--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Jabir Carter Bromn
fibrmng
Brom Hatnersity
JOHN CARTER BROWN
LIBRARY
Purchased from the
Trust Fund of
Lathrop Colgate Harper
LITT. D. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
6o
AAner 343 a 1 LE --- Page 5 ---
-
hichiat Proprasita
2 autine CJict oles ouvvagt A
Emony nies vrti2, algve --- Page 6 --- --- Page 7 ---
E
H ISTOIR
DES DESASTRES
DE
SAINT-DONINGUE:
P R 1
E
E E
D'un tableau du régime et des progrès de cette colonie,
l'époque de la Révolution,
depuis sa fondation., jusqu'a
française ;
V E C
A R T D
quaque ipse miserrima vidi,
Et quorum pars magna fui : quis taliafando,
Temperet à lacrymis! VIRG. AENEID. lib. II.
Goibt
Caatiene
A PARIS,
Chez GARNERT, 2 Libraire, rue Serpente 2
No. 17.
Ax III (1795),
ime et des progrès de cette colonie,
l'époque de la Révolution,
depuis sa fondation., jusqu'a
française ;
V E C
A R T D
quaque ipse miserrima vidi,
Et quorum pars magna fui : quis taliafando,
Temperet à lacrymis! VIRG. AENEID. lib. II.
Goibt
Caatiene
A PARIS,
Chez GARNERT, 2 Libraire, rue Serpente 2
No. 17.
Ax III (1795), --- Page 8 --- --- Page 9 ---
AYANTEROROS
Qur: LIS qu'ait étéila destinée du phuis grand
nombre d'écrits, dont la multitede premjuine cinq ans
nombrable alimnente ou avide'de fatigue sinstruire, depois
et de
la curiosité du causes' public et la chaine des évènemens
pénétrer les
cette idée
qui Tenvironment, ne hasarde de
offrir
Srurnt
n'empêchera pas.que je qui sera peut-être plongé
un nouvel ouvrage, qui a fait justice des
dans loubli profond
la manière IL
miers, si on le juge d'après
de
est traité, , mais TaNe pourroit veut erre se RAte de
melgaccaelit de,la matière, et d'un sujet
toute Timportance du moins lel prix et le mérite de la
qui aura
nouveauté.
talens ne me permettent pas de
Mes foibles les
du style, et, d'orner mon
briller par
graces fortes et sombres dont il
ouvrage de ces mages
ces desétoit susceptible: : je n'ai pu touchantes employer , dont le
criptions et ces peintures sur, des faits inaginaires ou
coloris, prodigné
infidèles, a fait quelempruntés de mémoires
d'écrivains, qui,
quefois itoute lay réputation dans sles bornes du
dédaignant de se restreindre
en traifant
vrai, ne se sont souvent oocupés, historiques,
des sujets sérieux et purement et à l'ame, et atianter
de parler à Timagination
mérite
voir la sensibilité. lecteur Je ne prétends la vérité qu'au seule, toute
de présenter fruits au de
et le
entière, d'observations les
quelnwespeience faites sur les lieux et au
résultat
centre des évènémens.
--- Page 10 ---
vj
Les faits dont je me propose
Toppement, des bards se sont passés à seize d'offrir le déveaussi immense européens. , ils n'ont A travers un cents intervalle lieues.
plus tention, deja trop captivée pu parc jusqu'ici des fixer l'atdiriger prochatns, vers eux. Mais qu'on ne chercha évenemens à
de
ils concernentla jamais colonie
possession enheaeerr eutrefois nommer
à l'esprit de Phonime si florissante, seulement cette
de la source la
le" moins instruit, e'citrappeler
la France, une plus des abondante des
l'idée
son
bases les plus richesses de.
sa commetce, et la colonne essentielles de
prospérité.
Iondammentale de
quels emtuwgcantenr qu'en aient été lerécit
résulrat,
pour tous d'evbremens qui,
ou
fimporanee etle
chainement dont Hontrnaeriemany on ignore:d du moins Mivenjomtiet les
ment parler, etla concluston! Ce n'est, Gausesi, à l'enprises dans cette qu'une colonic rédaction suivie de propre- notes
assez, grand nombre
pendant un séjour
un tableau rapide - des d'années, et qui forment rd'un
et presqu'ancamtie. Forcé malhenrs de qulontrutnés
jen'en pendant le. cours de la plus odicuse garder ler silence'
de la. vérité formai esiaonlithente où les tyrannie,
parts, amenérent commengant les
a percer de rayons toutes
chant les
et premièrés discujssious iond'une, commission colonies, choisie lorsqme la momination
convention nationale,
dans le sein de latude sur leur sort, et'le manifestant sa sollicime permit d'entgevotr de dessein loin un de l'adoucir, 2.
malhenrens, et.que tout) n'étoit avenir moins
ressource. Ce plan fut
pas perdu sans
Presqtraussitor exécuté -
commengant les
a percer de rayons toutes
chant les
et premièrés discujssious iond'une, commission colonies, choisie lorsqme la momination
convention nationale,
dans le sein de latude sur leur sort, et'le manifestant sa sollicime permit d'entgevotr de dessein loin un de l'adoucir, 2.
malhenrens, et.que tout) n'étoit avenir moins
ressource. Ce plan fut
pas perdu sans
Presqtraussitor exécuté - --- Page 11 ---
vij
L'onvrage étoit terminé, il y a six
que conçu.
hiver
léloignemois; mais un
ionget rigoureux, et inutiles
ment, et quelques raisons générales de le
à développer: n'ont pas permis,
piésenter arrijusqpauroeratiau au public : néanmoinsil envevera encore. a temps. Des ténébres sonttonjours qui
loppent cetteintéressante question,
dont
également épaises; et de tant d'espérances dans
iravoit été permis de se flatter 7 aucune,
le fongintervalle écoulé depuis n'a la été formationde encore réala Commission des colonies,
une mesure
-
lisée : On a senlement adopté comme seule
que J'avois osé invoqueral'syncer bien. Des représentans
capable d'opéror quelque -SaintDomingue 4; ils
du peuple sont envoyés les meilleures intentions,
partent, dir-on, d'instructions, avec sontenues par un armeet chargés formidable qui va donner tout T'appareil
ment de Ja force et de Ta puisance nationale à une
m'avoit fait envisager
mission que Texpérience étre fondée
sur.la pricomme ne devant
J'avois, que cru, d'après le.
dence et la persnasion. du
tout le succès
souvenir si récent passé, être
que le fruit
à
2 'ne
atarste
espérer etdel pouvoit Thabileté d'un ou de pinsieurs
de hommes la sagesse qui, plus sensibles à Ja gloire sWi la
crainte du danger, se seroient sauver gendreusemient Saint - - Dodévoués à laffernativerde
*
4t
ou d'y périr.
ordonné. De nou:
"RRTA il en a été autrement être lancées dans ce gouffre
velies victimes vont
qui nc leur fera
avide de l'espèce européenne,
pas plus de grace qu'a tant de millersglhommes inoins.nal
qu'il a engloutis, dans d'une des temps abondance qu'on
Henreux, et au milieu
2 iv
ver gendreusemient Saint - - Dodévoués à laffernativerde
*
4t
ou d'y périr.
ordonné. De nou:
"RRTA il en a été autrement être lancées dans ce gouffre
velies victimes vont
qui nc leur fera
avide de l'espèce européenne,
pas plus de grace qu'a tant de millersglhommes inoins.nal
qu'il a engloutis, dans d'une des temps abondance qu'on
Henreux, et au milieu
2 iv --- Page 12 ---
viij
n'oseroit se promettre.
voenx que je forme pour ma (Ciel! exance, les
Domingne Ecarte loin
patrie et Pour Saintexécrable et toujours em wdrareprvaentameten horde
daigniee enfin ne, Pas
pressée dés
sur un meilleur
laisser inutile intriganss
Le
avenir 1y
l'espoir Ionde
laps de temps a da
mens, et apporter au moins amener des changecation à l'état où étoient-les une légère modiflaqnelle cet ouvrage fut
choses à
vations quis se trouvent dans écrit. Quelques LATUIE
puvieillir, Ou deveniri inntiles; Hiantrodianion, ont
gerainine
inais je n'y chanduction, écrite tmMehennienesit ditdans l'intro12 germinal ct long-temps de
avant lesjourniées du
risme tenoit ses prairial, que Laffreus terrodes malheireuz poignarde suspendas Sur la téte
dédirai pas, même aericains.
Je ne me
hydré quelque soit le nombre aujourd'lni de't têtes (25 prairial),
risme existe infernale, toutes ne le sont coupées à cette
le crime
encorelil existera pas : le terro.
vils
impuni, T'innocence antqu'on verra
Siles brigands assis dans la
opprimceret de
temps ne sont plus les chaise curule..
constances se sont un peu mémes, si les cirleur quiy sont énoncées existent adoucies, les vérités
lés, intégrité, et les maux toujonrs dans toute
n'ont eu encore
quely sont dévoiqu'une Jueur
dautre adoucissement
rantit le succès, d'espérance et dont il 3 dont rien ne
douter, 5 Jorsque les
est bien permis ga- de
tant de forfaits sont anteurs ou complices de
et puissans, six mois encore libres,
la comimission
après la formation tranquilles de
duite.
chargée d'exeminer leur con-
lés, intégrité, et les maux toujonrs dans toute
n'ont eu encore
quely sont dévoiqu'une Jueur
dautre adoucissement
rantit le succès, d'espérance et dont il 3 dont rien ne
douter, 5 Jorsque les
est bien permis ga- de
tant de forfaits sont anteurs ou complices de
et puissans, six mois encore libres,
la comimission
après la formation tranquilles de
duite.
chargée d'exeminer leur con- --- Page 13 ---
On doit observer
le tableau
ix
Thistorique des eder évènemens qui précède
Satr-Domingese détails
et-qui renferme arrivés à
sur. le
et'les
quelques
colonic, fut R sur les accroissemens de la
sensé l'écrire dans les temps. lieux, er.que je suis
heureuse tranquillité. Ce tableau floriscans d'une
ceptible d'un plus grand
ett été suspourquoi trop
développement : mnais
nes sont propres qu'a s'appesantir réveiller sur des détails qui
etdont le souvenir doit être d'inutiles regrets,
les rang des chimères ?. Je me suis. rangé désormais au
bornes de ce qui étoit
renfermé dans
nécessaire à l'instruction
indispensablement
mettre en. état, par une légère dhlectetr,e et pour le
passé, évènemens de comparer et de juger connoissance des: faits
du
quisuivent.
et des,
La partie
la révolution, histarique de
commence à l'époque de
celle de la
1789, et est conduite
colonies, formation de la- coinmission jusqu'à
chargée de
des
gias. : . Mon examen, nettoyer, les écuries d'Au
scruter dans leur source mes recherches,
de malheurs, ne
les principes de pour tant
bornes de Saint - s'étendront pas au-delà
les risques, en 1 Domingues cherchant et je ne courrai des
E mers' le
à snivre à travers
demment l'animosité maAraunee de réveiller
nombre de
et les passions du impru- Petit
qui n'ont AttfRAlee pas été écrasés sous les
etc. etc.
occasionnèrent eux-mêmes
ruines qh'ils
en Amérique: Il n'entre
en. Enrope comme
plan de parler des malheurs pas non. de plus dans mon
etdela désastrense
la
que le jacobin Victor conquête de la Mtartsinignes
Hugues, commissaire REESrE
osité maAraunee de réveiller
nombre de
et les passions du impru- Petit
qui n'ont AttfRAlee pas été écrasés sous les
etc. etc.
occasionnèrent eux-mêmes
ruines qh'ils
en Amérique: Il n'entre
en. Enrope comme
plan de parler des malheurs pas non. de plus dans mon
etdela désastrense
la
que le jacobin Victor conquête de la Mtartsinignes
Hugues, commissaire REESrE --- Page 14 ---
X
Robespierre et dn comité
d'une opposant sa férocité et le dhorrible courage. mémoire,
s'en étoit poignée rendu, de républicains à Pennemi invincible
maitre, est
qui
tionner, en soulevant les parvenni à récoluJaisse passer les maîtres sous le fer esclawes, cten faisant
à d'antres
detia guillotine.
a retracer
témoins
Je
ces victoires sontilées impartianx et fidèles
épouvantables de tristes
excès, etdont le par les
décembres' : d'antres fruit se borne tf
intrigues, bouleversé qui du sein de la defonleront lcs
ment fournira les: colonies, et dont métropole, le
ont
Phistoire de la Révolntion des matérianx intéresans développe:
seize cents
française.
Pour
s'est passé sons lienes, je ne peux.
Résidanta
mes yeux; et parlerque decequi
objet, je ne
mattschanea mon
- ghe
fera.commolire les causes
ribies soinmatrement, effets.
et en racontant leurs éloignées
Souventle
terlesaffrenx événemens lecteur, en parcourent
croira entendre le récit passés à
a été le
de ceux dont
eint-Donsamess
quens théatre, et sera à même de faire la' France 'de
rapprochemens. Cet
fréde traiter
n'a dgalement onvrage, eu ponr écrit objet avec
tque
ERRRETS
méler a nctn dest évenemens faits
prineipaux, sans y.
si propres a
épisodiques et accessoires,
en adoncir 7 répandre secheresse. quelqu'agrément, et à
d'orner mes
en
I m'edt été facile
tonchans de mha récits, y entre-malamtdes traits
gri n'atroient proprehistoire, et des
fiction
pas eu besoin des
malheurs
pour exciter le
secours de' Ja
me 8771S rigmnreusemens plus vif intérêt. Mais je
principal, etjaia au'moins le attaclié léger à mon sujet
Courageusement résisté à la
mérite d'avoir
J démang eaison si
d'orner mes
en
I m'edt été facile
tonchans de mha récits, y entre-malamtdes traits
gri n'atroient proprehistoire, et des
fiction
pas eu besoin des
malheurs
pour exciter le
secours de' Ja
me 8771S rigmnreusemens plus vif intérêt. Mais je
principal, etjaia au'moins le attaclié léger à mon sujet
Courageusement résisté à la
mérite d'avoir
J démang eaison si --- Page 15 ---
ordinaire de parler de
x]
excusable dans un homme soi-mèmc, et qui eût été
directe dlans cesévènemens. qui a eu une part Si
du moins de céder un instantici Qu'ilmes soitpermis
ment, que j'éprouve au' souvehir aTatendrise des
auxquels j'arrachai une jeune
dangers
enfans, dont l'un
au épouse et denx
de Finsurrection de naquit milieu des flammes
sans autre secours 1791, Dieu et l'antre vit le jour,
milieudeeflots desmers que du
et la nature, au
de
C'est à mes noirs nord, pendantPhiver
et 18PA de mia famille: Dins que jedus mon salut
rible, deux d'entre eux
une occasion terleur attachement et les Iscellérent de' leur
de leur fidélité,
nombreux
sang
Ce sont ceuxi qui et. furent périrent. pour nous témoignages sauver,
qui, à travers les bois et autrefois les plus mnes esclaves,
gers, m'aidérent à gagner le frêle horribles danJoquelosaime commettre
bitiment sur
c'est enfin à leur amour pour fuir en Europe:
débris pour substanter ia que je devois quelqhes
bare systéme des
famille; : mais le barment enlevé ces minces réquisitions maimptioyatle
gands d'Amérique avoient ressources que les brireste plus que mon. intéressante épargnécs ! Il ne.me
dernier refugé des
famille, et lc
Cet ouvrage est malheureux, encore
l'espérance !
faire la
moins destiné à satishaine et malignité, de parti. N'étant et à alimenter l'esprit, de
aucun, ilne pentavoir
propre à en flatter
et le bien. Je n'ai
pour. objet que la vérité
que tres-rarement walhenrenmsemmente des occasions
rencontré
éloges mais je me suis aussi d'accorder des
ARELI de jetter le blame
constamment
andividucllement J'ai tonjours sur qui que Ce soit
tour rejetté sur --- Page 16 ---
X1)
le malheur des temps et des
lesquelles il eût été difficile circonstanices dans
tout reproche; etsi, malgré de rester exempt de
éviter de nommerles
toute Tattention à
gmelques-uns, j'y.ai individus, été
j'en ai
bien, merités, et par la forcé par des' PRETs
marche, et' d'aider, autant nécessité d'éclairer ma
Tintelligence des faits. J'ai qu'il est possible, à
vrage la carte de l'isle de mis en tête de l'ouj'aicru
à mieux Saint-Demingue, que
sance des
faire saisir la connoisquelle il sera facile
et par le moyen de
FInE
Il ne me reste de les suivre pas-A-pas. lade se rappeler plus qu'à supplier le lectenr
a dicté cet
constamment le sentiment
style, et ouvrage, et d'être
qui
pour des
indulgent pour le
avoir manqué
incorrections à
qui ne peuvent
depuis si
d'échapper un homme confiné
de Saint- long-temps au milieud des
Donningue, 9 et. qui n'eût montagnes
prétention au mérite littéraire.
jamais de
INTRODUCTION
de les suivre pas-A-pas. lade se rappeler plus qu'à supplier le lectenr
a dicté cet
constamment le sentiment
style, et ouvrage, et d'être
qui
pour des
indulgent pour le
avoir manqué
incorrections à
qui ne peuvent
depuis si
d'échapper un homme confiné
de Saint- long-temps au milieud des
Donningue, 9 et. qui n'eût montagnes
prétention au mérite littéraire.
jamais de
INTRODUCTION --- Page 17 ---
Loas du Vi 4e llite d Kir
: Hyiur
A = A inac a IR
E
a ahlr. 101au D.
Boshuduns 0
Kanyue Hau
CIRTE DE,
J emmwws de Prance d. 23 lde D lusllosias cli Htonles
cavgue a
mmti
Nintouest Os de louest
Pette
1Isur, D17 s
loague
SudPst
pl die
DOMINCEE
- Mariner d 20 àli D.
Ar
Soline
une dea Crandes Antilles
lalne
I
de 1- 2
DRa
ispayne
de
a 8
dit E.
:
Celone Françeire e Lepaanele
Olmdhiy
GRADE IviGen
9 Muchxr Carre
ou
cwurs d byonl
-lile de la Tortur
saliner
uS la [adr Mi .
u
n fia a
e
Warmeurls
flane
FIME
P
Iirs Te. a n2
fve our
if Tuan liabit
a
ày ite
Re che
latlak
rm.
Gohar
-
des
-
Bue
Ok
X
a
N de L'inf
de Sam na
Pluwtrs
T
une
d
k man.
dibl,
T
A
B3N nslos
fvr
SRUE
Raphuadl
Rul
T' ulr Cefr furlie
He
NL
: leoz er
k
Monprico et Rdu erly
a
OlRoduleis
erte)
a / f-r
-
-
R
-
Ma
-
did
hu
yyug
A
ughi
Iguy
holno
ul
de Paspa tl
MAC
d
dhinsba B
A
nar
wre
a Fale
( La a
e
raL au
Salencr
%
V
-
Idla Saoun
Tr tuco V
F
: .
4.
de La Beate
P G
A
UR = AL = MC Preun
a Lri t Parrs
ly
a
OlRoduleis
erte)
a / f-r
-
-
R
-
Ma
-
did
hu
yyug
A
ughi
Iguy
holno
ul
de Paspa tl
MAC
d
dhinsba B
A
nar
wre
a Fale
( La a
e
raL au
Salencr
%
V
-
Idla Saoun
Tr tuco V
F
: .
4.
de La Beate
P G
A
UR = AL = MC Preun
a Lri t Parrs --- Page 18 --- --- Page 19 ---
INTRODUCTTO: N:
Dr tous les grands évènemens qui ont
à jamais mémorable de la révomarquérépoque iln'en étoit pàs de plus remarlution frangaise,
quables, de plus dignes d'être. approfondis,
les troubles qui ont agité et qui. agitong
que
les colonies françaises des Antilles. De
encore tous les crimes qui ont, en quelque sorte, terni
l'éclat dont est environné le berceau de la plus
république du monde, ancien et
majestuense de toutes les plaies que la's Iscélératesse
modetne;
ont causées à la France, il n'en
et la perversité affreuses, de plus sanglantes eti
est pas de plus
les malheurs
de plus difficiles à cicatriser, que d'horribles
qui,après une sattenon.iatereoague totalement anéanti,
convulsions, ont presque
florissante de ses
du moins pour elle, la plus
possessions. Par quelle fatalité, > après une
expérience de cinq années, et - au moment
même où tous les maux de la France sont mis
à découvert; : par quel aveuglement inconce- terribles
vablesoccupe-t-on: à peine d'un desplus
ait éprouvés, de celui peut - être qui
quelle le plus directement, et sa prospérité, et
menace existence ! Soit qu'onignore encore que ces
son
--- Page 20 ---
(=)
maux sont à leur comble,
jagés moins pressans
soit qu'on les ait
intéresser plus
que ceuix qui paroissent
nale, à peine directement la sollicitude natioqu'il existe une colonie daignest-on se souvenir enfin
mingue; à
française de
remède P
peine songe-t-on à
Saint-Doaux infortunes qui la appliquer un
à' quelle époque! lorsqu'il
désolent. Mais
n'en. est
peuit-être... . Que dis-je,
plus temps,
eh! quel est celui dont porter un remède?..
loraque la plaie n'est on pourroit faire nsage,
seulemient
qu'on ne connoit même
pas sondée, s et
et quelle. en est la
pas encore sa nature,
de Saint-Domingue profondeur. Quoi! la colonie
ou paroissoiteljled'une étoit-elle donc siignorée,
que le bruit de ses malheurs importance si médiocre,
en Europe , ou n'y dût être ait à peine Pénétré
indifférence ? Huit cents
accueilli qu'avec
mille matelots annuellement, vaisseaux et vingt
ruption employés
et. sans interà 400
par elle, un commerce de 3:
millions, une balance de
avec létranger, les
80 millions
vivifiées, une multitude manufactures nationales
mettait en mouvement de bras qu'elle seule
quiluidevoit
au sein de la France,
ils des
presquetoute sa spleudeur, étoientavantages si minces
d'un éeil sec et insonciant la qu'on pàt envisager
perte dont on étoit
annuellement, vaisseaux et vingt
ruption employés
et. sans interà 400
par elle, un commerce de 3:
millions, une balance de
avec létranger, les
80 millions
vivifiées, une multitude manufactures nationales
mettait en mouvement de bras qu'elle seule
quiluidevoit
au sein de la France,
ils des
presquetoute sa spleudeur, étoientavantages si minces
d'un éeil sec et insonciant la qu'on pàt envisager
perte dont on étoit --- Page 21 ---
(3)
ct
soit permis de s'aveugler aumenacé, 2
qu'il
de celle qu'on a faite ?
jourd'hui sur la grandeur
années de méditaEt c'est pourtant après cinq
dans le grand
tions et de connoissances acquises
livre du malheur et de Vexpérience, qu'on se
trouve encore réduità se demander, quelssont
?
donc les maux qui ont affligé Saint-Domingue
en sont les causes. , et quel remède ilquelles
seroit nécessaire d'y apporter ? . e Lhistoire
de cette colonie n'étoit pas si étrangère à celle
de la France, qu'il fat difficile de reconnnoitre,
traits
la caractérisent, son analogie
aux
qui la révolution coloniale étoit
avec elle, et-que
inévitables de la révoluune des conséquences
Mais là comme ici, de misérables
tion française.
regardèrent les troubles et la confaintrigans
ils s'efforsion comme leur patrimoine ;là,
d'attiser le feu de, la discorde,
cèrent également
des s'emde provoquer le choc des passions, et
des mouvemens irréguliers d'un peuple
parer
droits ou
conquérir sa
levé pour - ses
pour
derniers
liberté. Les hommes qui ont, dans ces
inondé la France de sang, sont les
temps, ,
n'avoient
un but différent de
mêmes, ou
pas
ceuxqui, à Saint-Dominguey se sont également
baignés dans celui des blancs, qu'ils avoient
juré d'exterminer, et des noirs qu'ils prétendent
A 2 --- Page 22 ---
être venus rendre à la (4)
ténébrens des
liberté, Si les complots
ébanchèrent les premiers ennemis dela révolution
dans l'espérance désastres de cette colonie,
plus puissans
d'ôter à la France un de ,
sontiens, lc
ses
néantir le
projet infarnal.d'ad'exaspérerile commerce, de ruiner les siches,et
pourlui, y mit pauvre, le
en paroissant tout faire
ment, en
comble, et futinconrestablel'affreux Amérique, une des ramifications de
systéme gui a failli
un objet non moins
faire.de la France,
qu'offre aujourd'hui
déplorable que celui
Voilà ce qu'on ignore, cette isle malhenreuse.
soupçonner. Le crime ce qu'on paroit à peine
encore triomphant au-delà terrassé en Europe, est
d'engloutir les débris
des mers, et menace
Le règne de la
échappés à ses fureurs.
points de la France, justice se rétablit Sur tous les
nationale
la sagesse dela Convention
s'empresse de cicatriser les
profondes que des scélérats lui
blessures
moins le voile qui les couvroit ont faites, du
déchiré : les maux seuls
est entièrement
soufferts semblent être que Ssinc-Doimingea
soupçonne à peine
encore inconnus; ; on en
seroit instant
P'étendue, et le remède qu'il
d'y
plus éloigné, -
appliquer paroit d'atttant
suspends
2. que le jugement est encore en
pour déterminer quels sont les vrais
lessures
moins le voile qui les couvroit ont faites, du
déchiré : les maux seuls
est entièrement
soufferts semblent être que Ssinc-Doimingea
soupçonne à peine
encore inconnus; ; on en
seroit instant
P'étendue, et le remède qu'il
d'y
plus éloigné, -
appliquer paroit d'atttant
suspends
2. que le jugement est encore en
pour déterminer quels sont les vrais --- Page 23 ---
(5)
coupables, les vrais auteurs de ses désastres. Les
ténèbres dont l'insouciance' et le crime ont enveloppé P'histoire des derniers temps de' cette
colonie, sont-elles donc si épaisses, quil soit
difficile ou même impossible de distinguer de
paisibles cultivatenrs d'avec des
sins et incendiaires; ; les victimes, brigands, assad'avec leurs
bourreaux, des infortunés qui ont tout perdu,
jusqu'à l'espérance, d'avec des
de sang et de richesses?
scélérats gorgés
balancer
y a-t-il donc: tant a
entre les destructeurs d'une des
santes villes du monde, entre des
florise
ont. tari par le fer et le feu la
hiommes qui
source des richesses de la
plus abondante
en un instant le
France, et renversé
industrieuse de merveilleux édifice quela main
Phomme avoit mis deux sièclesà
deverty a-t-il à
pareils hommes' et balanoer, dis-je, entre de
moitié a péri victime un de peuple entier, dont une
tant de
l'autre,
forfiitsy-erdonc
réfugiée sur une terre
minée dansles
étrangère et dissé2
et sans
deushémisphères,
ressource P funeste et déplorable yvitdéscspérdo
tude, qui' n'empéche
incertipas, , pent-étre;
soupçonne et que
qu'on ne
embrasser toute l'étendue Timagination : ne commence a
chaque instant
de maux affreux
aggrave et rend de plus en que
irreuichiables; mais
plus
qui ne permet pas même
A 3 --- Page 24 ---
(6)
d'entrevoir lépoque à
un terme, et encore moins laquelle on y doit mettre
de Tefficacité des
diêtre assuré d'avance
Une chose
moyens qui seront employés!
geante, , c'est singulitire, et non moins affli
jetter queiqie que personne n'ait entrepris de
tante,
jour sur une
, et dont le résultat question si imporentièie : je ne dis
intéresse la France
où parler le
pas dans ces temps affreux,
irrémissible; langage.de mais
la vérité étoit un crime
péri, accablée
depuis que la tyrannie
vironnée,
sous' lesraines dont elle s'étoit ayant
enmiincertitude à l'amour de la
Sorina
hardiment tout ce qu'il croit patrie, et proférer
erisprosperités
utile à ses intérêts
nationale,
depuis enfin qué la Convention
de la
s'becupant de remédier aux maux
France,la a
son attention : paru portér
dans
sur: ceux qui Jui particulidrement ont été faits
dans sesicolonies, et a nommé nne
sons sein, pourdéconvzirle commission
gue trop long - temps
fld'une-inti.
a jusqu'ici enveloppée ignorée, et que le crime
d'un voile aussi
qu'impénétrable. De tant de témoins spécienx
n'yena avoit-il ancun
ocnlaires,
beau de la vérité
capable de porter le flamren verser en son dans ce dédale obscur, et de
nom, l'édifice
par le mensonge et par la fantastique élevé
calomnie 1 Parmi
pourdéconvzirle commission
gue trop long - temps
fld'une-inti.
a jusqu'ici enveloppée ignorée, et que le crime
d'un voile aussi
qu'impénétrable. De tant de témoins spécienx
n'yena avoit-il ancun
ocnlaires,
beau de la vérité
capable de porter le flamren verser en son dans ce dédale obscur, et de
nom, l'édifice
par le mensonge et par la fantastique élevé
calomnie 1 Parmi --- Page 25 ---
(7)
tant d'envoyés, chargés de venir
secours
implorer les
de ses xasaareresterauben possessions,
belle
un seul,n'a-t-il pu tirer
qu'aujourdhui le rideau qui couvre les évène- jusmens, et en peindre toutes les horreurs
main fermee etimpartiale? Jen'aicuc
d'une
jusqu'ici, que de déclamations iconnoissance,
vagues : de dé-
-uamrort ou
de faits vrais
baiandejetimprépnee de cet
et de fureur qui excite la
esprit déhaine
jugement, et auquel l'homme défiance, suspend le
mande qu'à être éclairé,
juste, qui ne deconfiance.
ne peut accorder sa
Cesontdeshomtes
tres, parmi lesquels il s'en: trouye coupabies,d'ame
pas exempts de tout reproche,
qui ne sont
qui s'accablent
réciproquement des plus
-
Ceux-ci dénoncent des crimes odieuses imputations.
n'est que trop certaine, les
dont l'existence
par des récfiminations
autres y répondent
Jement
et' des accusations habicalculées, et présentées d'une
spécieuse. Les faits
ananière
peut plus donter, déja A
connus, et dont on ne
suffisans
parlerojent assez, 2 et seroient"
le
pour trancher la difficulté, et. déchirer
masque dont les vrais coupables
si depuis cinq ans
se.couyrent,
n'étoient
l'intrigue et la soélératesse
Parvenues à cacher
le
qui conduit à travers les détours constamment Gl
tortucus de' ce
A4 --- Page 26 ---
(8)
labyrinthe, etn'avoient
turer les éwènemeris età tellement réussi à déna.
envisagés sous leur vrai emplcherqu'ile fussent
moment on la colonie de point de vue, qu'au
Dhesqu'entiàrement
Suin-Dontingne est
ils Jont
englontie dans l'abime
humaine précipitée, et d'oà toute la
oà
qu'en ce même tentera bientôt en vain de la puissance retirer
malheurs
moment, dis-je,
;
est plus obscure
Phistoire de ses
celle de
pour les Français
larévolution de
que
AitAeseeatee Pologne, et qu'an lieu
cetteimportante partie dela etassistalicep pour
se, onrserepait avec sécurité république françaides, de-chimétigies
de contes absuraussi
espérances, qui loin
legerement :
adoptées par les
d'être
truits, ne sont à leurs
hommes insplus de Tignorance funeste yeux qu'une preuve de
évènemens, et de la lentenr où l'on est sur les
prévenirles tristes
qu'on mettraà en
qu'enfin on - s'en résultats, en supposantméme
France nanroitelle occupe:
Mais comment la
tion de ses
pas été trompée sur la
P
situasur celle de rmfrint ses contrées
intérieures! !
s'imaginer d'ailleurs - que des
Comment
ses par leurs.richesses
possessions famens
proie du crime et du ne deviendroient pas la
lée elle-méme!
brigandagegui l'ont déso-
tristes
qu'on mettraà en
qu'enfin on - s'en résultats, en supposantméme
France nanroitelle occupe:
Mais comment la
tion de ses
pas été trompée sur la
P
situasur celle de rmfrint ses contrées
intérieures! !
s'imaginer d'ailleurs - que des
Comment
ses par leurs.richesses
possessions famens
proie du crime et du ne deviendroient pas la
lée elle-méme!
brigandagegui l'ont déso- --- Page 27 ---
(9)
ancienne et.malheureuses et
Une prévention
toutes les discusla précipitation avec laquelle
concernoient les affaires des colonies
sions qui
traitées et jugées, ne sont
furent de tout temps
contripas une des moins puissantes causes qui l'erreur
buèrent à ses malheurs. L'intrigue et
décisions les plus
provoquèrent ou dirigerentles dans-le grand nombre il en est
importantés; et si
opérer le bien,
quelques-unes qui eussent pu
qu'elles ne
elles furent si foiblement sontenues
produisirent aucun effet, et que souvent même,
elles
Joind'atteindseleh Zintgeeneenitneoperde
devinrent une nouvelle source de malheurss
d'aucun des
parce que, n'étant accompagnées
moyens propres à vaincre l'esprit d'opposition,
et à réprimer la malveillance, elles ne servirent
qu'àa attiser le feu de la discorde età redoubler
la fureur de cenx quiavoient intérêt à pérpétuer
à
-
ces troubles et: ces déchiremens: L/incertitude
del l'assemblée constituante sur le parti auquel
et. la verelle mntrenserindedkes les plus fusatilité de ses décrets, produisirent
les fac
nestes effets; et en flattant tour-à-tour
tions qui divisoient la colonie, n'en satisfirent
aucune; et creusèrent insensiblement l'abime
dans lequel elle ne tarda pas.à être précipitée.
Sans m'étendre ici sur tousles décrets émistou- --- Page 28 ---
N
chant les
( 10 )
ment
coloniess je n'en citerai
que trois, qui, fondés
particnlièresbsolament
sur des
opposés, ne
principes
mal, et
remédièrent à aucun
à exaiter concourintent les
au contraire
ses qui ont passions et à développer égalemenit, les
totale.
poussé
cauLe décret Saine-Domingue da 15
vers sa ruine
d'an préjugé que-des.
mai 1791, destructeur
Hoiregtndolent,
honmes même de bonne.
ce, comme le fondement d'après une lengue expérien-.
tence des
le plus solide de l'exispagnéd d'un coloniesy eût pu, s'il avoit été accomappareil
tance, concilier des choses proportionnéa son impor
qu'alors incompatibles,
qui avoient paru jusicées plus saines; et les ramenerlaeapris à des
commun et propre à les' diriger vers un centre
Foppositiong
satisfaire tous. Mais
de-l-Assembléo qu'éprouva ce décret, méme au sein
sures prises mationale, et la foiblesse des medes
ponr son exécution, ne firent
aigrir,"et loin de dissondre les
que
sens, en firent craindre de
orages pré:
l'avenir.
plus terribles pour
Le décret du 24s septeinbrey
assemblée, fondé sur des
émis par la même
ment opposés, arriva
principes diamétrale.
va de tout perdre. au moins trop tard et acheau moment où Parven à Saint -
cette' colonie étoit Domingue
agitée par
ponr son exécution, ne firent
aigrir,"et loin de dissondre les
que
sens, en firent craindre de
orages pré:
l'avenir.
plus terribles pour
Le décret du 24s septeinbrey
assemblée, fondé sur des
émis par la même
ment opposés, arriva
principes diamétrale.
va de tout perdre. au moins trop tard et acheau moment où Parven à Saint -
cette' colonie étoit Domingue
agitée par --- Page 29 ---
(11 )
d'horribles convalsions, il fut reçu presqueavec il flat
classe des blancs, dont
indifférence parla
inais que le malheur
toitles idées orgueilleuses,
et rendus
avoient déja corrigés
et l'expérience
les hommes de couplus justes , et il exaspéra
Jeur qui, parvenus à enpedingeigatancense
n'étoient rien moins que disposés à rétrograder
en un instant le fruit de tant d'efforts;
etàp perdre
leurs implaindépendammentdel la certitudeque les maitres et
cables ennemis , une fois redevenus
de
les arbitres de leursort, nem manquéroient terrible pas
s'en prévaloie pour tirer une vengeance
de leurs forfaits.
par 1'As
Le décret du 4 avril 1792, prononcé
sembléel législative, et qui embrasstctestrbonise
s'il n'aggrava pas le mal, fut au moins
opposée,
remédia à aucun des malheurs
imutile, et ne
prévenir.
que les décrets précédens n'avoient pu les blancs
Tout entier en faveur des mulâtres, s
crirécompense accordée aux
n'y virent qu'une avoient été les victimes; et
mes affreux dont ils
leurs succès, ne
Jes premiers, enorgueillis par
aux droits
bornoient déja plus leurs prétentions
qui leur étoient accordés par la loi, etn'étoient
à se conformer à un
rien moins que disposés
étoit, les
décret qui, tout favorable qu'ilileur
ne
ramenoit dans des bornes plus justes, et qui --- Page 30 ---
: 12
convenoient déja plus àleur
espérances.
orgueil et à leurs
Les malheurs qui ne
sant, ne prouvèrent cessbrentidtiller en crois-.
différentes
que trop linutilité de ces
re, dont tous-les mnesures, sans en excepter la dernië
Texpérience, avoient hommes sages êt éclairés
mais que trop de
enfin senti la nécessité, par
sement rendue retardement avoir malheureuEnfin la France Entempestive. fit les
et' envoya en
plus grands
une armée 1792,a aux Antilles, des sacrifices,
d'éiite, et des
vaisseaux,
argent et en munitions de sccotrs.immehses en
il étoit écrit dans lelivre toute espèce. Mais
secours
des destinées,
de' touta efficices, et desquels on étoit que ces
attendre,
en droit
dans les mains d'un semblables à l'arme qu'on laisse
confiés à la
furieux, et
perversité et à la taprudemiment
viendroient un moyen de
nalveillanes, dede ruine. C'est de
plus de destruction et
la colonie
lépoque de leur artivée
et ce fut que datent ses plus
dans
au moment où l'on grands mallieurs,
alloit être sauvée,
osa, se flattor qa'elle
encore plus
qu'onla vit marcherd'un
entier
rapide vers sa dernière heure et pas
anéantissement.
son
Tel est
sur
lenchalnement de faits et de désastres
lequelfentreprends de jetter quelque clarté.
illanes, dede ruine. C'est de
plus de destruction et
la colonie
lépoque de leur artivée
et ce fut que datent ses plus
dans
au moment où l'on grands mallieurs,
alloit être sauvée,
osa, se flattor qa'elle
encore plus
qu'onla vit marcherd'un
entier
rapide vers sa dernière heure et pas
anéantissement.
son
Tel est
sur
lenchalnement de faits et de désastres
lequelfentreprends de jetter quelque clarté. --- Page 31 ---
(13).
tenter de dissiper les ténèbres qui
Je veux
: ténebres qui sont bien
semblent Tenyclopper de l'artifice, et le résultat des
plutotlonwrage
intéressés à couvrir cette
efforts des scélérats
intrigue d'un voile épais, que
épouvantable de linsouciance ou, des grands évènel'effet
leur importance et leur proximens qui, par
l'attention d'une
inité , ont captivé jusqulici
nâturel d'ailmanière plus directe. I Il est
à
leurs, qu'on ne s'intéresse que foiblement
éloignés i et dont on ignore
des mnalheurs
A
Vétendue, les détails et la. progression.
le français d'Europe est- il instrit s
peine
Saintd'une manière vague et générale, que
Domingue est depuis cinq ans, le théâtre d'horribles conyulsions. Mais tous pent-éneignorent
qu'on touche au moment de perdre sans retour
fant le
une colonie" sans laquelle, phisqu'il
dire, tous les efforts que lon fait pour rétablir
de la France, seront vains, à
le commerce
moins de parvenirà substituer un nouveau systême commercial à celui dont elle. étoit la plus
quelle
soit la
ferme base, systéme qui,
qu'en
possibilité , ne peut être que T'ouvrage, des
siècles et.del longues combinaisons. Cette perte,
d'un instant à l'autre devient de plus en
qui
passage
plus infaillible, ne s'opèrera pas' parle --- Page 32 ---
(14)
de cette possession
importante dans
étrangères : bientôt
des mains
l'a envahie ne sera lambitieux ennemi qui
France, qui, Iuttant pas plus avancé que la
n'a pu
contre l'Europe
P'empécher -
de s'y
entière,
reste encore de ses villes établir; bientôt ce qui
habitations
opulentes, de ses
9 sources inépuisables
riches
richesses, ne sera plus
d'immenses
de ruines et de
qu'un vaste monceau
éloigné
cendres; et, le moment n'est
peutêtre, où les'
pas
qui 1 recherchoient
vaisseanx
cette isle avec tant européeris
sement, fuiront ses côtes
d'emprespar dès hordes féroces, désertes, et infestées
les premiers
avec plus de soin que.
tablir en Amérique, navigateurs qui tentèrent de s'éhabitées
n'évitaient les contrées
par des peuples cruels et
phages.
antropoMon premier objet est de donner
noissance certaine et - aussi
une conpermettent mes foibles
détaillée que le
des malheurs qui,
talens et ma mémoire,
Saint
depuis quatre ans, affligent
Domingue. Mon but le plus
ensuite, 2 non d'indiquer le remède Pressant est
vient d'ya apporter (
qu'il conpas; d'ailleurs
peut-être ne me croiroit-on
je suis
et
mel tromper ), mais d'éveiller homime, je pourrois
licitude nationale,
enfin toute la soletu de mettre un terme à tant
détaillée que le
des malheurs qui,
talens et ma mémoire,
Saint
depuis quatre ans, affligent
Domingue. Mon but le plus
ensuite, 2 non d'indiquer le remède Pressant est
vient d'ya apporter (
qu'il conpas; d'ailleurs
peut-être ne me croiroit-on
je suis
et
mel tromper ), mais d'éveiller homime, je pourrois
licitude nationale,
enfin toute la soletu de mettre un terme à tant --- Page 33 ---
(15 )
d'incertitudes et à une sécurité
neste que le mal même,
presqu'anssi fuen
tement une vérité dont il n'est proclamant haumis de douter. Encore
déja plus per-.
quelquesinstans de
employés à de vaines
plus,
mesure
discussions, au lieu d'une
grandeet rapide, quiseule est
tout sanyer, et il faudra
capable de
àa une possession riche et renoncer sans retour
nel de la jalousie de
florissante, objet éteron.sentira
F'Europe entière,, et dont
trop tard Ia perte
que le tumulte d'une
irréparable, lorspassé, lorsqu'une
guerre terrible une fois
thousiasme
paix solide ayant calmé l'en.
générenx d'un peuple qui
pour sa liberté, lui
combat
profondeur de
permettront de sentir la
ment
Ses blessures et son
Ah!
épuisepar des récits
qu'on ne se laisse pas abuser
insidieux et:
n'ont d'autre but que. de
mensongers, qui
de faire perdre la trace de gagner du temps, et
dévoilés 1
crimes, Prêts à être
qu'on ne se laisse pas entraîner
légérement au charine consolateur
trop
ces dont Jaréalisation
d'espérane
être effectuée dans pourroit, tout au. plus,
paisibilité, en se flattant un temps de calme et de
seatandinaceenuset même qu'on parviendra
et morales.
- En Amérique iffesitesplaysiqnes
rope, une autorité étendue
comme en Euau-deli des bornes, --- Page 34 ---
(15).
une confiance trop
aveuglément
individus, ont ébranté la
accordée à des
ques sur ses fondemens. chose publique jusles évènemens ultsrieurs Trop de sécurité sur
perdre. Autant les funéstes acheveroit de tout
rapides, autant ceux du effets du crimesont
lents à opérer. Iln'est bien et de l'ordre sont
et ceci servira de
plus permis d'en douter,
intéressés à
réponse à Ces hommes qui,
mieux, s'elforcent persuader que tout est pour le
foi publiques,
d'égarer T'opinion et la
par les nonvelles
bonne
répandues, et qui trop
artificieusement
de Tépouvantable résultat convaincus eux-mémes
ont la perfidie de
de leurs opérations,
marchant à grands représenter
vers
Saint-Domningne
sement, et près de pas
son entier retablisqui faisoit, avant réprendre cette spléndeur
désespoir des ennemis qu'ils y eussent abordé, le
ration de
de la France et l'admiI'Europe étonnée.
fléau de son pays et de
Tel un autre
les malheurs de la Vendée Phumanité annionçoit
lors même que le sang français entièrement finis s
vers ses plaines
raisseloit à trases villages n'offroient infortunées, et que ses, villes et e
que des ruines et des
aux yeux épouvantés
Il n'est
cadavres
brillantes de que trop certain, que les
Saint -
plaines
Domingue, ces
plaines 3
autrefois
.
fléau de son pays et de
Tel un autre
les malheurs de la Vendée Phumanité annionçoit
lors même que le sang français entièrement finis s
vers ses plaines
raisseloit à trases villages n'offroient infortunées, et que ses, villes et e
que des ruines et des
aux yeux épouvantés
Il n'est
cadavres
brillantes de que trop certain, que les
Saint -
plaines
Domingue, ces
plaines 3
autrefois --- Page 35 ---
(17)
autrefois couvertes de
gu'un désert inculte et richesscs, ne sont plus
décombres
abandonné. De tristes
y rappellent à peine au
effrayés les superbes établissemens voyageur
guères on y rencontroit à
que n'aest faitl ces malheureuses chaque pas. C'erz
même pas à l'industrie de contrées n'offrent
les ressources qu'un terrein Phomme lahoricux,
d'épaisses forêts présenta. à vierge et couvert
les premiers
ceux qui osèrent
reste à peine les entreprendre de les cultiyer. Il
batimens des
fondemens de ces masses de
cliinesi
manufactures à sucre : ces maingénieuses et
ont étéréduites
construites à grands frais
tale
en cendres. La destraction s
des,arbres
tole mnonde,
antiques, et aussi anciens
qui couvroient
que
l'arrivée de ses premiers Saint-Domningue, à
paroître tous lcs
conquéranis, afait disEnfin les bras
moyens de réparer ces pertes.
qui vivifioient
une diminution
tout ont éprouvé
tables de la
effrayante, par les maux. inéviguerre et des
mes qui y ont survécu, malndiés; et les homaccomtumésila
depuis trop long-temps
gandage, n'offriront licenice, au meurtre a et au brides ressources
jamais à T'agriculture
d'an
incertaines, 2 sinon
que
danger imminent,
accompagiées
se charger de les
pour quiconque e
osera
diriger dans un état dont ils
B --- Page 36 ---
(18)
ontpertathabitide, à leur
et qui fut toujours
gontnaturel età leurs
opposé
Alesception de
iuclinations.
que la main de Phomme quelques bouquets de bois,
de jouir a épargnés
ambitieux et pressé
mornes de
joqu'anjourathut, les
nés avantla Sgte-bomingue, déja à moitié ruiplantations révalution, et à moitié couveris
en café, dont la
de
geoit un entretien
conservation eximornes, dis-je,
soigneux et régulier : ces
travail (ceci que l'abandon et la cessation
sera' sensible à
du
légère idée de la culture
quiconque a une
dehalliers, ne sont plus coloniale) a couverts
sans sel,et
squ'une terre
presque
dégradée,
une stérilité éternelle! généralemnent condamnée à
voilà un tablean
Imposteurs et brigands"
je vous défie de quej'aurois pu étendre,et dont
contester
maintenant abuser' de: la T'authenticité. Osez
peindre comme un phénix crédulité publique, et
ses cendres un
prêt à renaître de'
sang et de
pays que vous avez couvert de
ragehomicide, ruines, et que les héritiers de votre
fidèles à vos
vent de pousser vers son
instructions, achè.
Osez nous représenter anéantissentient.
sibles, des êtres
comme des citoyens paitigresaltérés de que vous avez transformés en
trer dans Mla sang; et comme disposés à rencarrière de
T'agriculture, des
et
ses cendres un
prêt à renaître de'
sang et de
pays que vous avez couvert de
ragehomicide, ruines, et que les héritiers de votre
fidèles à vos
vent de pousser vers son
instructions, achè.
Osez nous représenter anéantissentient.
sibles, des êtres
comme des citoyens paitigresaltérés de que vous avez transformés en
trer dans Mla sang; et comme disposés à rencarrière de
T'agriculture, des --- Page 37 ---
(19):
yous.en avea arrachés, et dont
hommes que
set la docilité,
vous avez denatsrélesinchiesdionse Phabitude fortement
par le long exercice et par
et du' carnage.
enracinée du vol, de lincendie
de la
Ce que je viens de dire sur l'étatactuel -
et sur les allarmes
colonie de Saint-Domingue,
les vrais amis du-l bien doivent éprouver
que l'ayenir, seroit susceptible d'un développour
mais la religion napement - utile et lumineux :
les distionale n'est pas encore assez éclairée;
cussions touchant les colonies-n'ont pas encore.
de maturité, et ce n'est
acquis un dégrésuffisant de la prévention et de linpas pendantle règne
à un colon d'aborder
certitude qu'il appartient
et la récertaines vérités, dont l'expérience connois- -
flexion amèneront avec le temps la
et dont elles peuvent scules assurer le
sance,
bien
du moins
triomphe. Mais il me sera
permis
croire à toute l'efficacité si proclamée
de ne pas
en elled'une mesure grande et généreuse
lentement mirie, fit devenue
même, et qui
honorables à l'humaune des.époques les plus
hasardée,
nité; mais qui, trop précipitamment tombeau et
n'a servi jusqu'ici qu'à creuser son
du but vertucux qu'on s'étoit proà s'éloigner Souvent le bien même n'es: Lien que par
posé.
président à son
la sagesse - et la maturité qui
B 2 --- Page 38 ---
20 )
application et au choix des
l'opérer; et ce n'est pas la mesurés propres a
des intentions
première fois
des fruits
pures : n'auroient produit que
gni auroient amers, da parla négligence des
que
étoient
être employés et moyens
capables de)
qui seuls
tats.
conduire à d'heureux résulQu'on ne s'attende pasà
absolue de.
sur
T'esciivage weveriaifayolegie
jusqu'ici T'existence des lequel a été fondée
contraire, à dévoiler des colonies... J'ai, au
sition franche ne tendra vérités dont T'expoditer ce reproche.
rien moins qu'à accrélorsqu'ilen étoit Cependant, je suppose
sulté sur cette grande temps encore, j'eusse été que, conà rien moins qu'à
détermination quine tend
et
changer la face de la
peut-être de P'Europe
France
Homnmes
entière, j'aurois dit :
bonheur probes, qui 1 travaillez
de votre
à-la fois au
nité, ah!
patrie ct à celui de Phumatendu par gardez-vons le: crime, du picge qui vous est
vertu Voyez
revêtu' du masque.de. la
àcôié même du bien l'affreux abime entrouvert
craignez de substitnerle que vous voulez opérer...
réalité,..
néant à une brillante
tion, de vaines craignez que par trop de précipitane tarissent.
spéculations de plilantropie
subitement une source abondante
ah!
patrie ct à celui de Phumatendu par gardez-vons le: crime, du picge qui vous est
vertu Voyez
revêtu' du masque.de. la
àcôié même du bien l'affreux abime entrouvert
craignez de substitnerle que vous voulez opérer...
réalité,..
néant à une brillante
tion, de vaines craignez que par trop de précipitane tarissent.
spéculations de plilantropie
subitement une source abondante --- Page 39 ---
(21
J
de richesses, et qu'un fantôme créé par l'imagination ne' remplace en un instant ces resfruit du travail de plusieurs
sources immenses,
les besoins de la patrie
siècles, ct" auxquelles.
attenter! L'huvousi imposentla loi.de ne point
manité vous prescrit des loix; mais les,intérêts
de la patrie ner vous imposent pas de moindres
devoirs, et vous commandent de grands inénac'està votre prudence à tout morir, à
gemens: ;
Mais larrèt en est prononcé.. .
tout concilier!.
je ne sais plus que m'y, sounettre avec respect,
sèchera. dans ma bouche plutôtet malangue
Il n'apque de conseiller un pas rétrograde.. de dévepartient qu'an temps et a T'expérience
d'un.
lopper des vérités suspectes de la part
homine, et sur-tout d'un homme intéressé :
mais cil attendant, le mal fait des progrès effrayans,. les momens pressent, et il est temps
oujamais de recourir aux remèdes qui peuvent
encore être de quelqu'eflicacité.
étenJe. n'émettrai pas d'une manière plus
due mon opinion sur ceux de ces remèdes
qu'il seroit instant d'employer par. préférence.
Jene dirai qu'un mot, et ce mot sera dicté par
la vorité et par l'amour de mon pays.
Souvent j'entends parler d'armemens qu'on prépare
pour aller au secours de Saint-Domingue.
B3 --- Page 40 ---
(22)
Quoi! la France ne s'est-elle
épuisée en inutiles efforts
pas déja assez
a-t-on oublié qn'en
pour ses colonies?
offroient
pleine paix,
encore des ressources etlorsqu'elles
leur
abondantes
entretien, ces gouffres
pour
englouti, en peu
dévorateurs, lui ont
lante et
d'instans, une escadre brilquatorze mille hommes dé
d'élite, dont aucun
troupes
les bords de sa,
peut-être ne reverra jamais
patrie P Ah!
ment ou ellé a besoin de
ce.n'est pas au mo:
fans, qu'il convient
tous ses hiéroiques ennombre suffisant
d'éloigner de son sein le
fondées de succès ! pour asseoir des
les côtes de
ce n'est pas au moment espérances ou
de
France sont menacées
mer formidables,
par des forces:
escadres, 2 et les
qu'on doit morceler ses
détail. Les
envoyer au loin s'anéantir en
sauroient balancer espérances d'un succès incertain ne
de
la certitude
perdre en peu de temips
trop assurée
seaux.
hommes et vaisMaisl'ennemi a
Eh'o qu'importe à la enahisaineDasteget
abondante de richesses République que cetté source.
les
ait été détournée
Anglais, ou quelle ait été tarie
par
par la rage exterminatrice
pour jamais
tienrs! peut-être
des brigands intéseryation des
unj jour leur deyra-t-on la consenles parties
présence du fléau
préservées par leur
destracteur ! d'ailleurs,Tose
hommes et vaisMaisl'ennemi a
Eh'o qu'importe à la enahisaineDasteget
abondante de richesses République que cetté source.
les
ait été détournée
Anglais, ou quelle ait été tarie
par
par la rage exterminatrice
pour jamais
tienrs! peut-être
des brigands intéseryation des
unj jour leur deyra-t-on la consenles parties
présence du fléau
préservées par leur
destracteur ! d'ailleurs,Tose --- Page 41 ---
(23
le dire, c'est en Europe qu'il faut forcer
bitieuse Angleterre à abandonner
l'amd'Amérique. Vaincue et
ses conquêtes.
eut inévitablement
malheurense, la France
phante
perdu ses colcnies ; triompar-tout, elle saura bien forcer ses
mis à s'humilier devant
ennecelles de
elle, et à lui restituer
ses possessions éloignées
nent encore.
qu'ils retienMais c'est dans le coeur même de Saint-Domingue qu'existe le mal le plus fiuneste, celui
auquel, avant long-tempe, il sera
inutile de pourvoir.
désormais
d'entre
Législateurs, c'est sur l'un
vous, sur un homme ferme,
rempli d'intentions
intelligent,
l'éclat de la
pures, 2 et revêta de tout
puissance nationale, qu'il
permis de fonder quelques
estencore
ventionnationale
espérances. La Connep peut
ter que"sur un de ses membres, raisonnablement compque des
multipliés, ett une longue
orages
appris à bien connoitre.
expérience, lui ont
gans qu'un triste essai Défiez-vons de ces intride
n'a que trop fait
cier; ces hommes qui,
appré.
nie affreuse au nom de, la liberté, exerçant une tyranen parlant d'humanité,
qui égorgeant
sant
quirninant etboulevertout, sous le prétexte dérisoire de
l'ordre etla't Itranquillité,
rétablir
en Anérique
prirent à peine le soin,
comme en Europe, de déguiser le
B4 --- Page 42 ---
sentiment
(24)
leur haine, qui les animoit, celut de
satisfatre
Aa reste, enrambition, quon
etuneb basse
succès ultérieur ne s'exagére pas cupidité!
vient à
de la seule
d'avence le
monPavis
snesure.qunil conles talens et les lemibros.dtn d'adopter Quels que soient
peuple chargé de cette mission représentant du
borleuse, les plaies qu'il
honorablee et latrop profondes
aura à sonder sont
triser
pour quil partienne à les
entièrement, et à
cicaqui ne pent être
opéror un
d'autres
que l'onyrage da chiangemenit
homme circonstances, Il
temps et
des
instrnit par l'expérienee, n'appartient qu'a un
intrigues
des intérêts et
ne convient coloniales, de prédire, > 1
vonéàla
gu'à un homme
comme il
les
chose publique, de comtageux et déet difficultés qu'il aura à connoitre d'avance
peut-être les dangers vaincre, les obstacles
D'autres ont cueilli les qu'il aura à surmontor.
iln'en reste plus
fleurs de cette
anssi, accumulant que les épincs : mais mission, d'autres
pordu, tout
forfaits sur forfaits ont tout
membre dela Boulerersé, çt il seroit digne d'un
la France, de capatinmatener préparerle
quiasauvé
tante. de ses
salut del la
ment rapide pugsesions, et d'arrêter plasiapore le
leur ruine quie sentraine ses tristes mouvetotaie. Nulle mission
restes vers
n'offar-jamais
anssi, accumulant que les épincs : mais mission, d'autres
pordu, tout
forfaits sur forfaits ont tout
membre dela Boulerersé, çt il seroit digne d'un
la France, de capatinmatener préparerle
quiasauvé
tante. de ses
salut del la
ment rapide pugsesions, et d'arrêter plasiapore le
leur ruine quie sentraine ses tristes mouvetotaie. Nulle mission
restes vers
n'offar-jamais --- Page 43 ---
(25)
plus de gloire à recueillir, mais anssi
présenta jamais autant de
nulle ne
fonctions de
travauxde essuyer. Les
représentant da peuple à. SaintDomingue ne peuyent convenir
sage, courageux,
qu'à un homme
replis du Coeur
capable de scruter tous les
humain, et doué de toutes les
qualités politiques et morales qui
Thomme d'état et un vrai
constimuent
des plaies profondes,
fépublicain. Sonder
progression,
en étudier les causes etla
déjouer les intrigues de la
ratesse et del'aveugle intérêt,
scéléde prudence et d'adresse
parvenir, à force
teur des
, à devenir le régulafureur monvemens divers et à. enchaîner la
de-tigres, prêts à méconnoitre
vorer leurs amis
et à délieux, les bases muême; méditer enfin sur les
lier' le
dun plan qui tendroita concirespect et les droits de
les intérêts de la patrie:: telle Thumanité avec
mots, la tâche importante
est, én peu de
Mais je le répête, la
qu'ilauroit Aremoplit.
conclusion d'un si
onvrage est au - dessus des forces
grand
homme : puisse-til
d'un séul
préparer les moyens Tenlememtsnoirlagletien !
d'en
puisse-t-il
passions ct
maitriser les
procurer un instant de
repos à une colonie accablée
calme et de
part tous les fléaux
depuis quatre ans
samment
ensémble ! il aura alors suffimérité de la patric et de Thumanité;
remoplit.
conclusion d'un si
onvrage est au - dessus des forces
grand
homme : puisse-til
d'un séul
préparer les moyens Tenlememtsnoirlagletien !
d'en
puisse-t-il
passions ct
maitriser les
procurer un instant de
repos à une colonie accablée
calme et de
part tous les fléaux
depuis quatre ans
samment
ensémble ! il aura alors suffimérité de la patric et de Thumanité; --- Page 44 ---
mais le
(26)
blissement complément de ses
bles à
d'un ordre et d'une epérations, le rétatiede Suat-Daaiagae, et le retour tranquillité stal'éclatdont
d'une
ne peht être que brillotteutrefol cette colonie, parrience, et de la Tonvrage du temps,
après l'avoir
paiz dont la France delerpé
donnée zsoute
jouira
Tandis qu'un homme, Esrope (a
detont l'éciat delaj puisancer quel qu'il soit, revêtn
desinstructionst
ira
sbienfisanetse atiogak.eclaret dcla
verser sur les maux de
Convention..
beaume salutaire,
Suint-Domingte un
même le
et-approfondir sur les
principe et lcs causes de
lieux
Hotense.llnmpnened noftre àla
de les faire également ses longues
France,
conestlobjet dans lequel sroplongientpe j'ai
abusée. Tel
xrge, qui consiste dans entreptis ce. petit ouévenemens qui se sont
un exposé rapide des
depuis l'année
passés. à
n'ai
1789 jusqu'à cette SaneDamingee,
malbeurendemett à
époque. Je
série de malheurs
raconter qu'une
doute aussi
; et ces-malheurs sont longue
dignes, ou plus peut-être,
sans
d'affec.
voeux (1) Graces soient rendues à la
crété Penvoi sont remplis! Depuis que Convention ceci est écrit, nationale, mes
deirepesontans du peuple, pris
elle a déasein-emsingesne reste
dansson seins,
ge choisimparantia mmaistenantisavdira sur quitombera
Je
série de malheurs
raconter qu'une
doute aussi
; et ces-malheurs sont longue
dignes, ou plus peut-être,
sans
d'affec.
voeux (1) Graces soient rendues à la
crété Penvoi sont remplis! Depuis que Convention ceci est écrit, nationale, mes
deirepesontans du peuple, pris
elle a déasein-emsingesne reste
dansson seins,
ge choisimparantia mmaistenantisavdira sur quitombera --- Page 45 ---
(27)
ceux dont l'effrayant tater la sensibilité que
dévoilé aux yeux de
bleau à été dernièrement
: mais
la France et de P'Europe épouvantée récent des forcomment espérer que lesouvenir
du Rhône
faits des monstres de.la Vendée,
Vaucluse, aient laissé à l'ame fatiguée
et de
le récit de_tant d'horrenrs, la
et accablée par
encore et de,sentir avec
faculté de s'attendrir
moins atrola même énergie des crimes non
ces et non moins révoltans 7 quelqu'éloigné calomnie et
fat le théâtre! de plus, la
qu'en
n'ont-elles pas fermé et
l'aveugle prévention : les
contre le reprémuni d'avance tous
coeurs, attribuées a
cit de désastres dont les causes sont
fuceux-là même quilen ont éprouvé les plus
effets? et ce n'est pas là la moins doulounestes
de
Bedouin,
Teuse de leurs AnfortanesiHabitans
victimes d'un scélérat atroce et sanguinaire,
fut affreux sans donte; mais, vous
votre sort
la douceur de voir les repréetites du inoins
récit des horsentans de la France frémir au
exercées contre vous, et la' République
reurs
des larmes. consolantes sur vos
entière verser
un senl mot
malheurs : mais jamais un mot,
de pitié et d'intérêt ne, fut prononcé en faveur
des habitans d'upe ville qui, de même que la
vôtre, fut liyrée au fer et aux flammes, et qui,
la douceur de voir les repréetites du inoins
récit des horsentans de la France frémir au
exercées contre vous, et la' République
reurs
des larmes. consolantes sur vos
entière verser
un senl mot
malheurs : mais jamais un mot,
de pitié et d'intérêt ne, fut prononcé en faveur
des habitans d'upe ville qui, de même que la
vôtre, fut liyrée au fer et aux flammes, et qui, --- Page 46 ---
-bien: pius infortunés (.28)
d'alier chercher
que vous, furent
gere, et sont
un vefuge sur des bords étran- forcés
plutdr de deux encore, au bont de deux.
sere,
siècles, de
ans, ou
dans l'affreuse
souffrances et de miont à craindre ou. à incertitude de Ce qu'ils
consolation de voir votre, espérer. Vous eûtes la
COrAS6, sous le faix accablant barbare persécutenr
devenu Hobjet de lexécration de T'opinion, et
entendit le détail de ses
de quiconque
ville: Rorissante,
crimes, tandis qu'une
quelle une source renoumée, et du sein de laloit dans tous les. inépuisable derichesses couanjourd'lui
points de la
détriaite, anéantie Républiume,
épouvantable de forfaits
par une suite
ne > tronve pas. uin seul, HOI moins I4 affreux,
hiome qui ose,au nom défensenr; de
un seul,
Rioner justice et
Phumanité, imdiegielaen ennemis vengeance, les
pour elie! a - Que
ses agsassins incendiaires plus. cruels, les. chefs de
nusa force de
sont Jà, qui, parveparmi ses
crimes et d'impndenice à
ont
jnges, et ariés du
siéger
sii se: couvrir, se montrent masqne dont ils
Aeleserisveis, etaétouffor
topjours prêts
tenteroit de le. Jeur arracher! celle.de quiconque
kabitans de
Les malheureux
nics, dénuds Saint-Dormiugae, de
ruinés, calomressources et de protecteurs,
Jà, qui, parveparmi ses
crimes et d'impndenice à
ont
jnges, et ariés du
siéger
sii se: couvrir, se montrent masqne dont ils
Aeleserisveis, etaétouffor
topjours prêts
tenteroit de le. Jeur arracher! celle.de quiconque
kabitans de
Les malheureux
nics, dénuds Saint-Dormiugae, de
ruinés, calomressources et de protecteurs, --- Page 47 ---
(29)
netronvent, au licut de compassion, que froideur
Tel est le préjugé fortement
et indifférence:
infortunés ! victines des
imprimé contre. ces
échappés à peine
plus horribles machinations, fimilles, aux flammes
au fer qui a détruit leurs
devenus les obquid ont dévoré leurs propriétés,
éternels du reprocheetdelad défiance, au sein
jets
enrichissoient autremêne d'une patric qu'ils
ils sont venu demander justice
fois, etaliquelle la calomnie ne cesse. de s'attacher
et un asyle;
il semble que ce soit leur faire
à leurs pas, et
les traiter en homnes
grace que de ne pas
La France entière
sonverainement conpables:
du
célébroit par des cris de joie sa délivrance
odieux dh pluts vil de ses tyrans, lorsque
joug
gemissoient enles colons, avilis, persécutés,
devant
core dans d'horribies prisons, ctavoient
N
la
du supplice destiné à être
enx
perspective
la récompense du crime. Il. ne manquoit plus,
mettre le comble à leur misére, que'l The- Ey
pour,
de
devoir Ta liberté à CCS
miliation
paroitre
à la leur
mêmes homines quiétoient parvenus
faire ravir, et contre lesquels, depuis si longils réclament vaineient la justice natiotemps, nale Mais non! cette justice n'est pas un
vain mot! elle étend insensiblement-ses afles
protectrices sur la vaste. étenduc de la Répu-. --- Page 48 ---
(30) ):
blique frangaise, d'oà elle a
spectre affreux qai
déja chassé le
et sa. forme; ses effets, y régnoit sous son nom
seront que plus terribles pour être plus slents; n'en,
scélérats ! tremblez!
: attendons.. Etvous,
s'avancer d'une manière voyez votre juste supplice
voyez le féroce
lente, maizinfaillible..
représentation nationale Carrier, sortant du milieu dela
faud
pour monter à
voyez ses émules, ces autres l'échaPhumanité, couverts autrefois
fléaux de
moins spécieux, non moins d'un masque non
le vôtre, près d'obtenir la impénétrable que
Le moment n'est
méme récompense !
pas éloigné
vous faudra imiter dans la peut-être, où il
dont vous avez si fidèlement conclasion ceux
d'atrocité et de barbarie!
suivi lesexemples
J'ai cru devoir faire
rique des derniers précédér-le précis histoévènemens de
mingue, par un tableau succint Saint-Docolonial dont On a tant
du régime
aux plus vives
parlé, qui donna lieu
devoit tôt ou tard réclamations, et dont l'abus
entraîner les plus
conséquences. J'ai tâché de
graves
son origine, descs
donner une idée de
des maux dont ce acenoissemens, des,biens et
régime fut
jours une source féconde. Les jusqu'à nos
général, sont les pays de tous lcs colonies, en
Préjugés qui
ial dont On a tant
du régime
aux plus vives
parlé, qui donna lieu
devoit tôt ou tard réclamations, et dont l'abus
entraîner les plus
conséquences. J'ai tâché de
graves
son origine, descs
donner une idée de
des maux dont ce acenoissemens, des,biens et
régime fut
jours une source féconde. Les jusqu'à nos
général, sont les pays de tous lcs colonies, en
Préjugés qui --- Page 49 ---
(32 )
à
êt à là cmpidité, LA,
tiennent de près Torgueil
Thommes
toutes les passions qui transportent brûlant, le sont
déja exaltées par un climat l'émulation, et par
encore plus par la jalousie, de s'enrichir et' de
facilités
les innombrables
Mais le- colon qu'on
satisfaire ses penchans.
,est générale
peint dur, cruel et smpitoyable,
menthunain, sensible et généreux: :j jamaislhue
inutilement devant lui ses
manité ne manifesta
ml peuple ne cons
souffrances et ses-besoins;
plus d'attaserva',, au milieu desesi infortanes,
aucun ne montra jamais
chement à sa Datrie;
nul
enfin ne
d'obéissance aux loix;
peuple
plus
plus de respect pour le pouvoir natémoigna confié à des hommes qui nie s'en ser=
tional,
anéantir leurs fortunes, ct
virent que pour viés. Les inculpations >" trop
attenter à leurs
n'eurent pour
généralisées autrefois contr'eux,
leurs
basse envie,provoquée par
cause qu'nne
leurs malheurs et la
succès, de même que
sont
calomnie qui les poursnit de nos jours,
de
et de vils intrigans.
l'ceuvre
la.soélératesse
leurs
Mais je n'encenserai pas leurs erreurs, de
préjugési. je ne m'érigerai pas enapologiste Puet qui, fondés sur
droits sans principes,
selon son inclisage'seul, laissoient à chacun,
leura
nation', l'étrange libérté d'être, enyers --- Page 50 ---
sujets,des matres (32)
bourreax avides justes et
dis pas la
et anguinaires. Henfatuamt, ou des
eussent germé révolution, dans
et que les idées Jen'attensur le
tous les
nouvelles
dhommes pouvoir arbitraire esprits, pour gémir
s'étoit arrogé qu'un. petit nombre
d'êtres faits et organisés envers une multitude
Je le dis avec
comme eux.
non!
franchise et
le.colon, en général, ne dut impartialité :
considéré, ne fut
être
et abreuvé du
jamais un maitre jamais
de
sang des africains.
barbare,
incontestable. Sont-Doningne en fut la Lasplendeur
dela
La richesse ne preuve la plus
tyranie intolérable;
peut-être le frait
généretix voyoit tout
la, Phomme juste et
là aussi, T'homme avide pronpérer-atour de
jours l'ombre
et inhumain
Ini;
pour la réalité; et
prit touTamnlervorei devant lui
semblable à
Bouvoir y puiser! J'ai vu à un fleuve d'or sans
grendnomhredep
Sant-Dotingue un
entourés d'atteliers propriétaires sil
bons et
on
sensibles,
eût pu hardiment heureux, qu'en les voyant
Rourle noir le meilleur conclure que cet état étoit
Tavote, cette sitnation état possible. Mais, je
ment dépendante dé la fortunée étcit absoluavoit eu la sage
volonté de celui qui
de son petit empire. prudence de l'assurer au sein
Les loix protectrices de
l'esclavage
Sant-Dotingue un
entourés d'atteliers propriétaires sil
bons et
on
sensibles,
eût pu hardiment heureux, qu'en les voyant
Rourle noir le meilleur conclure que cet état étoit
Tavote, cette sitnation état possible. Mais, je
ment dépendante dé la fortunée étcit absoluavoit eu la sage
volonté de celui qui
de son petit empire. prudence de l'assurer au sein
Les loix protectrices de
l'esclavage --- Page 51 ---
(33) )
T'esclavage étoient tombées en désuétnde
n'étoit
: rien
permanent en bien, et tout ne
trop en mal. Souvent, et les
l'étoit que
fréquens, un. fils
exemples en sont
et inhumain,
dissipateur, , pressé de jouir
u
succédoit à.un père
qui, par sa douceur et sa
économes
établir entre
sagesse, s avoit su
l'esclaveet lui une'
procité de bienfaits et de
tonchante réciMais le fondateur de cette reconneissance..
tion une fois décédé, tout prudente étoit
administrahoimme respectable n'étoit
bouleversé : cet
de son avide héritier,
plus, dansla bonche
sans discernement. A qu'un maître foible et
un gouvernemént
nel,il en substituoit bientôt
pateranalogue à ses fanx
un autre plus
tienses idées. La
principes, et à ses anibimémoire du
par celuiqui-auroite dai Pimiter, juste, mépriséo
dans le coeur de l'esclave,
alloitsereingiee
et l'ame abattue de
qui, la larmeid l'oeil
douleur,
cieusement au milién' des
Tinvoquoit silendevenue plus
travaux, dont la tâche
ciennes
pesânte n'avoit. plus ni les anrécomponses ni les mêmes
mens. En un mot,Jai vu un
encotirage.
dhabitations ou regnoit
grand nombre
sance et d'humanité,
l'esprit de bienfainoissance
ousi l'on veut une conmaltre; maisil approfondie des vrais intérêts du
n'en existoit que trop, oil'oil
C
des
Tinvoquoit silendevenue plus
travaux, dont la tâche
ciennes
pesânte n'avoit. plus ni les anrécomponses ni les mêmes
mens. En un mot,Jai vu un
encotirage.
dhabitations ou regnoit
grand nombre
sance et d'humanité,
l'esprit de bienfainoissance
ousi l'on veut une conmaltre; maisil approfondie des vrais intérêts du
n'en existoit que trop, oil'oil
C --- Page 52 ---
(34)
étoit effrayé, sotillé parle
barie qui eût snflisamment spectacle d'une bar
tion d'un régime
motivé la destruçs
vantables excès. Je accompagné les
de ces époujour, ces excès sur montrerai dans. tout leur
de l'avarice et de
lesquels les faux préjugés
jetté un voile, tandis l'égoisme ont trop long-teinps
s'efforçoient d'en
que la haine et l'envie
généraliser l'odieux
Qn'aije à ménager ? craindrois-je reproche.
contremoiles hommes dontl'humanité d'imdisposér
Tapprobation ? Eh que
m'assurement de: ceux dont je serois m'importe le
le ressentivoquer la punition, et a dont la premnierà proest la cause primitive ct
cruelle avarice
entière, et de la calomnie ptincipalede notre ruine
Omnes
qui nous poursnit !
la
compatriotes ! victimes de l'erreur et de
de. scélératesse, et d'un concours de causes
circonstancés dont toute la
et
mainene
prudence hupouvoit-prévoir ni détourner
nestes effets ! seriez-vons
les fublâmer ma sipcérité,
assez injasfes pour
tice des motifs
pour méconnoitre la jusaniment un de vOs quidirigent ma plume, et qui
que vous !
frères,mon moins à
seriez : vous encore
plaindre
vous même, pour rester
assez ennemis
à des préjugés dont le opinâtrement attachés
trouver son terme et
règne antique devoit
s'anéantir
à
devantles cris --- Page 53 ---
(35)
de liberté et d'égalité, qui se firent enrépétés tendre à la tois dans les denx héinisphères !
yhon! inistruits à l'école du tialheur ct de
Non,
donnerez pas de là vrail'espériences vous ne
enneinis et
semblance anx calomnies que. vos
s'efforcent d'accréditer contre
vos persdciuteurs
vons: Qiiconque d'entre Yousnvaperd@potirva
de-jogemient, a déja senti qu'an changement
dans le systâine des colonies eût ététôt ou.tird
le résultat inévituble des évènemens généranx,
mêine-les malheurs qui iont pese sur elles
quand
été
provoqués par
n'eussent pas
prémmaturément hoinmes qui, mnus par
la perversité de quelques
l'exaltation
l'enyie, par leur ambition,.ou par
de leursidées, sont parvents à tout.bonleverser,
ce
j'ai dit de
Non! vous ne démnentirez pas que
obeisattachement a la patric, de votre
votre aux loix ! Matheureux par la perte de
sance
plus malheureux encore par l'er
vOs fortunes,
élevées contre. vous, vous
reur et la prévention de la résignation et de la
ne vousdépartirez pas
et vous laissepatieneequi vous caractérisent; le soin de dévoirez au temps et à l'expérience
vos intéler votre innocencè, ct de prouver que
rêts, ceux de la République et delhnmanits,
atissi inconciliables quie la mulyeilne sont pas
lance s'efforce de le' persuader.
Cz
l'er
vOs fortunes,
élevées contre. vous, vous
reur et la prévention de la résignation et de la
ne vousdépartirez pas
et vous laissepatieneequi vous caractérisent; le soin de dévoirez au temps et à l'expérience
vos intéler votre innocencè, ct de prouver que
rêts, ceux de la République et delhnmanits,
atissi inconciliables quie la mulyeilne sont pas
lance s'efforce de le' persuader.
Cz --- Page 54 ---
(36)
Mais que, veut dire Ce
vous gardez au moment Où singulier il
silence que
sentieilement de vous faire importeroit s
si esà yotre paysle tributde entendre et de payer
vos
expérience P Ahlje le vois! lumidresyetde votre
me, Ce monstre abrenvé du l'affreux terrorisde Français, tientencore
sang d'un million
ses poignards homicides. stispendus sur vos têtes
tion a disparu de toute Son horrible dominaet vons seuls êtes
l'étendue de la
encore des
France,
rance et Taveuglement
victimes que lignoreurs, lorsque tous les abandonnent à ses fuaffranchis.
autres Français en sont
Oni,j je Tapperçois qui,
fanatiques
inspirant un de ses
son
complices, 9 et le faisant
usagé, au noin de la justice parler, selon
nité, vient de
et de:lhumaet d'obtenir surprendre
toutes les
derapplaadisemen
en vous peignant
marques d'approbation,
buveurs de sang comme des bourreanx ,i des
spiritueuses..
africain, !
converti en liqueurs
mentles brigands Eh! qui ne reconnott claireplans età
qui, ardens à poursuivre leurs
Jimbéellesettbrocese cocromprel'opiaton, suggerentA leurs
gage. Infortunés ! cliens, ce plat et atrocelande vous punir des n'étoit - ce donc pas assez
transmis par vos préjugés qui vous avoient été
pères, 3 et d'avoir pris l'erreur --- Page 55 ---
(37 )
pour la vérité! etl'on ose vous
traits qui
peindre sous les
vous
identifie cemuldetbwboemardes sang! lon..
la Françe
avec ces monstres qui ont couvert
s
d'ossemens et de ruines, vous
vez plus ni familles; ni
qnin'anoibre, n'avéz sauvé biens, et qui, en petit
de vos malheurs
existence sans moyens,et que le crime qu'une
encore avec acharnement! Vous seuls poursuit êtes
core-livrés aux angoisses de la
en-:
damnnés au silence,
terreur, et conmence. à
lorsque tout Français comrespirer et peut se faire entendre!
fiance Ettoi, peuple magnanime ! toi, dont la
etl la religion ont été si, crnellement conpées, reconnois dans ces'i infortunés des tromdes amis, des hommes dane les veines frères,
circale ton propre.sang!
desquels
sachent enfin
que tes yeux dessillés
distinguer le crime de
Punis les coupables,
l'innocencel
quarante mille
quels qu'ils soient; mais
mêine
individus, tous enfans
patrie, ne sàuroient l'être
d'une
ne le sont que d'un moment
également, ou
d'infortunes et la perte de tout d'erreur que tant
expiée! que la foudre dont tu frappas ontsufisamment les
etles
tyrans
le sordide uaiues,sappetntige. sur les êtres vils
intérêt rendit sourds aux cris delhu- que
manité, et qui, insensibles à l'honneur de
partenir, ont cru depuis se mettre à l'abri t'ap. des
C 3
le sont que d'un moment
également, ou
d'infortunes et la perte de tout d'erreur que tant
expiée! que la foudre dont tu frappas ontsufisamment les
etles
tyrans
le sordide uaiues,sappetntige. sur les êtres vils
intérêt rendit sourds aux cris delhu- que
manité, et qui, insensibles à l'honneur de
partenir, ont cru depuis se mettre à l'abri t'ap. des
C 3 --- Page 56 ---
C - 38.)
dvecemensctdal
secours
vengeance, en invoqmant les
s'nuvrent éttangas : mhais que tes bras
en: fiveurannambe,
fraterncls
d'hommes dignes'd de toi,
bienplusg grand,
abantlonné pour venr te quiontiontp perdn, tout
ont élé furcés d'aller le demander an asyle, ou
penple ami. Adoncis
chercher auprès d'rin
ques d'iniérêt, leur enfin, parc guelqves marlenrs maux ct leur situation. désolante; calne
certitude qu'ils
désespoir par la conselante
fets de cette justice ressentironta dont
leor tour les efl'empire.
tu as à jainais rétabli --- Page 57 ---
H I -
STOIRE
TRES
DESDESAS
DE
SAINT-DOMINGUE
de la
Tablean du régime et des accroissemens
colonie de Saint Domnigue, dépuis safondala révolution de 1789.
tion jusqu'à
Saint-Domingue est, sinon, la plus
Prasoxwe n'ignore que forissantedes Antilles. La presque
grande, du moinsla plus
tout le reste est prss616
moitié appartient à la Fraucei,
sous la conles E-pagnols, qui en firent la découverte
par
Colomb. Conservant le souvenir de l'imduite du funeux
samadhinentdecnuailies
miense quantité d'or que sesancêtres
ct avide,
de cette riche terre, ce peuple, à-la-fois parrsseux d'un autre
mépriser des richesses
senres
semble aujourd'hui
lui offre sa ficondité. La
mais bien plus avantagenses, que
française, an contraire, ou lindustrie. et Fagriculture
partie
haut période, est ul ghrirux tâmoisont parvénucs au plus le travail et la patience de T'homme
gnage de ce que penvent influences du climat le plus heureux
laborieux, aidé par les
et le plus doux, :
colonie offrent une singularité
Les commen.cemens de cette
d'aucone
d'événemens qu'on ne remarque dans la fondation
çolonic ancienne ou molerne. Ils furent, sur- tout, signaC 4
riculture
partie
haut période, est ul ghrirux tâmoisont parvénucs au plus le travail et la patience de T'homme
gnage de ce que penvent influences du climat le plus heureux
laborieux, aidé par les
et le plus doux, :
colonie offrent une singularité
Les commen.cemens de cette
d'aucone
d'événemens qu'on ne remarque dans la fondation
çolonic ancienne ou molerne. Ils furent, sur- tout, signaC 4 --- Page 58 ---
lés par des traits. de
(40 )
d'amé dont la vérité, bravoure, bien
de férocité et de.
ames del la trémpe la
constatée, étonne
grandeur
parler des
plus forte; et PhéroTsme aujourd'hui les
commune premiers frangais qui y
même, Je veux
amélés
avec un petit. nombre sbordoentety firenteauise
leur parmi eux : car leurs rivaux d'étraingers qni s'étoient
avarice, et leur barbarie ne furent célebres que
doux et timide
envers les indigenes, par
Les Espagnols
peuple
qu'elle
curent à peine pris possession de
gui y furent efapreapsoutinat attirés
couverte fl'hommies de leur cette terre,.
raconter de
par les merveilles
nation,
ses
qu'ils avoient entendu
dél là
richeses,our qui accouroient
qu'on.se ailleurs, et aller partager le fruit
pour se rendre
isles dispneoit à faire. Ce fut de
d'autres comquêtes
voisines que partirent les
SuincDomingut et des
Pizarre, ponr aller soumettre le Vélasquez; les Cortez, les
reste des Antilles, et tous ces
Mexique, le
le
d'hdi la domination
vastes pays' qui forment Pérou,
Le
espagnole
aujourbruit.exagiré des richesses d'Ammérique.. -
couronné la hardiesse de
en tout genre qui avoient
marchoient sur. leurs
ces conquérans, et de ceux qui
jalonsie desa autres peuples traces, ne manqua pas d'excitér la
siècle, ancun. n'osa lutter d'Europe, Mais pendant plus d'un
sançe espagnole, ni
contre Ténormie colosse de la
été fait par un
contester la validité du don quiluia puispape,
avoit
en son nom, mais non-seulement de tous les. pays
xecoproitre.
encore de cenx qu'on n'avoit fait conquis
quelques Enliu, au comsmencement du
que
aventuriers français osérent
dernier sitele,
un ea-Stanmuntinenty
les premiers tenter
gers de leur'
parlespoir de s'enrichir,
la' barbarie du. entreprise, et sur.ce qu'ils avoient à surlesdanpeuple jaloux,
craindred de
nition, les eût condamnés à aller qai, pour plus donce puéternellement fouiller les
x qu'on n'avoit fait conquis
quelques Enliu, au comsmencement du
que
aventuriers français osérent
dernier sitele,
un ea-Stanmuntinenty
les premiers tenter
gers de leur'
parlespoir de s'enrichir,
la' barbarie du. entreprise, et sur.ce qu'ils avoient à surlesdanpeuple jaloux,
craindred de
nition, les eût condamnés à aller qai, pour plus donce puéternellement fouiller les --- Page 59 ---
4 41 )
ils prirent terre dans la partie de Saintmines du continent,
le port de Paix, dont les
Domingue ou est anjourd'hus des Espaguols 9. leur of-.
bois inhabités et peu fréquentés d'y vivre cachés etinfroient un refuge et même Pespérance
connus.
:
avoient
Mais ce n'étoit pas pour rien que les Espagnols
contrée déserte et inhabitée. Elle ne produisoit
laissé cette
richesses unique, objet de leurs recherni or, niatcune'des
trompés dans leurs espéches. Les nouvearx débarqués, subsister, de donner la, chasse
rances, se virent forcés; pour
Saint-Domingue
auxtaureaux ongadaentogegrete avoit maltiplié d'une mapar ses premiers conquérans, siècle y avoient pemplé les vastes
nière incroyable; et dans un
Lhabitudede combattre
forêts dont cette isle étoit couverte.
chair pour toute
ces animaux furieux, P'usage de mingerleur
et de teindre leurs vèterhens dans leur sang,ne
nourriture,
aussi terribles et plus
tardèrent pas à rendre ces chasseurs
lorsque les' Esféroces qu'eux. Tels étoient les boucaniers,
nation
pagnols s'apperçurent que des individus d'une autre
avoient osé mettre le pied sur une de. leurs plus précieuses
ils résolurent aussi-tôt de les en chasser, et
conquêtes :
capable d'ôter a d'autrés
d'exercer sur eux une vengeance
ces
l'envie d'imiter leur exemple. Mais ce n'étoit déja plus
dont une poignée avoit
hommcs aussi conrageux qu'avares,
vaincu des millions de Mexicains et de Péruviens. L'Espamollesse les. influences d'un climat
gnol, énervé par sa
,
des
bralant, et par une longue tranquillité, ne conservoit et
capable d'entreprises
anciennes passions quifavoientrendu linsatiable soif del'or.
de faits incroyables, que son avarice,
forts de leur pauSes nouveaux adversaires. 9 au contraire,
vreté, n'ayant pour tout bien qu'une chemise et une casaque,
devenus
que desteinte de sang, et un long fusil;
plus'
climat
gnol, énervé par sa
,
des
bralant, et par une longue tranquillité, ne conservoit et
capable d'entreprises
anciennes passions quifavoientrendu linsatiable soif del'or.
de faits incroyables, que son avarice,
forts de leur pauSes nouveaux adversaires. 9 au contraire,
vreté, n'ayant pour tout bien qu'une chemise et une casaque,
devenus
que desteinte de sang, et un long fusil;
plus' --- Page 60 ---
(43 - J
hommes, par une vie
et sur-tout parlaffreuse laboriense et un exercice continnel,
s'ils's se-fussent laissés peropective'du sort qui les
dirent
vaincres ;. les
attendoit,
inmiles, par leur terrible boucaniers, dis je, rentives de leurs ennemis
courage, toutes les tentaoccupoient, Ceux-ciy pour les chasser de la
la
contrésiquile
par force desarigce, désespérant désormais de les vaincre
une' chasse générale imaginerent de
de leur
anx taureanx dommer,
coté,
doient comme la seule
sauvages,, , qu'ils regarter, et leurs
ressonrce des boncaniers pour
attirés à
peaux comme la seule richesse
subsisSint-Domingsea
qui les edt
Ce. plan, exécucé arec ardeur
eastillane, eut son entier effet et avec toute la patience
animaux, qui furent tons détruits quant à la destruction des
rares ; mais il manqua de succès ou, devinrent extrémemnent
objet, la mort ou la retraite à T'égard de son principal
venus plus
des boucaniers.
terribles, et dont la confince Caux-ci,d deaprèsavoir Intté
avoit angmenté,
mis, privés de l'anique avecarantage contre leurs nombreux ennetendn jusqu.lors,
ressource à laquelle ils avoient
et firent, dans la osèrent devenir aegresseurs à leur préla vaine,
snite, bien répentir leurs
tour,
précaution gr'ils avoient
antagonistes de'
courage.
igunginée pour lasser leur
Aitisparmmpetit nombre
tions, mais qui n'en formoient d'hemmes de diverses nahaine pourl le nom
qu'une par lenr cominune
rspaignol, ils
rogues, dec cotoyerlisle
tontèrenit,, sur de frèles pisans" peine des
deSinciDuninene,
premicrs
etalempsrerent,
et qui naviguient dans vaisseaux qu'ils
rité. Ces
ces mers dans'la plus rencontrèrent 7
premières prises eurent bientôt
profonde sécuguerri rs en,état de se répan.dreau
mis ces nouveaux'
toutes les parties des
loin, een'pen de temps.
furent
possess sions espagnoles
remplies du bruit de leurs
d'Amérique
conquétes, et de la terreur
uninene,
premicrs
etalempsrerent,
et qui naviguient dans vaisseaux qu'ils
rité. Ces
ces mers dans'la plus rencontrèrent 7
premières prises eurent bientôt
profonde sécuguerri rs en,état de se répan.dreau
mis ces nouveaux'
toutes les parties des
loin, een'pen de temps.
furent
possess sions espagnoles
remplies du bruit de leurs
d'Amérique
conquétes, et de la terreur --- Page 61 ---
(43)
les plus reculées nc furent pasià
du nom des Flibustiers :
entrejpriseslabri de leurs hardieseti incroyables armées pour les comDe fortes escadres espagnoles farent dela Tortue, dont
bàttreet arrêterl leurs progrès. La petiteisled leur fut enlévée,ets ses
les Flibustiers avoient faitleur refuge,
pas qu'ils
forts furent détruits; niais ces échecs n'empéchèrent leur nonde plus en plus redoutables, et que
ne devinssent
d'une grande quantité
bre ne s'accrit par le concours
- le bruit de leurs succès, et par Pespoir
d'hommes, attirés par
de toutes
d'un ennemi abhorré
de participer aux dépouilles
tranquilles
(1). Enfin vint le momentque, plus
les nations
d'un état anssi
dans leurs retraites, les dangers et les fatigues devoients'équi
péniile, les rixes g-elanehisnglaute et de langage diffélever entre des hommes, d'une, origine nombre d'adopter
et la vieillesse,en forgèrent un grand
rens,
a
dams:Texnost des faits
(a) Il peut y avoir de Tinexactitude et avec le seul secours
historiques que je trace ici avec rapidité moins à donner une
de ma mémoire : mais il n'en serviront pas dela colonie française
idée juste de l'origine et detpremiers temps même instruites , "il en
Parmi les personnes
de Saint-Tomingue. connoissent les particularirés qui accompagns.
est encore peu qui J'ose dire que cette pnssession importane
rent sa fondation. villes même de commerce. que sous le rapn'étoit connue, des
pour les enrichir:et Cc
des biens immenses qui en sortoient
port. véritablement que depnis la révolution qeidaprialeedbate
n'est
on a commencé généralement
qui ont eu lieu à son occiksion,
ces foibles lumières sontàse douter de son importance: encore
le' 'sortde cette
elles le partage d'unl bien petir, nembredindit-idosr dun ministre et
aujourd'lni, des caprices
çolonie ne dépend plue
tout français est devenn juge daps
de la volonté d'nn seulhomme; adoncir et réparer ses malheurs II
#a canse, et peut concourir à le
direct ou indirect de pro:
extimportant que quiconque a droit
sommairoments
sur ses destinées, soit éclairé, au moins
noncer
'sortde cette
elles le partage d'unl bien petir, nembredindit-idosr dun ministre et
aujourd'lni, des caprices
çolonie ne dépend plue
tout français est devenn juge daps
de la volonté d'nn seulhomme; adoncir et réparer ses malheurs II
#a canse, et peut concourir à le
direct ou indirect de pro:
extimportant que quiconque a droit
sommairoments
sur ses destinées, soit éclairé, au moins
noncer --- Page 62 ---
un genre de vie plus
(44)
godeirentd'un
tranquille et plus
métier dout les
sélentaire, et les dés
nuer à mesure que les
profits commengoient à dimijeunes et les plusanlens, dangers en augmentoient. Les
pendant quelque temps ssuls, continuèrent de s'y livrer plus
Tels sont
encore..
culture
Porigine et les foibles
française, à
commencemens de Pagriessais, dont les succès Soine-Donisgue : tels furent les
obtenus
premiers
depuis, sont bien
estiendientgeirete tout ce qu'on
et la jalousie des
plus en
de cette,
raconte de marveillenx des
Européens, 7 que
Horissante contrée..
premiers possesseurs
Je. vais m'éloigder
berceau de cette colonie rapidenent des temps qui suivirent le
quelques
naissante : je ne
détails, dont le
n'arriteraieqie sur
jetter du. jour et de Tiutérêt rapprochement peut être propre à
actuelle,"
sur Phistoire de la
génération
Saint-Domingue,
tance, le gouvernement commençant à prendre quelque consiset de son attention, soit français la crut digne de son intérêtétre un jour, soit qu'on la qu'il prévit ce que cette isle devoit
Amérique, la
jugeàt utile au projet
blie
puissance
d'abaisscr, en
en Europe, Louis XIV espagnole, déja conatibablemetafor
reçu comme un gage. de streté y envoyau un gouverneur,
assurée,
et le
quiyfut
contre quiconque oseroit garânt d'une protectionsujets de la France (1).
attaquer ces nouveaux
() Les
Flibustiers, ou
se donnérent
premiers habitans de
lenrs nouvelles volontairement à la Erance, qui, Satnt-Doimingue, en
des invasions propriérés, et les mit par sa Protection retour, assura
étrangères. Mais
à l'abri
Procité de ces
quelle disproportion dans la récis
Hourezux
colons dooeionspoliniguest avoit ajouté
Le.vai libre et spontané des
une possession importarite au, do-
ces nouveaux
() Les
Flibustiers, ou
se donnérent
premiers habitans de
lenrs nouvelles volontairement à la Erance, qui, Satnt-Doimingue, en
des invasions propriérés, et les mit par sa Protection retour, assura
étrangères. Mais
à l'abri
Procité de ces
quelle disproportion dans la récis
Hourezux
colons dooeionspoliniguest avoit ajouté
Le.vai libre et spontané des
une possession importarite au, do- --- Page 63 ---
(45)
Sous la conduite et par les exemples de quelques hommes
les vernèrent moins en chefs qu'en pères de
vertueux, qui gour habitans de Saint-Domingne, de guerfamille, les premiers
devenus-de paisibles cultivateurs,
riers féroces et intrépides,
qui les
sentirent Pamour du pillage et Phumeur sanguinaire
s'évanouir insensiblement de leurs coeurs,
caractérisoient, vertus douces et sédentaires. Ces respecety faire place aux
suivissent leur inclination /
tables Eouverneurs,, soit qu'ils
naturelle,. soit que Ies égards dont ils usèrent leur fussent
des hommes qui s'étoient donnés à la France
edonbse envers
sera
de Ieur propre mouvement, ont laissé une mémoire qui
Pouanccy, Cussy, Ducasse et
toujours chère : d'Ogeron,
ne se
PArnage, sont des noms qui, encore anjourd'hui,
et qui contrastent d'une
prononcent pas sans attendrissement,
les ont suivis des
manière bien étrange avec les noms qui
des Bory, des Monbazon, des Bellecombe, ect. ect.
Fayet, nouvelle colonie fut bientôt consolidée et établie
Cette manière stable par les secours de la métropole, et par
d'une
nonbre de femmes qu'on se hâta d'y envoyer,
un certain
férocité d'hommes
dont les charmes achevèrent de vaincrela
maine national, etleur récompense fut d'être livrés presqu'aussid'un
militaire, qui n'étoit et na
zôt au desporisme
gouvernementr
fut jamais réglésur des bases fixes, et au monopole et à Tavidité
des compagnies marchandes.
Il importe plus qu'on ne croita
la gloire et à Lintérêt d'une nation puissante, et qui paroit déteret d'approfondie
minée à prendre lajustice pour guide,d'examiner dont les effets
la nature d'un pacte et de conventions primitives,
imprescriptibles ne devoient pas être soumis au jeu des passions,
et exigeoient de mires réflexions et des décisions moins précipitées.
11 est toujours temps de reconnoitre une injustice ; et
peut.être est-ce à cette condition que le phénix peut renaitre: de
ses cendres!.
intérêt d'une nation puissante, et qui paroit déteret d'approfondie
minée à prendre lajustice pour guide,d'examiner dont les effets
la nature d'un pacte et de conventions primitives,
imprescriptibles ne devoient pas être soumis au jeu des passions,
et exigeoient de mires réflexions et des décisions moins précipitées.
11 est toujours temps de reconnoitre une injustice ; et
peut.être est-ce à cette condition que le phénix peut renaitre: de
ses cendres!. --- Page 64 ---
(46 )
qui, depui-lomg-t tempi, ne et du méurtre, et
connoissoient que ceux du
parvinrent à les
nillags
état, sans aucun retour ni
attacher à leur nouvel
d'abandoumer..C Ces
regret vers : celui qiils venoient
d'un' prix inestimable fenimes, dont la posdession devoit étre
depuis si
pour de coeur de Ces hommes,
étoient accordées Jong-temps de li présence et de la vue de ce privés
étoit le
d'abord au plus vertienk, ou
sexe: $
plus eii état d'en payer. une
à celui qui
en elit envoyé un homire suffisant valeur, jusqu'a ge qu'on
pour tous.
à la culture
colons se
Reseeesaatemens
d'un peu de tabac, derocou et tde boonslongtempe
coton, qu'ils cul
rcetbienrameue ceshommes qui,
ou aidés par un ou plusieursde
souslenom d'engagés,
accundtatilPumpe
didcre, et contre Pespérance
unprixniéETRA
propriété dans une colonie d'acquérir, dans la suite, une
Ses à défricher..
qui oftroit des contrées immende ce climat
Quelqu'habitude que ces. hommes eussent
déwurant, que de vastes forêts et
aquatiques et sans cesse convertes de
des plaines
de rendre
brouiliards
mal-snini, on pent s'iuaginer
achévoient
Penropsen traisplante
avec qu'elle facilité
ces inconvéuiens étoient devity périr, à moins de croire que
reux par ttne vie
compensés et rendus moin's
laborieuse et sobre.
dange:
Srand nombre réussit, au point
Toutelois on en vit un
culture et leurs spéculations. Le dendresupitarennc leur
fuible dans le
commerce de la
principe, et se réduisant
métropole,
minces produuts de lay colonie,
à Péchange des
première néces-ité,
contre quelques
1. commença à
objets de
ct peu-i-peu ft connoitre
prendre de
au
Taceioisement,
mangfactnrés en Europe. Les cultivateur les abjets de luxe
Sunt-Domingue furent
bornes, de la partie française de
traités de paix faits avec posées et reconnues à -la suite des
PEspagne- Bicntor on vit des villes
étropole,
minces produuts de lay colonie,
à Péchange des
première néces-ité,
contre quelques
1. commença à
objets de
ct peu-i-peu ft connoitre
prendre de
au
Taceioisement,
mangfactnrés en Europe. Les cultivateur les abjets de luxe
Sunt-Domingue furent
bornes, de la partie française de
traités de paix faits avec posées et reconnues à -la suite des
PEspagne- Bicntor on vit des villes --- Page 65 ---
(47)
s'accroitre; au point qu'on jugea
s'élever, et la popnlation
de nouveaux, chefs en sou:s
indispensable d'établir une foule
tout lattiruil de
ordre, des conseils, des jurisdlictions, et
Pancien ginveriement. étoit déja arrivé au plus haut période. où
Saint-D omingue
Pindustrie, par les seules forces de
il pouvoit parvenir par n'a
formé pour travailler souS
l'enropéen, que là nature pas
iln'y avoit qu'un
ce ciel à-la-fois doux et dévorateur; cette colonie à un
exemple à suivre poiir porter rapidement
cedégré
Pointqui devoit effacer les succès Passés,et préparer
été
de magnilicence T et de richesse où elle a
incroyabie
conduite de nos jours.
des contrées immenses,
L'Epagaol, capable de s'assujétir
d'entr'ouvrir
des empires entiers, ne s'étoit pas senti la force
dont
le sein dé la terre pour y chercher ces riches métaux de
étoit P'unique objet de tant de travaux,
la possession
entreprises et si heureusement exécutées.
tant de conquêtes
ét infortunés
Il fallut recourir aux bras. de ses nouveaux.
milfoibles et timides, disparurent par
sujets ; ces peuples,
dont ils savoient à
liers dans les entrailles : d'une terre
la surface, pour obtenir les objets de subsistance
peine gratter
- C'est là qu'ils
qu'aila leur accordoit, avec prodigalité. fit disparoitre en pcu
futent forcés à un, travail écrasant, qui
étoit peuplé
de temps des mations entières., Saint-Domingue
million d'indigènes : on n'en voit pas aujourd'huila
par un
trace d'unseul.
d'hommes aussi
L'Afrique est peuplée en grande partie
forts,
aussi dociles que les Américains, mais plus
simples,
de résister à des travaux
mieux constitués, et plus capables
sous un ciel qui diffère peu, ou presque pas;
pénibles,
C'est là que FEspagasl alla
de celui qui les a. vu naitre.
nouvelles victimes d'un
chercher de nouyeaux ouvriers, de
huila
par un
trace d'unseul.
d'hommes aussi
L'Afrique est peuplée en grande partie
forts,
aussi dociles que les Américains, mais plus
simples,
de résister à des travaux
mieux constitués, et plus capables
sous un ciel qui diffère peu, ou presque pas;
pénibles,
C'est là que FEspagasl alla
de celui qui les a. vu naitre.
nouvelles victimes d'un
chercher de nouyeaux ouvriers, de --- Page 66 ---
fravail dont le
(48.) )
plus grand
fatigue et dans sa dureté dangér ne consiste pas dans sa
ardentàs seconder les
(1). C'est là qu'à's son
gue, le
effortsdn colon français
exemple, 7
commerce alla lni chercher. des deSaint-Donin.
quelle différence ! les premiers
coopérateurs. Mais
Voir le jour, à respirer
étoient condamnés à ne.plus
qui s'exhalent di
éternellement les miagmes
mmalheureux,
seip des mines; leurs
mortels
, ne furent
frères, bien moins
à unt travail doux employés qu'àune culture
habitans
et léger. On sait
uniforiae,
de
combien les' premiers.
trois ou quatre Sunt-Domingne, bornés à la
leurs
csclaves, qu'ils avoient
possession de
longues épaignes, étoient
achetés au prix de
pouvoit les leur faire
craintifs sur tout ce
nir dans
perdre, et étoient
qui 4
un état de santé et de
jalonx de les mainteles soutiens de
viguieur. Ils voyoient en
roient
leurvieillesee, et des hommes
eux
lorsque letirs forces
quiles suppléeplus de travailler
affoiblies ne leur
eux'mèmes. Nulle
permettroient
frugale et la nourriture du blanc différence entre la vie
bons traitemens lui étoient
et du noir; les soins, les
étoit
prodigués; la
légère, et analogue à des
punition des fautes
étoit moins traité
mceurs si
le
en esclave
douces; nègre
chéri. Souvent le
qu'en -enfant
maitre, en mourant,
tendrement
liberté, s'il n'avoit point d'enfans
donnoit à, tous la
; et dans le cas con-
(1) On remarquera paut-être
ques Peu importe, que dans que j'ai igserverti quelques
j'aie placé un peu plus tôt, un une exposition courte et rapide, éponoirs furent
peu plus tard, celle oà les
transplantés à
premiers
pour objet de satisfaire la Saint-Domis.te, curiosité
, dans un précis qui a
hommes si essentiellement
sur le véritable état de cesilsufft de faire connoitre le nécessaires à la Prospérité des colonies:
qui ft jaillir, pour toute principe et les causes d'un événement
culier, une source
FEurope et pour la France en
inépuisable de richesses,.
particutraire,
u plus tard, celle oà les
transplantés à
premiers
pour objet de satisfaire la Saint-Domis.te, curiosité
, dans un précis qui a
hommes si essentiellement
sur le véritable état de cesilsufft de faire connoitre le nécessaires à la Prospérité des colonies:
qui ft jaillir, pour toute principe et les causes d'un événement
culier, une source
FEurope et pour la France en
inépuisable de richesses,.
particutraire, --- Page 67 ---
(49)
traire, il affranchissoit du moins ceux qui lui avoient
témoignele 1
plus de zèle et de fidélité.
suivi de' succès inespérés, et que
Ce régime paternel.fut
même permis de
de' foibles commencemens n'avoient pas
etau commentement de
prévoir. La canne à sucre, Pindigo;
à Saint-Domingue et y
ce siècle le cafier, fureattransplantés, Ces nouvelles culréu-sirent au-deli de toutes espérances.
des dépenses considérables, et une augmentures exigérent
tation de forces. Le commerce national et ses nonibreux
à tout. On vit la colonie de Saintvaisseaux, ponrvurent
de
Domingue s'élever rapilement à un haut dégré splendeur,
les travaux et l'inetamnoncer déja sa grandeur future, par
aidés
considérables
dustrie de ses cultivateurs,
parlesavaNces
certain de profits immenses, sur-tout sur.
du négn ociart, qui,
coloniales,
Texportation exclusive des précieuses denrées
par Vinexactitude ou par la lenteur
n'étoit pas découragé
des paiemens.
du régime qui régnoit à Saint DoLa douceur primitive
mingue, fut sans doute une. des principales causes de. sà
pragressive, malgré les entraves, du monopole, et
splendeur malgré les dures loix qui lui furent imposées par des compagnies avides, qui donnèrent le premier exemple d'envisager
le fruit des sueurs du.colon laborieux comme un bien qui
exclusivement. Bientot elle trouva.sa fi
leur. nrparténoit
àvoit occasionnés. Des ridans les succès mnême qu'elle
chesses immenses, que. des pères économes transmirent à
des enfans qui iguoroient ou qui oublièrent ce quelles
lcur avcient cotité de travaux et desoins ; unluxe cffrayant,
en dut être le résultat naturel, corrompirént tout. A Uli,
régine qui paternel, maintenu jusqu'alors par Pintérêt personucl,
et par des loix douces, qui, moins par la négligence de ceux
qui étoicnt chargés de les faire exécuter, que par la rareté
D
mirent à
des enfans qui iguoroient ou qui oublièrent ce quelles
lcur avcient cotité de travaux et desoins ; unluxe cffrayant,
en dut être le résultat naturel, corrompirént tout. A Uli,
régine qui paternel, maintenu jusqu'alors par Pintérêt personucl,
et par des loix douces, qui, moins par la négligence de ceux
qui étoicnt chargés de les faire exécuter, que par la rareté
D --- Page 68 ---
(503
des occasions de les appliquer,
dans l'oubli, et en
étoient tombées
le règne de
désuétude; à ce régime, dis-je, pau-a-pea
l'egolame, de
succéda
tous les vices qui naissent Tavarice, les"
de la barbarie, 3 et de.
différence et T'opposition del
uns des àutres. Bientôt la
lenoir, s'étendirent jusqu'à couleur la
quilistingue le blanc et
morale : le maitre ne fut
comparaison de leure existence
jouir, et
plus qu'un être
né
Pesclave, un infortuné formé privilégié ,1 pour
pour travailler sans cesse et
par la nature, exprès
magement, Des milliers pour souffrir sansnucon dédomseule
d'hommes furent réunis
habitation; et d'un bout de l'année
dans une
années, suivantes, 2 tant que leur'
à l'autre, et les
ils travaillèrent sans relâche existence pouvoit y sulfire,
ils ne connoissoient
pour un maitre que souveut
dévoroit seul le fruit pas, et qui,au sein de la
des sueurs de tant de
métropole,
oublioit, au sein de la volupté et des
malbeurens, et
souffranices qu'elles avoient
délices, les larmes et les
c'étoit un maître doux
pu leur coûter. Souvent
les biens dont la fortune et. humain; et qui, digne de aussi
l'avoit
posséder
tendre sollicitude pour des homnes comblé, étoit rempli d'une
Présent, il edt traité comme
éloignés de lui, et que
ordres pressans d'adoucir leur ses enfans 5 il donnoit des
heureux que Pétat
sort, et de les rendre aussi
d'ésclave le comporte.
espérer qu'ils fussent exécutés
Mais commént
et dont les intérêts
par des chargés
y étoient diamétralement sucrocnaires,
gouvernement qui n'étoit fondé sur
opposés. Un
aucune base fixe, et quin'avoit de durable aucun principe 2 sur
despotisme; des reglemens arbitraires. que le plus lourd
loix qui avoient pu convenir à
et incohérens; des
nombreux et faciles à
des hommes simples, peu
fisantes
conduire, mais devenues
pour régler et mettre de
plus qu'insuf.
à la cupidité de leurs
justes bornes à l'ambition ct
descendans; le funeste mélange des
. Un
aucune base fixe, et quin'avoit de durable aucun principe 2 sur
despotisme; des reglemens arbitraires. que le plus lourd
loix qui avoient pu convenir à
et incohérens; des
nombreux et faciles à
des hommes simples, peu
fisantes
conduire, mais devenues
pour régler et mettre de
plus qu'insuf.
à la cupidité de leurs
justes bornes à l'ambition ct
descendans; le funeste mélange des --- Page 69 ---
(51 )
si faciles à s'exalter sous rin,
vices européens aux passions
à multiplier les abus
climat bralant, tout enfin, concourut
des
firent bientôt disparoitre la félicité et l'innocenice
qui
dont Saint-Dopremiers temps 1 et otèrent aux richesses
de
étoit devenue une. source féconde ; une partic
mingue
la considération des maux qu'elles coltojent à
leur prix, 7 par
Phumanité. l'état actuel de Saint-Domingue. Sa population
Je viens à
entr'elles
se divise en trois classes inégales, et subdivisées
des distinctions de couleur, ou par desnuances plus ou
par
prononcées, les blancs, les affranchis, et
moins, fortement
les esclaves.
descendans d'anciens
La première est composée de créoles,
Pambicolons, et d'enropéens attirés à Saint-Doningue par
de participer aux' brillantes ressources
tion, et par Pespoir
à quiconque ne dédaigne pas de
que ce pays opulent proinet deux branches de la même famille
se livrer. au travail. Ces
les deux états
confondues, et embrassent
sont entierentent
et d'habitaut. Les premiers
par excellence, de commerçant habitans résident dans les habitations
peuplentl les villes; les
qui couvrent les plaines et les mornes de Saint-Dominguey
par des procureurs. C'est eux qui,
ou y sont représentés
mille esclaves, cultivent
à la tête de quatre cent cinquaute
la métropole en lés?
ces précieuses dénrées qui enrichissent
national vient
enrichissant eux-mèmes 1 et que le commerce
à Penvi, dans lcs ports nombreux de,la colonie,
charger,
aux colons , la farine, le vin, tous los:
et porte en échange nécessité dont l'éducation européenne, et
objets de première
le
la plupart d'entr'eux, premier
Thabitude 2 ont fait, > pour
manufactures
des besoins, et généralement tout ce que les
fabriquent en tout genre de plus riche et de plue
françaises
luxueux,
D *
èmes 1 et que le commerce
à Penvi, dans lcs ports nombreux de,la colonie,
charger,
aux colons , la farine, le vin, tous los:
et porte en échange nécessité dont l'éducation européenne, et
objets de première
le
la plupart d'entr'eux, premier
Thabitude 2 ont fait, > pour
manufactures
des besoins, et généralement tout ce que les
fabriquent en tout genre de plus riche et de plue
françaises
luxueux,
D * --- Page 70 ---
Entre. los deuxiclasses des maitres
jusgr'ici celle des afiranchis,
et des esclaves; existe
smlatres, mctis,
négres libres ou
d'an cominerce quarterons; 5 enfans
sang-mdlés,
avoué par
Presque tous issus
pères ou les maitresa quiilse Tamourlet non par ies loix., Les
lberté,de plus
doivent la vie, les. biens, et la
le houlerard gmanddetans, les
contre
5 comme les garans ssepisdorianongaune de leurl
comné
les insnrrections de
streté indiziduelle
eervice qéllerecurent l'eselavage. Telétoit du moins le
1cl est méme
constamment de leur
, j'o-e Tassuret, le
reconmoi.dances
jours lesgrns del couleur.Plus sentiment qui anima touquillité, troublé à peine
d'un'siècle de paix etde trandiers; en estle plus sur par quelques complots tres-particncitédu bienfaitiet de témoignage. Cette touchante réciprocoastances cloignérs dagratitule et
dureroite encore, si des cir-.
imnprév ues
rompre, etsi des conseils et
n'éttient Venues l'interanntce-hommewit sineguislorssidou desanggestians perlides, fanatietsi
tamorphesés en tigres féroces,
faciles, ne les edt mé.
dirent Tisnocent et le
qai, dans leur fiureur, confoncoupaile, et
Broscription le colon qui_ne les.offensal compricentdans la mème
dont les iojuresptreplong
jamais, et Pindividur
Jeur juste res-entiment. tecipsimpunies, avoient provoqué
Enlin vient la classe des esclaves,
queles deux autres ensénble
sept fois plus nombreuse
(i): Elle est composée en partie
(1) L'infidélité des
recensemensy que chaque
donatransellment,e et les Fausses
habitetion doit
coup de colons, malgré les
déciaration-faitess par beause soustraire au Paiement d'une Peines auxquelles ils sexponent, pour
que, connue sous le nom de droits partie de la coptribution moditoujours de bien connoitre à quel manitipans. empâcherene
noire de
nombre s'eleve la
troiecent Saint-Domingue: mille
: on la faisoit moniter, en 1775, population a
têtes, de tout àge et de tout sexe.
environ
Deslumières plus
malgré les
déciaration-faitess par beause soustraire au Paiement d'une Peines auxquelles ils sexponent, pour
que, connue sous le nom de droits partie de la coptribution moditoujours de bien connoitre à quel manitipans. empâcherene
noire de
nombre s'eleve la
troiecent Saint-Domingue: mille
: on la faisoit moniter, en 1775, population a
têtes, de tout àge et de tout sexe.
environ
Deslumières plus --- Page 71 ---
(53 )
de noirs créokes, ott nés dans la colonie de pàre venus
a'africains qui y. sont
de Guinée, mais principalement
les vaisseaux du. çoinnerces Il seroitedificilede
portés par
et
suril'état du
prononcer d'une manière pricise générale
dans la vaste région connue sous le nom de Guinée;
nègre
varie a-peu-près:e comme
on pourroit dire, avec véritéy quil
contrées.do
celui des paysans répandus dans les différentes
PEurope. Les moeurs et les usages des diverses peuuplades y
Là, lenoir sellivre au travail pour
varient encore plus.
subsister; ici, il vit, dans l'inaction et végête dans:la plus
danser,funier, boireduvin de palmier;
profondeindolences et faire la guerre dux bètes féroces, sontises seulcs eccup:-
de Pagriculsuréy et tous les dé:
tions. Les travaux fatigans
c'ess
tails qui en dépendenty sont.abar ndonnés aux fomness,
à elles à pourvoir.a la subsistantede leursmaris, ou plutot de
exactes, qu'ona pu recueillir depuis, la fixoient, en,1788 et1789.
centcinquante tetes.. Cetté différence. énorme; opérée
a'quatre
dans un temps si court, est' foudée sur Tisacttud.depremie
calcul, etr sur los encouragemens que la traite des noirs a reçus
dans cetintervalle. Onéstime que le nombre de ceux quela guerre
oules maladies ontemportés, depuis Finsurtecticn de 170a.monte
asoixante mille..
perte elfrayante! et que la suspension des
moyens ordinaires de remplicemenr n'a pas permis de réparec
Jecrois même cette estimation hypothélique trismoderdssd'apres ont
les ravages que. les épidémies, ifais sur. toutla- petite vérole,
causést parmi les brigauds, livrès à eux-mèmes, et depourous.des
secours habituels qu'on leurprodiguoit sur les habitations.ell
falloit bien fermement compter sur la bonne foi des auditeurs;
parler àla Convention, nationale de sept cent cinquante mille
noirs, pour brûlans de verser. jusqu'à la detnière goute de leur. sang
pour la défense des intérèts de la répablique: (discours du sOi
disant député Dufai).
D
brigauds, livrès à eux-mèmes, et depourous.des
secours habituels qu'on leurprodiguoit sur les habitations.ell
falloit bien fermement compter sur la bonne foi des auditeurs;
parler àla Convention, nationale de sept cent cinquante mille
noirs, pour brûlans de verser. jusqu'à la detnière goute de leur. sang
pour la défense des intérèts de la répablique: (discours du sOi
disant député Dufai).
D --- Page 72 ---
( 54 )
leurs maltres, qui, pour
serv ver tant qu'eiles sont grace spéciale, daigaent les condomestiques de leurs nourelles jeunes, les chassent ou en font les
et leurs forces ont été affoiblis épouses lorsque leurs attraits
on. voit des nègres environnés par la vieillosse. Ailleurs,
nne barbarie incroyable. d'esclaves, qu'ils traitent avec
chefs ou de rois
Tous en général
plus ou moins
dépendent de
reintions nous Peignent comme puissans, , que lés premières
Jnais qui, ramenés
leur
des tigres altérés de
bares et plus
par
intérêt à des usages moins sang, barlucratifs, se sont
ver parmileurs suijets antant de depuis arrogé le droit de trouà fournir. aux
criminels qu'ils ont d'esclaves
faire la traite; criminels, navines-qui abordent dansi leurs états,
leur
7 dis-je, dont le
pour
gré, en proportion de la
nombre augmente à
del la volonté des acheteurs, concurrence des marchands et
demandesi pardes
dont par fois ils remplissent les
sérails, d'un, certain retranchemense nombre qu'ilsfont, dans) leurs propres
le bonheur de leur
de sultanes qui, n'ayant
la
plaire, sont
plus
canre à sucre et le cafier à condamnécs à aller cultiver
eolonieseuropernnes De sorte Saint.Domingae, ou dans les
ques foudesmenit, que tel
qu'on pourroitdire, avecquel.
tion entière, s'il se
prince vendroit volontiers sa nachands
présentoit un nombre suffisant
pour l'acheter.
de marIl enest cependant qui, plus humains
sujets, ou assez prudens
envers léurs propres
quences, préferent de déciarer pourprévoir ou craindre les conséinjuste et sans motif, dans aux peuples voisins une guérre
piers, destinés à la traite l'unique objet de faire des prisonattire en foulo; je lcs ai même des Européens, 7 que l'avidité y
d'exciter ces guerres, , dont ils sont souvent surs entendu: accuser
cipal fruit, dequelque côté
de recueillir le prinsultat en est toujours le que la victoire se déclare. Le rémême; d'un côté ou de l'autre ce
éinjuste et sans motif, dans aux peuples voisins une guérre
piers, destinés à la traite l'unique objet de faire des prisonattire en foulo; je lcs ai même des Européens, 7 que l'avidité y
d'exciter ces guerres, , dont ils sont souvent surs entendu: accuser
cipal fruit, dequelque côté
de recueillir le prinsultat en est toujours le que la victoire se déclare. Le rémême; d'un côté ou de l'autre ce --- Page 73 ---
(5 55)
fait, qu'on leur vend , ct dont, le
sont des prisonniers qu'on
fixer,
qu'ils se sont arrogé le droit preqreschnifder
prix,
ou selon le nombre plus ou moins
varie sclon la concurrence
Il faut convenir que si
grand dcs captifs ou, des achetenrs. lien à cette nouve'le maleur concours et la traite ont donné n'ontinfluéen rien sur ces
nière de guerroyer, Jes Européens
Il ne faut.compter sur sucunerelation,
gwemeamelic-staes.
commencèrent à étendre
oit jl est bien constatéque,) lorsqu'ils
les malhéureuses
leurs sjécnlations sur les côtes d'Afrique,
étoient soumises à des potentats
peuplades qui les habitoient
incroyables si
dont' on raconte des choses qui paroitroient livrécs à d'horellesn'étoient snffisamment attestées, étoient
toutes enribles convulsions : et disparoissoient quelquefsis
s'en
tières à la suite d'une guerre sanglante. Il suflit, pour des
idée, de lire T"histoire de.la conquête
faire une juste
le féroce roi de Daroyaumes de Juida et Nyrdra, -
par
de
dont l'armée victorieuse dévora, ên péu jours,
homai,
desirant former quelques
douze mille prisonniers, 9 et qui,
établi à Juida, conliaisons avec le commerce européen dix-huit cents noirs 2
sentit à soustraire à la mort environ
les vendit au
destinés à éprouver le sort des précédens, et
homme digne de foi, et qui a,
ophum.apassanigne
évènement.
fait une relation détaillée de cet épouvantable
Les princes nègres ne sont pas les seuls aujourd'hui quise
mélent de ce tralic : leurs sujets imitent leur exemple,
d'obtenir quelques articles d'utilité, et
commele seul moyen
qui sont pour eux des objets
quelques inarchandisesg grossières,
d'ardeur
de luxe. Ils s'y livrent même avec d'autant plus
sûrs de Pimpunité. Ilas s'approchent, le plus
qu'ilsont presque
de Thabitation
secrètement qu'ils peuvent , aux environs
voisine, ou éloignée dans les terres 5 et se
d'une peuplade dans les bois, ou dans les halliérs qui les ei*
tiennent tapis
D 4
sont pour eux des objets
quelques inarchandisesg grossières,
d'ardeur
de luxe. Ils s'y livrent même avec d'autant plus
sûrs de Pimpunité. Ilas s'approchent, le plus
qu'ilsont presque
de Thabitation
secrètement qu'ils peuvent , aux environs
voisine, ou éloignée dans les terres 5 et se
d'une peuplade dans les bois, ou dans les halliérs qui les ei*
tiennent tapis
D 4 --- Page 74 ---
(56
vironnent:s Malheur aux enfans
osent s'écurtrr; ils sontpris, :
ou aux jeunes nègres
volenr les
baillonés, mis dans
qui
ou' à la crainte emporte avec ure vitesse
un sac : le
vendre
qu'il a d'être
proportionnée à sa joie,
sa prise au marchand poursuivi, etva sur le champ
jamais s'il a le droit d'en
curapéen, qui ne
tains facteurs
disposer, ou à
s'enquiert
les lieux
ou - conrtiers
son défaut à ceroù ce commerce negres, qui se sont
intelligens
est le plus en
établisdans
que le commun de leurs vigueur, et qur plus
pour epx-memes, ou sont
semblables, travaillent
des princes marchands,
chargés de veiller aux intérêts
complosinsnnésanetse
Des forts ou
-
meuse, appartenantaux A
gnis. Des
nglais, Danois,
CCEETNE
marchands, ou des
Hlaadisisetferts.
nations, envoient au loin dans compagnics les
de marchands de ces
que leur paissance y
terres des frcteurs
tection des prinses qui fuitrespecreh, ouiqui sont sous nègres, la
enx et ceux gulils
ont un intérêt.dhect à les
procôté traiter des représentent. Ces hommes ront. ménager, de
tasse dans des esclaves, qu'on met aux fers, et
tout
forts de la prisons ou bagnes établis à cet effet qu'on encôte, où ils réstent
dans les
européens, de toutes les
jusqu?a ce que des bilimens
les Forter aux colonies: nations, viennent lès traiter
Cettemasibrede
c'estice qu'on appelle le rachat... pour
surle champ, et cosmeeerafoesataged d'éviter
de pouvoirs se charger
véniens qui résultent d'n lesnombreux et dangereux inçonralement mal
trop long séjour surune
dus à
saine, soit pour les esclaves
coingend.
bord, soit pour les
déja traités et renest infniment inférieure équipages des navires. Mais elle
Jaquelle
à la traite proprement dite,
Eachetturacorpte ou refuse à.son
, dans
leigodsentes ; au lieu que dans le
gré les' têtes qu'on
rachat, ii est forcé d'ache-
ent d'n lesnombreux et dangereux inçonralement mal
trop long séjour surune
dus à
saine, soit pour les esclaves
coingend.
bord, soit pour les
déja traités et renest infniment inférieure équipages des navires. Mais elle
Jaquelle
à la traite proprement dite,
Eachetturacorpte ou refuse à.son
, dans
leigodsentes ; au lieu que dans le
gré les' têtes qu'on
rachat, ii est forcé d'ache- --- Page 75 ---
(57) )
sans' éxameni De toutes les' nations
ter en bloc; et presque
dociles, et robustes enqui vont demander à PAfrique ses
habiles et les moins
fans, les Français passent pour les moins
deicommerce, soit qu'ils en aient jusheureux à ce genre
les culculs et les spéculations,
qu'ici moins bien approfondi
abus qui accompasoit que le vice ait son principe dans.les de France. pour la
guent les armemens qui partent des ports, consolant pour
côte de Guinée. Mais. combien il séroit
et
TPhumanitéysil étoit vrai que Pinégalité des avantages
les
de cette nation retirent de
des succès que commerçans
de ce que, déla traite des. noirs, dérivent principalement
de se livrer
daignant quelques bénéfices de plus, ils préfèrent
caractérise le français jusque dans un
à la sensibilité qui
philosophie, mais que no3
commerce réprouvé par lasaine
d'EuPhabitude et le concours de tous les reuples
besoins,
-
sorte rendu légitime. Le nom français
rope, ont en quelque
les bords africains, avec le mêne
ne fut jamais enténdu, sur
l'avare et
effroi quer celui de l'anglais féroce, ou de
flegma- les
hollandois; et quelles qu'en soient les raisons-,
tique
être comparées à la beauts
cargaisons étrangères ne sauroient
de celles qui sont destinées pour les colonies frariçaises..;
quelque fondement,
De manière ou d'autre on peut dire, avec
environnent
resserrsentreles bêtes féroces qui
-que l'africain, la tyrannie de ses princes o11 de ses maitres,
SOIL habitation,
est tres-indifférent sur ua
et l'avare cupidité des européens,
le
dinfortune; et abandonne-sans regret paysqui
changement
la vil naitre.
on part
les
Dès que les cargaisons sont complettes,
pour meme
conduire à leur destination. Il y a des exemples,
de révoltes qui onteu lieu à bord des vaisseaux
nombreux,
des esclaves 4
dans les colonies,
européens qui transportent
les
funestes : elles
et qui ont eu quelquefois les suitcs
plus
rent sur ua
et l'avare cupidité des européens,
le
dinfortune; et abandonne-sans regret paysqui
changement
la vil naitre.
on part
les
Dès que les cargaisons sont complettes,
pour meme
conduire à leur destination. Il y a des exemples,
de révoltes qui onteu lieu à bord des vaisseaux
nombreux,
des esclaves 4
dans les colonies,
européens qui transportent
les
funestes : elles
et qui ont eu quelquefois les suitcs
plus --- Page 76 ---
58)
furent tonjoura occasiounées
attendoiton pariles mauvais par l'incertitade du sort quiles
exposes de là part des
traitemens auxquels ils étoient
ferme et vigilant, équipages. A moins
ne tienne
qu'un capitaine,
tien du bon ordre, ces hommes sérèrement la main au maintraiter des infortundavecles grossiers ne - tardent. pas à
intolérable dureté;l les
méprisleplus insultant, la plus
maux que T'Aftiquey prodnitct regardent a-peu-près comne ces anicages, pour les
qu'on enferme à bord dans des
se douter qu'il puisse transporter en Europe (1) : ils" ne
régner entr'eux
daignent,
que pour, se rautrer avec les
quelque rexemblasce,
sale libertinage. Mais rien femmes dans Pordure da
n'est plus
plus
Sinsonttans de
à
affrcux que
ne les conduit persuader ces êtres simples et l'usage oi
en Amérigne
bornés, , qu'on
que pour les livrer à des
() Ces
andétails, sur nne matière
traitée, êt même
gue d'antres, avant moi,
personnes. Jesuis d'unemanitre plus étendue,
à
ont
éré;
soran moins de dire Ce déplairont certaines
r'on toutefois c'est dans la traite et les qui ne l'avoir pas encore
obserro le plus ces désordres
vaisseaux étrangers
n'est point d'individus
qui font gémir
que
nation au sein de
plus cruels, plus féroces que Thumagité. ceux II
d'amourde
laquelle on ne cesse de
d'une
sess semblables. G'est
parler de philosophie, et
Jes premiers cris pourfabolition td'Angleterre que. se Arententendre
sible et crédule, accueillitavec dela traite, que le Frangais,senqne partit Tétingelle qui, après enthousiasme! C'esz de Londres
Paris, aila embraser liniortonée avoir pris des accroissemens à
Francen H'apius de traite,
colonie de
de vaines clameurs
plus de colonies... Saint-Domingue. En
La
Je commerce
ont donné lieu à
Angleterre, tant
des noirsy
quelques réglemens inutiles;
glais ont vu tomber entre estplus leurs en vigueur que jamais , et les Anniales de leurs rivaux!
mains tontes les possessions colo.
comme sous le régne des rois, Frangois dans républicains,
sans
donmerez.vons,
cesse cette nation
tousles piéges que vous tend
rerlide, et rotre éternelle Ennuruiol..
omingue. En
La
Je commerce
ont donné lieu à
Angleterre, tant
des noirsy
quelques réglemens inutiles;
glais ont vu tomber entre estplus leurs en vigueur que jamais , et les Anniales de leurs rivaux!
mains tontes les possessions colo.
comme sous le régne des rois, Frangois dans républicains,
sans
donmerez.vons,
cesse cette nation
tousles piéges que vous tend
rerlide, et rotre éternelle Ennuruiol.. --- Page 77 ---
(59)
les dévorer, et de se
tropophages qui lcs achètent pour
et de T'angoisse
barbare de leur inquictude,
faire un jeu
les révoltes, le déqu'ils, éprouvent. Dela souventinaisentl qui font d'affreux
le désespoir et les maladies,
courngement,
et les détruisent entièrement
ravages duns les cargaisons,
Antant Pacheteur franavant. d'arriver au terme du voyage.
nations sur'le choix
çais est plus difficile que ceux des autres autant, on lui doit
traite en Afrique,.
des esclaves qu'il.
dans les soins qu'il prodigue à
cette justice, ill les surpasse
la traversée jusdans son bord, pendant
ces infortunés 7
à un sentiment d'hunaAntilles. S'il cède en cela
qu'aux
inoins son intérèt', qui exige impénité,il ne consulte pas.
esclaves traités dans un
rieusement qu'il maintienne ses
il-achève.
état de' sécurité, et que par ses bons traitemens, leur rester encorè.
de dissiper les inqviétudes qui pourroient les
ou au
général est de tenir aux fers tous nègres,
L'usage
Les capitaines français sont presmoins les plus vigoureux. laissent libres. au bout de quelques
que les seuls. qui les
toutes les Précautions que
jours, bien entendu qu'on prend
celle de
la.prudence prescrit, et qu'exigel leur psopreslreteéet de faire faire
et ils se contentent, la nuit,
leurs équipages,
Ils surveillent. exactement leurs
bonne garde sous les ponts.
matelots, auxquels perprudence, et pour parradeplasgraves choisir chacun une
inconvéniens 1 ils permettent de se
quelques
compagne parmi les négresses, qui, récevantd'eux qui ont Poeil
présens, , s'y attachent et sontautant-ieapions dooner l'allarme sur les
ouvert et ne manqueroient pas observeroient de
dans le reste de
mouvemens irréguliers. qu'elles
leurs compagnons d'esclavage. d'avancer que. la nourriture
Ce n'est pas beaucoup dire que
a celle à
qu'on leur donne régulièrement, est supérieure
rien
en Guinée. Onn'épargne:
laquelle ils étoient taccoutumés
ont Poeil
présens, , s'y attachent et sontautant-ieapions dooner l'allarme sur les
ouvert et ne manqueroient pas observeroient de
dans le reste de
mouvemens irréguliers. qu'elles
leurs compagnons d'esclavage. d'avancer que. la nourriture
Ce n'est pas beaucoup dire que
a celle à
qu'on leur donne régulièrement, est supérieure
rien
en Guinée. Onn'épargne:
laquelle ils étoient taccoutumés --- Page 78 ---
pour les
60)
divertirs on les fait
procurer tous les
danser, et on s'efforce de leuz
à maintenir leur moyens de disipation les
tristesse et la santé et leur
plus propres
pofoccupation enjorement, et à éloigner la
quiétude de l'avenir, auroient que Jeur nouvel état, et linainsi, qu'à. moins d'éprouver pu leur faire contracter. C'est
imprévus, on parvient à
des épidémies, 1 des
ces belles
conduire dans les colonics malheurs
eargrinne,d dont une rente
françaises
tageuse, , paie avec usure les
aussi prompte
pris.
dépenses et les soins qu'avanAussi-tor
qu'on en a
qu'un
on annonce sa vente, bitiment négrier est arrivé dans le
jours, quil sont
qu'en n'ouvre qu'au bout de ports
d'huile
employés à baigner les
quelques
Bientôt pour rendre leur peau plus esclaves, à les frotter
lessoquércur
brillante et plus noire.
on les expose tous, accoureatienf hommes
foule, aux yeux
main. Ils subissent
et femimés, nus commer desquela
l'examen le
la
vienuent, le marché ést bientôt plus scrupulenx; s'ils con.
duit à terre, lesfait
conclu; Pacheteur les
son habithtion, oi vetir, et ne tarde pas à les
conéérémotie,
Ces pauvres malheureux,
envoyer sur
arrivent avant
étourdis par cette
que soitla diversité des d'avoir repris leurs esprits,
ils manquent
contrées d'oà ces
Quelle
doivent
rarement de troiver dans les homomessonts sortis,
rester désormais,
habitations on ils
fespectives. C'est-là lemoment quelqu'tndivida de leurs nationsqui ont ignoré
décisif : les nonveaux
iusques-la ce qu'on veut
venus,
bientotmis au fait parles anciens
ftire d'eux, sont
pas del les dispnser à l'égard de esclaves, qui né
propre manière de voir,
leur sort avenir, d'après manquent leur
tion qu'ils éprourent etselon le.plus ou moins de satisfacqui a su s'attacher ses eux-mémcs. Heureux alors
Pesclave. nONyeRu
noirs, et deur faire aimer leur Phabitant état!
manque rarement de prendre les mêmes
us,
bientotmis au fait parles anciens
ftire d'eux, sont
pas del les dispnser à l'égard de esclaves, qui né
propre manière de voir,
leur sort avenir, d'après manquent leur
tion qu'ils éprourent etselon le.plus ou moins de satisfacqui a su s'attacher ses eux-mémcs. Heureux alors
Pesclave. nONyeRu
noirs, et deur faire aimer leur Phabitant état!
manque rarement de prendre les mêmes --- Page 79 ---
(61)
heureuses oû défavorables. Dans le premier,
impressions 1
faire de s'inquiéter; ; l'exemple deson,
cas, le maitre n'a que
exempt des inquiétules
attelier suffit : le iegre nouveau,
incorpore,
le snectacle quilas sous les yeux, s'y
passées, par
Pesprit et les inclinade Ini-mèmeet en prend rapillement nourriture qu'on est dans
tions; ilabandonne une meilleure
partager celle de son compal'usuge de lui dininer, pour
à suivre au
triote, qu'il imite. en tout, et qu'il ne tarde pas
avant l'époque fixée ordinairement pour
travail, long temps
fois. Le changement de climat
l'y conduire pour. la première
son corps
et de régime n'y fait plus. rien ou presque rien; journeise ressent. de la disposition de son ame, et acquiert moins
s'accroit à vue d'oil,a
lement une vigueur. qui
dont 1 l'effet se munid'être aflecté par des causes éloignées,
mois de
feste au bout de quelqies jours. ou de quelques à bord
telles que les soulfrances. qu'il a éprouvées
repos;
soit la disette d'eau, soit par un tropl lung
des navires 1
par
côte
séjour, en cette situation, sur la
d'Airique: habiter,, le
Mais quand, arrivé au lieu qu'il doit désorinais malheuquil lefmppe est celui d'un attelier
premierspectacle
vienà ses inquiétudes passées
reux et découragé; quand donloureuses idées sur son sort
nent se joindre de tristes et
malheureux?
avenir, qu'attendre des services de ce nouveau
dans les
peut-on se flatter d'en retirer?On a'l beat,
qmélfruit
Taccabler de soins 2. chercher àle divertir,
premiers momens,
Penvironment, la iatale
à le fainiliariser avec. les. objets qui
lui
impression est déja faite : les soins même qu'in prodigue vicilse regarde comme une
lui deviennent iusupportabiles, la dévorer; une douleur"
tine qu'on n'engruisse que pour
son
atupile s'empare de lui, son ame se flétrit,
imagination
de chimnères et d'idées accablantes, , qu'on
elfrayée se remplit déraciner. Son maitre n'est plus à ses
tenteroit en vain de
ets qui
lui
impression est déja faite : les soins même qu'in prodigue vicilse regarde comme une
lui deviennent iusupportabiles, la dévorer; une douleur"
tine qu'on n'engruisse que pour
son
atupile s'empare de lui, son ame se flétrit,
imagination
de chimnères et d'idées accablantes, , qu'on
elfrayée se remplit déraciner. Son maitre n'est plus à ses
tenteroit en vain de --- Page 80 ---
(62 )
yeux qu'on bourreau
indifférent, tout le siguinaire, 9 son compatriotélui devient
remplit de
des charmes pour lni : ili n'est défiance; enfin la mortseule à
dans le suicide le
pas rared d'en'
terme de leurs
voirqui cherchent
dans un état de
maux; ; d'autres
langueur et de
tombent
roit envain de remédier. La marasme anquel on s'ellorce-.
une espèce
maladie Ja plus commine est.
dthydropisie, qui se manifeste
qui s'accroit
par une bouffissure
tandis que d'autres joumellement,et s'étend sur certaines
deviennent
parties, 2
effrayante.
C'est envain écailleuses et d'une maigreur
est aussi dissimulé
qu'on interroge le
que 8a blessure est
malade, il
mourir avec son
profondes et il
secret, sans avoir
finit par
vice. Le maltre, consterné
rendu le plus léger sermalheureux par les soupcons par cette Perte, n'est pas moins
est qui,ignorans et
doptson ame est assiégée. Il enincapables de
vers les causes réelles du
remonter, par la
mal, ne manquent
réflexion,
dérepaitre leur imagination de
pas en pareil cas
,et
chimères, d'idées de
d'empoisonnement; ; fonestes talens
sortilége
être exercés secrètement
qu'ils se persuadent
se cache dans la foule. Delà par quelque sujet malveillant
les soupçons
qui
perquisitions. au milieu des atteliers,
affreux, delà les
individu quine soit frappé de
dontilnly a pas un seul
droit pour lui-méme
terreur, et qui ne treible
: delà enfin des
avec
frémir Phumanité, et qu'une
supplices qui fout
exercea
aveugle et barbare
arbitrairement, sur des
vengeance
la dixième partie d'une,
preuves qui n'en seroient pas
auprès des
reux.:
tribunanx les plus rigouTout hommeaussi instruit
impartial, et sur-tout s'il que moi sur ce chapitre, mais
est
cette peinture n'est rien moins désintéressé, conviendra que
écouté, dans un moment où il que chargée. Le moyen d'être
est sans doute de direla vérité importe à tous que je le sois,
avec francbise' et exactisude;
partie d'une,
preuves qui n'en seroient pas
auprès des
reux.:
tribunanx les plus rigouTout hommeaussi instruit
impartial, et sur-tout s'il que moi sur ce chapitre, mais
est
cette peinture n'est rien moins désintéressé, conviendra que
écouté, dans un moment où il que chargée. Le moyen d'être
est sans doute de direla vérité importe à tous que je le sois,
avec francbise' et exactisude; --- Page 81 ---
(63 )
croyable, et moins suspect dans la
j'eh serai d'autant pluis adoucir ce, tablean, et à prouver. que
recitdes faits propres à
condaninables de barbarie ne sont que très-particuCes traits
il en est qui
liers. Tant pis pour cenx quis'y reconnoitront; mais il est-aussi juste que
pourront s'en faire Fapplication :
nombre ce
consolant de dire qu'il existe un bien plus grand deleurs
maitrcs doux et lnmainay gutysuitantitapibaise
et bienfaisans, ou qui, ne se fuisantjamais
coeurs vertueux Pétendue de leurs droits et deleutsdevoirs, ont
illusion sur
a suffi pour rendre.
et maintenir un régime qui
su adopter
absolument étrangères sur leurs habitaces scènes affreuses
dela douce esatisfactionde faire -
tions, ngptandipasdemsente dés succès dout ceux qui adoptèrent des
le bien, ont obtenu
saisi
assez
queloma
maximes contraires n'ont
ginéralement Phomme moins avide,
bre. Si leur exempleedt été imité, si colonie de Saintent mieux connu ses vrais intéats,la lecri de Phumanité
Domingue n'eit pas été moins brillante,
fitentendre en Europe, ne nous sentpas tous envéloppés
qurse
Que dis-je : si les causes n'eussent.
dans le méme,reproche.
n'eut pas éclaté, n'eut
pas existé, lezèle philanthropique et contentde son sort,
pas songé éànous : Pesclaye le paisible, sein de cette terre féconde, la
continueroit d'entrouvrir ericore. le fruit de nos sueurs, 1 et nous
patrie recueilleroit sécurité des changemens qu'elle croiz
attendrions d'elle avec
avec des loix règlen
roitdevoir apporter. à notre situation,
de 1os
moins pour rous astreindre à la pratique
anentaires, 7
obrier à ce qu'ils ne pussent être violés.
devoirs que pour
dansla suite..
est composée de trois divi-:
La colonie de Saint-Domingue
du
del'Orest,
sions, connues sous les noms de parties Nord,
les
du Sud. Toutes ont de comaun le méme. régime,
et
les mêmes vices, les memes biens et iesanénuen
mèmes usages,
1os
moins pour rous astreindre à la pratique
anentaires, 7
obrier à ce qu'ils ne pussent être violés.
devoirs que pour
dansla suite..
est composée de trois divi-:
La colonie de Saint-Domingue
du
del'Orest,
sions, connues sous les noms de parties Nord,
les
du Sud. Toutes ont de comaun le méme. régime,
et
les mêmes vices, les memes biens et iesanénuen
mèmes usages, --- Page 82 ---
(64)
maux. La partie de nord,h
consiste dans toute
plus Alorissante
sa;
dcs
grandeur
longueur en
troias
inégale, et resserrées entre la plasieurs plaines de
montagnes, 1 qui la prolonge dans mer et une chaine de
peinture de ses habitations
toute son étendue. La
les autres; 5 elle: a été d'ailleurs convient généralement à toutes
principaux qui décident
le théâtre des événemens
entière, dont elle fut le aujourd'hoi 0d-sort" de la colonie
toujours sur elle. Ces berceau, et dont le reste se modela
nemment celles du plaines, parmi lesquelles brillent émipetite.
quartier Morin, de
Anse, etc.,. etc. sont
Limonade, de la
manufactuires à sucre,
couvertes de
Ou
toutes
plus ou moins
sucreries,
considérables,e et preduisanto
importantes ,. mais
plus parfaite connue en
cette denrée
commerce
Ce genre 2 dont les préciense, la
enrichissent la mère
vaisseaux du
pays étrangers, sur-tout dans le patrie, d'ou elle passe dans les
cultivé autrefois dans
nord de I'Eurape.
partie du
un grand nombre de
Lindigo,
la
nord, ne l'est phris que dans
quartiers de. la
dépendance du port de Paix. La qirelqnes endroits de'
précieuse est à son plus haut
culture de cette niatière
naires, à
dégré dans
Marc., PArtibonite, et dans toute la Touest, aux Godépendance de SaintQticonque n'a pas vu lz
se feire uue idée d'an dés famense pleine du Cap, ne pent
l'oeil de Phouume
plus merveilleux spectacles
puisse être
dont
quartier si riche, si
frappé. .
(Helas! dans Ce
des richesses
brillant, d'oi sortoient
iningnses, on ne rencontre
annuellement
cendres, des ruines, et. une affreuse aujourd'hui que, des.
n'anticipons pas sur la progression des'e solitude! . . e Mais
desmanufictures à sucre , la
séréneniens.) Chacune
soient
plupart
Tomenacnt, étoit mise en
immenses, qui en faibras qu'en rénferme le village le mouyemenit par autant de
plus Deuplé de li France,
C'est-là
sortoient
iningnses, on ne rencontre
annuellement
cendres, des ruines, et. une affreuse aujourd'hui que, des.
n'anticipons pas sur la progression des'e solitude! . . e Mais
desmanufictures à sucre , la
séréneniens.) Chacune
soient
plupart
Tomenacnt, étoit mise en
immenses, qui en faibras qu'en rénferme le village le mouyemenit par autant de
plus Deuplé de li France,
C'est-là --- Page 83 ---
(65)
vais commencer à considérer d'une manière
C'est-là que je
l'état d'esclave : c'est là, dis-je, que j'einpruntarai
générale
je dois peindre Pesclavage.
une des couleurs sous lesquelles à faire dans le tableau
Il y a, sans doute, des exceptions mais de ce qu'une forêt
que je vais tracer collectivement :
de toute l'animadest infestée de quelques brigands, dignes est-ce à dire que
version de toute la sévérité des loix,
la 7 contrée en,soit également peuplée ?
toute
des sucreries sont les plus pénibles de tous,
Les tràvaux
fait la base, ni par tout Ce qui y
non par. la culture qui en
des différentes opérations
tient à Pagriculture, a mais à cause
la canne est
qui ont lieu dans les manufactures. 9 depuis que
est conmoment où son jus
écrasée dans le moulin, jusqu'au
subi toutes ses préverti en cette denrée précieuse, qui ayant
des sucreries
parations et ses divers points de perfection, 2 passe
dunégociant, quidoitl la vendre oula,chargersue
danslesmains
Ces opérations exigent un grand
les navires de la métropôle:
Mais
nombre de bras,. et ane vigilance exacte et continuelle: les
les
les plus fatiguans pour les noirs sont
de tous travaux,
soità cequ'on appelle
veillées qu'ils doivent faire tour-à-tour, cuite, soit dans. le
proprement la sucrerie , où se fait la
les
moulin à cannes. Elles seroient écrasantes pour ces êtres, n'étoit
dormeurs qui existent 2 si cet inconvénient
plus
par les' soins et les avancompensé par un ordre admirable,
mille
qui
qui en sont la récompense, et par
douceuts.
tages
de sucer continnellenient et à
y sont attachées, telles que des - cannes dont lenègre est extrédiscrétion, en travaillant,
une distribumement friand, et de recevoir périodiquement
des sucres. Une manicre.
tion des sirops qui proviennent
levert
shre etrinfaillible dc" connoitre, sans autre examen,
table état du noir, le plus où moins de contentement qui
c'est de
un coup-d'oil sur ce qu'on
Pattache à son sort,
jeter
E
Tome I.
y sont attachées, telles que des - cannes dont lenègre est extrédiscrétion, en travaillant,
une distribumement friand, et de recevoir périodiquement
des sucres. Une manicre.
tion des sirops qui proviennent
levert
shre etrinfaillible dc" connoitre, sans autre examen,
table état du noir, le plus où moins de contentement qui
c'est de
un coup-d'oil sur ce qu'on
Pattache à son sort,
jeter
E
Tome I. --- Page 84 ---
(66)
appelle les raffineurs, dont le travail
tiennent à la fabrication du
est, de tous ceux qui
sédeataire et le plus dur. C'est-là sucre, le plus fatigunnt, le plus
arec satisfaction ces hommes que Pobervateugr
à la peau luisante à la fois robustes, aux larges Eremarque
intelligens et les
de sueur et de santé, épaules, les
voit briller d'une plus.sages des atteliers, et sur
pins
manière
lesquels on'
faveurs du maitre.
non-équivoque les soins et les
pour la plupart, de Ordinairement valeur
Ces raffineurs n'ont
les former
: ils sont, pour
point,
ou qui les possède,
Phabitant qui a su
en est de même d'un
d'un prix inestimable. - e Il
plus adroits et les plus certainnombre de noirs choisis entreles
fonctions plus ou moins intelligens, et attachés à d'autres
au milieu dun attelier importantes. Ces
nombreux,
exemples, pris
particuliers : mais tous,
paroitront peut-être trèsmaitre, qui peut bien accorder n'appartionment-ils pas au même
plus utiles, aux
quelques distinctions aux
directement intéressé plesindustrieur, à
mais quin'en est pas moins
Les atteliers
prodiguer à tous' les mêmes soins 2
les
eonteoigaevsemeits vétus aux
ordomnances, une
époques fixées par
entretenue. Le tertitoire heureuxcabondance y est constamment
circonscrit, relativement des plus belles sucreries est trèsparativement à nos belles fleurimportance, terres de
etsur-tont comqu'on en tire à-Saint.)
France. Le grand parti
sacrifie une
Damingue n'empèche
partie en divisions,
pas qu'on n'en
de cannes en carrés, et dont qui coupent les plantations
d'arreteria communication
le triple objet d'utilité est
cendie;d d'y planter une immense d'une pièce à Pautre, en cas d'inle longintervalle qui
quantité de vivres, pendant
à sucre de celui où séparele moment où P'on.plante la
on la,
et
canne
autant de chemins commodes, coupe; enfin de devenir alors
Une autre partie de
qui en facilitent
ce Précieux terrein est P'exploitation.
religieusement
coupent les plantations
d'arreteria communication
le triple objet d'utilité est
cendie;d d'y planter une immense d'une pièce à Pautre, en cas d'inle longintervalle qui
quantité de vivres, pendant
à sucre de celui où séparele moment où P'on.plante la
on la,
et
canne
autant de chemins commodes, coupe; enfin de devenir alors
Une autre partie de
qui en facilitent
ce Précieux terrein est P'exploitation.
religieusement --- Page 85 ---
(67)
vulgairement jardins où places
consacrée à ce qu'on appelle
etse livre.
C'est-la que chncun a sa petite propricté
à nègres.,
il Pentend 2 ou selon le plus ou moins
àson industrie comme
La surveillance du maitre
de proximité des villes ou bourgs.
rien n'y reste en friche..
. Cest-là que
se borne à ce que
selon les loix, lui apparle nègre employe le temps qui, dimanches et les fètes, qwil
tient les jours de travail, les,
lui-méme et pour ses
célebre en travaillant avec ardéur. pour
dès villos, et sur-tont du Cap-Français,
enfans. Levoisinase
des habitations qui en sont
procure généralement aux nègres feroit difficilement une
à portée, unc aisance dont on se
des marchés, ou
idéc; ailleurs, il y a dans chaque paroisse
trouve une
ses talens, cty
chacun court porter lepeoduit,le on.voit briller une espèce de luxe,
vente assurée. Par-tout
suflisamment comsur-tout dans les vétemens, qui prouve
n'est
le noir est loin di besoin et de lamisère, qui
bien
y
nombre d'etresinsoucians et opiniile partage que d'un-petit sauroient être d'aucune utilité à
trement paresséux, quine
leur maitre nileux-mémes:
ne satisfonit
d'abondance et ces précautions
Ce supplément
d'un administrateur humain et
pas entièrement la sollicitude
sucrerie, ou du moins le plus grandnombre,
éclairé. Chaque
voisins, des établissemnens ou; places
yontde,danateim mornes
et
uniquemént consacrés à cet objet intéressant;
à vivres,
C'est. d'ailleurstun travail
qu'on entretient soigneusement. Conficerdinattomsent: à des nègres
donxetpeu: fatiguant, qu'on
de. remplir une tàche
foibles, valétudinaires, et incapables metle comble à cette
plus pesante. Le commerce américain
la majeure
heureuse abondance, et les plaines consomment
dealijons,davisuets de tous, les comestibles que
partic
à Penvi à Sajat-Domingueses navires. portent des bâtimens qui ornent les plaines,
Si la somptuosité
E: 2
xetpeu: fatiguant, qu'on
de. remplir une tàche
foibles, valétudinaires, et incapables metle comble à cette
plus pesante. Le commerce américain
la majeure
heureuse abondance, et les plaines consomment
dealijons,davisuets de tous, les comestibles que
partic
à Penvi à Sajat-Domingueses navires. portent des bâtimens qui ornent les plaines,
Si la somptuosité
E: 2 --- Page 86 ---
offre le
(68)
spectacle le plus
parolt présenter les
magmifique et le plus
objets d'un luxe
iniposant, et
mnagnificence frivole, en y
diapentircus, et d'une
tarde pas. de s'appercevoir regardant de plus près, on ne
être de ces homines intéressans qu'elle peut contribner au bienpar un juste retour,on doit tout quiyfont tout, et pour qui,
cette
faire...A la bien
magnificerice ne consiste
examiner,
gneux, et dans une solidité de que dans un entretien soicéssaires à ce' genre de travail, bâtimens multiy liés, et nénomie bien entendue, dans
telle que D'exige une écod'asuvre, et sur-tout de
un pays oi les frais de maincalculables. Rien n'estplus réparations, sont immenses ou inque les cases à pègres, où l'esclave remarquabledans ces habitations"
verts et logés d'une maniere-aiscs et sa famille sont à coupaysans d'Europe ; et les
et supérieure à celle de nos
leurs maladies avec
hopitaux oir ils sont.
tiennent
une attention et une
soignés dans
pas moins à un
sollicitude qui ne
térêt bien. entendu, et'a acanimert.dhubene la crainte
qu'a un incieux... Snr ce
de perdre un objet
point, on pourroit
préque de simp'es habitations
dire 1 avec vérité',
grand nombre'de'y villes
luttent avec avantage avec un
toit
d"Europe ; et sur le
linsiblectmaleain de Ios paysans.
premier,avec le
livré Cest-la, qu'apres,un travail doux et
à luimene, loin delail des onforme, le nègre,
enveloppé du mystère qu'il aime, blancs, qu'il craint, et
mination au sein de sa famille. 2 cxerceds son tour sa donombreux enfans. une subsistance Il y. trouve pour lui et ses
jamais craindre.
abondante et asguréeysans.
livre en
pour Tarenir.
C'est la enfin qu'il se
libertéa ses goits, à
et consolatelr, vers. lequel il Vamours.ce sentiment doux
qui tient à sa constitution. est entrainé avec une violence
Européens qui connoissez Saint : Domingue,
j'invoque
de sa famille. 2 cxerceds son tour sa donombreux enfans. une subsistance Il y. trouve pour lui et ses
jamais craindre.
abondante et asguréeysans.
livre en
pour Tarenir.
C'est la enfin qu'il se
libertéa ses goits, à
et consolatelr, vers. lequel il Vamours.ce sentiment doux
qui tient à sa constitution. est entrainé avec une violence
Européens qui connoissez Saint : Domingue,
j'invoque --- Page 87 ---
( 69).
Est-il de spectacle plus adntirable aux
votre témoignagel
le coeur de Thomme sensible,
yeux, plus sntisfaisant pour
où un attelier nombreux
que ces habitations bien ordonnées, d'une terré féconde, et ou,
et fortuné fait sortir des trésors
un maitre bienfaisant et vertueuximainpar un juste retour,
le bonheur sur tout ce qui
tient un ordre parfait, et répand
climat constammnent
Penvironne ? Là le noir, vivant sous un.
bout de
ses travaux sont d'un
doux et serein, et sous lequel
par des nuits presques égiles
Pannée à l'autre interrompus
chaumière lorsque
en
aux jours; surt de sa paisible
- longueur
paraitre sur Phorizon. Ses premiers
le soleil commencorà
mettre. à Pouvrage; ces
rayons servent de signal pour se
siunes certains
bienfaisans excitent ses chants joyeux,
rayons la félicité dont il jouit, et quiy allant dans Péloignement
de,
Toreille d'un maitre, ou plutôt d'un-père tendre.,
frapper
d'alégresse, et sont la plus douce
remplissent son coeur
A
la pénétrante chaleur de
récômpense deses bienfaits. peine
est donné
cet astre a absorbé la rosée de la nuit,que le signal
ouvriers
fairé ensemble un repas fruagal.composés
aux
pour
dont la partie la plus délicate et la
non d'un pain grossier,
le riche,mais d'une nourplus substantielle est réservée pour
la donne, et dont
riture snine, abondante, telle que la nature
fait
tous les apprèts. L'eau d'une source pure.
elle a
presque
être
les désaltère, ou peut
remplacée, presque
et limpide
délicieux et rafraichissans de la
toute l'année, par les sucs
d'user à volonté. Le
canne à sucre, dont le noir est libre
et dure jusqu'à ce que le soleil,
travail recommence après,
Sa
donne le signal de la retraite.
parvenu à son midi,
qui peuta peine y
chaleur accablante pourlef forbleEuropéen,
né sous un
résister, 1 n'a rien que d'agréable pour le noirqui,
vêtemens
mieux recevoir sur ses
climat bralant, ôte ses
pour
tandis
lc
membres nuds ses douces influences, et qui,
que
E3
dure jusqu'à ce que le soleil,
travail recommence après,
Sa
donne le signal de la retraite.
parvenu à son midi,
qui peuta peine y
chaleur accablante pourlef forbleEuropéen,
né sous un
résister, 1 n'a rien que d'agréable pour le noirqui,
vêtemens
mieux recevoir sur ses
climat bralant, ôte ses
pour
tandis
lc
membres nuds ses douces influences, et qui,
que
E3 --- Page 88 ---
blanc court'
(70 )
instans à chercher un abri contre ses'
se livrer pour
ardeurs, emploie ces
plient son aisance, le lui-mème à des travaux qui multixichesses, et d'obtenir mettent mnème en état
Pendant
un jour la liberté,
d'acquérir des.
qu'aprè: quelqie
jour à remplir ses
repos , il' emploie le reste du
point de,son
devoirs, ses heureux enfans nc
C'est la
absence; la maison du maitre leur souffrent
que; confondus avec ses
sert d'asyle,
ne former avec enx qu'une
propres enfans, ils semblent
tager les mèmes soins, les sombreuse famille. Admis à parles
mèmes
la
distingue au milien des
faveurs, couleur seule
livrent ensemble. C'est dans jeux folatres auxquels ils se
la familiarité du premier
ces innocens débats , dans
tachant aux
age, que leursjeunes
s'atcompagnons de leur
maitres,
sensiblemient à regarder
enfinco, apprennent incomme leurs égaux
d'avance, comme leurs,
téressans
aux yeux de la
scemblables,
destinés à devenir un
nature, ces êtres inLe: . coucher du soleil
jour leurs sujets
journée : alors chacun annonce la fn des traraux
de leurt
se rend auprès du
de-la
refuser le titre d'hiommes
maitre, quiloin
espèce diférente de la
et de les regarder d'une
à connoitre et à bénir le sienne, Dieu leur apprend au contraire
sans autre temple que la
qu'iladore; du
la, sans prétre,
se confondent ensemble voute ciel, maitres et esclaves"
et lui adressent
aux yeux de l'autcur de la
sance
en commun les sentimens
nature, 3
que leur inspirent ses
de reconnoisles commandeurs
bienfaits. Ensuite:, 7 tandis
compte de
chiargés de surreiller les
que
ceux du jour, et
trafaux, rendent
demaing lc noir, exempt reçoivent les ordres. pour le lensouvent altérent
desoins et de noirs
lerepos
soucis, > qui
sur
deson rertueux
lavenir, , rentre dans' sa,
maitre, tranquille
et s'y livre à des
cabane au sein de sa
jeux qui servent de delassensent famille, ,
aux fati-
compte de
chiargés de surreiller les
que
ceux du jour, et
trafaux, rendent
demaing lc noir, exempt reçoivent les ordres. pour le lensouvent altérent
desoins et de noirs
lerepos
soucis, > qui
sur
deson rertueux
lavenir, , rentre dans' sa,
maitre, tranquille
et s'y livre à des
cabane au sein de sa
jeux qui servent de delassensent famille, ,
aux fati- --- Page 89 ---
(7:)
tandis que sa compagne, s'occupe des
gues de la journce ;
et rassemblés
soins du ménage, il amuse ses enfans attentifs
des couplets africains ou créoles, qu'il
autour de lui, par
du banza 2),d dontles sons foibles
chante en s'accompagnant
sommeil, anquel il
et peu sonores le provoquent au doux
allarme
le
sans crainte, sans
pour
se livre paisiblement 7
à remplir ne sera pas plus
lendemain. La tàche qu'ilaura
doux et
la veille; ce. sera toujours un travail
,pesante que
des saisons, ni les frimats inuniforme : que l'intempérie
jamais plus difficile,
connus.sous ce ciel fortuné ne rendent
est
maitre humain, dont l'ame sensible,
et tandis qu'un
garde pour lui les détails
mise souvent à de rudes épreuves, le
objet est de
fastidieux de Padministration., dont premier
ses
Vordre, le, contentement et Pabondance parmi
maintenir
de'son état présent et peu occupé
sujets 2 le noir,satisfait
dévorans dont des
de lavenir, est à l'abri, des chagrins
étendues ne peuvent défendre. son maitre.
jouissances plus
renferme un nouveau fruit, nulle
Si le sein de sa compagne
de voir multiplier sa
inquictude ne se mêle à lespérance
ne lui fait pas enfamille ; la misère,, quilui est inconnue, délivrance et ne coneffroi le moment de sa
visager avec
de douleur le jour le plus doux pour
vertit pas en un jour
mèie sont inutiles : une
le coeur d'un père. Ses soins
constamments sur elle,
maitresse digne de son époux veille
composé d'une moitiéde calebasse, ,couverte d'un
()Instrument tendu, d'un morceau de bois applati; quil la.
parchemin fortement de deux trous, et qui sert demanche et de
traverse parle moyen
cordes à boyau. Cetinstrument, aussi
bouton, et de troisou quatre
général, rend dessons
iinparfait que la musique das Africainsen mais beaucoup plus
a-peu-prèss semblables à ceux dela guittarc,
silence de
sourds : et n'est pas sans 2g grément, lorsque pendantles
la nait, il est manié parune main exercée.
E A
; quil la.
parchemin fortement de deux trous, et qui sert demanche et de
traverse parle moyen
cordes à boyau. Cetinstrument, aussi
bouton, et de troisou quatre
général, rend dessons
iinparfait que la musique das Africainsen mais beaucoup plus
a-peu-prèss semblables à ceux dela guittarc,
silence de
sourds : et n'est pas sans 2g grément, lorsque pendantles
la nait, il est manié parune main exercée.
E A --- Page 90 ---
satisfait tous ses desirs (72
la plus
> et lui Prodigue tous
tendrchumanite (1
lessecours de
Un' signe assuré 3 et:
du contentement
rarement trompeur, du
qui règnent dans un
honheur et
lation et les naissances... I-m'estn atteliers. c'est la popuvrai, que la colonie,d déja
Caalbleremmtges trop
quante mille
peuplée d'environ quatre cent
ses besoins esclaves, ne sauroit se suffire
cinprésens et avenir. Une des
ielle-méme, 7 ni à.
sansdouite, que
causes principales est,:
seméntr rapide, auquel trente ou
accroistés
onnrenanest
trente-sixmille
annuellenent, sont même
noirayimpor
prix qui ne cessede hauisser, insuffieans, , commele prouvele
cela ne tient pas moinsaun etl'afluence des acheteurs. Mais
et de prévoyanice
viceradical, et à un défaut
mais
qui ne se fait que.trop
de soin
qui, j'ose le dire, est
remarquer ailleurs;
l'adryinistration des sucreries aujourd'hui
à
et
presquletranger
lieu.. Ilest constant
7 dont je parlerai en son
rapiries de la culture du que', dans un temps oà les
noir nonveana une
cafier ont fait monter la valeur progrès du
généralement abstemis hauteurinouie, d'en
2 les Sticriers se sont assez
spéculation capable deles acheter, n'ayant pas formé de
cessif, D'ailleurs la plupart dedommagerdlun des
prix aussi execnesadaliaper un travail manufactures à sucre. sont
non interrompue. On y sait réglé, et par une uniformité
lannée, les travauxqw'ion presque, au commencement de'
auraà faire à la fn: chaque
genre
()Hommes sensibles, amis sincères de
compatissante a été souvent émue par des Thumanité, dont l'ame
croyez que ce.tableau n'est
récits vrais ou exagérès,
un grand nombre
pasimagiaira, et qu'il est
votre
d'exemples : vous ne
calqué sur
confance: à la franchise avec pourrez,sans doute,refuser
oxemples contrairesqeie
Iaquellejevous peindrai lea
teiwrenvesalbsmnearegene
genre
()Hommes sensibles, amis sincères de
compatissante a été souvent émue par des Thumanité, dont l'ame
croyez que ce.tableau n'est
récits vrais ou exagérès,
un grand nombre
pasimagiaira, et qu'il est
votre
d'exemples : vous ne
calqué sur
confance: à la franchise avec pourrez,sans doute,refuser
oxemples contrairesqeie
Iaquellejevous peindrai lea
teiwrenvesalbsmnearegene --- Page 91 ---
(73)
nombre de noirs quiysont attad'ouvrage reparde un certain
sujet d'un objet utile,
chés ; on n'y détourne point aucun : enfin, janais on n'y
pour Poccuperà un objet plus pressé travail forcé , parce que
ailleurs
connolt ce. qu'on appelle
moins équivalent en forces
l'attelier y ést supérieur, ou. au
prévus et fixés
travaux de Pannée, qui sont toujours
aux
les événemens imprévus. s.qui peuvent
d'avance, et auxquels
changement. C'est autant
survenit n'apportent qu'un léger maintenu sur ceshabitaàl l'ordre admirable
à ce régime,
et à celle des familles esclaves,,
tions , qu'à leur ancienneté
une ou plusieurs généradont plusieurs y ont fixées depuis suffit souvent pour former,
tions, 1 et dont.un petit tnombre
dis-je, qu'on doit
d'immenses atteliers: c'està ces avantages, population plus
attribuer la population qu'on y- remarque, malgréle libertidage
suffisante pour remplacer les pertes,
qui en
que
environs des villes 7 parmi les atteliers
qui règne aux
si elle étoit égale dans toute Ja cosont à portée; et qui, à même de se passer de secours.
lonie, la mettroit bientôt
entièrement peuplée de
étrangers. On la verroit bientôt
intelligens de tous,
les
2. les plus
nègres créoles 7 plusadroits -
ni prodomine , mème sans comparaison
et dont l'espèce
d'habitations bien conduites.
portion, dans un grand nombre dont il me restelà esquisser
Tel est'le beau côté du tableau
franchise qu'il y avoit
les ombres... J'ai même déja dit avec
il suffit
à faire... Quel qu'en soit le nombre,
des exceptions
craindre que tout le reste ne se laisse
qu'il en existe pour
injurieux à Phumanité :
entrainer au torrent d'un exemple même est fondé sur les caltout établissement dont'le bien
précaire, et peut
culs de l'intérêt personnel., est toujours On ne, sauroit raià chaque instant toucher a's son terme.
ont la vertu
sonnablement, espérer la durée que de ceux qui
les
des règlemens sages défendent contre
pour base, et que
soit le nombre,
des exceptions
craindre que tout le reste ne se laisse
qu'il en existe pour
injurieux à Phumanité :
entrainer au torrent d'un exemple même est fondé sur les caltout établissement dont'le bien
précaire, et peut
culs de l'intérêt personnel., est toujours On ne, sauroit raià chaque instant toucher a's son terme.
ont la vertu
sonnablement, espérer la durée que de ceux qui
les
des règlemens sages défendent contre
pour base, et que --- Page 92 ---
(74.).
entreprises de
on vient de Pambition et de la cupidité, Le
loi
parler n'est, dans le
régime dont
en vigueur (cela
fait, maintenu
on viole
est prouvé par l'impunité par aucune
journellement celles
avec
ce qu'un
qu'on dit exister
laquelle
substitie nouveau - maitre ou un nouvel.
), qui obvie à
arbitrairement un
administrateur n'y
respect dus à Phumanité régime opposé. Les égards et le
jamais l'esclave n'eut la n'y semblent entrer pour rien
chose pour lui-mème: consolation de voir faire,
:
de se' douter qu'ils
que dis-je! jamais on n'eut quelque Pair
nature,a à ceux
pussent être des hommes
qui abusent ou n'abusent égaux selon la
usege'établil leur donnoit sur
osa le
casêtres dociles... pasdesdrostsgelin
soient penser, nul n'osa jamais le dire..
siquelqgitun.
sans doute Pour motiver un
Ces vices suffiune réforme, en établissant
changement, et nécessiter
force aux ancierines: Un. denouvelles loix, en rendantleur
Pu Popérer sans
gouvernement droit et ferme ent
mière tentative coivilsions. On hasarda
7 qui fut aussi
autrefois une prerésistance et T'opposition furent foiblement soutenue que la
toit pas la centième partie de violentes.
n'éet
Ce
Uniesai,quia
dont un peu defermeté edt
qu'on auroitdh
les esprits. Un
assuré le
exécuter,
regarda la colonie
sugeds, souleva tous
tignure, faite à
perdue, et une
proclamée
Porgueil et âux ptéjugés
légère égraLes
comme la cause prochaine de américnins 1 fut
administrsteurss publièrent
son botulevetsement,
voyée par le ministre Castries, Pordonmance de 1784, enmidés par le mécontentemeht mais,onitquili fussent intifussent ibus des' mêmes
général, ou
à
qu'enx-mèmes
SoI. exécution, et la laissèrent préjugés, ils ne tinrent pas la main
aucun n'eut depuis Ja fermeté de tomber dans l'oubli, dont
Unautre mal,
la faire sortir.
moins
qui pour être moins sensible n'en
dangercux, et qui devoit à la fin
est pas
entrainer les plus
és par le mécontentemeht mais,onitquili fussent intifussent ibus des' mêmes
général, ou
à
qu'enx-mèmes
SoI. exécution, et la laissèrent préjugés, ils ne tinrent pas la main
aucun n'eut depuis Ja fermeté de tomber dans l'oubli, dont
Unautre mal,
la faire sortir.
moins
qui pour être moins sensible n'en
dangercux, et qui devoit à la fin
est pas
entrainer les plus --- Page 93 ---
(751)
l'absence d'un grand nombre de
graves inconvéniensy c'est d'habitations dont l'établissement
propriétaires. Beancoup inème des premiers temps de la coest très-ancien, et date
par kéritage à des falonie, ont du naturellement passer n'en ont jamais quitté le
milles établies en France, et qui
la succession d'un
sol. Dans d'antres, un fils enrichi par devenu opulent, ne
laborieux etéconome, ou un maitre
père
uniforme et monotone,
un séjour
tardoient pas abandommer des richesses que de les dépenser;
où il est plus aiséid'amasser
de toutes les délices qui
et courojent jouir dans la métropole ét s'y livroientavec une
yétoient le partage de Populence, étoient
et
qui leur
particuilières,
ardeur et une profusion le luxe le plus fastueux (1).
ilase faisoient remarquer par
de la colonie de Saint-Domingue offrent
(1) Toutes les parties des succès et des avantages infinis qui
de nombreux rémoignag ges
citeraiqu'un exemple
résultent dela présence du maitre.Jen'en qu'il se trouvoit à ma portéa,
que je choisis de préférence > parce de Villeneuve, habitant du quaret presque sous mes yeux. Belin brillans, qui, selonlusage, frent
tier du Limbé, obtint des succès
ne lui méritèrent paimoins
siffer les serpens de l'envie, mais qui éclairé et d'un cultivateur hala réputation d'un administrateur fut de joindre à beaucoup d'expérience
bile. Son secret unique
du génie des hommes
sur la culture, et un examen approfondi des vertus qui caracquitravailloient sous sa direction,l'exescice Ja foissensible etferme,
térisent le véritable ami de Thumanité.A ordre admirable sur son habita-.
juste et bienfaisant, il établit un, digne de servir de modele ; et'setion', qui, sur tous les points,fur chérissoit comme un père, ilexécuta des
condéde son attelier, quilec
a mille obstatravaux étonnans pour un pays où Thomme ingénieux
une
clesà surmonter-, Ses vertus
HReeualamercurees
lemérite (le cordon de Saint-Midistinction destinée à couronner
lui, que les motifs quila Tui
chel), mais bien moinshonorable, pour d'un témoin occulaire, don!
"Erntacurdoctiaralwse quajetiens
xécuta des
condéde son attelier, quilec
a mille obstatravaux étonnans pour un pays où Thomme ingénieux
une
clesà surmonter-, Ses vertus
HReeualamercurees
lemérite (le cordon de Saint-Midistinction destinée à couronner
lui, que les motifs quila Tui
chel), mais bien moinshonorable, pour d'un témoin occulaire, don!
"Erntacurdoctiaralwse quajetiens --- Page 94 ---
Les uns et les autres (76)
par des procurears, sont représentésa Saint
etides
quijoutsent de toute
Domingtie
prérogatives du
l'étendue des
administration
maitre, et
droits
selon
un plus ou moins quisacumulane sous leur
leur
grand nombre
réputation et la confiance
d'habitations
tardentgueres à devenir
qu'ils ont su
ceux dont ils
anssi riches,
d'attitct,e
sont chargés de soigner quelquefois plus que
les intérêts. Il n'est
nera une idée des principes
*Mathurin, l'un de scs qui dirigeoient cet
une conduite
sujets les plus utiles et Chabranterimabie les
sac d'argent iréprochabis , se présenta un
plus estimés par
sous son bras :
jour dJui , tenant un
grace à vous demander.. Monsieur,luid dicle
dit Belin de
C'estla liberié, sans nègre , j'ai une
Ontnon, Valeseae, que la vue du sac mit doute; lui répon.
berté tant monsieur, répliqna lautre ije n'ai d-peu-prés au fait?
femme: est queTappartiendrai à un aussi bon pas besoin de la lienceinte; on ne sait Ce qu'ilp
maitre: mais ma
Feut
tolirentiomnepanare Villeneuve
qu'elle porte dans's tacivut.etjed son
desire de
refusal de accorda sur le champ ce qui lui sein., Belin de
prixgailai étoir offert:
étoit demandé, et
que nile maitre, ni
Ilest aligennt d'avoir à
tion.
l'esclave, ne purent jouir de la
ajouter
tbarin quraccompsgne une action
douce satisfacsuccomba , queiques vertueuse: : la femme du bon Matement >),
jdrsapres.aus douleurs de
Des. affaires
l'enfanal étoit lorsque pressantes avoient appelé ce colon
ment de
lineurrection de
en France, oà
son habitation, ainsic 1791 occasionna le
gu'on: en êut chassé les
que de toutes celles du bouleverseBelin de Villeneure, Ananbernisenre eut établi LimbiAprés des
courut sur son habitation, depuis peu de retour dans la
postes,
de jours la nouvelle
qu'iltrousa déserte.. colonie, actousses noirs
de son arrivée rassembla Mais" en peu
avoient
dispersés, à l'exception de
autour de lui
péri par la guerre ou par les omeau,danatsacratis
maladies. Ces instans mal
que de toutes celles du bouleverseBelin de Villeneure, Ananbernisenre eut établi LimbiAprés des
courut sur son habitation, depuis peu de retour dans la
postes,
de jours la nouvelle
qu'iltrousa déserte.. colonie, actousses noirs
de son arrivée rassembla Mais" en peu
avoient
dispersés, à l'exception de
autour de lui
péri par la guerre ou par les omeau,danatsacratis
maladies. Ces instans mal --- Page 95 ---
(97)
dont les talens sont formés par
pas douteux que des hommes'd
savent tyjoimdre beauetiqui souvent
une longueexpériences"
ne soient beancoup de luntères et un esprit observateur,
à maintenir
à régir dés atteliers nombreux,
coup plus propres
un meilleur,. quin
ou, à y en substituer
un ordre déja établi,
quitté PEurope, ne connoit
propriétaie qui, w'ayantjamais
ou
fils
les richesses qu'il en reçoit;
qu'an
la colonie que par
tout réparer. Son
houreux furent oubliés, pour ne s'occuper qu'à
sacrifices...
attelierzedloubla. d'efforts , lo'maitre fitles plus grands
les
une nouvelle vie, et l'état précairé du Limbé,que
Tout reprit
d'infester parleurs incursions, ne put empébrigandsne cessèrent
aussi brillanto
I'habitation Belin ne redevint presque
cher que'
Elle se ressentoit à peine des
que dans des samapopiestranquiles à produire desfruits abondans,
malheurs passés, et commençoit
cet évél'incendie du Cap, ( etle Sodirenuagnigeisuned
lorsque
anéantirent une seconde fois le malhenreux
nement déplorable , forcèrent Belin de Villeneure, comme tant
quartier du Limbé, et
chercher un refuge dans, les Etatsd'autres infortuues, aller moment gémit', dans les horreurs.
Unis, oà peut-êre en ce
enrelevant deux fois sa
misère, un homme qui,
d'ane profonde
pour sa patrie autant que poar lui-même,
fomuneavesgevailes
Saint-Domingue Texenplepréet.q qui n'avoit cessé de donnerà
expérience consommée;
d'une administration sage,d'une,
I cieux
honorent Phumanité.
et de toutesles vertus qui d'éloges est adressé à un.l hommeque je:
- Je déclare que ce tribut
mais quej'ai appris ajuger aur'
ne connus ni ne vis mêmej jamais, été à portée d'admirer, et
8a réputation, sur ses travaux, que jai
quine sauroient
aorioardspanreatimed etla vénération publiques,
quiont
Tel est un des colons de Saint-Domingue
être suspectes.
et dont les longs travaux, ct
été enveloppés dans la proscription, du caractère des noirs,sen
une étude apprefondio du génie et
doient les sages conseils bien utiles en ce morzent!
connus ni ne vis mêmej jamais, été à portée d'admirer, et
8a réputation, sur ses travaux, que jai
quine sauroient
aorioardspanreatimed etla vénération publiques,
quiont
Tel est un des colons de Saint-Domingue
être suspectes.
et dont les longs travaux, ct
été enveloppés dans la proscription, du caractère des noirs,sen
une étude apprefondio du génie et
doient les sages conseils bien utiles en ce morzent! --- Page 96 ---
78)
jenne et turbulent, qui ne connoissant
lement lés objets même qui le
que encoreauperficist
puis son eufince, manque
frapperit habituellentent devenir administrateur en rarement, lorsqu'il s'avise de detraver par de fauses chef, de tout bouleversers ou d'ena
mesures le
trouvéétablis . Mais un mouvement régulier qu'il
habitations ne sauroit
procureur chargé de plusieurs
dire-égalesient à toutes;
diairements pour y faire son
ilichoisit ord'agrémens 3 ou qui flatte le séjour, celle qui lui offre plus
moyens d'y faire éclater une plus son orgueil 2 par les
ralement remarquer cette classede ostentation qui fait généqui couvrent la surface de
colons parmi toutes celles
ils se
propriétaires,
font Saint-Dontingie Rteprésentans des
tions odi ilne résident représenter à leur' toursurl leshabitapas, pardes
qui ont Sir mériter leur
gérans choisis parmi ceux
faveur, et
jours se modeler, quantau faste, qursachant presque tousouvent loin de les égaler par les sur leurs protecteurs, sont
nistration.
talens. propres à ladmi-.
établis.
bewehwasverunilan
Un procureur visite les
par ceux qui les ont
soins, une, deux Oil trois fois
habitations confices à ses
quelqnefois biert plus rarement. parmois, IL
selon Wéloignement,
une maxime générale" : le blanc ne règuelà doit Sainc-Deningue
zis-à-vis du nègre.
jamais avoir tort
comptes de
L'éxamen se borne donc à
gestion, à voir si
recevoirles,
atiré du tempsle meilleur
l'administrateur en sous-ordre
plutôt
parti possible : mais
jamais, on ne.s'enquiertsil a
rarement, ou
une conduite sage, une surveillande exercé envers l'attelicr
a infligé à des individus des
douce et mesurée; s'il
justes... An reste, à qui aller faire châtimens rigoureux et ins'assurer de la vérité?. Orlinairement Ces questions, et comment
devoir consultér, est. lel seul intéressé lel seul qu'on croye,
moyen certain d'être
à tout cacher. Un
instruit, seroit dhai-tngsr-icacomianat
une conduite sage, une surveillande exercé envers l'attelicr
a infligé à des individus des
douce et mesurée; s'il
justes... An reste, à qui aller faire châtimens rigoureux et ins'assurer de la vérité?. Orlinairement Ces questions, et comment
devoir consultér, est. lel seul intéressé lel seul qu'on croye,
moyen certain d'être
à tout cacher. Un
instruit, seroit dhai-tngsr-icacomianat --- Page 97 ---
(79)
mais en secret, et, après les avoir
deurs, ou des snjets'sArs, contre la crainte, de rester ensuite
préalablement raffermis
Mais un homme assez zélé
en bute à une cruelle vengeance. recourir à cette méthode,
pourl le bien, assez huimain pour
lezo-colonie,
ecroit bientôt dénoucé, comme un coupablede est donc sûr
les plus grands. risques, Ungérant
et courroit
tant qu'il ne donne pas à son patron
de conserver sa place;
ou'quil sait tenir
desmotifs particuliers de mécontentement, dans un certain
la main à ce que les choses ne tombent pas du côté du tort
point de désordre, qu'on n'envisage jamais que
du reauxintérêts du maitre, et sur-tout
qwil peut apporter
présentant (1)-
si faciles à diriger et si licratives
Ces sous-procurations, à proprement parler : les bénélices
pour les procureurs, sont,
en doute
On ne sauroitréroqner
simples de Saint-Domingue. d'entr'eux, qui se manifestent
les talens d'un grand nombre
leshommes' qui ont honoré cete état,je ne citerai que
() Parmi
des habitations
Barré de Saint-Venant, et Odelucq 1 procureur
où éclata
fut massacré par les noirs révoltés , lei jour
Galiffet , qui
est recimiandable par des conTinsurrection de 1791. Le premier
surla superbe habitanoissances et par des talens qu'il développa
firent un
dont ses travaux.et son administration
tion Duplaa, d'admiration, et laissoient dans l'esprit du voyageur.
objet digne l'idée la' plus imposante de la colonie de Saint-Domingue:
étonné,
Artaud, procureur des habitations Bonneau,
Je nommeraiencore. devoir de rendre cet hommage à la vérités
au Limbé:jeme fais un
par lenr'esprit, leur
et à des hommes, qui se distinguèrent trop
sage et hugour pour l'observation, et par une administration coloniaux. Je
maine, pour ne pasles croire au-dessus des préjugés s'fls, étoient aces cite, dis-je, d'a utant plus volontiers expérience que,
pourroiont
tuellementen Rramlsgnlsstesalhere
dtro d'uns grands utilité.
de rendre cet hommage à la vérités
au Limbé:jeme fais un
par lenr'esprit, leur
et à des hommes, qui se distinguèrent trop
sage et hugour pour l'observation, et par une administration coloniaux. Je
maine, pour ne pasles croire au-dessus des préjugés s'fls, étoient aces cite, dis-je, d'a utant plus volontiers expérience que,
pourroiont
tuellementen Rramlsgnlsstesalhere
dtro d'uns grands utilité. --- Page 98 ---
(180 )
sur-tout dans les habitations
directe. Il en est ou le quisont sous leur
tisfait,
coeur le plus sensible administration
que l'ceil est
est aussi saPair de grandeur qui y agréablement brillent.
étonné par lordre et
préjugés : et un des plus enracinés Mais le nègre aussi a ses
contre procureutrs, gérans,
est celui qu'ila conçu
conque exerce sur lui une autorité économes, et généralement quide propriété. Ce, préjugé s'étend qui n'émane pas du droit
colonie, et doit
dans toute létendue de la
qui caractérise la peut-être son origine à l'excessive
lesy noirs
classe des gérans et
sévérité
Portent en revanche une
économnes; auxquels
qu'ils manquent rarement de haine et un mépris mortels,
en trouvent Poccasion,
manifester toutes les fois
Pouvoirqu'ils
sans trop, se. compromettre qu'ils,
terreur. Lcs détestent, mais qui ne
avec un
maitres hais de leurs leurinspire pas moins de
Bicncoupatiles, carils lie le sont esclaves sont, selon moi,
humains. La sévérité
jamais pour peu
fondée f.
même n'y fait
qu'ils soient
sur la justice : mais les
rien, pourvu qu'elle soit
féreroit millé fois de subir les économes!. Unnogre préd'être mutilé par celui dont il châtimens les plus
mne propriété,
se regarde lui-méme rigoureux,
part de celui que de recevoir un seûl coup de fouet comme
confiance qu'il regarde comme un valet
de la,
de leur maitre
qui abuse de la
un joug: cruel et insupportable. commun, pour appesantir sur lui
bien rare. de trouvér
Ilest juste de dire
a'ntténuer
un seul del ces hommés
qu'il est
cesentiment
qui cherche
de diriger : en général, humiliantdany ils
ceux. qu'il est chargé
aussi engonés de Pidée de sont aussi durs, aussi
qu'ils sonti
Jeurs talens en
vains;
ignorans et dépourvus
admintitation,
notions nécessaires
d'humanité et des
et qu'aucun
pour conduire des hommes comme premières
tels. Mais certainement nes'avisa jamais de
eux,
comment Iont-ilsdonc
regarder comme
pour administrep Ils trouvent
de diriger : en général, humiliantdany ils
ceux. qu'il est chargé
aussi engonés de Pidée de sont aussi durs, aussi
qu'ils sonti
Jeurs talens en
vains;
ignorans et dépourvus
admintitation,
notions nécessaires
d'humanité et des
et qu'aucun
pour conduire des hommes comme premières
tels. Mais certainement nes'avisa jamais de
eux,
comment Iont-ilsdonc
regarder comme
pour administrep Ils trouvent --- Page 99 ---
(8i )
la machine toute montée ou - à-pen-près, ils continuent
vent
ils
sauf à être snis dehors
à la faire aller comme peuvent,
d'habitations ou le
s'ils la détraquent... .., I1; y a peu ou point
changesouvent de gérans
malverasicospereude, pas, qui.ne
Delà, un redoublement de mépris du mègre;
et d'économes.
vraisemblablement
à qui ces changemens plaisent beancoup,
et dans l'esparcé que la haine qui Panime en est satisfaite; :
d'en être délivré une bonne fois Et ce sont pourpérance hommes à
l'on confie Padmninistration d'un
tant ces
qui
nombre même, et des pluis
grand nombre, du plus grand
considérables habitations de la colonie :.: Inde mali
labes.
Les inornes de Saint-Domingue n'offrent pas ce coup-d'oeil
et stérile des montagnes d'Europe. Plus élevés génésauvage
de France, ils offrent à l'oeil satisralement que nos côteaux
moins riante et aussi pittoresque;
fait une perspectivenon
d'un abord facile : mais lob.
elles sont d'une pente douce 2
servateur. n'en est pas moins étonné du parti que l'industrie a
C'est là
admire un nombre infni d'habitasu en tirer.
qu'on
beaucoup
tions, les, unes immenses, dwatreicamsitgalbie,etl
de médiocre importance. Dans toutes on' cultive le café, cet
au commencement de ce siècle
arbre précieux,, transplanté
dans nos colonies, dont le produit est aujourd'hui une des
richesses de SaintDomingue et de la France, et,
principales
habitans
met ceux, qui le cultivent en état derivaliseravecles
sucriers, leurs anciens en agriculture, Ces mornes renferment
et opulentes :
des quartiers ou paroisses étendues, peuplées
c'est là que va la presque. totalité des noirs' importés annuellement à Saint-Domingue, 2 soit pour réparer les pertes des'
premières habitations établies 7 soit pour augmienter des
forces-de celles moins anciennes,-et qui sont susceptibles
d'accroissement; ou pour fournir un nombre de bras sufhTomel.
F
sucriers, leurs anciens en agriculture, Ces mornes renferment
et opulentes :
des quartiers ou paroisses étendues, peuplées
c'est là que va la presque. totalité des noirs' importés annuellement à Saint-Domingue, 2 soit pour réparer les pertes des'
premières habitations établies 7 soit pour augmienter des
forces-de celles moins anciennes,-et qui sont susceptibles
d'accroissement; ou pour fournir un nombre de bras sufhTomel.
F --- Page 100 ---
sant
- 82
pour cellcs qu'on établit tous les:
Tdiablisement dès
jours
.
En
quartiers des mornes
géniéral,
long-temps: les plus anciens étoient
ne-date pas de
Jlorsque les plaines étoient
enfriche et inhabités,
t-on. dans ladéja florissantes: A u8si
des
plupart une foule
remarque.
nouveaux
d'inconvéniens
ne.
voit point. établisemens: dans les plus ançiens inséparables
régner cette uniformité,
mème, on
sceatirseipereeiese
Cet ordre admirable
parvenues à leur point de. sucrendinétmatdepuia
les maintenir dans cet perfection, on ne
long-temps
tation est'
état : mais dans les s'occupe que-de
rement a ruinéeyet comme on dit à Saint mornes une habiboue,: .a avant que le
Doasingue,emtisfureur de l'augmenter sans Propriétaire ait senti. rallentir la
miers terreins comme de ceux - cesse. dés Iln'en est pas de ces derment profonds et d'une fertilité plaines, Ceux-ci, extrèmeprincipe, 33 par cela mème, à incroyable, la
nuisoient dans le
celle, du sucre. Parvenus;
qualité de la canne et à.
vail successif et habituel, Par le laps de tempdet par un tration, ils couronnent
àleur point de bonté et de perfectravaux qu'ils onit anjourd'hui et paient avec usure
coltés, et
les
vateur des ressources
assurent pour Pavenir au cultiseront dans mille ans inspuisables. ce
En un mot, les plaines
la fécondité. Les
qu'elles sont aujouralbhar, quant à
sont couverts.s montagnes ou mnornes de
seulement. d'une couche de Saiat-Doningue
terreau, dont la
terre, ou plutorde
variété non moins profondeur grande varie à Pinfini, et cause une
moins de. bonté des fonds dans la qualité et dans. le plus
une partie de bois; aussi : le propriétaire d'un terrein abat ou:
dépouille a formé,
anciens que le monde, ei dont la
terre (pour m'exprimer par succession des temps, cêtte créme de
ne sauroit être comparé, ainsi) d'une fertilité à laquelle rien
ces arbres
Un-soleil brolanta bientôt
monstrueux, et leurs branches
desséché
abattues : lei moment
. bonté des fonds dans la qualité et dans. le plus
une partie de bois; aussi : le propriétaire d'un terrein abat ou:
dépouille a formé,
anciens que le monde, ei dont la
terre (pour m'exprimer par succession des temps, cêtte créme de
ne sauroit être comparé, ainsi) d'une fertilité à laquelle rien
ces arbres
Un-soleil brolanta bientôt
monstrueux, et leurs branches
desséché
abattues : lei moment --- Page 101 ---
(.837
rient oi le feu dévore toit, n'épargnant que les troncs,
laisse à la place une couche épaisse de cendres ; et
et l'opération la plus facile 1 et "avec une' négligence
par dont l'exemple vient des premiers cultivateurs, qui travailloient comme si leur propriéts ne'devoit. jamais. finir 2
calé. Les. désaon a bientôt terminé tne plantation à
mmal,
vantages d'une manière d'opérer aussi pressée, aussi
cntendue,ne tardent pas à se faire sentir. Dans-les belles
saisons de l'année 5 des avalaisons', telles qu'on ne con-,
noit rien en Europe de semblable,. viennent journellement
balayer celte. surface d'une terre cendreiise et légère, que
le travail achève de rendre telle. Des torrens, d'eau tra.
versent la jeune plantation en tout seus 2 et leurs flots,
réunis dans des ravines profondes 7 emportent dans les.
heureuses plaines oit rà Ja'mer cette précieuse déponille
des montagnes. En un mot,lanouvelle.piècs de cafe, parvenue à lage-de denx ou trois ans, 7 commence à peine à
produire ses premièrés graines 2, que la terre a déja perdur
tous ses sels et sa fécondité par. ces arrosemens rapides
La
récolte n'est pas finie: qu'on
- et fréquens.
première
voit déja les jeunes arbres dépérir, et le cultivateur, qui,
prévoit la' fin prochaine de cettel ressource 2 ne songe guère
à soutenirleur existence débile; 'et: s'occupe déja d'abattre.
une nouvelle partie de bois, et d'y substituer des plantations
nouvelles, dont le sort égal est connu d'avance. Telle esq la
manière primitive d'opérer; telle est celle qu'on suit encore
aujourd'lui communément, à un bien petit nombre d'exceptions près, et qu'on suivra vraisemblablement; jusqu'à ce
que les mornes 2 n'étant plus composés que d'une terre désans
et dépouillés entièrement de tous ces
graissée 1
sel:,
a
bois antiques que le cultivateur avide et peu prévoyant
aussi peu ménagés que s'ils ne devoient jamais finir, ne pré2
ière primitive d'opérer; telle est celle qu'on suit encore
aujourd'lui communément, à un bien petit nombre d'exceptions près, et qu'on suivra vraisemblablement; jusqu'à ce
que les mornes 2 n'étant plus composés que d'une terre désans
et dépouillés entièrement de tous ces
graissée 1
sel:,
a
bois antiques que le cultivateur avide et peu prévoyant
aussi peu ménagés que s'ils ne devoient jamais finir, ne pré2 --- Page 102 ---
84)
sentent plus qu'un ensemble de terreins
abandonnés comme inutiles,
ruinés', et soient
reste, I encore. 7 qui
pour courir aux lieux; s'il en
en peut
promettent de nouvelles
excepter un bien petit nombre
ressources. On'
qu'une situation particulière
d'endroits
a fait participer clair-semds,
desplaines, et qui sont couverts d'arbres
aux' avantages
peu qu'ils soient
à café,
soignés, et même sans l'être:: éternelspotur
IL y auroit sans doute des méthodes
plus économiques et plus
plus ayantagenses 3
existe certainennent dans les' conservatrices des. fonds. Il en
mais que peu se soucient mornes même des exemples,
sauroient convenirà des d'imiter. Ces mesures lentes ne
vorés de la soif
hommes pressés de jouir, et déd'amnasser. Il faut des
pour entretenir d'ançiennes
forces considérables
dient de les
plantations , il est. plus expéd'en faire de abasdonner, d'abaitre du bois debout
voilà le
nouvelles. Enfin, il faut faire du
2 et
Delà langage et le but éternel et
revenu :
des quartiers entiers
éxclusif du colon.
dans la plupart des
usés, et bientôt inutiles;
autres 2 ces vastes
dela,
incultés, et CEs montagnes dont la terreins stériles et
à peine de quelques
cime est enicore ornée
bouquets de
croupe est abandonnée ou
bois, tandis que leur
prêtes à l'être. La
couverte de quelques
n'est
dévastation de ces
plantations.
pas. en elle-méme le mal
terreins précieux
donne lieu à des inconvéniens qui m'occupe, mais elle
objet, et auxquels je vais venir. que j'ai principalement Pour
Ces
opératione, quelles qu'elles
nombre de bras. On se feroit soient, exigent un grand
produit en premier rapport d'une diflicilement une idée da
produits suivans déclinent
pièce d'arbres à café. Les,
du cultivateur ne décline progressivement : Pavarice seule
Pas ; un premier succès ne fait
reins précieux
donne lieu à des inconvéniens qui m'occupe, mais elle
objet, et auxquels je vais venir. que j'ai principalement Pour
Ces
opératione, quelles qu'elles
nombre de bras. On se feroit soient, exigent un grand
produit en premier rapport d'une diflicilement une idée da
produits suivans déclinent
pièce d'arbres à café. Les,
du cultivateur ne décline progressivement : Pavarice seule
Pas ; un premier succès ne fait --- Page 103 ---
(85)
de nouveaux succès
P'enflammer. Il ne s'occupe, que
que,
à ce but séduisant : peu importe
pareils; tout est sacrifié
on.saura bien à force
qu'on n'ait pas un attelier suffisant,
: deux boutslui, faire : atteindre 51 les
de surveillance ,
ordinairement que. le premier
Ailleurs les travaux n'ont
la suite n'est plus commoment de dur et de fatiguant,
d'une tàche uniforme et réglée : icile coopérateur,
posée que le véritable ouvrier, déja privé d'une récompense
ou plutôt
droit d'espérer 1 loin: : d'obtenir au
directe qu'il seroit en
que. celle d'une
n'a d'autré perspiective
moins quelque repos,
d'une lannée sont
augmentation de travail, et les fatigues les années suile signe de plus écrasantes encore dans d'esclavage , qu'on
vantes. On lui adjoint des compagnons
ou
à bord des négriers , maist M toujours
presque
se procure.
insuffisant. D'ailleurs ces nouveaux
toujours, 2 en nombre
dans l'inaction,. sont peu
arrivés,qu'on laisse long-temps
qu'ils y aient acquis Paptifaits au travail, et en attehdant
augmenté, les
tude nécessaire 7 le nombre ai beau paroitre ét le redouforces réelles ne le sont pas en proportion nécessairement ,
sur
blement de travail et de fatigues tombe
les anciens.
les richesses de Phabitant
Le cafcier 9 parvenu, à égaler
de briller:a aussi par le
sucrier, ne tarde pas à être jaloux
La nature se remême air de grandeur. et d'opulence. à la
dans les mornes 1
magnificénce
fuse' presque par-tout,
élablissemens : il est'rare.
et à la construction des grands
trouver une place.
même que les plus médiocres pnissent y
les, endroits
Il faut escarper 1 élargir le terrein 3 combler. des peines
profonds, et couper des croupes entières avec
à
indicibles: : il faut fouiller des fourneaux
et des fatigues
et du bois par des sentiers
chaux, charroyer des roches
F 3
fuse' presque par-tout,
élablissemens : il est'rare.
et à la construction des grands
trouver une place.
même que les plus médiocres pnissent y
les, endroits
Il faut escarper 1 élargir le terrein 3 combler. des peines
profonds, et couper des croupes entières avec
à
indicibles: : il faut fouiller des fourneaux
et des fatigues
et du bois par des sentiers
chaux, charroyer des roches
F 3 --- Page 104 ---
Toides et
(86)
il. faut escarpés , et souvent a une distance
des' édilices. transporter des pièces énormes
considérabley
Dans les
pour la construction
pentiers ;
sucreries, OII a des
à leur pionniers ou fossoyeure,
maçons s char.
da besegne respective. Ici Pattelier exclusivement attachés
partie la plus
remplit
dice de sa't tâché fitiguante : de ces travaux, tour-a-toir
n'empéchent ordinaire, que des
sans préjupas d'aller son
détournetigna écrasans
veillance d'un cultivateur train, grace à l'active sur-",
état de ses plantations, plus jaloux de maintenir le bon
le contentemenit
que de faire régner le.
trop
parmi des êtres
bonheur et
accostutmesa
qu'ils ne se sont
à périr; et dontla regarder comme destinés à travailler que
calcul gni les perte individuelle est mème
ou
console
soumise à un
perte d'un"erclave d'avancesme la
de ceux
est payée au,
perstasion que la
qui restent, 2 et dont
décuple Far les travank
maux. cmy Troos
li.vigueur
- C'est ici le' lien
survia-tnt de
ébauché : c'est ici de rappeller le tableau que j'ai
et de désordres qui que jei pourrois joindre une foule de déja
des autres.
affligent Phumanite et
traits
chezi
In'y a pas d'hommes si
naissentles uns
qui un itravail excéssif,
dociles, si vigolureux,
n'amène le
même sans être
le: décourageimenit: mdcontenterment. De ce sentiment nait gratuit,
dansle noir
bientôt
niaissent une. lotlede maux' Sur-tout, du découingement
leur: comble et sans reméder; destructeuirs. Jls. sont déja à
cruel se: fait encore itlusion ; que' l'avarice d'un maitre
nité et de's ses.tnrbaros
sur: le-résultat de son
en
inhumn--
codte pour former un spéculations: J'ai déja dit CG qu'il
veanx , qu'on achette attelier,d de partis de noirs nouhommes achetés à un prix successivement. La perte de ces
excessif, est désolante: : mnais enfin
euirs. Jls. sont déja à
cruel se: fait encore itlusion ; que' l'avarice d'un maitre
nité et de's ses.tnrbaros
sur: le-résultat de son
en
inhumn--
codte pour former un spéculations: J'ai déja dit CG qu'il
veanx , qu'on achette attelier,d de partis de noirs nouhommes achetés à un prix successivement. La perte de ces
excessif, est désolante: : mnais enfin --- Page 105 ---
(87)
n'est le plus sout vent, que le fruit d'un germe
leur mort
, ou le résultat:
mortel . qu'ils renferment en eux-mêmes, lel spectacle qui
d'in: préjugé fortement imprimé, d'après attend, La cruauté d'un
les enviroune, sur le sort qui les
faire envers des
maitre n'a point de reproches directs, à se fleurs dont on
meurent encore couverts des
hommés qui
decouvririeuts chaines
s'cfforces dans les premiers momens', dirai-je des'atteliers
Tavenir- Mais que
et de.lenr dégniser
ont donné d'abord des.
faits,deja formés au travail, et qui
de les ménager,
espérances - qui, , loin d'être un 2 motif surcroit de travails
semblent au contraire donner lieuà un.
la'l douceur
si.on envioit à ces infortunés , jusqu'à
comme
insensiblement: tià leur état et à leurs maitres.
de s'attacher
état de Pesclave: à quium
J'ai: peint mapidement.llieuress
faire
maitre, guidé par la prudence et par Phumanité,sait à force de soins
ou la lui fait oublier
bénir sa sservitude, la vérité me force de parler également de
et,de bienfaits 5
barbare et aveugle sur ses
lêtre malhcureux, qu'um tyran
de misère et de
propres intérêts, réduit au dernier dégré conserver. pour un
rdésespoir: Quel attachement pourroit-il 2-Tout) lui devient; insupétat.o que: tout le porte àx détéster
solitude
fuit la - société del in ses: semblables; la
portablegil charmcs
lui,et il y passe; tous les moseule-à des
pour de disposer : son: mnique plaisie:
mens dontil lui est permis
cabine auprès d'un
est de réster enfermé dansi saitriste
9 et
ardent, dont la chaleur exalte son imngination
1 foyér
les sentiment-de ses peines. LA, assis sur
semble aggraver
sur les
et.le visage
les talonsy,1és coudes appuyés
gonoux, de la nuit
cachd'dans ses deux mains;il; passe une partic
et à
les témps - heurenx de son enfance 1
àse rappellér
le
soir le.sort la conduit, à son
comparer tristement pays
lni exagère les
ancienne F patrie 2 dont son état présent F. 4
les sentiment-de ses peines. LA, assis sur
semble aggraver
sur les
et.le visage
les talonsy,1és coudes appuyés
gonoux, de la nuit
cachd'dans ses deux mains;il; passe une partic
et à
les témps - heurenx de son enfance 1
àse rappellér
le
soir le.sort la conduit, à son
comparer tristement pays
lni exagère les
ancienne F patrie 2 dont son état présent F. 4 --- Page 106 ---
(88)
sharmesa Le retour du
lers sentiment.di bonheur jour, qui excite la joie et
reux, ne fait
dans le: : coeur de
réveillé
maux
que renouvéller dans le
lesclave heuqui Paccablent, et
sien le
un instant. Le
que le sommeil lni souveniredes
meme
ver rongeur qu'il
avoit dérobé
ses reveille tale signal
porte en-dedans de luivrage, ikus'y. rend.
accontumé T'appelle à l'ou:
crainte du châtiment ponchalamment lui tient'
- et à contre. coeur :
épfouver pour les intérêts lieu: d'un zèle qu'il ne
la
penseroit si cela
d'un' maitre
sauroit
étoit en rson
injuste. Ils'en disn'étoient 5 continuellement
pouvoir 7 et sises.
commandeur armé d'un fonet frappés par la vue du - terrible yeux
de Femarquer içci cette ardeur inenacant. On est bien loin
qu'onvoit ailleurs, ni ces chants au travail, cette émulation
lai mesure.
joyenx dont
rable;
parfaite sont marqués avec une Pensemble et
par tous les instrumens de
précision admiquiyutombant.
l'attelier le plus
qu'ils
wigougtsement.et en cadence mombreux;
entr'ouvrent, ne
sur la terze
reux garde
fmapemtqu'unts seul coup. Ler
quefois, à ordinairement un morne
malheu.
son goût. nâturel
silence; ou s'il cède
n'est que, pour
et dominant pour le
quelexprimer. sa: douleur
chant, ce
liques : les paroles,
par des' airs
des énigmes
empruntéés d'un
mélanco.
les
obscures pour un: maitre langage inconmn, 7 sont
malédictions qu'elles
qui ne comprend pas
trop inteligibles
renferments mais elles
sentiment
pour ses
nersont que
qui Tanimey lui compagnons , qui,
et
partageant-le
font
répondent par de
force répéter aux échos des sons
tristesirefreins,
seule le.r retient à
plaintifs et lngubres. La
sa tache, il y est contraint l'ouvrages ets'il remplifbien Oi mal
sence continuelle des hommes par l'effroi que lui cause la préveiller, lesi travaux, Le
noirsou blancs, chargés de surforces
déconragement achève
épuisées ; dans les heures qui
d'affoiblir ses
luilappanienene; ; loin
ter aux échos des sons
tristesirefreins,
seule le.r retient à
plaintifs et lngubres. La
sa tache, il y est contraint l'ouvrages ets'il remplifbien Oi mal
sence continuelle des hommes par l'effroi que lui cause la préveiller, lesi travaux, Le
noirsou blancs, chargés de surforces
déconragement achève
épuisées ; dans les heures qui
d'affoiblir ses
luilappanienene; ; loin --- Page 107 ---
(89)
utilité,il ne cherche que les
de travailler pour sa propre
ou pour rèver' tristelieux retirés pour s'y livrer, au repos allerloin 1
d'un séjour et de
ment à ses peines; ou bien, pour il fuit dans les bois, ou, exposé
la vue d'objets qu'il déteste,
il reste jusqu'a ce que la
à toute l'intempérie des saisons,
inutilement
misère le force d'en sortir, et d'aller implorer 1
exis-.
clémence du tyran:. Le soin de sa propre
pent-être ;la
cédant aux besoins, et à la faim
tence l'occupe à peine; ; etsi, nourriture , il semble choisir
qui le presse, il prend quelque lui étre nuisible, et'satisfaire
par préférence tout ce qui peut lel desir si naturel de se voir
L'amour et
un goit dépravé.
deviennent étrangers aunêtre
reproduire' dans ses enfans, lui devient aussi indifférente
aussi misérable. Sa compagne
si la voix puissante de
que tout P ce' qui T'environne, ous maus, et leT porte a
Pinstinct létourdit un instant sur' ses
tendre fruit
quel espoir y a-t-il que ce
la rendre.mère,.
le, menacent avant même
échappe, à tous les dangers qui 11 heureux se plait à être
de voir. le jour? Autant Thomme
ne :3 l'est na
t
der nombreux- enfans, 2 autant celui qui
environné 1
la crainte de partager avec - eux, son
pas, est retenu par.
écoute souvent moies le cri
infortune. L'esclave mécontent celui
P'opprime ; etil
de la nature que sa haine pour
qui qu'il. préfere
n'y amalhenrensement que trop d'exemples de contribuer à
de commettre un crime affreux, plutot que Trop souvent
Penrichir,'en lui donnant un sujet de plus.
devoirs
des mères 19 barbares et abruties oublient tous les
aussi
insensibles à un sentiment que les
de.la maternité, et sont
1 ft : et si de jeunes innoanimanx même ne méconnoissent pas
314 heureux pour survivre à des attentats dont
cens sont. assez.
leur fréle existence résisteroitla nature frémit, comment
leur berceau?. Quels
elle à tous les maux 6 qui assiégent
leur avoir
de
regrettantdel
soins attenidroient-ils parens.qui,
oublient tous les
aussi
insensibles à un sentiment que les
de.la maternité, et sont
1 ft : et si de jeunes innoanimanx même ne méconnoissent pas
314 heureux pour survivre à des attentats dont
cens sont. assez.
leur fréle existence résisteroitla nature frémit, comment
leur berceau?. Quels
elle à tous les maux 6 qui assiégent
leur avoir
de
regrettantdel
soins attenidroient-ils parens.qui, --- Page 108 ---
donné le
(90)
préferent jour, ne: font rien, pour le leur
à
quelquefois de le, leur arracher conaerver, 9 et
eux-mémeés ()?
et:dese l'arracher
Une situation aussi
roit durer long
pénible, arissi
temps sans
malienesexns saue'est-au momént où les écailles produire des fruits amers, et
deveoient tomber des
de Dintérét et de
yeux, du
Favarice
survivoit à son propre
colon, si ce sentimment ne
dis-je, que loin de s'accuser supplices c'est dans ce. moment,
ment , on ne manque jamais soi-mème etson propre avengleisont la suite à une Qu
d'attribuer les maux qui en
tant plus terribles
plusieurs mains scélérates, d'auçonne dese cacher pariilafoule qwina-estineantun,s et qu'on soupUne affreuse mortalité
quis'efforce de les couvrir.
dont on est
commence à se déreloppers
frappé-ne sont
n
d'abord
Jea.coupe
que particlssiet quoiqne
(:) Les exemples du suicider ne
ou 0 platôty sont d'autant plus sont pas
nations
communs, ,,
rwreisinchemisgun
africaines sont
que les noirs de certaines
mortils retourneront Rstoaingrauen, qu'en se donnant la
Mais
isfailiblement dansle
Parortement et l'infenticide sont paysquilesa va haître.
mi-léresclives Ce crime a
encore plus
des embarras de la
quelquefois sa sourçe dansla communspar crainte
empdcliement au materaité, et dans le desir. de se livrer
toujours son
libertinagos mais ila plus
sans
principe dans, le
souvent et presque
qu'inspire un maitre détesté. De mécontentemment et dans la haine
Pas aux négreises pour
nombreux secrets ne
maternité : elles
détruire en elles-mémes le germe manquent de
la
parviennent d'autant plus
la
sureilaaca. Jue
facilement à tromper
point de regar.der comme besscaup-demaltres un malhenr poussent la brutaliré, au
les' ceintes,et comme Perde pour leurs d'avoir des Regresses en.
méres enlévent au travail,
lnéras,tepen a'instans que
nourrigons.
pour l'employer au soia de leurs
Soutadniattieton de pareils bermmes: l'enistence
de
la
parviennent d'autant plus
la
sureilaaca. Jue
facilement à tromper
point de regar.der comme besscaup-demaltres un malhenr poussent la brutaliré, au
les' ceintes,et comme Perde pour leurs d'avoir des Regresses en.
méres enlévent au travail,
lnéras,tepen a'instans que
nourrigons.
pour l'employer au soia de leurs
Soutadniattieton de pareils bermmes: l'enistence --- Page 109 ---
(91)
généralement répandu,
le germe du mal soit déja presque
encore de substituer. la douceur, 1 un régime
il seroit temps
les seules mesures propres
paternel, à unrégime de fer : mais
doit
Combien
à réparer tout; sont les seules qu'on néglige.
l'homme
et facile à s'allarmer,
être aigri, soupçonneux
ruiner *
en un clin d'ceil
qui a vu on cru voir lc poison
Je ne
et le fruit de vingt ans de travaux!
son patrimoine
les détails de ces sortiléges, de ces.
m'étendrai pas ici sur
dont les
empoisonnemens et de ces redontables Makandas,
d'un bout de la colohistoires merveilleuses sont répandues
obtieunent le même dégré de croyance
nie à Pautre, et y
leur est
de ces mêmes hommes qui, par une bizarrerie qui
sur.ce point au nègre de l'adresse,
particulière, supposent
-
de Phabileté, dès connoisances, et sur-tout une profonde
tandis que," sur tout le reste, ils s'opiimpénétrabilité,
niàtrent à le considérer comme un être stupide; dépourvu
moins de dangers que celle des
des enfans nés ne courtguèredes
enfans à naître : T'insouciance des maitres , les maladies,
communs à cette race d'hommes s et dont per.
gouts dépravés 2
souvent, le crime
sonne ne prend soin de les défendre, et,trop ,
resecret de leurs parens 5 tout conspire contre eux. Mais sur qui
les causesde ces maux et le blâme de ne les avoir point préjetter! sicé n'est sur des hommes durs, avares etinsoucians, et
venus, les faux calculs d'un vil intérêt rendent insensibles à toute
que
Thumanit89Quel exemple plus propre.
les souffrances quiaffligent
témoignage plus
àl leur ouvrir les yeux. et en mdme-tempofquel
oût
fort pourroit s'élever contre eux, que. celai de ces babitations
des enfans nombreux, brillans de. joie etde sinté; sont tour-à-.
tour l'objet des soins de leurs parens ct. d'un maître bienfaisant,
et qui achevant d'attacher les premiers à leur situation actuelles
sont l'espérance du second, et le raffermissent d'avance, contre
les événemenst..
àl leur ouvrir les yeux. et en mdme-tempofquel
oût
fort pourroit s'élever contre eux, que. celai de ces babitations
des enfans nombreux, brillans de. joie etde sinté; sont tour-à-.
tour l'objet des soins de leurs parens ct. d'un maître bienfaisant,
et qui achevant d'attacher les premiers à leur situation actuelles
sont l'espérance du second, et le raffermissent d'avance, contre
les événemenst.. --- Page 110 ---
de la plus petite
(92)
partagé de Phomme, partie des attributs moraux qui sont
sert'
auquel les plus indulgens
le
dintermedinire avec les animaux.
croient qu'il
Que penser en effet d'une
épidémique, ést uniforme dans maladie qui s sans être
attaqués, se manifeste
tous les sujets qui en sont
mêmcs dans tous,
par des symptômes qui sont
surla totalité, d'un et,qui se propage sur une partie,
les
déplorable d'être attelier,avecs une
souvent
forcé de dire;
elfrayanterepidinet Ilcst
que les moyens pris
qu'iln'y a quetrop
affreuse
pour arrêter le mal
dexemples
être atteints. inquisition exercée parmi ceux qui consistent en une
frémir
De-la des, supplices, des restent sans en
Thumanité, et dans
horreurs,q qui font
et raffermais par la furcur lesquelles des hommes, 21
crainte. de
et P'esprit de
aveuglés
Tanimadversion des loix vengeance, sur, la
riem,,
majs auxquelles un
qu'ils comptent pour
rendre toute léur force, juge intègre et ferme pourroit
bourreaux avec un raffinement s'abaissent à rémplir l'office de
dé-leçon aux infortunés. forcés de barbarie qui pourroit servir
a1 est incontestable
ailleurs de
n'est
que' len soupçon de lerremplir parétat,
pas toujours fondé sur des poison et de maléfices
preuves
chimères; il
fiuneste 1 irrécusables qitil s'est trouvé des
existe des
talent vient
hommes à ce
ft
originairement
qui
mement 4
commun, et qui, pour d'Afmique,on il est extréner Vattention, ont. eu la, férocité donner le change, et détourProches, sur leurs
de: Fexercer sur leurs
eux-mèmes,
femmes, sur Jeurs
, lorsqu'il ne leurrestoit enfans, et enfin sur.
àimmoler.. On a vu souvent aussi plus d'autres victimes
retomber sur les meilleurs
l'effet de leurs crimes
(lexempleinten est,pas
des maitres; qui
rare)
quelquefois
sément parla méme main fioientnccablés et ruinés préciguer le pluis de faveurs et alaquelle de
ils.se plaisoient à prodibienfaits : mais quelle contrée
,
femmes, sur Jeurs
, lorsqu'il ne leurrestoit enfans, et enfin sur.
àimmoler.. On a vu souvent aussi plus d'autres victimes
retomber sur les meilleurs
l'effet de leurs crimes
(lexempleinten est,pas
des maitres; qui
rare)
quelquefois
sément parla méme main fioientnccablés et ruinés préciguer le pluis de faveurs et alaquelle de
ils.se plaisoient à prodibienfaits : mais quelle contrée --- Page 111 ---
(93)
de
de ces ames atroces, aussi peu susceptibles
ne renferme
des plus horribles forfaits? ?
reconnoissance que capables
plus
Les maitres les plus humains 7 et en nème temps,les
nesont pas les plus prompts à Pexercer.
enclins a'la justice, Pexistence du crime 7 ils temporisent longConvaincus de
Pinnocent et le coupatemps dans la crainte: de confondre
se, borne
à le découvrir, leur vengeance
ble. Parviennent-ils
dont le
fait touàrle livrer, au glaive des loix,
jugement d'un, attelier
jours une'bien plus forte impressionisur l'esprit
d'une contrée entière , que tout ce qu'une
et de tous ceux
avoir de terrible et d'effeayant. Mais
punition.arbitraire peut
toccasion',,
lorsqu'on a le malheur de donner, 2 en parcille
et l'esmanière de voir opposée; lorsque la fureur
dans une
ont fait taire 2 même celui de Tintérêt;
prit de vengeance
fonction dej juge. est jointé à celle.
lorsqu'enfin la redoutable d'un maître violent et irrité;
de partie ; en la personne
existe un coupable, et que:
comment acquérir la preuve qu7il préféré la mort à un odieux
les victimes elles-mâmes n'ont pas
comment
esclavage 2 ou si ce coupable existe réellement, innocens quz
parvenir à le découvrir au milieu. de cent
pas ou qui' le protègent par leur silence,,
ne le çonnoissent
qu'ils épronau mécontentement
avec. un zèle proportionné d'un trait, d'un mot suffit pour comprovent? Le souvenir
plusieurs : un soupsnettre un sujet, pour en compromettre convaincante dans
com,n rien se transforme en une preuve être le maitre.
l'esprit de Phomme assez malheureux pour
un,
ajouter le prix qu'il lui plait. Une horrible question,
d'y
arrachent facilement desaveux, à linno-,
supplice prolongé il
seul ou avec d'autres 5 le vrai coupacent même : périt
loin de lui, rit 'en'lui-méme.
ble, qui a.su détourner l'orage et se hâte' de recouvrir ses
de la furenr inutile du bourreau,
comviolence, au nioment qu'elles
plaies avec une nouvelle
assez malheureux pour
un,
ajouter le prix qu'il lui plait. Une horrible question,
d'y
arrachent facilement desaveux, à linno-,
supplice prolongé il
seul ou avec d'autres 5 le vrai coupacent même : périt
loin de lui, rit 'en'lui-méme.
ble, qui a.su détourner l'orage et se hâte' de recouvrir ses
de la furenr inutile du bourreau,
comviolence, au nioment qu'elles
plaies avec une nouvelle --- Page 112 ---
mencent à se
(94)1
fermerse etla moins
loureuse de toutes, n'est
cuisantes la moins douacquiert, que parmi les pas la certitude que le malhenreux
immoler, sa main a
victimes quel la vengeance lui a fait
qu'ila laissé dérrière précisdment lui
épargné le
de nombreux
coupable 2 ou
Le reconnole-ilala
complices...
qu'il puisse exercer fin ? celui.ci, mourant
breux
sa haine
content pourvn
complices et ne choisit inestiaguible, déclare de nomcieux, les' moins fidèles
pas les sujets les moins
moins
pour les
préinnocens... eti il périt
accuser, 3 et sur-tout les
tion d'avoir nui jusqu'au emportant avec lui la satisfacabhorre
dernier moment au tyran
Je copnois des
qu'il
ponrrois dire éxemples de ces
dans
au juste à quel
effroyables scènes vje ne
toute T'étendue de la point elles se sont
en existe
colonie... mais
multiplitca
uniséul, et que le
qu'limporte, s'il
récompense qui lui étoit due.. juge-bourresi n'ait pas reçu la
Ona vu des esclaves assez
moyen de se mettre à
instruits pour connoitre le seul
ritable et humaina avoit Pabri, ou que quelque homme chaet s'aller jetter dans les edusisivictaprer bras
en semblable
il arrivé? un juge arrêté des deposiratires des loix cas,
les
par de vaines
Qu'estcherchoit prejuges,ou as SeZ corrompu
copsidérations pour
officistsement à
Pour vendre son
et avertissoit
étouffer Cet exemple silence, 7
teur étoit secrettenent le maitre
le dangerens,
renvoyé arec de belles dénoncé; dénonciapas; comme on pense bien, à
promeites, et ne tardoit
voir donné un exemple de payer chèrement la gloire d'afois, on déploya toute la fermeté et de justice. Si
par une haine
sérérité des loix, ce ne quelque" fat
le
particnlière des juges ou
que
coupable, ou eile furexeroée
des chefs contre
contre des homnes que leu
le dangerens,
renvoyé arec de belles dénoncé; dénonciapas; comme on pense bien, à
promeites, et ne tardoit
voir donné un exemple de payer chèrement la gloire d'afois, on déploya toute la fermeté et de justice. Si
par une haine
sérérité des loix, ce ne quelque" fat
le
particnlière des juges ou
que
coupable, ou eile furexeroée
des chefs contre
contre des homnes que leu --- Page 113 ---
(95)
médiocre ne put inettre au - dessus des loix (1)
fortune
rde la colonie chargés de veiller au'
Les administrateurs
étoit de leur prudence
maintien du bon ordre, crurent Qusl
où ils
de fermer les yeux ; et les exemples sont bien rares
del réprimer des excès qui cffaçoient tout ce que
s'occupèrent
envers Jes particuliers avoit d'iojuste
leur propre despotisme
si jaloux d'un pouvdir dont
et d'ontrngeants" Ces hommés
si
d'étendre les. bornes, ct quilsexercerent
ils ne cessèrent
montrèrent constamment
souvent contre les personnes', se
envérs le droit de propriété;
remplis d'un respect religieux
étoit libre de.s se livrer a
et le colon; tyrannisé au dehors,
de ses
étà l'égard de ses. propres
son tour au milieu
foyersy arbitraire. Peu importoit aux
sujets, à la tyrarinie la plus
leur autorité
chefs que Thomanité futioutragée, pourvu que
ne le fnt pas..
et tous les maux semmarche jamais seul,
- Un abusne
blent s'accumuler SOuS nne administration riciepseyedneoeux
devroient être inconnus dans nne contrée dont l'admivjui fertilité égale, si elle ne surpasse, 2 tout ce qu'on rarable
conte des climats les plus heureux.
- colonié oà
Les vivres devroient étre abondans dansune
la végétation est
la terre ne demande qu?à produire,on
(3) En:758, Tintendant Mayboisfitp pandhrenpsstemnmes
fait de semblablesatrocisds, un riche habitant do quartiee
pour
la punition. qui lui étoit due, s'enfuitdans
de P.: qui, pouréviter
de nouvelles circonstances,ow
la partie espagnole : jusqu'ace que
léloighement de Marbois, ;lui permissent de rentrer paisiblement
dans ses foyers, et d'exercer sa vengeance surceux de ses esclaves
étoientla causeinnocente dela persécution qu'ilaroitéprouvée,
qui
le troubler. Le substitut du procurear
sans que personnes songektal ennemi personnel, n'osa pas réveiller
du roi dans ce quartier, son
donné lien..
alors uns affaire alaguelle il avoit d'abord
que
léloighement de Marbois, ;lui permissent de rentrer paisiblement
dans ses foyers, et d'exercer sa vengeance surceux de ses esclaves
étoientla causeinnocente dela persécution qu'ilaroitéprouvée,
qui
le troubler. Le substitut du procurear
sans que personnes songektal ennemi personnel, n'osa pas réveiller
du roi dans ce quartier, son
donné lien..
alors uns affaire alaguelle il avoit d'abord --- Page 114 ---
(96)
prodigieuse, et où il sufft de planter la
et nourrissante, , le tayau,
banane délicieuse
pour que ces vivres y viennent T'igname, la, patate, le' manioc,
Lhomme n'a qu'à confierà la presque sâns peine ni soin.
qu'au milien de cette
terre et à cueillir. Croiroit-on
conduites par. des
étonnante fécondité , des habitations
semblables à Midas hommesavares et peu
, auroient voulu
peévopantyquis
qu'ils touchoient,,e soient trouvées convertir en or tout ce
tresse, que leurs atteliers, aient dans un tel état de.défaute de
été sur le point de
soient subaistances, et qu'un grand
périr
morts de faim 2 On' a vu
nombre d'individus
times delimpeéroyanc,
souvent ces infortunés, vicquer de tout, êt être exposés erd'ancinsouciances à
coupable, mandans le même temps que les Htosteslrehotretrsdel la famine
de vivres; mais,
habitations voisines
instruits et effrayés
regorgeoient
ple, leurs régisseurs plus
par ce malheureux exemet jour, et ne songeoient prudens les faisoient garder nuit
peu peévoyant,
guère à les partager ayec un voisin.
terriblefléau. craignant pour eux-mémes les atteintes
faim
Malgré ces précautions , l'adresse
du
surpassoit la vigilance des
que donne la
claves, afamés, couroient
gardiens: les malheureux esIl n'y a que trop d'exemples lanuit, 2 et. vivoientà leurs dépens.
employé le jour à Payer à leurs d'atteliers qui, après avoir
travaux, étoient forcés de
maities le tribut de leurs
pour se procurer des
parcourir nuitamment la contrée
ne leur permettoit subsistances, de
que Timprévoyantes ayarice
heureux
pas trouver dans leurs
encore de trouver chez leurs
foyers. Trop
qui n'étoit pas toujours
voisins une ressource
Phabitude ne tardoit exempte de danger ponretx, et dont
Le vent furieux pas à donner lieu à mille désordres.
qui se fait sentir
peut, par'son extrème
pendant Phirernage 2
violence,abatire le foible et
bananicr, qui une fois planté- se
spongieux
reproduit de lui-méme a
linfini
dans leurs
encore de trouver chez leurs
foyers. Trop
qui n'étoit pas toujours
voisins une ressource
Phabitude ne tardoit exempte de danger ponretx, et dont
Le vent furieux pas à donner lieu à mille désordres.
qui se fait sentir
peut, par'son extrème
pendant Phirernage 2
violence,abatire le foible et
bananicr, qui une fois planté- se
spongieux
reproduit de lui-méme a
linfini --- Page 115 ---
linfini : mais ses effets (97)
diversité de vivres qui ne sanroient nuire ala
instant fait
erissent dans] le sein' de la nombrense
sont
venir, et qui Vy conservantides terre, qu'on
toujours à pième de fournir
arnées ent
saine et abonda.ee,
une nourriture
tières,
Mais tels sont les
aptéable 2
Fareuglement de lavarice : on
calculs, ou plutôt
tations ; chaque année voit" éclore multiplie sanscesee les plan:
achette sonvent de notveaxd
e Houveanx projerss on
merveilleuse manie
celtiesy OtI
rare
Aaugmieater ses
eetencumaprifone
qu'eile ait un terme, et Pon posessiona;it et'méme
peine du prineipaly du
noplige; Pon
à
ne tarde pas à entrainer premjer des soins ; dontia s'occupe"'a
vice se fait
les plus graves awconvédren. negligaice
souvellemeut Brincipalemerit remarquier dina'les
Ce
tion d'an
établies. De riches
habitations
terrein neuf- Des
spéculateurs font Parquisis
Iwfacilité de faire en peu de moyens immenses leur doment
moins.fortumés vingt' ans témps ce quia conte à Pantres
commes sortir.du néantunel destravaux Tonta-coup on voit
partis de noirs. y sont entassés habitation brillante :de mombreux
anciens que le monde sont
coup sur coup, des bois aussi
menses Blantationsse de beanx abbattus, , pour faire place à d'imMovellehabitatton brille à établisemens s'éleyent,
tier. Quelle
parmi les plus
etdéjala
fin
que soit Padintrable fécondité considerables du quarturellement faut-ilyf planter des vivres; ; ceux
d'un'snl vierge, ensontinsififsins
qu'il produit
vient d'y être
pour la population presique nasubitement
nombreuse
ons'est le moins occmpé; transplantéo. Mais c'est de qut
pourvu dans le
; quelques ressources dont
quot
terrible faminte premier moment sont bientôt
on s'étoit
vient se
qui se font sentir
joindre à P'offoyable énuiétsyetla foule de
seréunir
Hartiellement
maux
la
pour assaillir a-la-foisun ailleurs, mais qui semblent
totalité de Pattelier est
eontenuiuneresy dont
orlissirement
campeste-denipes
transplantéo. Mais c'est de qut
pourvu dans le
; quelques ressources dont
quot
terrible faminte premier moment sont bientôt
on s'étoit
vient se
qui se font sentir
joindre à P'offoyable énuiétsyetla foule de
seréunir
Hartiellement
maux
la
pour assaillir a-la-foisun ailleurs, mais qui semblent
totalité de Pattelier est
eontenuiuneresy dont
orlissirement
campeste-denipes --- Page 116 ---
( 98)
nouveaux, encore étonnés de se voir dans
incapables de chercher à
Un pays inconne, s
tance et, qui auroient pourvoir eux- mémesa leur
commencer. On
au moins besoin d'un
subsistâche de pourvoir au
exemple pour
pays 7 par l'envoi de ceux.
défaut de vivres du
tent dans 1a colonie.
que les navires étrangers:
fournis en quantité Mais, supposé qu'ils soient réellement porcompter sur la fidélité,1 suffisante, il est bien difficile de pouvoir
qui est chargé d'en faire Texagtitude la
et l'économie de celui
riche, occupé ailleurs
distrilution, Un
lui-méme aux
par ses affaires, ne
ptopriétaire
travaux d'un
vaque guère par
soin en est ordinairement confié nouvel établizsement. Tout le
naire,,rop souvent
à un gérant, à un, mercevité à toutes lesi branches incapable de veiller avec une égale acti-"
d'une
pliquée, et où ilfant tout établir administration assez comsairement qu'ily y ait quelque et organiser ; il fautnécess
que toujours ce qa'on appelle partie le soufifrante, et c'est prestarde pas à s'opérer d'effrayantes mobilier, dans lequel il ne
Telles sont les observations diminutions.,.
quej'ai faites sur la Partie la plus sur lesquelles j'abrège, et
tielle de l'agriculture. Je les intéressante, la plus essensans doute que ce mal, Ce dé:ordre rapporte, parce qu'il suffit
qu'ils puissent exister encore. Mais aient existé, pour
résulté étoient en méme-temps la
les, maux qui en. ont
pable négligence, et un
punition d'une aussi coude l'intérêt a produit enfin avertissement pour Tavenir: la voix
dence et le cri de
ce que n'avoit pu obtenir la
sont
Phumanité : les plantations de
prumultiplices. Ces utiles, soins ont été
vivres se
anchenintemrompue de beaux
favorisés par une
tempésientanuidepuis
temps : nul ouragan, nulleingile bananier, dont ledoux long-temps, fruit à Saat-Domingat, ,auf fradelicieuse et la plus substantielle est la plus abondante, lay plus
des nourritures. Enfin la
ce que n'avoit pu obtenir la
sont
Phumanité : les plantations de
prumultiplices. Ces utiles, soins ont été
vivres se
anchenintemrompue de beaux
favorisés par une
tempésientanuidepuis
temps : nul ouragan, nulleingile bananier, dont ledoux long-temps, fruit à Saat-Domingat, ,auf fradelicieuse et la plus substantielle est la plus abondante, lay plus
des nourritures. Enfin la --- Page 117 ---
(99)
les maux affreux qui , depnis trois
famine n'a pas augmenté
désolent la malheureuse colonie de Saint: Domingue (1).
ans,
de
aucun des maux qui at-.
-
()-Mon objetest nelaisser ignorer
l'existence des noirs à Saint-Domingue, et même, ceux
taquent
insensibles danscette colonie,'en doivent,
qui pour êtra presquei
nombre des causes principales desi
pas moins être considérès au
noire;
diminutions effrayantes qui s'opèrent dans la population
que les importations d'esclaves qui se i font ans
et qui sontt telles,
à
pour y faire face 1 ainsi
nuellement, sont suffisantes pein:
progressives de l'agriculture. Mais le lecqu'aux augmentations
voudra bien ne pas perdre de vue que ces vérités ne sont que
teur
seroitsoswerainement injuste d'en tirer
ares-particulidres,ere qu'il
Cette observation est sur-tout essendes inductions générales.
etdont
tielle à l'égard dece que j'ai dit touchant les subsistapces,
prouver qu'une administration vicieuse enje n'ai parlé que pour
mème ceux
detraine nécessairement une foule. de maux, ,
qui:
être
au climat le plus heureux et le plus fertile
vroient
étrangers
et à la merveilleuse facilité avec
del l'univers:-grace à sa fécondité
rend au
et presque sans soin tout ce
Jaquelle ce terroir
centuple
lui confie, la famine et les manx qui l'accompagent sont
: qu'on
la
totalité édela colonie de Saint- Domingue,
inconnus dans presque
la
et ne se font sentir en quelques endroits que par p'usi impardonnable négligence ;ses tristeseffets sont tels, que je ne balunca
aient été beaupasàl la dénoncer.I1 lestremarquable quelesplaines
moins exposées à ces maux que les. mornes, où les vivres
coup
sans exiger autant de soin et en bien plus
eroissent pourtant Les sécheresses si fréquentes sous ce climat se
grande abondanice.
causent l'avortement
font souventressentir dans les lieux bas, ety
des subsistances dans le sein de la terre , tandis qu'une tempéra
douce
le jour , la fraicheur bienfaisante des nuits ét
ture
pendant
même
des pluies salutaires quiarrosenties montagnes au moment
où les, plaines les plus voisines en sont privées 1 y assurent des ré.
coltes de vivres abondantes ou au moins suffisantes. Mais il n'y
d'avantagé siprécieux dont la cupidité qui transporte émiapas
G 2.
des subsistances dans le sein de la terre , tandis qu'une tempéra
douce
le jour , la fraicheur bienfaisante des nuits ét
ture
pendant
même
des pluies salutaires quiarrosenties montagnes au moment
où les, plaines les plus voisines en sont privées 1 y assurent des ré.
coltes de vivres abondantes ou au moins suffisantes. Mais il n'y
d'avantagé siprécieux dont la cupidité qui transporte émiapas
G 2. --- Page 118 ---
100 )
Les moyens de subsistance doivent
des's soins du
étre le premier
cultivateur : le
objet
second, c'est le vétement, La
nemment P'habitant des
effersinutiles. Cestavecr montagnes, ne parvienne à rendre les
raison
à Midas, qui vouloirtour
quej'en compare un grand nombre
tion des sucreries,
convertir en or. En généraltodmieistraérabliesur des,
qui a toute facilitéde
basesplus sages et plus fixes, et
villes,se
pourvoir à tout, à cause du
prémunit d'avance
voisinage des
liers; rarément on
pour, assurer Ja subsistance des atte-.
plaines,
yescprisau dépourvu. D'ailleurs les noirs des.
independamment des secours
leur
soin et périodiquement des maitres que
despensent au bedans cesmêmes villes des
justes et bienfaisans, trouvent'
tages qui résultent
ressoureesceriaines; ; et méme les avanpour eux de leur
parmi eux une
voisinage, entretiegnent
telleindustrie et
avec vérité, Jue s'ilsen
tanid'émulation, qu'on peutdire
n'est que
tirentquelques objets de
pour un échange occasionné moins subsistance.ce
que par le désir de varier leur nourritura
par leurs besoins
d'après des observations
habiruelle ; etj'assure,
ment alimentées
exactes, que les villes,
par le commerce
quoigu'abondamque paroissant être
français et étranger, et quoi.
la colonie
spécialement T'entrepôt des
, n'en fournissent pas à
subsistances de
aussi grande
baaucoup près aux plaines une
aux noirs quantitéqu'olles en retirent, et. dont l'excédent payé
manufacturées cultivateurs, en toiles , en cotons et en marchandiscs
en Europe, sans en
de plus fin et de plus
excepter eequulyaénteuranate
dans les
précieux, fait éclater parmi eux, sur-tout
femmes, , un luxe remarquable, - qui
ment avecl les habillemens grossiers des
contraste étrangeles contrées
paysans de presque toutes
bleaux
d'Europe, et qui contraste encore plus avec les.taeffrayans que les. hommes ignorans ou de mauvaise
font de l'état misérable dans
foi
vanteux
lequel cette race d'hommes est sui.
plongée sans aucune ezception.. (En
si avantageuseient des heureuses
m'enténdant parler
plaines de
an conclura que je suis un habirant sucrier. Saint-Domingue, on
suis ou n'étois
: Hélas! non!je ne
goaugmodonsealsivt, maitfsimearendre hommage à la vérité ).
de mauvaise
font de l'état misérable dans
foi
vanteux
lequel cette race d'hommes est sui.
plongée sans aucune ezception.. (En
si avantageuseient des heureuses
m'enténdant parler
plaines de
an conclura que je suis un habirant sucrier. Saint-Domingue, on
suis ou n'étois
: Hélas! non!je ne
goaugmodonsealsivt, maitfsimearendre hommage à la vérité ). --- Page 119 ---
TOT )
des mornes est différente a un point qu'on auroit
température
celle des plaines voisines qui n'en sont
peine d'imaginer, de
distance. Là, une chaleur quelséparées que par une légère
sentir,, et n'est temquefois étouffante se fait constamment de
qui sélève régubrise d'est ou vent mer,
pérce que par'la
Le noir est insensible à la légère
lièrement. chaque matin.
entre ce climat et le climat
différence qui peut se trouver: dans les mornes, règne
brûlant qui l'a vu naitre. Mais,
continuel; les chaleurs y sont supportabilea
un printemps
dans les saisons les plus chaudes : les
dans les jours et
et
même
:
fraiches
souvent
nuits y sont presque toujours multitude de ruisseaux d'une. eaufroides : une charmante
cascades de nombreux boupure, limpide et tombant en
5 leurs
oi
de bois parsemés. sur ces mornes ;
gorges 1
quets
tontenfin concourt
règne continuellement un doux zéphir, Mais cette même
à y entrefenir) une, fraicheur delicieuse.
noir africain,
fratcheury-sut-tout pendant les nuits,est.au
zône brelante ; ce que sont pour le blanc euné sous une
de décembre. En tout temps de Tannée, ,
ropécn les frimats
nud au soleil bralant
il aime à offrir sa tété et son corps
lors-
"de midi, et à son défaut, on le voit constamment,
hors du travail, rechercher le feu avec une àrqu'il est
il's s'en approche le plus près qu'il peut,
deur incroyable;
toule
et le corps presque
etil : s'endort souvent visage
dont les
chant aux charbons ardens 7 non sans un danger
Il est facile'de concevoir coméxemples sont tresfréquens: nécessaires à des hommes aussi sen-:
bien les vêtemens sont
inconnue dans
sibles au simple contact d'une fraicheur.
et
laquelle la nature ne lesa pasfaire.
leur pays natal, pour atteliers deux fois par an.. Cet
L'usage est, de vêtir les
G3
le corps presque
etil : s'endort souvent visage
dont les
chant aux charbons ardens 7 non sans un danger
Il est facile'de concevoir coméxemples sont tresfréquens: nécessaires à des hommes aussi sen-:
bien les vêtemens sont
inconnue dans
sibles au simple contact d'une fraicheur.
et
laquelle la nature ne lesa pasfaire.
leur pays natal, pour atteliers deux fois par an.. Cet
L'usage est, de vêtir les
G3 --- Page 120 ---
(102)
habillement est composé d'une chemise
grosse toiles auxquelles les habitans et d'une culotte de
dence de joindre une casaque de laine soigneux ont la pruclave contre les temps pluvieux.
pour - défendre l'esqu'un usage 2 et le nombre
Mais ce n'est
qui se
n'est que trop grand véritablement des
tefasent, sous de mauyais
gens.
dépenes qui ne laisse pourtant prétextes, à cette mince
dérable de toutes celles
pas d'ètre la plus consi-.
telier, Dans les
qui concernent directement un
sucreries et dans toutes les
atplaines,, un ordre général etruniforme
habitations des
tribution s'y faitavec régularité.
est établi : cette dis-.
mins, lcs traversent, dans
De beaux et vastes - checiculer de nombrenx
lesquels on voit incessammentcommun des
voyageurs. L'ostentation est le
plaines ; et
défaut
d'un administrateur
l'amour-propre d'an habitant ou
couverts de
soufitriroit, si les esclaves étoient
du
haillons,, et portant les
vus e
maître et de la misère :
signes de la négligence
breuses ressources qui dailleursjai déja parlédes nom.
dernier.
y sont ouvertes à Pindustrie de
ce
Mais ce véhicule de'
presque nul dans les lieux Tamour-propre où il
n'existe pas ou est
gorges profondes et reculées
seroit le plus utile. Les
habizations éloignées de
des montagnes renferment des
toute
routes. C'est là que la
communication et des grandes
dide se cachent loin de cruell-insoucisnce tous les
et l'avarice sord'une favorable obscurité
yeux ; c'est là qu'au.sein
est étouffé par le desir 2 tout sentiment,tout autre soin
de malhieureux, devems pressaht de s'enrichir. Des milliers
force, de misère
yéritablement stupides et abrutis
de froid, Leurs , y végétent presque nus , et y
à
cases 2 si saines, si commodes grelottent
dans les
cisnce tous les
et l'avarice sord'une favorable obscurité
yeux ; c'est là qu'au.sein
est étouffé par le desir 2 tout sentiment,tout autre soin
de malhieureux, devems pressaht de s'enrichir. Des milliers
force, de misère
yéritablement stupides et abrutis
de froid, Leurs , y végétent presque nus , et y
à
cases 2 si saines, si commodes grelottent
dans les --- Page 121 ---
(103)
à la hâté,ne peuvenf
plaines, ici humides et construites
et l'esclave
les défendre contre une fraicheur pénétrante 9
contre
est forcé de s'étendre 2 pour se livrer au sommeil, d'altérer sa
un brasier allumé qui achève, avec le temps,
Heuruiner le
de forces qui lui restent.
santé et de
peu
qui
il peut se procurer une mauvaise planche
reux quand
et un haillon pour se couvrir!
lc sépare de la terre humide;
soins de la naS'il est malade , il est à-peu-près livré aux
rendre
tnrey oul plutôt on fait tout ce qu'on peut pour
nuls les efforts que cette bonne mère fait pour opérer sa
est enfermé dans un mauyais bàguérison. Le malheureux
d'hopital,
timent ou, une hutte décorée du nom pompeux
dont l'entrée ne lui est accordée querde mauvaise grace 9
avoir subi un examen sévère 1 pour s'assurer si son
et après
s'éloigner du
mal n'est pas la paresse et un prétexte pour
ses
travail. Il y est ordinairement abandonné , ainsi que
aux soins d'une vieille négresse vanombreux compagnons 7
elle-mème, et
létudinaire, souvent incapable de se soigner
avoir été jugée
qu'on n'a chargée de cet emploi qu'après
: c'est ce qu'on-apinutile àt tout autre genre, d'occupation
visités une
ils y sont
pelle une hospitalière. Quelquefois
rien
ou deux fois la semaine 1 par un homme qui.ne prend
moins' le titre.de docteur, et qui souvent fait nombre
multitude que
de gens de cette espèce dont les mornes
d'une
fourmillent 5 et qui n'ont adopté cet état
principalement meilleur
pour, pouvoir exister.. Ile
que faute d'un
expédient
moins l'adresse de caresser les préjugés régnans, 2
ont au
un malade ? il'est mortide poiles' idées générales : tuent-ils
de
d'un maléfice secret: si le nègre a le bonheur
son" 2 ou
et de revenir à la santé 7 on attend
résister aux remèdes,, rétablissement pour. le pousser au trararement son parfait
G 4)
ister.. Ile
que faute d'un
expédient
moins l'adresse de caresser les préjugés régnans, 2
ont au
un malade ? il'est mortide poiles' idées générales : tuent-ils
de
d'un maléfice secret: si le nègre a le bonheur
son" 2 ou
et de revenir à la santé 7 on attend
résister aux remèdes,, rétablissement pour. le pousser au trararement son parfait
G 4) --- Page 122 ---
(104)
vail,il, n'yretourne de lui-meme,
plurdt que de rester dans. ce lien de Melnntdlyaiconater
Selon un ancien usage, deux
donleur.
outre les dimanches
heures de
le nombre. le
et les fêtes ( dont on a chaque fait journées
qui les
plus qu'n a pu 4
circonserire
03 employent à trarailier à appartiennent lehrs
aux esclaves,
tout autre genre d'utilitg qui leur est propres jardins, , Ou à
plaines, ces deux heures se dounent pirticulière, Dans les,
quelques raisons ont
à niidi : dans les m
fin du jour. Cet engagé àles donner de
rnes,
seroit
usage s'y, est assez
Preférence à la
tresayaitageus aux
généralcmnent établi, et
tiers d'été, des oragesj
negres , si, pendant des mois enchaque soir,
journaliers ne tomboient
pendant les deux
régulierement
en profiter au milieu des flots de heures du negre, qui ne peut
midité qu'ils ont
pluie, ou à cause de Thuticable. C'est ainsi occasionnée, et quirend touttravail
fait de.son
qu'un attelier est dupe d'un
impramieux
consentemenit, et que des hommes arrangement
calculer, leur ont fait entrevoir
qui savent
ment à leur avantage. Mais cette
comme étant entièreseule perte de temps qu'ils
ruse ne donne pas lieu à la
accoutumé à voir
éprouvent; un commandeur nègre
leil;
journellement le lever et le
sait, une seconde près, lorsqu'il
coucher du soletravailimis certains
est. temps de quitter
arrogé le droit de donner niaitres, ou leurs représentans, se sont
ilsconsultent leurs
chique jour le signal deila retraité
der.
montres, quir ne
;
Léloigrement est' considérable manquentjamaise de retarou. places à negres, A et souvent le soleil pour aller aux jardins
avant. que P'esclave, fatigué
est près de se coucher.
jour, ait. donné le premier d'un travail qui a duré tout le
ntilité. IL faut ensuite,
coup de houë pour sa propre
cher des vivres
qu'avant de se retirer, il aille
pour sa famille,et poir
cherlurmemie : il arrive
;
Léloigrement est' considérable manquentjamaise de retarou. places à negres, A et souvent le soleil pour aller aux jardins
avant. que P'esclave, fatigué
est près de se coucher.
jour, ait. donné le premier d'un travail qui a duré tout le
ntilité. IL faut ensuite,
coup de houë pour sa propre
cher des vivres
qu'avant de se retirer, il aille
pour sa famille,et poir
cherlurmemie : il arrive --- Page 123 ---
( 105)
des. ombres de la muit; un repas frugal
à sa case au milieu
ses appràts,. il faut du
n'exige pas beaucoup. de temps pour le faire cuire.. A peine
moins celui qui est nécessaire pour livrer au sommeil, le
quelques heutes lui restent pour sc
A trois OIl quatre
besoin le plus impérieux de tous pour.lui.
du commanheures du matin, la cloche ou le fouet bruyant
pour
deur l'avertit qu'il est temps de préparer son Vientensnite déjedner, le
aller au travail à la petite pointe du jour.
depuis la fin
de la récolte, qui dure ordinairement
temps
février ou mars suivant, quelquefois plus
d'aout, jusqu'en
Pendant deux ou trois mois,
long-temps, sclon l'exposition.
parce. qu'alors la
la récolte devient extrèmement pressante, à-la-fois- Alors plus de
plus grande partié de la graine marit
Pesclave. L'aurore
deux heures, plus de repos. à espérer pour
le soleil
journellement des travaux que
voit commencer
de caféqu'ildoit cueillir
couché termine à peine. La quantité
faut. a une dextéassignée - : il lui
lui, est rigoureusement
laisser distraire un instant,
rité sncnyable, il ne doit pas se
Il faut porters'il veut éviter. la punition de sa négligence. faire la veillée
un fardeau écrasant; il faut
aux établissemens
vider les bassins à laver..
pour grager les cerises ou, pour.
est fatide ces' deux ouvragés
ect. ect. ect. (1); lepremier
l'instar des sucreriesetdes grandes habitations des plaines,
(1)A1 nombre de cafeteries bien montées ont leurs noirs attachés
un grand
les travaux des glacis; et l'on yoyoit depuis
a ce qu'on appelle
des inachinesausst
quelquesannéesse sachiphaeisaecbenstaee mises en mouvement par l'eauou par
simples qu'ingénieuses, , qui, substituéesaux moulins à bras que
des mulets 3 sont heureusement faisoient mouvoir pendant les veillées
les noirs mâles des atteliers
nombre enj
avec des fatigues inexprimables; mais un pius grand
grand
les travaux des glacis; et l'on yoyoit depuis
a ce qu'on appelle
des inachinesausst
quelquesannéesse sachiphaeisaecbenstaee mises en mouvement par l'eauou par
simples qu'ingénieuses, , qui, substituéesaux moulins à bras que
des mulets 3 sont heureusement faisoient mouvoir pendant les veillées
les noirs mâles des atteliers
nombre enj
avec des fatigues inexprimables; mais un pius grand --- Page 124 ---
gantau-dela de
(106 )
une: chaine
cel qu'il est possible
continuelle de
dexprimee Enfin, c'est
peine à lesclave le
travaax pénibles, qui
temps de
laissent à
instans, pour
manger et de
réposer ses membies
dormyr quelquies
lclendemsin. Non! il faudroit fatigués, et
ne pas.se sentir pénétré
avoir un ame dé recommencer
êtres condamnés
de pitié et
bronze pour
à.une vie aussi dorendrisement pour dès
injuste, le plus barbare des péniblel il faut être le plus
quelque recomnoissnuce, maitres, Pour ne Pas Payer de
nels, les efforts d'une parune affection et des-soins
moméns de deur triste multitude d'hommess dont tous. pater- les
faire et à P'enrichir! Les existence sont consacrés à le
que des hommes
abus inséparables d'un
satisavides se sont
csclavage,
d'aggraver à leur
arrogé le droit
plus
gré, se font remarquer
arbitraire
qu'ailleurs : mais je ne cesserai
dans les mornes
cousolation de
de le répéter,
la
tentici
Phumanité, des
ponr
comme par-tout. Il est des exceptions nombreusec.ests
qui, sans toucher à des
hommesjusters humains,
daquer, trouvent, dans le préjugés.qu'il fond
étoit dangereux d'atd'adoucir un état déja
de leurs cceurs, les'
que leur exempleiet trop malkeureux par
moyena
plus
leurs conseils fussent lui-mème, et
tolérable, lorsqu'il en étoit encore parvenus à rendre
temps, s'il n'y avoit
core d'habinations riches ou
du maitre. ou par- attachement meédiocres, soit par l'effet
puissance de subvenir à
à Tantigne méthode, soit del'avarice
exige en outie dés
une dépense assez considérable, par l'imPancienwe
établisdemens
et qui
suivre routine, les unes en attendant batirexprés, le restentartaelides à
tacle lexempleide leurs voisins; d'antres momentfavorable de
journalier de ses heureux
croyant, malgré le specembarrassant de laliarriexceder avantages, leurs
pluss simple et moins
rude qu'on puisse s'imiaginer...
noirs par un travail le plus
exige en outie dés
une dépense assez considérable, par l'imPancienwe
établisdemens
et qui
suivre routine, les unes en attendant batirexprés, le restentartaelides à
tacle lexempleide leurs voisins; d'antres momentfavorable de
journalier de ses heureux
croyant, malgré le specembarrassant de laliarriexceder avantages, leurs
pluss simple et moins
rude qu'on puisse s'imiaginer...
noirs par un travail le plus --- Page 125 ---
(107 )
je l'ai déja dit, de graves inconvéniens à porter
eu, comme
Privés de la douceur de propager les
la main d Parche..
ils ont au moins celle
sentimens vertueiix qui les animent,
tout leur
d'en voir les avantages fructifier chez eux-mèmes;
tout leur prospère : leurs greniers se remplissent, pres-,
rit,
s'en mêlent, de richesses immenses que leurs
que sans qu'ils
d'y porter avec des chants
heureux esclaves s'empressent
la
: des
également le bonheur et reconnoissance
qu'excitent
familières ailleurs, sont inconnues chez
scènes d'horreurs, entourés d'une. multitude resplendissante
eux, ou ils vivent
dont rien ne
et ne fait mieux
de zèle et de santé, et
nombreux prouve enfans, joyeux
connoitre l'état actuel .que les
l'ceil satisfait et ravi remarque
comme leurs pères" , que
parmi eux !
là le coté brillant de T'histoire des
Hélas ! ce n'est pas
J'ai dit que des
quartiere des mornes de Saint-Domingue! anniellement. Un
milligys de noirs. nouveaux y sont envoyés
dela
devient victime
peine
grand nombre de ces malhenreux
Des maux
qu'ils y ont bien plus qu'ailleurs à s'acclimater. existence.
de toute espèce achèrent d'attaquer leur fragile
il-s'en
Comment supposer que des hommes ; parmi lesquels
qui sontréduits à en desirer le terme, puis-.
trouve beaucoup dans leurs enfans ? Il est pourtant des
sent se reproduire
par. un grand nombre
habitations qui brillent principalement n'en sont pas assez comd'enfans créoles" : mais les cxemples
ipfluer à un certain point sur la population par:
muns pour
sur celle de la colonie
ticulière des,mornes, et par suite,
On en
du moins conclure que cetrexemple,
en général.
peut
ailleurs les mêmes
pris surquelques points, pourroitprodaire
avec une
effets", s'il étoit suivi, et sur-tout 'sio on s'attachoit,
heureuse émulation, à imiter la sage prévoyance et le sen-
créoles" : mais les cxemples
ipfluer à un certain point sur la population par:
muns pour
sur celle de la colonie
ticulière des,mornes, et par suite,
On en
du moins conclure que cetrexemple,
en général.
peut
ailleurs les mêmes
pris surquelques points, pourroitprodaire
avec une
effets", s'il étoit suivi, et sur-tout 'sio on s'attachoit,
heureuse émulation, à imiter la sage prévoyance et le sen- --- Page 126 ---
108 )
timent éclairé
contestable d'humanité, dont il est le résultat. Il
qu'on pourroit retirer
est inetles mêmes avantages,
par-tout les mêmes. fruits
administrations
qui sontla récompeise
la colonie
douces et modérées, dont
infaillible des
dé
offre
chaque quartier de
moins
Sunt-Dantiopue
des
nombreux; et il seroit aisé, de
modèles plus ou
et d'après Tespérience, à
répondre par des
ceux qui
faits,
nie, une fois suffisamment
Pensent que cette coloà elle-mème, ni
peuplée, ne Pourroit se suffire
de
réparer ses proprés pertes sans le
PAftique, dont, à. la
secours
se sont insensiblement rérité, les peuplades nombreuses
sibeles, des bras aux colonies épuisées à fournit, depuis deux
dès à présent à ne leur en accorder curopéannes 7 commencent
seront infailliblement réduités qu'avec difficulté, et qui
trafic ipjurieux à Thamannté, avant long-tempe à cesser ce
suffire. Ilest encore vrai
parPimputisance d'y
un million d'Africains que , depuisla fondation dela pouvoir
sa
y ont été
et colonie,
population se réduit
transplantés, cependant
mille individus, dont le aujourd'huia quatre cent
nombre
cinquante
ment, si les pertes n'étoient diminueroit même sensibleest-il possible de
annueliement réparées. Mais
elfroyable
s'avaligler sur le ptincipe funeste de
mortalité ?
cette
tables de la,
Lattribuera.t-on aux effets inéviaux maux de tramsplontation, toute
1 au changement de climat, et
noirs
espèce qui aitaquent
importés à
T'existence des
table source de ces, Saint-Domingue maux?
2 mais quelle est la véricomme on' se le persuade si pourquoi, s'ils sontinetitables,
nus dans un grand nombre facilement, scroient-ilsinconsont entièrement
d'habiliatione, dont les atteliers
composés de noirs
où
Jlong-temps on ne fit l'acquisition
créoles,
depuis
où Pon voit pourtant la
d'aucun nègre nouvean,
population faire d'heureux
pro-
des
table source de ces, Saint-Domingue maux?
2 mais quelle est la véricomme on' se le persuade si pourquoi, s'ils sontinetitables,
nus dans un grand nombre facilement, scroient-ilsinconsont entièrement
d'habiliatione, dont les atteliers
composés de noirs
où
Jlong-temps on ne fit l'acquisition
créoles,
depuis
où Pon voit pourtant la
d'aucun nègre nouvean,
population faire d'heureux
pro- --- Page 127 ---
( 109) )
les naissances sarpassent : sans
grès et dans lesquelles
gouvernement Dnternel
aucunel proportion, des pertes qu'un voit là de nombreux" enfans,
? On
rend sxtrémement.rares? les besoius, et qui promettent à leur
ignorant la misère et
de forces assurée, tandis
heureux maitre une augmentation
tètes surannées, et.
se. réduisent à quelques
que ses pertes
de l'àge rendoient déja
que la foiblesse Ol1 les priviléges
de payer le tribut
inutiles aux travaux, long-temps'avant
que je me
inévitable à la nature (1). Mais je m'apperçois tandis que
laisse entrainer a des considérations Eénérales, faire connoitre au
n'est en ce moment que. de
mon objet
du noir dans le sein de l'esclavage ?
juste Pétat véritable
desirent sincèrement de l'être
d'éclairer les hommes qui de les mettre en garde contre
sur ce point intéressant, et l'envie et par la haine.
des bruits vagues, inventés par
ou plurot je
Oui,i il n'est pas possible d'en disconvenir
dépour:
de le publier : des hommes grossiers,
m'empresse
et si brutalement féroces qu'on
vus de toute scnsibilité,. de la France, mais du sein des
les ent crus sortis, non de, P'univers; de tels hommes,
nations les plus barbarcs
donné Péponvantable specdis-je, n'ont que trop souvent de la nature', de tous les
tacle de tous les sentimens
composés
()J'aivu des atteliers nombreux, premquentitrement devigueur
dont les chefs encore pleins
de deux ou trois familles, voir
dans leurs nombreux
avoientla satisfaction de se
reproduire encore utile à son
enfans. J'ai vu aussi uhe négresse
arriére-petits
portés a une estimation
maitre, dont les enfans et, petits-enfans montoient à la valcur 'de soixantemodérée sur. un inventaire, dira-t-on, des exemples rares.
cing mille livres. Ce sont, me
ne dépendroit que d'une.
Ils le.sont moins.qu'on. ne pense,eti rendre extremement communs:
de les
bonne administratien
reproduire encore utile à son
enfans. J'ai vu aussi uhe négresse
arriére-petits
portés a une estimation
maitre, dont les enfans et, petits-enfans montoient à la valcur 'de soixantemodérée sur. un inventaire, dira-t-on, des exemples rares.
cing mille livres. Ce sont, me
ne dépendroit que d'une.
Ils le.sont moins.qu'on. ne pense,eti rendre extremement communs:
de les
bonne administratien --- Page 128 ---
(1:0:)
devoirs de. la société;
glement le plus incroyable; violés, foulés aux pieds avee laveuct.de vertige d'autant plus et avec un esprit de fureur
soient diamétralement
digne de ce nom, qu'ils
n'ont été
contre leurs
agisque trop mérités
propres intérêts. Ils
reproclies cruels
par' certains individus
éclater depuis d'inhumanice et de barbarie
2 ces
à Thorrible quelques années, et qui ont servi qu'on a vus
leurs
tempéte qui a ébranlé les
de sigual
fondemens, Mais falloit-il
colonies jusques sun
même proscription, dans; la donc envelopper dans la
tous leurs malheureux
plus sanglante
Quoi! ! des
habitins, innocens ou vengeance 2
des.
contrées entières sent-elles.
coupables T
crimes de quelques
donc responsables
ques homunes féroces devoit- individus, et la punition de
tête de Thomme
elle retomber
quelbienfaisant et: vertuenx jusques sur la
n'accusera pas d'être intéressés
! 0 vous, ,
geurs, et vous laborieux:
à cacher la. vérité, qu'on
merce. - immense ramenoit marins que Lactivité d'an voya-:
si souvent sur les
comSan-Dainguas c'est votre.
bords de
Sont-ils tous des
sémoignage que je
chés aux
barbares, ces colons
réclamie.
travaux de
constimmentatra.
moyen, faisoient couler Fagriculture, dans
et. qui, par votre
fleuve de richésses ? Queld'entre le sein de la France un
directement leur
vous igmore, ou
qui les
biehhisance, le sentimnent n'éprouva
caractérise, et cette
hospitalier
eux plus qu'en aucun
ardeur qu'on remarque en
et servir leurs semblables? peuple du monde , Pour obliger
meilléur époux ? Qui
Qui fut jainais meilleur
de fidélité ati :
conserva jamais plus
père,
Ah !
pays dont ils tirent leur d'atsichement,
ces qualités, bases
com mune origine ?
sont incompatibles
fondamentales de toutes les
avec les reproches accablans vertus, 2
qu'on leur
érise, et cette
hospitalier
eux plus qu'en aucun
ardeur qu'on remarque en
et servir leurs semblables? peuple du monde , Pour obliger
meilléur époux ? Qui
Qui fut jainais meilleur
de fidélité ati :
conserva jamais plus
père,
Ah !
pays dont ils tirent leur d'atsichement,
ces qualités, bases
com mune origine ?
sont incompatibles
fondamentales de toutes les
avec les reproches accablans vertus, 2
qu'on leur --- Page 129 ---
adresse
(111)
trompés indistinctement Hommes mal -
par UIII zèle
inentiomnées oiz
ces êtres brutaux indiscret, jlabandonne à votre
justice. El!
sur qui vos accusations tombent fureur
de ces
quelle contrée, en
avec
ames atroces dont les Europeméme, ne renferme
dans leir application ? Mais inclinations ne different que
propre sincérité : ayez
jinvoquele témoiguage de ma
téurs que j'ai étudiés dans quelque respect pour dés cultivavant abuser sans crainte leurs propres. foyers,
par le tempsy
d'un usage injuste, mais qui poubonheur, dont, préféroient de répandre autour consacré
soit leurs
par un juste retour, de
d'eux le
coeurs d'une douce
spectacle
mer le fond du tableau
astadietion, et devroit remplisque T'ombre. O
dont les couleurs
forau prix de, vous qui leur enviez ces opposées ne sont
peines
leurs sueurs, si vous
richesses acquises
et, de. déboires elles
saviez de combien de
Si vous saviez ce
sont souvent
humain et
que c'est, pour le cocur, accompignées de
!
sensible;
Thomme
térêt, que la perte independamment de l'esclave
des regrets de l'inconçu. une tendresses vraiment docile pour lequel
siez enfn les soucis
paternelle! Si vous cunnois- illa
quens et imprévus
dévorans que mille
juste ! ne vous
excitent dans l'ame du évènemens maitre
fréle
ces jouissances exagtrericz-vonis pas ce prétendu
plus
Des contréest qui allument toute votre
bonheur,
riches
jalousiel
annuellement des richesses etopulenter, d'oi la cultutre fait sortir
sance à des villes
immenses, ont dà donner nais-
.
Cap-Prangais, chef-lieu florisantes de
comme elles, La ville
est la plus brillante
la province. ou
di
troisième.
de toutes. Placée partie du nord,
ordre de France
parmi les villes du
tion, elle brille. avec éclut par sa' grandeur et sa populal'imsiense comumerce
parmi celles du
qui s'y fait, Cette
premier 7 par
popnlation consiste
à des villes
immenses, ont dà donner nais-
.
Cap-Prangais, chef-lieu florisantes de
comme elles, La ville
est la plus brillante
la province. ou
di
troisième.
de toutes. Placée partie du nord,
ordre de France
parmi les villes du
tion, elle brille. avec éclut par sa' grandeur et sa populal'imsiense comumerce
parmi celles du
qui s'y fait, Cette
premier 7 par
popnlation consiste --- Page 130 ---
(112)
principalement en noirs de tout
états de tonneliers,
sexe qui y remplissent les
ment tous les métiers charreticrs, domestiquess et
noir des villes
que Partisan exerce en généraleest bien loin
Erope. Le
sent pour celui
d'inspirer cet intérêt
qui,fixs sur les
que l'on
sances, entr'ouvre, d'un bout habitations, loin des
de la
de l'année à
jouisterre, et cultive; dés richesies
Pautre , le sein
villes ; et dont d'autres que lui
qui refluent dans les
parfaite du laborieux
profitent. Celui-cie est
est attaché à
paysan d'Europe. Si le
l'image
un état qui
du
nègre dela ville
dont il est
exige
travail, les'
le
environné-ne lui
ressources"
besoin en aucun genre. Des permettentjsai de cornoitre
la facilitéde retirer des fruits de inhpioziognees souvent,
courage et excitent son émulation son industrie, y élèvent son
vienne à acquérir assez
esti bien rare
l'a exercé,
d'habileté dans le métier qwil'par
? Pour qu'il Puisse se
auquel on
plus intelligens
passer d'avoir des
pour guides et pour
hommes
employé à tous les états durs et
surveillans. Tout
les
laborieux
nègre,.
villes, y devient fort- et
qui s'exercent dans
acquièrent une' vigueur et des musculeux ; ses membres' y
maladics qui attaquent celui des proportions admirables; ; les
ment son existence : la raison campagnes 2 menacent rarerégime bien plus doux,
en est qu'il est soumis à un
qu'en y
qu'il y est à portée de tous les
arrivant, tout l'y distrait et fait
soins' ;
tudes et ses craintes
évanonir ses inquié.
frappés par le
passées, et que ses yeux n'y sont
spectacle d'un travail
point
jour, et dont la
qui recom mence chaque
récompense ne vient presque
joursindolent, et rempid'nidiltrence
jamais, Toumaitre, celui-ci a beau le
pour Parantage deson
un ouvrier africain,
surveiller, Hui donner l'exemple,
bien loin
constitué, fort comme
d'égaler le travail de nos plus
Hercule, est'
médiocres artisans
a'Europe >
ées, et que ses yeux n'y sont
spectacle d'un travail
point
jour, et dont la
qui recom mence chaque
récompense ne vient presque
joursindolent, et rempid'nidiltrence
jamais, Toumaitre, celui-ci a beau le
pour Parantage deson
un ouvrier africain,
surveiller, Hui donner l'exemple,
bien loin
constitué, fort comme
d'égaler le travail de nos plus
Hercule, est'
médiocres artisans
a'Europe > --- Page 131 ---
K23)
encore plus de parvenir à un certain point de perd'Europe,
de travailler pour lui-même. dans les
fection. Mais s'agit-il
consacrés à sa propre utilité ?
heures et aux jours qui sont
avec une ardeur
c'estalors qu'on le voit se livrer à sa besogne.
dextérité
prouvent suffisamment que) pour
et avec une
qui
lui
deux
ouvrier,, il ne
manque que
devenir un excéllent
jamais,
chosesqu'on remarque en euxt bien rarement,ouplntot; imiter le luxe des
lémulation et la bonne volonté. Ardent.à
il
une
de leurs jouissances,
blancs, et à se procurer
partie mais trop; souvent ce
n'épargne pour cela ni peines ni soinis; foule de vices : il est
séntiment est pour lui la source d'une
affreux
adonné sur-tout au vol,, à Fivroguerie et au plus,
lui offre Poccasion et la facilité de s'y livrer
libertinages tout
obstacle ni motif de crainte dimiàson gré, sans, qu'aucun
l'entraine vers ces excès
nuent Pirrésistible pencliant, qui
ou
se fait surest particulier , qui
avec un emporiement qui
d'hommes. Quaud sa tâche
tout remarquer, dans cette espèce
au'
Pheure du travail est passée, peu importe
est Ainiesquand quiil fait de celle du repos, pourcu que son
maitre Pusage
Le régime sous lequel vivent les
service ne. souffre pas-,
fort doux et accompagné
esclayes des villes, est en général
lés attachent à leur
d'avantages dont ils" jonissent,: et.qui
faut
Cependant cette vérité incontestable, et qu'il
appliétat.
avec les
nombre 9 contraste étrangement
quer au plus grand maitres leur font infliger quelquefois
punitions que certains.
à ses
des fautes légères.
Si un esclave manque
pour
de les punir chez eux-mémes., et surdevoirs, al est d'usage
manière usitée dans nos
le-champ.s. a-peu.pres de la même
N le collier aux
collèges. d'Earope. Le vol y est réprimé par
à la risée de ses semblables,
branches fourchues, quil'expose
ne: tarde ceux-là mêmes qui, peui touchés de cet exemple,
H.
itions que certains.
à ses
des fautes légères.
Si un esclave manque
pour
de les punir chez eux-mémes., et surdevoirs, al est d'usage
manière usitée dans nos
le-champ.s. a-peu.pres de la même
N le collier aux
collèges. d'Earope. Le vol y est réprimé par
à la risée de ses semblables,
branches fourchues, quil'expose
ne: tarde ceux-là mêmes qui, peui touchés de cet exemple,
H. --- Page 132 ---
(114)
deront pas de limiter.
chantier, par - le pesant nabot. Le marronage 1 ou labsence du
livrer aux rigueurs de la
Peu de maitres sont jaloux de
a. couté leur
justice un sujet
leur
argent et leurs soins. dontféiducation
grand nombre qui,
Mais il en estun
dédaignant de
mèmes, a Penvoient à la geole.
ponir le coupable eux-.
et fortement
Là; , le malheureuxe est étendu
assujettisur une échelle
estmis à nud depuis le bas des
fixée à terre; son corps
visage et le ventre' tournés
reins jusqu'aux genoux, le
noire balancent leurs
vers la terre. Deux tigres à face
veir sur'lui
longs et terribles
et
une grêle de coups
fouets, font pleufrappés
cadence, et dans le nombre fixé
alternativenient et en
ou. moins irrité,
sur l'ordre du maitre
qui rarement assiste au
plus
ordonné, et qu'il charge
sopplice qu'il a
une personne
ordinnirement un autre esclave, ou
quelconque de surveiller.
terrible est bien du même
Ce châtiment
les habitations; mais il est genre bien que celui qu'on exercé sur'
dernières avec autant de
rare" qu'il s'exécute dans ces
rigueur. J'atteste
nombre, le fouet redoutable
que, dans-un grand
dont les
armés, ne sert, au lieu de
commandeurs sont
du travail, celles du
cloche, qu'à marquer les' heures
les diverses
repos, ct à servir. d'avertissement
opérations - qui appellent un
pour
d'autres, une faute est punie
attelier. Dans
depuis
coups donnés sur les
cinq, jusqu'à qninze
aux
vétemens, et il est
gérans et économesd
sévèrement défenda
ques-unies
d'outre-passer ce nombre. Dans
enfin, on est plus:
queltombe sur le derrière nu d'un sévère; une gréle de coups
donnateur ait plus compté coupable : mais soit que l'orle supplice méme, soit surlapparcil le
du supplice que sur
la main du commandeur, que fouet perde de sa force dans
blable 2 le
qui répugne à martyriser son sembruit'en est bien plus effrayant
que l'effet n'en
d'outre-passer ce nombre. Dans
enfin, on est plus:
queltombe sur le derrière nu d'un sévère; une gréle de coups
donnateur ait plus compté coupable : mais soit que l'orle supplice méme, soit surlapparcil le
du supplice que sur
la main du commandeur, que fouet perde de sa force dans
blable 2 le
qui répugne à martyriser son sembruit'en est bien plus effrayant
que l'effet n'en --- Page 133 ---
est
(115) )
terrible; et tel nègre a' reçu
fouét, dont la peau est à peine cinquante ou cent coups de
Mais ici!l l'espoir d'une légerement marquée.
sentiment, le zèle'd des
récompettse fait taire tout autre
fruit qu'ils
bourreaux s'exerce en
pour ranimer espèrent en retirer, et dont on les flatte proportinn du
coups font la.vigueur de leurs bras
d'avince,
voler les roisseler le. sang, les fatigués. Les preiniera
chairs melirtries
snivans déchirent et font
que chaque coup
etséparées par d'horibles
angmente et rend
sillons,
enchainée sur le chevalet,
plus profonds. La
la pitié des ses
s'agite inutilement, elle victime
le plus léger bourreaux, qui sont incapables d'en implore
qu'à ce que sa sentimnent; voix,
elle jette des cris
éprouver
de'
ne ponvant plus se lmentables, jus.
donlenir, 2 elle ne
fairé entendre à
les bâtons de l'échelle Pexprime plus qu'en mordant
force.
La sentence
fatale, ou en restant sans avec rage
ses membres exécutée, on le detachegul tache de mouvement.
refusont leur' engourdis par cetté opération
se relever"
partie
service; il faut souvent,
douloureuse lui:
maltraitée n'est qu'une
Taider à mnarcher. La
mois, des années
large plaie,
éternelles : et
pour guérir, et dont les cicntrices quhl.faut des
peuvent reprendre abethoaganpe leur clasticité sesjambes et ses cuisses sont
naturelle (i).
ne
(2) Pour mettre le lecteur à.
voir déclarer
l'abri
absolument que ce dernier et trop véridique detoute méprise, , je crois de.
Ceciuer regarde étranger à la colonie agricole de coup de pincean est
ques autres villes que de les geoles du Cap,
uatDorangae
voit
la colonie, ou' un Porc-au-Priace et. de' quelfaireiafiger chez
habitant
sans frais, , ne s'avisa lurmeme, al'esclave fautif, planteur qui poupayant
jamais de
une
:
chéretnent: car messieursles l'envoyer écorcher tout punition' vif,en
bourrenux n'y usoicnt de la
H 2
de coup de pincean est
ques autres villes que de les geoles du Cap,
uatDorangae
voit
la colonie, ou' un Porc-au-Priace et. de' quelfaireiafiger chez
habitant
sans frais, , ne s'avisa lurmeme, al'esclave fautif, planteur qui poupayant
jamais de
une
:
chéretnent: car messieursles l'envoyer écorcher tout punition' vif,en
bourrenux n'y usoicnt de la
H 2 --- Page 134 ---
Tel est le tableau
(116)
de maux, sous lequel sommaire du.régime, mélé de biens et
de la.grandeur et de Sunt-Domingue est parvenu au faite.
l'opulence. Er
abus, en adoptant par
réformant une partie des'
de ce qui pouvoit
prudence, et par une sage
ordre
arriver, des loix qui
prévoyance
réglé et général, et
eussent maintenu un:
mens
rigoureusement
étoit arbitrairess en soutenant, , en
réprinié les traitecenforme aux principes de encourageant tout.ce qui
avec ardeur tout ce qui deur.est Phumanité, et en detruisant.
venir à prolonger cet état heureux contraire, on eut pu parMais Pavarice et la
de trayail et
ses
cupidité du grand nombre d'opulence.
propres dangers 2 Elles ne voient
calcule-t-elle
qui ont précédé 5 elles ne
que les succès de ceux
leurs traces; tout est
s'occupent à
que de marcher' sur
sacrific ce but: tel
quillité, son bonheur
colon voit sa tranTabandonne avant d'ya sévanouir; sa santé,, la vie. même
il songe à se corriger lui atteindre, nième. etjamais ou bien rarement
La fin du rève est arrivée : j'ai
milieu de ce triste réveil; ila considéré le culivateur au
préjugés n'en ont point été tremblé pour sa fortune, et ses
hommes qui, opiniatrement ébranlés Semblables à ces
attachés à
pérances, 3 se flattent toujours de voir leurs chimériques es-,
rétablir le règne des
senaueniaratee avoient intérêt
un bien petit nombre de
au maintien de
ceux qui
dans les. colonies, consentiroit l'ancien ordre de choses
grace à des modifications
encore aujourd'hui de boane
nécessaires; et dont Tadoption
sage
vigueur de leur bras qu'en
et dont une partie revenoit proportion du proftqu'ilse en
généralement
aux geoliers, dont les
retiroient,
Pour étre les plus
places passoient
Cap et Forr-au-Priace )
lucratives ( du moins celle du
, après celles de général ct intendant.
qui
dans les. colonies, consentiroit l'ancien ordre de choses
grace à des modifications
encore aujourd'hui de boane
nécessaires; et dont Tadoption
sage
vigueur de leur bras qu'en
et dont une partie revenoit proportion du proftqu'ilse en
généralement
aux geoliers, dont les
retiroient,
Pour étre les plus
places passoient
Cap et Forr-au-Priace )
lucratives ( du moins celle du
, après celles de général ct intendant. --- Page 135 ---
(317)
elt, lorsqu'il en étoit temps encore', oté tout
et spontanée
ne respirant que ruine et 1
moyen de nuire à ces hommes qui,
leur haine et leur
destruction, étoient trop ardens à satisfaire
adroits pour rien négliger de tout ce. quipou
fureur., et trop
voit couvrir leurs efforts d'un prétexte plausible.
accéJ'ai cru devoir dire tout ce que je savois, 3 non pour déd'un
antique, ni pour en
lérer le renv versement
système
le faire connoitre
fendre le maintien, mais uniquement pour instruit, et pour le
à quiçorique n'en est pas suffisamment
obscarcie
mettre à même de juger sur une question également force. des
l'envie et par Pintérèt. Les événemens et la'
par
détruit l'édifice en grande partie;l le reste,
choses en ont déja
de suivre et de
que rien ne soutient plus; ne pent manquer
desavoir ce qu'on. y substituera.
s'écrouler : il seroit important
la sollicitude del Phomime
Cest sur cet objet que se dirige toute
la splendeur dè sa
de bien, de Fhomme qui ne songe qu'à
les effets
patrie; et à quiil est bien permis d'être inquiet sur
d'une détermination ultérieure"Elle est plus qu'inincertains
pour la grande masse
certaine, j'ose, le dire, non-seulement
à
l'inexpérience ne permet d'en juger que
des hommes qui
ceux
sans se laisser
superficiellement, mais encore pour
qui,
les
de l'intérêt et de Phabitude, sont. en
influer par préjugés
des localités,- de
état, d'après une connoissance approfondie
bien
et de calculer les obstacles. Ce seroit une tâche
prévoir
et à remplir, que: de mettre la naintéressante à entreprendre
entière à mème de pénétrer. dans l'avenir, - et de juger
tion
qu'on s'est déja formées. Mais,
de Ja solidité des,espérances
Phomme instrait et de bonne foi ne pourroit
je le répète,
de ses réflexions et des
donner que le fruit de ses observations,
du climat,
conjectures, fondées.sur les effets et la propriété
sur-le génie et les inclinations d'un peuple éloigné de deux
H 3 --- Page 136 ---
milles
(118)
lieues, et sur
mais
d'autres
Cette étrangères à tout ce qui s'est considérations importantes;
les matière délicate entroit d'abord
dans
pgejsinmoemahel
circonstances m'ont encore
mon plan : mais
loppement; et, sans
paru peu favorables à ce déveutile, je me restreins renoncer à y revenir
le
torique
en ce moment à lorsque je croirai
qui va suivre.,
publier le précis his-
:
118)
lieues, et sur
mais
d'autres
Cette étrangères à tout ce qui s'est considérations importantes;
les matière délicate entroit d'abord
dans
pgejsinmoemahel
circonstances m'ont encore
mon plan : mais
loppement; et, sans
paru peu favorables à ce déveutile, je me restreins renoncer à y revenir
le
torique
en ce moment à lorsque je croirai
qui va suivre.,
publier le précis his-
: --- Page 137 ---
E
HISTOIR
DES'I DESASTIES
DE
Depuis
BAINTDONINGUE,
1789 jusqu'a ce moment.
C H A P. I TR E
Ier,
et
une idée du
Junaisiniee
demi, règne à
régime qui, depuis un siècle
des Antilles : j'ai Sint-Doningse tracé
et dans toutes nos colonies
exact, oû, à côté des excès avec de impartialité la
un tablean vrai et
traits nombreux de la pius tendre barbarie, on voit briller les
à ma connoisance
humanité, Jamais ilne
couleurs qui lui que personne l'ait peint a vec. les véritables vint
appartiennent, Di
Phumanité et de ses
qu'aneun homme, amide
de provoquer des semblables, ait conçu Phonorable
changemens ou des modifications
projet
Remlentnutgekeee l'être
et de
quieussent
tout ce" qui tient aux
prospérité, autant que peut
durée se calcule naturellement établisemens humains, dont la
deleurs bases (). En
sur la perfection et la
Europe, on n'entendit
sagessse
(1) Un onvrage intitulé
jamais sur. les cosmtoieauimrmatia offre
autrefois de mettre en
Eatae
tances ont rendu
pratique, mais. que de
arrete
par de défaut de Surannées, et peur-étreinwtiles. nouvelles circonsjugés
courage, soit qu'il fàt imbu
D'ailleurs; soit
vulgaires, , Tauteur qui atraque
lui-mème des pré.
gouvernement la
militaire et des loix vigoureusement les abus dà
question priacipale, qu'edt dà prohibitives, ne fait qu'eflleurer
avant tout approfondir un écriH4
, mais. que de
arrete
par de défaut de Surannées, et peur-étreinwtiles. nouvelles circonsjugés
courage, soit qu'il fàt imbu
D'ailleurs; soit
vulgaires, , Tauteur qui atraque
lui-mème des pré.
gouvernement la
militaire et des loix vigoureusement les abus dà
question priacipale, qu'edt dà prohibitives, ne fait qu'eflleurer
avant tout approfondir un écriH4 --- Page 138 ---
lonies
120 )
que dedéclamations
dela.véciti, et presque tonjours vagues, au-dessus ou au-dessous
parl'enviez En
enfantées par
conqite edt osé Amérique, lever
c'étoit l'arche
l'ignorance ou
effroyable
le coin du voile, auroit d'alliance, et quitraces deza tempête éclater sur sa tête, et
bientôt vu une
témérité,
anéantir jusqu'eux
teur,et qpelqeimcalpation duseptietallecs d'unobserva:
intéressé à cei même régime dont qu'on puisse m'adressers comme
abusyje jure que je l'ai
j'ai entrepris de
de Phumanits
faitavec cette vérité, avec dévoilerles
mon coeur.
que Pintérèt personnel n'écarta cet amour
Ics témps d'unet Millefsis; ,: au sein de la colonie
jamais de
tranquillité que rien ne
même, et dans
troubler, mes méditations
à faire
Hembilaitderarjansih
disparoitre tout ce s'arréterenitsur qui tendoita les mbyens propres
Irmwsmeeuneitt les hommes
J'avone déshronorer l'état de
trer
qui habitent lés
goslesempleder tous
au-dedans de moi-méme colonies, j'ai cru devoir
pénétré les évènemens
la douléur dont
concenCrIL, dis-je,
particuliers dont j'ai été intontsouvent
devoir, à
témoin :j
sur lequel, selon l'exemple de tous, respecter un j'ai
système colonial. l'opinion commune, étoit
préjugé
J'aiva desumaux
appuyé tout le
Tensigéai, mais
la crainte
jwigardéles silence,
agewatetatienes
d'un danger auquel je
soitparlésentimenta au
vain
scenerenhyutiener
d'un philosophe et ami du bien. Que
homge qui dit,
penseroit-on
riorité des blancs tome II, page
aujourd'hai
D manque,
exige que le mulâtre 75,ligne 17, G La supé-.
( libre )
>> à permeure eipawisuniretamne qu'ils
etily a une sorte qui leur
# epropnionas à puissent Phumilier parun chdtiment d'humanité
vrage-meme, ce passage tinandies. Au reste,je rerivoie à lire dans prompe
le sens. que
qui,
l'ouferme
Taureur a voula Rimmtdiedenhiseeere lui donner:
peut-êtro,
quelques détails vrais et qui
D'ailleurs ce liere ren.
peuvent encore intéresser.
ure eipawisuniretamne qu'ils
etily a une sorte qui leur
# epropnionas à puissent Phumilier parun chdtiment d'humanité
vrage-meme, ce passage tinandies. Au reste,je rerivoie à lire dans prompe
le sens. que
qui,
l'ouferme
Taureur a voula Rimmtdiedenhiseeere lui donner:
peut-êtro,
quelques détails vrais et qui
D'ailleurs ce liere ren.
peuvent encore intéresser. --- Page 139 ---
exposé, sans oser espérer qu'il pat prodnire
quejef fusse elfrayé par l'idée de fairé
aucun fruit, soit
au lieu d'étro.suivie
jaillir une étincelle, qui
par l'éclat d'une lumière douce,
produire leplus vaste embrasement.. Mais
pouvoit
exporience n'a que trop
hélas! une triste
prouvé qie les raisoris qni
déterminé et qui sans donte en avoient' déterminé m'avoient .
avant. moi à garder lesilence, n'étoient
d'autres
cieuses. En consultant la marche des
qu'illuspires et spéchoses'
étéficile reut-etre de prévoir
humaines 9 ileût
que cet état florissant et presqu'incroyablede prospérité et d'opulence, qui
colonies, sur. tout celle, de
distinguoit nos
rellement leur chite
Saint-Domingie, annonçoit natuprochaine; il eut été encore plus
prouver que les richesses immenses,
facile de
entassées dans un court
espacerletemps, entre les mains de
souvent moins le fruit des talens quelquesindividns, étoient
quiétoient
et de l'intelligence de ceux
parvenus àl les' accumuler, que celui d'une
insatiable, et de la hardiesse coupable
cupidité
osé profiter plus ou moins des abus
avec laquelle On avoit
l'extention
du régime colonial et.de
que chacun étoit maitre de lui donner.
Enfin la catastrophe, que plus de sévéritédans
m'entdi faire regarder
mon' examen
richesses' qui couvroient comme infaillible, est arrivée. Les
la sirface de
toient qu'une
Saint-Domingue n'ésiblement le, couchedelleura, sous lagnelle se creusoit insenvaste tombéau où on l'a vue,. en un
gloutie présque toute entière. Un seul instant instant, entruire ce qu'avoit
a suffi pour défaire
produit un siècle et demi de tra
un objetdéplorable d'une
vaux, et pour
de PEurope étonnée,
coloniequi faisoit Padmiration
efficacement
etde ceux-là mème qui avoient le
le
concouru à sa- prospérité. Est : ce.
plus
momentde dévoiler les maux
maintenant
Est-il temps encore de sonder qui ont entrainé sa chite 2
peut-étre, devenues
ses plaies, lorsqu'elles sont,
incurables?
et demi de tra
un objetdéplorable d'une
vaux, et pour
de PEurope étonnée,
coloniequi faisoit Padmiration
efficacement
etde ceux-là mème qui avoient le
le
concouru à sa- prospérité. Est : ce.
plus
momentde dévoiler les maux
maintenant
Est-il temps encore de sonder qui ont entrainé sa chite 2
peut-étre, devenues
ses plaies, lorsqu'elles sont,
incurables? --- Page 140 ---
(22a).
La "eritcpeutetre tardive;
pas quesdéveloppée d'une mais pourquoi ne me fatterai-je
produire encore des fruits manièreferme heureux
et hardié,elle pourra
me prouve'que loin de vouloirla et ntiles àr ma patrie ? Tout
nies, comme depuis
destruction absolue des coloà en répandre et à long-tempso on cherche (1)
en accréditer le
insidieusement
ralemcnt en France
bruit, on n'en parle
qu'avec cet intérêt
généetsur-toutceux de quileur S
quiprouve que chacun,
comme nécessaires àla
prospérité de la
TNEEEe
conyaincu qu'on paroisse être
France. Mais quelque
tance, et de la nécessité de les généralement de leur imporiguore d'une manière bien
conserver, il semble qu'on
maux dont elles ont été la étrauge les résultats affreux des
qui ont survècu jus
proie On Sgroreque ies restes
chent au jnoment qu'aujourahui à tant de malheurs, touefforts
prochain d'un
humains et des siècles, de andantissement, d'oà tous Ics
bies de les retirer; et ce malheur travail ne seront pas capareur que des hoinmes criminels irréperable sera dà à l'erjusqu'ici, malgré tous les efforts sont Parvenus à entretenir
On veut le bien sans
faits pour la détruire.
doute; mais
que céux
comment Pespérer lorsvironnés qutsontspécialement chargés de
d'épaisses
F'opérer, sont enter quelque lumière ténèbres, ou qu'ils sont.forcés
de ceux-là même
d'empren:
alaleurcichery et qui
qui sont intéressés
faire regarder
sontparvents, à force
comme les instrumens de la d'impostiures, àse
colonies, aprèsavoir été celui de leur
régénération des
tout Ces abominables intrigues
destruction. C'est surgueje veux tenter de dévoiler:
(3) A Saint-Domingue où l'on n'est
et même en France, dars les, temos que trop payé pour le croire 9
oublié sans
qui ont précedé, Oa
siles
doutequ'on a mis, ilya quelque
n'spas
colonies sont utiles ou à cbarge à la temps en question,
France.
ies, aprèsavoir été celui de leur
régénération des
tout Ces abominables intrigues
destruction. C'est surgueje veux tenter de dévoiler:
(3) A Saint-Domingue où l'on n'est
et même en France, dars les, temos que trop payé pour le croire 9
oublié sans
qui ont précedé, Oa
siles
doutequ'on a mis, ilya quelque
n'spas
colonies sont utiles ou à cbarge à la temps en question,
France. --- Page 141 ---
il
(1235
importe arant tout d'arracher le
qui,. à Pinstar de ceux
masque à des scélérats
souillés en Amérique des quiont plus failli perdre laFrance, se sont
aujourd'hui réclamer aveci exécrables fotlaits, et viennent
que, la palme due au plus impudence, au sein de la Républinous fimes les victimes pur patriotisme. La, comme ici,
Je ne tiens à aucun parti,à infortunées d'infimes intrigane..
taquerai-je également des homimes ancune fiction, et peut-étre atment se faire une guerre cruelle. qui paroissent en ce moaucune classe dhommes
Non ! il n'est aucun- parti,
malheurs dé Saintqui n'aitplus ou moins concouru aux
dividu à qui des Domingue : je dis plos,ila'ya a point d'inl'ardeur del la préjugés, fortement enracincs,
P'orgueil, et
qui les environnoient repnue.Ahinrermains yeux surles dangers
quelqu'affreusr
également. Je. pourrois même
que soit cette vérité,
dire,
Pépouvantable abime dans
qu'au bord même de
trainé les passions,
lequel on se voypit prét a être entellement exaltés, l'esprit de fureur et de vertige étoient
vir d'affreuses. qu'on ne paroissoit s'occuper que d'assoumême si
vengeances; et' les divers partis
lement, tranquilles sur les malheurs qui les
paroissoient
les
qu'on edt été en droit d'en inférer menaçvient égaartisans. secrets, et que les uns et les qutils en étoient
s'occupera à 1. arrêterle torrent,
autres,, au lieu de
tenir comme un moyen shrd'écraser cherchoienteud contraire al'entreaussi juste
leurs
qu'important de distinguerdes enpemisimaiilet
coupables que d'erreur, et qui,
hommes qui ne sont
de leurs préjugés,
devénus les premières victimes
des brigands qui, ont-suffisamment expié leurs fautes,
acharnés à
d'avec
vastation et de' mort,
poursuivre un système de déleurs talensaffreux à n'employérent que trop
Jevais
assurer T'exécution de leur fructuensoment horrible
d'historien doncremplir, autant qu'il sera en moi, les plan.
fonctions
talent ni
ssenmiepetaeAret
Phabitude
préjugés,
devénus les premières victimes
des brigands qui, ont-suffisamment expié leurs fautes,
acharnés à
d'avec
vastation et de' mort,
poursuivre un système de déleurs talensaffreux à n'employérent que trop
Jevais
assurer T'exécution de leur fructuensoment horrible
d'historien doncremplir, autant qu'il sera en moi, les plan.
fonctions
talent ni
ssenmiepetaeAret
Phabitude --- Page 142 ---
d'écrire
(124 )
; mais j'aide la
principalement
mémoire et de la bonne foi,
dédale
requises pour marcher d'un
qualités
prespueinestricablee d'intérêts
pas assuré dansce
contraires. Jene feraipas ler
divers et de
il suffit,
mouvemens
pour être utile et pour récitcirconstancié des érénemens:
proposé, de les exposer
remplir Pobjet que je me suis
sur les. lieux, mais je n'ai rapidement et arec méthode. J'étois
Vainementy j'aurois cherché pu ètre témoin oculaire de
leséveneinens
à me procurer
tous,
varient selonles prennent toujours des couleurs vdleumamignsmens
dividus
divers partis : rarement j'ai différentes, et
Je le raconter le.môme fait d'une manière entendu deux inrépêté 2 je n'ai d'autres
uniforme.
pureté de mon
guides que, ma
coeur, mon
mémoire, la
prises sur les lieux. Je
impartialité et quelques
cipes et les
veux tâcher de
notes
tenèbrés causes des malheurs de débarrasserl les prinépaisses dans lesquelles ils ont Sant-Dontingue, , des
qwwejserihai, sans qu'aucune main resté enyeloppés jusessayé de lever le voile
sage et prudente ait
n'est encore Farvenu
qui les couvre; ou du moins il
sigmifiahs, mais
jusqu'a moi. que
tous'
quelques écrits incette mauyaise foi imprégnés de haine, de fureur êt de
y débite
inséparable de tout
plus oul moins
esprit de parti, On
hisardeuses, sans
éloquemnment les assertions les
pui. Il semble s'inquiétér de fournir les
plus
Le
.qu'on n'ait d'autre
preuves à Papmien n'est point
objet que de calomnier,
de personne j j'écris de.combatire ni de réfuter les assertions
amis du bien, qui pour moi j'écris pour les véritables
sur des. relations n'ayant pu satisfairo-leur curiosité
leur offrir un tableau mensongères, me sauront pent-être que
ront rectifier leur succint et fidele, sur lequel ils gréde
quello des' récits jugement, et écarter l'obscurité dans. ponr- latière. Je tracerai contradictoires le récit
entretienment la France endes érènemens qui, dtant le ré
assertions
amis du bien, qui pour moi j'écris pour les véritables
sur des. relations n'ayant pu satisfairo-leur curiosité
leur offrir un tableau mensongères, me sauront pent-être que
ront rectifier leur succint et fidele, sur lequel ils gréde
quello des' récits jugement, et écarter l'obscurité dans. ponr- latière. Je tracerai contradictoires le récit
entretienment la France endes érènemens qui, dtant le ré --- Page 143 ---
(125)
sultat des causes que j'aurai
preuves. Enfin ,. je laisserai rapportées, en seront anssi les
s'exercer, sur les faits desquels Timagination la
et le jugement
repoussé l'éclat de la
mauvaise foia diversement.
égard dans les bornes lumière, et je me renfermerai à
Avant de
et dans la fidélité du narrateur.. cet
traits au tablean commencer,1 est essentiel d'ajouter
qui
que j'ai tracé. Je n'ai
quelques
constitue le régime colonial,
peint encore que ce
tement Pesclafage des noirs..
etce qui concerne direcle développement des
Pour rendre plus
lement, et.
causés qui en, ont
intelligible
qui en ont. opéré
occasionné l'ébranbon de donner
ensuite la
une idée du
déstruction, il est
colonies, et de faire
gouvermement qui
du
connoitre une classe
régissoit les -
négociant et de Phabitant,
t'hommes distincte
alors de
gui s'étant contentée
colonies participer aux avantages que
jusques
offroit également à tout homme P'opulente activité des
venue depuis un' des
laborieux, est demens des grands
mobilesou un. des principaux instrumalheureux
mouvemens dont
théitre-.
Sunt-Doningue a été le
Snit qu'une sage
C
autrefois à
prévoyance. ou le hasard aient
Rerablisement du gouvernement
présidé
Domingue, soit qu'il flt le résultat.
qui a régi Saint:
métropole, , une longue suite
naturel de celui de la
rités.et une terrible
non interrompue de prospé
c'étoit leseul qui expérience ont.suffiamment
colonie. Ce fut convint à l'organisation
prouréque
sous Ce
actuelle de cette
pas rapide vers. cette gouvernement qu'elle marcha d'un
la gloire et la,
splendeur étonnante qui firent
n'offre
richesse de la
et
a-la-fois
pas d'exemple d'un France, Pourtant TOrient
série des
despotismie plus absoli...Lal
gouverneurs de
longue
pendantce siècle, Pidée des Sun-Domingue présente, sur-tout
avec
pachas
insolence, et pliant humblement d'Asie, régnant a-la-fois
devant la volonté su-
la gloire et la,
splendeur étonnante qui firent
n'offre
richesse de la
et
a-la-fois
pas d'exemple d'un France, Pourtant TOrient
série des
despotismie plus absoli...Lal
gouverneurs de
longue
pendantce siècle, Pidée des Sun-Domingue présente, sur-tout
avec
pachas
insolence, et pliant humblement d'Asie, régnant a-la-fois
devant la volonté su- --- Page 144 ---
( 126 )
prème d'un visir
étoient des loix dont dloigné, mais dont les
long-te
on n'ent pas osé moindres ordres,
temps, , les ministres du
s'écarter. Depuis
France étoient les véritables départenient de la marine de
ordres, énoncés dans de rois de
Leuns
au
Swat-Dosingus
coin de
simples lettres, et
exécutés Pineptic et de ligmorance la
marqués souvent
plus
Pauroient religicuscment été
et avec plus de ridicule, étoient
ceux du momarque même. ponctualité que ne
gouverneurs ( Duchilleau ) osa de
Un seul d'entre ces
dispositions du
mon temps
ministre la Luzerne,
outre-passer les
pressant de prévenir la
dans Tobjet louable et
nacée. Ce chef,, doué de disette, dont la colonie étoit
pas lè teimps de
talens et d'istentioss,
mepoque mêmé oi dérelopper; la
fut disgracie et. raprelé qu'iln'eut à
affoibli Pimfluence: révolution avoit déja
l'éDe leur
ministérielle..
considérablement'
lontés
cdté, ces gouverneurs étoient
n'eprouverent jamais
absolus : leurs voformation des milices. Cet d'oppoaition, sur-tour depuis la
insigne Rauvaise foi, dut diablisement, créé avec la
ficultés :mais Ménergie
trouver d'abord de
plus
bitans de
que' muifestirent alors grandes dif.
les traités Sun-Damingee, les
fondée sur les quelquesha
de la plus plus solemnels, , céda bientôt promesses et sur.
inflexible rigueur
devant les actes
drant.fempéance adroitemenit (1); et acheva de s'évanouir
honneurs et aux
présentée 2 de partiliper aux
les passions s'exaltent récompenses militaires: Sous un
bieg' il n'en
avec une facilité et une
climat où
énouvoir est pas de plus ardentes
force incroyaque celles qui
et de plus faciles à
Propre.
tiennent à P'orgueil et à
Négociant ou habitant,
Pamonraucun ne tarda à être pos-
(1) Le ci-devant
bitans quiavoient prince de Monbazon fit
sion,
osé donneri l'exemple de la pendre quelques harésistarce à lroppross.
compenses militaires: Sous un
bieg' il n'en
avec une facilité et une
climat où
énouvoir est pas de plus ardentes
force incroyaque celles qui
et de plus faciles à
Propre.
tiennent à P'orgueil et à
Négociant ou habitant,
Pamonraucun ne tarda à être pos-
(1) Le ci-devant
bitans quiavoient prince de Monbazon fit
sion,
osé donneri l'exemple de la pendre quelques harésistarce à lroppross. --- Page 145 ---
(127 )
sédé de la ridicule manie
jusqu'alors à payer des services d'oltenir une décoration : destinée
l'état, et dont On se servit réels et le sang ver:6. pour
résistance. Enfin les
habilement, pour vaincre leur
siblement les plus fermes principaux opposans devinrent insenon vit une foule de
soutiens du despotisme. Bientot
colonie : iln'yavoit commandans de
couvrir la surface, de la
crite qui n'edt son pas quartier ou paroisse si circonsIls étoient a-la-fois état-major, > ses officiers de tout grades
et parleur affectation insoutenables à
et ridicules par leur
Maisl le
imiter en tout les officiers morgue
gouvernement n'eut point
militaires.
fidèles et' plus zélés à assurer l'exécution d'agens plus soumiss plus
lontés...
deses moindres voLes gouverneurs et leurs plus minces
a
maîtres d'exercer impunément;
agens étoient les
vexations les plus criantes.Les ; envers' les Particuliers, les
à
personnes y étoient
dejvigueursarbitimires et aux
exposées
mais le réspect des propriétés traitemens les plas injuriens;
masser, cette passion
y étoit sacré. La passion d'zhaut dégré tous les individus qui tranisporte également et au plus
libres qui
Domingue, , y jouissoit d'une liberté
babitoient Saintreligieusement protégée.. .Le
indéfinie, , y étoit méme
livroit avec sécurité à ses lucratiyes mégociant, dans son cabinet,se
aidé par ses nombreux
spéculations : Phabntant,
ronnés aveeprofusion des esclaves, ignorantle besoin, et envimoyens de
europétenmen'accorde qu'avec
sibsistance,g que la lerre
tivateurs ; Phabitant, dis-je, parcimoniea ses laborieux cul
la certitude. assurée du
cultivoit pai.iblement et avec
y étoient insensibles succès une terre féconde.
blics
et, presque
Les impdes
: la colonie enfin : étoit subordonnés aux besoins pude richesse et de grandeur parvenue à ce dégté brillant
merce de la.
qui faisoit le sontien du
ornement de métropole 2 Tadmiration de toute
com-
-
PAmérique.
PEurope ct
-je, parcimoniea ses laborieux cul
la certitude. assurée du
cultivoit pai.iblement et avec
y étoient insensibles succès une terre féconde.
blics
et, presque
Les impdes
: la colonie enfin : étoit subordonnés aux besoins pude richesse et de grandeur parvenue à ce dégté brillant
merce de la.
qui faisoit le sontien du
ornement de métropole 2 Tadmiration de toute
com-
-
PAmérique.
PEurope ct --- Page 146 ---
(:228 )
Outre les négocians
lesdivers points de la colonie, quihabitent les villes répanducs dans
et oùr ils représentent le
dont ils font toutes les aliaires,
commerce
classe correspondent, on y voyoit en bien satinnal,a avec lequel ils
d'hommes que
plus grand nombre une
d'une
P'espérance de
contrée, dont la renompiée participer aux richesses
sources, attiroit
exngéroit les brillantes resFrance, et même continuellement des
de toutes les parties de la -
des flatteuses chiméres pays étrangers. Déchus en
chacun
dont leur
arrivantprenoit un
imagination s'étoit
inclination. Les 13 parti selon son golt, ses talens. nourrie,
uns se livroient aux arts
.et son
auxquels ils avoient été formés
utiles, aux métiers
campagnes, et pour peu qu'ils ; d'autres pénétroient dans les
d'être occupés, ils trouvoient parussent animés du desir
comme économes,
facilement à être
les campagnes, Cest-i.dire, à surveiller les esclares employés
jusqu'à ce
dans
et des lumières dans la qu'ayant acquis des comnoisanices
culture des
Domingue 9- ils devinsent
habitations de Saintplacés à l'entrée du chemin gérans de la 9 procureurs, et. fussent
autres qui étoient entrés dans la fortune, à laquelle mille
modestement qu'eux, étoient
carrière. autant ou plus
lesjours.
parvenus et parrenoient tous
Quant aux artisans des villes, après
mens pénibles, pour
quelques commenceson ambition, Thomme peu que sa vigueur plysique répondit à
tôt le' succès couronnersese intelligent et laborieux voyoit bien.
ne sentoit pas la sueur efforts. Là, le malheureux ouvrier
sillonner
uniquement pour procurér à ses enfans journellement son front,
verit insufficante, et pour' assouvir une nourriture. soutraitans."
Pinsatiable avidité des
L'infortune ne
chir, sans avoir Pu recueillir, voyoit pas ses cheveux blansouvent en Europe,
comme il n'arrive que trop
quelques moyens de soutenir sa vieillesse...
laborieux voyoit bien.
ne sentoit pas la sueur efforts. Là, le malheureux ouvrier
sillonner
uniquement pour procurér à ses enfans journellement son front,
verit insufficante, et pour' assouvir une nourriture. soutraitans."
Pinsatiable avidité des
L'infortune ne
chir, sans avoir Pu recueillir, voyoit pas ses cheveux blansouvent en Europe,
comme il n'arrive que trop
quelques moyens de soutenir sa vieillesse... --- Page 147 ---
(129 )
lesse.. - Les arts utilcs étoient
mingue, parce que tous les éiats considérés à Saint Dos
s'ylivrent. La plupart d'ontr'euxa avoient besoin de ceux qui
des richesses
acquéroient
immenses et
insensibleunent
tendre à tout : tels sont les devenoient foibles les maitres de prémultitude de riches habitans.
commencemens d'une
Mais parmi les hommes que la
foule sur ses' bords dans le même colonie voyoit accourir erz
même aptitude au
objet, tous n'avoient la
travail, ou ne
pas
geusement la généreuse résolution prenoient pas aussi couraet leur travail, des espérances deréaliser, avec leurs bras
leur avoit peintes si faciles riantes que leur
découragés retournoient
à satisfaire. Un grand imagination
ou mouroient
vers. le point d'on ils
nombre
bientôt victimes de leur
étoient partis s.
mat dévorant. D'autres, et c'est le désespoir et d'un cliopiniatres, mais également
plus grand nombre, plus
fessions utiles
incapables
qui ne leur
d'embrasser des
dont ils s'étoient
offroient pas les. brillans
protous les
flattés, se répandoient dans
avantages
points de la colonie. Ces
les villés et dans
talens, qui pis est sans autre hommes sans. patrie, sans
besoin d'exister, faisoient
véhicule d'émulation
toutes les
ce que font leurs
que le
grandes villes
semblables dang'
revenus d'une industrie d'Europe, c'est-a-dire, vivoient
douces
plus ou moins
des
que fussent les loix
criminelle.
sive que/f fàt la surveillance coloniales, quelque peu Quelques
exécution,
des magistrate
répres
quelque facilité
chargés de leur
dans la colonie et dans Phumeur enfinequ'on trouvàt pour exister
des individus vivans d'une
hospitalière de ses
pour étre
manière. aussi
habitnns,
incapables de se rendre
précaire et
moins leur cupidité
utiles, n'en sentoient qui,
qu'ils voyoient s'élever s'enflammer de
au spectacle des
pas
n'avoient
toutes parts
fortunes
pas le courage d'iuiter, pardes hommes qu'ils
mais dont ils
envioient le
I
dans Phumeur enfinequ'on trouvàt pour exister
des individus vivans d'une
hospitalière de ses
pour étre
manière. aussi
habitnns,
incapables de se rendre
précaire et
moins leur cupidité
utiles, n'en sentoient qui,
qu'ils voyoient s'élever s'enflammer de
au spectacle des
pas
n'avoient
toutes parts
fortunes
pas le courage d'iuiter, pardes hommes qu'ils
mais dont ils
envioient le
I --- Page 148 ---
( 130)
devoient être ce qu'est Pinu-
"Bonheur; ces individus, dis-je,
laboreuseret un chanfrélon dans la ruche de Vabeille
devoit
tile
même de l'ordre établi,
gement, un renversement suprême. Aucun ne pouvoit avoir
eux le bonheur
et tous
être pour
sa manjère - d'être actnelle, favod'attachement pour
dans Pespoir d'un sort plus
étoient préts d'en changer,
rable à leur ambition. et à leurs projets. tout ce qui ne tenoit
Ce sont ces hommes, 1 et généralement des établissemens, 2
à la colonie par des proprictés ou par
de petits.
pas
désignés sous le.nom générique
de
qu'on a souvent
faire connoltre la véritable origine
blancs. Il est bon de
Dans un pays où les privilèges
cette dénomination injurieuse. sinon inconnus, au moins
des titres et de la noblesse étoient, devoit naturellemenf s'atnuls, la considération les riches négocians, et
a-peb-près
; otl si lon veut :
tacher à Topulence:
ou d'autres grandes habitations,
les' possesseurs: de sucreries
ceux moins fortunés
étoient les nobles de Saint-Domingues et les non - propriétaires
la classe moyenne 2 eten tous lieux, cette
composoient, la troisièmes En tout temps
inéviformoient
fut toujours une conséquence Elle n'avoit
espèce de classilication moins des, richesses acquises.
le
table du plus ou
où chaque individu avoit
dans un pays
à des distincrien dhamiliant
de parvenir
droit de prétendre et Pespérance ét récens prouvoient avoir
mille éxemples ariciens
tions que
du travail et del Tintelligence cherchoit à s'en
été la récompense riches, la troisième classe
Eclipsée par les
étrangement des préjugés établis
dédommager, en abusant colonies et. qui y avoient acquis
la naissance de, Ja
des esclaves condepuis,
joug
force de loi, soit en apeoatisaatle 2 mais encore plus
à leur conduite et à leur surveillance, Jes occasions qui-se
iiés
avec affectation de toutes,
sous le nom de
en profitant d'humilier les hommes connus
ynbsentoient
, la troisième classe
Eclipsée par les
étrangement des préjugés établis
dédommager, en abusant colonies et. qui y avoient acquis
la naissance de, Ja
des esclaves condepuis,
joug
force de loi, soit en apeoatisaatle 2 mais encore plus
à leur conduite et à leur surveillance, Jes occasions qui-se
iiés
avec affectation de toutes,
sous le nom de
en profitant d'humilier les hommes connus
ynbsentoient --- Page 149 ---
(131 )
Jl existe une multitude d'exemples
gens de couleur ou libres. arbitraires et les plus injuricux, et
des traitemens les plus
Les loix protectrices
qu'on voyoit souvent se renouveler.
étoient tomautrefois en faveur desaffrauchis,
promulguées
régner dans toute leur
bées en désuétude; on ne voyoit
les plus:
celles de rigueur 1 que ces' infortunés,
force que
paisibles des hommes, eussent vu appesantir
docilesy les plus
cédant au premier mouveimmnanquablement sur eux, si,
activement Pin-.
ment de la nature, ils eussent osé reponsser la
profonde des
léur étoit faite. De-là la haine plus
jure qui
honimes quiils. qusliferent
libres et des esclaves onvers.des blancs, les loix leur refusant tout
injuriensement de petits
leur mépris.
de se venger et de leur témoigner
autre moyen
d'lumiliations a pu,seul interrowpre
Le souvenir de tant
dont, de l'aveu
lexercice des vertus douces et humaines
libren'avoit
de
mulâtre ou nègre
de, Phomme bonne-foi,le les preuves les plus touchantes.
jusqu'alors cessé de donner déni constant de la justice, dontils
Tantahumitiationget ie
tandis quils étoient
invoquoient vainement, la protection,
trausformer
toute la rigueur, les a pu
assurés d'en éprouver P'occasion s'est offerte de se venger
en tigres furieuxlorsque accablant! J'en appelle à euxét de brisen un joug aussi
Leurs gricls n'avoient
mèmes, et ils ne me démentrout pas. colons
dans un sens
avoir pour objet les
que,
ni ne purent
aussi de grands blancs 5 et auxquels.
oppore,il. qualifièrent
les liens du sang, des bientous cu presque tous tenoient par
faits etde la recomnoissance (1).
Hommes amis de la vérité, pour qui les déclamations les ne
(1)
qu'ai-je besoin de vous prémunir contre
sont pas des preuves,
blancs ou basanés, mis en avans
cris de quelques vociférateurs.
à aucun pays, etq qui
par des meneurs caches, qui n'appartiennent
I 2
,il. qualifièrent
les liens du sang, des bientous cu presque tous tenoient par
faits etde la recomnoissance (1).
Hommes amis de la vérité, pour qui les déclamations les ne
(1)
qu'ai-je besoin de vous prémunir contre
sont pas des preuves,
blancs ou basanés, mis en avans
cris de quelques vociférateurs.
à aucun pays, etq qui
par des meneurs caches, qui n'appartiennent
I 2 --- Page 150 ---
(132 5
libres dont la population étoit aLes' mulâtres et nègres
formoient une-caste interpeu-pres égale à celle des blancs,
contre Tinsurrection
médiaire entre ceux-ciet les esclaves, le rempart le plus ferme.
desquels ils étoient regardés comme la plus intolérable, et privés
Condamnés à in étatd'abjection qu'an régime souverainement
pen-a-peu d'anciens privilèges
tomber en désuétude, il
déspotique avoit fantinsensiblement nouvellesy-les cris répétés
étoit difficile que les circonstances de liberté et d'égalité, et des insidans les deux hémisphères
dansle coeur de cetteclasse
nuations perfides ne rallumassent de
des droits perle desir si naturel reconquérir
lorsquils
opprimée,
ils n'ont donné tant d'extension, la résisdus et auxquels
exiger, qu'en proportion de
ont été en état de tout
éprounvées leur-premaières et
tance et de Popposition. qu'ont Tels sont leurs acteurs principaux
légitimes réclamations.
les colonies que par le hasard -
presque tous n'ont de rapportavee davantage la voix de quelques
origine dloignéal N'écoutez pas
çonnoitre enscrud' une
apprendroit à misux
seides anatiques qu'on conduire passée. C'est à Saint Domingue
tant leurs motifs et leur
à juger les vrais sentimens
faut étudier et apprendre
chérirent aufremême qu'il ide couleur pour des hommes qu'ils' leurs bienfaiteurs, et
des citoyens leurs pères : leurs parens et
etiau milieu du
fois comine
dans ces temps malheureux
des agitaenvers lesquels, nombre conserva encore, en dépit
désordre, le grand.
Il est important
respect et reconnoisiance.
je révèlerai
teurs, atrachement,
s'est efforcé de.confondre: blancs 3
de distinguer. ici ce qu'on comme je révélerai celles des
les fantes des sangemalés, rendre une justice fondée sur l'exercice
mais je ne cesserai de leur vertus paisibles qui leur gagnèrent
des
des circonslong et non-interrompu
et desquelles
mon eétime et mon attachement,
suggestions ont
toute
opiniatre et de perlides
tances inouies 1 l'injustice
puseulesl les détourner:
re: blancs 3
de distinguer. ici ce qu'on comme je révélerai celles des
les fantes des sangemalés, rendre une justice fondée sur l'exercice
mais je ne cesserai de leur vertus paisibles qui leur gagnèrent
des
des circonslong et non-interrompu
et desquelles
mon eétime et mon attachement,
suggestions ont
toute
opiniatre et de perlides
tances inouies 1 l'injustice
puseulesl les détourner: --- Page 151 ---
(133)
dont
a été le triste et malheude la scène
Sainuomingue:
le cri de liberté
reux théâtre; tel étoit cette colonie lorsque
retentit A
du sein de la France jusques sur ses bords, -
L'époque funeste qtii porta le premier coup à la prospérité
fut sans doute celle ou des hommes,
de Saint Domingue,
de
des considérntions personnelles ct jaloux figurer
guidés par
s'offroit à leur ambition, affectèrent le
sur le théâtre qui
participer cette
langage du patriotisine, et Peforcbrentdefaure)
éloignée de l'empire français à la révolution qui vepartie d'éclater dans son sein. La grande majorité des riches
noit
résidoit en France et sur-tout à Paris au temps
propriétaires des
Cesont eux qui, poussés
de Ponverture
états-généraux.
soucienx des
quelques esprits ardens, ambitieux' et peu
par
à là colonie età eux-mèmes, n'épar-.
maux qu'ils préparoient
dans la congnèrent aucun effort tpangellayBumetbemied
Leurs
fiance sans doute qu'ils en seroient les représentans.
n'eussent obtenu aucun succès; si elles n'avoient
tentatives
secondées au centre de la colonie même ou
été puissamment avoit secrettement préparé quelques esleur correspondance
Pexécution de leurs projets.
prits les plus propres à appuyer
Réunis à Paris : sous le nom connu depuis de club Massiac,
bientôt les lettres les plus pressantes, leurs procès-verbaux
dans la colonies y circulèrent avec profusioniy et
parvinrent
enthousiasme
général. Des comités
y inoculèrent un.
presque bravèrent ensuite
s'assemblèrent d'abord secrettement, et
ouvértomentles sollicitudes et les défenses d'un gouvernement
Quelques députés élus dans la colonie d'une majaloux. nière illégale, mais qui avoit son excuse dans les circonsfurent admis dans la liste nombreuse de ceux qui
tances, avoient été nommés par les colons de Paris qui, quoique
se croyant en droit de représenter seuls et par excellence
la partie française de Saint-Domingue, avoient eu néanmoins
I3
'abord secrettement, et
ouvértomentles sollicitudes et les défenses d'un gouvernement
Quelques députés élus dans la colonie d'une majaloux. nière illégale, mais qui avoit son excuse dans les circonsfurent admis dans la liste nombreuse de ceux qui
tances, avoient été nommés par les colons de Paris qui, quoique
se croyant en droit de représenter seuls et par excellence
la partie française de Saint-Domingue, avoient eu néanmoins
I3 --- Page 152 ---
(134)
places à remplir par
l'adroite attention de laisser. quelqueg courtà toute opposition,
pour couper
avoit été fait.
leurs Raress'Amérique, assentiment à fout ce qui
et pour obtenir leur faire un nérite auprès d'eux d'avoir
Ils cherchérent à se
De le droit de réprésenter
réclamé, en vértu d'ancienapriiliges, la liste qu'on vit paroitre. peu-àpamnilar noblesse; 5 et dans
nommé à Paris qui ne fat
pres, i n'y avoit pas de député marquis, baron 1 ou au moins
qualiné des titres de comte,
dechevalier.
éearter le voile qui cachoit T'aveLa réfexion seule ent pu relléchit-on quand,les passions
nirle plus désastreux; mais concourt à leur donner plus de
exaltées, et que tout
tentatives
sont
Dailleurs ces impradeutcs favoriser
ressort et a'activiuc? P'occurrence la plus propre à les
furent faites dans
de la Lixernedes
électriser les esprits. Lè gouyerenene sous son miniset
aliéués : les opérations exécutées
Mar-.
avoit tous
et sous ses auspices, par Pintendant
tère de la marine,
dont quelquesd dévoié et fidele, opérations utiles à la
bois, son agent dté,' quoi qu'on en dise; réellement avoient d'àrunes avoient Wellagient pasce que les autres
plus'
coloinic, mais
un acte injusseux a'auoité-la
Bitraire et d'injuste :
hontête et très-conexrot.enatre un négociant Duchilleau, regards
despotique enlin la di-graop du général
dontile prétexte
sidérés
Pami et le père des colonsyet tout concourut
alors comme
avoit voliajeuriures ;
fut le bien même quit
général, età disposer
le comble au incontentewent
offroit une
à metre
Le révolution
avec
les cceurs à la vengeance.. le gaveroement; on sent
occaston certaine l'huailier
sur, les dangers
ardeur elle fut saisie, on savengls précipice qu'on creuquelle
on ne vilpasle liberté et dégalité,
dont onétitenironne; les mots de
seit.sni-mene sous ses pas i
furent moins interprètés
les bouches répétoient,
qse.solitez
incontentewent
offroit une
à metre
Le révolution
avec
les cceurs à la vengeance.. le gaveroement; on sent
occaston certaine l'huailier
sur, les dangers
ardeur elle fut saisie, on savengls précipice qu'on creuquelle
on ne vilpasle liberté et dégalité,
dont onétitenironne; les mots de
seit.sni-mene sous ses pas i
furent moins interprètés
les bouches répétoient,
qse.solitez --- Page 153 ---
(135 )
présentent au français d'Europe que redans le sens, qu'ils
d'humilier et d'abaisscr jusqu'à soi,
gardés comme un moyen
senti la supériorité..
des hommes dont on avoitjuaqu'alors
mots profanés au
Liberté! égalité! mots sacrés, et terribles! affectoient le plus de les
fond dii coeur de ceux-la même qui
n'auroient jamais da. être prononcés qu'en
invoquer, et qui
l'on connoissoit, oi Ton ne
frémissant dans un pays. ou
! . Mais c'étoit une
voyoit que des maitres et des esclaves
eux, les co-.
à deux tranchans. En les admettant parmi
arme
croire qa'ils ne tourneroient pas tôtou tard
lons pouvoientils
pas craindre quils ne
contre cux-mèmes, et ne devoient-ils
dont se serviroit à
devinssent. un jour une arme dangereusc ,
venoit d'être
ennemi dont Parrogance
son tour Pimplacable furent le signal devant lequel on vit
humiliée2. Ces mots
les droits et les prérogas
en France s'évanouir tout-l-poup, ou la séduction, et contives fondées autrefois: sur la.force
priviléle temps de toutes lest classes d'hommes
sacrées par
avoir plus de
et de-lP'aristorratie . e Eh1 qui pouvoit
giis
d'aristocrates. que les colonss dont un
droit a la dénominatjon
d'une couleur:.
de centinutreshommes
seul jouissoitdessheurs peut-être à lui par les facultés morales
diflitenterief@ricans mais à quila naturea départi une: somme
et par les lumières,
le mot consolateur et élecr
d'hitelligence sulfisante Pour que
de la
liberté
eux an-. moins une partie
trique :- de
At.sur nous-mêmes: Loin des regards
sensation qu'il a produitsar
et de ses agens; T'haet de la surveillance du gouvernement foyers; là, selon son
bitant étoitroi et despote abroludansses
:
il
répandre surses' sujets
humeur ou son inclination, pouvoit
ou
les bienfaits et les soins de la: plus tendre kumanité;
sur eux
maitre, dur et exigeant, srmoniraditmireeite Loin de se livrer à des"
le joug de la plus, cmelle tyrannie.
trait
idées qui devoient nécessairement dèvenir un
delumière
I 4
; là, selon son
bitant étoitroi et despote abroludansses
:
il
répandre surses' sujets
humeur ou son inclination, pouvoit
ou
les bienfaits et les soins de la: plus tendre kumanité;
sur eux
maitre, dur et exigeant, srmoniraditmireeite Loin de se livrer à des"
le joug de la plus, cmelle tyrannie.
trait
idées qui devoient nécessairement dèvenir un
delumière
I 4 --- Page 154 ---
(1 136 )
éternel. , les
linfortuné condamné à un esclavage presque
faire
pourl
avec effroi tout ce qui pouvoit
colons eussent da éloigner
inné de la liberté dans les
cet amour
germer ces semences, abrutis : ils provoquérents au concceurs des hommés les plus
fatal, avec
infortune avec un aveuglement
traire, leur propre
Encore si lon pouvoit
lindiserétion la Hucinconaidéee.
étois-ce patriotisme
motif qui les fitagir;
leur savoir gré'du
hommes dans lesquels ils ne voyoient
ondesirdhuntlier des lieu de ne considérer en eux que
que des chefs hautins, au fermes appuis de leurs combustibles
les protéctenrs, , les plus
du changement adroitement
? Dailleurs l'amour
torrent anquel peu sont'
propriétés des intrigans, est un
provoqué par
assez sages pour résister..
est environné d'une infinité
I/homme libre en Europe
à sa liberté et qui la lui
d'objets qui ajoutent plus de prix sentimenta pour base prinCe noble
font chérir davantage.
par.
d'une patrié, e e : Eh 1 qu'entendroit-on
cipale l'amour
dans un paysot il est moralement
patrie à Saint-Dominges : qu'il y ait un esprit public? La
impossible
et phyviquements
lès individus qui. peuplent préraison bien simble en ést que
des mille contrées diffécairement cette colonic, y abordent isolés et éloignés entrieux,
rentes 2. et y vivent généralement
ysunt très-rares 2
les douces liaisons.de la consanguinite lient Phomme à
que
tous les sentimenis qui
que l'anitié * que
la haine, par V'envie dévorante,
T'hommne y sont étouffés par
remplit exclusivement
parlas asoidel Porquiy des climats orientaux.
parihuntituon,t
tous les vices
1ous lescocurs, çt par
le mot patrie dans une contrée
Questendraiten. enfin par
ne tràverse que pasau voyageur
que TEaropéen, 2 sembiable
cesse. entre les ocet ou chacun est partagisans fortune offre àson avisngirement,e
que la
des cacasions- tosijearsresapsastce jamais de rassembler
gité,etled decirqui ne s'éteint
iy des climats orientaux.
parihuntituon,t
tous les vices
1ous lescocurs, çt par
le mot patrie dans une contrée
Questendraiten. enfin par
ne tràverse que pasau voyageur
que TEaropéen, 2 sembiable
cesse. entre les ocet ou chacun est partagisans fortune offre àson avisngirement,e
que la
des cacasions- tosijearsresapsastce jamais de rassembler
gité,etled decirqui ne s'éteint --- Page 155 ---
(137) )
d'aller jouir dans sa véritable patrie du fruit
pitaux épars, et
travaux ? a
de ses spéculations et de ses
d'être démenti par
J'avance donchardiment, , etsanicrainted
homme sincère et debonnefoi, qu'il ne pouroityavoir
aucun
que les vertus et les
de vrai patriotisme à Saint-Domingue
exister
carsctérissent le patriote ne pouvoient
conditions qui
moitié de la population libre gémissoit
dans un pays où la,
dégradans qui ont pu être comprisous le joug des préjugés efforts bien' naturels de ceux qui en
més un instant par les
mais" qui n'en
toute Poppression,
avoient éprouvé. jusques-l
dans touteleur intégrité, et'
subsistèrent pas moins toujours, 5
revivre dans le fond
avec la résolution secrette de les faire
en avoient abusé: Ce sentiment, dis-je,
du coeur de cenx qui
contrée dont: tout le système
devoit être étrangen dans une
et Tunis
administratif étoit fondé sur un régime tel qw'Alger
de
et lui cèdent peut-être en
n'offrent rien
plus despotique,
barbarie:
d'atrocitéet de
mille exemple particuliers
de mes assertions. Je veux
Les faits prouveront Ja justesse
demande
de ma.
dévoiler la vérité toute entière, mais je
que
n'infère rien de défavorable à mes opinions parsincérité on
la confiance est de tout dire.
ticulières. Le moyen de gagner
les événemens:'
Je parle ici d'wpresT'experience et d'après
pas.avec franchise et thumilité!
chl prarguetaeatsyuseraide)
un des premiers,
Oui,je fus un des premiers aveugles:.r.
entrainer au torrent. Moins attaché peut-être
je me laissai
coloniaux que
parinclination et par orgueil aux préjugés
les croyois nécessaires à la prosJa plupart des habitans, je
même
mon.
périté et au saiut de la colonie 7 et en
temps les Frandu sentiment qui ennivroit tous
coeur se remplit
en France et aristocrate
çais.. En un mot, jétois patriote
servir
Cct aveu libre et sincère pourroit
à Saint-Domingue.
etla tranquilité dont la Co-.
à mille autres. L'enthousiasme
orgueil aux préjugés
les croyois nécessaires à la prosJa plupart des habitans, je
même
mon.
périté et au saiut de la colonie 7 et en
temps les Frandu sentiment qui ennivroit tous
coeur se remplit
en France et aristocrate
çais.. En un mot, jétois patriote
servir
Cct aveu libre et sincère pourroit
à Saint-Domingue.
etla tranquilité dont la Co-.
à mille autres. L'enthousiasme --- Page 156 ---
(1 138)
m'empéchérent.
lonie avoit joui jusqu'alors sans interruption, les dangers dans .
dans l'avenir, , et ine cachèrent
de pénctrer
Avecdel la.réilesion
nous courions nous, précipiter.
évité mais
lesquels
- eissions peut-être tout
;
et de. la prudence nous
étoient réunies contre nous!
aussi combien de circonstances digression, qui n'est rien
Qu'on me. passe cette. légère c'est la clef des contradicmoins. qu'étrangère au sujet,
m'accuser d'être
dans lesquelles on pourroitn
c'est un fil
tions apparentes
Texemple que j'ai offert,
tombé. En géneralisant
d'unede ces causes éloignées;
qui conduira à la comnoiesance
et des intérêts bien difqui ont fait qu'avec des inclinations d'Europe intérêts qui sembloient
férens de ceux du Français
celui d'Amélui dicter une marche -
et une condnite opposée, aux mèmes moupourtant se laisser entrainer
de
rique a paru
et ' à cette tension éternelle
vemens, 21 au même esprit Lorsque Vorage fut formé 1 et que
Thomme vers la liberlé.
d'autres causes cachées se
la tempête commença à gronder, encore 5 maisj'aime mieux
manifestérent et se développèrent Une marche méthodlique est le -
Jes rapporter en leur, temps.
dans le labyrinthe que
moyen le, plus shr pouc me conduire dans lequel je avelforcerai de
Jentreptends de traverser, et
porter Véclat de la lumière. habitans de Saiat-Domingpe
(Aodt 1789 ). La masse de
aux événemenis quise
qu'une part éloignée
ce
ne paratprendie France arant le 14 juillet 1789, etmôme à
passérent. en
du nord que; poatereuremene
ne, fut/ que dans la partie
quelques-mms de ces
mémorable, on apperçut
cette époque
annoncérent Torage quicoumouvemens précurseurs qui
la plus riche-, la plus peumençoit à se: former. Cette partie lai
etles
de la colonie, et celle avec qui comexpondane étoit auosi
plée
avoient plus d'activité,
se
liaisons de la métropole
dévoient snturellement
celle ou les sensations d'Europe
/ que dans la partie
quelques-mms de ces
mémorable, on apperçut
cette époque
annoncérent Torage quicoumouvemens précurseurs qui
la plus riche-, la plus peumençoit à se: former. Cette partie lai
etles
de la colonie, et celle avec qui comexpondane étoit auosi
plée
avoient plus d'activité,
se
liaisons de la métropole
dévoient snturellement
celle ou les sensations d'Europe --- Page 157 ---
(139 ).
avec plus de promptitude. Tout
réperenter et se transmettre
d'abord qu'une froide
le reste de la colonie ne témoigna
indifference..
J'aiditque la correspondance des co-
(Septembre 1789). donné lieu à la formation d'un comité
Jons de Paris avoit
n'y furent pas
ignoré. dans le principe de tous ceux fut qui forcé de tenir les.
admis comme membres, et dont on
inquiédans la crainte d'exciter la jalouse
5 séances secrèles,
soit
le ministre-roi de Saint-Dotude du grurernement: :
que mouvemens, , soit que son
mingue 1 la Luzerne,ent prévuices
surlui
Auele, l'intendant Marbois , eritdevoirprendse
agent
le
les chefs,de la- colonie qui
de lés étoufler dans principe,
ne négligérent
résidoient dans la ville du Port-an-Prince
une ordonrien
maintenir leur autoritéet publièrent
pour
de s'assembler plus de
défense générale
nance, qui portoit
Mais bientôt le torrent futtel qu'il
cinq personnes à-la-fois.
mème dansles parties de
leur devint impossible. de l'arrêter, ,
été méconnu:
la. colonie où leur pouvoir n'avoit pas encore exalta toutes"
La nouvelle de la révolution du 14 juillet
Cap:
se manifestèrent ap.
les têtes : des émeutes populaires eut lieu au Petit-Goave
Erangais, Saint-Marcs. celle. qui homme
et verfut ensanglantéc par le meurtre d'un
juste
Ferrànd de Baudières, juge de la jurisdiction (1)-
tueux 2
motifs donnent une idée juste de ce
(1) Cet attentat et, ses
Au reste,
qu'on entendoit par patriotisme à Suint-Domingue.- me permette cette
ce fut l'ouvrage des seuls petits Blancs. Qu'on, à éviter, mais dont il
dénomination distinctive, - que j'ai cherché
ce
de se Servir quelquefois pour rendre intelligible
est nécessaire
difficiles à débrouiller qu'on ne sauroit
chaos d'événemens plus
donnée ci-dessus du
Timaginer. Je renvoie à l'explication que j'ai
cens et del'origine de cette expression. :
par patriotisme à Suint-Domingue.- me permette cette
ce fut l'ouvrage des seuls petits Blancs. Qu'on, à éviter, mais dont il
dénomination distinctive, - que j'ai cherché
ce
de se Servir quelquefois pour rendre intelligible
est nécessaire
difficiles à débrouiller qu'on ne sauroit
chaos d'événemens plus
donnée ci-dessus du
Timaginer. Je renvoie à l'explication que j'ai
cens et del'origine de cette expression. : --- Page 158 ---
(140 )
aristocrate parce que soupçonné de11 fut massacré comme farorable à la caste des sangs mélés,
puis Vong-temps d'être.
écrits en leur faveur. Quelques
on trouva, chez lui quelques ailleurs.le risque d'ètre traités également
hommes coururent
regardés comme amis ou créapour le même motif; d'autres,
de la part d'une poputares du gouvernement, éprourèrent les plusinjurieux.
lace excitée en secret lesi traitemens
de tout
1789). Un, incident singulieracheva une malle
(Octobre
arriva de France avec
sonlever : un bâtiment
nationales. Touss'emptesremplie, de cocardes aux couleurs qu'une ivresse universèrent de s'en parer; ce. ne fut plus
tres-inquictane
recommencèrent; quoique
selie, les tumultes
ils ne furent funestes qu'a
pour les agens du gouvernements
administration
et dès ce moment l'ancienne
du
leur autorité,
au Cap et dans la' partie
désorganisée
fut entièrenent
nord.
invita alors les paroisses à nommer deux
Le comité du Cap
la première assemblée du
former
dépntés chacune , pour
novembre suivant; ; et
nord. Elle eut liéu en effet le premier aul lieu de la reconnoislorsque ce comité rendit ses comptes,
peng'enfallutque
il croyoit deroirs'atendre,
sance alaquelle
tout le poids de Tanimalsension
ses miembres n'épronvassent leurs droits avoient été lésés
des petits blancsqni crurent que fabriqué dans ce comité 7 pour
dans un cahier de dolénnces ,
(13.
être envoyé al'assemblée nationale
s'embrouillarent étrangement dès
(1) Les affaires coloniales Les petits blancs ne manquérent
les premiers pas révolutionaaires. de ceux qui les avoient mis
pas de s élever contre les' prérentions les colons de Saint - Domingue,
en jeu, et qui se regardantcoimmel cher ce petit écart de vanité;
excellence, faillirent payer
forts trouvèrent
par
qui se sentoient, les plus
de plue, les premiers
al'assemblée nationale
s'embrouillarent étrangement dès
(1) Les affaires coloniales Les petits blancs ne manquérent
les premiers pas révolutionaaires. de ceux qui les avoient mis
pas de s élever contre les' prérentions les colons de Saint - Domingue,
en jeu, et qui se regardantcoimmel cher ce petit écart de vanité;
excellence, faillirent payer
forts trouvèrent
par
qui se sentoient, les plus
de plue, les premiers --- Page 159 ---
(14:)
1789). Tandis qu'uon ordre nouveau commeni i
(Novembre
le reste de la colonie suivit
çoit à s'établirau Cap-François, ville
comme le
insensiblement Pexemple de, cette
regardée
chef-lieu dela colonie, et comme la cité qui par, ses richesses,
devoit tracerla marche à. tout
sa popnlation et son influence,
commune avec
le reste. La partie du sud fit dès-lors cause
lautorirédu gouvernement dont le pouvoir
elle, et méconnut
dans les lieux voisins de sa
ne se soutint. foiblement que
s'efforrésidence. Il ne tarda pas à paroitre des intrigans qui
cèrent de sapper le reste de son. influence chancellante,
ruine totale
se mettre à sa place. Cofutla
d'opérer sa
pour
une
ville du Cap qui, de sa propre et privée autorité,envoya
déterminés au Port-audéputation de quelques jeunes-gens
de recevoir les comptes de Pintendant
Prince, sous prétexte
Marbois; mais cet administrateur averti à tempsjn'attendit
visite, et monta avec sa famille et ses
pas cette dangereuse
le conduisit à la nouvelle Angletrésors sur une frégate qui
dans quelques paroisses, on eût appelé les
trés-mauvais que,
assemblées primaires, et cauhommes de couleur aux premières
avoient.
leurs menaces de vives aliarmes à ceux qui
sèrent par
en leur faveur. Tel est! le vraimotif qui
montréq quelqu'inclination
ne furent point admis aux assemft que ces hommes opprimés n'osa en faire la proposition da
blées suivantes, et que personne aristocrate. Je citerai parmi
peur d'ètre regardé et traité comme
valut ce titre injus
les'l hommes à qui cette sage condescendance
persécuta
rieux et des dangers réels, Laborie, ex-cosstituantiqui, favorables aux
à son retour de France, 3 en haine de- ses Copinions
hommes de couleur, courut depuis les plus grands dangers,etfut
de s'évader furtivement apiès Tincendie du Cap, pour
forcé à la fureur de ces derniers qui avoient juré la mort de
échapper
du Cap, dont Laborie étoit
zous les membres du conseil-superieur
Chavannes, etc.
malheureusement; nearusstaeditamn-ogxe
furent condamnés au supplice de la roue.
, 3 en haine de- ses Copinions
hommes de couleur, courut depuis les plus grands dangers,etfut
de s'évader furtivement apiès Tincendie du Cap, pour
forcé à la fureur de ces derniers qui avoient juré la mort de
échapper
du Cap, dont Laborie étoit
zous les membres du conseil-superieur
Chavannes, etc.
malheureusement; nearusstaeditamn-ogxe
furent condamnés au supplice de la roue. --- Page 160 ---
(142)
alors, sur lats scène un hommeisommé
terre. On vit paroitre
doué de quelques talens, etcaBacon de la Chevalerie 7 qui et.sous les traits les plus séchant solis des cheveux blancs, Timagination la plusardente,
duisansetlesplass respectables,
démesurée dont
également distetulertanbsitioa l'exécation de ses
ne.sut pas dévoré. Habile à amener de loin
du Portil étoit
il fut. de Pexpédition cheraleresque bouilprojets secrets,
il servit de chef à une jeunesse et des
au-Prince, ou platôt clierchoit à se faire desamis
lante, patailaqualle il
député, ce fut soussa présiNomme à son retour
dese mainenigjsusqua
rartisans. dans laquelle il trouva le secret
et non à ses
dences
qui mit un terme à son influence du nord eut
la catastronhe
l'assemblée provinciale
projets ambitieux, 7 que fut à la hardiesse de la chevalerie
: brillant. Ce
être sans doute
un moment
faits qui ne pouvoient
n'avoit
que Pon' dut certains ressort d'une assembléc qui
de la compétence et du
considérer comme corps admidroit de se
au
tout plus quele
elle de prononcer Vestinction
Elle prit, pouriantsnr le
connistratif.1
coloniales et italissemeneda
des anciennes milices
avoit été réuni à celui du Port:
seil-suipéticur du, Cap; qui
la Luzerne etde Marbois,
au-Prince sous le povememendel mesures qui anéantirent
plusieurs autres
et elle se permit
pouroirdes chefsde SsipeDomingne. à'
danslenordt Itout Pancien) Chevalerie marchoit rapideiment
(Décembre 178g). La faire nommer au. cnamandement
qui étoit de se
publier 1 par ses.
son but,
il publioit et faisoit
général de Ja colonie :
bruits c"frayans sur de prétendus
créatures, des
les esclaves. Dans
tombreuses
parmi
mouvemens qui, se manifestoient (1), il ne négligea rien pour
dese rendre nécessaire.
l'objet
lieu au Cap une prise
Ce fut par" ses intrigues qu'eut chefs et, du régiment du Cap,
(1)
de la part des
d'armes nocturne
-
ses.
son but,
il publioit et faisoit
général de Ja colonie :
bruits c"frayans sur de prétendus
créatures, des
les esclaves. Dans
tombreuses
parmi
mouvemens qui, se manifestoient (1), il ne négligea rien pour
dese rendre nécessaire.
l'objet
lieu au Cap une prise
Ce fut par" ses intrigues qu'eut chefs et, du régiment du Cap,
(1)
de la part des
d'armes nocturne
- --- Page 161 ---
(143 )
Ia jeunesse du Cap : les anciennes milices
pattacheretacluirel
nationales; divers corps furent
furent transformées en gardes
une armée fut créée
formés sous différentes dénominations;
ce
se
dans le sein même de cette ville oà, à l'instarde qui
le même temps à Paris, on vit paroitre
psapita-petrprsdas) d'officiers généraux de nouvelle créatout-à-coup une foule
à
qu'il en faudroit unearmée
tion, et autant d'aides-de-camp
général; le Cap
de cent mile hommes. C'étoit un engouement
abandonétoit devenu une ville de guerre, et des négocians
noient le soint de leurs affaires pour endosser un brillant uniforme. Si la Cheralerie eût été aussi adroit qu'ambitieux,
on ne sait où ilse fàt arrêté, mais sa gloire a s'évanouit dans.
etil perdit en un jour le fruit de
le moment le plus brillant,
tant d'intrigues. provinciale du nord, ; étonnée des démarches
L'assembléc
d'enthousiasmey
qu'on lui avoit fait faire dans un moment
sentit qu'il étoit de sa sagesse de se renfermer dans les bornes
administratifs, et de rétablir le ponvoir
prescrites aux corps
avoit été
exécutif; dont le chef, résidant alors au Cap,
jourabreuvé d'humiliations. L'armée de la Chevalerie,
nellement
s'évases officiers-penéraux et ses nombreux aides-de-camp
nouitentavecs son pouvoirj ; mais T'assemblée provinciale avoit,
faillirent résulter d'étranges événemens : c'étoit une
de laquelle
de la Chevalerie qui, ayant fait avertir les chefs
ceuvre d'iniquité
quelque chose de sinistre
pardes hommes masqués, qu'ilsetramoit
contre eux, n'avoit pour objet que de les porter à quelqu'écart,
pour les rendre criminels ou suspects aux yeux d'un peuple qu'il
avoit séduit, E pour se mettre à leur, place. Mais il mar nqua soncoup, et ilr n'y gagna que de' se faire connoitre pour ce qu'il étoit,
du grand nombre sur son ambition et sur ses
'etd d'ouvrirles yeux
de son influence date de là.
intrigues. La chute progressive
masqués, qu'ilsetramoit
contre eux, n'avoit pour objet que de les porter à quelqu'écart,
pour les rendre criminels ou suspects aux yeux d'un peuple qu'il
avoit séduit, E pour se mettre à leur, place. Mais il mar nqua soncoup, et ilr n'y gagna que de' se faire connoitre pour ce qu'il étoit,
du grand nombre sur son ambition et sur ses
'etd d'ouvrirles yeux
de son influence date de là.
intrigues. La chute progressive --- Page 162 ---
(1 144)
le timon des affaires; il falloit ou
depuis long-temps pris
le remettre entre les mains
Tabandonner à lui-même, ou
étendus. On sentit
qui eut des pouvoirs plus
et celle du
d'un. corps.
former une as:emblée coloniale,
la nécessité de
de toute la colonie
nord invita les quartiers ou paroisses
Saint-Marc,
qui devoient se réunirà
à nommér des députés françoise de S.int-Domingue.
ville au centre de la partie mouvemens se manifester dans
(Janvier
a frudes
dans celles de
7901On et de proche en proche,
la partie du nord,, hommes de couleur libres paroissoient
lo'uest etdu sud. Les
et sembloient se
à tout ce quis'opéroit, caste docile, dont
ataolawentétrangers en silence. Cetteborner à le considérer,
prouvoit suffsaument
siècle d'obéissance et de paisibilite
conun
douces et la patience, 2 auroit peut-être débats, si
les inclinations
et passif de ces
tinué de rester témoin tranquile des nouveaux outrages ne
étrangères ou
et n'avoit
des suggestions
le souvenir de tant d'injures, d'ailleurs,
Joi avoient rappelé
modération. Sensibles,
enfin mis un terme à sa_ le fut jamais, à tout ce qui
comme, classe d'hommes ne
le commun des hommes
plus smsceptibles que
le joug grhumia
flatte Porgueil,
d'odieux
vivement tout ce qu'avoit
se
de sentir
supporté si patiemment, de
liant qu'ils avoient jusques-la coeurs ne se remplissent pas'
qu'en secret leurs
aussi intolérablez Que
pouveitil de voir modifier un état
leur commanPespérance
dans des circonstances qui
firentfirent les blancs
de modérationt.. e que
plus
leur importoit tant
doient impérieustment. favéur d'une caste qu'il
ils, dis-je, en
étoit si dangereuxi désormais
d'avoir pour amie, et qu'il absolument rien, ou plutôr
ennemie 2 rien, 2
injures de
d'avoir pour furent exposés à de nouvelles
et qui
plus,,
les sangs-mbles qu'aucun frein ne retenoit
la part d'hommes
plus persouneles plus forts, ne ménagerent
Féurier
devenus
ustment. favéur d'une caste qu'il
ils, dis-je, en
étoit si dangereuxi désormais
d'avoir pour amie, et qu'il absolument rien, ou plutôr
ennemie 2 rien, 2
injures de
d'avoir pour furent exposés à de nouvelles
et qui
plus,,
les sangs-mbles qu'aucun frein ne retenoit
la part d'hommes
plus persouneles plus forts, ne ménagerent
Féurier
devenus --- Page 163 ---
(145)
Qnelques légers changemens, quelques
(Février 1790).
et que les momens et la
dispositions au moins, proivisoires, les. eussent vraisemblableprudence dictoient également, l'assemblée provinuinle du nord
ment satisfaits. Vainement
leurs proprietés étoient sous
déclara plisieurs fois qu'euxet déclarations. vagues n'établissoient
ln protection de la loi, ces
rien à leur situation.
rien en leur faveur,. et ne changeoient
élire les députés
Lorsque les paroisses s'assemblèrent pour plusieurs, instigués
Passemblée provinciale du norl,
à
des hommes qui prévoyoient Tayenir,y
sans doute par
votèrent indistinctement
invitèrent les sang-mélés qui, bientôt le tumulte'des villes 1
avec les autres habitans. Mais les économes, gérans, chard'étendit dans les campagues :
blancs s'emparèrent
pentiers, ouvriers,, en un motles petits nombre de paroisses,
dans un grand
de tout : eux seuls,
dont les gens de couleur furent.
formèrent les assemblées
ne furent pas mieux
exclus. Les habitans- proptiétaires avoit été d'abord fait
traités, et peu s'en fallut que ce qui
faveur des libres, ne causàt la perte de ceux quiyavoient:
en
donné licu par leurs conseils. à
temps on étoit imbu à
(4 Mars4790 ). Déja depuis long élevées entre les colons de
Sant-Domingue des discussions des hommes de couleur résidant
Thotel de Massiac et ceux
de la liberté et jouis-ant de
alors à Parie, , qut,resphantfare la défense de leurs frères
tous ses avantages, 1 prirentvivement) de
hommes qui,
d'Amérique. Aidés des conseils quelques
fut le motif, parurent se dévouer à seconderleurs.
quelqu'en
rien pour obtenir de l'assemblée
efforts , ils n'épargeèrent décision de leur sort,et que leur caste jonit
constituante la
Les
demande tous lès bionfaits de la révolution.
premiers coloniale
réservât à Tassemblée
doient au contraire qu'on
Il étoit imposle droit de' statuer sur cepoint important:
K.
Amérique. Aidés des conseils quelques
fut le motif, parurent se dévouer à seconderleurs.
quelqu'en
rien pour obtenir de l'assemblée
efforts , ils n'épargeèrent décision de leur sort,et que leur caste jonit
constituante la
Les
demande tous lès bionfaits de la révolution.
premiers coloniale
réservât à Tassemblée
doient au contraire qu'on
Il étoit imposle droit de' statuer sur cepoint important:
K. --- Page 164 ---
146 )
sible que cette affaire, poursnivie
coup d'aigreur et d'animosité avec chalenr, n'excititbeau.
de part et
et
impressions ne se transmissent
d'autre, que ces
celle
en Amérique. Ce
qui ne tarda pas à se
futune étin.
PArtibonite et des Verettes, développer. Les quartiers de
mélés sont les plus
ceux des colonies oil les sangnombreux et les plus
subitement le théâtre d'un
riches 5 devinrent
générale. Ils prirent les saouléyeimentquir causa une alarme
armes et se
camp, dans
retranchèrent dans un
accourir P'espérance 2 sans doute, de voir leurs
pour se joindre à eux de tous ies
frères
Ionie; mais' il en fut autrement
points de la COfaveur , Soit qu'on n'eût
: personne ne reinua en leur
intimidé par les
pas été prévemn, soit qu'on fat
parts pour arrèter préparatifs le mal qu'on se hata de faire de toutes
tres villes
dans sa source. Le Cap et les anenvoyèrent à Saint-Marc l'élite de
nationales, et formèrent un petit
leurs gardes
che duquel le rassen mblement
corps d'armée, Tapprofuite des chefs et
se di-sipa, et tout finit par la
d'avoir
par P'arrestation de ceux qu'on
contribué à exciter ce mouvement.
ssupgonna
L'enthousiasme et Pexaltation des
siblement calmés. Le
esprits s'étoient insenpropos, avoit 40 repris gouvernenient, qui avoit su plier à.
rance de se
quelqies farces, et conservoit Pespéreintegrer'dans son ancienne autorité.
composés de tous les officiers de tout
Sesagens;
de tous les
grade; et
hommes en place,
généralement
tablir dans son influence. Ils n'épargnoient rien pour le rémerce qui, revenu de son
étoient secondés par le comles convulsions révolutionnaires premier enthousiasme, voyoit que
spéculations. Ils rattachèrent ne' convenoient point à ses
tout dans la partie du
également à leur cause 9 surtans
nord, la grande majorité des habipropriétaires qui, jouissant autrefois des
distinctions, s'en voyoient
grades et des
dérouillés à regret par'les petits
son influence. Ils n'épargnoient rien pour le rémerce qui, revenu de son
étoient secondés par le comles convulsions révolutionnaires premier enthousiasme, voyoit que
spéculations. Ils rattachèrent ne' convenoient point à ses
tout dans la partie du
également à leur cause 9 surtans
nord, la grande majorité des habipropriétaires qui, jouissant autrefois des
distinctions, s'en voyoient
grades et des
dérouillés à regret par'les petits --- Page 165 ---
(:47 )
abreuvés
emparé de tout. Les libres,si
blancs quis sétoient
plus nécligés par unl parti 1
d'am.rtume, ne furent pas,non se les attacher. Les foncqui sentoit combien limportontdes vacantes depuis la destitution de
tions de général en titre,
récemment
venoient d'être remplics) parPeiniery
Duchillean,
arrivé de France.
combien P'antorité des, assemConnoissant par expérience les agens dugoutememicnt
blées est funeste à leur pouroir,
sur Passemblée colocacher leurs inquiétudes
léurs
ne pouvoient
former ; désespérant, malgré toutes
niale qui alloitse
anroient au moins
de l'empècher de se réunir,ils
instructions
intrigues,
à leur manière, et d'aprèsles dans une
voulu Vorganiser
et enfin fixer les séances
du ministre la Luzerne,
de Pinfluencer. Lévganes
ville où ils eussent: été à portée
chef lieu de la colo:
ville peu éloignée du Péke-au-Psince, fut désignée, mais, envain;
niect siége dug gouverement, réunit à Saint-Marc, ville centrale
l'assemblde coloniale se
y tenir ses séances. Elle
de la colonie, qui fut préférée assemblce pour générale de la partie
débuta par se. constituer
et par qualifier ses déterfrançaise de Saint-Domingue,
minations, de décrets..
etle commnercepberisient
et avec des allarmes mo9
thatcmtaenanae
ses premiers pas avec inquiétude individus qu'on voyoit
tivées sur le caractère de quelques membres. Le plus reinarparnai ses
figurer princigalement mème Bacon de la Chevalerie, 2 qui
quable de tous. étoit ce
si. court dans les révolutions. de
joua un rôle si brillant et nommé député à la nouvelle assemla partiedu nord, et qui, la
, se trouvà sur un
blée par ine paroisse de campagne et encore plus propre
théâtre plus vaste que le premicr,
de ses projetsPexercice de ses talens et au développement
à Pous,
à discours hardi,pour ce ampiddosmiipnesenal Ka
Le
quable de tous. étoit ce
si. court dans les révolutions. de
joua un rôle si brillant et nommé député à la nouvelle assemla partiedu nord, et qui, la
, se trouvà sur un
blée par ine paroisse de campagne et encore plus propre
théâtre plus vaste que le premicr,
de ses projetsPexercice de ses talens et au développement
à Pous,
à discours hardi,pour ce ampiddosmiipnesenal Ka
Le --- Page 166 ---
( 148 )
verture de cette assembléé,
leva tout le
dout il fut élu président,
Pambition commerce, dont quelques
souet la cupidité. Les
expressions attaquoient
moins que la résolution. fixe
négocians n'y virent rien
téme des loix probibitives, et prochaine de sapper le systenu en
qui avoir été
vigneur, etiqu'ils
jusqu'lalors mainsaire à T'existence du comr regardoient comine aussi nécesde la colonie. : que les colons merce national et à la prospérité
et le maintien de" leurs
regartloient le régime colonial
leurs' propriétés. Un crutou préjugés l'on indispensables au saint de
toit un Projet secret et déterminé feignit de croire qu?il exismense dont la colonie étoit
d'anéantir la dette imLe commnerce de Suint-Marc, grevée envers la métropole.
ses séances; manifesta le od l'a-semblée générale tenoit
chose fut
plus d'aninosité contre elle.
poussée au point de tenter
La
eut une aprise d'armes en
de la dissoudre : il y
qui avoient précédé le jour conséqueace de
; mais les momens
pas été infructueusement
son installation- n'avoient
la même ville un parti employés 1 et l'on vit paroitre dans a
Cet évènement n'eut puissant prèt à prendre sa défense.
pas de suite
germe de mécontentenzent
grave, 3 mais il laissa un
semblée générale.
qui devint funeste depuis à l'asAprès quelques difficultés élevées
nement, il fallut bien
entre elle et le
reconnoltre
que les chefs se
gouverpubliquement en elle la
déterminassent à
légitime de la partie française de réprésentation legale et
néral Peinier se rendit
SaincDoningue.
auprès
Lo.geun témoignage de sa
d'elle, soit pour lui donner
près à ses premières démarches. ddtereace, soit pour veiller de plus
doux et facile, se fit accordé Cet homme, d'un caractère
rer le bien de la
facilement avec elle pour
festa
colonie, si les
opéeussent été moins
prétentions qu'elle maniextrêmes, et si la conduite qu'il
ale et
néral Peinier se rendit
SaincDoningue.
auprès
Lo.geun témoignage de sa
d'elle, soit pour lui donner
près à ses premières démarches. ddtereace, soit pour veiller de plus
doux et facile, se fit accordé Cet homme, d'un caractère
rer le bien de la
facilement avec elle pour
festa
colonie, si les
opéeussent été moins
prétentions qu'elle maniextrêmes, et si la conduite qu'il --- Page 167 ---
(:49 )
ne. lui avoit pas été rigoureus
devoit tenir,. comme général ,
secrètes et impératives
sement tracée par. les instructions à regret le sceptre de
du ministre la Luzerne, qui voyoit
rien pour le
lui échapper, et ne négligeoit
l'asSaint- Doningue Peinier ent pent être, par ses Msteles,camene si, indéretenir.
à des sentimens plus modérés, l'influence
semblée pénérale
il avoita craindre
pendammeat des homme-dont environné de quelquez peril
lui-mème
sur
elle, n'cat.ené
de leur autorité perdue
sonnages qui 1 ne s'occupant que desir immodéré d'y remonter.;
étientprèts à tout sacrifier au
et sur-tout en s'ocde la fermeté, de la prudence 1
Avec
des devoirs qui lui étoientimposés,
cupant véritablement eût anéanti tous les projets dirigés
Tassehblée générale
au silence. Mais 1 à
contre elle., et eût réduit ses ennemis sa conduite ne fat
de quelques actes utiles 1
intemP'exception
et d'opérations
d'abord qu'an tissu d'imprudences
têtes ardentes qui
pestives, qui lui furent arrachées pardes à exercer. Moins
avoient leurs projets et leurs vengeances lui eussent tracé la
de préventions., 2 et plus de réflexions, commença précisément
avoit à suivre es'elle
marche qu'elle
et elle s'attira le, reproche légipar oû elle devoit finir,
ses pouvoirs.
time d'outre-passer le bien de la colonie, le régimcintérieur
Appellée à opérer
Cet objet presdemandoit spécialement toute son attention. instant, devenir
dont la négligence pouvoit, à' chaque
sa solsant,
étoit digne avant tout d'exciter
une source. de maux,
Eh bien! elle ne fit rien
licitude et d'exercer sa sagesse. noirs, ni pour en attaquer et
pouradoncir l'esclavage des
alléger lejous qui pedétruire les abus; elle ne ft rien pour les librés. Les prisons de
soit pluslourdement que jamais sur mulâtres arrètés pour cause
Saint-Marc étoient remplics de
qui n'avojt eu
dont j'ai parlé, Cet événement,
du soulèvemeut
K3
h bien! elle ne fit rien
licitude et d'exercer sa sagesse. noirs, ni pour en attaquer et
pouradoncir l'esclavage des
alléger lejous qui pedétruire les abus; elle ne ft rien pour les librés. Les prisons de
soit pluslourdement que jamais sur mulâtres arrètés pour cause
Saint-Marc étoient remplics de
qui n'avojt eu
dont j'ai parlé, Cet événement,
du soulèvemeut
K3 --- Page 168 ---
(150 )
dans les
trouvoit peut-être son excuse
et
aucune suite funeste,
commandée par le moment
circonctancen: une amnistie,
tous les. coeurs et les ent
une saine politique, ent gagné
de quoi on s'occupa
par ralliés à sa : cause (1); c'est préct-ément genérale se prévalus
le moins. Les ennemis de Passemblée les empéd ha de faire
et rien.ne
rent de, cette imprudence, mulâtres cette négligence affectée,
adroitement envisngeraux des sinistres projets qu'elle nourcertaine
decomme une preuve
de-là un ennemi de plus, et qui
xissoit aussi contrenx : de tous.
vint depuis le plus terrible
nationale parvint
Le décret du 8 mars de Messemblée
dans
et porta la joie et Penthonsiaame
'alors dans ia colonie,
genérale n'y vit que les dispositous les coeurs. L'assemblée droits et sés prérogatives; ; peu-àcontrarioient ses
de
tions qui
du 28 mars, interpretauives -
les instructions
on
près reçut
de Passemblés générale appelce décret; et que les. partisans du nom de ce député, membre
lèrent instructions Barnave; les avoit rédigées. Mais quelque
du comité des colonies qui
il fallut bien se soumettré à
répugnance que. lon se sentit,
de.Saint-Marc, s'occupa
(4) Un membre detanemblée générale T'éponge sur le passé, et à prorod'un travail qui tendoit à passer
des mesures conformes aux
Mais cette matière
quer,
et à unesaine politique.
nmnna
prédroits de Thumanité
ancteutdaneiese conjoncturesp
Juiparurd'wni intrétsimmajeur. des hommes dont le caracière
quil crut devoir consulter
son travail. Tous,
sentes,
de la confance, et leur soumettre conseil supérieur, Taplaianspiroit Cottes, ex-conseiller au à différer et à attendre
et nommément
direntils, au
prourèrent âvec éloge; mnilufengaebrents Ce n'étoit pas, lui
falloit
plus importane.
de
qu'il
une occurence
étoient remplies coupables, Il ne roumome: st où les prisons
qu'à la veriu.
accorder des faveurs qui Rappirtennient eigarda le silence.
loit que lo bien, il les crut;
laianspiroit Cottes, ex-conseiller au à différer et à attendre
et nommément
direntils, au
prourèrent âvec éloge; mnilufengaebrents Ce n'étoit pas, lui
falloit
plus importane.
de
qu'il
une occurence
étoient remplies coupables, Il ne roumome: st où les prisons
qu'à la veriu.
accorder des faveurs qui Rappirtennient eigarda le silence.
loit que lo bien, il les crut; --- Page 169 ---
(151 )>
sasfincdlamer et
diatvemmitmusifende, en deux mots,
Pantornenationalo, droits. Il faut'dire,
a faire ensnite valoir ses
elle les croyoit fondés.
colonie avoit le
sur quoi
prétendoit que la
Lassemb'ée générale
et qu'elle seule pouvoit,
clle-mâmes.
les
droit de se gouverner
légale et légitime; faire
comme étant sa repréentation intérieur, et surveiller diloix.qui convenoient à son régime civiles et militaires. Ces droits
rectement ses administrations
de la manière libre et
étoient, selon elle, la conséquence antrefois à la France, ét
epontanée dont la colonie se donna Ces droits étoient ende la métropole.
son
de éloignement
prétexte, que la déclaration
core plus fondés sur le spécieux devènne la base indispenaable
des droits de Phomme étant constituante, qui ne pouvoit s'en
des décrets de l'assemblée
prononcer sur
plus raisannablement
écarter, elle ne pouvoit
et qui étoit diamétralequelle venoit de garantir, 9
des droits. . e
un régime
de la déclaration
ment opposé aux.principes d'ailleurs que la partie française
Lassemblée péuérale déclara
intégrante de la, France 7
faisoit partie
en
de Saint-Doningue
suivant elle, la suprématie,
dont elle devoit reconnoitre,
décrets à la sanction royale,
envoyant directement ses propres les loix émanées de Vasdont le mode avoit été décrété pour elle prétendit ainsi rivaavec laquelle
d'ailleurs
semblée constituante; Le décret du 8 mars, rempli
liser ou aller de pair.
sur. le maintien du régime
des promesses lesi plus consolantes et sur la conservation, des procolonial, quant à l'esclavage,
coloniales
aux assemblées
priétés, ne laissoit au contraire
la faculté d'émettre leur voeu.
que
continuellement
de Saint-Domingue,
Le gouvernement
assemblée, qui
harcelé par cette incommode et entreprenante crut trouver le moment
sur ses droits,
ne cessoit d'empiéter
légalement. Les instrucde s'en débarraser et de la dissoudre
K 4
antes et sur la conservation, des procolonial, quant à l'esclavage,
coloniales
aux assemblées
priétés, ne laissoit au contraire
la faculté d'émettre leur voeu.
que
continuellement
de Saint-Domingue,
Le gouvernement
assemblée, qui
harcelé par cette incommode et entreprenante crut trouver le moment
sur ses droits,
ne cessoit d'empiéter
légalement. Les instrucde s'en débarraser et de la dissoudre
K 4 --- Page 170 ---
tions du 28 mars
(153)
niale seroit
portoient qu'une nouvelle assemblée
convoquée, à
colo:
ne fat confirmée dans les moins que, celle qui existoit déja
effet.
assemblées
L'intrigue ne fut Point
primaires réunies à cet
obtenir sa dissolution
Fpargnée de part et
nie consulté,
ou sa conlirmation; ; le voeu d'autre dé la pour
futfavorable à Passemblée
colo-
(Maz 1790). Elle ne garda plus alors générale.
manifesta
de
née à
ouvertement le projet de
ménagemens, et
ses ennemis.
faire une guerre acharet, comptant
Siveuglant surl le nombre de ses
pour rien celui de ses
partisans,
qu'elle faisoit. souleroit contrelle de détracteurs, chaque pas
L'assemblée provinciale du nord, qui mouveansansgentiates
d'édlat, se voyoit éclipsée à
avoit joui d'un moment
rieure. Elle étoit
regret par une assemblée
les sentimens presque toute composée de
supén'itoient. pas
négocians dont
devinrent les ennemis les douteux, et de gens de loi qui
dans ce temps-là
plus furieux de sa rivale. Cé fut
émit undécret que Tassemblée générale de
étoit
pour mettre des bornes à leur Saint-Marc
tel'e, à. la vérité, que Thistoire
cupidité, qui
péenne offroit'a peine guelques
de la chicane eurodécret, qui ne Pouvoit être hasardé exemplés à lui comparer. Ce
leva contr'elle procureurs
plus mal-A-propos, soules
7 avocats, et
gensHejustice, 1 et ce fut le signal du éénéralement tous
s'établit, depuis ce
schisme déclaré qui
quifit présnger les plus moment, entre le Cap et Suint-Marc, et
blée générale,
grands malheurs. Vainement
voyant l'oragese
l'assemsaires à celle du nord, soit former, envoya des commistion, soit pour sonder les pour tenter les voies de concilialation
dispositions de la masse de la
blanche 1 qui, par-tont ailleurs
popudéclarge en sa faveur; ils furent
qu'au Cap, s'étoit
de cette ville fut dissoute,
éconduits, etlamunicipalité
Fintérêt quelle avoit Cru devoir quelque temps après, à cause' de
leur témoigner.
agese
l'assemsaires à celle du nord, soit former, envoya des commistion, soit pour sonder les pour tenter les voies de concilialation
dispositions de la masse de la
blanche 1 qui, par-tont ailleurs
popudéclarge en sa faveur; ils furent
qu'au Cap, s'étoit
de cette ville fut dissoute,
éconduits, etlamunicipalité
Fintérêt quelle avoit Cru devoir quelque temps après, à cause' de
leur témoigner. --- Page 171 ---
C153) -
un homme
Isurvint alors au Port-auPrince
favo-w
(Juin 1790).
des sentimens rien moins que
qui, arrivé d'Eirope avec
2 ne pouvoit manquer
révolutiounaices
en
rables aux principes
leur ressembler
déclarer contre tout ce qui pouvoit
1 devenn le
de se
homne hardi et entreprenant,
dés le
Amérique; ; cet
du
1 manifestay
conscil et le bras droit gouvememeat, les ménagemens qu'on
moment, son mépris pour droit au but de tous les
premier devoir garders il marcha
reconnue
avoit cru
générale : ênvain l'avoit-on dissoudreennemis del'assemlilée
le projet de la
ouvertement
soldats
deux fois, on reprit
etde la fidélité des
Mauduit, assuré de l'attachement dont il étoit colonel, cherdu Port-an-Prince,
Il
du régiment
d'une force encore plus imposante. de nécha à s'environner
de volontaires, compose
organisa un corps nombreux et de tout ce qui tenoit APadgocians, de leurs commis
Ces volontaires 2 distingués
ministration par des emplois. entretenoient une. corresblanc au chapeau,
du
L'as- 0
par un ponpon
de Saint-Marc et Capactive avec, ceux
formoit contr'elles ét
pondance
vit l'orage qui se
semblée générale
le conjurerj elle crut y parvenir
n'épargna aucun effort pour
réglées de la colole licenciement des, troupes
de gardes
en pronongunt
de nouveaux corps
d'en organiser
n'eut le
nie, sous prétexte
matialincon.idene ,
pas
nationales. Ce coup hardi,
du Port-au-Prince
pestilargems leuravoient fait
suctbsqwons'en
à leurs chefs, qui
et
et du Cap restérentidoles rien négligé pour les gagner
serment, et n'avoient
à Passemprèter
fortement à leur parti. On reprocha ensuite
les attacher vouloir tout bouleverser; ,pour opérer côté elle
blée générale de
avec la France. Deson
une scission de, la colonie
de vraisemblance, que ses
avec beaucoup plus
à
prétendit,
de faire une cotrenérelution dans
ennemis avoient le projet
ensuite plus facilement
SaintDoningue, pour l'opérer
les gagner
serment, et n'avoient
à Passemprèter
fortement à leur parti. On reprocha ensuite
les attacher vouloir tout bouleverser; ,pour opérer côté elle
blée générale de
avec la France. Deson
une scission de, la colonie
de vraisemblance, que ses
avec beaucoup plus
à
prétendit,
de faire une cotrenérelution dans
ennemis avoient le projet
ensuite plus facilement
SaintDoningue, pour l'opérer --- Page 172 ---
la
(154) a
métropole. Dès ce
ment, et la guerre civile moment, on ne garda plus de
fut déclarée.
ménage-
(Tallieezoo), La ville du Cap,
aupatavant, porté des si rudes
quiavoit, qielques mois
alors, son plus ferme
coups au, gouvernement, devint
goureux efforts, On forma soutien, et fit ensa faveur les
vi-.
escadre
une petite
plus.
pour marcher à
armée, et l'on arma une
cent,
Saint-Marc, sous les
commandant en second de la
ordres de Vinrentagir aussi
colonie: Leschefane
aroitde
activementaun
oà
puet
nombrenx zélés Fortau-Priaces leur ennemi
lorentdenayerteting
partisans, contre lesquels ils résojuillet, le colonel premiers coups. Dans lamwitdu
Manduit, à la tête de ses
29au 30
détuchement de son régiment et de
grenadiers, d'un
tout-d-comnp, le cocpaide-garie
pompons blancs, investit
garde ordinaire, s'étoient national dans lequel, outre la
citoyens désarmés: Chnique rassemblés un grand nombre de
opposé le reproche d'avoir fait parti rejetta depuis sur le parti
sduit, suivi de canons et d'une feu lei premier : mais Manseur. Cing hommes
troupe nombreuse, fut Pagresreuse
périrent pendant une
résistance : tout le reste,
longue et vigousalut dans la fuite: ;
privéde ses chefs,
lés
quarante en viron furent faits chercha'son
drapeaux aux couleurs nationales
prisonniers :
zieusement sopillés par les soldats
furent,' dit-on, injument, parvint ainsi à dissondre de Mauduit.
la
fermetcavoitfaite
le comité de cette Legouverneéchouer tous ses
ville, dont
coup d'un ennemi qui entraypit projels. Débarcassé par Ce
le'lieur mme de sa résidence, toutes ses opérations dans
seconder les efforts de la ville 2 du le gouverniement se disposa à
nérale. Des proclamations
Cap contre Passemblée gécôtés. Legéneral
violentes furent publiées des deux
ayant
dénongoitl la colonie
outre-pasé ses
Tanemblée, comme
la puissance nationaleyetil Pouvoirs, et cherchant i ses soustraire à
déclaroit qu'ilse voyoit forcé
Par
ur mme de sa résidence, toutes ses opérations dans
seconder les efforts de la ville 2 du le gouverniement se disposa à
nérale. Des proclamations
Cap contre Passemblée gécôtés. Legéneral
violentes furent publiées des deux
ayant
dénongoitl la colonie
outre-pasé ses
Tanemblée, comme
la puissance nationaleyetil Pouvoirs, et cherchant i ses soustraire à
déclaroit qu'ilse voyoit forcé
Par --- Page 173 ---
(155) )
ginérale, de son cbté,
dissoudre. L'assemblée les bons citoyens à
son devoirdela
etinvita tous
leurs frères
cria à la cohirerivolition,e venperl la mort de
e'armerpour sa défense, et pour
massacrés au Port-au-Prine: quartiors voisins à
indignameht
on se dis-
(Aoilt
Desceanucemaietdes
1790).
dans d'antres plus éloignés
tandis que
dans la rade
Saint-Marc,
ala défendre. Onvit paroitre, dont léquiposoit égalemenr vaisseau de guerre le Léopard
de cette ville, le
vint lui déclarer, par
gagné au parti de Passemblée,
quilétoit prôt
page de Santo Domingo, son commandant,
Porgaue ala defendre de tout son] pouvoir (1). à se défendre vigouL'assemblée gétérale parut se disposer
Pavoient enlardeur bouillante de ceux qui
zeusement : mais
de cC vaisseau est assez remar-
(1) La conduite de léquipage valoir depuis, des éloges qu'il
quable; et sa modération eut dajui refusé de recevoir à bord son
n'obtint pour tantpas. Il avoit officiers dont les sentimens antiet quelques
et il choisit
ancien commandant inspiré une profonds méfiance,
Iui avoient
qui n'étoit que premier,
cisiques
Santo - Domingo,
n'étoit pas
pour le commander. autros dont le patriotisme batteries
lieutenant, crrquelques du Fort-au.Prince, dontles
la
douteux. Forcé des'éloigner dans la crainte de compromettre
à. les réduire,
se défendant, ce vaisse disposoient de la ville. et la vie de ses babitans en
Santo-Domingo
sureté
oùt l'équipage envoya
seau cingla vers Saint-Mart,
générale, en quillerurrecoafaire acte d'obéissance ài T'assemblée et une délégation du pou.
noitre les caractères. du patriotisme reste
ou platèr
Néanmoins, par un
d'inceritude, fit déclarer quil la
voir national.
digne d'éloges, illui
mais qu'il xe
par une circonspection la dernière goutte de son sang, nom contre
défendroit jusqu'à Tui d'agir offensivemeut en son de cêtto
pouvoit prendre sur
détourner ce brave équipage
des
ses ennemnis. Rien ne put
peut-être bien du sang et
dére-mination, qui, épargna.
sage
malheurs..
d'inceritude, fit déclarer quil la
voir national.
digne d'éloges, illui
mais qu'il xe
par une circonspection la dernière goutte de son sang, nom contre
défendroit jusqu'à Tui d'agir offensivemeut en son de cêtto
pouvoit prendre sur
détourner ce brave équipage
des
ses ennemnis. Rien ne put
peut-être bien du sang et
dére-mination, qui, épargna.
sage
malheurs.. --- Page 174 ---
(156 )
ne tint pas contre le double dantrainée dans ce mauvais pas,
environnoit, et qui les menaçoit particilierementger quiles
fussent léurs partisans 2 ils n'ignoQuelques nombreux que
secrètes des volontaires de.
roient pas aussi les dispositions
qui, en cas d'attaque,
Saint-Marcj c'est-aedire, du commerce, Souvent ces, volontourné contr'eux.
se sersitinfaniiblenents
faillirent s'entr'égorger. Toute
tairés etles antsdeTassembiesef de.leurs défenseurs ne purentles
Pardeur et la boune volonté
et la terreur avoit
Pennemi étoit encore bien loin,
I
rassurer;
Enfin, cette arenture extraordidéja fait de rapides progrès.
qui ne létoit pas moins.
naire se termina par un événement à s'embarquer. en masse
L'assemblée générale se détermina
en France,
le vaisseau le Léopard, et à aller implorer,
à
sur
Cette idée singulière fut encore due
la justice, nationale.
nefut
: son exécution
pssanaistendt.
Bacon de la Chevalerie
hommes opulens, dont béaucoup
Il étoit touchant de voir des abandonner sabitement leurs
étoient d'un àge tres-avancé,
en grand nombre,
et s'entasser
familles et leurs propristés;
moyens, sur un seul vaiset presque sans
sans préparatifs,
une incommodité extrèmc,
seau, où ils devoient éprouver
Quoi-qu'il. en soit,
unetraversée longue et pénible.
court aux
pendant leur savoir gré d'une résolution qui coupoit
au
on dut
L'assemblée générale s'embarqua
plus grands malheurs.
membres,! le.7 août, et mitàla
nombre de quatre-tingt-trois
avec quelques-uns de
voile le 8 pour se rendre en France,
du régiment du
zélés partisans, et un détachement
et
ses plus
avoit embrassé sa défense, qu'elle,
Port-au'Prnice qui
de, ses ennemis.
voulut soustraire à la vengeance exécutoit cette résolution
Tandis que lrassembléc générale circuloient dans toute la coloinattendue,ses proclamations
aiis le signal de courir
nie, et donnoient à ses nombreux en celte occasion, le
La partie du sud témoigna,
aux armes.
régiment du
zélés partisans, et un détachement
et
ses plus
avoit embrassé sa défense, qu'elle,
Port-au'Prnice qui
de, ses ennemis.
voulut soustraire à la vengeance exécutoit cette résolution
Tandis que lrassembléc générale circuloient dans toute la coloinattendue,ses proclamations
aiis le signal de courir
nie, et donnoient à ses nombreux en celte occasion, le
La partie du sud témoigna,
aux armes. --- Page 175 ---
(157)
efforts. La fermentition
plus de zèle, et fit les plus vigoureux de. Codèrc; commany fut extràune, et occasionna le meurtre victisne de la résistance
dant de lu, ville des Cayes, qui- porit furent chargés de Parrèter, et
qu'il voulut opposer3 à ceux qui
et écrites,
fut, quelques lettres interceptées 1.
dont le prétexte
dit-on, en style contrencoalitonaue ignorantl tle départ de
Une petite armée fut organisée, qui, Léngane, et causa au
l'assemblée générale, s'avanca jusqu'a
On étoit venu
gouvernement de justes et graverinpuicitude de la' colonie, on apprit
pour la défense des représentans Parmement n'existant plus,
qu'ils étoient partis. Le but de de paix qui furent portées
facilement aux paroles
on se prèta
dont les prinde la part des chefs. Il y. eut une capitulation, desindividus qui avoient
cipaux articles furent la relaxation
faite, de partet
et la promesse
éts arrêtés au PortauPrince,
décision de l'assemblée,
d'autre, d'attendre trarquillementia serment réciproque de s'y
nationale sur cet événement, avec fut signée de part et d'antreret
conformer. Cette capitulation
chacun retourna dans ses foyers. 1
mais il ne; put
triompha un instant;
Le gouvernement,
comme. il en eut quelque
remplir le but quileétoit proposé,
du nord, fière
temps l'espérance. L'assemblée. etsatisfaited provinciala de la victoire remdu rôle qu'elle venoit'ide jouer, moius disposée à déposer
portée sur sa rivale, n'étoit rien - que les circonstauces lnt
et la prééminence que
son pouvoir et elle continua de dominer exclusiyement,
avoient acquise,
de la partie du uord, dont un grand
sinon dans la généralité
leur attachement à Passemnombre de quartiers conservèrent la ville du Cap, où ses. partisans,
blée absente, du moing,sur
néanmoins conservef quelétoient les plus forts. Elle parut quide son côté a voit révable
qu'accord avec le gouvernement, du Port au-Prince, où toutes
dans la ville
tout son pouvoir
prééminence que
son pouvoir et elle continua de dominer exclusiyement,
avoient acquise,
de la partie du uord, dont un grand
sinon dans la généralité
leur attachement à Passemnombre de quartiers conservèrent la ville du Cap, où ses. partisans,
blée absente, du moing,sur
néanmoins conservef quelétoient les plus forts. Elle parut quide son côté a voit révable
qu'accord avec le gouvernement, du Port au-Prince, où toutes
dans la ville
tout son pouvoir --- Page 176 ---
(158) )
et ou il ne respopalaires avoient été dissoutes,
qu'on
les antorités
d'amis sdevurmbleginéraies
toitqu'un petit nombre
qu'une occasion favorable pour
persécuta et quin nattendirent revanche.
se veriger et prendre leur Au reste le parti victorieux ne s'en-
(Septembre 17909.
le succès desimputasur ses lauriers : quel quefutl
dormit pas
dont on avoit cherché soigneusement
tions vraies ou fausses intentions de, Vassemblée générale
à noircir les vues et les constituante et du commerce nat tional,
auprès de l'assemblée
ne parvint à prévenir leurs
ses intrigues et qu'elle
des commissaires;
on craignit
On se hâta de faire partir
et
juges coinmuns.
frais du Cap, du Port-au.Prince de
on en députa à grands
de ces envoyés, chargés
d'autres endroits; et la multitude
pas de la rendre plus
connoitre la vérité, ne manqua
faire
anarchie complète
imdconnoisable
entraina une
La diversité d'opinions la colonie , à lexception de queldans toute l'étendue de
par le voisinage et la
points où elle fut comprimée I
par-tout une ferques
du pouvoir militaire. régna
: elle se
surveillance
entre les deux parlis opposés
mentation sensible"
et des faits particuliers qui poumianifestoit par des rixes
occasionner à chaque
vu la' disposition des esprits,
dont Voreille
voient,
malheurs. L'esclave, proférés 2
instant les plus grands des mots improdemmenr
étoit sans cesse frappée
ces wiouvemens conyulde: liberté et drasits,smmatint le silence : il en cherchoit les causifs dans Vétonmemnent ét
les deviner, mais son
inquiétude , il ne pouvait
Chose étranget
ses avec ouverte à toutes lestmpreaione.. de ménagement et
amerestoit s'étoit comporté avec mnoins
jamais on ne
des hemmes dont on savoit qu'on
d'indiscrétion envers
les veritables
plus
à craindre , tandis qu'on negligeoit
avoit tout
dans leur. ancien état d'obéissance
moyens de les maintenir
ét
les deviner, mais son
inquiétude , il ne pouvait
Chose étranget
ses avec ouverte à toutes lestmpreaione.. de ménagement et
amerestoit s'étoit comporté avec mnoins
jamais on ne
des hemmes dont on savoit qu'on
d'indiscrétion envers
les veritables
plus
à craindre , tandis qu'on negligeoit
avoit tout
dans leur. ancien état d'obéissance
moyens de les maintenir --- Page 177 ---
(159)
les bruits qui couDepuis long-temps, connue en France et
etde traaquilité, d'une association
roient sur les projets
d'Amis dcs Noirs, portoient,
sous le nom
Toute la poen Amérique colons l'inquistude et l'effroi.
d'odans l'ame des
divisée d'ailleurs
blanche de Saint-Domingne,
et étoit.préce
pulation
parfaitement sur ce point,
On
s'accordoit
terribles.
pinion,
faire tête à ces ennemis secrôtement
à se réunir pour émissaires ne pénétrassent
de
eraignoit que leurs l'objet d'y haterle développement
dans la colonie , dans
institua au Cap et dans d'autres
funestes projets. On
d'aller dans les
leurs
de rade, chargés
rigouports des commisaires d'Europe, d'y faire, un examen et de
navires qui arrivoient des motifs qui les amenoient, leurs
reux des nassagers,
de leurs livres et de tous
à une visite exacte
l'assemblée provinprocéder
depuis quelque temps,
venant d'Eupapiers. Déja,
individu
ciale du nord avoit arrêté qu'aucun dans la colonie', à moins
tope ne pourroit être introduit de sa famille ou de ses paqu'il venoit auprès
particulier
de justifier
d'être réclamé par quelque
on
rens 1 ou à moins
dans Pintérieur ;
On redoubla de surveillance:
les' agiconnu:
de: manière à augmenter
s'y prit malheureusement lieu 1 de les calmer. Des: patrouilles et
tations des noirs au
, les habitations,.
parcouroient les quactiers,
de voir eil,n'y
nocturngs
leut repos 1 sous - prétexte
cachés:
intersomapoient
des armes ou des hommes
avoit pas dans leurs cases'
dans le sein de sa : faL'esclave., fréquemument interrompu avoit été jusqu'alors resdont Vintérieur du moins
au lieu de
mille 7
étoit encore troublé,
pecté, et.dont le sommeil adoucisement à ses, maux journaliers,
voir porter quelque accroitre ses inquiétudes au specT'esclave, dis-je 1 sentoit d'autant plus allarmans que ses.
tacle de ces inouvemens, 2.
se fixer sur leur vérin
secrètes ne pouvoient
coujectures
clave., fréquemument interrompu avoit été jusqu'alors resdont Vintérieur du moins
au lieu de
mille 7
étoit encore troublé,
pecté, et.dont le sommeil adoucisement à ses, maux journaliers,
voir porter quelque accroitre ses inquiétudes au specT'esclave, dis-je 1 sentoit d'autant plus allarmans que ses.
tacle de ces inouvemens, 2.
se fixer sur leur vérin
secrètes ne pouvoient
coujectures --- Page 178 ---
(160 )
ett osé alors indiquer
table objet : malheur à quiconque de rendre tant de préle moyen unique , mois bien simple, Thumanité, et le
cautions inutiles , celui que prescrivoit intérêts!.
calculbien entendu de ses propres. n'empéchèrent pas chaque
(Octobre 1790). Tant de soins
ou à étendre son
de chercher à propager ses opinions
parti
l'ame de celui du gouvernsmentjet
autorité. Mauduit-,
laisser perdre les fruits de tous
qui. n'étoit pas homme à donnés 1 s'il ne put agir. d'abord
qu'il s'étoit
7 chercha
les mouvemens activité égale à son ardeur impatisnte,
et à
'avec une
du terrein de proche en proche
di moins à gagner l'éxécution de ses projets. Sous préprépareles voies pour
occasionnées par les gens de
texte de quelques inquiétades aux Cayes et dans divers
couleur, il se porta rapidement et du sud, y rétablit T'empire
des partics de l'ouest
étoit contraire à
points
et y abolit tout ce qui
du de-potisme 1
zélés partisans de l'assemblée géPancien régime. Les plus
5 où le
arrètés et envoyés au Port-au.Prince des venmérale furent
de Saint- Domingue, ministre à des
conseil supérieur
condamna un' grand nombre,
geancos des chefs, en.
et en laissa d'antreslanguir
peines afflictives et infamantes, de la capitulation de Léogane.
les cachots, au mépris
aussi ioradans
fatigué d'un commandement
Le genéral Peinniér,
en France, et fut remplacé par
obtint son rappel
de lieutenant au
genss
qui lui succéda en qualité
et
Blanchelande,
française de Saint-Domingne,
de la partie 1
qui avoient dirigé sa.
gaiternemest en, rien des principes
vint fixer l'atqui ne s'écarta
grave et inattendu
sonduite. Un évènement
tention générale.
libres étoient tranquilles spectatears essais
Les gens de couleur
découragés par. quelques
des blancs :
avoir entièredes querelles mal réussi, ils paroissoient
ment
qui leur avoient
,
française de Saint-Domingne,
de la partie 1
qui avoient dirigé sa.
gaiternemest en, rien des principes
vint fixer l'atqui ne s'écarta
grave et inattendu
sonduite. Un évènement
tention générale.
libres étoient tranquilles spectatears essais
Les gens de couleur
découragés par. quelques
des blancs :
avoir entièredes querelles mal réussi, ils paroissoient
ment
qui leur avoient --- Page 179 ---
(16:)
d'insurrection, et quelles que.
ment renoncé à tout projet
ilsn' avoient paru
secrètes, 2 jamais
fussent leurs inquiétudcs les blancs ne S' 'étoient moins occupéa
plus paisibles, jamais à craindre. ; mais une nouvelle sude ce qu'ils en avoient mettre un terme à leur sécurité.
bite et alarmante vint
cansedclacaate, àl Paris,
plaidéla
De tous ceux quiavoient
créole de rAEvIAsEm
Ogé,quarteron
avoit manifesté le plus d'opiniatreté
au Cap, étoit celui qui
sollicitations, fatigué de ne
et de zèle. Après de longues
ou entrainé par
pouvoir obtenir une justice assez prompte, résolut d'avoir, recours
conseils qui lui furent donnés 2. il
(1)-
lee
et. de se rendre à Saint - Domingue
aux grands moyens K si-secret que des personnes intéressées
Son projet nefut pas
France, et des mesures furent
n'en fussent instruites eil
Peinpécher de S'embarquer
prises, , dans tous les ports, Ferme pour dansises desseins 2 et braet de suivre sa destination.
put lui opposer., il trouva
vant toutes. les difficultés qu'on de-là dans P'Amérique seple moyen de pénétrer à Londres,
tentrionale, et enfin à Saint-Domingte , ehilarrivainconau Il descendit
sur un bàtiment anglo-américain.
et déguisé
voici. la vraie source des malheurs de Saint-Do- set
(1). Français! Ce n'est pas à des malhéureux trompés, ,fanatisés ; mais
mingue..
deleur propre fureur, que je m'en prends
devenus victimes
connoitre ceux qui le mirent en avant, ot
ilestimportant de faire furedt leurs motifs. Le temps est passé
de découvrir sur-tout quels
etoû, tous les chimerderesolent
oblaragerappelloite enthousiasme, motifs foasentdécords d'un
des actes de vertu, pour peu queleurs atteindreles iateganedtAmne.
beau nom, 11 faudroit recherchereta à frapper ceux d'Europe, , et l'on
rique comme on a commeneé s'en tenir, Je me tais, mais avecla consosauroit bientôt à quoi
oû l'on pourra tous
Jantecertitudo quo le moment n'est pas dioigué
diro..
I
olent
oblaragerappelloite enthousiasme, motifs foasentdécords d'un
des actes de vertu, pour peu queleurs atteindreles iateganedtAmne.
beau nom, 11 faudroit recherchereta à frapper ceux d'Europe, , et l'on
rique comme on a commeneé s'en tenir, Je me tais, mais avecla consosauroit bientôt à quoi
oû l'on pourra tous
Jantecertitudo quo le moment n'est pas dioigué
diro..
I --- Page 180 ---
(i6a) )
au Cap et pénétra an
né , et : se présenta bardiment Donlon,q quartier voisin oir il étoit
comme leur
aux siens, , qui
défengeur et leur
laccueillireat
àl le.tralir. Parvenu
chef,6t dont aucun
sur les lienx, ilne
nesongea
pour remplir son objet : des
perdit pas un moment
où se rendoient tous les conciliabuless secrets se tinrent,
voisins, etoulon
hommes de couleur des
dre.
déterminoit les mesuresq qu'ilya quartiers
des L'empressement ou la crainte de réveiller avoità prenblancs, qui étoient dans la
la défiance
permit pas apparemment de
plus profonde sécurité, ne
tres parties de la colonie
prévenir les inulatres des au-
: Oge, qui
sitions, crut fermenient
connoissoit leurs dispodroient à lui.
qu'au premier signal ils se join-
(Novembre 1790). La
de la grande rivière,
conjuration éclata dans le quartier
à la main, l'exécution SiOgésétoit borné à réclamer, les
28:
de Particle IV des'
armes
mars, qui accordoit aux siens
instructions du
pu n'envisager son entreprise l'égalité politique, on n'ent
tion contre
que comme une juste insurrecl'oppression et,
autant qu'inutiles ternirent l'injustice. Des excès affrenx
avoit. de grand et de
malheureusement Ce qu'il y
conçu ; ils'étoit associé, généreux dans le dessein qu'il avoit
féroce et sanguinaire, en.qualité de lientenant, un homme
le massacre de quelques nommé Chavenaei, qui débuta
dont les habitations
blancs qu'on surprit chez
par
ensuite
furent pillées. Les conjurés eux,. et
pénétrér dans le quartier du
voulurent
éprouvèrent une résistance
les Dondon; mais ils y
et d'aller se retrancher qui
força de
rivière,
sur une
rétrograder 2
soit, Pour y attendre les montagne de la grande
flattés de la part de leurs
secours dont ils s'étoient
de la colonie, soit
frères, répandus sur la surface
la partie
pour'être, en Cas de malheur,. à
espagnole, où ils croyoient
portée de
trouver une retraite sûre.
résistance
les Dondon; mais ils y
et d'aller se retrancher qui
força de
rivière,
sur une
rétrograder 2
soit, Pour y attendre les montagne de la grande
flattés de la part de leurs
secours dont ils s'étoient
de la colonie, soit
frères, répandus sur la surface
la partie
pour'être, en Cas de malheur,. à
espagnole, où ils croyoient
portée de
trouver une retraite sûre. --- Page 181 ---
Le premier avis de (163)
signal d'une
cet' évènement
huit
prise d'armes générale. parvenn an Cap, fut lo
cents hommes de
Oa forma un
de
Hales, qui fut rendu troupes de ligneet de
corps
paroisses les
au lieu du danger gardes matiopassoit, Le plus, vojsines fussent
avant que les
daniger commun
instruites de Ce qui se
sensions, et Parut réunir les suspendit un instant les
rurent de tous
esprits ; des
distemps de
côtés, et ne donnèrent secours accouintimidés grossir. Les mulâtres du
pas, à Porage le
et exposés à
Cap et des
se haterent de
toute
euvirons.,
protester de Tanimafrersion des
toute leur indignation
leur Adélité, et de blancs,
petit noibre
contre la criminelle
témoignee
Les
d'entr'enx.
entreprise d'un
tinrent iniurgis,setraacheia assez
au nombre d'environ
eux. Un loug-temps en échec les forces
trois cents,
dissiper; coup de main suffisoit
envoyéea contre
Paflaire traina
pour les réduire
graves sompcons de
en longueur et donna ou les
poussés de
collusion entre eux. et les
lieu à de
poste. en poste, ils se
chels ; enfin,
accompagns des
espagnole, où il principaux, chercha un
et
dauedientr Ogé,
la suite
crut être en
refuge dansla
des mesures
sircté, et. Pouyoir
partie
arrêtés à Hinche, mieux combinées; mais ils prendre dans
bourg espagnol,
furent tous,
nend.Xugais) commandant de par,les ordrés de Ferdiprendre sur lui de les
cette nation, qui,
à
livrera leurs ennemis,
n'osant
Ils Santo-Doaiaga, furent
chef lieude la partie
les'fit traduire
nord, dont vivement réclamés par.
espaguole de l'isle.
les instances
l'ussemblee
espaghol ne voulut
ne furent pas écoutées. provinciale Le
du
çais. Après quelques traiter qu'avéc Tenvoyé du président
livrés et
difhcultés, ces
général franexpédiée transportés au Cap sur une, malheareux furent
pour les aller chercher
corvette qui avoit
à Sants-Doningpe
été
L2
nord, dont vivement réclamés par.
espaguole de l'isle.
les instances
l'ussemblee
espaghol ne voulut
ne furent pas écoutées. provinciale Le
du
çais. Après quelques traiter qu'avéc Tenvoyé du président
livrés et
difhcultés, ces
général franexpédiée transportés au Cap sur une, malheareux furent
pour les aller chercher
corvette qui avoit
à Sants-Doningpe
été
L2 --- Page 182 ---
(1 164) )
Quelque diligence qu'on
cette affaire, elle entraina employit dans la poursuite de
guenrs, fondées sur son nécesseirement bealicoup de lontrouver tous les fils qui tenoient importance et sur la nécessité de
de l'assemblée
à ce complot. Par un arrêté
Cap fut chargé de provinciale du nord, le conseil
juger les
supérieur du
partie du nord furent invitées coupables, et les paroisses -de la
pour assister à
à envoyer des commissairos
Pinstruction et au
droit; mais presque toutes
jugement qui interviens
que ce n'étoit qu'un
s'yrefuterent, dans' la persuasion
l'assemblée
Prétexte pour attirer leurs
provinciale, à laquelle elles
députés à
constamment d'en envoyer depuis le
avoient refusé
générale.
départ de l'assemblée
(Décembre 18g0), Ces difficultés
coup de lenteurs : les petits blancs donmèrent lieu à beaupleins de fureur contre les
du Cap, fatigués et
ua prompt jugement de coupables, crièrentet demandèrent
la procédure s'instruisit manière à n'être pas refusés.
les formes
dans le plus grand
Enfin
anciennes, anxquelles les
secretiy. et selon
encore été substituées à
nouvelles n'avoient pas
decoulcurdela partie du Suint-Domingue, nord
Tous les hommes
doienten tremblantfianuedee étoient remplis d'effroi eta tattentain nombre d'entr'euxfurent Contirerebitratutense cerun arrêt du
plus ou moins
conseilsupédeur du
compromigrenfia
vannes à expirer sur une roue Cap condamna Ogé et Chaplice' de la
et
, d'autres périrent
damné potence, 2 un bien plus
par le supà la perte de la libertée t à la grand nombre fut conchaine (1). Telle fut la
()Ip passa pourc corstant queles mulâtres du
quartier du Limet d'aller
formé le
HxsmtoEeinser
enlever les coupables. de vive
complot de s'armer
souverts, un grand nombre fut arrêté, fores; mais ils furent déNéaumoins, soit que le
, d'autres périrent
damné potence, 2 un bien plus
par le supà la perte de la libertée t à la grand nombre fut conchaine (1). Telle fut la
()Ip passa pourc corstant queles mulâtres du
quartier du Limet d'aller
formé le
HxsmtoEeinser
enlever les coupables. de vive
complot de s'armer
souverts, un grand nombre fut arrêté, fores; mais ils furent déNéaumoins, soit que le --- Page 183 ---
solution de
(165 2 )
ce terrible
reux parut avoir arrêté événement, dont cet
au fond des
les suites, mais
éxemple rigoucoeurs, de
quilaissa en secret,
La conduite du dangereux levains de vengeance.
n'empècha pas les gouvernemnent dans cette
toute leur
soupçons élevés contre lui de Occurrence
force, et même
rester
étoient fondés ,
de
dans
sur des
s'aggraver jouruellement. Ils
des menées
propos indiscretoment
entre lui secrètes, et sur l'accord
éehappés 7 str
et les -hommes de
qui paroissoit
du sud, qui,
couleur des parties de régner
leur
depuis cette époque,
l'ouest et
affection et leur
tous ses
dévouement au
sUewosnetpaliscens
agens qui poursuivoit, avec scnlonel3tantut, celuid de
tance, sa réintegration dans
le plus de zèle et de cons.
prérogatives. Il étoit bien
tous ses droits et ses anciennes
Pexécntion de ses
naturel que, ne négligeant rien
tement une caste desseins, il cherchàt à
pour
dont le nombre
s'attacher étroitepulation blanchey'et
étoit, presque égal àla
tions, ne pouvoit qui, abreuvée de peines et
poconqute lui
manquer de se jetter dans les bras d'humilisl
acorderoit une protection
de quiensironivieat.
contre les dangers
En attendant
qui
mieux, le général
siblement an
Blanchelande régnnit
Put-arsppines et sur les
Pais
aroitrangés sou: S son obdisancel
lienx que Maudait
nord goureraoit la villedu
L'assemblée
du
Str
une partie de
Cap, et
provinciale
sa dépemdanc. maaintenoits SO1I influsence
rés, deux puissagices
C'étoit deux empires sépa.
ainsi,etquin n'avoient de Fedirativess si Pon pent
commun que quelques s'exprimer
fait ne paràt
mestres gemoileration, pas constint, soit qu'on cràt dévoir
la conclusion erque l'on
user daqpieique
lons se
terrible enactertrogmete de l'affuire
que devoit laisser
borna à opérer un
d'Ogé, ils furent
dégarmements général.
relachés, et
L 3
it deux empires sépa.
ainsi,etquin n'avoient de Fedirativess si Pon pent
commun que quelques s'exprimer
fait ne paràt
mestres gemoileration, pas constint, soit qu'on cràt dévoir
la conclusion erque l'on
user daqpieique
lons se
terrible enactertrogmete de l'affuire
que devoit laisser
borna à opérer un
d'Ogé, ils furent
dégarmements général.
relachés, et
L 3 --- Page 184 ---
nérales. La rille de
(166)
de deux partis: Le réste Saint-Marc étoit livrée aux'
des
convulsions
soustraits au Bouvoir de lun paroisses ou quartiers quis'étoient
plus complète
et de T'autre, vivoient dans la
sans de
amarchie; et éloient dominés
les
Iomeabdrgheal.a
par partiattachés, quelques instancesq lngvelle ils restèrent tonjours
inviter àla formation d'une qu'on ett Iu lenr faire pour les
(Janvier
nouvelle assemblée
1791 ). Enfin l'on
coloniale.
nouvelle de la décision de regutà Saint -
la
L'assemblée
ce fameux et Domingue
térêt
générale arrivée en
singulier procès.
et de l'accueil sur lequel elle France, au lieu de cet introuya Passembléc constituante avoit cru devoir com pter,
elle et contre tout Ce qu'elle étraigement prévenue contre
donna de se rendre à sa suite. avoit fait. Un décret lui orramener
Rendue à Paris, elle edt
insensiblement ses juges à des
pu
défavorables, mais sa conduite
dispositions moins
armes à ses ennémis
ne fitque préter de nouvelles
prudences ou à ses contr'ellese etelle mit lec comble à ses imde sa défense, à la incous/quences, barre de
en chargeantàg grànds frais
(Linguet ) perdu de réputation Isnenbilecmatende, un homme
quilui, étoit
quoique célèbre parses
écrit
étranger,qui l'étoità la
talens,
contre la révolution, L'issue fut caloniovefuiavaite déja
Aeitdéuclenmemi, le détracteur aisée à prévoir : il suffiavoirfajson, etle décret du 13 dellassembiée générale
rement sa conduite,
sévè. poUr
et
aabreizeoinptaes
combla d'éloges cassa,etannulla tout ce qu'elleavoit fait,
conque 2 quel qu'il sommémentPeinier far, avoit
et Mauduit, et quisa dissolution On à sa
concouru à
à
tendus desseins
Tuite, et à
SuskDiniagie de
(1).
Panéantissement ses pré-
(2) Ceci prouve bien ou les
traine lesprit de parti, ou les fausses idconséquenes dans lesquelles enidées qu'on se faisoit sur la
'éloges cassa,etannulla tout ce qu'elleavoit fait,
conque 2 quel qu'il sommémentPeinier far, avoit
et Mauduit, et quisa dissolution On à sa
concouru à
à
tendus desseins
Tuite, et à
SuskDiniagie de
(1).
Panéantissement ses pré-
(2) Ceci prouve bien ou les
traine lesprit de parti, ou les fausses idconséquenes dans lesquelles enidées qu'on se faisoit sur la --- Page 185 ---
(Eevrier 1791 ). L'arrivée (367) de
colonie des imprestions
ce décret produisit dans la
rante dans tous les lieux differentes. Il causa une joie déliblée générale. La ville dominés du
parles ennemis de Tassemsolemnité due. aux plus heureux Cap le célébra avec toute la
que, dans Pivresse
le érdoemest; peu s'en fallut
se portità
desjole, peuple, toujours
d'un
des.violences contre les hommes
extrème, ne
sentiment contraire.
connus pour être
soimettre. avec
Ses partisans: parurent se
auquel
résignation à un décret aussi
à leur ldkaezhatosioentp pas; maisilsne
prompt et
opinion. ni à Pattachement
dérogèrent en risn
représentation proscrite.
qu'ils. avoient voué à leur
le gouvernement crnrent L'assemblée provinciale du nord et
quer avec succès une nouvelle que c'étoit lc, moment de convoproclamation du général
assemblée coloniale. Une
tiers de la
colonie, et en
Blsachelbatecintds
vain : le
détermina
Houslerquar.
parti maltraité, quelque Pépoque. . . . Ce fot en'
dhuilleurs pour les décrets
réspect qu'il manifestàt
nationanx, n'en resta pas moins
colonie de Saint-1 Domingue:
voir T'assemblée constituante, carilm'est pas peu, extraordinaire de
rudes coups en France aux qui, à cetté époque, Portoit de
bitraire, combler
agens et aux partisans du
si
officier militaire d'éloges et de kimoignages
pouvoir arn'agissoit
souillé dusang des
d'approbation un
'éroit
que d'après. des
patriotes, et un général
le même qui,s sousle instractions. ministérielles, dont le but qui
tinique en contre. -révolution gouvernement et
de Behague, mit la MarFrance.
enleva depuis cette colonie à la
Aureste ceci doit être
décretdu 12 octobre. J'ai placé rapporté aux temps qui suivirent
m'atracher'a à mon objet
ces détails ainsi, parce
le.
se passa en France prineipal,) je ne reviendrai plus Jue sur devant
générale.
pendant le séjour etrelatirement
ce qui
à l'assemblée
L 4
tinique en contre. -révolution gouvernement et
de Behague, mit la MarFrance.
enleva depuis cette colonie à la
Aureste ceci doit être
décretdu 12 octobre. J'ai placé rapporté aux temps qui suivirent
m'atracher'a à mon objet
ces détails ainsi, parce
le.
se passa en France prineipal,) je ne reviendrai plus Jue sur devant
générale.
pendant le séjour etrelatirement
ce qui
à l'assemblée
L 4 --- Page 186 ---
168)
ferme - dans son
cessa d'espérer opinion et dans ses
mée,
que l'assemblée
dispositions. Il ne
reviendroit sur ce
constinuante, mieux informoins attendre gn'après qu'elle avoit fait, et il voulut
eut
avoir prononcé
du
dus également décidé du sort des
sur le fond, elle
composent Fassemblée
quatre-tingt trois indivigu'elle maintint
générale qu'elle
Le plus
long- temps àsa suite. avoitappellés, et
nouvelle grand obstacle à cette formation
assemblée
tant desirée d'une
dus dans toutes les coloniale, venoit des petits blancs
paroisses
répansmajorité des citoyens,
dissidentes, et qui, formant lz
semblées, ou y
cloignoient les
émettre - étouffoient la voix
propriétaires des asun voeu contraire à leur de ceux qui auroient pu y
ment à Passemblée abgente. inclination et à lenr
l'assemblée
Pour vaincrel cette attachele réunion provinciale du nord
difficulté,
des assemblées
imagina
verroit un
primaires, d'urdenacrgrarant
tablean des
chaque quartier lui envencit d'être établi citayens actifs, selon le
d'y voter. Cette en France, et qui seuls auroient mode qui
refroidir envers elle mesure fut ençore vaine et ne fit droit
préeédemment
ces inêmes
que
secondé ses
lommerqaing Cap avoient
et. T'époque de Passemblée. desseins avec le plus de zèle..
encore fai: aucune disposition projettée arriva sans qu'on ent
tendue de la' colonie. Un atre pour la former dans toute l'é.
c'est qu'au fond ni l'assemblée obstaclenon moins pnisant,
ment,ne
provinciale, ni le gouvernedoient ventsiematdunemblée
pas mieux que d'avoir colonialesetg qu'ils ne demanun terme indéfini ou'
un prétexte pour la
à
trouvé aucun
pour n'en plus parler,
renroyer
moyen d'éluder l'article IV
n'ayant encore
mars, qui les ent forcés de faire
desinstructions du
couleur à son organisation.
concourir des hommes de
ment tous les esprits.
Cette noNTeauté révoltoit égale-
iale, ni le gouvernedoient ventsiematdunemblée
pas mieux que d'avoir colonialesetg qu'ils ne demanun terme indéfini ou'
un prétexte pour la
à
trouvé aucun
pour n'en plus parler,
renroyer
moyen d'éluder l'article IV
n'ayant encore
mars, qui les ent forcés de faire
desinstructions du
couleur à son organisation.
concourir des hommes de
ment tous les esprits.
Cette noNTeauté révoltoit égale- --- Page 187 ---
(169)
L'assemblée
blement de l'exercice provinciale du nord continuoit de
Le gouvernement de son influence sur la ville jouirpaisi. du
Cap.
saençoit à marcher dendoltimenuhtemests plus
la sienne et comvastes desseins. Une
visiblement vers l'éxécution de ses
gnes, sur-tout dans le grande partie des paroisses, des campadépendance... Une crise nord, restoient dans une' espèce d'incation d'intérêts divers, nouvelle vint ajouter à cette
colonie étoit
sans rien diminuer des maux compli. dont.
l'abime dans accablée, ct. ne fit qu'élargir
la
lequel un déplorable
l'ouverture de
ratesse s'efforcoient à l'envi de la aveuglement et la scélé-
(Mars 1791 ). Le général
précipiter.
de Parrivée
Blanchelande avoit été
de
prochaine de l'escadre destinée
prévenu
SuafEoninges, et des deux
pour la station
mandie et d'Artois qui y avoient bataillons de ligne de Norcopnût d'avance
été embarqués. Soit. qu'il
craignit en général Tespitqut celui animoit Ces deux corps; soit
lité des troupes
qui animoit alors la
qu'il
conrirà
frangaises, il les jugea
presque totaPexécution de ses
peu propres à conà-la-fois hors de portée projets, etil résolut de les mettre
d'y, pouvoir
séduction. . Une corvette
nuiré et à l'abri de la
devant de
eut ordre dé partir et
de se rendre l'escadre 2 et de renettre au
d'aller aucommandant Pordre
la
directementau môle
position et les murailles
ville dont
lui
Sust-Meolis,e
répondre de la fidélité parurent à Dlanchelande devoir
trompa la sage
desnouveaux arrivans; mais le
point rencontrée prévoyance de ce général, La
sort
hâta de Ini
et parut à la vue du
station ne fut.
rendre transmettre P'ordre de changer Port-am.Prince. de
On se
suple-champ an môle
route, et de se
poser les troupes : il arriva
Saint - Nicolas, pour y deseaux qui la
trop. tard; déja les divers vaisdu
componsentavoient été joints
Potaubuace, par ces zélés
par des patriotes
partisans de Tassemiblée
ance de ce général, La
sort
hâta de Ini
et parut à la vue du
station ne fut.
rendre transmettre P'ordre de changer Port-am.Prince. de
On se
suple-champ an môle
route, et de se
poser les troupes : il arriva
Saint - Nicolas, pour y deseaux qui la
trop. tard; déja les divers vaisdu
componsentavoient été joints
Potaubuace, par ces zélés
par des patriotes
partisans de Tassemiblée --- Page 188 ---
(170 )
ginérale de Saint-Marc
gravés, et
, gui avoient reçu des injures.
geance quinattendatient que l'occasion d'en tirer
si
éclatante. Leur ardeur ne
une venprésentoit'; et leur énergie
négligea pas celle qui se
et de Foppression oà la s'accrut en proportion du silence
long-temps. Un certain tyrannie les forçoit de.rivre
des
nombre se jetta
depuis
chaloupes, et alla
furtivement dans
d'Europe. La peinture. de implorer le secours de leurs frères
voirles nouveanx
leurs malheurs commenca à émouen.-apprenant arrivans, et leur fureur monta àson comble
palité, ni qu'iln'y avoit au Port-an-Prince ni
cien
admnintiatation, ni société,
municirégimé y régnoit'encore dans nopulairese et que l'anpression étoit faite et les.
toute son intégrité. L'imordres du général
esprits étoient gagnés, 2 lorsque les
Jes
parvinrent au
de
soldats, 2 les matelots même commandant l'escadre:
Blarichelande se rendit lui-méme: s'y refusèrent... En vain
leur en
à bord, dans
imposer ; en vain leur
l'espérance de
au Prince n'étoit disposé
objecta-t-il que rien au Portquoit pour
pour les * recevoir, que tout y manconque arrivoir leucnuboistane,e et que P'air en étoitmiortei à
fermoit
d'Europe, et que le môle
quiau contraire tous les
Saint-Nicolas, rensirer. Rier ne put les avantages qn'ils ponvoient detreté; ils parurent seulement ramener ni vaincre leur opiniale lendemain.
se contenter d'être mis à terre
se hâta d'assembler Blanchelande se retira dévoré
son conseil
d'inquiétude, et
conjurer cet orage terrible. Mais pour aviser A
aux moyens de
sa fin, et plus de cing cents
le jour n'étoit pas encore à
terre sans attendre
hoinmes étoient déja descendus à
dordre, et les rues de la
remplies; un grand nombre de
ville en étoient.
sexe et de tont éint, les
citoyens detoutige, de tout
pelant leurs. libérateurs, pressoientidans leurs bras, en les
3 en implorant leur
apFoppression dont ils aroient été
assistance contre
victimes. On les attira dans
ing cents
le jour n'étoit pas encore à
terre sans attendre
hoinmes étoient déja descendus à
dordre, et les rues de la
remplies; un grand nombre de
ville en étoient.
sexe et de tont éint, les
citoyens detoutige, de tout
pelant leurs. libérateurs, pressoientidans leurs bras, en les
3 en implorant leur
apFoppression dont ils aroient été
assistance contre
victimes. On les attira dans --- Page 189 ---
(172) mille soins et les trailes maisons, 1 où on leur prodigua, ct'à fixer leur incertitemens les plus propres à les gagner
s'il eut pu leur en rester encore.
auroit eu
tude ,
Mandut,.l eut dépendu de lui, ,
à
L'intrépide
aux seuls' moyens analogues
recours, en cette occurence, 2
de céder et de se lnisser
caractère fier et incapable
par Blans.n
espérer d'être secondé
abattre; mais il ne pouvoit
dissimulé, profondément
chelande, homme profondément Bientôt néme il perdit
mais làche et pusillanime.
s'opposer à ce,
pervers,
qui lui restoient pour
les seules ressources
deson courage : son rigiment,
torrentd'une manière digne
ordres avec tant de zèle et
avoit servi sous ses
à être séduit. On
quijumpulalors
ne tarda pas
de dévouement à. ses volontés, décret de Passeunblée cons-.
se servit.É pour cela d'un prétencdif
et qui retiroit
annulloit celui du 12 octobre,"
Mauduit
tituante qui
accordée à la conduite que làche
Péclatante approhation de Passemblée générale. Cette
avoit tenue dans laffaire
gréde sOn anteur.Le régiment
et coupable inventionz réussitau
plus les divers faits qui
n'envisageant
autant
du Port-au-Prince, les ordres de ce chef, que comme
avoient eu lieu sous
fait participer et dont Onl
de crimes auxquels on P'avoit
plus que la
rendu Paveugle instrument, ne respira à
l'avoit
plus ardent Vassouvir...
plus affreuse vengeance et parotle il courut avertir BlancheMauduit sentit qu'il étoit perdn :
une prompefaste,
temps qu'il se dérobat, par
dont jl
lande qu'ilétoitt
avec fermeté le coup
avec ses papiers., et il attondit
Les
ses proprcs
gremslitosepuenet
étoit menacé. soldats, devant ce même corpside-pardes nade lui ctle condnisirent
sous sa conduite et par
tional, on, huit mnois auparavant, des citoyens du Port-anordres ils avoient rersé le sang
au
ses
,
demandit pardon à genoux
Prince : ils vonlurent qu'il
et incapable
avoit offensé. Son ame inflexible
peuple qu'il
attondit
Les
ses proprcs
gremslitosepuenet
étoit menacé. soldats, devant ce même corpside-pardes nade lui ctle condnisirent
sous sa conduite et par
tional, on, huit mnois auparavant, des citoyens du Port-anordres ils avoient rersé le sang
au
ses
,
demandit pardon à genoux
Prince : ils vonlurent qu'il
et incapable
avoit offensé. Son ame inflexible
peuple qu'il --- Page 190 ---
de plier devant la
2 172)
des membres d'une certitude de la mort, s'y refusa.
municipalité
Envain
milieu de ces troubles
qui ivenoit d'être
et dans un si court
formée, au
implorérent ou feiguirent
espace de
,
rieux le
d'implorer sa
temps,
frappèrent à P'envi, et
prace,ses soldats fusang qu'ilavoit fait
l'immolèrent en expiation du
Mauduit avoit répandre sur la même place où il
joué le principal roiedans
expira.
préédens; c'étoit à lui
les évènemens:
sa mort parut satisfaire qu'on en vouloit
mais les nombreux
la vengeance du parti pessomnellentenats
persés
partisans du
triomphant ;
ou forcés de déposer et gouvernement furent ou dissigne caractéristique qui
mettre bas ce ponpon
leurs
les distinguoit tous et a blanc,
sigaal-deralliement Unen
qui étoit
organisée dès lcs premiers munieipalité provisoireavoitété
former également
instans : les citoyens se
une société
hâtèrent de
mesures propres à mettre le populaire, etl prirent toutes les
del Manduit, qu'ils
droitde leur côté. Au meurtre
tout se passa assez bien purent. même attribuer aux soldats près
: dés
furieux,
mnanifestérent la joie
réjouissances et des illuminations
pariaitement rétablies publique,la paix etla
la colonie
dans cette ville, avant tranquillité. étoient
fit instruit de l'événement
que le reste dé
passer(1). Lanouvelle en
qui venoit de s'y
futreçue selon lesopinions diverses.
(1) Elles furent à peine troublées
régiment du Port-nu-Prince
par les mouvemens hostiles
là méme quis'en étoient servis qui, devenu l'objet du mépris de ceux- do
se repentir un peu tard
pour assouvir leur
etqu'il
desexcés a uxquels il s'étoit vengeance, parut
cha dans ivoslatréparery par les excès
thatinbentreiser,
ses quartiers; mais la, opposés. Iis'arma et se retran:
général des gardes mationales, fermeté de Caradeur, capitaine
surgéreffrayé des préparatife fuits conjera cet orage: le régiment ins
coup-férir, fur désarméere
pourle réduire, capitnia sans
embarqud ppur France.
és a uxquels il s'étoit vengeance, parut
cha dans ivoslatréparery par les excès
thatinbentreiser,
ses quartiers; mais la, opposés. Iis'arma et se retran:
général des gardes mationales, fermeté de Caradeur, capitaine
surgéreffrayé des préparatife fuits conjera cet orage: le régiment ins
coup-férir, fur désarméere
pourle réduire, capitnia sans
embarqud ppur France. --- Page 191 ---
(173) )
et ses amis
triomphirenr,
gouvernement
lieux, ils s'emLes advenaires.du
Au Cap et en tous
manifestèrent leur douleur.
à la mêmoire : de Maude douner publiquement
Ces
presabrent
manière éclatante et'solemnelle.
duit des regrets d'une
pas un prochain rappromoins
différentes anpeltmchasmeiens ils parurent, au contraire,
chement dans les espritsy
janais, à se réunir.
sorte disdisposés que
étoit en quelque
(Avrilengr)1 Le gouvernentent
favorable
n'existoit plas dans le fait. Lemomentétont
sous et
et qui au fond. n'avoient ruines qu'un
pour que les partis opposés,
paix sincère sur les
seulemtmeintedes, xcellassentune l'ennemi de Fun et. de
d'un pouvoir quis étoit réellement plein de haine pour
Tautre; et qui, ici comme ailleurs, régner et pour amener
les deux, ne lesdivisoit que pour
de parti
tous
de les accabler tous : mais l'esprit
les
Pinstant favorable
autre sentiment 5 d'ailleurs
firent taire tout
et T'animosité
du
eatandebetsate
nombreux agens goaverneneat, doublèrent les forces etles intrigues
au Cap, et
avec plus
se réfugierent
avoit déja: tous s'y. agitèrent
des partisans quil y
ils eurent à leurs gages un follicud'activité que jamaisy - et discordre; et inonda la colonie
laire quiattisa le feu de la
T'évènement du Port-auaffreuses calomnies contre
avoient
des plus
ssur-tout contre ceux qui y
Prince. (1), mais dirigées
zélés du gouvernement,
(sParmil les boute-feux etiles champions son esprit; ses talenset
s'étoit rendu remarquable par
Noté d'infamie
un sur-tour
les haines et lanimosité. de Bulliot,
son ardeur à provoquer
fétrissant, sous le nom
et
en France, par un jugément celui de chegalier de la Corée,
il vint à Saint-Domingue sous et ses diatribes contre r'assembléo
wRitconnotires parsesi intrigues sur-tout, à r'époque de-linsurece
générale de Selmefarco-muis
infame des sucres volés
tion des noirs en 1791, par le commerce qu'il accaparoit en lés achesur los habitations abandounées,
oquer
fétrissant, sous le nom
et
en France, par un jugément celui de chegalier de la Corée,
il vint à Saint-Domingue sous et ses diatribes contre r'assembléo
wRitconnotires parsesi intrigues sur-tout, à r'époque de-linsurece
générale de Selmefarco-muis
infame des sucres volés
tion des noirs en 1791, par le commerce qu'il accaparoit en lés achesur los habitations abandounées, --- Page 192 ---
eu
(174)
T quelque part. La
la société populaire frent, municipalité provisoire de cette ville
du nord. et des
auprès de l'assemblée
et
ternelles et les citoyens du Cap, les démarches les provinciale
plus
plus fradesigmlies, on s'empresa coxcilatoines on n'y répondit
d'accueillir leurs
que par
emgresseient et une-faveur
emnenisavec un
quement lès calomnies qu'ils affectée, et Pon autorisa publicorps agirent avec la même seatseieatcontohuilee Ces'
d'inutilité envers le
déférence et avec tout autant
de rentrer dans leur général, qu'ils engagèrent avec
fonctions,
ville, pour y
instanceavec promesse de lui obéir reprendre l'exercice de ses
conforme dla loi.
en tout ce qui seroit
Blanchelande,
approché de la après sa fuite du
partie espagnole, Pont-au-Prines, s'étoit,
Tobjet d'y chercher un
vraisemblablement dans
T'eussent exigé, et de sonder relage, en cas- que les
à exécuter le
les dangers
circonstances
projet qu'il avoit
qu'ilpouvoity y avoir
au Cap, où ses nombrenx secrètement formé de se
les
et actifs
retirer
esprits. à le recevoir. Dans
partisans avoient disposé
avoit
des temps plus
il
soignensement/évté de
heureux,
quelque union qui parut exister séjourner dans. cette ville, et
toujours adroitément refusé à entr'elle et lui, il s'étoit
rendre. Mais le
toutes les' invitations de
changement de
s'y
mesures; au réste les voies étoient circonstances cxigea d'autres
fut accueilli conme il ett
pasfaitement préparées, il
le temps de sapu à peine se flatter de Pètre dans
le théâtre où puissance ; et la ville du Cap devint désormais
-devoient
Blanchelande trama les affreux,
entrainer la ruine entière de la
complots qui
plus florissante Cotantsecretement de toutes mains
L
ceti individu, redevenu
et au plus bas prix : on dit
important dans une Balliot, esti maintenant revètu d'un que
desagences du couvernement!!
emploi
préparées, il
le temps de sapu à peine se flatter de Pètre dans
le théâtre où puissance ; et la ville du Cap devint désormais
-devoient
Blanchelande trama les affreux,
entrainer la ruine entière de la
complots qui
plus florissante Cotantsecretement de toutes mains
L
ceti individu, redevenu
et au plus bas prix : on dit
important dans une Balliot, esti maintenant revètu d'un que
desagences du couvernement!!
emploi --- Page 193 ---
(175)
restit plus d'autres moyens.
lonie de lanivers; soit qwilmelni
de le
abattur, soit que 2 désespérant
de relever son pouvoir
la barbare satisfiacil voulit an moins se procurer
rétablir, manifester ainsi sa haine et sa vengeance.
tion de
CHAPITRE II
oùt Pintérêt va redoubler, oit
Novs touchons à une époque vontsaccumaler avecune déploles plus effroyables malheurs entré dans la carrière, déja
rable rapidité. Je suis à peine
instant ma marche.
des' obstacles puissans arrêtent à chinque plus dignes de fixer
Janaisl les tbragegtis n'en furent plus cachées,
Pattention, et jamais les causes à saisir: Mon ardeur s'évaplus compliquées et plus difficiles commence à rencontrer a
noniroit dans les difficultés que je le' desir et par Pespéranco
chiaque pas, si je n'étois soutenu suivre par le sentier étroit et difid'être utile. J'ai entrepris de
facile d'inventer que decile de la vérité, il est bien plus
ont écrit, avec facipeindre la juste réalité. Tels écrivains réduits à bien peul de
volumes qui seroient
lité, de nombreux distraire ce qui est le fruit d'une imagichose, si lon.youloit
- le bon sens, leur jugement
nation brillante, d'avec ce que
etla vraisemblance leur ont dicté.
de Saint-DoNous a vons vu le gonvérnemenat
(Mai 1791).
mouvemens révolutionnaires
mingue ébranlé par les premiers ensuite pour retomber encore;
se relever
ou abattre tout-aou
qutoymgnifendent, qu'il falloit ménager
c'étoit un ennemi
hors d'état de nuire, ou sattendrede
fait. Hl falloit le mettre
la plus implacable. On
à tous les effets de la haine
sa part
V'exécution de ses desseins,en
l'a vu se soutenir et ménager
1791).
mouvemens révolutionnaires
mingue ébranlé par les premiers ensuite pour retomber encore;
se relever
ou abattre tout-aou
qutoymgnifendent, qu'il falloit ménager
c'étoit un ennemi
hors d'état de nuire, ou sattendrede
fait. Hl falloit le mettre
la plus implacable. On
à tous les effets de la haine
sa part
V'exécution de ses desseins,en
l'a vu se soutenir et ménager --- Page 194 ---
(196).
suivant les sentiers
divisa pour
tortueux. d'une profonde
régner, et près d'être
politique. Il
légitime de la colonie, il
accablé par
eut
Passemblée
tournant contre elle les
Tadresse de la dissoudre en
concouru à la former. armes de ceux mêmes qui
meie de ses
On l'a vu enfin abattu dans avoient le
lieux d'ou triomphes, chercher un refuge dans les licn
partirent les
mêines
sa puissance. Son
premiers coups qui furent portés, à
pas de même de son pouvoir étoit affoibli, mais il. n'en étoit'
la satisfaire, ni de ambition, du desir secret et insatiable de
nourrissoit
l'esptit de haine et de vengeance
indistincrement contre
qu'il
et qui avoit plus ou moins
tout ce qui lui avoit nui,
puissance : je reviens à contribué à borner Pétendue desa
(Juin 1791). La Tenchalnement des faits.
n'entraina aucun changement révolution arrivée au Port. au - Prince
parties de la
dans la situation des
colonie, ni dans la
autres
en résulta seulement
les disposition des esprits. Il
que le gouvernement que
lieux de l'ouest et du
avoit
sud,
obcissance 3 en y détruisant insensiblement, tout
rangés sous son
ombrage, se. trouvérent
ce qui pouvoit lzi Porter
exercice de leurs -droits. dégagés et rentrèrent dans le
Du
plein
de parti ne ft que s'accroitre reste, l'esprit de division et
force. L'on n'en vint
et s'enraciner avec plus de
blables à celles
plus à des rixes
qui marquèrent les
sanglantes, semcédé; mais dars le fait O1l
évènemens qui ont préles amis du
s'affoiblissoit
bien 2 ou les hommes
journellemerit, et
plus en plus l'espérance de voir clairvoyans, perdoient de
cessaire pour être en état de
régner cette union si néétoit menacé sans
parer aux malheurs dont on
plus imminens. On cesse. 7 et que chaque instant rendoit
cri universel et unanime entendit néanmoins encore une fois un
partir de toutes les
eolonic, et l'on vit
parties de la
lorgueil et le Tanatismel des
préjugés
coloniau
, et
plus en plus l'espérance de voir clairvoyans, perdoient de
cessaire pour être en état de
régner cette union si néétoit menacé sans
parer aux malheurs dont on
plus imminens. On cesse. 7 et que chaque instant rendoit
cri universel et unanime entendit néanmoins encore une fois un
partir de toutes les
eolonic, et l'on vit
parties de la
lorgueil et le Tanatismel des
préjugés
coloniau --- Page 195 ---
coloniauz opérer,
(177)
quelle toutes les au moins ehnarereceyu une
néralavnient conaidératious
réunion à laéchoué.
tendantes au , vrài bien géJufhozor) On eut
l'assemblée
commorosance an Cap du
querelle entre conutitiuannefde les
15 mai)yqui
décret de
blancs et les
décidoit la'f fameuso
drmiemiygoell admettoit
molitres, en
tous les droits
dabaiivenrntal la favenr de cea
quel le mouvement politiques. La foudre n'a
jouissance de
duisit. siaulianément subit que cette nouvelle pas plus d'activite
dans tous les
inattendne prodapesvapueret de
esprits. La.
acte de Passemblée toutes les têtes. Oa: fureur et le.
tes
nationale que. Ja
ne vit dans cet
promesses, > le
violation des
quelles étoit fondée renveraementd de toutes les
plus sain:
que
l'existence de la
bases sur less
derepouser avec
colonie. On ne
quement à lastucieuse vigueur un coup. qu'on
parla
et de ceux de la
perfidie des ennemis astribnoit de
unignes extérieurs colonie, et l'on
la France
genéralement qui mantfestolent n'épargoa ancun. des sise
@
pémétré. La sensation Ladigastion dont Orl étoit
mingue, pepNgeseanidiment dont"
dans toute produite par ce décres
soin,
toutes les parties l'ésendue de
pour ne soccuper
parurent onblier Ssint-Do.
nime d'en reponisser
que de la résolution
tout autra
acompaguéc" d'une léxécution. La nouvelle de ferme et unaTasemnbléc
lettre du
ce décretfut
provinciale du depsntrimentdel la
on
passée,
nord, que,
Gironde i
nonçoit
croyoit disposée à le
d'après sa conduite
qu'une nombreuse
scconder. Cette
pour venjr en assurer
jeunesse
lettre ance qu'il y
Dexéention : ereenroloita Bordeaux
de la fureur avoit de bordelais au peu s'ea fallut que tous
se borna que cetie lettre excita Cap ne devint la victime
henuretismenta
contre ses
para 'recevoir
ta-guelques
autrurs. Tout
leurs
insultes; ; mais on se
compatriotes : les batteries
prés
furent disM
'une nombreuse
scconder. Cette
pour venjr en assurer
jeunesse
lettre ance qu'il y
Dexéention : ereenroloita Bordeaux
de la fureur avoit de bordelais au peu s'ea fallut que tous
se borna que cetie lettre excita Cap ne devint la victime
henuretismenta
contre ses
para 'recevoir
ta-guelques
autrurs. Tout
leurs
insultes; ; mais on se
compatriotes : les batteries
prés
furent disM --- Page 196 ---
(178 )
Posées 1 de nouvelles furent
résolution d'une vigoureuse établies , et tout annoriçoit la
Les hommes qui avoiènt résistance.
donci bien peu le génie provoqué ce décret comnoissoient
Position, que la volonté colonial, s'ils ne Prévirent
occasion à
nationale devoit
pasl'opSaint-Domingue. Un décret rencontrer en cette
devoit être sans doute
de cette importance
pre à en assurér
acçcompagné de tout l'appareil
que fàt Ia fierté l'exécution ; et selon
prodes habitans de toutfmparence, , quella
antiques et epracinés
Same-Ddaingae,
escadre et dix mille que pussent être leurs
quelques
lonté
hommes eussent fait' préjugés, une
nationale ; et en coupant court respecter la voanciens et nouveaux de divisions
sur tous les sujets
peut-être assuré le salut de la intestines, ils eussen t
France la plus
colonie, et conservé à la
sions.. Assurément, importante et la plus riche de ses
jamais
possesun objet plus intéressant armement n'edt été
à
et. plus utile:
employé
que
Maisil étoit décidé
sultat Sunt-Doningue de
périroit, et sa perte devoit être le ré.
T'areuglement fatal de' ses
gence eti du peu de concert des
habitans,de launégliver, mais sur-tout de la scélératesse mesures' prises pour"la sauqui cruty' en la ruinant,
d'un ennemi caclié,
à la France même.
porter un coup-inréparable et mortel:
Msitiatizgn). Les dispositions de la
Saint-Demingue, et l'esprit
population blanche de
furent entretenusi par la
d'opposition qu'elle manil-st,
lons de Paris, et nommément correspondance particulière des Colassemblée
par. les lettres des députés à
constitiantegquis firent
ayant été arraché par une
envisager Ce décret comme
qu'il seroit bientôt
cabale, et donnèrent l'éspérance
ralement qu'il
rapporté. En attendant, on pensa
n'y avoit pas de mesure
géné.
prévenir les efiets, que de hâter la
plus propre à en
convocation de l'assem-
Paris, et nommément correspondance particulière des Colassemblée
par. les lettres des députés à
constitiantegquis firent
ayant été arraché par une
envisager Ce décret comme
qu'il seroit bientôt
cabale, et donnèrent l'éspérance
ralement qu'il
rapporté. En attendant, on pensa
n'y avoit pas de mesure
géné.
prévenir les efiets, que de hâter la
plus propre à en
convocation de l'assem- --- Page 197 ---
blée coloninle,
a 179 )
returdée par la sanction avant que T'arrivée officielle de
native d'y obéir
royale 2 mit les
ce décrety
y étoient
ou de se
blancs dans l'alterénoncécs en faveur conforner-atix
que unanime et universel
des gens de dinpontiams couleur. qui
ques bons esprits virent que ceseutiments parnt
Quelcouroit se précipiter.
sans doute labime dans dire,quel.
trop certain
Mais le danger eût été
lequel on
les
pour quiconque edt osé
trop grand et
yeux, et de ramener à des entreprendre de
sages une multitude
idées plus calmes, dessiller
les corps
aveugle et exaspérée.
et, plus
des
populairess, le
Quoi qu'ilen soit,
Bonvernement, et même
ce emtesisairoscerteaete décret.
en France
les chefs
semblée Blanchelaude lui-méme fit,en umaninement contre.
poser de provinciale tout
du nord, le serment présence de Pasfiir plutôt son pouivoir à son
solemnel de s'opcolonie
que. d'y obtemipérer. exéeutinn, Tous
et de toutsouf.
velle assemblée wompressbrent de nommer leurs les quartiers de la
mination fut coloniale; mais-la manière députés à la nouavoit
faite annonça que les divisions, dont cette no-.
paroitre momentanément suspendoesy ne
qu'un incident
Un avec une nouvelle force. tarderientyas à rede Saint- grand nombre de membres de
dans leurs -Mate, de retour sur leurs l'assembled. fugitive
ceux qui étoient quartiers respectifs ; on affecta propriétés ; furent réélus
des
encore en
même de nomimer
cile suppleans pour les
France, et suxquels on
de prévoir des-lors remplacer
donna
velle
quels
provisoirement, Il fut fa
assemblée, ou
primcipes
étant compose.des plutôt Ce devoit être dinigeroient la noufut pour le
mêmes individus absens toujoursila shéme,
terribles ennemis Bouvermement un avis certain ou présens. Ce
alloient
que ses plus
teparoltroient avec le
reparoitre sur la scène';
souvenir et le
qu'ils 5
ressentiment prolond
M 2
ors remplacer
donna
velle
quels
provisoirement, Il fut fa
assemblée, ou
primcipes
étant compose.des plutôt Ce devoit être dinigeroient la noufut pour le
mêmes individus absens toujoursila shéme,
terribles ennemis Bouvermement un avis certain ou présens. Ce
alloient
que ses plus
teparoltroient avec le
reparoitre sur la scène';
souvenir et le
qu'ils 5
ressentiment prolond
M 2 --- Page 198 ---
(. 180).
desinjures passées, et il dut se hàter
des mesures pour parer les.
de prendre secrêtement
liblement portés. Sa
coups qhi lui seroient infailn'étoit plus le temps pujssance de
n'étoit plus la même : ce
dès ce moment recours à déployer des
la force ouverte. Il eut
foiblesse actuelle, mais non moins moyens plus analogués à sa
fets. En un mot, le lâche
terribles dans leurs efcomme lui,
Bianchelande, et quelques
résolurent de tout
scélérate
pour" régner, 3 au risque d'être Bouleverser, de tout perdre
ruines qu'ils alloient occasionner. engloutis eux-memes sons les
loppement de cet épouvantable On verra bientôt le déveLa"caste des sang-mélés,
projet...
qui,semblable aux
profondément dissimulée, et
plus concentrée volcans, ne parut jamais plus
qu'au moment d'une
calme,
sembloit étrangère aux mouvémèns explosion terrible,
A sa. contenance
qui venoient
passive, et qui annonçoit la d'éclater.
indifférence, on ett dit que le décret du plus parfaite
regardoit en nien, ou qu'ellé n'attachoit 15_mai ne la
dispositions qu'il portoit en sa faveur. aucun prix aux
de couleur séulement
Qnelques hommes
que les afitations et s'éloignèrent la fureur des villes, dans la crainte
soient être les causes
des blancs, dont ils paroiseux. Mais en supposant innocentes, ne se dirigeassent contre
conservàt pasle souvenir même que la caste en général ne
ment. imaginer que les nombreux douloureux de tant d'injures, comamis ne chercheroient
complices d'Ogé et leurs
nière
pas l'occasion de le
éclatante, et. d'exercer contre
venger d'une mala rage dont ils étoient
leurs persécutenrs touto
qu'ils regardoient
animes ? Le meurtre de,
les exaspérer.
conme un pèreet un aini, avoit Matiduit,
L'essai réitéré et toujours
achevé de
forces contre celles des blancs
malheureux de leurs
touvelle tentative de
, les avoit dégontés d'une
ce genre. Il leur restoit an moyen bien
le
éclatante, et. d'exercer contre
venger d'une mala rage dont ils étoient
leurs persécutenrs touto
qu'ils regardoient
animes ? Le meurtre de,
les exaspérer.
conme un pèreet un aini, avoit Matiduit,
L'essai réitéré et toujours
achevé de
forces contre celles des blancs
malheureux de leurs
touvelle tentative de
, les avoit dégontés d'une
ce genre. Il leur restoit an moyen bien --- Page 199 ---
(181)
plus eflicace, bien plus terrible
combinaison de mesures
3 mais subordonné à une
secret et nne dissimalatioo qui: exigeoit une patience 7 un
Ils P'embra-serent
dont cux' sculs sont
ce moyen: mais
capables.
leur.égard lavengle eet incroyable quelle que fut alors à
jamais sans doute ils n'eussent sécurité de leurs ennemis 2
ficultés qu'ils avoienta
surmonté toutes les difinstigatenrs cachés
vaincre 5si des coopérateurs ou des
pour
n'avoient usé de toute leur
les envolopper leur marchc, de ténebres
influence
avoient.si
épaisses , et ne
à son comble puisament secondés 2 que le mal étoit
Déja Pasemblée jersqu'on le savoit à peine commencé. déja
gane,ville désignée coloniale venoit de se formér à
arrêté que,ses séances pour sa réunion 1 et d'oà il fut bientot Léopour étre plus à portée de seroient transférécs au Cap, 2 soit
pour mieux gouverner Cette surreillerle Bouveremcnt, soit
ennemi iavoit antrefois si- même multitude, 2 que ce vieil
semblée qui l'avoit
efficacement employée contre l'asles
précédée. Mais les
mêmes, et l'on verra bientôt les temps. n'stoient plus
e nérale maitres dans
partisans
armes pour, Ja détraire une ville qui naguère dedl'assemblée avoit Pris les
().1 Les érènemens
qui ont précédé
C:) c Les petits blancs du
qui n'enssent pas. embrassé Cep, les seuls de toute la
seuls quise fussent
la défense des
colonie
balancé les forces de déclarércontre eux, Gt avoient Saint-Rarkistes, les
dispotions plus
tout le reste, s venoient d'être parleur nombre
les
favorables. Le
ramenés à des
prétentions des mblatres, dicredgisasiles qui de
souleva contre
d'ennemis plus prononcés; il ne fut tous les temps n'eurent pas.
envisager ce décret comme le
pas alors difficile de Jeur faire
résultat des persécurtions
uetemauteraonals 8es
dontlas
exercées
ennemis de projet de scission sagesse et les vues, traitées
réellement pour objer' que de
et diadoendame, n'aroient par
prérenir de semtables décrets,
ense
M 3
ouleva contre
d'ennemis plus prononcés; il ne fut tous les temps n'eurent pas.
envisager ce décret comme le
pas alors difficile de Jeur faire
résultat des persécurtions
uetemauteraonals 8es
dontlas
exercées
ennemis de projet de scission sagesse et les vues, traitées
réellement pour objer' que de
et diadoendame, n'aroient par
prérenir de semtables décrets,
ense
M 3 --- Page 200 ---
devoient
118s)
naturellement exciter la
Provoquer la pius active
sollicitude des blancs
rurent étre dans une
swveillance, et jamais ils
et
gnes
plus profonde sécurité.
ne paleur avant-coureurs de la
Quelques sidéfiance.
tempête- Ile purent même
dont
Tranquilles sur
réveiller
on avoit souvent
l'insurrection de
les bruits
cherché les
Tesclavage,
les
s'étoient toujoure trouvés efrayer, mais dont
mulatres seuls eussent
destitués de
rassuré par le
pu les
fandenent,.
désarinemcntp inquiéter 7 si on n'ett été
général, qui avoit da être
opéré
réservantled droit de
etsur tout ce qui pouvoit prononcer elle-mémesur l'état des
Ja querelle soit
intéresser le régime
personnes,
position des toujours la même au fond, le colonial. Quoique
coup dans les caprits. dans la ville du Cap, dut changement de disle reste de la résultats, eu égard à l'influence en apporter bean.
partis bien colonie. La scène va s'ouvrir de cette ville sur
soutenue de prononcés : d'un côté, la nouvelle désormais entre deux
tous les Petits
assemblée
un Brand nombre
blancs de la colonie, le
coloniale,
patriotes de
d'intrigans, et désigné sous la tout dirigé par
SaincDomingue : l'autre
dénomination de
majorité gouvernement et de,tous ses agens,
parti est composé du
des
grands et
négocians et des
petits, de la
premières erreurs,
propsiétaires qui, revenus de grande
voir exécutif
regardoient depuis
leurs
mais
comme seule
long-temps la force du
ne durent ni ne
capable de préserver leurs
pousequemment avancé, Purent être Pour rien, coinme proprietés,
le mond:
dans les
on l'a inconpour se
complots d'un
qu'à des agens venger, et qui ne confa ennemig ses
quijoua tout
posés à le surs, età des hommes
horribles secrets
s-conder: Ceux-ci
quilsavoit êtie plus
une bizarrerie
sont les aristoerates..
que disles ennemis singulière, les prétendus
Mais par
s'en
jurés de la caste des
patriotes se trouvent être
leur déclarerent les amis , soit qu'ils sang-malés, et les aristocrates
cause, , soit quils
eussent reconnu la
Vote
cherchakienrs à
justice de
tér-euenielle pour
s'appuyer de leurs
tinialigence des faits
forces.. S
quisuivront.
arrerie
sont les aristoerates..
que disles ennemis singulière, les prétendus
Mais par
s'en
jurés de la caste des
patriotes se trouvent être
leur déclarerent les amis , soit qu'ils sang-malés, et les aristocrates
cause, , soit quils
eussent reconnu la
Vote
cherchakienrs à
justice de
tér-euenielle pour
s'appuyer de leurs
tinialigence des faits
forces.. S
quisuivront. --- Page 201 ---
dans toute
(183 )
en leur otant l'étendue de la colonie. On Crut
soustraire
des armes que le
avoir tout fait
à toutes leurs
plusgrand nombre sut
aux armes bien plus
recherchs, et on ne
bien
encore trop
terribles de la séduction. songea pas
vu de tous légerement, les
à cet égard,sur la haine L'on compta
bien plus dor, temps l'esclave. porter à
qu'on avoit
passive
bien plus, inflexible
P'affranchi, maitre
indifférence du noir,
que. le sblanc. Enfin
dont il étoit
au spectacle
la
le comble à la journelementlen témoin depuis des.convelaions deux
(Aoni,
sécurité générale.
ans, mit
1791). Un incendic éclata
quartier du Limbé, et dans le
sur une habitation du
tenta dans le quartier voisin mémei instant un attelier
ques conjurésy
à la vie de son
atmaine
pressés de
gérant : quelpour Tautre, et avoient commenicer, , avoient pris une se.
Tépoq Te fixée. Les coupables ancicipé de huit jours sur
Cap: ils eurent la
furent arrêtés et conduits
leur crime
constance et la
au
particulier et d'en subir le disimulation d'ayouer
décourrirde la
chatiment, sans
vain des hommes conjuration dont ils. étoient
rien
noit à une
prudens observérent
complices. Entrame bién plus
que cet incident teétendu, et que c'étoit le GI dangercuse, à un complot plus
découvrir. Iis furent traités qui devoit servir à la
mais
de visionnaires
faire
l'évenentent ne tarda
et
Ce fot le 23 août
pas à les" justifier. dolsgaiatess
en un clin-d'eil,
1791 qu'éclata la
lante, la plus couvrit de ruines et de conjuration qui,
parut
riche contrée de l'anivers. sang" la plus brilvit tout-d-coup couvert par une fumée Tout Thorison
de distinctemeht les fammes
épaisse, , etlon
le Lamohude, Morin, du occuper à-la. fois les quartiera
Limbé, , enfin toute nord, de Lacul, Ja petite Anse
l'étendue connue
et.
Haisendu-Cap, et qui environne
sous le nom de
cette ville. Une foule
M. 4
,
parut
riche contrée de l'anivers. sang" la plus brilvit tout-d-coup couvert par une fumée Tout Thorison
de distinctemeht les fammes
épaisse, , etlon
le Lamohude, Morin, du occuper à-la. fois les quartiera
Limbé, , enfin toute nord, de Lacul, Ja petite Anse
l'étendue connue
et.
Haisendu-Cap, et qui environne
sous le nom de
cette ville. Une foule
M. 4 --- Page 202 ---
(184)
dhommes, de femmes et
fer des
d'enfans,
assassins, accottrent de
échappds an feu et au
chercher un refuge. On
toutes parts, et
en inairectivn, et
apprend d'eux que les siennent y
maitres et leurs que presque par-tout ils ont esclaves sont
batimens et
représentans, et qu'ils ont égorgé leurs
aux cannes à sucre,
mis le feu aux
ctleura prijets. Bientôt
; pour faroriser leur révolte
aux portes du Cap, d'oà l'on les-tavages s'étendirent jusques
d'une main êt le fer dans
royoit les révoltés, la torche
et poursuivre les
T'autre, mettre le fen de tous
malheurenx qui
côtés,
Sncendifrs, ct cherchoient
fryoient leurs maisons
surée. Une terreur
à-se sonstraire à une mort
éprouva dans cette panique fut le premier
asville. A cette
sentiment
line:
impression
qu'on
fermentation et une fureur
succéda bientat
cri contre les
incroyable : iln'y eut
a
les auteurs des amlaitres, et ia mulituide les
qu'un a
désastres dont on'étoit
regarda comme
adle,iiny Les
avoit qu'un pas à la
environné. De cette
petits blanics se,
plus terrible
couleur
jettèrent sur lcs premiers vengeance.
les révoités quig-lfrirenta lcurs coups, et les traitèrent hommes de
Jes: plaines traitoient en ce même instànt les
comme
inrendiées. Quélquegcuns
blancs- dans
lereste ett éprouvé le même
furent massacrés, 9 et.
mains ne se fussent iettés sort, si des hommes plus hu- -
ne fussent lrarvenus à calmer entre eux et leurs assassins, et
aveugle et
Ce mouvément d'une
fuiieure, et
moltitnde
sur- le chamip établir, des' Passemblée lieux
provinciale au nord fit
ces infitunesyd dont la
de retraite et de refuge
pli part, au moins Jes
pour
enfine,werint pour rien dans les
femmes et les
s'étuient rendus conpables.
crimes dont leurs pareils
Wasseinblée c-loniale se réunissoit
plusieurs de ses membres furent
en Ce moment au Cap:
route pour s'y rendre, et
surpris lorsqu'ils étoient en
périrent par le fer des brigands : il
lieux
provinciale au nord fit
ces infitunesyd dont la
de retraite et de refuge
pli part, au moins Jes
pour
enfine,werint pour rien dans les
femmes et les
s'étuient rendus conpables.
crimes dont leurs pareils
Wasseinblée c-loniale se réunissoit
plusieurs de ses membres furent
en Ce moment au Cap:
route pour s'y rendre, et
surpris lorsqu'ils étoient en
périrent par le fer des brigands : il --- Page 203 ---
(185)
fallut enroyer un fatddtachement
président, des
pour faroriserlarrivées du
à mettre le secrétaires et des archives Ontravailla
Cap hors de toute
d'abord
suite des moyensde
atteinte,.et l'on s'oceupa erdes révoltés. Plusieurs couperfinceondies et d'arrêter lès progrès
gardes nationales furent détachiemens de troupes de ligne et de
la tétedes
envoyés dansl plaine.
gremadjers et chasseurs du
Touzard, à
tenu par quelques pièces de
régiment du Cap, etsoupar le camp de Louise. Une canon,, s'avanca vers le Limbé,
plnsieurs fois pour lui fermer multitude de noirs se présenta
des knpheansmecffepratilan le passage , avec des Cris et
chaque fois": Touzard
Qnelques salves les dispersèrent
river dans les quartiers s'avança toujonts, et étoit près d'arservés, lorsqu'um ordre encoreintacte, de
qu'il ett pentêtre prégers qui menagsientle Blanchelande, motivé sur les danszns, le fit rétrograder Cap, et qui étoient devenusp phts
gue lcs brigands
pour aller. au secours de cette ville, prcsdes forces et une paroissnient audace menacer d'un autre coté, avec
siennes réunies seroienta qui firent croire que toutes les
Cette retraite eticelle des peinnsufiuaites pour leur résister.
lardiesse et la-furenr des autres détachemens augmenta la
sans' défense. Au nord du révoltés, ct leur liva le pays
dans tout le Limbé et
Cap, ils étendirent leurs
le fei aux cannes leport Margot, d'oi, après avoir ravages
et à tons. les
mis
'arancérent vers les
établissemens à sucre 2 ils
reur et de
montagnes et y porterent lesprit de fuI
ccs
dévastation quir les
contrées, ayertis Par. les lammes transportoit: Les liabitans de
Cux, eurentzontie
qui s'avançoient
dents
temps de se
vers
,.et ils cussent
rassembler armés
roient
pu former un noyau autour jusqutaux
les blancs infailiblement des
1 enus se réunir tous les dnquel seprogrés
quartier. éloigués. Mais la
habitans, , et
encore plus rapides
terreur faisoit des
que P'incendie. Lcs quartiers du
oit: Les liabitans de
Cux, eurentzontie
qui s'avançoient
dents
temps de se
vers
,.et ils cussent
rassembler armés
roient
pu former un noyau autour jusqutaux
les blancs infailiblement des
1 enus se réunir tous les dnquel seprogrés
quartier. éloigués. Mais la
habitans, , et
encore plus rapides
terreur faisoit des
que P'incendie. Lcs quartiers du --- Page 204 ---
(186)
Dondon, de la Marmelade,
firent abandomés
de Plaisance et du
achement, sans attendre Gros-fomes
Flogontppmche
même
un petit nombre de.lennemi. Au port Margot pour la
de deux chefs thontines, réunis.sous le
sculement,
curageux'; ;
commandement
s'opposer au torrent; si leur Corregeolles et Vallerot, osa
préserver lenr quartierde Pincendie foiblesse ne leur permit pas de
empérhèrent du moins les
et de la
ils Soutinfent
ravages'de
destruction, ils
ferncts
les. attaques réitérées s'étendre des
plus loin, et
qui dinna le temps aux
brigands avec une
Élignécs de revenir de leur
habitans des contrées
les soutenir. Ceux des
stupeur, 2 et de s'avancer plus
(à
Gonaives et des lieux
pour
cours Reyctrnserce de
SOuS les ordresde
circonvoisins
et y arriverent TSaDAREE les Toutangrs, habitans au sese dispooin: hetteugencnt au, moment
les Iugitifs,
Malires
ay pérétrer.
que brigands
Hesp plaines, où
lesntirs cosscntpi s'étendire anepmnuverent pas
dans loute Pélendue
de proche en dérésistaunce,
dont
de la colonie,
proche, et porter
legérie
lexemple de la
des escla avis,cty saisareenonr w'attendott
par-tout où rebellion, il
se develepper. Un
peut-étre que leur
y' avoit
surmonté les foibles peu de concert et d'activité approche eut
Pour
miers momens." abstacles qu'on lenr
facilemer e
etivres
Mais étonnés eux -
apposa dans les prede joie,ils
mêmes de leurs
célébrer leurs
perdirent ies instans les
progrès 9
noient
victoires par des
plus précieux à
tar le ma ssacre d'un rigouisnices, qui se termisonniers que leur
grand nombre desi
il- grace à
rge avoit d'abord
infortunés priquelques
épargnés. A peine
de' faiu et de
vicillards, dont la' plupart
firentoutrage:
misère, et à quelques femmes périrent depuis
milleftis plus cruels
la
ex posées à des
Rroient d'abord faite
que mort. Linipression
s'affoiblit
qu'ils
insesuiblement: : Ol commenga
isonniers que leur
grand nombre desi
il- grace à
rge avoit d'abord
infortunés priquelques
épargnés. A peine
de' faiu et de
vicillards, dont la' plupart
firentoutrage:
misère, et à quelques femmes périrent depuis
milleftis plus cruels
la
ex posées à des
Rroient d'abord faite
que mort. Linipression
s'affoiblit
qu'ils
insesuiblement: : Ol commenga --- Page 205 ---
à
(187 )
mépriser un ennemi qui n'avoit
nombre, et les flammes qui
de terrible que son
tôt on résolut de
marquoient tous ses pas; ; et
P'attawer lui. -
biendoatioduitenenene De
même, au milieu des ruines
du nord étoit composée, vingtcing paroisses, dontlat
portantes de toutes,
huitanalement, mais les partie
autres
avoient été
plus ims
n'avoient que partiellement tolalement ruinées : trois
attaques des noirs s'étoient
souffert; ; la fureur et les
lement en garantir les lieux railenties, On eût pu, non-senteindre,n mais encore les
oi dsn'avoient encore
leurs
attaquer avec
pu atconquétes, et dans les lieux avantage, 2 au centre de
sormaistes tranquilles
dont ils se
déà leurs propres
posseseurs,si, livrés à croyoient
moyens, ils
eux-mèmes et
par une main invisible et plus n'eussent été soutenus et
tives des
exercée. Dans
dirigés
noirs, et dans les actions
toutes les tentaparurent marcher sous
lesI ples
ils
leur libresy
leeomsandeinte des reimarquables,
chcisis dans conjointement avec des chefs hommesde coumélés
leur propre classe.
qu'ils avoient
faire cavse commune
Par-tont on vit les
servées'ail milieu des
avece ceux, et
sangd'entre
ruines de celles leursproprites coneux se rendirent
des blancs.
barie plus atroces
remarquables par des traits Plusieure.
roces : le mulâtre que n'en commirent les noirs de bar.
qui tomboient Candy faisoit arracher les
les plus féentre ses mains,' avec
yeux aux blancs
feu;lesa sanguinaire
un tire-bouchon
dans un seul
CocoMondion en.
rougian
jour F niais
fitpendre
causes encore plus
cetteaffreuse intrigue trente-quaitre tenoit à
le fl dans les
éloignées, et dont on rencontrera
des
(Soptchibre érenemens qui suivirent.
Deut-être
1791). Tandis
exposés à tous les dangers qu'an nord du Cap les blancs
Tintempérie d'une saison d'une guerre cruelle' et à toute
immenses et résistoient pluvieuse, couvroient des
aux attaques réitérées'
lignes
des noirs,
causes encore plus
cetteaffreuse intrigue trente-quaitre tenoit à
le fl dans les
éloignées, et dont on rencontrera
des
(Soptchibre érenemens qui suivirent.
Deut-être
1791). Tandis
exposés à tous les dangers qu'an nord du Cap les blancs
Tintempérie d'une saison d'une guerre cruelle' et à toute
immenses et résistoient pluvieuse, couvroient des
aux attaques réitérées'
lignes
des noirs, --- Page 206 ---
(188)
quoique réduits à leurs
tans de la contrée
propres forces, ,
9 de ceux qui étoient composées des habicirconvoisina, et d'un dérachement
accourus des lieux
pal-drasibss que le Port-an-Prince de ligne de Normandie
Heloignement, le côté de
y avoit envoyé 2 malgré
grél les forces nombreuses Pestdevintla proie des
malne
dont Ja ville
brigands
partie à' sa défense. Le
du Capentpue
vrir cette
camp de Beckly,
employer
partie int/resante, l'aroit
formé pour couqu'alors. D'Assas,9 quile
conservée intacte juschelande l'ordre de
commandoit, reçutdugénéral Blanmesure extraordinaire Pévacuer et de se replier sur le
reur des
livra cette belle contrée à Cap. Cette
ils
brigands, , auxquels elle ouvrit
toute la fuportérent le fer et flamme
un passage par oi
phin, dont lés
jusqu'aux portes du fort-Daubitans à l'abri de leurs
girent à
)
Erdonessiigatines
peine les haLa ville du Cap n'étoit atlaques mullipliées (1).
des batteries qui
pas plus tranquille; des
défendoient
on" l'avoit entièrement
toutes ses issues, les tranchées, pieux dont
breux qu'elle renfermoit environnée, 2 et les défenseurs nomsuffisins
dans son. sein,
pour la mettre à labri
paroissojent à peine
dangers dont elle étoit
d'un, coup-de-main, et des
et des
menacée. A la crainte
attaques du dehors, ,
des surprises
sejoignoient les plus
(1)Onyit alors à Saint-I
viresinquiéaSaint-Domiagus, dontil Domingue un abbé d'Osmond,
en France deses
étoit originaire, après avoir été qui venu
élire membre de abbesetrhaniaty je ne sais
à dépouillé
l'assemblée
comment, se faire
l'armée de l'est,
coloniale, et de plus commissaire
dant un combat, commandéealors le
parRouvrai: un
à
T'emporta
coursier fougurux monté parle beaujour, penBensent qu'il subrtenmentan miliea des rangs des
commissaire,
y trouva la mort, d'aurres
brigands. Les uns
seonblancays qu'il-ne s'étoit pas jetté de crurent, non sansvraiqu'ilyalla remplir le véritable
ce cordsans- dessein; et
lonie : au resto, on' n'en entendit objet qui l'avoit amené dans la coplus parler.
T'emporta
coursier fougurux monté parle beaujour, penBensent qu'il subrtenmentan miliea des rangs des
commissaire,
y trouva la mort, d'aurres
brigands. Les uns
seonblancays qu'il-ne s'étoit pas jetté de crurent, non sansvraiqu'ilyalla remplir le véritable
ce cordsans- dessein; et
lonie : au resto, on' n'en entendit objet qui l'avoit amené dans la coplus parler. --- Page 207 ---
(189 )
du dedans. Quelque
les
des ennemis
la
tudes sur dispositions
les esclaves de ville,et
complot pouvoit, se tramer parmi
d'entre eux n'endouter que quelques-uns
la surl'on ne pouvoit révoltés une correspondance que
tretinssent avec les
découvrir ni interrompre.
veillance la plus exacte ne pouvoit établit, futregardée comme
Une commission prévotale, qu'on en les effrayant par Vexemple
propre à les contenir,
les armes à la
un moyen
sur-le-champ aux noirs pris
et de
du supplice infligé
étoient convaincus de trahison
main, et à ceux qui
libre Jean Cap: fut saisi et
mauvais desseins. Le nègre
avoit cherché à séduire,
livré par les chefs d'un attelier qu'il
dans la ville.
des intelligences
parvenir à se ménager
de la rebelpour
Tun des plus ardens propagateurs donna à ceux qui.
Cet homme, audace de sa tête, et Pon
une
lion, paya son
service, la liberté, avec
avoient rendu un si important Passemblée coloniale, pour
médaille d'argent instituée par
aux témoignages
servir de récompense. et d'encouragement seroient donnés par, des
éclatans de zèle et de fidélité qui
nuit ét jour
Mais.1 les habitans du Cap, se tenoient bien assurés du
esclaves.
et ce ne fut qu'après s'être.
sur leurs gardes,
à allér porter des secours au-dehorz.
dedans qu'ils songèrent
dans- des quartiers. encore,
On laissoit Pennemi pénétrer
et dans le même
intactes, et faciles peut être à conserver; le chasser de ses
d'expéditions pour
temps on s'occupoit
pays ruiné et inutile. -
preunières conquètes, et s'emparerdun Bianchelande eurent même un
Les opérations concertées par issue moins avantageuse. Telle
objet bien moins utile, uine
dans la plaine
furlattaque des camps d'Agout et Galiffet, les brigands de
dont tout le fruitae borna à chasser
ardente
du. nord,
de lassitude une jeunesse
ces deux postes, età à excéder
plus utilement, etqui,
et valeureuse, qu'on eût pu employer rentrer faute de subsiesortie du Cap, fut obligée d'y
à peine
opérations concertées par issue moins avantageuse. Telle
objet bien moins utile, uine
dans la plaine
furlattaque des camps d'Agout et Galiffet, les brigands de
dont tout le fruitae borna à chasser
ardente
du. nord,
de lassitude une jeunesse
ces deux postes, età à excéder
plus utilement, etqui,
et valeureuse, qu'on eût pu employer rentrer faute de subsiesortie du Cap, fut obligée d'y
à peine --- Page 208 ---
tances et de
( 190)
T'ennemilesc moyens de tenir.la
conquétes qu'on campagme, en
quoit jamais de rentrèr venoit de faire, et abandonnanta ouil
aussi le résultat des
dès qu'on s'étoit. - retiré ne manBlagchelande expéditions que l'on fit dans : tel fut
aux
imagina alors d'adresser
la suite.
révolnts, pour les inviter à
une
Mais, soit que le
rentrer dans proclamation
soit
style en fat
leur
que leurs chefs ne leur an-dessus de leur
devoir.
sance, cette mesuren n'eut en eussent pas donné ineligence,
tions
pasun
connoisde mnilitsinesy et cette guerre eaite-iareingeetie
toutes ses horreurs.
désastreuse
opérapagnée de traits de
C'étoit une guerre continua, à
suivie
entre. les denx barbarie et de férocits mortl, accomimmoloient partis. une haine
propres à éterniser
sans: pitié tous les inestingaible. Les blancs
tomboleitentiel leurs
prisonniers de tout sexe
même Pinnocence du mains; et
qui
pas moins
premier age. Les
pas
etrmadbseeener
inexorables envers
noirs furieux
qui se
leurs
n'étoient
jour surpasseroit en fureur et en caplifs (1).06ioit à
de voir éloignoit de plus en plus
inbumgnitc, et chaque
l'ordre et lerc calme se Lespéramce conçue un instant
placer quelques reinarques rétablir. C'est ici le lieu de
lopinion sur les
intérestantess, ,et
On ignora Peincipes de cet érénement. propresafixer
révoltés. Les prispmniers, long-temps ce qui se passoit parmi les
dévoues
noirs
tsine,gaploient
d'avance à une mort cersars. proférer une esmentispearalie seule
etpérissoient souvent
pris pour signe.
parole. On sut enfin
-
distinctifle
qu'ils avoient
drapeau et la cocarde
blanche;
(:) S'ils traitoient sans
ils eurent du moins sur leurs miséricorda Jes prisonniers de
manité, d'avoir
ennemis
aux
guerre,
épargne un grand nombre l'avantage, de
yeux del'hudeliantircecion, ) et qui recouvrérent
blancs pris salépoque
depuis leur liberté.
ient souvent
pris pour signe.
parole. On sut enfin
-
distinctifle
qu'ils avoient
drapeau et la cocarde
blanche;
(:) S'ils traitoient sans
ils eurent du moins sur leurs miséricorda Jes prisonniers de
manité, d'avoir
ennemis
aux
guerre,
épargne un grand nombre l'avantage, de
yeux del'hudeliantircecion, ) et qui recouvrérent
blancs pris salépoque
depuis leur liberté. --- Page 209 ---
(191)
s'étoient
militaire,.
leurs chefs, dans leur organisation.
de lieutenansque
connus autrefuis en France,
avoient
investis des grades
colouela; quils
généraux, de Eontalindreanthe les mots de rive le rois et qu'ils
adopté, pour cri de guerre, le mot d'ordre ou de passe. gens
avoient donné à leurssoldits d'entr'eux parurent décorés de
du roi. Un grand nombre
et de toutes les marqucs
croix, de cordons bleus etrouges,
connues autrefois en France.
et Tépou:
erdistinctions
précédés par les flammes
Dans le temps que,
point a'ob:ticle; et faivante, les brigands ne rencontroienty étonnés de la résistance
des conquêtes faciles,
fait
soient par-tout
Margot; et après avoir pluqu'ils éprouvèrent au port ils pardirent chaqué fois leurs
sieurs tentatives inutiles, où
n'abandonner, r,ils youlucanons, que les blancsles forçoient
Ils envoyèrent un
des voies de la négociation:
étoit écrit
rent essayer
d'un drapeau blanc 7 sur lequel régime, et
trompette précédé vive le roi, et del'autre ancien
d'un côté liberté,
le commandant du camp.entent,
chargé d'une. lettre pour avoient pris les armes pour la
< La teneur en étoit qu'ils
prisonnier à Paris,
D défense du roi, quie) lmebiancaretenstents affranchi les noirs 7 ses
avoit géneralement
le
> parce qu'il
vouloient donc la liberté générale, les
* fideles sujets. Qu'ils Pancien régime, moyenmant quoi
de
tran-
>> rétablisement la vie sauve et pourroient retourner
> blancs auroient leurs foyers, mais qu'ils seroient préaladans
dures
5 quillement
fier des conditionssi
désarmés >. Celangage
cons-
> blement
à des liommes qui les avoient
ne pouvoient convenir
répondre avec:
tamment! battus. On crut noniasiesdevairleur d'une manière adroite. On
ménagenens, et
isolé
les plus grands
Margot n'étant qu'un quartier
leur fit dire que le port rien conclure en particuliens mais
de la colonie, ne pouvoit les conditions acceptées par la
qu'on y accéderoit à toutes
désarmés >. Celangage
cons-
> blement
à des liommes qui les avoient
ne pouvoient convenir
répondre avec:
tamment! battus. On crut noniasiesdevairleur d'une manière adroite. On
ménagenens, et
isolé
les plus grands
Margot n'étant qu'un quartier
leur fit dire que le port rien conclure en particuliens mais
de la colonie, ne pouvoit les conditions acceptées par la
qu'on y accéderoit à toutes --- Page 210 ---
ville du Cap.
(192 )
Lesmbirs,
résolurent de tenter inécontens de cette
un vigoureux
réponse évasivey
point, qui mettoit des bornes à leur effort, pour emporter Ce
réunirent des forces
fureur
les lieux de leur considérables, qu'ils dévastatricr,. et
grands
domination. Iis firent appelérent de toas
mais préparatif, pour faciliter le sticcès d'ailleurs les plus.
l'événement trompa
de leur
espérances.
encore une fois leurs entreprise,
les forcèrent Apris un combat qui dura
efforts et leurs
à leura abandonaer le unejournée, les blancs
quatre pièces de canon
champ de
etenviron deux
hotallesare
-
cents morts (1).
(1) c Ori sera peut-être bien
d'atraquer. Leurs entreprises aise de connoitre leur
effrayant, par la scule
avoient quelque chose de maniére
Tatiaque. Jamais ils maniere de s'y
et
vraiment
noirs
ne Se tenoient serrés disposer de commeirce
savançoient n'eussent Pas' attendu cent blancs ni à découver; mille
grand nombre d'abord avecrun bruit
on rasecampagne : ils
chorus.
de femmes et
effroyable, et précédés d'ua
Arrivés non loin de d'enfans, chantant et burlint en
profond silence étoit
l'ennemi, mais hors de
lo:ons dans tousles observé; :i ils dispotoient leurs portée, le plus
six fois plus
endroits Fourrés, de manière troupes par pe..
déja intimidé sombreuxquih n'étoient réellement. qu'ils paroisiciont
encore plus par cette multitude
Lhomme foible,
par leurs grimaces, apparente dganamis, l'étoit.
qu'avolent los noirs d'ensironner leurinagrées, et par
nemi, comme pour lui
autant qu'ils pouvoient Tattention
ces dispoations, faites couper tout espoir de
Jeur enciens seuls se Faisoient au miieu d'in sileace retraite. Pendant
torsions
entendrcene
imposaat, des magipour assurer dngesaaguet le succès. ; ils opéroieut des
mse2ain
qu'ala portée, dans la de Fattague, , et souvent ils
etireerncamen
roient les sttelndre. confance que les coups de l'ennemi, aavengoieatjua.
charmes. Lattaque ctpour convairicre les noirs du
ne pourmens capables commenete.alura avec des cris pouvoirdeleurs et des
depessdateceeulin les hommes
burle.
foibies. Malheur à
Ils
aguet le succès. ; ils opéroieut des
mse2ain
qu'ala portée, dans la de Fattague, , et souvent ils
etireerncamen
roient les sttelndre. confance que les coups de l'ennemi, aavengoieatjua.
charmes. Lattaque ctpour convairicre les noirs du
ne pourmens capables commenete.alura avec des cris pouvoirdeleurs et des
depessdateceeulin les hommes
burle.
foibies. Malheur à
Ils --- Page 211 ---
Ils
(1 193 )
attaqubrent dans le même
succès, le cordon de Pouest, temps, , etavec aussi
do
tation dans la
d'ou ils eussent
peu
partie de ce nom, et de-là
porté la dévascolonic,si, dédantal leurs tentatives
dans le reste de la.
laisepenétrer plus loin. Mais
maltijpliées, on lés
leur nombre ne
ce.que leurs efforts réitérés eût,
bientot
pouvoient obtehir, d'autres
et
opéré, si un coup de
causes l'eussent
ceux qui défendoient cette
vigueur n'edt procuré à
guerre aussi
partie an répit
périlleuse et
momientané. Une
et
quitrainoite en
les'incofumodites des
longueur,
camps 2
lerfaigues
pluvieuse, tout enfin' conconroit à Fintempérie d'une saison
tance d'hommes peu accoutumés achever d'abattre la constraordinaire : les maladies
à un genre de vie aussi
se joindre à tant de
qui en étoient le résuitat,
ex-.
trées se trouvérentr maux. Peu-i-pen les habitans de venoient
de ceux des
éduits à leurs Propres forces
ces con-.
quartiers plus
par l'abandon
leurs propres foyers
éloignés, qui furent
par les mouvemens
rappelés dans
qui menaçoient de
ceux qui auroient, en ce moment,
qu'ils vissentleur énnemi
fléchi devant eux : pour
d'un audace
effrayé et disposé à fuir,
peu
fuyards età les extrème, et étoient aussi agiles à ils devenoiest
exterminer g4'à fuir
poursuivce les
alirdrirsearaec un
cus-mémes.p Pour peu
contre un, rien n'étoit airdfassarance, Alors, eussent-ils été qa'on
fuyoient, abandonnant capable de les retenir au
vingt
qu'ils jettoients
dmpeausicacons et
combat; ; ils
> Ils
souvent pour mieux courir >. clourtiproprer armes, 2
attaquoientatuasi
leur ont souvent réussi quelquefois par surprises
ennemis, dont le nombre par répouvante qu'ils
nocturnes, qui
dont l'issue fut
étoit toujours
jeisientpermil leurs
toujours la méme,
tetioférieur à eux, mais
rage et de la résistance. Quel lorsqu'on leur opposoit du coud'exemple que les noirs aient que fot leur nombre; il n'y ai pas
Tesatiendoienr de pied ferme>, attaqué cerps à corps des blancs qui
N
asi
leur ont souvent réussi quelquefois par surprises
ennemis, dont le nombre par répouvante qu'ils
nocturnes, qui
dont l'issue fut
étoit toujours
jeisientpermil leurs
toujours la méme,
tetioférieur à eux, mais
rage et de la résistance. Quel lorsqu'on leur opposoit du coud'exemple que les noirs aient que fot leur nombre; il n'y ai pas
Tesatiendoienr de pied ferme>, attaqué cerps à corps des blancs qui
N --- Page 212 ---
( 194).
'y manifester. Un vigoureux
et suspeudre l'ellet
effort pouvoit senl détonrner
inévitalle de tant de calamités
dastinorsnipras du générul et de;
: à force
Touzard futenjin envoyé
l'assemblée culoniale,
laquelle. les brigands s'étoient Pour diégager cetteipartie, contre
entra au Limé, s'empara de principelement ach-smés. Il
et
leurs
legrculbuta par-tout
camps,del A
leurs canons,
Casamajor, commandant presque sans rishtance, tandis
cendu,p par la
général du cord.m.de
que
coupe de
Touest, desle Coq;et balayoit l'islet Piainance, prenoit le frineux €
dégagevit
à corne" >. - la grande
camp
le
entièrement le quartier de
ravine, et
plis avautagenx de cette double, Pialsance. Le résultat
vrance d'un nombe C.
expédition fut la délitout sexe," qu'on. eut le nsidéralle bonheur de prisouniers Llancs.de
les fuyards se
de saiver au mcment
dispoioient à les
q'ie,
nombre d'hormes de couleur
égorger tous. Un grand
avéc leurs fmmilles;
yanrent se rendre au vainquenr
rentcavoyés dans les dautresvpeis prisons, du lesjarmes à la inain, furoisse, dontla
Capasecle curéde cette pacentatcht
quelques jours après le
et quisubit
PORENCENES
chatiment da d'sa scilératesse
(1)..
(i) O envoyoir autrefois dans les
tégés, qui n'avoient pas fait tout juste colonies Jes criminels propeadus. Le clergé de Frence,
ce qu'il falloit pour être
avoient des mirsions dansles Antilles sur-tout les ordres monacaux, qui
usage, ety envoyoient
francuises, conservérent cet
de curé et. précher ordinairement, pour remplir les fonctione
dont lrs
T'évangile aux esclaves, ceux de leurs
altérer déportemens et la vie scand-leuse
sujote
la vénération et la foi des fidèles de la Pouvoient tendre à
avoifassurément rien quin'y parti; on
métropole. Il a'y
une vie plus libreet des meurs plus relâchées imacineroit difficilement
Jévérends pères
que celles dont ces
donsoisatlasemple à leurs paroissiens. Jousure,
les fonctione
dont lrs
T'évangile aux esclaves, ceux de leurs
altérer déportemens et la vie scand-leuse
sujote
la vénération et la foi des fidèles de la Pouvoient tendre à
avoifassurément rien quin'y parti; on
métropole. Il a'y
une vie plus libreet des meurs plus relâchées imacineroit difficilement
Jévérends pères
que celles dont ces
donsoisatlasemple à leurs paroissiens. Jousure, --- Page 213 ---
C195)
curité
luis,
AlmoParlepmeoul
quienvirommnir le sort des ilfuti perinis de pénstrer Pobstonibés entre les mains des
malhenrenix de tout sexs
vie'il plusieurs d'entr'enx briguds; qni: n'ayoint laissé lamille fujsplus crucls
que pourlis *ccabler
rapport des prisonniers que la mort. On Vapprie enfin dquirages
pit survivre à la liberté deliveés, et dontan grand nombre par le
rendre, , su-tout
qne les vainqmieurs venoient
ne
été exemptes parini les fernmes , dont bien
de leur
on-ayoient résisté aux
pen avojent
minienx : les négresses
traitemons les plus igro. R
atisanemes à laqnelle prvdcigalement la
mantfeireront
nC pouvoit être
fureur et l'insolence des enyers
noirs fut
comparce. Mais'en
hommes
dans lhistoire acompapriée de traits de Acenllnamurmcine ferncité
des
des temps modernesa
dignes de. figurer
libertins bon
et ivrognes dans la sociéré
gré de'ne pas ferndre des
des blancs, yai laur
daignoisar pas
ycrmpules vis. à-vis.
swvoient
avec les noirs, d'emprunter dont la
le langige dela plus deux, ils. ne déle zèle du bon père. bonne Foi payoit de
ardente :
dérotion
missionmaires
llexiste des preuves Hombreases olfrandes
éroientpour
incoatrsaiec
etque, restés depuis parmi Chesucoupedar Tmnurection des que ces
blemental leur
eux; au lieu dé les ramener noirs,
qu'iachever UntsLt de les
insensien leur.
souleter,et ales
présentant la
maintenir
emewarpatiantee
étre renversé, et les religion détrnire en
dans ieur rdécolte,
seulerimedroit d'avoir blancs retenant dans France.i les fers le trone prèt à
Le scélérat dontil vouiu, rendre les
uII roi dont ls
etses
est ici question
noirs leureax etlibres..
indignes
mitile comble,
sexe que les Tratitemene,a aux malheurs ides par sa barbarie
fers, et'o qu'on srignehratonoent avoir
depuis si infortunes de lout
plapart ne purent enfermés dans sle iongtemph,e dans leurs
aursivgea à leur
presbytère. du Lirber
emportérect la consolation d'avoir sdireance, mais au,
La
anjeu barbare
éresengés du
mpins ils
daggraverlauris malhcurs.
mpnstre quise fs
les Tratitemene,a aux malheurs ides par sa barbarie
fers, et'o qu'on srignehratonoent avoir
depuis si infortunes de lout
plapart ne purent enfermés dans sle iongtemph,e dans leurs
aursivgea à leur
presbytère. du Lirber
emportérect la consolation d'avoir sdireance, mais au,
La
anjeu barbare
éresengés du
mpins ils
daggraverlauris malhcurs.
mpnstre quise fs --- Page 214 ---
(196)
avoit fait
Un habitant du- Limbé, appelé Chdteaunenf, né sur son habitation,
élever sous ses yeux un enfantnoirs lui faisoient chérir comme son
Phabitude
ans, devint
que sa paulesent Adonis, parvenu à l'age de quinze abusa un
propie fils.
de son maitre: Ilen
le domestique. de confiance
au jardin avpcl'at
punit en Penvoyant
il le
jour: Chateameufle rempli d'affection pour son élève, années
telier; mais hientôt
bonnes graces. Quelques
rarpela et lui rendit ses oublier la faute au maitre, mais
avoient fait entièrement
du souvenir de Forgueilleux
ne s'elfaça jamais
la panition
àgé.de quaesclave.
éclata: :le nalkeureux vieillard, vertus et son humaL'insurrection
lesrévoltés. Ses
tre-vingts ans,futpris par
leurs yeux, ils le laissèrent
lui firent trouver grace à
qa'il ne chernité
la promesse
libre dans leur camp , moyennant bout de quelques jours, Adonis
à s'évader. Au
une offense reçue
cheroit pas la vue de son maitre lui rappelle sur sa victime
survient;
furieux se jette
: ce tigre
des noirs qui éroient
dix ans auparavant toute la prompttruded
de Châetl l'immole, malgré
J'ai vu le tostament
la lui arracher:.
etdix
présens pour
à Adonis la libérté sa gardcrobe
seauneuf, il léguoit
mille livres ()!
consolezcarécit navre de douleurs
les
(1) Hommes sensibles, que ne sont pas rares, et je n'irois de pas m'ouvous! les cxemples opposés n'étois ferme dans 1a résolution
chercher bien loin;s sije
que de mon sujet principall.a
pour rte m'occuper noire une ame digne d'honorer
blier moimame. caches sous ta peau
dans tes bras mon fle
0 Jean, qui
Hypolyte: !" qwisauvas bois etles témèbres d'une
toutesles couleursln. de naître, à travers) les
l'horà peine
horizon enllammé augmentoit
quivenour
dont un
tes jours pour conserver
nuit profonde, Telémaaque, toi qui sacrifias
tant de timoigonges
reurl..
vous tous dont je reçus
les mieps!.
lier moimame. caches sous ta peau
dans tes bras mon fle
0 Jean, qui
Hypolyte: !" qwisauvas bois etles témèbres d'une
toutesles couleursln. de naître, à travers) les
l'horà peine
horizon enllammé augmentoit
quivenour
dont un
tes jours pour conserver
nuit profonde, Telémaaque, toi qui sacrifias
tant de timoigonges
reurl..
vous tous dont je reçus
les mieps!. --- Page 215 ---
(:97)
aussitôt dans leuts
nombre de noirs rentrèrent
et reprendre
Un grand respectives; on y vit refourner où il ne manhabitations ordinaires der'ateliers entiers, moissonnés dans
leurs travanx des noirs qui avoient été
Il ne falloit.
quoit que ceux
ou. par les maladies:
cette
l'intervalle par la guerre
achever de nettoyer
léger effort de plus pour étoient détermints à conqu'un de ceux des révoltés qui
la tranquillité en les
contréc
ety. rétablir
des esclaves' en
tinuer leurs brigandages, loin. -La plus grande partie
et acchassant au
d'un genre de vie si pénible auroient
insurection,. dégoltés
par milliers,
cablés de maux qui les emaporteient rentrèrent les premiers dans
de ceux qui
et de déimité lexemple Phabitant oubliant tant d'infortunes substitué au
le devoir;
qu'à les réparer 7 et eit Maistels
sastres, n'edt pensé
d'anmeilleurs avenir.
souvenir du passé Tespérance sécrets onen resta la;Pamnén
n'étoient pas les armnngemens
en voyé du côté de. Pest,
et Tonzardfnte
victorieuse se retira,
excitoient la sollicitude générale- à
ou il se passoitdes choses qui de cette retraite ne tardèrent pas osé
Les facheux résultats
qu'on avoit
et à renverser les espérances le Limbé et le port
se manifester Plaisance étoit dégagé;
les étaconcevoir.
à renaitre de leurs cendreni tout enfin.
Margot commencèrent
incendiés se
effacs
Hdeseetinemmbeneat
blissemens
de vie et d'activité qui eut pent-être
reprénoit un air
Mais receretiantielta
le, souvenir de tant demalheurs. "re
et. à qui je dois le saul bien
éc'atans d'affection et de fidélité, de tout, ma famille 1 cestdatonset
qui me reste, qui me console soitle nombre, que j'ai apptisquil
quel qu'en
qui sembleroit
de vos semblables,
même dans Tesclavage,
exister des vertus,
m'estil permis de me livreraia
peut
toutes. Que ne
tout atténdriaser
devsirierdronfer
et de manifester
satisfaction de les. celébrer,
votre sourenir me causa!
N 3
ment que
élité, de tout, ma famille 1 cestdatonset
qui me reste, qui me console soitle nombre, que j'ai apptisquil
quel qu'en
qui sembleroit
de vos semblables,
même dans Tesclavage,
exister des vertus,
m'estil permis de me livreraia
peut
toutes. Que ne
tout atténdriaser
devsirierdronfer
et de manifester
satisfaction de les. celébrer,
votre sourenir me causa!
N 3
ment que --- Page 216 ---
(. 198 )
gner un ennemi féroce qui ne tarda
et à interrompre de si heureux
pas à revenin sur ses pas
zuptions continuelles; qlie les" comunencénsens, par des irJe purent jamais réprimer. Les forcesinsuffuantes des blancsforent.remplis ide
bois et les Jienx difficiles
établis
brigands, S,.qui delà
par des surprises
lntiguoient les postes
biement les. infortunés nroturies, et' égorgeoienit
qui s'en tenoient
impitsya
gnés pour veiller au rétablissement
impridemment éloine faisoient pas nême
de leurs' habitations : ils
voir qui refusoient de les grace aux esclavesrentrés dans le declaves, 'soit par I linconstance suivre. Sontentaus ces mêmes es.
fussent rehutés. par le service naturelle des noirs, soit qu'ils
Jes
pénible des
employoit, ou. por lés mauvais
camps, auquel on
leurs mmaitres
traitemens des.
prenoient à leur solde pour les blancs-que
esclaves, dis-je, avoient des
défendre; ces
répandus aux
intelligences avec les
enyironss ils favorisoient léurs.
brigands
alloient quelquefuis les rejoindre
icmuptions, et
airaitres. On vitnéinmoins,
après avoir égorgé leurs
constaument fidèles
mslerétantdemaux,d des atteliers
plnsieurs
concontir par letirs travaux à rendre à
spléndeur. Leir zèle ne cen sa
SEECEEE
à leur
pas de s'employer tour-à-tour
retailisazment, età défendre àvec
les propriétés denaitres
courage. lavie ct
furent les atteliers del qui avoient su se les-aitacher. Tels
Moniion,de
Limbé,.cenx ile Puyou, Novion, Bolin-de-Viallinente au
port Murgot. Ces excmiples font Gony-d'Arey, ete.efc.au
de ces hraves
sans doute le plis bel éloge
de capter' dinsi noirs, leur rtde ceux qui avoient trouvé le moyen
(Novembre
bichveillance ct leur fidélité.
1791 ). Les révoltés qui,
Ja
eatp de B.kly, avuient facilement
après levée du
tagnes jusg'aux portes du fort
pénétré par les monà ménacer les
Dauphin, ne tardèrént pas
quartiers à sucre,situlés entre cette villeret le
sans doute le plis bel éloge
de capter' dinsi noirs, leur rtde ceux qui avoient trouvé le moyen
(Novembre
bichveillance ct leur fidélité.
1791 ). Les révoltés qui,
Ja
eatp de B.kly, avuient facilement
après levée du
tagnes jusg'aux portes du fort
pénétré par les monà ménacer les
Dauphin, ne tardèrént pas
quartiers à sucre,situlés entre cette villeret le --- Page 217 ---
( 199 )
pent-étreales
encore intactes. On fot parvenu
enavoit
Cap, quraisient
un enve ettatésdeinneleare de la aéfection des
preserverdat leurfirauryaru ma heur fut lerésultat
Qa
facilité Tentrée:ce
qui leurlivre ent les, cainps On qu'ila vit
maulâtres de cette partie,
deleur côté:
étoient clargés de défendre, et pavsereit eu lieu déja et si soivent er
réjéter lal ilesscenesd quiavoient considérable de blancs surpris
d'autres eniroit. Un nombre prisonnniers, ouse, réfugiarent
furent CTues.nendung d'hommes déterminis, comUn détachement
et Pineau,
an Cap: deux jeunes créolesdu Caps Pajot d'un seul canmandé par à détourner ce fléau destructenr
les
parvint à peine
de defendre. Tonzarl, envoyé pour
ton qu'il étoit chirgé
,les forçade s'éloignet, etdonna
soutenir, attaqua lesbrigrinds, de désastres de vénir à résipiscence.
lieu aux auteurs, de tant
de la faute qu'ils avoient
Les mulâtres parurent repentans sccrêtement pour abailonner les
cotamise,. et négosisrent rentrer dans le parti qu'ils avoient trahi,"
hrigands. On les vit
Candy, lun des principanx cliefs
ayant a leurt têle le mulâtre
éioit devenu. famex perles
de la grande insurroction, eti qui qu'il assonvit sur, les infoftunés
traits d'une barbarie raffinée sesmmains: cet ho-nins, mécontent
qui tombèrent alors entre
peu à-peu soustraits alinsans antsterréraliés, qaisétur d'aborl arengic sur eux, ne.
Aluence que ses. parcils s'étient meme
et commenplus la
oilecnation; cet homme,
leur marquoient
leur méfimces
çoient mème a leur témoigner joindre aux shanegetotase
dis-je, les abandorn) pourse à tout: et fit oublier à ceux.ciles
tune forçait de souserire en fuisantanx, briginds une guerre.
VSILCAUNAS,
eficerles sourenir
amexnilleu.y quclque chose ponvoit
active etenible,sie
regdu compable. (1),
des criancs itrices dont iletoit
des noirs
premiers chefs de Tinsurrection
(:) Caudy fut undes les blancs par destraits de la barbarie
qui signala sa baine contre
N
à tout: et fit oublier à ceux.ciles
tune forçait de souserire en fuisantanx, briginds une guerre.
VSILCAUNAS,
eficerles sourenir
amexnilleu.y quclque chose ponvoit
active etenible,sie
regdu compable. (1),
des criancs itrices dont iletoit
des noirs
premiers chefs de Tinsurrection
(:) Caudy fut undes les blancs par destraits de la barbarie
qui signala sa baine contre
N --- Page 218 ---
Tandis
200 )
que tantde maux réunis
partie du nord vers sa ruine totale, le
la
lesa
ealesatvgsiteet
avoitprovoqués
systéme compliqué qui
la colonie, par de violentes commençoita se manifesterdansl le reste de
qui, quoique d'un genre agitations et par des évènemens
ramification des projets different, affreux n'en étoient pas inoins une
exécutés par Pesprit
et destrticteirs, enfantés
qu'une
d'orgueil et de
et
partie. des habitans de'] l'ouest vengeance. Dans le
leurs frères du nord,ett
accouroit au' secours temps de
envoyoit, malgré
que la'ville du Port-au-Prince
reloignenent, un nombreux
même
détachement
genéreux,prirent lesarmes
FES
parti des
toutki.compse leveuliresype
circonstances età profiter de setsedispoiérenta tàtirer
deleursrivaus." Richesetp possédant des Tbsencedune partie
grands biens commeles
la plus raffinée. Hpasioitpoer
ques Drisonniers échappes, constant,
de
les
qu'ilse
dopeasléreppera quelyeux aux malheureux qui
faisoit un jen de faire arracher
tire-bouchon rougi au.feu. Les tomboient entre ses mains, avec un
lâtres, avoient peu-à-p pen, donné noirsipeu leur
confians dans les mudans sleur propre classe: Les
confance à des chefs choisis
rieuse préférence, et
premiers, mécontens de
n'avoient
qui en les
cette. injupas entendu luiidonner provoquant à
proposé
trop
Hasurreetiou;
peu-êire de Jes faire rentrer. d'extension, et s'étoient
venigeance ct leurbut seroientr
dans le devoir dès que leur
leur; inlirence diminuer remplis ; les mulatres,
alors des se joindre
sensiblemens, crurent qu'il dis-je, 3 voyant.
son lit ordinaire. aux blancspour forcerl le torrent de étoit temps
pareilsiprent Cette'idée se concilieavec la condaite rentrer dans
pour les
dinslesau utres parties de la colonie, ot que leurs
blancs, Rourenirquelzues esclaves qu'ils sactihérent ilsarmérent
tels qu'ils' snisacommedant avec eux. Au
ensuite aux
sont, et
reste, je rends. les faits
sur la singulére conduite iolenstnsiagieatone des
et les réllexions s'exercer
sang-méles
'idée se concilieavec la condaite rentrer dans
pour les
dinslesau utres parties de la colonie, ot que leurs
blancs, Rourenirquelzues esclaves qu'ils sactihérent ilsarmérent
tels qu'ils' snisacommedant avec eux. Au
ensuite aux
sont, et
reste, je rends. les faits
sur la singulére conduite iolenstnsiagieatone des
et les réllexions s'exercer
sang-méles --- Page 219 ---
(201 )
ici risquer Jeurs proprictés pour -
ilancs, ils ne voulurent pas
beaucoup plus nombreux:
anéantir celles de leurs adversaires
forces (1), dans le,
de réussir avec leurs propres
étoit'
ils espérèrent
occupée de ses malheurs,
que la partie du nord,
leurs mouvemens
temps
de coucourir à réprimer dono pas ici
Adermatinchpauled autrefois. Ils ne marchèrent
de
comme elle le it
dévastatrice, et se contentèrent
parla flamme
comme pour faire enten-.
précédés
esclaves armés,
Ratjpindhequelquen
résoudre à céder, ou s'attendreà
dre aux blancs quilfalloits ge
existence mème devenir
biéntôt leurs propriétés et leur
offroit en ce
voir
'désastres dont la partie du' nord
au
la proie des
cxémple. Quoique pris
moment le déplorable et effrayant
nord seule étoit vouée à une exter-
()11 paroit que la partie du
désignée pour appaiser ies
mination totale, et étoit la victime
dans sOII chefaffreux quesubir
Cette
mânes d'Ogé,ete espierlesapplica des hommes de couleur.
et intrépide
9 pou-e
lieu ce defenseurstla cendres, et ses habitans égorgés
belle contrée réduite en
de ses complices et de ses amis
voient seuls assouvir! la vengéance ausi.deastreuses ne furent pas prises
persécutés. Des mesures
contenta de celles qui pouvoient,
dans l'ouest et le sud, où l'on'se
pritentioas, et
les blancs au sacrifice deleurs orgueilleuses leurs égaux.
forcer désormais les hommes de couleur comme
à regarder
un torrentque les multreslachèrent,
Dans le nord, Terdavagefure ettiandatesamised
etne purent ensuite gonverneriplasr
jetsensernirapropes
grereglertouss ses mbuivemens;
ils purentaleurg les blancs, et parvenirs au sugeinveermnmens ceux-.
pour effrayer
furent mis en jeu par les mulàtres;
Mais par-tout les esclaves
dontles projets tenoient
cil l'étoient àl leurtour par ummoteareachi, dont! les évènemens de Saint-Domingue
Junsywémep plus étendu, et
toutefojs comme si imporn'étoient quineremifendion, regardée chargés de la diriger la crurent
tante, que ceux qai s'étoient le succès du plan vaste decontierévotac
seule.capable d'entrainer
pariie:
tion dont elle Erneirincoitenabeants
les projets tenoient
cil l'étoient àl leurtour par ummoteareachi, dont! les évènemens de Saint-Domingue
Junsywémep plus étendu, et
toutefojs comme si imporn'étoient quineremifendion, regardée chargés de la diriger la crurent
tante, que ceux qai s'étoient le succès du plan vaste decontierévotac
seule.capable d'entrainer
pariie:
tion dont elle Erneirincoitenabeants --- Page 220 ---
I 202. )
dépourvu, onse disposa à se défendre, à réduire
hommes
même des
accoutumé qu'onn'avoitjanais su craindre. etqu'on
a népriser. Il y eut
s'étoit trop
faires partielles, C ou les mulàtres dans divers quartiers des afréunirent. alors en
n'eurent pas le dessus. Ils se.
dontla
masse, sojs le commairdement de
conduite et Péhergie justifiérent leur
chefs
eurent de puis occasion -de
confiance, et qui
yoyoit pas. prdinairement, développer des talens qu'on ne
dans des individus de leur qu7oh ne soupçonnoit pas mème
grande if fluençe sur Ics caste; et qui eurent la plus
chefs
évènemens qui, suivirent. "Ces
qu'ils dirigérent leurs efforts contre le P.ort - au - Prince,
regardyentcomme le plis
xnis. Ceux-ci, Pressés entre fermnerempart de leurs enne-.
crainte des désastres a
leurs maiheurs actuels et la
plus terribles chcore, dont ils étoient
menacés, virent leurorgueil forcé de
à Phumiliante nécessité. de ratifier les pliyer,et.farent, réduits
furent présentées. Un
propo-itions, qni. leur
dontles
conconlarfntsigné de partet d'autre,
furent:
la
parl les
setreatasacnras
que garnison du- Port an-Prince seroit plusforte,
par moitié de mulatres et de b'anc-;
les
composée
Koient yonés à une éternelleinfanie que juges d'Ogs seactuelleseroit dissoute,-p
iquelassembléce coloni ale
sée
pour en former une nouvelle,
demembres.des deux couleurs, el.que
comporoient avec eux a forcer la réitance de les.blancs concourTassemblée coloniale
existante,au cas qu'clleserefinàt tal'exécition du
articles de ce concordat, dont l'observation
traité.Les
étoit au pouvoir
a
desighataires, furentexéentés. Lat
à ces momens de trouble;ct,
uoegeitliéjsntstcele
blancsay Yoient marifesiée pour prix deludéférence que les
en cette occasion, les mulâtres leur
liwrèrentenviron douze cents esclaves qu'ils avcient
et arinés contre leurs maitres, qui moins barbares
sédnits
purent se déterminer à les faire
qu'eux, ne
périr en. si.grand nombre;
a
desighataires, furentexéentés. Lat
à ces momens de trouble;ct,
uoegeitliéjsntstcele
blancsay Yoient marifesiée pour prix deludéférence que les
en cette occasion, les mulâtres leur
liwrèrentenviron douze cents esclaves qu'ils avcient
et arinés contre leurs maitres, qui moins barbares
sédnits
purent se déterminer à les faire
qu'eux, ne
périr en. si.grand nombre; --- Page 221 ---
(203)
près de leurs atteliers cet
mais 1 craignant de laisser ils frétèrent un bâtiment pour
exumple dangereux derévolte, dans une isle éloignse ct déles dépayser, etl les aller déposer vêtemens, des ustensiles 7 des
sertc, avec des vivresy/des de-labourage (1).
grains et des instromens
n'étoit alors rien
L'assemblée coloviale, 2 séante au Cap aussi 5 humiliant, et
disposée à ratifier un traité
que
moins que
exécution entière, quelque pénible
qui,eil eût EU son
des blancs 1 edt peut-être, rafut cet effort ponr. Porgueil
de la colonie française de
mené la paix et les beaux jours, loin etcoreymalged tant
Mais qu'on étoit
Saint- Domingue.
conciliatrices nécessaires pour
dispositions
d'un ennemi.
deimalbrun,ded
d'un côté les complots
snrmonter et annihiler
les obstacles que Torgueil
caché; de Pautre, pour vaincre
de Nantes, dont le
#(1) Ils frétérent un.batiment de commerce dans une isle déserte:du
capitaides s'engagea à les aller. déposer premiers jours , desinsgolfa du Mexique, > avec des vivres pourles des: vêtemens, et pinéralement
trumens de labourage, des graines,
s'établir suricerte plage
leur être. utile pour,
tout ce qui pouvoit
homme rempli d'une basse capidié,
lointaine. Mais le capitaine,
et imagina d'aller vers lo
spécula sur celte singulière agenture. N
de la côte pour y traliquer
cantinent espagnol, et de sapp@plier confiée pour un autre. usage. Après
dala cargaison qu'on lui avoit
pour des pardes.corss
Jes avoirimisa terte , des barimens, Tancre quilprit et de fuir, et ilretoumna à
espagnols,1 le forcèrent de Jever
ctlorsqu'on ypensaitlo
Saint.I Dominaue, où quelqua rempsaprès, dans la rade du Cap,ayant à
moins, une frégate angloise entra ramenoit; en faisant des plaintes
bordles prisonniers noirs qu'elle cette engear ince sur une posses
amèresde ce. qu'on avoit débarqué
La mêche fut ainsi décousionangloiseidans la baic de Mosqtitos. depuis la récompense
vertc, mais j'ignore si le capitaine, a reçu
de son action infame.
inaue, où quelqua rempsaprès, dans la rade du Cap,ayant à
moins, une frégate angloise entra ramenoit; en faisant des plaintes
bordles prisonniers noirs qu'elle cette engear ince sur une posses
amèresde ce. qu'on avoit débarqué
La mêche fut ainsi décousionangloiseidans la baic de Mosqtitos. depuis la récompense
vertc, mais j'ignore si le capitaine, a reçu
de son action infame. --- Page 222 ---
(: 204)
et la vengeance
opposoiënt
cessairel et si desirable de la opinitrement au retour si néloniale ne paroissoit Dullement tranquillité ! L'assemblée COcun de ses ennemis. Formée de portée à composer avec augénérale de
partirans de l'assemblée
toient trouvés' Saint-Mare, de ceux de ses
dans la colonie
membrés qui s'é.
(1),et de ceux qui'arrivojent
(1) Les membres de T'assemblée
vellement arrivés de France, générale de Saint - Marc, noutravanx, et. lui fairele tableau viurent lui exposér Jeurs
manqua pas
de leur conduite
pénibles
de leur mission dernenet-Iaprohaioe la plus politique , quir ne
arrêié de
et de leur voyage en France complète. Les. frais
furent
de la colonie, Pasenbilecateciales sur Tétatdes
impurés, par
énormes
sans réfléchir que la
dépenses gémérales
d'une guerre
eolonis,surchergle par les
-
elle même ses
désastreuse, ne pourroit jamais
frais
mempbres firent premiers et ses plus légitimes
remplir par
ment
bien mieux; ;ils
la engagemens. Ces
chargée d'une somme de ogtiarentque colonies seroit égalçgocians de. Dankerque, Simon, de quatre cent millelivres, que des né--
dérredeset
Vinck et
sedgite Par les belles
Emcry, touchés deleur
Prirerentgendiock
promesses des emprunteurs; leur
prêtée. en nom collectifet cleuraéjouren France. Cette somme leur ravoit été
autres. Mais
les
le
de la
pour
indépendamiment enaruwenbetrancer
paiement, auquel ils eurent la maniere dont ils en éludérent
Turtéclame, sous prétexte deleur petitesse de se refuser lorsqu'il
malbenis de
impuissance occasionnée
confans Sein-Domingue, 2: ils
parles
en des
induisirent ces négocians trop
seaux que > sur fraisimmenses, des
par T'armement de plusieurs vaisd'envoyer dans la colonie proimesses perfides, ils s'étoient
qu'a paroirre
, pleins de certitude
empressés
pour être chargés à
qu'ils n'auroient
pénétrés de
Tinstant, et que les
reconmeissince de cegu'ils avoient
habitans,
feprésentans, se hâteroient de leur
fait pour leurs
résuliat de,certe belle
fournir de quoig'expedier. Le
aux debiteurs un' sol de spéculationt la
fut qu'on. ne. put pas, arracher
les vaisseaux armés furent somme si
forcés.
qua
smanhehmsneparaser
des'enr retourner'i vide.
trés de
Tinstant, et que les
reconmeissince de cegu'ils avoient
habitans,
feprésentans, se hâteroient de leur
fait pour leurs
résuliat de,certe belle
fournir de quoig'expedier. Le
aux debiteurs un' sol de spéculationt la
fut qu'on. ne. put pas, arracher
les vaisseaux armés furent somme si
forcés.
qua
smanhehmsneparaser
des'enr retourner'i vide. --- Page 223 ---
(205)
C
ellé n'avoit pas vu rentrer dans
auccanivement de France ,
sa querelle et de venger
mains les moyens de poursnivre
une nou:
ses
s'en dessaisir si-tôt et procurer
elle
ses injures 1 pour
Les désastres dont
velle victoire à ses, persécuteurs. sembloient au, contraife
étoit témoin, loin de Pabattre, animosité 5 en un a mot,
ajouter à son énergie et à son loin de songer à détourner
fut en droit de penser que
et des ménageon
par une conduite adroite.
les maux présens
concilié
elle ne cherchoit
tout
peut-aire, encore, , et à
mens qui-eussent attirer. de plus grands
qu'à en
réitérés de vioau contraire
remède par des traits
rendre le mal- sans
lence, de mal-adresse et d'impolitique. ses arrêtés du titre
coloniale ne qualifia pas
riL'assemblée
conime celle qui Pavoit précédée,
de décrets, ni n'osa 1
Tassemblée nationale 7 mais
valiser par ses prétentions avec la marche qui lui avoit été
elle suivit d'ailleurs exactement encore fumantes et encore
étoient
tracée. Les campagnes habitans massacrés, les révoltés
teintes du sang de leurs
portes du Cap',
porter le fer et le feu jusqu'aux
euxvenoient
n'étoient pas sans inquiétude pour. avec.
dont lès citoyens
divisions éclater
vit les anciennes
mêmes, lorsqu'on
l'assemblée coloniale et le gouverune nouvelle forcé entre
selon elle la colonie avoit
nement. A tant d'injures, que des soupçons graves sur.
reçues de ce dernier 1 se joignirent dans les désastres de la partie
la part qu'on lui imputoit aussi défavorable ne, pouvoit que
du nord : une opinion
de troubles. Delà une aidevenir une source inépuisable haine mortelle, delà des alune animosité et une
de
greur ,-
delà enfin Timposibilité
tercations vives et funestes,
de prévenir ceux plus
porter remede. aux. maux présens,et Pavenir, Ce n'étoit
terribles encore dont on étoit menacé par pouvoit se flatter de
plus le temps ou le goaivetnement
avorable ne, pouvoit que
du nord : une opinion
de troubles. Delà une aidevenir une source inépuisable haine mortelle, delà des alune animosité et une
de
greur ,-
delà enfin Timposibilité
tercations vives et funestes,
de prévenir ceux plus
porter remede. aux. maux présens,et Pavenir, Ce n'étoit
terribles encore dont on étoit menacé par pouvoit se flatter de
plus le temps ou le goaivetnement --- Page 224 ---
foriner
(-206 )
par ses intrignean
nouvelle
parti capable de
la
aweiiroyaaens
que
terrible, non diwerdrecety
é.bueniens premiere. au succès de ses projets moins funeste
avoiept changé
ambitieux. Les
semblée
entierement
multtude culoniale manioita scn gré les l'oninion, et Las;
du
esprits
et dont la fireur Capyri , s'arma autrefois contre e decrteménio
lence
se manifesta
Suint.Mares
cuntre ceux-là méme depuis avec-bien plus de vioville devint le théatre de troubles qu'eile aYpit alors servis. Cetia
roissoient occuper esclasivemient et.de cogvulsions qui
Fonsearda dehers; ephardi les deux partis, tandis pasoit ài sa furour, dévastoit par P la libre carrière qu'on lais- que
a, Ori fut souvent près de se 8pinéwent ses environs.
lunçoit
porter
véciproquemeit les
raderexces, ctlonse:
les f15 plus odieuse,
imputations les
se,
,2.
plus graves et
dopacr aux
Ansleis, flasclerprode reproche d'aroireu. le projet de
je vais rapporter. Le bruir de fondé surjun incident
jusqud Ja
tant de
que
Jamaique, la plus considérable Hfsastres parvint
Dartenantes aux/ Anglais. Soit
des Antilles
chés d'une pitié réelle,
que. Scs habitans fussent apce que ces. nthlhzurs soitqu'ils voulusseut savoirauj tou:
eux-mémes, iis
pouvoient avoir de dangetenx juste
à leurs voisins envoyérent les
une frégateian
pour
Cette:
secours.pei pouvoient Capypour offrir
apparition subite
dépendre d'eux.
de conjectures sur le etinatiendae donna lieu à beaucoup
ment : elles deviurent plus moufsecret fortés de Parrivée de ce bàtilorsqu'on vit Passemblée
et parurent mieux
à la Jamaiques
coloniale envoyerdes
fondées;
dont on avoit chargés' de traiter eti de récévoir commissaires les
munitions de besoin, et qui cousistoient en
secours
semnblée
guerre et de bouche.
armes et en
lonic souliient y voir un projet Let.ennanis secret
N de, l'asaux Anglaissct que les comunisaires de liyrer la coavoient lamis-
bàtilorsqu'on vit Passemblée
et parurent mieux
à la Jamaiques
coloniale envoyerdes
fondées;
dont on avoit chargés' de traiter eti de récévoir commissaires les
munitions de besoin, et qui cousistoient en
secours
semnblée
guerre et de bouche.
armes et en
lonic souliient y voir un projet Let.ennanis secret
N de, l'asaux Anglaissct que les comunisaires de liyrer la coavoient lamis- --- Page 225 ---
(207)
On ne sauroit
d'en conclure les conditions
sion exprerse
desi interitions aussi coupallesa
rnitsannableincat suppuser alar mémo. époque envoyoit en
lassemblée coloniale, qui
comme uti gage dos leur atFrance les enfans des colons leur mère patricy et comme
tacliement etde leur fidélité pour
aux - mallteurs dont ils
vouloient soustraire
la
de
un dépôt qu'ili
les. recommandant à ténérusitt
étoient menacés; en Maissily avoit de Tinjustice et de
leurs frères d'Europe.
collectiventent un projet aussi
la mécltanceté à lui attribuer leur .
n'est pas. moins
intérêts de
patrieyil
contraire aux
sein des: intrigans qui purent
vrai qwil existoit dans-son crininelle. Il est constant qielle
concevoir- une idée aussi: liomines que j'ai désignes et que
la tète de ces
auteurs des
a existédaus
au nombre des paincipaus
je désigne encore
colonie 1 ct qui, ealcnlant los"
calamitis qui ont anligels étoient toujours prète à se
évènemens d'après leur intéréty
et qai leur sembloient
jetter dans tous-les parlis ekiremes, ambition et leur curidite-n cst
promettre de satisfairo leur donna lieu à des ouvertares
incontextable que cet incident les chefs anglais se réfuauxquelles
et à des propositions
alors entre les deux nations,
sèrent, vula paix qui régnoit secours qu'onen oblint en
et que tout se borna à quelques mème en argent.
armes, en munitions et
de vraisemblance et de fonPeut-être est:ce avec plus hautement les projets secrets de.
dement qu'on souriçonna liaison intime arec lès évèneDlanchelande, d'avoir une-1 le mène t-mps àla Martinique,
mens qui se passoient dans
B-hague.
du catte-esolutb-tenere
sous le gouvermenent
et ahsolunent retournée
Cette isle étoit alors tranquile
pas que Blanchelando
l'ancien régine. On n'ignoroit
de
sous
demander des secours, , sous prétexte répriner
y avoit fait esclaves. On vit arriver. au Cap le vaisseau
la révolte des
'avoir une-1 le mène t-mps àla Martinique,
mens qui se passoient dans
B-hague.
du catte-esolutb-tenere
sous le gouvermenent
et ahsolunent retournée
Cette isle étoit alors tranquile
pas que Blanchelando
l'ancien régine. On n'ignoroit
de
sous
demander des secours, , sous prétexte répriner
y avoit fait esclaves. On vit arriver. au Cap le vaisseau
la révolte des --- Page 226 ---
de
( 208 )
guerre PEole avec deux frégates.
major et d'autres jeunes
Des officiers de l'état.
esprits, ou se,
gens 7 ignorait les
:
flattant de leur faire.
dispositions des
avoientapportées de la
adopter celles
nefalloit
Martinique, crurent S:
qu'ils
que se présenter pour
sans doute qu'if
révolutionnaire : ils se
opérer. un mouvement Contrecouroient
répandirent dans les fues,
he
crites, bruyament et en chantant des
qu'ils parqu'on n'étoit pas dans
chansons prostente fut
P'usage d'y' entendre.
trompée : le
Leur atet constitués prisonniers peuple s'ameuta, ils furent
aux huéés d'une
arrêtés
demandoit à grands.cris
foule iumense,
en France
qu'ils fussent
qui
a
à Passemblée nationale, embarqués et etivoyés
semblée coloniale, cédant
pour être jugés.
au Cri
L'asbarguement, et y comprit
général, ordonna leur emet de la, petite escadre, Girardin, commandant de T'Eole
moins
qu'on dut soupconmer de
qu'étranger aux projets qui. venoient
n'être rien
Blanchelande refusa de
d'être manifestés.
lui les dispositions n'étoient, sanétionner cet arrêté, dont sclon
semblée. Sa résistance
pas de la compétcnce de l'as-,
les esprits irrités. Girardin causa une fermentation extrême dans
semblée, non sars courir le se rendit à la barre de l'asd'ano multitude
plus grand danger de la
furieuse. Il sutse justifier
part
Lemiacnemente de ses officiers dut
persomnellenent,
de, cet événement se bornèrent seffectuer, et les suites
et de
la: mais
%
discorde en prit de nouvelles
P'esprit de haine
Si Passemblée coloniale
forces.
ne
battre en ruine le peu de négligeoit aucune occasion de
encoreau
pouroir, et d'influence qui restoit
gouvernestent, elle n'étoit
ses dispositions
: pas moins opiniâtre dans
de ces hommes impolitiques envers la caste des
qu'il edt été, dans le
sang-môlés 2
(1).Ilest
Principeci)", si facile
de
remarquable quer
couleur se chargeoient de pendanrque tant' d'autreg hommes
venger la mort d'Ogé et de Chade
oit aucune occasion de
encoreau
pouroir, et d'influence qui restoit
gouvernestent, elle n'étoit
ses dispositions
: pas moins opiniâtre dans
de ces hommes impolitiques envers la caste des
qu'il edt été, dans le
sang-môlés 2
(1).Ilest
Principeci)", si facile
de
remarquable quer
couleur se chargeoient de pendanrque tant' d'autreg hommes
venger la mort d'Ogé et de Chade --- Page 227 ---
( 209 )
le plus mal entenda, et l'indc contenter, et que V'orgueil dans lesexcès d'une, afireuse
justice avpient entraincs depuis d'entre eux se couvrit de crimes
vengeance. Un grand nombre Pinfortune des blancs, pour
atroces ; d'autres abusèrent de arbitraires et humiliane :
leur faire ratifier des concordats sur-tout dans la partie
mais il faut convenir qu'il existoit, de couleur qui ne pouvuient
du nord, beaucoup Phommes
ni indirectement part a
d'avoir pris directement
être accusés
avoienttenu constaminent au-milien.
ces évènemens, et qui conduite dont la seule considération
de ces troublesy uiie
leur faveur une détermination
eit mérité qu'on prit en véritables droits. C'étoit à (es
prompte et fondre sur leurs
de préjugés chiméhommes quileit fallu dédier. le sacrifice sur des idées spéP'utilité n'étoit fondée que
riques: ,: dont
malheurs réels, et peut-être. irrépacieuses ; tandis que des maihetreusemient trep certain des
rables, étoient le résultat
extinction totale-la leçon
obstacles qu'on avoit mis àleur
encore sans remede:
étoit-bien forte, mais le mal n'étoit coloniale pas flattoit l'attente
long-temps Passemblée
la
C Depuis
bonne foi de tous les partis, , par
de tous les hommes-Ae
alloit s'occuper de poser
promesies souvent réitérée qu'eile
qu'elle ne tarderoit
On espéroit
les bases d'une constitution.
faisoient cause commune
vannes, les freres de ces deuxinfortunés de: la Marmelade,ets se. firent une
ayec les blancs, dans leiquantiee constamment contre les brixéputation brillante,en combattant
qui se distingatrent
gands, lle, ne Farentpaslesseals: : entr'autres coup de fasil son
au port Margot, le nommé lephadheabototun tête des révoltés. Ceux de Plaisanco
beau-frère, quil reconnut à la 90 danitexpormiers momens des
anéritèrent par leur contluite que, cnnsentiesent en leur particudésastres,les habjtans dn quarier attachés & légalité politique;
lier à leur accorder tous ies droits fut même blâmé. dnl
mais cet exemple 'ne fut pas suivi'et
'autres coup de fasil son
au port Margot, le nommé lephadheabototun tête des révoltés. Ceux de Plaisanco
beau-frère, quil reconnut à la 90 danitexpormiers momens des
anéritèrent par leur contluite que, cnnsentiesent en leur particudésastres,les habjtans dn quarier attachés & légalité politique;
lier à leur accorder tous ies droits fut même blâmé. dnl
mais cet exemple 'ne fut pas suivi'et --- Page 228 ---
(210)
pasa
roissoit mmeseseeratantoetenre intéresser
celui de tous les articles
de la colonie. Tous désormais le plus
qui pales. bons
directement
voeux
esprits enfin
lexistence
pour-qu'elle décidàt la'
reunissoient leurs
couleur.
question
Leurndouleur et leurs
relativeaux) hiommes de
gu'elle différàt de.
alarmes
Maisrdu
jour en jour Cette s'aggravoiesit de voir
moins les esprits étoient:
solution importante,
d'après ses promesses,a lui voir: préparcs et
et
s'attendoient
prendre un parti
titutionnel emaitsabsin.lerogoaes de
reçut dans la coloniele satisfaisans
jugeantla Passemblée mationale, du 24
décret cons.
question
septembre 7 qui
seceuronsweitdsermeise contradietotretient à Tassemblée au décret du 15 mai,
cider.sur le régime
coloniale le droit de
Parmi les
colonial et Y surlétat des
décauses principales des
Dersonnes, .
mingue, on peutià:bon droit
malheurs der
Tassemblée; coustituante, citer la versatilité des Saint-Do15 mai lui fut
qui lui sont relatifs. LE décrets de
funeste par la
décret du
mesures qui auroient da assurer-soni mégligence des moyens et dea
septembre ; dont les dispositions
exécution, Celai du 24
funeste encore, à cause des troubles étoient opposées , luifutp plus
lonie,. etparl'imprudence avec
qui régnoient dans la cos'en prévalut, et usa dans
laqjuelle
voir
une
Paenbilesalonale
qui lui avoit été confié. conjonçture si délicate du pouperdrea Rien n'étoit pluis L'irréllexion acheraide tout
que lar position. où ce décret flatteur "sans doute pour elle
Parbitrel
l'avoit mise selle étoit
grand leghtimeldesonte des hommes de
deventie
nombre, ayant precddemmests couleury dont le plus
eussent. peut-étre rejetté si
refusé de
ses
arecoracliey
C'étoitle moment ou jamais de décisions, ses bienfaits même,
généreuse ,. et de nuntd'ung se montrerala.fos sage et
du' que pour ramener tous les Pouvoirsi redoutablee etsi étensal centre commun, le salut des ceeurs.et tous lés. esprits vers
rostesd de la colonio deSaint.
nombre, ayant precddemmests couleury dont le plus
eussent. peut-étre rejetté si
refusé de
ses
arecoracliey
C'étoitle moment ou jamais de décisions, ses bienfaits même,
généreuse ,. et de nuntd'ung se montrerala.fos sage et
du' que pour ramener tous les Pouvoirsi redoutablee etsi étensal centre commun, le salut des ceeurs.et tous lés. esprits vers
rostesd de la colonio deSaint. --- Page 229 ---
(21)
prévention l'emporta encore
Domingue. Mais' Paveugle L'assemblée coloniale oublia
une fois sur ces considérations.
aucune décision , elle
toutes ses promesses; 5 et sans' prendre
la
àrésoudrel question relativeaushgmmes moins déremitindcliniment
plus calme et
de couleur 2 et l'ajourna à un temps concouru de tout leur pousastreux, et lorsqu'ils auroient
voira Peztinction dic brigandage.
des.
impolitique ne pouvoit que produire
Cette conduite
le même temps éclore de nou-/
fruits amers.; et lon vit dans' de voir plus saine ett peutqu'une manière
dans'
veaux malheurs,
qui s'étoient fait sentir
être, prévenus. Les mouvemens
de force. L'exécution
la partie de P'ouest éclatèrent avec de plus et d'autre avec une
et accepté part
à la
d'un concardatproposé i
manquer d'ètre violée
égale mauvaise foi, ne pouvoit
: un meurtre commis
occasion qui sen présenteruit
reprepremière -.
et vengé aussi-tôt par
dans une rixe sur un mulatre,
aux hommes desdeux
servit de sigual
sailles sur un blanc,
ville
aux armes,et
Ventroigonaeedanha
couleurs pour courir
Les
furent les plus
-
même du Port-au Prince. mirent sang-mélés le feu au quartier qu'ile
foibles et forcés de fuir. Ils
leur retraite ; quatre cents
venoient d'occuper pour couvrir furent consumées par Pinmaisons et des richesses immen-es bien de la peine à défendre le
cendie, dont les blanés eurent Les fuyards s'arreterentyse
reste de cette ville malheureuse,
peu après des renréunirent dans un liéu str, et reçurent s'ebraila et manifesta
farti-cnmitiérables. Totite leur caste On vitalors se railier
les plus terribles projets de vengeanice. du Port au-Prince 7
àeux quelques quartiers des enrirons montrés autrelois les endont lès habitans blancs sétoient t les partisaus les
nemis jurés de l'assemblée ginérale habitans, dont, les princ
plus zélés du @auvernenent C:s étrangers aux proiera
paux n'étoient wrnisemblablement pas
0 2.
ables. Totite leur caste On vitalors se railier
les plus terribles projets de vengeanice. du Port au-Prince 7
àeux quelques quartiers des enrirons montrés autrelois les endont lès habitans blancs sétoient t les partisaus les
nemis jurés de l'assemblée ginérale habitans, dont, les princ
plus zélés du @auvernenent C:s étrangers aux proiera
paux n'étoient wrnisemblablement pas
0 2. --- Page 230 ---
(212),
troubles, A acceptérent le
sous prétexte
concordat, et se
qu'il ne Jeur restoit
réunirent à eux 9
server leur existence et leurs
pas d'autre moyen de préune masse connue
propriétés. Cette réunion forma
jaune ,. dont T'objet depuis secret sous le nom d'armée blanche et
étoit de
Prince, dont les courageux
soumettre le Port-aufidèles de Tassemblée
habitans étoient toujours les amis
proche tous ses partisans. coloniale 2 et d'anéantir de proche en
Saint-Marc,
Les mulàtres
, qui leur fut livré
les s'emparérent alors de
le parii opposé, quiy avoit dontiné par. volontaires, et d'ou
obligé: de fuir pour échapper à la jusqu'à cette époque, fut
de ceux qui lavoientappellé. vengeance du vainqueures
Cette nouvelles
secousse se fit
quiavoit joui d'un calme constant, Faentirjaenorla partie du sut,
théâtre des mémes horreurs
etqui devint à son tourle
vert' de ruines les malhetreuses qui avoient ensanglanté et coulâtres y lexerentegalement
plaines du nord. Les mu-.
vérent des
Tétendard de la rebellion soule- a
ou leur esclaves, et portèrent le, fer et la
,
fureur put atteindre. Ils
flamie par-tont
Jérémie et quatre paroisses
dévastèrent le quartier de
arrêter leurs progrès destructeurs envinonnastesyavant qu'on pdr
s'abreuver de saug et
; et ils purent à loisir
par des traits de férocité assouvir.Ja rage qui les transportoit
Marchant sous les
que Pesprit se refuse à croire.
avoient adoptés
mêmes emblèmes que les mulâtres
imaginérent d'attacher par-tout pour leur signe de ralliement, ils
Jears.
les oreilles des blancs
chapeaux, 1 en guise de cocardes : mais massacrés à
auquel an.ne voudroit
voici un trait
reurs. n'avoient été pas ajouter foi si de semblables horvues aillenrs. Ils
une femme enceinte
stirprirent chez elle
un arbre, lui ouvrirent madameSejourmné le
? ils Patrcherenia
par des
sein, et firent dévorer son fruit
cochons, aux yeux de cetteinfortunée
expirante ! --- Page 231 ---
(213) )
et
à eux-mémes,
Les habitans de ces cantien,ptiahasas d'ailleurs, 1 mais trop foibles
nej pouvant Ceperndiraaeseunare eurent recours à un expédient
pour résister seuls au torrent, d'autres lieux : ils armèrent
qu'on avoit craintdongloyer en esclaves, dont ils excicertain nombre de lcurs propres
d'une réun
le zèle.et le courage par l'espoir
tèrent efficaccment
qu'ils en Recevroient:
compense proportionnée aux services ils tombèrent vigon2
Soutenus par ces nouveaux etils guertiers, arrètèrent ses progrès.
ndiraaeseunare eurent recours à un expédient
pour résister seuls au torrent, d'autres lieux : ils armèrent
qu'on avoit craintdongloyer en esclaves, dont ils excicertain nombre de lcurs propres
d'une réun
le zèle.et le courage par l'espoir
tèrent efficaccment
qu'ils en Recevroient:
compense proportionnée aux services ils tombèrent vigon2
Soutenus par ces nouveaux etils guertiers, arrètèrent ses progrès. reusentent sur l'ennemi
sion edreuailleurs recours,
On ent évité bien des malheurs, lâche qundesoirlinre à luiRien n'est plus
révoltés n'attaà cet expélient: fht leur nombre, jumais les
Pon
même. Quel que
faveurdes bois etdes lalliers,on
quoient lesblancs qu'àla l'explosion de leurs armes." Jamais
ne les soupconnoit que par
dans) la mélée; ilsetenvicat
leurs chefs ne se comprometioient animant les combattans par
constamment hors de portéc, Pexemple del la fuite des.qu'ils
leurs cris, et donnant toujours Mais le noir qui combat à
voyoient Pennemi s'avancer... n'est plus le même
côté d'un blanc, et sur-tout de son maitre, ardeur infatigable s'emune noble émulation et une
et n'abandonhoiame;
fera tout ce qu'il verra faire, 1
parent de lui ,il
Tel negre qui-par l'inconstance
nera jamais son compagnon. et du pillage 1 propre à son espèce: 2
et Pamour du désordrs leur eit fait une guerre cruelle, si
s'est réuni aux brigands, contre eux. C'est un dogue qui ne
on eut eu Pidée de Parmer
l'a.lversaire qu'on lui
demande. qu'a: combattre, n'iunporte
est tlerésultas
présente. Sa làcheté au milieu de ses semblables plus ou moins les
de la peur.de la mort, qui caractérise à côté du blanc dérive, propeuples sauvages. Son courage
de sa supérionité
bablement de l'opinion fortermentampeimée qui lui paroitroit certain. etde sa prudence à éviter un danger enfans qui mélés parmi des
En un mot, les noirs sont des
--- Page 232 ---
(214)
hommea, sont capables de manifostcrile
et qui, fuiroient, s'ils étoient
plus mâle. courage 9
seuls. (Décembre 1791) L'étenduc de la colonie offroit
tous ses pointsle spectacle
dans
guerre accompagnée de toutes depdensbic-tesuiscntisas les
etd'une
trouver, dans son
calamités Desespérant de
propres sein un remede àtant de
elle
avoit les yeix tourné, vers la mère
maux,
ment. son assistance. Des #3
patrie et imploroit triste:
secours dhonmess d'argent et de,
munitions, annoncés depuis losg-temps,
et unique espérance (1). On vit' arriver formoientsa dernière
environ trois mille hommes
au Cap, Par parcelles,
qu'une tempéteavoit
mer. Une.force aussi considérable,
dispersés en
d'élite, > auroit di
et'composée de trompes,
opérer un grand changement dans la
tion d'un Fays réduit jusqu'alors à
situase défendre. Maistels
ses. propres. moyens pour. hrentiesaimngosene, pris parleschefs
militaires, que ces secoirs, arrivés
comme absorbés dans la totalité de la successivement, furent
colonie, et qu'on n'ob
(1) Des commissaires de l'assemblée coloniale
voyés en France pour en presser l'envoi;
avoient été enChevalerie ef Brulley.
la
tion d'un Fays réduit jusqu'alors à
situase défendre. Maistels
ses. propres. moyens pour. hrentiesaimngosene, pris parleschefs
militaires, que ces secoirs, arrivés
comme absorbés dans la totalité de la successivement, furent
colonie, et qu'on n'ob
(1) Des commissaires de l'assemblée coloniale
voyés en France pour en presser l'envoi;
avoient été enChevalerie ef Brulley. Je
entr'autres' Bacon de la
me plais à citer-ce dernier, moins
rapport àla part qu'il put avoir dans les intrigues
par
commeu un homm-dontles (alens et les recherches coloniales, que
des temps p'us heureux 'et plus tranquilles,
eussenrpu,dans
colonir de
concourir à' rendre la
Saint-Domingue encore plus florissante. C'estlui
premier tenta d'utiiser les.t terreins peu fertiles
qui le
nopal et de la cocheni'le. Ses"
par la culture da
mens qu'i mérita,aurciont pfemiors.scciz,ret les encouragesans doote occasionné l'accroissement
rapide dercette.n nourelle brancheide richesses
swehrantecroljkined
coloniale, et Brulley
vaux, la France d'un, desp'usonéreux daffranchir, parsonexemple et ses trager, si dès circonstances
triburs qu'elle paie àl Tétranmalheureuses n'étoieut venues interrom
precequ'il avoit si bien commencé. --- Page 233 ---
(215)
d'amélioration dans son sort, niancune diminutiox
aerva pas
étoit accablée. Leur emploi fut une noudes maux dont elle
le
et l'assemvelle source de discussions entre acharnés gouvernement à se nuire et à se conblée coloniale, éternellement Elle obtintavec peine qu'un bataillon
tranjerdcignoguement.
seconder l'énergie 'coura-
(de Provence) seroit envoyé pour et toutlereste fut dide la partie du sud ;
infinité
geuse@eslabine détachemens, qu'on dispersa dansune
visé en petits.
de ces braves
dc camps mal sains, où la plus grande partie devinrenten
soldats, qu'on ent pu employer plus utilement, de l'inaction
de temps victimes d'un climat dévorant,
l'oipeu
le libertinage et
et de tous les maux qui accompagnent
siveté.
quanid même T'emploi en eût été saLa forcearmée seule,
suffi
mettre un terme aux
gement ordonné , n'ent pas
pour
été et étoit
mmalhenrs de la colonie, , dont la vraie sonrcenvoit Tinterdans les divisions intestines. Il n'yavoit que
encore
pat opérer ce changement desi-.
vention de la métropole qui
vive.impatience qu'elle
rable; et l'on attendoit avec la plus
de réudes hommes revêtus d'une autorité capable
y envoyàt
d'enchainer la malveillance
nir les esprits bien intentionnés,
qui divisoient
et de débrouiller lechaos des intérêts opposés arrivèrent à
la colonie. A-I pen- - près dans le même temps civils, Mirbeck,
SaintDomingue lcs commissaires nationaux
Roûme de Saint-Laurent, hommes capables
Saint-Léger, et
talens d'opérer le plus grand bien,
par leurs lumières et leurs
leur eussent permis de ma-.
si leurs affections particulières
qui
nifester la plus exacte impartialité, 2 et.cette impasibilité des
caractériser les hommes charges d'ètre' Porgane
devroit
coluniale fit concevoirlesplus
loix. Leur début à Passembléc
être d'abord leur
heureuses espérances; ; mais quelque parnt dans la colonie n'inaccord avec les autorités, 1 leur présence
0 4
par leurs lumières et leurs
leur eussent permis de ma-.
si leurs affections particulières
qui
nifester la plus exacte impartialité, 2 et.cette impasibilité des
caractériser les hommes charges d'ètre' Porgane
devroit
coluniale fit concevoirlesplus
loix. Leur début à Passembléc
être d'abord leur
heureuses espérances; ; mais quelque parnt dans la colonie n'inaccord avec les autorités, 1 leur présence
0 4 --- Page 234 ---
(216)
flua en rien sur les
calanisaansquelle elle
en proie : Paudace des brigands
étoit toujours
et devenir plus
parut au coutraireredoubler
plnsactive. Ils affectérent de ruiner anx
rons du Cap tout ce quiravoit
enviVainement les
échappé à leuri première fureur.
delesf faire
commissaires civilsie essayèrent, sous
rentrer dansle devoir,
prétexte
getestenthienrifemtuse
d'entamer des négociations
chfes
de la villeentre euxet les
des révoltéss' mais sans aucun' succès. Le principaux
resta même inconnu, pour tout
résultat en
civils, dont le silence
autre quie les commissaires
si
singulier, sur un point qui intéressoit
esssentiellement la
tentions
colonie, 7 jetta du louche sur leurs
et. sur les dispositions qu'ils- avoient
ind'Europe, relativenient au régime colonial et à apportées
qui en étoit la base.. Ces pour-parlers
P'esclavage.
à la, délivrance de
dounèrent pourtant lieu
donnèrent la liberté quelques prisouniers auxquels les noirs
: miis leurs ravages
(Janvier 1792 ). Cefut à cette à
recoinmencèrent,
audacieux, et ne se bornant
époque, que devenus plus
plus à exercer
dages dans des lieux ruinés et
quelques briganrien à leur avidité pour le désertsyqui n'offroient plas
tueuse lémérité
pillage, ils eurent la présompd'attaquer la ville même du
sèrent de nuit les marais
Cap. Ils traverentre elle et le poste du haut qui l'environnent, et se glissèrent
les approches:ils
Gap, établi pour en, défendre
del'enceinte
fondirent sur Vhopitalmilitaire, situé hors
dela ville , yégorgerent plusicurs
auroient tout immolé si uner garde de douze malades., et
giment du Cap, n'edt par sa vigoureuse
hommes'du réplusgrand nombré le
de,
résistance donné au
temps se sauver. Les brigands s'em-.
parèrent d'une battcrie ( de Belair) que la garde,
de quelques hommes de couleur, leur
composée
gèrent les canons
abandonna : ils en dirisur la ville, qui en essuya plusieurs
Des hommes plushardis eussent tirer
coups.
pu
un grand parti de
malades., et
giment du Cap, n'edt par sa vigoureuse
hommes'du réplusgrand nombré le
de,
résistance donné au
temps se sauver. Les brigands s'em-.
parèrent d'une battcrie ( de Belair) que la garde,
de quelques hommes de couleur, leur
composée
gèrent les canons
abandonna : ils en dirisur la ville, qui en essuya plusieurs
Des hommes plushardis eussent tirer
coups.
pu
un grand parti de --- Page 235 ---
(217.):
: mais ils n'attendirent
lalarme vive qu'ils occasionnèrent détachemens envoyés pour.
même l'approche dés pegmiers etuu petit nombre , arrêtés
pas
Ils se dispersèrent; ;
attelier fidèle,
lesi repousser.
par les noirsid'un
I dans leur fuite précipitée
qui, n'eut de funeste que
les frais de cette aventure,
paya Peffroi qu'elle avoit occasionné. rebellion causoit en d'autres
Malheurensement l'esprit de
insturrection nouvelle se
endroits des.maux plus réels. Une
en arrière
du Port-de-Paix,
manifesta daus, la dépendance les
de la première;
formées pour arrêter prngrés du
des lignes
des mêines circpastances , meurtre, vit
ellefut accnmpagnée
et là comme ailleurs, on
du pillage et de l'incendie; ; libres à la tite des esclaves réfigurer des hommerde coulear
de Terre-Neuve, du
voltés. Les quartiers du Miastique ,
pories du-miole
Gros:1 Morne et deJran Rabel 1 jusqu'aux couverts de ruines,
furent
Saint-Nicolas et du Port-le-Paix, blancs etdes noirs qui senet offritent le même spectacledes briser les fers. de Pescla arage, 9
tr'égorgevient, : ceux- ci pour
ou pour empecher
les forcer'de les reprendre,
les autres pour
leur exemiple de se propager.
ressembloient véritaLes infortunes de Saint-Doningue tête. coupée donnoitle
blement à Thydre de Lerne, dont une à ruiner les espénaissance à cent autres; et tout tendoit instant 'sur le retour de
avoit osé fonder un
rances qu'on
de la colonie wavoientjamais
Pordre et de la paix. Les plaies Varrivée des secours de France 7
été plus profandes qu'après compté pour y porter ut remède
etdé ceux sur qui on avoit les forces sealesde la colonje
efficace. Quelques quartiefs délivrés quie du brigandage 1 et: dont
avoient dans le principe commnencé à opérer le rétablisune heureuse activité avoit
que jamais aux incursement; se virent alors plus exposés les travaux, et los. -
sions des brigands, qui frent suapendre
ours de France 7
été plus profandes qu'après compté pour y porter ut remède
etdé ceux sur qui on avoit les forces sealesde la colonje
efficace. Quelques quartiefs délivrés quie du brigandage 1 et: dont
avoient dans le principe commnencé à opérer le rétablisune heureuse activité avoit
que jamais aux incursement; se virent alors plus exposés les travaux, et los. -
sions des brigands, qui frent suapendre --- Page 236 ---
(218
menacèrent de lesruiner une seconde fois. Los
de l'épidémie insurectionnelle.
tristes effets
faire sentir, dans les lieux où lés commençoient même à se
nétré. Les atteliers
révoltés n'avoient point péy.étoient restés d'abord
chés à leurs devoirs, soit
paisibles ctattamouveméns seroient'
qu'ils crussent-que les premiers
attendre
bientôt réprimés - 2 soit qu'ils
l'issue de Ces commotions : mais
vonlussent
ques mois, ils. virent linutilité des efforts quand après quelles révoltés, les noirs
tentés pour réduire
qui continuoient de
pour leurs maitres, faisoient tristement
travailler ençcore
sort'avec celui des
la' comparaison de'leur
de toutes lés douceurs brigands, qu'ils se peignoient
de la liberté. D'autres
jouissant
peut-être à trahif leurs maitres,
moins disposés
des
étoient rebutés par le
camps, où on les employoit aux plus rudes"
service
travaux (1),
(:) Les habitans que leurs travaux
dans Tusage desef
retenoient chez eux, étoient
et de faire faire, fairesuppléero à
dans les campsé érablissurles lignes,
(des perirs blancs) prix d'argent, leur service par des
quie les
hommes,
leurs métiers de charpentiers, circonstances empéchoient d'exercer:
leurs le tumulte.et la vie des maçons, etc. etc. etc. età qui d'ailguerriers; que lamour'du
camps convenoit par gott. Ces
fortes, dont les
pillage et la facilité d'avoir des
postes étoient abondamment
liqueure
àcet état, se répandoient
pourvus, attachoient
blissemens que les brigands par-tout, acheroient d'incendier les étade leur ôter toutes leursretraites: n'avoient pas détruits , sous prétexte
de tout.cequi leur tomboit
Ils s'emiparoient généralement
chevaux. et
sous la main, et principalement des
desmulets, la grande douleur des
tans incendiés, qui se voyoient enlever leurs malheureux habiLaspreneura appelloient cela faire'des
dernières ressources.
trafiquoient comme si c'eàt été la
prises sur les brigands, et en
plus légitime. Bientôt
propriéié la' mieux acquise et Ja
colons que les brigands ces Hommes devinrent aussi terribles aux
la
noirs, dont.on neles distingua
qualification de brigands blancs.
plusquepar
, la grande douleur des
tans incendiés, qui se voyoient enlever leurs malheureux habiLaspreneura appelloient cela faire'des
dernières ressources.
trafiquoient comme si c'eàt été la
prises sur les brigands, et en
plus légitime. Bientôt
propriéié la' mieux acquise et Ja
colons que les brigands ces Hommes devinrent aussi terribles aux
la
noirs, dont.on neles distingua
qualification de brigands blancs.
plusquepar --- Page 237 ---
(319)
par des.
étoient traités sans aucun ménagement et à qui il
et ou ils
sujet fulele;
le prixd'un
ouhommes qaiignsroienr
à bout. Ces dispositions
pen de les' pousser
insensibler
importoit
à la seduction , et allumoient et secret
vroient Jes esprits de T'esclave nn desir extrème
faiment dans le coeur
dont son imnagination lui
d'aller partager des donceurs Delà la désertion de quelques susoit une peinture exagérée. entiers : henrenx encore, , quandila 5
d'atteliers
maitres
jets, et souvent
de leurs
pasleur faitejarlemeuved
l'inne couronmoient
de féracité qui signalarent
Parmi des traits nombreux briller cependant quelqucsans
enrectiandegsirsse cn en vit
leurs devoirs et pour.
et d'une fidélité pour
si
d'un attacliement
verroit peut-être pas d'exemple
donton ne
ou de
leurs, maitres,
retenus dang les bagnes' d'Alger
lcs esclaves blancs,
leurs cha'nes. Parmi ceux qui
Tunis, parvewoient à briser
ont résisté aux suggestions
sont/ connus, d'attcliers qui
Un petit
me
des brigands, je n'en citeraiqu.mn.
au
et aux menaces
noirs, de lhabitation Gélibert,
attelier de vingt-cinq
révoltés squisoulurent les forcer
Margot, reçut une visitedes
nègre de vingt-deux ans 1
commandenr, jeune
tomberent
à les anirre:le
iLavoit donné le mot,
ct quelques antres auxquele
en
sept, et
:
asommèreat
suri les premiers à coujs de hones ft la fidélité de ces noirs,
enfuite, Qnelle que
donna seulement
mirentlereste leur confier des armes à feu; on
tirer
on n'osa
balles an commandeur,. pour
fusil sans
les
un mauvais
Ceux'ci viennent
des brigands.
l'alarme à l'approche
fois : l'attelier se retranche
attaquer en force pour la troisième
sa vigoureuse résisdans la maison , et donne le temps 1 d'actourir par
à son secours.
blancs
tance, à nn détacligmentde libre, eta décoré d'une médaille
fut déclaré
les
Le commandeur Fassemblée coloniale pour récompenser
instituée par
belles actions de ce genrer
ux'ci viennent
des brigands.
l'alarme à l'approche
fois : l'attelier se retranche
attaquer en force pour la troisième
sa vigoureuse résisdans la maison , et donne le temps 1 d'actourir par
à son secours.
blancs
tance, à nn détacligmentde libre, eta décoré d'une médaille
fut déclaré
les
Le commandeur Fassemblée coloniale pour récompenser
instituée par
belles actions de ce genrer --- Page 238 ---
(2 220 )
(Février 1792). Il ne' régnoit pas un état
moins malheureux parmi
plus calme et
à avancer le. terme de' ceux qui étoient le plus intéressés
tant de. maux: là
ras à secouer
discorde ne tarda
blée
sesserpenssur les commissaires. civils et l'assemcoloniale., et f'on'vit bientôt une : lutte, de.
s'élablir etitre ces diverses
pouvoirs
monie
autorités, dont l'accord et PharLa importoient si essentiellement au sàlut de la colonie..
puissance dansbornesdlontles commissaires
rent étre'revêtus,
civils prétendi-
, et.que Mirbeck lui-même qualifia du nom
imposant de Dictature
Joniale. Accoutumée suprême 2. réveclta l'assemblée cod'être bientôt
à tout voir plier sous elle, humiliée
réduite à un, rôle secondaire, elle se montra
disposée à tout sacrifier pour la défense d'une
dont il ett été plus sage de suspendre
prérogative
des temps plus calmes; Les
l'exercice jusqu'à
Jeur règre
intrigans qui craignoient de voir
fioir ne manquèrent Pas
un peuple aveugle, s.furieuxet
d'agiter, de soulever
Anx discussions
dévoné à leurs ressentimens.
plus scandaleuses. succédèrent l'animosité et les scènes les
vilir
On ne put douter du projet formé d'alacommission natiouale,qui avoit
celui d'user de son autorité
manifesté un instant
à laquelle ils attribuérent pour suspendre une assemblée
fligeoient la colonie. C'edt ouvertèment les maux qui afsi, dans de telles
été peutétrele parti le: plus sage,
circonstançes, ce, coup d'antorité eût été
praticable. Deruislongstempse des hommes sages étoient d'avis
gn'elle s'ajournit,et s'efforgnient de lui en démontrer la.
nécessité. Mais elle avoit bu dans la coupe enivrante du
pouvoir, et chaque instant avoit augmenté son acharnement
contre un ennemi qu'elle avoit juré de
son entier. aréanti-sement. Pour
poursuivre jusqu'à
fin à toute discussion
couper court',et mettre
sur ce point,, ses membres se lièrent
par le serment de ne se séparer qu'après l'achèvement de
'elle s'ajournit,et s'efforgnient de lui en démontrer la.
nécessité. Mais elle avoit bu dans la coupe enivrante du
pouvoir, et chaque instant avoit augmenté son acharnement
contre un ennemi qu'elle avoit juré de
son entier. aréanti-sement. Pour
poursuivre jusqu'à
fin à toute discussion
couper court',et mettre
sur ce point,, ses membres se lièrent
par le serment de ne se séparer qu'après l'achèvement de --- Page 239 ---
221)
posé
dont elle n'avoit pas encore
coloniale,
la conetitution
base.
n'étoient
la preunière
civils eux-mèmes
(Mars 179a):Les commisoaires exciterlla multitude, on
Pour
au-dessus du reproche.
n'eurent pas assez
pas du louche sur leurs intentions, qu'ils de
des. soupjeta
et on s'efforça
répandre
à
le soin de justifier,
Je n'oserois pas prononcer
sur- leurs projets.
avec justice les
çons graves étoient fondés ; mais on- peut
point ils
sorte d'exercer
quel
Chargés en quelqus
1 ils
accuser de partialité.
entre divers partis
les fonctions de juges intègres
celui qu'il ent été
d'assez de inénagement pour
trop
n'osérent pas
montrèrent
important de ramener par la penaion,er frveur de celui dont ils
ouvertement leur prévention en
Trop pressés de
sévèrement la corduite.
eussent da scruter
particulières, 1 ils soutibuèrent
manifester leurs affections
entre des esprits qu9l étoit
peut-etre à. augmenter Paigreur de concilier. Dans leur vie
de leur devoir, par dessus tout, - assez les yeux sévères du
ils ne respectèrent pas
etix-mémes et. les
privée,
pas assez
peuple, ils ne se. respectérent étoient révêtus; énfa,slumawe
fonctions vénérables dont ils
V
de tenue et de formeté. 2 X0
coloniale jouise
quèrent
les détracteurs del'assemblée
La faveurdontl
civils, W'empécha pas, ou platot
soientauprès des commissaires éntre ses partisansetler gouver
donna lieu iàd desscones violentes
Blanchelande ne
Peu s'en fallut que Timnpesticbatle
par ne
nement.
populitie, occasionné
devintla victime d'un mouvement
pas de
incident, dont les agitateurs ne manquèrent
de
un léger
humblement au milieu
tirer parti. Forcé d'aller se justifier dont la fureur étoit à SOTL
l'assemblée colaniale1e peuple,d
1 gu'il fAt
demanda à grands cris 1 en sa, présence sur tons
comble,
pour y être jugé
embarqué et envoyé en France; Cet orage n'eut- pas" de
les crimes qui lui, étoient imputés.
incident, dont les agitateurs ne manquèrent
de
un léger
humblement au milieu
tirer parti. Forcé d'aller se justifier dont la fureur étoit à SOTL
l'assemblée colaniale1e peuple,d
1 gu'il fAt
demanda à grands cris 1 en sa, présence sur tons
comble,
pour y être jugé
embarqué et envoyé en France; Cet orage n'eut- pas" de
les crimes qui lui, étoient imputés. --- Page 240 ---
(3s3)
suite, et Blanchelande, qui avoit su en cette
Ia. bouche à ses accusateurs,
eccasicn fermer
même
, devenu plus fort par le
qu'il avoit courui osa parler plus hautet voulut danger
valoir les' prérogatives de's sa place dans toute
faire
21 prétendit que la ville du
étoit
leur'étendue.
dans Pobjet de
Cap,
en état de siége ?
s'inveitir de tout le pouvoir que les décrets
délèguenten paréil cas au commandant d'une place de
Certes,.ce prétexte paroissoit
guerre.
voit ahieux
les
plausible 2 et. rien ne le
que soins que les habitans du
proinoient pour se mettre à, l'abri de
Cap se dond'un' ennemi
toute surprise de la part
qui portoitla dévastation et la.mort
pied, de leurs remparts. Blaschelande,
jusqu'au
aidé. par les amis
qutlawsitdanelesein: même del'assemblée
dui arracher une déclaration
coloniale, voulut
en: conformité (A) smais elle
F
()lya avoit aussi dans Tassemblée coloniale
un côté gauche,
un côté droit et'
embrassé 1: la
également zélés pour le parti dont ils avoient
défense..
A tout considérer,
vide' de sens que fàt le mot pitriorisme,
quelque vague et
Domingue, ce n'est pas -sans quelque sisouvent répété à Saintles deux partis
fondement qu'on qualifoit
depatiotes et d'aristocrates, et qu'ils s'appelloient
réciproquement ainsi, comme. pour. s'injurier.,
S'il
ni, pouvoit y avoiriréellement des
n'y avoit
quil existoit bien certainement premiers, il est incontostable
desseconds. Les choses en étoient
méme au point qu'on déclaroit assez
sur ce point. On peut bien dire, euvertementenquion sa'ns crainte d'être pensoit
ealomnie, que Cc qu'on a ppelloit autrefois la classe choisie repris de de
colonie, ct les' agens du gouvernement;
la
de foi à l'infaillibilité de là
croyoient comme article
contre-revelution, et soutenoient
visoirement ce dernier? Blanchelande disoit à qui voaloit l'en- protendre, que la révolutioa étojt semblable à un
pour ne plus reveniri; et, relativement aux immenses outagan.quipaste; prépararifa
des puissances Aurangeres,ilidisgita : Les Français sont braves,
de de
colonie, ct les' agens du gouvernement;
la
de foi à l'infaillibilité de là
croyoient comme article
contre-revelution, et soutenoient
visoirement ce dernier? Blanchelande disoit à qui voaloit l'en- protendre, que la révolutioa étojt semblable à un
pour ne plus reveniri; et, relativement aux immenses outagan.quipaste; prépararifa
des puissances Aurangeres,ilidisgita : Les Français sont braves, --- Page 241 ---
(s23 )
délibération, eMs
pénétra sce vues; et après une longue de
la rehonorer du nom guerre
arrèta, que ne pouvant
leurs maitres , la ville du
bellion de vils esclaves contre
de trouble.
Cap n'étoit seulement qu'en.diat
discussions,
(Avril 1792). Témoins de ces interminables à démeembrouillérent plotôt qu'ils ne contribuèrent qu'ils
qu'ils
civils manifestèrent ouvertement
ler, les commissnires du salut de' la colonie, et se dispodésespéroient désormais
infortine. Mirbeck repassa en
sèrent à Vabandonner à son
Rodme, qui sedelaissant au Cap son collègue
iût
France 1
Celui-ci, plus fir et plus insinuant,
termina à-rester:
une
, s'il's ser fhc
peut-étre seul à opérer pacification.
la
parvenu
dont 'on soupoomtoit
appligué à justifier ses intentions, calmer la défiance quil avoit
pareté, et s'il eit cherché à
coloniale, qui n'espéroit
également provoquée. L'assembléc lui lier les mains, et prit sur ells
rien de lui, se hâta de
dissoute par l'absence" de
déclarer la commission nationale Saintlegerstjpurdolt
qui la composoient.
deux des.membres
dans la partie de louest. Environné
depuis quelque. temps
posséder toute sa fal:
d'hommes de couleur qui paroissbient
sontaussi, et lés Russes les" battent par-tout...
mais les Turcsle.
se montroient à Jeur manière
Les petits blancs, 9 au controire, étoient dirigés par des menebrsqui,
sélateurs de lu révolution, et circonstances, se bâtoient d'ea
ne croyant, qu'a T'opportunté dés leur ambition et leurs. .venprofiter pour satisfaire leur cupidné, difficulté, c'est, que. ces
1l n'y avoit qu'une perite le
del'admisgaances.
eroledcintraitablas sur chapitre
prérendus patriotes couleur libres à légalité politique, et appesansion deshommes de
derisclarage. Les arstocrates, au
tissoient plus qu ue jamaisi lejoug
avoient depuis sJong" teinps
eontraire, , maitres dous et humains,
main fraternelle aurangadin.peiqee
pris 1epanidotendisines freres ou cousins naturels.
sous leuro enfans,
le
del'admisgaances.
eroledcintraitablas sur chapitre
prérendus patriotes couleur libres à légalité politique, et appesansion deshommes de
derisclarage. Les arstocrates, au
tissoient plus qu ue jamaisi lejoug
avoient depuis sJong" teinps
eontraire, , maitres dous et humains,
main fraternelle aurangadin.peiqee
pris 1epanidotendisines freres ou cousins naturels.
sous leuro enfans, --- Page 242 ---
(224)
veur, ses opérations restèrent
elles inspirerent de justes allarmes. secrètes, et par cela seul
Marc pour. France, silenfant
Il s'embarquia à Saintavecde grandes
croire les bruits vulgaires,
pas été neutre dans les
de n'avoir
Rererantraaenread
nouvel.es conyulsions
térent. ces contrées.
quiensanglanLes hommes de couleur libres de
les partisans du gouvernement
Touest,. coalisés avec
Saint-Marc, dirigerent
et qui s'étoient: emparés de
avoit été forcée de foir leurs efforts contre la. faction qvi
à leur
et
fugiée dans les salines de PArtilonite appruche, qui s'étoit res'y fortifier,.de
7 dans Tobjet de
s'yeréunir en plus grand
taquer à leur tour un ennemi dont les nombre, et d'atproportionnées les avoient forcés de forces plus que disdérachemens d'Artois et de
cédér. Soutenus par les
muis défendoient vaillamment Normandie: qui depuis six
attaques
la partie du nord contre les
relevés multipliées des brigands, et qui renoient
pour retourner au
d'ètre
fortune, malgré
Port-au-Prince, ils, osèrent tenteri
l'inégalité du nombre. Mais leur
geuse. confiance mêie les trahit: ils tombérent
courasement dans une embuscade oùi ils
malheuren-:
Un petit nombreséulement
périrent presque tous.
et alla chercher
échappa aux con ps de:
les
un refuge au Cap et au Mole, ou l'énnemi,
révoltés du nord. Les sang- mélés
combattre
tables par leur nombre' ct!
leurs
3 devenus : redoudésormais d'ennemi à
par
succès, n'avoient plus
s'cccupoient
combattre dans ces quartiers, et ne
qu'à poursuivre ceux des habitans
d'avoir soutenu le parti contraire. La contrée sourconnés fut
déserte,t plusieurs habitations furent rasées. Mais bientôt
mêne qui dirigeoient secrètement les
ceux-ià
lâtres. 9: intervinrent pour arrèter leur mouvemens, des mule calme et la paix. Fontanges; vengeance. et ramener
qui commandoit le cordonde
ient plus
s'cccupoient
combattre dans ces quartiers, et ne
qu'à poursuivre ceux des habitans
d'avoir soutenu le parti contraire. La contrée sourconnés fut
déserte,t plusieurs habitations furent rasées. Mais bientôt
mêne qui dirigeoient secrètement les
ceux-ià
lâtres. 9: intervinrent pour arrèter leur mouvemens, des mule calme et la paix. Fontanges; vengeance. et ramener
qui commandoit le cordonde --- Page 243 ---
(225)
lui-mème à PArtibonites ,, ctde sa
de Pouest accourut de.
les vainqueurs pour un noupropre autorité il stipula avec c'étoit le même présenté ete acou putot
chassés de leurs
veau concordat,
fois. Les infortunés
en
cepté pour la troisième heurcux d'y pouvoir rentrer
foyers, se trouvèrent trop clause portoit toujours, la supPacceptant. La principale coloniale actuelle, pour en former
pression de Tassemblée
couleurs indistinctement, ct.le
une autre composée des deux
Les hommes de cou=
de toutes les autorités. constitutiounel. du
renouvellement opiniatrement le décret
leur rejettoient
s'attacher qu'à celui du 15mai 17917
24 septembre pour.ne
officiellement dans lar colonie.
qui n'avoit jamais été envoyé les blancs mêmes de ce qui
Ils étoient mieux instruits que sein de l'assemblée legislaalors en France 1 au
de tout
se passoit succédé à Vassemblée constituante,et
tive qui avoit
leur faveur.
ce qui s'y faisoit en
active entre leurs chefs à
Il existoit une correspondance leur frère et leur zélé defenSaint-Domingue, et Raimond Brissot, , les Pétion, les Grésoutenu par les
seur en Frânce,
lettres furent intercéples- Robespierre, et quelques
d'argoire,
contenoient des demandes préssantes exitées, qui toutes
leurs défenseurs en
gent; non, disoit Raimond, falloit que rien négliger pour stigeassent, mais parce qu'il ne souviens d'avoir été, en 1790,,
muler leur zèle. . .Je me du même Raimond, conteprésent à Ja lecture d'une lettre frères a'Amérique, pour
nant lei plan qu'il Lenvoyoit à ses de six millions à enformer entr'eux un 'don patriotique afin de la disposer en leur
voyer. à Vassémblée constituante, chargé de recevoir cettes somme
fayeur. Lesdroits de Tenvoyé
oubliés. J'ignore si le don
à Saint-Domingue, n'étoient pas
réellement à son
eut lieu, et s'il fut appliqué
souvent.
patriotique sais bien que Raimond gourmandoits
ebjet, niais je
P
envoyoit à ses de six millions à enformer entr'eux un 'don patriotique afin de la disposer en leur
voyer. à Vassémblée constituante, chargé de recevoir cettes somme
fayeur. Lesdroits de Tenvoyé
oubliés. J'ignore si le don
à Saint-Domingue, n'étoient pas
réellement à son
eut lieu, et s'il fut appliqué
souvent.
patriotique sais bien que Raimond gourmandoits
ebjet, niais je
P --- Page 244 ---
(226 )
ses compatiotes sur leur indifférence et
enroyer ce qu'il demandoit.
sur leur tiédeur à lui
Soit certitude dugaindeleur
par leurs succès OLL violemment cause, soitqu'ils fussentenflés
tendoient au même but, les choses excités par des hommes qui
que , quelque détermination
en étoient venues au point
prise alors en leur faveur, les que l'assemblée coloniale edt
avec mépris, et n'eussent voulu- sang-mélés eussent tout rejetté
Toutes les paroisses de la
rien tenir d'elle.
Portau-Prince,
partie de l'ouest, alexception du
de quelque acceptérent le concordat, et parvinrent à
tranquillité. Une grande partie de celles jouir
pressées entre les noirs révoltés' et les
du nord,
venoient de se passer du côté opposé scènes sanglantes qui
la nécessité et à T'espérance
les , cédèrent également à
de leurs ennemis, les seçondoient que sang-mélés, débarrassés
merles esclavesi insurgés et pour
puiscamment pour répriétoient du moins les
détruire le brigandage. Telles
vantésdep pouvoir promesses de ces derniers, qui s'étoient
toutfaire rentrer dans l'ordré à leur volonté,
(Mair7g2 ). Cette détormination
menacer un instantiexistrnce de Passemblée presqu'unanime parut
parlahautement de concordat dans le sein
coloniale. On
du Cap, et l'on osa espérer de l'y faire
même de la ville
naturel que les adversairesde
accepter. Il étoit tout
Passemblée s'en déclarassent
partisans, et: qu'après tant de tentatives
les
chassent à Cette nouvelle lueur
inutiles, ils s'attad'espérance
pouvoir la dissoudre. Mais
qui s'offroit de
de jour en jour les malheurs quelque pressans que devinssent
extérieurs, les circonstances
a'svoientétjamais; moins favorablesal
Outre les petits blancs qui formoiènt.la l'exécution de ceprojet.
population blanchedn Cap; etdontle grande majorité de la
pour la caugedel Passemblée, cette ville dévouementeboit. étoit
entier
tans incendiés, qui ne subsistoient
remplie d'habi.
que des secours que l'as.
jour les malheurs quelque pressans que devinssent
extérieurs, les circonstances
a'svoientétjamais; moins favorablesal
Outre les petits blancs qui formoiènt.la l'exécution de ceprojet.
population blanchedn Cap; etdontle grande majorité de la
pour la caugedel Passemblée, cette ville dévouementeboit. étoit
entier
tans incendiés, qui ne subsistoient
remplie d'habi.
que des secours que l'as. --- Page 245 ---
(227)
avoit accordés sur les magasins de
semblée coloniale leur infortunés qui avoient perdu tout,
Pélat et de la colonie. Ces
respirer qute haine et que
jusqu'a V'espérance, ne devoient de, leur ruine et de leur misère.
vengeance contre les auteurs
lieux dominés parlés mulàLes fugitifs de PAntibonite et des cetté masse déja considérarecrnté
tres, avoient puissauments
impossible que l'on prit une
ble. Il étoit difficile ou même
bien
En vain
détermination contraire à leur voeu
prononcé. leurs députés : cela
menaçèrent de retirer
quelques quartiers
tous s'empressassent d'envoyer
n'eut aucune suite, quoique qualifiée du nom de conseil
des commissaires à uneassemblée Pinchinat, chef principal
de' 'paiz et d'union, innaginée par
par ceux qui le faides mulâtres et l'ame de leur parti,.ou dcs paroissesdunord,
pardessous main. Unepartie
soientagir
convulsifs, nesavoità
etharaécjare ces mouremeris
de Pun
éptisée
et suivoit tour-à-tourl T'impulsion
quel parti entendre,
dejouir de quelque tranqaillité.
et del'antre, dansilespérances lieu à Saint-Marc, et qui prit ce titre
Cette réunion qui eut effaroucher les esprits, et pour les amener
modeste pour ne pas
s'étoit proposs, avoit sans doute
adroitementau but qu'on
l'assemblée coloniale, et de
pour objet de contre-balancer organisée au gré des hommes
formerle noyau d'une nouvelle, échoua, etdans le même temps
de couleur : màis. cette mesure lascendantdes mulatres, on les
quet tout plioit. ailleurs sous
plus dehauteur que jamais.
traitoit dansl sla partic dunorlavec
port de Paix, rcruanstatgeviraet
Lessang-melesdu des désastres des environs, pleins de conmème les auteurs de leurs frères de l'ouest, se réunirent
fiance dans les succès
réclamer Pexécudans lec chef-lieu de leur canton, et osèrent d'un y. détachement des
blancs, soutenus
tion du concordat;lest
de ci-déyant la Reine) qui se
troupes de ligne (du régiment contre les novateurs, N prirent les
montrèrent les plus animées
P2
désastres des environs, pleins de conmème les auteurs de leurs frères de l'ouest, se réunirent
fiance dans les succès
réclamer Pexécudans lec chef-lieu de leur canton, et osèrent d'un y. détachement des
blancs, soutenus
tion du concordat;lest
de ci-déyant la Reine) qui se
troupes de ligne (du régiment contre les novateurs, N prirent les
montrèrent les plus animées
P2 --- Page 246 ---
(228)
armes,etles arrétérent tous, sans coupférir : centquatre. vingtguatorze mulâtres furent pris et embarqués dans un bâtiment
qui les conduisit au Cap, où ils restèrent
d'un vaissenu, et
à
prisonniers à bord
titude du
exposés tout Çe gu'avoit de cruel l'incersort qui lés attendoit, jusqu'a Ce que Lu de nouvelles
circonstances donnassert lieu à leur élargissement.
(Juin 1792 ). C'est dans ces conjonctures qu'on apprit
Passemblée nationale legislative avoit émis, le 4
que
décret qui, revenant sur les
avril, un.
dispositionsde ceux del'assemblée
constityante du 15 mai et 24 septembre 1791, rétablissoit le
premnier dans son intégrité, et annulloit le'second: il ordonnoit de plus la suppression de l"assemblée coloniale,
former une nouvelle selon l'esprit de l'article
pour en
tructions du 28mars
quetre des ins1790. Une nouvelle commission nationale; un autre général et dix millehommes étojent annoncés.
Cette nouvellé, qui sembloit fixer un terme aux désastres et
aux dissentions qui achevoient de minerla colonie, auroit dàyrépandre une alégresse vive et universelle : mais l'esprit de
parti, fortement enraciné, ne compose pas même avec son
propreintérdt : la sensation fut gàie ou triste, suivant qu'elle
flattoit plus ou moins les opinions. Ce décretaccablant
devint,
pour l'assémblée coloniale, Panique objet de ses mûres et
longues délibérations, Forcée de ployer sous l'ascendantde la
volonté nationale, elle ne se ménagca pas même leléger méritede céder de bonne grace. Son indécision ét sesdébats,
longés pendant trois semaines,
prosetermninbrentparum long arrêto
oa.%ipesantieanthur) le décret du 24
septembre, qu'elle consiléroitimplicitement comme seul constitutionnel, elle déclara que pour donner l'exemple de Pobéissance et de l'amour
de la paix, elle feroit le sacrifice de ses droits, et -
soumetroità Pexécution du décret du 4 avril, dès qu'elie se
roit Paryens'oficielleneat dans la colonie.
qu'il se-
semaines,
prosetermninbrentparum long arrêto
oa.%ipesantieanthur) le décret du 24
septembre, qu'elle consiléroitimplicitement comme seul constitutionnel, elle déclara que pour donner l'exemple de Pobéissance et de l'amour
de la paix, elle feroit le sacrifice de ses droits, et -
soumetroità Pexécution du décret du 4 avril, dès qu'elie se
roit Paryens'oficielleneat dans la colonie.
qu'il se- --- Page 247 ---
(229)
d'ennemis, resLe Port-au-Prince qui, quaiquenvironnt et àses affections,
àses principes
entimmabtematatsars
leur répugnance
etla partie EANeeettrane qu'ils considéroient comme un
pour l'acceptation de ce décret,
auteurs des, maux qu'ils,
gain de cause complet accordé aux dernière contrée, pleins
avoientsoufferts. Les habitans de ecette secondés, par ceux de
de courage et d'énergie, et vaillamments les soutenir, étoient parHmatmenkeanumtr pour) Ilsavoient gagné sur les
venusi à contenirle torrent dévastateur. avoient tenté d'attaques,
brigands autant de victoires qu'ils
fait en diverses
actait
etavoient
N'ayant
sonniers, qu'ils se montroient peu dispostshelicher. tout à craindre de
secours à espérer du delors, ayant
aucun
etdéclarés, entitmondastamade
leursemnemissecretse
maintenir etdefairef face aux
leur propre snergpeleomoyenadouee de les accabler. Un certain nombre
malheurs qui menaçoientd étoitle centre etle chef-lieu, seréude quartiers) dontJérémie
de la grande Anse, et ils parnirent sous le nom de coalition
desdésastres
vinrentàaréter età spencmetelisntored la foiblesse
n'avoient fait ailléurs tant de progrès que par
les a
qui
d'accord des meyens qu'on y avoit employés pour
etle peu
préveniret en tarir la source:
flles de
Quoique la haine et Vanimosité,
de
(Juillet 1792).
devoient naturellement résulter
lP'esprit de parti, et qui
en secret plus fortement
chocs si violens, s'enracinassent lalassitude et le découragequej jamais dans tous les coeurs,
opérèrent plus sur les
mnent occasionnés par tant d'adversités, puissans que ne l'avoient
dispositionss actuelles, etfurent plus
cri
du
la saine raison et le impérieux
été précédemment
totalité de la colonie récevéritable intérêt. On vitla presque
le gage de son saint,,
peut-être comme
voir tranquillementyetpe avoit autrefois excité de si vives récette même décision qui
P 3
jamais dans tous les coeurs,
opérèrent plus sur les
mnent occasionnés par tant d'adversités, puissans que ne l'avoient
dispositionss actuelles, etfurent plus
cri
du
la saine raison et le impérieux
été précédemment
totalité de la colonie récevéritable intérêt. On vitla presque
le gage de son saint,,
peut-être comme
voir tranquillementyetpe avoit autrefois excité de si vives récette même décision qui
P 3 --- Page 248 ---
(230 )
clamations, et qui avoit soulevé si violemment les
Quelsque fussent-les sentimens et les
esprits.
tout parut se soumettre avec
dispositions intéricures,
résignation.
pli de zèle pour tout ce qui flattoit sa Blanchelande, remd'aller disposer à léxécution du décret passion , s'empressa
la colonie qui témoignoient
ceux des quartiers de
rendit à
ençore quelqtte incertitude. Jl se
Suint-Marc, d'on il partit
le
sur le, vaieseau de l'état le
pour Port-au-Prince
Ne
Boree, et escorté par le
perdant jamais de vue ses projets secrets,
Jupiter.
imposante avoit un but plus relatif à
cette entrée
qu'au motif
ses idées ambitieuses
de
qui paroissoit avoir dirigé sa démarche :
cette: même ville, soumise
c'étoit
autrefois à sa toutequ'il "se vit forcé , un an auparavant, de sortir puissanice,
après lemeurtre de Mauduit, et d'aller
en fugitif
Cap. Les auteurs de' son infortune
chercher un refuge au
étoit
y dominoient encore, etil.
parti, dit-on, dans l'espérance de les en
tour. Mais tout se soumitala'volonré
expulseraleur
l'organe, et tous les ceeurs restèrent' nationale, dentil étoit
invinciblement
ses insinuations particulières.
fermés a
chelande
Après ce demi-succès, Blanpassa dans la partie duisud, oi il trouva la
docilité à Pégard de l'objet apparent de
même
mêmes gbstacles
son voyage, et les
relativement à ses vues personnelles; mais
dessymptômes, malheureusement trop certains, 7
que ses desseins n'avoient souffert
prouvèrent
aucun changement, et
gu'impertarbablement acharné à son premier
cet enniemi mortel avoit juré de consommer la ruine plan, d'iine colonie
qu'il désespéroit de soumettre. S'étant. porté sur divers
sous; le prétexte vain, de faire des tentatives
points,.
révoltés et mettre un terme à leurs
pour ramener les
brigandages, Jeur fureur
sembloit, au contraire, s'accroitre sous ses pas. Il eut des
entrevues avec leurs' chefs, dont lerésultat ne transpira
ou ne fut connu que par le:
pas,
1redoublement d'activité avec
, d'iine colonie
qu'il désespéroit de soumettre. S'étant. porté sur divers
sous; le prétexte vain, de faire des tentatives
points,.
révoltés et mettre un terme à leurs
pour ramener les
brigandages, Jeur fureur
sembloit, au contraire, s'accroitre sous ses pas. Il eut des
entrevues avec leurs' chefs, dont lerésultat ne transpira
ou ne fut connu que par le:
pas,
1redoublement d'activité avec --- Page 249 ---
(231 )
L'incendie marleurs, ravages.
laquelle ils recommencèrent
et sembloit
la présencé de Blanchelande, unanimes et
quoit par-tout
Alarmée par les plaintes
s'attacher à ses traces.
Passemblée coloniale
qui lui parvinrent,
rendit à ses
par les rapports Pinviter à Tetourner au Cap; ilse, 3
n'avoit
s'empressa de
absence, qui
instancesyApce une. longue. et i ne songea plus
pressantes d'autre fruit que des désastres ;
du convoi, de
produit
pour Parrivée prochaine de pouvoir
qu'à tout disposer sans.une espérance secrête
troupes annoncé, non
au.gré de ses desirs.
tous
tirer parti des circonstances L'attente de -cet événement occupoit
(AoRt 1792 ).
leurs affections respectives, s'efforles esprits, qui;.d d'après
les résuitats. Chacun s'en proçoient d'en calculer d'avànce
le parti anquel il étoit
mettoit une victoire certaine pour de dissention devinrent un
attaché. L'effervescence et l'esprit
coloniale parut
L'influence de Vassemblée
peu plus calmes.
de_ses partisans se refroidit sensible:
diminner, et l'énergie
de
on putsonder et
ment. Al la faveur d'un instant des paisibilité, manx de la colonie: Ce
voir clairement la profondeur belles contrées couvertes dernin'étoit pas tout, que ses plus
cendres, ledésordre dans
convertiesen
et
nes, et tantdericheises
de tous les moyens publics,
les finances et dans Vemaploi
mis le comble à tant de.
d'affreuses dilapidations, de avoient la colonie se trouvèrent entièrecalamités. Les ressourcés
coloniale, chargée de leur
et lassemblée
et'
ment épuisées,
comment suppléer à ses nombreux
direction, ne savoit
de la pénurie des fonda.
pressans besoins. Iadépendamment arbitrairement dans les paroisses,
publics, des taxes établies l'entretien des camps établis pour
sous prétexte de subvenir à
réitérées par les petits
leur défense particulière, et souvent les chefs qui; avec
blancs.qui n'avoient rien à payer, ou par commander, avoient
leurappui, s'étoient arrogé le droit d'y
P 4
nombreux
direction, ne savoit
de la pénurie des fonda.
pressans besoins. Iadépendamment arbitrairement dans les paroisses,
publics, des taxes établies l'entretien des camps établis pour
sous prétexte de subvenir à
réitérées par les petits
leur défense particulière, et souvent les chefs qui; avec
blancs.qui n'avoient rien à payer, ou par commander, avoient
leurappui, s'étoient arrogé le droit d'y
P 4 --- Page 250 ---
desséché le
(232 )
loniale, forcée principal moyen de les rétablir.
d'établir
de recourir aux grands L'assemblée coune subvention
Expédiens, projetta
et chargea un de ses comités générale da quart des revenns bruts;
établir le
d'en
mode uniforme. Le seul examiner les plans et d'en
position
projet ébruité de
on avoit Au. siimorme, été
en com paraison des foibles
cette imassujetti
adreit.ausquels
selle. Divers quartiers, jusqulalore, répandit un alarme univerrentdes subgides
sans en attendre
énormes dont ils étoient lexéeution, Parla.
pre défense ret des droits deleurs
grevés pour leurproleur seroit décommais
créanciers,
Les plus" ardens à impossible de remplir leutrs enserslesquelail
de Passemblée soutenir en d'autres temps les engagemens.
coloniale, oserentdire alors
prérogatives
Wavoitpis le' droit
hautement qu'elle
tement de Passemblée trwtrecamtepatiee sans le consenmnécontentetient général,e nationale..
Il se manifesta un
d'autres objets qui
Hechsesentseinuaiseege occirpéa
survintent, nei passa pas outre.
CTIAP ITR E III
JENa
qui n'intéresserout arectjusqu'icr que des événemens déja
la curiosité
anciens, et
de connoitre les maux.et
que par le desir bien paturel
opéré la ruine d'une colonie" T'enchalnement Si
d'intrigues qui ont
etla prospérité de la France. Je imporiante et si essentielle,
époque, emoins éloignée denos rais passer maintenant à une.
le jugement est maintenant temps, età, des faits sur
partie de lattention
en suspenids et qui captivent lesquels une
événemens
générale, au' milieu méme des
qui se succèdent si
grands
semnblent devoir P'intéresser de rapidement en Europe, et qui
ont plus ou' moins contribué à plurs près. Des hommes, qui
tant de
réiproquement en présence del la nation désastres, s'accusent
entière, qui, éloignée
.
le jugement est maintenant temps, età, des faits sur
partie de lattention
en suspenids et qui captivent lesquels une
événemens
générale, au' milieu méme des
qui se succèdent si
grands
semnblent devoir P'intéresser de rapidement en Europe, et qui
ont plus ou' moins contribué à plurs près. Des hommes, qui
tant de
réiproquement en présence del la nation désastres, s'accusent
entière, qui, éloignée --- Page 251 ---
(233 )
la vérité à travers
leur théâtre, et ne pouvant reconnoitre
de
de
dont les rapports contradictoires de
les ténèbres épaisses
reste dans Vignorance
chaque parti l'ont enveloppée,
le jugement qu'clle
leurs véritables causes, et indéciseisur aux haines et à Vanimole dire,
et si funeste, j'ai
doit porter. Etranger/Tosal d'une lutte si longue
résultent
et l'imprésité qui
sincérité que laveugle orgueil
dont
reconnu avec
sources de ces calamités, 1
voyance ()furent) tlespremières l'ouvrage de quelques hommes
fut ensuite
un moyen de
le développement
les regardarent comme
mal istentionnés, qui
coupables, et qui, ennemis
hâter P'exécution de leurs projets adroitement des passions conde tous, surent se. prévaloir à leur gré. Cetennemi (l'ancien
manier
accabls
traires, et méme.les
anéanti, eta péri
est maintenant
mais sa
gogvernement)
même qu'il avoit ocasionnés; étoiéns
sous les décombres
enchainées ét ses efforts
malveillance avoit été déja
que le mal fût arrivé.au
impuissans et nuls, àvant
dephis. Il est
devenus
où il est parvenu
dernier période, et au point concours de soélératesse et de
essenticl de connoitre par quel la dermère mnain à cette trame
on est parvenu à mettre
leur soulrage
Témoin de'ces événemens déplorables, profonde
criminelle.
fond de non coeur une impression
venir a laissé au
de toute. affection particulière
mais exempt
et douloureuse;
tendresso
certain soi-disant baron, épris depuis peu de tous d'une les temps il
(1) Un les noirs, sans doute parce que
discours,
extrème pour des blancs, a dit dans un beau et habitans éloquent de Saintfut fortmalvu
nationale, que les
et
prononcé à la Convéntion
avoient soulevé leurs esclaves
aristocratés enragés,
retoientraines de fond
pomingue, le feu à leurs propitèrés: enfin qu'ils
Cette fne
mis
pour faire la contrerévolations
en comble tout exprès mal avec les vérités tout aussi frappaatos
découvertene quadre pas
fourmille,
dont ce chef-d'aeuvre
et habitans éloquent de Saintfut fortmalvu
nationale, que les
et
prononcé à la Convéntion
avoient soulevé leurs esclaves
aristocratés enragés,
retoientraines de fond
pomingue, le feu à leurs propitèrés: enfin qu'ils
Cette fne
mis
pour faire la contrerévolations
en comble tout exprès mal avec les vérités tout aussi frappaatos
découvertene quadre pas
fourmille,
dont ce chef-d'aeuvre --- Page 252 ---
I à 234) -
pour ou contre ceux qui, par
en ont été les artisans, je dirai aveuglementou par perversité,
qui,s'est
avec la même
passé sous mes yeux; scrupuleux à
intégrité ce
moi-mêmc 'aucun
ne. hasarder par
jugement sur les
de les.meitre,a découvert
intentions, je tâcherai
peut-être à connoitre
par les faits, et l'on parviendra
ment de crimes la
par quelle fatalité et quel enchainefruit des sacrifices France a. perdu, en dernier lieu, tout le
immnenses qu'elle avoit faits pour sauver
Sant-Doaringne On saura que la
désorinais. Pespétance de voir rentrer République doit perdre
mille de ses généreux enfans,
dans son-sein quatorze
conserver la plus
qui s'étoient. dévoués pour lui
importante de ses'
avu disparoitre. en Peu. de temps,. possessions, et qu'on y.
arcgligence la plus
victimes infortunées de la
coupable, d'un climat
guérre cruelle et illusoire.
dévorant, et d'une
Le colonie de Saint-Domingue
le spectacle de tous les malheurs présentoit dans son étendue
contrées de la partie. du. nord accuinulés. Les plus: belles
n'offroient
ceaux. de cendrés et de ruines. "Celle de plus que.des monà poine, après une lutte
Pouest respiroit
de se
longue et sanglante
renouveller à chaqueinstant entre deux quinmenaçoit
en forces et en. fortune, mais, dont la haine. partis inégaux
la même, On. voyoit dans le sud P'esprit réciproque étoit
peu ralenti, mais toujours
d'insurrection un
leurs maitres; d'autres existant; des esclaves armés pour
se. coalisant
armés contre, a et lés divers quartiers
pour éviter leur destruction entière.
(Septembre 1792 : Cest. dans ces conjonctures
arriver la commission nationale civile,
qu'on vit
mois, et d'E-parbés,
ainoncée depuis deux
nommé au gouvernement généralitle
Saipt-Domingatyavece des vaisseaux et
la nouvelle station,. etqui avoient servi de.fopatcmmpoent
breux convoi chargé de
d'escorte à un nomtroupes et de munitions pour Ja
et lés divers quartiers
pour éviter leur destruction entière.
(Septembre 1792 : Cest. dans ces conjonctures
arriver la commission nationale civile,
qu'on vit
mois, et d'E-parbés,
ainoncée depuis deux
nommé au gouvernement généralitle
Saipt-Domingatyavece des vaisseaux et
la nouvelle station,. etqui avoient servi de.fopatcmmpoent
breux convoi chargé de
d'escorte à un nomtroupes et de munitions pour Ja --- Page 253 ---
(235 )
la Marforces étoit destinée pour
colonie. Une partie de ces
étoient en contre-bedlatios
dont les habitans, qui
Béhague, refusèrent
tinique, sous les auspices du gouverneur même de séloigner et dej
ouverte
et, les forcèrent
conside les recevoir, 2
C'étoit un surcroit
faire route pour Saint-Domingue incident favorable fut pris comme
dérable de secours, et cet
promettre la fin des malheureux augure,. qui sembloit
de cet espoir,
un
On verra quel fut le succès
heurs publics.
d'ailleurs si bien fondé.
silence et avec une inquiéChaque faction observoit en
démarches des nouveaux
tude mélée d'espérance, les premières nombre d'hommes qui ne concommissaires civils. Le petit
celui du bien 1 ouvroient
noissoient pas d'autre parti consolante, que
et n'imaginoient pas
leurs coeurs à une sécurite cousidérable 1 un aussi puissant
même quun armementa aussi avoir d'autre objet; ni être apeffort de la mère parrie,pot
la colonie et à arracher
pliqué à un autre usage quaanver de sa sollicitude, à leurs /
des enfans éloignés, mais dignes Santhonax et- Ailhaud , revêtus
propres fureurs. Polverel; débntèrent par se rendre- au
de ces honorables fonctions,
donnèrent 1 en présence
sein de Tassemblée coloniale, iety étendus et sans bornes
chntoissance des pouvoirs.
du penple,
été corfiés. Dans : cet intantiolemnel, d'une
qui leur avoient
d'enthousiasme et
Passembléc , jénétrée de respect, nationale, dont ils étoient
sainte obéissance pour la volonté
ces paroles remarquales ministres suprèmes 1 leur, adressa.
d'unemère
de son président : ct Interprêtes ses volontés:
bles , par Porgane
exposez- nous librement
celui de
>> que nous chériasons, exige de nous, fit-ce
s quelque sacrifice qu'elle
commeun brnitsourd
fussiez vous-mène,
vous
le
>> nos propriétés,
d'abolir Pesclavage,
pouvez
> s'en répand, chargés
à nous soumettre à touts:
nous' sommes prêts
s "déclarer,
d'unemère
de son président : ct Interprêtes ses volontés:
bles , par Porgane
exposez- nous librement
celui de
>> que nous chériasons, exige de nous, fit-ce
s quelque sacrifice qu'elle
commeun brnitsourd
fussiez vous-mène,
vous
le
>> nos propriétés,
d'abolir Pesclavage,
pouvez
> s'en répand, chargés
à nous soumettre à touts:
nous' sommes prêts
s "déclarer, --- Page 254 ---
(236 )
Les commissaires civils
la
répoudirenta cet acted d'obéissance
par
deux classes'd a'hommes, les libres
et les
sans
FE
esclaves, et par le serment de distinctiona de couleur,
de s'opposer même à Pexécution. maintenir lesclavage et
tendroient à l'abolir. Ces
de toutes les mesures qui
confiance générale,et promesses consolantes ixèrent la
tience queles
l'on attendit avec, une vive
commissaires civils
impaen Aaer-iaccimpliturmnet
missenttout en usage pour
Cette circonstance est du plus
une des principales bases
grand intérêt, et forme
du
sur la conduite
jugement qu'il ya à porter
qui les ont dirigés. politique de ces hommes, et sur les motifs
Quand. bien. même ils
en qualité d'organes des loix et
n'auroient pas,
fait à la colonie les
comme ministres de paix,
promesses les plus
testations les plus solemnellés
consolantes, les-proévanouir toute
et les plus propresa faire
inquiétude, je le
justifier leur liche etinsigne
demande, suffit-il, pour
des noirs 7 qu'ils proclamèrent perfidie, que l'affranchisement
de leur
le2g aout 1793 (vieux
propre et privée
ait coincidé
style),
trouvé d'accord avec le décret autorité, de la
et se soit
qui ne fut émis que long-temps, convention nationale,
P'année suivante)?
après (le 16 pluviose de
Quoi : ces hommesont osé
tiative et la solution définitive d'une
s'arroger linifluer sur Ie sort futur de la
question qui doit inmême avoient évité
France, et.que ses représentans
étoit l'étendue de leurs jusques-là d'aborder! Ou bien, si telle
pitale y fot
pouvoirs, qu'ane mesure aussi cale
comprise 7 pourquoi ne tranchèrent-ils
dès
principe une difficulté dont la décision
Pas
désastreuse quelle fnt, edt coupé court à prompte, quelque
plus désastreux
une foule de maux
encore., et eût permis
de
server quelques espérances ? Mais,
peut-être condisent-ils, l'esprit d'op-
ques-là d'aborder! Ou bien, si telle
pitale y fot
pouvoirs, qu'ane mesure aussi cale
comprise 7 pourquoi ne tranchèrent-ils
dès
principe une difficulté dont la décision
Pas
désastreuse quelle fnt, edt coupé court à prompte, quelque
plus désastreux
une foule de maux
encore., et eût permis
de
server quelques espérances ? Mais,
peut-être condisent-ils, l'esprit d'op- --- Page 255 ---
(237)
les obstacles ssurmonter,
position quily avoit à craindre,etl
un voile épais sur
forcé de dissimuler. et de jeter
!
les ont
Queln machiavelisme quel
le but auquel ils tehdoienti.. cacher ce but que des -
horrible langage ! et c'est pour fer et aux fammes,et
ont été livrées au
villes opulentes
célebre par sesirichessts,
l'universalité d'nne colonie, 1
mieux asque
de décombres ! enfin, c'étoit pour
leur a
a été couverte
venir de féroces brigands, qu'on
surerle bonheur à
5 et ce n'étoit qu'à trasinglante et cruelle
fait' une guerre
français qu'il falloit les conduire
vers des torrens de sang
rien de plus révoltant?
à la liberté !.. Peut-on imaginer le jagement est en sus-"
et c'est sur de tels hommes que l'incertitude ou l'on est enpends ! ah ! croyons plutôt que
de ce que de pareils
core sur leur compte 2 ne vient travaillons que à les faire connoitre.
faits ne sont pas connus exclusivement :
occupées à observer
Lès diverses factions,
ou à espérer, se maintenoient
avoient à craindre
ce qu'elles
Tous les esprits paroissoient
dans le calme et le silencede la révolte, dont
dirigés vers un but unique l'extinction le terine tant desiré. Une g6atteindre bientôt
on croyoit
de tous , chacun-braioit
néreuse émulation s'étoit emparée
à la gloire de trade participer arec ses frères d'Europe
de la
au salut et au rétablissement
vailler, en combattant, résisté dans le premier moment à cette
colonie. Rien n'ett
qu'à agir. Mais ceux
ardeur universelle, qui ne demandoit la lais: èrent refroidir, 1 et
qui étoient chargés de la diriger occasions de terminer les
négligérent une des plus belles
de temps s'écoula
manx de la colonie 5 un long espace d'E-parbès, pressé
sans qu'on fit le plus léger mouvement. rien opérer sans les réd'agir, répondeit qu'il ne pouvoit
invitoient les
quisitions des commissaires. Des proclamations dont on ne
citoyens à se disposer, à une attaque générale,
, 1 et
qui étoient chargés de la diriger occasions de terminer les
négligérent une des plus belles
de temps s'écoula
manx de la colonie 5 un long espace d'E-parbès, pressé
sans qu'on fit le plus léger mouvement. rien opérer sans les réd'agir, répondeit qu'il ne pouvoit
invitoient les
quisitions des commissaires. Des proclamations dont on ne
citoyens à se disposer, à une attaque générale, --- Page 256 ---
(238 )
fixoit jamais lépoque. Tous ces préparatifs
l'établissement d'un
aboutirent à
poste sur une habitation
à deux lieues de la ville du Cap.
isolée (Glérisse),
du bataillon de Morbihan,
Trois ceuts volontaires
faits à ce genre de
cliargés de leldéfeudre, et peu
etaux
guerre, 9 furent. exposés aux
attaques continuelles des
surprises
les effets d'un lieu mal-sain et brigands,etatatirent bientôt
toient point accoutumés.
d'un, climat auquel ils n'éA peine furent-ils
risse, 2 que les' brigands accoururent
campés à Clé.
les en déloger : mais- intimidés
de toutes parts pour
par la contenance
tres, ils se bornèrent à
des nomamelons du
placer un petit canon sur un des
morne Pélé; qui en est peu
et
tirèrent
éloigné, ils en
quelques coups sans effet.
-
tous: les autres postes dè la Lecaimp Clérisseyainsi que
des ordres très -
de partie du-nord 23 avoit reçu.
précis
se tenir elbsolumenesur la de
fensive,et de n'attaguer jamais sans ordre : mais les
volontaires, inquiéfés par ce canon, forcèrent leur
dant de les mener à Passaut, et réussirent
commanà l'enlever cette fois. Après leur
heureusement
portèrent
retraite, les brigands se
presqu'aussi-tôt et en bien plus grand
même endroit, et. travaillèrent sans relâche
nombre au
en y plaçant deux canons de douze. Les
à s'y fortifier,
furent
défenses
répéties : les noirs,-qui n'en recevoient d'attaquer
blables, tels que les absilles
pas de sémqu'on va inquiéter dans
ruches, se répandirent dans la plaine e,ou
leurs
une fureur inexprimables, ils
avec) une rage et
brulèrent et
en comble bâtimens.
ruinèrent de fond
lement
, moulins, cannes à
et
tout ce' qui avoit échappé à 'leur sucre, génératuosité. Ils ne - cessèrent d'inquiéter le première impé,
mallieureusement avec un succès
camp Clérisse, et
habitation. étoit environnée
affligeant. La cour de cette
d'un mur à hauteur
autour duquel les noirs se
d'appui,
rangèrent unc nuit daus le plis
bâtimens.
ruinèrent de fond
lement
, moulins, cannes à
et
tout ce' qui avoit échappé à 'leur sucre, génératuosité. Ils ne - cessèrent d'inquiéter le première impé,
mallieureusement avec un succès
camp Clérisse, et
habitation. étoit environnée
affligeant. La cour de cette
d'un mur à hauteur
autour duquel les noirs se
d'appui,
rangèrent unc nuit daus le plis --- Page 257 ---
(239-)
ils jetèQuand leurs mesuires furent prises, l'alarme fut
grand silence.
hurleniens affréux :
rent, selon) leur usage,des qui, sortant précipitamment
donnée ainsi aux volontaires, étoient fusillés par un endes bâtimens pour se aéfendre, 2 plnsieurs sur le carreau, 1 et
nemi invisible qui en coucha aucun danger pour lui-mème,
les eût tous achevés, san's n'avoient. eu la fermeté d'aller le
ai quelques braves gens
et de le mettre en fuiteaébusquer de son retranchement étoient souvent surpris et inLes convois des' subsistances leur salut qu'à une défense qui
terceptés, ou ne devoient précieux. Ce paste étoit aussir
coltoit toujours des hommes
: par une opiniâtreté bien
tenable qu'inutile à conserver et on y envoya succespeu
à le garder 7
du
étrange, 2 on s'obstina
et la fleur de la jeunesse
sivement lélite des troupès
ginéralement le tombeau.
Cap, dont elle devint presque climat meurtrier - et avec le dévictimes d'un
d'un eninemi
Ils' périrent éxposés sans cesse aux coups
sespoir d'être
défendu d'attaquer. Quelques
qu'il leur étoit formellement dans. divers points de la partie
détachemens furent répartis le: reste des troupes demeura
du nord les plus exposés,. et
civils, et à portée d'exéCaps souslamain des commissaires T'enceinte contenoit
au
volontés. Cette ville, dont
cuter leurs
capable de conquérir
armée nombreuse et brillante,
assiégée par les
une
continua d'ètre comme
toutes les Antilles,
toutes les parties d'une montagne
hordes qui occupoient
interceptoient ses convois, et
à laquelle elle étoit adossée,
ses portesydles guervenoient narguer Napiatomnblnuperey eût suffi pour les réduire tous.
riers dont une poignée remarquable, 1 qu'avant et après
Il est assez singulier et
des pavillons blancs arborés
Parrivée du convoi, on robserva
ce qai rend assez vraidans tous les camps des brigands, qu'ils avoient cru que ceà
semblable le bruit qui courut
, et
à laquelle elle étoit adossée,
ses portesydles guervenoient narguer Napiatomnblnuperey eût suffi pour les réduire tous.
riers dont une poignée remarquable, 1 qu'avant et après
Il est assez singulier et
des pavillons blancs arborés
Parrivée du convoi, on robserva
ce qai rend assez vraidans tous les camps des brigands, qu'ils avoient cru que ceà
semblable le bruit qui courut --- Page 258 ---
(340)
sécours leur étoient destinés. Voici
idée. Trois
une des causes de leur
ou.quatre
déserte, , et- attirés Noloatstirernationaus, voyant
un
la'plaine
par
spectacle nouveau
s'engagerent un peu trop' en avant des
pour eux,
de
ils
postes. Au momeat
les rétrograder,
se virent poursuivis et se
cannes à sucre. L'un d'eux
jetérent dans
noirs, , qui négligeant,'coutre tomba entre les mains des
du corps
P'usage, de lui séparer la tète
7 Pattachèrent les mains derrière le dos
conduisirent au'
ct le
Benéralissime des armées du
qui résidoit dans son palais, situé
roi, Biasson 2
l'entrée des
sur Phabitation Dufai,
montagnes. Ce malheureux fut
cachot affreux, destiné
mis dans u
sans doute à
soldats de Walsh et de la Reine, périr comme quelqucs
massacroit successivement,
, qu'il y' trouva, et qu'on
Le lendemain
ner le prisonnier,
Biassou se ft amequi, pour se tirer d'affaire, eut la
d'esprit de dire à ce chef qu'on a voit bien
présence
traitér, puisque lui et. toute
tort de'le malFrance pour soutenir Ja
sa troupe étoient venus de
traita dès'
cause des noirs..
Biassou le
ce moment avec beaucoup
duisit à son palais entre deux
d'égards, et le' cons
sées. sur des
longues rangées de têtes
pieux qui en ornoient l'entrée.
pofut bien fété, et'
Le prisonnier
accepta avec l'emprersement qu'on
bien,la proposition d'être
imagine
porteur de
Biassou pour son confrère
plusieurs lettres. de
civils. Il fut
d'Esparbes etpour les commissaires
congédlié le soir même, et conduit
près des premiers
jusqu'an
postes par un détachement de
afriçains ; au milien desquels il
dragons
état, et huché sur un mulet
figuroit en assez mauvais
gnifique général
harnaché d'un bàt que le' maBiassou lui avoit donné. L'aventure de
volontaire excita la curiosité de
ce
son arrivée. : mais
ceux qui se trouvèrent à
son imagination étoit encore
ment ébranlée par l'idée du
trop fortedanger qu'il renoit de courir
pour
; au milien desquels il
dragons
état, et huché sur un mulet
figuroit en assez mauvais
gnifique général
harnaché d'un bàt que le' maBiassou lui avoit donné. L'aventure de
volontaire excita la curiosité de
ce
son arrivée. : mais
ceux qui se trouvèrent à
son imagination étoit encore
ment ébranlée par l'idée du
trop fortedanger qu'il renoit de courir
pour --- Page 259 ---
(241) )
de la satisfaire : il alla remettre aux compour être en état
il étoit chargé, et dont le conanissaires civils les lettresdont
que cet incident donna
jamais. Un pense
tenu ne transpira
lieu à bien des conjectures...
de tant d'hom-
-Lartivité et Pinquiétude
(Octobre 1792 besoin d'un aliment quelconque. Une
mmes réunis avoient de rétablir Pordre et la tranquillité,
guerre dont le but étoit
Pattention de tout
les plus remuans et absorbé
edt occupé
inaction remit toutes les,
le reste. Mais une malheureuse
force les.anet rétablit avec une nouvelle
passions en jeu,
foù l'on se flattoit de les.
ciennes dissentions, au moment Un péuple furieux, , et qui convoir entièrement assoupies. d'Europe comme un soutien
sidéroit chaque homme venu
etdésigna l'objet de
de sa cause 2. fit entendre ses clameurs qui parut déterminer
avec' un emportement
consisa vengeance civils à prendre ses vives plaintesen l'auIes comimissaires
étoit accusé et dénoncé comme
déra tion. Blanchelande
avoient affligé et affligeoient
teur de tous les maux qai du sud lui imputoit personencore la colonie. La pastie
Thibaut, famenx
nellement tous ses désastres : Tarchevèque
générale, et depuis procureurmembre de Tex-asiemblée
Tassemblée coloniale avoit
syndic de la municipalité , que du peuple des chefs d'acfais rétablir, produisit au nom
fut conduit
cusation si violens contre lui, que ce général eut avec les
à un long et secret colloque qu'il
en
en criminel
et d'oà il parut sortir en innocent et
commissaires civils,
fonctions avoient cessé par larSes
homme irréprochable.
son interrogatoire ,
rivée de d'Esparbes ; soit que d'après exempt de blàme
resta inconnu au public, il ne fat pas
d'ôter
qui
qu'ils crussent, convenable
aux yeux de ses jugerioit homme dont la présence seule l'exasau peuple la vue d'un
en France avec sa familles
péroit, Blanchelande fut renvoyé
Q
innocent et
commissaires civils,
fonctions avoient cessé par larSes
homme irréprochable.
son interrogatoire ,
rivée de d'Esparbes ; soit que d'après exempt de blàme
resta inconnu au public, il ne fat pas
d'ôter
qui
qu'ils crussent, convenable
aux yeux de ses jugerioit homme dont la présence seule l'exasau peuple la vue d'un
en France avec sa familles
péroit, Blanchelande fut renvoyé
Q --- Page 260 ---
242 )
sur la frégate de Pétat la Capricieuse. Mais
de ce,s seul individu n'étoit
l'éloignement
fervescencé d'sne multitude pas suflisant pour calmner l'efpables. La. vengeance
qui désignoit bien d'antres coupubliqse demandoit
et toute la fureur
d'autres victimes,
populaire se dirigeu sur
zard,et sur les principaux
de
Cambefort, TouAumilieu de ces
agens l'ancien gouvernement.
demeuroient
convulsions, a les commissaires
cales et impenétrables.
civilsseuls
ia réflexion commençoient
L'ésprit obseryateure et
tude silencieuse,
déja à fixer avec. une
une conduite où l'on
inquiénuances de contradiction, mais dont le appercevoit quelques
saisir le noeud ni Pensemble. La
plus fin ne pouvoit
ses fureurs; ne voyoit' qu'un ennemi multitude, toute entière à
poursuivre sans relâche. La, commission etne songeoit qu'à le
une entière liberté à ses mouvemens
nationale laissoit
empressée à écouter ses
; et paroissoit toujoure
plaintes : la conduite
vent modéréc et conciliatoire des
adroitcet souposoit insensiblement tous les
commissaires civils, disesprits à la
sance. Leur premier coup d'autorité fut de plus passiye obéisbléc colouiale et deluisubstituer,;
dissoudre l'assemrale de la colonie, une commission pour Paiminiarationginde
de douze membres, dont six furent intermédiaire. composée
de couleur. Un parti étoit
pris parmi les hommes
inclination
déja disposé à cette mesure par
5 l'autre n'y vit qu'une conséquence du décret du
4avril, que les commissaires civils étoient
exécuter;, et cet événement n'occasionna chargés de faire
une proclamation publiée à
aucun trouble. Dans
blée dissoute les
cesujet,ils adressèrent al'asseme
expressions les plus flatteuses de leur satisfaction,au nom de lan nation française; ety déclarèrent fors
mellement :c qu'à part les préjugés qu'elle avoit
> temps partagés avec ses
elle
trop longa vent d'autres torts
commettans,
n'avoiti eu souque ceux presqu'linseparable, d'un ar-
cet événement n'occasionna chargés de faire
une proclamation publiée à
aucun trouble. Dans
blée dissoute les
cesujet,ils adressèrent al'asseme
expressions les plus flatteuses de leur satisfaction,au nom de lan nation française; ety déclarèrent fors
mellement :c qu'à part les préjugés qu'elle avoit
> temps partagés avec ses
elle
trop longa vent d'autres torts
commettans,
n'avoiti eu souque ceux presqu'linseparable, d'un ar- --- Page 261 ---
(213) )
quelquefois dans de fausses
dent patriotisme, quientrainé irrésistible des agitations popnlaires,
s, mesures parl le torrent
qu'à sa haine pour. les ty-
>1 n'a dû ses égaremens passagers
s rans et la tyrannie >>.
une légère partie de lattenCes mesures fixoient à peine
Poccupoit exclusiveLe soin des vengeances
tion générale.
rdes agitations populaires, 7 qui
ment.Des rixes particulitres, sérieuses et permanentes, semdevenoient de plus en plus violente. Une main invisible,
bloient préparer quelque crise
sourdement la fermenentretenoit
et qui avoit ses desseins, France mirent le. comble : on aptation : les nouvelles de
y août et ses résultats. Le
prit la faineuse journée du 10 Tanalogie, et bràla d'en faire
Peuple du Cap saisit vivement du
de Saintaux réstes ébranlés gouvernement efforts. Chaque
Papplication luttoient encore contre ses
Domingue qui
son activité àaugmenter le
parti employoit en secret,toute. plus foible, devenu le plusaudanombre de scs' partisans.Le dont il se voyoit environné, 1 et
cieux par le danger inébranlable même
poavoit seul faire tête, osa.
auquel un courage
Une explosion prochaine étoit inconcevoir un projethardi. en hâtèrent le moment.
faillible, etses dispositions le
et les troupes prendre simulLe 18 octobre on vit peuple
dans la ville 2
tanémentles arines 2 et se réunir ;le Mars. premier Les anciens chefs
les autres dans la place du champ de des
du Cap, de
militaires de la colonie étoient sûrs régimens nationales a cheval
Walsh, des volontaires et des gardes
Les troupes de
d'Esparbès lui-nième étoit gagné.
du Cap.
ou incertaines, eussent
de longne-nusin
Fraice,-rivilesd
eût donnés. Les commissaires
obéià tous les ordres qril
subit; qu'ils n'avoien:
civils, embarrassés par ce mouvement pénible. Les partidirigé, étoient dans une incertitude
rien
pas
pleins d'audace, ne projettoient
sans du gouvernement,
Q a
es de
d'Esparbès lui-nième étoit gagné.
du Cap.
ou incertaines, eussent
de longne-nusin
Fraice,-rivilesd
eût donnés. Les commissaires
obéià tous les ordres qril
subit; qu'ils n'avoien:
civils, embarrassés par ce mouvement pénible. Les partidirigé, étoient dans une incertitude
rien
pas
pleins d'audace, ne projettoient
sans du gouvernement,
Q a --- Page 262 ---
(244)
moins que d'aller enleverde force des
armé étoiten po-se:sion,
canons dont le
civils: onn'attendoil
et d'embarquer les
peuple
parbès: Maisau
que Pordre et le signal donné commissaires
de se
moment d'agir, ce général hésita par d'Escompromettre : Pour comble de
et craignit
comptésurl les hommesde
malheur, on - avoit
au parti du
couleurlibres, qu'on
gouvernement qui les
croyaitaftachés
dans ces
de
favorisa
1 temps troubles les avoit souvent toujours, et qui
égide cor.'tre' lés insultes de leurs
couverts de son
étoient vive'ment pressés de le. seconder ennemis communs. Ils
efforts aux siea7s, afin de les réduire
et de réunir leurs
nuire désormais Mais une main à limpuissance de lear
-devans : les mulâtres étoient
plus habile avoit pris lès:
par les promesses brillantes des, déja séduits par les caresses et
tèrent dans une espèce de neutralité, commissaires civils ils restier, oû ils s'étoient tous ra ssemblés enfermés dans leuri quarune secrète joieiles deux partis
; ou plugotilgvirent avec
bitieuse espérance d'accabler ensuite s'entre-litraire, dans lamqui resteroit vainqueur.
plus facilemeut celui
Ces contrariétés inattendues renv versèrent
projets qu'on avoit osé concevoir. La voix subitement les:
missaires civils se fit entendre aux
puissante des comà leur obéissance. Celles
troupes, qiise
sur qui OIl
rangérent
trèrent
etle
comptoit le plus se monincertajnes,
peuple da Cap,
cieusement avec ses canons 2 acheva de tout quiarançoit audaconjurés ne. songerent
déconcerter. Les
tionales à cheval du plus qu'à se disperser. Les gardes iafurent
Cap, se" retirant dans leurs
rencontrés par un nombreux détachement quartiers du
armé, et de dragons dOrléns, sous les ordres de peuple
Leur uniforme jaune fut le motif d'une
Laveaux:
Cagnon leur commandant, et
attaque soudaine,
plusieurs d'entr'éux, furent
mgssacrés sans défense; d'autres seulement
blessés, et qui
éconcerter. Les
tionales à cheval du plus qu'à se disperser. Les gardes iafurent
Cap, se" retirant dans leurs
rencontrés par un nombreux détachement quartiers du
armé, et de dragons dOrléns, sous les ordres de peuple
Leur uniforme jaune fut le motif d'une
Laveaux:
Cagnon leur commandant, et
attaque soudaine,
plusieurs d'entr'éux, furent
mgssacrés sans défense; d'autres seulement
blessés, et qui --- Page 263 ---
(245)
furent égorgés avec
unrefage dans les maisons, y Labatut, percs
cherchoient inouie. Le jeune et malheureux la place Monune fureur
alla tomber sur un bancde
Pached'un coup mortel, de ces braves se disputirent en le Cap
tarcher:l,P plusieurs leurs sabres de son sang :
vant la gloire de teindre
de bataille, oû, au moindre
n'étoit pluis qu'un vaste champ
Mais ceux à qui on en
edt vule sang rnisseler.
et tavoient disparu:
sigaal,on prudemment cédé la place,
et la voix
vouloitavoicnt
eut le temps de se ralèntir,
la fureur populaire faire entendre.
à
de Pautorité put se
fut l'embarquement demandé
L'issue de cet évènement
les ordres des comgrands cris par le peuple, etexécuté de Touzard par
et d'un grand
nissaires civils; de Cambefort, France. d'Esparbès, dontles
nombred d'autres qu'on envoya en tartitégalement. La venn'étoient pas ignortes,
ces noinbreux emdispositions; pablique ne fot pas satisfaite par de tous ceux qui, en
geance
à. la pouratite
harquemens, et s'attacha
toute la colonie: Une' société
s'étoient dispersés dans
commissaires
fuyant; venoit d'ètre formée par les soinsdes elle lutta
populaive
réunit à la municipalité, avec qui
Le
civils : elle sc
dernier de leurs ennemis.
d'ardeur pour estirperjasqu'an Thibiut donna lidée, qui fut vivefougueux, Varchevèque
liste de proscripaccueillie dans la société,d'ane
ment (5
nombre, et comme. ompables
inscrits en grand
oti senletion pifurént
tous ceux qui étoirnt conrus.
de tous les crimes 1
en faveur de la.faction qui
d'avoir penché
ment sonpconnés
Tard-nt et vindicatif archeréque
() Il étoit bien doux pour le grand modérateur de ce même
Thibaur, d'être devenu le chef, dans le temps de la querelle de.
peuple qui avoit voulu le pendie
contre ceux là mêmes qui
Saint-Marc, et de diriger ses fureurs etle perdre.
r'en étoient servi pour le persécuter
Q 3
en faveur de la.faction qui
d'avoir penché
ment sonpconnés
Tard-nt et vindicatif archeréque
() Il étoit bien doux pour le grand modérateur de ce même
Thibaur, d'être devenu le chef, dans le temps de la querelle de.
peuple qui avoit voulu le pendie
contre ceux là mêmes qui
Saint-Marc, et de diriger ses fureurs etle perdre.
r'en étoient servi pour le persécuter
Q 3 --- Page 264 ---
(246 )
venoit d'étre accablée. Cette' liste,
jours, on vit parmi les
ou, comme il arrive tou
dus les plus vils, et parmi dénonciateurs les
souvent les individ'hommes probes et innocens dénoncés un grand nombre
dela colonie, et y porta l'effroi , parcournt tous les quartiers
saires civils en suspendirent jusqu'à ce que les commisment ils ne lajugèrent
l'effet, lorsque vrajsemblableCes hommes
plus utile à leurs Jesseins.
dissimulés et politiques
secrète un grand pas de fait vers Pexécution voyoient avec une joie
long-temps formé, et dont ceux
d'un plan depuis
niers accablés
qui devoient en être les'derment. Les
s'empressoient à l'envi de hàter) le
soi-disant patriotes du Cap ne songoient développenemi.qu'ils venoient de
qu'al'encelui bien plus terrible terrasser, et sembloient ne plus voir
qui se préparoit dansles silence qu'ils avoient encore à craindre, et
et trop cruelles pour que le souvénir àdlaverdes n'en injures anciennes
dément gravé dans tous les coeurs.
restât pas profonLes commissaires civils investirent
d'abord au
Rachambean, destiné
commandement de la
ment général de
Martinique, du. gouvernele départ de d'Esparbes. Saint-Domingue, vacant parla destitution et
administratives
Ils prirent quelques autres mesures
où,
qu'ils firent précéder par une
rappellant les, derniers évèneme: S, et accusant proclamation
malheurs dela colonie (i) les ho ommes dont elle deitous les
purgée, ily achievoient de capiterla
venoit d'être
solantrs
confiance par les plus conpromesses ct par lés témoignages les plus
d'intégrité, de modérati n., ct du desir' 'de bien faire. spécieux Il
incontestable que Ci slismmes adroits
est
d'autreb but, dans toutes leurs
n'avoient eu jusqu'alora
à eux; et d'accabler les fictions démarches, que de ramener tout
les unes par les autres, d'at-
() Proclamation du 27 octobre 1792.
oit d'être
solantrs
confiance par les plus conpromesses ct par lés témoignages les plus
d'intégrité, de modérati n., ct du desir' 'de bien faire. spécieux Il
incontestable que Ci slismmes adroits
est
d'autreb but, dans toutes leurs
n'avoient eu jusqu'alora
à eux; et d'accabler les fictions démarches, que de ramener tout
les unes par les autres, d'at-
() Proclamation du 27 octobre 1792. --- Page 265 ---
(247) toutes les forces et tous
insensiblement dans leurs mains
genoient
tirer
enfin les difficultés qui
les pouvoirs, et applanir desseins.
T'exécution. de leurs yastes venoit'de passer. au Port-aus
(Octobre 1792) ). Polverel
et les corps popuPrince, oi il combloit les antorités marques d'approbation
mêmes éloges, des mêmes
dont
laires des
à celles du Cap (1)-, Ailhaud, ou
qu'il avoit prodiguées
avec celle de ses collègues,
Phumeur ne sympatisoit pas
avoit pris le parti de repas leurs projets,
au
: bientôt,
qui n'approuvoit C Santhonax étoit resté seul Cap
passer en France.
dont il avoit usé jusqu'lce jour,
dédaignant! les minagemens
succéda insena de haut et d'impérieux,
scrutout ce que Vautorités
à cet attachement
siblement à ce ton doux et insinuant, avoit d'abord manifesté.
puleux aux règles de la justice qu'il de feindre, il déguisoit
A mesure. quil avoit moins besoin Peu-à-peu sa confiance et
moins ses véritables inclinations.
hommes qui n'avoient
son affection parurents se tournerverscesh le mépris ou tout au plus une
des chefs que
d'eux.
eu jusqu'alors
le besoin qu'on croyoit avoir
légère faveur, fondée sur
eux un intérêt exclumanifesti ouvertement pour
Santhonax
qu'ales easgninleatsee
sif, et ne parut occupé
abreuvés: Des fètes splendonti tils avoient, été si long-temps
renommés d'entre les
dides furent données et reçues. Les plus être comhblés sde faveur
mulâtres accouroient au Cap, pour y
abreuvé du' sang
de caresses.. Le féroce Candy, ce tigre dans une ville
et infinité de blancs, fut également attiré
lle plus
d'une
antrefois, et reçutl l'accueill
ouikn'eut pas osé paroitre
de ces mêmes victimes qu'il
des parens
distingué 9 aux yeux
supplices.
avoit fait Ferrpirdviingabless
da
du Port-au-Prinee,
(1) Lettre de Polverel au conseil-général
28. octobre 1792.
Q4
Candy, ce tigre dans une ville
et infinité de blancs, fut également attiré
lle plus
d'une
antrefois, et reçutl l'accueill
ouikn'eut pas osé paroitre
de ces mêmes victimes qu'il
des parens
distingué 9 aux yeux
supplices.
avoit fait Ferrpirdviingabless
da
du Port-au-Prinee,
(1) Lettre de Polverel au conseil-général
28. octobre 1792.
Q4 --- Page 266 ---
(248.)
Linfluence deSanthonax
digieuse. Les hommes de couleur, aeauecmmnuthuameiater pro.
formivieutsonss ses
, attirés de toutes
milice
ordres, dans le sein del la ville du parts 9.
nombrense et formidable.
Cap, une
coramençoient à se faire
Malgré les, réclamations qui
vains prétextes Pexécution entendre, il éludoit sous les
assemblées
du décret du 22 aodt, relatif plus
àla
primaires et à l'envoi des
aux
convention
députés de la
nationale, et même celuidu
colonie
dispositions les plus favorables
4 avril, dont les
au-dessous de. leur
aux sang-mélés étoient bien
La commission arrogance et de leurs prétentions actuellès.
et devenue l'organe intermediaire, toute dévouée à ses
partie du nord l'onéreux passif de ses ordres, imposa sur volontés, toute la
tribut du quart des revenus
Tamembléecolaniales avoit formé
dont
il fut perçu
leprojetsans oserl'exécuter :
invitoient lés rigoureusement, tandis que des
quartiers si lourdement
proclatiations
besoins publics par des dons
grevés à subvenir aux
roissoit à peine
de patriotiques; et Santhonax
lequelils luttoient s'occuper les délivrer enfin da fléau paétoit
depuis si long
et
contre
sans doute le principal
temps, dont l'extinction
mingue. Onne sauroit
objet de sa mission à Saint-DoPinutile
regarder com me une
expédition que Rochambeau
tentativesérieuse
ses ordres, du côté de
fit' à cette époque, par
borna à la prise d'un Ouanamynthe, et dont tout le fruit se
satisfait des minces lauriers camp des révoltés; après quoi le général,
Capavec Tattirail
qu'il venoit de cucillir, rentraau
quientsufn
immenise qu'il avoiteinmené avec
pour opérer la conquéte de toute la
lui, et
Cexpédition colteuse avoit été
colonie. Cette
avec des préparatifs
entreprise à. grands frais et
les brigands dans considérables, et se réduisit à
un pays désert et
inquiéter
tant de quartiers encore intactes
abandonné, tandis que
d'être eflicacement
avoient un besoin pressunt
secourus. Une proclamnation solemnelle
n
immenise qu'il avoiteinmené avec
pour opérer la conquéte de toute la
lui, et
Cexpédition colteuse avoit été
colonie. Cette
avec des préparatifs
entreprise à. grands frais et
les brigands dans considérables, et se réduisit à
un pays désert et
inquiéter
tant de quartiers encore intactes
abandonné, tandis que
d'être eflicacement
avoient un besoin pressunt
secourus. Une proclamnation solemnelle --- Page 267 ---
(249)
comme les Fauteurs
Blanchelande et ses agens
en ayant
avoit.désigns rebellion des esclaves, et comme
déclarés de la
choix
des moyens qu'ils
prolonge la durée, par le
perfde et dans ce inoadoptoient pour parvenir d sa destruction; les musures et
ons'atichoit à suivre pas-à pas
arment mème,
dela colonie. Unepartie des trotrues
les plansde ces ennemis
avoient
subdivisées en de cjettodeachelase
rivées d'Europe,
des lieux marécagenx et peaitleutials.
été dissépinées dans
demuis leur abord dans la
Deux mois étoient à peine écoulés lamière etinaisesphat,
colonie, déja un climat neurtrier,
démastreuse,
attachés à une guarre
Le
et les maux. sansnombre Pélite avèc une ellray ite rapilitée
en avoient moissonné
aux coups non moins doncantornéau Cap, étoit exposé
reste,
étdul libertinage: Oa ent ditque quatorze
gereux de Pinaction
amnéeiSaute
mille
des êtres vils, et dont Pexistence n'étoit
stretttnamd
Domingue, étoient
à ! ils avoient été confiés
d'aucun prix aux yeux de ceux qui fait le sncrifice momenet à ceux de la France, quien avoit
pas à les
vraisemblablement ne s'altentit
tané, mais qui
hommes étoient P'objet de toutes
perdre sans retour; d'autres
de toutes les preférences.
les affections;
du Cap, endormis après
(Septembre 1792.). Les patriote:
que pour voirleurs
neenrtiventde leur sommeil
leur victoire,
chaines plus pesantes que celles quils
mains chargées de
Pamertume
briser. Chaque instant augmeitoit
avoient cru
Santhonax cavoitnommé
desdeboiresdont ils ctoientatreuvés.
dans tontesles
hommés de couleur à la moitié des places,
des
iln'y avit laissé, parmi les blancs que
autoritesconsiuaces :
à
dont P'obéissance passive et tempretsement
des individus
étoient connus d'avance. Pinchinat,
seconder ses desirs, lui
tous les mouvemens des
celui qui depuis trois ans dirigeoit
civil, et étoit
s'étoit rendu près du commissaire
mulatres,
és.
dans tontesles
hommés de couleur à la moitié des places,
des
iln'y avit laissé, parmi les blancs que
autoritesconsiuaces :
à
dont P'obéissance passive et tempretsement
des individus
étoient connus d'avance. Pinchinat,
seconder ses desirs, lui
tous les mouvemens des
celui qui depuis trois ans dirigeoit
civil, et étoit
s'étoit rendu près du commissaire
mulatres, --- Page 268 ---
( 250 )
devenu, après lui; le premier personnage de la
portes des prisons furent ouvertes
colonie. Les
complicité avec les rebelles.
aux détenus pour fait de
combattoient
Une foule de ces hommes
encore avec les brigands, bien sûrs
qui
nité, rentrèrent alors dans
de l'impuy.concourira la
les.willes et dans les bourgs pour
eurent
nomination des places civiles et militaires, et
presque par-toutla
blancs:
affecta d'en
préférencesurles)
Santhonax
dansles
nommer un grand nombre aux emplois vacans
Ceux troupes; celles d'Europe les reçurent sâns
qu'un plus long séjour dans la colonie avoient opposition.
blementimbus d'unet partiedes préjuigés
insensiumerépugnance invincible,
régnans, témoignèrent
Lerégimentdn
poussa ce choix comme un
Cap entr'antres reoutrage : sa résistance eut de nomkrenspproleteurs; les mulatres témoignerent le plus violent
ressentiment. Une agitation sourde se fit sentir et
quelqu'explosion nouvelle. On courut, aux, armes annonça
d'autre le2
de part et
fois 44
décembre, et la ville du Cap devint
un chiamp de bataille, sur.
encore une
lequel ses habitans faillirent
s'entrlégorger. Les blancs,
du
des succès qu'ils avoient encoreremplis souvenir récent
flatter d'écraser
peu auparavant obtenus, osèrent se
encore unrennemi qu'ils n'avoient jamais Su
craindre, et dont, les forces ne leur en eussent
pas inposé, 9
Aatumeammermgmes de s'emparer de l'issue
Lesmulâtres se hâtèrent
principale de la ville, et des canons
qui y étoient disposés pour la défendre contre les
des esclayes révoltés. Ils sccupérent
irruptions
voisine, dans l'objetd'en tourner les également une batterie
le foudroyer. Les dragons
canons. sur laCap,et de
tionnés à
d'Orléans, et d'autres corps affecSanthônax, se disposérent à les seconder.
du commissaire civil et sa, voix étoient méconntes: L'autorité Les
partis, également animés, - alloienten yeniraux
deux
la mtunioipalitéanterposa
mains, lorsque
sa,médiation, et épargua lesang qui
ner les également une batterie
le foudroyer. Les dragons
canons. sur laCap,et de
tionnés à
d'Orléans, et d'autres corps affecSanthônax, se disposérent à les seconder.
du commissaire civil et sa, voix étoient méconntes: L'autorité Les
partis, également animés, - alloienten yeniraux
deux
la mtunioipalitéanterposa
mains, lorsque
sa,médiation, et épargua lesang qui --- Page 269 ---
(251 >
aux
fut farorable
alloitétre versé. L'issue de cet érénement
contraire.
coup auparti
hommes de coulenr, et rortaledernitere
crise,
à l'inSanthonax, quinarait
avoit etl recours
RersN
et qui, dans ce moment alarmant,
T'orage, devint plus
fuencedelan municipalité (1) pourcalnier et prit toutes les
plus impérieux Jorsquhil fut passé,
La sohant,
un semblable évènement.
mesures propres à prévenir amis de la
fut
des
contentiomadienate
ciété populaire, dite'
ardens furent arrêtés ct embardissoutes ses mémbres les plus
incidenty futexpulsé
qués.
et la
elle-mème, qui
e-Ped
municipalité
du Cap, et envoyé au loin;
Jorsque Santhoavoit été comblée d'éloges les plus pompeux traitée que de la mad'clle, n'en. fut plus
naxavoit eu besoin
fut
de tous les droits
nière la plus intolérable, et autorités aépovillée
constituent la première des
populaires. accaqui
avoit été peu auparavant
Le parti du gonvemement venoient à leur tour de céder le
blé parlés, patriotes : ceux-ci
plus à la poli-,
homues delcouleur : il ne manquoit
pas aux
Santhonax que de frapper un troisième
tique tortueuse de
ancienne prophétie (2), en faisant
coup, et d'accomplir une pnefaction bien plus sombreisey
xcmermilatvettbihse pari main à lPentière destruction
et de mettre ainsi la dernière
Déja des hommes
de Vinfortunée colonie de Saint- Domingue.
soupobservoient toutes seadémarchies, 2 commengsienta tendoient défiqui
c'étoit le but auquel tous ses pas
: et
çouner que Un bruit sourd se epandetiuenaeblesents dont
nitivement.
des colonies étrangares,
des avis effrayans parvenoieut celle de Saint-Domingue,
d'intérêt pour
les habitans $ pleins
Proclamation du 3 décembre, de Santhonax.
plutot
(i) Périssent lès colonies, , s'écrioit un jour Robespierre,
(2)
que de violer un principel
oient défiqui
c'étoit le but auquel tous ses pas
: et
çouner que Un bruit sourd se epandetiuenaeblesents dont
nitivement.
des colonies étrangares,
des avis effrayans parvenoieut celle de Saint-Domingue,
d'intérêt pour
les habitans $ pleins
Proclamation du 3 décembre, de Santhonax.
plutot
(i) Périssent lès colonies, , s'écrioit un jour Robespierre,
(2)
que de violer un principel --- Page 270 ---
(252 )
par P'identité du Janger qu'ils pouvoient avoir à craindre
jour pour eux-memes, yt transmetigient les déuils
un
cevoient
qu'ils red'Europe sur les projets secrets des
civils. L'instruction
commissaires
que l'on - acquit peu-à-peu sur la
passée et surle caractère
vie
personnel-del Palverel et Santhonax,
n'étoient.rien moins que propre à calmner ces allarmes : des,
hommes dont l'un étoit. violent,
3789,, démagogue furieux
ambiticux, aristocrate en
subalterne,
en 1792 ,et l'autre un intaigont
créature de'Brissot, et chargé de SGS ius structions
sccrétes, tous deux apôtres forcenés du
jacobinisme (1), ne
(2). Les signes avapt-coureurs de la révolution de
rent, non-séulement les hommes
1789 éveillè.
liberté; mais encore mirent
capables de sentir le prix de la
Fraucs, auxquels les
en mouvement tous les intrigans de la
faciles à
troubles qui s'annonçoient et. Jes conyulsions
Prévoiroffroient déja les occasions
Je ne sais comment Polverel
d'exercer leurs talens.
se trouva alors dans le
royaume de Navarre, où son éloquence etsa
ci-devant
rent quelque considération
réputation lui valu.
qa'il déclama
et une entrée aux. états.. Jesais
fortemént pour empècher le Bearn
dépurés aux
d'envoyer des
états-généraux, et qu'il déclara publiquement a
qu'il se rendoit dans la Navarre
Pau
qu'influence
propre, où il avoit acquis quelpour détourcer cette petite
du nom pompeux de royaume, de toute eosode.gnajnaorabis
promettre ses
mesur e capable de comdroits, , ses priviléges et sa dignité.
Ses intrigues, propres à flatter une certaine classe d'hommes,
n'empéchérentipas quel le Bearn n'élàt
ses
se réunirent à ceux du. reste de la nation légalemept dépurés,qui
tation, de la
française; mais la dépu-.
Soule,qui s'étoit également rendue à
retira sans entrer aux érais-généraux,
Versailles, se
d'après les instigations de
Polveralsquie en faisoit partie, et quiavoit su leur
Soule avoit ses
persuader que la
voit.
privilégesiet ses droits Particuliera.dontolle ne de-.
Pas se désister. Il alla jusqu'à prétendre que la Soule faisant
partie du royaume de Navarre, ses députés ne devoient communi.
toit également rendue à
retira sans entrer aux érais-généraux,
Versailles, se
d'après les instigations de
Polveralsquie en faisoit partie, et quiavoit su leur
Soule avoit ses
persuader que la
voit.
privilégesiet ses droits Particuliera.dontolle ne de-.
Pas se désister. Il alla jusqu'à prétendre que la Soule faisant
partie du royaume de Navarre, ses députés ne devoient communi. --- Page 271 ---
(253) )
de la colonie. S'lscussent
que les ennemisjurés
et dernier. coup 1 leur
pouvoientétre
frapper ce terrible
de
voulu à cette époque
lés anciens dominateurs
puissnce étoit déja telle que
soumis à leur volonté
se tosenthumbements
de résistânce de'
SaintDomingue n'auroitnt pas rencontré
suprème, et qu'ils
tant d'infortunes et presque
la part des blancs, froissés: par déliés jugarent que le noment
anéantis. Mais ces hommes
de la: part d'une caite dont
n'étoit pas encore assez propice à force de faveurs, mais
ils avoient capté le dévouement
eit effaroudémarche hasardée trop prtcipitumment comme
qu'ane
hommes de couleur se regardoit
chée. La masse des
des commissaires civils. Enorexclusif de la mission
marquées;
l'objet
bienfaits et leurs préférences.
gueillis par leurs
avilis , leur réintétandisque les blancs étoient répoussés, n'étoit plus capable de
gration dans leurs droits naturels avoient été déja drestés as'enviaatisfaire leur ambition; : ils
ar ambaszadeurs, et qu'en
avec les erats-genéraux que comme d'accepier la constituquer
ils seroient toujours à temps
cette qualité sielle leur convenoit.
Polverel qu'oa
tion Ainsi française donc il ne dépendit pas de Tambassadeur schisme qui, s'il ent eu
dès l'aurore de la révolution, un des. obstaclos encore.
ne vit,
pouvoit lui opposer c'est
ce
beaycoup d'imitateurs, dont elle triompha; ; et
pourtant
plus puissans que ceux depuis à Saint-Domingue, peur. y faire
même hommequ'on envoya le fer et la Aamme à la main, y a
Aleurir le patriotisme, et qui,
ail bien rétabilordree etl la desiroit tranquillité. des preuves du fait que je viens
Si le. patriote Polverel
lui
tje suis même autorisé
de citer, il meseroit aisé de les procurer: le tiens, et qui est la mème
une des personnes de quije
à Tail de
à nommer il eut à ce sujet une discussion très-vive en présence das
avec laquelle dans la grande galerie de Veriailles,
bauf, et
et Soule..
députés de Navarre
ordree etl la desiroit tranquillité. des preuves du fait que je viens
Si le. patriote Polverel
lui
tje suis même autorisé
de citer, il meseroit aisé de les procurer: le tiens, et qui est la mème
une des personnes de quije
à Tail de
à nommer il eut à ce sujet une discussion très-vive en présence das
avec laquelle dans la grande galerie de Veriailles,
bauf, et
et Soule..
députés de Navarre --- Page 272 ---
(254)
sagerdomme le peuple chéri, comme le seul
seur de
légitime possesSalat-Domingue 2 dont les anciens
plus à leurs yeux que d'injustes
maitres n'étoient
tés. Il est certain.
détenteurs de leurs propriéque ces hommcs simples et
ginèrent que, les blancs seroient
trompés s'imapour. les enrichir. Malsyainar définitivement dépouilics
nombre d'entr'eux étoient
que leurs rivaux, un grand
tations plus.ou moins propriétaires d'esclaves.et d'habique tant d'intrigues riches, et ils' étoient loin de penser
tendissent à les en dépouiller
Quoiqu'il en soit, le résultat des
également.
ceux qui.suivirent, ne
événemens passés, et de
ces funéstes conjectures. confirmbrentque Mais
trop dans la suita
Domingue jugérent alors
les exterminateurs de Saintque le moment n'étoit
venu,-et ne s'ocempèrenit qu'à couvrir leurs. pas encore.
d'un voilesi impénétmable
rien
projets secrets
leir moment de D'exécution que
ne. pit transpirer avant
: et leurs mesures furent
qu'il.n'y.e edt pas de défiancs si subtile
telles 5
sent à endormir momentamément
qu'ils ne parvinsL'anéantissement de deux factions qui
temps remplissoient une partie de. la colonie depuis si longtandis que l'autre restoit
de. troubles,
sastres, avoit'ramené
abandonnée aux plus affreux dévillé €i
quelque tranquillité dans le sein d'une
tendoit, coantamiyentagitée. dans
Le reste dela pariie du nord at:
un étatde stupeur et de
lasauvat ou qu'on achevat dePancantir. décubengement," qu'on
étoit paisiblement dominée
La partie de Pouest
Par les mulàtres. Les habitans du
sud, toujours remplis de résolation et
de faire faceal leurs ennemis, libresou d'énergie, contimuolent
un, ceil attentif et inquict
esclaves, et fixoient
contrées. alloient devenir! le surles-franemens dont lesantres
Prince,
théatre. La ille du Port-anquises soitenoitseule au miliet des contrées
aux hommes de couleur, n'avoit témoigné
soumises
que respect et
les mulàtres. Les habitans du
sud, toujours remplis de résolation et
de faire faceal leurs ennemis, libresou d'énergie, contimuolent
un, ceil attentif et inquict
esclaves, et fixoient
contrées. alloient devenir! le surles-franemens dont lesantres
Prince,
théatre. La ille du Port-anquises soitenoitseule au miliet des contrées
aux hommes de couleur, n'avoit témoigné
soumises
que respect et --- Page 273 ---
(255 )
nationale , comme organe de
à la commission
s'étoit passé au
qu'obéisance française : mais, alarniée. par ce qui
la nation
contre cequ'elle considéroit
Cap, elle se nesenstedtedsalis de Polverel etSanthonax. Ceuxcomme les projets particaliers
pas qu'il avoit
devenus souverains au Cap, aignoroient
de cette
ci,
liaison intime entre la société populaire
regné une
la jugerent plus dangereuse
ville, qu'ils anéantimentlonqunel du Port-au-Prince. Ils saqu'ntile à leurs desseins, et celle
secrète: Il
voient qu'il existoit encore une correspondance Pardente et inquiète actirestoit au Cap deux hommes dont
comme
de Pombrage, et qu'ils regardoient
vité léur causoit
le
et l'énergie de leur
capables de relever au besoin courage
autre chef
Thibaut et d'Augy,
parti abattu. L'archevèque, furent arrètés et embarqués. Enrenommé du partipopulaire, aises moindres desirs, et dont
vironné de créatures dévouées
un nombre considérecritéepar
la masse étoitjournellement accouroient s'yj joindre de toutes parts,
rable demulàtres qui
calmées par Paloignement
Santhonax's sentit ses inquiétudes
et" ne s'occupa qu'à
de tant d'individus suspects à ses yeux,
Ocde tout le reste, et à la fixer par'desc
détournerl'attention
le change sur ses véritables plans.
copations propres à donner,
fidèle, yenoit de
; son agent
(Janvier 1793Rechambest, d'abandonner le gouverrecevoir: de France l'ordre positif
aller réprendre
mement militaire de Saint-Domingue été pour d'abord destiné. IL
celui de la Martinique, auuelilavoit corvette. Cinq mois de.
obéit, et partit presque seul sur une
extermiver près de
séjour dans la colonie avoit sufli pour avoit armés pour Ty acdeux mile hommes que la France
périssoit égacompagner; le reste de ce brillant armement
de
à Poeil affligé que
lement en détail, ct ne présentoit
barbare insounombreuses victimes des maladies et d'une
de guerre, des frégates, des corvettes
eiance. Trois vaisseaux
inq mois de.
obéit, et partit presque seul sur une
extermiver près de
séjour dans la colonie avoit sufli pour avoit armés pour Ty acdeux mile hommes que la France
périssoit égacompagner; le reste de ce brillant armement
de
à Poeil affligé que
lement en détail, ct ne présentoit
barbare insounombreuses victimes des maladies et d'une
de guerre, des frégates, des corvettes
eiance. Trois vaisseaux --- Page 274 ---
256 )
et' 'des fldtes
pourrisoientdane le port; etleurs
pages.,
inutiles équide i'imaction, égilementexpods étoient
aux ravages d'un air insalubre et
-
insufisnns
déja diminués au point d'être
pour la mand ceuvre.
dévenua
Pendant cette variété de chocs et de
les brigauds, libres de toute
mouivemens divers,
leurs
entrave , tantot
dévastaticns, et tantôt les
suspendoient
noient, de temps àauitre à pénétrer recommençoient, et parvequelques camps; ils ne cessoient de plus avant, à surprendre
les tenir en haleine.
harceler les blancs et de
à Pabri de leurs
Depuis. long-temps la mer.n'étoit pas
étoient
brigandages ;. les communications avec le
interceptées ou devenues
Cap
les' bàtimens que les calmes ou les' extrèmement vents
dangereuses;
trop près des côtes infestées,
contraires poussoient
proie; les passagers
devenoient infailliblement leur
n'avoient
étoientextemines sans pitié, et lés
pas un meilleur sort, où étoient réservées femmes
éprouver des traitemens plus cruels que la mort.
pour
furent enfin donnés pour une
Des P ordres
et l'on fit des préparstifs
attaque sérieuse et générale,
lambeaux de cette armée pour l'elfectuer. Il ne restoit que les
mois
brillante, qui.existoit
auparavant, et qui s'étoit. fondue
quelques
battie. Ils firent aualgaines
Presque sans comnesse si belle et si valeureuse avec tout ce, qui, parmi la jende malheurs. Les
du Cap, avoit survécu à tant
val. ferent
rolontaires et les gardes mationales à cherétablis, et une proclamation' de
damna d'avance à lembarquement
Santhonax conson corps ou son poste sans congé, quiconque abandonneroit
néral du cordon de l'ouest, débuta Nully, commandant gétachemens:r réunis des
par former, avec les dédu port Maget (environ quartiers de Pinisance , du Borgne et
six cents
une
De ttoyer les hauteurs du
hommes), attaque pour
qua facilement de,
Limbé, et del'Accul;'et il débusplusieurs postés formidables, les révoltés
qui
-
Santhonax conson corps ou son poste sans congé, quiconque abandonneroit
néral du cordon de l'ouest, débuta Nully, commandant gétachemens:r réunis des
par former, avec les dédu port Maget (environ quartiers de Pinisance , du Borgne et
six cents
une
De ttoyer les hauteurs du
hommes), attaque pour
qua facilement de,
Limbé, et del'Accul;'et il débusplusieurs postés formidables, les révoltés
qui
- --- Page 275 ---
(257) )
n'attendoient pour fuir que
qui, quelque fitleur nombre, La lâcheté ou l'ineptie d'nn
d'être vigoureusement attaqués. porticulière, , eûit laissé la prinofficier chargé d'une attaque feux et dans ledanger le plusiminicipale coloune entre deux
à des ennemis moins làches.
nent, si on avoit eu affaire sur la coupe du Limbé,) les
le camp situé
mal.
Charged'emporter
: mais ce commandant,
révoltés fuirent à son approche
lâcha lui-mème
terreur panique,
intentionné ou frappéd'une
abandonnants sa conquête
le pied et se retira précigitamment, chasser. Nully destitua cet offià l'ennemi qu'il venoit d'en
sa faute avoitde danheureusement ce que
cier, et répara
gereux.
Josné, dit: Violette; ce même individu
Son nomi étoit
de patriotisme auquel,
g'étoit rendu fameux par, ce genre
les désordres et la
ne croit plus,, et par
au
dieu merci, personne
oû il se. trouva, notamment
terreur qu'il.eausa par-tont
le commandément que.
cordon de Ponest, dont, il s'arrogea
étoit soutenu des
n'osa lui disputer, parce qu'il lesquels il avoit
personne
des. soldats de Bearn 7 parmi
grenadiersie et
La, Violette,
lindiscipline et la desorganisation.
introduit
poltron devant T'ennemi,
aussi fier avec. les aristocrates que auprès de Santhonax, qui
trouva grace après son aventure rétablit pas, dans ses foncle favoriser, mais qui ne le
parut)
tions (1).
a
les espérancés des quartiers cirCet henreux essai ranima s'empara de tous les coeurs.
convoisins, Uneardeuseuemicres
et l'on ne s'occupa,
de défiancese ralentit un instant; Santhonax paroisl'esprit
seconder les efforts que
genéralement qu'à
cet individna eu le crédit
Je crois avoirlu quelque part que
de
(1)
depuis, en France, au commandement
de se faire nommer
Saiat-Domisgue,
R
és des quartiers cirCet henreux essai ranima s'empara de tous les coeurs.
convoisins, Uneardeuseuemicres
et l'on ne s'occupa,
de défiancese ralentit un instant; Santhonax paroisl'esprit
seconder les efforts que
genéralement qu'à
cet individna eu le crédit
Je crois avoirlu quelque part que
de
(1)
depuis, en France, au commandement
de se faire nommer
Saiat-Domisgue,
R --- Page 276 ---
258 )
les brià faire de bonne foi,-pour attaquer
soit-sc disposeri
anéantir ce Aléau dévastateur.
gands de tous côtés et pour a-la-fois par des polnts opposés.
Trois colomes partirent hiomines dans les quartiers déNully entra avec huit cents rivière, où lon s'attendbit
du Dondon erdela grande
Les noirs furent
vastis
vigoureuse résistaincers.
à éprouver la plus lâches et fuyards. Ils nattendirent
par-tout les inêmes,
d'un énnemi qu'ils eussent pit
même mulle part Papproche profondes, s'ils eussent eu
au milieu de gorges
en' fuyant tout
estermiuer
retrancher. Ils détruisirent le
d'inla fermeté de s'y
des b'ancs leur doana temps
la mnarche rapide
furent enlevés 1
ce que
leurs camps et leurs canons
tous
cendior;
t férir.
monter à
sans coup
cavaliers blancs
presque On vit en 1 cette occasion vingt situé sur la cime isolés
bride à un fort des. brigands,
par un chemin
toute cdtes, oh l'on ne pouvoit aborder que Il yavoit au
d'un
et' gardé par deux canons.
étroit et escarpé,
sauvèrent apresavoir senlement
moins huit
à cinquante
ostisasimnyniées
dont lesi boulets passérenti
déchargé leurs canons, des téméraires asshillans.
par.deinusl lastête
parcequtoa
pieds
dont on siesagioitledangeep concentrées, ne fut;
Catecxpéltion, toutes les forces des brigands militaire. On entra
y croysit parler, qu'one promenalo qui étoit devenu le
à progremicoty dans le bourg duDondon; et oà dès traits
sans oppostion
aux Hotrsnévaltés,
contre les
chef-licu des paysonmis barbarie avoientiéis exercés
entre
de la plus horrible
eu le malhenr-de tomber
blancs infortunés quiavoient
leurs mains.
nommé Janot qui étoit le magi- des
C'ést 1à7 qw'an monetre, donné le titre deigrand médectn.
cien dés noirs, , et s'étoit
les blancs dans a'horribles suparmées -
du Toi, faisoit périr étoit de les sguspendre en Tairypar
plices, Son grand plaisir
éis exercés
entre
de la plus horrible
eu le malhenr-de tomber
blancs infortunés quiavoient
leurs mains.
nommé Janot qui étoit le magi- des
C'ést 1à7 qw'an monetre, donné le titre deigrand médectn.
cien dés noirs, , et s'étoit
les blancs dans a'horribles suparmées -
du Toi, faisoit périr étoit de les sguspendre en Tairypar
plices, Son grand plaisir --- Page 277 ---
(1255)
prendit sous le menton, , et delaissor
un crochet de feriquiles
dont Fexistencese proexpirer en cet état ces millieurens, Jean'-E François, grend
longesit quclgietis deux jours. le moins' cruel de' tous les
amiral de France, , le' premier et des actes affreux de Janot,
chefs noirs, soit quilfat révolté ombrage, vint lni-mème Parsoit que son crédit lui portât de ses gardes, et le fit fusiller.
parerale tête d'ane compagnie
leur grand sorcier : lui
Les noirs, pleins d'un respect pour J'ai vu le tombeau quils lui
frent de magnifiques obsèques. arbre énorme , situé à une portée
élevèrent; j'ai vu anssi un fiché de gros cloux, etlod l'on
de fusil du bourg du Dondon 1
aux branches: C'est là
encore des chaines attachées
voynit Janot accrochoit :es victimrs.
général
que
Sunthonax acatanaintemssabars
Laveaux, que
paititdu Cap à la tête dela principale
de Ja partic du nord; d'environ mille hommes de trompes de
colomney coimposée
toute la jeunesse de cette ville, et
France , etide presque.
camp de la Tannerie- 7 situé à
alla" attaquer le formidable du Dondon et de la' grande rivière.
l'entrée des" montagnes
pour aller infester.
les noirs partoient
C'est,de ce camp que
leurs incursions et leurs
les plaines voisines, et ponssoient Biassou, généralissine
ravages jusqu'ause portes du cheldes Cap. noirs apres Jemn-Frandés armées du roi,le second
commandoiten personne,
France, y
gois, grendiantralde
de plus fameux gueret avoit sous ui tout ce quil yivait de la Tannerie, adosséa
riers parmi les révoltés!. Le cainp amproches par derrière, étoit
un morne qui en defenitoitles fossé plein d'eau, et d'une
environné d'un double et jarge
n'étoient rien moins
palisade à deuxrAnge, dont Ips pieux
par-un bout, et
que des arbres cntiers, sciés.et aiguisés une batterié de cales uns, contre les autres :
fichés en terre
un monticnle qui se trouvoit an centre
nons etaleerblie sut
R 2
cainp amproches par derrière, étoit
un morne qui en defenitoitles fossé plein d'eau, et d'une
environné d'un double et jarge
n'étoient rien moins
palisade à deuxrAnge, dont Ips pieux
par-un bout, et
que des arbres cntiers, sciés.et aiguisés une batterié de cales uns, contre les autres :
fichés en terre
un monticnle qui se trouvoit an centre
nons etaleerblie sut
R 2 --- Page 278 ---
(360.)
des retranchemens,
et balayoit : tous les environs.
avec surprise que les noirs avoient
On observa
donnés autrefois
exactenents suivi les plans
endroit.
pour établir une forte redouté en ce.
. - Cent hommes courageux
même
armée : la brave jeunesse du.
y eussent arrêté une
un. feu. vif, la
Cap ne put l'être un instant :
des palissades Peqgemposibilind/g franchir des fossés et
énormes, ne furent Ias capables de
poser et d'attiédir son ardeur. Les volontaires
luicnim-.
la majeure partie étoient
du Cap, dont
prudence à la
presque des enfans 2 joignant la
bravoure la plus
colline,
déterminée, cotoyérent une
retranchemens presqu'isipraticable, et s'avancèrent jasque sous lcs
avec tant d'impétuesité que
s'attendoit pas à ce genre
P'ennemi, qui ne.
de tenir
d'attaque > an lieu de se défendre et,
ferme, ne songea qu'i fuir, selon sa coutume. Les
blancs,, qui eussent tous trouvéla leur tombean s'ils
eua affaire à d'autres
eussent
hommes, ne purent entrer dans le
qu'avec peine et un à un. Arrêtés par les seules difficultés camp
naturelles du lieu,. ils ne purent être assez tôten
pour poursuivre chaudementles fuyards,
mesure
core tout ce qui se trouva sur leur
quiincendièrent enpalais royal que Biasson s'étoit fait passage 7 notamment de
sinage,
construire dans le voiDesfourneaux, chefduntataillon; de volontaires del
étoit parcillement chargé
France,
d'agiravee une colonne
par l'est, du côté. du quartier der
particulière
Nully attaquoit par l'ouest et Laveaux Saint-Suramne, le
tandis que
va de la résistance au
par centre.lle épromcamp leSec, qui fut
main. Ces mesures sages etibien
pris l'épée à la
combinées tendoient à
rer les brigands, et à les acculer contre les frontières resser.
gnoles yoi l'onavoitlieud d'espérer
espalequel on étoit en paix, ne donneroit quelsjgolvenserurat,s avec
homnes T'ilétoit de-l -Lintérét
point un relnge à des
des deux nations de forcera
au
par centre.lle épromcamp leSec, qui fut
main. Ces mesures sages etibien
pris l'épée à la
combinées tendoient à
rer les brigands, et à les acculer contre les frontières resser.
gnoles yoi l'onavoitlieud d'espérer
espalequel on étoit en paix, ne donneroit quelsjgolvenserurat,s avec
homnes T'ilétoit de-l -Lintérét
point un relnge à des
des deux nations de forcera --- Page 279 ---
(a6: )
hondevoir. On n'ignoroit pas le commerce
rentrer dans leur
de P'insurrection, entre
teux érabli depuis le commencement et les brigands 1 qui donnoient
Jes individus de cette nation
les mulets, et même
les chevaux dontilép sponroieataempue,l de la poudre ou de l'argent,
des enfans, pour se procurer
obtenoient tout au
lequel les Espagnols du voisinage
pour
plus vil prix.
dit à moi-méme qu'ils ne voyoient
Des Espagnols m'ont
des Français avoient fait
rien d'illicite dans un commerce que des bateaux sortoient du
comme eux : ils m'apprirent que alloient vendre aux briCap même, chargés d'objets qu'ils Je sus également que les
gands, à la baie de Mancenille. vendoient ail poids de
tiroient la poudre qu'ils
où des
Espagnols
del la ville française de Saint-Marc, elle étoit
l'or aux brigands,
pas Pusage auquel
marchands avides n'ignoroient
en conséquence.
destinée 9 et la renchérissoient qui n'étoit pas sans reproche
espagnol,
Le gouverement trafic odieux 1 - ne le toléra pourtant
à l'égard de ce
se rendit au bourg de Saintouvertement: Nully, qui
avec
pas
éloigné de celui du Dondon, yabouca
Raphael, peu
du cordon des frontières
commadantgenéral
D. Cabrera,
l'assurance que les brigands seroient
espagnoles, donti il reçut
au-delà des lignes.
s'ils tentoient de se réfugier
qu'on
repoussés
sur le territoire d'Espagne
C'est dans ce voyage
étonnement des asvit arriver près de Nully, et au grand
talens avant la
connu par quelques
sistans 1 un homme qui,
plus de célébrité depuis, l'inrévolation, avoit encore acquis Vinfluence sur cet évènesurrection des esclaves, et dont
mérite qu'on le
ou du moins celle qu'on lui attribua, revêtu depuis
ment,
C'étoit l'abbé de la Haie,
la
fasse connoitre..
du Dondon. Cet homme 1 contre
long-temps de la cure
aveit cherché à uticoutume de ses pareils en 1 Amérique &
R 3
D
1 un homme qui,
plus de célébrité depuis, l'inrévolation, avoit encore acquis Vinfluence sur cet évènesurrection des esclaves, et dont
mérite qu'on le
ou du moins celle qu'on lui attribua, revêtu depuis
ment,
C'étoit l'abbé de la Haie,
la
fasse connoitre..
du Dondon. Cet homme 1 contre
long-temps de la cure
aveit cherché à uticoutume de ses pareils en 1 Amérique &
R 3
D --- Page 280 ---
(262. )
liser les années quril y avoiti 4u
ouvrage d'histoire
passées, y
et avoit composé un
naturelle dont
le
mais qui prouvoit qo'il n'étoit j'ignore juste mérite, 2
n'étoit
livré
pas sans talens, et qu'il
pas
au déscenvrement accoutumé de ses
frères. Resté parmi les noirs.insurgés
conde sa parcissefi!"
lorsqu'ils s'emparirent
passa généralement
êtré un
tres de la rebellion et le complice de leurs pour
desapo.
timens
crimes. Sessenphilosophiqiues 1 et un écrit qu'il adressa à
blée coloniale en faveur des
Passemblancs
révoltés,. et où il traitoit les
sans ménagement, confirmèrent ces idées. A-la coriquête du Dondon, on trouva dans" sa
pour fuir à-1 FEspagnol, une volumineuse masbonygpoisba.dona
qui donna lieu de penser que l'abbé de la Haie correspondance
pas au nom seul des philanthropes, et qu'il étoit n'agissoit
d'autres sentimens que les leurs. Quand
mu par
Nally alla à SaintRaphaël, cêt homme vint se présenter à lui,
son innocence sur
protestant de
legimputations qui lui étoient
il eut la fermeté d'aller le trouver
adressées ;
sous.
au Dondon et de se mettre
sa sauve-garde, au risque d'être mis en pièces par les
blancs, qui le regardojent comme Panteur de tant de
et Finstroment d'une faction qui avoit
maux
de
juré.la destruction
Saint-Doningue. Nully fut forcé de céder à l'autorité de
Laàvenux, qui le réclama. et P'envoya en criminel, ainsi
le curé de la grande Rivière
que
chez
2: : qu'on venoit de
Ini, à Santhonax, qui calma
surprendre
la
Fimpatience du peuple
promesse de les faire- juger et punir.
par
J'ei lir une partie des lettres de Biassou à l'abbé la
dont une,en date du 25 décembre
Haie,
les divers chefs de.s saarationse
2 aunonce au Pasteur que
sont assemblés dans le
royal, et Pont nommé vice-roi du
palais
s prévient qu'ils
pays conquis : C qu'il le
doiventse rendre au
>
Dondon, pour y faire
chanter ure messc et un te deum solemnel; quilleprie de
par
J'ei lir une partie des lettres de Biassou à l'abbé la
dont une,en date du 25 décembre
Haie,
les divers chefs de.s saarationse
2 aunonce au Pasteur que
sont assemblés dans le
royal, et Pont nommé vice-roi du
palais
s prévient qu'ils
pays conquis : C qu'il le
doiventse rendre au
>
Dondon, pour y faire
chanter ure messc et un te deum solemnel; quilleprie de --- Page 281 ---
(263)
à
dc pronencer
quil se propose:
le
un discours
et il finit par
s lui préparer devant le peuple assemblé, un code de loix
> cette époque
de conduite et
de lui tracer un plan
qu'ils regaivent
5 prier
sa nation 1 en atrendant unique maitre s.
>, pour gouverner Louis seize', leur roi etleur
du pays
> celles de
étoitaignée Biassou 2 vice-roi
Cettelettie singulière
et contre-signée
lettres restèrent au secréces
E
conquis, trois fleurs -de-lis :
mes mains.
cachet aux
Nully; une seule est entre
qui
tariat du comnandant
auprès de Santhonax, au
L'abbé de la Haie trouva grace que pour en imposor
le retint en état d'arrestation et le rédacteur d'une
ne
il fut depuis son conseiller
professés, lorsque
peuple; écrité dans les principes quilavoit
feuille
civil eut levé le masque.
cansoient
ce conimisamire De si heureux comimentemens et de la mous-
(Povnerigos) : le bruit des canons
étoit reBenérale
Cap,y
une alégresse faisoit entendre jusqu'au
tant de
queterie, qui se
qu'on touchoit au terme de
gardé comme le signe se taisoit ; la défiance qu'onavoit entre
malheurs : Tesprit de parti
des lameelmuiavoience
concevoir sur les intentions de Saint-T Domingue, s'6Pu mains le salut ou la perte éclatans de leur bonne
leurs
devant ces témoignages maison de' campagne
vanouissoit
retiré dans une
revolonté. Santhonax 1 et loin des yeux du vulgaire, ses
hors des portes du Cap,
leur commumiqusit
des généraux 1
bout de
cevoit les rapports disp sposé à. tirer parti josqu'u l'émulation
ordres, , et paroissoit. toutes les troupes, dont codteux.
lardeur qui animoit des succès brillans et peu deleur côté,
étoit augmentée par
ala-foisyet chacun
Laveaux etNully entrèrent Rivière , où dans la' même
la grande
successidans le quaner.de
et chassés
journée les brigands furent poursaivis avec le mème bonheur,
-
de trois camps, toujours
R4
voment
er parti josqu'u l'émulation
ordres, , et paroissoit. toutes les troupes, dont codteux.
lardeur qui animoit des succès brillans et peu deleur côté,
étoit augmentée par
ala-foisyet chacun
Laveaux etNully entrèrent Rivière , où dans la' même
la grande
successidans le quaner.de
et chassés
journée les brigands furent poursaivis avec le mème bonheur,
-
de trois camps, toujours
R4
voment --- Page 282 ---
(264)
fois un seul homme reçht une égratignure.
et sans que cette
cavaliers du Cap proVers la fin de la journéey quarante et arrivèrent à l'imlongèrent le-grand chemin au galop; oi.le grand amiral
proviste devant Phabitation Piveteau,
A cette vue
Juan-François avoit établi son quartier général. les canons
pas mème à décharger
inattendiuel,on. ne songea fuit à la débandade : la poursuite
sur les assaillans. Tout
de fuyards furent pris, enfut si chaude qu'une vingtaine
et armées du roi, dé-.
tr'autres un maréchal des. camps: nommé Coco Laroche,
coré de la croiz de Saint-Louis, le bonheur d'échapper en
mulâtre librer Jean-François bataille: eut
Laveaux fit casser. la
abandonnant son cheval de
autres prisonniers de
tête à Vofficier géméral pris et aux. consacrés à faire prendre
jours furent.
guerre., et plusieurs
victorienses.
quelque repos aux troupes
en devoit naturellement
Ces succès' eurent l'effet qu'on grand dans un temps
attendre, et qui edt été bien plus
n'étoient pas
Tamour du pillage et de Tintépendance de l'esclave
où
dans' le coeur
encore aussi frtementieamacinés effrayés par la marche rainsurgé. Des milliers de noirs, rendre à eux : on remarqua
pide des conquérans, vinrentse étoient des femmes. On en compta
que le plas grand nombre vinrent demiander grace. après Ia
jhsqu'a quatorze mille qui Rivière; ou voyoit parmi eux un
conquête de la grande couleur libres-qui arrivoient avec
nombré d'hommes de
dontils s'étoient
grand
leurs enfans et des armes, 1
leurs femmes ,
ceux-là même entre les mains desquels
servis la veille contre
et furieux, eu
ils venoient les déposer: Les Manesindignas mais ces transfuges troubien voulu faire justice; ;
les muliauroient,
des amis nombreux parmi
voient dans les camps
comme eux, et quise montres., qui avoient fait naguère à
leur cause.
à les soutenir et épouser
trereiatiprets
ils s'étoient
grand
leurs enfans et des armes, 1
leurs femmes ,
ceux-là même entre les mains desquels
servis la veille contre
et furieux, eu
ils venoient les déposer: Les Manesindignas mais ces transfuges troubien voulu faire justice; ;
les muliauroient,
des amis nombreux parmi
voient dans les camps
comme eux, et quise montres., qui avoient fait naguère à
leur cause.
à les soutenir et épouser
trereiatiprets --- Page 283 ---
(265 )
contrées avoient suivi l'armée et coo:
Les hiabitans de ces
abandonnés
pour revoir leurs foyers
péré à ses sucoès,soit
accueillir ceux de leurs esdepuis si long-temps, soit pour
leur fante et se jetter
claves qui viendroieut reconnoitre de tirer, encore quelque
entre leurs bras, et dans l'espérance
délabrées. Mais cette satisfaction
parti de leurs habitations
de Santhonax, qui orleur fut ôtée par une proclamation
mis en dépot sur
donna que tous les esclaves rentrés seroient
de
Clérissé, pour être ensuite employés au profit
Phabitation
et
faireface,
anintrendeltweal,
la: république, pour
et aux besoins publics.
aux frais immenses de cette guerre
à
Boncan
renommé par un camp,
Le grand
1 quartier
Cambefort avoit échoué un an auparavant,
l'attaque dnquel
balayé. On n'y avoit pas reriçontré un
avoit été égaleinent
àvant mème de
seul brigand. La terreur les avoit dispersés libres: d'une si
Toutes les plaines étoient
;
voir. Pennemi.
quelques jours auparavant
grande étendue 'de pays, possédée
les hauteurs de
les révoltés, il ne leur restoit plus que
par
pour tout refuge. La seule
Vallière et de Sainte-Suzànne
infestée. L'ons s'attendoit
montagne du Cap en étoit également
seroit d'en extirper
que la. conclusion de cette expédition
si Hlong-temps,
jusqu'au dernier des vils brigands qui, depuis
hutenoient cette ville opulente et peuplée dans une gêne
véritable état de siége', auquel il eût
milliante et dans un
n'avoient
été si facile de mettre un terne, si des scélérats
à leurs projets d'éterniser leurs brigancru qu'il importoit
bride une ville qui formoit le
dages, et de tenir ainsi en
affreux despuissant obstacle à l'exécution de leurs
plus
seins.
Ilne restoit plis qu'un légerpas à faire. Oaremarqnoitque
le nombre des noirs qui se rendoient étoit plus ou moins
de l'activité que lon mettoit à pousser
grand en proportion
si facile de mettre un terne, si des scélérats
à leurs projets d'éterniser leurs brigancru qu'il importoit
bride une ville qui formoit le
dages, et de tenir ainsi en
affreux despuissant obstacle à l'exécution de leurs
plus
seins.
Ilne restoit plis qu'un légerpas à faire. Oaremarqnoitque
le nombre des noirs qui se rendoient étoit plus ou moins
de l'activité que lon mettoit à pousser
grand en proportion --- Page 284 ---
(266) )
Ics conquôtes: Ceux des brigands
qu'une vie licencieuse et
xagabonde,et.ja crainte du châtiment de tant de
commis par eux, rendoient plus
crimes
eur les contrées
opiniafres, se replioient
la
non encore conquises ou se cachoient dans
partié, espagnole, dont les montagnes et les bois
leur offroient un asyle momentané, Il eût
touffus
der ne pas leur donner le
été important
temps de respirer : il
encore plus de tirer parti de l'ardeur d'une
importoit
de blancs venus des
certaine classe
lâtres qui, dans les quartiers.dloignés, et sur-tout des mumomens de repos 7 se répandoient dansla
contrée 1 s'emparoient à l'envi des animaux et de tout
qu'ils pouvoient trouver 5 abandonnoient ensuite
Ce
quelle que fnt la sévérité des
l'armée 7
ordres, et retournoient chez
eux avec leur butin, emportant ainsi le peu de ressources
qui restoient au malheureux
habitant, venu avec l'espérance
prochaine de rentrer dans ses foyers. La jeunesse aussi
brave que, désintéressée du Cap, peu accoutumée aux travaux de là guerre. 7 étoit harassée . par une marche
sous un ciel bralant; mais elle eut été sensible à la, rapide
de mettre la dernière main à
gloire
l'entreprise à laquelle elle
avoit si conrageusement coopéré C quelques jours de
et il ne, restoit pas unseul
plus,
refuge aux brigands.
L'ordre avoit été donné pour se disposer à avancer. Nully
reçut de Laveaux celui d'aller faire une
tomba dans une embuscade qui lui fut recomnoissance, dressée
les bri- et
gands, à qui quelques instans de reliche a voient par. donné
le temps de revenir de leur terreur. Ils hii tuèrent un aide"
de camp (le jeune de Gournay)et quelques braves
qui périrent saus voir l'ennemi qui les
gens,
auroit
immoloit,et qui
exterminé jusqu'au dernier de la troupe, qu'on avoit
trop imprudemment engagée, s'il etit été moins làche.
cette tentative malheureuse, et qui couta plus de sang Après
que
qui quelques instans de reliche a voient par. donné
le temps de revenir de leur terreur. Ils hii tuèrent un aide"
de camp (le jeune de Gournay)et quelques braves
qui périrent saus voir l'ennemi qui les
gens,
auroit
immoloit,et qui
exterminé jusqu'au dernier de la troupe, qu'on avoit
trop imprudemment engagée, s'il etit été moins làche.
cette tentative malheureuse, et qui couta plus de sang Après
que --- Page 285 ---
(267) de faire, Nully se rctoutes les conqiêtes qu'on venoit
donnoit aux bribon ordre: Un trop long repos
de Parplia eu
et ralentissoit Pardeur
gands le temps de respirer,
objet que dese prépdrer.
mée. Ce delai ne devoit ivcir pour Au grand étonncment
avec une nouvelle vigueur. au termne de cette
à attaquer croyoient qu'on touchoit
au fléau
de ceux qui
alloit
le dernier coup
guerre, et qu'on
porter retraite fut. donné tout-a-coup, 2
Tordre de la
de
dévastateur 1
avéc la douleuir penser
et le Cap vit rentrer ses colonnes et les fatigues qu'elle venoit
que la bravoure de sa jeunesse, unei fois en pure perte. Des
d'essuyer, tourneroient encore
et Pair putride des.
maladies occasionnées par le séjout
Pélite de ses haavoient moisscnné précodemment cette dernière camcamps,
après.
bitans : celles qui se miaaifestérent parmi des hommes pleins
frentde nouveaux ravages
faits aux travaux
pagne volonté et d'ardeur, mais peu
de bopne
de la ville avoit paissanatment
"Tontle reste
de la guerre.
l'armée ne manquir de rientandisqualle
contribué à ce que
les brigands. Tant de sacrifices
à combattre
définitive de
seroit occupée
que par- la cessation
être payés
objet.
ne pouvoient
entière porr.
maux dont ils avoient eu P'estirpation
1 entreprise
étoit loin de sattendre que cette. expedition des succès
On
tant d'éclat, et couronnée par
à grands frais etavec entrevoir le térme,. n'obliendioit pas
qui en faisoient déja
avantageux que les courses
definitivemen: un résultat plus sous' ce général que Saninutiles faites sous Blanchelande; : dans leurs' groclainations
thonax et Polverel avoient peint étoit de harasser les dédont le but
défense
comme un traitre, pourlas livrer ensuite saus
fenseurs de la colonic,
A
qu'on voaux brigands. abandonner une partie des conquêtes fut évacué
Il fallut
de la grande Rivière
noit de faire. Le quartier
ux que les courses
definitivemen: un résultat plus sous' ce général que Saninutiles faites sous Blanchelande; : dans leurs' groclainations
thonax et Polverel avoient peint étoit de harasser les dédont le but
défense
comme un traitre, pourlas livrer ensuite saus
fenseurs de la colonic,
A
qu'on voaux brigands. abandonner une partie des conquêtes fut évacué
Il fallut
de la grande Rivière
noit de faire. Le quartier --- Page 286 ---
(268.
et abandorné à Ia merci des noirs
vigourensement chassés.
9 qu'on en avoit si
Nully eut ordre de
quartier-général del la
transporter son
bourg du Dondon,: Mermelade, ou il étoit suparavant, au
tigés par lcs, postes quelques habitans de ce quartier 7 prolenrs propriétés
qu'on y établit, essayérent de rclever
détruites , et furent
esclaves qui étoient venus
secondés par quelques
vinrent k soustraire
se rrndre à eux, , et qu'ils
aux dispositions
parclamation de Santhomax." "
rigoureusés de la proforceient
Qaciques habitans des plaines s'efégalement de profiterd'un moment
mais ces commencemens foibles
de tranquillité :
tentés que dans
et difficiles, et gain'étoient
bientot
l'espérance d'un meilleur avenir
arrêtés dans lenr. berceau. L'ennemi
2 furent
toujours aux portes du
forcé
se maintenoit
de se concentrer. dans Cap:
un instant, par la crainte,
après le
ses montigucs, il en sortit
danger passé 7 ct,
:
encore
proche en proche. Les
recommonga ses iucursions de
des autres lieux, né brigands, répoussés du Dondon et'
mnites
tardèrent pas à se glisser entre les lila françaises et espagnoles : et vinrent à leur tour
terreur jusques dans le centre des coptrées
porter
désormiais alabri de leurs atteintes. Pour qu'on croyoit
les habityns de tous les
comble de maux,
quartiers étoient forcés
sonvent, et pendant de lorigs inter valles,
d'abandonner
leur surveillance étoit plus nécessaire
leurs propriétés, oû
des. postes éloignés de ieurs
que jamais pour garder
loin les subsistances
foyers, et d'aller chercher ati
que Pélite de leurs noirs nécessaires pour les avitailler, tandis
des cumps et
étoient commandés pour le service
employés aux plus rudes travaux de la'
et
receroient les plus' mauvais traitemens de la
guerre,
dommes qui n'avoit aucan intérét à les part d'une classe
importoit pea de les pousser à bout. Telle ménager, et à quiil
conclusion de cette
futa-pen-pres la
campagne et le fruit qu'on en retira.
que Pélite de leurs noirs nécessaires pour les avitailler, tandis
des cumps et
étoient commandés pour le service
employés aux plus rudes travaux de la'
et
receroient les plus' mauvais traitemens de la
guerre,
dommes qui n'avoit aucan intérét à les part d'une classe
importoit pea de les pousser à bout. Telle ménager, et à quiil
conclusion de cette
futa-pen-pres la
campagne et le fruit qu'on en retira. --- Page 287 ---
(a69)
natiodléclarée par la convention
(Mars 1793). La guerre vint aggraver la detresicdela
naleaux puissances maritimes les sources qui laidoient encore.
colonie, et menaça de tarir occasionnés par les circonssubvenir aux frais immenses
un 1 instont par
à
enchainé
tances. L'esprit de mécontentement. l'inutilité des efforts qu'on
mais aigri ensuite par
Tous les états du
l'espérance,
à se montrer.
de
venoit de faire , recommenças
avoient concouru
négocians, artisans et. ouvriers,
succesaroiens
Cap ,
à cette guerre, dont les premiers seuls, que San-,
leurs personnes meilleure issue. Les mulàtres et dont les
faite espérer une
franches,
thonax avoit organisés en compagnies la nombreust afde jour en jour par soit pour y jouir
forces augnentoient siccouroient au Cap,
à leur
fluence de ceux qui
appartenit exclusivement
des faveurs qui paroissoient secrètement appelés : les mulâtres
caste,soit qu'ils y fussent
de cette campagne 1 et en
lés travaux
n'avoient pas partagé
resté tranquilles spectateure
avoient, sous divers prétextes, tandis que. les blancs s'6Devenus plus forts que jamaisy ils crurent pouvoir se
toient considérablement affoiblis P'insolence 1
a de plus révollivrer sans risque. à tout ce que arbitres de la ville du CapIls étoient à leur tour les
de, s'absentant.
quelques raisons secretes
Santhonax, obligé par confié le maintien de son autorités
sembloit leur avoir
et. leur active surveilter,
du moins leur défiance
signe, au
Rien n'ésaloit
des blancs. Au moindre
s'emlance sur les 'démarches onles voyoit courir aux, armes,
plus léger monvement, tenoient le Cap dans des alarmes
parer des canons 3 ils
habitansde cette: ville, de toutes
perpétuelles: : les malheureux étoient forcés de boire à longs
es classesy de tous les partis,
et se voyoient réduits
traits dans la' coupe de Timnilistion, Toute espérance étoit
à tout souffrits sans oser mufmurer: 4
obscurs qu'on entendoit
menaces fet les propes
verdngibies
vement, tenoient le Cap dans des alarmes
parer des canons 3 ils
habitansde cette: ville, de toutes
perpétuelles: : les malheureux étoient forcés de boire à longs
es classesy de tous les partis,
et se voyoient réduits
traits dans la' coupe de Timnilistion, Toute espérance étoit
à tout souffrits sans oser mufmurer: 4
obscurs qu'on entendoit
menaces fet les propes
verdngibies --- Page 288 ---
continuellement
(a70)
: .
dans la bouche des
bler pour lavenir, et Pon
mulatres, faisoient tremrétefoient les hommes
ne savoit plus à quel terme s'armens,
dont ils étoient les aveugles instru-
- Unélat aussi pénible ne pouvoit durer
ques commotions jet. sans quelques
sans produire quelsoustraire. L'absence. des.
efforts pour tenter de s'y
l'instant favorable.
commissaires civils parut être
tes, armes
Despamphiets, des diatribes véhémenordinaires de ceux qui in'osent
cèrentàc circulér dans le public. On étoit pasagir, commenqui 'se passoit dans l'ouest et le sud.
encouragé par ce
et des
Leshabitansde Jérémie
coalitiondel Pantie.cicconvoiines unies et connues SOLS le nom de
et ne voyant plus que
trfassi
perdres dans
dexilucomapiratens, déterminés à tout
derhowseagelasamsit Criz
pour tout saurver; ces habitans, dis-je,
d'abord envoyés
velle énergie, et se di-posèrent à déployèrent une noumachinations, et à périr méme s'il repousser Peffet de leurs
en victimes qui se. laissoient
le faltoit, mais non'
égorger sans défense. Le
Port-aitPeinees Irhistoire
qui avoitijotéun des premiers. rôles dans
politique de,
tant de fermeté et de Saint-Domingue, et quilavoic niontré
calaimités, redombloit canstancependant une si longue suite de
il étoit'menacd
d'efforts pourise soustraire à celles dont
encore: : cette vilie réunissantla
résplution,ses montroit aussirespectueuse
prudence à la:
quelle elle se faisoit. gloire,
enverslanation à laprévenir de toutsop
d'appartenir, que. déterininée à
iln'ya avoit nul
pouvoir le dernier coup qu'onse disposoit,
doute, à porter aux restes de la, colonie.
passoitsous silence la faveur, le dévonemient et
On
Phumiliante
et dep plusen
melé:,
FE
pluspoirlessang
ju'ils
dans leurs
A
n'appelloient phus
proclamgfons.-gee das Loiamest du Arasril, et
de toutsop
d'appartenir, que. déterininée à
iln'ya avoit nul
pouvoir le dernier coup qu'onse disposoit,
doute, à porter aux restes de la, colonie.
passoitsous silence la faveur, le dévonemient et
On
Phumiliante
et dep plusen
melé:,
FE
pluspoirlessang
ju'ils
dans leurs
A
n'appelloient phus
proclamgfons.-gee das Loiamest du Arasril, et --- Page 289 ---
(27t y
tous. Des plaintes
de défenidre envers et contre
dans
qwlilsjarsient
et sctorbiaflent
entendre surl linexécntion
loix nationales;
se firent
civils laissoientles
lesquels les commnisnires les bords de Pabime où ellgalloit
seul espoir de la colonie surl
demanida hautemment
bientôt disparoitres Le Purt-an-Praces du 4 avril, et invita la coloT'exécution littérale du décret
pour former. une nouprimaires,
nie à se réunir en assemblécs selon l'esprit de cette loi, et pour
velle astenbiéecoloniale
nationale, aux termes da
élire des députés à la convention
décret du 22 aott 1792.
Cetacte dejusticee et de
dans cette
EmLes
de rebellion à la loi. On entendit rappellery
et
civils
accuisations
se
demeutisadiseten
occasions lesvaines
Mais non contens de livrer
de scission avec la métropole. ceshommess se disposarent
uniquesment à d'instilesalarmes,
qw'ils avoient réuni
user du jonvoirimmese
le dangereuz
sur-le-champa
dans son principe
entre leurs mains, etaletouffer donner contre leur autorité,
exemple qu'un seule ville. osoit
Caps
lon
bientôt
-rt
Tanquillesurle
Ssint-Marc, d'oit
apprit
Santhonax se rendita:
qu'a aller assiégerle Portant
qu'ilnese peépanoitirien moins'
de. cette expédition sC
Prince dans les formes. Les apprèts on Pon enrôla indistinefrentavecardeurd dans cette ville,
etles cirdes libres et des esclaves. Ces dispositions, ne
tement
lesi accompaghoient, manquè:
constancès alarmantes qui
secrète, quise propagea
d'occisionner inel agitation
rent pas
de la colonie. La villeda Cap, quaigGe
dans toutes les partics
lourd ardespotisme, , ne fut pas des
accablée sous le joug du plus Liénergier des Jérémiens, le
dernières à en sentir les effets.
devenu le soutien,
danger qui menagoit le Put-au-Prince,d le' coup qu'on se disposoita
Tonique espérance de la colonie, les Capois de lour mortel
itouteoncouroit à retirer
lni'porter,
de la colonie. La villeda Cap, quaigGe
dans toutes les partics
lourd ardespotisme, , ne fut pas des
accablée sous le joug du plus Liénergier des Jérémiens, le
dernières à en sentir les effets.
devenu le soutien,
danger qui menagoit le Put-au-Prince,d le' coup qu'on se disposoita
Tonique espérance de la colonie, les Capois de lour mortel
itouteoncouroit à retirer
lni'porter, --- Page 290 ---
(272) )
accablement. L'énergie d'un. seul homme
un instantleur courage abattu, et.leur
parut réveiller
bles droits, qu'iis sembloient
rappelier leurs véritaavoir, entièremento oubliés
s'étreiaits Si long-temps une idée trop exagérée de leur après
Tanguy de la Boissière, l'un des six membres blarcs éteudue.
commission intermédiaire, déclara
de la
tant cette mission,, il s'étoit voué publiquenentqu'en à. l'exécution
acceploix, dont l'infraction par ceux-là même
littéralé des
mert chargés à veiller à ce
qui étoient spécialequ'elles ne fussent pas violées, le
forçoient de sc retirer. Cette démarche, hardie ne. tarda
étre suivie du' prospectus d'unjournalque
pas à
derédiger:ce prospectns, écritdu style le Tanguyse plus
proposoit
tenoit des' vérités fortes, adressées à
véhément, condont toute la conduite. étoit
Santhonax et à Polverel,
rappellée d'une manière remplie
der ménagement, mais en même temps de justice etde fermeté.
Cet écrit, Ju arec avidité, ranima les esprits
l'on témoigna ouvertementle plus vif intérêt engourdis, et
pour un homme
qui osoit entrer seul dans la lice contre deux géans, dont
signe suffsoit pour l'accabler. Tanguy de la Boissière
un
roit pas les sort qui Vattendoit, et qui seroit inévitablement n'ignole prix de sa témérité, Dans ce mêine temps, Polverel condamnoit à la déportationequelques particuliers des Cayes,
avoient osé teniria même conduite,et rappeller aux commis: qui
saires civils la justice et le véritable objet de leur mission à
Saint-Domingue: Tanguy, peu effrayé par. cet'exemple, étoit
prêt à touti, et continua lafaire entendre la voix de la vérité.
(Avril1792). J Leredoutable Santhonax, toutentierà l'exécution de Archtamnbhaushesassaraiome
dre qwasseatindivstgonsit montrersa conduite danssonyrai
jour, etque des symptômes graves de mécontentement se faisoientobwerveran: milieud'un parti qu'il croyoitavoir entièrement accablé : un des ministres ordinaires de ses ordres fut
charge
à touti, et continua lafaire entendre la voix de la vérité.
(Avril1792). J Leredoutable Santhonax, toutentierà l'exécution de Archtamnbhaushesassaraiome
dre qwasseatindivstgonsit montrersa conduite danssonyrai
jour, etque des symptômes graves de mécontentement se faisoientobwerveran: milieud'un parti qu'il croyoitavoir entièrement accablé : un des ministres ordinaires de ses ordres fut
charge --- Page 291 ---
(273)
Cap, etd'yarréter Tanguy
chargé de se rendre surde.champau un des membresles plus mardela Boissière et Thonas! Millet,
Lepreuier, aussi ferme
des deuk assemt blées coloniales.
fut instruit à
quans
dans ses écrits,
dans sa conduite qu'énergique contre lni, et loin d'en craindre Pexétemps de Pordre lancé
rendit de'lui-mème à bord du Jucution, il la prévint, et se
civils à servir de
vaisseau destiné par les commisaires de leur despopitor,
de nombreuses victimes
prison, et déja rempli a
-
tisme.
avoit paru réveiller un instant, loin
Le parti que Tanguy
exécuté par un seul honime,
de s'opposer à Cet acterigoureux, ouvertement : mais le courageux
n'osa pas même murmurer accablé; il continua d'écrire avec une
prisonnier n'en fut pas numéros suivans de sa feuille 2 dont
nouvelle force, dansl les
de donner la suite au public.
son infortune n'empècha pas de ménagement, il en montra
Traité lui-même avecaussi peu
civils, contre
aussi benucnup moins envers les commissaires et dont la conlesquels" il s'éleva avec encore plus de vigueur, mème manier larme
Il osa
duite raserasemsipenied mordante satyre, sans considérer
du ridicule et de la plus
d'eux de s'en
quilétoit en leur pouvoir et qu'il dépendoit récèmment arrivés de
Des journauix
venger cruellement. de lettres où Santhonax, dans sa corFrance étoient remplis
nationale, parloitavec emphase
respondance à la convention Tangay de la Boissière osa lui
courus.
des dangers quilavoite tontesles occasions importantes, il avoit
prouver quey.dans
et de pusillanimité qu'il prétenmnontré autant de foiblesse
et qu'il avoit soigneusement,
doit avoir développé de courage, il disoit avoir échappé:
évité ces mêmes dangers auxquels assertions de Santhonax avec
détruisoit ies ridicules
Tanguy
sembloit annoncer que 5 tout prisonnier qu'il
unchardiesse qui
civil avoit en lui un redontable ennemi.
stoit, ce commnissaire
S
prouver quey.dans
et de pusillanimité qu'il prétenmnontré autant de foiblesse
et qu'il avoit soigneusement,
doit avoir développé de courage, il disoit avoir échappé:
évité ces mêmes dangers auxquels assertions de Santhonax avec
détruisoit ies ridicules
Tanguy
sembloit annoncer que 5 tout prisonnier qu'il
unchardiesse qui
civil avoit en lui un redontable ennemi.
stoit, ce commnissaire
S --- Page 292 ---
(974) )
une dorsiere espérance consoloit ses.amis : c'est qu'une fois
arrivé en France, illui seroit facilede montrer dans son
Ja
jour
condinietyrammiqber de ses perséciteurs,e et qu'il réussircit
à tirer une vengeance éclatante de taut d'injures.
Tanguy ne se boraa pas à combattre corps à corps contre
les commiosaires' civils; et'à essayer de diminuer et de porter
coup à leur énorme pouvoir, et sur-tout à Tusage qu'ils en
faisoient. I ne cessa: d'exhorter ses co-partisafs en attendant
destomps plusheureux, allapaix, àla soumission aux
età uneréunion francheet cordiale à la république
loix,
et
fiancaise;
rappelant dtous leuss erreurs et leurs, fautes paseses, il
leur recoismandoit exspressémént d'obéir à ses délégués en
toutcequ'ils ordomnercient en son nom. Maisi ilrappeloit égalamentceus cialeuradevoirs, au véritableobjet de leur mission et des pouvoirs dont ils avoient é16 revêtus, et dont ils
abuscient si étrangement. Il ne cessoit sur-tout de réclamer
Pexécution desdécrets du 4a aviil'et du22 aott, qu'il faisoit
envisager comme des loix conservatrices de la colonie,et les
seulès quipouvoient prévenirsa destruction' entière. Cc courageux écrivain ne manifesta pas des vues moins saines envers les hommes de çouleur: illeur adressa les remontrances
les plus fratemelles,et chercha à les rappelier à des idées
moins exagérées de leurs droits, et à leur faire eritrevoir le
danger quiles menacoit également. Il leur représenta avec
force' làl nécessité de se réunir autour des décrets, dont euxmêmes avoient autrefois si fortement invoqué Pexécution,
et qui seuls pouvoient combler l'abime où ils tomberoient
infillilementayres les blancs; ; illes exhorta à Poublid'anciennes injures envers des frères qui, égarés depuis longtemps pard'antiques préjugés , avoient été corrigés par. leurs
malheurs, et avoient reconnu leur injustice qu'ils brhloient
de réparer..
unir autour des décrets, dont euxmêmes avoient autrefois si fortement invoqué Pexécution,
et qui seuls pouvoient combler l'abime où ils tomberoient
infillilementayres les blancs; ; illes exhorta à Poublid'anciennes injures envers des frères qui, égarés depuis longtemps pard'antiques préjugés , avoient été corrigés par. leurs
malheurs, et avoient reconnu leur injustice qu'ils brhloient
de réparer.. --- Page 293 ---
(275)
dcs hommes séduits,et
Tanguy parloit à des sourds,
d'aure effet
Scs écritsne produisirent
aertaltimglcabici boyamissaires civils, qui, après avoirpenque a'slarmerlos
une favisse inilifférence et
dant quelque temps témoigné dela.
qwil étoit
affecté de respecter la liberté prepe,jogérent hardi qui les stivoit.
de réduire au silence un écrivain
actuelles,
temps
démarches
ct
pas, qui,sans sinriteraleure
mêine de leurs
pasa osoitlever le voile qui cachoit, aux yeux Vétendue de leurs
les plus dévonés, toute
coopératéurs
funestés projets.
fut le dernier des Romains.
Tanguy, de la Boissière contre, luie effraya ceux qui auL'exemple de sévérité éxercée Pimiter; ct nul n'o:a deplis élever
roieot pil avoir le desirde devànt laquelle tout Se suumit
la voix contre une puissance mnrmure. Ungrard nombre
désormais sans réclamation.ni le nème sort, dévoient être
dhommes qui aroient épronvé
couvoi. Les nombreux
envoyés en France par le prochain,
toutesles parr
rasseaulles au Capde
raisseaix du commerce,
les corsaires ennemis quiinties de la colonie, etretenus par
attendoienedefestoient déja les côtes de Sint-Domingns, se mettreen mer,
puis long-temips une escorte suflisantepoir de. la Frauce des richesses imet aller porter daps le sein
les circonstances renmenses -
dent ils étoient chargés, et que trois
vaisDepuis iuit mois
superbes
doient inappréciablés.
et des corvettess restoieut inuseaux de guetreydies frégates
malgré les frais
tilus dansla rade du Cap, ty.dépérisoicat Pentretien des
en contoit à la république peur
apimenses quiil
lesquels, les maladies avoient
agrès et des équipages, parmi Depuis la guerre déclarée,
diminution.
opéré une effmyanté
les bâtimens du cabotage
les corsaires enemis porsuivoieut daus les anses de la Çoetles' enleroient impuaément jusque
x à leur véces vaissedt
loric.. C'étoitle momeatdamgloyero
S 2
contoit à la république peur
apimenses quiil
lesquels, les maladies avoient
agrès et des équipages, parmi Depuis la guerre déclarée,
diminution.
opéré une effmyanté
les bâtimens du cabotage
les corsaires enemis porsuivoieut daus les anses de la Çoetles' enleroient impuaément jusque
x à leur véces vaissedt
loric.. C'étoitle momeatdamgloyero
S 2 --- Page 294 ---
(276.)
ritable et première destination. Polverel
soucieux sur. les besoins de la France, et Santhonax, peu
dans une guerre terrible. contre
pissreneitenprete
de
presque toutes les
T'Europe, et tout entiers à leurs"
puissances
plus pressant de s'en servir
vengeances, trouvèrent
lecrime étoit de réclamer pour.soumettre une ville dont
dans un profond oubli sous lexégutiondesloixe les
qu'ils laissoient
donnoit à-la-fois àla colonieentière plus vains prétextes, et qui
à la volonté
l'exemple de l'obéissance
nationale, et de la fermeté pour y
qui osoient s'en écarter.
rappeler ceux
siége devant ses murs étoit Larnement-destinca aller mettre le
préparé avec. une ardeur et une
promptitude qu'on ne vitjamais employer
d'aller réprimer le brigandagedes
lorsqu'il s'agissoit
riche et nombreux de vaisseaux noirs révoltés. Un convoi
marchands étoit
temps àu Cap, et n'attendoit
depnis longdes vaisseaux, qui furentemployés pour partir que la protéction
pédition cntrel.Port-anipvince par préférence à cette exdes deux dernières assemblées Borel,aitre membre connu
parti
2 y commantoit à latéfe du,
quiparoissoit se disposer à se défendre
L'armde assiégeante partit de Saint-Marc et vigoureusement.
vant sa rade: Les vaisseauxs s'embossèrent se présenta denombre de coups de canon sur la
ettirèrent un grand
firent
vilie, dont les
peu ou point de rédisiance,scitquils
défenseuts
combattre contre des hommes revêtns de répugmassent de
parla nation, soit qu'ils jugeassent leur pouvoirs délégués
moyens trop inférieurs à cenxdesseailansl nombre et leurs
de la ville avec tous ceux quiavoient
Borel sortit de
madrersion des commissaires
lieu de craindre l'anicôté de Jérémie, Poiverel civils, etser retira avec eux du
d'entrer
et Santhonax eurent la'
en vainqueurs dans une ville dontlaudace satisfaction
dépuis long-temps leur
excitoit
ensangiactéc la
inquiétude, et dont la coriquête fut
parl mort d'enyiron trente ou quarante
per-
la ville avec tous ceux quiavoient
Borel sortit de
madrersion des commissaires
lieu de craindre l'anicôté de Jérémie, Poiverel civils, etser retira avec eux du
d'entrer
et Santhonax eurent la'
en vainqueurs dans une ville dontlaudace satisfaction
dépuis long-temps leur
excitoit
ensangiactéc la
inquiétude, et dont la coriquête fut
parl mort d'enyiron trente ou quarante
per- --- Page 295 ---
(277 )
les boulete du
furent atteintes par
sonnes de tout sexe,qai
et la société popuPAmérica.. La municipalité
furent
vaisseau
Un grand nombre de personnes
laire furent dissoutes.
etfurent envoyées provisoirenvent
condamnées a la déportation
le départ du convoi: Les
à bord des vaisseaux, en attendant de cette villemquin'svoienty pas
négocians et tous les habitans
parde fortes contribuabandonné leurs foyers, furent grevés
cgalement sur.
les commissaires civils imposérent retour à leur
tions, que
et tout resta soumis sans
les quartiers voisins;
puissance (1).
dontla décision tenoit toute
La nouvelle de cet évènement,
avec rapidité, etmit
se répandit
la colonie dansPiucertitude)
ou en. denrées colo-
(1) Ces contributions furent l'état pécuniaires furent bientôt pleins, tant étoit
niales, dont Jes magasins de de chacun à remplir la somme a-laquello
grand Tempresement
le seul nom des recoutables
ilavoit été taxé,la terreurquinsptroist crainte d'être embarqués. Onraconte
Polverel et Santionasjeela honneur à l'adresse de ces commissaires
même un fait qui fait
de denrées coloniales,
civils. Ils avoient reça renderenturac-auifale: senegeaatidinmende à convertir en argent;
que les cireonstances
: on fit courir le bruit que le convoi
voici comment ils s'y prirent
et lon publia en meme-temp3
alloit partir enfin incessaunment, dansles migasinistetanes vendues.
l'avis que les denrées contenues vaisseaux du commerce qui. étoient
Les capitaines-des nombreux troubles de cette ville avoient suspendu jusen rade, et dont les donnèrent dans le panneau, ers'empresqu'aloral les *péculations, leur argent contre du sucre erdu café..
serent d'aller échanger
de départ: on m'a
fut venduy il ne fut plus question las
qui étoient
Lorsquetout enleva les gouvernails de tous vaisseauxg
assuré qu'on
ne pari.furtigmens
ampecberqwaucuai
avec les
au Rofran-Priace.pours tous sans exception devinrent,
mais une chose certaine, charges; la proie des Anglais lorsqu'ila
richeases dont ils étoient villo le 8 juin de l'année suivante.
e'emparèrent de cette
S 3
fut venduy il ne fut plus question las
qui étoient
Lorsquetout enleva les gouvernails de tous vaisseauxg
assuré qu'on
ne pari.furtigmens
ampecberqwaucuai
avec les
au Rofran-Priace.pours tous sans exception devinrent,
mais une chose certaine, charges; la proie des Anglais lorsqu'ila
richeases dont ils étoient villo le 8 juin de l'année suivante.
e'emparèrent de cette
S 3 --- Page 296 ---
(295-)
fin aux' espérancce qu'on avoit. pu
facilité avec laquetle avoite été, concevoir un instant. La
depuis si longstem;s
congaise une ville qui avoit
résisté iytant
tant de inauxyi imprima plus
d'attaques réitérées et à
Toientdéj: les.noins
fortement la terreur qu'inspiLe
redoutables de: Santhonax et de Polverel.
Cap, cette
sembloient wircmnerentieinter,d dont lesmouvemens
réglerautrefois les destinées de la
et qui,,seule avcit
coloniee entière,
ennemis,
opposé 1111 obstacie insurmontable à ses
n'avoitplns ni force ni énergie :
dans la stupeur et dans un
torty' étoit plongé
On s'attendoit dès-lors à accablement mortel.
soustraire
tout: étnul n'ent osé tenter de se
aux volontés et aux: ordres suprèmes des commissaires Civils: Cefut dans ces conjonctures
ment de tous', Fordre fit donné
qu'au grand étonneune sortic qu'on alloit faire sorl les tout-accoup de se disposer à
nière
brigands. Depuis la dérrampagne, 7 lés ncirs avoient
toutes les, contrées dont on
S peu-a-pen pénétré dansS7
jesa avoit éloignes; ceux dont
lamontspnedn
Capetoitremplic, continuoient
les scommanications, *tintereceptoient
d'interrompse
présque tous les conyois
Sarneuidiepomandauiren pourles divers
en quelque sorte accoutumé a Ces évenemens camps. On-s'étoit
soient: plus que fiblement l'attention
qui n'intéresgands éloient si
générale; et les bril
leur
ponctuels à Semparer des convois 2. qu'on
listitkosfjours SaIIS résistance, qu'on edt été en' droit
d'en inferer quils leur étoient secrètenient destit.és.
L'ordre giie Lsvenux, Comimandspligeineral de Ja,
du's nord, donna subitcment de se preparer à marcher Partiedu contre 1
eux: fut loin exciter P'emlaticnet l'ardeur
totjours vil. briller dans. toutes lis cccasions qu'on ayoit
semblables: Il
éwutinge-diffasle-de.
atinederaptrentces qu'on avoit trompées tant de. fois. Néanmoms tous se
à
la bravejevnesse du Cap,ou dumoins disposérent obéir :
ceux'q quiaroient sur-
nord, donna subitcment de se preparer à marcher Partiedu contre 1
eux: fut loin exciter P'emlaticnet l'ardeur
totjours vil. briller dans. toutes lis cccasions qu'on ayoit
semblables: Il
éwutinge-diffasle-de.
atinederaptrentces qu'on avoit trompées tant de. fois. Néanmoms tous se
à
la bravejevnesse du Cap,ou dumoins disposérent obéir :
ceux'q quiaroient sur- --- Page 297 ---
(279),
frent encore une
aux travaux passes et aux maladies,
sousrécu
de cette expédition, entreprise rel se monfois les frais principaux. Les troupus de ligne
de
de nialhcureux auspices. s'obéisantes : les grenadiors
trèrent. pas à beaucoup près infanterie rofnarataisneseat
Royal-Comtois et dOrléans leur eût payéce qu'ils prétende. marcher jusqu'a ce qu'on
et leurs
leur être di de leur solde. Lenrinditciplinc dans la ville : les
doient
causéront quelques troubles -
et
mouyemens
habitans se trouvérent sans paisaance
chefs si terribles aux
on, toléroit depuis longenvers des hommesdont
étoient épuisés :
sans énergie
Les fonds
temps la licence et le libertinage. de la subvention au quart
le produit immense et journalier à des dépenses qui se multsuffirc
des revenus ne pouroit
du Port-au-Pince avoit ache:
plioient à linfini. L'expédition pabliqnes,
vé de tarir toutes les réssources
les' grenades
peoraetiafatire
On eut_recours à espédiens les gugner: par des promdsses 5
diers mécontens 1 eton parut l'effectuation de. Fattaque projcttie
rien ne s'opposa. plus à alordée par deux côtés oiftérens :
La montagne du Cap fot le morne rouge 1 et, emporsn les
une colonne s'avança par: avec Aa facilité ordinsire. Mais
Dremicrs camps des brigands enfté par ce sniceslipefy engagea
dont ce
Tolicier ieomnmamnbnt, a
des fourrés épais
improdemment sa troupe au milieu enveloppé par tous les briest couvert, etse vitbientôt
fassailliront avec
pays de la contrée, quiscans se montrer,
le désordre
Jeurchurlemens Bands
aocoutnmés : etsivtreintentsque L'infanterte-se dispersa.,
se mit bientôt paroitlers attaquansa Guiteatravers les bois de
ct chacun chercha ion-ahut.denela
du
:la cavalerie , edtreaertemwes
caupéchee et lechaliers
Gt sa retraite avec: un peu.
Rccoutirnes à cette guerre,
sur. le chiamp
pays
desordre, et fat forcée d'atandonner
nowbre,
moinside
ctles munitions, avec un-bon"
de bataille les canons
compter quelques rolontairce
dcs sicns morts ou blesste,sans
S. 4
un chercha ion-ahut.denela
du
:la cavalerie , edtreaertemwes
caupéchee et lechaliers
Gt sa retraite avec: un peu.
Rccoutirnes à cette guerre,
sur. le chiamp
pays
desordre, et fat forcée d'atandonner
nowbre,
moinside
ctles munitions, avec un-bon"
de bataille les canons
compter quelques rolontairce
dcs sicns morts ou blesste,sans
S. 4 --- Page 298 ---
(ia8o)
nationaux qui formoient Pinfanterie,
Muyant, et. dont onn'entendit
qui s'égarèrent en
plus parler.
Tandisque cela se passoit du côté
posite du
une :
de la montagne à
Cap; autre colonne,
des
l'opde Cette ville, , des grenadiers
composée volontaires
patriotes, de ceux d'Orléans et
Rayal-Contstay et de quelques mulâtres,
montagne" dans le voisinage de
franchissoit, cette
guides qui-la conduisirent
cetteiville , en suivant des
par un chemin
tissoit sur sa crête. H fallut alors se
escarpé qui. aboutravers les
déterminer à avancer à
hulliers, et en franchissant des'
tarda pas aappercevoir
rochers-oul'on ne
Cespectacle intimida
qu'on.étoit attendu par, Fennemi.
une partie de la troupe. On
puis aux grenadiers patriotes du Cap d'avoir imputa demiers l'exemple du
donné les premurmure et de-la lâcheté.
On entendit tous lés soldats et
Mais bientôt
grenadiers de ligne crier. àla
trahison, tourner le dosi 7 et. abandonner leurs
avec des témpoignages de frayeur si
camarades
nombre, jettérent leurs armes
caractériséssqu'um grand.
chemins rudes
pour mieux : fuirà travers ces
et rabotteux.
d'Orléans infanterie,
Després, lientenant - colonel.
qui'commandoit la
tiles efforts
retenir
colonne,fit d'inupour 1
ces làches fuyards: sans
tirer parti des jeunes volontaires du
songer à:
dans' ler sentier de
Cap: qui toujours fermes
Aleur
Phonmeur, restérent constamment réunis
chef," ce malheureux, croyant tout-perdu et réduit au
désespoir, tenta de se faire, sauter la cervelle avec.
tolet, mais avec tant de
son, pis-.
le corp ,ret conserva précipitation, qu'ilne se tua pas sur
(1)- même toute: sa connoissance. Ce
spectacle affrenx acheva de trombler cette, brave
déja ébranlée par la fuite de cesl làches; et
troupe, 9
composée en grande
(:) Tant mieux! disoients ses grenadiers
co triste événemept; c'est un
fuyards, en apprenant
aristocrate de moins!
tant de
son, pis-.
le corp ,ret conserva précipitation, qu'ilne se tua pas sur
(1)- même toute: sa connoissance. Ce
spectacle affrenx acheva de trombler cette, brave
déja ébranlée par la fuite de cesl làches; et
troupe, 9
composée en grande
(:) Tant mieux! disoients ses grenadiers
co triste événemept; c'est un
fuyards, en apprenant
aristocrate de moins! --- Page 299 ---
(a8n)
à prendre lo
gens. Personne ne songea Le départie de très-jeunes
de l'infortuné Desprès. mesuire
coistmandemnent àlla place iln'y. avoit plus d'autre lensordre alloit en augnentant; conme on pourroit devant
de se retirer
incidént. Cette géà prendre que
à tirer partideket
son chef :
nemis qui se disposoit
davouloir sonstraires belle
néreuse jeunesse eutlhumaite
témoins de cette
alafureur des brigands 2 qui;
Mais pressés de
mourant cherchoient déja à en profiter. l'emporter à
manceuvre,
jls ne purent
dans leur retraite,
plus en plus
si difficiles qu'à trois cents paadel,oh et cet
travers des chemins
encore plein de vic;
ils se virent forcés de) labandomner de la lacheté de ses propres
homme digme de pitié, et victime de ces féroces emmemis,nux
soldats, tomba dans les mains
des restes de son exisdoute à tirer parti
Telefurcatles
cherchèrentsans éprouver mille supplices. le: résultat ne -2
tence pourluilase cette expédition. 5 dont
cette
faits qui signalérent
personne. : Au reste;
P'opinion ni l'attente-de
colta d'autre perto
tromipa
aventure ne
dernière et déshonorante- Després, et d'ain jeune, xolontaire
que celle de linfortuné
oi il dut se, mettre en pièces, briqui tomba dans un précipice,
talonnés par les
xigomeusemene
et d'ou ses camarades, retirer:
gands; ne purent le
sur
la ville
coup
compijetarecl
Cesdeux éveneutens, arrivés consteration. On croyoit voir
du Cap dans la plus affreuse
enhardis par ces
à ses portes les brigands, obtenus, et
à chaqpelinstant éclatans quiils eussent jamais
succès les plus
O11. 4 ne pouvoit.E plus compter,
contre les tentatives desquels sure des hommes dont # on
la défense de la ville >
et lalicheté.
pour
apprisa à conpoitre Pinsolence
avoit sufisamment
étoit resté. tranquille
Laveaux, qui avec eetteisessolases et ned ediminia pasen cette
apectateur.d de ces deux échecs, , qui médiocrité, accourut
rententrelder qu'on ayoitenquedesa
les plus
O11. 4 ne pouvoit.E plus compter,
contre les tentatives desquels sure des hommes dont # on
la défense de la ville >
et lalicheté.
pour
apprisa à conpoitre Pinsolence
avoit sufisamment
étoit resté. tranquille
Laveaux, qui avec eetteisessolases et ned ediminia pasen cette
apectateur.d de ces deux échecs, , qui médiocrité, accourut
rententrelder qu'on ayoitenquedesa --- Page 300 ---
(282)
au Cap.pour ydemander de naureaux renforts,
possible de rassembler. Cette matheureuse
quiifutimmina par la prise. d'un petit
expédition se terrepris les canons. abandonnés camp, oi Pon, prétendit avoir
aux brigands à I'attaque du
morts ,, des.
l'ordinaire,
Eate
:
blessés,ct le germe de
quelques
pas àsc déselopper. Les
mmaladiesqui pe tardèrent
farentramenéesau
troupes qui. y avoiearcbicnployées
Cap. Cette dernière tentative, faite
nément, ct les circoustances qui
siopilieu de penser qu'elle avoit été Faccompagnent, donnérent
d'affoiblir un. parti qu'on
entreprise que pour achever
incapal able de traverser s'efforçoit de rendre de plus en plus
Pexécution ultérieure
se développpient
de desseins qui
que cette
journellement, et rien ne prouva, depuis
Lattention, opisionsdexisperante ft destituée ide fondement.
détournée un instant
treux
par; ce, court et
évenement, sc fixa de nouveau
désasdes commmissaires civils,
sur les démarches.
Prined, occupés à recueillir qui les étoient toujours au Port-aules
fruits de' leurs
et.
: dépouilles dej Weonnemis on croyoit
rictoires
mis cette ville récalcitrante a leurs
qu'après avoir soutous. leurs efforts du côté du
volontés, ils disigeroient
ct-la.coalition de.la
sud, où le.quaisier de Jérémie
du Por-an-Princesar grande Anse, fortifiée Par les fuyards
naçante, et parois-ojent maintenoient dans, une attitude me-,
attoques de tous leurs ennemis, égelement disposés a reponsser les.
cpmmiseireariiber
7 queis qu'ils fussent.. Les
loin
Apmeirmetveontifeatd
promettreau
leurs forces contre des hommcs a'allerçomdéterminés:
jmattendusles forcérent
FE3
ctoit deveau
d'eccourird'una Dentrecoid.iajedangert
tiers, lesseuls inopindment plus pressant pour.eux. Ces quar.
nefurent troublés quinef fussent pas alors soumis à leur pauvoir,
par aucune'e entreprise de-leur part,
7 queis qu'ils fussent.. Les
loin
Apmeirmetveontifeatd
promettreau
leurs forces contre des hommcs a'allerçomdéterminés:
jmattendusles forcérent
FE3
ctoit deveau
d'eccourird'una Dentrecoid.iajedangert
tiers, lesseuls inopindment plus pressant pour.eux. Ces quar.
nefurent troublés quinef fussent pas alors soumis à leur pauvoir,
par aucune'e entreprise de-leur part, --- Page 301 ---
(.583 )
colonic, écrasée
totalité de la
(Mai 1793). La presque étoit devenue en quelque dang
tant a'horritlee froissemens, maux, ctétoit plongée
par insensible à ses propres
au sommeil de
sorte de calinc ou de stupeur sembieble vint ranimer
cet état
dernière lueur d'espérance briller à leurs
la entslacagtlise malheureex hnbitans, ctne parut
caun
instantsesn
douloureuse épanvantable
yenx que pour rèndre de plus si près.
tastrople quisuisit étoient encore dnathoneilenages
Polverel etSantbionax
de la république la Cowcorde,
vit arriver au Cap Ja fvégate Galleud, nomméa au ormimapdemeas orqai avoitd son bord
et' Masse 2 envoyé comme de tout
de SsorDuntigne,
officiers
géndral civil de la colonic, avec plusieurs Le nouveau général
donnateur
Saintdestinés à rempeneriéetmaiwa étoit créole de
grade, emmené avec lui son éponseyqui de grands biens, et
avoit
mème, , ou elle possédoit Ces diverses circonsDominsue avoit mussiises enfans asec.clie. la colonie ontière,
qui
favorable angureA - vcir
tances
ne
psrarentibun
scooaisrmene
qui accouitumée depuis longsempei des hommes qusacnbletent
arriver pour la gonyerner que cn haine et en *fureur contre
enchérir les uns sur les autres àsa perte > manifestaa
de plus en plus
lirectemnent
clle, et' achamnés
R Tarrivee d'un géndral
de tous
joie et ses. esnéfances
etqu'on, éroroit revêtu le bord
Saterese.aa convervation, l'opérer et la sauver sur,
les ponvoirs sbflisans pour de Galband Darurent justifier
de sa ruine. Les premiers pas l'on cioitloin de prévoir que ce
cette opinion faroralle, 2. et
pois in'expramer
général venoit de France tout exprissije creusée SOIIS le Cap, et qui
ala mine
ruinest
ainsi, fetroncinelefoss vilie infortunée sous ses propres n'éderuitengiontirontes
à Gallaud
Il est A croire qne lese emasin.eafai avoient été délégués
diflérens en rien de ceux, qui
toient
ioitloin de prévoir que ce
cette opinion faroralle, 2. et
pois in'expramer
général venoit de France tout exprissije creusée SOIIS le Cap, et qui
ala mine
ruinest
ainsi, fetroncinelefoss vilie infortunée sous ses propres n'éderuitengiontirontes
à Gallaud
Il est A croire qne lese emasin.eafai avoient été délégués
diflérens en rien de ceux, qui
toient --- Page 302 ---
(484 )
étoient également subora
précélens, et qu'ils
aux généraux
'des commissaires civils. Quoi qu'il
donnés à la suprématie chef débuta au Cap par des mesures
en'soit, ce nouveau même d'avoir fait part de son arrivée
administiratives, avant
leur réponse. Les
N commissaires civils et d'avoir reçu
Les
aux
les rendoient, à la vésté.tree-prensaues payées,
circonstances
les troupes n'étient pcint
camps Atsientdépourrus,
remplis. ananquotent de tout.
et les hopitaux constamment à ces besoins urgens une
pppliquerent
Les admninistrateurs
de France, et chercherenta
somie qu'isi avoient apportée
par des proclacréer de nouveaux moyens, en provoquant subvenir aux dédes cotisations volontaires pour
devoient
mations
de la colonie. Ces exhortations où tant
penses, effrayantes infrictuouses., vu lépuisement
les
êire néosagrement.
avoient réduit tous
de désastres etde taxes accumulées d'autres moyens , et malheuquartiers. Il fallut reconrir à
à ceux qui lui pareusement Galband donna la préfirence le double inconvéxurentles plus expéditils, muaisquitenzent d'abord volé au devant
nient d'aliéner les coeurs qui avoient des commisaires civils,
de lui, et des % blesser, l'autorité leur puissance. Ces meaccoutumnés à voir toutployer sous
tont-puisans qu'ils
furent telles que jamais ceux-ci, d'aussi violentes et
sures
pas encore hasardé
étoient, n'en avoient
administrateurs, après avoir
datissi vexatoires. Ces nouveaux
convoquètent une
toutes les affaires di commerce, de
snispendu
et de capitaines aaviresinaticinags à la
assemblée de négocians d'aviser aux moyens de auppléer
leffet
des comestibles
et étrangers,A fonds publica,-e et. d'obtenir.
des
pénurie des
des camps et pour Pentretien formellement
pour Magrosisosement l'étaty-des Américains, qui s'étoient France, et exifrcer de
refnodsA recevoir des Mettertedungesur en argent ou en denrées.
sigouretsement le paiement
geoient
la
assemblée de négocians d'aviser aux moyens de auppléer
leffet
des comestibles
et étrangers,A fonds publica,-e et. d'obtenir.
des
pénurie des
des camps et pour Pentretien formellement
pour Magrosisosement l'étaty-des Américains, qui s'étoient France, et exifrcer de
refnodsA recevoir des Mettertedungesur en argent ou en denrées.
sigouretsement le paiement
geoient --- Page 303 ---
P (485). d'énormes avances, 1 proqui avoit déja fait
se trouvotene
Le commetce, toutes les marchandises qui
le quart de
mais quelques né
posa
Ces offres furent acceptées; de fausses déclaraen magasin.
d'avoir fait
de
ayant été soupçonnés
Pordre
gocians Galbaud publia, dans une proclamation, de toutes les denrées
tions,
tous les magasins
il y6t inettre
vider rigpiretsement
et auxquellesi
quis'y trouvoient sans exception, fut annoncée par la voie
arbitraire, dont la fixation
avoit
un
prix
nouvelle assemblée, qu'il
convoquée
desjournaux. Une
été aussi nombreuse qu'il
le mème objet, n'ayant pas- se répandit en invec-,
pour
ce général furieux (i)
et contre les
l'eût desiré, violentes contre le commerce
tives les plus
en cette occasion des dispositions
habitans, et manifesta
W'ordonateur civilMasse,
qu'on doniloind del lui soupconner.
dans ses moyens,
violent, mais non moins expédiufd
et avoir dit
moins
divagué sur. légoisme,
après avoir lang-témps n'avoit point de loi, et que lorsque
néttement que nécessité
pas de droit de
il ne connoissoit
la patrie étoit en danger; aunoncer qué, si les magasins ne
1 se résuma par
il connoissoit, chez les
propriété,
assez de denrées ,
contenoient pas
des objets capablesd d'y supnégocians et chez les particuliers là les caisses et Pargenterio
pléer. Il vouloit désigner L'alarme par
se répandit avec la rades maisons de comnerce-sl
de soustraire ces obpidité de Véclair set chacun s'empressa toute la ville étoit profonjets à la rapacitéd de ce: brigand; la consternation. Quelques
dément indignée et plongée dans Galbaud comme Phomme que
jours auparavant, on regardoit destiné et envoyé tout exprès'
le bon génic de la colonieavoit
dit pabliquement ce général émporté, riches
() te, Je les ensevelirai, leurs richesses scandaleuses, ces
rje les ensevelirai sous
fastueux! etc. etc.
ces négocians
* propriétaires planteurs,
itéd de ce: brigand; la consternation. Quelques
dément indignée et plongée dans Galbaud comme Phomme que
jours auparavant, on regardoit destiné et envoyé tout exprès'
le bon génic de la colonieavoit
dit pabliquement ce général émporté, riches
() te, Je les ensevelirai, leurs richesses scandaleuses, ces
rje les ensevelirai sous
fastueux! etc. etc.
ces négocians
* propriétaires planteurs, --- Page 304 ---
(286 )
pourtrararser lcs pwojete désastreux
nax. Ces disy ositions
dePalverel e; de Santhochangèrent
voeux ardens pour que les commissaires subitacnt,et l'on fit des
poser leur auforiié et mettre
civils vinssent inter-
(Juir 1793). Gaibaud un termne à ces vexations
cution de leurs
et Masse, ardens à suiyre Pexéà leurs injures, mnesures, ou Pour donner plus de publicité
commune, qui depuis convoquérent une assemblée générale de la
se
réuhir; persuadés longoterapsavoit; perdu Phabitude de
coffre-fort
que le grand nombre, qui n'avoit ni
wt.argentone, plein de
si grand bien fait, légitimeroit roconnoissanice pour un
timent. Enfiaices
leurs Juesures par son assemà la partie du nord, administrateur, et
se préparoient à donner
tite. rénminiscence
sur. tout à la ville du Cap, une
de la loi du, plus
pelongue absenee et àl grande -
satisfaction fort, lorsqu'apres une
arriver au Cap lcs redoutables
de tous, On vit
Galbaud' readit leur enirée
comamissaires civils. Envain"
leur
soleunells, et s'efforça de flatter.
cueili'avec aunour-propre froideur par une réception éelitaite;i il fat ac-"
de la supériorité. et avec toute la hautéer du pouvoir et
fond, eni "combie; Leur présence renversa tous ses pians deSanthonax lui ft sentir, du ton le
aigre, combien il les improuvoit, et une
plus
bliée sur-le-chainp, defenditavec
proclanstisnspu
s'assembler.
T. sévérité à la commune de
Le commerce, si heureusement délivré de cet
alla se présenter'en mnasse aux comiissaire. embarras,
5 témoigna la. douleur profonde dans
civils, et leur
> et sa soninission
il
laquelle il étoit plongé
passiye; leur
>. impôts dont on l'écrasoit,
r-présentz Pénormité des
w lant par leur organe, ils afontant que la république parSanthonax leur
n'ecouterojent qhe leur voix >.
réponilit, c qu'ils
> paix,que les vexations étoient pouvoient se retirer en
Feics, que luict son col-
civils, et leur
> et sa soninission
il
laquelle il étoit plongé
passiye; leur
>. impôts dont on l'écrasoit,
r-présentz Pénormité des
w lant par leur organe, ils afontant que la république parSanthonax leur
n'ecouterojent qhe leur voix >.
réponilit, c qu'ils
> paix,que les vexations étoient pouvoient se retirer en
Feics, que luict son col- --- Page 305 ---
(257 )
Il leur fit d'ailleure
sarroient bien s'y cmioser >.
> lègue le plus satisfaisant.
étoitdue aux AngloTaccuiil somme de 7bocoalure
Santhonax
Mais une
falloit nécesairements renplir.
Auéricains, qu'il
que Galbaud, etiégalement
non moins expéditits calinerent étrangement
et Polverel, trancher les alficultés,
qu'ils avoient
habiles à
de joie et de secadioisance leur animadrersion
les transports
en exercant
d'abord causés aux négocians,
concouru à Vexécution
ceux qui avaieatbrchmenie condamnant arbitrairer
juquesauro des astistentmnyptes
de leurs
desmesures
de. cette sonme ,.en proportion s'être trouvés à
ment au paiement d'entr'enx connus pour
facultés, tous ceux
Galband,oh eratanpeaemtanat accabla
Vassembléec coavoquécpar de laqueile ce général les
été conclu, et au milieu
et quelque éloiguée que
extrsondinaire
Santhonax
d'injures. Quelque de l'esprit des promesses. que aucune : réclafnt cette décision
; on n'osa faire
prodiguées au commerce le
L'attention geavoit
se soumit sans mururer:
à s'oumation, et chacun. lutte qu'on présumoir être, prète violent
nérale se fixa surla
civils et, un général trop
vrir entre les comiipiaices
sans senterdelearresen
robrdtiawers untehanilatomg habitans du Cap, froissés tour-atour
Le commerce et les bornèrent à les observer en silence.
par les deux partis,sel
IV.
CHAPITRE
touchons à la catastrophie à la-
: nous
tendoient depuis
Ierhenstedaoe et de nouvemens rillropolents
quelle tant d'agiations
totale. d'une
Dovcralieethvaen
ct Auerasinsha
lung-temape.
500 millions, la
a Tlongé
ont fait earsibaniaie d'uno colouie dont perte
zement suivis de cclle
commerce et les bornèrent à les observer en silence.
par les deux partis,sel
IV.
CHAPITRE
touchons à la catastrophie à la-
: nous
tendoient depuis
Ierhenstedaoe et de nouvemens rillropolents
quelle tant d'agiations
totale. d'une
Dovcralieethvaen
ct Auerasinsha
lung-temape.
500 millions, la
a Tlongé
ont fait earsibaniaie d'uno colouie dont perte
zement suivis de cclle --- Page 306 ---
288 )
son commerce dans
F'anéantissement, et a condamné
reurs de la misère. plusieurs millions
aux hors
savoir, n'existoient
d'hommes qui, sans le
que par elles : et pourtant,
mense que soit cet intérêt, la trame odieuse de ces quelqu'ima été ourdie avec tant de
désastres'
mulation,
scélérateise, et une si profonde dissique cen'eatqu'avecp peine qu'on trouvel
duit à travers ce dédale
lefil quicontémoins.
inextricable; ceux même qui ont été
oculaires de cet affreux
ment entr'eux, dans la citation des évènement, s'accordent raremouvoir. Je fus'
ressorts qui ont tout fait
également présentà ces évènemens; mais ne
pouvant saisir par moi-même desfaits qui se passoient àla fois
surun thehireasezétendu, il fallut bien m'en
témoignges particul uliers, sans qu'ilfit très-faciley rapporteraux dans le
mier moment, de distinguer cn quoila
precausés par une aussi affreux
Herrenret/dhraniement
ou leur grossir les'
spectacle, avoient pu les tromper
objets. Mais aussi, comment espérer de
n'entendre que la pure etexacte véritéde la bouche
dont l'imagination effarouchée ré voyoit
d'hommes
mes, et la mort à laquelle ils venoient encore que des flampar miracle!
d'échapper presque
Sije recueillois les bruits venus jusqu'à
suivre aveuglément
moi,si je voulois.
T'impulsion de la voix publique à SaintDomingue,] je dirois, avec le ton de la
et les commissaires
certitude, que Galbaud
civils, quidans toutes lcurs
ne Pappellèrent depuis que le contre- revolutionnaire proclamations
baud, le digneami du traôtre
GalDumouries, et luiattribuèrent
tous les farfutsdu mois de juin, et même ceux qui suivirent
le départ deceg généralde la
colenisparanctrots,d dis-je, avec
hardiesse, que ces trois personnages,
étoient. chargés des mémes instructions, catuheureneatsnuentsy
ets'entendirent
l'exécution de cette épouvantable tragédie, méditée pour
long-temps. Pour croire à un fait semblable, il faudroit depuis
au
moins.
, et luiattribuèrent
tous les farfutsdu mois de juin, et même ceux qui suivirent
le départ deceg généralde la
colenisparanctrots,d dis-je, avec
hardiesse, que ces trois personnages,
étoient. chargés des mémes instructions, catuheureneatsnuentsy
ets'entendirent
l'exécution de cette épouvantable tragédie, méditée pour
long-temps. Pour croire à un fait semblable, il faudroit depuis
au
moins. --- Page 307 ---
(289.) )
avantages pouvoient en résuiter pour
moins conncitre quels
chacand'eux.Ung général quiprends une place d'assnut,furienx
sa, défense opiniatre luiont coité,
des travaux et du sang que
sontrares, au pillageet
la livre quelapuefois, , etlesexemplesens
éloient
Mais dans une ville dont ces souverains,
aux flammes.
milicu de
un ordre émané
les maitres paisibles, au
laquelle
sdes
un
,
pour écarter,
pourplongerdansa
d'eux, signe suffisoit
faire périr même
cachots ou jetter au, fond d'un navire, pour
porter
etilsteussentsouls, sieoatnksileestest
affreux motifde vengeance eutpu les'engager
ombrage , quel
d'une manière aussi effroyables et
à machiner en commun, d'une ville qui étoit uné source
sansnécessité, la destruction
de richesses pour cette même nation au nom de
intarissable ils dictoient des loix, que sa ruine. devoit appaurrir,
laquelle
les malheureux habitans étojentétrangers
et dont, après tout,
même
le sujet de la querelle qui occasionna
ou
ignoroient dont un grand nombre- a péri victimes!
leurs malheurs, et
évènement à Pavidité, à la couAttribuera-t-on: aussi cet
espérance de s'approprier les richesses immerises que
pable ville renfermoit encore après tant desecousses, et.qui. la
cette
brillante encore, au milieu des ruines dont elle étoit
rendoient
environnée? Sans m'arrêter à de sembladepuis long-temps
long-temps avant cet évènement
bles bruits, quoique depuis
être
il se fut répandu sourdement que la ville du Capdevoit
pillée, bràlée et détraite,etque, d'après sle planarreté, toutes
déprouver
cellecdelacolonies Hesmtun-easseraied-ed
le même sort; il est bien plus simple de tout attribuer à une
lutte def pouvoirs entre des hommes qui se traitèrent sans ménagement; qu'a une I collusien secrèto; que tous les faitstendirentadementir. Je diraimème avec sincérité,que sil l'énerSanthonax eût prévu les résultats des mesures qu'il se
gique hata de prendre au milieu de la crise, pour résister. i mme
T
lecdelacolonies Hesmtun-easseraied-ed
le même sort; il est bien plus simple de tout attribuer à une
lutte def pouvoirs entre des hommes qui se traitèrent sans ménagement; qu'a une I collusien secrèto; que tous les faitstendirentadementir. Je diraimème avec sincérité,que sil l'énerSanthonax eût prévu les résultats des mesures qu'il se
gique hata de prendre au milieu de la crise, pour résister. i mme
T --- Page 308 ---
( 2go )
cabale qui menaçoit de Paccabler, quelqu'armé que fit son
coeur. de cette inflexible roideur qui le caractérise,
opiniâtre qu'il fat à mettrel la dernière main a ses , quelque
ame de bronze se. fût ramollie; il n'eit
projets, son
envisagé qu'en frémissànt d'horreur les maux effroyables qu'il alloit occasionner; que dis-je! je crois qu'il edt fui plutôt que de vaincre
à ce prix ! Maisjereviens aux faits et à Texposé des traits
j'ai pu recueillir sur cet événement, et d'après
que
pourra conclure sur les vraies
de
lesquels on.
dispositions ceux qui onteu,
involontajreuent peut être, le malheur d'en devenir les
artisans.
J'ai parlé des mesures administratives que Galbaud
sur lui d'adopter. en arrivant dans la
prity
de payér, la solde des
colonie, sous prétexte
troupes, d'spprovisionner les
et
de remplir les magasins de l'état. J'ai dit combien un camps
tisme. qui laissoit bien loin en arrière tout ce quiavoit despocédé en ce genre, savoit alioné les
et
préhommes
w
S esprits, indisposé des
puissans et jaioux de leurautorité. Les commissaires
civils ariés d'une hauteur insultante, ne négligèrent aucun
moyen d'humilier le nouveau général et de li faire éprouver
leur ressentiment. Quelqulétalage vrai Qu affecté qu'il cati
fait. dans ses nombreuses proclamations, d'un républicanisme
ardent,ils jettèrent du louche sur sesintentions ; et en désapprouvant publiquement ses mesures admintstratives, ils
laccuserent d'avoir, sans motifet dans des desseins
cherché à
perlides 3
répandre l'alarme sur la pénurie des magasins de
Pétatetsurles ressources de la France. Ce début injurieux fut
imotiasmentandoieaagencat du frèrede Galbaud,
que les commissaires civils destituérent des fonctions d'adjudant-général, sous le prétexte vague d'incivisme. Envain ce
genéral montra devant eux antantdesouplesse qu'il avoitmaAilesté peu auparàvan: de roideur, la querelle élevée entre
e sur la pénurie des magasins de
Pétatetsurles ressources de la France. Ce début injurieux fut
imotiasmentandoieaagencat du frèrede Galbaud,
que les commissaires civils destituérent des fonctions d'adjudant-général, sous le prétexte vague d'incivisme. Envain ce
genéral montra devant eux antantdesouplesse qu'il avoitmaAilesté peu auparàvan: de roideur, la querelle élevée entre --- Page 309 ---
(291 )
fut décidée en peu de jours:
lui et les juges, de sa conduite qui le déclaroit déchndu
on vit bientôt une proclamation
comme ayant laissé
commandement de Saint.Domingue, république; qui lavoit nomignorerau conseil exécutide,la des biens dans lac colonic; et
mé à ces fonctions; : quilponsdouto obéissance passive à totislesordrew qjue
pour s'êtré refusé à une
atteniant son denationale luir domneroit.,Ea
bord'de
la commicsion
le cowmandementd de se rendireA
part, Galbaud reçut quiétoient en rade., avecsa fumilles
l'un de ses vaisseaux
de son état-major
sislemantrdcatitses
etles officiers
qu'une conduite aussi fie
IL. seroit bizarre. de soupçonner secreter Mais unc verité,
gourense cachoit une collasion évidente; c'est que ce enag-alantonie
malheureucement: trop
delhorriblé volcan qui défut suivi de près par Vexplosion ville puissante - et: quientraina
vora : en. un, dlin-d'eit-une restes d'une colonie privéer désorde proche en proche les
:
mais. deson plus ferme soutien.
aussi dur,
si. Galbaud 3 nigric par un traitement certain
Pignore des moyens de se venger. Il est
quil
soccupoitiedéja d'abord qu'une passive obéissance; anxiordros
ne manifesta
se rendit: avec sai famille
suprêmes . en P vertui dengiela-il.
lui fut désigné. il
officiers sur celui desi vaisseaux qui
et ses
aussi sgnomisieux, il
se
peut qu'humilis parumtaitement d'en tirer une vengeance éclaw'occupa énfin des movêns
aigris par sa
tante. Mais ile étoittrop tardeles esprits.encore plus disposés en : sa
conduite haute et pou-metarce, n'étoicnt
fawenrsretavoient même epplaudi & sa disgrace: Nimporte? victimes du
le vaisseau quis le recut étoit déja rempli: de de l'ardent
despotisme: des commtosaires civils, entr'autres voir le moment
Tanguy de Jà Boissière. : : Tous crurent:
d'unir leur vengeance à la sienne , et s'étourdissant
favorable
ce- genéral venoit ce faire
défavorable que
sur. Timpresion
T
, n'étoicnt
fawenrsretavoient même epplaudi & sa disgrace: Nimporte? victimes du
le vaisseau quis le recut étoit déja rempli: de de l'ardent
despotisme: des commtosaires civils, entr'autres voir le moment
Tanguy de Jà Boissière. : : Tous crurent:
d'unir leur vengeance à la sienne , et s'étourdissant
favorable
ce- genéral venoit ce faire
défavorable que
sur. Timpresion
T --- Page 310 ---
(292)
aur les habitans du Cap, ils lui communiquérent
quilles transportit, et' lui firent
lardeur
suffisoit.de
entendre sans doute qu'il
semontrer, et que tous. s'empresscroient de se
ranger sous SCS drapeaux. Ces conjectures sont suffisamment
justifiées par les évènemens qui suivirent de
. Depuis que, Galbaud fut constitué
près.
des.
prisonnier à bord d'un
vaissenux , on observa un mouvement considérable dans
larade. Cefitt deux ou trois jours après, le
qu'on. vit.éclater la première étincelle de jeudi 20 juin,
naitre le plus affreux. embrasement.
laquelle devoit
d'autre.
A Une rixe, qui n'eus
principe quie la dinpsigtionactualleder esprits; éclata
entie les mulâtres et des matelots des raisseaux. Ces derniers
moins nonibreux: et désarmés 7 furent gribvementmalusitée
Polverel et Santhionax, sourds aux plaintes qui leur furent
portées: da par une députation de gens de mer , n'yrépondirent
que par une prociamation qui défendit aux chaloupes des
vaisseaux d'approcher dés quais-après sept heures
Le. lendemain - vit les apprèts de la
du, soir;
vengeance qu'on se disposcit à tirer de cette insulte. Un grand nombre de
de mer: se rendit. à terre, bien armés, 5 et bientôt Galbaud gens
parut à leurs tête. Ils'avançi vers T'aptemal,quicroit
par. deux cents mulitresi, à qui les. commissaires civils occupé,
avoient confié la
en
defense'par préférence aux troupes de ligne
eta aux,y volontaires nationaux. Ces malheureux n'osèrent pas
même faire mine de se defendro; tous se jettèrentà genoux et
demandérent la vie. Galband les envoya prisonniers ià bord
des. vaisseaux.. Il mit- une garnison dans Farsenal, prit du
canon, etice qui étoit nécessatrepour l'exécation deson
et il's'avança vers Tinterieurde la ville avecile gros plan, de sa
trompe 2' etau miliet des' cris, mille, fois répétés, de vive
Galbaud. Cos clameurs achevèrent sans doute, de lui faire
illusion sur les dispositions dont on l'avoit flatté de la part
ià bord
des. vaisseaux.. Il mit- une garnison dans Farsenal, prit du
canon, etice qui étoit nécessatrepour l'exécation deson
et il's'avança vers Tinterieurde la ville avecile gros plan, de sa
trompe 2' etau miliet des' cris, mille, fois répétés, de vive
Galbaud. Cos clameurs achevèrent sans doute, de lui faire
illusion sur les dispositions dont on l'avoit flatté de la part --- Page 311 ---
(293
tous se rallieroient à lui,
habitans du Cap : ilcrut que
vers
des
feroit, des progrès. Il se porta rapidement civils. Un
mesure qu'ilf
les commissaires
où résidoient
alors. dans.
le gouvernenent,
se ft entendre
feu vif et soutenu de mousqueterie civils avoient pris la fuite:leur
Les commnissaires
anssi
cette partie. considérab ablement : la. victoire paroissoit Galbaud vit
parti molliesoit ce fut en ce moment même que
certainequef faciles
de fond en comble. Ilse croyoitvaine
vintlni arses eperancenenrenies
Jecirconstanoes
retour.
queur; enehecsomnesant 2
dans sesmains sans
racherlap palme qui paroisoitatie
sous ses ordres
Lindisciplinedesl hommés groasfersquétsients dés plus braves et de
Tandis qu'environné
Yenfit son malheur.
qu'à pousser vivement
quelques officiers, il ne songeoit s'étoit dispersée dans les
majeure partic de ses gens
commença
memisla
enfonçoit lesportes des maisons, les marues voisines, avidement sur les vins qaidtostentdanl malpar se jetter
mettre, tout au pillage. Les habitans
gasins. et finit par
voyantleurar smaisans violécs,
heureux, loin d'être prévenus, vies menacées, ne savoient
remplies de brigands, et leurs comme amis ou comme enneplus qui ils devoient regarder fit entendre : nil ne songea mème
mis. Li terreur seule se
désastre : chacun fuit vers le
às sauver. quelque débris de ce le plus prochaia 2 les uns
côté oi il croyoit trouver lasyle hors de la ville, etau haut du
vers les vaisseaux, les autres
avoient déja cherché un
Cap, où les commissaires. civils,
refuge. 1
les matelots devinrent un avanLes désordres commis par.
courage après avoir été
pour le parti opposé. Il reprit
des cris, du
tage
de lacher le pied : le brnit effrayant instant,
surle point
, av gmentoit à chaque
canon et dela mousqueterie, les prisons s'outrisent : la
et s'étendlit de proclie enp proche; fers fut rompue ; un essain
chaine des noirs condamnés aux
T 3
les matelots devinrent un avanLes désordres commis par.
courage après avoir été
pour le parti opposé. Il reprit
des cris, du
tage
de lacher le pied : le brnit effrayant instant,
surle point
, av gmentoit à chaque
canon et dela mousqueterie, les prisons s'outrisent : la
et s'étendlit de proclie enp proche; fers fut rompue ; un essain
chaine des noirs condamnés aux
T 3 --- Page 312 ---
(294)
de scélérats féroces se réparidit
guerriers sortitrcomme
par-tout, et une nuée de
lal
par enchantement. des
terres en favéur des
entrailles de
tiguen,tona-liera, mulatres', : composée de noirs domeslapopniatiomnasiredieo charpentiers, cabrouetiers, enfin de toute
Cap, qu'on avoit
temps 1 tout évdnement, et
préparée depuis longd'ètre libre: Ui fléau
qu'on aveit flattée de l'espoir
nombre détant
plus terrible encore vint augmenter.le
d'ennemis. Pierrot,
brigipds dela nontagne du Cap, comasalant-geaeral des
ahonax, S'introduisit
appelé par Polverel et Sansoldats, dostla
dans'la ville, la tété de ses noirs
mifesta aussi-tdt présence s'annonça par Pincendie quisemacombie atantr en divers-quartiems et qui vint meitre le
d'horreurs. Les volontaires et les
Hionalesacheval du Cap, se réunirenten
gardes namais abandonnés i
faveur de Galband,
sux-mémes,"t tous
se dirigerent stir: eux. Torites des lescoups de Pennemi
venues un chiamp. de
rues adjacentes étoient de.
des fenètres des
bataille : une gréle de bailes
maisons occupées par les
pleuvoit
nombré augmentolt a chaque instant
mulâtres. Leur
quiaccouroient pour les seconder..
par la foule des noirs.
qu'il n'étoit plus suivi que.d'une Galbaud viten frémissant,
leresté Tavoit abandonné. Au même poigaée d'homges, et que
tenir une victoire certaine.sril
instant où il croyoit
traite précipitesilifuis
se vitforcé de faire une revigoureuisement
vers la.mer, grièvement blessé, , et'si
poursuivi qu'il-fot
dans l'eau pour jolndre sa chaloupe:, obliged'enitrer La mer
très-avant
verte d'un grand. nombre d'infortunés de
paroissoit cousexc,qui alloient cherchermna
tout age et'de tout
asyle dans les.vaisseaux :
coup périrent victimes de leur cupressement.
beauà peine quitté le
Galbaud avoit
rivage, ; que les fammes éclatèrent de
parts et la ville n'offroit plus
toutés
roces vainqueurs,
qu'un yaste. incendie. Les fén'ayant plus d'ennemis à combaltre, s'oc-
unés de
paroissoit cousexc,qui alloient cherchermna
tout age et'de tout
asyle dans les.vaisseaux :
coup périrent victimes de leur cupressement.
beauà peine quitté le
Galbaud avoit
rivage, ; que les fammes éclatèrent de
parts et la ville n'offroit plus
toutés
roces vainqueurs,
qu'un yaste. incendie. Les fén'ayant plus d'ennemis à combaltre, s'oc- --- Page 313 ---
( 295)
fouilloient avec une prompticupoient à loisir du pillage,
partont ourils croybient
tude, dont eux. seuls sont capables, Jentrégorger pour la possession
sentichir,e et fnisoient par La flamne qui s'avampoit avec
objet précieux.
les mnaisens d'une rue ende quelque
i-la-fois toutes
nombre consirapidité , dévoroit se trouvoient encore un de trouver. un
tière, dans lesquelles qui avoient espéré
secrets de
dérable de malhenreux plus retirés et les plus
asyle sàr, dans les lienx-les qu'ils avoient cru passiger.
leurs demeures, contre un orage
milieu de cet lépouvandois à la vérité de dire qu'au ces infortunés . 2 exposés à
Je tumelte, beaucoup d'entre
les mulhtres, 1
table
certaine, trosverertyatmi une main secou-,
une mort presque humains qui leur tendirent
des hommnes conluisirent à T'abridu danger. assaillans. Une
rable eetles
au pouvoir des
L'arsenal étoit toujours
voisin, empéchoit Teunemi
batterie, située sur un monticule du Conseil, le carénage etla
, et préserva la rue
contre Pincendic qui
d'arprocher voisine de Tarsenal,
partie du quai
censuma la ville preqeentire,
heures
(1).
en quarastehut quelques maisons éparses
et n'épargna que
de
importance à la quesrion
mettra ane grande
que Gaibaud' fàt
(1) On paroit
avant ou après
savoir si Tinorndie Be vaissenux. manifesta Cette petité subailitedes doute oficiens s'il fut
remonté à bord des
tend à mettre en
de Polverel et de Santhonax,
du géndral,
amis
matelots qui marchoient souslesonires issue de cette affreuse
allaméparhe
occasionna la triste mulâtres venoient de
et. dont Tindiscipline noirs, soit ceux dont les
conjournée, ou' parles
ils avoient été juridiquement au milieu
briser les chaines auxquelles crimes, soit ceux qui intervintent fait unn mys.
damnés pour leurs
le brigand Pierrot. Je mai pas
apdel'action, conduits par
inatelots.
Mais sur, quellé
sere.des excisiecommis par les inutile et les soupçonuer même
parenceleur attribuer un crime.
T 4
triste mulâtres venoient de
et. dont Tindiscipline noirs, soit ceux dont les
conjournée, ou' parles
ils avoient été juridiquement au milieu
briser les chaines auxquelles crimes, soit ceux qui intervintent fait unn mys.
damnés pour leurs
le brigand Pierrot. Je mai pas
apdel'action, conduits par
inatelots.
Mais sur, quellé
sere.des excisiecommis par les inutile et les soupçonuer même
parenceleur attribuer un crime.
T 4 --- Page 314 ---
(-296.)
Le coup dioitmanqus : il ne restoit
tessource que
plus à Galbatd d'autre
en soreté. Ilcloit descilbiguer d'une rade où il ne pouvoit rester
des.
encore maitre des
vaiseaux
-quais que les canons
de l'état
dominoient.1i. ser hata
et des Américains
d'enlever des magasins
et de bouche, et fit
toutes les munitions: de'
pouvoit
giter et détruire tout ce dont guerre
profiter, Ile eucloua les
l'ennemi
son monde à bord ret fit' voile canons de Paruenal,p prit tout
vaisseaux 'Ecle, le
pour lès Dats.Uniearec les
avec lui le conyoi Jupiter, plusjeurs frégates, emmenant
qai depuis si long-temps attendoit
le
d'ètre les copératoure
dans toutes' lés partiés della d'anincendie ville,
qu'on vit éclater à-la-fois
poient qu'un guartier, où ils dont Galbaudet les siens.n'occu.
parts, et Gur le feu n'éclata dicigardiroivemet cernés detoutcer
quel fondemments
qu'après qu'ils l'eurent évacuét Sur
liaires des commissaires sappayer Pour en ravir la gloire aux noirs auxipas d'auire manière de civils, qui depuis
Au'resterie
s'annoncer et de célébrer Tongsempirn'arorent leurs
plusieurs édifices tout-puissant Santhonax eut le crédir de victoires?
pendant les plaies qu'il marqua, comme les maisons des Israélites préserver
quartiers endarmensiuceadiesleg d'Egypte : on sauva tout' juste, au milieu de
pharmacie, unmagasin def fers, gouverneinent, les greffes, une
égalemeat utiles, maissur-tout le uneimptimerice et quelques autres
chargen de conserver au milieu de trésor, que le brigand Pierrot se
nant une partie de ce gu'ilcontenoit: cette crise effrovable, moyenon, allouée pour ses peines et en
cette rétribution lui fut, diteut dé ne pas tout prendre.
récompense dela discrétion qu'il
Castaing, homme de couleus, l'ame damnée
disoit (le 25 aod1) avec le ton de
de Santhonax, me
massacre juridique des deux m artyrs l'enthousiasme de la
c que depuis le
vaunes,la rille du Cap; où cet
liberté, Ogé et Chaautre Sodomequi devoit
attentat fut commis, étoit une
a Beresse de Thomme r'en périr par le feu du cielisi la main veab
dtifaijanice:
couleus, l'ame damnée
disoit (le 25 aod1) avec le ton de
de Santhonax, me
massacre juridique des deux m artyrs l'enthousiasme de la
c que depuis le
vaunes,la rille du Cap; où cet
liberté, Ogé et Chaautre Sodomequi devoit
attentat fut commis, étoit une
a Beresse de Thomme r'en périr par le feu du cielisi la main veab
dtifaijanice: --- Page 315 ---
(297. )
des
de devenir la proie
moment de partir, eti étôit menacé vaisseaux de guerre, et du
incendiaires du Cap. Tous les du.port, mais non sans
commerce sortirent heureusement obstacles qu'on se dispossit'à à
de vives inquiétudes sur les ordres des commissaires civils,
opposer à leur départ par les
s'ils eussent usé de moins.
eussent été inauriontables
Vattention d'enet qui
à s'éloigner , et si on n'eàt eu batterie du fort
de diligence
tous les canons de la
clouers soigneusement
Pentrée de toutes les passes,
qui défendoient
de
de. Picolet,
coulés bas jusqu'au dernier otfarcés
où ils auroient été
Galbaud émmenoit
la loi du vainqueur.
mais
rentrer et 'desubir
qu'il avoit fait prisopnier,
âvec lui lefils de Polverel,
les maine de" ses ennemis
laissant malheureusement entre qui avoit été envelopps
frère, César Galbaud,
de Pinfexible
son propre Paffaire et étoit tombé au pouvoir
sentimens
pendant
sensible à la vengeauce qu'aux
Polverel, qui, plus
à toutes les' proposide la' nature 2 se refusa opisitrement faites de son prisonnier contre
qui lui furent
tions d'échange
fils:
son
propre
préparés à cette effroyable
Les quartiers circonvoisins, peu le bruit lointàin et conscène étoient vivemient alarmés par
et par, la fumée
tinusl du canon et de la; mousqueterid du 1 coté du Cap, Les
épaisse qui remplissoit Vatmosphère instruits que lcs blancs, s'aspnulàtres des environs 2 mieux hâte du côté de cette ville, pour
sembloient et accouroient en
tandis que
fortilier leur parti et partager les dépouilles, dont ils éloiguoient les
d'autres s'emparoient des postes, désarmés. On vit des brigands
blancs interdits après les avoir côtés une proclamation, 2 por-.
accourir, , et répandre de tous,
à
seroit
libre, , et quiconque
tant invitation à iout.homme de se joindre aux mulâtres 2
animé du desir de le devenir,
s'emparer des forts
troupes de ligne et nationales, pour
aux
et partager les dépouilles, dont ils éloiguoient les
d'autres s'emparoient des postes, désarmés. On vit des brigands
blancs interdits après les avoir côtés une proclamation, 2 por-.
accourir, , et répandre de tous,
à
seroit
libre, , et quiconque
tant invitation à iout.homme de se joindre aux mulâtres 2
animé du desir de le devenir,
s'emparer des forts
troupes de ligne et nationales, pour
aux --- Page 316 ---
(298 )
et les garder à Ia disposition de la commission
Cetté proclamation commença, à découyrir
nationale.
afffeux mystère,
une partie de cet
qu'on ne tarda pas à connoitre en
par l'arrivée subite d'une. foule d'infortunés de
entier
de tout sexe,.qui venoient
tout age et
mes 2 et qui accotroient d'échapper à la mort et aux flamun
par, mer et par terre pour chercher
refuge loin de ce théâtre d'horreur.
stupeur succédèrent à l'indécision oi l'on L'épouvanto et Ja
q'ilyvavoita
étoit sur le parti
prendre. Les détails plus certains
mençoit à- recevoir; achevèrént de faire
qu'on cométcit, perdu sans
connoitre que tout
mission étoient ressource, et que la résistance ou la sou--
qui alloit tout également inutiles pour arrêter le torrent
engloutir. Bientôt les hordes noires.se répandirentde tout coté, pillant, dévastant au nom
missaires civils. La terreur les
des,comopposer la moindre
précédoit : nul- n'osa leur
leur furent livrés. Le résistance. Les forts et tous les postes
lequel avoientie
fameux camp du port Margot, devant
échoué plusieurs fois toutes les forces des
brigands 5 leur fut également
noirs sly érablit
abandonmé, et une poignée de
sans obstacle. L'esprit
téndit au loin.' Les atteliers des contrées d'insurrection s'équ'slors, séduits par cet exemple et instruits tranquilles jus-i
saires secrets, qui leur
par des émisclamations
interprétoient à leur manière les proqui appeloient à la liberté tout noir
lest armes, se soulevèrent, désarmérent
qui prendroit
tres et toussles
leurs propres maiHlanc.-qui en plusieurs lieux furent impitoyablement égorgés: par-toutils ge livrèrent an
àl la-dévastation. Cetaffreux
pillage et
cheen proclie, porta lépourante memple.quicietendoir de prodans'les quartiers les
éloignés, et fut un trait de lumière qui
plus
siller les yeux des hommes
commença à desque la vengeance avoita aveuglés
jusqu'aiors sur leurs propres dangers. Quiconquie possédoit
lieux furent impitoyablement égorgés: par-toutils ge livrèrent an
àl la-dévastation. Cetaffreux
pillage et
cheen proclie, porta lépourante memple.quicietendoir de prodans'les quartiers les
éloignés, et fut un trait de lumière qui
plus
siller les yeux des hommes
commença à desque la vengeance avoita aveuglés
jusqu'aiors sur leurs propres dangers. Quiconquie possédoit --- Page 317 ---
(299)
menacé. Pour la
sentit qu'il étoit également que leur cause
une propriété fois blancs ou mulâtres sentijent: hatérent d'envoyer
première la même. Plusieurs paroisses se de blancs et de
étoit
et à Polvere! des, déphtations sur la conduite
à Sinthonax lui demander de sexpliquer
démulatres, pour
soumettre au torrent
teniri.ad falloit se
l'objet secret, :
de ces
swuti-iallait
ou plutôt
vastateur ou. se aéfendres de pénétrer leurs dispositions
députations étoit de tàcher
fers d'une victoire qu'ils
Ces arbitres de leur sorty
bonsecrètes.
fois moins à leur fermeté qu'alcur
devoient encore une
sur les tentatires d'un
et libres de toute inquiétude
de leur
heur,
à travers les mers, jolissolent
ennemi qui fuyoit encore au haut Ju-Cap, cavironnés toutes
triomiphe et étoient
étoient accourus de
d'une multitude de 1oirs, qui et d'ane fouleé d'hommes,
parts pour avoir part au butin, au fer et au feu, et'
de fémmes et d'enfans échappés
aucun moyen de
il ne - restoit plus d'asyle ni La faim cruelle. vint
auxquels
existence.
soutenir Jeur malbeurenss
de substnnter
tint de inaux ? par Tiampomsibilice de toute espece 1:
aggraver nombreuse affluence d'indreidns
dé
une si
blancs, qui devenus les plus misérables autres.)
noirs, jaunesyou souffrir de la licence effrenée iles
tous,avoient! tout à
entouroient l'espèce de trône, que
Tels étoieptlcss sujets qui élerésur des décombrés et des.
Polverel et Santhonax avoient
les déjuutés que les divers
cadavres. : c'est-là qu'ils recurent leurs proclaniations obsinccrtains et effravés par
une explicaresetinuidhieuet, quartiers,
leur adressèrent pontrecevoir furieux à la seule
cation de leur propre bouche. Santhonax, ces députations, les
vue des blancs qui se trouvoient parmi" se défoit de tous les
duremient, en-leur disant quil
tous étoient
repoussa présentoient à lui, bien certain que Cct homme
blancs quise
et secrets. de la republique:
les ennemis. jurés
ains et effravés par
une explicaresetinuidhieuet, quartiers,
leur adressèrent pontrecevoir furieux à la seule
cation de leur propre bouche. Santhonax, ces députations, les
vue des blancs qui se trouvoient parmi" se défoit de tous les
duremient, en-leur disant quil
tous étoient
repoussa présentoient à lui, bien certain que Cct homme
blancs quise
et secrets. de la republique:
les ennemis. jurés --- Page 318 ---
(3co)
dissimulé accueillit au contraire avec faveur
couleur: mais les uns et les autres
les députés de
réponses ambigues, qui loin del n'obtinrent de lui que des
produisirent d'autre
calmer leurs craintes, ne
étoient fondées. Les effetique de leur prouver combien elles
dérations forçoient commissaires civils, que quelque consipendant quelques encore à dissimuler, et à tenir baissé
la conclusion
instans de plus le voile qui tenoit cachée
définitive de leurs plans, leur
touteexplication sur Pobjet de leur
remirent, pour
suivante.
mission, la proclamation'
cc Nous commissaires nat
A déclaron's que la volonté tionauxcivils, de la
délégués, etc. etc. :
> donner'la liberté à tous les république française est de
> tront pour la république nègres guerriers qui combat-
> missaires nationaux
française sous. les ordres des comcontre les ennemis civils, tant contre les
de Tintérieur et de
espagnols que
> La république et les
T'estérieur.
s adoucir le sort des autres commissaires civils veulent aussi
s meillenrs vivres, de esclaves, soit en, leurdonnant de
S leur ajsance, 2e
plus grandes places à cultiver
plus de
pour.
A semaine pour s'occuper rechanges de
par an 2 plus de temps par
leurs
>> douceur et de respect pouirles propres affaires 2. plus de
s rices;' scit en leur donnant des femmesenceintes etles nourA moyennant des somr mes
moyens suirs de se racheter,
> graduellementla liberté détermindos,. soitenfn en donnant
aux
> de preuves de leur bonne conduitel negresquiauront domnéleplus
> travail,et' enleur donnanten
et de leur assiduité "au
S priété Pour Phomnete subsistance méme-temps des terres en pro-
> Tous les esclaves
d'eux et de leurs. familles.
déclarés libres
s république, seront les
parles délégués de la
> leur :ils jouiront de égaux des citoyens blancs et de coutous les droits
>. fançais.
appartenans aux citoyens
negresquiauront domnéleplus
> travail,et' enleur donnanten
et de leur assiduité "au
S priété Pour Phomnete subsistance méme-temps des terres en pro-
> Tous les esclaves
d'eux et de leurs. familles.
déclarés libres
s république, seront les
parles délégués de la
> leur :ils jouiront de égaux des citoyens blancs et de coutous les droits
>. fançais.
appartenans aux citoyens --- Page 319 ---
(30t)
nationale et
la mission que la conyention
civils.
*.Telle est
ont donnée aux. comnmissaires
conseil exécutif
de la républic
> le
l'an premier
e Au haut du Cap, lè 27juin,
>
s que française.
POLVEKEL et SANTHOYAX
de code, oi reapirela plus
En nopantisbisente cette espèce fut tracé par ces mains
humanité, qui croiroit qu'it
totale d'une
tendre
venoient d'opérer la subversion
de ses
sanguinaires qui
mème 1 entourés
villeopulente, et qui en ce. moment manifestoient une liellexibilité
ruines encore fumantes d'infortunés, 7
qutavoient tout perdu
barbare envers ane foule Vexception d'une existencen male
au milieu de ces désastaco,à suffisoit d'ètre de la couleur, proscrite
heureuse;, mais. à quiil
de pitié aux yeux de ces
paroitre coupables et indignes
hrodlamation. aspour hommes, féroces 1 D'ailleurs cettesingalière milliers de brigandsy qui
suroit la liberté et Pimpunité à des avoient accumale tous
depuis plus de deux ans de rebellion laissnit dans la servitude
les crimes ensemble, tandis qu'elle au torrent de Texemple,
touzles sujets qui, ayant résisté fidèles à leurs maitres et à leurs
étoient constamment restés la révolte et les forlaits avoient:
devoirs; etdes scélérats, dont hommes d'élite, et des décoûté ala république douze mille et dans des expéditions que
énormes pendant une guerre
ordonnées contre
penses
eux-mêmes, avoient
Polverel et Santhonax devenus, à leurs yeux des guerriers
eux, étoient Gubitement
Miais
de
àt tous
civils ne
uadecermbistn
dignes participer:
des commissaires
la conduite obscure et énigmatique
cette proclamation perfide
démentit pas, et lon verra que
Au reste,, les
se
objet que de gagner du temps. droits, dont des
n'avoit pour,
indignes de ces.
inblancs eux mèmes parurent étoiont si penerensemeat
assassins et des lucendiaires
ux, étoient Gubitement
Miais
de
àt tous
civils ne
uadecermbistn
dignes participer:
des commissaires
la conduite obscure et énigmatique
cette proclamation perfide
démentit pas, et lon verra que
Au reste,, les
se
objet que de gagner du temps. droits, dont des
n'avoit pour,
indignes de ces.
inblancs eux mèmes parurent étoiont si penerensemeat
assassins et des lucendiaires --- Page 320 ---
(302)
vestis. Une nouvelle proclamation
géséralement désarmés, soit
ordonna qu'ils seroient
gnissentilusage qu'ils pourroient qucloscommisaines civils crai
leur haîne ne pit être assouvie fairedel laursarmos,s soitque
plus bas
qu'en les réduisantàl
d'abjection et d'avilissenien, Cet
l'état le
exécuté au haut du Cap, aveczèle
ordre humiliant fut
des noirs, etsans
et promptitude de la
cablés
résistance de la part d'hommes tellement part
parlinfortune,
acleur vie., Cette mesure qu'ilen'eussent pas même osé défendre
sétenditanloinye et par-tont les blancs
firatdsponiliodeknge mier noir, libre
armes etde leurs chevaux
ou esclave, qui leur
parle precommissaires civils, deles lui livrer. ordonmoit, au nom des
Non loin du lieu où Santhonax
de leurs noirs prosélytes,
et Polverel, environnés
exerçoient cel monstruetix'et bizarre
contrastesdtoffections sans
debarbsirie envers des êtres bonneeponre eux, et d'uin rallinement
oir'étoit peu
s-accablés par l'infortume, la
ofireitun "auparavant la riche et puissante.v ville du place
spectacle douloureux et
Cap,
marquées encore par des masures épouvantabler dont
Les rues, 2
les restes fumans, étoient
la flamme dévoroit
jonchées de
conleurs : lInfection,
cadavres de toutes les
rendreice tableau ui ne tarda pas à se manifester, vint.
plus horrible. Des ordres
pour déb'aser ces objets affreux
furent donnés
une. peste. Fandis que mulatres. entenayeraudheauans et,
cherchoient encore à
noirs, gorgés de butin,
fumantes, les malheureuxblanes s'enrichir, en fouillant pus ces ruines
maisons iucendices, à leurs quiavoient sarvécu à leurs
avilis, furent forcément
fortunes détruites, maitraités,
fects, et'i les
employés à enlever les' cadavres inporter au loin. Des seclérats, blancs
eux, devenus les vils ministres des
comme
de Santhonax,
volontés de Poiverel et
aggravcient leur infortune par
Toutrage; ces hommcs affreux, dont les
l'injure et par
pareils ne se sont
leurs quiavoient sarvécu à leurs
avilis, furent forcément
fortunes détruites, maitraités,
fects, et'i les
employés à enlever les' cadavres inporter au loin. Des seclérats, blancs
eux, devenus les vils ministres des
comme
de Santhonax,
volontés de Poiverel et
aggravcient leur infortune par
Toutrage; ces hommcs affreux, dont les
l'injure et par
pareils ne se sont --- Page 321 ---
(303)
dispatoient en
d'autres) lieux cC),le
fait connoitre en
rigueur avec! laquello
que trop noirs les plus furieux, parla ordres.; et ponrajpoater
Rerocitéauixce exécuter leurs moindres
Jexerçoient au
ils faisoient
barbaries ces horreurs
la, dérision à tant de civils délégués a Saint - Donsingnue iniserablee
nom des commissaices et la tranquillic ! Les vaisseaux
pour y rétablir. Pordre émpéché de partir sur lés
réste d'espoir avoit
soin de mettre leur vigen
qu'un
ou que le hasard et le
conduit d'un oôté1
du convoi,
pendant la terrible erise,
de crimes. Ils'
sareté avoient,
de cette terre
en
bràloient de s'éloigner ainéricalis qui étoient
opposé, en foule sur les narires
paroissoit, trente
se jettoient
bitiment de cette nation a Tabondage,
rade. Dès qu'un
montoient a-la-fois
ou imsioatbsneres
denx
mministres de la tyrannie,
1 de Gasc..
(1) Enire ces viverumpitonata , le chevalier Galineu dindusieie,
sur-tout se frent. remarquer. autrefois chievalier
de
eble! barou Dufai : le premier, l'un des plus zélés partinans
rérolution,
de défendre ler passage
ensuite intrigant'en deSatstniare. qui Ic chargea
des petits blancs,
lassemblée de YArtcbonite; ; grand agitatour
ét quil abande la'r rivière
député à Tassembiée coloniale, des noirs brigands, auxqui le nommérent devenislun des chefs
enfio lun des
donna à la fin pour
une guerre cruelle; Le second,' homme
quels il avoit fait précéleinmente des
duquel,
volontés
un
Rtormamaietentse
exécuteurs des
ayantseivi dans régiment titre
principes et sans moeurs,
seduite par le prétendu
sans
époux, d'une. femme
loin d'elle avec méptis
il fut renroyés etiquir repoussa prenvaunai (soit pour échapper
de baronge, elle le tenoit: émigré. àl Bruselli, soit dans Tattente
celui de qui
escroqueriess
à la punition de ses nombreuses d'ou il alla porter à sugtDomiegacoer qui. assez
de la Fenstreitodatien), Tintrigue. Tels sont les hommes
s'ufunestes talene pour
devinerle parti qui triomapheroits rerentaus
fins ou assez heureurpour
civils, ct manifest
étroitement aux comamisaires.
nirent de bassesse que ceux-ci derigueur.
tant
àl Bruselli, soit dans Tattente
celui de qui
escroqueriess
à la punition de ses nombreuses d'ou il alla porter à sugtDomiegacoer qui. assez
de la Fenstreitodatien), Tintrigue. Tels sont les hommes
s'ufunestes talene pour
devinerle parti qui triomapheroits rerentaus
fins ou assez heureurpour
civils, ct manifest
étroitement aux comamisaires.
nirent de bassesse que ceux-ci derigueur.
tant --- Page 322 ---
(304)
imploroient un asyle
tout ce qui leur restoit, momentané, et faisoient le sacrilice de
transportés surune terre, argent Oil bijoux, pour obtenir d'être
envièrent jusqu'à la consolation étrangére. Polserelets Santhonax leur
doulourens. Assez
de fuir loin de ce
avides pour
spectacle
ment, ils defendirent,
spéculer sur leir
par une
empresseResemharquit sans s'ètre fait grechamnatinsyfreqntg que ce
registreouvert à cet effet, et pnialablementineopires sur un
lobtenir d'être admis à eshesinreesre pour
une somme de
remplir cette formalité, on
16livres 10 sols de
exigeoit
reux à qui il ne restoit
chacun (1) de ces malhenCes bons
plus rien.
américains, voulant aussi
constance, avoient charitablement profiter de la cirçonsnaire des passages, et entassoient quadruplé le prix ordicesmalheureux, que rien ne
sur leurs petits bâtimens
de vue ces lieux finestes. rebutoit, pouryu qu'ils pérdissent
temps en rade,
Souvent, après avoir resté
lieu de les
exposts à des incommodités
longle
conduire directement à la nouvelle indicibles, au
capitaine américain, qui vouloit
Angleterre,
qu'il en avoit reçu, s'en-alloit
mettre à profit l'argent
ter du sucre et du café, à la au bas de la côte pour y acheparmi lesqueiles une
grande douleur de ces victimes,
séjour si long sur mer,'etle nourriture malsaine et insufisante, un
velopper le germe de maladies déscspoir,ne tardoient pas à dédelepridémnie qui
mortelles. Tel est le
régnaya ceiteé
principe
terre, sur-tout à
époque,alan nouvelle
et
Angleaux
Philadelphie, qu'on attribna avec raison
vue que de
An
ene
citer les procédés
reste,je n'aiici en
pas moins justice à Raccueilr particuliers, et je n'en rends.
rempli d'humanité que la nation
(1) M.le baron Dafai... fut,
de receroir les
dit-on, revêtu de
déclarations et de percevoir ce droit. T'emploi 4
lucratif
américaine
époque,alan nouvelle
et
Angleaux
Philadelphie, qu'on attribna avec raison
vue que de
An
ene
citer les procédés
reste,je n'aiici en
pas moins justice à Raccueilr particuliers, et je n'en rends.
rempli d'humanité que la nation
(1) M.le baron Dafai... fut,
de receroir les
dit-on, revêtu de
déclarations et de percevoir ce droit. T'emploi 4
lucratif
américaine --- Page 323 ---
(305).
réfugiés de Saintfit aux malheureux
américaine, en masse,
Domtingue.
mntitide de noirs, accourus de"
(Juillet 1793). Une
Vespérance de.
avoit été attirée au Cap par les
motoutes parts, butin. On avoit pourvu, dans premiers
au
auxiliaires de Polverel
paticiper à la subsistance de ces troupes
et tout ce qu'on.
mens,
avec les restes des magasins frais de la Répuet de Santhonar, bàtimens américains, aux
put trouver sur les
lépuisementd des vivres et la corrupblique: : la fin du pillage, tardèrent pas à disperser cette foule
tion d'un air empesté, 1 ne nombreux se répandireat dans les.
rassemblée. Des essaims mille désordres, que les commisplaines, et y commirent
de
autorité,
civils tontèrent vainemént réprimerperleuts ces
ne
saires
mais brigands
par leurs proclamationss
à Vincenou d'arrêter d'autorité que celle quil les invitoit ordres des
veconnoissoient
aucun compte. des
et ne tenoient
investi di
die et au pillage, Santhonax et Polverel avoient
et.
chefs noirs que
abandonnés par les blancs,
des tamps
d'ailleurs
commandement
de maintenir la tranquilité:
qu'ils avoient chargés
et ces chefs.mème, 2 qui
aiment toujours le sang,
révoltés les
les tigres
choisis parmi les anciens
sembloient avoir été
xabandonnoiont souvent à
plus renommés par leur férocité, jour étoit marqué par le
naturel
et chaque
assezl hardi
leur
snnguinaire, de quelqu'un des blancs
massacre public ou secret
assez malheureux pour ne
ponr habiter. ces contrées, ou du port Margot, si rc -
s'en éloigner. Le q.uartier
autrefoie à toutes,
pourpir la valeur invincible quilopposa théàtre de mille
nommé par
étoit devenu le
les forces des brigands, actuels sembloienty commettre
forfaits, que ses dominateurs qu'ilsy. avoient éprouvéé. Ils
se venger de la résistance
voisins. Les conipour
delà l'effroi dans les quartiers
d'Orléans,
répandoient
Dubois, capitaine
snissaires civils y envoyèrent
V
ie à toutes,
pourpir la valeur invincible quilopposa théàtre de mille
nommé par
étoit devenu le
les forces des brigands, actuels sembloienty commettre
forfaits, que ses dominateurs qu'ilsy. avoient éprouvéé. Ils
se venger de la résistance
voisins. Les conipour
delà l'effroi dans les quartiers
d'Orléans,
répandoient
Dubois, capitaine
snissaires civils y envoyèrent
V --- Page 324 ---
(306 )
dragons, pour y remplacer le général
mulàtre libre, le monstre le plus
brigand Coco Michel,
rique, et qui étoit.
sanguinaire de toute l'Améquatre blancs qu'il recommandable pari la mort de trentenouveau général, avoit-fait pendre en un seul jour. Le
opposition de la qui n'entra pas en fonction sans
part' du' chef destitué,
quelque
mentané, et les malheureux
ramena un calme motant sous sa
blancs purent respirer un insprotection et par sa fermeté,
Polverel et Santhenax
mulation et d'adresse, s'efforçpient de redoubler de dissi-.
mais leur embarras
portion. Il ne s'agissoit de rien moins croissoit en prohabilement Pexécution de leurs
que de ménager si
hommes * de ' couleur libres desseins, que la caste des
qu'ils
ne pit s'en ellaroucher, et
n'apperçusent le but auquel ils' tendoient
qu'il ne seroit plus femps de s'y
que lorsils s'étoient vraisemblablement opposer. D'un autre côté 2
pas au projet
leur
flattés (car je ne m'attache
fond
qu'on
a imputé, de ruiner la
en comble) de pouvoir établir dans
colonie de
qui règne en France. N'ayaut,
ces contrées le régime
aussi difficle, aussi
pour entréprendre une tâche
immense, ni une
desllocalités, ni la plus simple notion conotusnceatfrants du
nations de cette espèce d'hommes
génie et des inclime servir de leur expression
qu'ils étoient venus, pour
sans savoir à quel
; régénérer sans les
point ils
commoltre,
une des conditions de
pourroient se flatter de
Ce plan de
étcit réussir;
sans pitié à la
régénération
de vouer
proscription tôut homme
titre orgueilleux de
qui avoit porté le
étoient un
maitre, et dont Pambition et les droits
obalacleinsumentabicn
ment à son exécution, si on ne quis'opposeroit invinciblede les exterminer,
prenoit le parti vigoureux
comme
ment exterminer les hoinmes Robespierre faisoit impitoyablele règne de
richés et à talens, pour assurer
P'ignorance et de la pauvreté. Ces
nouveaux
homme
titre orgueilleux de
qui avoit porté le
étoient un
maitre, et dont Pambition et les droits
obalacleinsumentabicn
ment à son exécution, si on ne quis'opposeroit invinciblede les exterminer,
prenoit le parti vigoureux
comme
ment exterminer les hoinmes Robespierre faisoit impitoyablele règne de
richés et à talens, pour assurer
P'ignorance et de la pauvreté. Ces
nouveaux --- Page 325 ---
- (307 ).
chassé leurs
crurent, qu'après avoir égorge ou leur volonté en
Lychrgues
à
maitres, les noirs se transformeroieat la plus brute, la plus
paysans, et que l'espèce d'hommes à tous les vices, se ehangeroit
peresgeuss et la plus adonnée
laborieux'et sobres, qui,
éclairés,
tout-à-coup en hommes
à lai possession de la liberté,
bornant toute leur ambitiort
cultivateurs, dont les
deviendroientde vartueux, de. paisiblos
faroient couler
mus par, Ja réconmoisance;
Saictbras vigoureux,
les mêmcs richesses que
dans le sein de la métropole les temps heureux d'un, paiDomingue lui prodiguoit dans tout lieu de le croire, le plan
sible esclavage. Voila, ilya
la colonie, mais
civils en venantdans
secret des commissaires craintes secrètes ne leur permirent
dont.mille obstacles et des
ce
claire et manifeste, jusqu'a
pas de faire une aprlication de Galbaud les força de déque la tentative inconsidérée encore leurs desseins, et d'appeller
chirerlavoile qui couvroit
avoient fait comférocès qu'ils
à leur secours ces hommes
instant métamnorphosa à
battre comme brigands, et qu'un dont la révolte et les
vertueux 7
leurs yeux en citoyens d'insurrection contrelat tyrannie.
crimes passés farentqualifesd les législateurs : ces' vertueux ciUne chose embarraisa
si indestructible, et une
avoient contracté un goit
la
toyens
du meurtre et de l'incendie,que
tellehabitude du vol,
de fond en comblela ville
plupart, après avoir pilléetdétruit
pour retourner Sous
abendonatrentleus protecteurs
continuer de
du Cap,
leurs anciens clefs, et pour
les drapeaux de
leur nom. Ce fut envainqu'ils
piller, broler et dévaster en nouveaux bienfuits, et par une
tentèrent de les retenir parder
libres , et ceux
qui disoit < que ces nouveaux
être. bons
proclamation
encore defaire, ne pourroieat faisoit
s qu'on se, proposoite
bienfait donton les
>> citoyens, si Sundependamercaas étroitemtent liés à la patrie par
> jouir, ils n'étoient plus
V 2
nom. Ce fut envainqu'ils
piller, broler et dévaster en nouveaux bienfuits, et par une
tentèrent de les retenir parder
libres , et ceux
qui disoit < que ces nouveaux
être. bons
proclamation
encore defaire, ne pourroieat faisoit
s qu'on se, proposoite
bienfait donton les
>> citoyens, si Sundependamercaas étroitemtent liés à la patrie par
> jouir, ils n'étoient plus
V 2 --- Page 326 ---
(308 )
a les titrestouchans d'époux et de père : qu'en
> ces nouveaux citoyens étoient
conséquence,
> mettre la liberté aux femmes dés-lors en droit de transqu'ils
>> clavage et aux enfans
possédoient dans l'esdisposition,
qui en étoient procréés >. Cette
quid étoit un pas de géant vers
général, et dont le but étoit d'enchainer Paffrenchissement
tàcher de fixer Thumeur
l'inconstance et de
inutile et ne servit
vagabonde de ces hommes," fut
qu'à ouvrir les yeux aux mulâtres
taires d'esclaves, qui commencèrent à
propriéavoit conduit,
s'appercevoir qu'on les
par un.cheminjonché, de fleurs, dans le même
précipice oùt les blancs avoient été jettés à travers le
le carnage; elle ne produisit aucun effet
'eang et
incapables peut-être de sentir toute
sur. des ètres qui,
l'étendue de cette
préférèrent de se livrer à leurs inclinations
faveur,
de n'écouter que la voix de leurs chefs
sanguinaires, et
. Polverel et Santhonax avoient
accontumés.
noissance de tant de bienfaits sans doute cru que la reconleur attacheroit
toute l'espèce noire, brigands ou fidèles, libres étroitement
qui couvroient la surface de Saint
ou esclaves,
Domingue. Il s'en falloit
bienque, même dans la partie du nord,ou ils étoient à
de juger et de connoitre de près les dispositions
portée
rables de ces commissaires civils
toutes favodes imp posteurs dignes de
pour eux, 9 ces hommes, que
Vanimadversion d'une.r nation
ont osé tromper, ont. peints comme des
qu'ils
sacrifier jusqu'àleur dernière
républicains prêts à
il's'en falloit
goutte de sang Pour la France';
bieny dis-je, que ces hommes Se fussent fixe-.
ment rangés sous l'obéissance de Polverel et de
et se montrassent généralement disposés à seconder Santhonax, leurs desseins, mêmeles plus favorables à leur espèce.
grand amiral de France, et Biassou, vice-roi Jean-Frauçois, du
conguis, les deux chefs par. excellence de tous les noirs pays
révoltés, fermes dans le parti du roi, quilaavoismtemirasut,
';
bieny dis-je, que ces hommes Se fussent fixe-.
ment rangés sous l'obéissance de Polverel et de
et se montrassent généralement disposés à seconder Santhonax, leurs desseins, mêmeles plus favorables à leur espèce.
grand amiral de France, et Biassou, vice-roi Jean-Frauçois, du
conguis, les deux chefs par. excellence de tous les noirs pays
révoltés, fermes dans le parti du roi, quilaavoismtemirasut, --- Page 327 ---
( 309) )
de Vinsurrectoujours étre le principe brillantes
et dontla cause parut
à la séduction et aux
inaccesbles
obstinément
tion de 1791,
civils; se refusérent
les B4promes,es des: commissaires ceux-ci leur firent pour
à toutes les propositions que de guerre de la France à l'EsQuand la déclaration
et Biassou,
gner.
Jeaa-Prmngsits
pagne parvinta à Ssine-Dontinge, renommés, et tous les guerriers qui des
les. autres chefs les plus
paserentiousl les drapeansd
combattoients scus leurs ordres,
distinction et comme
Espagnols. Crux-ciless sceteillventarecs laissèrent aux deux prefideles de Lonis XVII,
les
de
des sujets
avoient adopté et appoiaterene manière
miers le titre qu'ils
les autres d'une
lientenans généraux, et traitèrent résola de les employer dans
à leur grade, ayant
dans Ja partie française
équivalento
à porter
la guerre qu'ils se préparoient
et
de Saint: Domingue: :
du 21 juin, Polverel
Lorsqu'a Pépoque de lrévénement Pierrot, commandant
appellèrent à leur secours
du Cap; et. lui
Santhonax
de la montagne
ville,
général des noirs brigands zèle, Je pillage de cette
promirent, pour âninier son prévenir de cette séduisante
celui-ci envoya pintreusament de la grande Rivière, Dondon,
tous ses camaradlcs
de noirs descendre
propouition On vit, en effet, une multitude
la hâte vers le
etc. etc.
traverser la plaine et filerà
avoit Osé
de ces quartiers, bràlé le bourg de Limonade, qui
Cap, aprés avoir
areiertenur inarche.
dévastatrice se fut enrichie par
Lorsque cette multitude
à réduire cette ville
du Cap, et eut concourD un de leurs chefs les
les dépouilles
que Macaia,
la réputation
paren cendres, s'étoit faite dans les guerres précodlenies, lui freat
plus renoinmés, commissaires civils, qui, ditong se l'atlint juaqu'aux
et menépligérent rien pour Jeanlaccueil lepluis distingué,
d'attirer à eux
tacher; et tacher par son intervestion
V 3
duire cette ville
du Cap, et eut concourD un de leurs chefs les
les dépouilles
que Macaia,
la réputation
paren cendres, s'étoit faite dans les guerres précodlenies, lui freat
plus renoinmés, commissaires civils, qui, ditong se l'atlint juaqu'aux
et menépligérent rien pour Jeanlaccueil lepluis distingué,
d'attirer à eux
tacher; et tacher par son intervestion
V 3 --- Page 328 ---
(310)
François et Biassou, qui étoiemtdemeurés fermes
principes et dans la résolntion de piller,
danslears
dier à
égorger etincenPaseuiricomme' au passés-au nom du roi et sous
auspices des Espagnols: Les
les
rent avoir assez'
déligues de la république cruJe
capté.l'affection du général Macaia,
charger.de la missionsecrète dese rendre
pour
récalcirrans, de faire une derniere
auprès des deux
ou de les leur amener morts
tentative pour les gagner
ou vifs Lerusé noir
ramena sans opposition sa trompe chargée de promit tout,
tous ses' engagemens. Macaia fut
butin, et oublia
ardens.a porter la
mêmhe depuis un des plus
Pierrot
guerre surile territoire français. Le général
des services luiomemeyqui avoit. rendu à Polverel et Santhonax
fois retourné signalés pendant la catastrophe du Cap, une
dans ses mohtagnes,
mières habitudes, et témoigna voulutreprendre ses prepressé entre son
long temps son incertitude,
commissaires
inciination.et les vives sollicitations des
conquete fut civils. Enfinilaparvinrent à le gagner, et cette
brée
regardée comme si importente, quelle fut célépar des réjduisances, et par de nombreuses
canon : mais" une. partie des chefs et des
salves de
sous ses ordres, moins inconstans
guerriers qui étoient
et resterent fermes dans le
que lui, l'abandonmèrent
rentdeir fidélité
parti royal, auquel ils témoignemissaires
en ravageant les contrées soumises aux comcivils, et en combattant même ceux
anciens frères d'armes qui's'étoient
de leurs
un cxemple
attachés à eux. En voici
que je citerai 7 quelque répugnance
parler de mes propres infortunes.
que j'aie à
Q.elques brigands du parti de
sirent dansl le canton du P
Jean-François s'introdui.
atteliers, dont leplue
etaoulerdrestprtiquer tous les
leurs. ma'tres. Ces grand nombre avoit éié abandonné par
débutèrent
hordes parurent subitement en armes, et
parl le pillagect par le massacre de quatre blancs,
je citerai 7 quelque répugnance
parler de mes propres infortunes.
que j'aie à
Q.elques brigands du parti de
sirent dansl le canton du P
Jean-François s'introdui.
atteliers, dont leplue
etaoulerdrestprtiquer tous les
leurs. ma'tres. Ces grand nombre avoit éié abandonné par
débutèrent
hordes parurent subitement en armes, et
parl le pillagect par le massacre de quatre blancs, --- Page 329 ---
(311) attenante à la mienne,
entr'autres du gérant de Phabitation et mon fils, âgé de deux
avec mon épouse
voioà je me trouvois
se passoit par un économe
Je fus averti de ce qui
Désespéré,
ans.
blesse d'un coup de fusil à Tépaule. je me détersin qui fuyoit
moi-même avec ma famille,
m'enviprêt à être égorgé aller au-devant du danger qui
minai tout-à-coup à
m'étoit imipossible d'éviter.
ronnoit de toutes parts., et qu'il
mes noirs 1 me prouva
L'inquiétude que j'observois parmi dessous main : maisplein
déja travaillés par
éprouvée cent fois,
guilasvoteutes deconfiance dans leur fidélité, que javois n'ignorant pas la prérien n'avoit encoré ébranlée;
aux
et que
de les conduireavoit impriace
vention que ma manière
faveur , j'osai tenter un. coup
nègres du voisinage en ma
des insurgés, dans l'espéhardi et me rendre seul aumilieu démarche parut en imposer à
rance de lesi ramener. Cette mais il fut impossible de remplir
ceux dont j'étois connu,
des proclamations de Polmon objet : envain je leur defendoientle parlai
meurtre et.le pillage,
verel etSanthonax, qui
pas d'autre auquils ne reconnoisoient
ils me répondirent
Jean-François.
torité que celle du général
les principaux d'entr'eux,
Pendant mon, colloque avec
dont lalfection que
les chefs de Pattelier,
excité
nommémentavecl
moi avoit principalement
je leur connoissois pour avéc effroi que tous les lieux enma confiance; je reconnus de noirs armés, étrangers au quarvironnans étoiént remplis
également que
etqui néssientinconoias : jeimappengus de se saisir de
tier,
près broloient d'envie
ceux qui étoient plus
tandis que quelques nègres conmoi, d'autres m'ajustoieut, sorte sous leur protection : ils
nus .me prenoient ten quelques
affreux qui m'avoit saisi,
n'arrachérent des mains d'un nègre mômne dévoré le cceur et
d'avoir à Tinstant
Je vis
en se glorifiant
mon
proche voisin.
ba le sang de P... - 2 gérant
plus
V.4
ient d'envie
ceux qui étoient plus
tandis que quelques nègres conmoi, d'autres m'ajustoieut, sorte sous leur protection : ils
nus .me prenoient ten quelques
affreux qui m'avoit saisi,
n'arrachérent des mains d'un nègre mômne dévoré le cceur et
d'avoir à Tinstant
Je vis
en se glorifiant
mon
proche voisin.
ba le sang de P... - 2 gérant
plus
V.4 --- Page 330 ---
(312 )
toute Phorreur du danger dans lequel j'étois
je sentis encore mienx
engagé, et que
tout bas qu'il étoit lorsqu'un de mes protecteurs me dit
plus
temps de me retirer, ,et qu'il
retenir la fureur de ses
ne. pouvoit
sa
compagnons. Un autre me
ruienentgie en me disant avec colère,.d dans
pousque j'étois perdu sijene m'dloignois..
son langage >
je rejoignis à la course
Je me mis à foir :
m'étois fait
deux de mies noirs par
suivre, > et'à qui j'avois laissé mes lesquelsje
cheral à qielques pas du lieu de Ia
armes et mon
lel temps de remonter et de fuir à conférence. J'eus à peine
aux
toute bride pour
brigands 7 qui; fàchés de m'avoir laissé
échapper
mains, se mirent à ma
sortir de leurs
poursuite avec des Cris
pouvant me joindre, ils
effroyables. Ne
deux fidèles noirs qui avoient déchargerenttonte leur fureurs sur' mes
en arrière pour
ralenti leurs pas et resté, nn peu
protéger ma retraite.
fut haché en pièces; Pautre
Télémaque,) J'un d'euis;
grièvement blessé,
qu'en se précipitant dans une ravine
n'évita la mort
maison, qui
profonde. J'atteignis ma
temps de faire n'étoitqu'a une petite distance : j'eus à peine le
montersur mon, cheval,e excédé de
sueur, mon épouse
fatigue et de
Elle n'étoit
enceinte,et soIL jeune fils entre ses bras.
pas à deux cents pas, que les
et nous eussent joints, si le pillage de brigands survinrent
ralenti et détourné les
mon-habitation n'eut
plus ardens à nous
d'entr'eux tira à bout
poursuivre. Un
ma femme, dont le bras portant son pistolet sur une servante de
fut percé parune
pirerdu même coup son enfant
balle, etqui vit ex.
L'épouvante étoit dans les qu'elle tenoit entre ses bras.
songeoita nous secourir. Il cantons voisins, où personne ne
furent surpris le
est assez bizarre que ces scélk ats:
mémejour par un parti de noirs
pour les commissaires civils, , qui les
qui tenoient
mèrent prisonniers les
désarmèrentct emmeparle nom
chefs, dontl l'un se faisoit distinguer
eilroyable de wiande-a-blanci
ex.
L'épouvante étoit dans les qu'elle tenoit entre ses bras.
songeoita nous secourir. Il cantons voisins, où personne ne
furent surpris le
est assez bizarre que ces scélk ats:
mémejour par un parti de noirs
pour les commissaires civils, , qui les
qui tenoient
mèrent prisonniers les
désarmèrentct emmeparle nom
chefs, dontl l'un se faisoit distinguer
eilroyable de wiande-a-blanci --- Page 331 ---
(313
pronvoient
fréquentes et contradictoires étoient
Des proclamatione
bouleversementé
tout cet étrange
Vinsouciance et
combien lesanteursder
la versatilité 1
incertains et embarrassés par hommes qu'ils vouloient combler
ingratitude deces
si indifférens.
la stupide
lesquels ils se miontroient
de bienfaits : pour à lordre etàl la paix, et iwenagoient et
invitoient
des désordres ;
Un jourils
contré les auteurs
dont les exde sévir rigoureusement paroissoit: : une proclamation entière de la
le jour suivant tendoient à là dissolution
osoient
pressions ambigues d'abattre le courage de. ceux qai
et
colonie, achevoiont
sur le penchant de sa ruine,
penser encore à la retenir obscure; qu'on ne tardéroit
d'une manière
Chaque
annongoient, l'arrêt défnitif de sa destruction.
pas à prononcer
tendoit : au développement de leurs
civils
pas des commissaires lour incertitude , ils ne secartolent
vues 2 dont quelque fût
animoit tous les noirs par
Jugtaht-de l'esprit qui
qu'au point
point.
étoient environnés > ils' pensérent
ceux dont ils
avoit plus moyen de reles choses en étoieut, il n'y.
les
oà
que s'ils ne se hàtoient deremplir les
culer; ; ils pensèrent eux-mèmes fait germer dans tous
espérancés qu'ils avoient à laquelle on n'avoit plus d'obscoeurs, toute l'espèce noire,
elle-mnèine , et
bien s'affranchir
tacles à opposer. 1 pourroit instant le fruit de tout ce. qu'ils
leur faire perdre en un
Minfluencequitls paroissoient
avoit fait pour elle, et anéantir lâché un torrent quil n'étoit
conservér. encore. Ils avoient Telles étoient il est vrai,
plus en leur pouvoir de rétenir. esclaves même 1 permni lesquels
secrètes des
les dispositions
encore.Ils étoient géparoissoit se ma intingre
la tilaquillité
manifeste; occasionnée
néralement ngités par ane inquiétude
sous leurs yeux,
étrangesquis se passoicut
par les monvemens
les espérances qu'on
l'impatience de voir couropner
atet par
concevoir. Les chagrins d'une trop longué
leur avoit fait
ir. esclaves même 1 permni lesquels
secrètes des
les dispositions
encore.Ils étoient géparoissoit se ma intingre
la tilaquillité
manifeste; occasionnée
néralement ngités par ane inquiétude
sous leurs yeux,
étrangesquis se passoicut
par les monvemens
les espérances qu'on
l'impatience de voir couropner
atet par
concevoir. Les chagrins d'une trop longué
leur avoit fait --- Page 332 ---
(3 3:4 )
tente pouvoient, d'un instant à l'autre
tigres furienx,'
1 les transformer EN
qui une foisl lancés, n'eussent même
grace à la main qui avoir brisé.leurs
pas
fait
nière ou d'autre,
chaines. Enfin, , de ma7 l'entière dissolution de la
de' Saint-Domingue
colonie française
thonax
paroissoit inévitable et
Sanet, Polverel, jaloux de mettre la dernière prochaine;
funeste
main à leur
ouvrage , eussent' été désespérés
se fussent emparés dela triste
que d'autres qu'eux
gloire de lui porter les derniers
coups.
Iis" étoient rentrés au Cap; là, sur les décombres de cette.
malhenretise ville et environnés de leurs nouveaux
composés de
sujets 7
ditoient
brigands 7 d'assassins et d'incendiaires, ils méles moyens d'étendre leur empire, qui, comme
del
celui
Robespiere,semblait ne pouvoir s'établir
et les ruines. On y: vit alors
que surle sang,
imprimer sous leurs yeux un
journalrédigé par un prêtre acctiséd d'être un des
fauteurs de l'insurrection de
principaux
soustrait à la
1791 2 et que Santhonax avoit
des
vengeance. publique ; pour en faire depuis un
ministres de ses desseins et Torgane de ses volontés. Cette
feuille, dont la main même dece commissaire civils
dit OIl 1 l'effrayant préambule
le
traça, 7
de la
7 devint livre des destinées
colonië, que l'espèce procrite pouvoit consulter
connoitre les jours qu'il lui restoit à vivre
pour
que se rendojent les oracles, qui n'étoient encore : c'est-li
pas assez obscurs
pour n'y pas clairement connoitre gSdin-Damiapiearis
çoita grands pas vers sa dernière heure. Il y avoit tout lieu
de Wattendreque le moment oule mot fatal seroit
seroit un moment terrible,et
prononcé, 2
d'en étre' témoins Ou victimes, Honss'empréssoiens) pour éviter
L'émigration augmentoit prodigieusement : lépouvante n'étoit plus pour les seuls blancs;
déja des- mulâtres mêmé commençoient à craindre le danger
pour eux mêmes ;et à fuiravec leurs familles, à l'exemple
. Il y avoit tout lieu
de Wattendreque le moment oule mot fatal seroit
seroit un moment terrible,et
prononcé, 2
d'en étre' témoins Ou victimes, Honss'empréssoiens) pour éviter
L'émigration augmentoit prodigieusement : lépouvante n'étoit plus pour les seuls blancs;
déja des- mulâtres mêmé commençoient à craindre le danger
pour eux mêmes ;et à fuiravec leurs familles, à l'exemple --- Page 333 ---
(315)
les formalités et la contribntion
des premiers- Mayennant laissoit les passages ouverts 5 iniéétablie, Santhonax leur
qu'autant de propriérieurement sariefait, et bien cograineu distinction de couleur, étoient
taires d'esclaves partis, sans
autant: d'ennemis de moins.
PITR E V.
CHA
employés pour amener les
Ur des" principaux moyens où on les voyoit parvenues, 1 fut
choses au point funeste
si vivement réclamée, des déPinexécution affectée, quoique Pordre et le calme 5 et mai.quelque,
crets tendans à rétablir
faite à la colonic, Penssent
large que fnt déja la blesure
et Polverel, plus
infailliblement cicatrisée si. Santhonax les àvoit chargés d'une
envers la nation , qui
leur volonté à
respectuenx
n'eussent pas substitué
mission importante 2
autaut de fermeté à faire
la siennes et s'ils eussent employé
dévclopperent d'éexécuter des loix conservatrices 2 de qu'ils leurs plans désastreux.
nergie pour suivre l'exécntion
une. conduite
Jong-temps les hommes sur qui pesoit
de vue
Depuis
avoient en quelque sortc perdu de leur
aussi réprockalles
de laquelle on avoit le droit
la nation, au senlnom
plus que. Polverel etSanimposer des loix. L'on ne voyoit
françnise, dont.
les délégués de la république
thonax, etnon
dans le titre de leurs prole nom étoit promoncé à peine"
la légitimité du bruit
clamations. Tont sendoitA prouveri) homines étoient, ou.les.misourd qui conroit que cesdeux dont les instructions étoient
nistres dévoués d'une faction
ou qu'enhardis par le
distinctes de la volonté nationale, Saint-Domingue 1, ils
démarchesaS
succès de leurs prémières
particuliers d'ambition et
avoient osé concevoir des projets
prole nom étoit promoncé à peine"
la légitimité du bruit
clamations. Tont sendoitA prouveri) homines étoient, ou.les.misourd qui conroit que cesdeux dont les instructions étoient
nistres dévoués d'une faction
ou qu'enhardis par le
distinctes de la volonté nationale, Saint-Domingue 1, ils
démarchesaS
succès de leurs prémières
particuliers d'ambition et
avoient osé concevoir des projets --- Page 334 ---
(3 316 )
dagrandissement. Que signifioit en effet une mesure, précipitée que lés commissaires civils avoient insensiblement
amenée, qui étoit le centre où venoit répondre tout
avoient. fait depuis leur arrivée,et
ce qu'ils
d'exécuter
qu'ils étoient surl le point
éans
délinitivement, quoiqu'on n'en vit point de trace
aucun décret connu? Cette, mespre étoit-elle-donc
si médiocrs
d'une
importence, que la convention nationale ne crût
pas digae de SA soilicitude d'enchainer les
esprit d'opposition
obstacles et tout
par l'énonciation immédiate eto directe de.
sa voionte suprème : Des hommes que des motils
Jité P'engageoient à traiter avec tant de
d'humadépouiler de l'héritage de leurs
rigueur,.et à les
ses yeux qu'elle oubliàt
peères, étoient-ils si vils à
leursy
que le sang français couloit dans
veines, et qu'elle dédaignàt de leur accorder quelques
coiisslations et d'adoucir leurs regrets. et. leur misère
quelques promesses? Etoit-il concevable que la nation :
fran- par
çaise. eût secrètemeut chargé des délégués de couduire à la
liberté une espèce d'homqes qui lui est étrangère pari dessus
les cadavres de ses propres enfans et à travers les ruines.de
Jeurs.propriétés et des sources de ses plus. abondantes richesses 2 Si un régime dont on s'exagéroit les barbares
ou, contre. lesquels du moins les accusations étoient excès,
méralisées, avoit pu altérer la tendresse de cette bonne trop. mère g6au point de lui faire envisager ces enfans éloignés d'un
autre ceil que ceux qui vivcient au milieu de son sein, et
qu'lle les jugedt meme digues de son animadversion au
point de les exclure de son affection pour adopter des êtres
que leur cspèce,.leur ginie, leurs inclinations lui rendent
éumangersrincepabilts même de- sentir jamais le prix de ses
bienfiits;si, en punition de leurs crimes contre Phumanité,
elle les eût Youés,je le suppose, à la proscription dont ils
ent été les victimes, avoit-elle donc condamné au méme
milieu de son sein, et
qu'lle les jugedt meme digues de son animadversion au
point de les exclure de son affection pour adopter des êtres
que leur cspèce,.leur ginie, leurs inclinations lui rendent
éumangersrincepabilts même de- sentir jamais le prix de ses
bienfiits;si, en punition de leurs crimes contre Phumanité,
elle les eût Youés,je le suppose, à la proscription dont ils
ent été les victimes, avoit-elle donc condamné au méme --- Page 335 ---
(317)
hommes de trompes, Etrangeres
sort plus de quinze mille concert affreux de cotbinsisont
et que le
entièreà cette querelie,
dévorant ont fait disparoitre
scélérates et d'un climat
tristes restcs, accablés
seule année, 1 ou dontles
à Penment en une
, ont été forcés de passer
les maladies et la misère,
des énormes dépar
dirai-je des escadres anéanties, années de l'exisaemi?Que
les dernidres
penses quelui ont occasionnées 21 Non, nou ! tant des sacrifters,dost
tence de SsintDomingue T'emploi; ne ponvosentavoira d'autre
la soétératesse a dénaturé colonie, si essentielle à sa prosobjet que le salut de cette
la tranquillié; ; mais non
périté, et d'y rétablir P'ordre.et
pàr une dérision barcet ordre et cette tranquillité que, tête des
de
pas
cessoit de voir en
proclamations
lare, on ne
lors même qu'elles povogusient
Polverel et de Santhonax,
le carnage. et lincendie !
écoulé depuis la destruction
Plus d'un mois s'étoit déja
regardée çomme
ville dont la perte avoit été toujours Les habitans:
d'une entrainer celle de la colonie entière. retenu dans
devant
ou leur position avoient
qu'onreste d'espérance
d'exister encore. Cette espéleurs foyers , étoient étonnés w'abandonne jaimais entièrance douce et consolatrice des qui dangers les plus pressans ?
rement Phomme au milieu Jeurs coeurs. Semblables aux
rentroit insensiblement dans
dont la perspecrive paroit
criminels condamnés à uné mnort
dernier. moment
mais qui jusqu'au
lés,
certaine et inévitable, évènement inattendu -pourra
ne cessent d'espérer qu'un dans les dispositions des esprits,
sauver., un changement
étoit bien loin de prévoir
quelques jours plutôt on.
certain dégré de
que.
commençoit ainspirerun
et d'oser espérer ,
rassasiés de vengeance, perdoient
confiance. Les mulâtres,
ne s'occuper que
insensiblement de vue sa poursuite pour berc(s, juaquwiaiors
dangers. Ces hommes,
de leurs propres
u -pourra
ne cessent d'espérer qu'un dans les dispositions des esprits,
sauver., un changement
étoit bien loin de prévoir
quelques jours plutôt on.
certain dégré de
que.
commençoit ainspirerun
et d'oser espérer ,
rassasiés de vengeance, perdoient
confiance. Les mulâtres,
ne s'occuper que
insensiblement de vue sa poursuite pour berc(s, juaquwiaiors
dangers. Ces hommes,
de leurs propres --- Page 336 ---
(318)
par la séduisante espérance d'être enrichis des
blancs, commençoient à entrevoir
dépouilles des
clusion qui tandoit à les
genéralement une Conravaler.j
dépouiller eux mémes, et à les
josqu'au niveau d'une cspèce qui'ils
corel plus qu'ils ne détestoient les
méprisoient end'une mème
blancs, quoique sortis
origine. Dans: quelques
s'étoient
quartiers 2 les haines
ralenties, et la voix de P'intérêt avoit
menté ou ébauché une réunion
déja cinemies. Dans
entre les deux castes end'autres, Penthousiasme
nols
seuls de Santhonax
fanatique que les
mes de
et-Polverel inspiroient aux homcouleur, 9 duroit encore; la haine et la vengeance
présidoient à leors propos contre ceux qu'ils
à regarder coinme leurs
s'opiniatroient
ennemis; nais ils se
bien de seconderi, de laisser mêmie
gardoient
pénétrer dans les
trées où ils étoieirt les plus forts, toutes les
conmesures ou les
proclamations des coaimissaires civils ayant trait à l'abolition de la servitude. Ils se hâtoient même
d'augmenter leurs
forces 2 en donnant la liberté et en armant de leur
autorité' tous les.esclaves qui-avoient
propre
queique affinité avec
leur couleur ; et cette opération avoit bien moins'
de se fortifier contre les entreprises des.
pour objet
blancs, qu'ils ne
devoient plus craindre dans Pétat d'affoiblissement où ils
étoient réduits 2 que de maintenir l'obaissance et la soutmission parmi leurs propres esclaves, et se rendre
de repousser vigoureusement toutes les entreprises du capables dehors.
En un mot, leur aveugle engouenent s'évanouissoit, s'il
n'étoit déja tout-àf fait dlissipé; et Pon' voyoit clairement
leur défiance envers leurs prétendus protecteurs s'accroitre
à proportion que la distance des lieux permettoit à la lumière, et à la connoissance des manceuvres des commissaires
dhbydepmedrjediesa Toutannonçoity plus ou moins
de dispositions à une réunion que nécessitoit l'intérêt gé-
mot, leur aveugle engouenent s'évanouissoit, s'il
n'étoit déja tout-àf fait dlissipé; et Pon' voyoit clairement
leur défiance envers leurs prétendus protecteurs s'accroitre
à proportion que la distance des lieux permettoit à la lumière, et à la connoissance des manceuvres des commissaires
dhbydepmedrjediesa Toutannonçoity plus ou moins
de dispositions à une réunion que nécessitoit l'intérêt gé- --- Page 337 ---
(319) qu'un homme habile
néral. Iln'edt fallu pour la cimenter les haines ou à les réduire
à manier les esprits ,à étouffer
des'dangers condu moins au silence, par la consilération rétablie au point de
Mais la confiance ne s'étoit pas
du 'nom de Polmuns.
semblable enireprise. La' terreur
tenter une
faisoit tout trembler encore, ctles
verel et de Santhonax
le besoin de se rapprocher, sans
deux castes libres sentoient soi les - périls d'une première
personne osât prendre sur
que
ouverture (1).
d'inet hasardeuse
ajoutèrent à cette complication
De nonveaux incidens
voulant profiter de ces
Les Espagnols 1
des
térêts etd'évenemens.
l'ardeur
brigands
convulsives agitations ; et employér leurs drapeaux, attaavoient rassemblés sous
français qu'ils
de Saint-Domingue, ets'empaquèrent la partie française
xoirs auxiet de la Tammerie-Leurs
de
rèrent de Ouanamynthe
et
par les
Liatadajemrassie
liaires, commandés ensuite sur le Dondon , et sur les quarBiassou', , se jettèrent cordon formé dans ces parties pour
Le
n'existiers, circonvoisins.
leurs incursions,
en bride eti réprimer
tenirl lesbrigands Pincendieda Cap et le départde Galbaud,
toit plus. Dès après
ce cordon, ; avoit passé dans la
Nully, emmemainitgiméraider
1 les grenadiers de
partie espagnole avec tout son état-major totalité des forces qui
Rohan et de Bearn, et la presque
d'une conclusion à laquelle il ne
(:) Le fameux Candy,indigné les autres, se, présenta, dit-on, furieux,
s'attendoit pas plus que
leur perfidie, et les traita
aux commissaires civils, leur reprocha
devoit le salut de la
C'étoit à ses soins qu'on
ce jourt
sans ménagement. sucreries du quartier du Trou, jusqu'a
majeure partie des
tête des mulâtres qu'il commandoit dans
il retourna se mettre al la
quiconque, royaliste ou républicette partie, jorant d'exterminer. chose contre lb pays qu'ilaroit
caia, oseroit entreprendre quelque
pris sous sa défense.
traita
aux commissaires civils, leur reprocha
devoit le salut de la
C'étoit à ses soins qu'on
ce jourt
sans ménagement. sucreries du quartier du Trou, jusqu'a
majeure partie des
tête des mulâtres qu'il commandoit dans
il retourna se mettre al la
quiconque, royaliste ou républicette partie, jorant d'exterminer. chose contre lb pays qu'ilaroit
caia, oseroit entreprendre quelque
pris sous sa défense. --- Page 338 ---
(320)
ordres. Il ne restoit plus à cet officier que
étoient sous ses
échapper à la Tvenganedetatenal
cette tristel ressource pour
pas qu'il avoit pris parti
et de Samthonax, qui n'ignoroient des ordres qu'ilen avoit
pour Galbaud, etqu'en cong-quenoe pour, les attendre et
reçus, il avoit envoyé un détachement fuieroient du Cap
s'emparer de leurs personnes 9 loraqu'ils : tantoncomptoit
pour chercher un refuge au Port-au-Prince civils Sinstruits
victoire certaine! ! Les commissaircs
sur une
avoient envoyé dans le temps, pour conide cette. défection, ,
leur protégé 9 leur créature,
mander a sa places Brandicosrt, élevé, de létat de simple
qne leur faveur avoit, rapidement
de ce corps,
d'Orléaus, au grade de lieutenant-colonel
à
dragon
distingué par son attackement
qui s'étoit particulièremment zèle à assurer P'exécution de leurs
leurs personnes. et par son
embarrassés par
suprêmes. Santhonax et Polverel,
volontés
leur influence n'agissoitp plus que
Jeurs,horles, sur lesquelles
retenit, ne
frein ne pouvoit plus.
foiblement, et qu'aucun
leur falloit soutenir, qu'un
virent dans cette guerre qu'il
de leurs soldats,
moyén doccuper l'inquiétude. et Pierrot, Vactivité de noirs du Cap, et
composés de brigands du général
Pamour du désordre
mulatressans propriété, que
de quelgues
réunissous leurs ordres, etauxet l'espoir du pillage avoient
restes malheureux des
quelail faut joindre quelques blants 7
la misère et la
brillantes troupes venues de France,et que forcément ténécessité retènoient près d'eux, et rendoient de tout ce qui se passoit
involontaires
moins o coopérateurs étoient les bandes que Polverel et
sous leurs yeux. Telles décorés du titre de troupes républicaines,
Santhonax avoient
le
féroce pour l'incenà exercer gont
et dontil se disposèrent
Car peu leur importoit, au
die, le carnage et la dérastation. avoient juré la ruine et lexfond 3 que la colonie, dont ils T'ennemi ou bouleversée de
tinction totale, fut ravagéc par
fond
étoient les bandes que Polverel et
sous leurs yeux. Telles décorés du titre de troupes républicaines,
Santhonax avoient
le
féroce pour l'incenà exercer gont
et dontil se disposèrent
Car peu leur importoit, au
die, le carnage et la dérastation. avoient juré la ruine et lexfond 3 que la colonie, dont ils T'ennemi ou bouleversée de
tinction totale, fut ravagéc par
fond --- Page 339 ---
321)
soldats ! ils w'épargairent
fond en comble par leur propres et leur courage. Bientôt Jeurs
allumer leur ardeur
de conquête en,
rien pour
que de marcher
proclamatiohns, ne parlerent
les Espagnols de leura
et de chasser entiérement
etde s'enconquéte
de Pile de Ssint-Dontingle, expédition
propres Dossessionset
Ils ordonnèrent une
richit de leurs dépouilles.
Daqs le même temps,
la Tanneric, qui fut reprise.
et de Plaisance
contre
de la Marmelade
oul
du Dondony'd
Esnagnols
les quirtiers
vigoureus ement pressés parles
utileà-la-fois, étoient
quils employoieut à
plntot par les brigande roy.listes restoient tanquillement
tandis que. leurs; soldats
tenoient prèts à tout
ment, derrière leurs frontières, ou s'y
mit le comble
Tabri
Lspproshe de ce nouveau danger
dont les
évênenent. des habitans des contrées attaquées, étoiont rètenus
à Pincertitude
doutenses, mais qui
-dispositions Métoient pas
et de se jetter eux:
leur infortunes
parla Crajnte d'agoraver. vouloient eviter.11 est probable
mêmes dans Pabime qu'ils de blancs dans, les" qusitiers
tout ce qui existoit encore
ou même d'hommes
que
-
dévastés jusqu'alors 1
menacés) et non
à tant de calsmitis; bralbient
intéressés à mettre un terme main à une nation quils croyoient
seerêtement de tendre, la
dont la marclie éloit
à devenir leur libératrice , et
condestinée
snccesivement
lente à leur gré. Tantalepétances
l'atteudre détrop
déniontré Pinunilité
çues et détruites 9 avoient dailleurs. Tout espoir étoit également
sormais des secours
de la république fraucaise,
perdu du côté-de la France,et - cité à Saint-Doningne quedont le nom sacré n'étoit plus Dailleura, paisquil faut le dire,
sanctionncrdes crimes.
nonvelles d'Europe 2
pours intervalle depuis les dernières
:
un long
avoit eu dn bsulevgrsement:
donuoitlimider pesumerqulsa de France dans la colonie,
vaisseau h'avoit pénétré
résulté
aucun
les désastres. quiavoient
depuis qu'on y avoit appris
X
et - cité à Saint-Doningne quedont le nom sacré n'étoit plus Dailleura, paisquil faut le dire,
sanctionncrdes crimes.
nonvelles d'Europe 2
pours intervalle depuis les dernières
:
un long
avoit eu dn bsulevgrsement:
donuoitlimider pesumerqulsa de France dans la colonie,
vaisseau h'avoit pénétré
résulté
aucun
les désastres. quiavoient
depuis qu'on y avoit appris
X --- Page 340 ---
(322)
de Ia trahison du perfide Dumourier.
la partie espagnole'et de la
Des avis parvenus de
venus des
Jamaique, des papiers-nouvelles
de la nation Etats-Unis, et rédigés par des journalistes ennemis
française , peignoient là
cablée et étouflée dans son berceau république, du
sinon acabois, et la France envahie de tout ,
moins réduite aux
hors et déchirée au-dedans
côté par l'ennemi du deCes détails désolans
par les factions et la guerre, civile.
et parmi les
paroissoient plausibles et hors' de douite
coeurs ulcérés par leur
étoit peu qui conservassent à
propre infortune ; il en
une patrie qu'ils
cablée, une fidélitéà toute
croyoient acment animés' du. desir épreuve, et quine fussent secrèted'éviterleurpropre d'embrasser un moyen qui s'offroit
naufrage:
De leur côté, les'ennemis
dispositions,
s'efforçoient de développer ces
7 qu'ils n'ignoroient pas: Des manifestes
généranx espagnole firent
7 que les,
tilité d'attendre désormais circuler, ne' parlotentque de. linuchoient Aintéresserles
des secours d'Europe , et cherl'assurance positive de habitans français par la promesse 2 et
protection pour leurs
conservation de leurs propriétés. Si dès-lors personnes et de
se fussent
tout
les Espagnols
avancés,
se seroit soumis de
proche, ou plutôt tous se fussent empressés de proche en,
leurs bras. Mais, comme je l'ai déja
se jetter dans
dit; par un calcul incoscerabley qui ne Pouvoitavoir de
dans la
de se
motifque
crainte
compromettre , ou dans - le desir secret.
ruine de la colonie française, 2, cette
d'achever'la
s'opiniatrèrent à n'employer
les nation ou ses généraux
que brigands
toujours féroces et
français, qui,
coutume
sanguinaires, , ne s'avançoient selon leur
que leferetla torche ala main, etruinoient toutsur
leurpassage. Lesmalheureux colons, pressés de tous côtés
la terreur, et flottant dans la plus cruelle
par
incertitude
n'osoicntpas se feradejaslicagedinmnge
qui,après tout, les
'employer
les nation ou ses généraux
que brigands
toujours féroces et
français, qui,
coutume
sanguinaires, , ne s'avançoient selon leur
que leferetla torche ala main, etruinoient toutsur
leurpassage. Lesmalheureux colons, pressés de tous côtés
la terreur, et flottant dans la plus cruelle
par
incertitude
n'osoicntpas se feradejaslicagedinmnge
qui,après tout, les --- Page 341 ---
(-323) )
et al'anià toutela vengeance
auroient abandonn@tpeenates si ceux-ci étoient survenus
madversion des républicains.,
pour repousser Penneni.
le parti de se soumettré ou de
Bientot il fallut optereatie
Thomas et. Macaia
Les omaréchaux- - de- camp',
du
se défendreparlé), s'emparèrent entièrement
(les Miêmes dont j'ai
dont les, habitans et plus de
Dondon et de la Marmelade, avoitarés Bourlesrepoisser,
cinq cents noirs a'élitsqu'on
ensuite le quartier de
à eux.. Ils attaquèrent
Thomas
se jcignirent
plusieurs postes 2 et Je général
Plaisance, , prirent -
rendre dans
> par
se
xingtiquatebeures
enjoignit au restede
d'être traités avec toute
une lettre remplie de promesses, traitement rigoureux en cas
et de menaces d'un
de
loyauté,
se défendre.. : Le entitunmegeacal lettre
qu'on sopiniatati
hâta d'envoyer ccttel
Plaisance, 1 honme. de couleur,se et d'y réclamer des secours
dans les quartiers circonvoisins, civils fit envoyer , mais lenla crainte des commissaires
que
insuflisant.
tement et en nombre
furent également at vertis de ce qui
Santhonax et Polverel
du renfort à Plaià envoyer"
Ils se disposoient
Brandise passoit:
curentla douleur d'apprendre que cordon
sance, lorsqu'ils
donné le commandement du
court, auquel ils avoient chef, leur étoit dévoué et avoit
de Touest,comme à un
qui du côté des Espagnols avec
toute leur confiance, étoit passé
et.en livrant tous les
qui étoient sous ses ordres,
eût cru
les troupes
ett cédé à la nécessité, ou: qu'il
de
postes, soit quil
de la puisssance monstrucuse
prévoir la chite prochaine étoxnement et les inquiétudes occases protecteurs. Leur
des mulâtres, se manifessionnécs par le refroidissement
qu'ils adresserent à
ièrent dans une lettre ou proclamnation commandant général du
honime de couleur, ,
Duvignau, ,
répandre des copie:
eanton a'Esnery 2 qui se hatad'en
X %
la nécessité, ou: qu'il
de
postes, soit quil
de la puisssance monstrucuse
prévoir la chite prochaine étoxnement et les inquiétudes occases protecteurs. Leur
des mulâtres, se manifessionnécs par le refroidissement
qu'ils adresserent à
ièrent dans une lettre ou proclamnation commandant général du
honime de couleur, ,
Duvignau, ,
répandre des copie:
eanton a'Esnery 2 qui se hatad'en
X % --- Page 342 ---
(324)
quoiqn'elle fac, dit-on'; confidentielle.
ressant de
Je crois intélarapporterit en entier.
cc Brandicourt étoit l'enfant
de
N
gàté la. révolution : il
devoittoute son existence' lil a,trahi
lui
>>, son poste, ila a livré sa
82 patrieyil alivré
3 vrer un autre
troupe, SES armes ! il a voulu liposte qui étoit sous ses
> fier désormais!
ordres : à qui nous
nous n'en savons rien.
> Vous, enfans du 4
> donnerez-vous
avrillvous et tous' vos frères! abanla république
> lité, et hors de
qui n'existe que par légalaquelle il,
>> laisserez-vous seuls
n'ya point d'égalité ! nous
soutenir la colonie et
>> Nous les soutiendrons-au
la république?"
>> ne tomberont
péril de nos têtes, et nos têtes
pas
>>, Prenez garde aux blancs qui vous
> principes sont détestables: : si
environment; leurs
> dominer
vous: vous laissca égarer ou
par eux, vous vous perdrez avec'
>> pagnols et les'
eux : les Esbrigands ont eu l'audace de
p ils pillent, ils bralent et font.
vous attaquer;
> battez-les
beaucoup de mal. -
2repoussez-les 1 entrez chez.
Com-,
>, pouvez : vous avez du renfort:
eux,.si vous le
>> reçu une pièce de canon et deux en hommes : vous avez
cents
>> vous en recevrez
livres de poudre ;
encore, nous allons prendre
ment des mesures' pour
incessam-
> bouche.
que vous en receviez aussi de
>> Mais quelque soit le
> Espagnols', ni
les succes, ee ne sera pas par les
par brigands que la colonie
sera par les
périra. Ce
A,
contrariétés que nous
>> des
éprouvons de la part
propriétaires : les désastres du
S une grande
Cap ont déja donné
secousse ; encore un pas. en sens
>> la direction que nous
contraire à
3 Nous ne
donnons, , et tout est bouleversé.
serons plus lés maîtres d'arrêter le torrent.
sol ne périra
Le
pas, 2 les productions renaitront; mais les
ie
sera par les
périra. Ce
A,
contrariétés que nous
>> des
éprouvons de la part
propriétaires : les désastres du
S une grande
Cap ont déja donné
secousse ; encore un pas. en sens
>> la direction que nous
contraire à
3 Nous ne
donnons, , et tout est bouleversé.
serons plus lés maîtres d'arrêter le torrent.
sol ne périra
Le
pas, 2 les productions renaitront; mais les --- Page 343 ---
(335)
les mémes.. Si l'on cède aux
ne seront plus
devant' 'eux 5
>> propriétaires
9 ou si Pon mollit
de la
aux brigands,
la
>> Espagmols, si nous ne faisons pas conquéte
a disons mieux,
etles brigands envahissent,
les Espagaois
les.
> pantepagnale,
tout: si vous contraricz
pillent et dévastent
> brhlent,
graliallenuent pour préparer,
mesurcs que nous prendrons
qui désormais
nuire à la culture, un airanchissement fera tour-a-la-fois
> sans
se
cet atranchisoeient
plus de cul-
> est inéritable,
Dès-lors
et par conquate.
même la streté
s par insurection
Que. deviendra
de propriété.
soit, quelle
's ture, plus tout ompie libre , quel qr'il
> persoenelle de
2Il ne restera plus à Saint-Dotingue
>> qu'en soit la conlenf
et le sol ne sera plus qu'un
> que,le pur sang africains de ruines.
de cendrès et
>
monceau
des
imprudens
vous piilontiropes
> Vous avez parni
subit at universel.
woudroient Faffrancktserent
cette ré-
> gui.
calculé ce que produiroit
la
n'ont pas
encore
> Ceuxilà.
qui ne sentent" pas
des
avec deshommes
> volution
quils n'ont encore que
nécessité du travail, parce
peu de
>
bornées 7 et qu'ils ont par conséquent de la
> jovissauces
parmi vous, desi avistocrates.
>9 besoing. Vous avez
parmi les blancs : aristocrates
comme il y enia
blancs car
> peau.,.
plus ingrats que les
> plus inconséquens 1
leurs enfans., et ne les tiennent
ci n'liumilient que
de vos frères
> ceux
dans les fers, et vous, c'ést vos pères
>> pas eternellement déclarez les ennemis ! ce sont
> que vous vous
éternellément dans Pesclavage.
vous voulez retenir
libres", et vous
> que
être au niveau des anciens
> Vous voulez
lec.monumens de votre origine
>> voulez conserver à jamais
pur: osez vous
servile! Ayez donc enfin uni sepablicansine de Phomme ; songez que
à la hautenr des droits
celui de
> élever
n'est pas le seul, que
de l'égalité
> le principe
X3
> que vous vous
éternellément dans Pesclavage.
vous voulez retenir
libres", et vous
> que
être au niveau des anciens
> Vous voulez
lec.monumens de votre origine
>> voulez conserver à jamais
pur: osez vous
servile! Ayez donc enfin uni sepablicansine de Phomme ; songez que
à la hautenr des droits
celui de
> élever
n'est pas le seul, que
de l'égalité
> le principe
X3 --- Page 344 ---
(.326)
s la liberté marche arantlui. C'est bien
5. coup trop que les intérêts mal
assez 2 e'est beaunialen nous aient forcés
entendus de la culture 'colojusqu'à
> premières loix de la
présentde composer avecles.
nature, que la crainte
s pourroit commettre une
des excès que
> d'attendre
la
peuplade encore brute uous force
que civilisation Soit
> la. déclarer libre; ne lui laissez commencée avant de
> de sentir sa force et de déclarer pas du moins lé temps
S alors tous les maitres sont
son indépendauce, Car
perdus >!.
de
POIVERELLC SANTHONAX.
Cette pièce, répandne peut-être à dessein, étoit
des évènemens
la clef
pasecs,anmençoit clairement Pavenir, etétoit
propre à acliever linstruction-de
l'incertitude: On ne
quiconghe etoit encore dans
put plus douter. du coup
paroit. Mais déja il n'étoit plus
qui.se préd'hésiter entre deux
temps de se consulter et
partis; le terrible
avoit
à Piaisance avec, un renfort de
Polverel
volé,
l'éponvinte avoit
cinq" cents noirs d'élite :
précédé ses pas,et sa présence suffit
dissiper les complots et les espérances
pour
intérêts et
conçues contre ses
contre: son, - autorité. Tous les
le Burgne, le gros
quartiers, tels que.
Morne, Saint:Louis, le port de Paix, etc.
s'empressèrent d'envoyer de nombrenx détacheinens, Plus
projets : pius de trames secrètes! Le dictateur fit
de
sa voix tonnante 2 ettous se hâtèrent d'obéir
entendre
On n'osoit plus manifester
en tremblant.
hautement le voeu de recevoir
les-Espagnols ou les hordes féroces.
nom." Cétoientdes esclavés
quis'arançoient en. leur
soient de s'armer à la voix humbles et soumis qui s'empresse
dui maitre , et quiycraignant de
compromettre et de se rendre
aller
suspects, étoient prêts à
combattre ce même ennemi à
doient les bras
qui naguère ils tenen se plaignant de sa lenteur.
voeu de recevoir
les-Espagnols ou les hordes féroces.
nom." Cétoientdes esclavés
quis'arançoient en. leur
soient de s'armer à la voix humbles et soumis qui s'empresse
dui maitre , et quiycraignant de
compromettre et de se rendre
aller
suspects, étoient prêts à
combattre ce même ennemi à
doient les bras
qui naguère ils tenen se plaignant de sa lenteur. --- Page 345 ---
L (327 les brigands royalistes de
Polverel débuta par faire chasser à Plaisance 1 lei pavilloa
quelques postes qu'ils avoient fatrenversé pris
: Vattaque fut conblanc qu'ils y avoient arboré
Aussi Vénergique) Polverel
et vigueur.
réduite a vec intelligence
commandans que leurs têtes
avoitil déclaré aux divers
et animoit cellesde la conduite de leurs troupes; centre des pospondroient
de pénétrer. au
ci en parlant de conquètes,
enitichir; et pour soutenir
sessions espagnoles 1 et d'allers'y
sensibles àl Lappat séde ceux qui ne seroient pas
(du 21
le conrage
il fit publier une proclamation
duisant du pillage,
n'obéiroit
: C que quiconque
juillet). dont un article portoit Pordre de mercher, 1 seroit déclaré
> pas Fonctuellement à
désarmé et fusillé D
> infame et traitre à lapatric,
en éffet alors de péPolverel s'occupa
tout
CAodt 1703): ennemi, et de rendre aux Espagnal;
nétreridans le pays fait à la colonie française: Desfourle mal qu'ils avoient
le quartier cspagnol de Saintneaux eut ordre dlattaquer
Mes ses soldats, si'arMiguel, our ilse porta avec soutenirl rapidité. le feu desvrais Espagnols,
dens au pillage, ne purent ils lachèrent le pied et fuirent
qui defendoient ce " poste; Partillerie etles effets de Par-:
récipitamment, abandonnant malheureuse qemigpitene
mée. Pendant cette expédition des vues secrètes, avoit
Polverel, guidé par
de l'ouest
cru infailible, nombreux détachement, la route
pris, suivi d'un
Chanlatte ses ordres
du sud, etavoit laissé au mulâtre
et
des forces réunies a Plaisance.
et le commandement général l'ennemi des postés qu'il occupoit
On tenta de chasser
offrit le spectacle de deux
à la Marmelade, et ce quartier tonr-à-tour s'efforçoient
partis, de brigands férocesgi qui
et. qui combatavoit épargad,
de rainer ce - que l'antre française, l'autre au nom d'un
tanti l'un pour larépublique s'entendre et s'accorder pour
roi. imaginaire, 3 sembloient
X 4
ement général l'ennemi des postés qu'il occupoit
On tenta de chasser
offrit le spectacle de deux
à la Marmelade, et ce quartier tonr-à-tour s'efforçoient
partis, de brigands férocesgi qui
et. qui combatavoit épargad,
de rainer ce - que l'antre française, l'autre au nom d'un
tanti l'un pour larépublique s'entendre et s'accorder pour
roi. imaginaire, 3 sembloient
X 4 --- Page 346 ---
( 328 J
achever de plonger cette. triste colonie dans
calamités.
une mer de
Learépullicains abandonnèrentlap
las decombalitre,
partie, soit qu'ils fussent
soitquil'n n'y edt plus rien à
et
truire,et se
piller à désignal de mille replièrent sur- Plaisance, Cette retraite fut. Ie
secourir. Dès Tarrivée horreurspoare ce quartier, qu'is étoient venu
habitations
ct.pendant les séjour de Polverel, les
àl la dévastation encore existantesavoient été liyrées au
et
: tout étoit enlevé au. nom de ce pillage
civil, dont les soldats porterent
commissaire
et de désorganisations Des
par-tout lesprit de licence
d'avoir manifesté des
esclaves accusèrent leurs maitres"
Polverel chargea les dispositions favorables aux Espagnols :
pables, de les'
dénonciateurs même d'arrèter les cousubir
garoiter, et de les conduire au
la peine due à leur crinie. Des femmes Cap 3 pour y
plorers sa justice, etréclamer
qui alloient imdtoientrepoutséess
en faveurde leur époux xinnocens,
ave-durmsatacralulcesd
chassés de chez
sdoutrages.D'autres,
bois, alloient eizetdépouillés de tout, fayoienta travers les
chercher un refuge dans les
et s'astimoient encore heureux de n'avoir contrées éloiguées,
Ccs calamités redoublèrent
pas été massacrés.
doutles noirs satellites
après le départ,de Polvercl,
rés de sang,et furieux transformés en autant de tigres altéd'avoir été repoussés par
tournèrent toute leur rage contre les:
Pennemi,
diesse ou leur mauvaise a,
étoile
blancs, que leur hard'eux.
avoien: forcé de rester près
Digoités de la conquéte de la partie espagnole,
le-malheurenxesai de SaintMiguel, iis chercherent à effec- par
tueria promesse etlespérance de s'enrichir, en
avec astivité contre les malheureux quartiers s'exerçant
venus secourir. Ilne se passoit de
qu'ils étoient
tant ne fir
pas jour que queique habifusilié, sous les plus légers prétextes.
braye et. ancien
Truffin,
militaire, 2 chevalier de Saint-Louis, fut
le-malheurenxesai de SaintMiguel, iis chercherent à effec- par
tueria promesse etlespérance de s'enrichir, en
avec astivité contre les malheureux quartiers s'exerçant
venus secourir. Ilne se passoit de
qu'ils étoient
tant ne fir
pas jour que queique habifusilié, sous les plus légers prétextes.
braye et. ancien
Truffin,
militaire, 2 chevalier de Saint-Louis, fut --- Page 347 ---
(329) Chanlatte, parce que les
les ordres du général
habitation. Le gérant
égorgé par n'avoient pas incendié son
d'avoir caché un
Espagnols fut massacré comme coupable
offciersou
de du Ménil
sonstraire au pillage. Générala droit de
peu de-vin pourles
arrogé sur ces intortuneale détachemens
soldats, tous s'étoient d'autre ocrapation; des
rieet de mort. Faute couroient de contrée en contrée,se
Parmée conmistoriale
les atteliers,
de
sur les. habitationes awenblpkent deniandaient s'ils avoient
répandoient les avoir harangués, leur
à quicnnque
et après
de leurs maitres : mallieur
eslieu de se plaindre
tle snffrage de ses proprés
n'obtenoit pas en cel moment le champ.
claves ! il étoit sacrific sur avoir repoussé les Espagmols, les
Tandis que Polverel, après
et; que
au loin ses talens deaorgutsateur, Plaisance faisoient aux
alloit porter
Pavoient suivi à
crucllé qu'à
noires bandes qui avoient appellés une guerre plus
au
Français qui Ies Santhonax, resté au Cap pour veiller momens.
Yennemi même 2
commune, employoit ses mêmes,
maintien de leur puissance leurs intérèts, et avec les
avec une égale utilité pour
Ayant apprisqwan pentide
vicissitudes, quant au succès. avancé du côté du Grandde Jean-Frunguis s'étoit
cherchoit à s'yréta
brigands
éloigné du Cap,et
les jeri
Boucan, canton peu
une expédition pour
blir . il ordonna sur-le-champ sans doute jarmiles siens quelaller débusquer. Il se trouva
L'armée -
commisoriate
de
ques traitres qui Renipammntoemoen dans un défilé, connu Souslenon les
s'avança imprudommentd etfut si brusqiement assaillie par
porte, Saine-Jacquer , tout fuit 1 en' abandonnant canons.,
ennemis embusqués - que
et en laissant un grand nombre
armes, bagnges et munitions,
des siens sur: la place- malheureuses affoiblirent dans les.
Ces deux expeditions de devenir conquérans, et d'en:
comumisaires civils le désir
un défilé, connu Souslenon les
s'avança imprudommentd etfut si brusqiement assaillie par
porte, Saine-Jacquer , tout fuit 1 en' abandonnant canons.,
ennemis embusqués - que
et en laissant un grand nombre
armes, bagnges et munitions,
des siens sur: la place- malheureuses affoiblirent dans les.
Ces deux expeditions de devenir conquérans, et d'en:
comumisaires civils le désir --- Page 348 ---
( (330)
vahir la partie
espagpoleque la multitude
guerriers leur avoit fait
de leurs noirs
mettre i etils restèrent
envisager comme si facile à souvenant à' les
en proie à Finquiétude que
de
presser à son tour, ne leur
Pennemi,
mettre la dernière main à leur
donnat pas le temps
temps d'en venir. à la
onvrage. [l étoit Plus que
neur
conclusion,et1,
leur en appartinit. Les
vouloient que Phonau Cap, ennuyées de leur troupes qu'ils avoientrasembléer
n'y.avoit rieu à fairesse inactivité et. : d'un séjour oà il
trées voisines,
débandoient et parcouroient les conrerardant et traitant
Days ou ily avoitr quelque chose
comme enhemi tout
sistance à éprouver. Le
à prendre et point de réméme; las de rester dans' général républicain Pierrot luimilitaires dans
Pinaction, faiscit des promenades
de milie
lerquartiere sans défense,
ou douze cents soldats, les
etparourut,suivt
port Margot,et dePlaisance,
guartiers du Linbé 2 du
de sa visite. La paroisse du quise ressentirent cruellement
offroit une tournée
Borgne; non encore dévastée,
quelque tranquillité plus Jucrative à fairee et jonissoit de
mnulâtres.
par la réunion parfaite des blancact des
Pierrot, empruntant les langage des'
civils, fit prévenir les chefs de ce
commissaires
rendre pour J rétablir l'ordre et la quartier qu'il alloits'y
toutes couleurs, alarmés
paiz. Les habitans de
de lui
par cette terrible visite, se hâtérent
enyoyer des commissaires pour l'en
eurent le bonheur d'y parvenir. L'honnete dissuader , et
renonça à son projet ; mais ses avides
chef des brigands
compté sur cette
soldats, qui avoient
- aubaine, laissèrent leur général
presque seul sur ses pas, et tentèrent de.
retourner
Borgne par plusieurs points, où ilsfarent pénétrer dans le
à leur ôter l'envie d'aller plus
reçus de manière
tatrices ne eloiguèrente
avant. Mais ces bandes dévaset loin dètre
Euère,. eta augmentoient en nombre;
découragée par une première et infructuéuse
brigands
compté sur cette
soldats, qui avoient
- aubaine, laissèrent leur général
presque seul sur ses pas, et tentèrent de.
retourner
Borgne par plusieurs points, où ilsfarent pénétrer dans le
à leur ôter l'envie d'aller plus
reçus de manière
tatrices ne eloiguèrente
avant. Mais ces bandes dévaset loin dètre
Euère,. eta augmentoient en nombre;
découragée par une première et infructuéuse --- Page 349 ---
(33: )
à eaisir la
et se tenoient prêtes
elles attendoient
tentative,
favorable.
et
première ocracion
le résultat desoperations publiques
Tasatjpaedonh civils : tèls étoient les avantages
sécrètes des commnissairez euxméues, de leurs combinaisons
qu'ile avoient retirés pour
ils n'auroient pas été guidés
de. tant d'intrigue. Quand
ou de chpidité, et
et
motifs particaliers d'ambition
enl vue
par des
qu'ils n'eussent eu Féellement
qu'on supposat même
Nul avantage n'avoit compensé et
le bien de PHomanité,
avoient ocasionnés,
que
une foule demaux qu'ils
inenaçoit de s'augjusques-la la suite le concours effrayant
nulle sur
dont par
étoit devenue preeque
menter encore : leuriafluence flattés de dominer toujoura, parce réudes étres qwr.olEstent
du pillage les avoit
Pamour du désordre et l'espoic autorité n'étoit plus caque instant autour d'eux. Leur
pour le
nis un
modérer leurs andlinations
pable de les retenir et de trône de Polverel et de Santhonax
brigandage. En un mot; , le
etoitresserré dans lesbornes
étoit chanchelant, , et leur empire cendrés. Je le répête, les
ville rainée et réduite ett
d'une
du nom. de seplitain,dsest reet prétsa
tisearwmaautetss féroces et intisciplinés,
la
relevenues des brigands
fatteroit leur goit pour
connoitre pour chef. quicomque
civils n'étoit
dérastation. Tout le pouvoir des comneistaites sur les contrées
d'empecher qu'ils se jettassent
de s'enriplus capabledu dégât à faire et Tespérance
:
oi il y avoit encore
agités par les plus vives alarmes
chir. Ces quartiers étoient réceminent cimentée, y maintenoit
une réunion des esptits,.
Mais. comment pouvoir se.
mnomentanée.
succès les enune tranquillité long-temps avec le même.
flatter de repousser
etopiniatre,
dehors
Vencenatnombeenxe
treprises faites au
parun favorable de fondre sur cux,
qui n'attendoit qu'une occasion des atteliers 1 parini leset de calmer les agitations secrètes
es
chir. Ces quartiers étoient réceminent cimentée, y maintenoit
une réunion des esptits,.
Mais. comment pouvoir se.
mnomentanée.
succès les enune tranquillité long-temps avec le même.
flatter de repousser
etopiniatre,
dehors
Vencenatnombeenxe
treprises faites au
parun favorable de fondre sur cux,
qui n'attendoit qu'une occasion des atteliers 1 parini leset de calmer les agitations secrètes --- Page 350 ---
(: 332 )
quels, vu leurs diepositions et leurs
plus légère, une seule étincelle, espérances, la cause le
occasionner un embrasement
pouvoit à chaque instant
subit et général!
L'espérience a prouvé jusqu'ici, que.les auteurs
bouleversenensente - a
eu presque toujours
deagrands
motif secret, quelques-uns de
pour principe et pour
tres, et c'est le plus, grand
sesfaire anerepitation,dln
tion, et une basse
nombre, de satisfaire leprambifroidissement de, cupidité, Lorsque la conclusion et le réHeur
Penthousiasme laissèrent voir dans toute
tant du difformité ces hommes qui avoient su se couvrir un
masque des vertus et
instoujours P'on finit
des'prétextcs de bien général,
par réconnoitre que ces
infàmes et. aussi dégradans
sentimens, , aussi.
avoient été leur unique mobile. que. Par spécieusement déguisés 2
parce que je n'avois
respect'p pour la vérité, et
d'autres
dalléguer contre Polverel et Santhonax,
preuves" que celles qui m'ont été fourpies
eurpoabligdeyetperle les faits quil m'a été
par. la. rulir,jai difléré
paisible de recueil
jusgu'à ce moment de dire,
tous lés intrigansqui trouvèrent le
qu'à P'exemple de
aux grandes
moyen. de se faire nommer
places, ces deux hommés ne
et tandis que Jeursi proclamations,
s'oublièrent pas;.
contraste avec leur
qui formoient un étrange
de paitie,d'ordieet conduite,ine parloient que d'humanité,
dessus
de tranqtillité, leurs coeurs étoient
tout dévorés par la- soif de s'ehrichir : on
parqueirevêtas de tougples
pense bien
pouvoirs, et devenas les arbitres
Prêmes de la vie, ou del la liberté de
suver contreux et souléver le coin quicoaque eût Osé s'éledu voile qui cachoitileurs
turpitudes, ils furent les maitres de faire
preive matériellequi pouvoit
disparoitre toute,
servir un! jour à éclairer leur
conduite; et devenir des moyens de.conviction. Comnment
eut-on pu,recueillir de pareils 41 titres dans un pays livré à
ldévastation et àt un essrcmmrethate
é de
suver contreux et souléver le coin quicoaque eût Osé s'éledu voile qui cachoitileurs
turpitudes, ils furent les maitres de faire
preive matériellequi pouvoit
disparoitre toute,
servir un! jour à éclairer leur
conduite; et devenir des moyens de.conviction. Comnment
eut-on pu,recueillir de pareils 41 titres dans un pays livré à
ldévastation et àt un essrcmmrethate --- Page 351 ---
(333 )
de maux n'étoient occupés qu'a
avoient survécu à tant
où il n'y avoit plus ni miqui leur existence à Pabri, et
de sélever contre le
mettre. nicipalités, ni corps constitues capables excès : dans un pays enfint
brigandage. ou d'en constater.les quelques formes adminisparoitre conserver ericore
quelques
oà, pour
substitué aux autorités légitines
on avoit
être douteux pour
tratives, dont le devouement ne pouvoit
qui,
individus
partie de leur pouveiryet d'ambis
ceux qui leur swotentconfiéuntp avorentausi leurs vues
à Vexemple de leurs patrons, Mais telle est l'ivresse dela -
tion et d'intérêt à satisfaire! estacoutumé, quelque préqu'une fvisqu'on s'ye
comme s'il devoit
puisance;
on agit
caire que doive être soniexercice, de tyran si abiolu, si
Il n'est point
s'abandurer eteraellemeot:s donne prise contre lui,et ne
délié , quiàl la longue ne
à des distractions qui
donne tôt ou tard à des négligences, àl Pobserver; la clefde sa
deviennent, mehvemnttaneneis secrets. Telsfurent Sanconduite et de ses sentimens les pluis et particuliers) percèdont tles motiséttoits
et dans
thonax etPolverel,
dont ilse couyroient,
rent à travers le voile spécieux
en P dernière analyse,que
lesquelstfictien permis de'n ne voir,
n'étoient: venus à
hommes immioraux et pervers 5 qui
aux
deux
s'enrichir, et qui, semblables
Saint-Domingue que pour
leurs victimes, les masvoleurs' qui non contens de dépouiller de, trace de leur crime, ne s'efsacrent pour quiln'esists pas
la ville du Cap, et
de renverser de fond en comble
forcèrent
colonie de Punivers, nejurèrent
par suité.la plus innportante
blanche 2 et ne forcèrent
à mort à la population
machiune guerre
avoient échappé à leurs
enfin une. partie de ceux qui
sur des bords étrangets 7
nations d'aller chercher un refuge dans le plus pmofuid abaistandis que le reste étoitcoptenu faire
de manière cu
sement, que pour écarter et
disparoitre
coutre
les téinoins qui pourroient un jour déposer
d'autretousl
suité.la plus innportante
blanche 2 et ne forcèrent
à mort à la population
machiune guerre
avoient échappé à leurs
enfin une. partie de ceux qui
sur des bords étrangets 7
nations d'aller chercher un refuge dans le plus pmofuid abaistandis que le reste étoitcoptenu faire
de manière cu
sement, que pour écarter et
disparoitre
coutre
les téinoins qui pourroient un jour déposer
d'autretousl --- Page 352 ---
(334) 1
eux. Maissi parlerésultat des coupables
ployoient, toute épreuve matérielleest moyens qu'ils emjeleigeuse, sur
anéantie,on du moins
des: maux
capotntaiportant, d'ou dérivent les causes
qulils ont faits, et dont Texistençe
rcita
constatée serviHrg-ndssmntiananand) mémeilsp
d'avcir opéré quclque bien'; sans doute pourrolstse la
flatter
les témoiguinges irrécusables
voix publique ct
qui résultent de leurs
opérations , ne sont. pas. à dedaigner. Je me suis propres
qu'ici à fournir lés moyens
borné jusduite
d'envisager et de juger leur conginesle,d'apres le simple exposé des faits. Je vais
rapporter maintenant
en:
par cette même voix, quelques-ins, , qui m'ont été transmis
etqui sousle
qui fut toujours l'organe de la
règne des tyrans, etsous la,
vérité,
lératese, futle seul
puissance de la scémoyen par lequel
connoitre leur crime et'leur.
Thommeimpantial put
transmettie le souvénir à la turpitude, et fut en état d'en
postérité.
Polverel et Sanihonax firent aux,
cotta à la République une multitude brigands une, guerre qui
des sommes inimcnses;
de soldats précieux, et
cette guerre, qui sans doute n'avoit
pour objet que d'exterminero ou.d'effoiblir les
conque étoit à craindre pour T'exécution de blancs, et quicrets, et pendant
leurs projets selaqueileil y, eut plusicurs
arrêta, toujours au 'moment où elles étoient expéditions qu'on
tenir unsuccès
sur le point d'obcomplet; cette guerre,disje, servitde
l'établissement des impôts les plus
prétexte
d'épaisses ténèbres sur ies
écrasans, et à répandre
tions les plus criminelies dilapidations et sur les malversades
; mais les fonds publics
sacrifices de la France etde cenx de la colonie provenans
culier, n'étoient pas suffisans pour satisfaire
en partil'avidité des
déprédateurs. On se rappelle qu'en octobre'
les
missaires civils ordonnèrent Iétablissement 1792, comousubvention du' quart des revenus bruts. dela Cet contribution
impôt acca-
répandre
tions les plus criminelies dilapidations et sur les malversades
; mais les fonds publics
sacrifices de la France etde cenx de la colonie provenans
culier, n'étoient pas suffisans pour satisfaire
en partil'avidité des
déprédateurs. On se rappelle qu'en octobre'
les
missaires civils ordonnèrent Iétablissement 1792, comousubvention du' quart des revenus bruts. dela Cet contribution
impôt acca- --- Page 353 ---
(335 )
n'eut lieu que dans la imalheuchose remarquable,
étoit lebut sur
blant, partie du nord, qui depuis long-temps haine et de la vengrance,
reuse
dirigés lcs traits dela
lequel étoient persteutionsp
Pouest, n'y établit ni
ReLarntsse
etcelle quelesp qui étoit alors dans
attriaffccté. Polverel,
queleonque; L'on ne pouvoit les
subvention ni imposition
qu'à la crainte de grever:
partialité
considébuer cette étrange qutypoakdosears des propriétés
Au
hommes decouleur,
alors important de mnénager. de ce'
rables, et qu'on jugeoit
amplément
Pan et l'autre se delommagerent
sur les habireste
d'énormes contributions
sacrifce, en imposant et sur les quartiers circonvotias,
tans du Portau-Prince 7 civils soumirent de vive force cette
lorsque les commiseaires volontés.
-
ville rebelle à leurs
s'étoient écoulés depuis leur arrivée
A peine quelques mois
à mettre à Tabri les
qu'on les rit occupés
2 ou du
dans la colonie,
accumulées
qu'its avoient déja secrotement d'inférer de la conduite de
sommes
en droit
moins voilà ce qu'omifat
avoit de l'or étoit pabliSanthonas, chèz lequel qaiconque d'or d'Espagne, connues
à échanger des pièces valeur n'étoit que deva61
la
ferentsdsi.s de
7 dont
sous le nom quadruples,
Le seul faitdela dissolution
48 livres io sols en argent. contrarier leurs vues et
contrei les antorités qui auroient pu
une.orde toutes
et auxquelles ils subetitudront affidés
éçlairer leur conduite,
coumposirene de leurs
adainistrative qu'ils
ganisation
eestauftiantpoara sccrdivorierepectie entre leurs
et de leurs créatures, confondu tous les pouvoirs
d'avoir accumuls et
toute espèce de surveild'avoir écarté soigneuscinent
crimi:
mains,
livrer sans entraves aux niouvemens arbitres
lance, pour se
de la. cupidité: Devenus.les
nels de Pavarice et
les
frappés
dont asticaiestalitns,
suprèmes de la colonie,
de montrer quelqu'éserde terreur et désormais incapables
orierepectie entre leurs
et de leurs créatures, confondu tous les pouvoirs
d'avoir accumuls et
toute espèce de surveild'avoir écarté soigneuscinent
crimi:
mains,
livrer sans entraves aux niouvemens arbitres
lance, pour se
de la. cupidité: Devenus.les
nels de Pavarice et
les
frappés
dont asticaiestalitns,
suprèmes de la colonie,
de montrer quelqu'éserde terreur et désormais incapables --- Page 354 ---
(336 )
gie, par la crainte d'un chàtinent aussi
table, étoient encore retenus
rigoureux qu'inévimission désarmeroit ces"
par Fespérance que leur Souque leur rési-tance de tigres,. et les empécheroit mieux
dis-je, les maitres de se rorteraux derniers excès. :
tout oser saris aucune
devenus,
conque, ils daignerent à, peine couvrir leurs réclamation -
quel-.
prétexte des besoins publics, etdes
concussions du
Plusieurs quartiers, nommément raisons d'utilité générale.
jusqu'au dernier
celui du Borgue, quis'est
et prudente,
moment, distingué par une conduite
qui eut prévenu bien des
ferme
été généralemient
malheurs si elle eût
imitée, -
ces besoins,dont l'étendue s'empressèrent d'aller au devant de
saires civils, et fournirent n'étoit connue que des commisfurent pourtant
des sommes considérabless ils
depuis traités aussi
impositions perçues sur lés
djgourescment.qmante aux
au inoins ler remhoursement denrées, et sans pouvoir obtenir
de faire, dans P'espérance des avances qu'ils s'étoient hâtés
d'en être
nistration actuelle étoit un
déchargés. Mais Padmigouffre
sans jamais rendre, et leur
toujours prêt à recevoir
demandes fulen.
empressement à prévenir les
La
pure - perte.
prise. du Port-au-Prince etles
les vaingueurs sur cette ville et sur contshutionginposder les
par
sins, 2 remplirent les coffres des commissaires quartiers circonvoisommes immenses que leur ralut
civils. Mais les
roient être
cette expédition, ne saucomparées aux moissons. abondantes
procura l'affreux événement qui Vint.
que leur,
malheurs dont la colonie étoit
mettre le comble aux
accablée depuis
pulente et infortunée ville du Cap fut livrée trois ans. L'oflammes. L'or, Pargent, les
au pillage et aux
préciable de marchandises, pierreries et une quantitéinapdiaires : les rnines de
devinrent la proie des incenencore des richesses ses maisons écroulées., , renfermoient
immenscs que Santhonax et Polverel
n'oublièrent
ie étoit
mettre le comble aux
accablée depuis
pulente et infortunée ville du Cap fut livrée trois ans. L'oflammes. L'or, Pargent, les
au pillage et aux
préciable de marchandises, pierreries et une quantitéinapdiaires : les rnines de
devinrent la proie des incenencore des richesses ses maisons écroulées., , renfermoient
immenscs que Santhonax et Polverel
n'oublièrent --- Page 355 ---
(337) c'étoit la part du pillage qu'ila
pas d'en retirer :
nombre de noirs
Woublièrent
arrogte, et un grand
avec
s'étoient spécialemnent
poiravoir voulu partager
furent uicrentvenestr-alls aux defenses faitesde touc herace
eux, etpour êre contrevenus
surpris en récherche et
redoutable Tout. brigand
étoit exterininé
dépôt
milien des maisons ruinées,
à fouiller au
mois de suite, après la destrucPlusieurs
sans miscricorde.
noirs, dirigés par un entrepreneur
tion du Cap, cinq cents
furent journellement emde la colonie, nommé Arthaud, desdécombres, pour retirer des
plojés à creuser au milieu
la' vinlence du' feu y:
entrailles de la terre les trésors que
avoient cru
avoit ensevelis ou que leurs riches. possesseurs, qui ne cessoient. de
mettre en sûreté contre les événemens droit de propriété avoit
y succéder. avec rapidité. Tout
réclamer les
se
et nul n'elt osé
été -anéanti par ce désastre, ous restoit éncore une partie
objets trouvés dans la superlicie autrefois d'asyle. Tout,
lui servoit
des murs de la maison qui le prix des vainqueurs. Polve-.
étoit, devenu
sans exception, habiles à méttre toutà profit, spéculérent,
relet Santhonax,
de ferremens que la flamme
jusques sur Pimmense qpantité
du milieu des
retira soigneusement
avoit épargnés 7 qu'on
seul étoit
vaisseau de. guereiqul dit-on,
(1) C'étoit denitAmérice,
civils, qu'ila aveient,
resté aux ordres des comtmissaires riches dépouilles du Cap. Ce
déposé leurs trésors et leur partide*
dunemission au bas
fut à cette époque que ce vatsauyrevenet rade de cette ville, etaa lieu d'entrer, Le
de la coteyparut devantlas vers les débouquemens et disparut.
dirigea subitement sa route insurgé s'étoit emparé du précieux
bruit courut que Téquipage le comimandini de TAmérica avoit
dépôt; d'autres disoient que le metticen lieu de adreté. Quoiquil
reçu des ordres secreis d'aller de connoitre les motifs de. sa mancenen soit, ilseroit important mission secrète qu'il alla remplir,
vro,etd des escruter severement.ln soit dans TAmérique's esoptentrionale.
ensc rendant, toiten France,
Y
'étoit emparé du précieux
bruit courut que Téquipage le comimandini de TAmérica avoit
dépôt; d'autres disoient que le metticen lieu de adreté. Quoiquil
reçu des ordres secreis d'aller de connoitre les motifs de. sa mancenen soit, ilseroit important mission secrète qu'il alla remplir,
vro,etd des escruter severement.ln soit dans TAmérique's esoptentrionale.
ensc rendant, toiten France,
Y --- Page 356 ---
338 )
ils formèrent une branche de commerce trèsruines, et dont
Américains, qui avoient besoin de fer
considérable avec les
ces débris en échange. Leur
de prendre
et qui Pempressoient
et à qui tout étoit bon; pourvu
gérie fécond en ressources
de sortie, a dont j'ai déja
qu'ily eût à gagher, établit un: droit
mais qui,
sur les infortunés qui avoient tout perdu, étoient
parlé
Phorrible.s spectacle dont leurs. yeux
épouvantés par
eussent sacrifé une partie de. leur sang
journellement frappés,
à Pabri et s'éloigner. de cette tétre
pour mettre leur existence de barbarie et de'copidité, dont
de crimes:Par un raffiriement
que la réflexion
toute Phorreur est facile àu saisir, pour peu
partoit
ouil fut exercé, quiconque
s'arrête aux circonstancos sansacheter le droitde s'expatrier,
sàns' payer, et s'éloignoit etsotimis à tous les résultats facheux,
étoit noté d'émigration,
d'après les loix ré-
-
entrainoit
que cêtte odieuse qualification
contre. ceux - qui
volutionnatres promulgnées en France;
les
du sein de leur patrie; et avoient pris
sétoieht éloignés
décision portée par les
armes contre elle. Telle etoitlhotrible desthommes qui alloient chercher
commisaires civils, envers
terre
amie.
contre leur fureur sur une
étrangèreet
un asyle
voulois rapporter, sansiantre garant
Je ne finirois pas si je tous les bruits qui sont parvenus at - jusquela voix publique, victimes de ces denx monstres pour.
qu'a moi, et que, mille
et la profonde misère dans
roient attester. 'si T'éloiguement
lointaine, leur permetlaquelle elles gémissent sur une plage des hommes qai ne
de
en témoignage contre
toute
toient paroitre *
d'avoir soustrait et anéanti
manqueroient pas (certains
leurs inculpations,
de leurs crimes), de repousser
celles des nompreuve :- Carrier, leur, digne émule, repousse t
lui. Je
comme
déposent en ce: moment contre
breux témoins qui
quelqne citation incerm'arrête ici, de peur d'affoiblir, par etje terminerai par un
taine; des vérités déja assez horribles,
re *
d'avoir soustrait et anéanti
manqueroient pas (certains
leurs inculpations,
de leurs crimes), de repousser
celles des nompreuve :- Carrier, leur, digne émule, repousse t
lui. Je
comme
déposent en ce: moment contre
breux témoins qui
quelqne citation incerm'arrête ici, de peur d'affoiblir, par etje terminerai par un
taine; des vérités déja assez horribles, --- Page 357 ---
( 339)
comme
pourrois tester persontelleneas,
fait sur lequel je
est suffisant pour proaverle criminel
témoin oculaire, et qui Pulverel faiscient des pouvoirs qui
abus que Santhrnax et
terribles encore qu'ile
étéconfites et' de ceuxplus
habileui avoient
sur.la vie et les, biens des infortunés
s'étoieut arrogis,
tans de Saint-Domingue- les
harcelés, par les conpressnient : tyrans,
sen
Les momens
de.leurs féroces clients :
jonctures et par lindocilité éloigné oit, pour leur propre
toient que linstant n'étoit pas
la dernière heure de la
shreté, ils seroient forcés de sonner.
res:
voulurent avant tirer parti desemoindrés
cblonie; Ils
avoit désorganise les bureaux
sources. L'incendie du Cap
du quart des revenus
la perception de P'imposition
la
créés pour
mis fin, à cette recette immense par
et avoit
de la
en nature,
entre le Capxe et les paroistes
cessation du cabotage,
dans Pusage habituel. d'envoyer
partie du nord qui étoient seule ville : les commissaires civils
leurs denrées dans cette.
des receveurs sur les
d'ys suppléer en envoyant
mission
Vempresarent
furent chargés de cette
lieux, Des mnlâtres
de leur manière
Itte
On se fera une idée
tante et lucratives
ces commis de Santhonax et
l'exercer ; en, apprenant que tenir de registre ni ancune esPolverel receroient, sans
des fonds considérallos qui
pèce d'écriture 2 pour justifer ala sortie des embarcadaires oà
passoiept entre leurs.mains,
d'abord d'un produit
ils avoient été établis. Cette impositions de plusieurs quarmais que la ruine successive
avoient di
immense, manière de. procéder des receveurs
tiers et la
ne fut bientot plus, suffisante
diminuer consilérablement,
contrées
remplir Jes vues de ses inventeurs. Quelques de tirer
pour
dont ile w'occupèrent
offroient encore des ressources
dont ils avoient irréparti avant une destruction générale,
Socablument fixé le terme.
Y 2
été établis. Cette impositions de plusieurs quarmais que la ruine successive
avoient di
immense, manière de. procéder des receveurs
tiers et la
ne fut bientot plus, suffisante
diminuer consilérablement,
contrées
remplir Jes vues de ses inventeurs. Quelques de tirer
pour
dont ile w'occupèrent
offroient encore des ressources
dont ils avoient irréparti avant une destruction générale,
Socablument fixé le terme.
Y 2 --- Page 358 ---
(340)
Ils établirent P'imposition d'un second
La rade du quartier du Borgne étoit
quart des revenus.
par. laquelle les quartiers
presque. la seule issue
faire de leurs. denrées encore intactes pouvoient se déavec. les marchands
accouroient les y acheter au plus bas prix, américains. qui
jourellementa leur gré. Encore. s'estimoit-on qu'ils baissoient
voir cette ressource, ,. et vu Vimmensité de
heureux d'adans les magasins, chacun
denrées entassées
qu'on roulit bien. prendre la regardoit comme une faveur
sienne,
Les commissaires
n'importe quel prixt..
civila,instruitse des ressources
quise trouvoient encore au
abondantes
moins
Borgne, et bralant de se les
approprier,au
en, partie, se hitèrent
dre fatal de l'imposition du second
d'y env voyer l'or.
laquelle tout. se soumit sans
quart-des revenus, à
la terreur que leur nom seul murnure, tant étoit profonde
rade un bâtiment américain, inspiroit. On vit arriver en
tineau, destiné
nommé la... 9 capitaine Marpour Philadelphie, à bord
un administrateur, nommé
duquel se trouvoit
sement de
Rousseau, chargé, de l'établislimposition, avec ordre: de
des premiers cafés qu'elle
remplir ce bâtiment
produiroit. , et de
le-champ pour sà destination. Or ce bâtiment l'expédier surpassagers trois enfans de la belle
ayoit pour
de Santhonax, confiés aux soins Engénie, de
sultane favorite
couleur, 7 Pami, le confident du
Castaing, homme de
fait accusateur public
commissaire civil qoi l'avoit
Cette
aupres-du conseil supérieur du Cap.
stupulitiacapparitions donna lien,
mille conjectures. On
comme de raison, à
pnissance,
pensa que. Santhonax , seniant sa
décliner, avoit secreteinent résolu,de foir.
envoyoitau devant, les, enfans d'une femme
Qu'il
gardoit comme les siens. Liignorance
aimée, qu'il resort de Polverel, donton
où lon étoit sur le.
son départ de Plaiunce,et n'avoit.pluse entendu parler depuis
qu'on croyoit sorti de la 60-
conjectures. On
comme de raison, à
pnissance,
pensa que. Santhonax , seniant sa
décliner, avoit secreteinent résolu,de foir.
envoyoitau devant, les, enfans d'une femme
Qu'il
gardoit comme les siens. Liignorance
aimée, qu'il resort de Polverel, donton
où lon étoit sur le.
son départ de Plaiunce,et n'avoit.pluse entendu parler depuis
qu'on croyoit sorti de la 60- --- Page 359 ---
(:341)
Quoi qu'il en ft,1
alors. cette opinion.
lès derniers
lonie, cnnfirmoit Santhonax Voccupoit à mettre
lacparoissoit que
l'on fut en droit de penser que des
momens à profitret
objet. quer de procurer
cablante imposition n'avoit pour
à ses enfans adopaussi promptes qu'abondantes
Ses orrestources
à lui-mème.
- et peutétre
améritifs, à son. confident,
exécutés, et le hatiment dont les
drès furent ponctuillement de jours. Les habitations leur noncain fut chiargé en peu
négligé de justifier de
absens avoient résidence obtenus en France,
proprictaires des certificats de
émigration par
cessation de toute commuaication
que la guerre et la
d'envoyer, fournirent
avec la métropole ne permettoitylas sbondante, et dévinrent un prétexts
également une moisson les plus crians.
la
de rapines et d'abus
prononcé dans le fait pour
L'arrêt fatal étoite déja
de la partie du sond,qut
plus grande partie des quartiers le petit nombre de ceux
étoient déja dévastés et anéantis; crimes, sentoient que le der-.
avoient survécu à tant de à arriver pour eux-mémes; 7.
nier qui instant ne tardéroit pas
leur restoit encore, que
tel étoit le peu d'espérance qui
comme iné
et
d'une conclusion regardée désormais maux et à rendre
lattente servoit qu'à aggraver leurs
ne
vivalle, ne
affreuse: Cette attente douloireuse de l'aleur position plus
civils prirent soin défut pas longue. Les commiseaires leur incertitude en prononcast
bréger, et mirent fin à
Paffranchtsement géméral des
fnitivement le 29 août 1793, de Sstinc-Doningus
esclaves.de la partie française dans tous les quartiers intéressés
Cette nouvelle fut portée
le jour même dans
Taile des vents 1 car elle parvint
étonné de voir
sur
où Pon ne fut pas peu
du
celui du Borgne 1
général port.
soir. Dubois 7 commandant
arriver le même
nombre d'officiers et aaides-deMargot, suivi d'un grand
Y 3
fnitivement le 29 août 1793, de Sstinc-Doningus
esclaves.de la partie française dans tous les quartiers intéressés
Cette nouvelle fut portée
le jour même dans
Taile des vents 1 car elle parvint
étonné de voir
sur
où Pon ne fut pas peu
du
celui du Borgne 1
général port.
soir. Dubois 7 commandant
arriver le même
nombre d'officiers et aaides-deMargot, suivi d'un grand
Y 3 --- Page 360 ---
( 542 )
camp de toutes conleurs. Cet homme,
êtré très-avant dans la confiance de qu'on connoissoit pour
Tétat-major du
Santhonax, ftatsembler
quartier , et la
nant de sa bouche que le
surprise redoubla en appreconfidentiellemenf que les commissaire civilui avoit écrit
étoient qualifiés dans
enragés (c'est ainsi que les
sa lettre)lui
noirs
et qu'ils lui avoient donné l'ordre
avoient forcé la main,
des quartiers voisins
dorentendinave les chefs
cétte mesure
pour; empécher Peifet désastroux
précipitée -
Of
de
de nombreuses bandes
apprit de Dabois que
noires s'étoient
déja
quartier du port Margot, et'
répandues dans le'
de leur nouvel état
y avoient cpinmench l'excrcice
L'objet ostensible de politique en pillant et dévastant tout.
à ce
son voyage au-Borgne étoit de
quartier un fort détachement
demandcr
brignndages, en conformité des pour l'aider à reprimer ces
de Santhonax: Les habitans du ororeaquildisoit avoit reçu
empressés à obéir aux ordres Borgne, d'on
toujours soumis et
n'avoient pas cessé un instant de liomme dans leqhel ils
gane de la' nation,
respecter le délégué, l'orment' demandé au, s'empresstrent de promettre le détachecommauidant Dubois,
surance qu'il parviendroit à arrèter
qui leur donna l'as
qu'il périroit.
les de progrès du mal ou
Cette détermination fut prise de la part
Borgne, avec autànt de
des-habitans du
de
loyauté et de franchise'
scélératesse et de dissimulation de la
qu'ily avoit
qu'on ne peut considérer en ceci A
part de Dubois,
des- desseins pervers du
que comme le ministre
repas , ou cet homme, commissaire. Elle fut suivie d'un
de
échauffé par le vin, nontra
l'oreille, ,,et S'exhala en invectives -
le bout
de manière à inspirer" de vives
contre tous les colons
motif qui l'avoit € conduit
inquiétudes sur le. véritable
présens n'osa
au Borgne. A ucun des habitans
Juirépoudre : le seul Porchereau, homme de
du
que comme le ministre
repas , ou cet homme, commissaire. Elle fut suivie d'un
de
échauffé par le vin, nontra
l'oreille, ,,et S'exhala en invectives -
le bout
de manière à inspirer" de vives
contre tous les colons
motif qui l'avoit € conduit
inquiétudes sur le. véritable
présens n'osa
au Borgne. A ucun des habitans
Juirépoudre : le seul Porchereau, homme de --- Page 361 ---
(343 )
général du
qui avoit sté élu habitans capitaine libres , entrecouleur estimé
de tous les lieu à une discussion
Borgne à Trmaminité et donna
ouvrir les
d'arrêter sa fougue, a violence, servita foi des
prit
être suivie d'aucune
à la bonne
qui sans
adroit qu'on tendoit
yeux sur le piége -
N
aroient préservé
habitans du Bergne. leur fermeté et leur union anéanti tous les quarJuiques-H, malheufs qutaesient
au milieu
leur quartier des :le Borgne étoit encnebaliant brigands
tiers circonvoeins étoit envitorné. Vanenentles Pierot
des ruines dont il
: les soldats du genéral été chaque
avoient cherché à y pénétrer ses linites 2 'et avotent
tenté de dépasser
libres ou esclaves
avoient
la fermeté des hommes
I
fois intimidés par defendreferme. de ce
chargés de les
la conduite
doute Santhonax craignit son, énergic ne servit
Sans,
éncore, plus que
et ne devintle
quartier, et craignit
encore aneantis,
de ses
d'exemple aux autreanon capable d'arêtér lestcution Phorsible
noyau d'une coalition employer en cette occasion.
la
desseins. Il voulut avoit si bien réussi pour exterminer en, les enméthode qui lui
défenseurs de la colonie., -
un -
plns grande partie des
Sans donte en demandant d'arrêter
combattre les brigands
préteste
voyant
Borgne, sous le diabolique avoit la scélérates e de
détachementaul d'une mesure à Iaquelle il
but que de faire
les effets l'avoit forcé, il n'avoit d'antre
Dubois emdire qu'on
eap-ditiun-ler) hommes que ensuite ce
périr dans quelque dont la pérte laisseroit
avec Iniset
en soit,son
mèneroit
et sans defense. : e Quolwile avoit demandé,
quartier ouvert avoir obtenu tout ce quil
et
envoyés après
par son. indiscrétions
ensuite des inquiétudes un, seul honime.
inspira lendemain sans emmener
parit le
A
n'avoit d'antre
Dubois emdire qu'on
eap-ditiun-ler) hommes que ensuite ce
périr dans quelque dont la pérte laisseroit
avec Iniset
en soit,son
mèneroit
et sans defense. : e Quolwile avoit demandé,
quartier ouvert avoir obtenu tout ce quil
et
envoyés après
par son. indiscrétions
ensuite des inquiétudes un, seul honime.
inspira lendemain sans emmener
parit le
A --- Page 362 ---
(344 )
SUPPLI E M E N T.
M.x objet,ens
d'autre
peimplisancunes tichepour laquelle
le
aptitude et d'autre talent que
jen'avois
droit de Parler de ces
mon expérience et
culaire, et sur-tout comme évènemens' comme témoin Oc-.
la vérité, n'est que de
un. homme impartial et ami de
peu apparent
me rendre utile à mna patrie.
que soit le mérite
Quelque
quelque pen propre
soit
quis en résulte pour moi,
mon
que
à fixer l'attention
style et la négligence
des lecteurs,
un ouvrage que j'ai écrit à la qui règne nécessairement dans
à quelque
hniteaj'ose prétendre da moins
ont
approbation, si l'on a égard aux
dirigé ma plime,e et si l'on
sentimens qui
m'a fallu Yaincre
consulte les difficultés qu'il
contraires
pour tracer un tablean
et la multiplicité des
quie les passions
rendre
intérêts divers tendoient à
swintelligible, Jai
dale le flambeai de la
constamment porté dans Ce dévérité, de.
partialité qui n'est
Tobservation et d'une impas, jlose le
le
j'aie, non à de vains
dire,, moindre droit que
plus important
éloges, mais. à une attention qu'il est
qu'on ne pense que j'obtienne
vantage d'une patrie dont les
pour l'amon seul objet et m'animent intérêts et le bonheur sont
Les maux de
uniquement.
que; ils sont - devenus Swint-Domingue étoient affreux à cette épojournellement. Il ne plusaffreux encore' et ils
reste. plus que
s'aggravent
cette beile colonie ; mais ilssont bien quelques lambeaux deleur conservation' que peut être fondée pPrécieux;, et c'est sur
leur avenir. J'aurois atteint le but Pespérance d'un" meilsi je parvenois à
gue je me suis
intéresser la sollicitude
proposé,
faveur, et si je contribnois
pationale en lenr
en m. l'éveillant par une juste et
reux encore' et ils
reste. plus que
s'aggravent
cette beile colonie ; mais ilssont bien quelques lambeaux deleur conservation' que peut être fondée pPrécieux;, et c'est sur
leur avenir. J'aurois atteint le but Pespérance d'un" meilsi je parvenois à
gue je me suis
intéresser la sollicitude
proposé,
faveur, et si je contribnois
pationale en lenr
en m. l'éveillant par une juste et --- Page 363 ---
(345 )
des faits, à les arracher aux calamités
sanligeespestuen tout instant de les engloutir.
qui menacent à.
dontji été le témoin ocuJ'ai rapporté les évenemens 1793 vieux style), épolaire jusqu'au premier srptembre colonie infortunée, , pour
que à laquelle je partis de cette
avec mon épouse'et
venir chercher in asyle dans ma seul patrie bien quer Teusse arraenfans: C'étoit le,
mes denx jeunes
et de leufsnatelfureursdeP Polverel et de Santhonax,
scéché aux
mais bien moins compables de cette dont
lites, aussi féroces,
deux hommes et la manière
Jératesse qui caractérise ces
qui leur avoit été conils ont rempli la milsion imporantes à servir de comple
quelques traits propres
Phistoire
fiée. J'ajouterai
j'ai tàché de donner de
ment à la connoissance que
et Tgejaivecaatise avec
des révolutionsde SantcDontapne,
parnai les bruits
Wiscermement dont j'ai été capable,
toutle
de Satnt-Dontingue, sont parvaguesqni, dépuis mon départ La connoissance quejamols,
venus, de cette colonie en. France.
ceux qui mém'a permis de distingner
des faits antérieurs d'avec les bruits répandus avec affecritoient d'être arcueillis
et des mensonges avec lestation par les" nations ennemies,
limpudence de
qucls certeins hommes. ont eu et ont encore dé tenir baissé le
la France entière, et s'efforcent
Je
tromper
leurs coupables machinations.
voile qui couvre. encore circonstances déja raipportées, , afin
vais rappeller quelques
intelligible, et de justifier ce
de ren-lre. ce supp'ément plus avec les bruits accrédités.
guil aura de contradicteire
àla partie csDepuis les portés du fort Dauphin qrisouche
montag gnes du Borgne sraivhenalaradia belle contrée
piendesjuagans
égales, cette
du'norden deux parties a-peu-près
de décombres 9
n'étoit plus qu'un désert couvert de cendres, Les. plaines de
infesté par quelques hordes de brigands.
et
Jacquesy, Caracole, TerrierOuatanynthe Maribaroxz,
de contradicteire
àla partie csDepuis les portés du fort Dauphin qrisouche
montag gnes du Borgne sraivhenalaradia belle contrée
piendesjuagans
égales, cette
du'norden deux parties a-peu-près
de décombres 9
n'étoit plus qu'un désert couvert de cendres, Les. plaines de
infesté par quelques hordes de brigands.
et
Jacquesy, Caracole, TerrierOuatanynthe Maribaroxz, --- Page 364 ---
(346,) )
de la
Ronge; du Trow, Limonade, du quertier-Merin, du Limbé et du port
Petile-Anse, du nord, de Tackl,
Saiate-Suzamne,
Margne : dans les montagres, Vallières
d'Ennery
Rivière,! le Dondon, la Marmelade,
la granda
Ces stenimilactasbanlaes
et poiatcopeimo-iaied étoient autrefois pour la France
de toute la colonie, et qui
n'offroient plus qu'un
de richesses,.
une source inépuisable
que celui que les forêts
spectacle affrenx, et plis sauvage
aux
couverts, présentérent -
dont ils furent peimnitivement
à Saint-Domingue(
Européens qui abordérent les premiers
du Borgne, les
Plus loin' au nordsouest des montagnes du port-d:Piqunrtiers. de Jean-Rabel, du Moustigaes
avoient
etune partie du Gros-Morne,
ment, de Terre-Neute, Les seuls quartiers miritimes du
subi les. - mêmes malheurs.
Pile de la
deSaint-Louis 3: du portide-Paie
Borgne, n'en est séparée que. par in canal étroit: 'etqui,
Tortue, qui
inntile, ou a-peu-près, commenaprès avoir été long-temps
yavoient.
depuis que quelquescolons
goatadeaisinb-enamted
quivicilie toutjesiatoient
introdnitsla culture et P'émulation faut
laiville du
ausquels il
joindre
encore. : ces, quartiers,
comme la citadelle de Saint:
Mble-Saint-Nicoles, regardée
résisté
dit Gras-Martessvoient
Domingue, et une partie secousses ; et malgré les orages
jumwalerà tant d'horribles éclaté autour d'eux, s'étoient
qui avoient successivement
et d'ordre...
mnintenus dans un état des tranquillité
cemulAire féroce dont j'ai eu occasion
(:) Lefameux Candy,
rangé au parti des
de parler, avoit réussi, depuis qu'ilivétoit quil'protégea avec le corps
blancs, à sauver vingtideux suereries, contre la fureur des bride mularres qui étoient sous ses 'ordres, de l'incendie du Cap.
gands; elles existolent encore les à l'époque aiteliers de ces habitations de
J'ignore s'il préserva depnis
Polverelet Santhonax.
aisorganitateur mis en usage par
Fesprit
rangé au parti des
de parler, avoit réussi, depuis qu'ilivétoit quil'protégea avec le corps
blancs, à sauver vingtideux suereries, contre la fureur des bride mularres qui étoient sous ses 'ordres, de l'incendie du Cap.
gands; elles existolent encore les à l'époque aiteliers de ces habitations de
J'ignore s'il préserva depnis
Polverelet Santhonax.
aisorganitateur mis en usage par
Fesprit --- Page 365 ---
847 )
genéral prode Taffiauchisement
Tels étoient, à lépoque
11 lesvestes encore existans
Polverel et Santhonax 2
étonné de rennoncé. par où le voyageur étoit autrefois
1 des
d'une contrée
à deux mille lienes de PEarope lacontrer à chaque pas,
deic quoi T'hommel
qui attestoient glotiensement
d'un bout à
monumens
brilloit éninemment,
siècle
borieux est empalleyetoh et de majesté, ouvrage d'un la
Tautre, un air d'opulence
et qu'en quelques instanss1
et demi de travanx opiniltres,
à renvérser de foud en'
étoit parvenne
main de la scéléeratesse
la ruine
comble. 1
désastres qui annoncèrent
Depuis les prémiers colonie de Tanjvers, , le Borgne,
de la plus belle
de servirde borne
prochaine conduite sape,, avoit eu la gloire
des cantons
par une destracteur, et de devénir le rempirt
donna,
au torrent
vraiment digne d'être cité,
plus éloignés. Ce quartier, d'une réunion stacerenriales
également le premier cxemple et ce fut dans des circonscitoyens de toutes les couleurs, rocher contre lequel vint
tances encore plus critiques, un
qui, du miéchouer T'erprit de fureur et de désorganisation étendu dans tous les
lieu des ruines du Cap, vetaitmapilement qu'il fat tranquille pour que
pays circonvoisins. Il suffisoit pénéirer. On a vu les tentatives
brolassent d'y
les brigands
et quitoutes devinrentinutiles,
qu'ils firent pour y parvenir; des habitans de ce quartier, , qui
par la courageuse fermeté soumission aux délégués de la
savoient a-la-fois obéir avec
les attaques des hommes
Fénublique française, , et repousser leur nom.
féroces qui dévastoient tout en
paroisses également
Au port-de-Paiz et à SaintLouis, encore récentes des blancs
intactesetp plus éloignées, lesinjures
l'esprit de concides mulàtres n'avoient pas permis que
dans
et
On r observoit toujours
liation y fit les mêmes progrès. devenus les plus forts et les arles derniers, qui y étoient
des hommes
Fénublique française, , et repousser leur nom.
féroces qui dévastoient tout en
paroisses également
Au port-de-Paiz et à SaintLouis, encore récentes des blancs
intactesetp plus éloignées, lesinjures
l'esprit de concides mulàtres n'avoient pas permis que
dans
et
On r observoit toujours
liation y fit les mêmes progrès. devenus les plus forts et les arles derniers, qui y étoient --- Page 366 ---
( 348 )
bitres de tout, la méme insolenice, les mêmes
et la même
contradictions
inconséquence : adoptant encore arec
sement Ce que les décrets commissorinux
empressepositions avantageuses à
contenoientde discution et dans l'oubli leurcaste; ; ils laissoient dans Pinexéinférieure.
tout ce qui tendoit à favoriser la classe
Santhonax étoit encore par habitude
comme leur.prophéto, , leur dieu; mais leur
invoqué
natique se refroilissoit
dévouement favisiblement, à mesure
poit ses grands projets. Devenus les
qu'il dévelopoi Jeurs volontés
maitres d'une contrée
de leur
ne tronvoient plus de résistance,ils avoient
propre mouvement donné la liberté i tout
qui- avoit quelque affinité arec leur
esclave
sans doute de
couleur, dans les vties
multiplier leurs forces à toute
ce supplément formidable,
évènement. Outre
, ils avoient
tation de Ja dépendance du
obligé chaque habitain nombre,
port-de-Paix, -
de fournir uin cerparmi les' plus proportionné beaux
àleurs moyens, , de noirs choisis
des
2 qu'ils armèrent et dont ils formèrent
compagnies, en se réservant les grades
veilloient éxactement à ce
la
d'ofliciers; et ils
parmi le reste: des
que snbordination' se maintint
esclayes, et qu'ils
de
travaux ordinaires
s'occupassent leurs.
Ceux-ci,sotitehus par le spectacle journalier de ce
passoitisous leurs yeux 9 parnissoient
quise
geante partialité;
insensibles à cette affliquelques condamnés qu'ils
à continuer de végéter dans
parussent être
ni
l'esclavage , ils ne manifestoient
inquiétude ni envie de remuer; etils dissimuloient
dément les espérances secrètes que. tant d'exemples profonnoient au fond de leurs 1 coeurs. Jamais
entretemême de voir combien le
on ne fut mieux à
noir est impénétrable : toutes les
passiors qui lragitent ) tous les sentimens. qu'il
cachent sous le même masque. Plusieurs
éprouve, se
exercés par les mulàtres de
exemples de' rigueur
CES deux quartiers, côncou-
ils dissimuloient
dément les espérances secrètes que. tant d'exemples profonnoient au fond de leurs 1 coeurs. Jamais
entretemême de voir combien le
on ne fut mieux à
noir est impénétrable : toutes les
passiors qui lragitent ) tous les sentimens. qu'il
cachent sous le même masque. Plusieurs
éprouve, se
exercés par les mulàtres de
exemples de' rigueur
CES deux quartiers, côncou- --- Page 367 ---
349)
esclaves dans un état de soumision
rurent à maintenir les
pressésd dej jouir de la liQuclques sujets trop
crurent
et de paisibiliné. attendre qu'on vint briser leurs chalnes, et de leur
berté, pour d'aller faire Voffre.de leurs services
à
être en droit
furent arrêtés et fusillés snr-le-champ
bonne volonté : ils
d'autres, tous marqués
Saint-Louis. Si ce trait, et beaucoup
. extérieucoin de la plus inflexible sereintéy-parurent. en étoit
au
des noirs en ginénal,.1
rement glisser sur l'esprit
ceux qui. avoient été, entoutefois un grand nombre parmi trembloient et regretioient
rôlés qui frappés de terreur 5
,
abandonné pour devenirguenien,
létat paisible qu'ileavoients changer de maitres.
et croyoien t n'avoir fait'que Polverel et.Santbonax s'occus
Ainsi, à Tepoljueintme où
général, les hommes de
poient d'opérer un affranchissement
après avoir. été
coileur de la dépendance du port-de-Paix, ,et après avoir oc
des plus ardens à soulever Tesclavage contrées circonvoisines, emcasionné la ruine des belles à en resserrer les chaines ; et
ployoient alors tous leurs soins
contraires. et opposées',
prenojent tour-à-tour des mesures l'exiger. Pleins deil consèlon que leur intérêts paroissoit
forces erdansla semarngmtenmamatece
faucedangleursf anciens rivaux sans aucun ménagement:
ils traitoient leurs
tonteimpunité.
de déux caspebexjalitatisane
C
Un.particulier, proptiétaire
avoit, à l'époque dé
sucreriesa à une lieue du port-de-Paix, construire sur chacune un fort
linsurrection de 1791, fait
dans
il avoit mis
de
calibre, et
lesquels
armé de canons gros
soudoyés et entreténus à grands
une garnison de cent hommes nommé Frngaslavani, orifrais. Cet homme énergique 2
de deux atteliers moniant
ginaired de Bordeaux, éenitenrironné
s'étoit attachés
ensemble à onze cents têtes de noirsiqu'il constammment fiseles.
ses bienfaits, et quilulifecaterent
par
fait
dans
il avoit mis
de
calibre, et
lesquels
armé de canons gros
soudoyés et entreténus à grands
une garnison de cent hommes nommé Frngaslavani, orifrais. Cet homme énergique 2
de deux atteliers moniant
ginaired de Bordeaux, éenitenrironné
s'étoit attachés
ensemble à onze cents têtes de noirsiqu'il constammment fiseles.
ses bienfaits, et quilulifecaterent
par --- Page 368 ---
(350 )
Ce fut à ses soins et aux énormes
autres propriétés qu'il possédoit dans dépenses la
que plusieurs
en état de faire, s' que l'on dàt le salut des colonie le mettoient
Louis et du port-de-P.ixy tandis r
quartiers de Saintles environs. Clétoit
que les flanmes dévoroient
signal, forioit
un petit. potentat qui, au plus
ue petite armée de cinquante
léger
cinq cents noirs' fidèles, et
blancs et de
tout. où son. secours étoit accouroit, en unclin-d'oeil, parnécessaire. Les
ses atteliers > remplies d'émulation
femmes inême de
et de boune xolonté
seconder un si bon maitre, partageoient
pour
maris et'leurs fils la gloireide
souventavec leurs
d'une fois.le
marcher sous ses ordres. Plus
courageux Frangois-Lavand courut oà le
Pappelloit et parvint à étoufferle
danger
dléclater.
germe d'une révolte, préte
On juge combien cct homme deroit être détesté
s'efforçoient ouvertemnent
dé ceux qui
ou en secret de
cantons paisibles, à Pinstar de tant d'autres. bouleverser ces'
tatives farent inutiles, etle
Mais leurs ténet tranquille à
port-de Paix étoit encore heureuz
Péroque de la ruine de la ville'd du
qui devint le signal des
Cap, époque
vengeances.
François Lavand étoit, quelques jours
Paix, occupé à conclure une ven'e de après, au port-decians améridains,
sucresavec deux inégos
auxquels il donna sa voiture
ensemble faire léxamen de la denrée
pour aller
les suivit, monté sur. un
sur ses habitations. Il
centaines de
cheval de main. a An "queiques
pas, il rencontra trois homines de:
P'arrétèrent en chemin, sous
couleur, qui
prétexte de lui
nouvelles. -
L'an d'eux,
demander des
Golard,
nègre libre, nommé Simon
saisissant le. moment où Lavaud étoit sans
lui lâcha son, pistolet à.
défance,
Les deux anglo-a benbportant, et latenditroide mort.
atroce, sautèrent amnéricsins, à bas de la épouvantés de cette.' actiun
voiture, et cherchèrent leur
couleur, qui
prétexte de lui
nouvelles. -
L'an d'eux,
demander des
Golard,
nègre libre, nommé Simon
saisissant le. moment où Lavaud étoit sans
lui lâcha son, pistolet à.
défance,
Les deux anglo-a benbportant, et latenditroide mort.
atroce, sautèrent amnéricsins, à bas de la épouvantés de cette.' actiun
voiture, et cherchèrent leur --- Page 369 ---
(351 )
cris
à travers les champs de cannes,ans : tue $
salut, en se jettant précipiter leur fuite, crioient
des assassins qui, pour
.
de couleur, arrétérent,
tue.
après, les huimimes
Quelques jours
autorite, plusieurs peniculiers
ordre, ou de leur propre
d'être aristocrates,
par
Paix, quils accushrent ils les conduisirent
blancs du poledei
étoient tich:s;
civils.
sans donte parce quils disposition des commisanines conpu
garrottés ati Cayiali victimes étoit un nommé Coste, allé
Du nombre de ces
du'Capy d'on il étoit
un des pltis ardens patriotes abatdounant auxi flasames
pour chercher un refuge au portdelais, Bes proprittés, etne
cette ville; winsison, d'une scène dontion ne
qui dévorèrent milieu du tumulte et
femume.et
sachant, aut
dexznus-aa
se faire une idée,"ce quitarent d
peut nombreux enfans.
en Chemin,
ses
le" vecondufote au Cap; ilappeits des flots, en se
Lorsw'on
avoit 5
péri au milieu
sa famille entière
qne
Crtceraaoss
a bord,des vaisseaux.
et craignint de
sauvant
deseapoirs ayant tout nerdu, de suivre plus ioin.
plus affreux descs malleurs, refusa.
revoir le: theâtre
les antres priamniere,
chargés de le conduiteavec ne trouva. pas d'expée
les gardés Sinon Golard 7. impetiense,
lui faire
Le féroce
trancher la atianttyqwede
du
dient plus court pour
à feu, en senaçant
la" . cervelle, d'un conp darme la marche da cortège.
sauter traitement quicorque areteront alla sb yrésentor à
même
Shaon Golard
A leur. arrivée au Caps
d'après ces deux meurtres,.
Santhonax, qui le regardant, le fit sur-le-chanp capitaine
comme un homme essenticl,
franche (1).
gunecompaente
de
eer
que j'eus le mallaeur
les mains de ce monstre
et dont
(:) Cestentre même peu de temps après cet svenement,
me trouver moi
marche da cortège.
sauter traitement quicorque areteront alla sb yrésentor à
même
Shaon Golard
A leur. arrivée au Caps
d'après ces deux meurtres,.
Santhonax, qui le regardant, le fit sur-le-chanp capitaine
comme un homme essenticl,
franche (1).
gunecompaente
de
eer
que j'eus le mallaeur
les mains de ce monstre
et dont
(:) Cestentre même peu de temps après cet svenement,
me trouver moi --- Page 370 ---
352) )
Les blancs, trop heureux d'être
n'osoient
méprisés et oubliés,
pas réclanier leur streté
de propriété. Leurs
indiviluelle, et le droit
personnes et leurs biens étoient
au droit du plus fort, et les
soumis
prétextes ne
pour faire" sur! les habitations les plus
manquoient pas
opulence 1 des visites
renommées, par leur
toujours de
domicilinires dont la conelusion étoit
les-mettre-au
tous les objets
pillage 9 ou d'en enlever an moins
qui convenoient à chacun dés redoutables visitenrs.
De' semblables dupahucnwintongatnt
porté à imiter Pexemple d'union
pas que l'on fus
tier voisin dà
qui étoit offert par le quarBorgne. Cependant il existoit parmi les.
mélés mème, des hommes
sangqui-avoient senti combien à
proche de l'orage qui menaçoit les deux couleurs
Pape
également,
il est] présque miraculeux que je me sois tiré : je ne
la pitié que des mulatres qui éloient avec lui
dus.la vie qu'a
mon épouse se.jetter au-devant du
dont seutirent, en voyaht
coup
le scélérat
percer, et dontelle edr été victime, si ces heinmes
alloit me
86S brasarmis chacua d'un pistolet.
R'avoieutretenu
puisiles prisonniers
J'ignore ece que devinrent dele riche Colas, maire doptjaiparlé,et du
parmi lesquels se trouvoient
seil:
pori-de-Paix, Brossier, conseiller du consupérieur, Gasnier da Tessé et Je juge de la
Faure; etc.etc. etc.
jurisdiction
J'ai évité de rapporter un grand nombre deit traits
qioqusigelatérenons da ailleurs, eussent rendu ma particuliers narration
trop lougue,et m'auroient éloigné'de mon objet, qui n'est
mettre le lecteur au fait des événtmens
que de
connoître l'esprit qui àrout fait
principaux, et de' luifaire
mouvoir..
Sij'enavois voulu.
agir différemment, il auroit fallu faire l'histoire
chacun des quartiers de
particulière de
details
Saint-Domingue , et m'engager dans des
capables de former un ouvrage de longue haleine. A
ai-je quelques instans pour remplir la tàehe
peine
posée.
que je me suis im2
que de
connoître l'esprit qui àrout fait
principaux, et de' luifaire
mouvoir..
Sij'enavois voulu.
agir différemment, il auroit fallu faire l'histoire
chacun des quartiers de
particulière de
details
Saint-Domingue , et m'engager dans des
capables de former un ouvrage de longue haleine. A
ai-je quelques instans pour remplir la tàehe
peine
posée.
que je me suis im2 --- Page 371 ---
(.353 5
et fissent
nécessaire que lesl haines feentsapendaene étoient intéil étoit
, que tous ceux qui
place A une réconciliation.
dont on étoit menacé,
le. bouleversement
ressés à prévenir
desitetentégaleneat- dans ces détails sur trois quartiers ?
P'aicru devoir entrer
que la dévastation et
les seuls de toute la partie du nord, encore anéantis. Tout
la rage exterminatrico, a'eussent pas
existet encore,
semble prouvere qu'au engentoaectosin ils furent depuis. exmalgré les crises violentes auxquellés de parler. I J'ai cru intéresposés, eti dont jaurai occasion qui avoient conçouru. à
de faire connoitre, les causes
satisfaire
sant
vais tàcher également de
préserver ces contrées : je
partics, dela colonie, dont je
lascuriosité sur les deux antres du Cap; parce que. tous
n'ai plus paelé depuis lincendie concentrèrent, à cette époque,
les évenemenss srenanguabiesied de' manière à fixer sur elle
dans la.seule partie du nord,
reconnoitre clairement,
Pattention générale et que. lon put
circonstances, , comme en benucoupd'autses, ala
en ces aflreuses infortunée étoit spécialemient dévouée
que cette contrée
soit que son opulence et ses richesses
destruction et à la mort;
Tavarice, et qu'elle eit
eussent plus qu'ailleurs; enflammé une plus. amplé mois
de ses dévastateurs
-
offert à la cupidité
foyer de tous les grands
Son à recueillir ; sitgesysaretale et des intérêts divers
mouvemens a
yet le centre des passions les haines et toutes les
quiavoient agité la colonie ; toutes, dirigées contretolles
vengeances se fussent principalement à" saisir depuis T'origine des
Mille circonstances, facilés Pinsurrection de 1791,teni
troubles, mais suir-tout depuis. quil en soit, tandis que la
dent à justifier cette idée. Quoi ennemis Phorible satisfaction
partie du nord donnoit à ses
n'étoit plus capable désor:
d'un bonleversement auquel rien l'ouest et du sud étoient sinon,
mais de remédier, celles de
Z
olles
vengeances se fussent principalement à" saisir depuis T'origine des
Mille circonstances, facilés Pinsurrection de 1791,teni
troubles, mais suir-tout depuis. quil en soit, tandis que la
dent à justifier cette idée. Quoi ennemis Phorible satisfaction
partie du nord donnoit à ses
n'étoit plus capable désor:
d'un bonleversement auquel rien l'ouest et du sud étoient sinon,
mais de remédier, celles de
Z --- Page 372 ---
€ 354)
tranquilles ( comment eussent-elles pu Têtre au
des horreurs Atiaepassiemricos
spectacle
turelide craindre à. leur
d'clles, et qu'ile étoit na-.
tours, du moins
des convulsionsquise fausoient sentir dans la exempte, encore
et'la poussoient vers" son'entier
partig voisine,
ansastissement, Mais leur
role'devoit bientôt commencer dans cette tragedic
après avoir été agitées par les' mèmes causes, il sanglante: étoit diffcilo qu'elles ne se ressentissent pas des mèies
qu'elles nel fussent pas,
effets, et
de fureur de la
ocentand,exp-ades aux mêmes excès
part d'un ennemi qui devoit les hair et leur en
Tasendassmeatg-sapiie eit
dilf@ered'exercerxa veug geunce.
(Septembre 1793). On a, vu que Polverel,l laissant à Plaisance son armée exterminatrice sous le conumandement du
mulitre Chanlatte, passa dans l'ouest avec un détachement
nombreux, Il suffisoit que ce terrible commissaire
semblable à l'ange exterminateur, se
civil,
trée,
présentit dans une conaccompagué sur-tout de coopérateurs facatisés et écud
mans de fureur, pour que la révolte et la désorganisation
s'y
Hansfeutanentsumndt, et suivissentchacun ile ses
a pas lieu de douter que ce. voyage subit et
pas. Iin'y
motivé
précipité ne fnt
par lesinquiétudes qu'avoient occasicnnéesaux comanissaires civils a. Pincertitude et le refroidissement les
hommes de couleur ne cachoient plus depuis les derniers que
évènemens. L'objet. de'Polverel, en se rendant dans cette
partie, étoit de les ramener ou de les prévenir par'
coup éclatant. Il n'avoit pas encore mnis la dernière main quelque
grand-ccuvre préparé dans la partie dunord : mais les choses au
étanten bon train, ilavoit cru pouvoir laisser. la couclusion
aux. soins de Santhonax', et il s'étoit hâté d'aller
les'
voies ailleurs pour une semblable opération. préparer
Depuis long-temps les malheureux habitans du
ou
nord,qui,
n'ayant pas péri,
n'ayant pu se procurer les moyens de
. Il n'avoit pas encore mnis la dernière main quelque
grand-ccuvre préparé dans la partie dunord : mais les choses au
étanten bon train, ilavoit cru pouvoir laisser. la couclusion
aux. soins de Santhonax', et il s'étoit hâté d'aller
les'
voies ailleurs pour une semblable opération. préparer
Depuis long-temps les malheureux habitans du
ou
nord,qui,
n'ayant pas péri,
n'ayant pu se procurer les moyens de --- Page 373 ---
T
(335.)
avoient
Anglo- Américain;
s'embarquer pour le continent
intacts dont j'ai parle,
dans les quarieta
cherché un refuge
de Pouest et du sud, trop préoccupés
n'entendant plus parler
et absorbés par leurs propres deux
d'ailleurs par leurs infortunes, inquiétés du sort de ces
ne s'étuient guères
les derniera 6enemens
maux, de la colonie 9 avec lesquelles
L'obicurité et
parties interrompu toute ommiuicatian: depuis le départ de
avoient
avoit redouble
l'incertitude à leur sujet, Outre les motifs que j'ai attribués
Polverel pour s'y rendre.. aussi naturel de crojre qu'il
hautà ce voyage, i1 est
formé par
plus
d'abattre le systême d'oposition j'ai dé.igués,
avoit pour objet
du sud que
Jérémie et par les autres quarticrs colonie, sous le noi de coalition
comme ils resientdanal et. qui par leur énergie avoien:
de la grande anse (1); tJus les eflorts dès déorganila' inutiles
rendu juiques-1
contrées
sateurs.
que les habitans de ces avec
J'ai rapporté en son temps leurs nègres, 1
de
leurs
esroabacers
de
armèrent une partie les ordres et à Texemple
valeur et fidélité sous
une guerre cruelie et acharnée étoit
frent coutamment
Polvere!
maitres 1
désordre.
et aux snatisatenrsedu
de les séduire..
aux brigands allé de ces côtés dans Pespoic encore" en, cette
sans doute
craindre quil ne reussit
avoit
II n'étoit que tropà
des moyens infernaux qu'il
occasion 7 dans l'emploi
que dans ce supplément com- à
On voudra bien so rappeller
1795, époque,
(1)
commeacèrent en septemnbre d'historien ou
posé de faits qui
colonie,fai quitté le role
donner des conjectures
laquellej jabandosnatiee je ne fais plus que
certaiue
de narrateur, et que évènemens dont la. connoitsance relati-.
fondées sur quelques sur les lumières que j'avois aonuises
nousest parvenuc, de et la colonie en général.
Z 2
vement à Phistoire
que,
(1)
commeacèrent en septemnbre d'historien ou
posé de faits qui
colonie,fai quitté le role
donner des conjectures
laquellej jabandosnatiee je ne fais plus que
certaiue
de narrateur, et que évènemens dont la. connoitsance relati-.
fondées sur quelques sur les lumières que j'avois aonuises
nousest parvenuc, de et la colonie en général.
Z 2
vement à Phistoire --- Page 374 ---
(356)
fructucusement mis en usage jusqu'alors. On voyoit ces
sujets fideles, poursuivre avec fureur des homnes qu'ils
avoient vus tour-à-tour lés porter à la révolte, et les abandonner ensuite lâchement à la vengeance. de leurs maitres
irrités : mais' coument se flatier qu'iis résistassent à l'invitation à la licence et au pillage qui leur seroit faite au nom
de la république, et par des hoinines en qui ils avoient Vu
leurs maitres même respecter le caractère sacré de délégués
de la natiin fiangai.e! Les coalisés de la grande anse après
avoir ewergigeuratinaiti jendant. si long-temps à. Pinsurrection des esclaves, aux' entreprises des mulâtres et aux
efforts des commissaircs civils, pour détruire dans le sein de
leurs. propriétés latranqmilité qu'ils avoient su y maintenir,
se virent sur le point de perdre en un instant le. fruit de lant
de travaux et de taut de sacrifices. Le Cap n'existoit plus, et
la destruction de cette ville; que toute. ia colonie regarda
toujours comme son plus ferine boulevard, étoit le signal
des maux qui devoient fondre inévitablement sur tous les
points de Saint-Domingue, sans exception, et sans qu'aucun
pit se promettre d'en ètre exempt. On ne pouvoit douter que
la présence de l'un des commissaires civils dans l'ouest
et le sud, n'eût pour objet d'y tout soumettre et de tout
bouleverser.
Quelqw'accoutumés que fussent les Jérémiens à la fidélité de leurs noirs, qui jusque-là les avoient soutenus aveç'
vigueur et une fidélité inébranlable, ils craignirent le succès.
des dangereux et terribles moyens employés par les commissaires - civils, et n'osèrent se promettre de maintenir
à la fois leurs sujets dans l'obéissance et de résister avec
eux, aux maux' allreux, qui, après avoir englouti la plus
puissante partie de la colonie, menaçoit de les accabler à
leur tour.
oient soutenus aveç'
vigueur et une fidélité inébranlable, ils craignirent le succès.
des dangereux et terribles moyens employés par les commissaires - civils, et n'osèrent se promettre de maintenir
à la fois leurs sujets dans l'obéissance et de résister avec
eux, aux maux' allreux, qui, après avoir englouti la plus
puissante partie de la colonie, menaçoit de les accabler à
leur tour. --- Page 375 ---
. (357 )
! le désespoir de:c ces infortunés
Quelle horrible position
étoit pressant : les terdevoit être à son comble : le danger les yeux ôtoient toute
riblès exemples qu'on avoit devant recours à des moyens
espérance. Il falloit, ou périr, ou avoir les força d'embrasser,
de salut, que la rage de leurs ennemis affreuses tendoient peut-être
des circonstances aussi
par la
et qre
criminels. Livrés et abandonnés,
à rendre moins fureurs de deux hommes sanguinaires,
France à toutes. les
attendre d'une patrie. qu'ils invoquel secours pouvoient-.la
et que les nouvainement depuis si long-temps, la. voie des étranquoient
dans la colonie par
velles qui pénétroient clle-même sous le faix de ses pro-.
gers peigmoient accablée
pres maux !
n'étoit déja plus question à Saint:
A cette époque 7 il
anciennes divisions intestines
de partis ni des
n'avoient que trop
Domingue déchiré la colonie,. et qui,
qui avoient
les horribles calamités auxquelles
malleureusement préparé soins avoient succédé à T'esprit
elle étoit en proie: D'antres
blanche, et laagité la population
elles
de, fureur. qui-avient factions
à S'entrégorger:
voient partagée en de ux
prètes
de céder.ensuite
affoillies, aut point
s'étoient mintuellement
qu'on avoit trop
de résistance à un: ennemi
de leurs
sans presque.
témoin tranquille
méprisé,et qui, resté longrtemps ensuite saisi habilement
débats et de leurs fureurs, accabler avoit lune. et Pautre sans
linstant favorable pour les
l'impuissance de
Les derniers évènemens, et pent-êtrel
retour.
convulsifs, avoient
sel livrer plus long-temps à Ces mouvemens condamné à garder le plus
tout mis d'accord, avoient tout
d'aristocrates : toutes.
morne silence. Plus de patriotes, plus
quelque temps
par lesquelles on désignoit
loubli.
ces qualifications
étoient tombées dans
auparavant les divers partis 1
on n'avoit Tu ine souJamais sous Pancien gouvernement
Z.3
emens, et pent-êtrel
retour.
convulsifs, avoient
sel livrer plus long-temps à Ces mouvemens condamné à garder le plus
tout mis d'accord, avoient tout
d'aristocrates : toutes.
morne silence. Plus de patriotes, plus
quelque temps
par lesquelles on désignoit
loubli.
ces qualifications
étoient tombées dans
auparavant les divers partis 1
on n'avoit Tu ine souJamais sous Pancien gouvernement
Z.3 --- Page 376 ---
(358 )
abattement. Parmi ces
mission aussi passive 1 un. pareil précédentes, avoient
hommes qui, au milieu des discussions t,ilnye en avoit pas
déployé tant de furenr et d'emportement,
ne fit
L le nom de Polverel et de Santhonax
uin seul que
de leurs ordres, n'ebt trouvé
trembler, et que le moindre
Les - choses en étoient
prèti obéir sans aucune, réclamation. des, habitans de Saintsi ces arbitres du sort
au point, que;
ouvertement l'arrêt de mort de
Domingue eussent prononcé
tous eussent,,
honimes accablés par l'excès du malheur,
ces
résistance. Les esprits avoient
je crois, tendu le col sans
conservassent encore
été trop rudement froissés, pour qu'ils chimères et aux préquelque attachement à leurs anciennes
qui leur avoient:
juges d'où découloient tant demalheurs,on le désir de préserver des
servi de prétexte. L'espérance et autrefois paru ti attachés,
propriétés auxquelles ils avoient
lcs, individus qui Jes
n'occupoient plus que bien foiblement
encoreintactes. Le sacrifice en 6toitfied'avance,
poaséloient
alors à l'unique soin de sauver leur exiset tous sc bornoient
étoient trop accablans et
tence. Les maux qu'on éprouvoit difficile sur le choix des'
le danger trop pressant, pour être saisir, avec empressément
moyens de' salnt, et pour ne pas
qui se préle premier ét-le plus pronipt
et sans scrupule
à périr, ne choisit pas et ne
senteroit. L'infortuné prêt le sauve; et pour peu qu'an
regarde guèrés à la main qui,
de Saint Domingne,
veuille se. mettre à la place dés colons de Paninadeersinnt
ils paroitront plus dignes de pitié que
ct
semblent avoir encourue au premier coup-del, mesures déqu'ils
rejetter tout lodienx des
l'on saura sur qui
a'embrasser.
plorables qu'on les força
dans un temps où l'homme
Nous. sommes henreusement
la vérité et Phumanité
jeut dire sans dangertout ce que colons de Saint-Dopur.
Les
lui inspirent pour ses semblables.
à la place dés colons de Paninadeersinnt
ils paroitront plus dignes de pitié que
ct
semblent avoir encourue au premier coup-del, mesures déqu'ils
rejetter tout lodienx des
l'on saura sur qui
a'embrasser.
plorables qu'on les força
dans un temps où l'homme
Nous. sommes henreusement
la vérité et Phumanité
jeut dire sans dangertout ce que colons de Saint-Dopur.
Les
lui inspirent pour ses semblables. --- Page 377 ---
( 359) )
dans les
à ces hommes que,
de
être comparés
à force
mingue pouroient
: on obligeoit,
affreux du rolitspiendiame,
en droit de les-mettre
temps
de disparottre, , pouratic
Ce n'est.pas le:
perstcatiansy ,
de leurs biens.
hors- de la loi et de E'emparer été., àr portée de' faire pendant
seul.
que Yaie
de traits de la révolntion:
-
Iappendiencat
Técris ceci : cntre une.fionle dans cclle, de Saint-Doque
qu'on remarque
au même
française et Çcux
jettée desautres
Ils" semble
soient les uns
teeiant
mingur.
que
moule, et que,. aquelauelnignes
talons, ilaelscrordent
divers théatres oir ils excicentleurs leurs plans sanguiles
dans leurs incsures et dans
d'un centre
parfaitemnent
croiroit qwils reçhivent
avec
naircs, dei sorte qu'dne
qu'ils rxécutent
des ordres et des initructions observe bien raremient,
commun:
etun ensemble qu'on Bien; car, je le deune Honctntalitice
dPorérer le
lorsqu'il s'agit au contraire bienfatante fut-elle jamais exbcutée :6
la Toi la rlus
zèle 2 qu'on en royoit
mande : m - de Romptitude et de
les ordres sanguiavec autant
de temps. exeenter
fasse
metrylyas peu
atroces dont: Phistoire.
naires des tyrans les plus
?. fc
mention?.
déllayoit les prisons à Paris, que
Tandis quer Rohespierre
à Nantes, que Coliot
infecroit les flots de laboire
à imiter les
Carrier
semblable à Salmontey" se plaisoit ' a Bedoin,
A'lierhois: foudre à Lyon ; tandis que Masgnet *
cffets dela
Pinet, Bayoune, >
Monestier
Lebon, à Cambrai,
torrens
Joseph
a Pau, etc. ect. vehsoient.des
(du Pny-de-Dome), de pillagen Ralneelitonmlonas.
de sang, ctse porgeient
à Saint.Domirguc, 1 npres
émules de ces monstres 1
totilitéé:
dignes
millahommce; etla presque
avoir fait perir quinze sncendintent Ja ville du Cap: s'ewpablenche,
lés tristes
Ja population les propridtés 2 bonleversoient
roient: de toutes
les liabitans quii
de la colonic, 'ct en condeunoient Z 4
xestes
de sang, ctse porgeient
à Saint.Domirguc, 1 npres
émules de ces monstres 1
totilitéé:
dignes
millahommce; etla presque
avoir fait perir quinze sncendintent Ja ville du Cap: s'ewpablenche,
lés tristes
Ja population les propridtés 2 bonleversoient
roient: de toutes
les liabitans quii
de la colonic, 'ct en condeunoient Z 4
xestes --- Page 378 ---
(1360)
avoient survécu àleurs premières fureurs, à l'affreuse alternative de. périr misér.blement, oude'se jetter dans les bras
des ennemis de leur patrie (1).
Ilsmest à présumer que les liaisons formées secrètement
entre la.colonie française de's Ssint-I Domingue et les. possessions anglaises; datent de la destruction du Cap, et dirent
leur origine aux évènemens qui ont ont suivi la- ruine de
cette- ville', et qui, menaçant également tout le. - reste de la
colonie du mêma sort, préventerent à ses habitans la funeste alternative de périr par la main de leurs esclaves séduits et sonlevés, ou d'appeller du dehors des secours capables de suppléer à ce qui leur manquoit de forces pour
1(1). A dieu ne plaise que je paroisse approuver une aussi,funeste
déiermination! on ne sauroir supposer une sembluble idée à ua
homme qui,: pouvant pariager les ayantages d'une action criminelle en elle-méine, à préféré des'expaser, dans la plus rigoureuse
saison de Tannée et sur un frèle bâtiment armé de eing hommes
d'equipage,au milieu des Bots, pourrester sans reproche, et voler
au sein de sa patrie avec son épouse et ses enfans, les scules
richesses qu'il ait sauvées des désastres de Saint-Demingue.
Je diraiplus : cette même 'détermination me parur si souverainement,coupable, que' quels que fussentles ma ux dont on étoitnccablé,jela eombatris avec. ferce, que je préférai deme commettre
avec-ma famille aux plus grands dangers,et-qhe la-manière dont
je m'expliquai sur ce point, excita envers moi une défiance qui
m'eugagea à hàter mon départ de Saint- Domingue; héureux
qu'aue occasion se soit fortuitement présentée, et que j'aie pu la
saisir! Mxis, devant non moins au hasard; qu'à mon attachement
àma patrie d'avoir évitécette tache, les dangers que j'ai partagés
avec mes compatriotes de Saint.Domingue, et la conuoissance
que j'ai des circozstancds urgantos qui peuvent les avoir forcés à
cettc démarche, me font uoe loi d'atténuer autant qu'il est en
moi lereproche qu'ils paroissent mériter.
, et que j'aie pu la
saisir! Mxis, devant non moins au hasard; qu'à mon attachement
àma patrie d'avoir évitécette tache, les dangers que j'ai partagés
avec mes compatriotes de Saint.Domingue, et la conuoissance
que j'ai des circozstancds urgantos qui peuvent les avoir forcés à
cettc démarche, me font uoe loi d'atténuer autant qu'il est en
moi lereproche qu'ils paroissent mériter. --- Page 379 ---
(3 361) )
leurs
maintenir la Gdélité-de
au torrent, et pour
la défection prochainoue
résister. tontleur Bisitentrernirt
et; sa - force
snjets dont
que sa, position
SaintLa ville du môle Saint-Nicolas, la forteresse et la, clefde
faisoient regarder comme
pendant les disciscions
et Pune de. celles qui, et le gotvernenents
Domingue.,
coloniales
élevées entre les assemblées
ce qu'on appelloit patriole plurs fait remarquer par
du 21 juin, de
s'étoit avoit refusé, peu après Pévènement civils, et avoit fermé
tisme , les ordres des: commisaires de leur part, pour
récevoir
la Conçorde: venue
Uncanal
son port a la frégate etdes munitions de guerre, de la Jachercher despoudres
anglaise"
y
étendue - sépare la colonie oû les villes de
de médiocre de l'ile de Saint - Domingue toutes celles de
maique, de Jérémic, etypour ainaidire, avec elle un comSaint-Marc,
entretentient autrefois
du secours
là bande du sud, C'est là qu'onalla demander facilitéront les
merce interlope..
liaisons aercantiles
et de lassistance; ; et des sériauses et de plusimgortatoen
voies pour en former de plus
N'imaginoient pas alors
Sans doute les Anglais adelaJamaique nation seule avoit si souvent
la France, que leur
extrémités, sous le
que
ét réduite aux plus facheuses
de toutes les
vainçue
résister à laz coalition.
.
règne des rois 1 pàt
liguées contre elle. Il sufpuissances de lEurope des
rôles parmi
grandes TAngleterre jonât un
premiers qu'ils crusfisoit quer
française; pour
les ennemis de la république
asservie par leurs efforts
seroit infailliblemwent leur
étoient
sent qu'elle
etlidée de puisance bruits qui
réunis; et Morgpualatisal dupes eux-mémes des
assez. pour qu'ils fussent e
et
Rccintlenaneetue
qu'ila
habitans à leur
leur persiacientaitamnpe afin d'en déterminer les
mais
à Saint-Domingne. qu'ile bràloient desappeoprier,
faciliter une conquète
faire aecleudonules
qu'ils n'eussent pas osé entreprcairade
forces.
etlidée de puisance bruits qui
réunis; et Morgpualatisal dupes eux-mémes des
assez. pour qu'ils fussent e
et
Rccintlenaneetue
qu'ila
habitans à leur
leur persiacientaitamnpe afin d'en déterminer les
mais
à Saint-Domingne. qu'ile bràloient desappeoprier,
faciliter une conquète
faire aecleudonules
qu'ils n'eussent pas osé entreprcairade
forces. --- Page 380 ---
(36a)
Il suffit de savoir combien cette nation jalouse et ambitiense envia toujours à la France la possession de cette
colonie brillante, qui seule éclipsoit toutes Jes
et
balançoit toutes les ressources de son f. immense siennes, commerce,
pour imaginer avec queile ardeur elle saisit les premières
onvertures.qui Fy anpellérent et lui firent entrevoir l'espérance de s'en eniparer. Quoi-qu'il en soit, ils ne. tardèrent pas à sy précenter, non en conqmérans, mais comme
des aniis qui alloient secourir leurs alliés Un petit
armement; paiti de la Jamaique, se présenta à Jérémie et
au nole Saint-Nicolas, séparés l'un de l'autre pir un intcrvalle de cinquante lienes, et en prit paisiblement possession.
Ln présence de Polverel, qui étoit alors' dans cet e partie,
ne fot pas capable d'y porter empéchement, soit qu'il fat
arrivé trop tard,n qu'il n'ent
été instruit i"temps :
slparvinta mettre. sucocs-ivementen te pas
mouvement les noirs
des environs" du Port-au: Prince, des Cayès cti de plusieurs
antres cantons de l'ouest et do sud. Mais par-tout ailleurs
les esclaves, retenus peut-être par leurs' maitres, auxquels
crt évèrement avoit réndu quclque courage, résistèrent à
ses insidicuses' invitattons., et les Arglais restèrent tranquilles possesseurs de Jérémie'ct des postes gui leur avoient
été Jivrés. Ils s'emparèrent même, nidés des partismns qu'ils
avoient'dins la colonies di Cap: Tiburon, où un corps nomlroradir-kiand-iwtond
a
ntpatonpresqien paedercsistance.
(Octobre 1503). Tandis que ce commissaire civil appremoit
la-prise de Térémie, et s'efforçoit de se prémunir contre les
suités qmi en, devoient résulter, la nouvelie subite etinattentue de' Parrivée des ennemis au môle Saint-Nicolas vint
causcr les mèmes embarras à Sinthionax, dont l'influence
n'avoit fait que diminuer de plus en plus, - depuis qué l'affran-
.
(Octobre 1503). Tandis que ce commissaire civil appremoit
la-prise de Térémie, et s'efforçoit de se prémunir contre les
suités qmi en, devoient résulter, la nouvelie subite etinattentue de' Parrivée des ennemis au môle Saint-Nicolas vint
causcr les mèmes embarras à Sinthionax, dont l'influence
n'avoit fait que diminuer de plus en plus, - depuis qué l'affran- --- Page 381 ---
(3 363
chissement général avoit éte promoncé
inquiet sur les' suites
, et'qui. sérieusement
maux qu'il avoit
que devoient avoir pour lui tant de
son pouvoir de occasionnés, et ceux' qa'il n'étoit plus en
ruines du Cap, des prévenir, s'occupoit alors, au milieu des
fiter de
moyens de pallier SPs crimes et de
détails de Pignorance oùx l'on devoit être en France- proces
sur les
détruire l'effet desatre, des
pour essayer de se jastifier et de
d'y parrenir.
réclamations qui ne ponvoient manquer
vention Depuis Imng-temps, il avoit résolu
nationaled des
d'envoyer à la con-:
mes de trois couleurs députés en son propre nom. Lcs hommission hionorable,
qui devoient être chargés de cette
le bàtiment qui devoit éloientdéja Aisignés et connns, ainj
les
que
depuis Sathonax jugea transporter en Europe Mais
de réuniran Cap
plus convenable ct plus
vrais
yne espèce d'assemblée,
spécieux
citoyens de la colonie mais
composée, 9 non' de
rent 12 sons sa
,
des noirs qoi Se tronve.
chissement
main, et à qui sa
avoit
proclamation d'affancitoyens français, communiqné à l'exclosion les factlrés et les droits de
qu'alors de cette
de ceux qui avelent joui jnsqu'a la
prérogative, et qui n'avoient de
persécution et à l'infortune
plus droita
brigands, chargés de
: ainsi une poignée de
mille fois que ceux, crimes, mais bien moins
les décombres
qui les faisoient agir,
coupables
d'une ville.
convoqués sur.
comble , furent appels qu'ils-avoient ruinée de fond en
députés de la colonie
pour élirc en nn seul point les'
c'est,ce
entière à la
qu'on, osa qualifier
convention nitionale ;
et Pon connuit
depuis
en France
assemblées primaires,
leresuliat de celte opération
(1).
()Jedéelaren
le Premier septembre qurgrantencores à Saint: Domingue, d'ou je
1793 (vieux siyle), cosca-dire, partia:
longatempe
qu'ils-avoient ruinée de fond en
députés de la colonie
pour élirc en nn seul point les'
c'est,ce
entière à la
qu'on, osa qualifier
convention nitionale ;
et Pon connuit
depuis
en France
assemblées primaires,
leresuliat de celte opération
(1).
()Jedéelaren
le Premier septembre qurgrantencores à Saint: Domingue, d'ou je
1793 (vieux siyle), cosca-dire, partia:
longatempe --- Page 382 ---
(364)
Tandis qu'une partie des brigands
toyens français
métamorphosés en ciprocédoient. à revêtir les envoyés de Santhonax du titre imposant de députés de la partie française de
Saint-Domingue à la con vention
bre, gu'aucun frein,
nationalesleplus graud dnomqu'aucune considération. ne retenoit plus,
s'occupoient de soins plus analogues à leur golt et à lidée
qu'ilsétoient capablesdes sel former des nouv reaux droits leur
avoient été conférés.. Bien moins civilisés
les Tartares qui
et les Arabes, il étoit tout naturel
que
de
que ces Africains, dégagés toite entraye, regardassent, à leur
vie errante et
exemple, une
vagabonde, et le pillage comme le premier
exercice et la jouissance la plus immédiate de leur liberté.
On devoit aussi s'attendre qu'ils regearderoient.comme leurs
ennemis' mortels, les hommes qui les avoient retenus dans:
l'esciavage, et qu'ils envisageroiont, commeleir
toutes leurs propriétés et celles des colons, appartenant,
qui retenoient
encore une partie. de leurs frères dans la servitude.
J'ai parlé, plus haut des tentatives qu'ils firent
nétrer dans le. Borgne et de. la
pour pé.
patience avec laquelle ile
avant .T ila tenue, des prétendues assemblées
Castaing m'apprit au Borgne le 26 août, primaires, le mulâtre
de Santhonax, Dafai étoit nommé
qu'entr'autres députés
navire le citoyen de
pour, passer en France sur le
Marseille, capitaine Planche:
Le
en fut également instruit, et on en parla beaucoup.. public Cette
circonstance prouve bien de quel ceil on doit
la mission
de ces prétendus députés. de Saint-Dottrgue. envisager
combien le spectacle journalier,de la représeptation deSaint-Do- Qu'on juge
mingue, qui en a résulté, doitr renouveller et aigrir dans lescolons
qui sont en France, le senziment de leurs infortunes!. Mais
mon objet n'est pas d'approfondir en particulier cette intrigue
criminelle; encore tin peu de patience:laissons au temps qui commence, à faire justice deitant dhorreurs, le soin de dévoiler et
Puniraleur tour ceiles dont Saint-Domningue a été le,théatre!
représeptation deSaint-Do- Qu'on juge
mingue, qui en a résulté, doitr renouveller et aigrir dans lescolons
qui sont en France, le senziment de leurs infortunes!. Mais
mon objet n'est pas d'approfondir en particulier cette intrigue
criminelle; encore tin peu de patience:laissons au temps qui commence, à faire justice deitant dhorreurs, le soin de dévoiler et
Puniraleur tour ceiles dont Saint-Domningue a été le,théatre! --- Page 383 ---
(365 )
été a
Poccasion d'entrer dans un quartier, quiayant abondant à
attendirent
leur promettoit un butin
préserré jnsqu'aloia,
empécher qu'une partic
faire. On ne put inaiheureisement etimalgré Panion qui
deleurs espérances ne seréalitansent,
du Borgne,
entre les blancs et lesmnulatres
vraiparoissoit régner
des traitres; qui, ayant
parmi ces derniers'
il se' trouva
motifde mécontentement, jucerent
semblablement qielque
plus expéditify pour se venger
qu'il n'y avoit pas de moyen dans l'intérieurs. J'ignore
que d'introduire les brigands
eut des' suites fanestes,
les détails de- cet.6 événement, qui totale de ce quartier. Je
mais qui n'entraina pas la perte après aroir achevé de
sais seulement que les brigands de Plaisance, y nénétrèrent
rninen les cantons linitrophes le Borgne derce quartier 2
par lés hauteurs- qui séparent sous le nom de hauteurs
ruinérent toute la partie connue
les. habitans qui s'6et allèrent ensuite attaquier
du Borgne
située an centre du quartier.
toient réunis à la municipalité perdirent la' vie en cette
Il paroit que vingt-cinq habitans fut telle, que les noirs boroccasion, mais que la résistance obligés de se retirer. J'ai
nèrent là leur entreprise etfurent avoit été rétabli, au Borgne
sti mème depuis que le calme
évènement avoient
les lâches auteurs de ce. malheureux
de,
et que
hommes de couleur même et punis
été arrêtés par les
les derniers renseignemens qui,
leurs forfaits:
Tels sont
on doit le
et ceux sur lesquels
sont. parvenus jnsqu'limoi, létat.oà les choses étoient à l'époque
plus compter, d'après,
intéressnns qu'on n'imagine
de mon départ: Ils sont plus d'autant plus volontiers, que le
peut-être ; et je les rapporte
de la partie du nord
du Borgne est un des lambeaux
préquartier
à tant de désastres. Si cette possession
qui ont échappé
de richesses dans le sein de
cieuse et d'où couloient, tant.
de ses cendres, il
est destinée à renaitre un jour
la France,
plus compter, d'après,
intéressnns qu'on n'imagine
de mon départ: Ils sont plus d'autant plus volontiers, que le
peut-être ; et je les rapporte
de la partie du nord
du Borgne est un des lambeaux
préquartier
à tant de désastres. Si cette possession
qui ont échappé
de richesses dans le sein de
cieuse et d'où couloient, tant.
de ses cendres, il
est destinée à renaitre un jour
la France, --- Page 384 ---
( 366)
seroit tres-remparquable qie lc" Borgne eetle port-de'Paix.qui
furent autrefois les berçeau de la-colonie , eussent été proservés seuls et servissent de base à son rétablissement.
L'arrivée des Anglais au môle Saint-Nicolas occasionna
et subit changement dans les affaires de cette partie
un grand
fournit à Santhonax l'occasion de made Satnt-D.-aingueyet
un.zèle
nifester, pour le's service de la république française,
qu'iln'avoit daployejuqu'alors que pour la ruine de ses intérêts: ILne fut pas dificite d'exciter celui de-sesprosclites,
'en leuringrivant adroitement la crainte que Pinterventiou de
ennenis ne portàt préjudice à leur liberté et
"ces nouveaux
ànla
desquelsil les avoit
àla durée des droits,
jouissance,
adinis: Qnoiqu'il en soit,, il les appela à la defense des coIll'ennemi, et l'espérance dont on les flatta
tréesmnenacées par
les scènes affreuses du
de renouveller au mole Saint-Nicolas
futpasie moins ellicacedossnoyeus dont on se. servit
Cap,ne
pour parvenirà les rassembler.
Santhonax parvintà formerune nombreuse arméeaveclaquelle, pour plus de diligence ou par tout tautre molif, il se
détermina à prendre en pérsoune la route du niôle par mer."
La connoiseance qu'il avoit du très-petit nombre d'Anglais
lentrés dans cette place 2 lui avoient inspiré la confiance de
dont le succès eit été plus que doufaire cette expédition,
les habitans du
teux, quand ikn'auroit eu à vaincre que,
mole, déterminésa se défendre et la force des murs derrièrelesquels ils étoient à couvert. Ce léger renfort d'étrangers
avoit ranimé tout leur courage, ils n'eussent pas eu grande
peine à fepousser de tels assaillans, quin'avoient d'ardeurque
dévaster et détruire., et que Pexpérience, acquise penpour
malheurs et, de combats, avoit apprità redant trois ans de
à Sangarder. connie fort peu redoutables. Le hasard épargua
thonaxla honte etles dangers d'une défaitesil étcit avec sOu
angers
avoit ranimé tout leur courage, ils n'eussent pas eu grande
peine à fepousser de tels assaillans, quin'avoient d'ardeurque
dévaster et détruire., et que Pexpérience, acquise penpour
malheurs et, de combats, avoit apprità redant trois ans de
à Sangarder. connie fort peu redoutables. Le hasard épargua
thonaxla honte etles dangers d'une défaitesil étcit avec sOu --- Page 385 ---
(367)
sépare la Tortue de Satnt-Domingues vint inr
armée dans' le canalqui
anglaise la Pénélope,
lorsque la vue de la frégate
debarqmerau port-de.Paz
sa merche, et le forçade
terrompre
J'ignore quels ehicfempecderar
avec toltson monde..
mole Sainc-Nicolal
de faire de là le trajet par teire, jnaqulae fut arrêté, et forcé de
il pareit quil
couroit
quien est peu éloigni; la ciaintedu danger qu'il
changer de mesures par
n'étoient plus les
d'un quartier. où lcs dispositions deses' partisans
au anilieu
autrefois
mêmes à son égard, et qui, rempli a'honmesalitines par ses
zélés, ne Pétoit plus que
les suites de la
les plus Jiganre également quels fuient où ils débaroperations:
dans. le quartier
présence de pareils gaerfiers qu'à compter de ce moment,
certaidf du mnoins,
du nord, olri il
qstneantyilere
adjeu.à-1 la partie
santhônax dit un éternel faire ni ded destruction à opérer., et
nyavoit plus demal à
colleiuea aaulorcan-Peincey
quil s'en alla.joindre soll digne
du noment oû les chtetse hàta, pour syprendre dey profiter les malveillans 2 facilitoient sa
mins, 2 non encore obstrués par
retraite.
malheureuse confrée abanilonnée a
Son départ laissa cette
des poits, tandis, que
toutés les fureurs et au brigandage fortefésse, pouvoit de ia
Vennemi, maitre de la principale dont la conquéte pousur les cantons
étendre e ses eptrepriscs
avantage. La présence dans le
voit lui faire enpererquelque
civilaréunis, que
chieflien del la colonie des deux commaissalires
ces premiers revers
le.voisinage
canenicaparciee
occasionnés et enhardis par
ariéter les complots
Anglais avoientintroduits dans
des secaursdetroupes queles espérer devoir être bientôt
la colonic, et qu'ils faisoient, etiontscrtoutes les mencouvres
Les
suivis de plus puisans.
eauployèrent pour se procurer
que Polverel et Santhonax
en faisant tont dévaster 2
nouveaus partisans 5 ct diminuery
inage
canenicaparciee
occasionnés et enhardis par
ariéter les complots
Anglais avoientintroduits dans
des secaursdetroupes queles espérer devoir être bientôt
la colonic, et qu'ils faisoient, etiontscrtoutes les mencouvres
Les
suivis de plus puisans.
eauployèrent pour se procurer
que Polverel et Santhonax
en faisant tont dévaster 2
nouveaus partisans 5 ct diminuery --- Page 386 ---
(368 y
les avantages que cette- nation
tirer de la possession de
étrangère se - promettoit de,
engager les habitans de toutes Saint-Domingue, les
ne servirent qu'a
parties de l'ouest tet
àimplorer son assistance avec plus
du'sud
coururent à déterminer à suivre dl'emmpresgement :ils Couqui avoient d'abord
cet exem ple ceux d'entr'eux
montré le plus de
aux ennemis de leur
répaguance à se donner
patrie,, qu'ils n'avuient cessé de
quelqu'affeux que fussert les maux dunton'les chétir,
blés. en, son nom. A i'exception du
avoit aécaprésence des commissaires
Portan-Prince, que la
civils maintint encore
temps dans le devoir, un grand nombre
grelque
toutesles paroisses
ou, pour micux dire,
éloignés du môle Suint-Nicolas, Srsannsmomn
les Anglais, tandis que les Espagnols, jusqu'aJérémie, appelèrent
considérables.
qui avoient des forces
2 éfendoient leur domination" "dans le
le fort-Dauplin ét les quartiers voisins, dont ils nord, sur
avec la même facilité, età Ponestet au sud
s'emparèrent
tiers intérieurs qui touchoient à leurs
sur tous les quarfrontières.
Lesforesanglaises. occyperentégalemient
de Saintl'importante ville
Marc,située au centrede ces nombreuses
et dont'la possession leur assuroit celie des
coaquêtes
de P'Artibonite.
plaines opulentes
Mais ne travaillant que
ils substituèrent le pavillon
pour eux-mêmes 9
britannique au
quiya avoit été arboré en les y appelant. La pavillon blanc
ville fut précédée d'une
reddition de cette
opérée sans ancune
capitulation qui prouve qu'elle fut
les
résistance, et que les hommes de toutes
couleursy donnèrent également les mains. C'étoit
tant-là que des milliersde mulâtres et de
pourorganisés et avoient formé
sang-mélés, s'étcient
C'étoit-là le théâtre
un corps d'armée redontable!
fait
oi, nombreux et puissans, ils avoient
naguéres aux blancs une guerre crueilé et
qu'ils étoient parvenus àles réduireaun état sanglante, et
d'abaissement
pire
èrent également les mains. C'étoit
tant-là que des milliersde mulâtres et de
pourorganisés et avoient formé
sang-mélés, s'étcient
C'étoit-là le théâtre
un corps d'armée redontable!
fait
oi, nombreux et puissans, ils avoient
naguéres aux blancs une guerre crueilé et
qu'ils étoient parvenus àles réduireaun état sanglante, et
d'abaissement
pire --- Page 387 ---
(:369)
enx-mémes, en
celui dont ils s'étoient affranchis rivaux a fuir, ou A
pire. que
et en réduisint leurs
!
s'émpirant de tout,
lois quils leur avoient impostes
aux dures
icelles > qu'il étoit
se soumettre
y étoient
Leurs forcès et leur puissance
que par leur déterdésormais impossible que rien syopérit arrivé dans des
mination. Cet événemient estraoidinure, un ennemi dix
J'ou ils eussent été capables de repousser le résultat de la
lieux
ne pouvoit être que
jusfois plus.r nombreux,
avoient embrassé et soutenu
defection d'un parti qu'ils mmtsquela voix de Pintérêt eti
qu'alois avec tant d'ardeur,
tA6baadonner.
des réllexions tardives les portireut
avoient dans ces
opulens pour la piupart,
connolt
Ces mulatres,
cuimmeles blancs: et quiconque
cantons despropriètés
en sont encore plus jaloux,
Saint-Dontigre, sait bien qu'its
bien plus despotique
brdinnirement un: empire
conseils,
et y exercent Lorsque , se livrant à de perfides
que ces derniers: ruiner les blancs, peut-être dans l'espéils Melforpnient de.
richesses, ils. étoient loin de
rance d'accroitte leurs propres tendoit à les déponilier euxsonger à une copclusion qui
et clairvoyans chermêmes. En vain des homines couragenx.
commisà leur dessiller les yeux, ils ne croyoientles future.
chèrent
d'eux et de leur grandeur
saires civils occupés que ville du"Cap, et les moyens qui serA peine Pincendie de la
comimencérent à affoiblic
virent à opérer sa destruction
espérances. Ses
et leurs orgacilleuses
leur prévention
a Pexit et à la plus affreuse misère,
habitans, condamnés
les victimes de leur propre
n'étoient encoreAleurs yeux que
inévitable du, réveil
injustice envers eux. Enin,le moment
général fut proarriva : le mot
enhetratumsueets bout de la colonie à lautre. Aussitôt
noncé, et retentit d'un
A
; les partis les
vit les haines s'éteindre ou se suspendre
a
on
au signal du danger commun,
plus. opposés se rapprochèrent de jours avant, les sanget ce qu'en n'edt osé espérer peu
A a
ux que
inévitable du, réveil
injustice envers eux. Enin,le moment
général fut proarriva : le mot
enhetratumsueets bout de la colonie à lautre. Aussitôt
noncé, et retentit d'un
A
; les partis les
vit les haines s'éteindre ou se suspendre
a
on
au signal du danger commun,
plus. opposés se rapprochèrent de jours avant, les sanget ce qu'en n'edt osé espérer peu
A a --- Page 388 ---
(:370)
revenus de leur engouement, 1 ne virent plus dans les
mélés 1
des hommes dont la prudence étoit seule capable
blancs que
terme au torreut destructeur; et quiconque
de mettre un
montra fermed'entr'eux avoit une propriété à conserver,se
à seconder les mesures, qu'ils prendroient pour
ment disposé Telle étoit la disposition des esprits 1 à mon
le'salut de tous.
Saint-Marc n'étoit qu'an résultat qu'il
départ; etla prise de
-
étoit facile de prévoir.
des évènemens aient porté
Quele désespoir et lignorance
affreuse. extrémité les blancs, ces hommes qu'on
à cette
ru nés, avilis, dévoyoit depuis deux ans, succussivement
fuite ou
sarmnés, et réduits à un très-petit nombre, parla n'étoit
d'entr'eux; cela
que
la'n mortde la plus grande partie
T'occasion. Mais
trop probables. dès qu'ils en touveroient
les sang-meles ! cette caste favorisée, et comblée jusque-là
adopta, et qui, ne considédes bienfaits d'une patrie quiles
si sévèrement ses
rant en enx que des homines; a puni
leurs égaux!
enfans d'avoir, osé les méconnoitre pour
nombre
propres
avoient-ile donc oublié leur
Quoil les mulàtres
diminué, - ces armées comqu'aucun malheur n'avoit encore
ils dominoient sur des
posées par eux seuls, avec lesquelles asservi tous s les blancs à leurs
provinces entières, et avoient
seuls dépendoit d'exciter, s
volontés? Oublierent-ils queel'eux insurrections de l'esclavager dans
de,calmer ou d'étouffer les
Pétendue de la colonie? Eux, si nombreux, siaguerris,
toute
poignée de
donc réprimer un torrent qu'une
ne Hourolientils
si long-temps, et qui n'avoit enfin
blancs contint pendant
concours de cirrompu ses digues qute par un épouvantable retirer de linconstanices! ! Eh! quel avantage pouvoientils de leur patrie, que la
tervention des plus cruels ennemis
au moins
!
de les avoir appelés, ou
reçus
honte et Vinfamie
étoit aussi peu nécessaire qu'elle
Sans doute, cette mesure
en effet, faire pour eux
est condaminable, Que pouvoient,
temps, et qui n'avoit enfin
blancs contint pendant
concours de cirrompu ses digues qute par un épouvantable retirer de linconstanices! ! Eh! quel avantage pouvoientils de leur patrie, que la
tervention des plus cruels ennemis
au moins
!
de les avoir appelés, ou
reçus
honte et Vinfamie
étoit aussi peu nécessaire qu'elle
Sans doute, cette mesure
en effet, faire pour eux
est condaminable, Que pouvoient, --- Page 389 ---
(571) )
les
à force de crimes 'ot d'atrocités,
dans les hommes qui,
démarche 2 que des délégués
forcés à celte criminelle
ont soutenu la gloirc,
ont
donteux seuls
côtes , et
fidèles de la république,
débarqués sur. leurs
quelques, centaines d'étrangers immnense ? Qsoperdrenc.is qu'ila
dispersés dans une étendue
? Qu'atteudré d'une poi
n'cussent pu effectuer cux-méues?
que des milliers de
nouyeanx defenseurs 1 après
dela colonie,
gnée de
par la république au 'secours scélérats qui lea
Français, euvoyés victimes de latroce perfidie des
des insuraroient péri
et à combattre ouvertement
Ds
à réprimer
en secret?
employ.ient
et favorisoient
rections qu'ils fementoient étoit donc le concours des Anglaiss le
quelle nécessité si urgente les mnlatres, rapprochés par
du moment que les blancs et leurs haines réciproques, et
commin, avuient dléposé
faire face à Pennemi
danger senti le besoin de se réunir pour tiers de la colonie
avoient
cgalement ? Les-deux
fit le fléau.
qui les menaçoit
et. quelque terrible que
étoient encore intacts ,
faisoit craindre
Pune de ses parties,
qui, après avoir engloutt
:: une coalition aussiimpomême malheur aux deux autres 1
le
anéantir jusqu'aux
'eût bien suffi pour arrêter et pour durée étoient dues à
sante.
mal, dont le principe et la
libres de
germes d'un
haines excitées entre les hommes
la désunion et aux
et blancs cussent: mis leurs proSaint-Domingue i mulâtres mérité lapprobation et même
prictés à couvert, et auroient dont ils auroient sauvé la
de la France, ,
et qui, conla reconnoissance importante des possessious 1
plus belle et la plus réelle des pernicieux et sanguinaires
vaincue de T'existence
voué leurs noms à Vexécration et
desseins des agitateurs, eût
arrive?Tousl les habiMais qu'est-il au contraire envisagés que con.ime
arinfamie.
ne sont plus
à une ventans de Saint-Domingue des làches,. voués
des monstres Singratitude, et: qui,pour être plus lente,
geance qu'ils ne peuvent éviter, terrible; et Pon ne voit plus
n'en sera peut-être pas. moins
Aa 2
cue de T'existence
voué leurs noms à Vexécration et
desseins des agitateurs, eût
arrive?Tousl les habiMais qu'est-il au contraire envisagés que con.ime
arinfamie.
ne sont plus
à une ventans de Saint-Domingue des làches,. voués
des monstres Singratitude, et: qui,pour être plus lente,
geance qu'ils ne peuvent éviter, terrible; et Pon ne voit plus
n'en sera peut-être pas. moins
Aa 2 --- Page 390 ---
(392 )
et dent les'intérets paroissentavoir:
nécessité
fait, toutes les mesurés qu'ils
tout,ce qu'ils ont
ont
soient. .
On onbliera
prises, quelles qu'elles
qui ont accompagné leur peut-étre toutes les circonstances
fails principanx; et les hordes mission, pour n'appercevoir que les
à commettre mille
qu'ilsont soulevées et paussées
forfaits, ne seront
comme des êtres intéres-ans
plus considérées que
qu'ils ont rendus à la
dhommes, ét qu'ils n'ont fait que
qualité
légitimne contre-les efforts de leurs provoquer à une défense
temps viendra,'et n'est
anciens tyrans..
Le
si
pas éloigné peut-etre, où la
blique, fière, si terribleà ses
répumalheur et des embarras' les
ennemis, au milieu du
contreindre à la restitution plus extrèmes, saura bien les
de tout. ce qu'ils lui ont
quel sera le résuitat de la défection
enlevé :
Domingue :
Mais
qui leur a livré Saintuquel doit être aussi le digne
de
P'affreux enchainement de crimes qui avoit
prix
tunés dans l'alternative crielle
placé des infors
les bras de
de périr., ou desejeter dans
Les
quicongséduignendtler leur tendre et les sauver!-
Anglais occupèrent paisiblement tous les
leur furent livrés d'un commun
points qui
troupes qu'ils avoient
accord; mais la nodicité des
débarquées à Suint-Domingue ne leur
permit d'avancer que très-lentement dans la
lieux; que les forces du parti contraire rendit conquête des
Le Port-au-Prince; oùr Polverel etSanthonax plus diflicile.
et où ils se disposérent d'se
s'étoient retirés;
défendre, formoit un point d'interruption. Au centre de leurs nouvelles
mèrent un corps d'armée, dont les habitans possessions, ils forpleins de zèle et de confiance
de ces contrées,
composèrent la plus grande depuis l'arrivée des secours >
partie; et tous les efforts furent
ditigés contre cette ville, dont la conquête sembloit
ametfre le rétablissement de quelque
protranquillité,
ses ehvirous, ou les moyens usités des commissaires et, contre
avoicat été fructtieusement
civile
employés Pour mettre les esclaves
un corps d'armée, dont les habitans possessions, ils forpleins de zèle et de confiance
de ces contrées,
composèrent la plus grande depuis l'arrivée des secours >
partie; et tous les efforts furent
ditigés contre cette ville, dont la conquête sembloit
ametfre le rétablissement de quelque
protranquillité,
ses ehvirous, ou les moyens usités des commissaires et, contre
avoicat été fructtieusement
civile
employés Pour mettre les esclaves --- Page 391 ---
(373)
pendant
On y guerroya
voisines en mouvement.
d'autres
des plaines
du côté de Léogane , tandis que des deux naquelque temps formés dans le sud, d'hommes
du
détachemens, ,
la chasseaux noirs soulevés
tions, donnoient également autres endroits.
côté des Cayes et en quelques
(vieux style) que les
Ce ne - fut qu'au mois de juin renfort suivant de la Jamaique, et souAnglais, quiaroient reçu du le siége du Port-au-Prino,
tcnus d'une éscadre, formèrent
le 8 du même mois.
eux par capitnlation 2
ou le
qui se rendit
d'après un des articles, par
Ce fut vrabenbablenent
Polverei et Santhoconsentement tacite des conquéran-, 7 que sur une corvette
cette épquestour) la France,
et
nax partirenti auparavent. expodiée à Saint-Domingue, de
gui avoitété reu misérable colunie, après un séjour
abanionnèrent cette
française des trésors
à ja république
neuf mois, quilcobta, e
et la perte de la plus florisimmenses; une armée eutière,
sante des Antilles.
CRIRTU M.
POST-S
terminé cet exposé rapide des évèDepuis lépeque où jai
la renominse a publié,
nemens arrivés à Ssint-Damingue, importans, dont je ne donquelques faits
dans Vintervalle,
sont parvenus jusqu'a moi psoit
nerai pas les détails qui
qu'avec une défiance extrème
que j'aie appris à n'accueillir qu'on répanil sur les colonies; 5
tous les bruits contradictoires le lecteur par des récits quiso
soit que je craigne de fatiguer constamment propres qu'a
vessemblent tous 2 et ne sont
espèce de dedominagen
affecter sà sonsibilité, sans aucune toujours des inçenment, cc sont toujours des massacres,. : Je me contanterai de rapdies et d'horribles dévastations évènemens principeux, dont la
sommairement deux
coastatée.
porter
et trop malheurcusement
vérité est sufnisammeat
Aa3 3
soit que je craigne de fatiguer constamment propres qu'a
vessemblent tous 2 et ne sont
espèce de dedominagen
affecter sà sonsibilité, sans aucune toujours des inçenment, cc sont toujours des massacres,. : Je me contanterai de rapdies et d'horribles dévastations évènemens principeux, dont la
sommairement deux
coastatée.
porter
et trop malheurcusement
vérité est sufnisammeat
Aa3 3 --- Page 392 ---
( 374.)
Ils acheveront de peindre lés dispositions
les innocens disciples des Polverel
etPesprit qnianime
neront la juste
et des Santhonax: : ilsdonmesure des espérances. que l'on doit
encore sur le rétablissement de cette colonie,
conserver
Lorsque, les Espagnols se furent emparés de la ville du
Fort-Dauphin, l'une des placés fortes de Saint.
non éioignée de leurs
ils
Doningue 9
des proclamations, frontières;
se hàtérent de publier
des plaines
pour enjoindre aux habitars de la ville ou
de
voisines, que le'n malheur des temps a voient forcés
s'éloigner., de rentrer dans leurs foyers seus un
fixé, sous peine d'étre déchus de tous ieurs droits terme
de ieurs propriétés. Toute
et privés
protection et les plus flatteuses espérances étoient au contraire offertes à.
seroit d'obeir., Ces proclamations,
quic,ique s'empresne tardèrent pas à pénétrer dans répandues avec profusion.,
unis de
toutes les Wilies des étatsPàmérique, où des milliers d'infortunés',
riches
autrefois
Setepulanymangutienta de tout,
des horreurs. de la plus'affreuse misère. tginienmetsimiliee
vint adoucir leur situation
Untayon d'espérance
furent en état
douloureuse 5 et. tous ceux qui
d'sccéder aux offres dcs
hâtèrent
d'en profiter. Environ huit centsn
Espagaols,se
malheureux, encouragés
Pidée/riante de leur rentrée prochaine dans leurs
par
et par l'espoir d'ètre exempts d'une partie des propriétés,
veupient
maux qu'ils
d'éprourer sous un climat dont la
rendu plus pénibles les
rigueur avoit
privations et Tés besoins
avoient été condamnés,
atixquiels ils
ticains
s'entasserentsur trois bâtimens améqui les conduisirent au Fort-Dauphin...
Arrivés depuis quelque temps dans celte ville, ils
deient paisibleuent l'exécution des
attenavoit faites
promnesses, 2 qu'on leur
solemnellement, et dont la certitude les avoit déterminés à abandonner un asyle assuré; on va voir
les Espagnols
leurs
comment
:
remplirent
engagemens -
Depuis quelque temps des arrangemens et) des ordres secrets
-
entasserentsur trois bâtimens améqui les conduisirent au Fort-Dauphin...
Arrivés depuis quelque temps dans celte ville, ils
deient paisibleuent l'exécution des
attenavoit faites
promnesses, 2 qu'on leur
solemnellement, et dont la certitude les avoit déterminés à abandonner un asyle assuré; on va voir
les Espagnols
leurs
comment
:
remplirent
engagemens -
Depuis quelque temps des arrangemens et) des ordres secrets
- --- Page 393 ---
(375)
de JeanTarmée noire royaliste 1
avoient fait approcher
1 aux exvirons duquel
François, des murs du Fort-Dauphin, connut le but > et sans que
il resta campé 1 sans qu'on en délanice. Eh! qui ehtpupré:
mesure excitit la moindre
cetté machination, aussi infermale 2..
nomvoir une
(vieux style),on prètre erpapnol,
Le... . jnillet 1794
espagnole de la Hfevon,qui
curé de la paroisse
ait
de Jeanmé Vasquès,
2 se rendit camp
et
se trouvoit au Fort-Dauplin, chef noir. un colloque long
François, où il eut avec ce ville, et ne tarda pas à être
Il reutra dans la
disposte dans.
mystérieux..
futsilencieusement
fut
suivi par l'armée noire , qui
: la garnison espagnole
les divers quartiers de la place
pour passer en revue.
égaloment mise sous les armes 1 comme défiance : jamais sécurité
Les victimes désignées étoient sans
à favoriser la
et ne fut plus propre
plus profonde ne jrécéda
effroyable scène...
les pré2
plus.
chantoit pendant
Le prètre de T'éternel , Vasquès,
tout fut disposs, il
solemmelle. Lorsque,
paratifs une messe
sur le perron qui
habits sacerdotaux, ct s'avança
le
sortit en
de Téglise.. C'est-là que géprécède la porte principale
luibaiser la main. A
se présenta pour
anssitôt
néral Jenn-Frangis de. sifflet se fit entendre,et
ce signe fatal, un coup d'assassins remplit lés rues, et's'emun essaim nombreux
Un grand nombre, des victiméa
pare de toutes les issucs
de ces mouvemens, 9
dévouées à la mort, loin de s'effrayer" innochmmeat au-devant
elles
le but, alloient
dont
ignoroicntl
Une maltitude étoit déja égordu fer qui detoifles frapper. encore que c'étoit à enx qu'on
gse, que ie reste ne savoit pas déja dans toutes las tu,
en vouloit:le sang roisseloit plus que sur des cadavics.
les assassins ne marchoient
dans, les maisonsignon
lorsque. les infortunés qui se trouvgient étoit destiné. En vain
roient encore lé sort horrible qui leur d'autres déja percées
quelques victimes non encore atteintes, Aa4
ja égordu fer qui detoifles frapper. encore que c'étoit à enx qu'on
gse, que ie reste ne savoit pas déja dans toutes las tu,
en vouloit:le sang roisseloit plus que sur des cadavics.
les assassins ne marchoient
dans, les maisonsignon
lorsque. les infortunés qui se trouvgient étoit destiné. En vain
roient encore lé sort horrible qui leur d'autres déja percées
quelques victimes non encore atteintes, Aa4 --- Page 394 ---
(3,6)
de mille coups 5 cherchent. à fuir, et s'efforcent de
dans les rangs espasnols pour y chercher un refuge pénétrer : des
soldats féroces leur présentent leurs hayonnettes, les
sent vers les bourreaux qui poursuivpient leur proie; d'autres repouségorgent impiroyablement des malheureux qui imploroient
leur assistance.
Bientôt ces tigres affamés desang et de carnage, ne trouvant plis de victimes au deliors, pénétrentidans les maisons,
et prolongent avec une nouvelle fureur cettescène épouvantable; hommes etiemmes, vieillards et cnfans sontimmolés sans
pitié, et sans défense. La jeunesse et la beauté même ne
rent trouver grace aux yeux de ces monstres impitoyables. da pujeune etintéressinte Deschamps futattsinied'onçoups mortel,
et elle expira arage de dix-sept ans, sir les corps inanimés
de ses parens 7 qu'elle avoit suivispour partager leurs malheurs
et de trompeuses espérances.
Les victimes qui cherchoient à éviter la mort, en sautant
par lcs fenêtres, ou en ses sauvant parles.issues quis'offroient
àelles,ne faisoient que prolonger rleur existence ou leursupplice quelques momens de plus, et
:
n'échappoient aux premiers assassins, que pour tomber au milieu des nouvelles
hordes quigardoient trop bien les passages, pour querien fat
à l'abri de leurs recherches et de leur.fureur. Leur rage homicide étoit telle, qu'ils méconnurent daris' la mélée, des
hommes qu'itleur étoit ordogncd'ipargner, et qu'ils donnèrent la mort à Dubuiaton, blanc, adjudont général de leur
chefJeanc-Frangois. Unegarde eopsgaoledecinqnantehomiacs
fità; peine-suffisante poursauver layie à Prieur, leseul français que les ordonnateurs de cetté tragédie eussent jugé à
propos d'exempter de la proseription.
De huit-cents Français, appcilésan Fort-Dauphin, pour les.
égorgeryquatorze: sseulemwentéchaprerentacethorrible massacreytesuns en setenantétendus parmi les cadayres, comme s'ils.
sgaoledecinqnantehomiacs
fità; peine-suffisante poursauver layie à Prieur, leseul français que les ordonnateurs de cetté tragédie eussent jugé à
propos d'exempter de la proseription.
De huit-cents Français, appcilésan Fort-Dauphin, pour les.
égorgeryquatorze: sseulemwentéchaprerentacethorrible massacreytesuns en setenantétendus parmi les cadayres, comme s'ils. --- Page 395 ---
(377) )
d'habits
mortel; d'autres en sc couvrant
eussent reçu le coup
milieu du Trimulte, oniqwils
se epucurtrentas
Espapnols, 7, moins
Bapaganiagunle
de quelques
dorent pent-Sires àl Thumanité
nation atroce et infAme.
barbares: que l'universalité de cette
la fureur de leurs
parvingent à tromper
Iisallèrent
C'est ainsi qu'ils
cetliditred d'horeurs
boureaux, esceriptrice Saint Nicolas, où l'on sut par
cherchér un refuge au inole érènement. 0 sbélérats! 0 vous,
euxles détails de cet affreux
de Lyon et'de la
les missacres de soptembre, faits avec ce complot
qulinaginates maintenant vos hauts
av:c une
Vendée, comparez long-temps avant Puxécution,
cst
exicrable,ro ourdi,
dont-la nation espagnoie
et une diseiteulation
:
perhdie
vos mattres!
seule capable, et reconnoissez
Borgne,
J'ai dit ci-desssus que lequartier prendenterda Frangais, étoit un des
du Cap
T'avois
situé à douze entengrd-ouerr la devatattongetjel
aux masacresctal
pehtdébris échappés comme unedes ressourcrs qutreateroieny mise au nifait considérer
cette contrée,
être Ala France. Vaine eaperancel
que.des cenn'offre plusmstnstantg
veau de tontes les autres, d'une antiée s'étoit écollée depuis
dres et desiruines liz. Pius
subsistoit encore presqw'inTincendie du Cap, et-le Borgne
ne devoient
tacte, au milieu du mai iheur Ranieatauce et à leur union:
salut, jusqu'alors, Qu'a jeur prudeudt les esperances
leur
des Espagnols. vint reriverser Ils entrèrent
mais le concours droit de se Aatter pour Favenir:
dont on étoit en
appelles secretément, otr comme
au Borgne à cette coque, d'assurer la trauquillite de ce quarconquerans. Bientôtloin
sortosles sipaaldes mareaux
tier, leur présence fut en queique
des maisaeresda fort
Pent-être: les machinaters
trame 2
mmalheurs.
à cette nouvelle
Dauphin ne furgnt ils pas étrangers n'est-elle pas capable, pour
-De quoi la haine espagnole
quil leur porta touanéantir! les derniers débris a'une.colonie,
jours ombragel
assurer la trauquillite de ce quarconquerans. Bientôtloin
sortosles sipaaldes mareaux
tier, leur présence fut en queique
des maisaeresda fort
Pent-être: les machinaters
trame 2
mmalheurs.
à cette nouvelle
Dauphin ne furgnt ils pas étrangers n'est-elle pas capable, pour
-De quoi la haine espagnole
quil leur porta touanéantir! les derniers débris a'une.colonie,
jours ombragel --- Page 396 ---
(378 )
Quoiqu'il en soit, le... septembre 1794, (vieux style), vit
éclaterune conjuration, dont Pexplosion commença dans une
extrémité du Borgie, et qui embrassa en un 4 clin-d'oil, toute
son étendue. Lis habitans étoient sans déjance, accoutumés
depuis long-temps, à vivre au milieu de tous les dangers, à
dormir an milien de Jeursa stelieaquiporwienta td'un moment
al'autre devenir leurs assassins. Un renfort de troupes étrangères n'avoit fait que redoubler leur sécurité. Trente-deux
de ces infortunés furent dans le premier instant, égorgés dans
leurs maisons : Palarmese répandit avecla rapidité de Técliit;
les flammes quibrilloienf au loin, furent le signal du danger
commun; mais elles servirent, en même temps de signe den
ralliement à tous les conjurés, disséminés dans les divers
cantons de la contrée, et d'avertissement sur ce qui se passoit
aux brigandsdes pays voisins. Envain leshabitans, échappés
au fer de leurs esclaves et aux flammes qui dévoroient déja
leurs maisons, s'armérent et tàchèrent de se réumir, pour
conjurer T'orage. Le torrent devint bientôt tel, que réduits à
un petit. nonbre, et épouvantés par le spectacle qui les environnoit, ils furent hors d'état de résister; iis se retirèrent précipitammnent vers les bords de la mer 5 et ils se hatèrent de
xnettre leur vie en stireté, en sesauvant dans les bâtimensqui
étoient en raile : dénués de toute ressource, sans moyens et
sans subsistances, ces infotunéasempremeyeat de lever l'ancre,sans savoir encore'àrquelle centrée ils iroient demander
un'refuge.
Toute la furcur des noirs rassemblés tomba' alors sur les
troupes espagnoles. Soutenns par lesbrigands des pays voisins
que P'espoir du pilageavotrattinds en foule, ils poursuivirent
ccs soldats, débandés, et en tuèrent un grand nombre. Les
flammes s'étendcient au même instant dans tonte la contrée;
et les habitins fugirifs phrent à loisir repaitre leurs yeux de
Pafficuxspeetacle deleursmaisonsi bralées, de leur propriétés
a' alors sur les
troupes espagnoles. Soutenns par lesbrigands des pays voisins
que P'espoir du pilageavotrattinds en foule, ils poursuivirent
ccs soldats, débandés, et en tuèrent un grand nombre. Les
flammes s'étendcient au même instant dans tonte la contrée;
et les habitins fugirifs phrent à loisir repaitre leurs yeux de
Pafficuxspeetacle deleursmaisonsi bralées, de leur propriétés --- Page 397 ---
(379 )
de vue cctte côte malheureite -auavant de perdre
du' Portanéantics ,
emparés de Jérémie,
avoient
Les anglais, apeisvêtye et - du mole Saint-Nicolas, et sur les
Prince, de Snint.Marc jusque sur leur territoire de leur
étandu leur domivation
Les Espagnols
ce
opulentes qui en dépendent. setsentarpropis tout
plaines
leurs frontières,
rassemblés sous
coté, franchissant)
Mnis les noirs,
dans
qui étoit à Jenr convenance, tel
Rigaud, avoient
de divers chels, pclemabne civils
la conduite
(1), que les commieaires
lé sud, et Laveanx
homme
occasion de parler de cet officier, civil*, de qui il
(1)J'ai eu rarement dévoué des commisisires
bas et
par sa flexibilité, quoique
nlr'courtisan
et propre,
,le 18 octobre 1792,
attendoit sou avancement,
Il préids,
eirconstances.1
furieuse, a l'égorgeenireatemmataee d'une populace
et d'un grand
ila tête de ses dragons,ar Cagpon, de Labatut fils,
sans
"ment du malheureux nationales à cheval du Cap 1 massacrés A
nombre de gardes d'etre-vètus d' un uniforme jaune.. de
défenss 1 et coupables rivière, où il acquit penoandlement la tête à un
Texpédition de la grande il fit, de sang-frord, casser
bien minces lauriers, Coco-la-Roche, et à quelques prisonniere unjour.
chef mulàrre, nommé quilne
aussi vain et
noirs.
soldat;
Crtsemicaranten
fsitasurles
et.sans énergie envers'le devant Tennemai, il
Tras.complaissar
que. pusillanime
les traitedur pour les malheurkux, des tristes habitans du Cap, par Phomme que
aggrava les infortunes les plus insulians. Tel'est
mens les plus barbares et laissé derrière eux à Ssincbonatngue,
Polverel et Santhonax ont
les hordes de noirs qui se sont
à Faire faire, par.
dans des. campapnes ouoà se bornant ordres, des incursions
les défendre,
rangées sous ses
par un snmemiuopfcbles pour fait. des conetnessemae des vilies et des lieux fortifes,
dans
mais qui, restémaire de,celles de l'armée rdrolationnaire
quètes faciles,a linstar dernièrement, dans sa corteponadance
la Vendée.. . . 11 écrivoit Labatotpeère, de Vinfortuné jeune homme, Labatut
officielle,en parlanidel babiran; riche de la Tortue:sl
quiftealainas massacter;
iuopfcbles pour fait. des conetnessemae des vilies et des lieux fortifes,
dans
mais qui, restémaire de,celles de l'armée rdrolationnaire
quètes faciles,a linstar dernièrement, dans sa corteponadance
la Vendée.. . . 11 écrivoit Labatotpeère, de Vinfortuné jeune homme, Labatut
officielle,en parlanidel babiran; riche de la Tortue:sl
quiftealainas massacter; --- Page 398 ---
(380 )
1 laissé dans le nord et louest, avec le. titre de
gouverneur
néral, nel lés Jaissèrent pas long-temps
84r
de leurs conquêtes; ils ne cessèrent de trinquillepsascieurs les harceler
et de faire
sur euxdesincursions subites etinattendnes; dont le résuitat
fut toujours la ruine d'une partie. au moins des contrées
qu'on s'efforçoit inutilement de préserver de leurs
et
de leur fureur:
ravages
Aujourd'hui, c'étoit un quartier, demain,
c'étoit un autre. Enfin les Anglois,
trop foibles en forces,
pour une étendue de pays aussi considérable que celle
qu'ils
occupoient; accablé.'ailleurs par.lcs maladies, occasionnéés
parlesinflnences d'iin climat de.tnictenryjointes aux fatigues
d'une' guerre pénible et continuelle, ne purent long-temps
résister à un enmemiagile, et qui ne Ies laissoit pas respirer un
moment. Il falluit bien'se réssoudre, après de Jongs et inutiles
efforts; à abandonner les campagnies, et' à se Xu replierde proche
en proche jusque dans les villes et les lieux fortifiés, situés sur
les côtés maritimes, où, recevant des secours des' colonies anglaises, ils
senttinnfermejuagaiee moment, contre toutesles
entrepeisesdeshoiri, qui ont vainementtenté jusqué'iciydeles
en débusquer : mais qui, en s'emparant des plaines adjacentes,
les ont rédnites, selon leur coutume, à uu état qui en rend
désormais la conquête inutile. Tel est le point de vue sous
lequel il faut envisager ce que lon raconte des succès des
Français à Saint-Domingue.
> connoissantles besoins de l'armée républicaine, se hàta de faire
3 préparer tous les vivres qu'ilp pit rassembler sur ses habitations,
2 et les envoya dans les camps, à ses, frais. Humain envers ses
> noirs.qui le chérissent,illeur déclais qu'ils étoient tous libres,:
s et parvint à les attacher. à Jeurs travaux ordinaires, en leur aban-
> donnant Ie tiers des reveniis; maisil est aristocrate.
2) Les
représentans quivontà Soiat-Damioguc,sent chargés de remettre
a brave Laveaux le'brevet de général de division !
F-I N.
envoya dans les camps, à ses, frais. Humain envers ses
> noirs.qui le chérissent,illeur déclais qu'ils étoient tous libres,:
s et parvint à les attacher. à Jeurs travaux ordinaires, en leur aban-
> donnant Ie tiers des reveniis; maisil est aristocrate.
2) Les
représentans quivontà Soiat-Damioguc,sent chargés de remettre
a brave Laveaux le'brevet de général de division !
F-I N. --- Page 399 ---
TABLE
CHAPITRES.
DES
SOMMAIRE
ET
page 39
-
Riors colonial.
: Flibustiers : comFondation de lacolonie : Boucauiers
noirs introde Pagriculture : premiers
blanmencemens etabus del Pesclavage : population
duits : succès noire : traite des noirs.
et des
che, jaune et
des sucreries
Division de la colonie : description abus, : absence des proprié-
: biens et maux :
leur admiplaines
gérans et deonomes;
taires : procureurs,
nistration.
cafeteries : maux causes.par
Mornes ou montagnes : amaléfices, ainpoivounenea :
l'avarice : mortalités, arbitraires.
vengeances et suipplices
détails sur cet:
admirable : quelques
Vivres : fécondité vétemens; cases à nègres : hopitaux 103
abiprintsemanti
et médecins.
et. de repos : ordre établi : 105
Jours et hsures de travail de la récolte du café. Run
places à négres : travaux
de la multiplier.
107.
des mornes : moyens état des noirs artisans:
Popaltion dorla colonie : le Cap :
Villes leurs talens : géoles : supplices.
Condusiou.
E
HISTOIR
DE
SAINY-Dewsxete
Dzs DISASTAES
CRAPITRE Ier.
de la révolation de 1789 :
État de la colonie à Tépoque
ses malheurs.
ténèbres épaisses qui enveloppent
du café. Run
places à négres : travaux
de la multiplier.
107.
des mornes : moyens état des noirs artisans:
Popaltion dorla colonie : le Cap :
Villes leurs talens : géoles : supplices.
Condusiou.
E
HISTOIR
DE
SAINY-Dewsxete
Dzs DISASTAES
CRAPITRE Ier.
de la révolation de 1789 :
État de la colonie à Tépoque
ses malheurs.
ténèbres épaisses qui enveloppent --- Page 400 ---
(382) )
despotisme : ministres de la maAncien gouvernement
Marbois.
rine : la Luzerne, Duchilleau,
id.
Milices : Monbazon : officiers de milices.
Vexations des agens du gouvernement : respect des proaccordée à, l'industrie, : modicité
prietés : protection état brillant de la colonie sous ce rédes impositions :
gime, des villes : artisans : hommes attirés de France
Habitans
: leurs occupations :
et de toutes les parties d'Europe
coulear libres :
leur insolence envers les hommes de
envers les ésclaves : origine de la dénoleur barbarie
blancs.
mination de petits blancs et de grands
ou hommes de- couleur libres : regardés
Sang-mélés,
contreles insurréctions
comme" le plus ferme rempart
avilis et maltraités impunéde l'esclavage : dégradés,
ment par les petits blancs.,
révolutionnaires : étincelle partie
Premiers mouvemens
à Tassemblée consde Paris : club Massiac : députés
Pirrétituante : abime creusé sous la colonie, par
de vengeance, et l'amour du changeflexion , T'esprit
à
ment.
ce qu'on en doit penser :
Patriotisme à Saint-Doningte:
situation et disposition des esprits.
d'un bouleversement : premiers pas
Signes précurseurs
de Ferrand de Baudières :
révolutionnaires : mnassacres
provinnationale : enthousiasme : assemblée
cocarde
Bacon de la Chevalerie : ses intrigues
ciale du nord : -
d'une assemblée coloniale: 144
et sa chûte : convocation
réprimée et'
des, mulàtres à PArtibonite 7
début
Insuirrection
de Saint-Marc : sonl
punie e:asemblée générale
de ce général :
: Peinier : caractère
et ses prétentions constituante du 8 mars : instrucdécret del'asemblée --- Page 401 ---
(3 383 )
et l'ssdivisions entre le gouveremeat
tions du 28 :
la dissoudre : reconnue pour le
semblée : intrigues pour
entre elle et
fois : ses fautes : rupture : naassacrcs
la seconde
civile : Mauduit
ent : guerre
contre elle : départ
gouvernene
: le Cap. arme
du Por-an-Pince le vaisseau le Léopard.
pour France sur
de la colonie : deipatisme
Anarchie dans une partie
cansées par les amis
rétabli dans l'autre - inquiétudes et aveuglement:
: impolitique
des noirs : précaations
lui succède,
départile Peinier : Blanchelanie dans la parlie du
insurrection des snng.mndlés
Nouvelle
d'Ogé : son supplice: sélèvent
nord : conjuration
: P sonpçons qui
Intrigues du gouverenéat
de Tassemblée génécontre lui : décision de l'affaire du 12 octobre : vaines
rale de Saint-Marc :. décret .le
provinet Tassambilée
du ponvernemnest
I
tentatives
former une nouvelle assembléc 166
ciale du nord,Pour
H
et
coloniale.
-
de Normandie
Arrivée de la station et des bataillons : massacre.du
du Port-au-Prince:
d'Artois : Févolution
Dlanchelando : il se'rcfugie
colonel Mauduit: faitede
ision de l'affaire du 12 octobre : vaines
rale de Saint-Marc :. décret .le
provinet Tassambilée
du ponvernemnest
I
tentatives
former une nouvelle assembléc 166
ciale du nord,Pour
H
et
coloniale.
-
de Normandie
Arrivée de la station et des bataillons : massacre.du
du Port-au-Prince:
d'Artois : Févolution
Dlanchelando : il se'rcfugie
colonel Mauduit: faitede au Cap.
et
CHAPITKE II.
décret du 15 mai : soulévemert
Etat de la colonie :
par ses. dispesitions: :
indignation gitnalesceasionien assemblée colonnie : meconvocation dune nouvelle conduite des hommes
néessourdes du gouverement: :
de couleur dàns cette occurrence. pillage, incendie :
Insurrection des noirs : masacres, tentatives pour
consternation dans la ville du Cap:
se répand
arrèter le torrent dévastateus : Vépouvante habitans : belle rétoutes les contrées : fuite des
dans
ert
Etat de la colonie :
par ses. dispesitions: :
indignation gitnalesceasionien assemblée colonnie : meconvocation dune nouvelle conduite des hommes
néessourdes du gouverement: :
de couleur dàns cette occurrence. pillage, incendie :
Insurrection des noirs : masacres, tentatives pour
consternation dans la ville du Cap:
se répand
arrèter le torrent dévastateus : Vépouvante habitans : belle rétoutes les contrées : fuite des
dans --- Page 402 ---
-
(384 )
sistance: du quartier du Port-Margot : férocité des
noirs.
Evènemens du côté de l'est et duFort-Dauphin : expédi- 187
tions contre les brigands : prise des.camps de Galiftet et
d'Agoult: proclamation de Blanchelande. vainement
adressée aux révoltés : quelques détails sur, cet affreux
évènement: les brigands battus au Port-Margor
Expédition du Limbé et Plaisance : état affreux des
blancs prisonniers : curé du Limbé 2 ses ( crimes et son
supplice : rétablissement.dle Ce e beau quartier.
Tousard dans l'est : Candy, de sa férocité, sa délection du 197
parti des noirs.
Mouvemens des mulâtres de l'ouest : évènemens, con- 199
cordat: ils livrent-aux blancs lesindirs qu'ils avoient
soulevés.
Divisions entrel'assemblée colonialé etle gouvernement:
secours envoyés au Cap par la colonie anglaise de la
Jamaique E.conjectures,
Arrivée au Cap du vaisseau, Léole et de deux frégates :
tentatives de Pétat-major pour opérer la contre-révolution comme à la Martinique : punition des coupables : Girardin.
Arrivée du décret du, 24 septembre : conduite impolitique de l'assemblée. coloniale : nouveaux, troubles
dans l'ouest : incendie du Port tau-Prince : coalition
desmulatrecavec les ennemisde l'assemblée coloniale. 211
Mouvemens. insurrectionnels dans le sud : désastres de
Jérémie : crimes et barbarie des mulâtres : les Jérémiens arment leurs nègres et arrètent les progrès de
la dévastation.
Arrivée de secours de troupes venues de France : leur
insuffisance : manceuvres de Blanchelande.
--- Page 403 ---
(385):
Rodme et
civils; Mirbeck, ,
Arrivéc des commissaires
qu'ils manifesSaint-Léger: : leur début; : dispeshions ramener les brigands:
pour
tatifmesesctenarmee nocturne du Capleurs rayages : attaque
du' havartisia
Iasiurrection dans la dependance
des esclaves"
menacentla colonie; : dispositions
gers qui
civils et
noninsurgés.
entre les commisaires
Querelles et discussions leurs torts réciproques : départ
l'assemblée coloniale ,
coloniale dé-
: Passembléc
'de Mirbeck: et Saint-Léger dissoute.
nationale
clare la' commission
victoires des' mulâtres:
Evènemens de PArtibonite :
des quartiers
calme rétabli: concordat : la majorité : vaines tenaccèdent : conseil de paix et d'union: coloniale : elle réy
dissoudre Tasseiablée
tatives pour
siste à tous ses ennemis.
législative :
Arrivée du décret du4 avril Idel'asembiée coloniale : dispositions de:
incertitude de. Passemblée de Jérémic : coalition de:
la ville du Portan-Princect va dans l'ouest et le,
la, grande-Anse : Blanchelande ses intrigues : maux de
sud faire exécuter ce décret :
la colonie : son épuisement.
CHAPITKE HI.
et des commissaires civils
Arrivée du général d'Esparbes Ailhaud : leur début : espéPolverel, , Santhonax et
immenses de troupes,
rances fondées sur les secours
etyaisseaux qu'ils ont camenerleureondue
munitions
dissimulation : troubles et mouveet leur profonde
est embarqué:
mens populaires au Cap: : Blanchelande
dissolution de l'assemblée coloniale. Cambefort et'TouJournée du,18 octobre: d'Esparbès ,
: P'archevèque
société populaire
sard sont embarqués:
début : espéPolverel, , Santhonax et
immenses de troupes,
rances fondées sur les secours
etyaisseaux qu'ils ont camenerleureondue
munitions
dissimulation : troubles et mouveet leur profonde
est embarqué:
mens populaires au Cap: : Blanchelande
dissolution de l'assemblée coloniale. Cambefort et'TouJournée du,18 octobre: d'Esparbès ,
: P'archevèque
société populaire
sard sont embarqués: --- Page 404 ---
( 386 )
Thibaut : liste de proscription : adroite
commissaires civils : départ d'Ailhand. politique des
Changement subit dans leur conduite
dées aux sang-mélés
: faveurs accorblancs : Journée du : querelles entre ceux-ci et les
2. décembre : résultat,
sansbornes
puissance
descommisafresc civils: état de
partie du nord : déportation de
stupeur de
P'archeveqne Thibaut,
dAupyetdespinoipaus, meneurs dup parti populaire:
Campagne du Dondon et de la
Etat malheureux de la colonie:a Grande-Rividre.
insolènce des
avilissement des blancs :
joug
sang-mélés : tentatives pour secouer ce
humiliant : énergie des Jérémiens et du
Prince : dispositions de, Santhonax
Port-ande la
contre cette ville.
K. Tanguy
Boissière.
Dépérisseinent des forces. de mer de la
la rade du Cap : riche convoi
république dans"
mingue's les comimissaires
retenu à Saint-Doférence, les vaisseaux del l'état civils emploient, par préPrince :
à soumettre le Port-ausiége et prise de cette ville :
consternation générale.
contributions :.
Nouvelle expédition contre les brigands de' la
du Cap : mort tragique de Désprés,
montagne
d'Orléans infanterie, lâchement lieutenant-colonel
grenadiers : belle conduite de la abandonné par ses
résultat de cette
jeunesse du Cap :
expédition malbeureuse.
Arrivée au Cap du général Galband et de sa
éspérances
famille :
qu'il-fairnaitre, et qu'il détruit
sitôt ; sa conduite violente et
presqu'aus
de Padministrateur
tyrannique : brigandage
civil, Masse : leurs mesures renversées par l'arrivée subite des commissaires civils:
destitution de Galbaud et de tout son état-major : il
est envoyé prisonnier à bord d'un des vaisseaux.
--- Page 405 ---
(3 38y
a87
CHAPITAE IV.
du 21 juin 1793,
de vengeance : évènemiense fuit avec: lesPréparatifs du Cap : Galbaud vaincu 1
suites
incendie
à la nouvelle Angleterre
cadre et le convoi horrible : les noirs, après avoir
de cette catastrophe
par-tout comme
pillé et incendiél le Cap, se dévastation répandent de tous côtés:
et portentla
: ils
un terrent,
des quartiers éloignés
terreur. et incertitude
civile : proclamation
s'adressent : aux commissaires milieu de tout cetétrange
insidieuse : leur conduite au
des blancs.. 302
atermenmntgihneni
bonleversement:d habitans rdu Cap : traitemens
Horrible situation des
: scélérats de-leur
cruels auxquels ils sont exposés
noirs : émigracouleur; plus. barbares encore quéles mettent an paxa à la
tion : Santhonax et Polverel théâtre d'horreurs :
de s'éloigner de ce
permision
milieu de tout cetétrange
insidieuse : leur conduite au
des blancs.. 302
atermenmntgihneni
bonleversement:d habitans rdu Cap : traitemens
Horrible situation des
: scélérats de-leur
cruels auxquels ils sont exposés
noirs : émigracouleur; plus. barbares encore quéles mettent an paxa à la
tion : Santhonax et Polverel théâtre d'horreurs :
de s'éloigner de ce
permision conduite des Américains
: farocite-da.ce
des noirs : Coco-Michel
Brigandages
destitué: et remplacé au Port-Margot
monstre : il est:
d'Orléans dragons : embarras.
par Dubois , capitaine occasionné par: Phumeur
des commisaires civils ,
: leur. but
licenciense ét vagabonde de leure.prosélites
pour
secret: ccrtetned 308
atteindre leur but:
pour rejoindre
La plupart des noirs les abandonnent de ce brigand : Pierrot
leurs chefs. Macaia sadresse civils : une partie de ses
s'attache aux commisaires
détails
soldats Vabandonnent: : quelques à mettre la dernière
Polverel et Santhonax se disposent
de leurs plans : signes précurscurs
main à Vexécution entière de la colonicrefror genérals
de la dissolution
de cette-terre infortunée. 314
chacun se hâte de s'éloigner
- --- Page 406 ---
S 2 A
(3 388 )
CRAPITRE V.
Quelques réfléxions sur la conduite des
3:5
civils : les mulâtres yoyent enfin le
commissairesils couroient se
danger'dans lequel
précipiter : repentir tardif.
Défection de Nully. Les noirs royalistes
Marmelade-et
attaquent la
Plaisance : cruelle incertitude des habitans: Polvere) y vole et chasse les noirs
il passe dans Ponest:a attaque de
espagnols :
Saint-Miguel : échec
horrible, dévastation de Piaisance : massacres.
Expédition' du Grand-Boucan: : défaite des Soldats de. 329
Santhonax:p promenades militaires dus général Pierrok:
ses brigands tentent vainement de pénétrer dans le
Borgne : impuissance des commissaires civils
rêter ces : désordres.
pourar-,
Quelques faits propres à fixer le
duitedes
jugement sur la concommissaires civils : ils proclament Taffranchissement général.
SUPPLÉMEST.
Etat actuel de Saint-Domingue :
conduiteduquarticer du
Borgne : mulâtres du Port-de-Paix:
vengeances: massacre de François Lavaud, qui avoit sauvé Ces contrées : Son assassin récompensé. Affaires dirsud: : désespoir des habitans de cette, partie : ils reçoivent les
Anglais, qui s'emparent de Jérémie, du môle SaintNicolas et de Saint-Marc: vaines tentatives de Santhonax pour reprendre le mole: il fuit au Port-auPrince : les commissaires civils livrent cette ville aux
Anglais et retournent en France.
Posr-scxrrreN.
Massacre effroyable du Fort-Dauphin : ruine du quartier du Borgne.
Tin de la Table. --- Page 407 --- --- Page 408 --- --- Page 409 ---
E095
D44sh
1% M; --- Page 410 ---
a
a --- Page 411 --- --- Page 412 ---