--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Azot
43tme. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
280 a.
(8)
haine de la faction
qui, les punit
d'avoir aimé la France atie
Jusqu'à quand cette faction criminelle
tera-t-elle parmi eux des germes de
dritors
et de discorde ? inutilement par un mémoire apologétique de la corporation des
pompons blancs, depuis long-tems dissoute,
elle veut raviver dés passions étcintes. Les
Colons paralyseront cette intrigue en se ralliant autour d'un intérêt commun, 9 pour ,
sous les auspices du gouvernement, faire renaître de ses cendres le commerce national.
Au surplus, on déjouera toutes ces manceuvres au moyen de la discussion contradictoiré
que nous n'avons jamais cessé de demander.
Cest par elle que l'on connoitra la vérité:
On' se convaincra que Polverel et Sonthonax sont du nombre de ces terroristes,
de ces égorgeurs, de ces incendiaires dont
la punition doit assurer la tranquillité de
la République, faire renaitre la confiance
des Colons, et préparer le rétablissement
du commerce et des Colonies.
io
A Paris, ce 3 frimaire, an troisieme de la République.
THOMAS - MILLET, BRULLEY,
CLAUSSON, 9 DUNY, PAGE,
VERNEUIL.
De l'Imprimerie de LAURENS ainé,
rue d'Argenteuil, no. 211. --- Page 5 ---
FACTION ANGLAISE, SES PROJETS.
AD RE S S"I E
ICStpOr
15 onut
CONVENTION NATIONALE
-ssbnoip: Hus eab anp.eal
si
EUDy e IERIDAOT aibsttros
200400 LL 515 ino 2Hov existe, tup contre 29712 le comIakea doute quil
merce de France et la liberté,du peuple une conjuration profonde: TO2000 2107 enolls 2uOM cherchent elarinoeeo
Il est hors de doute. que les conjurés Yaffaire des 5
par tous les moyens posibles, à étouffer le fil élec-:
Colonies, dont le développement. romproit
lequel TAngleterre a dirigé, depuis cinq
trique par.
se.sonk élevés, dans sle sein de
ans, les factieux, qui
la représentation nationale. 31 92 1 X159 defrond 7911397 les,
Ces, conspirateurs n'ont pas combattu
indications utiles que nous . avons données pour avoir
des mesures perfides en, ont toujours..
la vérité:mais effets. Seroit-ce par suite des erreurs qu'ils,
écartéles dans la convention nationale, que toute
ont jettécs relative aux Colonies est renvoyée, sans.
question discussion, aux comités 2 Seroit-ce par cux,que tout
relatif aux Colonies, présenté au nom des
projet comitéss est décrété sans examen.? Ainsi faisoit Bar-
combattu
indications utiles que nous . avons données pour avoir
des mesures perfides en, ont toujours..
la vérité:mais effets. Seroit-ce par suite des erreurs qu'ils,
écartéles dans la convention nationale, que toute
ont jettécs relative aux Colonies est renvoyée, sans.
question discussion, aux comités 2 Seroit-ce par cux,que tout
relatif aux Colonies, présenté au nom des
projet comitéss est décrété sans examen.? Ainsi faisoit Bar- --- Page 6 ---
APIOD
(2)
naves lorsqu'avec les Lameth, il conspiroit
T'Angleterre, quilsn'abaindonnerent
pour,
que pour remplacer
Mirabeau près de Louis Capet.
Si jamais vous avez étéen mesure de déjouer cette
faction terrible au peuple et funeste à la liberté,cest
en ce: moment oùi vous tenezidevant vous, d'une
les agens du gouvernement de France; d'autre part,
les dépositaires de la confiance des Colons patriotes, part,
Mettez-nons en présence les uns des autres ; entendeznous contradictoirement," et vous aurez la vérité,
Les mesures qui vous ont été proposées, jusqu'à
ce moment, sont toutes dilatoires. Notre adresse du
IO vendemiaire vous en a développe les vices les plus
essentiels. Nous allons vous exposer l'application qui
en a été faite jusqu'a ce moment.
on
La loi du 9 vendemiaire dit, article I: >> Cette,
>> commission (celle des Colonies ) aura le pouvoir
> de faire Hlever.les scellés apposés sur les papiers des
>> détenus et autres 2 mais seulement en leur présence ;
> de retirer ceux qui se trouveroient consignés dans
% les divers dépots publics, de les inventorier, de
> les extraire, de les examiner, d'appeller devantelle
9 tous dénoncés, touts dénonciateurs, tous témoins
9 dans l'affaire des Colonies 2 de leur faire subir tous
> interrogatoires nécessaires, de les entendre soit con-
>> tradictoirement, soit séparément. (
Cette loi présente deux dispositions principales - la
levée des scellés et l'examen des papiers relatifs aux
Colonies ; l'interrogatoire et l'audition des témoins'et
parties intéressées --- Page 7 ---
(3)
La première proposition se subdivise en deux parties
distinctes; ; 1.0 la levée des scellés apposés chez les
détenus; 2.0 l'examen des papiers consignés dans les
dépôts publics.
Après avoir discutéles deux premières dispositions
de la loi, nous examinerons celle relative à l'audition
et interrogation des témoins et parties intéressées.
La levée des scellés apposés sur les papiers des
détenus n'a rien de commun avecla deuxième disposition, qui est relative aux papiers consignés dans les
dépôts puplics. L'application de chacune doit être
faite dans de modes absolument différens. Leurs résultats sont aussi dissemblables.
Nous ne sommes plus détenus: mais d'après les dispositions du décret du 15 du courant, qui nous met
en liberté, nos scellés doivent être levés dans le mode
indiqué par la loi du 9 vendemiaire. Cette opération
ne devroit pas être purement méchanique; elle devroit
comporter l'examen des papiers et un procès-verbal
de tous ceux qui pourroient caractériser le civisme
l'incivisme des détenus.
ou
Ce n'est cependant pas ainsi que l'ont entendu les
commissaires de la commission des Colonies, Rendus à
notre domicile ils ont levé les scellés apposés r. sur
un bureau de Brulley, 2.° Sur un bureau de Legrand.
Là sans compulsion, 2 sans examen, ils ont dressé un
inventaire qui n'est autre chose qu'une description
absolument matérielle du caractère extérieur de chaque
pièce. Ce travail minutieux autant qu'inutile emporte
A 2
cependant pas ainsi que l'ont entendu les
commissaires de la commission des Colonies, Rendus à
notre domicile ils ont levé les scellés apposés r. sur
un bureau de Brulley, 2.° Sur un bureau de Legrand.
Là sans compulsion, 2 sans examen, ils ont dressé un
inventaire qui n'est autre chose qu'une description
absolument matérielle du caractère extérieur de chaque
pièce. Ce travail minutieux autant qu'inutile emporte
A 2 --- Page 8 ---
£13
infiniment plus de tems quil'n'en faudroit pour l'éli100
gemment le plus sévère; et son résultat fournira un
inventaire stérile qui ne donnera aucune idée du contenu des pièces qu'il doit représenter.
Cette operation achevée 2 les papiers de chacun des
détenus doivent être emportés sans autre examen,
dans les archives de la commission des Colonies. Huit
jeurs de séances fastidieuses nous annoncent qu'avec
un pareil mode l'inventaire de tous nos papiers ne
sera pas fait dans trois mois.Ainsi donc en supposant que
la commission des Colonies mette dans leur examen
toute la célérité possible, nous ne pouvons avant Six
C
-
mois en espérer la remise,, sur-tout quand on considère que depuis plus d'un mois que cette commission est organisce 2 elle n'a pas fait la description
méchanique de la vingtieme partie de nos papiers.
Cependant parmi ces papiers, sont des actes de famille, qui retenus depuis huit mois sous les scellés
nous sont indispenisablement nécessaires. Nos affaires,
celles-de nos amis 2 qui depuis trop long-temps souffrent de notre longue détention, seront encore en'
retardjusqu'an moment où la commission des Colonies
pourra nous restituer les actes vertu desquels nous
pouvons les gérer.
D
0:me2
D0 1
a Cest ainsi qu'une application vicieuse de la loi,
compromet' nos intérêts et les intérêts de nos amis,
en nous dépouillant des actes sur lésquels ils reposent.
La raison, - la" justice, la loi commandent impérativement ala commission des Colonies de nous en faire
1O0 qi0s1 siauainp IAstuS
D
ra nous restituer les actes vertu desquels nous
pouvons les gérer.
D
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D0 1
a Cest ainsi qu'une application vicieuse de la loi,
compromet' nos intérêts et les intérêts de nos amis,
en nous dépouillant des actes sur lésquels ils reposent.
La raison, - la" justice, la loi commandent impérativement ala commission des Colonies de nous en faire
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D --- Page 9 ---
:
(5)
DI 1 OI
p au
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9110 a
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est
remise. Imiea mesure qu'elle Rlas
égard 100
20n contre le voeu positif dcla la1
Nos cartons S D ne
A
-
peu:
9in0
et
vent être considérés comme des
publics; -
9a
eaoloo comme
nos
actes de famille,
des
diploma- E a
a a
Aa
a ao
Colonies. i encb 31m avont
tiques sur les
on
les bureaux. 6v335 de
Nous objectera-t-on que dans
Brulley
te,
LEN 20n1 InS? des
19 d'archives
et Legrand peuvent se trouver
pièces
relatives aux affatres des Colonies. Cela peut-être.
1051 200
a 5E B
-
et EU les
des
Mais pourquoi ne pas les compulser
séparer
relatifs - à chacun' d'eux 7 Seroit-ce vuog Si parce que
papiers
S
nOT,
2 r
pour faire cet cligemment, il auroit ntcessairement :
fallu les examiner I sn2.
tous ? Seroit-ce ob
parce : que 9VI cet examen
auroit été nécessairement 9T on Su1Vi d'un proces-verbalans
de chaque
éxaminée? 930
Seroit-ce parce que
lytique 2
piece
U de notre
chacune de'ces ces pieces étant un témoignage
civisme, soto dul dévouement des Colons pour la répu1S -
de la rus criminalité S
de Sonthonax,
blique, une preuve
et - Polverel 1e et S de l'histoire de la faction anglaise, un
tel inventaire, seroit devenu un moyen de conviction
D
ET
: Seroit-ce or
n nocontre nos ennemis
parce que l publicité
de cet inventaire auroit déjoué Pintrigue et fixé loen
pinion publique? Certes nous pourions le croire, ,sinous a
pouvions douter de la bonne volonté de la commission
E
des Colonies.
-
I La' raison, la justice etla loi font donc à la commission des Colonies un devoirimpérieux de nous restituer
nos papiers particuliers. Sous quel rapport considérerar
t-elle ceux qui sont relatifs à laffaire des Colonies :
Les papiers relatifs aux Colonies qui se trouvent dans'
A 3
é Pintrigue et fixé loen
pinion publique? Certes nous pourions le croire, ,sinous a
pouvions douter de la bonne volonté de la commission
E
des Colonies.
-
I La' raison, la justice etla loi font donc à la commission des Colonies un devoirimpérieux de nous restituer
nos papiers particuliers. Sous quel rapport considérerar
t-elle ceux qui sont relatifs à laffaire des Colonies :
Les papiers relatifs aux Colonies qui se trouvent dans'
A 3 --- Page 10 ---
(6)
nos mains, ne peuvent être considérés comme un, dépôt public. Ils sont notre chose ; ils établissent nos
moyens d'accusation contre Polverel, Sonthonax et
autres dévastateurs des Colonies. Nous les enlever,ce
seroit nous mettre dans limpuissance de fournir les pn
preuves des accusations que nous avons
u2
-
faites.
Ces papiers établissent nos moyens de justification
contre les récriminations de nos adversaires. Nous les
enlever, ce seroit nous livrer à la rage de ces factienx.
Nous ne pouyons être rangés dansla classe desdépositaires R
publics; ceux-ci n'ont pas de rapport direct
et 17 personnel avecles dépôts dont ils sont chargés. Nos
papiers, au contraire, sont notre propriété. C'est sur
eux que reposent T'existence, T'honneur de nos commettans 2 notre existence et notre honneur à nousmêmes. Nous ajoutons à l'intérêt général, commun à
nos commettans et à chacun de nous collectivement,
le besoin de notre propre défense individuelle et personnelle.
Nous dira-t-on que le dénonciateur étant tenu de
fournir les pièces à T'appui de sa dénonciation, la remise de nos papiers doit être faite à la commission des
Colonies ?
Cette objeetion que nous ont déjà faite les commissaires de cette commission, tombe devant la loi, qui
punit le calomniateur, lorsqu'il ne peut fournir la
ve de son accusation. En effet, s'il en étoit ainsi, pret- la loi
seroit inutile, puisqu'une accusation ne pouvant. , d'après ces principes, êtreintentée que sur les pièces four-
'appui de sa dénonciation, la remise de nos papiers doit être faite à la commission des
Colonies ?
Cette objeetion que nous ont déjà faite les commissaires de cette commission, tombe devant la loi, qui
punit le calomniateur, lorsqu'il ne peut fournir la
ve de son accusation. En effet, s'il en étoit ainsi, pret- la loi
seroit inutile, puisqu'une accusation ne pouvant. , d'après ces principes, êtreintentée que sur les pièces four- --- Page 11 ---
(7)
le juri d'accusation seroit seul
nies par le dénonciateur, auroit' été mis en mesure de jureprochable, puisqu'il
lappur del lad dénonciagerdus inérite des piecestourniesà n'est pas un' tribunal:
tion. La commission des colonies
toutés les attributions ; elle ne pourmais enauroit-elle
collationnées de charoit exiger de nous , quedes copies des
à la
acte, faisant preuve dans Tatfaire colonies,
que
les onginaux , toutes fois
charge de lui communiquer
-
et quand elle l'exigeroit. comme on T'a dejà fait 5 que
Nous objectera-t-on, souis les scellés, est, par ce fait
tout ce qui se trouve la main de la loi P Les scellés ne
seulement, mis sous
déterminée
peuvent être qu'iine mesure conservatoire, combinée
des considérations d'itilité publique ,
par l'intérêt individuel de la personne chez laquelle
avec
Or,si d'une part, Pintérêt public veut
ils sont apposés.
consoissance
la commission des Colonies pienne
que
lui fournir des
de ceux de nos papiers 5 qui peuvent
honneur,
renseignemens utiles, notre intérêt, notre
Phonneur de nos commettans nous commanl'intérêt, de les retenir. Ces pièces ne sont, pour la comdent
des moyens d'instruction ;
mission des Colonies, que
de conelles sont pour nous des preuves, des moyens collationviction contre nos ennemis. Alors, des copies
doivent suffire à la commission: : sauf la communées
nication des originaux.
commission nous fournira
Nous dira-t-on que cette
avoir
copie collationnée des piècesdont nous pourrons
besoin ? Il ne nous est pas indiférent d'avoir des co-
tenir. Ces pièces ne sont, pour la comdent
des moyens d'instruction ;
mission des Colonies, que
de conelles sont pour nous des preuves, des moyens collationviction contre nos ennemis. Alors, des copies
doivent suffire à la commission: : sauf la communées
nication des originaux.
commission nous fournira
Nous dira-t-on que cette
avoir
copie collationnée des piècesdont nous pourrons
besoin ? Il ne nous est pas indiférent d'avoir des co- --- Page 12 ---
(8)
pics ou des originaux, parce gu'avant
vons constater. le caractére
tout, nous ded'eux,
et la légalité de chacun
puisqu'ils sont la bâse de toutes nos
Mais en outre, qui nous garantira
opérations,
ne seroit pas violé 2 Dans:
que ce dépôt ne
être plus sûirement
quelles mains pourroit-il
T'intérêt
placé, que là où chacun ajoute à
général 2 celuis de sa propre conservation?
L'agent auquel Jacommision des Colonies l'aura
fié, auroit-il le même intérêt
conpas, au contraire, avoirun que nous? Ne peut-il
Sonthonax
intérêt inverse,
et Pelverel, devant trouver dans puisque
piers ,leurarrétde
ses pamort, ne négligeront rien pour faire
disparoitre les plus importans. Qui
les pièces
pourra remplacer
égarées, , si ce
delle, violoit ou laissoit dépositaire, 2 devenant infitaire indiqué
(violer ce dépôt 2 L'invenpar la loi, seroit-il pour Rous un
supplémentaire ? C'est,,sans
moyen
doute, sous ce point de
Wte, qu'il a été présenté à Ja convention nationale:
maisvous en porterez une opinionbien
vous saurez qu'aucune pièce n'est écrite diférentesquand
que par ses signes extérieurs, et
autrement
bli sur ces erremens,
que l'inventaire étacation du
s ne fournit pas la moindreindicaractère et de la nature d'aucunes d'elles.
Telle està cetégard la mesure prise par la
sion des Colonies
commisque ses deux
avoir caractérisé
commissaires après
tiles,
même analysé des chiffons inuse sont opiniâtrement refusés à caractériser
analyser la pièce la plus importante
et
sous nos scellés (Tacte qui
qui se trouve
prouve le respect de l'as-
étacation du
s ne fournit pas la moindreindicaractère et de la nature d'aucunes d'elles.
Telle està cetégard la mesure prise par la
sion des Colonies
commisque ses deux
avoir caractérisé
commissaires après
tiles,
même analysé des chiffons inuse sont opiniâtrement refusés à caractériser
analyser la pièce la plus importante
et
sous nos scellés (Tacte qui
qui se trouve
prouve le respect de l'as- --- Page 13 ---
(9)
semblée Coloniale pour les loix émises par la repré:
sentation nationale et son obéissance -absolue pour la
loi du 4 avril. ) Si cet acte étoit jamais égaré, ou trouverions nous la preuve de son existence. Vous ne
croirez peut-être pas, citoyens s que cette pièce importante n'a été décrite que par sa date, son format etce
titre commun à tous les autres actes de l'assemblée
Coloniale,i Extrait des régistres de Passemblée coloniale.
Pouvons,nous, citoyens, trouver dans uni pareil
de la pièce elleanventaire un moyen supplémentaire
mémelPouvon-nous avec un parcil inventaire, prouver queSonthomax et Polverel (qui à Saint-Domingue
ont fait brûler toutes les archives . et tous les-actes
publics), ont calomnié les colons et les assemblées
coloniales, en les taxant d'avoir été constamment
rebelles à tous les décrets 5 notamment à celui du4
avril? Oui c'est envain que nous avons sollicité l'insertion,alsnveatsite, du caractère et de la morale de
cet acte. Mais les commissaires de lai commission des
Colonies méritent sans-doute la confiance de la convention nationale: ; et c'est envain que Vintrigue cherche à faire disparoitre, en Frahce, comme Sonthonax
et Polverell'ont faità Saint - Domingue, les preuves,
qui s'élèvent contre les agens de la faction anglaise,
de
en
les actes
-
Si nous refusons
donner,
original,
sur lesquels reposent les preuves que nous vous avons
annoncées, notre détermination, nos craintes sont
motivées sur T'apprêté avec laquelle certains hommes,
disséminés dans les ports de la Républiqne et du cori-
Frahce, comme Sonthonax
et Polverell'ont faità Saint - Domingue, les preuves,
qui s'élèvent contre les agens de la faction anglaise,
de
en
les actes
-
Si nous refusons
donner,
original,
sur lesquels reposent les preuves que nous vous avons
annoncées, notre détermination, nos craintes sont
motivées sur T'apprêté avec laquelle certains hommes,
disséminés dans les ports de la Républiqne et du cori- --- Page 14 ---
(ro)
tinent amériquain, se sont, aut nom de la loi, saisis
par astuce et par violence des papiers des Colons
qui venoient vous porter les preuves des crimés des 9
agens de PAngleterre. Elles sont motivées sitr
sition atroce que cêtte faction exerce sur
l'inquiColons
nous, et les
patriotes; sur les efforts qu'elle fait pour nous
écarter de vous,et vous déguiser la vérité,
D'ailleurs nous ne pouvons oublier que plusieurs
pièces fournies par nous, en original, aus
aux comités au
ministres,
tribunal révolutionnaire, ont été
égarées. Nous ne pouvons, sur-tout, oublier que le
comité colonial n'a fait acquiter, par la convention
nationale, les complices de Blanchelande, depuis émigrés, que parce que son rapporteur à supprimé vingquatre pièces probantes, 2 actes et déclarations
notts
lui avons soumis, Nous
que
savons enfin 1 , que déjà la
commission des Colonies,
elle-même, a égaré utne
picce importante, qui lui avoit été donnée en communication, pour constater l'état de l'un de nous,
Citoyens représentans, si nous ne portons pas aux
hommes une confiance absolue, n'accusés
tice,
que l'injusl'opppression, 2 les vexations sous lesquelles la
faction, qui vous trompe, nous fait gémir deptris cinq
années. N'accusez que ceux d'entre vous, qui
sitaires de votte confiance
dépoont, depuis deux ans, au
mépris de vos décrets, de nos
livré
let Colonies aux Anglais, Ils redoutent réclamationsy les
vérités que nous avons à vous développer, Ils grandes cherchent à étouffer cette affaire jusqu'à ce que des cir-
2 les vexations sous lesquelles la
faction, qui vous trompe, nous fait gémir deptris cinq
années. N'accusez que ceux d'entre vous, qui
sitaires de votte confiance
dépoont, depuis deux ans, au
mépris de vos décrets, de nos
livré
let Colonies aux Anglais, Ils redoutent réclamationsy les
vérités que nous avons à vous développer, Ils grandes cherchent à étouffer cette affaire jusqu'à ce que des cir- --- Page 15 ---
(11)
favorables à leurs intérêts, leur permettent
constances
le
de s'élever cond'immoler ceux qui ont eu courage affaire jusqu'à ce
tr'eux, Ils cherchent à étoufter cette établis dans les
que les Anglais se soient solidement même, ils orColonies : en, effet dans ce moment
dans
des corps d'émigrés, pour les envoyer
ganisent
cherchent sur-tout à nous dérober les
ces contrées. Ils
preuves de leur trahison.
reVoulez-vous la vérité, citoyens représentans 3
dilatoires et perfides qu'on
jettez toutes les mesures
Ordonnez que les commissaires
vous a fait" accepter.
des Colonies ne se borneront plus
de la commission
de la couleur,
stérile du format,
à faire un inventaire
d'écriture ou d'imde la qualité du papier ; du genre
car
du caractère extérieur de chaque pièce:
pression ;
faire une idée du mode de
vous ne pouvez pas vous
Ordonnez
étrange autant qu'inutile.
cette opération
examineront nos
au contraire qu'ils compulseront, de cet examen.
papiers, et tiendront procès-verbal
les
Peut-être on vous dira ; comme à nous, que
Pail etla main de la comcommissaires ne sont que
seule
mission des Colonies ;que cette commission peut
examen on vous dira encore, que les comfaire cet
;
delibérer... -
missaires d'une commission ne peuvent
Grand dieu! que ne vous dira-t-on past
un commis du comité de sûireté
Jusqu'à ce moment
révolutionnaire
d'un comité
genérale, un commissaire
chez les détenus. 11 a
a seul levé les scellés apposés
a seul
seul examiné leurs papiers 3 son procès-verbal --- Page 16 ---
hxé
-
Topinion sur le civisme ou l'incivisme des détenus.
Et deux représentans du
ne
peuple
peuvent faire à
notre égard.ce
fait un simple commis à
que
l'égard
de tous les autres
:
citoyens ?s A quoi bon toutes les
formalités dont l'intrigue
a
)
enveloppe yos" propres commissaires, Si ce n'est à paralyser leur bonne volonté,
à prolonger leurs opérations, à vous fatiguer : peutêtre à fatiguer la commission elle-même,
Ordonnez
avoir examiné
:
qu'après ui
nos papiers, et
s'être bien convaincus s'il n'existe contre
se
7,1 :
l'égard
de tous les autres
:
citoyens ?s A quoi bon toutes les
formalités dont l'intrigue
a
)
enveloppe yos" propres commissaires, Si ce n'est à paralyser leur bonne volonté,
à prolonger leurs opérations, à vous fatiguer : peutêtre à fatiguer la commission elle-même,
Ordonnez
avoir examiné
:
qu'après ui
nos papiers, et
s'être bien convaincus s'il n'existe contre
se
7,1 : nous aucune
preuve d'inciyisme, nos papiers nous seront remis 9
soit pour gérer nos si affaires, particulieres et celles dont
nous sommeschargés par nos amis ; soit
fournir
-
pour
16 nos moyens a
d'accusation 31)
contre nos adversaires et
repousser leurs accusations
- récriminatoires, i 25C:
Ordonnez, sur-tout, que la discussion contradictoire ait lieu de suite a après
de
-
l'examen
nos papiers.
Cette discussion peut seule vous donner la
al3
vérité ;
certe a discussion on l'ècarte depuis trois mois, et toutes
les mesures,
lon
cet :
0l
que 1u prend a
égard, vous indiSucnt suffsamment que Vintrigue cherche à envelopper la commission des Colonies d'un immense Volumede
a serviront de motifou de
:
- .
papiers, qui
prétexte : aa
aux plus longs délais. En effet, et nous ne saurions
2HOY. Si
trop. vous le répèter, trois mois suffiront à peine à
Fopération préparatoire de la commission FOs 1nat0 des Colonies,
Cette opération inusile doit être a un faite dans dix-huit
dépôts publics. Ea voilà bien assez
vous con-
- -
-
pour
vaincre qu'onne cherche qu'à vous éloigner du dénoue- --- Page 17 ---
(:3)
ment de cette question ; qu'on ne cherche qu'à garantir
l'impunité de Sonthonax et Polverel, aux mépris des
preuves qui s'élèvent contr'eux, surtout au mépris de
la déclaration et des preuves matériell:s f urnies
le contre - amiral Sercey. C'est à la commis- 30
par
sion des Colonies que ce fonctionnaire Fublic a
fourni copie officielle del'ordre donné par Sonthonax'
et Polverel, de bralerlescadre et le convoi mouillés'
dans la rade du Cap. C'est àla commission des Colonies'
qu'il a fourni copie officielle de l'ordre donné par
Sonthonax et Polverel, de repousser à coups de canon
indistinctement tous les vaisseaux de la République. (:)
D'après toutes ces considérations, sur tout, d'après
la preuve acquise, que plusieurs de nos actes les'plus"
importans ont été perdus dans les divers comités 9
dans la commission des Colonies elle-même, mais sut
tout au comité colonial dont le rapporteur dans une
affaire à peu-près pareille à celle de Sonthonax et Pol-
(1).11 est vraique, 9 témoignant aux représentans Lecointes,
des. Deux Sèvres,et Mazade, commissaires de la commission
des Colonies, notre étonnement de ce que Sonthonax et
Polverel étoient libres au mépris de ces preuves indestructives, pendant que nous étions en prison. Ces deux représentans nous répondirent que le contre-amiral Sercey
n'ayant pas donné sa déclaration par écrit, 9 lai commission des
Colonies ne/ pouvoit. prendre de détermination à cet égard.
Pourquoi la commission n'a-t-elle pas cette déclaration écrite?
Pourquo: ne provoque-telle pas elle-même une discussion concradictoire : ne voit-elle pas mieux que tout autre 2 la perfidie
res orises jusqu'a ce jour?
ite
uves indestructives, pendant que nous étions en prison. Ces deux représentans nous répondirent que le contre-amiral Sercey
n'ayant pas donné sa déclaration par écrit, 9 lai commission des
Colonies ne/ pouvoit. prendre de détermination à cet égard.
Pourquoi la commission n'a-t-elle pas cette déclaration écrite?
Pourquo: ne provoque-telle pas elle-même une discussion concradictoire : ne voit-elle pas mieux que tout autre 2 la perfidie
res orises jusqu'a ce jour?
ite --- Page 18 ---
(14)
verel ( celle des complices de
Blanchelande) a surpris
votre religion et votre justice 2 en supprimant vingtquatre pièces que nous lui avons fournies. Nous demandons,
1°. Que la commission des Colonies fasse l'examen
et l'éligement de nos papiers,sans les déplacer; qu'elle
dresse procès-verbal Idetous ceux qui fournissent preuve
de civisme ou d'incivisme :
20. Que, de suite après cet examen, la discussion
contradictoire: soit ouverte entre Sonthonax, Polverel
et nous avec toute la publicité possible ;
3°. Qu'un tachigraphe dressé procés-verbal des débats, pour la distribution en être faite à la convention nationale.
Là, chacun de nous sera tenu de justifier ses accusations, de fournir les preuves dont nous serons saisis. Ces preuves sont, quant à nous, dans les pièces
déposées dans nos cartons, et dont veut se saisir la
commission des colonies. C'est à nous et à chacune
des parties intéressées, à les produire Oil à porter
>
chacun, la peine due à sa calomnie,
C'est dans cette discussion contradictoire, que la
commission des Colonies trouvera les élémens de son
rappport, et non dans les volumes immenses des papiers dont elle cherche à s'envelopper. C'est par cette
discussion contradictoire 2 que la convention nationale aura la vérité, La publicité des débats et la distribution qui sera faite à chacun de ses membres, du
journal tenu à cet effet, déjoueront l'intrigue : 2 tou- --- Page 19 ---
(15)
armée du mensonge et de la calomnie. Ç'est par
jours
chacun de vous apprendra à concette discussion que
noître les colonies, les élémens qui les constituent 9
leur situation politique e, et le seul
leur influence r'attacher >
à la France. Ces moyens sont
moyen de les
;
faciles, simples ; ils sont dans des mesures politiques
ils sont dans la confiance que vous saurez inspirer aux
les CoColons parriotes, Ceux-là ne connoissent pas
disent
vos victoires sur le contilonies, qui vous
que
Dans ce monent vous garantissent ces possessions.
ment-même les anglais organisent des corps d'émigrés,
Et si le gouafin d'y fixer le drapeau britannique.
à la
étoit forcé de les restituer
vernement anglais
les avoir dévastées 9
France, ce ne sera 2 qu'après
anéanties.
VERNEUIL, LARCHEVESQUETHIBAULT, THOMA AS-MILLET,
SRUELEYDENWCLACON
PAGE.
LEGRAND, secrétaire.
de LAURENS, ainé, rite d'argenteuil,
De TImprimerie
No. 211,
gouafin d'y fixer le drapeau britannique.
à la
étoit forcé de les restituer
vernement anglais
les avoir dévastées 9
France, ce ne sera 2 qu'après
anéanties.
VERNEUIL, LARCHEVESQUETHIBAULT, THOMA AS-MILLET,
SRUELEYDENWCLACON
PAGE.
LEGRAND, secrétaire.
de LAURENS, ainé, rite d'argenteuil,
De TImprimerie
No. 211, --- Page 20 ---
i
à - n --- Page 21 ---
A
L UTTE
ENTRE
LE POUVOIR LÉCISLATIF
ET
LE POUVOIR EXÉCUTIF.
LESAsemblées constituantes et législatives
faisoient des décrets; le Pouvoir exécutif ne
les exécutoit ques suivant sonbonplaisirsil trouéluder.
voit toujours quelques prétextes pour
Cétoit de droit. Le Pouvoir législatif et le Pouvoirexécutif, detous les tems , ont étéenguerre
ouverte; et le propre du dernier, sur-tout, fut
toujours d'empiéter sur les droits de l'autre.
Mais, que la Convention nationale éprouve les
mêmes contradictions de la part des comités 2
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EnAs
-0286e
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