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Jobn Cartrr SBrvimn
Librani
firmm Ilninersity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
--- Page 5 ---
à
INSTRUOTIONS
MORALES ET RELIGIEUSES
L'USACE
-
DES EGLISES ET DES FAMILLES CHRITIENNES
D'HAYTI,
REDIGÉES PAR DIVERS
ECCLEEIASTIQUES
EN EXERCICE DANS LA RÉPUBLIQUE
PORT-AL-PRINCE
DE L'IMPRIMERIE DU GOUYERNENENT.
(1831) --- Page 6 ---
- --- Page 7 ---
LE VICAIRE-GENERAL
Des départemens de
du Sud
l'Artibonite, TOnest,
et de
Aux fidèles de sa juridiction.
Mes chers frères 9
Pénétré de l'importance et de
mes devoirs, je m'étais
Pétendue de
diverses Paroisses de
proposé de. yisiter les
traire :
majuridiction, cide m'insabus qui
moi-même, de leurs besoins, des
puFtent
qui avaient produit s'y introduire, des canses
qu'il convenait d'y cenx-ci, et desetcmecles
tude d'occupations apporter; mais MERI
et toujours croissantes, pressantes, 9 indispeusables
mis de satisfaire au
ne m'ayant point
je me suis efforcé plus cher de. mes
tout
.
je méditais, en m'adressant d'opérer
le bien
rés de ma
aux Révérends 8uc
rir avee
juridiction, les invitant à
et 4
moi, par la ferveur d'un
concouen m'éclairant de leurs
même zèle,
prospérité de la
observations, à la
de la prospérité Religion, cette source feconde
les bienfaits de la publique. Jaloux d'encourager
tures pieuses, j'ai prédication accueilli et l'usage des lecqui m'ont été
plusieurs discours
été proponcés présentés dans la et dont plusieurs ont
les ai recommandés à chaire de vérité, etje
je les recommande ici à l'impression T'attention 9 'ainsi que
des fidèles,
èle,
prospérité de la
observations, à la
de la prospérité Religion, cette source feconde
les bienfaits de la publique. Jaloux d'encourager
tures pieuses, j'ai prédication accueilli et l'usage des lecqui m'ont été
plusieurs discours
été proponcés présentés dans la et dont plusieurs ont
les ai recommandés à chaire de vérité, etje
je les recommande ici à l'impression T'attention 9 'ainsi que
des fidèles, --- Page 8 ---
IX :
Hélas : ! mes chers frères 5 les ceuvres de la
perversité abondent, et celles degta moraie
sont rares. Jamais cependant ceiles-ci n'ont
été plus nécessaires. Jamais il n'a été plus essentiel qu'elles soient répandues. Puissent ces
premières semences du bon grain germer dans
toutes les êmes et produire la plus heureuse
moisson ! Puisse cet exemple encourager de
nouveaux efforts et animer nos espérances !
Je terinine, mes chers frères, par ces paroles que WApotre des nations adressai. aux
chrétiens diplièse: : '66 - Je vous avertis donc et
wje vous conjure, par le Seigneur, de ne
point
vivre comme les Gentils,
:
qui suivent, dans
6s leug çonduite, la vanité de leurs pensées ;
66 qui oht l'esprit plein de ténèbres; qui sont
66 entièrement éloignés de la vie de Dieu, à
66 cause de Pignorance où ils sont, ct de l'aveu65 glement de leur
e
cceur; 3 gai, ayant perdu
6: tout remords et tout sentiment, s'abandon66 nent à la dissolution pour se plonger, avec
c6 une ardeur insatiable, dans toutes sortes d'im66 puretés. C'est pourquoi, en vous éloignane
66 de tout mensonge, que chacun parle à son
66 prochain dans la vélité, parce que nous
66 sommes membres les uns des autres Si vous
66 vous mettez en, colère, gardez-vous de
pécher; que le soleil ne se couche point sur
6S votre colère. Ne donnez point de lieu et
66 d'entrée au démon: que celui qui dérobait C
65 ne dérobe plus j mais qu'il s'occupe, en tra- --- Page 9 ---
66 vaillant des
III
és et Mtile, mains, à quelque ouvrage bon
66 qui sont dans pour aroir de quoi donner à ceux
66 discours ne sorte Tindigence. de
Que nul mauvais
66 n'en sorte
de
votre bouche : mais
66 rir
que
bous et de
qu'il
la foi, - afin
propres à nour6: ceux qui lés
qu'ils inspirent la piété à
66 prit saint de écourent,'et Dien
n'attristent pas l'Es6e qués * comme
dont vous avez été mar66 la
d'un sceau, pour le jour de
66 portement, rédemption ; que toute aigreur, tout em66
toute colère, tonte crierie,
66 médisance, nie
enfn que
toute
d'entre vous.
toutoeigslice soit ban66 envers les
Mais soyea bons les uns 1
66 de
autres, pleins de
tendresse, vous
compassion et
f lement, comme
eptre-paeconnant mutuel66 Jisus-Christ. 9>.
Dieu vous a pardonné en
ch. 4, v. 17 1S, ( Saint-Paul aux
19, 25 et suiv. Ephesicns, )
de Port-au-Prinde, le 10 Mars
Findependagee.
188i, an 28e,
AgA
J. C, SALGADO,
bons les uns 1
66 de
autres, pleins de
tendresse, vous
compassion et
f lement, comme
eptre-paeconnant mutuel66 Jisus-Christ. 9>.
Dieu vous a pardonné en
ch. 4, v. 17 1S, ( Saint-Paul aux
19, 25 et suiv. Ephesicns, )
de Port-au-Prinde, le 10 Mars
Findependagee.
188i, an 28e,
AgA
J. C, SALGADO, --- Page 10 --- --- Page 11 ---
INSTRUCTIONS
MORALES
ET RELIGIEUSES
A LUSAGE DES FAMILLES
CHRETIENNES D'HAYTI,
Discours famitier
sur la Punité des
choses de ce Monde:
66 Vanitas
dixit
46 Vanité des vanitatnm, vanités
ecclesiastcs, , et omnia
66 n'est que vanité. 5 95 dit le grand roi
vanitas.
Salomon, et tout
Ecc., ch. I et XII.
ie Lorsque monde nous nous arrêtons
ce qui se passe autour pour considérer dans
à appercevons de tous côtés une
de nous 9 nous
poursuivre T'exéculion de mille multitude occupée
qui doivent leur naissance
projets différens
sirs : nous voyons cette
aux besoins ou aux déréussir, tous les
multitude employer,
dence humaine
moyens que l'esprit et la pour
à Pindustrie avec peuvent snggérer. Celui-ci
pruentreprend
une patience
se livre
les plus , ayec hardiesse et infatigable: celui-là
font
dificiles et les plus intrépidité, les choses
usage de mille
dangereuses : d'autres
fruit, de
quels sont les stratagemes.. Et quel est le
ce trouble
résultats de cette activité
la fortune favorise, contintel? Pour une
et
réussir dans leurs il s'en trouve mille qui personne ne
que
sais pas même si projets et qui
peuvent
qui ait
on pourrait trouver suecombent. un-seul Je ne
Bait; car parfaitement les désirs atteint le
se homime
de Thomaine bwy-Auril
sont jamais IE
angereuses : d'autres
fruit, de
quels sont les stratagemes.. Et quel est le
ce trouble
résultats de cette activité
la fortune favorise, contintel? Pour une
et
réussir dans leurs il s'en trouve mille qui personne ne
que
sais pas même si projets et qui
peuvent
qui ait
on pourrait trouver suecombent. un-seul Je ne
Bait; car parfaitement les désirs atteint le
se homime
de Thomaine bwy-Auril
sont jamais IE --- Page 12 ---
(2)
tisfaits. Jusqu'à ce jour il a été impossible de trouver
dans aucune condition, de la vie un sentier qui conduisc infailliblement au succès. ou au bonheur. Nous
pouvons baser no3 plans sur une prévoyance étendue
et. employer toutes sortes de précautions pour nous
mettre en garde contre les dangers: mais quelques
événemens imprécus viennent traverser. nos projats,
confonire notre sagesse et faire tomber nos entreprises dans la poussière. Si toutes ces conditions
ne se faisaient ressentir qu'aux personnages qui aspirent au deinier période des grandehrs et de la
fortune, les malheureux seraient moins communs.
Lhumiliation des grands et lIa châte de leur excessive ambition intéressent peu la généralité des
peuples, qui regardent ces événemens comme des
météorès, sans pouvoir en tirer aucune instruction
sont
éloignés et
personnelle 2 parce. qu'ils
trop
trop
élevés au-dessus d'eux...
Mais, hélasteion examine les classes moins élevécs
de la société, on y trouve également des contradictions dans ces entreprises, des espérances frustrées, mille projets divers renversés. Ni la modération de nos vues, ni la justice de nos prétentions
ne peuvent nous assurer le succès. Mais le, temps
et los circonstances décident de tout: et souvent
on voit les bons et les méchans aux prises avec
le malheur, et être Ics uns et les autres emportés
par le courant de l'adversité.
Outre les contradictions que nous rencontrons en
avançant vers le but de nos entreprises, le trouble,
le mécontentemnent qu'on éprouve dans la jouissance
mêe de la foriune, est encore une vanité à laquelle la condition humaine est sujette. Et on, peut
dire qu'il n'y' a
de mortification plus grande
que d'avoir K.el toutes nos entreprises pour
ans aux prises avec
le malheur, et être Ics uns et les autres emportés
par le courant de l'adversité.
Outre les contradictions que nous rencontrons en
avançant vers le but de nos entreprises, le trouble,
le mécontentemnent qu'on éprouve dans la jouissance
mêe de la foriune, est encore une vanité à laquelle la condition humaine est sujette. Et on, peut
dire qu'il n'y' a
de mortification plus grande
que d'avoir K.el toutes nos entreprises pour --- Page 13 ---
(35
porvenir au bonlenr, et d'être ensuite troublés,
tourmentés, dans la jouissance de-ce môme bonheur:
Mais voici un mal plus général que celui
je viens de nommer, 1 c'est de voir Tl certaini que
nombre de personnes obzenir ce qu'elles ont desiré
peadaiit loug-temps ct n'en étre pas plus satisfaites.
Pourquoi cela? O'est; mes frères, que le coeur de
Thoaine est immense, tous les trésors et les diguités de la terre sont incapablés de le
Dicu seul pout le satisfaire: Le succès le remplir:
fait n'est dônc qu'un bonbeur imparfait: S'il plus parpermis d'intérroger les personnes qui paraissent était les
plus héureuses, on trouverait qu'elles ne Sont
au juste,ce qu'elles déeireraient être. Si elles jamais;
une vie privée; elles sont impatientes d'obtenir menent des
distinetions: si élles occupent des postes
elles soupirent après la retraite et la distingués solitude: ;
Toujours il, manque quelque chose à notre bonheur.
Quand un désir est satistait; ta autre commence à
haître: et il est à remarqtier que ceux qui ont
le mieux dans
réussi
sister leur bonheur leurs - entreprises, font moins condans
dans ce qu'ils ont
ce qu'ils désirent encore acquérir, acquis, que
Non; les plaisirs de CC monde ne sont point faits
pour sntisthire une âme immortelle:
les appergoit â une certaine. distance Pimagination
lantes rouleurs ;'mais la
sous de bril
raître le charme et en. décbuyre possession en fait dispaSouvent même les
tonte la fausseté:
goût très vif, des passions plaisirs très qui avaient inspiré un
ensuite en amerttime
violentes, se chrnzent
homme
lorsqu'eni s'en est rassasié, Uni
pauvre qui se trouverait
sesseur de grands trésors 7 se croirait tout-à-coup extrêmement posheurenx, 9 mais son bonheur ne durerait
temps: à peiue aurait-il contemplé et admiré pas longsa SI-
vent même les
tonte la fausseté:
goût très vif, des passions plaisirs très qui avaient inspiré un
ensuite en amerttime
violentes, se chrnzent
homme
lorsqu'eni s'en est rassasié, Uni
pauvre qui se trouverait
sesseur de grands trésors 7 se croirait tout-à-coup extrêmement posheurenx, 9 mais son bonheur ne durerait
temps: à peiue aurait-il contemplé et admiré pas longsa SI- --- Page 14 ---
(4)
Hiation, que SCS possessions, toutes ses richesses ldi
paraitraieut diminuer, et ses soucis ; ses
ses inquiétudes aligimenteraient. Les plaisirs chagrins; sont
toujours mélés d'amertumes et il n'est point dans
la destinéé de l'espèce humaine de goûter la
d'uii bonheur ct d'une joie purs L'homme dont coupe le
sort est cuvié dans le monde à catise des dignités
auxquelles il est parvenu, gmit souvent en
culier sous le fardeati des honneurs qui Penvironnent partiLe génie du mal ne ranque jamais de lui susciter
quelques déplaisirs, souvent même de la part de
ceux qu'il croyait ses amis. Les passions le touri
mentont, le chagrin ronge, comme un ver, la racine
de son bonheur: et quand il n'y, a, pas de causes
externes pour produire Ces effets dans les prétendus
heureux de ce monde, un poison secret les opéré
intéricurement,
Le bonheur de cé mionde se détruit totijours de
lui-même, , en corrompant le coeur. Ilnourrit de basses
ct violentes passions, il engendre de mauvaises has
bitades, et fait naître daus l'esprit une certaine
délicatesse qui fait toujours ressentir mille maux
imaginaires. Mais envisageons la chose du côté le
plus brillant : supposons que l'on ne soit contrarié
ni dans la poursuite ni dans la jouissance des
de ce monde; il y aurait toujours la vanité plaisirs d'une possession nde courte durée. Si nous pouvions
trcuver quelque point fixe de séciirité dans les chosés
de ce monde; notre Ame poarrait alors s'y
mais 3 hélas I tout ce qui nous cnviroane est reposer: inconstant et incertain. Ne vous vantez jarinis dû lendemain, car vous ne savez ce qui peut arriver:
C'cst déjà beaucoup si pendant le jour présent nous
n'apprénons pas quelques nouvelles inquiétantès ou
alarmantes; ; car notre destinéc ne nous laisse pas
. Si nous pouvions
trcuver quelque point fixe de séciirité dans les chosés
de ce monde; notre Ame poarrait alors s'y
mais 3 hélas I tout ce qui nous cnviroane est reposer: inconstant et incertain. Ne vous vantez jarinis dû lendemain, car vous ne savez ce qui peut arriver:
C'cst déjà beaucoup si pendant le jour présent nous
n'apprénons pas quelques nouvelles inquiétantès ou
alarmantes; ; car notre destinéc ne nous laisse pas --- Page 15 ---
-
(5)
Jong-temps dans Ic même état; des événemens
tendus chnngent
inate
mences du changement continuellement notre sort. Les spcontrent
et de la destruction se renpartont, et le soleil de ia
célère oindjuairementleur
prospérité 0esont nombrenx , vous n'en ectrgdseementitts êtes
plaisirs
éprouver quelques coutradictions. que plus sujets i
joui pendant
c'est
Si vous en avez
plus pour craindre long-tempe 2
encore un sujet de
s'éléye lentement et dlavantage dificilement le. changeimert. On
mnais orr tombe repidement dans le à la prospérité,
Fédifice qui a coûté tant de
malheur: : comme
construire',
peines et de
9 peut être renversé 9
temps à
un tremblement de terre ou dans un instant, par
conque, Et quand bien méme par une tempéte quelpas d'accidens, 7 notre bonbeur nous t'éprouverions
que passager: car Fhomme
ne serait toujours
ce Gui fait son plaisir
change de lui-méme, et
de charmes pour lui dans pendant sa jouncese 2 n'a pips
que nous
un
plus mûr. A mesure
et
avançons en fige,
facultés
F
notre goit pour les plaisirs décline, s'émoussent, Le
qui s'écoule en silence,
temps
chose de nous
emporte sans cesse quelque
à ce dernier jusqu'à ce que nous arrivions enfin
période où il faut
paraître et qui marque la vanité de entiérement distreprises temporelles. Nos
toutes nos eng
Pombre, laptre
n'est
jours passent comme
pace de temps Age
rien; et dans ce court €Snos entreprises que nous vivons, : sont bornées toutes
chagrins. Nous qui nous attirent mille peines,mille
rissons de grandes projettons de grands desseins, 2 nournos projets
espérances ; puis, 9 tout-à-coup
et nous tombons s'évanouissent, et
nos plans s'écroulent,
éternel. Pour avoir sommes ensevelis dans un oubli
sont en. effet les une idée plus exacte de ce que
biens, les richesses et les hons
€Snos entreprises que nous vivons, : sont bornées toutes
chagrins. Nous qui nous attirent mille peines,mille
rissons de grandes projettons de grands desseins, 2 nournos projets
espérances ; puis, 9 tout-à-coup
et nous tombons s'évanouissent, et
nos plans s'écroulent,
éternel. Pour avoir sommes ensevelis dans un oubli
sont en. effet les une idée plus exacte de ce que
biens, les richesses et les hons --- Page 16 ---
(6)
neurs de ce monde, écoutons le grand roi Salomon
qui les a possédés à un degré éminent et gui en a
joui pendant long-tempa; il va nous Tapprendre.
4 J'ai, dit-il, composé moi-môme des ouvrages d'es66 prit,je me suis lait copstruire des palais,Ja planté
6 des vignes, formé des jardins, des vergers, et J
4 ai plants des arbres et formé des yiviers. J'ai
64 accumulé de l'argent et de Tor, les trésors des
4 rois ct dos proviuges: Je me sOis procuré des
4 musiciens et des musiciennes, et tout ce que mes
66 yeux ont désiré, jp le leur ai accordé. J'ai suivi
66 les peuchans- de mon cceur, et me suis livré à
4 toutes sortes de plaisirs... 99 Nous pouvons ajouter
personne n'était plus capable que'ce grand
roi 3ey jouir de toutes ces choses et de les apprécier. Et quel a été le résultat de tous les travaux,
de toutes les recherches, de toute Pexpérience et
de tous les
de ce monarque? vous le saveZ, mes lart yous le couaissez tous.
Salomon, après avoir obtenu tout ce que l'esprit
humain peut dosirer, et après en avoir joui, il s'6crie: - Vanité des vanités, et tout n'est que vanité
4 et peines d'esprit. 59 Vanité, purce quiln'y a aucune réalité dans le bonheur de ce monde; peines
d'esprit, parce que l'ame de l'homme étant créée
pour des. plaisirs plus nobles que ceux de la terre,
se trouve nécessairement troubiée, fatiguee et comme harassée en suivant les inclinations de la chair
et du sang. Que faut-il conclure de toutes ces,
choses? il faut, mes frères, conclure que le bonheur
ne se trouve ni dans l'ostentation des richesses, ni
dans la vanité des plaisirs qu'elles procurent, ni
dans la gioire de ce monde: il faut conclure que
tout est vanité, excepté aimer Dieu de tout notre
cocur, de toute notre âme et de tout notre esprit;
troubiée, fatiguee et comme harassée en suivant les inclinations de la chair
et du sang. Que faut-il conclure de toutes ces,
choses? il faut, mes frères, conclure que le bonheur
ne se trouve ni dans l'ostentation des richesses, ni
dans la vanité des plaisirs qu'elles procurent, ni
dans la gioire de ce monde: il faut conclure que
tout est vanité, excepté aimer Dieu de tout notre
cocur, de toute notre âme et de tout notre esprit; --- Page 17 ---
(2)
méditer sur ses perfections infiuics
les beautés ravissnates de
et contemplee
je vous exhorte.
ses ouvrages: ce à quoi
Ainsi soit-il.
Par Mr. PAbbE Etienne
Curé titulaire de Jérémie. CALLIAUX,
Discours fanilier sur l'obligation
du
Travail,
4 Vous
66 In.s sudore vultds fui vesceris
mangerez votre pain à la sueur de votre pare... iroute
Genèse, ch. 3.
Mes chers Paroissiens,
L'oisiveté est un des sept péchés
conque s'y abandonne deviendra capitaux : quimallieureux en ce monde et en F'autre. infailibiement Il
prouver ce que j'avauce, de vous dire suffit, pour
périence vous a déjà démontré mille ce que Texsiveté est une soarce
fois: que Toide viees, une suite et inépuisable de toutes sortes
grands désordres. Oui, si un enchainement des pius
resse 1 nous, serons toujcurs rous nous livrons à la pede nos passions
vaincus par les attraris
vers le mal. Si qui hous entraînent corstamment
âme et être
donc nous voulons sauver notre
ment nous livrerau heurgax sur la terre, il faut absolusans
travail. Padvres ou riches,
differens exception, sont obligés de travailler. Il tous,
viennent genres de travaux ; et il en est
y a
à chaque condition. IIl
qui conne puisse trouver le moyen de n'est personne qui
en quelqu'état qu'on soit. Le travail s'occuper saintement
ment .du péché; et, comme
est le chatinous sommes tous pei
et être
donc nous voulons sauver notre
ment nous livrerau heurgax sur la terre, il faut absolusans
travail. Padvres ou riches,
differens exception, sont obligés de travailler. Il tous,
viennent genres de travaux ; et il en est
y a
à chaque condition. IIl
qui conne puisse trouver le moyen de n'est personne qui
en quelqu'état qu'on soit. Le travail s'occuper saintement
ment .du péché; et, comme
est le chatinous sommes tous pei --- Page 18 ---
(8)
eheurs, nous devons tous travailler: nous devona
recevoir avec joie du souverain médecin des âmes,
le remède de la pénitence qu'il nOUS présente dans
les travaux et les misèros de cette vie; et embrasser les exercices pénibles avec un coeur contrit et
humilié pour purifier nos âmas que. le péché a corrompucs. Les richessos, je vous T'ai daja dit, nie
dispensent personne du travail Adam et Eve étaient
très riches , puisqu'ils possédaient toute la terre; et
çependant, c'est à eux que Dieu imposa Tobligution de travailler..
46, Vous mangerez votre pain, leur dit-il, à la sueur
% de votre front, 92
L'agricnlture fut le premier travail que Dieu imposa à fhomme; aussi voyons-nous qu'elle est en honneur. chez toutes les nations civilisées. L'agriculture
est la base fondamentale des gouvernemens, et principalement de celui d'Haiti, qai en retire toutes ses
ressources : si donc vous abandonnez l'agriculture,
la République est perdue : si vous ne vous y. livrez
que faiblement, elle sera dans un état languissant;
rien ne pourra prospérer.
Le commerce étranger ne trouvant point de denrées chez vous, se retirera, et vous serez privés
des choses les plus nécessaires et les plus agréables à la vie...
Trois motifs puissants vous obligent de vous livrer fortement à Fagriculture : le
premier, pour obéir aux lois divines le secoud, pour
procurer au gouvernement les moyens nécessaires
pour remplir les obligations qu'il contracte pour la
conservation et le bonheur de la République. Le
troisième molif n'est pas moins puissant que les
deux autres: il concerne vos familles. Comment ferez-vous, je vous le demande, pour procurer l'existence à vos enfans et vous la procurer à vous-mé.
ent de vous livrer fortement à Fagriculture : le
premier, pour obéir aux lois divines le secoud, pour
procurer au gouvernement les moyens nécessaires
pour remplir les obligations qu'il contracte pour la
conservation et le bonheur de la République. Le
troisième molif n'est pas moins puissant que les
deux autres: il concerne vos familles. Comment ferez-vous, je vous le demande, pour procurer l'existence à vos enfans et vous la procurer à vous-mé. --- Page 19 ---
(95
mes, si vous ne traraillez
rout plongées dans la plus pas? Vos families seinauvaise nourriture dont
affreuse misère : la
tre parmi vuus, toutes sortes vous ferez usage, fora nafconduiront
de maladies
ront traîner rapidement au tombeau, ou
qui vous
une vie
qui vous fese proenrer les
languissente. Je sais
sieurs d'entre choscs : nécessnires â la que, pour
vous achétént à créciit
vie; plujustice! benucoup en peine de payer leur dettes. sane se mettre
quel aveuglement
Queile ins
pas qti'en agissant ainsis vous deplorable! ne voyei-yous
cience devait Dieu i! Oui;
engagez votre Côns
magnsin pour acheter à quiconque entre dans"uri
travaille pas eri
crédit; et qui ensuite ne
ses dettes, commet consciptiente pour faire
de la bennd foi
un double
parce honnear à
du marchand vol;
qu'il abusé
per: Sachen que si vous
pour mienx le troma
chands; 3 rous ne
pouvez tromper les marnos ceeurs et qui tromperez connaît jamais Dieu. qui ilit dana
de notre âme..
les plus
Né
se
secrèles pensées
justemient pas vouloir accepier ia peine du
c'est se révélicr imposée à Thomme par la justice trovail, si
s'affermir dans la contre Dieu même : c'est vouloir divine;
péché et motirir dans vesoheinsancen faire trioipher le
L'oisiveté n'est pas Timpénitence.
grand dereglement, elle séulement, est
par elie-mètne, ul
vous l'ai déji dits une Source de plus 2 comne je
qui ensont les suites
de plusicurs autres
au mad par son penchant nécessaires. Cofrompi et porté
qtte Thomme ne dérienne naturel; il est impossible
uecupations, il est dans la pas vicieux, lorsque sans
lie âme dés, pensées de son nécessité de nourrir sbn
avec des personnes
imagination. Albrs il se
me des especes de sociétés oisives et déréglées. On for:
où il s'agit de tout;
its une Source de plus 2 comne je
qui ensont les suites
de plusicurs autres
au mad par son penchant nécessaires. Cofrompi et porté
qtte Thomme ne dérienne naturel; il est impossible
uecupations, il est dans la pas vicieux, lorsque sans
lie âme dés, pensées de son nécessité de nourrir sbn
avec des personnes
imagination. Albrs il se
me des especes de sociétés oisives et déréglées. On for:
où il s'agit de tout; --- Page 20 ---
( 10)
excepté des bons principes. Une fois livré à Toisiveté sans secours, on va de précipice en précipice
jusqu'à ce qu'on soit entièrement perdu. Les occupations sérieases sont remplacées par la débauche
et par toutes sortes de mauvaises habitudes doutil est
impossible de se retirer sans un miracle de la gràce:
L'oisiveté est l'occasion prochaine d'un grand
nombre de désordres: elie réduit souvent dans une
malheurcuse néceasité de voler, comine je vous l'ai
déjà fait entendre: on exerce des négoces illicites
et pernicieux X, on commet des iujustices de toutes
espèces, on entreprend de mauvaises affaires * ori
se livre au vice sans réserve; on fait des bassesses, on rend des services criminels, pour se
de vivre
obteuir
Eoo
curer le moyen
, qu'on pourrait
nêtement ét facilement par le travail.
Dés que la jeunesse a pris la mauvaise habitude
de vivre dans roisiveté 9 illoi est comme impossible;
dans la suite; de s'accoutumer au travail ; et lorsqu'on cst arrivé à un âge plus avancé; on se sent
comme foreé de demeurer toute sa vie dans une
voie si criminelle:
C'est pourquoi PApôtre Saint-Paul; dans sa première épitre aux fidèles de Thessaloniques les exhorté
46 à s'appliquer chacun à ce qu'ils ont à faire ; et à
4 travailler de leurs propres mains, afin de se metde
92 Le
k tre en état de n'avoir besoin
personne.
45 qu'on doit user de toute la
mêune Apôtre ajoute,,
au travail
46 sovérité de la discipline pour obliger
vivent dans Poisiveto. 99 Si on suivait ce
ceux qui de Saint-Paul, on ne verrait pas tant de
précepio
mauvais sujets dans les villes; on n'entendrait jamais
parler de vols : il n'y aurait point de yagabonds
dans les campagnes, parcourant les habitations; on
verrait disparaitre tous CCs misérables imposteurs
mêune Apôtre ajoute,,
au travail
46 sovérité de la discipline pour obliger
vivent dans Poisiveto. 99 Si on suivait ce
ceux qui de Saint-Paul, on ne verrait pas tant de
précepio
mauvais sujets dans les villes; on n'entendrait jamais
parler de vols : il n'y aurait point de yagabonds
dans les campagnes, parcourant les habitations; on
verrait disparaitre tous CCs misérables imposteurs --- Page 21 ---
(i)
qui induisent en erreur les
sez simples et assez
personnes qui sont astes leurs coupables stupides pour ajouter foi â touvoudricz D'aillears, mes amis; estravagnnces. quand bien
Créateur pas travailler par
même vous ne
de Funivers;
oboissance aux lois du
riez perda tout sentimert quand de bien même vous aude ce Dicu terrible qui
veligion, toute crainte
méchans sur la terre, mais soufire, il est vrai, les
polr les punir ; Je vods
qui se réserve l'éternité
occuper pour sauver votre engugerais encore à vous
Eu effet, que voutee-vous houneur.
sonnes qui, étant sans
qjue Fon pense des
rien fairep vots
fortunc, vivent iéanmoins per:
bhserve tout; ne comiprénez bieu que le public sang
persorine fait-elle maaque done pas à dire: cominent celtd qui
elle ne fait tien; Ea toilette pour vivre? elle n'a rien,
moins recherchte.. De là
est toujours plus ou s
mille souppons
naissent, avee raison;
personnes qui se danasantageux livrent à la sur la moralité des
Dieu Puisque le travail est une obligation paresse.
ious, les mémé; désordree puisque la paresse est la inposée par
et
source de
cipate de la perte de parconséqtient notre âme
la cause prin:
presque toujours de notre
pour l'éternité et
puisqu'enfin, l'oisiveté
répuitation en ce monde;
milles dans la plus
péduira tôt ou tard vos fasorte de Téviter, en-vous affreuse misdre 3 faites done en
courag. et
appliqunnt au travail avec
terre les bénédictions constanee: alors vous recevrez sur la
font bon usage de leur que Dieu réserve à ceux qui
heureux sur la
temps; et,, après avoir
Ciel: C'est le bonheur terre, vous lc SeiLz encore dans été le
que je vous souhaite à lous:
Ainsi soit-il:
Par le même.
plus
péduira tôt ou tard vos fasorte de Téviter, en-vous affreuse misdre 3 faites done en
courag. et
appliqunnt au travail avec
terre les bénédictions constanee: alors vous recevrez sur la
font bon usage de leur que Dieu réserve à ceux qui
heureux sur la
temps; et,, après avoir
Ciel: C'est le bonheur terre, vous lc SeiLz encore dans été le
que je vous souhaite à lous:
Ainsi soit-il:
Par le même. --- Page 22 ---
(12)
Discours familier en faveur de TAgria
culture et contre L'Uisipeté.
66 Si quis non vult operari , nêc manducet.
66 Colui qui ne veut poiat travailler; ne doit pas manger. 99
St.-Paul. 2e. épitre aux Thessaloiiciens.
Mcs chers Paroissiens 5
Cest Dieu lui-même qui imposa à Ihomme Fobligation du trrail. Tu cuitivera as la terre, lui diteil, et tu mangeras ton pain à la sucur de tom
06 frou." (Gerèse ch. III. )
Le travail doil donc être regardé comme une loi
inviolable. D'un autre côté, le travail, cousidéré par
rapport à nous-laômes, est 'un remede contre le vico; il fiut done aussi travailler, par un esprit de
prudencé ct de précaution. Mais nous n'avons
poiut d'etai, diront quelques personnes désceuvrées,
sans fortune: vous n'avez point d'état? allez; alors,
cultiver la terre; l'agrieulture est une occupation
noble, honorable, et la base fondamentale des richosses de toutes les nations. Pourquoi lile d'Haiti
Gtnit-elle si riche autrefois ? pourqaoi, je vous le
demande, sa terre produisait-elie des milions, lorsqu'on travaillait pour des cdions qui étaient génsralement des maftres durs et injustes? pourquoi;
je vousle denande encore. la terre, qui est devenue plus riche et plus fertiie par son repos, ne
produit-elis presque plus rien aujourd'hui que vous
iravailles pour vors-iêmes? Ahl mes frères, peristiez-moi de vous le dire, mon deveir m'y obligo. c'est votre parasse qui en est cause. Au lieu
de vous. occuper utilement de la culture de VOs --- Page 23 ---
(13)
terres, > conformément aux lois divines
la
et à Celles de
faire République Les 2 vous passez votre teinps à ne rien
frivoles et
sociétés ou Fou s'ocgupe de choscs
ridicules, 2 les dansrs, mille
cos, sont devenues VOS
exirvaganterre renferme des trésors oceupations ordinaires. La
et vous ne roulez pas la immenses dans sOD sein,
vivre dans une pauvreté huiliante. culiver: vous préfrez
étonuante et inconcevable! Quelle chose
rend coupabies devant Dieu Oque ! Gue votre parese vous
peu digues de la protection du voriarous rendez
de vous combler de bienfaits I Ciel, qui ne Cosse
la patienee de Dieu a un terme,et Mais, sachez que
dictions se
que SeS bénéhommes abusent changent en malediefonss, lorsque les
eriture-Sainte trop long. tomps de ses bontés. LE
Thistoire du nous en fournit m lle exemples dans
peuple juif Une autre
ne devons pas moins redouter,
chose que nous
rience nous démontre tous les c'est que Pespeest la more de tous -les vices.
its I Ciel, qui ne Cosse
la patienee de Dieu a un terme,et Mais, sachez que
dictions se
que SeS bénéhommes abusent changent en malediefonss, lorsque les
eriture-Sainte trop long. tomps de ses bontés. LE
Thistoire du nous en fournit m lle exemples dans
peuple juif Une autre
ne devons pas moins redouter,
chose que nous
rience nous démontre tous les c'est que Pespeest la more de tous -les vices. jours En que Poisiveté
des médisnnces, de faux
efet, s'il' y a
témérnires, des calomnics, repports, des jugeme-s
produit. Un homme assidu c'est l'oisiveté qui les
seg aflaires, une femme laboricusee au travail et occupé de
tin au soir aux soins de son
etappliquée du mapoint à eritiquer leur
ménage, le s'am usent
guère
de prochain, ct ne s'einbwernssent
Pesprit
ce qui ne les
y a de Fivrogmerie, c'est
regarde pas. Sil
presque toujours la cause. T'oisiveté qui en ext
travail, ne s'avise point d'aller Quelqu'un qui aime le
société des
se méler dans la
y a des querelles ivrognes dans ou de s'ehivrer chez lui. Sil
très-souvent de l'oisireté, les ménages,clles viennent
- Le travail, au contraire,
: dissipe les
pensées, 2 éteint les mnauvais désirs; il
mauvaises. applique l'es-
< 6
3 2
/
--- Page 24 ---
(14)
prit ct dompte le corps. On ne
guère
*
songe
au
:
mal, lorsqu'ol est occupé à des choses utiles. Voulez-vous des exemples? lisez FEcriture - Sainte. Pendant que Sumson est occupé à combattre les
ennemis de sa nation, il conserre sa iorce Let sa
gloire, Des quii se tient oisif, il converse avec
ne feinme, qui gagne son cceur, djcouvre le secret
de 5CS ferces, les lui fait perdre, et lui eulève aiusi
sa veriu et toute sa gioire. Qui est-ce qui arlait
tomber David'? C'est Foisiveté. Tandis quil marche
à la tête de son armée, il est chaste. il est juste. Demeure-t-il olsif dans son palnis? Le voilà tout-àcoup adultèra et homicide. Tant que Salomon
est occupé à bâtir le temple de Dieu,il est le plus
sage de tous les monarques : dès le moment qu'il
se repose, il se livre à toutes ses passions et devient
aussi insensé qu'il a 6t6 snge, Un homme cisif est
ordinairement un mauvais sujet. Rien de si curieux,
de si incommode que les paresscux. Ils ne s'eutretiennent que de choscs insiguifiuntee, des affaires
d'autrei, du temps qu'il fait, des bruits qui courent,des nouvelles qui se débitent; et très-souvent,
ils en inventent. Rien de si médisant, de si envieux,
dc plus faux. Si Ihomme paresseux est pauvre, il devient ordinairement un voleur, parce que cclui qni n'a rien
et qui ne veut point travailler, ne peut vivre qu'aux
dépens d'antrui.
ennent que de choscs insiguifiuntee, des affaires
d'autrei, du temps qu'il fait, des bruits qui courent,des nouvelles qui se débitent; et très-souvent,
ils en inventent. Rien de si médisant, de si envieux,
dc plus faux. Si Ihomme paresseux est pauvre, il devient ordinairement un voleur, parce que cclui qni n'a rien
et qui ne veut point travailler, ne peut vivre qu'aux
dépens d'antrui. Si lhomme paresseux est riche 9
ii est souvent rempli de toutes sortes de vices ;
son esprit est continueliement occupé de pensées
mauvaises ou inutiles; son coeur est toujours
de mille désirs qui n'aboutissent â rien d'honnête. rempli
Voilà, mes frères le portrait moral des personnes qui se livrent â P'oisiveté: je pense que ce portrait moral fera impression sur votre esprit et pro: --- Page 25 ---
(15)
duira dcs cffets salutaires
dans ceite persuasion
dans VOS Ames. C'est
çer dès aujourd'hui au que vice je vous exhorte à renonAccoutunez anesi de bonne détestable de l'oisiveté,
travail: j'en vois un grand heure vos cnlns au
depuis le matin jusqu'au soir: nombre qui ne font rien
tout, toujours occupés à faire on les' rencontre parou moins blammbles: :
mille choses
ses utiles et proporiiounses cependant, à combien de
rait-on
à pas les occuper!
leur age, ne pourfrères. que le vice prend Souvenes-vous bien, mes
se fortifie dans le sein de nissmnce, se nourrit et
vers s'engeudreat dans une chair Poisiveté, comme les
Employez donc utilement le
morte et corzaimpus,
eieux, qui est si court,
temps,qui est si préDieu nous demandera qui passe si vite, et dont
Travaillez de tout un compte si rigoureux..
plus de courage que coeur: le fruit travaillez avec d'antant
pour vous,
de vos travaux est
les Nous rejons dans T'histoire
plus distingués de la
que les personnages
cupaient, avec
République de
Romaine, s'ocsavons qu'à la plaisir,
Iagriculture ; et nous
monde, toutes Cline, les classes qui est le premier empire du
de la cullure des terres. s'occupent plus ou moins
tive un champ de. ses mains, L'empereur igi-même culnée, afin
cerlain jour de FanCitoyens d'encourager des villes ses sujeis à lagriculure.
aucune occupation d'Haiti, qui in'avez, la plepart,
grands hommes de la sériease, snivez Pexemple des
avec YOS familles, cultiver République romaine,
disette et la panvreté
vos terres; et bientôt Allez, la
changeront en aboudancn. qoi vous fourmentent, se
et vos familles aussi, Enfin, Vous deriendrez heureux,
vOs trayaux, l'estime du
vous obtiendrez, a par
gouvernement et tiendrez
aucune occupation d'Haiti, qui in'avez, la plepart,
grands hommes de la sériease, snivez Pexemple des
avec YOS familles, cultiver République romaine,
disette et la panvreté
vos terres; et bientôt Allez, la
changeront en aboudancn. qoi vous fourmentent, se
et vos familles aussi, Enfin, Vous deriendrez heureux,
vOs trayaux, l'estime du
vous obtiendrez, a par
gouvernement et tiendrez --- Page 26 ---
(16)
un rang distingué dans la société. Vous aurez aussi
rempli vos obligations envers Dieu, envers la SQciété et enyers vous-mêmes.
Ainsi soit-il.
Par le même.
Sermon familier sur la Médisance et
la Calomnie..
66 Mon fils,ne fréquentez point les médisens. , parce qu'ils
ff sont en abomination aux yeux de Dieu et des honimes,
Proverbes de Salomon, ch. 24, etc., eic.
Mes frères, 5
On rencontre des médisans et calomninteurs dans
toutes les classes de la société. Qunn kien même
TEsprit saint n'aurait pas dit, en termies formels, en
vingt passages de Pécriture sainte, que les midisans sont en abomination aux yeux de Dieu et des
hommes, et que celui qui parie à tort et à travers sur
le compte du prochain, est un homme maudit, les
seules lumières de la raison sufliraient pour pous faire connaître la bassesse, linjustice et la perversité
d'un caractère qui se plaît à critiquer, à médire
et à calomnier.
10r Qu'y a-t-il en effet de plus bas et de plus indigne
d'un honnête homme, que de se rendre soi-même
l'accusateur de son semblable, sans autre motif que
le plaisir d'en dire du mal? Le plus infâme de tous
les médisans est, sans contredit, .celui qui garde
Panonyme dans un écrit injurieux: je dis qu'il est
bassesse, linjustice et la perversité
d'un caractère qui se plaît à critiquer, à médire
et à calomnier.
10r Qu'y a-t-il en effet de plus bas et de plus indigne
d'un honnête homme, que de se rendre soi-même
l'accusateur de son semblable, sans autre motif que
le plaisir d'en dire du mal? Le plus infâme de tous
les médisans est, sans contredit, .celui qui garde
Panonyme dans un écrit injurieux: je dis qu'il est --- Page 27 ---
(if)
ic ples infime, parce
à la plus grande méchanceté, qu'iljoint la pius grande lacheta
soit peu d'honucur ne s'adonnera Un hotime qui a tant
odieux, C'est toujoure contre les jamis à ce vice
la calomnie et la médisance
gens de bien que
empoisomées. La calomuie et la dirigent leurs fléches
Glles de Fenvie et de la jalousic. ins disance sont les
auront toujoursad
Les honnètes geng
nemies qui ne pivent countintipeeos quatre terribles enLorsqu uu honshe de Morter ui vertus, ni
ce, et qu'il est obligt ueur est appelé en
de
pipat
témoiu contre une dxgcomparante il
pour servir
gret, ilne parle qu'a mesure! peratiue, n'y va quà redit qua ce qutil sait, et dont if qu'on est Tiiterroge,il ue
l'avoir vu ou entendu: a le dit bien certain polr
exageration, sans
sans aigrour, sans
est obligé, Il souffre maliceret sealement parce gu'il y
voir justifier la persome
il roudrait pouet vous,
devant le
;
-
ne
calomniateurs et médisans 5 sans
juge;
ture vousy oblige, contre les lois de Dieu et que rien
qui vous le défendent,
de la naehain, vous parlez saus
vous accusez Notre pro:
dites ce qu'on ne vous demande qu'on vous interroge, vous
choses dont voue n'avez
la pas; et soavent des syse
Y a-t-il rien de plus bas pas
moindre certitude:
chain, lorsqu'il est absent que d'attaquer le prodéfendre, c'est-a-dire dans clege'il ne peut pas se
Thumanité, quelquefois
un nroment où la religion,
à prendre son parti? On mêmel dit la vérité, 9 nous obligent
que si Fun d'entre eux est de certains animaux 5
courent à son secours
attaqné I 9 les autres acde l'espèce humaine? : en pourrait-on dire autant
prouve le contraire.
Non; car l'expérience nous
ou vient à mettre
Lorsque, dans une compagnie;
terali première quelqu'un sur le tapis, c'est à qui jet:
pierre; au lieu d'excuser, on accuse;
prendre son parti? On mêmel dit la vérité, 9 nous obligent
que si Fun d'entre eux est de certains animaux 5
courent à son secours
attaqné I 9 les autres acde l'espèce humaine? : en pourrait-on dire autant
prouve le contraire.
Non; car l'expérience nous
ou vient à mettre
Lorsque, dans une compagnie;
terali première quelqu'un sur le tapis, c'est à qui jet:
pierre; au lieu d'excuser, on accuse; --- Page 28 ---
( 18 )
at liea d'adoucir, on aigrit, on exngère, on : agravel -3:
on amplifie, on déchire; et qui sont ceux qu'on dechire? Ce sont des personnes absentes, qui ne se méfent de rien,et qui, - la plupart du temps, sont innocentes de tout ce qu'on débite coutre elles. C'est
done avec raison que le sage compare le médisant
à une vipéré ou à ua serpent qui piquie le voyagenr cndorni; quelie indignito!
Le iagietrat, dans sa place et sur son tribunal;
*avant de rendre la sentence coutre une persoane
accusée do quelque crime, fait assiguer des témoins ;
les interroge à plusicurs réprises, les confronte les
tins avec les antres ; il interroge les parties, 9 il écoute ce qu'elles ont à dire pour leur justifieation ;
il les confronte avec les témoins; il examine - il pase,
il combine; il vérifie scrupuleusement tous les laite:
Il compare sans partinbté les accusations avec les
défensos; et après avoir pris toutes les précautions
et rempli toutes les formalités prescrites par la loi 7
il prononce une sentence, encore ne In prononcet-il qu'en tremblant: Et vous 5 médisans; saus avoir
entendu ni témoins, ni parties, sans examen, sans con:
frontation, sans autrds preuves que des rapporis qu'on
vous a fuits, et des bruits qni courent, vousjugez sans
scrupule et vous condamnez hardiment votre
ehain! On vient de m'apprendre telle chosc, aleer
vous et poar vots justifier, vous ajoutez que ce n'est
pas vous qai finventez; voilà une excuse fort singuliére; mais les persomnes qui vous ont dit teile chose. eont-elles dignes de foiP Voudriez-vous lever la
main et affirmer devant Dieu qu'elies ne vous ont
point trompad, qa'ellos ne se sont: point trompées ellesmêmes? Non, sans doute: quoi! vous ne seriez pas
meine en état de servir de témoin contre votre
prochain, parce que vous ne pourriez lien aflirmer
vous qai finventez; voilà une excuse fort singuliére; mais les persomnes qui vous ont dit teile chose. eont-elles dignes de foiP Voudriez-vous lever la
main et affirmer devant Dieu qu'elies ne vous ont
point trompad, qa'ellos ne se sont: point trompées ellesmêmes? Non, sans doute: quoi! vous ne seriez pas
meine en état de servir de témoin contre votre
prochain, parce que vous ne pourriez lien aflirmer --- Page 29 ---
19 )
eontre lui, et vous osez le condamner?
qualifier celie
Coiment
conduite,je vous le
Tiujustice ou ajoute la
denande P A
vertu même les couleurs perfidie, les
9 en dounant à la
avez de la piété; si vous faites plus de odieuses. Si vous
le médisant dira que vous
bonnes ceuvres,
et par vaine gloire: si vous agissez êtes par ostentation
la Cause de Dieu, celle du
ferme à soutenir
prochain ou la vôtre 5 le gouvernement; celle du
vous faire passer pour un médisant cherchera à
Les lagislateurs veulent-ils fanatique et un entêté;
Les grands fonetioanaires
donner des lois sages?
titutions utiles; des
veulent-ils établir des insprospérité publique? Le réglemens médisaht salutaires pour la
zile; à leur
répondra à leur
dévouement, et à leurs
tions, en criant à lai tyraynie
bonnes intenFuyez-votis le monde; aimez-vous 5 la au despotirme.
serez un misantrope, Soulfrez-vous solitudeP Vous
injure; 3 coime le recommandela morale patiommerit une
il dira que vous êtes un lâche et un évangilique?
coeur. Etes- vous économe; faités-vous hemme sans
pour soulager les inalhetreux P
des épargnes
Avez vous amassé un peu de bien Vousiserez à
un avare,
êt de fatigue? Vous serez un
6 force de travail
un mot, la langue du médisant usurier et un voleur. En
fruit le pluis sain et le tache est un ver qui pique le_
salit les plus belles
: c'est unt insecte qui
dégoûtante de son fleurs, en y laissant la trace
Telle est, mes chers éctue,
I
tice; la perversité de paroissiens, la
la bassesse, P'injuseombien clle doit être odieuse médisance; jugez par-la
Dieu et devant les hommes. et détestable devant
le L'envie et la jalousie font
médisant ; le mérite de son ordinairement parler
ombrage, sa réputation le
prochain lui porte
gêne, ses bonnes qualités. e
, en y laissant la trace
Telle est, mes chers éctue,
I
tice; la perversité de paroissiens, la
la bassesse, P'injuseombien clle doit être odieuse médisance; jugez par-la
Dieu et devant les hommes. et détestable devant
le L'envie et la jalousie font
médisant ; le mérite de son ordinairement parler
ombrage, sa réputation le
prochain lui porte
gêne, ses bonnes qualités. e --- Page 30 ---
20 )
Aes titres, sa prospérité Phumilient: enfin le médisant
seme partout la-discorde et la division ; c'est lui qui
brouille los amis, c'est lui qui empêche les ennemis
de se réconcilier, qui troubie la Paix des ménages;
qui aigrit le frère contré le frère, le mari contre la
femme, la femme contre le mari. Les paroles du
inédisant, dit le prophéte Royal, sont semblables à
des floches aigues et à des charbons ardents.
La médisarice est la source de tout mal, là destruction de tout bien, et les maux qu'elle produit
sont irréparables; il m'est facile de le prouver: ou
le inédisant a.dit vrai, ou il a dit fatix; s'ii a dit vrai; ?
il ne peut réparér le mial que par un mensonge :
or, daas tous les cas possibles , le mensonge est un
péché : et il n'est jamais permis de réparer les suites
d'un péché par un amirepechs.si.au. contraire, le mal
que le médisant a dit de sori prochain est faux; il
aura beau s'eri dédire, ii ne sera par cru, au rioins
de tout le monde:
Sentez-vous maintenant le mal que produit la médisance, et Timpdssibilité des remedes? Aussi, je ne
puis lire, sans Stre saisi dé frayeur; lc dix-neuviéme
verset du vings-troisième chapitre de PEcciesiastique
de Salomon, ot il est dit en terines formels
ki korme accoulimé d proférer des paroles malignzs quoe et
6s injurienuses, ne 88 corrigera jamcuis. 99
Sil ne SO corrige pas, il ne se convertira donc
point; s'il ne se convertit pas; il mourra donc en
réprouvé, Conclaons delà, mes frères, que la fuireur de calomuier; de critiquer,de médire, de jude condainner le prochain, est un signe evi
de
éternelle.
SCTES
réprobation
Employez donc, mes
cheis paroiésions, employez tous les moyens possiblcs pour ne pas tomber dans cet exécrable vice
SO corrige pas, il ne se convertira donc
point; s'il ne se convertit pas; il mourra donc en
réprouvé, Conclaons delà, mes frères, que la fuireur de calomuier; de critiquer,de médire, de jude condainner le prochain, est un signe evi
de
éternelle.
SCTES
réprobation
Employez donc, mes
cheis paroiésions, employez tous les moyens possiblcs pour ne pas tomber dans cet exécrable vice --- Page 31 ---
(2 21)
gui attirerait sur vous les malédictions
qui scrait cause de la
du ciel, et
: Daigne le Dieu de
perte de vos âmes.
ce
miséricorde vous
matheur, en wous inspirant T'anouy de préserver de
votre
chain,quil :
vous ordonne d'aimer comme
pros
vous-mémes,
Ainsi soit-il.
Par le même.
Sermon sur la
Midisance et sur les
précautions qu'il Faul prendre
lepiter.
pour
6. Qrid viries
6 bem in cculo Satoenmain tuo non vides oculo ? fratris tui; et tra-
( Matth. ch.
66 D'ou vient que vous voyez une paiile dans 7.)
ede 66 votre frère, , et que vous ne voyez pas P'ail une
poure qui est dans le vôtre? (Matth. 7.)
Il est bien çertain, mes frères,
beaucoup attention à la conduite de que notre nous faisons
mais est-il bien assuré que nous en
prochain;
sur nous-mêmes P Rien ne nous
fasstons assez
des autres; nous avous les
(chappe à Pégard
ce qui les regarde, sur leurs yeux défauts ouverts sur tout
perfections, plus encore
ct leurs imbonnes
que sur. leurs vertus et lears
leurs qualités : nous appercevons leurs
caprices, leur caractère, leurs
humeurs, 1
voulons pénétrer juequ'à leurs intentions manières; nous
vues les plus secrêtes; quel grand intérêt et à leurs
douc à être instruits de tont ce qui les avons-nous
Hélas! nous, en aurions un bien
essentiel concerne?
ner toutes 10s intentions
plus
à tour
sur nous-inemes. Dans ie.
bonnes
que sur. leurs vertus et lears
leurs qualités : nous appercevons leurs
caprices, leur caractère, leurs
humeurs, 1
voulons pénétrer juequ'à leurs intentions manières; nous
vues les plus secrêtes; quel grand intérêt et à leurs
douc à être instruits de tont ce qui les avons-nous
Hélas! nous, en aurions un bien
essentiel concerne?
ner toutes 10s intentions
plus
à tour
sur nous-inemes. Dans ie. --- Page 32 ---
f 22)
fond, à moins que nons ne soyons chargés par eme
ploi de veiller sur les autres et que nous nayons
droit d'inspection sur leur conduite, nous ie devons pas être les censeurs de leurs actions. Au
contraire, combien ne nous inportersit-il pas d'être
plus attentifs sur nous? Combien d'oijets devraient
nous rappeler à nous-mêmes, et fixer L0s attentions
sur ce qui nous regarde porsomnellement? iviais, si
on sonde bien le coeur huinain, ou trouvera le motif de celte conduite; je veux dire de l'attention
que nous portons sur lés autres. et de celle: que
nous nous refusons à nous-mêmes. La curiosité, la
vanité, l'amour propre, quelquefois j'énvie, la jalousie, sont les grands mobiles qui nous font agir en
ce point: voilà, 9 si on veut en convenir, ce qui
rend si attentif sur les autres: on a une espèce de
satisfaction à trouver en eux des défauts dont on
se croit exempt; et s'ils ont du mérite et des talens, an est encore bien aise de trouver quelque
ombre qui les défigure et en ternisse l'éclat. Cest là
tout le fruit qu'on peut retirer de cette attention vigilante qu'on porte sur les autres et sur leur conduite,
Combien ne serait-il pas plus utile et plus nécessaire d'ouvrir les yeux et d'être attentifs sur
nous-mémes et sur tout ce qui nous regarde? Quels
avantages n'en retirerions-nous pas? Si nous étions
attentils eur nos pensées, combien de pensées vaines 9 inutiles, étrangères auxquelles nous ne nous
arrêtcrions
du moins 2 volontairement et avec
réflexion? Sne nous étions attentifs sur nos paroles,
combien de paroles imprudentes, indiscrètes, inconsidérées qui nous échappent et dont nous avons
si souvent sujet de nous repentir? Plus d'attention
sur nous-mêmes et sur nos discours les aurait
arrêtées.
nous étions
attentils eur nos pensées, combien de pensées vaines 9 inutiles, étrangères auxquelles nous ne nous
arrêtcrions
du moins 2 volontairement et avec
réflexion? Sne nous étions attentifs sur nos paroles,
combien de paroles imprudentes, indiscrètes, inconsidérées qui nous échappent et dont nous avons
si souvent sujet de nous repentir? Plus d'attention
sur nous-mêmes et sur nos discours les aurait
arrêtées. --- Page 33 ---
(23) )
Si nous étions suriout plus altentifs
tions, nous en examinerions les
sur nof agcomaitrions les motifs, DOuS cn principes, nous en
tontionss et par-là, dans la
dirigerions les iile
combien verrions-nous
plupart de nOS actions,
parfaits et défectueux?. qu'il Motila se glisse, de motiis Hnsance, de respect hunain, de de vil vanité, de complaibasses et rampantes. , qui altérent inférêt, de vurs
et nous en Jont perdre devant
toutes nOs nctions
récompensc?
Dieu le mirite et la
Plus d'attention aurait supprimé
défectueux, et leur aurait subotitué des tous ces motifs
digues de Dieu et plus méritoires
motifs plus
alsi que cette attention constante pour nous. C'est
non seulement nous mettrait à couvert sur nous-mêmes
de fhutes et de régreis, mais
de beaucoup
pratiquer beaucoup de vertus nous ferait encore
des mérites,
et acquérir de soli4 Ce. n'est qu'en nous perdant de
eommettons bien des fautes et
vue que nous
le souvenir; plus de
que nous cn perdons
rait éviter; ou si vigilance sur nous BOUR les fetomber, elle
les nops avions cu.le milbeur
les
nous
rappellerait à Finstent, d'y
diplorer derant Dieu. On demandera
pour
quel serait le moyen de se procurer cette pent-étre 2,
salutaire Eur soi-même P Je
attention
ct eficace serait la
répords, un moyen sûr
soin de la rappeler présence de Dien; si nous avions
rappellerait souvent souvent, à
à son tour elle nous
cherait de porter ailleurs nous-m@mes, et rous empéet nos regards; suffisamment nCS vups, nos recherehes
mes et de Dieu,
orcupés de nous-medement et si inutilement nous ne chercherions point si avisur
à Bous occuper des
lesquels nous n'avons aucua druit; tandis sufress
que
répords, un moyen sûr
soin de la rappeler présence de Dien; si nous avions
rappellerait souvent souvent, à
à son tour elle nous
cherait de porter ailleurs nous-m@mes, et rous empéet nos regards; suffisamment nCS vups, nos recherehes
mes et de Dieu,
orcupés de nous-medement et si inutilement nous ne chercherions point si avisur
à Bous occuper des
lesquels nous n'avons aucua druit; tandis sufress
que --- Page 34 ---
(24)
nous avons un si grand intérêt à veiller sur nous
et à réformer nos vices.
Après tout, c'est de vous-mêmes que vous devez
rendre compteà Dieu, et non point des autres, dont
Dieu ne vous a pas chargés.
Bornez donc VOS vues et fixez votre attention sur,
vous-mêmes; n'ouvréz les yeux que sur vos péchés,
pour les déplorer; sur vos délauts. pour les corriger; sur Vos deroirs, pourlos remplir; e'est là tout
ce que vous portercz au tribunal de Dicu, sur quoi
vous sercz interrogés ,et sur quoi poriera la sentence qui décidera de votre sort; c'est-à-dire, de
votre bonheur ou de votre malheur éternel.
Daigne le Seigneur vous préserver du vice abominable de la médisance, en vous rendaut attentifs
sur votre conduite.
Ainsi soit-il.
Par le même.
Sermon sur la Colère, les Juremens et
les Ecrits qui tendeni a troubier lHarmonie de la Societé,
c Ego autem dico vobis quia omnis qui irascitur
c6 Tratri suo, reus erit consilio; qui autem dixerit
66 jatue, reus erit gehennoa ignis.
Pour moi, , dit J. C.,je vous dis que quiconque
se mettra en colère contre son frère, méritera d'êire
condamné par le jugement ; et que celui qui lui dira,
vous ets-an fou, méritera d'êire condamné au feu
de l'enfer* .
St, Mathieu, ch. 5.
Il faut convenir, mes frves.que la loi de JésusChrist est bien sapérieure celle de Moise! Celleci paraissait ne défendre queWomicide; vous ne' e
J. C.,je vous dis que quiconque
se mettra en colère contre son frère, méritera d'êire
condamné par le jugement ; et que celui qui lui dira,
vous ets-an fou, méritera d'êire condamné au feu
de l'enfer* .
St, Mathieu, ch. 5.
Il faut convenir, mes frves.que la loi de JésusChrist est bien sapérieure celle de Moise! Celleci paraissait ne défendre queWomicide; vous ne' e --- Page 35 ---
:
25 )
tucrez de
point, y était-il dit: : n0n occides.
Jésus-Uhrist défend toute
Mais celle
ne veut. pas même que wous parole injuricuse: ellé
nous nous arrêtions i la pensée ayons Je désir, que
chain. Non, nous dit be divin d'injurier notre propas d'éparguer le saig de votre Sanveur, il ne suflit
elare qu'un seul mouvement de frère; je vous dés
au jugement; qu'une seule
colcre sera soumis
sera punie: et que
indiserction de la,
sera condamné à des pour une parole difiamante, langue on
erit gahennoce ignis.
supplices épouvautables: rous
Je ne sais, 2 mnes fréres, Si ces
laissent aller SI facilement à la bécheurs; qui sé
mens, out fait attention à ces coldre et aux
les prie de les méditer
paroles de J. C.; jure- je
elles feront le sujet de mon aujourd'hui attentivemont:
lly a une saiute
iustruction pastorale.
nous porte à reprendre colére; excitée par le zele,
douceur n'a pu corriger. avec fermeté ceux que qui la
père oir d'un chef
Telle est la colére d'un
dres gu'il est obligé quelconque à la vue des désorlui-mêe a été étu de d'empécher. cette
Notre Seignenr
chassa du
sainte colère;
lai sainteté, temple Mais la Ces profanateurs qui en violaient Jorsqu'il
chés capitaux est bien colère qui est ab des sept pément impétueux de notre diferente : c'est un mouvepousser avec viol nce ; ce âme; qui nous porte à recolère n'est; hi selon
qui nous dépinit; cette
son; aussi porte-telle Dieu, le
ni selon la droite raiduit-elle au delors les trouble dans l'âre ct proles injures 5 les
plus funestes eflets; çomme
remetis, les
medisances, les calomnies, les
fois les
malidictions, les
judernières violences. Si blasplèmes, le
quelque:
colère est involontaire et
mnouvement de la
pas criminel. Mais
réprimé nussitôt, il n'est
pour peu qu'il Soit réfléchi, quel-
ni selon la droite raiduit-elle au delors les trouble dans l'âre ct proles injures 5 les
plus funestes eflets; çomme
remetis, les
medisances, les calomnies, les
fois les
malidictions, les
judernières violences. Si blasplèmes, le
quelque:
colère est involontaire et
mnouvement de la
pas criminel. Mais
réprimé nussitôt, il n'est
pour peu qu'il Soit réfléchi, quel- --- Page 36 ---
26 )
que en soient les bornes, quelque courte qu'en soit
la durée, il nous rend coupabies devant Dieu, parce qu'il est contraire à cet esprit de douceur que
Josus-Christ recommande à ses disciples.
Cependant, mes frères 2 vous comptez pour rien
ces émotions qu'excitent dans votre cceur un mépris, une raill liie, une réponse piquante; parce que;
dans votre aigreur, vous n'avez attaqué personue;
Vous croyez qu'on peut, sans offenser Dieu, avoir
un peu d'humeur et de ressentiment: : vous voj ez
donc que vous êtes dans l'erreur, puisque cet esprit
est itraire à crlui de l'évangile.
Que si la colère est considérable, si aux mou--
vemens déréglis de Fame, on ajoute des propos in
jurieux, des juremens, ou des malédictions, loracle est prononce ; c'cn est assez pour être con
damnes au supplice éternel: et n'en soyons point
étonnés; car, mes fièree, rien n'est plus injurieux
à Dieu et au prochain, que. ces emportemens et
ces mauvais propos; d'ailleurs; ils causent à celui qui s'y livre, les plus grands dommages.
Je dis, premiérement, que celui qui se livre à
la colère et aux juremons, fait à Dieu la plus
grande injure. En effet, que fait un homme emportés
DO jurour? ii eirvoie et donne tout au génie du mal;
il blasphôme le saint nom de Dieu; blâme sa Providence. Au lieu de reconnaitre que tout est réglé
par sa sagesse, au lieu de s'y sonmettre et de bémir son saint nom dans les accidens qui lui artivent, il s'échappe en imprécations; jusqu'à dire
que Dieu n'est pas jaste: : quel blasphéme horrible! Irrité contre son prochain, il Jui sothaitera
la mort, il désirera que Dieu le punisse; quelle
fureur impie! Peut-on traiter Dieu plus indigiement?
Peut-on faire àSa Majesté Suprême une injure plus
par sa sagesse, au lieu de s'y sonmettre et de bémir son saint nom dans les accidens qui lui artivent, il s'échappe en imprécations; jusqu'à dire
que Dieu n'est pas jaste: : quel blasphéme horrible! Irrité contre son prochain, il Jui sothaitera
la mort, il désirera que Dieu le punisse; quelle
fureur impie! Peut-on traiter Dieu plus indigiement?
Peut-on faire àSa Majesté Suprême une injure plus --- Page 37 ---
27)
odieuse ? Après cela, mes
gnez que vOs allires dépérissent, frères, 1. vous vous plai:
il réussit, s'en qu'il ne vous arrive que des que rien, ne vous
étonuer? Le Saint-Esprit la malheurs. Faut-
& qui se livie à la colère et
prédit: 66 Celui
sa maison reinplie de toutes quijure souvent, verra
Saint-Augtetin rapporte
sortes de maux. 59
femnme eni colère ayant souhaité que, de la son temips, une
Cain à sès enfans, ils
malédiction dé
la terre et sujets à d'horriblns devinrent tous vagabonds sur
Péres et mneres, apprenez de convulsions. cet
sez, jamais ils maudire vos enlans : car si.vous, exemple les à ne
vos malédictions. pourront devenir les tristes victimes maudis- de
Mais quarid par un A effet de la :
Dieur les malédictions ne
miséricorde de
ceux contre qui on, les fait,.il retoinberaient est certain pas sur
setombenttocjours Esprit le dit
sur ceux qui les font. Le qu'elles Saint-
"la-maledierion, formellement la
: 66 Cet homme a aimé
66. il n'a point voulu de malédiction la
: sera sôn partage;
stion s'eloiznera de lai. 99 Reteiez bénediction, la bénédic.
chrétiens auditeurs 2 ct,
bien ces paroles,
celles-ci:
du sonvenez-rotis, encore de
6 qui le "Lhéritage. Seigtieur ;
sera pour ceux
$
béniseint, disent les
ceux qui prononcent
saintes Eeritures: mais
66 ressource, 75 Quelle terrible des malédictions : périront sans
et combien de fois ne Pavez-vous sentence,, mes fréres,
Direz-vous, pour: vous
pas, méritée! :f
lère qui vous lait jurer; excuser, que c'est la coteriez pas.de la: sorte,si que Ton vous ne. vous
pas le sujet ? Cette raison bien ne loin vous, en SETE
her; tourne à votre. condamnation., de vous justiçondamne la colère; il veut
Car Jesus-Christ
les saillies et que vous en arrêtiez que vous en réprimiez
les suites. Pré-
-vous sentence,, mes fréres,
Direz-vous, pour: vous
pas, méritée! :f
lère qui vous lait jurer; excuser, que c'est la coteriez pas.de la: sorte,si que Ton vous ne. vous
pas le sujet ? Cette raison bien ne loin vous, en SETE
her; tourne à votre. condamnation., de vous justiçondamne la colère; il veut
Car Jesus-Christ
les saillies et que vous en arrêtiez que vous en réprimiez
les suites. Pré- --- Page 38 ---
28 )
tendez-vous du moins vous justifier, en disant G quie
vous jurez sans y. penser ; que ce n'est que
coutume,
habitude ? Mais, dites-inoi, le iet
que l'on,
par habitude, excuse-t-il le
eler
péché P
Une mauvaise habitude, au contraire; nous rend plus
coupables. Car c'est, un plus grand mnal de commettre souventle péché que de le commettre rarement,
Aussi le sage nous recommande-t-il de nous tenir
en garde contre cette habitude mortelle e: 66 Que
6. votre bouche, nous dit-il, ne s'accotitumie point
66 au jurement; car,en jurant, on tombe en mille
66 fautes. 29
Quand je parle ici des juremens dort Thabitude
est si mauvaise,J'y comprends certaines expressions
grossières dont une infinité de gens se servent à
tout moment et sans scrapule; ne croyant pas
ià offenser Dicu. Mnis ne satez-vous pas qu'il Eos
dra rendre compte à Dieu, même d'une parole inutile qui ne nuit à personne? Que sera-ce donc des
parqles grossièrés * qui souvent blessent la pudeur?
Que sera-ce done de ces médisances, de ces calomnies que vous lancez coritre le prochain?
Quel sera le châtiment des auteurs d'écrits et de
propos sédilieux qui itroubient le repos d'une nation,
en semant ia division et la discorde entre des CItoyons qui dévraient vivre en frères ?
Quelle sera la "punition des auteurs d'écrits injurieux qui ont pour bat de flétrir, s'il était possible,
Fhonneur des personnes, des familles qui n'ont jamais pensé à autre chose qu'à la vertu ? Ah! mes
frères, Jésus-Christ vous l'a dit: les perturbateurs du
repos public, ceux qui cherchent à flétrir la réputation du prochain, seront condamnés à des tourmens horribles par le souverain Juge.
Puisque la colère, les juremens, les injures sont
d'écrits injurieux qui ont pour bat de flétrir, s'il était possible,
Fhonneur des personnes, des familles qui n'ont jamais pensé à autre chose qu'à la vertu ? Ah! mes
frères, Jésus-Christ vous l'a dit: les perturbateurs du
repos public, ceux qui cherchent à flétrir la réputation du prochain, seront condamnés à des tourmens horribles par le souverain Juge.
Puisque la colère, les juremens, les injures sont --- Page 39 ---
I a 2 29 )
de si grands péchés, faites
frères, 9 de les éviter: vous donc en sorie; mes
appliquant à pratiquer les y parviendrez, en vous
sont la
vértus
P. Demandez douceur, la patience et la contraires, , qui
cette grâce à Dieu, et il vous miséricorde.
l'accordera,
Ainsi soit-il.
Par le méner
Sermon sur la maupaise
Foi,
66 Va
duplici cordi.
Malhcur au coeur double.
Eceliniastique. ch. 2, U. 14,
Mes frères $
La mauvaise foi a tellement
la société, que l'on troure à fait de progrès dans
se fer entièrement à son
peine un ami qui ose
rare de voir des pères
ami. Il n'est pas mêine
fans, et des enfans
qui se méfient de leurs enquelle corruption dans qui la se méfient de leurs
mes créés à
morale! Quoi! des pères :
Timage de Dieu
homcune confiance! Grand Dieu, ne s'inspirent plus aul'homme est déplorable, triste que Texistence de
siècle oti nous vivons!
et pénible dans le
chez ies coeurs doubles! Qu'ils Touchez, ô mon Dieu, tourenoncert à la duplicité é!
sè convertimentiOontis
cérité, vertu Sans
Qu'ils reviennent à la sinver notre âme ! laquelle il est impossible de sauC'est de cette vertu
entretenir dans mon instruction importante que je vais vous:
jour. Honorez-moi, je vous prie, de pastorale de ce
votre attention.
que Texistence de
siècle oti nous vivons!
et pénible dans le
chez ies coeurs doubles! Qu'ils Touchez, ô mon Dieu, tourenoncert à la duplicité é!
sè convertimentiOontis
cérité, vertu Sans
Qu'ils reviennent à la sinver notre âme ! laquelle il est impossible de sauC'est de cette vertu
entretenir dans mon instruction importante que je vais vous:
jour. Honorez-moi, je vous prie, de pastorale de ce
votre attention. --- Page 40 ---
( 2 30)
sincirité de cceur et de sentimens;
ny a une de paroles et de discours; une sincéune sincérité
d'actions.
rité de conduite et
consiste dans la droiture :
: 1 La sincérité de coeur'
l'auteur de notre être
la candeur que
: la simplicité, naturellement en nous lorequ'il nous créa:
imprima
2 Eccl. 7.
66 fecit hominem reclum.
consiste dans la vérité
La sincérité de paroles
des discours
et la conformité
de ce qu'on prononce 6. Verba tua erunt vera. 9) 2e. reg.
àvec les sentimens.
ch. 7.
consiste à ne point se
: La sineérité de conduite à
au dehors
, ni se contrefaire; paraître
déguiser est dans le fond 2e 1 sans vouloir tromper,
ce qu'on
: ut silis sincori et sine ofensione.
par les apparences
de St, Paul. aux Philip.)
( lère. épitre
la sincérité de cceur, on a infailliQuand on a
de la conduite: quand
blement celles des paroles et il agit, les paroles
un coeur sincère parle coulent 1 quand de cette source ne peuêt les actions qui sincères, comme la' source d'oû
vent manquer d'être Rien de si éssentiel; daris la 80elles sont émanées: sincérité de coeur et : de séntimens;
ciété 9 que cette
Thomme et qui le
c'est là ce qui fait proprement c'est la
estimable ;
première
rend véritablement il doit être doué, sans quoi toutes les
qualité dont
Mais, quelle est rare parmi
autres' disparaitraient. sincérité si_louable, si désirable,
les hommes cette
si néccssairé ! -
de
de déCombien dans le monde Combien duplicités, de finesses,
guisemens : de dissimulations? Combien de routes détournées,
de ruses, d'artifices?
souterraines ?
de pratiques sourdes, de manceuvres
T'homme
Quil est honteux de penser qu'à peine
est triste d'éprouver
peut se fier à Phomme! Qu'il
3:
érité si_louable, si désirable,
les hommes cette
si néccssairé ! -
de
de déCombien dans le monde Combien duplicités, de finesses,
guisemens : de dissimulations? Combien de routes détournées,
de ruses, d'artifices?
souterraines ?
de pratiques sourdes, de manceuvres
T'homme
Quil est honteux de penser qu'à peine
est triste d'éprouver
peut se fier à Phomme! Qu'il
3: --- Page 41 ---
31.)
gu'en donnant sa
on
être
confiance
trompé 3 et à devenir la
s'expose souvent à
sa bonne foi P
dupe et la victimne de
On croira faire une assurance,
çoeur pour demander un conseil et une ouyerture de
cours ;i et, au licu d'un sage conscil trouver un sCassuré que Ton cherche,
et d'un secours
est tendu, une perfidie abominable on trouve un piige qui
une trame ourdie pour
qui est méditse,
et n'est-ce pas ainsi que, supplantér dans lc et pour perdre;
préfendu abusera souvent des
monde, un ami
des témoignages de confiance marques d'amitié et
et que paraissant entrer dans que vous lui doinerez,
rêts, vous faisant mille offres de vos vues et YOS int :
testations de" vous servir envers services, mille pros
il sera' le premier à vous trahir tous et contre tous,
tre vous de votré droiture
ef à abuser couCaur double, esprit de et de votre bonne foi?
ces, est-il rien de si serpent, visage à deux fade"si criminel? Et honteux, de si détestable, et
odieux et'si à craindre plôt au ciel que ces caractéres si
Ja société et le commerce fussent de la moins connus daus
de Thumanité, ils ne sont
vie! Mais à la honte
mi les"hommes; ; et parmi ceux que. trop fréquents parhonnêtes gens dans le monde, même qu'on appelle
trouve-t-il pas d'indignes de
combien ne s'en
de capables des procédés les porter ce béau titre et
plus honteux! Mais o résidera plus injustes et les
et où pourra-t-on se flatter de la dohe cette sincerité,
fin, faudra-t-il se défier de tout le trouver Car eilregarder parmi tous les hommes, monde, et se
étrangère et en pays ennemi?
comme en terre
est encore des hommes vrais, Non, sans doute il
des hommes dignes de
des hommes
peut vivre en
ce grand nom, avec iutégres, qui on
société, et traiter aveç assur-nce
:
idera plus injustes et les
et où pourra-t-on se flatter de la dohe cette sincerité,
fin, faudra-t-il se défier de tout le trouver Car eilregarder parmi tous les hommes, monde, et se
étrangère et en pays ennemi?
comme en terre
est encore des hommes vrais, Non, sans doute il
des hommes dignes de
des hommes
peut vivre en
ce grand nom, avec iutégres, qui on
société, et traiter aveç assur-nce
: --- Page 42 ---
32 )
il cst encore de ces âmes préservées de la contagion du siècle,de ces cceurs sincères, inaccessibles aul déguisement honteux et à la dissimulation
flétrissante; mais encore une fois, où les trouvera-t
on ces hommes rares, ces hommes privilégiés et garantis du déluge de déguisement qui inonde le monde? Cherchez-les, mes frères , : où se trouveront la
religion et la piété; je dis une religion et une piété
véritables: hors de là vous trouverez les dehors et
Ies apparences; mais vainement chercherez-vous la
réalité et le fond.
: :
Il est des occasions si critiques, que - toute la
prétendie probité naturelle ne tiendra pas contre
los attcintes portécs à la sincérité. En un mot, j'ose
dire. , quoique je ne le dise qu'à regrat, que partout où vous ne trouverez pas les vrais principes
de la religion, rarement y treuverez-vous les vrais
sentinens de la sincérité et de la droiture.
8 Prions done le Seigneur, mes très chers frères,
de nous inspirer des' sentimens religieux ! Que notre
âme soit toujours pénétrée de sa divine présence
qui anime tout l'univers! et bientôt la bonne foi règnera dans les coeurs, dans les pensées et dans les
actions.
Ainsi soit-il.
Par le même.
Sermon sur le Pol:
66 Non facies furtum.
66 Vous ne déroberez point. Exode. ch. 20.
Mes très chers frères,
La divine Providence veut que chacun de nous
se contente de ce qui lui est échu en partage et
er des' sentimens religieux ! Que notre
âme soit toujours pénétrée de sa divine présence
qui anime tout l'univers! et bientôt la bonne foi règnera dans les coeurs, dans les pensées et dans les
actions.
Ainsi soit-il.
Par le même.
Sermon sur le Pol:
66 Non facies furtum.
66 Vous ne déroberez point. Exode. ch. 20.
Mes très chers frères,
La divine Providence veut que chacun de nous
se contente de ce qui lui est échu en partage et --- Page 43 ---
R.
33 )
séder que nous n'arons jamais la témérité de
tient injustement une chose
rouloir pospas.
qui ne nous
Les biens Sont d
appardre de Dicu. Il est partngés fauteur selon la volonté ct Forla
des
a division. Ces lois nous sont lois qui en ont fait
aut nous aflerinissent dans la utiles, ce sont elles
choses qui nous
possession. et l'usage
haiter pour., nous que appartiennent. çes lois
S'il est à souquant à ce qui nous appartient soient observées,
que nous nous y souimetions
, léquité demande
par rapport aux choses
avec la môme fidélité,
par l'antorité des mêmes que Dos frères
et fondée sur, le
lois. La règle est possédent
6 autrui ce
droit naturel: 66 we faites certaine
65 fasse à
que vous ne voulez
Point à
enlevait voue-mième. 99 (Tobie. ch. pas Sil qu'on vous
ce, qui vous appartient;
4.) Fon Yous
justice; le
c'en serait ane en effet: vous crieriez à l'inmême droii que vous de se
mais Uii autre a
n'observe pas la justice. a sen
plaindre; quand on
société ne éaurait, subsister. égard. Sans justice; , la
faire tort au. prochain eri Il est donc défendu de
Soit. St: Patil, dit
quelque manière que ce
seront point héritiors, formellenient du.
quie les toleurs. ne
épitre aux Coriuth. ch. royaume de Dieu. (ire.
défend de
6.) Le
prendre le bien
commandement
cepte général en foute manière. d'autrui, Il
est un
est
LE
ce qu'il comprend toutes sortes
général;
qui est Tauteur de cette loi, de personnes. deas
gneur de tous les hoimes. est lc sourerain Seide commander à tous. Il Ila droit de parler et
souvérains des nations, aussi parle bien aveç empire aux
n'oceupent Il défend que les derniers
qu'à .ceux qui
à tous de prendre rangs le dans la société,
tous; aux grands, aux petits,
bien d'autrui : à
aux riches, aux pau-
est
LE
ce qu'il comprend toutes sortes
général;
qui est Tauteur de cette loi, de personnes. deas
gneur de tous les hoimes. est lc sourerain Seide commander à tous. Il Ila droit de parler et
souvérains des nations, aussi parle bien aveç empire aux
n'oceupent Il défend que les derniers
qu'à .ceux qui
à tous de prendre rangs le dans la société,
tous; aux grands, aux petits,
bien d'autrui : à
aux riches, aux pau- --- Page 44 ---
tsi3
vrés, aux puissans s, aux faibles. Nul n'est excepté
de la loi. il ne faut pas que les grands abusent
de leur autorité pour causer du dommage à ceux
qui ne sort pas en état de leur résister. Cet homme qu'on accable parce qu'ii est pauvre et faible,
a Dieu pour son défenéeur. 66 Le pauvre, dii le roi
66 David, en parlarit à Dieu, est entre vos mains.
66 C'est vous, Seigueur;
serez le proteeteur de
66 Porphelin. 22 (Ps. 9.), dtthes du dommage à une
personne qui est pauvre est une circonstance qui
rend le péché plus grief; ce. n'ést pas seulement
un vol; c'est une barbarie.
:
D'un autre côté, les pauvrés ée trompent et sont
dans une erreur bien grande, si, parce qu'ils sonf
pauvres 2 ils croient qu'il leur est permis de, voler
les riches. Le pauvré petit, demander; il peut exposer ses besoins, il peut employer ses efforts pour
.toucher le coeur di riche par la vde de sa pressante nécessité.Mais il ne peut pas aller plus loin;
quelque prétexte
allègue; le pauvre devient
coupable devant iNeN dès le momentqu'il emporte
ce qui n'est pas à lui.
Les domestiques qui sont chargés d'acheter les
provisions 3 engagent leur conscience devant Dieu,
quand ils font payer lès choses plus cher qu'ils ne
lcs ont achetées: ils doivent toujours rendre uri
compte fidelle et ne jarhais détourner un centime;
autrement la mialédiction de Dieu tombera tôt ou
tard sur les coupables. : enE
allègue; le pauvre devient
coupable devant iNeN dès le momentqu'il emporte
ce qui n'est pas à lui.
Les domestiques qui sont chargés d'acheter les
provisions 3 engagent leur conscience devant Dieu,
quand ils font payer lès choses plus cher qu'ils ne
lcs ont achetées: ils doivent toujours rendre uri
compte fidelle et ne jarhais détourner un centime;
autrement la mialédiction de Dieu tombera tôt ou
tard sur les coupables. : enE Il y a des enlans qui croient que ce n'est pas
in péché que de voler, son père ou sa mère. Quelle
erreur condamnable! Apprenez, mes enfans, que
Jes lois divines et humaines vous. défendent formellement de voler vos pères et mères. Le Saint-Esprit déclare : :6 Que celui qui dérobe à 'son pérè --- Page 45 ---
1 &6 1
(35)
oit à sa
mére, et ghi dif que ce
péché, a part au crime des
n'est peint ud
verbes de Salomon, ch, 28.) homicides. ; ( ProVoici pourquoi le
tant. de force conure Saint-Esprit les
se prononce, avec
rens : c'est que les jenes entans qui volent leurs palent leurs pères et mères gens débauchés qui vosions.,. semblent vouloir pour fournir à leurs passions et jouir de leurs biens s'einparer de leurs successemble tarder trop à leur
avant leur mort, qui
cceur barbare : et qui a renoncé gré; ce cii suppose u
plus doux de la nature.
aux sentiinens ies
tenir C'est le encore. une injustice bien grande S. :
Fon doit bien d'autrui; en ne
que de reaux marchands : aux payant pas : ce que
tiques. 6
ouvriers, aux
6 disait: le: Lorsque quelqu'un qitra travaillé
doines66 nussitôt saint-homue Tobie à son pour vous,
66 du
ce qui lui est da, et, 4ue la fis, payez
mercenaire ne demeure
récompense
L'Esprit-Saint nous fait,
jantais chez yous. 29
ché considérable que de retenir connaître que c'est un pélaire des ouvriers et des
les guges ou le saces sortes de deites Soient domestiques: il veut que
grande promptituide. Ecoutez dequittécs avec une
au livre di
le langage qu'il tient
quatrième Lavitique, 2 ch. 19; et dans le
: La
clinpitre du Detitéronome.
vingt66 son travail, réeompeuse ne
du mercenaire qui vouis.
. 66
qu'au matin. Vous demeurera point chez vous donne jus66
prix, de rendrez au. : pauyre, le
o; soleil, jour, le
SOnL travail,avant le
même
66 pour vivre; parce. de qu'il est pauvre et qu'il n'a coucher du
peur qu'il ne crie contre que. cela
Seigneur, C'est
et qu'il ne vous soit
vous au
une injustice que de
impaté à péché. 9?
nous a été confié, de
lie pas rendre ce qui
lon a
s'approprier les choses
trouvées, saas s'informer à qui clles Tae
o; soleil, jour, le
SOnL travail,avant le
même
66 pour vivre; parce. de qu'il est pauvre et qu'il n'a coucher du
peur qu'il ne crie contre que. cela
Seigneur, C'est
et qu'il ne vous soit
vous au
une injustice que de
impaté à péché. 9?
nous a été confié, de
lie pas rendre ce qui
lon a
s'approprier les choses
trouvées, saas s'informer à qui clles Tae --- Page 46 ---
(36)
tiennent; enfin, c'est encore une injustice que de
causer quelque dommage au prochuin; comme de
détruire ou de gâter ce qui luir appartient, soit
qu'on fasse le mal par soi-mème; soit que lon conseille aux autres de le fàire. Quaud on a pris quelqué chose au prochain 3 ou quiand on lui a causé
quelque préjudice, il ne sullit pas de s'en répen:
tir devant Dieu et dè lui en demander pardon, il
faut encore réstituer au prochain ce qu'on lui d
pris; ou réparer le dommage qu'on lui a causé; sans
cetté réparation, il n'y a point de pardon à espérer 3 point de salut à atténdre. Ori ne peut entrer
dans le ciel àvec le bien d'autrui. Quoi!. me direzvous ; est-on perdu sans ressource ; lorsqu'après
avoir. fait tort à son prochain 2: on se trodve dans
l'impossibilité dé le To parer ! Non; Dieu ne commande pas limpossible; il suflit, ér ce cas; d'avoir
une volonté sincèré de s'acquitter de cette obligation aussitôt qu'on le pourra; et de faire tous ses
efforts pour se mettre en état de la templir.
Les marchands se rendent grièvement coupables
devant Dicu. 2 lorsqu'ils vendent une marchandise
plus cher qu'elle ne vaut; lorsqu'ils donnent . une
marchandise pour une autre;, quand ils trompent
au nombre; à la mestire; à la qualité; au poids:
0 trompeurs 6 écoutez la condamination de vos injustices, que vous voulez faire passer pour une adresse
ou pour une ingénieuse subtilité. Clest le Saint-Esprit lui-même qui parle dans le Deutéronome ch. 25.
66 Vous n'aurez point en réserve plusieurs poids 2
& Tun plus fort; lautre plus faible. lin'y aura point
66 dans votre maison une mesure plus grande et. une
66 mesure plus petite. Vous n'aurez qu'un poids juste
46 et véritable, et il n'y aura chez vous qu'ane me66 sure qui sera la véritable et toujours la même ;
65 afin que vous viviez long-temps sur la terre que
use subtilité. Clest le Saint-Esprit lui-même qui parle dans le Deutéronome ch. 25.
66 Vous n'aurez point en réserve plusieurs poids 2
& Tun plus fort; lautre plus faible. lin'y aura point
66 dans votre maison une mesure plus grande et. une
66 mesure plus petite. Vous n'aurez qu'un poids juste
46 et véritable, et il n'y aura chez vous qu'ane me66 sure qui sera la véritable et toujours la même ;
65 afin que vous viviez long-temps sur la terre que --- Page 47 ---
(27)
$ Je Seigneur votre
4 Seigneur votre Dieu Dieu vous aura donnéc. Car le
5 fait ces
a en abomination celui
choses y. et il
qui
# tice. ? Deut. ch. 25.
da horreur de toute lujusDieu infiniment bon et infiniment
nous de Phorreur pour lout ce
juste! inspireze
lois de léquité ! faites
qui peut blesser lcs
jamais des lois de la plus que nous le nous éçcartions
notre vie, dans quelque état, exacte probité; que, toute
tion
nous nous trouvions, dans quelque situajours foe régle de notre
elles soient touprions, par Jésus-Christ Notre conduite: nous vous en
Sauveur.
Ainsi soit-il.
Par le méme.
Sermon SUT le Luze,
66 Ne gloriosus appareas, (Proz. IXY.)
C6 Mon fils, ne faitos point le magnifique.
bes de Salomon 2 ch. 25.)
(Proere
Citoyens d'Haiti, et mes frères en Jésus-Christ,
Sourenez-vous que le luxe a été une des
pales causes de la décadence de la
princimaine. Cependant, la république
république roen quelque sorte, se livrer
romaine, pouvait,
Souveraine des rois les plus raisonnablement au luxe,
triomphantes lui
puissans, ses armées
sors et les
apportaient de
, de toutes parts. 9 les tré.
république produits
toutes les nations. Mais la
d'Haiti dont les ressources sont peu con:
-vous que le luxe a été une des
pales causes de la décadence de la
princimaine. Cependant, la république
république roen quelque sorte, se livrer
romaine, pouvait,
Souveraine des rois les plus raisonnablement au luxe,
triomphantes lui
puissans, ses armées
sors et les
apportaient de
, de toutes parts. 9 les tré.
république produits
toutes les nations. Mais la
d'Haiti dont les ressources sont peu con: --- Page 48 ---
(58)
sidérables, qui n'a, pour toutes richesses, qu'une
agriculture languissante et presque abandonnée, et
qui est obligée de retirer et d'acheter de T'étranger,
tous les objets qui sérvent au luxe, ne peut, avec
ia moindré apparence dé raison, suivre écs penchants pour les parures immodérées, Et quand bien
même elle le pourrait, je lui conscillerais encore
de n'en. rien faire. Voici pourquoi: l'expirience de
tous les siècles nous apprend que le lnxe conduit
toujours à la' mollesse., 9 que la mollesse conduit naturellement à la.lacheté, et
la lâcheté conduit
que -
infailliblement Rakr servitude,*
a: Oui, ats frères, le luxe éteint le feu sacré de
la liberté; il n'offire à l'esprit que jouissances effeminées., inventées pour amuser les peuples asservis
dont on ne tarde pas à al désirer la condition, lorsque le physique et le moral se, trouvent affaiblis
énervés par les plaisirs du Juxe. Ainsi. tiré de l'es"
clavage par la puissance de FEternel, le peuple
Hébreux soupirait lâchement après les délices de
FEgypte,
i Ah! mes frères,, qu'il serait affreux que jamais
ces * traits vous convingsent! : Qu'il serait affreux
qu'infectés des poisons de luxe, vons vous montrassiez indignes des belles destinées que la bonté céleste daigne vous offrir sur la terre de bénédictions,
sous le beau ciel que vous habitez! Oui, mes frères 1 votre. patrie est une terre de bénédictions - 9
ornée partout de sites ravissans qui enchantent l'âme
du vcyageur étranger qui aime à. contempler les
beautés de la nature en adorant T'Etre-Suprème qui
la conserve après lavoir tirée du néant.
Citoyens de la République d'Haiti, si vous voulez toujours jouir d'une indépendance parfaite, soyez
donc toujours simples dans vOs goûts et dans voss
parures, soyez toujours actifs dans les villes et. à --- Page 49 ---
(39) )
luxe. la campngno : soyez toujours sobres ct
enneinis dy
Ce n'est pas, néanmoins, à tous les
exception. : que cette exhortation
ciloyens sans
pas toutes espèces de
s'adresse: ce n'est
iterdire dans le texte magnificence de
que Salomon veut
prince était Ini-môme environné mon diseours: ce grand
ficence orientale. IL est des
de toute la mnaguis
devient une
circonstances oû le luxe
mé dans les bornes biensénnce, de' la un devoir d'état. Renfers
8e, il contient aux chefa prudence des
et de la sagessonnages quiles entourent,
nations et aux
Ja' nature des gouvernemens. quelle que soit aLOE
naires L'éclat dont le luxe couvre les
Phumonité, voie en enx les faiblesses et grands les fonctions
éblouit les
mistres de
tion des peupies qu'ils regards, agit sur Fimnginatige qui les lait paraitre gouvernent, forme un presture supécicure.
8e, il contient aux chefa prudence des
et de la sagessonnages quiles entourent,
nations et aux
Ja' nature des gouvernemens. quelle que soit aLOE
naires L'éclat dont le luxe couvre les
Phumonité, voie en enx les faiblesses et grands les fonctions
éblouit les
mistres de
tion des peupies qu'ils regards, agit sur Fimnginatige qui les lait paraitre gouvernent, forme un presture supécicure. Ainsi en comme lcs des êtres d'une naleur rend la rigueur moins
faisant respecter, il
et leur, gouvernement nécessaire pour être obéis;
doux, que leur
peut être d'autant
Mais
personne impose
plus'
lorsque le goût du luxe n'a davantage.,
nous-mâmes, ne s'exerce et pour motif que la nité; pour ohjet
que sur, des
et
ELRT
mables voilà précisement frivolie, iPest alors ble. lomon dans mon axte
ce, que €. condamne SaFaisons-notis te
nous de ses
instomidée du luxe. Pénétrons. cours. dangenee tout le Hlu de ce disl'attention Ecoutesnolist mes très-chers
tère
que demandent de frérenpevec toute
sacré, 9 et l'importance d'un vous, et Hetre miniss
Jappelle luxe toute
tel sujat
avec nos facultés
dépense qui ne s'a ccorde
est dangereux
1 notre rang, cu dont
pas
pour. nos frércs,
i'exemple
--- Page 50 ---
(40 )
1.9 Je dis qui ne s'accorde pas avec nos facultés. I est évident que notre manière de vivre" doit être,
calculée sur notre fortune,
Tout homme qui dépenee au-delà de son revenu,
au-delà de ce que lui rapportent ses fonds, ses,
propriétés, ou de ce qu'il peut gagner par son travail, cet homme n'est pas seulement coupable aux. yeux de la morale,, mais à ceux de la raison : cet
homme est un insensé. AT
2.0," Un second caràctère du luxe, c'est de faire
plus que ne demande notre état, la R: place que nous
decupone dans le monde. Il résulte de T'organjsation sociale une différence
de rang ct de fortune entre les hommes. 1 d'ou
nécessairement doit suivre une différence dans la
manière de vivre,
Li
e4 La religion, en nous rapprochant les uns des autres par Pesprit de la charité, par l'idée d'une origine et d'une destination communes : d'un même père,
et d'un même héritage, la religion n'a pas détruit
cependant cette différence, Eile veut que nous respections cet ordre; qui, par un lien secret, tient
à Phammonie générale, La religion ne, vous enseignet-clle pas quile a, dans le ciel; plusieurs ordres
d'esprits bienheureus? Chercher à sortir de sa piace ;
voulojr. imiter. ceuxgui sont au-dessus de nous, s'égaler
à eux; et même se permettge 2 en fait de dépenses
vaines et superfues, tout ce quin'est pas précisément au-dessus de sa condition, au lieu de s'en tenir à ce quelle exige; c'est un principe de, désordre dont ics suites peuvent s'étendre fort loin, et
qui.dés des premiers effets 1 mérite le nom de luxe. 3.9.
à sortir de sa piace ;
voulojr. imiter. ceuxgui sont au-dessus de nous, s'égaler
à eux; et même se permettge 2 en fait de dépenses
vaines et superfues, tout ce quin'est pas précisément au-dessus de sa condition, au lieu de s'en tenir à ce quelle exige; c'est un principe de, désordre dont ics suites peuvent s'étendre fort loin, et
qui.dés des premiers effets 1 mérite le nom de luxe. 3.9. J'aigdit enfin qu'on peut donner ce nom à
toute dépense dont Texemple est dangereux pour
çeux qui nous, entourent. Ceci parait plus sévère et
n'est
moins vrai. Vous introduisez dans le cere
pas
à --- Page 51 ---
(à)
Ele où vous vivez, un
bu bien; cn faisant plus usage nouveau, coûteux
nes occasions, Vous excitez que les autres et certaiIl n'y a rien en cela qui
une émulation funeste,
considération dont vous dépasse votre fortune: la
air de supériorité; inais c'est jouissez, vous permet cet
vous regarde; qu'on vous imite; pour cela mnême qu'on
tant; vos ainis; vos concitoyenis et si;eu vous itimanquera leurs
pas d'arriver, sont. entrainds , corie celà ne
votre fheuliés ; serez-vous innocens
au-delà de
propre coourP
au tribunal de
La charité vous
à vos frères? N'est-ce permet-clie de tendre un 315
cette belle maxime de pas ici Toccasion
piége
6. me sont
St, Paul:
d'appiquer
kc
permises, mais toutes Torites. choses
6 pas. Que hul ne cherche ce qui choses n'édifient
k particulier; qui convient mais que chacun cherche faccommiode en
Vous direz aux autres. 72 (lère. corinth.; eh. aussi ce
ne convient Beit-être: ile orit tort
*.) .
pas à leur fortune. Ils d'imiter ce qui
doute; mais vous qui saviez
ont. tort sians
haturelle de votre
que ce serait la suité
vous point coupables exemple; de le leur je le répete; n'êtes
Vous entrevbyes déjà; mes is
avoir ollert
conséquenices du luxe; mais
freres; les funestes
et vous fréntirez atec nous vous les senitirez mieux;
absolument oppesé à la en le considérant comme
ce qui est la même
vertu et ati bonheur; ou
et à nos plus chers intérêts. chose; à lesprit dei la religioni
tice : 1. Lesprit de la religion ent :
qui nous fait respecter les un esprit dé jusblables, et craindre
droits de nos semLe luxe; au
d'y porter la moiridre
de les
contraire, suppose en nous aiteinte;
Bouvent surpasser; 2 de nous élever
le désir
les
même de les humilier
ausdessus d'eux;
effacer; d'écraser leur
par notre éclat, de
amour propre : il nous
lesprit dei la religioni
tice : 1. Lesprit de la religion ent :
qui nous fait respecter les un esprit dé jusblables, et craindre
droits de nos semLe luxe; au
d'y porter la moiridre
de les
contraire, suppose en nous aiteinte;
Bouvent surpasser; 2 de nous élever
le désir
les
même de les humilier
ausdessus d'eux;
effacer; d'écraser leur
par notre éclat, de
amour propre : il nous --- Page 52 ---
Engnge ainsi à leur faire un tort qui, pour être ped
réel, n'en est pas moins sensible; mais it y à plus;
le luxe est la source de mille injustices positives
et directes. Vous" voyez des hom des qui manquent
à leurs engagemens, des dapositaires infideles, des
créanciers dont la confance est trompée, des artisais, des domestiques, dés journaliers dont on retient le salaire; et dont le cri s'élève jusqu'au ciel:
L'imprudent dont le luxe a dérangé les affaires;
inat quelquefois au-dessus de lui jusqu'à. ses infsrieurs; il donne droit de Thumilier, à tous ceux
dont. il retient le salaire; et combien de fois
l'esprit le plus hautain s'est vu forcé de supporter les reproches mortifians, les instances menaçantes d'un obscur créancier! Prières ramnpantes 9
démarches basses pduir se procurer de P'argent, refus' à essuyer, conditions dures à accepter, désolanté perspective de vous voir chasser de votre domicilé, da toft paternel, voilà les suites d'un luxe -
insensé; oi est Phomme qui; conservant quelque
sensibilité; quelque élévation, ne frémisse pas àce
tableau?
Le goit des jouissances du luxe porte naturellement, nos voeux vers For quir peat les prvcuter : il
semblé que ce soit un enchanteu qui peut seul embellir notre vie: 0i en vient à Festimer an-dessus
de tout, ét dès lors il est à craindee qu'on ie fasse
tout pour lé posséder.
L'esprit de la religion est éncore un esprit de
charité qui nons lie à tous les hom nes sans exception, et nous fait voir, avec un intérêt plus tendre,
ceux qui sotit plus infortunés: il nous fait partnger
leurs peines et leurs soufrances; il nous porte à
les soulager., même au prix de nos jouissances, méme en Hous imposant des privations. Le luxe dénoue insensiblement le lien qui nous unit à nos
ie fasse
tout pour lé posséder.
L'esprit de la religion est éncore un esprit de
charité qui nons lie à tous les hom nes sans exception, et nous fait voir, avec un intérêt plus tendre,
ceux qui sotit plus infortunés: il nous fait partnger
leurs peines et leurs soufrances; il nous porte à
les soulager., même au prix de nos jouissances, méme en Hous imposant des privations. Le luxe dénoue insensiblement le lien qui nous unit à nos --- Page 53 ---
- 43)
fréres; ii nowg isole d'eux
et de briller: rien ti'est par le désir de paraitre A
épanchement, à cette douce plus opposé à cet aimabie
a tendre condescendanee de la sympaihic, à cetfe
tous: (1. cor:
charité qui se fivit tout
Il nous isolé IX.) de
licatesses qu'il inspire; nos frères par mille vaines dévole qu'il donhe à l'esprit, par un caractère faux et fritimer; à ne considérer, à en nous portant à n'espetit nombre de ceux
ne Fecihercier
le
à regarder avec
qui jettent quelque que
avec dédain, ceux indidcrences pour ne
éclat, dire
surtoul
qui en sont
pas
Pliomme; il brise lés noetids depouirvus. Il isole
qu'étendant sans mesure
de la charité,
Ponsr ; i
ses désirs ef
me qui s'abandonne Foccupe sans cesse de lui-meme. ses besirs, à ses jouissatices, au luxe songe trop à ses Lhoin- plaid'autrui: bien loin d'être pour penser aux malbeurs
que sacrifice, il trouvé disposé pour lui à queldin-je? jamais assog pour qu'il lui n'a jamnais trop, que
Lresprit de la
même.
L/humilite, voilà religion la
est un esprit
sa
parure. Comme grandeur du
d'humilité.
beauté
un voile
cliritien; voilà
cette un attrait plus doux fransparent et
donne à la
homilité; sous
p'is fouchant, ainsi
aux regards, donine laquelle il cherche à se
un
dérober
tus, un nouveau prix aux nouveau talens charme à ses verC'est L'esprit de la religion est un dont il est orné,
silence dans le calme de la vie
esprit de retraitez
du recueillement
domestique, dans le
nourrir son âme des idées que le chrétien aime à
suivre Ses actions,
de-la foi, à
les
ses sentimens et
starveiller, à
de réglér sur la loi de Dieu: Le luxe ses ponsées pour
léclat dissipation:le e:
tunulte, le bruit
amene l'esprit
la vanité : les jouissances syinpathisent avec'
du luxe ne
le calme de la vie
esprit de retraitez
du recueillement
domestique, dans le
nourrir son âme des idées que le chrétien aime à
suivre Ses actions,
de-la foi, à
les
ses sentimens et
starveiller, à
de réglér sur la loi de Dieu: Le luxe ses ponsées pour
léclat dissipation:le e:
tunulte, le bruit
amene l'esprit
la vanité : les jouissances syinpathisent avec'
du luxe ne --- Page 54 ---
#)
pieiiront sC passer de témoins; il a besoin de Tads
miration d'autrui:
L'esprit de la religion est cafin un esprit de pud'élévation, de détachement du monde. La
reté, religion ne défend pas; sans doute, les plaisirs innoceus; elle n'est pas l'ennemie de la jore; elle qui
nous en fait goûter jusque dans les privations et
les douleurs. Mais comme cile a pour but de rétablir la dignité de notre nature, elle nous exhorte
â nous préserver das passions de La chair, qui foni la
gueTre à Lime. (i. St. Pierre ch. 11.)
Elle nous invite à combattre nos sens 5 à reprendre sur eux cet empire que le péché nous a fait
perdre, Elle veut que 2 souveraia de la nature et
de lui-même, Thomme ne puisse être amoli; détourné
aucune tentation, que jamais la voix du sang
par et de la chair ne ralentisse sa marche: Le goût du
luze, au contraire, dégrade neire ême; il donne a
la séduction des armes puissentes ct prépare d'a=
vance Phomie à succomber: il nous Ote cette vigueur de caractére. dette énergie, ectte indépendance morale qui sied à dn être fait à Timage de
Dieu: il nous rend esclaves des sens, esclaves des
jouissances les plus fivoles: il nous asservit à
nous les
et nous dispose
aM
conque peut
procurer, de Thonneur; de
les payer 5 s'il le faut, au prix
la probité, de la foi.
Elle
La religion élève notre esprit et nos pensées.
nous montre les objets sous leur vrai point de vue:
pour un chrétien il n'est de honte et de malheur
que dans le vice: de bonheur et de gloire que
dans la vertu. Le luxe allère en nous les. notions
du vrai et du faux, du bien et du mal; il corrompt
le coeur, fausse le jugement et rapetisse l'esprit.
La religion nous détache d'un monde périssable:
de la foi.
Elle
La religion élève notre esprit et nos pensées.
nous montre les objets sous leur vrai point de vue:
pour un chrétien il n'est de honte et de malheur
que dans le vice: de bonheur et de gloire que
dans la vertu. Le luxe allère en nous les. notions
du vrai et du faux, du bien et du mal; il corrompt
le coeur, fausse le jugement et rapetisse l'esprit.
La religion nous détache d'un monde périssable: --- Page 55 ---
(44),
elle nous montre le ciel oû est notre
espris cclestrs nous
irisor, où les
coeur. Lc luxe
attendent; clie y plce notre
filet qui la retieut enyeloppe captive notre ime comme deu
désirer. des plaisirs spirituele, et in reud incepable de
Voià done cominent le luxe
ment le coeur 9 prépare
corrompt insensilleel Féloigne des verius Favilissement de Fhonmie,
T'esprit de pictè, le luxe évang.liques, En detruisent
. nous sépare de Disu, Pauteur nous scpare de Diu: il
Dicu, source suprême des
de toute Rlicite; de
des plus beauix sentimens plus délicieugos (motions,
teignent par degre dans Fâme, qui s'afliblissent à
et c'6s'cleigne de lui, comme tous
proportion-qu'elic
ture s'effscent, perdent Jegrs les oljets de la Daquand le soleil se voile et
couleur's et Içur éclat
vemens d'une âme sensible, s'obscurcit. Nobles moulides de la piété; favissantes forte, géuérense; déplaisirs purs de la
espérances de la foi;
vanouissent et
bienfaisanoe; tous ces biens s'én
tériel égoisme. disparaissent dans un aride et maLe luxe révolte nos supéricurs,
humilie nos inférieurs; il met
mortifo nos égaux,
un désir caché de nous rabaisser, au foud de iear âme
fermentera tôt au ttrd, dont
levais secret gui
lera en jugemens
f'atoertue s'exiacalomnies,
teméraires, en inédisnuces, en
: Que n'aurais je pas à dire maintenant
quais aux peuples cette grande vérité!
si jhppli.
est en. grand celle des
ieur histoire
mencemens, mêmes
particuliers; mêmes comL'ordre, le travail, progrés, même chute, a
tioni mais le luxe desséche, Reconomion élèvent une nacite les désirs inquiets, détruit Aotrit les ieg, exdans le corps de
teméraires, en inédisnuces, en
: Que n'aurais je pas à dire maintenant
quais aux peuples cette grande vérité!
si jhppli.
est en. grand celle des
ieur histoire
mencemens, mêmes
particuliers; mêmes comL'ordre, le travail, progrés, même chute, a
tioni mais le luxe desséche, Reconomion élèvent une nacite les désirs inquiets, détruit Aotrit les ieg, exdans le corps de --- Page 56 ---
(46 )
Tétat les principes du bien-être, lamour fraterhel,
tous les sentimens heureux.
J'avais donc raison de dire dans l'exorde de mon.
discours, : qu'une nation, et surtout une nation encore au berceau, 2 une nation qui a peu de ressources, ne pouvait suivre ses penchans pour le luxe,
sans courir le danger de tomber dans la servitude.
Daigne le Seigueur, préserver la République
d'Haiti de çe malheur!
Ainsi soit-il!
Par le même.
Instruction familière sur TIprognerie,
Celui qui s'adonne à IIvrognerie ne deviendra jamais
suge et to.ubera dans toutes sortes de dissolutions.
:
Frozerbes de Selomon," 'ch. 20 eic.
Les ivrognes sont indignes de la société des"
créatures raisonnables: : on devrait les bannir de
la compaguie des humains et les reléguer parmi
les animaux. En effet, si on examiue lcs actions
des personnes qui se livrent à l'ivrognerie, on
trouvera qu'elles sont sans conduite dans leurs af
faires, sans économie dans leurs familles, sans attentions sur leurs enfans, et sans égards pour leurs
femmes.
Ce vjce détestable qui produit toutes sortes de
désordres met Phomme au-dessous de la bête. Je dis
livrogneric met Thomme au-dessous de la béte,
que car il est extrômement rare de vcir des animaux
boire et manger au-delà-du nécessaire de manière
à ne plus pouvoir se conduire.
ouvera qu'elles sont sans conduite dans leurs af
faires, sans économie dans leurs familles, sans attentions sur leurs enfans, et sans égards pour leurs
femmes.
Ce vjce détestable qui produit toutes sortes de
désordres met Phomme au-dessous de la bête. Je dis
livrogneric met Thomme au-dessous de la béte,
que car il est extrômement rare de vcir des animaux
boire et manger au-delà-du nécessaire de manière
à ne plus pouvoir se conduire. --- Page 57 ---
à
47)
blables Apotre à
St. Pierre dit que les
des "animaur sans
ierognes sont semIsaie les appelle des chiens raison', et le prophète
Lhomme ui s'enivre se réduit qui à pe russasient jiumais,
pidité; il ne sait plus ce qu'il dit un état de stuses pieds thancellent, sa
ni ce qu'il fait:
confus; scs yeux ne peuvent laugue articule des sons
objets, tous les traits de son plus distingter leg
posés , il inspire le mépris à visage sont décomgens. Quelle honte
tous les honnètes
à la divinité ! Comment pour Thumanite! quel outrage
ivre Tiage de son créateur! reconnoitre dans cet homme
vin, 2 les liqueurs et les autres Dieu nous .donne le
et entretenir nos
alimens pour
le servir avec
forces, afa que nous puissious réparer
sert que pour recommnissance; et l'ivrogne ne
outrager son
s'en
sa santé, Oui, mes
créateur et pour ruiner
santé ; elle corrompt fréres; la masse livrognerie du
ruine la
bile, épuise les forçes et la
sang 9 irrite la
robustes ; elle avance la vigueur mêmne des plus
mort : Hintempérances dit le vieillesse St.
et précipite la
mourir plusieurs. Hélas! !
Esprit, en a fait
t-elle pas tous les jours P l'expérience ne le prouveL'ivrogherie a d'autres suites
a
reuses : elle allume les passions non meins danges
je l'ai déjà dit, dans une
et entraîne 9 comme
Un ivrogue est
infinité de désordres,
se livrant sans cesse ordinairement à des
un homme violent;
remens : souvent, quand un querelles disputes : jun'a pas de quoi se
homme sujet à ce
bien mêmc ifr n'en viendrait satiselire, il vole: et, quand vice,
il pas toujours un voleur à pas à cet excès, n'estet de ses enfans P Souvent ligard de sa ferme
débauches ce qui devait servir apris à avoir dissipé en
leyrs families,les ivrognes fnissent. l'entretien de
par abandonuer
irement à des
un homme violent;
remens : souvent, quand un querelles disputes : jun'a pas de quoi se
homme sujet à ce
bien mêmc ifr n'en viendrait satiselire, il vole: et, quand vice,
il pas toujours un voleur à pas à cet excès, n'estet de ses enfans P Souvent ligard de sa ferme
débauches ce qui devait servir apris à avoir dissipé en
leyrs families,les ivrognes fnissent. l'entretien de
par abandonuer --- Page 58 ---
(48 )
leurs fommes et Ieurs "enfans, et cela, sans le
moindre scrupule : quelle abomination!
Et si lès personnes hounêtes leur iont des reproches à cet égard, ils repondent, pour justifier leur
inconduite, nous ne somnes pas mariés. Quelie indigne justification ! Permettez inci de vous dire, ivrogues 2 que les bêtes les plus féroces ont uil coeur
mnille fois plus sensible que le vôtre, car, elies
exposent leur vie pour procurer la nourriture Ilecessaire à leurs petits; et vous 2 abominables, vous'
abandonnez vOS femmes et vOs enlans! ne dites
donc plus, pour justifier YOS crines, que Yous,
n'êtes pas marits.
Etcs-vous bien persundés maintenant, mes fréress
doe c'est une abomination trés gracde derant Dieu,
de consacrer à Fivrognerie, je puis ajouter, et au
jeu, le peu d'argent qui devrait servir à procurer
la nourriture et les vêtemens. à des compagnes et
à des enfans qui vous aiment et qui yous. cherissent
maigré votre conduite afcuse P Ah, ivrognes de
prolession! Ah, joueurs immodérès! Songez que.
vous paroitréz bientôt devant Dieu, et que vous
Jui rendrez un compte rigoureux de tous vos excès et de toutes les souffrances que vous faites en-.
durer à vos malheureuses compagnes et à vOS
pauyres enfans dontfimocenes ctleslarmes devraient
vous attendrir et dont les plaintes contre, vous s'élevent quelquefois jusqu'au ciel.
Parierai-je du désordre qui existe dans les ménages des ivrognes ! Ab! quel horrible séjour que
Ja maison d'un ivrogne! Son épouse justement Ir-.
ritée de levoir dépenser et consumer en débauches,
le peu d'argent qui scroit si nécessaire pour l'entretien de leur maison, s'emporte contre son mari:
elle lui en feit des reprocies. Celui-ci, échauf
vous attendrir et dont les plaintes contre, vous s'élevent quelquefois jusqu'au ciel.
Parierai-je du désordre qui existe dans les ménages des ivrognes ! Ab! quel horrible séjour que
Ja maison d'un ivrogne! Son épouse justement Ir-.
ritée de levoir dépenser et consumer en débauches,
le peu d'argent qui scroit si nécessaire pour l'entretien de leur maison, s'emporte contre son mari:
elle lui en feit des reprocies. Celui-ci, échauf --- Page 59 ---
(20
par le vin ou les liqueurs fortes,
son, entre en fureur, vomit des
privé de 1 tai:
treite sa malheureuse femmes impréentions, mal
pltisieurs enfans qui mauqucnt chargie dcs choses peut-être de
nécessaires â la vie; accablée
"les plus
de toutes sortes de misdreg: d'ennui et corironnée
Jarnirs; le dasespoir d'un
: les reproches, les
violences; la barbarie de céta; Tautre; les jurenens; 5 les
des horreurs jui se passent dans les voila Pebrègé
irrogues.
monages des
N'est-cs pas là, mes
Enfiu, ce qui rend cC fndres, vice si Tininge de l'enfer P
he s'en corrige presque jnmais; funeste, c'est qu'on
toujours dans son
un ifregne meurt
Retaorte les abimes de f'éternité péché; et tombe eufin
timent de ses: excès: Telles pour y subir le chaBuites affreuses de
sont, mes fréred; les
h'y a-tail pas quelques Pivrognerie. Mais : direz-volis,
maudit viceP
moyens de se retirer de Ce
To, reféchir Gui, mes frères, il faut pour cela
que produit attentirement sur les maix étranges
rice naissent Piroguerie; les
il faut penser qtie de ce
mens 5 les
querelles, les meurtres, les jureles blaephômes $ les vols, les mauvais ménaS:
injustices 5 la pauvreté. Poubli de
sniul, en un mot. tous les
Dieu et
de tant de crimes ne suliit-elle
désordres. La vue P
un irrogne er fui-môme? 20, I pas faut pour faire rentrer
qui veut se convertir, fuie ses
qu'un ivrogne
bnuiches, use de vin et de
coimpagnons forics
de defréquente les personnes liqueurs
sobrement,
ces précautions il
qui eraigi bent Dieu. Sans
il doit se souvenir ne se cerrigera jamais. 3°. Eufin,
et quie n'étont
"gu'il peut mourir dans
Dicu
pas alors coupable do P'ivresse,
pardon de ses péchés il seroit
demander à
nité: C'est d'su.-Christ. lui-même perdu peurl'éterqai nous en avertit,
et de
coimpagnons forics
de defréquente les personnes liqueurs
sobrement,
ces précautions il
qui eraigi bent Dieu. Sans
il doit se souvenir ne se cerrigera jamais. 3°. Eufin,
et quie n'étont
"gu'il peut mourir dans
Dicu
pas alors coupable do P'ivresse,
pardon de ses péchés il seroit
demander à
nité: C'est d'su.-Christ. lui-même perdu peurl'éterqai nous en avertit, --- Page 60 ---
66 Prenez-garde; nous dit-il, de Yous laisser : allor
66 à l'excès du vin et des liqueurs fortes, de peur
%: que le jour du Seigneur ne viene vous sur-
& prendre tout-à-eoup. 22
C'est ce qui arriva au roi de Babylonc. Pendant
qu'il éloit à table se livrant â la débanche du vin
une main miraculeuse écrivit sa sentence sur la
muraille. En cffet, il fut égorgé cette nuit-l même,
et précipité dans les affreux abimes de l'éternité:
Du fond de l'enfer où ses débauchés l'ont conduit,
il vous apprend; 0
- utemperants de
tous
! 0
nuvgungi
genres
dissipateurs! que SI vous ne cessez
vOS excès vous deviendrez, comme lui, la proie
des feux éterncls. Réveillez-vous donc, s'écrie un
prophète : réveillez-vous 5 irrognes, à la vue des
maux infinis que produisent VOS excès; reveillezvous aux clameurs d'une malheureuse femme que
vous maltraitez peut-être encore $ après avoir mnangé,
dissipé toût son bien : réveiliez-vous aux cris et
aux larrhes de ces pauvres enfans que vous réduisez à la plus affreuse misère : pleurez YOS déréglemens passés : poussez des cris vers le ciel
pour solliciter votre pardon afin de réntrer en grâce
arec Diea et de mourir dans sa sainte miséricorde.
Ainsi soit-il.
Par le même.
ameurs d'une malheureuse femme que
vous maltraitez peut-être encore $ après avoir mnangé,
dissipé toût son bien : réveiliez-vous aux cris et
aux larrhes de ces pauvres enfans que vous réduisez à la plus affreuse misère : pleurez YOS déréglemens passés : poussez des cris vers le ciel
pour solliciter votre pardon afin de réntrer en grâce
arec Diea et de mourir dans sa sainte miséricorde.
Ainsi soit-il.
Par le même. --- Page 61 ---
(51 -
Sermon moral sur dipers
sujets:
< Il y a six choses que Dieu a en
66 tièmne que son âie déteste: les aversion, ct une sep-
<6 perbe, la langue sujette au
yeux de f'homme su4. répandent le siing
mensonge; le
les mains qui
.6 noirs complots, les innocent, cosur qui trame de
46 de Piniquité les faux pieds qoi courent dans les voies
46 sème la diacorde parmi ses témoins frères: , 12 et surtout celui- qui
46 louon , ch. 6. )
(Proverbes de SaMes tres-chers fidres;
Le premier objet de l'aversion et de la haine de
Dieu, c'est un homme
fièrement élevés
orgucilleux, 5 dont les yeux
il n'est
annoncent la superbe et Paudace;
hommes pas surprenant que Dieu le haisse, les
mnême lont en horreur. Les cocurs humbles
attirent les regards de complaisance de
mais
les orgueilleux sont frappés de seg anathêmes. Dieu,
Le second objet de faversion de Dieu, est la
langue sujette au mensonge; Dieu étant essentiel
lement vérité, ne peut manquer d'avoir une aversien spaciale pour le mensonge; la fausseté, la du=
plicité, les détours seront à jamais abominables à
ses yeux,
Le troisième objet de la haine
sont les
mains 'qui répandent le. sang innocent. divine, Les hommes
sanguineires sont comme autant de nouvéaux Cain
frappés des malédictions de Dieu.
Le quatrième objet, est le cceur qui trame
mauvais
de
complots ; ces cocurs
sont comme des brasiers cachés dans remplis le d'iniquités sein de
térre : ils couvent et fomentent en secret ces la
proA
à
ses yeux,
Le troisième objet de la haine
sont les
mains 'qui répandent le. sang innocent. divine, Les hommes
sanguineires sont comme autant de nouvéaux Cain
frappés des malédictions de Dieu.
Le quatrième objet, est le cceur qui trame
mauvais
de
complots ; ces cocurs
sont comme des brasiers cachés dans remplis le d'iniquités sein de
térre : ils couvent et fomentent en secret ces la
proA --- Page 62 ---
(52)
jets subversifs des lois divines et humaines; et au
moment qu'oa s'y attend le moins, Oi eu voit SOI'-
tir des étinceltés capabies d'exciter les plus vio-.
lents incendies.
Le cinquième objet, sont les pieds qui courent
rapidément dans ls voics de Finquité: il y. a des
homnes méchans qui entrent, i est vrai, dans les
voies perverses; muis ils y. entrent, ce semble,
timidement; et n'y font que quelques pas comme
ca tremblant ; cette timidité 5 cette crainté est encore une espece d'hioininage rendu à la vertu et à
Dieu; mais courir doec rapilité dans ces votes perverses, et les parcchrir à grands pas sans être arrêté par aucun remords; Cest comme braver la
majosté et la justice suprème de Dieu:
Le sixième objet, sont les faux témoins; en reldant un fhux témnoiznnge. non seulemeut ils commettent ui crime abominble ei lui-même, moais ils
peuvent exposer les- autres au pius grands malheurs.
La perte des biens; de la réputation, de la vie
même d'un hommne innocènt peuvent être les funestes
eilets d'un faux tmoiguage; et, combien, de fois
l'innodence n'a-t-eile pas été la triste victime d'ua
tomoignage faussement rendu P erime d'autant plus
déiestabie, qa'il est quclquefois appuyé par la foi
d'un serinent encore plus exécrable.
Enfin, le septième objet de l'aversion de Dieu,
c'cst celui qui sème la discorde parmi. ses fréres:
ce vice, d'après le langage de PEspril-Suint, cst
beaucoup plus en borreur aux yeux de Dieu que
tous les autres, il le déteste, il l'a en abomination et en exécration. D'ou peut done venir cette
aversion, cette haine, cette horreur particulière
que Dien témoigne contre les fermens de discorde?
La première raison gue je puis en apporier, est
'aversion de Dieu,
c'cst celui qui sème la discorde parmi. ses fréres:
ce vice, d'après le langage de PEspril-Suint, cst
beaucoup plus en borreur aux yeux de Dieu que
tous les autres, il le déteste, il l'a en abomination et en exécration. D'ou peut done venir cette
aversion, cette haine, cette horreur particulière
que Dien témoigne contre les fermens de discorde?
La première raison gue je puis en apporier, est --- Page 63 ---
53 )
que Dien a extrémoment à coeur T'union
rité parmi ses enfans; il les aime, il les et la chat
dans son' coeur, et rompre les liens de porte tous
rité parmi eux; c'est blesser
cette chaPendroit le plus sensible, et lui sort farre propre cceur dans
tant plus profonde que Ce sont
uie piae d utqui porteut le' coup:
ses propres euluns
corde La seconde raison, c'est que les ferinens
sont en efiet pias
de disque tous les autres
dangereus dans un sens
dscidés de tout
coupables; ce sont des enuemis
dans la
bien; ce sont des moustres
société; ils Paltérent, la troublent'et affreux
tcuisent; ce sont, en un mnot, des
ln détables
semblent commeitre le hommes détesplaisir e le commnetire
mal pour le seul
nourrissent d'amertume et : homies de fel, pervers qui se
plaisir du malheur des aufres
êt qui fout legr
raient-ils pas'li colère et toute ; comment n'excite.
La troisiime raison, c'est Tindiguation de Dicu?
allumée parmi les
que Ia discorde ainsi
et d'entrainer tous homines, les
est capable de conduire
autres
haine, la vengeanee, la
crim.s apres elle, la
son, le meurtre; tous les inreur, le.duel, la trahipeuvent devenir Peffet funeste vices, toutes les horreurs
de la discorde,
et les suites affreuses
mi les hommes quand une fois-cllo a allumé
cendie
son horrible
parune fois allumé parmi Bambean; et cet inplus de moyen
eux, il n'est
ses étincelles pour T'éteindre ; parut-il même presque éteint,
santes, feront toujours cachées et souvent rennisbrâsement plus toujours funeste craindre quelque nouvei emcela que la
que le premier.
à
les nations discorde a fait tomber dans Ajoutons le
étonnant
les plus puissantes. Il n'est donc néant
telle horreur que Dieu ténoigue une telle
pas
contre les fermens de aversiun, une
discorde. Dieu
ux, il n'est
ses étincelles pour T'éteindre ; parut-il même presque éteint,
santes, feront toujours cachées et souvent rennisbrâsement plus toujours funeste craindre quelque nouvei emcela que la
que le premier.
à
les nations discorde a fait tomber dans Ajoutons le
étonnant
les plus puissantes. Il n'est donc néant
telle horreur que Dieu ténoigue une telle
pas
contre les fermens de aversiun, une
discorde. Dieu --- Page 64 ---
(54)
aime la paix, et ils en sont les ennemis. déclarée;
Dieu recommande, la charité, et ils eur altèrent tous
les sentimens; Dieu a formé tous les liens de la
société, et ils les rompent; ils les brisent souvent.
sans retour.
Dieu justc, Dieu vengeur du. crime, délivrez-nous
de ces hommes nés pour le malheur du monde,
écrasez ces monstres détestables, bannissez-les de
la société, ou plutôt, Dieu de la paix, Père des.
miséricordes! éclairez leur esprit, faites leur, con
naître et les maux qu'ils font, et les maux qu'ils:
causent; touchez leurs ceeurs, inspirez leur des
sentimens plus conformes à Thumanité, à l'équité 9
à la charité ; ramenez-les dans les voies de la paix
et de la concorde, et rendez-les dignes de notre,
amitié et de notre tendresse en leur accordant.vousmême le pardon de leurs fautes.
Faites . 6 mon Dieu,
nous vivions tous en
frères ! unissez nous tous lame les entrailles sacrées
de votre charité; qu'il n'y ait qu'un ceeur, qu'une.
ême, 2 qu'une volonté pour faire le bien dans toute
Pétendue de cette République et chez toutes les;
nations étrangères.
Ainsi soit-il.
Par le même. --- Page 65 ---
Sermon sur les Misères de
I'Humanité.
Omnia et.vos ergo facite. quecnmque vultis ut ficient vobis
illis, hoc est enin lex et prophete, homines,
Rendez aux autres tous les services
disirez qu'on vous rende : c'est ia que loi VOuS
Dieu, et les prophéies.
die,
St. Jiatth. ch. XIL.
Mes. très chers frères,
Le nombre des misères
Thumanité, corporellement principales qui affligent
sept; qui sont: : la faim, la parlaut, se riduit à
tout domicile, la nudité, la soif, la privation de
et la mort. Iy, a aussi
captivité, la maladie.
miséricorde, qui sont: de sept donuer ceuvres Cui porches de
qui ont faim 1 à boire àceux à mauger à ceux
vétemens à cetix qui en
qui ont soif, des
pitalité, délivrer les
manquent, exercer Thos-,
et ensevelir les morts. captis 3 visiter les mniades,
vement ces diffèrents Permetirx.moi de traiter biftattentifs à mes paroles. sujets, et soycz,je vous prie,
De toutes les situations
on, puisse se tronver, il critiques dans lesquelles
que celle de Phomme n'y en a pas de plos triste
mières choses nécessaires réduit à manquer des
quelle ardeur
à la vie. Combien et prene désire-t-il
avec
table lui procure les
pas qa'une main charil'homme
secours dont il a besoin! aussi
dans cetté miséricordieux ne peut voir son somblable
émotion. C'est extrémité, sans être agité d'une tendre
lager,
pour son coeur un besoin de le soud'appaiser la faim qu'il souffre. Ses
largesses
a pas de plos triste
mières choses nécessaires réduit à manquer des
quelle ardeur
à la vie. Combien et prene désire-t-il
avec
table lui procure les
pas qa'une main charil'homme
secours dont il a besoin! aussi
dans cetté miséricordieux ne peut voir son somblable
émotion. C'est extrémité, sans être agité d'une tendre
lager,
pour son coeur un besoin de le soud'appaiser la faim qu'il souffre. Ses
largesses --- Page 66 ---
( 56 )
ne se bornent pas à lui donner quelques provisions
pour appciser sa faim', elles s'étendeut a toat ce
qui est en son pouvoir: Les indigens qui excitent
le plus sa compassion, ce sout ces" "pauvrés honteux;
infirines, ou trop ligés pear trayailler, et 0e qui, quoique réduits â la miscre, sont encore prives, par
une certaine bienséance, de la ressource d'exposer
leur indigence ; ressource qui fxit quelquefois viyre daus l'abondance beancoup de gens qui font de
la meudicits une profession. Cest encore en faveur'
des malades ct des ifirines, que son coeur s'attendrit; de ceux surtout qui désirent un aliment qui
pourrait, Çn effet, rétablir lcur santé, et à qui
leurs' ficultés ne permettent pas de se le procurer. Qu nd on fait la cha: ité aux pauvres honteux,
ou doit le faire avec grâce - 3 employant tous les
moyens possibles pour ne pas les humilier,
On ie doit pas non plus publier ses aumônes au
son de la trompette : notre main gauche , suivant
lexpression de Josus-Christ, doit ignorer les dons
que fait notre droite. Ah! que l'aumone est d'un
prix devant Dieu; et quelle est avantageuse
celui qui la fait !
disent les
te
Paumone,
saintes
écritures, efice le péché ; clle l'effhce en eftet,
pourvu néanmoins, qu'on y renonce et qu'on change
de conduite. Si vous êtes d'un tempérament trop
délicat pour faire de grandes pénitences; donnez en
aûmône ce que vous avez de reste. disent encore
les saintes écritures, et tout sera purifié, Soyez assurés que Dieu vous fera miséricorde, si vous avez
pilié du mistrable. Faitss. parl de votre pain à calui
gui a faim , dit Tobie à son fils, et le Seignour vous P
receura dans le scin de la gloire. C'est la première
ceuvre de miséricorde,
La seconde consiste à donner à boire à ceux qui
; donnez en
aûmône ce que vous avez de reste. disent encore
les saintes écritures, et tout sera purifié, Soyez assurés que Dieu vous fera miséricorde, si vous avez
pilié du mistrable. Faitss. parl de votre pain à calui
gui a faim , dit Tobie à son fils, et le Seignour vous P
receura dans le scin de la gloire. C'est la première
ceuvre de miséricorde,
La seconde consiste à donner à boire à ceux qui --- Page 67 ---
ont scif Notre
57 1
inangailiqteuhent celui-là seigneur a promis de
nou, un verre d'eau à inême qui donnert, récompenser en son
Que de retranehemens les quicouque en aura
pas faire à leur
riches ne
besoin:
W'auraient-ils
table; et Bar-li; pourraient-ils de
ce malade pas d'assister, de souinger que cet mnoyens
REar combier qui a besoin d'un
indi
honteuses
qui consomment dans peu de de vin!
faire uu picilieur dépetiscs, un argorit dont ils folies ct
à un inalheureus itsage, en W'employant à pourraient
dre ses forecs! C'est quelque ce boi sOl propre à procurer lui rengui ont soif
qu'on appellé abreuver
La troisième ceirvre de
ceux
Phospitatité.
miséricorde est
La guatrièné
d'exercér
eeux qui sont rius. ceuvre Ne de miséricorde est de vétir
toutes gucique ehose sir son pourrait-on pas retrancher
Ses parires
luxe, sur son superfu, sur
gnes à couvrir les inutiles; et corisacrer ces
ec la décence
paiivres autant que leurs éparces parures, ceite Pesigent? A quoi serverit besoins
ne servent
toilette trop recherchees? d'nilleurs
moins coupabics orlinairement devaht qu'a vous rendre plus clies
inispirent toujours plus Dieu, parce qu'elles ou
La ciniguieme
ou moitis dè vanité, vous
ter les malades. Hélas! ceuvre de iniséricorde est de
ter à un malade
combien le temps doit viside doueur, saris qui languit nuit et jour sur du:
faire qui puisse le pouvoir goûter le sothmeil, ni un rien lit
maux! Quel
distraire de la pensée de
personne vient soulagement lui
pour lui,
ses
ner des motifs de apporter des secours, loregue et quelque fui doncousoler gation essentielle consolation! de. visiter les Aussi est-ce une obli:
et de leur procurer des malades: de les
souingemens. Ce
ade
combien le temps doit viside doueur, saris qui languit nuit et jour sur du:
faire qui puisse le pouvoir goûter le sothmeil, ni un rien lit
maux! Quel
distraire de la pensée de
personne vient soulagement lui
pour lui,
ses
ner des motifs de apporter des secours, loregue et quelque fui doncousoler gation essentielle consolation! de. visiter les Aussi est-ce une obli:
et de leur procurer des malades: de les
souingemens. Ce --- Page 68 ---
(58)
n'est pas là, mes fréros,, que se bornent vos devoirs a leur égard: vous devez encore leur rendre
des services importans, en leur faisant des lectures de pieté, leur suggérant des prières, leur disant quelques paroles d édification pour les préparer à une bonne mort. Voilà, mes frères, une excellente oeuvre de miséricorde qui attire une infinité de gràcos sur ceux qui l'exercent.
La sixième ceuvre de miséricorde; est de délivrér
les capiifs. Je ne prétends pas qu'on doive chercher à élargir les malfaiteurs que la justice détient
dans les prisons, ni leur fournir aucun moyen d'en
sortir: ce n'est que pour les empécher de nuire
qeon les reticnt en prison', et afin de les mettre
hors d'état de comhettre les forfaits dont ils se sont
montrés coupables. Contribuer à faire recouvrer la
liberté aux scélérats que la justice des lois retient
en prison, ce scrait se rendre complice des crimes
dont ils se. rendraient encore coupables.
Par les captifs dont il est ici question, et qu'on
tous les infor-
.
doit chercher à dilivrer, j'entends
tunés innocents qui sont privés de la liberté.
Enfin la derniere ceuvre de miséricorde est d'ensevelir les morts, d'accompaguer leur conyoi fune.
bre, de contribuer aux frais de leur sépuiture $
quand ils sont pauvres, ou de prier quelque persoune riche de le faire.
Telles sont, mes frères, les ceuvres corporelles
de miséricorde. Ne laissez jamais échapper aucune
occnsion de les exercer. Cependant prenez garde
que cc. ne soit la vanité ou la ccutume qui vous
fassent remplir ces obligations. Que ce soit toujours,
an coitraire. par tn sentiment de religion, parle
désir de plaire à Dieu. Sans ce motif, les ccuvres
los plus exccllenies ne seront point récompensées
iche de le faire.
Telles sont, mes frères, les ceuvres corporelles
de miséricorde. Ne laissez jamais échapper aucune
occnsion de les exercer. Cependant prenez garde
que cc. ne soit la vanité ou la ccutume qui vous
fassent remplir ces obligations. Que ce soit toujours,
an coitraire. par tn sentiment de religion, parle
désir de plaire à Dieu. Sans ce motif, les ccuvres
los plus exccllenies ne seront point récompensées --- Page 69 ---
59)
dans Péternité. Toutes
imporlance,
ces eeuyres sont d'une
seront, d'une 1 que Jésus-Christ uous assure
telle
munière spiciale,
qu'elles
quil fera de notre
f'oijet de leximen
pronoucera sur
conduite, et de la sentenee
6:
nous, au jour du,
qu'il
relirez-vous de
jugement dernier...
exercé les moi, dira-bil, ceux qui n'auront
6: Ber moi,
ceuvres de misdricorde;
maudits, allez au feu
retirez-vous
fain.et, vous ne
éternel! J'ui
66 eu soif, et
m'avez pas douné à
eu
6 j'étais
vous ne m'avez pas douné manger;J'ai à
étranger, et vous ne m'avez
boire;
pitalité; j'étais
pas donné l'hos6 j'étais malade, nu,ct vous ne m'avez pas
6 visité. Car
prisonnier, $ et vous ne m'avez revêtu;
66 fois
je vous le. dis, en vérité,
pas
%
que vous avez refusé ces
toutes les
YOS frères, c'eat à
services à Pun de
66 refusés. 99
moi-même que vous leg avez
6 Venez,
4 ront exercé dira-t-il, lés
au contraire, à eeux
s6
ceuvres de
qui aitvous qui êtes les
misérieorde,
66 dre
bénits de mon pére, tenez venez,
possession du royaume qui vous alété pren-
$6 Corjai eu faim', et vous m'avez
prépars.
j'ai eu soif, et vous
donné à
m'avez donné à
manger;
46 étratiger, et vous m'avez reçu
boire; j'éteis
nu, et vous
chez
m'avez revêtu
vous; j'étais
m'aver visité;
;J'étais malade, et vous
66 venus voir.
j'élais en prison 2 et vous m'y êles
66 les fois
Car, en vérilé 3 je vous le
66 plus
que vous avez fait ces choses à dis, loutes
petits de vOS
Pun des
moi-môme. 99
frères, vous les avez faites à
Quel
ceuvres encoursgements de
mes frères *pour exercer les
Christ
miséricordel' Ce sont les paroles de
lui-meme ; appliquez-ous donc,
Jésusaccomplir
> mes fréres, à
religteusement ce qu'il vous preserit, et
Car, en vérilé 3 je vous le
66 plus
que vous avez fait ces choses à dis, loutes
petits de vOS
Pun des
moi-môme. 99
frères, vous les avez faites à
Quel
ceuvres encoursgements de
mes frères *pour exercer les
Christ
miséricordel' Ce sont les paroles de
lui-meme ; appliquez-ous donc,
Jésusaccomplir
> mes fréres, à
religteusement ce qu'il vous preserit, et --- Page 70 ---
60 )
vous obtiendrez dans le ciel le bonheur éternel qu'il
promet aux ames miséricordicuses.
Ainsi soit-il.
Par le même;
Sermon sur l'obligation et lavantage
de faire l'aumones
64 Esurivi; et dedistis mihi manducare
.66 J'aieu faim,et vous m'avez donné à manger:
S.. Mathieu ch. 25; 8. 35.
Telles seront, mes frères, les paroles que Notre:
Seigueur, 9 assis sur un trôue éclatant de gloire et
de majesté, adresscra à son dernier et terrible avénement, à toutes les personnes qui ont le coeur sensible à la misêre des inalheureux.
D'après le tableau qui nous est donné dà dernier
jugement, il semble que toute la rigueur du Souverain Juge se bornera à P'article de la charité;en
examinant notre cause.
De là nous pouvons juger tombien les aumônes
sont ellicaces,et de quelle importance elles doivent
être pour notre salut, puisqu'elles sont considérées
comme la seule chose nécessaire. C'est la conclusion naturelle des expressions du sauveur du monde:
46 Venez; dira-t-ilaux élus; venez, vous qui êtes
$ bénis de mon père; possédez le royaume qui vous
86 a. ét6 préparé dès le commencement du monde.
Ss Car j'ai etl faim et vous m'avez donné à manger;
ien les aumônes
sont ellicaces,et de quelle importance elles doivent
être pour notre salut, puisqu'elles sont considérées
comme la seule chose nécessaire. C'est la conclusion naturelle des expressions du sauveur du monde:
46 Venez; dira-t-ilaux élus; venez, vous qui êtes
$ bénis de mon père; possédez le royaume qui vous
86 a. ét6 préparé dès le commencement du monde.
Ss Car j'ai etl faim et vous m'avez donné à manger; --- Page 71 ---
(61)
#j'ai eu soif, et vous mn'avez
#nu, et vous m'avez revêtu. donné 99
à boire ; j'étais
tieureuscs done les
senter au jugement derhier, personnes qui pourront
titre sera suilisant
le titre de charité. prés Ce
vous n'en pourez douter, pour obtenir le botheur éternel;
le Sauvenr du monde
mes frères, puisque c'est
son évangile!
lui-mème qui Tassure dans
Si j'estime heureuses les
je, plains le sort de celles personnes
vain prieriez- vous Dieu du qui ne le sont charitables, pas. En
wous jeûneriez tous les
matin au soir, en vain
seriez vos péchés , en jours, vain en vain vcus confesde contrition , en-vain vons yous feriez des actes
commettre mône,
aucun péché; si vous vous abstiendriez de
de ce vous êtes perdus : vous aurez ne faites la pas Pau:
tence ec je yous dis, après avoir entendu conviction
Notre-Seignetr que je vais
la sen4 Reliros-vons nel
de moi, maudits ;
vous citer :
qui a été
allez au feu
#: anges; car préparé par le démon et
étersi donné à
J'ai eu faim, et vous ne pour scs
* pas donné manger; à
; j'ai eu soif, et vous m'ayez ne
pas
4 pas rerêtu. 2 boire; j'étais nu, et vous ne m'ares m'avez
Telle est, mes très chers
8ua Dieu attacle à la vertu de frères, Fimportance
guelle dépend entièrement notre salut: Taumone, verlu
tion. de repose Phomme: lordre qui doit régner dans vertu la sur lacréaper cette idée,et Permettez-moi de vOUs
Couter avec attention. continuez, je vous prie, déveiep- de m'éLorsque nous
règne dans
contemplons l'ordre admirable
portion de toutes Tunivers, la perfection et la
qui
mouvemens
ses parlies, la
juste proet de leurs fonctions: régularité de leurg
los poissons qui
umone, verlu
tion. de repose Phomme: lordre qui doit régner dans vertu la sur lacréaper cette idée,et Permettez-moi de vOUs
Couter avec attention. continuez, je vous prie, déveiep- de m'éLorsque nous
règne dans
contemplons l'ordre admirable
portion de toutes Tunivers, la perfection et la
qui
mouvemens
ses parlies, la
juste proet de leurs fonctions: régularité de leurg
los poissons qui --- Page 72 ---
(62) )
habitent la profondeur de lOcéan, les animaux
de toutes espèces qui peuplent les forêts, les oiseaux' qui vivent dens les airs, la beauté, la variété de leurs parures, la facilité avec laquelle ils
trouvent leur. nourriture; nous tombons dans une espèce d'extase d'admiration, et ne pouvons nous em
pêcher de dirc avec le prophète royal: 4 Seigneur,
46 que les ouvrages de vOS mains sont magnifiquest"
Eu eflet, combien sont admirables les traits de la
grandeur et de la munificence qui proclament la
Providence Divine!
Dans la spiendeur des cieux, dans limmensité
de POcéan, dans les richesses de la terre, dans la
sublime harmonie de toute la nature, son ponvoir,
sa sagesse, 2 sa bonté sont empreints avec des caractères immortels.
Mais lorsque nous détournons notre vue de ce
spectacie enchantear pour la fixer sur le principal
objet de la création, je veux dire, 2 sur Phomme
ce noble ouvrage de la Toute-Puissince, pour qui
toutes les autres choses ant été créées dans ce
mondo, et que nous le voyons abandonné, manquant
des choses les plus nécessaires que le Créateur a
répandues avec tant de profusion sur toutes les autres créatures :
penserons- -nous de la bonté de
s'est contentée d'orsa Providence?
qu'elle
dlie.ben
ner le ciel et la terre avec magnificonce, qu'elle
s'occupe de pourvoir à la nourriture des oiseaux, et
qu'elle oublie Phomme 1 la plus chère de ses créatures ! Non, mes frères 9 cette chose est impossible âà un Dieu infiniment bon et infiniment juste; ;
et personne ne peut penser ainsi sans se rendre coupable d'impiété. La Divine Providence s'est'char.
gée du soin des insectes, mais elle a laissé à Ihomime lc soin de Thomme, elle lui en a fait un com-
, qu'elle
s'occupe de pourvoir à la nourriture des oiseaux, et
qu'elle oublie Phomme 1 la plus chère de ses créatures ! Non, mes frères 9 cette chose est impossible âà un Dieu infiniment bon et infiniment juste; ;
et personne ne peut penser ainsi sans se rendre coupable d'impiété. La Divine Providence s'est'char.
gée du soin des insectes, mais elle a laissé à Ihomime lc soin de Thomme, elle lui en a fait un com- --- Page 73 ---
(63)
mandement. 4 Je
66 au 15e. chapitré vous commande, dit lc
6 mande de faire la charité du Deuteronome, 5 je vous Seigneur, comEn vaini nous
à vOs frères ialheureux." 25
appartiennent, prétendrions que nos richesses tous
dustrie, la
qu'eiles sont les fruits de notre invaux. Non réroinpenise de nos peines
, mes fréres, nos
ct-de nos tràpartiennent pas, elles
richesses ne nous
en a donné
appartiennent à Dieu qui nous apinspeeteurs, Fadiniuistration les intendans. : nous n'en sommes que. les
en disposons contre les vues Malheur du àn nous : si nous
les a coufiées pour le
Seigneur qui nous
malheurenx!
souingement de nos frères
La misere des
qui leur dotne des pauvres droits est done un titre puissant
perflu. Prenons donc
incontestables à notre surefiser ce superfu. Car garde, leur mes frères, 9 de leur
Faites geance contre nous devant le misère crierait vendone en
âmes
iribunal de Dicu.
les biens que le sorte, Seignear
chrétiennes, de gérer
lois de la justice
vous a donnés, selon les
manité: alors le divine, selon les lois de Phuséricorile; il oubliera Seigneur notre Dieu vous fera mide gloire et de bonheur vos iniquités et'vous comblera
esprits célestes,
dans le séjour éternel dès
Ainsi soit-il.
Prr le méme, --- Page 74 ---
84 .
Sermon en faveur des Pauvres:
4 Undè illos quis poterit hic saturare panibus in solitudine 1
$ Oi tronver dans un désert comme celni-ci, assez de pain
pour rassasier tout ce peuple ?. 52 (Se. Jiarc , chap. 8 )
Tel est; mes très chers frères 2 le Jangage de
çeux qui ne connaissent pas les ressources. de la
divine providence, ou qui se méfient de sa bonté
gni donne tous Jes Jours une nourriture abondante
aux plus petits des oiseaux.
Il faut cependant avouer quil y a des événements bien facheux, 2 des circonsiances bien tristes,
des situations bien cruelles, où l'on a besoin, pour
se soutenir, de toute la confiance que peut inspirer la penséc d'un Dieu Tout-Paissant, qui voit
tout, qui veille à tout, et ne permet rien que pour.
notre plus grand avantage.
ici, c'est une paurre femmc abandosnéc, chargée
d'enfans encore en bas âge, 2 qui n'a que ses bras
pour gagner leur vie et la sienne,
Là, c'est une maisoa épuisée par de longues maladies ou par d'autres accidents qui l'ont réduite
jusqu'à ni oguer des choses les plus nécessaires.
D'un autre.côté, ce sont des personnes nées vertueuses qui, faute de pouvoir se procurer ce qui
est nécessaire à la vie, vendent leur honneur pour
un faible présent qu'elles arrosent avec des larmes
de repentir. Combien de malheureuses sont plongées
dans la débauche, qui en sortiroient aussitôt, pour
rentrer dans le sentier d'e la vertu, si la charité
l'ont réduite
jusqu'à ni oguer des choses les plus nécessaires.
D'un autre.côté, ce sont des personnes nées vertueuses qui, faute de pouvoir se procurer ce qui
est nécessaire à la vie, vendent leur honneur pour
un faible présent qu'elles arrosent avec des larmes
de repentir. Combien de malheureuses sont plongées
dans la débauche, qui en sortiroient aussitôt, pour
rentrer dans le sentier d'e la vertu, si la charité --- Page 75 ---
65")
éfoit mieux pratiquée!
qui vivent dans les réduits Interrogez les molheuteit
Demandez-leur quelle est la obscurs de cette viile!
missements cable
et de cette allreuse cause de leurs
P Demandez à leurs
misère qui les ac- gedaus un état de
enfaus pourquoi ils sont
souvent termine dépérissement leur vie
et de langucur
printemps de leurs
avant d'être arrivés qui au
tous; que c'est le jours Et ils vous
en
Ripondront
qui est Cause: Pauvres reiroidissement de la charité
la justice divine Yous
infortunés!
pour vous
réserve un bonhenr Consolegerouss
les
récompeniser de vOs
éterael,
6. pleurent supportez avee patience. souliances, 4
si vous
6:
et qui souilirent, dit notre Heureux eeux qui
&. ciel parce qu'iis Seront consolés et
divin sauveur,
est à eux. St.
que le royaume du
Mais cette même dcthichs, chap. 5: >5
parce qu'elle a léteruité justice diyine ; qui est
sur les auteurs de
pour se
patience,
cipitera dans les vos maux la foudre venger; qui les laneera
C'est
abimes éternels:
pré:
inisère alors; 6 infortunés ! C'est alors
66 C'est triomphera !
qué votre
66 joie! Si alors que votre tristessé se
Vous Jeani, chap. 16: 99
changera eni
yous pourrez serez élevés sur des trônes de
à veux
contempier le lieu de
gloire d'oi
qui vous laissent
supplice destiné
sercz dans le sein d'Abrahom languir sur ia: terre. Vous
entenidrez les géinissemenis avec le Enzare; vous
auront refusé de faire
des mauvais riches, 2
frmes ou à d'autres
Faumône aux pauvreé qui inpossibilité de pouvoir Persounes qui sont dans linJe dis dans
travailler:
parce que toute F'imposibilito de pouvoir
se
personne
trarniller;
sullire : à elle-iuème. Vous qui peut travailler; doit
entendrez encore les
'Abrahom languir sur ia: terre. Vous
entenidrez les géinissemenis avec le Enzare; vous
auront refusé de faire
des mauvais riches, 2
frmes ou à d'autres
Faumône aux pauvreé qui inpossibilité de pouvoir Persounes qui sont dans linJe dis dans
travailler:
parce que toute F'imposibilito de pouvoir
se
personne
trarniller;
sullire : à elle-iuème. Vous qui peut travailler; doit
entendrez encore les --- Page 76 ---
€6
gentisseniens des pers onnes injustes qui refusent de
payer ce qu'elles doivent aux malheureux : oui,
vous les entendrez tous faire des hurlemens épouvantables. Alors ils prieront Dieu de vous periaste
de leur procurer quelques gouttes d'eau pour iema
péier Fardeur des flammes qui les coasumcront :
mais toutes ces pricres serout inatiles. La justice
de Dieu étant immuable, Parrêt de leur réprubation une fois provoucs, sera irrévocable : - 11313 si
la dureté du cceur d'un ceriain nombre de persouned
envers les pauyres est pour nous un sujet de pliste
aujourd'hui, ia conduite des honnêtes gens qul sont
en ei grand nombre dans cette paroisse, doit être
aussi un grand sujet de consolaticn. Dieu se réserve
des élus dans toutes les clusres, et j'ai déjà été
témoin que plusieurs personnes riches qui habitent
cette paroisse, ont le ceeur compatissant envers
les malbeureux. J'aime à croire
beaucoup de
imitéront leur exempie
charits.
:
personues Personne n'est exempt de faire l'aumone. Si vous
avez peu, donnez peu. Nous voyons dans Févangile que le denier de la veuve est aussi agréable
a Dieu que les riches présens donnés par des
personnes qui jouissent d'uue grande fortune.
Si vos moyens ne yous permettent pas de donner
plus d'un centime ; ne donnez qu'un centime; mais
donnez-le de bon coeur, et votre offrande seraa agréable
à Dieu qui ne laisse jamais, 9 sans récompense, X.
un verre d'eau donné en son nom. St.Mathien, chap.
Le Seigneur dit formellement dans P'évangile
qu'il rendra au centuple tout ce qu'on donne aux
pauvres pour Pamour de lui. Les saintes écritures
promettent mille sortes de bénédictions aux persoanes bicnfaisantes. L/Esprit-Saint nous exhorte
ime; mais
donnez-le de bon coeur, et votre offrande seraa agréable
à Dieu qui ne laisse jamais, 9 sans récompense, X.
un verre d'eau donné en son nom. St.Mathien, chap.
Le Seigneur dit formellement dans P'évangile
qu'il rendra au centuple tout ce qu'on donne aux
pauvres pour Pamour de lui. Les saintes écritures
promettent mille sortes de bénédictions aux persoanes bicnfaisantes. L/Esprit-Saint nous exhorte --- Page 77 ---
67)
dans un des chapitres de la bible à racheter
péchés par l'aunône.
nod
Oui, mes frères, l'autône rachete les
le Seigneur lui-môme nous Passure:
péchés 5
paroîtrez devant le tribunal de Dieu, Lorque voud
verrez sa justice redoutable sur le
que de vous
condamner à léternité malheureuse, point
vous
entendrez le génie du mal, cet ennemi 1 lorsque de vous
salut, vous oecuper de mille
notre
les portes du ciel; ne pérdez point péchés qui ferment
dalut, si vous avez fait l'aumône Pespérance de votre
Jésus- -Christ, notre avocat dans le ciel; atx malheureus:
défense dans ce moment terribler Oui; it prendra votre
sous sa protection ; et élevant la voix vous de prendra
ricorde, il adresséra cès paroles à
sa miséDieu tout-puissant;
lajustice divine :
reuse ânie, elle s'est souillée, ayez pitié de cetté malheu: 9
férentes sortes de
il est vuai; par dif
suivi les inclinations péchés; ; il est vrai qu'clle a
a satisfait ses
corrompues de la nature ; qu'elle
penchans déréglés et
toute votre indignation; mais
qu'elle mérite
Dieu de miséricorde,
souvenez-vous, Seigneur,
pécherease a secouru souvenez-vous les
que cette âme
Phospitalité et des. consolations malheurcux; à de
a donné
gers. Alors le glaive de la justice divine pauvres étrana VOS pieds et vous entendrez ces
tombera
lantes. J'ai pesé VOS iniquités dans les paroles consoma justice 5 et je les ai trouvées en grand balanées de
mais le contre-poids de VOs aumônes les nombre; a
portées. Les bienfaits que vous avez
emla terre dans le sein de mes créatures répandus sur
effacent vos péchés. Alors les anges, ministres malhearenses. de la 3
miséricorde divine, vous ouvriront les
lantes de P'éternité:
portes brilEntrez, vous diront-ils, allez
rousasseoir sur ces trônes éclatants de lumière ; allez
réguer avec les esprits célestes:
aumônes les nombre; a
portées. Les bienfaits que vous avez
emla terre dans le sein de mes créatures répandus sur
effacent vos péchés. Alors les anges, ministres malhearenses. de la 3
miséricorde divine, vous ouvriront les
lantes de P'éternité:
portes brilEntrez, vous diront-ils, allez
rousasseoir sur ces trônes éclatants de lumière ; allez
réguer avec les esprits célestes: --- Page 78 ---
(e8 )
2 Telle est, mes très-chers frères, la récompensé
que le Seigneur réserve à toutes les âmes charitabies; récompense que vous pouvez tous obtenir 3
en faisant l'uuméne, selon vatre fortune.
Ainsi soit-il.
Par le même:
Depoirs dles pères et mères enpers leurs
enfansi
Patres ; edacafe filios in disciplinà et corrèctione domini:
Pères et mères, élevez vOs enfans en les instruisant et en les corrige-nt selon le Seigneur.
Eoitre de Suin-Paul aux Eplésiens, ch: 6:
Mes chers Parcissiens i
Le salut de notre âme dépend entièrement dè.
P'éducation que nous recevons dans notre jeuinesse:
Si les enfans sont bien clevés, ils seront de bons
chrétiens; et quaiid ils deriendrost eux-mêmes pé:
res et mères, ils élèveront saintement leurs enfans:.
Ainsi la vertu se perpétuera de génératicn en génération. Le vice 7 ai contraire 9 s'éternisera daus
les familles, si les enfans sont mal élevés. Delà,
peres et mères, concluez combien il est nécessaire
d'élever vos enfars chrstienuement,
Ce n'est pas assez de les aimer, il fant les aimer pour Dieu. Il ne vous los a pas donnés seulement pour être votre. consclation et yotre soulage:
ont saintement leurs enfans:.
Ainsi la vertu se perpétuera de génératicn en génération. Le vice 7 ai contraire 9 s'éternisera daus
les familles, si les enfans sont mal élevés. Delà,
peres et mères, concluez combien il est nécessaire
d'élever vos enfars chrstienuement,
Ce n'est pas assez de les aimer, il fant les aimer pour Dieu. Il ne vous los a pas donnés seulement pour être votre. consclation et yotre soulage: --- Page 79 ---
(69)
ment sur la terre, mais surfout afin
fassicz, des saints qai le glorifient dans que TOUS en
votre grande obligation: elle
le ciel. Voila
l'instruction, la correction et renferme le bon trois devoirs,
Que les parens soient
exumple,
enfans, c'est une vérité obligés d'instruire leurg
aussi bien que la foi,
que la raison démontre
66 Enseiguez votre enfant, dit
$ sez-le dans la loi du Seigneur. 29 le sage, et instruirecommandé dans Tancien
Rien n'était plus
ncuc que leg parens, qui lestament. étaient Aussi voyone
avaic grand soin d'instruire leurs gens de bien,
triarche Tobie apprit à son
enfans, Le paà craindre le
fils, dès son éniance,
il est dit du père Seigneur. et dela et à éviter le péché; ; et
comme ils étaient justes, ils mère l'avaient de Suzanne, que 2
soin, des cominiatizlemens de Dieu, instruite, avec
Pères et mares, remplissez
si sacré.
fidélement un devoin
salut. Des Apprenez-leur, qu'ils
avant iout, Ia" science du
leur de Dien; commencent à comprendre,
leur ferez
que la premiére paroie que parlez- vous
à mesure que prononcer leur 9 soit le nom du
: et
raiscn se
Seigneur:
sez-les des premiers élémens déreioppera de
a, instruigion. Dés lour plus tendre
notre sainte reliune souveraine horreur du jeunesse, inspirez-leur
prendre que c'est le péché péché; faites-leur comdans les enfers. D'autres
qui précipite les êmes
et diles-leur,
fois, montrez-leur le
6 enfant,
comme la mère des Machabées: 4 ciel,
regardez le ciel: c'est là
Mon
rons Dieu. si nous le
que nous ver46 terre. >
servons fidélement sur la
homme Tobic Répétez-leur à
encore ces paroles du saint
44 peu de bien, mais son fils: 6 Mon enfant, nous avons
F ee tous avons ka crainte nous de Dieu serons assez riches, si
dans notre caeur. 2
a
fois, montrez-leur le
6 enfant,
comme la mère des Machabées: 4 ciel,
regardez le ciel: c'est là
Mon
rons Dieu. si nous le
que nous ver46 terre. >
servons fidélement sur la
homme Tobic Répétez-leur à
encore ces paroles du saint
44 peu de bien, mais son fils: 6 Mon enfant, nous avons
F ee tous avons ka crainte nous de Dieu serons assez riches, si
dans notre caeur. 2
a --- Page 80 ---
( 70) )
la crainte de Dien, une eninte
Oni, mes frères, voilà ie meilleur héritage que vous puiséducation,
C'est
la chose
siez laisser à vos.enfans:
cependant comment les
qu'on négige le plus: eh! d'aiieurs, enfaus de la science
parens insiruiraientils leurs
eux-mômes. Lt en
du saint? La plupart apprise? lignorent ils ne se sont oceu+
eflet,oi Tauraient-ils
de leurs pizisirs; on
pés, dans leur jeunesse. jatnais que. à Peglise pour enhe les voyait presque
Oh! que ieur jun
tendre les instructions pastorales. Dien leur demandera
gement sera terrible! jorsque auront perdus - , etdont
compte de ces enans qu'ils âme;
sera leur
il faudra répondre âme nour
quelle
confesion et leur euppice! et mères est souvent cause
Linduigence des peres
de leurs enfans, 4. Peres-et méres, dit
de ia perte Paul,
vOS eufans selon le
4 Papoire St.
corrigez
; 57 c'est pour cela quti vous a revêtus
6 Scigueur autorité. Servez-vous eh pour les reprendre
de son défauts; et si les réprimandes ne suffisent
de leurs
les châtimens: c Dieu châtie ccux
pas, employez aime. 99 De même, si vous aimez vOS enfans, 2
k qu'il
leurs paesions, révous les châtierez, pour réprimer
naisformer leurs imperfections à mesure qu'eiles ieur
sent. C'est la meilleure preufe que vous puissiez dès
donner de votre amour. I faut les corriger est
si vous voulez réussir; car ii en
leur enfance,
des arbres: quand un arbre est
des enfans comme redresse facilement, on pent lui dontondre, on le
cela n'est
lorsner un bon pli; mais
plus possible, dit Pécriture
qu'i! est vieux. 4 Un jeime homme, la même route
6 sainte, suivra dans sa vieillesse 29,
4 qu'il aura tenue dans sa jeunesse. s'est-il abandonné à
Pourquoi ce jeune homme n'a-t-il poirt de retoutes sortes d'excès? Pourquoi
enfance,
des arbres: quand un arbre est
des enfans comme redresse facilement, on pent lui dontondre, on le
cela n'est
lorsner un bon pli; mais
plus possible, dit Pécriture
qu'i! est vieux. 4 Un jeime homme, la même route
6 sainte, suivra dans sa vieillesse 29,
4 qu'il aura tenue dans sa jeunesse. s'est-il abandonné à
Pourquoi ce jeune homme n'a-t-il poirt de retoutes sortes d'excès? Pourquoi --- Page 81 ---
(71)
ligion? C'est la finte de'sos
vivre selon sCS caprices et parens quilont laissé
piré l'amour de la religion. qui ne lui ont pas inss
fille faitelle parier d'elle P Perrquoi cette jeune
pas de frein à ses passions? Pourquoi ne met-elle
elle daus une position
Pourquoi se trouve-tC'est parce que ses critique et cmbarrassante ?
dos principes assez soldes, parens ne lui out pas donné
veillée daus ses démarehes, ne lont pas assez surqu'ils lont laissée courir
ses frequentations, et
Oui, péres. et
partout ou elie voulait.
enfans dès le méres, SI vous aviez corrigé TOS
seriez maîtres commeucement, ;. ils ne
aujourd'hui vous en
de chngrins, Ab! malheur vous à causeraient pas tant
leurs enfans à leur gré! ils ceux qui laissent vivre
chatimens de
et
attireront sur eux les
rible jugemient, Dieu, Ne
seront condamnés à son ters
frares, user maintenant vaut-il de denc pas mieux 2 mes
enfans, pour les
sévérité à Tégard de vos
condomnesavec empécher de se perdre, que d'être
moi, ils
eux par le souverain
dont
vous sauront gré un
juger Croyezvous aurez usé à leur jour de la rigueur
dans le deveir; ils
égard, pour les: retenir
ternité.
vous en béniront pendant l'éêtre modérée. J'ajoute. II - cependant,
la correction doit
fens
faut aussi alcr
que, Si 'on les punit,
connaître aux enmeur, par caprices,
ce n'est poirt par habien.. Ainsi,
de par colère, ipais pour leur
dictions dont point
ces juremens, de ces
dans
se servent da
maléce pays-ci,
plupart des parens,
la cerrection et l'instruction pour corriger leurs enfans. Mais
parens n'y joignent
sont inutiles, si les
courte et la plus sûre pas l'exemple. La voie la plus
vertu, c'est de la
pour porter les autres à la
Pères ct mères, pratiquer soi-même.
prenez donc garde à ce
que
colère, ipais pour leur
dictions dont point
ces juremens, de ces
dans
se servent da
maléce pays-ci,
plupart des parens,
la cerrection et l'instruction pour corriger leurs enfans. Mais
parens n'y joignent
sont inutiles, si les
courte et la plus sûre pas l'exemple. La voie la plus
vertu, c'est de la
pour porter les autres à la
Pères ct mères, pratiquer soi-même.
prenez donc garde à ce
que --- Page 82 ---
(72)
vous direz ct à CC que vous fercz devant VOs ene
fans; obdervez-vous, même dans ce qui vous est
permis 2 mais qui poutrait les scandalieer. Gue votre condaite soit comme un miroir où ils vuient ce
qu'ils ont à faire. Donnez-leur l'exemple dans toutes les choses édifiantes. Comnent, par cxempie,
pères qui m'écoutez, roulez-vous eie vOS entans
respectent leurs méres, 51 vous-meines YoUs les
traitez avec mépris? Oserez-vous aussi ropretdre ces
enfans sur leur peu de piéte, si vous étrs vous-mémes sans religion? Oserez-rous jeur"reprocher leur
conduite. si vous échappez en juremens. cn paroles libres ? Leur D iapprendrez-vous à être sobres,
tempérans, si vous vous adonnez à. livroguerie
à
et
à d'antres excès 2
Ah! pères et méres, ne vous plaignez pas de
Pinconduite de vOS enfans, ce sont vOS mauvais
exempics qui les pervertissent Oui, c'est à vousmêmes que vous derez vons en prendre. Si vors
étiez des modèles de vertus 2 vOS enfans. seraient
vertueux. Vivez d'une manière exemplaire dans vos
familles; édifiez vOS enfans, 5 par votre exactitude
à remplir tous les devoirs de bons pères et de bonnes mères de famille; et vous verrez, n'en doutez
pas, vos chers enfans se douner au bien, pratiquer
la vertu, et après avoir fait votre consolation sur.
la terre, vous serez réunis avec eux, dans Péternité bienheurause que je vous scuhaite.
Ainsi soit-il.
Par Ie même.
Vivez d'une manière exemplaire dans vos
familles; édifiez vOS enfans, 5 par votre exactitude
à remplir tous les devoirs de bons pères et de bonnes mères de famille; et vous verrez, n'en doutez
pas, vos chers enfans se douner au bien, pratiquer
la vertu, et après avoir fait votre consolation sur.
la terre, vous serez réunis avec eux, dans Péternité bienheurause que je vous scuhaite.
Ainsi soit-il.
Par Ie même. --- Page 83 ---
73 Y
Devoirs des enfans
enpers leurs
et mèresi
pères
-
Honora patrem tuum et inatrem tuam
gevus super terfun,
3 ut sis lon:
Honorez viviez votre père et votre mère , efa que
long-temps sur la terre.
vous
Ezode; eh: XX.
Le premier devoir des
feus; est de les
enfans envers leurs 30
apprend à quei s'étend respecier. Le
ce
Saint-Esprit s
ii, vos pères et
respect : honoriz, , nous dit:
toutes sortes de pialichce. mires par purolos 2 : par uctions et pur
leur Respecter son père et sa mère par
parler d'une manière
parbles; c'est
et non aveè grossicreté et polic et respectueuse,
et mdres des paroles
ridesse. Dire aux pères
chagrin et de les mortifier cagiables de leur causer du
parlcr avec arrogance,
2 les contrarier, leur
durs et
2 leur faire des
dans
humilians, c'est une chose
reproches
un, enfant:
impardonmable
Quand il serait : vrai que vos
torts, il ne. Nous-couviendrait parens auraient des
comme vous le feriez
pas de les relever;
ge, vous pouvez leur envers faire un égal. Si le cas Pexice ne doit être qu'avec
des observatious; mais
tous les ménagcatens du beaiccup de douceur et
Vous devez ehcore les
respect; dit SaintPaul:
c'est-à-dire, les prévenir respecier par vos actions';
sincèrcs témoiginges d'honnéteté en toute occasion, par de
écottant leur avis avec soumission, et de déférencei
me vous le feriez
pas de les relever;
ge, vous pouvez leur envers faire un égal. Si le cas Pexice ne doit être qu'avec
des observatious; mais
tous les ménagcatens du beaiccup de douceur et
Vous devez ehcore les
respect; dit SaintPaul:
c'est-à-dire, les prévenir respecier par vos actions';
sincèrcs témoiginges d'honnéteté en toute occasion, par de
écottant leur avis avec soumission, et de déférencei --- Page 84 ---
4aj
Vous derez.nussi éviter toutes les actions qui se:
raieht des marques de mépris à leur égard ; iie
point les tourner en ridicule ; â plus forte raison, 1
vous ne devez point vous permettre de leur faire
des affronts; ni de les maltraiter. Un enfant qui en
viendrait à cet éxéès, serait un monstre: Enfin, Dieu
vous ordoune d'honorer vos parens par votre
tience; en supportant leurs délauits, leurs
ARTLE
êt leurs infirmites. Il peut se faire que quelquefois ils
soient de mauvaise humeur; qu'aigris par des infirmités, par des
par des chagrins; ils
soient facheux et mm difficiles contenter; C'est dans
ces occasions S qu'il faut lcs honorer en toute patience; vous ne devez point prendre d'humieur con:
tre eux, ui aécompeguer de mauvaise grâce les secours que vous leur donnez. Tel est le respoct que
les enfans doivent à leurs pérés et mères.
Mais coniment s'acquittent-ile de ce juste devoir?
Ah! que.de reproches n'ont-ils pas à se faire làdessus! Voitou beaucouip d'enfans qui respectent
ainsi leurs parens par leurs paroles; par leurs actions et parleur patience à supporter leurs défauts?
Hélas! combien n'y en à-t-il pas qui prenhent des
airs de hauteur enver's leurs pères et mères; qui
les attristent par les paroles les plus méprismntes;
qui les traitent avec dedain! il en est même qui
portent l'insolence jusqu'à leur tenir de mauvais pro=
ppos. Quelle conduite abominable! 0 ingrats et mal
heurenx enfans ! tremblez; la malédiction de Dieu
va fondre sui vous comme la foudre, et vous précipitera bientôt dans les abimes éternels. Jésus-Christ
menace du dernier supplice celui qui traitera son
frère otl son prochain avec mépris; avec quelle rigueur alors punira-t-il des enfans qui méprisent de
ia sorte ceux qui leur ont donné la vie! un père et
ppos. Quelle conduite abominable! 0 ingrats et mal
heurenx enfans ! tremblez; la malédiction de Dieu
va fondre sui vous comme la foudre, et vous précipitera bientôt dans les abimes éternels. Jésus-Christ
menace du dernier supplice celui qui traitera son
frère otl son prochain avec mépris; avec quelle rigueur alors punira-t-il des enfans qui méprisent de
ia sorte ceux qui leur ont donné la vie! un père et --- Page 85 ---
(75)
une mère sont l'image de Dieu à
enfans; ils en tiennent la
l'égard de letira
res de son antorité, Leur place, ils sont dépositaidonc en manquer à Dieu-môme. manqucr de respect, C est
cienue loi, Dieu avait-il
Aussi, dans l'anmort celui qui ferait une ordonaé qu'on punît de
jours. Si
injure à fauteur de ses
qusiquver 7 dit-il, oulrage de
0x sa mère, quil soil puni de mort. parolés son père
Les enfans qui se conduisent
pèrcs et mères finissent
mal : envers leurs
les fléaux du ciel viendront toujours misérablement: tous
fans, éloignez de vous les foudre sur eux. O enDieu vous menace! vous le terribles chitinens dont
témoiguant en toute
pouvez facilement, en
vOs pères et mères; occasion', c'est
un grand respect à
vers eux.
votre premier devoir enLe second devoir des enfans est d'aimer
pères et mères: si les enfans
leurs
sur ce que leurs parens font jetaient un coup d'ceil
raient vivement cette
pour eux, ils sentide
obligation. En effet, que d'attentions, de soins que
peines, que
cette tendre mére n'a-t-elle d'inquictudes,
qu'elle vous portait
pas cus,
13M2
n'a-t-elle
dans son sein! Que de douleurs
et, dès pas endurées en vous mettant au monde!
foursir à que vousy avez été, quelle
tous vOS besoins ! Dans ce vigilancc pour
qui demandait une attention continuelle, premier age
pour ainsi dire, été occupée
de
elle n'a,
rebutants qu'aient été les services que
vous; quelque
alors nécessaires elle
qui vous étaient
*
s'y est portée avec
Souvenez-vous de ses tendres
joie.
ses soins autour de vous. Que empressemens de
et de
appaiser VOS larmes! Que de précantions caresses pour
garantir de toutes incommodités, et
pour vous
pour vous préser-
ce vigilancc pour
qui demandait une attention continuelle, premier age
pour ainsi dire, été occupée
de
elle n'a,
rebutants qu'aient été les services que
vous; quelque
alors nécessaires elle
qui vous étaient
*
s'y est portée avec
Souvenez-vous de ses tendres
joie.
ses soins autour de vous. Que empressemens de
et de
appaiser VOS larmes! Que de précantions caresses pour
garantir de toutes incommodités, et
pour vous
pour vous préser- --- Page 86 ---
78)
vor des dangers qui vous environnaient! Que d'alars
mes, au moindre signe de pnaladie!
Pour votre père, si pondant le jour, il's'est consumé de travail, en rempiissant les devoirs de son
état, si les soins et les inqaiétades l'accableut,
c'est uniquement à cause de vous. Gue de peines
ne se doane-t-il pas pour vous proctrer ane éducation honnête et un élablissement avantageux ou
un Clat qui puisse vous procurer votre existence!
Ah! mes fréros, pourrez-vous jmais aSsOZ aimer
un père et une mere qui vous chérissent avec tant
de consturee? Mais en quoi consiste l'amour que
vous leur devez? A vous réjouir des biens qui leur
arrivent, â leur soubaiter les mômes avantages qu'à
vous-mnêmes, la santé, la vie, les prospi rités temporelles, à vous affliger de leura alihictions, de
leurs maux. de leurs adversités. Quand vous reiarquez en eux la piété, la crainte de Dieu, la verius
vous devez éprouver la joie la plus 'vive. Et rien
ne doit vous causor plus de désolation, que quand
vous les voyez sans piété, S3 livrer à des jureinans,
à dos maiedictions, à des disputes. Vous divez redouter leur damnation comme le plus grand des malhours, et parconsiquent 2 ne rien fire qui puisse
leur devenir une cecasion de colère, et prier souvent pour eux. Entrons dans un plns grand détail.
Quand on aime bien une persolne, 00 domeure VOlostiers auprès d'elle. Parconsiquent, si vous alez
bien, votre père et votre mère, vous vous ferez un
plaise de réster avec eux à la maison et de leur
tenif" compagnie : vous ne leur parlerez qu'à coeur
ouvert et avec tendresse. Bien loin de leur montrer
de la mauvaise humeur, qu'ils puissent toujours remarquer, et sur votre visage et dans vOs manières,
que leur présence vous remplit de joie. Abstenez-
, 00 domeure VOlostiers auprès d'elle. Parconsiquent, si vous alez
bien, votre père et votre mère, vous vous ferez un
plaise de réster avec eux à la maison et de leur
tenif" compagnie : vous ne leur parlerez qu'à coeur
ouvert et avec tendresse. Bien loin de leur montrer
de la mauvaise humeur, qu'ils puissent toujours remarquer, et sur votre visage et dans vOs manières,
que leur présence vous remplit de joie. Abstenez- --- Page 87 ---
*
(77)
vous de l'ombre même de cC qui
Causer de la tristesse, , et courez
pourrait leur
ce qui peut leur faire
au-devant de tout
vos pères et
plaisir ; en un mot, ayez
inères, les scatinens
pour
yous, et il ne sera plus nécessaire qu'ils out pour
commander de les aimer de coeur et de vous reLe troisième devoir des endans
d'action.
c'est de leur obéir. L'obiissance envers leurs parens 9
laquelle Qn peut reconnaître si foa est la marque à
parens le respect et lamuur
a pour ses
moilleure preuve qu'on aime Dieu, qu'on leur doit. La
observe ses commandemens,
c'est quand on
convaincre YOS
Vouleg-vons égaiement
pliquez-vous à fiire parens que vous les aimez? Apsaint
çe qu'ils vous prescrivent, Le
même évangile étgil soumis nous apprend que Jesus-Christ luiPrenez donc Jésus-Christ à ses parens; ; erat subditus illis,
imitez-le dans son
pour votre modèle, O enfans;
sanctifier, et trouyer obéissunce, si vous désirez vous
lui dans le ciel.
uu jour une place prés de
L'obéissance doit être
qu'apportent la
prompte : point de ces délais
ordres de leurs plupart des enfans à exécuter les
qu'après qu'on leura parens. Quelquefois ils n'oboissent
chose; ils n'obéissent commandé mille fois la même
châtiment et de rigueur. qu'en murmurant 9 à force de
-de Pobéissance. Au Perla, ils perdent le morite
d'un père ou d'une moindre sigue de la volonté
tout quitier et obéir mère, 5 un eufant bien né, doit
faut leur obéir en toutes promptement à ses parens. il
qui est conforme aux lois occasions, de
dans tour ce
gouvernement.
Dieu et à celles du
Si les pères et mères osaient commander à
enfans des ehoses criminelles,
leurs
le prochain, de lui
comme de calomnier
causer du dommage,de mentir,
d'un père ou d'une moindre sigue de la volonté
tout quitier et obéir mère, 5 un eufant bien né, doit
faut leur obéir en toutes promptement à ses parens. il
qui est conforme aux lois occasions, de
dans tour ce
gouvernement.
Dieu et à celles du
Si les pères et mères osaient commander à
enfans des ehoses criminelles,
leurs
le prochain, de lui
comme de calomnier
causer du dommage,de mentir, --- Page 88 ---
( 78 )
voler, médire ou de faire quelqu'autre mal que ce
soit; Hles enfans s en ce cas 9 ne devraient point
obéir. Car, dit l'esprit saint 7 O7 doit obéir à Dieu
plutôt qu'auz hommes injusios.
Je vous le répête, 6 enfans, vous' devez l'obéissance à vos parens en toutes choses justes et raisonnables.
Les enfans qui n'habitent plus la maison paternelle, ne sont pas pour cela dispensis du devoir
de l'obéissance envers leurs parens. Les patriarches
Isauc, Jacob et les autres, étant mariés, conservaient pour leurs pères et mêres une soumission
aussi grande que lorsqu'ils étaient jeunes. Marchez
donc sur les traces de ces saints personnages; imitez
leur exemple sur la terre et vous partagerez un
jour le bonheur éternel dont ils jouissent dans le
ciel.
Ainsi soit-il.
Par le même.
*
Principales obligations des enfans envers leurs pères et mères devenus ages.
Quàm malae famae est, qui derelinquit patrem :
et est maledictus à deo, qui exasperat matrem.
L'enfant qui abandonne son père est un infâme ;
et celui qui attriste l'esprit de sa mère, est
maudit de Dieu.
Livre de PEcclésiestique eh. IIl.
Le principal devoir des enfans envers leurs pères ct mères devenus agés, c'est de les secourir
obligations des enfans envers leurs pères et mères devenus ages.
Quàm malae famae est, qui derelinquit patrem :
et est maledictus à deo, qui exasperat matrem.
L'enfant qui abandonne son père est un infâme ;
et celui qui attriste l'esprit de sa mère, est
maudit de Dieu.
Livre de PEcclésiestique eh. IIl.
Le principal devoir des enfans envers leurs pères ct mères devenus agés, c'est de les secourir --- Page 89 ---
79 )
dans leurs besoins, dans les maladies,
lesse, dans la pauvreté et dans les dans la vieil-.
Dans toutes ces
infirmités.
d'aider son père et occasions, sa
ui enfant est obligé
manquer de rien de fout mère, et de ne les laisser
Poursentir cette
ce qui est en son pouvoir.
Oh! qu'on doit s'estiner obligation, ii suflit d'avoir un caur,
dre à son père et sa mère heureux de pouvoir ren.
a reçu d'eux! Manquer à une partie de ce qu'on.
ingratitude moastrucuse et ce devoir, ce serait une
Cest pourquoi il est écrit horrible devant Dieu.
66 Que celui qui abandonne au livre de la sagesse:
66 et quiconque ne
sou pere est un
prend pas soin de
inlame;
maudit de Dicu. 27 Ce devoir
sa mère. est
très chers frères,
est trop sacro, mes
Ne dites
pour que vous y manquiez
pas, pour vous en
jamais.
parens vous sont à charge, à dispenser, que vOS
ige, de leur caducité et de leurs cause de leur grand
peut être, mais ils ne l'ont
infirmités, Cela
leurs travaux et leurs soins, pas toujours été. Sans
vous possédez. Et dans la vous n'auriez pas ce
ne vous
Rl
auraient rien
supposition même où
fàt que le fruit de votre travail donné, oû votre bien ne
trie; n'est-ce pas à eux
et de votre iudussanté et la force dont que vous devez la vie, la
ils pos nourris et.entretenus, vous jouissez? Ne vous ontétiez hors d'état de
dans le temps oà vous
qui vous était nécessaire? vous N'est-il procurer vous-mêmes ce
il pas être bien doux
pas juste, ne doitjourd'hui les mêmes pour vous de leur rendre auservices?
Vous me direz
ment que ce qui peut-être, est nécessaire que vous n'avez exacteenfans. Mes amis , je ne dis pour le vous et pour VoS
combien de fois voire
et pas contraire; mais
privés de leur
père votre mère se sont-ils
nécesseire pour vous le donner! Si:
dans le temps oà vous
qui vous était nécessaire? vous N'est-il procurer vous-mêmes ce
il pas être bien doux
pas juste, ne doitjourd'hui les mêmes pour vous de leur rendre auservices?
Vous me direz
ment que ce qui peut-être, est nécessaire que vous n'avez exacteenfans. Mes amis , je ne dis pour le vous et pour VoS
combien de fois voire
et pas contraire; mais
privés de leur
père votre mère se sont-ils
nécesseire pour vous le donner! Si: --- Page 90 ---
(80 )
vous aviez un enfant de plus, vous trouveriez bien
le moyen de le nourrir avec les autres. Eh bien 1
faites pour votre père, pour votre mere qui sont
dans le besoin, ce que vous feriez pour cet' enfant,
et Dicu vous récompensera ; ii i'a promis 2 et il
gera fidéle â sa parole. Les enfans vertueux doivent assister leurs parens dans les besoins du corps
et de lâme. il faut, s'ils sont pauvres 2 partager
vOS provisions 2 votre pain avec eux, leur fournir
ce qui est nécessaire pour les vétir, pour les ioger,
Sils ont besoin de YOS services toue devez les
leur donner préférabiemient à tout autre. T'ombentils malades? 1l faut alors redoubler tour VOs soins
et tout empleyer pour hâter leur guerison par les
remèdes et en leur procarant une meilleure nourriture. Oserai-je dire? Si un animal est malade, on
n'épargne rien pour le guérir: et queiquefois on
laisse périr ou languir ua pere, qie tendre mère
faute de secours qu'on pourrait leur donner!
Grand Dieu! Quelle inhumavité ! Il faut encore
assister ses parcus dans les bercins de l'âme, c'està-dire, les consoler dans. leurs afilictions; dissiper
leur tristosse ; leur parler de leur salut, dès qu'ila
sont malades; prier pour eux et faire de bonnes
geuyres, afin de leur obtenir la grace d'une sainte
mort.
L'amour flial doit aller même au-delà du tombeau.
Un eniant vertueux doit prier et faire prier pour
le repos de l'âme de son père et de sa mére. Il
doit exécuter au plus tôt lears dernières volontés.
Mais combien y on a-t-il qui s'acquittent de ce
devoir si juste et si sacré P Hélas! on ne voit que
trop d'enfans ingrats qui laissent manquer du nécessaire un père et une mère qui se sont épuisés
pour cux. Et quand ils sont morts., ces enfans ingrats
ux doit prier et faire prier pour
le repos de l'âme de son père et de sa mére. Il
doit exécuter au plus tôt lears dernières volontés.
Mais combien y on a-t-il qui s'acquittent de ce
devoir si juste et si sacré P Hélas! on ne voit que
trop d'enfans ingrats qui laissent manquer du nécessaire un père et une mère qui se sont épuisés
pour cux. Et quand ils sont morts., ces enfans ingrats --- Page 91 ---
C
(8ij
he porisent qu'à partager leurs
parer de leor succession,
dépouilles, à s'ema
de procurer à leur âme les sans se niettre en peine
Que disj je? ne voit-on soulngemens nécessaires!
turés, qui, perdant
pas de ces enfaus dénaet méres, font de jusqu'au leor
sourenir deleurs péres
leurs querelles 5 de leurs succession la matière de
sions les uns entre les procès et de leurs diviquiagissez ainsi!
autres P Misérables
cOnse servira votre sentence est déjà prononcée: enfans
66 vous vous
pour vous de la même mesure dont
malheureux ! serez voilà serris pour les autres. 29 Parens
tendresse $ tous les souvent soins ot aboutissent toute la
vos enfans. Retenez bien que vous avez cus pour
4 Ne donnez
cet avis du
4 ne lui abandonnez aucun pouvoir sur vous Seint-Esprit à voire fils;
66 dez de peur
pas tout ce que vous
6 mander. Il vaut que vous ne soyez réduits à lui possé- de46 qui vous
mieux que ce soient VOS enfans
66 duits â attendre demandent, que d'être vous-mêmes réMon Dieu!
de qu'iis voudront vous donner, 99
de profiter de accordez à tous les enfans la
pratique.
cette instruction et de la mettre grâce
se, d'uue Remplissez leur cceur d'une telle
en
telie soumission, d'une telle
tendrespour leurs pères et mères, qu'ils
vénération
soltion de ces tendres
deviennent la concette paroisse. Qu'ils parens, 2 et l'ornement de
tous leurs besoins, afin assistent leurs parens dans
qu'ils méritent les
Lurp que vous avez promises à ceux qui récompères et leurs mères.
honorent
Ainsi soit-il.
Par le même:
'uue Remplissez leur cceur d'une telle
en
telie soumission, d'une telle
tendrespour leurs pères et mères, qu'ils
vénération
soltion de ces tendres
deviennent la concette paroisse. Qu'ils parens, 2 et l'ornement de
tous leurs besoins, afin assistent leurs parens dans
qu'ils méritent les
Lurp que vous avez promises à ceux qui récompères et leurs mères.
honorent
Ainsi soit-il.
Par le même: --- Page 92 ---
( 82 )
Astruction générale à lusage des Eglises
d'Haiti.
Les Vénérables Curés pourront faire nsnge de cette Instruction
plusieurs fois par mois.
In nomine patris, et, filii, et spiritàs sancti. Amen.
Mes Frères,
Nous sommes assemblés en ce saint jour, pour
adorer le Seigneur notre Dieu, Créateur du ciel
et de la terre. Queiles actions de grâces lui rendrons-nous pour tous les bienfaits dont il nous
comble sans cesse? C'est lui qui nous a donné la
vie, qui nous conserve, qui nous protége et qui
pourvoit à tous nos besoins. C'est pour nous que
sa voix. puissante fit sortir l'univers du néant. Cest
nous qu'il a rempli les cieux et la terre
Resta merveilles de sa sagesse: partout nous appercerone
des prodiges de son pouvoir infini et des eficts signalos de sa bonté inépuisable.
C'est lui qui a imprimé dans nos coeurs le désir
de Fimmortalité : et quoiqu'il soit élevé per-dessus
tous les cieux et que pous rampions dans la poussière ; quoiqu'il subsiste de toute éternité. et que
nous ne soyons que depuis nn jour; quoigiil
soit infiniment saint, et que nous soyons iufiniment
imparfaits et dégradés par le péché. néanmoins la
religion nous cnseigne que nous pouvons avec confiance élever jusqu'à lui nos regards, nos espérances
et BOS prières.
saint sacrifice
Nous prierons d'abord, dans.le
de la messe 9 pour la conservation de l'auguste per-
iqu'il subsiste de toute éternité. et que
nous ne soyons que depuis nn jour; quoigiil
soit infiniment saint, et que nous soyons iufiniment
imparfaits et dégradés par le péché. néanmoins la
religion nous cnseigne que nous pouvons avec confiance élever jusqu'à lui nos regards, nos espérances
et BOS prières.
saint sacrifice
Nous prierons d'abord, dans.le
de la messe 9 pour la conservation de l'auguste per- --- Page 93 ---
P
- 83)
sonne de Son Excellence le Président
les grands
d'Haiti, pour
les
fonctionnaires, , et en général, pour
pereonnes coustituces en amorité au
toutes
nous, alin qu'elles fassont servir le
milieu de
elies sont revêtues, au
pouvoir dont
de la justice, à Favancement honheur pablic 2 7 au maintien
bonnes moeurs.
de la piété et des
Nous prierons pour toutes les nations de
et particatiorement pour la
la terre,
que la divine Providence République d'Haiti, afin
tout la concorde, Tabondance daigne faire régner parNous pricrons,
et la paix.
de Jésus-Christ, pour tous les pasteurs de T'église
les lumières
alin que Dieu daigne leur accorder
et le zdle dont ils ont
rendre leur ministère cilicace
besoin pour
des âmes.
pour la conversion
Dieu de bonts, péra
une
main secourable miréricordienx, à tous les
tonlez aussi
livrez nos frères de Teselavage
infortimes: décifiques... Hélas ! dans ce moment par des moyens painvoquons combien de
que nous Yous
le poids de la douleur, de personnes gémissont sous
digence ! Que sensibles à leurs Poppression ct delinpeuvent les sonlager,
FRAIIX 9 ceux qui
tout homme
s'empressent à le fuire: que
des afilictions, que des vous éprourez par des maladies, $
l'évangile à les adoucir revers de forinne, appreneade
faire servir au bien de par la résignnion, à les
c'es! par les iribulations son âme; SC souvenant gue
cicl( acica des apotrcs ch. 14.) que 90213 Et davons entror dans le
venant-à son aide, veullez, vonsemôme. si VOU8 le Seigneur,
venable, changer les accens de sa douleur ingrz COTde triomphe et. d'actions de
ca voix
4 : Seigneur, notre Dieu, béniesez-nous grâcns.
néral. Bénissez chacun de nous dans tous en goses relations,
; SC souvenant gue
cicl( acica des apotrcs ch. 14.) que 90213 Et davons entror dans le
venant-à son aide, veullez, vonsemôme. si VOU8 le Seigneur,
venable, changer les accens de sa douleur ingrz COTde triomphe et. d'actions de
ca voix
4 : Seigneur, notre Dieu, béniesez-nous grâcns.
néral. Bénissez chacun de nous dans tous en goses relations, --- Page 94 ---
(84)
dans sa vocatlon et ses diverses entreprises:
nous n'en frssions jemais que de justes; ; et
que
les couronner alors d'un hearcux succès. daignez
Que nous
envisagions toujours les biens et les maux qui nous
arrivent, comme dirigis par votre sage providence,
qui connaft mieux que nous-méines ce qui nous
convient, et qui est également adoratle dans toutes
9J8 dispensations.
Mes irères, il faut prier le Seigneur d'arracher
de nos êmes les passions amères et empoisonnces
de la caloranie, de la médisance, de la
de
4e vengeance. : de Penvie et de Porgucil; haine, vices abomaabies qui troublent la société et qui nous fermnent les portes du ciel.
Prions encore le Seigneur, ines frères, de nous
faire bien comprendre, que cette vie qui nous
éehappe sans casse, et qui ne nous présente
des bicus iinparfaits et passagers, ne doit pas
1103 vues, mais
Eater
plutôt les élever à Theureux séjour
que sa bonté infinie nous préparc. Ahlsi ce monde
que nous habitons, qui n'est que le marche-pied
de PEternel, brille de tant de merveilles, quelle
doit être la maguificence de cette çité oir il se
montre, dans l'éciat de toute sa gloire, à la multitule des esprits célestes, et à Tassemnblée des.
justos qui sont parvenas àJa perfectiont Aussi,
mes frères, notre cceur doit-il soupirer après ce
domicile immnable qui nous attend : mais, pour y
parvenir, il faut nécessairement observer les dis
comandemens de Dieu.
H faut aus-i éviter les sopt péchés capitaux qui
sont Forgueil, l'avarice, la luxure, la colère : la
gourmandise, Tenvie. la parcesc, Pour ne point
tomber dans ces péchés, : faut sans cesse les
co:abattre par lcs vertus qui Jeur sont contraires :
ur doit-il soupirer après ce
domicile immnable qui nous attend : mais, pour y
parvenir, il faut nécessairement observer les dis
comandemens de Dieu.
H faut aus-i éviter les sopt péchés capitaux qui
sont Forgueil, l'avarice, la luxure, la colère : la
gourmandise, Tenvie. la parcesc, Pour ne point
tomber dans ces péchés, : faut sans cesse les
co:abattre par lcs vertus qui Jeur sont contraires : --- Page 95 ---
(c5) )
saroir, Thumilite, la libéralita, la
ceur, la lempérance, lamour chasteté, la douplication au travail,
paterne!, et TapMes frères, Rous devons aussi
notre prochain les ceuyres de exercer envers
porelles et spirituelles: les
miséricorde corprincipalement à donner de corporelles la
consistent
vêtemens aux persennes
nourrilure et des
peurent travailler, à visiter pauvres les et infirmes qui tie
velir les morts. Les
malades et cusctuclles consistent
ceuvres de miséricorde spiriconversion des
principalement à travailler à la
à donner conseil pécheurs, à
à instruire les
soler les
ceux qui cn ont bcscin, ignorans, à
afiligés, à souffrir
conà pardonner les
patiemment les
et pour les morts. cAenses, et a prier pour les jures, vivants
Pour votre consolation et votre
vsis, mes frères, vous donner lecture édification, des
, je
atitudes extraites du sermon de
huit béla montagne.
Jésus-Christ sur
6 Heureux
4i à-dire
ceux'qui sont pauvres
ceux qui sont
d'ésprit, (c'est6 des vanités de ce
délachés des richesses et
66 du ciel est à eux. monde ) parce que le royaume
66 Heureux ceux.
N6 posséderont la terre. qui sont doux, parce qu'ils
& Heureux ceux
66 consolés.
qui. pleurent, parce qu'ils seront
66 Heureux ceux
66 parce
qui ont faim et soif de la
qu'ils seront ressasics.
justice,,
4 Heureux ceux qui sont
qu'ils seront traités
iniséricordieux, parce
66 Heureux
avec misérieorde.
4 qu'ils verront ceux Dieu. qui onit le coeur pur, parce
6. Heureux ceux
<i
qui sont
/ seront appelés enfants de pacifiques Dieu.
: parce qeile
Heureux ceux
66 consolés.
qui. pleurent, parce qu'ils seront
66 Heureux ceux
66 parce
qui ont faim et soif de la
qu'ils seront ressasics.
justice,,
4 Heureux ceux qui sont
qu'ils seront traités
iniséricordieux, parce
66 Heureux
avec misérieorde.
4 qu'ils verront ceux Dieu. qui onit le coeur pur, parce
6. Heureux ceux
<i
qui sont
/ seront appelés enfants de pacifiques Dieu.
: parce qeile --- Page 96 ---
I 86 )
6 Heureux ceux qui souffrent persécution
66 la justice, parce que le royaume du cicl pour
est-à
eux. 29 ( Evangile silon St-Micthkicu, ch. 6.)
Principales olligctions des pèrcs et mères envers leurs STfuns et des enfuns envers lours pères ct méres.
Les pères et méres sont obligés de doaner à
leurs enfans le bon excmple en toutes chosos et
prineipnlement dans la crainle. de Dieu at F'amour
du prochain; ils doivent aussi leur donner une
éducation proportionnée à leurs moyens * dt les
habituer au travail dis leur plus tendre jeunesse.
Les enfans doivent ainer, honorer 0t respecter
leurs
et méres : ils leur doivent sounission
et
dans toutes les choses
atatone
raisonnables;
ils doivent aussi les assister dans leur vieillosse. et
êtrc leur consolation ; c'estle devoir le plus sacré:
les enfans qui sont assez ingrats et qui ont le coeur
assez dur pour oublier cC devoir, seront accablés
de toutcs sortes de malédictions cn ce monde et
en lautre.
Devoirs de fous lcs catoyens envers Vu
la patrie.
Tout véritable et digne citoyen doit savoir mourir
pour la défense de sa patrie. Oui, mes frères, il a
vaut mieux mourir honorablement que de vivre dans
Phumiliation sous l'empire des étrangers.
Dovoirs des citonjons envers lo" gouvernement et les autorités constituécs par lai.
Mes frères, l'évangile nous recommande d'être
66 soumis à l'autorité : car toute puissance vient de
66 Dieu, dit l'apôtre St-Paul. L'obéissance aux au6 - torités est donc une vertu fondéc sur la religion
e
ui, mes frères, il a
vaut mieux mourir honorablement que de vivre dans
Phumiliation sous l'empire des étrangers.
Dovoirs des citonjons envers lo" gouvernement et les autorités constituécs par lai.
Mes frères, l'évangile nous recommande d'être
66 soumis à l'autorité : car toute puissance vient de
66 Dieu, dit l'apôtre St-Paul. L'obéissance aux au6 - torités est donc une vertu fondéc sur la religion
e --- Page 97 ---
(37)
66 ct sur une
de
66 cclui qui résiste obligntion à la
cnuseianee, paree
puissance, résiste a
que
me, en sC révoltant
Dieu mé46 conséquent s'acquiert contre l'ordre établi, et
un juste
nation éternelle. I
sujet de
L
otdinse
s-ch. XIIL.)
Epitre dg St-Peul aa ronncins,
En vous acquittant fidélement des devoirs
par notre sainte religion, vous obtiendrez los preserits
dictions du cicl en co monde, vous
béné
sur. la terre, 2 phir les consolations seroz heureux
PEsprit saint qui accompague
intéricures de
qui vivent-dans la crainte de foujours les personnes
mort, les esprits célestes
Dieu; et, après votre
phantes dans ce séjour de conduiront l'éternité TOS êues triome
bienheureuse,
Ainsi soit-il
Par le mône.
Souhaits d'un Curé à
ses Paroissiens
pour le premier jour de l'année,
Que la grâce de Disu
la charité de Jésus-Christ, Tout-Paissant, et la
qre
cation du Saind-Eeprit, soient aveci vous communi- tous.
II Ep. aua Corinth. ch. Xlil.
Tel est le souhait que Fapôtre St. Paul
.aux chréticns de la ville de Corinthe.
faisait
mes chers paroissiens, celui
C'est aussi,
commencement de cette nouvelle que je vous fais, au
Oui, mes frères, que Dieu soit année.
quil donne à votre coeur un penchant toujours avec vous;
pour les bonnes moeurs. afin que Funion de invincible
me et de la femme soit toujours ratifiée l'homlois civiles et sanctifiée par le sacrement par de les
riage selon les veeux de la constitution de la ma- Ré-
ux chréticns de la ville de Corinthe.
faisait
mes chers paroissiens, celui
C'est aussi,
commencement de cette nouvelle que je vous fais, au
Oui, mes frères, que Dieu soit année.
quil donne à votre coeur un penchant toujours avec vous;
pour les bonnes moeurs. afin que Funion de invincible
me et de la femme soit toujours ratifiée l'homlois civiles et sanctifiée par le sacrement par de les
riage selon les veeux de la constitution de la ma- Ré- --- Page 98 ---
88 )
publique et sclon les lois de sotre sainte roligion.
Quil vous protége -par sa grecc, dans toutes les
affires que vous entreprenez; qu'il vous garantisse,
par sa providence, de tous ies dangers auxquels
Yous pourrez être exposés; qa'il adoucisse par son
onction toutes les adversités qui pourront vous arriver; qu'il comble, par stt bienve eillance, tous vOS
déxire, et qu'il vous pardome, par sa tniséricorde,
tous VOs péchés.
Qu'il soit avec vous, ce Dieu des bonté, au miBea de TUS teutatious, pour vous.les fhire surmonter:. au milieu de YOS inquictudes, pour les dissiper. Qu'ii soit avec vous dans la prospérité, pour
que vOCS eil fassiez un bon usage: qu'il soit avec
vous dans la pauvreté, pour vous en adoucir l'amertume; ; dans VOS travaux, pour les bénir; dans
VOS pertes, pour vous en dédommager. Qu'il vous
suive dans TOS maisons et au milicu.de vos familles;
que partout sa protection vous soit sensible.
Quil fasse aussi ce Dieu Tont-Puissant, que
VODS soyez toujours avec lui, par votre Gdélité à
observer ses cotamandemens, par votre teudie amour
pour lui, par votre charité sincère envers votre
chain, en Taesistant, en priant pour lui, en, lui par- pro-.
dounaet ses ofienses, comme Dieu nous pardonne
les nôtres : en suipportant patieminent ses défauts
comme le Seigneur supporte les nôtres; en faisant
le bien
le mal, à Pexemple de notre Dieu,
qui fait
son scleil sur
Renz
les justes et sur. les pécheurs.
Voilà, mes chers parcissiens, ce que je vous souhaite à tous et de toute la plénitude de mon cceur.
Daigue le souvcrain Seigneur cxancer mes roeux.
Ainsi soit-il.
Par ie même.
ôtres : en suipportant patieminent ses défauts
comme le Seigneur supporte les nôtres; en faisant
le bien
le mal, à Pexemple de notre Dieu,
qui fait
son scleil sur
Renz
les justes et sur. les pécheurs.
Voilà, mes chers parcissiens, ce que je vous souhaite à tous et de toute la plénitude de mon cceur.
Daigue le souvcrain Seigneur cxancer mes roeux.
Ainsi soit-il.
Par ie même. --- Page 99 ---
a
89 )
PRIERE
Four le premier jour de
l'annde.
notre Dieu et notre Père
nuons à élever 7 dans ce jour
céleste, nous contiDOS cocurs vérs vous : et nous solennel, nos esprits et
noureau Pannée que nous
vous consacrons de
et implorant votire"
commençons aujourthui.
nous allons faire monter bânédiction devant sur les pricres que
Tout, dans
votre trône.
Dinu! les cieux Punivers, et la nous parle de vous, 6 notre
mains, et les objets continuels terre sont l'ouvrage de TOS
Providence. Chaque fois
le des soins de votre
éclairant les merveilles de que
soleil se love, en
Ce votre souvoraincté
votre pouvoir, il apnonfait briller à nos yeux sur tout ce qui existe, et il
que nuit aussi publie votre votre infinie majesté. Chee
empreinte dans le firmament. grandenr; nous la
Les
voyous
cours, el l'année, dans tous
saisons, dans lenrs
versité des climats et des ses changemons, la dide la nature yous eétébrent êtres, toutes les variétés
sor derant nous les effets sans cesse, et font pasbémlité, et 19 signes de innombrables votre
de votre liQue Tous êtes grand, Dominaleur mngnificence.
monde que vous avez formé, seul suprême de ce
indépendant, seul infini! du haut dn immmable, trône:
scul
régnez. vous vOvez les arinées s'enftir.
oi vous
s'accamuler, la terre vicillir, et les
les siècles
maines SE succéder avec la plus générations huVous seal êtes PEternel, et c'est. le grande ra; pidité.
nom qie vous
de votre liQue Tous êtes grand, Dominaleur mngnificence.
monde que vous avez formé, seul suprême de ce
indépendant, seul infini! du haut dn immmable, trône:
scul
régnez. vous vOvez les arinées s'enftir.
oi vous
s'accamuler, la terre vicillir, et les
les siècles
maines SE succéder avec la plus générations huVous seal êtes PEternel, et c'est. le grande ra; pidité.
nom qie vous --- Page 100 ---
(90 )
avez choisi d'ancienncté. Vous avez fondé la terre
au commencsement, et les cieux scnt les ceuvres de
votre puissance. La foi nous euscigue qu'ils péri-.
ront; ila se détruiront comme un vèlement; nais
vous, vous êtes toujours le même, ct vOS années
ne finiront point. Mille aus sont.devant vOUS comme un jour, et un jour est commc mille ans. C'est
de vous gue nous tenons le mouvement et Fêtre.
C'est à vous que nous devons rapporter Pexistence
dont vous nous fites jouir. Puisque nons ne respirons que par votre bonté, vous exigez que nous
ne vivions que- ponr vous plaire. Vous voulez que,
dans l'aurore de notre vie, nous tournions vers vous
nos premicrs regards. Notre êge mir vous appartient encore, et; dans le déclin denos années, 9 vous
êtes notre consolation et notre espérance. Vous ne
nous avez accordé ta vie présente que comme le
prélude d'une bienheureuse immortalité; c'est pour
la mettre en évidence que votre Fils bicu-aimé est
descendu sur la terre, qu'il a triomphé de la mhort
par sa résurrection, et assuré par-là à ses disciples unc. immuable folicité dans les cieux.
Que. nous serions heureux, Seigneur, si n'oubliant
jamais quie notre vie est incertaine et périssable 7
et qu'il n'y a de vrais bions que ceux que l'on trouve auprès de vous, et de vie vraiment désirable
que celle dont la mort doit mettre en possession
les gens de bien, nous réglions sur ses vérités consolantes nos seutimens 3 etnotre conduite! Mais nous
nous attachons à la terre comme si nous ne devions
jamais la quitter, et nous oublions que ce monde
passe, et sa convoitise; ; que celuilà seul qui fait
votre volonté, demeure éternellement, Insensés que
nous sommes! enivrés par de fax plaisirs, éblouis
par de vaius honneurs ou par des richesses péris-
gens de bien, nous réglions sur ses vérités consolantes nos seutimens 3 etnotre conduite! Mais nous
nous attachons à la terre comme si nous ne devions
jamais la quitter, et nous oublions que ce monde
passe, et sa convoitise; ; que celuilà seul qui fait
votre volonté, demeure éternellement, Insensés que
nous sommes! enivrés par de fax plaisirs, éblouis
par de vaius honneurs ou par des richesses péris- --- Page 101 ---
*
à
(91.)
sabies, nous employons presque toute
eti reehercher la
notre vie d
possession,
sC lève, et chaque année il Chaque jour le soleil
sans qu'il éclaire les
recommence son cours,
faire daus la sanctilication. progrés que nous devrions
Les
nous recevons, en avaniçant dans avertissemens notre
que
font aucune impression sur nous. Nous carrière ,ne
de la perte de nos
nous allligeons
sans rétléchir
parens et de nos amis, mais
tabilité de
assez sur nous mêmes et sur l'insmilieu de notre vie; les ravages de la mort au
tout ce qui nous
pas notre
entoure, n'augientent
pour le salut. vigilance, Nos 2 et ne redoublent pas nos cfforis
qui nous menacent propres maladios, los accidens
ou qui tombent
les
inepinément sur
nous,
chagrins que nous
la
dence de nos forces, et l'accroissement ressentons, décafirmités ie produisent
de nos inqui devrait
pas. en nous l'effot salutaire
en être le frait; et quelque soit
age, nous peusons presqite tous
notre
choses visibles qui sont
beaucoup plus aux
bles qui sont élernelles, passagdres, qu'aux invisiNous gémissons, graud Dieu, de l'excès
tre faibleese, et nous
de nonotre corruption.
déploroas, en votre présence,
Convrez-tions du mantean de votre
et pardonnez - nous taut de péchés miséricorde,
nons avons provoqué votre
par lesqueis
tes en particalier
justice; toutes Ies fauoffensé
par lesquclles nous vous avons
pendant le cours Ciee Pannée qui vient
s'écouler. Arrachez ce bandeau funeste
de
à nos yeux nos véritables intérêts.
qui cache
élevation de sentimens cette Iuspirez-nous cette
biens et de la vraie
juste idée des vrais
fonde reconnaissance grandeur, cette vive et provouement
pour tous vos bienfaits, ce désans borne à votre volonté, ce délicieux
justice; toutes Ies fauoffensé
par lesquclles nous vous avons
pendant le cours Ciee Pannée qui vient
s'écouler. Arrachez ce bandeau funeste
de
à nos yeux nos véritables intérêts.
qui cache
élevation de sentimens cette Iuspirez-nous cette
biens et de la vraie
juste idée des vrais
fonde reconnaissance grandeur, cette vive et provouement
pour tous vos bienfaits, ce désans borne à votre volonté, ce délicieux --- Page 102 ---
(025
avant-gont de la félicité céleste, qui nous transfors
inent en de nouvelles créatures. Que nous rachetions le temps doit nous avons fait mauvais usage,
par le bou emploi de cclui que vous daignez nous
accorder encore; et que tous ensembie, chacun
dans notre place, nous concourrions à la gloire de
votre noi, à lavancemeat du règne de JésusChrist, et à lédification de votre église.
C'est de vous seul, 0 souveram Seigneur de
toutes choses, que dépend la daréc de nos jours.
Si vous jugez convenable d'en abréger le cours et
de nous dire bientôt: fiis des .hommes, renirez
dans.la poussière; pourquoi murmuretions-ncus contre
cet arrêt? Nous le savons, et nous yous en rendons
grices, la mort n'est pour YOS enfans qu'un paisible
sommeil; notre sauveur en a brisé Paiguillon, nous
en triompherous nous-mémes par une bieaheurcuse
résurrection, el elle est devenue la porte de l'immortalité, Nous nous résignons donc entièrement à
votre yolonté; et des-à-présent nous voulons nous
préparer à notre fin.
Si vous prolongez nos jours, c'est à vous que
nous voulons consacrer les années qui nous r'estent
encore à vivre : en commençant celle-ci, rous rehouvelons cet engagement; et comme c'est uniqueinent par votre grâce que nous jouissons de la
lunière, c'est avant tout à mériter votre approbation, - â procurer le plus grand bien de nos
frères, ct à travailler â notre salut, que notre tems
sera employé.
dans
O Dieu tout-puissant, vous nous enseignez
les saintes écritures que nous n'avons point jcibas de cité permanente: oui,la figure de ce monde
passe, notre vie n'est qu'une vapeur qui se dissipe,
un nuage que le vent emporte, un songe qui sen-
de la
lunière, c'est avant tout à mériter votre approbation, - â procurer le plus grand bien de nos
frères, ct à travailler â notre salut, que notre tems
sera employé.
dans
O Dieu tout-puissant, vous nous enseignez
les saintes écritures que nous n'avons point jcibas de cité permanente: oui,la figure de ce monde
passe, notre vie n'est qu'une vapeur qui se dissipe,
un nuage que le vent emporte, un songe qui sen- --- Page 103 ---
93 )
fuit arec le révei. Imprimez tellement
portantes vérités dans nos funes,
ces - in
trompent des illusions
qu'elles Lous de.
maximes du monde
qui nous séduiseut, des
l'influence dangereuse qui des nous corrompent, et de
mauvais exemples.
Puisque vous êtes notre pére, et que toutes IOS
nité, espéranicos, 2 soit pour le temps, soit pour Péter:
reposent sur Yous : enseignez-nous à
notre coeur là seulement où est notre vrai placer
que nous le consacrions entièrement à
trésor;
que vous en épuriez les allections, et vous, pour
satisfassiez les vastes désirs,
que vous en
Souverain maftré de l'univers, vous êtes
absolu du sort des, Etats. Vous
l'arbitre
vous plaît, ou vous abaissez les élevez, nations. selon qu'il .
succès et leurs retors,. le bouheur ou
Leurs
chacun des membres qui les
Finfortune de
entièrement de votre volonté, composent; dépendent
de votre bouclier la
Protégez et couvrez
république d'Haiti,
l'aites y fleurir la religion, les bonnes
la concorde, l'abondance ct la paix.
mceurs 5
Bénissez l'auguste chef de cette
toutes les personnes constituées en républiqué et
licu de nous. Gue votre esprit de autorité au miet de piété dirige toutes leurs sagesse, de force
le bonheur public soit le grand objet déhibérations. de tous leurs Que
travaux, et qu'il- en soit aussi la récompense.
Nous vous prions pour la paix et la
de toutes les nations ; éloiguoz les féaux prospérité
pourraient les troubler; arrêtez, au milieu
qui
jes progrès de la corruption ; veuillez étendre diulles,
tout T'empira de la vraie religion, de la
parle règne de la justice.
vertu, et
Bénitsez les ministres de votre sainte
animnez-les dun saint zèle ; éclairez leur esprit église, du
la récompense.
Nous vous prions pour la paix et la
de toutes les nations ; éloiguoz les féaux prospérité
pourraient les troubler; arrêtez, au milieu
qui
jes progrès de la corruption ; veuillez étendre diulles,
tout T'empira de la vraie religion, de la
parle règne de la justice.
vertu, et
Bénitsez les ministres de votre sainte
animnez-les dun saint zèle ; éclairez leur esprit église, du --- Page 104 ---
(94)
flambeau éternel de la vérité, alin qu'ils, paissent
travailler - avec succès, Eu salut des êmes qui leur
sont confiées
Inspirez-leur de l'horreur pour le fanatisme et
la superstition ;". qu'tine aimable et douce totérance
accompagne toujours leurs pensées et leurs actions ;
qu'ils se souviennent toujours que Dieu est esprit:
66 eti il faut que ceux qui l'adorent, $ l'adorent en
6 esprit et en vérité. 39 ( St.-Jcan ch. IX 1. 24. )
Puisque la vie dont nous jouissons, 6 Dieu de
bouté, est un don de votre main, exaucez les voeux,
mutuels que nous formons 9 en.ce, jour, 2 pour la conservation de notre santé, et pour la durée de nos
jours ; veuillez en disposer d moins comme vous
le jngerez le plus canvenable, car votre sagesse
Tempotte infiniment sur la nôtre, et vous voyez
mieux que nous-mèmes en quoi consiste notre plus
grand bien,
Répandez 1 sur notre carrière les douceurs innocentes que vous réservez â ceux qui sont droits
der coeur. Garantissez-nous des accidens qui nous
menacent. Veillez sur lcs personnes qui nous sont
chères. Démissez-nous dans nos familles, dans nos
biens, dans nos justes entreprises, dans nos dif
férentes vocations. Accordez-nous cette heureuse
tranquillité, cette exemption de doulcurs et de
peines, ce contentement d'esprit , auxquels des
hommes sages et des chrétiens doivent borner leurs
désirs. Et SI vous voulez nous éprouver par des
aflictions, inspirez-nous la patience et le courage,
qui nous sont nécessaires pour les supporter- avee
une entière résignation à votre sainte volonté::
Père plein de miséricorde, 7 soulagez et N consolez
tous ceux qui implorent votre secours et vos cqmpassions.
de doulcurs et de
peines, ce contentement d'esprit , auxquels des
hommes sages et des chrétiens doivent borner leurs
désirs. Et SI vous voulez nous éprouver par des
aflictions, inspirez-nous la patience et le courage,
qui nous sont nécessaires pour les supporter- avee
une entière résignation à votre sainte volonté::
Père plein de miséricorde, 7 soulagez et N consolez
tous ceux qui implorent votre secours et vos cqmpassions. --- Page 105 ---
(95)
Ayez pitié des nations - alligées
lcs dissentions, 2 la disette,
par la guerre. 9
que-les peuples favorisés de 9 ou d'autres fléaux; ; et
pas par leur ingratitude, le vOS bienfaits n'arrêtent.
Entin,
cours de vos grêces.
nous remettant Seigneur, nous finissons nOS
en
entre vos mains
prières
pour le cours de cette année, paternelles, soit
de notre vic. Que votre
soit pour le reste
cesse sur nous 2 et nous bénédiction repose sans
fin. Et quand le temps fera accompagne jnsqu'a notre
que la mort aura été engloutie place à Teterité, et
le comble à tous vos
pour tonjours . mettez
cette félicité sans
bienfaits, en nous aecordant
laquelle notre âme mélange et SAIS hornes * après
mi.e à VOS fidelcs serviteurs. soupire, et que vous avez proAinsi soit-il.
Par le même.
Pricre pour le dimanche
? avant
le sermon.
Seigneur : notre Dieu et notre
élerez vous-même nos esprits
père céleste, 9
agréez notre dévotion; ; éloignez jusqu'à les
votre trône, 9
la troubient; et que Péclat de votre distractions qui
merveilles de votre
grandeur, les
de votre amour.
providence, et les richesscs
- souveraine 2 fixent toutes nOS pensées.
partout, seul majesté 9 seul être infini . seul présent
quiimmuable, 2 par qui respire tout ce
toutes respire les 2 et qui possédez au plus haut degré
perfections, notre intelligence est trop
votion; ; éloignez jusqu'à les
votre trône, 9
la troubient; et que Péclat de votre distractions qui
merveilles de votre
grandeur, les
de votre amour.
providence, et les richesscs
- souveraine 2 fixent toutes nOS pensées.
partout, seul majesté 9 seul être infini . seul présent
quiimmuable, 2 par qui respire tout ce
toutes respire les 2 et qui possédez au plus haut degré
perfections, notre intelligence est trop --- Page 106 ---
(90) 1
bornée pour vous comprendre,et le langage humain
trop faible pour célébrer dignemcat votre sagosse
et votre pouvoir. Qu'y a-t-il ici bas, Srigneur, et
dans P'assemblage de tout ce qui existe - : qui puisse
vous être comparé ! Votre grandeur efface toute
grandeur, et la splendeur des cieux n'est quune
ombre auprès de la vôtre. Vous dites au commencement: que le moude soit, et le monde
fut. Vous ftes le soleil pour en être le flambeau, et posant les fondemens de la terve, vOUS
étendites au - deesus d'elle le firmament, comme
un vaste pavillon. C'est là que des milliers de globes
étincelans se proménent avec pompe, et c'est là
sans jamais s'écarter de la route qui leur fat
que, tracée, ils annoncent de siècle en siècle votre 8agesse sans bornes. 1 et votre empire sans fin. Si
vous retiriez la inain qui a fait sortir toutes choses
du néant, elles y retomberaiont aussitôt. Mais votre
bonté,, source intarissable de biens sans nombre 9
conserve l'ouvrage de votre puissance: toutes les
créatures animées et inanimées la publient; tout
ce qui est en nous et hors de nous , tout ce que nous
voyons et tout ce que nous sommes - vient de
yous, nous parle de vous, nous ramène à vous. Et,
dans ce concert universel de la création.nos bouches
sernient-elles muettes P Nous que vous couvrez de
votre protection 1 que vous supportez avec tant de
palience, que vous éclairez de votre évangile, que
vous appelez à ne pas borner nos regards à cette
vie terrestre 5 mais à porter au-delà du tombeau
et jusques dans l'éternité, nos veeux et nos esnous qui sommes honorés de tant : de
faveurs, pérances; 2
serions-nous assez aveugles pour les méconnaître, ou assez dénaturés pour ne les payer
que par Tingratitude? 0! combien sont malheureux"
palience, que vous éclairez de votre évangile, que
vous appelez à ne pas borner nos regards à cette
vie terrestre 5 mais à porter au-delà du tombeau
et jusques dans l'éternité, nos veeux et nos esnous qui sommes honorés de tant : de
faveurs, pérances; 2
serions-nous assez aveugles pour les méconnaître, ou assez dénaturés pour ne les payer
que par Tingratitude? 0! combien sont malheureux" --- Page 107 ---
a
97 )
eeux qui, sonrds et rebelles à votre
ni T'enteudre ni la
vojx, ne veulent
suivre, 9 et qui, ne subsistant
que par vous, ne pensent presque jamais à
Helas ! ils be connaissent pas le bonneur! La vous!
est ce qu'ils recueillent de leur travait,
vanite
leur félicité n'est que Fillusion d'un
et toute
nous, votre peuple 7 nous. nous réjouissons souge, Pour
de votre face: vous mettrons a
àla clarté
notre bonhear, persuadés
vous plaire tout
qu'ayant tout
vous 2 nous vous devous
et
reçu de
tière doit être un
tout,
que notre vie enhymmne, un cantique à votre
Cependant.
louange.
Seigneur, ue 1OS hommagos sont
peu tignes d'être offerts à votre majesté ! Si les
intelligences les plus élevées s'abaissent
ment devant elle, nous, la faiblesse et profonds-. le
mème - nous surtout qui sommes pécheurs,
néant
nous jamais assez nous humilier en votre 1 pourrionse
Dès que nous reutrons Cn nous-nèmes, préseuce! combien
n'y trouvons-bons pas de sujets de coufusion'!
notre vie, combien de laches qui blessent les Dans
de votre sainteté! Que de negligences dans yeux
devoirs! Mais, si le souvenie de votre
nos
abat, celui de votre grêce nous relève. Nous justice nous
que le Saint des saints jette du haut des eieux savons
regard de compassion sur l'esprit humble
un
de ses fautes, qui renonce a ses égaremens, qui gémit
vous en demande pardon au nom de votre 2 et
'Usez
fils.
envers nous de cette clmence, dont la mort
que Jésus Christ a soufferte,est un gage si précieux;
que l'obéissance qu'il vous a rendue couvre à VOS
yeux limperfection de la nôtre , et que votre saint
esprit nous aide à nous soumettre
librement, sans
2 avec joie, an jong salutaire de votre loi.
dans ce moment, HOuS
fr
avec
écoutions votre parole
l'attention, le recuciliement ct le respect si
ils.
envers nous de cette clmence, dont la mort
que Jésus Christ a soufferte,est un gage si précieux;
que l'obéissance qu'il vous a rendue couvre à VOS
yeux limperfection de la nôtre , et que votre saint
esprit nous aide à nous soumettre
librement, sans
2 avec joie, an jong salutaire de votre loi.
dans ce moment, HOuS
fr
avec
écoutions votre parole
l'attention, le recuciliement ct le respect si --- Page 108 ---
93 5
h'cossaiies poer en profiter. Qu'eller pénètre D03
cosurs, et nous rende féconds en - bonnes cuyres
qui scrvent à Favancement de votre gloire, ad
bion de nOS frères, et à notre propre salut, par
Jésus-Christ, notre Seigueur,
Ainsi soit-il.
Par le même.
A Ii
CONCLUSION.
Que de bonheur vous est riservé, mnes chers
frères, si vons pénétrayt des obligations que vous
avez contractées envers Dieu et envers la. société, 7
vous mettez en pratique les vérités salutaires contenucs dans les discours précédents publiés pour
votre instruction ! Méditez-les atteutivement 2 afin
de régier votre conduite d'une manière conforme
aux maximes de l'évangile. C'est en enivant cellesci que vous parvieudrez â vous acquitier dignement de ce que vous devez â l'auteurde votre étre,
â votre prochain, à votre patrie et à vous-mêmes..
Alors vous recueillerez les fruits des bonnes ceuvres,
et vous vivrez heureux, 5 parce qu'alors aussi vous
serez véritablement vertueux. N'oubliez jamais qu'l
n'y a pas de vertu sans religion, et qu'il r'y a
pas de félicité sans vertu. 44 La religion
chrétieune,
comme l'aroue un philosophe 5 dompte la nature
44 et commaude.le sacrifice de tous les intérêts ct
66 de tous les ressentiments ; depuis sa naissance
66 et à lexemple de son modele - > elle : n'a respiré
4. que Phumitité, la
la douceur, l'obéi6:
patience,
sance aux lois, la paix avec les hommes et la
6. soumission la plus profonde aux décrets de la
66 Providence. :
religion
chrétieune,
comme l'aroue un philosophe 5 dompte la nature
44 et commaude.le sacrifice de tous les intérêts ct
66 de tous les ressentiments ; depuis sa naissance
66 et à lexemple de son modele - > elle : n'a respiré
4. que Phumitité, la
la douceur, l'obéi6:
patience,
sance aux lois, la paix avec les hommes et la
6. soumission la plus profonde aux décrets de la
66 Providence. : --- Page 109 ---
a
Liberté,
REPUBLIQUE D'HAYTI. Egalité,
Cnea
LOI
Laa
Relative aux
Autorités Appointemens - et Solde des
militaires et des
gue de toutes
Troupes de lia
armes, en activité de sérvice.
Lx Chambre des
en majorité, et vu le Représentans projet de loi des
réunie
par le
Communes,
rolatif Pouvoir-Excentif, à la date qui lui a élé proposé
aux appointemens des
du 51 mai dernier,
de ligne de toutes
officiers militaires et
Considérant
armes, en activité de service.. troupos
quité qui doit être qu'en la bâse ne s'écartant de
jamais de cet esprit d'6
jaire une application telle, toute loi, il est nécessaire d'en
trouvent toujours dans une que les cliarges de PEtat se
nus 5 et que si, d'une part, proportion la
relative à ses reverecevoir de ses défenseurs les
Répablique ne cesse de.
vouement sans bornes, il nc marques ostensibles d'un dédu Gouvernement et I la peut échapper à la sollicitude
compenser les tràvaux glorieux reconnaissance de Parmés. nationale de réfixer Considérant encore que la loi du 26 avril
que provisoirement les
1898, n'a
toritas militaires et des troupes appoiutemens de
et solde des au- pu
époque ultérieure d'améliorer leur ligne; renvoyant à une.
dépenses de PEtat avec la situation sort, du en coordorinant les
de Considérant donner
enfin que, s'il- est du devoir trésor. public.
un témoigriage de la
du législateus
défeuseurs de la Patrie,
munificence
:
mettre fin à toute
il est aussi dans ses obligations nationale aux de
d'éviter de fausses interpretations. éguivoque sur l'esprit de la loi, afix
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