--- Page 1 ---
:
o --- Page 2 ---
AD UVKE INDORE
DE MARSAIX
HUURE PASTAINEBUEAD LESCALEINDNS
Bahit Carter Broln
fihmirg
Bromn Hnttreraity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
RZO - --- Page 5 ---
SS N 2n dsea 32 24
EXTRAIT
DES PIECES
S-JUSTIFICATIVES *
A L'APPUI DE LA
DÉNONCIATION
FAITE A LASSEMBLÉE
NATIONALE
Du Comte DE LA LUZERNE,
Miniftre d'État & de la Marinc,
Par le Conte DE Gour,
Député de
Saint-Domingues :
Au nom de la
DÉRUTATION & de fes
COXMETTAN.
PIECES
JUSTIPICATIVES DE
LEXPOSITION,
PourOIRS DE DÉNONCER.
Lettre du Comité du Nord,
25 décembre 1788.
LE refus ou le filence des
ferons part, nous
Adminitraseus, dont nous vous
les DÉNONCER A LA donnera, comme à vous, , LE DROIT
qui, dans la crainte NATION, comme des tyrans
DE
abufent,
feule de perdre une autorité fiubaiternes,
de
veulent, autant qu'il eft en
dont ils
nous réunir auprès du
eux, nous
membres de la grande
pere commun , avec les empêcher autres
famille,
* LES originaux de ces Pieces,
Primer des extraits, ont été
dont on a cru qu'il
zu Comité- des
foumis d'abord au
fuffifoit d'imau long aux rapports de P'Aflemblée
Rapporteur, enfuite
fans
archives de ce même Nationale, 1 & font,dépofés tout
déplacer,
Comité, où l'on pourra les voir
a --- Page 6 ---
- ZOY C -
()
Lettre du méme Comité, 24 ayril 1789.
IL faut à la Colonie une vengeance éclatante a Vous
devez la folliciter .
& TRADUIRE avec énergie DEVANT.
LE TRIBUNAL DE LA NATION, le Miniftre defpote qui a
ofe commettre une femblable atrocité, uniquement pour fervir la paffion d'un Intendant qui avoit intérêt d'éloigner de
"lui un Adminiftrateur honnête qui le contenoit. .
Lettre du méme Comité, 25 juin 1789.
Nous devons DÉNONCER &: vouer à l'EXECRATION publique les LA LUZERNE, les MARBOIS, les LA MARDELLE s
c'ef-i-dire, les infolens auteurs & les lâches coopérateurs
des maux que la Colonie éprouve depuis fi long-temps.
Lettre des Habitans de Saint-Louis du Nord, à M. Ze
Marquis du Chilleau, décembre 1788.
Nous n'en connoiffons pas moins tous nos droits 5 mais
nous favons méprifer & maudire ; mais nous favons nous
plaindre 5 mais nous favons AJOURNER aux pieds du Trône,
AU TRIBUNAL DE LA NATION, ces perfides > ces violateurs
des droits des Citoyens, qui ne demanderoient fans doute
pas mieux que d'avoir à nous reprocher quelque aête quipit
autorifer leurs affertions & leurs impoftures..
CET ordre de chofes, fi deftruêteur en tout genre, eft une
innovation quin'a été introduite que par M. DE LA LUZERNES
Elevé, fe vante-t-il lui-même, fur les genoux de la Magictrature
fon éducation, fcs idées, fes affections, fes
liaifons, fon exiftence morale fe font toutes tournées de ce
côté.
PORTÉ par fes habitudes dc Penfance, par fon éducation
premiere, & par fon goût excluff pour l'étude de la nature
fi deftruêteur en tout genre, eft une
innovation quin'a été introduite que par M. DE LA LUZERNES
Elevé, fe vante-t-il lui-même, fur les genoux de la Magictrature
fon éducation, fcs idées, fes affections, fes
liaifons, fon exiftence morale fe font toutes tournées de ce
côté.
PORTÉ par fes habitudes dc Penfance, par fon éducation
premiere, & par fon goût excluff pour l'étude de la nature --- Page 7 ---
N
D -
* pour celle des langues (3)
privée & pailible, M. de la mortes, aux douceurs d'une vie
mode de fe
Luzerne a cru infiniment
décharger des détails
comfelon lui, du
falidieux &
delte
Gouvernement, fur fon
dégolicans 3
Intendant n'a pas demandé Intendant; & ce moremis entre les mains de cet
mieux. Tout a donc été
zilleric & aux fortifications. Dès Intendant ; tout, jufqu'à l'arANCIEN A ETE INTERVERTI. CE MOMENT, TOUT ORDRE
Vous avez à marcher, M, le
les difpofitions
Marquis > entre les
CONNOIT
d'efprit & de cceur d'un Minifre opinions s
point cette Colonie;
QUI NE
par fes goûts, n'a pas pu la
qui, par fon genre de vie,
que les plus FAUSSES connoitre; ; qui n'en a pu prendre
nous vous
OPINIONS, & le défir
préfumons de faire le bien.
extrême que
Iettre du Comité de "Ouef,
9 feptembre 1789.
fur L'ENTREPRISE que le Miniftre
un objet de cctte
vient de faire en fatuant
M. du Chilleau, importance, en caffant
pendant la tenue
l'ordonnance de
niérite D'ÂTRE RELEVÉE
méme des Etats Ginéraux,
tionale,
par nos Députés à l'Affemblée
NaIettre du Comité du Nord,
IS feptembre 1789.
Nous ne pouvons nous
tant que M. de la Luzerne promettre &
un fort plus heureux
Cour. La Colonie même
M. de e
- feront
ne fe
à la
grace; fi notre Intendant adtuel reffentiroit pas de leur dif2 donc quele CORPS DE LA
nous étoit confervé, Ii n'y,
force nos réclamations
NATION qui puiffe foutenir avec
Lettre de
tAfaklegrasinciadia du Nord, 29 janvier
1790,
LA conduite, foit de M. de la
teurs, foit du Confeil
Luzerne, foit des Adminiftrafupéricar, qualifié de
Saint-Domingue,
az
ace; fi notre Intendant adtuel reffentiroit pas de leur dif2 donc quele CORPS DE LA
nous étoit confervé, Ii n'y,
force nos réclamations
NATION qui puiffe foutenir avec
Lettre de
tAfaklegrasinciadia du Nord, 29 janvier
1790,
LA conduite, foit de M. de la
teurs, foit du Confeil
Luzerne, foit des Adminiftrafupéricar, qualifié de
Saint-Domingue,
az --- Page 8 ---
T B -
A a K
(4) )
he jultifie que trop la néceffité où nous avons été, &
fommes encore, de nous adminiftrer
oit nous
nous-mêmes.
M. DE LA LUZERNE a plus que perdu notre
eft NOTRE ENNEMI. Tyran d'autant
confiance; ; il
plus
femble n'être venu à Saint-Domingue
dangereux, qu'il
d'une maniere plus efficace,
que pour nous nuire
, par la préfomption
qu'éleve en faveur de fes connoiffances le
menfongere
dans cette Colonie; on ne le voit
féjour qu'il a fait
preffurer, de la
occupé que du foin de la
tourmenter, & de la retenir plus fortement
que jamais fous l'empire du DESPOTISME
MINISTÉRIEL, lorfque toutes les Provinces de France ont eu le bonheur des s'en
affranchir. II ne fe borne pas là, & il pouffe SA
jufqu'à favorifer fous main les infurredions d'une PERFIDIE 1,
tient tout des bienfaits de fes anciens
cafte qui
maitres, & à flatter
baffement, DANS SA CORRESPONDANCE avec elle, des
rances dont
cipéP'accompliffement ne feroit rien moins que la fubverlion totale dc la Colonie.
IL étoit temps que ce tyran fàt
démafqué, confondu, &
puni. Après l'avoir dénoncé au public, NOUS LE DÉNONÇONS
'A L'ASSEMBLÉE NATIONALE 5 & comme elle eft jufte, elle
nous en fera juftice. NOUS AVONS TOUS APPLAUDI
LA DÉNONCIATION QUE VOUS EN AVEZ DÉJA
A
FAITE,
MESSIEURS, PAR LA BOUCHE DE M. DE GOUY-D'ARSY,
Notre arrêté pris à cette occalion, 9 & que nous vous enverrons
incellamment, vient à l'appui de cet aéte de courage ; & loin
que vous deviez reculer, , nous vous donnons CHARGE
PRESSE de pourfuivre
EXvigoureufement cette dénonciation. Les
preuves ne vous manqueront pas.
Extrait des délibérations de PAfemblée proyinciale du Nora,
22janyier 1790,
ET attendu qu'il eft conftant que le Comte de la Luzerne eft
l'ENNEMI JURÉ de la Çolonic, qu'il a toujours cherché à lui
de cet aéte de courage ; & loin
que vous deviez reculer, , nous vous donnons CHARGE
PRESSE de pourfuivre
EXvigoureufement cette dénonciation. Les
preuves ne vous manqueront pas.
Extrait des délibérations de PAfemblée proyinciale du Nora,
22janyier 1790,
ET attendu qu'il eft conftant que le Comte de la Luzerne eft
l'ENNEMI JURÉ de la Çolonic, qu'il a toujours cherché à lui --- Page 9 ---
A a 24
4 - (5)
NUIRE par tous les moyens potibles, P'affemblée LE DÉNONCE
à PAlfemblée Nationale, , comme COUPABLE d'avoir abufé de
la confiance que le Roi lui avoit accordéc, en opérant, conjointement avec les fieurs la Mardelle & de Marbois, IA
RÉUNION des Confeils de Saint-Domingue 3 malgré qu'ils
euffent la liberté & L'ORDRE de ne pas P'opérer, f elle étoit
nuifible ; d'avoir, contre fa confcience & fon devoir, SOUfunefte d'avoir, avec le fieur de MarTENU cet ouvrage
bois, VEXÉ les Colons, & notamment ceux de cette dépendance,dans toutes lesparties del'Adminifration , & plus particulicrement dans celle des finances; d'avoir enfiite , quand
ila été Miniftre, fecondé les vexations 3 les INJUSTICES, les
RAPINES , & les caprices du fieur de Marbois, avec une ponctualité & une promptitude e-dont il n'y a jamais eu d'excmple 5
d'avoir REFUSÉ de donner des ordres pour faire arréter les
fieurs Morel &c Jervais, , accufés de s'être embarqués avec
des milliers de fufils, pour tenter une infurredion dans la
Colonie; d'avoir fait les plus grands efforts pour EMPÉL'ADMISSION des Députés. de Saint-Domingue à P'AfCHER
femblée Nationale ; d'avoir enfin affecté de ne pas envoyer
lordre pour la PRESTATION DE SERMENT des troupes, qui
n'a été faite au Port-au-Prince que le IS janvier, , & quand lc
Général s'y eft vu forcé. Défend en conféquence à toutes perfonnes, de quelque qualité, condition, & état qu'elles
foient, de CORRESPONDRE en aucune maniere avec ledit
d'être
TRAÎTRES à
fieur Comte de la Luzerne, à peine
réputés
la patrie, , & comme tels, pourfuivis & punis fuivant la rigueur
des ordonnances .
&c.
a 3
(
-Prince que le IS janvier, , & quand lc
Général s'y eft vu forcé. Défend en conféquence à toutes perfonnes, de quelque qualité, condition, & état qu'elles
foient, de CORRESPONDRE en aucune maniere avec ledit
d'être
TRAÎTRES à
fieur Comte de la Luzerne, à peine
réputés
la patrie, , & comme tels, pourfuivis & punis fuivant la rigueur
des ordonnances .
&c.
a 3
( --- Page 10 ---
- A
SZ A - -
(6)
PIECES JUSTIFICATIVES
DU PREMIER CHEF 2 DE DANONCIATION.
RÉUNION DÉSASTREUSE DES CONSEIIS SUPÉRIEURS
DE SAINT-Doxixour.
Iettre de M. Bonamy à M. de Laborie,
avocaz au Confeil.
JE vous envoie les picces qui prouvent
dans
appointé, jugé au Port-au-Prince
que
un procès
par le Confeil fupérieur de
Saint-Domingue; 5 j'ai payé à moi feul pour
FRAIS DE POSTE, & encore ai-je,
495 livres DE
PAR MER au Port-au-Prince le
par économie, envoyé
reddition de compte. Si
grand livre qui fondoit ma
de la
du
mon adverfaire, M. Rinaud, Garde
porte Roi, en a payé autant , cela fait
frais de
990 livres de
pofle, pour un procès dont le réfultat
bien ne pas les valoir. (Les
pouvoit fort
quittances font annexées.)
Lettre des Habitans de Saint- Louis du
Nord, à M. le
Marquis du Chilleau.
décembre
1788.
ON nous a privés de notre tribunal fupérieur de
nous envoyer plaider à foixante lieues de
juftice, , pour
c'eft pour un pays le plus
nos demeures ; &.
dangereux de l'Univers pour la
fanté, pour un pays dontle climat & la
de fix lieues en fix lieues
température changent
fois acclimatés à l'air , pour un pays où les hommes, une
de leurs
de nouvelles maladies,
quartiers 3 font affitrés d'effuyer
bliffent dans
auffi-tôt qu'ils les quittent & s'étafurde,
un autre, 3 qu'on a imaginé un fyftême auffi abAUSSI FUNESTE, AUSSI HOMICIDE.
PAR ce fyftême DESTRUCTEUR
, des Régiffeurs en chef
d'habitation, des peres dc famille, , épuifés par les fatigues
l'air , pour un pays où les hommes, une
de leurs
de nouvelles maladies,
quartiers 3 font affitrés d'effuyer
bliffent dans
auffi-tôt qu'ils les quittent & s'étafurde,
un autre, 3 qu'on a imaginé un fyftême auffi abAUSSI FUNESTE, AUSSI HOMICIDE.
PAR ce fyftême DESTRUCTEUR
, des Régiffeurs en chef
d'habitation, des peres dc famille, , épuifés par les fatigues --- Page 11 ---
ADA ARE 2a
Se - r N eat
(7)
de foixante lieues, fous la zone la plus chaude
d'un voyage
dans de certaines faifons , la plus
du monde, la plus pluvicufe
malades dans lcs routes 3
mal-faine dans toutes 5 tombés
dans des mauabandonnés à des mains étrangeres, ont péri
faute de foins Sc de fecours; quelques-uns, après
vais gites,
des torrens & des rivieres fans
avoir échappé aux dangers
entrecoupent , de deux
ponts de communication > qui
ont enfn
lieues en deux licues, toute la partic françoife,
les
rendre au Port -au-1 Prince ; mais > échauffés par
pu ie
les peines d'efprit , 8c les follicitudes qui
fatigues du voyage,
ils
à leur
font toujours les fuites des procès importans, s ont,
eflayé des nialadies affreufes, dans lefquelles plufieurs
retour,
ONT PERDU LA VIE.
habitans de la partie du Nord , au Roi, revétue
Lettre des
31 mai1788.
à Sains-Domingne de quatre millefignatures.
à Votre Majefté que les organes
Nous voulions repréfenter éclairés ; que là où il n'y a point
del la loi font des Magiftrats
nulle , le
la loi devient muctte, 3 fa proteâion
de Magiftrats ,
culture. fe
que les richeffes
défordre affreux; 1 gue la
néglige, d'hommes a donc
font bientôt abforbées; que toute affociation
infbefoin récl de juges integres, qui puiffent, à chaque
un
fans embarras ni frais, P'ordre
tant, entretenir parmi eux,
cet avantage que
fur lequel repofe Ia félicité publique ; que
jadis vos Colons , eft perdu pour eux, depuis font que
goltoient
de la famille coloniale ,
Jeurs Magiftrats s les Patriarches
ÉVOQUE A LUI toutes
difperiés ; depuis qu'un feul tribunal
à
caufes d'un gtand Empire: , & force tous les propriétaites
les
femmes, leurs
leurs manufaétures; 2 leurs efclaves > leurs
quitter
par mer ou par
enfans, leur commerce, pour entreprendre, d'un éiément furieux 3 ou
terre, aux rifques des tempêtes
qui
ardeurs d'un foleil brilant, des voyages périlleux,
des
malheureux
RUINENT à la fois LA FORTUNE 8: LA SANTÉdes
qui ont une propricté à défendre.
:
propriétaites
les
femmes, leurs
leurs manufaétures; 2 leurs efclaves > leurs
quitter
par mer ou par
enfans, leur commerce, pour entreprendre, d'un éiément furieux 3 ou
terre, aux rifques des tempêtes
qui
ardeurs d'un foleil brilant, des voyages périlleux,
des
malheureux
RUINENT à la fois LA FORTUNE 8: LA SANTÉdes
qui ont une propricté à défendre.
: --- Page 12 ---
REKTON L A
7 4
(8)
Mémoire de la Chambre
d'Agriculure du Cap , 2 août 1787.
IL eft dangereux de confer le
fouverains, , furlefquels les fortunes dépôt général des jugemens
pofent, à un fol continuellement; de la Colonie entiere refur des abimes qui
MOBILE, & peut-êre fufpendu
L'ENGLOUTIRONT UN
néceffairement bâtie en bois. , &
JOUR; à une ville
INCENDIES
par conféquent fujette à des
fréquens * & difficiles à arrêter.
CEPENDANT,
groffierement fur Monitigneur, ce point fi quoiqu'on vous en ait impofé
voir pas d'autre bafe
effentiel s que Pédit femble n'adans
3 ilr n'y a AUCUN
la Colonic. Dans
MOYEN DE VOYAGER
quatre-vingts lieues
Font-Dauphin au
qu'on compte du
Port-an-Prince, on
ou torrens , ET PAS UN PONT
rencontre vingt rivieres
geur, dans Phiver
s feulement deux bacs. Le
oul dans les orages, eft arrêté
Voyaplufieurs jours de fuite.
quelquefois
Cependant nulle
AUBERGE fur toute la route ; à peine
retraite > PAS UNE
quatre malheureux
y rencontre-d-on trois ou
cabarets, oi un homme
prendre gite , & où fes chevaux
honnête ne fauroit
riture.
ne trouveroient pas de nourIi n'y a NI POSTES, 3 NI RELAIS
ries , & la nature du climat
3 ni diligences, ni
, ni la
meflagene permettent pas ces
diftribution des propriétés
de fourrages
Établiffemens, , qui exigeroient des amas
inconnus, & impoflibles ici. .
L'habitant des
ne fauroient
villes, s l'ouvrier n'ont pas de
en avoir, .
Aucun
chevaux, &
moyen qu'il ait, ne peut
habitant , quelque
tures, parce qu'à fept lieues entreprendre du
la route avec fes voicheval une chaine de
cap on eft obligé de franchir à
de fentiers étroits & montagnes DE DIX LIEUES, au travers
oùi
gliffans , dans des ROCHERS ET DES
CIPICES, 3 un faux pas- pent COUTER
PRÉil lui refle plus de
LA VIE au, Cavalier;
ON fait
quarante lieues à faire à cheval.
aujourdhui quc les ordres du Roi
pour cette réu-
re du
la route avec fes voicheval une chaine de
cap on eft obligé de franchir à
de fentiers étroits & montagnes DE DIX LIEUES, au travers
oùi
gliffans , dans des ROCHERS ET DES
CIPICES, 3 un faux pas- pent COUTER
PRÉil lui refle plus de
LA VIE au, Cavalier;
ON fait
quarante lieues à faire à cheval.
aujourdhui quc les ordres du Roi
pour cette réu- --- Page 13 ---
T24
A4 ISE 2Ax
< A -
ea
(9)
de fuf.
dc L'ORDRE PARTICULIER
nion étoient accompegnés
inconvéniens. Lc
pendre, fi la réunion comportoit dc grands
tout étoit dans les mains du fieur la Mardelle.
Lettre du Comité du Cap , 2 août 1789.
fes réclamations aux nôM. lc Marquis du Chilleau joindra
F'INSUPPORTABLE RÉUNION des Confeils. -
tres contre
d'un Démon pour réunir. RÉUNION
CES gens-là font poffédés
RÉUNION
des Confeils dans la main des Adminiltrateurs,
RÉUNION des terres. Le moyen de n'être pas
des cailfes,
RÉUNIT TOUT dans fes mains :
les maîtres abfolus, quand on
extrait des regiftres des Confeils.
Tableau de comparaifon
aux archives du Comité des Rapports,
CE Tableau s dépofé
eit été difficile d'imprimer dans ce recucil , prouvc:
& qu'il
II Juin 1788 , c'eft-à-dire , dans le
Que du II Juin 1787 au
d'une année, le nouveau confeil de Saint-Domingue,
cours des deux confeils réunis 3 a fur 1822 procès >) jugé 621
compofé
n'en avoient jugé les deux Confeils fépacaufes DE MOINS que
& que pourtant les
rés , dans le cours de Pannée précédente,
liv.
frais des procès qu'il ajugés fe font élevés, fur 1,512,000
à 364,365 liv. DE PLUS ; de forte qu'UN TIERS de jugemens
& un tiers de frais EN PLUS 3 ont fait fupporter à
EN MOINS 3
abufif & cruel de 871,412 liv., fans
la Colonie UN impôt
les frais incalculables de perte de temps., 9 voyages,
compter de papiers par la pofte. Voy.les quittances citées
fejours, 3 port
à la téte des pieces jufificatives de ce chef.
Lettre du Minifire, 8 juillet 1788, enregifirée au Confeil
le premier odobre fuivant.
SA MAJESTÉ eft dans l'intention de MAINIENIR A JAMAIS la
réunion qu'elle a ordonnée des deux Cours.
a LE RoI
d'accélérer la conftrusion, foit des canaux &
vous recommande
ers par la pofte. Voy.les quittances citées
fejours, 3 port
à la téte des pieces jufificatives de ce chef.
Lettre du Minifire, 8 juillet 1788, enregifirée au Confeil
le premier odobre fuivant.
SA MAJESTÉ eft dans l'intention de MAINIENIR A JAMAIS la
réunion qu'elle a ordonnée des deux Cours.
a LE RoI
d'accélérer la conftrusion, foit des canaux &
vous recommande --- Page 14 ---
&
1 a (
(10)
diftribuer l'eau dans tous les quardes fontaines qui doivent
de la GRANDE ROUTE
tiers de la ville où fiége le confeil,foit à travers la chaîne
que vous avez fait RÉCEMMENT TRACER de P'oueft de celui
de montagnes qui fépare le commandement vous NE HATIEZ,
du nord. Jl ne doute pas, Meffieurs, que utiles & même nécefautant qu'il fera poflible, ces travaux
amour du bien
eft dà à votre
faires, dont le commencement
public & à votre prévoyance..
la Zettre des Habitans du Cap aux AdminifiraExtrait de
cercueil du fieur de la Faucherie.
teurs, écrite Sur le
22 décembre 1788.
comme M. de la FauPLUSIEURS peres de famille épuifés s
ONT PERDU
cherie & M. de Dieu , par les fatigues des voyages, les routes, foit à
foit dans
LA VIE, foit au Port-au-Prince,
leur retour dans leurs foyers.
2 M. de Chabanon, I2 juillet 1788.
Lettre du Minifire
de tous les réfultats de la réunion
LE Miniftre bien averti
pleuroit un
répond à M. de Chabanon s qui
des Confeils ,
IE ROIMAINami mort dans un voyage au Pore-au-Prince: CONSEIIS, PAR IES RAITIENDRA LA RÉUNIONI DES
CONTRE ELLE.
SONS MÉMES QUE YOUSAIIÉGVEZ
DU II CHEF.
JUSTIFICATIVES
PIECES
MENSONGE PUBIIC.
GRAND CHEMIN DU CAP.
ÉNORMES
ARBITRAIKES. - DÉPENSES
CORYÉES
ET INUTIIES.
à M. le
du Nord
Lettre des Habitans de Saint-Iouis décembre 1788.
Marquis du Chilleau,
entreptis à
occupés de chemins nouveaux, à qui les déUNIQUEMENT & fans avoir confulté des gens
tort & à travers,
ÉGVEZ
DU II CHEF.
JUSTIFICATIVES
PIECES
MENSONGE PUBIIC.
GRAND CHEMIN DU CAP.
ÉNORMES
ARBITRAIKES. - DÉPENSES
CORYÉES
ET INUTIIES.
à M. le
du Nord
Lettre des Habitans de Saint-Iouis décembre 1788.
Marquis du Chilleau,
entreptis à
occupés de chemins nouveaux, à qui les déUNIQUEMENT & fans avoir confulté des gens
tort & à travers, --- Page 15 ---
D
ass
- a
al
(11 )
bouchés & les routes importent le plus , Ics Adminiftrateurs
DESPOTIQUENEXT des fonds qui nous appattiennent,
difpofent
il feroit bien jufte au moins de nous
& fur P'emploi defquels
confulter.
Délitération du Comité du Nord, II mars 1789.
TOUTE leur attention fe porte fur le chemin de communicadu nord avec celle de Pouelt, que MM. DE LA
tion dela partic
à faire faire fans
LUZERNE & DE MARDOIS fe font déterminés
les
fans avoir mêie confulté lcs anciens
avoir vifité lieux,
tels
MM. Demanfuy , Callon & autres,s'en
Ingénieurs,
que
à des Ingénieurs venus avec eux à Saint-Doétant rapportés
ni le local, ni fon climat; chemingue > qui ne connoifoient
depuis près de deux ans, malgré
min auquel ON TRAVAILLE
voitures N'r POURqu'il foit connu de tout le monde queles
TRÈS-DISTENRONT jamais PASSER , qu'il fera d'un entretien
indépendamment des Negres & CORDIEUX; chemin qui,
les habitans d'y
VÉES qu'on force, par des ordres de RIGUEUR s
déjà plus de DEUX MILLIONS, tandis qu'avec
envoyer. > coûte
à
cent mille livres qu'euffent
une dépenfe de trois quatre
chemin, on s'en fie
à peine coûté les réparations delancien
auroit réuni
procuré un infiniment plus précieux 2 en ce qu'il
d'être PLUS COURT de cing lieues, & que
le double avantage
beaupaflant fur un fol reconnu plus folide, il etit occafionné
moins de dépenfes d'entretien ; mais IL FALLOIT PLAIRE
coup à lalteur de la réunion des Confeils , 8 ne pas faire voir au
Maréchal de Caftrics qu'on Pavoit trompé, en donnant pour
motif de cette réunion la belle communication des
principal
Pédit du mois de
chemins, ainfi que le porte FAUSSEMENT
Janvier 1787; & c'eft probablement cctte malheureufe condefcendance qui a dirigé la conduite des Adminiltrateurs à cet
égard,
Edit de réunion des Corfeils > Janyier 1737dcs chemins COMMODES & SURS font
AUJOURD'HUI que
Maréchal de Caftrics qu'on Pavoit trompé, en donnant pour
motif de cette réunion la belle communication des
principal
Pédit du mois de
chemins, ainfi que le porte FAUSSEMENT
Janvier 1787; & c'eft probablement cctte malheureufe condefcendance qui a dirigé la conduite des Adminiltrateurs à cet
égard,
Edit de réunion des Corfeils > Janyier 1737dcs chemins COMMODES & SURS font
AUJOURD'HUI que --- Page 16 ---
- - ) -CA
1s )
clles toutcs les parties de la Colonie , &
communiquer entre
un accès libre vers le centre ,
procurent à TOUS SES HADITANS
VENU de rétablir le
nous avons jugé quc le moment ÉTOIT
régie primitivement adopté.
Gagette de Saint-Domingue, , 30 Aoit 1788.
entre le Cap & le
LORSQUE LA BELLE COMMUNICATION malheurs [des naufrages 1
Port-au-Prinee fera finie , de pareils
à craindre pour ceux qui ne font point obligés,
ne fcront plus
de la mer. Si, , comme on a
par état , de s'expofer aux dangers
fans interruples travaux font continués
tout lieu del'efpérer, de Juin de Pannée 1789 > les voitures
ruption jufqu'au mois
fe rendre d'une ville à l'autre,
pourront, A CETTE ÉPOQUE,
fans éprouver le moindre obftacle [x]-
an Confeil
Lettre du Miniftre > 8 Juillet 1788, * enregifrée
le 1er Odobrefuivant.
d'accélérerla conftruaion s foit des
LE Rorvous recommande
diftribuer l'eau dans tous les
canaux & des fontaines qui doivent
foit de la grande
quartiers de la ville oà fiége le Confeil,
chaîne
fait RÉCEMMENT TRACER à traversla
route que vous avez
de Poueft de celui
le commandement
de montagnes quifépare!
vous ne hâtiez, audu nord. Il ne doute pas , Mellieurs s que même néceffaires.
fera
ces travaux utilcs &
tant qu'il polible,
réunion des Confeils, motivée FORTEMENT fur
(I) Er la fatale
ces termes de rédit: Aujourd'hui que
cette belle communication, sûrs. par Oc.; cette fatale réunion , dis-je, étoit
des chemins cemmodes e
confommée déjà depuis DEUX ANNÉES!
es quifépare!
vous ne hâtiez, audu nord. Il ne doute pas , Mellieurs s que même néceffaires.
fera
ces travaux utilcs &
tant qu'il polible,
réunion des Confeils, motivée FORTEMENT fur
(I) Er la fatale
ces termes de rédit: Aujourd'hui que
cette belle communication, sûrs. par Oc.; cette fatale réunion , dis-je, étoit
des chemins cemmodes e
confommée déjà depuis DEUX ANNÉES! --- Page 17 ---
A - - - - Ase
(13)
JUSTIFICATIVES DU III. CHEF.
PIECES
SCANDAIEUX D'UN CITOYEN INNOARRÉTENENT
ARBITRAIRE ET INJUSTE.
CERT,ATJEGENUNT
à M. de Za Lugerne,
Lettre de M. de Courrejolles,
18 Féyrier 1787.
de M. Jauvin confondu, fembloit, mon GénéL'OPINION
la raifon, fans doute, qu'on reconral, le tourmenter 3 par
de fes procédés contre moi; ;
noiffoit évidenment Pinjuflice
la penfée commune des autres 2 tout-à-fait opcombattu par
V'amour-propre, &c dénuées de
pofée à des idécs fuggérées par
dans cet état d'iraifon , il a fini par en perdre la tête 1&
UN DÉvrelle, il: a porté Paudace au point DE ME DONNER
je
de tous les perfonnages que
MENTI FORMEL en préfence
viens de citer.
Réponfe de M. de la Lugerne, 22 Février.
dans
IL m'eft encore permis de me conduire paternellement
crois vous rendre le fervice le plus effenticl, >
cette affaire: : je
des faits eft
en vous. ouvrant les yeux. . - e - LA dénégation
comme
de P'effence des procès 3 elle ne pcut être regardée à empêcher
Tous mes efforts tendent
UNE INSULTE. . bien mérité de fa Patrie, NE SE PERDE
qu'un Militaire qui a
vais m'expliquer
lui-même. C'eft dans cette vue encore queje
en
Si M. Jauvin avoit déformais ,
en Gouverneur général.
de la moindre voie de
quelque façon que ce fot, à fe plaindre
Pintérêt
infulte verbale, l'intérêt public,
fait, de la moindre
ÉCLATANT,
L'EXEMPLE LE PLUS
du fervice du Roi exigeroit
ORDRES font adtuelle plus SÉVERE. J'ai dû le prévoir, & les
lement DONNES.
Signé LA LUZERNE.
Autre Iettre de M. de Courrejolles, 25 Féyrier.
JAMAIS ÉTÉ d'employer aucune voie de
MON intention N' A
à fe plaindre
Pintérêt
infulte verbale, l'intérêt public,
fait, de la moindre
ÉCLATANT,
L'EXEMPLE LE PLUS
du fervice du Roi exigeroit
ORDRES font adtuelle plus SÉVERE. J'ai dû le prévoir, & les
lement DONNES.
Signé LA LUZERNE.
Autre Iettre de M. de Courrejolles, 25 Féyrier.
JAMAIS ÉTÉ d'employer aucune voie de
MON intention N' A --- Page 18 ---
S 0 ) a -
(14)
fait; le maintien du bon ordre a toujours été
devoir lc plus facré de la
à mes yeux le
tribuer.
fociété; tout bon,
.
Vous ne fouifrirez
fujet doit y contoyen DÉCORÉ foit non feulement certainement pas qu'un cifauffes délations que l'on fait
calomnié par la fuite des
auxquelles
tous les jours
on
malheureufement"
aladninitration,
core ENTACHÉ
fe livre ; mais qu'il foit enpar une injure auffi
que M. Jauvin. m'a
outrageante que celle
fiteenpréfence de CENT PERSONNES.
Réponfe du Général, 28 Février.
J'AIr reçu , Morfieur, , une lettre de M.
il m'affure qu'il n'eft forti de fa
Jauvin, , parl laquelle
CHOQUANTE
bouche AUCUNE PAROLE
pour vous. Il eft en vérité fupèrAu
n'a pas eu le moindre
de
d'ajouter qu'il
impoffible d'avoir projet vous ofenfer; car il vous eft
à cet égard un doute.
Réponfe de M. de Courrejolles, 8 Mars.
Vous croyez, 3 mon Général, aujourd'hui
Ratisfait. Il ne m'apparticnt
que je dois être
avez
plus de murmurer 7 quand vous
prononcé; votre eftime fera toujours
mion caur, pour ne pas me conformer à trop précieufe à
tous VOs défirs.
Lettre du Génbral, du méme jour 8 Mars.
IL a été donné ordre
DEVANT MoI (à
que vous foyez ARRÉTÉ & traduit
60 lieues), pour être entendu.
PIECES
JUSTIFICATIVES DU IV, CHEF.
CITOYENS VENDUS A UN AVENTURIER,
POUR IES
PUISSANCES ÉTRANCERES,
Mémoire de M. Mallet de la
Brofiere, 21 Décembre 1789.
J'AI encore connoiffance d'un navire
mandement du
qui, fous le comCapitaine VIDAL, devoit porter aux efpa-
à
que vous foyez ARRÉTÉ & traduit
60 lieues), pour être entendu.
PIECES
JUSTIFICATIVES DU IV, CHEF.
CITOYENS VENDUS A UN AVENTURIER,
POUR IES
PUISSANCES ÉTRANCERES,
Mémoire de M. Mallet de la
Brofiere, 21 Décembre 1789.
J'AI encore connoiffance d'un navire
mandement du
qui, fous le comCapitaine VIDAL, devoit porter aux efpa- --- Page 19 ---
Ase "2a
-A -
crea X
(15)
des
de la Colonie; TROMPES
gnols de Carthagene s François fortune dans cette région malET SÉDUITS par l'efpoir de faire
& des inflrumens de
faine, ils devoient obtenir des conceffions de la Marine' Marlabourage. On avoit engagé un Chirurgien
TROMPÉ par la mêne perfpettive;
chande à les accompagner,
attend encore des
des mornes de Saint-Domingue
& unc. partic
C'étoit certainement faire BON MARbras pour être cultivés.
que de lcs abandonCHÉ des pauvres habitans de la Colonic,
& MARBOIS',
, & MM, DE LA LUZERNE
ner aux Elpagnols alliés du continent, peuvent bien attenqui les livroient à nos
Nation ; mais quels fentimens
dre des remerciemens de cette
G
méritent-ils des Colonies & de la Métropole , en SACRIFIANT
dont la Patrie pouvoit tirer un parti plus
gaînient des fujets
avantageux.
JUSTIFICATIVES DU v*. CHEF.
PIECES
DE COxYOCATION A
REFUS OBSTINÉ DE IETTRES
IA COIONIE DE SAINT-DONINGUE.
habitans de Saint- Louis du Nord, à M. le
Lettre des
Décembre 1788.
Marguis du Chilleau,
point de remedes à nos maux , lorfqu'à
Nousn'apercevions arrêts émanés des bontés paternelles du
la lecture des diférens
Pefpérance dc lui faire enfin
Roi, nous avons pu entrevoir MALGRÉLES EFFORTS des
parvenir nos griefs & nos plaintes,
Miniftres.
fe donnerent à la France, ils le firent
LORSQUE nos peres
& dc cctte vaieur durent le
comme des gens de ce caraétere
leur difputer un
faire 5 & s'ils eufent pu prévoir qu'on pût admis au droit
jour d'ère une PROVINCE de France , d'être Généraux du
province de DÉPUTER aux Etats
qu'a chaque
Roi d'affembler la Nation 5 de
Royaume, lorfqu'il plairoit au
conquifes, vous poua'étre pas méme afimilés à des proyinces
& dc cctte vaieur durent le
comme des gens de ce caraétere
leur difputer un
faire 5 & s'ils eufent pu prévoir qu'on pût admis au droit
jour d'ère une PROVINCE de France , d'être Généraux du
province de DÉPUTER aux Etats
qu'a chaque
Roi d'affembler la Nation 5 de
Royaume, lorfqu'il plairoit au
conquifes, vous poua'étre pas méme afimilés à des proyinces --- Page 20 ---
S 0 M
C
(16)
vez concevoir qu'ils cuffent pris des meftres & des
toutes différentes de celies qu'ils prirent alors.
réfolutions
C'EST en raifon de tous les droits
fe
impreferiptibles qu'ils
réferverent, que nos freres qui font en Europe,fe font affemblés en LEUR NOM, &c au NÔTRE, pour réciamer l'admiffion de leurs Députés aux Etats-Généraux ; & nous ne
douter qu'ils l'obtiendront delajufice, de la bonté du pouvons
du vaeu de toutes les autres provinces du
Roi, &c
feroit injufte & IMPOLITIQUE fur-tout dc Royaume lc
> parce qu'il
leurrefufer,
NoUs demanderons encore D'ADMETTRE NOS
dans P'Affembléc générale des Etats,
DÉPUTÉS
parce qu'elle feroit incomplette, s'ils n'y aliftoient pas; 5 &c nous avons de fi bonnes
raifons àe employer, qu'il nous paroic impoffible quele Roi
le refufe , & que toutcs les provinces du
nous
Royaume ne
pas en notre faveur, fur-tout fi nos droits y font établis votent
&
préfentés comme ils doivent l'être.
Lettre des Colons de la partie du Nord, au Roi, reyétue à
Saint-Domingue de 4000 Fgnatures, 31 Mai 1788.
DÉJA nous avions rédigé nos
grande nouvelle'de la
fupplications , lorfque la
prochaine affemblée des Etats-Généraux
a pafTé jufqu'ànous.
ALORS, Sire, un cri unanime s'cft élevé; nous avons dit :
Notre pere a deviné nos maux ; ila fenti que ni la
de fes augufies prédécelffeurs, ni fa
furveillance
propre vigilance n'avoient
pu > pendant un fiecle &c demi , prévenir tous les
extirper) les racines
abus, Olr en
; gu'après un tel laps de temps, il falloit fe
voir, fe parler , s'entendre; 5 que fans cette mefitre, toute
reftauration étoit impoffible , &i ilveut être le
DE LA FRANCE. .
Nous n'aurons donc RESTAURATEUR
plus befoin de
protection pour approcher du Trône; ily invitelui-méme toutes fes provinces, Nous nous y préfenterons comme la plus
grande
) les racines
abus, Olr en
; gu'après un tel laps de temps, il falloit fe
voir, fe parler , s'entendre; 5 que fans cette mefitre, toute
reftauration étoit impoffible , &i ilveut être le
DE LA FRANCE. .
Nous n'aurons donc RESTAURATEUR
plus befoin de
protection pour approcher du Trône; ily invitelui-méme toutes fes provinces, Nous nous y préfenterons comme la plus
grande --- Page 21 ---
€ ATERSS 2
% -
- - AN -a
(17)
fans contredit, coime la plus progrande d'elles toutes,
à aucune autre
dustive, fans aucun doute, & nous difputerons
au
fidelle
nous. :
DEP'autre côlddes mcrs,
d'ètre plus
que
VOTRE MAJESTÉ regne 3 fe trouve
fin du continent fur lequel
nombre confidérable de
une partic de notre propre famille , un
leur
de nous-inêmes. .
Nous
nos freres, UNE MOITIE
: Ovous, qui avez
avec ce fentiment qui perfuade
avons dit,
fouvent notre pere commnun 5 vous .
le bonheur d'approcher
fa bonté lui
pour
favez à chaque inflant tout CC que
infpire
.
qui
n'empèche
le bonheur de fon peuple; vous qu'unc merimmenfe volez vite aux
chaque jour à fes yeux,
point de vous préfenter
droits,
de fon trône 5 là, revêtus de vos propres
pour
pieds
nom; , Sc de TOUS NOS POTVOIRS, car nous
lui parler en votre
fans reftridion aucune: : dites-lui
vous les DONNONS TOUS,
font fcs Sujets les plus méque fes Colons de Saint-Domingue
ritans &c les pius fideles ; que nous aurons peut-être quelque
lui demander, mais qu'aujourd'hai nous ne
jour des gracesà
fommes fes enfans ni
réclamons que SA JUSTICES que nous
les habitans de fa bonne ville de Paris,
plus ni moins que
BIEN VITE LA PLACE
que nous le conjurons de nous affigner
Famille.
devons occuper dans PAfemblée del la grande
que nous de lui dire que. nous ne connoiffons pas ces trois
N'oubliez pas obfervés dans le continent; que nous fommes
divifions d'Ordres
ce nous avons
tous égaux, & tous Soldats, e VOILA ,Sire, que de dire
EXPRESSÉMENT chargé nos freres 3 nos compattiotes s
: mais nous avons bien fenti que mille Colons
à Votre Majeflé
ou dans les ports, ne pouvoient pas; s
réfidant dans la Capitale
à leur Souvefans rifque de confalion , s'adreffer tous enfemble
leur avons ENJOINT de fe réunir, & de nommer
rain 5 nous
eux
, des CONMISSAIRES s propres , parleurs
entre > parmimeux,
à la miffion Alatteufe de relumieres & leur rang, à répondre
toute la Colonic. Nous conjurons Votre Majefté
préfenter
bonté ceux de fes Sujets qui, REVÉTUS DE
d'accueillir avec
mettront à fes
TOUS LES POUVOIRS de Saint-Domingue,
2ieds Ies refpedts & les veux de ce fecond Royaume.
b
A
, des CONMISSAIRES s propres , parleurs
entre > parmimeux,
à la miffion Alatteufe de relumieres & leur rang, à répondre
toute la Colonic. Nous conjurons Votre Majefté
préfenter
bonté ceux de fes Sujets qui, REVÉTUS DE
d'accueillir avec
mettront à fes
TOUS LES POUVOIRS de Saint-Domingue,
2ieds Ies refpedts & les veux de ce fecond Royaume.
b
A --- Page 22 ---
2 RZO - W
(:8)
conyoguer la Colonie,
Reguéte des habitans du Nord, pour revétue d'un grand nombre
préfentée aux Adminifrateurs , le zjanyier 1789.
dej fgnatures, , & rejetée
planteurs dans la
humblement les propriftaires
SUPPHENT
s fouffignés s
du nord de Saint-Domingue
partic
tenue
de vous expofer, que la prochaine
Et ont Phonneur annoncée en France dans tous ies papiers
dcs Eeas-Genfraux, ,
devoir fixer
à vous-mêmes , Noffeigneurs,
, vous a paru
Nous ferions à jamais
publics, de la Colonie. . 1°. fi la crainte de contril'attention
toute la Nation ,
ELÉTRIS aux yeuxde
dette, pouvoit nous faire oublier
de fa
AUSSI LACHEbuer ilacqelitement françois. 20, En nous tenant
que nous fommes
cependant pas aux regards
NENTarécan, s nous n'tchapperions qui nous connoît bien , &
recherches de la métropole,
nous culti-
& aux
mieux les reffources du folque
connoit encore
affembléc ce qu'il nous
qui
à la Nation
vons. 38, Pour développer connoître ,il faut bien que nous ayons
tant de lui faire
DÉPUTÉS munis
importe
3 des
aux Etate-Génétaux.
nous dedes REPRÉSENTANS & de nos pouvoirs; 5 par conféquent
de nos infiruations
pour notre intérêt, procéder
honneur 3 comme
devroient
vons, 2 par la libre élcétion de nos députés, qui
à
UN très-grand nombre
promptemenca être rendus dansle continent. . .
de cette Colodéjà
dans les trois parties
de la
des prepctnaierphacem , réunis dans la capitale
nie, fe font , depuis long-temps
convenables à Pintérêt
les démarches
France , pour y concerter
'commun.
le vau des Coles Colons de France , d'ayris
Nominationpar
> de neuf Commifaires.
lons de Saint-Domingne.
dans la Colonie de Saint-DoNous foufignés, Propriétaires CHOISI ET NOMMÉ les
le préfent, >
mingue , avons , par
faire parvenir aux pieds
ci-dellous défignés > pour
Conunilaires
-temps
convenables à Pintérêt
les démarches
France , pour y concerter
'commun.
le vau des Coles Colons de France , d'ayris
Nominationpar
> de neuf Commifaires.
lons de Saint-Domingne.
dans la Colonie de Saint-DoNous foufignés, Propriétaires CHOISI ET NOMMÉ les
le préfent, >
mingue , avons , par
faire parvenir aux pieds
ci-dellous défignés > pour
Conunilaires --- Page 23 ---
No -
TA e 24
S -A
ren
(19).
2u Roiles différentes demandes des habitans, & PARTICUIIEREMENT leurs voux pour êcre REPRESENTES aux Etats-Génsdont Si Majetté aunonce la convocation, & CC, par des
raux, choitis librement & volontairement, , à l'effet de quoi
Députés
de nous fubitituer & de nous renous donnons tout pouvoir
leur
préfenter dans toutes les démarches que la prudence
fug-
&: même de remplacer, à la pluralité des voix entre
gérera, des propriétaires préfens en France, ceux qui ne
cux, par
ladite commifion, à MM. le Marquis
pourroient pas accepter
-le Comte de Reynaud,- - le Marquis de
de Gouy d'Arfy ,
le MarParoy, -le Duc de Prafin,-le Duc de Cerelte,
quis de Perrigny, - de Peyrac, - le Comte de Magallon,
-le Chevalier Douge.
FaithParisle IS juiliet 1788.
Lettre des neuf Commiffaires ci-deffus s à M. de la Lugerne,
3I aoit 1788.
LA place que vous occupez vous rend le Vice-Roi des deux
Indes; vous êtes notre Miniftre, notre Juge, notre Chancellier... . . QUED DE MOYENS de nous rendre heureux :
Nous le. ferons 3 Monfeigneur, fi vous daignez vous pénétrer, avec ce difcernement qui vous caradtérife, de la force, s
&: tout à la fois de la implicité des raifons fur lefquelles nous
appuyons notre demande.
Nous n'avons, qu'ux RoI, qu'UNE LOI , qu'une coutume >
qu'une patrie 5 c'eft la France. Nous fommès donc tous François; 5 & fous quelle autre dénomination feroit-il pofible de
nous envifager?
Nous avons fondé, défriché, cultivé la plus grande > la
plus belle, la plus prodactive province de France; nous fors
b 2,
tout à la fois de la implicité des raifons fur lefquelles nous
appuyons notre demande.
Nous n'avons, qu'ux RoI, qu'UNE LOI , qu'une coutume >
qu'une patrie 5 c'eft la France. Nous fommès donc tous François; 5 & fous quelle autre dénomination feroit-il pofible de
nous envifager?
Nous avons fondé, défriché, cultivé la plus grande > la
plus belle, la plus prodactive province de France; nous fors
b 2, --- Page 24 ---
R O ) - R
(so)
Et
provinces de cet Empire.
mons donc une des principales feroit-il poflible de confidérer une
fous quel autre point de vue
Colonie fi utile 2
appelle autour de lui les Députés
Le Roi, dans fa fageffe,
de Saint-Domingue
les Provinces. Les Députés du Tiônc. Et fous
de TOUTES Pinflant fe préfenter aux pieds
doivent à
polible de les en exclure?
quel rapport feroit-il
remis aux Notables
Reckeil de pieces intérefantes,
Premier
CommifaireM. le Marquis de Gouy-dAry, 1788.
par
Rapporteur. Novembre
aut but que nous nous étions preferit. qui
Nous voici parvenus Parrêt du Confeil du S odobre,
termes de
la néceflité de nous
Des propres Notables, nous avons déduit
convogue les
pourvoir à leur tribunal.
franchife tous les doutes de
LA, nous avons rapporté avec avons oppofé autant d'affertions
adverfaires ; là, nous leur
nos
contraires.
par le précis
avons prouvé bien clairement,
LA, nous
de la Colonie de Saint-Domingte,
hiftorique de Pécabtiffement
nous étions François, , que
de nos chartes, que
& qu'ainli les
& par P'efprit
du Royaume,
nous concibuions aux charges
aux États.
avoient) le droit DE DÉPUTER
Colonies
individuel
démontré que la juflice 2 Pintétêt
LA, nous avons
moins facré de PÉtat, la grandeur
des Colons, Pincérêt non de fon influence, la politique, > &
le maintien
hautede la France,
iérant des Romains , réclamoient
l'exemple fi prépon inhérent à l'effence de Saint-Domingue, fans
ment LE DROIT
fouffrir le moindre délai,
dont P'exécusion ne pouvoit
infinimient facheux.
réfultât decs inconvéniens
spu'iln'en
moins facré de PÉtat, la grandeur
des Colons, Pincérêt non de fon influence, la politique, > &
le maintien
hautede la France,
iérant des Romains , réclamoient
l'exemple fi prépon inhérent à l'effence de Saint-Domingue, fans
ment LE DROIT
fouffrir le moindre délai,
dont P'exécusion ne pouvoit
infinimient facheux.
réfultât decs inconvéniens
spu'iln'en --- Page 25 ---
A - a aS
S - Gres
(s)
par un examen fuivi de PimLA, nous avons démontré, la France LEUR DEVOIT fa
portance de nos Colonies, que
la Nacommerciale, le commerce for induftrie,
profpérité
des mines du Mexique &: du Pérou ;
tion le quart du produit
difcutées, littéralement
&: toutes cCS preuves profondément l'on
regarder comme
extraites de cet ouvrage célebre que
peut
de douter
fait aux Empires, 3 ne permettent plus
un préfent
Colonies ne fit le plus grand de tous les
que Pabandon des
démontrent évidemment que la
malheurs politiques s &
eft de la Nature > NE PEUT
France, toute privilégiée qu'elle
abfolument SE PASSER de Colonies.
démontré, par la combinaifon des intérêta
LA, nous avons
des
objets qui doivent
réciproques, par le tableau
grands
doit s'opérer
occuper la Nation 3 par LA RESTAURATION qui
fauroit
dans toutes les parties, par l'image du bonheur qui ne
d'en réfulter pour tous les individus, par Paccroifmanquer
& du tréfor public, que
fement des richefles particulieres
& que fa
l'intérêt de Saint-Domingue ÉTOIT DE DÉPUTER,
gloire trouveroit fon compte à cette députation..
déformais aux yeux des Juges.
TOUT eft donc prouvé
quefvont
far une des plus grandes
éclairés qui
prononcer
fiecle.. Oui, tout eft
tions politiques qui ait occupé ce
leurs fuffrages ouvrent, à Saint-Domingue, 5
prouvé, & déjà
la porte des États.
Procès verbal de la Commifion, IS feptembre 1788.
d'après l'arrêté de ce CoM. le Marquis de Paroy , qui,
M. le Marquis
mité, avoit été avant-hier. à Verfailles, avec
& lui
voir M. le Comte DE LA LUZERNE,
de Gouy, pour
réponfe que le Roi
demander, au nom de la Commifion,la
rendit compte:
avoit bien voulu faire à notre lettre du 31 août,
de l'entrevuc avec CC Miniftre,.
b.
A -
8.
d'après l'arrêté de ce CoM. le Marquis de Paroy , qui,
M. le Marquis
mité, avoit été avant-hier. à Verfailles, avec
& lui
voir M. le Comte DE LA LUZERNE,
de Gouy, pour
réponfe que le Roi
demander, au nom de la Commifion,la
rendit compte:
avoit bien voulu faire à notre lettre du 31 août,
de l'entrevuc avec CC Miniftre,.
b.
A - --- Page 26 ---
a O2 - (
ta)
il remit a Sa. Majedd-ia
IL. parott que dès.le 4 feptembre fit de SA FROPRE MAIN. le
lettre des Commiflaires ; qu'il
au Confeille
de leur demande 5 qu'il lut ce rapport
déduitcs,
rapport
des raifons qu'il n'a pas
II du courant , & quc pour
il N'A PAS VOULU dire aux
mais qui font faciles à deviner, cclui du Confeil d'Etat, quelDéputés le prononcé du Roi ni
bonnes raifons
inflances qu'ils lui aient faites , quelques Gilence.
ques
à romptele
qu'ils aient employées pouri l'engager.
de la Commijfior, 3 féyrier 1789..
Proctdverbal
fans réplique, qu'il
LE Miniftre a répondu à ces argumens comme des particuNOUS RECONNOPTRE que
ifolées NE
ne pouvoit
donnés par des fignatures
liers, que des pouvoirs
SIGNIFIOIENT RIEN.
colonial de France, au. Comité,
Seconde lettre du Comité
M. de Gouy - d'Arfy,
colonial de Seins-Domingue, , par
GuwnigfaineRamrertar
miffives intérelfantes a 6té interrompuc
LA leéture de vos
& par nos larmes.
plufieurs fois par nos applaudiffemens
dc famille ! veuve
Infortuné la Faucheric! malheurcux pere
de compaffion . ! foyez tranquildéfolée ! enfans dignes coulé de nos caurs e ; NOUS
les..
vos larmcs ont
près
VOUS VENGERONS.
détournons pas du but 5 ne voyons qu'ur
MAIS ne nous
États-Genéraux, obtenons-en l'enobjet; allons DROIT aux ouvrirons LE LIVRET TERRIRLE
trée : : c'eft là que nous
BIEN
malheurs ; c'eft là que les Miniftres paroitront
de nos
BIEN GRANDES, la Nation BIEN
PETITS, leurs vexations méchans & les defpotes feront punis,
JUSTE 5 c'eft là que lcs
&
nous goûterons
la Colonie renaîtra au bonheur. 3 que la
que
de PUnivers s jouiflance
pans nos confciences, & aux yeux
TERRIRLE
trée : : c'eft là que nous
BIEN
malheurs ; c'eft là que les Miniftres paroitront
de nos
BIEN GRANDES, la Nation BIEN
PETITS, leurs vexations méchans & les defpotes feront punis,
JUSTE 5 c'eft là que lcs
&
nous goûterons
la Colonie renaîtra au bonheur. 3 que la
que
de PUnivers s jouiflance
pans nos confciences, & aux yeux --- Page 27 ---
ADA - ARe -
A A J Greal
(3)
d'ABATIRE L'HYDRE, & dc faira
% pure d'avoir eu le courage
lcl bien pour le bien feul.
DU VI. CHEF.
PIECES JUSTIFICATIVES
DANS IA COIONIE A IA NOMINAOBSTACISS MIS
TION DE SES DÉPUTÉS AUX ETans-GéxiRAUx.
convoquer la. Colonie >
Requéte des habitans du Nord, pour
nombre
revétue d'un grand
préfentée asx Adminijtraseurs,
defignatures, 8 rejetéc le 2 janvier 1789.
Noffeigneurs, il vous plaife, attendu la
CE confidéré,
fait, des arrêts du Connotoriété publique , par votre propre août derniers , rclatifeil d'État du Roi, des 5 juillet Sc 8
de la
des Ktats-Généraux
vement à la convocation prochaine
eft, fans conNation , dont la Colonie de Suint-Domingue fous tous les
tredit, la PROVINCE LA PLUS IMPORTANTE, attendu auffi la nodie commerce & de navigation 5
rapports
arrêt du Confeil d'État du Roi, du 5 oétobre
toriété d'un autre
les Provinces qui,
dernier, qui appelle aux Étaus-Généraux
la Colonie de Saint-Domingue , nc faifoient point
comme
de la derpartie de la Monarchie françoife en 1614, époque
des États-Généraux en France ; ordonner ou perniere tenuc
de la partic du Nord
mettre que dans chacune des paroiffes fans délai & dans la
de cette Colonic, il foit convoqué
DÉLIordinaire, une Afemblée des habitans , pour
forme
Pinconvénient d'envoyer inceffamBÉRER fur l'avantage ou
des Etats-Généraux de
ment dans le continent, à PAfemblée
3x munis des
la Nation, des DÉPUTÉS librement choifis,
inftruations de la Colonie, à Peffet d'y porter
pouvoirs &
du trône, comme toutes les autres.
fes doléances aux pieds
maintenir dans
Provinces du Royaume ; ordonner que, pour ordre &c la plus
Affemblées de paroiffes le bon
cefdites
& faffrages., le Commangrande LIBERTÉ des délibérations & le Commandant pour.
dant des Milices de chaque paroifle,
b 4
-
librement choifis,
inftruations de la Colonie, à Peffet d'y porter
pouvoirs &
du trône, comme toutes les autres.
fes doléances aux pieds
maintenir dans
Provinces du Royaume ; ordonner que, pour ordre &c la plus
Affemblées de paroiffes le bon
cefdites
& faffrages., le Commangrande LIBERTÉ des délibérations & le Commandant pour.
dant des Milices de chaque paroifle,
b 4
- --- Page 28 ---
SU -
e
(44)
y feront appelés & prén
Ie Roi dans le lieu de fa réfidence, & les fuffrages feront
fens, mais fans voix délibérative, de que chaque paroiffe, qui
recueillis par le plus ancien habitant la délibération ; du réfultat
préfidera PAfemblée & fera rédiger
minute par le
fera drefTé procès verbal en double
de laquelle
plus ancien Notaire du quartier.
du 6 dicembrerzas,
Extrait d'une Gagette des Sains-Domingne, immédiate de PInendant.
imprimée fous la diredion
I
pour la
un mémoire imprimé , fur Pimportance
à
IL paroft
d'avoir des Repréfentans
Colonie de Saint- Domingue
T'Afemblée des Braus-Généraux..
grands propriétaîres ont fait
ON DIT que plufieurs autres PINUTIITE de celte agréun autre mémoire, pour prouver à quatre anciens Avocats,
gacion 5 qu'ils lont aufli préfenté
mire délibération, ort
en avoir pris Jesture & aprôs
qui, après
de pareilles affaites ne pouvoient
été unanimement d'avis que
faire la inatiere d'une confultation.
Zettre de M: d'Augy au Gagetier.
Extrait d'une
Décembre 1788.
Cap, II
Monficut, & je puis vous certifer que
J'ARRIVE de Paris,
qu'il exilte
malinformé. Il eft de TOUTE FAUSSETE
dans
vous êtes
contraire à celle que vous rapportez
une confuiltation
Avocats fe foient trouvés
votre numéro 98 5 & que de quatre MM, de la Croix, Sanfon, de
d'un avis contraire à cclui
Blois, & Godard.
la
du Gagetier 2 M. d'AugyExtrait de réponfe
décembre 1788.
Port-au-Prince, 25
autre, Monfieur 3 je fuis affez
JE fuis auffi bon Colon qu'un fort attaché; mais JE FAIS
ancien dans le pays pour lui être
Avocats fe foient trouvés
votre numéro 98 5 & que de quatre MM, de la Croix, Sanfon, de
d'un avis contraire à cclui
Blois, & Godard.
la
du Gagetier 2 M. d'AugyExtrait de réponfe
décembre 1788.
Port-au-Prince, 25
autre, Monfieur 3 je fuis affez
JE fuis auffi bon Colon qu'un fort attaché; mais JE FAIS
ancien dans le pays pour lui être --- Page 29 ---
a A4 L a à
rea
(:5)
état même, etre
UNE GAZETTE : ainfi je nc puis, pit
dire de plus,
grande exattitude. Jc puis
toujours de la plus
QUE L'ARTICLE EN
de vos reprochet,
pour me difculper DE MOI 3 je l'ai envoyé à PimpriQUESTION N'EST PAS
& tel qu'oN MA PRESCRIT de
merie tel qu'on me l'a remis s
lc faire paroi.re.
du 26 décembre 1783.
Ordonnence des Adminifirateurs,
les intentions de Sa Majefts, relativement
ATTENDU que
des Colonies aux États-Gin6foit à Padmifion des Députés forme dans laquelle il convicnraux du Royaume, foit, à la
des Colons fur cet
droit de recucillir les veeux & fentimens
connucs, &
3 ne nous font point encore
défirs
objct important êtte utile qu'elle foit infruite des
qu'il peut néanmoins
defdits Colons , nous les
& des efpérances de la majorité même à nous expofer leurs
autorifons & nous les invitons
qui NOUS feront.
demandes par LETIRES ou par requê:es
fans qu'elles
des différens lieux de la Colonic,
adreflées
étre fignées par plns de cing perfonnes,
puifent cependant
rejetées comme nulles. -
faute de quoi ellesferont
quil nous ont eté adreffées jufqu'a
LES lettres & requêtes
non admifion des Dtouchant Padmifion ou la
ce jour 3
nc feront point
putés de la Colonie aux États-Génétaux, mais ceux qui les
comptifes dans lefdits états fommaires;
dc nouveiles.
pourront nous en faire parvenir
ont fignées,
& de nul cffet toutes requètes, mémoires
Déclarons NULLES
être ou feroient clanécrits
qui auroient pu
ou
quelconques
être eux SIGNES;
deftinement préfentés aux habitans s pour fur par lefdits écrits,
& ne feront comptées les fignatures obtenues
confidérées comme furprifes, & en conféquence
mais feront
tenues pour NON AVENUES. e
conformément aux loix & réglemens de Sa
DÉFENDONS,
ILLICITE, fous peine d'être, ceux
Majelé, toute affemblée
:
écrits
qui auroient pu
ou
quelconques
être eux SIGNES;
deftinement préfentés aux habitans s pour fur par lefdits écrits,
& ne feront comptées les fignatures obtenues
confidérées comme furprifes, & en conféquence
mais feront
tenues pour NON AVENUES. e
conformément aux loix & réglemens de Sa
DÉFENDONS,
ILLICITE, fous peine d'être, ceux
Majelé, toute affemblée
: --- Page 30 ---
&
726) )
POURSUIVIS fuivant la rigueur des ordotis
qui y afifteront,
nances.
ridicufe ordonnance eft méprifée au point qu'il n'y
CETTE
qui
la Colonie que cent foixante-fix perfonnes
a dans toute
à
répondent. Dans la partie du Nord, UNE SEULE s'oppofe
demandée par la très-grande pluralité de cent
Padmifion Cet état eft figné des Adminiftrateurs qui renvingt-quatre.
ordonnance le 31 janvier, portant que ce
dent une nouvelle Colonie étoit une raifon pour ne pas la convoquer, 2
filence de la
d'ailleurs par QUATRE
lorique la convocation étoit DEMANDÉE
MILLE fignatures LIBRES.
Lcttre du Comitédu Cap. 13 décembre 1788.
mille fois, dignes Compatriotes, , d'avoiz
BÉNIS foyez-vous
nos intentions ! Recevez
fi bien feconds, fi bien interprété
dans.Peffufion de nos
Jes témoignages que nous vous offrons
MÉRITÉE
de la reconnoiflance la plus jufte &c la MIEUX
ceeurs,
qui futjamais..
vraiment fraternels vous
LE récit de ce que vos fentimens
chers Compade faire pour la caufe commune,
ont infpiré
larmps. Nous avons
triotes, nous a tous attendris jufqu'aux
manquer de
la leéture de votre lettre ne pourroit
penfé que
lc même enthoufiafme
communiquer à tous nos concitoyens
quoique cette
dont nous étions remplis-; & en conféquence, nous avons
n'avoir été écrite que pour nous,
Jettre paroilfe
falloit en faire part à tous nos
Eté unanimement d'avis qu'il
affenblée de profreres, 8 pour cet effet, convoquer une affemblée a donc
priétaires planteurs le plutét pofible. Cette
Eté convoquée pourl lc 7 de ce mois..
ONT DÉNONCE aux AdmiLes Adminiftrateurs particuliers Procureur du Roi de cette
niftrateurs en chef, ainfi qu'au
de Marfilly, comme
ville, l'affemblée du 7, & M. Arnaud
à tous nos
Eté unanimement d'avis qu'il
affenblée de profreres, 8 pour cet effet, convoquer une affemblée a donc
priétaires planteurs le plutét pofible. Cette
Eté convoquée pourl lc 7 de ce mois..
ONT DÉNONCE aux AdmiLes Adminiftrateurs particuliers Procureur du Roi de cette
niftrateurs en chef, ainfi qu'au
de Marfilly, comme
ville, l'affemblée du 7, & M. Arnaud --- Page 31 ---
- -
ans 22
-
res
(:7)
n'y ait pas cu plus
T'ayaht provoquée 9 fuivant cux , quoiqu'il
les autres membres du Comite..
dc part quc
vouloit bicn
général du Confeil fupérieur
LE Procurcur vous-MfNES à fa Compagnic. .
vous DENONCER
DECRETS. qui pourroient s'cn
Ni cette dénonciation : ni les
intimider. Unc parcille
fuivre nc feront capables de nous ferviroit qu'à nous faire
procédure, fi elle avoit lieu, ne
nous irions
prendre ic parti de nous montrer à découvert; du Cap, ou du PoriNOUS ASSEMRLER DANS LES PFISONS affermit ccntre tous les
au-Prince. Notre confcience nous
coups d'autorité... .
crime dc l'illégalité à laquelle nous
ET Pon nous feroit un
! Et Pon qualifieroit
force Pinfouciance dc TAdminiftration qu'elle cft fimplemenc
notre affemblée d'ILIICITE, parce formes feroit donc permife,
ILLÉGALE! ! La violation des
pour ASSERVIR Ja
quand c'eft le miniftere qui la commet quand des fujets
liberté publique; & elle fcroit UN CRIME,
les formes
fideles font réduits à y recourir pour invoquer
mêmes 2
Cep. S décembre 1788.
Arrété de la Chambre t'agrienlauredt
â la.
confidérant que rien nc peut s'oppofer
LA Chambre,
par les arrêts du
julle réclamation de la Colonie > puifque oétobre derniers >
Confeil d'tat des 5 juillet, 8 août, & 5 obéiffance font
les fujets sdu Roi & tous, les pays de fon
PAR
tous
EXCEPTION 5 au fénat de la Nation 5 que
appelés, , SANS
fuffifamment AUTORISÉE à s'afe
CES ARRÉTS la Colpnie eft DÉPUTÉS & prefcrire leur miffembler pour nommer des ait lc droit de gêner fes défion, fans qu'aucune antorité
à admettre
marches & leur réfultat, fauf aux fiats-Ginéraux faufauffi
fes Députés, & à limiter leurs pouvoirs 3
ou rejeter
cclui des deux ordres qu'il leur plaira :
à les placcr dans
s'eftimeront cerxhofe afTez indifférente à des hommes qui
PUTÉS & prefcrire leur miffembler pour nommer des ait lc droit de gêner fes défion, fans qu'aucune antorité
à admettre
marches & leur réfultat, fauf aux fiats-Ginéraux faufauffi
fes Députés, & à limiter leurs pouvoirs 3
ou rejeter
cclui des deux ordres qu'il leur plaira :
à les placcr dans
s'eftimeront cerxhofe afTez indifférente à des hommes qui --- Page 32 ---
1 (
(28)
honorés, quel que foit leur rang 3 d'être ies agens
tainement
&les défenfeurs d'une Colonie aufi importante. .
CONSIDÉRANT qu'il eft de la plus grande importance pour
UNIQUE, où la
la Colonie de faifir l'occafion , peut-être
au
rétablie dans fes droits, pourra faire entendre
Nation,
fans intermédiaires & direcRoi fes doléances & fes griefs,
malheureufement fes
zement, parce que la Colonie a AUSSI
doléances & SES GRIEFS particuliers..
adreffe feroit faite à MM, les
'A ARRÉTÉ que la préfente
donner fur lc champ
Adminiftrateurs, afin qu'il leur plaife
néceffaires dans toutes les paroiffes de la Colonie, >
les ordres
incelfamment &c au même jour tenu des
pour qu'i foit
d'elies, à l'effet, s'il eft trouvé conaffemblées par chacune
feront autovenable, dc nommer des ÉLECTEURS, lefquels
tenus de fe trouver à d'autres affemblées, au Cap,
rifés &
le voeu de
& aux Cayes, pour y porter
au Port-au-Prince,
leur paroiffe.. :
qu'expédition de la préfentc fers
A ARRÉTÉ pareillement
le tout dûment certifié
envoyée au MINISTRE de la marine ,
abSecrétaire de la Chambre, ou, en fon
par M. Laborie,
fence 3 par M. d'Augy, Secrétaire adjoint...
fuite, la Chambre a pareillement arrêté que copie,
ET par délibération ci-deffus , que de la réponfe que
tant de la
feront, fera envoyée, dàMM. les Général & Intendant y
certifiée, à M. le Marquis DE Gour-D'ARSY, pour
ment
Comité colonial réfidant à Paris, avec unc
Meffieurs du
de la Chambre, du zele
lettre de REMERCIEMENS au nom
infinis
s'eft
qu'il a montré, & des foins
qu'il
patriotique
de la Colonie aux
donnés pour le fuccès de P'ADMISSION à la Chambre au
États-Généraux 5 avec priere d'envoyer
défire cOR=
de leurs tranfaéions qu'elle
moins un exemplaire
Comité colonial réfidant à Paris, avec unc
Meffieurs du
de la Chambre, du zele
lettre de REMERCIEMENS au nom
infinis
s'eft
qu'il a montré, & des foins
qu'il
patriotique
de la Colonie aux
donnés pour le fuccès de P'ADMISSION à la Chambre au
États-Généraux 5 avec priere d'envoyer
défire cOR=
de leurs tranfaéions qu'elle
moins un exemplaire --- Page 33 ---
4 RS
s S . vea AX
(:9)
de leur
perpétuer le fouvenir
Agner dans fes archives, pour
aux intérêts de la
& de leur attachement
PATRIOTISNE
Colonic.
que de vils agens de
Extrait d'une efpece de proteflation
& ont fait
PAamirijration ont rédigée au Port-au-Prinee, tacher de Se
dans la Colonie, pour
circuler anonymement
qu'ils nl'ont pas méme pu
proeurer quelques fignatures
obtenir. décembresyss.
LE GOUVERNEUR.
A MONSEIGNEUR
les habitans de la Colonie de
Supplient HUMBLEMENT réfidant, &c connoiffant, > par une expéSaint-Domingue. J y
fes befoins & fes VÉRITArience immédiate & journaliere,
BLES intérêts.
les alarmes de la Colonie de Saint-Domingue
Difant que
Une lettre adreffée au Roi par de
n'étoient pas vaines.
fe difant Députés par elle,vient
PRÉTENDUS Commiffaires,
fondées...
n'étcient que trop
de lui prouver qu'elles
CE DÉSAVEU auffi formel
Daignez recevoir, Monfeigneur, COLONIE que nous vous
réfléchi. C'eft AU NOM DE LA
que
pieds du trône..
prions de le faire parvenir jufqu'aux
dépofitaire de nos PROTESTATIONS,
Soyez, Monfeigneur,
5 aidez-nous à repoulfer
comme vous Pavez été de nos craintes
FATAL à noirc accroiflement.
un fyiême
Colons, habitans de PIle Saint-Domingue, y
Nous TOUS
jamais conçu le projet
réfidant, déclarons que nous n'avons
États-Généraux
TÉMÉRAIRE & précipité d'ÂIRE ADMIS aux
doivent fc tenir en France & pour la France .
qui
écarter du refpect dû à la majefé
que nous croirions nous
oulfer
comme vous Pavez été de nos craintes
FATAL à noirc accroiflement.
un fyiême
Colons, habitans de PIle Saint-Domingue, y
Nous TOUS
jamais conçu le projet
réfidant, déclarons que nous n'avons
États-Généraux
TÉMÉRAIRE & précipité d'ÂIRE ADMIS aux
doivent fc tenir en France & pour la France .
qui
écarter du refpect dû à la majefé
que nous croirions nous --- Page 34 ---
3 R 0 1 (
(30)
ANTICIPIONS, par une demande prémadu Trône, fi nous
fur les volontés de
turéc d'ADMISSION aux Érats-Généraux,
notre Souverain... e
confidération lc motif par lequel on préET prenant en
la Colonie reftera foumife au
tend nous faire remarquer que
de PROSCRIRE
arbitraire , nous nous emprelfons
powyoir
le réfultat odieux d'une fuppofition
ceite affertion , comme
envers le Gouvernement
& calomnicufe
de
SANS FONDEMENT, fous lequel nous avons LE BONHEUR
SAGE ET MODÉRÉ
vivre..
des yrais 1
Réponfe à la piece qui précede, OuL dénonciation des plus
de la Colonic, revétue des fignasures
ciroyens
notables habitans.
dans le public,
CONTRE la requéte ci-deffus 3 répandue & qui a dû être
AVEU, ni date, ni SIGNATURES,
défaveu des
SANS
à M. le Gouverneur général, portant
NEUF
préfentée
en faveur de la Colonie, PAR
démarches faites à Paris,
CITOYENS RESPECTABLES.
P'honneur & lintérêt de la
IES ames honnêtes, mues par
de Poblcurité,
point du mantcau
patric, ne s'enveloppent les effrayer , & le myltere eft la prelc grand jour ne peut
qui ont la baffeffe
miere peine des cceurs pervers & rampans
les intérèts les plus chers dc leurs concitoyens,
de facrifier
méprifables, &c à des vues fordides &
à des confidérations
impatriotiques.
aujourd'hui des démarches faites à
IL n'eft plas queftion
Colonie mais bien du
des Commilfaires de la
,
Paris par
même Colonie, de P'einpreffement
VGU GENÉRAL de cette
les devoirs de fujets
de TOUS LES BONS citoyens à remplir
Sleles à lcur Roi...
concitoyens,
de facrifier
méprifables, &c à des vues fordides &
à des confidérations
impatriotiques.
aujourd'hui des démarches faites à
IL n'eft plas queftion
Colonie mais bien du
des Commilfaires de la
,
Paris par
même Colonie, de P'einpreffement
VGU GENÉRAL de cette
les devoirs de fujets
de TOUS LES BONS citoyens à remplir
Sleles à lcur Roi... --- Page 35 ---
Por US 24
-
a -
(31)
des memi
VOILA deux envois de cette proceflation par
Lc premier ell du 2S décembre,
brcs de PAdminifiration.
de MM. lcs Admipofléricur de deux jours à Pordonnance
PAS UN CITOYEN ne Pavoue.. - ! Que
nilbarcurss à faire fur les auteurs, fur les motifs qui lont
de rétlexions
pourroit avoir dans
dictée, & fur lcs fuites facheufes qu'elle
le
Phonneur, , &: la raifon ne
la Colonie , fi patriotiline,
à la Nation, à la
s'empreffoient de LA DÉNONCER au Roi,
Colonic, & aux Citoyens..
qui a didé cette prétendue reLE fyftème impatriotique
faites en Franca
quête, fe borne à défavouer les démarches
Commiflaires de la Colonic; elle ne dit rien de la
des
de
RÉUNION DE TOUS les honnêtes citoyens qui , pleins
ENVERS CEUX DE PARIS, achevent &c
RECONKOISSANCE
la derniere main à un ouvrage aufli louable qu'utile
mettent
dans tous fes rapports.
ces fatellites de lP'arbitraire > & ces
Qu'ILS paroiffent ofent invoquer le refpedt & la fidélité
mauvais citoyens qui
à fes volontés, & l'amour
dus au Monarque , la foumiffion
la
lorfque leurs cccurs défavouent CCS précieux
de patric 3
de PARTAGER LES CHARfentimens ; lorfque la vile crainte
&
GES de leurs freres les porte à s'éioigner de la famille
dc P'intérêt commun!..
CEPENDANT MM. les Adminifitateurs déclarent que cette
leur a été envoyéc REMPLIE de fignatures. Dans ce
requête
les fommer de la produire avec ces
cas, ne peut-on pas
ces vils détracfignatures : Alors le patriotifme attaquera
teurs.
L'HONNEUR n'a jamais eu d'autres principes ; c'eft lui qui
SOMME les autcurs & les partifans de cette prétenduc requéte,
de paroiure au tribunal de la vérité & du patriotifine, , s'ils
dignes. Qu'ils s'empreffent à y dépofer le recn font encore
-
ête
les fommer de la produire avec ces
cas, ne peut-on pas
ces vils détracfignatures : Alors le patriotifme attaquera
teurs.
L'HONNEUR n'a jamais eu d'autres principes ; c'eft lui qui
SOMME les autcurs & les partifans de cette prétenduc requéte,
de paroiure au tribunal de la vérité & du patriotifine, , s'ils
dignes. Qu'ils s'empreffent à y dépofer le recn font encore
- --- Page 36 ---
SA - 0 2 -
- a -
(32)
qu'ils avouent la foibleffe de leufr rais
pentir ie plus fincere;
rendent hommage aux
& icur erreur 5 qu'ils
fonnement
ont inculpés; ou ils font pour jamais
citoyens honnêtes qu'ils
TRAITRES AU Roi & à
d'INFAMIE, regardés comme
couverts
la Colonic.
de V'Ouef, à MM. le
Lettre, des Eledeurs du département
le Marquis de
de Gory, le Comte de Reynaud,
Marguis le Comte de Magalion, 8 autres Commifaires.
Perrigny,
7forieri7sy.
correfpondre
favez fans doute, Meffieurs, 3 que pour
TOUS
Vous
rompre le VEU DE
aux VUES DU MINISTRE, pour EMPÉCHER enfin que Saintlcs habicans de la Colonic, pour
les Adaux Étaus-Ginéraux,
Domingue eût des Repréfentans
ordonnance le 26 déminifrateurs ont rendu une premiere
font partagés
dernier, qui SUPPOSE que les habitans
cembre
d'intéièt public..
fur cette quellion
ambitieux d'exercer toujours un pouvoir
Qu'UN Miniftre
intéreffes à le
des Adminiftrateurs
abfolu & arbitraire 5 que
forment dans leurs
puifgu'its lc partagent,
aux
lui conferver, de voir la Colonic SANS DÉFENSEURS
caurs le défir
mais que deux AdminiftraÉtats généraux, cela fe conçoit;
& fe rendre les mafveuillent enchainer les fuffrages,
teurs
EN LES DIVISANT 5 qu'ils
tres des voeux des citoyens, les rendent dépofitaires de
exigent que ces mêmes citoyens
adoptent une
fecrets & de leurs fentimens 5 qu'ils
inévileurs
dont Pexécution tendroit
marche lente, TORTUEUSE, de Pefpoir de voir arriver à
tablement à priver les Colons
: c'eft ABUSER,
aux Énu-Ginéraux
temips leurs Repréfentans
d'un pouvoir qui n'eft cepenon ne craint pas de le' dire, le bonheur de ceux gu'ils
dant dans leurs mains que pour
les bonnes intentions de
gouvernent; c'eft rendre SANS EFFET ÉDITS, tous fes fujets >
Sa Majeflé, qui a appelé, PAR TROIS c'eft enfin PRIVER des
s'inveflir de Ieurs lumieres;
citoyens
pour
'eft ABUSER,
aux Énu-Ginéraux
temips leurs Repréfentans
d'un pouvoir qui n'eft cepenon ne craint pas de le' dire, le bonheur de ceux gu'ils
dant dans leurs mains que pour
les bonnes intentions de
gouvernent; c'eft rendre SANS EFFET ÉDITS, tous fes fujets >
Sa Majeflé, qui a appelé, PAR TROIS c'eft enfin PRIVER des
s'inveflir de Ieurs lumieres;
citoyens
pour --- Page 37 ---
-
-et
Saa RS
A a FN
(33)
zélés
les intérêts de leur Province, de venir
citoyens
pour
eft cn eux, au bien & à l'avantage
conconrir, autant qu'il
de P'Etat..
donc de Pordonnance des Adminiftrateurs 2 fi
QUE conclure
les fuffrages, ils ont
ce n'elt qu'en divifant, en MUTILANT
uniformes
voulu rompre des fentimens qui devoient devenir
par le rapprochement.
CELUI qui défire que. la Colonie foit repréfentée, doit fans
doute expofer la raifon qai imotive ce défir ; mais fi ces raifons,
motifs font
aux Adminiftrateurs ou au MINISces
perfonnels
défirent effentiellement d'être repréfentés p
TRE; fi les citoyens
dans les
pour fc plaindre de l'arbitraire qui a toujours régné
Colonies, des ABUS DE POUVOIR qu'on s'y eft permis, des
journellement, , &
vexations de tout genre qu'ils éprouvent voient leurs adpour lefquelles ils font fans recours , puifqu'ils
verlaires dans leurs JUGES ; s'ils ont à fe plaindre d'une légifJation locale, ,incertaine, variée à l'infni s capricicufe ou deffelon les caraétercs de ceux qui gouvernent 7 on le
potique >
obligés de faire paffer leurs
demande : que feront cCS citoyens
& du Miniftre de
fentimens par les mains des Adminiftrateurs
la Marine leur ennemi? .
AUSSI les habitans de la Colonie ne fe font-ils pas crus oblid'exécuter une loi auffi INCOMNTHTUTIONRELE 5 tous
gés
même fentiment & qu'unc même maniere de
n'ont eu qu'un
T'exprimer. -
DANS toute la dépendance du NORD, compofée de vingtParoiffes, iln'y a QU'UN SEUL être, un feul individu
quatre ait écritcontre l'admidion. Il mérite d'être connu 3 c'eft un
qui
nommé BELLIER.
DANS toute la dépendance de l'oueft, pour laquelle nous
écrivons, compoféc de 19 paroiffes, il n'y a que ONZE pere
G
qu'un
T'exprimer. -
DANS toute la dépendance du NORD, compofée de vingtParoiffes, iln'y a QU'UN SEUL être, un feul individu
quatre ait écritcontre l'admidion. Il mérite d'être connu 3 c'eft un
qui
nommé BELLIER.
DANS toute la dépendance de l'oueft, pour laquelle nous
écrivons, compoféc de 19 paroiffes, il n'y a que ONZE pere
G --- Page 38 ---
-
L (
(34)
été du mèmc avis; & de ce nombre, neuffont
Sonnes quiaient état. Ce font ou des Officiers qui follicitent
SUSPECTÉESE par leur
fous leurs ordres.
des graces, s ou desgens à gages
compofée de 9 Paroiffes, on ne
DANS la partie du SUD,
qui foient d'avis de la
compte que TRENTEUNE perfonnes d'entre-elles font des COMMANnon-admifion , & la plupart des Commandans de Milice, s
DANS & MAJORS pour le Roi,
droit aux
de Juftice , qui TOUS ont également
des Officiers
croire jufqu'oh eft allée la BASSESSE
faveurs. On ne fauroit
feulement ils ont livré leurs
d'entre-cux 5 non
de quelques-ans
mais ils fe font rendus les COIPORTEURS
fufrages à Pautorité a
ils ont follicité des fignatures,
d'une requête au pied de laquelle de ce que vous 3 Meffieurs s
tâcher d'obtenir le DÉSAVEU
bien voulu faire
pour
Commiffaires de la colonie. 2 avez
en qualité dc
foit de ces démarches, le vceu de la
pour elle. Quoi qu'il en
DÉSIRE d'avoir des REPRÉColonie eft bien exprimé; ; ELLE
aux Etats Généraux. e
SENTANS
de
dans cette partie
NoUs déclarons donc HAUTEMENT, foit pour ceux qui
de Saint-Domingue , foit pour nous,
nom des
l'oueft
de leurs pouvoirs, , c'eft-à-dire,au
dénous ont chargés
TOUTES les Paroiffes de cette
HABITANS &c citoyens DE DÉSIRONS d'avoir des Repréfentans
pendance , QUE NOUS
Sa Majefté & la NAEtats Généraux 3 que nous fupplions
notre
aux
admettre $ &. que . dans l'efpoir que de
TION de nous,y
attendu notre éloignement
zele neferoit pas défapprouvé, nos mefures pour cette dépuda mere-patrie 3 nous avons pris Sa
de nous faire connoijufqu'à ce qu'il plit à Majefté
tation,
tre. fes intentions..
ORGANES auMellieurs & chers Compatfiotes, NOS
SOYEZ,
nos veux à fcs pieds , SOLLICIprès de Sa Majefté 3 mettez
fommes tous les enfans
TEZ fa juftice, & dites-lui que nous d'une même famille; que s'il
d'un même pere, les membres la France Sx la Colonie, il
phylique entre
eft uR éloignement:
qu'il plit à Majefté
tation,
tre. fes intentions..
ORGANES auMellieurs & chers Compatfiotes, NOS
SOYEZ,
nos veux à fcs pieds , SOLLICIprès de Sa Majefté 3 mettez
fommes tous les enfans
TEZ fa juftice, & dites-lui que nous d'une même famille; que s'il
d'un même pere, les membres la France Sx la Colonie, il
phylique entre
eft uR éloignement: --- Page 39 ---
3 - ARS
< 3 N Se
(35)
n'en elt point pour nos fentimens; que nous avons tous le défir de le fervir, de contribuer à fa gloire, DE FAIRE CORPS
avec la Nation , de lui payer lc tribut de nos lumieres & de
d'entrer dans toutes fes délibérations, dans
nos connoifances,
toutes fes réfolutions. , & qu'il n'eft pas moins néceffaire pour
elle que pour nous, de voir NOS REPRESENTANS ADMIS aux
Etats Généraux (1).
Arrété de la Chambre d'Agriculture du Cap. 9 Janyier 1789.
PAR ces motifs, , & fans fe départir du refpedt du aux ordonnances de MM. les Adminiftrateurs, la Chambre a PERSISTÉde
plus fort dans l'adreffe qu'elle leur a faite lc 5 Décembre dernier, afin de CONVOQUER la Colonie fur le champ, pour
nommer des DÉPUTES aux Etats-Généraux, fi elle avife que
bicn foit, àl la pluralité des voix, après fuffifante difcullion s
& (aufà Sa Majefté tenant les Etats-Généraux, àles admettre, fi bon lui femble.
importe à lhonneur de la Chambre de ne
Et attendu qu'il
intérêt, elle a arrêté
pafTer pour refler oifive dans ce grand
pas
Général &c Intendant feront fuppliés de l'autorifer
que MM. les
Adreffe, celle du 5 Déà faire imprimer à fes frais la préfente
&le Mémoire au Miniftre du mois de Novembre, s
cembre,
& fera la préfente adreffée par le Seavec les pieces relatives, s
MM. les Général & Intencrétaire, en la forme requife, à
dant.
ET, fuite 3 a été arrêté que copies de l'ordonnance des
par
de leur lettre circulaire , & de la préfente P
Adminiltrateurs, le Secrétaire à M. le Marquis DE Gour,
feront envoyées par
D'ARSY s pour MM. les Commiffaires Colons.
(1) CETTE lettre et fignée par tous les ELECTEURS, élus L'OUEST. librement
dans toutes les Affemblées paroiliales du Dépertement de
C 2,
dant.
ET, fuite 3 a été arrêté que copies de l'ordonnance des
par
de leur lettre circulaire , & de la préfente P
Adminiltrateurs, le Secrétaire à M. le Marquis DE Gour,
feront envoyées par
D'ARSY s pour MM. les Commiffaires Colons.
(1) CETTE lettre et fignée par tous les ELECTEURS, élus L'OUEST. librement
dans toutes les Affemblées paroiliales du Dépertement de
C 2, --- Page 40 ---
-
R
- 4
(36
particuliers,
aux Commandans
Lettre des Adminifrateurs Avril 1789.
1O
connoitre aux habitans que Sa MaVous voudrez bien faire
les Colonies françoifes
dans fon Confeil que
jelté a DÉCIDE POINT à la prochaine convocation (1).
ne DAPUTEROIENT
aux Eledeurs de la partie du Nord,'
Lettre du Comité du Cap
, 16 Ayril 1789.
copie de la précédente
en leur envoyant
Mellieurs, de vous faire pafler
NoUs avons P'honneur ,
à MM. les Command'une lettre des Adminiftrateurs
copie date du IO de ce mois.
dans, en
affez mal-adroilettren'eft qu'un tiffit d'impofures
CETTE
de la Marine ( LE SIEUR
concertées entrel le Miniftre
de
tement
LUZERNE ) & fes agene les Adminiftrateurs
COMTEDE LA
même en contient la preuve..
Ja Colonie 3 la lettre
du fieur Comte de la Luzerne
LA criminelle CONNIVENCE n'a d'autre objet que de nous
avéc le ficur Barbé de Marbois
lâchement aux Etats-Généarrêter
enfuite nous accufer
Affem-
, pour
voulu prendre part à cette
raux mâmes de n'avoir pas
d'en fipporter les charges 5
blée de la Nation > dans la crainte
c'eft le comble de la PERFIDIE.
du defpotifme & du
LORSQUE la Nation entiere fe plaint eft fur le point d'en
des Miniftres ; lorfqu'elle
ERIGANDAGE
2 étoit ignoré a
(1) CET arrêt défaftreux, publié à front Saint-Domingue, de le faire inférer dans le
Paris. M. de la LUZERNE a eu le deux jours après la préfentation
Journal de Paris le IO juin 1789,
AUX ÈTATS GENÉRAUX.
faite par les Députés de Saint-Domingue, En ce temps-la, les Miniftres
de leur requète à fin d'ADMISSION. Mais voyez par la piece fuivante
ofoient encore BRAVER la Nation.
à Saint-Domingue !
de quel MÉPRIS ils étoient déja couverts
-Domingue, de le faire inférer dans le
Paris. M. de la LUZERNE a eu le deux jours après la préfentation
Journal de Paris le IO juin 1789,
AUX ÈTATS GENÉRAUX.
faite par les Députés de Saint-Domingue, En ce temps-la, les Miniftres
de leur requète à fin d'ADMISSION. Mais voyez par la piece fuivante
ofoient encore BRAVER la Nation.
à Saint-Domingue !
de quel MÉPRIS ils étoient déja couverts --- Page 41 ---
- S
S -
a
vest EAS
(37)
elle-mème , & de maintenir la gloire du Monatque
fhire jultice
le Comte de la Luzerne veut
Sc la majefté du peuple françois , c'eftilui nous devons ce
conferver SON EMPIRE fur nous; ;
que
Journaux
& publiés dans les Gazettes ,
déluge d'écrits imprimés
des Negres efclaves; SA
& Mercures, pour l'afanchifement
tous les moyens
HAINE pour nous le porte à employer C'eft NOTRE PLUS
nous troubler &c nous tourmenter.
pour
donc dc paffer dans le contiCRUEL ENNEMI : hâtons-nous
ferons reçus à bras ouverts par nos Compatriotes
nent 5 nous y
Européens & par la Nation.
Mcfficurs s de faire circuler notre
NoUs vous prions ,
lettre.
DU VII". CHEF.
PIECES JUSTIFICATIVES
ESTIMABIE, POUR
ETAT ENIEVÉ A UN CITOYEN
COUTRIR DE SES DÉPOUILIES SON CALOMNIATEUR.
M. Laborie, Secrétaire de la ChamExtrait d'une Lettre de
à M. le Marquis de Gouy d'Arfy,
bre d'Agriculture,
du Comité Colonial.
Commifaire - Rapporteur
IO Ayril 1789.
M. lel Marquis , oû la Colonie me donnoit une
Au moment, ,
bien Aatteufe, en me nommarque d'eftime & de confiance
M. le Comte
mant UN DE SES DÉPUTÉS aux Erats-Généraux , bien fende la Luzerne me donne une MORTIFICATION
fible.
Msdecin du Roi au Cap ; &
M. BARADA avoit été long-temps
Vintéla France, M. de Marbois en donna
à fon départ pour
rim à M. ARTAUD > Médecin.
& a
fa place : cela étoit tout
M. Barada eft revenu, ,
repris
iimple; mais M. Artaud l'a trouvé mauvais..
C 3
mant UN DE SES DÉPUTÉS aux Erats-Généraux , bien fende la Luzerne me donne une MORTIFICATION
fible.
Msdecin du Roi au Cap ; &
M. BARADA avoit été long-temps
Vintéla France, M. de Marbois en donna
à fon départ pour
rim à M. ARTAUD > Médecin.
& a
fa place : cela étoit tout
M. Barada eft revenu, ,
repris
iimple; mais M. Artaud l'a trouvé mauvais..
C 3 --- Page 42 ---
1 0 -
(38)
la place de Médecin du
M. Artaud regtettoit & convoitoit
Roi.
fans le communiquer à M.
Surl le rapport de M. Artaud,&
, ou à donAdminiftrateurs forcerent ce dernier
Barada, les
Médecin du Roi, ou à vendre le maner fa démiflion comme
fon
5 fa femme avoit
gafin. Cette vente n'étoit pas en
pouvoir fa démifion.
intéreffés avec elle. Il donna
dcs cnfans mineurs
nommé PROVISOIREMENT MédeM. Arcaud reuffit mieux. Ilfut
cin du Roi par les Adminifrateurs.
après, foit qu'il fe fut brouillé
CEPENDANT quelque temps celui-ci eût des remords , il déayec un fieur Aibert s foit que
lui remit une copie d'un
voila la TRAME au fieur Barada, &
d'Artaud, qui me fut communiqué.
libelle CALOMNIEUX
M. Artaud AVOUA le
Nous en portimes plainte en juftice.
étoit PAUTEUR
libelle. Les informations prouverent qu'Artaud Mémoire prélui-même avoit fait le
de toute la TRAME, que
Artaud fut CONVAINCU de la
fenté par Albert au Miniftre.
CALOMNIAcalomnie. UN ARRËT LE DÉCLARA
plus atroce
A UNE RÉPARATION PUBLIQUE.
TEUR, ET LE CONDAMNA
e
furent piqués de la punition d'une caLES Adminiftrateurs
auxquels ils n'avoient QUE TROP
Iomnie & d'un efpionage
favoris del'adminic
& qui étoient un des moyens
DE PART,
tration du fieur de Marbois.
abfolument RÉCOMPENSER M. Artaud,
MAIS ils vouloient D'UN SERVICE de ce genre.
quileuravoit rendu PLUS
devint Miniftre ;. & une de fespremieres
M. DE LA LUZERNE
L'ARRET du Confeil Supérieur
opérations fut de faire CASSER
M. Artaud Médecin
du Cap, & de nommer DÉFINITIVENENT
du Roi.
un des moyens
DE PART,
tration du fieur de Marbois.
abfolument RÉCOMPENSER M. Artaud,
MAIS ils vouloient D'UN SERVICE de ce genre.
quileuravoit rendu PLUS
devint Miniftre ;. & une de fespremieres
M. DE LA LUZERNE
L'ARRET du Confeil Supérieur
opérations fut de faire CASSER
M. Artaud Médecin
du Cap, & de nommer DÉFINITIVENENT
du Roi. --- Page 43 ---
TRS
%
S GeN ENOMAT
(39)
éclatant fur une Cour Souveraine, qui a
AINSI, un triomphe
dc caufe; ainfi une place
juge juftement, , & en connoiffance la
& d'un effont la récompenfe de DÉLATION,
honorable,
la défiance dans toutes
pionage, qui, depuis longtemps,jettel
les fociétés de la Culonic..
D'INIQUITÉ qu'in nouLE public n'a vu. dans ce jugement
des Colons *
trait du defpotifme qui fait le DÉSESPOIR
veau
dont je défire que
fourdement une RÉVOLUTION
& qui prépare
les fites ne foient pas fatales au gouvernement.
DU VIIIS CHEF (I).
PIECES JUSTIFICATIVES
UN OCTOGÉDÉNI DE sericrelitiside
ACCARIE D'IXFOKTENKS
NAIRE
des Guerres, Ier Mai 1752.
Brevet de Commiffaire
de la capacité, bonne conduite,
SA Majefté étant informée
DUVERà fon fetvice du fieur BERTRAND
fidélité & affection
fajre les fondions de
NEF, clie l'a commis & commet pour des Troupes, de tcrrc,
Commiffaire ordinaire des guerres près.
qui font & feront ci-après à Saint-DomingueDuvernet 3 IO Odobre 1779.
Lettre de M. de Sartine au fieur
qui m'a été rendu de vos fervices,
SUR le compte > Monfieut ,
prinai deftiné à remplir la place de GARDE-MAGASIN
je vous
de trois mille liv..
cipal au Cap, aux appointemens
le IX & le XT n'onr
(1) Ce VIII chef de dénonciation 1 ainfi que ;1 ils font fimplement
point été foumis à la députation de Saint-Domingue GouY, Tun de fes mera
préfentés à PAfemblée Nationale par Tous M. DE les autres chefs 1 TAVANTbres, à la requète des PARTIES.
ont été difeutés & fignés
PROPOS, FEXPOSTTION - & la CONCLUSION
& SUPPLÉANS.
BTUNANINITÉ: par les Députés de ta Colonie 1 VOTANS
C 4
ation 1 ainfi que ;1 ils font fimplement
point été foumis à la députation de Saint-Domingue GouY, Tun de fes mera
préfentés à PAfemblée Nationale par Tous M. DE les autres chefs 1 TAVANTbres, à la requète des PARTIES.
ont été difeutés & fignés
PROPOS, FEXPOSTTION - & la CONCLUSION
& SUPPLÉANS.
BTUNANINITÉ: par les Députés de ta Colonie 1 VOTANS
C 4 --- Page 44 ---
-
- v
(40)
Lettre de M. de Sartine ail fieur Duyernet,
Saconde
20 Janyier 1780.
la demande que vous
J'AI pris en confidération, , Monfieur,
démettre dc votre place de Garde-Magalin
avez faite de vous
& en conféquence , je
au Cap s en faveur du fieur Guillotin, la commiffion. Les
je lui en fais expédier
vous préviens que
avec vous m'ont paru AUSSI CONVEarrangemens qu'il a pris
défirer.
NABLES & aufi folides que vous pouviezle
RoI eft d'ailleurs que G le fieur GuilL'INTENTION DU
fon fucceffeur vOUS FASSElotin venoit à quittercettep place ,
&, dans tous les
MÉME TRAITEMENT DE 2600 liv. (1);
LE
devez compter fur mes difpofitions pour vous.
cas, vous
Ze Maréchal de Caftrics au Feur Duyernet,
Iettre de M.,
30 Juin 1786.
le Mémoire par lequelivous vous plaiJ'AI reçu, Monfieur ,
de la part du fieur Guillognez des retards que vous éprouvez
le paiement de la
tin, Garde-Magafin principal au Cap, pour
Ce
de 2600 liv. qui vous a été accordée fur cette place.
penfion
fonéions, j'écris à M. MarGarde-Magalin n'étant plus en
bois de l'obliger de vous payer ce QU'IL VOUs DOIT jufqu'au
& D'EXIGER DE SON SUCCESSEUR
jour de fon déplacement,
du Tréforier
adreffé tous les fix mois un récépiffe
qu'il me foit
ferai PAYER A PANIS par le Tréfode la Colonie, dont je vous
rier général de mon Département (2).
CONVENABLE, avoué officiellement par
(1) ET c'eft cet arrangement de 2,600 liv. convenu SELON L'INTENle Miniftre, & ce traitement Luzerne
une GRACE INJUSTE,
TION du Roi, que M. de la
appelle les
illufoires.
UNE CROUPE, quand il a intérêtà en rendre difpofitions de Parran-
(2) AINSI M. de Caftries reconnoilfoit la CONVENANCE maintenoit Peffet des
gement économique fait par M. de Sartine, &
INTENTIONS du Roi.
'eft cet arrangement de 2,600 liv. convenu SELON L'INTENle Miniftre, & ce traitement Luzerne
une GRACE INJUSTE,
TION du Roi, que M. de la
appelle les
illufoires.
UNE CROUPE, quand il a intérêtà en rendre difpofitions de Parran-
(2) AINSI M. de Caftries reconnoilfoit la CONVENANCE maintenoit Peffet des
gement économique fait par M. de Sartine, &
INTENTIONS du Roi. --- Page 45 ---
A a
a NN e2t
(4r)
M. le Comte de Montmorin att fieur Duvernet,
Lettre de
1787.
6 Septembre
bien voulu
dc Caftrics , Monficur 1 ayant
M. 1c Maréchal
vous lui avez faites fur le
avoir égard auxi repréfentations que
de 2,1soliv.,
terme de fix mois dc la traite du Port-au-Prince, dcs vivres de la
fur la caiffe de la régie
dont vous êtes porteur
de vous LA PAYER ACTUELMarinc, je marque à ces Régiffeurs
la leur préfenter à cct
LEMENT; 5 vous pouvez en conféquence
effet quand il vous plaira (1).
16 Odobre1788.
Iettre de M. de la Iugerne au fieur Duvernet,
Monfieur , dc votre lettre du
Je me fuis fait rendre compte 3
la demande d'une
13 de ce mois > par laquelle vous renouveliez
fur'la
de la penfion dont vous jouiffez
avance fur les arrérages
C'eft AVEC REGRET
au Cap.
place de Garde-Magalin principal
de remplir vos vues (2).
que je me vois dans L'IMPOSSIBILITÉ
Lettre de M. de la Lugerne au fieur Duvernet, 7 NoSeconde
vembre 1788.
vous m'avez adreffé le
J'ai reçu, Monfieur, le Mémoire que
attendicz
Il faut que vous
27 du mois' dernier. .
ÉCRITE à M. de Marbois le 17.
la réponfe à la lettre QUE J'AI
JUILLET DERNIER (3).
M. de Montmorin fe prétoit à Pexécution d'un accord
(1) AINSI
AVOUÉ par DEUX Miniftres.
qui entrave une difpofition
(2) M. de la Luzerne eft le PREMIER
approuvée par, trois Miniftres fes prédécelfeurs.
écrit à M. de
(3) ON croiroit que M. de la Luzerne a effedivement DOUTER de la réalité de
Marbois le 17 juillet 1788. On commence du A fieur de Marbois n'eft pas
fa lettre 1 quand on voit que la réponfe ainfi
le prouye la lettre rapencore arrivée le 19 février 1789,
que
portée de l'autre part.
MIER
approuvée par, trois Miniftres fes prédécelfeurs.
écrit à M. de
(3) ON croiroit que M. de la Luzerne a effedivement DOUTER de la réalité de
Marbois le 17 juillet 1788. On commence du A fieur de Marbois n'eft pas
fa lettre 1 quand on voit que la réponfe ainfi
le prouye la lettre rapencore arrivée le 19 février 1789,
que
portée de l'autre part. --- Page 46 ---
R 2 V
(4)
Iettre de M. de la Lugerne au fieur Duvernet,
Troifieme
19 Féyrier 1789.
Monfieur , le nouveau Mémoire par lequel vous .
J'aireçu,
GÉNANTE où vous met le
me rendez compte de la pofition
de Gardedéfaut de paiement de votre penfion fur la piace
infiftez
qu'il vous foit fait une
Magafin du Cap, & vous
pour
d'atpour vous mettre en état
avance de mon département,
MES REGRETS de ne
tendre. Je ne puis que vous renouveller
MALrépondre à vos vues dans les circonflances
pouvoir
HEUREUSES où vous vous trouvez.
la
à Madame la Ducheffe de
Lettre de M. de Lugerne
Duras, 25 Mars 17S9.
Madame la Ducheffe, exifter de perIL ne devroit point,
le fieur Bertrand Dufions DE LA NATURE de celle dont jouit
illufoires
Mais IL EST JUSTÉ de ne pas rendre
vernet..
accordées- Je dois me
les graces de ce genre précédemment de la Colonie, pour
PORNER à écrire aux Adminiftrateurs
paiement en
dc tenir la main à ce que le_p
leur recommander
foit effesué, & JE L'AI DÉJA FAIT.
Zettre de M. de la Lugerne au fieur Duvernet,
Quatrieme
21 Jxin 1789. (1)
dois
dans Ia vue de vous
MINISTRE du Roi, je ne
pas,
vous
de
in Adminiftrateur que
favorifer, rifquer compromettre témérairement & FAUSSEinculperiez pent-ètre demain , aufli
les Bureaux de
tous les Secrétaires d'Etat & tous
MENT que
la Marine. e
quand au 21 iuin 1780 au boutde ONZE MOIS,
(I)LE doute angmente
de la Colonie ; & ie doute fe change
il n'eft pas encore arrivé de nouvelles
c'e-i-dire. après un laps
en CERTITUDE 1 quand au mois de juin 1790, fous le faix du befoin ef
de DEUX ANNÉES, linfortuné gui gémiffoit
encore fans juftice & SANS PAIN.
'Etat & tous
MENT que
la Marine. e
quand au 21 iuin 1780 au boutde ONZE MOIS,
(I)LE doute angmente
de la Colonie ; & ie doute fe change
il n'eft pas encore arrivé de nouvelles
c'e-i-dire. après un laps
en CERTITUDE 1 quand au mois de juin 1790, fous le faix du befoin ef
de DEUX ANNÉES, linfortuné gui gémiffoit
encore fans juftice & SANS PAIN. --- Page 47 ---
WS
-R 2 (43)
& il décide que l'ordre déjà PLUSIEURE
LE Roi l'a penfé, ,
> de faire une reFOIS DONNÉ: au Tréforier dc Saint-Domingue. du fieur Ducaffe,
tenuc de 26col liv. par an furl lesappointemens
SERA ENCORE CONFIRNE(I). -
l'appui qu'il veut bien
LE Roi m'ordonne d'ajouter que
& à vos infirmités.
encore, n'eft dû qu'i votre âge
DE LA
vous prêter
dire que ce foit LE PRIX
Il vOUS DIFEND de jamais à Curaçao, à la Martinique,
CONDUITE que vous avez tenuc
à Saint-Dooinguc.
à la Havane, àl la Nonvell-Anglesere,
DU IX CHEF.
PIECES JUSTIFICATIVES
DEJUGES INPARTIAUX
RFFUS CONSTANT INCENDIÉ FAR L'ORDRE
A UN CITOYEN
DESPOTES.
EXACKATIEDES
calomnieufe fur Laquelle a été fondie
Décourerte de la piece
P'arenglement des Adla ruine du Feur Fournier > par
qui ont foi
, 8 par Piniguité des Minifires
minifrateurs arrêts. Paris, 9 Mars 1787.
tenu lcurs iniques
& du fieur Fouravocat aux Confeils du Roi
Juftice,
JE, (ouffigné, fous la foi du ferment que j'ai prêté en Dunier. , certifie,
me fuis tranfporté dans les
Février dernier , je
QUE ic fieur
queleiz de la Marine à Verfailles. :
de la Mareaux
Commis du Bureau contentieux fit lecBordot, premier
une lettre dont il nous
rine, tira d'un porte-feuille
& qu'il me remit enfaite
ture,au fieur Fournier & à moi,
lettre étoit une
QUE cette
entre les mains. .
& certifiée par lui concollationnée, fignée Bongards,
copie
TIntendant s'y
(1)St Tordre a été donné PLUSIEURS DÉCISION FOIS, pourquoi DU ROI ,Tordse a été
eit-il refafé2 Et fi d'aprés la nouvelle n'en-il pas encore exécuté EN JUIN
CONFIRNÉe en juin 1789, comment Monfieur de la Luzerne 1 vous N'AVEZ
17602 Soyons de bonne foi, ordresfecrets, vosordres oflenfibles,
PASÉCRIT, cu vousaunullez pardes
u
s'y
(1)St Tordre a été donné PLUSIEURS DÉCISION FOIS, pourquoi DU ROI ,Tordse a été
eit-il refafé2 Et fi d'aprés la nouvelle n'en-il pas encore exécuté EN JUIN
CONFIRNÉe en juin 1789, comment Monfieur de la Luzerne 1 vous N'AVEZ
17602 Soyons de bonne foi, ordresfecrets, vosordres oflenfibles,
PASÉCRIT, cu vousaunullez pardes
u --- Page 48 ---
5 -
a N
(44)
forme à l'original étant entre fes mains > & fignée par les fieurs
Guibert, Chanel , Moreau, la. Cage, & Rogue.
QUE ladite lettre , datée du 23 Septembre 1783 s renfer-:
moit des imputations auffi ATROCES qU'ABSURDES contre ledit
les
tenir des
fieur Fournier. -
Maltraiter Negres.
des
contrele fexe.
détourner le cours
propos outrageans voler la chaux de fes voifins.
Cing Foureaux.. nier détruiroient à eux feuls la Colonie, 8cc.
QUE les fignataires de cette lettre terminent ce tableau par
demander à celui à qui elle eft adreflée , de PURGER le quartier de ce PERTURBATEUR du repos public.
-
demandé de prendre copie de ladite
JE certife auffi, qu'ayant
lettre, le fieur Bordot me l'auroit REFUSÉ > fous prétexte
qu'iln'avoit pas d'ordre pour cela."
EN foi de quoi j'ai figné le préfent. A Paris, ce 9 Mars 1787
Challaye (1).
Ordre au fieur Chevalier de Coutures > "par Ze fieur de
Couagues, Lieutenant de Roi à Saint-Marc.
26 Septembre 1783.
IL eft ordonné à M.le Prévôt de la Maréchauffée de SaintMarc de faire ARRÉTER le ficur Fournier, Guildivier, comme
DU REPOS PUBLIC; de conduire ledit FourPERTURBATEUR
aux ordres du Gouvernier dans les PRISONS de Saint-Marc,
& calomnieufe délation
(1) C'EST fur cette atroce, SECRETE, & intérellés 1 & dont
fignée feulement de cing individus 1 tous parens
de Saint Doerois fe font rétradtés en jufice, que les Adminidrateurs de Saint-Marc,
mingue envoyerent far le champ au Lieutenant-de-Roi ordre fut tranfmis
nn ordre pour ARRETER le Sieur Fournier, lequel
SANS DÉLAI par cet officier à fes fubalternes.
nieufe délation
(1) C'EST fur cette atroce, SECRETE, & intérellés 1 & dont
fignée feulement de cing individus 1 tous parens
de Saint Doerois fe font rétradtés en jufice, que les Adminidrateurs de Saint-Marc,
mingue envoyerent far le champ au Lieutenant-de-Roi ordre fut tranfmis
nn ordre pour ARRETER le Sieur Fournier, lequel
SANS DÉLAI par cet officier à fes fubalternes. --- Page 49 ---
S a
-
S
R SA2 ve
(45)
certifié & collationné Labat,
nement. Signé de Couagnes; 5
Notaire.
des Prifons royales de Saint-Marc.
Extrait des regiftres
3 Oaobre 1783.
la fomme dc CENT CINQUANTE
J'AI reçu de M. Fournier
occafionnés par fon emprifrais de Maréchauflie,
livres , pour Saint-Marc. Signé Talhand.
fonnement à
du fieur Fournier aux Adminifirateurs.
Extrait de la requéte
9 Décembre 17S3.
Il ne peut être
LE Suppliant efpere en votre juftice.. refufe pas cette graceaux
condamné fans ÉTRE ENTENDU. Onne
qui
criminels ; à plus forte raifon à un CITOYEN
plus grands
S'il étoit vraiment coupable, on
n'a jamais démérité.
dénoncer à la Juftice, pour le faire
n'auroit pas manqué de lc
I
punir fuivant la rigueur des ordonnances.
ordonner , avant faire droit $
CE CONSIDÉRE,l vous plaife de lui faire fignifer, dans
queles fieurs GUIBERT feront tenus
contre
COPIE de la requéte qw'ils vous ont préfentée
huitaine ,
lui:
à la requéte ci-defus.
Réponfe des Adminifrateurs
20 Décembre 1783.
& attendu que le Suppliant n'a
Vu l'expofé en la préfente,
BALANCER ceux qui
juftifié d'aucun témoignage qui puiffe
de
à L'EXÉCUTION
nous ont été rendus contre,lui, ,renvoyons
notre ordonnance.
à P'Avocat du fieur
Extrait d'une lettre des Adminifirateurs
Fournier. 18 Janyier 1784.
une requête qui auroit da
Ls feur Fournier nous a préfenté
-
le Suppliant n'a
Vu l'expofé en la préfente,
BALANCER ceux qui
juftifié d'aucun témoignage qui puiffe
de
à L'EXÉCUTION
nous ont été rendus contre,lui, ,renvoyons
notre ordonnance.
à P'Avocat du fieur
Extrait d'une lettre des Adminifirateurs
Fournier. 18 Janyier 1784.
une requête qui auroit da
Ls feur Fournier nous a préfenté
- --- Page 50 ---
a a -
(45)
TÉMOIGNAGES en fa faveur, qui puiffent
être accompagnée DE
Il lui étoit
avoit rendus contrelui.
balancer ceux qu'on
avançoit étoit
facile de remplir cette obligation, 3 fi ce qu'il
ce
ENCORE A MÈME de prendre
vrai. Il eft, au fiurplus,
parti (1).
à M. de Salaignac.
Extrait d'une lettre des Adminifirateurs
2 Mai 1784.
, Monfieur. , de vous renvoyer la reNous avonsl'honneur, Celle qui nous avoit été préfentée
quête du fieur Fournier.
N'EST PLUS DANS NOS
l'établiffement de fa guildive,
contrel
donc , comme il l'auroit défiré, la
MAINS. Nous ne pouvons
de Saint-Marc.
aux Officiers de la Juridiaion
communiquer
auroit pu d'ailleurs OCCASIONNER
CETTE COMNUNICATION devenir RUINEUX pour toutes les parUN PROCÈS qui pouvoit
ties (2).
du Greffe du Siége Royal de Saint-Marc.
Extrait des regiftres
&le dix-huit Avril,
L'AN mil fept cent quatre-vingt-quatre, habitant, tenant
en ce Greffe, eft comparu le fieur Fournier,
a déclaré que le jour d'hier, vers les ONZEguildive, lequel
Sieur Fournier fe procure des cer-
(1) D'APRES cette réponfe 1 le de tous les habitans de fon quartier.
tificats authentiques & légalifés
tous plus honorables les uns
Il en a dépofé CIRQUANTE-QUATRE Muni de ces témoignages préque les autres, au Conité des Rapports.
EUX-MEMES 1 il précieux, invoqués PAR LES ADMIXISTRATEERS DERECHEF communication
fente une nouvelle requète, & demande
de celle préfentée contre lui par fes calomniateurs. fon défenfeur.
Voyes la réponfe que reçoit M. de Salaignac; eft jointe à liniquité : mais
(2) QUELLE réponfe:
Tinfulte y les ont G bien SOUTENUS
que penfer de fes auteurs & de ceux qui étoit de fouftraire au glaive
depuis - quand on faura que leur but unique eft permis de croire que la perDE LA LOI : des impofleurs dont des il arrêts de la tyrannie . Voyez
fidie venoit d'avancer Texécution
ta piece (uivante,
de Salaignac; eft jointe à liniquité : mais
(2) QUELLE réponfe:
Tinfulte y les ont G bien SOUTENUS
que penfer de fes auteurs & de ceux qui étoit de fouftraire au glaive
depuis - quand on faura que leur but unique eft permis de croire que la perDE LA LOI : des impofleurs dont des il arrêts de la tyrannie . Voyez
fidie venoit d'avancer Texécution
ta piece (uivante, --- Page 51 ---
SS 24
: - -
ve
A
(47)
à lai appartenante A ÉTt
HEURES DU SOIR, , une guildive
préfent le
des QUIDAMS dont il ignore jufqu'à
INCENDIÉE par
nom & la demeure (1).
du Port-au-Prince.
Ertrait des regiftres du ConfeilSupérieur
12 Féyrier 1785de fenENTRE Claude Fournier, habitant.
appelant de
CRIMINELLE de notre Siége
tence rendue en la Chambre
contre les
fur la
par lui préfentée
Saint-Marc.
>
plainte
faites contre lui à
AUTEURS DES DÉNONCIATIONS
quidams ,
MM. les Adminiftrateurs, d'une part 5
Général, intimé s d'autre part : NOTRE
Er notre Procureur
le
du Sieur Fournier. I! eft plus clair que
(1) VOILA tont procès
fource de tous fes
délation ténébreufe a été Tunique
te jour qu'une
délation a été inconfilérémens accueillie par
maux; & parce que cette'
ont refufé conftamment de
les Adminiftrateurs de Saint-Domingue- formoit 1 ils à lui feul preuve de leur inmanifefer Tadte de délation, 1 qui
juftice. confacrer Ia retenue inique de cette piece importante 1 il
ET pour Confeil fupérieur de Saint-Domingue 1 préfidé par rIna fallu que le
Fournier de fa demande cn communication.
tendant 1 déboutat le Sieur
& les Adminiftrateurs qui l'aET pour foutenir cet arrêt vexatoire 1 Miniftres ffent rejeter par le
veient provogué 1 il a fallu que les préfentée par la malheureufe
Confeil du Roi la demande en caffation
vidime de leur defpotifme.
pas Toreille du SouET pour que fes cris de douleur ne frappaffent
1 & mainverain - il a fallu les étouffer par des menaces du Confeil tyranniques du Roi, l'arret
tenir, à quelque prix que ce fût 1 le promoncé des Adminittrareurs 1 &c
de le Cour de Saint-Domingue, Cordonnance ils avoient fait incarcérer, fans
Pordre arbitraire d'arrefation. par lequel
information préalable s un citoyen innocent. de coupables pour, une
1 grand Dieu: que
fuiQUELLE Juri(pradence. criminels contre un innocent : Les pieces
feale faute, & que de
avoient adopté le barbare
vantes prouvent que jufqu'ici les Miniftres de maintenir leurs vengeances,
ufage de léguer à leurs fucceffeurs le foin
eu de couvrir lenrs bévues.
AEA
A
-A
'arrefation. par lequel
information préalable s un citoyen innocent. de coupables pour, une
1 grand Dieu: que
fuiQUELLE Juri(pradence. criminels contre un innocent : Les pieces
feale faute, & que de
avoient adopté le barbare
vantes prouvent que jufqu'ici les Miniftres de maintenir leurs vengeances,
ufage de léguer à leurs fucceffeurs le foin
eu de couvrir lenrs bévues.
AEA
A
-A --- Page 52 ---
2 L FRE
(48)
AU NÉANT.. CONCOUR a mis, & met 1'APPELLATION ordinaire.
DAMNE l'appelant EN L'ANENDE
du Confeil d' Etat, 17 Février 1787.
Extrait des regifires
le Roi étant en fon Confeil : e SANSS'AROuile rapport,1
des Gouverneur Général
RÂTER AUDIT APPEL des ordonnances
a déclaré ledit
Intendant de Saint - Domingue. .
&
RECEVABLE & mal fondé dans ledit appel,
fieur Fournier NON ainfi
de toutes fesautres demandes. >
& L'EN A DEBOUTÉ,
que
Sns & conclufions.
Dumourier, Gouyerneur de CherExtrait d'une lettre de M.
13 Odobre 1788 (1).
bourg, à M.le Comte de la Lugerne.
vous, l'opinion quej'ai de
L'ATTACHENENT quej'ai pour entretenit de l'affaire du
m'ont engagé à vous
&c
votre juftice,
mêmes notifs m'y font revenir encore;
fieur Fournier. Les écrit eft plus réfléchie , plus froide s &
comme la difcuffion par conférence; je crois, , toujours animé
moins interrompue qu'une devoir vous détailler mes réflexions, 9
par le même intérêt,
par une réponfe DESESPÉavant de rendre au fieur Fournier, réglée une affaire quifera
RANTE,lal liberté de fuivre en juflice
beaucoup de
le plus € GRAND ÉCLAT , & CONPROMETTRA que la NATION
oi il eft â fouhaiter
monde, à une époque
à PERSONNALITÉS contre
affemblée ne trouve point de matiere
PASSÉS & PRÉSENS.
les Adminiftrateurs
quele fieut Fournier a perdu TOUTE LA FORTUNE, réIL eftdefaite
de
.
- ; qu'il fe trouve
ans travaux.
acquife parquatorze:
9 & qu'on opduit à LA MISERE & AU DÉSHONNEUR.
& les fuivantes 1 il eft elfentiel de
(2) POUR apprécier cette lettre
Cet Officier général eft un
connoitre le perfonnel de M. Dumourier. moral vaut une réputation tout
de ces hommes rares dont le caradtere égalent fon patriotifme & fon attaentiere. Sa loyauté & fa franchife peint bien fon ame,
chement à la bonne caufe. Son Ayle
pofe
opduit à LA MISERE & AU DÉSHONNEUR.
& les fuivantes 1 il eft elfentiel de
(2) POUR apprécier cette lettre
Cet Officier général eft un
connoitre le perfonnel de M. Dumourier. moral vaut une réputation tout
de ces hommes rares dont le caradtere égalent fon patriotifme & fon attaentiere. Sa loyauté & fa franchife peint bien fon ame,
chement à la bonne caufe. Son Ayle
pofe --- Page 53 ---
CUSS E
A
2 X
AA
(49) )
Fole à fes riclamations des ARRÉTS du Confeil, qui lc tepouc
fent de la bonté paternelle du Roi.
Il paroît évident, d'après les mémoires,les pieces àl'appui,
& les atteflations de CINQUANTE-DEUX Colons, dont pluficurs des plus NOTABLES du quartier où s'étoit établi lc ficur
Fournier, que ce particulier n'a montré, depuis qu'il rélidoit à
GRANDE PROBITÉ & une induflrie
Saint-Domingue 3 qu'une
très-louable. Que peut-on oppofcr à ccs témoignages 2 La dénonciation de CINQ particuliers > dont TROIS fe font défiftés
juridiquement. Sur cette dénonciation s fecrete jufqu'à cejour,
qu'on n'ani CONNUNIQUEE, ni figniféc au ficur Fournier , le
Gouverneur & lIntendant ont donné ordre au Commandant de
Szint-Marc de le faire ARRÉTER.
Au lieu de rechercher
fes accufateurs, de les CONFRONTER avec lui, on fuit une
trame de vengeance odieufe, DIGNE DE L'INQUISITION.
Son établiffement Te trouve INCENDIÉ, & on ofe enfuite propoferle doute que cet infortuné ait lui-même MIS LE FEU à fon
habitation , & détruit toute fa fortune de fond en comble.
ECHAPPÉ à ces violences, il trouve en France le CRIDIT
des Adminiftrateurs , DERRIERE LESQUELS fe cachent les crueis
ennemis qu'on auroit dà lui livrer. .
Vous reconncitrez
qu'on a voulu SAUVER l'autorité par L'ÀUTORITÉ; que, dans
des momens, on, faifoit des offres D'ACCOMMODEMENT ; dans
d'autres, on le MENAÇOIT 5 qu'enfin on a pris le parti de s'en
DÉBARKASSER par des arrêts du Confeilqui le FLÉTRISSENT..
VENONS , M. le Comte, à notre converfation d'hier. Vous
m'avez dit, fur le faitde la PRISON, pour excufer les Adminifrateurs, que le Jieur Fournier avoit éLé arrété pour avoir
maltraité un Negre. Le fait eft FAUX..
Vous i'avez dit que le fieur Fournier étoit un vagabond.
II faut en croirc les CERTIFICATS qu'ila produits s &: le TE.
MOIGNAGE des habitans de fon quartier 2 aguellement en
France.
d
-
le Comte, à notre converfation d'hier. Vous
m'avez dit, fur le faitde la PRISON, pour excufer les Adminifrateurs, que le Jieur Fournier avoit éLé arrété pour avoir
maltraité un Negre. Le fait eft FAUX..
Vous i'avez dit que le fieur Fournier étoit un vagabond.
II faut en croirc les CERTIFICATS qu'ila produits s &: le TE.
MOIGNAGE des habitans de fon quartier 2 aguellement en
France.
d
- --- Page 54 ---
-
(
(50) n'avoit'aueune alliance
m'avez dit que M. de Bongars
s
Vousr
fa femme étoit une MAISONSELLE
avec les fieurs Guibert ;
tante des fieurs Guibert.
étoient en droit
m'avez dit que les Adminifirateurs
verbale
Vous
d'une formalité
rafer fa guildiverie , faute
.
Si cette
de faire
m'a fait frémir.
le
ou par écrit. Cette propofition effrayant de fon abus envers
loi MUSUINANES exifte, Y'exemple
à la faire ANÉANTIR.
matheureux Fournier, vous engagera
Fournier étoit dans le cas de
Vous m'avez dit, que le fieur
permifion. Pouvoit-il
avoir fait imprimer fans
punition , pour
faire autrement?. e
ainfi que moi, M. le Comte,
Vors êtes bien perfiadé de 3 Librairie ne peut pas faire UN
qu'un PETIT RECLEMENT affaire de cette importance.
CRIME dans une
prédéce/feur avoit accordé au
LORSQUE j'ai objedé que votre de 5oo liv., ce que l'on
fieur Fournier une GRATIEICATION vous m'avez dit que cet
pas à un criminel, Le fieur Fournier a gardé
n'accorderoit
l'aumône. .
homme demandoit
de votre prédéceffeur. > parce
piecele brevet de lordre
mais ils'elt bien gardé
comme
fait PREUVE POUR LUI ;
que cet ordre
qu'ilne DEMANDOIT
detoucher! la gratifcation ; ce qui prouve comme grace du Roi, lui
Cette gratifcation,
de
PAS L'AUMONE. elle eft bien loin de formerl'indemniué
ethonorable; mais
toute fa fortune.
peut-étre le parti
sm'avez dit enfin 9 que vous prendriet pour l'envoyer
Vous
ordre le fieur Fournier >
de faire partir par un
M.le Comte, s je fuis parfaijuger à Saint-Doningse. - réfoudriez pas à un PAREIL ACTE
tement sûr que vous ne vous
eft ici fous l'égide
d'ailleurs le fieur Fournier
de lautre la
D'AUTORITE;
;
loix. D'un côté le PARLEMENT.
à haute voix Sa
des
recevroit & répéteroit
NATION ASSEMBLÉE
oyer
Vous
ordre le fieur Fournier >
de faire partir par un
M.le Comte, s je fuis parfaijuger à Saint-Doningse. - réfoudriez pas à un PAREIL ACTE
tement sûr que vous ne vous
eft ici fous l'égide
d'ailleurs le fieur Fournier
de lautre la
D'AUTORITE;
;
loix. D'un côté le PARLEMENT.
à haute voix Sa
des
recevroit & répéteroit
NATION ASSEMBLÉE --- Page 55 ---
ORS
/ :
ASA -et MSTA
('5:)
réclamation & fa perfonne.
JE crois vousavoir prouvé,
fi les Guibert font les premiers auteurs dc fon malheur $
que
d'avoir févi contre
l'adminiftration eft all moins COUPABLE
inconfidérément, & d'avoir confommé fa
lui ILLEGALEMENT, le crédit de cette même adminiftration L'EMruine , puifque
JUSTICE. Le fieur FourPÉCHE, depuis fix ans. s D'OBTENIR
nier,eft donc en droit réel de poutfaivre cette Adminifration,
& même QUICONQUE LA FAVORISE.
LES fieurs Guibert, accufateurs fecrets du ffeur Fournier 3 lui
& occafionné fa ruine; le Miniftere
ont enlevé fes propriétés 3
fi
doit rendre au fieur Fournier la piece DIFFAMANTE longCACHÉE, de laquelle dérivent tous fes malheurs, pour
temps
qu'ily puiffe les poutfuivre au civil ou au criminel.
Extrait d'une feconde lettre de M. Dumourier, Gouverneur
de Cherbourg , à M. le Comte de la Lugerne.
17 Odobre 1788.
PAR fa derniere requete au Roi, le fieur Fournier DEMANDOIT DES JUGES , ainfi que par les précédentes 3 puifque cette
requéte a été ADMISE, vous vous tirerez de tout embarras 3 en
propofant de lui faire donner une commiflion pour l'examen
de fon affaire, que perfonne ne peut regarder comme jugée
définitivement 5 car les deux arrêts ne PARLENT POINT DU
FOND, & ils écartent tout CC qui regarde l'affaire des Guibert, que l'on ne pourroit point entamer, fans ENTACHER
l'adminiftration de Saint-Domingue, qu'on voit pofitivement
que ces deux arrêts CHERCHENT A SAUVER.
MAIS ces raifons politiques difparoitront aux yeux de la
Juftice, 3 fi on force le fieur Fournier à avoir recours à la NATION affemblée : alors lcs Adminiftrateurs defcendront dans
l'arêne, dépouillés de leurs pouvoirs. .
5 ils deviendront
des PARTICULIERS aux yeux de la LoI, qui tiendra la balance
égale entre eux & le réclamant.
dz
E
arrêts CHERCHENT A SAUVER.
MAIS ces raifons politiques difparoitront aux yeux de la
Juftice, 3 fi on force le fieur Fournier à avoir recours à la NATION affemblée : alors lcs Adminiftrateurs defcendront dans
l'arêne, dépouillés de leurs pouvoirs. .
5 ils deviendront
des PARTICULIERS aux yeux de la LoI, qui tiendra la balance
égale entre eux & le réclamant.
dz
E --- Page 56 ---
(
($)
donnée fur votre rapport SERA ARANDONWÉE,
LA décilion
dans l'éclat de ce procès.
& tout le monde fera COMPROMIS
lettre de M. Dumourier à M. le Comte
Exerait d'une troijieme
, 22 Odobre 1788.
de la Lugerne
qu'à éprouvée ce malheureux $ &c
PÉNÉTRE de L'OpPRESSION
je vois,
de la, conduite des Adminifrateurs,
de L'ILLEGALITE
que,vous pouvez être COMPROMIS
avec Ia pius grande peine,
J'ofe intercéder encore la
par la fuite de cette affaire. .
ou contre un
droiture de votre cceur pour un INFORTUNÉ,
COUPABLE.
de M. Dumourier à M. le
Extrait d'une quatrieme lertre 28 Odobre 1788.
Comte de la Lugerne.
& les témoigénéralement le fieur Fournier,
ON PLAINT
font à Paris lui font AVANTAde tous les Colons qui
intérêt, s'il eft ingnages fituation m'infpire le plus grand
Ou il eft
GEUX.Sa
grande horreur , s'il eft coupable.
la
nocent, &la plus
affez puni : c'eft ce que démontrera
opprimé, ou il n'elt pas
fuite de cette affaire.
Comte de la Iugerne à M. Dumourier.
Réponfe de M. le
28 Odobre 1788.
Phonneur de faire mille
M. le Comte de la Luzerne a
de fon fincere atta-
& l'affure
complimens à M. DUNOURIER,
chement.
RÉPONSE fur l'affaire contenIL ne peut lui faire AUCUNE réfere à la lettre qu'ila déjà eu
ticufe, dont il lui parle, fe
Y'honneur de lui écrire fur cet objet (1).
de deux anaées fe font écoulées; :
(1) DEPUIS cette époque, 1 près femés en terre ingrate , n'ont prules fages avis de M. Dumourier, toujours infortuns & toujours cour
duit.aucun fruit, Le Sieur Fournier,
OURIER,
chement.
RÉPONSE fur l'affaire contenIL ne peut lui faire AUCUNE réfere à la lettre qu'ila déjà eu
ticufe, dont il lui parle, fe
Y'honneur de lui écrire fur cet objet (1).
de deux anaées fe font écoulées; :
(1) DEPUIS cette époque, 1 près femés en terre ingrate , n'ont prules fages avis de M. Dumourier, toujours infortuns & toujours cour
duit.aucun fruit, Le Sieur Fournier, --- Page 57 ---
- a S L ve2l
(53)
DU X" CHEF.
PIECES JUSTIFICATIVES
INJUSTENENT A
DExiSsION ARRACHÉT
DOxEN
UN 00007020000
DU CONSEIL.
Mémoire de M. de Saint-Martin au Roi.
jouit, depuis quarante ans > des
SIRE, un Magiftrat qui
de Votre Majelté, , qui s'eft appliqué à les juflifier par
graces de fa vie privée, &c l'efprit de paix qu'il a toules vertus
de
porté dans les affaires publiques s trouvera auprès
jours fur la fin de fa carriere, un abri contre la PERSÉCUvous,
TION. -
des Adminifrateurs n'avoit pas encore
L'AMOUR - PROPRE
d'une RÉTRACTATION à laquelle ma fenibilité
été à l'épreuve
affembléc.
bleflée ics a forcés au milieu de ma Compagnic
été
de fe reprocher l'offenfe, & de s'applaudir
IL eût grand
au-deffus de
dela réparation mais ce courage eft peut-être
l'humanité. Le rolfentiment eft refé : & a dirigé le PREMIER
de la plus haute puiffance de M.1 le Comte DE LA LUACTE
des Adminiftrateurs 3 qui fc couvrent de
ZERNE. Je reçois
l'injonaion de me rendre, fous
l'autorité de Votre Majefté,
Port-au-Prince s ou d'envoyer ma DÉMISSION...
un mois 1 au
LA bonté & la juftice de Votre Majefté ne peuvent avouer
adrefTé au Monarque , à fon angufte époufe : en vain
rageux, 1 s'eft
touchantes de leur intérêt. Tous fes plaa-t-il été honoré des marques
font reftés fans réponfe, & lui
cets - renvoyés à M. de la Luzerne,
malheureux.
fur la lifte des vainqueurs de la Baflille, a bien
SON nom - inferit
du peuple François 7 maia.
pu obtenir les fuffrages des Repréfentans d'un Miniftre qui, par un déne
non un regard d'équité de la part dénoncer à la Nation.
abfiné de toute juftice, le force à le
d 3
ACREAC
font reftés fans réponfe, & lui
cets - renvoyés à M. de la Luzerne,
malheureux.
fur la lifte des vainqueurs de la Baflille, a bien
SON nom - inferit
du peuple François 7 maia.
pu obtenir les fuffrages des Repréfentans d'un Miniftre qui, par un déne
non un regard d'équité de la part dénoncer à la Nation.
abfiné de toute juftice, le force à le
d 3
ACREAC --- Page 58 ---
2e 1 o resX
(54),
SEPTUAGÉNAIRE ET MALADE,
Yordre inhumain de m'expofer,
On ne peut pas prétexdans une route longue & impraticable. dix-fept Jugés font en exerter le befoin du fervice , puifque faire les atrêts, & que, dans ce
cice, que fept fuffifent pour
obtiennent des congés. Ce
moment , deux jeunes Confeillers PERSÉCUTION..
qui nie regarde n'eft donc.qu'une
oubli fincere n'a point fuivi la RÉTRACTATION des
PUISQU'UN
abufent
de MM. de la Luzerne & de Marbois 9 devoir, puifqu'ils dans cette OCménagemens que ma Compagnie, a cru
dû
de la
Adminifrateurs en qui elle a fuppofer
cafion, , à des
dois inftruire Votre Majefté
générofité après la réparation > je OFFENSÉ, ces Meffieurs
avoir été gravement
comment , apiès
indifcrétion.
encore de leur propre
me puniffent
dont je n'ai pu encore
La noirceur a enfanté une calomnie de la Luzerne & de Marbois
découvrir la fource impurc. MM.
me regardoit
craint de me déclarer que cC foupçon
n'ont pas
douloureufes, mais énergiques de ma lettre
Les exprellions MM. de la Luzerne & de Marbois, trop
n'ont que plus irrité
Au lieu de céder à
engagés par leur premiere inculpation. n'ont vu, dans ma
P'évidence de ces preuves, ces Meffieurs il femble que leur voeu le
juftification, qu'une contrariété 5 car
dans les bons haplus cher eft de TROUVER DES COUPABLES
bitans de votre Colonie.
s'elt montrée contre ceux quis'êtoient crus
L'INDIGNATION
atteinte à mon honneur.
affezpuiffans pour porter
rendus fur mes deux requêtes ne font point en:
LESarrêts
m'étoit due., Ces Adminiftracore la véritable juftice qui
une prompte réavoient adroitement prévenu s par
teurs
d'une CALOMNIE qu'ils
traéation, l'examen plus approfondi
trouvé convenable
avoient déjà TROP CHÉRIE, & on n'a pas des Chefs, fût conqu'une improbation prononcée contre mais-la lettre(fuivanse)
figuée dans les archives du Confeil 3
êtes ne font point en:
LESarrêts
m'étoit due., Ces Adminiftracore la véritable juftice qui
une prompte réavoient adroitement prévenu s par
teurs
d'une CALOMNIE qu'ils
traéation, l'examen plus approfondi
trouvé convenable
avoient déjà TROP CHÉRIE, & on n'a pas des Chefs, fût conqu'une improbation prononcée contre mais-la lettre(fuivanse)
figuée dans les archives du Confeil 3 --- Page 59 ---
X
4% E - RS
SZ
(s)
étolt te vériau nom de ma Compagnie,
de M. de LUSSAC,
table jugenient.
3 à
de
Faure Luffac, Cunftiller-Rasporteur
Lettre de M.
Pors-au-Princt, 11 Odobre 1787.
M. de Saint-Marsin.
lundi 3 comme je vous l'avois
MONSIEUR & cher Doyen;
Sur le
fommes occupés de vos requètes.
annoncé , nous nous
des pieces y jointes, il n'y
rapport quej j'en ai fit,ainfi que D'INDIGNATION du traitement
fentiment général
3 eu qu'un
Votre juflification, fup6 peu mérité que vous avez éprouvé. ÉTÉ COMPLETTE; on
vous en euffiez eu befoin , A
de coupofé que
tendre & délicat, emprefTé
n'a vu en vous qu'un pere
de pareils fentimens , c'eft
d'un fils. Outrager
vrir la lègereté
auffi les Chefs eux-mêmes, vaincus
OUTRAGER la Nature 5
GÉNÉRAL de la Compar la chofe mêne, & par le fentiment de leur conduite 3 en
pagnie, ont-ils fait une RÉTRACTATION à vos VERTUS, > & profaifant votre éloge 3 rendant hommage moindre foupçon fur votre
ils n'avoient eu le
teltant que jamais concilier tout cela avec leurs lettres),8
délicatelle ( comment
de leur HUMEUR qu'ils ont
c'eft dans le premier moment
que
ont AVOUÉ avoir été TROP FORTES.
écrit des lettres qu'ils
cft intervenu arrêt en ces termes : LA
SUR nion rapport
la conduize du Suppliant, > qui
COUR, n'apercevant rien dans
a dit 8 arrété,
INCUIPATION,
puiffe mériter LA MOINDRE
mercuriale i qu'en
avoit lieu ni à dénonciation, , nià
qu'il n'y
donné fuite aux requétes.
conféjuence > il ne feroit
combien nous avons été gênés.
Vous fentez, d'après ce fyle,
& notre IMPUISentre le délir de vous VENGER ,
cette
& FROISSÉS
CROYEZ, mon cher Doyen, que
SANCE de le faire.
vous avez faite de la mettre
affaire, & la démarche fage que redoubler le RESPECT &c
fous les yeux de la Cour ,n'a fait que
comme un triL'AMITIE que toute la Compagnie vOUS DOIT, d
combien nous avons été gênés.
Vous fentez, d'après ce fyle,
& notre IMPUISentre le délir de vous VENGER ,
cette
& FROISSÉS
CROYEZ, mon cher Doyen, que
SANCE de le faire.
vous avez faite de la mettre
affaire, & la démarche fage que redoubler le RESPECT &c
fous les yeux de la Cour ,n'a fait que
comme un triL'AMITIE que toute la Compagnie vOUS DOIT, d --- Page 60 ---
S a
- -
(56)
fervices ; c'ef un
but bien mérité de vos longs & refpedables
qu'elle ME CHARGE de vous tranfinettre (1).
hommage
Icttre de MM. Vincent 8 de Marbois, Adminifrateurs. 3. à
de Saint-Martin. Port-au-Prince, > 17 Avril 1788.
M.
3 informé le Miniftre que vous ne
Nous avons, Monfieur
de
étiez
conformé aux difpofitions de l'ordonnance
vous
point
Officiers du Confeil
Sa Majeité furl le fervice & la difciplinedes
de Saint-I Domingue , & que vous n'aviez affifté à auSupérieur
de Scs (éances depuis qu'il eft établi au Port-au-Princecune
de vous adreffer les ordres Ies plus pofiSa Majefté nous charge
Port-au-
& de vous enjoindre DE SA PART d'être rendu au
tifs ,
mois de délai ou de nous envoyer auffi-tôt
Prince dans un
VOTRE DÉMISSION (2).
Lettre de M. de la Hogue , habitant de Saint-Demingue , à
M. le Marquis de Gouy d'Arfy. Cap. IS Décembre 1788.
LE zele que vous mettez, M. le Marquis, pour faire fortirdes
fers les habitans. de cette Colonie s me fait enguger mor
(1) VOILA comment nne Cour fouveraine s'exprimoit envers un
calomnié par des Adminidrateurs injules.
de fes membres indignement
échapper à la rigueur des
Ceux-i s'étoient rétractés publiquement. pour Ce
eut lieu
Loix : mais la vengeance étoit dans leur ccur. jugement traverfe les
en. octobre 1787. M. de la Luzerne elt nommé Miniftre. Ii
a Verfailles 1 fiége au Confeil - expédie fes ondres Jumers, arrive à fon ancien collegue & fix mois étoient à peine écoulés 1 que
prêmes Sieur de Marbois adreile à M. de Saint-Martin le 17 avril 1788, la
le
lettre citée ci-deffus.
vouloit. démontrer refpedueufement a
(2) L'INTORTUNÉN Marbais Magiftret le fardeau de 70 années, & celui d'une fante
Souverain
que être confdérés comme des obftacios lègitimes à
chancelante pouvoient &
On je At avertir oficieufemen: que s'ii ne
une route longue pénible.
Tenbarquer
donnoit Fas fa démiflion, P'ordre du Roi étoit de
pour
France: : & fur cette odieufe menice - le refpedable Doyen Se demit.s
& la vengeance des defpotes fut confomméc.
70 années, & celui d'une fante
Souverain
que être confdérés comme des obftacios lègitimes à
chancelante pouvoient &
On je At avertir oficieufemen: que s'ii ne
une route longue pénible.
Tenbarquer
donnoit Fas fa démiflion, P'ordre du Roi étoit de
pour
France: : & fur cette odieufe menice - le refpedable Doyen Se demit.s
& la vengeance des defpotes fut confomméc. --- Page 61 ---
es
SA ORS
AAs
(57)
cft al Paris, dc vous remettre un Mémoire de M. de
frere,qui
Membre du Comité. Vous verSAINT-MARTIN , Confeiller,
fouffertes.
rcz toutes les VEXATIONS qu'ila
CE Mémoire pourra vous donner , dans les circonflances; a
ARKITRAIRE des Adminiftrateurs. Vous
une idée du pouvoir
ccs mêmes Adaurez de la peine à croire , M. lc Marquis , que
Miminiftrateurs, d'après l'envoi de cC Mémoire au premicr
connoillance, aient pu, fans cn
nifire , dont ils ont parfaite
à donncr SA
attendre le réfultat > FORCER M. de Saint-Martin
DÉMISSION
un ORDRE DU RoI pour faire EMEAK-
> prétextant aufli a-t-il fi bien libellé fa démiflion >
QUER cC digne Magifiat :
cu oriles Adminiftrateurs fe garderont bien de l'envoyer
que
ellc atteficroit la
ginal , ou d'en donner une copie exade;
FAUSSETÉ de ce qu'ils cnt avancs.
LE Comité, M. lé Marquis, vous préviendra de la remife que
frere doit vous faire de ce mémoire, & le recommandera
mon
à vCs SOINS officieux.
DU XI. CHEF.
PIECES JUSTIFICATIVES
TOXTAITURIPAOPFIE DANS UNE CAUSE D'ETAT,
ETREFUS DE RÉPARATION.
Arrét rendu contre Ze fieur Séjournet, par Za Commifion
nomnée par MM. de la Lugerne 8 de Marbois, & préMM. de la LUZERNE & de MARBOIS, accuJidée par
fateurs.
Port-au-Prince, 18 mai 1787.,
LA Chambre a déclaré le fieur Séjournet, Receveur général de la caiffe de la Colonie & de celle dcs libertés,
DUEMENT attcint & convaincu d'avoir DIVERTI, à fon ufage
& PROFIT particulier s une fomme confidérable provenante
des deniers de fes recettes 5 pour réparation de quoi, le*
a AL 2
LUZERNE & de MARBOIS, accuJidée par
fateurs.
Port-au-Prince, 18 mai 1787.,
LA Chambre a déclaré le fieur Séjournet, Receveur général de la caiffe de la Colonie & de celle dcs libertés,
DUEMENT attcint & convaincu d'avoir DIVERTI, à fon ufage
& PROFIT particulier s une fomme confidérable provenante
des deniers de fes recettes 5 pour réparation de quoi, le*
a AL 2 --- Page 62 ---
O
(
(58)
DECHU & PRIVÉ de fcs places, tant de Receveur de
déclare
de celle des libertés, & INCAPARLE
la caife générale, que
de comptabilité; ; le
de polfeder à l'avénir aucune place
fix mois, & le condamne'
BANNIT hors du reffort pendant
livres d'amende envers le Roi. - Ordonne
en trois mille
feront vendus, & ce fur
que les biens SAISIS & ANNOTÉS
faifie-annotation
l'ordonnance DE M. L'INTENDANTS que la
& autres effets mobiliers, fera condes meubles, Nègres,
être vendus, après une
vertie en SABIE-EXECUTION, pour
qui fera commife
telle perfonne
feule publication, parlevant
tant de
'M. L'INTENDANT, pour la fomme provenante
PAR
meubles & autres' efets failis & annola maifon, que des
Ordonne de plus que dans SIX
tés, êre verfée au tréfor.
fieur Séjournet fera tenu s
SEMAINES, pour tout délai,ledi:
tant de fa recette
ET PAR CORPS, à rendre fes comptes.
lequel délai
de celle des liberts, pendant
générale > que
furfis à Pexécution de la difpofition
de fix femaines il fera
il eft condamné AU BANdu préfent jugement, par laquelle
enfin
le prépendant fix mois. - Ordonne
que
NISSEMENT
du Subfitut du procureur
fent jugement fera, à Ia diligence
oû befoin fera.
IMPRIMÉ & AFFICHÉ par-tout
général,
en la Chambre de commiffion, 9
Donné au Port-au-Prince >
de MARBOIS, Foule 18 mai 1787. Signé LA LUZERNE,
Hachin 2
de LA MARDELLE 3 de Grand-Maifon,
geron,
Chambellan, & Piémont.
du Confeil d'Etat du Roi.
Extrait des regifires
avoit été rendu le 18 mai 5 il fut fignifié, 2
LE jugement
& dès le 24, le feur de
imprimé , & AFFICHÉ le 21 5
remplir la place de
Marbois NOMMA DEUX perfonnes pour dont il venoit de faire
Receveur général de la Colonic,
rendit une ordondeftituer le fuppliant. Le même jour * il biens ; favoir,
faire procéder à la vente de fes
nance pour
; de fes Nègres &
de fa maifon, après trois publications
fignifié, 2
LE jugement
& dès le 24, le feur de
imprimé , & AFFICHÉ le 21 5
remplir la place de
Marbois NOMMA DEUX perfonnes pour dont il venoit de faire
Receveur général de la Colonic,
rendit une ordondeftituer le fuppliant. Le même jour * il biens ; favoir,
faire procéder à la vente de fes
nance pour
; de fes Nègres &
de fa maifon, après trois publications --- Page 63 ---
A TARS 6
A e
(59)
UNE SEULE publicatiom,
effets, à la barre du fiége s après
à des permême affuré le fuppliant qu'il fat propofé
On a
être dans l'intention d'acheter du
fonnes que l'on favoit
afin de s'cn rendre adjudid'aller vifiter fa maifon,
bien ,
INDIGNERENT, & qui que
cataires ; mais ces propofitions
ce foit nc fe préfenta.
la liberté, Sc les biens du fieur
. L'HONNEUR, ,
INIQUE, rigouSéjournet étant attaqués par un jugement & qui n'a cu
précédé &c rempli d'ARRRCULARITES,
reux,
d'un crime chimétique,
fondement que la fuppofition
la
pour
ni CONSTATE, il demande
qui n'a été ni apparent, ainfi que de toute la procédure
CASSATION de ce jugement,
CLAIRES de fon
qui l'a précédé, avec les preuves LES PLUS des vices de fa
innocence s & la démonftration complète font à leur terne
condamnation. Scs difgraces & fes malheurs
fa juflification va être mife fous les yeux
fans doute 7 puifque
de Sa Majefé.
le
& tout confidéré :
Vu ladite requête, oui rapport,
CASSE ET
étant en fon confeil, a caffé & annullé,
Le Roi
& INCONPÉTANNENT
ANNULLE , comme irrégalierement
du 18 mai 1787;
rendu, lc jugement de ladite COMNISSION dans la plainte du
& pour êire flatué fur lcs faits énoncés
ledit
général de Sa Majeflé, 3 contre
Subfitut du Procureur
conformément aux difpoffeur Séjournet, ordonne que, larrêt de fon Confeil des 13
tions de la déclaration & de
le fieur intennovembre 1744, il fera procédé. , par
&. 1S
le Confeil fupérieur de cctic
dant de Saint-Domingue, avec faite ledit fieur IntenColonie, d'après Pinftrudtion déjà
par
validée
tant
de befoin,
dant, laquelle Sa Majefté a 9 en
quer dernier reffort,
& confrmée, au jugement défnitif, &c en Veut Sa Madu procès inftruit à la requète dudit Subfitut.
qui ont
ceux des membres dudit Confeil fupérieur
jefté que
de la Commifion du 13 mai
afilté & OPINÉ au jugement
fieur IntenColonie, d'après Pinftrudtion déjà
par
validée
tant
de befoin,
dant, laquelle Sa Majefté a 9 en
quer dernier reffort,
& confrmée, au jugement défnitif, &c en Veut Sa Madu procès inftruit à la requète dudit Subfitut.
qui ont
ceux des membres dudit Confeil fupérieur
jefté que
de la Commifion du 13 mai
afilté & OPINÉ au jugement --- Page 64 ---
S - a 4
(60)
DE
de conhoitre de l'af1787, foient TENUS
S'ABSTENIR d'État du Roi, Sa Mafaire dont il s'agit. Fait au Confeil
LA
jefté y étant, tenu à Verfailles le 1S août 1788. Signé
LUZERNE.
Arrêt du Confeil fupérieur de Saint-Domingue.
Port-au-Prince, 18 mai 1789.
Vu la Cour le procès inftruit par M. Barbé de Marbois,
par
le fieur Charles-Joachim
Intendant à Saint-Domingue > contre
Receveur général de la Colonie, demeurant au
Séjournet,
défendeur & ACCUSÉ d'avoir DIVERTI les
Port-au-Prince. ,
fourni des bordereaux
deniers de la caifle générale, & d'avoir
INFIDELES..
examen fait du procès s donne acte à SéLA COUR, après
dudit procès, renjournet, &c. ; & procédant au jugement
ordonne que
ABSOUS D'ACCUSATION ;
voie ledit Séjournet
font infcrites les recettes
les regitres-journaux fur lefquels
Colonie, lui feront
& dépenfes de la caiffe générale de la
à
faire le Greffier contraint par
RENDUS & réintégrés; quoi
à faire IMPRIMER
toutes voies de droit. Autorife Séjournet
ait il avifera
le préfent arrêt, & à le faire AFFICHER par-tout
que bien foit.
de lAmériReguéte 2 Mgr. PIntendant des IRes frangoifes
que-Sous-le-Fent.
Charles-Joachim Séjournet, ReceSUPPLIE humblement
;
de la Colonie * demeurant au Port-au-Prince;
veur général
les deniers de la caiffe
difant, qu'accufe d'avoir DIVERTI
INFIDELES , tant
générale, & d'avoir fourni des bordereaux
qu'il tenoit
ladite caiffe, que pour celle des. libertés,
pour acceffoire dc la premiere, en vertu d'ordonnance
comme
en date du 23 actobre 1775.,,
de MM. les Adminifrateurs ,
ReceSUPPLIE humblement
;
de la Colonie * demeurant au Port-au-Prince;
veur général
les deniers de la caiffe
difant, qu'accufe d'avoir DIVERTI
INFIDELES , tant
générale, & d'avoir fourni des bordereaux
qu'il tenoit
ladite caiffe, que pour celle des. libertés,
pour acceffoire dc la premiere, en vertu d'ordonnance
comme
en date du 23 actobre 1775.,,
de MM. les Adminifrateurs , --- Page 65 ---
*
91 AI
-
T
(61)
dans fcs fontions par un décret d'ajouril: a Ett SUSPENDU
nement perfonnel.
établic par MM. les Adminiftrateurs l'a
UNE Commillion
chef d'accufation, &
depuis déclaré COUPAELE du premier alors été données P
DÉCHU de fes deux places : elles ont
fa deflituzion , l'une all fieur Fourny,&
comme yacantes par
lautre au fieur Herbin.
de la Commiffion a été ANNULLÉ par
MAIS le jugement
s'eft trouvé alors dans la
le Confeil d'État, &c le fiuppliant
c'eft-à-dire, Recepofition oit il étoit avant ce jugement, dans les liens du
en titre des deux caifles, & pourtant
veur
commifions délivrées aux fieurs Fourny
décret; alors aufi les
leur force, &
leur motif, ont perdu
& Herbin perdant leurs mains que des titres INTÉRIn'ont plus été dans
MAIRES.
mai
le fuppliant a été renvoyé
PAR arrêt du IS
courant,
de PURLIER fon
D'ACCUSATION , avec permifion
ABSOUS
& Paffiche. Plus de DÉCRET, plus
innocence par l'impreflion
d'INTERDICTION, , plus de SUSPENSION.
Monfeigneur, il vous plaife ordonner que
CE confidéré,
RENDUE, pour par lui exercer
la caifle générale LUI SERA de ladite caifle , S vous ferez
les fonaions de RECEVEUR
de la Colonie.
SÉJOURNET, Receveur général
juftice. Signé
PIntendant à la requéte précédente.
Réponfe de Mgr.
28 mai 1789.
Port-au-Prince,
requéte, & tout confidéré,
Vu Pexpofé en la préfente
de fa demande. Signé
AVONS DÉBOUTÉ le fuppliant
NOUS
DE MARBOI5(1).
Intendant avenglé par le defpotifme, 1 c
(lET ce refus infolent d'un
en 1790 par M. de la Lufort de fon éloignement 1 a été confirmé nationale permanente :
zerne, fous les yeux de PAgemblée
-
a
a
Prince,
requéte, & tout confidéré,
Vu Pexpofé en la préfente
de fa demande. Signé
AVONS DÉBOUTÉ le fuppliant
NOUS
DE MARBOI5(1).
Intendant avenglé par le defpotifme, 1 c
(lET ce refus infolent d'un
en 1790 par M. de la Lufort de fon éloignement 1 a été confirmé nationale permanente :
zerne, fous les yeux de PAgemblée
-
a
a --- Page 66 ---
a -
(6:)
JUSTIFICATIVES DU XII. CHEF.
PIECES
ExACTION PUBLIQUE. POURSUITE TYRANNIQUE
ENVERS UN PERE DE FAMILIE INNOCENT, ET
SUITES CRUELLES DE CE TRAITEMENT BARBARE.
Extrait d'un mémoire pour la paroife du Cap, contre la
réunion des Confeils 8 des Caiffes, adrefé au Comité
colonial de France, par les Commiffaires 8 Marguilliers
de la partie du Nord. 2 août 1789.
fa naiffance, a été régie defpotiqueLA Colonie, depuis
Ies loix
meht par les MINISTRES DE LA MARINE, quoique
particuliers foient fa conftitudu Royaume & des priviléges
le Miniftre nous
tion naturelle. Les Adminifrateurs que
donne ont, dans tous les temps. > cherché à AGGRAVER ce
ils ne trouvoient de réfiftance que dans les Condefpotifime;
qui les combattoient foufeils & les Chambres d'agricuiture
& quelquefois avec ficcès : auffi Ies Chambres d'agrivent,
; & n'ayant pu anéantir les
culture leur ont toujours déplu
mercenaires,
Confeils, ils ont imaginé d'abord dc les rendre
& enfn de les RÉUNIR en un feul qui réfide fous leurs yeux
tiennent dans leur dépendance. Cette opération ne
& qu'ils
pouvoitq qu'être la fource des plus grands maux.
LA Colonie s'eft efforcée de faire parvenir fes plaintes
du Trône ; mais LE MINISTRE de la' Marine a
aux pieds
combattoient fon propre
SU ARRÂTER les réclamations qui
ouvrage.
L'ARRÉT de réglement du 13 mars 1788, P'ordonnance des
Adminifirateurs du 3 mai de la même annéc, & les arrêts
pofférieurs qui les ont interprétés & corrigés, font peut-être
les
révoltans de Pincorporation du Confeil
les effets
plus
es plaintes
du Trône ; mais LE MINISTRE de la' Marine a
aux pieds
combattoient fon propre
SU ARRÂTER les réclamations qui
ouvrage.
L'ARRÉT de réglement du 13 mars 1788, P'ordonnance des
Adminifirateurs du 3 mai de la même annéc, & les arrêts
pofférieurs qui les ont interprétés & corrigés, font peut-être
les
révoltans de Pincorporation du Confeil
les effets
plus --- Page 67 ---
AS
(6s)
Ce font ces aStes QUE NOUS
unique avec PAdminitration. comme contraires à notre
DÉNONÇONS au Confeil du Roi,
liberté & à nos
& attentatoires à notre
Conflitution s
biens. a
Colonie deux contributions effenIL exiftoit dans cette
& leur deftination.
ticllement diftinates par leur nature par
fous le nom de droit curial, & l'autre
L'UNE eft connue
fous celui de droitsfuppliciés.
du Confeil de Saint-Domingue eft
LA premicre opération droits & d'en changer la deflination.
dc RÉUNIR ces deux
il en AUGenfuite avec les Adminiltrateurs,
De concert
les Marguilliers de cette recette, s
MENTE la quotité, Il charge
il leur enjoint de verfer
fous Pinfpedion d'un Receveur fonds
les paroiffes
les mains de ce,Receveur les
que
entre
réferve ; enfin il laiffe Pexcédant des
pourroient avoir en
pour en difpofer
fonds entre les mains de M. L'INTENDANT,
A SON GRÉ..
d'étendre fon pouvoir,
SI le Confeil eût été moins jaloux
la partie
pur de bienveillance pour
animé d'un fentiment
ce
3 il auroit
lieu de trancher avec defpotifme
du Nord, au
intéreffées, fait propofer cette
fait affembler les paroiffes
&c enfin fe fcroit adrefle au Souverain..
innovation,
Quant à l'emploi, 2 la
des libertés eft EXCESSIF.
LE prix
Il ne faut pas la regarder
Colonic l'IGNORE parfaitement.
D'ERREURS que PIncomme éclairée pat le compte PLEIN
tendant a faftucufement fait imprimer.
fur les droits curiaux
de I'Intendant
- L'ENTEFPRISE
nouvelle fur Jes fortunes des
n'eft donc qu'une INVASION
avec bien de l'intrépidité .
citoyens 5 8: il faut qu'il compte de fa loyauté : car on voit
fur la hau.e opinion qu'on aura
- EA
-
Colonic l'IGNORE parfaitement.
D'ERREURS que PIncomme éclairée pat le compte PLEIN
tendant a faftucufement fait imprimer.
fur les droits curiaux
de I'Intendant
- L'ENTEFPRISE
nouvelle fur Jes fortunes des
n'eft donc qu'une INVASION
avec bien de l'intrépidité .
citoyens 5 8: il faut qu'il compte de fa loyauté : car on voit
fur la hau.e opinion qu'on aura
- EA
- --- Page 68 ---
P4
70M
(64)
foit les deux pour cent, foit lc produit des libertés a
que,
foit les droits curiaux, , il ne doit
foit les droits fuppliciés,
ambitionne
en France aucun conptc de toutes ces caiffes qu'il
dc MANIPULER.
C'EST une injuftice encore plus criante d'avoir
donné un effet RÉTROACTIF à ces réglemens , & par-là, de
s'être emparé des fommes que plufieurs paroiffes tenoient en
fit la deftination de ces réferves, c'étoit
réferve. Quelle que à la Communauté , & le Confeil ne pouun bien appartenant fans VIOLER lcs loix facrées fur lefquelles
voit en difpofer
repofe la SURETÉ publique.
SoN entreprife fur les Marguilliers eft également
dénuée de JUSTICE & d'utilité.
entiere SOUFFRE donc de plus d'une maniere
LA Colonie
& de f'ordonnance du 3 mai 1788,
du réglement du 13 mars,
&
particulierement la partie du Nord de Saint-Domingue ,
encore la ville du Cap.
plus particulierement
comme les Adminifiratcurs, font incompéLE Confeil,
n'eit-elle pas pour
tens ; &x Pinnovation par eux propofée,
de dénaturer le droit curial, d'en faire un véritable
objet IMPÔT extenible & difponible à LEUR GRÉ, feroit toujours
inapplicable à la partie du Nord, que lon doit, fans conlaiffer
d'un droit immémorial, fandiorné par
tredit ,
jouir
les
n'a
que
le Souvérain, & qui, dans tous temps, prodait
le bien.
A l'égard des arrêts concernant le fieur LA FAUCHERIE, 9
en
la caflation en France ; auffi
nous cioyons qu'on pourfuit réflexions relatives & qui
nous n'énonçons ici que quelques
entrent dans notre fujet.
IE Gieur Lafaucherie écrivoit au Port-au-Prince au Receveur
orné par
tredit ,
jouir
les
n'a
que
le Souvérain, & qui, dans tous temps, prodait
le bien.
A l'égard des arrêts concernant le fieur LA FAUCHERIE, 9
en
la caflation en France ; auffi
nous cioyons qu'on pourfuit réflexions relatives & qui
nous n'énonçons ici que quelques
entrent dans notre fujet.
IE Gieur Lafaucherie écrivoit au Port-au-Prince au Receveur --- Page 69 ---
E KIS 2
A
(65)
de la nouvelle impofition S il lui propofoit les doutcs
veur Parrètoient dans fa recette ; il croyoit voir des contraqui dicions dont il demandoit Pexplication (1). Le Receveur
confulte fes patrons 3 & DANS L'INSTANT, LE MEME JOUR,
fulmine contre le fieur Lafiucheric, fur le réquilitoire
on
général, TROIS ARRÉTS; l'un , pour lui EXdu Procureur
livres, fous prétexte de la
TORQUER provifoirement 32,000
ÉTOIT IMPOSSIBLE qu'il eût encore commenrecette QU'IL
DÉCRET D'AJOURNENENT perfonnel,
cée 5 l'autre , contenant
les obicurités que le Confeil a
pour n'avoir pas fu pénétrer
été obligé d'expliquer ultérieurement; 3 un autre enfin, pour
tous les fuppôts du Confeil miflent la plus extrordinaire
que
dans Pexécution. On l'arrache à fes affaires & à
SÉVÉRITÉ
Sans égard pour le mauvais état de fa
fa famille éploréc.
fanté, on le force à fe rendre' au Port-au-Prince par des
chemins INACCESSIBLES, & on le renvoie MOURIR au Cap,
des fuices de ce tyrannique déplacement.
Extrait du Réquifitoire prononcé par le fieur la Mardelle,
Procureur général, le 5 aoit 1788.
LES Paroiffiens affenblés déciarent que, fur Pordonnance
réciame l'enregidrement, ils Pont, après
dont le Marguillier
REJETÉE, & ont
en avoir pris connoiffance s UNANIMEMENT
difent-ils, qu'clle
protellé conire tout fon contenu,attanda,
elt CONTRAIRE aux droits des paroiliens & AUX INTÉRÉTS
de la fabriques ils font défenfe au Marguillier en exercice
fe deflaifir dcs fonds appartenans à ia fabrique, & de fuivre
de
jour.
d'autres régimes que ceux PRATIQUÉS jufqu'a'ce
ON feroit tenté de croire, Mellieurs 2 que les hade la Plaine du Nord, ainfi que le
bitans de la paroiffe
(1) LA vérité de ces motifs étoit bien connue des Adminiftrateurs. ainfi Ils le
en étoient avertis par Penfurrestion de pluieurs paroilfes,
que
prouve le réquiticoire qu'on v3 lire,
&
de fuivre
de
jour.
d'autres régimes que ceux PRATIQUÉS jufqu'a'ce
ON feroit tenté de croire, Mellieurs 2 que les hade la Plaine du Nord, ainfi que le
bitans de la paroiffe
(1) LA vérité de ces motifs étoit bien connue des Adminiftrateurs. ainfi Ils le
en étoient avertis par Penfurrestion de pluieurs paroilfes,
que
prouve le réquiticoire qu'on v3 lire,
& --- Page 70 ---
es
4 SM
(66)
NE CONNOISSENT
exercice de cette paroiffe,
Marguillier en
ni l'ordonnance dcs Adminiftrani votre arrêt de régiement, , 'ils aient été folennellement
teurs dont il s'agit, quoiqu'
publiés.
de la plaine du Nord,
QUE les habitans de lai paroiffe fuivi leur exeniple , RENainfi que ceux qui pourroient de avoir la SCUMISSION & de PobéifTRENT donc dans les bornes
des ADMINISTRATEURS
doivent aux ordonnances
fance qu'ils
& aux arrêts de la Cour.
avoir fait apercevoir à ces habitans,
MAIS fi, après
auque! ils fc font livrés,
dans toute fon étendue, PECART
ouverte-"
en méconnoiffant
ils continuoient à S'OUFLIER,
& vos règlemens s
ment, & Pautorité des Adminifrateus, D'UNE JUSTE SÉVÉRITÉ, ne
notre miniftere, alors, ARMÉ
fuivant la RIGUEUR
pourroit fe difpenfer de les POUPSUIVFE, des ordres du Roi.
ordonnances, comme réfradaires
des
&
P'exécution des premiere 3 feconde,
ET pour
arrêt, , ordonne aux Subftitroifieme difpofitions du préfent des fénéchauflées du Cap',
du Procureur général du Roi,
d'atfence
tuts
& du Pore-de-Paix, ou en cas tranfdu Fort-Dauphin
à leurs Subfituts, de fe
ou de maladit de leur part,
les paroiffes de
AVEC MAIN- FORTE, dans TOUTES
& COMPLEporter,
àl leffet dc faire cxécuter pleinement
leur reffort,
TEMENT le préfent arrêt (1).
Né-
&
de Lafaucherie,
prepridairestanser
Lettre du fieur
du Comité colonial de
gociant au Cap, aux membres
1788.
France... Cap, 30 feptembre
le Comité vous a adrefTés portent :
LES trois arrêts que
T'obéifance Les plus
(1) QUELLE terrible maniere de commander T'arrêt rendu fur ces conclufions
atroces vexations furent la fuite de
1 qui en fut une des
Ecoutons Tinfortuné la Faucherie
aéjahreufes.
premieres victimes.
ettre du fieur
du Comité colonial de
gociant au Cap, aux membres
1788.
France... Cap, 30 feptembre
le Comité vous a adrefTés portent :
LES trois arrêts que
T'obéifance Les plus
(1) QUELLE terrible maniere de commander T'arrêt rendu fur ces conclufions
atroces vexations furent la fuite de
1 qui en fut une des
Ecoutons Tinfortuné la Faucherie
aéjahreufes.
premieres victimes. --- Page 71 ---
A
NS
S2K
(67)
téunion des droits curiaux de toute la partie du Nord de
cettc Ille, à la caiffe des droits fuppliciés & de maréchauffte,
ne former à l'avenir qu'un mêne droit, fous la dénomipour nation de droits municipaux. Ce font ces droits que le Confeil fe RÉSERVE d'impofer tous les ans fur Pétat des dépenfes
lui fournira PIntendant, & qu'il a portés, dès cette
année, que A 3, LIV. PAR TÉTE de Nègres efclaves, , en annonla prochaine année, tandis
çant une AUGMENTATION pour réduits
arrêt du 27
que le Confeil du Cap les avoit
, par
février 1787, 20 SOUS, au lieu de 30 fixés alors, & ce
du Procureur généal, M. de
conformément au réquifitoire
Neuf-Château
dit
Pinfpeâion de la caiffe il
s qui que par
réfultoit que LES FONDS étoient SUFFISANS à fa deftination,
quoique l'on vint de faire une dépenfe de 5o à 60,000 livres
pour les cafernes de la maréchauffée d'Ouanaminte.
CETTE fubverfion de principes, Meffieurs, eft faite
alarmer tous les propriétaires & décourager tous les
Colons pour
fes effets défaftreux vont pefer particuliere3 puifque
ment fur la culture.
LORSQUE, par un ouvrage que vient de faire paroitre l'Intendant fur Fadminiftration des finances , enticrement confacré
A SON ÉLOGE, la Colonie paye pour fes befoins intérieurs au
delà de QUATRE MILLIONS en fus DES CINQ MILLIONS payés
au Roi, il arrivera , Meffieurs , que les revenus très-précaires de
Colonie
à
fuffire à L'APRETÉ FISCALE dont
cette
pourront peine
le gouffre eft toujours ouvert.
J'AI l'honneur de vous adreffer s Meffieurs, les pieces qui
conflatentles: aétes VIOLENS &-TORTIONNAIRES quele Confeil,
SOUTENU de V'adminifiration, exerce contre moi comme Marguillier.
TEL eftici, Meflieurs , dans ce moment L'ABUS atroce que
l'on fait des loix & de l'autorité, fans cfpoir mème d'obtenis
C 2
-
S
ffre eft toujours ouvert.
J'AI l'honneur de vous adreffer s Meffieurs, les pieces qui
conflatentles: aétes VIOLENS &-TORTIONNAIRES quele Confeil,
SOUTENU de V'adminifiration, exerce contre moi comme Marguillier.
TEL eftici, Meflieurs , dans ce moment L'ABUS atroce que
l'on fait des loix & de l'autorité, fans cfpoir mème d'obtenis
C 2
-
S --- Page 72 --- S a - : V
(68)
INTERPRÉTES de la Colonie ne portent
jullice, fi les SAGES
réclamations & fes DOIÉANCES
du trône fes juftes
un CIaux pieds
exercés fans motifs contre
fur les actes TYRANNIQUES
un PERE DE
un PROPRIÉTAIRE,
TOYEN, un NÉGOCIANT, attachement à l'crdre qui faitlebonFAMILLE, connu par fon
heur public.
obferver en outre, Mefficurs , qu'a
J'AI Y'honneur de vous
reconnu pour un
force de difcuffion fur Parrêt de réglement, à prouver, SANS
je fuis parvenu
LOGOGRIPHE incompréhenlible,) non feulement la percepRÉPLIQUE, à YOrdonnateur, que abfolument indépendante de
tion des droits dont il s'agit eft
du Roi de 1741
les ordonnances
la charge de Marguillier , par à AUCUN TITRE, me charger
& 1781 ; mais que l'on n'a pu, recette dc celle de 1787, c'Éde ces quittances; ; car étant en
devoit être adreflée
DE 1788 que
TOIT AU MARGUILLIER
celle de ladite année 1788.
la paffion cruelle de
C'EST ainfi, Melficurs, qu'aveuglés par
D'ACCORD
l'Admimifiration & le Confeil,
FAIRE LE MAL,
ont tout employé pour M'EXpour ces vexations inouies $ vioiens, une fomme dont je
par lcs astes les plus
TORQUER,
DU être débiteur à la caiffe municipale.
n'aijamais PU NI
arrêté
paroiffes de cette partic qui ont
Il y a plufeurs
, & fe JOINDROIENT àla
qu'elleg feroient des repréfentations. Venregifrement.
autres ont REFUSÉ
ville du Cap; 5 plufieurs
du Comité colonial de France
Pouvoirs envoyés aux Membres
de la Paroife du Cap.
Les Commifaires & Marguilliers
par
30 Septembre 1738.
DÉLIBÉRATION de la PaNous, Commifaires nommés par du Cap , du 7 de ce mois,
roifle Notre-Dame de l'Afomption
DE GoUY D'ARSY,
déclarons donner pouvoir à MM. le Marquis
de la Colonie
& autres Commillaires
le Comte DE REYNAUD,
ufieurs
du Comité colonial de France
Pouvoirs envoyés aux Membres
de la Paroife du Cap.
Les Commifaires & Marguilliers
par
30 Septembre 1738.
DÉLIBÉRATION de la PaNous, Commifaires nommés par du Cap , du 7 de ce mois,
roifle Notre-Dame de l'Afomption
DE GoUY D'ARSY,
déclarons donner pouvoir à MM. le Marquis
de la Colonie
& autres Commillaires
le Comte DE REYNAUD, --- Page 73 ---
i
s
SSA -
A
(69)
3 de porter il'Affemblée
de Saint-Domingue s leurs collegues
refpecdu Royaume nos doléances
des ETATS-GINERAUX cnoncés dans nos différentes infeueufes fur TOUS les objets redreffement de TOUS NOS GRIEFS,
trudtions, pour obtenir le
toutes les:
& fpécialenent de fe pourvoir en notre qualité 1 par
obtenir la CASSATION dc l'ordonnancevoies de droit, pour
date du 3 Mai
de MM. les Adminiltrateurs de cette Colonie > en
dernier des arrêts du Confeil Supéricur de Saint-Domingue. 3
;
Mars précedent ; d'un autre arrêt du même
en date des 13 & 14
de trois autres arrêts, auffi
Confeil du 5 Août dernier; ; & encore
MÉME JOUR 2
du même Confeil, rendus TOUS LES TROIS LE
du préfent mois , contre M. DE LAI FAUCHERIE, Négociant en à
de ladite Paroiffe , & de faire
cette ville, & Marguillier
quoique non exprimé
cet égard tout ce qui fera néceffaire,
pourroient
& ce que les différentes circonflances
au préfent,
TOUT ce qui fera fait à cette occafion 9
exiger, APPROUVANT folidairement à payer tous les frais qui feront
& nous obligeant
quadruplicati , le 30 Septembre
faits. Fait au Cap , par
1788 (1).
desplus notables Citoyens du Cap aux Adminifirateurs,
Adreffe
le cercusil de M. de ia Faucheric,
dans P'Eglife du Cap Jur
ce 22 Décembre 1788.
c'eft SUR LA TOMBE d'un des plus honnêtes
MESSIEURS,
d'un NÉGOPROPRIÉTAIRES planteurs de cette dépendance,
moifconfidérés de cette ville, d'un CITOYEN
CIANT des plus
d'un PERE DE FAMILLE laif
fonné à l'âge de trente-quatre ans,
nous arrivoient, Pinfortuné la Fau.
[x) TANDIS que ces pouvoirs contraint de payer 33.000 liv. au Cap, eft
cherie 1 aprés avoir été décret de fe traîner malade au Port-au-Prince.
obligé , pour purger fon lieues 7 pour aller k revenir - par des chemins
Cette route de cent-vingt le
de la mort. Quel eft Phomme fenfible
impraticables. lui donne coup larmes à celles des 99 notables 1 fes. Conqui ne mêlera pas quelques
l'on tranfcrir ici 2
sitoyens, qui ont figné la lettre que
e 3
SR
aprés avoir été décret de fe traîner malade au Port-au-Prince.
obligé , pour purger fon lieues 7 pour aller k revenir - par des chemins
Cette route de cent-vingt le
de la mort. Quel eft Phomme fenfible
impraticables. lui donne coup larmes à celles des 99 notables 1 fes. Conqui ne mêlera pas quelques
l'on tranfcrir ici 2
sitoyens, qui ont figné la lettre que
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SR --- Page 74 ---
R 0 ( a 4
(70)
d'un époux tendre & adoré,
fant des enfans EN BAS AGE,
TOMBE de M. de la Faud'une fem:ne intéreffante ; c'eft SURLA
des deux
viéime nouvelle de la réunion HOMICIDE
cherie ,
nous vous faifons part de
confeils de Saint-Domingue, que mélant notre voix aux
nos regrets & de notre terreur , en
qui
aux cris de la VEUVE & des ORPHELINS,
gémiffemens,
à Dieu & aux hommes. LE DÉSESdemandent VENGEANCE
Mefficurs 3 vous avez,
POIR de cette dépendance eft au comble, TERRIBLE de tous les
comme nous, devant les yeux , l'effet
des
qui ontétél la fuite de la RÉUNION
changemens oppreffeurs
Confeils au Port-au-Prince.
de famille, épuifés, comme M. de la FauPLUSIEURS peres
des voyages, ONT PERDU LA VIE,
cherie . par les fatigues
foit à leur retour
foit au Port-au-Prince 7 foit dans les routes,
de la mort 5'
dans leurs foyers. Un autre trait l'a frappé du coup
inutilement SCANDALEUX qui a été employé
c'eft V'appareil
d'exécution judiciaire ; &
contre lui, fous les formes perfides
font aufi MEde cette dépendance
déjàles autres Marguilliers
AVEUGLÉMENT àces loix
NACÉS du même fort, s'ils n'obéiffent
Portl'adminiftration & les confeils réunis au
combinées entre
au-Prince, à ces loix qui font verfer dans une caiffe étrangere
deftinées à l'entretien de
VOLONTAIRES 3
nos CONTRIBUTIONS
& à la décence du culte divin
nos églifes, de leurs Miniftres,
dans nos paroiffes.
fommons donc , Mefieurs, par tout ce que vous
Nous vous
à cette dépendance, de
devez àla Colonie, & particulierement
L'AFFREUX SPECfaire parvenir à MM. les Adminifrateurs
leur confTACLE dont vous êtes témoins. Nous chargeons continuera de
cience & la vôtre de tous les DÉSASTRES que
RÉUNION des deux Confeils, & leur incorpoi2produire LA
les Adminiftrateurs
ladminiftration. Nous SOMMONS
tion avec
meilleur des Rois qu'on l'a
cux-mèmes de faire favoir au
eu intérêt deles
TROMPÉ, qu'on a trompéfes Miniftres, qu'ona
tromper.
leur confTACLE dont vous êtes témoins. Nous chargeons continuera de
cience & la vôtre de tous les DÉSASTRES que
RÉUNION des deux Confeils, & leur incorpoi2produire LA
les Adminiftrateurs
ladminiftration. Nous SOMMONS
tion avec
meilleur des Rois qu'on l'a
cux-mèmes de faire favoir au
eu intérêt deles
TROMPÉ, qu'on a trompéfes Miniftres, qu'ona
tromper. --- Page 75 ---
O A
WA
(71) d'afficion, & de terfont templis de douleur,
des
Nos creurs
DISESPOIR, , Meffieurs. SIGNÉ
reur ; nous founnes AU
Notables.
Commandans J 8 de quare-singtedus-sef?
& fépulzures de
de baptémes , mariages
Extrait des regijres
de la ville du CapNotre-Dame de PAffompsion
la paroife
ie & côte Saint-Domingue.
Frangois,
a
Dicembre mil fept cent quatre-vingt-huit, des
LE vingt-deux cimetiere de cette paroi(Te , en préfence
été INHUMÉ au
feu Geur Jean Geraud DE LA FAUCHEfoufignés, le corps de
diocefe de Limoges, fils
RIE, natif de la paroife de Zuilliac, bourgeois audit lieu
de fieur Gabriel Geraud de la Faucheric, vivant époux de
de dame Suzanne Bretagne, ,
de Zilliac,&
d'environ trente-cind
Chauffé s âgé
dame Claadine-Françoifs
de cette paroiffe,
DÉCÉDE HIER Marguillier en exercice
Néans,
des Milices de cetteville du Cap,
Olicier du bataillon
SIGNÉ des Commandans, de
gociant, & muni des Sacremens.
Curé, & du Préjer Apofolique.
99 Notables,du
au Comité Co:
Letere du Comité Colonial de Saint-Domingue
Lonial de France. 6 Janrier 17894
MARBOIS & le Procureur Général LA MARL'INTENDANT
bien fenti ce qui s'adreffoit
DELLE, qui avoient parfaitement dans la lettre faite à Péglife 3 l'avoiene
à eux perfonnellement
Confeil Supérieur de Saint-Doportée & DÉNONCÉE à leur
& le Marbois OPINOIT
mingue. Le la Mardelle CONCLUOIT L'aveugle & SOUPLE
pour un DÉCRET contre les fignataires. de Cour Pléniere,
Tr:bunal, qu'on peut , avec raifon, > qualifier même. Mais M.1 le Marquis
prononcé de
auroit infailliblement
en déclarant que le RESSENTIDU CHILLEAU s'y eft oppofé ,
auprès de la
avoit diaté cette lettre aux habitans,
MENT qui
luiparoiffoit EXCUSABLE.
malheureufe vidime,
freres 3 vous voilà BIEN
AINSI, Mefficurs & refpedables
e
<
de Cour Pléniere,
Tr:bunal, qu'on peut , avec raifon, > qualifier même. Mais M.1 le Marquis
prononcé de
auroit infailliblement
en déclarant que le RESSENTIDU CHILLEAU s'y eft oppofé ,
auprès de la
avoit diaté cette lettre aux habitans,
MENT qui
luiparoiffoit EXCUSABLE.
malheureufe vidime,
freres 3 vous voilà BIEN
AINSI, Mefficurs & refpedables
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F R
- - ) - W
(7)
nous femble, à donner le plus GRAND
FONDYS, à ce qu'il
les funéviolentes qui ont accompagné
ÉCLAT aux plaintes
railles de M. de la Faucherie.
& I'ADMINISTRATION 3 & le
CES plaintes inculpoient *
de la vindiôte publique.
Tribunal, & le la Mardelle , organe
ont tous gardé LE PLUS HUMNéanmoins ces grands perfonnages RECONNU la juffice de nos
BLE SILENCE, & ont par conféquent
plaintes.
Madame de la Faucherie, pour pourPouvoirs envoyés par
20 Avril 1789.
fuivreles efaffins de fon mari. Cap ,
CHAUSSÉ, veuve du fieur
JE foullignée, Claudine-Françoife
Jean-Geraud de la Faucherie , Négociant & Propriétaire
Planteur au Cap, agiffant tant en mon nom que comme TUde mes enfans 3 declare donner pouvoir à M. Dutillet,
TRICE
Confeils du Roi, demeurant à Paris, de fe pourAvocat aux
l'arrèt rendu
le Confeil Supévoir EN CASSATION contre
par fur la
de
le 28 Oéobre 1788 ,
plainte
rieur Saiut-Domingue mari
le Procureur Général
quiya bté portée contre mon
par
de
dudit Confeil 5 comme aufii de demander la permifion
pardevant tels Juges qu'il plaira à Sa.
PRENDRE A PARTIE,
Procureur
Majefté commettre, tant M. DE LA MARDELLE,
ladite Cour,
M. DE FOUGERON, ConfeillerGénéral en
que
Intendant à
Rapporteur, ainfi que M. BARBÉ DE MARBOIS,
des.
& le fieur CHAMBELLAN s Receveur
Saint-Domingue ,
dudit procès :
droits municipaux, tous deux INSTIGATEURS
&c.
certifié véritable, & SIGNÉ Mangeot
promettant. >
Notaires. Légalife le même jour..
6 Cornuauz de la Chapelle,
SIGNÉ Bocque: de Frévent (1).
:
de dix-huit moisgue cette efpece d'affefinat public a
[1] Il y a plus
Toute la Colonie en a demandé yenété commis à Saint-Domingue. a entendu fes cris. Nous les lui avons tranfgeance. M. de la Luzerne
venger la vidime fans
mis oficiellement. Mais il ne ponvoit pas
n'ef pas vengé,
immoler fes bourreaux.. Qu'eft-ilarrivé La Faucherie honorable de, la
& le fieur de Marbois a été récompenft par une lettre
main de fon roi:..
-
[1] Il y a plus
Toute la Colonie en a demandé yenété commis à Saint-Domingue. a entendu fes cris. Nous les lui avons tranfgeance. M. de la Luzerne
venger la vidime fans
mis oficiellement. Mais il ne ponvoit pas
n'ef pas vengé,
immoler fes bourreaux.. Qu'eft-ilarrivé La Faucherie honorable de, la
& le fieur de Marbois a été récompenft par une lettre
main de fon roi:..
- --- Page 77 ---
AS - a
A -
(73)
JUSTIFICATIVES DU XIIIT CHEF.
PIECES
PUNISTENDANT
BLAINTENVE OPINIATRE
D'UN GouRAPPEL SOVDAIN
PROSCRIT;
CHER A 1A COLONIE.
YERNEUR
du Cap; ;
de la Chambre d'Agriculture
Extrait des regifires
jéance du S Juin 1789.
ordonnance rendue le 9 Mai dernier,
LECTURE faite d'une
la partie du fud de
la liherté de commerce pour
concernant
de M. le Général feul, la Chambrea
Saint-Domingue, fignée
confidéré :
de M. le
fait connoitre le GÉNIE BIENEAISANT
QU'ELLE
les changemens & amélioraGouverneur Général, & annonce de Saint- Domingue peutions que les TROIS DÉPENDANCES
dirigéc vers le
attendre d'une. Adminiftration fi fermement
vent
bien public.
de prévoir LES CRIS &
QUE M. le Général n'a pu manquer
toujours borde la Métropole,
les plaintes des CONMERÇANS fermant les yeux fur l'avenir, pour ne
nés dans leurs calculs >
demandant fans ceffe pour eux
voir que l'intérêt du moment,
tandis
ne cefLIBERTE qui fait Aeurirle commerce, ,
qu'ils
LA
la réclamation illimitée,
fent d'obféder le Gouvernement par
puiffante de
INJUSTE, opiniâtre, & malheureufement trop
dans la
EXCLUSIF ; que peut-êre encore,
leur PRIVILÉGE
les clameurs du
circonftance, M. le Général a preffenti que
d'appui
recevroient de la Colonic même un moyen
commerce
des deux Adminiftrateurs,
réfultant du DÉFAUT DE CONCOURS
ferme, & falutaire opétation.
pour cette fage,
au deffus des vues étroites
QU'AINSI, M. le Général,Elevant:
de fon ame bien-
& perfonnelles, n'a fuivi que Pinfpiration
particulier &
faifante * & fes grandes vucs de foulagement
R
énéral a preffenti que
d'appui
recevroient de la Colonic même un moyen
commerce
des deux Adminiftrateurs,
réfultant du DÉFAUT DE CONCOURS
ferme, & falutaire opétation.
pour cette fage,
au deffus des vues étroites
QU'AINSI, M. le Général,Elevant:
de fon ame bien-
& perfonnelles, n'a fuivi que Pinfpiration
particulier &
faifante * & fes grandes vucs de foulagement
R --- Page 78 ---
C -
1 -
(74)
générale, en venant 6 courageufement au fed'amélioration
de la Cocours de la partie du. SUD s la plus MALHEUREUSE
lonie.
M. le Général a montré en même temps un génie
QUE
comme il l'a fait, que fi P'exécution
vafte, en annonçant,
paroiffoit porter un préjudice MOMENTANÉ
de fon ordonnance
néanmoins d'un
de la Métropole, elle luiferoit
au commerce
lui
des bénéfices CERgrand avantage, en ce qu'elle préparoit
fa propre conduite
TAINS , immenfes, , & PEU ÉLOIGNIS, que
& la préétouffoit dans leur germe; qu'il a fallu le courage
il l'a
fagacité de M.1 le Général,pour braver, comme
voyante
aéuelles d'un Corps puiffamment protégé,
fait, les clameurs
éclaircit tout, la feule récom-
& n'attendre que du temps, qui bénédicions de Pinduftrieux
penfe qui foit digne de lui, les
le Com-
& le jufle tribut de reconnoiffance que
Cultivateur s
de lui offrir.
merce LUI-MÉME s'empreffera
les
les plus recherchées
QUE de même il a pris précautions
ne fit
rigoureufes, pour que cette concurrence
& les plus
nc s'étendît pas aux deux autres
pas ABUSIVE, & pour qu'elle
fans doute,
de la Colonie, à qui elle feroit avantageufe
parties
parlant.
mais qui peuvents'en paffer, , abfolument
TUTÉLAIRE,ON l'on eft AFQUE d'ailleurs cette opération
M.
s
PE L'INTENDANT,
FLIGÉ de ne pas voir la SIGNATURE
& peut-Stre UNIQUENENT
annonce que c'eft principalement, menacée d'une difette
àM.le Général que la Colonie entiere,
du conle froid exceffif du dernier hiver dans les provinces
par
de la "permifion accordée & renouvelée
tinent, eft redevable
& que c'eft auffi M.le
l'importation des farines angloifes;
pour!
voulu remédier à la rareté toujours CPOISGénéral qui SEUL a
d'employer
SANTE du numéraire, en permettant aux écrangers
Ic produit de leurs farines en denrées coloniales.
s la Chambre a arrèté:
PAR ccs confidérations,
iver dans les provinces
par
de la "permifion accordée & renouvelée
tinent, eft redevable
& que c'eft auffi M.le
l'importation des farines angloifes;
pour!
voulu remédier à la rareté toujours CPOISGénéral qui SEUL a
d'employer
SANTE du numéraire, en permettant aux écrangers
Ic produit de leurs farines en denrées coloniales.
s la Chambre a arrèté:
PAR ccs confidérations, --- Page 79 ---
UNa
a (75)
du Chilleau fera prié de vouloir bien
- 1°. QUE M.le Marquis
& Phomdélibération 2 comme l'expreffion
agréer la préfente
de T'AMOUR, & du confolant
mage de la RECONNOISSANCE, les deux derniers actes de Ca
efpoir qu'infpirent aux Colons
Soranasirabaidkaume
Miniftre dc la Marine fera inceffamment fup2°. QUE le
auprès de Sa Majeltéla CONplié de vouloir bien SOLLICITER rendue
M. le Général le 9
FIRMATION de l'ordonnance
par
en confidéraMai dernier (1), & de prendre fingulierement dans la Colonie
fort des Negres efclaves employés
tion, quele
fenfiblement,
àla culture des terres 3 ne peut que S'AMÉLIORER de fardeau
de leur nombre toute efpece
par Yaugmentation inverfe du nombre de ceux qui le fupportent.
étant en raifon
fera adrefTée à M. le
de la préfente
3°. QU'UNE expédition
Gour D'ARSY, comme Consmifire-Rappontesr
Marquis DE
du Comité colonial de France.
Séance du 2 Juillet 1789.
le Général a été dénoncé ; il a
LE prochain départ de M.
lui eémoignerle
arrèté
l'infant il lui feroit écrit , pour
été
qu'à
le DÉTOURNER de cc projet.
REGRET de la Chambre, & pour
fur le champ , & ila
Cette lettre a été faite, fignéc &c expédice
Colonialde
en feroit envoyée au Comité
étéarrét qu'unecopic
Paris.
donné leêure de la nouvelle ordonENSUITE le Secrétaire a
de
comme la précédente,
nance rendue le 27 Mai, , fignée,
fi bien motivée parla Chambre d'Agriculture,
(1) ET fur cette priere
à l'effet de Tengager à obte-
& adreffée par elle à M. de la Luzerne, bienfaifante de M. du Chilnir du Roi la confrmation de Pordonnance fans délai cette ordonnance falutaire,-
leau, M. de la Luzerne fit cafer
celie de M. PInsendant
aprrouvée de toute la Colonie à uac yoix prés,
S
ée,
fi bien motivée parla Chambre d'Agriculture,
(1) ET fur cette priere
à l'effet de Tengager à obte-
& adreffée par elle à M. de la Luzerne, bienfaifante de M. du Chilnir du Roi la confrmation de Pordonnance fans délai cette ordonnance falutaire,-
leau, M. de la Luzerne fit cafer
celie de M. PInsendant
aprrouvée de toute la Colonie à uac yoix prés,
S --- Page 80 ---
PR
-
(76)
M. le GÉNÉRAL SEUL, par laquelle M. Ie Général proroge
premier Oatobre prochain la permiffion d'importer
jufqu'au
accordée pour toute la Colonie jufqu'au
des farines étrangeres,
30 Juin.
APRÈs mire délibération > il a été arrêté UNANIMEMENT,
démontre le même génie & les
que cette nouvelle opération
Pordonnêmes fentimens PATERNELS pour les Colons, que
du 9 Mai; qu'elle mérite Tes MEMES ÉLOGES
nance précédente
PUBLIQUE, dont la chambre. a été
& la memereconnoifance
&
eft bien fatisfail'écho pari fona arrêté du 5 Juin dernier ; qu'il
fant
elle de voir fi-tôt fe vérifier la prédidion qu'elle
avoit pour faite, quel la partie du nord ne manqueroit pas de partaDIRECTEMENT les bienfaits de ce nouveau L'ARNAGE..
ger
les événemens viennent à Penvi juftifier
Qu'IL SEMBLE que
ofl évident
ia PRÉVOYANCE de M. le Général * ou plutôt qu'il
qu'elle les a tous preffentis.
du Confeil d'Etat vient de DÉFENDRE L'EXPORQu'unarrèt
France
arrêt du Parlement de
TATION des grains en
; qu'un
celle des farines fous des peines corpoBordeaux a PROHIPÉ
relles..
s la Chambre GÉMIT
QUE, dans ces circonflances frappantes,
L'INTENde chercher encore EN VAIN la SIGNATURE DE M.
de cette Ordonnance. Mais quels fentimens ne
DANT au pied
& de la follidoit infpirerle contrafte des foins PATERNEIS
pas
citude officieufe de fon collegue!
QUE M. le Général eft fupplié de recevoir ce nouveau témoi-
'de la partic du nord.
gnage de la RECONNOISANCE
foit ébranlé par les clameurs du commerce de
Qu'ILne pas
homme
France, qui ne prévaudront pas fur la confiance qu'un
ni
tel lui doit infpirer à un Monarque jufte & bienfaifant,
que
infpirerle contrafte des foins PATERNEIS
pas
citude officieufe de fon collegue!
QUE M. le Général eft fupplié de recevoir ce nouveau témoi-
'de la partic du nord.
gnage de la RECONNOISANCE
foit ébranlé par les clameurs du commerce de
Qu'ILne pas
homme
France, qui ne prévaudront pas fur la confiance qu'un
ni
tel lui doit infpirer à un Monarque jufte & bienfaifant,
que --- Page 81 ---
as
a
(77)
de
publient les agens de la Métropole,
par ces MENACES que
vaines & puériles JACTANCES,
armemens; 5
certain,
pirepupentreler quoi qu'ils en difent s toujours
dont l'appit d'un gain,
préviendra l'cffet.
Colonie aura eu le malheur de le perdre, 3 fon
QUE quand la
dans la profpérité comme dans le
nom RÉVÉRÉ y fera prononcé
nalheur.
MIdu préfent fera envoyée au
ARRÉTE $ qu'expédition
de folliciter de Sa
NISTRE du Département 1 qui fera fupplié
dont
L'EXÉCUTION de l'ordonnance
Majelté , non feulement
l'expiration du terine qu'elle
il s'agit, mais encorc , après
de faire une
aux Américains en général
a fixé , la pernilion
des dentées colopartie de leurs chargemens en quelqu'une fur quoi le Miniftre
niales, notamment EN SUCRE BRUT ;
mémoires
les précédens
youdra bien prendre en confidération
dela Chambre : furle fait du commerce.
fera adreffée à Mefficurs du Comité
QUE copie du préfent
aux réclamaColonial de France s pour qu'ils SE JOIGNENT
tions de la Chambre.
remife par la ville du Cap & les paroiffts
Extrait del'Adrelfe
à M. le Marquis du Chilleau.
de la dépendance du nord,
Premier. Juillet 1789.
la nouvelle de votre prochain départ a jetté
M. le Marquis 3
les caeurs. Nous n'aurions donc
dans tous
la CONSTERNATION l'aurore du beau jour que promettoit
effedivement qu'entrevul
adminifration: Vous abandonila Colonie votre bienfaifante tohils ont le plus befoin de
reriez vos ENFANS dans le moment
votre appui?.
de DU CHILLEAU, que nous ne proREVENEZ, s & le nom
attendriffement, fera infnonçons déjà qu'avec admiration &
vous verrez
dans nos places publiques 5
crit dans nos temples,
de notre reconnoillance.
i votre retour LES MONUMENS
- t
beau jour que promettoit
effedivement qu'entrevul
adminifration: Vous abandonila Colonie votre bienfaifante tohils ont le plus befoin de
reriez vos ENFANS dans le moment
votre appui?.
de DU CHILLEAU, que nous ne proREVENEZ, s & le nom
attendriffement, fera infnonçons déjà qu'avec admiration &
vous verrez
dans nos places publiques 5
crit dans nos temples,
de notre reconnoillance.
i votre retour LES MONUMENS
- t --- Page 82 ---
C
-
- A
(78)
Ertrait d'une lettre adrefée au Roi parles Députés de SaintDomingue à PAfemblée Nationale.
Verfailles, 28 Juillet 1789.
LES Colons de la partie du fud de Saint-Domingue étoient
faute de moyens de culture & de
plongés dans la DÉTRESSE,
du Chilleau les
fubfiflance. Une ordonnance de M. le Marquis
arrêt du Confeil de Votre Majefté les
EN RETIRE, & un fimple
REPLONGE, fans que leurs repréfentans aux Etats Généraux
y
aient été appelés NI ENTENDUS..
SIRE, ce feroit abufer de votrebonté 3 que de vous retracer
ici les faits & les raifonnemens contenus dans le mémoire que
les habitans de la partie du SUD ont eu l'honneur de vous adreffer : mais vous êtes le pere de vos Sujets ; leur bonheur
ou leur malheur ne peuvent vous être indifférens ; daignez
jetter les yeux fur CE MÉMOIRE; daignez aufi APPRÉCIER
dans votre fageffe , L'HOMMAGE que la Chambre d'Agriculture du
du Capa cru devoir rendre à cette occafion à M. le Marquis
Chilleau, & qui eft configné dans la délibération ci-jointe; &
qu'il nous: foit enfuite permis d'ajouter. , Sire, que S. - Domingue
de refter entierement, & fans
GÉMIT depuis trop long-temps
fert qu'à enrichir
reltridion, fous un régime ABSURDE, qui ne
le Commergant,u détriment même du commcrce.
que doive être pour la Colonie la
QUELQU'ACCAMLANTE de l'ordonnance de M. le Marquis
nouvelle de la CASSATION
du Chilleau, ceile qui va mettre le COMBLE à fon défefpoir
c'cft le RAPPEL de ce Gouverneur, fi ténébreufement décidé
exécuté
une fuite fans doute de la
& fi foudainenient
, par
même mefare qui privoit la Nation d'un de fes meilleurs
dansle même temps.
Miniftres, puifque C e rappels'exécutoit
Sire, de NOUS CONSERVER ce verNous vous conjarons,
des Colons utiles à
tueux Adminifrateur. N'affligez point
efpoir
c'cft le RAPPEL de ce Gouverneur, fi ténébreufement décidé
exécuté
une fuite fans doute de la
& fi foudainenient
, par
même mefare qui privoit la Nation d'un de fes meilleurs
dansle même temps.
Miniftres, puifque C e rappels'exécutoit
Sire, de NOUS CONSERVER ce verNous vous conjarons,
des Colons utiles à
tueux Adminifrateur. N'affligez point --- Page 83 ---
-
ARS
A
a
( 79 )
de votre Empire, cn leur RETIRANT un Gouvetfa fplendeur
A LEUR FÉLICITÉ..
neur NÉCESSAIRE
l'homme que le CRI GÉNÉRAL de la Colonie
MAIS, ,Sire,
c'eft cet autre Adminiftrapreffe votre Majelté de rappeler,
Colonie telle
NE FUT JAMAIS FAIT pour conduire une
teur qui
le fieur BARBÉ DE MARBOIS, TYRAN
que Saint-Domingue, ABHORRÉ, dont l'exiftence eft peut-être
DÉTESTÉ, DESPOTE
de l'inviolable fidélité de vos
la preuvela plus convaincante Sire , il INDIGNE, s ili irrite, 9
Colons. Depuis trop long-temps, vexations & fes NOIRCEURS.
il SOULEVE la Colonie par fes
Voici P'hifloire de fon adminifration.
il s'eft EMPARÉ des
IL A VIOLÉ fans pudeur nos priviléges 51
en
&c des deniers des fabriques, pour
caiffes municipales fantaifie. Sourd aux réclamations de tous
diriger l'emploi à fa
qui
les habitans de la partie du nord , contre une RÉUNION il
d'aller plaider à 80 lieues de leurs foyers s
les oblige
POUR CIMENTER cette réua mis en cuvre tous les moyens
Colons.A
quia déjà COUTÉ LA VIE à plufieurs
nion défafreufe
Procureur Général, quiPARl'aide d'un fieur LA MARDELLE, ,
il partage fes
TAGE avec lui la HAINE PUBLIQUE, comme
& des
il a fait lancer un décret rigoureux
vexations 3
honnête s contre un
arrêts fulminans contre un citoyen
les fuites de fon déplacement *
PERE DE FAMILLE 1 que
ONT MOISobéir à ce décret & à ces arrêts,
*SONNE pour à la Aeur de fon âge. IL A FORCE, par fes menaces,
& VINÉRÉ , àdonner fn démiflion, 9
un Magiftrat feptuagénaire
par lui ou par fes
après 40 ans de fervice. IL A TORTIONNÉ,
des droits
différens particuliers pour leur faire payer
prépofis,
Pour faire dire que nul Intendant n'a verfé
DÉJA ACQUITTIS.
laiffe
lui dansles coffres de Votre Majeflé,i11
plus d'argent que
publics, les ARSENAUX qui
TOMBER EN RUINE les bâtimens
la veuve &c
fervent à la défenfe de la Colonie. Sans picié pour
il a,
DES REUNIONS à votre domaine,
pour l'orphelin >
par
SKL
érens particuliers pour leur faire payer
prépofis,
Pour faire dire que nul Intendant n'a verfé
DÉJA ACQUITTIS.
laiffe
lui dansles coffres de Votre Majeflé,i11
plus d'argent que
publics, les ARSENAUX qui
TOMBER EN RUINE les bâtimens
la veuve &c
fervent à la défenfe de la Colonie. Sans picié pour
il a,
DES REUNIONS à votre domaine,
pour l'orphelin >
par
SKL --- Page 84 ---
-
(80 )
infinité de propriéaires de terres que leur indidépouillé une
en GRATIFIER fes PAgence les empêchoit de cultiver, pour
RENS, , fes amis 3 fes CRÉATURES.
CES traits ne font qu'une efquife. . &
voilà P'homme dont nous fupplions Votre
VOILA, Sire *
d'ordonnerle rapMajefté, AU NOM DE TOUTE LA COLONIE,
Sire, furl le
pel. Aucun des Miniftres que vous avez renvoyés,.
MÀL
Nationale, n'avoit fait à la France LE
veeu de P'Afemblée
à Saine-Domingue.
fieur de Marbois NE CESSE DE FAIRE
quele
avoir! la CONFIANCE de laNation;
Ilsn'avoient, ninep pouvoient
Saint-Domingue ne pourta-til
dès-lors vous les avez Éloignés.
d'un homme devenu
obtenir de Votre Majefté d'être DILIVRÉ
l'objet de fon EXÉCRATION 2
de Saint-Domingue à M. le
Extrait d'une lettre des Députés
Comte de la Lugerne. Verfailles, 29 Juillet 1789.
le Comte, de vous préfentér
Vous nous avez demandé,M.
nous
réclamations, objets de la conférence que
par écrit les
vous vendredi foir 5 elles fe
avons eu l'honneur d'avoir avec
réduifent aux pieces fuivantes :
de M. le Marquis du Chilleau dans fa
1. LE rétabliffement
général de Saint- Domingue 3 SUIVANT
place de Gouverneur
LE VEU GÉNÉRAL de fes habitans.
IMMÉDIAT de PIntendant Marbois , juftement
2°. LE rappel
depuis trois ans s follicite
ABHORRÉ de Saint-Domingue 3 qui,
vivement & vainement fon retour.
abfolue de toute Affemblée Coloniale s
a°. SUSPENSION
, la Coloniene
quelle qu'en puiffe êtrc l'organifation
parce que,
des décrets de V'Affemblée NaVEUT ET NE DOIT la tenir que
sionale."
4's
s
IMMÉDIAT de PIntendant Marbois , juftement
2°. LE rappel
depuis trois ans s follicite
ABHORRÉ de Saint-Domingue 3 qui,
vivement & vainement fon retour.
abfolue de toute Affemblée Coloniale s
a°. SUSPENSION
, la Coloniene
quelle qu'en puiffe êtrc l'organifation
parce que,
des décrets de V'Affemblée NaVEUT ET NE DOIT la tenir que
sionale."
4's
s --- Page 85 ---
K # -
RE "ay
-
(81)
4°. L'ASSURANCE politive qu'aucune INNOVATION relative
al'adminiiration, ou tout autre objet , ne fera faite, nêne provifoirement, à Saine-Domingue , fans le concours dc fes Repréfentans.
VOILA, M. lc Comte , les réclamations &c déclarations fur
lefquelles nous attendonsla réponfc fatisfaifante que vous nous
avez promife.
Extrait de la réponfe de M. lc Comte de la Lugerne aux Dépurés de Saint-Domingue à PAfemblée Nationale.
Verfailies,1 Aoit 1789.
I.SA Majefté n'apas cru qu'il fût de fa juftice de RÉVOQUER
la nomination qu'elle a faite de M. le Comte de Peynier. Elle
s'étoit décidée à rappeier M. le Marquis du Chilleau, après
une mûre délibération s prife dans fon Confeil d'Etat LE 28
JUIN dernier.
2°. LA juftice du Roi ne lui permet pas davantage de donner
des marques de RÉCONTENTEHENT à M. de Marbois, fur
des inculpations qui ne font jufqu'ici appuyées D'AUCUNE
PREUVE (1).
3°. Sa Majeftéa confenti à la SUSPENSION que vous avez demandée de toute Affemblée Coloniale s parce que, quelle qu'en
puiffe être l'organifation, la Colonie NE VEUT ET NE DOIT
la tenir que des décrets de PAfTemblée Nationale (2).
[1] LA lettre écrite fur le cercueil de Pinfortuné la Faucherie &
fignée de toute la ville du Cap, , n'étoit pas, aux yeux du Minifre
aveuglé, une preuve fumifante contre fon favori Marbois. A la lecture
de cette piece, ie foupçon inême n'entra pas dans fon ame.
[2) ET au mépris de cette. afurarce royale 7 M. de la Luzerne a
envoyé le mois fuivant à Saint-Domingue une ordonnance de convocation conccrtéc, dit-il , avec les députés de la Colonie, 2 tandis que la
piece qu'il cite manquoit d'un de ces caracteres d'authenticité que ce
f
-
S
ifante contre fon favori Marbois. A la lecture
de cette piece, ie foupçon inême n'entra pas dans fon ame.
[2) ET au mépris de cette. afurarce royale 7 M. de la Luzerne a
envoyé le mois fuivant à Saint-Domingue une ordonnance de convocation conccrtéc, dit-il , avec les députés de la Colonie, 2 tandis que la
piece qu'il cite manquoit d'un de ces caracteres d'authenticité que ce
f
-
S --- Page 86 ---
A
(8x)
lettre du Comité Colonial de la Province de
Extrait d'une
P'ouef, à la Députation. Port-au-Prince, 9 Sepiembre
1789.
nous avons à vous ins
MESSIEURS 3 chers Compatriotes,
Chef
de M. le Comte DE PEYNIER ,
former de la réception
Général, PAR LE RAPPEL
d'Efcadre , à la placc de Gouverneur
de M. le Marquis du Chilleau.
SIMPLE ORDRE du Roi, en date du
ILa été nommé par un
Lnifoit expe édié
premier Juillet, en attendant 3 eft-il dit,gn'il
Tout nous annonce quele plus grand SEle brevet accoutumé.
& fon départ. Il eft
CRET a été obfervé pour fa nomination
arrivé ici le 18 Août, fur la frégate l'Engageante, qui fe trouvoit armée à Breft POUR L'INDE..
d'un arrêt du Confeil du 2 Juillet, qui 3
IL étoit porteur l'ordonnance de M. du Chilleau, pour l'inCASSE & annullé
trodudion des noirs & de tous comeflibles.
arrêt du Confeil étoit accompagné d'un SECOND, qui
CET
année la prime dc 200 liv. par tête de
2 prorogé pour une
Noirs apportés dans le port des Cayes.
réflexion que nous avons faite en voyant
UNE premiere
le 20
aux États Généraux depuis
la Colonie REPRISENTÉE
avoit bien fu réclamer comme nécelfaire en d'autres cirMiniftre celui de la réunion des Agnatures des Députés votans. Au
conftances,
indijponfatles dans un cas de cette
furplus, quand même ces fignatures,
on ne pourroit jamais préimportance, - auroient conficré ce projet,
& fecre:c de
tendre qu'elles euffent autorifé Taddition fellacioufe totalement ie
quaire articles de fabrique miniférielle, qui, défgurant
par des
1 en dénaturoit abfolument les principes
projet en queftion
la jufe indignation de
claufes incenftitutionnelles 1 qui ont provoqué
laColonic,
cette
furplus, quand même ces fignatures,
on ne pourroit jamais préimportance, - auroient conficré ce projet,
& fecre:c de
tendre qu'elles euffent autorifé Taddition fellacioufe totalement ie
quaire articles de fabrique miniférielle, qui, défgurant
par des
1 en dénaturoit abfolument les principes
projet en queftion
la jufe indignation de
claufes incenftitutionnelles 1 qui ont provoqué
laColonic, --- Page 87 ---
RS
3 MA
(6;)
S ces arrèts du Confeil rendus LE 2 JUILLET, c'elt
Juin,
ces m@mcs arrêts ont le même vice d'INCONPÉTENCE qui
que
à ccuxde M. du Chilleau. En effet,ieMaitlre
elt reproché
des fiats Ginéraux, leur DÉdevoit artendre la réfolution
FÉRER lui-mème la queflion , s'il la trouvoit inftantc, &
leur décifion, pour la faire
attendre RESPECIUEUSENENT
exécuter.
Ainfi P'ENTREPRISE que le Miniftre vient de faire, en
STATUANT fur un objet de cette importance, pendant LA
MÉME des États Généraux, mérite d'ETRE RELEVÉE
TENUE
à PAffemblée Nationale; & il eft à propos
par Ics Députés
LA
qu'ils déclarent, de la maniere LA PLUS FORMELLE 3 que
RECEVOIR déformais DE LOIX, fur
COLONIE NE VEUT'plus
quelque matiere que cC foit, QUE CELLES qui feront DÉLIBÉRÉES PAR LES ÉTATS GÉNÉRAUX.
Extrait de l'ordre du Roi, du premier juillet 1789.
voulant affurer le fervice de la place de GouSA Majefté
Général de fes Iiles fousle vent de l'Amévernear-lieutenant
vacante par le RAPPEL du ficur Marquis du Chilleau,
rique, &: entend
cetce place foit remplic par le fieur
Elle veut
que
dc
Chef d'cfcadre de
Lonis-Antoinc de Thomaffin Peynier,
fes armeés navales, pour en jouir par lui, EN VERTU DU
PRÉSENT ORDRE, & cn ATTENDANT le brevet qui lui fera
expédié.
L'ORDRE du Roi ci-deffus a été publié par le Tambour de
la Providence, de la maniere fuivante :
( DE par le Roi & Mgr. lIntendant ; vous rcconnoitrez
D M. le Comte de Peynier pour votre Gouvemneur Général, s
D &c' lui obéirez en tout ce qu'il vous commandera pour le
z fervice du Roi ). Enfuite lcâure a été donnée dc l'ordre
du Roi, du premier juillet.
Certifié; ; Arnaud de Marfilly, Cornuaux de la Chapellcs
f: 2
cur net
maniere fuivante :
( DE par le Roi & Mgr. lIntendant ; vous rcconnoitrez
D M. le Comte de Peynier pour votre Gouvemneur Général, s
D &c' lui obéirez en tout ce qu'il vous commandera pour le
z fervice du Roi ). Enfuite lcâure a été donnée dc l'ordre
du Roi, du premier juillet.
Certifié; ; Arnaud de Marfilly, Cornuaux de la Chapellcs
f: 2
cur net --- Page 88 ---
-
(34)
Extrait d'une lettre du Comité Colonial de la Province du
Nord, aux Députés à PAffemblée nationale.
Cap, 15 feptembre 1789.
M. le Comte de Peynier eft arrivé au Port-au-Prince fur
le 18 du mois dernier. Il a été reçu
la frégate PEngageante,
les
le 19; mais les Milices n'ayant PAS VOULU prendre
M. de l"Opineau, Commandant, a ordonné les
armes,
OFFICIERS qui n'ont pas vouiu obéir.
arrèts A QUARANTE donné lieu à des MENACES, & ces meCette réfiflance a
excité une FERMENTATION qui a éclaté au fpecnaces ont
la femaine derniere (1). Aufli-tôt
tacle au Port-au-Prince
tout le Parterre cria, bas
Papparition de M. de POpineau,
La garde du fpedtacle , qui avoit été DOU-
"Opineau..
mais fut fi ferrée, qu'elle
BLÉE, s'introduifit au Parterre,
Les têtes de la
ne put faire ufage de fes armes. Puniffon de celles de
partic du SUD paroiffent montées à
POUEST.
de bâtimens depuis DEUX MOIS 3 jugez de notre
POINT
impatience. Nous efpérons que les premicrs nous apprendront
M. du Chilleau AURA ÉTÉ VENGÉ.
que
à
aboutit Pabus du pouvoir : Un Miniftre ne de-
[1] VOILA quoi
qu'il rappeile emporte
vroit-il pas rougir de voir que PAdminiltrateur celui qui le remplace eft repouffe par
avec lui tous les caurs, & que abfurdes pourront juftifier de ce reprotous les vacux. Queis argumens
che : Vous avey déplu à tout un peuple?
premicrs nous apprendront
M. du Chilleau AURA ÉTÉ VENGÉ.
que
à
aboutit Pabus du pouvoir : Un Miniftre ne de-
[1] VOILA quoi
qu'il rappeile emporte
vroit-il pas rougir de voir que PAdminiltrateur celui qui le remplace eft repouffe par
avec lui tous les caurs, & que abfurdes pourront juftifier de ce reprotous les vacux. Queis argumens
che : Vous avey déplu à tout un peuple? --- Page 89 ---
- SSS a
SAS
85 )
JUSTIFICATIVES DU XIV. CHEF.
PIECES
DICTÉE AU ROIEN
LETTRE B'APPROSATION
COUPABIE.
FAYEUR DE PINTINDANT
du Comité du Nord aux Députés à PAfemblée
Lettre
1789.
nationale, 15 feptembre
lapprobation qu'il a reçue du
M. dc Marbois a PUBLIÉ
Nous
Roi fur TOUS LES POINTS de fon adminifiration.
vous cn faifons pafler copic.
de l'apoftille de la main du Roi, at: pied
Copie certifiée
Fayort du Comte
de la lettre du Miniftre à PIntendant,
de la Lugerne.
du Miniftre à M. de Marbois, le Roi
Au pied de la lettre
fuit :
le premier juillet, de fa main cC qui
a écrit,
ordre EXPRÈS que M. de la Luzerne vous.
C'EST par mon
fonsions, & à m'être
éctit. CONTINUEZ à remplir vos
être
vous l'avez été jufqu'icis vous peuvez
AUSSI UTILE que
& ccmpter fur
de mon ESTIME,
sûr de mon APPRORATION,
MES BONTÉS. Signé Louis.
des maifons de Providence de la
COMME Adminiftrateur
eft tranferit cidu
je certifie la vérité de ce qui
ville Cap, ,
le préfent , pour
deflis; en foi de quoi nous avons figné
Au Cap, ce 28 août 1789.
fervir ce qu'ilappartiendta.
Cornuaux de la Chapelle.
Signé, Arnaud de Marfilly,
f3
M --- Page 90 ---
(861)
PIECES JUSTIFICATIVES DU XV. CHEF.
DISETTE DE FARINES; INSOUCLANCE CRIMINELIE
DU MINISTRE,
Ertrait d'une Zettre de M. du Chilleau à M. de la Lugerne.
28 mars 1789.
MONSEIGNEUR, les nouvelles affligeantes que nous avons
regues, celles qui nous arrivent journellement fur la RIGUFUR de l'hiver qui a régné en France, fur la PERTE
totalc des récoltes, fur les BESOINS de la Métropole, fur
ceux que nous ferions dans le cas. d'éprouver dans cette
Colonic, m'ont fait chercher les moyens de LES PRÉVENIR. , & d'affurer ici la SUBSISTANCE jufqu'à la récolte
prochaine.
Jz fs connoitre à M. de Marbois que mon intention étoit
de permettre POUR UN TEMPS Pintrodudion dens la Colonic
de ia farine étrangere 3 ainfi que du bilcuit, tant par les
Nationaux que par ies Américains.
IL vouloit d'abord expédier TROIS FRÉGATES pour PAmérique du Nord, à leffet d'y aller faire un chargement de
farine & de bifcuit, pour, à leur retour, les verfer dans
les magaiins de la Colonie, & ÉTRE VENDUS alx particuliers.
IL ne m'a pas paru convenable que PADMINISTRATION cn
fit la vente.
M. de Marbois m'a propofé de donner des permifions à
DIVERS NÉGOCIANS, pour remplir cet objet ; mais, ennemi
de tout PRIVILÉGE qui tend à T'EXCLUSION, je n'ai Pu encore me décider à prendre ce parti,
chargement de
farine & de bifcuit, pour, à leur retour, les verfer dans
les magaiins de la Colonie, & ÉTRE VENDUS alx particuliers.
IL ne m'a pas paru convenable que PADMINISTRATION cn
fit la vente.
M. de Marbois m'a propofé de donner des permifions à
DIVERS NÉGOCIANS, pour remplir cet objet ; mais, ennemi
de tout PRIVILÉGE qui tend à T'EXCLUSION, je n'ai Pu encore me décider à prendre ce parti, --- Page 91 ---
AN S RE
M A
(87)
le premier de ce mois 70 LIVRES,
LA farinc fe vendoit
LIVRES. Le bifcuit fe
& on la vendoit aujourd'hui 140
& aujourd'hui
véndoit aufli le premier mars 60 LIVRES,
80 LIVRES.
point
cette abondance NE POURRONT
CETTE introduftion,
ni à la confervation des pronational 5
NUIRE au commerce
de la Métropole, puifqu'EIIE EN
duétions de cette nature
s'en procurer, elle ac"
MANQUE ELLE-NÉME, & que, pour les Négocians à l'alicorde UNE PRINE,afn d'encourager
PRÉTENDRE de
Le commerce ne peut donc point
menter.
fournir à la Colonic.
M. du Chilleau au Minifre. 2 avril 1789.
Autre lettre de
GINÉRALE cft une des grandes folliciCETIE permiffion
Il auroit voulu lui donner MOINS
tudes de M. de Marbois. FRÉGATES à la nouvelle AngleD'EXTENSION; ; envoyer des farines, & les verfer dans les
y chercher des
terre , pour
auroient été VENDUES. Ce moyen n'étant
magafins, où elles
de RENFERMER dans
admilible, M. de Marbois a propofé
nécellaireà
pas
Négocians la SUISISTANCE
lcs nains de quelques
cette Colonie. défiré ouvrir les trois feuls ports d'entrepôt;
Il auroit auffi
dansices lieux principaux
mais c'étoit encorej jetterlatondance & laiffer dans LA MISERE &. l'aoù elle regne plus qu'ailleurs, de la Colonie.
bahdon le refte des habitans
traiter les Sujets de Sa Majefté TOUS
POURQUOI ne pas
aux habitans d'un
ÉGALEMENT ? pourquoi ne pas procurer fubfifter qu'à ceux d'un
LA MEME FACILITE de
quartier
autre..
affemblé chez moi
A défaut de Chambre de Commerce,j j'ai CONSEIL, les Oficiers
tous les Nr GOCIANS 5 j'ai confuilté LE en quinze jours,
de L'ETAT MAJOR. La farine a monté,
f
-
traiter les Sujets de Sa Majefté TOUS
POURQUOI ne pas
aux habitans d'un
ÉGALEMENT ? pourquoi ne pas procurer fubfifter qu'à ceux d'un
LA MEME FACILITE de
quartier
autre..
affemblé chez moi
A défaut de Chambre de Commerce,j j'ai CONSEIL, les Oficiers
tous les Nr GOCIANS 5 j'ai confuilté LE en quinze jours,
de L'ETAT MAJOR. La farine a monté,
f
- --- Page 92 ---
V 0
SC
( 88 )
Xsolivres le baril ; le bruit général l'annonçoit à 200 livres (1),
Le public fe PIAIGNOIT ; j'ai voulu calmer fes alarmes; je lui
avois annoncé des farines étrangeres, 3 j'ai cru devoir lui tenir
parole.
P.S.Jc dois avoir l'honneur de vous obferver, Monfeipaetr,grefondenmance rendue par MM. Dargont & de Vaivres en Juillet 1728, permettoit l'exportation des DENRÉES
COLONIAIES, pour payer celles étrangeres à importer.
J'avois le plus grand défir de fuivre leur exemple. M. de
Marboiss'EST ÉLEVÉ contre mon opinion au point que. 3 quoique né peu craintif, je n'ai pas oféle faire.
Extrait d'une Zettre de M. de Marbois à M. du Chillears
29 Mars 1789.
(2)JE fuis fermement PERSUADÉ que fl'exportation des farincs du Royaume pour ncs Colonies ÉTOIT DIFENDUE,
nous en ferions inftruits par lc MINISTRE, & que nos Commerçans cux-m@mesiroient des ports du Royaume en chercher
aux Erais-Unis pour ncus les apporter. Je fuis ASSURÉ que le
département n'aura pas ABANDONNÉ L'EXISTENCE des Colonies, SANS NOUS AVERTIR d'une mefure AUSSI IMPORTANTE.
Extrait d'uno Lettre de M. du Chilleau à M. de la Lugerne,
29 Mai 1789.
MONSEIGNEUR, tant que M. de Marbois s'eft borné à CONTRARIER mes vues d'utilité, je nevous ai point porté contre
lui de plaintes graves; mais je vous le DÉNONCK aujourd'hui,
comme paroiffant avoir formé le projet le plus formel d'une:
[T) Le baril peze net environ 160 livres ; ainfi la livre de
coûtoit alors 19 fous, & alloit en couer 24. Et les Minifires n'aprellent pain.
pas cela la difette, & quelgues commerçans trouvent cette
heureufe!.. Oh: trés-heureafe POUR EUX fans doute.
polition
(2) Ce" paffige ef T'arré: de condannction de M, de la
noncé par M. de Martois,
Luzerne, PYO-
baril peze net environ 160 livres ; ainfi la livre de
coûtoit alors 19 fous, & alloit en couer 24. Et les Minifires n'aprellent pain.
pas cela la difette, & quelgues commerçans trouvent cette
heureufe!.. Oh: trés-heureafe POUR EUX fans doute.
polition
(2) Ce" paffige ef T'arré: de condannction de M, de la
noncé par M. de Martois,
Luzerne, PYO- --- Page 93 ---
A ASNa
(89)
J'ai eu thonneur de vous renMNRUDORDINATION PUBLIQUE. no. 36, des motifs qui m'adre compte, , par ma dépèche,
ordonnance pour l'introvoient déterminé à promuiguer 1/EXDIRIENCE une
en a démontré
dudion des farines étrangeres; la Colonie eût MANQUÉ totalcL'UTILITE. Sans cette mefure,
& il eft node farine pendant DIX OU DOUZE jours,
ment
en a été importée jufju'apréfent
toire que la petite qnanticéqui doit efpérer de France avant
par les érangers,le peu qu'on en
de cette
NÉCESSITE la prorogation
le mois de Décembre ,
moins certain qu'il
même ordonnance du 31 Mars. Iln'eft pas
&
fi on
TRLS-PEU de numéraire à Saint-Domingue , que
y a
la farine néceffaire que lon reçoit
continuoit à payer en argent!
exiftant feroit enlevé. Cette
des étrangers, ce peu de numéraire D'ARGENT m'a paru trop
alternative de manquer de VIVRES ou
d'y remédier:
LE SEUL moyen
fàcheufe pour ne pas employer
de la farine étrangere
, j'ai permis le paiement
en conféquence
avec les précautions convenables,
en DENRÉES COLONIALES: ,
les étrangers au
pour qu'il ne puiffe pas en être exporté M. par de Marbois > condelà de la valeur de leur farine importée.
CONTRAIRE au
formément à fon ufage, 3 a été D'UN AVIS
à ce les ordonnances & nosinfrudions
mien 5 & fans égard que de déférer à mon opinicn , lorfque
communes lui preferivent il s'eft abfolument REFUSÉ A Slnous penfons différemment,
GNERI l'ordonnance.
verbaux des magafins de la Colonie,Fignés
Extrait des procès
8 Juillet 1789.
& certifiés. Port-au-Prince. >
dans.les fx premiers mois 1788, à SaintILa été importé,
barils de farines françoifes. Il a-éte
Domingue. -
36,770 mois 1789, mêmcs farines
immporté danslesfix premiers véritable. SIGNÉ la Biche de
9.136.Jecentificler préfent état
Gipoulou, Receveur del'o&roi(1).
rouverture des ports aux étrangers. il manquoit à la
(1) AINSI, fans
c'eft-i dire, fa fubfifance torale rendant guaire
Colonie 27-544 barils,
S
ifes. Il a-éte
Domingue. -
36,770 mois 1789, mêmcs farines
immporté danslesfix premiers véritable. SIGNÉ la Biche de
9.136.Jecentificler préfent état
Gipoulou, Receveur del'o&roi(1).
rouverture des ports aux étrangers. il manquoit à la
(1) AINSI, fans
c'eft-i dire, fa fubfifance torale rendant guaire
Colonie 27-544 barils,
S --- Page 94 ---
-
(s0)
lettre du Comité du Nordau Comité Colonial de
Extrait d'une
France, 25 Juin 1789.
du 7 Avril aul 22 Mai, 7371 barils de fariILa Été importé,
nes de France.
POINT DU TOUT.
Du 22 Mai au IS Juin, .
le Cap n'avoit que 638 barils de farines
A cette époque ,
&la confommation eft de 125 par jour.
françoifes,
d'une Lettre du Comité de L'Ouef au Comité Colonial
Extrait
de France. Juin 1789.
Intendant, fès principes font touQUANTAM. de Marbois,
L'ENNEMI de la
jours LES MÉMES. Ii fe montre conftamment du
de barefte mzicte champ
Colonie; MALRBUREUSENENTH
Nous vous dirons auffi
taille, par le départ de.M. du Chilleau. LA Colonie manque
un mot du Miniftre de la Marine.
PRIVÉE DE FAdes chofes les plus néceffaires ; elle eftfir-tout
avoir
également, 3 & elle paroiz
RINES. La France en MANQUE
EXPÉDIÉaux Colofait des di(pofitions pour qu'il n'en foit pas
les
nics. On avoit lieu de s'attendre que le Miniftre prendroit il
les circonflances; que d'un côis,
mefures que comportoient
Y
adrefferoit des ordres dans les Colonies pour RECEVOIRIes
ÉTRANGERES qui y feront importées 5 que d'un autre
farines
ETATS-UNIS, pour pourvoir à nos
côté, ils'adrefferoit AUX
étonnement, nous fommes
befoins. Cependant , à notre grand
& fans une orexpofes à toutés les HORREURS DU BESOIN;
FIntendant prétendraproavere qu'il a eu raifor
mois & demi: & cependant ouvroit les ports, & le Miniftre tâchera
de Coppoleralordonante qui
Phomme bieafaifant &
de nous rerfuader qu'il a bien fait de rapreller en arriver, a Fauvé
courageux, qui, au rifque de tout ce qui pouvoit
la Colonie zoute entiere :
tenir fous fa ferule, le defpoti(me
(1) C'EST ainfi que pour nous
nous comptoit nos morceaux :
ifor
mois & demi: & cependant ouvroit les ports, & le Miniftre tâchera
de Coppoleralordonante qui
Phomme bieafaifant &
de nous rerfuader qu'il a bien fait de rapreller en arriver, a Fauvé
courageux, qui, au rifque de tout ce qui pouvoit
la Colonie zoute entiere :
tenir fous fa ferule, le defpoti(me
(1) C'EST ainfi que pour nous
nous comptoit nos morceaux : --- Page 95 ---
1 IRA 2
- 3
MA
yAA
(s1)
l'inM. du Chilleau a rendue pour permettre il a
donnance que
ÉTRANGERES 7 & dans laquelle
trodudion des farines
de la part de L'TNTINéprouvé TOUS LES OBSTACLES poffitles à quel dégré le malhcur
calculer
DANT, nous ne pourrions
clitété.
Comité du Sud au Comité Colonial de
Extreit d'unc lettre du
France. 3 Aoit 1789.
nous avons l'honneur de
MESSIEURS 8: chers Compatriotes >
écrite le Comité
adreffer la copie d'une lettre que vous a
vous
l'avons lue avec la plus grande attention,
de L'OUEST ; nous
SAGES Sc JUDICIEUSES-
& l'avons trouvée remplie de réflexions
ef très-important
fentons, comme ces Melieurs , qu'il
Nous
du Chilleau pendant fon
M. le Marquis
que vous envitonniez
féjour à Paris. -
doit fe taire devant de fi hautes
TOUT fentiment particulier
DÉLIVRER la
&c tout effort doit étre hâté , pour
confidérations ,
fous.lequel elle a toujours Gisi,deColonie de L'ARBITRAIRE
JOIGNONS donc , Meffieurs &c
puis qu'elle exilie. Nous NOUS
pour vous
s à nos FRERES DE L'OUEST,
chers Compatriotes
Chilleau de vos lunieres & de
engager à envelopper M. du
le bonheur des Colous
vetre Énergie, & à obtenir ainfi que
que de la
moins de la fageffe de leurs Gouverneurs,
dépende
forme de leur gouvernement.
d'une lettre écrite à M. le Comte de Villeblanche,
Extrait
Nationale.
Député de la Colonie à PAfemblée
De PArtibonite, ce 5 Septembre 1789.
déclaré ne vouloir fe conduire que par les
M. de Peynier a
APPORTS un atrêc du
ERREMENS de M.1 l'Intendant; auffi A-T-IL M. du Chillcau,
Confeil qui CASSE & annuile tout ce qu'afait trois mois. Ces
& qui ne permet l'entrée des farines que pour
La farine
gens-là ont envie de nous faire MOURIR DE FAIM.
no
PArtibonite, ce 5 Septembre 1789.
déclaré ne vouloir fe conduire que par les
M. de Peynier a
APPORTS un atrêc du
ERREMENS de M.1 l'Intendant; auffi A-T-IL M. du Chillcau,
Confeil qui CASSE & annuile tout ce qu'afait trois mois. Ces
& qui ne permet l'entrée des farines que pour
La farine
gens-là ont envie de nous faire MOURIR DE FAIM.
no --- Page 96 ---
0 (
I 93 )
vaut de 160 à 170 liv. lc baril, encore FORT
MAUVAISE ; bier
plus, c'eft que cette importation de farine n'eft pérmife
dans TROIS PORTS ; les habitans des autres quartiers font que
de palfer par les mains des MONOPOLEURS
obligés
(1). Travaillez donc,
Monfieur, eficacement auprès des Etats Généraux
3 pour NOUS
TIRER DE LA GÉNE où nous fommes,& nous
procurer un régime
analogue au pays que nous habitons. Qui micux que vous
connoit nos befoins 3 & qui peut mieux y apporter remede,
puifque vous êtes LE DÉPUTÉ DU PLUS BEAU PAYS DU MONDE.
Il faut nous tirer
del'AREITRAIRE, nous donner des loix fages,
adtives s & invariables ; que chacun fache ce qu'il doit faire,
& la peine qu'il encourt dans Ic cas de prévarication 5 les
Adminifrateurs
que
n'aient aucun droit D'INNOVATION, qu'ils
foient EUX-MÉMES obligés de fe conformer aux loix établies;
c'eftle feul moyen de faire de bonne befogne.
Pour copic, SIGNÉ de Villeblanche.
PIECES JUSTIFICATIVES DU XVI CHEF.
TRAIT
DIXTUXAXITS ENYEKS DES CITOYENS NATURALISES ET LADORIEU UX.
Lettre du Comité du Nord aux Députés à PAfemblée Nationale. Cap > S Septembre 1789.
CE n'eft pas la feule chofe fur laquelle M. du Chilleau ait eu
le défagrément d'être improuvé par le Miniftre.
(r) VOILA on vouloit en venir l'Intendant. Appuyé de l'autorité
du Minifre. fier d'avoir renvoyé un Gouverneur qui le contenoit 1 &
d'en avoir obtenu un autre qui ne le génoit pas, il a fermé les ports
d'Amirauté, & a livré la Colonie au féau du monopole. Le pain a
bientôt été à vingt fous la livre dans lcs villes, & 3 vingt-cing fous.
dans les campagnes. Ce défaftre a duré jufqu'au, moment oà le défefpoir
a fait éclater la révolution 1 & oà les tardifs romords des liches oppreffeurs les ont déterminés à fe dérober par la fiite au jufe chStiHIERL dont la fureur du peuple les menaçoit.
monopole. Le pain a
bientôt été à vingt fous la livre dans lcs villes, & 3 vingt-cing fous.
dans les campagnes. Ce défaftre a duré jufqu'au, moment oà le défefpoir
a fait éclater la révolution 1 & oà les tardifs romords des liches oppreffeurs les ont déterminés à fe dérober par la fiite au jufe chStiHIERL dont la fureur du peuple les menaçoit. --- Page 97 ---
V2 N E -
TUSE
-
2 A AA
(93)
malheureux Allemands & Acadiens
IL avoit RESTITUE aux
dans la Colonie , un terrein
introduits ,ily y a vingt-cing ans,
au môle Saint-Nicoleur avoit été diltribué à cette époque
L'INTENqui
ceux-ci avoient éié DÉPOUILLIS par
las, & dont
terrein 2000 liv. de ferme. Ce terrein
DANT, qui tiroit de ce
FOIS.
vient de leur être retiré pour LA SECONDE
DU XVII CHEF.
PIECES JUSTIFICATIVES
A U D OMAINEI DU
RÉUNIONS TYRAXXIQUES
VIEUSES.
F RAUD
RoI, ET CONCESSIONS
de M. de la Ingerne à la Chambre d'AgricultureDépéche
Verfailles, 12 Février 1789.
au Confeil du Roi la demande que
J'AI rapporté, Meffieurs, ,
m'a chargé de
Y
fait préfenter. . - Sa Majefté
vous m'avez
vous annoncer fes décifions.
FONDÉES furl'arrêt de réVos reptéfentations lui ont paru
a rendu
Confeil Supérieur de Saint-Domingue
glement quele
le 9 Novembre 1787.
(1).
étoit tomté dans une erreut. INVOLONLE Roi a penfé qu'il
efprit de la loi. Sa MATAIRE , & s'étoit écarté du véritable de ne point décourager
jelté a confidéré combien il importe
conceffionnaires les
Ics Cultivateurs, & d'affurer aux SECONDS
les conceffruits de leurs travaux & de leurs avances , lorfque
ANTÉRIEURS ne fe font point mis en regle, lorfqu'ils.
fionnaires
tetreins, ainfi qu'il
de faire borner &c arpenterleurs
ont négligé
le titre même qu'ils invoquent tardiveleur eft prefcrit par
le Roi; & après
ment. Tels font les motifs qui ont déterminé
générat la Mardelle avoit provo-
(t) C'EST celui que le commodité. procurenr 7 & dont le prononcé avoit préqué pour fa plos grande affreufe maxime 1 Goxcafion Jur consefion ne yaut.
fendu confacrer cette
- ASR
qu'il
de faire borner &c arpenterleurs
ont négligé
le titre même qu'ils invoquent tardiveleur eft prefcrit par
le Roi; & après
ment. Tels font les motifs qui ont déterminé
générat la Mardelle avoit provo-
(t) C'EST celui que le commodité. procurenr 7 & dont le prononcé avoit préqué pour fa plos grande affreufe maxime 1 Goxcafion Jur consefion ne yaut.
fendu confacrer cette
- ASR --- Page 98 ---
(94)
rendu, l'arrêt du
avoir CASSÉ , comme IXCOMPÉTENMENT du 9 Novembre 1787,
Confeil Supérieur de Saint-Domingue, maniere CONFORME A
Sa Majefté a fixé la Jurifprudence d'une
dans un arrêt de fon Confeil d'Etat, que j'enVOTRE VEU,
de Saint-Domingue, pour y êtrc
voic au Confeil Supérieur
enregifiré.
à la Chambre d'Agriculture. PortLettre des. Adminifarateurs
au-Prince > 12 Ayril 1789.
a rétabli, à l'égard des conceffions, les principes
SA Majeflé s'ÉTOIT ÉCARTÉ, & vos repréfentations ont été
dont le Confeil
Nous n'avons pas encore reçu le nouvel
pleinement accueillies.
arrêt du Confeil d'Etat.
Délibération du Comité du Nord,dn II Mars 1789.
le COMMERCE DES RÉUNIONS au domaine du
POURVU que
V'Intendant trouve tout pour le mieux.
Roi ne languiffe point,
illa fait FRUCAvant lui, cette branche n'étoit pas connue;
delà
de fes efpérances. Un fieur WANTE,
TIFIER au
peut-être
CONCESSIONS faites fur
fon faifeur, a obtenu &: poffédé SEIZE les femaines IS àz0
réunions. Les Gazettes contiennent tcutes
n'eut plus D'AJamais Adminifirateur
demandes en réunions.
MOUR DU BIEN public.
Lettre du Comité du Cap , 2 Aoit 1789.
font poffedés du démon des RÉUNIONS. Réunion
CES gens-là
des Adminifrateurs, , réunion des
des CONSEIIS dans la main
de n'êcte pas les
CAISSES s réunion des TERRES. Le moyen
on RÉUNIT TOUT dans fes mains :
maitres abfolus, quand
Lettre du Comité du Nord , 24 Avit 1789.
DEPUIS le départ de M. du Chilleau, ce MALHEUREUX,
2 Aoit 1789.
font poffedés du démon des RÉUNIONS. Réunion
CES gens-là
des Adminifrateurs, , réunion des
des CONSEIIS dans la main
de n'êcte pas les
CAISSES s réunion des TERRES. Le moyen
on RÉUNIT TOUT dans fes mains :
maitres abfolus, quand
Lettre du Comité du Nord , 24 Avit 1789.
DEPUIS le départ de M. du Chilleau, ce MALHEUREUX, --- Page 99 ---
SA ASSZO
SR - A
(95)
fr les réunions fon COM
MARBOIS vient de recommencer
afTez vOUS
contre lequel vous nc fauriez
MERCE DE WRIGAND,
AU DISESPOIR.
ÉLEVER ;1 il y a de quoi nous RÉDUIRE
Lettre du Comité de LOuef , 9 Septembre 1789.
habitans défirent le plus la RÉFORMAUN des ABUS dontles
M. du Chilleaules
fontles
EN RIUNION.
TION, , ce
pourfuites fa fignature; DEPUIS SON DÉavoit fulpendues , en refufant
même vous
& nous pouvons
PART, elles fe renouvellent,
d'unc DÉCISION DU MIASSURER que c'eft en conféquence RECOMMANDER d'avifer
NISTRE. Nous ne pouvons trop VOUS faire ceffer cette efpece de
aux moyens les plus prompts pour & AVOUÉ par tout le
BRIGANDAGE.
Il eft reconnu
DE BRAStoutes les terres de la Colonie manquent
monde que
travailler aux progrès de la
Dans cet état, ce n'eft donc pas anciens concelionnaires,
d'enlever les terres aux
culture , que
qui n'ont pas plus de moyens
pour les donner à des nouveaux
le feul objet de
de les mettre en valeur : aufi voyons-nous ATROCES que qui en ont
& detoutes les injuflices
cette RIGUEUR,
favorifer UN TRAFIC de nouvelles réuécé la fuite, élé de
la néccfité D'ARRÂTEK
nions. Vous fentirez, comme nous ,
CE DÉSORDRE.
Lettre du Comité du Nord , IS Septembre 1789.
SUPPRIMÉ les demandes cn réunion de
M. du Chilleau avoit
le légitime propriéterrcin, qui ne tendoient qu'à dépouiller del'intendant, peut-être
entichir des CRLATURES
taire, pour
fous des noms fuppofés
Cette
PIntendant LUI-MÈME ,
& les demandes fc renoufupprellion vient deuentvoQuir,
vellent.
feuille du Port-au-Prince ,1 no. 37.
Affiches américaines,
en réunion un terrein de
M. Jean-François GÉRARD pourfuit
de Piymouth.
tsoo pas carrés , fitué au quartier
-
iller del'intendant, peut-être
entichir des CRLATURES
taire, pour
fous des noms fuppofés
Cette
PIntendant LUI-MÈME ,
& les demandes fc renoufupprellion vient deuentvoQuir,
vellent.
feuille du Port-au-Prince ,1 no. 37.
Affiches américaines,
en réunion un terrein de
M. Jean-François GÉRARD pourfuit
de Piymouth.
tsoo pas carrés , fitué au quartier
- --- Page 100 ---
(965
en Parlement, demeurant en cette ville,
M. WANTE,Avocate
fitué au fieu
en réunion un terrein de I2CO pas carrés,
pourfit
Pointe, QUARTIER DE NIPES,épennommé le Boucan-à-laconcédé ci-devant au
dance de la paroiffe de PAnfe-d-Veau,
fieur PENIER FILS..
(1).
habitant au quartier de PAlle, pourfuit en
M. MORGAND,
fitué au lieu nonmé lé
réunion un terrein de ICOO pas carrés,
de la
Boucanci-is-Pointe, QUARTIER DE NIPES, dépendance
concédé ci-devant à la demoifelle
Paroiffe de PAnfeà-Veau,
ANNE PENIER.. -
demeurant en cette ville, pourfuit en réunion
M. ALOTE,
de ia Selle.
TROIS TERREINS fitués à la montagne
demeurant cn cette ville , pourfuit en réuLe fieur BERARD,
en carré, fitué à la
nion un terrein pour culture, 3 de IOOO pas
montagne de la Selle-,
Ajfiches américaines, no. 45.
CONFORNÉMENT à lordonnance de MM.les ADMINISTRAdu 25 Oltobre 1786, le fieur HUBERT, demeurant en
TEURS,
réunion un terrein fitué dans le quattier
cette ville, pourfuit en
de la nouvelle Touraine..
Adelatde-Louife LERAUX, demeurant à Jacmel,
LA nommée
terrein
culture, de IOCO pas carpourfuit en réunion un
pour
riviere
rés, oul la valeur, ftué dans les hauteurs de la grande
deFel.
Le fieur YTAS, demeurant au quartier & paroiffe des Gonafves * pourfuit en réunion un terrein de cent carreaux.
Nos Commettans nous ont obfervé que les fieurs Wante &
(x) étoient ies courtiers fevoris de M. de Marbois dans fon comMforgand des réunions. On voit ici que ces deux amis avoient fans doute
merce
commune; : car iis demandent a dépouiller une
imaginé une fpéculation
d'étre voifins,
Smille entiere, pour avoir le plailir
M.
des Gonafves * pourfuit en réunion un terrein de cent carreaux.
Nos Commettans nous ont obfervé que les fieurs Wante &
(x) étoient ies courtiers fevoris de M. de Marbois dans fon comMforgand des réunions. On voit ici que ces deux amis avoient fans doute
merce
commune; : car iis demandent a dépouiller une
imaginé une fpéculation
d'étre voifins,
Smille entiere, pour avoir le plailir
M. --- Page 101 ---
FAXEZ NE
R
-
A4
(97)
M. Pierre-Martin LEBRUN, Procureur aut Siége royal de
Jérémie, pourfuit en réunion un terrein pour culture, de la
contenance de mille pas carrés..
en réunion un terrein de mille
Le Geur SEGUIN pourfuit
cartés, fitué à la montagne de la Crique.
pas
EN vertu de Pordonnance de MM. les ADMINISTRATEURS, en
de CC mois, le nommé Etienne LEBRUN, & habitans
datedu 4
en réunion un terrein des millepascarrés.
aux Baradaires,pourfit
EN vertu de l'ordonnance de MM. les APMINISTRATEURS,
en date du 2 de ce mois, M. VIAU DE COLLINE, demeurant en cette ville, pourfuit en réunion trois emplacemens,
fitués en la nouvelle ville du Port-au-Prince.
LES nommés Guillaume & Jean-Baptife CARRIÉ pourfuivent en réunion un terrein de la contenance de cinq cents pas de
large fur fix cents delong.
EN vertu dc l'ordonnance de MM. les ADMIKISTFATEURS,
du 20 Juillet dernier,u pied de la requête à eux préfentée le
16 dudit, le fieur MOREL, demeurant aux Gonaives, pourfuit
en réunion un terrein de cent pas carrés ou cnviron.
LE fieur SOILIER, 3 Huiffier en cette ville , pourfuit en réunion un terrein de mille pas carrés.
CONFORMÉMENT à l'ordonnance de MM. les ADMINISTRATEURS, , du 11 Oâtobre 1786, au pied de requête, le fieur Pierre
DARODES pourfuit en réunion un terrein pour culture, de mille
pas carrés.
un terrein fitué dans les
M. VILLARS pourfuit en réunion
hauteurs de la colline des Vérettes, contenant environ quarante-cing carreaux.
EN vertu d'ordonnance de MM. les GÉNÉRAL &c INTENDANT,
réfidant aux GonaYves , pour*
le fieur PELIASSI, Charpentier,
g
, au pied de requête, le fieur Pierre
DARODES pourfuit en réunion un terrein pour culture, de mille
pas carrés.
un terrein fitué dans les
M. VILLARS pourfuit en réunion
hauteurs de la colline des Vérettes, contenant environ quarante-cing carreaux.
EN vertu d'ordonnance de MM. les GÉNÉRAL &c INTENDANT,
réfidant aux GonaYves , pour*
le fieur PELIASSI, Charpentier,
g --- Page 102 ---
*
(98)
réunion un terrein de mille pas' carrés s ou la vafuit en
leur. .
réfidant aux GonaTves, pourfuit en réuLE fieur BALLAIN
de
carhatte, de la contenance cinquante
nion un terrein pour
reaux ou environ. .
d'ordonnance de MM. les ADMINISTRATEURS, le
EN vertu
BENARD, Négeciant en cette ville,
fieur Robert - Augufe
pourfuit en réunion un terrein de 1500 pas en carré..
d'ordonnance de MM. les ADMINISTRATEURS,
EN vertu
à PAile ,-pourfuit en réunion
le feur MORGAND (1),habitant
un terrein de 8co pas en carré , pour culture.
demeurant au quartier & paroiffe des
LE fieur MONLEUIL, réunion un terrein de cent carGonaives, pourfuit en
reaux. e
en réunion un emplacement fitué en
LE fieur BLIN pourfuit
cette ville, contenant 120 pieds carrés.
nommé THIERY pourfuit en réunion un terrein pour hatte
LE
& corail, de 150O pas carrés. .
Extrait d'une requéte de M, Roufeau de la Gautraye > propriétaire-planteur de la province du fud, aux Repréfentans dela
Etats Généraux du Royaume. A Cavaillon 2
Colonie aux
IO Mars 1789.
Rouffeau DE LA GAUTRAYE, Capitaine de MiLE foufigné
de Cavaillon, & L'UN DE SES
lices, habitant de la paroiffe
cn réunion un terrein de I5OO pas
FLECTEURS, y a pourfuivi
Domaine
carrés fur la dame NOGUEZ.Le terrein a été réuni au
eft de la
de croire que le POURSUIdu Roi. .
Il
juftice
(1) L'ASSOCIÉ du fieur Wante > lun de fes préte-noms.
RAYE, Capitaine de MiLE foufigné
de Cavaillon, & L'UN DE SES
lices, habitant de la paroiffe
cn réunion un terrein de I5OO pas
FLECTEURS, y a pourfuivi
Domaine
carrés fur la dame NOGUEZ.Le terrein a été réuni au
eft de la
de croire que le POURSUIdu Roi. .
Il
juftice
(1) L'ASSOCIÉ du fieur Wante > lun de fes préte-noms. --- Page 103 ---
N A48 AS
E A W
(99)
da obtenircette: nouvelle conceflion : ch bien , c'cft une
VANT a
plus d'un mois après, & fous fes
erreur, elle a étéaccordée
Chef du Burcau des
yeux, AU SIEUR WANTE, maintenant
&
lors SECRÉTAIRE particulier de M. l'intendant.
fonds, pour s'ett Crli autorifé i Jui en faire les plus fnLe Geur Roufleau
en lui repréfentant que lc public ne pourroità
glans reproches ,
ne
l'avenir regarder lc réglement auquel ii avoit coopéré 1 pour
dire DONT II. FTOITL'AUTECR, que comme unc amorce
pas
DÉPOUILLER un honnèce habitant, pere d'une
trompeufe pour
nombreufe fmitle , S CRATIFIER de ies dépouilles LHI homme
années auparavant, pour le foultraire au paiequi, , quelques
quittéla mere-patrie.
ment de fcs dettes , avoit FURTIVENENT
Ce digne PROTÉGÉ & un fien affocié > nominé MORGAND,
en réunion & obtenu les concefions de divers
ont peurfuivi
terreins qu'ils ont VENDUS à très-haut prix.
de
fous les coups de L'ARBILE ficur Rouffeau, obligé plier
filence'; mais au bruit
TRAIRE,Sétoit réfigné au plus profond
des ETATS-GENERAUX, il fe réveille, & pric
de PATemblée
de Saint-Demingue, de
fes dignes compatriotes LES DIPUTÉS
vouloir bien fe charger de faire part du morifdefi doléance, &c
d'en dépofer les picces au foutien (1).
Au nombre des pieces dépofées au Comité des rapports, 2 fe trouvent,
(I)
du fieur de la Gautraye à MM. de la Luzerne & de
I. La requite
Marbois, du 5 juillet 1786.
faite le Sénéchal de Saint-Louis du Sud. 1 du 2 OC2. L'enquète
par
tobre 1786.
Les conclufons du Procureur du Roi, du 5 du même mois.
3.
L'avis du Commillaire du Tribanal-terrier, du 6 idem.
4Enfin 'Ordonnance du 27 décembre 1786, fignée la Luzerne &
5.
ia réunion du terrein pourfuivi, lequel fut
Marbois 1 qui prononce
au fieur Yane 2
concédé par ces Adminiftrateurs en janvier 1787,
Secrétaire intime de M. PIntendant,
g 2
ASC
ufons du Procureur du Roi, du 5 du même mois.
3.
L'avis du Commillaire du Tribanal-terrier, du 6 idem.
4Enfin 'Ordonnance du 27 décembre 1786, fignée la Luzerne &
5.
ia réunion du terrein pourfuivi, lequel fut
Marbois 1 qui prononce
au fieur Yane 2
concédé par ces Adminiftrateurs en janvier 1787,
Secrétaire intime de M. PIntendant,
g 2
ASC --- Page 104 ---
1ool )
Zettre du ficur Robert à M. de la Gautraye. Port-au-Prinse,
20 Mai 1787.
MONSIEUR , M. Wante, décidé à yendre fa terre, & vous
donné fa parole d'honnear de vous en donnerla préféayant
en conféquence à vous en prévenir, &vous
rence,m'engage de QUARANTE MILLE LIVRES, qu'il dit
L'OFFRIR pour prix
offert à M.
Je lai fort
être cclui que vous cn avez
Nogués.
affuré du contraire; mais ii infifte A LE CROIRE. Veuillez me
faire part dc ves'réfolutions à ce fujet.
Extrait de la lettre du fieur Labiche de Gipoulou à M. de la
Gautraye. 17. Ayril 1783.
M. WANTEm'a fait demander, &c m'a propofé de me vendre
cette tcrre s payable A RENTE, fans me dire le prix. Ce noyen
eft lc'feul qui puiffe mc convenir, n'ayant pas CINQ CENTS
PORTUGAISES à lui compter, prix qu'il vouloit LA VENDRE à
M. Maffe.
Extrait d'une Zettre du fieur Torris, Secrétaire de IIntendance, au fieur du Lion; habitant au Port-au-Prince.
27 Janvier 1788.
MA pofition n'eft pas beaucoup plus avantageufe quecelle des
CAYES. Il n'ya que Pefpoir de mon avancement qui m'engage
à refter près de M. PIntendant. Les appointemens que j'y ai
font trop modiques , & les dépenfes trop grandes , pour que
la place quej'ai maintenant puiffe me fixer.
UN de mes amis, qui eft PRÈS des. Adminifrateurs, s'eft fait,
PAR LES RÉUNIONS qu'il a obtenues dans le courant de T'année
dernierc, plus de TROIS CENT MILLE liv., en lcs REVENDANT
luiont été ACCORDÉES.Jeferois bien aife dc fuivre
après qu'elles
SON EXEMPLE. Si vous aviez, par hafard, ou par quelqu'un
grandes , pour que
la place quej'ai maintenant puiffe me fixer.
UN de mes amis, qui eft PRÈS des. Adminifrateurs, s'eft fait,
PAR LES RÉUNIONS qu'il a obtenues dans le courant de T'année
dernierc, plus de TROIS CENT MILLE liv., en lcs REVENDANT
luiont été ACCORDÉES.Jeferois bien aife dc fuivre
après qu'elles
SON EXEMPLE. Si vous aviez, par hafard, ou par quelqu'un --- Page 105 ---
ANES A 2A
RNA €
- 2
A
IOI )
de terrcins SUSCEPTIRLES de
de vos amis, CONNOISSANCE de COMPTE à. DEMI avec le
ferois lcs pourftites
réunion , j'en
d'avance que la réullite m'cn
plus grand plailir. Je mc perfuade de n'envoyer LES NOMS
il ne s'agiroit que
fcroit FAVORABLE;
1'ENDROIT oi eft fituée la terre,
du premier Conceffionnaire, 3
avoir été accorque la concefion peut
& le TEMPS approchant
prendre au Greffe
, je pourrois
déc. Avec ces RENSEIGNENENS,
à-mème de
l'Intendance les connoiffances qui me mettroient
dc
en réunion la forme qu'elle
donner àla REQUÉTE de demande
(1).
SIGNÉ Torris, Secrétaire àlIntendance
exigeroit.
horreurs dont la députation de Saint-Do-
(r) VOILA pourtant les
d'être la dinonciatrice. Voila le ver
mingue a reçu la million exprege
coloniale. .
fourden
rongeur qui minoit fourdement la conflitution Les Bureaux de TAdminiffns pudeur.
ment 7 j'ai tort : ouvertement, l'on voit, le magafin public des dépouilles des
tration étoient, comme
étoit devenu Parfenal de
malheureux calons. Le greffe de lIntendance
la cupidité,
d'Adminifraters qui autorifent par
QUELLE idée pent-on fe former
le trafic honteux des proleur filence, ou encouragent par Pimpunité une loi, Jage, en la faifant fervit
priétés les plus facrées, qui déshonorent Et diront-ils qu'ils ignoroient
àla deftrudion d'une loit naturelle. Je leur répondrai, 1 pourquoi ne
ces abus cachés , ces délits, fiubalternes? M. du Chilleau a découvert
faviez-vous pas, en 1786 & 1787, ce que
en débarquant en 17882 :
ces excès. ne font pas venus jufqu's
ET le Miniftre me dira-t-il que du Chilleau lui en a rendu compte, que
Zui ? Je lui répliquerai que M.
les excès ont reparu, & que la
nous les lui avons démoncés - & que avoit oppofée quelques momens,
barriere infufffante que la vertu leur
vertueux. Je rougirois
le départ de Thomme
a été renverfte depuis des détails de ce brigandage, fi le motif qui
d'avoir fouillé ma plume
le cours 1 & les ordres unanimes &
n'anime - l'efpoir d'en arrêter
jufqu'aux exprefmille fois répétés de nos Commettans - n'anobliffoient délits.
feules pouvoient rendre de femblables
fions viles 1 qui
Pieces Jufificativer
esenist
Je rougirois
le départ de Thomme
a été renverfte depuis des détails de ce brigandage, fi le motif qui
d'avoir fouillé ma plume
le cours 1 & les ordres unanimes &
n'anime - l'efpoir d'en arrêter
jufqu'aux exprefmille fois répétés de nos Commettans - n'anobliffoient délits.
feules pouvoient rendre de femblables
fions viles 1 qui
Pieces Jufificativer
esenist --- Page 106 ---
(10s)
PIECES JUSTIFICATIVES DU XVIII. CHEF.
DIVISION ENTRETENUE PAR IE MINISTRE ENTRE
IES DÉPUTÉS DE LA COIONIE ET LES COIONS,
ALATÉRIELLE D'UN ACTE
ET FAISIFICATION
D'oU DÉPENDOIT IE SORT DE SAINTDOMINGUE.
Eztrait d'une lettre de M. de la Iugerne aux Députés de
Sainz-Dumingue. Verfailles, 19 feptembre 1789.
J'AI reçu, MESSIEURS, le projet de réglement provifoire
la convocation d'une Affembléc coloniale à Saint- Dopour
mingue. LORSQUE MM. LES COLONS RÉUNIS A PARIS M'AURONT ADRESSS LES PROPOSITIONS QU'iLS PEUVENT AVOIR
A FAIRE A CET ÉGARD 3 je m'emptefferai-de mettre lc tout
fous les yeux du Roi & de fon Confeil (I).
Extrait d'une Zettre de M. de la Lugerne a la Société des
Colons frangois. Verfailles, 19 feptembre 1789.
JE reçois s MESSIEURS 3 la Iettre que vous m'avez fait
Phonneur de m'écrire en date du 16 de ce mois, & le projet
de réglement provifoire qui y cft joint. JE ME HATERAI *
COMME VOUS LE DÉSIRE7., dc le mettre fous les yeux du
Roi & de fon Confeil (2).
(I) PAR cette lertre 1 M. de la Luzerne fufpendoit fa décifion jufqu'a
ce qu'il eit confulté le veeu des Colons réunis a Paris , & cependant ce.
vou lui étoit déjà connu 1 puifque ce môme jour 19 feptembre il leur
écrivoit la lettre dont extrait ci-deffus.
(2) AINSI, fans le vau des Colons françois réunis à Paris 1 fans mifSon 1 le vceu des Repréfentans avoués de Saint-Domingue cit étè radicalement nul aux yeux du Miniftre des Colonies: Au farplus, toure fa
correfpondance avec la Société, des colons porte lc cachet d'un em-
déjà connu 1 puifque ce môme jour 19 feptembre il leur
écrivoit la lettre dont extrait ci-deffus.
(2) AINSI, fans le vau des Colons françois réunis à Paris 1 fans mifSon 1 le vceu des Repréfentans avoués de Saint-Domingue cit étè radicalement nul aux yeux du Miniftre des Colonies: Au farplus, toure fa
correfpondance avec la Société, des colons porte lc cachet d'un em- --- Page 107 ---
ARSZA AS
EA
A SA
(103)
de M. de la Iugerne 2 la Sociéié
Extrait d'une frcondeldeure Verfuilles, 26 fsptembre 1789.
des Colons frangois.
depuis deux ou trois jours,
3'ETOIS PRÉT, MESSIEURS, à rapporter votre demande
commeje VOUS L'AVOIS PROMIS, Jc vous annonce avec plaific.
au Confeil d'Etat. :
: ANSOLUMENT TELC QUE vOUs LE
qu'un mode de convocation lc Roi. Il m'a chargé de porter
DISIRIE7, a été agréc par
entierement réConfeil un projet de régiement
à
demain au
-uns de vous pouvoient paffer
digé ;
* f quelques ferois part AVEC LE PLUS GRAND
Verlailies, je leur cn
PLAISIR 1).
à li Solettre de M. de la Iugerne
Extrait d'nne troifieme Veefailles; 27fiptembre 1789.
ciété dcs Colonsfrangois.
MESSIEURS, que fur les
AVEC PLAISIR,
€ JE vous annonce
demande aux Confeils d'Etat,
rapports que j'ai faits de votre le Roi a bien voylu autorifer
du 25 & du 27 de ce mois, d'une Alfemblée génétale,
la convocation
SUR LE
à Saint-Domingue DESIRIEZ. Je vais faire expédier
COMME vOUS LE
les ordresmécelltires, &cj'aura?
CHAMP aux Adminiftrateurs
(2).
foin qu'ils partent INCESSAMMENT
à eux-mêmes une falutaire déprefrement qui auroit di leur infpirez honnètes comme nos compatriotes, 7
fance, - f des hommes loyaux & ce mot célébre & trop vrai: Timeo
avoient eu fans cefTe fous les yeux
Danaos e dona ferenses,
de la demande des CoIL n'ef quefion comme l'on voit 1 que aux Députés de la
(1)
M. de la Luzerne ne fonge pas plus
lons françois. s'ils n'exiftoient pas.
Colonie , que
n'étoient pour rien dans
QUELLES recherches ! Et les Députés Colonie puiffante on
(2)
L'on convoquoit une
1 on fe hâtoit
toutes ces prévenances mode d'Affemblée générale on lordonnoit: féante ne
imaginoit un
Nationale préfente &
lordre, & T'Affemblée
d'en expédier
fuvoit rien de tout cela
g 4
-
ons françois. s'ils n'exiftoient pas.
Colonie , que
n'étoient pour rien dans
QUELLES recherches ! Et les Députés Colonie puiffante on
(2)
L'on convoquoit une
1 on fe hâtoit
toutes ces prévenances mode d'Affemblée générale on lordonnoit: féante ne
imaginoit un
Nationale préfente &
lordre, & T'Affemblée
d'en expédier
fuvoit rien de tout cela
g 4
- --- Page 108 ---
(104)
Eztrait d'une lettre de la Société des Colons
M. Ze Comte de la Lugerne.
frangois à
Paris, 3 odobre 1789
Nous avons reconnu, s Monfeigneur, une nouvelle
de vos DISPOSITIONS
preuve
FAVORABLES dans la PROMPTE
dition des lettres de
expéconvocation. Le duplicata contrefigné
par vous, 3 fcellé du fceau du département de la
été, fuivant votre intention, , remis à M. de
Marine, a
au zele
Saint-Germain,
duquel notre Affemblée S'EN
fiance (E).
RAPPORTE avec conExtrait d'une très-longue Zettre de PAfemblée
du Nord aux
provinciale
Afastdsprerinciades. de L'Ouefi 8 du Sud.
Au Cap, ce 24 décembre 1789.
MESSIEURS, les dépêches de M. le Comte de la Luzerne
s
[Il AINSI, le Miniftre s'étoit chargé de faire paffer diredtement
primara de cette dépêche importante 7, & il remettoit le duplicata le
Çolons réunis à Paris, pour charger un de leurs membres d'en étre aux
porteur! Ces pauvres Députés à P.ATemblée Nationale étoient
le
qui n'étoient chargés de rien vis à-vis de leurs Comettans, Les feuls
IL ef important d'obferver que la convocation
quée le 26 feptembre au Confeil
miniftérielle, 1 fabri-.
d'Etat, a été expédiée le 3
pour Saint-Domingue. M. de la Luzerne n'a eu que le
odobre
la communiquer aux Colons françois, telle
temps iute de
qu'elle avoit éte
par eux, & de la fallifier enfuite, 1 en y ajoutant quatre articles Propofée,
ils n'curent pas la plus légere connoiflànce.
dont
EN mars' 1790, PAffemblée Nationale s'ef aulli avifée de
autre mode de convocation pour fes Colonies. Le dernier décret décréter un
rendu le 28 mars.
Eh bien , le. bitiment n'eft
a été
le 28 avril; ; ce qui prouve
parti de Breft que
plus
que fi P'expéditionnaire de la Nation écoit
fidele, l'expéditionnaire du Confeil d'Etat étoit plus diligent.
ENFIN ces' dépèches du 27 feptembre 1 parties le 3 odtobre, 1
ies mers. La lettre de lAlfemblée
palferent
ment elles, furent
ptovinciale du Nord prouvera coma
reçues à Saint-Domingue.
28 avril; ; ce qui prouve
parti de Breft que
plus
que fi P'expéditionnaire de la Nation écoit
fidele, l'expéditionnaire du Confeil d'Etat étoit plus diligent.
ENFIN ces' dépèches du 27 feptembre 1 parties le 3 odtobre, 1
ies mers. La lettre de lAlfemblée
palferent
ment elles, furent
ptovinciale du Nord prouvera coma
reçues à Saint-Domingue. --- Page 109 ---
FANSSZ N
M
- MN
(1 1OS )
méfance nous a fait ouvrir, & que nous nous
qu'une JUSTE
publiques, pour faire connoitre
fommes emprefffs dc rendre
de cC
& DESPOTIQUE
le caraétere FAUX, MALVEILANT, befoin de commentaire pour perMiniftre,n'ont fus doute
fonne.
des traces bien marquées de cC
ToUT le monde y 1 vu
de FAIRE d'une famanège G familier au génie miniftériel,
FAIRE de Pautre.
çon, & de PAROITRE
la DUPLICITÉ de ces deux
ToUT le monde a remarqué
5 comme fi
Pune miniftérielle 3 & l'autre particuliere
lettres ,
fonaion de Miniftre, pouvoit écrire auun Miniftre qui fait
commc fi cclui qui fc dit l'ortrement que comme Miniftre;
font UNE, pouvoit
des intentions du roi, lefquelles
gane
avoir DEUX LANGAGES.
obfervé comme la lettre particuliere exTOUT le monde a
miniférielle ; celle-ci, prife
plique & ENPOISONNE la lettre
rapprochée
les intentions les plus pures;
ifolément, , refpire
c'elt LE COMBLE DE LA PERFIDIE.
de la lettre particuliere,
le monde a imaginé fans peine cC
. TOUT
innoyations les plus fuM. de la Luzerne entend par
des
que
On n'ignore pas qu'il eft un
plus
neftes à la Métropole.
Onn'a pas oublié qu'il
zélés défenfeurs des lois prohibitives. de M. du Chilleau pour la
A FAIT CASSER les ordonnances
du Sud, & des
des negres dans la partie
libre importation
Mais ce qu'on ignore peut être,
farines dans toute la Colonie.
a été CASSÉE dans le
c'eft que la premiere de ces ordonnances DÉPUTÉS de la CoGRAND SECRET, 3 & à I'INSÇU DES
plus
fait des reproches TRÈS - AMERS.
lonie, qui lui en ont
LE projet d'ordonnance pour cette
QUE DE M. DE LA LUZERNE SEUL; ;
convocation n'eft figné
de ce Miniftres
ordre du Roi n'eft joint aux dépéches
aucua
EANT
toute la Colonie.
a été CASSÉE dans le
c'eft que la premiere de ces ordonnances DÉPUTÉS de la CoGRAND SECRET, 3 & à I'INSÇU DES
plus
fait des reproches TRÈS - AMERS.
lonie, qui lui en ont
LE projet d'ordonnance pour cette
QUE DE M. DE LA LUZERNE SEUL; ;
convocation n'eft figné
de ce Miniftres
ordre du Roi n'eft joint aux dépéches
aucua
EANT --- Page 110 ---
(106) )
de
trouvé SINGULIER que M. de
TOUT le monde a plus
RISIDANS A PARIS,
la Luzerne préfente ie voeu des COLONS
d'une TRES- PETITE PARTIE de la Colonie,
c'eft-à-dire,
ENTIERE, lorfqu'il dit que
comme le vou de LA COLONIE
eux-mémes.
ce mode eff celui que les Cilons ont jouhaité
fouvoulcit accordes à la Colonie le veeu qu'elle
Puifqu'il
& non en France, qu'il
haitoit, c'étoit à Sain:-1 Damingue,
Colons réfidans à
fur cela la Cclonie 5 les
devoit interroger
Paris NE FONT PAS LA COLONIE.
établir des
M. de ia Luzerne devoit donc commencer par elles DU
Affemblées Provinciales qui euffent convenu entre
mode de convocation d'une Affembléc Coloniale,
MEILLEUR
changemens à faire dans
& qui euffent préparé les grands
LE CORPS DE
l'adminiltrasion de la Colonie. C'eft ce que
n'a ceffé dc lui demander, & ce qu'il a
LA DÉPUTATION
de convocation d'une fimple
conflamment REFUSÉ. Son projet
générale, & le mode de cette convocaaffemblée prétendue
PAR SEPT DÉPUTÉS, parmi
tion, n'ont été approuvés que
SEUL ayant voix
lefquels il ne s'en eft même trouvé QU'UN
à l'Afemblée Nationale, &c encore ce projet,
délibérative
font-ils uniquement l'ouainfi que CC mode de convocation, le Minifire a eu l'adreffe
vrage. DES COLONS DE PARIS que.
pour poude SUSCITER contre les Députés de la Colonic,
alternasivement les uns aux autres ; car
voir LES OFPOSER
cctte maxine de tous les
M. de la Luzerne n'ignore point'
diyide &
cherchent à perpétuer leur tyrannie,
tyrans qui
l'union efle féau des tyrans,
impera, divifer pour regner; 5
exemple fous fes yeux.
&: M. de la Luzerne en a un grand
eft fi fort L'oumode de convocation dont il s'agit
Le
Colons de Paris, que M. de la Luzerne 3 après
VRAGE des
DÉFUTÉS à ces colons dans fa.
avoir d'abord ACCOLÉ LES
miniftérielle, fnit par ne
lettre particuliere & dans fa lettre
d'ordans fon projet
faire mention QUE DE CES DERNIERS
donnance.
de
ToUT le monde a fur-tout reconnu la MÈCHANCETÉ
a un grand
eft fi fort L'oumode de convocation dont il s'agit
Le
Colons de Paris, que M. de la Luzerne 3 après
VRAGE des
DÉFUTÉS à ces colons dans fa.
avoir d'abord ACCOLÉ LES
miniftérielle, fnit par ne
lettre particuliere & dans fa lettre
d'ordans fon projet
faire mention QUE DE CES DERNIERS
donnance.
de
ToUT le monde a fur-tout reconnu la MÈCHANCETÉ --- Page 111 ---
ASA C
B A - PrW AAA
(107 )
d'alterdans l'efpece
& DANGEREUX,
de CONce Minifiremalfifant
mettre, entre la nicelité
native oû il voudroit nous
& la crainte de nous
à endurer fou defpotifme ,
TINUER
ENNEMI INTÉRIEUR. .
voir attaquer par notre
lui cft échappé dans fa lettre particuliere
. IL
de fes inquicuudes. Il ne peut
qui décele le fujet
une exprefion
Colons de Saint-Domingue auroient
pas fc difimuler queles
contre le gorvernement, , fi
raifon d'étre INDISPOSSS
leur
de
quelgue
à leurs défits, cn
permettant
on ne fe prôtoit point
fubliftc déjà tout cnticre, puifs'affenbler. Mais cette raifon dc lettres de convocation, 3
qu'on ne leur a point cnvoyé
du royaume, pour
des autres provinces
comne aux françois
leurs Diputés s & qu'ils ont
s'affembler al'effet de nommer
cet effet; &c
été obligés de saffembler D'EUX-MÉNES d'autres, pour tirées des
à cette raifon s'en joignent une infinité
s'eft permifes
VEXATIONS fans nombre que le Gouvernement &c dont LES PLUS
dans tous les temps à Saint- Domingue 3
& fous
F'ADNINISTRATION
CRIANTES ont eu lieu pendant
n'a jamais connu
de M. de la Luzerne , qui
laiffer
le MINISTERE
la Colonic ; favoir, de
QU'UNE NANIEREde gouverner
feur de Marbois 9
,SA CRÉATURE,le
faire en tout fon protégé
SORT que les Foulon
a failli auffi à éprouver LE MÉME
qui
& les Bertier.
MESSIEURS, ce quc' le public a recueilli fans pcine
VOILA, de M. de la Luzerne.
des dépèches
1". UNE convocation SUSPECTE.
de l'Affemblée Nationale.
:". POINT DE SANCTION
même qui manifefte le veeu DU RoI.
3°. RIEN
MINISTRE SEUL (1). A meCETTE opération eft DU
4°.
avec tant de
L'ASSEMBLÈE Provinciale du Nord - en sénongant encore - ainfi
tt) devincir lauteur à fon fyle, quoigu'elle ignorit
n'avoit
juttene,
ainli que a Société des Colons 2 que le Minittre
que ies Députés 2
-
SANCTION
même qui manifefte le veeu DU RoI.
3°. RIEN
MINISTRE SEUL (1). A meCETTE opération eft DU
4°.
avec tant de
L'ASSEMBLÈE Provinciale du Nord - en sénongant encore - ainfi
tt) devincir lauteur à fon fyle, quoigu'elle ignorit
n'avoit
juttene,
ainli que a Société des Colons 2 que le Minittre
que ies Députés 2
- --- Page 112 ---
ro8 )
fure que fon defpotifme expire, fon génie infidieux fe développe.
s°. LES mifives prouvent que le Miniftre tente à la
TROMPER & la Colonie & LES DÉPUTÉS.
fois de :
QUI LUI ONT RÉSISTÉ, & le parti d'Américains qu'il n'avoit SÉDUIT
FLATTÉ que pour le mettre en oppofition avec les
ET
Députés.
Extrait d'une Zettre de M. le Comte de la
Lugerne aux Deputés de Saint-Domingue. Verfailles, 20 aoit 1789.
Vous m'avez témoigné, MESSIEURS, déffrer
que je ne
perdiffe pas un moment à mettre fous les yeux du Roi & de
fon Confeil l'extrait de vOS délibérations , en date du II
août 1789, que vous m'avez apporté hier 19 du mnême mois.
J'en ai rendu compte dès le même
il
jour. .
. a MAIS
a été remarqué > & j'ai été chargé de vous annoncer
qu'on ne peut prendre en confidération une demande auffi
importante, d'après ce que m'ont expofé verbalement quelques-uns de MM. les Députés de Saint-Domingue, ou fur un
fimple extrait de délibérations qui paroiffent n'avoir été prifes
que par dix d'entre eux.
IL eft indifpenfable que vous en expofiez l'objet dans une
requéte adreflée au Roi ou à fon Confeil, &c que cette piece
foit fignée par prefque tous MM. les Députés qu'a envoyés
cette Colonie, ou au moins par les fix que l'Afemblée Nationale a admis. .
- Il vous eft facile deremplir la fornie
ufitée 8: effentielle que je vous indique (1).
pas. craint de les tromper tous, en ajostant à la rédadion convenue &
agréée par le Roi, quatre mortels articles qui empoifonnoient tous. les
autres. La minute & la variante font dépofées en original, comme des
preuves irrécufables de la plus criminelle des infidélités.
(1] CETTE lettre du Miniftre étoit relative a ia propofition d'affems
bler la Colonie. Il trouvoit cette derande trés-imgortante. Il n'ofcis
. craint de les tromper tous, en ajostant à la rédadion convenue &
agréée par le Roi, quatre mortels articles qui empoifonnoient tous. les
autres. La minute & la variante font dépofées en original, comme des
preuves irrécufables de la plus criminelle des infidélités.
(1] CETTE lettre du Miniftre étoit relative a ia propofition d'affems
bler la Colonie. Il trouvoit cette derande trés-imgortante. Il n'ofcis --- Page 113 ---
AX
- ENA 3
- AA
(109)
coloniale à Saint-Domingues
Convocation d'une ADemmblée
CONCERTÉ le Miniftre cn SUBSTI+
D'ABORD, att préambule
mais qui fent bien
TUE un autre qui n'y a aucun rapport,
fon arrêt du Confeil.
A NEUF par le Miniftre feul.
L'ARTICLE I compofé
lc Miniftre feul.
L'ARTICLE II compofé A NEUF par
III compofé A NEUF par le Miniftre feul.
L'ARTICLE
Miniftre feul.
L'ARTICLE, IV compofé A NEUF parle
correfpondent à peu près
LES dix-huit articles fubféquens
aux 19 articles de la minute.
effentielle, qui, far un objet fi important,
CETTE piece
impérieufe du Miniftre Jui-ième,
devoit, d'après l'exigence de tOIIS les Députés nommés par
être revêtue des fgnatures
des Députés votans , eft
la Colonic, & futr-tout de celles Jiz
foufcrite comme il fuit fur la minutc dépofée :
Le Gardeur de Tilly 7
Suppléant.
Duval Monville, .
- . Suppléant.
Suppléant.
Magallon , : e
-
Suppléant.
De Villeblanche ,
Suppléant.
Bodkin Fitz-gérald ,
Suppléants
Le Chevalier de Marmé s
Suppléant.
Le Comte Ogorman 2
d'après une délibération qui n'étoit. Rgnée que de dix
Fas s'en occuper,
& (uppléans. 1l exigeoit qu'elle fic
Députés ; favoir, 1 cing votans cinq Cette formalité felon lui, étoit
fignée par les Jiss fégeans aux Etats. leur avoir impofé cette loi de
uAtée & efentielle. Croira-t-on qu'aprés provifoire il ait ofé prendre fur lui 1
rigueur le 20 aoit, fur un projet
une ordonnance définile 27 feptembre, d'expédier à S.int-Domingue
tive, dans la forme que l'on expofe ici?
- --- Page 114 ---
(110)
Lc Marquis de Perrigny, 3
VOTANT (I).
[1] M. de la Luzerne n'a donc pas regardé cette fois comme une
forme indifpenfable - ufitee, & effentielle 7 Padheion des autres Depusés de la Colonie, & il s'eft fort bien paire des figautures de Mesieurs.
Le Marquis de Gouy d'Arfy,
VOTANT.
Lc Chevalier de Cocherel, .
VOTANT.
De Thébaudieres 1
VOTANT.
Larchévèque Thibaud 7
VOTANT.
Gérard', -
VOTANT.
Le Comte de Reynaud 1,
Supplcant.
Courreiolles,
Suppléant,
Chabanon. ,
Supplcart.
L.c Comte de Noé, -
. : Suppléant.
C'EST ainfi que les principes du Minifre fe rloyoient docilement a
fes deffeins,
a
a lk
SUPPLÉMENT
VOTANT.
De Thébaudieres 1
VOTANT.
Larchévèque Thibaud 7
VOTANT.
Gérard', -
VOTANT.
Le Comte de Reynaud 1,
Supplcant.
Courreiolles,
Suppléant,
Chabanon. ,
Supplcart.
L.c Comte de Noé, -
. : Suppléant.
C'EST ainfi que les principes du Minifre fe rloyoient docilement a
fes deffeins,
a
a lk
SUPPLÉMENT --- Page 115 ---
TNE à
EO
1 KNSMNT
(m),
SUPPLÉ M E N T
DÉNONCIATION DE M. DE LA LUZERNE,
A LA
Miniftre de la Marine 8 des Colonies,
OU RÉP ONSE
Pieces
3 fans réplique > ai
PAR des
jufifeatives
Mémoire jufificutif quil a publié
prévendu
en juin 1790.
à P'A(emblée Nationale..
Par lcs Députés dc Saint-Domingue
Au fin de juin 1790, M. de ia Luzerne ft pafa juffification, un IN- QUARTO de 500
roitre, pour fut adreffé à tous les membres de r'Affempages qui
bléc Nationale, & publié avec profufion.
avoit tifu CE GRAND GUVRE dans le
LE Miniftre
les divers chefs de dénonciation
deffein d'cn écrafer
avoient dépofc.
Ics Députés de Saint- Domingue
que
furlel burcau de PAffemblée
PAR EXTRAIY, le 25 avril,
Nationale.
le
de répondre aux mille
Nous n'avons pas projet
Ouvrage. La
forment ce volumineux
& un RIENS qui
précéde ce fiupplément, &c
dénonciation folemnelle qui
répondent
les Pieces Jufificatives qui Vaccompaguent,
après
à TOUT; & celui qui conferveroit UN DOUTE
a AS --- Page 116 ---
(n)
feroit TROP PRÉVENU, pour qu'on pât
cette leéture, 2
fe Aatter de le convaincre jamais.
foient nos avantages fur ce point,
MAIS quels que
Colonie
dont nous
nous croyons devoir à la
importante. des difcours
fommes les organes, de relever, non par
comme le Miniftre 2 non par des DÉNÉORATOIRES ,
le Miniftre, non par UNE HAUTEUR
GATIONS, 2 comme
le Miniftre, mais par des PIECES
INSULTANTE, comme
INEXAClittéralement citées, quelques
AUTHENTIQUES dans le cours d'une longue & laboTITUDES qui,
fans
rieufe défenfe, font échappées (involontairement
doute) ) au défenfeur de M. de la Luzerne.
juftificatif commence par CCS mots :
LE fadum
de Saint- Domingue ont cru
a DES Députés
me dénoncer.. : ?
s pouvoir
DÉPUTÉS ! Ne croiroit-on pas qu'il ne s'agit
DES
INDIVIDUS: Comme l'orgueil miici que de quelques carreffer lui-même depuis qu'on
niftériel cherche à fe
le Aatte
! M. de la Luzerne continue :
ne
plus!
des Minifires cités au tribunal
a LES exemples
honorés de
la Nation, lors méme qu'ils font
> de
de leur Roi, font RARES >. Oh!
> la confance
régime. Peut-être le feTRÈS-RARES fous l'ancien
tout
moins fous le nouveau; ; en
cas,
ront-ils un peu
la
d'avoir parcouru le
M. dc la Luzerne aura gioire
tecette carriere pénible, que le defpotifme
premier
noit
au tribunal
a LES exemples
honorés de
la Nation, lors méme qu'ils font
> de
de leur Roi, font RARES >. Oh!
> la confance
régime. Peut-être le feTRÈS-RARES fous l'ancien
tout
moins fous le nouveau; ; en
cas,
ront-ils un peu
la
d'avoir parcouru le
M. dc la Luzerne aura gioire
tecette carriere pénible, que le defpotifme
premier
noit --- Page 117 ---
as a
N EMUA
(113 )
noit fermée, & que la Conftitution vient d'ouvrir pour
le bonheur des Peuples.
de Saint-. Domingue n'ont pro-
< LES Diputés
> duit aucune piece à P'appui >).
Ir elt vrai qu'clles avoient été offertes au Comité
des Rapports, mais que n'ayant été réclamées par le
Rapporteur Qu'A LA FIN DE JUIN > eiles furent dépolées dès le 2 JUILLET au nombre d'environ CENT
CINQUANTE. Le Miniftre, qui fc doutoit bien que ces
pieces-li étoient fans réplique, s'étoit preffé de publier fa juftification , afin de n'être pas expofé à l'EMBARKASSANTE néceflité de les combattr e
ENFIN M. de la Luzerne termine fon exorde par ces
paroles remarquables :
< TREIZE perfonnes ont figné la dénonciation;
> mais parmi elles, je, fais difinguer mes VRAIS
Ien
après m'avoir lu,
> ACCUSATEURS.
eft qui,
d'avoir trop facilement cédé d
> REGRETTSRONT
ÉTRANGERES. Je vais mettre
) des IMPULSIONS
Nationale & le Public à poriée de
> PAfemblée
> prendre une JUSTE OPINION DES AUTRES 7.
CEs treize perfonnes qui fe trouvoient par hafard
être TREIZE DÉPUTÉS 2 TREIZE REPRÉSENTANS de
Saint - Domingue, fingulierement Aattées de l'opinion
que M. de ia Luzerne avoit conçue de leur récipifcence, fe font affemblées le 3ojuin 1790, & ont pris
l'arrêté fuivant.
h
u à
de
> PAfemblée
> prendre une JUSTE OPINION DES AUTRES 7.
CEs treize perfonnes qui fe trouvoient par hafard
être TREIZE DÉPUTÉS 2 TREIZE REPRÉSENTANS de
Saint - Domingue, fingulierement Aattées de l'opinion
que M. de ia Luzerne avoit conçue de leur récipifcence, fe font affemblées le 3ojuin 1790, & ont pris
l'arrêté fuivant.
h
u à --- Page 118 ---
(r4)
des regifires de la Députation de SaintEXTRAIT DÉPOSÉ au Comité. des Rapports deDomingue 3
PROUYER, AU DÉSIR
"Afemblée Nationale, pour
faise
M. DE IA LUZERNE, que la dénonciation.
DE Zui n'eft P'ouyrage que, DE DEUX OU TROIS
contre
INDIVIDUS.
confidérant qu'un foupçon,
LES Députés de Saint-Domingue publique, à la leêture d'un paa pu s'éiever dans l'opinion du Mémoire juflificatif de M. 'de la
ragraphe de Pavant-propos trouvéavec le plus grand étonnement
Luzerne, , oùt nous avons
les mots cités ci-deffus.
conclure de cette, afferCONSIDÉRANT que lon pourroit
de la dénonciation hafardée, Io. que les treize fignataires MINISTRE ; 2°. QU'IL y a
tion font les DÉNONCIATEURS DU entre les Députés de la
eu DIVISION fur cette dénonciation
entre eux; 30. QUE
lon voudroit LA SEMER
Colonic, ou que
les uns , qu'on ne nommé pas,'
parmi les treize fignataires, 7 LIVRER A L'OPINION PUBLIfont des INTRIGANS qu'on va
pas non plus, font
QUE, &lcs autres, que P'on ne nomme facilement CÉDÉ A DES
des AMES FOIFLES , qui ont trop
IMPUISIONS ÉTRANGERES.
faifirions cette occafion de
ONT ARRETÉ, 1. que nous
nous avons annoncé
répéter au Comité des Rapports ce que PAR ÉCRIT, que
ce que nous publierons
à LA TAISUNE,8
N'ACCUSE M: dela Luzerne
perfonne , quant à préfent, DÉNONCE aux Repréfentans de
mais que SAINT-DOMINOUE & lcs agens fubalternes de fes
la Nation , & ce Miniftre, la DÉPUTATION de ia Colonie
ordres ; que ce n'eft donc pas
N'EST QUE L'ORGANE
fait cette dénonciation , puifqu'elle
qui COLONIE DÉNONÇANTE.
DE LA
de fcs FONCTIONS, que de
Qu'AINSI c'eft ataquerleffenced entre les Membres de la
chercher à établir des DISTINGIIONS
mais que SAINT-DOMINOUE & lcs agens fubalternes de fes
la Nation , & ce Miniftre, la DÉPUTATION de ia Colonie
ordres ; que ce n'eft donc pas
N'EST QUE L'ORGANE
fait cette dénonciation , puifqu'elle
qui COLONIE DÉNONÇANTE.
DE LA
de fcs FONCTIONS, que de
Qu'AINSI c'eft ataquerleffenced entre les Membres de la
chercher à établir des DISTINGIIONS --- Page 119 ---
MSEZA KAAT
frs)
ne forme QU'UN CORPS INDIVISIBLE
Diputation > lorfqu'elle
leur propre choix," nais
de mandataires rempliflant, non par
Sréqu'ils doivent aux ORDRES DIRECTS, précis
par le refpect
une miflion JUSTE cn elle-mnente,
pétés de leurs Commettans 3
pourleurs cCcurs,
UTILE àla Colonie, mais DOULOUREUSEP
repouller oftenfiblement une inculpation AT2°. QUE pour
du CARACTERE des Repréfentans
TENTATOIRE à la dignité
tous les Memd'une grande Sc puillante contrée , & manifefferd
la
Nationale, nos collegues, & au public,
bres de PANlemblée
T'UNANINITÉ de nos opiCONVICTION de notre confcience,
&cl'horreur que
de nos démarches,
nions, L'INDIVISINLITÉ
tous pour Pêtre vil ou foible quife permettroizde
nous aurions
étrangeres ; la Députation énohcera focéderdes impulfions
l'organe de SON
lennellement au Comité des rapporis, 3 par
au
& parla SIGNATURE DE TOUS fes Membres,
PRESIDENT,
délibération, qui fera dépofée fur le, Bupied de la préfente
dans tout ce quia étéarrêté pourl'a- -
reau, qu'ellen'eil QU'UNE
TÉTE des objets qui intérefvantage de la Colonic, & qu'ALA
la
effentiellementl la paix, la tranquillité, , & profpéfentle plus
ce feroits s'aveugler que de ne pas
rité dés Ifles fous le vent,
de N'AVOIR PLUS
demande que fait saint-Domingue
fon
placer,la
avec le Miniftre aStuel de la Marine s
AUCUN RAPPORT
Intendant, & fon Procureur Général.
la Députation TOUT ENTIERE, après avoir
3°. QUE récolement & le dépôt d'environ 150 PIECES ORICIfait le
figneront, ne varietur,
NALES, que deux de fes Commiffaires toute la célérité que
follicitera de la part de M.le Rapporteur
de cette
fon zele lui infpirera pour la PROMPTE EXPÉDITION
à la SATISFACTION due à la Colonie,
affaire fi importante
des Membres qui compofent le
&g qu'elle réclamera de léquité
infruire
Comité,le nombre d'AUDIENCES néceffiires pourles
de
d'autant plus d'attention
fur' des faits nombreux, qui exigent
ANALOGIE
leur part, que fouvent ils ne préfentent AUCUNE & familiers à ceux
avecies ufages obfervés dans lc contincnt,
quil'habitent,
h 2
AK
FACTION due à la Colonie,
affaire fi importante
des Membres qui compofent le
&g qu'elle réclamera de léquité
infruire
Comité,le nombre d'AUDIENCES néceffiires pourles
de
d'autant plus d'attention
fur' des faits nombreux, qui exigent
ANALOGIE
leur part, que fouvent ils ne préfentent AUCUNE & familiers à ceux
avecies ufages obfervés dans lc contincnt,
quil'habitent,
h 2
AK --- Page 120 ---
(1i6)
4. ENFIN que le préfent arrêté, fait en comité, fera figné
ran proprid par tous les Membres préferis de la Députation
de Saint-1 Domingue. A Paris, le 30 Juin 1790,
SiguiCOCHEREL.-CHARANON. MAGALLON.-
COUXKEJOIIES.PERRIGNY.- DEVILLEBIANCHE.
-Maxst.-BOntIKNFITI-GERAIGERALD.-0Gosas
-REYNAUD.-DE GOUY.
PoUR copie conforme à P'original dépofé au Comité des rapports de TAfemblée Nationale , avec les Pieces Juftificatives,
le 2 juillet 1790.
a
Signé C. DE LA COUR, Préfident.
ANTHOINE, Secrétaire.
C'EST ainfi que la députation de Saint- Domingue
prouva folemnellement à M. de la Luzerne que ce
moyen fi FOIBLE & fi USÉ de jeter de la défaveur fur
une accufation, fe briferoit contre l'UNANIMITÉ &
FINDIVISIBILITÉ des Repréfentans & des organes d'une
Colonie puiffante.
MAIS après avoir manifefté au Miniftre que fa dénonciation étoit L'EUVRE DES TREIZE DÉPUTÉS de
Saint-Domingue, il importe de ne pas lui laiffer un
échappatoire, au moyen duquel il effaye d'annuller
SEULEMENT la dénonciation TOUTE ENTIERE.
:
( LES onze faits, dit-il, dont ON A IMAGINÉ
>) en France de faire des chefs de dénonciation 2
> font tels qu'il n'eft pas méme venu d l'idée des
D HABITANS de la Colonie qu'ils pufent être
5 L'OBJET d'un reproche. MA CONDUITE Y EST
importe de ne pas lui laiffer un
échappatoire, au moyen duquel il effaye d'annuller
SEULEMENT la dénonciation TOUTE ENTIERE.
:
( LES onze faits, dit-il, dont ON A IMAGINÉ
>) en France de faire des chefs de dénonciation 2
> font tels qu'il n'eft pas méme venu d l'idée des
D HABITANS de la Colonie qu'ils pufent être
5 L'OBJET d'un reproche. MA CONDUITE Y EST --- Page 121 ---
FES
A ra EKSKA
(17)
le bien général Y A
MON ZELE pour
s CONNUE;
CHEFS d'aceuÉTÉ APPLAUDI
e ONZE
>
LOUVRAGE de la Cone font donc point
> fation
L'adhéfion de quelELLE LES IGNORE.
>> lonie.
senterafans doute
de fes habitans, qu'on
> ques-uns
Je ne dois
fera TARDIVE.
> d'obrenir,
Panimofité particuliere
> donc les attribuer qu'à
D'UNE PARTIE des dénonciateurs )).
>
raifonnoit le Miniftre dans PilluVOILA comment
Ecoutons à préfent LA
fion qu'il aimoit à fe faire.
COLONIE.
d'une lettre de la Province dit Sud au
EXTRAIT
prouver, AU DÉDépusés de Saint-Domingue , pour
conduiteef
SIR DE M. DE LA LUZERNE, que fa
zele APPLAUDI, & la dénonciation
COXNUE,/on
IMPROUTÉE.
Aux Cayes , 19 mai 1790.
avec votre lettre du 14 mars, la
Nous venons de recevoir,
février à PAfemblée Natiocopie du mémoire préfenté le 27
CC Miniftre
nale le fieur DE LA LUZERNE. Il femble que
du
par
fans ceffe les Colonies auprès
ait JURÉ de CALOMNIER
fidélité & notre conduite
Roi & de la Nation ; mais notre &,fi l'on n'ufe pas de
lui donncront un DÉMENTI FORMEL, de fcs MENSONGES lc
CONTRAINTE à fon égard, la honte
ou IL NE FUT
forcera fans doute à defcendre d'une place
JAMAIS DIGNE DE MONTER (1).
la Province du SuD. Suivons:
AINSI s'énonçoit
lettre lue à la tribune de PAffemblée Nationale le 30 juillet
(1) CETTE aux archives du Comité des Rapports.
3790, eft dépofee
h 3
donncront un DÉMENTI FORMEL, de fcs MENSONGES lc
CONTRAINTE à fon égard, la honte
ou IL NE FUT
forcera fans doute à defcendre d'une place
JAMAIS DIGNE DE MONTER (1).
la Province du SuD. Suivons:
AINSI s'énonçoit
lettre lue à la tribune de PAffemblée Nationale le 30 juillet
(1) CETTE aux archives du Comité des Rapports.
3790, eft dépofee
h 3 --- Page 122 ---
-
(Ir8) )
d'une lettre de la Provinde de POuef,
EXTRAIT Nationale,pour prouver , AU DÉSIR
à VAfemblée
que fa conduite eff
DE M. DE IA LUZERNE, & la dénonciation
CONNUE,Jon zele APPIAUDI,
IMPROUYÉE.
Au Cul-de-fac, le 23 mai 1790.
MESSIEURS, > votre décret du 8
PAR quelle FATALITÉ,
OFFICIELIEMENT dans la
mars n'eft-il pas encore parvenu
encore reçu LE MODE
Colonie 2 Comment n'avons-nous pas
nos Afemque vous nous annoncez pour
DE CONVOCATION
IGNORONS-NOUS encore ces bafes
blées coloniales? Pourquoi doivent être préparés les plans que nous
générales fur lefquelles
de vous le dire , MES2 Ah ! permetter-nous
vous préfenterons tendreffe filiale qui nousanime : ce ne peut
SIEURS , avec cette
ÉTRE OUBLI DE VOTRE PART 5
être indifférence, CE NE PEUT
ODIEUSES du MINISTRE
c'eft: plutôt UNE de ces MANEUVRES
veut A TOUT
de la Marine, qui, fe dérobant. à nos regards, ARBITRAIRE;
conferver fur les Colonies fon autorité
PRIX
TRAMES, INTRIGUES,
pour la maintenir,ia a tout provoqué, & peut-être ferionsINNOVATIONS les plus DÉSASTREUSES, horreurs de tous genres,
plongés dans des
nous aujourd'hui
n'étoit venu relever nos efpérances
fi votre décret du 8 mars
creurs nos
fenti-
& réveiller dans. nos
premiers
affoiblies,,
mens.
la Province de POUEST. Suivons :
AINSI s'exprimoit
EXTRAITd'me lettre de la Province DU NoRn,
de la Colonie , pour prouver, AU DÉSIR
aux Députés
conduite eff
DE M. DE 1A LUZERNE, que fa dénonciation
CONNUE, fon zele APPIAUDI, & fa
INPROUYÉE.
Au Cap, le 27. mai 1790.
&c bien fatisfaifante pour
C'EST une miflion bien'confolante
POUEST. Suivons :
AINSI s'exprimoit
EXTRAITd'me lettre de la Province DU NoRn,
de la Colonie , pour prouver, AU DÉSIR
aux Députés
conduite eff
DE M. DE 1A LUZERNE, que fa dénonciation
CONNUE, fon zele APPIAUDI, & fa
INPROUYÉE.
Au Cap, le 27. mai 1790.
&c bien fatisfaifante pour
C'EST une miflion bien'confolante --- Page 123 ---
SKAT AUCAA
M Get
(119 )
d'être fpécialement chargée, MEsPAffemblée Provinciale, que
DE TOUTE LA ProSIEURS, de vOuS tranfmettre, AU NOM
VINCE, fa fenfibilité & fa reconnoillance,
notre joic n'eft point encore
MAIS, chers Compatriotes s Marine toujours dans! les mains
complette. LE MINISTERE de la
&
LUZERNE, entretient nos INQUIÉTUDES
du Comte DE LA
de croire qu'enfin s peut-être,
S'il eft permis
nos ALARMES.
de fes principes & de fon
il eft convaincu de T'INJUSTICE
fa lenteur à RÉPARER
ADMINISTRATION pour cette Colonie,
cile, & fa DESTORTS devient alors UN CRIME envers
SES
devient plus que jamais L'ODJET
TITUTION dès CC moment
c'eft que nous fommes
DE NOS VEUX. Nous dirons plus,
DÉPEND
intimement perfuadés que.de: cette DESTITUTION
de
le retour à L'ORDRE de toutes Ies partics
ABSOLUMENT
l'adminilration colonialc.
enfin, chers Compatriotes , que la Colonie. vous
CROYEZ
EFFORTS
le bien. Vos
tiendra bon compte de tous VCS
pour ils le font déjà
feront gravés dans fes faftes, comme
noms dans le cceur de tous fes habitans.
e (1).
la Province du NORD.
AINSI s'exprimoit
ifolément, & fans fe concerter,
AINSI sexprimoient
PROVINCES de la Colonie. Voyons ce qu'ont
les TROIS
penfé depuis leurs Repréfentans :
EXTRAIT d'une lettre de PAIfemblée générale de
à M. de Gouy d'Arfy, Député 2
Saint-Domingue
prouver, > AU DÉSIR DE
PAfemblée Nationale , pour
dénonciation eff
la
M. DE 2 11 LUZERNE, que
IMPROUTÉE.
Saint-Marc, 18 juin 1790.
de PAffemblée Nationale le 20 juillet
()CETTE lettre lue à la tribune
eft dépofte aux archives du Conité des Rapports.
1790,
h 4
. de Gouy d'Arfy, Député 2
Saint-Domingue
prouver, > AU DÉSIR DE
PAfemblée Nationale , pour
dénonciation eff
la
M. DE 2 11 LUZERNE, que
IMPROUTÉE.
Saint-Marc, 18 juin 1790.
de PAffemblée Nationale le 20 juillet
()CETTE lettre lue à la tribune
eft dépofte aux archives du Conité des Rapports.
1790,
h 4 --- Page 124 ---
(1:0)
GÉNÉRALE de Ia partie françoife de SaintL'ASSEMBLÉE
Monfieur, AVEC INTÉRÉT la leéture
Domingue a entendu, Elle s'occupe dans ce moment de
de votre derniere lettre.
titre : DÉNONCIAEXCELLENT OUVKAGE, ayant pour
votre
TION DE M. DE. LA LUZERNE.
de vous affurer de fa SATISEACTION relaJE fuis chargé
& au zele
tive à la vigueur de caraétere, au dévouement," le bien
infatigable dont vous avez toujours fait preuve pour
de la partie françoife de Saint- - Domingue.
dé la dénonciation recevoit des téAINSI l'organe
de
Aatteurs de PAPFROBATION PUELIQUE
moignages
de 'EXAMEN de fon oula Colonie, qui s'occupoit
quand clle leut exavrage 5 mais qu'en penfa-t-elle
miné? La piece fuivante vous l'apprendra :
EXTRAIT des regifires de PAffemblée générale,
PROUYERA à quel point la conduite de M. de
qui
étoit CONNVE , fon zele APPLAUDI,
la Luzerne
8 lay dénonciation IMPROUVÉE.
Séance du IO juillet 1790.
été faite pour qu'il fit délibéré fur la DÉLA motion a
donné LECTURE dans les précéNONCIATION dont il a été
Nationale
&
été faite à PAffemblée
dentes 1 féances, qui 4
contre le Comte DE
M. le Marquis DE Goux D'ARSY,
par
ci-devant Gouverneur général de la partie
LA LUZERNE s
& aéuellement Miniftre de
frangoife de Saint- Domingue 3
là Marine.
mife
délibération, PAfemblée généra's a
LA matiere
- en
dénonciation, comme
décrété & décrete QU'ELLE AVOUE cette
SaintTOUJOURS ÉTÉ LE VGU de la paitie françoifede
ayant
déclare EN PRENDRE SUR ELLE toutesles fuites;
Dominguc;
de la partie
LA LUZERNE s
& aéuellement Miniftre de
frangoife de Saint- Domingue 3
là Marine.
mife
délibération, PAfemblée généra's a
LA matiere
- en
dénonciation, comme
décrété & décrete QU'ELLE AVOUE cette
SaintTOUJOURS ÉTÉ LE VGU de la paitie françoifede
ayant
déclare EN PRENDRE SUR ELLE toutesles fuites;
Dominguc; --- Page 125 ---
V (1*)
M. le Marquis DE Gour D'ARSY 3
charge EXPRESSÉMENT
cette dénonciation avec toutc
fcs COLLEGUES de POURSUIYRE
invite M.Th. MILLET,
1'ACTIYIÉ dont ils feront capables; recucillir les preuves & les
déjà nommé commiffaire pour dénonciation, de preffer ce
relatifs à ladite
renfeignemens
travail le plus qu'il lui fera pollible.
décret fera adreffé à PASSEMBLÉE
ARRÉTE que le préfent
DE Gour D'ARSY
NATIONALE, & envoyé à M. le Marquis
feront voile
les premiers navires qui
&à fcs COILEGUES par
au nombre de ISCO
France, & qu'il fera IMPRIME
pour
exemplaires.
deffus.
générale les jour, , mois, & an que
FAIT en affemblée
Signé, fcellé, collationné > &c. (1).
vis-à-vis d'elle-même L'ASSEMAINSI s'exprimoit
difoit-elle
GÉNÉRALE de la Colonic. Mais que
BLÉE
à fes Députés 2 Le vojci:
d'une Zettre de PAfemblée générale a
EXTRAIT
incontcfablement
fes Repréfentans, qui PROUVERA M. de la Lugerne étoit
à quel point la conduite de
8 la dénonciation
CONNUE, fon zele APPLAVDI,
IMPROUVÉE.
Saint-Marc, 2I juillet 1790.
Meffieurs & chers Compatriotes,
NoUs vous adrefTons 5
JOIE dans voS cocurs. a
un décret qui pourra porter quelque
la RÉCOMPENSE dè votre patriotifine.
& vous paroitra
HAUTEMENT LA DENONCIATION que
LA Colonie AVOCE Comte de ia Luzerne : ce Miniftre > SI
vous avez faite du
piece lue àl la tribune del T'Affemblée Nationale! le II feptembre
(1) CETTE
aux archives du Comité des Rapports.
1790, eft dépofte
vous adrefTons 5
JOIE dans voS cocurs. a
un décret qui pourra porter quelque
la RÉCOMPENSE dè votre patriotifine.
& vous paroitra
HAUTEMENT LA DENONCIATION que
LA Colonie AVOCE Comte de ia Luzerne : ce Miniftre > SI
vous avez faite du
piece lue àl la tribune del T'Affemblée Nationale! le II feptembre
(1) CETTE
aux archives du Comité des Rapports.
1790, eft dépofte --- Page 126 ---
122 )
JUSTEMENT ABHORRE, ne pouvoit échapper aux coups de la
juftice, dans un temps oùt le peuple fe refaifit de fes
& punit SES TYRANS; vous avez donné UNI GRAND droits,
nous
EXEMPLE, s
efpérons qu'ii nie fera pas perdu', & que
ceffera d'être offerte aux hommes qui
l'impunité
.leur
tenteroient d'abufer de
puiffànce paffagere.
Nous aurions voulu qu'il nous fit poffible d'ufer D'INDULGENCE, & de jetér un yoile fur tout ce qui s'eft
mais il ne nous a pas été permis d'étouffer les cris paffé;
NOMBREUSES VICTIMES du Comte de la
il des
dans
Luzerne; a paffé
notre contrée comme un FLÉAU DESTRUCTEUR
lors même que nous avons été delivrés de fa
5 &
n'avons pas été délivrés de fes INJUSTICES. préfence, nous
QUE n'a-t-il pas tenté pour NOTRE RUINE ! Nous ne
fommes que trop infbruits de fes SACRILÉGES EFFORTS
DÉTRUIRE un pays qu'iln'ef pas digne d'apprécier, & quin'a pour
reconnu en lui qu'un AVORTON de la vieille intrigue des
Cours, & un AVEUGLE AGENT du defpotifne.
NE négligez RIEN, Meffieurs & chers Compatriotes,
ÉLOIGNER cet homme PERVERS des confeils d'un Roi pour
nous chériffons, & QU'IL TROMPE. Prévenez, EN que
NOTRE
NOM, l'augufte Afembléc Nationale qu'eile doit fc MEFIER
de tous les renfeignemens qui lui viendront de la
de
cct ENNEMI DE LA LIBERTÉ ; dites-lui que nous dépofons part
entre fes mains le foin de NOTRE VENGEANCE,
efpérons
que nous
qu'elle ne repouffera pas les plaintes UNANIMES
d'un Peuple de Cultivateurs-qui fe fait gloire de contribuer
à la proipérité de la nation Françoife.
Nous vous faifons paffer diverfes pieces qui viendrent à
l'appui de votre dénonciation, 3 & vous ferviront à combattre
ceux qui n'auroient pas -honte de fe montrer les PROTECTEURS d'un homme qui ne peut en trouver que parmi fcs
COMPLICES & les SATELLITES du pouvoir arbitraire. Nous
plaintes UNANIMES
d'un Peuple de Cultivateurs-qui fe fait gloire de contribuer
à la proipérité de la nation Françoife.
Nous vous faifons paffer diverfes pieces qui viendrent à
l'appui de votre dénonciation, 3 & vous ferviront à combattre
ceux qui n'auroient pas -honte de fe montrer les PROTECTEURS d'un homme qui ne peut en trouver que parmi fcs
COMPLICES & les SATELLITES du pouvoir arbitraire. Nous --- Page 127 ---
an EVAT AICAT
CM
(13)
qui acheà vous faire paller d'autres pieces fentine tarderons pas
de la Nation enticre lcs
veront dc JUSTIFIER auprès
avons vouésau Miniltre de
que nous
inens d'INDIGNATION
la Marinc.
ZELE, à la conflance , & i
Novs rendons graces au
& nous Pinvitons à
P'ÉNERGIE de M. DE Gour D'ARSY,
n'oubliera jafa noble carriere. Saint-Domingue immortelle reconpourluivre
& lui confervera une
mais fcs SERVICES,
venir au milieu dc nous renoiffance. Puilfe-t-il un jour
Pattendent!
cueillir les couronncs CIVIQUES qui
Nous avons Phonneur d'être, &c.
la Colonic fur le compte du MiAINSI s'exptimoit
CONFIDENTIELLE avec fes
niitre dans fa correfpondance
vis-à-vis
tenoit-clle le mêmc langage
Députés 5 mais
Nation 2 C'eft ce qu'on va voir:
de la
des Repréfentans
d'une lettre de PAfemblée générale de
EXTRAIT
Nationale, POUR
Saint-Domingse à PAfemblée FORI que M. de la
PROUYER DE PIUS EN PLUS de dire, & d'IMLuzerne avoit raifon de penfer, CONNUES fon gete
FRIMFR que fa conduite étoit chefs d'accufation
8 que Les divers
COIONIEAPPIAUDI, POINTIOUTRAGE DE 1A
N'ÉTOIENT
Saint-Mare, 24 juillet 1750.
Phonneur de vous donner en communication
Nous avons
générale à la DÉNONCIAle décret d'adhéfion de PAfemblée GoUx D'ARSY contre
vous a été faite par M. DE
foutien
TION qui
enfemble quclques pieces au
M. DE LA LUZENNE, attendant qu'on puilfe s'en prode cette dénonciation, cn
doivent nous envoyer incurer d'autres que LES PAROISSES
ceffamment,
à
, 24 juillet 1750.
Phonneur de vous donner en communication
Nous avons
générale à la DÉNONCIAle décret d'adhéfion de PAfemblée GoUx D'ARSY contre
vous a été faite par M. DE
foutien
TION qui
enfemble quclques pieces au
M. DE LA LUZENNE, attendant qu'on puilfe s'en prode cette dénonciation, cn
doivent nous envoyer incurer d'autres que LES PAROISSES
ceffamment,
à --- Page 128 ---
(14)
DÉLIVREZ-NOUS du plus CRUEL de nos
AH : Mefieurs,
plus DANGEREUX pour
ennemis perfonnels, &c peut-eare'da
Sa Majef,
les intérêts DE IANATION entiere. Dépuis chérir, que nous a fait un
nous ne ceffons de bénir & de
que
PRÉSENT, en le nommant Gouverneur général,
SI FUNESTE
VEXATIONS, ABUS D'AUTORITÉ
nous n'avons éprouvé que
INOUIES 5 enfn la Colonie
I EN TOUS GENRES , & CRUAUTES Nos freres jouiffent déjà de
a toujours été en DÉCLINANT.
& nous 2
Pheureufe régénération que vous ieur avez procurée, DESencore fous le joug du plus AFFREUX
nous gémiffons
eft à fon comble, Meffieurs, &
POTISME. Lc DÉSESPOIR
du parti violent que peuvent
nous ne pouvons plus repondre
TYRANS & nos ennemis
prendre nos Concitoyens contre ncs
communs. -
de Saint-Domingue exAINSI PAffemblée générale
FIDELEMENT le veu des TROIS PROVINCES,
primoit
PURETÉ aux Dé-
& le tranfimnettoit dans TOUTE SA
POrGANE de la dénonciation,
putés DÉNONCIATEURS.
fouverains de tant de délits.
aux juges
Er
Pon ne nous objecte pas, pour atténuer ces
que
PAfTemblée générale
témoignages TRRÉCUSABLES, que
de la Léqui lcs donnoit n'a pas reçu Papprobation difficulté,
gillature 3 car on répondroit à cette mauvaife
Affemblée étoit bien LÉGALE, bien
1°. QuE cette
bien librement éluc, bien CONFIRMÉE,
CONSTITUÉE,
elle a délibien reconnue par le Gouverneur, quand
béré fur la dénonciation.
parmi ceux dc fcs décrets qui n'ont pas
2°. QuE
Nationale, il n'a été
été approuvés par P'Afembléc
approbation difficulté,
gillature 3 car on répondroit à cette mauvaife
Affemblée étoit bien LÉGALE, bien
1°. QuE cette
bien librement éluc, bien CONFIRMÉE,
CONSTITUÉE,
elle a délibien reconnue par le Gouverneur, quand
béré fur la dénonciation.
parmi ceux dc fcs décrets qui n'ont pas
2°. QuE
Nationale, il n'a été
été approuvés par P'Afembléc --- Page 129 ---
an WAVAL ATOS
EAM
(1s)
concemnoient le
MENTION dc ceux qui
fait AUCUNE
le Miniftre de la Marine.
jugement porté contrc
arrêts de blâme rendus par lcs Parle3°. Que les
trois mois, fubliftent dans
mens du Royaume, il y a
nouvcl ordre de
lcur force, quoique, d'après un
toute les Parlemens n'cxiftent plus.
chofes,
difconvenir que PAfem4". ENFIN que lon nc peut
APPROUVÉ les
bléc Nationale n'ait OXFICIELLEMENT DU NORD,
& la conduite dc la PROVINCE
principes
le 27 mai, s'étoit expri-
& que cette Province, , qui,
ainfi qu'on
contre le Miniftre,
mée fi énergiquement
VARIÉ dans fon opiN'AVOIT PAS
la vu ci-deffus,
oit elle MÉRITA
nion fur fon compte, à Tépoque Nationale, ainfi qu'on
LES ÉLOGES de PAffembléc fuivante:
s'en CONVAINCRA par la piece
EXTRAIT d'une adrefe de PAffemblée provinciale
Nationale, qui FROUYERA
DU NORD à PAemblée divifée fur quelques points, >
que fi la Colonie étoit
à REUNIR TOUS IES
M. de la Lugerne étoit parvent
fon ZEIE, 8 le
SUFFRAGES fur fa CONDUITE,
CHOIX de fes agens.
Au Cap, 13 juillet 1790.
-
mal intentionnés, pour affurer leurs
ENFIN, Meffeurs,les
D'UN MINISTRE
fuccès, ont prononcé le NOM ia EFFRAYANT Colonic, qu'un Roi ABUSE
qui a fait TOUS LES MAUX de & qui, RÉUNI avec Marbois,
n'éloigne pas de fes Confeils,
FAIRE TREMDES COLONS, doit plus que jamais
1'ENNEMI
BLER la Colonic.
à
CHOIX de fes agens.
Au Cap, 13 juillet 1790.
-
mal intentionnés, pour affurer leurs
ENFIN, Meffeurs,les
D'UN MINISTRE
fuccès, ont prononcé le NOM ia EFFRAYANT Colonic, qu'un Roi ABUSE
qui a fait TOUS LES MAUX de & qui, RÉUNI avec Marbois,
n'éloigne pas de fes Confeils,
FAIRE TREMDES COLONS, doit plus que jamais
1'ENNEMI
BLER la Colonic.
à --- Page 130 ---
(136)
PARDONNEZ, > Meflieurs , à notre FRANCHISE, 3 jamais elle
ne fut plus NÉCESSAIRE (1).
D'APRÈS l'accord PARFAIT qui regnc entre toutes
les pieces qui viennent d'être citées, & dont les ori--
ginaux font DÉPOSÉS, nous croyons qu'il eft à peu
près démontré que la conduite de M. de la Luzerne
n'a jamais été APPROUVÉE que dans fon Mémoire;
que fon zele n'a jamais été APPLAUDI que par fes
Aatteurs, &c que les divers chefs d'inculpaiion n'ont
jamais été IMPROUVÉS que par fon défenfeur, mais
qu'ils ont été folemnellement ratifiés par l'ADHÉSION
UNANIME de toutes les parties de la Colonie, & de
chacune d'elles.
Donc cette partic très-effentielle de la défenfe du
Miniftre eft ABSOLUMENT culbutée.
LA dénégation étant fon argument favori, il a nié
d'avoir mis CESTACLE à la convocation de la Colonie
& à la nomination de fes Députés.
LE récit de ce qui s'eft pafft, dit-il,. fufira à
cet égard pour rendre ma juftification complette.
Et là. deffus il fait fon récit. Mais nous alions, fans
difputer fur fon exadtitude', > donner PLUS QUE DES
DOUTES fur l'évidehce de la juftification, en citant une
piece que l'on ne croyoit pas dans nos mains, & qui
eft DÉPOSÉE:
(1) CETTE lettre lue à la tribune del l'Aembléel Nationale le 4 feptembre
1790, a été dégofee aux archives du Comité des Rapports.
juftification complette.
Et là. deffus il fait fon récit. Mais nous alions, fans
difputer fur fon exadtitude', > donner PLUS QUE DES
DOUTES fur l'évidehce de la juftification, en citant une
piece que l'on ne croyoit pas dans nos mains, & qui
eft DÉPOSÉE:
(1) CETTE lettre lue à la tribune del l'Aembléel Nationale le 4 feptembre
1790, a été dégofee aux archives du Comité des Rapports. --- Page 131 ---
W
D
ADCAUTEN
M
(17)
d'une lettre de M. de la Lugerne à
EXTRAIT
nommé Gouyerneur général de
M. DU CHILIEAU,
Saint-Domingne.
De Verfailles, ce 6 noyembre 1788.
M. le Marquis , fi la lettre que je vous écris
JE ne fais,
de Rochefort. A tout havous parviendra avant votre départ
TRIPLICATA à
fard, je vous en ferai pafler DUPLICATA &
Ssint-Dominguc, par lc Havre & par Bordeaux.
vient de paroître un écrit ayant pour titte : Mémoire
IL
la Colonie de Saint-Domingue, d'avoir
fur lihportance , pour
Généraux, & fur la forne la plus
des Repréfentans aux Etats
de fes Députés. Il eft figné
légale de procéder à Pélcétion
une
PERSONNES qui ont adreffé, le 4 feptembre,
des NEUF
lettre au Roi.
verbalement avec vous & fur l'objet de cette
J'AI conféré décifion de Sa Majefté dans fon Confeil 5
lettre, & fur la
devoit être agitée,
elle a penfé que la queftion même ne
être définitivement FAIT DROIT.
qu'il ne pouvoit y
AVEC VIGILANCE toute
IL importe que vous préveniez de billets prohibés, de teASSEMHLÉE, toute CIRCULATION Pexécution des Lois qui exifla main à
nir SECKETEMENT
DU Roi, qui me
tent à cet égard. Telle eft VINTENTION
charge de vous en écrire.
SE DISANT Commiffaires nommés par
LES neuf perfonnes
la queflion fut agitée à
la Colonie entiere, défroient que
féance a eu
PAfembléc des NOTADLES, dont la premicre CONSEIL
Il vient d'en être délibéré dans le
licu aujourd'hui.
comme les Notables ne poud'ETAT, & lon a penfé que
adopté par Sa
voient avoir d'autre avis que celui déja
fultaconvenir d'un parcil
Majefté, comment peut-on
-
nommés par
LES neuf perfonnes
la queflion fut agitée à
la Colonie entiere, défroient que
féance a eu
PAfembléc des NOTADLES, dont la premicre CONSEIL
Il vient d'en être délibéré dans le
licu aujourd'hui.
comme les Notables ne poud'ETAT, & lon a penfé que
adopté par Sa
voient avoir d'autre avis que celui déja
fultaconvenir d'un parcil
Majefté, comment peut-on
- --- Page 132 ---
(18)
de faire élever une difcuffion
nifme?) il ne convenoit pas
maintenant fans objet, ou du moins qui ne peut être prématudécidée. Agréez &c. e
Signé la Lugerne,
rément
vous arriverez à Saint-Domingue , je vous prie,"
LORSQUE
ma lettre à M. PINTENM. le Marquis, de CONMUNIQUER cette raifon. Signé la
DANT, à qui je n'écris point par'
Lugerne.
CETTE lettre nous fait lire jufqu'au FOND DU CEUR
qui trembloit de voir s'échapper
du Miniftre defpote,
dont il faifoit un
de fes mains l'autorité ARBITRAIRE
fi terible ufage.
très-effentielle de la défenfe du
Donc cette partie
AESOLUMENT culMiniftre eft, comme la précédente,
butée.
-
la maniere dont il fe déNous n'attaquerons pas
fend fur la réunion défaftreufe des Confeils Supéfur le grand chemin du
rieurs de Saint-Domingue,
fur les corvées arbiCap, fur le menfonge public,
zraires..
&c..
Nous invitons nos lcéteurs à lire la réplique vicM. DE CHABANON, notre honorable coltorieufe que
&
ne laifle de la délegue, a tracée de fa main, qui évidente de fa FOL.
fenfe du Miniftre 1 que la preuve
BLESSE, de fa nullité, & de fes TORTS.
non plus aux défenfes
Nous ne répliquerons pas
fc juftifier
lefquelles M. de ia Luzerne prétend
par d'avoir occalionné la difeute de farine 7 d'avoir
rappelt
. DE CHABANON, notre honorable coltorieufe que
&
ne laifle de la délegue, a tracée de fa main, qui évidente de fa FOL.
fenfe du Miniftre 1 que la preuve
BLESSE, de fa nullité, & de fes TORTS.
non plus aux défenfes
Nous ne répliquerons pas
fc juftifier
lefquelles M. de ia Luzerne prétend
par d'avoir occalionné la difeute de farine 7 d'avoir
rappelt --- Page 133 ---
u EVA FAEORTE
A2M
(1:9) )
rarpele un Gouverneur chéri, 2 d'avoir mdintenu un
In.endant proferit.
Nous indiquerons à nos lecteurs,pour) Pintérêt de leurs
plaitirs, Sc nous joignons à la dénonciation l'excellent
mémoire que vient de publier M. DU CHILLEAU, dans
lequel une plume EXERCÉE & une logique INÉBRANLABLE fent crouier tout cet échafaudage de phrafes
accumulées
la foibleile, pour en
minifériciles 3
par
impofer à l'ignorance.
Nous pafferons même fous filehce & lc chef des
réurions & conceffions, & la douleur que nous avons
éprouvéc de voir M. de la Luzerne,, induit fans doute
en errcur par M. DE MARBOIS, fc permettre de citer
fa jultification, des ÉTATS dreffés par cet Intenpour
dant, & de la FAUSSETÉ defquels nous avons DÉposéles
preuves les plus convaincantes.
MAIS il eft un autre article auquel nous ne pouvons
nous difpenfer de répondre d'une maniere BIEN CRUELLE
pour M. de la Luzerne, puifqu'elle donnera à l'Affemblée Nationale & au public la mcfure jufte du degré de
CRCYANCE que l'on doit accorder à ces dénégations trop
INSULTANTÈS & trop NOMBREUSES, fur lefquelles feules
repofe fa prétendue juftification tout entierc.
CET article eft le dernier que nous traiterons. Nous
réclamons, pour un moment encore, la patiente attention de nos leéteurs & des JUGES. Après un objet de
cette nature, que pourrions-nous ajouter?
ILs s'agit du quatrieme chef, intitulé: Citoyens ven1
doit accorder à ces dénégations trop
INSULTANTÈS & trop NOMBREUSES, fur lefquelles feules
repofe fa prétendue juftification tout entierc.
CET article eft le dernier que nous traiterons. Nous
réclamons, pour un moment encore, la patiente attention de nos leéteurs & des JUGES. Après un objet de
cette nature, que pourrions-nous ajouter?
ILs s'agit du quatrieme chef, intitulé: Citoyens ven1 --- Page 134 ---
(130) )
dus à un avencurier, pour les Puiffances étrangéres.
Vorci comment le Miniftre s'explique fur cette grave
inculpation: :
fouffert que mes Conci-
( Moi ,frangois jaurois
VENDUS! moi, j'aurois permis
>> toyens fufent
Phumanité au point de rendre
> qu'on DÉGRADAT
l'objet d'un TRAFIC honteux !
3) mes Compatriotes
Gouverneur pour le Roi d'une de nbs plus
2 moi,
Colonies
FAIT PASSER
> importantes
> j'aurois
2 zne partie de fes habitans d des Puifances
ÉTRANGERES! Quel rifu de FAUSSETÉS! Heu-
>
> reufement LA FABLE qu'on a imagince pour faire
dénonciation ejt mal ourdie ; TIN-
)) la bafe de cette
s) FRAISENBLANCE y perce de toures parts De
Vous avez raifon, M. de la Luzerne > Vinvraifemblance y perce ; mais la VÉRITÉ s'y cache, &c fon
apparition fera terrible. l Le Miniftre continue: ( LE
>) Sieur Vidal, homme entreprenant 2 d qui j'ai, 2
témoigné CONFLANCE, a enlevé ail mois
> dit-on,
mars
des hommes des prifons du PortD de
1787,
Etoit- ce cing mille 9 ou cing cents ?
3> au-Prince.
On les a vusfortir ENCHAINÉS,
> (Plaifanteric fine)
>) ferrés par des MENOTTES, s'avançant trifement
D vers le port. . e . : Tel e/2 le roman. . e VOICI
> LA VÉRITÉ. Vidal, armateur 2 faifoit des
s voyages à la côte Efpagnole. . e e Il m'appor-
>> toit des lertres du Pice - Roi.. . : IL me prioit
* de permettre Pachat de poudres & fufits.
ENCHAINÉS,
> (Plaifanteric fine)
>) ferrés par des MENOTTES, s'avançant trifement
D vers le port. . e . : Tel e/2 le roman. . e VOICI
> LA VÉRITÉ. Vidal, armateur 2 faifoit des
s voyages à la côte Efpagnole. . e e Il m'appor-
>> toit des lertres du Pice - Roi.. . : IL me prioit
* de permettre Pachat de poudres & fufits. --- Page 135 ---
ATECAS
NE
EVEMAT
S AA rer
(31)
que IZe Vice-Roi avoit befoin de
35 1I repréfenta
Je ne PERMIS RIEN 2 mais je
5 RECRUES
ne pouvois EMPÉCHER ceus quiferoient TENTÉS
avec lui des ARRAKGEMENS. Cet CT-
> de prendre
n'a eté invité que DEUX FOIS d diner au
> mateur
J'ai
5 Gourernement. IL avoit un PROCÈS.
)) demandé quion en ACCÉLÉRAT le jugement.
SEULE
d'intérét que je Zui aie
> Cef LA
marque
e
des
D'ANI-
.
> donné.
12 m'apportoit
couples
)) MAUX utiles. . . - Je Pavois chargé de me
du
Je Zui deman-
> chercher
QUINQUINA.
> daide la FANILLE.. e Les conférences que j'ai
D eues avec lui N'ONT PAS EU D'AUTRES OBG
> JETS.. . * - . Des hommes INNOCENS
empriils laiffes embarquer pour des
) fonnés fe fuffentRÉCLAMER Oi font
5 côies érrangeres, fans
D leurs requétes ? . -
Les tribunaux leur ont
5 toujours été OUVERTS. e
( c'eft-à-dire $
> toujours fermés). e e - La vérité févere met fur
même
6 Ze FAUX. Les
>> la
ligne l'invraifumblance
lon m'impue ONT L'UN ET L'AUTRE
> faits que
> de ces caradteres >.
QUE ce récit, rempli de circonftances minutieufes, de
SIMPLICITÉ, & de JACTANCE, feroit propre à féduire
par! fon NATUREL ceux qui ne favent pas qu'un tel landans un homme puiffant, eft prefqae toujours le
gage,
fymbole de la CULPABILITÉ.
Vous êtes donc innocent, Monficur de la Luzemes.
il ne s'agiffoit donc, entre Vidal & vous, que d'hifoire
i2
-
adteres >.
QUE ce récit, rempli de circonftances minutieufes, de
SIMPLICITÉ, & de JACTANCE, feroit propre à féduire
par! fon NATUREL ceux qui ne favent pas qu'un tel landans un homme puiffant, eft prefqae toujours le
gage,
fymbole de la CULPABILITÉ.
Vous êtes donc innocent, Monficur de la Luzemes.
il ne s'agiffoit donc, entre Vidal & vous, que d'hifoire
i2
- --- Page 136 ---
(135
narurelle! vous ne lui avez jamais rien permis ! Si on
a été tenté de le fuivre, vous n'avez pas pu. T'empécher!
de violence auroient été accueillies ! En
Toutes plaintes
lcs députés de
un mot, f vous n'êtes pas coupable,
font des romanciers et des impofeurs:..
S. Domingue
EH BIEN, lifez ceci, vous que la dénégation àftucieufe d'un accufé a pu tromper un moment! ! LISEZ
le
imité de l'innocence a pu
CECI, vous que langage
féduire. LISEZ, n'en croyez que vos YEUX, & FRÉMISSEZ d'indignation.
EXTRAIT des regiffres de la GEOIE du Port-auPROUVER, AU DÉSIR DE M. DE IA
Prince, pour
dans la ville de fa RÉSILUZERNE, qu'il ignoroit
DENCE les enlevemens criminels de Vidal; qu'il
étoit PERSUADÉ que toutes les recrues de cet embaucheur étoient de BONNE YOIONTÉ, 8 qu'il a
raifon d'avancer que foutenir le contraire eff une invraifemblance & un MENSONGE.
27 Janvier 1737; reçu en prifon le nommé MARTINET,
de Paris, engagé avec M. Vidal ; amené par la police , aux
ordres de M. le Commiffaire.
Cartagêne , par ordre de M. le CommifEmbarqué pour
faire,, avec M. Labbé, le 25 mars 1787.
27 idem 5 reçu en prifon les nommés André COUILLAUD,
de Nantes 5 -Jean-Louis BADOU, du Dauphiné; ; - - Jolm
PAWIS, irlandois ; Pierre COQUEREL, fuédois ; - FranJOURDAN, de Marfeille ; - Pierre BAUDIN, de Dunçois
avec M. Vidal.
kerque; , Jean RIBAN, de Quimper 3 engagés
Embarqués tous les fept, par ordre de M. le Commiflaire,
pour Cartagêne, avec M. Labbé, le 25 mars.
Nantes 5 -Jean-Louis BADOU, du Dauphiné; ; - - Jolm
PAWIS, irlandois ; Pierre COQUEREL, fuédois ; - FranJOURDAN, de Marfeille ; - Pierre BAUDIN, de Dunçois
avec M. Vidal.
kerque; , Jean RIBAN, de Quimper 3 engagés
Embarqués tous les fept, par ordre de M. le Commiflaire,
pour Cartagêne, avec M. Labbé, le 25 mars. --- Page 137 ---
VAT ANEN
E n ARSR M ges
(131
les nommés Louis GAUDIN, ma29 idem ;reçu en prifon des Abricots ; 1 Jean DEMONtelot du navire le Courier
-
VILLE,du bateau Lemorne 5 - Louis CAPITAINE LANGE;
engagés avec M. Vidal pour aller à Cartagène,
Jean MICHEL,
êre détenus aux ordres de M. lc
amenés par la police pour
Commiffaire.
ordre de M. Ic
Embarqués tous quatre pour Cartagêne. , par
Commiflaire , avec M. Labbé, le 25 mars.
les nommés James KEGBY & Pa30 iden ; reçu en prifon
engagés avec M. Vidal
trice KENEDY, tous deux irlandois,
être déaller à Cartagêne, amenés par la Policc, pour
pour
tenus aux ordres de M. le Commiffaire.
ordre de
Cartagêne avec M. Labbé, par
Embarqués pour
M. le Conmiflaire , le 25 mars.
le nommé Jean-Jacques M. L.,
31 idem ; reçu en prifon
être détenu par ordre de
tailleur, amené par la police, pour
M. le Sénéchal.
être conduit à bord
Retiré par ordre de M. Vidal, pour
le 12 février 1787. Signé le Franc.
les nommés Pierre DROUIN 3 -
2f février 1787sreçue en prifon
- Georges
aux
VAUmNL-1aceArin
JaequerAndide-Ignace) deflinés pour M. Vidal, détenus
WILLS , américain 3
amenés la
ordres de M. le. Commiffaire, 3
par police.
avec M. Labbé pour Cartagéne, , par
Embargués tous cinq
ordre de M. le Commiffaire, le 25 mars 1787.
les nommés Louis DANGUE,
3 idem : reçu en prifon
-
GAUT
Etienne GAUTIER, dit Sans Chagrin , François M.
tous
engagés avecr
MASCARON, , - Jean GAUTIER,
cinq
être
aller à Cartagène, amenés parla police pour
Vidal pour
détenus aux ordres de M. l'Intendant.
ordre de
Cartagêne avec M. Labbé, 2 par
Embarqués pour
M. le Commiflaire, le 25 mars.
i3
R
idem : reçu en prifon
-
GAUT
Etienne GAUTIER, dit Sans Chagrin , François M.
tous
engagés avecr
MASCARON, , - Jean GAUTIER,
cinq
être
aller à Cartagène, amenés parla police pour
Vidal pour
détenus aux ordres de M. l'Intendant.
ordre de
Cartagêne avec M. Labbé, 2 par
Embarqués pour
M. le Commiflaire, le 25 mars.
i3
R --- Page 138 ---
(134)
le nommé François DEDIEU , en-
$ idom ; reçu en prifon
, amené parla pogagé avec M. Vidal pour aller à Cartagène
lice, aux ordres de M. le Commiffaire.
ordre de M.
Embargué pour Cartagêhe avecl M. Labbé, par
le Commifiaire,le 25 mars.
le nommé Pierre CADET, engagé
4 idem i reçu en prifon
être détenu aux
avec M. Vidal,amené par la police > pour
ordres de M. le Commiffaire.
ordre de M.
Cartagêne avec M. Labbé, par
Embarqué pour
le Commifaire, le 25 mars.
le nommé Jean-Baptifte MELE,
5 idems reçu en prifon aller à Cartagène, amené par la
engagé avec M. Vidal pour
ordres de M.le Comgarde du bureau , pour être détenu aux
miffaire.
avec M, Labbé,par ordre de
Embargué.pour Cartagêne
M. ke Commiffaire, le 25 mars.
le nommé Haunis BAYEUX, negre
9 idem i reçu en prifon créole de Banique s amené par
efpagnol, fe difant libre &
être détenu aux ordres du
la Maréchauffée du Mirbalais, pour
Gouvernement, pour juftifier de fa liberté.
ordre du
Cartagêne avec M. Labbé, par
Embarqué pour
Gouvernement, le 25 mars.
le nommé Pierre DIGNERY, du
10 idem ; reçu en prifon
fe difant à M. Vidal,
Département de Touloufe, fans place, Commiffaire.
la garde, aux ordres de M. le
amené par
Labbé,par ordre de M.
Embarqué pour Cartagéne avec M.
le Commniffaire > le 25 marse
le nommé Jcan TURRIN, de
IO idem ; reçu en prifon les archers de ia Marine de
Saintes, fans place, amené par ordres de M. le Commifaire.
ja garde, pour être détenu aux
Labbé,
ordre de
Embarqué pour Cartagêne avec M,
par
M, le Commiflaire, le 25 mars,
Labbé,par ordre de M.
Embarqué pour Cartagéne avec M.
le Commniffaire > le 25 marse
le nommé Jcan TURRIN, de
IO idem ; reçu en prifon les archers de ia Marine de
Saintes, fans place, amené par ordres de M. le Commifaire.
ja garde, pour être détenu aux
Labbé,
ordre de
Embarqué pour Cartagêne avec M,
par
M, le Commiflaire, le 25 mars, --- Page 139 ---
Lars
AAR AECS
SE a A Gasnf
(135) Jean CADET, du DeYo idem ; reçu en prifon le nommé à M. Vidal, amené par les
de Bordeaux, fc difant
ordres de M. ic Compartement de la Marine & la garde aux
archers
ordre de
miffaire.
avec M. Labbé, par
Embarqué pour Cartagène
le 25 mars.
M. le Commifiaire,
Raghaël SAUGE, efen prifon le nonmé
II idem; ; reçu
amené
les archers de la Marine,
de la Lavanne ,
par M. lc Commiflaire.
pagnol être détenu aux ordres de
ordre de M.
pour
Cartagène avec M. Labbé, par
Embarqué pour
le 25 mars..
le Commifiaire,
Martial CHAPOTY, , de
lc nommé
14 idem; reçu en prifon la Sageffe de Bordeaux ,amené
Bordeaux, , provenant du navire
être détenu aux ordres
les archers de la Marine, pour
par de M. lc Commiflaire.
M. Labbé, par ordre de M.
Embargué pour Cartagêne avec
le Commiffaire ; le 25 mars.
&
les nommés Johm HABFRITZ
712 ; reçu en prifon américains, , engagés avec M.
James JOHUSON, tous deux
êre détenus aux ordres
Vidal, conduits par M. Vidal,. pour
de M. le Commiffaire.
M. Labbé, par ordre de
Embarqués pour- Cartagène avec
M. le Commiffaire, le 25 mars..
nommés Pierre JAURIEN &
17 idem ; reçu en prifon les
amenés par la garde
CHEVERIER, auffi de Bordeaux,
aux ordres
Jean
être détenus
& les archers de la Marine s pour
de M. Vidal.
à la réquifition
de M. le Commiffaire,
Cartagène avec) M. Labbé, par
Embargnés tous deux pour
mars.
ordre de M. le Commiffaire, le 25
nommé Richard JAUSON, s ma
19 idem ; reçu en prifon le
de Philadelphie, amené
telot américain du bâteau le Lagard être détenu aux Ofde l'Archaye, pour
par la Maréchauffée
dres de M, Dezerts.
-
Vidal.
à la réquifition
de M. le Commiffaire,
Cartagène avec) M. Labbé, par
Embargnés tous deux pour
mars.
ordre de M. le Commiffaire, le 25
nommé Richard JAUSON, s ma
19 idem ; reçu en prifon le
de Philadelphie, amené
telot américain du bâteau le Lagard être détenu aux Ofde l'Archaye, pour
par la Maréchauffée
dres de M, Dezerts.
- --- Page 140 ---
(136)
Enbarqué pour Cartagêne avec M. Labbé, par ordre de
M. le Comniffaire, lc 25 mars.
I4 mars; reçu en prifon les nommés Jean-Jacques M. L.
& JANVIER, indien libre, iceux pour être détenus aux Ordres du Gouvernemment, à la réquifition du fieur Vidal.
Embarqués tous deux poar Cartagêne avec M. Iabbé,aux
ordres du Gouvernement, le 25 mars.
21 idem ; reçu en prifon le fieur Louis MERCIER, fe difant fieur le Long, natif de la Rochelle, amené par la Maréchauffée du Mont-Ravel, pour êtr'e détenu aux ordres du
Gouvernement.
Embargué pour Cartagêne avec M. Labbé, par ordre du
Gouvernement, le 25 inars.
22 idem i reçu en prifon le nommé Pierre LAFORGE s
amené par la juftice pour être détenu aux ordres du Gouvernement, à la réquilition dc M. Vidal.
Embargué pour Cartagéne avec M. Labbé,par ordre du
Gouvernement, 3 le 25 mars.
25 idem ; reçu en prifon Ic fieur Louis ARNAUD, amené
par la police 3 aux ordres du Gouvernement.
Embarqué pour Cartagêne avcc M. Labbé, par ordrc du
Gouvernement, le 25 mars.
27 idem, reçu en prifon le fieur TIERCÉ, languedocien,
laboureur, amené par la Maréchauflée de cette ville par ordre
du Gouvernement, pour embarquer pour Cartagêne dans la
goclette de M. Vidal,
Remis à la Maréchauffte ledit jour pour être embarqué
pour Cartagêne avec M. Labbé,
TOT A L.
: * 45 hommes,
Certifié conforne aux regiftres des prifons royales du Port- --- Page 141 ---
A SEAV vel
(137)
juillet 1790. Signé Rainville, concierge def
au-Prince , le:3
dites prifons. Légalifé par nous , Jacques - Antoine-Jean SEVENE de DE
Confeiller du juge civil, criminel , & police
SUJANNE, Sénéchauffée du Port-au-Prince s &cc., le 23 juilict
en la
1790. Signé DE SUJANNE. cette lifte RÉVOLTANTE, des afQu'ox rapproche
fertions PRONONCÉES de M. de la Luzérne, & qu'oa
fois la VALEUR de toutes les DÉNÉGAjuge une bonne
ofe
TIONS affirmatives fur lefquelles repofe ce qu'il apElle s'évanouit comme Pombre
peler fa JUSTIFICATION. Elle le
au Aambeau de la vérité qui nous guide. laiffe accablé fous le poids de tous les griefs dont SAINTDOMINGUE demande à la Nation un redreffement bien
jufte, & trop différé. Elle montre un GRAND COUpenfe, qui ofe effayer
PABLE 5 car iln'eft perfonne, je
la
de le juftifier de ce dernier DÉLIT; lui feul provoque
des loix.
s'évanouit comme Pombre
peler fa JUSTIFICATION. Elle le
au Aambeau de la vérité qui nous guide. laiffe accablé fous le poids de tous les griefs dont SAINTDOMINGUE demande à la Nation un redreffement bien
jufte, & trop différé. Elle montre un GRAND COUpenfe, qui ofe effayer
PABLE 5 car iln'eft perfonne, je
la
de le juftifier de ce dernier DÉLIT; lui feul provoque
des loix. Nous ne la demandons, pas; mais
vengeance
nous trahirions la caufe
nous trahirions notre DEVOIR,
fi
des INFORTUNÉS dont nous fommes les défenfeurs,
nous laiflions croire que les OBJETS de ces traitemens
inhumzins, que les VICTIMES de ces arreftations barbares
avoicnt d'autres torts à fe reprocher que leur FOIBLESSE. S'ils euffent été CRIMINELS, il aurcit fallu les JUGER;
ils étoient INNOCENS, étoit-ce au defpotifime, à
quand
la cupidité, à je ne fais quelle paflion, , à confommer
tant d'abominables SACRIFICES :
Qu'oN daigne encore lire la piece fuivante. Nous
n'en préfenterons pas d'autres 5 la plume tomberoit
dc nos mains:
--- Page 142 ---
(138) )
CAUSES de PENIEVEXENT & de la MORT du
Sieur TIERCÉ, languedocien , laboureur , ou
DÉCLARATION de M. DUCHATEIILIER, ancien
Officier de la Maréchaufce du Port-au-Prince. Mor, ancien Officier de Maréchauffée du Port-au-Prince,
certifie avec la plus exaite vérité avoir été chargé d'aller
arrêter fur l'habitation de M. SIRERT,habitant du Cul-de-fac, 3
le fieur TIERCÉ, fon laboureur, pour avoir MENACÉ de coups
de bâton fon fecrétaire , qui l'avoit infalté , & ce d'après
les ordres de M. Loppinot, Commandant particulier, 5 qui les
avoit reçus de M. DE LA LUZERNE ; car M. de SIBERT m'a
afluré dans les temps LUI-MÈME avoir porté fa plainte à ce
lors Gouverneur de Ssint-Domingue, fur le
DERNIER, pour
fait ci-deffus. ETANT arrivé fur le minuit fur l'habitation de M. de
Sibert, heure qu'il m'avoit donnée, devant m'attendre moi
& mes cavaliers à la premiere piece de cannes de fon habitation , pour m'introduire - chez lui, afin que ledit fieur
TIERCÉ n'en fit pas inftruit, craignant fon évafion. M. de Sibert, averti par un de fes negres affidés, & qu'il
avoit pofté au rendez-vous, vint à ma rencontre 3 & après
les honnêtetés réciproques, il m'introduifit chez lui, & me
- fit coucher dans fon cabinet, oii ill me tint caché, ainfi que
lendemes cavaliers, dans différentes cafes à negres, jufqu'au
main l'après-midi, que parut le fieur TIERCÉ pour lors abfent, & quine croyoit point que fur une plainte aufi légere,
un, homme de fa liberté 2- &c le perdre à jaon pit priver.
& après
les honnêtetés réciproques, il m'introduifit chez lui, & me
- fit coucher dans fon cabinet, oii ill me tint caché, ainfi que
lendemes cavaliers, dans différentes cafes à negres, jufqu'au
main l'après-midi, que parut le fieur TIERCÉ pour lors abfent, & quine croyoit point que fur une plainte aufi légere,
un, homme de fa liberté 2- &c le perdre à jaon pit priver. mais pour fes parens. LE ficur TIERCÉ ayant paru , je l'ai fait ARRÉTER & conle mettre en PRISON, d'après
duire all Port-au-Prince 3 pour
les ordres que j'en avois reçus ; près d'arriver aux prifons
j'apergus M. Loppinot avec plufieurs autres perfornes fur le --- Page 143 ---
APRESUF N
SERVAN rasn FVEYAT
(139)
dudit licu; étaht allé a
perron de M. DURONSERAY, , juge TIERCÉ, qui lui dit en ma
lui, JE LUI PRÉSENTAI LE SIEUR
n'avoit rienfait
préfence, & à celle de ces Meffieurs, qu'il
traitement, fur quoi M. Loppinot
pour lui mériter un pareil
les
dudit lieu , &
m'ordonna de le couduire dans prifons
Labbé,
en méme temps d'aller demander au fieur
me chargea
lors la goclette du fieur Vidal, 2 quelle
qui commandoit pour
le Jieur TIERCÉ 2 fon bord ; il
heure il pourroit recevoir le faire conduire à la brune s
me répondit que je pourrois
afin qu'il fe défit,
ce que je fus annoncer à ce malheureux, d'un cheval qui lui
& qu'ilt tirât le mcilleur avantage polfible
&
qu'il avoit gagné à la fueur de fon front,
appartenoit,
qu'il fut obligé de donner pour fix gourdes.
AYANT été prendre le Gieur TIERCÉ dans les prifons oh
DEUX HEURES avant , je le fis conduire chez le
je l'avois dépofé arrivé le fieur Tiercé PROTESTA qu'il ne
fieur Labbé, oit
, le zueroit plutct; mais ayant LA
s'embarqueroit point, qu'on
dans un canot de ladite
FORCE EN MAIN s je le dépofai
-
goclette,
avoir entendu dire, trois ou quatre
* JE certifie parcillement
orfévre, qui étoit de remois après, par le, fieur Delaunay, TIERCÉ s'étoit poignardé
tour de Cartagènc, que lcdit feur
de défefpoir dans la traverfée.
EN foi de quoi ai délivré la' préfente déclaration pour
& valoir. Au Port-au-Prince, le 20 juillet 1790. Signé
fervir
DUCHATEILIER,
des prifons' royales du Port-auEztrait des, regitres
Prince.
Ès PRISONS le fieur François
LE 27 mars: : 1787, reçu
la Maréchaufféc
TIERCE, languedocien , laboureur,amené par
être
de cette, ville PAR ORDRE DU GOUYERNEMENT, pour
ré la' préfente déclaration pour
& valoir. Au Port-au-Prince, le 20 juillet 1790. Signé
fervir
DUCHATEILIER,
des prifons' royales du Port-auEztrait des, regitres
Prince.
Ès PRISONS le fieur François
LE 27 mars: : 1787, reçu
la Maréchaufféc
TIERCE, languedocien , laboureur,amené par
être
de cette, ville PAR ORDRE DU GOUYERNEMENT, pour --- Page 144 ---
(140) )
ÇARTAGENE , dans la goclette de M. Vidal,
embarqué pour
EN marge eft écrit :
REMIS à la Maréchauffée LEDIT JOUR, pour être embarqué
Cartagène avccM. Labbé. Collationné, Signé Rainville.
pour
VOILA, MESSIEURS, voilà pourtant les pieces INEXviennent fe brifer les déPUGNABLES contre lefquelles
oifcufes du Miniftre de la Marine !
négations
A chaque inculpation de la Colonie, il répond, cela
& nous à chaque n0n de fa part,
ni'eft pas.
nous oppofons une foule de ces preuves IRRÉSISTIle
entre le filence de la HONTE &
BLES qui placent.
la douleur d'un AVEU.
A deux mille lieues du foyer des délits > il a cru
oratoires effaceroient Fimprefque des EXCLAMATIONS pofitives ! Il a dit : Moi,
fion de nos ASSERTIONS
fouffert que: mes Concitoyens
françois 3 jaurois
toute
nous produifufent pendus! & pour
réponfe,
a lides Citoyens qu'il
fons la LISTE AUTHENTIQUE
dégradôt
vrés. Il a dit: Moi,j'aurois permis qui'on
Phumanité all point de rendre mes Compatriotes
d'un crafic honteux ! Et pour toute réponfe,
Pobjet
fidelement les détails qui ont précédé,
nous rapportons
honteufement inhuaccompagné, fuivi CE MARCHÉ
main. Il a dit: Moi, Gouverneur pour le Roi,j'audes habitans à des Puif
rois fait paffer une partie
Vous venez
lui
:
a
fances étrangeres! Etnous répondons
VOTRE ARRÂT. Il a crié à Timpofure s
de ptononcer
Et le burin de I'Hifoire
à la fable, à la calomnic! --- Page 145 ---
AA
a
-
A
(141) J
ces dédes VÉRITÉS TERRIBLES
vient remplacer par
clamations vides dc fens.
Monfieur de la Luzerne, ni de
NE parlez donc plus, Vidal, ni de votre correfponvotte indiférence pour
ni de vos reladance chimique avec cet intrigant, fur-tout de votre innoNaturelle, ni
tions d'Hifoire armés du miniftere redoutable que
cence. Car alors,
confié nous ferions obligé
NOS COMMETTANS nous ont
& qui
de dire encore à la Nation qui nous écoute, frivoles
d'un côté, les prétextes
vous juge : ) VOILA,
coupable ; d'un autre côté 2
> employés par un Miniftre Le DÉLIT n'eft plus dou-
> voici la vérité toute nue ;
OMNES.
>. AB UNO DISCE
> teux ; prononcez:
S I G N É:
DE COCHEREL,
DE REYNAUD,
DE PERRIGNY,
DE VILLEBEANCRE,
Députls
DE MARMÉ,
des trois Provinces
de Saint - Domingue.
DE CHABANON,
6 GORMAN,
DE MAGALLON,
FITz-GERALD,
Louis-MARTHE DE Goux. --- Page 146 ---
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RSE - --- Page 148 --- --- Page 149 ---
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