--- Page 1 --- --- Page 2 ---
-
E
-
Azie
cope /
RR a
I
S
:
a
-
a
<
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v 2576
AFDEO
-
Jolm Carter
Oraton.
- :
--- Page 3 --- --- Page 4 ---
d
-
E
-
- - -
-
I
:
:
-
I
-
-
-
-
- --- Page 5 ---
IDÉES SOMMAIRES
S U R
N
LA RESTAURATIO
GU T
DE SAINT-DOMIN
a
A
P R É S E N T E E S
AU ROI
Hen
A LA NATION,
A
ET
LA COLONIE
A P A RI S,
rue Neuve
de BOULARD,
De FImprimerie
Saint - Roch, No, 25,
I 7 a 92. --- Page 6 ---
-
I
-
-
*
:
:
-
-
-
-
-
-
-
de : 22a
- - A --- Page 7 ---
INCENDIÉS.
AUX FRANÇOIS
DE L' A M ÉRIQU E,
K T
CITOYENS RUINÉS
AUX
D E L A M E TR OPOL E.
Paris, 2 ce 30j janvier 1792:
Cs COXFATRIOTES,
La plus riche portion de Saint-Domingse n'étoit
de cendres. Toute la France, à
plus qu'un moncean
les ruines des
quelgues factieuz près, pleuroit sur
Colonies, du Commerce 8 de la prospéridenationalsy
8 nul projet RES*
mais ces larmes étoient STERILES,
TAURATEUR n'avoit encore été, publié.
a --- Page 8 ---
A
ij
TOURMENTE du desir de voir ma Patrie
au
renaitre
Conbeur,Fat pris la
plume, mon plus comme
Représentant de cette contrée désolée,
Citeyen de P'Empire.
mais'comme
LE sujet étoit vaste , Pintérét
Javois concu l'idée d'un
pressant,
Djafavois,
grand Ouvrage. e
Fait tout le PLAN, il ne me restoit
gu'd écrire et à
plus
peindre. . . La guerre allume SOTZ
Rambeau sur nos
ma main guitte la frontières, 2 la trompette sonne, ct
plume pour prendre les armes.
CEPESDANT j'avois soumis mon Plan aux
MISSAIRES
COMdet-dweablieginéahi de
je Pavois
S-Domingues
communiqué a plusieurs COLONS
-
ils
éclairés
paroissent en regretter les
-
daignent
développemens ; ils
-
m'assurerg gaemon esguisse, TRLLEKU'ELLE
EST, peut répandre dans PAssemblée
-
dans le Public,
Nationale,
beauconp de lumières SI6T une
tière trop peu connue ; que sa
Ttae notre commune
publication sera utile,
Patric. -
Jrnesais point résister à ces motifs,jel leursacrific jusque'd mon
amour-propre 2 et j'abandonne a
Pimpression sans
IDÉVELOPPENEXS, des
principes >.
Cc0A Narn
, TRLLEKU'ELLE
EST, peut répandre dans PAssemblée
-
dans le Public,
Nationale,
beauconp de lumières SI6T une
tière trop peu connue ; que sa
Ttae notre commune
publication sera utile,
Patric. -
Jrnesais point résister à ces motifs,jel leursacrific jusque'd mon
amour-propre 2 et j'abandonne a
Pimpression sans
IDÉVELOPPENEXS, des
principes >.
Cc0A Narn --- Page 9 ---
iij
avcc plus de temps > PROUdes idées, quejaurois,
vis ,jusqu'i l'évidence.
Mazacebeonillon informe que l'on me condamne
aujour, sans ornemens , sans couainsi à mettre
prodwira-bil, mes chers Compaleurs, quel effet
si vos
trjotes, si votre indilgence ne Paccueille,
si wos suffrages ne Pentouluières ne le rectifient,
nesert de bordure d quel
rent, etsi wotre inflnence
à Padoption desquelles est peutques idées justes,
et celui
être attaché le SALUT de Saint-Doningue
de PEmpire ?
Broprz donc en grand sur ce canevas, la DESTACde cette Colonie dévastiée; ditesd nes
R: ATION génèrale
est VRAI; et sous
Lecteurs, que tous ce quej'avance
leur
ces vérités frapperont ; dites
votre garantie,
vues sont les VOTRES, et souS vos auspices
que mes
éloigner
elles seront bien reçues ; : . puissent-elles
des Antilles la guerre, lafamine etla peste
àjamais
les ravagent en ce moment! : - e Puissent-elles
qui
la
l'agriculture et
ramener all milieu de vous. 3 paia,
la richesse du royaume
sans lesquelles
- le commerce >
souvenir, SOTL ancienne prospérité
n'est plus qu'un
valoir d la France
qu'un regret! ! . * e Puissent-elles --- Page 10 ---
-
as
-
iv
la conservation de ces PROYINCES
privation la contraindroit de
précieuses, dont las
Puissances du TROISIENE
descendre are rang des
soin de la paiz
Onpag'Enfin, guand le beaura nivelé toutes les
puisse-t-on, en parlant de CetÉCRITE
opinions
dire unjour, quele Chant du rerdesDmALTKOn,
bon
Cigne étoit le
Citayen !
crid'un
Narmtmmeraniae
a
MesCHERS CONTATAIOTEs,
-
Votre frère le plus
et
I
tendre,
votre ami
-
le plus fidele.
-
LOUIS MARTHE DE
GOUY,
Es-Député d P'assemblée.
nationale
constituante 2 Colonel da sizidme
rgiment de dragons,
-
- --- Page 11 ---
P
L
A N
D'U N PROJET
D E
RESTAURATION EN GRAND
POUR S SAINT-DOMINGUE,
DESTINÉ PAR M. DE GOUr,
Ex-Député dè ceite Colonic,atAumilae constituante 5
A DEVENIR LA BASE D'UN OUVRAGE COMPLET
SUR CETTE MATIERE IMPORTANTE.
NECESSITE DE'CET OUVRAGE
SAIxs-Doxise GUE victime. d'un désastre
effrayant, est en proie à tous les fléaux destructeurs.
est anéanti, la même cause
Sr Saint-Domingue le même effet sur les autres Colonies
produira
A
INÉ PAR M. DE GOUr,
Ex-Député dè ceite Colonic,atAumilae constituante 5
A DEVENIR LA BASE D'UN OUVRAGE COMPLET
SUR CETTE MATIERE IMPORTANTE.
NECESSITE DE'CET OUVRAGE
SAIxs-Doxise GUE victime. d'un désastre
effrayant, est en proie à tous les fléaux destructeurs.
est anéanti, la même cause
Sr Saint-Domingue le même effet sur les autres Colonies
produira
A --- Page 12 ---
a
LN -
- (2)
Françaises 5 et la France descend
Puissances du troisième Ordre.
au rang des
Ir est donc, pour cet
sant intérêt de RESTAURER empire, 2 du plus puisjusqu'ici,
cette Colonie ; mais
Pignorance, , la
veillance , ont influcneé prévention ou la malrepoussé ncs moyens. Popinion du peuple, et
Ir s'agit aujourdhui de les
assez de forcc, pour instruire développer avec
rer les prévenus, convertir lcs lesignorans, éclaile BUT de cet Ouvrage.
malveillans. C'est
-
MARCHE A OBSERVER,
LES CONMIISSATRES de
-
la partie française de PAssembléc générale de
ques jours après leur Saint-Daningne ont, quelI
compte à PAssemblée arrivée à Paris 2 reridu
avoient motivé leur Nationale, des faits qui
tableau des plaies mission, et lui ont exposé le
à
qui afligaientla Colonie,
ILs solliciteront une novelle andience
législatif, moins pour lui
du Corps
de réparér les pertes des présenter les moyens
offrir
Colons, 2 que
-
ceux qui peuvent préserver le
pour lui
1'état déplorable où le
Royaume de:
réduiroit la
-
POSSESSIONS TOUTRE-NER,
perte de ses
chée à cellerie la plusi florissante infailliblement attanivers, :.
Colonie de Pu-:
I --- Page 13 ---
(3)
SOMMAIRES DE LOUVRAGEI
IDÈES
A P I T R E PR E M I E R.
C H
générales sut SAINT- DOMINGUE 3
COXNOISSANCES
son
son sol
ses productions
sa situation
son régime.
cor.mherce - sa population
lieues du continent de lal Frances
A DEUX MILLE
fertile que des Sanvages haexistoit une contrée des Marins valeureux 5 appebitoient jadis, que
3o que leur couragé
lés Flibustiers 1 conquirent années en toute soui
conserva pendant plusieurs
donna à la
veraineté , et que leur patriotisme de donation 7 n'impo:
France 3 en 1640. i1 L'acte
envers la nousoit att Monarque queHOTEOTiON de tousimpôts, GARENvelle Colonies EXENPTION De
TIE des propriétés.
2011 traité s'exécuta de bomne-foiye et
DABORD. ce
la
prospéra. iN En 1713, pour.
Saint-Domingue dans la détresse oà se trouvèrent
première fois,
Louis XIV demanda.
les finances du Royaume 2 Octroi qui pdt supà ses FIDÈLES COLONS 2 un
e
portion de la dépense publique.
pléera geelque habitans lc droit de répartir rcet
I reconhut aux
accorder d'autres à1'aimpôt critre eux, ou d'en
A 2
DABORD. ce
la
prospéra. iN En 1713, pour.
Saint-Domingue dans la détresse oà se trouvèrent
première fois,
Louis XIV demanda.
les finances du Royaume 2 Octroi qui pdt supà ses FIDÈLES COLONS 2 un
e
portion de la dépense publique.
pléera geelque habitans lc droit de répartir rcet
I reconhut aux
accorder d'autres à1'aimpôt critre eux, ou d'en
A 2 --- Page 14 ---
tacamn
-
-
(4)
venir. il Il les autorisa à
léurs Magistrats, =à s'assembler nommer eux-mémes
leurs intérêts intéricurs,--etl
pour traiter de
pour cinq ans 7 sur le pied de l'octroi fut accordé
par année. il Depuis, il
300 MILLE LIVRES
lescinq ans,sous la même s'est renouvellé tous
raison des dépenses de la forme, ets'est étendu en
PEtat, et de la' munificence Colonie 2 des besoins de
élevé
des Colons, qui l'ont
MILLIONS. progressivement, de 300 mille livres à SIX
OUTRE ce tribut considérable
colonie, la France imposa
perçu dans la
A
tinent les denrées
encore dans le conl'établissement du coloniales; et au moyen de
droit d'Occident
menta le revenu de2 elle. aug2
parannée.
Pétat, de 5 à 6
il Orla protection
millions
-
ministration de toutes
ordinaire et l'adnos
-
les parties du monde,
colonies dans toutes
-
millions. l DoNc
3 coutent environ douze
- -
scule, les dépenses Saint-Domingue de
payant à elle
toutes nos
d'outre-mer, ; c'est. à CETTE
possessions
doit Lle bénéfice immense COLONTEque la France
toutés : nos relations.
que lui raportent
commerciales
-
contréés lointaines.
avec ces
-
CEs rclations. 1 commerciales ne
que- Pexportation des
sont autres
de la métropole
denrées ou de Pindustrie
vers la colonie, à un prix
I --- Page 15 ---
(5)
exclusive et à bas
très-élevé, E Et Pimportation
terdans la métropole, des productions
prix,
ritoriales de la colonie.
PoUR avoir une idée du bénéfice immense
à la métropole,
que de tels échanges aportent année commune >:
il faut savoir que la France,
mille Bariques
vereSatat-Doniugue, 187
exporte
mille Bariques de vin 2 pour
de farines, I2I
salés,
deux millions de viandes et poissons
quantité detoiles, mousselines 2
et une grande
meubles, modes, 2 bijoux. =
draps, soyéries,
sont le débouché lc plus
Toutes ces exportations
du commerce 2
avantageux de l'agriculture 2
continentale;
des manufactures et de Pindustrie
en évalue le prix annuel 2 à 99 MILLIONS
on
TOURNOIS.
SAINT-DONINGUE en retour de ces exporta- la
paye au prix qu'il plait à
tions 2 qu'elle
est sûre de
Métropole d'y mettre 2 puisqu'elle Saint-Dotrouver de concurrence 5
?y. point
à la France de
mingue, disje 2 fait hommage
II Oril'
toutes les productions de son territoire. environ
est bon de savoir que cette Isle a
carrées.
Divisée en deux
80c0 lieues
ESPAGNOLE inculte, non départies 2 la partie
moitié de Pile, et
frichée, occupe la grande
FRANÇAISE, presque toute en culture,
la partie
A 3
puisqu'elle Saint-Dotrouver de concurrence 5
?y. point
à la France de
mingue, disje 2 fait hommage
II Oril'
toutes les productions de son territoire. environ
est bon de savoir que cette Isle a
carrées.
Divisée en deux
80c0 lieues
ESPAGNOLE inculte, non départies 2 la partie
moitié de Pile, et
frichée, occupe la grande
FRANÇAISE, presque toute en culture,
la partie
A 3 --- Page 16 ---
a
A L
Rnnm
-
(6)
renferme environ 36c0 lieues
couvertes des
de
il Ces
productions les plus superfiecic, 3
de SUCRE productions sont 2 200
précieuses.
; gomillions pesant de millions pesant
Honpaliscidns lions
un million de CAFÉ ; 2 milde COTON et beaucoup de CACAO; 5 mild'acajou,
bois de campèche,
denrées cuirsevertss taflias 2 etc. Toutes
importées vers la
ces
:
plettent le
:
chargenient de Métropole comgrandeurs, et sont
1400 NAVIRES de toutes
liyres tournois.
évaluées à 250 MILLIONS de
ArNsr le commerce
mingue et de la
réciproque de
*
Saint-Do349
Métropole, est un
millions, qui en met
objet de
circulation plus de NEUF
nécessairement en
CENTS,
CETTE immense
quantité de
croiroil-on, est mise en
productions, le
petit-nombre
couvre
I
de
par un trèsest parconséquent sranufactuaress dont chacune
ne compte à
extrêmement importante. On
-
RIES EN
Sain.-Demtague, 2 que 450
BLANC; 350 SUCRERIES
SUCREGAPPETERESS 2000
EN BRUT; 4000
RIES 3 600 COTONERIESC INDIGOTERIES ; 80 CACAOTEE
rable, c'est que la
quily a d'admiénorme dé denrécs fabrication de cette masse
-
la population de la n'a jamais été à charge à
bleroit devoir
Métropole 2 qu'elle semépuiser LE 30 à 40 MILLE BLANCS
--- Page 17 ---
(7)
de tout âge et de tout sexe suffiseulement,
à diriger ces exploitatious
sent 2 aisément 2
mmerveilleuses.
fontagir les bras de CINQCENTS
Irest vrai qu'ils
sans
propriétés ausquelailadonnent
MILLE NOIRS,
les besoins de la vie, avec
abondamment tous
fortune assurée > pour
la perspective d'une
coopérer 2, avec
tous ceux qui veulent
générale. i=
quelque distinction, à la prospérité
ils
de divers continents 3
Ccs NOIRS viennent
ou,
ou prisonniers,
étoient TOUS, ou criminels, les esclaves d'un
bien certainement au moins, lieu de les mettre
DESPOTE AFFRICAIN qui, au
de quelques
à mort, les a' livrés en échange celui-ci les a
marchandises à un Capitaine ;
climat
transportés sur une terre docile 2 dans un
placés dans la condition
tempéré pour eux 2 oi,
de chacun
d'un journalier ordinaire 2 on exige de la vie, un
d'eux, contre tous les besoins
Phumanité modère, et que Pégoisme
travail que
rendre excessif.
même a tant d'intérêt à ne pas
500 mille NOIRS ont été aclietés
AINSI, ces
français ? en
à prix d'argent, aux commerçans
donné
vertu des loix de Pétat il l'état à souvent
encourager un tel commerce.
des primes 2 pour de bonne foi par les COLONS,
i1 Ils ont été payés
comme
leur appartenir en toute propriété 2
pour
A 4
et que Pégoisme
travail que
rendre excessif.
même a tant d'intérêt à ne pas
500 mille NOIRS ont été aclietés
AINSI, ces
français ? en
à prix d'argent, aux commerçans
donné
vertu des loix de Pétat il l'état à souvent
encourager un tel commerce.
des primes 2 pour de bonne foi par les COLONS,
i1 Ils ont été payés
comme
leur appartenir en toute propriété 2
pour
A 4 --- Page 18 ---
-
MAM
-
Ies ILOTES
(8)
aux
aux Romains Athéniens, comme les
LÉGAL, institué 3 mais pourtant sous un ESCLAYES
et le maître
par la France, 3 et
régime
et l'esclave à des
qui soumet
sagenrent
régles fixes
que les peuples substitnées au droit de vie et de
avoicat cru
LIBRES de la Grèce et de mort,
de leur
pouvoir conserver sur des PIralie,
propre
:
couleur.
hommes,
:
CETTE différence
autres méritent d'être est remarquable: = Plusieurs
importagre à résoudre obseryées; mais
en
est
laquestion
genéral sent - ils
celle - ci : les Négres
doutes car ils ont mulheureux ? il non sans
LERAELS, etl'appareil échangé un esclavage INTOaffreux supplices,
toujours présent des
près
contre une
plus
-
dans semblable à celle que le servitude, à peun'a tous les pays du monde besoin impose, 3
point de
2 à tout être
I
Pintérêt propriétés, et qu'à
qui
à
personuel des
Ssiut-Domingue
adoucir. l La
maîtres, 2 tend sans cesse
-
des
preuve irrésistible du
des Blancs, Niges, se trouve dans la
bonheur
l Un seul
confiance absolue
une habitation, et couche d'entre eux 2 gouverne
fenètres 2 au milieu de SEUL, sans porte ni
-
dinstrumens
2c0 Noirs pourvds
compté jasqutiei meurtriers, l Ce Blanc
au ceir des
sur la reconnoisance
avoit
effet les
hormes les plus
qui parle
esclaves ne tardoient grossiers. il En
guères à apprécier
a
la
bonheur
l Un seul
confiance absolue
une habitation, et couche d'entre eux 2 gouverne
fenètres 2 au milieu de SEUL, sans porte ni
-
dinstrumens
2c0 Noirs pourvds
compté jasqutiei meurtriers, l Ce Blanc
au ceir des
sur la reconnoisance
avoit
effet les
hormes les plus
qui parle
esclaves ne tardoient grossiers. il En
guères à apprécier
a --- Page 19 ---
(9)
Ja différence qui se trouve entre leurs DESPOTES
français qui 2 pour
1 Africains 2 et un MAITRE laisse outre les
heures de travail, leur 15 heures de repos par jour 2
fêtes et dimanches,
leur
une maison pour
des vivres en abondance,
leur agrément 2
ménage, un petit jardin pour attention l'enfance
qui soigne avec la même respectable 5 qui
interessante 2 et la vieillesse
de l'ari,
aux malades tous les remèdes
prodigue
ne laisse jamais s'inet qui, dans son enclôs,
D'AUMONE n'est
troduire LE BESOIN. i1 Le mot
celui de
connu dans nos Isles, parce que
pas
aucun sens. En un mot,
PAUVRETÉ n'y présente
les NÈGRES , àla liberté près, qu'ils ne sauroient
n'en ont jamais joui, sont
regretter 2 puisqu'ils
500 mille MENcent fois noins à plaindre 2 que de notre bienDIANS FRANÇAIS, qui font la honte
sont
faisance ; et les SERFS de Saint-Domingue
bien plus heureux que 2 millions 2 peut-être 2
qui préparent le pain
de nos paysans LIBRES,
et dont ils manquent.
que nous mangeons,
CEPENDANT il avoit fallu soumetttre cette
multitude de gens sans propriétés, à une poid'Européans. il A 2000 lieues du centre de
gnée
la solution d'un tel prola force publique,
UN
blême n'étoit pas facile.. .
Eh bien,
FRÉJUGÉ salutaire a consommé ce chef-d'euvre
a opéré, à lui seul, ce MIde subordiuation,
pain
de nos paysans LIBRES,
et dont ils manquent.
que nous mangeons,
CEPENDANT il avoit fallu soumetttre cette
multitude de gens sans propriétés, à une poid'Européans. il A 2000 lieues du centre de
gnée
la solution d'un tel prola force publique,
UN
blême n'étoit pas facile.. .
Eh bien,
FRÉJUGÉ salutaire a consommé ce chef-d'euvre
a opéré, à lui seul, ce MIde subordiuation, --- Page 20 ---
R
-
-
RACLE de
(1o)
maintend politiquo; et ce préjugé
les
religieusement,
bienhisant,
rapports, est devenu respecté sous tous
demi; le Palladium des pendant un siècle et
plus fort ct.le plus doux maitres, le lien le
où le
pourles
chaînes préjagé est tout
esclaves. =Là
est inutile,
puissant, la force des
Breyror, dans un climat
-
porte à lamour, a résulté brôlant, ot tout
continuelle des
de la
une
Iréquentation
race d'individus Européans avec les
l'on a
d'unc autre Africaines,
nommé
couleur, que
etc., 2. suivant mulinas, cartarons metis
A
mes esclaves, leur nuance il Ces 2 fils 2 grifs
bientôt
naissoient tous
de femde la aussi, Pamour
esclaves, mais
-
LIBERTÉ. il
paternel les a gratifiés -
nérosité créole Bientôt, à cette
et
2 a ajouté des
faveur, la géI
d'esclaves, et n'a mis à DONATIONS de terres
qu'une
ces
-
clauses celle d'une
deux bienfaits
TUEUSE de la part des soumission RESPEG-
-
Mulatres
HEENTAITEURS, ils
2 envers la
envers leurs
-
tenoient la vie et la classe de ceux dont
le
modérateur de
Tortune.En un
gens de couleur PEmpire, 2 en accordant mot,
:
que pour le l'égalité devant la loi, aux
SAIRE de
maintien du
sentit
Pesclavage, il convenoit préjugé, SI NÉCESseulement. des emplois
de les
conditions
civils et
éloigner
dictées par la
militaires. Ces
prudence, n'avoient
--- Page 21 ---
(us
enfreintes. = Crest même à leur rijamais été
caste intermédiaire
gide observance 2 que cette
par le réa dû des accroissemens données prodigieux, sans mesure: 1
sultat des LIBERTÉS,
sans
come sans effroi. On n'apprendra pas,
surprise, qu'en 1703, on ne comptoit
quelquc
LIBRES à Saint-Doningue,et
que 152 MULATRES
plus de 25 mille.
qu'en 1791, on en compte
carreaux de
M Ils n'avoient alors que quelques
ils possèdent la DIXIÈME
terre ; anjourdhui colonic, et environ 50 MILLE
partie du sol de la
d'huesclaves.= Tels sont les actes multipliés
la
de bienfaisance de ces blancs que
manité ct
des crucls et des avares 5
prévention appelle ainsi
que chaqie
ceux qui les traitent
,ignorent
de
liberté donnée cofte, outre la privation
somme plus ou : moins forte
l'esclave 3 une
et qui s'est élevée
payée au Gouvernement; 2
fréquemment jusu'agooo liv.
En BIEN; 2 c'est sous ce régime politique, 2
le plus humain des hommes, par
indiqué par LAS-CAZAS, accueilli par la prule vertueux
couronné par
dence 2 avoué par Pexpérience 2
les'
les succès 2 que Saint-Domingue; 2 malgré
changemens continuels de ses administrateurs,
les fautes multipliées qu'ils ont commalgré
tous les vices de son Gouvermises, malgré
dans un siècle et demi,
nement 2 est devenue,
'est sous ce régime politique, 2
le plus humain des hommes, par
indiqué par LAS-CAZAS, accueilli par la prule vertueux
couronné par
dence 2 avoué par Pexpérience 2
les'
les succès 2 que Saint-Domingue; 2 malgré
changemens continuels de ses administrateurs,
les fautes multipliées qu'ils ont commalgré
tous les vices de son Gouvermises, malgré
dans un siècle et demi,
nement 2 est devenue, --- Page 22 ---
WA M
A WM
(1)
du monde.= C'est avec
LA PREMIERE colonie D'EUROPÉANS libres qui n'ont
un petit nombre
du royaume 7 un
rien coûté à la population esclaves que les
nombre D'AEFRICAINS
intermédiaire
grand
acheté, et une caste
colons ont
que cette contrée
libres et soumis,
entravée
d'indigenes
hérissée de forêts,
jadis si mal-saine,
couverte d'indigo 3
de lianes , s'est peu-à-peu d'autres productions rede cannes 2 de café et
le commerce, 2 sou-.
cherchées qui alimentent
entretiennent la
tiennent. nos manufactures 2 à la France le
marine nationale, et présentent
territoconsolateur d'une propriété dont TOUS les
spectacle riale de plus de 5 NILLIARDS,,
sans lui
dans la Métropole,
les
revenus se versent frais, puisque ses OCTROIS
imposer AUCUNS
payent TOUS.
-
-
-
-
-
I
- --- Page 23 ---
(13)
E SECO N D.
CHAPITR
de Saint-Domingue - son
TABLEAU de la prospérité
commercial de TEurope 1 surla
infiuence sur le systéme
de la France 1 sur la balance du commerce
richesse
des Noirs
comparaison de
importance de la traitte
les COIONIES ESPAGNOLES 2
Saint-Domingue avec
dans les deux Indes.
ANCLAISES, HOLLANDAISES: 2
peuplée de 30 mille blancs,
SAINT-DOMINGUE
de couleur, 7 et de 500
de 25 mille hommes rapidement à un dégré
mille esclaves,s'elevoit
n'avoient pâ
de prospérité que ses fondateurs de la France 2 n'éprévoir 2 et pour le bonheur
de sa splenà lapogée
toit pas encore parvenue
des facilités
bon Gouvernement 2
deur-Un
nombre de loix sages 2
commerciales, un petif
encore
imposante 2 pouvoient
une force publique
dautant
TIERCER. ses richesses , et augmenter
celles de la Métropole..
800 mille carreaux, ou pour
. CEPENDANT,
DEUX MILLIONS D'ARPENS
mieux me faire entendré,
donnoient déjà
de terre en cultures précicuses, 5
annucl
babitans, un produit
à ses industrieux
deur-Un
nombre de loix sages 2
commerciales, un petif
encore
imposante 2 pouvoient
une force publique
dautant
TIERCER. ses richesses , et augmenter
celles de la Métropole..
800 mille carreaux, ou pour
. CEPENDANT,
DEUX MILLIONS D'ARPENS
mieux me faire entendré,
donnoient déjà
de terre en cultures précicuses, 5
annucl
babitans, un produit
à ses industrieux --- Page 24 ---
a à -
W
-
.
de 250
(14)
chaque année. NELIONS, et ce produit
liser que
=Ce revenu ne
s'accroissoit
denrées par Fembarquement pouvoit de
se réaqui les coloniales, sur des vaisseanx toutes les
trausportiaient
François,
Bietropole.- le
Six cens petits intégralement Vers la
de cabotnge le long des
navires faisoient
long-cours 2
côtes, et 8co
ces" richesses, E importoient en France navires
eiles
Avant de quitter
toutes
les payoient un octroi pour
la Colonie, 7
dépenses de
satisfaire à toutes
tection
ratelattrantoants et de la
ordinuire.- en
prod'Europe , elles
touchant les ports
nouvel impôt
payoient à .la
de toutes
qui soldoit à lui Méuropole un
nos autres colonics.
seul, les frais
Ce doubletribnt
fois
envers le trésor
-
grande seqtité, elles en Payoient
public une
leur mmiportance il Un
un antre d'une
-
des" valeur intrinsaque, restoit dixième enyiron de
cette" armateurs 2 voitiriers de éntre les mains
-
somme considérable
ces trésors 2 et
ports, 2 vivifoit le
répandue dans nos
ment du travail dans commerce, 2 et portoit l'alis
toutes les
ALoas, un nouveau
manufichures:
ajoutoit à
genre
niales. iE Pimporiance des
durlisépmliger,
Les
productions
visionnoient babitans du
colode ces denrées royaume 2
quand ils s'en étoient
nécesaires Sappro- 2; - et
saturés, la moitié
2 les
-
--- Page 25 ---
15 )
denx tiers pent-être, qui excédoient leur besoins,
soumis à une fabrication plus parfaite 7 ellaborés
avec plus de soin par Pindustrie continentale,
après avoir alimenté nos rafineries , après avoir
donné de la valeur à nos bois A nos charbons
de Pintérieur 7 vendus aux étrangers qui s'en
disputoient la préférence , alloient fournir à la
consommation de tous les Etats de PEurope 7
de 1Asie même. iI Ce superflu de nos jouisnous étoit remboursé d'abord en MAsances,
de ces différens pays, indisTIÈRES PREMIERES
pensables à nos manufactures, et en dernière
analyse, en FLORINS, 2 en PIASTRES, en DUCATS,
en un mot 2 en LINGOTS de ce métal
en SÉQUINS 2
est le résultat de l'inprécieux qui, lorsqu'il
froid
dustrie et du commerce 9 et non le
produit de Pextraction d'une mine 5 doit être conle
de la puissance d'un
sidéré comme
symbole
incontestable de
est un signe
Empire 2 pnisqu'il
sa richesse:
a
le
et le Pérou , ces
On sait que
Mexique
contrées malheureuses 2 qui ne produisent que
des metaux, ne donnent chaque année qu'une
déterminée d'argent et d'or. il Une
quantité
extraite
masse d'environ CENT-VINGT MILLIONS: 2
des entrailles de la terre, est pré-/
tous les ans
à la cupisentée par le Portugal et PEspagne
dité de toutes les puissances. 11 Celie . d'entre
a
le
et le Pérou , ces
On sait que
Mexique
contrées malheureuses 2 qui ne produisent que
des metaux, ne donnent chaque année qu'une
déterminée d'argent et d'or. il Une
quantité
extraite
masse d'environ CENT-VINGT MILLIONS: 2
des entrailles de la terre, est pré-/
tous les ans
à la cupisentée par le Portugal et PEspagne
dité de toutes les puissances. 11 Celie . d'entre --- Page 26 ---
&
-
W -
I a
(16)
elles, qui parvient à
la portion la plus
distraire de cette masse
la plus
forte 2 est sans contredit,
industrieuse et la plus
bien, avant le fatal traité
puissante = Eh
nous avons eu la foiblesse de de commerce que
de
souscrire en
l'Angleterre, 2 en
faveur
120 millions, étoit 1783, (1). La france sur ces
il Depuis ce traité parvenue à en obtenir 70.
volution,e elle s'en étoit jusqu'à l'époque de la réMILLIONS au moins
réservé encore SOIXANTE
par année ; ainsi la France
:
pour sa
seule,Waproprieit,
signe représentatif de
part, la moitié du
Par
toutes les
:
quel heureux moyen
richesses. =
pu se procurer une telle d'éclange, avoit-elle
-
voici : il Le
masse de métal ? Le
par le sol du superflu des denrées produites
les denrées continent, lui valoit IO
asiatiques et des Isles inillions; du
-
présentoient en sa faveur un excédent
vent
millions 5 enfin, le
de IO autres
-
Saiat-Domingue
superflu des productions de
LIONS
SEULE, lui
-
tournois. =Cet ainsi rapportoit 40 MILmentoit tous les ans
que la France
-
lions.= LEs
son numéraire de 60 aug- milDEUX TIERS de cet
prodigieux 9 elle les devoit à accroissement
de
la seule colonie
Saint-Domingue, et c'est une vérité
physique,.
-
(1) Cc traicé a été fabriqué Par M.
Député de Némours ; à l'Affemblée Dxpon-ticonomite, depuis
constinuante,
impossible
-
--- Page 27 ---
(17)
à méconnoître 3 que sur le MONCEAU
impossible
chaque année dans Punivers 3
D'oR à partager
destiné à PEmpire
UN TIERS est nécessairement
magfait partie. Quelle
dont Saint-Domingue
nifique possession !
de toutel'influence commerPoUR se convaincre
Pon jette
ciale de cette précicuse Colonie 5 que incalcuinstant les yeux sur la circulation
un
la traite des Négres ; iI Que
lable. que produit
comierce ?
contre ce
Que'de
n'a-t-on pas dit
faites Ies PHILANTROPES
belles phrases n'ont pas
abolition ? iI Ils ont raison en philososur son
en politique 2
phic i mais que répondront-ils année, 80 vaisquand on leur dira : I chaque
François vont traiter à la côte de Guinées
seaux
.=Ils se chargent de CLINCAILou àl Mosambique.:
et autres objets MANUFACLERIES, VERRERIES ,
Pindustrie natioTURÉS en France 1 auxquels
valent des
seule donner un prix, et qui
nalea pu immenses.EIls se chargent de TOILES et
sommes
d'autres navires François ont
NOUSSELINES dans que PInde , contre des productions
été chercher
Ils
tous ces articles à
de notre soli il
portent
des Negres
la côte ; = ils reçoivent en échange
mot
3 esclaves 5 en un
criminels 2 prisonnicrs
à Saint-DominMALHEUREUX; et les transportent
fertile
ouvrir le sein d'une terre
$
gue, , pour y bien-tôt de nouveaux trésors vers
d'ou s'écoulent
B
François ont
NOUSSELINES dans que PInde , contre des productions
été chercher
Ils
tous ces articles à
de notre soli il
portent
des Negres
la côte ; = ils reçoivent en échange
mot
3 esclaves 5 en un
criminels 2 prisonnicrs
à Saint-DominMALHEUREUX; et les transportent
fertile
ouvrir le sein d'une terre
$
gue, , pour y bien-tôt de nouveaux trésors vers
d'ou s'écoulent
B --- Page 28 ---
M - VM
WA
-
(18)
qtie
- C'est à Saint-Domingue
:
fa Métropole. redevable de tous les avantages
la France est
sont les CoLONs SEULS qui
il ce
de
:
de la traite; Elle procure une circulation aux
la payent.: s millions 3 et elle rapporte
plus de 130
à
de Tintérieut,
villes maritimes et Pindustrie MILLIONS chaque
BÉNÉFIGE de plus de 30
de Vutilité
un
maintenant
/
année. Doutera-t-on
-
de CSuacDomaget
pas sur toutes
Dsc combien ne Pemporte-t-elle du monde ? Les Espagnola
-
les autres Colonies
grande et la plus prépourtant la plus
Isle; eb bien, ils
possedent moitié de cette même
La partie
cieuse
la mettre en valeur.
n'ont pas su
blancs , 500 mille
:
renferme 30 mille
ESPAGNOLE
FRANCOISE 800 sucreries : la partie
et
-
esclaves, mille Blancs, 14 mille Nègres avec
contient IOI Ainsila première PROSPERE
sucreries. i1
à la millièms
Françoise 9 égale
la seconde
une population
de la Métropole 5 la
I
partie des citoyens
portion de populaavec la centième D'ou vient cette difLANGUIT de la mère-patrie. il
2 de l'industion
-
2 de Pénergie
férence ? De Pactivité
-
trie des Colons François. IIsle de CUBA, de
diroit autant de
, des
ON en
des MARIANES
PORTO-RICO 2 des CANARIES, les Colonies ESPAE
PHIFPINES, 2 et de toutes
d'EsERcRh
I
-
--- Page 29 ---
(19)
d'énerver la Métropole.=
claves,elles re cessent
dont la garde épuise
Ce sont des diamans bruts 2
sur elle aucup
la mère-patrie 2 sans réfléchir
éclat.
DANDISES en àmérique,SAIN.
LES possessions
5 sont
SAINT-JEAN et SAINTE-CROIX:
THOMAS 2
pour entrer en comparaisop
trop peuconsilérablest
qui enrichissent les
avec les contrées précieuses Ces trois Isles 2
Nations de PEurope:
grandes
valent
la plus petite Paroisse 2
réunies, ne
pas
le plus petit quartier de Saint-Dominguc.
possèdent aux Antilles, la JAMAILES Anglois
St-CHBISTOPRE, la
QUE, ANTIGUES, la GRENADE, Toutes ces Isles se
DONINIQUE et la BARBADE.
d'une Nation
ressentent plus ou moins du génie
et dela Constitution: sagequiles gouindustrieuse,
yerne.- Les Maîtres y sont sontenus,licselavage soumis.
maintenu, les Mulâtres y sont
y est
dans le Parlement d'Angleterre,
Les Anglois ont,
IC ans Pabolition de
discuté LÉGALEMENT pendant commotion dans leurs
la traite, sans la moindre
avoir osé
Colonies. i1 Les François sans jamais de laisser
ahorder la question, ont trouvé le secret Mais les
DÉVASTERla plus florissante des leurs. LE
bien plus précoccs que nous, ont sentis
Anglois
Pimportance des Antilles,
depuis si long-tems 2
tant dé soin, que
ils les ont cultivées avec
Ba
,
Les Anglois ont,
IC ans Pabolition de
discuté LÉGALEMENT pendant commotion dans leurs
la traite, sans la moindre
avoir osé
Colonies. i1 Les François sans jamais de laisser
ahorder la question, ont trouvé le secret Mais les
DÉVASTERla plus florissante des leurs. LE
bien plus précoccs que nous, ont sentis
Anglois
Pimportance des Antilles,
depuis si long-tems 2
tant dé soin, que
ils les ont cultivées avec
Ba --- Page 30 ---
curmm
-
déjà
20 )
depuis Tuelques
au dernier terme de léura années, elles sont arrivées
Colonies
qui ne s'élèvent scroitenent, et des
s'acheminer vers leur déclin. plus, commencent à
limitée, 2jhe présente
l Leur étendue
tes, une surface
pas, si onl les réunissoit
de
égale à la moitié del
touIsles Saint-Domingue. l Enfin
la superficie -
Angloises ont fourni à quand toutes les
sommation en sucre et en Pàngleterre sa conpeu à vendre, etpar
café, il en reste bien
être pour les Ainglois conséquent elles peuvent
MIE, mais elles ne sont une ressource D'ÉCONO-
=s'ils avoient
pas un moyen D'ÉCHANGE;
.
lasEULE puissance SieDaninge,ile maritime
seroient bien-tôt
VERAINS absolus des
de PEsrope,les Sou-
-
mers dans les deux Indes.
LES Hollandais
dérable des Isles possèdent une partie consi-
-
des Mortqurs de Asiatiques, mais le commerce
-
n'a aucune affinité CORONANDEL et de
-
canne à sucre,
avec celui des Antilles, JAVA, La
tivés en, grand, Piadigo, ni dans' le café, ne sont culI
caines' 7 ni dans les Indes. leurs possessions Affri-
= En
-
CURACAO et SAINT -
Amérique,
des comptoirs, et
EUSTACHE, 2 ne sont que
et du coton,
SURINAn qui
, en exporte
produit du sucre
-
tropole. il Outre le très-pent vers sa MéColonic continentale de peu la d'étendue de cette
dans -son sein un
Guyane, elle porte
germe destructeur
2 qui
-
' le café, ne sont culI
caines' 7 ni dans les Indes. leurs possessions Affri-
= En
-
CURACAO et SAINT -
Amérique,
des comptoirs, et
EUSTACHE, 2 ne sont que
et du coton,
SURINAn qui
, en exporte
produit du sucre
-
tropole. il Outre le très-pent vers sa MéColonic continentale de peu la d'étendue de cette
dans -son sein un
Guyane, elle porte
germe destructeur
2 qui
- --- Page 31 ---
(21)
toujours à la prospérité de sa culs'opposera
réunis en Réruture : des Negres fugitils continuellement danBLIQUE, sont un exemple ESCLAVES: la révoltede
géreux pour les Negres laissé dans l'ame des plances derniers en 1763,
qui a porté
teurs, les traces d'une inquiétude de leur commortel à l'extension
un coup
mcrce.
mais
Ir résulte de cet examen épisodique,
Colonies du monde >
rapide - 2 des principales. est la plus grande, 3 la
que SAINT-DONINOUS
la plus florisplus belle, la plus précieuse 2
elle sursante de toutes.=Qu'h ELLE SEULE, les Colode beaucoup en valeur, toutes
passe réunies de la puissance Européane 2 la
nies,
25 mille
plus riche en Colonies ; iN qu'employant utile de. la
matelots, elle est lécole la plus
divisée
restât
marine royale il que soit qu'elle licues carrées chaen TROIS Provinces 2 de 1260
elle ne formât
cune, soit qu'au désir des décrets,
égal
à Pavenir qu'un scul département ;
plus seul à DOUZE départemens du Royaume,
à lui
DIX-HUIT DÉPUTÉS à la légiset représenté par
250 lieues de côtes 2 de
lature, riche de ses
elle s'acheses 60 villes, de ses 6000 villages ,
vers: un dégré de prospérités
minoit rapidement
TOUTES
qui auroit fini par cicatriser un jour,.
Eipanciclles arietretetiraordle
lesplayes
B3 --- Page 32 ---
ae - -
T -
-
-
-
%
( 22) )
:
compensoit à ELLE SEULE en
toutes les possessions
faveur de la france
des
Pérou, des Hollandois en Espagnols dans le
Tnde,mentn
Asie, des Anglois dans
un bel assemblage que c'étoit un grand spectacle,
le mieux
2 que de voir le
situé, le plus
Royaume
de
péuplé, le plus
PEurope, , compter au nombre de forissant
intégrantes un second
ses parties
immense 5 la mieux Royaume, 2 une Colonie
la plus
située, la mieux
prospère de T'Amérique.. cultivée,
CHAPITRE
A
TROISIE M E.
TanEzA0 desastréuz de l'état actuel
Doningue
de Saint-
-
Origine des troubles
- Erécution du
- Conjuration
complot- Ses suites /
dévastd - L'Ouest
Le Nord
entamé -m
I
- Probabilitc de la
Le: Sud menacé
-
destruction totale.
E
LE tableau que l'on vient
-point
c'est
de tracer, n'est
exagéré;
un
non flatté..
Eh
portrait ressemblant et
-
ce second
bien, ce magnifique
Royaume si
pays,
fidèle,est au moment de productif, si utile, si
de ne
DISPAROITRE de
-
globe,
plus exister
dessusle
que dans le souvenir.
LE 22 août 1791
3 l'erreur dun scélérat
I
-
destruction totale.
E
LE tableau que l'on vient
-point
c'est
de tracer, n'est
exagéré;
un
non flatté..
Eh
portrait ressemblant et
-
ce second
bien, ce magnifique
Royaume si
pays,
fidèle,est au moment de productif, si utile, si
de ne
DISPAROITRE de
-
globe,
plus exister
dessusle
que dans le souvenir.
LE 22 août 1791
3 l'erreur dun scélérat
I --- Page 33 ---
(3)
son crime 2 ananifesta
pressé de commeitre
odicusetrop
en partic, le complot,
et fit avorter d'incendier, le jour de LA SAINTment tramé,
les habitations à la fois,
RARTRÉLENY, toutes
dans le même instous les blancs
des causes
ct drégorger
avoit
tant. i1 Cette conjuration. sur, lesquel es il iméloignées et prochaites 2 d'ueil rapide.
porte de jetter un coup
de
même du Gouvernement
PAR la nature
de la
son éloignement
Saint-Domingne, 2 par
qui gouverles administrateurs
Métropole 2
devoient être DESPOTES 5
noient cette colonie 2 avoient abusé de leurs
d'entr'eux
M plusieurs
de la LUZERNE et de MARBOIS
pouvoirs.: 11 MM.
des Colons.
mirent le comble au méconteatement et de cet ini1 La conduite de ce gouverneur
universel
tendant, excita un cri d'indignation à lautre. iI La
d'une extrémité de la Colonie
pour le ré-.
M. de la LUZERNE,
et
Cour rappella
fit Ministre de la Marine
compenser; ; on le
la bombe éclata. 11 Un
des Colonies. l Alors
doléances, ,et révetudequATRE
mémoire remplide fut adressé au Monarque 2
MILLE signatures 2
fut confié
le soin de le lui faire parvenir,
deet
Colons en France. M Envain
à quelques
ils sentirent bientôt que
mandarent-ils justice';
étoit d'être admis
le seul moyen de Pobtenir
aux
5 ct conformément
AUX STATS-GEXRAAUS;
B 4
11 Un
des Colonies. l Alors
doléances, ,et révetudequATRE
mémoire remplide fut adressé au Monarque 2
MILLE signatures 2
fut confié
le soin de le lui faire parvenir,
deet
Colons en France. M Envain
à quelques
ils sentirent bientôt que
mandarent-ils justice';
étoit d'être admis
le seul moyen de Pobtenir
aux
5 ct conformément
AUX STATS-GEXRAAUS;
B 4 --- Page 34 ---
/
(24)
qu'ils reçurent à ce sujet, ils sollipouvoirs vivement une lettre de convocation
citèrent
i1 Repoussés de toutes parts. 7
pour la Colonie.
à leurs commettans. M
ils rèndirent compte
-
révoltés decette nouvelle iniquité,
Ces derniers,
s'assemblèrent, eux-mêmes,
se CONYOQUERENT
et ceux-ci élurent
nommrent des électeurs, ,
-
aux Etats du Royaume 2 avec
des députés
d'y peindre leurs maux
ordre de s'y
-
défendre présenter, leurs droits. i1 Ces députés 2
:
et d'y
furent admis,
après deux mois de sollicitations, cherchoit à les
en dépit du CONMERCE. insinuations qui
d'une SECTE
éloigner, et malgré les
haine contre les
quicommençoit3 à manifester sa
de
Colonies. il Les dispositions impolitiques
sont les VRAIES CAUSES
deux
'ces
corporations,
de tous les malheurs actuels.
membres de PAssemblée
LEs çommerçans 9 servir le çommerce, en dé2
nationale, crurent
les
des
occasions représentans
-
nigrant en toutes
-
Colons, (1). il La secte soi - disant philantrodes AMIS DES NOIRS 3 qui correspondoit
-
pique
quin'étoit peut-être enavec celle d'Angleterre, voisins, qu'un INS;
-
tre les mains de nos rusés
.
constament: acharnés contrc eux pendant 3° mois,
(:) LEs plus
LE ROUX de
farent MM. NERAC de Bordeaux, 3 LA VILLLE GENDRE de Brest,
LE
:
Nanies, ROUSSILOU de Toulouse 9
- -
-
-
--- Page 35 ---
(:5)
et qui détestoit Jes néTRUMENT dangereux, qu'ils faisoient la traite 3
gocians des ports 1 parce de se joiudre à eux,
eût la. politique astucieuse
les
coloniaux. il DemandoientCONTRE députés
Demandoientils'des subsistances' ? Refusés.
Comité colonial ? Refusés. l Demanils,
des atrocités d'un Ministre et
doient-ilsj justice
d'un Intendant oppresseurs ? REFUSÉS.
CEs refus, ces dénis de justice répétés,
dans la Colonie, y aigrirent les esparvenus Les têtes créoles fermenterent = des
prits. l
devinrent des assemblées
Comités provinciaux 2 assemblée COLONIALE se
provinciales. = Une
s'attacha à la
forma. il Le parti HINISTERIEL les Blancs.
miner: delà des divisions parmi
Les Mulâtres en profitèrent 3 il les AMIS
E
à Paris,
DES NOIRS 2 en soldèrent quelques-uns
et leur mirent. dans la tête, des prétentions
Dl Les
folles, dés idées d'égalité. exagérées.
leurs
députés de la Colonie firent résistance ; 1l
et
adversaires n'y. mirent que plus d'opiniâtreté
chargèrent- un Mulâtre entréprenant 2 d'aller
PINSURRECTION à Saint-Domingue.
porter
précédé de libelles incenOcÉ *ysrendit,
armée.,
diaires 2: qui lui. valurent une crimes petite et la ROUE.
quelques succès 2 beaucoup de
enfia
1E Cependant en France 2 la nécessitéavoit
la Colonie firent résistance ; 1l
et
adversaires n'y. mirent que plus d'opiniâtreté
chargèrent- un Mulâtre entréprenant 2 d'aller
PINSURRECTION à Saint-Domingue.
porter
précédé de libelles incenOcÉ *ysrendit,
armée.,
diaires 2: qui lui. valurent une crimes petite et la ROUE.
quelques succès 2 beaucoup de
enfia
1E Cependant en France 2 la nécessitéavoit --- Page 36 ---
- -
/
:
(16)
consentir, mais trop
%
Vassembléc, de
colonial,
obligé
formation de ce comité
si
tard, à la
les députés, et
si fortement réclamé par d'abord les Représennécessaire. l Il écouta
le 8 mars
et fit rendre,
des Colonies,
de ce succès 2
tans
décret très sage. l Enflé
le 28
1790 2 un
de ses propres ailes, et
il voulut voler
tous les efforts pardu même mois 1 malgré
de toutes nos
-
tiels et réunis des Représentans d'un RAPPOR-
-
et l'entêtement
fles 2 Pignorance l'envoi à Saint-Domingae, de
-
TEUR (1) provoqua
à Particle IV
dune funeste instraction, 2
actuelle
attribuer la dévastation
laquelle il faut
Colonie. Toute personne
de cette infortunée
citoyen actif. Il n'en
lib-e, y est -il dit, sera
et des
offrir un prétexte
:
pas tant pour
Mulâtres.
-
falloit
amis des Noirs et aux
et
mnoyens aux
porta 'Ia méfiance
M Cette loi imprudente Colons. M Elle mola terreur dans lame des
de 1'ASSENBLEE
énergiques
tiva les résolutions
rélevèrent contre cet
(s). M. Barnave, Tous mes collégues en leur nom > avec la plus
la
I
article 4. -. j'en demandai fuppretion follicirèrent la question
fotéc., Mais les amis du rapporteur, l'obtention, comme
-
grande contre mon avis > et en regardèrent en descendant de la
préalable Je leur adressai pabliquemenr
anjourd'hui, 9
une victoire,
remarquables : vous triomphet
ct dans
misunie, ces parolcs
les Colonies sans retour,.
-
mais mjourdhut vous perdex triomphe. Je nc me suis tromps que
an an, vous pleurereg votre
I
de CINQ MOIS
-
--- Page 37 ---
(47)
et elle prétexta la
GÉNÉRALE de Saint-Mare lui fut faite par le Gouviolence atroce qui
du rapPEYNIER. = T'amour-propre
verneur
foiblesse du Comité, achévèrent
porteur, et la
le déde combler nos maux, 1 en CASSOIT provoquant cette assemcret du 12 octobre, qui
ses perséet COURONNOIT
blée représentative,
cuteurs.
RÉÉLUE quatre fois par la majorité
ELLE fat
honorable, 2 et
des Paroisses 5 cette ouvrirent persistance enfin les yeux au
la révolte dOgé, et à M. Barnave 2 son organe.=
Comité Colonial 2
falloit en revenir à
Il reconnut cette fois qu'il
2 et laisPavis des DEPUTES de Saint-Domingue, soin de faire ses. loix. 11
ser à la Colonie, 2 le de faire consacrer par un
C'est ce qu'on tenta annuller toutcs les BÉVUES
Décret qui devoit le parti des amis des Noirs,
précdentes ; il mais
et loin d'accéder
avoit eu le tems d'intriguer, 7 il se coalisa avecle
qui pacifioit tout,
foà un projet
qui ne cherchoit qu'à
parti républicain 2
cette funeste alliance,
menter des tronbler,etde une loi qui ne pourésulta, le 13 mai 1791,
la Colonie.
de ROULEVERSER
voit manquer
suivi de la
CrDécret fatal fit immédiatemnent des Antilles :ils
RETRAITE de tous les Députés
Les Amis des
lAssemble Nationale.z
quittérent
se coalisa avecle
qui pacifioit tout,
foà un projet
qui ne cherchoit qu'à
parti républicain 2
cette funeste alliance,
menter des tronbler,etde une loi qui ne pourésulta, le 13 mai 1791,
la Colonie.
de ROULEVERSER
voit manquer
suivi de la
CrDécret fatal fit immédiatemnent des Antilles :ils
RETRAITE de tous les Députés
Les Amis des
lAssemble Nationale.z
quittérent --- Page 38 ---
-
Y
*
(2 28 )
cette loi funeste à SaintNoirs envoyèrent
lettre INCENDIAIRE de
Domingue 2 avec une
absurdes
PAbbé Grégoire 2 et des instructions embrâsèrent
de M. Dupont de Némours 2 qui
ces
i1 La révolte préparée par
.
tous les esprits.
de la SAINT-
-
fût fixée au jour
Messieurs 2
-
BARTHÉDENY.
comme on l'a
L'ERREUR d'un des Conjurés,
-
empêcha Pexécution INTÉGRALE
-
dit plus haut,
la conjuration n'en eût pas
du complot 3 mais
Du Nord à POuest,
-
pas moins son effet. i1
Noirs exaltés
de POuest au Sud 2. IOO mille de Mulâtres,
par quelques BLANCS 7 et beaucoup le fer et la
s'insurgent, se révoltent, portent I Un consur toutes les propriétés.
flamme, 3
dicté le poignard à la main,
-
cordat humiliant
suspend les désastres al
par ces Affranchis 2
les arrêter
Port-au-Prince
Rien ne peut
du Nord
U La plaine 2 la province
ais Cap.
; iI 200 sucreries
toute entière est dévastée
1500 caffeyères
sont incendiées 2
la
magnifiques
les BLANCS sont égorgés par
sont bralées; iI
la cruauté. l LES NoIRs
perfidie, 2 torturés par
vengeance 2 supsont massacrés par une juste Tous les crimes
les Tribunaux. il
pliciés par
sont exécuI
commis, toutes les horreurs
sont
sont enfin 800 MILLIONS de propriété wte
tées 5
l'ouvrage d'un
-
bouleversées dans un instant;
I
--- Page 39 ---
(29)
est anéanti dans peu de jours 3
siècle ct demi,
tient
tant de fils
et la France dont lc sort
par
de cet
à ses Colonies, éprouve le contrescoup
échec, et PENCHE VERS SA RUINE.
CEPENDANT l'OUEST n'étoit encore qu'entamé,
n'étoit que menacé. . . : Ce n'étoit
LE SUD
les Amis des Noirs. . . . L'un
pas assez pour
a le front de prod'eux devenu Législateur,
APPROUà l'Assemblée un Décret qui,
poser
BLAMANT les défenVANT tous les assassins' 2
la yiolation des
seurs de la Colonie 5 consacrant de la défense la plus
Joix, réprouvant les actes
la
doit, infailliblement, consommer
légitine 3
Isle malheurense.
perte de cette
PoUR assurer ce affreux succès, M. BRISSOTy envoye de secours 2 ou il
ne yeut pas qu'on
veut les choisir lui-même 5 et QUELS SECOURS!..
il espère que les Blancs 2 que des François,
accablés de tant de désastres,
que ses FRÉRES,
de fatigues, victimes
tués en détail, épuisés
périront tous 9 ou
de maladies pestilentielles,
aux
d'abandonner leurs propriétés
seront obligés
les Mulâtres
Mulâtres.
1l Il espère que
avoir instruits les Negres à la révolte,
après bien-tôt victimes de-leur impolitique 2
seront
de leurs crimes. 1l
et punis par les instrumens
maîtres de la
Il espère que les Nègres devenus
euxne tarderont pas à e'entre-égorger
Colonie, 2
t
pestilentielles,
aux
d'abandonner leurs propriétés
seront obligés
les Mulâtres
Mulâtres.
1l Il espère que
avoir instruits les Negres à la révolte,
après bien-tôt victimes de-leur impolitique 2
seront
de leurs crimes. 1l
et punis par les instrumens
maîtres de la
Il espère que les Nègres devenus
euxne tarderont pas à e'entre-égorger
Colonie, 2
t --- Page 40 ---
M M
- -
1 T
(39) )
cessera dêtre
que Saint-I Domingue la France, et
mêmes ,
les propriétés de diverses Récompté parmi du Royaume, 2 en
diffila division
cette
que
arrêtée par
ne sera plus
appartienpubliques,
de ces Répulbligues
culté: A laquelle ? l Voilà ce qu'espérentdrorit les Colonies
2 et leurs
les amis des Noirs; etl les Républicains
ue
remplis 2 car Saint-Domingt se hâte
veux sont presque
2 si Pon ne
-
sera bien-tôt sans ressources
totale:
-
de s'opposer à sa destruction
pas
E.
-
CHAPITRE QUATEIEN
-
A EXANINER.
Trois GRANDES QUESTIONS des Colonies ? -
La France peut elle se passer étre cultivées par des
Les Colonics peuvent-elles
P'étre par. des
-
du moins
Blancs 2 - peuvent-elle
Negres libies 2
Domingue court
où Saintoit
C'EST au moment
c'est à Pinstant
rapidement vers sa ruine d'arrêter 5
ce désastre 2 que
il est encore possible de résoudre cette grande
commande
de Colola politique France peut-elle se passer
question : La
nies ?
2 il faut
PouR la décider méttodiquement sécondairest
résoudre encore ces deux problémes à n'avoir plus de
la France
-
iN Que gagueroit
I
* --- Page 41 ---
(3t)
la France à renonColonies ? il Que perdroit
d'outre-mer?
cer à ses possessions
la France n'avoit plus de Colonies s.
I°, Sr
il est vrai, un RomESelle n'entendroit plus, s'écrier : Périssent les
PIERRE , un Législateur, d'altérer un principe a
Colonies 2 plutdt que
On n'auroit
et de ce côté ce seroit tout gain.- le soin d'allier
plus, il faut en convenir aussi, des Colons 2 avec
la conservation des PROPRIÉTÉS
plus
les dogmes de la LIBERTÉ; on n'entendroit mais à la
parler de MAITRES et L'SSCLAVES :
un de
VAfrique n'en auroit pas
certitude que
l'affligeante réflexion 2 que
moins 2 succéderoit
ÉCORGEROIENT leurs priles Despotes de ce pays
soniers, au lieu de nous les VENDRE.
Sr la France n'avoit plus de Colonies 2
2°.
besoin de marine nationale,
elle n'auroit plus disent les défenseurs de ce syset elle gegneroit,
année
coute ce Détême, 40 millons par
9 que
partement.
s'il n'y avoit
ON ne peut disconvenir que
de complus de Colonies, il n'y auroit plus
s'il n'y avoit plus de commerce, *
merce 3 que
de matelots 3 que s'il n'y
il n'y auroit plus
de matelots, il ne seroit plus possiavoit plus
vaisseau de
3 qu'il fauble d'équiper un
guerre les fermer aux
droit, combler nos ports, pour
étême, 40 millons par
9 que
partement.
s'il n'y avoit
ON ne peut disconvenir que
de complus de Colonies, il n'y auroit plus
s'il n'y avoit plus de commerce, *
merce 3 que
de matelots 3 que s'il n'y
il n'y auroit plus
de matelots, il ne seroit plus possiavoit plus
vaisseau de
3 qu'il fauble d'équiper un
guerre les fermer aux
droit, combler nos ports, pour --- Page 42 ---
A
.
(3:)
: -
et. s'attendre à les voir descéndre,
étrangers 2 leur sembleroit 3 sur nos plages 3
quand bon bâtiment capable de leur donner
faute d'un
ligne de contrevallation
chasse, à moins qu'une
mit à l'abri des
le long de nos côtes 5 ne nous ennemis. N Or,
descentes continuelles de nos
fortification de 600 lieues, coûteroit quels
une milliards de capital , et sûrement plas
ques
la marine royale. iI Donc 5
d'entretien que.
rien
I
Phumanité des PHILANTROPES, 2 ne gegneroit
de Colonies, et le TRÉSOR FUBLIC
à n'avoir plus
du
la
:
ne seroit pas soulagé par
suppression
Département de la Marinc.
perdroit Ja France à renonMAINTENANT que d'outre-mer'?= TOUT. =
cer à ses possessions
dans sO1 intégraCette assertion sera prouvée
-
Les Colonies doivent au comnierce
lité.: iI 1°..
BIILLIONS de capitaux que le
de la Métropole,400
le reyenu dés Manu-
-
commerce, a placés sur
et
-
factures coloniales. iI Ce capital immense,
seles 25 millions de revenu qu'il produit,
roient UNE PERTE subite et irréparable pour à
les Négocians de nos ports. l elle s'étendroit
de Pintérieur, par la séric
tous les Négocians dont elle seroit Porigine. iM
de banqueroutes,
honnêtes, laborieuses,
de familles
I
Des milliers
seroientruinéesy ymwisinenemtert
quand
-
I
-
--- Page 43 ---
(33)
donc le bien général, peut - il résulter
quand
?
du malheur de tant d'individus
du Royaumes qui ou"
2". LES mannfactures
de notre sol,
vragent les matières premières
à la côle
pour les envoyer aux Colonies, ou
seroient forcées de cesser un travaik
de Guinée,
utilité. il La multitude d'ou=
désormais sans
à la fabrication et à lenvriers qui coopèrent
vaisseaux de toutes
tretien de DEUX MILLE
quise construisent en France 2 pour
grandeurs, Marine militaire et marchande , seroient conla traints de renoncer à un travail qui, jusqu'ici
a fait leur existence. 1,:5
LES lahoureurs qui véndoient les productions 3° de hotre territoire à ces ouvriers, à ces
mannfacturiers ,à ces armateurs 2 soit pour leurs
propres besoins 2 soit pour mettre en ceuyre
ces denrées, soit pour les expédier aux CRÉOLES
qui les consommoient, ces laboureurs, disje,
pourroient briser leurs charrues 2 parce qu'ils
plus à Pavenir, le débouché
ne trouveroient
de leurs récoltes.
4". DANS cette inertie générale, dans cetté
universelle de vendre et de suba
impossibilité
deviendroit le
sister.,. faute de travails que
payement des IMPOTS ? i1 Le journalier qui
n'est plus employé 5 Partisan qui n'a plus d'oule manufacturier qui n'a plus de coms
vrages,.
C
iser leurs charrues 2 parce qu'ils
plus à Pavenir, le débouché
ne trouveroient
de leurs récoltes.
4". DANS cette inertie générale, dans cetté
universelle de vendre et de suba
impossibilité
deviendroit le
sister.,. faute de travails que
payement des IMPOTS ? i1 Le journalier qui
n'est plus employé 5 Partisan qui n'a plus d'oule manufacturier qui n'a plus de coms
vrages,.
C --- Page 44 ---
-
L
M -
(34)
de relations 5
-
le négociant qui n'a plus
ne
-
mande,1
de fortune, Pagriculteur qui
:
de crédit, ni
payeront-ils
trouve plus de consommateurs, onéreuses que Pétat
exactement les impositions rendues nécessaires ? il
aétuel: du Royaume a payé, où sera la FORCE
Si l'impôt n'est pas entretenue qu'avec le pro-
-
PUBLIQUE, qui n'est il S'il n'y a plus de force
.
duit de cet impôt ?
la garantie des PRO-
:
publique, que deviendra dettes de Pétat, placées
et. celle des
6 de la
PRTÉTÉS
sous la sauve e-garde
si solemaellement
force s'opposera
frangaise. ? = Qu'elle
d'homLoyauté
unanime de. 6 NILLIONS
à la réclamation
qui réflucront des Déparmes, sans travaux,
centre du Royaume,
témens aT
maritimes s, versle
résistera a Pimdemandant DU TAIN7Eu
libres 2
en
de cetté multitude d'hiommes, dans
pufsion
que l'on a placées.
armés de baionnettes,
les propriétés
-
leurs mains ? = S'ils attaquent
qui
vivre, que deviendra la CONSTITUTION il Et si la
pour qu'elles soient respettées?
par ses
veut
est attaquée et' sappée
I
Comatitution
la LIBERTÉ,
oi retrouverons-nous
tant de
fondemens, de laquelles on a fait
àla conquéte
des conséquences
= Voilà pourtant
sscrifices2
malheureusement
immédiates de TPhypothèse absolue de nos Cotrop probable de la-ruine idées se tiennent, se
lonies. II Toutes ces accordez la première,
s'encliainent :
-
suivent, 2
-
-
-
ée et' sappée
I
Comatitution
la LIBERTÉ,
oi retrouverons-nous
tant de
fondemens, de laquelles on a fait
àla conquéte
des conséquences
= Voilà pourtant
sscrifices2
malheureusement
immédiates de TPhypothèse absolue de nos Cotrop probable de la-ruine idées se tiennent, se
lonies. II Toutes ces accordez la première,
s'encliainent :
-
suivent, 2
-
-
- --- Page 45 ---
(35)
di résultat. N Or
vous êtes forcé de convénir
de renoncer a
est
la première proposition le résultat est de w'avoirplus
Hos Colonies ; il
entre ces deux exde liberté: tout est prouvé
TOUT à reà
trêmes; donc, la France TERDROIT
L d'outre-mer.
honcer à ses possèssions
d'ailleurs, qu'elle, n'avoit
Nous avons prouvé
et nous en
rien à gagner à leur, privation 13
bientôt, qu'elle ne peut, se passer
çoncluerons
quelque chose
de Colonies, si comptant pour nos liaisons
avec les étrangers,
nos rapports
de maintenir le
commerciales et P'importance
laisser
CHANGE en notre faveur, et, de ne pas nous
écouler le numéraire vers nos voisins 2 dont
ouvrons de bonne foi ce livre immortel,
homme a fait présent aux Empires:
un grand cité dans un autre onvrage-s mais
je Pai déjà
est trop bien 2 Pordre dit
la même citation
ici. 11 Ce qu'il
jour, pour ne pas la replacer
n'est
écrivoit en 1778, est une PROPHÉTIE qui
de
intérêt quand elle est au moment
pas sans
se vérifier en 1792.
arrêterons nous', -dit-M. NECKER, ( Tome
Nous ladministration 17 des. Finances ) sur" : ces
second de
hazardés, sur Pinutilicé dès
discours si légérement
Colonies 2 Cc qu'on leur vend, dit-on tranquilles
vendroit auz Nations étrangéres; le
ment, On le
dicctte révôlution. : '
Royaume ne perdroit-rich
C 2 --- Page 46 ---
-
-
(36)
à SOTL gré 2
%
crée-t-on ainsi des acheteurs
Mais
de toiles 1
-
d'une grande quantité
-
Ce n'est pasfaute
de soyes, qu'on n'en vend pas
-
de draps, OIL d'étoffes Nations, , ce sont les limites
davantage aur autres circonscrivent leurs demandes,
de leurs besoins qui
: ainsi c'est une
et non Pimpuissance d'y satisfaire de convertir une
belle idée politique ) que
d'induspartie des denrées ou des ouvrages de biens étrandu
, dans une sorte
trie
Royaume,
climat, et dont cependant
gers à SOn sol et à son
se
de PEurope ne peut aujourd'hui
aucun pays
passer.
qui viennent des
D'AILIEURS les marchandises seulement le prix' des proColonies, ne sont pas la France y envoye,. soit
ductions nationales que
ses échanges
-
soit indirectement, par
directement,
toutes ces exportations équid la côte d'Afrique :
des retours d'Amérique ;
valent à peine d la moitié
et des frais de
-
le surplus est la représentation, du commerce, et
et des bénéfices
le
navigation >
les Colons dépensent dans
-
des revenus que
Royaume.
des posseesions
-
seroit-ce , si en négligeant
jamais, la
Quz
si en les perdant
-
si précieuses 1 ou
de la créance de comFrance se trouvoit privée annuellement parlerportamerce qu'elle acguiert Colonies ? Que seroit-ce,
sion des denrées des
des étrangers mémes
si elle avoit encore à acheter
-
:
-
et des bénéfices
le
navigation >
les Colons dépensent dans
-
des revenus que
Royaume.
des posseesions
-
seroit-ce , si en négligeant
jamais, la
Quz
si en les perdant
-
si précieuses 1 ou
de la créance de comFrance se trouvoit privée annuellement parlerportamerce qu'elle acguiert Colonies ? Que seroit-ce,
sion des denrées des
des étrangers mémes
si elle avoit encore à acheter
-
:
- --- Page 47 ---
(37)
de ces denrées, qui est nécessaire,
la partic
comsomumation ! Une paaujourd'hui à sa propre
sortir de France
reille révolution suffiroit pour faire
qu'il n'y
annuellement, beancoup plus d'argent
C'est donc une propriéué
en cntre aujourd'hui.
d'Amérique ;
magnifique 2 que celle des Colonies
semble
de la puissance de la France,
la grandeur
mais les autres
en assurer la longue. . possession ;
mais les
augmenter leur culture ;
Nations peuvent voisins du riche sol qui produit
Etats-Unis, si
viendront pas toujours
ie sucre et les cafés, ne
et selon Paccès
chercher ces denrées en Europe ;
de leur OU7
plus ou moins libre, qu'on sera forcé
désigner
dans les Colonies, comment
vrir unjour
qui enriprendront aur échanges
la part qu'ils France ? Ce n'est pas le moment de
chissent la
liées à des connezions
traiter afond des questions
est au
et d des traités politiques ; mais ce qu'il à
de considérer, c'est
quel
moins important du commerce est essentiel au
point Pintégrité
maintien de la prospérité du Royaume.
vendant pour 220 à 230 millions
CE n'est qu'en
OIL manufacturées ou apportées
de marchandises, 2 la France obtient une balance
des Colonies, que millions. Ce résultat est imde commmerce de 70
le perdre de vue ;
mense ; et P'on ne doit jamais
s'endormir sur une prospérité
afin de ne point
les fondemens; i et
dont On ne connoftroit pas
C 3
maintien de la prospérité du Royaume.
vendant pour 220 à 230 millions
CE n'est qu'en
OIL manufacturées ou apportées
de marchandises, 2 la France obtient une balance
des Colonies, que millions. Ce résultat est imde commmerce de 70
le perdre de vue ;
mense ; et P'on ne doit jamais
s'endormir sur une prospérité
afin de ne point
les fondemens; i et
dont On ne connoftroit pas
C 3 --- Page 48 ---
- A
(38)
entretenir avec trop de soin.
-
que Ponne sauroit
de tous les véritables ad2
Tel sera Pavis unanime alors il se trouvera des permais
-
ministraterurs; à arrêter leur attention, jusques
sonnes disnosées invraisemblables: : qu'arriveroit
sur. les événemens
faires si, par systême,
il , OIL que faudroit-il
2 QU enfin par
par, insouciance
ce
par aveuglement, quelconque et eztraordinaire,
une révolution d'ezpoitations venoit à défaillir
double commerce
On peut bien
OL à diminuer considerabtonene? Pétendue d'un pareil déeppercecoir vaguement
toutes
:
mais on en décriroit difficilement
sastre.s
Le besoin des matières premières
les coiséquences.
diminzeroit sans doute
qu'on tire de Pétranger, moins d'ouvrages manud mesure qu'on vendroit Nations et aux Colonies, et
factarés aux autres
les fabriques nécessaires
Pon tâcheroit d'alimenser
de
netionale, en augmentant
e ld consormation sein de la France, la propouvoir, au
On,
-
zout sort
'des chaneres et des laines.
duction. des soyes, 2
Pintroduction de toutes
-
repousseroit plus quejamais que de privations à
les productions de Pindustric i
et ses usines,
I
On multiplieroits ses Forges
ximpogt:o ne
de fer étrangers on viendroit
-
afn de se passer
ses salaisons, afin de
-
a bout de perfectionner de celles que Fournissent GCn'avnir. nlus besoin
d'autres pays ; enfin la
rucllemtent PIrlande et
beaucoup CuT Nuplus vendre
-
France ne pouvart
:
-
:
I
quejamais que de privations à
les productions de Pindustric i
et ses usines,
I
On multiplieroits ses Forges
ximpogt:o ne
de fer étrangers on viendroit
-
afn de se passer
ses salaisons, afin de
-
a bout de perfectionner de celles que Fournissent GCn'avnir. nlus besoin
d'autres pays ; enfin la
rucllemtent PIrlande et
beaucoup CuT Nuplus vendre
-
France ne pouvart
:
-
:
I --- Page 49 ---
(39)
se défendroit
ni aux Colonies,
tions étrangbres,
d'acheter d'elles.
tant qu'elle pourroit,
tant de soins, elle ne pourroit
Mars malgré
immense que porterois
jamais réparer le préjudics
la perte qu'elle
à sa richesse et d sa population, d'esportation.
éprouveroir, si son double commerce considérabloment.
venoit à défaillir OIL à diminuer nécessaire de lu
Telle seroit pourtant la suite
perte de nos Colonics.
révolutions.
HEUREUSRMEXT que de pareilles aussi"n'en fausont loin d'étre probables 5 mais de grands effets ;
droit-il pas. taat. pour. entrainer occasion, comme
doit encore observer d cette
de
on
que si le Royaume
une vérité importante, état actuel, de moyens
France jouit dans SOTL
administration
incomparables de rickesses , d'aisance son
; ensofte
d cet état
aussi est conforme
et de la fortune, enles revers du commerce
que
des trésors delAmériques
sorte quelesprivations plus sensibles 7 qu'on y: est
scroient d'autant
Pabandon,
J
Les libéralités, le faste,
en
peu préparé. attributs de Populence , subsistent
tuus ces
long-temps ; et ce: n'estque par inFrance depuis
rétablir Pordre, la règle
tervalle qu'on a voulu y
richesse naturelle
C'est aussi cette
et Péconomie.
qui est cause
d la France 3 due à nos Colonies, Ministres médiocres ,
gu'un si grand nombre de
du Royagne,
à Pudministration
ent paru suffire
C 4 --- Page 50 ---
-
1 - -I -
a
46)
étoient simplement supportés par la
-
sandis qu'ils
:
fortune.
extraites
-
Telles sont les expressions littérales cessera
justément célèbre 2 quine
decet ouvrage,
et
:
d'être le MANUEL des hommcs d'état, quand
l'auteur de cet écrit dit en termes exprès: que
de la France dans les échanges,,
tout Pavantage
de ses manufac-
- -
SILT le commerce intérieur
.
repose
denrées d'Amérique ; que le commerce
tures et des
les trois quarts des eaportade ces denrées compose
la France doit d
tions du Royaume , enfin que
balance de
-
Pavantage de ces ezportations, 3 une
somsoizante et dix millions en sa faveur; nous Colonies
fondés à conclure avec lui $ que les
mes
attention, et que.
sonE dignes de la plus grande veiller avec trop de.
la Nation frangoise ne sauroit
qu'ellesoin sur la grande somme de prospérités
possede.
comme
DoNc, encore une fois, un Royaume
-
NE PEUT SE PASSER DE COLONIES.
la France 2
question politique, que nous
-
A CETTE grande
une autre 2
venons de résoudre,, en succède
sont bien importans 2
dont les développemens
ont réfléchi sur cet
de personnes
-
parce que peu
démonobjet, =I vient d'être irrésistiblement mais
qutil-faut à la France des Colonies;
tré,
-
daivent-elles être cultivées?.
par qui
-
-
fois, un Royaume
-
NE PEUT SE PASSER DE COLONIES.
la France 2
question politique, que nous
-
A CETTE grande
une autre 2
venons de résoudre,, en succède
sont bien importans 2
dont les développemens
ont réfléchi sur cet
de personnes
-
parce que peu
démonobjet, =I vient d'être irrésistiblement mais
qutil-faut à la France des Colonies;
tré,
-
daivent-elles être cultivées?.
par qui
-
- --- Page 51 ---
(4r)
avoit placé dans
La Nature dans sa sagesse
sans doute 2
PAmérique, des hommes propres,
dans
L'Espagne, 2
à la culture de ces contrées.
du moins 5 a,
dans son ambition,
sa eruauté, éteint la race de ces indigênes 1
entièrement
seroient
de sorte que ces régions si productives
ne
si des individus transplantés 2
incultes 2
, est-ce exles fécondoient pas. il Maintenant, fertiliser ce sol
clusivement aux Africains à
le soin d
brâlant ? Pourquoi n'en confieroit-on pas
des Blancs d'Europe.
doit
à cette question 2 que
Ox ne
répondre
nous apprend
par des faits. 1°. T'expérience absolument bors d?éque les Européans sont du jour entre les TROtat de supporter le poids du soleil et la réverPIQUES',.et que Fardeur Ja zône ardente des
bération de la terre 2 sous
de tems. =
leur donne LA MORT en peu
Antilles 2
absolument difféNotre Constitution physique ainsi que je le démonrente de celle des Nègres,
ne nous pertrerai dans un ouyrage à part > travaux mamet, à Saint-Domingue 2 d'autres
dans
ceux qui se font aux frais 2
nuels 2 que
et tout au plus la simple.
Pintérieur des cases,
du dehors. il Ainsi
SURVELLLANCE des travaux
Blancs
2 =i ils ne supporteroient
les
périroient
ni le feu de
ni la chaleur du climat,
jamais ,
Hos sucreries.
monrente de celle des Nègres,
ne nous pertrerai dans un ouyrage à part > travaux mamet, à Saint-Domingue 2 d'autres
dans
ceux qui se font aux frais 2
nuels 2 que
et tout au plus la simple.
Pintérieur des cases,
du dehors. il Ainsi
SURVELLLANCE des travaux
Blancs
2 =i ils ne supporteroient
les
périroient
ni le feu de
ni la chaleur du climat,
jamais ,
Hos sucreries. --- Page 52 ---
1 -
(42)
que les Blancs, en se
2°. Si l'on prétendoit
à un travail
-
ménageant, pussent s'accoutumer
exemI
modéré, et que, deux Européans 9 par
comme un Africain,
ple, tshimstathtrenaniers qu'il faudroit au moins,
il en résulteroit 7
en force
-
CENT MILLE BLANCS 2 pour égaler
- e
16 mille Noirs qui cultivent nos Isles.=Or,
8o0
extraordinaire à part; ; je demande un
mortalité
de la France 2 pourroit
peu, si la population de cette conséquence,
I
fournirà une ÉNIGRATION
seroit indispenannuel qui
et au recrutement
dans
:
On sait que la TRAITE importe
:
sable. =
que
nos Colohies s tant pour remplacement an-
:
mille Noirs chaque
pour accroissement. , 40 la mère-patrie. 2 pour
née; il faudroit donc que
ordinaires, ou pour augmenréparerles pertes
tous les ans
ter la culture coloniale., se privât et au-dessus, 2
de 80 MILLE individus de 15 ans
la
à un âge, auquel
-
c'est-à-dire $ déja parvenus n'a
le bonheur
moitié de lespèce humaine faire pas un tel effort ?
-
d'atteindre: il Pourroit-elle
en vain, se
Non, sans doute; elle s'épuiseroit
dune
DÉPEUFLEROIT senisiblement > se priveroit
futares,quifefoule innombrable de générations Cette idée seule
ront sa force et sesressources..
-
fait frémir.
dn
d'Europe 7 qui
3"- ENFIN cesi journaliers la mort dans RIE
-
iroient braver le, soleil et
,
-
- --- Page 53 ---
(431)
se déterminer
ne pourroient
autre hémisphère,
de leur existence > que
au sacrifice FROBABLE actuel, et d'une aisance
par l'appas d'un seroit gain le prix de leurs journées,
future. = Quel
du commerce,
dans un pays oil la prohibition celui de toutes les denélève prodigieusement
de 5 livres par jourrées? il Il est aujourdhui écu, il faudroit que les
née: ne fat-il que d'un 16 CENT MILLE ECUS 2 ou
planteurs pussent payer
pour faire marmillions 800 liv. par jour,
Manufactures. il Mais ou trouver
cher leurs
qui n'a
jour dans une Colonie,
5 millions par
millions de numépas en circulation quatre est-il absolument
raire 2 encore ce numéraire
le tire enPRECAIRE, puisque Saint-Domingue
tièrement de Pétranger.
de payer les jourDoNc il seroit impossible de songer à faire
nées, donc il seroit absurde
2, qui
cultiver les Colonies par des Européans autre hémourir avantle tems, dans un
iroient
détrimnent de la mère-patrie 3 que
misphère, au
ne tarderoient pas
périodiques
ces émigrations
à épuiser.
l'ordre des
naturellement dans
Ici se place
que j'ai cru imidées, la troisième question
àrésoudre.- Ilest exdentsmedinesaten
portante
nés dans un climat plus chaud,
que les Negres
sans danger le soi
peuvent SEULS cultiver
tems, dans un
iroient
détrimnent de la mère-patrie 3 que
misphère, au
ne tarderoient pas
périodiques
ces émigrations
à épuiser.
l'ordre des
naturellement dans
Ici se place
que j'ai cru imidées, la troisième question
àrésoudre.- Ilest exdentsmedinesaten
portante
nés dans un climat plus chaud,
que les Negres
sans danger le soi
peuvent SEULS cultiver --- Page 54 ---
r -
-
(44)
libres
des Antilles 3 mais des Nègres
es-
-
altéré
comme les Nègres
cette propriété
-
auroient
du moins la France n'auroit pas
-
elaves, et
LIBRE, ternie, 7
la douleur de voir sa Constitution
abanlassociation de quelques provinces
-
par
-
données à LA SERVITUDE.
conJE conviens qu'il n'est pas impossible-de avec
sacré dû aux propriétés,
:
cilier le. respect
-
ne
que
-
de la liberté, il
s'agiroit
.
la propagation celle de 800 mille esclaves, et DEUX
d'acheter
suffiroient pour les af-
-
BIILLIARDS 400 MILLIONS
France trouvefranchir. = Mais outre que.la énorme, sans laroit difficilement cette somme
de porter
lui défend
quelle la CONSTITUTION
vais encore
atteinte à la PROPRIETÉ des Colons;je seroit l'épodémontrer, qu'une telle mesure
de toutes
très-prochain
que de ranéantissement
nos Colonies.
étoient li2
EN premier lieu, si les Nègres
et cette
bres,il faudroit payer leurs JOURNÉES, Blancs, reI
faite contre le travail des
ebjection
-
ici dans toute sa force: ne leur donna-
-
paroit
800 mille écus ou 2 MILLIONS
t-on qu'un écu,
dans
-
DEMI
jour, ne se trouveroient pas
ET
par
-
toutes nos fles.
coloniales, fabriEx second lieu, silesdenrées la
ne se paye
desesclayes, dont journée
ne
E
quées par
pourtant à un prix qu'on
pas, s'élèvent
- --- Page 55 ---
(45)
sans priver le pauvre
pourroit augmenter 2 conteroieat-elles donc 2
d'y atteindre 1 que seroit forcé de payer.
quand. le planteur
employés dans les
chérement les JOURNALIERS se vend ordinaiSUCRE qui livre, reviensunubeturcatzix France vingt sols la
rement en
écu. il Dans cet état, nos
droit à plus d'un
plus soutenir la
denrées coloniales, ne pouvant
resteroient
concurrence: avee celles des étrangers, ou finidans les ports de FEurope,
invendues
livrées à un. prix quine dédomroient par être fabricateur de ses frais.
mageroit pas. le
même de nos manufactures,
deviendroit
-
Exptx,parlasatarer
la fabrication 2 sans lesclavage,
le plus
INPOSSIBLE au propriétaire
absolument En effet il n'y a NULLE ANALOOIE
industrieux. 11
et celles des. Anentre les cultures d'Europe les récoltes ne se font
tilles. i= En Europe, certaines. i= Dans nos iles,
qu'à des époques
de Pannée. 11 - En
elles se font tous les jours de moins 2 apporFrance quelques journaliers rétard, sans aucun
teroient à la récolte, un
il'est tel inspréjudicé. l A Saint-Domingne, dans les indigoteries,
tant dans les sucreries, si trois cents bras à la
dans les caffeyeres, où SINUETAXEXEXE, les
fois ne travailloient pas
seroient perles plus précieuses
productions
et pour la Métropoles
dues pour le propriétaire
11 - En
elles se font tous les jours de moins 2 apporFrance quelques journaliers rétard, sans aucun
teroient à la récolte, un
il'est tel inspréjudicé. l A Saint-Domingne, dans les indigoteries,
tant dans les sucreries, si trois cents bras à la
dans les caffeyeres, où SINUETAXEXEXE, les
fois ne travailloient pas
seroient perles plus précieuses
productions
et pour la Métropoles
dues pour le propriétaire --- Page 56 ---
r
M
(46)
est
la masse des journaliers
i1 En Europe,
augmentation de prix,
telle, qu'avec une légère
sûr d'en avoir.
le planteur pressé 7 est toujours des instans où lesjouril est
= En Amérique, exiger un louis pour une
naliers pourroicat le Colon qui verroit dans
%
heure de travail 2 et
de ses espérances, seun refus la ruine absolue
Alors nos récoltes
roit forcé de le donner. iI seroient immenses,
-
seroient précaires, nos frais
Colonies jadis
bénéfices incertains, et les
nos
bientôt dans un anéantis-
-
prospères, retombant
dans Ieur dégrada-
:
sement total, entraîneroient
et la décadence
tion, la langueur du commerce
de PEmpire.
dans un climat chaud s. qui porte
AINSI
habitans à la paresse 9
naturellement ses
prouve à
où Pexpérience
dans un pays
les affranchis croyent
tous les yeux, que
aratoire 3
S'ABAISSER en maniant un instrument des Nègres libres $
il ne faut pas s'attendre besoins, que
se portassent
qui n'ont ni. luxe, ni
qui ne seroit
travail VOLONTAIRE
I
tous à un
Doxc nos Co-
-
point stimulé par P'esclavage.- à la France, et que des
lonies, si nécessaires cultiver, ne sauroient lêtre,
Biancs ne penvent
des NÈGRES LIDRES.
E
sous aucun rapport 7 par,
I --- Page 57 ---
(47)
P I T R. E
CI N QU I E M E.
C H A
NzCESSITE de la subordination des esclaves
dc Pobtenir e Utilité de la traite
Seul ' moyen
Garantie de la propriété des Colons.
que nous avons
DES trois grandes questions des Africains
examinées, > il résulte : cultiver que
les iles à
libres ne voudroient pas
périroient
sucre 5 il Que des Européans la France
en les cultivant ; iI que pourtant la Constitution
sous peine de voir
ne peut,
de Colonies 5 nous somrenversée, se passer
dans Pordre SOmes fondés à conclure que,
qui nous
cial et dans le tourbillon politique Africains est un
enveloppe, Pesclavage des
Américaine
mal nécessaire, que la servitude
et
de la liberté Françoise,
est la SADVE-GARDE
de protéger l'anqu'il importe à la Métropole
seul, les
cien sistême colonial, dans lequel et les estrouver leur sûreté,
Colons penvent
claves leur bonheur.
C'EST de leur subordination absolue 2 que
le maître qui craint,
dépendra leur félicité:
confiant, les
donne des chaînes ; le maître
oseroit-il
brise. il Comment un seul homme
si le
au milieu de 200 ésclaves,
se reposer
ARDE
de protéger l'anqu'il importe à la Métropole
seul, les
cien sistême colonial, dans lequel et les estrouver leur sûreté,
Colons penvent
claves leur bonheur.
C'EST de leur subordination absolue 2 que
le maître qui craint,
dépendra leur félicité:
confiant, les
donne des chaînes ; le maître
oseroit-il
brise. il Comment un seul homme
si le
au milieu de 200 ésclaves,
se reposer --- Page 58 ---
-
11 TM
(48)
comme un demi-
&
qui le fait regarder
de
,
préjugé leur déroboit pas la connoissance
Dieu 2 ne
les
seulement, 3
-
leurs forces. iI S'ils
essayent les réprimer
publique ne pourra
obéisla puissance
leur,
:
les
-
par la mort 5 stils
ignorent, 2 et l'inque
de leur tranquillité,
.
sance sera le gage
les garantira toudu maître 2
térêt pérsomnel d'une autorité despotique.
jours de l'abus
I
n'a
été
:
cétte autorité
jamais
Au SURPLUS, ,
trouve des limites dans
-
bornes.
Elle
sans
lumières actuelles peur
-
des loix sages, que les d'ane humanité bien
vent modifier au désir
jamais le Corps
étendue. iN Mais sur-tout que considéré les droits
législatif de France, qui a décréter les loix
de lhomme 3 ne se mêle de
toutes les
de nos Colonies. il Que
consde servage rendent graces à Passemblée
de
législatures
pour toujours
-
tituante qui les a délivrées konstitationnellecet embarras,. en déléguant coloniales SEULES, le
-
ment aux. assemblées l'état des personnes 9
-
droit de législation immédiate sur du Monarque.
sous la sanction
-
celui du
-
JAMAIS décret ne fut plus sage que les Co1791. 11 Il n'empêche pas les avan24 septembre donner aux Mulâtres tous
lonies de
avec.. les lo-
-
qu'elles jugeront compatibles tel droit, il
-
tages mais en leur conférant un
les
calités:
I
-
--- Page 59 ---
(49)
d'éternels sur la
les mte à même d'en aequérir de couleur : ce
HEONNOTEZANCE des gens uin autre. il Que cette
lien la en raudra bien soit donc à jamais RESloi sagement politique,
du peuple FranTECTÉE par les Représentans PROTRTÉTÉ la plus précieuse
çois. = Elle est la
sacré de leur bondes Colons 2 le gage des nouveaux biencertaine
heur, et Pépoque
pas à répandre
les Blancs ne tarderont
dés
Haits que
qui les séparoit
sur la caste internédiaire
esclaves.
?
donc à faire à la Métropole
QUE reste-t-ili
tout son pouvoir
RIEN 2 que de développer grande, la plus entièra
pour inspirer la plus
1°, En leur fournisCONFIANCE aux Colons:= bien choisies 2 dis
sant des forces sullisantes,,
l'ordre 2 sans
ciplinées 5 qui maintiennent d'agriculteurs ne peut
lequel, une peuplade 2°, En donnant P'exemple
jamais prospérer. il
leurs propriétés.
d'un respect inviolable pour doit être expresil Sous cette dénomination,
de la traité
sément mentionnée. 5 la conservation de
laquelle, tant
philosodes Noirs 2 contre
il faudroit
phes se sont élevés, et sans laquelle le CLIMAT
les; Colonies, puisque
ABANDONNER
à la réproduction
destructeur ne permet jamais
des EPIDENIES
d'égaler les mortalités,= puisque Pinquiétude
donneroient sans cesse
partielles
D
d'un respect inviolable pour doit être expresil Sous cette dénomination,
de la traité
sément mentionnée. 5 la conservation de
laquelle, tant
philosodes Noirs 2 contre
il faudroit
phes se sont élevés, et sans laquelle le CLIMAT
les; Colonies, puisque
ABANDONNER
à la réproduction
destructeur ne permet jamais
des EPIDENIES
d'égaler les mortalités,= puisque Pinquiétude
donneroient sans cesse
partielles
D --- Page 60 ---
( so) cultivateur, s'il
d'une ruine totale à chaque
ses pertes 2
%
n'étoit pass sûr de pouvoir remplacer seroit bientôt
toule ÉNULATION
limités
= pulisque
de culture. 2
-
2 si tous les moyens
-
détruite
Noirs existans dans chaque
au nombre des
plus à chaque plan-
-
Colonie, 'ne permettoient
et d'enrichir le
d'étendre son industrie,
teur,
ses manufactures
conmerce, 2 en angmentant L'AUNANITÉ des maitres 3
puisque enfin
la facilité d'al-
-
que par
-
ne peut être satisfaite esclaves, en partageant
léger le sort de leurs
grand nombre d'ina
travail entre un plus
doit bannir avec
:
leur
La mère patrie
pas
dividus.=3".
méfiance, en ne souffrant
soin tout aujetde
sous quelque préque qui que ce soit porte, être, 2 une atteinte queltexte que ce puisse
ni à la SÉCURITE
conque, ni aux PROPRIÉTÉS 2 dans cette classe 2
des Colons. l Je rangerai de la société des préL'ADOLITION expresse dont le systême exatendus amis des Noirs 2 meurtrière, vient de
dont Phumanité NÈGRES 2 et de faire
géré, tuer TRENTE MILLE
faire
MILLE BLANCS : perte irréparable
massacrer DEUX
tant de talens, préla Colonie, puisque
coloniales, 2 ne
pour
les mamufactures
effort de le
cieux pour
par aucun
I
peuvent être romplacés
Métropole.
consacrés dans
-
des amis des noirs buts 2 principaux:
Lrsprincipes avoient trois
tous leurs écrits,
-
2 et de faire
géré, tuer TRENTE MILLE
faire
MILLE BLANCS : perte irréparable
massacrer DEUX
tant de talens, préla Colonie, puisque
coloniales, 2 ne
pour
les mamufactures
effort de le
cieux pour
par aucun
I
peuvent être romplacés
Métropole.
consacrés dans
-
des amis des noirs buts 2 principaux:
Lrsprincipes avoient trois
tous leurs écrits,
- --- Page 61 ---
($1)
Faffianchissement absolu des Esclaves, I1 au
moins l'abolition de la traite ; il et en dernier
licu, la concession des droits politiques aux
de couleur. il Cedernier article étoit progens
Assemblées Coloniales, et eût été
jeté par les
si on nè les
réglé par elles, sans commotion,
Pour
efit pas traversées dans leur marche. il
avoir voulu mettre
s'être trop pressés 2 pour
L'AUTORITÉ nationaleàla place dela BIENFAISANCE
les ROBESPIERRE, les REUBELL, les GRÉCréole,
les CONDORCET 3 les
GOIRE 2 les IÉTHION 2
et
BRISSOT ont fait couler des fleuves'de sang,
viennent de couter à la France 800 MILLIONS de
dommages qu'elle ne réparera pas de 50 an2
par leurs écrits innées. Ce sont eux, qui,
mis
cendiaires ou leurs émissaires forcenés, ont
le fer à la main du mulatre OGE, la flamme
dans celle du Nègre LUC 2 et Pivresse du crime
dans la tête de leurs complices; 2 I ce sont eux
les
détestables, qui
qui ont machiné
complots
toutes
six mille familles 2
ruinent aujourd'hui
et la FRANCE
les places maritimes du Royaume, rie la retire
ENTIÉRE 2 à moins que son énergie
ennemis
encore du précipice 5 où ces coupables
P'ont plongée; DN c'est sur leurs
de son bonheur 5
doit rejaillir le sang qu'ils
têtes criminelles que tant de forfaits atroces 2 que
ont fait verser 2 et
leurs barbares amiss ont commis pour essayer
la liberté,
Da
'hui
et la FRANCE
les places maritimes du Royaume, rie la retire
ENTIÉRE 2 à moins que son énergie
ennemis
encore du précipice 5 où ces coupables
P'ont plongée; DN c'est sur leurs
de son bonheur 5
doit rejaillir le sang qu'ils
têtes criminelles que tant de forfaits atroces 2 que
ont fait verser 2 et
leurs barbares amiss ont commis pour essayer
la liberté,
Da --- Page 62 ---
(52)
d'eux 1M
remords nous vengent
MAIS quel leurs
crimes les dévoue à Pexéque la honte deleurs
à Phorreur de la pos-
-
cration des contemnporains, expiatoire insuflisant, 5
ténté, et que leur sang, de PEurope : il n'en
le continent
ne souille point
; 11 que sculement
trop coulé en Amérique
leçon 2 ne
a que
terrible, et' coûteuse
Saintune - aussi perduc pour la France, pour i1 que
soit point
les siècles à venir:
-
Domingue 2 et pour
que les coupables soient
Phistoire la consacre, vivent:= I pourvu touté-
-
çonnus 5 il mais qu'ils
sur nous 2 le POISON
-
fois, qu'ils ne versent plus
qu'ils ne plonplume distille, = pourvu
émousqueleur dans notre sein, des POIONARDS qu'ils ne
gentplus de meurtres : 1 pouryu. le pil6és à force plus au nom de Phumanités et tous
commandent Pincendie; le vol, les assassinats, qu'ils ne
lage,
de la cruauté : 1 pourvu amis le corps
-
les. FORFAITS
EXSEIGNE à leurs
donnent plus pour de notre couleur: i1 pourvu
eanglant d'un enfant EGORGER les filles violées 2
qu'ils ne fassent plus de leurs pères et mères
sur le corps palpitant qu'ils ne fassent plus
massacrés: il pourvu
leurs concientre deux planches, d'avoirféecualentemeni à se
2 que
I
reprocher,
toyens, quimoar
terre pourla
condé à 2000 lieues du centinent,tinet fassent plus GRILLER à
qu'ils ne
I
patries l pourvu
pour la Nation,
petit fen les Commandans
digacraninenue
-
omtiormearn
de leurs pères et mères
sur le corps palpitant qu'ils ne fassent plus
massacrés: il pourvu
leurs concientre deux planches, d'avoirféecualentemeni à se
2 que
I
reprocher,
toyens, quimoar
terre pourla
condé à 2000 lieues du centinent,tinet fassent plus GRILLER à
qu'ils ne
I
patries l pourvu
pour la Nation,
petit fen les Commandans
digacraninenue
-
omtiormearn --- Page 63 ---
(53)
sacrédel Roi, rénonce à l'abomina- 80
FATEUR dunom
de sa propre main
ble RECREATION, de trancher de citoyens François :
TÈTES de peresde familles,
le rôle du wieux
il pourvn enfin, qu'abandonnaat fassent grace à Pavenir, de
del la montagne, ils nous
=àc ices conditions,
Jeursstilets et de leurs poisons:
mais puisque
qu'ils vivent ;
qu'on leur pardonne,
de Colonies, qu'on
la France NE PEUT SE PASSEIL dévastée ! leur châtiRESTAURE celle qu'ils ont
de Jeurs propres
gils voyent
ment sera terrible,
etla France SAUVÉE.
yeux, les Colons HRUREUX,
CHA P I T R E SIX I E M E.
de Saiut-Domingues
JusTicx de la restauration la France de la réclamer.
Porasaxrintérdty pour
est un
Si la restauration de Samn-Domingue, vonles ennemis de la Patrie, qui
supplice pour
magnifiques
loient nous priver de cette possession envers les
justice rigoureuse 2
elle n'est qu'une
s'attendre à des secoitr's
Colons qui doivent
ellicaces dc la Métropole:
LE contrat social est un acte sillanagmatique, dit à la société:
individu a
dans lequel chaque
yos loixivous main3> Je m'unis à vous; j'accepte
celles
tiendrez ines
2 et je défendrai
>2
proptiétés
D 3 --- Page 64 ---
M mi "M M
a
(54)
vous me protégercz par les
99 des sociétaires 5
individuels
-
de tous, et mes moyens
9> moyens
consacrés. 29
32 vous seront
-
tellement solemnel, que l'inCE contrat est
les clauses, est
dividu qui n'en observe pas comme un LACHE,
regardé comme un TRAITRE, poursuivi comme
comme un ennemi public c,et
seroit-elle
ne
-
tel au nom de tous. il La loi
parce
pour lui, ef la Nation,
-
obligatoire que
auroit-elle le droit de.
qu'elle est la plus forte,
Membres du Corps
-
s'y soustraire? il Quandles
de
dans toutes les occasions 5 payé
Social ont,
Social leur doit
LEURS PERSONNES 3 le Corps les Membres du
DEFFENSE: quand
une légilime
LA CONTRIDUTION impo
Corps social, ont acquitté
destinée
Pentretien delai force publique,
I
sée pour
de tous, 2 le Gouverà la défense des propriétés leurs propriétés 2 ou les
nement doit GARANTIR
il Or
-
dédommager, s'il y a été porté. atteinte. St-Domingue
siècle,
depuis le commencementdu
Creole a
apayé un OCTROI que la munificence donc DROIT à une
St-Domingue a
de
à
-
vingtuplé,
ou en cas
lésion,
protection suffisante 2
Limpôt n'est autre
une indemnité équitable.E- de la propriété.-
chose que la prime d'assurance
fidalement
100 ans 2 a payé
Celui qui, pendant dans un cas malheurenx,
sa prim: 2 a le droit,
qu'il n'a exéPexécution d'une police
d'exiger
I
que la munificence donc DROIT à une
St-Domingue a
de
à
-
vingtuplé,
ou en cas
lésion,
protection suffisante 2
Limpôt n'est autre
une indemnité équitable.E- de la propriété.-
chose que la prime d'assurance
fidalement
100 ans 2 a payé
Celui qui, pendant dans un cas malheurenx,
sa prim: 2 a le droit,
qu'il n'a exéPexécution d'une police
d'exiger
I --- Page 65 ---
(55) )
le concerne 5 que dans la vue
cutée en ce qui
inamissible. 11 Eh! que
de rendre sa propriété
qui, exact à recediroit-on 7 d'un ASSUREUR, le tribut dun navire
voir à chaque voyage,
à en payer la
assuré, prétendroit se soustraire
vienlorsqu'un jour enfin ce vaisseau
valeur,
e, depuis londroit à sombrer. 11 Saint-Doningue à PEtat. il Saintgues années paye Pimpôt
II Saintne coûte rien à la Métropole.
de
Domingue
et celles
Domingue paye ses propres dépenses
les Colonies Françoises. i1 St-Domingue
toutes
doublé le numéraire en France. 11
à elle seule,a
de richesses dans
Saint-Domingue a porté plus
n'en a puattiPEmpire,que tout PEmpireréuni,
RUINÉpar un événement
rer2itut-Deniegnipes
ÔTAE RÈTA"
quelconique. = Saint-Doningaenonr:
dans
mais si cet événement a son principe
BLI:
elle-même; sic'estdo
les erreurs de la Métropole dinctspouttuerealle
sonscinqueles SERPENTS'est donc alors, dispuquila nourrissoit, qui pourra
le droit d'obtenir une RESTAURAterà la Colonie,
TION complette ?
à elle à la
Au SURPLUS, ce n'est pas même silence, et
demander: elle doit Pattendre en
et surtout de lintérêt personnel
de la justice,
de la mère patrie.
a ENRICHI le
EN EFFET, si Saint-Domingue Colonie PAPRoyaume 2 la perte de cetle D3 --- Page 66 ---
(56)
i1 si la France doit sa prospérité
PAUVRIROIT: Panéantissement de ces possesaux Antilles,
de sa DÉCADENCE 2 il
sions, seroit Pépoque
il la ruine
une longue série de banqueroutes, de la marine
du commerce, 2 i1 lalfaissement de toutes les manufac-
'nationgle, il linertie terrible de 6 millions d'houttures mbeisivete
publiqne.,
Paltération de la tranquillité
.
mes,
continuel vers Metranger,de
1 et lécoulement
d'un reflux fanotre numéraire., sans espoir suites nécessaires
seroient les
:
vorable: ielles
si la
de Saint-Domingne,
de la dégradation
vrais intérêts, ne fait
France éveillée sur ses
pour reporter
un très GRAND EFFORT
au poiat
pas
cette précieuse Colonie fait despromptemeint d'oà les factieux Pont
-
de prospétité,
cendre.
IT R E S EPT I E M E.
C HA P
de tous les sacriCONPEXSATIOX avantageuse
de Saint-Doningue
la restauration
le
fices qu'exige
d'alléger pour PEtat,
MoZEN économique
-
fardeau des accoire.néocsairel.
une mesure, que
QUAND la justice prescrit Pintérêt personnel
la conseille,, que
daivent
la politique toutes les considérations
la
-
la commande,
obstacles stapplanir, et
se taire, tous les
ni son DEVOIR
marchander 3
France ne peut
-
-
PEXSATIOX avantageuse
de Saint-Doningue
la restauration
le
fices qu'exige
d'alléger pour PEtat,
MoZEN économique
-
fardeau des accoire.néocsairel.
une mesure, que
QUAND la justice prescrit Pintérêt personnel
la conseille,, que
daivent
la politique toutes les considérations
la
-
la commande,
obstacles stapplanir, et
se taire, tous les
ni son DEVOIR
marchander 3
France ne peut
-
- --- Page 67 ---
14 :
(57)
Or SOT devoir .
ni sa LIBENTÉ.
ni SA SPLENDREB, envers les Colons, et la justice
est itètre juste
des propridtés, ou
ordonue, ou la garantie les
de rétaPindemhité des pertes, 2 ou
moyens
on Pa vu plus
blissement 2 11 sa splendeur 2
de son
entierement de la prospérité
hant,dépend
est toute entière
commerce 2 et cette prospériré
les deurées
dans le bénéfice que nous procurent on l'a décoloniales : iN sa liberté ? comme
à la
évidence, lient absolument
montré avec
à la perception des
tranquillité intérieure 2
confuimpôts: or, il n'y aura qu'amarehie, dès que les
sion, et refus de contribution,
avec les
de subsistance disparoitront
moyens
il
a point de SACRIFICES
Colonies. I Donc n'y
conserver ces
qu'il ne faille consentir, pour
se rappelle
possessions précieuses : il etsilon
tous les
on conviendra que
ce qui précède,
seront bientôt compensés
frais de restauration incalculables qui en seront la
par les avautages
suite.
calcul diminue le regret du saMAIS si le
chercher lous les
crifice 2 Péconomie doit
1l le meilleur,
meyens d'en alléger le poids: entre tous ceux
sans doute 2 est de le partager,
la restauration intéressc.
que
elle toucheimmédiaOn,sijene me trompe 2
ilon
tous les
on conviendra que
ce qui précède,
seront bientôt compensés
frais de restauration incalculables qui en seront la
par les avautages
suite.
calcul diminue le regret du saMAIS si le
chercher lous les
crifice 2 Péconomie doit
1l le meilleur,
meyens d'en alléger le poids: entre tous ceux
sans doute 2 est de le partager,
la restauration intéressc.
que
elle toucheimmédiaOn,sijene me trompe 2 --- Page 68 ---
1 1 -
-
A
(58)
iI le commerce il -
tement le trésor public les 2 Colons épargnés, =
les Colons incendiés, iI eh bien je les appelle
et les consommateurs.
à TOUS ; = -
-
nécessaire
TOUS à la restauration fardeau en soit réparti entre
je veux que le
comment je procède:
eux TOUS, et voici
la dévastation de
Io Le Trésor public, par médiatement les 60
Saint-Domingue 2 perd
la France faisoit
NILLIONS de bénéfice 2 que
de PUnivers 2
chaque année dans le commerce de la Colonic,
les octrois
et immédiatement
de ceux qui se
le droit d'Occident, une partie de PInde, et
perçoivent sur les marchandises de tous les
la majeure partie de Pimposition
sont immaritimes. = a Ces pertes
Départemens
menses.
payera le rétablisEH BIEN 2 le trésor public
le renouvel-
-
sément des BATINENS incendiés , et renoncera
lement des ANINAUX dispersés à la 2 perception de -
-
un terme déterminé
-
d'Oc-
-
pendant
dans la Colonie, et du droit
tout octroi
-
cident en France.
:
subversion de Saint2°. Le commerce 2 parla de 350 MILLIONS
Domingue 2 perd un capital envers lui; il perd
-
dontla Colonie est débitrice millions de bénéfice sur
de 25
en revenus, plus
-
-
--- Page 69 ---
y
(65)
la traite des Noirs ; il perdenfin une circulation
dont lcs avantages : ne peuvent
mmens 2
s'évaluer.
le commerce laissera dormir la
Enr DIEN 2
=il subrogera à L'RIFOTHEQUE
DETTE coloniale;
lesarinaancien, qu'il a sur nos babitations,
nous
teurs de quelque pays que ce soit, qui
des Nègres. il Et il ne s'opposera
apporteront
de trois ports aux étranpoint à L'OUVERTURE
et pendant.
pour des objets déterminés.,
gers 2
convenu. iI C'est ainsi quil assurera
un terme
de nouveaux
sa créance, et qu'il se préparera
bénéfices.
Les Colons épargnés par le fléau qui ra3°.
perdent cette SECURITÉ,
vage Saint-Domingue 2
de leur atteliers,
sans laquelle la surveillance
l'esdevient une chimère 5 il et ils échangent
leur fortune 2 contre le péril
poir d'augmenter
imminent de la voira chaque instantséranouir.
EH BIEN 2 la plus value de toutes les denrées
n'est due qu'au désastre de Saintcoloniales qui
années, divisée
Doningue, sera pendant quatre
bénéfice
en deux parties : Pune restera en titre d'ocet l'autre entrera > à
au vendeur;
destinée
troi ; dans une caisse DE SECOURS 2 incendiés.
à la subsistance honnête des Colons
poir d'augmenter
imminent de la voira chaque instantséranouir.
EH BIEN 2 la plus value de toutes les denrées
n'est due qu'au désastre de Saintcoloniales qui
années, divisée
Doningue, sera pendant quatre
bénéfice
en deux parties : Pune restera en titre d'ocet l'autre entrera > à
au vendeur;
destinée
troi ; dans une caisse DE SECOURS 2 incendiés.
à la subsistance honnête des Colons --- Page 70 ---
M
1r I
(60)
dont les manufactnres ont
%
4°: Les infortunds
qui en attaquant les
été la proie des flammes,
et qui en
ont bravé leur vengeance,
-
rebelles, 2
dans les limites d'une seule
les circonserivant dépens de leurs propriétés,
Province: 2 ont,aux
disje, 2
-
la Colonic: ceux-ci, reste
sauvé le reste.de semble qu'il ne leur
perdent TOUT; il il
de sacrifices à faire..
plus
celui de
Ex BIEN, ils feront couragéusément offriront encore
leurs Dec.bupeteniatue
et de leurs
à la Patric, le tribut de IeUETRAYAIL, culture, le séin d'une
sueurs 2 pour r'ouvrir, à la et imbibée de sang ; et
terre couverte de cendres 2 tâche soit remplie,
jusqu'à ce que cette pénible
ils ne subrésignés à toutes sortes de privations, leur procurera
sisteront que des secours 2 denrées que du territoires
Pimpôt tperçu sur toutes les
lors de leur embarquement.
-
les Fran7 c'est-h-dire,
5o. Les Consinmateurs,
entière perdroient,
PEurope
çois, les Eirangers, Colonies, des jouissances
par l'amnihilation des
Phabitude et Pabond'autant plus sensibles, que
des denrées
A
de leurs productions, 5
dance ont fait,
de première mécessité. .
la restauration généEu BIEN 2 ils coopércrontàl le sucre ,le café 2 le cOrale, én supportant,s sur
légitimée par la
ton, l'indigo 2 une augmentation
Z
-
V --- Page 71 ---
(6) )
facilitera le rétablisserareté. 7 et dont le produit
au surment des Manufactures 5 augmentation, au lieu
qui ne scra que NONENTANÉE 2
plus 2
une privation ADSOLUE.
d'être terminée par
éq uitable, la restauration
PAR cettelisposition
tous,n'excéproportionnellenent par
supportée
d'aucuns; ; il les Consouumateurs
dera les moyens
la part qu'iis voudront y
fixeront enx-mêmes, 2 restreints au strict néprendre; = les incendiés
Pabondance. il Les
cessaire, s'acheminéront versl doublement d'une auColons épargnés jouiront
partageront avec
de fortune 2 qu'ils
attengmenlation
: DM le commerce
leurs freresmalheurcux:
séulement
5 et suspendra
dra ses recouvremens, le Gouvernement en compases bénéfices ;e et
irréparable de
rant les suites funestes de la perte
réavec un sacrifice quelajustice
nos Colonies,
la mise déhorss mais
clame 2 ne calculera pas immensts, dont elle est
seulement les avantages
le garant.
jouiront
partageront avec
de fortune 2 qu'ils
attengmenlation
: DM le commerce
leurs freresmalheurcux:
séulement
5 et suspendra
dra ses recouvremens, le Gouvernement en compases bénéfices ;e et
irréparable de
rant les suites funestes de la perte
réavec un sacrifice quelajustice
nos Colonies,
la mise déhorss mais
clame 2 ne calculera pas immensts, dont elle est
seulement les avantages
le garant. --- Page 72 ---
M
- 61)
U I T I E M E.
C HA P 2 I T R E H
- -
:
des secours à fournir par le GouverArPEnçu
les
Coxpanemént - - MorENS de se proeurer et celle des
des secours
RAISON entre P'importance
bénéfices.
le tableau de la prospérité
Sr l'on se rappelle
desa dévastation accelui
de Saint-Doningne,
faites par les plantuelle, Pétendue des pertes de 800 MILLIONS, on
teurs, 2 et évaluées à plus réclamation qu'ils adresétonné de la
ne sera pas législatif, pour en obtenir, non. pas,
sent au Corps
coniplet;
un dédommagement
à beaucoup près,
de RECONNENCER leur
mais seulement les moyens
fortune pour la patric.
nous lavons dit, de rétablir
IL s'agit,comme
des ANI-
.
leurs BATINENS, et de leur procurer ARATOIRES. 1
-
ALAUX, ettoutes sortes d'instrumens. davantage à la
-
Les Colons n'en demandent pas
des
les établissemens
-
Nation. l Or, quoique
Pun dans
sucreries en blanc, eussent coûté 7
millelivres, on estime qu'en
Pautre,plus de. 400
relever
on
-
peut
se bornant à rouler en BRUT 2.
tourManufacture, avec 15omillelivres
chaque
E
nois.
aratoires de chaque
LEs Nègres et instrumens
I --- Page 73 ---
(63) )
600000 1.
plus
formoient un anontizade livres rendroient la
sucrerie,
que 200 mille
mais on pense possible.
restanration
aussilune dans
CHAQUE habitation entretenoit MULETS et 80 AXINAUX
au moins IOO
l'autre 2
usages. i1 Chaque particulier
utiles à divers
2 ne remplacede concurrence
francs.
dans un moment
pour ICC mille à la
roit pas un tel troupeau
pour obvier
i1 Mais si le Gouvernenent, cette concurrence ruineuse,
cherté que produiroit des conventions commer- Nation
sait conclure à-propos
voisines 2 la
ciales avec les puissances des adoucissemens qui
obtiendra des TERMES et
à 15 ou 16 millioas
limiteront ce remplacencats
2u plus.
cotoneriess
oferéreanisligeetierg somme de; egoooliv.
QrANTaux
une et les. animaux,
Resiemgnintets aratoires
compris les instrumens
les plus URGENTES
peut suffire aux réparations l'une dans l'autre.
de chacune d'elles,
incendiées, quiexiOr,ily a eu 200 SUCRERIES de 86 NILLIONS ; il
pressant
enré-.
geront un sccours
diverses qui
de 1200 A UTRES SMANEFACRUBES SIILLIONS.
clament un de 36
moins, sont
TOURNOIS, 3 au
AINSI 122 NILLIONS nécessaires à la ARESTAURATION anéanti,
toligenalilemente comme le. revenu
de oulat-Dosinpejete
d'elles,
incendiées, quiexiOr,ily a eu 200 SUCRERIES de 86 NILLIONS ; il
pressant
enré-.
geront un sccours
diverses qui
de 1200 A UTRES SMANEFACRUBES SIILLIONS.
clament un de 36
moins, sont
TOURNOIS, 3 au
AINSI 122 NILLIONS nécessaires à la ARESTAURATION anéanti,
toligenalilemente comme le. revenu
de oulat-Dosinpejete --- Page 74 ---
M -
(64)
:
de IOO MILLIONS par an, chaque mois
est de près
et à
A A
planteurs
de délai coûte aux maiheureux de 8 NILLIONS en pure
-
la Nation,, une somme
perte.
un instant,
:
Ir importe donc de ne pas perdre la Natjon
le MODE, suivant lequel
deet d'indiquer
satisfaire à nos justes
peut, 2: sans se gener,
mandes:
et dès qu'il sera
EN vertur du Décret à rendre,
versera
la, caisse de VExtraordinaire
sanctionné, 7
de 5 unillions dans la
mcis par mois, la somme coloniale de sorte que Ja
caisse de restauration
nécessaire 5 sera
somme de, 122 millions jugée
fournie dans le cours de deux ans.
incendié sera autorisé, par un
CHAQUE planteur générale de Saint-Dominarrêté de PAssemiblée
à tirer sur celte
visé. par le Gouverneur, ,
d'abord un
gue,
chaque sucrerie incendiée 2
.
caisse 2 par de 150 millel liv. et par cliaque calleyère mille
acompté
de 15
ou
-
indigoterie devat@e,tna-comghe délailes réparations ;
€
commencer sans
I liv., pour
coloniale arbitrera en définiI
ensuite PAssemblée supportées par chaque hatif, les pertesréelles solde de cette évaluation 5 sera
-
bitation, et la
de huiten huitmois.
acquittée en deux termes
d'observer que le paiement de
Il est inutile
qui se tireront des
-
tous les objets de restauration
Manufactures
I
-
à
at@e,tna-comghe délailes réparations ;
€
commencer sans
I liv., pour
coloniale arbitrera en définiI
ensuite PAssemblée supportées par chaque hatif, les pertesréelles solde de cette évaluation 5 sera
-
bitation, et la
de huiten huitmois.
acquittée en deux termes
d'observer que le paiement de
Il est inutile
qui se tireront des
-
tous les objets de restauration
Manufactures
I
-
à --- Page 75 ---
(6;)
Manufactures de France. , sera fait en ASSTGNATS, 1'éles articles qui seront achetés chez
'et que
sur-tout les frais de main-d'auvre
trangeryret
seront acquittés en ARGENT, il
dans la Colonie, du change 5 la somme indisaus cela, vu leprix
insuffisante:
quée ci-dessus, seroit absolument
t
rétréci pensoit qu'un seSr quelqu'esprit
épniser la
cours de cette inportance 2 pett nécessiter une
caisse de PExtraordinaire 2 et
nouvelle émission d'assignats, je lui répondrois
PAssemblée constituante 2 en
qu'heurensement décrétant la vente des biens nationaux, et en
leur produit étoit plus que suflijugeant que
égale
sant pour éteindre une masse d'assignats
à la quotité de la dette exigible, a soigneusement EXCEPTÉ toutes les FORETS NATIONALES.= s'élève
Ces propriétés immenses , dont la valeur résersemblent avoir été
àr PLUS D'ux MILLIARD,
la
de la
vées, ou pour mieux assurer défensive, conquête coutre
liberté, eil soutenant une guerre
à
tous les Rois de P'Europe , ou pour parer quelde ces accidens inprévus, qui portent
ques-uns
le coup de la mort.
à un Empire.
En BIEN ! le monent est arrivé d'en faire
Paliénation de la luitième partie de
usage 2 i1
restauces forêts produira 2 et au - delà, de quoi d'ac-
-
il Il n'est point
rer Saint Domingue,
n'ait renoncé
quércurs des biens du Clergé, qui
E
les Rois de P'Europe , ou pour parer quelde ces accidens inprévus, qui portent
ques-uns
le coup de la mort.
à un Empire.
En BIEN ! le monent est arrivé d'en faire
Paliénation de la luitième partie de
usage 2 i1
restauces forêts produira 2 et au - delà, de quoi d'ac-
-
il Il n'est point
rer Saint Domingue,
n'ait renoncé
quércurs des biens du Clergé, qui
E --- Page 76 ---
M 1
ML
-
(6 66).
faiA
à Pacquisition des BCIS qui
avec peine
IE Il n'est pas
soient partic de ces domaines.
poids de
anjourd'hui,au
un d'eux quin'achetat
à sa convenance,
tous ceux qui se trouvent
.
l'or,
le
-
soient les conditions que Corps légisquelques
d'imposer aux acquéreurs
latif juge à-propos
lintérêt général
sera donc extrémement
- /
l La vente
HEEeEet!
dul Royaume.
Ja Nation - lraliénation de
avantageuse pour deviendra la GARANTrElaj plus
ce' nouveau gage, 2
d'assignate égale aux
solide d'une émission
SECOURS que nous demandons.
faire d'une légère portion utile ?
En! pourroit-on
un emploi plus
:
de ces biens réservés,
si le sacrifice
A
il Cette utilité est incontestable, IMMENSES. II Or,
est LÉGER, et les avantages un fond de 122
produit à la Nation 2
millions peutque millions en forêts ? l 3 à quatre démentira pas 7
-
être de revenus i1 et Pon Padministration ne me
de CS
si Pon considère que
ou des DISTRICTS
-
biens, par des SNENICIRALITES bien active, ne
n'est jamais
dont la surveillance
au Trésor public. i1
sauroit être très profitable de TROIS NILLIONS
Ainsi c'est par un sacrifice
I
quela Nation va se RESAISIR
de renteseuletment, pécuniers et commerciaux
de tous les avantages
la
de nos
E
par
perte
qui lui échappoient les retracerai pas ici; mais
Colonies. il Je ne
I --- Page 77 ---
14 A A
(87) )
de droit d'Occident par année 3ob
6 MILLIONS
il 6o MILLIONS de
MILLIONS de commerce 5
circulation de
bénéfice pour Pétat 3 iI une
tous les ans ; 11 la subsistance
goo MILLIONS
il tout cela ne
de six millions de François...
des Lédoit jamais sortir de dessous les yeux
appellés à prononcer sur cette aflaire 3
gislateurs
doute, la plus imporiante
la plus grande sans
de toules celles qui
pour le présent et Pavenir, assemblées natioont été traitées dans les deux
nales.
avantagesie
CoNCLUONS doncs que comparéaux
doit
sacrifice est léger, et que la France" ne Coio- pas
hésiter de restaurer à ce prix, LA PLUS BELLE irréNIE du monde, à Péxistence de laquelle, est richesse
vocablement attachée la prospérité; la
-et la grandeur de la Métropole.
P I T R E N E U V I E M E.
C H A
IxPOxTANCE de la conservation de Saint-Dorestauré il RESPECT di à sa' Constitution
mingue
d'une forcepublique suffisante
M ETAMLISNENENT
at appropriée aur loculités.
et éclairés; ont touSr les esprits inpartiaux la Nation devoit à ncs
jouts été d'accord que
et lc rang
Colonies son aisance, sa spleudeur
de
qu'elle occupoit dans le systême politique
E 2
R E N E U V I E M E.
C H A
IxPOxTANCE de la conservation de Saint-Dorestauré il RESPECT di à sa' Constitution
mingue
d'une forcepublique suffisante
M ETAMLISNENENT
at appropriée aur loculités.
et éclairés; ont touSr les esprits inpartiaux la Nation devoit à ncs
jouts été d'accord que
et lc rang
Colonies son aisance, sa spleudeur
de
qu'elle occupoit dans le systême politique
E 2 --- Page 78 ---
M
2 ( 68 )
il n'est personne qui ne convienne,
YEurope,
déterminée aux sacrifices qu'on
qu'après s'être
lui deviendra
Jui demande 7 Saint-Domingue
précieuse sous de nouveaux rapports.
de cette Colonie.
C'EST sur Ja prospérité s'attendre à recouvier 2 et
France doit
quela
dont elle étoit en possession
les AVANTAGES et les FRAIS de la restauration
avantle désastre,
actuelle.
commé aux CoIL importe donc à la France, qu'ils vont enlons, que les nouveaux travaux fonds qui vonts'étreprendre, queles nouveaux soient à jamais à Pabri
couler vers PAmérique, maligne ; I il faut tâcher
de toute influence
les playes actuelles 5
sans doute 5 DE GUERIR
COIPRONETTRE
mais il est essentiel de ne pas
les moyens de guérison.
imcom-
-
AINSI le plan de restauralion le seul seroit mode de CONplet, si Pon ne présentoit assurer la possession
-
SERVATION qui puisse
restauré par tant
-
paisible d'un pays précicux, i1 Le succès de
de sacrifices publics et privés. tout entier sur
entreprise porte
-
cette grande
QUATRE POINTS fondamentaux.
de la Constitution
est : Pimmuabilité
%
LE PREMIER PLUSIEURS décrets réglémentaires,
des Colonies.
avoient été rendus , il tous
ou de circonstances,
-
alion le seul seroit mode de CONplet, si Pon ne présentoit assurer la possession
-
SERVATION qui puisse
restauré par tant
-
paisible d'un pays précicux, i1 Le succès de
de sacrifices publics et privés. tout entier sur
entreprise porte
-
cette grande
QUATRE POINTS fondamentaux.
de la Constitution
est : Pimmuabilité
%
LE PREMIER PLUSIEURS décrets réglémentaires,
des Colonies.
avoient été rendus , il tous
ou de circonstances,
- --- Page 79 ---
.
(69 )
Pacte constituont élé annullés ou modifiés par Celui-la SEUL
tionnel du 24 septembre 1791. 11 PROPRIÉTÉ des
I il est la
existe aujourlhur, de leur existence 5 iI il
Colons; il est la BASE
le SEUL LIEN qui les -
est le lien irréfragable et
main hardie qui
attache à la Métropolé. il La
jusques
ébrauleroit
tenteroit de le rompre 2
colonial, et celui
dans ses fondemens le systême
par
iI Cette loi a été prononcée
de IEmpire. constituante qui seule pouvoit CONSl'assemblée
a été rendue contradietoirement,
TITUER ;=elle laven des REPRÉSENTANS des
cn présence et de
le Roi; =
Colonies.= Elle a été ACCEPTÉE par
du
elle est devenue une LOI CONSTITUTIONNELLE
Royaume.
Panéantir? Qui pourroit la mdQut pourroit
lassemblée législative? il
difier? il Seroit-ce
toute
de maintenir la Constitution
Elle a juré
le Roi ? l Il a juré
ENTIÈRE. 11 Seroit-ce
atteinte. il
D'EMPÉCHER qu'il n'y soit porté
de lenr
DÉPOUILLER les Colonies
Seroit-ce pour Mais alors comment se gouConstitation? il
Seroit-ce pour leur en
verneroient-elles? i1
Mais le Corps légisdonner une NOUVELLE?=
iI Seroitlatif N'A PAS LE DROIT de constituer.
substituer au bienfait d'une Constitution
ce pour
le malheur et la NOBILITÉ des loix
INNUABLES
Mais alors il y' auroit donc
reglémentaires? 10
E
--- Page 80 ---
M 12
-
( 70)
INTEGRANTE de 1Emen France une portion
de Coastitation?
pire qui SEULE n'auroit pas
ou consL1 D'ailleurs, les loix reglémentaires
obligent-clles ? il ceuz-ll
titutionnelles, qui
les ont
seuls disent les droits de Phomme, qui
euz-mêmes ou par leurs repréconsenties 1 par
SONT les Représenians des
sentans. = Or, CU
loix
consentir ces
nouvelles?-
Colonies, pour
comme
Ils ont consenti la loi du 24 septembre, constituant ;
partie du Corps
faisant eux-mémes
d'y renoncer 3 la
il, n'est plus en leur puissance Tabsence de leurs
cessation de leurs pouvoirs,
abolir un
seront-ils des titres pour
successeurs,
? 1l Il y a plus : dans
décret CONSRITOTIOSNEL TOUTES LES LOIX que
la rigueur du principe, actuelle sur les: Colonies 2
porte Passembléc Colonies, çar leurs RepréN'OBLIGENT PAS les
ni appellés, = ils
sentans ne sont ni presens, du moins ceux qui
sont même REPOUSSES, ou
l'ont été jusqn'à ce jour.
-
se présentent,
1791, qu'il soit
AINSI le décret du 24 septembre
ne
-
ne peut être disculé, peut
I
sage ou dangereux, êire aboli, ne peutêtre moétre touché, ne peut
parleT Rois,
difié, ni par
en absence
rsiembisceslaieene
-
les deux pouvoirs réunis, soit
ni par
des Colonies,
soit en présence des Représentans
comme LA BASE du
E
Donc il faut le respecier
FROPRIÉTÉ des
régime colonial 2 comme LA
I
-
-
ne peut être disculé, peut
I
sage ou dangereux, êire aboli, ne peutêtre moétre touché, ne peut
parleT Rois,
difié, ni par
en absence
rsiembisceslaieene
-
les deux pouvoirs réunis, soit
ni par
des Colonies,
soit en présence des Représentans
comme LA BASE du
E
Donc il faut le respecier
FROPRIÉTÉ des
régime colonial 2 comme LA
I
- --- Page 81 ---
- 1n 4 "Aai -T
(71)
scul contrat qui les unit à la
Colons, comme le
INNUABLE de
comme la CoNSTITUTTON
France, 2
toutes les Colonies.
restaurafondamental d'une
LE SECOND POINT
assemblées coloniales,
tion 1 est Pattribution auz absolue sur P'état des
du droit de ligislasion
personnes.
constituante a senli par expéL'ASSENBLÉE il étoit embarassant pour une le
rience, combien
davoir à discuter
Législature Françoise,
combien il étoit
régime de l'esclavage, et d'avoir à obéir,
DANGEREUX pour les Colonies
dans
délicat, à des loix préparées
sur ce point
11 Elle a reconnu
le Sanetuaire de la Liberté.
de Colonies ;
la France ne pouvoit se passer exister sans
que
les Colonies ne pouvoient
il que
la servitude tenoit au préservitude; iI que
étant contraire aux
jugé iN et que le préjngé de ne pas les altérer,
prineipes 2 le seul moyen de loix surlétat des perétoit de ne pas prononcer
de DÉLÉGUER
CONITeTUSRILENENT
sonnes," mais
assemblées coloniales, sous
cette législation aux du Roi. M Cette mesure
la sanction immédiate
imaginée par
ingéniensement
dans SON
sage 9 politique, de Saint- Marc 2 consaérée
Passemblée
du 28 mai 1790, improuvée
FAMEUX DÉCRET
lassemblée constituante 2
SI INJUSTEMENT par même année, parce quele 18 octobre de la
E 4 --- Page 82 ---
IA
1 /
M
((72))
ctoit le bon plaisir, DE M. BANNAVEI aj
-
tel
RECONNUE la seule
été solemnellement
:
pouriant
cette méme, asscunblée," le 241
admissible, par
septembre 1791,1 lorsqu'éclairée parlexpésienses INVAà
à Popinion ,
:
élle a cômmuncé sciendre
de SàintRIABIEMENT soutentie par les Députés
Domingue. a enfin conféré aux
UN décret constitntionuel
existantes,
asseniileas coloniales, actncllement
compusées de Blenes, la préroc'est-b-dire, de décider des droits politiques des
gative Muldtres, l Il n'ust pas à craindre qu'elles
abusent de ce pouvoir pour les opprimer. iE
sûr
feront Pour eux tout ce que
Il est
çu'elles
; mais il est bon
les localités peuvent pormettre leur en donqu'elles exercent un DROIT qui
des geus
nera d'éternels, à la recgnnoissance
de couleur. il C'est 1à lc seul moyen de d'opérer folles
une RÉUNION, un moment altérée tant par de force par
prérentions, mais réclamée avec
I
Pintérêt commun.
POINT sur lequel doit reposer.
-
LE TROISIENE
2 est la conla restauration de Saint-Domingue
SUT les
I
cession biennale du droit de. ligislation
objets du régime intérieur.
constituante harcelée par le
LASSENELÉE et
les amis des Noirs, *
-
-
parti républicain
Par
L
I
une RÉUNION, un moment altérée tant par de force par
prérentions, mais réclamée avec
I
Pintérêt commun.
POINT sur lequel doit reposer.
-
LE TROISIENE
2 est la conla restauration de Saint-Domingue
SUT les
I
cession biennale du droit de. ligislation
objets du régime intérieur.
constituante harcelée par le
LASSENELÉE et
les amis des Noirs, *
-
-
parti républicain
Par
L
I --- Page 83 ---
1 09/ Ttl
(73)
perdre les Colonies, n'a pas eu
qui vouloient
en accordant
la force D'ACHEVER son ouvrage, le droit de faire'
coloniales
aux assembleées
intéricur de chaque
toutes les loir du régime
du Roi. il Cetie
Colonie: 2 sous la sanction
dcs:
eût à jamais assuré la tranquillité
mesure
des Colonies. iN On
Colous, et la prospérité
Pinitiative:
ne leur a accordé sur cet article que carla ligue
concession est insuflisante ;
EN Cette
entre le régime intérieur, et
de démarcation
mathénielétat des personnes, 2 est purement sur les pertiques les loix ne peuvent frapper intérieur 7 et
sonnes, 2 sans toucher aul régime nécessnirement déterle régine intérieur devant
il résulminer les rapports entre les personnes 2 APPELS
tera sans cesse de cette confusion 2 DES discussion
législatif, dans lesquels la
au Corps
dangereuse, puisque les mots
sera extrêmement
trouyeront contid'esclaves et de maitres s'y
nuellement répétés.
LE seul remdde à ce mal, séroit un DÉCRET. celles,
Nationale actuelle, et de
de PAssenibléé
elles. accorde--
qui lui succéderont, par lequel aux assemroient pourle TEMS de leur, SESSION- faire: leurs Joix,
blées coloniales, le pouyoir. de: directement à. la
intérieures, etrde les envoyer
sauction du Monarque.
renouvellé tousilés. deux.ans, des!
GE Décret --- Page 84 ---
M Z
(74)
chaque fois, pour les Colonies: 5 une
viendroit,
de la
nationale,
-
nouvelle GARANTIE
protection
de la
:
le gage assuré
%
et pour la Métropole 2
FIDÉLITÉ des Colons.
des Créoles,
-
IL importe donc à la tranquillité leur
de
confiance,
ce
que bienfait, THERNONETRE législatives 2 à
soit ajouté par les Assemblées leur a donnél'As-
-
celui de la COxSTITUTION que Décret du 2Sep-
-
semblée constifhante, , parle
tembre.
fondamental d'une
ENFIN LE QUATRIÈMET FOINT P'entretien d'une
restauration complette 2 d'assurer c'est
la durée de la
force publique , capable
sans cetteforce - sufConstitution des Colonies, qui,
fisante, ne seroit qu'Ephémèreelle
L'INFORTANCE de cette matière exigeroità
je ne lui ai destiné qu'une
seule, un volume 3
parce que je
simple section dans ce Chapitre 2 n'écrivois pas
n'ai point perdu de vue 2 que je
un PLAN;
mais que j'esquissois
:
un OUVRAGE,
n'exposant
-
parce que je suis convaincu, qu'en les DÉVELO-
-
des PRINCIPES, et en sacrifiant
en
que
dire beaucoup
-
PEMENS 2 il est possible de
de mots. = C'est sous ce rapport quejere- à la plus
-
pen
suivans,
commande les Paragraphes Lecteurs.
sérieuse ATTENTION de mes
affreux qui ont dévasté SaintLES événemens PEFFET et la MONTE de la révoDomingue, sont
I
-
AGE,
n'exposant
-
parce que je suis convaincu, qu'en les DÉVELO-
-
des PRINCIPES, et en sacrifiant
en
que
dire beaucoup
-
PEMENS 2 il est possible de
de mots. = C'est sous ce rapport quejere- à la plus
-
pen
suivans,
commande les Paragraphes Lecteurs.
sérieuse ATTENTION de mes
affreux qui ont dévasté SaintLES événemens PEFFET et la MONTE de la révoDomingue, sont
I
- --- Page 85 ---
(75)
Jes incendiaires qui ont CH
Jution. I Puisque
la
traversé la liberté, n'ont pas respecté
Europe 2
ont
barrière imposante des mers 5 puisqu'ils
fois franchi POcéan, 3 seront - ils arrêtés.
une
dans les Colonies 2 par une feaujourdhui
par un cordon de
rêt 2 par une montagne 2
canal 12
troupes harrassées 2 ou par un étroit
Nox, de telles digues nc résiteront pas à Pimpéet ce seroit
tuosité de ce TORRENT destructeur,=
trahir la Nation 2 que de chercher à dissimuler
vérité terrible: TOUTE la Colonie de Saintcette
TOUTES les Colonies
Domingue sera ravagée p
les ColoFrançoises seront dévastées 2 TOUTES
résisHollandaises: 2
nies Anglaises, Espaguoles,
d'anteront plus ou moins 2 mais TOUTES, sous peu les
deviendront
nées, sous pen de nois, pout-être,
Ial libertéestlernévictime d'une insurgence,dont moins que toutes
TEXTE,dont la licc nceest le BUT,à
tacite,
lesnations européannes, par: une COALITION des rine sacrifient politiquement une PORTION assuchesses de ces contrées précieuses, pour s'en
rer la longue et paisible possession.
Nos cruels ennemis, en arrachant aux Esclaves
lebandeau du PREJUGÉ, ne nous ont laissé, pour
le frein de la TERREUR. IM Des
les contenir 2 que
nonbreuses,
stations respectables 2 des garnisons
. Il
bien entretenues.
des fortifications
ou renoneer à nos
faut TOUT CELA aujourdhui,
ient politiquement une PORTION assuchesses de ces contrées précieuses, pour s'en
rer la longue et paisible possession.
Nos cruels ennemis, en arrachant aux Esclaves
lebandeau du PREJUGÉ, ne nous ont laissé, pour
le frein de la TERREUR. IM Des
les contenir 2 que
nonbreuses,
stations respectables 2 des garnisons
. Il
bien entretenues.
des fortifications
ou renoneer à nos
faut TOUT CELA aujourdhui, --- Page 86 ---
-
(76)
cela même ne suffiroit pas
Colonies; = et tout
les plus délicates, ne
encore, si les précautions dés moyens que j'inconcouroient? à la perfection
dique.
Parmée soit rentrée sous la disJusQu'A ce que
tous les Corps se sont écareiplines dont presque de là folie à confier à des Régités;ily: auroit travaillés par les clubs 2 ou par
mens François, 2
le destin de nos Isles à sucre.
les amis dis Noirs
paroissent les seuls
= Des Régimens ETRANGERS
et
-
dé contenir nos Esclaves 2
je
snsceptibles
de Saint-Domingue,
pense que la tranquillité confiée à ce peuple
devroit être exclusivement valeureux et DISCIPLINÉ, 7
CITOYEN et soldat 2
des conquêtés, que son
que'sa constitution éloigne
dél'exagération,
phlegmegarantir de Pepidémie
àla garde du
reconnue' appelle
et que sa FIDÉLITÉ
II Un TRAITÉ nationos trésors.
-
plius précieuxde et la' Suisse, nous procureroit
nal, entrelaFrancee hommes, auxquels le magni-
-
aisément 12 milles
à
-
fique TRAITERENT que faisoit Saint-Domingue laisseroit point rene
- -
ses Régimens' Coloniaux continental ,
de Europe.
gretter le service
n'excède point nos
I
LEl Inombre que pindique,
années d'une
bèsoins, sur-tout dans les premières inquiétudes seRESTAURATION 2 ou de fréquentes
suite nécessaire de la profonde impresront la
de la Colonie ont laissé dans
sion que, les manx
- --- Page 87 ---
(77)
l'ame de tcus ceux qui en ont été Ics témoins
les victimes. I 6000 hommes occuperoient
ou
Cayes ct les autres
le Cap. 2 le Port au Prince,les
seroient cangrandes villes. I G000 hommes
de
tonnés dans tous les quartiers de la Colonie,
manière à pouvoir, en se soutenant de poste en
empêécher les progrès d'une incendie parposte,
des Planteurs 2
avec le secours
ticlle 2 etrésister
si jamais cette
à une insurrection universelle 2
cruelle SAINT-BARTRELEXY se renouvelloit.
UNE considération importante doit déterminer.
le nombre de ccs
ka France, à ne pas restreindre
brilant,
braves auxiliaires:: : M Dans un climat
la fatigue ne peut être supportable, que lors-.
et lcs Créoles ne conqu'elle est PARTAGÉE, à avoir dans les Suisses des
sentiront jamais
DÉFENSEURS
STIPIENDAIRES qu'on expose,maisdes
qu'on ménage.
soit une infanterie de
Qustou'exellente que
les gens du métier ne me dispucette espèce 2 nécessité de la CAVALERIE, 2 dans
teront pas la
250 lieues de côtes
uneIsle immense qui présente
deligne,
à défendre.= Un Régiment de Dragons
Saint-1 Domingue 2 y trouveroit
embarqué pour
et pendant les deux ou
facilement à se MONTER,
rentrois premières années de la restauration,
droit à la Colonie des services inappréciables. il
ustou'exellente que
les gens du métier ne me dispucette espèce 2 nécessité de la CAVALERIE, 2 dans
teront pas la
250 lieues de côtes
uneIsle immense qui présente
deligne,
à défendre.= Un Régiment de Dragons
Saint-1 Domingue 2 y trouveroit
embarqué pour
et pendant les deux ou
facilement à se MONTER,
rentrois premières années de la restauration,
droit à la Colonie des services inappréciables. il --- Page 88 ---
M
M /
(78)
cessation de tous les troubles 5 quand la
Aprèsla bien allermie, il seroit remplacé par
paix seroit
GENDARNERIE coloniale soldée,
un Corps de
et de Mucomposée de blancs non propriétaires alors réduire à
lâtres libres, que l'on pourroit chevaux chacun.
deux escadrons de cent vingt n'étoient pas en
M Les Dragons. de Belsunce 1776. ils passèplus grand nombre 2 lorsqu'en rendirent extrêreut à Saint-Domingue 9 et s'y
mement utiles.
dARTILLERIE y seroit inUN demi-Bataillon
veiller à Papprovisionement
dispensable, pour
Pélévation des BATTERIES
de nos Arsenaux et à défendre les villes, les
jugées nécessaires pour
des montagnes et les embarcadaires.
gorges
du GÉNIE, feroient
UNE ou deux Brigades intéressans, des forconsiruire dans les postes
de résister
tifications SIMPLES 3 mais capables
palissaa toutes les attaques des Brigands aux 2. Colons
deroient les villes 2 et faciliteroient du terrein,
de profitèr des avantages
les moyens
de frais, sur chaque habitapour élever , à peu
a Pabri
tion importante. 5 un fortin, 2 une instruits REDOUTE: et eouhommes
de laquelle, quelques
quelques mnomens 2 à
résister
rageux 2 pussent subite, et donuer rau DÉTACHEunc INSURRECTION cantonné dansle Bourg, ou aux
MENT dInfanterie
I --- Page 89 ---
-
( I d 79 )
éclairant la plaine 7 le temps
PIQUETS de Dragons
et bien dirid'arriver, et par une force majeure
de rétablir Pordre. il L'incendie
gée, le moyen
dans sou origine 2
le plus terrible ,a toujours pu,
être éteint par un verre d'eau.
CEPENDANT la réunion de tous ces moyens 1
n'assureroit pas encore la tranquillité publique,
pouvoient former un doute, et
si les habitans
des troupes, et sur
sur la VIGUEUR physique
morales.
leurs DISPOSITIONS
Pinquiétude sera
QUANT au premier point,
fondée toutes les fois que les Soldats, quelques
être, ne seront point acbraves qu'ils puissent
il Aucun
coutumés AU CLIMAT des Colonies.
vivre entre les Tropiques,
Européan ne peut tribut à la nature. i Aucun
sans payer un
allronter le soleil de SaintEuropéan ne peut
être habitué par un long
Domiugue, sans s'y
wsnge.-Il résultedeces deuxvérités physiques,
sil'on veut,,par une sage économie, réduire
que
coloniales au nombre strictement
les troupes à la défense de nos iles, on ne devra
nécessaire
elles,
ne soient
jamais compter sur
qu'elles
elles
ACCLINATÉES, et quand elles le seront,
deviendront d'an prix inestimable pour ces conI Voyez tout ce que deit
trées précicuses.
St.-Domingue à ce DRAVE RÉGINENTDU CaP,'Lui
TOUT LE
seul a soulenu et soutient aujourchui
coloniales au nombre strictement
les troupes à la défense de nos iles, on ne devra
nécessaire
elles,
ne soient
jamais compter sur
qu'elles
elles
ACCLINATÉES, et quand elles le seront,
deviendront d'an prix inestimable pour ces conI Voyez tout ce que deit
trées précicuses.
St.-Domingue à ce DRAVE RÉGINENTDU CaP,'Lui
TOUT LE
seul a soulenu et soutient aujourchui --- Page 90 ---
M
M
-
(80)
cruelle, d'une guerre
PoIns dune campagne hommes ont résisté., pendant
affreuse : MILLE
France
six mois déjà, à 150 MILLE ememis.--fal de, la conservation
sera redevable un jour
-
leur
la Colonie iI Je doule que les Spar- de
de toute
ayent mieux mérité
: -
tiates des Thermophyles
de rendre le sort
-
= Tâchons donc
:
leur Patrie.
2 pour qu'ils
défenseurs assez avantageux,
de nos
dune Jongue EXPATRIATION
-
ne se plaigacnt point des congés individuels pourdevenue nécessaire ; bonnes retraites la comet de
ront l'abréger,
penseront un,jour.
MORALES du Soldat,
QUANT aux dispositions seront les véritables
seront elles seules qui
la
ce
sécurilé des planteurs. iI Après
bases. de' la
viennent dréprouver,
commolion violente qu'iis
euxs au milieu
de soimeil pour
iln'y a plus esclaves, a moins qu'ils ne soient
-
de 5c0 mille
12 MILLE braves gens,
moralement sûrs que
à sacrifier leur
I
veillent pour eux, ct sontprèts
vie pour leur défensc.
d'acquérir cette certitude?
QUEL est le sceret
le coeur du Soldat à
C'est de ferner a jamais
viennent
I
qui
toutes ces erreurs philantropiques le plus riche pays du
de couvrir de cendres de sang. il Or il n'y a
nondie et de Vnbiber ainsi Pesprit des HOMmaîtriser
-
qu'un moyeade
MEB
- --- Page 91 ---
A 114 mA
(81)
tous à la défense
c'est de les INTÉRESER
NES
confié àleur gardes
du trésor
est le Palladium
Du moment que la servitude la SAUVE-GARDE
du Colon,
LÉ
de la prospérite el s'il faut le dire,
de son existence, Pesclave mêmc 5 il importe
GAGE du bonheur de
pour ne pas
de conserver la servitude, résultent pour
trop
qui en
la
associer aux avantages létat a chargés de
Pétat 2 les hommes que
les plus chères. il
de ses provinces les Soldats à la conprotection J'INTERESSERAI donc tous
sur
il J'INPOSERAE
servation de Pesclavage:
qui sera
tête d'esclave une Contribution des diverses
chaque
des Fourriers
levée en présence montant de cette eapitation 5
Compagnies, et le
sera réparti;
versée dans une, caisse a part 2 entre les Offisuivant des proportions indiquées, Soldats et Dragons, et
ciers, Sous-Oiliciers, 9 qui leur sera distribuéo
formera une hauie paye
mois:
le second jour de chaque
j
a Sainta
AINSI, quand il arrivera 2000 Negres dans la haute
Domingue, une augmentation défenseurs à la prospérité
paye, associera nos
Ainsi, quand une étinmanufactures. l
la force
de nos
toute
celle de rébellion sera apperques préviendra
INTÉNESSÉE à Pétoulfer, fortunes des
pablique
qui, en altérant les
F
un incendic,
auie paye
mois:
le second jour de chaque
j
a Sainta
AINSI, quand il arrivera 2000 Negres dans la haute
Domingue, une augmentation défenseurs à la prospérité
paye, associera nos
Ainsi, quand une étinmanufactures. l
la force
de nos
toute
celle de rébellion sera apperques préviendra
INTÉNESSÉE à Pétoulfer, fortunes des
pablique
qui, en altérant les
F
un incendic, --- Page 92 ---
(82)
-
diminneroit la quolité de la réparplanteurs,
tition allouée aux troupes.
-
point ici le 1 moment de développer de
CR.n'est
la livre a la méditation
cette idée. l Je
de PAssemblée généMM. les CONNISSAIRES de mes CONPATRIOTES, 1
rale de Saint-Doningue,
i1 A eux
de-mes anciens CONNETTANS. droit d'examiner 2 dtapproSEULS appartient le
2 de tairer
fondir, de disculer cette question, de
en
de leur initiative, et
provoquer., le
à
usage
suisses 2 s'ils
jugent
fayeur des troupes
que les réune loi dont il me semble
la
propos, 3
assurer, Paisance du Soldat, la,
sultats doivent la' Colonie et les richesses-de
tranquillité de
Métropole.
n'intéresse plus Ia
TODJOURS est-il, que rien de Saint-Dontingue.
France que la CONSERYATIOX
lon adopte.,
:
restauré 2 et que quelque mode avoir que d'autres bases
-
cette conservation ne sauroit décrétée pour les Coloque la CONSTITUTION surle RÉGINE INTÉRIEUR et
-
niess la législation PUBLIQUE rassurante dans
Pentretien d'une FORCE
dans ses eflets.
I
ses.dispositions et efficace
aeA
E
I --- Page 93 ---
1 Me Th
(83)
DIXIEME ET DERNIER. AMT
CHAPITRE
Observations - ConsidéRrcaniretAriox
dev
rations générales.
-
doit fixer SUR TOUT et
LE clapitre précédent
1E A
AVANT TOUT Pattention des Législateurs. mille fois
quoibon Part de guérir 3 sans celui, rechutes ? 1l
plus précieux, de prévenir les
restaureroit-on à grands frais ce que
Pourquoi
conserver ?
l'on ne voudroit pas
serviroient les connoissances sur SaintA QUOI
Le tableau de sa
i1
prospérié,
Domingue,
il La certitude que la
Celui des ses désastres,
iI Qu'elles
France ne peut se passer de Colonies,
des Esclaves,e
cultivées que par
ne peuventêtre d?état conseille une restanration
Que la raison
fautpas calculer
:
'est incommenPep-NTarkles
les sacrifices 2 là ou le bénéfice
si
à quoi tout cela meneroit -il,
surable
que dans un écrit,
l'on refusoit de convénir 2
de Saintdont le motif étoit Ja restauration Colonie resla conservation de cette
Domingue 2
taurée," devoit en étrele seretlarin?
qu'un mot sur les
JE ne me permettsai plus avoir Pexécution du
suites HEUREUSES 2 que doit
auprojet que j'ai conçu ; il Saint-Domingue de Ja liste des- Empijourd'jai presque eflacé
F 2
il,
surable
que dans un écrit,
l'on refusoit de convénir 2
de Saintdont le motif étoit Ja restauration Colonie resla conservation de cette
Domingue 2
taurée," devoit en étrele seretlarin?
qu'un mot sur les
JE ne me permettsai plus avoir Pexécution du
suites HEUREUSES 2 que doit
auprojet que j'ai conçu ; il Saint-Domingue de Ja liste des- Empijourd'jai presque eflacé
F 2 --- Page 94 ---
-
-
/
(84)
PUnivers. il Cette riche
res 2 RENAITRA pour les Philantropes, etles
possession qui, malgré Monarchit, eteit,ntegutress
autres ennemis dela
de la Couronne, repale PLUS BEAU FLEURON
Attachée depuis
-
roi ra dans tout son éclat. l
par les Kens
siècle ét demi à la Métropole
à l'aun
sera doublement,
de la yiskerre,ellele de la RECON TAuASeR.ETe
venir, par ceux
dans la mire-patrie
Colons pleins de CONFIANCE dans la force qui les
qui les aura restauré, et plus qu'à réparer leurs
prolégera, ne songeront lcurs eulturer,-à àfournir
pertes , = étendre
des spéculations au
des alimens à Vindustrie, Manufacteres contidu travail à nos
commerce >
à peu les armemens s'augmen- le
nentales G= peu
couvriront les iners 2
teront,. nos vaisseaux rentrera ; Por enfoui repanuméraire exporté
la prospérité
se rétablira,
enfin
roîtra, 5 Péquilibre le dessus ; il et quand
nationale prendra
penchera visiblement en
la BALANCE du commerce nos rivaux, nos enne-
-
faveur, nos voisins 2
notre-f
forcés de convenir que St-Domingue
-
mis seront
les François une CONPENSATION PonSEULES est pour toutes les possessions des
magaifique de
des EsPAGNOLS dans
dans le Mexique,
des ANTUGATS
enAsic,
le Pérou, des HOLLANDOIS
danslesd deux Indes.
-
GLAIS
dépendent uniqueEH BIEN 2 tant d'avantages
I
ANCE du commerce nos rivaux, nos enne-
-
faveur, nos voisins 2
notre-f
forcés de convenir que St-Domingue
-
mis seront
les François une CONPENSATION PonSEULES est pour toutes les possessions des
magaifique de
des EsPAGNOLS dans
dans le Mexique,
des ANTUGATS
enAsic,
le Pérou, des HOLLANDOIS
danslesd deux Indes.
-
GLAIS
dépendent uniqueEH BIEN 2 tant d'avantages
I --- Page 95 ---
M -,
- TOONE
(53)
réclamés à si
des secours
ment de la COXCESSION Colons. il Le Corps legislatif
juste titre par les dans ses mains la FORTUNE hésitient veritablement
pussible qu'il
de la France : 11 seroit-il dont la mémoire attatatt=Ah! si ce PRINCE,
est bien
la médliocrité,
quée de nos jours 3 par la reconnoissance de
vengée en ce moment 2 par toutes les FORTSRESSES
la Nation qui lui doit
aux ennemis extéqu'elle oppose de toutes parts si Louis XIV 2 qui
rieurs de la Constitution Colonies 5 ,avoit reçu Poffre
vitle berceau de nos
ROYAUNE couvert
brillante d'acquérir un SECOND doubler SUR LE CHAMP
de richesses ; de voir
d'obtenir A L'INStoutes celles de la France, 2
sur toute lEuTANT lavantage du commerce FOIS 120 millions...
rope, en donnant UNES balancé SEULE à les accorder. iI
Croit-on 2 qu?il eût
spéculation poCependant 7 dans une NOUVELLE lévénemestedt pu tromlitique et commerciale, mais
que
il
aujourdhui
per son espoir;.
aujourdhui qu'u siècle
J"EXPÉNIENCE a parlé, attester aux Legislateurs,
entier SE LÈVE pour été la PRENIERE Colonie
que Saint-Domingue a résistera à cet éclatant
du monde, qui d'entr'eux
du periple,
témoignage 2 et les représentans INTÉRÈTS du Peuple,
feront-ils moins pour les fait pour sa propre
qu'un roi despote n'ût
ULOIRE?
F2
per son espoir;.
aujourdhui qu'u siècle
J"EXPÉNIENCE a parlé, attester aux Legislateurs,
entier SE LÈVE pour été la PRENIERE Colonie
que Saint-Domingue a résistera à cet éclatant
du monde, qui d'entr'eux
du periple,
témoignage 2 et les représentans INTÉRÈTS du Peuple,
feront-ils moins pour les fait pour sa propre
qu'un roi despote n'ût
ULOIRE?
F2 --- Page 96 ---
M
-
:
(86)
notre
sur-tout de MARCHANDER
1 Qu'ox se garde de nous' donner de DEMI-SECOURSS le
restauration,
et la France n'a pas
insuffisans,
2 -
ils seroient
des sacrifices inutiles : = qu'un
moyen de faire
serve de lecon à cet
exemple récent nous
ellrayés de la preA
égard ! DE de petits esprits
faite par- le Midemande de.ro. millions 2
mière
Nationale 2 pour porter
à lAssemblée
ont
-
nistre,
secours. à une Colonie désoléc, la
les premiers
disputer sur
:
voulu DISCUTER cette depense,
discuset sur le FOND.
pendantcetic
:
FORME
point routejer quand
sion,1 les troupes ne faisoient ont vu FUMER les décomelles sont arrivées, 2 elles
réçemment incendiée
bres d'une superbe Capitale
pointilleuse
AinsilRcosomnee
parles brigands.
en consommant un temps
de quelques individus > à la Colonie 2 au Com2
précieux, vient de.couren analyse, à la France, plus
merce,et en dernière
tôtou tard.
que le PeuplerAyERA:
les
de IOONILLIONS,
devroient
-
Est-ce ainsi que ses représentans
servir ?
de vue Pimportance
-
Qo'iLs ne perdent point et les conséquences
année
-
d'une
terrelaintonee
-
du moindre délai, = Chaque
aut
ficheuses
àla France 10O SLLLIONS;
de retard, cofite circulation de 300 HILLIONS %
commerce une la baisse du change des pertes
pour
:
et occasionne
incalculables.
à 1
-
:
les
de IOONILLIONS,
devroient
-
Est-ce ainsi que ses représentans
servir ?
de vue Pimportance
-
Qo'iLs ne perdent point et les conséquences
année
-
d'une
terrelaintonee
-
du moindre délai, = Chaque
aut
ficheuses
àla France 10O SLLLIONS;
de retard, cofite circulation de 300 HILLIONS %
commerce une la baisse du change des pertes
pour
:
et occasionne
incalculables.
à 1
- --- Page 97 ---
l wA 14 Tth
(87)1
au nom de la Patrie 2
Qu'ox décrete donc ,
de toutes parts >
altaqué
pour Saint-Doningue énoncés dans ce Mémoire ; squ'on
les SECOURS
des rafraîtchisemens,
s'empresse d'y joindre vêtemens pour les infortudes munitions, , des
11 Qu'un CRÉDIT
nés citoyensduy LPORT-AU-PRINCE les Américains du connational et limité, sur Colons LES BOIS de constinent, procure aux
les abriter, 1 et
truction, si nécessaires pour promptement et sans
1e
consommer
bien
que 2 pour
on se penètre
regret tous ces sacrifices,
laquelle je
ESSENTIELLE 2 par
de Vobservation
dois terminer cet écrit:
de la révolution. 2 quelques
TOUTES sles playes
dans le continent, se
profondes qu'elles soient Les
dans Pincicatriseront un jour. iI
pertes toutes été
térieur du Royaume 2 ont Ce presque qui a PREJUDICIE
la Patrie. i1
NULLES pour
devenu BENÉFICE pour
à un individu 9 est Enfin en Europe 2 il
un autre citoyen. DÉPLACENENS, =
mais la MASSE
y a eu de grands
En Amérique, au conn'a point été altérée. PARTICULIERE il
est un domtraire 2 chaque perte
Le malheur de chaque
mage pour la NATION. que ce soit,et le
ne
à qui
individu 2
profite
est une CALANITÉ
désastre de Saint-Domingue
PUBLIQUE.
porter remède 5 car
Qt'ox se hâte donc d'y --- Page 98 ---
M T -A
35331.
betine 1870.
(88')
A
la plus DANGEREUSE , sans concette playe-là,
France
de tou' es celles qui ont afiligéla
-
tredit,
plus se fermer $
depuis trois ans ,.ne pourroit
seroit la seule inguérissable. il C'est un ULCERE
couteroit bien-tôt au COrPS Politiaffreux qui
membres ; il IL NE LUI RESTE
que, ses QUATRE
ROIT PLUS QUE LE IRONC
à
:
-
-
-
132 C --- Page 99 ---
- Mt Hth 1 --- Page 100 ---
1 - :
I
-
- --- Page 101 ---
h Hh 1,
14 wos
E212
G7191
sop:
:
-
:
1 MA
.. / --- Page 102 ---