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Aaot
43 ittma --- Page 3 --- --- Page 4 ---
(8)
Thomas-Millet, Clausson, Duny, commisaires-députés
drès de la coavention, pour lui dénoncer Sonthonax, et
Polverel, demander protection et secours 2 mais enfermésaux Carmes, à PAbbaye, Lazare etau Luxembourf,
sans avoir été ni vus ni entendus, soyons tous mis en
même etsemblable état que Sonthonax et Polverel.
30.Quilsoitformé éune commission dedouze membres
pris dans votre sein, pour nous entendre, Polverel, Sonthonax etc. D'une part; Thomas Millet, Clausson,1 Duny,
Thibaud, et nous, d'autre part, en discussion contradictoire, et en présence les uns des autres.
40. Quecettediscusion contradictoire commence, dès
que les archivesde la commission auront été examinées.
50. Que la commission nommée à cet effet, fasse entendrele citoyen Tounens, commissaire de Sainte-Lucie,
et Naverre nouvellement arrivé dela Martinique, avant
qu'ils ne sortent de Paris pour suivreleur mission.
60. enfin que cette commission soit autorisée à prendre
tous les renseignemens possibles surl'affaire des colonies.
Vous ne pouvez pas, citoyens, vous faire uneidée des
des manceuvres criminelles, des ressorts seintrigues 9 fait mouvoir
écarter la vérité
un
crets qu'on
pour
par
systême de corruption, d'oppressicn ct de terreur; ses
détails ne peuvent vous être rendus dans une simple
adresse; maisils sont affreux, attroces. Vous devez à la
vérité, à lajustice 2 à l'intérêt public, à Phumanitéeta
vous- même, d'adopter les mesures que nous vousproposons.
Salut et Fraternité,
Les commissaires de Saint-Domingue, députés près la
convention nationale,
PAGE, BRULLEY.
LEGRAND,
Secrétaire, garde des archives de la comm:ission.
Maison d'arrêt du Luxembourg. le 2 fructidor. an deuxième de
Ja République française une et indivisible.
De PImprimerie de LA URENS ainé, rue d'Argentcuil, no' 211"
vous- même, d'adopter les mesures que nous vousproposons.
Salut et Fraternité,
Les commissaires de Saint-Domingue, députés près la
convention nationale,
PAGE, BRULLEY.
LEGRAND,
Secrétaire, garde des archives de la comm:ission.
Maison d'arrêt du Luxembourg. le 2 fructidor. an deuxième de
Ja République française une et indivisible.
De PImprimerie de LA URENS ainé, rue d'Argentcuil, no' 211" --- Page 5 ---
PRAN-BAPTISTE-BERNARD
LEG 1 RA N D,
crétaire - Garde des Archives de la Commifion de
Saint-. Dominguc.
- LA CONVENTION NATIONALE
CITOYINS RIPX*XIXTANS,
ous venez de décréter la liberté de la presse: il fera donc
infortunés quigémissent dans les prisons, de vous faire entendre permis
F-teneaelerspinmchiy ;de vous présenter des
leuts perfécureurs, de leurs
vérités, quel'intrigue
noment.
caloinniateurs, ont étouffées jusqu'à
Vous avez décrété, le 19 ventôse dernier,
les
emblées coloniales de
que
membres des
(siac étoient mis en érat Saint-Domingue, d'arrestation. Peu et les membres du club de
onné qu'il vous seroit fait un rapport sur ce dejours après, Vous avez
t écoulés, et cependant les victimes de la décret, Bientôts six mois
quelles ce décret a fervide prétexte, sc font calomnie, delintrigue,
(ons de la République. Un nombre considérable accumulées de
dans les
, de tout sexe, ont reffenti iles funeftes effets de Colons de tout
ftoit contre les infortunés habitans de
la prévention qui
tec connoitre, Citoyens Repréfentans, Sain-Domingue, l'arbitraire
Pour vous
rerdu 19 ventôfe
vais
avec lequel votre
faits d'exécution aétécxécurésje
vous retracer quelques- uns
Les différens
qni sont à ma connoiffance.
comités révolutionnairerdes. 48 lections de Paris, ont
A
eftes effets de Colons de tout
ftoit contre les infortunés habitans de
la prévention qui
tec connoitre, Citoyens Repréfentans, Sain-Domingue, l'arbitraire
Pour vous
rerdu 19 ventôfe
vais
avec lequel votre
faits d'exécution aétécxécurésje
vous retracer quelques- uns
Les différens
qni sont à ma connoiffance.
comités révolutionnairerdes. 48 lections de Paris, ont
A --- Page 6 ---
BDAO
L2)
egi dans cette circonstance, fuivantles fentimens qui les dominoie
ct fuivant limpulfion qui leur étoit donnée. (1)
Plulieurs membres des allemblécs coloniales on été mis en arrest
tion, d'après lc texte de votre décrer;. les fcellés ont été appoléss
leurs papiers, ils ont refté chcz eux, fousla furveillance de gardes, C q
leuravoitété donnés; c'eft ainfi que fe font comportés les comitésrév
lutionnaires des fections de la Montagne et Lepelletier. On pourr
encorc en citer quelques autres.
Le comité révolutionnaire de la fection de l'unité, a arraché
colon, membre de l'aflemblée féante à Saint-Marc, à fa femme, à
enfans, jl cft incarcéré aux-Madclomnetes.
fa
Celui de la fection regénérée du Mail (je ne connois point no
velle dénomination ) n'a fait aucunes démarches ; les colons dc (
airondillement, quoique membres des affemblées coloniales, ont re
pailbiement chez cux.J J'ai vu d'autres membres des mémes aflemble
dont je ne connois point le domicile, fe promener tranquillement da
les rues de Paris, fans gardes ct fans icellés; il en eftainfi de différe
membres du clab contre-rérolationnaire de Malliac, qui font fo
tranquileschez eux; quelques uns ont même été mis en réquilition
le gonvernement, ou ne fc font retirés dc Paris, quc d'après le déc
concemanrlescs-neblcs
da
Le comité révolutionnaire de la Halle-aux-Bleds; a rallemblé
fa mailon d'arrét, dix-Iept à dix-huit colons qui demeuroient dansf
arrondilfement, a mis les fcellés fur leurs papiers, a pris connoiffan
de ceux quiétoient ou n'étoient pas membres des allembléescolonial
et-a exécutéà leur égard, le décrer du 19; mais il a cu la toiblelle in
pardonnable de ne point foppofer aux injultices, aux vexations C
depuis ont pourfuivi plufieurs des colons, qui étoient ou n 'étoicnt
membres des aflemblées coloniales.
Celui dc la fcction du Mont-Blanc, a raflemblé également dans
maifon d'arrét les colons de Saint-Lomingue; ce n'a été que plus
cinq mois après, que convaincu que plalicues d'entr'eux n'étoie
membres,ni desa aflemblées coloniales,ni du club de Malliac,ils ont
misen liberté; ils faifoient partie des psuduensirciqufc-font préfe
tés à vorrebarre, pour réclamer la liberté de leurs repréfentans,
commillaires de Saint-Domingue.
Le comitérérolationnsire de Bonne-Nouvelle,a rivéles fersdede
colons, qu'il avoit déjà mis en arreftation parlesintrigues d'un délég
dc Dufay 5 CCS citoyens 11C font membres d'aucunes allemblées, ni
On peut aisément prouver que Duliy &t les siens, ont intnigue da
lcs 42200 dus Thuilerieset de la Ilalle-aux-bieds,
éfentans,
commillaires de Saint-Domingue.
Le comitérérolationnsire de Bonne-Nouvelle,a rivéles fersdede
colons, qu'il avoit déjà mis en arreftation parlesintrigues d'un délég
dc Dufay 5 CCS citoyens 11C font membres d'aucunes allemblées, ni
On peut aisément prouver que Duliy &t les siens, ont intnigue da
lcs 42200 dus Thuilerieset de la Ilalle-aux-bieds, --- Page 7 ---
(;)
nfame club de Malliac; ils ont étécnfermés dâns leur chambre, garsaleurs dépens par deuxf fans- culottcs, et n 'ont obtenu la permillion
fortir pour vaquer à leurs affaires, que plus de deux mois après.
Dufay , Mils & Belay, comme défenfeurs- officieux de Santhonax
Polverel, ces monftres couverts du (ang ct gorgés des commiflaires dépouilles
es colons de Saint-Domingue, avoient faitincarcérerles setintrépides défenfeursdes
cette colonie, Page et Bralley; ceszélés n'avoient pérdu nidu courage,
roits er intétecs de leurs constituans, failoient entendre leurs juftes reciade l'énergie, avec laquelle ils
celles dcs
ations. Pour les étouffer, il falloit érouffer également coloniales,
olons pacriotes, qui, n'étant membres, ni desallemblées
i du club Mafliac, formoient toujours un point de réunion, duqueb
St ou-tard devoitjaillicla lumiète ct la vérité.
Tadminifration"
Quc font alors Dufay et complices?i ilsferendentàl lui
des liltes,
C police", ditigée par Robetpicrre; ils
préfentenit décerne des mandats
Taprès lefquelles cette police ablolument confpiratrice étrangers au décrer du 19
Parrét contre divers colons,
renôle.
fe
repréfentans de fa partie
Dufay et complices, qui prétendoient la Convention nationale
lu nord de St.: Domingue, parce cuc
p2s même la.
rompee, les a admis dans fon (cin, re connoifoient autant d'acharmajeure partie desindividus qu'ilsp pourfuivoient avec
hement : voici CC qui le prouve.
comme manchoty
Un d'eux, nomméTherou. fut déngnéalap police
Moiart, fut nommé Grosjac; itn troilieme,
n antre, nomméJacques fut dénoncé lous lci nom de Michel: Ces deux derappelé Sehonper, incarcérés; le premicr vicnt dêtre réclamé par la
nicrs font encore bienfaifante de la Miontagne; depuis huiti jours il c
fedion juite et
en liberté.
Thibaud, mis en arteftation cliez lui
Le citoyen Larchevèque fut enievé à fa femme, à fes enfans, quoiques
avec deux gardes, malade; fon mandat d'arrêt, par une tournure perdingerculement
délignation
le nom dc Thibaut 2
>
fidement atroce portoit pour
précile
ci devant archevéque. d'arrêt de cette méme police fut égalemenr décerné
Un mandat, fous le titre d'homme fufpect," & en vertu. de la loi du
contre ventôfe. mci, Je meréclemai du comité révolntionnaire de ma fections
19 Ecfobfervai quelal loi étoitexécutée à mon épard,8cd'apresla décifion
du conité, ics ageusdela palice furcnt obligés de fe retizer. le
Jaiva un autre agent de ia méme, poiice : chargé d'arréter citoyen
Gervals, colon de St.. Domingue, me perfécuter pour lui apptendre
f
contre ventôfe. mci, Je meréclemai du comité révolntionnaire de ma fections
19 Ecfobfervai quelal loi étoitexécutée à mon épard,8cd'apresla décifion
du conité, ics ageusdela palice furcnt obligés de fe retizer. le
Jaiva un autre agent de ia méme, poiice : chargé d'arréter citoyen
Gervals, colon de St.. Domingue, me perfécuter pour lui apptendre
f --- Page 8 ---
(41
la demeure de ce colon, queje ne favois P3s, &
jolqu'a me menacer dc m'arrêter moi même fi poulfer ne
l'impudene
fa demeure; car, difoit il, l'ami d'un homme je lui indiquois pa
méme, & i'ai le pouvoir d'arréter tous lcs hommes fufpect eit fulpect lui
agent ne difoir pas tout : c'eft
fufpects, Mais cc
ga'ils - étoient tous
que Gervais étoit colon patriote, N
Lap policcavoit fibien fu(pects, -
.à Dufay & les fiens.
ment Dufay & complices, retenu les leçons, que lui donnoit journelle
elle le fignald'un arrét dc que le feul titre de colon devenoit pou
Onze citoyens fairs priloaniers profeription. les
de lile de Tabago, arrivent à Paris; par ils fc Anglais, lors de la prif
pour faire vifer leurs paffeports : ils font envoyés préfentent à
à la Mairi
de police, qui, en vertu du décret du.19 ventôle, les Tadminiftration
tous les onze, mais en les difféminant dans diverles mailons fait incarcére
Ce que vous aurez peine à croire, citoyens
d'artér
nombre de ces onze colons cft une négrefle repiésentans, c'eft que du
étoit bien éloignée de penfer qu'on dûr jamais originaire la d'Afrique, qu
membre de l'allemblée coloniale, d'une ile
prendre pour un
lieues de celle cà elle réfidoit, &
diftante de plus de 300
féant dans unc ville qu'elle
encore moins d'un clab de Mafliac
Thomas Millet, Clauffon voyoit pcur la premicre fois de fa vie.
& Duni, commiflaires
Convention s par les colons patriotes
députés prés la
l'Amérique du
réfugiés anx Erats - Unis de
nord, ont été incarcérés fans avoir été
entendus.
ni vus ni
Depuis Theureufe arrivée du convoi de
partic des colons réfugiés qui en avoient profité l'Amérique, fe une grande
le fein de leur. mere patrie;, font arrêtés; les prifons pour de rendre Breft, dans
Nantes, de Bordeaux, en recelent tin grand nombre : quel
de
crime: le feul titre dc colon feroit-il un arrêt de
eft leuc
lorfqve vous avez rendu votre décret du 19
profcription: &
pu croire, citoyens repréfentans; qne (cs difpofitions ventôfe,avez feroienr vousjamais
duesà tous ccux qui feroien: colonsouh habirans dc
étenLa grande affaire des Colonies, n'eft pas comme St.-Domingue. on
le répandre, un probléme dificiie à réfoudre
sc plait à
fans nombre, témoins oculaires, auriculaires : preuves matérielles
accniateurs & les accules font icis la vérité > tout exiftes les
paraitre, vous la délirez, & lorfque le
de lic demande qu'à
pétition de mes compatrioses, votre décret 5 bienfailant CC mois 3 fur la
applaudi, avait unaninuemant brifé les fers de cant & de juftement
de la prévention, de la calomnie, dc l'incrigue la plus caractérilée. vidtimes
Pourquoi faur-il que fur des affertions vagues, de nouvelles
lomnies dilféminces à votre uibune, on foit paryenu à faire rap- car
& lorfque le
de lic demande qu'à
pétition de mes compatrioses, votre décret 5 bienfailant CC mois 3 fur la
applaudi, avait unaninuemant brifé les fers de cant & de juftement
de la prévention, de la calomnie, dc l'incrigue la plus caractérilée. vidtimes
Pourquoi faur-il que fur des affertions vagues, de nouvelles
lomnies dilféminces à votre uibune, on foit paryenu à faire rap- car --- Page 9 ---
(s) T'humanité avoient fait rendre a
orter. un. décret
la rivé juftice les fers & dont nos ennemis, > nos perlé-:
-
l'on ait
RNE
que
chargés? Les réflexions douloureulee
uteurs nous ont indignement
aggravent encore nos peines &
juc ce rapport nous a occafionné,
os fouffrances.
encore parlé de moi, ciroyens Répréfentans,
Jc ne vous ai point
vais le faire brièvement.
23 ans à St.-Domingue,
Jc fuis colon, àgé, de 43 ans. j'ai J'airéfidé été nommé par mes concitoyens, s
y étois notaire & arpenteur;
allemblée coloniale, féante. à:
n de leurs députés à la premiere fois diftérenres ; & nommé à la
à deux
:. Marc 9 confirmé coloniale.
ouvelle allemblée
envoyés par cette aflemblée coloFaisant partic des commillaires Jc suis arrivé à Paris le 29 mai
jale auprès dc Taflemblée législative. le juin, je me suis occupé. de ma
702, réuni avec mes collegues 5
l'arrété de Tassemblée
hiflion, jusqu'au moment où de nous la même reçûmes année, qui mc rappcloit 3
ploniale, du 24 feprembre & celles de la plupart de mes collegues; je
nuloit mcs fonctions
suivant.La guerre
eus connoissance de cet arrêté que de lerodécembre lètre;, toutes mes pofleflions a
toit déclarée, ou au moment devenues la proic des Aammes. Jc n'avois
aint-Domingue étoient
il ne me restoit de ressources pour
ucunes proptiétés en France; femme ct de trois enfans, queletrasail :
hon exifience, celle d'une commiflaires de Saint-Domingue, çonts citoyens Page et Brulley,
l'arrêté de l'aflemblée coloniale du
Prvés dans leurs fonctions par la place de leur fecrétaire garde des
- feptembre, m'offrirent & que j'occupe encore.
rchives, que j'acceptai
après douze jours de détention
En vertu du décret du I 9 ventôse,
fur laquelle je réfidois
la maison d'arrèr de la fection Je Lepelletier, fus mis en arreltation dans ma. /
epuis le 10 décembre 1791. d'un garde : lcs fcellés étoient fur
hambre, fous la relponfabilité
dépôt des archives de
je veillois toujours au précieux
hes papiers;
des
Aint-Domingue. cet état julqu'au 17 thermidor, qu'ayant reçu
J'ai refé en
commiflaires de Saint-I Domingue, l'ordre
jtoyens Page ct Brulley diftribution de la convention le no. 5 des
envoyet au bureau de
de salut public, (d'après sa propre
otes par cux fournics au comnité
Deraggis; qui les a portées
aviration ) j'en fis la remife au fur-le- citoyen champ Dufay en fut inftruit 3
à bureau de diftribution :
sûreté générale; yignorois
Deraggis fut arrêté & conduit au comitéde qui a pu être faite contre
bfolument le content de ln dénonciation fus arrêté fur un mandat
hoi; mais à dix heures du foir, je
d'après sa propre
otes par cux fournics au comnité
Deraggis; qui les a portées
aviration ) j'en fis la remife au fur-le- citoyen champ Dufay en fut inftruit 3
à bureau de diftribution :
sûreté générale; yignorois
Deraggis fut arrêté & conduit au comitéde qui a pu être faite contre
bfolument le content de ln dénonciation fus arrêté fur un mandat
hoi; mais à dix heures du foir, je --- Page 10 ---
(6)
figné de trois membres du comité de sureté
au Luxembourg; le lendemain je vis arriver
générale & condui
patriote Deraggis, qui m'apprit
mon malheureux com
iibelle, 8c quil croyoit
que Dufay avoit raxé CC no. 5. de
ciation contre moi.
que ce devoir être le motif de fa dénon
e Citoyens. Répréfentans, vous connoiffez
& les caufes de ma
maintenant mes crime
fondé fut la plus exacte détention, vérité, vous les connoillez par mon récit
tention d'une grande
dc
crimes & les caufes de la dé
tous les faits
partic
mes compatriotes. Jc prouverai
fagefle G
que j'avance. Vous jugerez fans
dans votre
j'aipu me di(penfer de remplir mes devoirs doute, ,8
lejugement que vous devez. porter contre Dufay & complices. quel Vous ef
n'apprendrez dans
pas fans intérét, du' moins,, combien de
ce moment & depuis long-tems viétimes des
colons fon
éalomnies, del leurs
intrigues, des
une justice éclatante persécuteurs;vous vous hâterez surtoutderendre
à tant d'infortunés de rout âge, de
qui n'ont contre cux qu'une prévention
tout fèxe
ét loin d'adopter ; mais qui n'en
3 que la convention
d'une quantiré innombrable
péfe pas moins fur la téte
toyens
d'infortunes; fongez enfin, 3 ci
la
Répréfentans, que vous" avez décrété
vertu étoient à l'ordre du jour, &
que la juftice &
qui ont immolé des milliers d'individus que cependant les fcélérats
pidité, à leur defpotitme font libres
a leur rage 2 à leur cu
acculareurs gémillent toujours dans leurs quoiqu'accufes, fers.
& quc leurs
Salur & fraternité,
nit
LE G R AND.
Maifon d'arrêt du Luxembourg, le 8 fraitidor, l'an deuxième dela
République, ane & indivifiele.
P.S: Du fond de ma prifon, & au moment où me
a faire parvenir mon adreiie aux répréfentans du je,
dilpofois
inftrait que le no. f:. dont la remile à la diftribution peaple, je fuis
la convention, cautéla dénonciation,
du bureau de
vient d'être diftribué. Les caufes de par Dufay & mon incarcération,
fiftent plus, Cependant je fuis toujours mon dans injulte les détention fers ainfi nc fabcitoycn Deraggis.mon calbboranedhefentomton de : lai miflion que le
j'avois feçue de la'comnillion de Saiar -
que
fuis fubordonne.
Domingue, à laquelle je
je fuis
la convention, cautéla dénonciation,
du bureau de
vient d'être diftribué. Les caufes de par Dufay & mon incarcération,
fiftent plus, Cependant je fuis toujours mon dans injulte les détention fers ainfi nc fabcitoycn Deraggis.mon calbboranedhefentomton de : lai miflion que le
j'avois feçue de la'comnillion de Saiar -
que
fuis fubordonne.
Domingue, à laquelle je --- Page 11 ---
trois (7)
membres comme moi des
J'apprends encore que
colons,
viennent
aflemblées coloniales qui ont exifté à Saint-Domingue, Charrier
H'être mis cn liberté. Deux de ces trois colons, les citoyens où étoit le troik Rouftan étoient incarcérés à Lazare. Je ne fais
fième, lc citoyen Avalle.
l'adte de juftice qui a brifé les
J'applaudis de tout mon coeur à ci-devant
je les en
fers de mes compatriotes, de mes
d'autres collegues, colons dans le
félicite; mais je me demande pourquoi tant
au décret du 19
même cas que les relaxés, & tous ceux étrangers
encore dans
ventôle, qui caule pourtant leur détention, gémifent & deux mefures.
leurs prifons; enfin s'il peuty y avoir deux poids
De l'imprimerie de LAURENS jeune Libraire, rue Jàcques vis-à-vis
celle des Mathurins. --- Page 12 --- --- Page 13 ---
Lu
ALA CONVENTION NATIONALE,
NOTES SuF les leutres auribuces à PACE et
BRULLEY 2 commissaires de St-Domingue
députés près la Convention Nationale.
CITOYENS REPRÉSENTANS,
Nous apprenons dans Vinstant, qu'on vient de
répandre avec profusion dans le public, 2 des exemplairesimprimés, de letires Ou extraits de lettres-qu'on'
nous attribue; comme il en peut résulter une opinion
défavorable pour nous,, il nous a paru nécessaire de
mettre sous VOS yeux et ceux du public, quelques
notes. que nous" recommandons à votre attention, 2
avant que de prononcer sur ces.lettres.
On commence dans un nottl, par attaquer notre
caractère politique et la légalité de nos pouvoirs : lai
réponse est simple, 2 facile ct péremptoire.
2 En mai 1792, Page, Brulleyet Lux Ont éténommés
à St.-Domingue, commissaires, près les. pouvoirs
législatif etcexécutif alors distincts en France, et non
pas corame on l'avance caiomnicusement, uniquement
vers Capet. Les instructions
ont reçu .en font
foi; elles ne sont pas, ainsi C pouyoirs donnés
par une assemblée illégale,
1 L'assemblée. coloniale. a été légalement convoquée
par le Gouverneur genoral, % en exécution du décret
du 12 octobre 1790 : elle étoit composée des représentans de toutes les parties de la Colonie 3 elle fut
authentiquement reçonnue par les Assemblées natio:
nales, constituante et législative , qui ont correspondu
avecoelle : ellera été également reconnue par les
commissions civiles envoyées à St.-Doningue; elies
ont successivement traité avec cêtte assemblée,tet ei
ont même faitPéloge le plus complet, consigné dan
leurs proclamations.
- En septembre 1792, avant de se dissoudre, Conle
formément à la loi du 4avril, dont: l'exécution étoit
réservée aux çommissaires civils, Folyerel, Sonthonax --- Page 14 --- --- Page 15 ---
Enas
0286 e
-
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