--- Page 1 ---
- --- Page 2 ---
A:eb
3abit Varter iromn
Litntry
Bnun llnitersity --- Page 3 --- --- Page 4 --- puissance qui leur garantira le retour à lesclavage 2
deviendra leur patrie d'adoption : c'est pour celle-là
qu'ils feront des voeux ; c'est celle-là qu'ils songeront
à servir.
Le Directoire, après avoir répondu au message du
Conseil, l'invite de nouveau à lui tracer enfn la marche
qu'il doit suivre à l'égard de ces hommes. Doit-il les
considérer comme des républicains français, ou doit-il
les regarder comme compris dans l'article 373 de la
constitution?
Pour expédition conforme,
Le président du Directoire exécutif,
Signé, LETOURNEUR.
Parle Directoire exécutif, le secrétaire-genéral 2
Signé, LAGARDE.
Pour copie conforme 7
Les représentans du peuple, secrétaires du Conseil des
Cinq-Cents, 2
Signe, J. P. PIcQué, A. FAUVEL, GOURDAN.
A PARIS 2 DE L/IMPRIMERIE NATIONALE.
Floréal, an 5. --- Page 5 ---
CORPS LEGISL, AT
IF.
cA
a
ÉGALITE
LIBERTÉ
M E d SSAG E.
EXTRAIT du registre des délibérations du Directoire
exécutif, du 16 prairial, Pan 5 de la République
française, une et indivisible.
Le Directcire exécutif, formé au nombre de
bres requis par l'article 142 de la
arrête memqu'il sera fait
constitulion,
au Conseil des Cinq-cents un
la teneur suit:
message dont
Le Directoire exécutif cu Conseil des Cing-cents.
CITOYENS LEOISEATEURS,
Le Directoire n'a point à rappeler au Conseil que
sept années de tronbles, de guerre civile et d'anarchie
avoient désolé SL-Domingue, lorsque le gouvernement
constitutionnel fut établi. De 1,89 à
villes et un nombre rousidérable d'habitations 1796, plusieurs
été livrées et incendiées.
avoient
Pendant qualre ans,lcsAnglais et les Espagnols avoient
A
-cents.
CITOYENS LEOISEATEURS,
Le Directoire n'a point à rappeler au Conseil que
sept années de tronbles, de guerre civile et d'anarchie
avoient désolé SL-Domingue, lorsque le gouvernement
constitutionnel fut établi. De 1,89 à
villes et un nombre rousidérable d'habitations 1796, plusieurs
été livrées et incendiées.
avoient
Pendant qualre ans,lcsAnglais et les Espagnols avoient
A --- Page 6 ---
employé tous les moyens de porter le désordre à son
comble; et secondés par un parti d'émigrés, ils avoient
alimenté la Vendée coloiiale par des dépenses énormes et par de fortes émissions d'hommes : cependant la
d'Europe a long-temps fixé seule les
regards STTE la France. Tous les sacrilices avoient pour
but de nous défaire de l'ennemi que nous voyons le
plus prés de nous; et nos colonies presque a'andonnées n'ont pu recevoir de la mére-patrie que de foibles marques de souvenir et d'intérêt. Fautil le dire ?
les agens que le Directoire a choisis pour les isles-sousle-vent n'ont pu emporter avec eux que 150,000 fr.
Il ne leur a rien élé envoyé depuis leur départ, et les
Anglais, de leur propre aveu 1 ont dépensé 20,000,000 .
tournois, pour se conserver sur dix-huit à vingt lieues
de terrein qu'ils occupent à St-Domingue.
D'après ce tableau, peut-étre le Directoire seroit-il
fondé à se plaindre du sens forcé que l'on a donné
aux différens messages par lesquels il annonçoit une
amélioration dans les cultures. Certes, on ne peut pas
supposer qu'elles soien! dans un état aussi brillant qu'en
1788; et lorsqu'il a parlé de leur amélioration, c'étoit
toujours conparativeinent à ce qu'étoient les choses lors
de T'arrivée de ses agens dans l'isle. Il devoit au zèle
et aux efforts de ceux - ci de publier leurs succès; il
le devoit aussi anx proprictaires des colonies résidans
en France. Ceux -là pent - être ont été trop inquiétés,
découragés. Le Directoire vouloit leur rendre l'espoir, trop et fixer de nouveau leurs regards sur un pays
qui leur promet encore de grandes ressources.
C'est dans cette méme intention, c'est encore pour
tranquilliser le Conseil et les propriétaires, c'est surtout dans l'intention de rappeler le commeree. 7 que le
Directoire vons transmet l'extrait de difffrentes lettres
de St-Domingue. Il n'a retiré de cette correspondance
intéressante que ceux des détails diplomatiques ou militaires dont la publicité pourroit être dangercuse et
inconvenaute dans le moment actuel,
un pays
qui leur promet encore de grandes ressources.
C'est dans cette méme intention, c'est encore pour
tranquilliser le Conseil et les propriétaires, c'est surtout dans l'intention de rappeler le commeree. 7 que le
Directoire vons transmet l'extrait de difffrentes lettres
de St-Domingue. Il n'a retiré de cette correspondance
intéressante que ceux des détails diplomatiques ou militaires dont la publicité pourroit être dangercuse et
inconvenaute dans le moment actuel, --- Page 7 ---
du Tandis que les Français de
soin de conserver la colonie, SL-Domingne et d'en s'occupent
Anglais, 2 ceux des isles-du vent
éloigner les
leurs forces aux alliés de la
offrent leur secours et
de la descente des Anglais à République. A la nouvelle
réuni des forces
Porto-Rico,oi ils avoient
mandés par le citoyen considérables, 1200 Français, comespagnol, qui a accepté Paris, leurs ont offert au gouverneur
la défense d'un fort sur lequel ils offres, 2 de se charger de
tricolor.
ont arboré le pavillon
Cette nouvelle a été donnée
de la marine,
le
hier soir au
2 par
capilaine du corsaire ministre
geance, arrivé en trente-deux
la Yenétablissement voisin de Porto jours de St -
avoit quitté le Cap dans les - Rico. Un bâtiment Thomas, qui
et que le capitaine de la premiers jours de floréal,
St-Thomas 3 y avoit annoncé Fengeance avoit laissé à
nord de St-Domingue continuoit qu'a son départ tout le
tranquillité.
a jouir de la plus grande
Le président du Directoire
exéeutif,
Signé, CARNOT.
Par le Directoire exécutif :
Le secretairegénéral,
signé, LAGARDE,
A M
St -
avoit quitté le Cap dans les - Rico. Un bâtiment Thomas, qui
et que le capitaine de la premiers jours de floréal,
St-Thomas 3 y avoit annoncé Fengeance avoit laissé à
nord de St-Domingue continuoit qu'a son départ tout le
tranquillité.
a jouir de la plus grande
Le président du Directoire
exéeutif,
Signé, CARNOT.
Par le Directoire exécutif :
Le secretairegénéral,
signé, LAGARDE,
A M --- Page 8 ---
No,
Ier,
Extrait d'une lettre écrite all citoyen ministre de lu
marine et des colonies, par la conission déléguée
le
français CIL. isles-sous-lepar dalie gouversement cu Cap, le 6 contôse, (UIl 5 de la Révent,
publique française, une ctindivisthle.
Il est sati-faisant pour. nous d'être restés fermes à
forsque nous paruissions menacés de toute
notre posie,
des hommes timides ou méchans s'atpart, et lorsque foiblesse ou par malveillance 7 à exatachoient, par
Nous
déja le fruit de notre
gérer Jes dangers.
goitons
la
persévérance ct de notre courage : non-seulement le
tranquilité s'affernit, mais la culture, f'industrie et
comerce font chaque jour des progrès sensibles. Depuis dimois, la partie du nord de la colonie, plus
quatre
n'a
la
rectement sous notre surveillance,
pas épronvé de
légére agitation. Les noirs; exactement payés
Pur travaii, écoutés averpatience, exhontsavecbente,
de la
dont ils
et conlians en la justice
commission,, ard-ur à la
ont oblen des prenves, 7 se livrent avec
culture; arrachés à P'oisiveté, les perfides suggections
dont ils étoient entourés n'ont plus le même eilet sur
leur esprit : déja ils s'attachent, dans leurs momens de
non-senlenient à relever, mais à orner leurs caloisir, banes, à replanter les pièces de cannes, à les entretenir, à les soigner. Ils sollicitent comme une grace
des moyens de tayailler; lorsqu'ils les ont oblenns,
à donner des preuves de leur bonne
ils s'empressent
volonté, et de réaliser leurs promesses.
Depuis quatre mois sur-tont, citoyen ministre, la
de
les commissaires, dans
culture a bien changé
face; faite sur les habitations,
la dernière lournée qr'its ont cl de s'en réjouir; ct les
ont eu lieu de s'en convainere
, à les soigner. Ils sollicitent comme une grace
des moyens de tayailler; lorsqu'ils les ont oblenns,
à donner des preuves de leur bonne
ils s'empressent
volonté, et de réaliser leurs promesses.
Depuis quatre mois sur-tont, citoyen ministre, la
de
les commissaires, dans
culture a bien changé
face; faite sur les habitations,
la dernière lournée qr'its ont cl de s'en réjouir; ct les
ont eu lieu de s'en convainere --- Page 9 ---
esprits sont si favorablement disposés, que nous ne
craignons pas de vous assurer une amélioration
sive, à mesure que nous avançons vers le terme progres- de
notre mission.
Entiérement abandonnés par le gonvernement francais, et n'ayant trouvé dans la colonie, à notre arrivée, aucune ressource en finance ; bloqués par une
escadre anglaise peudant paus de six mois, et connoissantles dispositions pou amicales des Américains, nous
aurions péri de misère, si nous n'avions
la résolution
les
pris
d'encourager
armemens en course. Des succès
ont couromné nos opérations 5 déja quatre -
corsaires ont été armés dans les divers vingt- de sept
colonie, et depuis trois-mois l'administration ports
la
et les particuliers s'enriclissent du produit des subsiste,
qui arrivent successivement.
prises
I! a fallu notre dévouement et notre
ne pas HiouS arréter à toutes les considérations patriotisme pour
nimes qu'on nous opposoit. Nous étions témoins pusillaviolations journalières du traité qui unit les Etats à des la
France, et on osoit à peinc les réprimer; la
tion du 14 mcssidor ne nous a été conme
résolumois après cetle époque. La conduite. révoltante que cinq des
Américains, et la connoissance indirecte des
de notre; gonvernement, nous faisoient un devoir inlentions
ner qu'on usât de représailles, même avant d'en d'ordon- avoir
reçu Pautorisation oflicielle.
De nouyeanx flibustiers affrontant les dangers de tout
genre calèvent journellement, à Ia yue de
anglaise les Américains destinés à approvisionner l'cscadre les
ports qui leur ont été livrés, et par CC mnoyen nous
arrachons à nos ennemis des subsistances dont nous manquions absolument.
La perfidie des Américains pendant cette
sur - lout l'esprit qui les anime en ce
guerre, et
commandoient d'en user avec eux sans moment, nous
Des avis qui nous ont été transmis. du continent ménagemens.
par
A 3
à Ia yue de
anglaise les Américains destinés à approvisionner l'cscadre les
ports qui leur ont été livrés, et par CC mnoyen nous
arrachons à nos ennemis des subsistances dont nous manquions absolument.
La perfidie des Américains pendant cette
sur - lout l'esprit qui les anime en ce
guerre, et
commandoient d'en user avec eux sans moment, nous
Des avis qui nous ont été transmis. du continent ménagemens.
par
A 3 --- Page 10 ---
diverses personnes dignes de notre confiance, nous ont
appris que les manoeuvres des Anglais, favorisées par
le gouvernement américain, avoient tellement corrompu
l'esprit des négocians de cette nation, que ces derniers
étoient déterminés à cesser tout armement pour les isles
françaises. Ce qui s'est passé depuis que nous avons é1é
prévenus 2 nous a confirmé la vérité de cet avertisscmnent. Depuis deux mois et demi, il n'est entré dans
nos ports d'autres navires américains que ceux qu'on
y a conduits par force.
On nous fait même craindre une rupture après l'installation du nouveau président John Adams; et sous
tous ces rapports 5 nous n'avons qu'à nous applaudir des
encouragemens que nous ayons donnés aux armemens
en course.
(Ici des détails sur la situation politique de la
colonie, quelques détails militaires qu'il seroit impolitique de publier.)
Malomba, l'un des chefs les plus importans de la
Vendée de la grande rivière, attiré par nos exhortations et plus encore par la connoissance du sort heureux dont jouisserit les noirs qui vivent sous les lois de
la République 3 et qui a entraîné avec lui environ
trois mille hommes insurgés, qu'ou a répartis dans la
plaine, nous a assuré que Jes mumnitions et les armes
dont ses troupes se servoient leur étoient principalement
fournies par des Espagnols.
L'infame Vasquès, cet indigne prètre qui présida,
le crucifix à la main, au massacre des sept ceuts Français qui s'étoient réunis au Fort-Dauphin, écrit de la
Havanne, 7 oùl il s'est réfugie, à ses partisans restés dans
la partie espagnole, pour leur persuader que lEspagne
ne consentira jamais à céder de bonne foi cette possession, et pour fortifier leur résistance. Nous vous adressons, citoyen ministre, la copie des lettres que nous
avons surprises (No. 2.).
(Détails sur des opérations militaires qui doivent
encore être secrets.)
ais qui s'étoient réunis au Fort-Dauphin, écrit de la
Havanne, 7 oùl il s'est réfugie, à ses partisans restés dans
la partie espagnole, pour leur persuader que lEspagne
ne consentira jamais à céder de bonne foi cette possession, et pour fortifier leur résistance. Nous vous adressons, citoyen ministre, la copie des lettres que nous
avons surprises (No. 2.).
(Détails sur des opérations militaires qui doivent
encore être secrets.) --- Page 11 ---
En attendant
dans la
qu'un nouvel ordre de choses nous mette
position de pouvoir châtier les ennemis de la
la Républiqne nous tournons toute notre sollicitude vers
les prospérité et la stureté intérieures de la colonie et
succès que nous avons déja
nous
;
lent en quelque sorte du inal obtenus,
consoempérher. Ils sont aussi
que nous ne pouyons
des victoires.
importans pour la France que
( Ditails militaires qui doivent rester secrets. )
Malgré leurs intrigues, leurs forces réelles et leurs
-
nombreux auxiliaires, la puissance des Anglais, loin
d'angmenter aux Antilles décroit sensiblement.
avons presque toujours été bloqués devant
Nous
ont armé les brigands des
le Cap; ils
Les Américains sont très montagnes - disposés à frontières les
(N.5.).
comoissez les secours
servir. Vous
et néanmoins
qui nous sont parvenus de
nous nous sommes soutenus. Dans France,
posifion aussi diflicile, nous avons montré ce
une
vent des agens fidèles dévoués à leur
que
avons réuni autour de
patric.
Rode
poie des hommes
l'autorité émanée de la métrosommes créé des diviscs entre. eux, et nous nous
moyens nous ayons
mens de Ia prospérité de à
jeté les fondecolonie, en
calture, en dounagt de l'activité
rétablissant la
jugerez, par le tablean des maisons au commerce. Vous
la confiance des habitans de la ville qu'on du rétablit, de
Cap.
Citoyen ministre, nons serions
bon esprit qui anime aujourd'hui trop les heureux si le
partie du nord de la
existoit habitans de la
sud; mais des hommes colonie,
dans la partie du
barbaries
qui ont préféré commettre des
plutôt que de se dessaisir
ils avoient abusé, et qui devoit être d'une autorité dont
seront pas retenus ni par le patriotisme, ni circonscrite, Ia
ne
pour commettre des crimes nouveaux, par justice,
Vovs lirez dans les lettres écrites du Mole
par des émnigrés conmus, , a leurs amis du continent (No, 6.)
ricain, que Rigand a fait des propositions
amépour se livrer
A.4
féré commettre des
plutôt que de se dessaisir
ils avoient abusé, et qui devoit être d'une autorité dont
seront pas retenus ni par le patriotisme, ni circonscrite, Ia
ne
pour commettre des crimes nouveaux, par justice,
Vovs lirez dans les lettres écrites du Mole
par des émnigrés conmus, , a leurs amis du continent (No, 6.)
ricain, que Rigand a fait des propositions
amépour se livrer
A.4 --- Page 12 ---
aux Anglais. Pinchina 3 que nous avions cru parti
Londres, est resté au Mole; il est l'ame de ces
pour infames machinations : il paroit qu'entre Jes Anglais et
les assassins du sud il n'y a pius de diflicnlté que sur
les conditions; mais, citoyen ministre, leurs espérances
seront déjouées : les hommes qu'ils ont comprimés par
la terreur, dont ils ont fasciné les yeux, les cuvriront
et reprendront leur courage, quand ils seront instruits
du sort qu'on leur prépare.
La parlie de l'ouest est tranquille; et, par la sagesse
des généraux Beauvais et Chaulatie, elle a été préservée jusqu'à ce jour des malheurs qui ont ravagé les
le sud; nous avons fait passer à ces deux généraux
preuves de la trabison de Rigaud, alin qu'ils soient
prévenus et prél à agir aux premières tentatives de ce
traitre.
l'infame
sollicitoit des
C'est au moment oùt
Rigaud
eommunes du Sud des témoignages de conliance et de
félicitations dictés par ses complices 2 à des hommes
égarés ou pusillanimes, qu'it recevoit les propositions
des Anglais, et qu'il méditoit de faire passer sous leur
domination ceux-la mêmes qui exaltoient sonattachement
à la Républimque : mais quel que soit le prestige dont
ils ajent été entourés, ils nous est impossible de penser
lorsqu'ils pourront apprécier celui qui a voulu les
que, précipiter dans un abyme de malheurs, pour son intérêt
personnel, et pour éviter le supplice qui l'attendoit, ils
ne soient transportés d'indignation, et qu'un soulèvement
général contre Pautenr de tant d'atrocités ne vienne
terminer cette sanglante tragédic.
Quant A nons, citoyen ministre, notre seule ambition,
au milieit des peines que nous avons éprouvées, sera
de présenter à nos concitoyens des agens dévonés et fidétes: et plus on aura grossi les dangers dont nons résommes enlourés, plus on ata rehausse Ja gloire
servéc all courage et àl la persévérance de ceux qui
à leur poste, tandis que
sont restés inebrauleblement
ités ne vienne
terminer cette sanglante tragédic.
Quant A nons, citoyen ministre, notre seule ambition,
au milieit des peines que nous avons éprouvées, sera
de présenter à nos concitoyens des agens dévonés et fidétes: et plus on aura grossi les dangers dont nons résommes enlourés, plus on ata rehausse Ja gloire
servéc all courage et àl la persévérance de ceux qui
à leur poste, tandis que
sont restés inebrauleblement --- Page 13 ---
des mécontens ou des lâches le quitloient pour les calomnier peut-être.
a
Dans une fêle publique que nous avons
nous avons remis aux généraux
provoquée,
Pierre Leveillé et Pierre Michel TawaistfOuverurey les sabres et les
tolets envoyés par le Directoire à ces
pisdu général
généraux. Celui
remis à
Pierrot, mort depuis quelque
a été
sa famille, et le général Pageot est temps,
Paris; son sabre lui sera donné à son retour. parli Ces pour
néraux ont paru infiniment reconnojssans de
gégnage honorable du Directoire; ils ont de nouyeau ce témoide rester invariablement attachés et soumis aux juré
la
lois de
République, et de faire ue guerre, à mort à
ememis. Ils vous écrivent, sans
ses
tester de leurs sentimens. Cette action doute, pour vous proa produit ici Je meilleur eflet.
du gouvernement
firment Ces généraux n'ayant reçu que les arrêlés qui conleurs grades de généraux de
roient avoir des brevets en
brigade 2 desirecitoyen ministre, de les leur forme; faire
nous vous prions, 9
les adresser.
expédier, et de nous
Pour extrait. --- Page 14 ---
No, I I.
Copie d'une lettre de.la commission déléguée par le
gouvernement frangais aux Isles-sous-le- vent, au
ministre de la marine et des colonies, en date du
Cap, le 11 ventôse an 5.
CITOYEN MINISTRE,
La flute la Lourde part ce soir.
Au moment où toutes nos dépéches sont fermées, on
vient de remettre à la comnission un grand nombre de
Jettres trouvées sur le parucbot
expédié du
Mole
anglais
pour Jérémie, pris par un corsaire français. C'est
notre marine de corsaires par qui nous savons tout ce
quice passe chez T'ennemi, qui harcèle leur commerce
eti interrompt leurs communications.
Toute la correspondance deLondres et du Mele à Jérémie est tombée entre nos mains. Par le prochain aviso
nous vous enverrons dcs copics des leltres les plus intéressantes.
C'est par cette corre-pondance que nous apprenons
l'arrivée au Aole du général Johnss-Greves- Simcoë
le méme qui command lit au Canada. Son apparition 2
semble avoir comblé de joie les éoigrés. Ils fondent les
plus grandes erpéronces sul les talens et les vertus de
ce nouvel envoyé : il va faire des miracles.
D'abord, c'étoit Abercombie q'ils attendoient, accompagné de Bouille et de Malouet. II n'est pas de plattes
flagorneries qu'ils n'aient publices sur le grand géné
ral-Abercombie. le plus grend géneral de LAngletorre, dont la présence devoit produire la réduction de
l'ile entière.
Quelque intrigue de cour aura détruit ce premier plan.
sul les talens et les vertus de
ce nouvel envoyé : il va faire des miracles.
D'abord, c'étoit Abercombie q'ils attendoient, accompagné de Bouille et de Malouet. II n'est pas de plattes
flagorneries qu'ils n'aient publices sur le grand géné
ral-Abercombie. le plus grend géneral de LAngletorre, dont la présence devoit produire la réduction de
l'ile entière.
Quelque intrigue de cour aura détruit ce premier plan. --- Page 15 ---
Bouillé et Malouet sont également restés
mais les colons émigrés aussitôt
en Anglettere;
veau chef, ont tourné leur admiration après l'arrivée du nouparoissent enchantés.
sur lui, ils en
Cependant Simcoë n'a emené avec lui que deux
aider-de-cnmp et deux secrétaires, l'un
nomme Robert de Saint-Vincent, fils d'un desquels se
sident au parlement de Paris, dont ils semblent ci-devant étre présatisfaits, 7 et qui, disent-ils, est d'unefuçon de tréspeu commune.
penser
Deux mille cinq cents hommes doivent
et c'est avec de pareils
bientôt arriver,
vaincre.
moyens qu'ils prétendent nous
Sincoë, disent les notables émigrés de
entiérement dévoné aux colons et à leur Londres, est
agir de concert avec le conseil
systéme ; il doit
port au Prince, qui doit
privé colonial établi aut
chargé des affaires de la conpte colonie desopérations à Londres. à Malouct,
Malouet avoit et, ily a quelque
du
ment; ; mais une conférence
temps,
mécontePortland, lui a redoné du qu'il a eue a vec le duc de
qui paroit être écouté du ministre courage. C'est toujours lui
Vandrenil dit, dans une de ses
anglais. Le comte de
pour les affaires des colonies. lettres, qu: 'il lui est adjoint
Nous n'avons rien pu déconvrir dans les
leltres que nous avons parcourues sur leurs nombrenses
ifs, car ils doivent en avoir; mais s'il en est projets offenSimcoë sera bientôt autant vilipendé
les autrement,
qu'ile ç1 est exalté maintenant.
par
émigrés,
S'il faut en:o 3 croire ces mêmes amis,
rançais est en Europe dans la
9 le la gouvernement
Nos armées
position plus critique,
d'Allemnagne sont totalement
haparte est chassé de l'Italie et
détruites, Buorien. Les royalistes
son arméc réduite à
res, etle conte de en Vaudreuil France seront bientôt les maià Londres promet à ses
é
les autrement,
qu'ile ç1 est exalté maintenant.
par
émigrés,
S'il faut en:o 3 croire ces mêmes amis,
rançais est en Europe dans la
9 le la gouvernement
Nos armées
position plus critique,
d'Allemnagne sont totalement
haparte est chassé de l'Italie et
détruites, Buorien. Les royalistes
son arméc réduite à
res, etle conte de en Vaudreuil France seront bientôt les maià Londres promet à ses --- Page 16 ---
correspandamdans, Ia colonie, que la campagne prochaine aura pour but le rétablissement d'un roi sur le
trore de ses pères, etque PAngleterre, malgré le farce
qu'elle vient de faire jouera Malmesbury, est bien décidée à ne traiter qu'avec un roi.
En effet c'est au moment oùt ce négociateur étoit à
Paris, que les émigrés étoient mieux traités par le ministère, et c'est alors qu'on s'occupoit le plus sérieusement de la conquête de Suint-Domingse.
Mais, citoyen ministre, que la sécurité du gouvernement francais soit aussi profonde que la notre : loin
d'être intimidés de leurs bravades, 7 nous venons d'ordonner une attaque gnérale sitr toute la ligne frontière
de Ja grande rivière, et les dispositions qui ont été prises
doivent nous faire yaisonnablement espérer des succès.
Cest hier que l'armée s'est mise en mouvement.
Le géméral'Tousseint a repris quclques postes avancés
dans le Mirbalais, et si nous oblenons un avantage compiet nous pourrons tenter une aliaque surle Mole.
Ces calculs sont uin peu différens de ceux des angloémigrés; mais ils'sont fondés sur la confiance que nous
avons dans la tranquillité de la colonie, dans Tattachement à la France des hommes à qui elle a donné Ja
Jiberté ; et notre sécurité est si grande all milien des
dangers dont ils nons menacent, que le rétablissement
des cultures fait chaque jour des progrès qui sirpassent
nos espérances. Nous JIe pouvons pas attendre des résultats plus favorables aul sein de la plus profonde paix.
Cependant, citoyen mini-tre, nous ne pouvons nous
dissimuler que la pénarie de nos noyens de finance est
toujours la même, c'est-à-dire, tres-grande. Sans doute
le nouvel ordre de cho es que nous venons de créer, le
rétablissement des maisons du Cap, celui des cullures,
la renaissance du commerce. 2 portent la satisfaction dans
nIOS coeurs, et nous présentent l'avenir Je plus séduisant;
mais en attendant nous vivons d'espérances, el ces opé-
ne pouvons nous
dissimuler que la pénarie de nos noyens de finance est
toujours la même, c'est-à-dire, tres-grande. Sans doute
le nouvel ordre de cho es que nous venons de créer, le
rétablissement des maisons du Cap, celui des cullures,
la renaissance du commerce. 2 portent la satisfaction dans
nIOS coeurs, et nous présentent l'avenir Je plus séduisant;
mais en attendant nous vivons d'espérances, el ces opé- --- Page 17 ---
rations qui, dans quelques amnées, produiront
au fisc, lui rendent tros pou dans le moment actuel beaucoup : mais
si le gouvernement étoil venu à notre secours, comme
il nous l'avoit promis, nous aurions pu faire 3 cesser de
Ronbrewmrndlanutote. et même donner de plus grands
les encouragemens ; nous aurinns pu, sur-tout, mieux traiter
négocians amé: icains qui noas apportent des
et qui ont rallenti leurse expéditions, dans la crainte farines, fondée, d'éprouver du relard dans leurs paiemens.
Salut et respect.
Signé, RAYMOND et SONTHONAX.
Pour copie conforme.
No.
III
Copie de Za lettre du citoyen Toussaint - l'Ouverture
cu ministre de la Marine et des Colonies, écrite cu
Cap le 9frimaire, Pan cirquième de laa République.
a
CITOYEN,
Je profite avec joie d'une occasion pour France
vous présenter mes
pour
hommages respectueux, mna reconnoissance pour lous les bientaits dont vous m'avez comblé, ainsi que mes frères, qui marcheront tonjours avec
comage et fermeté pour leur liberté contre l'ennemi de
la République.
Jen'entrerai pas, citoyen
dans la discussion
des différens
mintistre,
événemenoiqui sc sont passés et qui se
gent encore dans mne colonie jadis llorissante : l'exposé pasdoit vo:s cn être fait par ie général Lavaux que je regrette pour le succès dans mes trayaux militaires. Son
comblé, ainsi que mes frères, qui marcheront tonjours avec
comage et fermeté pour leur liberté contre l'ennemi de
la République.
Jen'entrerai pas, citoyen
dans la discussion
des différens
mintistre,
événemenoiqui sc sont passés et qui se
gent encore dans mne colonie jadis llorissante : l'exposé pasdoit vo:s cn être fait par ie général Lavaux que je regrette pour le succès dans mes trayaux militaires. Son --- Page 18 ---
absence me fait perdre en lui un ami
m'était bien
utile pour le bien général et particulièrement qui
de la COlonie que l'ennemi, jaloux des victoires de la mérepatrie et de la prospérité 7 continue d'affaiblir et
terre et par mer.
par
Je travaille jour et nuit ê Ia prospérité de la colonie :
mes troupes qui, depuis le 10 mai 1794 que me suis
rendu à la Republique, m'ont fait en
je et
der une partie qui m'a été confiée conquérir les autorités garne souffriront pas que mes travaux et par les leurs soient 5
infructueux.
Nous avons encore des ennemis et au dehors et au
dedans à combattre 7 des feux à éteindre dans dilférentes hauteurs; mais j'espère qu'avec l'aide de Dieu
nous ferons revenir nos frères égarés de leurs erreurs.
Je compte beaucoup sur les chefs civils et militaires
nous gouvernent, sur le commissaire Sonthonax, qui en
qui mes frères mettent toujours, avec raison, la 7 plus
grande contiance, ainsi que moi ; je ne crains pas le
calomniateur, parce que j'ai des ocuvres à
à
ses calomnies; je fais mon devoir par amour opposer bon
accueil à tout le monde; je hais le vice, je chéris 2 la
vertu ; et si j'ai le bonheur de quelquefois réussir au
milieu de mes fatigues et de mes: marches militaires
je l'attribue non à moi-même 2 mais à Dieu qni est le 2
principal mobile de tontes les actions des hommes.
Dans ces sentimens 2 citoyen
je crois mériter
une
ministre,
part dans votre souvenir, ce qui m'honorera beaucoup.
Je suis, etc.
Signé, TotssaNr-r'OrvT-POUYERTVRE
Pour copie conforme.
DE LIMPRIMERIE NATIONLE.
Prairial an V. --- Page 19 ---
2 U
CORPS LEGISLATIE
CONSEIL DES CINQ-CENTS.
ÉGALITE
LIBERTE
M ES S SA G E.
EXTRAIT du registre des délibérations du Directoire
exécuif..
Du 17 Messidor, l'an cinquième de la
une et indiyisibla,
République française,
Lxt Directoire exécutif, formé au nombre de membres
requis par l'article 142 de la Constitution, arrête
sera fait au Conseil des
qu'il
teneur suit :
Cing-Cents un message dont la
Le Directoire exécutif au Conseil des Cing-Cents,
CITOYENS REPRESENTANS,
LEs'dernières dépéches de Saint -
mises au Conseil des Cinq - Cents" Domingue transles dispositions étoient faites
annonçoient que
rale dans le nord de
pour une attaque généSaint-Domingue. Cette
attaque
A --- Page 20 --- --- Page 21 ---
E797
L133 --- Page 22 ---