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Jrbur Carter Srolun
f.ibran
Groum] Hnitersitg
Mequired with tbe assistance eftbe
A
Kmpredh Abans
Fund
JonN CARTER BRowN LIBRARY --- Page 3 --- --- Page 4 ---
- a
06-77
l'opinion même du pius grand nombre d'entre vous que jinvoque, & animés
ont
des vues pures, arrêté pendant quelque temps le torrent dont vous qui, avez
P
digues. Leurs talens, leurs vertus n'ont empécher vos perfidies, mais on les rompu' conno
ces Repréfentans refpedtables des Colons E Saint-Domingue, & l'on fait que ce n'eft q
la plus petite partie de ceux qui étoient revêus de ce titre honoratle, qui a creufé le gouff
oir vous avez voulu entrainer la plus belle Colonie du monde.
Je vous déclare quelque foit votre habileté à calomnier, fuffiez-vons encore tout
fans, il vous feroit TEALICT de faire croire que j'avois quelqu'intérêt dired à combattre pui V
trames odieufes & quil fuffiroit de me nommer pour prouver que l'état de chofes
vous aviez produit m'étoit avantageux; ; mais que font pour I'homme vraiment honnête 9
biens qu'il pourroit retirer de ce qui met la patrir en danger?
Vous diez fans doute auffi quily a de la foibleffe à vous combattre
vous êt
terraffés, Meffieurs, on n'écrit lhiftoire des tyrans qu'après leur mort. lorfque
J'ai l'honneur d'être très -1 parfairement,
M ESSIEUE RS,
Votre très- humble & très
obéiffant Serviteur,
L'UN DE vos CONSTITVANS
- --- Page 5 ---
nec
K
EXTR AIT
DES REGISTRES
DES DELIBERATIONS
DE L'ASSEMBLÉE PROVINCIALE
PE E R M A N E N T E DU NORD.
Séance du matin IO Août 1790.
Arxes leêture des Dépêches apportécs
M. de
Gramont, Aidc-de-Camp de M. de TRIELNE 2 Commandant- général de PArmée patriotique aduellement
au camp des Gonaives;
L'Affemblée confidérant qu'il eft urgent d'inftruire
les Paroiffcs de ce qui fc paffe dans des circonftances qui
intércffent auffi effentiellement la Colonie, a arrêté que
la Correfpondance de M. dc Vincent avec la Commune
& la Municipalité de Saint-Marc, ferait fur le champ
livréc à l'impreflion s pour être diftribuée tant dans la
ville que dans toutes les Paroifles de la Province du
Nord.
TRÉ MONDRIE, Préfident.
Lux, 2 Secrétaires.
LEVESQVE,
de ce qui fc paffe dans des circonftances qui
intércffent auffi effentiellement la Colonie, a arrêté que
la Correfpondance de M. dc Vincent avec la Commune
& la Municipalité de Saint-Marc, ferait fur le champ
livréc à l'impreflion s pour être diftribuée tant dans la
ville que dans toutes les Paroifles de la Province du
Nord.
TRÉ MONDRIE, Préfident.
Lux, 2 Secrétaires.
LEVESQVE, --- Page 6 ---
- -
-
FPJCE
Cfro E.
LETTRE de la Commune de Saint-Marc à
M. DE VINCENT.
Saing-Marc, 3 Aot 17901
MONSIEUR LE COXMANDANT,
L.
de votre Commune de Saint - Marc vivement alarmée de la nouvelle
armement contre l'Affemblée
de
çaife de Saint- - Domingue,
générale la Partie Frana Phonneur de vous
compofée de VOs Frères et des fiens,
étre caufer une guerre repréfenter civile que ce parti, extréme qui va peutS
do PAllemblée nationale
dans la Colonie D'ett pas l'efpric
contraire
et du Roi des Français ) qui ont au
déiraient témoigné d'établir > dans toutes les circonftances , combien ils
Votre cceur, Monfieur P'union le et la concorde par tout P'Empire.
fàns doute à voir répandre Commandant, le fang francais répugne auffi infiniment
qu'entrainent aprés clle une guerre civile. ,. et toutes. des horreurs
fieur le Commandant, au nom de la
Veuillez donc Monde Phonneur et de Phumanité
loyauté d'un. vrai militaire,
toute action , toutes démarches hoftiles. qui vous animent 7 faire ceffer
lettres Veuillez, Monfieur le Commandant, jetter les yeux fur
Vous ci-jointes du Miniftre de la Marine au nom. du. les
y trouverez fans doute les fentimens. de
Roi.
parriotique qui meuvent votre, ceeur.
paix et d'amour
Nous avons l'honneur- d'étre cordialement;
Les Membres, de la: Commune de Saint-Marc,
Signé GAZANHE, Préfidents.
CHAUVE, Secritaire ad hoc.
Pour copie conforme à. Poriginal, aux Gonaives, le 6 Aot
1790.
DOBIGNIE, Secrétaire,
re de la Marine au nom. du. les
y trouverez fans doute les fentimens. de
Roi.
parriotique qui meuvent votre, ceeur.
paix et d'amour
Nous avons l'honneur- d'étre cordialement;
Les Membres, de la: Commune de Saint-Marc,
Signé GAZANHE, Préfidents.
CHAUVE, Secritaire ad hoc.
Pour copie conforme à. Poriginal, aux Gonaives, le 6 Aot
1790.
DOBIGNIE, Secrétaire, --- Page 7 ---
Cyoo 2.
RÉPONSE de M. DE VINCENT à la
Commune de Saint- Marc.
MESSIET U R. S,
avez parfaitement
Voes
actions ; mais c'eft d'après cela jugé de mon cceur comme de mes
prendre le commandement
je n'ai pu me refufer de
guerre, rapportéà l'Affemblée qui ur été déféré par un confeil de
je dis générale
générale de la Province du Nord;
également par is parce veeu 3eL la tout le monde y a été appellé, et c'eff
commander: nos
Commune que j'ai été choifi pour
crets de la Nation, Citoyens, de la ont réclamé conformément. aux Déct du
2e
troupes réglées pour diffoudre une Affemblée Roi la main - forte des
décrets ne laiffe aucun doute fur
qui par fes derniers
fement ne fe font
fesintentions, ct qui malheureurévolter les équipages ELE trop vaiffeaux manifeftées du en cherchant à fairé
vouloir en fouverainc licencicr les RoIe les appeller à elle,
dans la Colonie
troupes réglées, qui ne font
leurs poffeffions, qué Alà pour défenfe affurer la tranquillité aux Citoyens dans
c'eft dans un inftant auffi intéreffant contre les ennemis de la Nation ; et
Citoyens s'unifent avec les
od il faur que les braves
PAflemblée vêut former Troupes des pour repouffer nos ennemis;
3 établis ! tandis qu'elle n'atrait corps, du pour les oppofer à ceux
pour une bonne conftitution, dont la marche s'occuper nous qut eft des travaux
ies Décrets de l'Affemblée nationale, des 8 et 28 Mars tracée par
qui ne laiffent rien à défirer.:
dernier,
Oui, Meflieurs, vous êtes trop bons juges pour vous laiffer
aveugler plus plus TOueft, long-temps. Lc. Nord ne s'eit point armé , non
à enin
égorger fes' Frères : nous prenons Dicu
que
projets ne font
RRITALS
coours ; mais bicn celui de vous engager a jamais vous entrés joindre dans à nous nos
pour diffoudre une Affemblée qui par fcs Décrets a porté les
Citoyens, , les Militaires, le Commerce et les Navigateurs atl défelpoir;er c'eft d'après cela que les Parties de POucit ét du
ont pris, fans s'être entendues, la même réfolution
Nord, fe
font portées à requérir M. le Général d'employer tous , les qu'elles
moyens
coours ; mais bicn celui de vous engager a jamais vous entrés joindre dans à nous nos
pour diffoudre une Affemblée qui par fcs Décrets a porté les
Citoyens, , les Militaires, le Commerce et les Navigateurs atl défelpoir;er c'eft d'après cela que les Parties de POucit ét du
ont pris, fans s'être entendues, la même réfolution
Nord, fe
font portées à requérir M. le Général d'employer tous , les qu'elles
moyens --- Page 8 ---
(4)
quilui font confiés, pour parvenir.au but qu'on s'eft
donner la paix à la Colonie, et ne nous
propofé pour
d'une réunion générale pour repouffer les occuper ennemis dorénavant du dehors. que
Or, nos chers Confrères de Saint-Marc, c'eft vous
être lcs plénipotentiaires et les conciliateursde la crife qui devez
faites confentir PAffemblée coloniale , non-conftituée du moment;
(puifque les
ce n'eft pas le veeu général ) àcc qu'elle fe divife; légalement
Citoyens qui la compofent fe retirent fur leurs
que
nous fommes garans qu'ils y feront
; poffeffions :
notre générolité à accorder amniftie tranquilles aux foldats nous portcrons
leur devoir et leur ferment, foit en les
qui ont oublié
ne pas laifer des vagabonds dans la Colonie, renvoyant en France, pour
gu'y entretenir le défordre. Voilà la promeffe qui ne pourraient
mais ce que je ne garantis pas c'eft que fi , que je garantis ;
obfervations, l'Affemblée perfiftait à vouloir reftcr malgre conftituée ces fages
que vous, quien faites la force, voulufficz vous
et
ce ferait uniquement pour ménager fon
armer pour elle,
patriotifime; voudricz-vous,
amour- - propre et non fon
Nous ne difons pas, et ce n'eft dis-je, pasl'intention ne pas penfer des comme nous ?
n'y ait point d'Aflemblée. Le Nord et POuelt Citoyens, qu'it
qui fe conftitue conformément aux Décrets des 8 en et veulent 28 Mars. une, >
fous Nous le fommes bien éloignés de penfer à remettre cette Colonie
l'idée joug ainfi miniftéricl; de nous nous réuniffons tous pour en écarter
que tout ce qui pourrait fe tramer
repos dc nos Concitoyens.
contre lc
mais Je je pourrais déclare étre, peut-étre , fufpeété d'ambition par les
millle,
je n'ai que celle d'un bon Citoyen, méchans; faqui a Ar fa carrière militaire,
fa pére de
mandée : mais lorfqu'il s'agira de défendre puifque fal retraite ett deConcitoyens, fa fortune et la leur, il verfera liberté, celle de fes
goutte de fon fang,11 a des ordres précis de fon jufqu'a la dernière
s'en écarter; il accorde dix-huit hcures, du Général ; il ne peut
de la préfente, pour avoir une réponfe moment de la réception
accorder davantage.
pofitive, et ne peur en
Les troupes de la Partie de POueft font. en
marchons pour la même caufc.
nos
mefure ; nous
de Saint- Marc et Paroiffes O! Frères, nos chers Fréres
vous foutcnir, au péril de la qui de vous y étes jointes ! voudriezcaufe femblable ?
vie VOS Fréres et des vôtres, une
vrage par la voie de Non, la conciliation nous ne le croyons pas : finiffez l'ou-
$ faites que PAffemblée fe
de POueft font. en
marchons pour la même caufc.
nos
mefure ; nous
de Saint- Marc et Paroiffes O! Frères, nos chers Fréres
vous foutcnir, au péril de la qui de vous y étes jointes ! voudriezcaufe femblable ?
vie VOS Fréres et des vôtres, une
vrage par la voie de Non, la conciliation nous ne le croyons pas : finiffez l'ou-
$ faites que PAffemblée fe --- Page 9 ---
(5)
divife ; raffurcz-en Ics Membres fir leur liberté individuelle
vous aurez fait bien plus que nous 5 nous vous
:
le mérite dela tranquillité ct de lapaix rétablies abandonnerons dans la
tout de
même vous deviendriez rcfponfables des malheurs Colonie;
en réfiultcr, fi vous oubliez les fentimens de vos Fréres qui pourraient du Nord
et de l'Oueft. Nous allons attendre votre réponfe. Hcureux fi
elle répond à nos voeux !
J'ai Phonneur d'étre avec fraternité,
MESSIEURS,
Votre très -humble & trèsobéiffant ferviteur,
V I N C E N T.
A bord de la frégate du Roi la Veftale,
en rade des Gonaives, , lc 6 Août 1790.
CNco 2.
COPIE d'une Littre de la Commune de Saint-Marc
à M. DE VINCENT, Commandant des Détachemens des
Troupes patriotiques & Militaires,
MONSIEUR,
avons l'honneur dc vous
Noss
faires de la Municipalité font porteurs prévenir de fa que deux Commif- à
Lettre adrefléc à la Commune. Nous vous dépéchons Réponfe lc préfent votre
Exprès, parce qu'il eft pollible que les Commiffaires devant fe
mettre incefamment cn route en chaife ils foient retardés
les événemens inféparables des voyages dans la Colonie. par
Vous aurez licu d'étre fatisfait de la réponfe de la Municipalité:
elle avuavec la plus grande fatisfaction que les circonitances
ont décidé de la tranquillité,
Nous avons Phonneur d'étre avec un très-fraternel
Monficur, vOs trés-humbles et tres--obéillans ferviteurs, attachement, figné Bre- 3
mettre incefamment cn route en chaife ils foient retardés
les événemens inféparables des voyages dans la Colonie. par
Vous aurez licu d'étre fatisfait de la réponfe de la Municipalité:
elle avuavec la plus grande fatisfaction que les circonitances
ont décidé de la tranquillité,
Nous avons Phonneur d'étre avec un très-fraternel
Monficur, vOs trés-humbles et tres--obéillans ferviteurs, attachement, figné Bre- 3 --- Page 10 ---
(6)
fon des Chapelles, Maire; Villeneuve, L. Befnard-Boiffet, B.
Dufolier, Challas, Guillaume Ogier , Conain ct Monlaufun,
Subflizur. A Saint-Marc le 7 Aoit 1790.
Pour copic conforme à Poriginal, DOBIGNIE, Secrétaire,
CfpO 3.
LETTRE de la Municipalité de Saint - Marc à
M. DE VINCENT
MONSIEUR,
LA Municipalité de cette ville, inftallée feulement
recu entre dix' ct onze heures, la Iettre qte vous avéz d'hier, a
neur d'écrire à la Commune; les
fait Phons
envoyés ayant rendu compte publiquement Députés deleur qui vous avaient été
infini lettre a été lue en préfence de toute la ville, et million, d'un nombre votre
de perfonnes qui s'y font rendues de différens
depuis plulieurs jours.
quartiers
Nous ne vous cacherons pas que le délai de dix-huit
défirer vous avez accordé, a paru bien court., Toute PAffembléc heures a que
taffent , fur que le la Municipalité et toute la Commune fe paru
champ à P"Affembléc générale
tranfpordonner communication; ; cela a été exécuté, féante, pour lui, en
Les expreifions nous manquent pour vous
la
qu'elle 2 faite dans tous les Membres de peindre fenfation
s'eft convaincue qu'aprés lc délai de dix-huir T'Aflemblée, lorfqu'elle
rait livrée aux horreurs de la guerre ; ils ont annoncé heures, ) la la ville fcCitoyens, en déclarane-quil allaient fe
paix aux
le fujet de la guerre. Iis ont déclaré retirer ,. puifqu'ils. étaient
fouffrir, plutor
qu'ils étaient prêts à tout
que d'expofcr un feul Citoyen.
Enfin, il a été arrété que PAMemblée
bord du vaiffeau le Leopard, fuivant fon générale Décret fe retirerait à
l'arrivée fe de votre lettre, et contre Ic voeu de toutes les rendu avant
EAAA trouvaient en ville, lelquelles avaient fait ferment perfonnes de la
Ceft après avoir été témoins de la délibération
que nous nous empreffons d'avoir Phonneur de et de Parrété,
que notre Iettre vous parvienne dans le court délai vous prefcrit, écrire, mal pour
A :
bord du vaiffeau le Leopard, fuivant fon générale Décret fe retirerait à
l'arrivée fe de votre lettre, et contre Ic voeu de toutes les rendu avant
EAAA trouvaient en ville, lelquelles avaient fait ferment perfonnes de la
Ceft après avoir été témoins de la délibération
que nous nous empreffons d'avoir Phonneur de et de Parrété,
que notre Iettre vous parvienne dans le court délai vous prefcrit, écrire, mal pour
A : --- Page 11 ---
(7)
gré les inconvéniens de la chaleur du jour, des
vais chemins, des rivières hautes ou débordées. orages, des mauNous applaudiffons d'autant plus à ce fage
tance vigoureufe qui avait été préparéc, aurait parti, que la réfifblement le carnage le plus horrible.
produit infaillimettrez Nous penfons, Monficur, que d'après CC détail, vous nc
pas cn marche. Les têtes encore échauffées
vous
peut être fort mal un mouvement quelconque. Nos interpréteraient
tendent toujours à ramener la paix et le bon
fonctions qui
crivent de vous en faire la pricre formelle. ordre, nous prcfLa préfentc vous fera remife par un Officier
et
Notable de cette ville, que nous vous députons à municipal cct
un
Nous avons l'honneur d'être avec
effet.
humbles et tres-obéiflans ferviteurs, fraternité , Monfieur, VOS trèsMaire; Challas, J.
figné Breton des
Villeneuve, B. Duflolier, G. Ogicr, Chapelles,
Officicrs municipaux; Lacaille, Marchand, Repos,
Conain,
tables; L. Befnard-Boiflet, Procureur-Syndic; Gervais, Notitut ; Carrere , ainé, Serétaire-gr.fier.
Monlauzun, Subfde A F'après-midi. Sain-Marc, en Municipalité le 7 Aot 1790, trois heures
Pour copie conforme à Poriginal, DOBIGNIE, Secrétaire.
a ax CGt
E
Cfco 2.
COPIE d'une Lettre écrite par M. DE
VINCENT, aux
Oficiers municipaux de Saint-Marc,
MESSIEURS,
Du 8 Aodr 1790,
I. me ferait bien difficile de pouvoir vous exprimer, comme
firerais,, tous les feutimens de joie qu'a occafionnée la
je te déte à Corps la de la Municipalité a bien voulu me faire, Réponfe en réponfe obligeante de
Rerac Communc de Saint-Marc; elle m'a été
ma
puifqu'elle m'a été remife. par la Députation dort doublement vous
apréable 3
dans la perfonne de MM. Duffolier k Marchand.
m'avez hororé,
vaincus d'avance, Mellicurs, que les bons Citoyens Nous de étions bien conniraient à nous,
donner la paix à cette
Saint-Marc fe réupar un. Corps qui area établi que pour furveiller importante la tranquillité Colonie, des Gitoyens, guidés
; elle m'a été
ma
puifqu'elle m'a été remife. par la Députation dort doublement vous
apréable 3
dans la perfonne de MM. Duffolier k Marchand.
m'avez hororé,
vaincus d'avance, Mellicurs, que les bons Citoyens Nous de étions bien conniraient à nous,
donner la paix à cette
Saint-Marc fe réupar un. Corps qui area établi que pour furveiller importante la tranquillité Colonie, des Gitoyens, guidés --- Page 12 ---
(8)
Nous étions bien shrs, dis-je, qu'ils cefferaient de
cette Allemblée, qui depuis fon inftallation n'a femé donner que la tout appui à
toute la Colonie. Je fuis bien loin de défapprouver lcs fecours difcorde dans
fi avez c'eft donnés au vaiffeau,
tranfporter cette Aflemblée & fes que adhérens: vous
nouvellé pour Affemblée les éloigner ait formé S" de Colonie, tant mieux, jufgu'à ce
blée narionale, fanSionné par un le Roi,, plan de & conflitution établi dans décrété par rtncne
du vaiffeau lc Léopard eft grande; ma's on ne la acheter Colonie. La cher"
paix, faire revivre Punion qui n'aurait jamais
trop CPTE
eu
troublée,
des mal-intentionnés dans cette Affemblée. afae Oui, s'il n'y avait
Ret faible quoique je n'aie rempli aux yeux de mes Meflieurs, je le
partie de ce qu'ils m'ont ordonné, je m'en trouve Concitoyens, qu'une
donnant à nos chers Citoyens de Saint-Marc leur
dédommapé, en
terai, "Efter; & donne ma Parole les Troupes que je tranquillité; commande ne &j'yajouRe la deflination que je reflerai du tars à polte fixe,. jufqu'à ce que nous pafferont connat
aura pris pour fa nouvelle vaiffeau, deftination. &c le défnicif que cette Affemblée
vous
ajouterai,
A
yaiféau ne avait pas débarrafié de cette multitude Mellieurs, que file
je vous offre un Détachement des Troupes
de gens inconnus,
verez que le teinps néceffàire pour vous en réglées, que vous ne conferavec impatience là nouvelle qui me confirmera débarraffer. lc départ du Je vaiffeau. vais attendre
Je fuis avec une refpeducufe fraternité, &c.
VINCENT.
Pour copie conforme à Poriginal, DOBIGNIE, Secrétaire.
SUPPLEMENT au ne2. Copic d'une Lettre de M. DE VINCENT
aux Officiers municipaux de Saint - Marc.
MESSIEURS,
le CEST vaiffeau au eft moment encore à du Sa'nr-Marc. départ de MM. vos Députés, gue japprends
Lettre, je prends le parti,,
Pour ne. rien changer ma première que
vous préveiir que je ne fais Meflieurs, pas partir de les vous deux écrire cette feconde 2 pour
noncais Metie dars. nia première pour vous la porter Députés mais que je vous anheuresa eurs, aprèslarrivée que 6 PAffemblée. n'a abandonné
pour fous vous répéter,
de
Lle
a
yc compris le temps de la vos réponfeà mcar ma quej je fixeà Mardi matin pourt ving-quatre tout délai,
mefure romplir. ma million.Mes lettre, foldats je ferai forcé de me mettre en
Commandant contre lest Citoyers, 2 mais l'objet qui a font déterminé impatiens de marcher, 2 non
lui faire rerarder des trolipes AFOLOR pourrait doubler fa T'expédiion. M..I le
jufqu'au délai que jai fixé à votre marche. Je vais la
J'attendrai encore avec impatience la dernière réfolution réponfe définitive.
-
vis-à-vis lAfiemblée féante à Saint -Marc.
de la Municipalité
Pour
Je fuis, &c. VINCENT:
copic conforme à l'original, DOBIGNIE, Secrétaire
a
2 non
lui faire rerarder des trolipes AFOLOR pourrait doubler fa T'expédiion. M..I le
jufqu'au délai que jai fixé à votre marche. Je vais la
J'attendrai encore avec impatience la dernière réfolution réponfe définitive.
-
vis-à-vis lAfiemblée féante à Saint -Marc.
de la Municipalité
Pour
Je fuis, &c. VINCENT:
copic conforme à l'original, DOBIGNIE, Secrétaire
a --- Page 13 ---
SUITE DE L'A CORRESPONDANCE
DE M. de Vincent avec la Commune de S. Marc:
Cypo 4.
COPIE d'une Lettre de la Commune de S. Marc
à M. DE VINCENT.
MONSIEUR,
L. Municipalité de Saint- -Marc répond en mémc - temps à
vOs Lettres adreffécs à la Commune et à la Municipalité.
A la lcéture qui en a été faite , perfonne n'a reconnu, dans
le ityle du Général, M. de Vincent 3 brave Militaire et bon
Citoyen : on a été fort étonné d'y voir, qu'au licu de fe renfermer dans fa miffion, il fe permétte de critiquer les opérations
de l'Affemblée générale, que cette ville a été plus à portéc de
juger que qui que CC foit, et dans laquelle clle n'a reçonnu gue
de bonnes difpofitions.
La Commune nous charge de vous mander qu'clle n'a du tout
point contribué à fairc éloigner PAflemblée générale 9 ct qu'elle
a eu au contraire bien de la peinc à confentir au parti qu'elle a
pris. Tous les habitans qui s'étaient rendus ici en grand nombre
de différentes. Paroiffes, penfaient de mémc,
Le vaiffeau du Roi eft parti d'hicr au foir, emmenant quatrevingt quatre Députés. Quant à fa deftination, nous fommes ici
fermement perfuadés qu'il va en France.
Tous les Habitans font retirés : la ville eit réduite à ceux qui --- Page 14 ---
(1o)
Phabitent ; ila été pris des mefures pour la fiureté
et les Troupes parriotiques font fuffifantes
intérieure 9
Nous avons P'honneur d'étre
pour Ty maintenir.
avec un fraternel attachement
MONSIEUR,
s.
Vos très-humbles & trèsobéiffans ferviteurs
Signé, Breton des Chapelles, Maire,
neuve, Oficiers municipauz
Challas, J. Villegrefier; F. Pitteu
; Carrere , Secrétaire-
, Oficier municipal ; Conain
Monlaufun ; L.
B. Duffolier, Offciers Benardibeifs,Syndicy( G. Ogier 6
municipauz,
A Saint Marc le 9 Août 1790, à trois
heures de Paprès. -midi.
Pour Copie conforme à Poriginal,
DOBICNIE, Secrétaire:
cypo 3.
COPIE d'une Lettre de M. DE
VINCENT àla
Commune de Saint-Marc.
MISSTEVRS,
J
en réponfe reçu à Ia celle Lettre que vous m'avez fair Phonneur de
tier d'un militaire que n'eit MM.vos Députés nous ont remife. m'écrire Lc me
écrit franchement
point de faire des critiques. li
ce qu'il
et
dit, il
ma feule milfion,
penfe; fije m'étais renfermé dans
tions de la Commune d'aprés de ce que vous me mandez des difpofiruifeaux de fang. La. Province Saint-Marc, vous auriez vu couler des
du Nord outragée, lc Gouverneur
e .
d'un militaire que n'eit MM.vos Députés nous ont remife. m'écrire Lc me
écrit franchement
point de faire des critiques. li
ce qu'il
et
dit, il
ma feule milfion,
penfe; fije m'étais renfermé dans
tions de la Commune d'aprés de ce que vous me mandez des difpofiruifeaux de fang. La. Province Saint-Marc, vous auriez vu couler des
du Nord outragée, lc Gouverneur
e . --- Page 15 ---
(11)
repréfentant la perfonne du Roi, qui l'a été auffi ; une guerre
civile allait s'allumer; il crait temps de faire ceffer le défordre;
nous comptions fur nos fréres de Saint-Marc. Fh bien ! nous nous
fommes trompds, puifqu'ils nous le confirment. La Commune
n'avait pas dédaigné les fccours du Nord, lorfqu'elle a eu des
inquiétudes, puifqu'elle lcs a réclamés; on nc lui a pas donné le
temps de défirer. Oui, Mcffieurs, fans ordre de mcn Chef, j'ai
fourni les meilleures Troupes du Roi pour voler à votre fecours:
l'offre que je vous ai faite de vous fournir un détachement était
une fuite du défir de vous affurer votre tranquillité ; vous ne
pouvezme favoir mauvais gré de mon empreffemenrà vous donner
des preuves de bon Frère. Je crains lc reffentiment que vont
avoir les Troupcs que j'ai Phonneur de commander, en lifant
votre réponfe. Elle aura autant lieu de les furprendre quc je l'ai
été moi-méme. Vous m'affurez que le vaiffeau eft parti d'âvanthier avec l'Affembléc 2 au nombre de quatre-vingt-quatre Députés, pour France : je le. répéte, tant mieurx. Je vais refter ici
jufquce quc je fais ccrtain de fa delination. Jc vous ai donné,
Meffieurs ma parole quc les Troupes ne pafferaicnt pas TEfter;
je la tiendrai autant que le vaiffeau ne rentrera pas à Saint-Marc;
et s'il entrait dans quelqu'autre port dc la Colonie , j'attendrai
Jes ordres de PAflemblée provinciale du Nord, ct ceux de mon
Général.
J'ai l'honneur d'être avec fraternité et attachement,
MESSIEURS,
Votre très -humble & trèso
obéiffant ferviteur
V I N C E N T.
Aux Gonaives, lelo Aolt 1790,
Pour Copie confurme à Poriginal, DOBIGNIE, Secrétaires
à Saint-Marc;
et s'il entrait dans quelqu'autre port dc la Colonie , j'attendrai
Jes ordres de PAflemblée provinciale du Nord, ct ceux de mon
Général.
J'ai l'honneur d'être avec fraternité et attachement,
MESSIEURS,
Votre très -humble & trèso
obéiffant ferviteur
V I N C E N T.
Aux Gonaives, lelo Aolt 1790,
Pour Copie confurme à Poriginal, DOBIGNIE, Secrétaires --- Page 16 ---
a
06-72
a --- Page 17 ---
-
EXTRAIT des Regifres des Délibérations de
PAfembléc
provinciale permanente du Nord.
Séance du 13 Aott 1790.
M.
DE
levé, & TRÉMONDRIE, Préfident, s'cft
a dit :
MESSIEURS,
LE moment ol la diffolution de PAffemblée
me parait celui où la liberté de la Colonie
coloniale s'opère
danger, fe trouve le plus en péril.
> échappée à un grand
Je la vois également menacée et le
exécutif
pour fa défenfe, qui peut fi aifément par abufer pouvoir de fes forces armé
par l'anarchie qui peut naitre de la facilité avec
et
donnent une extenfion abulive aux pouvoirs laquelle leur les Corps
j'ofe le dire, de la facilité méme avec laquelle qu'on on les détruit. confic ;
Pour obvier à ce double inconvénient, , dont le
même, , celui de fubiituer la volonté arbitraire réfultat eft le
paflions à l'empire des lois : vous n'avez, Mefficurs, ct le jeu des
moyen, c'eft d'organifer les pouvoirs de tous les
qu'un feul
tratifs, et dépofitaires d'une autorité qui ne
corps adminifa des particuliers, d'une maniére fi précife, peur plus ôte appartenir
a l'ambition
qu'elle toute
puiffe aifémentj perfonnelle juger dela aux ufurpations, p et que chaque Citoyen prife
compétence du tribunal à qui ils'adrefle.
limite Vous dans n'êtes les pas à vous appercevoir, Meflieurs, , que cC défaut de
femens
pouvoirs a été le vice cffentiel de tous nos établif.
9 et de PAflembléc coloniale qui s'en était
de fi
étranges, fes fonctions et de la Municipalité qui en affectait de fi contraires arrogé à
; et j'oferai le dire aulli, celui de votre Affemblée
séme, qui ne s'ei foutenue que par fon patriotifme et fa fageffe.
ordonnée Rétabliffons donc fans crainte des Corps dont l'exiftence bien
Ja bafe de doit, par des pouvoirs exadtement déterminés, former
notre conititution, et la fauve-garde de notre liberté, --- Page 18 --- --- Page 19 ---
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