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Avab
Habur Carler iBroln
Library
Bnnun Hninersity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
du gouvernement dans les colonies soient autorisés
choisir les momens favorables pour T'exécution de
toutes les lois 2 les lois constitutionnelles exceptées
Mais dans le cas où des motifs que lon ne peut prévoir
et qui tiendroient soit aux localités, soit aux événemens
de la guerre 2 soit à des troubles intérieurs, les déter
mineroient à des suspensions ou à des modifications
leurs arrêtés devront en contenir les motifs 3 et être
transmis au gouvernement, qui en référera au Corp
législat f. Silon veut bien ne pas perdre de vue que
1500 lieues de merséparent de la métropole les colonies
les moins éloignées, on sentira le besoin d'investir d'une
grande confiance les nouveaux agens qui seront envoyé
pour les admisistrer.
Il resteroit beaucoup à faire encore, citoyens légis
lateurs, pour les colonies 3 mais les lois que le Direc
toire vient d'indiquer lui paroissent les plus urgentes
elles doivent avoir pour résultat de faciliter la mise er
activité de la constitution: ; et c'est, on ne sauroit trop
se le persuader, de la Constitution que doit dépendr
désormais le so:t des Antilles.
Pour expédition conforme,
Le président du Directoire exécutif,
Signe, REUBELL.
Parle Directoire exécutif, le secrétaire-général,
Signé, LAGARDE.
Pour copie conforme : les représentans du peupl
secrétaires du Conseil des Cinq-Cents 2
Signé, J.P. PICQUE, GOURDAN, CHOLET, secré
taires.
A PARIS, DE L'IMPRIMERIE NATIONALE.
Floréal, an 5. --- Page 5 ---
CORP S
LEGISE ATIF.
W artfeniotes
CONSEIL DES CINQ-CENTS.
ÉGALITÉ
LIBERTE
M E SSAG E.
EXTRAIT du registre des délbérations du Directoire
cxécutif.
Du 19 Florsal, l'an cinquième de la République française, D
unectindivisible.
J JE Directoire exécutif, formé au nombre de membres
lrequis par l'article 142 de la Constiution, arrête qu'il
S. 12 fait au Conseil des Cinq-Cents un message dont la
ten ur suit:
Le Directoire exécutif au Conseil dcs Cing-Cents.
CITOYINS REPRÉSENTANS, 9
LE Directoire. 2 lors de son installation, trouva les
armées et les grandes communes dépourvues de vivres,
manquant des choses les plus nécessaires et les plus
A
Directoire exécutif, formé au nombre de membres
lrequis par l'article 142 de la Constiution, arrête qu'il
S. 12 fait au Conseil des Cinq-Cents un message dont la
ten ur suit:
Le Directoire exécutif au Conseil dcs Cing-Cents.
CITOYINS REPRÉSENTANS, 9
LE Directoire. 2 lors de son installation, trouva les
armées et les grandes communes dépourvues de vivres,
manquant des choses les plus nécessaires et les plus
A --- Page 6 ---
indispensables; le trésor et les magasins publics étoient
vuides ; le peu de numéraire qui existoit dans la République, étoit resserré et ne paroissoit pas dans la circulation ; la confiance étoit absolument anéantie. Il falloit
pourtant éteindre le foyer de la guerre civile qui minoit
les départemens de T'Ouest ; il falloit s'opposer aux
efforts des puissances coalisées, les chasser de nos
frontières > les forcer à vouloir la paix; ce n'étoit pas
seulement d'une grande persévérance, dun grand desir
de faire le bien, qu'on devoit attendre ces résultats. Le
Directoire avoit encore besoin d'user de la plus stricte
économie dans les dépenses.
Déja il avoit réformé beaucoup d'abus 2 lorsqu'il
apprit par les agens français au continent américain, que
des colons retirés aux Etats - Unis avoient 2 sous trois
ministres qui se sont succédé. 2 refusé d'être ramenés
aux frais du gouvernement, soit en France, soit aux
isles, et que nonobstant un refus si étrange, ils recevoient. 2 à titre de secours 2 des sommes considérables.
Des secours à des hommes qui s'obstinent à vivre sur
un sol étranger ! des secours à de pareils hommes !
tandis que le soldat de la République € le pensionnaire 2
le malhcureux rentier. 2 le fonctionnaire 2 la veuve et
les enfans du défenseur de la patrie n'étoient pas payés :
Oh combien le Directoire eût été repréhensible s'il
n'eût pas ordonné un meilleur emploi des fonds nationaux!
Par Pinstruction du 15 fructidor de P'an 4, il prescrit
au ministre plénipotentiaire près les États Unis de faire
cesser toute distribution de secours à ceux des colons
qui ont refusé d'etre ramends, soit en France, soit aux
fonctionnaire 2 la veuve et
les enfans du défenseur de la patrie n'étoient pas payés :
Oh combien le Directoire eût été repréhensible s'il
n'eût pas ordonné un meilleur emploi des fonds nationaux!
Par Pinstruction du 15 fructidor de P'an 4, il prescrit
au ministre plénipotentiaire près les États Unis de faire
cesser toute distribution de secours à ceux des colons
qui ont refusé d'etre ramends, soit en France, soit aux --- Page 7 ---
Colonies; il Tautorise, par la même instruction, à
continuer d'aider ceux qui n'ont pas encore
de manifester
étéà même
un pareil refus. Il lui enjoint pourtant de
déterminer à CCS derniers un délai après
duquel ils n'auroient plus droit à la bienfaisance l'expiration du
gouvernement 2 s'ils s'obstinoient à prolonger leur
séjour chez l'éranger ; mais il n'a pas oublié qu'au
Corps législatif seul appartenoit le droit de
prononcer
définitivement sur le sort des
et dans
instructions il n'a rien
réfugiés, 3
SCS
Les
préjugé sur leur état politique.
principes du Directoire à cet égard sont
dans les différens messages des mois de frimaire consignés
pluviôse de l'an 4, et dans celui du 4 floréal de et de
Ils'est
l'an 5.
renfermé, relativement aux réfugiés des Colonies, dans le cercle qui lui étoit tracé
la
tion; il s'est borné à des actes de
par constituil attend toujours
gouvernement, et
droit à
que vous ayez déclaré s'ils ont
rentrer dans leur patrie.
Votre détermination sur ce point devient de
jour plus instante
jour en
2 citoyens représentans ; les différentes
correspondances des Etats - Unis ou de nos colonies
appellent toute votre sollicitude; des
vées depuis
dépêches arripeu dejours de la
de ce que des hommes
Guadeloupe,se p'aignent
qui ont servi dans les
anglais sous l'uniforme et les drapeaux du roi
rangs
sont rentrés en France à l'aide de certificats Georges,
le témoignage de
qui, sur
été délivrés
quatre Anglo-Américains, leur ont
lieux du
Charles-Tovn,à Boston, ou dans d'autres
continent où ils s'étoient réfugiés
la
défaite des armées
après
britannigucs 2ux iles du Vent.
Faut-il répéter ici que les mêmes plaintes sont comA 3
les drapeaux du roi
rangs
sont rentrés en France à l'aide de certificats Georges,
le témoignage de
qui, sur
été délivrés
quatre Anglo-Américains, leur ont
lieux du
Charles-Tovn,à Boston, ou dans d'autres
continent où ils s'étoient réfugiés
la
défaite des armées
après
britannigucs 2ux iles du Vent.
Faut-il répéter ici que les mêmes plaintes sont comA 3 --- Page 8 ---
muniquées dans les lettres du ministre plénipotentiaire
en Amérique ? (( Un grand nombre de ces hommes, 2
)) écrit-il, habiles à se déguiser, 9 ennemis ou patriotes
)) au gré de - leur intérêt, prennent a'ternativement des
3) certificats de résidence des consuls anglais ou fran-
)) çais, prêts à se soumettre à la République triom-
>) phante, ou à ramper souS la domination de PAn-
) gleterte qui les berce de l'espoir chimérique de voir
) relever leur fortune et rétablir Pesclavage.>
Une autre lettre du même ministre s'exprime en ces
tetmes : (( Parmi ces colons il en est, et il n'en est
> que trop, dont la conduite infame appelle toute la
)) sévérité des lois : les uns, natoralisés dans l'état de
)) Pensilvanie - 2 où un an de domicile suffit pour ac-
> quérir le droit de cilé, servent de subrécargues aux
)) Américains > qui alinentent les colonies anglaises et
)) ct les ports des nôtres 1 2 occupés par les Anglais ;
encore, sont ici les échos et
>) d'autres, plas dégradés
D les agens du geuvernement anglaiss d'autres enfin 9
>) également ennemis des Anglais et de la République,
> mais, fidèles serviteurs du roi de Véronne, soupirent
)) après la guerre civile. >
Si Pon ouvre les cartons du ministère des relations
extérieures, de la police et de la marine, on trouve
tout ia confirmation de ces détails : si l'on veut
par
ensuite questionner les différens ministres ou consals de
la République qui se sont succédé depuis quatre ans
sur le continent, et qui sont actuellement en France - ;
si Pon veut questionner les différens fonctionnaires Publics, civils ou militaires, qui, après avoir servi dans
nos colonies, ont élé forcés à des relàches aux Elats-
>
Si Pon ouvre les cartons du ministère des relations
extérieures, de la police et de la marine, on trouve
tout ia confirmation de ces détails : si l'on veut
par
ensuite questionner les différens ministres ou consals de
la République qui se sont succédé depuis quatre ans
sur le continent, et qui sont actuellement en France - ;
si Pon veut questionner les différens fonctionnaires Publics, civils ou militaires, qui, après avoir servi dans
nos colonies, ont élé forcés à des relàches aux Elats- --- Page 9 ---
Unis, 5 On se sent soulevé d'indignation au récit des
scènes révoltantes dont ils ont été les témoins ou les
victimes. Ici, on voit un général républicain insulté,
menacé, parce qu'il tient à honneur de conserver la
cocarde nationale; là, ce sont des colons revêtus des
signes de la féodalité, qu'ils avoient obtenus de la faveur
du monarque, affectant de se décorer de la cocarde
blanche ; d'autres 2 montrant encore plus d'antipathic
pour tout ce quipeut leurrappeler rqu'ilsont été Français,
sont couverts des couleurs angleises; ceux-là annoncent
et célèbrent par des orgies les victoires des ennemis de
la République 2 contre laquelle ils ne cessent de conspirer. Tout leur temps, 2 toutes leurs combinaisons ont
pour but d'attiser le feu de la
civile, d'entretenir
les haines
guerre
: peu Alattés de rentrer sur leurs habitations 9
tant qu'ils auront la certitude d'ys subir perpétuellement
le supplice de Pégalité, des monceaux de cadavres et de
cendres sont moins effrayans pour eux que la vue d'un
noir citoyer. Correspondance avec les affidés de Londres
et de Paris, complots de toute espèce, projets d'anéantissement, rien neleur coûte; c'est à la loi du 16 pluviôse
de l'an 2, qu'ils en veulent; ils ne consentiront à redevenir
Français, 2 que lorsqu'ils pourront encore avilir 2
supplicier et torturer impunément un homme de couleur, vendre et acheter des esclaves, obtenir le retour de l'ancien régime et de ses privilèges, faire au
moins, et provisoirement, rayer de la déclaration des
droits de l'homme
2 oui, citoyens représentans, de la
déclaration des droits de Phomme, ce principe de raison
éternelle : ( La personne d'un homme n'est
propricté aliénable. > S'ilspas une
ne peuvent y parvenir, la --- Page 10 ---
puissance qui leur garantira le retour à l'esclavage 2
deviendra leur patrie d'adoption : c'est pour celle-là
qu'ils feront des voeux ; c'est celle-là qu'ils songeront
à servir.
.Le Directoire, après avoir répondu au message du
Conseil, l'invite de nouveau à lui tracer enfin la marche
qu'il doit suivre à Tégard de ces hommes. Doit-illes
considérer comme des républicains français : 2 ou doit-il
les regarder comme compris dans l'article 373 de la
constitution?
Pour expédition conforme, 2
Le président du Directoire exécutif,
Signé, LETOURNEUR.
Parle Directoire exécutif, le secrétaire-général,
Signé, LAGARDE.
Pour copie conforme 7
Les représentans du peuple, secrétaires du Conseil des
Cing-Cents, ,
Signe, J. P. PICQUÉ, A. FAUVEL, GoURDAN.
A PARIS, > DE 1/IMPRIMERIE NATIONALE.
Floréal, an 5.
expédition conforme, 2
Le président du Directoire exécutif,
Signé, LETOURNEUR.
Parle Directoire exécutif, le secrétaire-général,
Signé, LAGARDE.
Pour copie conforme 7
Les représentans du peuple, secrétaires du Conseil des
Cing-Cents, ,
Signe, J. P. PICQUÉ, A. FAUVEL, GoURDAN.
A PARIS, > DE 1/IMPRIMERIE NATIONALE.
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a
CORPSLEGIS L AT IF.
ds Ia TNE 2tp ackd DRR MRSACIER
EGALITE
L IBE RT E.
M ESSAG E.
EXTRAIT du registre des délibérations du Directoira
exécutif, du 16 prairial, P'an 5 de la
une et
française,
indivisible.
Republique
Le Directcire exécutif, formé au nombre
bres requis par l'article 142 de la
de memqu'il sera fait au Conseil des
constitution, 2 arrête
la teneur suit:
Cinq-cents un message dont
Le Directoire exéoutifau Conseil des
Cing-cents.
CITOYENS LEGISLATEURS,
Le Directoire n'a point à rappeler aul Conseil
sept années de tronbles, de guerre civile et
que
avoient désolé
d'anarchie
constitutionnel SL.Domingue fut établi. De lorsque Je gouvernement
villes et un nombre considérable 1,89 à 1796, plusieurs
été livrées et incendices.
d'habitations avoient
Pendantquatro aus,lesAnglais et les Espagnols
avoient
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