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DES RECISTRES des délibérations de la municipalité
du Port-au-Prince.
AUOURD'HUT lundi deuxième jour du mois de mai mil fept
cent quatre-vingt-onze, fur les fept heures du foir;
Le confeil général de la commune étant affemblé, compofé
de M. le maire s MM. Vincendon Dutour, Duchemin, Pous,
Dufour & Favard, officiers municipaux, du procureur de la
commune & du fubftitut, & de MM. Bourdon, Michel,
Barrault de Narçay > Ferté, Glaumé, Bourreau, Catherinor,
François, & Bédé-Lamiral, notables, tous préfens, & affiftés
dsfecrésire-greffer.
Le procureur de la commune a rcquis qu'il fût dreffé procèsverbal de ce qui s'étoit paffé dans la préfente journée.
diyiden- 3
aux, du procureur de la
commune & du fubftitut, & de MM. Bourdon, Michel,
Barrault de Narçay > Ferté, Glaumé, Bourreau, Catherinor,
François, & Bédé-Lamiral, notables, tous préfens, & affiftés
dsfecrésire-greffer.
Le procureur de la commune a rcquis qu'il fût dreffé procèsverbal de ce qui s'étoit paffé dans la préfente journée.
diyiden- 3 --- Page 6 ---
n
C1,
La matière mife en délibération, il a été unanimement arrêté
dont la
&
qu'il en feroit dreffé fur le champ un procès verbal,
teneur s'enfuit.
a
de mai mil
d
AUJOURD'RUI lundi deuxième jour du mois
fept
s fur les onze heures & demie du matin,
cent quatre-vingr-onze,
les huit
ex
M. maire fut
que dans la même matinée 2 fur
le
le
prévenu
nationale, accompagné de
heures , M. le major de la garde
officiers, avoit été obligé de fe tranfporter au champ
quelques
mettre fin à plufieurs combats particuliers qui
de mars 9 pour
d'Artois & du réét
s'étoient élevés entre des foldats du bataillon
E
du Port-au-Prince, & déjà fuivis de la mort de plufieurs
giment
at
ces
avoient paru afloupies 9 mais qu'il
S
hommes; ; que querelles
même
s'en élevoit de nouvelles, que l'on craignoit
qu'elles
n'oceafionnaffent une affaire générale. M. le maire fe rendit fur
le champ à la maifon commune, & fit prévenir plufieurs offius
avec lui. Peu de tems après
)
ciers municipaux de s'y rendre
de foldats
qu'ils y furent arrivés, on vit une grande quantité
des bataillons de Normandie & d'Artois, & du corps royal
d'artillerie, courir armés du côté du champ de mars,oû, difoitnombre de foldats d'Artois étoit affailli par un
on, un petit confidérable de foldats du régiment du Port-au-Prince.
nombre
M. le major général y courut fur le champ, avec plufieurs
officiers, & prefque au même inftant M. le maire fe mit en deaveclesofficiers municipaux préfens &le fubftivoirdes'yrendre,
tutdu procureur de la commune, tous revêtus de leurs écharpes.
Lorfqu'ils arrivèrent devant les cafernes, tout avoit été fufpendu
M. le major
& les officiers de la
& calmé en partie par
général
de
garde nationale, qui avoient trouvé plus de cent hommes
chaque côté les armes à la main, &x qui alloient à l'inftant même
fe mit en deaveclesofficiers municipaux préfens &le fubftivoirdes'yrendre,
tutdu procureur de la commune, tous revêtus de leurs écharpes.
Lorfqu'ils arrivèrent devant les cafernes, tout avoit été fufpendu
M. le major
& les officiers de la
& calmé en partie par
général
de
garde nationale, qui avoient trouvé plus de cent hommes
chaque côté les armes à la main, &x qui alloient à l'inftant même --- Page 7 ---
engager le combat, fi les citoyens ne fe fuffent jetés au milieu
d'eux, & ne les euffent empèchés: il ne refta plus à la municipalité qu'à déterminer le grand nombre de foldats
deNormandie, .
d'Artois, & du corps royal d'artillerie, qui étoient accourus 9
à fe retirer paifiblement dans leurs cafernes. M. le maire le leur
demanda au nom de la nation, de la loi & du roi; tous cédèrent
fans difficulté à cette proclaration, & ne reftèrent que le tems
néceffzire pour réunir tous leurs camarades. Les foldats du Port:
au-Prince qui fe trouvoient devant leurs propres cafernes, montrèrent moins d'obdifance, &x ne rentrèrent qu'avec beaucoup
de peine , & en propofant aux autres régimens de battre la générale & de fortir en bataille.
Ceux de Normandie, 2 d'Artois &x du cor psroyal d'artillerie
étoient en marche & fe retiroient en accompagnant la municipalité, lorique qu'on entendit rappeler dans les cafernes du
Por-an-Princesquelua per. onnesyfurent, & rapportèrent que
les foldats chargeoient leurs armes & fe difpofoient à fortir.
Auffitot les foldars de Normandie, d'Artois, 9 & du corps royal
d'artillerie coururent chacun à leur scafernes pour s'armer. Les
citoyens battircnt d'eux-mêmes la générale ; onfonna le tocfn,
Bx en moins d'une demi-heure les gardes nationales à pied & à
cheval, l'artillerie nationale zidéc de plufeurs canoniers de la
ftation, 3 les bataillons de Normandie & d'Artois fe rangèrent en
bataille devant le corps garde narional, & crièrent tout d'une
voix qu'il falloit défarmer le régiment du Port-au-Prince.
Le confeil-général de la commune qui s'étoit affemblé, ne
pouvoit fe difimuler que la conduite du régiment du Port-auPrincedepuis quelques jours étoit faite pour infpirer des alarmes,
& CCS alarmes fe forrificient par plufieurs propos échappés tant
à des foldass de CC régiment qu'à quelques perfonnes qui étoient
dividen-
& crièrent tout d'une
voix qu'il falloit défarmer le régiment du Port-au-Prince.
Le confeil-général de la commune qui s'étoit affemblé, ne
pouvoit fe difimuler que la conduite du régiment du Port-auPrincedepuis quelques jours étoit faite pour infpirer des alarmes,
& CCS alarmes fe forrificient par plufieurs propos échappés tant
à des foldass de CC régiment qu'à quelques perfonnes qui étoient
dividen- --- Page 8 ---
du
CI
du nombre'des ci-devarit volontaires : après avoir délibéré fur
ce qu'il y avoir de plus utile à faire dans le moment 2 la municipalité fortit & déclara qu'elle alloit fe tranfporter aux cazernes 2
& voir G le régiment du Port-au-Prince avoit des intentions
a
hoftiles : clle recommanda aux troupes nationales &c de ligne
d'attendre fon retour fans former aucune entreprife.
a
La munieipalité feule & fans aucun cortege fe mit en marche
vers les cazernes : dès qu'elle y fut entrée elle fut entourée d'un
grand nombre de foldats du régiment. M. le maire leur expofa
T
alarmes ils jeroient la ville depuis pluffeurs jours 5
A
dans quelles
et
& leur déclara qu'il falloit qu'ils s'embarquaffent dans la journée
même 2 ou le lendemain au plus tard pour l'Orient , felon les
de M. le lieutenant
après beaucoup de murmuS:
ordres
il confentirent général: ; on leur dit qu'il feroit fait
res & de plaintes, y
foldats
une proclamation pour faire défenfes à tous citoyens, ou
de les injurier ; qu'on les engageoit de leur côtéà ne pas fe periuy
mettre d'infulter les foldats de Normandie & d'Artois commeils
l'avoiert fait depuis plufieurs jours.
La municipalité de retour à l'hôtel de la commune y trouva
un officier de la fation que M.de Grimouard aveitenvoyépour
offrir fes fecours en cas de befoin; on le remercia. Cet ofticier
refta & accompagna la municipalité, qui paffa de rang en rang
rendre compte de la difpofition du régimen: du Port-aupour
Prince : les troupes nationales & de ligne ne répondirent que
par un feul cri: défermer... ! défarmer.. ..!
Il paroiffoit impoffible de calmer les efprits 5 la municipalité
ft un dernier cffort, &x déclara hautement qu'elle ne requerroit
jamais le défarmement du régiment du Port-au-Prince. Elle ne
put rien gagher fur les efprits; elle rentra dencuveau danslafalle
de Phôtel de ville, &c tandis qu'elle étoit à délibérer avec M. le
1 V
par un feul cri: défermer... ! défarmer.. ..!
Il paroiffoit impoffible de calmer les efprits 5 la municipalité
ft un dernier cffort, &x déclara hautement qu'elle ne requerroit
jamais le défarmement du régiment du Port-au-Prince. Elle ne
put rien gagher fur les efprits; elle rentra dencuveau danslafalle
de Phôtel de ville, &c tandis qu'elle étoit à délibérer avec M. le
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major général & MM. les commandans des bataillons de Normandie & d'Artois, deux patrouilles annoncèrent de nouveau
aux troupes que le régiment du Port-au-Prince prenoitles armes.
L'artillerie fe mit aufitôt en marche ; les gardes nationales &
les troupes de ligne les fuivirent 5 l'artillerie royale fe joignit à
elles ; & à ce nombre confidérable d'hommes armés fe réunit
encore une très grande quantité de marins tant de la ftation que
de la rade des marchands.
Il n'étoit plus tems de délibérer ; le fcul parti à prendre étoit
de marcher à la tête des troupes nationales & de ligne pour en
modérer l'ardeur s'il étoit poflible; & de tenter d'obtenir du régiment du Port-au-Prince par la voie de la perfualion ce que l'on
étojt fàr d'en arracher par la force, , mais en verfant peut-être
beaucoup de fang de part & d'autre.
La municipalité entra de nouveau dans les cazernes; elley
avoit été précédée par M. le majorgénéralde la gardenationale,
accompagné de fes aides-majors qui avoient déclaré au commandant du régiment la réfolution inébranlable des citoyens &
gestroupes de ligne. La municipalitésadrefa d'abordauxfoldats
du régiment 5 elle leur repréfenta que toute réfiftance devenoit
inutile, & Jeur répéta que le parti des citoyens paroiffoit défnitivement pris, lesc sengageant à éviter l'effufion du fang, Lesfoldats
fer rerirèrent chacun dans leur compagnie pour délibérer sily y en
eut qui prirent leurs armes.
Emartendant le réfultat de leur délibération 9 la municipalité
palia avec MM. les oficiers du régiment dans une chambre qui
fe trouve à l'entrée des cazernes. Un officier delagarde nationale
sy préfenta & déclara de nouveau, que le parti de défarmer le
K-pimhnent éroit irrévocablement pris.
La municipalité mit alors fous les yeux de MM. les officiers
diyiden. --- Page 10 ---
C1
du régiment limpoffbilité de faire changer d'opinion à près d
quatre mille hommes armés, fatigués des alarmes continuelle
que caufoit à toute la ville la conduite du régiment depuisque
ques jours. Elle leur repréfenta l'impoffibilité encore plus grand
de réfifter aux forces dévelopées devanr eux pour contraind:
le
livrer fes armes. MM. les cfli.iers fe retirèrent pou
régimentàl
parler à leurs foldats. Sur ces entrefaies M.le commandant général des gardes natic
nales arriva. (*)Son premier foin fut de réprimer l'ardeurimpa
tiente de l'artillerie nationale. Il fe jetta au-devant du canon, &
dit qu'on le perceroit le premier , fi l'on étoit affez impruder
E
tirer fans fes ordres: il entra alors dans les cafernes, & d
pour
at
ton de voix le
tranquille 9 mais en mêmne temps le pl
S:
plus
ferme s il déclara au régiment qu'il ne lui donnoit qu'un quar
d'heure pour remettre fes armes.
tiente de l'artillerie nationale. Il fe jetta au-devant du canon, &
dit qu'on le perceroit le premier , fi l'on étoit affez impruder
E
tirer fans fes ordres: il entra alors dans les cafernes, & d
pour
at
ton de voix le
tranquille 9 mais en mêmne temps le pl
S:
plus
ferme s il déclara au régiment qu'il ne lui donnoit qu'un quar
d'heure pour remettre fes armes. Le régiment fe foumit à la néceffité: il rendit fes armes. O
les raffembla en faifceaux, & on les ft tranfporter à l'hôtel de 1
commune. Après l'enlèvement des armes 9 M. le commandant génér
voulut favoir fi le régiment n'avoit pas de munitions ; le bru
s'en étoit répandu depuis long-temps dans la ville, on en éto
affuré
le commandant de la place et
même prefque
2 quoique
affirmé plufieurs fois à la municipalité, & notamment ce matin
qu'il ne penfoit pas qu'il y eût de poudres aux cazernes 5 on de
manda s'il y en avoit ; il fut répondu que non i mais la jufte de
fiance qu'infpiroit la conduite du régiment depuis quclques jou
(*) M. Caradeux ainé, command-nt général de la garde nationale du Port-an-Pance,f
far réfidence habituelle furfon habitat on à Belle-vue, plaine du Cul-de-fac; i fur averti
une heure par M. Roberjot du Défert, Tun de fes aides de camp. --- Page 11 ---
ngagea à tout vifiter. On parvint à une chambre dout la pcrte
toit fermée 3 les citoyens en demandèrent la clé. L'officier
hargé du détail répondit qu'elle étoit perdue 2 8c donna à enendre que cette chambre étoit peu importan:e à viliter > n'y
yant, difoit-il, que des effets inutiles. Cette déclaration. 2 au
eu d'appaiter les foupçons 7 les augmenta. Les fapeurs de la
arde nationale enfoncèrent la porte à ccups de hache > 8c l'on
rouva dans cette chambre la charge de fept cabrouets de
oudres, cartouches, balles, grenades &x petits boulets. Cet amas de munitions fut bientôt enlevé, & la municipalité
eretira fur les fix heures du foir, convaincue 7 par le foin que
on avoit pris d'affirmer qu'il n'y avoit ni poudres ni cartouches
lans les cazernes, que les bruits fourds répandus depuisquelques
ours dans la ville n'étoient pas tout-à-fait fans fondement,
2 que peur-être le falut de la ville étoit dû à la réfolution prife
ar les ciroyens & les troupes de ligne de défarmer le régiment. Il -a été laifé un détachement de cent vingt hommes tant
le gardes nationales que de troupes de ligne, foutenu de quelques pièces d'artillerie, pour la garde des cafernes, jufqu'au
noment où pourroit fe faire l'embarquement. Ce fait; la municipalité eft rentrée en la maifon commune où
lle a renouvelé fes remerciemens à l'officier de M. Grimouard,
qui n'avoit pas ceffé de l'accompagner par-tout depuislemoment
bhil étoit arrivé.
le gardes nationales que de troupes de ligne, foutenu de quelques pièces d'artillerie, pour la garde des cafernes, jufqu'au
noment où pourroit fe faire l'embarquement. Ce fait; la municipalité eft rentrée en la maifon commune où
lle a renouvelé fes remerciemens à l'officier de M. Grimouard,
qui n'avoit pas ceffé de l'accompagner par-tout depuislemoment
bhil étoit arrivé. Fait & arrêté en confeil général de la commune ; & Ont tous
les membres préfens figné. Pour copie conforme Signé s
Leremboure père, maire ; Malahar, 2 fecretaire greffier. * AU PORT-AU-PRINCE,
De l'imprimeric nationale, chez CHAIDRON & compagnie. es dividen- --- Page 12 ---
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