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F. P - OLVE REL
A
SES
CONCITOYENS.
Si mon pere eut vécii dans l'obscurité 5 si son nom n'avait
pas étér répandu dans toutel la République, accompagné des
thètes les plus llétrissantes et des imputations les
épije ne vous entretiendrais pas de lui; ; je le pleurerais plus atroces, avec ses
amis, avec ceux qui ont connu particulierement ses vertus;et
jo laisserais à ceux qui ont éprouvé les effets de sa sensibilité,
de son désintéressement , de son amour pour Thumanité, de
son empressement à aider lcs opprimés contre les efforts des
oppresseurs, la
je leur laisserais, dis-je, le soin de salisfaire à
reconnaissance,
Mais lorsque la calomnie est parvenue à pervertir l'opinion
publique dans leur sur son compte, lors que des ennemis aussi acharnés
vengeance qu'atroces dans les moyens qu'ils employent pour la satifaire, le présentent à l'univers comme
un usurpateur de la souveraineté nationale, un assassin, un
incendiaire, un concussionaire chargé d'or et couvert de
comme un homme sans pudeur, sans morale, sans respect sang,
les propriétés et pour les droits du peuple; lorsque ces pour
crites scélérats ne peuvent pardonner à mon pere d'avoir hypo- satisfait au voen : la nature, de lhumanité et de la France en
enlevant à ces bourreaux le pouvoir d'immoler à leur
à
leurs passions. , à leurcupidité, à leurs
à leur rage,
à leurs caprices des milliers de victimes préjugés, humaines,
orgueil,
ses restes jusque dans la tombe, et insultent au cadavre poursuiveut de lenr
à ennemi mort, comme un tyran farouche. , CharlesIX, insultait
celui du vertueux, de T'infortuné Coligny, alors, dis-je mes
concitoyens pourraient s'étonner de mon silence et le regarder
leur
à
leurs passions. , à leurcupidité, à leurs
à leur rage,
à leurs caprices des milliers de victimes préjugés, humaines,
orgueil,
ses restes jusque dans la tombe, et insultent au cadavre poursuiveut de lenr
à ennemi mort, comme un tyran farouche. , CharlesIX, insultait
celui du vertueux, de T'infortuné Coligny, alors, dis-je mes
concitoyens pourraient s'étonner de mon silence et le regarder --- Page 4 ---
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comme un aveu tacite des crimes imputés à mon pere 7 ou
comme un irreligieux et criminel oubli du fils des devoirs que
la nature lui impose.
Je dois donc compte à mes concitoyens de ce que j'ai fait et
de ce que je veux faire pour venger la mémoire de mon pere
et l'ordre public des outrages et des attentats des Colons. Je
dois leirs dire que j'ai voulu être admis à la discussion ouverte
devant la commission des colonies; que n'ayant pu l'obtenir,
d'après les motifs. énoncés auxarrètés de la commission rendus
sur mes pétitions, je m'adresserai au tribunal de l'opinion publique, quand les débats étant achevés , j'aurai sous les yeux
et toutes les accusations et tous les moyens de défense contenus dans les actes de mon pere qui sont aux arehives de la
commission des colonies ; qre lors que j'aurai le libre examen
de ses actes, je rendrai un compte public et circonstancié desa
conduiteà Saint-Domingne. et aux principalesépoques de sa vie.
Qu'en attendant, je m'occuperai sans relàche de signaler ses
accusateurs pour ce qu'ils sont er cffet, les plus infarnes scélérats, de leur arracher le inasque de patriotisme et de vertit
dont ils se couvrent ; que je les poursuivrai par les voies judiciaires devant les tribunaux pour toutes les calomnies et diffamations étrangeres aux débats sur l'affaire des colonics et qui
sontdu ressort de la justice ordinaire; que, dans ce moment-ci
je m'occupe à découvrir Tinfame qui, sous le manteau de Tanonime, , annonce au public que mon pere s'est empoisonné;
que je rendrai plainte contre lai au tribunal criminel du département de paris, ainsi que contre ceux qui auraient attenté
à lordre social, en faisant exhumer et ouvrir, à mon insçu,
le cadavre de mon pere.
Paris le 26 germinal tronsieineanacs répnblicaine
F. POLVEREL.
P. S. Je joins ici ma pétition à la commission des colonnies
et les a rrêtés pris en conséquence,
Je crois devoir aussi publier deux lettresqqui prouvent que les
hommes demcurés fideles à la France et qai combattent pour
elle à Sant-Domingne contre les forces combinées de 'Angle-
exhumer et ouvrir, à mon insçu,
le cadavre de mon pere.
Paris le 26 germinal tronsieineanacs répnblicaine
F. POLVEREL.
P. S. Je joins ici ma pétition à la commission des colonnies
et les a rrêtés pris en conséquence,
Je crois devoir aussi publier deux lettresqqui prouvent que les
hommes demcurés fideles à la France et qai combattent pour
elle à Sant-Domingne contre les forces combinées de 'Angle- --- Page 5 ---
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terree f de T'Espagne ont, des principes et des sentiments de
mon pere, une idée bien différente de celle que veulent en donnerles traîtres Colons, qui-ont vendu et livréle territoireframçais
aux ennemis de la République.
FRANCOIS POLVEREL,
Aux Représentans du peuple composans la commission des Golonics, élablie par! la loi du 9 Vendemaire,
CITOYENS REPRÉSENTANS.
LA Republique vient de perdre un défenseur, Thumanité
un ami, la liberté un apotre, et moi jai perda mon pére,
victiaue d'une maladie destructive, fruit de son voyage à Saint
Domingue. Après avoir donné les premiers momens à la douleur et ail regret, je dois songer à sa mémoire, je dois la venger des atroces calomnies que vomissent, depuis deux ans contre lui, des hypocrites audacieux, ennemis des droits des hommes, toura tonrconvertsdu masque du royalisme, du terrorisme
et du patriotisue même, suivant qu'il le jugent convonable à
leurs intérets, O1l au triomphe de lcurs. coupables prétentions.
La mémoire de mon père est l'uniqne bien qu'il me laisse,
(1), il doit m'être permis de vouloir le conserver intact, de
le disputer à ceux quile noursuiventjinsques dans la tombe. Un
acted'accusation exsiecontreluinleschefdacmusatiklescheffsecusations doiventetre
discutésdans'a sutadesdebats:vonsuevoudrzpas: sansdouteque
f'un des accusés soitsans défense, sansmoyens de reponsserlesac.
cusations.qui luis sontintentées. Jepmissenldchendes cetaccusé qui e
n'éxiste plusal'emploi que j'aiexcercé auprésde lui pendant une
partie de son séjour à Saint-Domingue, m'a mis en état de
connaitre ses actes et les motifs qui les ont determinés.
J'ai seul intérêt à venger sa mémoire, cet intérêt et celui
de la nation sont d'accord, car la nation à besoin aussi d'être
éclairée sur les causes et les auleurs des désastres de SaintA TEAA 4Rs
a SALTEA
(1) L'état de sa fortune est tel que je suis obligé de vendre son mobilier ot noramment une bibliotèque précieuse qui en est la principale de convaleur pour acquiter ses engagements ct cependant il est accusé
cussions, est uccusé d'avoir rapporté des trésors de Suint-Dumingue,
celui
de la nation sont d'accord, car la nation à besoin aussi d'être
éclairée sur les causes et les auleurs des désastres de SaintA TEAA 4Rs
a SALTEA
(1) L'état de sa fortune est tel que je suis obligé de vendre son mobilier ot noramment une bibliotèque précieuse qui en est la principale de convaleur pour acquiter ses engagements ct cependant il est accusé
cussions, est uccusé d'avoir rapporté des trésors de Suint-Dumingue, --- Page 6 ---
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Domingue. L'humanité à défendre, la France à instruire, la
réputation d'un père à laver d'atroces calomnies répandues avec
profusion dans toute la République et dans les deux mondes:
tout m'appele citoyens, dans la lice ouverte entre les opresseure des africains et ceux qui ont proclamé dans T'Amérique
les droits de l'humanité, si long-tems méconnus.
Je vous demande donc, citoyens représentans, d'ordonner
monadmission aux débats ouverts devant vous, comme défenseur de la mémnoire d'Etienne Polverel accusé par les Colons.
Les motifs que je viens de décrire vous font assez sentir la
justice de ma demande: j'attends votre décision, à l'entrée
du lieu de VoS séances.
Salut et Fraternité.
Signé F. POLVEREL
Extrait du registre des délibérations de la commission des Colonies.
Séance du 21 Germinal Pan troisième de la
République une el indivisible.
LA Comm'ssion, Considérant que nul ne peut en représenter un autre, dans les procédures criminellss , et que les citoyens ne peuvent être admis en justice aprèsleur mort pour y
être accusés ou justifiés, leur mémoire appartenant uniquement au jugement de la postérité, passe à l'ordre du jour sur
la lettre de Polverel fils.
Ordonne qu'une expédition du présent arrété sera adressée
à Polverel Gils.
Les Réprésentans du peuple membres de la comission des colonies.
J. PH. GARRAN, Rrésident.
FOUCHE, de Nante Secrétaire, --- Page 7 ---
(5)
Eatrait des registre des délibération de la commission des Colonies,
Seance du 22 Germinal P'an troisieme de la
République une ot indivisible.
LECTURE faite d'une seconde Pétition, adressée à la Commission durant Ia séance, par Polverel fils dans la quelle il
demande de nouveau à être admis aux débats, ou du moins
que la commission écarte dans la suite de la discussion tout
ce qui peut concerner les actes de son père, et restraigne les
Colons dans le cercle des faits personnels à Sonthonax seul:]
La commission passe à Tordre du jour motivé sur ce qu'en
reconnaissant dans son arrêté d'hier > que les citoyens ne
peuvent être traduits en justice après leur mort, pour y être
accusés ou justifiés 9 leur mémoire appartenant uniquement
au jugement de la postérité, 7 elle à suffisamment déclaré qu'il
ne pouvait plus être question dans les débats de ce qui
concerneroit purement Polverel père. et que ses actes ne pourraient etre l'objet de la discussion, qu'autant qu'ils auraient un
rapport nécessaire avec l'accusation portée contre Sonthonax.
Arrèta qu'une expedition du présent arrété, sera délivré à
Polverel fils.
Les Représentans du Peuple membres de la Commission des Colonies.
J. PH. GARRAN, président,
FOUCHE, de Nante Secrétaira.
ait plus être question dans les débats de ce qui
concerneroit purement Polverel père. et que ses actes ne pourraient etre l'objet de la discussion, qu'autant qu'ils auraient un
rapport nécessaire avec l'accusation portée contre Sonthonax.
Arrèta qu'une expedition du présent arrété, sera délivré à
Polverel fils.
Les Représentans du Peuple membres de la Commission des Colonies.
J. PH. GARRAN, président,
FOUCHE, de Nante Secrétaira. --- Page 8 ---
(6)
LE' TTR E.
CANDRÉRIGAUD emmabnigwaialypeied dus Sud, Ile
Saint-Domingue à ETIENNE POLVEREL.
Cayes le 30 Mossidor Pan deuzieme de la
Republique frangaise une et indivisible.
J'ai reçu VOS trois dernieres lettres au moment ou j'arrivai
de T'expedition de Tiburon, blessé dangerensement, le coeur
navré de la perte du Port républicain. Et pour comble de disvotre rappel en France. Vos lettres
grace. vous consolé; m'aanoncez la confiance que vous avez en moi, les bons
m'ont conseils
vous me donnez et Tespoir de nous revoir un jour
digues Tun que de l'autre et de la République noire mère commune m'a rendu la vie.
ami, rendre compte à la convenVous avez été, réspectable été tracer les machinations et lcs
tion nationale ; vous avez
perlidies des habitans de Saint-Doningue; vous rendrez compte
des peines que vousavez eies et du bien que vous avez fait;
mais il est bien malheureux que vous n'ayez pas achevé et que
je reste avec si peu d'expérience à la tête d'upe province presintacte, entouré de factieux et d'ennemnis del la Répuque de toutes parts : mais soyez persuadé de mon zèle et
dema blique fidélité; vos bons conseils sont gravés dans mon coeur!
Je ne connais que la République française parce qu'elle veut
faire le bonheur de tous les hommes. dans le même état ; nous
La province du Sud est toujours
et les forces de
attendons avec impatience vos successeurs assurer la conFrance qui nous sont annoncées ; vous pouvez. commande ne sera
vention nationale que la province que je
de
tant
jexisterai;) je ine propose périr
jamais aux ennemis
que si de facheuses circonstances
gloriensement Tarrivée pour des ma secours patrie, et que nous fussions attaqués
retardaient
que je ne crois
en force majeure et avec de grands moyens;ce lieudu nombre et des
pas. D'ailleursnotre courage noustiendra de Ja liberté ne sont si faciles a
moyens ; et des enfants
des tirans.
vaincre, sur tout par les esclaves
Signé A. RIGAUD.
ir
jamais aux ennemis
que si de facheuses circonstances
gloriensement Tarrivée pour des ma secours patrie, et que nous fussions attaqués
retardaient
que je ne crois
en force majeure et avec de grands moyens;ce lieudu nombre et des
pas. D'ailleursnotre courage noustiendra de Ja liberté ne sont si faciles a
moyens ; et des enfants
des tirans.
vaincre, sur tout par les esclaves
Signé A. RIGAUD. --- Page 9 ---
(7)
EXTRIAT D' U N E L ET T RE
dAndré Rigaud commandant général le département du SudaPok
verel cideuntcomniuaire cadta.SL-Romingie.
Aus Ceyes le décadi de la premiere décade de Vendemiairelan
troisieme de la République une et indivisible.
La province du Sud est tranquille et dans un état de déffense respectable :) je défie les ennemis d'y venir du moins sans
abreuver la terre de leur sang : le tsavail va bien; vOs proclamations sur le travail de la culture ont tont Teffet que vous
les Américains et les Danois fréquentent nos
en attendiez,
nous les
bien; ils
ports ; nous sommes approvisionnés; sont revenus payons de leur erreur
sont contents. Nos aristocrates
les rameou dumoins ils le disent :je fais mon possible pour connaiure,
ner à la bonne réligion à celle que vous m avez bienfait
d'être
delalibertéet delEgalité,
mais que j'aimais attaché naturellementd à la Répablique française une et indivisible.
inviolablement
Républicain, la convenVoila vos vrais principes. respectable
n'avoir
déja rention nationale est trop clair voyante pour
pas votre
du justice'a votre grand mérite, à voS vertus et a
COIL- les
duite à Saint-Domingue Qu'on pu contre vous les cris
plaintes de ces ennemis des droits de Thomme?que fait peuvent- votre
ils vous reprocher, ces Colons aristocrates, d'avoir
4 devoir et de a'avoir pas été du même avis qu'eux pour livrer
Saint Domingue aux Anglais et aux Espagnols:ils vous reprocheront d'avoirétél'ami véritable de la Liberté,etc'est ponrcela
positivement quela convention nationalevous recompenser,cest déerétera
à-dire approuvera votre conduite à Saint-Doningue et c'est là la
que vous avez bien mérité dela patrie : je sais que
plus belle récompense de votre cocur Répnblicain et généreux. de vous
Mais si mes voeux penvent s'accomplir, je demanderai vrais
voir revenir ici recevoir les embrassements de vos
amis,
des enfans de la Liberté qui ne prononcent votre nom qu'avec Faitenthousiasme et respect. Tels sontles Rigaud, Dartignave,
Blanchet, Desrhissaux,Debert, Beauregard, Boury , Lefranc,
tous de voas
yon, Tessier, Beauvais, etc. etc. Je suis chargéde
assurer respect et attachement.
Salut A. RIGAUD.
MET SACEP Tr
AE Honoré.
D e l'imprimerie de PAIN, passage --- Page 10 ---
E794
P731F.
SIzE --- Page 11 --- --- Page 12 ---