--- Page 1 --- --- Page 2 ---
THE
JOHN CARTER
BROWN *
LIBRARY
*
ACQUIRED WITH
THE ASSISTANCE OF THE
*
BRADFORD F.
AND LILA L.SWAN
MEMORIAL FUNDS
*
*
*
* --- Page 3 --- --- Page 4 ---
Call. cnf --- Page 5 ---
II ISTOIR E
D E
TOUSSAINT-LOUVERTURE: --- Page 6 --- --- Page 7 --- --- Page 8 ---
M
Sosfoant Boerore --- Page 9 ---
HISTOIRE
DE
TVESSAINTLOUVERTURE,
CHEF DES NOIRS INSURGÉS
de Saint-Domingue;
PRÉCEDÉE d'un coup d'oeil politique
sur cette colonie,
Er SUIVIE d'anecdotes et faits particuliers
concernant ce Chefdes Noirs, et les Agens
directoriaux envoyés dans cette partie du
Nouveau-Monde, pendant le cours de la
révolution.
PAR COUSIN D'AVAL.
Les abstractions et les vaines théories en
produiront toujours les plus grands malheurs. politiquo, 3
A P ARIS,
Chez PILLOT,
fréres,Libraires, sur le Pont-Neuf,
no, 5.
AN X.
1802. --- Page 10 --- --- Page 11 ---
AVERTIS: S E M E NT.
N vient de donner au public
de croquis de la vie
une espèce
Ce
de Toussaint - Louverture.
croquis, fruit d'une spéculation
est loin de donner
mercantile, 7 des noirs rebelles de
sur ce chef
tous les éclairSaint-Domingue,
cissemens et les renseignemens
qu'on peut desirer.
omisC'est pour réparer cette
à
sion 2 que je me suis appliqué
rassembler tous les faits concerde Saint-Donant la révolution
caractères
mingue, àdessinerles
exédu directoire
des ex-agens
ont exercé un] pouvoir
cutifquiy
contrarié par
illimité, souvent
et dont
le cours des événemens 2
A --- Page 12 ---
(ij)
la cupidité et la
Fignorance 7
causé tous les
mauvaise foi ont
malheurs de cette colonie.
recueilli dans les mille et
J'ai
brochures qui ont paru penune
tout ce qui a trait
dant six ans,
impas-
;
à Torsmintbovenane rejeté
sible comme la vérité,j'ai
les
avoit été dicté par
tout ce qui
circonstances et par Pégarement
ayant adopté cette
des passions 7
Amicus Arismaxime sacrée :
magis
toteles, amicus Plato,
anica veritas.
longétoit depuis
Cet ouvrage
; on attentemps en portefouille; pour le
doit le moment propice vie de TousLa
mettre au jour.
Dubroca,
sint-Louverture par
de hâter son impression.
vient
n'a donné qu'une esCet auteur --- Page 13 ---
(iij )
quisse légère et très-imparfaite
del la vie et des actions de ce chef
des noirs, 9 et on se flatte avec
raison d'avoir rempli les lacunes
d'un ouvrage qui, 9 dans ce moment, est du plus grand intérêt.
A2 --- Page 14 ---
PRÉFAC E.
colonies sont filles des
LEs
elles
nations qui les ont formées; attasont unies par les liens qui elles
chent la mère à ses enfans ;
droit à toute sa tendresse e,
ont
à toutes ses sollicitudes.
comme
leur doit une proLa métropole
; car 2
tection toute particulière des bienéloignées du centre
plus
faits, plus
suOheigniadehampade
les colonies sont plus
lois, tomber sous la verge des
jettes à
Cest en vain
subalternes.
tyrans réclameroient lassistanqu'elles
insurmonce des lois; le pouvoir
rentable de leurs déprédateurs etleurs
droit leur douleur inutile
ridicules.
véclamations
me
leur doit une proLa métropole
; car 2
tection toute particulière des bienéloignées du centre
plus
faits, plus
suOheigniadehampade
les colonies sont plus
lois, tomber sous la verge des
jettes à
Cest en vain
subalternes.
tyrans réclameroient lassistanqu'elles
insurmonce des lois; le pouvoir
rentable de leurs déprédateurs etleurs
droit leur douleur inutile
ridicules.
véclamations --- Page 15 ---
(v)
OFrançais fortunés! ! vousqui
jouissez, ausein de lar
de tous les plaisirs, république,
quêtes ont rendus que VOS conapprenez
plus assurés,
aujourd'hui
ros va mettre un terme qu'un à
hémaux
tous les
sachez qu'éprouvent les colons 5
tie
encore que c'est l'impéride desex-ligislateurs leur
etles écarts
propre institution,
semèrent la révolte et le déses- qui
poir dans nos
leurs
colonies; ce furent
principes exagérés qui insurgerenttous leurs
lesr noirs; ce. furent
troubles agens qui fomentérent les
et les divisions.
Une expérience de
annéesapprit
quelques
cipes beaux enfin-que des prinen théorie, 2 avoient
produitlesplus grands smalheurs,
lorsqu'on les avoit mis en prati3 --- Page 16 ---
(vj) )
desopinions
: mais
puspmrerintalmad
plus modérées setplussages
le mal étoit en partie: fait; on vouIut doncy remédier; les premiers
efforts furent inutiles ; il fallut
alors déployer de grandes forces,
par la force, ce qui
et soumettre rendre à la persuarefusa de se
sion et aux bienfaits.
Touomint-Louveture occudans Phistoire de
pera une place Ce chef de noirs,
la révolution.
séduit par les émigrés et dominé
les prêtres, fixe aujourd'hui
par Tattention du gouvernetoute
c'est de lui, et
ment français ;
des habitans de St.-Dominnon
égarés par ses suggestions,
gue, la France , en déployant ses
que
Elle
forces, veut tirer vengeance. de
d'abord des paroles
luia porté
faits.
Touomint-Louveture occudans Phistoire de
pera une place Ce chef de noirs,
la révolution.
séduit par les émigrés et dominé
les prêtres, fixe aujourd'hui
par Tattention du gouvernetoute
c'est de lui, et
ment français ;
des habitans de St.-Dominnon
égarés par ses suggestions,
gue, la France , en déployant ses
que
Elle
forces, veut tirer vengeance. de
d'abord des paroles
luia porté --- Page 17 ---
(vij)
paix, iln'a pas voulu les entendre; elle lui a offert une brillante carrière à suivre il
insensible,
2 y a été
préférant.le rôle de
rebelle à celui de restaurateur du
pays ou il a vécu en
La France n'a plus esclavage.
aucuns ménagemens àobserverà son
et le capitaine
égard,
général
en employant
Leelere,
tour - à - tour la
douceur et la sévérité,
pli les vues du
? a remet pris les mesures gouvernement,
ses commandées
ipérieu.
par les circonstances.
C'est sur ce rebelle
allons
que nous
aujourd'hui attacher les
menohdepabientfierae curiosité. On aime à connoître
moindres
les
particularités qui regardentun individu qui, du sein
--- Page 18 ---
viij )
parvenu au faite
de V'esclavage,
traiter de
des grandeurs 5 veut
et conpuissance à puissance e,
serverun]
sa
apauerilitgtennles
élévation fut rapide, plus
son
doit être terrible e
chute
Feriunt fulmina montes.
de tracer la vie
Mais avant
nous
de Tosatinelonvenarey
devoir la faire précéder
croyons
qui seront
de quelques aperçus
des lecutiles pour la plupart relatifs
teurs. Ces aperçus sont existoit
à Pétat de choses qui
commença
lorsque la révolution
à éclater à Saint-Domingue. divisés en
Les blancs étoient
attadeux classes. La première,
salut de la colonie par
chée au
peut7 regrettoit
ses propriétés,
antique ;
être sa domination --- Page 19 ---
(ix )
néanmoins, dansl le danger commun, elle sacrifia sesprétentions
à la sûreté de tous.
Laseconde n'étoit qu'un composé de vagabonds de Erance, de
mercenaires
d'Europe 2 un vil
ramasdeNapolitains 2 deGênois
chassés de leurs provinces. Ces
misérables, profitant des circonstances
révolutionnaires, écrasèrentles premiers blancs, se chargérent de leurs dépouilles
7 et
Torchenalantdedesmaing qu'ils
soulevèrent de toutes parts
tèrent le désordre
2 poret l'incendie
dans lesplus fertiles habitations.
Cette seconde classe de blancs
quis'appuya de la: forcedesn noirs,
et qui, pour récompense leur
remit l'autorité
aussi détestée
suprême 7 fut
de ce qu'on appelle
volutionnaires, écrasèrentles premiers blancs, se chargérent de leurs dépouilles
7 et
Torchenalantdedesmaing qu'ils
soulevèrent de toutes parts
tèrent le désordre
2 poret l'incendie
dans lesplus fertiles habitations.
Cette seconde classe de blancs
quis'appuya de la: forcedesn noirs,
et qui, pour récompense leur
remit l'autorité
aussi détestée
suprême 7 fut
de ce qu'on appelle --- Page 20 ---
(x)
les mulâtres 9 qu'elle pouvoit
T'être des blancs propriétaires ;
fureurs ses atrocités, ? son
ses
la rensystême de nivellement, hommes de
dirent exécrable aux
couleur r , dont elle ne tarda pas
à projeter la ruine entière.
Les noirs, 2 long-temps asserflattés,
vis,et depuis ? toujours
de
s'abandonnèrent à livresse
conquise, et
leur indépendance
les furies impitoyainvoquérent
maîtres. Le mot
bles contreleurs liberté exalta si formagique de
les blancs
tement leurst têtes, que
niveleurs leur ayant insinué que
vouloient seuls doles mulâtres
davanminer, il n'en fallut pas
noirs à tourtagel pourdéciderless ceux-ci leurs glaives
ner contre
chsanglantés. --- Page 21 ---
(xj)
Les agens envoyés
rectoire dans les
par le dilieu d'y rétablir le colonies 7 au
calme et la
tranquillité, y portèrent tous les
fermens de la révolte. Tous les
pouvoirs furent inconnus
Panarchie la plus
9 et
vora une
complète départie des
ces contrées. Lesi
habitans de
noirs,
plus nombreux
beaucoup
voulurent
que les colons,
lonie;
s'emparer de la CO-
; des chefs de leur
se mirent à leur tête, couleur
mnirent les
7 et complus grands excès.
Bonaparte, 9 après avoir faitla
paix avec la
ses
coalition, a tourné
regards vers les colonies
après avoir
;
employé tous les
moyens depersuasion et de bienveillance, efforts
2 voyant que tous ses
étoient
infructueux 2 il a --- Page 22 ---
( xij )
mettre un terme à tant de
voulu
en silence
calamités; il apréparé
uneexpédition qui, en yrétablissant le calme et la tranquillité. 9
rentrer les noirs dans leurs
fera
la France
devoirs - 9 et rendra à
belles colonies.
une de ses plus --- Page 23 ---
PORTRAIT
PHYSIQUE ET MORAL
D E
TOCGRSAINTIOUVIERTURE
est d'une
Tewwne-tarromeare
taille médiocre, et d'une complexion
foible en apparence : ila l'oeil vif; son
regard estrapide et pénétrant.Sobre
par caractère, rien ne met obstacle
à l'infatigable activité avec laquelle
il travaille au succès de ses projets;
il monte bien à cheval, et marche
toute une journée sans se
fatiguer ;
presque toujours il arrive senl, ou
presqueseul, au terme
ses
desescourses,
aides-de-camp ou ses domestiques n'ayant pu le suivre pendant
une marche souvent de cinquante ou
soixante lieues, exécutée avec une
rapidité inconcevable. Il se couche
presque toujours habillé, et donne
atigable activité avec laquelle
il travaille au succès de ses projets;
il monte bien à cheval, et marche
toute une journée sans se
fatiguer ;
presque toujours il arrive senl, ou
presqueseul, au terme
ses
desescourses,
aides-de-camp ou ses domestiques n'ayant pu le suivre pendant
une marche souvent de cinquante ou
soixante lieues, exécutée avec une
rapidité inconcevable. Il se couche
presque toujours habillé, et donne --- Page 24 ---
(14)
de tems au sommeil et à
très-peu Son habit ordinaire est
ses repas.
sa tête est toujours
celui de général ;
enveloppée d'un fichu, et par-dessus,
il porte le chapeau militaire. Son il
humeur est sombre et taciturne;
et très-mal, la langue
parle peu 3 Toutes ses actions sont
française.
si
couvertes d'un voile d'hypocrisie
quoique sa vie entière
profond, que,
de trahisoit une suite continuelle
l'art
sons et de perfidies, il a encore
de tromper tous ceux qui l'approchent, surla pureté de ses sentimens.
d'Hermona, cet officier
Le marquis
dont nous parespagnol distingué,
lerons dans le cours de cette histoire,
descendoit
disoit de lui, cc quesiDieus habiter un
sur terre, il ne pourroit
fussent
coeur dont les apparences de Tousplus imposantes que celui caractère
saint - Louverture. >> Son
mélange affreux de fanatisme
est un
atroces; il passe froiet depenchans --- Page 25 ---
(15)
dement de l'autel au
la
carnage, et de
prière aux sombres
de la perfidie. Il marche combinaisons
escorté de prêtres,
toujours
affecte
pour lesquels il
une grande vénération ; ce
sont eux quirédigent ordinairement
ses proclamations : il avoit en dernier
lieu trois
confesseurs, un prêtre italien, nommé Martini, le curé du
Cap, etl'abbé Modlore,residantdans
cette ville. Au reste, tous ces dehors
de dévotion ne sont qu'un
dont il a cru nécessaire de masque
les sentimens
couvrir
dépravés de son coeur,
pour commander avecplus desuccès
à l'aveugle crédulité des noirs. S'il
pousse plus loin son hypocrisie à cet
égard,etil est capable de ce dernier
trait, il n'y a pas de doute
la haute idée que les noirs qu'aveç ont de
lui, et secondé par les prêtres qui
l'entourent, ilne parvienneà se faire
regarder comme inspiré, et à commander les plus horribles forfaits
épravés de son coeur,
pour commander avecplus desuccès
à l'aveugle crédulité des noirs. S'il
pousse plus loin son hypocrisie à cet
égard,etil est capable de ce dernier
trait, il n'y a pas de doute
la haute idée que les noirs qu'aveç ont de
lui, et secondé par les prêtres qui
l'entourent, ilne parvienneà se faire
regarder comme inspiré, et à commander les plus horribles forfaits --- Page 26 ---
(16)
du ciel.
TonsminsLonverau nom
ne veut ni de la
ture, au surplus, nide la domination
libertédes noirs,
à mort les mudes blancs; il déteste
éteint la
lâtres, dont il a presque qu'il fait
les siens,
race ; il méprise
à ses vues amservir d'instrumens
froideet dont il ordonne
biticuses,
dès que son pou- Il
ment le massacre, instant menacé.
voir se trouve un
de ses preabusé de la confiance
son
a
il a trahi
miers bienfaiteurs:
YAnila trahi les Espagnols, les Blancs, la
parti;
les Mulâtres,
des
gleterre,
le
sous
Boavemement
France
le 2 sang,
rois, la remorepeaseleti qu'il feint de
et la religion
sa patrie, tel est le portraito tdeTous- sera
respecter:
dont la vie
sainc-Lonventure des crimes oùl
frappant
la
un exemple lambition, quand
peut conduire Véducation et Thonneur
probité,
les excès.
pas
n'en répriment
RISTOIRE --- Page 27 ---
HISTOIR E
DE
JOERSAINTLOUVERTORE
mois
Tonursrtanmenaee
de mai1743,
naquitau
ci-devant
surl'habitation du
comte deNoë,appelée vulgairement Phabitation de
à
une lieue de la ville du Bréda,
çais,
Cap Frandépartement du Nord de SaintDomingue.
Né au sein de
l'esclavage, il
ses premières années à
passa
bestiaux sur Phabitation garder les
vu naître, L'activité
qui l'avoit
et le
de son génie,
temps que lui laissoient ses
occupations, lui inspirèrent l'idée
de le mettre à profit;
à écrire
ilapprit à lire,
(1). On doit présumer quel Ia
(1)La lecture et l'écriture sont, parmi les
nègres, le mCC plus ultra des connoissances
humaines,
B --- Page 28 ---
(18) deux objets lui
connoissance de ces considération paràttira une grande
voirlun d'eux
miles: snoirs, flattésde ainsi dire à la classe
s'élever pour
la profonde
des blancs, et abjurer ils étoient conignorance à laquelle
damnés.
3 avec ce
omeatiat-Lommenares bientôt
double talent, abandonna
des
métierde pâtre, et sadonnah lule
moins ignobles et plus
travaux
cratifs.
de Libertas, procureur il
M.Bayon
de Bréda, auquel
de Thabitation
voulant mettre à
fut retommandé, talens et son intelligence : 3
prolit ses
Ile fit son
résolut de se P'attacher. Toussaintcetteplace,
cocher.Dans
Ia bienveilLouverture sut s'attirer lui accorda
lance de son maître qui etn'onblia rien
bientôt sa confiance, en faire un serde ce qui pouvoit
viteur fidèle et reconnoissant. au milieu
"oumintLoarenuse,
auquel
de Thabitation
voulant mettre à
fut retommandé, talens et son intelligence : 3
prolit ses
Ile fit son
résolut de se P'attacher. Toussaintcetteplace,
cocher.Dans
Ia bienveilLouverture sut s'attirer lui accorda
lance de son maître qui etn'onblia rien
bientôt sa confiance, en faire un serde ce qui pouvoit
viteur fidèle et reconnoissant. au milieu
"oumintLoarenuse, --- Page 29 ---
(19)
de ses occupations > ne prévoyoit
guère le rôle qu'il devoit un jour
jouer dans la révolution de SaintDomingue. Satisfait, poura ainsi dire,
de son état, il ne prit aucune
aux premiers
part
imosvemenadianaurtec
tion qui se manifestèrent dans cette
Sle; il y a plus, il ne trempa point
ses mains dans le massacre horrible
des blancs, exécuté dans le mois
d'août 1791.
Une conduite aussi
avoit
doublé la confiance sage
reque son maître
avoit en lui. Il n'ignoroit
l'espèce de liaisons qu'il avoit pas
chefs des noirs
avec les
révoltés 2 Bouckmant (1), Biassou (2) et Jean-Fran-
(1) Les atrocités de ce chef de noirs font
frémir. Envoyé comme prisonnier à SaintAugustin, il y mourut quelque tempsa
de chagrin, ou plutot de rage.
après,
(2) Bouckmant fut défait et tué dans une
affaire qui eut lieu aux environs du Cap. Sa
tête fut plantée sur une pique au milieu de
B 2 --- Page 30 ---
(30)
l'amitié
qui
et
particnlière
çois
à ce dernier ; il
T'unissoit sur-tout
et
de sa modération,
lui sut gré
séductions de la
d'avoir résisté aux
soit
et de la cupidité :
hyvengeance
crût que Pheure
pocrisie 9 soit qu'il arrivée de se dén'étoit pas encore
fois lancer
clarer, onle vitplusieurs les auteurs
contre
des imprécations
de cette ville; on y mit un
la place d'armes
écriteau portant. ces mots :
chef des révoltés.
Téte de Bouckmant,
autant
Jamais tête de mort ne conserva ouverts, et
d'expression 5 ses yeux étoient et donner à sa
sembloient encore étinceler 7 Il étoit tombé
troupe le signal d'un massacre. de bayonnettes 7
percé de balles et de coups dernier soupir.
en se defendantjusqu'au chef des noirs est resté
(1) Ce dernier
à Cadix,
est aujourd'hui
fidèle à PEspagmesil
de lieuteavec le titre et les appointemens vitsplennant-général des armées du roi; ily attachés à
dix officiers noirs sont
didement 5
son service.
encore étinceler 7 Il étoit tombé
troupe le signal d'un massacre. de bayonnettes 7
percé de balles et de coups dernier soupir.
en se defendantjusqu'au chef des noirs est resté
(1) Ce dernier
à Cadix,
est aujourd'hui
fidèle à PEspagmesil
de lieuteavec le titre et les appointemens vitsplennant-général des armées du roi; ily attachés à
dix officiers noirs sont
didement 5
son service. --- Page 31 ---
( 21 )
etles instigateurs des désastres de
colonie.
la
L'espèce de neutralité
servoit alors, lui avoit qu'il concertaine
donné une
prépondérance
son maître, qui avoit intérêt auprès de
ménager, connoissant
de le
Ce qu'il auroit
ses moyens 9
l'influence
pu entreprendre I 9 et
les noirs, s'il qu'il auroit pu obtenir sur
eût voulu en
et on lui tint compte
abuser;
de-son inaction, et de cette résistance
qui semson ambition
Liamireee
pouvoit
et sa cupidité, On ne
n'étoit prévoir que cette inaction
qu'il
qu'un calcul de sa part, et
attendoit l'instant où les succès
desnoirs seroient assurés,
l'étendard de la révolte, pourlever
Lorsqu'il jugea que les
la colonie
affaires de
favorable prenoient une tournure
à ses desseins, et
noirs triomphoient
que les
il
presque par-tout,
s'échappa de la maison de son --- Page 32 ---
(22) T'habitation de
maitre, disparut de dans le camp de
Bréda, et se rendit
avec amitié,
Biassou, quilaccmsillt de l'avoir pour comet fut charmé
tirer parti de ses
pagnon. Voulant auprès de lui en
talens, il l'employa
d'affaires, et
qualité de son homme confiance.
ladmit dans son intime devenu le
Toussaint -Louverture commença à
confident de Biassou, avec la férocité
déployer ses talens Il fut employé par
de son caractère.
expéditions. a 3
Biassou dans plusieurs résultats horridont on connolt récompenser les
de son
bles (.Pourle à la place de son capizèle, il léleva
taine des gardes. s'étoit mise parmi
La division qui à cette époque,
les chefs des noirs,
de Tousaintiow
Kereilafenbition
brochure
en l'an 4, une petite
(a) Il a paru Crimes des noirs, où l'on peutlire Tousintitulée/es
commis par
horreur les désastres
avec
sintLourertune. --- Page 33 ---
(2
verture, et lui
une carrière
ale
facile à suivre pour la satisfaire.
trahison et la perfidie lui
La
d'échelons
servirent
pour réaliser ses
De
projets.
nenanedew-hnnoint l'ennemi personnel et le concurrent le
plus dangereux de Biassou, ilforma
le dessein de se défaire de son bienfaiteur et de se mettre à sa place.
L'occasion s'en présenta bientôt
Biasson reposoit dans
:
vint l'avertir
sa tente; on
cerné
que son : camp étoit
par 8000 noirs, et que JeanFrançois s'avançoit à la tête de sa
cavalerie pour l'arrêter. A cette nouvelle le féroce Biassou
armes, 9 fit battre la
courut aux
donna à son
générale, et orfaire
capitaine des gardes de
toutes les dispositions nécessaires pour repousser ses ennemis.
Toussaint - Louverture fit d'abord
quelques mouvemens qui annoncèrent qu'il alloit se mettre en défense : ce n'étoit qu'une
feinte; on
çoit à la tête de sa
cavalerie pour l'arrêter. A cette nouvelle le féroce Biassou
armes, 9 fit battre la
courut aux
donna à son
générale, et orfaire
capitaine des gardes de
toutes les dispositions nécessaires pour repousser ses ennemis.
Toussaint - Louverture fit d'abord
quelques mouvemens qui annoncèrent qu'il alloit se mettre en défense : ce n'étoit qu'une
feinte; on --- Page 34 ---
(24)
versJeunlevit toutlicoupsavancers
pourFrançois, et après quelques
parlers, il lui livra Biassou. noirs fut
Le sort de ce chef de
et débientôt décidé. Déclaré traitre
de
snoirs,
chu de son rang généraldess
à Saint-Au-
* il fut envoyé prisonnier l'intérieur de l'ile.
gustin, dans
TousPour prix de sa trahison,
saint-Louverture reçut le commandement d'une division, avec laquelle de
il continua à se signaler nouvelles par
désastres et de
nouveaux
événemens qui se
horreurs. Les
autour de lui,
alors
pressoient bientôt sa destinée >
changérent
sur un nouvean
et le portèrent
théâtre.
à l'époque où
Il faut se reporter avec tous les
la France, aux prises
présentoit
peuples du continent, de la valeur la plus
alors le spectacle
le plus inhéroique et du courage tous les
trépide. Vainqueur sur points, --- Page 35 ---
(25 )
points, 9 le peuple français
une lutte
soutenoit
vigourense et qui n'étoit.
pas égale" ; néanmoins , le courage suppléant à ses
vint à
moyens, parennemis, dissiper une partie de ses
Danscette crise, ses colonies sentirentlecontrecoup
éprouvoit; à
deinseconsequit
les Françaisrestés St.Domingue sur-tout,
sfidèlesàl la république, avoient non-senlement à
battre les noirs qui s'étoient comrévolte ouverte, et
mis en
forcés par les
qui étoient renet les émigrés, prêtres 2 les royalistes
mais encore les Anet
Anue@eewaidetmmene
les colonies
côtes,
avoienchautement espagnoles qui leur
et qui avoient
déclaré la guerre,
hostilités.
déjà commencé les
Les Espagnols
leurs forces,
1 pour accroître
appelèrent sous leurs
drapeaux les noirs rebelles de SaintDomingue.
Jean-Frangois et TousC --- Page 36 ---
(126) )
Louverture furent lespremiérs
saint
à cet appel.
qui se rendirent fut créé lieutenantJean.François
général du roi d'Espagne. fut élevé
nromesiat-Lamentee
de marechal-de-camp. les
au grade
tous les deux
- Ils portèrent distinctives de leur rang,
marques
fois, on vit des
la première
et, pour
chamarrés de cordons,
noirsesclaves autres signes de node croix et des
blesse (4)-
et Toussaint-Lou
Jean-François
de leur élévaverture, enorgueillis sans bornes
tion, se dévouèrent
qui
aux intérêts du gouvernement un
et commenckrent
les employoit,
qui fait frémir
cours de massacres
de
Tous les Français,
d'horreur.
alors les funestes ré-
(1) On ne prévit pas suivre Passentiment
sultats qui devoient des nègres. Le motde
donné à linsurrection
à Passemblée
liberté des noirs 2 prononcé des colonies.
constitnante, causa le malheur
, se dévouèrent
qui
aux intérêts du gouvernement un
et commenckrent
les employoit,
qui fait frémir
cours de massacres
de
Tous les Français,
d'horreur.
alors les funestes ré-
(1) On ne prévit pas suivre Passentiment
sultats qui devoient des nègres. Le motde
donné à linsurrection
à Passemblée
liberté des noirs 2 prononcé des colonies.
constitnante, causa le malheur --- Page 37 ---
(27 )
quelque couleur qu'ils fussent, s'ils
servoient la cause de la
étoient
république,
sûrs, en tombant entre leurs
mains, d'être impitoyablement
gés ou torturés. Leur fureur égor- étoit
sans cesse alimentée par les cris des
prêtres et des
assuroient
émigrés 3 qui leur
qu'ils étoient chargés des
vengeances de l'autel et du trône.
Ce double fanatisme,
une barbarie
9 excité par
les lois de la profonde, pour qui
nature, du
et de l'amitié n'étoient
sang
rien, les
poussa aux plus grands excès de
.cruauté : des hommes furent sciés
en deux, ou mutilés dans tous les
sens, ou bralés à petits feux, ou
écorchés vivans ; en un mot, ils
renouvelèrent les scènes du plus
affreux cannibalisme. Cette
ou plutôt ce massacre continuel guerre
dura deux ans. En vain, pendant cet
espace de tems, les commissaires
du gouvernement français à SaintC 2
to --- Page 38 ---
(28 - )
les rame
Domingue () essayèrent de liberté
etleur firent offrir paix,
à
ner,
ils ne répondirent
et protection; et à leurs promesses que
Jeurs offres
atrocités.
par de nouvelles
crut devoir
HTonasiat-Lonvemtare ses refus;
motiver partioalibrenent en date
il écrivit aux commissaires, lettre où lon
du 28 août 1793, une snivantes :
remarqué les phrases nous conforNous ne pouvons de la nation, vu
> mner à la volonté le monde règnes
que
>> qué depuis
exécuté que celle
n'avons
> nous
Nous avons perdu celui
> d'un roi.
mais nous sommes
>> de France, d'Espagne, quinons
>> chéris de celui
- 2 et ne
des récompenses
'>> donne
secourir. Comme
5 cesse de nous
vous reconnous ne pouvons
> cela,
quiproclamal la liberté
CoCsfaSiantosen il vit alors le bon usage qu'ils en
des nègres;
faisoient.
qué depuis
exécuté que celle
n'avons
> nous
Nous avons perdu celui
> d'un roi.
mais nous sommes
>> de France, d'Espagne, quinons
>> chéris de celui
- 2 et ne
des récompenses
'>> donne
secourir. Comme
5 cesse de nous
vous reconnous ne pouvons
> cela,
quiproclamal la liberté
CoCsfaSiantosen il vit alors le bon usage qu'ils en
des nègres;
faisoient. --- Page 39 ---
>2 noître
(29 )
commissaires
>> vous aurez trôné
que lorsque
On prétend
un roi (1). 5>
écrite
que cette lettre fut
par un prêtre
alors confesseur
espagnol, et
saint-Louverture. en titre de Tousjuin Quelque tems auparavant le 25
adressé 1793,ce chef de noirs
une proclamation avait
frères du Cap, rédigée dans à ses
sens,
lemême
: Après ces deux pièces
tiques, on devoit
authenprésumer
saint - Louverture
queTousserment de fidélité qui avoit prêté
pagne,le tiendroit
au. roi d'EsMais les calculs de irrévocablement.
gent avec les choses. l'ambition chanayant,
La
par ses succès, république
dégolter les
commencé à
Espagnols de la coali.
cettel (1)Ilestaisé lettreyqu'elle de reconnoitre à la tournure de
gais,etque le rédacteur n'estp pas écrite par un Frànnage dont les lumières fussent n'étoit pas un person:
tres-étendues.
--- Page 40 ---
( 30 )
Tosentan-lontventune prévit
tion,
n'ayant pluts besoinque PEspagne, pourroit le remerde ses services, alors d'être sacrifié
cier 5 craignant
à changer de
à la paix, il songea mûrement réfléparti. Après avoir trahison, il résolut
chi sa riouvelle
de circonstances
de l'accompagner il arriva au milieu
horribles. Quand
à eux
il se présenta
des Espagnols,
du sang des
les mains dégontantes
paren revenant
Prangisstlvoulet, s'offrir à eux avec
mi ces derniers,
et les mêmes
les mêmes trophées le sang des Espagages, et verser
de celui
gnols en dadommagement avait si impides Français, qu'il pendant deux
toyablement égorgés
ans.
chez les
Toussaint e Louverture, à la Maravoit étél placé
Espagnols,
les ordres du marquis
melade, sous
disofficier espagnol
a'Hermona, là
ce chef de noirs
tingué. C'est que --- Page 41 ---
(31)
résolut de mettres à exécntion
projet.
son
Le 25 juin 1794, après avoir
tendu la messe avec le
enrecueillement,
plus grand
une dévotion communié et affiché
extraordinaire, Toussaint-Louverture sortit de
monta à cheval, fit
l'église 2
ses troupes les Espagnols entourer par
sous ses
qui iétoient
ordres, et ordonna
ment leur massacre,
froideau fil de
Tout fut passé
l'épée, > sans
d'age ni de sexe ; les femmes distinction
sonvirent la brutalité des
asson arinée, qui
noirs de
églises. Les trésors pillèrent ensuite les
des
et du gouvernement
particuliers
furent enlevés.
Ilexerça les mêmes atrocités
Gonaires, au Gros -
aux
Dondon, à la Petite
Morne, au
toutes les
Rivière et dans
autres paroisses de
qui étoient occupées
l'ile
gnols depuis la
par les Espaguerre (1).
(1) Trois heures avant ce
massacre, Tous4
ée, qui
noirs de
églises. Les trésors pillèrent ensuite les
des
et du gouvernement
particuliers
furent enlevés.
Ilexerça les mêmes atrocités
Gonaires, au Gros -
aux
Dondon, à la Petite
Morne, au
toutes les
Rivière et dans
autres paroisses de
qui étoient occupées
l'ile
gnols depuis la
par les Espaguerre (1).
(1) Trois heures avant ce
massacre, Tous4 --- Page 42 ---
(-32') )
se refuse à tracer de
La plume
auroit
telles horreurs 2 et l'esprit
si Pon ne savoit ce
peine à y croire,
et-le fanaque peuvent l'ambition foible qui se
tisme sur une ame e
voit lancée dans une carrière qu'elle
n'auroit dû jamais espérer de parcourir.
Après ce massacre, 2 ToussaintLouverture passa avec ses troupes
de Paix, où il fit le serment
au port
frande fidélité à - la République
de Laveau, g6çaise, en présence l'armée de Saintnéral en chef de
instruit
Domingue Ce dernier,
avoit renouvelé le serment
saint-Louverture
entre les mains
de fidélité au roi d'Espagne, de PAudience à
de dom Garcia, président
d'Hermona.
Santo-Domingo, et du marquis dont la conduite a
(1), Le général Laveau, aux nègres l'esprit
le plus contribué à donner
les prod'insubordination et de licence, etdont
clamations et les lettres étoient farcies de écri- passages du vieux et du nouveau Testament, le 24nivose . $
voit au comité de salut public, --- Page 43 ---
( a 33 )
par les
événemens, ne crut
voir lui
pas deaccorder de suite sa
fiance ; il le réduisit à
conle fit surveiller dans linaction, et
telle sorte
sa conduite, de
que ce chef de noirs
sembloit être au bout de sa
lorsqu'mn événement
carrière,
vint le replacer
malheureux
scène, et
tout-à-coup sur la
ouvrir à son ambition une
nouvelle carrière.
Le général Laveau
des nouvelles de
avoit reçu
vette la
France par la corYénus; le silence
fectoit de
qu'il aféchauffa garder sur ces nouvelles
tellement les
en résulta un
esprits 9 qu'il
soulèvément dans
lequel il fut emprisonné
nommé Perroud,
avec un
. c Les citoyens de couleur
> poir de ce que ce n'est sont au désess est gouverneur de
pas un d'eux qui
s permettent de dire : Saint-Domingue; c'est
ils se
> quoinous donner des
notre pays; pour-
> notre pays?,
Hancipourgonrerer --- Page 44 ---
( : 34)
A la nouvelle de cette arrestation,
lambition etles espérances deTousCe
saint-Louverture se réveillèrent.
commandant alors
chef de noirs,
mit en marche,
des Gonaires, se
nombreux de
à la tête d'un corps devant le Cap.
troupes, et se rendit
menaçantd'ans I siége força
L'appareil habitans d'en ouvrir les portés ;
les
où
il entra au Cap en vainqueur, délivrer le
soin fut de
son premier
Perroud, et de
général Laveau'et solemnellement dans
les réintégrer
leurs fonctions.
inatCe fut par cet événement
"Toussaint - Louverture
tendu que
qu'il avoit
recouvra la considération
et ce quile rendit en quelperdue, V'arbitre des destinées de
que sorte
la colonie.
omettre ici un
Nous ne devons pas
caractérise la profonde hytrait qui
- Louverture.
pocrisie de Toussaint
A cette même affaire du Cap, qui
aveau'et solemnellement dans
les réintégrer
leurs fonctions.
inatCe fut par cet événement
"Toussaint - Louverture
tendu que
qu'il avoit
recouvra la considération
et ce quile rendit en quelperdue, V'arbitre des destinées de
que sorte
la colonie.
omettre ici un
Nous ne devons pas
caractérise la profonde hytrait qui
- Louverture.
pocrisie de Toussaint
A cette même affaire du Cap, qui --- Page 45 ---
(35 1 )
faillit devenir si funeste au
ral
généLavean, ce chef des noirs
déjà décidé à soutenir
ce général,
convoqua chez lui les
des places du Gros commandans
- Morne 3 de
Plaisance, des Verettes et autres
forts, tous chefs mulâtrès,
apprit en confidence la
3 et leur
ourdie contre le général conspiration
ajoutant qu'il allait marcher Laveau,
lui, et le faire juger
contre
voulu enchaîner les comme ayant
la colonie
noirs et livrer
mulâtres aux Anglais. Les chefs
qui avoient trempé dans la
conjaration, et qui attendoient
silence la journée du 30
en
pour se déclarer
ventôse
charmés des
ouvertement, furent
bonnes
Toussaint. - Louverture dispositions de
tèrent sur le
: ils le félicià
parti qu'ils se disposoit
prendre, et s'excusèrent de ne
avoir pas annoncé plutôt leur lui
jet contre Laveau. Alors
proToussaint- --- Page 46 ---
(36)
Louverture,sel levant brnsquement,
s'écria : Gardes, 9 arrêtez ces factieuz ! Des soldats, en effet, qui
étoient cachés dans les appartemens
aussitôt, et s'emvoisins, parurent
qui furent
parèrent des mulàMes,
Blanc
jetés dans les fers au Morne-) noirs
et à la Petite Rivière. Des chefs
de l'armée de Toussaint les remplacèrent dans les places qu'ils occupoient.
Laveau, dans l'ivresse
Le général
de sa
auMsaioreimearaner
saint-Louverture le vengeur des
constituées et le sauveur des
torités blancs.Ille créa général de division,
de
et lieutenant au gouvernement
Saint-Domingue. disoit - il, ce noir, ce
C C'étoit,
Raynal, dont
>> Spartacus prédit de par
tous les
>> la destinée étoit
venger et il
faits à sa race ;
>> outrages
désormais il ne feroit
>> ajoutoit que
de sa
auMsaioreimearaner
saint-Louverture le vengeur des
constituées et le sauveur des
torités blancs.Ille créa général de division,
de
et lieutenant au gouvernement
Saint-Domingue. disoit - il, ce noir, ce
C C'étoit,
Raynal, dont
>> Spartacus prédit de par
tous les
>> la destinée étoit
venger et il
faits à sa race ;
>> outrages
désormais il ne feroit
>> ajoutoit que --- Page 47 ---
(37 )
>> rien que de concert avec lui
>> ses conseils
et par
(1). >>
Toussaint - Louverture
par Lavean, se vit en état de , appuyé
rer avec succès les bases de
prépapation. Il
son usurles
s'occupait donc par tous
moyens possibles de
principes de
propager les
lindépendance
des colonies
future
(2), lorsque de
veauxa agens envoyés
nouparle directoire
(1) Proclamation sur le 30 ventdse.
(2)
Toenaiat-famrerune étoit
partisan le plus déclaré de
devenu le
de ce philosophe étoit devenu Raynal; P'ouvrage
son bréviaire. Il croyoit
pour ainsi dire
dans les chapitres
y lire sa destinée
pendance
qui traitoient de l'indéMonde probable des colonies du
; il en recommandait Nouveaulecture. L'histoire de
vivement la
et le rosaire étoient le Raynal, le chapelet
duquel il
talisman en vertu
agissoit sur les esprits foibles
superstitieux, pour les
et
de son ambition.
associer aux projets
On peut remarquer ici
témes de nos
que tous les'sysphilosopheg modernes n'ont --- Page 48 ---
(3 38 - )
exécutif; pour y proclamer la constitution de l'an 3, vinrent affermir
crédit, et prêter en quelque
son
armes à son amsorte de nouvelles
bition.
franCes agens du gouvernement de
étoient chargés spécialement
çais
témoigner à Tonsaine-Lonverture
du directoire 9 et
la bienveillance
fapar de nouvelles
de reconnoitre
avoit renveurs, les services qu'il
lors de l'afdus à la république,
faire du Cap.
les
Arrivés à Saint - Domingue,
du directoire exécutif
commissaires
aux yues
s'empressèrent de répondre
qui les avoit endu gouvernement
voyés. Ils firent à Toussaint-Louverture un accueil distingué, en
abouti qu'à semer le trouble et la division
les nations. Leurs principes, beaux en
parmi sont et seront toujours suivis des
théorie,
essayera de
plus grands désastres, 9 lorsqu'on
les mettre en pratique.
Cap.
les
Arrivés à Saint - Domingue,
du directoire exécutif
commissaires
aux yues
s'empressèrent de répondre
qui les avoit endu gouvernement
voyés. Ils firent à Toussaint-Louverture un accueil distingué, en
abouti qu'à semer le trouble et la division
les nations. Leurs principes, beaux en
parmi sont et seront toujours suivis des
théorie,
essayera de
plus grands désastres, 9 lorsqu'on
les mettre en pratique. --- Page 49 ---
lui
(39)
exposant la nécessité de chasser
nie promptement (1).
les Anglais de la colosorte Celui-ci, voulant en
justifier la bonne
quelque
voit de lui le
opinion qu'açais, déploya gouvernement franune grande beaucoup de zèle et
reconquérirle. valeur, et parvint à
Bois et plusieurs Mirbalais,les Grands
étoient occupées autres places qui e
par les
>
conduite,
Anglais. Sa
caractérisée pendantcette guerre, fut
chise, et on parla loyauté et la fransairement devoit présumer nécesqu'il
foi. Mais le
agissoit de bonne
core venu moment n'étoit pas enpour
contre les Anglais lutdiagirfotbilenent
avec eux : il fallait 9 ou de concert
ner au
auparavant dongouvernement français tous
(1) C'étoit l'époque où cette
agissant
puissance 9
étoit touvertementcontres
parvenue à s'établir dans Saint-Domingue,
tons, d'oà ses armées
plusieurs canenrahissement prochain. menaçoient l'ile d'un --- Page 50 ---
(40 )
de fidélité (1);
les gages possibles
et lui
assurer sa confiance,
pour
nouvelles faveurs qui
arracher les
à son but. Il ne
devoient le conduire dans son attente 5
fut point trompé du gouvernement
les commissaires général en chef'des
le proclamérent
en gerarmées de SaintDomingue,
minal an 5.
à faire croire que
Tout.concouruti noirs étoit entièrece général des
Les
dévoué à la répablique.
ment
directoire et aux
sa faveur au
FREE
en
le firent regarder
deux conseils , de la colonie.Ses
commele sauveur
son hycruautés, sa dissimulation,
dont on avoit déjà quelques
pocrisie
et ses éternelles
exemples frappans,
il envoya ses
(1) Pour ôter tout soupçon, dut plus douter
deux fils en France ; on la ne sincérité du père ,
de la bonne foi et de
à la France le
quand on le vit abandopner
sort de sa famille. --- Page 51 ---
(41)
Resaientwentocdititeny ; on
l'éponge sur le passé, 7 on n'envisa- passa
gea que le présent , et on
pour l'avenir. L'harmonie espéra
alors s'établir entre les
sembla
du
commissaires
gouvernement et le général en
chef(1). La colonie
à respirer des troubles commença alors
si long-temps
quil'avoient
n'étoit
agitée. Mais tout cela
qu'un calmé
servit qu'à Voiler les apparent, et ne
tieux du général
projets ambien chef.
Au moment où l'on s'y
le moins, Toussaint
attendoit
impatient d'accélérer Louverture,
ses
l'exécution de
projets, se rendit au
tête d'un
Cap, à la
gros corps de
et descendit chez le
cavalerie,
commissaire du
gouvernement,
reçut avec tousles Santhonax, qui le
rang. Ils se donnèrent égards dûs à son
premier jour
pendant le
réciproquement : des
(1) C'étoit vers les premiers
tidor an 5.
jours de fruc1 D
d'accélérer Louverture,
ses
l'exécution de
projets, se rendit au
tête d'un
Cap, à la
gros corps de
et descendit chez le
cavalerie,
commissaire du
gouvernement,
reçut avec tousles Santhonax, qui le
rang. Ils se donnèrent égards dûs à son
premier jour
pendant le
réciproquement : des
(1) C'étoit vers les premiers
tidor an 5.
jours de fruc1 D --- Page 52 ---
d'estime (42) et de contémoignages lendemain Toussaintfiance. Le fit battre- la générale,
Louverture
du Cap,
en revue la garnison
passa
ensuite dans son gouveret se retira
nement.
de son arrivée, il
Au moment les chefs des corps
invita à un repas officiers- civils et miliet les autres ville. On prétendit qu'ataires de la
de ses projets, qui
lors il leur fit part la colorie indéétoient de rendre avoir corrompu
pendante. Après
assuré
des olliciers,sbrre: sans
nne partie
proposa
de leurs sulfrmage,il
de Sandétour Tenbarquement
thonax. trouve ici que, sur quelques
Jl se
Santhonax etTouspoints essentiels, sont contraires en
aint-Lonverture en aucune mafaits. Sans partager de Fun plutôt que
nière l'opinion nous allons exposer
celle.de Y'autre,
simplement les faits. --- Page 53 ---
S'il faut
(43 )
en croire ce dernier,
thonax, dès le mois de
Sande nivôse an 5, l'avoit frimaire Otz
projet tendant à établir sondé sur un
dance à
T'indépendéfaire des Saint-Domingse, habitans
et à se
le fer ou par la
blancs, ou par
déportation.
fois, Toussaint, étonné et alarmé
avoit demandé si la liberté à-lamoiraétoitmenacce.
des
répondu d'une manière Santhonaxavoit
cependantnégative.
évasive, mais
avoit manifesté
Alors Toussaint
reil projet excitoit l'horreur qu'nn paconjuré Santhonax en lui : il avoit
nême
de chasser luidesidées pour toujours de son esprit
de lui la semblables, et. ilavoitesigé
promesse de ne
mener entre eux la
jamais race sujet.
conversation. sur
Cependant Santhonax
plusieurs fois à la
étoitrerenu
ment en floréal charge, et notamTonssaint, et en fructidor an 5.
dès-lors, n'avoit plus
D2 --- Page 54 ---
(44)
Santhonax ne s'occupat
donté que du
en question ;
tout de bon
projet même temps qu'il
et persuadé en
l'exén'étoit pemtbenmeasienmes avoit-une
cution d'un dessein qu'il
fois laissé éclater, il pensa salut quilim- de la
absolument au
portoit
déterminât Santhonax
colonie qu'il
délai. Il prit surlui
à la quitter sans
et il:
de lui faire cette déclaration,
T'obligea d'y acquiescer. traitoit entre eux
Cette affaire.se-t secret: Toussaint
dans le plus grand révélerà personne
avoitpromisd sdene
que Sanpropositions
les différentes avoit faites, et ce secret
thonax lui
gardéjusqu'apres
fuereligiensement
le départ de celui-ci.
Desmesures furent concertéespour
Santhonax entl'air, en partant,
que
cédé,ou à Amnedéemnination
d'avoir
ou à des instances
libre de sa part,
que celles
d'un tout autre genre effet..
quiavoiont eu lieu en
ans le plus grand révélerà personne
avoitpromisd sdene
que Sanpropositions
les différentes avoit faites, et ce secret
thonax lui
gardéjusqu'apres
fuereligiensement
le départ de celui-ci.
Desmesures furent concertéespour
Santhonax entl'air, en partant,
que
cédé,ou à Amnedéemnination
d'avoir
ou à des instances
libre de sa part,
que celles
d'un tout autre genre effet..
quiavoiont eu lieu en --- Page 55 ---
(45)
Voilà les principaux faits sur lesquels on s'attendoit que
de retour en France, donneroit Santhonax,
éclaircissemens.
des
On pensoit assez généralement
qu'entre lui
il pouvoit y TerTosmatnsfauremre avoir
tendu..
quelque mal-enAu surplus, sur cela comme sur
quelques autres articles, il étoit
sible que Santhonax eût voulu sim- posplement sonder - et éprouver
saint. Louverture.
TousIlsep pouvoit aussi que Santhonax,
vraiment inquiet sur la liberté des
colonies, 3 crât que des mesures extraordinaires étoient indispensables
pour maintenir la liberté, et
empêcher, d'un autre côté,
pour
colonies elles-mêmes
que les
pour toujours à la France. échappassent Il étoit
possible qu'il s'occupât tà mûrir
cela quelque projet, et
pour
saint l'eàt
que Tousjugé trop sévèrement sur --- Page 56 ---
(46)
une première idée mal
rendue, et peut-être digérée, 9 mal
prise encore.
pluas mal comOn espéroit que Santhonax donneroit sur cela des explications
faisantes; mais le parti qu'ila satisété de nier absolument
pris, a
dues
les prétenTrebrtmeeirmimie
saint-Louverture etlui. Il a niéaussi
que, 9 pour le déterminer à
pour la France, on ait uséenvers] partir
d'ancune espèce de contrainte. lui
Cette dénégation
répand une
pure et simple
toute cette affaire. grande obscurité sur
plus incertain
On est d'autant
l'on doit
sur le jugement que
mêie
en porter, que le
de Santhonax,
rapport
n'est pas toujours bien prisisolément,
ni bien clair.
conséquent
An reste, si, comme l'assure Santhonax, les conférences
unefausseté,
secrètessont
tion fort
ilseprésente unequesimportante : c'est celle de --- Page 57 ---
(47) :
savoir si Toussaint
l'auteur de
lui - mêe est
s'est
cette calomnie, ou si elle
répandue sans son aveu ?
Cette dernière opinion n'est
soutenable ; car enfin Toussaint guère
avoué les écrits
a
qui ont été
au Cap sous son nom et imprimés
yeux; il avoue tout au moins sous ses
ginaux qu'il a da adresser
lesoritoire exécutif.
au direcSi, pour trancher la diflicuité,on
convenoirdeprondrer
toutes les assertions pourconstantes de
on n'en seroit
Santhonax,
guère plus
car il semble,
avancé; ;
tredire
sur ce sujet, se conun peu lui - même. Il dit
(page 23) que Toussaint est parfaitementi incapable de tenir le
gu'on lui
langoge
prête ; et ces expressions
annoncent clairement
n'est pas le calomniatenr. que Tonssaint
Mais, à la page snivante,
toujours de Toussaint, il-dit parlant
a trompé le
: Ou il
gouvernement par sa
Santhonax,
guère plus
car il semble,
avancé; ;
tredire
sur ce sujet, se conun peu lui - même. Il dit
(page 23) que Toussaint est parfaitementi incapable de tenir le
gu'on lui
langoge
prête ; et ces expressions
annoncent clairement
n'est pas le calomniatenr. que Tonssaint
Mais, à la page snivante,
toujours de Toussaint, il-dit parlant
a trompé le
: Ou il
gouvernement par sa --- Page 58 ---
dernière
(48 )
geant d'un accusation, s en me charcrime que je n'ai
commis; oz bien ses lettres
pas
nistre dénontront
CZL miécrivoit, il étoit que, lorsgu'il les
c'est bien Toussaint mon complice. Ici
reconnoît
que Santhonax
Si
pour son accusateur.
Toussaint, pour noircir
thonax, a réellement
Sanconfidences
supposé des
il ne mérite squin'ontjamais eu lieu,
donts
point les ménagemens
Santhonaxusee envers lui(p.18).
Non-seulement il dément les
que lui ont donnés à l'envi éloges
voix, s et celle de
tant de
même; mais on ne Santhonax luide le regarder
peut s'empêcher
et le plus scélérat comine le plus fourbe
des hommnes.
Santhonax dit
>
(page 27) : <Jesuis
> le 7 fructidor
romeritcbes
>> rendre à mon dernier, pour me
> latif
poste au corps légis-
>> départ avoit Depuis neuf mois mon
été ajourné, à cause
P des --- Page 59 ---
> des troubles (49 )
>
du Sud et du
de-Paix. >
PortMais il s'explique
ment
bien différemannoncent (page19, 20 et 21). Ces
positivement
pages
sint-Lonrerere et
qne Tousdéterminés à livrer Raymond sesont
blanc et à Bourdon Santhonasavant
qu'une lettre a été (de 1'Oise);
eux pour l'inviter à concertée entre
poste au corps
se rendre à son
lettre avoit été législatif; faité
que cette
vaises intentions,
avec de mauéchappé aux ofliciers qui n'ont point
du Cap, etc.
de la garnison
Non - seulement
dit (page 17) qu'il Santhonax avoit
mént, mais il rend étoit parti libre.
diatement après de compte immécLa
ses motifs,
>>,
des restauration du
la
commerce et
>>
caltures,
ville du Cap, réédification de la
> profonde
enfin la paix la
- > ges, aux ayant succédé aux ora- plus
dévastations et aux danE --- Page 60 ---
>> gers de toute (55)
>> il, pouvoir espèce, je crus, dit-
>> France.
songer à retourner
>>
en
Mais (pagezi) il motive ce même
départ sur des considérations
différentes.
bien
Cc Onalloit, dit-il, se
>> lui
porter contre
>> dernières Ctweaaspesiamey aux
5> éviter l'effusion aentremita,lorsges pour
du
>> rection de la plaine, sang, linsur-
>>
l'incendiedes
propriétés et le massacre
> prictaires,
des pro55 fonctionnaires j'annonçai à tous les
>> mune du
publies de la com-
>
Cap, que j'allois
pour me rendre en
partir
>> corps
France au
législatif. >>
Comment concilier ces
motifs avecles
derniers
Santhonax précédens P u I
annonce
la
découverte ( cc d'un
(pagen8)
3: par : des prêtres et complot des
tramé
>et dont
émigrés,
Toussaint -
sétoit l'instrument, Lonverture
pour se dé-
>> mune du
publies de la com-
>
Cap, que j'allois
pour me rendre en
partir
>> corps
France au
législatif. >>
Comment concilier ces
motifs avecles
derniers
Santhonax précédens P u I
annonce
la
découverte ( cc d'un
(pagen8)
3: par : des prêtres et complot des
tramé
>et dont
émigrés,
Toussaint -
sétoit l'instrument, Lonverture
pour se dé- --- Page 61 ---
>>
(31)
faire de la commission
s nement. >>
du gouverOn doit croire
sormais
qu'il ne partira déabominable qu'après avoir déjoué cet
complot.
On s'attend du moins
pris le temps d'en bien qu'il aura
le dangereux mystère. approfondir
On est; tout surpris de
n'est plus question du
voir qu'il
plot, et que rien n'est tout du comprojet de départ.
changé au
: Le peuple, dit il
>> (pagezz) étoit consterné copendant,
> départ; on,ne
de mon
> opposer. >>
parloit que de s'y
cc. La municipalité
3 née du peuple,
vint, environ-
> déclarer
et en son nom, 3 me
> causoit les que mon départ annoncé
>>
plus grands mugmnres;
>> à chaque
Mem
instant, et
moyen- pour moi. de que.l'anique prévenir
des
>.mallieurs,étoit de -
rester 1 dans.la
E 2 --- Page 62 ---
> colonie
( (52) 0
> velles jusqu'à ce que les nou-
>> la
d'Europe me
quitter sans
permissent de
>> chose.p publique.s danger pour la
Certes, 3 de pareilles
étoient bien
invitations
qu'elles faisoient pressamtes, et les motifs
déterminans.
valoir étoient bien
Onconçoit diffcilement
lhomine gui, par zèle
comment
quillité de la colonie, pour la tranpuis neufmois son
ajournoit dedifféré encore dans départ, des
nel'a pas
aussi critiques.
coajonctures
Ce qui rend sur-tont
reux l'état de
bien doulou.
peut sortir en perplexité dont on ne
affaire, c'esto qu'on examinant toute cette
de reconnotre
est presqueforos
l'autre, il y a que; d'un côté ou de
que de l'erreur. nécessairement plus
Je ne dis point
soit
que. Santhonax
solation coupable de : je me réserve la conpenser que.ses torts ne --- Page 63 ---
(53 )
sont qu'appareus. Santhonax
pose qu'un fait : c'est la lettre n'oppar Toussaint -
écrite
pluvidse an
Louvesture, le 13
marine.
5, au ministre de la
Dans le commencement
de cette
des citoyens
Ecrte
Santhonax
et il dit : allez
etRaymond,
les citayens
pas croire que
Santhonaz et
trahissent les intérêts de la Haymond
La suite de la lettre
France!
s'applique
particulièrement à
Tonssaint y demande, Santhonax, et
l'intérêt de la
au nom de
:
jusqu'àla
colonie, qu'au moins
paix, ce
en place, et continue commissaire reste
Saint-Domingue,
de résider à
Comment, observe
Toussaint a-t-il pu, le Santhonax 13
s
parler ainsi d'un homme pluviose,
frimaire ou en nivôse, lui qui, en
ce qu'il dit, proposé
avoit, à
dance?
l'indépen3
demande, Santhonax, et
l'intérêt de la
au nom de
:
jusqu'àla
colonie, qu'au moins
paix, ce
en place, et continue commissaire reste
Saint-Domingue,
de résider à
Comment, observe
Toussaint a-t-il pu, le Santhonax 13
s
parler ainsi d'un homme pluviose,
frimaire ou en nivôse, lui qui, en
ce qu'il dit, proposé
avoit, à
dance?
l'indépen3 --- Page 64 ---
(54)
Toussaint
répondroit à cela,
doute, que lai lettre
sans
tion avoit été écrite dont il est quesentre la première dans l'intervalle
suivantes, > qui n'eurent conférence et les
floréal et en fructidor. lieu qu'en
Cesontces
sdernidresseclement
persuadérent à Toussaint
qui
thonax s'occupoit
que Sanprojet de rendre la tout de bon du
dante,
colonie indéponLa première -
été faite à cet sosertsrmegailidiaret égard,
en nivôse, n'avoit été en frimaire ou
lui que comme l'écart regardée par
imagination
fugitif d'une
sorte derêve distraite, sans
comme une
dessein.
consistauce etsans
Santhonax et lui s'étoient
mutuellement, l'un, de promis
songer etden'en plus parler; n'y plus
d'observer sur ce qu'il venoit l'autre,
tendre le plus inviolable
d'enToussaint regardoit secret.
comme non --- Page 65 ---
(55)
avenue, 3 une confidence qu'il
devoir être sans suite, etsur croyoit
il avoit promis de se taire. laquella
Pouvoit-il, à l'époque que l'on
cite, et dans de pareilles circonstances ; laisser rien transpirer de
cette aventure dans sa correspon,
dance avec le ministre P Devoit- il
afficher des soupçons qui, dans le
fait, n'avoient encore aucune cxistenceP Pouvoit-il, sans
sa parole, ne
manquer à
pas continner des s'exprimer sur le compte de
de la même manière Santhonax,
passé?
que par le
On est forcé de reconnoître
Santhonaxn'est pas bien
que"
à Ini-même dans les
conséquent
fait à
reproches qu'il
Touusint-Lanveiture
Il dit
(page 18) : C Je dois
> justice à
cette
>> c'est
Tousint-Lonvertnres
que par lui-mème il
s capable de concevoir
est in-
>> projets; et je sais, à n'en de pareils
pouvoir
--- Page 66 ---
5> douter, (56)
> obsédé, que s'il n'avoit
pas été
>>
travaillé an-dela de
s imagination, senti
il n'eft
toute
à sejamais conS
souiller du
rebellion. >
crime de
Rapprochons
celles des
ces expressions de
C Certes pages2 24 et 25.
5> être
3 si quelqu'un
S
soupgonméde
ponvoit
tême
favoriser le
> sansdoute dindépendaner , ce seroit sys5 n'a été celuidontlas
>
qu'une
viepolligue
contre la
révolte continuelle
> verture France.
a été Pun
Tossain-Lone
Vendée de
des chefs de la
2>
Saint-1
l'impulsion de Ces Domingue. Par
> qui
mêmes
>
l'entourent
émigrés
organisoit en
anjourdhut 2e 2 il
>> noirs. - et le 2791, la révolte des
5 proprictatres. massacre des blancs
>> commandoit En 1793 et 94, il
>> aux ordres l'armée des
>>
du
roi
brigands
il n'a passé au
catholique, et
S blicains
service des
que
répulorsrue les négo-
> qui
mêmes
>
l'entourent
émigrés
organisoit en
anjourdhut 2e 2 il
>> noirs. - et le 2791, la révolte des
5 proprictatres. massacre des blancs
>> commandoit En 1793 et 94, il
>> aux ordres l'armée des
>>
du
roi
brigands
il n'a passé au
catholique, et
S blicains
service des
que
répulorsrue les négo- --- Page 67 ---
> ciations
(57 )
> que
de paix lui ont
> de lui, PEspagne n'avoit
appris
s
plus besoin
Ily a évidemment
ilya amème
sontradiatien,
premières phrases incompatibaibe entreles
citer et les
que je viens de
Le tems et dernières les
(1).
ceront entre éronemens prononsaint- Lomvertare, Santhionax, et Tonspenser de faire des pour nous disobgervations.
réflexions sur ces
Cependant
n'avoit
les
pas eu Amtertaineate
ofliciers Tapprobation de tous
L'un d'eux, généraux de l'arméel
Elienne
elaesiiena de
et Mentorya alors
depuis député
"cinq AuncDantagies au
ver cents, eut le
conseil des
avec force contre courage de s'élela mesure
(1) Extrait de
pronouvelles
du
9 par
Saatbiesee
Obaervations
conseil des anciens, Rallier, ex-membre sur --- Page 68 ---
(58)
posée, et d'en présenterà ses camarades les terribles
fit plus; il-rassembla conséquences : il
les officiers
lui étoient subordonnés
qui
et ceux qui
partageoient son opinion, leur fit
jurer attachement et fidélité à la
république française, et mort contre
tous ceux qui parleroient de sC séparer de la mére-patrie.
Avant de continuer la narration
des faits, nous croyons devoir faire
une mention particulière de cet adjudant-général,
Jug Etienne Mentor, dela classe des
noirs libres, et propriétaire à SaintPierre de la Martinique, où il étoit
né en 1771, avoit reçu de la nature
tous les dons qui peuvent
la
disposer à
constance et au courage dans les
grandes vicissitudes de la vie; et de
l'éducation, tous les principes qui
peuvent en embellirles instans
sibles. La révolution
paivint le plonger, comme tous les autres noirs, --- Page 69 ---
dans Talternative (59)
de
de sa défense
T'esclavage.
od
noirs fat
Quand la liberté des
de Ia
proclamée, 9 il devint l'ami
jamais France, et' il lui voua
au grade attachement êt fidélité, pour
de
Elevé
de la
capitaine des chasseurs
lammentc Goadaloupe, il combattit vailil ne céda tcontreles la
Anglais, auxquels
été chargé batterie dont il avoit
les siens tués 3 que lorsgu'il vit tous
lui. Fait
ou renversés à côté de
ptisonniér et déporté
Angletorre, il conçut et
en
projet, à la vue des
exécuta le
sant, de
côtes d'Ones.
le conduisoit s'emparer dn bâtiment
le
en
qni
mener à Brest. Angleterre, ,-et de
Cette
la entreprise le rendit à la andacieuse
France.
liberté et à
dans un Incorporé, à son
bataillon, il fit
arrivée,
gne dans la Vendée
une campaWextermam
sous le
à Paris
; il fut ensuite général
pour donner
appelé
mens surla prise de des
la
renseigne
Guadeloupe,
.
le conduisoit s'emparer dn bâtiment
le
en
qni
mener à Brest. Angleterre, ,-et de
Cette
la entreprise le rendit à la andacieuse
France.
liberté et à
dans un Incorporé, à son
bataillon, il fit
arrivée,
gne dans la Vendée
une campaWextermam
sous le
à Paris
; il fut ensuite général
pour donner
appelé
mens surla prise de des
la
renseigne
Guadeloupe, --- Page 70 ---
ét nommé,
(6)
, en l'an 8, adjoint
aux
pour
suretioms-pendres
mingue.Il arriva dans
Saint-Dol'événement du 30 cette lleaprés
avoit compromis la ventdse, gui
du général
liberté et la'vie
délenseur des Lavéau; il devint le
ment
agens du
français, et l'appui gouvernepéens opprimés.
des EuroAppelé auprès de
ses
il
menasttenenite
taleris militaires
mérita P ar
dération qu'il avoit et par la consiles noirs, d'être
obtenne parmi
fiance intime de admis dans la conélevéan
ce général, et
grade (
d'être
l'armée de sutajedant-générale de
dans les relations Saint-Domingee. C'est
qu'il leut alors avec
lé
qu'il
Tosaintontedtsde
secret de son ambition. pénétra
rage à la dévoiler lui
Son coumais le
valut des fers.;
peuple de
ne tarda pas àl le SeintcDomingue
ontrage, en le dédommager de cet
conseil des cing rommant député au
cents. C'est là
que --- Page 71 ---
seul, ou
(61).
partisans presque seul contre
nombrenx de
les
en l'an
il eut
mHeAue
Tousaint
6, de démoncerler encore la force,
dépendaice du général projet d'in.
ingue, Les
et de signaler de Saint-Do.
soupcons de
sa
geance que les amis partialité et perfidie. de venLonverture
de
ne le
firent planer Tousain.
vit au neauragirett
sur sa tête,
directoire
pas; il en écri:
journaux
exécutif:
de ses vives devinrent les
plusieurs
de les
alarmes, 3 et dépositaires il
publier que lorsqu'il ne cessa
Eoin ga'il n'y avoit
vit les
pour sa persomme, plus que contrelul, du
Pour la chose
danger
Ses
publique, insemeatit
fut desenciadonti exclu
Cet dineirerse
brumaire. du corps legislatif officier noir
térisent Parniles traits
au 18
nous ne son coeur bon et qui carac.
les journaux citerons. - que celui humain,
ont rendu
dont
compte en
lorsqu'il ne cessa
Eoin ga'il n'y avoit
vit les
pour sa persomme, plus que contrelul, du
Pour la chose
danger
Ses
publique, insemeatit
fut desenciadonti exclu
Cet dineirerse
brumaire. du corps legislatif officier noir
térisent Parniles traits
au 18
nous ne son coeur bon et qui carac.
les journaux citerons. - que celui humain,
ont rendu
dont
compte en --- Page 72 ---
(6a) à Brest, sur
Il était
nivôsc an 9.
mala Créole, 2 lorsqa'un entraila frégate
à la mer et fut
des
tclot tomba flots. Tandis que
né par les nombreux siniuoiset
spectateurs
que
son sort,
mer , et
Nirenteretecenet
sur
s'élanga à la
le
son courage, de sa vie , arracher ceralla, au péril matelot à une perte
malleureuxe
taine.
hardieautant qu'hoSa démarche
à
-
itoumsint-Lan
norable, parvint
il ledit garsur-le - champ
de
verture ;
et un : ordre signé
der à vue, donné pour l'arrêter,
main fut
de ses
sa
(4), un * des.agens chargé de
Christophe
fut
actes Tramaiqsess Mentor fut arrêté penr
Yexécuter.
et
candsitenpiden
dant la nuit
de ioleret,Tous
Apiscetace
affidés de Tedusattaner la flotte fran-
(yLeades lors side Parrivée de
et se
ture, qui, mit le feu: à cetto-ville,
gaise au Cap, lueur de Vincendies
setira à la --- Page 73 ---
saint rassembla (63)
son Rouvernenent, de nouvean dang
gu'il savoit attachés tous les officiers
ceux dont il n'étoit à la France,et
l'entier
pas assuré de
sèrent leur déropemens. tous lui refujet de renvoi assentiment de
pour le prochaleurdelac
Santhonax. Dansla
même larrêter. discusion, ils voulurent
béroient sur ce Tandis qu'ils délipalité du Cap, les projet, la municituées et le peuple firent autorités constianécomtennemetie On éclater leur
touchoit au
E lorsque
formé de
gémérale,
ce-qui se
9 inetriomater
dedanger, se
passoit et
a la
effrayé
Penibscdase. otagneipaatians
Voici l'adresse
qu'on prétend, au qu'il envoya , à ce
nax, pour accélérer citoyen Santhofructidor an'5.
son départ,le3 --- Page 74 ---
(64)
TiuiziasZanomun,
général en
chef de Saint *
Domingue 3 au
citoyen Santhonar 3 représentant
du peuple et commissaire délégué
aux Iles SOULS le vent.
CC Privés depuis long- tems des
5> nouvelles du gouvernement fran-
>> çais, ce long silence affecte les
>> vrais amis de la république. Les
> ennemis de l'ordre et de la liberté
>> cherchent à profiterde
3>
où nous
l'ignorance
sommes, pour faire circu-
> ler desnouvelles, dont le butestde
> jeter le trouble dans la colonie.
>> Dans ces circonstances, il est
>> nécessaire qu'un homme instruit
>> des événemens, et qui a été le
>> témoin des changemens
qui ont
>> produit sa restauration. et sa tran-
> quillité, s veuille bien se rendre
>> auprès du directoire exécutif
> lui faire connoître la vérité. pour
2 Nommé député de la colonie au
corps
-
> ler desnouvelles, dont le butestde
> jeter le trouble dans la colonie.
>> Dans ces circonstances, il est
>> nécessaire qu'un homme instruit
>> des événemens, et qui a été le
>> témoin des changemens
qui ont
>> produit sa restauration. et sa tran-
> quillité, s veuille bien se rendre
>> auprès du directoire exécutif
> lui faire connoître la vérité. pour
2 Nommé député de la colonie au
corps --- Page 75 ---
35 corps législatif, (65-)
3 impérieuses
des
>
vous
circonstances
de rester
firent un devoir
> milien de quelque temps encore au
>> fluence étoit nous : alors votre in-
>> bles
nécessaire; 3 des trou-
>>
nonsavoient
les calmer.
agités, il falloit
S dre, la paix, Aujourdhui le
que l'or-
>>
zèle pour le réta-
> surnos
nos
neeieatse
ennemis
succès
>
extérieurs et leur
>
Impuisance, vous
vous rendre à VOS permettent de
>> dire à la France fonctions, alles
> vu, les
Ce que vous avez
>> été témoin prodiges dont vous
> défenseur ; et soyez
avez
de la
toujours le
>> vous avez
cause sacrée
> sommes embrasace, et
que
les éternels
dontnous
>> Salut et
soldats.
respect,
Signe,
Cette
fenumtanenase
adresse fat
signature des officiers présentée à la
du Cap;
de la garnison
Nbnintisihener
F --- Page 76 ---
(66),
les hauts cris contreTouse de
On jetoit
on lui sompconnoit se
saint : comme intentions 1 on alloit
mauvaises
lui aux dernières exporter contre
éviter V'effutrémités s lorsque, Vinsurrection pour
de la
sion da sang,
des proptictés et
plaine, lincendie
Sanle massacre des proprietairess à tous les fonction-.
thonax amonça de la commune du
naires publics
rporserenire
Cap, poilallitgardrn légialauit.
en France au corps
ceux nevaudetur
Cependant, de Roeancian
parés de l'esprit des effets de sa
verture, alarmés dictèrent une seconde,
lettre, luien de la première.
interprétative --- Page 77 ---
(67)
Toussaint
Louverture, 9
chefde P'armée de
genéral en
gue, au citeyen Saiat-Dominimaemmandipespline Santhonar, re..
aMuguiparle
commissaire
Iles SOLLS le vent. gouvernement aux
cc CITOTEN
CONMEISATRE,
>> Le voeu du
>> mingue s'étoit peuple de Saint-Do-
> le
fixé sur vous
représenter au
pour
> dans la lettre
corps législatif:
>
que nous vous
écrite, nous ayons
avons
>> notre assentiment voulu joindre
> volonté générale. particulier à la
>> de la liberté
Si les ennemis
>> vous
s'obstinent encore à
>>
poursuivre,
nous avons
dites - leur que
>> efforts
protesté de rendre leurs
>> inoyens impoisans, sont
et que nos
>
notre courage, - notre
>>
peradvérance, notre
vail et de lordre. amour du tra-
> vertus et notre
C'est par nos
attachement à la
F 2
assentiment voulu joindre
> volonté générale. particulier à la
>> de la liberté
Si les ennemis
>> vous
s'obstinent encore à
>>
poursuivre,
nous avons
dites - leur que
>> efforts
protesté de rendre leurs
>> inoyens impoisans, sont
et que nos
>
notre courage, - notre
>>
peradvérance, notre
vail et de lordre. amour du tra-
> vertus et notre
C'est par nos
attachement à la
F 2 --- Page 78 ---
( 68) )
que nous répondrons
>> république,
et, d'après ce
S à leurs-calomnies; dans la colonie,
> que vous avez vu qu'ilv Ivous étoit
>> vous avezdéjisentic
cause,
>
>
maten.daunaurenung
de terrasser nos ennemis.
>> que qu'il en soit, ce chefde noirs
Quoi fureur d'avoir trouvé une
entra en
Déjà il rassempareille opposition. et V'exhortoit t'au
bloit son armée,
dontla
carnage, quand Santhonax, conprésence au Cap sembloit décida y
à
jurer tous les désastres, se
Il partit de Saint-Dos'embarquer. fructidor an 5; ses colmingue le 7
quitté la colonie
lègues avoient déjà
avantlui, à Yexception de Raymond,
entièrement dévoué à Tousmulâtre
conserver
saint , et auquel , pour il voulut bien
quelques apparences, dela colonie
Sontertalintmtaraten,
après le départ de Santhonax. d'éPrévoyant bientôt quele coup
yenoit d'exécuter à l'égard
clat qu'il --- Page 79 ---
du commissaire (69)
une forte sensation français, à
produiroit
sa
Paris s et
démarche, en dévoilant
que
jets, nelefit
ses pros'emparerdug soupçonner de vouloir
Domingue, Pomvemenend.sunt il fit
trois commissaires passer en France
en
chargesd'accuser
voulu
umenomSanthoras
proclamer
comme ayant
lindépendance de
Sent-Domingse, chef
et se constituerle
suprême de cette colonie.
propagée comme un
eet
Caacerretd
Louverture
fait; Toussaint.
triompha,
comme le sauveur de la etfutregardé
Le directoire,
colonie.
pour lui donner des
témoignages et des
tisfaction et de sa prenves de sa salui fit présent d'un rebonnoissace,
brodé, d'un
habit richemnént
plusieurs paires superbe de
sabre, et de
mnanufacture de
pistolets de la
Versailles.
Toussaint - Louverture,
départ de Santhonax,
après le
força s par --- Page 80 ---
(70) )
ses intrigues etses
missaire
violences, le comRaymond à lui abandonner
T'administration de la colonie. Cet
agent, venduau parti de
dès qu'il se vit en place, Toussaint,
fecter
voulut afl'indépendance 3 il demanda
compte des sommes qui
exister dans les caisses devoient
vernem ent. Cette audace du gougénéral en chef,
déplut au
ce commissaire
qui appela sur
la troupe. La l'animadversion de
n'avoit
garnison du Cap qui
le
pas reçu de solde
départ de Santhonax, depuis
leva : on
se soudirigea son
ment et sa fureur
mécontentesaire
contre le commisdangers Raymond 2 qui, effrayé des
qu'il couroit,
les mains du
déposa dans
général, les rênes d'une
administration chancelante
dangereuse pour lui.
et trop
en sut gré; et ce fut Toussaint lui
de ce chef de
par le moyen
noirs,qui voulutle récompenser de ce sacrifice,
2 que le
Santhonax, depuis
leva : on
se soudirigea son
ment et sa fureur
mécontentesaire
contre le commisdangers Raymond 2 qui, effrayé des
qu'il couroit,
les mains du
déposa dans
général, les rênes d'une
administration chancelante
dangereuse pour lui.
et trop
en sut gré; et ce fut Toussaint lui
de ce chef de
par le moyen
noirs,qui voulutle récompenser de ce sacrifice,
2 que le --- Page 81 ---
(71) )
commissaire Raymond fut
député au corps législatif, nommé
Il le fitp
en l'an 6.
se
passer en France avec ce
mettant peu en peine des
titre,
de sa
résultats
nomination, 3
se défaire d'un homme pourvu qu'il pàt
tendu lui résister.
qui avoit préLe directoire exécutif
d'approuver la conduite (1) feignit
saint - Louverture
de Tousremplacement de > et pourvut au
néral
Santhonax.
Hédouville fut
Legéplace (2); c'étoit le envoyé à sa
peut-être
seul homme
capable de rétablir la tran-
(1) A cette
la conduite du époque, on chercha à expliquer
n'avoit presqu'aucune directoire; on crut voir qu'il
les colonies. Il les faisoit donnée certaine sur
il gouvernoit lui-méme la gouverner comme
(2)
France.
tout le Hedopvilles cours de la général de division, dans
par la douceur de ses révolution, se distingua
deiteirnéprochable. principes et une congrande partie la
C'est à lui qu'on doit en
où il se
pacification de la Vendée
comporta en homme éclairé et véri- 9 --- Page 82 ---
quillité dans les (73)
pandre les germes colonies, de
3 d'y réet d'y faire
la moralité,
Hédouville, refleurir le commerce. 9
paciliques, vit malgré ses intentions
s'évanonir. Il bientôt ses sespérances
avoit affaire à ignoroit alors qu'il
ambitieux;
un homme fourbe,
la France et dissimulé, qui trahissoit
de l'antorité qui visoit à lasurpation
Asona arrivée suprême.
point
au Cap, il ne trouva
néral étoit alors
; Ce
Aoomeisetctader
tion militaire, occupé à une opéra- geritent d'être
dont les détils-mé.
lement
circonstsneiés,
parce qu'ils sont liés non-sendiegrace dagénéral
avec la
parce qu'ils mettent Hédouville, mais
nouveau trait
en évidence un
fidie de
remarquable de la perhaesmetoamenterias
tablement
mnener. au sein philosophe, de la
en contribuant à raégarés par le fanatisme république, des hommes
suggestions des émigrés, des prétres et les.
Ce
dont les détils-mé.
lement
circonstsneiés,
parce qu'ils sont liés non-sendiegrace dagénéral
avec la
parce qu'ils mettent Hédouville, mais
nouveau trait
en évidence un
fidie de
remarquable de la perhaesmetoamenterias
tablement
mnener. au sein philosophe, de la
en contribuant à raégarés par le fanatisme république, des hommes
suggestions des émigrés, des prétres et les.
Ce --- Page 83 ---
Ce chefdenoirs (73)
moyens de consommer scherchantrousles
voulut mettre dans
sa tralison,
puissances ennemies ses-intérêts les
on doit présumer dela France;et
fut celle dont il que l'angleterre
plus de soin l'appui. rechercha avec le
C'est dans ces
général anglais circonstances que le
Toussaint.
Mnyland proposa à
de
Louverture l'évacuation
de Saint-Marc, dn
Jérémie, 2 du Môle Tortau.brinces
ces dont TAngleterre et autres plapossession'a Saint-I étoit encore en
Celte proposition Domingue.
muniquée au
ayant été comsa qualité d'agent sénerailiedouvile, direct
en
Nuiguejilstemnprees
de la répules réservant néanmoins detscentenite de
clauses et la dignité traiter avec
nement qu'il
du gouverserve effraya représentoit. les
Cette rése trouvoient dans émigrés colons qui
pées par les
les places OccuAnglais; ils déchirérent
G --- Page 84 ---
(74)
publiquement les proclamations du
commissaire français, firent
les
rompre
préliminaires, en
ne vouloient
déclarant qu'ils
reconnoître que Toussaint-Louverture, doient
et qu'ils n'entenla
traiter qu'avec lui. En effet,
ral capitulation rédigée par le génésentie Mayland et les colons fut consans la participation du généralHédouville, entre
le général anglais,
Toussaintet
Comment les Anglais oublièrentils, 3 dans cette occasion, la trahison
infâme dont Toussaint-I
s'étoit rendu
Louverture
coupable à leur
en 1795, six ou sept mois
égard
massacre des
après le
Espagnols à la Marmelade, et sa rentrée sousles
de la république? Ce trait, drapeaux
nu, mérite d'être raconté, peu conThomas
Le sieur
pesa
Brisbanne, major des troula sanglaises,occopoiti ville de
cette époque
dances
Saint-Marc et ses
: Tonsmint-Lonveruse, dépenqui --- Page 85 ---
(75)
avoita talorsleplus
pirer quelque confiance grandintérêt d'insLaveau, et de
au général
ration sur lui ramnener la considérésolut de
par un coup d'éclat,
s'emparer de cette
par un stratagême. En
place
il fit dire au
conséquence,
dégoitéde servir général la anglais que,
desirant
république, et
de
passer SOuS les drapeaue
LAngloterre, il étoit
livrer les
prét à lui
Gonaives, les
autres places qui étoient Verettes et
ordres, s'il vouloit lui
SOuS ses
rendez-vous au
accorder ZLTE
crédule Brisbanne point de PEster. Le
marche
s'étoit déjà mis en
pour se rendre au lieu
qué, lorsque quelqu'un
indilui fit heuà un
avoit
frunmenobamermeil.
homme sans foi, vieilli affaire
perfidie, et qui se faisoit
dans la
violer les promesses les
un jeu de.
plus sacrées,
Cerobservations le firent
ses pas. Cependant, revenir sur
manquer une occasion pour ne pas
favorable, si
G2
le Brisbanne point de PEster. Le
marche
s'étoit déjà mis en
pour se rendre au lieu
qué, lorsque quelqu'un
indilui fit heuà un
avoit
frunmenobamermeil.
homme sans foi, vieilli affaire
perfidie, et qui se faisoit
dans la
violer les promesses les
un jeu de.
plus sacrées,
Cerobservations le firent
ses pas. Cependant, revenir sur
manquer une occasion pour ne pas
favorable, si
G2 --- Page 86 ---
(76)
Tousaint-Tomertre dans
étoit
ses propositions
sincère
envoyer à sa place ,il crut devoir
thier, émigré
un nommé Gaufrançais,
en second à Saint-Marc. commandant
vée,
A son arrid'avoir
tonsain-Lonrerture,
manquésa
furieux
et conduire
proie,le fit arrêter
fusillé,
auy "port de Paix, où ilfut
gré,eten premierement second
comme émivoula
lieu, , comme ayant
cprromprele vertueux général
Tonuaine-Lotverierer !!!
Les actes detrahison et de
ne coûtoient rien à
perfidie
verture. Iminéliatement Toussnint-Lon.
pitalation dont nous'
après-la Ca.
ler, il se rendit au venons de parentrée dont tla
Mole ; il fit une
rision de la
pompe étoit une départ de ceux
tant de Sujets de le
quiavoient
mépriser
(1) Quind il se rèndit la
Cap, On le vit précédé de première foisau
accompagnéde 20 dragons, dont ses les écuyers et
casques --- Page 87 ---
il fut reçu à la (77 )
un dais, et conduit principale porte sous
acclamations
au milieu des
et au, bruit du canon
jusqu'an gouvernement. Un
magnifique lui fut
repas
Anglaises
servi; les troupes
manoeuvrèrent
sa présence, et le
ensuite en
lui fit
général Mayland
présent, au nom du roi dAnbronze. gleterre, d'une pièce de canon de
Une pareille démarche de
de
la part
murmures Touwmint-banvenere, des
excita les
dela France. Ils véritables partisans
hautement de se plaiguirent assez
publique, dans. l'ontrage fàit à la réagent.Pour
la personne de son
faire
et pour avoir en. même cesserleurs plaintes
texte de renvoyerle
tems un pré:
général
Hédou- 4
ornés de crins couleur de
revétus de
pourpre, étoient
un pas sans lamcsd'argent. élre
Il ne fuisoitjamsis
pareil éclatant. environné de tout cet ap. --- Page 88 ---
ville en
(78 )
Europe,
ture résolut de TousaintTomver.
tions , de le faire calomnier ses intenennemi secret des passer comme un
étoit de les
noirs, dont le but
vage. Pour avoir replonger dans l'esclaappuyer ses
un motif qui pût
fit adapter perfides intentions, il
par les
français un
commissaires
dont il avoit réglement sur la
:
culture,
bases.
lni-même rédigé les
Anssitôt que ce réglement
blié,les ennemis du
futpufrançais, et les
commissaire
ToumaistLonventore agens stipendiés de
tyrannic et à la violation crièrent à la
droits naturels de
de tous les
réglementaire fut Thomme; l'acte
me un acte attentatoire teprésenté comdes noirs : des
à la liberté
mures on en vint propos et des murvie du généralHedouville aux menaces, et la
ger. Deux de ses
futen danrent massacrés aides-de-camp fuprès de la ville de
commissaire
ToumaistLonventore agens stipendiés de
tyrannic et à la violation crièrent à la
droits naturels de
de tous les
réglementaire fut Thomme; l'acte
me un acte attentatoire teprésenté comdes noirs : des
à la liberté
mures on en vint propos et des murvie du généralHedouville aux menaces, et la
ger. Deux de ses
futen danrent massacrés aides-de-camp fuprès de la ville de --- Page 89 ---
(79)
Saint-Marc, au moment où ilsreve.
noient d'une mission officielle
aux
Cayes, pour se rendre au
Le général IHédouville, Cap.
dans l'im.
puissance de faire le 'bien, et dont
la vie étoit ouvertement
ainsi que tous les blancs de menacée, la colo- s
nie, contre lesquels
verture.
Toussaint-Lous'avançoit à la tête de son
armée, prit la résolution de
ser en France, en nivôse an repastrois mois de résidence
7, après
Le directoire
au Cap.
français eût da
ser, d'après le retour du
pendouville,
général Héque
trahissoit les Tousaing-Louverture intérêts du
gouvernefaits, soit
EtmatE
prévention, soit enfin
autre motif, ni
tout
l'intégrité du généralHédouville, ni ses plaintes
vées ne purent dessiller les
motidirecteurs.
yeux des
Toesaine-Lourerture
les traces d'Hédouville envoya sur
un de ses
--- Page 90 ---
stipendiés
(-80 )
(1), qui osa
impndeur le commisaire accuser avec
d'avotrvoula noirs,
attenter à la français
d'êtreun
libertédes
dilapidé les fonds ambitienx, et d'avoir
vernement le crut, publics ; le goueroire : il auroit da ou feignit de le
culpations anssi
rejeter des infaire une distinction absurdes, et savoir
vertneux, conm
entreun citoyen
quiavoit renda de par sa moralité, et
la chose
grands services à
lequel il publique, n'avoit et un homme sur,
mens tres-douteux. que des renseignedouville fut
Le général Hé
Louverture disgracié, fut
et Toussaintseconde fois comme regardé encore une
colonie.
le sauyeur de la
Cependant, le
avoit laissé en genéralitétouville
partisans de partant de
ses
nombreux
avoient osé défendre opérations, et qui
ses intérêts et
(1). Le colonel Vincent. --- Page 91 ---
s'étoient
(81)
Toussaint. opposés aux violences de
Louverture.
commissaire français Ledépart du
rière aux
ouvrit la carnoirs, et rien vengeances de ce chef de
de ses
n'arrêtant plusle cours
moler faureurs, il résolut
à ses
de les impart furent arrêtés ressentimens. La plufers, etbientôt
3 jetés dans les
après fusillés,
partisans de la France
comme
furent noyés
(1). D'autres
rade de Saint-Marc. pendant la nuit dans la
niers on compte Noël Parmi ces derJonel du 3e, régiment. Léveilld, Co,-
distingué, aussi
Cet officier
ses talens militaires recommandable par
sque par son atta-
(1) Parmi ces victimes,
1o, Maribdltmids 3 on compte 9
20, Pierre Michel, Limbe, chefdebripade,
30, Moline, Edonard général de brigade,
4°, Pierre Paul,
Collot.
mine!,
juge au tribunal cri50, Et Christophe
gade.
Mornai, 3 chef de bri-
3e, régiment. Léveilld, Co,-
distingué, aussi
Cet officier
ses talens militaires recommandable par
sque par son atta-
(1) Parmi ces victimes,
1o, Maribdltmids 3 on compte 9
20, Pierre Michel, Limbe, chefdebripade,
30, Moline, Edonard général de brigade,
4°, Pierre Paul,
Collot.
mine!,
juge au tribunal cri50, Et Christophe
gade.
Mornai, 3 chef de bri- --- Page 92 ---
(82 )
cheient à la France,
lui les regrets de
emporta avec
étoit l'idole.
ses soldats dont il
Son régiment, qui avoit
murmuré de cet acte arbitraire, fut
renvoyé au Môle et bientôt
licencié.
après
Ces vengeances affreuses de Toussieurs colons à
etnmietre
milles etleurs abandonnerleurs: fade s'exposer à propriétés, devenir plutôt que
les
sa fureur.
objets de
Toussaint - Louverture
suivoitses projets
cependant
amis de la France ambitieux; tousles
mort, tandis
étoient livrés à la
avec les
qu'il cherchoit à se lier
puissances qui faisoient la
guerre àla république, et à
un appui. Si l'on en juge s'enfaire
ragraphe inséré dans le par un paMorning
Chronicle, sous la date du 18 thermidor an 7, ses négociations à
dres n'étoient
Lonce
pas sans effet. Voici
qu'on y lit : --- Page 93 ---
(83) )
ec Samedi dernier, dit cej
> 27 juillet, le général journal,
> arriva dans la dernière Mayland
> la Jamaique.
flotte de
Nous
>> nos lecteurs
apprenons à
que cet oflicier
>> gué a parfaitement réussi distin-
>> négociation
dans sa
avec
>> verture... Il
Tonssaint-Lona mis nos
>> commerciales
relations
> sur un pied
avec cette colonie
qui nous assure
>> les avantages
tous
commercianx
> nous sommes en droit d'en que
>> dre, etcela, sans
atten-
> rienla sûreté de compromettre en
nos colonies
Au général Hédouville
(1
Roume,
succéda
9 qui résidoit à Santo-Do-
(1) En mettant sous les yeux de nos
teurs ce paragraphe, nous ne
lecmontrer
prétendons point
PAngleterre sous un
toute
jour
puissance en guerre avec une odieux;
le droit, selon les
autre, a
cher ses
publicistes 9 de cherles
avantages par- tout où elle peut
trouver, mais de
la
de
développer perfidie
Tounaint-Losverture, qui, tandis qu'il --- Page 94 ---
(84)
mingo, en qualité
d'agent de la ré.
dn directoire de
ordre
manaieNmks
et d'y prendre les se rendre au Cap,
rênes de l'adminsanationgenéraile
Ce nouvel
quille pendant agent les fut assez transon administration. premiers mois de
verture, loin de Tousaint.-Lon.
tallation,
contrarier son
9 la favorisa de
inspouvoir. Son but,
tout son
sorte, fut
en agissant de la
tion et de d'éimployer son intervendans la
s'étayer de son autorité
anulâtre guerre qu'ilavoit déclarée
On Rigand, général du
au
sait quels furent
Sud (2).
les désastres
entretenoit, français dans par SES agens, le
tamoit des
la plus parfaite gouvernement sécurité
de la France négociations auprès des ennemis , en-
(1) Jamais hoinnte pour leur livrer la colonie.
qu'André Rigaud.
ne fut plus calomnié
jourd'hui
L'événement
prévu
que ce général de apprend aupresque tous les desseins de brigade avoit
Toussaint.
ait quels furent
Sud (2).
les désastres
entretenoit, français dans par SES agens, le
tamoit des
la plus parfaite gouvernement sécurité
de la France négociations auprès des ennemis , en-
(1) Jamais hoinnte pour leur livrer la colonie.
qu'André Rigaud.
ne fut plus calomnié
jourd'hui
L'événement
prévu
que ce général de apprend aupresque tous les desseins de brigade avoit
Toussaint. --- Page 95 ---
que
(85)
prodnisit la
s'éleva entre ces guerreintentine deux
qui
tres dont
chefs, désastira encore Setat-Doningne se ressengénéraux long - teins. Ces
se
deux
ment dans le baignérent alternativetoyens. C'est sang de leurs conciatroce que
pendant cette guerre
massacrer les deux
fit
LAomartetan
lation de
tiers de la
popuCap, tous les
s et au
Aat-beminges
désignés
noirs
frangaise. sous le : titre propeiétuires, de la
faction
André Rigaud,
vainen,se sauva de
en
lecabeieatel
France. Son famille, etse rendit
la vengeance de départ forcé livra à
ture ses plus intimes fomuaetibes
fusillés
amis, quifurent
de ce chef depinbyablement de
par ordre
Louverture,
noirs, malgréles protiqués' de sa Voyez les Mémoires
tiendra de conduite, dans
apologé.
affaires-de grands
lesquels on' ob.
la colonie, éelaircisemens sur les --- Page 96 ---
(86)
faites de pardon:
messes qu'il avoit prendroient le parti
ner à ceux qui clémence.
de se livrer à sa
débarrassé
setammnsn qui pouvoit
d'un. rival dangereux tourna ses intrinuire à ses projets,
Roume.
du côté du commisaire fomen.
gues la suite duseinsurestion conA
ce commisaire,
tée à dessein, du droit des gens
tre la violation
de brigade
fut arrêté par le général
de
-
Tousmint-LouMoyse, 9 neveu conduit au fort Bréda 3
verture, et
nenfjours exposé
oà il resta pendant outrages et aux plus
aux plus grands
oruelles avanies.
de
TocmintLoarge
L'intention
le courage du
ture étoit de lasser et de le forcer
commiseaire Roume,
d'exisacrifice qn'il se proposoité
au
ger de lui.
de soufirances
Après neuf jours
de brigade
le général
le, somet d'alarmes,
à lui, et
Moyse se présenta --- Page 97 ---
(87 )
de lui donner son consentement
ma
la possession de la
par écrit, colonies pour espagnoles . 2 qui
partie des cédées à la France par le
avoient été
conclu entre la réputraité de paix
cafrançaise et sa majesté
blique
tholique le roi d'Espagne. fidèle à
Roume,
Le commissaire répondit qu'il ne pouson devoir,
deà une pareille
voit acquiescer
delefusiller avec
mande.On menaça
femme et ses enfans: ces menaces
sa
l'intimider. Après avoir
ne purent
vainemployé tous les moyens pour
de
cre sa résistance 2 on le blancs menaça dela
faire massacrer tous les
colonie.
le danger ne plana que
Tant que celle de sa femme et de
sur sa tête et
une réRoume opposa
ses enfans,
mais lorsqu'il vit
sistance glorieuse; s'étendre esur les blancs de
quflalloit
fermeté l'abandonna,
la colonie, sa
desiroit de
et il promit tout cequ'on
vainemployé tous les moyens pour
de
cre sa résistance 2 on le blancs menaça dela
faire massacrer tous les
colonie.
le danger ne plana que
Tant que celle de sa femme et de
sur sa tête et
une réRoume opposa
ses enfans,
mais lorsqu'il vit
sistance glorieuse; s'étendre esur les blancs de
quflalloit
fermeté l'abandonna,
la colonie, sa
desiroit de
et il promit tout cequ'on --- Page 98 ---
(88) 11 )
de Touslui.lécrivit souslecouteand à donn Joachim
stat-Lonverture,
, pour
Garcia, à Santo-Doningo
Pinviter à livrer la partie espagnole au
dans le traité de paix,
comprise chef des armécs de Saintréquigénéralen ou à sa première
Domingue, Joachim Garcia protesta
sition. Dom
invitation du
d'abord contre cette mais sur la
commissaire français ; Tonssaintd'invasion par
menace
il chercha à trainerlaf:
Louverture,
afin de pouvoir
faire en longueur, 7
Enconson gonvetnenest
prévenir
trois moispour
ildemanda
dont il
séquence,
espagnole
-
évacuer le Rommaimtteanenure partic
lui
s'agissoit. délai; mais ce n'étoit
accorda ce
tandis que dom Joaqu'une feinte ;
sur sa prochim Garcia, se reposant
de son
attendait la réponse
messe,
Hesint-Laoter
gonvernenents
sur
fit
avancer to,oohommes
Santo-Domingo ture
pour s'en emparer. Les --- Page 99 ---
(89 a )
qui n'avoient pas
Les Espagnols résister, évacuè:
assez de forces pour et se retirèrent
rent Santo Domingo, de Cuba et de Portodans les Ales
Ricco.
en possesSonaintLoavenurey qu'il con.
sion de ela partie espagnole Roume de son gonvoitoit, arracha
dans
et le fit conduire
vernement, ville de Vintérieur. 3 au
une petite où il resta dans les fers
Dondon, mois.Rendu3 à la liberté,
près de sept
connue à Saintdepuis la nouvelle
contre
Domingue d'une expédition
ils'est retiré aux Etats-Unis
cetteille,
linstant
d'Amérique 2 en attendant France.
favorable de se rendre en
Toussaint - Louverture, 3 croyant
avoir rien à redouter, s'em.
ne plus
les
2 et compara de tous
pouvoirs, les sactes d'un soumença àyexercer
verain. avoir calmé des troubles
Après dans la partie du nord, où
arrivés
H --- Page 100 ---
plus de 600 blancs (90) )
il fit fusiller le
furent massacrés ;
avoit fomenté général Moyse 3 qui
Sa
ces troubles.
puissance s'accroissant
en jour, 3 il résolut de rendre de jour
lonie indépendante de
la COet de lui dicter des lois, lamétropole,
tituant le chef
en s'en constitution fut faite suprême. à la
Une consnée et proclamée hâte, sanctionpar lui.
Le5frimaire, ilfit distribuerla
clation suivante,
proavoit fait l'énumération danslaquelle, après
prétendus services
de tous les
àla
qu'il avoit rendus
république française,
les enfans à honorer
ilexhorta
mères. Cette
leurs pères et
d'un
pièce, qui a plutôt l'air
sermon que d'une
tion, est assez curieuse proclamarapportée ici,
pour être
cc Depuis la
-
tout ce qui a rérolution, j'ai fait
dépendu de moi
ramener le bonheurdans
pour
pour assurer la liberté de mon pays,
mes conci-
de tous les
àla
qu'il avoit rendus
république française,
les enfans à honorer
ilexhorta
mères. Cette
leurs pères et
d'un
pièce, qui a plutôt l'air
sermon que d'une
tion, est assez curieuse proclamarapportée ici,
pour être
cc Depuis la
-
tout ce qui a rérolution, j'ai fait
dépendu de moi
ramener le bonheurdans
pour
pour assurer la liberté de mon pays,
mes conci- --- Page 101 ---
(91)
Forcé de combattre les entoyens.
de la
nemis intérieurs et extérieurs fait la
république française 3 j'ai
et
honneur
guerre avec courage,
enloyauté. Avec mes plus grands écarté
nemis, je ne me suis jamais
de la justice 3 et si j'ai
des règles
qui étoient
employé tous les moyens
pour les vaincre,
en mon pouvoir
étoit en.
j'ai cherché, autant qu'il
de la
moi, à adoucir les horreurs homà épargner le sang des
guerre,
mes. J'ai toujours eu pour principe
des offenses , pour premier
le pardon Phumanité 5 et souvent 9
sentiment
comme
après la vidoleyfetacmeilic
la
des amis et des frères ceux qui;
étoient sous des drapeaux
veille,
Par l'oubli des erreurs et
ennemis.
voulu faire aimer la
des fautes 3 j'ai sacrée de la liberté,
cause légitime et
adversaires.
même à ses plus ardens
mes frères d'armes, généraux
>> A
leur ai constamment
et officiers, je
H 2 --- Page 102 ---
(92) )
rappelé que les grades
étoient
anxquels ils
élevés, ne devoient
la
être
récompense de
que
bravoure et d'une T'honneur, 2 de la:
irréprochable
conduite privée
au-dessus
; que plus ils étoient
deleurs
toutes leurs actions sconcitoyens, plus
paroles devoient
et toutcs leurs
être mesurées et
ieréprochabless hommes
que le scandale des
publics avoit des conséquences encore plus fanestes
société, 3 que celui des
poàr la
toyens ; que les
simples citions dont ils étoient grades et les foncétoient
revêtus, nê leur
pas donnés pour servir uniquement à leur fortane ou à leur
ambition, mais que ces institations
nécessaires avoient
pour but le bien
pour cause et
imposoient des devoirs général; qu'elles
d'abord remplir
qu'il falloit
soi 5 que.
avant de songer à
devoient dicter Timpartialité et l'équité
sions; l'amour toutes leurs décide l'ordre, la
pross --- Page 103 ---
(93)
la répression
périté de la colonie, exciter sans cesse
de tous les vices,
et
leur surveillance
leur aotivité,
leur zèle.
et énergiquement
> J'ai tonjours
les militaires la
recommandeà tous
etl'obéisla discipline
subordination, lesquelles il ne peut
sance 9 sans
Elle est créée pour
exister d'armée.
la sûretédes perprotéger la liberté,
et tous
sonnes et des propriétés 9 doivent
çeux qui la composent ne de son :
perdre de vue T'objet
ofjamais
destination. C'est aux
honorable
à leurs soldats, avec
ficiers à donner
de bons exemde bonnes leçons,
doit avoir la
ples. Chaque capitaine d'avoir sa comnoble émulation
la plus
pagnie la mieux disciplinée; mieux exerproprement tenue, la les écarts de
cée ; il doit penser que sur lui, et se
ses soldats rejaillissent les fautes de ceux
croire avili par Les mêmes sentiqu'il commande,
ofjamais
destination. C'est aux
honorable
à leurs soldats, avec
ficiers à donner
de bons exemde bonnes leçons,
doit avoir la
ples. Chaque capitaine d'avoir sa comnoble émulation
la plus
pagnie la mieux disciplinée; mieux exerproprement tenue, la les écarts de
cée ; il doit penser que sur lui, et se
ses soldats rejaillissent les fautes de ceux
croire avili par Les mêmes sentiqu'il commande, --- Page 104 ---
(94)
mens doivent animer à un plus hant
degré encore les chefs de
pour leurs
bataillon
de brigade bataillons, et les chefs
doivent les pour leurs brigades. Ils
propres
regarder comme leurs
vidus
familles : 3 quand les indiqui les composent
bien leurs devoirs
remplissent
en chef rigides
> et se montrer
tent.
lorsqu'ils s'en écar-
>> Tel est le
au général
langage que j'ai tenu
Moyse
dans toutes
depuis dix
mes conversations ans;
ticulières, que je lui ai
parfois en présence de ses répété mille
présence des généraux, camarades, en
renouvelé dans
, quejelui ai
tels
ma correspondance;
consignés ssontlesprincipes etles sentimens
Dans
dans mille de mes lettres.
toutes les
à lui expliquer occasionsj'ai les
cherché
de notre
saintes maximes
Thommen'est, religion, à lui prouver que
et la volonté rien sans la puissance
de Dieu; que les de- --- Page 105 ---
(95) )
le
d'un chrétien qui a reçu
voirs
devoient jamais être
baptême, ne
lorsqu'un homme
négligés ; que,
il doit s'attenbrave la providence,
n'ai-je
dre à une fin terrible. Que
le ramener à la vertu, 9
pas fait pour la bienfaisance, pour
à l'équité, à
Vicieuses 9
changer ses inclinations
l'empêcher de se précipiter
pour l'ablme? Dieu seul le sait. Au
dans
les conseils d'un père,
lieu d'écouter
d'un chef déd'obéir, aux ordres
il
bonheur de la colonie,
voué au
que par
n'a voulu se laisser guider ses fune suivre que
ses passions,
ilapéri misérablenestes penchans; le sort réservé à tous
ment ! Tel est
Fimiter. La jusceux qui voudront
mais elle est
tice du ciel est lente,
infaillible, et tôt ou tard elle frappe la
les méchans et les écrase comme
foudre.
expérience que je
>> La cruelle
pasinutile pour
viens defaireynescra:
que par
n'a voulu se laisser guider ses fune suivre que
ses passions,
ilapéri misérablenestes penchans; le sort réservé à tous
ment ! Tel est
Fimiter. La jusceux qui voudront
mais elle est
tice du ciel est lente,
infaillible, et tôt ou tard elle frappe la
les méchans et les écrase comme
foudre.
expérience que je
>> La cruelle
pasinutile pour
viens defaireynescra: --- Page 106 ---
(96)
moi; et d'après l'inconduite
néral Moyse, il ne sera
du g6.
de général
plus nommé
divisionnaire
de nouveaux ordres du s jusqu'à
gouverne-:
néanmoins, à cause
FEStCAES
a rendus,
des services qu'il
général
conservera son grade de
disisionnaire.
>> Dans une de mes
àl'époquedela
proclamations,
tracé les devoirs guerre des dusud,javois
envers leurs enfans, pères et mères
ils étoient de les élever l'obligation où
etla crainte de Dieu, dansl'amour
regardélareligion ayant toujours
toutes les vertus, comme la base de
bonheur des
et le fondement du
sociétés.
sont ceux qui,
Eneflet, quels
ont causé les depuis la rérolution,
de la colonie? plus grands malheurs
N'ont-ils
des hommes
pas été tous
moeurs P Celniqui sans religion et sans
divinspréceptes, méprise Dieu etses
premiers
qui ne chérit pas ses
parens, aimera-t-ilses semblablesP --- Page 107 ---
(97)
P Pères et mères honoreras 3 de
blables
vives longuement, est
afin que ti
commandemens de
un des premiers
pas
Dieu. Un enfant qui ne respecte
écoutera-t-illes
son père et sa mère,
lui sont
bons conseils de ceux qui lois de la
étrangers ? Obéira-t-il aux
spciété, celuiqui a foulé aux piedsla
sainte et la plus douce loi de la
plus
avec quelle
nature ? Et cependant les mères
négligence les pères et
élèvent-ils leurs enfans, sur-tout
dans les villes ! Au lieu de les instruire de leur religion, d'exiger
d'eux le respect et l'obéissance qui
leur sont dus, de leur donner des
idées conformes à leur état; au lieu
à aimer le travail,
de leur apprendre dansl'oisiveté et dans
ils les laissent
deVignorance de leurs premiers
ils semblent mépriser euxvoirs 3
le mépris
mêmes - et leur inspirer
le plus
pour la culture, le premier,
les
honorable et le plus utile de tous
I
instruire de leur religion, d'exiger
d'eux le respect et l'obéissance qui
leur sont dus, de leur donner des
idées conformes à leur état; au lieu
à aimer le travail,
de leur apprendre dansl'oisiveté et dans
ils les laissent
deVignorance de leurs premiers
ils semblent mépriser euxvoirs 3
le mépris
mêmes - et leur inspirer
le plus
pour la culture, le premier,
les
honorable et le plus utile de tous
I --- Page 108 ---
états. A
(98 )
les mêmes peine sont-ils nés, on voit
des pendans enfans avec des bijoux et
d'oreilles, couverts
haillons, 2 salement
de
par leur nudité les tenus 2 blesser
cence, Ils arrivent yeux de la dédouze
ainsi à
ans sans
l'âge de
sans métier, principes de morale,
de la
avec le goût duluxe et
Et
paresse pour toute
comme les manyaises éducation.
sont difficiles à
impressions
voilà de mauyais corriger, à coup str,
gabonds et
citoyens, 2 des vades filles, voilà desvoleura,e et si ce sont
des
jours prêts les uns prostitnées, tousuivre les
et les autres à
conspiratenr impulsions du premier
dre, l'assassinat qui prêchera le désoret le
sur des pères et mères pillage. C'est
sur des élèves aussi
aussi vils,
les
dangerenx,
magistrats du
que.
commandans
peuple - 2 que les
militaires
sans cesse les
doiventavoir
main de la
yeux ouverts s que la
étendue, justice doit toujours être
>2 --- Page 109 ---
Le
(99)
premier consul, avant
ployer la
d'empeler à force, 3 a tenté de le
la
ses devoirs et aux intérêts rap- de
tous mére-patrie. les
Après avoir épuisé
moyens de
résolut
conciliation, il
l'expédition de
gue. Les vaisseaux Saint-Dominexpéditionlui
destinés à cette
fans,et le titre portoient de
ses deux endu
lientonantgénéral
Mais capitaine-général ni les
de la flotte.
ni la
sentimens de la
clémence du
nature,
n'ont pu le ramener. gouvernement Il
son parti étoit pris, sil'on paroît que
la lettre
enjuge
suivante : -
par
de
Thanaiselamerane,
gouverneur
Simon Sain-Daningue 3 au citayen
Cap. Baptiste, fls J au haut du
Sante-Domingo, le 7 pluvidse
>> J'ai reçu,
an 10:
> vous m'avez citoyen, écrite
la lettre que
2 suis trop loin
le 22 expiré.Je
pour m'occuper de
I2
parti étoit pris, sil'on paroît que
la lettre
enjuge
suivante : -
par
de
Thanaiselamerane,
gouverneur
Simon Sain-Daningue 3 au citayen
Cap. Baptiste, fls J au haut du
Sante-Domingo, le 7 pluvidse
>> J'ai reçu,
an 10:
> vous m'avez citoyen, écrite
la lettre que
2 suis trop loin
le 22 expiré.Je
pour m'occuper de
I2 --- Page 110 ---
100 )
5> ce que je vous ai promis.
>> prier Dieu
Songez à
pour moi,
>> penser au cheval et plutôt qu'à
au
que vous deviez recevoir de chapenu
>> Salut et amitié.
moi, >>
>> Signé, Toswrsrtarearrees
Cependant la flotte
ordres de l'amiralde française, aux
les troupes de
Villaret, portant
mandées par le débarquement comclerc, avoit
capitaine-général Lele
reconnu, le 9 pluviose,
cap Semana, où les escadres
ties de Brest, 3 l'Orient et
pars'étoient réunies.
Rochefort,
Leiz,1 le contre-amiral Latouche,
ayant à bord de son escadre-une division de l'ariée sous les ordres du
général Boudet, se dirigea sur le
port Républicain,
la partie du Sud. charged'occuper
Le 14, le capitaine de vaisseau
Magon, ayant à bord de sa division
le général Rochambean
corps de
avec un
troupes, se dirigea sur lé
3 l'Orient et
pars'étoient réunies.
Rochefort,
Leiz,1 le contre-amiral Latouche,
ayant à bord de son escadre-une division de l'ariée sous les ordres du
général Boudet, se dirigea sur le
port Républicain,
la partie du Sud. charged'occuper
Le 14, le capitaine de vaisseau
Magon, ayant à bord de sa division
le général Rochambean
corps de
avec un
troupes, se dirigea sur lé --- Page 111 ---
fort de la Liberté (101 )
: le calme l'empêcha d'entrer dans le
: Le 15, à 7 heures du port.
)
opéra son
matin, il
nière
débarquement à la Melo-
; six cents hommes
peine rangés en bataille
étoient à
ge, qu'une nuée de
sur le rivaeux en leur
noirs fond sur
criantqu'ils ne
point de blancs. En vain vouloient
des signes de
on leur fit
marcher à
fraternité; ; il fallut
eux. Ils furent bientôt
dispersés et culbutés.
Le général Brunet,
doit Favant-garde, qui commanfuyards au fort de entre avec les
l'Anse et de la
Bouque, s les enlèye de vive
après une résistance
force s
même moment le
assez vive, Au
seau Magon entre capitaine de vaisest reçu à
dans la rade; ; il
il s'embosse coups decanon par
avec deux
lefort;
portée de fusil, met en fuite vaisseanx à
nos troupes se jeltent dans elesnoirs;
nots et entrent
des capar des cinbrasures,
--- Page 112 ---
- L 102 )
On trouva au fort de Ia Liberté
dans les places voisines,
et
cinquante
près de cent
trouvé
pièces de canon. On a
dans les papiers du
dant de la place, l'ordre commansaint de couler bas les
de Tousvaisseaux
se
qui
présenteroient, et de tenir
qu'à la dernière extrémité.
jusLe 14, à deux heures après
le général en chef arriva,
midi,
miral et le
avec l'ale fort
gros de l'armée, a 9 devant
Piccolet. Deux frégates
tèrent la proclamation du
porconsul, Un cutter
premier
batterie de Piccolet. s'approcha de la
du
Arrivé à portée
canon 3 il essuya-tout le feu
la batterie; mais il continua
de
che et mouilla dans la
sa marrade.
A trois heures, l'homme de
leur Sangos, faisant les fonctions coucapitaine diz port du
de
bord de l'amiral.
Cap, arriva à
Il déclara que le
général Christophe avoit
courrier à Toussaint
envoyé un
pour demander
atterie de Piccolet. s'approcha de la
du
Arrivé à portée
canon 3 il essuya-tout le feu
la batterie; mais il continua
de
che et mouilla dans la
sa marrade.
A trois heures, l'homme de
leur Sangos, faisant les fonctions coucapitaine diz port du
de
bord de l'amiral.
Cap, arriva à
Il déclara que le
général Christophe avoit
courrier à Toussaint
envoyé un
pour demander --- Page 113 ---
des
(103 )
ordres, et que, jusqu'à sa rés
ponse, ilrecevroit l'escadre à
de canon, et incendieroit la coups
en massacrant les blancs.
ville, 9
Une députation dela
-du Cap vint, sur ces municipalité
conjurer le général en chef entrefaites, de
dréen considération la
prenposition des habitans de malheureuse
Il futfacile de
cette ville.
renseignemensqwone comprendre, par les
en étoit
eut, que le sort
jeté, que ces
avoient pris leur parti, misérables
loient gagner du
qu'ils voutout ne se décideroit temps, mais que
Le général prit le que par l'épée.
parti de
sa marche à l'ennemi,
dérober
de débarquer à
et pour cela,
Cap, et de se plusieurs lieues du
derrière la
porter sur les mornes
ville, dans le
le général Rochambean temps que
sur les mornes de
se porteroit
du Dondon et de la Sainte-Suzanne,
A troisheures
Grande-Rividre.
ssprdsmill,legénétal
--- Page 114 ---
en chef arriva (104)
débarquement au port Margot; Ie
d'une batterie s'opéra sous le feu
perte de notre ennemie s mais sans
tant mis en
part. Le général s'éhabitations marche, trouva toutes les
accroire
désertes. On avoit fait
les
aux cultivateurs les bruits
plus absurdes ; on leur
que l'escadre étoit
avoit dit
pagnols et
composée d'Esconquérir l'ile d'Anglais, 3 qui venoient
l'épée.
et les passer au fil de
Le général arriva
garde au haut du
avec l'avantcesser la fusillade Cap, pour faire
troupes
engagée entre les
débarquées de
les noirs. Les brigands l'escadre et
le feu au Cap; le
avoient mis
en avoit donné l'ordre. général Christophe
forts réunis de
Tous les ef:
l'escadre ont eu
que résultat, et ont fait
quelcendie, Le général
cesser l'inchamp à
s'occupa sur-lel'ordre. réorganiser et à rétablir
la fusillade Cap, pour faire
troupes
engagée entre les
débarquées de
les noirs. Les brigands l'escadre et
le feu au Cap; le
avoient mis
en avoit donné l'ordre. général Christophe
forts réunis de
Tous les ef:
l'escadre ont eu
que résultat, et ont fait
quelcendie, Le général
cesser l'inchamp à
s'occupa sur-lel'ordre. réorganiser et à rétablir --- Page 115 ---
(105 )
On trouva au
quantité de
Cap une 1 grande
de
canons et de munitions
guerre. Les fusils, les
la poudre ont été fournis canons et
Etats. Unis. Il apprit
par les
mois
que depuis un
les plns T.seajat-Lonvemure faisoit
à
grandsefforts pour
notre
s'opposer
table force débarquement; ; que sa vérine consistoit qu'en dix
demi-brigades 00 chacune de onze à
douze cents
de douze à hommes, et un . corps
quinze cents
mais qu'il ne calculoit
chevaux,
l'arrivée de
Tenanoa-phaaarets
que cette prompte arrivée
mois;
certe tous ses plans et toutesses déconsures.
meC N'ayant pu prévenir l'incendie
du Cap, dit le capitaine
clerc, j'ai sauyé, les
général Leplaine du Nord, les campagnes. La
Limbé et
quartiers du
situé
del'Acul, et tout ce qui est
entre la rivière des Massacres
jusqu'au-delà dul Limbe,sontintacts. --- Page 116 ---
Les habitans (106 )
nés
qui avoient été emmea
Touteslest par Christophe, sont de retour.
fois quejep
et les environs,
parcoursla ville
malgréleurs
je les vois rians,
les calculent pertes immenses. Ils ne
voient enfin plus, parce qu'ils se
l'horrible pour jamais délivrés de
féroces. Afticains.. tyrannie de ces barbares et
de la condaite de Malgrél'atrocite
pasvoulu
Toussaint, je n'ai
générales duj
meegnerdnnuminsel
de lni
premierconsul. Je viens
Jettre de envoyer ce
ses enfans, avec la
premier magistrat de la
république, Je lui ai fait
que je prendrai encore
connoitre
recevoir à soumission. sur moi de le
>Je ne saurois
conduite du
trop me Jouer dela
général
son expérience
Villaret. C'està
n'avoir
que nous devons de
plus gros essuyéaucune tems.
avarie dans les
une
Iln'est animé que par
de notree eetsnigsepensed la réussite
expédition, qui idoitarracher --- Page 117 ---
(107 )
à l'influence des féroces
cette colonie, le fruit de deux Africains
ans de travaux et de
cents
scra long-tems.
prospérité, qui
leçon
pour les peuples une
frappante du danger des abstractions et des vaines théories
matière de
en
dre
gouvernement. L'escaespagnole nous a servis avec
zèle
un
nesarwdates
reconnoissance spéciale du premier
Srteeeenrme
del'armedn
officier
géniesjen'aipas unseul
supérieur. >>
Lepremier Consul aur habitans de
Suint-Domingue.
Paris, le 17 brumaire an 10.
cc Habitans de Saintquelles que soient votre Domingue,
votre couleur,
origine et
vous êtes tous Français, vous êtes tous égaux devant
Dieu et devant la
>>
république.
La France a été, comme Saint-
wdates
reconnoissance spéciale du premier
Srteeeenrme
del'armedn
officier
géniesjen'aipas unseul
supérieur. >>
Lepremier Consul aur habitans de
Suint-Domingue.
Paris, le 17 brumaire an 10.
cc Habitans de Saintquelles que soient votre Domingue,
votre couleur,
origine et
vous êtes tous Français, vous êtes tous égaux devant
Dieu et devant la
>>
république.
La France a été, comme Saint- --- Page 118 ---
(108 )
Domingue, en proie aux
déchirée par la
factions, et
guerre civile et parla
Ruerreétrangéreimaisr
tous les
toutachangé
peuples ont embrassé les
Français, et leur ont juré la
l'amitié. Tous les
paix et
embrassés
Français se sont
aussi, et ont juré
tous des amis et des frères. d'être
aussi embrasser
Venez
réjouir de revoir lesFrançais, et vous
res
VOS amis et VOS frèd'Europe.
>Le gouvernement vous envoiele
capitaine-général aveclui
Leclerc; il amène
de grandes forces
protégercontre
pour vous
les ennemis de vosennemis la
etcontre
vous dit :
république. Si on
Cesforces sont destinées
pour vousravirvotre
dez: La
libertésréponrépublique
qu'elle nous soit enlevée. nesouffirapas
>Ralliez-vous autour du capitainegénéral;il
et la paix; Toerappenelslendaneg rallicz-vous
de lui: qui osera
tous autour.
se séparer du capi- --- Page 119 ---
taine-général, (109 )
patrie, et la colère sera de un traître à la
le dévorera
la
cannes
comme le feu république dévore
desséchiées.
vos
wLepremier Consul,
>> Signé, BONAPARTE.
Au citayen Toussaint.
genéral en chef de Touverture,
Bulaa-Domingie
Parmée de
C CITOYEX
CixÉRAr,
>La paix avec
tes les puissances TAngleterre de
et touvient d'asseoir la
PEurope, qui
mier degré de puissance république au predeur, mêt à même le
et de gran..
de s'occuper de la colonie gouvernement
Domingue. Nous
de Sainttoyen Leclerc, notre y envoyons le ciqualité de
beau-frére, en
Premier magistrat captiaine-géndiral, de la
comme
est accompagné de forces colonie. Il
bles pour faire
convenaraineté
respecter la souvedepesplefrangaits. C'estdans --- Page 120 ---
( 110 )
ces circonstances
sons à espérer quenous nous plaique vous allez nous
prouver, et à la France
sincéritédes sentimens entière, la
conuammentesprinad que vous avez
rentes lettres
danslesdiffs.
écrites. Nous que vous nous avez
de l'estime, et avons conçu pour vous
reconnoitre
nous nous plaisons à
età proclamerles
services que vous avez rendus grands
ple français. Sisonpavillon au peuflottesur
Saint-Domingue, braves noirs
c'est à vous et aux
qu'ille doit.
VOS talens et la force des Appelé par.
tances au premier
circonsvous avez détruit commandement, la
mis un frein à la
guerre civile,
ques hommes persécution dequelneur la
feroces,remis enhonde
religion et le culte du
qui tout émane. La
Dieu
que vous avez faite, constitution
beaucoup de bonnes en réunissant
tient qui sont
choses, en conet à la
contraires à la dignité
souveraineté du peuple fran-
ens et la force des Appelé par.
tances au premier
circonsvous avez détruit commandement, la
mis un frein à la
guerre civile,
ques hommes persécution dequelneur la
feroces,remis enhonde
religion et le culte du
qui tout émane. La
Dieu
que vous avez faite, constitution
beaucoup de bonnes en réunissant
tient qui sont
choses, en conet à la
contraires à la dignité
souveraineté du peuple fran- --- Page 121 ---
(11:) )
çais, dont
Saint-Domingue ne forme
qu'une portion. Les
vous
circonstances où
vous êtes trouvé,
tous
environné de
cotésd'ennemis, sans que la métropole patni vous secourir, ni
alimenter, ont rendu
vous
articlesdecette
légitimes les
roienthep
constitutionquiy pourpaslêtre; mais
que les circonstances
aujourd'hui
sont
sement changées
siheureumier à rendre
9 vous serez le preraineté
hommage à la souveau nombre idelanation,quis de
vous compte
ses plus illustres.citoyens, par les services
avez rendus et
que vous lui
forced de
par les talens et la
caractèredontla: nature
a doué. Une conduite
vous
contraire seavons
nous
Ltnemabatnmetseats
conçuedevous. Elle vousferoit
perdre vos droits nombreux à la
connoissance et aux bienfaits de re- la
république, et creuseroit sous vOS
pas un précipice qui, en vous
gloutissant, pourroit
encontribuer au --- Page 122 ---
(112)
aimons
noonkrenllnesae
lecourage, et dontnons
verrions avec peine
nous
larebellion.
obligés de punir
>> Nous avons fait
enfans et à leur
connoitre à vOS
timens qui
précepteur les sennous animoient.
vous les renvoyons,
Nous
>> Assistez de VOS conseils,
influence et de vOS talens le devotre
général. Que
capitaineLa liberté des pourrez- vous desirer P
dans
noirs ? vous savez
tousles pays où nous
que
nous l'avons donnée
avons été,
nel'avoient
aux peuples qui
pas.
des
Delatconsideration,
honneurs, de la fortune
n'est pas après les services
P ce
avez rendus,
que vous
dre encore dans que vous pouvez renavec les sentimens cette circonstance;
nous avons pour
particuliers que
vez être incertain vous, que vous deration, votre
sur votre considéqui
fortune et les
vous attendent,
hionneurs
>> Faites --- Page 123 ---
(113 )
5 Faites connoitre au
peuple de
Sain-Domingue, que la
que la France a
sollicitude
leur
toujours portée à
bonheur, a été souvent
sante par les circonstances impuisses de la guerre;
impérieuque les
venus du continent
hommes
alimenter les
pour l'agiter et
produit des factions factions , étoient le
qui elles-mêmes
déchiroient la patrie;
la paix et la force du que désormais
assurent leur
gouvernement
berté. Dites-leur prospérité et leur lique sila liberté
pour eux le premier des
est
ne peuvent en jouir
biens, ils
de citoyens
qu'avec le titre
acte contraire français 2 et que tout
trie, à
aux intérêts de la pal'obéissance qu'ils doivent au
gouvernement et au
néral qui en est le délégué, capitaine * gécrime contre la
seroit un
nale, qui
souveraineté natioéclipseroit leurs
et rendroit
services
tre d'une Saint-Domingue le théaguerre malheureuse, oi
K
est
ne peuvent en jouir
biens, ils
de citoyens
qu'avec le titre
acte contraire français 2 et que tout
trie, à
aux intérêts de la pal'obéissance qu'ils doivent au
gouvernement et au
néral qui en est le délégué, capitaine * gécrime contre la
seroit un
nale, qui
souveraineté natioéclipseroit leurs
et rendroit
services
tre d'une Saint-Domingue le théaguerre malheureuse, oi
K --- Page 124 ---
des
(114)
pères et des enfans
geroient.
s'entr'égor-
> Et vons, général,
vous êtes le premier songez que si
leur qui, soit arrivé à de votre couune si
puissance, et qui se soit grande
par sa bravoure et ses talens distingué
res, vous êtes aussi devant militaiDieu et
conduite.
mrHmemine
>> S'il étoit des
dissent auxi individus malveillans qui
principal rôle dans qui ont jouéle
les
Saint - Domingue,
tronbles de
pour rechercher que nous venons
pendant les tems ce gu'ils ont fait
rez-les que nous d'anarchie, ne
assurons que de leur conduite nous informedernière
dans cette
ne rechercherons eirconstance, et que nous
connoître les traits le passé que pour
distingués dans la qui les auroient
soutenue contre les guerre qu'ils ont
Espagnols,
Anglais. et les
qui ont été nos ennemis, --- Page 125 ---
>>
(15)
estime, Comptez sans réserve sur notre
doit le faire et conduisez- vous comme
un des
citoyens de la plus grande principanx
monde.
nation du
> Le premier Consul,
> Signé, BoxAPARTE.D
Paris, le 27 brumaire an 10.
L'amiral Yillaret,
marine
auministre de la
et des colonies.
A bord du vaisseau amiral
POcéan, en rade
duCap-Praegih,1 lezi
pluviose an 10.
cc Citoyen
de vous rendre aniniureilentempene
tions de l'armée compte des opérablique,
navale de la répujusqu'à depuis son départ de Brest
ce jour, 3 et je vous
mettre ce tableau
prie de
- premier consul. sous lcs. yeux du
>> Vous savez que les vents
trément contraires
opinidont reculé
qu'au 23 frimaire le
jusmée.
départ de l'arK2 --- Page 126 ---
(116).
>> Le 25 au matin, je ralliai
Belle-Isle la division de
sous
n'apercevant
l'Orient, et
rendez
point, à ce premier
vous, la division de Rochefort, je-poussai jusqu'à
dans l'espérance de la TIsle-Dieu,
J'ai ainsi littéralement découvrir.
instructions,
rempli vOS
tems ne
citoyen ministre, et le
permettant pas de
ma croisière dangereuse, prolonger
pourme rendre àla
je fis voile
Finistère.Des
hauteurd du Captrès-dure et des ventsviolens, brumes
une mer
continuelles
séparèrent, pendant cette
plusieurs bâtimens de
traversée,
causèrent des avaries l'escadre, et
rables à quelques
assez considévôse, le
vaisseaux.Le 5 nile général Neptune, commandé par
Gravina, quitta l'armée
pour aller se réparer au Ferrol.
>Le7,j je fus forcé de
vaisseau le
permettre au
cher
Duquesne d'aller relàau premier port, et de le faire
accompagner par la Cornélie. (Ces
plusieurs bâtimens de
traversée,
causèrent des avaries l'escadre, et
rables à quelques
assez considévôse, le
vaisseaux.Le 5 nile général Neptune, commandé par
Gravina, quitta l'armée
pour aller se réparer au Ferrol.
>Le7,j je fus forcé de
vaisseau le
permettre au
cher
Duquesne d'aller relàau premier port, et de le faire
accompagner par la Cornélie. (Ces --- Page 127 ---
deux
(117 )
joint, bâtimens n'ont pas en core res
frégate quoique de
j'eusse ordonné à la
vingt-quatre ne pas séjourner plus de
elle aborderoit heures dans le port où
).
>Jeconservois unei
de trouver le
fotibleespérance
aux iles Canaries acontreantinallatouche
que ce général : j'aia appris en effet
tement de
s'y étoit rendu direcattendu l'armée Rochefort s et y avoit
jours. Je reconnus pendant quelques
15 nivôse,
l'ile de Palme le
sans y rallier aucun bâtinient, et je fis route sans délai
conduire l'armée à sa
pour
S Ces contre-tems, destination.
dessus de la force et de également la
aun'ont pas empêché
prudence,
rendue au
l'armée d'être
au
cap Semana le 7
matin, J quarante-six
plaviose
son départ de Brest: J'ai jours après
la même matinée
rejointdans
l'escadre de
l'amiral Gravina,
bâtimens
Rochefort et tous les
espagnols et français qui --- Page 128 ---
(118)
2voient été séparés de l'armée,
l'exception du
à
Cornélie, du
Duguesne 3 de la
aviso
Mhinocéros ct de deux
qui ont été forcés de
les premiers à la
relâcher,
nier à
Corogne, et le derSaint-Ander.
>> Le 10 pluviose, la frégate la Sirène, que j'avois expédiée à la Guadeloupe, m'apporta le détail des
événemens arrivés dans cette colonie. Cette nouvelle et des avis indirects sur les mouvemens
qui ont
agité toutes les Antilles à la même
époque, nous inspirèrent une juste
méfiance sur l'accueil qui nous étoit
réservé. Nous jugeâmes qu'il
avoit pas un instant à perdre n'y
étouffer ou
pour
prévenir une conspiration générale.. En
général Leclerc conséquence, 3 le
me demanda le
même jour à expédier pour SantoDomingole généralKervorsean avec
sa division, et le reste de l'armée
continua sa route. --- Page 129 ---
>
(119.)
Cependant il étoit
teux pour les
encore dou:
ment, s'ils alloient agens du gonverneDomingue, dans trouver à Saintpuis plusieurs
T'homme qui, deparé de tous les années, s'étoit emçais fidèle ou pouvoirs, un Franun Africain révolté.
servé
Iusinttomrenaiti
la colonie
avoit-il conou pour ses
pour la métropole
le parti de ennemis P Prendroit-il
seconder les
généreuses du
intentions
de mériter une premier consul, et
nationale
grande
3 ou celui récompense
guerre civile pour
d'allumer la
bition aussi cruelle assouvir une amVous savez mienx que démesurée?
citoyen ministre, que personne,
ment
que le gonverneincertitude, partageoit à cet égard notre
dre d'être puisque nous avions orégalement
guerre et à la paix.
préparés à la
Nos mesures furent
d'après ces deux
concertées
suppositions éga,
premier consul, et
nationale
grande
3 ou celui récompense
guerre civile pour
d'allumer la
bition aussi cruelle assouvir une amVous savez mienx que démesurée?
citoyen ministre, que personne,
ment
que le gonverneincertitude, partageoit à cet égard notre
dre d'être puisque nous avions orégalement
guerre et à la paix.
préparés à la
Nos mesures furent
d'après ces deux
concertées
suppositions éga, --- Page 130 ---
120.)
lement possibles, également
bles. Arrivé à la hanteur de la probage,etaprès m'être muni de Gran
pilotespratiques
quelques
cher à
sque j'envoyai cherMontechrist, l'armée
et les troupes de terre furent navale
gées en trois divisions. La
parta -
aux ordres du contre-amiral première,
che 3 fut destinée à
Latondébarquer au
Port-au-Prince, un corps
dont le général en chef d'armée
commandement
donna le
La deuxième
au général Boudet.
fut destinée à
lcs ordres du
allersous
capitaine Magon, débarquer à la baie de Mancenille
division du général
la
seconder son
Rochamboan,ct
attaque sur le fortDauphin. Jeconduisis le reste de l'armée
navale et les forces que le
Leclerc s'étoit
général
parerde la ville réservées du
pour : s'emtiers voisins
Cap et des quar3 les points les plus importans de la colonie.
> Le 13 pluyiôse au soir, les
yersemens --- Page 131 ---
(121 )
semens de troupes étant
toutes nos dispositions terminés et
fis au contre-amiral
achevées, je
Latouche et au
capitaine-Magon le
leur mnission ; et le signald'exécuter
me présentai
14 au matin, je
Cap avecle moi-même devant le
reste de l'armée.
>Vouss savez, citoyen
l'accès de larade, difficile ministre, que
les bâtimens, n'est
pour tous
pas sans danger
de
la force
Kerhewussckiemete
POcéan; vous savez aussi
l'entréen'est
que
dulargoyquiseleve possiblequ'arecla brise
vers onze heures du particulièrement matin
une grande
et souffle
partie de la nuit,
la >Jordomnai, le 14, aux
Clorinde, PUranie
frégates
PAiguille de se
et au cutter
de la rade, d'observer présenter à l'enitrée
encorebalisée,
sila passeétoit
des fortifications. setdorecanotrereat
inutilement
Les frégates firent
noissance, les signaux de reconetle cutter
rauntengrgi
L --- Page 132 ---
dansla
( 122 )
lui à passe, le fort Piccolet tirasur
boulet rouge. Le
Obet, commandant
lieutenant
ment, n'en continua ce petit bâtiroute, et fut mouiller pas moins sa
du Cap,
dans la rade
été enlevées. quoique les balises eussent
> Sur ces
nommé
entrefaites, un mulâtre,
fonctions Sangos, de
exerçant au Cap les
à bord de capitaine de port, arriva
mon vaisseau.
de consentir à
Bien loin
déclara que le diriger POcéan, il
tophe
général noir Chrisvenir luiavoitordonné de nous
que les blancs seroient
précrés, et la ville livrée aux
massadès
flammes,
instantonlescadres se
vers la passe, si nous refusions dirigeroit
tendre le retour d'un
d'atavoit
courrier qu'il
envoyé au gouverneur Toussaint-Louverture.
>> Nous pensâmes unanimement
qu'une résolution si féroce ne
pouvontueimpistemepar des craintes
il
tophe
général noir Chrisvenir luiavoitordonné de nous
que les blancs seroient
précrés, et la ville livrée aux
massadès
flammes,
instantonlescadres se
vers la passe, si nous refusions dirigeroit
tendre le retour d'un
d'atavoit
courrier qu'il
envoyé au gouverneur Toussaint-Louverture.
>> Nous pensâmes unanimement
qu'une résolution si féroce ne
pouvontueimpistemepar des craintes --- Page 133 ---
(1 123 )
injurienses pour le gouvernement
français. Le général en
voulut bien écrire à
chefLeclerc
faire connoître les Christophe, lui
faisantesdu
intentions biende le
premier consul, ettenter
ramener, en l'éclairant, sur
sendevoirndemitaire
otdeFrançais.
L'enseigne de vaisseau
joint à mon
Lebrun, adde cette mission état-major, fut chargé
au
délicate, et de
Cap un grand nombre porter
plaires de la proclamation d'exemmier consul. Je retins le du prede port, et la nuit força l'escadre capitaine
prendre la bordée du
à
>> Le 15, le cit. Lebrun large.
la réponse du général
rapporta
refus absolu de recevoir Christophe :
solution opiniâtre
l'armée; réet les
d'incendierla ville
campagnes, tout fut
par le rapport de cet officier, confirmé
l'avoit empêché
On
tieux de
avec un soin minudistribuer la proclamation
consulaire, et
Christophe avoit déL2 --- Page 134 ---
(124) de vive voix et
claré formellement recevoit et ne conpar écrit, qu'il ne
de Toussaint.
noissoitque) elesordres étant ressorti
Lecutter PAiguille dans le même
sans obstacle, 9 amena deshabitansdu
tems une députation du maire, du comCap, composée
nationale, du
mandant de la garde
Elle venoit
curé et de trois notables. chef de ne
le général en
conjurer
linjure faite au goupoint venger
français :
vernement et au pavillon
signal
elle assuroit qu'au premier la ville et la
d'un déharquement, seroient incendiées et
plaine du Cap massacrés; elle contous les blancs
que nous
firmoit la connoissance prises par les reavions des mesures invariable résolution:
belles et leur
heures demandées
Les vingt-quatre
de Touspour aitendre la réponse étoient d'ailleurs
Satint-Lonverture,
écoulées, et tous les renseignemens
indiquoient assez qu'il
particuliers
it qu'au premier la ville et la
d'un déharquement, seroient incendiées et
plaine du Cap massacrés; elle contous les blancs
que nous
firmoit la connoissance prises par les reavions des mesures invariable résolution:
belles et leur
heures demandées
Les vingt-quatre
de Touspour aitendre la réponse étoient d'ailleurs
Satint-Lonverture,
écoulées, et tous les renseignemens
indiquoient assez qu'il
particuliers --- Page 135 ---
étoit dans la (125 )
le voisinage, ville, ou du moins dans
de tous ces ameinvisible et moteur
>Le général mouvemens.
putation, en en chefrenvoya la dé.
lire à ses
ordonnant au maire de
tion du concitoyèns la proclamaéclairer sur premier les
consul, et de les
leurs chefs. César intentions perfides de
vraiment
Télémaque, nègre
français, a
avecun
remplicedevoir
dérouementetene
roiques: Il a fallu
couragehé.
renoncer à
depuis ce moment
ville, à moins l'espérance de
de sauyer la
pieds les lois de la laisser fouler aux
neur du
France et lhongouverneinent,
>> Dans la soirée du
la Syrène vint
15, la frégate
du
m'annoncer le succès
cenille, débargnement à la baie de
et l'entrée des
Manfort Dauphin.
troupes au
>> Le général en chef
parti qui présentoit
prit alors un
quelqnes probabilhesfavorables à Phumanité,
etqui
--- Page 136 ---
(126 )
se concilioit avec l'unique
l'expédition. Il
objet de
zoutesses
pensa qu'en portant
troupes
du Limbé,
sucl'ombarcadaire
n'ayant aucune
pour entrer dans la baie de pratique
ilauroit le tems d'arriver
PAcul,
teurs du Cap, avant
surles hauexécutassent leur
que les noirs
moins dans les atroce dessein, au
nos vaisseaux campagnes, 3 et que
profitant, après son
débarquement, du premier
favorable
moment
pour forcer la
arriverions
passe, nous
peut - être à tems
sauver une partie de la ville. Je pour
rendis à cette idée,
me
le-champ de verser etj'ordonnai sursur les
toutes les troupes
frégates, 3 les
et
Canots des vaisseaux. chaloupes les
Topsent,
Le capitaine
commandant la
les prit sous son
Furieuse,
dans la nuit
escorte, et fit route
Limbé, Le calme pour l'embarcadaire du
ne lui permit malheureusement pas des s'y
la nuit.
rendre dans
. Je pour
rendis à cette idée,
me
le-champ de verser etj'ordonnai sursur les
toutes les troupes
frégates, 3 les
et
Canots des vaisseaux. chaloupes les
Topsent,
Le capitaine
commandant la
les prit sous son
Furieuse,
dans la nuit
escorte, et fit route
Limbé, Le calme pour l'embarcadaire du
ne lui permit malheureusement pas des s'y
la nuit.
rendre dans --- Page 137 ---
( 127 )
aLes@aumatin.a division
gates n'étoit pas
des frés
destination,
encore arrivée à sa
du
quand un
général Rochambeau aide-de-camp
porter des dépêches
vint m'apen chef, et des détails pour le général
Magon surl
du capitaine
phin. Les noirs l'expédition du fort Daus'étoient opposés au
débarquement cenille,
dans la baie de Mancriant : Point de
point de blancs ! et
Français !
décharges de
en faisant des
canots.
mousqueterie sur nos
>Le capitaine
pas moins son Magonn'en exécuta
autant d'activité débarquement avec
etdès que les
que d'intellgence ;
che pour le fort troupes furent en marpareiller sa division Dauphin, il fit aprapidité pour venir avec la même
étroite et
forcer la passe
à ce port. daingereuse Le
qui conduit
dant
calme enchaîna
quelques heures son
pencourage. Les
zèle et son
troupes du général Ro4 --- Page 138 ---
(128 )
chambean eurent le tems de
ner le fort
tourLabouque et la batterie
del'Anse, oûles snoirsse
avec une extrême
défendirent
la brise
opiniâtreté. Enfin
permit au
de se présenter devant capitaine Magon
ville,
le fort de la
qui l'accueillit à coups de Canon.Deux volées le rendirent maître
de cet
établissement, où il a trouvé
une artillerie nombreuse
bon
en trèsétat, an amas considérable de
munitions de guerre; , et, ce
ne
laisse plus aucun voile
qui
sur le plan
concertépal es rebelles, des ordres
écrits par le général
commandant de
Christophe au
se défendre
laplace, portant de
contre les Français
qu'à la dernière extrémité, de jasler à fond nos
coupouvoit
yaisseaux, et, s'il ne
feu
se maintenir, de mettre le
par-tout en se retirant.
>> Sur le compte qui m'a été rendu
de la conduite aussibrillanteq
reuse du capitaine
qu'heuMagon, sur la de- --- Page 139 ---
(129 )
ma ande expresse du général en chef,
pour l'exemple et
de la
l'encouragement
marine, j'ai cru devoirlélever
sur-le-champ au grade de contresimiral.L'uncismmete de ses
ses talens et son caractère services,
éminemment cette distinction. méritent
lui a été décernée
le
Elle
par
voeu de
toute l'armée : je ne doute pas, citoyen ministre, du plaisir que vous
aurez à la lui faire confirmer
parle
gouvernement.
>> J'attendois avec une impatience
inexprinnable, pendant la
du 16, que ce
journée fit
débarquement
terminé;je ne perdois pas de vue les fré.
gates qui étoient sous voile, et
le canon d'alarme tiroit
déjà
sur toute la
côte, et les feux qui s'élevoient de
quelques habitations n'annonçoient
que trop le dessein des révoltés.
>> Dès que je crus m'apercevoir
quela descente étoit
nai aux vaisseaux le opérce,j'ordonScipionet lePa-
fit
débarquement
terminé;je ne perdois pas de vue les fré.
gates qui étoient sous voile, et
le canon d'alarme tiroit
déjà
sur toute la
côte, et les feux qui s'élevoient de
quelques habitations n'annonçoient
que trop le dessein des révoltés.
>> Dès que je crus m'apercevoir
quela descente étoit
nai aux vaisseaux le opérce,j'ordonScipionet lePa- --- Page 140 ---
( 130 )
zriote de se présenter àl'entrée
passe, pour attirer sur eux
de la
del l'ennemi. A peine le l'attention
àla portée dePiccolet, Scipion fut-il
lui plusieurs
qu'on tira sur
tôttous les coups de canon, et bien.
grêle de bombes fortadirigdrentsutluts iune
et de boulets ; il
répondit de toute son artillerie,
y
que le Patriote. J'avois fait ainsi
le capitaine de port,
passer
Sangos, sur le
Scipion, 3 pour le mouiller à un tiers
de portée de Piccolet, et le
mais la nuit ne permit
démolir;
ral Delmotto
pas au généd'exécuter cet
>> La brise de terre s'élevoit ordre.
la nuit, et l'escadre étoit
avec
prendre la bordée da
forcée de
le morne du
large, quand
ville,
Cap et l'horizon de la
réfléchissant
lumière
tout-à-comp une
cendie de rougeâtre, la ville. m'annonça l'inIl vous sera
facile, citoyen
plus
ma position, misisre,dappnécier
qu'à moi de la
dre.
dépeinContemplateur, toute la nuit, --- Page 141 ---
des
( 131 )
flammes quidévoroient
heureuse cité, je croyois cettemal.
cris des victimes dela entendreles
table barbaric; et
plus épouvanleurporter des
quand même, pour
rois voulu
seçours inutiles,f'aucertaine, le livrerl'escadre calme
à unej perte
laissoient
et la nuit ne me
cher. Enfin aucun moyen de
le jour parut; l'incen m'appron'avoit pas gagné la
die
> Jefarepaserle plaine.
sur
capitaine
lOcduns et me
deport
mier souffle de la brise mettant, au pretête de l'armée,
du large, à la
je donnai
se, ordonnant à tous les dansla pasme.suivre. Lesforts)
vaisseaux de
Joseph
PiccoletetSaintrie de étoientabandonnds : la batteetde l'arsenal, les forts de Belair
Saint-Michel tiroient
nous; l'escadre
encore sur
sans tirer un seul gagna le mouillage
alors aux vaisseaux coup. J'ordonnai
J. J.
le Patriote et le
Rousseax, de faire feu sur
rebelles et de
les
balayer les misérables
dansla pasme.suivre. Lesforts)
vaisseaux de
Joseph
PiccoletetSaintrie de étoientabandonnds : la batteetde l'arsenal, les forts de Belair
Saint-Michel tiroient
nous; l'escadre
encore sur
sans tirer un seul gagna le mouillage
alors aux vaisseaux coup. J'ordonnai
J. J.
le Patriote et le
Rousseax, de faire feu sur
rebelles et de
les
balayer les misérables --- Page 142 ---
( 0 132 )
qui imettoient le feu à la petite
En même tems toutes les
Anse,
des vaisseauxfurent
garnisons
les ordres du
débarquées sous
capitaine de vaisseau
Laroque. Le général
se trouvoit avec trois Humbert, qui
bord de la
cents hommes à
Révolution, prit le commandement de tous les détachemens ; il en forma un
ron douze cents
corps d'envis'emparer du
hommes, et courut
fort Belair,
faciliter l'arrivée du
pour
Il marcha
général en chef.
ensuite au-dévant de
tandis que je faisois
lui,
sion des forts
prendre possesvoyois occuper la
alsadomdiqefene
fort
petite Anse et le
Saint-Michel, et que tous les
charpentiers et toutes les
incendie
pompes à
qui se trouvoient sur l'escadre étoient
ruines du
employés à sauver les
Cap. Nous avons lieu d'é.
tre satisfaits de nos efforts ; la manoeuvre du général en chef a sauvé
toutes les campagnes, --- Page 143 ---
(1 133 )
Le géréral Rochambean
son côté,
s'est, de
arancéjusqu'à
dont il a pris
Limonade,
de
possession, 9 ainsi que
Caracol, 3 et de tout le pays situé
entre le Cap et le fort Dauphin.
s Ainsi nous n'avons à
que la ruine d'un grand déplorer
maisons du
nombre de
Cap : ily a eu peu de
massacres. La conservation des
pagnes offre des moyens assurés cam- de
restauration, 3 et promet an commerce une garantie suffisante des
avances qu'il pourra faire à ses habitans.
> Le 18 pluviôse, toutes les frégates employées au
de l'embarcadaire
débarquement
du Limbé ontrejoint l'armée dans la
tion de la Furieuse rade,Al'excepcroiser devant
> que je fais
le port.
>> Hier matin,
rieuse et la
leHatigny, Ia FuClorinde firent route
pour le Port-de-Paix. Le
général est de
projet du
s'emparer du fort de --- Page 144 ---
cette ville et du (134) môle.
gences particulières
Des intelliposte font
dans ce dernier
cette
espérer qu'il sera livré, Si
expédition réassit
nous avons droit de
s comme
mée en retirera de l'attendre, l'arnombreux
tages et des ressources
avanle plus grand besoin.
dont elle a
>> Le manque absolu de
légers ne m'a pas
bâtimens
plutôt des nouvelles permis de donner
Ce n'est
de l'armée, et
possible de qu'aujourd'hui qu'il m'est
la Sirène, vous expédier la
dont je regrette fort frégate le
pitaine, qui s'est acquitté
cales missions
de toutes
avec un
que je lui ai données
telligence zèle, une activité et une inVeuillez au-dessus de tout éloge.
bien, citoyen
le renvoyer avec ane ministre, me
et la
autre frégate,
récompense due à ses
>> Je ne finirai
talens.
nistre, sans rendre point, citoyen mià nos alliés les
Espagnols le témoignage
éclatant
frégate le
pitaine, qui s'est acquitté
cales missions
de toutes
avec un
que je lui ai données
telligence zèle, une activité et une inVeuillez au-dessus de tout éloge.
bien, citoyen
le renvoyer avec ane ministre, me
et la
autre frégate,
récompense due à ses
>> Je ne finirai
talens.
nistre, sans rendre point, citoyen mià nos alliés les
Espagnols le témoignage
éclatant --- Page 145 ---
(135 )
que l'honneur et la vérité réclament
pour eux. L'amiral
tout, a mis dans
Gravina., surses rapports
nous la franchise, la
avec
fermeté qui
loyauté et la
caractérisent le
militaire. L'étonnante
parfait
laquelle il a fait
célérité avec
réparer son vaisseau, cette activité
une circonstance
singulière dans
aussi
son arrivée au rendez-vous décisive, et
Semana le même
du cap
de l'armée,
jour que le reste
ont excité
une surprise
généralement
éloge de M. de qui est le plus bel
Gravina. Le général
Villavicencio, qui, pendant son absence s a commandé la division
pagnole, a offert
estraversée,
pendant toute la
aux capitaines des deux
escadres, un excellentmodèle d'exactitude et de vigilance dans
parties de sa
toutes les
navigation.
>> Recevez, 3 citoyen ministre, l'assurance de mon respect.
C Signé
VILZARET, >> --- Page 146 ---
(136 )
fuits et notes conxxeporas; Toussaint - Louverture,
cernant
de Saint-Domingue
perpédition
du direcet holpeereges
toire eaécutif.
brochure qui parnt en
DANS une
Du Gouvernement
Pan 5, intitulée :
de Laveau, de
de Saint-Doningse, du directoire 2
vilaute, des agens
épigraphe :
ayant pour
horret, luctuque refiugit,
meminisse
ee. e Quanquam Incipia...
relatif à
snivant
on lit le passage
:
Suesimctomemnure
africains
Le héros de ces héros :si toute.
aletemtinisu que par le génie
la cabale ne Laveau juroit à son tour. ne
de Lavean,
génie de Toussaint.
juroitque eparle avoit quelquesidées
Cethomme, qui frères d'armes, saide plus que ses mieux les érénemens:
sissoit un peu
L'intérêt --- Page 147 ---
( 137 )
L'intérêt l'avoit rendu l'ennemi
homnesde couleur, dont il
des
voit, le fer et la flamme à poursui.
les restes fugitifs;
la main, 9
ensuite leur
l'intérêt le rendit
Ce fut ce qu'on défenseur et leur ami.
qui ramenèrent appelle les mulâtres,
tems le destfucteur Cet hommne, si long
soutiens de la
des blancs et dès
tèrent le
république; ils arrêcours de ses
reurs, lui inspirèrent longues futiment d'humanité
quelque senla France. Sans
et l'attachèrent à
fut
talens
placé àla tête des milituires, il
brillantes : son
légions les plus
ontuegadeaneenet influence parmi les
qu'ils'étoit acquises
richesses
tion sur le
par sa dominales trésors département de l'Onest,
espagnole, qu'il pilla dans une ville
tant de
lui donner cette
moyens devoient
le respect
considération,
pour la
que
corde jamais à lavertu. puissance n'accour nombreuse,
Il tenoit une
ayoit une garde
M
tête des milituires, il
brillantes : son
légions les plus
ontuegadeaneenet influence parmi les
qu'ils'étoit acquises
richesses
tion sur le
par sa dominales trésors département de l'Onest,
espagnole, qu'il pilla dans une ville
tant de
lui donner cette
moyens devoient
le respect
considération,
pour la
que
corde jamais à lavertu. puissance n'accour nombreuse,
Il tenoit une
ayoit une garde
M --- Page 148 ---
(138 )
la
et anfectoitoute Mais
enplendisanten du calife Almamon.
grandeur
sdecedespote
dès le lever
c'est que
au
timtae
plus soleil atroces, on le voyoit prosterné vouloir
du des autels; il sembloit
fupied
à ses projets
associer la divinité avoit comblé la
rieux, comme s'il qui sont donnés
mesure des crimes Autant sa présence en- des
à Thomme.
dans l'ame étoit
fonçoit Tépouvante antant il
citoyens paisibles, partie de blancs a 9
exalté par implacables cette
des grands pro- à
ennemis Laveau l'avoit attaché lieupriétaires. il lavoit nommé son résa cause, 2 dans ses prodlamations
tenant ; dans lile et transportécs Laveau appandués
au-delà du continent, ,Phomme
pelle anseimeere Raynal: CeTousprédit par Pabbé aussi le titre de versaint partageoit Nucheletlchaxt),
tueux cavectierre
Deux chefs de noirs.
() --- Page 149 ---
(: 139)
Depuis que la vertu de
l'a conduit aux
Toussaint
litaires ; depuis premiers grades mirectoire l'ont que les agens du dinéral de division; placé au rang de géen paix dans
; depuis qu'il roule
à
son Juxe, que rien ne
manque ses desirs, il a obtenu
que les hommes
ce
heur
appellent le bonCeToussaint,
ennemi de la drabondleplagrand
teur des
république, le dévorablancs, ensuite le
teur des
destrucmulâtres, est
un retour inconcévable, devenu, 3 par
l'ami de ces mêmes
tout-à-comp
par les
mulâtres. Battu
bordination Anglais et pressé par l'insudes cultivateurs,
que sans eux la
ila cru
rasseoir dans
paix ne pouvoit se
ses
toire se fixer dans provinces, oula vicses bataillons
Lire et écrire sont les deux
noissances qui élèvent
conau-dessus de ses
un nègre
semblables, et lui
M 2 --- Page 150 ---
(140 )
mardonnent une prépondérance plaisante
quée. Voici une anecdote aisément
et qui rentre
à ce sujet,
l'on traite.
dans l'objet que
élever indistinc
Lorsqu'on voulut
des hommes
tement tout d'un coup d'hommes civicivilisables au rang des noirs alla
lisés, un oélebreami des relations. extéchez le ministre
un nègre, er
rieures, et lui présenta mission didemandant pour lui une chose admiplomatiques ce sera une
au midisoit le protecteur
rable,
ainsi votre mépris
nistre, de signaler
1 Le
des couleurs.
pour le préjugé
le nègre teministre remarqua que bras; il lui denoit un livre sous son
faites - vous
manda : Citoyen, que répondit le
Citoyen,
de ce livre-là?
à
je Pi apporté pour
diplomate,
j'i sai lire.
vous montrer que
présenta mission didemandant pour lui une chose admiplomatiques ce sera une
au midisoit le protecteur
rable,
ainsi votre mépris
nistre, de signaler
1 Le
des couleurs.
pour le préjugé
le nègre teministre remarqua que bras; il lui denoit un livre sous son
faites - vous
manda : Citoyen, que répondit le
Citoyen,
de ce livre-là?
à
je Pi apporté pour
diplomate,
j'i sai lire.
vous montrer que --- Page 151 ---
(141 )
Pnicrs de la conduite et des
rations de Santhonax à Saint. opdu
Doningue.
Le nom de Santhonax
naturellement à tous les se rattache
qui ont'suiyi les malheurs événemens
cette colonie. Il y fut
arrivés à
fois en mission,
envoyé deux
et deux fois il
voqua contre lui les
proles plus graves. Il est dénonciations
un des principaux regardé comme
sastres
anteurs des déqui ont désolé ces
reuses contrées
malhenla révolution pendant le cours de
griefs que lui française : voici les
Conseil des imputa Vaublanc, au
cinq cents.
du 10.D'avoir créé, dans la
nord de
province
bunal de Sain-Doningue, un tris'en être réservéla cinjuges sans juri, et de
que le droit de
nomination, ainsi
pétence,
prononcersur la com; --- Page 152 ---
(1 142) )
20, De
rée dans les s'être, par une lettre insérevêtu de la papiers publics, déclaré
dictature, et de
pas craint de dire
n'avoir
pouvoirs illimités. qu'il avoit des
30,D'avoir levé des
touché des sommes
impositions,
en rendre aucun
immenses, 3 sans
40. D'avoir mis compte. hors de la loi
fonctionnaires
des
publics, des élus du
peuple, et d'avoir défendu,
peine de complicité, de leur 3 sous
der retraite.
accor50, D'avoir armé
munes contre le
quatorze comPort-an-Prince, de
les habitans.
iraatwnmaent
G.Davoinparumer
défendu à
proclamation,
d'être mis toutindividu, hors la loi
sous peine
biens confisqués,
et d'avoir ses
colonie qu'il avoit d'abandonner mise
une
sang.
à feu et à
7°, L'incen die du Cap frangais,et --- Page 153 ---
(1 143 )
d'avoir porté la peine de mort contre
les malheureux qui iviendroient chercher dans les décombres de leurs
maisons les objets
flammes. Le
échappés aux
barbare
prétexte de cet arrêt
étoit que les propriétaires
s'étant rendus coupables envers la
république, leurs biens devoient lui
appartenir (1).
8.0 D'avoir déclaré criminels de
lèse-nation les marins qui se trouveroient à terre après sept heures
du soir.
9.o D'avoir signé l'ordre d'incendier les vaisseaux dela
république.
10-D'avoiryparunep proclamation,
(1) Gignioux, dentiste et commandant du
Cap, fut chargé de l'exécution. Sur une
de planches construite au bord de la jetée
le féroce usurpateur faisoit fusiller mer, 9
jour et sans procès, ceux que sa
chaque désignoit pour victimes ; et à Pinstant rage
les recevoit dans ses abimes.
l'Océan
(Poyez Histoire du Directoire
ezéeutif.)
dela
république.
10-D'avoiryparunep proclamation,
(1) Gignioux, dentiste et commandant du
Cap, fut chargé de l'exécution. Sur une
de planches construite au bord de la jetée
le féroce usurpateur faisoit fusiller mer, 9
jour et sans procès, ceux que sa
chaque désignoit pour victimes ; et à Pinstant rage
les recevoit dans ses abimes.
l'Océan
(Poyez Histoire du Directoire
ezéeutif.) --- Page 154 ---
(144)
défendu aux femmes qui
la malheureuse colonie de fuyoient
mingue,
Saint-Doleurs
d'envoyer à bord aucun de
effets 3 en déclarant que les
contrevenans seroient réputés émigrés, et fusillés sans autre forme de
procès. -
11.D'avoir vendu, de son
aveu, des passe-ports
la propre
me de 1650 liv.
jusqu'à somQuelle a été, ajoutoit Vaublanc,
dans sa seconde mission, la conduite
de Santhonax et celle de ses collè.
gues Raymond, Leblanc et Giraud,
agens particuliers du directoire, et
envoyés à
réal de l'an Saint-Dominguele: 22 flo4? Quel est l'état de
cette colonie, demandoit le même
orateur dans la même séance P Les
lettres particulières des officiers du
génie, un grand nombre de simples
citoyens, le général Rochambean et
ses aides - de- camp, l'ordonnateur
général Ferrary, la correspondance
du --- Page 155 ---
du
( 145 )
général
de la
Mirdonday, les lettres
tés, la
les
NonvelloAnglaterre,
arrêcorrespondance des
enx-mdmes, celle de leurs agens
délégués, tout enfin
propres
peindre la colonie
s'accordoit à
freux
dans le plus af- -
désordre, et gémissant sous le
gouvernement militaire.
C Etquel
A quelles mains gunemementanitaines
nègres
est-il confié P A des
ignorans et
bles de
grossiers, incapaeffrénée, distinguer la licence la
de l'anstère liberté
plus
sant sous les lois >>.
fléchisLe général
été envoyé à Saint. Rochambeau (2) avoit
prendre possession t-Domingue de la
pour
gnole del cette ile. Il écrivit partie espatre de la marine:
au miniscc La partie
française est la pro-
(1) Il commande
de l'armée dans aujourd'hui une division
mingue.
F'oxpédition de Saint-Do.
N --- Page 156 ---
(146) d'armée de
priété de quatre individus. corps
.On veut
noirs et de quatre officiers blancs venus
dégoûter les
plus std'Europe, afin de travailler
et de
le pays en finance 2 obserrement
les Africains) pour
n'avoir que
yateurs >>.
ne'accomplit,) ,presCoteprilictions officiers furent renque tousales
voyés.
arrivant ici, di-
< Je croyois, en
dans une ausoitle même général les lois de la
tre lettre, y trouver établies d'une
liberté et de l'égalité mais je me suis
manière positive;
Il n'y a de licruellement trompé. pour les comberté sur cette terre quel et des hommandans des Africains disposent du
de couleur, qui
de
mes
semblables, comme
reste deleurs
Les paurres blancs
bêtes de somme. humiliés par-tont. Il
sont vexés et difficile de rétablir
sera, je crois, dilapidateurs,) parce.
Tordrepsnailes
établies d'une
liberté et de l'égalité mais je me suis
manière positive;
Il n'y a de licruellement trompé. pour les comberté sur cette terre quel et des hommandans des Africains disposent du
de couleur, qui
de
mes
semblables, comme
reste deleurs
Les paurres blancs
bêtes de somme. humiliés par-tont. Il
sont vexés et difficile de rétablir
sera, je crois, dilapidateurs,) parce.
Tordrepsnailes --- Page 157 ---
(147 )
que, disposant des Africains,
pousseront à la révolte,
ilsles
voudra diminuer leur
quand on
leur! crédit. Je ne crains influence et
de prédire qu'après
pas. même
liberté aux
avoir donné la
leur faire la noirs, on sera obligéde
un jour à la culture guerre, pour. les réndre
Le
39.
despotisme sous
soit la partie
lequel ge mismingue, futloin française de Saint-Dod'être adouci
agens particuliers du directoire. parles
negresabandonntrenty
Les
ture : leur cri étoit
partoutla cul.
appartenoit,
que le pays leur
plus
et qu'ils ne
y voir un blanc.
vouloient
La conduite des
toire fut la
agens du direcreurs commises première cause des horpartie du Sud aux Cayes et dansla
(1).
Aup port de Paix,
cres
d'affreux massafurentcommiss et Leblanc disoit
(:) Voyez les Mémoires du
généralRigaud,
N 2 --- Page 158 ---
(148 )
de Santhonax , qu'ils
s'exéeutoient en présence au nom de cclai-ci,ete. de la
,membre
Villanet-logeeto. commeVaucommision descolonies,
blanc, ajouta :
est le
le plus pressant
< L'objet
des An tilles
rappel du Robespierre comment l'opéet de ses complices: contenterez - vous
verez-vous? Vous
loi du 4plasiosetta
de rapporterla donne incontestaconstition vous
devez l'exerblement ce droit; vous mais, une fois
cer dès ce moment; ; le directoire ne
cette loi rapportée, hvoyerdatress agens...
pourra plus mille fois tant mieux,
Tant mienx, foule d'entre vous, etje
s'ecriera une
mais, dans cet interseraide cetavis;
Saintrègne, par qui sera gouvernée autorité
Domingue ? sous quelle la déchiles partis qui
ployeront
Amiral de la flotte pour Pexpédition
(1)
de Saiat-Domingue.
; vous mais, une fois
cer dès ce moment; ; le directoire ne
cette loi rapportée, hvoyerdatress agens...
pourra plus mille fois tant mieux,
Tant mienx, foule d'entre vous, etje
s'ecriera une
mais, dans cet interseraide cetavis;
Saintrègne, par qui sera gouvernée autorité
Domingue ? sous quelle la déchiles partis qui
ployeront
Amiral de la flotte pour Pexpédition
(1)
de Saiat-Domingue. --- Page 159 ---
rent? Ne
(149 )
veler avec verra-t- on pas se renouplus de
bats entre les
force, les comentre les différentes couleurs, ou même
La colonie toute
armées noires?
dra-t-elle
entière ne devienet d'une pas la proie des Anglais
anarchie plus
Villaret
complète >5,
taire semblable proposa un régime milifin à la
à celui qni avoit mis
il demandoit guerre de la Vendée ; mais
en même
défense des
temps quela
Saint-1
commissaires civils à
fles de France Domingue eût lieu pour les
et de la
quelles il vota des
Réunion, auxqu'elles avoient su remercimens dece
la France.
se conserver pour
Lorsque le général
dans la ville du
Leclerc entra
troupesdel'escadre Cap, toutes les
à sauver les ruines étoient occupées
reuse cité. Sa
de cette malheul'ordre et
présence y ramena
l'espérance ; les victimes
--- Page 160 ---
(150) )
rallièrent
échappées au massacre se
les
de lui: Parmi celles que
autour
n'avoient pu atteindre,
brigands
.Au
étoit le brave noir Télénaqueoù des assassins le poursui-
-moment
soldats français, arrivés
voient, des
arraché de leurs
à teins, Y'avoient en chef, instruit
mains. Le général avoit faits pour
des efforts qu'il
habitans de la
sauver la ville et ses
sur-lefureur des noirs, le nomma
champ maire de la ville.
qui
rensignemens
Voici quelques
dans' notre
rentrent natrellement
sujet.
e 2 Agé de près
Coar-Tdlénaque est natif de Saintde soixante ans,
Il est marié
Pierre, fle Martinique. épousa à Paris
qu'il
a une française,
ans. 11 a deil y a près de trente-six
ans
meuré près de qoaranteneur domicile
dans cette capitale; son
du Sentier. Son humanité
étoit rue
le frent nommer, 3 en
et sa douceur
notre
rentrent natrellement
sujet.
e 2 Agé de près
Coar-Tdlénaque est natif de Saintde soixante ans,
Il est marié
Pierre, fle Martinique. épousa à Paris
qu'il
a une française,
ans. 11 a deil y a près de trente-six
ans
meuré près de qoaranteneur domicile
dans cette capitale; son
du Sentier. Son humanité
étoit rue
le frent nommer, 3 en
et sa douceur --- Page 161 ---
(151 )
Tan3,commissatire de
sa section.Le
bienfaisancede
il remplit les
perouementarciegnel
fonctions de cette place
pendant cette année trop fameuse de
la révolution, le rendit cherâtousles
citoyens. Le malheureux
jamais de sa part aucun de n'éprouva
buts qui rendent la
ces rebienfaisance
quelquefois si amère; et quand les
secours publics lui-manquoient,
suppléoit de ses moyens. En
ily
il partit
l'an 4,
Santhonax. pour Saint-Domingue avec
A son arrivée, il fut
nommé trésorier au port de Paix.
Mais sa véritable
place étoit celle
que son ami Etienne Mentor lui fit
obtenir au Cap, en le désignant
peuple comme l'homme le
au,
pre à exercer les fonctions plus pro-,
nelles de juge-de-paix.
paterplace, il mérita l'estime Dans cette
fiance de tous les
et la connom
gens de bien : son
seulinspiroitle
se faisoient gloire respectylesnoirs de
l'avoir pour
--- Page 162 ---
(15a)
et les européens pour
compatriote,
il est
magistrat. Avec ce caractère, été ses effacile de juger quels ont
sa sollicitude et ses dangers
forts,
cette nuit horible qui a vu
pendant exécrable des forfaits se conle plus
sommer.
tous les
Il paroit, en rassemblant
renseignemôns que l'on peut puiser
les différentes brochures qui
dans
parlent des affaires deSaint-Domin- indégue, que le projet de rendre cette COde la métropole
pendante fut
idéal, et que
lonie, ne
point des
Santhonax en fut un
premiers
auteurs; que Tousaint-Loeventure, n'étoit pas
voyant que le moment l'ajourna, pour
encore favorable,
lorsque locle mettre à exécution moins de difficasion présenteroit
cultés.
de dénonciation
Dans une espèce
ex-secrétaire
signée par E. Granier, --- Page 163 ---
des
(153 )
premières
Français,
municipalités du
et ex-maire de la Cap
française de l'fle
partie
lit le
Saint-Martin, on
passage suivant :
ct Il caressa
>> tour les
(Santhonax) tour-ànoirs, 2 les
>> débarrasser des
jaunes pour se
3> ensuito se servir blancs; ; il voulut
des
>> détruire les seconds, premniers pour
>> dard de
sous l'étonPlus loin lindépendance il
>,
c Il n'éleva ajonte ces mots :
>>. que dans
Tousaint-Lomverture
l'espoir de le dirigers,
artin, on
passage suivant :
ct Il caressa
>> tour les
(Santhonax) tour-ànoirs, 2 les
>> débarrasser des
jaunes pour se
3> ensuito se servir blancs; ; il voulut
des
>> détruire les seconds, premniers pour
>> dard de
sous l'étonPlus loin lindépendance il
>,
c Il n'éleva ajonte ces mots :
>>. que dans
Tousaint-Lomverture
l'espoir de le dirigers, --- Page 164 ---
(154)
succint des dvéDIFEOPPIXENT
arrivés à Saint-Doningue
nemens le cours de la rivolution, la
pendant
des agens de
par Pinfuence
république.
Santhonax et Ailhaud,
Polverel,
commissaires civils
envoyés comme
mettré à
pour
à Saint-Doningue la loi du 4 avril 1792, déexécution
le 17 septeinbre
barquérent au Cap L'un d'eux, le
de la même année. repassa peu de
citoyen Ailhaud, France. Polverel et
tems après en
senls, eurent à
Santhonax, restés
qui se
contre les divers partis
lutter
de cette loi.
refusoient à l'exécution malheureux siPlusieurs événemens
dans diffégnalérent tcette opposition la colonie : enfin
de
rentes parties celui du 20 juin 1793,
arriva au Cap
prévu par eux, les
dont le résultat,
de donnerla liforça en apparence --- Page 165 ---
(1 155 )
berté à tous les noirs appelés
les défendre contre Galbaud. pour
néral fut obligé d'abandonner Cegéville , et de se retirer en rade
la
la protection des vaisséaux
sous
frégates qui
et des
y étoient mouillés, et
qu'il emmena avec lui au continent
américain.
Cette liberté n'étoit
que partielle;
loit
e:ilvouRrmkumeoretaEr
plus; il vouloit que les'noirs devenus libres, doninassent exclusivement. Les blancs n'étoient
nombre suffisant
plus en
mais les hommes de pour s'y opposer;
roissoient
couleur ne papas disposés à
cette domination
souffrir
il prépara leur exclusive : dès-lors
fit
anéantissement, et
rédiger un journal dans
disoit aux noirs : Cesont les lequel on
de couleur qui
hommes
liberté;
s'opposent à votre
quatendes-vous,
en défaire ?
pourvous
Dans les premiers jours d'août, --- Page 166 ---
(156 )
Polse séparèrent :
les commissaires
du
verel alla dans le département commisSud, afin de seconder le
de
alors attaqué
saire Delpech 2 l'a conduit au tomla maladie qui
des troubles surbeau, et d'appaiser précédent aux
venus le 14 juillet voulu assassiner
Cayos. (On y avoit colonel de la légion
Rigaud, alors
de 'Egalité du Sud.) le
dans
départeA son passage Polverel trouva les
ment de Y'Ouest, de ce qui venoit
esprits fort inquiets celui du Nord : la plus
d'arriver dans
manifestoit;
fermentation s'y
grande
paroisses se coalisoient
plusieurs
au torrent dévastapour s'opposer sous ce prétexte 9
teur, et résister,
Poldes commissaires.
à l'antorité
leurs projets, et
verel déconcerta
de Saintfit arrêter, danslesparoises des GonaiMarc, de VArtibonite, des Verrettes,
ves, du Mirebalais, de deux cents
de VArcahaye, plus
d'arriver dans
manifestoit;
fermentation s'y
grande
paroisses se coalisoient
plusieurs
au torrent dévastapour s'opposer sous ce prétexte 9
teur, et résister,
Poldes commissaires.
à l'antorité
leurs projets, et
verel déconcerta
de Saintfit arrêter, danslesparoises des GonaiMarc, de VArtibonite, des Verrettes,
ves, du Mirebalais, de deux cents
de VArcahaye, plus --- Page 167 ---
(157 )
personnes de toutes couleurs,
autres le nègre Guiambois,
entre
beaucomp d'influence
quiavoit
de son
sur les noirs
quartier 9 et entretenoit des
correspondancos très-actives avecles
nègres Jean
François et Biassou,
cheisroyalistes desinsurgés
Il les fit tous conduire
duNord,
sons du
dans les pridans
Port-au-Prince, et institua
cette ville une cour martiale
pour instruire leur procès et les
ger. Là, il fit de nouvelles
jutions. Le nègre
arrestarigeoit à son
Hyacinthe, 3 qui diplaine du
gré les nègres de la
entièrement Cul-de-Sac, et qui étoit
dévoué au contre-révoIutionnaire Hanus de
fut également
Jumécourt s
alors que son
Lambi-Polverelappnit
avoit donné la liberté collègue Santhonax
partie du Nord. Il le générale à la
dans une de ses
désapprouva
disant Cc qu'il ne concevoit proclamations, en
>> ment Santhonax,
pas comdans une cir- --- Page 168 ---
(158 )
libre
ou il n'étoit pas
>> constance
donner lali-
-
avoit pu
>> lni-même,
mais en mêe
'> berté aux autres >> 5
habitans du
aux
tems il fit envisager tous les malheurs
Sud et de l'Ouest s'ils ne se prépaqui les menaçoient mesure : il les engagea
roient a cette
spontaen l'adoptant
à les prévenir les habitans accourunément. Tous
souscrire ; et la
rent en foule pour y
aux cris de
liberté fut proclamée
vive la république- Desfoumeaus,
A cette époque du bataillon du
Hestenant-colonel ordre de marPas-de-Calais, reçut (bourg de la
sur
cher
Saint-afichel défendu par Biaspartié espagnole), Cabréra. Il y fut battu.
sou et don entraina la prise de la
Sa déroute
Plaisance et du
Marmelade, de
se livrèrent
canton dBanery, qui
à
Il fit sa retraite
aux Espagnols.
le reste de sa
Saint t- Marc avec
troupe.
ataillon du
Hestenant-colonel ordre de marPas-de-Calais, reçut (bourg de la
sur
cher
Saint-afichel défendu par Biaspartié espagnole), Cabréra. Il y fut battu.
sou et don entraina la prise de la
Sa déroute
Plaisance et du
Marmelade, de
se livrèrent
canton dBanery, qui
à
Il fit sa retraite
aux Espagnols.
le reste de sa
Saint t- Marc avec
troupe. --- Page 169 ---
(159 )
Santhonax resté au Cap,
proclamé, le 29 août, la
y avoit
nérale pour la partie du liberté géle courant de
Nord, Dans
voquer les
septembre, il fit conassemblées
nommer des députés. primaires, Le
et
suivant, ces députés
4 octobre
la
partirent
Nouvelle -
pour
corte dela Angleterre, sous l'esdée
frégate la Fine,
par le citoyen
commanTruguet frère :
elleportoitsepte valescens
tcents malades ou
de l'armée
conpérit aux attérages européenne, et
homme ne s'est sauvé. ; pas un seul
Santhonax ne fut
des noirs qu'il
plus le maître
il
venoit
parut s'alarmer
d'alfanchity
sûreté, et voulut pour sa propre
fit craindre de
fuir; mais on lui
à la surveillance ne pouvoir échapper
d'en
de ses
être la victime s'il gardes, y et
faisoit une
pareilletentative. Il retarda de
ques jours pour prendre des
quelplus certaines. Enfin,
mesures
entouré par --- Page 170 ---
( 160 )
commandéepar
l'armée seuropéenne,
se rendre
Laveau, ils'embaurqual pour laissa Villatte
au Port de-Paix, et du Cap. Lacommandant de la ville
son
avec
veant resta at Port-de-Paix serêndit par terre
armée. Santhonax route fut marquée
à Saint-Marc : sa
Les
ie désordre et le pillage et
par
effrayés de sa présence
habitans,
V'entonroient, 3 se
des sicaires qui
un acte
réunirent, et souscrivirent
à
titre : Résistance
portant pour
saisit SanthoPoppression. La peur
secours le
nax : il appcla à son avec deux
fameux Lapointe (1), qui,
hommes de cavalerie, protégea
cents
sa
et
-
laccempapaajenqean
retraite,
Port-au-Prince. dans cette ville, il
A son arrivée
Polannula tout ce que son collègue les foncverel avoit fait; il destitua
et en
tionnaires publics en activité,
d'antres. La garde nationale,
créa
Lapointe, homme de couleur:
(1)
composée
son avec deux
fameux Lapointe (1), qui,
hommes de cavalerie, protégea
cents
sa
et
-
laccempapaajenqean
retraite,
Port-au-Prince. dans cette ville, il
A son arrivée
Polannula tout ce que son collègue les foncverel avoit fait; il destitua
et en
tionnaires publics en activité,
d'antres. La garde nationale,
créa
Lapointe, homme de couleur:
(1)
composée --- Page 171 ---
composée de blancs (161)
bres, fat
et d'anciens liune nouvelle, désarmée; il en
organisa
tiques et de nôuyeaux composée de domesdomna la suspension libres: : il Orprocédares
de toutes les
il fit élargir commemcées les
ou à faire;
nègres
Guiambois, et les
Hyacinthe et
mission civile. Il logea à la comdans diverses employale premier
gres de la plaine missions du
près des nèlesquels il avoit une Cul.de-Sac, sur
ce; et du second, grande influencration les
qui avoit en exé.
en fit un officier hommes de couleur, il
Montbrun,
municipal.
vince de
et
scomandonideliy
légué de l'Ouest, la
Pinchinat, pro- décommnission,
et
blamérent
en
reemiceames
Santhonax écrivirent à Polverel, edebanthonase
rompit
Dès-lors
eux, et résolut de
deux
se
oevemntemenrared
venger de ces
téméraires,
surer ses actions. qui osoient cen- --- Page 172 ---
(162 )
que
de manière
Tout étoit préparé n'avoir rien à
Santhonax paroissoit l'antorité de Montbrun
redouter de
de Pinchinat. Les
et de Pinfluence étoient en présence; et
deux partis instruits de tout ce qui
les Anglais, envoyoient de fréquens
se passoit,
qui se présentoient
parlementiten médiateurs et protecteurs., dé- 7
comme
opérer une
mais, en effet, pour Hyaciuthe contifection. Le nègre dans la plaine pour s'asnuoit d'aller
Beausurer des nègres; 5 cependant à la Croiayais, qui commandoit les avoit captés et
des - Bouquets, 2
détachés de la coalition.
fertile en ressources, nèSanthonax,
d'envoyer. aux
eut talorsladresse certain Poulain, en
gres dOco un
leur servir de seapparence, 2 pour effet
porter
crétaire, mais en
les pourles hommes de
à se déclarer. contre créoles. Ceux
couleur et les nègres en garde na,
de la ville, organisés
Croiayais, qui commandoit les avoit captés et
des - Bouquets, 2
détachés de la coalition.
fertile en ressources, nèSanthonax,
d'envoyer. aux
eut talorsladresse certain Poulain, en
gres dOco un
leur servir de seapparence, 2 pour effet
porter
crétaire, mais en
les pourles hommes de
à se déclarer. contre créoles. Ceux
couleur et les nègres en garde na,
de la ville, organisés --- Page 173 ---
(163)
tionale, s'étoient réunis à la
de l'Egalité,
légion
latte. Enfin commandée par Chanaffreux
l'orage, grossi des plus
dans la élémens, nuit
parut devoir éclater
du 17 au 18 mars.
vière- Pinchinat se retira alors à la RiFroide, Chanlatte aux casernes, et Desfourneanx
Santhonax l'ordre
demanda à
brun.
d'arrêter MontCelai-ci lui
> vous vous sentez répondit : Cc Si
>> rêter, je vous
capable de l'ary
35 ne vous en remettrai autorise; mais je
>> quand vous l'aurez
l'ordre que
Desfourneatx
exécuté (1).
brun, fit sa retraite battu par MontClaire,
au fort Sainteemmenant avec lui
nax, confus et
Santhozn ordre
dispensé de délivrer
par écrit.
Montbrun, maître detouslest
forts,
(1) Telle a toujours été son excessive
caution > que dans toutes les occasions préblables, il n'a jamais donné
semverbaux : verba volant,
que des ordres
scripta manent.
--- Page 174 ---
(164)
de celui de Sainte-:
eût pu s'emparer d'un
moins
quared'heure;
Claire en
le commismais dès qu'il sut que le feu, lui
étoit, il fit cesser
saire y
de conciliation,
proposa des moyens
de Deslinson
Ele.mie-cneet
fourneaux et de
régiment,
montrer et à venir reprendre
vita à se
Sanet ses fonctions.
son logement tout. Desfourneaux
thonax accepta
deux cents homfut mis à bord avec
de
une espèce
mes de son régiment;
et Santhocapitulation fut signée,
dans la
nax revint au gouvernement
voiture de Montbrun. étonné de tous ces
Santhonax, 2
Il voulut
revers, ne se rebuta pas. à l'aide du
renouer ses projets avoit fait lieunègre Blaise, qu'il de la légion de
tenant - colonel l'Ouest, et qui devoit
l'Egalité de de Ies faire elécuter
se charger
par ses agens. Pinchinat écrivirent
Montbrun et
signée,
dans la
nax revint au gouvernement
voiture de Montbrun. étonné de tous ces
Santhonax, 2
Il voulut
revers, ne se rebuta pas. à l'aide du
renouer ses projets avoit fait lieunègre Blaise, qu'il de la légion de
tenant - colonel l'Ouest, et qui devoit
l'Egalité de de Ies faire elécuter
se charger
par ses agens. Pinchinat écrivirent
Montbrun et --- Page 175 ---
à Polyerel (165)
étoit dans la que le Port-am.Prince
plorable,
situation la
2 cerné
plus démer, divisé
par terre et
sa présence anbereurcent, et par
ment
y étoit
que
nécessaire.
leurs
indiapentabies
instances, Polverel céda à
s et se rendit
Pon-auprmince, les
Ily recueillit
au
dépositions
toutes
son
contre la conduite
collgue, et il se
de
Tenbarquer et à le disposoit à
France,
truits
lorsque les renvoyer en
de la situation Anglais, insville, et appelés
critique de la
étoit formné
par le parti
rent
en leur
qui s'y
leur
faveur, s
commisaires attaque - 3 forcèrent pressésans
à l'évacuer
les
Jacmel, coup férir, et à se presque
vés,
A peine y furent-ils retirer à
le
qu'une corvette,
arricomité de salut
envoyée
vant la rade,
public, parut par deportant
rappel en
l'ordre de leur
à les
Europe, et ne tarda
embarquer.
point --- Page 176 ---
(166)
;
avant son départ
Santhonax, Dieudonné etp plusieurs
conféra avec
Cet homme étoit
autres chefs noirs.
nationaux
président des volontaires place de la
du Port - au - Prince,
Il donna
création du commissaire. cordon tricolore,
à Dieudonné son cou, en lui disant
qu'il lui passa commissaire au
pendant
qu'il le faisoit
défendoit,
absence, et qu'illui
d'obéir
son
antres noirs,
ainsi qu'aux
son retour.
à quique ce fût jusqu'à leur dit il, est en
< Votre liberté, mulâtres sont vOS enles
>
danger;
n'avez d'autre parti
5> nemis : vous celui de vous in-
>> à prendre que
tous. >>
La-
>> surger départ des commissaires, de la
Au
en chef
veau resta gouvernenr gouvernourt par
colonie; Montbrun,
de TOuest,
intérim du département aussi par inet
Rigaud, gouvermeur du Sud.
térim de celui
du Nord,
Dans le département --- Page 177 ---
l'ennemi
(167 )
et toutes occppoit les
le fort Dauphin
dans celui de montagnes l'Ouest
de P'Est 5
le Môle Saint :
, il possédoit
Marc, les
Nicolas, Saintle Mirebalate Ferrettes,
3 la
tateshye,
quets, le Portau Crola-des-los:
et le Sale. Trou Prince, Ldogane
il étoit maître ; dans celui de
des
Sud,
Jerénie, du Cap Cayanites, de
Pislet à
Done-Marie, de
de Tiburon. Piarre-douph, 3 des Irois et
Il est aisé de voir
le simple énoncé des sur la carte 1 par
bés au pouvoir de quartiers tomnon - seulement les F'ennemi, que
par terre entre le communications
Nord et ceux de département du
étoient
l'Ouest et du à Sud
que celles interceptées d'une
mais encore
deux derniers grande partie.de ces
très - difficiles. départemens étoient
mer, elles étoient Quant à celles par
praticables, attendu absolument imqu'il n'existoit
et
Il est aisé de voir
le simple énoncé des sur la carte 1 par
bés au pouvoir de quartiers tomnon - seulement les F'ennemi, que
par terre entre le communications
Nord et ceux de département du
étoient
l'Ouest et du à Sud
que celles interceptées d'une
mais encore
deux derniers grande partie.de ces
très - difficiles. départemens étoient
mer, elles étoient Quant à celles par
praticables, attendu absolument imqu'il n'existoit --- Page 178 ---
(168 ) dans la colobâtiment armé
aucun
même de cabotage
nie, et que ceux
long-tems :
avoient été pris depuis isolé, pour ainsi
alors chaque chef,
étoit
abandonné à lui - même,
dire
selon les circonstances,.
forcé d'agir
son zèle et ses luet d'après ce que
mières lui suggéroient. ajoutez celui
A ce triste tableau, l'on étoit dans le
de la pénurie oà
depremière
Sud etl'Ouest des objets
étoient
nécessité. Ces départemens d'armes, de muentièrement privés
d'habillenitions, de comestibles, Ils manquoient
mens pour la troupe. disciplinés, pâr la
en outre de corps
de la légion
défection d'une partie celle totale des
de IOuest, et par
du ci-devant
volontaires nationaux soldats de ces
Les
Port-an.Prince. avoient été faits prisondeux corps
réunis sous les
niers, ou s'étoient
après la prise
ordres de Dieudonné,
formé des
de cette yille, et aroient
camps --- Page 179 ---
camps dans les (169 - )
vière-Froide et montagnes de la
de la RiLes premiers soins Charbonniere.
gaud, dans le
du général Rila prompte Sud, se
portèrent sur
armée capable organisation de
d'une force
grès effrayans de s'opposer aux proentièrement livré à l'ennemi. Il étoit
que le gouverneur ce travail, lorscolonel Beauvais Montbrun et le
mnel, pour,
Tappelérent à Jacchinat, être médiateurs conjointement avec Pinqui s'étoient élevés
des différons
Rendas à Jacmel, entr'eux.
entendus tous deux, après les avoir
que tous les torts et aroirdéclaré
Montbrun, ils
appartenoient à
le
Tengagèrent à laisser
ment commandement de PEst
de
à
l'arrondisserer chez Ini, à Beaurais, la
et à se retiMontbrun
colline
y consentit;
d'Aquin.
dit ques jours après, un bruit mais, quelqu'il alloit partir
se répanRigaud craignoit fartivoment.
que cette évaP --- Page 180 ---
(170),
ne produision, vraie ou suppose, malheurs : déjà s
sit les plus hautement: grands
cc Les commisdisoit-on
Montnous onta abandonnés;
ne
>9 saires
les autres chefs
>> brun va partir, à le suivre. Abandon-
>> tarderont pas le monde, il ne nous
> nés de tout
tomber au pou-
>> restera plus qu'à
des Anglais >>.
>> voir
tous les
Alarmés de ces propos, des différens
attomeecmmaniang YOuest et du Sud se réupoints de
Rigaud; et d'après
nirentau général recueilliés condiverses dépositions décidèrent unanitre Montbrum, ils
: Rigaud en
mement son arrestation
fut condonnal'ordre, et Montbran
du Petit-Saintduit dans lesprisons
Louis.
à qui
:
Lavean,
Le gouvernear aussitôt qu'il Yavoit
Rigaud avoit,
de cet événement;
pa, rendu compte faut
Montlui écrivit : < Il
garder de 1 Saint-
>-brun : dans les prisons
irentau général recueilliés condiverses dépositions décidèrent unanitre Montbrum, ils
: Rigaud en
mement son arrestation
fut condonnal'ordre, et Montbran
du Petit-Saintduit dans lesprisons
Louis.
à qui
:
Lavean,
Le gouvernear aussitôt qu'il Yavoit
Rigaud avoit,
de cet événement;
pa, rendu compte faut
Montlui écrivit : < Il
garder de 1 Saint-
>-brun : dans les prisons --- Page 181 ---
> Zonis,
(1 171) )
a une frégate jusqu'à ce que nous
>
ou un vaissean ayons
Venroyeravec Cette
sûreté en
pour
affaire terminée, France >>,
entidrement
et le calme
gaud w'occmupaplas rétablidans l'Ouest, Ri.
guejanaindenee
tiers de celui de
Eintaiobet
l'Ouest
lesquar.
quiy avoient
rel, dans un
AEeieea
ble. Il
état de défense parPolve.
prit
respecta.
culture desmesuresp
en maintenant pourraviver] la
leurs
les noirs
habitationsr -
sur
assurant le
srespectives, enleur
glemens faits payement à
fixé par les rérel, et en ordonniant ce sujet par Polvecution de ces mêmes la stricte exéLe Sale- Trou, réglemens.
étoient maitres,
dont les Anglais
par Beauvais, venoit d'être
chef
alors commandante repris
Parfaitement amondisemere de l'Ouest. en
ils ne tardèrent d'accord avec Rigand,
porter au
pas l'un et lautre à
complet, et même à
Pa aug- --- Page 182 ---
( 172 )
de l'Ouest
"mienterla force deslégions nombre infini
etdu Sud,à armer un inquiétoient
de petits corsaires qui son commerce s
Y'ennemi, rainoient de ses bâtimens.
alloient s'emperer
et à se procujusque dans ses ports,
danstons
rer enfin à prix d'argent,et alliés où ils pules pays neutres des ou armes et delapourent envoyer,
dans plusieurs
dre qu'ils ont payées
la livre.
circonstances trois gourdes jaloux de reQuoi qu'il en soit,
qu'il s'étoit
tirer des foibles moyens grande peine
procurés avecla plus qu'il en attendoit,
tous les avantages dans le courant
le général Rigand, de l'an 3, parvint à
de vendémiaire
défendu par
s'emparer de Léogane, à la solde de
français
les, émigrés Ce premier sncces,en
TAngleterse. V'ennemi, permit à ce géétonnant - nivôse suivant, de marnéral, le 9 Tiburon, qu'il emporta
cher contre
quelques jours de
d'assant, après
ous les avantages dans le courant
le général Rigand, de l'an 3, parvint à
de vendémiaire
défendu par
s'emparer de Léogane, à la solde de
français
les, émigrés Ce premier sncces,en
TAngleterse. V'ennemi, permit à ce géétonnant - nivôse suivant, de marnéral, le 9 Tiburon, qu'il emporta
cher contre
quelques jours de
d'assant, après --- Page 183 ---
(123)
siége et trois combats
meurtriers:
Bientotaprès, à Léogane
en germinal, il reunit
mes, tirés des environ deux mille homdu Sud,
légions de l'Ouest et
Prince et pour faire le attaquer le Port-anton, défendu
siége du fort Bizogarnison anglaise. par une nombreuse
condé parle colonel Paissamment seloit s'en rendre
Beauvais, il almaître,
gouverneur Laveau
lorsquel'es.
commandée par le (dont V'armée,
ral
Toussaint. -
Hientenat-gene
d'être repousée Louverture, venoit
lui donna ordre devant Saint-Mare)
faire retirer les de lever le siége et
Les Anglais, troupes.
étourdis des
fréquentes, et
attaques
décisifs de ces effrayés des succès si
formées et
troupes nouvellement
disciplinées,
propos de se resserrer jugérent à
qu'ils
sur les points
plement occupolent, et de se tenir
sur la défensive.
simLes haines, les
passions, les pré3 --- Page 184 ---
(374) Santhonax
jugés, les divisions que Saint-Doavoit, pendant son séjourà
avec
mingue, fomentés et entretenus diverses clastant de soin parmi de les cette colonie,
ses des citoyens éteints. L'ordre,
étoient entièrement bonne intelligence
Tharmonie e, la
oublier
et faisoient
leur succédoient dont ils avoient si longles malhenrs
Près de huit mois
tems été victimes. dans cetteleus'étoient déjà écoulés
Ri-
: les généraux
reuse tranquillité Beanvais en avoient su. progaud et étoient parvenns, $ dans ce
fiter ; ils
de tems, à faire recourt espace
à faire sentir aux,
fleurir la culture, de leur travail décultivateurs que
de leur liberté,
pendoit le maintien
le vol et le vagabondage,
à réprimer)
des propriéà offrir enfin aux yeux récoltes qu'on
taires étonnés, des
ainsi dire comparer
pouvait pour
antérieures à la
à celles des années
révolution. --- Page 185 ---
S
( 175 )
Soupçonnél long-tems
d'entretenic
donné, qui
Dieutelrieratenees
missaire civil, prenoit dont le titre de comrevêtu à son départ, Santhonaxtavolt fut
qui troubla cet état de
le premier
le masque
calme. Il leva
cueillit
tout-à-coup, reçut et acque les publiquement les émissaires
Anglais lui envoyoient
Port-au-Prince : il établit
du
portes de cette ville
même aux
se livroient les vivres un marché où
coloniales en
et les denrées
et des
échange des munitions
nemi lui marchandises sèches quel'enfournissoit.
Rigaud et Beauvais
déterminer à
3 avant de se
empêcher les employer la force
suites de cesi
pour
ces, usèrent de tous les intelligensibles de conciliation moyens posDiendonné. Ils lui
pour ramener
noissance de la paix donnèrent con-.
et du décret du 5 avec l'Espagne,
qui les nommoit thermidor an 3,
généraux de bri4
change des munitions
nemi lui marchandises sèches quel'enfournissoit.
Rigaud et Beauvais
déterminer à
3 avant de se
empêcher les employer la force
suites de cesi
pour
ces, usèrent de tous les intelligensibles de conciliation moyens posDiendonné. Ils lui
pour ramener
noissance de la paix donnèrent con-.
et du décret du 5 avec l'Espagne,
qui les nommoit thermidor an 3,
généraux de bri4 --- Page 186 ---
( 176) enfn d'avoir
gade. Ils luisignitièrent bref délai, -s'il
à déclarer, sous un
française
tenoit pour la république Dieudonné,
ou pour les Anglais. fit égorger les
pour toute réponse,
et
envoyés, marcha sur Léogane, du
le 15 nivôse an 4,
g'empara,
avancé à une
camp Philippe 2 poste
de cette
lieue et demie de distance
il fit
ville. Maître de cette position,
les sucreries de la plaine,
incendier
et
enlever tous les animaux, 2 piller
qui refusoient
tuer les cultivateurs
de marcher avec lui.
opposer
Ces deux généraux, pour
comaux horrenrs que
une digue
et rassurer les
mettoit Dieudonné,
rendoient
cultivateurs éperdus quise: demandant
en foule à Léogane en
déployèrent la rigueur,
du secours,
sur lui. Les succès
et marchèrent obtint, effrayèrent
multipliés qu'on
attachés à son
ceux qui ne s'étoient
foiblesse,
parti que parcrainte ou par --- Page 187 ---
a
erddterminérent (177) )
mandoit après lui, Laplane, , quicomsieurs autres chefs ainsi que pluconvaincus de
en sous-ordre, >
hison, à
participation à sa traduire à s'emparer de lui, à le congénéraux Léogane, et à remettre aux
écrites de républicains les
les
ses trames perfides preuves
Anglais.
avec
Pompée, autre clief
dres, et
sous ses orles hauteurs cominandant de
un camp dans
ment arrêté
Léogane, fut égaleféré dans les comme traître, et transLes Anglais, prisons.
tation de
instruits de l'arresle parti qui Dieudonné, existoit et appelés
veur dans ces
encore en sa par fadu moment où montagnes,p profitérent
principaux chefs Laplume le
et les autres
Léogane
condnisoient à
pours'emparerdo ces
importans, 3 dont on
postes'
sans succès, de les essaya, mais
courant de ventôse, chasser dans le --- Page 188 ---
( 1 178 d )
des renLes Anglais ayant reçu
à
se déterminèrent
forts d'Europe, Léogane.1 Ils seprétenter le siégede cette ville le presentèrent devant
avec.des forces
mier nivôse snivant,
imposantes. mille hommes de troupes
Quatre
les ordres du majoranglaises, sous deux mille émigrés
ginéralbionyer, Montalembert et
commandés par firent leur débarqueDessources,
vaisseaux,
ment, protégés parquatre quantité
six frégates et une grande sous les
d'autres bâtimens armés,
ordres de l'amiral Parker. les vaisfait,
Le débarquement vinrent s'emseaux et les frégates
situé au
bosser sous le fort Ça-iras
de Léogane,et
bord dela mer, près
vingtfirent àn feu terrible pendant si viheures. On leur riposta
quatre
et avec tant de sucgouretsement virent contrains de couces,quilsse
et de s'éloigner du
per leurs cables,
sous les
d'autres bâtimens armés,
ordres de l'amiral Parker. les vaisfait,
Le débarquement vinrent s'emseaux et les frégates
situé au
bosser sous le fort Ça-iras
de Léogane,et
bord dela mer, près
vingtfirent àn feu terrible pendant si viheures. On leur riposta
quatre
et avec tant de sucgouretsement virent contrains de couces,quilsse
et de s'éloigner du
per leurs cables, --- Page 189 ---
a
fort, dont ils ( 179 )
cher.
n'osérent plus
approLes troupes de terre,
jours de siége, furent, après quatre
vives camonnades et leurs malgré leurs
térés, 3 également
assauts réicomplétement battués repoussées et si
sorties qu'on fit sur dansplnsteurs
eurent à peine le tems elles, de
qu'elles
quer. Une grande
se rembar.
tions, de
quantité de muni.
et denx pièces provisions de toute espèce
au pouvoir des d'artillerie tombérent
La partie du vainqueurs.
etdepuis le départ Nord, au monient
civils, étoit
des
en
commisaires
au
proie à la
brigandage et à l'anarchie terreur 3
complète. Laveau,
la plus
éroitretinéaul
général en chef,
resté pendant Port-de-Pais, plus de
ety étoit
l'inaction. Le
deux ans dans
mandoit la ville général du
Villatte comdances, Il avoit à Cap et ses dépencombattre les An- --- Page 190 ---
(180 )
et les nègres
glais, les Espagaols deJean Franrénnis, sous les ordres
çois et de Biassou.
il
Dans toutes les circonstances, Il
battu les uns et les autres.
avoit
résisté à tous leurs
a constamment
il a supporté
moyens de séduction;
fournit
famine dont Thistoire
nne d'exemples ; il a exclusivement
peu
leurs femmes
nourri les Européens,
barils
etleurs enfans, avec quelques dans les
de farine. nis en réserve destinés
magasins de la république, il a le
et à son, usage,et
à sa troupe
l'exemple aux hompremier donné nourrir de cannes
mes du pays de se
mis à leur tête
et de racines : il s'est
fouiller la terre et yplanpouraller
contenir les
ter des yivres ; il a su
et
hommes égarés par la licence, enfin il
s'en faire aimer;
pourtant
des troupes
avoit acquis la confiance de toutes couet de ses concitoyens --- Page 191 ---
::
(1 181 )
leurs, et il étoit
la tranquillité, parvenu à
le
rappeler
un peu de
travail, et
commerce.
même
Telle étoit la position du
l'arrivée de la corvette
Nord à
commandée
la
par
Yenus,
vraisemblable Didsngerieaux. Il est
porta au général que cette corvetté aptructions
Lavean des insdiquoient particulières une
qui lui insuivre. Il part marche nouvelle à
de-Paix pour tout-1-coup se
du Portimprouve et annulle rendre au Cap; il
rations de Villatte, toutes les opé.
ministration, du s'empare de l'adintroduire un
commerce, et veut
eréation.
papier-monnole de sa
A cette époque, la
Fort-de-Paixs, qui
montagne du
été tranquille, fut jusqu'alors avoit
Soixante
en révolte ouverte.
couleur furent propriétaires blancs et de
habitations, sousle massacrés sur leurs
thonax alloit être prétexte que Sanguillotiné. Lesné-
Villatte, toutes les opé.
ministration, du s'empare de l'adintroduire un
commerce, et veut
eréation.
papier-monnole de sa
A cette époque, la
Fort-de-Paixs, qui
montagne du
été tranquille, fut jusqu'alors avoit
Soixante
en révolte ouverte.
couleur furent propriétaires blancs et de
habitations, sousle massacrés sur leurs
thonax alloit être prétexte que Sanguillotiné. Lesné- --- Page 192 ---
(182) )
révoltés, dirigés par Etienne;
gres
si on ne leur rendoit pas
dirent que
mettroient tout à feu
Santhonax, ils
et à sang.
instrament, Etienne
Le principal
le retour de Sana été fusillé depuis
le plus sûr
thonax : c'étoit le moyen
de ceux
d'étouffer la connoissance l'avoient mis en mouvement
qui
de Laveau, le secret
La conduite
sur les nouqu'il affectoit de garder
corde France parla
velles apportées dans un pays oublié.
vette la Vénus,
peu de
L'agent particulier 9 Leblanc, avoir
(1)
arrivée au Cap, et après
tems après son
sur les assassinats qui
pris des. informations dans la montagne du Port-de-,
se continuoient le cabinet de Santhonax, et
Paix, entra dans
c'est toiqui as
lui dit : c Tu es un scélérat; qui se sont commis
organisé les assassinats
du Porte
dans la montagne
et se perpétuent
sous quatre jours s
de-Paix : s'ils ne cessent Et! les assassinats ont.
je te brille la cervelle.s
cessé. --- Page 193 ---
(183)
depuis si
noissoit encore long-tems, et oi on ne conde 1793,
que la constitution
échaufférent
esprits, qu'il résulta
tellement les
dans lequel Laveau un soulèvement
rent
et Perrond fucomme emprisommés le 30
les
on s'est plu à le ventôse, non,
hommes de couleur débiter, par
mais encore
seulement,
noirs. La
par les blancs et les
lors.de l'arrestation plupart de ces derniers,
été mis en liberté, de Villatte, ont
gnoit et le nombre parce qu'on crainoirs.
et la forcé des
Ala nouvelle de
le général
cette
-
Toussaint arrestation,
commandant des
en
Lourerture,
marche à la tête Gonaives, se mit
corps de troupes,
d'un nombreux
le Cap, pour forcer et se rendit devant
gir ces deux chefs cetté ville à élarou non, n'en étoient s qui, coupables
yeux revêtus.
pas moins à ses
mais
del'autorité
déjà ils avoient été inationale;
relâchés par --- Page 194 ---
( - a84) de la municiles soins de Villatte et
palité.
se retira au camp dela
Ce premier
nombre
Martellière, avec un grand les couleurs
de toutes
de
de citoyens le suivre. Effrayés
qui voulurent de Toussaint, tous
de Tapproche
à y attendre
ensemble se décidèrent
dont on annonçoit
les commissaires
la prochaine arrivée. étoient là dans le
Les choses en de l'an 4, lorsque
courant de floréal
le citoyen
parut à Santo - Domingo du direcRoume, agent particulier ci-devant
toire exécutipourla partie
Son
éspagnole de Saint-Domingoe. son arripremier soin fut d'annoncer militaires de la
vée à tous les chefs de cette fle. Il departie française
aux génémanda panticalilrenent Villatte l'envoi de
raux Laveau et
pour
sages et éclairées,. qui
personnes au fait des causes
le mettre
lieu à T'événement
avoient donné
du
du direcRoume, agent particulier ci-devant
toire exécutipourla partie
Son
éspagnole de Saint-Domingoe. son arripremier soin fut d'annoncer militaires de la
vée à tous les chefs de cette fle. Il departie française
aux génémanda panticalilrenent Villatte l'envoi de
raux Laveau et
pour
sages et éclairées,. qui
personnes au fait des causes
le mettre
lieu à T'événement
avoient donné
du --- Page 195 ---
-
du3o
(185 )
ventôse,
vais
atemegsitanetnt
et Rigaud des
Beauteast
l'Ouest et du Sud, commissaires de
discnssion qu'il
pour assister à la
les envoyés des vouloit établir entre
deux
département du Nord. généraux du
A la suite de cette
commbunsireReunte discussion, le
réal, aux généraux écrivit, le 22 flolatte,
Laveau, Viltres chefs torearteremtue et auété le jouet CmRemunnnain de leurs
muns. Illeur disoit: ennemis com-
>> Pabsurdite
cc
>
de
Lafausseid,
tions portées toutes les
>> rent
des deux cotés accusatoujours
>>
afin
nière la plus repoussées de la ma-
> n'est
victoriense, si ce
>> dont relativement à
On convint
quelques faits
> part et
de bonne foi de
>> les
d'autre, et qui ne sont
> état de
que
défiance
>
cemetsnt
vient impossible mutuelle, Il dede nier pluslongQ --- Page 196 ---
(186 )
tous les
vous ne fussiez
s> tems que
ennemis. de
de vos implacables
>> dupesd
rougirent
Vos commnissaires
tous,
>9
eux et pour vous com-
> honte pour être laissé conduire le cou5 de vous
: ilsenrent
> me des aveugles faire laveu, et jurbrent
d'en
>>
francsjus
rage
de leurs ceurs de votre
s d'effacer
souvenir
plus léger
>
qu'au
inimitié. Nous jurames
et la paix
>> apparente la confiance les bons
>> tous que
chez tous
couleurs,
>> teprebangkents des trois
> repablicains usurpée par le soupgon
>> leur place
Nous jurimes que
> et le trouble.
seroit concomme
> celui
et nous,
eteyntuseeiu
sidéré par vous
chasser
>
homme qu'il faudroit
>> un la colonie, etc. >>
un des
> de
Perroud, dans le
Monlonanteer
écrivit
de Lavenu,
envoyés
même sens au
ieiopanben
a été imprimé. modéré du citoyen
Le caractère
repablicains usurpée par le soupgon
>> leur place
Nous jurimes que
> et le trouble.
seroit concomme
> celui
et nous,
eteyntuseeiu
sidéré par vous
chasser
>
homme qu'il faudroit
>> un la colonie, etc. >>
un des
> de
Perroud, dans le
Monlonanteer
écrivit
de Lavenu,
envoyés
même sens au
ieiopanben
a été imprimé. modéré du citoyen
Le caractère --- Page 197 ---
-
Roume, les (2 187 )
promoncer les sermens que renoient de
néraux, de tout enyoyés des divers
nir
oublier et deser gé.
ger; sinotrement, dans la
tout faisoit réutourd'une partie du Nord, présa- le
on
reen fat soupiroit ormenkan si ardemment,
l'arrivée bientôt bannie à
, et qui
toire
au Cap des
jamais par.
éxécutif (t). agens du - direcnement Santhonax, choisi par le
mingue, pour étoit retourner à gouverconcilier
sans doute Saint-Doles
ser les plaies esprits, 2 et chargé d'y
de la
d'y cicatrirévolation. Ses
membres, (1) Cette agence étoit
Raymond
composée de
et
gnbentss de
cing.
à aat.Icene Roume, péotilemment Giraud, Leblanc, 9
tardèrent pas à
Giraud et Leblanc arrivé
auquel tendoit s'spercevoir du but
ne
la bientôt en France. Sustenter Le
et
perfide
traversée, le neuvième. dernier mourut ropasérent dans
quement,
jour de son embar.
Q2 --- Page 198 ---
(188 )
s'en sont
en arrivant , pouvant
collagnes, à lui , comme influence ,
rapportés
par son
faire davantage
des caractares
la connaisance Il n'a rempli ni le
par des localités.
ni
à
et
répondu
but de cette mission, tous ses actes porconfiance :
de
cette
de la partialité,
tent le caractère et de la vengeance.
parti,
la recrimination de l'un et de Tautre
Arbitre
facile de les rapproil lui étoit bien concilier ; mais circher et de les
qui avoit étéle
convenn parLasean, vaissean le Watià bord du
etqui
joindre avant son debanquement, et segny,
avec lui une longue
avoit eu
il ne la pas vouln.
crète conférence,
les envoyés
de Roume,
s'étoient
En présence Laveau et de Villatte On avoit
de
le baiser de paix.
5 Ladonné
le 30 ventôse lajuré d'oublier
et Perroud
lui - même
du Cap,
veau
à la monicipalité
Si
voientjuré
leur dargisuement.
aussitôt après
joindre avant son debanquement, et segny,
avec lui une longue
avoit eu
il ne la pas vouln.
crète conférence,
les envoyés
de Roume,
s'étoient
En présence Laveau et de Villatte On avoit
de
le baiser de paix.
5 Ladonné
le 30 ventôse lajuré d'oublier
et Perroud
lui - même
du Cap,
veau
à la monicipalité
Si
voientjuré
leur dargisuement.
aussitôt après --- Page 199 ---
S
Ce perfide baiser (189 )
Néron, tout étoit n'eit été celui de
fini.
calme, tout étoit
Que ne pent la soif de
geancei P Santhonax
la ven-:
l'ordre de venir à la envoie à Villatte
dre compte de sa commission renadoré de sa
conduite. Villatte,
le plus simple troupe, obéit comme
cette ville
soldat :il revient dans
détresse qu'il a alimentée dans
liberté s qu'il a su conserver sa
par son
à la
courage et son noble
desiméresement Il
tous les
entre au Cap;
enfans se pressent
ils ne
sur son
RmiLnECe
peuvent
passage;
et
contenirleur
leurjoie: ils
émotion
qu'au gouvernement lacompagment jusches de
avec des brancrient palmiste, de
tous : Vive la grenadille, et
vivent les commissaires, république 2 3
latte, vive le sauveur > vive VilLa commision,
du Cap!
tendu Villatte
après avoir en2 le renyoya à son --- Page 200 ---
( 190 )
ordres ;
attendre ses
camp pour y jours après, Santhomais quelques l'incurie de ses collènax surprit à
signée de lui
gues la proclamation qui mettoit Vilcomme président, ordonnoit C de lui
latte hors la loi, Pemmener mort ou
SUS, de
>> courir
en effet de tom-
>> vif. > Il manqua
de sicaires
ber dans une embuscade et qu'il n'épostés sur son chemin, mer. Sanvita qu'en se retirant par moins sa déau
thonax déçu, 9 exigea
indiet celle de vingt-huit utiportation auroit pu employer
vidus qu'il
de la tranquillité
lemént au retour
et à la défense. du mille pays. fusils que la
Sur les trente
avecelle,
commission avoit apportés
distriSanthonax en fit seorêtément
de la moitié aux nègres il
buer plus
de PEst :
révoltés des montagnes nombre de généfit un très - grand
ou laissa sans
raux noirs ; il déporta étoient envoyés
activité ceux qui: --- Page 201 ---
:
(1 191 )
d'Europe : il répandoit
départemens de
que dans les
les noirs et les blancs l'Ouest et du Sud,
de toutes les
étoient exclus
n'y étoient places, que les
voit
pas libres,
nègres
parmi eux
qu'onne trouse
ancuns
plaignoit de ce
généranx; il
teurs étoient
que les cultivaateliers, de ce contenus dans leurs
comme avant la qu'ils y travailloient
quel on les
liberté, travail aupar les traitemiens asujétisoit, disoit-il,
reux;ilse
les plus rigoule vol et le plaignoit enfin de ce que
séverement réprimés. vagabondage y étoient
Santhonax
pas démentir, trop adroit pour ne
les instructions par desactes publics,
qu'il donnoit à ses secrètes et verbales
pas de faire des
agens, ne laissoit
préchoit aux cultivateurs proclamations où il
l'ordre et du travail;
l'amourd de
sa conduite
mais en suivant
toitpas possible machiavéligue, de se
il n'é.
méprendre esur
verement réprimés. vagabondage y étoient
Santhonax
pas démentir, trop adroit pour ne
les instructions par desactes publics,
qu'il donnoit à ses secrètes et verbales
pas de faire des
agens, ne laissoit
préchoit aux cultivateurs proclamations où il
l'ordre et du travail;
l'amourd de
sa conduite
mais en suivant
toitpas possible machiavéligue, de se
il n'é.
méprendre esur --- Page 202 ---
(192)
puisque,
le but qu'il se proposois, éclatoit dans
dans le mêine du tems, Port- de - Paix 2
les montagnes de Jean Rabel une
du Moustic et dans laquelle quanourelle révolte
de couleur
blancs et hommes
rante
furent égorgés. vouloit enfin se venger
Santhonax
possibles des
par tous les moyens dont il étoit
hommes de couleur, que, dans
devenu l'ennemi, parce il avoit renmission,
sa précélente
d'entré
contré dans quelques-ens n'encensoit pas
eux une énergie qui délire démagogisa tyrannie et son trouvoit dans ces
que, parce qu'il avancés que les auhommes, plus
d'importuns
tres dans la civilisation, censeurs de sa
et trop clairvoyans dis-je, réaliser
conduite; il vouloit, avoit conçu depuis
le projet qu'il
des hommes
long-tems 1 de perdre lorsquil en avoit
quil avoit caressés fatigués de ses
eu besoin, et qui,
actes --- Page 203 ---
l
actes
(193 )
arbitraires,
à son collègue l'avoient dénoncé
De là l'envoi Polverel (1).
dans le Sud de
Leborgne et Kerversau
Rey,
gués, d'ldlinger
pour déléd'Arnand
pour
Préty
ordonnateur,
de la gendarmeric. pour commandant
Ces délégués et leur
quèrent à Tiburon,
suite débarrevue la garnison, y passèrent en
nombre d'officiers S'informérent du
vèrent treize, et
noirs, 9 en troumission qu'il
écrivirent à la comIls leur
n'y en avoit que deux.
demandèrent
n'étoient pas élevés
pourquoi ils
périeurs. C Vous ne aux grades su-
>
voyez
dirent-ils, 9
pas, leur
>> vOs
que les mulâtres sont
emenis, que vous devez
(1) Que de fois
vous
n'avoitil pas dit
D
trotiduntomner
<qu'il
et qu'il le cassoit sontlepantiqulip
p il n'en avoit
comme un verre pouvoit,
Nous
plus besoin: >!
quand
Rejeté sommes par dédain de leur gloire un
Et brisé sans
s'il devient inutile, instrument servile;
pitié, dès qu'il est dangereox..
R
Os
que les mulâtres sont
emenis, que vous devez
(1) Que de fois
vous
n'avoitil pas dit
D
trotiduntomner
<qu'il
et qu'il le cassoit sontlepantiqulip
p il n'en avoit
comme un verre pouvoit,
Nous
plus besoin: >!
quand
Rejeté sommes par dédain de leur gloire un
Et brisé sans
s'il devient inutile, instrument servile;
pitié, dès qu'il est dangereox..
R --- Page 204 ---
( 194)
les exterrallier aux blancs pour
Ces
>>
leur placen?
et prendre
sba-
>> miner
que les
officiers Teirépondivent ils étoient $
taillons dans lesquels les commisavoient été formés par
qui n'y
Delpech et Polverel,
des
saires
officiers que
avoient placé pour
que le peu de
hommès de couleur ;
avoient été
noirs qu'ils y voyoient, y par le géportés en remplacement
néral Rigaud. même condnite dans
Ils tinrent la
de
et ne cessèrent
toute leur route,
tous les
noir-sagabonde
répéter à
et qui se plaiqu'ils rencontroient,
au
les contraignoit
gnoient qu'on
si vous voulez;
travail: cc Travaillez
n'a le
êtes libres; personne
>> vous
forcer à faire ce que
>> droit de yous
Yous êtes des.
> vous ne voulez pas. mulâtres >.
>> sots d'obéir aux plus de travail; 9
Dès ce moment, plus de subordinaplus de revenus,
tion, plus de streté. --- Page 205 ---
A leur arrivée (195 )
légués furent
aux Cayes, les déphe; l'air retentit reçus presque en triomrépétés de vive laa des Cris mille fois
la
commission, , vivent nepubligue, vive
Tonslerchonense
ses délligudat
des hommes
crurentvoir en eux
du gouvernement, revêtus de la confiance
solider à jamais le qui venoient contranguillité dont ils bonleur et la
puis plus de deux jonissoient des
sion de
ans; mais
sipéc. l'espésunce fat bientôt l'illu- a
disDès queles
réconnoltre délégnés se furent fait
tuées, ils par les autorités constipouvoirs civils, semparérent de tous les
litaires : ils exereérent ndministratitas etmiautres avec un
les uns et les
ble; ils allichèrent despotisme
scandaleux;
le laxe incroya- le
plas
splendide, ils
et dans le
serpesebi
réduisoient la ration même moment
supprimoient les
des troupes,
habillemena et la
R 2
és se furent fait
tuées, ils par les autorités constipouvoirs civils, semparérent de tous les
litaires : ils exereérent ndministratitas etmiautres avec un
les uns et les
ble; ils allichèrent despotisme
scandaleux;
le laxe incroya- le
plas
splendide, ils
et dans le
serpesebi
réduisoient la ration même moment
supprimoient les
des troupes,
habillemena et la
R 2 --- Page 206 ---
( 196 avoient )
été prédemi-paye qui leur et jusque - là
cédemment accordés
régualièrement donnés.
précédé
L'un d'eux, Leborgne, desAnde Marat
par sa réputation il s'étoit lui-même donné
tilles, dont deFrance sans un sou,
le titre, parti dejours après son arrivée
prend, peu
le Santhonaz, douze
sur lè corsaire
chacune de16501.,
actions et tdemie, même tems juge des
et s'établit en fait faire un bon de
prises. Il se
la maison Denton
13,200 livres fait par tirer par la maieon
et Hall; il
Dufrayer, à
Nathan, sur le citoyen
de 1200
Paris, une Tetrende-change d'umeprostitsées qu'on
livres au profit
sous voile
lavoit forcé dedébarquer edePassur la demande la comà Rochefort,
de
cal, secrétaire - général n'a-t-il point
mission, Ce délégué
Rigaud?
ravi Vaccordée du général de le braN'a t-ilpas eu Timpsdence montrant dans son lit
ver, en la lui --- Page 207 ---
en présence de (197 )
général, lorsqu'il l'état - major de ce
de oérémonie à la fut rendre sa
il parler de
visite
son
delégation? Fautmans à Sainte-Lucin, goût pour les diad'autres choses
enfin de
lui a
que tant de fois tant
seroit vainement
on
trop long reprochées, gu'il
lesquelles il lfant bien d'témoncer, et sur
silence que lui?
Le
garderlemens
conduite citoyen Kerversan
lier
sage et modérée, sut, par sa
l'estime
se
ancun des générale; 2 e il: n'a concipent
actes arbitraires partagé
justement
qu'on
legues : mais un reprocher à ses colyeux, est d'avoir grand tort à leurs
prelgsesianteon reçu de la des éloges de
lescomme si la vertu faction
pas. le respect,
ne se concilioit royacouvre de la hainede autantque le crimese
Londonmateur
tous les
ment
partis!
connu du Iilinger, parfaitedeaux, habile dans commerce de Borl'art d'arranger
--- Page 208 ---
( 198 )
faillite,
des maisons en
les comptes servi à Saint-Domina tour-à-tour de la Chevalerie,le marguc Bacon
le général Montquis de Montallé, pour Santhonax,
brun qu'il a quitté
après la
et celui-ci pour les Anglais, Il y resta
prise du Fort-au-Prine. de Dalton, agent
six mois commis britaunique, et il
du gonvermenent
où il
de là à Philadelphie,
a passé
du ministreAdet,
surprit la religion d'apporter en France
quile chargea de la légation.
les paquets
qui connoissoit par- il
Santhonax,
et à qui
faitement ses principes, recommandé
étoit raticatirenaent se chargea de
par M. A. Bourdon,
et de
l'emmener à SaintDoningue,
de Pavancement. de cet
lui procurer Tadninistration
C'est sous
moins de trois
ordonnateur qu'en du département
mois les dépenses à 6,706,048 liv.
du Sud s'élevèrent comprisplus de300,000
as.74.,non
noissoit par- il
Santhonax,
et à qui
faitement ses principes, recommandé
étoit raticatirenaent se chargea de
par M. A. Bourdon,
et de
l'emmener à SaintDoningue,
de Pavancement. de cet
lui procurer Tadninistration
C'est sous
moins de trois
ordonnateur qu'en du département
mois les dépenses à 6,706,048 liv.
du Sud s'élevèrent comprisplus de300,000
as.74.,non --- Page 209 ---
liv. pour les (199)
de la délégation. dépenses particulidres
Arnaud Préty,
théon, sachantà coryphée du Panconnu par son
peine lire et écrire,
dévouement sans boren
qui
sesiSuattorso
qualité d'un de il'avoit emmené
camp, célebre
ses aides - depar sa ferochté,séolt
dans
diuingadajeninud
exercées contre les
les cruautés
lenr. Il portoit
hommes de couà son
en guise de cocarde
qu'on chapeau, avoit
les oreilles de
Préty fut
égorgés. Cet Arnand ceux
commandement envoyé pour prendre le
du Sud.
de la gendarmerie
C'est à de
connus de la pareils hommes bien
meux dans le commision, trop fareprésenter, pays où ils venoient la
pouvoirs
que farent remis des
ce sont de immenses, tels
presquillinitday
hommes
chargés de
qu'elle avoit
depattenens, Torganisation de deux
qui étoient dans la
4. --- Page 210 ---
200 )
avantleur
situationlap plasflorisantes n'auroient pas tardéà
arrivée, etqui
affligeant de celui
présenter l'aspect
qu'avoient
du Nord, si les moyens n'eussent pas
employés ces eux-mêmes. agens
tourné contre leurs émissaires et
Pendant que plus obscurs, couquelques autres insurgeant les culroient la plaine,
campées sur
tivateurs et les troupes frontière de JéPhabitation Perrin, afin d'écarter le
rémie, les délégués, dontils redoutoient
général Rigaud, etla fermeté, convaincus:
la présence
pas à opérer
qu'ils ne parviendroient à leurs pro-.
un aetsanthwonile seroit aux Cayes, méjets tant qu'il
contre Jérémie.
ditèrent une attaque
Ils engagérent en conséngenceles et Rigaud à
Desfourneaux
généraux donner chacun un plan particu- à
leur
la préférence
lier. Ils accordérent
quoiquil
celui de Desfourneaux, Rigaud, les conn'eût pas, comme --- Page 211 ---
T
noisances
I 201 )
ses
parfaites du
positions plus ou
pays et de
geuses.
moins avantaLa colonne
commandée
fourneaus, forte de
par Deshommes, fut
dix-huit
tue
cents
par un simple complétement batobligée d'abandoner poste avancé, et
canon.
une pièce de
Doyon ainé, chef de
commandolt une
bataillon,
tion, et suivit colonne d'observa.
ingpesoneaehl Le
ponetuellement avoit
les
général
reçues.
frir aux émigrés Rigaud, chargé d'ofpar les agens du l'amnistic accordée
Doningae, et de Directoire faire
à Saintposte en cas de
le siége de ce
douze cents
refus, n'avoit
Avec
hommes sous ses ordres. que
refus fait à sa
etattomame
à établir
malgréle
ses sommation, il
et canonner batteries, à
parvint
lemettre
ce poste
bombarder
dansun tel état important, de
et
détresse,
ofpar les agens du l'amnistic accordée
Doningae, et de Directoire faire
à Saintposte en cas de
le siége de ce
douze cents
refus, n'avoit
Avec
hommes sous ses ordres. que
refus fait à sa
etattomame
à établir
malgréle
ses sommation, il
et canonner batteries, à
parvint
lemettre
ce poste
bombarder
dansun tel état important, de
et
détresse, --- Page 212 ---
- 202) et le prendre
s'en emparer
qui
quilalloit d'assaut, lorsque les délégués, dans la ville
avoient réussi à exciter
génédes Cayes un mécontentement parleus
ral qu'ils avoient provoqué
illévexatoires et V'arrestation
actes
citoyens, n'étant
gale de plusieurs
lindignamaîtres de contenirl arrêté pour
plusles
prirent un
tion générale, Cayes. Les citoyens
le rappeler réunis aux aux forts Lisletet
de la ville,
lui mandèrent enmelaTuurerell, rendre sur-le-champ
me tems de se
troublé pendant
rétallirfordre
pour
son absence.
de ces lettres, RiA la réception
fit embarquer
gaud leva le siége,
artillerie, et Denusariealinp moison
à la tête d'une
pour les Cayes, laissant l'autre à
tié de sa colonne,
Tiburon.
l'entrée de la ville au
Il trouve à mille noirs qui étoient
moins huit différentes parties de
accourus des --- Page 213 ---
-
a -
la plaine.
( 203 )
Il s'ouvrit un
travers cette
passage à
la ville, doubla multitude, entra dans
donna ordre de tous les postes, et
des nègres
s'opposer à l'entrée
mêmeinstant étrangers ; mais dans le
ala suite d'un un coup de fusil, parti
rixe
deux militaires, fut particulière entre
mouvement
le signal d'un
possible de retenir général: il ne fat plus
hors: Ils entrèrent, les nègres du depar les portes, mais non-seulement
oneteteratbfoemtiten franchirent les
renversérent
reroparts.Ils
leur passage; toutcequi se trouva sur
excédé des Rigaud, lui même, déjà
d'une
fatignes d'une
marche forcée, fut attaque et
terrassé et foulé aux
mécommu,
pieds : ce ne
parvint à le
peine
unereainpmnite
qu'on
porter chez dégager et à le transnoissance. Alors lui, presque sans conle
comble, chacun servit déondrefutison
ces
ses vengeanpanicoalirenplepilgne et l'assas- --- Page 214 ---
(304) côtés la désode tous
sinat portent efforts des divers chefs
lation; etles
empêcher qu'en:
militaires snepurent individus ne succomviron soixante
évébassent dans ces malheureux
nemens.
Rigaud, revenu de son
Le général
fit répandre
6ranonissement,
a
sortir de la ville tous les
mreeasmiene
géesde faire
il parcourut luinègres étrangers; pour rassembler
même touteslesrues femmes et enchez lui les hommes, soustraireàlar rage
fans squ'il pourroit Elle fut portée à un tel
des farieux.
sans conpoint, que, sans lui, respect, ils vinrent jussidération pour
maison en arraque dans sa propre
cher leurs victimes. dont l'autorité étoit
Les délégués,
ne pouvoient pas
méconnue, et qui avoient totalese dissimuler qu'ils confiance de tous les
ment perdu la
pris, le 14 fructicitoyens, avoient
chez lui les hommes, soustraireàlar rage
fans squ'il pourroit Elle fut portée à un tel
des farieux.
sans conpoint, que, sans lui, respect, ils vinrent jussidération pour
maison en arraque dans sa propre
cher leurs victimes. dont l'autorité étoit
Les délégués,
ne pouvoient pas
méconnue, et qui avoient totalese dissimuler qu'ils confiance de tous les
ment perdu la
pris, le 14 fructicitoyens, avoient --- Page 215 ---
dor, un arrêté (: 205 )
tissoient le
par lequel ils invesles pouvoirs général Rigaud de tous
blir l'ordre et nécessaires pour rétablique.
sauver la chose
Enfin l'ordre
pucédérentà
etla
écrivit
ces affreux tranquillité suc.
à la
orages.Rigaud
pli, autant Eetoe qu'il étoit en
qu'exigeoit du
l'arrêté de lui, tout ce
ses
Himposibiline Iructidor, il se trouvoit délégués,
fonctions
de suffire seul dans
res. Illa prioit, administratives et militai- aux
vouloir bien
en conséquence, de
tement du Sud envoyer de dans le dépargués, qui, réunisanta, nouveaux délénisme éprouvé
un
conduite
une moralité républica- et
tablir la confiance iréprochabies pussent une réenvoyés avoient que les
Sur
fait
précédens
cette demande perdre.
commission choisit
réitérée, la
raux de brigade
les deux géné.
Chanlatte et. Martial --- Page 216 ---
(206)
de prendre
Besse. Elle les chargea
poles lieux des renseignemens aux
sur
arrivés
sitifs sur les événemens faire un rapport
Cayes, de lui en lui indiquer les
impartial 1, et de
conmoyens
la
Aceemttie tranquillité
venables pour assurer
de ce département. chargea en même
La cotmmnission Beauvais, qui s'étoit
tems le général
érénemens de
trouvé présent aux donner un détail
fructidor, de lui en à cette époque,
exact. Ce général,
au
Lommandement
avoit été porté du Sud, en l'abet
du département Desfourneais
sencedes généraux) plus que tout
Rigaud, et Neseltiresemene pouvoit
cerautre donner
tains.
Vacordirent
Ces trois généraux
en Arejeerlacaus
dans leur rapporti affreuse des délégués
surla conduite
et des autres stiRey et Leborgne, cotouroient.
pendiés quilss --- Page 217 ---
à
-
Lesgénéraux (: 207 )
Besse étoient Chanlatte et
teurs d'un
eri même tems Martial
qui rappeloit arrêté de la
portous les
au Cap ses commision
qui les officiers civils et délégués et
avoient
militaires
voudroient les ncompagnés, qui
en effet, quelques suivre. Ils partirent,
jours après.
à Lacommtisiong adopter
paroissoit
conciliation une partie des disposée
qui lui
moyens de
par les généraux étoient proposés
Chanlatie.
Martial Besse et
de ce
Témoins de la situation
animoit département et de
convaincus ses habitans, ils l'esprit qui
seule
que cette voie s'étoient
capable d'entretentr étoit la
rissant, l'union et
l'état flodéjà sucoédoient Tharmonie
il avoit été
aux troubles dont qui
Mais à l'instant momentanénent agité,
tion conforme
où une
publiée,
à ces vues prociama. alloit
vette
arriva de
être
qui ivnstembauimer Prance-une corapporta
convaincus ses habitans, ils l'esprit qui
seule
que cette voie s'étoient
capable d'entretentr étoit la
rissant, l'union et
l'état flodéjà sucoédoient Tharmonie
il avoit été
aux troubles dont qui
Mais à l'instant momentanénent agité,
tion conforme
où une
publiée,
à ces vues prociama. alloit
vette
arriva de
être
qui ivnstembauimer Prance-une corapporta --- Page 218 ---
(208 )
desintrectionsos
àla commission
subitement
velles, qui changérent
Dès-lors
ses dispositions pacifiques. relations avec le
elle cessa toutes ses
et rendit, le
du Sud,
département
pro23 frimaire, une proclamation civile.
pre à rallumer la guerre toutes les comLes citoyens de
de
du Sud, et des quartiers but
munes
le
]'Ouest y annexés, appréciant et effrayés
de cette proclamation, devoit nécessairedes suites qu'elle après elle, se réument entraîner chefeclieux respecnirent dans leurs divers arrêtés qui
tifs, et prirent à meitre le dépar
tous s'accondoient Sud sous la sauve garde
tement du
Rigaud: lls le
immédiate du général rester à son poste
requéroient de
du directoire et
jusqu'à la décision devant lesquels
du corps législatif, avoit elle-même renla commission de cette affaire. Ils
voyélejugement
resle rendoient
penonollenent
ponsable --- Page 219 ---
ponsable de (209 )
pourroient tous les malheurs qui
desa part: ils arriver, le
en Cas de refus
de prendre les chargeoienten outre
pour faire
mesures convenables
ment toutes parvenir les
au gouverneévénemens qui pièces relatives aux
cette fatale
avoient donné lieu à
Depuis cet proclamation.
fut
instant, la tranqmillié
Rigaud,
le Sud.
rfeiteemratilumeg
du
toujours chargé des rênes
depuis Bouvermement, les
ne cessa jamais,
tidor, de rendre malheurs arrivés en fruc.
mission de toutes compte à la comla consulta toujours ses opérations : il
qu'il avoit à
sur la condnite
obtenu aucune tenir; et n'en ayant
de suivre
réponse, il fut obligé
pour l'ordre F'impulsion de son
et le bien de
amour
son pays,
S --- Page 220 ---
(1210 )
Barbéfait par
Dans un rapport des anciens, on
Marbois, au conseil suivantes :
remarque les phrases
et les orales agitations
C Malgré
Saint-Domin-
>> ges qui itourmentents liberté y a jeté de si pro-
>> gue, la racines, qu'elle ne peut
>> fondes arrachée de cette terre.
>9 plus être libre y saura conduire
L'homme
l'esclave n'a jamais
>> la charrue que voulu manier...
>> pu, n'ajamais utiles de TEurope sont
>> Siles sarts
dans les colo-
> une fois introduits calculer avec
>> nies, on ne peut
ils en favoriseront
s quelle rapidité Déjà il est reconnu
> la restauration.
soit qu'ils se
les affranchis,
>> que
de ceux dont
s mettent aux gages
soit qu'ils
>> ils ont été les esclaves, dans les
co-partageans
> deviennent ainsi que nos vignerons, s
> produits, travailler ntilement pour
>> peuvent
et pour enx-mêmes,
>> lepropriétaire
Tordre
être maintenu,
3 etque pour
, on ne peut
ils en favoriseront
s quelle rapidité Déjà il est reconnu
> la restauration.
soit qu'ils se
les affranchis,
>> que
de ceux dont
s mettent aux gages
soit qu'ils
>> ils ont été les esclaves, dans les
co-partageans
> deviennent ainsi que nos vignerons, s
> produits, travailler ntilement pour
>> peuvent
et pour enx-mêmes,
>> lepropriétaire
Tordre
être maintenu,
3 etque pour --- Page 221 ---
:
>> n'a
(211 )
pas besoin
>>
de la sévérité
chitimens. >>
des
On voit
les hommes par ce passage
les plus
combien
éclairés se trompent sages et les plus
coutant que les clameurs souvent, en n'éPartis (1). On ne
des divers
sent, on oublie le calcule que le prétranche dans un passé, et on se reavenir douteux.
(1) Dans Phistoire
depuis 1789
de
moment sous jusqu'en 1802, SineDleatingus qui est
détails de la révolution presse 2 on lira avec intérét en ce
causes qui en ont
de cette
les les
traits
prolongé la colonie,
qui y principaux ont été
et les caractères durce, des
les
et l'influence des envoyés à diversés
agens
agens sur les
différentes opinions époques, de 9
désolé cette ile. éréemens malheureux
ces
quiont
FIN: --- Page 222 ---
04-83 --- Page 223 ---
E802
C867h --- Page 224 ---
a --- Page 225 --- --- Page 226 ---