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Hebu Uutrr Srolon
Libraru
frunnt Ihninersity --- Page 3 ---
puis
le
der
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rocès
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d'Or
t-cing
dépar.
qu'ils
rem-
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ckoix.
Assemaite part
es. M.
nement
ques &)
u'il est
Dit des/ --- Page 4 ---
17 mandant la ftatiça au Port-Au-Frince e a
s fes reponfes du 28. Novembre au
fous mefquer leais
>
f5. un
pravertesioasvoalies
Decembre dernier. apparence de. parriotisme. S 40. Quoique nous n'ayons entendus
Annalifer la conduite de la marine marS ledture
nous
qu'une chande depuis l'inflant de
rapide que
ont faits vOs dépu- Jz
notre révolation 9
5 tés des dernicres pieces que vous leurs
pare qu'cHe a ed à nos troubles. Enfin 1
envoyés elle nous affectant
2vez nettre au grandjour cclle de M.de
trop douloureuGrimouzrd
a fement, 9 pour que nous n'en faffions
ces.refus obflinés aux réquifitions des
a quatriéme article de cette
pasle populaires, fa prédilection potr un corps
reponfe, s
la
des partis
elle n'auroit point à fe reprocher d'avoir
protection marquée qu'il lui a doanéc, alors7
a n'avoir ofé faire entendre la verité à compromis lcs intérêts de Ces
ceux dont la
Conflituans, ou de
Et vous! Miniftres de Paix envoyés
principale miffion eft de la
par la
ce
rechercher. ifolés, non révetu de pieces importantes
Nation, n'etois point fr des memoires
jugement prématuré navrer de douleurs les que vous deviez fxer vetre opinion, Et par un
fient pour déffendre les malheureur
ames fenfibles des bons
fe
refte de Jeure
Citoyens, qui facriD Nous commençons Meffieurs,
patrics. par rendre
A hommages aux vertus
dont
Et nous auff Citoyens du
donnés
Civiques
vous nous rendons
Port-Au-Prince
depuis près d'un an des
huamages aux vertus de notre
a fouvent repetéesardependde
preuves Municipalité: 3 mais
ne
vOs forrunes, que dans les
pourquoi dirai jc pes
par le facrifice detoites vOS aifances &maldernici $ temps elle a perdu cete
grèi les
tnergie qui l'avoit iendie
dangers qui vous environnent. Padmiration de la
a Mais Mellieurr permettez aufli
Colonie, qu'onl'a vlie florante cc itrefolie danz
vous avoir rendu la juffice
gu'après plufieurs circonfiances our ia fermeté feule
que nous vous pouroit fauver cs
devons nous rélévions avec la méme franCitoyens, que pour coma chife lors qu'il y aura lieu des
plaire au parti f avoit dicté des Loix,
& des
erreurs la terreer que fas
par
negligences méme très grave qui elle a cherchtà brigandageraroient infpirès,
fans doute ctoientinevitables dans les pofi- fa
peruaderàf fes conflituans que
tions critiques ou vous vous êtes trouvés, diffolutics exis neceffaire au bonheur pu-
& que neantmoins nous ne pourrions feindre plic,()euezarmmer juitte de cette complaifance
d'ignorer fans nous
farale ellok mécopn tott lcs
expofer aur
pouvoirs conf.
a cherchtà brigandageraroient infpirès,
fans doute ctoientinevitables dans les pofi- fa
peruaderàf fes conflituans que
tions critiques ou vous vous êtes trouvés, diffolutics exis neceffaire au bonheur pu-
& que neantmoins nous ne pourrions feindre plic,()euezarmmer juitte de cette complaifance
d'ignorer fans nous
farale ellok mécopn tott lcs
expofer aur
pouvoirs conf. de la Nation & du Roi. s
repraches tituès par le poupic. [2]
de fos membres elle a été eutrainée i des demarches Qu'enfin Pax pufillanimité de quelques urg
du peuple qu'elle reprefente. humiliantes pour elle & pour la digniré
> Premietement rons voudrions & nous
pouvions nous en difpenfer ne pas toucher
aux faits relatifs à la revolution qui fe font
paffes entre vous & les confédérés avant la La Municipalité ne vous ayant point fourni
publication de L'amniftie généralle; maie de relation fur les faits anterieurs à Pamniftie
comme ils font les caufes néceffaires de
& les faits arrivés depuis, ayantleurs
ceux
pincipes
qui font arrivés depuis, & qni contiauent dans des évenemens d'une époque plus reculés
encore, s nous fommes forcés d'enf faire l'ana- vous deviczàstendre & ne point toucher ces faits,
life en évitant tout detail étranger au fujet que nous traitons. 7
Lc deffein de s'oppofer à l'eréeution du Comment Meffieurs les
Decret du 15. Mai dernier fur les Colonies, il pat avaneer que les Colons Commiflaires out
quer manifefta las majeure partic des blancs de Pintention de s'oppofer à
ont été dans
S. fur
Pexecution du Decret
Domingue, 7 acompagnés & fcivis de du1s. Mai. Si les habitants de S. de la plus grande fermentation, toutes les n'était pas des hommes, je dirai Domingus les
téres furent électrifées, & Pon fe livra iniffaires, ont raifon; mais ! Ils font que Comtellement a la féduction dcs pallions qu'une
hommes &
peuyent par confequess jouir & excreer les --- Page 5 ---
avoir [3J droits la Loi n'a put leur oier. Ainfi dés
de la Colonie crut ou voulut
que
s partie
tandis
décret eft deftructeur dc leurs propriétés
le droit de défobeir aux Loix
que qu'un & de leurs exiftences, ils peuyent répréfenter
avoir celui de faire cx3 Pautre pretendoit
décret avec
qui caracterife des hommes, , les
la force des armes un
l'énergie
. > écuter par
officiellement. torts qui leur fait, & cn démander le retrait
> qui n'étoit pas même réçu
la Loi ne deffend pas. Or Iqu'avonsnous fait!nous
jlsy peuvent employer pour cela tous moyens que
de s'oppofer au décrets par toute autre
fommes nous armé contre la Loi? non certainementle projet
de leffectuer, lc comble du decelle de petition, auroit été abfurde, & entreprendre
Voye que
-
lire & del la déraifon.
fait, & cn démander le retrait
> qui n'étoit pas même réçu
la Loi ne deffend pas. Or Iqu'avonsnous fait!nous
jlsy peuvent employer pour cela tous moyens que
de s'oppofer au décrets par toute autre
fommes nous armé contre la Loi? non certainementle projet
de leffectuer, lc comble du decelle de petition, auroit été abfurde, & entreprendre
Voye que
-
lire & del la déraifon. toute defaftreufe qu'elle était auroit di nécéSaint Domingue pour répoufTer cette Loi, & fes forçes pouvait il arréter Je cours de
fairement s'armer, quels éraient ces moyens,
& en
Nationnale .N'infiftons pas davantage a dèmontrer! Pimpofibilité deP'exécution
la puiffance
formé dans les efprits au moment d'nne éffervefcence occafionnée
suppofant le deffein
ontaccablés depuis, les Colons blanes ne font point
par la preroyance des malheurs qui nous
Meflieurs les Commiffaires
car la Loi ne punit point Pintention $ cependant
coupables ,
fait desdémarches auprês de l'affemblée Nationnale pour,
concluent que de ce que nous avons mulatres avoient le droit de s'armer pour fon Ezécution.. Pengager à retirer fon décret, les
décret du
d'exécuter un:
Jc connois lcs principes & je vois dans le criminel de léfe Nation & à plus forte raidécret non-finctionné à peirre d'etre puni comme
la voie des Armes. fon d'en eixgerlexécation par
les commiffaires, à l'arreté de Paflemblée Coloniale duMais que repondrez vous Meflieurs
de couleurs, Pexécution du dècret quand il fera
20. Septembre dernier, qui promet aux gens aucun effet fur eux & qui les rend crimincl fnr
arrivé efficiellement. Arreté qui n'a eut
zous les rapports. vous faurez que les mulatres fe font armés pour repouf-. Que répondrez vous encore? qwand
avait
fer cette. Loi parce qu'elle ne leur repréfentait pas tous lesavantages qu'oa lear
Xait efperer. étre convaincu de cette verité, ils
I ne faut que lire le concordat du II, Septembre pour
édis
formellement
ne recohoiflent pour Loi fur leur ètat politique, qu'un
7 déclarent
des qu'ils inftructions du 28. Mars 1790. Meffieurs les commiffaires favene
de 1685. Et Particle 4. a été anpéanti vingt autres édits, dèclara-,
que cet édit n'a j'amais eû d'exécution, qu'il
par
arrêts
& que quand à Particle 4- des inftructions, Pinterpretation
sions, ou
poftericurs;
de couleurs eft sontraire à la lettre du décret du g
avantageufe que lui ont donnés les gens
&
font auffi mal fondés de
Mars, dont fes inftructions n'etaient que la confequence qu'ils
s'appuyer far cet article que fnr celui de Pédit. du décret formerent une con- Cette fatale confédération n'a pas eu pous
e Les partifans
entrerent d'abord, but Pexècution de la Loi,le décret du IS. Ma,
fédération, dans laqualle
fons
des blancs & des hommesde couleurs des à fervi de pretexte aux individus qui y
paroiffes de Poucft & enfuite des entrés 2 il: ne faut qu'en parcourir, les noms b
quatorze de
du fud on n'y crouve que des hommes ennemis de la
a perticuliers differentes de paroiffes Poueft.
ent d'abord, but Pexècution de la Loi,le décret du IS. Ma,
fédération, dans laqualle
fons
des blancs & des hommesde couleurs des à fervi de pretexte aux individus qui y
paroiffes de Poucft & enfuite des entrés 2 il: ne faut qu'en parcourir, les noms b
quatorze de
du fud on n'y crouve que des hommes ennemis de la
a perticuliers differentes de paroiffes Poueft. revolution tenant à lancien regire, foit parle
a & du refte de la province
del leurs nobleffes foir,parles privilégee
> Ceux du parti contraire avoient certaine- prejugé ils
& les
vouloir
à un décret dont jouiffaient,
charges lucratives
ment tort de
s'oppofer ils n'ont
dans les differentes
du
les Colonies; mais comme
qu'ils occupaient
partles
D faicp pour été dans le cas de la théorie à la vieux gouvernement. > jamais de leurs
on ne peutl leurs Si cette' confedération dont la chaine s'dtend
2 pratique
principes,
d'un bout à P'autre de la Colonie, & dont les
A faire d'autres réproches aujourd'hui, que
cette confédération reffors qui la font mouvoir ne font pas encore
a celuid'avoir provoqués
bien conaus n'Avoit ed d'autres intentions
à S défaitreufes, & d'écrelos cauferinvolenque --- Page 6 ---
1+1
eft! fuivi. E de procurer aux gers de couleurs dés
taires de tout ce çui s'en
avantages
s'étaient bornés à la ré- perionnels, fes'individus quila compofent'cuf2 Lcs confédéréss'ils: &
Penvoi, de fent ils. 'comméncés la manifeftation de lauirs
> clamation paifible légaleide
intentions
la revolte &cl'incenD la publication & de Pexécution du décret,
par-les ravages;,! Puiffande Nation= diedela
parle projetdedef
>
auroit été protegépar'la. provincedu nord,
euffent - truéion de celie de l'oueft. Et enfin par fubjun ehrenbontsdimeite
celle du fud. Je le demande
15 perfiftés dansleurs prenieretroldhatians,f- guer-enticremeur
devenus
de fait ainfi
à tout hommeofenfés qui à fuivi la marche
2 raient
rebelles,
quedc
de ces
la reclamation ne devoit elle
>>
volonté, l'on ne faurait donc s'empecher
rebelles,
confédéres
prife d'arme & cette même
D de plaindre les
quis'etantarmés pas: précedér-la
la Loi,
enadoptant de fagés prife d'arme devoit elle étre fuivie de tous
22 pour
pouvant
de
crimes dont l'idèe feule fait fremir.
2 raient
rebelles,
quedc
de ces
la reclamation ne devoit elle
>>
volonté, l'on ne faurait donc s'empecher
rebelles,
confédéres
prife d'arme & cette même
D de plaindre les
quis'etantarmés pas: précedér-la
la Loi,
enadoptant de fagés prife d'arme devoit elle étre fuivie de tous
22 pour
pouvant
de
crimes dont l'idèe feule fait fremir. R : méfiures meriter la reconnoiflance la Na- les
fauffes méfures Ef-ce en violant la nature & les Loix, en
P Lion, fc trouvent d'aprés les
>
ont prifes, les ennemis de la françe. outrageant Phumanité, en transformant en an
inftant 4 qu'ils une province entière en un monceau de cendres & tariffant ainfi la fource des richefles
de la franice, que ces individus pouvoient pretendre à fa protedion & jouir des bienfairs
de fa régenération, non fans: doure ainfi ne cherchons point d'autres principes, & ne prétons
point d'autres vues a cette confederation 3 que les mêmes qui ont donnés lien & dirigés
la fatale corporation aux ponpons blancs dont: Pexiftence à été fi fatale i la liberté de SDomingue, & dont le fouvenir de fes forfaits-ne s'éffacera jamais:"
Cefont lesmêmes individus de cette corporation qui forment anjourd'hui ila majeure partie
des blancs confédérés, Qu'on nem'objede pas que leur: coalition' actuele' avec-les gens de couleurs
forme. une difference entre la confederation, & la corporation: ; on doit ferrappeller qu'aux
mois d'Aout & feptembre 1790. Apres la diffolution de Paffemblée de - Saint"Marc. Les
Volontaires au pompon blanc faifaient le fervice C avec-les:f foldats de M. Mauduit &. les
fort Bizoton
méle & fous le meme uniforme. Que la phalange de" Crête
mylatres au
péle
à piçuant était compofée de blancs & d'hommes de couleurs, qu'enfin dans tous les quartiers
ou fe fit fentir le poid du defpotifme de M.M..Prinier Mauduit & autres; lés gens" de
T1 o. - : :" 3
nes snon.l,
couleurs furenti affimilés aux blancs. La confedération eft criminelle le foutient &
même du faifonnement de
Ta
je
jem'appite
Meflieurs les, commiflaires, car difent-ils les gerjs da parti contreire"au décret, 'n'ont jamais paffe de latheoric à la pratigue de leurs principes ; Or'ils" né font pas coupables. Mais les confederés à qui comme je l'ai déja dit, ecydéeret n'a fervi que de pretexte, 7 fe
trouvent feuls &: uniques auteurs de: tous les crimes & dans un état de rebellion ouverte contre
-
la françe. donc lils doivent étre punis. découvre rien de confitutionnel dans
paqy Rien n'eft plusconflitutionnel quele pre- Jène
reunis
la conduite &la réunion des confédérés, ,lexé-
> rmier principe qui lesà
puisqu'ils
cefferai dc le
s s'agiffoit. dobeira la Loi; mais! ! dominés cution de la Loi, je ne
répeter
des paffions,
n'ajamais étéleur but, ils rejettaient avec mé2 par
gingcilateudiwiones d'ence décret du Mai, & ce n'eft point
> animofités, ilsnel leur fut plus poffible
pris
1S.
des confédérés, ,lexé-
> rmier principe qui lesà
puisqu'ils
cefferai dc le
s s'agiffoit. dobeira la Loi; mais! ! dominés cution de la Loi, je ne
répeter
des paffions,
n'ajamais étéleur but, ils rejettaient avec mé2 par
gingcilateudiwiones d'ence décret du Mai, & ce n'eft point
> animofités, ilsnel leur fut plus poffible
pris
1S. far ces difpofitions
prenoient les bafes
s
trevoir d'autres décrets queceluidu: IS.Mai:
qu'il
les droits &les devoirs de leur conftitution, mais bien dans Particls
e ceux qui affignent
de
& de
du 28. Mars, oh pour mieux
a des affemblée primaires, commune
4.desinftrudions
pétionnaires: cenx qui organifent la force direpils voulaient s'en former une àleur guifs
a
S publique & qui reglent le regime Militaire: & pouffer Paudace jufqu'a foutenir qu'ils ne
s
Loix
2 ceux qui conftituent les pouvoirs legiflatifs, reconnoitraient déformais d'autres
qus
n exécutifs, & judiciaires; ceux.qui expliquent leurs concordat & traité de paix. a Jes fonctions municipales & qui érabliffent nini
JC
:
:
Ya: --- Page 7 ---
adminiftratifs, tous les travaux enfin de l'Affemblée Nationnale, ne fureat pluz
lcs corps
> pour CCS hommes aveugles que des étres de raifons. Ieur
toute la conftitntion
La fouveraineté Nationnale & toute la conf-
>> II
parut qle
titution
font
rien
fetrouvait
dans le decrct
Françaife comptées pour parmi
> Françaife
comprife la
les confédérés, leur concordat &traité de paix
> du 15. Mai & que toute fouveraineté voila leurs Loix, le fer & le feu voila leurs
> de laNation, tous les pouvoirs &tontesles
ils
s'étaient reunis a la Croix-Des-Bou- grands principes, & le moyen par lequel
S) forces
les rendre les éfperent réuffir dans leurs projets, ainficen'efl
> quets, tout exprès pour
S. de S. Domingue. pas pour être lcs régénérareursde Domingue
> régénétatcurs
à la
nais bien
opérer fa ruine & fa
qu'ils fe font reunis
Crojz-Det-Bouquets,
pour
deftrudion totalle. confédérés fi eflimable non feulement
O BLASPHÈME ! . des confédérés
> Les leur foumiffion au décret du 15. mai. éftimabies
c'cit en vain que M. M. les
s par auffi leur
furmonter commiflaires veullent nous perfuader de leurs
S Mais
par cotrage pour
foumiffion àla
les connait mieux
lcs eonfédérés
Loi, moi, qui
a d'ancien préjugés,
qui poudéclare leur deffein, eft l'anean21 vaient étre fi fages, s'ils fe fuffent bornés à qu'eux.
15. mai. éftimabies
c'cit en vain que M. M. les
s par auffi leur
furmonter commiflaires veullent nous perfuader de leurs
S Mais
par cotrage pour
foumiffion àla
les connait mieux
lcs eonfédérés
Loi, moi, qui
a d'ancien préjugés,
qui poudéclare leur deffein, eft l'anean21 vaient étre fi fages, s'ils fe fuffent bornés à qu'eux. Je
que
furent
tiffement de la Colonie, & de ramener par ce
7> n'être que petitionnaires, nef
plus que
,auffitôt
les Armes moyen Pancien regime en Françe. Pourquoi
> dest rebelles,
qu'ilsprirent
à d'anciens
contre des autorités conflituée ou cxiftantes. donc vanterleur coûragekrenoncer:
Prejugés, lorsque tous les bons efprits & les gens connoiffant nos localités 2 ne voyent dans cc
renoncement qu'un moyen plus prompt pour arriver à Jeur but, parce que la difiinction de
Caftre dans les Colonies eft la bafe fondamentale de leurs éxiftences. Ceci ne paraitra pas trop Philofophique à M. M. les commillaires,j'en fuis fachés pour eux
&
la Françe, mais la politique fondée far la nécéffité & l'interêt de maintenir la Nation
dans pour fon état de fplendeur, nous fait une Loi, qui après tout, & bien confidéré, n'eft pas
f cruelle qu'on fe plait à fe Pimaginer. > Ils devinrent plus coupables encore, en proCcn'était que par la terreur qu'avoit infpiré
la terreur
lenr armée, lesvols, les incendies & les affaflinats qu'ils ne
2 fitant del
qu'imprimoit
> pour obliger des citoyens paifibles à fe liguer ceffoient de commettre. * qu'ils obteinrent tout
affemils étoient tellement refolus
> avec eux. ,a l'effet de convoquerdes
ce qu'ils voulurent,
a blées Primaires, de détruire & créer desMu- à n'employer d'autres moyens, qu'il ne purent
de revoquer des députés. Gc. de mettre pour dernier article des
a nicipalités,
s'émpecher
du concordat du II. 9 Ils fc perdirent dansleursproprese chimères, propofitions préliminaires
leur
Autrement continuation de Guerre
lorsqu'ils ne furent plus guidés que par
Septembre. concordat 8leur' Traité de Paix,qu'ilséxige- Cirile. de PAfTembléc Coloniale,
)
efublime, a de charmes pour
A rentla diffolution
que ce langage
n'a ceffé
> qu'ils dietérent des ordres au reprefentant du Phomme doué d'un ame fenfible, qui
> Roi, & qu'ils voulurent foumettreà leurdef- de gémir fir les maux qui defolent la Patrie. refle la Colonie. Loi eft la bouffole de tous Citoyens
> potifme le
de
Oui! la
aux
le bien & le bonheur de fon pays. a Qne cet exemple apprenne
Creoles, qui veut
les
A
que les hommes les plus fages & les plus Ponrquoi donc confédérées qu'on fuappofe
finivent leurs. 5 doux, déviennent des infenfés & des frénéti- égarés, & qui danslevraine
que
ques, du moment qu'ils fc laiffent fubjuger, deffcins deftmacurs, ne reviennent il poinide
de violentes
la Loi eft une bouf- Jeurs érrcurs ?
exemple apprenne
Creoles, qui veut
les
A
que les hommes les plus fages & les plus Ponrquoi donc confédérées qu'on fuappofe
finivent leurs. 5 doux, déviennent des infenfés & des frénéti- égarés, & qui danslevraine
que
ques, du moment qu'ils fc laiffent fubjuger, deffcins deftmacurs, ne reviennent il poinide
de violentes
la Loi eft une bouf- Jeurs érrcurs ? Ceff
le crime à pour cuT
>> pard
paffions,
que
> fole qu'ii ne faut jamais perdre de vué: que des charmes. mériteroient les confédérés,
* de louanges
s s'ils ne fe luffent pas égarés? que de crimes
> font ies fuites del leurs égaremenc! B --- Page 8 ---
f6]
Les hommes honnêtes de eette confédd-. >
Quelles
ration font bien malheurcux, ils ont à fe dérés ils n'en qu'ayent tétéles intentions des conff-
> reprocher les incendies, les vols
font pas moinsles fculs
2 les affaf- des defaftres
auteurs
>s finats, que commcttent journellement lcs
de S. Domingue, voila je crois
> fcélérats dePun & de l'autre
cC que M. M. les commiffaires leurs difent. parti;
Rien de
>
puifque
ces fcélérats ne font que. profiterdu defordre plus
pius vicieusque Ce concordat, &de
> occafionné par les mefures de la conféinconflitutionel quc ces difpofitions. de
a dération. plus funefte que fon cxecution s & f la françe
> Paflons à la frie des évennemens du comme le difentlese commiffaires 2 pouvait être
>> Port-Au-Prince. fachés que la Coloni: n'eut pas fait l'cntiere
> Dcs blancs
application des principes quiy font
daPor-Au-Princel fe joignent je ne balance
confacrés,
> à des perfonnes de
le
pas de le dire elle voudrait
couleurs, II. de
notre
5 Septembre 1791. Et
perte,8 ellc ferait infaillible par cette
> concordat
peffent enfemble un C2r c'eft ce fital concordat
à
voye 2
contenant differente dilpolition ruine du
qui accélleré la
> la plupart tiès fages, &
Fo-As-Pvinec,8dase
quelques unes très de POueft &
deuxprovinces
>
du Sud, Sans
incontitutionnelies, de la part des hommcs leurs
luiles gens de Co1-
> de couleurs: armés, Mais nous fommes affarés
enffent ouvertles yeux far leur conduite. Leur
) gieia Françe
triom; he n'auroit. point
leur
regrettera, 9 que CCS
prolengé
D tions G conforme au veea National difpcfi- &
aveuglement & enhardià de nouvaux forfaits. >> bonheur de la Colonic,
au
Ce fait cit faux, car la Municipalité alors
> propofées librement
n'ayent pas étd meconnue par les confédérés ne laifla
parles blancs eux méme de lcur
pas que
5 aux hommes de couleurs.
triom; he n'auroit. point
leur
regrettera, 9 que CCS
prolengé
D tions G conforme au veea National difpcfi- &
aveuglement & enhardià de nouvaux forfaits. >> bonheur de la Colonic,
au
Ce fait cit faux, car la Municipalité alors
> propofées librement
n'ayent pas étd meconnue par les confédérés ne laifla
parles blancs eux méme de lcur
pas que
5 aux hommes de couleurs. fournir des vivres de toute
de la
cfpeces,
> La Ville du Port-Au-Prince
poudre 9 des balles, &c autres
refufe des Fallait il auffi
menitions
> fecours
lcs confddrés
leur fourcir des hommes? nilitairesquel
deman- La
3 duient pour leur ar rmée. feule reponfe à faire à ce paragraphe
> Lar munieipalieddi
eft l'arrété de la Municipalité, qui o:donne ce
3 pourles hoimes decouleurs Per-Au-Binceaêe, ferment fédératif 8clep procès verbal depreflation
D feront un ferment fédératif feulementquils d'icelui parl les Gardes Nationnales 8c
qu'ils refufent de
Troupes
D de préter pour ne pas reconnoitre Ja
Lignes, les gens de couleurs qui y etoient
A lité de ce
léga- fp:cialement invité ayant refufé de
corps municipal,
s'y trouver. > MONSIEUR le Général ordonne
Pourquoin'onti ils pas obei?M.le Général eft le
a proclamation la diffolution de
par une réprofentantdu. Roi&chefdu pouvoire xécutifàs. PArmée des
> confédérés. Doninguc,ilkfanrdone coupables d'avoir mécon"
nus cette autorité très conftirationnelle, & contre
> Desdeputés font envoyés parles confédérés Legskibngpencionséomer aucune objection. > auPort-an-Prince
Le IO. Octobre parurent au Port-Au-Prince
pour demander de con- ces
> certàM.le Général la
députés des confédérés porteurs de
fulpenfion de fa
paquets
33 clamition, &ils faillirenty être les pro- de la Croix-Des-Bouquets, pour engager les
victimes
>> de leur mediation. Citoyens de cette Ville à fe joindreà eux pour
lc Général la curiofité raffembla
demander le retrait de la proclamation de M. foutenir qu'aucun manifefta le
beaucoup de Citoycns autour d'eux, mais je les defic de
deffein d'attenter à leurs perfonnes ils
Jendemain pour s'en retourner chez
attendirent même jusqu'au
ration de la
eux, parce qu'ils voulurent favoir le refultat de la delibecommune qui fut convoquée far leur invitation. > Les Citoyens du Port-Au-Princes s'ailem- Lcs bons, les vrais
s blent & annulentle Concordat,
Citoyens da Port-Auqu'ils ne Prince
A pouvaient plus fc permettre.c de foutenir de- ils le n'ontjamais foutenus ce Concordat, &,
D pais la proclamation de M.
attendirent même jusqu'au
ration de la
eux, parce qu'ils voulurent favoir le refultat de la delibecommune qui fut convoquée far leur invitation. > Les Citoyens du Port-Au-Princes s'ailem- Lcs bons, les vrais
s blent & annulentle Concordat,
Citoyens da Port-Auqu'ils ne Prince
A pouvaient plus fc permettre.c de foutenir de- ils le n'ontjamais foutenus ce Concordat, &,
D pais la proclamation de M. le Général. manifefterent de la maniere la plus énergiJc croit ne
fournir
q'le dès qu'on Jeur permit de le faire
pouvoir
de meilleur
librement,
des amis de la
argument contre cet ade, que l'arreté de la fociété
Conllitation, pris par l'acclamation de plus de 600, perfonnes. --- Page 9 ---
t71
$ Les eommiilaires de 14. Paroifles de la Cc traité de Paix à confommé ia ruine da
9 provincc de FOuefrcunis ala Croix-Des- Port-Au-Princc, par Pintrodudion arméc de
3 Bouquets le 23- Oetobre dernier, 2 paffent 15oo.Hommesde celzanomikeievelso
S le prétendu traité de Paix, contenant com- Ce n'eft point pendant CC laps de (cms
s me le concordat des difpofitions très fages les fujets de mecontentemens entre la Croix- que
> & d'autres trés inconflitationnelles, &n'e- Des-Bouquets &cic Port-Au-Prince ont eti lieu,
- tant pas moins nul quc lc Concordat rar la haine de ceite Paroiffe pourla Revolution,
le fond & par la formc. & lesi intentions perfides de fes Citoyens contre
s Different fujet de mécontentement par- ceux du Port-Au-Prince, Remonte à l'epoque
3 ticulier s'etoient fuccédés dans ce laps de defafreufe du mois de Juliet
Ainfi a
>> tems, entrele Port-Au-Prince &la Croix- Croix-Des-Bouquets n'etait diredtement 1790. pour
* Des-Bouquets. rien dans Paffaire dn 21. Novembre dernier
* Les confedérés fe eroyant Ics plus forts Ils fe croyoienr les plus forts, parce que
a veulent faire éxécuter leur traité de Paix leur complot etait formé, ils comptaient beauau Port-Au-Prinee; la villes'y foumct les coup fur la facilité de fon éxceation au moyen
5 fections s'affemblent le 21. Novembre, & de leur côalition aveclesci-devant volontaires
1 prennent des arretés conformes aux dif- au pompon blanc, qui devaient leur livrer
2 pofitions du Traité. PArtilleriz Naitonnale,
L'affemblée de la commune par feéion etait contraire aux Loix, & Jeurs déliberations
etaient d'avance frappé de nullité, & enfuite ; on peut fe convaincre fi la majorité des
Citoyens à pris part a ces dcliberations, le refultat ne Frefentant qu'une mafle de vottans,
Cetre convocation était d'autant plus illegale, que les habitants des ea.npagnes n'y ont point
été appellés.
PArtilleriz Naitonnale,
L'affemblée de la commune par feéion etait contraire aux Loix, & Jeurs déliberations
etaient d'avance frappé de nullité, & enfuite ; on peut fe convaincre fi la majorité des
Citoyens à pris part a ces dcliberations, le refultat ne Frefentant qu'une mafle de vottans,
Cetre convocation était d'autant plus illegale, que les habitants des ea.npagnes n'y ont point
été appellés. y Pendantles délibéracions, un blanc de la Ce blanc de ville eft M. Duclos entreprevilic &un négre de P'Armée fe difputent; neurdebariments, Citoyen cftimable & homme
* on trouve que le négre à tort; on s'atroupe pailible. Le negre fe nommait Scapin,il avait
D autour de Imi, il faut le juger prévotale- été tambour de la garde Nationnale, mais il
ment, afin de ne pas perdre un temps qui en avait deferté pour pafler au fervice des gene
>> ferait inutilement employé s'il donnoit de couleurs le 21.Novembre vers les midi il
D a Paccufé des moyens de fe juftifier, le paffoit dans la rae D'aunis, & rencontre M. > négre eft condamné à mort le boureau Duelos, il le fixe avec cette arrogance que
d'office n'eft pas fans doute auffi prompt tous les hommes de couleurs affedtoient envers
A que les juges de la prétendue commiffion les blancs dans nne ville qu'ile croyoiens avoir
> prévôtale. Mais ! ils fe préfente par dou- Conquifes, le Citoyen le fixe à fon tour, le
à zaines des boureaux de bonne volonté,qui négre s'en formalife & trouve mauvais qu'un
accrochent le malheureux négre à un homme à quiil s'imaginoit être
fuperieur,ofe
réverbére,
fe permettre de le regarder cn face il l'infulte
en propos lui difant entre autre qu'il le fera marcher au pas, 7 & met en même tems la main
fur fon fabre , le Citoyen faute deffus, & applique quelques foufflcts à ce négre infolent en fe
debattant lun & l'autrele fabre cafle dansle fourreau: : Des Citoyens ailivent au fecourdel leur
frere fe fiffertdanégekieremenentilaa Marechauffte quile conduitàl la Municipalité;ellecroit
lecastrésgravedela; part d'un efclave, ellele renvoie devant la Prevoté, ce Tribunalle condamneà
mort,ecifefdaseuné. , non commele pretendentles commnilfhirespardes Citoyens, , mais bien
boureau d'office. Dans cCI moment lav ville était danslesplus vives alarmes furla conduite des parle de
souleurs, & pour conduire le criminelfur la place atix
gens
executions. 9 il fallait une garde &laiffer
approcherdu fort S.Jofeph qui était wenacé, par la multicudequ'atire ordinairement ce
Ccs raifons determinerent la Prévoté à fe fervir d'un réverbere, Ale Jagement n'eft fpcéacle,
gal ce n'eft point la faute des Çitoyens, mais celle de la Loi.
urla conduite des parle de
souleurs, & pour conduire le criminelfur la place atix
gens
executions. 9 il fallait une garde &laiffer
approcherdu fort S.Jofeph qui était wenacé, par la multicudequ'atire ordinairement ce
Ccs raifons determinerent la Prévoté à fe fervir d'un réverbere, Ale Jagement n'eft fpcéacle,
gal ce n'eft point la faute des Çitoyens, mais celle de la Loi. point l6 --- Page 10 ---
[8]
S La Municipalire laiffe faire cct attroupeOuifans doute les Municipalités font
S
refponment, cejugement &c cet affaffinat, fource fables,du maintien de lordred del
s
laltranquilliré
de tous Jes autres, qui fe commettent dc- publique; Mais ce jour à cette heure avoit
y
puis,fans ofar prendre fur elle de prociamer i1 lieu de proclamer la Loi martiale un
a laLoi Martiale; & clle croit n'en n'avoir pable eft ariété remis à un Tribunal, s jugék coupas lc droit, comme s'il pouvait éxifter éxécuté fuivant la Loi, & M. M. les comD une Municipalitédans tout l'empire Fran- miffaires difent qui fallait fevir
le
A
çais,quinef foitp pasrefponfable du maintien de la Loi Martiale. Et contre par mioyen
A
qui?fans doute,
de l'ordre &c de la tranquillité publique, contre le Tribunal & le peuple raffembles
qui ne foit pas tenue de fuirre des formes éxpres, pour léxécution d'un criminel, ce n'eft
* légales pour y parvenir, &c qui ne foit pas pas lh avoir, des idées bien claires de la Confa autorifée à prendre ces formes dans celles titution, ou je n'y connais plus rien. a qui ont été décrétéesp partAfemblicNarionale Les mulatres n'ont fuivis
Des hommes de cadeumjstementindigads
en cela que leur
penchant,lesf fimples affaffinats à
a
fulils
de cette attrocité, n'ont pas honte de fuivre
font
comp de
ne
pour cux,
des
A lexemple qu'on venoit de leur donner;
que
paffe-tems gu'il
ils deviennent auffi les bourreaux d'un C2- fe donnent vingt fois Par jour. nonnier blanc, qu'ils fufillent. Celfauxkon ena a bemibementimpofarce
Monfieur Praloto, Capitainedes canonniers point à M. M. les commiffaires, CE n'ef point
fait battre la Générale, malgré la deffenfe M. Praloto qui a fair battre la Générale, mais
dela Municipalité: une journée déja fouil- bien les Citoyenz rafiemblés devant la Muni-
$3 lée par deux crimes ifolés. P'EA de la cipalité, ouils avoient étéattirés parl'éxécution
- manicre la plus épouvantable par l'engage- du négre Scapin, le bruit de l'affaffinat d'un
ment total qu'occafionne M.
gré la deffenfe M. Praloto qui a fair battre la Générale, mais
dela Municipalité: une journée déja fouil- bien les Citoyenz rafiemblés devant la Muni-
$3 lée par deux crimes ifolés. P'EA de la cipalité, ouils avoient étéattirés parl'éxécution
- manicre la plus épouvantable par l'engage- du négre Scapin, le bruit de l'affaffinat d'un
ment total qu'occafionne M. Praloto. Ia Canonnier les tranfporta de fureur & d'inGénérale raffembla, d'un côté des blancs. dignation. Ils forcerant les tambours à battre
Del l'autre des hommes de couleurs, ceux- la Générale 2 &x au moyen d'ane garde onleure
a ci logés au gouvernement, s'y deffendent fit parcourir les differens quartiers de la ville,
a vigourcufement, les blancs ne les attaquent ils manquerent même d'étre alfalliné,en.pafant
pas avec moins de bravoure; il ne refte devant un corps de garde des mulatres à belD plus àla Municipalité aucun moyen d'em- air , ou ils furent coushés en-jouc par environ
pecher le carnage, par une fuite de fa 300. hommes de cette couleur. D premiere négligence & de la générale battué Je
par ordre de M. Praloto la
gemis fur les malheurs de cette journée:
2 Munieipalité Mzis le
d'un
criait
fet trouve dans la terrible alternative d'opter
fang
Citoyen
vengeance;
entrel les blancs & les hommes de coulcurs; la fureté publique était terriblement comprcen confequence, elle requiert la Troupe mife &je tremble encore fur les dangers dent
S de
fams étre
notis étions menacés, carà n'en pouvoir douter
Ligne, qui,
précédée,ni ac- il exiftait ln complor. compagnée d'aucun officier municipal, va
2 fej joindre à P'atraque des blancs, contre
D les hommes de couletrs. 2 Ceux ci,ne peuvant plus relfter, fuient,
tuent, font tués, & quelques uns mettent
le feu à deux Maifons ; les femmes & les Ls feu ne s'eteignit que faute
d'aliment, p
8 enfans de toute couleur ne s'cchappent ear aucun decours ne furent portés, la
D
des coups & des flames, que pour s'expofer Nationnale & la troupe de Ligne, fe tinrent garde €
8 à fe noyer, en fc fauvant à bord des fagemee toute la nuit fous les Armes, les
a batimens de la Rade. mulatres fe ralierest ila maifon de M. w On parvint à éteindre le feu, les hommes qui furl premiere devorée par les Flammes. Robin, --- Page 11 ---
fc rafemblent à la
Pourquoi le memoire qui à fourni cette
> de coulcurs
campagne,
revicnnent en
aux commifuires, cache-t-il foigneu-
> &sils ne
pas plus grand phrafe
crimes attroces dont les mulatres
A nombre fc venger de lears Adverfaires, fement lcs
crainte
rendirent
La dame Robin exifte
A leur inadion n'eft duc qu'i la
qu'ils fc
coupables.
---
fc rafemblent à la
Pourquoi le memoire qui à fourni cette
> de coulcurs
campagne,
revicnnent en
aux commifuires, cache-t-il foigneu-
> &sils ne
pas plus grand phrafe
crimes attroces dont les mulatres
A nombre fc venger de lears Adverfaires, fement lcs
crainte
rendirent
La dame Robin exifte
A leur inadion n'eft duc qu'i la
qu'ils fc
coupables. ont de voir égorger leurs femmes &t leurs & fon temoignage cft irréprochable, ellc était
enralfer dans des
de fon
Vicillard
enfants, qu'il a fallu
auprés
pere,
fptuagenaire,
les Touftraire à la fureur du elle lui donnait fes foins lorfque des monftres
5 cachots pour
entrerent dans fa Maifon brufquement les yeux
étincelans > peuple. de fureur couveits de fang & de fueur, fondirent furl lelit du malheureux vieillard &
la dame Robin n'echappa de leurs coups qu'en fe jettant par
le maffacrerent impitoyablement,
la
fenêtre & fuyant fe cacher dans les halliers de derriere fa Maifon, ou elle paffa nuit
une
&c d'ou elle vit confumer fon azile & fon infortuné pere. El éxifte encore des temoins oculaires des affaffinats commis, au mêmc inftant fur divers
Malades dans Phopital du fieur Robert, les cadavres de CCS malhenreux trouves le lendemain
atteflerent à toutel Ja ville, la batbarie & la cruauté de ceux qui nous forcent aujourd'hui à nous
juftifier. Municipalité devait craindre que le peuple dans
Certainement d'a après de parcilles horrenrs,la
fa
jufte furcur, ne fe porta à des extremités fur tout ce qui pouvait appartenir aux mulatrop
de
fartout lorfque plufieurs
tres, & il eut été dangercux de ne point prendre précautions
c'eft dans la
de ces femmes curent été trouvées la torche à la main, embrafant leurs pailaffes,
du
furent arrétécs, il eft interreflant de retablir la datte. d'Ailieurs js ne crois pas
nuit 22 quelles
tant
ont demeurées en prifon. qu'elles ayent àfep plaindre de quelques mauvais traitements qu'elles
rien
Le
d'incendier la ville éxiftait,
9 Le lendemain des hommes de conleurs
complot
de plus certain, il avait été medité & préparé
> mettent le feu à un de leurs corps-de-garde,
jours, autrement il eut été de la
incendiaires du
contraire depuis quelques
A & d'autres
pari
difficile éxécution. Mais les méches imS embrâfent la ville, le fea eft mis de tous plus
le
les
confutme la
Riche
du prégnées d'efpiit de vin, phosphore,
> cofté,
plus
partie
tout avait été
&
ce
n'eft la
torches compofées 2
préparé
D Port-Au-Prince, qui
pas proie
de mifons & dans
devient
des
difpofé dans une infinités
2 des flames,
celles
voleurs;
L'incendie du
floriffantes ville de L'a- diferends quartiers. corps-dea & l'une des plus
fervit de
pour Pincendie générale,
monceau de
fignal
>
merique n'offre plus qu'un
garde
n'a été mieux exécutée 3
cendres, de cadavres, des victines inno- jamais conjuration
Plufieurs incendiaires furent arrêtés & fubirent
centes &x des fçélérats qui jouiflent impu- fur le
la peine due à leurs forfaits. B
nément de leurs forfaits.
'une des plus
fervit de
pour Pincendie générale,
monceau de
fignal
>
merique n'offre plus qu'un
garde
n'a été mieux exécutée 3
cendres, de cadavres, des victines inno- jamais conjuration
Plufieurs incendiaires furent arrêtés & fubirent
centes &x des fçélérats qui jouiflent impu- fur le
la peine due à leurs forfaits. B
nément de leurs forfaits. champ
des malMais M. M. les Commiffaires, quelle amertume vous repandez dans les coeurs
du
aux mulatres, qui bravant tous les dangers, frappé des
heureux Citoyens, parti-contraire
demeurés attachés a la deffenfe de leur
plus grands revers, n'en font pas moins conflament
ceux
malheureufe Cité; meritent-il Pépithète flétriffante que vous leurs donnés, quoi
qui
de remords. levent au ciel des mains pures, ceux qui pendant
avec une confeience exempte
n'ont ceffés un feul inftant de
cCs jours de défolation, oubliant leurs interêts perfonnels inconcevable rangé, dans la claffe des
fervir la caufe commune,fe trouvent par une fataliré de ces defaftres, ceux qui dans ces inftans
plus vils fcclérats, tandis que les vrais autcurs
violés leu:s fermens. 1 ont été fourd à la voix de la patrie en Peril, & ont été
critiques ont
leurs crimes à bord des Navires ou greffir le nombre des brigands,
cacher leur honte cu
être l'objer des louanges de M. M, les commiflaires. Ainfi mes chers Concitoyens
fe trouvent
vous d'avoir été infultés, volés, incendiés, aflzflinés vous fcrez encore
ce fera peu pour
comme les auteurs de tant de forfaits, & l'iadignation publique vous fuivra par tout,
regardés
WVoila Peffet Produirontles affertions hafardées a vec tant de légéréné par M, M. les somque
C --- Page 12 ---
1 19 434 84
Ire] ]
miflaires, Affertiohs qui fervertt admirablement les calomnies de vos ennernis &c vous réndent
feuls criminels. 0 humanité! humanité: La faiblefle & l'erreur font fouvent ton
Les fcélérats coupables de tous cescrimes ne font point demeurès parmi nous,lcs parrage. navires
de la Rade leurs ont fervis de refuge, & je nc doute point que la majeare partie des cficts
volés ne foient encore à bord de differens Batiments. 2 LES blancs ont crut réconnoitre dans ce Lorsque deux parties s'accufent
a
reciproqucdefaftre, un complot formé parlcs hommes ment, le juge doit examiner férieufoment les
a de couleurs; ceux-ci reprochent aux blancs : pièces qu'ellesp produifent
2 d'aroir préparé d'avance, & conduit les,. écourer avec attention leurs pourleursjuftil@etions differens
événemens de cette déplorable jonrnéc. en faire l'analyfe &c la comparaifon, rapports, c'ef le
Pour nous qui jugeons tous les hommes feul moyen qui puiffe le conduire a Ja conavec la méme impartialité, qui fommcs de noiffance de la verité.
ceux-ci reprochent aux blancs : pièces qu'ellesp produifent
2 d'aroir préparé d'avance, & conduit les,. écourer avec attention leurs pourleursjuftil@etions differens
événemens de cette déplorable jonrnéc. en faire l'analyfe &c la comparaifon, rapports, c'ef le
Pour nous qui jugeons tous les hommes feul moyen qui puiffe le conduire a Ja conavec la méme impartialité, qui fommcs de noiffance de la verité. 7 fang-froid autant qu'il fe pout en pareille CE n'eft pas-la ce
a
qu'ont fait; ; M. M. les
circonftance, qui avons murement péfeles commiffaires, cars'ils n'ont
2 écris, & les dires des deux parties, nous cissement sur cette
reçu auciiz colairvenons de
desaftreuse jourcée comme
rapporter tout ce que nous ils le difent plus bas,
avons trouvés de yrai,
étre
comment ont ils penfs
en état de prononcer fur les évenements
qui l'ont précédée & fuivie lorfque les temoins de Ecs fsenes d'horreur font à
de leur étonnement. Je vais cependant donner quelques
&
peine revenus
complot formé de détruireles propriétés parlaflame &
preuves demontrer que le
lesCitoyens par le fer, exiftoit Réclement. 1Q Les paffeports ou conge délivrés par Bauvais aux gens de fon armée, lors cazernée 218
Port-Au-Prince, fous la condition exprefle de rejoindre le dix fept Novembre au
20 L'arrivée de toute parts de differens detachenens de
de
plus tard,
de quatre-vingt
arrété
gens couleurs, dont un compofs
hommes, fut
en Mer & conduit à bord du Borce. 3° Lesméches préparées dans une infinités de maifons, les divers
& des blancs de leurs, partis qui s'accordoient
propos des gens de couleurs
meurtriéres, Penlevement
pour dire gie les journées des 21 & 22 feroiens
de meubles & de marchandifes que faifoient les Capitaines, les negotiants, marchands , filles de couleurs & autres individus à qui le projer avait été
QUE je vous plains M. M. les commiffaires fi vous ne trouyez
dans ces communique. trois
des preuves convaincantes de la confpiration formée par les gens de couleurs pas & leurs adhérens points
çontre la ville du Port-Au-Prince & fes
2 Nous obferverons que la Muticipalité,ne Citoyens. a nous à pas envoyé le moindre éclairciffeQuel aveu M. M. les commifaires
a ment fur cette défaftreufe
Sans relations authentiques, fans le moindre
journée : il nous
a paroit qu'clle n'en a
mêmc
éclairciflement fur certe défaftreufe journéc,
pas
dréffé le fur un
@ procé-venbal,ML.M.les
précis hiftorique des confédérés dent
confidérénousont quelque
8 tranfmis un précis historique très circonfveridique que vous pulfiez le fuppofer
a
vous avez portés un jugement, & vous anncneés
tancié, que nous avons comparé avec les
vous
a reponfes verbales
que
n'admettez pour vrai, lcs fairs
que nous ont faites lcs qui vous ont
que
2 différentes députations du Port-Au-Prince, Parce
paru complestement prouvés.
confidérénousont quelque
8 tranfmis un précis historique très circonfveridique que vous pulfiez le fuppofer
a
vous avez portés un jugement, & vous anncneés
tancié, que nous avons comparé avec les
vous
a reponfes verbales
que
n'admettez pour vrai, lcs fairs
que nous ont faites lcs qui vous ont
que
2 différentes députations du Port-Au-Prince, Parce
paru complestement prouvés. > & nous avons eu foin de n'admettre
que vous ayez comparés lcs faits articulus
S vrais, que les faits
pour dans ce memoire, avec les reponfes verbales
qui nous ont paru des différentes
a complettement prouvés. fentiment
dépatations. C'ellainfi que le
à la ledture de ce précis forti d'une
dont voOs n'avez pu vous deffendre
plume trempéc dans le fang des Citoyens du
Prince, vous à fait adopter pour affertions Pofitives, les
Port-An. les plus invraifemblables. Des hommes
allégations les plus calomnicnfes &c
fur leurs moindrcs
révétus d'un grand caradtère doivent être attentifs
démarches, toutes doivent être marquées au coin de la
circonfpeaion, rien n'eft fans conféquence de leurs
&
prudence, de 12
parts leurs plus petite écarts pcurent --- Page 13 ---
E:l
entraincr de grands maux. JE pourluit I'cxamen de ce paragraphe & je vota demande 3 vous méme ,fi des reponfes
Taites a la hâte fur des queftions rapides & dans une ou pluficurs audiences que vous leuzs
avez accordées, ont pu vous mettre à même de connoitre la verité, difliper tous les nuaget
qui Penvironnoient &c vous faire faifir avec juftefe les raifonnements qui décruifoient les
menfongéres des confédérés. Non fans doute, & permettez moi dc vous le dire
allégations
il eut été plus fnge d'attendre. &
> Blancs & hommes de couleurs n'êtes vous
Apoftrophe vraiment patriotique, digne
vOS malheurs rèels? du caradère sugufte de ces auteurs, mais qui ne
pas affez affligés de
odieux, des produira aucun effet fur les fçélérats de toutes
s faut-il y ajouter des foupcons
dans
de
calomnies atroces, des haines inplacables &c couleurs, qui ne voyent
les défaftres
de
rendez vous la Colonie que le fruit de leurs, horribles ma5 des vengeances bons cannibales, blancs fe réuniffent chinations &c qui comptent en jouir dans l'im9 juflice; que les
ferable leur
S auxi bonnes perfonnes de couleurs & nègres punité qu'on
promettre. eft
défaftres de la La réunion de tous les hommcs honnêtes
a libres, afin de réparer les
la
feule
nécéffaire & indifpenfable, mais Loi
Colonie. doit étre leur fignal, leur guide, & leur point
de raliement. S CE font ces foupçons, ccs' calomnies, L'exiftence du complot eft prouvé les foupceB haines, CCS vengeances, qui, depuis çons, fe font changés en certitude & en réalités
S la journée du 21.
les hommcs honnêtes
a libres, afin de réparer les
la
feule
nécéffaire & indifpenfable, mais Loi
Colonie. doit étre leur fignal, leur guide, & leur point
de raliement. S CE font ces foupçons, ccs' calomnies, L'exiftence du complot eft prouvé les foupceB haines, CCS vengeances, qui, depuis çons, fe font changés en certitude & en réalités
S la journée du 21. Novembre 9 font les palpables, revoquer en douge, cette éxiftence
mobiles de tout ce qui fe fait dans les ferait le comble de l'aveuglement, ces terribles
Provinces de POueft & du Sud ; l'enfer effets font encore.fous nos yeux &je ne crois
toutes fes
In'elt de pas
le moindre individu à qui la nature
s yav vomi
furies;
pas n'a que refufé les fimples Notions du
3 jours, pas de lieux qui ne foient témoins
pas
fang
commun 5
la ville du PortS decrimesabominables; Les hommes lesplus
puiffe parcourir
généreux font dévenus dcs tigres infatiables Au-Prince, & voir ce monceaux de cendres,
& l'on croiroit
l'efpèce hu- de ruines, fans étre intimement convaincu que
D de fang,
que entiére à fa les
dont les
ont été totale8 maine s'y eft vouée toute
Citoyens
proprictés
deftruéion. ment détruite par les flames, ne font ni les
propre
le contraire
M. M. les
auteurs, ni les complices de cette trame infernale, c'eft pourtant
que
commiffaires fe font laiffés perfuader fans aucune difficulté par le memoire des brigands
incendiaires. Quand aux vengeances &c crimes abominables, qui fe commettent tous les jours, ee qui n'ef
pas dans la plus éxade vérité de la part des Citoyens du parti contraire aux gens de couleurs. Tout homme fenfible, doit être affligé des égaremens d'un peuple qui jufqu'à ce jour n'avoit
céffé de donner des preuves dc fa modération & de fa générofité à pardonner a fes plus
cruels ennemis; Mais en réfléchiffant fur les caufes qui ont ammenées les vengeances aux
quels il s'eft livrées,je le ttouve plus à plaindre que coupable. Les feuls criminels font les
monftres qui Pont conduit par dégré à ce point de ferocité. Le peuple eft natarellement
bon. , fes vertus font alui, fes vices lui viennent de fes tyrans. Ceci n'eft point un paradoxe. Quand de bonnes Loix affurent fon bonheur, il n'eft pas même tenté de les violer; Mais a
elles font vicieufes ou fi clles, n'ont pour bafe que les caprices de quelques individus, que le
hazard ou le crime ont élévé aux places du gouvernement. Alors il faifit P'inftant favorable,
il
fes fers & ils deviennent entre fes mains des armes dangereufes, dont il fe fert
rompt
pour exterminer ceux qui les lui avoient indignement impofés.
nes Loix affurent fon bonheur, il n'eft pas même tenté de les violer; Mais a
elles font vicieufes ou fi clles, n'ont pour bafe que les caprices de quelques individus, que le
hazard ou le crime ont élévé aux places du gouvernement. Alors il faifit P'inftant favorable,
il
fes fers & ils deviennent entre fes mains des armes dangereufes, dont il fe fert
rompt
pour exterminer ceux qui les lui avoient indignement impofés. JE diflingue donc ces adtions, quoique toujours blâmable, d'avec ees affaflinats, qui depuiscing
mois, défolent notre patrie. Ceux-là qui les consnettent avee un fang Groid qui caraderife --- Page 14 ---
lr1
des ames vraiment attroces, meritent d'étre livrés à Péxécration publique & leur téte
doit tomber fous le glaive d: la Loi,
coupable
Ceux la!font des tigres infatiables de fang, puifque Ia voix de Ja nature ne fe fait
entendre en eux, qu'ils égorgent indiflinécment leurs peres, lcurs bienfaiteurs, point les
femmes enccintcs, les enfants au bercezux, & les vieillards fans deffenfes. Voila pourtant les fçélérats avec lefquels on affimile des Citoyens, qu'un moment d'erreur
& de fuxeur, caufs par la rue da ceux qui les mains cncore dégocutanres da fang de leurs
freres, fembloient ne reparoitre au millieu d'eux, que pour infulter à leur mifere,
du
fpedacle barbare des maux qu'ils avoient caufes: Ont porté à facrifier à leur jouir
reffentiment. trop jufte
SI depuislépoque du 21. Novembre nous L.es faits furvenus depuis le 21. parcourons la férie des faits qui fe font ontleur principes dans
Novenbre
s paffs entre le Port-Au-Priuce & les
desépoques plus réculées. J'adncts poar un inflant qu'il nc foit
les
confédérés, nous n'y voyons des dcux con'squerces de cette journde; il: reftera que
côtés que des confquences qui nous afflitonMais
jours aux gens de couleurs à fe juftifier des
gent. qui ont été nécéffairemient entrai- crimes
à nées par cette jouinée; ; nous ne les fuivrons
detout genre dont ils s'etoient rendus
dans leors détails
coupables depuis le jonr de leur prife d'Armes
point
comm 3 nous l'avons jufqu'au moment de leur
> fair pour les événemens qui ont précédés Prince. Mais
entrée zu Port-Aula publication de P'Ainiflic
ceux qui ont fuivi Ia marche &
générale. * la progreffion des forfaits des révoltés ne VCront ail contraire dans cette malhetrenfejoutase
que la confequence des priricipes qu'ils avoient
manifeftés dès Pinfant ou ils firent éclater
Ieur rebellion. A Quoiqne nous ayons eu la plus grande : JE rend
vos
S
hommage à intentions que je
repugnance à faire cette. analyic 7 nons crois pures, mais je penfe que trop de zdle
avons cra qu'il était de notre devoir de vous à emporté au dola du but
vous
2 farmonter toute autre confidération que êtes propofés.
fequence des priricipes qu'ils avoient
manifeftés dès Pinfant ou ils firent éclater
Ieur rebellion. A Quoiqne nous ayons eu la plus grande : JE rend
vos
S
hommage à intentions que je
repugnance à faire cette. analyic 7 nons crois pures, mais je penfe que trop de zdle
avons cra qu'il était de notre devoir de vous à emporté au dola du but
vous
2 farmonter toute autre confidération que êtes propofés. Vous cherchés la que vérité. Helas! VONs
celle du bien pablic : nous favions, d'un Elle eft environnée de ténebres, il vous faudra
côté que notre prononcé ne pourrait expofer un grand courage pour les difliper, & vous
ceux qui font déja pardonnés parl'amniftie, préferver de tomber dans les
les
& de l'autre, nous jugions qu'il ferait utile ennemis de la Colonic vont multiplier pièges que fous
de faire connoitre aux deux partis, leurs vos pas. Heureux!fi cette verité fe dévoilant
3 erreurs leurs fantes, & les paffions qui les tout à eoup vous fait retradter cne opinion &
conduifent, paiffe cette difeution dans anéantir les effets de la prévention
réS Isquelle nous n'avons eu pour g uide que tablirce caraôtere inalterable d'impartialité pour dont
8 l'amour de la vérité, de la juflice & de la vous ne devez jamais vous
Et
Paix;
départir. que
Ramener tous Jes. hommes capables vons n'aviez pas cn écrivant cette lettre; Szns
do fe rendro ala vérité, d'aimer lajuflice, doute votre proponce ne peut nuire aux COLa & de défirer la Paix. pables que vous avez pardonnés, mais
vous avoir déiruit Popinion publique à leur égard. Non, cette Reine du monde ne les croyés fera
jamais confidérer que comme des feélérats échappés aux derniers fupplices. JE vous dis la verité, & je l'exprime telle que jel la fens; Cependant je défre la
mais s'il. faut l'obtenir
Pais;
par une lacherd, fi elle doit être le prix de Pimpanité, le tiomphe
du crime , & le facrifice de l'inocence, j'y renonce. a Jl font en trés grand nombre &nous nc
JE VOUs le prédis M. M. >
les
ufer avec Cur
commiflires,
renoucerons)
des Aruies de la Paix ne fe rerablira gue par la furoa,les --- Page 15 ---
[131 Armes de la raifon feroient inutiloment eme
qu'après qu'ils nous auront mis
Colons blanes pouvoient
la raifon. la ployée, qui plus queles
: ils
dans Timpafibilité de'ne pas déployer avoir d'empire fur eux par cette. voye
lorsque
D
force publique. l'avoir
tenté, elle a été infrudweufe parceque
n'ont point à fc reprocher de ne
pas
de reconnoiffance tout eft perdu..
la raifon feroient inutiloment eme
qu'après qu'ils nous auront mis
Colons blanes pouvoient
la raifon. la ployée, qui plus queles
: ils
dans Timpafibilité de'ne pas déployer avoir d'empire fur eux par cette. voye
lorsque
D
force publique. l'avoir
tenté, elle a été infrudweufe parceque
n'ont point à fc reprocher de ne
pas
de reconnoiffance tout eft perdu.. étouffés la hature &c fait staire tout fentiment
les hommcs ont
offenfer Que vous ferés fachés MM.1 les conuiffaires,
Si ce que nous avons dit peut
lorfque le temps vous dévoilant tontes les iniPamour propre des uns ou des autres 2 nous
de nos ennemis, vous démontrera toute
fcrons mortifié ; mais pouvions nous les quités des
faites aux bons
cn
les trahirTous ont tort, ,il faut Pinjuftice
imputations à ces hommes
fatter fans
dé- Citoyens du Port-Au-Prince,
le fachent & qu'ils fe confidèrent
depais près de trois ans luttent avec un
qu'ils comme des amis qui, dans un délire qui
contre les ennemis de la
formais,
fait les plus grands courage héroiqne
involoataire ce font
il révolution Françaife 2 à ces hommes qui ont
outrages, & les plus profondes bleffures tout facrifé & tout perdu par leur trop grand
faut quils trouvent en nous des médecins attachement aux ptincipes de la Confitation,
fage: & Costmisetkaabuits bien- dont ile ne gouteront peut ètre jamais les douvarfent fur leurs plaies le beaume
ceurs. Que votre miniftère augufte leur procure
faifant qui peut les guerir:
ce bienfait, que la Loi & fes deffenfeurs triom
phent, c'eft tout ce qu'ils demandent. Puife ce langage pénétrer les eceurs enCe beaume eft la foumiffion aux Loix, durei des rébelles sque la Loi ne foit plus le
l'amour de Thumanité & l'oubli du paffé. de la
& du carnage, mais le
Si les Colons blancs & de couleur de prétexte de la guerre paix, de la concorde, & du
fe refufoient à nos avis, garrant
a Saint- - Domingue zurions le mortel cha- bonheur. D a DOs prieres 2 nous
êtres qui ne reffemblent à aucun de ceux de l'efpèce
rencontré quc des
forceà grin de n'avoir
nous ne ROUS lafferons jamiis & nous les
humaine. Mais non cela ne fera pas: :
Nos cceurs leurs font divoués, fe comront de ncus écouter avec confiance & fuccès. & des hommes naturela
maniguent a enx par le charme tout puidant du patriotifme, la fureur des paffions qui les meuvent. ne
avoir ceffé de Pêtre malgré
de
lement bons 9 peuvent
L'union fait notre foree, tel eft la devife
Sans la réunion des habitants honnêtes,
de Saint-Domingue. Mais qui
fuccéder aux maux de laPartiel Françaife
ne
nul bien peut
à cette union? Quels font les individus
la Colonie, & cette réunion produira tout s'oppofe ont mis des obftacles prefqu'iafarmonles bons font qui y
exéa le bien qu'on peut efpérer,
tables ?
être malgré
de
lement bons 9 peuvent
L'union fait notre foree, tel eft la devife
Sans la réunion des habitants honnêtes,
de Saint-Domingue. Mais qui
fuccéder aux maux de laPartiel Françaife
ne
nul bien peut
à cette union? Quels font les individus
la Colonie, & cette réunion produira tout s'oppofe ont mis des obftacles prefqu'iafarmonles bons font qui y
exéa le bien qu'on peut efpérer,
tables ? Le pouvoir exéentif! Le pouvoir
faits pour s'aimer, les méchants ne peu- cutif ! Oui c'eft lui feul que la Colonie acvent rien aimer & des fcélérats coupables cufe d'êtrel'auteur primitif de toue ces défaftres. de vols, d'incendies, d'affaffinats ne doi- Effedués Pintention que vous parroiffés avoir,
vent plus refpirer Pair de Saint - Dominles monftres coupables de viole 2 de parri-. de part & d'autre, qu'on les livre que
&d'affaflinats en tout genre,
gue
dela jultice, oi plutôt, ( car cides, d'incendies,
belle
de
2u cours légal
deftrudion 2) qui ont transformé la plus
portion Soient
pourquoi voudrions nousleur
l'Empire Français en un vafte cimetiere. Qu'ils laiffent leurs vols & qu'ils emportent cxterminé 011 qu'ile ne furchargent plus cette
leurs remords dans des lieux ou des Français terre infortunée de leur odieufe exiftanee. jamais les rencontrer. de
volontairemeat fsr la
ne puiffent
conduite des marins de Amoins s'aveugler
La
marchande,
a
Secondement. de conduite des marins de la marine
la mariae marchande prouve la juftefTe
ne
en doute la part qu'ils ont:
les chofes. Ils on peut revoquer
inteftine
notre manicre d'apprécier
ils ne Prife aux troubies & aux diffentions
étaient ténaoins de ce qui fe paffoit;
depuis près de trois ans minent la Coloavoir de prévention naturelle, qui
pouroient --- Page 16 ---
ni pour ni contre lun ou P'autre parti. [M) Si nie, & à la
toute la raifon eut été du côté du Portrévolte fous lagnelle elle va être
au-Prince, tous fe feroient réunis fous les engloutie, en effet prefque tous les capitaines
mêmes Drapeaux; fi tous les torts euffent qui fréquentent nos ports, ont dès le comété du côté du
mencement de la révolution prétés
feroient
Pert-au-Prince, tous fe dépendoit d'eux
Tappui. Qui
réunis à la
de
aux partifans de P'ancien ordre
les
on
raifons& lestorts Creiz-de-Bouquets, étoient donc
chofes, les a vu dans ces
aux deux partis, puifqu'on voit des communs moments fournir des armes, des premiers
marins
munitions &
pour le Por-au-Prince, d'autros
leurs équipages, 2u pouvoir exécutif poar accaCroiz-des-)
pour la bler les bons
c'eft
Bouquets, & des indécis
tions
patriotes;
par leurs rela-
> qui voudroient refier
qui
& leurs faux
la
été
neutres.
fes, les a vu dans ces
aux deux partis, puifqu'on voit des communs moments fournir des armes, des premiers
marins
munitions &
pour le Por-au-Prince, d'autros
leurs équipages, 2u pouvoir exécutif poar accaCroiz-des-)
pour la bler les bons
c'eft
Bouquets, & des indécis
tions
patriotes;
par leurs rela-
> qui voudroient refier
qui
& leurs faux
la
été
neutres. tiere &
rapports que Franee entrompée & abufée furles intentions del la
PAffemblée nationale elle même ont
enfin qui dans ces derniers
majorité des Citoyens
de
tems & encore aujourd'hui,
deSsine-Domingue. C'eft cux
poudres, de canons, & de munitions de
approvifionnent les campe des
camps, commandent
toutes efpèces, Plufieurs fort
révoltés,
affaflinats
en chef & concourent ainfi par leurs
mêmes dans ces
qui fe commettent journellement. Je
confeils & par eux mémcs aux
les gens de cou'ear, dans Jeurs
ne leur préterai point l'intention de
vil intérêt, la cupidité, fource prétentions exagér.s, ce motif eft
noble
feconder
de tous les
trop
pour
eux
mouvoir,
feuls
crinies, font les feuls
eux; le
achettent
profitent des vols & des
refforts qui puiffent les
à bas prix les denrées territoriales, brigandages que commcttent les confédérés; ils
objets que chaque individus de
les meubler, les
eette horde, 2 obtenu
eficts, Fargenterie, & autres
Quelques uns d'entr'eux n'ont. - il
pour fa part au
de leurs fortuncs
pas la barbzrie
pillage,
qu'ils croyent avoir mis
d'enlever a des
font-ils pas parti furtivement
en fureté à bord de leurs malheureux les débris
Al 2 Meffieurs fi
même fans payer les droits
batiments, pluficurs ne
conduite
comme les Ciroyens du
d'octrois. vcus n'auriez janais p2 croi-e à Port-au-Prince, vous aviez été
pour la juflesse de
Jesr bon
témoins de leur
Je
voire manière
difeemement, ni en tircr dcs
ne conçois Fas comment dappricier les choses. confequences
avoient des torts de ce
les vous avez pu conclure que les
fi vous. difi.s
Jes çue capitaines étoient
Citoyens du Port-au-Prince
également que partifans de la nouvelle
entr'cux divifés d'opinion. C'eft
torts : parceque ces deux
Conflitution & ceux de Pancien
comme
déirasteurs & des neutres
partis fe trouvent avoir
régime ont
Je rend
que j'appelle égoifles. (galement des défenfeurs, des
hommage au
& je faifit cct occafion patriotifme dc quelques uns de
ce
pour leur
Meflieurs Ics capitaines
témoignage que je rend, & celui témoigner toute l'eftime que leur
marchands, 9
de mes
conduite
perfécutions a les haines, , les
Concitoyens que
mérite, puiffe
de la part dc leurs
vengeances méme.
rend
que j'appelle égoifles. (galement des défenfeurs, des
hommage au
& je faifit cct occafion patriotifme dc quelques uns de
ce
pour leur
Meflieurs Ics capitaines
témoignage que je rend, & celui témoigner toute l'eftime que leur
marchands, 9
de mes
conduite
perfécutions a les haines, , les
Concitoyens que
mérite, puiffe
de la part dc leurs
vengeances méme. , que leurs vertus j'invoque, 9 leur faire oublier les
Le nom de. Monfeur confreres. perfeverantes leurs ont attirées
rofité & Pho'pitalité David, capitaine Nantais. Doit
tous les amis de
qu'il à exercé envers les malheureur, oceupper le premicr rang 2 fa généThumanité, les bons
doivent le rendre bien
Bordeliis, &
Citoyens n'oublieront M. cher à
quelqu'autres d'un égal mérite
pas Cibau del
reçus pour leurs feimes & leurs
dont j'ignore les noms : les Niques, capitaine
prelquinfaporrable les
enfants dans ccs moments terribles fervices qu'ils en ont
a L'affemblée
oblige à une éternelle reconmoiflance. ou la vie étoit un fardeau
a lité ont
provinciale & la
eu raifon de
Municipa- Les
a
défendre la
premieres ligues de Cc
tion que les marins vouloient corpora- truifent abfolument
Paragraphe ds
ne doit exifter de
former; il commiffaires ont tout ce que Meflieursles
force publique dans la
voulut dire de bien
Colonic, e que les Gardes
marine marchande. Si ces marins
de la
nationales, les bons
euffent été
patriotes, vrais amis de ia Gonflitution --- Page 17 ---
ils formé uns corporation criminelle
troupes de ligne & la maréchaullée qui ne auroient qu'elle tendoit à la deflruétion des. .corpe
devra plus fubfifter, du moment que PAf- puiife
à faire méprifer leurs réquifitions. fembléc coloniale aura organifé la Gendar- popniaires, commandant d'un Vaifeau dc l'état qui
merie nationale. Il ne doit plus exifter non Er,cc fouffert la formation fous fes yeux 9
plus d'autres couleurs aux cocardes, aux en a
c'efl fur une
les trois qu'il a même approuvé puifque
pompons & aux drapeaux, que méme ou- arrêté de cette cerporaticr n qu'il a fondé
couleurs de la Nation. II faut
fon refus d'obtemperer à des réquifitions
blier ces noms odienx de ralimens, qui,
n'ef-il pas. devenus complice des
jufqu'ici, n'ont fervi qu'a motiver des légale, marchands &
coupables
marins
confaquemment
a profcriptions. comme eux d'attentats contre la Confitution,
Fuifque la méconnoiffance & Pavilliffement des
pouvoirs conftitués, font déclarés crime contre
la Conftitution. Ainfi lorfque P"Afemblée nationale, rapNous approuverons pareillement l'injoncleurs fonétions ces agens publics, qu'elle
tion faite aux agents publics abfens. , pour pelleak des peines contre ces réfractaires
reprendre leurs fonéions, lorfque nous prononce,
ceux de Saint-Domingue a
vous encoaragés
fons
apprendrons que la Manicipalité,jouillanr perfivérer dans leur défertion. Et cela
des pouvoirs que la Conftitution lui donne, le fpécieux prétexte que la municipalits ne
peut en impofer aux fcélérats.
s, qu'elle
tion faite aux agents publics abfens. , pour pelleak des peines contre ces réfractaires
reprendre leurs fonéions, lorfque nous prononce,
ceux de Saint-Domingue a
vous encoaragés
fons
apprendrons que la Manicipalité,jouillanr perfivérer dans leur défertion. Et cela
des pouvoirs que la Conftitution lui donne, le fpécieux prétexte que la municipalits ne
peut en impofer aux fcélérats. & vous ne confidérés pas que tous ces fondijouit pas de la plénitude de fes pouvoirs, &
cette feule raifon ils font devenus
onnaires publics font à la tê:e des révoltés, que par
indignes d'occuper jamais aucun emploi. de Vous trouvés que la réputation de M. Gri- 9
de M. A Troifiémement. La réputation
mouard étant trop bien tondée, vous ne poueft bien fondée pour que nous
&
a
Grimouard
avec légéreté, cepende le
légé- vez porterunj jugemeent:
de
puiffions nous permettre
jnger
dant vous le jugés -. vous taxés calomnie
rement. s'être coalifés avec les brigands, avant
abfurdes les imputations qui lui font faites de
fondées. d'avoir vérifié fi ces imputations font jufles ou mal farines qu'il a faites porter par fa chaloupe
Je donne pour preuve de cette coalition, les
laiffé foriir de la rade a7ec parfaite
5 les munitions de tolte efpece qu'il a
ont été
zux brigands
refus oblinés de référer aux réquifitions qui lai
connoiffance de Jleur deftination : fes
les fortifications élévées à Bizotton
faites, d'emboffer le Vaiffeau le Borée pour détruire
faire de l'eau à Bizotion
& Marquiflan : la fécurité avec laquelle il envoyoit fa chaloupe eux. Prouvez, oùi qu'il
& fes officiers avec les brigands ; enfin fa correfpondance avec
je me foumets, à
le contraire , & je paffe pour un impofteur, un calomuiateur,
prouve
la Loi. la peine que prononce s'étre
avec la Quant à fon voyageà la Croix-des-Bouquet
> Les ans l'accufent de
ligué
Pinvitation de la Municipalité, & fa million
Crois-de-Dotquets contre le Port-au- far
d'amener les brigands à des voies
Prince; d'autres accufent la Municipalité de tàcher
Je n'ai jamais vu. dana la
abufé de la confiance de M. de de conciliaiion. >> d'avoir
conduite de la Municipalité qu'une prudesce. Grimonard, en le priant d'aller comme de confier les intérêts du peuple à un homme
des confédércs; &profitant
D médiateu auprès
connoilfoit très difpofé à les trahir;
fon équi- qi'elle
9 de fon abfence pour indifpofer
réfléchiffant
cru découcontre lui.
abufé de la confiance de M. de de conciliaiion. >> d'avoir
conduite de la Municipalité qu'une prudesce. Grimonard, en le priant d'aller comme de confier les intérêts du peuple à un homme
des confédércs; &profitant
D médiateu auprès
connoilfoit très difpofé à les trahir;
fon équi- qi'elle
9 de fon abfence pour indifpofer
réfléchiffant
cru découcontre lui. Nous voyons Jans ces mais en y
micux,j'ai
qu?ils
page
calomnies aufli abfurdes vrir leurs intentions & le raifonnement
affertions deux
fe font faits, notre entremife , notre médiaque graruites. le tion eft inutile auprès de gens a tels que les
s M. de Grimouard delire comme nous --- Page 18 ---
(16] ]
> rérabliffement de l'ordre; comme nous il : confédérés, ils connoiffent nor principes, ils
croit ne devoir employer la force publi- favent que Rous fommes obligés 2 deffendre
que qu'aprcs avoir épuifé tous les moyens Phonncur, lav vie & les droits de nos conftituans:
po&ibles de conciliation ; comme nous il Eilayont d'y envoyer un homme en
voit de bons principes & de grandes cr- poiffent avoir
qui ils
reurs des deux côtés; corme nous enfin
confianes, & qui puiffe leur fare
entendre raifon en ufant de fon
il ne voit dans chaque Français qu'un ami: faifant
autorite, &
a
valoirauprès d'eux les fervices
voilà fon crime , le notre, & celui de 25 a rendu & gu'il promettra fans doute qu'il leur
nos
millions de
frères d'Europe. de rendre
encore; cependant ii faur eagager
La Municipalité, trop honnête pour abu- le fentiment de Phonnenr, à défaut cethommeps de
fer de la confiance de qui que ce foit, trop mour du bien
celuid'2éclairée pour ne Fas favoir que fans la fubor- &ae employer P'influence public, nous procurer la paix
dination dcs marins & des
de fa qualité d'agens du
foldats, aucun pouvoir exéeutif, que nous favons très
fervice utile ne peut étre rendu par eux i fur Ies chefs de fes rébeiles, il
grande
la Nation; trop bien penfante enfin pour réfultat de fa miffion fut
part, & le
corrompre ni les uns ni les autres, eft inça- lui& dcs chefs
une lottre fignéc de
pable d'avoir encouru le reprocbe qu'on demandoient rien desbrigands, parlaquelle ils ne
moins, le
> lui fait a cette occafion. troupesde
quc. deshonneurdes
quel la Nation & leRoi leur ont confié,
ligne en garnifon, la remife des forts
qu'ils ont juréde deffendrej jufqu'à la dernière
fang ! Voila l'homme que MM. les Commiffaires jugeat être impartial, voulant goute deleur
épuifé toutes les voies de conciliations ! Voila celui cnfin qu'ils difent
le bien , qui a
celui commun a 25 million de
&
n'avoir d'autres torts que
Français à eux mêmc.
quel la Nation & leRoi leur ont confié,
ligne en garnifon, la remife des forts
qu'ils ont juréde deffendrej jufqu'à la dernière
fang ! Voila l'homme que MM. les Commiffaires jugeat être impartial, voulant goute deleur
épuifé toutes les voies de conciliations ! Voila celui cnfin qu'ils difent
le bien , qui a
celui commun a 25 million de
&
n'avoir d'autres torts que
Français à eux mêmc. Je ne balance
de
malheureufement MM. les Comifuire-reftmblent à M,
pas
le dire e
éetout l'empire Français n'eft peuplés
Grimouard; nous fommes perdus,
de
que d'arifocrates, 9 à Dien ne
nos freres d'europes., oui je n'en doute
s'ils
plaife que je penfe fi mal
à notre fecour & y mettroient un
pas,
favoicnt nos malheurs, ils voleroicnt
terme, mais l'Océan nous
nos
perdent dans fon immenfité, & fi quelques fois
fépare, foupirs, nog larmes fe
& la méchanceré des hommes
malgré les grands obftacles que la nature
ont oppofées à notre communication, ils
entendre & à fe pinétrer de l'excès de nos maux, les perfldes ennemis de parviénnent à gous
blent d'efforts pour étouffer & rendre vains les élans de
la Colonie redoude ce bon & généreux
maisle
T'humanité & les bonaes intentions
cendre fur
peuple ;
momeat approche 1 je vois des' milliers de
def. nos rives, s'informer ou font lcs auteure & les lâches
freres
affreufes calamités, , fe
inflrumerts de nos
précipiter fur cux & lcs annéantir. a Nous avons'r remarquéavec déplaifir qu'une Je reviens a M. Grimouard, il fe
prétendue dépuration d'environ quatre-vingt MM. Jer Commiffaires
plaint &
perfonnes s'étoit rendue a bord du Borée, ché a foulever fon repettent qu'on a cher-
& qu'un orateur s'y étoit permis des diféquipage pendant fon aba
cours propres à occafionner'
fence, cette affertion eft tirée de la fource imune. infurrce- pure dn mémoire de la
tion. C'eft un de fés abus que la Muni- ou eft la preuve, je défie Ciois-des-Boaquew, à
cipalité ne pouvoit p2s empécher dans l'écat de léquipage de dire, fi qui que ce foit
d'anarchie oû fe trouvoitle Port-au-Prince,
jamais Citoyen du
mais qu'elle feroit punir avee févérité fi Port-au-Prince caversleurs leur a préché P'infubordination
le méme cas arrivoit lorfque Pordre fera dit, obéiffés chefs, ala au contrairc on learatoujour
rétabli. Loi, votre chef ne doit vous
eommander qu'en vertu de la
pas la Loi, la Loi le punira, en lui obéiffant, vous fuivés la
il
Loi,sil n'exécute
ne Pétés pas, voila le
Loi, eft refpoufable & vous
langage que j'ai toujours entendu tenir par les
aux
Pourquoi MM, les Commiflaires
Citoyens,
marins. vous n'avés done
ne dites vots pas les chofes telles qu'elles fe font
pas Et6 bien inftruits,jevais donc n'acquiter pour vous de ce qui eft dià la paffés, vérité,
ivés la
il
Loi,sil n'exécute
ne Pétés pas, voila le
Loi, eft refpoufable & vous
langage que j'ai toujours entendu tenir par les
aux
Pourquoi MM, les Commiflaires
Citoyens,
marins. vous n'avés done
ne dites vots pas les chofes telles qu'elles fe font
pas Et6 bien inftruits,jevais donc n'acquiter pour vous de ce qui eft dià la paffés, vérité, --- Page 19 ---
[]
M, de Grimotard après plufieprs réquifitions de faire rentrer les navires marchaads dans
le port & de s'embofler à Bizoton, refufoit toujours fous divers prétexte d'exécuter les
réquifitions. Des Citoyens & des militaires vont à bord le
pour lui faire des
fentations fur les différens dangers dont Ja ville étoit menacéc, Porateur de cette ieprétion,
avoir
députaaprès
prononcé fon premier difcour & expofé le fujet de fa miffion dit de fon
propre mouvement & fans y être autorifé, à l'équipage, MM. fous votre bon plaifir & furla
refponfabilité de nos cêtes ! Voulez vous que M. de Grimouard vienne à terre avec nous
quer avec la Municipalité fur les motifs de fes refus à obéir aux réquifitions;
s'expli- &
la députation repondit non; en obfervant qu'un Capitaine ne doit point
fon léquipage bâtiment
tout fini la, on fe retire fort tranquillement. Cette propofition étoit quitter
imprudente, je
mais on ne peut en faire un crimc aux Citoyens. l'avoue,
> Si nous fommes affez heureux pour faire
Vous apprivoiferids plutôr les
de
entendre raifon aux confédérés de la Croix- toutes les forèts
de tygres
D
d'Afrique, que faire endes-Bouquets, nous fommes perfuadés que tendre raifon à ces confédéres; & de les 12M.de Grimouard ne fe laffera point d'agir mener à des prinçipes plus modérés, mais
en fa première qualité de conciliateur; MM- pardonnez moi une
queftion par votre
nous en indiquons un fecond dont nous première proclamation, 2 vous n'avés accordé
connoiffons parfaitement les vertus & les l'amniflie qu'a ceux qui rentreroient dans l'orconnoiffances, malgré fon extrême modef- dre, vous dites dans votrelettre qu'il faut méme
tic; c'eft M. Cambis, & nous en répon- oublier ces noms odieux de
a
ralliment qui n'ont
dons comme de nous-mêmes. fervi qu' motiver des proferiptions
donc aujoud'hui reconnoifés vousles rébelles fous le titre de confédérés. lis les 1 Fourquoi
vcis qu'zucun corps armé contre la Loi, ne peut faire des
Sije
décréts,je
armé, que les difpenfateurs de laloi doivent & ne
propofitions tant qu'il demeure
peuvent conférer, correfpondre ni
muniquer avec eux, tant qu'il perfiftent dans cet état de rébellion à la
comcc que vous n'avés pas rigoureu'ement obfervé; plus inftruits
Loi, or, MM.
lis les 1 Fourquoi
vcis qu'zucun corps armé contre la Loi, ne peut faire des
Sije
décréts,je
armé, que les difpenfateurs de laloi doivent & ne
propofitions tant qu'il demeure
peuvent conférer, correfpondre ni
muniquer avec eux, tant qu'il perfiftent dans cet état de rébellion à la
comcc que vous n'avés pas rigoureu'ement obfervé; plus inftruits
Loi, or, MM. c'eft
la
que moi, fortant du fein de
Conftitution, vous devés mieux connoitre quels font des devoirs & la route
tracce par la Loi,
qui vous eft
Vous vous promettés d'employer M. Grimouard comme conciliateur
de ce çai nous refte d'exiftance,
! Ah, MM. 2H nom
difpenfés nous de fa médiation, il nous
recevoir quelque bienfait de lui, car il faudroit
feroit trop dur de
de
fappofer & nos ennemis
pas nous limputer que nous avons changé de
ne manqueroient
vous fefons la même prière
M. principes pour adopter lcs fiens. Noua
tionnement
poar Cambis, & je vous exorte très fort a retiter votre Caupour lui. Jignore quelle étoit fa manièze de voir fur la
mais fa conduite depuis qu'il eft en cette ville m'a
révoluticn, en France ! 0 Mirabeau Mirabeau,
perfuadé qu'il penfoit commetous fes
9 que tu connaiffoit bien Ces hommes
confrères,
tu difoit il faut refondre l'armée, le falut de la
lorfqu'a la tribune de la Nation,
Conftitution
* Quatrièment. Lesaflaffinats de fang-froid Tout
en dépend. à qui femblent à préfent tenir lieu de
Citoyen honnéte gémit des excès 2UXfpecle
S
quels
s'eft
tacies au Port-au-Drince, ne nous infpipeuple
livré contre des individus
A rent pas moins d'horreur qu'ils n'en
coupables à la vérité, mais que le glaive de
infpi-. la Loifeul
D reront a la Nation & au Roi. Si vous ne nats de devoitf froid Cym-hypiluapisaihits
prenez pas fur vous, Meffieurs, de publier
fang
ces exécutions terribles. Le
la Loi martiale, & de
Peuple n'eft jamais de fang froid en parcille
déployer, d'une
s manière légale- l2 force
contré
circonftance, il n'y a qu'une très grande efferpublique
les' veffence fufcitée par la confidération de
attroupemens,vous: finirez vous-même
malheurs
fes
* étre vidimes de çes fureurs
par
& la vuE de ceux qu'il accufe d'en
épouvantables. étre les auteurs, qui puiffe le porter à les fa- --- Page 20 ---
A Le Port-an-Prince a
[18 J
pluficars fois donné
D l'e.emplec des meurtres:ilye exifte ncanmoins crifier à fa vengeanee, à moins que MM: les
un grand nombre de refpestables
Commiffaires ne fuppofent que le
d'autres, d'un égal mirite, Citoyens; Prince n'eft peuplé que de
Port-auont été forcés de icpaiffent de chair
canibales qui fe
Rutghnuceneraemmt & ce font fes & des
humaine & forment des danlermichansquifontlal Loichez vous comme times
chants d'allégreffe autour des vicilsla fentchezvor adverfaircs.
que MM: les
un grand nombre de refpestables
Commiffaires ne fuppofent que le
d'autres, d'un égal mirite, Citoyens; Prince n'eft peuplé que de
Port-auont été forcés de icpaiffent de chair
canibales qui fe
Rutghnuceneraemmt & ce font fes & des
humaine & forment des danlermichansquifontlal Loichez vous comme times
chants d'allégreffe autour des vicilsla fentchezvor adverfaircs. immolées. uns & les autres, & nous Tremblez, les Vous tâchés
vous le
d'infpirer des
répétons Municipalite, mais
craintes à notre
encore,oublierasplers vite vosi haines d'opivous n'y parviendrés p2x
nicns; çue tous les hommes honnêtes, blanes facilement, ella faitiquel Poirt elle eft
& dec
relpedée
aimée,
couleur, 3 ne perdent pas uninfant
par le peuple, elle fait
fc rallier fous la Loi, &
pour qu'a la Loi fur fon efprit, & elle l'afcendant
extermiréjufqu'ar dernier s'empicher d'être quelle ne peut étre ca plus
fait eucore
s par d'inlignes
eft
grande fureté
D
brigands, qui n'ont de force qu'à caufe lotfqu'ele crée
catourée de Citoyens
que
de votre défunion. & gui font réfolus à la foutenir qui l'ont
II exifte un grand rombre de
de leur vie. au péril
s'il en étoit
refpedables Citoyens 2
an:rcment, 1 nous ferions piécifement dans heureufement la
c'efl le plus grand, ear
Bouquets. Cu vous fuppofés pcurtant qu'il exife
méme polition que la
mais je veu: bien pour un inftant penfer
aufli un grand nombre de bons Croix-desdes-Bouquets,il y ait un grand nombre de comme vous , & admettre qu'ici, & à Ciroyens, la
méchans foient les
forts
bons
il
Croixplus
en nombre & en
Citoyens, faut
chez nous : Rous fommcs donc
pouvoir, pour faire la néceffairement Loi chez que les
abfurde & ne peut fe foutenir, également criminels, & rébelles i la Loi. eux comme
contr'elle, & je vois le
car, fi nous étions rébelles à la Loi, Cette affertion eft
pas à être
& c'eft contairs,finous étiors
de
nous ferions armé
juge,
ce que nous defirons coupables crimes, nous ne
des ennemis de la Conflitution. avec la plus grande
demanderions
nous ferions
ardenr; fi nous étions
quets, comme ele, nous n'atrions point de parfaitement d'accord avec la
annéantir ou empécher l'érabliffement des Municipalité, , nous ferions tous nos Croix-des-Bou- efforts
plus grands pariifans & de plus fermes corps populaires, & je vois qu'ils n'ont pour de
enfin,11015 exalterions
appuis que les
de
pas
jufques aux nués la
de Citoyens cette ville. Comme
fon rétabliflement & larenirée
fageffe Pancien
elle
de fes
Gouvernement, nous
& tout ce qui y a rapport eft
perfides agens, & je vois &je. fens que l'ancien reclamerions
organes des Loix, mais
parmi nous en exéciation, qu'on venère les
régime
pas f je voulo's
qu'on abhorre les tyrans & leurs infâmes
Magiftrats & les
démontrer l'oppolition des
fippots.
tabliflement & larenirée
fageffe Pancien
elle
de fes
Gouvernement, nous
& tout ce qui y a rapport eft
perfides agens, & je vois &je. fens que l'ancien reclamerions
organes des Loix, mais
parmi nous en exéciation, qu'on venère les
régime
pas f je voulo's
qu'on abhorre les tyrans & leurs infâmes
Magiftrats & les
démontrer l'oppolition des
fippots. Je ne finirois
entre la Croix-des-Bouquets & le
principes, d'opinion & de conduite qui exifte
fe font réfugiés à la
Tort-au-Prince. P'ajouterai encore que les
font
Ciroyens
péril étoit
Croix-des-Bouquets,
par ccla feul
qui
égal dans ces deux lieux, comme MM, les
coupables de erahifon, fi le
méchans font l2 La partour, il ne reftoit
Commiflaires le
celui
aux honnétes
fuppofent, puifque les
d'abandenner, de fuir une terre maudite & d'aller fe gens d'autres parti à prendre
non. Ceux qui ont été à la
réfugier en pays
que
y. ont
Creix-des-Bouquets, 2 font des
étranger; mais
reçus, D leur caufe eft commune s le crime eft leur fcélérats comme ceux qui les
plices lear faire expier leurs forfaits,
foul but, puiffent les derniers
n Permettez, Mefieurs, qu'avant de
fupaous vous repréfentions que s'il faut finir, s'oc Dans un cemps d'anarchie &e de
P cuper de la sûreté
cion, toute délaticn &
confpirapublique en
dénonciation
D
les moyers conycaables
employant aceueillie, mais la
doit étre
de furveillanes, il vent
fageffe & la prudence doine faur pas ncn plus accucillir des délati- doit détermiper le dégré de confiance
Aus faps preuves & Jouvent dénuscs de
y ajoutter & l'ufage qu'on Peut en qu'on faire
pour mettre la sâreté publique hors d'aitej- --- Page 21 ---
[91
vraifemblance : nous en fommes accaUne dernière réfexion deitterminerla difcu. toute
& nous
tion de cette lettre. Pourquoi n'eft elle pas
o blés du matin au foir,
imaginons
de M. Saint Leger. Il étoit cependant
> quil en eft de même chez vous. fignée
auroit il refufé fon affentiment oi
Nationaux-Civils délé- au Cap,y
n Les Commiffaires
plutôt la politique de. MM. les Commiffaires ne
D gaésparlel Roi aux Ifles FrangatfesdelAmé- MIRBECK. les auroient ils pas déterminés à ne point mettre
> riquefousle vent. Signé,DE
en évidence celui d'entr'eux qu'ils avoient def-
>) ROUME. de la Commiffion. tinés à venir dans cette partie, parcequ'ils
> ADET,Secrdtain
cette dernière conjedure me paroit plus probable; ; &
prévoyoient l'effet qu'elle a produit,
avoit intérét de trouver les cfprits favoen effct M.
esdelAmé- MIRBECK. les auroient ils pas déterminés à ne point mettre
> riquefousle vent. Signé,DE
en évidence celui d'entr'eux qu'ils avoient def-
>) ROUME. de la Commiffion. tinés à venir dans cette partie, parcequ'ils
> ADET,Secrdtain
cette dernière conjedure me paroit plus probable; ; &
prévoyoient l'effet qu'elle a produit,
avoit intérét de trouver les cfprits favoen effct M. Saint Leger venant au Port-au-Prince,
difpofés à fon égard, ce qu'on ne pouvoit attendre s'il eut figné cette lettre, car 9
rablement
le
& le
le taire, c'eft un vrai libelle,fait pour jetter découragement
défefpoir
& je ne puis
étoient moins
moins attachésà leuzs
dans leurs eceurs & les faire renoncer (s'ils
patriotes,
bénéfice d'une révolution 7 dont ils n'ont encore fenti que les épines, dont
fermens,) au
ils font bien éloignés de receuillir le fruit,
donc, d'obferver en dernier lieu à M.le Commiffaireq que cette conduite approJe me permettraid
anciens Miniftres, & qu'elle cft bien éloignée de la franchife
che beaucoup de celle de nos
d'hommes
feroient
devraient çaradérifer les opérations
qui
envoyés par
& de la loyauté qui
la Nation. Pamour de la Patrie ont guidé ma plume, j'ai tâché de faire paroitre PinLa vérité &
crois avoir détruit les odieufes &
nocence de mes Concitoyens dans fon plus grand jour , je
Commiffaires, les
calomnieufes impurations qui leur font faires, en reprefentant à MM. les
en fuivant une route frayée par le crime & l'impofbure,quil
erreurs auxquelles ils ont été entrainés
fincère
mets fous leurs yeux les)
leur a dérobé le chemin de la vérité. Puiffe lexpofé
que je
caufé la
détruire les impreffions qu'auront
faire rétrograder & par une réparation authentique,
faifir ni
fur les hommes faibles ou éloignés, quin'ont pu
leéture de leur lettre, principalement
du Port-au-Prince, ce
Paffure,
la conduite & les démarches des Citoyens
jourje
apprécier fera le triomphe de la julice & le défefpoir des méchans. la vérité eft tarEt s'il en étoit autrement. Mes chers Concitoyens ne perdés pas eourage, dont fe couvrent
l'avés
mais le temps arrachera le voile perfide
dive, vous
déjà éprouvé,
de Punivers
couverts de leurs crimes & du fang
vos ennemis, ils ne paroitron aux yeux
n'eft que de plus cruel fupplice pour un couinnocent, frémiffant à votre afped, parceqa'il
pas
Alors votre gloire fora d'autant
pable, que la vue d'un homme rertueux qu'il a voulu perdre. votre conftance,
qu'elle fera fondée fur votre générofité dans la profpérité,
plus complette
fermeté dans le malhear , & fur toutes les vertus civiques dont vous
votre courage, vetre
des caprices & de la méchan. elle font indépendante
avés donné tant d'exemples, qu'enfin
foit
d'efpérer,
ceté des hommes, feule récompenfe qui vous promis
Imprimé par ordre de lafociété des amis de la Confitution du Port-au-Pringe.
era fondée fur votre générofité dans la profpérité,
plus complette
fermeté dans le malhear , & fur toutes les vertus civiques dont vous
votre courage, vetre
des caprices & de la méchan. elle font indépendante
avés donné tant d'exemples, qu'enfin
foit
d'efpérer,
ceté des hommes, feule récompenfe qui vous promis
Imprimé par ordre de lafociété des amis de la Confitution du Port-au-Pringe. Signé, REVAUT. DE L'IMPRIMERIE DE J. B. V. HUGUES
A U PORT-AU-PRINCE
M. DCC. LXXXXIL --- Page 22 --- --- Page 23 ---
evrerigl.
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