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Oc. Ponente
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Sabit d ater airoimt
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Lilimru
Ehrumit Inversity
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Cure
S --- Page 3 ---
EXPOSITIO N
Ds PEvénement du Fort-Liberté, des Causcs gui Pont
produit, et Analyse des Pièces y relatives.
Dain quelques temps la malveillance, Ics ennemis de la
tranguillité publique, ceux de la République; ces
inquicts et turbulans, qui ne vivent que de désordres, hommes ne 7
respirent qu'anarchie, cherchaient à inspirer de la
qui
des craintes à leurs, concitoyens, à semer des divisions méfance ct
la troupe, à la calomnier, ainsi que ses chefs les
parmi
2 leurs devoirs, à la Métropole, à la Constitution plus et aux attachés
Déjà le citoyen Forest', commissaire du directoire près Lois.
nistration municipale de Jacqnezy, avait dénoncé, au l'adoiiAgent, blemens le généralde brigade Moyse, comme faisant des citoyen
et voulant allumer la guerre
rassémété mandé pour rendre compte de sa conduite, civile; déjà et la celui-ci fansseté avait dcs
inculpations dirigées contre lui avait été reconnue ;
le
régiment était désigné pour avoir des intentions
déjà 5e
c'était youloir égorger les blancs et les mulâtres ; déjà l'on hostiles, se disait pour qe
corps armé, lindépendance, cherchait a que le général Moyse, à la tête de ce
avant,! l'on avait répandu exécuter que l'égorgement ce projet avait 3 déjà, long : temps
les plns séditieux et" lesplus allarmans s'étaient eu Reu; déjalos
Ee des etres, aussi profonds en perfidie qu'en accrédités;
profitérent de l'absence du général Moyse- pour exécuter sedlératesse, lenrs
projets sinistres, parvenir à faire éclater la
ourdissatent de longue main, et ainener les conspiration qu'ils
des 23, 24et: 25. Vendémiaire, qui aurmiensintililitlement fanestes journées
à un nouveau 20Jnin et inçendids ln Colonic, si je ne fusse amenés arrivé
temps Je
Y porter un remede' salutaire et prompt.
ARPEr ci-après analyser les pièces Jui me sont
en faire le rapprocliennent.
:
parvènnes et
de Je la Commencerai par le
du citoyen Dalban, commandant
place, en date du 23
dernicr.
Dans
stetasteon
le premier paragraphe, il dit qne cc sur les
>> du soir, le citoyen Plaignard, adjudant de la hait henres
>> rapport que. plusieurs ofliciers du 5 régiment place, lui Tit' le
> en armes chez le
s'étaient. rendus
citoyen Adrien, 2 leur chefde
Je ne vois rien dans cettc démarcle qui puis:e brigade, etc." >>
citoyens 5 je crois au contraire qu'il étaitdn devoir de ces allarmer les,
d'après les propos tenus antérieurement et ceux que l'on bfliciers, avait 9
a
Plaignard, adjudant de la hait henres
>> rapport que. plusieurs ofliciers du 5 régiment place, lui Tit' le
> en armes chez le
s'étaient. rendus
citoyen Adrien, 2 leur chefde
Je ne vois rien dans cettc démarcle qui puis:e brigade, etc." >>
citoyens 5 je crois au contraire qu'il étaitdn devoir de ces allarmer les,
d'après les propos tenus antérieurement et ceux que l'on bfliciers, avait 9
a --- Page 4 ---
( 2 )
répanda dans la journée, , d'aller trouver leur commandant
ses ordres, cherclier ARCET
l'instruire de ce qui se passait, s'entendre prendre avec hi pour coopérer à la
repousser la calomnie,
calmer l'inqnictude, les craintes
tranquillité publique l'on et pour avoir contre leur corps., Et ne
et la' inéfiance que d'ailleurs paraissait lorsque les officiers vont en dépusait-on pas bien chez leur que chef,
c'est en grande tenue,
tation ou en corps
que
et par conséquent en armes? disent les citoyens du Fort-Liberté,
Voyez an surpins ce qne
le citoyen Manigat,le général Moyse et le chefde brigade Adrien,
ct vous verrez facilement
Ces officiers n'avaient pour but que
de calmer et de rassurer Te esprits; que d'ailleurs, lorsqu'ils étaient y
ont été, l'alarme était déji dans la ville, les citoyens Ies
déjà rassemblés chez le commandant de la place, troupes les
sous les armes et la municipalité rassemblée, dans leurs tandis casernes, que et
soldats du, 5e. régiment étaient paisibles
la
partic couchée.
Jeanette est venue
NE Eatée second, il dit que <C la citoyenne
le
Cui
> dircà la citoyenne Angélique, sa ménagère, que cette citoyen nuit
a lui avait dit que les blancs allaient être égorgés
par
>> le 5e régiment, etc. >>
habitant du
Dans le troisième, que < le citoyen Mergle, du
Cui,
> canton, lui fit le mêne rapport, le chez tenant en le citoyen lui donnant
> qu'il fit venir, et qu'il le lui répéta
lui,
> pour certain, etc. >>
chercher le chef de brigade
Dans le quatrième < qu'il envoya rendre à son invitation, etc. >>
>> Adrien, qui ne voulut pas se
Dans le cinquième < qu'il avait chez lui un très-grand nombre
> de citoyens qui étaient venus lui faire part de leurs inquiémdes soldats
>> sur les bruits dont on venait de les instruire; leur trois
> CC
avaient été arrêtés armés,
quartier,
unantine
de réginent
Jeur avait dit que leur régiment se mettait
>> parce qu'un citoyen
>> sous les armes, etc. >>
le. commissaire du
Dans le sixième, que <e sur ces entrefaites, s'est rendu chez lui
>> directoire près l'administration municipale et
lui ont donné
>> avec l'agent municipal et son adjoint, qu'ils
>> la réquisition suivante. >>
de cette réquisition
a
Dans le septième, s <
conséquence dn Fort Liberté, à celui da
-
S il a donné ordre au
TEChcAr
> 840 régiment, aux canonniers du premier régiment d'artillerie
s et à la
nationale, d'avoir à se rendre sur la place d'rmes,
o
garde
etc. >>
>
>> proche de la maison qu'il le habite, Dalban, la municipalité et
si citoyen
d
il commissaire me semble du que, directoire eussent eu bonne envie de maintenir
le la tranquillité publiqne, ils auraient d'abord cherché à désabuser
leurs concitoyens sur de semblables bruits, aussi absurdes que
S
S
-
e
Z
la
nationale, d'avoir à se rendre sur la place d'rmes,
o
garde
etc. >>
>
>> proche de la maison qu'il le habite, Dalban, la municipalité et
si citoyen
d
il commissaire me semble du que, directoire eussent eu bonne envie de maintenir
le la tranquillité publiqne, ils auraient d'abord cherché à désabuser
leurs concitoyens sur de semblables bruits, aussi absurdes que
S
S
-
e
Z --- Page 5 ---
( 3 )
faux; qu'ils auraient remonté à lenr source, et puisqu'ils étaient
réunis, que l'autorité civile opérait avec lès chels militaires, que
la' loi les y autorisait, qu'ils anraient dû faire arrêter le citoyen
Cui, qui est en fuite anjourd'hui, et lui aurait fait subir un
interrogatoire pour savoir de qui il tenait des propos at ussi alarmans. Ensuite le citoyen Dalbau et la municipalité, avec le coinmissaire du Directoire, auraient dit se rendre aux casernes du
5 régiment, et s'assurer, par eux-inêmes, s'il était vrai qu'il fàt
8011S les armes, et dans le cas on ils s'y serait tronvé, dans le le
cas où il aurait mnanifesté des intentions hostiles, lui parler
de la loi, de la douceur et de la fraternité, Toi faire
langage la
qu'il se déshonorerait à jainais, s'il
sentir, par persuasion., seule
de
fût répandue. Cela ce
était l'auteur qu'une mieux valu goutte de sang s'en
aux dires
me semble aurait
que
rapporter le
Cui
- de deux femmes et d'un autre citoyen auxquels citoyen contre
avait dit, et que de faire rassembler les troupes pour se battre
d'autres tronpes; que de les animer, de les induire en erreur
et de faire distribuer des munitions aux unes et non aux autres des 3
mais l'on voulait une conspiration, il fallait lui donner
marques de vraisemblance, 9 pour en rejeter tout l'odiex sur le
général Moyse et le 5e régiment qu'on voulait perdre.
Dans tous les rapports, dans toutes les pièces, vous verrez
qu'il n'est absolument question du citoyen Cui quia dit à Jeannette, qui a répété à Angélique, de Cui encore qui a dit à
Mergle qui a répété, et de Cui enfin qui a affirmé au cominandant de la place. C'est sans doute ce mêine Cui, le soupçonné des
avec juste raison, puisqu'il est en finite, d'être comnplice
Raffin et des Grandet, qui a dit aux trois soldats arrêtés, que
leur régiment était sous les armes, tandis qu'il était paisible
dans ses casernes.
Il est bien constant que, s'il y eût eu d'autres personnes qui
eussent dit, affirmé, on même entendu dire par d'autres que
par Cui, l'on n'aurait pas manqné de recevoir leurs déclarations,
ou tout au moins de les citer dans les rapports. Adrien,
le
Hf
Quant à ce qui concerne le chef de brigade chercher que et
coinmandant de la place prétend avoir envoyé
fait est démenti
le
es, tandis qu'il était paisible
dans ses casernes.
Il est bien constant que, s'il y eût eu d'autres personnes qui
eussent dit, affirmé, on même entendu dire par d'autres que
par Cui, l'on n'aurait pas manqné de recevoir leurs déclarations,
ou tout au moins de les citer dans les rapports. Adrien,
le
Hf
Quant à ce qui concerne le chef de brigade chercher que et
coinmandant de la place prétend avoir envoyé
fait est démenti
le ne voulut pas se rendre, ce
par Adrien, rapport et les
citoyen Manigat, par celui du chef de brigade dans leur lettre. Il
citoyens du Fort-Liberté n'en parlent pas
était
parait constant au contraire, par ces deux preniers, qu'il
aux casernes, que son régiment y était tres-tranquille et en
grande partie couché, et que s'il s'est mis sou's les arics, ce n'a
été que fort long-temps après les autres troupes.
Dans le huitième, il dit que < le citoyen Charles Zamore; Direc-
:> capitaine de grenadiers, fut appelé parl lec commisairedu
1 toire d'avoir à venic lui parler; mais qu'il en fute empéché par --- Page 6 ---
( 4 )
33 Iel citoyen Jean-Louis Charlat, officier au même régiments
>> que ces deux officiers accompagnérent leur refus de paroles
>> injurienses, lui observant avec menaces, pourquoi il avait fait
>> assembler la troupe sur la place; 2 que convaincus qu'il de
>>
avec lui, ils intercédèrent
:
avait rien à gagner
auprès
>> municipalité pour faire rentrerla troupe dans la casernc; qu'il
>5 fut en conséquence requis par elle, et
obéit; mais que
>
le 5e
sous les armes; il
que ce corps
-aAbr
> voyant requis de réginent rentrer dan's ses casernes; ce qui lut, ditril,
A
soit
non sans
difficultés ;
fit faire des
>> exécuté
quelques
qu'il
> patrouilles, avec ordre d'ariêter les personnes
se trouve-
>> raient dans les
vers le minuit, le
de brigade que
>> Adrien s'est, rendu rta.tre hi, avec plusieurs officiers, auprés
>> de la municipalité, ret qu'il fut injurié:
ces officiers, lui
>> 'demandèrent de placer cent hommnes de iatte régimentau fort
i de la ville; qwilleur fit un refus aussi obstiné et aussi opiniâtre
>> que les instantes deinandes qu'ils lni fesaient; qu'il crut sa vie
> en danger,. etc., et qu'il D'a dà son salut qu'à une lance
lesdits officiers, il s'était retiré
>> allunée; de que poursuivi par les officiers du 5€ régiment s'eipa-
:> auprès la troupe; que
d'écrire aut
>> rèrent d'une pièce de quatre : qu'il s'empressa du commandant de
a général Agent,, qu'il sollicita des secours
>> Laxavon, qui lui arrivèrent; que le reste de la nuit se
sur
s'étant opéré un mouveient du côté
feia
>> 5€ la défeisive; que à la troupe de se tenir sur ses gardes,
> régiment, ild ordonna
>> et enfin qu'il écrivit au général Moyse. le commissaire >>
du directoire
Je deinanderai d'abord, pourquoi de préférence au; chef, de
rappelle UIL capitaine de de grenadiers les seuls
receyoir
-brigade et aux chefs bataillons, ensuite à la qui pouvaient dont ils sont les
des ordres, et les donner
troupe
autre
principaux chefs. Ensuite j'observerai qu'aucun rapport, le cominissaire
celui du citoyen Dalbau, ne fait mention que
des
1: directoire ait fait appeier.
oire
Je deinanderai d'abord, pourquoi de préférence au; chef, de
rappelle UIL capitaine de de grenadiers les seuls
receyoir
-brigade et aux chefs bataillons, ensuite à la qui pouvaient dont ils sont les
des ordres, et les donner
troupe
autre
principaux chefs. Ensuite j'observerai qu'aucun rapport, le cominissaire
celui du citoyen Dalbau, ne fait mention que
des
1: directoire ait fait appeier. ce capitaine, nou plus senlement que de
injares, menaces et propos dont il parle, mais
contraire
-beaucoup de chaleur de part et d'antre. L'on voit au
5*
le commandant de la place-tres-olbistine et très-opinidtre, C'est et'le cela
régiment intercéder pour faire rentrer la troupe. après
)
que le commandant Dalban dit n'avoir pu faire rentrer ce corps
A
sans quélques difficultés. 11 parait ce commandant se contredit
un peu dans ce dernier dire 5 car Nese est bien certain que celui qui
intercède donne toujours le premier l'exemple; 3 d'ailleurs, il est
o
iassez prouvé
tous les rapports, même par ceux été du le citoyen dernier
Dalban, ERaAL constamment le 5* régiment qui a
ty
A sortir et que le premier a rentrer, et si vous consulté celui du
-citoyen Adrien, vous y verrez entr'autre ordre que pour faire reconnaitre sortir son
e ddlagns de lAgence, on lui donna
de
S
A
stta
--- Page 7 ---
(:5 )
arégiment, et qw'iunmédiatement après l'on fit jouer, contre ce
corps, les instrumens de la mort. Le chef de brigade Adrien convient dans son rapport avoir
demaudé au comandant de la place, l'autorisation de placer cent
hommes de son régiment au Fort- Liberté; mais qu'il le lui
relusa d'une manière très-brusque, en accompagnant son refus
de propos déshonorans pour le 5* régimeut. Le commandant
Dalban justifie assez. le dire du citoyen Adrien, puisqu'il'avete
lui avoir fait UIl refus obstiné et opiniàtre. Delal'on peu, conclure
que, s'il y a eu de la chaleur de part et d'antre, elle a été provoquée par le citoyen Dalban. Cc commandant ne nie pas non plus de s'être emparé d'une
€ pièce de canon ; mais il vous dit que le lendemain ii l'a remit
L sa.plice car qu'en aurait-il fait? iln'avait pas de munition $
d'ailleurs i nc s'en serait pas' . servi contre ses frères, ainsi
que tont vous. le prouve. C'est de quoi le citoyen Dalban à bien
soin L'Agent de'ne R prévenu parler. aussitôt de ce qui se passait; mais par
: qui?
ant ne nie pas non plus de s'être emparé d'une
€ pièce de canon ; mais il vous dit que le lendemain ii l'a remit
L sa.plice car qu'en aurait-il fait? iln'avait pas de munition $
d'ailleurs i nc s'en serait pas' . servi contre ses frères, ainsi
que tont vous. le prouve. C'est de quoi le citoyen Dalban à bien
soin L'Agent de'ne R prévenu parler. aussitôt de ce qui se passait; mais par
: qui? par le citoyen Grandet, cominandant de Monte-Christ et
ide Laxavcn, que l'on cnyoya au Cap, pour se concerter sur
la conspiration que l'ou machinait et" prendre.des ordres secrets
et. verbaux, Si l'on consitère d'un côté comment et par
hasard' le citoyen Grandet se trouvait au Foit-Liberté au
Tt
d'être à son poste à Laxavon; si l'on considère que, depuis pêu
de temps, il avait abandonné Monte-Christ pour se fixer a
Laxavon et se rapprochér du Fort-Liberté; si l'on considère
c'est lui, en conséquence des ordres
avait
qui
qu'il
reçu, Rete
arriver les troupes, et sur-tout des troupes espagnoles, qu'elles
étaientsous ses ordreset qu'illes faisait mouvoirisilon jette d'un
autre côté un coup-d'ail sur la lettre de Manigat, dans laquelle
il dit à P'Agent, en réponse à une de ses leitres : < peut-être
S qu'en donnant tout de suite au citoyen Grandet le comman-
>> dement de Moyse 9 on trouverait un spécieux prélexte à incul-
>> pation, ainsi pcur ne pas être calomnié, nous l'employerons l'on
>> sans lui donner hostensiblement le commandemnent >, Si
fait enfin le raprochement de la conduite du citoyen Grandet
et sur-tout du citoyen Raffin, il sera facile de voir quels étaient
les vrais conspirateurs. ct que bien certainement ce n'était ni le
général Moyse, ni Te 5* régiment. Le citoyen Dalban est encore le seul qui parle d'un mouvement
du côté du 5- régiment; il est au contraire démontré, par tous
les rapports, quil rentra le premier dans les casernes. Le chéf
de brigade Adrien dit, que c'est à neuf heures du matin, le
jour du 24. lettre
Le général Moyse a affirmé n'avoir point reçu de
du
citoyen Dalban ) non.plus que de la municipalité ;- mais gul --- Page 8 ---
( 6 )
fut sculement prévenu de ce qui se passait att Fort-Liberté par
le chef de brigade Adrien.
Dans le neuvième, il dit que C le chefde bataillon Lafricain
>> sollicita vers les neuf heures du matin le renvoi de la troupe,
>> mais qu'il ne jugea pas à propos d'accéder à sa demande, etc. >>
Vous voyez encore ici, et c'est le citoyen Dalban qui parle,
c'est un chef du 5
donne le bon exemple, et
fut sculement prévenu de ce qui se passait att Fort-Liberté par
le chef de brigade Adrien.
Dans le neuvième, il dit que C le chefde bataillon Lafricain
>> sollicita vers les neuf heures du matin le renvoi de la troupe,
>> mais qu'il ne jugea pas à propos d'accéder à sa demande, etc. >>
Vous voyez encore ici, et c'est le citoyen Dalban qui parle,
c'est un chef du 5
donne le bon exemple, et que
réginent qui
:
que le commandant de la place est toujours en opposition lorsqu'il s'agit de faire rentrer la tronpe 1 et de contribuer par
conséquent à la tranquillité publique.
Dans le dixième, il dit que < après divers pourparlers avec
>> les citoyens Lafricain et Adrien, il reçut de ce dernier une
>> lettre >. On la trouvera à la suite de ce paragraphe.
II est facile de voir encore par cette Iettre que les intentions
des chefs ct du 5- régiment en général étaient bonnes, 3 et qu'ils
n'avaient en vue que le bon ordre et la tranquillité ; que leurs
plaintes, sur le rassemblement des troupes et fa distibutions des
cartouches, dtaicnt fondées, et qu'ils avaient de grandes raisons
pour demander qu'elles intentions on avait contre leur corps.
Dans le onzième, il dit < qu'il fit réponse par écrit, ainsi
>> que la municipalité 1 qu'ils ne cominettraient aucun acte
>> d'hostilité, à moins qu'ils n'y soient contraints par leurs pre-
>> inières attaques ; que dans ce moment le 5€ régimnent rentra
>> dans SCS quartiers 7 et qu'il caserna le bataillon du Fort-
>> Liberté ct la garde nationale dans une maison sur la place >>.
Jc regrette de n'avoir pas cette lettre pour la comparer avec
cel'e du citoyen Adrien, qui dit < qu'elle lui fut enlevéc chez
>> lui, lorsqu'on lui pilla ses effuts le lendemnain 25; mais qu'elle
>> contenait en substance qu'il ne pouvait pas lui donner des
>> munitions, attendu qu'il n'était pas le premier chef 5).
Cette réponse est évasive, puisque le chef de brigade Adrien
ne demande pas de munitions dans sa lettre. Il n'est question
nulle part de celle que lui écrivit la municipulité.
L'on voit encore dans cc paragraphe, et de l'aveu du citoyen
Dalban , que c'cst le 5e régiment rentre le premier dans ses
caserues, et que le commandant d" la place 1 au lieu de faire
rentrer les autres troupes dans les leurs et les citoyens dans
leurs domiciles respectifs,illes caserne dans une maison attenante
à la sienne, et a cêté des canons toujours braqués.
Dans le douzième et dernier, c il fait l'éloge de la conduite
>9 "des troupcs ct de la garde nationale > que l'on avait induit
en erreur sur le compte du général Moyse et du 5€ régiment.
Je passe au rappoit du citoyen Dalban des 24 ct 25.
Dans le premnier
il dit que C la commune était
S> toujours
sERcra les plus vives inquiétudes, lorsqu'à six
: heures du aFt soir chef de brigade Grandet arriva ; portant des
a 1 a (
, c il fait l'éloge de la conduite
>9 "des troupcs ct de la garde nationale > que l'on avait induit
en erreur sur le compte du général Moyse et du 5€ régiment.
Je passe au rappoit du citoyen Dalban des 24 ct 25.
Dans le premnier
il dit que C la commune était
S> toujours
sERcra les plus vives inquiétudes, lorsqu'à six
: heures du aFt soir chef de brigade Grandet arriva ; portant des
a 1 a ( --- Page 9 ---
( 7 )
du
Hedonville, adressés au citoyen Manigat,
> paquets général
cent homines du 5*
> qui en donna communication du fort ; que de la ville ; qne régiment la troupe
> avaient pris possession
principal
arriva du
>> se tint toute la nnit sons les arines ; qu'il retira des deux renfort, côtés >,
>> etquelorsque lejour parut, la troupe se
l'arrivée
Le citoyen Dalban n'est pas d'accord , sur
dernier du
citoyen Grandet, s avec le citoyen Manigat; car ce
dit que cc le paquet de T'Agent lui fut remis dans dix l'après- heures
> midi. Les habitans du Fort-Liberté le font arriver à
>> du soir, cependant le citoyen Manigat écrivit le 24 au citoyen à
>> Adrien >> ; ce qui fait présumer que le citoyen bonne Manigat heure.
raison, et que le citoyen Grandet est arrivé plus à
Rien ne pronve 1 autre que le rapport du citoyen Dalban, du
les cent hommes du 5: régiment aient prit possession
Ror Liberté. D'ailleurs, ilslauraient fait, qu'on ne peut pasl leur,
eu imputer un crime, puisque c'était pour pourvoir à la tran-. l'on
quillité publique et à la conservation de leurs personnes que d'armes
n'avait cessé de menacer s depuis le moment de la prise
ordonnée par Dalban, sur le réquisitoire de la nmnicipalité. larrivée des
Le citoyen Dalban dit la vérité, lorsqu'il annonce
dans
troupes et la rentrée de celles qui étaient sons les armes
leurs quartiers ; mais c'est toujours le 5 régiment qui sollicite, et
en donne le premier) 1 l'exemple, tandis quc les autres sont toujours.
casernés sur la place, près des canons.
de défaveur sur
Dans le second ii dit, toujours en jetant la attribuant
le 5 régiment et sur le général Moyse, et en Fort-Liberté leur
tous les torts que c le général Moyse arriva au
au
> même moment que des dragons de Maribaroux en demandait
Grandet, àl la tête d'une
s
l'entrée; qué le commandant
patrouille
5*
allait être désarmé; à
ii
>
Ini annonça le régiment
quoi
>> répondit que Teeia ne serait pas, et qu'il cria aux armes ; que
> sur le champ les deux partis se rangérent en bataille >; il dit
cnsuite après des pourparlers, 3
cc le délégué de
> écrivit au
Moyse pour St donner connaissance
LABAES
dont général il était revêtu, et lui demander une entrevue ;
> >> pouvoirs que ce général donna ordre au citoyen Grandet de se retirer
>> avec sa troupe, ou qu'il allait marchér sur lui; il le St délégué
se
à l'autel de la patrie, dea donner
>> de l'Agence transporta
c'est
cela,
ce
s lecture de ses ponvoirs; que
chef après de
que d'avoir délégué à
>> donna ordre au citoyen Adrien,
brigade, c'est
>> faire mettre bas les armes au 5 réginent; que donna après
>> avoir
trois fois, etaprès son refus,
Enit
interpelé Keié Lariviere de se
à la de la
3>
placer
gendara
>> au merie, citoyen et aux canonniers de se tenir prêts; 3
c'est alors
>>
5* réginent commença le feu, mais qu'il
cn fuitei
Yolimas
>> quele que le général Moyse se sauva à cheval >.
>> faire mettre bas les armes au 5 réginent; que donna après
>> avoir
trois fois, etaprès son refus,
Enit
interpelé Keié Lariviere de se
à la de la
3>
placer
gendara
>> au merie, citoyen et aux canonniers de se tenir prêts; 3
c'est alors
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5* réginent commença le feu, mais qu'il
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Yolimas
>> quele que le général Moyse se sauva à cheval >. --- Page 10 ---
(8 )
Si l'on lit attentivement CC long paragraphe, iI sera facile de.
voir de quelles passions, de quelle haine sont animnés, principalement les citoyens Raffin et Dalban, qui font mouvoir un
juge de paix qui n'est que leur instrument; il sera facile de voir
cominent et pourquoi ces pouvoirs lui ont été donnés; il sera
facile de voir que c'est parce qr'il était noir, qu'il avaitl'estime
et la corfiance de ses concitoyens, que l'on connaissait son
insuffisance, qu'il SC laisserait guider, et qu'il ferait tout Ce
qu'on lui dirait; si l'on s'arrête un instant sur la manière dont
cc commandant rend la mcat du citoyen Zamore, capitaine de.
grenadiers et la fuite précipitée du général Moyse, alors il sera
facile, en rapprochant le tout, de voir quel était le but des
conjurés et d'oà ils tenaient leurs pouvoirs.
Mais comparons l111 penles principaux articles de ce paragraphe
avec les autres rapports.
Il n'y a que le citoyen. Dalban qui dise que le général
cria aux armes.
Moyse
Les habitans du Fort-Liberté, dans leur lettre, disent que ce
général, en arrivant sur la place, apnela le commandant de la
place, et lui dit de faire battre l'assemblée.
Le citoyen Manigat'dit qu'il l'a fit battre lui-même.
Ceux du général Moyse et du chef de brigade Adrien n'en
parlent pas 5 c'est donc une autre. calomnie du citoyen Dalban
dirigée contre le général Moyse.
Bifectivement, à çette assemblée, , les troupes; que le
Dalban appelle les deux partis, se mirent sous les
citoyen mais
le citoyen Adrien diti cc que son régiment ne s'y armes; est mis
>> lorsqu'il en fut requis par le citoyen Dalban, et lorsque, que le
>> délégné voulut faire connaitre ses pouvoirs >), L'on
ici que le général Moyse s'était retiré , ct qu'il n'était remnarquera plus sur
la place; quil est par conséqment tres-probable que le
eft posé, les armes, et qu'il'ait dté rappelé à les prendre S-régiment
reconnaître le délégué.
pour
Il est, vrai que le délégué écrivit au général Moyse 3 pour lui
donner connaissance de scs ponvoirs. La lecture de cette
écrite de la main du citoyen Raffin , suffira pour connaître lettre,
combien étaient fraternels les ordres et invitations que faisaient
et donnaient les conjurés.
Le citoyen Dalban est encore le seul qui fasse donner des
ordres, par ce général, au citoyen Grandet, pour faire retirer
la troupe, ou qu'il allait marcher, contre lui; vous verrez
l'invite au contraire à faire retirer les troupes, et qu'il qu'il
sur sa tête de la tranquillité publique. Au surplus, 3 les répond
du Fort- Liberté et le citoyen Manigat n'en parlent citoyens et
fait se trouve même démenti par ce qui s'est passé sur
ce
le
Pap
pendant peu de temps que Cc général y a resté.
place B
RUre
, pour faire retirer
la troupe, ou qu'il allait marcher, contre lui; vous verrez
l'invite au contraire à faire retirer les troupes, et qu'il qu'il
sur sa tête de la tranquillité publique. Au surplus, 3 les répond
du Fort- Liberté et le citoyen Manigat n'en parlent citoyens et
fait se trouve même démenti par ce qui s'est passé sur
ce
le
Pap
pendant peu de temps que Cc général y a resté.
place B
RUre --- Page 11 ---
K9 )
L'arrivéo du déligud A l'antel de la patrie 1 la reconnaissancs
de ses,pouvoirs 1. les trois soirinations faites pour faire posor I's
armes au 5e. régiment, sont recopnues dans tons les rapports;
mais ils différencient sir la manière dont les ordres ont éto
donnés lorsque le feu a commencé et il n'y, a encore que le
citoyen Dalban
accuse le 5- réginent d'avoir été l'agresseur. dans
Les habitans dt Fort-Liberté disent, entr'antre chose )
le leur, que c c'est à cette manière de précipiter les choses, et
P au signal d'allumner la lance, que l'on doit cc inalheureax
>, événement Le citoyen >, Manigat dit, dans le sien, que < pressé par la
donner l'ordre aux canonniers de se tenir
>. citoyen Raflin, ift
la
>> prêts; qu'alors la gendarmeric fit un, mouvement par gauche
sur le 5* régincnt, et que c'est alors que faction
>.A > pour commencé se,porter de patt ct.d'autre >.
Le général Moyse, dit, dans le sien, que < lofsqu'il était
>,3 achéver sa lettre pour le' citoyen Manigat, il fut surpris,,
>.quelques minutes après, d'entendre le bruit de la mousqueterie
2> et, de Tartillerie Adrien, , etc. chef > de brigade, dit, dans le sicn, , que
Le citoyen soinmations à Ini faites et ses
que le
< c'est après les
réponses, ce
P citoyen Mapigat ordonna de faire feu sur sa troupe ; qu'à
P signal.r. Ja mousqueterie de toutes les. tronpes,. aux ordres de
>> Grandet, fit un, feu roulant ; quie les canons tirent et portent
>> la désplation et la mort daus son corps ;. que
blessés de cent
et
a un
nonbre
>,
Mrt
> hommes périssent, qu'ily le grand Dalban dit ce qu'après
: Dans son dernier paragraphe, citoyen
main-
>> la déroute des rebelles,. il fit faire des patrouilles pour
et
lon. chercha de toutes parts
>>: tenir la tranquillité, pour que
furent
p.les.officiers de ce régiments. que plusieurs lui
bataillon amenés, s
>.et entr'autre, le chef de brigade Adrien et le chef de,
>Lafricain ; qu'ils furent, sur le champ incarcérés >,
été
nSi l'on veut connaître la manière dont ces piisonniers ont
traités, il faut consulter le rapport du chef de brigade Adrien;
alors l'on sera convaincu de Thumanité du, citoyen' Dalban et de
ses.c complices. ; alors l'on verra que ces officiers ont été jetés
dans les cachots : traités coinme les derniers des homines, des et
ensuite liés et garrottés pour être conduits au Cap, à bord
frégates, où ils ont été en proie aux phis inauvais traitemens.
Le rapport. des, 26 et 27 du citoyen Dalban, ne, Je contenant pas de
de faits bien intéressans, je n'en parlerai pas. passerai
suite à. celui des citoyens du Fort-Liberté.
Comme le citoyen Dalban, < ils ne citent que le citoyen Cni,
> qui a dit et répandn le bruit dans la ville, que le 56 régiment
2 youlait égorger les blancs et les mulâtres. ils se rapprochent
b
-
Le rapport. des, 26 et 27 du citoyen Dalban, ne, Je contenant pas de
de faits bien intéressans, je n'en parlerai pas. passerai
suite à. celui des citoyens du Fort-Liberté.
Comme le citoyen Dalban, < ils ne citent que le citoyen Cni,
> qui a dit et répandn le bruit dans la ville, que le 56 régiment
2 youlait égorger les blancs et les mulâtres. ils se rapprochent
b
- --- Page 12 ---
10 )
a dans beauconp de circonstances du rapport du commandant
>, de la place 3 dans d'autres 9 et sur. - tout sur les' principaux
s points, sur les injures et les menaces, ils ne sont pas d'accord
celui da
Manigat;" car
> avec lui,, non plus qu'avee dire les habitans citoyen du Fort-Libérté
> les uns et les antres, je veux
faits. Ces
>> ct le citoyen Manigat, laissent échapper quelques ainsi
le
> déux derniers sont cependant assez d'accord,
qu'avec
> général Moyse et le chef de brigade dans Adrien. leur lettre, > c'est ce
Ce qui est à rémarquer, sur-tout
pas- les
sage du troisièine paragraphe, dans lequel ils disent: cc; sur
5 dix heures du soir, le cominandant Grandet arriva du' Cap et
2 remit au citoyen Manigat, juge de paix de cette commune, 5
de
du Directoire à Saint- -
qui le
>> unl arrêté lAgent
des
civils Domingue, et militaires.
>> nommait son délegué, chargé pouvoirs.
>. Les. vertus de ce citoyen nons étant connues, nous' espérion's
> fortement qu'il nous râmeneraità la tranquillité; mais, malhen-
>> reusement, nous le voyons environné du citoyen Raffin,"com-
>> missaire du directoire près Tadministration municipale,hosime
2 qui depuis long. temps a perdu notre confiance, et nous com- lieu
> mençàines à craindre la malheureuse explosion qui QG a eu dec
>> le lendemain. >>
doute,
le
n'a
Il. est bien évident, sans
que citoyen Manigat
rien fait que ce que lui inspirait Yc citoyen Raflin;
toutes
les lettres, proclamations, arrêtôs et autres écrits signés Qure citoyer des
Manigat sorit l'ouvrage du citoyen Raffin; que s'il a donné'
ordres,, ce n'a été que d'après les instances et les sollicitations
de: celui- ci. Si l'on veut encore mieux s'en, convaincre; on le :
verra dans le rapport du' citoyen Manigat.
citoyen Raffn;
Il estl bien évidentaussi, et ceux qui connaissentle
n'en douteront pas qu'ilavait perdu Ja confiance deses n'avoir concitoyens; de relacar il a la réputation bien acquise d'être et de
tions intiunes dans la Colonie et sur-tout au Cap, qu'avec de ce qir'il. plus
ya de plus intrigant, de plus immoral, de
abject, d'ailleurs dans
3 ct de plus machiavélique: Sa
It
caméléon, les malheureux événemens du Fort-Liberté, en est une preuvenon
équivoque. Que lon consulte au surplus les rapports du'général
Moyse et dn chef de brigade Adrien; ils parlent à son égard,
dans le sens des habitans du Fort-Liberté. n'est moins à
Un autre passage du même paragraphe de ce qui viens pas de dire du
remarquer, et qui vient à T'appui
que je,
citoyen Raffin et du citoyen Manigat, est celui-ci :
de
c'Le général Moyse en ayant fini la lecture >> (ils. parlent
falettre du citoyen Manigat a ce général) < dit qu'il va y répondre,
22 monte effectivement dans son appartement, nous apprenons
s qu'il dit à son secrétaire de marquer au citoyen Manigat, que
P personne ne désire plus que lui de voir la tranquillité régner;
I e
REONA
ui
que je,
citoyen Raffin et du citoyen Manigat, est celui-ci :
de
c'Le général Moyse en ayant fini la lecture >> (ils. parlent
falettre du citoyen Manigat a ce général) < dit qu'il va y répondre,
22 monte effectivement dans son appartement, nous apprenons
s qu'il dit à son secrétaire de marquer au citoyen Manigat, que
P personne ne désire plus que lui de voir la tranquillité régner;
I e
REONA --- Page 13 ---
( 11 )
va, chorcler les inoyens à mettre l'ordre, descend ensuite
> :" chez :lui, monte à cheval ct se rend chez le. citoyen
2 Gravelot. 7 Le, citoyen Raflin, d'après cette démarche du
>> général Moyse, excite vivement le citoyen Manigat, en lui
> disant que.le moment presse à faire connaître publiquement ordonner
> des.pouvoirs qui lui sout délégnés par PAgence,ct
adessuite le désarmement. du 59 réginent. Tont ceci se ft ct
> se, passa. ren l'absence du genéral Moyse , qui, s'il eût éta
> averti à temps, aurait immanquablemenit remédié aux naux
>, qui succédèrent; car. cette manière de précipiter les choses,
>>. et que le citoyen Manigat fit involontairement, ne suivant
>> les
du citoyen Raffin, , occasionna le
vamtitite
impalatons
>. reux événement, puisgu'il est vrai, que ce n'est qu'au sigual
>> d'allaunerila.lance, quele feu de la mousqueterie coinmença. a
- Je ne dirai.rien sur, ce passage 3 i'y ai suffisamment répondu le
plus haut ; il, démontre d'ailleurs assez évidemment que
citoyen Raffin était la cheville ouvrière de ce complot, pour
n'avoir pas. besoin de plus ample explication.
Je passerai de suite à la correspondance du citoyen Manigat,
faite ou dictée entièrement par le citoyen Ralfin, que je ferai
paraitre. seul; car, le citoyen Manigat n'y a d'autre part que par
sa signature qu'il apposait, sans connaitre, la plupart du temps,
le contehu de ce qu'on Ini faisait signer, ainsi (ju'on le verrai
je. ne m'attacherai cependant qu'aux principales lettres:
Ln première, du 24 Vendémiaire, est adresséc au clefde brigade
Adrien; c il,lui donne en snbstance connaissance des' pouvoirs
n:dont il est revêtu, ctlui donne ordre, sons sa responsabilité per-
> sonnelle, de faire rentrerindistinctement tous lcs militairesdu5*
>; régiment, et d'y mnettre une double garde pour les consigner >>,
Si T'on remarque d'abord que le citoyen Dalban ne fait arriver,
du Cap, le citoyen Grandet, qu'à six heures du soir ; que lès
habitans du Fort-Liberté diseut qur'il arrive à dix heures du soir;
le citoyen Manigat affirme que sés. pouvoirs lui 'ont été remis
dc. Faprès-midii. l'on remarque sur-tout que c'est après que
le 59 régient eut intercédé pour faire rentrer les troupes 3 que
c'est après quil en cut donné le premier l'exemple, que lon
écrit cclte lettre, il sera facile de voir une nouvelle maclination
de la .part. du citoyen Raffin, afin de montrer le 5-.régient
toujours comme insoumis, ne reconnaissait aucane autorité,
:
et afin de faire croire ala mnltitude qu'il. existait réellement
une conspiration de sa part'; ele est. dans le sens de colle ociite
au général Moyse, dont j'aurai occasion de" parler.
Parla deuxième, du 25 Vendémiaire, Raffin, avec la signature
de Manigat, écrit à l'Agent < votre autorité est méconnue, la
s: force est repoussée par la force, et la guerre civile est dans
> cette cominune, etc. >
ité,
:
et afin de faire croire ala mnltitude qu'il. existait réellement
une conspiration de sa part'; ele est. dans le sens de colle ociite
au général Moyse, dont j'aurai occasion de" parler.
Parla deuxième, du 25 Vendémiaire, Raffin, avec la signature
de Manigat, écrit à l'Agent < votre autorité est méconnue, la
s: force est repoussée par la force, et la guerre civile est dans
> cette cominune, etc. > --- Page 14 ---
i2 )
Voilà T'ouvrage du citoyen Raffin, c'est la guerre civile qu'il
allume par scs instigations et ses insinuations liberticies ; mais
ilavait, conjointement avec Grandet, l'on ne peut éni doutèr 3
des instructions secrètes'; car s'ils n'eussent pas eu avec eux des
hommes puissans, s'ils n'etissent pas été soutenus de l'autorité
premiere, auraient- ils osé tenter un pareil projet et le mettre
ensnite à exécution ? Cette lettie est transcrite surle registre'de
la main dn citoyen Raffn'; il n'y, a pàs de douté que l'original
ne soit aussi de lui, et' Feut - être même Ia signature : car s'il
fant s'en rapporter à cellés qui sont cn mon pouvoir, on jogera
facilemént que le. citoyen Raffin a souvent contrefait la signature
du Par citoyen la troisièine, Manigat. du 251 Vendémiaire, il fait part'à P'Agent
A < qu'après l'alfaire, il a"rendu compte à ses concitoyens de sa
22 conduité, et
s'est" énipressé de prendre un arrêté pour
>: destituer sfatl il_lui en envoie copic, ainsi que der'sa
>> proclamation >.
Raffin: J'en
Ces deux pièces ont également été faitès par
joins
ici un exemplaire de claqne.
de
abord,
Ce jour là lintention des conjurés était, prémier de
Je
de noner Grandet général de brigade, en placo Moyse:
puis affirmer que c'est le citoyen Manigat quis'y est
A Par la quatrième, du 26, il annonce à T'Agent < NE n'a pu
> s'occuper de la transcription de diverses pieces quto lorsqu'il de
>> aura du
il le consacrera à l'inventaire,
ded
temps,
papiers
découvrir
>> Moyse, oi il espère trouver des pièces cqui feront
>. d'autres conspirateurs; il demande des forces,, rend compte
> de divers objets et annonce l'envoi des femes de Moyse >>.
II est bien certain que, si Raffin n'ent pas trouvé de pièces
contre le général Moyse, il aurait fort bien su en, fabriquer, il
peut-être les avait-il déjà toutes prêtes; car l'on sait de quoi
est capable, et personne n'ignore qu'il à aurait Clichi très-bien tout à 'la fois nguré, : il
et dans un comité révolutionnaire et
est de ces hommesqui sontde tousles partis, qui les flagornent tous,
ot qui les décrient tous ensnite. D'ailleurs puisquil a contrefait
la signature de Manigat, il anrait bien pu en contrefaire d'autres.
Par celle du 26 Vendémiwire, C il annonce à T'Agent un envoi
> de pièces, et se répand en invectives les plus grussières contre
> les officiers du 5 régiment, et particulitrement contre ensuite quel-
>> ques-uns qu'il désigne comme des monstres; il le prie
de
3> ne pas leur envoyer le conciliateur qu'il leur annionce, attendu fuite
27. qu'ils sont les vainqueurs, et que leurs, ennemis sont en
$2 il, annonce encore f'envoi des femmes de Moyse: mais sous
22 un acquit-a-caution; ; il dit éntr'autres qu'il a fait porter maitre au
S gouvernenient soixante portugaises, que le quartier
P du 5 régiment avait en caisse 27,
- -
AUT
res; il le prie
de
3> ne pas leur envoyer le conciliateur qu'il leur annionce, attendu fuite
27. qu'ils sont les vainqueurs, et que leurs, ennemis sont en
$2 il, annonce encore f'envoi des femmes de Moyse: mais sous
22 un acquit-a-caution; ; il dit éntr'autres qu'il a fait porter maitre au
S gouvernenient soixante portugaises, que le quartier
P du 5 régiment avait en caisse 27,
- -
AUT --- Page 15 ---
( a3 )
Cet argent a été distribué à la troupe pour Rrix le de son de dévoue- leurs
ment aux conjurés, et
avoir fail couler. sang
frères innocens. J'en ai Terte reçus par-devers moi.
Cette lettre est intéressante à lire en entier. On y verra le
citoyen Raffin entièrement à découvert , intrigant, se débattant de toute manière pour obtenir la confiance et continuer à
mener cette affaire à sa fin, Quant à ce qu'il dit des officiers
du 55 régiment, ce qu'il avance est absolimnent faux: j'en ai
des preuves, certaines.s car s'il en était autrement, vjus pouvez
être bien convaincu que je ne laisserais pias de seiblables crimes
impunis. L'on voit par-tout que c'est la passion, la haine et
lai vengeance qui le domine, et qu'il est bien digne d'être l'instrument de tant de scélératesses.
: Par celle, de
il marque à TAgent que < pour instruire le
>> petiple, il a Ee publier etafficher par- tout sa proclamation et
35 son arrêté, afin de faire connaître la vérité 1 que Moyse empêche
faire
cette
>> de luire 5 il en demande limpression pour
de pénétrer dire
>> vérité avec plus de rapidité ct empécher Moyse
qu'ils
3 avaient vouln le. tuer avec son régiment 3 it' parle de prisonP. niers faits et: des bons traitemens qu'ils ont éprouvés ; il dit
>> ensuite que presque toutes les habitations ont été pillées par
p le 5- réginent, et continue à se répandre en injurcs contre
>> C'est ce corps. sans >) doute pour étendre la guerre. civile au loin que
Raffin fait publier et afficher par-tout sa proclamation et son
arrêté, et qu'il en demande l'impression; ; car, pénétrant comne
il l'est, connaissant à fond le pays et ses habitans, il devait
bien s'imaginer que les cultivateurs toujours inqniets sur leur
liberté, ne verraient pas avec plaisir l'égorgement de leurs frères
et les poursuites que l'on faisait contre le général Moyse, qu'ils
estiment et qu'ils aiment.
Si l'on veut se convaincre de la manière dont ont été traités
les prisonniers du 5 régiment,
les conjurés ont fait, je
renverrai encore au rapport du 3Mer de brigade Adrien, et je
yous inviterai à faire le rapprochement des injures que distribue
par-tout le citoyen Raffin à ce corps; alors vous ne douterez
pas, qu'ils n'aient été maltraités de la manière la plus outrageante.
Quant au pillage dont parle le citoyen Railin, je puis attester
-
qu'il s'écarte de la vérité et que rien n'a été distrait. Les officiers et soldats de ce corps pensaient plutôt à chercher leur
salut dans la fuite que de s'amuser à voler leurs concitoyens.
Par celle du 28 Vendémiaire, il prie l'Agent < de mettre un
s terme au pénible sentiment qu'il manifeste pour eux et que
> leur position est telle qu'ils n'ont plus besoin de troupes;ily parle
>-ensuite d'un convoi d'argent, des rassemblemens fait Moyse
et de comestibles:
>> il dit entr'autre, dans quatrième
#
reçus ;
plutôt à chercher leur
salut dans la fuite que de s'amuser à voler leurs concitoyens.
Par celle du 28 Vendémiaire, il prie l'Agent < de mettre un
s terme au pénible sentiment qu'il manifeste pour eux et que
> leur position est telle qu'ils n'ont plus besoin de troupes;ily parle
>-ensuite d'un convoi d'argent, des rassemblemens fait Moyse
et de comestibles:
>> il dit entr'autre, dans quatrième
#
reçus ; --- Page 16 ---
( 14 )
paragraphe
j'ai déjà cité et que je rapporterai encore ici, p
que <
en donnant de suite au citoyen Grandet le comà
rpastr
>> mandement de Moyse, on trouverait un spécieux prétexte
ainsi,
ne pas être caloinniés , nous l'em-
>2 inculpation 3 lui donner pour ostensiblement le commandement >,
>> Ceci ploiarons est en sans réponse à tt11 paragraphe d'une lettre de l'Agent; 9
du 27 Vendémiaire, dans laquelle il dit : < Je vons autorise à
>> confier au citoyen Grandet le commanlement qu'avait Moyse lui ,
>> si vous ne croyez pas plus pradent de l'einployer sans
>> donner ostensiblement dont le commandement il
était de >. cent et quelques
Le convoi d'argent
parle
et destinés
les
mille gonrdes 9 venant de Santo-Domingo, d'une
appel
de la
elles
prise
.irant
besoins
Colonie; de proviennent cassation. L'on a fait rétrograder
a été interjeté au tribanal
F. -
le convoi, et la Colonie est sans noyens. viens de citer , l'on voit
Par les deux paragraphes
je était un des premiers instruclairement que le citoyen
Onitite.
mens de la conjuration ; aussi quitta-t-il son poste à Laxavon et d'oà
venir au Fort-Liberté, ou il se trouve par hasard,
Rotes fat envoyé au Cap, pour recevoir, il n'en faut pas douter,
des instructions verbales et particulières, et la promesse de
pour à la
récompense de ses exploits, d'être fait général brigade
place Par de celle Moyse. du 30 Vendémiaire, écrite à l'Agent, C il accuse la
> réception de cent portngaises, dont il ne prescrit pas l'emploi; etc. 07
>> mais il assure l'usage qr'il en fera remplira du 5* ses régiment, voeux,
c Il parle rdit de deux compagnies de
devers
>>
Charles Simon
parT
permet au citoyen écrite par moi à la garder municipalité 7 et d'un
>> puis d'une lettre
il demande un bâtiment
>> libelle du général Moyse. de Après quoi et un sabre pour lui et
>> de l'État, , une Tadministration pistolets municipale, etc. >>
>> chaque membre
L
J'ignore jusqu'à présent qu'elle a été l'emploi de à ses récom- cent
portugaises; 3 maisil est évident qu'elles étaient destinées et
avaient
penser ceux qui s'étaient les inieux montrés s
qui dans
fe plus participé à l'assassinat du 5e régiment. Et
quel
moinent trouve-t-on cette somine et l'a fait-on distribuer misère, ? Dans
un moment oiz TAgent lui- inême ne cesse de précher et
de
que les caisses de la République sont vides, qu'il
- n'a répéter pas un sou 5. dans un moment oit les administrations à civiles
et militaires ne reçoivent, dépuis
d'un huit an, mois aucun n'est compte; pas
dans un moment où la troupe
PenaN
payéc, même de ses modiques i comptes : dans un moment vêtemens, oi
les défenseurs de la patrie sont sans souliers, sans
dénnés des obiets de première nécessité ; dans un moinent
net enfin oi les sivres sont ala vcille de manquer dans-les magasins
re
RULE
oit les administrations à civiles
et militaires ne reçoivent, dépuis
d'un huit an, mois aucun n'est compte; pas
dans un moment où la troupe
PenaN
payéc, même de ses modiques i comptes : dans un moment vêtemens, oi
les défenseurs de la patrie sont sans souliers, sans
dénnés des obiets de première nécessité ; dans un moinent
net enfin oi les sivres sont ala vcille de manquer dans-les magasins
re
RULE --- Page 17 ---
( 15 )
de la Répablique, et qu'on va être réduit aux vivres du pays.
C'est dans ce moment, dis-je, que l'Agent trouve cent portugaises pour récompenser le restant tant de de forfaits. cette lettrer, et je la laisserai
Je me tairai sur
apprécier à sa juste valeur. adressée.à
le ciroyen
Par celle du ier
TAgent, dit
c la Colonie
Raffin; car c'est toujours Apenftr qui parle 1
que
qu'il ne
> doit son salat, pent-êire, à loccasion.du 25s.mals, a
> donte
cel ne, soit felfet des sapes Inesures il
fait du
Grandet;
s
a
citoyen
LattE
et do ERST qu'il
de la municipalité, et, sur-tout le,sien,
>> Téloge de ce dernier,
>>,
>>' qwif ne sait assez
tous et rendre les écrits reconmandable du citoyen Raflin,
En lisant toutes les
FOnelr
auxquels je ne saurais assex.le répéter, le citoyen Manigat diiez n'a
eu d'autre
par quelques signatures que lui ; 1 car vous il ne cesse qu'il de
n'y, a tet ditute d'amour républicain de la
de république, de liberté
parler 321 la loi,
patic, de
et d'égalité, de bonheur du pepple
tranquillité & cliaque pullique; instant,
et c'est-avec ces mots sublimes 91 qu'il profane.
qu'il arme les citoyens les uns contre. les autres, et qu'il parvient de
a la destruction d'un régiment qui n'a cessé de bien mériter
la patric; c'esti avec ses expressions chéries qu'il. allume la
guerre civile,. qu'il veut l'étendre dans toute la Colonie, qu'il
fait jouer l'artillerie et la mousqueterie, et qu'il donne la mort
à plus de cent braves qui ont aidé à purger cette Colonie des
ennemis de la liberté. mêmes mots les décemvirs voulaient parvenir
à C'est leur but; avec c'est ces avec ces mêmes que mots qu'ils faisaient couler le
des français, et qu'ils étaient parvenus à forger de nouveaux
sang, fers à la Frânce ; c'est avec ces mêmes mots que les Clichiens
déchiraient chaque jour quelques fenillets de l'acte constitutionnel 5 c'est avec ces mêmes mots qu'ils tentaient at renyer- mots
sement de l'édifice de la liberté ; c'est avec ces mêmes
qu'ils nous auraient ramené l'ancien régime et ses priviléges, et
qu'ils nous auraient redonné l'esclavage, si par les sages mesures leurs
vous avez prises au 18 Fructidor, vous n'enssiez déjoué n'eût
complots
et si la masse du corps législatif
pare
fait prompte justice ces conspirateurs.
aerntodcar
Si vous le suivez dans tous ses écrits, vous le verrez sans cesse
se répandre en injures, plus grossières, plus fausses, plus absurdes
les unes que les autres, contre le général Moyse et le 5-; régiment;
vous le verrez les accuser alternativement de vols, d'assassinats
et de nieurtres, tandis que c'est ce général et ce régiment des qui
ont détruit la Vendée de la Colonie, 3 que des malveillans,
ennemis dela République et de la liberté générale, comme Raffin,
avaient organisé dans la partic de la Grande-Rivière, tandis que
plus fausses, plus absurdes
les unes que les autres, contre le général Moyse et le 5-; régiment;
vous le verrez les accuser alternativement de vols, d'assassinats
et de nieurtres, tandis que c'est ce général et ce régiment des qui
ont détruit la Vendée de la Colonie, 3 que des malveillans,
ennemis dela République et de la liberté générale, comme Raffin,
avaient organisé dans la partic de la Grande-Rivière, tandis que --- Page 18 ---
( 16 )
C'est eux qui ont conservé "le Dondon et tout ce canton à Ia
République; tandis c'est eux qui ont fait fleurir l'agricnlturo
à Maribaroux et H.ter toute l'étendue du voisinage; tandis que
c'est eux qui ont maintenu dans tous ces quartiers , ainsi qu'au
Fort-Liberté, la tranquillité qui y a régné jusqu'à ce malheureux
événement; tandis enfin qu'ils ont contribné pour heancoup,
d'abord à chasser les espagnols et ensuite les' anglais de cette
Colonie; vous le verrez encore faire des interrogatoires, 9 recevoir
des dénonciations, les' envoyer a' l'Agent, et intriguer-de toutes
manières pour induire ses concitoyens en erreur, leur faire dire
le faux et le vrai, suivant l'exigence des cas et suivant qu'il était
plus ou mnoins nécessaire pour parvenir à son but destructeur;
mais tous ces interrogatoires, toutes ces dénonciations, 9 qui ne
signifient pas grands choses par eux - mêmes, sont été démentis forcés
aujourd'hui par ceux qui les ont faits, comme y ayant
par le citoyen Raffin.
cc Il accuse ensuite le général Moyse de faire des rassemblemens,
> et de le menacer, ainsi
d'autres, de sa colère >.
: Pouc vous convaincre de a fausseté de ce qu'il ose avancer,il
suffira que vous sachiez que le général Moyse avait une. foulure de
aux pieds, qu'il ne pouvait marcher, les.cultivateurs et qu'il.était obligé! ont été
tenir le lit; il vons suffira pe savoir qne
le' trouver, de leur propre mouvement, à la Grande - Rivière, de
pour l'assurer de leur estime et de leur amitié; il. vous suffira
savoir que, malgré les vexations et les humiliations sans nombre Fortqu'il a éprouvé, ainsi que.le 5e régiment, que rentré au
Liberté, ni lui, ni personne n'a exercé la moindre vengeance,
et que les personnes. et les propriétés y. ont été respectées comme formel
par-tout ailleurs. Je lui en avais d'ailleurs donné l'ordre
et précis, en lc rendant personnellement responsable de. tont suffira ce
pourrait arriver de contraire au bon ordre. Il vous
sut de savoir que la tranquillité règne dans toute la Colonie,
et que le général Moyse, les officiers et les soldats du'5. régiment
continucnt à donner, par leur conduite sage, ; soutenue et réglée da
des preuves non équivoques de leur amour pour. le maintien
bon ordre et de leur: altachement à la Métropole.
Voyons maintenant ce que dit le citoyen Manigat, déléguo
de l'Agence, dans.sa lettre, en forme de rapport, du 3-Brumaire,
qu'il in'écrit.
< il avoneingénbment que c'est
Dans: son premier paragraphe
même
>> le citoyen Raffin qui a tout fait, et qu'il n'a.que signé, écrit
> sans connaitre, fort souvent, le contenu de ce qu'avait
:
>> ou dicté ce cominissaire, et que les ordresiqni soufflés paraissent Raffin émaner 2
">> de lui Manigat, lui étaient constamment
des par
du
A cèt égard, il est d'accord avec les rapports citoyens Adiien.
Fort-Liberié, du général Moyse et du chef de brigade
ReUr
affin qui a tout fait, et qu'il n'a.que signé, écrit
> sans connaitre, fort souvent, le contenu de ce qu'avait
:
>> ou dicté ce cominissaire, et que les ordresiqni soufflés paraissent Raffin émaner 2
">> de lui Manigat, lui étaient constamment
des par
du
A cèt égard, il est d'accord avec les rapports citoyens Adiien.
Fort-Liberié, du général Moyse et du chef de brigade
ReUr --- Page 19 ---
( 17 )
n est d'ailleurs bien pronvé
n'était que lc sous instrument
de cette machination PORELOHT
Dans le deuxièine cc il parle de cC qu'il a entendu dire par la
>> voie publique >>. Il est à cet égard assez d'accord avec les
autres rapports, qJuand aux faits principanx.
Dans le troisième < il annonce les pouvoirs que l'Agent lui al
>> fait passer
le citoyen Grandet, et il avoue le rcfus
>>
fit d'abord ttr les accepter, ne se sentant ni la force, qu'i
>
nila
capacité de remplir lcs fonctions dont on vonlait le revêtir ;
>> que CC ne futqu'aux instances réitérées ct aux vivess sollicitations
>> de la municipalité, et sur-tout du citoyen Raffin, qui lui dit
>> qui'il ferait tout, ct qu'il n'aurait qu'à signer, qu'il se décida
>> à
cet emploi pénible 92,
Dans esitera qnatrième CC il dit qu'en conséquence de ces pouvoirs
>> et de la mission qu'il venait d'accepter, il s'est réunis à la
>> municipalité pour coopérer avec clle à ramener la tranquillité, >>
Je pense bien
s'il n'eût dépendu
du citoyen
cal:né
il-aurait
neteas csprits ct ramené le Rom ordre; mnais Manigat, il avait
autonrde lui Raflin, Grandet et Dalban qui ne lui donnaient pas le
temps de la réflexion, qui lui faisaient entasser, contre son gré,
crimes' sur crimcs, etqui voulaient, par tous les moyens possibles,
allumcr la guerre civile pour avoir un prétexte de nous calomnier
encore et de nous en attribucr tout l'odicux.
Dans le cinquième, il parle de l'entrée du général Moyse atx
Fort- Liberne, et il dit que C rendu sur la place, il fit battre
D l'assemblée, que le citoyen Raffin voulut l'empêcher d'aller
>> au-devant de ce.général,qW11 y fut cependant, et
se don-
>>
nérentilamain d'une amitié reapreg-gpiMiavita qu'ils à SC rendre
a auprès de la. municipalité; et qu'il Ini répondit, nous allons
>> voir tout à Theure; que le citoycn Raffin lc voyant aller du
>> côté du fort, Ini écrivit pour l'engager à venir près de
>
lui;
qu'aussitôt après, le citoyen Raffin le pressa, le sollicita de
>> se rendre à l'autel de la patrie pour s'y faire reconnaître, cif
>> lui disant que le moment pressait pour faire désarmerle.
>>
5régiment; que s'y. étant rendu, il fnt aussitôt reconnu;
>>
qu'alors
et toujours anx sollicitations et instances réitérécs du
>> Raffin,
pressé et instigué par Ini, de toutes manières citoyen
>> il appela Tece chef de brigade Adrien, et hni fit trois sommations 3
>> différentes ponr qu'il ait à faire poser les armes à son
>>. ment ; que ce chef de brigade n'ayant pas obéi, et que régi- se
>> laissant inalheurensement guider tonjours par le citoyen
>>
il ordonna aux canonniers de se tenir prêts, et
la Raffin,
3 merie, sans ordrc de sa part, fit un mouvemcnt que pour se gendar-
>> sur le 5:. régiment;
c'est alors que l'action commença portcr de
20 part et d'autre, Rur canons ont commencé à tirer, et
4 Ersmgmuntidr mis cn fuite, etc. >,
C que
gi- se
>> laissant inalheurensement guider tonjours par le citoyen
>>
il ordonna aux canonniers de se tenir prêts, et
la Raffin,
3 merie, sans ordrc de sa part, fit un mouvemcnt que pour se gendar-
>> sur le 5:. régiment;
c'est alors que l'action commença portcr de
20 part et d'autre, Rur canons ont commencé à tirer, et
4 Ersmgmuntidr mis cn fuite, etc. >,
C que --- Page 20 ---
( 18 )
Toutes les réflexions que je pourrais faire sur ce: paragraphe F
ne vaudraient pas Ce ruie dit, avec autant de vérité que d'ingénuité, le citoyen Manigat, ainsi je n'en ferai aucune, : je les
Jaisserai entièrement à votre jugement, en vous dont priant:de chacun vous fait
rappeler constammient, instruinent que le citoyen très-passif Manigat, et en sous ordre de
T'eloge, n'était qu'un
cette Dans ccalition. le sixième, il dit que < le général Moyse était absent
>> pendant. cette scène tragique, et qu'on ne peut pas la lui
>> attribuer. Il est bien >) constant qu'on ne peut, sous aucnn rapport, l'attribuer à ce général, puisqu'il est bien vrai qu'il était absent du
Fort-Liberté, depuis le 21 Vendémiaire, - puisqu'il est bien vrai
qu'il n'y est. rentré que le 25 au matin, jour de l'action, était.en
est bien vrai
de temps qu'il
Sine;
qu'il Jorsqu'elle commenç, quilyarait et
moment chez.le citoyen
est
eramnener
Gravclot, commandant de l'artillerie, puisqu'il heures bien du matin. vrai,
enfin,goel le 5 régiment était déjà,en fuite às sept
fait
Dans le restant de son rapport, il dit K ce qu'il événement a
pour et
> niaintenir la tranquillité, après du ce, malheureux il parle de sa
> pour conserver la propriété général Moyse; d'abord. refusé
> proclamnation et de son arrêté, auxquels n'a ilavait été
nouvelles
>> sa signature, et que s'il l'a donnée, ce cessait qu'aux de le tourmenter
> instigations du citoyen Raflin, qui conformne ne à la loi; il témoigne
>> pourcela, en lui disant quec c'était condescendu aussi av
au
>> par-1 tout son regret d'avoir
et déclarer nuls aveuglément tous écrits,
>) citoyen Raffin, et relativement finit par protester à cette malheureuse affaire, et
s signés par un lui, douze
lni a fait
41 Bruinaire,
>> sur-tout de
pages qu'on
siguer,le
2 comme en ignorant absolument le contenu. >
Passons au rapport du général Moyse.
Dans scs quatre premiers paragraphies, il dit en substance aller.
le Fort- Liberté pour
Alre
<C le 21 Vendémniaire, il quitta
>> sa tournée ordinaire dâns son acrondlissement; que lorsqu'il
>> partit, il laissa cette ville dans la plts parfaite tranquillité, altérée
>> et que rien encore ne lui faisait présumer qu'elle serait serait en
>> pendant son absence; que lui et le 5e régiment
>
et
l'on chercherait, ce que le
tt
àla diffamation, que à
à
totale.. I
s vélisme a de
parvenir
perte
LET
rend ensuite compte, plus perfide, d'après les différens rapports qui.lui. ont été
faits, de ce s'est passé pendant son absence, et. il est ceux.du dans
son narré ELA avec les autres rapports, excepté avec et
citoyen Dalban, qui n'y sont pas tout a fait conforme, qui
différencient sur plusicurs points principaux. dans
il dit
Vient ensuite le cinquièe paragraphe,
lequel
a qu'instruit par le çhef de brigade Adrien de ce qui se passait,
A 1
r
après les différens rapports qui.lui. ont été
faits, de ce s'est passé pendant son absence, et. il est ceux.du dans
son narré ELA avec les autres rapports, excepté avec et
citoyen Dalban, qui n'y sont pas tout a fait conforme, qui
différencient sur plusicurs points principaux. dans
il dit
Vient ensuite le cinquièe paragraphe,
lequel
a qu'instruit par le çhef de brigade Adrien de ce qui se passait,
A 1
r --- Page 21 ---
(19 )
ct
y artiva le 25 de
* slrhara matin rocau-Fonstilens accouipagné de deux Az 4 que ce fat le
7. grand Granslet
ouvrit les portes, et-qui.lui dit que
> le citoyen 5
ehrerdiésammsssique s'il.était venu avec des
>2.
régimnent
AAFE
> furecs, il Ini aurait refusé l'entrée; qu'enfin la joie: était peinte
>> Cen'est sur sa physionomie donc pas.le >. citoyen Dalban, ainsi qp'il le dit dans son
rapport, qui: a prévenn le général Moyse dit de n'avcir ce.qui.se passait, de
mais bien le. citoyen Adrien. Ce général
pointireçu les
lettre dudit,citoyen Dalban. Sur le reste de ce paragraphe,
autres rapports sont d'accord avecle général deux Moyse,. dernières Rlexception
Dalban a soin de ne -pas. rapporter les
phrases
" ce général,
sont l'exacte vérité, et qu'il a soin, par
contre-Comp..de. T faire crier anx arnes;, Çc qui.est démenti par
tout lenonde. D'ailleurs
lni qui le ditetson assertion,
comnme l'un des conjurés, AAEEIT pe
bien certainement pas
sur le dire d'une infinité-de il
citoyens- se hâta recommandables. de se rendre sur la
3. Dans le sixième, dit <
l'ordre ; mais place, fat
>. dans l'espoir
sa
ramenerait
et sur-tout qu'il nne
Mat
21 étonné: d'y: 3FLRRIST nombre de troupes,
>> nombreuse cavalerie espagnole, aux ordres de Grandet, rangdo
>. en.bataille près: des canons braqqués sar.le 5- régiment >>, de la
Dans le septième, il dit. w-quil.appela lc. ensuite commandant d'une courte
>> place, qui refusa de lui obéir; il fait de ce part sa voix est étoufféc,
> explicationa aveclecitoyen antour Grandet, de lni, nous que le tenons ; il finit
2> et qu'il entend dire,
rendre justice au citoyen Manigat,
>> enfin ce: paragraphe la lettre
dérnier, que l'on trouvera dans cG
2, et-annoncer:)
Sele
> rapport Le citoyen p.i: Dalban se - garde:l -
bien, dans son rapport, de parler
le
Grandet avait fait venir,
de ces troupes espagnoles que surle citoyen '5e, régiment; il a sans doute
ainsi que. des canons braqués
des-raisons puissantes.
le
il
r Le: citoyen Dalban.d dit c qu'appelés par général la Moyse, inain >>.
s'avança, et qu'ils sc1 donnèrent réciproquemient Adrien;
Cet est démenti par. ce général et
le chefde brigade le fit
et les habitans di Fort - Liberté Ipent uniquement qu'il
-
appeler, et qu'il lui donna ordre de faire battre T'assemblée, encore sans
dire quil obéit ni qu'il s'y refusa.. Ce. qui. ferait c'est ce paraitre de la
le.citoyen Dalban s'écarte. de la vérité,
passage du
Rtert da citoyen Manigat, dans laquelle il dit, en parlant battre
général Moyse : < lorsqu'il fut rendu sur la place, an-devant il fit de
> l'assemblée, et malgré le citoyen Raffin, je fus
>,
> lui,et nous nous donnâmes la main d'une amitié réciproque de la leitre
Le citoyen Dalban et le citoyen Manigat parlent d'uné prière faite
écrite par Raffin, comme d'une inyitation,
citoyen Manigat, dans laquelle il dit, en parlant battre
général Moyse : < lorsqu'il fut rendu sur la place, an-devant il fit de
> l'assemblée, et malgré le citoyen Raffin, je fus
>,
> lui,et nous nous donnâmes la main d'une amitié réciproque de la leitre
Le citoyen Dalban et le citoyen Manigat parlent d'uné prière faite
écrite par Raffin, comme d'une inyitation, --- Page 22 ---
( 20 )
au général Moyse de se rendre auprès d'eux pour: coopérer'ale
tranquillité pablique; il suffit de la lire, pour se convaincre
combien cette prière était donce et fraternellé, et combien ceux:
qui en étaient les auteurs, étaient animés du désir de' rétablir la'
paix. On la trouvera transcrite dans le rapport du général Moyec.
Dans son luitièine paragraphe, ce général dit < qu'il fit réponse
>> au citoyen Manigat, et donne textuellement copic de sa lettre.
Si l'on compare ces deux lettres; l'on verra dans la première:
un ton iinpérieux et despotique, des ordres'sévères et absolus qui
ne convenaient nullement à la: circonstance, et-qai font voir
CC n'était pas la paix que les conjurés voulaient; mais bienfg guerre. Par contre- coup, dans celle du général Moyse; l'on'
y, voit son respect pour l'autorité, son désir de' concourir au
rétallissement de l'ordre ct de communiquer avec le-délégué; on
le voit témoigner combicn il est fàché:du désordre qui règné,
demander l'éloignement des troupes, et répondre sur sa tête que
la tranqnillité sera de suite rétablie; mais ce n'était pas ce que
voulaient les ouvriers de cctte conspirations, leurs ordres n'étaient
pas tels, il leur fallait du sang, la guerre civile et toutes ses'
horreurs; il leur fallait des victimes, et l'on voulait, comme le
dit fort bien le général Moyse dans son rapport, faire unessat
sur sa personne et sur le 5- régiment, afin de voir comie le
peuple le prendrait, et mettre à exécution le grand plan d'hoinicide et de destruction.
Dans son neuvième il dit C qu'achevant cette réponse,, il
>> entendit le bruit de 1 mousqueterie et de l'artillerie; que plus
>> de centhommes périssent; quilyeuts un grandnombre del blessés,
>> ct que le reste ne trouva, son salut
dans la fuite; que luis
>> même, dans la crainte de devenir 1A proie et la victimerdes
a
>> conjurés, il fut forcé de sortir de la ville aux: cris de le voili,
-
>> arrètez-le, tuez- le >.
:
Il est bien certain que, si le général Moyse avait conférer
senl avec le citoyen Manigat, que 1 si ce dernier
pas été
LRr
éntouré du citoyen 1 Raffin ct autres 5 que, si-Ton se fit-bien
pénétré des sentimens de celgénéral ct des. services qu'ilavait
rendu à la patrie, il n'y aurait certainement point eu de
répandu et
tout serait rentré dans l'ordre; mais je
MTE
que
répète, font vonlait des troubles et du sang pour avoir un sujet
de calomnier encore la classe des citoyens noirs.'
fi 1
Dans le restant de son rapport, il dit que < c'est le 5 régi-
>> ment qui a été assailli parles canons et la mousquéterie d'une
> troupe trois fois plus nombreuse; il se. plaint de la précipi:
2> tation que l'on a mnis' à exécuter un plan qui ne tendait
>> l'assassiner, lorsqu'il n'y avait qu'une demi-heure qu'il
mt
>> entré en ville 1 forsquil n'avait encore vu ni Dalban, ni la
sisnunisipaliséy.ni) la. citoyen Manigat; lorsquep persome enfia
P
illi parles canons et la mousquéterie d'une
> troupe trois fois plus nombreuse; il se. plaint de la précipi:
2> tation que l'on a mnis' à exécuter un plan qui ne tendait
>> l'assassiner, lorsqu'il n'y avait qu'une demi-heure qu'il
mt
>> entré en ville 1 forsquil n'avait encore vu ni Dalban, ni la
sisnunisipaliséy.ni) la. citoyen Manigat; lorsquep persome enfia
P --- Page 23 ---
s n'avait cherché à
( 21 )
>> pour ramener Ja se concerter avec) Jui sur les
A
>> fnit et employé tranquillité ; mais qu'au mesures à prendre
>> de lui le citoyen tous les inoyens de séduction contraire, on l'avait
>> fait ensuite
Manigat, en abusant de sa pour éloigner
>> Dgrticulidrement quelques de réflexions sur cet
bonhonmie; il
3> dé Grandlet et de l'Agent, et ensuite de événement, 9 se plaint
>> du prenier;
Cascanx, qu'il accuse Raffin, de Dalban,
>>
; il rappelle ue
d'être les
et
instrumens
l'Agent, Le
ce qui en a résulté, dénonciation etc.
faite contre lui à
rapport du chef de
>>
habitans totalité, et sur-tont sur brigade les
Adrien se rapporte en
du Port-Liberté principaux faits 9 avec presque
Moyse. Il n'y a que le s du cituyen Manigat et du ccux des
faits contronvés , dont citoyen Dalban qui
général
les siens. L'on
j'ai fait le
rapporte quelques
pourra d'ailleurs rapprochement en
autres, oublié ct l'on verra que si
les comparer les uns analysant avec les
quelques faits,
quelques - uns de ces
par les autres.
quelques circonstances, elles sont premiers ont
Une lettre du citoyen
rapportées
chargé du service à
Leloup, s officier
l'agent Hedouville, Monte-Christ, adressée du d'administration D
< J'ai Thonneur de commence par ces
: Fort-I Liberté à
>>
que je sollicitais à vous prévenir qu'en phrases
>>
anx affaires du
mon départ pour Monte exécution -
des ordres
>> de me rendre à Port-Liberte, auquel lieu je Christ, , relatifs
>> votre
Monte-Christ, jai fait part an devais passer avant
> vons m'aviez délégué, et au citoyen Dalban
citoyen Manigat,
>> partir
chargé de leur faire,
> des confidences que
>> même dc Pour Francs, et l'invitation qui était votre dessein de
D'après s'y rendre par la voie de que vous leur faisiez de
comme il l'a cela, osé le dire général Hedonville ne Ansebyainge etc. >>
faisait
ici avant son départ, prétendra pas en France, s
que jamais emnbarnner. Je déclare
je
que c'était moi quile
sait assez impostare ne fut
grande. n'y avais jamais pensé, et
X
s'il gardait qu'il les méditait son
D'aillenrs tout le monde
trois
depuis plus d'un
E
desseins cachés
Frégates en
mois, ct
a
que l'on ne
rade, c'est qu'il avait
que
peut conelure anssi que
connaissais pas. De cette quelques
ont été faites à
beaucompde
lettre l'or
venu au Cap, et à
sur-tout confidences, au citoyen sir cette affaire,
pent en induire
qui a fait
Grandet, qui est
TUES
que le citoyen encore, puisqu'elle est. mouvoir datée la machine. L'on
a da lui être faite Leloup le est parti du Cap le Iet, et du 2 Brumaire s
depuis plusieurs
29 ou 30 Vendémiaire que la confidence
le général Hedouville jours et bien avant mon arrivée au dans plus tard, ainsi
inéditait sa fuite.
ses quartiers,
Pour copie
Signé
conforme >
TOUSSAINT
LOUVERTURE
An Cap, chez P. Roux,
imprimeur de la République.
P 4- V2
1209)
. L'on
a da lui être faite Leloup le est parti du Cap le Iet, et du 2 Brumaire s
depuis plusieurs
29 ou 30 Vendémiaire que la confidence
le général Hedouville jours et bien avant mon arrivée au dans plus tard, ainsi
inéditait sa fuite.
ses quartiers,
Pour copie
Signé
conforme >
TOUSSAINT
LOUVERTURE
An Cap, chez P. Roux,
imprimeur de la République.
P 4- V2
1209) --- Page 24 ---
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plus perfide, d'après les différens rapports qui.lui. ont été
faits, de ce s'est passé pendant son absence, et. il est ceux.du dans
son narré ELA avec les autres rapports, excepté avec et citoyen Dalban, qui n'y sont pas tout a fait conforme, qui différencient sur plusicurs points principaux. dans il dit
Vient ensuite le cinquièe paragraphe, lequel a qu'instruit par le çhef de brigade Adrien de ce qui se passait,
A 1 r — Page 21 —
(19 ) ct y artiva le 25 de
* slrhara matin rocau-Fonstilens accouipagné de deux Az 4 que ce fat le
7. grand Granslet ouvrit les portes, et-qui.lui dit que
> le citoyen 5 ehrerdiésammsique s'il.était venu avec des
>2. régimnent
AAFE
> furecs, il Ini aurait refusé l'entrée; qu'enfin la joie: était peinte
» Cen'est sur sa physionomie donc pas.le >. citoyen Dalban, ainsi qp'il le dit dans son
rapport, qui: a prévenn le général Moyse dit de n'avcir ce.qui.se passait, de
mais bien le. citoyen Adrien. Ce général pointireçu les lettre dudit,citoyen Dalban. Sur le reste de ce paragraphe, autres rapports sont d'accord avecle général deux Moyse,. dernières Rlexception
Dalban a soin de ne -pas. rapporter les phrases
" ce général, sont l'exacte vérité, et qu'il a soin, par contre-Comp..de. T faire crier anx arnes;, Çc qui.est démenti par
tout lenonde. D'ailleurs lni qui le ditetson assertion, comnme l'un des conjurés, AAEEIT pe bien certainement pas sur le dire d'une infinité-de il citoyens- se hâta recommandables. de se rendre sur la
3. Dans le sixième, dit < l'ordre ; mais place, fat
>. dans l'espoir sa ramenerait et sur-tout qu'il nne
Mat
21 étonné: d'y: 3FLRRIST nombre de troupes,
» nombreuse cavalerie espagnole, aux ordres de Grandet, rangdo
>. en.bataille près: des canons braqqués sar.le 5- régiment », de la
Dans le septième, il dit. w-quil.appela lc. ensuite commandant d'une courte
» place, qui refusa de lui obéir; il fait de ce part sa voix est étoufféc,
> explicationa aveclecitoyen antour Grandet, de lni, nous que le tenons ; il finit
2> et qu'il entend dire, rendre justice au citoyen Manigat,
» enfin ce: paragraphe la lettre dérnier, que l'on trouvera dans cG
2, et-annoncer:)
Sele
> rapport Le citoyen p.i: Dalban se - garde:l - bien, dans son rapport, de parler le
Grandet avait fait venir, de ces troupes espagnoles que surle citoyen '5e, régiment; il a sans doute
ainsi que. des canons braqués des-raisons puissantes. le il r Le: citoyen Dalban.d dit c qu'appelés par général la Moyse, inain ».
s'avança, et qu'ils sc1 donnèrent réciproquemient Adrien;
Cet est démenti par. ce général et le chefde brigade le fit et les habitans di Fort - Liberté Ipent uniquement qu'il appeler, et qu'il lui donna ordre de faire battre T'assemblée, encore sans
dire quil obéit ni qu'il s'y refusa.. Ce. qui. ferait c'est ce paraitre de la
le.citoyen Dalban s'écarte. de la vérité, passage du
Rtert da citoyen Manigat, dans laquelle il dit, en parlant battre
général Moyse : < lorsqu'il fut rendu sur la place, an-devant il fit de
> l'assemblée, et malgré le citoyen Raffin, je fus
faire battre T'assemblée, encore sans
dire quil obéit ni qu'il s'y refusa.. Ce. qui. ferait c'est ce paraitre de la
le.citoyen Dalban s'écarte. de la vérité, passage du
Rtert da citoyen Manigat, dans laquelle il dit, en parlant battre
général Moyse : < lorsqu'il fut rendu sur la place, an-devant il fit de
> l'assemblée, et malgré le citoyen Raffin, je fus > lui,et nous nous donnâmes la main d'une amitié réciproque de la leitre
Le citoyen Dalban et le citoyen Manigat parlent d'uné prière faite
écrite par Raffin, comme d'une inyitation, — Page 22 —
( 20 ) au général Moyse de se rendre auprès d'eux pour: coopérer'ale tranquillité pablique; il suffit de la lire, pour se convaincre combien cette prière était donce et fraternellé, et combien ceux:
qui en étaient les auteurs, étaient animés du désir de' rétablir la'
paix. On la trouvera transcrite dans le rapport du général Moyec.
Dans son luitièine paragraphe, ce général dit < qu'il fit réponse
» au citoyen Manigat, et donne textuellement copic de sa lettre.
Si l'on compare ces deux lettres; l'on verra dans la première: un ton iinpérieux et despotique, des ordres'sévères et absolus qui
ne convenaient nullement à la: circonstance, et-qai font voir
CC n'était pas la paix que les conjurés voulaient; mais bienfg guerre. Par contre- coup, dans celle du général Moyse; l'on'
y, voit son respect pour l'autorité, son désir de' concourir au rétallissement de l'ordre ct de communiquer avec le-délégué; on le voit témoigner combicn il est fàché:du désordre qui règné, demander l'éloignement des troupes, et répondre sur sa tête que la tranqnillité sera de suite rétablie; mais ce n'était pas ce que
voulaient les ouvriers de cctte conspirations, leurs ordres n'étaient
pas tels, il leur fallait du sang, la guerre civile et toutes ses'
horreurs; il leur fallait des victimes, et l'on voulait, comme le
dit fort bien le général Moyse dans son rapport, faire unessat sur sa personne et sur le 5- régiment, afin de voir comie le peuple le prendrait, et mettre à exécution le grand plan d'hoinicide et de destruction.
Dans son neuvième il dit C qu'achevant cette réponse,, il
» entendit le bruit de 1 mousqueterie et de l'artillerie; que plus
» de centhommes périssent; quilyeuts un grandnombre del blessés,
» ct que le reste ne trouva, son salut dans la fuite; que luis
» même, dans la crainte de devenir 1A proie et la victimerdes a
» conjurés, il fut forcé de sortir de la ville aux: cris de le voili,
Dans son neuvième il dit C qu'achevant cette réponse,, il
» entendit le bruit de 1 mousqueterie et de l'artillerie; que plus
» de centhommes périssent; quilyeuts un grandnombre del blessés,
» ct que le reste ne trouva, son salut dans la fuite; que luis
» même, dans la crainte de devenir 1A proie et la victimerdes a
» conjurés, il fut forcé de sortir de la ville aux: cris de le voili, » arrètez-le, tuez- le >. Il est bien certain que, si le général Moyse avait conférer senl avec le citoyen Manigat, que 1 si ce dernier pas été
LRr éntouré du citoyen 1 Raffin ct autres 5 que, si-Ton se fit-bien pénétré des sentimens de celgénéral ct des. services qu'ilavait rendu à la patrie, il n'y aurait certainement point eu de répandu et tout serait rentré dans l'ordre; mais je
MTE que répète, font vonlait des troubles et du sang pour avoir un sujet de calomnier encore la classe des citoyens noirs.' fi 1
Dans le restant de son rapport, il dit que < c'est le 5 régi-
» ment qui a été assailli parles canons et la mousquéterie d'une
> troupe trois fois plus nombreuse; il se. plaint de la précipi:
2> tation que l'on a mnis' à exécuter un plan qui ne tendait
» l'assassiner, lorsqu'il n'y avait qu'une demi-heure qu'il mt
» entré en ville 1 forsquil n'avait encore vu ni Dalban, ni la sisnunisipaliséy.ni) la. citoyen Manigat; lorsquep persome enfia
P — Page 23 — s n'avait cherché à
( 21 )
» pour ramener Ja se concerter avec) Jui sur les
A
» fnit et employé tranquillité ; mais qu'au mesures à prendre
» de lui le citoyen tous les inoyens de séduction contraire, on l'avait
» fait ensuite
Manigat, en abusant de sa pour éloigner
» Dgrticulidrement quelques de réflexions sur cet bonhonmie; il
3> dé Grandlet et de l'Agent, et ensuite de événement, 9 se plaint
» du prenier;
Cascanx, qu'il accuse Raffin, de Dalban, ; il rappelle ue d'être les et instrumens l'Agent, Le ce qui en a résulté, dénonciation etc. faite contre lui à rapport du chef de habitans totalité, et sur-tont sur brigade les
Adrien se rapporte en du Port-Liberté principaux faits 9 avec presque
Moyse. Il n'y a que le s du cituyen Manigat et du ccux des faits contronvés , dont citoyen Dalban qui général les siens. L'on j'ai fait le rapporte quelques pourra d'ailleurs rapprochement en autres, oublié ct l'on verra que si les comparer les uns analysant avec les quelques faits, quelques - uns de ces par les autres. quelques circonstances, elles sont premiers ont
Une lettre du citoyen rapportées chargé du service à
Leloup, s officier l'agent Hedouville, Monte-Christ, adressée du d'administration D
< J'ai Thonneur de commence par ces
: Fort-I Liberté à
qui général les siens. L'on j'ai fait le rapporte quelques pourra d'ailleurs rapprochement en autres, oublié ct l'on verra que si les comparer les uns analysant avec les quelques faits, quelques - uns de ces par les autres. quelques circonstances, elles sont premiers ont
Une lettre du citoyen rapportées chargé du service à
Leloup, s officier l'agent Hedouville, Monte-Christ, adressée du d'administration D
< J'ai Thonneur de commence par ces
: Fort-I Liberté à que je sollicitais à vous prévenir qu'en phrases anx affaires du mon départ pour Monte exécution - des ordres
» de me rendre à Port-Liberte, auquel lieu je Christ, , relatifs
» votre
Monte-Christ, jai fait part an devais passer avant
> vons m'aviez délégué, et au citoyen Dalban citoyen Manigat,
» partir chargé de leur faire,
> des confidences que
» même dc Pour Francs, et l'invitation qui était votre dessein de
D'après s'y rendre par la voie de que vous leur faisiez de comme il l'a cela, osé le dire général Hedonville ne Ansebyainge etc. »
faisait ici avant son départ, prétendra pas en France, s que jamais emnbarnner. Je déclare je que c'était moi quile sait assez impostare ne fut grande. n'y avais jamais pensé, et
X s'il gardait qu'il les méditait son
D'aillenrs tout le monde trois depuis plus d'un
E desseins cachés
Frégates en mois, ct a que l'on ne rade, c'est qu'il avait que peut conelure anssi que connaissais pas. De cette quelques ont été faites à beaucompde lettre l'or venu au Cap, et à sur-tout confidences, au citoyen sir cette affaire, pent en induire qui a fait
Grandet, qui est
TUES que le citoyen encore, puisqu'elle est. mouvoir datée la machine. L'on
a da lui être faite Leloup le est parti du Cap le Iet, et du 2 Brumaire s
depuis plusieurs
29 ou 30 Vendémiaire que la confidence le général Hedouville jours et bien avant mon arrivée au dans plus tard, ainsi
inéditait sa fuite. ses quartiers,
Pour copie
Signé conforme >
TOUSSAINT
LOUVERTURE
An Cap, chez P. Roux, imprimeur de la République.
P 4- V2
1209) — Page 24 — d S
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12E a - — Page 25 —
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