--- Page 1 --- --- Page 2 ---
-
a
a
E
a
- -o -
PATDI FO
3obn Carter Broton. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
-
HTe.
DY- --- Page 5 ---
Yalyutoire cle CJwuneetaic fe Pari.1818.
- 2.aperuu del'svar de la traire
cles megres -
Cenaves. 1818
3 3.9mpooc cles Tuib
(Raris - 1818)
*4. Rappovttur lajicore yaime M Oeaur 1818
* 5. Colombel: Retlesious dur
quelqul Frirs 2 : CM.
loraulruice. 1818
* 6. Precir his longues d0 ur la Rwolulan
Des nnuiuce, um De lameugue.
du Bud -
Pars. 1819
*Y. Colombel: Sramen 0 un
Pexny hliles te - e Reranbunte.181y
*.B.utN- --- Page 6 ---
0116Z
(166 )
à réunir eni un seul faisceau toutes les partics divisées de
Ce vaste contiuent, elles formeront divers Etats indépendans les uns des autres,qui se confédéreront dans
l'intérêt de leur sûreté.
Tel est le sort qu'on peut assigner à PAmériqueMéridionale. Toute entreprise de la part des nations'
européennes n'aura d'autre résultat que de lui faire
sentir la nécessité de former ce pacte fédératif, de
développer ses ressources et de s'affermir dans ses
principes d'indépendance.
L'Amérique, abandonnée à elle-méme, sera lente
peut-ètre à former une seule et grande famille; toutes
les passions ambitieuses qui Parviennent à agiter les
hommes pourront la liyrer encore quelque temps à
des troubles intérieurs;mais il est un terme aux maux
politiques; les peuples se fatiguent des réyolutions ct
brisent le joug de l'anarchie, comme ils brisent le
sceptre des tyrans. C'est ainsi que la nation américaine mettrait un terme à ses maux, s'ils deyaient se
prolonger trop long-temps. Son sort est d'être heureuse, parce que sa volonté est d'être libre.
FIN. --- Page 7 ---
EXAMEN
D'UN PAMPHLET. --- Page 8 --- --- Page 9 ---
EXAMEN
DUN PAMPHLET,
AYANT POUR TITRE:
ESSAI
CAUSES DE LA REVOLUTION ET DES GUERRES
SUR LES
CIVILES D'HAITI, ETC. ;
PAR M. COLOMBEL,
Particulier de S. Ex. le Président d'Haiti.
Secrétaire
IMPRIME AU FORT-AU-PRINCE
Novembre 1819. --- Page 10 ---
7 ---
EXAMEN
D'UN PAMPHLET. --- Page 8 --- --- Page 9 ---
EXAMEN
DUN PAMPHLET,
AYANT POUR TITRE:
ESSAI
CAUSES DE LA REVOLUTION ET DES GUERRES
SUR LES
CIVILES D'HAITI, ETC. ;
PAR M. COLOMBEL,
Particulier de S. Ex. le Président d'Haiti.
Secrétaire
IMPRIME AU FORT-AU-PRINCE
Novembre 1819. --- Page 10 --- --- Page 11 ---
AVANT-PROPOS:
L: titre seul de cet opuscule en indique
la nature et le but. Nous l'offrons à nos
assez
avec toute la défiance que nous
concitoyens la faiblesse de nos moyens et en même
inspire
toute la confiance que nous instemps avec bienveillance. Nous ne chercherons
pire leur
de la témérité
point à nous justifier
que
la réfutation
nous avons eue d'entreprendre
vient
sommaire d'un ouvrage volumineux que
de publier un de nos plus implacables ennemis et un des plus fougueux détracteurs
de notre Gouvernement et de nos institutions.
Cette réfutation complète, et comme se prode la faire notre compatriote MILSCENT,
pose
doute beaucoup au-dessus de nos
est sans
nous
auforces. Le travail que
présentons sorte
jourd'hui au public n'en est en quelque
l'ébauche - 9 et ne doit être considéré
que
l'ceuvre du sentiment et non
que comme celle de l'esprit. Si l'on trouve que
comme
réussi à atteindre le but
nous n'avons pas
notre excuse
que nous nous sommes proposé, ont fait
est dans les motifs qui nous
faveur prendre la plume, et nous espérons qu'en
de
de ces mêmes motifs et en considération fait cet
la rapidité avec laquelle nous avons bien nous
écrit (1), nos lecteurs voudront
là-propos nous n'avons consacré
(:) Pour ne pas manquer
que quelques jours à sa rédaction. --- Page 12 ---
IJ
accorder T'indulgence que nous réclamons.
Que si, malgré la déclaracion franche
que
nous faisons ici de notre sentiment sur cette
faible production, quelque censeur chagrin,
détracteur par inclination et par habitude, se
plaisait à la critiquer sous le rapport littéraire, il en est le maitre; nous l'abandonnons volontiers à toute la sevérité de la critique; mais si cette même critique. envieuse
sans raison, s'attachait à pervertir nos intentions, à calomnier nos principes, nous déclarons aussi que nous saurons bien démasquer
les vues et les desseins secrets qui la feraient
agir. Noure religion est celle de Phonneur et
de la foi des sermens. Nous nous sommes
dévoués à une cause, non parce qu'elle nous a
offert tels et tels avantages persounels, mais
parce qu'elle nous a paru être celle de la justice
et de l'équité, et ncus ne craignons peint
qu'en scrutant notre conduite passée on trouve
de la dissonnance entre nos principes d'autrefois et ceux d'aujourdihui. C'est tout ce
que nous avons à dire sur ce point. Il nous
en reste un autre sur lequel nous devons
une petite explication à nos lecteurs, ou pour
mieux dire snr lequel nous devons nous
tifier.
jusOn trouvera peut- - être que nous avons
observé peu de ménagement dans notre réplique à M. Vastey 3 et que certaines de nos
expressions dépassent les limites des convenances. Nous avouons que nous n'avons pas
toujours mis toute la modération que l'on a
tout ce
que nous avons à dire sur ce point. Il nous
en reste un autre sur lequel nous devons
une petite explication à nos lecteurs, ou pour
mieux dire snr lequel nous devons nous
tifier.
jusOn trouvera peut- - être que nous avons
observé peu de ménagement dans notre réplique à M. Vastey 3 et que certaines de nos
expressions dépassent les limites des convenances. Nous avouons que nous n'avons pas
toujours mis toute la modération que l'on a --- Page 13 ---
III
droit d'attendre de quelqw'un qai défend une
aussi
et aussi bonne que la nôtre;
canse
juste était-il
de conserver quelmais nous
possible écrivain
les foule
égards envers un
qui
ques
ne garde aucue mesure.
tous aux pieds ; qui
; qui
aucune retenue, 9 aucune s'abandonner circonspection à toute
se méprise assez pour
à tout l'emporla fougue de ses passions,
en
se répand
tement de son animosité; qui odlieuses contre
en salonnies
injures groswiéres, dont la réputation est fondée
des Pestime personnes de leurs concitoyeus; qui outrage,
sur
sans exemple, le goitavec une impudence
et les instituvernement qui nous protège
de
tions qui nous garantissent la jouissance une
en un mot, ose, avec
nos droits; qai, troubler la cendre de Thomme
sacrilège fut audnce, cher à tunt de titres aux Haîtiens
qui
duquel ils font éclater la plus
et au soavenir vénéralion comme la plus vive graprofonde
titude?
s'était attaché
déniSi M. Vastey ne
qu'à
nous eussions pent-être
grer notre personne,
nous l'eussions
gardé le sileuce, parce que
mais
assez méprisé pour ne pas lui répondre;
les principes sur lesquels
il a osé. attaquer
il a osé fronder
repose notre pacte social; chérissons et que tout
les doctrines que nous et de la raisoa vénère; :
ami de Phumanité la mémoire du sauveur de
il a osé profaner
dont la vie
notre patrie, de Phomme juste les actions
entièrc n'a été remplie que par --- Page 14 ---
IV
les plus honorables. Pouvions-nous rester impassibles ? Pouvions-nous entendre blasphêmer
cet énergumène sans éprouver une profonde
indignation ? Ce sentiment nous a presque toujours dominé dans le cours de notre réplique, et
comment nos expressions ne s'en seraient-elles
pas ressenties ? Nous ne doutons pas que
notre juste indignation ne soit partagée par
tous nos compatriotes, et c'est dans cette
conviction que nous espérons qu'ils voudront
bien ne pas nous juger avec trop de sévérité.
impassibles ? Pouvions-nous entendre blasphêmer
cet énergumène sans éprouver une profonde
indignation ? Ce sentiment nous a presque toujours dominé dans le cours de notre réplique, et
comment nos expressions ne s'en seraient-elles
pas ressenties ? Nous ne doutons pas que
notre juste indignation ne soit partagée par
tous nos compatriotes, et c'est dans cette
conviction que nous espérons qu'ils voudront
bien ne pas nous juger avec trop de sévérité. --- Page 15 ---
EXAMEN
Pamphlet de M. le Baron VASTEY, 7 Maréchal de
D'un
Chancclier, Membre du Conseil privé, etc.;
Camp,
AYANT POUR TITRE :
ESSAI
Sur les causes de la Révolution et des Guerres civiles
d'Haiti, etc., etc.
Eos qui male agunt, solet poenitere.
Lave verve du noble Baron Vastey ne se refroidit
d'ordinaire paralyse les ressorts de
ApRtLE
Lage, qui
chez le commun des honnes,
tion et émousse Pesprit
ranimer les feux du génie
semble chez lui aul contraire
donner
d'activité à ses facultés intelloetuelles.
et
de plus donner une nouvelle preive de Pétonnante
Il vient
et de sOn intarissable loquacité.
fécondité de sa phume
depuis long-temps
En possession, presque exclusive., du
par de modestes
de faire gémir les presses
Cap voit naître et nourir,
brochures 7 que le même armé jour d'un gros in-Octavo,
il se présente aujourdhui retentir dans Punivers entier les tromdestiné à faire
à donner à son nom une
pettes de la renommée, FImmortalité 2
et à hi assurer le
place au Temple de
Haiti. Fort de la puissance de
Sceptre de POpinion en il s'élance de' nouveau, et avec
cette Reine du monde, dans Parèue, la démarche fière,
une nouvelle ardeur 2
du temps
Foeil hagard, semblable à ces preux Chevaliers s'avanrevêtus de leur formidable armure,
passé qui,
à donner à son nom une
pettes de la renommée, FImmortalité 2
et à hi assurer le
place au Temple de
Haiti. Fort de la puissance de
Sceptre de POpinion en il s'élance de' nouveau, et avec
cette Reine du monde, dans Parèue, la démarche fière,
une nouvelle ardeur 2
du temps
Foeil hagard, semblable à ces preux Chevaliers s'avanrevêtus de leur formidable armure,
passé qui, --- Page 16 ---
(2)
çaient d'un pied ferme pour se mesurer avec
et le pourfendre sais miséricorde. M.
l'ennemi
surément point un homme
Vastey n'est assi
ordinaire, un adversaireà
dedaiguer: ce n'est pas tout-à-fait un
de
génie, un.de ces êtres privilégiés dont la prodige nature
Si avare, c'est du moins un esprit dun ordre très- est
élevé; et on doit lui savoir gré de ce
vent
des hautes régions où son
qu'il
bien,
ses regards jusqu'à
génie plane 2 abaisser
nous, chétifs mortels que nous
sommes, et nous révéler le secret de sa science
iufuse. Personne: sans doute, n'a encore
le
souvenir des prodigieux efforts
perdu
Laron
d'imagination que M. le
Vastey a fhits pour Pillustration et la
grande
gloire du grand homme à la destinée
plus il s'est
voué : persone n'a encore oublié, sans duquel
a
doute,
y environ quinze mois, le noble Baron
sortir qu'il
da tourbillon de gloire qui Penviroune et daigun
au
shunaniser
point d'écrire de sa propre main des lettresà quelques Citoyens de la République, pour leur
avec une touchante émotion, combicn son témoiguer, coeur était
ailligé de Pétat d'égarement dans lequel nons sommes
plonges, et combien il désirerait et serait heureux de
nous voir abjurer nos errenrs et nons jeter avec confiance daus les bras paternels et miséricordienx de sa
gracieuse Majesté Henry Ior. 4 entendre M. le
iaron Vastey, rien n'était facile comme dopérer la
fiion des deux partis qui divisent le peuple
d feudre un mezzo-termine et de concilier haitien, les intérêt; de tous. Pour ccla il ne sagissoil, de notre côté,
que de renoncer à nos affections les plus
à
nOS d-oits les plus sacrés, et à ia liberté chères,
nonS idolàtrons : et tout devait s'arranger pour
mienx, sArs sccousse, sans froissement. En faisant le
léger sacrifice de tontes ces bagatelles sa Benigne Maiesté aurait hien voulu oublier tous les outrages
nous lui avons faits, tous les torts que nous avons que
envers elle: elle aurait daigué nous admettre aul nombre
de ses cufans soumis et aurait satisfait à la sensibilité
és, et à ia liberté chères,
nonS idolàtrons : et tout devait s'arranger pour
mienx, sArs sccousse, sans froissement. En faisant le
léger sacrifice de tontes ces bagatelles sa Benigne Maiesté aurait hien voulu oublier tous les outrages
nous lui avons faits, tous les torts que nous avons que
envers elle: elle aurait daigué nous admettre aul nombre
de ses cufans soumis et aurait satisfait à la sensibilité --- Page 17 ---
(3)
coeur en ue s'occupant plus que de
naturelle de son du soin de nous faire guiter toutes
notre bonheur et
Telles étaieut les tonchautes et
les folicités humaines
M. Vastey était autorisé à
pueilicques propoaitions. que généreuses, qui devaient
pous faive. Ces propositiouis et nous faciliter les moyens
remplir nos êmes de joie
de la voie de porlide sortir, saus faire péniteuco, nous a entrainés, n'out
tion oh noire avenglement le noble Baron en attendait.
point prouit Pellet que à la voix de la plus fervente
Nous avous été sourds
aux iuspiratious de
amitié : nous avous été inseusibles la maladresse, tant est
la gràce: eufin nous avons eu de refuser les avantages
graud notre endurcissement, de bonté nous offrait dans sa
insppréciables qu'un pèrc
même Fimpertinence, en
niséricorde ; nous avons eu devaient être la source de
refusant ces avantagos, qui
de dire franchement et
toules nos fclicités d'ici-mns,
ne cesse
librement notre pensée à çe bon 4 père franchise qu a déplu
de gémir sur notre égaremeut. de nous Notre yoir mourir dans
à Ni. le Baron : la crainte
mis' en colere, Pa
Fimpénitence finale la sainteniont
à
courroucé contie nous; et son âme qui, Tépoque doux
n'était aecessible qu'aux plus
dont nous parlons,
ne Fest plus aujourfhui
peuchans de la bienveillance, de la haine et de la vengeance. Au
qu'aux inspirations tendre intérêt a succédé la plus faplus vif et plus Comme les choses de ce monde sont
rouche animosité.
Comme elles ont peu de stavaines et fugitives
à
écoulés depuis
bilité Quinze mois se sont peine de paix, et
M. Vastoy nous portait des parclos
que
sonbe le tocsin, il sonue la charge contre de
anjourdflutil
avoir offert d'une main Polivier
nous. Après nous de Pautre lc brandon de la guerre.
la paix, il agite
discorde, eaflamméd'mne.ar
Embrasé du' génie de la
d'un
deur martiale, saisi d'un noble enthousiasme, la défense de lapieux zèle pour la sainte cause à il nous jette le
quelle son iustinct naturel Tappele,
au combat,
gant; il nous menace ; il nous provoque
contre de
anjourdflutil
avoir offert d'une main Polivier
nous. Après nous de Pautre lc brandon de la guerre.
la paix, il agite
discorde, eaflamméd'mne.ar
Embrasé du' génie de la
d'un
deur martiale, saisi d'un noble enthousiasme, la défense de lapieux zèle pour la sainte cause à il nous jette le
quelle son iustinct naturel Tappele,
au combat,
gant; il nous menace ; il nous provoque --- Page 18 ---
(4)
et nous fait une déclaration formelle de
quelle espèce de guerre, bon Dieu ! une guerre; de ct
plnme 3 qu'il veut nous faire à outrance
guerre
il ne nous fera pas de
, dans laquelle
quartier, ne nous laissera même
respirer. Le noble Baron, comme on voit, a
E", sentiment de ses forces et une bien
confiance dans lcs hautes
de
grande
il
conceptions
son génie.;
compte beaucoup sur sa supériorité. Quelque inégales
soient les armes, ili n'y a pas moyen de reeuler; a faut bien accepter le défi de ce fameux et
redoutable
le feu de toutes champion, dussions-nons - dabord essuyer
ses batteries et être réduits en
dre; dussions-nons même être
relire pouses écrits. Mais telles ne sont condamnésà
tous
redoutons, il est vrai, la lecture point des nos craintes; nous
M.
chefs-l'aeuvre de
sible Vastey 2 et plus, sans donte, qu'il nous serait
de Pexprimer , mais nous ne redoutons
posles embiches qu'il nous tend et les armes avec mullement
il prétend nous combattre. Soutenns
la lesquelles
la bonté de notre
la
par
justice et
canse, par droiture de nos intentions, Pinflexibilité de nos principes,
tout
dire, 2 soutenus par la vérité, qui est notre pour
sant auxiliaire, et qui, tôt ou tard,
plus
reur et de
triomphe de
ties
limposture, nous osons, sans trop de
somption, nous flatter que la victoire sera
prénoUS osons même avancer qu'il b'y atra pas pour une grande nous;
gloire à Fobtenir ; car tous les avantages sont de notre
côté: nous avons affaire à un ennemi qui n'a pas en
partage P'adresse et Phabilité. II s'est
sur un terrein si scabreux, il occupe de si manvaises placé
que nous n'aurons pas besoin de faire de grands positions, efforts
pour le débusquer de ses retranchemens et le terrasser. Ce ne sera pas par un feu de file bien nourri,
par un de CCS stratagêmes cqui déjouent les
les
meux concertés, ni une de ces ruses
plans
tent les combinaisons les plus
qui déconcerpérons fixer la victoire
savantes, que nous esde. notre ennemi
sous nos drapennx ; la tactique
n'annonce: point assez d'expérience ct:
pas besoin de faire de grands positions, efforts
pour le débusquer de ses retranchemens et le terrasser. Ce ne sera pas par un feu de file bien nourri,
par un de CCS stratagêmes cqui déjouent les
les
meux concertés, ni une de ces ruses
plans
tent les combinaisons les plus
qui déconcerpérons fixer la victoire
savantes, que nous esde. notre ennemi
sous nos drapennx ; la tactique
n'annonce: point assez d'expérience ct: --- Page 19 ---
-
(5)
disons-le, elle est trop naive, trop ingde
de malice, 7
besoin d'employer ces
nue 7 pour que nous honnement ayons avec ces propres armes
moyens; c'est tout le combattre: il s'en sert d'une main
que nous voulous tant de
que nous n'auSi inhabile, avec à tourner maladresse, des mêmes armes eontre
rons aucun mérite
lui pour opérer sa défaite.
nous a
Quittons maintenant le style figuré, qui
convenable pour ces préliminaites 2. et commenparu
entrer dans quelques considérations générales
cons par
la réfutation somsur Pécrit dont nous entreprenons un de ceux anxquels
maire. Cet écrit est assurément
Si Pon
M. Vastey attache la plus grande importance du , volume
Pénorme et elrayante épaisseur
en juge par
le
M. Vastey
et par les soins quil a pris pour répandre.
appèle cet ouvrage une histoire, et il avoue ingénuez On voit
ment qu'il s'est constitué Phistorien dHaiti. excès de mocue M. le Baron ne péche pas par bien un de Tindulgence
destie, et que c'est un pêre qui a
amouri
ses enfians: mallienronsement pour son
pour
doit être chatouillenx en raison de sa
propre, qui de
verront comme lui. Il
modestie 2 pen doute, personnes honnête de qualifier Pécrit
sorait, sans
pen. véritable mérite, et
du noble Baron selon son
dira quiconen est aux politesses avec : lui, ne lui
pas
que franchement sa pensée la-dessus. Pour nous 7 qui voulons nous affranchir dans nos rapports avec ce respectable
de toutes civilités génantes, de toupersonnage féodales, de toutes étiquettes de cour,
tes cérénionies
n'en connait point ) nous ne lui
( le Républicain la
nous nous exprimerons sur
déguiserons pas
nôtre;
littéson compte ct sur le compte de ses productions la sincérité
raires avec toute la bonne foi et toute
qui
commencer à lui donner
nous caractérisent; et, pour
avouerons
une prenve de notre franchise, nous lui
que de
nous trouvons que son ouvrage 7 : qui fait constituent Fobjet
cet examen, n'a aucun des caractères qui
a- tous
Phistoire; que nous trouvons au contraire qu'il
déguiserons pas
nôtre;
littéson compte ct sur le compte de ses productions la sincérité
raires avec toute la bonne foi et toute
qui
commencer à lui donner
nous caractérisent; et, pour
avouerons
une prenve de notre franchise, nous lui
que de
nous trouvons que son ouvrage 7 : qui fait constituent Fobjet
cet examen, n'a aucun des caractères qui
a- tous
Phistoire; que nous trouvons au contraire qu'il --- Page 20 ---
(6)
ceux du libelle, du pamphlet le plns virdeht et le
plus incendiaire; qu'enfin cette espéce de factum u'est
qu'un tissu d'injures, de sottises 2 d'impostures et de
calomnies odieuses, dirigées, nous frémissons de le dire,
en partie contre la mémoire du digne et vertueux chef
qu'une mort prématurée a ravi à notre amour et à nos
allections. Plusieurs Citoyens estimables de ia République sont aussi honorés des invectives du noile
Baron: c'est contre notre compatriote.3lisecent et contre
nous principalement qu'il exhale sa bile acrimonieuse;
qu'il se répand en outrages, en calomnies dégottautes;
qu'il jette feu et flamme. Lun et P'autre nons avons
osé dire des vérités à qui il convenait de les dire;
nous avons eu Fimpertinence de citer des faits avérés,
des faits notoires dans toute Haiti ; des faits qui
vent clair comme le jour que son maitre est un prou- hypocrite, un fourbe andacieux, un féroce brigand;
qu'il a fait assassiner des milliers de nos
tous
conciteyens,
égorger
ceux de nos braves
sort des armes
a rendu ses prisonniers ; qu'il a
nos villes 2
TEAT
dévasté nos campagnes 2, répandu le deuil ct la COuSternation dans tous les lienx souillds par sa présence 5
qu'il a fait périr une foule d'individus dans des tourmens et des tortures horribies, et sans autre motif
celui de satisfaire sa férocité nainrelle; qu'enfin
T a renchéri sur tout ce qu'ayaient fait les
les
Phalaris,
Cambyse, les Caligula, les Néron et les Domitien; et
nous en avons administré des preuves patentes, iuéfragables : nous avons dit et publié toutes ces choses, parce
qu'elles sont réelles ;
que des milliers de personnes
peuvent déposer de Hkarse véracité; parce quil élait utile
de les faire counaître pour démasquer Poypocrisie et
la forrberie du maître de M. Vastey; parce que quiconque conserve un reste de pudeur ne peut les nier.
Notre but n'est point équivoque, et la raison qui
nous a fait prendre la plune pourj jeter un grand jour
sur les actious du héros de Sans-Souci est puisce daus.
un sentiment de patriotisme. Auimé par CC sentinicnt
de Hkarse véracité; parce quil élait utile
de les faire counaître pour démasquer Poypocrisie et
la forrberie du maître de M. Vastey; parce que quiconque conserve un reste de pudeur ne peut les nier.
Notre but n'est point équivoque, et la raison qui
nous a fait prendre la plune pourj jeter un grand jour
sur les actious du héros de Sans-Souci est puisce daus.
un sentiment de patriotisme. Auimé par CC sentinicnt --- Page 21 ---
-
(7)
avons surmonté tous les dégoits qu'inspirent Ies
hous l'horreur sur lesquelles nous avious à porter nos
scènes Notre compatriote Milscent et nous 2 nous ne
regards.
des scribes merconaires,, cqui nous ensommes richissons point du salaire de la délation et de Fimposture 5
à la puissance ct
nous n'écrivons pas pour complaire mais bien pour
par telles et tclles considérations 2
scule de
rendre hommage à la vérité et sous finspiration de cette
de notre conscience. Cest dans le témoiguage des efforts
conscience que nous trouvons le prix
que
nous avons faits pour être utiles a nos concitoyens.
Vastey pourrait-il en dire autaut? Vastey pourraib-il
interroger ses souvenirs sur sa conduite passée et acdu remord's? Pourraittnelle sans épronver Paignillon secrets
le fonl
sans être
il avouer lcs motifs
qui
agir la plume,
couvert de coufusion ? Quand Vastey prend
lui
tous les ounfentend-il pas sa conscience reprocher vérité. Monsieur
trages qu'il va faire à Phonneur et àla
Milscent et nous., nous suivons une religion autre que
celle de M. Vastey: les doctrines que nous voudrions diales
nous professons sont
affermir 3
principes que siens. De
nous avons
métralement opposés aulx
plus,
fait une peinture, aussi vraie qu'il noUs a été possillo
de la faire, des crimes et des atrocités que Christophe
a commis. Accolé à ce grand homme et partageant le
en tous points ses sentiments 2, est-il étonnant que
Sieur Vastey nous ait pris en belle grippes quil tous noUs les
ait voué une haine implacable; quil emploie
moyens en son pouvoir pour tacher de nous diflamer,
rendre nos intentions suspectes à nos, concitoyens;
pour qu'enfin il nous prête les odieux penchans de son ame
et tous les vices qui en font Pêtre le plus vil et le plus
dégradé? Que ce scribe mer cenaire, aux gages du plus
farouche comme du plus sanguinaire des despotes, le nons fiel
injurie, nous calomnie, vomisse contre nous tout
et tout le venin dont son coenr cst infecto, entasse Pesmensonges sur mensonges pour faire naitre dans
des
defayorables sur
prit de nos compatriotes
soupçons
odieux penchans de son ame
et tous les vices qui en font Pêtre le plus vil et le plus
dégradé? Que ce scribe mer cenaire, aux gages du plus
farouche comme du plus sanguinaire des despotes, le nons fiel
injurie, nous calomnie, vomisse contre nous tout
et tout le venin dont son coenr cst infecto, entasse Pesmensonges sur mensonges pour faire naitre dans
des
defayorables sur
prit de nos compatriotes
soupçons --- Page 22 ---
(8)
notre compte, il ne fait que son
ses armes habitrelles et
métier; 2 il se scrt de
favorites; il
son
salaire; nous savons comment et
gagne il
infame
serions même presque tentés de pourquoi lui
agit; nous
Rc nous sommes la pour lui riposter pandonner, 2 et,
parce
trivialement, pour Ini
la
comme on
mais que ce fougueux
plume sur le bec;
ment de
tout
HRSe
pudeur et de
abjurant
sentimain, s'onblieau point de biensénnce, troubler la tout respect huqui a reudu de si éminens
cendre de Phomme
aprés Pavoir préservée d'uue services ruine à sa patrie > qui,
prendre un rang, honorable
les totale, lui a fait
sages institutions
lui parmi
nations, par les
qu'il
a dounées,
cilié, non seulement Famour des
qui s'était conde tous les étrangers qui ont été baîtiens, à
mais Pestime
la noblesse de sou caractère et
portée d'apprécier
que ce fougnenx
Télévation de son âme;
mémoire Si précieuse et deonsenons, profane une
odieux;
chère, c'est un
A:
; c'est wi sacrilege
appèle la attentat
cdleste; c'est une monst, E.te dout il vengeance
d'esemple; que Pon ne conçoit
et n'y a point
ct Christophe ou Christoplié
dont Vastey
étaient
Catiea
capalles (1).
Vastey
seuls.
Nous n'entreprendrons point
ses parties, le nouvel écrit dans d'examiner 2 dans toutes
Vastey a déposé tout le fiel et toute lequel le noble Baron
son coeur est rempli; écrit où il fait l'amertume dont
étalage de la science profonde et de la un si pompeux
avec laquelle il veut nous
vaste érndition
la patience de nos lecteurs écraser; et les ce serait abuser de
fréquentes sensations mauséabondes. exposer On
à de trop
sait que Vastey
morts, (1) C'est une grande lacheté que d'attaquer la mémoire
ça été un parce devoir qu'ils sacré ne de pevvent se défendre. De tout temps des
qui ne sont
rendre les derniers honneuis à
qui
plus à 2 lors même qu'ils ont été nos ennemtis. ceux
manque ce devoir ne
avoir
Celni
mauv ais coeur.
pcut
qu'une àme basse et Uir
M. L. De JUsSIEU.
astey
morts, (1) C'est une grande lacheté que d'attaquer la mémoire
ça été un parce devoir qu'ils sacré ne de pevvent se défendre. De tout temps des
qui ne sont
rendre les derniers honneuis à
qui
plus à 2 lors même qu'ils ont été nos ennemtis. ceux
manque ce devoir ne
avoir
Celni
mauv ais coeur.
pcut
qu'une àme basse et Uir
M. L. De JUsSIEU. --- Page 23 ---
(9)
Sost enfoncé Si avant dans la fange quil ne peut plus
des ordures. Quelque ropuSC remuer sans jeter
à occuper le public des
guance que nous éprouvions
dun individu qui se
protluctions et de la personse tontes les bornes de
respecte assez peu pour dépessor avec une fareur intoléla bienséance et s'abandouner, ,
aux mensonges
rable, aux iujures les plus groesières,, le change sur lo
les plus révoltans pour fuire prendre la bassesse et la
compte de son maitre et lacherons masquer de surmonter le
vileté de son âme, nous tel
dégoût que nous inspiee un combien sujet. porte à faux TéAvant de fuire renarqner inductions erronyides, d'aschafaudage de sophismes,
avec lequel Vastey
sertions diffamantes ct mensongeres
à la défense de
veut faire triompher la causc legitime de son coeur,
laquelle il consacre tous les mouvemens toutes les forces de
toutes les facultés de son âme 2
lui-même lorsqu'il
son esprit; combien il sO contredit de son arme favorite, 2
croit tirer un grand avantage
dit
le cachet
l'imposture; combien tout ce qu'il foi, porte de la fourhede la prévention, de la mauveise
fastirie combion il cst puéril dans ridicule ses objections, dans ses doléanMELe dans SCS raisonnemens, il fait ressortir lui-même la
ces; en un mot combien
croit prouver tout le
perversité de son âme lortgneil
afin
contraire, nous allons csquisser son porlsait,
que Cul
ceux de nos' lectours qui-ne le sachent connaissent de pas, poids
qui ne le connaissent pas bien, le
quel d'un tel
peuvent être les assertions et
témoignage Vastey: et
homme. Un seul mot pourrait caractériser le
le peindre mieux
Part du peintre plushalila,
et ce mot est REA3E sorti de sa bouche. certaines Quelqu'nn
lui faisnit un jour des reproches stir
et dont petites tonte
pecoadilles dont il s'était rendu coupable, aurait été hourrelde
la sienne
autre conscience il répondit que
avec un calme Rlegmatiquo :
de remords,
conviens. Voilh, ceries,
oui, je suis un scolératsj'en encore été fait depuis
un aveu comme il n'en a pas
2,
plushalila,
et ce mot est REA3E sorti de sa bouche. certaines Quelqu'nn
lui faisnit un jour des reproches stir
et dont petites tonte
pecoadilles dont il s'était rendu coupable, aurait été hourrelde
la sienne
autre conscience il répondit que
avec un calme Rlegmatiquo :
de remords,
conviens. Voilh, ceries,
oui, je suis un scolératsj'en encore été fait depuis
un aveu comme il n'en a pas
2, --- Page 24 ---
(10)
le monde est monde et que ne ferait même pas
RE"T brigand le plus chargé d'iniquités, le plus fanilinrisé avec le crime. Mais aussi où trouver un être arrivé
au point de la dégradation de Vastey: sans
son
Christople,
pareil n'aurait jamais existé. Les annales sanglautes
de tous les temps ct de tous les lieux n'en fournissent
pas un seul exemple. Que lon ne prétende pas
Pétrange aveu de M. Vastey que nous venons de faire que
connaitre ne soit qu'une vaine supposition. Cet
il Pa fait à un Citoyen de cette ville, digne de aveu,
ct dont le
sera toujours pour nous foi,
valent
Péquide la vérité; la fait à une époque oit il
ONTS
ludait déjh, par de petites actions à la Robespierre pré- et
à la Marat., à la merveilleuse réputation qu'il s'est
faite et qui lui a valu la faveur iusigne de son cher
maitre,, le bon et tendre Henry, en attendant que
mieux s'en suive (1).
Nous aurions pu nous borner à citer le mot du
noble Baron,, que nous avons rapporté plus
pour dévoiler le fond de son caractère et montrer haut, tout
ce qu'il est capable de faire lorsqu'aucun frein ne Parrête ; mais puisque nous avons tant fait que de coimencer a tracer son portrait, il faut y dessiner tous
les trails, y ajouter toutes les coulenrs qui peavent
le micux faire ressortir la beauté de Pâme et la noblesse des sentimens du personnage,
Vastey 2 suivant toujours Pimpulsion de son coeur
et attiré par son instinct naturel vers les lieux oà de
grands malheurs devaient afliger Phumanité, oit des
erimes cl des monstruosités sans nombre devaient se
commeltre, s'est trouyé en France dans les temps de
Ia révolution, dits temps de la terreur, sur divers
théitres oiti ila pu donner une ample carrière à sa férocité. Après avoir pris une part active au massacre des
(1) Que mieux s'en suipe. On sait que le coeur paternel
de sa très-gracieuse Majesté est sujet à éprouver de ces mouvemens de sensibilité qui Je portent à guérir ses serviteurs des
vissicitudles de CC monde. en les envoyant dans l'autre.
dans les temps de
Ia révolution, dits temps de la terreur, sur divers
théitres oiti ila pu donner une ample carrière à sa férocité. Après avoir pris une part active au massacre des
(1) Que mieux s'en suipe. On sait que le coeur paternel
de sa très-gracieuse Majesté est sujet à éprouver de ces mouvemens de sensibilité qui Je portent à guérir ses serviteurs des
vissicitudles de CC monde. en les envoyant dans l'autre. --- Page 25 ---
(11)
les assassins de
2 et 5 Septembre; s'être signald attaché parmi à la persoune
horvibles
il s'est
ces
journées, mémoire. Rendu à Nantes avec
de Carrier, d'atroce barbare, dont il était devenu un des
ce Représentant les plus aflidés et un des plus vils instrumens, savoir
suppôts
trouvé Poccasion d'exercer son
il a de nouveau
des Borgia. Nantes, par
faire dans l'art des Néron,
était devenuele foyer
son voisinage de la Vendée, qui chef-lieu de Départede la guerro civile, et comme de
forfaits. Peu
ment, devait être le théâtre cette grands ville, des milliers
à près Parrivée de Carrier dans dévoués à la hache des facd'individus des deux sexes, les
Le nombre de
tieux, furent jelés dans
prisons. réaction s'accroissait chaces innocentes victimes de la
bientôtles
jour avec une si ellrayante rapidité que Dans la
que
les contenir.
maisons d'arrêts ne purent plus quelques unes, faute de
crainte qu'il ne s'en échappât les cannibales de la clique de
lieu
les séquestrer, d'accélérer leur exécution en faiECEt imaginèrent nonbre de ccs malieureux à la'
sant mourir un grand ils eurent recours à des bateaux à
fois. A cet ellet
des inforlunés dont ils avaient
soupapesilales remplirent les avoir attachés deux à deux
juré la perte, après
dans leur umn
homme et fomme, ce qu'ils appelaient, ensuite ils abangage barbare, les mariages flottans répuablieaina; au cours de la rivière,
donnaient les échafauds ils étaient engloutis dans les
et en quelques minutes de deuil et de désolation Vastey
flots. Dans ces jours
assassin qui faisait tout
est en crédit auprès du pouvoir de Carrier 1.-Quelle belle
trembler!.. Vastey est lefavori toutes les ressources deson
occasion pourlui de déployer
à se signaler dans
génic ! Aussi fut-il un des premiers
de
exécutions dont nous venons parler.
les épouvantables
Pâme de nos lecteurs par le réNous n'affligerons
dans ces déploracit des faits qui Tlo sont personnels
bles circonstances.
que soient les acQuelque horribles et incroyables de faire connaitre 2
tions de Vastey que nous venons
lefavori toutes les ressources deson
occasion pourlui de déployer
à se signaler dans
génic ! Aussi fut-il un des premiers
de
exécutions dont nous venons parler.
les épouvantables
Pâme de nos lecteurs par le réNous n'affligerons
dans ces déploracit des faits qui Tlo sont personnels
bles circonstances.
que soient les acQuelque horribles et incroyables de faire connaitre 2
tions de Vastey que nous venons --- Page 26 ---
(12)
elles n'en sont pas moins vraies: ce ne sont pas des:
personnes malinformées; des personnes prévennes; des.
ennemis secrets qui ont attesto la vériré de ces
c'est 11 témoin que Pon ne peut taxer
faits;
un témoin vivant, un témoin irrécusable. d'oxagération Le
7.
t-on croire? c'est Vastoy lui-môme; ; ouic'est cen pourratre de ferocité qui a osé se fire honneur de telles mous-. actions, qui a eu Fimpudence Tincoucevable
d'en raconter avec délnil les Tigs petites circonstances. audace,
La peitsde ne peut s'arréter pls long-temps sur tant
d'horreurs sans que P'esprit se révolte, sans
se sonlève d'indignation et tombe dans Paccablement. que Pàme
Détournons les regards de- ce tablean hidenx pour conti-.
nuer Pexanen partiel du livre de M. Vastey. Ce
d'une étendue assommante, est intitulé, comme livre, on a
déjà pn de remarquer : Essai sur les causes de la
Révolution el les guorres civiles d'Haiti, 7 our
suite etc., etc. Par ce litre senl on voit que le noble faire
Baron, de simple narrateur de faits insiguitinns
est
devenu tout-decoup grand chroniquour; qu'ils'est ()
avec
élevé,
unep prodigieuse rapidité, de la moieste brochure
à Pimposint in-8o: on voit aussi que la confiance
a en ses forces ne Pabandonne jamais; qu'il est qu'il entré, avec mne imperturhable assurance, dans le vaste
champ de Phistoire d'Haiti pour en explorer : tout
ce qui lui a parn digne d'être transmis à la postérité.
La postérité reconnaissante érigera, sans doute, un
monumentà la mdmeire du noble Chancelier pour perpétuer le souvenir des éminens services qu'il aura rendus
à la sienco-cironglagique, Pour nous, dont le goût
i'est pas encore bien épuré 2 qui ne sommes pas assez
clairvoyants pour découvrir les beantés de tous genres
répantlnes daus l'ouvrage oh-M. Vastey a déroulé tous
les événemens et les principanx faits historisques do
(1) Voyez une rapsodie ayant pour titre : Relation des
rieux. événemens qui ont porté Jeurs Majestés Royales sur glo- le
trône d'Haiti, suivie de Phistoire du couronnement et du sacre.
du Roi Henry Ier. ct de la Reine Maric-Louise.
pour découvrir les beantés de tous genres
répantlnes daus l'ouvrage oh-M. Vastey a déroulé tous
les événemens et les principanx faits historisques do
(1) Voyez une rapsodie ayant pour titre : Relation des
rieux. événemens qui ont porté Jeurs Majestés Royales sur glo- le
trône d'Haiti, suivie de Phistoire du couronnement et du sacre.
du Roi Henry Ier. ct de la Reine Maric-Louise. --- Page 27 ---
(13)
révolution, qui portons la hardiesse jusqu'au
notre
cet écrivain soit jamais confirmé
point de douter que
allons, en dépit de ce qu'en
le Tacite d'Haiti, nous la
énoncer notre opipourra dire et penser littéraire postérité, de ses productious avec
nion sur le mérite
nous Pavons énoncée sur
la même franchise que Mais, avant d'en venir à cet
ses qualités morales.
pas hors de propos de
examen, il ne sera pent-être Fensemble, le véritable
sur
jeter un coup-d'osil de rapide Pouvrage de M. Vastey. Fidèle
caractère et le but diffamatoire ct mensonger 2 le noble
à son systême dans un disoours d'introduction, par
baron commence, la mémoire du Président Pétion en
essayer de flétrir
les crimes et de toutes les inila chargeant de tous maître s'est rendu coupable; ensuite
quités dont son
Milscent et contre
il décoche contre notre compatriote dans le poison dont son
nous-même des traits trempés
chapitre, il
coeur est infecté. Arrivant à son moins premier
sur la
établit des généralités, plus ou
la révolution, exactes, d'astatistique personnelle d'Haiti dillérentes avant classes admises alors,
près la composition de cette des ile considérée dans ses rapports
sur la situation
ce qui Pamène napolitiques, civils et commerciaux; des événemens qui ont
turellement à donner un aperçu révolulion et à examiner
eu lieu à Paurore de notre ont porté les premiers coups
les causes principales qui
colonial, et conau colosse monstrueux du haitiens despotisme à la liberté et de la
duit snccessivement les
ensuite, et par une
liberté à Findépendance: : il passe
de ce qu'a fait et
à Pexamen
transition assez brusque,
d'Haiti sous Dessalines,
aurait dû faire le gouvernement
quelques vues
dans le deuxième chapitre
et développe
est consacré tout
à cet égard. Le : troisième chapitre
ont précipité
entier à faire connaitre les était événemens monté qui et ceux qui ont
Dessalines du trône oùt il haitien. Tout ce quil
rompu Punité du peuple d'une inexactitude, ou pour latete
porte sur ce sujet est manifeste. N'écrivant que sous les
dirc, d'une fausseté
le gouvernement
quelques vues
dans le deuxième chapitre
et développe
est consacré tout
à cet égard. Le : troisième chapitre
ont précipité
entier à faire connaitre les était événemens monté qui et ceux qui ont
Dessalines du trône oùt il haitien. Tout ce quil
rompu Punité du peuple d'une inexactitude, ou pour latete
porte sur ce sujet est manifeste. N'écrivant que sous les
dirc, d'une fausseté --- Page 28 ---
(14)
inspirations de la passion et de la plus insigne mauvaise foi, et foulant aux pieds toute pudeur et toute
reteme, il tronque des vérités historiques, dénature
les faits lesplus avérés, les plus notoires, leur
des
causes
n'ont okisté que dans son cerveau et assigne avec lessquelies et n'ont primordialement ni secondairement
cune liuison; et tout cela pour en venir à prouver au- la
légitimité des droits que le Bacha du Capa sur nous.
Tous les autres chapitres ne présentent que le
pement des principes qui élablissent ces prétendus dévelop- droits
et une série de fausses déductions., y, compris le récit
interminable des malheurs qu'Haiti a éprouvés
les
avoir méconnus. Dans le cours de sa narration, pour
teur jeite quelquefois en avant des idées mères 2 Paudes points de législation que.les plus habiles (1) sur
tes ne traiteraient
beaucoup de
publiciset peut être de aEar Il s'enfonce par circonspection, fois dans les
profondeurs de Fidéologie, de la
et se
livre à des abstractions sur la théorie mélaphysique, du droit des
du droit public et enfin sur des règles nouvelles gens,
propose
quil
d'adopter pour établir cntre les nations des rapports politiques plus conformes à la morale et à la
justice que ceux consacrés par Pusage. Nous ne le suivrons pas dans les vues quil
sur ces matiéres
développe
délicates ni dans le cours des récits qu'il fait des
événemens qui ont eu lieu en ce pays : il n'entre
duns notre intention, et nous lavons déjà annoncé, point
danslyser Pécrit de M. Vastey dont nous nous occupons, encore moins de réfutér tous les faits errounés
qui donnent à cet écrit le caractère de roman-libelle.
Nous avous vonlu seulement donner une idée du cadre
qu'il comporte, du degré de confiance qu'il mérite et
du degré d'intérêt dont ii, scra pour la postérité à
laquelle Pauteur le destine modestément. (2) Considé-
(1) Idées mèrus : car clles n'ont jamais existé dans la téte de
personne.
livre (2) Il est bien à craindre pour le nouveau Tacite que son
n'aille pas à son adresse.
ère de roman-libelle.
Nous avous vonlu seulement donner une idée du cadre
qu'il comporte, du degré de confiance qu'il mérite et
du degré d'intérêt dont ii, scra pour la postérité à
laquelle Pauteur le destine modestément. (2) Considé-
(1) Idées mèrus : car clles n'ont jamais existé dans la téte de
personne.
livre (2) Il est bien à craindre pour le nouveau Tacite que son
n'aille pas à son adresse. --- Page 29 ---
(15)
rons-le maintenant scus le rapport littéraire:
de Pimagination, de la facilité
M. Vasteya
rendre cette justice, mais
pour écrire, il fantlui
ne se laissait pas dominer une malleurcuse facilité. Sil
vengeance, il ponrrait dire sans des cesse par la haînc et la
sonnables; mais il semble qu'il ait choses sensées et raide continuels outrages à la vérité pris à tâche de faire
de donner des entorses
et à
et
tonte morale, toute
au bon sens: ; Thonneur, qn'il ait renid
de quelque génie
justice pour se dévouer au culte
infernal, et
a de plus honnéle, de plus pour dénigrer ce qu'il y
de vénération. En se constituant respectable et deplus dignio
désavonée par la raison et
Pavocat dune cause
ct unique en son genre, il Péquité, lui aurait d'une fallu cause inicque
supériorité de talens et d'adresse
une grande
faire triompher cette
2 je ne dis pas pour
mais pour lui ôter del'odieux cause, c'est chose impossible, 2
M. Vastey s'est donc trouvé dans qu'elle porte avec elle.
génante, non parce qu'il n'entre une position forcée,
se servir des vils ct méprisables pas dans ses goits de
Esnge pour nous
moyens qu'il met en
cntendons,. mais combattre, ce n'est
ce que nous
mièrcs de
parce que s'étant candit sous les bande mettre Phypocrisie SOn
et de Fimposture 2 il est
esprit à la torture, de
obligé
efforts d'imngination
faire de grands
peuvent
pour inventer toutes choses
fortifier son système de duplicité et de qui
songe et lui donner quelque air de
mena
contrainte di nécossairement influer vraisemblance. Cette
tère et lui donner une teinte sombre sur son caraccaractère à son tour a dà influer et acerbe 2 et son
ce qui est en effet arrivé, et ce sur son style: c'est
posons de pronver
que nous nous pronous ferons en leur ifer et quelques citations (1), que
place. Ne- perdons pas de
bous (1), écrivains Voltaire de condamne T'emploi de ce
mais
nos jours Font
mot; et
comme les
dit-on, ferons t re. difficulté de nous en adopté servir aussi. consacré, nous ne
wité. C'est lc Tyran seul de la langue : nous reconnaissons L'usage son auto- est,
Tyran auquel nous voulions nous soumettre,
nous nous pronous ferons en leur ifer et quelques citations (1), que
place. Ne- perdons pas de
bous (1), écrivains Voltaire de condamne T'emploi de ce
mais
nos jours Font
mot; et
comme les
dit-on, ferons t re. difficulté de nous en adopté servir aussi. consacré, nous ne
wité. C'est lc Tyran seul de la langue : nous reconnaissons L'usage son auto- est,
Tyran auquel nous voulions nous soumettre, --- Page 30 ---
(16)
vue le talent qu'a M.
slyle est loin d'être ce Vastey, qu'on comme écrivain. Son
il'n'a ni souplesse ni
appèle un style chatié;
passablement de
élégance, 2 mais en revanche il a
vent
dureté; sa diction est
diffuse, toujours prolixe et
incorreele, souqu'il n'ait qu'un ton quoiqu'il veuille monotone. Il semile
sieurs. Il se traîne sans cesse sur des en prendre pluressasse avec une puérile
lieux commnns;
de mots, des idées
complaisance, et dans un flux
dans vingt pamphlets avortées, différens: qu'il a délayées vingt fois
le léger, le badin, le plaisant, quelquefois il veut faire
de sa phrase on juge de suite mais à la la première coupe
esprit ne Fappèle pas à ce genre que de trempe de son
pas mienx qu'à prouver la
style. Iny réussit
il faut cependant convenir débonnaireté de son héros.
il devient réellement
qu'il est des momens oi
qu'il excite le rire; c'est plaisant, qu'il désopile la rate,
étudiée et
lorsque; dans une
souflé, il veut compassée s'élever , dans un style guindé et phrase bourlorsque, par de fades et au ridicules ton de la dédlamation, cu
niaiseries d'un rare calibre, il cherche doléances, à
par des
lecteurs et à lcs intéreser sur les beaux attendrir ses
sensibilité dont son maitre donne de mouvemens si
de
preuves (t).
fréquentos
Pexamen De ces considérations générales nous allons
de quelques faits
passer à
ensuite de quoi nous ferons T résumé peuvent les appuyer;
vail: là se terminera Ja tâche
de notre traimposée. Elle est pénible
que nous nous sommcs
pour nous, à plus d'un égard;
(1) On nous demandera peut-être
occupés de la partie littéraire de pourquoi nous nous sommes
un écrit où il semble que nous aurions Touvrage de M. Vastey daus
pousser les injures et les
du nous borner à remises contre nous. Nous imputations odieuses qu'il s'est pcrla balle ; qu'il nous a donné répondrons que c'est pour lui renvoyer
le style des lettres que feu Son lui-méme Exc. le Texemple en critiquant
Commissaires français venus en ce
Président a écrites aux
ces lettres lâche et plat. C'est bicn pays. à cet Il trouve le style de
qu'il convient de se montrer aussi sévère aligneur de nots
en fait de style.
nous borner à remises contre nous. Nous imputations odieuses qu'il s'est pcrla balle ; qu'il nous a donné répondrons que c'est pour lui renvoyer
le style des lettres que feu Son lui-méme Exc. le Texemple en critiquant
Commissaires français venus en ce
Président a écrites aux
ces lettres lâche et plat. C'est bicn pays. à cet Il trouve le style de
qu'il convient de se montrer aussi sévère aligneur de nots
en fait de style. --- Page 31 ---
(17)
un sontiment que Pon sanra-apprémais, soutenus par nous nous cllorccrous de la remcier 1 nous Pespérons,
plir.
dit
le sieur Vastey s'était attaché
Nons avons
que libelle à flétrir la mémoire
priusipolement dans son
ont surnommé et
de Phomme que ses contemporains le Wnshington d'Haiti.
que la postérité confirmera. il fonde ses atroces calomnies.
Yoyons sur quoi
reproche à feu le PrésiLe plus grand crime qu'il été le
des Français;
dent Pétion, cest d'avoir
partisan pour les rad'avoir conspiré contre ses compatrioles odieux; d'avoir enmener sous le jong d'un régime secrètes avec le cabinet des
tretenn des intelligences s'être entendu avec des ngeuts français
Tuileries : de
fins, et notamment avec le général
pour en venir à ses
il a quelques années,
Lavaysse, envoyé en ce pays, y
de ce qui
lc Ministre Malonet. it se donte-t-on les intentions
par
les
du noble Baron sur
a dessille Président yeux. Pétion? Ce qui lui confirme que
de feu le
de notre amour et de nos regrets,
ce chef, si digne
c'est que feu
avait juré la perte de ses conciloyens) d'un écrit intitulé :
S. E. avait autorisé Pinapression se trouve le mot Omniscience
dans lequel M. Vastey, est un mot séDaRcitA selon clairvoyant
et dont
un mot dont le sens est Dinabolique
en Hiaiti que
Tace
la signification ne peut être à comprise trente-six ententes, me
lui M. Vastey (a); un mot
enfin un mot qui rendit plus que des pages tous entièros; les fls dune grande conspiraferme évidemment
plus magique que
tion et d'un eflet plus merveilleux,
celui WIL-DONDO-RANI
un bien grand grief
Voila, il faut en convenir rendu 7
lors de
dont feu le Président s'était
coupalle
le dire en passant 2 que M. le Baron n'a
(1) On voit, pour
de Fintelligence et de la conception
pas une très-haute opinion puisqu'il suppose qu'is ne savent
de ses compatriotes
de toutes choses, ct
ai
signific counaissance science.
qu'omniacienee dérive du latin OTmIS tout, et scientia
3.
un bien grand grief
Voila, il faut en convenir rendu 7
lors de
dont feu le Président s'était
coupalle
le dire en passant 2 que M. le Baron n'a
(1) On voit, pour
de Fintelligence et de la conception
pas une très-haute opinion puisqu'il suppose qu'is ne savent
de ses compatriotes
de toutes choses, ct
ai
signific counaissance science.
qu'omniacienee dérive du latin OTmIS tout, et scientia
3. --- Page 32 ---
(18)
l'arrivée en CC pays du Général Lavaysse; ; mais
mot
du
omniscience n'est pas le seul grief qu'il Pemploi s'est
attiré à cette époque; un autre non moins repréhensible, qui ne prouve pas moins sa déloyauté, sa
fidie, c'est quil a autorisé le Général Lavaysse per- a se
rendre ici; qu'il lui a permis de se Joger dans une
belle maison de la ville; de respirer en liberté Pair
dan pays libre ; de lui écrire des lettres datées du
Mortanbince; c'est qu'il a reçu cet envoyé dans le
Palais national; qu'il a cu des couférences avec lui
lui a permis de voir nos braves sous les armes et eufin (1);
la laissé partir comme il était venu. Tout cela prouve
en effet dune manière bien péremptoire, Dien demonstrative, que feu le Président Pétion élait vendu aux
Français; qu'il avait renoncé au plus bel honneur qu'on
puisse ambitionner, celui de devenir le législateur de
son pays et d'être entourré de la confiance et del Pamour
de ses concitoyens, pour satisfaire les intérêls d'une
classe d'hommes (2) qui le regardaient comme la principale cause de leur défaite, qui avaient juré sa perte
avant celle de ses compatriotes: ; et c'est sur des faits
de cette nature, sur ces niaiseries que Vastey fonde
toutes ses accusations révoltantes; qu'il établit son systême de diflamation. Que répondre à un homme de
cette religion et de ce caractère
(1) M. Vastey insinue dans son pamphlet que feu S. Ex.
le Président Pétion se servait avec le général Lavaysse d'un argot
convenu lorsqu'il lui accordait des audiences publiques. Fonder
une accusation sur un fait aussi ridicule et aussi
quelies alisurede,
pauvretés
Mais de tels moyens sont bien dignes de celui
qui s'en sert.
(2) Ons se doute bien que nous voulons parler ici des ex-colons
professant les principes des Gouydel Darci, des Lepage, des Bruley,
des Drouin de Berey 3 des de Bruges, des Abbé Dilon. Les noms
seuls de ces hommes excitent l'indignation, , etl'on aurait horreur
de lespèce humaine si l'on ne pensait pas qu'il existe des Abbé
Grégoire, des Wilherforce, des Clarkson, des Lafayette, des
Sismondi, etc.; qu'il a existédes Raynal,des Ferand de
des Bénézet, des Milscent ( Créole ), des Montegre, Baudière, etc.
in de Berey 3 des de Bruges, des Abbé Dilon. Les noms
seuls de ces hommes excitent l'indignation, , etl'on aurait horreur
de lespèce humaine si l'on ne pensait pas qu'il existe des Abbé
Grégoire, des Wilherforce, des Clarkson, des Lafayette, des
Sismondi, etc.; qu'il a existédes Raynal,des Ferand de
des Bénézet, des Milscent ( Créole ), des Montegre, Baudière, etc. --- Page 33 ---
(19)
Raisonnons cependant un peu. Un scul point de
nous venons de rapporter nous parait
tout ce d'être que discuté: c'est celui relatif à la corresmériter
feu le Président a entretenue avec le
pondance Lavaysse que pendant son séjour ici. M. Vastey
général
n'eût point écrit à cet envoyé,
anrait voulu ou quon fait la
faute de "lui
ou bien qu'après avoir de le recevoir, première on lui eût coupé
écrire et la seconde
forme toute nouvelle de
le cou. Voilà, certes, droit une des
et il fallait qu'un
procéder dans le
gens, sublime que celui de
génie aussi transcendant à et lui aussi seul toute la science des
M. Vastey; qui possède des Montesquieu, des RousGrotius, des Pulfendorfl,
du droit
seau, vint nous révéler ce nouveau principe
nous
politique des. nations, pour que entre nous dans pussions les doctrines
donter de son existence. Quil de couper le cou à
et dans le goit de M. Vastey vient
fairé des proPenvoyé d'une nation, qui
pour nous lc concepositions que Pon ne connait point,
vons, le naturel lemporte tonjours.
( Chassez le naturel il revient au galop DESTOUCHES. ).
raison et la
Mais quilveuille nous persnader que-la ainsi, c'est ce que
politique conseillent de SC conduire toute vive et entraînante
sa logique et son éloquence, faire. Quand nous n'auqu'elle est, ne pourront jamais
des siècles et des
rions pas pour nous Fexpérience les moins civilisés, les
nations et Pexemple des penples
ne nous diraientpremières notions du sens commun
SC
elles
faut être maladroit, insensé 2 pour
pas gratuitement, qu'il
et sans raison aucune 2 des moyens
priver counaitre les intentions, les desseins secrets dun
de
redoutable? Et n'est-ce pas en effet s'en priver
ennemi
de se refuser à éconter les proposientièrement que même ennemi veut faire par Pentremise
tions que ce avoué ou 110n ? Quel était le but du
d'un agent 2
des Commissaires
gouvernement français en envoyant notre véritable
en ce pays? Sans doute, de conpaitre
, qu'il
et sans raison aucune 2 des moyens
priver counaitre les intentions, les desseins secrets dun
de
redoutable? Et n'est-ce pas en effet s'en priver
ennemi
de se refuser à éconter les proposientièrement que même ennemi veut faire par Pentremise
tions que ce avoué ou 110n ? Quel était le but du
d'un agent 2
des Commissaires
gouvernement français en envoyant notre véritable
en ce pays? Sans doute, de conpaitre --- Page 34 ---
(20
situation, Pesprit national et les intentions
nement. Eh bien! qu'avions-nous à
du gonverrapport? Nos moyens de résistance craindre sous ce
assez bien organisés ? Notre attitude n'élaient-ils pas
assez imposante? n'annonçait-elle
n'était-elle -pas.
tion inébranlable
pas assez la résolule fruit de ncs
que nous ayons prise de conserver
trograde dans la conquêtes ? de ne faire aucun pas re
Tout enfin ne prouvait-il carrière que nous avons parcourue?
maintenir, à
pas notre détermination de
dance? Dans cet quelque éint de prix que ce soit, notre indépendontable et de
choses, 7 qu'avait donc de red'un Lomme déponillé dangereux au milien de nous la présence
de se renfermer dans de los tous moyens hostiles, forcé
prudence et de la circonspéction? plus étroites limites de la
ou cet homme était réellement De deux choses Pune:
la France, et dans ce cas nous Penveyé reconnu de
il était F'envoyé du
devions Fentendre; ou
tique avoué, et dans Ministre, cet autre sans caractère diplomanous engageait à le recevoir
cas notre intérêt seul
et de connaitreles vues etles pour tâcher de le soudler
lerics. Cest
projeis du Cabinet des TuiPétion. Avec elleetivementco que fit feu S. Ex.le
sa perspicacité
Président
à pénétrer parfaitement le
accoutumée, il parvint
tenir de lui des aveux du général Lavaysse et à obnous; etsi, à cette
plus grand' intérêt pour
perfides du ministére époque, on a connu les intentions
bilité et à la sagacité français du
d'alors, c'est grice à PhaVastcy, 7 était vendu à ce digne chefq qui, selon le sieur
ilfavance faussement, à ninistère, la
et non pas, comme
Nous croyons avoir
prévoyance de son maître,
évideute,
prouvé, de la manière la
que non senlement feu le
en recevant le général
Président
yeles
les regles du droit des Lavaysse, s'est conduit daprès
Hlingjiuvn mactérisait si éminenment gens 2 et de la loyanté qui cas'est conduit aussi en très-habile son caractère, mais qu'it
li donné une
politique; qu'il a par
patriotisme et nonvelle.preuve de. Pamour
de ses Jumières, de son
qu'il portait à ses conci-
la manière la
que non senlement feu le
en recevant le général
Président
yeles
les regles du droit des Lavaysse, s'est conduit daprès
Hlingjiuvn mactérisait si éminenment gens 2 et de la loyanté qui cas'est conduit aussi en très-habile son caractère, mais qu'it
li donné une
politique; qu'il a par
patriotisme et nonvelle.preuve de. Pamour
de ses Jumières, de son
qu'il portait à ses conci- --- Page 35 ---
(21)
lo bonheur faisait Tobjet de sa plus vive
toyens dont
sollicitude. allons faire voir maintenant, et le plus sucNous
qu'il nous sera possible, sur quels autres
cinctemont le Baro: Vasiey appuie les impuiations odieuses
faits
contre la mémoire du sauveur de
qu'il s'est permises
notre patrie.
le Président Pétion avait
Dabord, il prétend que
faire Ilil traité avec
envoyé M. Tapiou à Paris, Nons pour n'avons à répoudre à
le Cabinet des Tuilerics.
formeile: Il est
cotte assertion
par Citoyens une dénégation de 1OS contrécs que feu
conm de tous T été chargé d'aucune mission de
M. Tapian n'a jamais
français. M. Tapian
la République prés le Convernement Haiti à Pépoque ou M. Vastéy
n'iabitait même pas diplomatique. 11 résidait aux
le revét d'un caractère
(1),
Etats-Unis de PAmérique Septeutrionale un brevet de
Après avoir délivré si gratnitemnent Baron,
que
diplomate à M. Tapiau, le noble toujours 2 prétend dans ses
feu le Président Pétion, envoyéà agissant Londres M. Garbarge,
vues conspiratrices, avait et'M. Meronné, son neveu,
son Secrétaire Haiti partiotlier, à la France. Vendre ce pays à la
pour vendre Pentremise du Cabinet Britanniquell Cest
France par
Nous avouons, dans la simplicité de
du nouveau !
nous ne nous serions jamais douté
notre bonne-foi, que anglais eût voulu prendre si chauque le Gouvernement intérêis de sa rivale et donner les mains à
dement les dont il sagit. Mais puisque M. Vastey
Farrangement il faut bien le croire : les grands hommes d'6le dit,
savent tout, devinent tout,, sont initat, comme lui, les
des Cabinets. Quelqne jour
tiés dans tous
mystères
Etats-Unis d'Améri-
(1) Autrefois on disait tout siniplement alliance offensive et défenmais depuis le traité de triple
2 du Chili et de la
Tt que les Réprbliques vieanent de de Buénos-Ayres, faire, il devient indispensable,
Nouvelle Grenade
en parlant de la ci-devant
pour nc laisser aucune équivorque, aux mots Etats-Unis d'Amnérique,
Nouvelle Angieterre , d'ajouter
celui de Septentrionale.
Etats-Unis d'Améri-
(1) Autrefois on disait tout siniplement alliance offensive et défenmais depuis le traité de triple
2 du Chili et de la
Tt que les Réprbliques vieanent de de Buénos-Ayres, faire, il devient indispensable,
Nouvelle Grenade
en parlant de la ci-devant
pour nc laisser aucune équivorque, aux mots Etats-Unis d'Amnérique,
Nouvelle Angieterre , d'ajouter
celui de Septentrionale. --- Page 36 ---
(22)
il nous apprendra aussi, peut -
par
du Philantrope M. le Comte de étre,
P'ontremise
ami de Plumanité, PAbbé Dillon, Bruges, ou duforvent
Souverain et maître nous a pris en AiE son amitié. gracieux
Pendant
M. Vastey fait agir feu M.
à Londres as le sens de la grande
Gabarge
dant à faire passer ce pays sous la domination conspiration de ten- la
France; conspiration, comme on vient de le voir, à
laquelle le Cabinet de St.-James prenait une part active, il me fait partir, moi Colombel, du Port-auPrince, pour France, avec le Général
à
Feffet d'achever le grand ceuvre commencé Lavaysse, depuis si
long-temps. H1 Se présente ici un petit inconvénient
de nature à embarasser un génie moins
moins fertile en expédients (1)
celui de Monsienr sorple 2
Vastey, c'est qu'a Pépoque .C il m'accole,
ainsi dire, à la mission du Général
pour
Europe et ignorant complètement Lavaysse, j'étais en
sait ici. Je suis fàché,
tout ce qui se pasdonner
pour ma part, d'être forcé de
un démenti aussi formel à M. le
mais
en
Baron;
vérité, je ne puis faire autrement.
Quantà M. Pradèrc' qui était aussi chargé, selon le
noble Baron, d'accompagner le Général Lavaysse en
France, il suflit de dire qu'iln'a jamais exercé aucune
(1) C'est réellement un homme à ressources
hoi me extraordinaire que ce M. Vastey. Si je n'étais fécondes, un en
si mauvaise grace auprès de son maitre, je
pas à ne
pas trop le rudoyer, à le conserver bien
l'engagerais car
peut en tirer parti pour bien des choses. précieusement, Il est propre à tout. il
Sagit-1 de manoeuvrer dans l'ombre du mystère
tion de Pesprit des ténèbres ? Il a vieilli dans le métier. SOIIS l'invocal'intérêt de la monarchie du grand Henry, convient-il de Dans sacrifier ce que Phonneur a de plus inviolable, ce
la morale
a de plus resp ectable, ce que TF'humanité a de que
Il
est coutumier du fait. Enfin tout cède à son obéissance plus sacré?
et je doute que l'on puisse trouver son pareil
passive,
6 De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome. 99
Je prie ceux de mes lecteurs qui connaissent leur
de croire que je n'ai pas eu lintention de faire aucune Boileau
cation du vers qui suit eelui que je viens de citer.
appli-
morale
a de plus resp ectable, ce que TF'humanité a de que
Il
est coutumier du fait. Enfin tout cède à son obéissance plus sacré?
et je doute que l'on puisse trouver son pareil
passive,
6 De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome. 99
Je prie ceux de mes lecteurs qui connaissent leur
de croire que je n'ai pas eu lintention de faire aucune Boileau
cation du vers qui suit eelui que je viens de citer.
appli- --- Page 37 ---
(23 )
lés hailiens
fonction publique en ce pays depuis Pon que sache à quoi
ont ressaisi leurs droits, pour que
M. Vastey
s'en teuir sur le caractère diplonatique que
lui donne.
Lien
le noble Baron Vastey en
On se doute
que le Général Lavaysse éiablit
me faisant voyager avec
je suis un
la-dessus un beau thême
prouver que
de mes compatriotes
des français,
Fedoueri
partisau
actuel des choses en Haiti. Ce texte
et de Lordre
vociférer contre moi
lui sert merveillensement belles pour dents. Je ne suis rien
et me déchirer à
M. Vastey, qu'un infidèle,
moins, selon cet honnête un
un élève de feu
un traitre, un perfide - en nourri mot dans ses princiS. Exc. le Président Pétion, même Tépiderme, car
; je n'ai rien dhaitien, pas
'le
la
E prétend que ma counleur se rapproche plus.de
blanche: c'est encore une chose que Yignorais, et.quil
étaitréservé à M. Vastey de nyapprendre: : javais tonjours était
la teinte de ma peau
crn, jusqu'a rembruie, présent, 2 que et que sous ce rapport, comme
pasablentent ceiui des
et des sentimens yétais haitien,
sous
principes
et franc haition.
que moi dans
M. Milscent n'est gnère plus M.
veut bien lui
la fameuse listoire CHaili.
fe
condamnation sur son épiderme, mais il ne lui
fail passer grace sur ses principes. Comme notre compatriote pas a assez de force en lui-même pour laisse repousser le soin les de
imputations du noble Baron, je lui
me bornant toutefois à dire que, comme
se défendre,
de
les sentimens de feu le
moi, il s'honore
partager il s'honore aussi des injures
Président Pétion, comme de M. le Baron. ( Cest une
qui sortent de la plume Pestime publique ne tient
vérité devenue triviale
libellistes qu'aux louanges e
moins aux
TS
pas
injures
rles honnêtes gens >.
à
La haine que m'a vouée M. Vastey layant porté
d'in breyet dagent du Gouvernement
me gratifier il était tout simple-quil en délivrât aussi un
français,
ures
Président Pétion, comme de M. le Baron. ( Cest une
qui sortent de la plume Pestime publique ne tient
vérité devenue triviale
libellistes qu'aux louanges e
moins aux
TS
pas
injures
rles honnêtes gens >.
à
La haine que m'a vouée M. Vastey layant porté
d'in breyet dagent du Gouvernement
me gratifier il était tout simple-quil en délivrât aussi un
français, --- Page 38 ---
(24)
à M. Milscent: car il a aussi une belle dent
lui(1). Nous voila donc 7 M. Milscent et
contre
voir et le vouloir dn noble Baron, bien moi, parle porfrançais, ennemis jurés de nos
constitucs agents
quoi? Cest ce qui reste à dire compatriotes, à M. le Baron. visant à
peut-être un peu de peine, tout inventif
Il aura
génie, à nous fabriquer une
qu'est SOn
avec Femploi qu'il nous donne perspective qui s'harmonise
persuader
des hommes
: car comment en effet
tous leurs
qui n'ont cessé de frire
pour
Honts
lance de leurs
mériter l'estime et la bienveilcroire que leurs concitoyens, et qui ont Forgucil de
hommes
peines n'ont pas été
qui sont retenus et par les liens perdues sociaux ; des
plus puissants et par tous les liens du
les
qui les a vus nattre; qui ont tant de sang sur un sol
Tir leurs pénates, d'aimer lenr
raisons de chévoués, comment,
patrie et de lui être déhommes Puissent faire dis-je, le faire croire que ces mêmes
pour satisfaire des intérêts sacrifice de tous ces avantages
complaire à un orgneil
qui leur sont étrangers, et
superbe et intolérable(a) dontils 1
depuis Le noble Baron nous a pris lun et l'autre en si belle
dit à son que, maitre par l'intermédiaire de
de FAheille haitienne, nous grippé avons
journal est une torche grandes incendinire vérités. M. Vastey prétend que ce
mettre le feu aux quatre coins d'Haiti. avec laquelle M. Milscent veut
et de patriotisme dans lequel cette feuille L'esprit est de modération
généralement connu pour qu'it soit
rédigée est trop
cette absurde accusation. Ce
nécessaire de répondre-a
dire à cet égard, c'est que la lecture qp'il y de a pent-éire de micux à
horriblement le nohle Baron et lui
FAbeille fait grimacer
Eos. qui malé agunt, solet peenitere. donne de fortes crispations.
de (2) Colons, On comprend encroités assez quils'agit ici de l'orgueil de cette caste
tyrans domestiques, de morgue et de sots préjugés; de ces petits
sous le régime desquelles préconiseurs Phumanité éterncis des Rothiquerinatititins
réconciliables de la raison et dela a eu tant à gémir; ennemis iteints de la fièvre du pouvoir absolu, justice; dans malades incurables atlire, ne révent que domination, autorité qui,
leur continne! désang; ne respirent que haine et
diserctionasire, trafic du
tout sacrifier à la passion qui les vengeance domine ct et à sont toujours prêts à
sordicie cupidité.
leur méprisable et
Phumanité éterncis des Rothiquerinatititins
réconciliables de la raison et dela a eu tant à gémir; ennemis iteints de la fièvre du pouvoir absolu, justice; dans malades incurables atlire, ne révent que domination, autorité qui,
leur continne! désang; ne respirent que haine et
diserctionasire, trafic du
tout sacrifier à la passion qui les vengeance domine ct et à sont toujours prêts à
sordicie cupidité.
leur méprisable et --- Page 39 ---
(25)
victimés s'il élait victorieux?
seraient les premières Baron est accontumé à faire des tours
Comme le noble
aussi lestement
de force; que personne ne gambade encore de ce pas.
que lui, pent-dire quil se tirera Divinité, dont le nom
En attendant qu'nine d'ane cortaine fois dans le cours de cet
nous est échappé plus
cette Divinité Pinspire,
écrit; en attendant, dis-je, que
le faire acéchanfie sa verve, féconde son génic je pour Tongage de soncoucher d'un nouveau chef-d'ceuvre, lui
ger à résoudre le probléme
avec ce propose. me conreste
en
qui
er
Ilme
encore., pour fait
m'est
fait
cerne, 2 à cxaminer un
qui libelle persomel; et
dans son
qu'a
HeLptue
le noble Baron avance Il
je suis dans ce mola gazette du Cap. prétend
Boyer m'y a enyoyé
et
dEIs
mentà Paris, de queS.Ex.le la remise de ce pays à la France. Sans
pour traiter
voit
M. Vastey n'a pas moins de
être sorcier 2 on
que puisque, par une seule opépouvoir quun magicien, la
et d'un seul trait de
ration de son esprit. volonté,
de 1800 lieues,
plume, il me fait franchir Fespace et dans le traité
me revêt d'un caractère diplomatique,
français au
quil me fait faire avec le Gouvernement il
jai stinom de la République d'Haiti, de suppose Pordre que actnel des
pulé des conditions subversives dit à cet égard est
choses en ce pays. Tout ce quil
me répusi ridicule, si ahsurde et si degoûtant, qu'il
gnerait 'de le rapporter ici. :
le Sieur
Lorsqu'on réfléchit aux moyens qu'emploie
de la défaveur sur queiques Citoyens
Vastey pour leur jeter civisme etleur dévonement à leur pays;
connus par
un forcené, la mémoire
le voit calomnier, rendu 2 comme de si éminens scrvices à ses
I Phomme qui dont a
le souvenir sera toujours Pobjet
compatriotes et
vénération 5 qu'on le voit comde leur plus profonde
en prétant des il--
bler la mesure de tant d'outrages la nation a honoré de son
tentions perfides. au chef que
remplacer Fimmortel Pétion, - et qui justific
choix pour
qu'on a en ses lumières et en SOL
si bien les espérances
4.
rendu 2 comme de si éminens scrvices à ses
I Phomme qui dont a
le souvenir sera toujours Pobjet
compatriotes et
vénération 5 qu'on le voit comde leur plus profonde
en prétant des il--
bler la mesure de tant d'outrages la nation a honoré de son
tentions perfides. au chef que
remplacer Fimmortel Pétion, - et qui justific
choix pour
qu'on a en ses lumières et en SOL
si bien les espérances
4. --- Page 40 ---
(26)
patriotisme; lorsque - s dis-je, on
ces imputations odieuses ne sont réfléchit que toutes
fait, sur aucune induction
appuyées sur aucun
cun soupçon tant soit peu raisonnable, fondé,
2 sur même au-.
on ne sait à quel parti
on reste confondu;
doit prendre la plume s'arrêter; on ne sait si l'on
res et de bassesse ou garder pour repousser le
tant d'imposturépondre à un homme de cette silence. En eflet, que
peut faire de mieux est de le
espèce? Ce qu'on
mépris.
vouer au plus profond
Poursuivons cependant jusqu'an bout. Nous
prévenu nos lecteurs que notre intention avons déjà
dantreprendre la réfulation
n'était point
Sieur Vastey. Nous allons donc complète du pampllet du
tout ce qui, dans cet
franchir dun seul sant
culièrement à Phistoire écrit, d'Haiti, se rapporte plus partireposant que sur des suppositions et les faits, qu; 2 ne
paraîtront pas mériter d'être
gratuites, ne nous
nous ne serons point
examinés à
: par ce moyen
de discussiong et nous assujétis un ordre méthodique
tervertir l'ordre des pourrons nous permettre d'infaits ou réflexions dont temps et des lieux, selon que les
s'adapteront mieux à notre nous aurons à nous occuper
Une des parties du livre de plan. M.
manquer d'être d'un grand intérêt Vastey qui ne peut
est, sans doute, celle ot,
pour la postérité,
de son imagination, il fait', prodiguant le brillant coloris
la peinture des actions et de la avec un soin particulier,
tro, pour-Tropposer à ce qu'il dit personne de
de son maiPétion. Nous allons
fen le Président
traits les plus saillans reproduire ici quelques-uns des
et nous espérons
qu'offie Fon
cette admirable peinture,
vais gré. On se figure que bien ne nous en saura pas mauau pincean du noble Baron qu'il, n'en a pas plus coûté
qu'il fait du personnage
pour embellir le portrait
teuce entière,
auquel il a consacré son exismajestueux du ELP pour défigurer les traits nobles et
emporté tous nos regrets. qui, en quittant ce monde, a
plus saillans reproduire ici quelques-uns des
et nous espérons
qu'offie Fon
cette admirable peinture,
vais gré. On se figure que bien ne nous en saura pas mauau pincean du noble Baron qu'il, n'en a pas plus coûté
qu'il fait du personnage
pour embellir le portrait
teuce entière,
auquel il a consacré son exismajestueux du ELP pour défigurer les traits nobles et
emporté tous nos regrets. qui, en quittant ce monde, a --- Page 41 ---
(27)
au dire de M. Vastey,. est non-seuleChristophe,
un grand homme,
ment un homme extrzondinaire des Rois, des
des
mais c'est aussi le modèle
de la
la
le
Fernse
époux, des amis; c'est type le prototype mEL de fidébienfaisance, de la sensibilite;
de bonté,
lité conjugale; en un mot c'est un ange
Son
si Pon aime mieux, la Vertu personnifiée.
ou
est toujours ouvert au malheur. ( Homme
coeur paternel
ami généreuz, ses conseils et sa
de bons conseils,.
services de ses amis et de
bourse sont toujours aux
à toutes ces
) Il faut encore ajouter
ses serviteurs.
Henry est vif et impétueux.
brillantes qualités que sommes d'accord, mon cher
Oh! pour le coup nous Henry est vif et impétueux,.
M. Vastey : oui assurément Vous pourriez, sans doute,
ettrés-vifet tres-impétuenx.
et si les
nous en. dire là-dessus plus d'haitiens que personne; pouvaient se faire
mânes de quelques diraient milliers encore bien plus que vous.
entendre, ils en comme une chose des plus
M. Vastey ajoûte,
d'aller à la
E
postérité
tantes à savoir et très-digne dort peu, mange vite (1),
plus reculée que Henry les Médecins. Aurait-il
qu'il consulte rarement
et A
de la pilule? Qu'il connaût son tempéramment Tel que les grands
remèdes qui lui conviennent (2).
Nous sommes
son caractère a des contrastes.
hommes 2
et nous prenons acte de
encore d'accord sur ce point, habitudes lui sont procet aveu. Ses manières et ses de la vérité, ennemi du
pres. Grand admirateur nous avons rapporté plus haut
mensonge. Tout ce que incontestable. Ennemi de la
le prouve d'une écrits manière du noble Baron ne laissent aucun
flaiterie. Les
intéressant il ne lui
(:) Pour que Henry fàt tout-à-fait à ce paysan
disait qu'il temanquerait que de ressembler
son
mangeait vite
et de sa mère; que
habitudes lui sont procet aveu. Ses manières et ses de la vérité, ennemi du
pres. Grand admirateur nous avons rapporté plus haut
mensonge. Tout ce que incontestable. Ennemi de la
le prouve d'une écrits manière du noble Baron ne laissent aucun
flaiterie. Les
intéressant il ne lui
(:) Pour que Henry fàt tout-à-fait à ce paysan
disait qu'il temanquerait que de ressembler
son
mangeait vite
et de sa mère; que nait de son père
et sa mère long-temps.
cet avantage : si cela était, je,
(2). Tout le monde chroniqueur n'a pas qui ferait quelquefois usage
connais certain grand
d'Ellébore. --- Page 42 ---
(28)
donte là-dessus. Ses principes sur Phonneur et la
bité sont invariables. C'est encore de quoi il n'est pro- pas'
permis de douter quand on' scrute avec attention la
conduite du grand homme. Voilà, assurément, bien
des qualités dont la bienfaisante nature a pris soin de
le héros de M. Vastey : mais ce n'est pas tout;
Irte reste encore à savoir que Henry s'est beaticoup instruit par ses longs voyages 5 par la fréquentation des
gens éclairés, àla tête desquels, probablement, il faut
placer le fidèle narrateur; qu'il a une mémoire
digieuse; pour le repos de sa conscience il devrait pro- bien
perdre un peu de cette étonnante mémoire; un discernement sain, unjugement solide; que ses connaissances générales le rendent un honme vraiment extraordinaire. Voilà qui est vraiment extraordinaire.
Comme tous les jours on apprend de nouvelles choses!..
Mais poursuivons. Nous venons de mettre à nu tout
ce qui constitne le moral de Henry; dessinons, toujonrs d'après M. Vastey, les traits qui peuvent le mieux
faire ressortir son physique. Il importe aussi que la
postérité sache que Henry n'a à Tépoque
est,
51 ans
qu'il
que
toutjuste. 1l faudrait être bien incrédule
pour ne pas le croire ; car, si je ne me
voilà 5 à 6 ans que M. Vastey nous dit qu'il trompe, a cet
age; que c'est un bel
l'oeil
taille
homme,
vif, grand de
, bien proportionné, , le port majestueux 3 le regard pénétrant, Sil avait un peu moins de pénétration
et quil fut un pen plus clairvoyant, est-ce que ccla
ae lui conviendrait pas autant?
M. Vastey, comme on peut le remarquer, excelle
dans Part de faire des portraits. Son goût est si
noncé pour ce genre que, , pendant qu'il était en Mon
tmin, il a fait aussi tous les portraits des Princes et
Princesses du sang de la cour de Sans-Souci. Nous ne
reproduirons pas ici la peinture gracieuse et touchante
quil a faite de tous ces angustes personnages, pour ne
pas étendre trop les bornes de cet écrit. Cependant,
pous ne quitterons pas cette angélique famille royale
, excelle
dans Part de faire des portraits. Son goût est si
noncé pour ce genre que, , pendant qu'il était en Mon
tmin, il a fait aussi tous les portraits des Princes et
Princesses du sang de la cour de Sans-Souci. Nous ne
reproduirons pas ici la peinture gracieuse et touchante
quil a faite de tous ces angustes personnages, pour ne
pas étendre trop les bornes de cet écrit. Cependant,
pous ne quitterons pas cette angélique famille royale --- Page 43 ---
(29)
coin du voile qui couvre Tintéressans lever mn potit M. le Baron Vastey en a fait. Jamais,
sant tableau que
on ne vit Zn plus bel accord
dit CC peintrc habile,
union, de plus beaux
de vertus ni une plits parfaite des enfans plus tenexemples, de meilleurs parens 3
Tont cela est
dres 3 plus soumis 3 plus respectueus. bien attendrissant, assurébicn bean, bien tonchant, savoir si tout cela est bien vrai.
ment; il ne reste qu'à
d'en donter
M. Vastey voudva bien nous permettre
que le
jusqu'à ce que nous ayons un autre témoignnge 11 doit d'ailsien pour fixer notre opinion à cet égurd.
leurs savoir que :
ni de monstre odieux
Il n'est point de serpent. ne
plaire aux yeux.
Qui, par lart imité, puisse
BOILEAU.
les dernières couleurs sulr ce préApris avoir placé
bien entendu, le
cieux tablean, dans leqqual figure, Baron
une émodébonnaire Henry, le noble
épronve
et s'6tion de plaisir, un monvement de sensibilité,
crains d'étre taxé de flatterie (1),
crie: jem'arites je connaissent la femille Royale,
mais tous ceux qui d'en
me rendront
et qui ont le bonheur
approcher, rendu U72 bien faible
jusiuce et trouveront que j'ai
hommage à la vérité:
dune fois que M.
Le lecteur a pu observer d'exagération plus
et de turpitudes,
Vastey n'est inutile pas exempt d'en donner plus de preuves que
ct il serait Pavons fait; mais il sera peut-être curieux
nous ne
de ces niaiseries les
de faire remarquer quelques-unes au hasard dans son
plus pommées. Prenons à peu près libre cours à sa senlivre un passage oi il donne un
Taxé de flatterie, M. le Baron, impossible ! vous distri- avec
(1),
d'une manière sidélicate et si spirituelle,
buez la louange d'adresse et de retenue qu'il n'y a pas moyen
tant de taxer grace, de flatterie : et puis vous avez fait le portrait de
de vous
si accomplis, si remplis de vertus et de perfoctions, leur honpersonnages
broler trop d'encens en
que vous ne pourrez jamais
neur et gloire.
oi il donne un
Taxé de flatterie, M. le Baron, impossible ! vous distri- avec
(1),
d'une manière sidélicate et si spirituelle,
buez la louange d'adresse et de retenue qu'il n'y a pas moyen
tant de taxer grace, de flatterie : et puis vous avez fait le portrait de
de vous
si accomplis, si remplis de vertus et de perfoctions, leur honpersonnages
broler trop d'encens en
que vous ne pourrez jamais
neur et gloire. --- Page 44 ---
(30)
sibilité, Nous tombons sur celui oh ilrepréscnte.
livré à de tristes réflexions que lui suggère une Henry vaste
conspiration tramée contre lui dans"le sein de son
Royaume.
Henry, dit-il, était plongé dans la plus grande
douleur; à chague nouvelie trahison que P'on venait
lui annoncer, je. l'ai entendu s'écrier avec l'accent
de la douleur (1), ah! les cruels, que
Rien autre chose que de leur ravir la liberté leurai-jefait? et de leur
donner dans ce monde un avant goàt du séjour des
réprouvés. Vient ensuite une apostrophe qui est d'une
belle force. O vous qui calomniez ce Prince malheureux 5 mais doué d'un coeur sensible; d'une
sensibilité à nulle autre pareille! le connaises-vous?
Hélas! mon Dieu beaucoup que trop! Avez-vous entendu comme moi ces cris douloureux
si bien ce qui se passait dans son àme quipeignaient 2 L'avez-vous
surpris dans son cabinet ? non, > Dieu nous en garde ! de
répandre des larmes et s'afliger sur le sort de sa
irie ; c'est-à-dire s'afiliger de n'avoir pu
éeux
lui
deratfer
qui
portaient ombrage; vous étes-vous mis é
son lieu et place avant de le juger avec tant de sevérité; lisez avec tant de justice et vous ne vous tromperez pas. Que vouliez-vous gwifeNCae-llem
qu'il mourêt! Il y aurait eu du sublime dans cette
action: et puis que de sang aurait été épargné!
de défenseurs aurait de plus Haiti !.. Fallait-il
se laissat renverser de
M0Ta
son trône 2 Il n'y aurait
eu grand mal à cela. Cet événement aurait pu être pas un
malheur pour Iui; mais à coup sûr il n'en aurait pas
été un pour les haîtiens. Qu'il se laissat égorger lui
(v), Il ne faut pas que le lecteur fasse attention à la
tion du mot douleur dans celte phrase. C'est une de ces répéti- petites
négligences qu'il est permis aux grands écrivains de faire. Au
surplus si Fon s'arrétait à tous les barbarismes, solécismes et à
toutes les locutions vicieuses que contient le chef-d'ceuvre historique de M. Vastey, onferait de fréquentes poses en lisant,
cet ouvrage.
lui
(v), Il ne faut pas que le lecteur fasse attention à la
tion du mot douleur dans celte phrase. C'est une de ces répéti- petites
négligences qu'il est permis aux grands écrivains de faire. Au
surplus si Fon s'arrétait à tous les barbarismes, solécismes et à
toutes les locutions vicieuses que contient le chef-d'ceuvre historique de M. Vastey, onferait de fréquentes poses en lisant,
cet ouvrage. --- Page 45 ---
(81)
lc conp,
et sa Famille el lous ses serviteurs? Olilpour
Passe
lui de se laisser égorger;
c'est du séricux.
d'antres pour Mais non pour sa fail en a égorgé tant
La mort de Ges derniers ne nous
mille et ses serviteurs.
nous avons un gont bien
aurait pas du tout amusé; nous n'aimons pas le sang:
différent de celui de Henry; serviteurs les plus dévoués
et puis nous espérons que dans SCS Pétat de ces Israëlites inne seront pas tonjours des yeux et ne voyaient pas, 3 des
fidèles qai avaient
des bouches êt ne paroreilles et n'entendaieni pas, jour ils appercevront
laient pas. Nous espérons
sont placés et qu'ils tàsur le bord
Pabime
daquel
comme dit Pécriture,
cheront de fuir le danger; car,
L'arche sainte de
qui ne fuit pas le danger, périra. de
dans le temps
ia Liberté, qui nous a servi
refuge
denous
oà les flots d'une mer en courroux comme menaçaient le palladium
englontir, et que nous conservons
leur offre
de notre existence et de notre tranquillité,
d'6sûr abri contre les tempêtes et les orages près
un
leurs têtes. Nous ne nous lasserons jamais de
clater sur
dans nos frères qui sont sous
le dire: nous ne voyons la nôtre,.que des hommes égarés
une autre bannière soumis que à T'empire d'une déplorable faou des hommes souffrons de leurs peines; leurs angoisses
talité; nous
âmes de douleur et d'affliction : nous
remnplissent nos de
fraterniser avec eux ; de
serions beureux
pouvoir eux les bienfaits d'un gouvernepouvoir partager avec
de tous les maux qui
ment juste, libéral et réparateur Si nous voulions nous liont contristé nos contrées.
ce sujet , cela nous
vrer aux réflexions que nous inspire tout du temps et de
menerait trop loin. Attendons
des
la justice d'un Dieu vengeur et protecteur
opprimés. faits avanNous avons déjà cité et combattu quelques d'entacher. la
cés par le Sieur Vastey Pétion. dans Tintention Le lecteur nous permetmémoire. du Président
démontra sans
de revenir sur nos pas pour
doute, et Podieux de quelqués autres faits semtrer la fausseté
nous avions cru d'abord devoir garblables, sur lesquels
. Attendons
des
la justice d'un Dieu vengeur et protecteur
opprimés. faits avanNous avons déjà cité et combattu quelques d'entacher. la
cés par le Sieur Vastey Pétion. dans Tintention Le lecteur nous permetmémoire. du Président
démontra sans
de revenir sur nos pas pour
doute, et Podieux de quelqués autres faits semtrer la fausseté
nous avions cru d'abord devoir garblables, sur lesquels --- Page 46 ---
(82)
der les silence. Vastey, n'employant toujours que les
basses manceuvres, "les plus vils et les plus méprisables phis
moyens pour faire prendre le change sur le compte de
son maitre; pour colorer d'un vernis de justice et d's
quité la cause inique qu'il défend, et croyant ne
voir mieux réussir dans des nobles projeis qu'en pousentant sous le jour le plus défavorable les actions pré- de
feu le Président Pétion et les principes qui ont toujours dirigé sa conduite, établit. à cet ellet une série
d'accusations contre lui, dont la principale est de le
représenter comme Pauteur de la mort de
Chefs de la République qui ont disparu dans des plusicurs temps
orageux (1). Le fait est que plusieurs de ces chefs sont
péris; mais comment ont-ils péri? viclimes de leur
trabison et de leurs entreprises anarchiques. Qui
pourrait révoquer en doute que les chefs dont il sa-.
git ont conspiré contre la République ? qu'ils se sont
mis en état de rébellion ouverte contre le Gouvernement? Le peuple, qui veut sa liberté et sa tranquil
lité,, et la loi ont seuls fait justice de ces hommes
que la patrie désavone. An moment oit feu le Président Pétion vint à connaitre leurs desseins perfides
il fit tout ce qui était en son pouvoir pour les em- ;
pécher de se précipiter dans Fabime qu'ils avaient 011vert sous leurs pas. Toutes ses tentatives bienveillantes
et généreuses fureut vaines. Un destin falal entrainait
à leur perte ces bomnes aveuglés par Pambition. Euxmêmes ont voulu se perdre, et se sonl perdus. Apris
avoir encourn la vindicte publique, s'être mis hors de
la loi, iis sont tombés sous le glaive inexorable de la
justice.
Nous allons passer maintenant à une observation qui
le
Vastey cite comme une victime de ces temps de calamité
Henry. Rien n'est
faux.
9.
qui avait donné les plus grandes plus preuves Le de dévouement Général Heary, à la
patrie,. .est mort à Jérémie 3 dans son lit,et d'une mort naturelle, Fa
emportant J'estime de teus ses concitoyens. Personne ne
plus regretté que feu S. Ex. le Président.
justice.
Nous allons passer maintenant à une observation qui
le
Vastey cite comme une victime de ces temps de calamité
Henry. Rien n'est
faux.
9.
qui avait donné les plus grandes plus preuves Le de dévouement Général Heary, à la
patrie,. .est mort à Jérémie 3 dans son lit,et d'une mort naturelle, Fa
emportant J'estime de teus ses concitoyens. Personne ne
plus regretté que feu S. Ex. le Président. --- Page 47 ---
(38)
instifiera ce que nous avons dit dans nos considéralione et Finhabilité
générales sur la duplicité de M. Vastey
nous attaavec laquelle il se sert de ses armes pour
par des
quer. H ne s'est pas borné à vouloir proaver, démontré être
faits de son invention, que noits dont avons nous avons fait voir
fiux, et
des inductious,
feu le Présitout le alienute et toute Pabsurdité, il: a
aussi troudes
stair
dent était partisan
français, la
de cé
ver des preuves de ce quril appèle culpabilité avec les derchef, si regretté, dans sa Roi correspondance de France avait envoyés en
niers Commissaires fastidieux quele
de suivre M. Vastey dans
ce pays. Il serait à perte de vue quil batit
lcs raisonnemens
Il nous suffira de
rare
rm:
car ils sont dune
ineptie. saurait démontrer d'une maremarquer que rien ne évidente,
le Président
nière plus positive, les plus intentions que 2: S. Vastey lui
Pétion n'a jamais eu
même dont il sagit; et
prête,. que la correspondance de cette assertion quelques
nous citerous lettres ên preuve de feu S. Ex. à MM.Fontanges et
passages des
précède ces lettres.
Esmangart, et la proclamation qui
second
Dans la deuxième des lettres procitées,
com- paragraphe, on lit: caprès des crimes épouvantalles les
des français; crimes qui rougissent
( mis par
Tindépendance d'Haiti a été SC
< de Phistoire,
les restes ehcore fumants de nos
K nellement jurée sur
les guerriers intrépides
K infortunés compatrioies, par Ce serment sacré, pro-
< qui venaient de la conquérir, fois
un peuple indigné,
( noneé pour la première de retentir par dans, tous les cceurs ;
( n'a jamais année cessé il est renouvellé avec un nouvel enC chaque
il est le palladinm de la liberté publi-
< thousiasme rétracter ;
ou en conserver la coupable pen-
( que; le
et une infamie dont aucure
K sée, serait un déshonneur Paltérer serait attirer sur nous
( haitien n'est: capable; mérités; nos lois nous le défendentim-
( des malheurs
Magistrat de la
( périeusement; et comme sacrée premier de mes obligations est de
C Répulblique, la plus
5.
C chaque
il est le palladinm de la liberté publi-
< thousiasme rétracter ;
ou en conserver la coupable pen-
( que; le
et une infamie dont aucure
K sée, serait un déshonneur Paltérer serait attirer sur nous
( haitien n'est: capable; mérités; nos lois nous le défendentim-
( des malheurs
Magistrat de la
( périeusement; et comme sacrée premier de mes obligations est de
C Répulblique, la plus
5. --- Page 48 ---
(34)
( la faire respecter; je Pai
à la face du
(
des liommes, et je n'ai juré
Ciel ct
( faire revenir sur cette sainte jamais juré en vain. Nous
( de toute force humaine; résolution est au-dessus
( nous croyons dignes de la nous la possédons ; nous
( lever, il fandrail donc
conserver : pour nous P'en-
( si la ehose était même nous exterminer tous. Eh bien!
( terminerions plutôt
possible, de
nous nous y déDans la même lettre, que
reculer ).
neuvième
encore :( si.les intentions de S. M. paragraphe, T.
on lit
( sur ce point (1) et
les
C. se concilient
( revêtus se
que
pouvoirs dont vous êtcs
( de modération, rapportent alors avec cet esprit de justice et
oubliant tout notif
C. et guidés par le pur sentiment de In vérité particulier,
( d'opérer le bien, vous nous
et le désir
( gouvernement libre et
regardercz comme un
( tulions consolidées
indépendant, dont les instireposent sur la
( mour national. Vous n'hésiterez volonté et l'a-
( comme base essentielle entre
pas à Padmettre
( par-là dans lesprit de
nous ; et en entrant
( même, dans le cercle de nos lois, vous me mettrez à
(C
mes devoirs, de
correspondre avec vous sur tous les
pouvoir
( raient être réciproquement
poiuts qui pour-
( gouvernemens.
avantageux aux deux
Dans la quatrième lettre se trouve,, au onzième
ragraphe, ce qui suit: ( si VOS
pa-
( Jatitude nécessaire
pouvoirs n'ont pas la
( sur la base
pour vous permettre de trailer
que jai eu Phonneur. de vous
( (la, reconcaissance de
proposer
( ne jugiez pas convenable l'indépendance) d'en faire
ou que vous
( circonstance,
dois
usage dans cette
je
vous
( pas devoir correspondre
prévenir que je ne crois
plus
( sur Tobjet de votre mission ). long-temps avec vous
Enfin la dernière lettre de cette
terminée par les deux paragraphes correspondance est
( déclarant son
qu'on va lire: C En
indépendance, le peuple d'Haiti l'a
(1) Celuide TIndépendance.
ne jugiez pas convenable l'indépendance) d'en faire
ou que vous
( circonstance,
dois
usage dans cette
je
vous
( pas devoir correspondre
prévenir que je ne crois
plus
( sur Tobjet de votre mission ). long-temps avec vous
Enfin la dernière lettre de cette
terminée par les deux paragraphes correspondance est
( déclarant son
qu'on va lire: C En
indépendance, le peuple d'Haiti l'a
(1) Celuide TIndépendance. --- Page 49 ---
(85)
fait à PUnivers entier, et non à.la France en partiK
le faire rétrograder de
( culier. Rien ne pourra résolution jamais il saitpar Fexpérience
< cette inébranlable
;
ses
qui saignent
( de ses malheurs passés 7 par
être plaies
lui-même
sa
ne peut
qu'en
C encore, que
toute la force et Péten-
( et sans partage; a mesuré
à
TE
a préféré se vouer
( due de sa démarche, puisqu'il
sans avoir
de revenir sur ses pas,
( la mort, plutôt que
état dhostilité contre'qui
( Fintention de se mettre en
( que ce soit.
de la nation dont je suis le chef et
( Cest au nom
ai
Je ne comprometvous
parlé.
( Finterprête que je
et ma responsalilité est
( trai jamais sa sonveraineté, bases du pacte social qu'elle
< de me cor-former aux d'Haiti veut être Libre ct Indo-
( a établi. Le peuple
LUI
Voila la cause
< pendant 2 JE LE VEUX AVEC
(1).
< de mes refus, de ma résistance >. de feu S. Exc. au
Voici maintenant la proclamation
Peuple et à PArmée.
sur nos plages et le
( Le pavilion français a des paru Commissaires en Haiti.
( Roi de France a envoyé
?
circonstances se sont-ils présentés
( Dans quelles
allions consacrer Pédifice de
K Au moment oùt nous où j'étais appelé par votre
C nos lois! Au moment
milieu de Penthou3
K choix à les défendre ! Cest au
de ses droits,
de la nation la plus jalouse
K siasme
lui
de les compromettre! Pour
( qu'on a pu
proposer
VEUX AVEC LUI. J'invite PCEdipe de Sans-Souci
(1) Je LE
renferment ces mots conspirateurs.
à nous expliquer l'énigme d'avoir quelque part un éloge d'Hoffmann
me
AM
Je
rappèle l'auteur disait : ( Thumanité Jni doit un temple
dans lequel brillerdans ses gouttes régénératrices de grandes
que je vois déjà
contestera, vratsemblablenaent, quil faut
douleurs >. Personnene
appercevoir un Temple
avoir une vue bien perçante Quelque pour perçante que soit la vue
dans des gouttes d'Hoilmann. célebre Docteur; je doute qu'elle
du Panégyriste de ce
M.
Aussi
f
soutenir la comparaison avec celle dernier de est Vastey. doué lui dr" déchoses la faculté intuitive dont doutent ce
de rien !
couvrir oà les autres ne se
ablenaent, quil faut
douleurs >. Personnene
appercevoir un Temple
avoir une vue bien perçante Quelque pour perçante que soit la vue
dans des gouttes d'Hoilmann. célebre Docteur; je doute qu'elle
du Panégyriste de ce
M.
Aussi
f
soutenir la comparaison avec celle dernier de est Vastey. doué lui dr" déchoses la faculté intuitive dont doutent ce
de rien !
couvrir oà les autres ne se --- Page 50 ---
(86)
( qucls avantages ? En est-il de préférables à ceux
( nous jouissons ? Il n'existe pas un haitien
dont
( soit assez tiède pour consentir à revenir dont l'âme
( que notre gloire a franchis
sur les pas
( cés; ; nous les puisons dans ; la nos devoirs sont tra-
( créés égaux aux autres hommes nature; elle nous a
( drons contre tous
; nous les soutienceux qui oseraient
( coupable pensce de nous
Ils concevoir la
( raient sur cette terre, subjuguer. des
ne trouve-
( sang, du fer et un climat .que
cendres mêlées de
K Dans cetle occasion, comme vengeur. dans
( déc, vous. avez montré la même ellequilapréeé
( mdme respect pour le droit des circonspection, le
C calculé votre
et
gens. Yous avez
force;
en laissant a vos
( le soin d'expliquer vos plus chers intérêts, Magistrats
< attendu avec tranquillité
vous ayez
qu'ils vous
( ce qu'ils avaient fait pour vous : votre. éclairassent confiance sur
K sera jamais trompée. L'autorité
ne
( lonté, et votre volonté est d'être repose sur votre VO-
(
Libres et Indépendans ; vous. le serez > ou nous
( exemple terrible à
de
donnerons cet
PUnivers,
nous ensevelir
< les ruines de notre
sous
C à la
patrie 2 plutôt que de retourner
servitude, même la plus modifiée.
( Quand FEurope entière se réunit à la voix de la
( plilantropie pour anéantir jusqu'à là trace du trafic
( le plus déshouorant; quand les nations les
< licées préparent et méditent Témancipation plus po-
( de ceux qui gémissent encore sous
générale
(
Toppression; nous
voyons avec douleur les Gouvernemens
se
(( quent d'être les plus religieux, caresser
pi-
( pes que la justice et Phumanité condamment. princi-
( Haitiens, votre garantie est dans VOS
réa servez-les contre ceux qui tenteraient de armcs; vous trou-
( bler, , et profitez par votre travail des
K la terre la plus féconde ne cesse de vous avantages offrir >. que
Tonte la correspondance de feu le Président Pétion
n'étant que le développement des
sur
sont fondés nos droits à
principes
lesquels
l'indépendance et Ténoncé des
et Phumanité condamment. princi-
( Haitiens, votre garantie est dans VOS
réa servez-les contre ceux qui tenteraient de armcs; vous trou-
( bler, , et profitez par votre travail des
K la terre la plus féconde ne cesse de vous avantages offrir >. que
Tonte la correspondance de feu le Président Pétion
n'étant que le développement des
sur
sont fondés nos droits à
principes
lesquels
l'indépendance et Ténoncé des --- Page 51 ---
A
(37)
nous avons de maintenir cette indépenmotifs que demande à M. Vastey, s'il 11C convient pas
dance, je
claire en ajoutant, comme
d'avoir fitn une gaueheriebien factum toutes lcs lettres de
pièccs justificntives à son
dontil
Je ne vois qu'un moyen
cotte correspondance. sauvèr son amour-propre; c'est
puisse fire
pour ct duement, qu'il trouve dans ces
de déclarer,
E
dais ies
qne
lettres 7 et principalement
à
triple,
avons
TS1Et
desespresions
nous
entente rapportés,, et dont Peilet n'est pas moins nysquadiruple moins perfide, pas moius magique
téricux, pas
ou dumot Abracadebro
celui du niot Omniscience
déclare
S'il se jette dans ces retranebeniens, je pavilion RE
lui rends les armes et bwissehnumblement les honneurs du triomphe,
lui. Maisavant de lui rendre
de
tàchons de mettre encore au lui jour sont quelques-uncs si familières, et
ces petitos contradictious d'un trop cui mauvais elfet pour nous
qui ne sont
du prooès qu'il nous 'a intenté.
dans
sa
HisTenalER
M. Vastey dit quelque part, dans prétendue Porttoire d'Haiti, quela préseuce du GenérelLavayseaul ils auraient
au-Prince était si odieuse aux haitiens leur que:
Sils
mille fois immolé cet ennemi de de la discipline. patrie, Et
n'avaient élé retenus par notre le frein armée est sans discipline.
ailleurs il prétend que deux assertions ? A laquelle
Comment concilier ces
M. Vastey qui peut
faut-il ajouter foi? 1l n'y a que
il nous
fixer notre doute à cet égard: en attendant, s'estt ttrompé,
vraisemblablement de croire quil
permettra
dire
a menti, sur les deux points.
ne pas
quil contradiction est si peu de chose en
K". surplns, celte d'autres
le monument hiscomparaison de bien Baron vient qu'offre d'élever pour la post6torique que le noble
la
prendre garde.
rité, que cela ne vaut pas peine laisser d'y
sans y
Ce que Ton ne saurait de même
passer
Abracadabra est un mot dont se servent les Cabalistes
(1)
grandesmerveilles.
et auquel ils attribuentla vertud'opererlemplus
.
ne pas
quil contradiction est si peu de chose en
K". surplns, celte d'autres
le monument hiscomparaison de bien Baron vient qu'offre d'élever pour la post6torique que le noble
la
prendre garde.
rité, que cela ne vaut pas peine laisser d'y
sans y
Ce que Ton ne saurait de même
passer
Abracadabra est un mot dont se servent les Cabalistes
(1)
grandesmerveilles.
et auquel ils attribuentla vertud'opererlemplus --- Page 52 ---
(38) )
prendre garde et sans éprouver la plus
tion sont les réflexions suivantes de profondeindigna- Pirascible
Après avoir fait, avéc emphase, une invocation Baron..
ncs de Coriolan, de Barnevelt, de
anx màà 1111 toute la sensibilité de son âme, dEssex, il
ou il met
pour prouver que les choses de ce monde ajoute, sont comme
à P'empire dun destin avengle: et Pélion est soumises.
dans son Zit!.. Les cendres de ce m..
ont éléac- mort
compagnées des pleurs et des. regrets de ses concitoyens! ! O que je me sens humilié! M.
-
sentir humilié !. Quel abus de mots!
Vastey se
lx aussi étrange et un aussi condamnable Fit-on jamaisletires de PAlplabet!
nsage des
On lit dans certaines légendes que des
sds par une puissance à P'empire de démons, ils presvaient SC sonstraire,
laqnelle ne poulations
à 2 faisaient, en rugissant, des révéSemblable propres
assurer le triomphe dc Ja vertu.
daillenrs à ces esprits infernaux, avec lesquels il a
p'ns d'un trait de ressemblance, le noble
Clancelier Vastey n'a pu, dans une circonstance remarqnable, résisier à la force dela vérité.
elle, obligé de lui rendre
il a Oppressé fait
par
à son inclination et a laissé honmage,
violence
il convient de
échapper un aveu, 2 dont
fait
prendre acte pour la singularité du
(1).
Tout en inventant lcs impostures les plus grossièrespour outrager la mémoire du sauyeur de notre
tric, et le peindre sous les plus sombres couleurs, pa- il
coavient cependant que sCS cendres ont été
gnées des pleurs et des regrets de ses concitoyens. accompaSans nous arrêter à faire remarquer combien est ab.
sirde la contradiction qui résulte des imputations et
de Faven du Sieur Vastey i contradiction
micux que des discours entiers la duplicité qrii ct la prouve
versité de son âme, nous lui ferons pourtant une per- in-
(1) M. On sait que personne n'est moins esclave de Ja vérité
que il Vastey, , et qu'il ne lui arrive guère de la dire que
quand SC trompe,
. accompaSans nous arrêter à faire remarquer combien est ab.
sirde la contradiction qui résulte des imputations et
de Faven du Sieur Vastey i contradiction
micux que des discours entiers la duplicité qrii ct la prouve
versité de son âme, nous lui ferons pourtant une per- in-
(1) M. On sait que personne n'est moins esclave de Ja vérité
que il Vastey, , et qu'il ne lui arrive guère de la dire que
quand SC trompe, --- Page 53 ---
(39) - I
Terpollation. Nons Ini demanderons comment il sp fait
Phomme quila pris à lâche de représeuter comme
SU"T tyran de ses compatriotes et qui, eu admeltant néan- cctte
aurait dà leur êlre en exécration, a
hypodlièse, moins été si vivement regretté par Puniversalité des
haîtiens ; comment il se fait qu'au sonvenir seul de son
nom ils font éclater 2 avec tant de force, lcs sentimens,
de la plus profonde vénération et de la plus vive graméconmitre la sintitude. Le Sicur Vastey pourrait-il
cérité de si lonables sentimens ? Pourvait-il supposer
ces clans de sensibilité et de recounaissance; ces
que transports dPamonr ne partent pas du coeur ? Oscraitil prétendre qu'ils sout conmandés comme les marques
d'acclamations obligses qui accompaguent les pas de
certains Demi-Dienx terrestres 2e 2 enivrés du pouvoir absolu, tyrans de leur pays et fléaux de Phumanité?
Qu'il essaie ses forces pour altérer la vérilé sur CC point
comme il Pa fait sur tant d'autres, et nous verrons
s'il obtiendra un meilleur succès.
Ne nous lassons jamais de le répéter : oui les cendres
de S. Ecc. le Prosident Pétion ont été accompagnées
des pleirs et des regrets de ses concitoyens , et jamais tribnt d'estime et d'affection ne fut plus justeélever des doutes sur 'la lément payé. Qui pourrait
gitimité des hommages rendus aux mânes du premier
Père de notre patrie ? Qui pourrait feindre d'ignorer
la vie de ce mortel chéri n'a été remplie que par
que les actions les plus honorables;
par des actions
qui commandent le respect et pathales Un Vastey,
méprisable valet du plus sanguinaire des hommes, peut
seul, dans une dégoitante diatribe, donner une forme
dubitative à l'aveil que la vérilé lui a arraché à cet
égard. Mais
peut une déclaration restrictive faite
la plume Avclte et mensongère du Sieur Vastey ?
be quel poids peut être son sentiment dans la balance
de Popinion, quand des milliers de témoignages respectables déposent en faveur de la vérité? quand ces témoignages sont fortifiés par Pexpression des sentimens
hommes, peut
seul, dans une dégoitante diatribe, donner une forme
dubitative à l'aveil que la vérilé lui a arraché à cet
égard. Mais
peut une déclaration restrictive faite
la plume Avclte et mensongère du Sieur Vastey ?
be quel poids peut être son sentiment dans la balance
de Popinion, quand des milliers de témoignages respectables déposent en faveur de la vérité? quand ces témoignages sont fortifiés par Pexpression des sentimens --- Page 54 ---
(40)
dun peuple entier; d'an penple qui,
jours; plongé daus la plas profourle pendant plusicurs
du dérlorablo événement qui la douleur, par suite
ne ponvait trouver de consolation privé de son chef,
des larmes et des gémissemens ? que dans Famertume
plus chéri et du plus révdré des quand la tombe du
core des pleurs de la
hommes, baiguce ende ses
recopmissanco de la généralité
concitoyens, atteste
ciation qu'ils
chaque jour la juste
avaient su faire de ses vertus
appré:
mage religienx qu'ils rendent à sa mémoire? et Phominstitutions conservatrices de
quand des
tés, tout ce qui constitue notre nos droits, de nos liberet peut nous élever au niveau de régénération la
morale
tuelle parlent en sa faveur, et le
civilisitation acfaiteur de SCS
confirment le bienSi les bornes compatriotes et le législateur d'Haiti 7
cet écrit le
que nous nous sommes prescrites dans
rions-nous permettaient, combien d'exemples ne
pas apporter à Fappui de ce
pournons d'avancer! A côté d'une foule
que nous vela vie de fen le Président Pélion et d'actions qu'ollie
rier intrépide et couragenx, le qui décèlent leg guerFhomme d'état éclairé, combien de politique traits prévoyant,
de bienfaisance et de sensibilité
de générosité,
citer! Ces traits sont si mulipliés, ne pourrions-nous pas
que Tembarras du choix si nous que nous n'aurions
naître la noblesse des
voulions faire conlence de l'âme qui caractérisaient sentimens, Pélévation et l'oxcelya sur ce chapitre bien des choses l'immortel Pétion. Il
et une belle matière à
intéressantes à dire
pérer que notre compatriote mettre en ccuvre, et il faut esne sont pas moins connus Milscent, le
dont les talens
dera pas à remplir la
que patriolisme, ne tarégard à ses concitoyens. En promesse qu'il a faite à cet
de feu le Président Pétion, s'engageant il
d'écrire la vie
sacrée et, pour ainsi dire, a contracté une delle
pas moins glorieux pour lui nationale, de s'en
et il ne sera
norable pour les baitiens de
acquitter, qu'homonument impérissable à la Tencourager mémoire
à élever un
du sauveur de
pas à remplir la
que patriolisme, ne tarégard à ses concitoyens. En promesse qu'il a faite à cet
de feu le Président Pétion, s'engageant il
d'écrire la vie
sacrée et, pour ainsi dire, a contracté une delle
pas moins glorieux pour lui nationale, de s'en
et il ne sera
norable pour les baitiens de
acquitter, qu'homonument impérissable à la Tencourager mémoire
à élever un
du sauveur de --- Page 55 ---
(41)
ici Pengagehnent de le
deir patric (). Nous prenons
notre pouvoir, soit
seconederdetonsles noyens quisonten peuvent en fournir. 7
en recneillant, de personnes
traits et
sur
T principanx
des renseignemens exacts
dé la vie de
les circonstancés les plus remarquables lui fournissant ceux que
ieu le Présidènt, soit en
nous-mémes
nous avons été à portée de nous procurer avons été attachés à
pendant tout le
nous
de son Secréde feu Ee, ên qualité
la
arg
personne
taure intime.
marqué dans les écrits de
Rien n'est plus visiblèment dans la dernière rapsoM. Vastéy, et principalement tendance habituelle à se
die quil a pulbliée; que cette importance et à se consiçroire. un homme d'unegrande comme le centre du foyer d'oit
dérer, pour ainsi dire,
de lumière destinés à
doivent jaillir tous lés rayons répandues sur Haiti. Plein
dissiper le réste des ténèbrés
par P'organé de sès Reprisen-
(1) Déja la nation lexpression haitienne, de son amour et de. sa geatitude
fans 2. a consacré du
Père de la Patrie. Une loi renpour la mémoire
premier : il sera érigé au pied de Pardue le 27 Avril 1818 porte le que d'Alesandre Pétion est déposé;
bre de la Liberté, éterniser 3 oit la corps mémoire edafondateurdel la Républs- hozn maiisolée epour oit seronttrat ées les principales actions qui ont de
que d'Haiti,
cette loisontla manifestation trop
horé savie. Les considétansde et d'un voeu trop cher aux haitiens
que
beaux sentimens
vrai
à Jes reproduire Rer Les
Rous ne prenions pas un La Chambre plaisir des Représentans des Comvoici textnellement : (
la conscience nationale ne serait
munes 2 etc., considérant milieu que dès regrets qui affigent tous les
point satisfaite, si, au
de consacrer, de la
coeurs, le Corps Législatif ne la s'empressait reconnaissance du peuple haimanière la plus solemnelle,
que le feu Président d'Haiti, 5
tien, pour les services signalés
rendus à la Pairic,
ALEXANDRE PETION, a considérant constamment que ce vertueux HEATs
dant sa glorieuse vie;
à I'ceuvre de la régénération
de la République,, fait lé ên sacrificé travaillant de tout intérêt personnel pour ne
d'Haiti, avait
du bonheur public, sa seule ambis'occuper uniquement que de ce désintéressemient, sa fortune
tion 2 et qu'en conséquence offrir à sa famille un sort heureux, qu'il
particuliere ne peut haitienne de fixer, etc.
est de la grandeur
G.
ux HEATs
dant sa glorieuse vie;
à I'ceuvre de la régénération
de la République,, fait lé ên sacrificé travaillant de tout intérêt personnel pour ne
d'Haiti, avait
du bonheur public, sa seule ambis'occuper uniquement que de ce désintéressemient, sa fortune
tion 2 et qu'en conséquence offrir à sa famille un sort heureux, qu'il
particuliere ne peut haitienne de fixer, etc.
est de la grandeur
G. --- Page 56 ---
(42)
de Pidée quil cst appelé, par la
et la supériorité de ses
sublimité de sa science
grand oeuvre de notre régénération talens, à mettre le sceau au
gislateur par excellence de la Reine et à dovenir le léne doit point être étonné de le voir des Antilles, OI
dogmatique et tranchant
prendre un ton
men de ses
surtout ce qu'if scumet à lexaévénemens lumières, et s'ériger en
infillible
qui ont signalé les
juge
des.
notre révolution, et des honimes différentés époques de
notre scène
qui cnt figuré sur
de le. voir politique; on ne doit point étré étonné
été consacré dénigrer par la ayee amertume tout ce gni, ayant
nées, Ilesse les doctrines justice ct une longue suite d'andarelechampion,
illibéralos dont il s'est déou pour.mieux etimpronver avec un superbe dédain,
dire, avec un ridicule
qui, ayant été créé dars ces derniers dédain, tout ce:
n'est pas le résultat des bautes
temps cn Haiti,
sic, ou de celui de son maitre conceptions de son goPhomme le plus versé dans Part qui, de à ses_yeux, est.
égard, il ne fait pas lo difficulté de gouverner. A cet
et de le mettre au-dessus de tons les lui céder le pas
présens et à venir, Son engonemept legislateurs paescs,
eouronné va si loin que, le prenant pour ce phénix
dele, il veut tout régler sur lui. Avec tonjours pcur mogénuté, pour ne rieu dire plus, il
une rare incompte de telle sorte,
s'explique sur son,
tine que les
qu'on ne peut douter qu'il n'csdée, sa manière principes de sur lesquels son autorité est fonet des
sC condnire, de
des
choses-, sa manière de vivre, juger de
hommes
même de manger. Antant il
voyager, voire
celni-ci a faitde gloricua et de élève son moiire et ce que
Frécie nos institutions et tout ce merveilleux, qui
autant il dén
mhoire du digne et vertuenx chef tendàhonorer la méet tonjours Iapprobation et le blame, qni nous les a domées 7
dire, Fenthonsinsmeel! le
ou, pour mieux
déclamations et soplismes. dénignementresont chez lnique
la plus méprisable des
Maitrisé constamnment par
tic, et toujours riche passions, la haine jointe à Tonen calomnies, il en a inventé
ux, qui
autant il dén
mhoire du digne et vertuenx chef tendàhonorer la méet tonjours Iapprobation et le blame, qni nous les a domées 7
dire, Fenthonsinsmeel! le
ou, pour mieux
déclamations et soplismes. dénignementresont chez lnique
la plus méprisable des
Maitrisé constamnment par
tic, et toujours riche passions, la haine jointe à Tonen calomnies, il en a inventé --- Page 57 ---
C
-
(43) -
de toute espéce. Après enl avoir débité mille, tontes
plus odieuses les unes que les autres, sur les actions de
feu le Président Pétion, il cn a imaginé une suir la
cause de sa mort: cette dernière caloninie est si ridicule qu'elle se réfute par sa propre absurdité. II prétend que S. Exc cst morte d'inanition et a succombé
but du Sienr
sous lopois duremords qifaccablit.la
Vastey en avançant cette impostire n'est point équi- le
voqne. I a peusé qu'en accréditant Popinion que
Président Pétion s'élait laissé mourir, on en conclurait qu'il avait de grands chugrins, des sujets d'inquié- Fon
tudef provenant de Pembarras de sa positiou, doi
ponrrait infirer qu'à Fépoque olt nous avons cu le malheur de le perdre la sitmation de la République était
eritigue, et partant qu'clle ne pent être encore bien
prospère aujourdlui. il faut être bien dépourvu de
moyens, avoir une bien mauvaise canse à défendre, et
être bien voué à Fimpudence et à Pimposture pour se
servir d'nne anssi méprisable tactique. Cette dernière
alligotion du Sicar Vastey est si misérable et si dénuée
de fondement, que nous craindrious justement d'être
taxés d'irddoxion, par nos coucitoyaus, si nous entreprenions de la réfhter sérieusen ent; mais comme elle a
produire à Pétranger, oi généralement on n'a que
R notions assez fausses sur notre véritable situation,
un ellei tout autre qu'on Haiti, je vais, en peu de
mots, et pour la raison seulement que je viens de
déduire, en démontrer Tiuvznisemblance. Non, feu le
Président Pétion n'a janais éprouvé de remords pour
aucune de ses actions: non, ee chef chdri n'avait der- aucun chagrin, ni aucun sujet d'inquiétude dans Ics
piers temps de sa vie : non, ilne s'est pointlaisémourir: arrêter
il a fait au contraire tout ce qu'il a PI devait pour le ravir
le progrés de la déplorable maladie qui
état
à nos aflections. Tous les soins que réclamait son
lui ont été prodigués avec tout Pempressement et qu'ins- si ses
pirait la crainte de perdre une têtc si chère,
se sont fermés à la lamiere, c'est à Farrêt d'un
yeux
: non, ilne s'est pointlaisémourir: arrêter
il a fait au contraire tout ce qu'il a PI devait pour le ravir
le progrés de la déplorable maladie qui
état
à nos aflections. Tous les soins que réclamait son
lui ont été prodigués avec tout Pempressement et qu'ins- si ses
pirait la crainte de perdre une têtc si chère,
se sont fermés à la lamiere, c'est à Farrêt d'un
yeux --- Page 58 ---
(44)
dostin inexorable qu'il faut en attribner la cause 2 ct
non, comme le prétend faussement Vastey, au refus
qu'il a fait de prendre des' alimens et des remèdes. II
est connu de tout lc monde ici que feu le Président
Pétion ne s'était jamais trouvé placé dans des circonstances aussi favorables que celles qui Pont environné
dans les derniers temps de sa vie. Doué d'une grande
force d'àme et picin de résignation aux volontés de la
Providence, ils'était toujours montréau-desus de Padversité cQmme de la prospérité. La première ue pouvait pas plus l'abattre que P'autre Péblonir. Un caractère moius forme el moins énergique que le sien aurait,
plus d'nue fois, 2 succombé sous le poids des malheurs
et des calamités qui,à différentes époquess, sont venus
Passaillir; mais ila traversé les événemens les ples désastreux, les temps les plus critiques ; il a
tenu têle à Porage avec une constance et un toujours
que lon ne saurait trop aulmirer; et c'est après courage avoir
rallié à lui tous les esprits et avoir su lier les intérêts
de tous à un centre commun ; après avoir affermi des
institntions qui sont devenues le palladinm de nos libertés, débarrassé de loutes entraves la narche du gouvernement et Pavoir parfaitement régularisé ; après
avoir imprimé à tout le corps politiqne l'action
pre à accélérer le progrés de notre civilisation; enfin proaprès s'être concilié Testime, la confiance et la gratitude de tous ses conçitoyens; c'est, dlis-je, aprés avoir
tout fait-pour son pays et avoir. amené les choses au
point de voir tout prospérer autour de lui, tout
réussir au gré de ses désirs, qJu'on prétend qu'il s'est
laissé mourir! Quel motif pouvait-il avoir d'être dégoûté de la vie et de renoncer à une existence environnée d'une gloire dont rien ne pouyait ternir Péclat, et qui offrait la plus brillante perspective que lon
puisse ambitionner ? M. Vastey voudra bien encore invoquer le Génie qui l'inspire si heureusement et nous
donner une explication salisfaisante sur ce point.
Yoila bien long-temps, sans doute, que nous nous
end qu'il s'est
laissé mourir! Quel motif pouvait-il avoir d'être dégoûté de la vie et de renoncer à une existence environnée d'une gloire dont rien ne pouyait ternir Péclat, et qui offrait la plus brillante perspective que lon
puisse ambitionner ? M. Vastey voudra bien encore invoquer le Génie qui l'inspire si heureusement et nous
donner une explication salisfaisante sur ce point.
Yoila bien long-temps, sans doute, que nous nous --- Page 59 ---
(45)
L
M.
ct de son livre. Cependant
occupons de
Vastey lini avec lui. Il a laché de trop,
nousn'avous pas encore de sottises et d'injures contre nous,
fréquentes bordées
saus lui avoir dit, à-peupour que nous le quittious avons sur le coeur. Tout ce
près, tout CC que nons c'est d'être forcés de nous servir
que nous regrettons, reponsser ses attarques intempostives, le
fois, pour
favori; mais.
t quelques termes de son vocabulaire
el cousivondra bien nous passer cette licencc,
lecleur
eunemi nous avous alfaire. *
dérant à.quel
Le noble Baron n'a pas encore exhialé
Onilecroisit?
moitoute la bile qui le tourcoutre M. Milscent et contre
debordement, il
mnente? Quand il cn aura unl nouveau holocansle aux mànous iunolera Puu et l'ant.e Pour cu faire voir combien
1les de ses Divinités favorites. du courroux de M. Vastey,
nous avons à craiuidre instant sur notre compte.
laissons-le s'exprimer un dit-il dun ton menaçant, faire
Si nous voulions,
de critiques et de
pleuvoir à notre tour zen déluge les Colombel et les
sarcasmes (1) sur nLOS adversaires Gracclus Babeuf, des
Milscent, ces émules des
pas darguMaral, etc. 3 nous ne manquerions
mens, mais nous les abandonnons chimérique 3 (rolablencat et inle moment), à leur systéme
Milscent
pour Si
il nous prend fantaisie, àM
sensé.
janais
notre épilaphe, on se doute
et à moi, de faire-faire
M. Vastey de ce soin:
bien que nous ne chargerons
compagnie pour que
en
MEendise
il nous a placés lui donner trop cette pcine. Comme mon
Jous puissions
de boune foi, ne
compatriote et moi nous croyons, veut nous faire"
pas inériter Thonneur que M. Vastey
de ce. qui
ct que nous n'aimous pas à nous prévaloir nous le prions de
me nous appartient pas légalement il lui 2
en toute
gardor pour lui cet honneur;,
appartient d'autant plus de
popriéé, et il peat en jouir avec
n'en a pas
ne lui contestera qu'il
yaison, que personne
Un déluge de criliques et de sarcasmes. La métaphore
est (:) neuve et d'une bellc force!
ur que M. Vastey
de ce. qui
ct que nous n'aimous pas à nous prévaloir nous le prions de
me nous appartient pas légalement il lui 2
en toute
gardor pour lui cet honneur;,
appartient d'autant plus de
popriéé, et il peat en jouir avec
n'en a pas
ne lui contestera qu'il
yaison, que personne
Un déluge de criliques et de sarcasmes. La métaphore
est (:) neuve et d'une bellc force! --- Page 60 ---
(46)
acquis la légitime possession. Ses exploits des 2 ct 5
Septembre ; ceux qui l'ont signalé à Nantes sous Padministration de Carrier, 2 et bion d'autres semblabics
Ini ont valu des tiires impreseriptibles
la place dont il veut nous gratifier.
pour occurer
Si Pon trouve que nous n'en avons pas dit assez
pour denner une juste idée du bon petit cocur de
M. Vastey et de la tendresse qu'il porte à Monsieur
Milscont et à moi, nous ajouterons qu'il a exprime
levau, dans Pouvrage qu'ilappele une listoire d'ilaiti,
de nous voir rédnits Pun et Pautre à la condition
d'Esclave (1). Il prétend que nous ne méritons pas de
(:) Plus d'une personne 7 en lisant l'écrit ci M. Vastey a
exprimé, avec sa candeur accoutumée, les charitabies sentinnens
dont il est animé pour M. Milscent ct
sans doute, que nous nous sommes quelquefois pour moi, permis pensera, des ré- 2
fiexions injarieases sur son compte; que nous Jui avons douné
de grands sujets de se plaindre de nous par des attaques directes fiites à son caractère et à SCS principes
Rien de
tout cela n'est. M. Milscent et moi nous n'avons jamais (a). souillé
nes écrits du nom de M. Vastey; nous n'avons méme jamais
fait aucune allusion qui le concerne persemne'lement ni collectivenent; ncus le connaissions Lien de réputation; ; nous avions
Hien lu quelques-unes de ses ràpsodies, sjuclques - unes de SCS
dictriles, et nous savions hien, de science certaine, que c'est
Petre le plus perfide, le plus immoral, le plus dépravé, le
pius vil qui ait janais déshonoré Pespère huntaine, maisTappréciant à sa juste valeur, lui rendant toute la jastice quil
meritait, nons le méprisions trop pcur nous occuper de lui.
Cependant, comment se fitil, disa-t-on, peul-etre, que ne
lui ayant jamais décoché aucun trait ; n'ayant janais révélé
aucune" de ses actions, il vous ait voud une haine implacalle?
Comment se fait-ilqu'il ait pris à tache de vous peindre sous
les couleurs les plus défsvoralles? qu'il ait recueilli toutes les
forccs de son esprit; qu'il ait réuni toutes ses batteries pour
tirer à boulet rouge sur vous? L'explication de
nous
Faninosiléque
porte M. Vestey n'est pas dilicile à donner: ellc se
trouve dans les vérités que nous avons dites à son maitre; ct le
sentiment que crs vérités ont fait naitie dans son cceur nous
rappelle une anerdote des Boulevards de Paris:
Cassandre unjour gourmandait Pierrot, Arlequin, qui était
des (a). choses Nous ne disons pas son honneur, parce que ncus ne voulons parler que
qui cxistent.
Faninosiléque
porte M. Vestey n'est pas dilicile à donner: ellc se
trouve dans les vérités que nous avons dites à son maitre; ct le
sentiment que crs vérités ont fait naitie dans son cceur nous
rappelle une anerdote des Boulevards de Paris:
Cassandre unjour gourmandait Pierrot, Arlequin, qui était
des (a). choses Nous ne disons pas son honneur, parce que ncus ne voulons parler que
qui cxistent. --- Page 61 ---
/ -
A
(47)
que nons en fhisons un miattjouir de la lihorté, parce
sans façon, colie
vais usage; parce que nous avons du bon pris, patron dont i est
de dire ce que nons pensions Pàne damnéo; fianchise quiln'aime
devemilet pronenr ct
aussi nous n'en ferons
pas. Colargmment est smsréplique: ferons olserver, à part tont intéancune. Scoloment nons dunoble Baron est peu chrétien
vêt personnel, quele dans voCtl la bouche d'imhomme qui a éerit,
étassez singulior du moins avec homeintention. contre
sinon avessnecès, Vastey avait tonjours cousaeré ses veilles
Pesclavage. SM.
au lieu
et seS talents à combaitre ce moustre d'miquité, de
injudeles employer à nous dire dossottises, grosses lui pour
nous serions réunis de grand coura
res, nous
la cause sainte de Phusoutenir, de nos faibles moyens, mais telles n'ont pas ete sesintenmanité ct de la raison charitables :
qu'elles soientpour Montions; et quelquepen moi;
porfiles qu'elles
sieur Milscent et pour
quelque
nous ne lui
soient pour la communauté en génétal, Outre
nc peut
rendrons pas ici voeu pour de voeu. désirer Fexistence qu'il d'une
entrer dans nos sentinens
d'éternelle justice, ce
chose cqui détruirait un car principo il tendrait à vounloir ce qui
vcen serait sans objet; absurde. Or, on sait qu'il n'existe pas
est; ce qui serait
point du globe mcins libres;
d'honmes sur aucun
ceux qui ontle bonheur
Thommes phus esclaves, M. que le Barou, au tendre et sendeppartenir, comme
sible Henry.
il demeure constant que le
Si, par ces antécédents,
êlre meilleur, on peut
coeur de M. Vastey pourrait mémoire n'est pas très-bonne,
fnire voir aussi que sa
de
inficlélités. Dans
et qu'elle lui fait quelquefois graves de Pécrit du noble
tout ce que nous avons rapporté d'une prenve. En voici
Baron, on en a trouvé plus
la peine d'être
encore une autre, qui vaut peut-être désledébut de son livre,
notée. On doit se rappeler que,
dun
il doune à entendre qu'il est un génic supérieur,
Mais, dit Cassandre;, ce n'estpas à toi
li, se mit à répondre. Monsieur, vous apes. dit Coquin :
queje m'adresse.
lui fait quelquefois graves de Pécrit du noble
tout ce que nous avons rapporté d'une prenve. En voici
Baron, on en a trouvé plus
la peine d'être
encore une autre, qui vaut peut-être désledébut de son livre,
notée. On doit se rappeler que,
dun
il doune à entendre qu'il est un génic supérieur,
Mais, dit Cassandre;, ce n'estpas à toi
li, se mit à répondre. Monsieur, vous apes. dit Coquin :
queje m'adresse. --- Page 62 ---
(48)
le ordre trés-dlevs, et qne lui seul est
burin de Clio en Haiti, Oubliant capable de tenir
ce modeste avei, il nous
ensuite qu'il a fait
génuité,
est un
dit, avec une touchante inqui, acdrt dans le pauvre insulaire sans lettres; CC
prés qu'il est un ignordut. langage Lihonnéteté ordinaire, veut dire à peu
de croire ici M.
ne nous
Vastey sur
et
permet
F se met excessivement à
parole: puis comme
vérité, il pourrait très-bien son aise sur le chapitre de la
encore de respect dans cette se faire qu'il lui manquit
le jugement qu'il porte lui-méme circonslance; et dés-lors
récusable. Si pourtant cette
sur sa capacité serait
qu'extraordinaire;
capacité n'était rien moins
qu'elle ne fat même
cre, Ou1 pour dire le vrai
si M." que trés-médiotait réellement qu'un
mot,
le Baron n'éignorant,, comme il Finsinue
même, nous serions un peu embarassés
luis
comment sOn maitre, qui a une si
pour savoir
le jugemient, tant de perspicacité dans grande portée dars
pu le choisir pour être Finstitutenr de Pesprit, aurait
somptif de sa courone. En vérité, il Phéritier faut
proque les grands hommes et les hommes
convenir
res offrent, dans leur conduite, bien des eatraordinaides singularités.
CONTRASTES et
Avec la perniission du
encore, et pour un
lecleur, nous allons revenir
qui sont sorties de la instant, sur les petites gentillesses
plume de M. Vastey
la
daigné s'occuper de. M. Milscent et de
lorsquil
reste une observation à faire sur cc
moi. Il nous
peut - être pas dépourvne de tout sujet intérét. qui ne sera.
pu s'empécher de remarquer,
On n'a
avons rapporté plus haut, ? M. par tout ce que nous
ment en sa qualité de Baron que de Vastey .2 probablemembre du Conseil privé du 2
Clinncelier, et de
ronné du Nonvenn-Moude premier Monarque COu-
(1), se met envers MonGouvernement (1) On sait que Christophe s'intitule dans les actes de sont
tutionneile de FEtat, Heury, , lioi par la grice de Dieu et la Loi constiTortue, Gonave et autres d'Haiti, Iles
Souverain des Iles de la
adjacentes, Destructeur de la
2 probablemembre du Conseil privé du 2
Clinncelier, et de
ronné du Nonvenn-Moude premier Monarque COu-
(1), se met envers MonGouvernement (1) On sait que Christophe s'intitule dans les actes de sont
tutionneile de FEtat, Heury, , lioi par la grice de Dieu et la Loi constiTortue, Gonave et autres d'Haiti, Iles
Souverain des Iles de la
adjacentes, Destructeur de la --- Page 63 ---
(49)
aise stir le
Milscent ct envers moi fort à son
n'a
sieur
et des procélés, et qu'il
pas,
ehapitre des égards
de blesser notre
le moins du monde peur
de Feutendre
RRTE
cela, on ne sera pas étonné
de si
D'après
sainte
: qu'onkelles
crier avec une
indignation: (1), d'union et de réconterribles crs parolès de pais Colomislaatienj)
ciliationquilee fontfrisonner( ici le cours de nos reflesions:
Mais n'interrompons pas dirons à Colombel et à Milscent
en temps ct lieux nous leurs craintes et de leurs terquels sont le sujet de oà M. le Baron a vu que Moureurs. Je ne sais pas
avions des craintes et des
sieur Milscent et moi nous
avoir prouvé assez
terreurs. 11 nous semble pourtant et si sa méioire lui a
clairement tout le contraire;
il
se refait une infidélité sur ce points
peut
et
encore
numéros de PAbeille haitienne, il
porter à quelques ct 24c. niméros, 1ère: année;
notamment aux 2e.
fait trembler:
verra en eflet comme il nous
de la Nation Haitienne,
Tyrannic, Régénérateur et Bienfaiteur morales, politiques et guerribres,
Créateur de ses institutions du Nouyeau-Monde, Défenseur de
premier Monarquie couronné de FOrdre Royal et Militaire de Saintla foi, Fondateur etc.
Henry, etc:, etc., choses selon la vérité, lisez : Henry, par le
Pour rétablir les le succès de quelques manceuvres crimicourroux de Dieu et
des Iles de la
nelles contrel'Etat, Tyran d'Haiti, 7 Epouvantail Fauteur du DespoTortue, Gonave et autres Iles adjacentes,. de la Nation Haitienne, Viotisme, Oppresseur et Destructeur morales, politiques et guerribres, derlateur de ses institutions
présents et à venir de PAncien du et
nier des Monarques passés, Persilleur de la foi (a), Provocateur
du Nouvenu-Monde, 7
civile en Haiti, et., et., etc. valent
désordre et de la guerre
M. Vastey né
(1). Des paroles de paix portées Tger balles de coton:
pas mieux qué la peste apportée par de placér mon nom le
(2), Mon compatriote conformer me pardonnera à Pordre établi par M. Vastey.
premicr; ; c'est pour" me
de lafoi, Henry Ier, ne s'est pas contenté à de vivre changer sous de sa
Religion (a) Le Difenseur wais il véut aussi que les malheureux ; et Dieu cendamnés sait ce qui leur en arris
Bénigne Domination à suivent la Religion son exemple de leurs pères lu
vera s'ils tiennent
7.
(2), Mon compatriote conformer me pardonnera à Pordre établi par M. Vastey.
premicr; ; c'est pour" me
de lafoi, Henry Ier, ne s'est pas contenté à de vivre changer sous de sa
Religion (a) Le Difenseur wais il véut aussi que les malheureux ; et Dieu cendamnés sait ce qui leur en arris
Bénigne Domination à suivent la Religion son exemple de leurs pères lu
vera s'ils tiennent
7. --- Page 64 ---
(50)
Siau lieu de
tes et des
prétendre le noble que nous avons des crainsubsister la terreurs,
Baron eût dit, en laissant
et de
réticence, que nous éprouvons du dégoût
Fhorrenr, nous Peussions
et il
pas faliu être bien sorcier
compris, le
n'eut
comme il n'a pas dit ccla et pour comprendre. Mais
les réticences dont le sens est au-dessus que nous n'aimons pas
tion, 2 nous linvitons à vouloir bien de notre conceppeu plus catégoriquament,
s'expliquer un
serons nos
après quoi nous lai adrestendant, remerciemens, 2 comme de raison. En atexaminous encore un pointqui inous
et qui touclie assez étroitement notre
concerne,
pour que nous ne le passions pas sous silence. amour-propre
M. Vastey nous accuse, M. Milscent et
des tétes cxaltées, volcanisées.
moi, d'étre
dont nous ne nous doutions guère. Nous C'est en vérité ce
rons cependant
nelui conlestepas qu'il existe des têtes
volcanisées ; mais nous avions quelque raison cxaltées, de croire 3
a les nôtres n'élaient pas dans celte CATÉCOREE:(1).
surplus, comme nous savons que le noble Baron
une téte très-saine, trés-rassie, d'ou sortent des idées a
tres-lumineuses, des idées qui sont la lucidité
et que nous ne demandons pas mienx
de même,
amender, nous le prierons de vouloir bien que
nons
connaitre la merveilléuse recette dont il fait nous faire
donner un si grand calme à ses sens et à usnge ses esprits. pour
de (1) M. J'espère le Baron qne ce mot a frappé assez souvent les oreillès
ne lui trouve pour qu'il soit familiarisé avec lui et
pas un sens diabolique comme à celui d'omniscience. pour qu'il
Quelqu'an, qui a connu assez
nous a assuré quil ne dit pas quatre particulièrement mots sans proférer Christophe, celui
catégorie. Comment M.
qui a jugé à
de
connaitre aux générations Vantey, futures,
propos de faire
vite, n'aime pas les médecines et 1 que ce grand homme mange
eette importance, n'a-t-il
beaucoup d'autres choses de
naitre aussi que le mot pas jugé à propos de leur faire conniaître ? Son
catégorie souriait agréablenient à son
fat à la silence, sur ce point, 3 est un véritable larcin
faire dè postérité, et pour lequel elle sera en droit de qu'il lui.
graves reprochès.
Vantey, futures,
propos de faire
vite, n'aime pas les médecines et 1 que ce grand homme mange
eette importance, n'a-t-il
beaucoup d'autres choses de
naitre aussi que le mot pas jugé à propos de leur faire conniaître ? Son
catégorie souriait agréablenient à son
fat à la silence, sur ce point, 3 est un véritable larcin
faire dè postérité, et pour lequel elle sera en droit de qu'il lui.
graves reprochès. --- Page 65 ---
(51)
M. Vastey nous a dit
son maitre, ont des contrastes que les grandshiommes, comme
nous en fournit lui-même
dans le caractère, et il
le dernier ouvrage dont il plus d'une bonne preuve dans
de Phistoire; car,
vient d'enrichir le domaine
de ses esprits, ils'est
tont le calme de ses sens et
aller
SEh
important ouvrage, à des sentiniens quelquefois, dans cet
tonjours trés-charitables. Sil
qui ne sont
suit guère les
connaît Povangile, il n'en pas
persoanes qu'il précoptes n'aime : il ne peut pardonner ni aux
sent. Aucnn des objets pas, ni aux chioses qui le blesvenirs précieux pour nous auxquels se rattachent des soucriligne amère. Torjours armé ne peut se soustraire à sa
rule, sins cesse il se
il de Timpitoyable féne trouve point où démône, s'agite, et
il
se crée ds chiméres fiapper, nouveau
quand il
pour les
Bellérophon,
qu'tl a déconvert des vices radicaux combattre, Cest ainsi
damentales et dans nos
dans nos lois fouzèle pour
il instifutions. Animé dun beau
les. antres Fautoeratic, que le
ne voit dans les unes et dans
que le germe de Panarchie germe d'une démocratie
avoir pesamment
et de la destruction. oragense;
commenté notre
Aprés
prouvé,. sa manière
Constitation, et avoir
neplie et dabsurdité, # que c'est un chef-d'auvre d'iment et se déchaine contre s'attaque và notre gouvernela rage et de Faudace.
lni avec tout le délire
vernement,
( Yous croyez avoir
de
vez
nous dit-il d'un ton
un Gouqu'un avorlon de
d'inspiré 2 et vous n'apoint assez de vigueur Republigue, dont les lois n'ont
empéeher la licence >. pour Oh! réprimer les abus,
sez les chosestrop loin, M. le pour le coup, vous pous- pour
je suis forcé de vous dire, Baron, et en conscience
dois à VOs éminentes
avec tout le respect que je
dent menteur et le plus qualités, que vous êtes un impujamais vu. La licence ne règue impudent menteur qu'on ait
jouissons d'une sage
dans point parmi nous; nous
sont renfermés nos liberté,
le cercle de
tions, et notre
droits, nos devoirs et nos laquelle
République n'est point du tout obligaun
pous- pour
je suis forcé de vous dire, Baron, et en conscience
dois à VOs éminentes
avec tout le respect que je
dent menteur et le plus qualités, que vous êtes un impujamais vu. La licence ne règue impudent menteur qu'on ait
jouissons d'une sage
dans point parmi nous; nous
sont renfermés nos liberté,
le cercle de
tions, et notre
droits, nos devoirs et nos laquelle
République n'est point du tout obligaun --- Page 66 ---
(52)
avorton; c'est an contraire un Gouvernement bien Organisd, établi sur des bases bien solides et bien
dont la marche est tres-régulière, et
sages, 2
force et toute Paction nécessaires
qui a toute la
pour réprimer les abus,
empécher la licence, et garantir à tous les citoyens la
jonissance pleine ct entière de leurs droits. M.
sait anssi bien que
ce soit tout cela, et Vastey c'est
parce qu'il le sait R qu'il ne peut en douter,
que Sa bile s'échanfle, entre en fermentation et
éprouve le besoin do-la répandre.
quil
Si nous n'avions pas un véritable dégoût pour les
misérables argutics dans lesquelles notre adversaire se
renferme pour diriger son système d'attaque 2 nous
pourrions, après ayoir fait voir combien tout ce
ce déloyal et iryascible enpemi dit de nOS institutions que
et de notre gouvernement est faux et calomnieux,
ver
le sien, 9 qu'il regarde comme si parfhit, prou- n'est
sur aucun
homaln
principe déquité et de justice; ;
sa prétendue monarchie porte en elle-méme tous
ferments de
a
la corruption et de la dissolution,
cela
même que le despotisme en a tendu tous les ressorts; par
que Farbitraire senl en fit mouvoir tous les
ct qu'enfin c'est une bachalie , ou plutôt une ronages, véritable
Utopie; mais c'est chose si connue partont oit le nom du
premicr Monarqne couronné du Nonvenu-Monde a été
révélé qu'ii deviendrait surabondant d'en administrer ici
de nouvelles prenves.
Il est temps de nous arrêter dans notre course:
Nous pensons en avoir assez dit pour que l'on puisse
apprécier à leur juste valeur et la personne de Monsieur Vastey et Fécrit avec lequel il vient de moissonner de nouveanx lanriers dans le champ de la
D'autres plns habiles et plus exercés que nous dans gloire. les
discussions polémiques (1), pourront faire mieux res-
(1) Celte réplique est notre début dans les discussions de ce
combats genre. Nous avons assurément autant de répugnance pour ces
laissé l'alternative littéraires que le noble Baron; mais il ne nous a pas
de garder le silence ou de lui répondre.
Pour que je me fasse comprendre ici de tout le monde, 2 je dois
x lanriers dans le champ de la
D'autres plns habiles et plus exercés que nous dans gloire. les
discussions polémiques (1), pourront faire mieux res-
(1) Celte réplique est notre début dans les discussions de ce
combats genre. Nous avons assurément autant de répugnance pour ces
laissé l'alternative littéraires que le noble Baron; mais il ne nous a pas
de garder le silence ou de lui répondre.
Pour que je me fasse comprendre ici de tout le monde, 2 je dois --- Page 67 ---
-
(53)
sorlir que nous ne Pavous fait les
les
tudes, les contradictions, les fausses inepties,
turpiimpostures qui servent de cortege à inductions, 2 les
M.
et
la passion de
livre Vustey,
qui se rencontrent si souvent
destind à transtucttre
daus le
Resmons-nous.
son nom à noS neveux.
hourbier fangenx, actuellement, afin die sortir de ce
ire
que nous présente d'un bout à Pauétabli Pouvrage sur celcquos points duqnel nous
une rapide disetission. Nous
avons
le pensons du
avous prouvé, nous
cuue
moins, que cet éerit ne
eu
manière, 3 un caractère listoricqne, porte, augénéral, il ue repose que sur des.faits parce que, en
iux; qu'il ne
manifestement
calomuies et des s'appuie que sur des meusonges, des
injures. Nous avous fait voir que le
Fécrit dire que le noble Vastey, dans le discours
dont nous nous
I
d'introdaction de
un libelle d'une honnéte occupons ( discours qui ferait à lui seul
aimé à s'eserimeravee la épaisseur ), déclare qu'il n'a jamais
il déclare aussi qu'il est devenu plume (a). Dans le mêne discours
deven Médecin, c'est-a-dire écrivain comme Sganarelle était
demonde croira ici M
malgré lui. Je ne sais si
que, quelque respect Vastey j'aie sur parole. Quant à moi, bheaucoup j'avoue
à concevoir qu'il ait ARIL tant d'ellorts pour son lémoiguage, > j'ai peine
grande dépense de science et d'érudition d'imagination, et une si
enrichir la littérature d'une foule de ; qu'il ait consenti à
desprit et de beauiés du premier productions étincelantes
quelque velléité de voir SOII nom
ordre, sans avoir épronvé
de lettres dont notre siècle s'honore. figurer parmi ceux des hommes
tant pas jusqu'an point de préteadre Moa incrédulité ne va pourentre la cause
donné qu'il n'existe aucune analogie
elle a tant de détesminantequiae motifs de se
à Haiti un Historien, dont
Médecin. Ce brave hucheron, slorifter, et cellequia readuSganarelle
d'iypocrate qu'après avoir commeon sait, ,n'cst devenu disciple
d'bonneur n'avoue
éprouvé une avanie qu'un homme
sensible Henry qui, pas ainsi yolontiers; qu'on Fa il est très-possible que le
tris-impétueus et qui, de plus, a des remarque, est très-vif et
tère,, ait cru devoir user du même CONTRASTES dans le caraccher le géne de M. Vastey. Il arrive moyen pour faire accoumonde des choses plus extraordinaires tous les jours dans le
que cela.
voudront (a) Quelque garantir croyable la sincériré que soit de cet M. Vastey, je pense que pcu de
d'avoir un échantillon de son inépuisable aveu, faconde, surtout si elles ont été personnes à même
plus, a des remarque, est très-vif et
tère,, ait cru devoir user du même CONTRASTES dans le caraccher le géne de M. Vastey. Il arrive moyen pour faire accoumonde des choses plus extraordinaires tous les jours dans le
que cela.
voudront (a) Quelque garantir croyable la sincériré que soit de cet M. Vastey, je pense que pcu de
d'avoir un échantillon de son inépuisable aveu, faconde, surtout si elles ont été personnes à même --- Page 68 ---
(54)
verbenx Vastey, avec toules les prétentions au bel-esprit, mianeuedes premières données du hon sens;
ses
raisonniemens lie sont qu'un continnel
que
tont Partifice consiste à ne montrer les sophisme dont
côté. et dans un faux jonr. Nons
oljets que de
sous Pinspiration de
avons fait voir anssi
narrateur a contimellement quelle passicn, cet infatiguble
écrit; quels sont ses
jets, ses vues , ses desseins; ses
proquemmont quel est le but direct espérances de
: consésonne ne pourra s'y méprendre;
son livre. Perque le Sieur Vastey n'ait voulr personne de la ne doutera
sur quelques
jeter
défavenr
Asvonementaleur Citoyens connas par leur civisme et leur
tion de flétrirla pays; qu'il n'ait eu la sacrilègei intentitntions
mémoire du digne fondateur de nos ins4
édifice pour avoir occasion des saper les bases de notre
blepensée social: personne ne doutera qu'il n'ait eu la
et le ridicule espoir des surprendrela religion coupa- de
quelques n'être Citoyens auxqnels ila supposé assez peu de sens
pour
pas en garde contre ses
mot il n'ait voulu relàcher les liens soplismes; qu'en un
haitiens de la Républiqne; liens indissolubles qni unissent les
de considérations, dont la
par tant
est Phorreur
plus forte, sans contredit;
s'en rendent les que nous inspire la tyrannie et ceux qui
dire
fauteurs. Qu'on nous permette de le
encore une fois: nous ne nous sommes
attachés, dans cet écrit, à discuter un grand nombre point des'
faiis avancés par M. Vastey, pour en démontrer la
fausseté, et opposer Sur toutes choses la vérite an mensonge. 1 parce qu'il n'entrait poiut dans le plan de cette
répliqn: de nous livrerà. un travail aussi long et aussi
fastidieux. Il nons suffit d'avoir prouvé
de ces faits sont controuvés,
c'est que nelqnes-nns
principalement
gne
str cenx - là
notre
que reposc le sysléme dattaque de
adversaire, pour que nous soyons en droit de
penser que nous avons assez fait pour détruire l'échafandage d'impuiatious et de
qui Ini sert
comme de retranchement pour mensonges faire jouer toutes ses
batteries.
aussi long et aussi
fastidieux. Il nons suffit d'avoir prouvé
de ces faits sont controuvés,
c'est que nelqnes-nns
principalement
gne
str cenx - là
notre
que reposc le sysléme dattaque de
adversaire, pour que nous soyons en droit de
penser que nous avons assez fait pour détruire l'échafandage d'impuiatious et de
qui Ini sert
comme de retranchement pour mensonges faire jouer toutes ses
batteries. --- Page 69 ---
Une réfexion
(55)
esprit. Aprés toutes se presentc les
natuirellement ici à notra
pour semer la discorlo tentatives que Christophe a faites
mais recueilli que hoate parmoi et nous, et dont il n'a
ble r'i OS5 faire
confasion, est-il
ja
Pespoir d'obtenir le encore de nouvennx essais concevapeutil feindre
résultat qu'il desire?
dlans
abhorrons
dlignorer que
Comnient
sen despotismes
plus que jensais nous
rocounaissons la nécessité de que plus que jamais nons
moyens ui sonten notre
nous armer de tous les
noeuvres imelianedliqpes, pouvoir pourdéjener ses maminellos ; que nous ne pourreponser formons
ses ientatives cripeupie de dréres, dont les
véritablement
un centre commu
intérêts de tous se qu'un
pulsion du même ; que nous n'agissons que lient à
la même volonté, scutiment; de
que par le
par Pimsommes tous
la méme
conconrs de
avoas de
prêts à faire le sacrifice antention; de ce que nous
fallait, plas cher, de notre existence
que nious
pour le maintien de notre
méme, s'il le
Gouvermement paternel sous le Indépendance et du'
jouissons de la paix, du
régime duquel
et de tous les avantages Lonbeur, de la
nous
espérer.
que Pon peut
tranquillité
tendent Cependant, à détruire c'est à la faveur raisoablement
pouvoir,
ces vérités, que d'assertions qui
d'oflics, Tingémn par Forgane de son premier Christophe Valet
croit'
sur nos véritables Vastey, nous faire prendre le en titre
dre le souvenir de intérêts tout le ; qu'il croit nous faire chiange
pandu et de tous les crimes sang innocent qu'il a N
Quand on examine de
quil a commis.
toujours facile de faire, sang- la conduite froid, ce qui n'est pas
le
de
I
remarque point d'oi il est
Christophie;
et
Fet.
arrivé, comment il a
parti et celui où
deux, on est réellement tenté rempli Fintervalle des
est soumis à Pempire de
de croire que cet homme
quelque Démon qui
gnelque manvais
de
et .Je fait
contre Tobatide, qui offiusque Génie, sa
vit-on GoLars à-la-fois ses propres intérêls. En raison
plus
ellet,
dinconsciquences, 2 de mala-
Christophie;
et
Fet.
arrivé, comment il a
parti et celui où
deux, on est réellement tenté rempli Fintervalle des
est soumis à Pempire de
de croire que cet homme
quelque Démon qui
gnelque manvais
de
et .Je fait
contre Tobatide, qui offiusque Génie, sa
vit-on GoLars à-la-fois ses propres intérêls. En raison
plus
ellet,
dinconsciquences, 2 de mala- --- Page 70 ---
i/
(56)
dresse, de sottises; plus de fausses mesures
prises, 2 de
tentativeshasardées imprudlemment, que nous en oflic
la conduite du héros deSans-Sonci (1). Dans uncpetite
brochure que nous avons publiée, il y a environ deux
ans, kous avons signalé quelques traits saillans de sa
vie;, quelques exemples de son inexpérience et de son
impéritie, qui viennent à Fappui de ce que nous sor-"
tons d'avancer. Nous n'avons pas dit sur ce qui le concerne la millième partie de ce qu'il y avait à dire. Celni
qui écrira la vie de Christophe se pourvoira, sans
doite, de tous les documens nécessaires pour ne rien
omettre à cet égard. Pour nous, las de nOUS trainer
sur un sujet reimtant; fatigué de. porter nos regards
sur des scènes qui afligent Tâme, sur des scènes de
erimes,, de destruction ct de deuil, nous désirons de
n'être
obligés de prendre la plume pour retracer
des
qui donnent une si alfrense
te
célébrité aux
noms de Christophe et de Vastey. Si la passion de ens
deux fougueux ennemis de notre patrie les domine sur
leur véritable intérêt, et qu'ils reviennent encore à la
charge, nous saurons leur répondre et jeter un plus
grand jour que nous ne Pavons fait sur leurs exploits
sanguinaires 2 en attendant que le temps, ce juge incorruptible, qui démasque tôt ou tard les calonniatenrs
et les méchants, vienne les couvrir de confusion ct de
honte, et leur prouver la véritéde cette maxime: Eos
qui malê agunt, solet paenitere.
FIN.
(:) Sans-Souci est le palais où Christophe fait halituellement
aa résidence. --- Page 71 --- --- Page 72 --- --- Page 73 ---
E763
L6515
V17 --- Page 74 --- --- Page 75 --- --- Page 76 ---