--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Aaol
43 he : --- Page 3 --- --- Page 4 ---
e Retoumezveslest Législateurs
et dites leur
delaFrancey
qu'on ne fait pas de
un pays qu'on ne connoît
loi, pour
néanmoins de vos Instituteurs pas. Grand merci
Nous sommes bien
et de vos armes.
assurés
sister aux Français,
maintenant de rés
de FEurope,
ou à tous autres Peuples
qui voudroient venir
rir ces Contrées, et troubler le reconquéquenous indiquent le climat
genre de vie
de Rotre sol. Nous
et les productions
à cultiver
ne sommes pas d'humeur
pour vous, le sucre, le
coton, Tindigo qui nous sont
café, le
tez, et si vous résistez,
inutiless
mettes dont vous nous songez aux
LC
avez arués.
Hoxass D'ÉTAT, RÉFLECHIS#EE,
LACOUR --- Page 5 ---
GRAND DÉBAT:
ENTRE
DUFFAY ET CONSORTS,
POLVEREL ET SONTHONAX,
LES ÉGORGEURS. ET LES BRÔLEURS
DE SAINT-DOMINGUE,
DUFF A Y.
Vous le voyez, l'opinion publique fe
prononce ; & la conduite des Nègres & des
Mulâtres de la Vendée a jetté un grand jour
fur ce qui s'eft paffé à Saint-Domingue.
POLY E R E L.
Ce n'eft rien que cela, mes amis; foyez
fans inquiétude, & nous parerons à tout, --- Page 6 ---
SONT HO N A X.
Nous parerons à tout Mais penfezvous donc qu'ici l'audace dc votre caradcre
P O L V E R E.L.
De l'audace, facrebleu, de l'audace! C'eft
ici, fans doute, qu'il en faut avoir. Nous
avons à lutter contre des hommes qui fe
connoiffent en principes; & l'air du bureau
n'eft pas, en effet, pour nous, 2 puifque la
difcullion contradidoire eft décrétée, à leur
demande.
DUFF A Y.
Vous autres, qui avez de l'argent, ne pourriez-vous pas trouver quelques amis qui par
une bonne & belle dénonciation.
POL V E R E L.
Pauvre moyen que celui-là! I.a méche eft
éventée. Comment diable voulez-vous donc
des dénonciateurs foutiennent la confronque
tation fur des faits qui fe font paflés à quinze
cents lieues d'ici, dans des lieux où ils n'ont
jamais été s & fur les localités defquels
nos adverfaires font fi exercées que nous ne --- Page 7 ---
pourrions pas nous - mêmes lutter., 2 avec
avantage, contr'eux. Ah! di ce moyen avoit
été praticable?
DUFF A Y.
Sans doute; mais ne pourrions - nous pas
déterminer mes Collégues ? e
P OL V E R E L.
Belle reffource ma foi que Vos Collégues
qui ne favent pas lire, & qui à peine balbutient quelques mots de français ! Bcau foutu
choix qu'a fait-là Sonthonax ! Et encore il-a
la gaucherie d'écrire qu'il efpère parvenir à
civilifer cette nouvelle Nation. De. forte que
voilà une- Nation, qui n'efl pas encore civilifée, qui coopère à la formation des Lois du
Peuple le plus civilifé de lEurope.
- SON T H O N'A X.,
Eh bien, qui eft-ce qui a pris garde à
tout cela ? Pouvions-nous faire un meilleur
choix ? N'ai-je pas envoyé les plus inflruits
des Nègres, après avoir chaffé tous les blancs
patriotes?
'il efpère parvenir à
civilifer cette nouvelle Nation. De. forte que
voilà une- Nation, qui n'efl pas encore civilifée, qui coopère à la formation des Lois du
Peuple le plus civilifé de lEurope.
- SON T H O N'A X.,
Eh bien, qui eft-ce qui a pris garde à
tout cela ? Pouvions-nous faire un meilleur
choix ? N'ai-je pas envoyé les plus inflruits
des Nègres, après avoir chaffé tous les blancs
patriotes? --- Page 8 ---
DUFFA A Y.
En effet; ; cependant me fuis-je bien tourmenté dans le voyage à leur apprendre
peu de français; & je n'ai pas à me féliciter un
grandement des progrès. J'avoue
fommes dans un cruel
que nous
cmbarras.
So N T H O N A X.
Eh pourqnoi as tu débuté toi-même
dire dans la
par
Convention, en belles phrafes,
que ceux qui t'ont député font des antropophages ? Imbécile! Nous qui t'avions tant
recommandé les brillantes fidions avec lefquelles nous trompions la France depuis fi
long-temps, & fi utilenicnt
mais je vois bien
pour nous 5
que nous n'en jouirons
pas; & c'eft votre faute, Polvere!! Si
aviez voulu th'en croirc,
vous
notis aurions porté
notre butin quelque part où nous ferions
demeurés tranquilles : mais vous avez voulu
venir jouer un rôle avec Robelpierre, fur
lcs débris de la République.
POLYE R E L.
Oit aurois-tu été? Te faire affommer
aux --- Page 9 ---
Érats-unis, par ceux que nous avons dépouillés & déportés ! Belle foutue perfpedive !
Te voilà toujours avec. tes terreurs ! Que
crains-tu donc? La mort!
S ) N T H O N A X.
Eh, oui, fans doute, je'la crains la mort!
Sans- cela me ferois-je caché fous un.tas de
matelats, lorfque lès Patriotes nous cannonoient au Cap. Eh, puis ai-je entaflé tant de
tréfors dans les vues de m'en voir défaifir
aufli vite?.
DU FF A Y.
Ni moi non plus; & encore combien n'aije pas, eu de peine pour les arracher à Philadelphie des mains des véritables propriétaires ?
POLV ER E L.
Et encore as tul fait la bétife d'en convenir à la Convention nationale; car fi, dans
une ville livrée aux fammes 8 au pillage,
tu as pu fauver des papiers, de l'argent >
des effets que l'on a voulu, as tu dit, te
piller à Philadelphie; oùt tu n'étois pas fous --- Page 10 ---
les armes pour défendre la ville, oùr
du côté de ceux qui
tu étois
pilloient; voilà ce
a dû en conclure;
qu'on
un lâche ou
e'ef-à-dite, que tu es
un voleur. Mais raifonnons fur
notre pofition, & revenons à cette difcuflion
contradidoire.
B 1 ELI LE Y.
Qui çà, çà difcuffion contradidoire?
pas v'lé dire guillotine ?
Çà
SONT T H O N A X.
Si fait de par tous les' diables,
tout droit !
çà y mène
:
BELLEY, BoisSoN, MILS
(enfemble).
Oh ben, fi vous fais nous prend
la guillotine,
chimin
nous va dire toutes
vous fait. dans pays-là.
coquinerics
G ARN O T (toue 4onftt).
Jarrive, &je n'ai pu apprendre dans
quel ordre fe fera cette difcuflion
didoirc.
contraPOLYE R E L.
J'imagine que ce fera par la Loi du 4 Avril
1792,
y mène
:
BELLEY, BoisSoN, MILS
(enfemble).
Oh ben, fi vous fais nous prend
la guillotine,
chimin
nous va dire toutes
vous fait. dans pays-là.
coquinerics
G ARN O T (toue 4onftt).
Jarrive, &je n'ai pu apprendre dans
quel ordre fe fera cette difcuflion
didoirc.
contraPOLYE R E L.
J'imagine que ce fera par la Loi du 4 Avril
1792, --- Page 11 ---
-
a DUFFA Y.
Mais ne l'avez-vous pas ponducllement
exécutée ? En compofant la Commiflion interde Colons blancs & de
médiaire, mi-partié
Colonsdecouleunyons avez bien authentiquement établi légalité des droits.
S ONT H O"N A X.
Duffay ! ou tu es. de mauvaife foi, ou
tu n'entends rien aux élémens du corps focial;
pour te rendre bonne juflice, je pourrois
hardiment te taxer de mauvaife foi & d'ignorance. Mais ne crois pas que la bêtife que tu
viens de nous. dire, en impofe aux Commiffaires des Colons de Saint-Domingne:
DUEFAY & G A R - N O. T.
n'étoitMais cette Commiffotintermisdisire
elle pas un Corps conftitué, pour confoliderles
droits des Golons de couleur ?
P o LI V'E R E L.
Ignorans que vous êtes! conftitué! vous
des
de la
vous afleyez A au rang
Légiflateurs
France , & vous ne favez pas qu'une corporationé lue pardesAgens du Pouvoir exécutif, --- Page 12 ---
n'eff pas un Corps' conflitué, Ce n'eft
moment dé vous
pas le
expliquer les divers élémens
du corps focial, que peut-être
driez
vous n'entenpas ; mais puifque, fauté de
nous avons cté
micux,
obligés de vous envoyer à la
Convention nationale, il faut au moins tâcher
de vous donner quelques
idées, & de vous
mettre en état de nous fervir.
DUFFAY, G A R N O T, MIL : S,
BELLEY, BOISSON
(enfemble ).
Eh pourquoi ne nous avez-vous
qué tout-cela
pas expliavant notre départ ? Il eft bien
temps, au moment de cette difcuffion
contradidoire !. -
SONT H O N A-X.
Qui diable, avec toutes les mefures
nous avions prifes, pouvoit
que
feroit
Prévoir que cela
néceflaire?Ces monfires de Commiffaires
des Colons patriotes ! Il faut qu'ils aient le
diable au
corps 3 pour avoir entrepris le
voyage- qu'ils ont fait ! Et cet imbécile de
Pongie-Tanaltlgui/antes de remettre leur
Arplisesatetienados,
tandisquilsétoient
O N A-X.
Qui diable, avec toutes les mefures
nous avions prifes, pouvoit
que
feroit
Prévoir que cela
néceflaire?Ces monfires de Commiffaires
des Colons patriotes ! Il faut qu'ils aient le
diable au
corps 3 pour avoir entrepris le
voyage- qu'ils ont fait ! Et cet imbécile de
Pongie-Tanaltlgui/antes de remettre leur
Arplisesatetienados,
tandisquilsétoient --- Page 13 ---
fur la lifte du 5. Mort, facre, ventre !
POLv E R E L.
Te: tairas-tu, facrebleu ! eft-ce avec tes
impertinentes déclamations que nous nous
tirerons d'affaire ? Examinons la queftion de
la Commiflion intermédiaire & de la Loi du
4 Avril 1792.
SONT H O N A X.
Eh bien ! Qu'examineras tu ? Ne fais tu pas
bien que notre Proclamation qui, portelfordre
de la formation de cette Commiflion intermédiaire, contient à elle feule neuf crimes de
lèze-nation ?
MIL'S, BELLEY, BOISSO N.
Qui çà çà, lèze-nation ! Bon dié a puni
vous, Papa commiflaires, mo cré vous metté
nous dans mauvais conte !
Du F F A Y.
Ah: miférables , quel aveu ! dans quel
précipice m'avez-vous jétté ? Quoi, tant 1 de
crimes dans un feul de VOS ades, &. vous
voulez que je vous défende-! --- Page 14 ---
POLv E RE L.
Il faudra bien, facrebleu,
Tut
que tu le faffes.
t'avifes de faire le petit faint. Toi
alternativement
qui fus
marquis, , négociant &
toi condamné
baron;
comme lélionnataire, efcroc &
banquerontier, n'aurais tu pas des
Mais nous avons bien
fcrupules?
d'autres crimes
nous font coinmuns & dont
qui
fans
tu ne te doute pas,
compter ceux Oul tu as concourru
principes & par goût !
par
S O N T H O N A X.
Tu t'effrayes
Duffay, tu fronces le fourcil!
& quand les Commiffaires de
te
Saint-Domingue
reprocheront en face, tout ce qui t'eft perfonnel! quelle fera donc ta cortenance,
ilste diront que l'on t'a entendu
quand
de mettre le feu à la ville du dounerl'ordre
Cap Rg:
D U FFA Y.
Ah, que n'avons-nous profité du temps où
nous étions en fi grand crédit dans la Commune confpiràtrice 5 Nenf crimesi dans un feul
ade ! Que fera-ce
le
dotic, quand on examinera
refle de votre conduite!
, tout ce qui t'eft perfonnel! quelle fera donc ta cortenance,
ilste diront que l'on t'a entendu
quand
de mettre le feu à la ville du dounerl'ordre
Cap Rg:
D U FFA Y.
Ah, que n'avons-nous profité du temps où
nous étions en fi grand crédit dans la Commune confpiràtrice 5 Nenf crimesi dans un feul
ade ! Que fera-ce
le
dotic, quand on examinera
refle de votre conduite! --- Page 15 ---
II
GA R N O T.
La violation de laLoidu 4 Avril1792, qui
faifoit l'objet exprès de votre miflion, & dont
Pexécution par' une foule
vous avez empéché
d'interverfions de principes !
DUF F A Y.
Tant d'ufurpations de pouvoirs ; tant de
dilapidations ; l'emploi criminel des Forces
nationales qui vous étoient confiées, qui ont
été difperfées, maffacrées, empoifonnées!
.G A R N O T.
La guerre civile organifée', s provoquée,
légitimée; le maffacre, des Citoyens, P'incendie des propriétés; les profcriptions, les
exils, les déportations !
U F F A Y.
L'infradion formelle aux difpofitions légiflatives de la Nation fouveraine; votre volonté
didatoriale fubflituée à la Loi ; l'attaque de la
ville du Port-au-Prince; les impofitions arbitraires, les exadtions, les concullions; : la difperfion, à coups de canon, de P'Affemblée
des Eledteurs réunis pour nommer lesDéputés --- Page 16 ---
à la Convention
nationale ; PAffemblée coloniale, formée conformément à la Loi, traitée
d'attroupement illicite!
G A,R N
T.
La Loi audacicufement
tronquée, pour deftituer un
-
Gouverneur qui ne vous convenoit
pas; l'incendie du Cap; le maffacre de fes
habilans; lordre de mettre le feu à la Flotte;
celui de repouffer, à coups de canon, les vaiffeaux de la République; celui donné à Finicl
de bràler le Port-de-Paix!
DUFF AY, G. AR NOT, MIL
BELLEY & BOISSON
S,.
(enfemble ).
Et notre éledion, mon dieu s & notre
éledion à la Convention nationale,
le réfultat
qui a été
de Ia violation d'une Loi conflitutionelle, qui n'étoit pas annullée, que vous
aviez fait ferment de maintenir! Et, que fera-ce
donc, fi on venait à examiner nos pouvoirs ?
Ony verra une feule
fignature;on y verra que
nous ne fommes pas même Députés.
DUFF A Y.
En effet, Îa Convention nationale n'a-t-elle
dieu s & notre
éledion à la Convention nationale,
le réfultat
qui a été
de Ia violation d'une Loi conflitutionelle, qui n'étoit pas annullée, que vous
aviez fait ferment de maintenir! Et, que fera-ce
donc, fi on venait à examiner nos pouvoirs ?
Ony verra une feule
fignature;on y verra que
nous ne fommes pas même Députés.
DUFF A Y.
En effet, Îa Convention nationale n'a-t-elle --- Page 17 ---
pas implicitement déclaré que nous fommes
des nfurpateursdela Repréfentation nationale,
puifque, le I6 Pluviofe dernier > elle a
déclaré Citoyens, ceux qui nous avoicnt élus
huit mois auparavant. Si, à cette époque, ils
n'étoient pas Ciroyens, ils n'ont donc pu nous
élire, & nous ufurpous donc la Repréfentation'
nationale ! Et,cet avantageux Sonthonax qui
écrivoit bêtement au Miniftre de la Marine,
qu'une nouvelle Nation venait de prendre fa
cette Nation qui n'eit pas encore
place, 2 que
civilifée, faifant ufage de fes droits..
P O L. V E R E L.
Eh bien, facrebleu, fniras-tu avec ta litanie
& ta Nation qui n'eft pas encore civilifée !
Crois-tu que j'ignore que Sonthonax, toi &
moi, avons fait une foule d'aveux dece genre,
tous auffi bêtes les uns que Ics autres? En as
tu été moins admnis àla Convention nationale,
quoiqu'élu par des hommcs qui n'avoient pas
plus lc droit d'élire, que les foldats prufliens
& autrichiens qui combattent coutre la République ? N'avons-nous pas la Loi du 17 Août
1792? C'eft-là notte cheval de bataille! --- Page 18 ---
SONT H N. A X.
Oui, mais cette Loi, arrachée
amis à P'Affemblée
par nos
légillative, avoit bien
pour but de confacrer tous les forfaits
nous pourrions commettre dans
que
de nos fondions
l'exercice
civiles;
c'ell-à-dire, autant
qu'ils pourroient fe préfenter fous
de vue d'utilité
un point
publique. Mais
nous jamais
perfuaderonsque cette Loi ait pu légitimer
Pincendie du Cap, l'ordre de brûler la
& celui de
flotte
les
repouffer, à coups de canon, tous
vaiffeaux de la
oùt les
République, au moment
Anglois venoient attaquer Saint-Domingue? Et: le Port-au-Prince
abandonné
que nous avons
au Général de Brigade White,
commandant
>
quinze cents hommes feulement ; tandis que cet imbécile de
a été chanter à la
Duffay
Convention, que
cents mille Républicains
quatre
avoient jurés,
nos mains, de vivre & de mourir
entre
Français !
DUFF A Y.
Navois-je pas
à Pancien
communiqué mon rapport
Comité de Salut
public? Ce jour-
Saint-Domingue? Et: le Port-au-Prince
abandonné
que nous avons
au Général de Brigade White,
commandant
>
quinze cents hommes feulement ; tandis que cet imbécile de
a été chanter à la
Duffay
Convention, que
cents mille Républicains
quatre
avoient jurés,
nos mains, de vivre & de mourir
entre
Français !
DUFF A Y.
Navois-je pas
à Pancien
communiqué mon rapport
Comité de Salut
public? Ce jour- --- Page 19 ---
là, même un de fes Membres ne brailla-t-il
pas uné foule d'extravagances ? N'allez-vous
pas rejetter la faute fur moi qui ai tout fait,
pour me défaire de VOs adverfaires ? Si la
Municipalité de Paris n'avoit pas été guillotinée, vous. fauriez d'elle ce que Mils, Belley,
& moi, nous avons fait pour vous ! -
POLV E R E L.
Vous n'êtes que des pleureurs, 2 que de
lâches coquins; & tandis que vous êtes ici
à vous lamenter, je vais joindre nos amis,
dont la caufe eft trop bien liée à la nôtre,
& qui nous ont trop bien fervi jufqu'ici,
pour nous abandonner.
DU F F A Y.
Vas, vas, cours, Polverel! Tu les connois
bien. Ils garderont notre' argent, & nous
laifferons guillotiner fans miféricorde ! Et fi
tu n'as pas fu te ménager une retraite à
Genève ou aux Érats-unis, tu peux dire
ton in manus!
MILS, BELLEY, BOISSON
Bon dié, bon dié ! Quo faire nous pas --- Page 20 ---
16 d
rété pitôt , coté Général Jean - François 9
dans pays Pagnol ! - C'eft-là nous te doit
rêter ! Non pas vini dans la Convention
chercher la guillotine! Ah Sonthonax ! Vous
trompé nous., Vous brigand paffé nousmêmes ! Pitôt nous te rêté fervir le Roi
d'E/pagne, comme nous zé fait dijà. --- Page 21 ---
(65) )
éncoré étouffée par des factions enhemies;
la France doit renoncer à ses colonies;
elle aura rempli alors le voeu de tous les
partis attachés à sa perte. On l'a trompée,
on la trompe et on la trompera encore.
Nous prenons le parti de. vous adresser.
les pièces incluses, pour préparer la voie
à nos commissaires, 3 et dans la crainte que
les obstacles ordinaires ne s'opposent à
notre députation; car quoique nous soyons
à Philadelphie, il y a toujours un parti
acharné à notre perte qui se sert de tous
les moyens. Nous sommes. enfin à la veille
de pouvoir juger définitivement les intentions et la. conduite du représentant de
la République française auprès des Etats
unis. Salut,, signé Barrault Narçay, pré.
sident ; Chotard aîné et. Clausson, secrétaires.
P.S. Enfin la République est complettement trahie. 2 les Anglais se. sont emparés;
le 17 septembre, de Jérémie, et le 22, du'
Mole.
Voilàl le résultat de Texpatriaticn et dépor:
tation des citoyens par les commissaires civils, àl'époqne de la déclaration de la guerre:
voilaou tendaientlattaque du Port-au-Prince
E
Dke AK am Noumid
prlmm a --- Page 22 --- --- Page 23 ---
Eas
0286 - e.
v.'5
C
9o C --- Page 24 ---