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RA --- Page 2 ---
Al6s
Mabit darter Eh1010it
Lilary
Bmt lhurrersty --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
CORPS LEGISLATIE
CONSEIL DES CINQ - CENTS.
EGALITE
LIBERTE.
M E SSAG E.
EXTRAIT du registre des délibérations du Directoire
exécuuf.
Du 3 Floréal, l'an cinquième de la
une et incivisible.
République française,
Ls Directoire exécutif, formé au nombre de
requis par l'article 142 de la
membres
sera fait au Conseil des
Constitution, arrête qu'il
teneur suit :
Cinq-Cents un message dont la
Le Directoire exécutif au Conseil des
Cing-Cents.
CITOYENS REPRÉSENTANS,
Le Directoire va répondre à votre
du
minal. Les motifs qui Pont
message
8 gerpermettre de compter sur le détemnins, rétablissement Peuvent encore
colonies, 2 puisque le Pouvoir ligislatif,
prochain des
T'importance,
qui en connott
2 veut que Pharmonie la plus parfaite existe
A --- Page 6 ---
RAJCE
entre lui etle Pouvoir exécutif. Le Directoire secondera
ce voeu. Bien convaincu que c'est de Punanimité des
mesures législatives et d'exécution, de leur accord parfait, que Pon doit attendre le retour du calme 2 de
l'ardre et de l'abondance dans un établissement audelà des tropiques; il va vous entretenir avec quelqu'étendue desmoyens quilui paroissentles plus propres
à assurer le bonheur des Frauçais dans les Antilles.
L'isle de Saint-Domingue long-temps agitée, longtemps déchirée par des factions diverses, est aujourd'hui
en mesure de recevoir l'acte constitutionnel, et d'ètre
administree comme les autres départemens de l'intérieur
de la République. La mise en activité de la constitution dans tous ses po:nis 2 et sans aucune espèce de
modification, est le seul, Punique 2 le véritable moyen
d'y rétablir Pordre, d'y faire refleurir les cultures, d'y
rappeler le commerce.
Le peuple de nos isles sous le Vent, perpétuellement
inquieé par des hommes qui osent encore compter libre sur
le retour de l'esclavage 2 ne se croira réellement
lorsqu'il ne verra pas deux modes d'administration 2
Rts pour les Français d'Europe, P'autre pour les Frande Saint-Domirgue, Au surplus, ils seroient surçais
les regrets du Directoire sur l'article 155 de la
perfus
lui laisse
la paix la nomination
constitution, 2 qui
jusqu'à dans les colonies, et qui 2
des fonctionnaires publics différence entre les habitans
scus ce rapport, établit une
le
des Antilles et ceux de notre continent 2 puisque constituCorps législatif ne peut rien changer à l'acte
tionnel. Le Pouvoir exécutifcontinuera donc à nommer
fonctions
tant que durera la guerre; mais
aux
publiques, le
de nos isles à se
une loi qui* autoriseroit
peuple
la
réunir le premier germinal de l'an 6, pour accepter
constitution et nommer ses députés, produiroit le meilleur effet. Cette loi ne devant avoir d'exécution que
devenir inutile; car il est posl'année prochaine peut
changer à l'acte
tionnel. Le Pouvoir exécutifcontinuera donc à nommer
fonctions
tant que durera la guerre; mais
aux
publiques, le
de nos isles à se
une loi qui* autoriseroit
peuple
la
réunir le premier germinal de l'an 6, pour accepter
constitution et nommer ses députés, produiroit le meilleur effet. Cette loi ne devant avoir d'exécution que
devenir inutile; car il est posl'année prochaine peut --- Page 7 ---
sible qu'au premiér germinal de Pan 6, les
nous restent encore, ayent enfin suivi
ennemis qui
a été successivement donné
la Prusse Fexemple qui leur
et
par
2 la
PEspagne
Pitalio, 2 et la paix rend au Hollanle, peuple des
Antilles tous ses droits; mais si les destinées de la Républque veulent qu'à cette époque elle soit encore
guerre avec la
la loi
le
en
toire croit devoir vous
que
DirecCand-Bretagn
Dans les deux
demander 2 auta une utilité réelle.
hypothèses de guerre ou de
elle
tranquiliise les esprits, et c'est déja un grand paix, bien. Le
Directoire ajoutera 1 comme observation
dans tous les considérans des lois
générale, que
dues pour les coionies,
qui pou rront être rend'autres, il sera d'une 2 soit sur cette matière, 2 soit sur
législatif veuille bien rappeler très-bonne de politique quele Corps
de la loi du 16 pluviose de l'an nouveau le principe
nérale,
2 sur la liberté
2 et de P'articie XV de la déclaration des g6et des devoirs du citoyen, qui sanctionne
droits
les dispositions de cette loi. Il ne faut et consacre
de vue que nous avons ici à traiter avec jamais des perdre
neufs, long-temps opprimés, long-temps
hommes
soupçonneux par défaut d'instruction, malheureux, le
de tous les maux
par
souvenir
tout det trouver un quilsontsouferts,ets contrepoidsaux
qui ont besoinsursède perpétueilement leur
calomnies dont on obIls
ignorance et leur
seront tia anquilles lorsqu'ils liront dans le crédulité,
des différens actes du Corps législatif,
préambule
est irrévocablement assurée,
que leur liberté
seils et le gouvernementse
lorsqu'ils verront les condu retour à
prononcer contre le systême
leselavages toutes les fois qu'ils auront
s'occuper des lieux qu'il a si long-tem Ps flétris.
à
Au surplus, cetie loi, pour procurer tous les
effets que Pon doit en attendre, a
bons
soin d'être précédée
essentiellement beest celle dont le Conseil par deux autres lois : la première
est relative à la division du s'occupe territoire. actuellement, et qui
A 2
qu'ils verront les condu retour à
prononcer contre le systême
leselavages toutes les fois qu'ils auront
s'occuper des lieux qu'il a si long-tem Ps flétris.
à
Au surplus, cetie loi, pour procurer tous les
effets que Pon doit en attendre, a
bons
soin d'être précédée
essentiellement beest celle dont le Conseil par deux autres lois : la première
est relative à la division du s'occupe territoire. actuellement, et qui
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La seconde est celle qui doit désigner enfir. les
hommes que l'on doit considérer comme émigrés. Déja
le Directoire a adressé plusieurs messages au Conseil
sur les émigrés des colonies, , et rien encore n'est décidé
sur cette question importante. constitution déclare
aucun
L'article 373 de la
qu'en
cas la nation française ne souffrira le retour des Français qui, ayant abandonné leur patrie depuis le 15
ne sont
compris dans les exceptions
juillet 1789, 2
pas
les
et
portées aux lois rendues contre
émigrés; d'après
cet article, P'universalité des Français retirés sur le continent américain 2 sembleroit appelée à retourner dans
car différentes lois ont
des
les colonies, 2
porté
exceptions en faveur des colons réfugiés. Il en est parmi
eux, et c'est le plus grand nombre, qui ont des droits
à la bienveillance nationale. Il en est beaucoup qui,
éloignés de chez eux par la crainte 2 ont attendu paisiblement sur le sol américain, que les circonstances
leur permissent de retourner sur leurs propriétés; mais
il en est d'autres qui n'ont regardé la terre hospitalière
qui les recevoit, quie comme un lieu d'oùt ils pouvoient
conspirer avec sécurité contre leur patric; il en est qui,
dédaignant de voir les autorités envoyées sur le conont affecté de
linent parle gouvernement les ennemis républicain, de la France, ont
ne se trouver qu'avec
voulu les
ont insulté
méconnu ses couleurs et
avilir,
à la cocarde nationale, se sont montrés et se montrent encorejournellement elaundaugredtfoniabé, proscrits
la
et couvertsdes livrées de Louis XVIII
par République,
plus foibles, consentent
ou de Georges Ill; d'autres,
fonctionà voir, tous les trois mois, les consuls ou
naires français et en obtiennent des certificats de résidence ; mais ils ont grand soin de faire des visites aussi
exactes aux consuls anglais, d'obtenir d'eux de pareils
certificats se
bien d'être Anglais ou Fran2
promettant
suivant les temps et les événemens.
çais 2
et couvertsdes livrées de Louis XVIII
par République,
plus foibles, consentent
ou de Georges Ill; d'autres,
fonctionà voir, tous les trois mois, les consuls ou
naires français et en obtiennent des certificats de résidence ; mais ils ont grand soin de faire des visites aussi
exactes aux consuls anglais, d'obtenir d'eux de pareils
certificats se
bien d'être Anglais ou Fran2
promettant
suivant les temps et les événemens.
çais 2 --- Page 9 ---
de Faut-il que le Directoire rappelle encore icile crime
quelques autres qui, après avoir obtenu de
et de la foiblesse de leurs anciens
la bonté
noirs, qu'ils les accompagneroient chement de
sur le continent 2 ont abusé de l'altaces hommes neufs ; et insultant en
temps aux lois de la République, aux lois de
même
et de Phumanité 2 aux devoirs de la
la nature
sourds à toute espèce de sentiment reconnoissance,
de vendre, soit à des
2. n'ont pas rougi
des Français
Américains, soit à des Anglais,
auxquels ils avoient fait
terre de la liberté 1 ? Parlera-t-il d'autres abandonner la
après avoir servi dans les
et hommes qni,
rangs
sous les drapeaux anglais, se sont fait donner, soit à la
soit à Antigues ou à 1 la Barbade des
Jamaique,
prisonniers de guerre et sont 2
passe-ports comme 1
passe-ports délivrés 2
allés ?. à l'aide de ces
nement
par les commissaires du gouverde la britannique, tromper la bonne foi des agens
résidans République ? Ceux-ci, comme tous les
à la nouvelle
Français
les différens ministres Angleterre, > ont été invités par
Unis
qui se sont succédés aux Etatscolonies depuis trois ans 2 à repasser en France ou
sur des parlementaires dont le
aux
républicain faisoit les frais. Les invitations gouvernement
ont été affichées aux portes des différens des ministres
rendues publiques par la voix des journaux. consulats Elles et
nonçoieat un délai pour se faire inscrire, et
anque les Français qui ne profiteroient
de prévenoient
perdroient tout espoir de rentrer dans pas leur ce délai,
roient considérés comme
patrie, serecevoir toute espèce de émigrés 2 et cesseroient de
renouvelé cet avis, que le secours. ministre Cest après avoir
ment à ses
Adet, conforméceux des marins instructions, a supprimé tous les hôpitaux,
hommes ; rien n'a exceptés leur ; faire rien n'a pu déterminer ces
suites
pouvoit avoir pu la
ouvrir les yeux sur les
aux CLATOGI de
prolongation de leur séjour
PAmérique,
A 3
erecevoir toute espèce de émigrés 2 et cesseroient de
renouvelé cet avis, que le secours. ministre Cest après avoir
ment à ses
Adet, conforméceux des marins instructions, a supprimé tous les hôpitaux,
hommes ; rien n'a exceptés leur ; faire rien n'a pu déterminer ces
suites
pouvoit avoir pu la
ouvrir les yeux sur les
aux CLATOGI de
prolongation de leur séjour
PAmérique,
A 3 --- Page 10 ---
Après avoir arrêié VOS regerds sur les Français qui
habitent le continent, vous aurez à fixer votre zitentlon
sur Ctl ux qui occupent aujourd'hui celles de vilies qoi
ont été livrées aux Anglais. Beaucoup de ces hon nes, :
et la comm ssion que le Conseil a nommée pour lui
faire un rapport sur la situation de Saint-Demingue 2
cn a la nomenclature surles almanachs royaux de cette
isle pour les années 1795 et 1796, ont accepté des
enplois civils ou militaires sous la protection du roi
Georges, auquel ils ont prété le serment. Les agens du
directoire, par une proclamation du 17 messidor an 4,
avoient pris sur eux de faire espérer l'amnistie à ceux
desdoiriciliés dans ces villes, qui, par un coup d'éclat,
paiviendroient à enfaciliterla conquéte aux républicains.
Il n'est pas douteux que si cette disposition étoit ratifiée par une loi, elle ne produicit un bon effet: mais
doit- on comprendre dans l'amnistie les individus
ont livré les villes et places, et qui, non contens
ce premier succès 2. ont essayé tous les moyens
d'agrandir le domaine da roi de la
les ennemis de leur patrie, 2 tels que Rowvray 1
Golengis
befort, Laforest, Leblond, Dufresne, Paris, Narpes.,
Mercier, Albert, et une infinité d'autres pour lesquels
le massacre des républicains, Pincendie, l'embauchage,
la trahison n'ont eu rien d'horrible ? Doit-on y. comprendre cCux qui, 2 pour conserver une autorité qu'ils
avoient usurpée pour se soustraire à P'autorité du gouvernement, ont trempé de sang-froid leurs mains dans
le sang de leurs conciloyens 2. qui, comme Pinchinat,
Rigaud, Lefranc, Daal-Monville et Salomon 2 ont
été les artisans des Aéaux qui viennent de désoler le
sud de Saint-Domingue, et ont commis ces atrocités
depuis la notification de la constitution de 1795? Ah!
sans doute le souvenir de leurs crimes ne leur permettroit pas de croire à la possibilité du pardon 1 et leur
doute sur la sincérité du législateur nuiroit à l'elicacité
ens 2. qui, comme Pinchinat,
Rigaud, Lefranc, Daal-Monville et Salomon 2 ont
été les artisans des Aéaux qui viennent de désoler le
sud de Saint-Domingue, et ont commis ces atrocités
depuis la notification de la constitution de 1795? Ah!
sans doute le souvenir de leurs crimes ne leur permettroit pas de croire à la possibilité du pardon 1 et leur
doute sur la sincérité du législateur nuiroit à l'elicacité --- Page 11 ---
de la loi. Il paroitroit donc
de
ces êtres malveillans
politique
désigner
2 et, en
laissant la
Rlur
d'aller cacher leur honte et leurs remords sur possibilité une terre
étrangère, de mettre en garde contre leur perfidie et
leurs manoeuvres tous ceux qui seront appelés à
des bienfaits de l'amnistie.
jouir
Les malheureux restés dans les villes livrées ont
particulièrement des droits à la clémence nationale.
La majeure partie des habitans de ces villes n'y a réellement été retenue
par les dangers d'une évasion,
gue par la crainte Alie arrêtés par des Français
jures ou des satellites de Georges. C'est sur ces
est vrai de
eatits
qu'il
dire que la terreur a véritablement
pesé, 2 et il est incontestable
cette
rendue à la République et à la ileruste offriroit population, au
vernement une grande force morale, un nombre considé- gourable de bons et intelligens cultivateurs, des citoyens
pourroient être avantageurement placés dans les
naux et dans les
aget
administrations municipales ou
tementales; des hommes, enfin ? qui se
d'autant mieux
EACtAE
qu'ils seroient
le
de la reconnoissance, Ils
guides par
sentiment
colonies à connoitre et à apprendroient les au peuple des
respecker
lois ; ils dirigeroient vers le bien et vers Putilité toutes ses facultés.
Si le Corps lég'slatif, convaincu de la nécessité dont
rendre pourroient être ces différentes lois 2 se détermine à les
piomptement, le Directoire sera bientôt
sur les mesures de gouvernement qu'il doit
fixé
pour en faciliter Texécution. Il a
employer
les moyens d'utiliser encore les beaucoup réfléchi sur
colonies, et il est bien
convaincu que leur bonheur et leur tranquillité doivent
inévitablement résulter de Punité des intentions da
pouvoir législatif et du pouvoir exécutif; mais
rien laisser à l'arbitraire,
pour ne
toutes les difficuités il pour prévenir sur - ie - champ
2 est à desirer 3 et c'est encore
une mesure législative, que l'on s'entende parfaitement
A 4
iser encore les beaucoup réfléchi sur
colonies, et il est bien
convaincu que leur bonheur et leur tranquillité doivent
inévitablement résulter de Punité des intentions da
pouvoir législatif et du pouvoir exécutif; mais
rien laisser à l'arbitraire,
pour ne
toutes les difficuités il pour prévenir sur - ie - champ
2 est à desirer 3 et c'est encore
une mesure législative, que l'on s'entende parfaitement
A 4 --- Page 12 ---
à
sur le titre de citoyen. C'est un moyen de prévenir tout
sujet de troubles ou de divisions, et d'assurer à chacun
ses droits politiques dans Jes assemblées.
Il n'n st pas un homme blanc dans Pisle de SaintDomingue, ,la force militaire de terre et de mer exceptée,
qui ne réunisse les conditions exigées par l'article 8 de
la constitution pour pouvoir voter et contribuer à la
nomination des représentans du peuple ou des fonctionnaires publics; mais il n'en est pas de même des noirs
et des hommes de couleur : une grarde partie d'entre
eux ne possède encore que la liberté. Doivent iis être
appelés au moins provisoirement 2 et jusqu'à ce qu'ils
aient pu acquérir les moyens de payer une imposition, faveur
à Pexercice des droits de citoyens français, à la
de l'article 9, qui accorde les droits de citoyens aux
Français qui ont fait une ou plusieurs campagnes pour
Pétablissement de la République ? Si le Corps législatif
veut bien observer que les noirs et au'res habitans de
Saint - Domingue sont 2 depuis cinq ans 2 en état de
tous ont combattu les
réquisition peimanente 2 que c'est à leur constance
Anglais et les Espagnols, et que
de la
et à leur courage que l'on doit Ia conservation
doute il ne trouvera
d'inconvéniens
colonie - sans
point
à se décider pour l'affirmative.
des
Cet article conduit naturellement à parler
impositions. A vant la liberté générale, chaque propriétaire
payoit une taxe pour la capitation des esclaves, et deux
et demi pour cent sur Pévaluation des maisons pour
la capitation personnelle. Les revenus publics se comd'ailleurs de droits d'octrois perçus sur les
REr es déclarées lors de lexploitation 3 des produits
de la ferme du bac du Cap; des produits de la ferme
des postes; des Vi rsen:ens faits par les curateurs aux
successions vacantes ; de fonds provenans des successions non rérlan.ées ; de différens droits domaniaux ;
de droits sur les marchandises importées ou exportées
Pévaluation des maisons pour
la capitation personnelle. Les revenus publics se comd'ailleurs de droits d'octrois perçus sur les
REr es déclarées lors de lexploitation 3 des produits
de la ferme du bac du Cap; des produits de la ferme
des postes; des Vi rsen:ens faits par les curateurs aux
successions vacantes ; de fonds provenans des successions non rérlan.ées ; de différens droits domaniaux ;
de droits sur les marchandises importées ou exportées --- Page 13 ---
par le commerce étranger 9 ; de consignations
sûreté du retour des esclaves que l'on faisoit pour la
la colonie.
sortir de
2 etc. 2 etc. Il est aisé de s'appercevoir
seule désignation de ces différentes branches de par la
qu'elles ne peuvent plus exister avec la liberté; et revenus
dant 3 aujourd'hui cômme autrefois la
cepenpourvoir à dés dépenses de toute
colonie doit
achats entretien
espèce :
et
fortilications,
réparations de chemins
tures en comestibles pour les rationnaires à la 2 fournila
-
charge de
République. 2 matériaux pour constructions d'édifices,
traitemens, appointemens et pensions des officiers des
états-majors, chefs et
dodminianratior, de justice 2 de
employés des buraux, etc., etc. ; santé,
des
entretien
troupes 2 traitemens 2, appointemens
solde 9 subsiitences, fournitures de toute s logemens 5
nées dhopitaux, médicamens,
espèce, jour2 fret, frais de
caserncs, magasins, transports, journées
voyage 2
bâtimens de la station, construction d'acons d'ouvriers et
batimens, aqueducs, réparations des canaux et légers
taines pabliques, dépenses de police, paiement fon- des
fonctionnaires. a > primes
frais
bureaux de toute nature d'encouragemens outils
2.
de
>
et instrumens aratoires, etc., etc., etc.
Pour simplifier le mode de perception,
placer les droits supprimés par le nouvel pour ordre remchoses et mettre le gouvernement à même de
de
à ces dépenses indispensables, il a été établi pourvoir
révolution un impôt sur les propriétaires. depuis la
est du quart du revenu net des
Cet impôt
payer en nature.
denrées, et il doit se
prés, les
Quoiqu'il ne charge pas, à beaucoup :
les
propriétaires des colonies autant que le sont
propriétaires de l'intérieur de la
seroit pas convenable de rien ajouter République, il ne
seroit-il utile de le réduire au huitième., 5 peut-être même
seizième
2 ou même au
des
2 pour une, deux Oil trois années, en faveur
citoyens dont les possessions ont le plus souffert
Message.
A 6
denrées, et il doit se
prés, les
Quoiqu'il ne charge pas, à beaucoup :
les
propriétaires des colonies autant que le sont
propriétaires de l'intérieur de la
seroit pas convenable de rien ajouter République, il ne
seroit-il utile de le réduire au huitième., 5 peut-être même
seizième
2 ou même au
des
2 pour une, deux Oil trois années, en faveur
citoyens dont les possessions ont le plus souffert
Message.
A 6 --- Page 14 ---
des désastres des colonies. Ce seroit une légère indemnité pour ceux qui ont été tout à fait incendiés, et 2
par ce soulagement 2 ceux en faveur desquels le gouvernement a fait quelques avances, trouveroient plutôt
le moyen de s'acquitter 61).
Il resteroit à imposer les habitans des villes qui ne
sont pas propriétaires fonciers : il ne seroit pas juste
qu'ils fussent les seuls à ne point participer aux charges
publiques ; on peut assujetiir aux droits de patente les
marchands et magasiniers : ceux - ci, comme les non
marchands, 7 doivent payer un impôt somptuaire qui
pourroit être invariablement fixé au sixième du prix du
loyer de leurs maisons d'habitation. Enfin il seroit nécessaire d'annoncer que l'article 16 de la constitution
sera de rigueur poar les colonies comme pour les
départemens de P'imtérieur, et d'exiger de chacun des
Français de Saint-Domingue pour son inscription sur
le registre civique 5 à compter de l'an douze de la
Répuilique, non-seulement la preuve qu'it sait lire et
écrire mais la
de l'arlicle 8 ; le
disposition complète
paiement d'une contribution directe, foncière ou personnelle.
La patente est d'autant plus indispensable à introduire
dans les colonies 2 que Ténormité des bénéfices du
cominerce feroit bientôt abandonner la culure, et qu'il
est très-intéressant de trouver des moyens de forcer la
résidence des cultivateurs sur leurs ateliers. D'après ce
principe, on ne sauroit mettre un impôt trop fort surles domestiques nâles et femeiles dans les villes. On en
sentira la nécessité lorsqu'on saura quiaSaine-Domingne
seulement ,la masse des domestiques , c'est-à-dire, des
hommes que lc luxe ou la vanité dc quclques curopéens
€) Ccs impositions doivent êtrc modifiées en faveur desisles
du Vent ct de Cayenne > dont les culturcs ne présentent pas aux
propriétaires autant de ressources quc celles de Saint-Domingue,
iques nâles et femeiles dans les villes. On en
sentira la nécessité lorsqu'on saura quiaSaine-Domingne
seulement ,la masse des domestiques , c'est-à-dire, des
hommes que lc luxe ou la vanité dc quclques curopéens
€) Ccs impositions doivent êtrc modifiées en faveur desisles
du Vent ct de Cayenne > dont les culturcs ne présentent pas aux
propriétaires autant de ressources quc celles de Saint-Domingue, --- Page 15 ---
avoient enlevés à la culture, excédoit, avant la révolution, le nombre de cent mille.
Un autre impôt qui porteroit sur les chevaux ou
mulets dans les villes, 2 les feroit refluer dans les campagnes. 2 et seroit, sous ce point de vuc, d'une grande
utilité.
Jusqu'à ce moment tous les actes se sont faits dans
les colonies sur du papier mort. L'introduction du papier
timbré peut offrir une branche considérable de revenu.
Il est encore très-intéressant de provoquer une loi sur
cet objet. Au nombre des actes
doivent être faits
sur papier timbré, il conviendra 3e' comprendre parti-
-culièrement toutes les conventions qui auront lieu entre
les propriétaires et les cultivateurs., soit que ceux-ci
consentent à engager leur temps et leurs services
un terme limité J suivant les dispositions de P'art. pour 15
de la déclaration des droits > soit qu'ils prennent de
l'ouvrage à forfait ou à la tâche, soit qu'is s'engagent
comme journaliers 2 régisseurs ou fermiers. Les conditions doivent être faites par-devant les officiers municipaux, juges-de-paix ou notaires 2 et il doit y. avoir
des peines sévères contre celui qui les enfreindroit. Les
peines qui seront prononcées par les tribunaux de police
correctionnelle, doivent dgalement porter sur le cultivateur ou sur le propriétaire 2 suivant que l'un des
deux sera trouvé coupable. Il faudra à cet égard un
code particulier de délits et de peines
les
code qui, pour être réellement utile, Botr réunir tous
moyens de contenir les
stearis
vagabonds, d'arrêter le vagabondage, de fixer les cultivateurs au travail et dé les
contraindre à remplir les engagemens pris avec les
priétaires. Il faut S'occuper des moyens de les empècher prod'abandonner les ateliers 2 et leur apprendre à ne jamais
violer le traité qu'ils auront fait.
La ferme du bac du Cap, 2 la ferme des postes et
différens autres droits locaux devront être conservés,
les
stearis
vagabonds, d'arrêter le vagabondage, de fixer les cultivateurs au travail et dé les
contraindre à remplir les engagemens pris avec les
priétaires. Il faut S'occuper des moyens de les empècher prod'abandonner les ateliers 2 et leur apprendre à ne jamais
violer le traité qu'ils auront fait.
La ferme du bac du Cap, 2 la ferme des postes et
différens autres droits locaux devront être conservés, --- Page 16 ---
A -
i2
A la paix on pourra > en modifiant différêns de ces
droits pour les Français, en établir d'autres sur les
denrées qui seroient importées ou exportées par les
étrangers. On pourroit aussi obliger chaque capitaine
arrivant de France dans les colonies, à déposer au
bureau de la poste son sac de lettres 3 elles y seront
timbrées, et il paroit juste d'établir un droit pour le
passage de la mer, suivant le volume ou le poids de
la lettre ou du paquet.
Un objet d'une grande importance et
doit aussi
fixer l'attention du législateur, 2 c'est une
positive sur
ar
les prises maritimes. La loi du 8 Aoréal de lan 43 est
muette pour les prises conduites dans les colonies ;
elle peut y avoir son exécution et leur être rendue
commune. Lorsque le Corps législatif aura déclaré quels sont
les hommes qui doivent être considérés comme émigrés, quels sont ceux qui doivent être regardés comme
des citoyens restés fidèles à la patrie, il aura à prononcer sur le mode d'aliénation des biens devenus nationaux soit par l'émigration, soit comme appartenans
à lancien domaine ou au clergé. La lci à intervenir
sur cette matière mérite d'autant plus d'attention, qu'on
ne peut pas se dissimuler que si la multiplicité diminuant des propriétaires peut nuire aux grandes cultures en
le nombre des cultivateurs sur les grandes habitations,
il est constant aussi
plus il y aura de propriétaires
dans la colonie, plus SEr aura d'hommes intéressés à
défendre les propriétés. 3 l'on veut d'ailleurs lire dans
le coeur de Phomme, on verra que celui
possède, n'a
sa
qui
2Rt
chérit généralement plus
patrie que
rien. La vente des biens nationaux en petites portions
divisées de manière à ce qu'un grand nombre d'hommes
le meilleur
puisse se rendrea adjudicataires, 2 peut produire innée chez la
eflet, celui de combattre la
plu- le
part des hommes noirs, en Ficert faisant concevoir
d'ailleurs lire dans
le coeur de Phomme, on verra que celui
possède, n'a
sa
qui
2Rt
chérit généralement plus
patrie que
rien. La vente des biens nationaux en petites portions
divisées de manière à ce qu'un grand nombre d'hommes
le meilleur
puisse se rendrea adjudicataires, 2 peut produire innée chez la
eflet, celui de combattre la
plu- le
part des hommes noirs, en Ficert faisant concevoir --- Page 17 ---
desir de gagner les moyens d'acquérir, et de ne
dépendre que d'eux par la suite. il seroit donc à
sirer
Me
que toutcs les enchères puissent être reçues,
y. eût un délai suffisant pour l'entier paiement, et
n'y eût
au
80d
d'exigible,
moment de l'adjudication, qu'une
partie du prix de P'objet vendu. Ceux des hommes noirs
qui deviendront adjudicataires, donneront aux autres
l'exemple du travail, et exciteront en eux des passions
qui, sagement dirigées parl les administrateurs, pourront
tourner au profit de la République, et accroître les
produits territoriaux. Au surplus il ne doit, pour le
moment, être question que de l'aliénation des domaines
susceptibles d'être divisés en petites parties. Les grandes
manufactures 2 les sucreries doivent être conservées
pour n'être vendues qu'à la paix et en temps calme.
Provisoirement elles doivent être régies, affermées ou
adminiftrées pour le compte de la
Il vaut
mnieux encore n'en pas tirer tout le produit République. gu'elles sont
susceptibles de donner, que de courir les
de les
vendre infiniment au-dessous de leur prix risques réel.
Il sera nécessaire de faire une autre loi sur les concessions de terreins non encore défrichés; mais
visoirement, et jusqu'à ce que les agens du
pronement aient été consultés surPutilité des
gouversur les cas où elles doivent être
eoncessions,
lités à
de
faites, sur les quaexiger
ceux auxqucls elles seront faites, ils
pourroient de
être autorisés à accorder des terreins à titre
récompense et d'indemnité, mais
à
de faire ratifier par le corps législatif toujours dans charge
donné.
un délai
Les appointemens, honoraires ou émolumens fixés
par les lois de France aux différens fonctionnaires
blies, tels
pasont absolument que juges, 2 commissaires de police ? etc. etc.,
fixation des
insuffisans pour les colonies, et la
utile
la traitemens France en myriagrammes 2 bonne et
pour
ou le pilx du bled sert de base
emnité, mais
à
de faire ratifier par le corps législatif toujours dans charge
donné.
un délai
Les appointemens, honoraires ou émolumens fixés
par les lois de France aux différens fonctionnaires
blies, tels
pasont absolument que juges, 2 commissaires de police ? etc. etc.,
fixation des
insuffisans pour les colonies, et la
utile
la traitemens France en myriagrammes 2 bonne et
pour
ou le pilx du bled sert de base --- Page 18 ---
au prix de toutes les autres denrées, ne sauroit être
adoptée pour les colonies. Il faut donc qu'une loi invariable fixe le sort de cheque fonctionnaire, et ce
sort doit être au moins double de celui qu'il recevroit
en France (1). II est essentiel aussi que la jurisdiction de paix suive cette proportion pour les causes qui
lui seront apportées; en sorte que, par exemple, si
la compétence du juge-de-paix en France ne peut pas
s'étendre au-delà d'une somme de 500 liv., celle du
juge-de-paix dans nOS élablissemens au-delà des tropiques, 2 puisse aller jusqu'à 1000 liv.; les amendes
noncées et les droits particuliers des greffiers
RO
pour
pédition des actes, ccux des juges-de-paix pour les
appositions des scellés, vacations, etc., etc., devront
suivre ce même ordre de choses.
Tous les traitemens des salariés du gouvernement 2
soit militaires 2 soit civils 2, doivent aussi continuer à
être plus forts et plus considérables que ceux accordés
en Europe.
Le Corps législatif aura à ordonner létablissement
d'hospices où seront reçus les nécessiteux vieux et infirmes qui, hors d'état de travailler, ne trouveroient
pas dans Phumanité des proprictaires sur les habitations desquels ils ont vieilli tous les secours que pourront réclamer leur vieillesse Oll leurs malheurs; mais
le considérant de la loi à intervenir sur cet objet doit
chercher à exciter la sensibilité des propriétaires, qui
s'atiacheront d'autant plus les cultivateurs valides, qu'ils
auront pour les invalides plus de soins, d'égards ct
d'humanité. Ceux qui seront conscrvés sur les habitations particulières devront recevoir du gouvernement
une rechange chaque année; ils recevront en outre
(1) Les denrées ct objets nécessaires à la vie sont infiniment
plus cotteux dans les colonics qu'en France. En temps ordinaire,
le pain y vaut cominanément S sous la livre.
s'atiacheront d'autant plus les cultivateurs valides, qu'ils
auront pour les invalides plus de soins, d'égards ct
d'humanité. Ceux qui seront conscrvés sur les habitations particulières devront recevoir du gouvernement
une rechange chaque année; ils recevront en outre
(1) Les denrées ct objets nécessaires à la vie sont infiniment
plus cotteux dans les colonics qu'en France. En temps ordinaire,
le pain y vaut cominanément S sous la livre. --- Page 19 ---
de la municipalité deleur arrondissement, une carte sur
laquelle, 2 après leur nom, leur signalement, leur
et le lieu de leur domicile, sera écrit : Droit au repos. age
Tous les autres individus des colonies, hommes ou
femmes, , depuis l'âge de dix ans 2 doivent être
teurs d'une carte qui puisse indiquer a aux gendarmes porles rencontreroient, qui ils sont et où ils résident.
article
dut
au surplus doit faire partie d'un code de
qui devra avoir particulièrement pour objet de faire police séquestrer les vagabonds. Ce code devra traiter de la
composition de la gendarmerie, de linstitution des colonnes mobiles, de leurs fonctions, et des devoirs des
juges à l'égard des citoyens qui seroient conduits devant eux.
L'une des institutions les plus utiles et les
santes pour les colonies, est, sans contredit, plus Tfast
blissement d'écoles publiques. On ne sauroit trop les
multiplier. Une loi particulière doit fixer le sort des instituteurs. Le Directoire doit ici observer au Conseil
que les agens de Saint - Domingue, obsédés par une
Houle de parens qui leur demandoient à envoyer leurs
enfans en France pour y recevoir linstruction, ont
pris un arrêté portant que désormais nul enfant ne
pourroit être amené en Europe pour y être élevé aux
Frais du gouvernement, s'il n'avoit l'âge de dix ans
et s'il ne savoit lire et écrire. Cet arrêté a produit les >
meilleurs effets; chacun s'est hâté de faire
ses enfans. Il est bien essentiel de soutenir cette apprendre émulation, et si ces mesures devenoient Pobjet d'une
bientôt lignoranee, bannie de nos isles, seroit rem- loi,
placée par P'industrie.
Il est' à desirer que la loi à intervenir puisse établir
ici Hu une maison d'éducation où seront reçus. 2 aux frais
Hes gouvernement, dix jeunes citoyens pris dans chacun
départemens coloniaux : ces jeunes gens seront
jugés dans un concours public, parles administrations
cette apprendre émulation, et si ces mesures devenoient Pobjet d'une
bientôt lignoranee, bannie de nos isles, seroit rem- loi,
placée par P'industrie.
Il est' à desirer que la loi à intervenir puisse établir
ici Hu une maison d'éducation où seront reçus. 2 aux frais
Hes gouvernement, dix jeunes citoyens pris dans chacun
départemens coloniaux : ces jeunes gens seront
jugés dans un concours public, parles administrations --- Page 20 ---
départementales, chaque année, le premier germinal
jour de la fête de la jeunesse ; ils seront ensuite indiqués aux agens, qui profiteront des plus prochaines
occasions pour les faire arriver en France.
Dans la maison où ils seront reçus à Paris, ils apprendront l'arithmétique, le toisé des surfaces, le français
principes, la géographie ancienne et moderne
le PIECLIS les armes et la musique. Ceux qui montreront le plus d'intelligence et d'aptitude, seront admis
à l'étude des langues et élevés de manière à devenir
un jour des guerriers a des magistrats. Les autres, après
un séjour de trois ans dans la maison d'éducation
seront mis en apprentissage chez les artisans des métiers
les plus nécessaires à la Colonie. Il est inutile de dire
quetous les Français de Saint-Domingue, sans distinc
tion de couleur, doivent être appelés aux faveurs et d
la bienveillance de la loi. L'apprentissage d'un métier
ne pourra pas durer plus de trois ans 2 à l'expiration
desquels les jeunes créoles seront reconduits aux frais
du gouvernement.
Après avoir appelé l'attention du conseil sur quelmesures législatives propres à assurer dans nos
Qler la marche de la Constitution, le Directoire de
mande qu'il lui soit permis de faire observer qu'il ré
sulte de nombreux inconvéniens de la disposition consti
tutionnelle qui n'établit pour toute la République qu'ur
seul tribunal de cassation. Des individus condamné
dans les colonies, et qui cioient devoir appeler de
Jeurs jugemens, sont obligés de garder prison dans ur
climat mal sain 2 pendant tout le temps qu'exigen
l'envoi et le retour des pièces de leur procédure
Cette situation cruelle, contre laquelle Phomanité ré
clame 1 doit appeler promptement la sollicitude de
Corps législatif.
Toutes Jes mesures générales dont le Directoir
vient d'entretenir lc Conseil peuvent s'adaptér à
né
dans les colonies, et qui cioient devoir appeler de
Jeurs jugemens, sont obligés de garder prison dans ur
climat mal sain 2 pendant tout le temps qu'exigen
l'envoi et le retour des pièces de leur procédure
Cette situation cruelle, contre laquelle Phomanité ré
clame 1 doit appeler promptement la sollicitude de
Corps législatif.
Toutes Jes mesures générales dont le Directoir
vient d'entretenir lc Conseil peuvent s'adaptér à --- Page 21 ---
Guadeloupe aux isles du Vent et à
tous ces établissemens, comme
Cayenne,, pour
Il est instant de diviser le territoire, pour de Saint-Domingue. mettre la constitution en activité, de faire jouir de leurs biens les
citoyens restés fidèles à la patrie,, d'assurer le
des personnes et des propriétés de tirer: la ligne respect de
démarcation entre l'émigré et le bon citoyen, d'activer
les cultures, 7 de rappeler le commerce, d'assurer le
salaire des fonctionnaires publics , d'assurer celui des
cultivateurs, 5 mais aussi de les retenir sur les ateliers
de faire un code de police sévère et vigoureux contre ;
les vagabonds ; de prendre des mesures pour la vente et
l'aliénation des biens nationaux, et pour leur administration jusqu'au moment de la vente; d'établir des droits
et des impositions dont le produit puisse suffire à la
dépense intérieure des colonies; de faire fleurir linstruction, 2 source première de la prospérité nationale
d'établir des hospices en faveur des nécessiteux infirmes 5
et malades; de rapprocher la justice desj justiciables, etc.
Le Directoire estime
quoiqu'il n'ait point fait
mention des Colonies
elles
2.
Guendizo
doivent être administrées comme les autres peuvent colonies et
et que les lois qui seront faites pour les isles du
,
et sous le Vent, doivent leur être communes
Vent
le veut la constitution ; mais les circonstances : ainsi
exiger que le gouvernement soit autorisé à ne peuvent
clamerlesl lois, danslesé établissemens orientaux,
pros'être assuré des moyens d'exécution.
qu'après
Les agens du gouvernement dans les colonies seront
chargés d'indiquer au Directoire les différentes mesures
législatives que les localités pourront rendre nécessaires.
d'action Les nouvelle.loisrendront au gouvernement ses moyens
; elles ranimeront d'ailleurs la confiance des
tolons, qui verront avec plaisir et recennoissance
le Corps législatif s'est occupé particulièrement d'eux. que
En général, il peut étre utile que les fonctionnaires
é des moyens d'exécution.
qu'après
Les agens du gouvernement dans les colonies seront
chargés d'indiquer au Directoire les différentes mesures
législatives que les localités pourront rendre nécessaires.
d'action Les nouvelle.loisrendront au gouvernement ses moyens
; elles ranimeront d'ailleurs la confiance des
tolons, qui verront avec plaisir et recennoissance
le Corps législatif s'est occupé particulièrement d'eux. que
En général, il peut étre utile que les fonctionnaires --- Page 22 ---
aA
du gouvernement dans les colonies soient autorisés a
choisir Ies momens favorables pour Texécution de
toutes les lois 2 les lois constititionnelles exceptées
Mais dans le cas oà des motifs quel lon ne peut prévoir
et qui tiendroient soit aux localités, soit aux événemens
de la guerre, 2 soit à des troubles intérieurs, les déter
mineroient à des suspensions Oul à des modifications
Jeurs arrêtés devront en contenir les motifs 3 et être
transmis au gouvernement, qui en référera au Corp
législat f. SiT'on veut bien ne pas perdre de vue que
150olieues de nerséparent de la métropole les colonie
les moins éloignées, on sentira le besoin d'investir d'un
grande confiance les nouveaux agens qui seront envoyé
pour les admisistrer.
Il resteroit beaucoup à faire encore, citoyens légis
lateurs, pour les colonies 3 mais les lois que le Direc
toire vient d'indiquer lui paroissent les plus urgentes
elles doivent avoir pour résultat de faciliter la mise er
activité de la constitution; ct c'est, on ne sauroit trop
se le persuader, de la Constitution que doit dépendr
désormais le so:t des Antilles.
Pour expédition conforme,
Le président du Directoire exécutif,
Signé, REUBELL.
Par le Directoire exécutif, le secrétaire-général,
Signé, LAGARDI.
Pour copie conforme : les représentans du peupl
secrétaires du Conseil des Cinq-Cents, 9
Signé, J.P. PIcQué, GOURDAN, CHOLET, 2 secré
taires.
A PARIS, DE LIMPRIMERIE NATIONALE.
Floréal, an 5. --- Page 23 ---
CORPS LEGISLATIE
Bate
* Da
RA
CONSEIL DES CINQ-CENTS.
ÉGALITÉ
LIBERTÉ
M ESSAGE
EXTRAIT du registre des délibérations du Directoire
exécutif.
Du 19 Florsal, l'an cinquième de la République
une etindivisible.
française,
JE Directoire exécutif, formé au nombre de membres
requis par l'article 142 de la Constitution, arrête qu'il
S. 12 fait au Conseil des Cinq-Cents un message dont la
ten ur suit:
Le Directoire exéculif au Conseil des Cing-Cents,
CITOYENS
REPRÉSIXTANS, 2
LE Directoire 2 lors de so1 installation, trouva les
armées et les grandes communes dépourvues de vivres,
manquant des choses les plus nécessaires et les plus
A --- Page 24 --- --- Page 25 ---
E797
L133 - --- Page 26 ---