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Azot
43 stemer --- Page 3 --- --- Page 4 ---
L 8d
(8)
berté des colons qui sont absolument dans le
cas de cette Loi? Qu'on en induise pas cependant qu'ils soient coupables ; au contraire, et
le comité de sureté générale n'a fait que leur
rendre justice. Mais pourquoi a-t'il fait exception de Th. Miller et Clausson? Ceux-ci, indépendamment du droit qu'ils ont de prétendre à
eette mesure, , sont revétus d'un caractère. public, caractère qui leur a été imprinié par une
section du Peuple français. Enfn ils ne devoient
pas être compris dans la loi du 19 ventose, et
rien n'auroit dà mettre des entraves au rapport
qu'ilsi ont à yous faire.
Ordonnez donc, Citoyens représentans, qu'ils
soieat mis en liberté; ne prolongez plus leur
détention ; vous regretterez peut-être un jour
d'avoir cédé aux déluis qui l'ont injustement
perpétuéc. Ils ont une mission importante à
remplir auprès de vous,et ils languissent depuis cinq mois dans les fers! Iis ont. de grands
crimes à vous déyoiler, et pour leur imposcr
silence,ils ont été inscrits sur la liste fatale de
Fouquier-Tainville.
SALUT
Signés, CLAUSSON, TH. MILLET, Commissaires
des Colons de St-Domingue, réfugiés aux
Fxats-Unis d'Amérique.
Maison d'arrêt des ci-devant Carmes, le 21 fructidor,
an: 20 de'la République française une ct indivisible. --- Page 5 ---
LIBERTÉ, EGALITÉ, FRATERNITÉ.
I M POSTURES DOt
nS
DE
ue
nos
SANTHONAX ET POLVEREL
Dévoilées a la Convention Nationale,
COYENS REPRÉSENTANS,
COMME nous l'avions prévu 7 Polverel et
Santhonaz,ces conspirateurs quenous vonsavons
dénoncés , abusent, pour corrompre T'opinion
publique, et de la biberté que vous leur avez
rendue, et des fers où vous persistez à nous
retenir.
Nous réclamons encore une - fois la faculté de
remplir la mission importante qui nous a été
confiée; nous demandons encore une fois à être
entendus, et à être entendusà votre barre. L'hu-.
manité, le droit des gens, la raison, la justice
réclament impérieusement avec nous, et vous
imposent le devoir de faire droit à notre demande. Si quelqu'un faisoit de nouvelles
positions, nous vous % dénonçons. nous le C
nonçons à toute la France, comme complice des
conspirateurs que nous accusons.
Si les législateurs avoient besoin d'être stimulés à le remplir, ce devoir que nous réclamons,
qu'ils Axent leur attention sur ce fait.
a
OTO
o
A
3ont
gens, la raison, la justice
réclament impérieusement avec nous, et vous
imposent le devoir de faire droit à notre demande. Si quelqu'un faisoit de nouvelles
positions, nous vous % dénonçons. nous le C
nonçons à toute la France, comme complice des
conspirateurs que nous accusons.
Si les législateurs avoient besoin d'être stimulés à le remplir, ce devoir que nous réclamons,
qu'ils Axent leur attention sur ce fait.
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RPJCD
ATIMAETART (4)1A03 ATARa
TLe Port-au-Prince, te HFSTURPEVTSIEE
St-Domingue, a été conquis le 8juin v.s.)
N lestarmes baitanginnes On
alors
ceux
nous
gunagh
qui
ont délégués vers vous? Depuis
un.an, chassés, ruinés, proscrits, déportis,ils
sont dispersés sur une terre étrangère. A cette
olt étions-nous nous-méme A Paris,
3E les forsen attendant que la'liste/ fatale
indiquat à Fouquier- Tainville qu'il . étoit temps,
parnotre supplice yid'ensevelir dans.Teysilence
d'une mort ignominieuse , la série de forfaits
vous ne connoissez pas. Mais où étoient 8t
aussi Polverel et Santhionaz? Accompagnés de
Montbrun, général de couleur de leur creation,
ils étoiént dlAfs-kcette méme villé da Port-auPrince : ils pouvoient s'y enyironner de ce nombre formidable de républicains et de soldats,
Hommes'de conleurigu'ils yous disent avoir formés; et'cependant ils Oift abandonné cette ville
importante a11 brigadier seneral, Whitenet a
moins de quihze cents' hommes.
auJugez entre éix etnous quels sont les impost
teurs et les traitres.
ob Nous réclamons done Citoyens représentans,
d'erfe mis en libérté, d'être réunis a nos colléghes épadrs dansles diverses' maisons d'arrét; que
nIoS paplers, depnis plus del quatré mois sous les
scellés au comito de salut pubtie: nous soien't
rendus; qaevous Aixiez un jourrcrmn jour trèsprochain, pour que nous soyons admis'a votre
barre, otr nous' avons à vous dévoiler dés crimes
que vous ne connoissez pRs.
anoil I ui
SY arrivoit,ce que nous croyons aujourd'hui
impossible, qne quelgu'im vous déterminat a
rejetter encore notre juste" demande, nous coneluerons qu'il"craint et repousse lvérité: nous
croirons que" In' justice n'est" plns u'm vain
mot; et les accusateurs dans les fers, lorsque
, pour que nous soyons admis'a votre
barre, otr nous' avons à vous dévoiler dés crimes
que vous ne connoissez pRs.
anoil I ui
SY arrivoit,ce que nous croyons aujourd'hui
impossible, qne quelgu'im vous déterminat a
rejetter encore notre juste" demande, nous coneluerons qu'il"craint et repousse lvérité: nous
croirons que" In' justice n'est" plns u'm vain
mot; et les accusateurs dans les fers, lorsque --- Page 7 ---
(5)
les accusés sont libres, attesteront à tout PUIniversiis's sAdedibhentetider penpde Français nest
quaunerchisntre:
10 "
99S
C
roits At-tai SAL U. T.
Sotbrgas
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SignéeyCraessose, TaMatit Commissaires
das Colbrsds-soine. Damwague préfugies aux
Eiats: Urisi d Amérinue, 511
ditu
o0
Maisont darret des, cidevant Carmet mle 29 Krvesidors
del République frange une et indivisible,
- 1O
IC
Senthonaz, tu tisoles. deton collézue; mais
yotre mission, yous étoit cemmune, commel'est
ahioupd'hus-votre responsal RIEAT Aous parlonse
tous les deux; nous parlonsatons ceuxqui vous
soutiennent de leur infuence,
Discutons froidement la, grande cause qui se
présente au tribunal du grand peuple : soTez
calmes comme nous; point de vaines léclama 97
nous des raisons, dés faits.Le Deuplequinone
écoure a prouyé par la chttel de
qguil, ne se passionne plus pour Encreore les.
qu'lnese taisse plus abuset pardessaillies oratoire. Soyez aussi fraucs et auissi généreux que
wous vous dites bons patriutes, Provoquez vous
meme notre mise en liberto ,au lieu d'employae
tous les ressorts de Tiansighe, pour river de
plas en plus nos fers. Si vous êtes en effet
innocens, et que nous soyons les coupables, 3
- que devez-vous craindre de nous, si vous êtes
arinés de.la justice et de la vérité? Provoqueznous donc alL tribunal de la nation souveraine,
et là, écoutez froidement ce que nous avons a
vous dire.
Nous ny analyserons point la diatribe incohérente que Yous venez dadreseer à la conyenA 2
Tiansighe, pour river de
plas en plus nos fers. Si vous êtes en effet
innocens, et que nous soyons les coupables, 3
- que devez-vous craindre de nous, si vous êtes
arinés de.la justice et de la vérité? Provoqueznous donc alL tribunal de la nation souveraine,
et là, écoutez froidement ce que nous avons a
vous dire.
Nous ny analyserons point la diatribe incohérente que Yous venez dadreseer à la conyenA 2 --- Page 8 ---
al 1Ot drox - (4, e
trrce abetroos
tion-nationale; nous ne parlerons point del nous;
que wous avez craints de nommer ; car ; que
sommes nous auprès da grand intérêt national
que nous sommes chargés de défendre? Nous
ne répondrons à vos? injures età vOs grossières
amposturesyque
une analyse simple et vraie,
de tousles actes latat parles factieux aux diverses législatures et an pouvoir exécutif, pour
contribuer à la ruine des colonies française et
du commerce national. Nous développerons ce
plan de destruction auquel vous avez. mis. la
dernière mains, et nous prouverons que vous
étiez à Saint - Domingue, comme Genet aux
Aitats-Unis d'Amerique , les agens d'unefaction
subeersive de toute prospérité nationale, rivalisant avec T'Angleterre.
Nons ferons d'abord connoltre 19
le plan de subversion du commerce national, jeité en 1787
par
et ses liaisons avec le nouvel
ordre grate de
arrêté alors pour les colonies,
par son collégue Castrie. On verra dès ce temps.
Raymond dans leurs mains, comme il le fut.
depuis en celles des Barnave, des Brissot, des
Camboulas, l'instrument exécutif du système,
qui avoit pour but de substituer la caste des
affranchis a celle des propriétaires blancs. On
y reconnoira de projets habilement concerté,
et enfin exécuté par 20u3: celui de rompre les
liens du sang, de Tamitié, de T'mtérêt, les rapport de gout, d'habitude qui unissent les colons
à la mère patrie, afin de faciliter à uine puissance étrangère : notre rivale en commerce, les
moyens de ruiner nos possessions d'outre mer
ou de s'en emparer,
Nous expliquerons comment, d'un cdté, une
faction aristocrate, dont Bianchelande étoir le
exécuté par 20u3: celui de rompre les
liens du sang, de Tamitié, de T'mtérêt, les rapport de gout, d'habitude qui unissent les colons
à la mère patrie, afin de faciliter à uine puissance étrangère : notre rivale en commerce, les
moyens de ruiner nos possessions d'outre mer
ou de s'en emparer,
Nous expliquerons comment, d'un cdté, une
faction aristocrate, dont Bianchelande étoir le --- Page 9 ---
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chef; et de l'autre,, une faction anglaise dona
vous étiez les instrumens, se sont tour à tour
secondées, combattues, soutenues, renversées;
et comment, allant toutes les deuxau même but,
mais pour une intention différente, vous ne yous
êtes reposés que sur les débris du système colonial et sur les ruines de la colonie entière.
Nous ferons voir d'abord, le ministre la
Luzerne donnant des ordres pour
Saintne fut
T'assemTT
Domingue
point repréients
blée nationale. Barnave sécondant ses projets;
persécuter, humilier 2. proscrire, faire pauir
eresserTaseubice ERS0RARULT-EE
et nous prévenons que tout lo crime de cette
assemblée, aux yeux de ce conspirateur, étoit
Homirinpmenrconbist des mesures spourisoler
DOS importantes centrées de ces grands mouvemensquiontété sur le pelutdene laisser en France qu'un bourreau et uneguillotine. Nous préve- le
nons encore que cc même. Barnave ,
le
funeste décrét du 12 octobre 1790 3
Fma
germe des trois corporations qui se sont si long.
remps dispatés notres sang et nos membres épers,
et que celle que vous avez conlirmée et si
samment soutenue : contre le voeux de la
er
est celle des hommes de couleur que vous deviez
réunir aux desir des blancs,t a l'intention
formelle de la loi du 4avril 1792, et qui, entre
vos main, a achevé la ruine de Saint-Domningue.
Nous expliquerons comment les diverses législatures, détournées de la discussion des grands
intérêts coloniaux, par des factieux qui faisoient
tout rapporter à des comités qu'ils avoient subs'être
dans l'émisjugués 7 semblent
contredites
et
sion des diverses loix relatives aux colonies;
comment ces prétendues cosuratictionst'diuett
loi du 4avril 1792, et qui, entre
vos main, a achevé la ruine de Saint-Domningue.
Nous expliquerons comment les diverses législatures, détournées de la discussion des grands
intérêts coloniaux, par des factieux qui faisoient
tout rapporter à des comités qu'ils avoient subs'être
dans l'émisjugués 7 semblent
contredites
et
sion des diverses loix relatives aux colonies;
comment ces prétendues cosuratictionst'diuett --- Page 10 ---
( - 6)
que l'effet de l'habileté machiavélique des consfox-mn-iplsirdeation mouveniens
ils dosnoientlomgmidane M49Tj211 291 anxquels 40
Nouss 91 Y 191
sirons.que, Mirbeck, Toume ceSt.L
ceux
ont
Leger,
le GHLNONS precnesdlans: - A
une mission, dont
btegt deurerablis C
Tordre etla iranjuillité
pahlique, ATARS ihabiles:
subal
ternes, 9 furent dénoncés par sonspfnutgurt Prissot, par celuiIA mémeiqui les employoits pariceiqua son
gre.alsiny 1RS dévoroieat pas.assez xite. I
Nous prounerons. C Aintozbrgon que lalol du 4. ayril
*
loi sainte: et bienfaisante S1 lintrigue 1792, le
dicta.ne vous.eneut conje Texecution, g que
vous frouvates exécntées pat.tont ? A votre
arnyée Suinklemiagae, 3 fut chtre YOS mains
linstramuens dea rniue; dun coté., der CRUX
qui larecevoient comme unwionfnit 1agislatif,
quoigu'al.fur irrégulier, paree, quelle leur fair
soitespéren de
sunetenet proteprion.et de Tautre,
ecux pour-qui clle étoit expressément faisee
Noils prorvérons que leministre Monge, anticipant sur une détermination
n'étoit
encore murie, sur un décret SE a été pas
après la discussion des comités de la convention retire,
nationale, a consacré votre usurpation' de l'autorité législative.
Nous prouverons que vousavez renversé complerroment-tous principes der gouvernement et
d'admiuistration; tème
que vous désorganisé tout syssocial, tout ordre politique, et particulierement'celur qui faisoit T'objet de votre mission;
que vous avez dérogé à tous principes d'humanité erde
de philosophie pour faciliter
aux ennemis tra de France, la ruine ou la conquete de n0s possessions d'outre-mor.
ation' de l'autorité législative.
Nous prouverons que vousavez renversé complerroment-tous principes der gouvernement et
d'admiuistration; tème
que vous désorganisé tout syssocial, tout ordre politique, et particulierement'celur qui faisoit T'objet de votre mission;
que vous avez dérogé à tous principes d'humanité erde
de philosophie pour faciliter
aux ennemis tra de France, la ruine ou la conquete de n0s possessions d'outre-mor. --- Page 11 ---
alepirT
Nous prouverans : encore qute les aristocrates
blancs den Saint-Domingne, out diéspocaulement
eti exclusivement protégés par- vous vetiqueles
patriores: souls.indirowes à conserveg celie preciense-colonie à la républiquer, ont eérou massacrés ou déportés par Vos ordresi, què.ce sont
ceux-ci. que vousivonlez faire: passer pour émigrés, 2 ceux-ci que vous confondez avec vos
agents ou satellites qui consomment aux EtatsUnis,idans lo luxe et'la-d dibaucheycoiqua vous
avuz partagé den nowedépohilles. Eevous.ne-dénoucez pas ceux dont-y vouis'eves
entretenu et fomenté les crimes 2 protége, jusqu? a notre
les expalsion, ceux 21 qui définifiveruent out appellé
anglais etles espagnols, pour soutenir
villon blanc qu'ils venoient d'arborer. lepaEt zzouLS dirons cnfn, la partie française de
Saint-Domingue n'es point régénérée; elle est
ruinée, dévastée, elle est entre les mains des
ennemis de la France;" eta qui sa régénération, sa défense étoiant-elles confiées?
A Polverel, ce Santhonaz 1 'les délégués de
Capet.
Santhonaz et Polverel , voilà nos armes!ce
sont celles de la raison. Voile comme le vrai
patriotisme, dans les fers, répond aux lâches
calomniateurs qui ont la bassosse de T'outrager,
quand il ne peut se défendre.
Teint de Rotre. sang, de celui de nos femmes
etde'nos enfans, chargestles dépouiiles du peuple'
le plus industrieux de l'Univers vous regorgez
d'or, et nous sommes dans le dénuement tleplus
absolu, mèine. des nécessités de la vie; mais
nous ne craignons pas
la séduction vous
donne les sulfrages que S justice ne réserve
qu'à nous, --- Page 12 ---
(8)
Français républicain ! redoublez de surveillance ! Polverel et Santhonar sont au milieu de
wous ! ils s'isolent en apparence 7 mais ils s'entendent en effet ; si l'un écrit, l'autre doit agir;
c'est ainsi qu'ils ont bouleversé Saint-Domingue,
ainsi la ville du Port-au-Prince a été canonnée,
ainsi celle du Cap, le principal entrepôt du
commerce national en Amérique, a été livrée
aux Hammes P
Signés, CLAUSSON, TH. MILET, Commissaires
des colons de Saint-Domingue, refugiés aux
Etats-Unis d'Amérique.
Maison d'arrèt des ci-devant Carmes s le 10 fructidor,
an 2* de la République française; une et indivisible.
Saint-Domingue,
ainsi la ville du Port-au-Prince a été canonnée,
ainsi celle du Cap, le principal entrepôt du
commerce national en Amérique, a été livrée
aux Hammes P
Signés, CLAUSSON, TH. MILET, Commissaires
des colons de Saint-Domingue, refugiés aux
Etats-Unis d'Amérique.
Maison d'arrèt des ci-devant Carmes s le 10 fructidor,
an 2* de la République française; une et indivisible. --- Page 13 ---
LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.
ALA CONVENTION NATIONALE.
CITOYENS REPRESENTANS,
N
Lx Colonie de Saint Domingue recevoit chaque année, dans ses ports, 800 de vosvaisseaux
quiy portoient le superfu de vOS productions
territoriales et le produit de vos mannfactures.
Des spéculateurs systématiqques vous disent
que ce commerce vous muisoit, puis qu'il alimentoit unluxe pernicieux à VOS moeurs et aux
principes de liberté et d'egaliré, ils vous trompent ! carl la convention nationale, dansl'acte
de navigation, a consacré en principe que la
mesure dela prospérité des Colonies étoit celle
de la prospérité nationale. Point de commerce,
a-t-elle dit, et point de prospérité nationale:
point de Colonies, point de commerce; or,
point de Colonies, point de prospérité nationale.
En effet, citoyens, si l'on examine depuis
le bucheron qui, dans la forét, coupe les bois
pourla construction de vosvaisseaux, jusqu'an
A --- Page 14 --- --- Page 15 ---
Enas
028be
v.'S --- Page 16 ---