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Asob
Habn arter irown
Litriry
Ermil lluinersity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
rent. Ah ! sans doute, il fallait proscrire ces institutions barbares, mais il ne fallait pas être mille fois
plus barbares nous-mémes; piller, incendier, dévaster
des régions entieres, ou excuser par philanaropie 2
encourager 1 perpéluer de semblables excès. Nos
lois autorisaient à trainer à la potence un misérable
domestique quia avait volé 5 sols à Ses maitres. Cette
loi si inique cxistait encore hier parmi nous ; nous
en faisions la plus atroce application envers même
des innocens. Eh ! pourquoi ne pas permettre aussi
les colons qui employaient Ics fouets pour punir
SS vol d'un cochon de la part d'un esclave 1 expiassent leur péché par la pieuse fondation de quelques
messes de la Pie, faites au Saint-Esprit; lc prêtre
aurait reçu de l'autel, et le pécheur aurait pu SC
convertir et obtenir miséricorde auprès du ciel, par
l'intercession des vrais croyans.
Jc sais qu'il aurait été très - sage, très - humain,
même tres-politique, d'accorder successivement des
libertés. Je vois que les colons ont en plusieurs cas
usé et abusé de la permission 1 au grand détriment
de leur bourse, et malgré les défenses très-formelles
de la Métropole. Le colon qui prétendait affranchir,
donnait la liberté à un esclave d'un grand prix, à ce
qu'il avait de mieux sur son habitation 1 c'était déjà
un sacrifice de 8, de 10à 12000 liv., mais illui fallait
encore payer au gouvernement 3 ou 4,000 1., cette
liberté d'affranchir ; et quantité d'arrêts trés - récens
leurs fesaient défenscs d'cn user, même après avoir
obtenu la permission dcs gouverneurs ctintendans.
Couvenez donc, mon cher Garant 1 que les
princes colons étaicnt bien moins tranchans que nos
potentats d'Europe
Signé, CREUZÉ PASCAL,
Membre du Conseil des Anciens. --- Page 5 ---
CORPS LEGISLATIE
EAM xene a
CONSEIL DES CINQ-CENTS.
EGALITÉ
LIBERTÉ
M E de SSAGE.
Extrait du registre des délibérations du Directoire
exécutif, du 1er frimaire,. P'an p de la République
frangaise, une et indigisibte.
Ln Directoire exécutif, formé at nombre de membres
requis par l'article 142 de la constitution, arrête qu'il
sera fait au Conseil des Cing-cents un message dont la
teneur suit :
Le Directoire exécutif ez Conseil des Cing-cents.
CITOYENS REPKÉSENTANS,
LE Conseil a désiré connoitre la situation politique et
eommerciale des colonies françaises 2 et le Directoire
pour satisfaire à son arrété, ne peut que se reporter &
la correspondance de ses agens. Partis de France depuie
A
membres
requis par l'article 142 de la constitution, arrête qu'il
sera fait au Conseil des Cing-cents un message dont la
teneur suit :
Le Directoire exécutif ez Conseil des Cing-cents.
CITOYENS REPKÉSENTANS,
LE Conseil a désiré connoitre la situation politique et
eommerciale des colonies françaises 2 et le Directoire
pour satisfaire à son arrété, ne peut que se reporter &
la correspondance de ses agens. Partis de France depuie
A --- Page 6 ---
sept mois au plus, 3 ceux de Saint-Domingue n'ont encore-pu écrire que deux fois.
Leurs dernières dépéches sont du 10 thermidor dernier. A celte époque ils n'avoient fait qu'un
de
trois mois dans la colonic, et l'état oùt se trouvoient séjour les
choses cuFrance lors del'installation du gouvernement,
suffit pour donnerune idée de la situation où Jes agens ont
trouvé Saint-Domingue. Cing années de guerres intestines
et d'anarchie, deux anées de gonvemnement
et sans aucune espice d'autorité civile, des places militaire, livrées
et occupées par les eunemis. 9 des factions dans l'intérieur, des dis-entions et des haines entre les chefs, des
atteliers dépeuplés, des habitations abandonnées , des
cultivateurs S, transformés en guerriers, point
point de commerce. point de
point d'argent, de munitions, tel étoit le tablenu.qu'oftroit virres, la plus riche et la plus
prodnctive des Antilles. II faut ajouter que l'on avoit
à pein : connoissance de la cessation des hostilités y ayec
l'Espagne.
Lun des moyens les plus propres. à ramener le calme
dans l'intérieur 1 étoit de trangniflicer les noirs La inalveillance. avoit séduit Ieur crédulité, et on leur avoit
fait concevoir des creintes sur leur liberté. Differentes
proclamations des agens paroissent devoir atteindre ce
but, Ils annoncent que les enlivateurs sont retournés sur
leurs atteliers,'et qu'ilss'y Jivrent raleurs ancichs travaux,
L'heureuse arrivée dans la colonie de lous les batimens quiy ont eté envoyés depuis le nois de germinal,
malgré les nombreu-es escadres anglaises qui sembloient
défendre ia sortie des ports de France et T'entrée de ceux
de Saint, Domingne .. E dissipé Jesi inguieludes, et le commerce américain commence a reparoitre dans ces contrées
qu'ilavoir abandonnées. Pientôt T'abondance des denrées,
à défaut d'argent, sont le seul moyen
Rstud les rogards des négocians de nos ports. d'échange, Sans
doute_ils n'abandonneront point plus long-temps à des
étrangers, le bénélice qu'ils peuvent déja sC promettre
en.spéculant, sur Saint-Domingue.
Les agens éloient obligés par leurs instructions d'en-
américain commence a reparoitre dans ces contrées
qu'ilavoir abandonnées. Pientôt T'abondance des denrées,
à défaut d'argent, sont le seul moyen
Rstud les rogards des négocians de nos ports. d'échange, Sans
doute_ils n'abandonneront point plus long-temps à des
étrangers, le bénélice qu'ils peuvent déja sC promettre
en.spéculant, sur Saint-Domingue.
Les agens éloient obligés par leurs instructions d'en- --- Page 7 ---
voyer une copie de Teurs arrêtés et de leurs délibérations
jour par jour. Ils ont obéi à cette disposition; et dans les
différens actes qu'ils lui ont transmis, le Directoire e
reconnu ses principes. Ils ne s'en sont point écartés,
mêine lorsqu' ils ont été contraints d'être sévéres; et leur
conduite dans l'affaire du général Villalte en contientla
preuve.
Pour la seconde fois depuis trois mois, ce général,
homme de couleur, étoit en révolte ouverte lors de
l'arrivée des agens à Saint-Domingue. Dans sa seconde
révolte, le général Laveaux avoit été arrété chez
assommé de coups, et trainé par les cheveux dans lui, un
cachot infect : ses aides-de-camp, l'oflicier commandant le
génie l'ordonnateur, et divers officiers d'administration,
avoientép prouvéles mémesmauvaistraitemens etlesmémcs
rigueurs. Ils eussent tous été sacrifiés 5 ils étoient tous
voués à la mort la plus ignominicuse, et ils alloient subir
leur sort sans P'apparition du général noir Toussaint
l'Ouverture 2 aidé par les généraux noirs FEveillé 5
Pierrot et Pierre Michel,etpar les généralblanc Pajeot: : il
vint briser les fers dont le général Villatte et d'autres
hommes de couleur avoient chargé les mains d'un vicux
militaire estimable et vertueux, 2 que la Convention avoit
investi du commandement général par son décret du 5
thermidor rde l'an3, après un rapport qui lui fut fait
le citoyen Defermon.
par
La mise en liberté du général Laveanx, sa
tion dans son commandement, la sortie de prison réintégra- de tous
les hommes qui avoient été arrêtés avec lui, et sur-tout
la présence du général Toussaint l'Ouverture avec son
armée de noirs, tous fidèles aux lois, tous sachant
respecter l'autorité tous conservant le souvenir et la
recornoissance du décret du 16 pluviose de l'an
ne
laissoient au général Villatte et aux hommes quiavoient 2,
partagé ses excès, que deux partis à prendre : celui
d'avouer leurs fautes, et d'en oblenir P'oubli par une meilleure conduite : on celui de fuir et de se déclarer en
révolte. C'est à ce dernier parti qu'ils se sont arrêtés.
Le général Villatte s'est retiré ayec une partic de son
A 2
et la
recornoissance du décret du 16 pluviose de l'an
ne
laissoient au général Villatte et aux hommes quiavoient 2,
partagé ses excès, que deux partis à prendre : celui
d'avouer leurs fautes, et d'en oblenir P'oubli par une meilleure conduite : on celui de fuir et de se déclarer en
révolte. C'est à ce dernier parti qu'ils se sont arrêtés.
Le général Villatte s'est retiré ayec une partic de son
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armée au campde. la Martellière près Jacquesy,
est
en
etils'y
mis état dhostilité. Ily étoit encore lors du débarquement des agens. Leur premier soin fat de prendre
des renseignemens cerlains sur Ce qui s'étoit passé. Ils
firent ensuite diverses proclamationsiendantes à rappeler
les hoimes qui n'étoient qu'égarés et à diminuer ainsi
le nombre des coupables. Ils promeltoient l'oubli de tout,
et les expressions paternelles de leurs prociamations
leur obtinrent les succès sur lesqnels ils devoient compter.
Bientôl le parti de Villatte fut considérablement diminaé,
et son camp ne présenta plus gu'un noyan d'anarchistes
contre lesquels des mesures de rigueur eussent sans
doute élé légilimes. Lesa agens voulur rent acheverd'ouvrir
les yeux d'un pelit nombre d'hommes qu'ils ne désespéroient pas de ramener ; et avant d'en venir à des extrémités, ils ne craignirent point d'envoyer des délégués
au devant des rebelles pour leur porter des paroles de
paix ct leur faire sentir combien éloit coupable leur résistance. Ce dernier moyen ne lenr ayant pas réussi, ils
prirent sur eux de déployer un apparcil de force assez
imposant et assez considérible pour convaincre les partisans de Villatte de l'inntilité des efforts qu'ils pourroient
faire. C'est à cette philanthropique rigueur, c'est à celte
sage précaution qu'ils ont di d'avoir épargné le sang.
Villatte s'est constilué de lui-même en état d'arrestation
à bord d'une frégate, ct les hommes qui avoient le plus
marqué dans cet événement ont élé arrêtés et renvovés
en France avec leur chef. Ce sont cCux qui sont actucllement à Rochefort.
On ne peut pas accuser les agens de n'avoir point employé, dans cetle circonstance 7 tous lcs moyens de prudence et de sagesse. Is pouvoient faire juger les prévenus sur les lieux. Ils se sont défics du sentiment d'indignation qu'avoit généralement inspiré l'attentat commis
par le général Villatte sur le général Laveaux. Ils ont
préfe ré renvoyer en-France cet oflicier el les pièces qui
l'acen sent, etle garastir ainsi de l'eflet des haines ct des
passi: ns. l'elles sont les informalious officiclles que le
Dirccioire al regues.
Is pouvoient faire juger les prévenus sur les lieux. Ils se sont défics du sentiment d'indignation qu'avoit généralement inspiré l'attentat commis
par le général Villatte sur le général Laveaux. Ils ont
préfe ré renvoyer en-France cet oflicier el les pièces qui
l'acen sent, etle garastir ainsi de l'eflet des haines ct des
passi: ns. l'elles sont les informalious officiclles que le
Dirccioire al regues. --- Page 9 ---
Au nombre des arrétés qu'ils ont pris pendant les trois
mois seulement qui se sont écoulés entre leur arrivée
dans la colonie et la date de leurs dernieres
plus partietliérement celui qui lettres, ordonne on la
levée
séruestres existans sur les
ReT.
ciloyens qui ont justilié de leur résidence biens de tous les
toire de la République, conformément
sur le terriaux lois, et celui
qui rappelle tous les individus qu'un moment
a pu déterminer à se ranger sous les drapeaux d'erreur
dans les villes de la colonie que la trahison
anglais
et qu'ils occupent encore. Les agens les leura livrées,
cl, au noi de la Répablique, ils promettent rappellent tous,
ceux qui feront quelque coup d'éclat pour l'amnistiea faciliter la
reprise de ces vilies.
Le Directoire n'a point à analyser ici tous les actes de
ses agens : il les a sévèrement examinés. , et il n'en a
point trouvé de repréhensibles, Par-tout on voit un
respect pour les personnes et les propriétés. Par-tout grand on
remarque un attachement réfléchi
la
et pour la constitution de l'an 5. pour
République
n'avoient
Encore une fois, ils
séjourné que trois mois dans la
dans un espace aussi cotirt, ils n'avoient colonie, et,
il leur restoit à attendre le moment de la pu que semer;
déja ils appercevoient les
de
récolte, mais
civilisation.
germes
l'instruction et de la
Le Direcloire présume, sans pourtant pouvoirl
que les premieres dépéches de
l'assurer,
teront l'acceptation de l'acte constitutionnel. Saint-Domingue
rés d'ennemis s au
EMpec
milieu de villes occupées par les
Anglais et les émigrés, il est possible
devoir attendre le retour du calme ct de qu'ils Ja aient cril
avant de faire con voquer les assemblées
tranquillité Sans
doute, 2 on ne peut voir dans CC retard primaires.
prudence ; mais les avantages
la qu'une mesure de
11. et aux colonies sont trop réels que
constitution pros'empressent
d'en
pour que les agens ne
de
pas
assurer la jouissance aux citoyens
Saint-Domingue aussitôt que les circonstances le'leur
permetiront.
Larticle 15 de la déclaration des droits assure
pour
Ja aient cril
avant de faire con voquer les assemblées
tranquillité Sans
doute, 2 on ne peut voir dans CC retard primaires.
prudence ; mais les avantages
la qu'une mesure de
11. et aux colonies sont trop réels que
constitution pros'empressent
d'en
pour que les agens ne
de
pas
assurer la jouissance aux citoyens
Saint-Domingue aussitôt que les circonstances le'leur
permetiront.
Larticle 15 de la déclaration des droits assure
pour --- Page 10 ---
jamais à la Répablique toute la population
colonies : cet article, il est vrai, contrarie les noire des
et l'intérêt de quelques anciens
habitudcs
les haines contre les
propriétaires ; et de la
être considérés
agens, qui cependant ne devroient
le voen du
que comme chargés de faire exécuter
moins manifestées Peuple français. Ces haines se sont plus ou
toire voudroit
dans toutes les colunies, et Je Direcment
ne pas être obligé de citer ici P'événequi vient d'avoir lieu aux isles de France etde Ja
Réunion ; mais cet événement a
de
les préventions qui ont été données trop
rapport avec
dans les différentes isles,
contre les agens
passer sous silence. Il faut pour donc qu'il soit possible de le
gouvernement
les
dire que les agens du
accueillis; ils pour colonies orientales ont d'abord élé
ont séjourné trois jours à l'isle de France,
pendant lesquels ils ont reçu les sermens de tous 9
corps civils 9 administratifs et militaires; qu'ensuite l'as- les
semblée coloniale a voulu les forcer à
l'un des articles de la capitulation étoit la capituler; radiation que de
l'article 16 de la déclaration des
et
leur refus, ils ont été déportés. L'ordre droits,, de leur que, sur
tation, que le Directoire a entre les mains en déporporte qu'ils seront jetés sur les côtes des isles original,
Leur enlèvement s'est fait à main armée, et Manilles, ils n'ont
échappé de
que mirgculeusement aux coups de sabres et
pistolets dirigés contre enx.
Citoyens législateurs, le Directoire ne sauroit trop le
répéter les entraves qu'il a rencontrées lors de son
installation, lui donnent une idée de la position ou dojvent se trouver ses agens, auxquels il regrette der n'avoir
pas pu donner tous les moyens d'opérer : mais, en s'occupant des colonies, il a dit calculer les besoins de
lintéricur et la situalion du trésor public. Sa
lors de leur départ, lui a fait la loi d'une économic position,
sévère. Sans doute, avec plus de ressources, 1 ils auroient
en plus de succès. Eloignés du Corps legisiatif, que le
Directoire a la facnlté de consulter toutes les fois
le silence des lois lui présente quelgue
que ils
ent souvent à prendre beaucoup sur eux, ombarras, et ils sont
, il a dit calculer les besoins de
lintéricur et la situalion du trésor public. Sa
lors de leur départ, lui a fait la loi d'une économic position,
sévère. Sans doute, avec plus de ressources, 1 ils auroient
en plus de succès. Eloignés du Corps legisiatif, que le
Directoire a la facnlté de consulter toutes les fois
le silence des lois lui présente quelgue
que ils
ent souvent à prendre beaucoup sur eux, ombarras, et ils sont --- Page 11 ---
obliges de faire des réglemens 7
Crs réglemons qui seront de nature provisoires.. à être
Ceux de
Tuis, Vous seront présentés par des
convertis en
La correspondance de Cayenne messages particuliers,
ques-uns sur lesquels le
en contient déja quelmeessamment les regards Directoire se propose de fixer
gi-latif.
et l'attention du Corps léC'est ici le lien de vous dire
est parfaitement
que cette utile colonie
pleine activité, tranquille. La constitution y est en
pouvoirs constitutionnels Chacum se trouve à son. poste ; tous les
y. travaille avec zèle; et y le sont établis. Le citoyen noir
avoit été efrayé par le, décret propriélaire, du 16
qui d'abord
entrevoit déja la possibilité de
pluviose de lans,
fortune. Ah! sans doute il devra retrouver à
son ancienne
sance et les bénélices
lui
des mains libres l'aisueurs de l'esclave.
produisoient, aujrefois les
et
Ried
d'exemple.à nos autres isles! Cayenne servir de modèle
des autres colonies fixer leurs puissent les propriélaires
vient de faire de la liberté, tant regards à
sur l'essai que lon
deloups! Le gouvemnement n'a Cayenne
Guafiance et de leur' bonne
besoin que
leur con1a
reste.
volonté, 2 ses soins feront le
Citoyens législateurs, le Direcloire,
portance des. colonies et de leur
pénétré de l'impérité nationale, ne
influence sur la prosa fait- Pordre.et.la négligera rien pour y. rétablir toutcultures, 1 pour resserrer tranquillité, les liens pour y faire fleurir les
habitans, les attacher à leurs
qui doivent unir les
Il y fera chérir et
devoirs et à la
de
respecter la
République.
la
constitution, 2 les
Thomme,
liberté,
droits
sonnes et des
l'égalité, la sûreté des
colonies, parties propriétés ; et, certain que le sort per- des
être indifférent intégrantes de la
ne
aux représontans du République, peut
pressera toujours d'appeler leur
peuple, il s'em-
€vénemens importans qui
sollicitude sur tous les
Le Directoire mettra tous pourroient ses soins y avoir lieu.
u'ont éprouvés CCS précieuses
à réparerles maux
surveillés ayec la plus scrupuleuse contrées; ses agens seront
attention, et l'in.
étés ; et, certain que le sort per- des
être indifférent intégrantes de la
ne
aux représontans du République, peut
pressera toujours d'appeler leur
peuple, il s'em-
€vénemens importans qui
sollicitude sur tous les
Le Directoire mettra tous pourroient ses soins y avoir lieu.
u'ont éprouvés CCS précieuses
à réparerles maux
surveillés ayec la plus scrupuleuse contrées; ses agens seront
attention, et l'in. --- Page 12 ---
fraction de la part d'ancun d'eux à l'un des articles des
instructions ou des ordres qui leur onl été donnés, sc.'
roit sévèrement punie 5 mais qu'il lui soit permis de
faire observer au Conseil qu'une discussion publique,
et dans un moinent de guerre, sur uil pays dont les
Anglais occupent encore différens points - peut n'être pas
sans inconvéniens. Si le Directoire n'étoit pas intimement convaineu que le secret sur les opérations
relatives aux colonies en assure presque toujours.
le succès, il auroit déja rendu publique SeS instructions d ses agens. Les propriétaires y auroient vu que
leurs intérêts et leurs droits avoient été l'objet des sollicitudes du gonvernement, et le Corps législatify auroit
reconnu ses principes.
Le président du Directoire exécutif.
Signé, P. BARRAS.
1 Par le Directoire exécutif.
Le secrétaire- général. Signé, LAGARDE.
Pour copie conforme,
Les Représentans du peuple secrétaires du Conseil
des Cing - cents. Signé > Q QUTNETTE, 9 HARDY,
LECOINTE-PUxnAYAUX, DUHor, secrélaires.
A PARIS, DE LIMPRIMERIE NATIONALE.
I'rimaire, an 5. --- Page 13 ---
CORPS LEGIS L. ATIF
CONSEIL DES CINQ-CENTS.
ÉGALITE
LIBERTÉ
M ESSAG E.
EXTRAIT du registre des délibérations du Directoire
exécutif, du 25 nivôse, Pan 5 de la
une
République
française,
et indivisible.
Le Directoire exécutif, formé au nombre de
bres requis par l'article 142 de la
memqu'il sera fait au Conseil des
conetilution, arrête
la teneur
Cing-cents un
suit : .
message dont
Le Directoire exécutif au Conseil des Cing-cents.
CITOYENS LAGISLATKVRS,
Le Directoire exécufif a reçu hier des
vées à Vigo par la frégate la Railleuse, dépéches et il arripresse de vous en communiquer le contenu. 9
s'emLes lettres des agens particuliers de Saintremontent à la date du 18 vendémiaire. Ils Domingue
savoient
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E797
L133 2 --- Page 16 ---