français
sa faveur. Carabajal perd un Genéral procès Ferrand, croyant
nommé Douzon Nionus : le --- Page 321 ---
que la
( 295 )
Fexéensions réligion de la du tribunal avait été
Carabajal. C'est sentence et prend un surprise arrêté suspend
gure dans linsurrection cependant ce même
fivorable à
audacieus, c'est ce même commne un des particulicr qui fi:
second, à: lafaire du
honime qui factieux les plus
sé couperla téte i Son seibo. C'est ce commandait eni
rue de cc spectacle bienilteur, et seclérat qui a laiss
révoltant.
qui a rassasié sa
Ce jeune
No. 23.
marche , en homme: se
a perdu depuis le
de
chez dont il est dévouint laide dé enticrement à mérite Don cetté dé
générale
camp , etle.
Juan Sanre deseibo, estaujourdhut n'avait que sa conduite, factotum. lors Lopinion
deux partis, et de se d'autre objet 1 que de
dei Taffai.
qui aurait Tavantages déclarer ouvertement ménager les
pour celui
Legénéral
No. 24.
ficiers se cavaberie, ct Ferrand ne voyant se voyant harcelé par ine
voirde Schappé au carnage autour de lui que nombreu:
la
Pennemi, il demanda , craignit à
de tomber quelques au ofs
grand poudre pour amorcer ses
un de ses ofliciers, pous
donna nombre d'ofliciers pistolets, il
7 de
seule la mort avec tant de qu'il n'anpcreevait s'informa pas, et d'un
annunça ce fatal éycacmen. précipitation que Fexplosion se
Le capitaine
No. 25.
Francisco Dias
monstruositédel puisqu'il
la fortune.
appelle ce combat une
les feux des commandait en chef. lidoit Il en parler
pelotons avalent
nous a assure searamenty
plus, Parmée de
continué cinq
que si
rétnissait plus, Sanchezse Il a dit mettait en
minutes de
Sanchez et
aussi Qtte déroute, , etne SC
Cambajal se tenaient à pendant le combat
reciproquement, aussi essentielle , a ne point
Técart, en
au salut de P'arméc. compromettre une s'engasrant existance
Pendant la courte
No. 26.
Pentand. on avait Tu durée, toutés de Tudministration da
politiquese
les branches de
ginéral
perfectionner, et sortir dela l'éeunpmie
stugnation he.
chez et
aussi Qtte déroute, , etne SC
Cambajal se tenaient à pendant le combat
reciproquement, aussi essentielle , a ne point
Técart, en
au salut de P'arméc. compromettre une s'engasrant existance
Pendant la courte
No. 26.
Pentand. on avait Tu durée, toutés de Tudministration da
politiquese
les branches de
ginéral
perfectionner, et sortir dela l'éeunpmie
stugnation he. --- Page 322 ---
296 )
l'apathie etl'indilférence de T'anmiliantc 2 dans laquelle les tenaient plongées. Les rues de
cien gouvernement dégradées par le tems avaient été répaSanto-Domingo
aux domaines étaient enrées, les maisons appartenantes embellies, par le corps du génie
tretenues, et même interessante et considerable des
chargé de cette partie les biens ruraux, et les hâtes faisant
revenus daumaniaux. daumaines, prenaient un accroisparties de ces mêmes
la perspective
sement qui offraient au années gouvemement, le produit de ces immeude doubler en quelques
suivaient cette même
bles: les établissements labolition particulierss des tribus onéreuxdont ils
progressien depuis
allait enfin s'occuper
étaient grevés. Le gouvernement: chemins de la partie espagnole
incessament des grands
d'un port-militaiet mettre à exécution le superbe une projet extention considérare à Samana. La culture de prenait los ingenios et de samana. Les
ble dans les quartiers
supérieure à celle de tout
coupes d'Acajou d'une qualité faisaient rentrerdans la circulatile reste del PAmérique du numéraire que le commerce de
on unegrande étrangère partie en faisait sortir.
T'importation
No. 27.
Parrondissement de Bani
On ne peut sincèrement assurer que attaché au gouvernement
fut de bonne Bra doit au moins lui sçavoir gré de n'aFrançais , mais on
des autres quartiers, et d'avoir point cédé à l'impulsion le quartier de Los Ingenios jusqu'an
voir donné ainsi que des
de son amour pour la trandernier moment. - preuves le gouvernement.
quilité, ct der respect pour
No. 28.
évacuations éffrayantes et successives, de
Après les
de la partie Française; il yavait sans
tous les quartiers à venir se renfermer dans les murs
doute du courage
bigarée. , derait nécessaid'une ville, dont ia population Une poignée de Franrementinspirer des inquiétudes. cependant à la défense du pars, sans
çais se dévouèrent des chances auxquelles les exposnittatenire
étre effrayés d'abord le siège de 1805 contre Dessalines, la
Ils soutinrent
mille nègres: ils eurent
i la tête de vingtedeux
2 et dele
gloire de lui oppossr une vipnureuacresstnce,
forceraleverle siège de la placc.
ignée de Franrementinspirer des inquiétudes. cependant à la défense du pars, sans
çais se dévouèrent des chances auxquelles les exposnittatenire
étre effrayés d'abord le siège de 1805 contre Dessalines, la
Ils soutinrent
mille nègres: ils eurent
i la tête de vingtedeux
2 et dele
gloire de lui oppossr une vipnureuacresstnce,
forceraleverle siège de la placc. --- Page 323 ---
297 )
gnes Leurs des plus courageux efforts dans le dernier
rable de cette grands éloges, ils sont le
siège sont di
pendant
multitude de
complément honoleur sept ans, de leur preuves , qu'ils ont donné
dévouement's à la France. courage, deleur zèle, et de
Le chetb-de-bataillon No. 29.
opposer aucune résistance Castet aux officier de mérite , ne put
vice troupes dans son
Anglais, n'ayant pas de
rantie essentiel formelle au commandement. pays en obtenant de Vais il rendit un sernes des
pour toutes les
l'ennemi une guaplacées Francais, habitans dela propriétés, et les
glais. sous la protection spéciale du presqu'ile, qui Frit
gouvernement AnNo. 30.
Monsieur de
fut cien officier de marine Chesfontaines domicilié chevalier de Malte 3 et anmunicipal désigné par les Anglais pour depuis faire cinq ans à Samana,
Le caractère 2 etdéfendre ferme les intérêts de ses partie du conseil
doute aux autorités de cet habitant, en imposera compatriotes.
conservera à la France factieuses le
qui gouvernent le
sans et
eux, quis'y trouvait à petit nombre de colons industri- pays,
Pépoque de P'insurrection.
No. 31.
Cyriaque Ramirezn
ne suivit que de loin le malgré la supériorité de SCS
te: le contraste de sa conduite Colonel Aussenac dans Sa forces, retraicolonel Aussenac,
avec celle
d'Azua, de
de 9 en traversant les qu'avait tenu le
rait suffi pour Bani, arréter Los Ingenios, et de arrondissemens
reur qu'il répandait n'eut les progrès de la révolte, P'isabelle, , si la , aucontenu Findignation
terNo. 32.
publique.
Il est bien
des nations civilisées extraordinaire d'entendre parler des
jours Hincado auparavant, et huit par jours ces mémes hommes qui usages deux
que les chances égorgeaient encore les après le combat de Paloleur discrétion. déaastreuses de la malleureux Francais
C'était alors qu'it guerre fallait avaient livré i
2q
invoquer les
P'isabelle, , si la , aucontenu Findignation
terNo. 32.
publique.
Il est bien
des nations civilisées extraordinaire d'entendre parler des
jours Hincado auparavant, et huit par jours ces mémes hommes qui usages deux
que les chances égorgeaient encore les après le combat de Paloleur discrétion. déaastreuses de la malleureux Francais
C'était alors qu'it guerre fallait avaient livré i
2q
invoquer les --- Page 324 ---
298 5
des nations civilisées au lieu de s'abandonnér à
usages toute la férocité des peuples les plus barbares.
No. 33.
L'affectation des Espagnols a débiter ces nouvelles exaurait suffit pourles faire révoquer en doute,
travagantes, si le sentiment de notre supériorité avait pu être affaiblit
les moyens ordinaires d'une politique qui annonce
par
toujours la faiblesse.
No. 34.
Les rétranchemens élevés par les Espagnols étaient
plutôt faits pour leur cacher le danger, que pour les en
garantir: aussi leur illusion ne durait-elle, que contenan- jusqu'au
moment où les Français manifestaient par leur alors les Esce lar résolution de les prendre; ; où voyaient
beaucoup moins occupés à les défendre 9 qu'a
pagnols aux moyens de les abandonner sans danger. La
songer
bientôt tous les esprits, et une fuite honterreur était. gagnait ordinairement le résultat de cet apparrat meteuse de fossés de palissades qui coutent beaucoup de
naçant peine à faire, et peu de tems à prendre.
No. 35.
Les forts de Saint-Jérôme et de Jayna, situés surfa
côte sud de Santo-Domingo. 9 formeraient une ligne moins de
défense assez redoutable, pour empécher ou Santo-Bo- au
retarder Tinvestissement de la place de
mingo, pour sion pouvait y mettre une garnison dc 300hommes. L'ennemi ne pourrait alors avancer que progressi- metvement, ou serait obligé de diviser ses forces pour serait imtre le blocus devant chacun de ces forts, ce qui absorpracticable à l'égard du second dont les environs
beraient en peu de tems les armées les plus nombreuses dans le
parl'air infect qu'on y respire ct qui est purifice
fort part Pair salin et par la brise d'Est qui regne regulierement tous les jours : mais Tun et Tautre ne peuvent
contenir qu'une garnison dequatre-vingt homies au plus, de
et cet inconvenient neutralise absolument l'avantage
leur situation. Il est indispensable de les abandonner. les 1
ou si on les conscrve. 7 Pennemi peut leur intercepter de
communications sans danger, et s'établir à portée
cabon de la place.
air infect qu'on y respire ct qui est purifice
fort part Pair salin et par la brise d'Est qui regne regulierement tous les jours : mais Tun et Tautre ne peuvent
contenir qu'une garnison dequatre-vingt homies au plus, de
et cet inconvenient neutralise absolument l'avantage
leur situation. Il est indispensable de les abandonner. les 1
ou si on les conscrve. 7 Pennemi peut leur intercepter de
communications sans danger, et s'établir à portée
cabon de la place. --- Page 325 ---
( 299 )
On
No. 36.
tivea ECBL un dire model avec vérité que la
meté pendant tout le de courage 2 compagnic administravent réclamé le droit cours de cette d'Emulation, guerre. et de fer.
chaleur de Paction de former
Elle a soujours faite.
cette jeunesse arant-gande, bouillante' et dans la
remarquer aux prémiers
s'est tourangs,
On doit se
No. 37,
ge de Sanchez rappeller dans la de ce que nous avons dit du
positions qu'ilavait note 25, , ainsi que des
couracado dont la
fait, pendant le combat de bonnes dis.
qu's la terreur malheuredse issue, 2 ne doit étre Palo-Hindes qui tenait à des panique causes, de nOS troupes, età cette attribuse
absolument
fatalité
Espagnols, 3 et à Thabilté de leurs cursngéreaala valeur
chels,
Cen'est
No. 38.
Don Toribio pas Ia honte, mais la crainte
ance avec les esclaves Montés de contracter ouvertement 2 qui empéchait
appréhendait avec raison révoltés de la partie
une allisur-tout leur perfidie leur valeur leur Française. Il
Pist avaient fait
dont les habitans de audace, la
et
ve, lors de
quatre ans auparavant la
partie de
Tirruption de Dessalines.
funeste épreuLa
No. 39.
d'une protection de Don Toribio
superbes convention faite avec
Montès, était le prix
blis dans la coupes partie d'acajou, , que Sanchez, les relativement aux
envoyés à Porto-Rico de l'Est, et dont Francais les bois avaient étaverneur.
pour satisfaire la devaient être
cupidité du gouOn est indigné de la No. 40.
et des pretendus
sôtte vanité de
ce galimatias sentimens d'humanité Toribio Montès,
on songe qu'un d'instructions vil
qu'iladressed à qu'il affecte dans
de sa
intérét
Sanchez;
fer et conduite, la famme 2 et que son d'argent, insatiable est l'unique mobile quand
dans un
avarice , a
lc
Français: au reste les pays qui était
porté
auteurs de ces heureux, désastres sous les
peuvent
et des pretendus
sôtte vanité de
ce galimatias sentimens d'humanité Toribio Montès,
on songe qu'un d'instructions vil
qu'iladressed à qu'il affecte dans
de sa
intérét
Sanchez;
fer et conduite, la famme 2 et que son d'argent, insatiable est l'unique mobile quand
dans un
avarice , a
lc
Français: au reste les pays qui était
porté
auteurs de ces heureux, désastres sous les
peuvent --- Page 326 ---
300 1
du depart des Français, mais ne peuvent
bien se rejouir car la faim seule a pu les vaincre.
pas s'en glorifier
No. 41.
tenté de rire en voyant les grands moyens de
On est
Montès pour soutenir sa noble entreprise;
Don Toribio
le Roux faisant le calcul de donner
on croit voir Pierre beaucoup. Mais au moins il est
peu et de le faire valoir toutes ses lettres, les envois de
exact à rappeller dans
bois d'acajou.
No. 42.
Don Toribio Montès qui avait éprouvé Thumiliation du colonel
de voir son autorité avilie dans la personne moment où
Ximenès son délégué, dissimula jusqu'au lui fournirent le préles revers qu'essuyerent les Don insurgésl Arata, 3 avec le rétéxte d'envoyer le colonel Ce Joseph nouveau chef chargé des
giment fixe de Porto-Rico. réduisit Sanchez au rôle insignifiopérations militaires civil; - mais la junte en confirmant Sanant de gouverneur
déjoua tous les
chez dans le grade de mpitainc.generm. Montés: Don Joseph Arata
calculs de Don Toribio
les
, d'un
mouruto de chagrin; et sa mort priva Espagnols beaucoup
chef qui réunissait a beaucoup de douceur,
truction et d'expérience.
No. 43.
voit
dans cette junte séditieuse de BonOn ne
hommes figurer sans moralité , n'ayant d'autre condille que des
celle que donnent Paudace et
sistance dans le pays honnètes, que
et les riches propriétail'intrigue. Les gens en sécret les maux de leur patrie , ct se
1c5,, déploraient
tumultueuses. 1 réutenaient éloignés de ces assemblées
de
amnies par la crainte 7 et délibérant au gré quelques
bitieux,
No. 44.
colonniale était composée d'hommes de couLa légion
libres, qui dès le principe de la révoluleur et de négres
Français des preuves
tion ont donné au gouvernement de
et de dévouement.
inaltérables de fidélité , courage
des colonnes
Ce corps a toujours formé les avant-gardes s' est acquise la
cta eu la plus grande part à la gloire que
ies par la crainte 7 et délibérant au gré quelques
bitieux,
No. 44.
colonniale était composée d'hommes de couLa légion
libres, qui dès le principe de la révoluleur et de négres
Français des preuves
tion ont donné au gouvernement de
et de dévouement.
inaltérables de fidélité , courage
des colonnes
Ce corps a toujours formé les avant-gardes s' est acquise la
cta eu la plus grande part à la gloire que --- Page 327 ---
S01 )
garnison de
ties qu'elle a Santo-Domingo fait
dans les nombrcuses
sieurs Répussard, pendant le siège de cette place. sor- Les
ticulierement
Savari, Théard,
ils ont donné soutenu des
cette réputation D'Aux, de bravoure ont parans,
preuves multipliées pendant dix-huit dont
La
No. 45.
place de
chemise, ne peut Santo-Domingo soutenir
n'ayant qu'une
minée de toute
un siège reglé. Elle simple
pable d'en
part, , et n'a aucun
est dos'établir de défendre les approches ouvrage à
extérieur camie-portée l'autre coté de la rivière l'ennemi, de
qui peut
les rues de fusil, se rendre maitre du TOzama 3 à dede la place principales sans étre
port et enfiler
bions
, lorsqu'il aura la incommodé par Partillerie
au revers des écores précaution de poser ses gasommes immenses
escarpées du fleuve. Siles
tions inutiles eussent dépensées été par Solano à des fortificabonne
employées à
seraient forteresse, , sur la rive
construire une
qui
en cas de siège à l'abri gauche; des le port et la ville
avec sa mousquetterie,
insultes de
beaucoup de mal aux
peut faire de cette l'ennemi,
assiegés.
position 2
On a évalué le
No. 46.
la place
nombre des femmes
cent; il s pendant le dernier
et enfans sortis de
; en est resté environ huit siège 7 à trois mille trois
Ramo-Domingo les
était d'environ cent; la population de
femmes seules formaient la huit mille ames; donc
Espagnole et Française.
moitié de la population
Les
No. 47.
principes de Don Juan Sanchez
gouvernement, sont aujourd'hui mis
en matière de
propres 66 disent.ils soldats. 6 C'est de nous qu'il en pratique , par ses
66 il ne s'en hautement dans les rues de tient son autorité
6 rendre est servi que pour nous sano-Demingas y
malheureux: le premier tromper, et nous
6 la tira, lorsque les Francais
coup de fusil qui parpartie Espagnole, sera mettront pied aà terre dans
pour Don Juan Sanchez."
es de Don Juan Sanchez
gouvernement, sont aujourd'hui mis
en matière de
propres 66 disent.ils soldats. 6 C'est de nous qu'il en pratique , par ses
66 il ne s'en hautement dans les rues de tient son autorité
6 rendre est servi que pour nous sano-Demingas y
malheureux: le premier tromper, et nous
6 la tira, lorsque les Francais
coup de fusil qui parpartie Espagnole, sera mettront pied aà terre dans
pour Don Juan Sanchez." --- Page 328 ---
302 )
No. 48.
La résistance qu'éprouvèrent les
mille
gres, lors du premier
vingt-deux
ne.
jne idée de ceile qu'il devaits' siège 7 pouvait donner a Sanchez,
cut infailliblement échoué dans 'attendre à rencontrer. Il
malgré la vigilance et l'efficacité sa des coupable secours entreprise
ses alliés; si il'entrépide Fores eut réussi à jetter des Anglais dans la
place deux cents barils de farine,
No. 49.
Cette prédiction se réalisa le vingt-quatre Janvier à
Saint-Jérome ; et si le colonel Aussenac profite des
avantages de cettej journée, s'en était fait de larmée
Sanchez, et de toutes ses criminelles espérances.
de
No. 50.
tablissement Les Français se flattaient de l'espoir de parvenir au ré.
ville
de l'orare , et les
de
à se rendre. Ces prétentions Espagnols
forcer la
ent impossible toute espèce de réciproques, rendaiFrançais proposèrent enfin un moyen rapprochement- de
Les
les intérêts; c'était de s'en rapporter à la concilier décision tous
deux dant le gouvernemens respectifs 2 et de convenir en atten- des
résultat de cette démarche, d'une
d'armes de six mois. Cette proposition fut suspension
les Espagnols qui connaissaient la pénurie rejettée des vivres par
qu'éprouvait la place ; mais surtout par Sanchez,
craignait de perdre dans l'inaction les
qui
Penthousinsme qu'il ayait excité, 2
heureux effets de
Nc. 51.
Le but réel du colonel Ximenès en demandant cette
nications suspension d'armes, était de trouver 1 dans les commuavenir, des occasions de nous convaincre, de
F'impuissance de nos efforis, et de l'inutilité d'une
longue résistance.
plus
No. 52.
Dans la position affreuse où se trouvait la place le
général Barquier ne négligeait aucun moyen de conciliation, une trève de six mois, en calmant T'effervescence,
purait pu rapprocher les esprits, et déssiller les yeux de
cette
nications suspension d'armes, était de trouver 1 dans les commuavenir, des occasions de nous convaincre, de
F'impuissance de nos efforis, et de l'inutilité d'une
longue résistance.
plus
No. 52.
Dans la position affreuse où se trouvait la place le
général Barquier ne négligeait aucun moyen de conciliation, une trève de six mois, en calmant T'effervescence,
purait pu rapprocher les esprits, et déssiller les yeux de --- Page 329 ---
cette mulitude
SOS )
avec sang-froid les égarée. Peut-étre
les habitans de la consequenest funestes qu'en de leur envisageant
férer le tems
partie de PEst,
révolte,
perdre, , au bonheur heureux de la tranquilité auraient qu'ils finis par préa
fortunes. chez, et qui devait chimérique être le
que leur promettait venajent San- de
prix de leur sang et de leurs
Le général
No: 33.
d'armes avait un Barquier double en consentant i la
quelques démarches motif; il attendait le suspension
tiers de Los
qu'il avait fait faire
résultat de
né pouvait en Ingenios assurer le et de Bani, et ce calme dans les quar.
succès.
momenta.
L'habitation où
No. 54.
lasser de ses
Pinfortuné général
les opérations travanx, 3 était devenue Ferrand le
allait se déa
un administrateur militaires de sanchez. Ces centre de toutes
diter sur les
sage et bienfesant venait beaux jardins où
de P'Est heureux, moyens étaient de rendre les babitans naguère de
mé.
hommes, autrefois
foulés aux pieds
la partie
l'objet de sa plus tendre par ces mémes
Le sieur
No. 55.
sollicitude,
ces evénemens, Follot tnilleur français à
de linsurreetion, s'ctait réuni aux Sio-Domingo avant
on assure
2 et tjouait un role insurgés dans le
rand et la traina que ce dans fut lui qui coupa la important tête
parmis principe eux.
les rues de Seibo. au général FerLa
No. 56.
me, Gualliga du
est une
de
plus de parties manioc, et de plantessurage la patate : elle l'espece de Tignaqu'elle contient acres est que ces vivres contient beaucoup
plutot comme absorbant peu nutritif, et domestiques peut être ; le sue
à éxige six joars de
que comme suhstanticl. considérs
préparation. Lc
Elle
à hdpouiferads la faire
son enveloppe premier est employé
la quatrième tremper àla pour l'amollirs grossière. la
Le second
sbleil pouren extraire lesuc, fermentation, 2 la cinquième troisi-me à a la la raper,
pourla faire sécher. Slasixieme Qn
à étendre la farine passer
Peut alors s'en nourir au
sans
à éxige six joars de
que comme suhstanticl. considérs
préparation. Lc
Elle
à hdpouiferads la faire
son enveloppe premier est employé
la quatrième tremper àla pour l'amollirs grossière. la
Le second
sbleil pouren extraire lesuc, fermentation, 2 la cinquième troisi-me à a la la raper,
pourla faire sécher. Slasixieme Qn
à étendre la farine passer
Peut alors s'en nourir au
sans --- Page 330 ---
304 )
Cependant les malheureux dont elle fesait dans
inconvénient. principale, éprouvaient des gonflemens
la nourriture
attribuait au deffaut
le corps, ct dans les jambes, le qu'on reméde reconnu éfficace
de substancede cet aliment, était deux tasses de caffé amer
contre ces gonflements, on mélaitun verre à liqueur de
le matin dans lesquelles
taffia commun. dans les tems dc disette, les habitans la
A Portorico
, et en font des gateaux
laisse réduire en putréfaction
dont ils se nourrissent.
ressemble à celle de la fou
La feuille de cette plante
On employe 24 barrils
gère ; elle est aussi vivace d'amidon. qu'elle. le son qui ressemen racines pour un Bois barril servait à faire des'cassaves qui se
ble à la sciure de
vendaient quarante sols pièce.
No. 57.
Le 10 Aout, 1808. Epoque à laquelle vingt-huit l'insurrection Juin 1809
commença à se manifester,jaaqulau en état de porter les
on évalue le nombre des la espagnols vile douze cents hommes.
armes qui sortirent de
,à
No. 58.
de Sanchez était d'autant plus impoliti- en mulaLa proposition principale force de sonarmée consistait cette rétres que quela et nègres français, qui emraetsedemerdst discretion des francais. Aussi
solution qui les livrait à la de renouveller cette proposiSanchez s'est-il bien gardé
tion qui est restée sans effet.
No, 59.
C'est sans doute par un sentiment de prédilection des bienfaits pour 2
la nation Française dont il n'avait reçu pendant que trois mois la
que Don] Juan Sanchez a parcouru les peuples 1 contre
partie espagnole 2 pour les en rendait soulever heureux ; c'est par amiun gouvenement qui
a laissé égorger dans les bois, Hintié pourles francaisquilles
le cumbat de Palo
de monte-grande huit tjoursapres ellet de son attachement pour
cado. C'est enfin pari un Sanchez et venu mettre le siéles français que Don Juan après avoirrépandu dans touge derant Sto.-Domingo
les plus injute la partic espagnole, 1 les Française proclamations et son auguste souvcricuses contre la nation
heureux ; c'est par amiun gouvenement qui
a laissé égorger dans les bois, Hintié pourles francaisquilles
le cumbat de Palo
de monte-grande huit tjoursapres ellet de son attachement pour
cado. C'est enfin pari un Sanchez et venu mettre le siéles français que Don Juan après avoirrépandu dans touge derant Sto.-Domingo
les plus injute la partic espagnole, 1 les Française proclamations et son auguste souvcricuses contre la nation --- Page 331 ---
fain: Certes
- 303 )
aime, des
on ne peut pas donner à une
témoignages plus eflicaces de son nation qu'on
dévouement
C'est à leur
No. 60.
au travail, que industrieuse les
activité, etàl leur
Ces gnole, devaient leurs Français établis dans la constance
titres de
fortunes convoitées partie Espala force, la propriétés valaient bien ceux par Sanchez.
c'est en vertu violenee, de
le vol, et
que donnent
cru fondé
ces derniers Passassinat,"
enrichir , à confisquer les titres 9 que Sanchez cependant
ses avides
propriétés
s'est
acomplices.
Frangaises, pour
No. 61.
les Ilyae eu dans T'espace de huit mois
sans Espagnols doute ont été
douze
tendu
au jeu où qui constamment mis en déroute, combats, où
ment de jouer; et sous ce perd gagne que Sanchez , c'est
son coté,
rapport Pavantage a été notoires a préNe Se rebuteront No. 62,
puté le terrein, la pas de fuir, car si elles
Elles eussent été détruites, guerre n'eut pas duré avaient dislong-tems,
Toutes les
No. 63:
d'ostentation dans vertus dont Sanchez se
doute par tous cette
glorifie avéc tant
pourrait-il
ceux qui circonstance, le connaisse. Sont révoquécs en
crime de sa justifier rebellion de sa bonne conduite Mais au resté
n'avait que le masque suffirait de Ia pour donner passée à
, que le
vertu.
penser qu'il
Sanchez
No. 64.
ses devoirs intoquer à Pambition Timpartialités lorsqu'on
connait Pautorité
de
sacrifie tous
tes
commander,
on se met à sa legitime, place, , et que sous de lorsqu'on vains mé.
ames, particulier , la tranquilité, lorsqu'on et le sacrifie à son prétex.
, comme ent peut-on parler bonheur de cent intéré: mijlc
d'impartialité,
Rr
passée à
, que le
vertu.
penser qu'il
Sanchez
No. 64.
ses devoirs intoquer à Pambition Timpartialités lorsqu'on
connait Pautorité
de
sacrifie tous
tes
commander,
on se met à sa legitime, place, , et que sous de lorsqu'on vains mé.
ames, particulier , la tranquilité, lorsqu'on et le sacrifie à son prétex.
, comme ent peut-on parler bonheur de cent intéré: mijlc
d'impartialité,
Rr --- Page 332 ---
306 5
No. 65.
Mr. Kindeian élevé en France, et qui avait Cube protegé contre
inclination les malheureux Français à
,
par vexations du peuple de Saint-Jago où il commandait;
les
mois de Mars 1809 pour ne point devenir
fut obligé au
de faire une proclamation tensuspect aux Espagnols, infortunés habitans, dont la
dante àl'expulsion de ces
majeure partie évacua sur les Etats-Unis.
No. 66.
Brouard qui avait sans doute des raisons 9
Le capitaine
de la chance heureuse, qui s'était
pour ne point profiter Mars; contribua efficacement le 14
offerte à lui le 9
le
le batiment de Mr.
Avril à faire entrer dans port,
d'une escadre de
Fleuri, en prenant le commandement dans la nuit les péniches Ancanots, armés, qui attaqua
qu'elle tenaient
glaises, 2 etles força à abandonnerlarade
étroitement bloquée.
No. 67.
Franco avait pour ennemi Marc Torrès
Don Augustin Ces deux chefs jaloux de la faveur dont il
ct Polanco.
du Général Ferrand, ayant échoués
jouissait auprès tentatives qu'ils avaient fait pour le culbudans diverses
occasion favorable, afin de sater, n'attendaient haine qu'une et leur
ils saisirent avec
tisfaire leur
celle de la vengeance: révolution du 10 Août, etle
empressement,
firent arrêter.
No. 68.
L'habitation de Galard a étc depuis Parrivée de l'arFrançaise un théatre de guerre et de combats, sans
mée
réel par sa position. Elle servit de
offrir aucun avantage des Espaguols, qui sous les ordres
campement à l'armée ft une diversion en faveur du géde Don Juan Baron Tors de Texpédition de Saint-Dominnéral Kerversau,
gue..
établit son quartier-général pendant le
Dessalines y
et
le dernier blocus de
siège de Santo-Domingo ; s'ysont pendant établis, et cn ont été
cette ville les Espagnols
chassés trois fois par les Frangais.
Elle servit de
offrir aucun avantage des Espaguols, qui sous les ordres
campement à l'armée ft une diversion en faveur du géde Don Juan Baron Tors de Texpédition de Saint-Dominnéral Kerversau,
gue..
établit son quartier-général pendant le
Dessalines y
et
le dernier blocus de
siège de Santo-Domingo ; s'ysont pendant établis, et cn ont été
cette ville les Espagnols
chassés trois fois par les Frangais. --- Page 333 ---
307 )
Molina un des chefs No. 69.
surgés, commandait les plus courageux,
ble de servir dans cette troupe: il fut déclaré parmi les in.
pour s'être laissé F'armée, et renvoyé dans scs incapalut de ces deux cent surprendre, et avoir compromis foyers, le
hommes."'
saCyriaque
No. 70.
avait été habilement Ramirez rival et compétiteur de
commencemens de la guerre. éloigné par Il ce dernier, Sanchez, dans les
stature que, pour rétablir la confiance fut rappellé à cet épogigantesque lui
une voix terrible, parmis les troupes: sa
feroce, habitans de avait la donné un grand ascendant et une caractère
en eut été aussi partie aimé del'Ouest dont il était sur tous les
exposé le pays à une qu'il en était craint, son redouté: s'il
chez possédait
guerre civile inévitable ; mais rappel eut
Çe de tous les habitans exclusivement réunis. alors l'amour ct la confian. SanIl est extrêmement No. 71.
colonies à des étrangers dangereux de confier la défense
nation qui les paye à celle toujours disposés à sacrifier des
Il faut dans les possessions qui veut les payer
la
:
tionales, animées d'un même Pointaines, des davantage.
me intérêt, sur
esprit, guidées troupes napas de la séduction lesquelles le goût du
par'le mê.
les Piémontais et led ne peuvent rien. changement, llyavait T'apde langage et de
Espagnols une identité de meurs, entre
les uns avec les autres. caractére, Envain qui semblait les confondre 2
prévoyait les dangers de ces
le général Ferrand
ent-il amalgamés dans les corps mercenaires, , les avai- qui
liser les effets de leurs différents corps, pour neutravinrent toujours à se réunir, dangereuses età dispositions: ils
mal; et un très-petit
s'entendre pour faire
de
nombre,
RT
l'empire.
resta fidel aux drapeaus
Les
No. 72,
Anglais eurent
crettes avec les Espagnols constamment de la
des intelligenees sement prévenus du départ ct du ville. Ils furent exacteretour de nos batiments,
, , les avai- qui
liser les effets de leurs différents corps, pour neutravinrent toujours à se réunir, dangereuses età dispositions: ils
mal; et un très-petit
s'entendre pour faire
de
nombre,
RT
l'empire.
resta fidel aux drapeaus
Les
No. 72,
Anglais eurent
crettes avec les Espagnols constamment de la
des intelligenees sement prévenus du départ ct du ville. Ils furent exacteretour de nos batiments, --- Page 334 ---
( 306 )
connaitre les auteurs de CCS
sans qu'on ai pu parvenirà
trahisons.
No. 73,
Il existe à la Hayanne trois partis Ferdinand bien distincts, VII. et ceux les
indépendans 7 les partisans de la
ce dernier est
qui veulent suivre le sort de métropole: est composé
cclui a le plus de consistance, des hommes parcequ'il les plus sages 2
des Aaa propriétaires, et
du pays.
et les puraisonnable les nègres entrainés par Pexemple de la
A la Jamaique colonies voisines; formèrent le complot au
vévolution de Mai des 1809, de renverser le gouvernement. Leur
mois
lorsqu'il fut déprojet était sur le point des'exécuter, Les mesures les plus rigounoncé par Pun d'entr'eux.
fermentaTeffet de ces dangeureuses
reuses arrétérent laissérent subsister les matières volcaniques
tions, mais
malheureusement trop
dont P'embrasement est peut-être
prochain. L'insolence des nègres et mulâtres libres, la licence
esclaves, le micontentement des juifs ,, quiy sont
des
T'apathie du gouvernement. le peu d'utres-nombreux; des autorités, les loix locales ellesnion et d'ensemble à
aulieu de restreindré
mêmes qui concourent différentes augmenter classes dont l'intérêt est de
les prétentions des terreur secrette et gonérale parmi les
révolutionner, une annonce enfin la chite de cette colonie
habitans 2 tout
de Saint-Domingue pour ne pas se
Rorissante trop près violentes que cette dernière ile a
ressentir des secousses la
continentale, ne vienne
éprouvé; à moins que paix
destructeur qui
bientôt opposer une digue, i ce torrent
menace de tout entrainer.
No.4.
Les officiers Anglais ont assuré depuis que cette en- 80
audacieuse leur avait couté effectivement
treprise deux chaloupes et un obusier de 32. L'oflicier
hommes, commandait Pexpédition, voulait obtenir un nouqui veau grade , il tenta d'enlever dans le portun corsaire
qu'on lui avait assuré y êtrc mouillé.
No. 75.
Lcs Espagnols s'étant rendus maitres du fort Dauphin
yendant la pecmière guerre dc la révolation 7 promireni
- 80
audacieuse leur avait couté effectivement
treprise deux chaloupes et un obusier de 32. L'oflicier
hommes, commandait Pexpédition, voulait obtenir un nouqui veau grade , il tenta d'enlever dans le portun corsaire
qu'on lui avait assuré y êtrc mouillé.
No. 75.
Lcs Espagnols s'étant rendus maitres du fort Dauphin
yendant la pecmière guerre dc la révolation 7 promireni --- Page 335 ---
protection
I 309 )
silleqeir pleins ct sureté de aux malheureux
ent dans la plus confiance dans ces habitans de cette
me jean François parfaite sécurité, promesses yexistaitra dansla ville à la qui était alors au service lorsqu'un négre nomEspaguole les
nommé le téte Père d'un régiment noir d'Espagne, qu'un enFrangais,
Vasque venait
moine
dant que les égorgea hommes femmes d'exciter contre
la place, troupes Espagnoles
, et enfans penleur protection. repoussaient les Prancais rangées en bataille sur
ulors
Le président Don qui venaient
gouverneur et président à Joachim garcia implorer était
Santo-Doming
Avant la découverte No. 76.
fets pernicieux de la du remède qui
go environ trois cents Gualliga, il mourut neutralisait i
les ef.
et d'une dissolution personnes afligées de Santo-Domin,
complette dans les humeurs. gonfiements,
La
No. 77.
quante garnison hommes du fort
Saint-Jérome
de vivres, a devait n'ayant le 6 Juillet composée de cin.
nétrer à
sortir le 8 et faire une que pour deux jours
pour traverser Santo-Deningo la ligne
Les mesures trouée étaient pour péAnglais, sur les bords de ennemie la au poste gardé, prises
mer.
par les
Les Anglais
No. 78.
sous les murs de dcbarquérent le 28 Juin, et
jour, où les Sonto-Domingn que le n'arrivérent
Sir William Pryce ouvertures avaient été faites au lendemain du
ment influée sur la Cumby. Ainsi leur arrivée commodore
determination de la
n'a nulle.
garnison.
Des
No. 79.
mingo, persopnes assurent nouvellement arrivées
rivée des Français que les Espagnols
de Santo-Dobarrasserd d'un
pour mettre bas les n'attendent que Par.
la fiscalité leur gouvernement fait
qui les a armes 7. et Se dé.
tércssés de leur regretter les soins trompé, et dont
gouvernement legitime, paternels et désin.
sur la Cumby. Ainsi leur arrivée commodore
determination de la
n'a nulle.
garnison.
Des
No. 79.
mingo, persopnes assurent nouvellement arrivées
rivée des Français que les Espagnols
de Santo-Dobarrasserd d'un
pour mettre bas les n'attendent que Par.
la fiscalité leur gouvernement fait
qui les a armes 7. et Se dé.
tércssés de leur regretter les soins trompé, et dont
gouvernement legitime, paternels et désin. --- Page 336 ---
310 )
Notc (a)
dont la coupable ambition a perdu la colonie
Ce negre
fut le premier instrument du systéme talent
de Saint-Domingue
Il était doué d'un
désastreus des Négrophiles. Il le devait à T'habitude de
de conduite extraordinaire. active qu'inspire une grancommander à cette sollicitude des soins et du travail qu'exde ambition et la continuité administration très étendue. Il
ige nécessairement une des grandes idées, sans avoir cette
avait la conception ct cet esprit d'analyse, 1 qu'on acfacilité d'expression ,
Il saisissait T'ensemble
quiert par Péducation et létude. assez fin pour en surd'un plan, et avait le discernement On peut dire que ceux dont
veiller la stricte exécution. agens passifs de ses volonilse servait, n'étaient queles serviles de ses idées. Méfiant et
tés, et les rédacteurs Africain , il était extrémement sedissimulé comme à un
de ceux même qui paraissaient
cret et réservé , l'égard à celui qui en eut abusé. Il
avoir sa confiance - malheur change sur ses véritables desseins $
s'étudiait à donnerle aussitôt exécutés que conçus. Quelques
mais ils étaient
caractérisent
traits de cruauté de cet homme singulier instruit par ses
et féroce,
bien son ame soupconneuse courir des dangers en traversant un
espions qu'il devait
et dispose tout pour le
pays, il fait atteler ses cheveaux
escorté par ses
départ. Le carosse bien fermé part, 2
à l'endroit
guides, pour sa destination ; il est des attaqué assaillants et mêdésigné; mais à la grande surprise la voiture criblée de balles
me des gens de lescorte; convaincu ;
des mauvaises intenétaitvide. Toussaint fait exécuter tous les chefs du pays
tions de ses ennemis, 1
n'avoir point opposé une assez
et ses propres gardes pour
rigoureuse résistance.
d'un de ses
Toussaint surprend la correspondance son rival, et SorI ennemi:
aides- de-camp avec Rigaud, Un tel lui dit-il, vous êtes couilf fait venir cet oflicier. trahison , et pour que vous n'ajoutiez
pable d'une grande
voyez votre lettre: Je
pas lc mensonge donnera à Tingratitude la colonie le scandale de l'exécune veux point
amis, mais que demain matin après
tion d'un de mes n'existiez plus. L'officier obéit, mais
mon départ vous
Cet événement dont on ignore
ne réussit pas à. se l'intérêt tuer. public ; le commissaire du goules motif's excite
d'aller rendre compte de cct accivernement s'empresse
able d'une grande
voyez votre lettre: Je
pas lc mensonge donnera à Tingratitude la colonie le scandale de l'exécune veux point
amis, mais que demain matin après
tion d'un de mes n'existiez plus. L'officier obéit, mais
mon départ vous
Cet événement dont on ignore
ne réussit pas à. se l'intérêt tuer. public ; le commissaire du goules motif's excite
d'aller rendre compte de cct accivernement s'empresse --- Page 337 ---
dent à
311 )
4 ment Toussaint 66 s'il nest pas
L'oflicier Toussaint 9 qu'on le fasse mort rpondit froides
sa faute. mourut chargé de fers, et confessa porter au cachot,"
Toussaint
lui même
françaises fait prévoyant et craignant T'arrivée
cap; et fit enterrer ses trésors à
des troupes
qui en avait périr 9 pour s'assurer de son quelque distance du
Eatremement comnaissace.
secrct, tout ceux
de defférence à Ses absolu et vain 1 il
sa personne. Doué volontés, et le plus exigeait la plus granprit rare,il était
d'un tact fin et d'une grand respect
mettaita qui rigoureux sur les
présence Teur
Lors de la prise que ce fut de les enfreindre. convenntices, et: nej per.
bilde ou du corps de onnto-Domingn les olliciers
demissions: (
: G Messieurs, municipal > vinrent lui
du cac6 vernement n'est
, leur dit
donnerleurs
ens ont encore point encore
Toussaint, , le
< faites ce
besoin de
organisé $ vos
gouleger sacrifice à voslumieres leur
et de vos concitoyejours vous serez
bonbeur,
soins;
ces messieurs
délivré de touter
dans peu de
et leur déclare insistant qu'à , Toussaint responsabilité. leur dit de Mais
cessé. A peinc
linstant même leurs
se retirer
pellant qu'ils avaient étaient-ils au bas del
fonctions ont
ville ils
une demande Tescalier à
que se
6 doute, remontent chez Toussaint. 66 faire au nom de rap- la
c tions du messieurs, leur
vous ignorez
6 gane de ses peuple ne doivent répondit-il me
que les
sans
(6 vous venez de magistrats : vous parvénir, 7 que représenta- par
avez
l'or.
rez-vous." 9) renoncer à l'instant à bientôt ce beau oublié que
sait Toussaint affectait la
titre ; retiplus austère
dont tronconriehabitemetl il avait
i Ses desscins. religion > etla fai.
tement rigourenv. GtEllesclave, lui avait fait Miadame de...
sa puissance. Toussaint Elle Se présente à lui, éprouver à
un trai.
nicaleer le
lui montrant
PEpoque de
de si elle est paragraphe du pardon des POrnicon Domimadame
pénétrée de cette belle injures, lui demanacceuil queje luiajout-ei, vous c'est a elle que morale ; eh! bien,
Mais Toussaint fais.
vous devez le bon
plus pes relipieux, et n'était pas toujours fidelà
qu'en d'empire méme que machisseidomtsone Mevangile.
dans son ses ame princitems
Moise son neveu, fut avec
Hiastrument, etla victime de pressa compa-
he du pardon des POrnicon Domimadame
pénétrée de cette belle injures, lui demanacceuil queje luiajout-ei, vous c'est a elle que morale ; eh! bien,
Mais Toussaint fais.
vous devez le bon
plus pes relipieux, et n'était pas toujours fidelà
qu'en d'empire méme que machisseidomtsone Mevangile.
dans son ses ame princitems
Moise son neveu, fut avec
Hiastrument, etla victime de pressa compa- --- Page 338 ---
( 512 )
Il périt pour avoir trop bien exécaté ses
ble politique,
ordres sanguinaires.
ans était d'une activiToussaint agé de cinquante-cinq avec une rapidité
té extraordinaire. ,il se extremité transportait de PIsle à l'autre. Il Paore
qu'ineroyable d'une encore moins. Peu de personnen
mait peu et mangenit
ceth homme méfiant et souppeuvent direavoir vu
dans ses intrigues amoureuIl étaitaussi
ETE
çoneux.
conjecturé qu'il avait des rélations
reuscs. On a souvent
mais on n'en a jamais eu la
avec telle ou telle femme,
certitude. tmontait tres bien à chevalilavait de la digniToussainti
de lafermeté dans Tâme, une figure
té dans la démarche,
le coup d'ailvif, une cruaudlésagréable mais expressive, demesurée, un orgueil insuppor:
té froide, une ambition
sobriété étonnante, il était
table, unea activité , et une
au suprême dégré.
fourbe, dissimulié soupconneux insensible au doux sentiment de la
son avarice le rendait
observateur de sa pabienfaisance, mainilétmiscrupuleus difficilement. Rusé à l'excès il cherrole qu'il engageait dans les yeux ce qui se passait dans l'âme ,. et
chait à lire
une mémoire
réussissait souvent à le connaitre. Ilavait orientale. Un
prodigieuse et une maniere les effets de s'exprimer de sa colère, à ceux qui
jour voulant exprimer
leur dit-il, en montrant le
Tentouraient; vous voyez, 2
dedans du charbon 5
noir ; ilyala
ciel, ce gros nuage feu: et lorsqu'il va créver il en sortira
du souffre, et du
tout.
un tonnerre qui pulvérisera à établir son autorité donnait
Toussaint en travaillant trompeuse de son dévoue.
à toutes ses actions T'apparence Ses discours ne respiraient que fidément à la France.
de la métropole ; et tout dans sa
lité au gouvernement annoncait le désir ardent de T'indépen:
conduite privée bien voulu concilier si cela eut été possidance. 11 eut
la France 1 et son goit pour une
ble, son inclination pour la dernière idée plus flatteuse
autorité absolue : mais
à grands pas vers sa perte.
prenait le dessus et Tentrainait circonstance quiprouve que cethomJc me rappelle d'une
sans inquiétude surle résultat
me ambitieux n'était point
à la conversation que je
présent
de SeS projets. Toussaint J'étais demandait à Mir. M... ..maire situé
vais rapporter.
sur un vieux édifice
de la ville des renseignements L.Ozama. Un Espagnol créc
sur les bords. du fleuve
pas vers sa perte.
prenait le dessus et Tentrainait circonstance quiprouve que cethomJc me rappelle d'une
sans inquiétude surle résultat
me ambitieux n'était point
à la conversation que je
présent
de SeS projets. Toussaint J'étais demandait à Mir. M... ..maire situé
vais rapporter.
sur un vieux édifice
de la ville des renseignements L.Ozama. Un Espagnol créc
sur les bords. du fleuve --- Page 339 ---
( 313 )
aussitôt la
des domaines, prenant
palais
monument, , étaitlancien viser
pertiadetisererd dit que ce vieux
été
dc
parole,
Colomb , quiayant soupconné en Espagne : les
de Christophc
fut arrêté et envoyé
à Tindépendance et aux mains.
fait à Mr.
fers aux pieds
à la question que i'avais
un
c En répondant Toussnint, vous nvezrapporte et VOnS avez
< Le Maire , reprit étrangerà cette question, n'avait pas
< fait absolument
Monsieur Lc Maire Colomb
<6 peut-être dit de dire. ce que Je savais commevous que et que telle
c l'intention
de TEspagne, leur
66 avait éprouvé Vingiatitude des hommes qui servent bien tôt-ou- pays:
46 est la destinée ennemis puissants qui parviennent quant
< ils ont.des
contr'eux: m'attends à
c'cst lel sort qni m'est réservé etje
SFTRTESREEE
càmoi,
de la calomote.
Pun fut inc périr vietime n'était point exacte 1 car, convaincu
La comparaison soupconné , et Pautre évidenment légitimne.
justement de rebellion contre son gouvernement pendant son 36du Toussaint crime étaits Reneeirta de Tarrivée des FranSanto-Doningn, àl Hépoque cruel,avec toute Paudajoura ilexéeuta le projetle plus seuls le faire réussir. Il
çais, ce ctla fermeté qui powvaient habitudes , à leurs enfants, armés à leurs du
osa arracher à à leurs leur patrie cinq cent hommes dans la partie
femmes, Espaguol et
fixe quil fit conduire
de sa
régiment escortés par deux cent grénadiers., - sans
Française 2 fit
la croix des bouquets ia tergarde, et les égorgetal résistance, tant était grande
éprouver la moindre
Toussaint en
reur qulilinepirait. terminerons cette note sur Don Jonchim
Enfin nous
qu'il eut avéc lors de la
rapportant une converantion de la partie Espagnole,
Garcia de gouverneurd possession.
vous avez sans
prise Toussaint. Monsieur le Président, Monsieurle Comte d'Herdoute connu particuliérement
mona. Président. Oui, c'était un excellent officier. au comte
Le
mieux quie moi doit rendre justice il défendait
d'Hermona. Tous. Qui J'ai servi sous d'habilte ses ordres: les intérêts de son
avec autant dc courage que désirer quele roi d'Espagne eut
souverain; ; ctilseraita serviteurs commc lui.
beaucoup de
SS --- Page 340 ---
Page.
170. (à la marge) du dit Ausscnac
du Colonei Aussenac
192. lelard
à Galard
221. aucun humiliation
aucune humiliation
232. semble ranimer
semblait ranimer
258. les maniement des armcs le maniement desarmes
260. au role qu'il juat
qu'iljouait
260. les anglais conserveront
auraient conservé
267. indemnis
indemnisés
274. en découvrant es
en découvrant les
284. avec concours
avec le concours
295. (note 25) si les feux des pe- les feux de peloton
lotons
296. D'aumaniaux
domaniaux
une humiliation
232. semble ranimer
semblait ranimer
258. les maniement des armcs le maniement desarmes
260. au role qu'il juat
qu'iljouait
260. les anglais conserveront
auraient conservé
267. indemnis
indemnisés
274. en découvrant es
en découvrant les
284. avec concours
avec le concours
295. (note 25) si les feux des pe- les feux de peloton
lotons
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