--- Page 1 --- --- Page 2 ---
GAFDET
ksbon Poihi Hon --- Page 3 --- --- Page 4 ---
Azit --- Page 5 --- --- Page 6 --- --- Page 7 ---
HISTOIRE
DES
M IALADIES
DE S. DOMIN IGUE
TOME PREMIER --- Page 8 ---
Cet Ouvrage fe trouve
A BORDEAUX,
Chez les Freres LA BOTTIERE.
A BREST,
Chez DERRIEN.
A CAE! N,
Chez G. LEROY, Imprimeur.
A ORLEANS,
Chez MASSOT.
A MARSEILLE,
Chez MossY.
a
A MONTPELLIBR,
Chez RIGAUD.
A NANTES,
Chez la veuve VATAR & Fils.
A ROUE N,
Chez ABRAHAM LUCAS. --- Page 9 ---
HISTOIRE
DES
M IALADIES
DE S. DOMINGUE,
Par M. POUPPÉ
Médecin du Roi, & DESPORTES,
l'Académie
Correfpondant de
Royale des Sciences de Paris.
TOME PREMIE R.
A nubt tus
A PARIS,
Chez LEJAY,
de celle des Mathurins, Libraire, rue S. Jacques, au-deffus
> au Grand Coraeille,
M. DCC. LXX.
Avec
Approbation 6 Priyilige du Roi, --- Page 10 --- --- Page 11 ---
% 0000000 0000000 EC
-
a
I
e 000000044 Gaceo0o
DH 0000000 m
AVERTISSEMENT
I 'HISTOIRE des-Maladies de
Saint
connue jufqu'ici, Domingue a été peu €
étoir
& cette matiere
encore abfolument
lorfque M. Defportes
neuve,
parcic
T'Amérique, 2 envoyé
le pour
dans l'Ie de Saint
par.
Roi
1732. A fon arrivée Domingue en
çois, Où il fixa fon au Cap Franqu'il y eût déja deux féjour, 3 quoiil commença fes
Médecins,
a continuées
obfervations qu'il
dant
jufqu'à fa mort penl'epace de
Elles formenel
quatorze ans.
l'Ouvrage que nous
préfentons au Public,
un Traité des Plantes Ony: a joine
Tome I.
ufuelles de
A --- Page 12 ---
AVERTHSENENI
avec une Pharmaco: de
TAmérique, Recueil de formules
péé ou Médicamens fimples du
tous les
dont on a
Pays, avec la maniere
devoir
fuivant les occafions,
encru, affocier à ceux d'Europe; les
ies
de toutes
fin un Catalogue PAuteur a découverPlantes que
ou qui lui
tes à Saint Domingue, décrites par le Pere
mal
ont paru
leurs noms FranPlumier : 7 avec
Karaibes & Latins.
çois,
encore de M. DefNous avons
ou Differtades Mémoires
Plantaportes fur les principales
tions
du Pays, le
rions & Manufadtures Tindigo,
fucre, le café, le cacao, tâcherons de
&c. Nous
le coton,
à défirer fur ces
ne rien laiffer
naturelle
articles dans THiftoire nous ef:
de Saint Domingue, que
mal
ont paru
leurs noms FranPlumier : 7 avec
Karaibes & Latins.
çois,
encore de M. DefNous avons
ou Differtades Mémoires
Plantaportes fur les principales
tions
du Pays, le
rions & Manufadtures Tindigo,
fucre, le café, le cacao, tâcherons de
&c. Nous
le coton,
à défirer fur ces
ne rien laiffer
naturelle
articles dans THiftoire nous ef:
de Saint Domingue, que --- Page 13 ---
AVE RTISSEMENT
pérons aufli donner. Le
ble de la
butvéritaà
Boranique ne fe bornep
vouloir ramaffer des
pas
à décrire
Plantes, &c
ferupuleufement
la derniere fibre
jufqu'à
Botanifte
d'une feuille. Le
à
doit être attentif auffi
obferver ce qui peut
à la perfedtion des
contribuer*
point
Arts, & ne
négliger les moindres circonflances qui peuvent
rir, Ce font là les
y concouMiniftre
intentions du
jaloux du
Sciences. Les
progrès des
vues fages & philofophiques de M.
font remarquer
Defportes fe
dans tous fes Ouvrages. On nous
faire connoître
permettra d'en
plus
ment
particulierePAuteur, en
traits de fa vie
rapportant les
reeueillir.
que nous avons pu
Jean - Baptifte- René
Pouppé
A ig --- Page 14 ---
MENT:
AYERTISSE
naquit à Vicré en BreDefportes
1704, de
le 28 Septembre
tagne
Defportes - 2 Doéteur
René Pouppé
Arot
Médecine, & de Jeanne
en
fille de Jean Arot;
de Lahdavran, alternatif des Fouages
Receveur de Vitré & déFouge-
*8cTailles
originaire de la
res. Sa famille,
& établie à
Fléche en Anjou, depuis plus
Evron au Bas-Maine joui de la
d'un fiécle, a toujours
dûe à l'ancienneté
confidération Elle avoit déja pro-
& au mérite. Do@teurs en Médeduit quatre
futle cinquiécine.M.Defportes Lui-même rend
me de fon nom.
de fes lettres à
compte dans une
il
M.PAbbé fon frere, avec qui
entrétenu une corref2 toujours
intime, de la
pondance des plus
fes étufaçon dont il commença --- Page 15 ---
AFERTISSEMENT
des en Médecine. Nous
rions un
nous feferupule de fupprimer rces
petits détails. Nous,le laifferons
parler. Outre que lon retrouve
dans leurs lettres les hommes tels
qu'ils ont pu être,ce qu'il dit ne
fauroit qu'être utile à tous ceux
qui fe deftinent à la même Profellion.
3> Je commençai à
a5
Paris, dit-il,
mon cours de Médecine
29 d'environv
àlage
6 année
avingtans.Lapnauine
je
&
lus,jécrivis
diai des chofes
j'étuque, je Tavoue,
wje.ne comprenois guères. J'alif
D3 tai à des cours publics, dont
55 ne tirai d'autre utilité
je
> de me familiarifer
que celle
avec
a termes qui me
quélques
B
bares. L'hiver paroiffoient barpo
fuivant, 7 je
hr les mefures convenables pris
pour
Aiij
ans.Lapnauine
je
&
lus,jécrivis
diai des chofes
j'étuque, je Tavoue,
wje.ne comprenois guères. J'alif
D3 tai à des cours publics, dont
55 ne tirai d'autre utilité
je
> de me familiarifer
que celle
avec
a termes qui me
quélques
B
bares. L'hiver paroiffoient barpo
fuivant, 7 je
hr les mefures convenables pris
pour
Aiij --- Page 16 ---
6 AFERTISSEMENT
l'Anatomie. Je n'ou:
5 ébaucher
les bontés qu'eus blierai jamais
célebres MM.
moi les
3 rent pour
qui
& Wincellow,
55 Duverney alors les coursp publics,
S faifoient
bien m'accor:
voulurent
5a & qui
inftruaions partis der quelques
roujoursàces
Jejoignis
5 culieres.
des Ecoles, &
ceux
B exercices
infenfiblement à
55 je commencai
les leçons.
3 en goûter des Plantes qui fe
3 Ie cours
du Roi, fuc
S fait l'éré au Jardin
d'autant
moi une amorce
S pour Aatteufe, que prévenu en
s plus
: 2 je me
des fpécifiques
s0 faveur
la connoiffance
s0. perfuadois que & de leurs propriés
5 des Plantes
fcience de
me
conduiroitàla
tés,
les maladies. J'y
3 guérir toutes
m'y livrai de
a fus tout de bon; je --- Page 17 ---
AFERTISSE MENT. 7
fecond cours je fa55 façon qu'au
dire
coeur
ainfi
par
a vois pour
du Roi; je me
s tout le Jardin
même de quelques
S moquois
vantoient Tutilis camarades qui Médecins dans
fuivre les
50 té de
em'écartois ainfi
3 les Hopiraux. Je
devela véritable route pour
s de
forte Médecin.
- 5 nir en quelque dhabiles Prati5 Les inftrudlions Malades étant
des
s ciens auprès leçons que puife
5 les meilleures
Etudiant. Les
s recevoir unj jeune
fondés le
des Ecoles;
s difcours
fur des fyftêmes
s plus fouvent
vrais, gà2 plus éblouiffans que
Fefaufli plutée
s tent fouvent
ne le
s0
perfedionnents
prit qu'ils
un fyRes En fe prévenant pour
le
2 on prend
5 me qu'on époufe
Aiv --- Page 18 ---
8 AYERTISSEMENT
la na-
-
s parti de vouloir affujettir
30 ture au fyftême.
franchis enfin le pas. Je
55 Je
- Dieu & à
à THotel
s0 m'attachai
rebutant
s la Charité. Quelque
le commence20 que m'en paràt
grandes que
2 ment 2 quelque difficultés que j'6S fuffent les
fonder 8c.
20 prouvai d'abord pour méthodes
les diverfes
3 connoitre
les Médecins employent
35 que
dans la vue que
2 je m'opiniaerai
découvrir,
>5 fije ne pouvoistien du moins à me
aje parviendrois des Malades dans .
20 faire au vifage
del leurs
fituations
s les différentes étude ne me futs5 maladies, Cette
car je parvins en
55 point inutile;
d'acquérir ce coup
25 effet au point
Médes
détermine un
29 d'oeil qui
itre
les Médecins employent
35 que
dans la vue que
2 je m'opiniaerai
découvrir,
>5 fije ne pouvoistien du moins à me
aje parviendrois des Malades dans .
20 faire au vifage
del leurs
fituations
s les différentes étude ne me futs5 maladies, Cette
car je parvins en
55 point inutile;
d'acquérir ce coup
25 effet au point
Médes
détermine un
29 d'oeil qui --- Page 19 ---
APERTISSEMENT 9
3 cin, ce certain je ne fais quoz
dans la phylio35 qu'an apperçoit
fent fans pouvois
5 nomie, qu'on
fais
> Yexprimer, & en quoi je
ainfi parler, le
s confifter, pour
90 coup de maitre.
réuffir dans les vues que
s Pour
meborje
5 jemi'étois propofées,
maladies qui me paroifa5 nai aux
les
confidérabies 9
35 foient
plus
&
le rumero des lits,
50 marquant
& après
25 faifant ma vilite'avant
des Médecins. J'écrivois
25 celle
de chaque maladie,qui
S Phiftoire
longue; on
2 fouvent n'étoit pas donner la
d'en
55 me difpenfera
en même temps
> raifon.J'alittois
les matins aux opérations
35 tous
Je lifois l'a20 &c aux panfemens.
livres de
55 près midi les meilleurs
Boerhaave indique
5 pratique que
A y --- Page 20 ---
IIO APERTISSEMET
35 dans faMéthode
NT.
decine.
d'érudier la Mé.
Mais
a
fjétois
mes premieres
guéri de
s0 les
préventions pour
pécifiques, les
5 toient
Plantes n'épas tellement
a ma mémoire,
effacées de
D
que tous les étés
laBoranique & la Chimie
50 rappeilaffent
ne me
au Jardin du
S car l'efprit
Roi;
S
d'obfervation
des Malades
ay lit
m'avoir
s noitre
fait conque les
5 fimples
remedes les plus
étoient
s meilleurs.
toujours les
Après fix ans d'études & d'affiduités à Paris, M. Defportes
Rheims fe faire
alla à
recevoir
Ily fit & foutine une
Dogteur:
tre également les
thèfeg quimonprit & la bonté
talens de fon ef
avoit
de fon coeur. Elle
pour fujet, Anvita & mors
mechanicéfant.) Illa dédia à MM. --- Page 21 ---
II
AVE ERTISSEMENT
& fon
deJuffieu, dont fon penchant
les Plantes lui avoient
gout pour Peftime & l'amitié.
concilié
le
Les talens de M. Defportes
firent bientôt connoitre. Songolt
lui procurerent
& fon application
des connoiffances
promptement n'acquierent que difque d'autres & à Paide du temps. Il
ficilement
ansloriqu'il
n'avoit que vingt-huit
les foncfut choifi pour remplir du Roi dans
tions de Médecin
A cette
TIle de Saint Domingue. celle de
qualité il réunit enfuite l'Académie
Correlpondant . de
dernier tiRoyale des Sciences. Ce
étoit dà flégicimement,
tre quilui
en 1738; &
lui avoit été accordé
après
le commerce qu'il entretint M. Ber"
la mort de M. du Fay avec
nard de Juflieu, lel lui fit confirmer
A 1 V)
en 1745.
tions de Médecin
A cette
TIle de Saint Domingue. celle de
qualité il réunit enfuite l'Académie
Correlpondant . de
dernier tiRoyale des Sciences. Ce
étoit dà flégicimement,
tre quilui
en 1738; &
lui avoit été accordé
après
le commerce qu'il entretint M. Ber"
la mort de M. du Fay avec
nard de Juflieu, lel lui fit confirmer
A 1 V)
en 1745. --- Page 22 ---
MENT.
12 AVERTISSET
Onpeutlire que M.Defportess fa
comme inné pour
à un gout réuniffoit tout ce qui
Profelion,
Médecin & un
pouvoit former un
& mêKenpnictemAsmoendet habile Chime dans l'occafion,
il
Botanifte & Chymille,
xurgien,
donner des
pouvoit en tous genres Obfervateur
preuves de favoir.
eût
exaôt & conftant, la nature
à
échappé
avec peine, ce femble,
fes obfervations.
Parmi les fervices réels qu'ila
rendre à T'humanité , c'eft à
pu
lon doit en quelque forte
lui que
de THôpital du
le rétabliffement
plus de vingt
Cap. Il n'y avoit pas
de cette Capilits dans THopital
tale de la Colonie ; on en augle nombre jufqu'à cent; &
menta
par leil fut drefTé un réglement, --- Page 23 ---
AFERTISSEMENT 13
Chirurgien avant d'exerqueltour
ferviroit PHopital
cer aux Ifles,
non-feulement
pendanc un.an, des maladies du
pour s'inftruire
aider aux
Pays, mais auffi pour rlezèle des
panfemens, & feconder!
Freres de la Charité.
trait
taire un
Nous ne pouvons
honore à
particulier de fa vie qui
Il
& le Médecin.
la fois T'Homme
les fréqueneft arrivé que pendant de nos Efcates allées & venues
2 à
dres, de cinq à fix Religieux état
un feul en
peine en reftoit-il ordinaire. Alors
de faire le fervice
lui-même
prenoit
M. Defportes
Hofpitalier
le tablier, & devenoit
Médecin. Il mourut au quar-
&
Ifle & Côte Saint
tier Morin,
chez M.deLacombe,
Domingue, Suiffes, le 15. Février
Majar des --- Page 24 ---
AMERFIRTENEST
1748,4géde
cing mois. Lunique quarante-trois ans &
remplifoit fon
ambition qui
d'êtreu utile aux ame, étoit celle
pondre au choix hommes, 2 & de ré.
le fage Minifre qu'avoit faicdelui
noit les Colonies, (a) qui gouverdont illavoit
&à laconfiance
ble qui icaradérife honoré: paflion noWon nobis fed levrai citoyen,
fumasy c'eft la devife Reipublica nati
adoptée. L'eflime
ergu'il avoic
ferve encore dans que l'on con-.
pour fa mémoire, nos Colonies
d'autànt plus
fait un éloge
fincere,
fatteur qu'il eft plus
la (a) M. le Comte de
Marine, & Secreraire Maurepas d'Etar. & Miniftre de
avantage, quel bonhear il
On fait quel
Par un Miniftre que la diftance ya d'être gouverné
péche point de connoitre
dès licux n'en.
goi couvienr,
ce'qui fe paffe & Cc
-.
pour fa mémoire, nos Colonies
d'autànt plus
fait un éloge
fincere,
fatteur qu'il eft plus
la (a) M. le Comte de
Marine, & Secreraire Maurepas d'Etar. & Miniftre de
avantage, quel bonhear il
On fait quel
Par un Miniftre que la diftance ya d'être gouverné
péche point de connoitre
dès licux n'en.
goi couvienr,
ce'qui fe paffe & Cc --- Page 25 ---
HISTOIRE
DES
MALADIES
S.
DOMINGUE
DE
& defcripSituation de Saint Domingue, du Nord:
de la partie
tion genérale
& indicades Habitans : caufes
maeurs de leurs maladies.
tions
de Saint Domingue $
ISLE
lestrois cens trois
fituée entre
de
dix degrés
N
& trois cens
-S S
dix-huit
ACNO
longitude, & entreles
eft coupée
degrés de latitude,
chaine
& vingt
par une
dans toute fa longueur --- Page 26 ---
Hifloire des Maladies
oùl l'on trouve différentes
de montagnes,
efpéces de minéraux. De ces montagnes
de rivieres ou ruifdefcendent quantité
abonfeaux qui forment, dans les pluies
entraînent des
dantes, des torrens qui
& des fubftances de différente naterres
fur toutes les Efeture, qu'ils répandent
les
res. On nomme Efteres à TAmérique, la Mer
rivages qui font de niveau avec
couvre dans le reflux.
bafle, 8 qu'elle
font
Les deux tiers de Saint Domingue
ceft-à-dire des falines trèsEfteres,
remplies de
boueufes & marécageufes,
chien. Le mélange
Mangles ouj Jambesde
fubftande ces terres & autres diverfes
intervailes d'une eau,
ces abreuvées par falée, fur-tout dans
partic douce, partie
fixent leur deles trous des Crabes, qui
& dont le
meure dans ces endroits, 2
danslcfnombre eft fi comfidérable,que
d'un pied- cube, on en pourroit
pace
de cinquante plus ou moins
compter plus
de cet amphigrands, fuivant la groffeur
fubfdis-je, de çes
bie: le mélange, --- Page 27 ---
de Saint Domingue.
eft comme le foyer & la-matiere 8
tances
qui corrompent Pair,
des exhalaifons bitumineufe fait aflez condont Podeur
qualité. La grande
noître la mauvaife
& de Moufiquantité de Maringuoins que les preques, infeêtes plus petits brnlante laiffe
miers, & dont la piqûre eft auffi une
une cuifon confidérable, continuelle dans
incommodité prefque des Efteres. Ces
les habitations voifines dans las, eaux qui
infcêtes n'éclofent que commencent à
ou qui
font corrompues,
fe cosompre. exceffive, un air chaud &
L'humidité
putrides de toubralant 2 les exhalaifons nous font affez"
tes fortes de fublances,
cette
caraéere de pourriture orfentir quel
aux corps
doit imprimer
atmo/phère
La mattiplication
ganiqnes des animaux.
univerdes infeôtes eft un figne prefque de Pair; &
putride
fel de la conftitution maladies peftilentielles
la plupart des les étés les plus chauds
qui regnent dans font de même annoncées
de TEurope,
2 les exhalaifons nous font affez"
tes fortes de fublances,
cette
caraéere de pourriture orfentir quel
aux corps
doit imprimer
atmo/phère
La mattiplication
ganiqnes des animaux.
univerdes infeôtes eft un figne prefque de Pair; &
putride
fel de la conftitution maladies peftilentielles
la plupart des les étés les plus chauds
qui regnent dans font de même annoncées
de TEurope, --- Page 28 ---
par une Hfoire des Maladies
multitude
animaux.
confidérable derces
Les corps
feuls affeétés de organifés cette
ne font, pas les
del'air. Les cadavres difpofition nuifible
coup plus vite qu'en fe pourriffent beau.
des animaux fe
Europe; les chairs
long-temps. Les confervent bien moins
marquent cette métaux même nous
truéive de l'air; qualité nuifible & def.
car j'ai oblervé à
Domingue à
ce que Bonti's
Saint
Java: Quod
avoit obfervé
guogue, ac ex his chalyés ac ferrum, tiim as
biginen citites ac confega inprumedle, TILetiam
arnginen
feulfima anni
conrshant, 2
Aér. in Americd sempepate.
Zt mealtafin omnia adeo eficax rodendo, s
Bermiddeg Britanni coafumat ; IL de aère
Chem. tom, I. de aère. ufantur. Borthaan,
M.
de la Geofroy Matiere a obfervé dans fon Traité
fucs du corps humain médicale, 2 que tous les
mêmes à
tendoient par euxtrès : aifément Talilalsfences &
ce caragtere. Le prenoient
lait & --- Page 29 ---
'de Saint Domingus: qu'il eft 19
contiennent des acides
le chyle
aifé de dévelppper. Médecin Anglois ,a déM. Colbatch,
dy fang des
montré 1 2 par la comparaifon des fébricitans, qu'il
gens fains avec celui
dans le fang de
plus d'alkali
démontrer
yabeaucoup On en doit de même
le
ceux-ci,
qui tendent
davantage dans les corps
le fel alkali
plus à la pourriture. 2 puifque de la putrévolatil eft le produit propre
faéion.
démontre toutes ces
Si Texpérience combien plus doivérités en Europe, 2
Saint Domingue,
vent-elles être vraiesà de l'air qui eft laplus
dansla conflitution
les conflitutions;
putréfianic de toutes
ou exhalaidans un air chargédesv Eferes, vapeurs qui en font une
des
fons putrides
? Combien les corps
fource inépuiable
Texceffive
des hommes, 2 épuifés par temps ouverts
tran/piration, 8 enn même
ne doiquiles environne,
perthumidiée
de ces vapeurs Puvent-ils pas pomper M. Keila démontré que
trides, puifque
la conflitution
les conflitutions;
putréfianic de toutes
ou exhalaidans un air chargédesv Eferes, vapeurs qui en font une
des
fons putrides
? Combien les corps
fource inépuiable
Texceffive
des hommes, 2 épuifés par temps ouverts
tran/piration, 8 enn même
ne doiquiles environne,
perthumidiée
de ces vapeurs Puvent-ils pas pomper M. Keila démontré que
trides, puifque --- Page 30 ---
des Maladies
Hifoire
d'autant plus de
les corps abforboient
leur
Thumidité de Patmofphere 2 que
épuifement eft plus grandi ?
impoffible d'habiter
Ilent été prefque
caufe'des chafous la Zone torride, à
Créafi la" fageffe du
leurs exceffives,
obftacte. Dans
teur n'avoit remédié à cet
deux
lefpace de vingt : quatre héures.,
fe fuccedent régulierement r
vents oppofés
lair. L'un
Tun à Pautre, & rafraichiffent)
s'appelle Brife, & regne ordinairement
neuf à dix heures du matinjunfdepuis nèuf à dix heures du foir. Le vent
qu'à
Ini fuccede. Ces deux vents
de terre
en hiver par
font fouvent interrompus
les vents du nord qui font très-pluété
le vent du fud qui
vieux, & en
par
eft orageux.
diftinguer que ces
On ne peut guères
& elles
deux faifons à Saint Domingue,
different abfolument entr'elles quepar
ne
de vents; les jours ceces deux efpéces
de deux heures
pendant étant plus courts contribuent à
dans le folftice d'hiver, --- Page 31 ---
de Saint Domingue: habitans
chaleur. Les
modérer la grande
le vent du nord
faits au climat regardent celui du fud eft trèscommemal-fins nouveaux venus.
pernicieux aux
fi le vent du nord
On voit donc que
quelques-tnes
perd à Saint Domingue e
les
que lui reconnoiffent
des qualités
Médecins de TEurope, (inamprilenplae celui du fud
& humide) au moins
vieux
ohj'ai fait mes obEERR
- La plaine du Cap, de l'eft à Toueft,
fervations, s'étendant
du nord-
& lal brife venant régulierement eft fituée de
eft ou du nond-nord-ef, recevoir, au moins
façon qu'elle doit
de fon étenduc,
dans les trois quarts exhalaifons qui
Tinfiuence des mauvaifes des Efteres. &
s'élevent continuellement
habitent le
On remarque que ceux qui les montalong des montagnes, ou dans
d'une
jeuiffent eux & leurs Negres
gnes,]
Une chaîne de petifanté plus parfaite. lesplus belles plaicouvre
tes montagnes
du. Cosy & de la
nes de Saint Jacques,
au moins
façon qu'elle doit
de fon étenduc,
dans les trois quarts exhalaifons qui
Tinfiuence des mauvaifes des Efteres. &
s'élevent continuellement
habitent le
On remarque que ceux qui les montalong des montagnes, ou dans
d'une
jeuiffent eux & leurs Negres
gnes,]
Une chaîne de petifanté plus parfaite. lesplus belles plaicouvre
tes montagnes
du. Cosy & de la
nes de Saint Jacques, --- Page 32 ---
Hifoire des Maladies
poffédent les Elpagnols. L'air
Beque, que
mais encore plus la foqu'ils refpirent,
ils vivent, peuvent
briété avec laquelle
heureufe
contribuer à leur procurer cette
vicilleffe à laquelle le plus grand nomcommumément, tandis que
bré parvient
à peine en trouve-t-on
de cent François
un de foixante ans.
les EfpaOn doit encore ajouter que les Frangnols ne'quittent pas, comme
air doux êctempéré, & qu'ainfi
çois, un doit faire fur eux une imprefla chaleur
moindre, qu'elle leur eft
fion d'autant
le caraêtere lent
moins infolite. Deplus,
femble feur
& pareffeux des Elpagnols
dépeninterdite toutes les paffions qui
& dont nos malheu:
dent de r'ambition, affeêtés.
reux François font S
claffes les
On doit diftinguer en deux
La
François qui font à Saint Domingue,
claffe comprend les naturels
premiere
font la
dul Pays, ou Créols: lesEtrangers
feconde. Les Créols, pour l'ordinaire,
font d'un tempétament délicat,pituiteux- --- Page 33 ---
de Saint Domingue:
Les
mélancolique, 2 ou pinniteux-bilieux.
étant nés dans la Zone temEuropéens
plus forte.
pérée, ont une conftitution
Ceux-ci font plus fujets aux maladies
dans Phiver.
dans T'été; 2 ceux-là
On a coutume de jetter Tépouvante
dans les elprits furles maladies qui arriaux Mles. En effet, outre la qualité
vent
eft telle que les Anciens nous
de Pair, qui
la décrivent, & felon les principes phyfiques, la plus propre à engendrer &
la
la différence
à entretenir putréfaction,
des alimens plus groffiers & moins fucdoit former
culens que ceux d'Europe, enduire les
iin chyle & un fang épais,
inteftins de matieres gluantes, en ralentir les fécrétions, & enfin occafionner
8 desobflrudionsdans
des engorgemens
les vifceres où la circulation eft mnaturel-
& la qualité altérée
lement augmentée,
par le travail & les débauches.
fauLatin, il
Suivant PHippocrate
droit
fe bien porter, s'abftenir
2 pour
Tété: Venus neque
des femmes pendant
les
iin chyle & un fang épais,
inteftins de matieres gluantes, en ralentir les fécrétions, & enfin occafionner
8 desobflrudionsdans
des engorgemens
les vifceres où la circulation eft mnaturel-
& la qualité altérée
lement augmentée,
par le travail & les débauches.
fauLatin, il
Suivant PHippocrate
droit
fe bien porter, s'abftenir
2 pour
Tété: Venus neque
des femmes pendant --- Page 34 ---
Hifoire des Maladies
in
autumno utilis ef ; afate
afate, neque
aiftinandum. Quelvocum.f fieri potef, être ce confeil,
falutaire que puiffe
fe fit
que
lui-même
je doute qutlippoerae Iles, oit regne un été perécouter aux oùt tout anime les paflions.
pétuel, &
les caufes qui peuvent
Mais de toutes n'en peut pas compaltérer la fanté, on
à
concourent plus genéralement de
ter qui
avec fintempérie
Saint Domingue
de T'ame. Quoique
Tair yque les paffions plus ou moins vives
ces patlions foient tempéramens, ce font
dans les différens
dans lefproprement les mélancoliques des effets plus
quels nous en obfervons rebelles aux fecours
dangereuxe & plus bilieux peuvent prende notre art. Les à coeur que les médre les chofes plus faire éclater à Pextérieur
lancoliqtess & mais auffi les paffions
plus de paffion; ;
chez eux, & la
a
ceffent bien plus vite les objets exdifipation procurée par ordinirement les
térieurs 9 empéche le chagrin produit
fuites ficheufes que
chez --- Page 35 ---
de Saint Domingue,
chez ceux qui en ont
coeur pénétré, On
long - temps le
de
peut dire en
toutes les pallions qu'on obferve général
les
chez
de mélancoliques, la
ce que Boerhaave dit
colere, ira memot.
De plus, fi nous confidérons
toutes les affeétions de
que de
l'efprit
gnent dans notre
qui renaires fe réduifent Colonie, 2 lesplus ordichagrin
à Tinquiétude & aur
2 nous ferons contraints
vouer que ce font ordinairement d'apallionsqui, par leur action
ces
les principaux
infenfible fiur
organes du
nent la conftitution
corps 2 touren
qui eft plutôt une
mélancolique e,
dentelle
dégénérefcence acciqu'un tempérament naturel.
Il eft aifé au refte de démontrer
les peuvent être les fources
quel-
&
de chagrin
d'inquiétude des gens qui
de l'Europe pour habiter
débarquent
Pourl'ordinaire
nos Colonies,
de
on ne parle en Europe
la l'Amérique que comme d'un
fortune femble
pays où
Les tréfors dont prodiguer fes faveurs,
Tome 1,
cette partie du monde
B
énérefcence acciqu'un tempérament naturel.
Il eft aifé au refte de démontrer
les peuvent être les fources
quel-
&
de chagrin
d'inquiétude des gens qui
de l'Europe pour habiter
débarquent
Pourl'ordinaire
nos Colonies,
de
on ne parle en Europe
la l'Amérique que comme d'un
fortune femble
pays où
Les tréfors dont prodiguer fes faveurs,
Tome 1,
cette partie du monde
B --- Page 36 ---
Hifoire des Maladies
font un appas fi féduieft dépoftaire, faire méprifer tous les
fant, qu'il femble
qui fait
Le défir de s'enrichir,
de
dangers.
devient alors le moteur
partir, & qui
étouffe en quelque
toutes les aéions, fentiment. De-là une inforte tout autre
non-fenlement pour
diférence extrême, tant de merveilles
les fciences, & pour
tous les
de la nature, qui fe préfentant ont été fi longdans nos Colonies,
jours
& négligées, 2. mais même
temps ignorées
pas devoir contout ce qui ne paroit fortune. Pour
pour
appelle
tribuer à ce qu'on deux états à choifir,le
réufir,ila'ya que de faire valoir fes hacommerce ou T'art états, les foins qu'il
bitations. Dans ces
auxquelles
les vicifitudes
faut fe donner,
& le
(
schagrin,deon eft expofé, la crainte detemps) la aconftscalterento en peu
rangenté naturelle, de façon que, quelque
titution
ebientôt.
en
lefeiteleiscombel
robufte qu'ellef a eu lieu de vérifier
Ceft ce qu'on
ont porté de fudeux circonflances qui
&
à la vie des Négocians
neftes coups --- Page 37 ---
de Saint Domingue.
des habitans, favoir dans la
réeàl T'Epagne
guerre décla-
& dans celle de par la l'Angleterre en 1734,
France contre
terre au Printemps
FAngledonna à la Colonie 1743. La premiere
la plus belle
rence de fortune qu'elle
appaefpérer. Les Négocians
puiffe jamais'
avoient les
ouverts pour tranfporter aux
ports
leurs befoins ; les habitans Efpagnols
fucre
virent leur
augmenter du double de fa valeur
par l'interruption du commerce des
lonies Angloifes. On fe livra
Coquence à des entreprifès
en confébles qui n'eurent
trés-confidéracès dont
pas tout T'heureux fucon s'étoit flatté,
gens eurent des maladies de Beaucoup de
fe terminerent
langueur qui
rhée
par Thydropifie, la
ou la phtifie. La
diaren
guerre qui furvint
1744 changea l'état de la
en rendant le malheur
Colonic
plus général. Le
dérangement de la fortune de tous
habitans fut une fuite néceffaire
les
de l'interruption du commerce. La valeur des
denrées d'Europe
augmenta confidéraB ij
it flatté,
gens eurent des maladies de Beaucoup de
fe terminerent
langueur qui
rhée
par Thydropifie, la
ou la phtifie. La
diaren
guerre qui furvint
1744 changea l'état de la
en rendant le malheur
Colonic
plus général. Le
dérangement de la fortune de tous
habitans fut une fuite néceffaire
les
de l'interruption du commerce. La valeur des
denrées d'Europe
augmenta confidéraB ij --- Page 38 ---
Hifoire des Maladies
celles du pays diminuerent de
blement ;
& chacun fut obligé
à proportion, affaires pour prendre les
négliger fes
conflitutions des
armes. Les mauvaifes avec les farigues &
faifons concoururent un grand nombre
le chagrin à produire firent périr plus d'hade maladies, qui de trois à quatre: ans,
bitans dans T'efpace
les dix preje n'en avois vu périr à S.Dominque années de mon féjour THiftoire des
mieres:
verra dans
gue: ce' qu'on
d'ailleurs qu'on
Maladies. L'explication caufes & des moyens
peut donner deleurs la cure, ne peut fervir
exerd'en entreprendrel
un continuel
qu'autant quonyijoint Elle feule peut faire
cice de la pratique. différentes modifications,
découvrir les
arrivent dans les
les mémmorpholer qui dans la même
maladics 1 2 & fouvent les variations dut
fuivant
maladie 9 fuivant ies paffions qui agitemps, &
coeur de Thomme. Ceft
Vefprit &le
donner de
tent
on ne peut guères font de ces lufur quoi
que ce
préceptes 2 parce --- Page 39 ---
de Saint Domingut:
Pha- 29
que par
mieres qui ne facquierent & que par
bitude de voir les malades,
à
attention à examiner,
une continuelle
& les proportions
obferver les degrés
auxquelles le
différentes révolutions
des
foit en fanté, foit en macorps humain,
eft conladie, femblable aul barometre, enim
raexpofé. Non
pof
tinuellement
Medicina ; Jed poft Mctionem inventa eft
Hecquet (a).
dicinam quefita eft ratio.
jai donnée à mon Ouvrage, des
(a)La forme que
à une Hiftoire
comme la (eule qui convienne a néceffité des rediConftitutions épidémiques,
plufeurs confparce qu'il eft impollible que
femtes,
conformes ou prefque
titutions fe trouvant
fouventla même cho:
blables, on ne répéte pas
ont leur utilité,
fe. Ces répétitions au furplus de faire connoitre les
n'euffent-elles que celle
les véritables
difficultés qu'on a de développer de fe former une bonne
caufes des maladies, &
auffi de
les combattre: ; comme
méthode pour combien nileft important de comfaireconnoitre heure à examiner & à méditer,
mencer de bonne
puiffe être lavie,
parce que, quelque longue que pour acquérir touelle eft encore trop courte
B 11]
fe. Ces répétitions au furplus de faire connoitre les
n'euffent-elles que celle
les véritables
difficultés qu'on a de développer de fe former une bonne
caufes des maladies, &
auffi de
les combattre: ; comme
méthode pour combien nileft important de comfaireconnoitre heure à examiner & à méditer,
mencer de bonne
puiffe être lavie,
parce que, quelque longue que pour acquérir touelle eft encore trop courte
B 11] --- Page 40 ---
Hifoire des Maladies
à un
qui font néceffaires
tes les connoiffances
: ars longa, pita breMédecin pour être parfait dès la jeuneffe àla médizis. En s'accoutumant de profiterd d'un temps que
tation, onal'avantage perd à de frivoles anaunombre
le plus grand
avec les réfexions que
femens incompatibles auffi difficile ; eft enim
demande une profelfion On a la fatisfaction
ars muta & cogitabunds.
de T'automne,
dès le commencemient
de
de cueillir,
les autres n'ont jamais celle
des fruits que
intérieure encourage & déL
voir mûrs. Une joie
& à perfec
termine à continuer les récherches, l'agtivité d'une trop
tionner des découvertes que d'approfondire &
grande jeuneffe avoit empéché
Jaiffé imparfaites. --- Page 41 ---
Ze Saint Domingues
HISTOIRE
DES
CONSTITUTIONS
EPIDENIQUES
Confitution de PHiver 1732.
à Saint Domingue le 22
On faifoit au Cap,
O8tobre 1732.
TAAA
de la Colonie-Frangoile,
Ville capitale
demander la
pour
des prieres publiques avoient été abonceffation des pluies qui le cours de Fannée,
dantes pendant tout mois de Septembre &
fur-tout pendantless dit
les années 1730
Oatobre. On me
que
pluvieu-
&1731 avoient étép pareillementt étéprécédéesd de
fes, & qu'elles avoient
années fort {éches.
plufieurs
du Cap , les vents
Dans la dépendance
du nord, qui ne s'y font ordinairement 8c qui
fentir qu'au mois de Novembre, Biv --- Page 42 ---
Hifloire des Maladies
32 finiffent au mois d'Avril, commencerent
dès le mois d'Oétobre. Ces vents font
accompagnés d'un temps nébutoujours
n'ont coutumede du
leux & pluvieux;ils
& ils inonrer que quatre ou cinqjours, trois fois ledent cette Contrée deux ou
année.
mois. Ils ont été plus fréquens cette
dePendant cette faifon, c'eft-à-dire
le mois de Novembre 1732 jufpuis mois de Mai 1733,0n 1
ne vit qu'un
qu'au
diverfifiées par
même genre de maladies mais dont la caufe
différens fymptômes, des fievres intermitme parut la même;
trèsdégénéroient
tentes fimples 2 qui
felon
Otl plutôt,
fouvent en continues,
leur
Morton, en continentes, qui par
indiquent Taffinité qu'elles
redoublement
On obfervoit
ont avec les intermittentes.
bitrès-fréquemment les double-tierces clifont particulieres à ce
lieufes, qui
donnerons ci-après la
mat, & dont nous
defeription. les fluxions de poitrine foient
Quoique!
qu'en Franplus rares à Saint Domingue
fimples 2 qui
felon
Otl plutôt,
fouvent en continues,
leur
Morton, en continentes, qui par
indiquent Taffinité qu'elles
redoublement
On obfervoit
ont avec les intermittentes.
bitrès-fréquemment les double-tierces clifont particulieres à ce
lieufes, qui
donnerons ci-après la
mat, & dont nous
defeription. les fluxions de poitrine foient
Quoique!
qu'en Franplus rares à Saint Domingue --- Page 43 ---
de Saint Domingut:
ini- 33
calidum petori amicum sfrigidum cette
ce:
ai peu obfervé dans
micum, jen
les blancs ; elles ont
conffitution parmi
Plus exété communes parmi les negres. abattus
-
de Tair, plus
pofés aux injures
accoutumés à
par les fatigues du travail, couverts de fueur,
fe baigner encore ferein tout ou fur la terre,ils
ou à dormir au
être plus fiujets
doivent naturellement y
fluxions de
les blancs. Au refte ces
que
étoient toutes bilieufes.
Pépoitrine
fait prendre
Je leur ai quelquefois
je dis
métique dès le commencement; ardeur
parce que la grande
quelquefois,
accompagnent
& la dureté du pouls, s qui de ce pays,
prefque toutes les maladies
feroit téqu'il
font une contreindication Quand j'ai cru
méraire de tran(grefer. donner T'émétique, , je
qu'il convenoit de
délayé dans une
Taitoujours fait prendre de caffe. La manne
grande quantité d'eau les remedes les plus
& Thuile m'ont paru boiffon
je prefconvenables; mais la
quej trèsdans çette maladie, quoique
: cris
B V --- Page 44 ---
Hifoire des Maladies
eft de tous les remedes le plus
fimple,
&
exciter Texpedoration,
efficace pour malade à la purgation. Voici
préparer le
j'emploie plus orquelle eft la tifane que
dinairement.
dans une pinte d'eau
Je fais bouillir d'épinars du pays >
une demi-poignée longi- folins s/picis 2
amaranthus altifimus
de bourviridi albicantibus ; une pincée En ôtant
d'avocatier, perfea Clufi.
geons
de deffus le feu, on y met une
la liqueur
commun, & après lacuillerée de miel
on y ajoute une chopine
voir paffée 2
atl malade un
d'huile. On fait prendre de deux en. deux
verre de cette tifane fait purger & faiheures. Après Pavoir viens à bout de
fiuffamment, je
faitavec
gner la fievre avec un opiate
chaffer
citronnier, les yeux d'écreTécorce de
de mieli
viffes 8 une fuffifante quantité un anJ'ai trouvé à Saint Domingue monde a été
dont -
bien du
cien préjngé, regardoit la faignée dans
la viéime. Ony meurtricre, & faute de
le rhume comme
ger & faiheures. Après Pavoir viens à bout de
fiuffamment, je
faitavec
gner la fievre avec un opiate
chaffer
citronnier, les yeux d'écreTécorce de
de mieli
viffes 8 une fuffifante quantité un anJ'ai trouvé à Saint Domingue monde a été
dont -
bien du
cien préjngé, regardoit la faignée dans
la viéime. Ony meurtricre, & faute de
le rhume comme --- Page 45 ---
de Saint Domingue.
en
ce
il
aigeineroihucr-foevent
fecours,
J'ai
fuxion de poitrine & en fuppuration. malades
appellé pour des
été quelquefois tombés dans ce dernier acciqui étoient fallu faire à plufieurs l'emdent, & il a
pyème.
font plus fujets aux
Comme les negres
auffi coutules blancs, ils ont
vers que donner des marques dans leurs
me d'en
Il eft important d'y
fluxions de poitrine.
la plupart du
faire attention; 8 quoique
douteux,
on n'en ait
des fignes
temps
de mêler des vermieu
edira
fai toujours
& les tifanes. J'ai
fuges avec les purgatifs
en ufage une
mis depuis quelque enfemble temps peétorale 2
tifane, qui eft tout
vermifuge qu'on
& le plus excellent
employer à Saint Domingue.
puiffe
écorce de gommier rouge ou
Prenez
de fucrier de montagne, 2 coupés
blanc,
du
ou
petits morceaux 2
capillaire
par
des fommités de gombo,
franc-bafin, 2 de fucre bien mûre, coupée
de la canne
& des fommités de pois
par morcezux,
B vj --- Page 46 ---
Hifoire des Maladies
de chacun une bonne poignées
d'angole,
faitesgraine de petit mil, une pincée;
bouillir dans deux pintes d'eau jufqu'à
les
on aura
la diminution d'un quart. Quand
liqueur, on ajoutera une chopine
pafféla On en fait boire un bon verre
d'huile.
de deux en deux heures. celle de Poitou
La colique bilieufe &
de l'Amétrès-communcs aux Ifles
font
infulas Caribum 2 , dit Sydenrique : apud
colica Pidonum. Ces
ham, noti(ima eff
entr'clles, &
maladies different très-peu les mêmes
elles demandent à peu près
le maremedes. Je fais toujours faigner
&
lade avant de lui donner Témétique, l'avoir
je ne le lui fais prendre qu'après huiles & les ladifpofé par les bains; , les continuents/ai
vemens. Si les douleurs
aux eaux de caffe, à Topium, >
recours
de fucrier, qui a un bon
& au baume
& que jeftime
effet dans ces maladies, du Pérou fi reçomautant que le baume
mandé par Sydenham.
foit un
le cholera - morbus
Quoique
ade avant de lui donner Témétique, l'avoir
je ne le lui fais prendre qu'après huiles & les ladifpofé par les bains; , les continuents/ai
vemens. Si les douleurs
aux eaux de caffe, à Topium, >
recours
de fucrier, qui a un bon
& au baume
& que jeftime
effet dans ces maladies, du Pérou fi reçomautant que le baume
mandé par Sydenham.
foit un
le cholera - morbus
Quoique --- Page 47 ---
'de Saint Domingue. maladies
fymptôme plus particulier aux j'ai néande Pété qu'à celles de Phiver, attaqués
malades
moins trouvé quelques La violence de
de ce fâcheux accident. d'y apporter un
obligeoit
ce fymptôme
La défaillance, la petiprompt remede.
foibles,
teffe du pouls, & les extrémités le madonnoient lieu d'appréhender que il étoit
c'eft pourquoi
lade ne fiuccombât; les faignées prefque
à propos de répéter les liqueurs découp fur coup. Alors leur cours ordinaivoyées reprenoient furvenoit n'annonre, & la fievre qui Outre les faignées
çoit rien de facheux.
je confeillois
& les lavemens fréquens, fouvent de l'eau de
au malade de boire
de chicorée
poulet, & de la décoétion d'opium qu'à
fauvage. Je ne me fervois
auparaFextrémité, 8je tâchois toujours Dans la
un léger minoratif.
vant depaffer
étant
maladie de Siam, 7 le cholera-morbus confidérable, il
Peffet d'une diffolution
ceffer les faignées.
étoit un figne pour encorep plus rare quele
Lac dyfienteric, --- Page 48 ---
HiRoire des Maladies
d'hicholera-morbus dans la conflitation de Vété;
ver, & plus commune dans celle de ces
farvenue dans l'une & l'autre
eft
conffitution: Pour y
faifons durant cette ordonné les lavemens
remédier, j'ai
unedécodtion detriémolliens, faitsavec
Dans ces bouillonsj'ai
pe & du plantain. de monbin, de grandmis les bourgeons
echinato racemofo,
coufin, triumfatta fruttu avecl le tamarin,
PI. Jai purgé le malade
dansle petit
& la manne 2
les mirobolans, jy ai ajouté le fyropde
lait; quelquefois de rhubarbe. Sile mal
chicorée compofé
au landanum, au
continue 2 on a recours incorporés dans le
cachou & au fuccin,
pour tifane
baume de fucrier. On prendra
calaba
du bois-marie - - 9 ealophyllum feu
du bois dechandelle,
folio civifplendente,d
des fomFaururus ligno duro odoratifimos, herbe quarrée. > memités d'Apiaba ou
du mais
quadrangalari caute atifima,
du
tilfa
c'eft-à-dire brûlé comme
boucanné,
une bonne pincée, qu'on
café, dechacun
d'eau juffera bouillir dans deux pintes
calaba
du bois-marie - - 9 ealophyllum feu
du bois dechandelle,
folio civifplendente,d
des fomFaururus ligno duro odoratifimos, herbe quarrée. > memités d'Apiaba ou
du mais
quadrangalari caute atifima,
du
tilfa
c'eft-à-dire brûlé comme
boucanné,
une bonne pincée, qu'on
café, dechacun
d'eau juffera bouillir dans deux pintes --- Page 49 ---
de Saint Domingut.
d'un quart. Quand le
qu'à la diminution à fe mieux porter, il
malade commence
de la maniere que
ufe de gombo préparé Traité des Plantes
je marque dans mon
que, quelufuelles. Il arrive quelquefois réfoudrel'inque foin qu'on apporte pour
flammation qui arrive dans quelques-uns
elle fe termine
des vifceres du bas-ventre, P'abcès fe forme
par fuppuration. Quand du foie, on guédans la partie convexc
plus
le moyen de Topération,
rit, par
de fuccès qu'en France.
vite &avec plus
ce que nous
Il paroit en général par ne s'eft pas
difons ici, que Sydenham dit
toutes
il nous a
que
trompé s quand
une
maladies qui arrivent , pendant
les
different guères que dans
conflitution 2 ne dans la différence des parles saccidens &
De plus
ties que cette maladie attaque. les çaufes & la
differtations fur
longues
m'ont paru inutiles 5,
eure des maladies,
bons livres &les
parce que les écoles 3 les
fuffifans
fourniffent des moyens
bôpitaux
pour s'en inftruire. --- Page 50 ---
Hifloire des Maladies
Confitution de PEté 1733.
a été fuivie d'une
faifon pluvicufe très-aride. Le vent
- féche 8
LA
très
à fe faire fentir dès
de fud a commencé
ce mois jufle mois d'Avril; & depuis
eu
celui de Novembre, il n'y a pas
qu'à
oùt il ne foit arrivé trois ou
de femaine.
des
sconfidérables.-Dans
quatre fois
orages
des maladies
le mois de Mai, on a vu
m'a
différent, & dont la caufe
d'un genre
à celle des maparu tout-à-fait oppofée Le mal de Siam a mis
ladies de l'hiver.
en
infinité d'hommes au tombeau
une
mais je n'aivu qu'une
très-peu de temps;
femme qui en ait été attaquée. été telle ,
La violence de la maladie a
toutes
ainfi dire affoupi
qu'elle a pour
feule. C'eft le caracles autres, & regné
contagieufes
tere de toutes les maladies
8 avant
; Sydenham,
& peflilentielles
de Siam a mis
ladies de l'hiver.
en
infinité d'hommes au tombeau
une
mais je n'aivu qu'une
très-peu de temps;
femme qui en ait été attaquée. été telle ,
La violence de la maladie a
toutes
ainfi dire affoupi
qu'elle a pour
feule. C'eft le caracles autres, & regné
contagieufes
tere de toutes les maladies
8 avant
; Sydenham,
& peflilentielles --- Page 51 ---
de Saint Domingue.
Pavoient remarqué
lui Diemerbrock, 2
fe faire une idée
de la pefte. Auffi pour d'ailleurs ne chande cette violence, qui des (ymprômes; 9 .
geoit rien à la nature avons établic >
& à la théorie que nous
à l'hiftoire
il fuffit de faire attention
que je rapporte ici.
H1 I S T O I R E.
un jour en confaltation
Je fus appellé
de trente ans. Je
homme
pour un jeune
de chambre fur fon
le trouvai en robe
Je fentis
lit, & il étoit fort tranquille. cadavereufe;
une odeur
en Tapprochant venoit de la felle; il
je lui demandai s'il
avoit un petit
dit
non, mais qu'il
me
que
rendoit un peu de
dévoiement, & qu'il
étoit accompagné
fang. Ce fymprôme
d'une douuniverfelle, 9
d'une jauniffe inférieure du ventre 9
leur à la partie
& du hoquet.
très - foible
d'un pouls
fut de lui faire
Toute ma confultation & troisheures
adminiftrer) les facremens,
On
il mourut
trestrangillement.
après --- Page 52 ---
- Hifoire des Maladies
promenéla veille dans
me dit quils'étoir
hominis eumi qui ferla rue. Ef prudentis
,1 ne videatur
vari non potef, non attingere,
Cels.
occidife quem fors ipfus interemit.
Confituions de PHiver 1733,
& de IELE& de PHiver 1734.
réunis trois conffitutions dans lefE
obfervéle même caractere
quelles j'ai
le monde avoit été
de maladie. Tout maladie de Siam. On
confterné par la
différente, & dont
feflattoit qu'une faifon
heureux 2
paruiffoit
le commencement
la contapurifieroit Pair, & diffiperoit
quelque temps
-gion. On a joui pendant
les
& pendant
d'une bonace trompeufe, & de Décembre il y
mois de Novembre
a eu peu de maladies.
Confitution de PHiver 1733au
Les vents de nord-commencerent
& ils ne parurent
mois de Novembre,
confterné par la
différente, & dont
feflattoit qu'une faifon
heureux 2
paruiffoit
le commencement
la contapurifieroit Pair, & diffiperoit
quelque temps
-gion. On a joui pendant
les
& pendant
d'une bonace trompeufe, & de Décembre il y
mois de Novembre
a eu peu de maladies.
Confitution de PHiver 1733au
Les vents de nord-commencerent
& ils ne parurent
mois de Novembre, --- Page 53 ---
de Saint Domingue.
que quatre à cinq fois
d'Avril. La pluie
jufqu'au mois
les
, qui pour T'ordinaire
accompagne, ne duroit que trois
quatre jours; l'hiver
Ou
été plus fec qu'humide, par conféquent a
donna lieu dep
Ce changement
bien loin d'être préfumer que la contagion,
pourroit même difipée, continueroit, &
Infcciratibus augmenter l'été fuivant,
febres acute fune G
annus pro majori parte talis fuerit, fquidem
ficit
2 qualem
morbos conflitutiono, Wl plurimim etiam tales
III. Suivant expedtare oportet. Hip. Aph.7. Sedt.
cet aphorifme, on ne fit
trompé. Les maladies
pas
Fhiver,
qui avoient ceffé
nouveaux reparurent l'été, & cauferent de
de malades les ravages, On vit donc peu
& ceux qui fiurent premiers mois de Thiver,
le
attaqués avoient dans
commencement les fymptômes
femblent propres à cette
qui
ces fymptômes fe
faifon; ; mais
en d'autres plus
changeoient bientôt
tes. Un homme dangereux & plus finef.
fievre
paroiffoit attaqué d'une
double-tierce ou continue ordi- --- Page 54 ---
Hiftoire des Maladies
avec elle aucun
naire, qui ne portoit
le dixiéme ou
mauvais caraêtere; ; vers
ilarrivoit
de la maladie,
le onziémejour fubit ; le malade tomboit
un changement
confidérable; ; la jaudans une langueur
pour l'ornife furvenoit accompagnée d'une douleur
dinaire d'un pouls flafque, d'hémorragie &
de ventre, très-fouvent
mêmes
de pourpre. J'ai eu recours aux l'été
dont je m'étois fervi
préremedes, j'ai pris le parti de faire faigner
cédent;
de
copieufement dès le commencement étoit obligé
& comme on
la maladie;
d'hiver
d'avoir égard à la conflitution & dont les
qui paroiffoit la premiere,
de
dénotoient une plénitude
fymptômes
voies, qui fe
matiere dans les premieres contribuoit à
mélant avec les liqueurs. 2 diffolution
augmenter la putréfaélion ou
les
promptement
du fang, j'employois
mêmel lémétipurgatifs, & jy joignois & la fécheque, pourvu que Pardeur miffent point
refe du tempérament n'y on ne fauroit
d'obftacles ; & c'eft à quoi
ient une plénitude
fymptômes
voies, qui fe
matiere dans les premieres contribuoit à
mélant avec les liqueurs. 2 diffolution
augmenter la putréfaélion ou
les
promptement
du fang, j'employois
mêmel lémétipurgatifs, & jy joignois & la fécheque, pourvu que Pardeur miffent point
refe du tempérament n'y on ne fauroit
d'obftacles ; & c'eft à quoi --- Page 55 ---
de Saint Domingue.
dans les Pays chands:
trop prendre garde d'émulfion aiguifée
trois, à quatre verres ordinaire d'émétique, 9
avec une dofe
deux ou trois jours,
quelquefois répétés
d'eau de caffe
quelquefois entremèlés
indication.
cette
amere 2 rempliffoient donné ces remedes, j'exaAprès avoir
de la nature 2 laifminoisl les mouvemens
des lavefant le malade aul feul ufage émolliens, &
mens, tifanes & bouillons Lorfque les
fiudorifiques.
légerement
paroioient, 2 uneléfignes de diffolution
dans laquelle
gere teinture de kinkina,
la poufaifois mettre le nitre purifié, dans la
je
& celle de viperes, 9
dre à vers
Ginilfoientla cure
confedtion d'hyacinthe,
de la maladie.
H I S T O I R E.
Allemand de nation, âgé
Un Jéfuite,
ans, d'un tempéd'environ trente-cinq fut attaqué d'une
rament très-robufte, Le 5 les accès étant
fievre double-tierce. je fusle yoir. On
devenus plus violens, --- Page 56 ---
Hifoire des Maladies
deux fois du bras, & une
l'avoit faigné
l'avoit aufi
on
purgéavec
fois du pied :
trouvai le malade
les eaux de caffe. Je confidérable, l'efdans un redoublement
très-concentré.
prit égaré, 2 & le pouls vint de meilleure
Le7 7 le redoublement
à être feche,
heure, la langue commença
& le malade fut agité de mouvemens aucune
convulfifs; il ne fentoit d'aillenrs bras. Le 8 les
douleur;je le fis faigner du
scontinuerent & augmenmêmes accidens
le crut agonifant.
terent de façon qu'on
les levres
étoit comme rôtie,
La langue ingeiseemee
tres-gercées, du pied, & je lui pref:
Je le fs faigner
le petirlait fait avec
crivis pour boiffon
l'eau de poulet,
la crême de tartre, cuire de la laidans laquelle on faifoit fauvage, & un
tue , de la chicorée
concombre avec fes graines pilées.Jem- émolles lavemens
ployai fréquemment huileufes & vermiliens, & les potions réitérai la faignée du
fuges. Le foir je
l'eau de cafle aipied. Le 9fordonai
igner
le petirlait fait avec
crivis pour boiffon
l'eau de poulet,
la crême de tartre, cuire de la laidans laquelle on faifoit fauvage, & un
tue , de la chicorée
concombre avec fes graines pilées.Jem- émolles lavemens
ployai fréquemment huileufes & vermiliens, & les potions réitérai la faignée du
fuges. Le foir je
l'eau de cafle aipied. Le 9fordonai --- Page 57 ---
de Saint Doningue.
guifée, avec le fel d'epfom ; le malade 47
ne commença à évacuer qu'après-midi.
Tous les fymptômes étant
le fis
revenus 3 je
faigner vers les dix heures du foir.
J'apperçus que le malade avoit
de taches
beaucoup
pourprées. Je continuai Pufage de l'eau de cafle, 2 qui opéra mieux
que le jour précédent. Les II, 12,.1
14 & 15, le malade fiut toujours dans 13; le 9
même état; mais l'aridité dela
noirceur,
langue, fa
l'inconftance du pouls 3 tantôt
foible, tantôt fort, la continuation des
mouvenensconvalfs, l'égarement d'efprit, étoient des fignes d'une mort
chaine. Pendant tout ce
protinuai l'ufage de l'eau de temps, je conboiffons
caffe 3 & des
marquées ci-deffus. La
& la mauvaife qualité des
puanteur
rendoit le malade,
matieres que
m'obligeoient à
vre
fii-'
cetteindication. Le 16 on
à avoir
commença
quelqu'efpérance de guérifon.
La langue parut humide, les yeux un
peu fereins, & les urines moins chargées. Le foir le redoublement étant
re- --- Page 58 ---
Hifoire des Maladies
le
ordinaires,
venu avec les fymptômes ,je fis (aigner
étant fort & fréquent,
je
pouls
& le lendemain
le malade du pied,
verres d'eau
lui fis prendre trois à quatre eîmes lieu
caffe amere. Le 18 nous
de
heureufe convalefcence.
d'efpérer une
n'avoit point été conLe redoublement
étoit nettoyée, les
fidérable > la langue & les urines nayeux étoient beaux,
d'ufer encore
turelles. Je lui confeillai amere émultemps de Ia tifane
après
quelque Trois ou quatre jours
fionnée.
avec
ceffé de le voir, jappris vive
que j'eus
fe plaignoit d'une
furprife qu'il maléole de la jambe oùt il
douleur à la
faigné, & que la fieavoit été le plus
des mouvemens
vre étoit revenue avec qui avoit
convulfifs. Un trombus,
à la pro- jaminflammation
curé une légere obligé de faire à la
avoit
be gauche,
qui étoient
droite les faignées
accijambe
néceffaires depuis cet
devenues mais il n'y avoit pas d'apparence
dent;
de la piqûre
cette douleur provint
que
d'aucune
ouleur à la
faigné, & que la fieavoit été le plus
des mouvemens
vre étoit revenue avec qui avoit
convulfifs. Un trombus,
à la pro- jaminflammation
curé une légere obligé de faire à la
avoit
be gauche,
qui étoient
droite les faignées
accijambe
néceffaires depuis cet
devenues mais il n'y avoit pas d'apparence
dent;
de la piqûre
cette douleur provint
que
d'aucune --- Page 59 ---
de Saint Domingue.
d'aucune faignée. Le malade étant 49
convalefcent, 2 je l'avois Vu fer remuer &
lever fans fe plaindre de rien.
fe
jeéturai plutôt que le fang
Je condiffous dans les dernieres m'ayant paru
pouvoit y avoir dans
faignées 2 il
difpofition
cette partie une
ler voir le gangreneufe. Ne pouvant almalade, le fieur Lapuyade,
Chinurgien,y miné
y fixt; & après avoir
cet accident, il me
exaavoit trouvé un gonflement rapporta qu'il
daris toute la jambe,
confidérable
partic inférieure;
mais fur-tout à la
nal de la
qu'il avoit fenti le Ca.
faphene tendu
la cuiffe comme
jufqu'au hautde
venoit de
une corde, ce
ce que le fangétoit qui proce vaiffeau;
arrêté dans
qu'ayant lieu de croire
avoitabcédé dans la partie
qu'il
avoit fait une incifion
inférieure,il
milieu de la jambe;
jufques vers le
beaucoup de
qu'il en étoit forti
mandé
pus ; qu'il avoit recomqu'on entretint bien_la
tion, & qu'on appliquât des
fisppuraémolliens jufqu'au bout de la cataplafimes
Tome 1.
cuiffe.Sur
C --- Page 60 ---
Hfoire des Maladits
fau50
je crus qu'on pourroit fimes tromce rapport,
mais nous
& les
ver le malade;
quelaf fievre
pés. On nous marqua
Je fus avec le
convulfions per6floient. trouvai la plaie pan-
;je
fieur Lapuyade;
plus S, quoifée à fec &c ne fuppurant vermeille, & la jambe
qu'ellefat encore
de compreffes
8 la cuiffe enveloppées l'eau-de-vic camphrée 2
tremipées dans anteà feri contigrits t,five
ulcus autem 9. five
oportet ; Fenin moin morbo fiat, difeere mortem lividum &
riturus fit homo 2 ante
& ficum. Hipp.
fecum erit, aut palidum qui avoit foin
Le Chirurgien
de fuiprognof.
avoit jugé à propos
du malade, 2
toute oppofée à celle
vre une méthode confcillée fon nconfrere. La
que lui avoit dans tous les Pays comme
jaloufie regne
Le malade en
dans toutes les profefions. dans un état oit il
il étoit
trois
fut la viéimes
mourit
de remedesil les fymptônyavcitplad jours après, avec
eft un
OLI quatre
Cette obfervation font
mcs du fpafme. les accidens qui en
mais
peulongies
ofée à celle
vre une méthode confcillée fon nconfrere. La
que lui avoit dans tous les Pays comme
jaloufie regne
Le malade en
dans toutes les profefions. dans un état oit il
il étoit
trois
fut la viéimes
mourit
de remedesil les fymptônyavcitplad jours après, avec
eft un
OLI quatre
Cette obfervation font
mcs du fpafme. les accidens qui en
mais
peulongies --- Page 61 ---
de Saint
- le fujet, méritent Domingue.
5I
l'attention des
biles Praticiens.
plushaConflitution de P'Et 1734.
Au mois d'Avril on crut être
de la contagion qui avoit
exempt
regné l'année
précédente. Ce
mois, 2 comme celui de
Mai, fut très-fec, & pendant
on vit peu de - malades. Lesp
ce temps
de Juin le
premiers jours
de fad
temps changea, & les vents
cauferent de grands
durerent fept à huit
orages, &
tude
jours, Cette viciffia fufi pour caufer de nouvelles
maladies.
& Août, il
Trshenkemsaehaunt
y a eu bien des malades
la Ville du Cap, mais il
à
peu dans la
y en a eu trèsplaine,
La Ville du Cap eft fituée eau bas d'une
montagne qui la couvre du côté
nord 8z de
du
la
l'ouelt; cette Ville
mer à l'eft, & elle eft bornée regarde
par des marais d'une
au find
demi-lieue de
qui fe rempliffent dans le flux de la long,
Durant le folftice d'été les marées mer.
ne font
Cij --- Page 62 ---
Hifoire des Maladics
52 hautes dans rAmérique méridionale
pas fi
celui d'hiver; l'eau n'étant
que durant
ni par conféquent
pas alors fabondante, mouvement, doits'y cordansun fi grand
S'ilarrive que
rompre plus promptement. de coutume, cette
Pété foit plus {ec que Ville, & le tombeau
eau, Tégoût de la
dela mer,
descrabes & des autresin/edes quanité de corexhale une plus grande d'engendrerla
infeais,capalles
pufcules ohils fe cigmiemSlaplie talorsinon
corruption
étant
emtechemuatienene principes font comme
dées, les mauvais parle cours des eaux.
noyés & entrainés
il eft facile de
Suivant ces remarques 2
du Capdoit
pourpeailavaed
hiver;
comprendrey mal-faine en été qu'en
être plus
fec doit être d'un
un été trop. habitans. On doit
pourquoi funefleaugure pour fes
féchereffe de
donc attribuer à la grande
à la Ville
Tété les maladics qui ont regné faifon ; telles
du Cap pendant intermittentes cette
8 les
étoient les fievres
qui dégénéroient
fievres double-tierees,
remarques 2
du Capdoit
pourpeailavaed
hiver;
comprendrey mal-faine en été qu'en
être plus
fec doit être d'un
un été trop. habitans. On doit
pourquoi funefleaugure pour fes
féchereffe de
donc attribuer à la grande
à la Ville
Tété les maladics qui ont regné faifon ; telles
du Cap pendant intermittentes cette
8 les
étoient les fievres
qui dégénéroient
fievres double-tierees, --- Page 63 ---
de Saint Domingue.
pour l'ordinaire en continues. Les mala- 53
des fe plaignoient de violentes
de tête, & elles étoient fi
douleurs
qu'il étoit impofible de les calmer opiniâtres s
faignées du pied,de la
: les
des rafraichiffans,
gorge, les remeles topiques, les
gatifs, les véficatoires &
purprocuroient
l'opium, ne
lade. Oi l'art aucun eft foulagement au maplaît
initile, la nature fe
quelquefois à opérer des
falutaires. Le plus grand nombre prodiges
riffoit par une innombrable
gué-.
cloux qui fortoient à la tête & quantité à
de
rieur du
l'extétain d'une corps 2 c'étoit un figne cerparfaite guérifon. Ceux
avoient le ventre libre,
qui
promptement
2 étoient plus
guéris; le mal étoit
opiniâtre dans les malades
plus
d'un tempérament
qui étoient
qui étoient
fec, que dans ceux
replets.
I. H I S T O IR E,
M. de Lorre > Maitre
Cap 2 d'un tempérament Chirurgien au
maigre &
Cij --- Page 64 ---
Hifoire des Maladies
avec
une fievre continue, 2
robulte, eut
tête. La fievre dura
violent mal de
à fe
un
Lorfqu'elle commença fi
quinzsjours
toute la tête une
calmer, il fortit par
cloux, qu'à
grande quantité de petits entr'eux la tête
pu placer
& il
Tous
pecneauol.ong
fuppurerent,
d'une épingle. guéri.
fut pariaitement
o I R E.
II. H IST
de trente ans fut attaqué
Un homme
dont les accès étoient
d'une fievre tierce
j'arrivai, le malaconfilérables. Quand
me dit qu'il
de étoit mort ; le Chirurgien ficheux,
n'avoit paru aucuns fymprômes du bras
lui avoit fait deux faignées deux
qu'il
purgé
du
quillavoir
& une
pied, médecines fort douces,
fois avec deux
du kinkina. Je
8 mis enfuite à Fufage trouvâmes tout le
le fis ouvrir; nous
foie gangrené.
anciens habitans du
Tandis que les
de maétoient affligés par ce genre fort enCap
avoient un
ladic, les nouveaux
'avoit paru aucuns fymprômes du bras
lui avoit fait deux faignées deux
qu'il
purgé
du
quillavoir
& une
pied, médecines fort douces,
fois avec deux
du kinkina. Je
8 mis enfuite à Fufage trouvâmes tout le
le fis ouvrir; nous
foie gangrené.
anciens habitans du
Tandis que les
de maétoient affligés par ce genre fort enCap
avoient un
ladic, les nouveaux --- Page 65 ---
de Saint Domingue,
core bien plus trifte. Le mal de Siam 55
reparut, & fit périr plus de la
des marins. A quoi attribuer
moitié
effet d'une corruption
le prompt
heures
qui en vingt-quatre
précipitoit au tombeau
en étoient attaqués P
ceux qui
Mais quelque générale qu'ait été cette
contagion, les Matelots en ont
ainfi
été,
dire, , les feules viétimes.
pour
accablés de fatigues,
Exténués,
fecours,abandonése dépourvus de tout
jeune Chirurgien entrelesmains d'un
peu appliqué & fans
expérience, la plupart font morts
que de fecours.
manLes maladies ayant ceffé au
la fin d'Août, elles fe
Cap vers
la plaine. L'inflammation répandirent dans
des intefins, 2
lecholera-morbus, la
la colique de Poitou,
dyfurie, & la paffion
rent les maladies les
hyférique, fitfecitatièus
plus communes. In
dyfenteria, arthritides, urina fillicidia, 6
Hipp. Apl. 16, Seit, III,
Civ --- Page 66 ---
Hifoire des Maladies
III. HI S T O I R E.
Un homme de trente-cinq ans ayant &
fevre aigue avec vomifement
une
dévoiement,
erememdiedenliaes
& on lui avoit donné
déja été faigné, de cafle. Je le trouvai
une légere eau
fans pouls, les yeux.
très-froid, prefque ordonnai le thé, l'ean de
égarés. Je lui
le foir un grain
poulet, & de prendre
de thériaque.
d'opium dans un demigros
continerent ; lelendemain
Les accidens
remedes, & je fis
on réitéra les mêmes
Le 5 pluaugmenter la dofe d'opium. calmés, & le
feurs des accidens étant
étant fort & très-fréquent
foir le pouls
du pied, &je lui fis
le malade fut faigné
quelques verres
prendre le lendemain ceffer la fievre.
d'eau de caffe qui firent
foient plus
Quoique les Pays chauds des femmes
favorables à la délicatefie la vie tranles Pays froids, & que
que
menent, contribue beautquille qu'ellesy entretenir dans une fanté plus
coup à les
& le
feurs des accidens étant
étant fort & très-fréquent
foir le pouls
du pied, &je lui fis
le malade fut faigné
quelques verres
prendre le lendemain ceffer la fievre.
d'eau de caffe qui firent
foient plus
Quoique les Pays chauds des femmes
favorables à la délicatefie la vie tranles Pays froids, & que
que
menent, contribue beautquille qu'ellesy entretenir dans une fanté plus
coup à les --- Page 67 ---
de Saint Domingue.
parfaite que les hommes; elles
moins fujettes à reffentir les fontnéan.
d'un climat qui demande impreflions
ment plus fort, & différent un tempéraEuropéens.
de celui des
Les femmes vieilliffent à S.
bien plutôt qu'en France. Leurs Domingue
tions périodiques finiffent à
évacuaavancé
un âge moins
que dans les Pays froids; &
cette révolution elles effuient de dans
reifes maladies.
dangeLa molleffe du
femmes, qui fait qu'elles tempérament des
abondante
ont une moins
mes, eft reconnue tranfpiration que les hompour la
parplufieurs Médecins
canfegénérale des menftrues. La
tranfpiration étant plus abondante
les Pays chauds, il eft donc naturel dans
lcs femmes foient moins
que
leurs regles ceffent de réglées, & que
Le défaut de férofité meilleure heure.
dre les fibres de la matrice contribuant à renbles, la ceffation des
moins flexiêtre
menftrues doit y
tres-préjudiciable à la fanté, Un
C V --- Page 68 ---
Hifoire des Maladies quantité
58 dépourvu d'une fuffifante fluide; & fi
fang
doit être moins
une
de limphe,
de trouver
qui a coutume
de
ce fang,
matrice, y trouve trop
iue par la
& produit de
réfflance, ils'y engorge, Ces accidens ont
facheux (ymptômes. à la fin de Pannée
dû être plus fréquens toujours été très1734, le temps ayant l'année oût nous avens
fec. Auffi eft-ce
malades; 8 prefque
plus vu de femmes
dans le cas de
toutes fe rencontroient S, qui auroient
de leursregles
fi elles
la ceffation pied à la maladie, 2
fuites
pu couper foin d'en prévenir les
avoient eu
convenables.
par les remedes
HI'S T O I R E.
d'environ quarante ans, 7
Une femme
& fanguin, eut
d'un
reninoetemtedss sccompagniée
une fievre double-tierce, délire ou d' une efpece
dansles accès ou de
elle étoirpref
d'ailleurs
d'sfoupilfienent & froidé. En la levant,
que fans pouls
& reftoit près d'un
elle sévanouilfoit,
.
par les remedes
HI'S T O I R E.
d'environ quarante ans, 7
Une femme
& fanguin, eut
d'un
reninoetemtedss sccompagniée
une fievre double-tierce, délire ou d' une efpece
dansles accès ou de
elle étoirpref
d'ailleurs
d'sfoupilfienent & froidé. En la levant,
que fans pouls
& reftoit près d'un
elle sévanouilfoit, --- Page 69 ---
de Saint Domingue.
quart d'heure en cet état. Ses fréquens 59
bdillemens me firent juger
avoit
de la
qu'ily
vapeur : elle avoit été faignée du
pied,& on lui avoit fait prendre
ques verres d'eau de caffe
quelle fel d'epfom. Je fis faire aiguifée avec
le
un opiat avec
kinkina, 2 l'aloès, la mirrhe, le fafran
de mars apéritif, le fel
la teinture de caftoreum. d'abfynthe 8z
On en donnoit
un gros de fix en fix heures à la malade,
Dès le lendemain la fievre & les accidens cefferent.
La tifane dont je me fers ordinairement pour les femmes hyflériques eft
une eau minérale artificielle, faite >
une poignée de vieux cloux bien avec
lés, & un gros de fel ammoniac rouilfaitinfufer pendant
qu'on
dans deux à trois vinge-quatre heures
pintes d'eau. Je fais
quelquefois bouillir dans cette eau des
racines d'herbes à bled ,
d'herbes à chiques ; pistonia d'afperges,
viburni
ramoffima
falis,Fore albo ; de
cafia fatida,folis
pois-puant s
fenna, non ereita 5 des
Cvj --- Page 70 ---
Hifoire des Maladies
d'avocatier, perfea Cluf. & de
fommités
feu granaliane à calçon , pafi-fora
dilla.
Confitution de PHiver 1734.
nord commença vers la
Le premier depuis le 15 de Janvier
fin d'oaobre: d'Avril, le temps fut plus
mois
jufqu'au
& prefqu'aufi
froid que de coutume,
à Paris aut
froid qu'il V'eft ordinairement Pendant les
d'Avril.
commencement Novembre & Décemmois d'OStobre, dans le peu de malabre, jai remarqué la même conflitution
dies qu'ily a eu,
avec cette difféque Phiver précédent, fievres 8z les autres fymprence, queles
fi viotômes n'étoient pas généralement Février 8z
lens. Les mois de Janvier,
ont été, non - feulement
Mars 1735,
qu'ils
irès-fereins, 2 mais memeplusfroids Les vents d'ef,
n'ont contume d'être.
regné fans
nord-ef 8cnord, ontt toujours de temps:
pluie pendant ce long efpace bons effets. Il
auffi en a-ton reffenti de
res 8z les autres fymprence, queles
fi viotômes n'étoient pas généralement Février 8z
lens. Les mois de Janvier,
ont été, non - feulement
Mars 1735,
qu'ils
irès-fereins, 2 mais memeplusfroids Les vents d'ef,
n'ont contume d'être.
regné fans
nord-ef 8cnord, ontt toujours de temps:
pluie pendant ce long efpace bons effets. Il
auffi en a-ton reffenti de --- Page 71 ---
de Saint Domingue,
6r
n'ya prefque pas eu de maladies,
vu que quelques rhumes &
Onn'a
xions qui n'avoient
quelques fluficheux. On
aucuns fymptômes
elpéroit qu'une faifon fi
avantageufe contribueroit
changer la conftitution
beaucoup à
dominer
qui avoit paru
depuis près de deux
&
que l'air purifié de fes mauvaifes ans,
lités, feroit déformais falutaire
quabitans 8z aux étrangers.
aux haConfitution de lEte 1735.
Les mois de Mars, Avril &
été ni trop fecs ni
Mai,n'ont
ternative
trop pluvieux. L'al.
fon
qui a regné pendant cette faia été très-avantagenfe
té; on doit attribuer
pour la fand'un mauvais
plutôt aux. effets
d'une
régime qu'au caraéere
conftitution
ladies
mal-faifante, 2 les maqu'on a vues pendant cette faifon.
L'ophtalmie, ou l'inflammation' des
yeux,a été la feule quiait paru
du vice de'lair. Si
dépendre
viis fiucrit
aguilonius 6 fine pluautumnus 3 ficcis temperamentis --- Page 72 ---
Hifoire des Maladies
Hipp. Aph. 14.Sad.lit
erunt ophtalnie.
foit commune
Tophtalmie
elle
Quoique
parties du monde, 2
dans les quatre dans les climats de la
a de particulier
fait de grands proZone torride, qu'elle
& pour
de temps;
grès en très-peu
on eft qu'on differe d'y remédier,
Le fang
tôt la vifime de fa négligence. de la conjoncles vaiffeaux
engorgédansl
membranes del loeil,
tive & des autres
& du ligament
fur-tout de la choroide vaiffeaux par
ciliaire, déchire les petits
& occaâcre & corrofive,
fa qualité
abcès & glaucômes,
fionne des taies, incurables.1 7
Il arrive mêpour l'ordinaire
cette acrimonie -
me très fouyent que dans les habitans
qui eft comme naturelle
maritimes & maréeagens.partidesPays
vérolique. Ceux auxcipe dela contagion preffé d'arrêter le
quels on s'étoit trop
& dans qui,
cours d'une chaude-piffe, vénérien, on ne vepar le retour du flux
rles racines,
noit pas à bout d'en extirper al'ophtalmie.
être les plus fujets
ont pari
ordinaire
cette acrimonie -
me très fouyent que dans les habitans
qui eft comme naturelle
maritimes & maréeagens.partidesPays
vérolique. Ceux auxcipe dela contagion preffé d'arrêter le
quels on s'étoit trop
& dans qui,
cours d'une chaude-piffe, vénérien, on ne vepar le retour du flux
rles racines,
noit pas à bout d'en extirper al'ophtalmie.
être les plus fujets
ont pari --- Page 73 ---
de Saint Domingue,
1. HIS T O I R E.
Un jeune homme d'un tempérament
fec, étant attaqué d'une ophtalmie, fut
faigné deux ou trois fois inutilement. On
employa fans fuccès les purgatifs hydragogues, les collires, les véficatoires &
le féton. Il s'eit formé une
taic, 2 & les
liqueurs fe font épaiffies, de façon
ne paroit aujourd'hui ni prunelle qu'il ni
cornée tran/parente,
1I, H I S T OIR E,
Une femme de quarante ansayant été
fiignée dans la même maladie huit à neuf
fois, tant du bras que du pied & de la
gorge, & ayant ufé de bouillons, tifanes & purgatifs
anti-feorbutiques, a été
parfaitement guérie.
IIL HISTOI R E.
Un jeune homme fort débauché
avoit la même maladie
qui
3 ufoit, fans nul --- Page 74 ---
Hifoire des Maladiss
mêmes remedes. Je foupconnai
effet, des
qui avoit
quilavoit eu une chaude-piffe Pavona. Je le mis à
été mal guériesil me des lavemens 8 des
T'ufage des bains, La chaude-piffe reboiffons émollientes. & à mefure que récouparut aufi-tôr; l'ophtalmie paroiffoit
lement augmentoir Cette maladie eft vulgairefe difiper.
Fluxion. On emploic inment appellée ce terme pour marquer
difiéremment
extérieures défignées
toutes les maladies
& de Capar les noms de Rhumatifmes dans les Ifles,
tarrhes. Onyeft fort fujet jufqu'en Féfur-tout depuis Novembre fraicheur des nuits,le
vrier. La grande a de s'en garantir,
peu de foin qu'on de fe promener ou de
& la coutume
qu'il tombe une
voyager dans le temps
concourent
abondance. de ferein,
grande ces' maladies fort communes.
à rendre
remarques dans
Bontius a faitlesmêmes Obfervations de Medifes excellentes
ciné Indorum.
Septembre & OcJuin, Juillet, Août,
ufqu'en Féfur-tout depuis Novembre fraicheur des nuits,le
vrier. La grande a de s'en garantir,
peu de foin qu'on de fe promener ou de
& la coutume
qu'il tombe une
voyager dans le temps
concourent
abondance. de ferein,
grande ces' maladies fort communes.
à rendre
remarques dans
Bontius a faitlesmêmes Obfervations de Medifes excellentes
ciné Indorum.
Septembre & OcJuin, Juillet, Août, --- Page 75 ---
de Saint Domingue,
tobre, ont été aufli tempérés
mois précédens :
que les e
ily a eu très-peu d'orages. Pendant les deux autres mois de
l'année il y en a eu de très-violens.
fievres tierces & double-tierces
Les
les feules maladies
ont été
rant cette faifon. qui ayent regné duculier
Elles ont eu de partique les malades étoient fort
temps à fe rétablir,
longConfitution de PHiver 1735.
Vers la fin d'Ogtobre on eut un nord
qui dura près de trois
le feul qu'on ait
femaines, > & c'eft
mois de
eu jufqu'en Février. Les
Novembre, Décembre & Janvier, fe font écoulés fans
de pluie, & la
qu'il foit tombé
chaleur a été
vive que dans la canicule.
prefqu'aufi
continué
Lesorages ont
comme dans le folftice
ce qu'on n'avoit jamais
d'été, 3
Vu.
Qu'il me foit permis de
Leéteur les caufes
rappeller au
avons rapportées principales que nous
cription
ci-devant, & la defque nous ayons faite de la fitua. --- Page 76 ---
Hifoire des Maladies
Ville du Cap & de fes envition de la
eft d'autant plus
rons ; cette attention lieues de la Ville,du
néceffaire, qu'à fix
d'une fanté
côté de Tef, on jouiffoit & tous fes
parfaite, pendant que le Cap maladies. Le
environs étpient infeaésde n'a été plus
territoire du Fort-.Darphin fablonneux &.
fain, que parce qu'étant dû être à couvert des
plus élevé, il a
difmauvaifes exhalaifons queproduitla
pofition d'un terrein marécageux. été
cette année a
plus
En général,
Pour peu qu'il
aride que les précédentes.
d'une telle
tombe de pluie dans le cours doit fervir
année, cette petite quanrité ne
qu'à augmenter la corruption.
avec
maladie de Siama donc regné
La
les mois de Novembre,
fureur pendant
elle a même été
Décembre & Janvier;
plus vioacompagnée de fymprômes Comme
lens que les annéesprécédentes dansl le traitéparles hiftoires rapportées
maladie,
ticulier que jai fait fur cette de cette
dépendent, pour la plupart,
ie dans le cours doit fervir
année, cette petite quanrité ne
qu'à augmenter la corruption.
avec
maladie de Siama donc regné
La
les mois de Novembre,
fureur pendant
elle a même été
Décembre & Janvier;
plus vioacompagnée de fymprômes Comme
lens que les annéesprécédentes dansl le traitéparles hiftoires rapportées
maladie,
ticulier que jai fait fur cette de cette
dépendent, pour la plupart, --- Page 77 ---
de Saint Domingue.
conftinution, jy renvoie le Leéteur.
Pendant le cours de cette
les
maladies
faifon;
ont été auffi fachenfes pour les
femmes que pour les hommes firtout pour célles qui étoient groffes 2
;
plufieurs ont en de'fauffes couches, OLL
des accouchemens" très-laborieux. Elles
étoient, pour l'ordinaire, attaquées de
fievres double-tierces, qui devenoient
continues, fi on-ie laiffoit furprendre
par une fauffe apparence d'intermidion.
Vers le neuf ou le onze de la maladie,
il fe formoit uncinflammation
au foie oul,
aux inteftins s d'autant plus incurable
qu'elle s'étoit formée lentement. Si la
malade étoit groffe, on devoit appréhen der une fauffe couche, d'autant plus
commune, que dans les Pays chauds toutes les parties fe relâchent plus facilement que dans les climats tempérés.
H I S T O I R E.
Une femme d'un tempérament trèsreplet & bilieux, 3 'eut, dans fon fixiéme --- Page 78 ---
Hifoire des Maladies double:
mois de groffeffe 2 une fievre devint
tierce qui. au troifiéme accès de chaque
continue. Au commencement desvomifemens
redoublement elleavoit
heures. Je
duroient quatre à cinq
qui
les huit premiers jours cinq
la fis faigner Je lui fis ufer pour boiffon
fois du bras.
de fel d'epfom.
d'une eau de caffe aiguifée la fis faigner
Le délire étant furvenu,je fievre ne fe calma
deux fois du pied. La
élle devint
qu'au bout de dix-fept jours ;
double-tierce. La malade guérit
alors
& accoucha au terme de
parfitement,
n'avoir
neuf mois dune Alle qui parut oit s'é.
de Pétat
reçu aucune impreffion
toit trouvée la mere.
Confitution de PEN173G.
de
a été tout-à-fait difféL'été
touL'air a prefque
rent des précédens.
cette faifon; &
jours été ferein pendant & de deux à
des pluies
à Yexception
font arrivés pendant
trois orages qui
Oêobre on
Avril jufqu'en
Juin, depuis
neuf mois dune Alle qui parut oit s'é.
de Pétat
reçu aucune impreffion
toit trouvée la mere.
Confitution de PEN173G.
de
a été tout-à-fait difféL'été
touL'air a prefque
rent des précédens.
cette faifon; &
jours été ferein pendant & de deux à
des pluies
à Yexception
font arrivés pendant
trois orages qui
Oêobre on
Avril jufqu'en
Juin, depuis --- Page 79 ---
de Saint Domingue.
n'a pas entendu dix fois le
tonnerre. La
nalignité ne m'a pas paru auffi générale.
Les fievres continues ouI continentes
dont nous avons déja fait
s
Été les maladies les
mention, ont
plus communes, &
n'y a eu que tres-peu de malades
qués de fievres peftilentielles.
attaJ'ai attribué en partie les maladies
précédentes au rétabliffement de la
Hu Cap.Les deux tiers de la Ville Ville
Eté confirmés
ayant
He
par un incendie à la fin
1733, les habitans ont dans
Hedeux:
T'elpace
cansréabilesmilfons Les
u'on a remuées
terres
"humidité
pour faire ces édifices,
des murailles nouvellement
Enduites de chaux, ont dû
Ville de
remplir la
vapeurs. Quelque pernicieufes
gu'elles aient pu être, elles n'ont
pendant pas été aufi funeftes
CCHles fréquens
que celles
orages.
Confitution de PHiveri 1736.
Après un calme & une féchereffe
uatre mois
de
2 le premier nord
parut --- Page 80 ---
Hifloire des Maladies à trois
& dura deux
vers la mi-O8tobre, il en vint un autre
jous-Un mois après, 8 qui fut fuivi
qui dura peu de temps, Ce temps peri(a
d'un temps très-fec.
2 oit la faijufques vers la fin de Janvier nous eumes 2
de façon, ,que
fon changea
jours de fuite,
pendant près de quinze
au
qui furent accompagnées,
des pluies
de Février , d'orages
commencement qui ieft fort extraordiaffez violens,e
naire dans cC mois. jufqu'en Janvier s
Depuis Novembre Les fluxions ou catarPair fut très-frais.
& les
furent alors trés-communs,
rhes
à des maladies vermineufes
enfans fujets
continues. Les femmes
8 à des fievres
tres-laboricux,
eurent des accouchemens fuites très-ficheufes.
de
furent
& accompagnés la fin de Pannée,
Plufieurs, vers
prefque
attaquées de fievres pourprées, voit afTez foufemblables à celles qu'on
vent en France.
chauds font
Les habitans des pays catarrhes que ceux
encore plus fujets aux
hes
à des maladies vermineufes
enfans fujets
continues. Les femmes
8 à des fievres
tres-laboricux,
eurent des accouchemens fuites très-ficheufes.
de
furent
& accompagnés la fin de Pannée,
Plufieurs, vers
prefque
attaquées de fievres pourprées, voit afTez foufemblables à celles qu'on
vent en France.
chauds font
Les habitans des pays catarrhes que ceux
encore plus fujets aux --- Page 81 ---
de Saint Domingue.
des tempérés.
7E
du froid
L'alternative du chaud &
arrêtant ordinairement trop fitbitement la tranfpiration, doir
ner des engorgemens dans les occafiontérieures. Les oreilles,
parties ex.
dents font
les yeux & les
pour l'ordinaire le
de
ces reflux. Je fais fouvent
fiége
véficatoires derriere les
appliquer les
l'os
oreilles, & fiur
occipital;j j'en ai toujours obfervé de
bons effets.
Les enfans furent
nombre durant
attaqués en plus grand
cette faifon. Au refte les
maladies des enfans font du même
raétere que celles qu'ils ont en
Cajen'y ai remarqué d'autre différence Europe:
la dificulté de les purger. Il faut que
fouvent avoir recours à
trèsa
manne, la rhubarbe & la l'émétique. La
chine
poudre cornamême, ne produifent pour l'ordinaire aucun effet.
Nous avons obfervé
couchemens
beaucoup d'aclaborieux & de fuites de
couchesficheufès,
-
Lesfymptômes de ces --- Page 82 ---
Hifoire des Maladies
malheureux paroitront par le
accidens
détail de Phiftoire fuivante.
H I S T O I R E.
accouché fort heuUne Dame ayant
connoiffance fix
reufement, elle perdit
devint
fa couche, la langue
heures après
fe fupprimerent t,
épaiffe, les vuidanges
douloureux.
le ventre fe gonfla & devint heures dans cet
Elle étoit depuis quatre
la fis fur
état, lorfque je fus appellé,Je Les convulfaigner du pied.
le champ
de la partie; la matrice
fions fe mirent
confidérable. Trois
devint d'une dureté
feconde faiheures après je fis faire une
8 appliquer
gnée du pied tres-copicufe,
cu catafur le ventre des fomentations fauvage, le poisplafmes avec l'ablynte
qu'on fit
puant & la verveine-P puante d'eau & de
bouillir dans parties égales
de trois
vin blanc. On les renouvelloit donnoit à chaque
en trois heures, & on
décoftion des
lavement de la
fois un
Je n'ai jamais tant eu lieu
mêmes herbes.
de
après je fis faire une
8 appliquer
gnée du pied tres-copicufe,
cu catafur le ventre des fomentations fauvage, le poisplafmes avec l'ablynte
qu'on fit
puant & la verveine-P puante d'eau & de
bouillir dans parties égales
de trois
vin blanc. On les renouvelloit donnoit à chaque
en trois heures, & on
décoftion des
lavement de la
fois un
Je n'ai jamais tant eu lieu
mêmes herbes.
de --- Page 83 ---
de Saint
de défefpérer d'un Domingue. malade
femme-là. Outre
que de cette
la rate
ces accidens, elleavoit
très-gonflée depuis plufieurs
nées,un
anjambes très- enflées,
AURINLLTLRO
coureurs
tous fignes avantmalade d'hydropifie ou de
paffa la nuit dans
diarrhée.La
3e la trouvai le
un état d'agonie.
tée, la langue matin un peu moins agijours gonflé, tendu bégayante, 2 le ventre toufis encore
& douloureux. Je la
faigner du
au moins
pied, & lui fis tirer
heures
quinze onces de fang. Quatre
après cette faignée, les
commencerent à
vuidanges
terent peu à peu, paroître, de
& augmenmanicre que dans
vingt-quatre henres tous les ficheux
fymptômes cefferent. Au bout de
jours nous
huit
de doux
purgeâmes la malade avec
téra fept hydragoguos, à huit
& on les lui réifois.
Cette Dame étant
trois à
menzcée
quatre ans
depuis
en quelque façon d'hydropifie, en étoit
chemens, dans garantie par les accouTome 1,
lefquels elle rendoit une
D --- Page 84 ---
Hifoire des Maladias Dans celuis
quantité d'eau.
8 ce
prodigieute rendit prefque point,
ci elle n'en
queje pofai la méfit fur ce fondement fuis fervi avec fuccès
thode dont je me
dans cette maladie.
qui ont re:
Les fievres pefilentielles Tannée, ont paru d'agné vers la fin de
de celles des
différentes
bord un peu
Quelques maprécédentes,
contitutions à la vérité des fymptômes
lades ont eu
de la maladie de Siam;
femblables à ceux
nombre;le prémais dans le plus grand f violent, ils
lude ne fe trotivant pas accidens un peu
dans des
la plutomboient confidérables, - mais pour
moins
leurs fuites.
auffi funeftes par
que dès que la
part
avons remarqué
de
Nous
beaucoup
ceffoit, il paroilfoit nombre des
fievre
le plus grand
pourpre : que attaqué de vives douleurs
malades étoit
& qu'ade tête dès le comencement, ils rendoient beauyant Oul après la mort Pendant la viode fang par le nez. fe
coup
ils
plaignoient
lence de la fievre,
moins
leurs fuites.
auffi funeftes par
que dès que la
part
avons remarqué
de
Nous
beaucoup
ceffoit, il paroilfoit nombre des
fievre
le plus grand
pourpre : que attaqué de vives douleurs
malades étoit
& qu'ade tête dès le comencement, ils rendoient beauyant Oul après la mort Pendant la viode fang par le nez. fe
coup
ils
plaignoient
lence de la fievre, --- Page 85 ---
de Saint Domingue.
beaucoup de cette partie; ; &
fievre fe calmoit, la
lorfque la
mais eu égard à 2 la
doulcur cefloit;
précédé, on
douleur qui avoit
morragie
le pouvoit augurer une hémaladie par
nez ou les oreilles.
a fait fentir dans
La
fonnes des effets de
quelques perparties inférieures. malignité vers les
On peut attribuer ce
grande féchereffe
changement à la
le cours de
qui a regné pendant
cette année. L'air fec
tribuant beaucoup à refferrer
conparties du
le
toutes los
moins
corps 9
ventre a dû être
fufceptible de
venin contagieux relachement, &le
par
difpofé à s'élever & à fe fixer conféquent plus
ties fupérieuires. C'eft à la vers lesparqeejemribuelamoindre même raifon
rhée. En effet,
quantité de diardepuis près de
nous n'en avons vu qu'un
deux ans
bre; mais à fou défaut très-petit nompris la place. Aquilonia T'hydropifie a
pora compingune 6
confliutiones co1vos fiecant
robupa eficiunt, ali aufrina vero corpora difDij --- Page 86 ---
Hifoire des Maladies
Seit.
alyos humedlant. Aph. 17,
jolvunt, 84
1II. I. HI S T OI R E.
*
de dix-huit ans 9
Un jeune homme vif & fanguin, fut
d'un tempérament fievre violente, 2 accompaattaqué d'une
de tête & de reins; on
gnée de douleur fois du bras, 8z quatre
le faigna deux
; le trois
du pied
un comnts-copiesfeneat
fois
& il parut
la fievre fe calma, Oaliaftuférpout
dejauniffe.
ilui
mencementé
eau de caffe, qui
boiffon d'une légere de matieres bilieufit évacuer beaucoup de la maladie, les mafes. A la fin du 5
Le 6 illui furvint
fieres parurent noires. confidérable par le nez,
une hémorragie huit heures; il mourutle
qui dura fept à
foir.
H I S T o I 0E R E.
II.
ans fut attaquée
Une femme detrente qui ne fut précé.
d'une fievre continue 2
Elle
ni de vomiffement.
dée ni de froid,
de la tête 8 des
feulement
réitéfe plaignoit
du pied,8
reins. Je la fis faigner
fieres parurent noires. confidérable par le nez,
une hémorragie huit heures; il mourutle
qui dura fept à
foir.
H I S T o I 0E R E.
II.
ans fut attaquée
Une femme detrente qui ne fut précé.
d'une fievre continue 2
Elle
ni de vomiffement.
dée ni de froid,
de la tête 8 des
feulement
réitéfe plaignoit
du pied,8
reins. Je la fis faigner --- Page 87 ---
de Saint Domingue:
?er la même faignée dans le jour. Je 77 lui
prefcrivis de fréquens lavemens & des
boiffons fort légeres. Le 3 il furvint des
envies de vomir; le pourpre
la fievre côntinua
parut, &
d'ailleurs
jufqu'au 4. Le pouls
étoit foible & fréquent. J'employaila poudre de vipere dans les bouil.
lons,1 la confeétion
alkermès, le fel d'abfinthe, & la poudre à vers;j je fis
du fafran dans la tifane. Le
mettre
plaignit d'une
4 la malade fe
me détermina à grande la
oppreffion, ce qui
Le elle
faire faigner du bras.
urina le fang, & le bas-ventre
devint douloureux, Je lui fis
fir le ventre des
appliquer
les plantes
cataplafmes faits avec
hyftériques ; le 8 les regles
parurent, & elle fut guérie.
Nous avons Vil pendant cette faifon
peu de malades parmi les habitans de
la plaine. La férénité de l'air en a dû être
la caufe. En cffet, nous avons
obfervé que les faifonspluvieufes toujours
fatales aux anciens du
étoient
Pays, 2 fiur-tout
guandlespluics étoient de longue durée,
D iij --- Page 88 ---
Hifoire des Maladies Février usi
Il a fuccédé aux pluies de
des plus violens 7 qui a continué
vent
près de quinze jours.
pendant
Confitution de PEté '737.
dura jufqu'au 15
La faifon froide 2 qui
chaud &
de Mars, fut fuivie d'un temps la fin dAquicontinua jufqu'à
orageux, Le tonnerre ne fut pas cependant
vril.
fur-tout les derniers quinze
fréquent,
Depuis le commencement
jours d'Avril. la fin de Juin, le temps
de Mai jufqu'à
le vent tantôt au
fut toujours pluvieux,1 Cette viciffitude eft
nord , tantôt au fud.
faifon. Les mois
extraordinaire dans cette
ftd'Août & de Septembre,
de Juillet,
On eut peu de pluie &
rent très-chauds.
faifon.
d'orages pendant cette
les coliques
Les fluxions out rhumes,
efpeces, furent les maladies
de différentes
Mars & Avril. Le
qui regnerent pendant
à la mi-Mars,
changement fubit quiarrivai
une réoccafionna dans plufieurs fujets
fonte fubite > qui fat accom:
volution ou
Les mois
extraordinaire dans cette
ftd'Août & de Septembre,
de Juillet,
On eut peu de pluie &
rent très-chauds.
faifon.
d'orages pendant cette
les coliques
Les fluxions out rhumes,
efpeces, furent les maladies
de différentes
Mars & Avril. Le
qui regnerent pendant
à la mi-Mars,
changement fubit quiarrivai
une réoccafionna dans plufieurs fujets
fonte fubite > qui fat accom:
volution ou --- Page 89 ---
2e Saint Domingui:
pagnée de fymptômés très-f fâcheux 79
fit le catarre
; tel
fulffoquant. D'ailleurs les
frmptômes les plus communs fuurent de
violens rhumes de poitrine
rhées, des furdités,
2 des diarde
de vives douleurs
tête, des ophtalmics, & des coliques.
Les coliques de cette année furent
aigues & plus opiniâtres
plus
années
que celles des
précédentes ; j'en ai
cette année une efpece
remarqué
toutes celles
différente de
que j'ai obfervées, &
jen ne crois pas qu'aucun Auteur
dont
lé. Je l'appelle
ait parqu'elle
colique véroligue - 3 parce
norrhée, attaque ceux, 2 Cu qui ont une
, & dont lad diminuition
golement fait foupçonner
del'éconvirus affeête les
que le reflux du
inteflins 2 ou qui depuis peu de temps en ayant été maltraités, ont le malheur d'en reffentir
cheufes fuites
les fa
par les douleurs les
aigués. Quoique cette efpece de
plus
paroiffe avoir les mêmes
colique
que la colique de Poitou, & fymptômes
qu'elle deD iy --- Page 90 ---
des Maladies
Hifloire traitement, elle a de
mande le même
particulier qu'ils font plus violens,quils
& qu'il faut;
durent plus long-temps,
racines, un plus long
pour en extirperles & de fomniferes. Il
ufage de purgatifs
d'avoir recours
ne convient au furplus
de
dans cette efpece
aux narcotiques avoir réitéré les purcolique, qu'après
jours,, afin d'égatifs pendant plufieurs féjour du virus dans
viter un plus long
les vifceres du bas-ventre.
1. H 1 S T OI R E.
femme de cinquante ans , d'un
Une
robufte, fanguin,
tempérament replet,
tomba
pituiteux, & fajette aux vapeurs, fievre
dans un accès de
qui
tout-à-coup
que par un friffon
ne fut caraétérifée fuccéda une très-l6très-long, auquel
fort peu élechaleur, & un pouis
gerc la malade fut toujours tres-affoupie:
vé :
moiteur ; on profita
Il furvint une légere faire deux faignées
de Tintermiffion pourf
être abondan:
du pied, qui ne parurent
pituiteux, & fajette aux vapeurs, fievre
dans un accès de
qui
tout-à-coup
que par un friffon
ne fut caraétérifée fuccéda une très-l6très-long, auquel
fort peu élechaleur, & un pouis
gerc la malade fut toujours tres-affoupie:
vé :
moiteur ; on profita
Il furvint une légere faire deux faignées
de Tintermiffion pourf
être abondan:
du pied, qui ne parurent --- Page 91 ---
de Saint Domingue,
tes que par rapport au
8r
point de la malade
trop d'embond'une tifane
; & elle fit ufage
royale, dont on
premier verre d'une demi-dofe aiguifa le
que. Ces remedes
d'émétiAprès huit heures firent peu d'effet.
commencer les
de calme, on vit reaugmenterent premiers accidens, qui
tion devint
au point que la refpiratrès-gênée, le vifage cedemateux, les extrémités froides
fitrvint une falivation fi
; & il
la malade mourut
abondante 9 que
véficatoires,
comme fiuffoquée, Les
lavemens
2 les potions volatiles, les
&
irritans, 2 le kermès minéral,
lémétique, 2 ne
effet.
produifirent aucurs
Dèsle commencement de la
le vifage étoit bouffi & d'un maladie 2.
lepoulsconcentré &
pâle clair s
fignes fuffifent
très-petit. Cesdeux
pour faire
maladie de
diftinguer cette
l'apoplexie
fommeil
fanguine, ou du
inflammation léthargique du
procuré par une
dans ces
cerveau ; le vifage,
maladies,étant toujours
rouge 2
D Y --- Page 92 ---
Hifloire des Maladies
enflama.
vaiffeaux de la conjon8live
les
élevé 8ctrès-fort. On aumés,le pouls
la
de la temroit effayé de faire faignée mais dès le
porale ou de la jugulaire ; jour il padu fecond
commencement d'une agonie certaine.
rut des fignes
II. H I S T O I R E.
rohomme d'un tempérament
: Un
depuis plubuite & fec, étoit attaqué
la
mois d'une gonorthée, 2 pour
fieurs
on avoit employé
guérifon de laquelle
les fecours de la Mesdecine;tecontous
perfiftoit d'une coltlement néanmoins tantôrjaune ou verleur tantôt blanche,
dont les doute. Il furvint une colique, 2
plus de
étoient fort aigués : après
leurs
des remedes appliquinze jours d'ufage & la plupart mal-àqués inutilement , fe fit tranfporter aut
propos, 2 le malade
alors très-peu.
Cap.' La soorheseonless foir 8 matin
le malade
Je fis baigner
il prit de fréquens
pendant trois jours ; bouillie dans de
lavemens avec la çaffe
. Il furvint une colique, 2
plus de
étoient fort aigués : après
leurs
des remedes appliquinze jours d'ufage & la plupart mal-àqués inutilement , fe fit tranfporter aut
propos, 2 le malade
alors très-peu.
Cap.' La soorheseonless foir 8 matin
le malade
Je fis baigner
il prit de fréquens
pendant trois jours ; bouillie dans de
lavemens avec la çaffe --- Page 93 ---
Ze Saine Domingue:
Teau de mer. Après cette
8;
ilufa pour boiffon pendant préparation,
d'une tifane royale,
quatre jours,
féné, la caffe, le fel compofée avec le
rée fauvage & le
d'epfom, la chicod'eau. Cette tifane creffon dans une pinte
dix fois.Jyf fis
le faifoit aller huit à
ajouter
douze grains de
danschaque verre
foir du
poudre cornachine. Le
cinquiémejouri il prit deux grains
d'opium, qu'on redoubla deux
après, 3 par rapport au
heures
premiers. Cette dofe
peu d'effet des
fans d'ailleurs
calma les douleurs,
douleurs étant procurer le fommeil, Les
Fufage des purgatifs, revenues, on retourna à
alternativement
auquel fuiccédoit
de
celui de T'opium, afin
procurer du
nuit. Après huit foulagement à dix
pendant la
ternative
jours de cette
2 ons'en tint à celuide
alqu'on fit continuer
Topium,
& qu'on
quatre à. cinq
accompagna de la tifane jours,
rifique. On termina la cure de
fidoladie par le lait
cette ma-
- dre pendant
coupé, qu'on fit prenplufieurs femaines au
ma..
D vj. --- Page 94 ---
Hifloire dés Maladies
d'être parfaitelade, qui eut le bonheur & de la goment guéri de la colique
norrhée.
fin de Juin, que
Depuis Avialipufauaias eut très-peu de
cefferent les pluies, ily des pluies 2 qui
maladies. L'abondance
deux, mois,
tomberent enfuite pendant Pair ,8 à laver les
contribua à rafraichir
eut lieu d'en
terres, de maniere qu'on fanté des habitans
bien angurer pour fivante. la
En effet, non-.
dans la faifon
même toute l'année
feulement lété, mais
ait encore
a été une des plus faines qu'on Les habitans de
vues à Saint Domingue. malades en plus grand
la plaine ont été du Cap, ce quiarrive
nombre que ceux les faifons pluvieuordinairement après
avoient le cafes ; mais leurs maladies fievre putride, fans
raêtere d'une fimple
de malignité.
aucune apparence des maladies de cette
Le caraétere
qu'il étoit
confitution a eu departiculier le ventre des matrès-facile de relâcher qu'il falloit une
lades, & même S facile,
vues à Saint Domingue. malades en plus grand
la plaine ont été du Cap, ce quiarrive
nombre que ceux les faifons pluvieuordinairement après
avoient le cafes ; mais leurs maladies fievre putride, fans
raêtere d'une fimple
de malignité.
aucune apparence des maladies de cette
Le caraétere
qu'il étoit
confitution a eu departiculier le ventre des matrès-facile de relâcher qu'il falloit une
lades, & même S facile, --- Page 95 ---
de Saint Domingue.
circonfpedion extraordinaire,
8;
jugeoit à propos de
lorfqu'on
fur-tout
purger un malade,
naturellement ceux, ou qui avoient le ventre
d'un tempérament très-libre,ou qui étoient
doive apporter cette replet, Quoiqu'on
les temps, on doit attention dans tous
dant la faifon de la fitr-tout l'avoir pencanicule,
lorlque cette faifon a été
fur-tout
temps tréspluvieux,
précédée d'un
cet été; car je n'ai comme il efta arrivé
barraffé dans
jamais été plus emPufage des
pendant cet efpace de purgatifs que
étonnant de voir
temps. Il étoit
me une demi-once qu'une once, & mê.
pour
de manne s fifffoit
Fordinaire, & faifoit
OuI quinze fois les malades. aller douze
me quelquefois en arrêter Ilfalloit mépotion cordiale, ce.qui
Teffetpar une
ment aux tempéramens arrivoit fréquemreplets,
defquels on ne fauroit
àl'égard
précaution
trop prendre de
2 par rapport à la
pofition qu'ilsont dans les
grande difà ce qu'on appelleforte climats chauds
d'hameurs, Auffi --- Page 96 ---
des Maladies
Hifoire recommander dans ce
ne peut-on trop
en lavage,
Pays I'ufage des purgatifs
ce
c'eft-à-dire en dofes réitérées : par
eft maitre de purger un mamoyen on
lade fuivant fes forces.
eue
C'eft à la grande facilité qu'ora des intefcet été de relâcher les fibres Pheureux fuctins, qu'on doit attribuer la cure du mal
cès de la Médecine dans maladie ait été
de Siam. Quoique cette année que les
moins commune cette
confervé
elle a toujours
précédentes,
endémique. Elle a
fon titre de maladie
venus,
nouveaux
continué d'attaquerles fourni des obdont plufieurs nous ont inférées dans-la
fervations intéreffantes
defeription de cette maladie.
&
de lôngues
J'ai obfervé qu'après les fievres tierces ,
abondantes pluies,
oul plurôt
double-tierces & continues 2
étoient les maladies les plus
continentes, dont la caufe étant un recommunes,
des folides
lachement ou ramollifiement quedefim:
n'occafionnoit
& desflhuides,
querles fourni des obdont plufieurs nous ont inférées dans-la
fervations intéreffantes
defeription de cette maladie.
&
de lôngues
J'ai obfervé qu'après les fievres tierces ,
abondantes pluies,
oul plurôt
double-tierces & continues 2
étoient les maladies les plus
continentes, dont la caufe étant un recommunes,
des folides
lachement ou ramollifiement quedefim:
n'occafionnoit
& desflhuides, --- Page 97 ---
de Saint Domingue
ples engorgemens. J'ai auffi
qu'il y: avoit alors moins de remarqué
eontagieufes, & que le
maladies
voit lorfquil tomboit
contraire arritite quantiré, &c
desp pluies en pedées &c fuivies qu'elles étoient précéF'attribuc
d'une grande
ces effets à
féchereffe,
le premier
T'inondation : dans
des
cas, elle entrainoit une
mauvais principes; dans
partie
aul contraire, les
le fecond
meétées
terres légerement huprocuroient un plus grand dé.
veloppement de ces mêmes
contribuoient par leur
principes Ss
augmenter la
putréfacion à en:
ainfi naiffance à quantité des
2 & donncient
Or l'été de cette exhalaifons nuifibles.
pluvieux, les
année ayant été très.
maladics Ont dû
quent n'être pasauffi
par confécontagieufes
communes ni. auffi
que les années
1735 & 1736. Elles ont dilavoir précédentes
dénoucment plus heureux.
auffi un
cilité qu'on avoit à relâcher La grande faexcretoires, étoit la
les vaiffeaux
Theureufe terminaifon, principale caufe. de --- Page 98 ---
Hifoire des Maladics
de PHiver 1737;
Conflitutions
1738.
delEté & de IHiver
&
Hiver 1737.
d'Oatobre, de Novembre
L Es mois
ayant été fort tem-
& de Décembre
ne vit
8 même fecs, on
prefque de
pérés,
à l'exception
point de maladies 2
quelques catarres.
Eté 1738.
la fin de Jum,il
Depuis Avril jufqu'à deux outrois
eft tombé de petites pluies
Juillet &
femaine, fans orage.
ont
fois par
8 les brifes
Août ont été très-fécs, mois. Depuis
été très-fortes pendant ces
on
Août jufqu'au 15 Septembre 2
le 30
nords.
a eu deux petits
Hiver 1738.
jufqu'à la fin
Depuis le 15 Septembre --- Page 99 ---
de Saint Domingue:
d'ORobre, il y eut beaucoup
& peu de brifes. On. eut un nord d'orages de trois
àquatre jours au commencement de Novembre.
Les petites véroles, les Auxions,
fievres vermineufes,
2 les
fur-tout dans les
enfans, & la pulmonie, ont été les maladies les plus communes.
On croit dans les Iiles que la
vérole provient de la
petite
les
contagion dont
Negres, 2 qu'onachete, font
fois infeétés. II arrive tous les quelquefieurs navires
ans pluchargés de Negres, oùr
s'en rencontre
il
prefque toujours quelques-uns attaqués de la petite
fans que cette maladie fe
vérole, a
communique,
Iya plus d'apparence qu'elle
du caraétere de la conftitution. dépend
doit pas au
On ne
fitrplus en être fort alarmé
dans les Colonies,
qué qu'elle n'étoit parce que j'ai remarque fi
point dangereufe, &
quelquefois on perdoit beaucoup
d'efclaves, On devoit plutôt
au peu de foin
l'attribuer
qu'on en avoit, qu'à la
és de la petite
fans que cette maladie fe
vérole, a
communique,
Iya plus d'apparence qu'elle
du caraétere de la conftitution. dépend
doit pas au
On ne
fitrplus en être fort alarmé
dans les Colonies,
qué qu'elle n'étoit parce que j'ai remarque fi
point dangereufe, &
quelquefois on perdoit beaucoup
d'efclaves, On devoit plutôt
au peu de foin
l'attribuer
qu'on en avoit, qu'à la --- Page 100 ---
Hifoire des Maladies
9b
de la maladie & à la violencé
malignité
des fymptômes.
H I S T O I R E.
la nuit pour une femme
Je fus appellé
de quatre mois y
très-replette , groffe deux fois du bras, &
qu'on avoit faignée
jour dela maqui étoit dansle cinquiéme vérole conladie; j'obfervai une petite avoient peine
fluente, dont les puftules enflammée ou
à fortir. La gorge étoit fi
qu'elle
du levain variolique,
furchargée refpirer. Je fis appliquer un
ne pouvoit vélicatoire à la nuque du
fort emplâtre détourner Ia matiere morbificou, pour lui donner jour. Les emplâtres
que, &
les fymptômes
tirerent abondamment,
vérole étant
diminuerents & la petite befoin que
bien fortie, la malade n'eut
& de tifane.
de gargarimes
des puftulcs eft
Lorfque l'éruption des Negres , on
abondante aux jambes d'attention, parce
doit y faire beaucoup
fort dure &
qu'ayant la peau des pieds --- Page 101 ---
de Saint Domingué
eartilagineufe, ilfe fait entre cuir
5r
une fuppuration où les
& chair
de s'engendrer.
vers ont coutume
Les enfans, comme c'eft la
furent les plus infeétés de
coutume;
mais elle n'étoit
cette maladie;
la fievre vermineufe dangereufe que quand
pagner. Je me fiuis paroiffoit l'accomfuccès dans cette
toujours fervi avec
néral
occafion de kermès mid'amandes grain à grain, mlé dans de Phuile
douces, & de la
en bol ou dans la tifane. poudre à vers
Plufieurs Ont été attaqués de
gorge avec fievre, ce
maux de
de craindre la
qui donnoit lieu
furvint. La
petite vérole, fans qu'elle
violence du mal m'a
obligé de recourir aux
fouvenz
toujours obfervé
véficatoires, J'ai
mede dans les un bon effet de ce remaladies oùr
ment des vaifleaux
l'engorgefoit avoir plus de lymphatiques paroif
vaiffeaux fanguins. part que celui des
Gois que la fluppuration Lorfque je m'apperabondante, , jela fais
n'eft pas affez
entreteniraveclon
role, fans qu'elle
violence du mal m'a
obligé de recourir aux
fouvenz
toujours obfervé
véficatoires, J'ai
mede dans les un bon effet de ce remaladies oùr
ment des vaifleaux
l'engorgefoit avoir plus de lymphatiques paroif
vaiffeaux fanguins. part que celui des
Gois que la fluppuration Lorfque je m'apperabondante, , jela fais
n'eft pas affez
entreteniraveclon --- Page 102 ---
Hifoire des Maladies
92.
je fais joindre de
guent bafilicon, , auquel
la poudre de cantharides.
depuis
On eut un nord en Décembre. & dura
18.1lrevint! le e25,
le 12 jufqu'au
fut enfuite fec 8
trois jours. Le temps
ohle vent de
frais jufqu'au 15 de Mars,
pendant
nord reparut 2 & fit pleuyoir
trois jours.
Confitution de PEL1739.
fut ferein & fec pendant
Le temps Juin & Juillet - : il n'y euf
Avril, Mai,
dans la plaine. Ils
que fix à fept orages
les montagnes.
furent plus fréquens vers 'à la fin de SepIln'y en eut point jufqu?
tembre.
des beftiaux a été grande
La mortalité conflitution ; ce qu'on peut
pendant cette
(échereffe & à la
attribuer à la grande chenilles que le peu
quantité de
des
grande faifoit naitre. Les negres
de pluie
des montagnes 2 ont été
habitations près
continues vermifort fujets aux fievres
aux
fluxions de poitrine,
neufes, aux --- Page 103 ---
de.Saint Domingue.
inflammations du foie & des inteftins. 93
Depuis le premier Août.
bre,
jufqu'en O8odes. il.n'y a prefque point eu de malaCorfitution de PHiver
1739.
Le vent du nord a prefque
continué, Depuis
toujours
eu de faifon fi 1732 on n'avoit point
geufe, Elle
pluvieufe ni auffi oraa été d'autant plus mauvaife, qu'elle a fiiccédé à un été
&
très-fec
trés-aride; d'oi s'en eft fitivi
confitution d'un caraétere différent une
précédentes.
des
La Ville du Cap a été la
ait effenti les effets d'un tel premiere qui
Les fievres
changement.
double-tierces, &
maladies de
quelques
tobre.
Siam, ont paru pendant OcLa' douleur' de tête, 9
& le flux de
Pafloupifement
ventre, ont été les
mes les plus communs dans les fymptôdouble. e-tierces. Les
fievres
très- fréquentes,
parotides ont été
fur-tout dans la mala-
.
des
La Ville du Cap a été la
ait effenti les effets d'un tel premiere qui
Les fievres
changement.
double-tierces, &
maladies de
quelques
tobre.
Siam, ont paru pendant OcLa' douleur' de tête, 9
& le flux de
Pafloupifement
ventre, ont été les
mes les plus communs dans les fymptôdouble. e-tierces. Les
fievres
très- fréquentes,
parotides ont été
fur-tout dans la mala- --- Page 104 ---
Hifoire des Maladies de fai94
Siam. Je n'ai point vu
die de
maladie fe foit davantage
fon oùt cette
fur-tout aux jamterminée par abcès, parotides : leur
bes & aux glandes
qu'il falloit
maturité étoit fi prompte, deux ou trois
ouvrir au bout de
les
jours.
fe dimipoient
La plupart des parotides J'ai obfervé dans
le. flux de ventre.
alternatifs de
par
fujets des retours ceft-à-dire
quelques & de fux de ventre;
parotides
la parotide
le dernier fe calmant, de ces parotique
L'ouverture
reparoiffoit.
La furdité les prédes étoit tinfruduenfc. -
un
étoit
figne pronoflic.
cédoit, & en
codme
ces dépôts
On ne doit regarder la fievre ceffe. ou
critiques que lorfque alors efpérer. I1 confe calme. On peut
la fiupuration
vient même d'en prévenir) crainte que cette maanfoeveruree de
ne croutiere d'une
Renierehisentalen
une trop granpiffant trop 2 ne produife métaflafe fuivie
& une
que
de purétadion, fouvent plus mawvais
de fymptômes --- Page 105 ---
de Saine Domingue:
ceux qui ont précédé : mais fi
naiffance d'une
après la
fifte, Topération parotide, la fievre perT'ufage des
eft inutile; il n'y a que
effet, les purgatifs qui convienne, En
parotides
dans ce cas, & elles fuppurent rarement
terminer
ont coutume de fe
par réfolution. On tâche de ia
procurer par les cataplafmes
& réfolutifs, & par le flux de émolliens
Les bilieux m'ont
ventre.
cette crife
paru plus fijets à
que les autres
On a d'ailleurs affez bien tempéramens;
dant cette faifon,
réuffi, 2 penmaladie de Siam 2 dans la cure de la
& des fievres
tierces.
double.
Les habitans de la Plaine
fort de ceux de la Ville;
ont eule
Hadies n'ont été
mais les ma
dont le
dangercufes qu'à ceux
tempérament étoit infedé de
quelque viçe
fcorbutique ou
Quoique la diarrhée ait été vérolique;
ne, plufieurs fujets dont le très-commu.
étoit naturellement
tempérament
taqués
refferré, Ont été atd'efquinancie, de tumeurs & de
de la Plaine
fort de ceux de la Ville;
ont eule
Hadies n'ont été
mais les ma
dont le
dangercufes qu'à ceux
tempérament étoit infedé de
quelque viçe
fcorbutique ou
Quoique la diarrhée ait été vérolique;
ne, plufieurs fujets dont le très-commu.
étoit naturellement
tempérament
taqués
refferré, Ont été atd'efquinancie, de tumeurs & de --- Page 106 ---
Hifoire des Maladies
fcorbutiques ou véroliques 9
parotides
fi
furv enoit une gangrene
auxquelles fi confidérable , qu'on ne
prompte réuffir &
à en arrêter le cours.
pouvoit
toujours
Le vent de nord a prefque
n'a vu
cette faifon, & on
regné pendant
fans orages.
aucun mois fe paffer
Conflitution de PEt1740.
Mars jufqu'à la fin d'ADepuis le 20
varié;
vril, la température a beaucoup fin du mois,
très-chaud vers la
il a fait
été fort ferein. On a eu
mais le ciel a
à huit violens orapendant Juin fept ont été fecs, peu
ges. Juillet & Août les brifes ont été
orageux, parce que
fortes.
maladies d'hiver qui ont
Outre les
8 I
continué pendant cette conflitution à
été
mauvaifes, eu égard
qui ont
plus
qui a été moins
la chaleur & au temps vérole a été trèspluvienx,la petite
Mai i8Juin.
fur-tout pendant
çommune 2
Plufieursi --- Page 107 ---
de Saint
Plufieurs
Dominguus
Negres ont été
Avril
attaqués en
d'efquinancies & de
poitrine. Les
fluxions de
de Siam
fymptômes de la maladie
le mois de
dowaatirerem@met
Juin à ceux qui
pendant
durant l'été 1733. Les
avoient paru
vroient, & la
faignées fe rouextrémités
gangrene furvenant aux
2 étoit le dernier
mort prochaine.
figne d'une
Confitution de PHiver
'740,
On eut un nord
I2 Septembre; ; il dura trés-confidérable le
jours, & les pluies
quatre à cinq
trois, Un pareil nord tomberent pendant
tobre, & les pluies revint le 20 d'OcElles fiurent firivies durerent fix jours,
vembre, d'un
jufqu'au I5 de NoLes plujes temps calme & fans brife.
d'orages ne
vers les
tomberent que
montagnes, Le temps fut
frais, & les brifes fortes.
enfiite
un nord; le vent
Le 20 on eut
ôt de cette
perfifta à venir 2 tanpartie, tantôt de
qu'au mois de Mars
l'eft, juf
Tome 1.
: ce qui procura de
E
durerent fix jours,
vembre, d'un
jufqu'au I5 de NoLes plujes temps calme & fans brife.
d'orages ne
vers les
tomberent que
montagnes, Le temps fut
frais, & les brifes fortes.
enfiite
un nord; le vent
Le 20 on eut
ôt de cette
perfifta à venir 2 tanpartie, tantôt de
qu'au mois de Mars
l'eft, juf
Tome 1.
: ce qui procura de
E --- Page 108 ---
Hifoire des Maladies duroient
temps des pluies qui
trèstemps en trois jours, & un temps en
deux ou
interrompu
frais , qui fut cependant dix à douze jours par
Janvier durant humide & orageux.
un temps mou,
reparurent à la fin
Les brifes ordinaires
pendant
& continuerent
de Février 2
Mars.
dans les fievres doubleJ'obfervai
particulier. La plufierces un carackere amnacoent
part tcommengoiestt
de double-tier-
& n'avoient les fignes 1O 8 le 12. Ceux
vers le 8,le
fuoient
ces que avoient le flux de ventre des taches
qui qpelques-uns avoient
Ces derpeu;
& des hémoragies. une compourprées
indiquoient & de fievre
niers (ymptômes
plication de double-ietce
qui quelLe flux de ventre,
maligne. afonblifoit trop le malade,obli. &
quefois d'avoir recours aux cordiaux, Le kingeoit méler avec les purgatifs. moins
de les
qui eft
kina de Saint Domingue, m'a parut
celui du Pérou,
amer que --- Page 109 ---
de Saint Domingue,
mieux réuffir dans cette
dans aucune autre, fur-tout conftitution que
vres qui traînoient
dans les ficCette
trop en longueur.
conftitution a
pour les
ététrès-mauvaife
fcorbutiques & les
beaticoup ont fini par la
vérolés;
ques-uns par lap pulmonie diarrhée: &
quelpifie. Un grand nombre
par T'hydroqu'on appelle Freres de la de ces pauvres
dans le Pays, & infeétés Cofte, anciens
our de
de fcorbut
mais. vérole, a péri par la
fur - tout par les ulceres diarrhée,
jambes, auxquels ces
aux
fujets, étant
pauvres font trèspieds.
obligés de marcher nuds
Ces ulceres devinrent
cette conftitution comme
pendant
le venin, & d'une fi
l'égoût detout
que dans l'efpace de mauvaife qualité, - 2
joursles chairsfe
douze Ou quinze
veufes, fongueufes, trouvoient livides, ba-
& fi
queles OS fe dépouilloient corrompues,
périofte, & fe carioient
même de leur
On coupoit la
promptement. Si
riffoient
jambedecesmalades, ilspéplutôr, parce que la diarrhéequi
E ij
fi
l'égoût detout
que dans l'efpace de mauvaife qualité, - 2
joursles chairsfe
douze Ou quinze
veufes, fongueufes, trouvoient livides, ba-
& fi
queles OS fe dépouilloient corrompues,
périofte, & fe carioient
même de leur
On coupoit la
promptement. Si
riffoient
jambedecesmalades, ilspéplutôr, parce que la diarrhéequi
E ij --- Page 110 ---
Hifoire des Maladies
à la
ICO
ne donnoit pas le temps
furvenoit de s'établir.
fiuppuration confitution fut fort dangereufe
Cette
groffes & en couchepour les femmes attaquées de fievres douPlufieurs furent
& fuivies de
ble-tiorces accompagnées de
de
couches, ou
fuppreffion
fauffesvuidanges.
I. HIS T OIR E.
d'un tempé
Une femme en couche,
& pituiteux. 2 fut attaquée, fievre
ramentreplet fa couche, d'une
deux jours après
, & cedouble-tierce fans vomiffement d'un fi violent mal
le ChirurNemascomngend le calmer,
de tête, que pour fur les tempes un emgien lui appliqua garni de trois à quatre
plâtre de bétoine Huità dix heures après,
grains d'opium. dans un fommeil léla malade tomba fievre
les
8 la
augmentant,
thargique, 2
Yattribuai
vuidanges fe fuprimerent. l'effet d'un remede apces fymptômes à
Ayant fait ôter
ooasieces --- Page 111 ---
de Saint Domingie.
les
IOI
lons emplâtres,j'eus recours aux bouillaxatifs, aux lavemens
mes émolliens. Le
&ccataplafparavant
ventre, qui étoit autrès-refferré, fe lâcha, & les
vuidanges reparurent lorfque la fievre
commença à
tume d'arriver s'appaifer, 2 ce qui a couà la plupart des
en couche,
femmes
2 & lorfque les regles accompagnent cette maladie. C'eft
quoi il ne convient point de
pourla faignée du pied, &
précipiter
faire
on ne doit la
que quand les regles oules
ges ne reviennent
vuidan.
point à la fin de
ou que revenant elles
l'accès,
ne font pas affez
abondantes; ce que les fymptômes
furviennent ou
qui
noître, Souvent il augmentent font confuffit de feconder
nature par les remedes émolliens
la
& légerementapéritifs. cuation
Ils procurent une évad'autant plus
tant favorifée par la
favorable, qu'énature, elle eftbeaucoup plus efficace & plus falutaire.
on ne doit fe déterminer à la
Ainfi
pied que dans le Ças oùr l'obftacle faignée du
paroît
E 11j
viennent ou
qui
noître, Souvent il augmentent font confuffit de feconder
nature par les remedes émolliens
la
& légerementapéritifs. cuation
Ils procurent une évad'autant plus
tant favorifée par la
favorable, qu'énature, elle eftbeaucoup plus efficace & plus falutaire.
on ne doit fe déterminer à la
Ainfi
pied que dans le Ças oùr l'obftacle faignée du
paroît
E 11j --- Page 112 ---
Hifoire des Maladies
& ou un coma
difficile à furmonter,8
trop
douleur dans la matrice
mencement de
infilammatoire.
annonce une difpofition
11. HISTOIR E.
femme d'un tempérament
Une jeune
fat attaquée, fur
très-bilienx & délicat, d'une fievre que
la fin de fa groffeffe, accès firent juger
les deux premiers deux fois du brasi
tierce. On la faigna
Elle accoucha le 4 fort heureufement: reffen:
la nuit un léger
Elle eut pendant
fe diffipa le matin
timent de fievre qui
frifon fuivi de
versles onze heures. Un
foibleffe &
de pouls, de
concentration
déclara un
de violens vomifemens d'antant 2 plus congrand accès, qui fut
fut de
fidérable, que le cholera-morbus fymptôla partie, & que les premiers oùt les
jufqu'au foir 9
mes perfifterent obligerent d'avoir regrandes foibleffes
de Garus dans du
cours à un peu d'élisir fueurs froides &2
des
thé. Il ne parut que
cet affaut, les
abondantes. Pendant
peu --- Page 113 ---
de Saint Dominguti
vuidanges diminuerent fans
d'interruption. Le
qu'il parit
pouls fe
pendant la nuit; la chaleur développa
ardeur. On calma
revint fans
Iade
laltération de la mapar une légere limonade : elle n'eut
qu'lunelégere moiteur; elle
née du 6 fort
paffa laj jourdanges furent tranguillement, & les vui
titaccès
abondantes. Le foir le pefut
commença par de la
&
plus fort que lej précédent. chaleur,
matin qu'une légere
Iln'y eut le
remifion
par une foible moiteur. Vers indiquée
heures lc grand accès fut
les onze
compagné de tous les précédé &accinquiéme : ils furent même fymptômes du
lens, de façon qu'on
plus vio:
l'extrémité
jugea la malade à
remedes
: on eut recours aux mêmes
tions
& aux épithêmes. Les déjecdantes, m'ayant paru extrêmement abontrès-bilieufes &
le parti de hafarder
fétides,je pris
& vingt-quatre
une once de manne
firent aller
grains de fel
fept à huit fois, végétalqui
vues que je m'étois
fuivant les
propofées. LesvuiEiy
jugea la malade à
remedes
: on eut recours aux mêmes
tions
& aux épithêmes. Les déjecdantes, m'ayant paru extrêmement abontrès-bilieufes &
le parti de hafarder
fétides,je pris
& vingt-quatre
une once de manne
firent aller
grains de fel
fept à huit fois, végétalqui
vues que je m'étois
fuivant les
propofées. LesvuiEiy --- Page 114 ---
Hifoire des Maladies
continuerent & parurent fuffidanges abondantes pendant cette opéfamment
à Pordinaire, &
ration. La fievre revint
il n'y eut
confidérable;
elle parut plus
très-foible. Le grand
qu'ane remiffion
à fe conaccès fej joignit ou commença
ne
fondre avec le petit, de façon qu'il
de fâcheux fympfut point accompagné
tômes. Le pouls fut toujours développé;
ia malade fut feulement plus agitéeapres l'eftomidi, fe plaignant beaucoup de
altération. Il n'y
mac & d'une grande
: elle fut
ni foibleffe
eut ni concentration
& rendit des
plufieurs fois à la felle,
Les
très-bilieufes & fétides.
matieres
interrompues:
vuidanges ne furent point
de
cet accès perfifta une grande partie
la nuit, & fe termina par une fimple
moiteur, oi la malade ne mouilla qu'une
chemife. Je fis réitérer le matin le même
qui eut un bon effet. Le I I il
remede,
le petit accès, qui fe prone parut que
n'y eut aucune
longea de façon qu'il
continué
trace du grand, & qui ayant --- Page 115 ---
de Saint Domingae.
vingt-quatre heures, fe termina
IO5
légere fireur. Le 13 l'accès fit par une
& le 17iln'en
moindre;
On
parut aucun veltige.
jugera par ce traitement
ilconvient de fe comporter dans comment
circonflance ; de quelle
pareille
eft de ne rien
conféquence il
mouvemens précipiter & de fiivre les
afin de les
& efforts que fait la nature, ,
feconder dans la
tion qu'elle paroît
jufte propor.
En cas de
indiquer.
déterminé à fuppreffion, Ia
je ne me ferois
l'application
faignée du pied qu'aprés
des bains.
des cataplafmes &
S'ils n'euffent
l'ufage
effet, j'euffe eu alors pas fait un bon
mede, que la
recours à ce rcqualité des
qui précédoient &
fymptômes
grands accès, rendoit accompagnoient les
Vers la fin de Janvier fort dangereux.
vrier, les catarres,
& pendant Fé.
trine,
2 les fluxions de
3 les douleurs d'oreilles,
poigraines, & différens
les mirent les maladies
rhumatifmes, fuy furent plus fujets, regnantes. Les enfans
ceux fur-tout dont
E y
mede, que la
recours à ce rcqualité des
qui précédoient &
fymptômes
grands accès, rendoit accompagnoient les
Vers la fin de Janvier fort dangereux.
vrier, les catarres,
& pendant Fé.
trine,
2 les fluxions de
3 les douleurs d'oreilles,
poigraines, & différens
les mirent les maladies
rhumatifmes, fuy furent plus fujets, regnantes. Les enfans
ceux fur-tout dont
E y --- Page 116 ---
des Maladies
Hipoire
à percer s ce qui
les dents scommengoient3 de fievre affez violeur donnoit des accès
dangereux
mais qui n'étoient pas
libre.
lens,
avoient le ventre
chez ceux qui
de PEté 1741.
Confliution
tan
de Mars a été très-fec,
Le mois
fuivant que
chaud, tantôt froid 2.
Le 6
tôt
foibles oll fortes.
les brifes étoient fe fixerent au nord;
d'Avril, les vents
à douze jours. Il:
dix
fut
& y perifRerent peu de pluie 2 qui
tomba cependant à la plaine, parce que
encore moindre
à domidu fud commencerent
les vents
de ce mois par quelques
ner vers le 15
leur fuccéda de fortes
orages foibles; il
le refte de ce
brifes ; qui continuerent brifes fe calmerent's
mois. En Mai les
8 trèsfut tres-oragenx
& le temps
chaud.
conflitution, la plupart
Pendant cette
attaqués sde mauvais
de ceux qui étoient périrent par des
ulccres, de diarrhée,
J'attribuai
abcès all foie ou à la poitrine.
à la
reflux auffi particulier
la caufe d'un --- Page 117 ---
de Saint Domingue.
révolution fibite de la chalcur,
nimant & rétabliffant
qui, ratranfpiration,
tout-à-coup la
fubit du
occafionna un retour
centre à la
trop
quel reflux ne
circonférence, 2 lerapport à la pouvant y parvenir par
fixoit
trop grande foibleffe,
fir quelque vifcere.
2 fe
raifon, des rhumes
Par la même
pulmonie chez quelques dégénererent en
Les enfans ont été fort perfonnes.
vulfions & aux fievres fujets aux conpetite vérole a
vermineufes. La
énécommune, mais
que l'année précédente.
moins.
de Mai, lesfievres
Pendant le mois
flux de ventre &
double -tierces avec
terie Scleténelme, vomiffement, la dyfenfar-tout
telots, les inflammations parmilesMainteftins, furentles
au foie & aux
maladiesles
quentes 5 elles le devinrent
plus fré
vantage vers le
encore daohle
commencement de
temps fit fec & chaird
Juin,
fieurs jours.
pendantpluIl parur dans cette faifon
de fluxion à
une cfpéce
qui on donna le nom de
Evj
double -tierces avec
terie Scleténelme, vomiffement, la dyfenfar-tout
telots, les inflammations parmilesMainteftins, furentles
au foie & aux
maladiesles
quentes 5 elles le devinrent
plus fré
vantage vers le
encore daohle
commencement de
temps fit fec & chaird
Juin,
fieurs jours.
pendantpluIl parur dans cette faifon
de fluxion à
une cfpéce
qui on donna le nom de
Evj --- Page 118 ---
Hifuire des Maladies
1o8
eu égard à la conformité
mal. de mouton,
avec la tumeur dont
qu'elle fembleavoir coutume d'être attaces animaux ont
en
Peu deperfonnes
qués à la gorge.
devenoit con*
furent exemptes. La gorge fans ficvre, fans
fdérablement enflée, rarement d'autre
tenfion. Le mal avoit réfolutifs & quelfuite; les cataplafmes fuffifoient pour le difques purgations
fiper..
HISTOIRE
deuxiéme jour de Juin, plufieurs
Le
par une
furent empoifonnées
perfonnes
fardine, qu'on appelle
efpece de petite Ceux qui ne mange2ux Mles cayeux. entrailles en furent moins
sent point des
mort
incommodés. On otvsitunbomner foie exon lui trouva-le
de ce poifon;
très-coagulé,
trèrement dur, un fang du coeur. On
far-tout dansles oreillettes Teftomac gan*
obferva, dans un chat, placards, le pygrené & corrodé par duodenum extrênnce
lore & Tinteftin --- Page 119 ---
de Saint Domingue:
ment gangrenés, & plufieurs
so3
pareilles dansles autresinteftins. marques.
poifonnés firent
Les em.
tous attaqués de
teur d'eftomac, de vomiffement, pefanchées
detranaccompagnées de froid aux extré.
mités, & de la perte du pouls. Dans
ceux
obleapresiensigmaimer furent moins
violens, il y eut une grandechaleur dans.
les
entrailles, une grande
une refpiration gênée. On inquiétude s
remarqua ces
fymptômes dans le Matelot
vrità THôpital
qu'on OlI-
, quiayant mangé beau.
coup d'autres alimens, eut les accidens
qu'on vient de rapporter, & dansPeftomac duquel on ne trouva point de corrofion, parce que le poifon ne.
immédiatement fur les
put agir
membranes de.
ce vifcere, mais feulement dans le
On attribua cet événement
fang.
nillers. Mais
aux Mancecomme cetarbre eft
d'hui très-rare, je penfe qu'on doit aujour-.
tôt Pattribuer à la grande
plufruits &z de fleurs de
quantité de
bres
plufieurs autres are
vénéneux, qui entrainés par les
de corrofion, parce que le poifon ne.
immédiatement fur les
put agir
membranes de.
ce vifcere, mais feulement dans le
On attribua cet événement
fang.
nillers. Mais
aux Mancecomme cetarbre eft
d'hui très-rare, je penfe qu'on doit aujour-.
tôt Pattribuer à la grande
plufruits &z de fleurs de
quantité de
bres
plufieurs autres are
vénéneux, qui entrainés par les --- Page 120 ---
Hifoire des Maladies
TIO
fe dépofent fur lesi
pluies abondantes, font communs aux enhauts fonds, qui
des rivieres. En'
virons des embouchures les mois de Mars:
effetà Saint Domingue e,
mois ceux
& d'Avril font de tous les arbres &
partie des
oà la plus grande
fruits; n'y efit-il
arbriffeaux jette leurs & des bois lai-:
que ceux du bois rouge
ils fufteux qui font en * grand nombre,
produire cet accident.
fifent pour
calme 8cchaud les quinze
Le temps fut
Juin. Le refte du mois
premiers jours de fortes & quine furent:
il y eut des brifes
deux O1l trois orainterrompues que mois par de Juillet & d'Août,
ges. Pendantles
fréquens, fur-tout'
les orages furent plus
il
en eut au
les
car n'y
vers
montagnes; de Juillet, & deux 2
Cap que vers le II
la find'Aoit.
ou trois par femainejolgu'a furent principaleLes maladies de Siam fin de Juin & au
mauvaifes à la
ment
de Jiillet, ett égard à la
commencement
féchereffe qui parut un peu dominerpan: périrent
dant le mois de Juin. Pluficurs --- Page 121 ---
de Saint
-
dès le trois OlI quatriéme Dominguei
IIT
ladie. La
jour de la madyffenterie & le cholera-morbus furent communs, Le mal de
dontj j'ai déja parlé, perfifta & devin: gorge,.
plus
dangereux, parce- qu'il attaquoit dans
plufieurs les parties internes, les
dales & la trachée-artere. Les
amygroles furent
petites vés
fréquentes. Les fievres dou-.
ble-tierces bilieufes &
maladie de Siam, firent lymphatiques, les
la
minantes, fiur-tour
maladies do.
parmiles nouveaux
venus, & cellesqui firent pendant cette
conflitution le plus de ravage,
Les malades 2 de quelque maladie
qu'ils fuffent
la
attaqués 3 foutenoient peu
faignée. Dès lafeconde O11 la
le pouls fe concentroit & devenoit troifiéme,
que,fur-tout dans la maladie de
flafles fievres double-tierces
Siam,8
Dans celle-ci les accès étoient lymphatiques.
fueurs. confidérables
fitivis de.
& fi abondantes
qu'il falloit avoir recours aux cordiaux. 5,
Tous les gens replets ficcomberent à la
maladie de Siam; Çe qui eft ordinaire à
ignée. Dès lafeconde O11 la
le pouls fe concentroit & devenoit troifiéme,
que,fur-tout dans la maladie de
flafles fievres double-tierces
Siam,8
Dans celle-ci les accès étoient lymphatiques.
fueurs. confidérables
fitivis de.
& fi abondantes
qu'il falloit avoir recours aux cordiaux. 5,
Tous les gens replets ficcomberent à la
maladie de Siam; Çe qui eft ordinaire à --- Page 122 ---
Hifoire des Maladies
TI2
oit de tels tempéras
Saint Domingue 2
point. Comme le
mens ne conviennent aflez difpofé au relàventre paroiffoit devoit s'attacher qu'àle
chement , on ne
pendant cette
favorifer. Quelques-uns,
critiques
conftitution, eurent des dépôts Cesdépôts
avecgangrenes aux extrémités.
fous
paroiffoient dans le commencement dont la termiTapparence d'un éréfipele
naifon étoit prompte. attaqués du mal de
Si ceux qui étoient
Ou à avagorge avoient peine à refpirer avoir recours
ler,ilfilloit promptement
véficatoires, & preveairlemsanae
aux
des amygdales.1 Il fe faipar T'ouverture
métaflafe ou reflux
foit quelquefois une les tefticules, de fade cette humeur fur le gonflement de
çon qu'à mefure que celui de la gorge
augmentoit >
ces parties
obfervé dans pludiminuoit; ce que jai
fur-tout dans ceux qui pouvoient
fieurs,
été fages; c'eft ce
n'avoir pas toujours
que je laiffe à expliquer. continuerent,
Les ulceres des jambes --- Page 123 ---
ds Saint Domingue.
mais leur progrès fut moindre;
I13
faut attribuer à la chaleur du
ce qu'il
diffipoit par la tranfpiration temps, qui
du levain fcorbutique.
une partie
Le mois d'Août fut de tout
mois le plus
cet été le
plus
mauvais, & il y eut une
grande quantité des maladies
nous avons fait mention
dont
ci-deffus.
Confiution de P'Hiver
1741.
Le mois de Septembre fut fec &
Le temps
chaud,
changea vers le
& il
uin nord mêlé
25,
vint
d'orages. lly eut pendane
Odobrebeancoup
d'oragesvers les montagnes; ; iln'y en eut que deux au
La. terre trembla. la nuit du
Cap.
n'arrive que dans
14, 2 ce qui
c'eft un
un grand calme, &
figne de changement de
en effet ton eut un nord de trois temps:
jours. Le temps devint
ouI quatre
frais : il continua
enfurite fec &z
bre, où il
jufqu'au I5 Novemy eut un nord mêlé d'orages
très-violens. Il plut abondamment
dant trois
penjours, 2 & les pluies contines
bla. la nuit du
Cap.
n'arrive que dans
14, 2 ce qui
c'eft un
un grand calme, &
figne de changement de
en effet ton eut un nord de trois temps:
jours. Le temps devint
ouI quatre
frais : il continua
enfurite fec &z
bre, où il
jufqu'au I5 Novemy eut un nord mêlé d'orages
très-violens. Il plut abondamment
dant trois
penjours, 2 & les pluies contines --- Page 124 ---
Hifoire des Maladies
T14
jufqu'au premier de
rent par intervalles qu'il pleuvoit tous"
Décembre, 7 de façon heures. Le mois
les jours quatre à cinq
le vent du
fut très-frais, 2
de Décembre
le coursde ce mois, $
nord domina pendant
pluies.
de fréquentes
& fut accompagné faifon un temps fec
Il fuccéda à cette
le refte de Phi-
& froid quia duré tout & d'eft domiver. Le vent de nord-eft
de
fans pluies, & produifirent
nerent
le mois de Mars*"
fortes brifes pendant
d'été
maladies de la confitution
Les
le mois d'Oaobre.
continuerent pendant firent dut ravage
véroles
Les petites
On en perdirbeaucoup.
parmi les negres.
lymphatiques
Les fievres double-tierces les bilieufes;
furent plus communes que de la maladie
& ceux qui furent attaqués & Décembre s'
de Siam en Novembre Le contrafte de la
périrent prefque tous. tantôt chaude, m'en
faifon tantôt froide, caufe. Les cache@iparut la principale
inc'eft-à-d dire les tempéramens
ques, de la vérole ou du fcorbut, eurent"
fettés --- Page 125 ---
de Saint
Ie même fort
Domingut:
ulceres
que l'année
furent cependant précédente. Les
muns,& n'eurent
moins com.
Promptes. On vit pasderévolutions auffi
ques en Janvier & beaucoup d'hydropiperfonnes moururent de Février; quelques
fievres
mort fuibite. Les
phatiques, double-tierces, fur-tout les
furent d'un mauvais
lymre, Scaccompagnées de fommeil caraêe:
gique.
létharLes pluies qui font
huit jours pendant
tombées tous les
étoient précédéesd'un cette conflinution,
elles duroient
air chaud & mou; ;
le Cap; elles étoient peu, & ne paffoient point
très-frais, T'attribue à fuivies d'un temps
le mauvais caraétere cette alternative
ont attaqué & fait
des maladies qui
& le précédent, périr durant cet hiver
d'habitans
un plus grand nombre
années. C'eft que à dansles la
hivers des autres
attribuer les
même caufe qu'on doit
néroient
fréquens rhumes
en pthific. La
qui dégé.
flux de ventre
dyflenterie oule
dyffenterique a fréquem-
à fuivies d'un temps
le mauvais caraétere cette alternative
ont attaqué & fait
des maladies qui
& le précédent, périr durant cet hiver
d'habitans
un plus grand nombre
années. C'eft que à dansles la
hivers des autres
attribuer les
même caufe qu'on doit
néroient
fréquens rhumes
en pthific. La
qui dégé.
flux de ventre
dyflenterie oule
dyffenterique a fréquem- --- Page 126 ---
des Maladies
Hifoire les Matelots pendantle
ment paru parmi J'attribue en partie
mois de Février.
à la mauvaife
cette derniere maladie les boucheries
nourriture, parce que
à la
ceffé cette annéc, eu égard
ayant
desbefliaux, on ne put
grande mortalité
de coutume, la
leur donner 1 9 comme
viande fraiche.
le cours' : de cet
On a obfervé pendant de crifes par
hiver qu'ily y avoit eu peu
dépôt.
Confitution de PEté 1742.
fec contiPendant Mars & Avil,le
: les
& il n'y eut point de pluies
nua,
fortes que les mois
brifes furent On plus doit fe tenir fur fes garprécédens. faifon {éche qui fuccédc à
des dans une
fur-tout quand le
une faifon pluvieufe, à être plus vif; pour
foleil commence
plus chaud le
lors l'air devient! beaucoup au frais de
jour, & lon eftrès-fenfible
ia nuit. --- Page 127 ---
de Saint
Domingue:
Hifloire d'une Faufe
dans une famme pleuréfie bymphatique
coavalfeune 6 grofe,
Unefemme d'un
piniteux, naturellement tempérament fanguinvenufoible parlad
fort, mais deavoit eus, effiya aquantitédenfins dans
qu'elle
cinq mois une fievre
une groffeffe de
forte, dans
double-tierce trèsfois, &
laquelle elle fut
la
purgée trois à quatre faignée fois. une
furvint conalcfenceelie fut fe
Dans
elle
un orage qui lui fit promener;i hâter
il
prife refa-an d'une frais. Dès le foir elle lepas;
vive douleur
fut
tendue du
dans toute
point fixe bras, qui : fe
l'é-
& fort
termina à un
mammelle droite, La doulourenx fous la
partie, & devint
fievre fe mit de la
Fai d'autant plus continue. Je me trouade étoit exténuée embarraffé, que la maque, quoique plein 3 & Karoitleponls flaf.
-plaignoit
trés-fréquent. Elle
e fein un beaucoup. Je lui fis mettrefir
cataplafme
tif, Je lui fis donner émollient &c réfoun layement, &z
a à un
mammelle droite, La doulourenx fous la
partie, & devint
fievre fe mit de la
Fai d'autant plus continue. Je me trouade étoit exténuée embarraffé, que la maque, quoique plein 3 & Karoitleponls flaf.
-plaignoit
trés-fréquent. Elle
e fein un beaucoup. Je lui fis mettrefir
cataplafme
tif, Je lui fis donner émollient &c réfoun layement, &z --- Page 128 ---
Hifoire des Maladies
le
tifane avec le thé, Panis 9
faire une
fleurs de Franchipant &
capillire, les
pera(ta avec des
de Gombo. La fievre
Tinterrompre,
friffons qui paroiffoient
heures. On
duroient deux à trois
&i qui
fans ceffe des ferviettes
lui appliquoit
le
de la faire
chaudes. Je fus fur
point fon état de
dans le bain ; mais
diffémettre
me firent
groffeffe & fa foibleffe
nuit. Le ferer. Elle eut une mauvaife plus trancond jour elle parut un peu étendu; elle
Le point fixe s'étoit
quille,
& elle n'eut ce jour-là
ne fuoit point, moiteurs. Sur le foir il
que de légeres
confidérable, &
vint un friffonnement
d'oppreftion.
une toux accompagnée fuccéda à ces
Une chaleur plus vive
Elle fut
accidens, & la toux perfifta.
me
état toute la nuit, ce qui
dans cet
matin. Elle
détermina à la faire faignerle dans une
tout le jour de la faignée
fut
foibleffe. Une toux, une opextrême
violente, un pouls concenpreffion plus --- Page 129 ---
de Saint
tré, & un fang Domingue.
annongoient de prefque tout diffous,
fon revint le foir, facheufes fuites. Le frif.
tous les accidens
il fut plus fort, &
vint des convulfions augmenterent : il furune faufle-couche. qui firent craindre
potion
Je lui fis faire
& la avee-lantimoine
une
confection
diaphorétique
la tifane le
alkermès; F'ajoutai dans
& la malade fafran; la chaleur fe
eut
ranima,
toute la nuit : elle bcatcoup * de fievre
parut fort oppreffée. touffoit beaucoup, &
matin un peu
L'ayant trouvée le
once de manne, tranquille, 2 elle prit une
heures en deux que je réitérai de deux
onces; elle fit trois heures. Elle en prit trois -
matiere bilieufe;
ou quatre felles de
elle
cher, & Toppreflion commença à craLesaccidens du foir parut moins forte;
ceux du jour
furent moindres
mêmes dofes précédent. On réitéra que
les
de manne qui
les
mêmes felles.
firent faire
plus
L'eoxpedoration devint
abondante; la douleur de
difipa, en s'étendant fiur
côté fe
toute létendue
Elle en prit trois -
matiere bilieufe;
ou quatre felles de
elle
cher, & Toppreflion commença à craLesaccidens du foir parut moins forte;
ceux du jour
furent moindres
mêmes dofes précédent. On réitéra que
les
de manne qui
les
mêmes felles.
firent faire
plus
L'eoxpedoration devint
abondante; la douleur de
difipa, en s'étendant fiur
côté fe
toute létendue --- Page 130 ---
Hifoire des Maladies
de
K20
La malade ne fentit plus
du thorax.
: la fievre, quoipefanteur au bas-ventre toujours. Je fis
diminuée, perfifoit
fur
que continuer les mêmes embrocations favon fondu
la poitrine : 2 faites avec du les couvroit
dans de T'eau-de-vie : on imbibé, & on
brouillard
d'un papier à trois fois les mêmes purréitéra deux
la fievre eûit dhfpari,1 la
gations. Lorfque lait coupé avec partie
malade prit le
remit de façon,
égale de tifane, cequila heurcufement au terme
qu'elle parvint
& qu'elle accoucha
de Tacouchemenr, très-bien portant.
d'un enfant
Avril on eut iin petit nord
Vers le 20
diardedeusjours, qui fit périr quelques avoient
8z fcorbutiques qui
rhétiques
cejour. Ily eut au furplus
réfftéjuiqua
15 Mai, oûi les
peu de maladesjufqu'au devenues foibles, le temps
brifes étant
pendant huit
fut fort chaud & orageux
fuLes fevrelymphatiques :
à dixjours.
que les bilieufes
gent plus communes
ces --- Page 131 ---
de Saine
ces dernieres
Dominges.
cholem-mortus étoient
autres il
Dans accompagnées les unes
de
ment
paroifoit
& les
: le pouls étoit beauicoup d'accableaccès étoient fitivis petit ou flafque.
ou de flux de
de grandes fireurs Les
tacle aux faignées ventre, ce, qui mettoit obf
lafaignés du Pied
& aux
Les brifes
far.tour étoit pungations :
étant revenues le 8 contraire, de
Rmcuneeat &ne furent
la fin de
Juin,
OIT trois petits intcrrompnes que Sspnemire,
orages qu'on par deux
commencement
eut dans
un été extrémoment d'Aolt, ce qui
le
Août que quelgues fec. Il n'y procura eut
taqués de la maladie nouveaux venus at- en
réchapperent. La
de Siam, dont
dérable, qu'on féchereffe fut fi confi. peu
dans la Colonie, conferva peu de
Les
befiaux
traires faugnées du pied étoient
Peu de pendant cette.
fi conparoiffoit temps après les conftitution 2 que
au bas-ventre avôir faites, il
dammautiong qui étoient des lignes d'inTome I,
bientôt fuivis
F
de
nouveaux venus at- en
réchapperent. La
de Siam, dont
dérable, qu'on féchereffe fut fi confi. peu
dans la Colonie, conferva peu de
Les
befiaux
traires faugnées du pied étoient
Peu de pendant cette.
fi conparoiffoit temps après les conftitution 2 que
au bas-ventre avôir faites, il
dammautiong qui étoient des lignes d'inTome I,
bientôt fuivis
F
de --- Page 132 ---
Hifoire des Malalies
de
Les faignées
ceux de la gangrene.
avantageus
furent aut contraire
la gorge
falutaires.
fes, & la plupart
de PHiver 1742.
Con/fitution 12
on eut pendant
'Ala fin deSeptembre un nord mèlé d'otrois ou quatre jours
le 8 d'Ocrages. Le même tempareparut jours. Il fut orafobre, & dura quinze
furent abonvers la fin, 8 les pluies le même temps
geux dantes. On eut encore
point
Il n'y eut prefquée
fut
én Novembre.
Décembre - 2 qui
de pluic pendant tempéré. In'y en eut point
d'ailleurs fort
Février & Mars, qui
pendant Janvier, (échereffe perliita juf
furent froids. La Mai, les vents étant
ques vers le 15
8 les brifes fortes.
conilamment à Yeft, furent attaqués en
Quelques malades de ténefme & de
Septembre & O8obre maladie de Siam fut
& Aa
les ploies
dyfenteric, -
mais lorfque
en
wes-masviies d'orages. revinrent -
de nord mêlées
ces' pltics, quoique
Novembres çomme --- Page 133 ---
dans le
de Saint Doningue:
firent commencement
pas d'affez
abondantes, ne
fraichir & humeder longue dutée pour ra-
& comme brûlée
une terre deféchés
ladies affaillirent par la chaleur, les
les fievres curent prefque tous les
males étoient
cecide; particulier colons;
violentes non-etlement
qu'elgrands
s mais que les double-ierces
accès ou fe
petits & les
peu d'intermifion joignoient ou avoient
Ces accès
dès le
dégénéroient
inebeteer
cinquiême
ordinairenent
mens de dix ou jour en trois
il convenoit
douze heures redouble.
fecours par la d'y apporter de chacun;
gnant un grand faignée, Parce que prompts défiloit pas différer engorgement, à
il ne
tes par des faignées en prévenir les fui- falcommencemont, cès
; fans copieufes dès le.
non- feulement quoi le lecondacplus long, mais étoit avançoit & étoit
Foupifoment, qui
accompagné d'af.
quiéme jour,
augmentant le cinEhaine, Les aanongoit une mort
laignées étoient
prod'autant plus
F ij
ignée, Parce que prompts défiloit pas différer engorgement, à
il ne
tes par des faignées en prévenir les fui- falcommencemont, cès
; fans copieufes dès le.
non- feulement quoi le lecondacplus long, mais étoit avançoit & étoit
Foupifoment, qui
accompagné d'af.
quiéme jour,
augmentant le cinEhaine, Les aanongoit une mort
laignées étoient
prod'autant plus
F ij --- Page 134 ---
Hifoire des Maladies avoient le
que les malades
néceltires,
& fe plaignoient
ventre tris-refferré, tête & des reins. Celles
beaucoup de la
aufi, par cette raide la gorge furent
celles du pied: :
fon, plus falntaires étoit que fort épais : cette
tiroit
de la
le fang qu'on
provenir que les
qualité ne pouvoit qui avoit précédé
longue féchereffe
feplies.
apportit de prompts plus
Quoiqu'on
étoit néanmoins
cours, la maladie les autres contitnutions:
longue que dans jufqu'ati quatorze ou
la fievre perfifloir & pour peu qu'on étoit néquinzieme jour;
le fang
gliget les commencemems, , que la
fi infammatoire, & rond'une qualité
le neuviéme
dimifievre sugmentant oùt elle eût dû
ziéme jour, temps bientôt une inflamnuer, il Senfuivoit
mation au foie. d'avoir quelques ptefOna coutume maladie prochaine 2
fentimens d'une
, engourcomme laffitude 2 pefanveur fans fievre.
diffement, perte d'appétit --- Page 135 ---
de Saint
Ces
Domingue.
avant - courcurs
confitution, étoient s pendant cette
mouvemens de fievre ou accompagnés de
fi dès-lors on
depetits accès;
y apportoit
coupoit Pied à la maladie remede, on
plupart bravant le
; mais la
que lorfque fa
mal, ne s'arrêtoient
comber;
violence les faifoit ficmaladie ce qui contribuoit à rendre la
Le
plus forte & plus dangereufe,
été vomiffement & le flux de
rares dans les fievres
ventre ont
fitution; elles fe
de cette confpar un léger ténefme. terminoient la plupart
Plufieurs de ceux qui
d'un tempérament
étoient doués
avoient quelque
robufte 3 ou qui
périffoient le grand fujet de chagrin,
jour, & prefque cinquiéme OlI feptiéme
léthargique.
tous par un fonimeil
Un des fignes les plus
j'aie remarqué dans les dangereux que
confitution, étoit
fievres de cette
ou redoublemens qu'un des petits accès
les premiers
paroiffoit aufi fort dès
jours que le dernier, Il
F 11]
y
és
avoient quelque
robufte 3 ou qui
périffoient le grand fujet de chagrin,
jour, & prefque cinquiéme OlI feptiéme
léthargique.
tous par un fonimeil
Un des fignes les plus
j'aie remarqué dans les dangereux que
confitution, étoit
fievres de cette
ou redoublemens qu'un des petits accès
les premiers
paroiffoit aufi fort dès
jours que le dernier, Il
F 11]
y --- Page 136 ---
Hifoire des Maladies
s26
pour ne pas dire-a
avoit à craindre,
étoit de ce
défefpérer , fi le premier tous les deux
caradtere, & qu'ils fuffent
S'ils deauffi violens que le troifiéme.
c'étoit un figne
venoient plus forts 2
mortel.
quelques fujets 3 -
J'ai etl recours pour
dans
fur-tout à l'égard de ceux
quij'ap- à la
une foible difpofition bain
percevbis
dis-je, recours au
fueur ; j'ai eul,
faifois mettre le
tiede, dans lequel je
des accès
malade durant les intervalles même fait
s; iy en ai
ou redoublemens; fort des accès OlI à Fapmettre dans le
fuis mis moiproche du déclin. Je m'y
obcas. J'ai toujours
même en pareil
de ce remede.. Il
fervé de bons effets
attention de bien examinerles
faut avoir
qui arrivent, foit
différens changemens
pour ne laiffoit au vifage,
au pouls,
dans Peau que le temps
fer le malade
faut auffi lors de fa
qu'il convient. Il
bien chaudement;
fortie du bain, le tenir
bien chauds,
des cataplafmes
& entretenir --- Page 137 ---
de Saint
fur le ventre. Je Domingaz:
T27
connois point de puis affurer que je ne
dans les maladies remede plus pécifique
je fuis bien
des pays chauds, &
l'on a à s'en fiurpris de la négligence
fervir,
que
maladie, mais auffi non-fenlement en:
venir la maladie.
en. fanté pour pré
bien le bain étoit On n'ignore pas Commains, &
en ufage chez les Rochez les Italiens qu'il eft encore très- ufité
Je fouhaite
8z tous les Orfentaux,
fement & de qu'on profite de cet àvertif.
pouvoir
ce confeil, Je penfe
donner de plus falutaire n'en
François des
aux
leur
Colonics 2 1 pour
fanté, & guérir
conferver"
maladies,
plufeurs-de leurs
On a Vu peu de
cette confitution diarrhées pendant
abcès au foie ont été : Thydropific & les
niques les plus
les maladies chroJanvier les dépôts communes, Au mois de
bes furent
aux feffes &
plus
auxjamdérables
fréquens 8 plus confiparmi les que dans aucun autre hiver,
Matelots &x les Freres de la
F iv
2 1 pour
fanté, & guérir
conferver"
maladies,
plufeurs-de leurs
On a Vu peu de
cette confitution diarrhées pendant
abcès au foie ont été : Thydropific & les
niques les plus
les maladies chroJanvier les dépôts communes, Au mois de
bes furent
aux feffes &
plus
auxjamdérables
fréquens 8 plus confiparmi les que dans aucun autre hiver,
Matelots &x les Freres de la
F iv --- Page 138 ---
Hiftoire des Maladies
à la coutume
Cofte ; ce que Fattribue d'aller nuds
qu'ils ont non - feulement continuellement
pieds, mais encore d'être
fujets à
dans l'eau falée: & ils font plus
crife dans une telle faifon,parce que
cette
& le froid fuccédant à une
la féchereffe
occafionnent
faifon chaude & humide,
Auffi tous
un reflux du virus fcorbutique.
de
& ulceres font en peu
ces dépôts
&
fi confidérables,
temps des progrès
qu'il eft impoffideviennent fi livides,
ble de les amener à fuppuration.
Conflitution de PEte 1743.
lafin de
Depuis le 15 de Mai jufqu'à
dans
Juin, le temps fut un peu orageux
- 9
particulieremenat
quelques quartiers Juillet &c Aoûit fu:
vers les montagnes.
furent affez égarent fccs, &z les brifes
Oabbre on
Pendant Septembre &
les.
dans la plaine ; ilyen
eut peu d'orages
A la
vers les montagnes.
eut beancoup la faifon fit genéralement
fin d'Oaobre
& elle dura ainfijufques
féche & chaude, --- Page 139 ---
de Saint
vers la
Damingue.
vint miNovembre, où le temps 129 defuivant alternativement chaud &
que les vents fe
froid, 2
ou au fird, &z que les
tenoient à l'eft
tes ou foibles.
brifes étoient forII parut en, Juillet des
maux de gorge.
ophtalmies & des
rent attaquées de Quelques perfonnes fudu caraétere de fievres double-tierces
dente. La
celles de l'année
maladie de Siam
précétres-funefle; ceux qui
regna & fut
leur falut aux
guérirent durent
aux
dépôts qui fe formerent
par charbon extrémités, ou par
; il falloit gangrene, ou
une abondante
y entretenir
venoit en faifant fappuration. On y pardans le bain dès mettre les malades
çoit à fe calmer, que la fievre commen.
cataplafimes
& en appliquant des
émolliens
malade fe
auffi-tôr que le
plaignoit de
fixe, ou qu'on
quelque douleur
dureré ,
sappercevoit de
des
rougeur ou pourriture quelque
faignées,
autour
Les catarres furent
uor.commuss;
F y
venoit en faifant fappuration. On y pardans le bain dès mettre les malades
çoit à fe calmer, que la fievre commen.
cataplafimes
& en appliquant des
émolliens
malade fe
auffi-tôr que le
plaignoit de
fixe, ou qu'on
quelque douleur
dureré ,
sappercevoit de
des
rougeur ou pourriture quelque
faignées,
autour
Les catarres furent
uor.commuss;
F y --- Page 140 ---
Hipoire des Maladies beau130- fluxions de poitrine firent périr d'aulès
: les maladies furent
coup de Negres
dans ceux qui s'en
tant plus opiniâtres
tresdificile
trouverent attaqués, qu'ilfur C'étoit l'effet :
de leur relâcher le ventre. qu'on éprouva
de la grande féchereffe le cours de cette
pendant prefque tout habitans dans une
année, & qui mit les
la mortalité des
trifte fituation, tant par
par le peu
Negres & des beftiaux, que
de revenu qu'ils firent- .
Corflisution de PHiver 1743:
jufqu'att
Depuis le 15 de Novembre vents furent
les
mois de Décembre; tantôt à Teft. Il tomba
tantôt au nord;
fut conftamde pluies, & le temps
les brifes
peu froid. Pendant Décembre
ment
un temps
furent foibles, ce qui procura devint couvert,
vers Noël
mou s * qui
fept à huit jours:
8efut plavieux pendant On eut le même :
les cragess'y joignirent. deJanvier. Il y ent
temps durantic mois des orages mêlés de:
yetsle 6:8z.le 20 --- Page 141 ---
de Saint Doningue:
nords:lespluicst furent d'abord -
13I
dantes. Février & la
peuabonfurent fecs, & les brifes moitié de Mars
illeur fitccéda un nord
furent fortes :
dix à douze jours.
plavieux quidura
Le fec & les
revinrent, &c perfiflerent
brifes -
d'Avril.
jufqu'au 20 >
Il y eut plufieurs
commencement de cette morts fuibites aut 3
maladie de Siam fit confitution. La :
double-tierces furent rare, Les, fievres -
Décembre. Une
plus communes en A
grande
gres furent
quantité de Netrine catarreufes attaqués de fluxions de;
&c bilieufes.
poi--
lades fe
Lès matête. Le plaignoient de violens maux
rhume fut comme
de:
dans toutes les maladies
épidémique
furvenoit, ce qui étoit : il précédoit Oli *
pour les caraéérifer un figne affez ffr *
En effet les
de lymphatiqtes,
double-tierces
que toites de ce
furent pref..
contenoit. plus de cara@ere, férofités & le fang : -
tume, quoiqu'tine faifon que de cou--
ment féche & chaude extraordisire--
eût précédé cetté:
Fvjl
de:
dans toutes les maladies
épidémique
furvenoit, ce qui étoit : il précédoit Oli *
pour les caraéérifer un figne affez ffr *
En effet les
de lymphatiqtes,
double-tierces
que toites de ce
furent pref..
contenoit. plus de cara@ere, férofités & le fang : -
tume, quoiqu'tine faifon que de cou--
ment féche & chaude extraordisire--
eût précédé cetté:
Fvjl --- Page 142 ---
Hifoire des Maladies des vents de
L'alternative
confitution. d'eft & de fud, qui femblerent
nord,
unc.
s'entrecouper, & qui prodmifirent le mois de
grande variation pendant Punique & prinDécembre, m'en parut alternative dérancipale caufe. Cette
tran/piration,
ganfondire de''infenfibles continuellement des reen occafionnoit formerent dans les vaifflux, qui à la fin
des éngorgemens
feaux lymphatiques aux fanguins: Ce
qui fe commusiquerents dans les maladies juf
caraétere perifa
oû les corps plus
qu'à la fin de Janvier, faciles à relacher.
hume@tés furent plus
de Mars
Pendant les mois de Février, point de
il n'y eut prefque
fu-
& d'Avril, n'eft
légeres
mmaladies, ce
quelques d'ulceres mauvais
xions. 11 y eut peu 8 on vit peu de
pendant cet hiver,
& de pulmodiarrhées - 2 d'hydropifies
nies.
le cours de Janvier
Il parut pendant comete dont la che-
& de Février une de plus de fept à huit
yelure étoit longue --- Page 143 ---
de Saint Domingue.
pieds. Au mois de Mars la
clara la guerre à
France déT'Angleterre.
Confitution de T'EtE
1744.
Le temps devint
d'Avril, & il
orageux dès la fin
y eut
ges en Mai dans la
beaucoup d'oraDauphin : ils furent dépendance du Fort
celle du
moins fréquensdans
moins
Cap. Le mois de Juin fut
orageux: Juillet & Août le firent
beaucoup: furent
Septembre fut fec; les brifes
fortes : les orages
Oaobre.
revinrent en
Ce qu'ily eut
telle viciffitude de d'avantageux dans une
brifes furent
temps, c'eft que les
quetoujours toujours conftantes & prefelles plus abondantes fortes;aufilesp pluies firentvers les
Lesophtalmies, 2 les fluxions &les rontagnes.
double-tierces furent les
fievres
faifon:
maladies de la
le
iln'y en eut au Cap
cours d'Août. Les
que pendant
firent
maladies de Siam
Cap prefque toutes mortelles tant au
qu'au Fort Dauphin.
brifes furent
temps, c'eft que les
quetoujours toujours conftantes & prefelles plus abondantes fortes;aufilesp pluies firentvers les
Lesophtalmies, 2 les fluxions &les rontagnes.
double-tierces furent les
fievres
faifon:
maladies de la
le
iln'y en eut au Cap
cours d'Août. Les
que pendant
firent
maladies de Siam
Cap prefque toutes mortelles tant au
qu'au Fort Dauphin. --- Page 144 ---
Hifloire des Maladies
eft fituée
La Ville du Fort-Dauphin favorable de PIle,
dans lendroit le plus
des
rapport à Téloignement
tant par
la beauté de fon port.
montagnes que par demi-lieue de long-fur
Un canal d'une
toifes de large, conenviron deux cens
mer dans une
duit les eaux de la grande de longueur
baie ovale de trois lieues les deux tiers
fur une de largeur dans 82 vis-à-vis
de fon étendue. Au centre
avance
autrement dit Goulet,
du canal,
fort étroite , qui fe
une langue de terre
- forme prefque
termine en une plate toifes de large ,
ronde, d'environ cent Fort. Les Naoni a bâti un
fur laquelle
peuvent entrer
vires du premier rang Port. Un tel avan-
& moniller dans ce
Ville de
à cette
tage femble promettre de Saint Domingue:
devenir la Capitale de V'Ine 8 d'une plaine
Placée au milieu
lieues de lonqui a plus de quarante & cinq de largueur, fur trois, quatre
8 de
elle eft à portée de recevoir
à
geur,
contribuer
fournir tout ce qui peut --- Page 145 ---
de Saint
faire fleurir le
Domingue.
commodité de commerce, & donne la
mer que par terre commumiquer les ordres tant pas
rieurs dans les deux
des fispé
Les marécages
extrémités de Plle:
environnent remplis de mangles
le
un tiers de la
qui
feul défavantage
Ville, font
auquel il eft facile de qui s'y trouve, &c
levées, & en y
remédier par des
rapportant des
qu'on a entrepris & exécuté terres; ce
à. fix ans au
depuis cinq
bué à rendre Cap 2 &.ce qui a contrifaine
cette Ville
s
quoiqu'il
beaticoup plus
tiers de
n'y ait encore. qu'un
l'ouvrage fait. Il faut
que les Commandans
efpérer
Timportance
qui en connoiffent
pour la fanté des
s'attacheront à faire continuer. habitans,
un ouvrrge auffi utile.
& finir
Confitution de PHiver
1744i
Les orages continuerent
dàns la
avec violence
dépendance du Fort.
pendant Oétobre & Novembre. t-Dauphin
yint depuis le 15
Il furrjulqu'au 20 OBobre;
fait. Il faut
que les Commandans
efpérer
Timportance
qui en connoiffent
pour la fanté des
s'attacheront à faire continuer. habitans,
un ouvrrge auffi utile.
& finir
Confitution de PHiver
1744i
Les orages continuerent
dàns la
avec violence
dépendance du Fort.
pendant Oétobre & Novembre. t-Dauphin
yint depuis le 15
Il furrjulqu'au 20 OBobre; --- Page 146 ---
Hifoire des Maladies
-
15 Novembre 2
& dapuis le 27 jufqu'au
quantité
nord
dônna une grande
un
qui
vents fuffent trèsde pluies. Quoiqueles
all
inconftans, ils furent plus permanens
& prefque toujours
nord ou à roueft, 2
&
On
chauds. Letemps fut mou pefant.
la même faifon au Cap:
eut à peu près
que quand le
ie temps n'y fut orageux
de brifes
nord parut; ; il n'y eut point
tout cet efpace de temps. Fortpendant
dans le quartier du
Il y eut
nombre de maDauphin un plus grand
le
dans celui du Cap. Depuis
lades que
jufquàla fin de Novemcommencement de Siam & les doublebre, les maladies
furent très - comtierces lymphatiques furent moins dan.
munes. Ces maladics
par
vers la fin de Novembre,
gereufes
difpofition qu'on
rapport à la grande
au relâchetrouvoit, dans les malades,
char-.
point de crifes par
ment. Il ne parut Quelquesuns furent
bon OL par dépôt.
& s'ils le négliattaqués de ténefme;
en inflammation
geoient, il dégénéroit
du ventre. --- Page 147 ---
de Saint Domingue.
Le temps fut moins pluvieux
Décembre : le vent d'eft
pendant
coup, & les brifes furent regna beauilyeutun nord
fortes, Le I5
abondance
qui dura trois jours avec
Sept à huit de pluie;il finit par un orage,
jours après cela, les
revinrent; & fiur la fin du mois le orages
fut nébuleux & pefant.
temps
lly eut beaucoup de
les habitans : plufieurs malades parmi
& en couche furent
femmes groffes
attaquées de fievres
double-tierces: :
ou accoucherent quelques- unes périrent
diarrhées furent d'enfans morts, Les
Les brifes furent communes.
vier : il y eut un nord très-fortes en Janpluvieux
plus venteux
3 qui
que
& dura jufqu'au commença vers le I5,
fuite
25. Le temps fut entempéré, & les brifes affez
jufqu'au commencement de
égales
temps varia beaucoup
Février. Le
Les vents étoient
pendant ce mois.
tantôt à
au fud ou à l'oueft, Cette l'eft, tantôt
cafionna un temps
variation OCalternativement frais
: il y eut un nord très-fortes en Janpluvieux
plus venteux
3 qui
que
& dura jufqu'au commença vers le I5,
fuite
25. Le temps fut entempéré, & les brifes affez
jufqu'au commencement de
égales
temps varia beaucoup
Février. Le
Les vents étoient
pendant ce mois.
tantôt à
au fud ou à l'oueft, Cette l'eft, tantôt
cafionna un temps
variation OCalternativement frais --- Page 148 ---
Hifoire des Maladies
Le mois de Mars fe com:
& orageux.
de la même façon. Ceporta à peu près
conftamment
pendant les vents étant plus
que
à Toueft,! le temps fut plus orageux dans
frais. Les brifes furent affez égales fuccéda
; mais il leur
le commencément
vers le 12: quelun calme qui procura nord mêlées d'oralégeres pluies de
ques
dura fec & chaud jufqu'au
ges.Le temps oùt les brifes devinrent con20 de Mars, 2
& perfifterent juc
fidérablement fortes,
vio28, oùi il furvint des orages
qu'au continuerent trois jours. /
lens qui
furent communs pendant
Les rhumes
de
conftitution. Iln'y eut d'ailleurs
cette
Février. Les noumalades que pendant attaqués de la malaveaux venus furent
doubledie de Siam, 8 on vit quelques ainfi que
Ilf falloit,
tierces lymphatiques.
endroits de
jelai obfervé dans plufieurs
les
fe comporter pour
ces Mémoires, Talternative du temps';
faignées, felon dans le frais elles étoient
c'eft-à-dire que
dangereufeedans
auantavantogenfcsque --- Page 149 ---
de Saint
Te temps mou. On ne Domingue. doir
ter de cette méthode
point s'écarla zone torride
dans les climats de
fuccès qu'on
: d'elle dépend tout le
de tête étoient peut elpérer. Les douleurs
de la gorge étoit ordinaires, & la faignée
celle du pied.
beaucoup plus utileque
Queiques perfonnes
avant - coureurs
reffentirent des
étourdifement, d'apoplexie, 2 comme
grande
me perte de connoifance. pefanteur, &mê.
copieufes faignées
Une ou deux
fymptômes. Les ulceres guériffoient tous ces
véroliques firent moins fcorbutiques &c
les hivers
communs que
faciles à précédens, & ils furent
guérir. Quelques fievres plus
minerent par abcès au foie.
feter.
Conflinution de PEt 1745.
Les quinze premicrs
rent ferains, & les brifes jours d'Avril fit
15 les vents
égales. Versle
au nord & à changerent; & s'étant fixés
l'oueft, ils
pluies d'autant plus
procurerent des
abondantes, , queles.
communs que
faciles à précédens, & ils furent
guérir. Quelques fievres plus
minerent par abcès au foie.
feter.
Conflinution de PEt 1745.
Les quinze premicrs
rent ferains, & les brifes jours d'Avril fit
15 les vents
égales. Versle
au nord & à changerent; & s'étant fixés
l'oueft, ils
pluies d'autant plus
procurerent des
abondantes, , queles. --- Page 150 ---
Hifoire des Maladies
joignirent. Ce temps perfifa
orages s'y
& les inondations fupendant un mois, continuelles, que fur
rent fi grandes 8cfi
du Pays, il ne
le rapport des anciens
Cette rés'en étoit point vu de pareillesfe termina par des orages qui
volution
jufqu'au 20 de
furent violens & fréquens
de18 à 20
Juin. On eut alorsunintervalled
que
on n'entendit
jours, pendantlefquels tonnerre vers les' moncinq à fix fois le
furent affez égales:
tagnes, & les brifes violentes vers le 15
mais elles devinrent
20 d'Août.
Juillet, & perifterentisiqulaus navires de guerre
Une Efcadre de fix
de Mai
ayant mouillé au commencement mit à terre
dansla rade du Cap François, dont aucun
environ trois cens malades, de Siam.
de la maladie
ne fut attaqué
oll péripneuLes rhumes, les pleuréfies
& quelmonies, les fievres catarreufes, commubilieufes, furent les plus
ques
des dénouemens d'autant
nes, & eurent
le ventre étoit plus
plus heureux, que
partit à la fin de
libre. Cette Efcadre --- Page 151 ---
de Saint Doningue.
Mai, & vint remouiller
14E
Pendant Juin
à la mi-Août.
& Juilletles
rent attaqués d'une
befliaux: fure, qu'on n'avoir contagion particulie.
Onleur trouvoit point encore obfervé.
des vers en
fondement"ou dans les
quantité au
fur-tout dans les
narines, s mais
leur arriver
plaies qui pouvoient
par accident, II s'en formoit
promptement des
au nombril des veaux &
poulains, & à la nature
Le remede qu'on
des meres.
fion de tabac dans employoit étoit Pinfitchaux mêlée
l'urine ou l'eau de
avec le taffia.
Les fievres double-tierces
ladies les plus
furentlesr smadeux tiers des communes cet été, & les
que du
habitans, tant de la Plaine
Cap, en furent
vres participoient
attaqués. Ces fielymphatiques
plus du caraétere des
Peu de
que de celui des bilieufes.
malades étoient
fujets sau
ment, au violent mal de tête & vomifera-morbus. Dans
au cholequoit un
prefque tous on remargrandaccablement,
tes fiteurs, un vilage
d'abondanpeu enflammé,
unes cet été, & les
que du
habitans, tant de la Plaine
Cap, en furent
vres participoient
attaqués. Ces fielymphatiques
plus du caraétere des
Peu de
que de celui des bilieufes.
malades étoient
fujets sau
ment, au violent mal de tête & vomifera-morbus. Dans
au cholequoit un
prefque tous on remargrandaccablement,
tes fiteurs, un vilage
d'abondanpeu enflammé, --- Page 152 ---
Hifoire des Maladies
& très-difmême pâle, le pouls grand maladies firent
pofé à la flaccidité. Ces
la Plaine;
plus de ravage au Cap qu'à
fecdeparce que le temps y fut toujours
&c
la mi-Juin jufqu'à la mi-Août,
puis
ne piffoient pas
que les pluies d'orage On y obferva
la moitié de la Plaine.
de fievres
quantité
aufi une plus grande
du caraétere
9 les
aab.eucmibegbuistete
de celles qui font les plus longues, redourebelles., dont les accès ou
plus
s'uniffant enfemble, fe termiblemens,
fievre continue, accomnent par une
léthargique, de moupagnée de fommeil
8c.
convulfifs, de parotides,
vemens
Jcn'ai obfervé cC dernier fymptôme que Ces
malades à THôpital.
dans quelques
pour
maladies ne furent dangerenfesque de chaavoient des fujets
ceux qui étoit fort commun par rapgrin, ce qui
la révolution
port au dérangement que dans les affaires.
de la guerre occafionna
la Ville,
C'eft pourquoi il en périt plusà
gardée, qu'à THopital.
proportion --- Page 153 ---
de Saint Domingue:
Les fréquentes &
firent
abondantes faignées
adminiftrée nuifibles; la faignée du pied,
tomber
trop promptement,
ou en
faifoit
cablement
léthargie, OLI dans un acqui
l'effet falutaire empéchoit ou retardoit
abondantes
qu'on devoit clpérer des
de terminer fiueurs qui avoient couttme
les accès.ou les
doublemens.
grands reIl falloit
la violence proportionner des
les faignécs à
ladie dans le plus premiers accès. La mamençoit
grand nombre ne comque par de petits accès
fon, & qui en
fans fric
fe
ce
joignoient; regnemntinfeatlemeer
uns au fept ou au qui arrivoit dans les
au onze ou au
neuf, dans les autres
derniers
treize: : la maladie dans
ne fe terminoit
les
quinze ou le dix-huit.
que vers le
Les
minoratifs, les
il convenoit de
laxatifs, auxquels
joindre les
parce que les vers étoient vermifiges,
mnuns, furent les remedes affez comwenables.
les plus conL'émétique en lavage fut ad.
featlemeer
uns au fept ou au qui arrivoit dans les
au onze ou au
neuf, dans les autres
derniers
treize: : la maladie dans
ne fe terminoit
les
quinze ou le dix-huit.
que vers le
Les
minoratifs, les
il convenoit de
laxatifs, auxquels
joindre les
parce que les vers étoient vermifiges,
mnuns, furent les remedes affez comwenables.
les plus conL'émétique en lavage fut ad. --- Page 154 ---
Hifoire des Maladies
fuccès dans THôpital à pluminiftréovec
dont le temfieurs Matelots & Soldats, 2
celui des
pérament eft plus robufte que
de
11 falloit Téviter à Tégard
habitans.
paroiffoient d'une comtous ceux qui 8 facile à émouvoir;
plexion délicate
fouvent
mais il convenoit d'entreméler cordial léger pour -
T'ufage de quelque
ou un trop
ceux dans qui on appercevoit
relichement, ou un trop grand
grand
afin de donner à la nature
accablement,
entretenir &
les forces néceffaires pour
augmenter les fueurs critiques.
ne fe terminoient
Aucunes parotides
; ou elles s'endurciffoient .
par fuppuration
émolliens ; ou
malgré les cataplafmes d'oit il réfultoit une
elles fe réfolvoient;
de fievres très-opiniàtres,
prolongation venoit à bout de déraciner que.
qu'on ne rétéré des laxatifs, des tifa.
par Tufage
Les tumeurs
& fébrifuges.
nes apéritives j'ai fait ouvrir, ont donné
fquireufes que
iln'é:
OlI crétacée;
une matiere plâtreufe
d'yé émabirlafappuraioe:
toit pas pofible
Je --- Page 155 ---
de Saint
Je n'ai
Domingue.
tution
apperçu pendant cette
aucune maladie
conftiavoir quelque
qu'on pût dire
Siam. Je n'ai découvert rapport avec le mal de
tômes qui indiquaffent d'autres fympque les parotides
de la
&
malignité,
pourprées par placards quelques taches
lades que j'avois d'ailleurs dans des maçonner
lieu de
( Il forburiques
foupparoit que cette révolution
confirmation des
eft une
avons réconnus pour principes que nous
maladiesqut
premiere caufe des
Partic de Saint attaguent les habitans de la
la Médecine. Les Domingue oùt j'exerce
ayant bien lavé les fréquentes inondations
toutes les maticres terres, Ont entraîné
Fuptibles. Les brifes corrompies ou corment firccédé à
qui ont
chaflté'lesa
cette
prompte-
:.
mauvaifes Koadination, ont
voient s'élever des cxhalaifons qui pouHesterres
eaux que la fituation
Flles Ont en marécngenfes même
ponvoit retenir:
ardetif dirfoleil à temps concouru avec
Tome I.
dellécher prompteG
toutes les maticres terres, Ont entraîné
Fuptibles. Les brifes corrompies ou corment firccédé à
qui ont
chaflté'lesa
cette
prompte-
:.
mauvaifes Koadination, ont
voient s'élever des cxhalaifons qui pouHesterres
eaux que la fituation
Flles Ont en marécngenfes même
ponvoit retenir:
ardetif dirfoleil à temps concouru avec
Tome I.
dellécher prompteG --- Page 156 ---
Hipoire. des Maladies d'oit il a di réf
ment ces mêmes.t terres; épuifemnent de mauvais
fulter un prompt n'ont pu. être affez aboncorpufcules qui 8 corrompre. Pair-.
dans pouriaieder ni dû y avoir dans une
1 n'a donc pu
des maladies de fimtelle confitution que
lym-
& d'engorgement confple engorgement,
parce quela
phatique Ou pituiteux,
ayant.
titution dans fon commencemenr a été fuivie
été conflamment humide, fec8 frais, occad'un temps
les:
touta-conpd lesbriles, qui en refierrant De-la:
fionné par
la tranipiration.
pores, a diminué
rhumes, les conous avons - VU que,les d'amyglales, Sa
queliches, les gonilemens certains quartierss:
été communs dans
a
ont
> de Pété prévenw; en a;
mais la température conflitution 2 &
les fuites de cette
arrêté les effets.
bleffés,
Les vers , dont les animaux que de
été infeétés, ne provenoient
ont
de mouches produites par,
Tabondance
fuivi. Thumidité: elles,
la chaleur qui a
des animaux,
grouvoient dans la bleffure --- Page 157 ---
dont
de Saine
les chairs étoient Domingue:
plus mollaffes
&à la
que
une matrice
E
propre à
aqueux, 2
RoRiLsne
fer miffeaux qu'elles ont recevoir les verfur toutes les
coutume de
ou
matieres
dépoLes fufceptibles de
corromplies
brifes
corruption.
d'Août & le continserent pendant la fin
bre, mais elles omenematdes
fec perfifla
furent moins Septemil n'y. eut dans la
fortes. Le
d'une
qu'un foible dépendance du Cap:
L'Efcadre légere pluie vers orage le accompagné
déc
de fix
30.d'Aolt.
par M. de
vaifcaux, commanHansla radedu FEdtendere, remouilla
tiers étoient Cap le17 Août. Les
aétere de attaqués de
deux
ui de
ces rechutes rechutes, Leca-
-
la premiere
participoit de cefes fievres doublesieres maladie, c'eft-a.dire
mphatiques, dont un pour la plupart
adre avoit été
tiers de cette EC
ue le long de cfligé, la
tant à
pt à huit
côte. Il parut Léogane
malades, vers la fin
dans
d'Août
G ij
. Les
aétere de attaqués de
deux
ui de
ces rechutes rechutes, Leca-
-
la premiere
participoit de cefes fievres doublesieres maladie, c'eft-a.dire
mphatiques, dont un pour la plupart
adre avoit été
tiers de cette EC
ue le long de cfligé, la
tant à
pt à huit
côte. Il parut Léogane
malades, vers la fin
dans
d'Août
G ij --- Page 158 ---
Hifloire des Maladies
a -
de Septembe Siam
& all commencenent de maladie de
quelques fymptimes de fuité ; ce qui fut un
qui n'eurent point plus heureux, quily
événement d'autant
de cet été plusde
avoit pendant le cours dans la rade du Capfx mille hommes efcortoit qparante-fie
Cette Efcadre, qui richement charges, ,fit
navires marchands France le 7 de Septembre.
voile pourla) dans THôpital qu'environ y
Il ne refta malades: Sur la quantité qui 8
foixante
le cours de Juillet à fept
vint, pendant pouvoir monter
d'Aoit, & qui environ qpatre-vingt
cens, il en mourut fréquentes & abondantes
Les fasignécs
de-là vient que
furent uertangaeniel traités le long
de TE(cadre,
qu
les malades
leurs Chirurgiens, de
de la côte par méthode que celle
n'avoient d'autre maladies dont ils n
France, pour des d'ailleurs le caraôtere
connoiffent point quil eft mort , pro
de-là vient, dis-je, deux fois plus de ce
portion gardée 2 ceux de THopital; qu
malades que de --- Page 159 ---
de Saint Domingue,
ceux qui Ont eu le bonheur de
ver 2 ont eu des
fe faucelantes & fort
convalefcences chan.
furent attaqués longues,8 de
que plufieurs
mal d'eftomac, leucophlegmatie ou de
Les apozèmes émolliens
la limonade avec
s les laxatifs 2
les véficatoires
F'orange fauvage, &
qui fuffent
étoient les feuls remedes
adminiftrer convenables, & qu'il falloit
avec
l'eau de caffe
opinidtreté, fur-tout
aiguilée avec le fel
fom, ou avec le fel de nitre,
d'epLa confitution de cet été fut
forme à celle de l'été
très-con.
1737.
Confintion de PHiver 1745.
Le temps fortresvariablep
témbre. Les brifes furent pendânt Septantôt foibles;
tantôr fortes,
rature partie d'ons'enfuivit une tempé.
puis le 15 jufqu'au orageufe, partie féche. Ds.
méléd'orage, & les 26, on eut un nord
à dix jours. Le refte pluies durerent huit
orageux, La même du mois fut un peu
confitution regna
Giij
intion de PHiver 1745.
Le temps fortresvariablep
témbre. Les brifes furent pendânt Septantôt foibles;
tantôr fortes,
rature partie d'ons'enfuivit une tempé.
puis le 15 jufqu'au orageufe, partie féche. Ds.
méléd'orage, & les 26, on eut un nord
à dix jours. Le refte pluies durerent huit
orageux, La même du mois fut un peu
confitution regna
Giij --- Page 160 ---
Hifoire des Maladies
15O
& Novembre. Les bripendant Oatobre
dans les premiers
fes firent très-foibles
eut une ou
mois, & les- orages qu'on
du nordi
deux foispar femaine, vinrent
Novembre commença par un'nord oradura fept à huit jours : il y.
geux > qui
vers le 20 de ce mois 2
en eut un autre
Dans leur inqui dura autant de temps. très-fortes, 8z
tervalle, les brifes furent
brifes
le temps-t très - frais : les mêmes
pendant Décembre jufqu'au
regnerent
revint', 8 dura fept x
30, oû le nord
Les vents furent d'ailleurstrès:
iuitjours.
du nord à Poueft 8
inconftans, courant
de PanAu commencement
au fud-oueft.
à cinq jours de
née 1746, après quatre
deux à trois
beau temps, on eut pendant La plupart
abondantes.
jours des pluies
d'un léger
de ces nords furent précédés
de terre, & on eut pendant
tremblement
& le cours de Janla fin de Décembre
des brifes très-foibles. Le7delan
vier
confidérable, ,8 le
vier ily eut un orage
fut moindrer
10 il y en eut un autre qui --- Page 161 ---
de Saint
Les fievres
Doringnc:
TYY
les lymphatiques, double-ticrees, fir-tout
cette conflitution, continuerent pendart
Siam furent
9 8 les maladies de
8c-les autres plus fe communes, Les unes
par le flux de terminoient facilement
lades périrent. ventre: ainfi peu de maComme cette faifon
dée d'une féchereffe avoit été précé
faignées réitéréds
de trois mois, les
jouir,
trois à quatre fois
parurent
par
dès le commencement avantagoufes. Il falloit
trois
fairé les deux on
liens A & a les
Les
Renisenréreopinice
laxatifs fuffifoient émol
Quelques malades rendirent
enfiire,
y eut plufieurs Negres
desvers. 1
xions de poitrine
attaqués de flufes :
catarréufes &
quelques - uns furent
bilieu
pafime.
attaqués du
Depuis le
jufqu'à la fin comimencemenit de
de Février
Mars, on eut un
tres-inconflant & des nords
temps
quinze en quinze jours
orageux de
pédés, deux ou trois : ils étoient préjours auparavant,
Giv
eut plufieurs Negres
desvers. 1
xions de poitrine
attaqués de flufes :
catarréufes &
quelques - uns furent
bilieu
pafime.
attaqués du
Depuis le
jufqu'à la fin comimencemenit de
de Février
Mars, on eut un
tres-inconflant & des nords
temps
quinze en quinze jours
orageux de
pédés, deux ou trois : ils étoient préjours auparavant,
Giv --- Page 162 ---
Hifoire des Maladies
chaud & mou. Les brifes furent"
d'un air
dans les intervalles.
d'ailleurs fortes
cet hiver à la plaine
Ily eut pendant
les hivers précés
plus de malades que furent affez du mêdens, & les maladies
feuleelles me parurent
me caraftere;
que les prement avoir de particulier étoient prefque
miers jours les fievres
accès fe tefcontinues, 8 que le grand tès-foibles; auffi
minoit par des fueurs
friffon. Lescommengolit-il par un léger de la tête, &.
malades fe plaignoient peu ils n'en refétoient peu fujets à vomir; 8 une pefanfentoient que. des envies
eût beauteur fur l'eftomac. Quoiquily on n'a--
d'ardeur & d'agitation,
coup
d'inflammavoit pas lieu d'appréhender étoit facile de relâcher
tion, parce qu'il
préparer la
le ventre : il fuffifoit d'y
du bras.
deux Oul trois faignées
nature par
fut ainfi des fievres, qui
copieufes. Il en
jours;
étant continues les trois premiers maladies de:
avoient Tapparence de faignées du bras *
Siam. Trois ou quatre --- Page 163 ---
de Saint Domingue.
accompagnées de lavemens &
laxatifs, procuroient
apozèmes
minaifon par les
une favorable terfarvenoit,lest
felles; & fi la jauniffe
pour la diffiper. Henespérinafufont
Iln n'en fut pas ainfi des
rate & des fymptômes obdrudionsde
ceux qui étoient
qui afaillirent
lés. Le
fcorbutiques ou véro.
gonfement de ce
tant, occafionna dans les vifeere augmenlentes, fitivies de
uns des fievres
diarrhée; dans les loumophignaie ou de
fimples
autres des
qui en
diarrhées
dont la poitrine fontpénrplufeurs étoit
Ceux
qués de fluxions
foible, furent attarerent en rhumes catarrenfes qui dégénéfirent difficiles à
confidérables 2 qui
minerent en phthifie, difiper, ou quiferere"
moins-de rhumes & de lly eut d'ailleurs
années précédentes,
fluxions que les
res aux jambes
On vit peu d'ulce-
& ils
dans cette
furent faciles à guérir. condintion, :
quiinfederent pendant
Les vers
l'été les plaics >
G-y"
, furent attarerent en rhumes catarrenfes qui dégénéfirent difficiles à
confidérables 2 qui
minerent en phthifie, difiper, ou quiferere"
moins-de rhumes & de lly eut d'ailleurs
années précédentes,
fluxions que les
res aux jambes
On vit peu d'ulce-
& ils
dans cette
furent faciles à guérir. condintion, :
quiinfederent pendant
Les vers
l'été les plaics >
G-y" --- Page 164 ---
Flifoire des Maladies
foit des Negres, confoit des animaux,
hiver.
tinuerent pendant cet
H.I S T.O I R E.
homme de trente ans 2 d'un temUn
2 fanguin, 7
fec 8 mélancolique
pérament
délicate; fut attaqué:
ayant nne poitrine friffon, dont le premier"
d'une fievre par
8 fuivi d'une légere"
accès fut violent ;
intermiffion de'
iueur, qui procura une
on fit deux:
douze heures, dans laquelle de
du bras: On donna fréquens".
faignées La fevre reprit par chaleur,
lavemens: redoublemens, dont quelcontinua par"
de friffonneques-uns étoient précédés
efueur
& terminés par une légere
mens;
unedurée, à laquelleficeshosts
de courte
aridité fuivie d'augféchereffé OL une
Farrivai le jour"
mentation de ficvre:
Je ne'
jugeoit être le feptiéme. variaqu'on
exaêt des
pus avoir un rapport tout ce que je pus fations des accès;
(aigné deux fois
yoir fut -qu'on l'avoit --- Page 165 ---
2e Saint
di
Domingue:
l'avoit bras, 5 & une fois du pied d ; 155
la
purgé deux fois avec la qu'on
manne, 2 les follicules &le
caffe 2
dans le temps oùr la fievre fel d'epfom,
avoir plus de remiffion;
avoit paru
précédente avoit été enfin que la nuit
trouvai le maladeà fort mauvaife, Je
dansun redoublemente huit heures du matin
violent, & qui fe termina quiner me parut pas
fueur, oùr il mouilla
par une légere
fiueur fut fiivie d'un une chemife: cette
quidura toute la nuit, autre redoublement.
fit fort agité, fort
8; pendant lequelil
Le matin la
altéré & très-bràlant,
rée; & vers remifion les
fut de courte dupris d'un
fix heures le malade fut:
frifonnement
concentration -
accompagné de:
de pefanteur très-grande dans le pouls,
vomir de d'eflomac &x
foibleffe ou
d'envie de.
& d'une peau féche & aride. lypothymie ?
heures d'une pareille
Après deux
feranima,la la chaleur fituation, le pouls
augmenta de façon devint plus vive, &.
délire, Ce
que le malade fut en.
redoublement
perfifla julqu'a
G vj
concentration -
accompagné de:
de pefanteur très-grande dans le pouls,
vomir de d'eflomac &x
foibleffe ou
d'envie de.
& d'une peau féche & aride. lypothymie ?
heures d'une pareille
Après deux
feranima,la la chaleur fituation, le pouls
augmenta de façon devint plus vive, &.
délire, Ce
que le malade fut en.
redoublement
perfifla julqu'a
G vj --- Page 166 ---
Hifoire des Maladies
156 heures du foir 2 & la fompleffe
quatre
fembloit devoir faire efpérer
du pouls
il ne parut
quelque crife favorableymais les fix heuresle
point de fueur; & vers état de dureté & de
pouls reprenant un
fit
le
refferrement, qui me redoublement, conje@urer je
commencement d'un mettre le malade
pris le. parti de faire décoftion d'herdans un bain fait avecla Comme il parut le bien
bes émollientes. laiffai demicheure, &le
foutenir, je Ty
quand il en fut forti.
fis bien envelopper
une moiteur
Il fuccéda à cette opération fueur dans laquelle
qui fut fuivie d'une à fix chemifes. Je
le malade mouilla cinq trois onces de
le matin
lui fis prendre
lait en deux prifes,
manne dans le petit
à
fois. A
firent.aller trois quatre &l'aquile refferrement, la féchereffe redonmidile
annoncerent un
ridité de la peau termina par une légere
blement qui fe
fuccéda un autre
moiteur, à laquelle
matini
redoublement qui. dura jufqu'an d'un frifs
Il fut fnivi vers les fept heures --- Page 167 ---
de Saint Diningut."
fonnement & d'ane
1Y7
pouls qui annoncerent le coucentration de
ment; mais n'ayant grand redoublefrmptômes auffi violens pas apperçu des
cedent, j'en augurai
que dansle préeffet, malgré
bien dès-lors. En
& la vive. chaleur Tagitation, les inquiétudes
malade, ce redoublement qui tourmentoient le
midi par une fieur
fe termina dès
je purgeai le malade qui fut copicufe, &
caffe, la manne & le dans la nuit avec la
le fitaller cingq à fix fois. fel d'epfom, ce qui
à midi, fe calma le
La fevrerevint
tôt; mais ce
foir, redoubla auffifuivi
redoublement ne fit point
une fueur d'an-troifiéme, & fe termina
qui fut peu
par
longue, & qui fit fuffifante abondante, mais
une prompte guérifon.
pour affurer
Le malade, dontje viens de
maladie, n'eft pas le feul,
décrire la
déja pu voir, qui ait
comme On l'a
lutaire du bain. Je
éprouvé l'effet faployer dans les ficvres n'héfite pas à l'emoù j'appréhende
ifiéme, & fe termina
qui fut peu
par
longue, & qui fit fuffifante abondante, mais
une prompte guérifon.
pour affurer
Le malade, dontje viens de
maladie, n'eft pas le feul,
décrire la
déja pu voir, qui ait
comme On l'a
lutaire du bain. Je
éprouvé l'effet faployer dans les ficvres n'héfite pas à l'emoù j'appréhende --- Page 168 ---
Hifoire des Maledics +.
comme il eft ordinaire
la concentration. , de Siam ; dans les doudans la maladie
OH
ble-tierces, avec cholera-morbus,
dont la fueur qui
fans cholera-morbus; accès s, eft interdoit terminer le grand
foible, & ne
ceptée, ou me paroit trop
à la force du redoublepas répondre
ment.
Conflitution de CE18174G.
Mai & Juin, les vents
Pêndant Avril, nord & à Poueft. Ils fupérfifterent aul
qu'on peut dire
rent toujours fr foibles, continuel: Les pluies
quily eut un calme
'toujours
furent fréquentes & prefque Mai; elles
pendant Avril &
orageufes
mélées de-nordpendant
furent beaucoup
Mai. Ellesfurent
Avril, &de fudpendant
premiers
continues les quinze
prefque d'Avril, & fe terminerent enfuitè
jours
confidérables totis les
par des orages
ou tousles
denxjersvessiestas
jours
du foir. Il n'y eut d'inou quatre-heures --- Page 169 ---
de Saint Doningue::
terruption qu'à la fin
159:
feptà huit jours. Le
d'Avril pendant :
geux pendant Juin; temps firt moins Oradeux orages
iln'y eut qu'un Ou 1
Gette conftitution tres-foibles par femaine.. -
exceffives pendant Mai procura des'chaleurs L
La diarrhée fut la
& Juin.
plus de ravage pendant maladie qui fit le
parmiles anciens. A la fin Avril, fatr-tout
ladies aigués
d'Avril les mades navires de attaquerent la rade,
les équipagesvaiffeanx du Roi. La fur-tout ceux des :
fat la plus commune. maladie de Siam:
commencement de Pendant Avril & le
ces bilieufes fiurent Mai, les double-tier.
les
plus fréquentes
lymphatiques; & vers la fin deMai- que
resle
Juin,
Mteeecenteen
furent plus queles
les dernie. a
parurent la plupart
premieres. Elles:
à-dire accompagnées compliquées, c'eft.
tômes peltilentiels. Il dequelgties fymp->
malades affligés de flux y eut quelques.
cesn
dyfenrérique; ;
&c aldienconfimerat Mai, le
pendant Avriljugement que j'ai porté fir
es
lymphatiques; & vers la fin deMai- que
resle
Juin,
Mteeecenteen
furent plus queles
les dernie. a
parurent la plupart
premieres. Elles:
à-dire accompagnées compliquées, c'eft.
tômes peltilentiels. Il dequelgties fymp->
malades affligés de flux y eut quelques.
cesn
dyfenrérique; ;
&c aldienconfimerat Mai, le
pendant Avriljugement que j'ai porté fir --- Page 170 ---
Hiftoire des Maladies
dans lesfaifons pluvicu:
léur terminailon ainfi à la fin de Mais
fes. Hl n'en fut pas
à être moins .
oût les pluies commencerent? étoient extréfréquentes. Les malades avoient une fi
mement accablés 2 - 8
qu'adifpoftion aut relichement, degrande
le pouls
près deux ou trois faignées, ondulent ou frévenoit Alafque, petit,
qu'on
figne d'un affaiffement
millant,
I1 failoit être égadiffiper.
ne pouvoit
dans Pufage des purlement circon(peé de dofe d'émétique
gatifs. Un quart once ou deux de
en lavage, 9 & une
exciter fix à fept
manne 9 fuffifoient pour le flux de ven8 procurerl
vomifemens,
la flaccidité du pouls
tre. Dans la plupart
difpofition à une
indiquoit une fi grande
étoit obligé
qu'on
fonte ou colliquation,
le foin de la
remettre à la nature
de
s'attacher qu'à la fou-
& de ne
guérifon, à la fortifier par les cordiaux:"
tenir ou
fudu pied non-feulement
Les faignées
Lorique
inutiles, mais dangereufes.
la
rent
du mal de tête perfiftoit,
la violence --- Page 171 ---
de Saint Domingut.
aignée de la
dans cette
gorge convenoit. On vit
Juin,
conftitution, fur-tout
toutes les
pendant
qui
efpeces de
peuvent
fymptômes
Siam, & les accompagner la maladie de
différentes
qu'elle peut fubir. Le métamorphofes
fixt
faignement de nez
fort trescommn, & les dépôts
rares. Les faignées de
externes
lades fe rouvrirent.
plufieurs maParmi ilestrois
tinés pour
vaiffeaux de Roi, def.
chands, ily convoyer les navires marcommandé y en eut un appellé le
par M. de
Jafon,
avoit quatre cens
Contenenil, qui
eut que trois
hommes, dont il
maladie
OlI quatre
de n'y
de Siam. Deux attaqués
la
paru contribuer à la fanté chofes m'ont
de ce navire. La
de léquipage
beaucoup
premiere, qu'il faifoit
tité,
d'eau, & en fi grande
fion qu'on eût été obligé de le
quann'eût pas. découvert la carener, 2
vers le milieu du
voie d'eau
foit de le mettre navire, & qu'il fuffiHétancher,
un peu à la bande
La feconde,
pour
que ce Capitines.
és
la
paru contribuer à la fanté chofes m'ont
de ce navire. La
de léquipage
beaucoup
premiere, qu'il faifoit
tité,
d'eau, & en fi grande
fion qu'on eût été obligé de le
quann'eût pas. découvert la carener, 2
vers le milieu du
voie d'eau
foit de le mettre navire, & qu'il fuffiHétancher,
un peu à la bande
La feconde,
pour
que ce Capitines. --- Page 172 ---
Hifoire des Maladies
avoit beaucoup pratis
vieux Marin, qui
fait connoioùr il s'étoit
qué ces Mers,
& fes entreprifes';
tre par fes combats de mettre en ufage
avoit pour maxime diffiper & réjouir
tout ce qui pouvoit obfervation confirfon équipage. Cette
nous avons
me les principes auxquels
caufe
devoir attribuer la premiere
cru
favoir. qu'elle
de cette fatale maladie, exhalaifons, 2
& de
dépend des mauvaifes
contribuent
la difpofition oùl les paffions
en receà mettre le tempérament pour la qualité
voir les impreffions. Quoique fond d'un navire
de l'eau qu'on tire du
caufe
par la pompe 5 ne paroiffe des pas'une maladies;
fuffifante pour produire
elledoit tledevenir, &y -
contribuerbeau faifon
quand la conftitution de la
coup,
les exhalaifons qui
concourt à augmenter
Pair de mauvais principes,
rempliffent
de levains diffolvans & corrofifs.
eft depuis treize ans
Cette conftitution
conforme avec
celle qui m'a paru la plus desannées 1733
des étés
les conflitutions
8 1736. --- Page 173 ---
de Saint
La féchereffe
Domingue:
&clachaleur furent
despendant les mois de.
granOn n'eut prefque
Juillet & d'Août;
Juillet &
point de brifes
de
une partie d'Aoât.
pendant
très-fortes depuisla
Ily en eut
la fin,ce qui contribua mi-Août jufqu'à
féchereffe. Dans
à augmenter la
On n'eut. à la plaine l'efpace de ce temps,
ges; il yen eut
que cinq à fix Orâtagnes,
davantage vers les monly eut pen de malades
faifon; mais ceux qui furent pendant cette:
fievres, eurent des accès attaqués de
étoient
violens, qui
aigués, accompagnés fuivies
de douleurs de tête
meil. léthargique. de délire ou de fomyenx étoient vifs Dans la plupart les
avoient le ventre & étincelans. Tous
mes furent
refferré, Ces fymptôque M. de communs chez les malades:
l'Efcadre du Conflans, Roi, mit 2 commandant de
relâche qu'il fit au
à Tôpital dans la
cens, fur-tout les Cap. Les convalef.
beaucoup afiligés de mélancoliques, firent
cloux. Non-feule-
ou de fomyenx étoient vifs Dans la plupart les
avoient le ventre & étincelans. Tous
mes furent
refferré, Ces fymptôque M. de communs chez les malades:
l'Efcadre du Conflans, Roi, mit 2 commandant de
relâche qu'il fit au
à Tôpital dans la
cens, fur-tout les Cap. Les convalef.
beaucoup afiligés de mélancoliques, firent
cloux. Non-feule- --- Page 174 ---
Hifoire des Maladies
fai164
fupportoient les
ment les malades falloit les réitérer fré-"
gnées, mais il
les faire abon-'
quemnment, fans cependant
faignées
dantés ; après trois ou quatre
enpreferire celles du pied, >
du bras,
gorge , & faire beaucoup
fuite celledelag
du petit lait,
boire d'cau de caffe 2 8 de la limo-"
des-biouillons émolliens
nade.
de mala-"
Je ne vis d'antre apparence huit à dix malades"
die de Siam que dans
de fuite
eurent deux à trois jours
à ala
qui
continues, qui céderent
des fievres
dans cette conf-"
même méthode. Il parut
foie. On vit
abcès aul
titution quelques rhumes vers la.fin d'Août.
beaucoup de
diféeremment
s'eft comporté
Le temps
& Oétobre. Les orapendant Septembre fréquens. Ily en a eu
ges ont été plus femaine depuis la fin
deux à trois par
&le tond'Aontjufqr'an 20 d'Oéobre, fois dans chanerre eft tombé plufieurs ont été cepenParoiffe. Ces orages
que
confidérables dans les environs
dant plus --- Page 175 ---
de Saint Domingut,
du Cap que dans la
6s
dépendance du FortDauphin, 3 parce que les vents dominant
toujours au nord & à
celui du fird qui venoit Fouent,joignoient des
ce qui faifoit varier Ia brife montagnes;
rarement forte; d'oi il réfiltoit qui étoit
en temps une alternative
de temps
&a mou & de fraîcheur. de temps chaud
les rhumes furent
Les fluxions &
les maladies les
communes, & les fievres
plus
. ces firent moins ardentes, double-tierConfitution de PHiver 1746.
Depuis le 20 Ogtobre jufqu'au
Novembre, on eut des
15 de
continuelles, d'autant
pluies prefque
qu'elles
plus abondantes,
provenoient de
On dit dans le
lunion, 2 comme
Cependant
Pays, du nord & du'fud.
fin
les orages dominerent versla
d'Odobre, & le nord
en
prit le deffus
débordemens Novembre, ce qui occafionna des
peuà
à confidérables. Il fuccéda
peu ces pluies
calme & fercin
orageufesuntemps
2 mais chaud & mou, En
'elles
plus abondantes,
provenoient de
On dit dans le
lunion, 2 comme
Cependant
Pays, du nord & du'fud.
fin
les orages dominerent versla
d'Odobre, & le nord
en
prit le deffus
débordemens Novembre, ce qui occafionna des
peuà
à confidérables. Il fuccéda
peu ces pluies
calme & fercin
orageufesuntemps
2 mais chaud & mou, En --- Page 176 ---
Hifoire des Maladies
la
Décembre on eut après ces pluies Nodifpofition de temps qu'en
même
le cours de
vembre. In'y eut pendant brifes. Les vents
Janvier que de foibles à Poueft & au nord.
continuerent à tenir
temps fut
Depnis le IO jnfqu'au 15,le les jours des
orageux : il faifoit tous deux à trois fpis
éclairs, & on entendit
de
fut accompagné
le tonnerre, s qui
intervalles &
pluies qui tomberent par
fut fuivi
Ce temps
en petite quantité. 8 d'une fraicheur plus
d'une férénité
conftante qu'aupaconfidérable & plus de Siam fut d'autant
ravant. La maladie
& les
commune à la fin d'oéobre,
plus
sdeNovembge, que
quinze premiersjoursd fe trouva garnie d'un
la rade du Cap
qui étoient
grand nombre de navires, la fin de Juin.
depuis
à Saint Domingue
mauvaife dansle
Cette maladie fut plus la conftitution que
commencement de
Onobferva
dans le cours de Novembre. de tous Jes fympqu'elle fut accompagnée
c'eft-à-dire
tômes quilui font propres, --- Page 177 ---
de Saint
de jauniffe,
Doningue.
par bas de matieres d'évacuations par haut &
tires de
noires, 2 & d'ouver.
firqueiques faignées, de douleurs ou dépôts
mais, fitr-tout extrémités, & de parotides;
bles par.le fondement d'hémorragies confidérapremiere étoit
& par le. nez. La
mairement falutaire mortelle; la feconde ordirivoit qu'à ceux
: cette derniere n'arviolens
qui avoient
à
maux de tête, ce qui reffenti de
faigner de la gorge
déterminoit
gnoient beauicoup. ceux qui s'en plaique. nous l'avons Cette maladie, ainfi
fatale aux
toujours remarqué, fiit
ceux dont le tempéramens vifage étoit replets, & à
ou tirant fur le
d'un rougevif
iques, dont le teint pourpre, aux mélancoHe,oudun
étoit d'un pâle livifort
rouge pourpre, Il falloit être
circonfpeé à l'égard de
ramens dans
ces tempé-
& des
Tadminiftration
excédât purgatifs : car pour desfaignécs
dans lun ou dans
peu qu'on
oetmatastener Fautre, il en
indiqué par Faccablement général qui étoit.
du malade *
vif
iques, dont le teint pourpre, aux mélancoHe,oudun
étoit d'un pâle livifort
rouge pourpre, Il falloit être
circonfpeé à l'égard de
ramens dans
ces tempé-
& des
Tadminiftration
excédât purgatifs : car pour desfaignécs
dans lun ou dans
peu qu'on
oetmatastener Fautre, il en
indiqué par Faccablement général qui étoit.
du malade * --- Page 178 ---
*68
Hifoire des Maladits ou la flacla concentration
la petiteffe,
ceft
ilconves
cidité du pouls :
pourquoiile de
noit de ne leur faire que pettes-faie fuivant tla
gnées, de ne les réitérer fur-tout que celle! de la
qualité du pouls, 2 &
dans ces témieft fujette
-
refpiration, qui devenir tout d'un coupem:
péramens à
&cfréquente, ,cequi eft
barrafiée, 5 courte Il m'eft arrivé que,
un figne mortel.
tempéranient
tnesenartiprenemeanen vifage rouge 3 & des
robufte, par un: chargés, je me fuis:
yeux enflammés.É une olt deux faignées
déterminé à tenter r'effet étoit une. oppref
copienfes, dont
qu'il étoit rare
fion & une concentration ni par les bains, ni
de pouvoir diffiper
3.1P
par les fiudorifiques.
doit ferwir: de
La qualité du pouls
Desiqu'on
occafion.
guide en pareille tendre à la flaccidité ouàune
Tapperçoit
accompagnée de mouveconentration
fremillants en latin
ment qu'on appelle
fufpendre:
formicans puilfus, il: fautiont
trois cens maladesdue
Ainfi dansplusde
j'ai --- Page 179 ---
Tai
de Saint
traités
Domingue.
yenavoit pendant cette
que je faifois confitution, il
quatre fois dans vingt-q faigner trois ou
d'autres une ou deux: fois quatre heures,
Qucluerunsje faifois
feulement. A
miere ou.les deux
tirer dans la
une livre &
premieres
prede fang. : de à d'autres demie, &1 même. deux faignées; livres
onces. La force & la feulement fix ou huit
décidoiente dunombre plénitude du pouls
quantité de fang
des lignéescedels
la force &l la
qu'on devoit tirer:j je dis
de trouver dans plénitude; les
carileitordinaire
Daroiffent
malades des
grands, 2 mais fans poulsqui force
awmt,cudatine
ou
telle qualité
qu'ils font mous. Une
chaine à la flaccidité annoncemne difpofition
En général les
ou à falfaiffement. protution foutenoient malades dans cette confi.
tout ceux qui furent peu la faignée, furlc mois de
attaqués pendant
de
Novembre, ce qui provenoit
les rendoit
mous
teminer
deux, trois
&
corps,
Ou quatre
flalques : ainfi
Tome I,
faignées fuftioiens
H
ou
telle qualité
qu'ils font mous. Une
chaine à la flaccidité annoncemne difpofition
En général les
ou à falfaiffement. protution foutenoient malades dans cette confi.
tout ceux qui furent peu la faignée, furlc mois de
attaqués pendant
de
Novembre, ce qui provenoit
les rendoit
mous
teminer
deux, trois
&
corps,
Ou quatre
flalques : ainfi
Tome I,
faignées fuftioiens
H --- Page 180 ---
Hifoire des Maladies
malades je ne crois pas qu'il
& fur cent trouvé dix à Tégard defquels
s'en foit
On les purgeoit avec
jaie paffé. outre.
nefaifois prendre
la même précaution.ler de dofe ou at un
l'émétique qu'à un quart demi-verre d'eau;
tiers, diffous dansu enfuite tous lesjours,
&je leur donnois
dela manne à
o11 de deux en deux joitrs, réitéroit de
la dofe d'une once, fuivant qu'on fon effet. Les
fix. en fx heures
boiffon de la tifane
malades ufoient pour
que le vomifquils fouhnitoient, parce de vomir qui font
fement ou les envies dans le cours decette
prefque continuels de-laiffer à leur choix
maladie 2 obligent croient pouvoir mieux
la boiffon quils confeillois feulements
retenir. Je leur Pinfufion d'ofille, la
par préférence, de, chiendent, & une
décoction fimple Rienne m'a parur mieux
légere limonade. calmerle vomilfements &
convenir pour
fait àvecile Huc de
qu'unjulep
le fel
le hoquet;
Ruceviten,
citron, des yenx
d'abbymthe. --- Page 181 ---
J'ai
de Saine
eu quelquefois recours Domingee.
induediongmne & d'un
à T'opium,
tout qwand le hoquer deni-grain, furjours; mais quelques perfifioit pluffeurs
le données de
cuillerées de bouilte,miont paru temps; le remede en tempsau malapour calmer.ce
le plus eficace
té,ou pour mieux fymprôme. Limpolibili
ployer les bains dans direla difficulté d'emma empeché
HHopital du
anfi fouvent d'adminiftrer ce remede Cap,
qu'ilent
que je l'euffe fouhaité,
éténéceffire Jy
&
ics.csmplafme à légard de fiuppléois par
onapperceroite de la
ceux en qui
ques dépôrs.
dipofition à
- quel.
HIS TO I R E.
Dans le nombre des
zentde
malades qui euencutd Aendoten un Matelor
ritent ricodivomwetpt dêtre
plafieurs gui méune : fegle: efois, rapportés, On l'avoit laigné
purgéa Jeouvoit. 6cil.navoit être
point été
Hxisme jour ie la
dans le cinq ou
maladie; fon pouls
Hij
ux en qui
ques dépôrs.
dipofition à
- quel.
HIS TO I R E.
Dans le nombre des
zentde
malades qui euencutd Aendoten un Matelor
ritent ricodivomwetpt dêtre
plafieurs gui méune : fegle: efois, rapportés, On l'avoit laigné
purgéa Jeouvoit. 6cil.navoit être
point été
Hxisme jour ie la
dans le cinq ou
maladie; fon pouls
Hij --- Page 182 ---
Hfoire des Maladies dafque; fon
17%
naturel, mais
libre, 8e
étoit comme doulourenx C 2, mais
ventre étoit
de vomiffans d'ailleuirs avoir .
il urinoit étoit cktrememenx jaune-La - à
fement. Il
&.comtimua douze il
hoquet furvint t, fe calma peu à péu.
jours - , il
un retour
quinze ce ficheux fympromet délire. L'un &
fucédaac accompagné de
d'une
de fievre
naiffance
fe
l'autre
-
sepeteatranlas infeafilemesty
parotide qui augmenta d'une dureté extréfut tovjours nez fe mit de la
& qui
du
* hemonage
pendant deux
me.
8 fut confidérable il vint un peude -
paric, sétant arrêtéc, ,
le lendcjours; : & le malade mourut
fievre,
la feule
main. maladie de Siam ne fut fievres pas douLa
Les
guafigelt la Colonie: les Aax de ventres
Wle-djerecsl bilieufes, attaquerent une
far-tout le téne(me,
8 de 2 nous
&
d'habitans
derniers
grande quantié Pluficurs de ces
coma
veaux venus. attaqués de dodblerdersea & en cous
furent Iantemapeene
pligeses --- Page 183 ---
de Saint Domingue.
chey qui étoient. cacochymes,
attaquées de mal d'eftomac,
furent
de cachexie
c'eft-à-dire
rent dans leur 3 & quelques - unes périventre,
couche, ou par le flux de
ou par Phydropific.
d'enfans tomberent
Beaucoup
moururent le
malades, & plufieurs
maladie,
trois OlI le cinq- de la
vembre la Cependant vers: la fin de No-,
fe diffipa maladie de Siam fe caima, &
tellement, qu'il s'en trouvoit
très-peu au
bre dans commepcement de Décemfievres
PHOpiral. Il n'y eut que les
& dont double-tierces le caraétere qui continuerent,
les malades fe
changea, en ce que
la tête & des reins', plaignoient beaucoup de
micux lafaignée
> qu'ils foitenoient
bre, & que la qu'au mois de Novemfaignée du pied leur étoit
trés-avantagente, Ce
venoit de celui du
changement pro16 ou 17 Septembre, temps, qui, jufqu'aur
& plus frais.
; fiut toujours ferein
L'Efcadre commandée
de la Motte, étant
parM. Dubois
entrée dans la rade
H ij
tête & des reins', plaignoient beaucoup de
micux lafaignée
> qu'ils foitenoient
bre, & que la qu'au mois de Novemfaignée du pied leur étoit
trés-avantagente, Ce
venoit de celui du
changement pro16 ou 17 Septembre, temps, qui, jufqu'aur
& plus frais.
; fiut toujours ferein
L'Efcadre commandée
de la Motte, étant
parM. Dubois
entrée dans la rade
H ij --- Page 184 ---
Hiftoire des Maladies
ef174
8 Décembre , après avoir
du Cap'le
qui en avoit difperfé
fityé un combat
un grand
mit à THopital
une partie, 2
attaqués du fcorbut
nombre de malades
Pendant fori
& de fievres double-tierces: de deux mois,it
féjour, qui fut de près
du mal
de malades attaqués
n'y eut point
les' Matelots des
de Siam; tandis que
de ceux qui
anciens navires, c'eft-a-dire
contiavoient mouillé vers la mi-Août;
d'en être attaqués, quoiqu'en
nuerent
& moins violémment
petit nombre, ? Novembre. Cette obqu'en O8obre &
fentiment far
fervation confirme notre
au climauvaifes exhalaifons propres
les
2 dont on ne
mat de Saint Domingue effets que lorfqu'on
reffent les mauvais
dans des enféjourne un certain temps & qu'on donne
droits oùt ellesabondent,
de s'acaux mauvais principes
le temps
quantité pour
cumuler en affez grande
une
exciter, dans un état de plénitude, dont
fermentation. La façon
mauvaife
depuis.lai fin de
le temps s'eft comporté --- Page 185 ---
de Saint
Juin
Domingue,
jufqu'a la fin
duire une grande. d'Oétobre, a dû provais.
abondance de ces mauprincipes; & le
eft
temps pluvieux
furvenu, , a pu
&
qui
ber les corps dans difpofer faire tomcette
gonflement, qui eft la turgefcence ou
des engorgemens.
premiere caufe
dantes & longues Cependant les abonles terres, &
pluies ayant bien lavé
emporté les matieres
rompues, on ne vit plus
corladies de fimple
que des maqu'on fit bien engorgement. à
C'ef ce
dans celles
portée de vérifier
qui
virent la révolution accompagnerent & fuifept Décembre,
qui revint le dixjours. Jamais
& qui dura
lades. Ni
on n'avoit tant Vu plufieurs de
anciens ni
maqui avoient
nouveaux, 9 de ceux
d'Odobre échappé à la
& de Novembre, confitution
épargnés. On ne vit
ne firent
que des fievres
doubletierces, &
fes. Il en parut
prefque toutes bilieucelles
peu de
qu'on put obferver lymplatiques; &
caraétere affez doux.
furent d'un
Les unes & les auH iv
n'avoit tant Vu plufieurs de
anciens ni
maqui avoient
nouveaux, 9 de ceux
d'Odobre échappé à la
& de Novembre, confitution
épargnés. On ne vit
ne firent
que des fievres
doubletierces, &
fes. Il en parut
prefque toutes bilieucelles
peu de
qu'on put obferver lymplatiques; &
caraétere affez doux.
furent d'un
Les unes & les auH iv --- Page 186 ---
Hifoire des Maladies
être mauvaifes que vers -
tres ne parurent
oit la férénité 8cla
le milieu de Janvier,
conftantes',
fraicheur ayant été un peu
,8 à
contribuerent à refferrer les corps,
moins faciles
les rendre par conféquent s'enfinvit que pluàfe relâcher; d'oirils
furfreurs fiévres devinrent lypiriennes, dans les
négligées
tout cellesqu'omavoit
defquelles on
premiers jours; &catégard d'émployer
n'avoit pas en la précauition émolliens, -
les faignées & les remedes
i1
& laxatifs. C'eft pourquoi
délayans
en -Janvier qu'en
périt plus de malades
&.
L'aridité de la langue
Décembre.
detête furent lesfymples vives douleurs
& ils fuffitômes les plus communs, connoître le caracfoient feuls pour faire
maladie.
tere & le progrès de la
ayant
de malades
La grande quantité les remedes les plus
la difette dans
- mis
comme la caffe, la manne,
néceffaires, trouvai le moyen d'y fuppléer
&c.je fuivans. Je fis faire des apozêmes
par les
la chiz
laxatifs avec le midecinist-bitard, --- Page 187 ---
de Saint
corée
Domingut)
fauvage, 2 les épinars &
firop. On les rendoit
,
le gros
purgatifs avec le
faifoit
:
du
Audenlumeremtr
bouillir enfemble, Pays, qu'on
cordiales
Les
fimples fe faifoient
potions
nelle, les'cloux
avec la cand
& le fiere, degirofle; la mufcadé
d'eau & de vin bouills-dans parties égales 3
fées
: je les rendois
avec la poudre de
compo:
kermès minéral, Les
vipere & le .
ples fe
bols febrifuges fim:
préparoient avec les
ranger & de citronnier
éeorces-d'o.
bols compofés fe faifoient palvérifées: les ,
moniac & la limaille
avec le felamjoints aux médicamens de fer"bien" fine;
tifanes
précédens. Les :
racine aflringentes fe
de pourpier,
fifesienr-avec'li
depoulé, quf eft une Theibesppelléc Fied
Técorcede bois tlane, efpece-deganes &clé
;
machefer
L'ipécacuanz du
pilé;
du BréGl. La tifane de Pays fuppléoit à celui J
cache@iques. On
café fe dornoitauz a
le
:
,
fiedekarstar, panfoiriaulcereravee
mauryaifes, & quand iles chairs étoien's :
enfiite avec un ongnent
H V
ft une Theibesppelléc Fied
Técorcede bois tlane, efpece-deganes &clé
;
machefer
L'ipécacuanz du
pilé;
du BréGl. La tifane de Pays fuppléoit à celui J
cache@iques. On
café fe dornoitauz a
le
:
,
fiedekarstar, panfoiriaulcereravee
mauryaifes, & quand iles chairs étoien's :
enfiite avec un ongnent
H V --- Page 188 ---
-
Hifoire des Maladies de fuc de liane
compofé de parties ségales
de safa, &
à minguet, de fuc d'orange, Voila,à1 V'exceple double de gros frop. de
en
tion de la faignée & remedes Témétique dontje
lavage, quels furent les le cours de cette
me fervis pendant tout
affurer avoir
confitution, oùt je puis
Le fuccès
traité plus de mille malades. attente >' &
j'eus furpaffa mon
que
dans Pidée quej'ait toujours
me confirma remedes fimples & les plus
eue, que les
naturels font à préférer.
lymphatiLes fievres double-tierces Oaobre, Novemques furent rares en
en eut
& le peu qu'ily
bre & Décembre, bénigne; ce qui provefut d'une efpece humiditéquic icontribue à
noit dela grandel vifcofité de la lymphe. Auffi
empêcher la fubfiftant plus en Janvier,
cette caufe ne
communes, plus mauelles devinrent plus compliqués 9 c'efledvaifes, la plupart
par quelques
fe terminoient
dire qu'elles
dépôts gangreneux. le cours de cette
Il périt, pendant --- Page 189 ---
de Saint Domingue.
conflitution, beaucoupde
&cla plupart des
diarrhétiquess
réfifté plus long- pulmoniques quiavoient
temps que de
fuccomberent cheur
à la féchereffe & coutume, à
de Janvier. Les
la fraià affliger les animaux vers continuerent
avoient des bleffures & les hommes qui
ment communs
: ils furent égalenes. On vit
dans les maladies interpeu de Auxions de
ily eut quelques rhumes poitrine;
confidérablesat
qui furent
cembre & de Janvier. commencement de Dédans le même
J'obfervai auffi
des attaqués de temmps quelques malatrement rhumatifmes coliques de Poitou, auceres des jambes fiurent d'entrailles. Les ulque les hivers
plus communs
plufieurs
précédens; &
paruffent d'une
quoique
lité, cependant il périt mauvaife quaDepuis
peu de malades.
Médecine à quatorze Saint ans que j'exerce la
point remarqué de Domingue 2 je n'ai
faine & fi variante conftitution fi maln'eft celle du
que celle-ci, fi ce
commencement de l'hiver
H vj
auceres des jambes fiurent d'entrailles. Les ulque les hivers
plus communs
plufieurs
précédens; &
paruffent d'une
quoique
lité, cependant il périt mauvaife quaDepuis
peu de malades.
Médecine à quatorze Saint ans que j'exerce la
point remarqué de Domingue 2 je n'ai
faine & fi variante conftitution fi maln'eft celle du
que celle-ci, fi ce
commencement de l'hiver
H vj --- Page 190 ---
Hifoire des Maladics *
comme c'étoit 'la presde 1732; mais
féjour à Saint N
miere année de- mon" comme dans a
Domingue 2 je n'ai pu, obfervations 2
celle-ci, faire les mêmes commerai
& en conftater le caraétere, hôpital, oi
dansun
étéà ponèedeleisired
quatre à cinq
il a paffé dans Telpase.de
ai obmois plus : de mille malades.Jy révolus :
fervé dans quatre - mois quatre
eaux -
à la fin d'Oaobre
tions; la premiere la maladie de Siam 3
oût
premiere-phiens la feconde en Novembre,
fut mauvaife; maladie fiut très-.commune,
oit la'même
la troifiéme en
mais moins. dangereufe; double-tierces
Décémbreyoi les fievres
à la fin du a
la place, & devinrent
prirent
générales, & d'un carac-:
mois prefque
en Janaffez doux;. la quatriéme
tere
maladies furent plus ardenviers oùl ces
& oit 3
des lypiriennes,
tes; approchant furent auffi communes
les lymphatiques Il left facile de reconque.les bilieufes.
les effets des
noîtte dans ces variations femblent être ra
chingemuens du temps, qui --- Page 191 ---
de Saint
Ia
Domingue:
feule'caufe de ces
tions dans les
différentes révolutoujours dominé maladies. Le-vent qui'a
tenir à Poueft, a parr le' plus fouvent
ou au
nord; de façon que les nord-oueft, brifes
ou au
bles, ilièn réfultoit
érant foimou, propre à former un temps chand &
orages: C'eft
& entrètenir des
regne une
pourquoi les années où
relledifpoftion, font
- orageufes, pluvieufes & mal-faines. toujours
Lé19 Novembre de
rut à Léogane M.
cetteannée mou:
Charles Brunier
Larnage, s Gouverneur &
de
Généraldes Ifles fous le
Lieuitenants
doit toutes les
vent. Il poffé.
coeur quipeuvent qualités de Pefprit & du
fait, &
rendre un homme
Pendant propre à gouverner, :
par:
on
eutp prefque Janvier, Février & Mars
une alternative ded quinze en quinze jours 2
d'orage&de de chaud & de fraisy
effets contraires, nord, qui produifant des
ment à
contribua non-feuleépidémique, prolonger la même confitition
velsesmibmbrge
ants
doit toutes les
vent. Il poffé.
coeur quipeuvent qualités de Pefprit & du
fait, &
rendre un homme
Pendant propre à gouverner, :
par:
on
eutp prefque Janvier, Février & Mars
une alternative ded quinze en quinze jours 2
d'orage&de de chaud & de fraisy
effets contraires, nord, qui produifant des
ment à
contribua non-feuleépidémique, prolonger la même confitition
velsesmibmbrge --- Page 192 ---
Hifloire des Maladies
orageux parut domauvaife. Le temps
de-nord Cul
miner; & comme les vents
en réfulde nord-ouelt
Pyjstenostemile
(abondantes qui duroient
toit des pluies
fuccédoit
cinq à fix jours. Aux pluies chaud par infrais & ferein,
un temps
dontla chaleur diminuoit
tervalles,mais
fe terminoit par des
infentiblement : 2 &
de tonnerre
éclairs & quelques coups Cesrévolitions
qui annoncoient la pluie. à la fin de Janfurent plus confidérables Mars, qu'à la mi-Févier & à la fin de
de Mars.
vrier & au commencement que les vents
Elles eurent de particulier forts & durerent plus
de nord furent plus les autres, fur-tout
long-temps que dans
dans la révolution
d'un
etatarisnens
Mars, oit après fept à huitjours trèsde
on eut un nord
temps trèsorageux, dura huit à. dix jours - 2
pluvieux qui
de ventstnteviolens
quif fut accompagnéc mêlé de nord & d'o.
& fuivi d'un temps
12 d'Avril.
rages, qui dura jufqu'au de maladie qui
Le même caracere --- Page 193 ---
de Saint
avoit parupendant Domingue,
perfifta. Je variois Décembre & Janvicr,
le
ma pratique fvivant
changement du temps;
faignois plus dans le frais c'eft-a-dire, je
mide; je m'attachois
que dans Phuramollir dans le
plus à délayer & à
cond. On vit dans premier que dans le felorfque le temps devenoit chaque révolution 7 >
geux, quelques maladies doux & orapeu en réchapperent,
de Siam, &
premieres femaines
fice n'eft les trois
fut
de Mars oit le temps
chaud ues-calne, &
& plus conflamment
humide. Les enfans,
ceptibles des impreffions
plus firffaire des changemens
que peuvent
fréquens
aufi fubits & auffi
ver,
que ceux qui ont
, y fucomberent
paru cet hinombre que les
auffi en plus grand
adultes.
vers fuffent un
Quoique les
tous, il convenoit fymptôme commun à
tention qu'au
d'y faire moins d'atétoit
caragtere de leur
ou double-tierce
fievre Qui
phatique, & prefque bilieufe, ,oulymde l'un & de l'autre toujours compofée
genre, Il n'yapoint
auffi
ver,
que ceux qui ont
, y fucomberent
paru cet hinombre que les
auffi en plus grand
adultes.
vers fuffent un
Quoique les
tous, il convenoit fymptôme commun à
tention qu'au
d'y faire moins d'atétoit
caragtere de leur
ou double-tierce
fievre Qui
phatique, & prefque bilieufe, ,oulymde l'un & de l'autre toujours compofée
genre, Il n'yapoint --- Page 194 ---
Hifloire des Maladits
deux
oùt ces
encore eu de confitution paru-p plus me
caraéteres de fievre ayent celle de cette
lés, plus -unis que dans fans doute des
faifon; ce qui provenoit
fubit
effets oppofés que le changement dont Pun
occafionnoit dans les corps ,
étoit de reridre la lymphe gatineue,8e des fol'autre de produire le gonflement raréfaction des
out
lides', &-Texpantion Il convenoit de ne point
autres humeurs.
fur-tout à ceux qui
négliger les faignées, conftipé: Il en à péri
avoient le ventre
eu recours à
pour n'avoir pas
plufieurs
les Auxions,
ce-r remede. Les catarresy furent comfur-tont celles de poitrine; 2
On vit plufieurs
munesparmil les Negres.
dans les révolutions
Blancs 82 Negres, d'apoplexie, d'efde Février > attaqués
de
& fpafme:l Lespulmoniques
quinancie foutenuplus long-temps que
qui avoient
ne purent
dans les années précodentes, même des diarrhéréfifter. -Il en fut de
à la fin de Fétiques & des hydropiques de Mars : les
yrier 8au commencemente --- Page 195 ---
dé Saint Domingue:
fiévres parurent plus du
lymphatiques
caraétere des.
en fitautremento quedecelui des bilieufes.II
qu'à la fin du mois, depuis le IO oulersjuf.
Les
prirent enfuite le deffius. C'eft lymphatiques
le caraétere de ces maladies ainfi que
folument
paroit abdépendre de celui du
temps.
Hfoired'une apoplexie..
Un Negre fit pris
qui furent
d'élourdifemens,
nrent : on accompagnés le
de vomiffes
mal
crut ivre : cependant le
augmenta au point qu'il
perdit la
des
eut
seeitseo&grie
agitations & des
pendant la nuit
lentes. Le matin
contraéions vioraétere de la
on ne put douter du camaladie 2
tant plus dangereufe quime parurd'auétoient
que les extrémités
concentré froides, & que le pouls étoit
malade dans & frémillant. Je fis mettre le
un bain tiede, où
faigner du bras; orr lui tira
je le fis. :
livres de fang. II refta
environ trois *
le. bain, Six heures
trois heures dans .
après,
n'appercevant :
la
on ne put douter du camaladie 2
tant plus dangereufe quime parurd'auétoient
que les extrémités
concentré froides, & que le pouls étoit
malade dans & frémillant. Je fis mettre le
un bain tiede, où
faigner du bras; orr lui tira
je le fis. :
livres de fang. II refta
environ trois *
le. bain, Six heures
trois heures dans .
après,
n'appercevant : --- Page 196 ---
Hifoire des Maladies réitérai les mépoint de changement, je
qu'il fut
à l'exception
mes opérations,
& qu'on lui tira un
faigné de la gorge,
moins de fang: la quantité pouvoit
peu
deux livres. Je lui fis enfuite apaller à
aduel, un feton
pliquer, avec le cautere Dès le foir le maà la nuque du cou.
& il fut le malade commença à parler , médecine
état de
une
hytin en
prendre
termina
dragogue. Une tifane fudorifique
la guérifon.
fuccès la
J'ai employé avec un pareil
même méthode pour les efquinancies;
j'ai traités, il n'y
& de quatre que
une
malade à qui
amygdale
a eu qu'un
attribuai la
tomba en fuppuration: ; j'en
de la faignée, qui
caufe au retardement fecond & peut-être le
ne fut faite quele maladie.
troifiéme jour de la
W --- Page 197 ---
de Saint Domingue.
OBSERVATIONS
Sur les diftrentes
depuis
Confitations des années
"732jequen 1747.
FN réféchifant fur le caraétere
confitutions
des
Hécrites depuis le mois épidémiques que j'ai
Fufqu'au mois de Mars d'Oétobre 1732
Hans celles des annécs 1747, je trouve
de conformité
1732 & 1733 tant
avec celles des
1745,1746 &
années
de conjeéhurer 1747 s qu'on auroit fujet
que dans les révolations comme un ordre périodiL'époque du
du temps.
que, f On peut premier ordre périodiHies babitans
ajouter foi au
Foit
qui en ont été
rapport
Fannée
témoins, fePannée
1730; & celle du fecond
période 1745 : ce qui
de
conftimeroit une
Hant le coursd quatorze de
à quinze ans, penHeux conffitutions laquelle il paroit comme
diamétralement
op- --- Page 198 ---
Hifoire des Maladizs
par unet tempérée, ,la'
pofées & partagécs
& la derniere
premiere tres-plivieufe,
perlif
féche. L'une & l'autre paroiffent cing;
tertroisà quatre années, peut-être au même
réduiroit la mitoyense
ce qui
efpace de temps.
la cerPour donnerà cette conjedure feroirquet
défireroit',i ilne
titude qu'on
les Pays ,
tion que
debferver,fRasvant
asenentercostitn:
avec attention ,les
d'uri
La connoiffance
tions des années. dans les confitutions
ordre périodique utile, qu'on auroit
feroit d'autant plus
les'bons &
ffr
de prévenir
un
moyen
en doivent réfulles mauvais effets fanté qui que pour l'agriter, tant pour la
régretté de n'avoir
calture. Pai fouvent
un bon baropup parvenir à me procurer
: mes ob
mêtre & un bonihermométre devenir plus inà
fervations enauroient pu
téreffantes.
qui a précédéta preL'année 1744,
pluvieufe,
miere année de la révolution
à cinq
été moins aride queles quatre
a
précédentes.
réfulles mauvais effets fanté qui que pour l'agriter, tant pour la
régretté de n'avoir
calture. Pai fouvent
un bon baropup parvenir à me procurer
: mes ob
mêtre & un bonihermométre devenir plus inà
fervations enauroient pu
téreffantes.
qui a précédéta preL'année 1744,
pluvieufe,
miere année de la révolution
à cinq
été moins aride queles quatre
a
précédentes. --- Page 199 ---
de Saint Domingue.
Le tempsm'a paru fe
me fi la nature fe fût comporter comrévolution qui devoit difpofée pour la
fuivante.
arriver T'annéc
Les années
blentavoir été, 770.31.33.11.6m
pluvieufes; la derniere par progrefion, plus
gue la.troifiéme. Il.en cependant moins
de même des
aété à peu près
années de la feconde quatre à cinq premieres
L'année
révolution.
férence
1744,par rapport à la dif
que jy ai remarquée avec les
précédentes, ne femble être
me Tannonce d'ane nouvelle que comtion.
révoluL'année 1745 a
d
vieufe; 1746 l'a été énéextrémement un
plu1745. Arriveroit-il dans peu les moins que
du temps, comme dans celles révolutions
humain, un ordre alternatif du corps
forts & moins forts?
d'accès plus
Les conftitutions
-
fentavoirleurss
épidémiques paroif.
les maladies tempsoup périodes comme
2 c'eft-a-dire qu'elles ont --- Page 200 ---
Hifoire des Maladies
leur progrès, leur
leur commencement,
état-8c leur déclinaifon.
dé:
des conftitutions futires .
- L'examen
ne continuede procidera de ce que je
comme une conjeêture 5 qui
pofer: que
donner Ireu I
quoique téméraite, peut
contridont la certitude
des obfervations
de bien des
bueroit à la confervation
hommes.
a
ou: 3 enok
2 29.1
-
- d niste ol --- Page 201 ---
de Saint Domingut.
DESCRIPTION
DES
BARTICUEIERE
FIEVRES DE S.
DOMINGUE
Maladie de Siam.
A maladiede Siam
doit être regar.
Mgne &
fievre
L
pefilentielle.
putride, 3 maOn aignoré
funeftes effets de pendant long-temps les
Hes; la régularité cette maladie dans les
fereproduit, femble avec laquelle elle
garder comme une de devoir la faire reil faut chercher la
ces maladies dont
tution de l'air.
caufe dans. la confti.
Lep preimier événement
marquer, aiété la
qui l'ait fait re.
que, d'une nombreufe relâche, à la Martini
cfcadre qui venoit
maOn aignoré
funeftes effets de pendant long-temps les
Hes; la régularité cette maladie dans les
fereproduit, femble avec laquelle elle
garder comme une de devoir la faire reil faut chercher la
ces maladies dont
tution de l'air.
caufe dans. la confti.
Lep preimier événement
marquer, aiété la
qui l'ait fait re.
que, d'une nombreufe relâche, à la Martini
cfcadre qui venoit --- Page 202 ---
Hifoire des Maladiss pendant
& dont réquipage ,
de Siam,
Colonic, fut tafligé
fon féjour dans cette ou pefilentiele,
d'une fievre maligne nombre.de Ma
qui fit .périr un grand
telots.
attaque tres-rarement
Cette maladie
habitans de
les Créoles ou les Sauvages deftinés à vivre
PIle. Les Européens tempéré; en font,
fous un climat plus feules wiétimes. La
pour ainfi dire, les de la' Colonie prochaleur extraordinaired
duit fur leurs corps des changenensdosr formés fous - ces
font exempts les corps cette ardeur de
climats, & pourlefquels T'ordre de la nature. Si,
Tété eft fuivant
de Sydenham, 8x
felon la remarque
;le moinEreahamseramt d'airef capable de prodre changement fievres qui naturalifent, pour
duire des
dans un Pays, quel
ainfi dire, le corps.
pas dattendre
changement n'avons-nous extraordinaire de cli
de cette différence
humeurs d'une
doltproduiredest
mat,qui d'une qualité S diférente?
denfité. --- Page 203 ---
de Saint
I1 faut dans
Domingue,
deux
cette maladie
temps
didinguer
celui de la fievre principaux : le premier
la métaflafe
: le fecond eft
eft
de la
celui de
Ou le malade
maladie,
fait de
guérit, ou
dansinquele
vains
la nature
de la maladie, efforts, fuccombe à la ayant
force
Signes diagnofiaques.
Dans le
quefois premier, le mal fe
par un
déclare quel.
vent par une grande frifon, mais plus fouqui farvient, eft
laffitude. La fievre
douleurs de tête accompagnée &
de vives
pefanteur dans la
de reins, & d'une
avec vomiffement région
Le vomiffement ou envie éripuirique, de
la maladie
eft plus ordinaire vomir.
fievre dure trois commence par le friflon. quand
ner de relâche ou quatrejours
La
tinune-telle au malade;
fansdonjufqu'au
rarement conce temps-là les malades cinquiéme. Pendant
blés; ils ont le pouls
font fort accatout dans ceux dont élevé &z fort, furTome I,
le friffon a précédé
I
iffement région
Le vomiffement ou envie éripuirique, de
la maladie
eft plus ordinaire vomir.
fievre dure trois commence par le friflon. quand
ner de relâche ou quatrejours
La
tinune-telle au malade;
fansdonjufqu'au
rarement conce temps-là les malades cinquiéme. Pendant
blés; ils ont le pouls
font fort accatout dans ceux dont élevé &z fort, furTome I,
le friffon a précédé
I --- Page 204 ---
Hifoire des Maladies & (ouvent
La peau eft féche font fort enla fevre. le vifage & les yeux
routaride ;
font quelquefais
flammés; lesurines
naturelles 2
& chargées, quelquefois ce qui eft de
ges
quantité,
mais en petité
mauvais augure.
commence quandla
Le fecond temps elle finit tout-d-comp,
fievre finit. Or
apparence de crife
dansles uns fans autre de jaunilfe ; dans
qu'un commencement lajaunifte farvient'é- 2
les autres, outre
une hémorragic Ces 9
ruption du pourpre, & le vomiffement.
le fux deyentre font tonjours accompagnés
fimpomes
naturel 2 2 mais pour
d'un pouls prefque foible , 8 d'une foupleffe d'urines
Tordinaire
de tondolation; Les maqui approche 8 fouvent brunes.
stsepaites, 3
alors dascunedon
lades ne fe plaignent
près, ils paroif-
& à Taccablemear
La
leur :
d'une grande tranqulie. ma
fent jouir
de ceux
le
Urenunentn
feptitmeiou
plupart paffent point
aflez indifé
ladic,ne maladie attaque
Cette --- Page 205 ---
de Saint
remment tous lcs Domingue.
rivés nouvellement Européens qui font armoins
dans la
dérable que quelqulautre
Colonie, à
2 qui affez
maladie confiticipe en quelque chofe ordinsiremenr Parcelle de
de la
fité de Siam, ne les délivre nature de
lui Payer le
de la nécef
péramens font
tribut. Plus les tem-.
craindre.
robuûtes, plus ils ont à
Les
bilitur, & plus
coliques, font les
encoreles mélanceux qui faccombent premiers attaqués, &
Les femmes font
les premiers.
maladie
moins
que les
fujettes à cette
queicelles qui Ont hommes: du : iln'y a
le malheur
chagtin guères
leffe de
d'en être
gui ayent
leur tempéinment, attaquées. La mol.
périodique de leurs
Févacuation
dent moins
menf.rues, 2 les
a & font fujettesà la maladie de renqu'elles s'en
Siam,
ment.
tirent plus aifé.
On
en couleurs remarque auffi que les
& replets
gens riches
fous,pendaur
périffent
que ceux qui font prefque
délicats
Iij
ères
leffe de
d'en être
gui ayent
leur tempéinment, attaquées. La mol.
périodique de leurs
Févacuation
dent moins
menf.rues, 2 les
a & font fujettesà la maladie de renqu'elles s'en
Siam,
ment.
tirent plus aifé.
On
en couleurs remarque auffi que les
& replets
gens riches
fous,pendaur
périffent
que ceux qui font prefque
délicats
Iij --- Page 206 ---
Hifoire des Maladies Il faut non:
facilemient.
guérifent plus
les tempéramens, >
feulement confidérer aétuel de Pefprit. Ceux
mais aufi Pétat
à Tétude, aux afqui sappliquent trop laiffent aller trop vifaires, ou qui fe
font les premiers
vement au chagrin, 2
très-prompteattaqués, & Riccembent
ment.
celui quieft
.
les
Detous tempéramens,e (outenir les affauts
poir
le plisfivonble eft le tempérament pidu mal de Siam, >
tuiteux.
feront confirToutes ces remarques nous joindrons
mées par les hiftoires que généraleide
à la fuite de la defcription de fa cure.
-
cette maladie 8
la maladie de Siam
On peut didinguer & en maligne ou
moyenne,
fe'ter.
en bénigne, Labénigne eft celle qui
dès
extrême.
flux de ventre critique
mine par un
oule cinquié.
le troifiéme, le quatriéme ou avec une
fans jaunifle', 2
On
me jour, confidérable.
appelle
jauniffe peu oit la jaunifieéant conmoyenne celle --- Page 207 ---
de Saint
Gdérable, n'eft
Domingue.
d'aucuns des
d'ailleurs accompagnée
nous avons décrits, fymptômes finifres que
peu à
mais qui fe
la
peu, Oul par un flux de
diflipe
nature otr les remedes
ventre que
par un écoulement
Procurent 3 Ou
noires, & par la confidérable d'urirics
naiflance de pluficurs
point
oùt
Ronetoss@mededte
de difpofition
nej paroiffant
de ces deux crifes,
favorable à l'une
qu'autant
On n'a rien à
:
que la nature fera
efpérer
pôt Oit charbon
naître un dé.
partic externe, confidérable fir quelque
Signes pronefiqusi.
En général les fignes
cette maladie font
pronofliques de
temps de la maladie, différens. fuivant le
Dans la fievre, le friffon
mauvais figne. Les
eft un trèsattaqués fluccombent malades qui en font
oule cinguiéme
avant le quatriéme
morbifique ait jour, avant que la caufe
lopper, & de eu le temps de fe déveproduire tous les autres
Iij
fir quelque
Signes pronefiqusi.
En général les fignes
cette maladie font
pronofliques de
temps de la maladie, différens. fuivant le
Dans la fievre, le friffon
mauvais figne. Les
eft un trèsattaqués fluccombent malades qui en font
oule cinguiéme
avant le quatriéme
morbifique ait jour, avant que la caufe
lopper, & de eu le temps de fe déveproduire tous les autres
Iij --- Page 208 ---
Hifoire des Maladies
continuent ordinairement
fympromes qui
jufqu'à la mort. même qui n'éprouvent
Dans ceux lafitude, fi le pouls ne
qu'une grande
refte mou, on
séleve pas, mais qu'il pronoftic; les
doit porter un mauvais ordinairement avant
malades périffent
le cinquiéme jout. le plus fr dépend
Mais le pronoflic
des fignes qui
enrierement du caraftere
la crife:
précedent ou qui accompagment fux de ventre conLorfqu'il furvient un de diverfes coufidérable de matieres
hémorragie >
leurs 1e 2 ou une abondante qu'elle fe fafie, foit
par quelqwfendrois foit par les felles, foit
par les narines ,
fur-tout fi le fang
par le vomifiement, naturelle; lorfque les
eft d'une couleur font abondantes 2 quoiurines épailles
paroit un charbon
que noires; lorfquil lorfque le malade
cloux ;
ou plufieurs
furdité confdérablé
eft attaqué d'une
parotide
fe termine par une groffe
Ou
qui
dans les autres crifes,
qui difparoitra --- Page 209 ---
de Saint
qui fe terminera Dominguc.
louable,
par une
2 on peut en
fappuration
rer de la maladie.
général bien
Si au
auguniffep paroit de
contraire laj jautrop bonne
P'état de crudité,
heure, 2 & dans
vre;fi les
avant la fin de la fie-,
roiffent de parotides & le pourpre
même avant le
paventre eft toujours
temps; fi le
fe relâche
refferré, ou s'il ne
matieres noires que pour donner iffitc à des
ou coulenr de
paroit de même de bonne
café;-s'il
miffement de mêmc
heure un VO.
feulement craindre nature, s On doit nonmême en
pour le malade, mais
défeipérer.
Ces accidens font
gnés de grandes
toujours accompagere douleur dans inguiétudes, le
d'une lé.
fans tenfion; tantôt ventre,tresfouvent
rieure, &calors
vers la partie
le
fipétantôt vers
hoquet Taccompagnes
preffion d'urines Tiaférieures & enfin la fipune mort
qui furvient, annonce
fois
prochaine. Il arrive
que tonte la partie eft
quelgueOutre ces fignes
douloureufes
généraux, il y en ade
I iv
douleur dans inguiétudes, le
d'une lé.
fans tenfion; tantôt ventre,tresfouvent
rieure, &calors
vers la partie
le
fipétantôt vers
hoquet Taccompagnes
preffion d'urines Tiaférieures & enfin la fipune mort
qui furvient, annonce
fois
prochaine. Il arrive
que tonte la partie eft
quelgueOutre ces fignes
douloureufes
généraux, il y en ade
I iv --- Page 210 ---
Hifoire des Maladies
funeftes ; dans
particuliers également fe rouvrent 2 & le
plufieurs les faignées
nombre des compreffes,
fang, 2 malgréle
eft fouvent
pénetre. Cette hémorragie
charbond'une gangrene
accompagnée fe forme autour de la faignée,
née,qui
arrêter le progrès.
& dont on ne peut deux jours avant
Quelques-uns, un ou d'une vive doude mourir, fe plaignent
& far-tout
membre,
leur dans quelque
nomà celui oùt lon a fait un plus grand douCependant cette
bre de faignées. ordinairement les jamleur attaque plus
les parties fvpébes & les cuiffes que eft quelquefois
rieures. Cette douleur dont la fuppurafuivie d'une gangrene,
devient fation, fi on peut la procurer, il n'y paroit
lutaire, mais très-fouvent & quelque rerien qu'après la mort;
venir
applique, on ne peut
mede qu'on
Cet accident arrive
à bout de la calmer.
ont été trop
ordinairement à ceux qui
de ne point
faignés. Ils ont coutume
& d'être
douloureux,
avoir le ventre --- Page 211 ---
de Saint
trois ou quatre jours Domingue. dans
teux.
un état douDans les temps fecs, les
plaignent plus de la
malades fe
tre plus refferré
tête, & ont le venmides. Ils font que dans les temps hupendant le
aufi plus fijets au
cours de la
délire
trax ou charbons
maladie, Les anfont des crifès
2 la gangrene féche s
féches, &
ordinaires dans les faifons
autres hémorragies louverture des faignées &c
Il paroit
dans les
par là que la
pluvienfes.
rotides & autres accidens jauniffe, les patôme avant le
3 font fympaprès ce terme, feptiéme Si
jour, & crife
les
cependant la fievre
accompagnoit OL les
me dans le
reprenoit com.
fievre eft maladedelmifoire alors l'effet
IX, cette
que, dont la
d'un dépôt critimatiere reflue trop grande quantité do
vers les parties internes.
Ouveruure du
:
cadayre,
L'ouverture du cadavre
tre un état différent
nous démonfuivant quel le malade
Iy
, feptiéme Si
jour, & crife
les
cependant la fievre
accompagnoit OL les
me dans le
reprenoit com.
fievre eft maladedelmifoire alors l'effet
IX, cette
que, dont la
d'un dépôt critimatiere reflue trop grande quantité do
vers les parties internes.
Ouveruure du
:
cadayre,
L'ouverture du cadavre
tre un état différent
nous démonfuivant quel le malade
Iy --- Page 212 ---
Hifoire des Maladies
20 2
dans les premiers jours de
eft mort, ou
sde la crife.De
Oll dans le temps
les
la fievre,
dans la fievre,
ceux qui font morts dansle temps de la conuns font morts
trouvât ancun
tagion, &.ayant qu'on vifceres : les auchangement dans leurs force de la malafuccombé à la
tres ont
cela fût l'effet de leur
die, foit que
cela vint de la viofoibleffe, foit que
Dans ces derniers
lence de la maladievifceres dubason trouve la plupaitdes & lesintelias
le foie, la rate 5
8c.
ventre,
gangrenés,
tont-l-fait
molle a y
grêles tronve la rate noire, 2
OLE
On
facilementsl le foie
enfoncer lesdoigts livide ; la véficule
noir, ou d'un brun bilenoire de la coudu fiel remplie d'une dans ceux qui voleur d'un café fort :
fupérieure du
miffent latrabile 2 la partie l'eftomac en
le pylore &
ducdenum, 2
enflammés:
partie gangrenés, en partie les felles 7
la rendent par
fadans ceux qui
de la même
tout le canal inteftinal
& au cas
la
partie luperieures
çon que --- Page 213 ---
de Saint
que cette matiere fe Domingus.
par Pautre, 2 tous ces dégorge par l'un &
tent de
vifceres fe reffen.
rofive. limpreffion de cette matiere
corOn obferve dans les
parties des inteflins où cadavres que les
bures, des
ily a des courenfoncemens, font
lementgingeneer, &
principaroiffent enflammées. que les autres
dre, c'eft
Ce quidoit
Paque les malades
fiurprenparcils fymptômes ont
attaqués de
une flaccidité au
une molleffe &c.
étenduc, même fans ventre dans toute fon
qu'on ne le preffe
douleur, 2 à moins.
fortement.
Stlarrivequed quelques
pas de telles
maladesn'ient
meurent
évacuations, mais
après de vives
qu'ils
quese sextrémités,
douleurs à quelpas fi
corrompus, ni la
tlntretieeniset
Parce quele - venin s'eft
bile fi noire 2dontle malade s'eft porté fir la partic
plaint: En effet, immodatementraptesl la mort, &
quelqueshepresa
fouven:.
pourprée ou noire, sauparavant, elle devient
On trouve dans le
I vi
évacuations, mais
après de vives
qu'ils
quese sextrémités,
douleurs à quelpas fi
corrompus, ni la
tlntretieeniset
Parce quele - venin s'eft
bile fi noire 2dontle malade s'eft porté fir la partic
plaint: En effet, immodatementraptesl la mort, &
quelqueshepresa
fouven:.
pourprée ou noire, sauparavant, elle devient
On trouve dans le
I vi --- Page 214 ---
Hifoire des Maladits
ont eu de violens
cerveau de ceux qui léthargique , qui
délires, 8 le fommeil
&c la pieeft affez rare, la dure-mere corticale
enflammées, 2 la fubftance
mere
rougeâtre qui fe commud'une coulenr
à la médullaire.
nique quelquerois
qui font morts le
Dans quelques-uns jour par l'effet
troifiéme ou quatriéme
la véicule
d'une trop grande plénitude, d'une bile partie verdu fiel eft remplie foie d'une humeur
brune;le
-de
te, partie
de crême
blanchâtre 1 2 de couleur
les parties
lait; les inteftins, Feilomac humeur > ou de la
graifenles, 8cc. d'une
Ces parmême couleur ou approchante. fermes & dures, ce
ties font d'ailleurs
le venin n'ap pas
qui provient de ce que
& deterde fe développer
eu le temps
parla gangrene. faiapminerla: maladie
des vers ; mais
dans quelquesuns
perçu
commun à tous, al'exception
ce quieft
menrent de surgefcence 2
de ceux qui
fi grande & G
c'eft une corruption
& fouveat
qu'en mourant,
prompte, --- Page 215 ---
de Saint Domingne.
Tong-tempss avant la
20;
fible d'en
mort, il eft impofLa conformité approcher.
rifent la maladic de des fignes qui caraététrouve dans les
Siam avec ceux qu'or
te, donne lieu de Aphorifmes croire
d'Hippocrade la Grece & de
que les babitans
du même fléau & PArchipel de
font afligés
chantes,
maladies approQuibus in febre morbus
nit ante feptimum
regius laperve:
confuzus humorum diem, malum - ef, nijf
62,frz. iv.
peralvum fiant, Apia
Vomitus Encera
riculofus : pejorque pituite, vel bilis, Pei
Celf
2 f viridis, aut
43, 2 c.4.
niger,
Morbis quibufvis
atra furfiam vel deorfura incipientibus 2 Aibilis
Aph. 22 2. fect. iv.
prodierit, 2 lechale:
Quibafaumgue ex morbis acutis
dinturnis bilis
aut e.s
atra, vel Janguis
proditrit, poftridie moriuntur.
niger
fedt. iv.
Aph. 23,
On doit confidérer
dans la cure de
43, 2 c.4.
niger,
Morbis quibufvis
atra furfiam vel deorfura incipientibus 2 Aibilis
Aph. 22 2. fect. iv.
prodierit, 2 lechale:
Quibafaumgue ex morbis acutis
dinturnis bilis
aut e.s
atra, vel Janguis
proditrit, poftridie moriuntur.
niger
fedt. iv.
Aph. 23,
On doit confidérer
dans la cure de --- Page 216 ---
Hifoire des Maladies
de
trois temps, le temps
cette maladie
du calme qui lui fucla fievre, le temps de la terminaifon.
cede,8 le temps
du mal de
Tous ceux qui guérillent brasdela mort que
Siam, ne fe tirent des
un flux
la nature leur procure
lorfque
un dépôt confidéde ventre abondant,
externe, ou par
rable fur quelque partie
d'urines noiabondante
une évacuation derniere crife eft bien
res; mais cette indications doivent donc
rare. Toutes les
pour pouf
tendre à feconder la nature, morbifique par
fer & chaffer la-matiere
quelqu'une de ces crifes.
falutaire
commune & la plus
La plus
On doit donc Paeft le flux de ventre. en vue. Les prevoir paniculierenest avoir un droit parmieres voies doivent termine une maticulier fur la crife qui
la feIl eft rare que
ladie de pourriture.
n'y prenne fon:
mence. de la pourriture
origine.
danslouverture
Aufi obfervons-nous la maladie de
des- cadavres morts de --- Page 217 ---
de Saint
Siam, que la
Domingue:
mais en plus gangrene ne fe trouve jadans les inteflins, grande quantité ailleurs que
& la flaccidité
quoique la
de ces
foupleffe
nous mettre en droit partics ne puiffent
engorgement
d'acculer aucur:
Il faut donc inflammatoire.
cations générales, ne prendre que les indida plénitude & le s'attacher à diminuerment,
trop: grand
délayer &
engorgeen un mot de
ramollir, fe conduire
pas trop la nature, façon, que n'affoiblifant
hors d'état de
7 on ne la mette pas:
foutenir Tafmiffement
Taccablement qui fuccede à
Ou
& qu'on lui-laiffe
la fievres.
travailler
affez: de force pour
eile-même à
matiere morbifique. l'expulfion de lai
C Dans cette vue nous
rons les faignées à la
proportionnes
rencontre dans les malades, dilpofition qu'on
derons dans les
Nous les vuilavemens purgatifs, commencemens par des
on leur
enfuite émoiliens':
appliquera de bonne heure des
fomentations &
cataplafmes émolliens
u
& qu'on lui-laiffe
la fievres.
travailler
affez: de force pour
eile-même à
matiere morbifique. l'expulfion de lai
C Dans cette vue nous
rons les faignées à la
proportionnes
rencontre dans les malades, dilpofition qu'on
derons dans les
Nous les vuilavemens purgatifs, commencemens par des
on leur
enfuite émoiliens':
appliquera de bonne heure des
fomentations &
cataplafmes émolliens --- Page 218 ---
Hifloire des Maladies
ori
rétendue du ventre 2 &
fur toute
entretenir chaud. I1
aura foin de le leur
fouvent, & choiboire
funleseahonerat délayantes celles qui
fir dansles boiffons
parce que le
flattent le plus leur goût,
met
vomiffement ou Tenvie de vomir 8
obftacle au défir de boire;
un grand malades qui ont ce fymptôme
même les
paroiffent
altérés, quoiqulils
font peut
On trouvera
de chaleur.
avoir beaucoup
qui termine
dans le Recueil des remedes formules des
PHiloire des Maladies, les boillons & tilavemens 2 cataplafmes, Je fais un grand
fanes qui conviennent: clair fait avec la crême
cas du petit lait
le creffon qu'on
& altéré par
de tartre,
d'une légere décccfait infufer T, oul
y
légerement édulcorée,
rion de tamarin d'une foible limonade
8 à leur défaut,
8 une croûte de
avec P'orange fauvage, la crudité.Il conpain rôtie pour en ôter boiffon de queld'entreméler cette
vient
d'infufion de thé & d'anis
ques taffes
& encore mieux de
mélés enfemble 2. --- Page 219 ---
- de Saint Domingue.
creffon, fi le malade
Pour
n'y répugne
peu que la fievre
point,
mer, il ne convient
paroife fe caljeme
plus de faigner, &
dérermine à la
minifire fuivant les purgation, quej'adtances oir
différentes circonfs'ils paroiffent j'apperçois les malades; car
avoir le ventre avoir de la difpofition à
dans le petit lait libre,je mets feulement
du fel
faignette, 2 ou feul,
d'epfom ou de
grains de poudre
Ou avec quelques
dans la feconde cornachine qtte
ou
j'ajoute
vant l'effet
troifiéme prife, fuique peut avoir la
T'emploie plus
premierc,
que en lavage, ordinsiremene l'émétifaçon de
parce qu'outre que cette
malade, elle purger feconde ne répugne point au
dication, qu'on fe d'autant mieux l'ins'il fe peut,
propofe de
avant le
décharger,
mauvais principes, les développement des
de Ia matiere
premieres voies
charge. Quelque morbifique qui les fitrTindication de la preffante que paroiffe
cours aux acides pourriture, je n'ai ireun peu forts dans les
ene l'émétifaçon de
parce qu'outre que cette
malade, elle purger feconde ne répugne point au
dication, qu'on fe d'autant mieux l'ins'il fe peut,
propofe de
avant le
décharger,
mauvais principes, les développement des
de Ia matiere
premieres voies
charge. Quelque morbifique qui les fitrTindication de la preffante que paroiffe
cours aux acides pourriture, je n'ai ireun peu forts dans les --- Page 220 ---
Hifoire des Maladies
ZIO
jus d'ofeille, de ciboifTons 9 comme
loriquil
tron, & efprit de vitriol, que de calfaut abfolument prendre le parti
O1l Thémorragic 2
mer le vomiffement le ventre, & font
parce qu'ils refferrent
&
contraires à la crife la plus générale tout orordinaire. Ils font après
la plus
infruétueux, 2 &: je préfere
dinairement infufion de canelle dans le
une légere réufit beaucoup mieux.
thé, qui
malade eft au fecond terme
Lorfquele c'eft-à-dire que la fievre
de la maladic, baifié, il faut agir fivant
a totalement circonftances où il peut
les différentes malades paroiffent ordife trouver. Les
8cfeulement abatnairement tranquilles,
heures, queltus pendant vingt-quatre c'eft-à-dire jufqu'au
quefois deux jours,
à paroitre
cinquiéme, oût it commence entretient le
des fignes de difiolution.On dans l'ufage
malade pendant ce temps qui conviendes sboiffons 8edeslavemense la liberté du
nent , ou pour augmenter fuffifante, ou
ventre, fi elle n'eft pas --- Page 221 ---
de Saint Dominguc.
pour la procurer. On ajoute dans ZIT
tifane quelques racines
leur
perges, de chiendent, apéritives, d'affel de nitre. Si un
d'ofeille, & le
fidérable
vomifement trop confatigue le malade
un mauvais figne,
3 ce qui eft
fervé dans la
(car quand on l'aobfievre, il ceffe
ment pendant ce
ordinaireques acides, le temps) on tentera quell'eau des
jus d'ananas, de citron,
Carmes, les
tomac, & On
épithênies fur l'efvemens,
redoublera l'ufage des
2 à moins qu'une
lagrande n'oblige de les
foibleffe trop
convient
fu(pendre. Il ne
la maiadie pas. encore dans ce temps de
tifs
de faire prendre des
un peu forts; on courroit
purgafaire tomber le malade
rifque de
ment ou dans des
dans un affaiffefoibleffes
pourroit
auxqueiles il
fuccomber. H convient fenlement, fi On lui trouve aflez de
d'aiguiferles bonillonsou
force, 2
que fel laxatif,
tifanesde quelpen de
Ou d'y faire fondre un
manne, 2 fi le malade
porter l'odeur & le
peut en fapgoût. Ce dernier
; on courroit
purgafaire tomber le malade
rifque de
ment ou dans des
dans un affaiffefoibleffes
pourroit
auxqueiles il
fuccomber. H convient fenlement, fi On lui trouve aflez de
d'aiguiferles bonillonsou
force, 2
que fel laxatif,
tifanesde quelpen de
Ou d'y faire fondre un
manne, 2 fi le malade
porter l'odeur & le
peut en fapgoût. Ce dernier --- Page 222 ---
Hifoire des Maladies
à tous les.autres ;
laxatif eft à préférer
le mieux réuffir.
il m'a paru
des fympQuand par le changement
découvre que le développetômes on
eft fait, &
ment des mauvais principes
en eft infeété, on y applique le fang
paroiffent convenir
que les remedes qui Il n'y en a point
pour les combattre. noir & le flux de
pour le vomiffement
celui-ci,
ventre noir : néanmoins pour d'urine en'ett
fur-tout quand la fupprefion
car c'eft alors un figae
point de la partie 2
fuiyant
mortel, on donne au malade,
de force oll de foibleffe qu'il
le degré
cordiaux da , comme cona, de légers
poudre de vipere ,
feétion d'alkermès, de canelle : on y joint
infufion d'eau
de bades purgatifs, 9 afin
quelquefois
matieres, qui en s'arlayerl les manvaifes
la corruprêtant ne peuvent qu'avancer
abontion. Dans les évacuations trop
jettent le malade dans une
dantes qui foibleffe, j'ai recours avec
trop grande
à un tiers, à un quart
fuccès à Topium, --- Page 223 ---
de Saint
de grain rénéré; il Domingia
fommeil, qui
procifre lin peu de
le malade
réparant les
en état de foutenir forces, met
purgatifs qu'on eft
l'effet des
Dans les vomiffemens obligé de réitérer.
perfiftent après la ceflation continuels qui
c'eft-à-dire dans le
de la fievre,
troifiéme temps de commencement la
du
un bon fuccès du bain maladie, j'ai eu
laiffe & on remet le
dans lequel On
forces. L'hiftoire
malade fuivant fes
preuve. Mais file neuviéme en eft une
ce remede n'eft
vomiflement eft noir,
plus de faifon,
paroit dans le malade de
2 ainfi qu'il
me. Les remedes
Thifoire dixiéAuffi-tôr
y deviennent inutiles.
quelque douleur qu'un malade fe plaints de
faut fur le
à quelque extrémité,il
mentations champ y appliquer des
Olt cataplafmes
foémolliens & maturarifs, adoucifans,
toute la partie, afin
& envelopper
partie le plus de
d'attirer fur cette
qu'il fera
matieres
poflible 3 & y
morbifiques
pôr qu'onouvrira dès procurer un dé
qu'il paroitra quel.
.
quelque douleur qu'un malade fe plaints de
faut fur le
à quelque extrémité,il
mentations champ y appliquer des
Olt cataplafmes
foémolliens & maturarifs, adoucifans,
toute la partie, afin
& envelopper
partie le plus de
d'attirer fur cette
qu'il fera
matieres
poflible 3 & y
morbifiques
pôr qu'onouvrira dès procurer un dé
qu'il paroitra quel. --- Page 224 ---
Hifoire des Maladies
nature
214 chofe d'élevé, de quelque slu
que qu'il foit, & on continuera toujours) Si ceft un
fage des mêmes cataplalimes. on le coupera
charbon, on le fcarifiera,
deffus les
en croix, & on appliquera afin de faire venir une
remedes digeftifs 2
d'ou dépend le
fuppuration abondante animera le digellif
falut du malade. On
: il faut s'en
fuivant les circonftances dans les commencedonner de garde
font
mens; car les remedes d'exciter fpiriteuis la fupcontraires à T'intention d'avoir. On fera
qu'il convient
puration chofe à la gangrene féche,de -
la même
on jugerapar les
la préfence de laquelle
Oll qui Pacdouleurs qui la précédent les remedes y
compagnent. Après tout, n'ai point enfont aflez inutiles, car je
dece
vuguérir de mladesatugaése
core
S'il paroit quelques fignes
fympsbac.
critique par les urines 3
d'une évacuation
les tifanes apéri
il faut la feconder par
quelques pritives réitérées & légeres, lait avec: le
fcs de manne ou de petit
creffon & la crême de tartre. --- Page 225 ---
de Saint
Les
Domingue.
fanguins, mélancoliques, & fur-tout 215
queles bilieux fupportent mieux la
les
il
& les
faignée
convient de la faire pituiteux, auxquels
avec
principalement aux
modération,
pérer un fuccès plus derniers; on doit cf
gatifs à leur égard. favorable des ParLe fang qu'on tire eft
rouge, vermeil &
toujours trèspeu de férofités. Si éoumenx, contenant
la ceflation de la On fait faigner après
long-temps liquide, fievre, le fang refte
quatre heures après la quelquefois trois &
paroît point de férofités, faignée, &i iln'y
térée dans ce cas eft
Une faignéeréi
gereufe, mais mortelle; non-feulemente dancrire celles qu'on
ainfi il faut preffaires les deux juge devoir étrenécef.
le troifiéme. Si premiers jours, rarement
accompagnoit Ou cependant la fievre les
le malade de Thiftoire reprenoit comme dans
fievre eft alors l'effet d'un neuviéme, cette
dont la trop grande
dépôt critique
reflue vers les parties quantité de matiere
internes, Il con-
gereufe, mais mortelle; non-feulemente dancrire celles qu'on
ainfi il faut preffaires les deux juge devoir étrenécef.
le troifiéme. Si premiers jours, rarement
accompagnoit Ou cependant la fievre les
le malade de Thiftoire reprenoit comme dans
fievre eft alors l'effet d'un neuviéme, cette
dont la trop grande
dépôt critique
reflue vers les parties quantité de matiere
internes, Il con- --- Page 226 ---
Hifloire des Maladies
216 o
de remettre à la navient dans ce cas
donner de re8 de ne
ture la guérifon,
la force de la fievre
medes qu'antant que
abondant. Les
indiquera un reflux trop
fuffi-
& les diurétiques
doux purgarifs n'en eft pas ainfi des dépôts
ront alors. Il
dans les autres macritiques qui arrivent
on doit
ladies; lorfque la fievre perlife, caufe de la
fuivre les indications que la
n'eft pas
maladie préfente, parce le qu'il mal de Siam,
comme dans
nature
queflion,
8 de foutenir une
de ménager
tcontinuellement étayer:
épniféerquilaute
d'un
la feconder dans Texpulfion éviter
poer
dont il faut
venin peftilentiel >
les parties infoin le reflux vers
avec
ternes.
H1S T 0 I R E.
I.
de la maladie de Siam
Je fus attaqué maréfidence à Saint
annéede
la premicre J'avois effuyé deux moisauDomingue.
violente fievre doubleune
paravant
être exemptsmais
tierce, sciefpéroisen
je --- Page 227 ---
je fus
de Saint Domingue.
partie trompé, à
J'en attribuai la caufe 217
Touvertire
en
vres, à la diffedion dequelqies cadamain,pour m'infiruirep defqueisjavois mis la
défordres d'une maladie par moi-môme des
nouvelle pour
qui étoit toute
les autres malades moi.J'eus de commun
un
une grande
avec
dura axcablemnent, & le
foibleffe,
quatrej jours ; la jauniffe hoguet, qui me
mentnarriva que le
heureufe.
Jeptimum luialin, pofe feptiéme. IEerus ante
Aph.
fprinum
lier fit 64,il.in.C Ce
fatutaris,
une hémorragie quefeus de particuquime dura huit à dix par les oreilles,
termina par la naifance jours, & qui fe
quantité de cloux,
d'une grande
II,
HI S T 0 IR
Un jeune homme
E.
vif&c fanguin, fut d'un tempérament
douleur de tête & attaqué de
d'une grande
Le continue, 2 laflitude & reins, avec fievre
Je fecond fus
jour le flux de enpourdifement
appellé le
ventre furvint.
Tome I.
troifiéme; on l'avoit
K
oreilles,
termina par la naifance jours, & qui fe
quantité de cloux,
d'une grande
II,
HI S T 0 IR
Un jeune homme
E.
vif&c fanguin, fut d'un tempérament
douleur de tête & attaqué de
d'une grande
Le continue, 2 laflitude & reins, avec fievre
Je fecond fus
jour le flux de enpourdifement
appellé le
ventre furvint.
Tome I.
troifiéme; on l'avoit
K --- Page 228 ---
Hifloire des Maladies
fois.Jel le trotvatunes-fibles
faigné trois ondulent, & fe plaignant
ayant le pouls
oit il avoit été faigné.
beaucoup du bras
rouverte, &la
s'étoit
Une des faignées
paroiffoit autour,
gangrene charbonnée à la felle, & ne
Il alloit fréquemment matieres noires. Le foir
rendoit que des
la
il mourut
fe mit de partie; bras
le hoquet
la mort le
pa
: après
le lendemain
rut tout gangrené.
H I S T 0 I R E.
III.
de trente ans, d'un temUn homme
& aflez défec, mélancolique très-violent;
péramenr
d'un accès
licat, , fut attaqué
heures, & fe terqui dura vingt-quatre
abondante.1 .1
mina par une hémorragic fans d'ailleurs
devint tcouvert de pourpre, accidens conreffentir de douleur. Ces
il guérit.
deux à Stroisjonr,8ci
tinuerent
H I S T 0 I R E.
IV.
-
age d'envide Navire,
Un Capitaine
d'un tempéramect
ans 2
gon quarante --- Page 229 ---
de Saine Domingue.
très-replet & fanguinbililux,
pardeslaifitudes, & des
des
fut pris
vomifemens eopgonrdifameone 3
lefquels ilne rendoit confidérables, dans
du faigna quatre fois du que bras de T'oaus On le
pied. Atr calme de la
& trois fois
vomiffement noir, les fievre fuccéda le
merent, le bas-ventred urines fe fuppri.
enfin le hoquer futle devint
fatal.
dernier douloureun,
Les
fymprôme
bains cuffent
calmer & arrêter pu convenir
le
pour
rappeller à la cizconférencel voniftrent, &c
morbilfigues; ; ce qui
les humeurs
avoir
fement recours, fut la naturé m'empécha du
d'y
qui étoit
vomif.
féquent figne d'une atabilaire, mort
& Par con7
prochaine.
HI S T O I R E,
Un Négociant de
tempérament bilieux, quarante ans,d'im
maladie, eut le 4
3 attaqué de cette
ble, une légere douleur unejaunidie confidéra.
Rucune apparence de flux. au ventre, fans
On l'avoit
Kij
fut la naturé m'empécha du
d'y
qui étoit
vomif.
féquent figne d'une atabilaire, mort
& Par con7
prochaine.
HI S T O I R E,
Un Négociant de
tempérament bilieux, quarante ans,d'im
maladie, eut le 4
3 attaqué de cette
ble, une légere douleur unejaunidie confidéra.
Rucune apparence de flux. au ventre, fans
On l'avoit
Kij --- Page 230 ---
Hifoire des Maladies fois du
fois du bras 82 une
Saigné deux
faignée fe roupied. Le 5 la premiere le flux de ventre,
vrit 8 fe gangrena; noir & le hoquet furle vomiffement
vinrent; il mourut.
VI. H I S T G I R E.
à trente ans,
Unhommed de vingt-cinga
fanguinaffez replet,
d'un tempérament très-coloré > fut pris par
pititeux &
tête, de reins, & les
lafitude; le mal de furvinrent; : les yeux
envies de vomir
fort acca-
& le malade
étoient rouges, deux fois le fecondjour.
blé. Il fut faigné
à la feconde faiIl tomba en foibleffe
du petit lait
&conle mit à Pufage beaucoup.
gnée,
creffon. Il vuida
tomba
altéré parle
étant ceflée, il
Le foir la fevre foibleffe, & le lendepluficurs fois en
Dès-lors les accimain la jauniffe parut. mais le malade aldens angmenterents ; felle, & les urines
à la
.Le
loit beaucoup & affez abondantes.
parurent noires
faignée fe
jour, la premiere
cinquiéme --- Page 231 ---
de Saint Domingua:
rouvrit, le malade devint
22r
té, couvert de
bouffi,f fortagimauvaife, &a pourpre, d'une odeur trèsparce qu'il étoit ayant peu de
lire.
dans une conndifance,
On lui donna un
efpece de déen deux
grain de laudanum"
dormit prifes; il dévint
cinq à fix heures. tranquille, &e
les mauvais
A fon réveil,
Hls reparurent fymptômes le
parurent calmés.
foir, mais moins
lemment, &
viode la même perfifterent lef feptiémejour
tant plus lieu façon; de
ce qui donna d'auventre étoit toujours bien augurer 2 que le
urines noires couloient libre, 2 & que les
En efiet depuis ce
abondamment.
mieux en
jour le malade fiur de
ves fuffirent mieux, & les tifanes apéritipour le guérir.
VII, H I S T OI
Une
R E.
femme de trente-cinq
tempérament robufle &
ans, d'un
taquée, un mois après
bilieux, fut atfitude & d'un léger tenaninde.deur
accompagnéc de vives frifon, d'une fievre
douleurs de tête
Ki 1iJ
abondamment.
mieux en
jour le malade fiur de
ves fuffirent mieux, & les tifanes apéritipour le guérir.
VII, H I S T OI
Une
R E.
femme de trente-cinq
tempérament robufle &
ans, d'un
taquée, un mois après
bilieux, fut atfitude & d'un léger tenaninde.deur
accompagnéc de vives frifon, d'une fievre
douleurs de tête
Ki 1iJ --- Page 232 ---
Hifoire des Maladies
Je la fis faigner deux fois au
8 de reins.
& le lendemain au
bras le même jour, paroiffant un peu
pied. Le trois, la fievre
d'eau de
calmée, elle prit trois verres à huit fois
caffe, qui la frent aller fept
il
commença;
à la felle. Le S,lajaunifle vomir, & une lélui vint des envies de
J'eus recours
gere douleur de ventre.
émolaux
un flux de vepLeeenEtnnet
liens qui lui procurerent furvint néanmoins,
tre. Le vomifement
avec viodeux jours
& dura pendant rendoit par, haut & par
lence. La malade noires. Le vifage debas des matieres elle étoit dans un grand
vint bouffi, &
pendant cette
aecablement. Elle n'ufa, d'eau de crefévacuation, que de thé,
d'alkermès,
fon & d'un peu adeconfedion matin. Elle eut le
qu'elle prenoit foir &
mon attente ;
bonheur de guérir contre favorable pencaril I n'y eut d'autre figne Técoulement
dant ces deux jours que point de fups
dontiln'arniva)
des urines,
preffion, --- Page 233 ---
de Saint Domingue.
YIII, H
R
ISTO I
E,
Un homme de
tempérament fec, trente-cing fat
ans, d'un
deux ans de féjour à atraqué 2 après
du mal de Siam.
Saint
premiers
On le faigna Dominge, les trois
fois du jours trois fois du bras &
la
pied. On le purgea le
une
médecine le fit
quatriémes
Je nele vis que le aller fept à huit fois.
trouvài fort
cinquiéme jour. Je le
ayant
jaune &x fort
le
feulement des envies tranquille de
midi ventre peu libre, Il fe
vomir,
d'une vive douleur plaignit après
tendue de la cuiffe & dans toute Péavoir éré
de la jambeoi il
faigné, & d'une
fanteur, qu'il ne
figrande pen'appergus d'abord pouivoit la remuer, Je
vide autour de la qu'une rougeur litemps après s'étendit faignée, qui peu de
& devint un charbon
ou
hencoip,sdiern
neux. Le cataplafme
antrax charbonratifdont je fis
émollient & matube, conmibuaice enveloppertoute lajamfalutaire
progrès. Dès
Kiv
oi il
faigné, & d'une
fanteur, qu'il ne
figrande pen'appergus d'abord pouivoit la remuer, Je
vide autour de la qu'une rougeur litemps après s'étendit faignée, qui peu de
& devint un charbon
ou
hencoip,sdiern
neux. Le cataplafme
antrax charbonratifdont je fis
émollient & matube, conmibuaice enveloppertoute lajamfalutaire
progrès. Dès
Kiv --- Page 234 ---
Hifoire des Maladies
dilater, fcarifier, & il en'
le foir il fallut
noiràfortit une matiere ou pus, partie celui
de confiftance de
qui
tre, partie cloux, & le fang qui forfort des gros
étoit noirâtre. Le
tit des fcarifications
de la jambe
bas & le milieu poftérieur
s'étenfurent remplis de cloux, la plaie abondit, &cil s'y établit une fuppuration
dante qui guérit le malade.
1X. H I 0e S T O I R E.
habitation à neuf heuParrivai à une
homme de
res du foir, pour un jeune
dix-huit à vingt ans, d'un tempérament de
II étoit dans le feptiéme jour
fanguin.
de grandes laffila maladie. Il éprouvoit
des maux de
tudes, des sengourdillemens, envie de vomir,
tête & de reins, une chaleur. On nel lui
grand feu & grande
; mais en
avoit rien fait le premierjour troifiéme on l'arevanche le fecond &le
foisau bras
voit faigné copieufement trois adminif
& deux foisau pied. Onluiavoit trouvaicom
trétous les Sacremens.Jele --- Page 235 ---
de Saint Domingue.
meagonifant, vomifant
lestraits du
fans ceffe tout ivifaperatiress
donnoit, fans cependant ce qu'on lui
maticres noires,
qu'il rendît des
extrémités foibles, prefque fans pouls, les
dans toute fon
ley ventre douloureuxe
étendue
peu : un
2 urinant trèsue grande commencement de jaunife
dérable étoient agitation & un délire confi. 2
de la partie. Je
pouvoirtenter
crus ne
de meilleur dansunetelle
remede
circonflance
cataplafmes, ce
que le bain & les
put refter la
qui fut exécuté, Iln'y
deux minutes; premiere fois qu'une ous
je le crus
une foibleffe dans
mort,
laquelletirer
m'obligea de l'en faireplafine promptement. fiur toute
On lui mit Ln1 cata--
le fisbien couvrir l'étendue du ventre. Je:
demi-heure
& tenir de force. Uneparurent moins après, les extrémités me:
peu plus relevé; froides, je
& le pouls un:
le bain, oùr il refta le fis remettre dans
Après cette
cinq à fix . minutes,
agité & moins opération, il parut moins
tourmenté du vomiffe-.
Kv
l'en faireplafine promptement. fiur toute
On lui mit Ln1 cata--
le fisbien couvrir l'étendue du ventre. Je:
demi-heure
& tenir de force. Uneparurent moins après, les extrémités me:
peu plus relevé; froides, je
& le pouls un:
le bain, oùr il refta le fis remettre dans
Après cette
cinq à fix . minutes,
agité & moins opération, il parut moins
tourmenté du vomiffe-.
Kv --- Page 236 ---
Hfoire des Maladies'
de
ment; il garda même une demi-taffe bain
thé qu'on lui mprenticOeélenket
de trois en trois heures, jufqu'à ce que
la chaleur fiit revenue s le pouls ranimé,
ceffé. F'eus alors re-
& le vomiffement faites avec le creffon &
cours aux tifanes
de
le nitre, les bouillons ou apozèmes
8 la chicorée
laitue, de pourpier 2
abondanblanche. Les urines devinrent
chargées; la jauniffe auttes, mais peu
perifta. Cepengmenta, & le tranfport
trouvé le
dant le feptiéme jour ayant
ventre moins tendu, moins douloureux,
au malade trois onces de
je fis prendre
trois heures d'inmanne en deux prifes,
tervalle entre chaque. Il évacua quatre
& eut deux foibleffes. La fieou cinqfois,
après les bains,
vre qui avoit augmenté la fevre & le
perfifa & diminua. Le 8,
furent moindres; mais le matranfport
d'une grande douleur
lade fe plaignit droite. Ony apperçut une
dans la jambe
de la faignée, fur
rongeur livide autour
les mêmes.remedes
laquelle on appliqua --- Page 237 ---
de Saint Domingue.
quifit
Renmluaepetiames
progrès
faire des
tie interne confidérables; du bas de car toute la parfus du pied
la jambe & le def-
& dans
tomberent en
une fi grande mortification,
les tendons furent à pouriture, que
ccrrodée. Il fe forma nu, & la capfule
au haut du
de plus un
gras de la jambe dépôt
2 qu'il
leur
Une
alsoemmritienuoet
étant firvenue à la
vive doudu bras gauche où On
partie interne
fois,
l'avoit faigné deux
ble ils'yforma une tumeur
qu'on ouvrit au bout de confidératre heures, & dont il fortit vingt-quequantiré de matiere
une grande
fanieufe. Les abondantes rougeâtre 2 noiritre,
entretinrent la fievre
fappurations
qui
pendant huit
dégénéra en une. petite
jours,
dont on vint à bour
fievre lente, s'
tifs
parles doux
réitérés) &z par l'opiate purgafebrifuges compofés de
Ou bols
pée : le Pied du malade notre Pharmacoenchylofé,
eft refté un peu.
Trois chofes
contribuerent à rendre:
K vj
antes rougeâtre 2 noiritre,
entretinrent la fievre
fappurations
qui
pendant huit
dégénéra en une. petite
jours,
dont on vint à bour
fievre lente, s'
tifs
parles doux
réitérés) &z par l'opiate purgafebrifuges compofés de
Ou bols
pée : le Pied du malade notre Pharmacoenchylofé,
eft refté un peu.
Trois chofes
contribuerent à rendre:
K vj --- Page 238 ---
Hifoire des Maladies
auffi mauvaife. La pred
cette maladie
rien fait durantlespremiere, den'avoir feconde, de Tavoir
mieres 24 heures: ; la
fort dela fievre
tranfportéfur mer dans le
& la
le conduire à. l'habitation ;
pour
dé lui avoir fait coup fur coup
troifiéme,
des faignées trop copieufes.
X. H I S. T OIR E.
un Officier agé de
Je fus appellé pour
mélancotrente ans, d'un tempérament de nation 2
lique & bilieux, Provençal dans la Coloqui étoit depuis trois ans maladie trèsnie, oût il avoit effuyé une fixiéme jour de
violente. Il étoit dans le de le trouver
la maladie: Je fus furpris les plus mauavec tous les (ymptômes quileft rares
vais du mal de Siam ,1 parce fon arrivée une
quand. on a effuyé après eft fait à l'air
grande maladie, & qu'on
On a tout
du Pays, d'en être attaqué. double - tierce
à craindre une
trèsau plus
Il étoit très-jaune,
compliqué.
flafque; L1ER
& fans fievre,! le pouls
agité --- Page 239 ---
de Saint Domingue,
vomiffement confidérable
fatiguoit. On l'avoit
d'atrabile le
bras & deux fois faigné deux fois du
foisavec l'eau de du pied, purgé une
quil'avoient
caffe & le fel
bien évacué, Le
d'epfom
tre fut douloureux,
foir, levenprimerentsil
les urines fe fitple foulageâtd demandoit fans ceffe
il fe
d'une grande oppreffion qu'on dont
plaignoit; ; j'eus
fet au bain; il y futde recours pour cet ef.
demi-heure fans
fon pied, ily refta
heure après il fixt aucun faifi fuccès; car une
qui fut fitvi d'une
d'un maldegorge
ce qui eft fort rare dans agonie très-violente;
Jc pourrois
cette maladie.
quantité
rapporter une plus grande
différence dhifoires, qui n'auroient de
téreffans. Celles que quelques accidens peu inroiffent fuffire que j'ai choifies me pacaraétere de la pour faire connoître le
maladie que
décrire, 2 & pour confirmer je viens de
tics que nous avons
les pronof
fervation.
portés d'après l'ob-
eft fort rare dans agonie très-violente;
Jc pourrois
cette maladie.
quantité
rapporter une plus grande
différence dhifoires, qui n'auroient de
téreffans. Celles que quelques accidens peu inroiffent fuffire que j'ai choifies me pacaraétere de la pour faire connoître le
maladie que
décrire, 2 & pour confirmer je viens de
tics que nous avons
les pronof
fervation.
portés d'après l'ob- --- Page 240 ---
Hifoire des Maladies
de la Maladic
Des Fievres compliquées
de Siam.
font des fievres
Les double-tierces Ce font elles qui
propres à nos Colonies. des fievres de Saint
font les trois quarts elles auffi
Domingue, & ce font
quied- Le
étrangeres.
mettent les complications
avec elles
mal de Siam fe complique
moraffez de matiere
quand il n'ya pas
entierebifique pour les faire dégénérer
maladie de Siam. L'affoupiffement en
les fignes de pour
ment, l'affaiffement,
abfolument libre
le malade
Pasirae
ne laiffent
confidérable de
que par une éruption la
fait dans convalefcence,
cloux quife
aflez
font des fignes qui nous marquent établir.
Fanalogie que nous voulons deSydenham fur
Après les remarques toutes les-male caraétere que preanent quife rapporte en
ladies d'une épidémie maladie régnangénéral à la principale fur les fievres
re;après les obfervations --- Page 241 ---
de Saint Domingut:
peftilentielles & varioleufes
23*
évidemment des
qui étoient
pefte & de la petite dégénéréfeences de la
vons pas être étonnés vérole, nous ne dedes
de retrouver dans
maladie
d'une
Nensnsomgmnemne
endémique qui
avec tant de fiureur..
regne fouvent
Comme les fievres font de
res,
deux genmême oulymphatiques, les fievres
ou bilieufes, de
maladic de Siam, compliquées avec la
guées en deux
Peuvent être diftinfyrmprômes fait efpeces. le
La violence des
cette différence principal caraétere de
dans les
: plus
unes, plus. de d'afoupiffemect feu
tres 2 les didinguent
dans les auQuand nous
cfentiellement,
nous verrons parlerons de ces fievres,
les
comment cn peut encore
des. différencier à raifon. de leurs
Aurefe, ,les
pério-
'cation fe
fymptômes de compli.
remarquent, ou dans le commencement, &
2 ou dansl'état de la
continuent avec des
maladie,
dela
fignes évidens
ambdresumisdaei
dansladécli-
2 les didinguent
dans les auQuand nous
cfentiellement,
nous verrons parlerons de ces fievres,
les
comment cn peut encore
des. différencier à raifon. de leurs
Aurefe, ,les
pério-
'cation fe
fymptômes de compli.
remarquent, ou dans le commencement, &
2 ou dansl'état de la
continuent avec des
maladie,
dela
fignes évidens
ambdresumisdaei
dansladécli- --- Page 242 ---
Hfloire des Maladies
eft toujours plus
naifon. La complication
dans
elle fe fait appercevoir
forte quand
alors le pourpres'y
les commencemens; fur-tont quand la
joint ordinairement,
nous appellons
fievre eft de celles que
la nature de
bilicufes. On fent affez par
âcre
& par le caraétere
cette maladie 2
dans leshumeurs
& irritant qui fe trouve
bilieux avec
de ceux que nous appellons
que c'eft
les anciens 8i les modernes,
que
chez eux & dans cette complication Au refte
avons le plus à craindre.
nous
ici, comme dans la male péril dépend
de la granladie de Siam, de l'efficacité, de la crife : c'eft
deur & du caraêtere & notre unique
elle qu'on doit aider, d'aider & de foutenir
intention doit être
de la
& Gi elle en a befoin,
la nature;
du fardeau fous
débarraffer d'une partie C'eft ce quife
lequel elle fuccomberoit. remedes que nous avons
remplit par les
maladie de Siam. La
prefcrits dans la
du plus ou du
différence ici n'eft que
à déterminer
moins. Ceft à la prudence --- Page 243 ---
de Saint
la différence de la Domingue.
méthodedu
que nous devons
traitement
préférer.
I. HIs 7 OI R E.
Unjeune homme de dix-huit à
ans, d'un tempérament
vingt
mélancolique, fut
vif, bilieux &
fons,douleurs de tête attaqué par des frif
fievre confidérable, & de reins, d'une
miers jours
qui fut les cinq predura fans relâche double-tierce. L'accès du 5
ment ; fur la fin le avec grand affoupife.
& le
vomifement
hoquer fe mit de la
fiurvint,
fymptômes firent fitivis partie. Ces
fueur, & durerent
d'une foible
heures. Les
environ quatre à cing
yeux me
gés, Le feptiéme il vint parurent très-charqui jetta le malade dans un redoublement
& une violente
un grand délire
le vomifement agitation. Le hoquet &
le cou devinrent reparurent; ; les yeux &c
cès qui fut aufi jaunes à la fin de l'aclong que le
iln'y eut point de fiteur;au précédent:
extrémités -
contraire les
étoientfroides, le pouls con:
quatre à cing
yeux me
gés, Le feptiéme il vint parurent très-charqui jetta le malade dans un redoublement
& une violente
un grand délire
le vomifement agitation. Le hoquet &
le cou devinrent reparurent; ; les yeux &c
cès qui fut aufi jaunes à la fin de l'aclong que le
iln'y eut point de fiteur;au précédent:
extrémités -
contraire les
étoientfroides, le pouls con: --- Page 244 ---
Hifoire des Maladies
fe plaignit d'une vive
centré. Le malade
dificultéd'avadouleur au cou, & d'une
aucune tuler, fans qu'il parit d'ailleurs
&
Il fut deux jours dans cet état,
meur.
detento collum inveril mourut. Si à febre
tumore non
tatur 6 deglutire non polfit, 58,Jeat.
exiflente in collo, lethale. Aph. de pourLe cadavre devint couvert
7.
pre.
II. HISTOIRE
Un homme Agé de quarante à quad'un
cacorante-cinq ans ,
tempérament d'un endroit
chime-fcorbutiqre," habitant
fut attaqué d'une doublemarécageux,
tierce dont les accidens ne paroiffoient l'efdangereux. Ilfut faigné dans
point
trois fois du bras &
pace de feptjours
deux à trois fois
une fois du pied;il prit lait. Le 8, lorf
de la manne dans le petit
la
croyois avoir lieu d'efpérer
que je
d'appercevoir
guérifon, je fus furpris
le homauvais fymptômes 9
quelques
de jauniffe :
quet 8 un commencement --- Page 245 ---
de Saint
avec quelques taches Domningue. de
quet
pourpre, Le hofement taugmenalclendemain, furvint.
& le vomif
dans la
Le pouls étoit flafque
journée; il fe
& dedeux en deux
ranimoit le foir,
Ily avoir auffi de jours étoit plus plein.
feterminoitle
l'ardeur à la peauqui
Je mis le malade matinpar unelégere fiteur.
à
faite avec le
Pufage d'une tifane
le creffon, petit mil, le chiendent &
vitriol; d'une quelques gouttes d'efprit de
tion
potion faitea avecla confecd'abfynthe, d'alkermès, le fafran oriental, le fel
accidens
&le firop d'oeillet. Tous les
le malade continuerent cinq à fix jours:
fit'aux abois. J'eus
l'opium réitéré à un
recours à
la feconde
quart de grain. A
prife il dormit
à
res : à fon réveil il
cinq fix heu.
dans lequel il rendit eut un vomiffement
brane large &
une efpece de memtravers de
longue de quatre à cinq
doigt, qui me parut être
portion de la membrane
une
l'eftomac, Sur ce
veloutée de
acides, & mis préjugé je quittai les
en ufage les émulfions
à un
recours à
la feconde
quart de grain. A
prife il dormit
à
res : à fon réveil il
cinq fix heu.
dans lequel il rendit eut un vomiffement
brane large &
une efpece de memtravers de
longue de quatre à cinq
doigt, qui me parut être
portion de la membrane
une
l'eftomac, Sur ce
veloutée de
acides, & mis préjugé je quittai les
en ufage les émulfions --- Page 246 ---
Hifoire des Maiadies
faitesavec la décostion de plan:
bouillies
riz
le
l'infufion de fafran, 5 le
broyé,
tain,
bouillies,
firop de grenade & delégeres de fix heures en
que le malade prenoit
fix heures ; tous les foirs un demi-grain ceffa
d'opium : le hoquet ne
ou un grain
fut un figne
que le 15, & fa ceffation
favorable
d'efpérance qui annonça une
convalefcence.
111. H I S' T 0 I R E.
Une dame de quarante-cing ans qui
& qui avoit beanétoit encore réglée,
d'inquiétude, d'une complexion
coup
avoit fur-tout la poitrine défoible, qui
d'une double-tierce
licate, fut attaquée
Le Chiordinaire avec flux de ventre.
le premier accès
rurgien la purgea après
efqui fit un grand
avec Tipécacuana, le flux de ventre :
fet, 8 qui fupprima du troifiéme: on
il reparut dans l'accès accès fe termina
la faigna du pied; cet malade en conune foible fueur. La
par
tellement bien, qu'elle
féquence parut --- Page 247 ---
de Saint
caufoit & rioit avec Domingue.
furvint cependant
tout le monde : il
nant de linquiétude, une jaunife, qui donvoyer chercher. Une détermina à m'enarrivée, elle
heure après mon
fentit un :
confidérable dans la
engourdifement
été faignée, &
jambe oùr elle avoit
fi vive,
qui fiut fuivi d'une douleur
que la malade ne pouvoit refter
tranquille. Il n'y
hors. Survint
paroifoit rien au-deun friffon
une fievre
auquel ficcéda
un
fe
par
fommeil trésardente, qui
termina.
lethargique.
IP. H I ST 0 I R E.
Un jeune homme de
d'un tempérament bilieux vingt-quatre ans, 9 1
que, le vifage affez coloré & mélancolipourpre, fit attaqué
& d'un rouge
ce,' dont le
d'une double-tierdès les
petit & grand accès furent
ardens. On premiers jours très-vifs & trèstrouvai
m'appella le cinquiéme,
en léthargie
Jele
tit accès s'étoit déja très-accablé. Le peavoit commencé
joint au grand, qui
par T'affoupifement oi
ans, 9 1
que, le vifage affez coloré & mélancolipourpre, fit attaqué
& d'un rouge
ce,' dont le
d'une double-tierdès les
petit & grand accès furent
ardens. On premiers jours très-vifs & trèstrouvai
m'appella le cinquiéme,
en léthargie
Jele
tit accès s'étoit déja très-accablé. Le peavoit commencé
joint au grand, qui
par T'affoupifement oi --- Page 248 ---
Hifoire des Maladies
le malade étoit depuis fept à huit heures.
Onlavoit faigné deux fois du bras & une
fois du pied, purgé avec les eaux de caffe
aiguifée de fel d'epfom. Je fis appliquer
lesvéficatoires. Le fommeil léthargique
dura douze heures 2 & il en fortit par
fueur des plus abondantes. Je réiune térai la même eau de caffe. Il n'eut que
à huitheures de calme. Le petit acfept
féchereffe & chaleur : - &
cès prit par
1 le malade
augmentant infenfiblement 7
tomba à la fin dans Paffoupiffement &
fommeil lérhargique qui dura plus de
le
heures. La fievre fe termina par
quinze
à laquelle fe
une fueur confidérable,
cride dépôt
joignit un commencement
tique aux feffes ; car en le changeant,
très-foncée de
on apperçut une rougeur
feffe, &,
la largeur de la main à chaque
temps devint fi livide,
qui en peu-de lieu de douter dela ganqu'on n'eut pas
fcarifications
J'y fs faire des
progrenc. 8 frotter avec le fel & le citron.
fondes,
L'efcarre tombée, il y eut une fuppuration abondante. --- Page 249 ---
de Saint Domingus:
v.
HIS T O I R E.
Unhomme
d'un
deving-cing à trente ans, 1
fut pris tempérament d'une
pituiteux & fanguin, 7
fievre
près de trente
continue qui dura
d'une crife affez heures, & qui fut fuivie
régla enftite en abondante, La fievre fe
qui firent fort petit & en grand accès,
iin'y eut dès le longs, & entre lefquels
troifiéme
peu d'intervalle. Le
jour que trèsjoignirent,
5 ils
& furent avancerent, fe
Iongs.
beaucoup plus
La même chofe arriva
jour, & de furcroît
le feptiéme
confidérable. La crife fut un alfoupifement
re, & parut
affez abondancette bonace fut dégager de
le malade; mais
peu
courte durée. lly eut
mes d'intermifion, & tous les fymptôladefut augmenterent de façon que le mafans
quatre jours dans le même
connoiffance & comme
état,
On apperçut feulement
agonifant.
remifiond dans le
quelque légere
tempsoh la fevreavoit
. La crife fut un alfoupifement
re, & parut
affez abondancette bonace fut dégager de
le malade; mais
peu
courte durée. lly eut
mes d'intermifion, & tous les fymptôladefut augmenterent de façon que le mafans
quatre jours dans le même
connoiffance & comme
état,
On apperçut feulement
agonifant.
remifiond dans le
quelque légere
tempsoh la fevreavoit --- Page 250 ---
Hifoire des Maladies
intermittente. On avoit
coutume d'être du bras & une du pied
fait trois faignées
donné beaucolp
avant le feptiéme jouf, bouillons émolliens,
de lavemens, des deux fois avec T'émélaxatifs, & purgé Tous ces remedes
tique en lavage. Je fis appliquer des
avoient bien opéré.
du cou & au
véficatoires à la nuque
fur le
des cataplafmes
gras des jambes.,
à être doulouventre qui commençoit les lavemens 8Z
reux, & je fis continuer Au bout- de quatre
les mêmes boiffons.
de fnewr:
jours il parut un commencement de pouque Tanimai par quelquesprifes fua béaucoup
Le malade
dre de vipere.
heures. Je
pendant plus de vingt-quatre & les cuiffes : on
fis viGter les feffes 8 à chaquei fefle
trouva à l'os facrum trèslarge, 8c un
un dépôt gangrericux trochanter , qu'on otlautre vers le grand
heures, &
vrit au bout de vingr-quatre ayant la coudont il fortit une matiere
leur &la confiftance dumiel: traitée com:
feffesfut
La gangrenedes
me --- Page 251 ---
de Saint
me celle des malades Domingue,
valefcence fut
ci-deffus. La confievre dégénéra tréslongue, parce
Près de deux en fievre lente qui que la
mois,
dura
Fievres
double-tiores de Saint
Lcs differentes
Domingurs
nous obfervons efpeces de fievres
fi
en Europe, ne
que
communes à Saint
font pas
Herot-régalileres y font Domingne. Les
que les quartes, Les
affez rares ainfi
toutes les fievres
plus communes de
y font les
ces,efpece de fievre
double-tier.
genre que les
qui fe
tae
anciens sppellent rapporte au
tritnoplye, & qui
hemitri.
immédiat avec celes Ont un
a décrites en
que Baglivi rapport
bres mfentrice. Italie, & qu'il
nous
les caufes
La nature de la appelle fi-,
du
quioceafionnent la maladie,
voir traitement, font les
dificulté
quelques
mêmes, On
Jes (ymprômes, légercs diftrences y
qui
dans
Hire, les mêmes à ceitx paroitront, pour ainfi
la peine de les
qui fe dopneront
Tom: 1. comparer les unes
L
aveç
mfentrice. Italie, & qu'il
nous
les caufes
La nature de la appelle fi-,
du
quioceafionnent la maladie,
voir traitement, font les
dificulté
quelques
mêmes, On
Jes (ymprômes, légercs diftrences y
qui
dans
Hire, les mêmes à ceitx paroitront, pour ainfi
la peine de les
qui fe dopneront
Tom: 1. comparer les unes
L
aveç --- Page 252 ---
Hifoire des Maladies
of242
Ces fievres fe déclarent fievre
les autres. comme "une fimple accès fuidinairement cen'ef que dans les
tierce, &
d'une nouvelle
vans que la complication
de fafievre en fait une double-iere; & ne
les accès fe joignent,
reçon que
paroître qu'une légere
laiffent plus
jamais appeller
miffion, qu'on ne peut
intermifion.
nattaccès font xcomgagaés.dr
Ces
8 engénérald quand
fées ou vonifement;6 c'eft ordinarenent
eft efficacc,
eft frécclui-ci
heureux: Le pouls
&
fort
un figne affez, égal, quelquelois petit venquent,
mou 8 Mlarquesles
ferré, quelquiefois gonflé, les hypocondres
tre eft toujours
donloureux, & ily
élevés 2 quelquefois & une conlipation
a un refferrement ventre qui stemabienramae
générale du
La - tête eft tonjours -
rifer ces maladies. diferemment; dans les uns
prife, mais
dans les autres
ily, a affoupifemen, n'eft pas bien vios
délire, mais qui
un
lent. --- Page 253 ---
de Saint Domingue.
Cafpmptinest
ment; car on peut diodieminificil
diférentes de ces compter deux elpeccs
fievre que nous
fievres. L'une eft une
bilieufe, & T'autre appellons double-tieree
phatique ou
double-ieree lymelpece, les pisbes@-Danshiy
flés & plus hypocondrcs font premiere
gée d'une douloureus, la langue Peu gonde, le
humeur plus jaune
char.
délire pouls affez petit, mais 8spius ariles
s'y joint plus
ferré; le
ils fe accès fuivent mieux ordasirement, &
ment, font. afluijettis dès le l'ordre auquel
ment Cette efpece
commencedans les faifons attaque
les gens qui Ont
les plus principale.
tempérament
les humeurs âcres chaudes,
Les
plus bilieux,
& le
fieyres
ont quelque chofe lymphariques au
de moins
de moins violent contraire
plus d'obfination tumultueux, mais ellesont &
guérir.
& plus de dificulté auffi
Leventre
à
eftp plusgonflé,
fouple, les hypocondrest quoique plus
font moinsdous
L ij
ce
commencedans les faifons attaque
les gens qui Ont
les plus principale.
tempérament
les humeurs âcres chaudes,
Les
plus bilieux,
& le
fieyres
ont quelque chofe lymphariques au
de moins
de moins violent contraire
plus d'obfination tumultueux, mais ellesont &
guérir.
& plus de dificulté auffi
Leventre
à
eftp plusgonflé,
fouple, les hypocondrest quoique plus
font moinsdous
L ij --- Page 254 ---
Hifloire des Maladies
V 244
le pouls eft fafque & mous
loureux,
mais plus crue, 2
Purine moirs rouge 2
conpoint de délire, mais un abattement à beaufidérable. Les accèsne faivent pas dans
près la même régularité que
coup
double-tierce bilieufe. Le petit
la fievre
du grand, le
prend fouvent le caraôtere du
Dans
celui
petit.
grand au contraire
font plus forts,
les accès
la premiere
courts. Dans cellemais ils font auffi plus eft remarquable,
desaccès
ci la longueur confidérablement Pun fur
ils empiétent & ceft une des marques auxF'autre,
fouvent & mieux requelles j'ai plus
des fievres doublez
connu le caraétere
tjerces lymphatiques la plus ordinaire de
La terminaifon
Quand
c'eft le dévoiement,
ces fievres, annoncéparl les fignes qui doj-.
il furvient faire conclure une diminution
vent nous maladie 2 ile eft heureux; cependant
de la
funefte en particulier
une terminaifon
fievres
uamiesteealymehmgtes
aux
point dans les fievres
& qu'onne çonnoit --- Page 255 ---
2e Saint Domingue.
bilieufes, > c'eft un flux chyleux
vient quand le malade eft
qui furqui finit &x la
aux abois, &
Dans les fievresb conftipation & la vie.
fi l'on voit
bilieufesau contraire,
ordinairement undévoiement bilieux,Cef
& ileft
pour le bien du malade,
précédé de fignes
ne voit pas dans les fievres heureux qu'on
ques.
lymphatiL'engorgement dés vifceres du
ventre &-des glandes du
basaffez démontré
méfentere, eft
Dans l'ane &c par tous ces fymptômes.
vres, toute la l'autre efpece de ces fics
force eft
fois par ces arrêts
opprimée à la
mais il paroit
univerfels de liqueurs;
les vifceres
que dans Pefpece bilieufe
en font le
dans l'efpece de fievre fiége principal; &z
font les parties
lymphatique, ce
du cadavre m'a ghanduleufsl'orverine
- ture; car dans la démontré cette conjecavons trouvé, premiere efpece nous
comme
F'eftomac, le méfentere Baglivi, 2 le foie,
dans la feconde
engorgés; mais
efpece 5 les. glandes
Lij
pece bilieufe
en font le
dans l'efpece de fievre fiége principal; &z
font les parties
lymphatique, ce
du cadavre m'a ghanduleufsl'orverine
- ture; car dans la démontré cette conjecavons trouvé, premiere efpece nous
comme
F'eftomac, le méfentere Baglivi, 2 le foie,
dans la feconde
engorgés; mais
efpece 5 les. glandes
Lij --- Page 256 ---
Hifoire des Maladies
& princiétoient prifes en particulier,
avoifipalement toutes les parties qui
Cette partie elle-mênent le pancréas. enflammée, & fquirme étoit dans les uns
dans tous les
reufe dans les autres, mais
affeétée ; ce quin'eit
fujets généralement médiocre pour faire enpas d'une utilité Médecins d'oit vient ce gontendre aux
rebelle
flement fouple, cette conftipation 8 enfin le
cara@térife notre efpece,
qui
qui la termine.
flux chyleux
d'après Fontanus ,
Baglivi a remarqué
dans les Pays
ces fievres font rares
que
& que les Pays auxquels apfroids,
tceshémitrinées, font les Pays
partiennent
funt in Ethiopia & in
chauds. Frequentes,
de fievres
Italid. C'eft de ces efpeces
Hippocrate dit : Febres exhydefquelles
pochondriorum dolore maligna. des
la nature
parPour le traitement,
mê-
& de l'engorgements
ties engorgées
combien Bame, nous doit démontrer
de
glivi a raifon de nous recommander nous ne
nous armer de patience; çar --- Page 257 ---
de Saint Domingat,
pouvons pas compter fur les jours 247 critiques; & Finflexibilité du ventre
démontre affez
nous
à attendre
que nous n'avons guères
de l'art qu'une mitigation des
fymptômes 2 & des habiles Médecins
qu'une attention exagte à fuivre les
de la nature, quitend affez
voies
à fe débarraffer
généralement
par les évacuations du
bas-ventre.
1.
HISTOI R E.
Une Dame âgée de
qui depuis plus d'un guaranteneufans; an n'avoit
regles, d'un
plus fes
tempérament robufte, mélancolique-billeux, 2 après cinqà fixjours
d'indifpofition pour laquelle elle fe fit
faigner au bras, fut
cembre
attaquée le 23 Dé.
1746 d'une petite fievre
fitivie d'un
qui fit
redoublement
d'envie de vomir. Elle fut accompagné
au matin ; elle paffa la
faignée le 25
journée fans
vre; une légere chaleur
fied'inquiétudes & de
accompagnée
douleurs de tête, annonça vers les neuf heures du foir le
pcL iv
ifpofition pour laquelle elle fe fit
faigner au bras, fut
cembre
attaquée le 23 Dé.
1746 d'une petite fievre
fitivie d'un
qui fit
redoublement
d'envie de vomir. Elle fut accompagné
au matin ; elle paffa la
faignée le 25
journée fans
vre; une légere chaleur
fied'inquiétudes & de
accompagnée
douleurs de tête, annonça vers les neuf heures du foir le
pcL iv --- Page 258 ---
A
Hifoire des Maladies huit heu:
tit accès, qui continua jufqu'à vomif
res du matin, oùt le friffon & le
fement déclarerent le grand. Ces fympd'une grande agita1ômes accompagnés
fuition & de beaucoup d'inquiétudes, fans
jufqu'après midi,
rent confidérables la malade rendit, ni par
que d'ailleurs aucune matiere bilieufe:
haut ni par bas,
à de vains efforts.
tout parut fe réduire
La fievre fe calma dans Taprès-midifans
de crife, & en fecalaucuine apparence tomber la malade dans un acmant, fit
foibleffe confidérabless
cablement & une
les traits du-vifage fort changés;
ayant
effuyé de maladie de-
& n'ayant point
plus de huit ans, il devoityavoir
puis
qui pouvoient la
de grands engorgemens
avoir réfaire périr le 5 ou le 7. Après
fléchi fur les moyens que je pourrois évéemployer pour prévenir ce fâcheux
je penfai qu'il ne pouvoit y en
nement,
efficace pour difpofer la
avoir de plus
critiques, que
nature a des évacuations
En confés
le bain & la faignée du pied. --- Page 259 ---
'de Saint Domingue:
de Tintervalle qui dequence je profitai
heures,
voit être d'environ vingt-quatre fois la malade.
pour faire baigner deux fortant du bain un
Je lui fis donner en
& deux heuresaprès
lavement purgatif,
Peu de temps
elle fat faignée du pied.
les avantaprès cette faignée 2 furvinrent)
accès, c'eft - à - dire
coureurs du petit
8 la petiteffe du pouls ,acla fréquence
douleurs de tête, & fuicompagnées de
d'altération
vies d'une grande chaleur,
la
d'inquiétudes pendant
& de beaucoup
avoitavancé de trois
nuit. Ce petit accès
heures : le grand avança à proportion.
le vomifLe friffon, la concentration, confidéfement & les agitations furent
la malade tomboit de temps en
rables ;
Ces fymptômes fe
temps en foibleffe.
& le calme fut
calmerent après-midi, fe termina en
fuivi d'une moiteur qui
chefueur qui fit mouiller une
une petite malade fut deux ou trois foisà
mife. La
la felle, & paffa la nuit affez tranquilleapprisle matin qu'elle avoit
ment. Ayant
L y
friffon, la concentration, confidéfement & les agitations furent
la malade tomboit de temps en
rables ;
Ces fymptômes fe
temps en foibleffe.
& le calme fut
calmerent après-midi, fe termina en
fuivi d'une moiteur qui
chefueur qui fit mouiller une
une petite malade fut deux ou trois foisà
mife. La
la felle, & paffa la nuit affez tranquilleapprisle matin qu'elle avoit
ment. Ayant
L y --- Page 260 ---
Hifoire des Maladies
évacué 250
deux ou trois fois pendant la
nuit, & que les matieres étoient bilieume déterminai à la purger avec
fes,je
elle en prit deux verune tifane royale;
à dix-huit
res qui la firent aller quinze
fois. Il n'y eut que les cinq à fix prefelles bilienfes; les autres étoient
mieres couleur 8 de la nature des boifde la
obfons qu'elle avoit prifes : ce quej'ai
tous les malades, &
fervé dans prefque
maladans les fréquentes
à mon égard
diesquejai effuyées à Saint Domingue;
me fait croire qu'en fait d'évacuace qui
parles purgations du ventre procurées
felles d'utifs, il n'y a que les premieres
tiles, & que les autres, dès qu'elles ne
teintes d'humeurs excrémenfont pas bien loin d'être avantageufes 2
tielles,
parce qu'elles sne
doivent être nuifibles,
produire un plus grand
peuvent que dans les folides & les lidefféchement
étoit le fix
quides. Le 29 du mois, qui
de la maladie, le petit accès avança de
trois heurcs, & s'annonça par un léger --- Page 261 ---
de Saint Domingté,
frifion, qui firt bientôr fuivi
251.
de
d'inquiétudes & de maux de chaleur,
confidérables
tête plus
que dans les
m'attendisà una affautl bien précédens; sje
le grand lui
violent,
reillement -
fuccéderoit : il
quand
de trois heures avança pament, les éclipfes du
; Taccable.
connoifance, & les pouls, la perte de
tes, donnerent lieu de foibleffes fréquenme trouvai dans ces s'allarmer, & je
faut remédier au malle circonflances où il
fis prendre à la malade plus preffant. Je
réesd'une potion faite quelques cuille-.
cloux de girofle & le avecla canelle, lesi
parties égales d'eau & fucre, bouillis en
deux heures de
de vin, Après
la mort, la nature combat entre la vie &
fe
l'emporta; ; le
déboucha, 9 & les
ventre
fi
évacuations
fréquentes & fi
furent
cinq ou fix heures, abondantes pendant
nuellement
qu'on étoit contiLes matieres occuipé à changer la malade,
tides & jaunes. qu'elle rendoi étoient féà trois fois, On lui fit prendre deux
pendant les effets de cette:
Lvi
ux heures de
de vin, Après
la mort, la nature combat entre la vie &
fe
l'emporta; ; le
déboucha, 9 & les
ventre
fi
évacuations
fréquentes & fi
furent
cinq ou fix heures, abondantes pendant
nuellement
qu'on étoit contiLes matieres occuipé à changer la malade,
tides & jaunes. qu'elle rendoi étoient féà trois fois, On lui fit prendre deux
pendant les effets de cette:
Lvi --- Page 262 ---
Hifloire des Maladies La fueut
cuilleréedel la potion.
crife, une
& la mafe joignit à cette évacuation, Elle contilade mouilla deux chemifes.
& lel lenpendant la nuit,
nua d'évacuer
tranquille; deux godemain elle parut
entrebelets de petit lait fuffirent pour le huit
Cependant
tenir les évacuations. accès avança de
de la maladie, le petit
un frif
trois heures, & fe déclara par n'avoit
fort & plus long qu'il
fon plus
envies de vomir que la
fait, & par des
encore eues; ce
malade n'avoit point
qui lui
qui me fit juger que le grand,
de
continueroit en façon
fuccéderoit,
c'eft-à-dire fans être acredoublement,
ordinaires:
compagné des fymptômes
certain
T'avance des accès eft un figne del'état
du moins
de Tangmentation,ou accès fut trèsde la maladie. Ce petit fut toute la nuit
violent, 2 & la malade
& une chaleur
dansune grande ealtération Il in'y eut de
ardente; ; elle fut très-agitée. refferrement
figne de grand accès qu'un du pouls, &
concentration
ou une légere --- Page 263 ---
de Saine Domingue,
une froideur qui dura demi-heure
quarts d'heure. D'ailleurs,
outrois
de Taccablement
à l'exception
& des foibleffes, il
zut, pour la force, de la même
paque le petit. Cet accablement
nature
bleffes
& ces foiaugmenterent quand la crife
procha; mais ces
apfiefficaces
fignes ne furent pas
cuation qu'au feptiéme jour : une évapareille à la précédente la diffipa. Cette évacuation continua
nujt, &on la
pendant la
prolongea le lendemain
deux gobelets de petit lait, ainfi
par
l'avoit pratiquéà la fin del l'autre qu'on
malade eut une fueur
crife. La
plus forte & plus
longue. Le IO le petit accès
point : il prit feulement à
n'avança
même heure
peu près à la
que le huitiéme
il commença
jour, 8z
parun léger friffon & quelques envies de vomir : il parut confidé.
rable à la malade, mais je rren eus
point
d'inquiétude. Auffi le matin, bienloin de
trouver de la fevre à la malade,
vis au contraire dans
je la.
une moiteur
perfévéra tout le jour. Le 12
qui
iln'y eut
même heure
peu près à la
que le huitiéme
il commença
jour, 8z
parun léger friffon & quelques envies de vomir : il parut confidé.
rable à la malade, mais je rren eus
point
d'inquiétude. Auffi le matin, bienloin de
trouver de la fevre à la malade,
vis au contraire dans
je la.
une moiteur
perfévéra tout le jour. Le 12
qui
iln'y eut --- Page 264 ---
Hifoire des Maladies
254 accès de fept à huit heures , qu?
qu'un revint de trois en trois jours pendant
de huit à dix jours, & qui obliTefpace
d'avoir recours à quelques purgagea
le petit lait dont la malade contions, de faire ufage, ne faifant plus
tinuoit
d'effet.
J'obfervai le troiLes fymptômes que
viens
féme jour dans la maladie que je
à admide décrire, me déterminerent tendre
niftrerles remedes qui pouvoient
tout indiquant & maraul relâchement,
fi
quant une plénitude & un engorgement
confidérables, qu'on avoit toutlieu d'apou tout au plus
préhender au cinquiéme, fuffocation : ce
tard au feptiéme, une
dans ces
qu'il eft ordinaire d'obferver
climats à Pégard de ceux qui périfentle
jour des fievres
cinquiéme ou feptiéme
lémétique
double-tierces; & auxquels
d'auin'avoir d'autre effet que
m'a paru
qui ne dégmenter la concentration,
tachant par les fecouffes qu'il procure
les matieres des premieres voies 23
quc --- Page 265 ---
de Saint Dominguti
rien ôter des embarras qui font
fans
des vifceres, il ne peut
dans le centre
la preffion qu'il
que les augmenter par
d'autant plus
leur occafionne ; preffion
desfibres,
fortifielereffort
fatale, qu'elle
relâchement.
bien loin de concourir au d'avoir reIl convient donc mieux lavemens & aux
cours aux bains, aux feuls remedes dont
faignées, qui font les
fuccès. On
on puiffe efpérer quelque
les deux
doit y avoir recours lorique
jours,
accès fej joignent dès les premiers fe termine
le grand ne
& dans lelquels
dont la crife ne
pas par une crifc, ou
à la violence
paroit pas proportionnelle Punion ou la conde l'accès, parce que accès, dès le comtiguité de ces deux
de la maladie, eft un figne
mencement
ou de plénitude
certain de turgefcence
de crife
abondante, & que la privation
qui
femble annoncer une concentration olt fe
provient de l'état d'oppreflion
trouve la nature.
lelquels
dont la crife ne
pas par une crifc, ou
à la violence
paroit pas proportionnelle Punion ou la conde l'accès, parce que accès, dès le comtiguité de ces deux
de la maladie, eft un figne
mencement
ou de plénitude
certain de turgefcence
de crife
abondante, & que la privation
qui
femble annoncer une concentration olt fe
provient de l'état d'oppreflion
trouve la nature. --- Page 266 ---
Hifoire des Maladies
11. HI S T 0 I R E.
Dame de vingt-trois a
Une jeune
revingt-quatre ans, d'un tempérament cou
fanguin. - bilieux 2 ayant le
plet,
famille fujette à l'apocourt, & d'une
des engourplexic, eut une pefanteur , fuivis de mal
diffemens confidérables, 9
calmerent
de tête & de fievre, qui fe
unelébout de huit à dix heures par
aul
Elle ne reffentit enfuite
gere moiteur.
elle fut tranquillejut
que la pefanteur;
oit elle fentit
lendemain au foir,
qu'au
au cou
mal & un gonflement
un grand
de tourner la tête; la
qui T'empêchoit
& bégayante avec
langue devint épaifie Elle fe fit faire une
difficulté d'avaler. bras; elle eut toute
copieufe faignée au mal de tête. Le trois,
la nuit un violent
& elle
le mal de tête diminua le matin,
mais il revint à a-midiacfut fans fievre;
compagné d'un grand engourdifement. le foir,
la faigna du pied
Le Chirurgica --- Page 267 ---
de Saint
CC qui calma
Domingue.
nuit
tout, &c lui procura une
Jc tranquille. Jc fus appellé le
trouvai la malade dans
quatre,
ment qui duroit
un friffonneavec des envies de depuis deux heures,
fort
vomir, 2 & le
rouge. Je la fis
du
vifage
le fort del'accès. faigner bras dans
J'aurois fouhaité quele
reilles Chirurgien en eût fait une ou deux
ail lieu de celle du
pan'ai encore
pied; mais je
pu parvenir à corriger les
Chirurgiens du Paysàce fijet,
faire comprendre
ni à leur
mes raifons. Ils
quent toujours le
attafymptôme le
parent, 2 fans faire attention plus apLa fievre & le mal de
à la caufe.
fidérables, & fe
tête firent con--
fueur peu
terminerent par une
déclin deux nemeipoce.ieet
lavemens très-p
parce qu'elle garda le
purgatifs,
deux heures, &
premier plus de
excrémens.
qu'elle le rendit fans
Le fecond eut
Elle paffa une nuit affez plus d'effet.
quatriéme au matin elle tranquille; le
fiévreux &x de la
eut le pouls
chaleur qui fe diffi-
ables, & fe
tête firent con--
fueur peu
terminerent par une
déclin deux nemeipoce.ieet
lavemens très-p
parce qu'elle garda le
purgatifs,
deux heures, &
premier plus de
excrémens.
qu'elle le rendit fans
Le fecond eut
Elle paffa une nuit affez plus d'effet.
quatriéme au matin elle tranquille; le
fiévreux &x de la
eut le pouls
chaleur qui fe diffi- --- Page 268 ---
2;8
Hifoire des Maladies avec la
perent vers midi; je la purgeai elle fut
le féné & le fel d'epfom :
caffe,
fois à la felle. La nuit fut
neuf à dix
Le. matin, vers
inquiéte & inquiétante. étoit confidéles huit heures, le friffon
vomiffede grands
rable, 2 accompagné fievre très-ardenmens, & fuivi d'une doulenr de tête,
te, & d'une fi vive
hauts cris. Le
la malade jettoit les
que
dura quatre à cinq heures,
vomifement
jufqu'à minuit : la
& la fievre perfifla
& fe plaignoit
malade n'urinoit point,
lad'une douleur au bas-ventre, pour
lui appliquai un cataplafme.La
quelleje
abondante, &le pouls refta
fueur fut peu
me, fit beautoujours fiévreux ; ce qui
On lui
pour le fept.
coup appréhender
émolliens; elle
donna deux lavemens heures, le fegarda le premier quatre & les rendit à peir
cond deux heures,
Le macomme elle les avoit pris.
Je
près malade mouilla une chemife.
tin la
& la méla purgeai comme auparavant, effet. A cinq heures
decine eut le même --- Page 269 ---
de Saint Domingue.
du foir r,ily eut un friffon confidérable frifauquel je ne m'attendois pas, 2 & ce
dans la fuite les temps de la
fon régla
vomiffement fe mit de la
maladie. Le
& il fut fuivi
partie ; il ne dura pas,
douleur à
d'une fievre accompagnée de
la tête. Une fueur peu abondante qui
heures après, calparut trois ou quatre
elle fut accompagnée
ma cette douleur; felles de matieres un peu
de trois petites
bilieufes. Cette fueur fut interrompue
qui divers. minuit par un redoublement fimminua à fix heures du matin par une
moiteur, à laquelle vers les neuf
ple
redoublement
heures fuccéda un grand
de naufées & de vomifqui fut précédé
La malade fut
fement qui durerent peu. moins de la
altérée, & fe plaignit
peu mais elle fut dans de grandes intête;
I1 parut vers midi une moiquiétudes.
de fueurs affez abonteur qui fut fuivie lâcha trois à quatre
dantes; le ventre fe
Ces crifes confois en petite quantité.
elle mouilla
tinuerent pendant la nuit :
redoublement
heures fuccéda un grand
de naufées & de vomifqui fut précédé
La malade fut
fement qui durerent peu. moins de la
altérée, & fe plaignit
peu mais elle fut dans de grandes intête;
I1 parut vers midi une moiquiétudes.
de fueurs affez abonteur qui fut fuivie lâcha trois à quatre
dantes; le ventre fe
Ces crifes confois en petite quantité.
elle mouilla
tinuerent pendant la nuit : --- Page 270 ---
fix à.
Hipoire des Maladies
fept chemifes, & urina
cinq fois, 3 ce qui n'étoit
quatre a
arrivé, Elle dormit à
point encore
tranguillement, Le différentes reprifes
huit,
coup de lévénement
efpérant beaumoin, & de la
dontjavois été té.
lade avoit d'aller dilpofition à
que la maprendre une
la felle, je lui fis
de follicules once de manne,
de féné, & un demi-gros
d'epfom. Elle la vomit
gros de fel
Je réitéraila même demiheureaprés
& qui la fit aller dofe, qu'elle garda,
felle jufqu'à
quatre à cinq fois à la
coureurs d'un midi,oh friffon parurent les avantdérable, &
qui devint confiqui firt
grande altération, accompagné d'une
de pouls
2 d'une corcentration
a de foibleffe, > & de trois
quatre violens vomifemens.
à
dura trois
Cet état
heures,& fut fuivi
vre & d'une chaleur
d'une fiecependant qu'ilyeût trés-ardente, 2 fans
malade fut dans
douleur de tête.La
minuit, oùt il cet état jufques vers
fion, à
parut une foible remif.
laquelle fuccéda un redouble- --- Page 271 ---
de Saint Domingte.
qui relâcha un peu vers les cinq
ment heures du matin par une foible moiteur,
jufqu'à - dix heures. Le peu
& qui reprit
rendit étoit comme de la
d'urines qu'elle
fut toute la
forte biere, 8z fon pouls
A dix
nuit flafque & prefque ondulant. fe déclara
heures le grand redoublement chaleur, un,
de
par une augmentation
pouls plus plein s i grand accablement, & tine
tenfion de ventre,
une grande
fans vomiffelégere douleur de tète,
dument ni altération. Ces fymptômes
midi, ou la maladetomba
rerent jufqu'à défaillance & une perte
dans une grande
m'obligerent d'avoir
de connoiffance,qui compolée d'un gros
recoursi à unepotion d'alkermès, deux grains
de confeétion
de
de kermès minéral, & quatre grains lui fis
de vipere 1 , dont je ne
poudre
la moitié, par rapport à la
prendre que
Vers deux heuvive chaleur quifurvint. moiteur
- midi parut une
qui
res après
jufqu'àcing
fut toujours en augmentant mouilla une che-,
heures, oit la malade
ance,qui compolée d'un gros
recoursi à unepotion d'alkermès, deux grains
de confeétion
de
de kermès minéral, & quatre grains lui fis
de vipere 1 , dont je ne
poudre
la moitié, par rapport à la
prendre que
Vers deux heuvive chaleur quifurvint. moiteur
- midi parut une
qui
res après
jufqu'àcing
fut toujours en augmentant mouilla une che-,
heures, oit la malade --- Page 272 ---
Hfoire des
mife. La
Maladies
vers les huit connoifance à neuf
ne revint que
perfifta
heures, & la fueur
Le
jufqu'à une heure après
ventre fe relâcha, la
minuit.
dit un peu de matieres
malade renplus abondamment bilieufes, & urina
fut trois fois dans que de coutume. Elle
dant les mêmes la nuit à la felle, , renmatieres.
jufqu'à fix heures le
Depuis midi
ment
pouls fut
petit, 2 concentré,
extrême.
me celui d'une
frémillant compiration étant agonifante; mais la ref
prefque
le, fixt le feul figne toujours naturel.
jours lieu d'efpérer. qui me donna touhumide, étoit
La langue ,
un peu noire vers quoique le milieu.Aprèsi sune crife
lecalme
abondante de fiteurs,
deux à fuccéda, & la malade
trois heures d'un
ayant eu
tranquille, je lui fis
fommeil affez
heures du matin
prendre à quatre
dix-huit grains une once de manne &:
dans du
de poudre cornachine
petit lait, qu'elle
tie.Je réitérai la même
vomit en parElle fiit à la felle
prife à fix heures;"
plufieurs fois en petite --- Page 273 ---
de Saint Domingue.
Les matieres étoient liées,
quantité.
de fafran. Elle
très-fétides, & d'unjaune
heures;
troifiéme dofe à neuf
prit une étoit du thé & de la décocfa boiffon
desbouil.
tion de chiendent; elle prenoit
&
fauvage, d'épinars
lons de chicorée
de beurre
de pourpier 2 avec un peu
elle vomiffoit ceux de viande.
frais; car
le
avec inquiétude
Le dix, j'attendois
qu'elle efs
retour de la fievre; pour peu
défefpérés mais elle reavancé, j'euffe
&z lesavanttarda d'environ une heure;
étant moindres, j'eus aul concoureurs
En effet les
traire lieu de bien augurer. confidéraaccès furent beaucoup moins
une fueur aufli
bles, & fe terminerent par
les urines
abondante que la précédente;
abondantes & d'une couleur nafurent
fédiment louable ; le returelle avec un devoit être le plus fort,
doublement qui
uniforme aux autres, & fe confondit
fut
fecond. La langue devint plus
avec le
crofite ncire qui étoit
chargée, & cette
beaucoup; ce
dans le milicu, angmenta
éraaccès furent beaucoup moins
une fueur aufli
bles, & fe terminerent par
les urines
abondante que la précédente;
abondantes & d'une couleur nafurent
fédiment louable ; le returelle avec un devoit être le plus fort,
doublement qui
uniforme aux autres, & fe confondit
fut
fecond. La langue devint plus
avec le
crofite ncire qui étoit
chargée, & cette
beaucoup; ce
dans le milicu, angmenta --- Page 274 ---
Hifoire des Maladies
la
fans doute de ce que
qui: provenoit
8 commençant
matiere étant délayée,
fournifloit une plus grande
à s'évacuer,
La malade fut
abondance d'exhalaifons: fois à la felle: & aux deux
deux à trois
en
dernieres, les matieres me parurent del la
quantité; elles tenoient
très-petite bouillon. Comme cette Dame
qualité du
très-conftipé s -
étoit d'un tempérament été malade de-
& çu'elle n'avoit point n'en fus point
puis huit à neuf ans, je
le réfurpris; il falloit du temps pour
desincruftations quelaq quatabliffement
& la longue fanté
lité du tempérament
Sur ce fondement,je
avoient produites.
feroit encore
que la maladie
pronofiquai
ce qui arriva ; car la
un peu longue, pendant fept à huit jours
fievre conferva
même ordre, avec cette différence,
le
accès retarda toujours s
que le premier
car le dix-neuf il
à la vérité lentement;
heures, & fe
ne retardoit que de trois
continuoit de façon, que ne paroiflant
plus de marque d'auitre redoublement,l fe --- Page 275 ---
fe
de Saint Domingue.
temninoitpare des fueurs
copieufes qui
extrémement
malade. La langue fatignoient beauicoup la
plus, & devint
fe chargea de
-
figne d'une
noiré; ce qui étoit plus en
fer
grande plénitude. Je
un
l'ulage des bouillons
fis cefpetit lait, craignant
maigres & du
reufe de lun, & la que la qualité butitre,ne mifient
qualité acide de l'auaugmentant
obftacle à la
Thumeur
guérifon,
gulant. Je continuai bilieufe, & la coajours, ou de trois de deux en deux
purgatifs,
en trois
d'une
&cje mis la malade jours, 9 les
tifane apéritive
à Tulage
chiendent, les racines s faite avec le
de chicorée
vage,d'ofeille, nitre,
les cloux
fau-
& d'un opiate fait rouillés & le
quina, la petite
avec le quinrence, & le fel centaurée, l'iris de Floter.l'opiate trois d'abfynthe. Il fallut
loin d'avoir
ou quatre
quitun bon
jours. Bien
fifta, & parut plus effet, la fievre
me, Il fallut
forte que de per.
fix femaines revenir au bout de coutuà une tifane
cinq à
Tome I,
royale fort
M
fau-
& d'un opiate fait rouillés & le
quina, la petite
avec le quinrence, & le fel centaurée, l'iris de Floter.l'opiate trois d'abfynthe. Il fallut
loin d'avoir
ou quatre
quitun bon
jours. Bien
fifta, & parut plus effet, la fievre
me, Il fallut
forte que de per.
fix femaines revenir au bout de coutuà une tifane
cinq à
Tome I,
royale fort
M --- Page 276 ---
Hifoire des Maladies
la preferivis avec une poicompofée.Je
fauvage, fix gros de
gnée de chicorée
trois onces de
féné, demi-livre de caffe 2
& une once de fel d'epfom pour
manne,
dansla premiere 9
trois prifes. On ajouta,
La magrains de poudre cornachine.
prifes fi colade fut des deux premieres des matieres
picufement à la felle, rendant
la
de toutes couleurs, qu'elle neprit point)
Dès-lors la langue fe nettoya
troifiéme.
la fevre fut beaucoup
parfitement ;
la même médecine,
moindre. Onréitéra
à
& la malade fe rétablit parfaitement; petitsl'exception qu'elle eut quelques
de fievre dans la convalefcence
retours
quelques prifes de
qui fe difiperent par
Elle ne perdit
manne 8 de fébrifuges.
l'effet des
de fon embonpoint qu'après & elle fut longdernieres médecines,
où elle étoit
temps à revenir au point
avant la maladie.
avec tant de
Je ne me fuis comporté
dans cette maladie , que
ménagement
d comme je T'ai
que j'avois à faire 2
parce --- Page 277 ---
de Saint
déja dit, à un
Domingue.
ment replet, à tempérament extrème.
tout craindre, de l'égard tels duquel On doit
rifant
iempéramens
par
prefque tous à Saint
péFafanfement
Domingue
quand on les évacue auquel ils font fujets,
trop vite &
abondamment, foit
par les purgatifs. par les faignées, trop foit
IIL
: Une
E.
Histora
Dame de
tempérament fec & quarante ans , d'un
agitée depuis plufieurs
années
axmRictt
desinqucénudo &
de granpuis quatre ans
qui n'avoit eu
des migraines, d'autrés maladics dedont les premiers fut attaquée d'une que
Le mal de tête
accès parurent foibles, fievre
après une
détermina le
une
faignée du bras, Chizungien,
dmpied. Il la
> de lui en faire
accès. La fievre purgeal ale jour du
après, & futa
vint cinq à fix heures grand
tion confidérable, racompagnée d'une
vive qu'a
& d'une chaleur altéraF'ordinaire. Je fus
plus
appellé ce
M ij
ée d'une que
Le mal de tête
accès parurent foibles, fievre
après une
détermina le
une
faignée du bras, Chizungien,
dmpied. Il la
> de lui en faire
accès. La fievre purgeal ale jour du
après, & futa
vint cinq à fix heures grand
tion confidérable, racompagnée d'une
vive qu'a
& d'une chaleur altéraF'ordinaire. Je fus
plus
appellé ce
M ij --- Page 278 ---
Hifloire des Maladies
jour-là pour voir la malade, quejetrouz L'accès
vai fort agitée & fort inquiete. & fe terdura quinze à vingt heures, La fievre remina par une foible fueur.
friffon,
prit Taprès-midi par un léger
l'audura à peu près le même temps que
& fe termina de la -même façon.
tre,
la malade fe plaignoit de conComme
de vomir, je lui fisprentinuellesenvies
en deux pridre une dofe d'émétique d'effet, Je voulus
fes; le remede fit peu
une purgation
tenter le furlendemain
Tagaric;
avec la manne 7 le fel d'epfom', à la poudre
elle la vomit. J'eus recours
Les repoint,
cornachine , quin'opéra fuivant; elles furent
gles parurent l'accès
totalement
très-foibles, , & difparurent
m'étois
l'autre accès. Comme je
dans
cette révolution 1,
trouvé abfent pendant la
; ce que je
on ne fit rien à
malade
- je fus,
d'autant plus que
défapprouvai
la fin des deux accès
obligé d'attendre
,pour la fais'étoient fort approchés,
qui
Je n'ofois le faire pendant
gner du pied. --- Page 279 ---
de Saint
le cours de la fievre, Domingue:
blement & aux
eu égard à l'accafoibleffes qui prenoient
fréquemment à la malade, &
n'avoit que de foibles
parce qu'elle
fes. Cette
marques de criregles;iln'enréfita faignée ne rappella point les
dans la fievre
d'autre changement
des accès, Il que l'union plus intime
lors
ne fut plus queftion dèsque d'un feul accès
un friffonnement
qui prenoit par
heures; il fe
qui duroit cinq à fix
moiteur.
terminoit par une fimple
Jappréhendois
que la petiteffe du
d'autant plus 2
leur fixe &
pouls & une dourieure de la profonde à la partie fispérégion
lieu de
ombilicale, donnoit
foupçonner une
un dépôt dans le
coneentration, 2
fut toujours
pancréas, La malade
qu'elle
conflamment fi
rendoit les
conflipée,
elle les avoit
lavemens comme
dans le quinze pris. Elle pouvoit être
j'avois
ou feize de la maladie
lei fix. commencé de la voir le
;
Il me parut que la fievre cinq ou
dant les douze
tint penpremiersjours le caraétere
M 11J
ner une
un dépôt dans le
coneentration, 2
fut toujours
pancréas, La malade
qu'elle
conflamment fi
rendoit les
conflipée,
elle les avoit
lavemens comme
dans le quinze pris. Elle pouvoit être
j'avois
ou feize de la maladie
lei fix. commencé de la voir le
;
Il me parut que la fievre cinq ou
dant les douze
tint penpremiersjours le caraétere
M 11J --- Page 280 ---
Hifoire des
dune fievre
Maladies
l'un & l'autre quotidienne
accès
afftzuniforme;
lai mêmeheure &cavecles prenant à Peu près à
mes, avec cette feule
mêmes fymptô.
lun le friffons les différence, que dans
tération & la douleur envies de vomir, P'alpeu plus forts,
de tête étoient un
avança peu à
Cet accès cependant
qu'obfervant peu, mais fi
le petit
foiblement,
prolonger fans une augmenter & fe
du
diminution fenfible
erand.Paugurohs mal,
près la faignée da
Iln'y eut qu'a.
tion fut plus fenfible, pied que la diminurable révolution, la Malgrécette favo.
la douleur fixe du privation de crife,
jours accompagnée ventre qui étoit touopiniâtre, étoient de d'une conflipation
pour efpérer une iffue trop mauvais fignes
le parti, pour
favorable.Je pris
tes qui pouvoient prévenir les mauvaifes fai.
malade à
arriver, 2 de mettre la
mes faits l'ufage des bains, des
avec la laitue, les
apozémédecinier-hatard.
épinars, le
jours d'ufage de
Après quatre à
ces remedes,
cinq
je tentai --- Page 281 ---
de Saint Domingue.
la manne feule dans le petit lait
crême de tartre,
avec la
prifes. Le remede quatre onces dans deux
& fit rendre des opéra cinq à fix fois,
réitérai le même matieres très-fétides. Je
fuite,
remede deux jours de
Chaque jour la fievre retardoit
d'environ une heure, &
ou quatre heures
finiffoit trois
que la moiteur. plutôt, fans autre crife
urines,
Mais l'abondance des
quiftrent très-copieufes,
Pufage des bains & des autres
depuis
y fiuppléerent. Un opiate
remedes,
quina, liris de Florence, avec led quinMars apéritif, & le fel
2 le fafran de
totalement la fievre, dont armoniac, diffipa
duré vingtle cours avoit
quatre à vingtC'eft la feule
cinq jours.
Vu fiopiniître, que je mne rappelle avoir
rablement,
&fe terminer auffi favotique
fans aucune évacuation crifelles. confidérable, 2 par les fueurs & les
Onent dà dèsle
recours aux bains, commencement & faire
avoir
tre faignées du bras,
trois à quaréfervant celle du
Miv
re, dont armoniac, diffipa
duré vingtle cours avoit
quatre à vingtC'eft la feule
cinq jours.
Vu fiopiniître, que je mne rappelle avoir
rablement,
&fe terminer auffi favotique
fans aucune évacuation crifelles. confidérable, 2 par les fueurs & les
Onent dà dèsle
recours aux bains, commencement & faire
avoir
tre faignées du bras,
trois à quaréfervant celle du
Miv --- Page 282 ---
Hifoire des
pied pour le
Maladies
roit fes
temps où la malade
tifs
regles, & ne tenter les efpé.
qu'après être
purgafolides. C'eft à parvenu à relâcher les
s'attacher à
quoi on ne fauroit
l'égard des malades
trop
tris-confipes; ce qui eft
qui font
naire aux mélancoliques, toujours orditouslest srempéramens,
qui font, de
ties font plus roides ceitx dont lest parLa faignée du
& plus compadtes.
pied, trop
précipitée
Chirurgien, me lia
parle
que l'état de foibleffe tellement les mains, 3
de,
où étoit la malaréfervant m'empêcha de la faire réitérer,
d'ailleurs
la
regles, au cas qu'elle pour le temps des
& comme je l'euffe eût été néceflaire,
tois trouvé à la fin fait faire, fije m'éavoient paru
de l'accès oùt elles
foiblement.
1P, HIsTOtRE
Un homme de
de nation, d'un
35 ans 2 Flamand
plet, ayant une voix tempérament tres-re.
refpiration courte, fit argentine & une
attaqué, 3 parlaf. --- Page 283 ---
de Saint Domingue:
fitude & pefanteur
chaleur, d'une
s accompagnée de
de vomir, Les petite fievre avec envie
trois premiers
n'apperçut ni intervalle ni
jours on
le malade ne fe
remifion, &
Il fut
plaignoit que de chaleur.
& le faigné deux fois dans trois
quatriéme, 2 n'appercevant jours 9
fievre, je lui fis prendre
plus de
deux
métique en deux prifes,
grains d'émir deux à trois fois
quile firent vo-
& aller fept à huit fois affez copieut@ement,
rendit des matieres
à la felle, oùt il
jaunes. Le cinq il eut féreufes & un peu
avec envie de vomir, un léger friffon
vre un
& fiivi d'une fie-
&
peu plus forte qu'à
accompagnée
Fordmnaire,
leurs reflentir de d'agitation, fans d'ailqu'en touffant il fe douleur, fi ce n'eft
la tête. Ceraccès plaignoit un peu de
fut fitivi d'une fueur dura fix heures, &
fixiéme le malade tresabondante. Le
& allant à la felle paroiffant fans fievre,
figne de flux de facilement fans aucun
de manne qui le ventre, firent prit deux Onces
aller fept à huit
M Y
ée
Fordmnaire,
leurs reflentir de d'agitation, fans d'ailqu'en touffant il fe douleur, fi ce n'eft
la tête. Ceraccès plaignoit un peu de
fut fitivi d'une fueur dura fix heures, &
fixiéme le malade tresabondante. Le
& allant à la felle paroiffant fans fievre,
figne de flux de facilement fans aucun
de manne qui le ventre, firent prit deux Onces
aller fept à huit
M Y --- Page 284 ---
Hifoire des Maladies
fois fans tranchée, Vers les
du foir, furvint
cinq heures
une petite
quiétude & agitation. Le fevreavecin.
plaignoit
malade ne fe
dailleursderien;il
mais les urines étoient
urinoit bien,
trouvé le matinla
crues. Lui ayant
même fievre,
appris que pendant la nuit
&ayant
avoit perfifté, & qu'il avoit Tinquiétude
de délire, je pris le
eu un peu
faignée du bras. Je parti d'ordonner une
faignée,
me déterminai à cette
parce qu'ilavoit
fois à la felle vers la étédeuxàtrois
& qu'il me parut de
pointe du jour, s
venir le grand accès. conféquence de préfaignée
J'affiftai à cette
> que je fis faire de neuf à dix
onces, Le pouls du malade
Le contraire étoit arrivé le changea foir
pet.
du jour
précédent; car ayant été piqué,
en foibleffe, & on ne putavoir iltomba de
ce qui avoit obligé de
fang;
tie au lendemain. Le
remettre la parfang de la
palette devint verd, & celui des premiere
d'un rouge très-vermeil fans
autres
férofités; & le fang qui tomba prefque de
fiur dla --- Page 285 ---
de Saint Domingue.
ferviette 2 la teignit d'un
Trois ou quatre heures
rouge pâle.
le grand redoublement après la faignée,
de vomir, mais
vint fans envie
avec friffon &
inquiérude; : les extrémités
grande
peu froides, le pouls
devinrent un
relpiration très-c
très-petit, & la
après, parut
courte. Deux heures
& froide;
une fueur affez abondante
mais le pouls futt ttoujours
mauvais, devint
trèslade mourut en frémillant, & le maun verre de tifane. parlant, après avoir bu
Je fis réflexion fur
avoit fuivi la faignée, Tévénement qui
chai d'avoir
& je me repro.
de l'avoir pris ce parti, ou du
fait faire
moins
trop copieufe,
V. MISTOIRE
Un Négociant du
rament fanguin-bilieux, Cap, d'un tempé.
trine, ayant
foible de lap poinouvelle, fint reçu une très- mauvaife
tude s pefanteur, attaqué par grande laffivives douleurs de 2 engourdifement &
tête, d'une fievre qui
M vj
chai d'avoir
& je me repro.
de l'avoir pris ce parti, ou du
fait faire
moins
trop copieufe,
V. MISTOIRE
Un Négociant du
rament fanguin-bilieux, Cap, d'un tempé.
trine, ayant
foible de lap poinouvelle, fint reçu une très- mauvaife
tude s pefanteur, attaqué par grande laffivives douleurs de 2 engourdifement &
tête, d'une fievre qui
M vj --- Page 286 ---
Hifoire des
fut continue. Les
Maladits
trois à
jours on.le
quatre premiers
deux fois du faigna une fois du bras &
fievre fe
pied très
calma
copieufement. La
ily eut un affez par une légere fiteur, &
long intervalle,
quel on le
dans leguifée de fel purgea avec l'eau de caffe aid'epfom. Dans
cinq, il eut un
l'accès du
Purgea le fix; le alfoupifoments fept il fit
on le
pendant tout l'accès,
en léthargie
fiteur. On réitéra
qui fe termina par.
tout ce que j'en l'eau de caffe. Voilà
m'appella ; car iln'eft pus favoir. Le neuf on
nos Chirurgiens
pas à la portée de
de faire
nature des crifes, à celle attention à la
des redoublemens.
des accès &
ils attention?
Comment y feroientdont on débute puifque par la manicre
même
dans cette maladie, le
Chirurgien fait la même
dans la
faute que
repréfentai précédente; & quand je la lui
7 il n'eut d'autre raifon
m'apporter que le mal de tête.
à
ya de facheux
Ce qu'il
une parcille
pour un Médecin dans
circonflance, c'eft qu'il ne --- Page 287 ---
de Saint Domingue.
peut réparer de telles
lui impute les facheux fautés, & qu'on
réfultrent. Je trouvai événemens qui en
affoupiffement,
le malade dans undant fortir
dont on le faifoit
en le fecouant. Ses cepenétoient, dans
yeux
toujours ouverts, scetaffoupifement,pr prefque
muoit
2 vifs & clairs. Il recontiniellement
s'il efit voulu
leslevres comme
langue étoit parler, ou qu'il révât. Sa
naturelle &
une légere moiteur
humide. Il avoit
fréquent &
: fon pouls étoit trèsbeauicoup tres-variant, parce qu'il étoit
convulff,
ple. llurinoit
d'ailleursaffez fou-
&
beaucoup s mais une
claire, ne fe
urine
loit facilement à plaignoit de rien. Ilal.
lui donnât des la felle, pour peu qu'on
doit comme il lavemens; les
mais il les renquatre heures dans prenoit, &i il fut vingtpetits redoublemens cet état, ayant de
qui étoient
par une féchereffe, & fuivis marqués
tite moiteur : ils duroient
d'une peheures, & fe fuccédoient trois ou quatre
autres, Au bout de
les uns aux
ces 24 heures;
ment à plaignoit de rien. Ilal.
lui donnât des la felle, pour peu qu'on
doit comme il lavemens; les
mais il les renquatre heures dans prenoit, &i il fut vingtpetits redoublemens cet état, ayant de
qui étoient
par une féchereffe, & fuivis marqués
tite moiteur : ils duroient
d'une peheures, & fe fuccédoient trois ou quatre
autres, Au bout de
les uns aux
ces 24 heures; --- Page 288 ---
Hifoire des
le malade revint à Maladies
il parutraffuré;
lui,8 me reconnut;
feule chemife, iln'avoit mouillé
vais
ce qui me parut de qu'une
point augure, parce que la crife n'étant mauj'avois proportionnée aux accidens
remarqués, faifoit connoitre que
concentration générale; &
une
toit le comble, , c'eft
cequiy metlevoit fans fe
qu'il parloit & fe
leur, & qu'en plaindre d'aucune doudes réveries. parlant il retomboit
Il fut cinq à fix
dans
cet état. Jele fis
heuresdans
ne tira qu'une bonne faigner de la gorge; on
le fang me parut diffous. palette, parce que
qua les
On
véficatoires à la
luirappli-
& aux jambes. Il retomba nuque du: cou
mes accidens du
dans les méfe términerent de jour la précédent, & ils
véficatoires furent fi même façon: Les
rer, qu'on ne les leva long-temps à opéIls tirerent
quele lendemain,
gmenter le peu. Cet effet ne fit
mauvais
qu'anavois tiré, On lui donna pronoftic que j'en
res d'cau.de caffe
quelques veri
nitrée, qu'il rendit --- Page 289 ---
de Saint Domingue,
fans changement de couleur.
près-midi les accidens
Dans l'a.
dres; le malade eut
reparurent moinplus de connoiffance,moins de convalions,
teur. Je lui avois fait
plus de moifaire
une légere teinture de café, pour boiffon
nuit moins agitée &
Il eut une
de coutume. Je continuai plus tranquille que
il la
l'eau de
rendit, 2 ainfi que les bouillons, caffe;
prefque
fans
d'altération, & les
ne fuppuroient
véficatoires
cependant
prefque point. Le malade
parut encore
qu'il eût toujours le
micux, quoife crut fi bien le
pouls convulfif. Il
faire la barbe, & lendemain, qu'il fe fit
chercher fa chaife qu'il ordonna d'aller
Le foir je lel laiffai pour aller à la plaine,
affez
je trouvai le lendemain tranquille mais
gement; il étoit fans
un grand chanune grande chaleur, connoifance, des
dans
convulfifs quis'étendoient mouvemens
jufqu'aux
par fecouffes
continuel. épaules, & un ris
On me dit qu'il avoit fardonique
la nuit fort agité, Tous
été toute
ces fymptômes
ife qu'il ordonna d'aller
Le foir je lel laiffai pour aller à la plaine,
affez
je trouvai le lendemain tranquille mais
gement; il étoit fans
un grand chanune grande chaleur, connoifance, des
dans
convulfifs quis'étendoient mouvemens
jufqu'aux
par fecouffes
continuel. épaules, & un ris
On me dit qu'il avoit fardonique
la nuit fort agité, Tous
été toute
ces fymptômes --- Page 290 ---
Hifoire des Maladies
augmenterent
Après la mort, jufqu'à il
ce qu'il mourat:
tieres purulentes rendit beaucoup de ma-
& la bouche,
par les oreilles, le nez
PI
HISTOIR E.
Un
-
d'un tempérament Chirurgien 2 âgé de trente ans 5
replet,
affez fort, fans être
fievre billux-fanguin, fut attaqué éd'une
fit faigner double-tierce, les
dans laquelle il fe
bras, &
premiers jours deux fois du
le
purger une fois. Je le
cinq fort agité,
trouvai
ferré & un
ayant le pouls trèstés froides, peu concentré, les extrémife
de tête. Il vomiffoit plaignant d'un grand mal
à la felle,
& alloit
cédât, , jufqu'à ce que la moiteur beaucoup
& qu'il furvint
ficd'ailleurs ne parut
une futeur, qui
me, tout étant pas copieufe. Lei fixiémalade une
calme, je confeillai aui
manne, & deuxg purgation, avec une once de
réitéreroit trois grosde fel d'epfom, qu'il
l'effet qu'elle
heures après, fuivant
auroit: Le feptiéme jour, le --- Page 291 ---
de Saint
malade me dit avoir Domingue,
28r
ment; mais qu'il
été purgé douce:
plus leretour de la appréhendoit d'autant
grand mal de tête. fievre, qu'ilfentoit un
ferré & fort, étoit Son pouls, quoique
lui confeillai
un peu concentré.Je
auroit foin de une faignée du pied, qu'il
Elle fiut petite; proportionnera fes forces,
après, les
mais deux à trois heures
fymptômes ordinaires
furvenus, 3 le malade tomba
étant
fance, dans une
fans connoif.
yeux égarés, fans agitation violente, de 2 les
& fit dans cet état pouls, fans chaleur,
put le foulager. On deuxjoursfans qu'on
purgéviolemment me dit qu'il s'étoit
la manne, la
lejour
précédent avec
once de fel rhubarbe, &c plus d'une
d'epfom.
FII H I S TOI
R E.
Un autre
tempérament Chirurgien de 26 ans, d'un
refferré, crut iondancolique dès fon
& trèse
attaqué du malde Siam.II premieraceès, être
deuxfignéesco
fe fit lui-même
scopieufes,dont! tlunes'étant
'il s'étoit
la manne, la
lejour
précédent avec
once de fel rhubarbe, &c plus d'une
d'epfom.
FII H I S TOI
R E.
Un autre
tempérament Chirurgien de 26 ans, d'un
refferré, crut iondancolique dès fon
& trèse
attaqué du malde Siam.II premieraceès, être
deuxfignéesco
fe fit lui-même
scopieufes,dont! tlunes'étant --- Page 292 ---
Hfoire des Maladies
déliée, lui fit perdre
Le lendemain il fe
beaucoup de fang,
ordinaire
purgea avec une dofe
fe. Il fut d'émétique dans une feule priviolemment
par bas. La fievre
purgé par haut &
n'avoir
parut en
aucune
confequence
mens qui étoient regle; car les redoubleles
rent les plus
moindres, devinpoint de
forts; il ne leur fuccédoit
légere
qu'une
anmkconsipmerevetg
feu & à moiteur; ;, ce qui joint à un
un grand mal de
grand
d'en venir à des
tête, obligea
la gorge, dans faignées du pied & de
pargna pas le fang, lefquelles le malade n'é.
étant dans le
qu'on ne peut guérir
fyftême
gnées.
que par les faiPendant le cours de la
dura dix à douze
maladie, qui
cun figne d'évacuation jours, on n'eut aujeétions furent
critique. Les démalade périt fans toujours féreufes 9 & le
avoir
gonie; de façon
prefque d'afoibleffe (
de qu'il mourut plus de
tômes, que
la violence des fymp- --- Page 293 ---
de Saint Domingue.
VIII HI ST a OIR E.
fage quie
Un autre Chirurgien, 2 plus
fievre
étant attaqué d'une
les précédens, bilieufe, ne fit rien les predouble-tiercel
qu'ilavoit de grands
miers jours, parce
évacuations
vomiffemens & de grandes
furent
accès. Le cinq, ils
dans les grands
avoir les accià un point, qu'il parut & qu'on étoit
dens du cholera-morbus,
Après
obligé de lui donner des cordiaux. abonfurvenoit une fueur
ces accidens,
dante,à la fin de laquelle une demi-once le
fondue dans du thé, étoit
de manne
employât pour Péfeul remede qu'on
dans le
vacuer. I1 fut le feptiéme jour
les
le cinquiéme. Il prit
même état que
le même efmêmes remedes qui eurent neuf fe confet; & le grand accès du
fans vofondant avec le petit, fe paffa
miffement & fans flux de ventre. --- Page 294 ---
Hfoire des Maladies
Sur les
OBSERYATIONS
Fievres double-tiocas.
L.
L 'lrrégularité qui fe trouve
cours des fievres
dans le
m'a
à
double -
engagé en examiner
tierces,
qui peuvent s'y
les variétés
rencontrer.
Ilya a des fievres
dit, commencent qui, comme je l'ai
lesfont telles
par être continues;el.
fans
deux, trois &
aucune marque de
quatrejours,
vre fe termine
remifion. La fiereparoît
par une foible crife, &
crite,
par un accès qui finit ou
de
Oil par une légere
faris
cet accès femble
fueur. Le retour
vre quotidienne.
manifefter une fie.
par de foibles accès D'autres fe déclarenit -
jours, & qui,
qui viennent tous les
elpéce, femblent comme dans la
ziodique
ne fixer un ordre premiere
que le
pé.
quatriéme ou cinquiéme
ifion. La fiereparoît
par une foible crife, &
crite,
par un accès qui finit ou
de
Oil par une légere
faris
cet accès femble
fueur. Le retour
vre quotidienne.
manifefter une fie.
par de foibles accès D'autres fe déclarenit -
jours, & qui,
qui viennent tous les
elpéce, femblent comme dans la
ziodique
ne fixer un ordre premiere
que le
pé.
quatriéme ou cinquiéme --- Page 295 ---
de Saint Dominguei
Cet ordre périodique donne égalcjour.
premieres, une apparence de
mentqu'aux Je dis apparence, parce que
quotidienne
on découvre
dès les premiers périodes accès. Celui du
de Virrégularité dans les
plus
exemple, eft toujours
quatre, & par moins fort ; il commence par
long
concentration, & fe terune moindre fans crife, ou par une légere
mine, ou
crife dans la premicre
moiteur. Sans
moins de moiteur
efpece, avec plus ou
feconde. L'accès du cinquiéme
dans la
s'annonce par une concentration
jour
forte ou, qui eft fuivie d'un
qui devient
il eft plus
friffonnement un peu long;
& moins long que l'accès dujour
violent
il finit par une crife plusapprécédent ;
rarement dès
Cet accès prend
parente.
à la même heure, que
les preniersjours
répond. Il avance
leprécédent, auquelil de deux heures;
ordinairement d'une ou il feréunit tavec
8 plusila lavance 0e 9 plutôt
femble fe
qui, de fon côté,
le premier,
Oa
en favoriferlunion,
prolonger > pour --- Page 296 ---
Hifioire des Maladies
remarque que les
chant,
accès, en s'approchangent de forme,
que le moindre devient
c'eft-à-dire
revêt des
plus fort, & fe
arrive
fymptômes du grand; ce
toujours dans le période,
qui
s'uniffent, de façon
oit ils
miers jours étoitle que celuiqui les prepar une concentration, moindre, prend , ou
fon qui paroit en raifon 2 ou par un frifla force dont l'un ou l'autre réciptoque, de
miers jours au grand
étoit les prelution annonce
accès. Cette révola terminaifon une iffue favorable pour
figne certain
de la maladie; c'eft un
accès,
del l'union fi intime des deux
qu'il eft difficile
aucune
d'appercevoir
apparence de
c'eft figne que les forces redoublement ;
l'autre réunies,
de l'un & de
tacles qui
vont farmonter les obf
empêchent la liberté de la circulation; ce qui ne
nairement
manque pas ordid'arriver, & ce
par des évacuations
quis'exécute
dantes de Ia matiere plus Oul moins abonpar les fueurs
morbifique 9 tant
que par les felles. Si au
ft difficile
aucune
d'appercevoir
apparence de
c'eft figne que les forces redoublement ;
l'autre réunies,
de l'un & de
tacles qui
vont farmonter les obf
empêchent la liberté de la circulation; ce qui ne
nairement
manque pas ordid'arriver, & ce
par des évacuations
quis'exécute
dantes de Ia matiere plus Oul moins abonpar les fueurs
morbifique 9 tant
que par les felles. Si au --- Page 297 ---
de Saint Domingue:
fe foutenir
contraire les accès paroiffent
dans le même ordre, fi le petit augmenbien loin de fe déranger,
tant , le grand, heure & avec les mêprend à la même
craindre; & fi
on doit
mes fymptômes,
le joint, fans
le petit en fe prolongeant
on
l'autre ait fait aucune avance, 9
que
La fievre fe rendoit alors mal augurer.
facontinue ; & quelques
dra en peu
comme fentiment
cheux fymptômes ,
fommeil lé.
douloureux dans le ventre,
convulthargique, 2 violens mouvemens
fifs, annoncent une mort prochaine.
dans les fievres lymphatiIl eft rare,
accès avance; ce qui arques, que le petit dans les fievres bilieurive au contraire
fe joindre au
fes. En fe prolongeant pour
il paroît fe partager en deux.ou
grand, redoublemens défignés par de légetrois
les
Plus ces
res moiteurs , qui
précédent. & forts,
redoublemens paroiffent longs violente &
plus on doit juger la maladie terminera
longue, & que la crife quila
eft
Cette difpofition
fera confidérable. --- Page 298 ---
Hifoire des Maladies
propre aux fievres qui ont été
avant de prendre la forme de continues
nes. Ainfi du temps qu'elles quotidiens
les dans leur
Ont été telgrandeur des principe, on peut juger de la
lence del la maladie, engorgemens, & de la viofervir decet
& par conféquent fe
heure
indicepourp prendre debonne
lesindications qui peuvent
nir, & pour diminuer
convezurgefcence d'une
une partie de la
Le retardement trop grande plénitude.
eft devenu le
du petit accès, qui
plus confidérable
tat complet de la maladie,
dans l'éble qu'il foit, eft
quelque foiclin de la maladie, une preuve du déSa terminaifon
prompte & conftatée
plus
fueurs, le confirme par d'abondantes
traire il
toujours. Si au conreprenoit à la même heure
avecles mêmes
&c
tendre à une crife fymptômes, auffi
on doits'atcédente. Pour la
forte que la préil convient
favorifer & la foutenir,
de faire prendre d'avance
quelque remede convenable, Il n'en eft
pas ainfi des double-t tierces
bilieufes :
dès-lors
fueurs, le confirme par d'abondantes
traire il
toujours. Si au conreprenoit à la même heure
avecles mêmes
&c
tendre à une crife fymptômes, auffi
on doits'atcédente. Pour la
forte que la préil convient
favorifer & la foutenir,
de faire prendre d'avance
quelque remede convenable, Il n'en eft
pas ainfi des double-t tierces
bilieufes :
dès-lors --- Page 299 ---
de Saint
dès-lors
Domingue.
plus, que le premier accès
2 quoiqu'il
n'avance
que celui
prenne à la même
qui a
heure
On peut alors précédé la grande crife,
tain.
compter fir un déclin
cerL'irrégularité des accès
lymphatiques ne
des fievres
fixer à aucun
permet guères de
Praticiens
genre de fievres
les
ont défigné le
dont les
efpeces, Cependant
caradere & les
les manifeftent
comme celui
eft plus
dans l'état de la qu'elconforme au caradere maladie
Be-ierces, je penfe
des dourapporter.
qu'on doit les
Le délire
y
quifurviont ou le fommeil
doit être
dans la fievre lehargique
attribué à
lymphatique,
glandes & réfervoirs Fengorgement des
lui cerveau, qui eft de tous lymplatiques du
oùr la fécrétion
les vifeeres
la férofité
de la
ceeft la plus
lymphe & de
auffi pour en
abondante, & c'eft
qu'on met
Procurer le
cn
bcaucoup
dégorgement
Tome 1;
ufage les véfiN --- Page 300 ---
Hifloire des Maladies
catoires qu'on applique à la.
cou & entre les deux
nuque du
Peu
épaules.
réchappent du fommeil
que qui accompagne les accès léthargi- des double-tierces bilieufes,
parce qu'il furvient
prefque toujours dans les
cès; au lieu que dans les premiers acil ne paroit ordinairement lymphatiques,
feptiéme
qu'après le
jour. S'il arrivoit dans celleci, comme dans Fautre, dèsle
cement, il eft
commenégalement un
mortel.
fymptôme
On trouve dans ceux qui meurent du
fommeil léthargique des double-tierces
bilieufes, la fubftance cendrée du
veau de couleur
cerrougeâtre, & quelque
portionde la médullaire de la même couleur :
dansleslymphariques, les ventriculesdu cerveau font fort engagés de
phe OlI de férofité, fans que la fubftance lymparoiffe d'ailleurs changée de
à moins qu'il n'y ait ew
couleur,
complication.
trouve dans ceux qui meurent du
fommeil léthargique des double-tierces
bilieufes, la fubftance cendrée du
veau de couleur
cerrougeâtre, & quelque
portionde la médullaire de la même couleur :
dansleslymphariques, les ventriculesdu cerveau font fort engagés de
phe OlI de férofité, fans que la fubftance lymparoiffe d'ailleurs changée de
à moins qu'il n'y ait ew
couleur,
complication. --- Page 301 ---
de Saint Domingut.
II,
Explication de ce quon entend
Coapitution épidinique. par
On entend par
que, une certaine Confitution épidémi.
dans l'air, que la diipofition ou qualité
communique
différence des vents y
fon action fur emmmineat,d les
& qui par
preffions particulieres corps, y fait des imtel cara@ere de
qui conflituent un
de maladie
maladie; lequel
dant
a coutume de
caradere
que lair conferve perifter, penmême qualité, ou
Fempreintede la
mêmes principes. pour mieux dire, des
principe de vie Qu'ily ait un certain
dans l'air, c'eft infenibloment
l'expérience
ce que nous démontre répandu
commune,
dire, ne
Rien, Pour ainf
d'air
abiflefinsair,
ne fuffit pas. L'air, maistoute forte
pouillé de certaines
quand il eft décela feul d'être
qualités, ceffe
vie comme à celui propre à T'entretien de Par la
de la Slamme,
ce qui
Nij --- Page 302 ---
Hifoire des Maladies
arrive, quoiqu'il retienne fon
ce qui prouve, pour le dire en élafticité;
qu'il n'agit pas fimplement
paffant,
tagonifte des mufcles
comme Panfluide
intercoflaux, Ce
élaftique donne & conferve
vaiffeaux le ton quileur convient. aux
vorife les fécrétions, & fes
Ilfaofcillations
entretiennent le mouvement dans chague partie., 2 tenant leurs fibres, leurs
tuyaux, leurs fluidesdans un mouvement
toujours varié par le chaud, le froid,
Phumidité & la féchereffe;
aétion, il opere fans
toujours en
difcontinuer; ; il
netre & met pour ainfi dire en
pé.
le fyitême animal,
jeu tout
produifant une
variété d'effets, & même des effets grande
pofés; il rafraichit &c-échauffe
opfemble, dilate &
tout enréfout.
contraôte, coagule &x
Compofé des parties volatiles
qu'exhalent tous les corps, de 'petites
particules fort ferrées les unes contre les
autres, quis'attirent, fe repouffent, s'é.
branlent mutuellement, il femble être la
caufe de toute cette variété de météores;
d'effets, & même des effets grande
pofés; il rafraichit &c-échauffe
opfemble, dilate &
tout enréfout.
contraôte, coagule &x
Compofé des parties volatiles
qu'exhalent tous les corps, de 'petites
particules fort ferrées les unes contre les
autres, quis'attirent, fe repouffent, s'é.
branlent mutuellement, il femble être la
caufe de toute cette variété de météores; --- Page 303 ---
de Saint Domingie.
de fecouffes de la terre 8z'
de tempêtes , monden'en eft pas moins
du ciel.Le petit
L'air renfermé dans
affeété quele grand.
les membranes
les vifceres, les vaiffeaux,
fes foufres,
du corpshumain, parfes fels,
des maladies de différen-
&c. engendre
tes natures.
particulier de malaC'eft ce caraétere celui de la conftidies qui fait connoître
fait attentution; de forte que lorfqu'on
arrivé
tion à une certaine uniformité qui dans
le cours de plufieurs années
pendant
faifons, on parvient par la
les mêmes
précédencomparaifon des conftitutions
non-feulement du principe
tes, à juger
une Condes maladiesdont
& del'origine
mais même à en faire
trée eft afligée,
n'eft dans cesréunjufte pronoftic; fi ce
étonnantes oùt les faifons pavolutions
elles-mêmes, toute
roiffant bouleverfées reffentir du défordre
la nature femble fe
général,
Nij --- Page 304 ---
Hifoire des Maladics
IIL
Sur les Tumpéramens
en général.
Il n'y a perfonne qui n'ait
rament dominant. Le
un tempéà l'infini. On fait
tempérament varie
pofés d'élémens. que les corps font comhumains
llya dans tous les
des humeurs fubordonnées corps
premiers élémens, dont
à ces
& dont le
elles dérivent,
mélange fait la diverfité des
tempéramens.
On réduit ces humeurs à
tes; le fang, la pituite, la quatre forlencolique. Mille
bile & la mécaufes
Vent changer la
étrangeres peu-;
Les alimens, difpofition des humeurs.
l'air, &c.
niment à la nature des contribuentini.
péramens.
corps & des temDu mélange diverfement combiné
élémens ou premiers
des
dent donc, &la
principes, dépenqualité & la
tous les corps en
différencede
ramens
général, & des
en particulier. Les divers tempétem-
ille
bile & la mécaufes
Vent changer la
étrangeres peu-;
Les alimens, difpofition des humeurs.
l'air, &c.
niment à la nature des contribuentini.
péramens.
corps & des temDu mélange diverfement combiné
élémens ou premiers
des
dent donc, &la
principes, dépenqualité & la
tous les corps en
différencede
ramens
général, & des
en particulier. Les divers tempétem- --- Page 305 ---
de Saint Dominguei
hommes naiffent des diffépéramens des
combimanieres dont fe trouvent
rentes
élémens néceffaires à l'ornés les divers
machine. De-là peutganifation de leur
Cartéfiens
être ce je ne fais quoi, queles trdance de
appelleront, s'ils veulent,
attradtion
& les Newtoniens
principes 2
nous nommons. fymou affinité, & que
dépendre
pachie & antipathis, qui peut
d'influences ou émanations de corpufcumoins homogenes, par conles plus O1l
d'uféquent plus o1 moins fufceptibles Phénonion entr'eux ou d'éloignement. concevoir
mene au refte qu'on ne peut faire
voudroit tâcher de
dépen-
& qu'on
caufe que de la conftidre detoute autre
tution naturelle. la diverfité des tempéMais quoique
ainfi dire, à linramens puiffe aller, pour non-feulement fuifini, & qu'ils varient lieux & les faifons,
vant le climat, les le fexe, T'âge & le
mais encore fuivant
leur diffemgenre de vie, de forte que
façon réblance femble être en quelque
Niv --- Page 306 ---
Hipoire des Maladies
ciproque à celle des
on les limite
vifages : cependant
genres; favoir commumémient le
à quatre
fanguin, le
tempérament chaud out
tuiteux, le tempérament humide ou pile tempérament tempérament fec ou bilieux,
& fuivant les
froid ou mdancolique;
lignes
paroiffent dominer dans caradérifliques qui
que dans les
les uns plutôr
fer en
autres, on peut les fubdiviefpeces, 9 & même
pouffer la fibshvidoniugratreisn spar
fanguin >
exemple bilicux.
nénealigtscimine
teux-fanguin, &c. ou
pituimélancolique,
fanguin.bilieunx.
ieeenteee
Tous les
&c.
FREiSEaca
L
tempéramens
porter à ces diflingions doivent fe rapne doit avoir égard à la générales, & on
gularité des folides
force & à la rétribuent à rendre les qu'autant qu'ils conforts ou plus foibles, tempéramens plus
changer à leur
fans d'ailleurs rien
cifique, C'ef la qualité effentielle & fpéjours la plus ffire regle qui m'a paru toudans la pratique
2 &c
eenteee
Tous les
&c.
FREiSEaca
L
tempéramens
porter à ces diflingions doivent fe rapne doit avoir égard à la générales, & on
gularité des folides
force & à la rétribuent à rendre les qu'autant qu'ils conforts ou plus foibles, tempéramens plus
changer à leur
fans d'ailleurs rien
cifique, C'ef la qualité effentielle & fpéjours la plus ffire regle qui m'a paru toudans la pratique
2 &c --- Page 307 ---
de Saint Domingue.
journaliere en confirme telTexpérience
malgré la pafion
lement la vérité, que
obligé de
des fyftêmes, on eft encore
conformer. Qu'on difpute 2 qu'on
s'y
démontrer dans les écoles la
cherche à
en
nature & la qualité du fang, qu'on
réduife l'analyfe aux parties globuleufes
fubftance homogene & à la férofid'une
toujours à
té; le Praticien en reviendra
reconnoître dans le fang un liquide comqu'ilréduira
pofé de diftrentesfabfluncese & dont l'une
aux humeurs des anciens,
dominante décidera du caraétere du tem-
& contribuera à celui de la
pérament, maladie. Les loix de la nature font toules mêmes, & les découvertes anajours
faire jufqu'ici ne
tomiques qu'on a pu
donnent
d'autre avantage
nous
peut-être
la
de pouvoir joindre à l'expérience
que
Cum ratione acfolidité du raifonnement.
quiritur Medicina.
admife par les
L'humeur dominante,
ançiens pour la caufe des tempéramens,
matiere à bien des recherches
a donné
N V. --- Page 308 ---
Hifloire des Maladies
pour en découvrir le fiége,
la nature. On fait
l'origine &
en quelque forte aujourd'hui à quoi s'en tenir fur ce
à
Tégard du tempérament
point
fanguin
pofe une proportion dans
qui fupcrétions; d'otréfulte
toutes les fénable
cete équilibre convepour former & faire le
reux
plus heutempérament; du bilieux
vient d'une trop abondante
qui probile, dont le
fécrétion de
dans le
mélange dans le chyle &
fang établit le
pituiteux qu'on doit attribuer tempérament; du
grande quantité de férofité à une trop
quelque façon les
qui noie en
autres
ramollit les fibres. Il
principes, &
n'y a que Phumeur
mélancolique dont on n'a pu, pour ainfi
dire, encore découvrir
qualité,&
l'origine & la
qu'on admet
ne
qu'on
cependant,p parce
fets. On peut révoquer en doute fes ef.
pourroit même dire
à ce fujer peut-être moins
qu'on eft
les Anciens,
avancé que
qui,quoique moinsinftruits
dans
TAnatomic, en mettoient le
dans la rate, & ce fondés fur
fiége
une certaine
ancolique dont on n'a pu, pour ainfi
dire, encore découvrir
qualité,&
l'origine & la
qu'on admet
ne
qu'on
cependant,p parce
fets. On peut révoquer en doute fes ef.
pourroit même dire
à ce fujer peut-être moins
qu'on eft
les Anciens,
avancé que
qui,quoique moinsinftruits
dans
TAnatomic, en mettoient le
dans la rate, & ce fondés fur
fiége
une certaine --- Page 309 ---
de Saint Domingue.
qu'ils croyoient appercevoir de
analogie humeur avec la fubftance & la coucette
leur de ce vifcere.
oit l'on
En effet, malgré la prévention
être encore de n'admettre d'autre
peut
le fang,
fonêtion à la rate que d'épaiffir
à fon tiffu partie vafculaire,
eu égard
peut-on pas dire que
partie cellulaire ,ne
elle
méchanifme de fes fonêtions,
parle non-feulement une confiftance au
donne
mêmeà la bile, & fuivant le
fang, mais de fonêtions, un mode ou
plus Oll moins
Phumeur méune qualité qui conftitue
d'abord
lancolique ? II faut examiner
enfuite nous
la ftruéture de ce vifcere;
Phumeur bilieufe, à la comanalyferons
il eft
pofition & à la formation delaquelle
conftant que le fang de la rate contribue
beaucoup.
Anatomie de Winfcelow.
>> La rate eft une maffe bleuâtre tirant
ovale un
5 fur-le * rouge, d'une figure
longue environ de fept
* peu allongée,
N vj --- Page 310 ---
Hpoire des
> Oli huit travers de Maladies
>> quatre Ou
doigt, & large de
> cée dans cinq, un peu mollafle, plaThypocondre
>> groffe extrémité
gauche, entre la
de
>> fauffescôtes
l'eftomac & les
voifines
>> du
fouslebord,voifin
diaphragme & fur le
5 & attachée à
rein gauche,
>> ligamens lâches ces parties par plufieurs
qui la font
>> différentes extenfions
prêter aux
> unes & des autres.
& pulfions des
>> La fubftance de la rate
>> l'homme
eft dans
>
prefque toute
c'eft-à-dire
vafculaire, 9
compoféc de
>> de vaiffeaux ramifiés.
toutes fortes
9 c'eft un tiffu réticulaire Dans le boeuf,
>> & dans le mouton
quiy domine,
elle eft
>> cellulaire. Dans l'un
vifiblement
> point de ramifications &cl'autre, iln n'ya
de
>> n'yvoit que desfinuofités veines. On
9 par-tout, &
entr'ouvertes
difpofées en
>> rameaux,
maniere de
2 excepté un
5 tronc veineux
petit bout du
qui eft
9) côtés dans lextrémité percé de tous
>> On entrevoit
de la rate.
des grains glanduleux
eft
>> cellulaire. Dans l'un
vifiblement
> point de ramifications &cl'autre, iln n'ya
de
>> n'yvoit que desfinuofités veines. On
9 par-tout, &
entr'ouvertes
difpofées en
>> rameaux,
maniere de
2 excepté un
5 tronc veineux
petit bout du
qui eft
9) côtés dans lextrémité percé de tous
>> On entrevoit
de la rate.
des grains glanduleux --- Page 311 ---
de Saint Domingue:
comme dans
>> dans la rate de Phomme,
dans
des animaux. On trouve, 2
>> les rates
ramifications vei-
>> toute fon étendue,des Ony voit, par-
> netfestresmonbrevfet.
comme un
>> tout entre cesramifications, univerfel de fang extra-
>> épanchement imbibé Olt arrêté dans une
>> vafé 8
de tiffu cotoneux 7- tranfparent 5
>> efpéce
fineffe extrême, que Yon
>> & d'une
le volume de
par-tout
>> trouve épanoui
>> la rate.
ayant entouré
> Le tiffu cotoneux
fe termine
>> toutes les ramifications, impercepti-
>> enfin en cellules prefque
9 de
>> bles, qui
communiqueatedembler
faifant un petit trou dans
>> forte qu'en membraneufe de la rate,
>. l'enveloppe
on gonfle
fouflant par un tuyau,
>> en y
inftant tout le volume
2 dans le même
5> de ce vifcere.
coule le long de
>> L'artere fplénique
& va
la face inférieure du pancréas,
>>
vers la rate. La veine,
5> en ferpentant
fait
dont la capacité eft plus grande,
2> --- Page 312 ---
Hifoire des
>> peu d'inflexion
Maladies
dans ce
>> Les nerfs de la
trajet.
>> nombre,
rate font en grand
>> Les arteres, les
>> étant entrés
veines & les nerfs
dans la
>> & fubdivifent
rate, fe divifent
en un
>> ramifications
grand nombre de
2 &
s> par-soutjufqu'aux S'y accompagnent
> de leurs divifions, dernieres extrémités
Les
>> pillaires de toutes
extrémités ca9 vafculaires,
ces ramifications
tanta
> fes, aboutiffent tanétillesque veineu.
en
> toneufes
petites cellules CO3 dont il eft
>> Ces cellules
parlé ci-deffus.
> femble, de forte communiquent toutes en-
>> qu'on perce la qu'en quelqu'endroit
9 en gonfle toute la tunique de la rate , on
maffe
> flant. Dans le boeuf entiere en fouf
& le
> ne trouve point de
mouton, On
>> neufes. La veine ramifications vei.
étant-
>> groffe extrémité de
entrée dans la
la
>> environ un
rate, faitd'abord
>> chemin;
pouce ou demi-pouce de
9 veine
après quoi 6 3 au lieu d'une
ordinaire, on ne troive
qu'un
9 en gonfle toute la tunique de la rate , on
maffe
> flant. Dans le boeuf entiere en fouf
& le
> ne trouve point de
mouton, On
>> neufes. La veine ramifications vei.
étant-
>> groffe extrémité de
entrée dans la
la
>> environ un
rate, faitd'abord
>> chemin;
pouce ou demi-pouce de
9 veine
après quoi 6 3 au lieu d'une
ordinaire, on ne troive
qu'un --- Page 313 ---
de Saint Domingue.
de tous côtés. Le commen-
> canal percé
encore garni de
>> cement de ce canaleft
d'une veine;
refte de tuniques
>> quelque
du canal entier s'efface
>> mais la forme
ne trouve
à
de forte qu'on
>> peu peu,
des fillons creufés
>> après cela que réticulaire de la rate du
>> dans le tiffu
>> boeuf.
s'y ramifie ;
>> L'artere fplénique
de
une gaine particuliere,
>> moyennant les nerfs à-peu-près comme
>> même que
de ces
dans Phomme. Les extrémités
>>
capillaires paroiffent flot9 ramifications
& remplir de
>> ter dans les cellules, de ces cellules.
> fang le tifu cotoneux de
exobfervé au bout
plufieurs
> Jai
artérielles, de petits grains
>> trémités
comme ceux d'une
a-peu-près
>> arrangés
J'aivu fortir de chade raifin.
> grappe
deux petits tuyaux 9
9> cun de ces grains
l'autre long &
> l'un court & ouvert, fe
dans
alloit perdre
> plus menu,lequel
les
de la rate.
9>
parois
que le petit tuyau
# Je conjedure --- Page 314 ---
Hipoire des
197 long, dont je n'ai Maladies
> trémité,
pas pu trouver l'ex:
* vaiffeau pourroit être T'origine d'un
$ que cette lymphatique s d'autant plus
efpece de
>> fi
vaiffeau fe trouve
vifiblement & en fi
> dans la rate du boeuf. grand nombre
>> fe découvrent
Lespetits grains
59 montrent de même ficiloment, & fe dé59 boeuf cuite &
dans une rate de
> d'une manipulation développée, au moyen
>> une rate fraiche, ils particuliere. Dans
99 gros que dans
font beaucoupplus
> y ont moins de une rate cuite; mais ils
>
fermeté, &
quand On les bleffe. On
s'affaiffent
> pareils grains dans la
découvre de
> me, mais
rate de l'homextrêmement
9 qu'ils ne font vifibles petits, de forte
> crofcope..
que par le mi-
>> La rate,
#
T'épiploon, , les appendices
épiploiques, les couches
9 méfentere, celles
adipeufes du
s même le
des gros inteflins, 3
$ glanduleufe pancréas & toute la fnite
>> fent contribuer duconalimefinal, paroifà la formation de la
découvre de
> me, mais
rate de l'homextrêmement
9 qu'ils ne font vifibles petits, de forte
> crofcope..
que par le mi-
>> La rate,
#
T'épiploon, , les appendices
épiploiques, les couches
9 méfentere, celles
adipeufes du
s même le
des gros inteflins, 3
$ glanduleufe pancréas & toute la fnite
>> fent contribuer duconalimefinal, paroifà la formation de la --- Page 315 ---
ide Saint Domingue.
mais chacun d'une maniere dif-
> bile,
S férente.
le fang veineux qui
> I1 paroit 1°. que
inteflina-
> revient de toutes les glandes
d'une
>> les & du pancréas, eft dépouillé
de fa férofité; 2°, que
>> grande partic
fubi une certaine al5 celui de la rate a
méchanile retardement
>> tération,par
& a acquis un dé9> que de fon cours,
du
particulier, parl'alion
>> veloppement nombre de nerfs que le plexus
>> grand
celui enfin
3".que
9> fplénique yenvoie;
des appenrevient des épiploons,
>> qui
& des autres col-
>> dices, des couches 2
d'huile.
leaions adipeufes, eft chargé
>
trois fortes de fang veineux fe
>> Ces
dans le tronc de la veine5> rencontrent
confondent enfem-
> porte ventrale,8cs'y
dans le finus
5> ble en allant fe répandre
tranfverfal de la veine-porte
>> oll tronc
intimeIls fe mêlent plus
>> hépatique.
finus comme dans une
>> ment dans ce
deviennent une
de lac, & y
>> efpece
uniforme, qui n'étant
>> maffe de fang --- Page 316 ---
Hifoire des
> pouffé dans les
Maladies
>> porte hépatique branches de la veine-
>> vient de la
que par le fang qui fur-
>> tement collatéral veine-porte, 9 & par le bat-
> T'artere
des ramifications de
9> ment. hépatique, y coule très-lenteMéchanique
>> fécrétion de la bile, néceffaire pour la
>> favoneufe,
quieft une humeur
>> ne, âcre, graffe 2 huileufe 2 alkaliamere,
>> five >.
lixivielle & déter.
Suivant l'expofition
rate que nous avons anatomique de la
M.
copiée du Livre de
grande Vinfelow, il parcit que la plus
partie grofliere &
bile provient du fang
terreftre de la
de tous les
veineux qui irevient
inteflins; du
qu'il eft le plus dépouillé pancréas, parce
Thuileufe eft fournie
deférofité; que
par le fang qui revientdesépiploens feufes.
8 autres parties
Ilrefe donc à examiner graifcouvrir la fource de
& à dé.
roît indiquée dans le T'aikaline. Elle pal'altération
même expofé
que le favant
par
nous avons cité, penfe Anatomifte que
lui-même devoir
inteflins; du
qu'il eft le plus dépouillé pancréas, parce
Thuileufe eft fournie
deférofité; que
par le fang qui revientdesépiploens feufes.
8 autres parties
Ilrefe donc à examiner graifcouvrir la fource de
& à dé.
roît indiquée dans le T'aikaline. Elle pal'altération
même expofé
que le favant
par
nous avons cité, penfe Anatomifte que
lui-même devoir --- Page 317 ---
de Saint Domingue.
du méchanifme de la circulation
réfulter
dans la rate.
la nature n'a difIl femble de fait que
de
& arrangé toutes les parties
pofé
qu'elle fûit comme un
la rate, que pour
par lequel
filtre, & comme un récipient fe fltrer
& dans lequel un fel alkali pît
& fe
facilement , fe dépofer, fe figer des
corporifier. Une artere qui ferpente,
multipliées à linfini, & qui
ramifications
plus larfe terminent par des ouvertures celles des
n'ont coutume d'être
ges que fécrétoires, enfin un nombre
vaiffeaux
confidérable de cellules, ce méchanifme
diminuer confidérablement
ne doit-il pas
& faciliter alt
le mouvement du fang,
les fels qu'il
fang les moyens de dépofer
contient?
Le fuc nerveux eft porté en grande
abondance dans ce vifcere; 1°. pour déle principe falin des autres parties
gager
& faciliter à tous les pehétérogenes 2
de s'amalgatits molécules les moyens maniere à
mer & s'incorporifier d'une --- Page 318 ---
Hifloire des Maladies
prendre une nature alkaline, à la
tion de laquelle le
formala circulation eût mouvement rapide de
mis obftacle dans
autres vifeeres;
les
faut du
2°. pour fuppléer aui démouvement du liquide
qui, dépourvu de ce fecours, fanguin,
croupiffant fe
ett pu en
doute la
corrompre. De-là fans
premiere & principale caufe du
gonflement de la rate, fi commun
les Pays chauds, oùt une
dans
tranfpiration,
trop grande
ajoutons un ufage
trop fréquent & tropimmodéré peut-être
mes > difipent
des femune grande abondance
d'efprits animaux.
Ce principe alkali, dont la
de la rate produit la
ftruéure
duit par la veine
formation, eft convoir
plénique dans le réfercommun, 3 où mêlé avec le
des
autres vifceres, -il concourt à lui fang donner
la qualité requife pour former la bile.
Mais s'il arrive
que par une
naturelle, la râte produife difpofition
de principe qui foit
une quantité
réfiltera
fitrabondant, il en
une qualité particuliere qui
ipe alkali, dont la
de la rate produit la
ftruéure
duit par la veine
formation, eft convoir
plénique dans le réfercommun, 3 où mêlé avec le
des
autres vifceres, -il concourt à lui fang donner
la qualité requife pour former la bile.
Mais s'il arrive
que par une
naturelle, la râte produife difpofition
de principe qui foit
une quantité
réfiltera
fitrabondant, il en
une qualité particuliere qui --- Page 319 ---
de Saint Domingue:
mélancoliconftituera ie tempérament
huileufe
que-bilieux, lorfque la partie
dominera avec lui, 8 purement mélance fera la partie terrefcolique, 2 lorfque fuivant le plus oll le moins, des
tre, &,
moins atrabilaires,
tempéramens plus ou
la fource d'un
La rate, reconnue comme vifcere encore
principe alkali, devient un
des obfervations de la Médeplus digne
cine.
qui fe fltrent
Mais commeleshumeurse
humain
dans différentes parties du corps
femblent fe confondre de façon qu'elles
manifeftent fous la forme de bile ou
fe
n'admettre que
de pituite, on- pourroit
de forte
deux genres de tempérament; mode du
le fanguin deviendroit un
que
ainfi que le mélancolique le
pituiteux,
feroit du bilieux.
de
Le fang ne peut former un genre.
proprement dit 9 parce
tempérament de fa nature être un tout qui
qwilfemble
effentielles, tant des
réfulte des parties des alimens. Il ne
autres humeurs que --- Page 320 ---
Hifoire des Maladies
parvient à cet état de
près avoir fibi
perfedion qu'aqui toutes aboutiffent pluficurs dépurations,
furabondant des
à le décharger du
reftres, falineufes parties fiulfureufes, ter-
&
portion eft deftinée agueufes à
2 dont une
chyle. Les
la formation du
premieres &
dans tous les
dernieres étant
dantes
corps beaucoup plus abonque les autres, elles doivent
conféquent dominer dans le
par
s'en fait avec. le chyle &x
mélange qui
en réfulte. Ced qui
avec le fang qui
faire
fuffit, 9 ce femble,
concevoir que la qualité
pour
dans le tempérament doit
dominante
& la pituiteufe,
être la bilieufe
Toutes CCS dépurations font l'effet dès
fonations de différens vifceres, dont
uns font deftinés à filtrer
les
lierement les fubftances plus particuautres les
huileufes, les
terreftres, 2 & enfin
les falineufes;
plufieurs
Faqueufe fert de
à toutes, cependant plus
véhicule
qu'aux
aux falineufes
diffolvante, autres, par rapport à fa qualiré
Une partie de ces.matiercs,
Toutes CCS dépurations font l'effet dès
fonations de différens vifceres, dont
uns font deftinés à filtrer
les
lierement les fubftances plus particuautres les
huileufes, les
terreftres, 2 & enfin
les falineufes;
plufieurs
Faqueufe fert de
à toutes, cependant plus
véhicule
qu'aux
aux falineufes
diffolvante, autres, par rapport à fa qualiré
Une partie de ces.matiercs, --- Page 321 ---
de Saint Domingue.
font inuc'eft-à-dire les plus groffieres,
telles fortent du corps
tiles, & comme
différens émonêtoires, pendant que
par
la plus fine eft réfervée à plula portion
eftla formation
fieursufages.1 Le principal
du chyle.
fubftances font à fon
Ces différentes
la fonétion de différens levains qui
égard
& atténuent les matieres digépénetrent
& développer les
rées pour en féparer
elles
partics effentielles avec lefquelles
s'uniffent fuivant Taffinité 9 l'analogie
ont entr'elles; 2 de maniere que fi
qu'elles
la fubftance fulfureufe eft dominante,ily
nombre de principes
aura un plus grand
être
de cette nature unis & entrainés pour
Il en
incorporés aux globules fanguins.
fera de même des autres fubftances qui
en lieront plus Oll1 moins, fuivant le degré
d'abondance oit elles pourront être.
Telle eft la fource de la différence des
dont la
caufe ne
tempéramens,
premiere
provenir que d'une difpofition, napeut dans certains vifceres, à filtrer une
turelle --- Page 322 ---
Hifoire des Maladies
grande abondance de fiubftance
ture & d'une efpece
d'une nalogue. Si tous les vifceres particuliere & anaconftruits de
fe trouvoient
façon à fournir dans
jufte proportion toutes
une
fubftances, il en réfulteroit ces différentes
bre, cette harmonie
cet équilile tempérament
qui eft requife pour
égal; mais
parfait qu'on appelle
comme il,ne s'en eft
encore trouvé, on a défigné celui point
paroit en approcher le
qui
dert tempérament
plus par le nom
fanguin.
Cependant nous obfervons certain
tempérament dont la conftitution
privilégiée, 2 & comme à l'abri des femble
preflions que lintempérie de l'air & im- les
paflions peuvent faire fur les
ce tempérament
autres. Or
paroiffant
ment oppofé au mélancolique, principaleprincipe nous. a paru devoir être dont le
kali,iln'ya,p
un alpourainfi dire,qu'un acide
qui puiffe être le principe de
L'acide feul ayant la qualité & celui-ci., la
propriété
, 2 & comme à l'abri des femble
preflions que lintempérie de l'air & im- les
paflions peuvent faire fur les
ce tempérament
autres. Or
paroiffant
ment oppofé au mélancolique, principaleprincipe nous. a paru devoir être dont le
kali,iln'ya,p
un alpourainfi dire,qu'un acide
qui puiffe être le principe de
L'acide feul ayant la qualité & celui-ci., la
propriété --- Page 323 ---
de Saint Domingne!
priétéde congeler les liquides, & d'affermir les folides, iln'y a que lui qui puiffe
donner ia confiftance aux humeurs, &
le reffort aux fibres, convenables pour
cette vigueur & cet air de
procurer
admirons dans certains
fanté que nous
dans les
tempéramens 9 autant communs
Peuples du nord, qu'ils font rares dans
ceux du midi.
On ne peut attribuerce précieux avantage,quil iles dédommagebien desrigueurs
d'un hiver long & violent, qu'aux effets
de l'acide nitreux, dont on convient que
lair de ces climats eftimpregné. Cep principe qu'ils refpirent, & quis'infinue continuellement par les pores, doit fuffire
non-feulement pour décider, dèslespremiers inftans de la conception, 2 la qualité du tempérament, mais auffi pour
combattre & empêcher les effets des
mauvaisalimens & boiffons dont ils peus
vent ufer.
Mais scequicontribue: à leur donner une
confitution avantageufe, devient dans
Tome I.
a --- Page 324 ---
Hifoire des Maladies
eux la caufe d'une révolution
lorfqu'ils fe tranfportent dans mortelle;
du midi. Il femble
les régions
que la vive chaleur
qui regne fous la zône torride faffe à leur
égard le même effet
étincelle de feu dans la que peut faire une
dont on fait
poudre à canon s
que l'acide nitreux eft le
principe dominant. Ils fubiffent une raré.
faétion, une expanfion
d'autant plus violentes. fuivied'explofions &
que leur
plus fatales,
tempérament eft fanguin, c'eftà-dire fort & vigoureux, De-là vient
que les Peuples du Nord (a),que la
fion des richeffes a déterminé à aRME
l'exemple des Portugais & des Efpagnols, pour partager avec eux les tréfors
qui fe trouvent dans les climats chauds,
y réfiftent beaucoup moins que ces derniers ; & que l'on a toujours obfervé
que plus les contrées d'oùt ils fortoient
étoient voilines du pole, moins
pou-
(a) Abrégé des Relationsderousles Voyages
imprin:e en 1745, T.II,
fion des richeffes a déterminé à aRME
l'exemple des Portugais & des Efpagnols, pour partager avec eux les tréfors
qui fe trouvent dans les climats chauds,
y réfiftent beaucoup moins que ces derniers ; & que l'on a toujours obfervé
que plus les contrées d'oùt ils fortoient
étoient voilines du pole, moins
pou-
(a) Abrégé des Relationsderousles Voyages
imprin:e en 1745, T.II, --- Page 325 ---
de Saint Domingue.
voient-ils foutenir les effets de celles du
lieu
le contraire arrive à
midi; au
que
du midi au feptentrion.
ceux qui paffent
& de fel
Outre les genres de felacide
alkali, il y en a un autre qu'on nomme
concourir auffi-bien
fel falé, qui peut
les autres dans la formation du temque pérament. Tous ces genres fe divifant en
efpeces, dont l'alkali fans contredit fournit la claffe la plus nombreufe, fouvent
plufieurs de ces efpeces peuvent fe rencontrer dans le même tempérament, &c
fuivant leurs degrés, lui donner un caractere qu'il eft important de développer 3
qu'il influe toujours dans les preparce mieres caufes des maladies 2 fur-tout des
orichroniques & de cellesqu'on appelle
ginelles. Quelque habile Médecin qu'on:
fouvent, & on
foit, on s'y méprend
tombe dans des erreurs d'autant pluspréjudiciables, que les remedes qu'on prefcrit font contraires, &z accélerent la
mort.
Ilconvient à un Médecin prudent, qui
Oij --- Page 326 ---
Hfloire des Maladies
fe voit
rien hafarder appellé un peu trop tard, de ne
& de ne prelcrire
des
remedes doux
que
auxquels on ne puiffe
imputer la caufe de la mort du malade:
ce à quoile Public eft toujours
difpofé,
CONCLUSIO N.
Dans toutes les maladies dont je viens
de faire la defcription, on
des effets
ne voit que
d'engorgemens bilieux
teux, d'obftructions dans les
oupitui.
glandes deftinées à la fécrétion vifceres, ou
de la bile
ou de la lymphe, autrement dite
Les caufes des maladies
pituite.
peuvent donc,
comme celles des tempéramens, fe réduire à deux
genres, 2 & en s'y réduifant, avoir pour principe la qualité du
tempérament, c'eft-à-dire dépendre du
dérangement de la fonétion dominante
qui conftitue fon cara@tere,
Mais comme les tempéramens bilieux
& pituiteux fe divifent en plufieurs ef
peces, dont deux femblent être desmos
des efenticls, fayoir le mélançolique 8g
me celles des tempéramens, fe réduire à deux
genres, 2 & en s'y réduifant, avoir pour principe la qualité du
tempérament, c'eft-à-dire dépendre du
dérangement de la fonétion dominante
qui conftitue fon cara@tere,
Mais comme les tempéramens bilieux
& pituiteux fe divifent en plufieurs ef
peces, dont deux femblent être desmos
des efenticls, fayoir le mélançolique 8g --- Page 327 ---
de Saint Domingue.
de mêmel les deux genres auxlef fanguin,
les maladies, paquels nous rapportons autant d'efpeces.
roiffent fe diverfifier par
confdes principes qui
La connoiffance différencielle du tempétituent la qualité
connoitre
rament, fait par conféquent fervir de
celle de la maladie, & doit
dans le traitement. C'eft pourquoi
guide
étude
nous avons fait notre principale
la nature &les qualités; ,
d'en développer
nous croyons n'a-
: & pour y parvenir, de meilleur moyen
voir point trouvé
de traiter des
qu'un continuel exercice
malades, & d'ouvrir des cadavres.
En effet, on ne peut voir un grand
attaqués du même
nombre de malades
ne foit portéà
genre de maladie,qu'on différentes modifichercher la caufe des
Les comparaications qu'on apperçoit. obligent de faire,
fons que ces différences
domiconduifent à connoître la qualité
influe, à découvrir qu'elle
nante qui
conftitue le tempédépend de celle qui
étant
rament, & qui par cette raifon
préO iij.
--- Page 328 ---
Hifoire des Maladie
pondérante, doit être la
de
premiere caufe
Tengorgement; d'ou il eft facile
férer qu'un tel vifcere eft le
d'inmaladie
fiége de la
2 puifque fa fonétion eft de filtrer
T'humeur qui forme le
C'eft ce que l'ouverture tempérament. des
confirme ou reétifie,
cadavres
Tel eft le chemin que j'ai pris
parvenir à connoître les maladies pour
regnent à S. Domingue. Je le crois qui
tant plus fur, qu'ilm'a conduit à d'auvrir le fiége & les caufes des
découfievres qui affligent les Colons; différentes
tout de cette fatale maladie
maisfurmal de Siam, du fcorbut des qu'on appelle
des
Pays chauds,
diarrhées, de Thydropific,
an foie & au pancréas. C'eft desabcès
avec'p perfévérance
en fuivant
connu
le
cette route, que j'ai
que foie, la rate &le pancréas,
étoient les principaux aéteurs de
les fcènes tragiques qui
toutes
différentes
caraétérifent ces
maladies, & qu'elles étoient
tellement dépendantes de la qualité du
tempérament , que les bilieux & les mc-
Thydropific,
an foie & au pancréas. C'eft desabcès
avec'p perfévérance
en fuivant
connu
le
cette route, que j'ai
que foie, la rate &le pancréas,
étoient les principaux aéteurs de
les fcènes tragiques qui
toutes
différentes
caraétérifent ces
maladies, & qu'elles étoient
tellement dépendantes de la qualité du
tempérament , que les bilieux & les mc- --- Page 329 ---
de Saint Domingut:
en étoient à Saint Domingue la
lanoliques
viétimes, 2 parce que
les principales climat leur eft plus contraire
nature du
pituiteux & aux fanguins. découqu'aux
réufir dans ces
Ila fallu, pour
eft trop utile aux
vertes 5 & l'aveu en
il a
Médecins pour le diffimuler; déjeunes
commencer par me
fallu, dis-je,
fur-tout
pouiller de toutes préventions,
écoles fyftématiques
des préjugés queles des Etudians. Les
influent dans l'efprit
m'en
malades fuffirent pour
premiers
le danger, & me perfuafaire connoître
des maladies
à combattre
der qu'ayant celles de l'Europe, je dedifférentes de
étudier la nature du
vois m'attacher à
caufe:
climat, qui en étoit la premiere
exécuter que par
ce que je ne pouvois décrire les variations
mon exaditude à
Dans cette vue,
des faifons & du temps.
d'obfervaje commençai un Journal
remartant des changemens queje
tions, 2 dans les faifons & le temps. 9 que
quois
en dédes maladies qui me paroiffoient
O iv --- Page 330 ---
Hfoire des Maladies
pendre. Je joignis à cette étude
fervations
les obfoit
que j'avois foin de
par converfation, foit
recueillir,
anciens Médecins,
par lettres des
des Habitans.
Chirurgiens, & même
On penfe fans doute
dat être, les
que ma pratique
cbancelante. premieres années, un peu
Ancipites haremus
dpdenkunsi, qua vid
2 inquit
fubreniamns,
infflendum ZL agris
2 ac proinde ingenti
cauteld, intentifque omribus
adhibita
sisecnevisg quidem
animi nervis,
aut alter eorum
efficere poffumus ne unus
commiferint
qui fe primi nofra cura
vinipoictiaur, donec
gatojugiter tandemque
invefinio ad eumdem
per/pedto morbi ge-
& intropido denuo perdomandum redto pede
même
procedamus, J'avoueraj
que, maigré toute
& mon application,
monattention
je ne
€ pas encore plus avancé, feroispent être
venu à
fije n'étois pard'un
procurer au Cap Tétabliflement
Hôpital de la Marine, dont
mier réglement fut de
le previfiter les malades; m'aftreindre à y
obligation que je
/pedto morbi ge-
& intropido denuo perdomandum redto pede
même
procedamus, J'avoueraj
que, maigré toute
& mon application,
monattention
je ne
€ pas encore plus avancé, feroispent être
venu à
fije n'étois pard'un
procurer au Cap Tétabliflement
Hôpital de la Marine, dont
mier réglement fut de
le previfiter les malades; m'aftreindre à y
obligation que je --- Page 331 ---
de Saint Domingue.
m'impofai malgré le grand éloignement
oùt il eft de la Ville, par le motifd'avoir douune école olije puffe éclaircir mes
les
& voir d'un coup d'oeil toutes
tes,
qui arrivent dans chaque
métamorphofes
genre de maladic.
PHôpital de cette Capitale
En effet,
devenu l'afle des
de la Colonie étant
à S.
différens Peuples qui commercent
m'a fourni toute la facilité
Domingue,
connoitre
que je pouvois défirer pour
non-feulement les maladies en général,
mais auffi celles qui font propres à chamieux dire, les
que nation, ou pour
leur être partifymptômes qui peuvent
culiers , & de diverfifier en conféquence
la méthode générale & particuliere que
m'étois formée de les traiter. De-là
je
jai acquife de chanla connoiffance que
fuivant le changer de méthode générale
dans
du temps, de faigner plus
gement fecs que dans les pluvieux, de
les temps
& moins fréfaigner plus copieufement
d'un
dans le çommencement
quemment
Q v --- Page 332 ---
322 Hifoire des Maladies, brc,
temps pluvieux qui fitccéde à un
&
de préférer la faignée de la
fec, à
du pied, fiur-tout dans les gorge celle
faifons
niâtrement féches, & de ne
opicette derniere que dans la vue de prefcrire
rer une évacuation
procucritique ; de purger
plus promptement dans les temps humides que dans les fecs, & de préférer l'é.
métique en lavage & la manne à tout
autre purgatif. De-là enfinles remarques
particulieres que j'ai faites fur la
de modifier les remedes
façon
généraux fitivant la qualité du tempérament,
comme je l'ai dit, femble
qui,
celle du climat oit ila été dépendre de
formé, & de
prefcrire les remedes particuliers
T'expérience m'a fait connoître le mieux que
convenir,
Fin du Tome premier. --- Page 333 ---
TABLE
DES M ATIERES
Contenues en ce Volume.
A
Acrors, (les) quand les employer,
Accouchemens, page 209.
70,1 120.
Ananas,. (Jus d) 211.
Apoplexic, 81, 139 & 185.
Arrivée derAuteur au Cap François,
de
140.
- de fix Navires
guerrc,
B
Bcumt, fur les fievres : ce qu'il en
dit après Fontanus 2 241 & 246.
Bains. (les) Leuru utilité,126, 127,156;
213, 219, 225, 229, 248 9
157,
255 & 271.
Baume de Sucrier, 36 &;8.
des)
& mortalité
Beftiaux 116, , (Maladies 121, 141 & 146.
92,
Bontius, 64.
.
- de fix Navires
guerrc,
B
Bcumt, fur les fievres : ce qu'il en
dit après Fontanus 2 241 & 246.
Bains. (les) Leuru utilité,126, 127,156;
213, 219, 225, 229, 248 9
157,
255 & 271.
Baume de Sucrier, 36 &;8.
des)
& mortalité
Beftiaux 116, , (Maladies 121, 141 & 146.
92,
Bontius, 64. --- Page 334 ---
Bouillie, 324
TA B 1e L E
(la) remede efficace
mer le hoquer, 17I & 236. pour cal
C
Casus,
(infifion de)210,212 &
Calie
des
Précaution à avoir à l'égard
purgatifs dans la canicule,
Catarres. Les Habitans des Pays chauds 85.
rés, y font plus fujets que ceux des tempé70.
Cayeux, Huneur (efpece de petite Sardine).
perfonnese
en avoir mangé, 108. sempoifonnéespour
Chagrin, (1 fuite & effets du) 142.
Charbon, ou Antrax charbonneux,
& 223.
Colique de Poitou, 36 & 179.
vérolique > 79:
Comete, & Février (apparition d'une) en Janviés
1744,132.
Coqueluches, 146.
Crifes 206. falutaires, 2 53 s 197 > 198, 201 &
non falutaires, 199.
D
ESCRIPTION de Saint
de fa firuation, principalement Domingue, de la ; --- Page 335 ---
DES MATIERES
de 323 fes
partie du nord, & des indications moeurs
de
Habitans. Caufes &
leurs maladies,, 15 & fuiv.
du Cap François, 51.
du Fort-Dauphin, Ce qu'il 134 dit & penfe fuf
Diemerbroek.
les maladies contagicufes,41.
Dyffenterie,37E
Ew de Caffe, 59, 149, 238, - 278
& 279. artificielle,59Eau minérale
Elixir de Garus, 102.
Emétique, 2 143, 209 8254Enchylofe, Ce 227. qu'on entend par ConfiEpidémie,
tution épidémique 2 291. M. Dubois
Efcadre commandée arrivée par au Cap le8
de la Motte.Son
Décembre 1746, 173.
Elquinancic, 95 & 186.
Exhalaifons, 162 & 174F
vieilliffent à Saint Do:
FExMss plutôr (lcs) qu'en France, 57:
Fievres mingue de Saint Domingue, 230, 241,
243 & fuiv. --- Page 336 ---
TABLE
Fievre pourprée,7 70, 77, 194 & 234:
Fluxion, 64Flux chyleux , 245.
Fonte d'humeurs, 2 85 & 160.
Freres (les) de la Cofte,9 99 & 127.
G
GANGRENs, 48, 200, 207 , 214 &
238.
Gorge, (mal de) appellé Mal de moilton, 108, III & 112.
H
Hawonacn,
218.
167, 200,
&
Hiftoire Hippocrate, 2 (Aphorifmes d') 205, 246.
d'une fauffe pleuréfie, 117.
Hôpital (établiffement d'un) de la Marine au Cap, I2 & 320.
Hoquet, (ceffation du) figne d'efpérance, 236.
J
Asow.(e) Vaiffeau de Roi commandé
par M. de Conteneuil, préfervé de
contagion, 161,
218.
167, 200,
&
Hiftoire Hippocrate, 2 (Aphorifmes d') 205, 246.
d'une fauffe pleuréfie, 117.
Hôpital (établiffement d'un) de la Marine au Cap, I2 & 320.
Hoquet, (ceffation du) figne d'efpérance, 236.
J
Asow.(e) Vaiffeau de Roi commandé
par M. de Conteneuil, préfervé de
contagion, 161, --- Page 337 ---
DES MATTERES:
9 194, 201 & 217.
Fauniffe, 153,172 145 & 165.
Inondations, de Sant Domingue - 2 177 &
pécacuana
237.
calmer le hoquet & le voJulep, pour
miffement, 170.
L
Lar,(petit) 208, 209, 214,2523
&253. (le fieur) habile ChirurLapuyade,
gien,
Charles Brunier de) GouLarnage, x.
des Ifverneur & Lieutenant-Général. Sa mort & fon éloge, 2
les fousle vent.
181.
Laudanum, 221. de) vient remowiller
Leftenduere, (M.
le 17 Août
avec fa Flotte au Cap
1745, 147.
Lencophlegmatie, 153. effet d'une légere)
Limonade, (bon & 208.
103, 149,1 170
M
MALADIE de Siam, 19I & fiv.
Manne, (la) 211, 212 &2 214. --- Page 338 ---
TABLE
Marées (les) ne font pas fi hautes dar
TAmérique durant lefolfice d'été
durant celui d'hiver,st.
que
N
Nross, plus fujets aux fluxions de
poitrine &i aux vers que les Biancs
33,35 &
Nord (vent 365 pluvieux,
16; &182.
31, 114,
O
BSERVATIONS fir les différentes
conftitutions des années, 180 &
Onguent fait avec les plantes du 187.
177Pays,
Opiate, 34.
Opium , 56,83. 171, 212 &
Orage confidérable le 7 Janvier 235.
Ifo.
1746,
Ouverture de cadavres, 201 & fitiv.
P
P
Petite PAROTIDRS, Vérole, 93: 2 94, 1448 201.
89.
Pourpre après la mort, 203. --- Page 339 ---
DES MATIERES.
Q
Ou Kinkina de Saint DoUINQUINA
& 271.
mingue, 45,98,16;
R
REFLUX d'humeurs fur les tefticules;
112.
de 1'Efcadre du Roi;
clâche au Cap M.de Conflans, été
commandée par
1746, 163: manquent. Comment M,
lemedes (les) fupolée. 176.
Defportes del la Ville du Cap, 69,
& 179.
DamansE
humes, 131, 153,1 164,165
-S
DAIGNÉE. (la) Ce quileonrisnefob: 168,215
ferver à fon égard, 167,
& 275.
& 184
palme, 151 Ce qu'il dit fur les conftiydenham. tutions, 39, 192 & 230.
T
AMARIN, .
208.
Obfervations fus
empéramens. (les)
Defportes del la Ville du Cap, 69,
& 179.
DamansE
humes, 131, 153,1 164,165
-S
DAIGNÉE. (la) Ce quileonrisnefob: 168,215
ferver à fon égard, 167,
& 275.
& 184
palme, 151 Ce qu'il dit fur les conftiydenham. tutions, 39, 192 & 230.
T
AMARIN, .
208.
Obfervations fus
empéramens. (les) --- Page 340 --- TABLE DES MATIERI ES.
fuiv. les tempéramens en général, 294 &
Thé, 56, 208, 222, 226,
Tifane pour exciter
263& 283.
pour préparer les lexpectoration, malades à la
&
tion, 34.
purga-
- de Café, 177 & 279.
royale, 265.
vermifuge, 35.
Tonnerre, 164, 166 & 18z.
Tremblemens de terre, 113 &150.
Tumeurs, 144 & 227.
V.
V, ERS. d
A quoi attribuer
animaux furent infeétés ceux dont les
Juillet
en Juin & en
Véficatoires, 1745, 141,146,153 & 179.
Viperes,
71, 91, 240 & 278.
Vomifiement, (poudre de) 212, 240 & 261.
242.
208, 212, 213, 219 &
Y
Ysux (Inflammation
mie, 61 & 62,
des) OLI Ophtal
Fin de la Table, --- Page 341 --- --- Page 342 --- --- Page 343 ---
E770
R377h
V, 1
*
% --- Page 344 ---
E --- Page 345 --- --- Page 346 ---