--- Page 1 --- --- Page 2 ---
t21 lou
a
à
&
3 &
,
-
G
RATT DEO
Joln Carter Sraion. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HT-C.
D.14,
*
*
*
a pialez --- Page 5 ---
wl. tolonics. Com vevee, 1 agvièue lure. 1802.
*2. Covsideratiows Jur, av dl ceg ams L
CL d.americon oxpe detion Lou01805
*3. Yssai dur 2w0g Co lounes
Saris 1805.
*l.de dehart de Ca Perome.
l 1807.
* 5. Chrir lop le Colorul par dl
daui unais
Ls
* bvleme Ure 8 ur le Cypres de
La : Cou uis L ouce
l/ 1809
M Jux lutruito L dler Vegres
te 1814 --- Page 6 ---
--- Page 7 ---
ESSAI
SUR NOS COLONIES
ET SUR LE
RETABLISSEMENT DE SAINTDOMINGUE. --- Page 8 ---
A PARIS;
ET SRTROUVE
Libraire; rue'des Prêtres-StLE NORMANT,
en face de T'Eglise.
Germain-TAugereis,
Libraires,rue Pavée St. - André,
TILLTARD,
CHEZ
No. 17.
Ingrimeur-titesire, rue des PoiteAGASSE,
vins, No. 13.
Libraire, allées de Tourni.
A BORDEAUX, BEAUME,
SUBE et LAPORTE, Libraires.
A MARSEILLE,
GUICHARD, Libraire.
A NANTES, --- Page 9 ---
3.
ESSAI
SUR NOS. COLONIES,
ET SU R LE
RETABLISSEMENT DE SAINT DOMINGUE;
U
Considérations sur leur Législation, Administration;
Commerce et Agriculture.
a
PAR M. J. ABEILLE;
Administrateur des Hospices de Marscille, député du
Commerce de ladite ville près l'Assemblée constituante, propriétaire et ancien négociant à Saint Dominguc.
Leur salut désormais dépend d'un souverain,
Qui pour tout conserver, tienne tout en_sa main.
COR NEILLE.
A PARIS,
Chez CHOMEL, Impsimeur-Libraire, rue
Jean-Robert, No. 14 et 2I.
MESSIDOR AN 13. JUIN 1805. --- Page 10 --- --- Page 11 ---
NOTE
PRELIMINAIRE
Tous les Français ont dû frémir
d'indignation, en voyant recommencer la guerre après quelques instans
d'une paix qui devait consoler Thumanité depuis silong-tems souffrante."
Le commerce. se livrait à des spéculations maritimes sur la foi d'un
traité solemnel et récent, et il a vu
enlever ses navires, 2 déclarer en état
de blocus lés ports, les fleuves, les
rivières, et favoriser à Saint Domingue, l'incendie et le meurtre.
Des orateurs Anglais se sont vantés
de chdtier la France, de lui dicter
des lois, de la priver de ses Colonies. Nos fidèles et généreux alliés ont
éprouvé, à leur tour, la perfidie d'une'
promesse de neutralité 2 violée avec
a.
lever ses navires, 2 déclarer en état
de blocus lés ports, les fleuves, les
rivières, et favoriser à Saint Domingue, l'incendie et le meurtre.
Des orateurs Anglais se sont vantés
de chdtier la France, de lui dicter
des lois, de la priver de ses Colonies. Nos fidèles et généreux alliés ont
éprouvé, à leur tour, la perfidie d'une'
promesse de neutralité 2 violée avec
a. --- Page 12 ---
1) TA
barbare cupidité ; et comme - le
laj plus
manièrei si noble et si
disait, d'ine
de Cadix:
touchante, le commandant
innocent et magnanime
Un peuple
dans cette menace
s'est vu enveloppé
de chdtiment.
le sang des
210 Acette inpuseagresion,
Espagnols a dà s'enflammer comme
celui des Français, et leurs souvesans doute, 2
rains se - sont promis,
des peuples qui ne saude venger
le: mépris ou une
raient supporter
arrogance insultante,
a
de vaisseaux,
: LAngleterre plus
nombre d'habiles maun plus grand
faible et
rins : une 1 administration
laissé
troubles intestins lui ont
nos?
saurait-il être ducet.avantage; mais
hardis
rable, ét la garantir des coups
lui
que nous pouvons
et meurtriers
Nos vaisseaux se
porter sans cesse ?
les
reconstruisent malgré la guerre; --- Page 13 ---
iij)
forêts de la Corse sont inépuisables;
celles du continent français se conservent ets'améliorent. Nosimmenses
côtes et celles de T'Espagne 9 qui reconnait le danger d'un trop long repos, élevent et forment chaque jour
de nouveaux marins. Le souvenir
héroique de nos capitaines dans la
marine militaire et marchande; et
de ceux que les Hollandais et les Espagnols ont vu naitre. 9 électrise nos
ames ele.leurspourionsnousavoner
la supériorité dont se vantent de trop
orgueilleux rivaux ! La nature a
moins fait pour eux que pour nous ;
elle doit triompher, secondée par un
héros dont le puissant génie résout,
sans cesse par des faits, ce que le
monde étonné met en probléme : et,
en empruntant une des expressions
heureuses de cet ouvrage déjà si cé4
lebre, qui console les amis du beau 2 --- Page 14 ---
(iv)
de la lacune qui avait interrompu
brillantes
on peut
nos
productions,
dire aujourd'hui de ce peuple si fier,
en nommant TEmpereur :
La terreur de son, nom le poursuit dans, son isle.
Déjà les Anglais ont été punis par
Tessai I de nos forces maritimes; le
nom Français > qui se portait jadis
dans TInde, avec tant de gloire, y
de linfluence, Des officiers
reprend
habiles y font ressouvenir à ces peufatigués d'oppressions, que TAnples
doit
avoir lexclusion
gleterre ne
pas
de leurs cultures et de leur industrie.
Ces pamphlets insolens . que des
haineuses et conséquemment
passions
autorisent et propagent,
aveugles 2 :
honte de. ces lâches
tournent à la
Aateurs du pouvoir et de ceux qui les
admirent. Dès leur naissance, ils ins-.
pirent le mépris à TEurope éclairée.
peufatigués d'oppressions, que TAnples
doit
avoir lexclusion
gleterre ne
pas
de leurs cultures et de leur industrie.
Ces pamphlets insolens . que des
haineuses et conséquemment
passions
autorisent et propagent,
aveugles 2 :
honte de. ces lâches
tournent à la
Aateurs du pouvoir et de ceux qui les
admirent. Dès leur naissance, ils ins-.
pirent le mépris à TEurope éclairée. --- Page 15 ---
(v)
Un ministre de religion s'est fait applaudir à Londres, par ses imprécations homicides et ses voeux insensés.;
ce forcené voulait, dans son ivresse", 9
condamner les Français à ne voir
IOcéan et la Méditérannéc, que sur
le bord de leurs rivages
La paix peut paraitre au Gouvernement Anglais 2 un moyen plus
prompt d'accroissement pour notre marine; mais prétendre que celle
de la France ne soit pas très-formidable,c'est, comme le dit la Bruyère,
souloir empécher que la pluie tombe
ou que le Feu s'élève. Une guerre
injuste et opiniâtre double nos forces,
Elle naturaliserait, par sa durée, une
hainepeu conforme au caractère Français; mais elle serait juste et deviendrait plus terrible pour T'Angleterre,
qu'une rivalité de moyens également
puissans 2 également dangereux dans --- Page 16 ---
(vj)
leur exercice - 2 et qui par la méme
rendent les traités plus solides, le
besoin de la paix plus respecté, Celle
du continent en est la preuve ; mais
le monde civilisé aspire aussi au ré
tablissement de la liberté des mers,
à laquelle une seule nation
s'oppose 2
et c'est la France qu'il charge, par ses
voeux, de cette glorieuse entréprise,
à la voix et sous l'heureuse étoilé
d'un chef toujours victorieux, unissant la valeur d'Achille à la puissance
d'Agamemnon. --- Page 17 ---
T AB L E
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DESCHAPITRES
230 nottice 03r100 D1 3
O.NT I E NU F20s otE
AoC anDe
D ANS C E VOLU - M.E. -
11 TATE 6n0
G
S5Na8no.
03 -X
285 Arty
GHAPITRE I. Eaposition et causes des
4 désordres de, Saint Domingwes Carac
0 tère des Muldtres. Diversité d'opinions
nasurles moyens de restauration. Page I
GHAP. II. Idées générales desy Golonies.
de ramener
de
2 -
Mayens
sles Negres
& Saint Domingue à la soumission: I2
CHAP. III Systéme Colonial - qu'on a
% supposé aux Anglais; coniditiondes
23 Nègres en Amérique à et enAfrique.
a 4 SnonT sts KONan4tnOD XI SA129
CHAP! IVo Erat des Saint Domingue
- JTAS Ses produits anciens. Leur influencu
25 sur le commerce et la prospérité pulON blique. Fonds d'encourageméns
S1
Negres
& Saint Domingue à la soumission: I2
CHAP. III Systéme Colonial - qu'on a
% supposé aux Anglais; coniditiondes
23 Nègres en Amérique à et enAfrique.
a 4 SnonT sts KONan4tnOD XI SA129
CHAP! IVo Erat des Saint Domingue
- JTAS Ses produits anciens. Leur influencu
25 sur le commerce et la prospérité pulON blique. Fonds d'encourageméns
S1 --- Page 18 ---
viij
CHAP. V.
Importance des bons choix
dans les Oficiers Civils et Militaires.
De la composition des
Troupes. Climat de nos Colonies et
de Saint
principalement
Dominguc.
Tf a
CHAP." VI.
J ey
Refezions sur la liberté du
Commerce, à Saint
dant les
Domingue , penpremiers tems de la paix.
3593 3 E
CHAP. VIL.
Réfezions sur les titres de
2 propriété; et sur les villes des Colonies. TCa y a5
CHAP. VIIL. Notions
générales sur le
régime ancièn et nowveait des Colonies.
Moyens d'én rendre Fadministration
éclairée etfacile par desconscils consultatifs dans les Colonies et près
du Gouernement, h
113 - 41
6x
CHAP. IX: Continuation du même
D1
sujet.
Administration et
)
legialstionintriesres. Danger du projet d'établir un
Tribunalde Cassation dans l'une des
3 Antilles.
--- Page 19 ---
(ix
CHAP. X: Brièves observations sur-l'impôt dans les Colonies.,
CHAP. XI. Erreur du systême qui poulait perpétuer les dettes des Colons.
Nécessité des lois qui protégent les
créanciers,
: 84
CHAP. XII. Convenance : d'un sursis et
3 de réglemens d'état pour les créances de Saint Domingue, A
CHAP. XIII. Police intérieuré à légard
des blancs dans les villes et. bourgs
des colonies, ct sur l'industrie qu'on
J exerce.
TE2 oulorro 3 Ar 9 93
CHAP, XIV, Réflerions surl'étendue des
propriétés, la concession des terres,
la divisibilité des patrimoines.
97.
CHAP. XV. Réflezions sur 3 - l'entière A
possession de l'isle Saint Domingue,
et sur les terres de la partie nommée
Espagnole.
Io5
( CHAP. XVI. Moyens d'améliorer les cultures 7 les Machines et les instrumens
quiy ont rapport.
--- Page 20 ---
(xij)
des réflexions, adoptées
par quelques
en général
éminent,
personnes d'un mérite
deux
parmi lesquelles se trouvent
anciens administrateurs de Saint
Domingue, honorés de la
de sa Majesté, et.
confiance
ans,m'aceordent qui depuis vingt
qu'elles seront
leurestinedeapere
accueillies avec bienyeillance, en- attendant
y ajouter les
que.je puisse
paix les rendra développemens dont la
La
susceptibles. :
d
sage lenteur qui
la rédaction des lois du accompagne
français, garantit de
continent
tation
toute Précipis
Colonies, celles.qui sont destinées à nos
donc être Lexropinions ne sauraient
trop tôt discutées sur cet
important sujet. De leur : résultat
naitra Tharmonie de
tis
doit régir toutes les lalégislation qui
vaste et brillant
parties de ce
Empire.
CL
Quel'espérance des colons les plus
la rédaction des lois du accompagne
français, garantit de
continent
tation
toute Précipis
Colonies, celles.qui sont destinées à nos
donc être Lexropinions ne sauraient
trop tôt discutées sur cet
important sujet. De leur : résultat
naitra Tharmonie de
tis
doit régir toutes les lalégislation qui
vaste et brillant
parties de ce
Empire.
CL
Quel'espérance des colons les plus --- Page 21 ---
'( xiij )
malheureux renaisse ! Le génie et les
armes de l'Empereur les protégent;
ses bienfaits les recherchent. Un
même ciel a vu naitre l'auguste
compagne du trône : plus ils sont
à plaindre et plus ils intéresseront Sa
bienfaisance et sa bonté, si justement
vantées. Tenant par la plus douce
union à une famille qui en a éprouvé
les effets, et que j'indique dans une
note de cet écrit, qu'il me soit permis d'ajouter pour elle et pour moi,
à T'hommage public, cet hommage
particulier de gratitude, d'admiration
et de respect.
t --- Page 22 --- --- Page 23 ---
ESSAI
SUR NOS COLONIES,
ET SUR, LE
RETABLISEMENT DE SAINT DOMINGUE.
CHAPITRE PREMIER 2
Exposilion et causes des désordres de
Saint Domingue. Caractère des Muldtres. Dipersité d'opinions sur les
moyens de restauration.
La Guadeloupe, à peine sortie des hor
reurs de la révolte ret d'un régime
absurde reparaissant, malgré la guerre
aussi florissante que la Martinique ; notre
marine reprenant de léclat et de l'audace ;
nos ennemis tremblant à leur tour pour
leurs propres foyers ; quels présages plus
heureux pour nos Colonies en général,
et même pour le rétablissement,de Saint
Domingue 2 cette isle que fixent, d'un
ceil inquiet, tous les hommes sensibles 1
I --- Page 24 ---
(2)
Nos troupes sauront se maintenir
la partie importante
dans
qu'elles y
Fut-elle
occupent.
abandonnée, la reprise de cette
colonie serait facile,
2 puisque Tabord
en est ouvert de toutes
parts et que les
brigands quiy sont
armés, ne sauraient
tenir devant nos guerriers. 97
Les malheurs de cette contrée
affreux
sont trop
pour. en retracer les détails : la
snibiliévodraitvoiler)
bleau de ce
Tépouvantable -
tacarnage ; la nature le repousse
avec horrear. Ce qui
appartient à l'histoire est déjà consigné dans divers
d'oà son burin la fera ressortir
écrits,
et plus fidèle
plus épurée
: jamais il n'eut à peindre
d'aussi longs, d'aussi horribles
La France
tourmens.
vengerasurles chefsdecest noirs
cannibales, (1) les mânes de nos
tes, livrés par de détestables compatriobras
sectaires, à des
parricides; favorisés depuis
quinze
(3) Je n'ose scuiller.çet écrit du, nom de quelqnes
frangais,qui servaient ces antropophages pour
de l'or" dans les entrailles furvantes de leurs tronver
Auront-ils un asyle sll jour de In vengeance P frères.
les chefsdecest noirs
cannibales, (1) les mânes de nos
tes, livrés par de détestables compatriobras
sectaires, à des
parricides; favorisés depuis
quinze
(3) Je n'ose scuiller.çet écrit du, nom de quelqnes
frangais,qui servaient ces antropophages pour
de l'or" dans les entrailles furvantes de leurs tronver
Auront-ils un asyle sll jour de In vengeance P frères. --- Page 25 ---
(5)
ans par la haine, lenvie et la fureur de
nos ennemis. L'Empereur veut ressaisir
et restaurer la plus riche portion des domaines de la métropole, remettre sous ses
lois ces esclaves poussés à la révolte
plutôt que révoltés. Las de traîner l'insuportable chaîne de leurs pareils
5 les liens
qui les attachaient à leurs maîtres, leur
paraitront moins durs. Dans tous les tems
ils furent effrayés d'appartenir à des
de couleur.
gens
N'en doutons point; en brisant d'une
main hardie ces théories
vagues, ces abstractions ridicnles autant que
funestes, enfans hideux d'une philosophie
absurde,
plus cruelle encore dans ses effets, à
Saint Domingue,qu'en
France, en chargeant le sénat de la constitution des
lonies, le Gonvernement
COa voulu donner
le secret de ses sages
pensées. Il a senti
que des climats différens, d'autres
d'antres
cultures,
usages, d'autres hommes avaient
besoin d'autres lois : que
leur destination',
pour remplir
les colonies devaient --- Page 26 ---
(4)
avoir un code préparé
de ceux
par Texpirience
qui ont vécu dans ces contrées
instruits dans T'administration
intérieure,
Tagriculture et le commerce,
2 qu'une longue habitude des lieux et des affaires,
peut seule bien apprendre.
Alors seront
forcés au silence, ces raisonneurs
qui veulent décider
inquiets,
ce qu'ils ne peuvent
connaître et substituer des
systémes à des
raisons démontrées.
L'expérience du passé ne sera pas
due pour l'avenir ; que toute défiance perle choix des
sur
moyens qui seront employés;
pour ramener le bonheur dans le sein de
nOS isles, soit donc désormais
des rivaux
bannie; que
trop altiers perdent toute espérance sur la durée d'une stérilité
flatte leur jalousie
qui
comme leur avarice.
Trente millions de Français ne sauraient
T'entrevoir long-tems encore,
3 dussent-ils
braver des périls nouveaux,
supporter
toutes les privations pour reprendre cette
riche portion du patrimoine commun. Jamais ils ne s'en croiront
dépouillés, tant
donc désormais
des rivaux
bannie; que
trop altiers perdent toute espérance sur la durée d'une stérilité
flatte leur jalousie
qui
comme leur avarice.
Trente millions de Français ne sauraient
T'entrevoir long-tems encore,
3 dussent-ils
braver des périls nouveaux,
supporter
toutes les privations pour reprendre cette
riche portion du patrimoine commun. Jamais ils ne s'en croiront
dépouillés, tant --- Page 27 ---
(5)
qu'ils habiteront les bords des deux
qui leur présentent chaque
mers;
du nouveau
jour le chemin
monde.
Mais les esprits aigris par le
iuquiets sur leur sort à venir malbeur,
nent diversement
2 raisong
sur l'objet de leurs est
pérances. Chacunse forme un plan et
de celui qui lui
s'irrite
penser qu'un
paraît contraire, sans
Gouvernement.
ses projets loin des
éclairé, mûrit
che le bonheur
passions, , et qu'il cherseils
de tous, dans. . des consages , qui repoussent
faiblesse et T'excessive
également la
n'ont connui
rigueur. Ceux qui
nos colonies, que dans
tems de désordre,
des
les élémens
croyent trouver dans
qui l'ont causé, des motifs
pour repousser les leçons des
antérieures. Selon eux , les hommes époques
choses ont tellement
et les
des
changé, qu'il faut
moyens nouveaux pour arriver
but qu'on se propose.
au
C'est au contraire,
mes plus calmes
3 aux yeux des homet plus
simplifiant les idées,
expérimentés, en
en fixant ses regards --- Page 28 ---
(6)
sur la destination des colonies
2 en interrogeant le passé et l'exemple des isles
bien ordonnées, qu'on peut arriver à un
retour d'ordre et de
gouvernement régulier, qui permette de retrouver les biens
que l'on regrette.
Les tems ont
varié, sans doute ; des
hommes quin'avaient eu qu'ane existence
forcée ont cru qu'ils allaient vivre dans
l'indolence et
Tinsubordination; mais en
changeant d'Etat ou de maitres, ils ont
trouvé des tyrans ; et hormis les favoris de
ces divers brigands, qui se sont disputés
le
pouvoir 2 toutes les conditions ont été
plus dures etsont devenuesi
insupportables.
Les mulâtres se sont trouvés sous le
coûteau de ccs : negres qu'ils croyaient
inférieurs à enx,et ont été, tour-à-tour
ou bourreaux ou victimes. Ils devaient ;
le jour aux blancs et des propriétés et
ils ont été à la fois,
;
spoliateurs et parricides. Leurs affreux excès ont excité de
cruelies vengeances 2, et pour y échapper,
ou dans le désordre des
ils
passions,
se
tres se sont trouvés sous le
coûteau de ccs : negres qu'ils croyaient
inférieurs à enx,et ont été, tour-à-tour
ou bourreaux ou victimes. Ils devaient ;
le jour aux blancs et des propriétés et
ils ont été à la fois,
;
spoliateurs et parricides. Leurs affreux excès ont excité de
cruelies vengeances 2, et pour y échapper,
ou dans le désordre des
ils
passions,
se --- Page 29 ---
(7)
sont unis à ces noirs, 3 dix fois supérieurs
méditant le massacre de tous
en nombre, bientôt le leur. Dans toute
les biancs et
les mulâtres considérés en
leur conduite, 2
ont montré à leurs prétendus
général, métropole, leurs mauvais penamis dela
et
chans, leur incapacité, leur perfidie
commisération des hommes de
perda la
les blancs d'inbonne foi, qui accusaient
justice et de dureté envers eux.
Cette classe d'hommes, qai, comme toumérile des exceptions, a
tes les antres,
été très-mal jugée en France; pinsieurs
d'entr'eux élevés parmi nous ou exempts
des défauts qu'on leur reproche', ont montré des talens et des moyens qui fesaient
T'espèce d'abjection dans laquello
regrelter
tous soumis. Plus vains que
on les croyait
fiers, plus téméraires que braves, ce qu'on
citer à leur avantage; est déprépourrait
enfance sans frein
cié par les vices qu'une
a
parmi eux.
.et sans principes,
propagé
Tindolence, la vaine OSLe libertinage,
tentation en sont l'effet le plus commun ; --- Page 30 ---
(8)
mais ce serait une injustice
confondre tous. Il
que de les
s'est trouvé
des hommes d'un naturel
parmi enx
heureux,
rendu des services
qui ont
nombre
aux blancs, et un
de femmes de celte
grand
ont montré de
couleur leur
T'affection.
Les préjugés qui
séparaient, en quel.
que sorte, les mulâtres des
seront jamais condamnés
blanes, ne
très-sévèrement
par ceux qui ont voyagé en
dans nos isles, mais ils
observatours
dlifiés
peuvent être mopar les lois, autant
peuvent
que celles-ci
agir sur l'opinion.
droits devant les
L'égalité en
tribunanx est le plus
précieux de tous, et quand elle
clamée pour
sera proles'nègres et mulâtres
le législateur aura fait tout
libres,
vait
ce qu'il poupour eux. Les avantages de la
ciété seront alors dans
SOen Europe,
nos isles 2 comme
attachés aux talens, aux vertus, à la fortune qui
distinguent les
mes entr'eux ; c'est à les
homdevront
acquérir qu'ils
s'appliquer. La couleur n'est
un signe de réprobation. Parmi
point
les femmes,
ée pour
sera proles'nègres et mulâtres
le législateur aura fait tout
libres,
vait
ce qu'il poupour eux. Les avantages de la
ciété seront alors dans
SOen Europe,
nos isles 2 comme
attachés aux talens, aux vertus, à la fortune qui
distinguent les
mes entr'eux ; c'est à les
homdevront
acquérir qu'ils
s'appliquer. La couleur n'est
un signe de réprobation. Parmi
point
les femmes, --- Page 31 ---
(9)
savent faire oublier
il en est beaucop qui
a de sombre, et les hommes do
ce qu'elle
conduite sage, ont toujours éprouvé qu'on
savait les distinguer de la multitude.
Les blancs de la Martiniqne et de FIslen'étaient pas différens de ceux
de-France,
de Saint Domingue 5 mais il parait que
hommes de couleur de ces isles ont
les
montré bien plus de sens et de modération. Ils ont été les auxiliaires des blancs S
contre les noirs qui. ont tenté des séditions, et ces deux colonies n'ont éprouvé
inquiétudes; mais à
que de passagères
TIsle-de-France, sur-tont, d'affreux instiet des décrets impolitiques ou sangateurs
écartés,
guinaires, ont dtétrès-adroitement
à Dieu
eussent trouvé les
et plàt
qu'ils
mêmes obstacles à Saint Domingue, dont
l'étendue a fait et prolonge le malheur! (1)
(1) Mon dessein n'a pas été de faire un gros vOlume, ni de me livrer à la controverse que pourraient entrainerdes objections. J'ai suivi, en pensée,
15 ans à Saint Domingue.
ce qui s'est passé.depuis
Je sais tout ce qu'il y aurait à dire sur les diffo- --- Page 32 ---
(10)
Qu'on ne cherche donc
pas dans de
vains prétextes des motifs
la
que
mauvaise. foi, et souvent l'ignorance
ont
senté avec audace,
précomme les véritables
causes des maux qui dévorent,
depuis si
long-tems, cette magnifique contrée.
les
Que
propriélaires infortunés abjurent, à leur
tour, de trop justes mais inutiles
ressentimens ; qu'ils ne regardent, s'il
les malheurs
se pent,
et les pertes qu'ils ont
cpronrentes prétentions élevées de la part des. blancs
réunis en assemblées, et de la part des
couleur libres. Je connais la
gens, do
de ceux, du Nord, de l'Ouest différence de condaite
tifs qui
et du Sud, et les mol'ont, Deut-étro, guidée. La guerre de
Toussaint et de Rigaud, les haines
la fureur des partis et des
qui subsistent 2
férens souvenirs
vengeances, tous ces difdoivent être effacés. La France
done l'exemple : elle fera des loix.
en
obéira. Elles seront le fruit
auxquels chacun
il ne serait
d'tne discussion dont
peut-étre pas sage de -mnontrer
les détails. Ceux qui ont été à Saint
tous
pendant la
Domiugue,
révolution, ne savent pas
ceux qui l'ent bien connu
mieux, que,
lui convient,
auparavant, tout ce qui
Toute autre opinion serait au meins
ridicule.
done l'exemple : elle fera des loix.
en
obéira. Elles seront le fruit
auxquels chacun
il ne serait
d'tne discussion dont
peut-étre pas sage de -mnontrer
les détails. Ceux qui ont été à Saint
tous
pendant la
Domiugue,
révolution, ne savent pas
ceux qui l'ent bien connu
mieux, que,
lui convient,
auparavant, tout ce qui
Toute autre opinion serait au meins
ridicule. --- Page 33 ---
(I)
vés que comme un naufrage dont il faut
recueillir les débris, sans se livrer à des
regrets superflus, 3 ou à des fureurs, qui
ne font retrouver , ni les compagnons de
voyage 2 ni les effets que Neptune a précipités dans les flots ! --- Page 34 ---
12)
CHAPITRE II
Idées générales des Colonies.
de ramener les
Mayens
Negres de Saint Domingue à la soumission.
Nos Colonies
considérées
d'Amérique doivent étre
comme des pays essentiellement agricoles leurs grandes habitations
commedes manufactares
importantes, leur
commerce, , si on excepte la
d'oi les étrangers retirent Martinique,
de consommation
divers objets
venant de nos ports
s'y borne presque à des échanges
rienrs ou avec la métropole.
intéséparée de Saint
L'analyse
Domingue, la Martinique, la Guadeloupe, Sainte Lncie, Tabago, Cayenne ou la Guyane
ne serait qu'une
Française,
mée dans divers description déjà renferouvrages. Nous
pour suivre nofre plan,
devons,
les
nous borner à
généraliser. Les cultures de Saint Domingue, en sucre, café, coton, cacao,
--- Page 35 ---
(15)
sont aussi celles des autres
en
Colonies, et
parlant de cette principale
c'est embrasser,
possession,
3 a-peu-près, toutes les
conséquences qu'on peut tirer de
des
Fanalyse
autres, sous les rapports d'administration, de régime et de culture.
dant la Guyanen'est
Cepenpas considérée comme
une colonie à sucre ; on y en fait trèspeu. Le café, le coton et le
sont les
rocou, en
principales prodactions, On ne
cultive en grand l'indigo
qu'à Saint
Domingae. La facilité de la déscrtion des
nègres de la Guyane
Française et son climat, seront toujours des obstacles à
progrès. On présume,
ses
néanmoins,
le pays s'améliorera par les
que
et
défrichemens; ;
qu'avec le tems, on
surmontera, à
T'exemple des Hollandais, les
grands inconvéniens qui,
jusqu'ici, se sont
à une grande
opposé
prospérité.
Les
Isles-de-France et de la Rémnion,
produisent principalement du café et du
coton, 3 mais ces Colonies orientales doivent étre envisagées sous le triple
rap-
moins,
le pays s'améliorera par les
que
et
défrichemens; ;
qu'avec le tems, on
surmontera, à
T'exemple des Hollandais, les
grands inconvéniens qui,
jusqu'ici, se sont
à une grande
opposé
prospérité.
Les
Isles-de-France et de la Rémnion,
produisent principalement du café et du
coton, 3 mais ces Colonies orientales doivent étre envisagées sous le triple
rap- --- Page 36 ---
(14-).
port des cullures, 5 du commerce étendu,
qu'on nomme d'Inde à Inde, et d'un
militaire et intermédiaire bien
point
important
pour nos relations avec les contrées les
plus éloignées de l'Asie.
Nous ne dirons rien de
isle
Tabago; cette
exige de réflexions
particulières, à
cause de sa situation qui la
de
rapproche
Fimportance de l'isle Trinité, Le nouveau traité de paix donnera occasion
de
parler de ces deux colonies.
Celle de Sainte -Lucie est de
quelqu'imporiancepour) lcs cultures, mais l'air qu'on
y respire est généralement
si cette
fiévrenx, et
possession n'était pas essentielle
comme point
militaire, 2 elle exciterait, un
moins grand intérét.
Bientôt, sans doute, une nouvelle Colonie se fondera à Saint
le reste de la
Domingue, avec
population
blanche, 2 qui a
pu échaper à la fureur des monstres
vonlsientI'andantir.
qui
Des hommes précieux,
habiles dans l'art de la
culture, de la
fabrication du sucre et de l'indigo,
exis- --- Page 37 ---
(15) )
nombre. Is y formetent en assez grand
ront de nouveaux colons, dès qu'on pourra
cultiver avec sécurité.
y
des négociations
Il est à craindre que
seules ne suffisent pas pour ramener la
population noire sous nos bannières, et
faille. la. combattre. A ce moment
qu'il
libres, 2
les mulâtres et les nègres, autrefois
des erreurs, dont ils sont, en goabjurant
devraient of- .
néral, cruellement punis,
frir leurs bras aux blancs et devenir leurs
fidèles auxiliaires. Ceux qui ne sont pas
déponrvus de sens reconnaissent qu'ils
de repos et de bonheur
ne peuvent goûter
blancs ct de la méque sous T'égide des
tropole.
soient les torts et les crimes
Quels que
le
nombre de ces hommes,
du plus grand
peut étre sincère ; et le châtiment
repentir
l'exil seront reservés à ces coeurs
ou
endurcis
de grands forfaits sigua2 que
leront. Mais ce n'est point eux qui peule commandement et Tadveht partager
ministration. Les chefs destinés aux pre
de bonheur
ne peuvent goûter
blancs ct de la méque sous T'égide des
tropole.
soient les torts et les crimes
Quels que
le
nombre de ces hommes,
du plus grand
peut étre sincère ; et le châtiment
repentir
l'exil seront reservés à ces coeurs
ou
endurcis
de grands forfaits sigua2 que
leront. Mais ce n'est point eux qui peule commandement et Tadveht partager
ministration. Les chefs destinés aux pre --- Page 38 ---
(16 )
sauront discerner les
mières magistratures
rares que des services, des
exceptions
justifier à tous
talens distingués peuvent
Ces hommes savent comme nous,
les yeux.
morale est dans nos isles 5
qJue la force
solide,
comme la plus
la plus puissante
la conserver, il faut la reset que pour
pecler dans toutes ses combinaisons.
S'il faut combattre, la victoire ne sera
douteuse; mais les révoltés en se
jamais
feront crainretirant dans les montagnes,
dre des incursions nocturnes, qui retardeT'établissement paisible de nos culraient
les chefs actuels ont proclamé
tures : déjà
se soucette menace ; mais pourront-ils
des secours de la mer, que
tenir privés
bâtimens de
nos traités et de nombreux
pas d'arriver
guerre, ne permettraient
d'enjusqu'à eux, si la cupidité continuait
maritimes et les lois de
freindre les règles
deviendraient bientôt leurs
Thonneur. Que
leurs munitions, quelqu'amas qu'ils
armes, 2
faire ? Réunis sur un seul
en ayent pu
ces hordes barbares, ne pourraient
point,
X
mer, que
tenir privés
bâtimens de
nos traités et de nombreux
pas d'arriver
guerre, ne permettraient
d'enjusqu'à eux, si la cupidité continuait
maritimes et les lois de
freindre les règles
deviendraient bientôt leurs
Thonneur. Que
leurs munitions, quelqu'amas qu'ils
armes, 2
faire ? Réunis sur un seul
en ayent pu
ces hordes barbares, ne pourraient
point,
X --- Page 39 ---
(17)
subsister long-tems, résister à une. ati
taquecombinée: y
: dispersés, une milice tous
joursactive, aidée de guerriers acclimatés,
bientôt détruit ou ramené ces préaura
tendus incas, ces perfides imposteurs parr
lant de Dieu qu'ils outragent, de la liberté
qu'ils ne: vantent que pour s'arroger: le
droit de tyraniser.
Parminos combattans. 2 peuvent être appellés ceux de nos alliés qui sont habi-i
tués à des climats chauds et àune vie sobre,
C'est sans doute, un des meilleurs moyens,
de diminuer les inévitables pertes, qu'entraînent desemblables expéditions.
C
de
et
-
La diversité d'origine,
penchans
de langage, sera toujours parmi les néune source de. division dont un peu
gres, d'adresse pent tirer parti, Les négres créoles, ceux de la côte d'Or, du Sénégal,
de Mosambique, ont des inclinations différentes. Sans entrer dans des. détails minutieux, il suffit d'indiquer ce moyen, 2
pour faire appercevoir de quelle ressource
il pent étre.
--- Page 40 ---
(18)
En général, les nègres sont supersticomme tous les hommes ignorans. 3
tieux,
mais ils n'ont aucune répugnance pour.
pieuses. C'est avec soumisnos pratiques
se font chrétiens ;
sion et respect qu'ils
le secours de quelques bons pasteurs, sera
le retour de l'ordre. On a
précieux pour
de 1802, le compte
vu dans T'expédition
qu'ontrendu, de leurinfluence,
avantageux
ministérielles.
les dépêches
au reste, être trop hardi que
Ce serait,
tous les
de présenter avec assurance,
qui peuvent être employés pour
moyens
existans, et la
la conservation des nègres
du vagabondage: en dirigeant
répression
si lointaines 2 on doitnédes opérations
les talens et
cessairement se reposer sur
des hommes sages et expérila capacité
en
mentés à qui elles seront confiées, 2
dans leurs mains les différens
mettant
avoir besoin.
moyens dont ils peuvent
évènemens qui suivront les tems
Les
mieux faire connaître
présens, pourront
nécessaires
quel est le nombre d'hommes
du vagabondage: en dirigeant
répression
si lointaines 2 on doitnédes opérations
les talens et
cessairement se reposer sur
des hommes sages et expérila capacité
en
mentés à qui elles seront confiées, 2
dans leurs mains les différens
mettant
avoir besoin.
moyens dont ils peuvent
évènemens qui suivront les tems
Les
mieux faire connaître
présens, pourront
nécessaires
quel est le nombre d'hommes --- Page 41 ---
(19)
à la première expédition, quels seront
les points sur lesquels il faudra se porter, ;
et les amis dont le Gouvernement peut
réclamer l'assistance, 2 si elle est nécessaire. Il est affreux de se souvenir de celle
qu'ont reçue, par un détestable trafic, les
noirs révoltés de Saint Domingue, 2 même
des peuples qui n'étaient pas en guerre 1
avec nous. --- Page 42 ---
20 )
ILL
CI HAPITRE
Colonial qu'on a supposé aux
Systéme
condition des Nègres en
Anglais ;
Amérique et cn Afrique.
les torts des GouSi on devait rappeller
supposée
vernemens dont la paix 2 toujours
ramène les réconciliations, on
prochaine,
les différens discours
serait tentéd'analyser
à
d'Anglelerre a retenti
dont le parlement
Le ministère Anla reprise des hostilités.
a-t-il dà partager des opinions qui
glais
volcan dans toutes les Antilles
ouvraient un
justifier tous les moyens
et qui pourraient
e ? Quelques
violens de représailles..
secret du
écrivains ont pensé que le voeu
Britannique, était de déGouvernement
sorte, les autres
shériter, en quelque de leurs isles d'Apuissances maritimes
dans les mains
mérique, pour renfermer des cultures de
anglaises, par T'exclusion
et les inTInde, presque tous les sucres --- Page 43 ---
(21 )
digos qui se consomment en Europe, sans
réfléchir à la cherté du transport des susi
distance ; de ces
cres, à une
grande
idées, ils ont conclu que PAngleterre se
aisément de la perte de ses
consolerait
possessions dans les Antilles 2 pourvu que
les autres fussent sans culture; que les
l'abolition de la traite des noirs
projets sur
de ce calcul
étaient dictés par le principe
odieux.
dit-on, celui de lord
Ce plan était,
mais si l'on en considère les
Chatam ;
conséquences pour toutes les puissances
alors dans une abmaritimes, , plongées
d'un
et pour la fortune
solne dépendance,
nombre de propriétaires et comsi grand
la folie
merçans anglais, 2 on appercevra
d'un pareil projet.
conserve ses grands
Si l'Angleterre
trèsmaritimes, elle aura une
moyens
dans les richesses de l'Amégrande part
qu'elle
rique, sans perdre le commerce
danslindeorienpestretonmablemeatbied
tale, mais doit = elle se flatter de conser-
'un
et pour la fortune
solne dépendance,
nombre de propriétaires et comsi grand
la folie
merçans anglais, 2 on appercevra
d'un pareil projet.
conserve ses grands
Si l'Angleterre
trèsmaritimes, elle aura une
moyens
dans les richesses de l'Amégrande part
qu'elle
rique, sans perdre le commerce
danslindeorienpestretonmablemeatbied
tale, mais doit = elle se flatter de conser- --- Page 44 ---
(22) )
T'exclusion qu'on lui voit ambitionner
ver
du monde ? Une grande
dans cette partie
qu'elle envahit dans
partie du territoire
doit lui échapper par plusieurs
IInde, 2
nous nous
dont le sujet que
causes 2
ne comsommes proposé de traiter, 2
l'analyse ; mais elles sont sufporte pas
T'histoire de nos
fisamment indiquées par,
qui nous offre tant d'exemples à
jours,
Présumons
imiter et. de projets à suivre.
Anglais atdono que le Gouvernement
un très-grand prix à ses
tachera toujours
leur produit ne
isles à sucre, ( quoique
de celui
soit que la moitié, à-peu-près,
obtenions des nôtres, ) au comque nous
des côtes
très-étendu et très-riche
merce
malgré M.
d'Afrique et de Mosambique,
Wilberforce, et les orateurs qui semblent
Sila champartager son opiniatre projet.
bre des communes se portait, un jour,
de subversion
à accueillir ce principe
coleniale, celle des pairs arrêterait, sans
doute, cet élan de T'enthousiasme philantropique. Limportance que ce Gouver-
- --- Page 45 ---
(25)
nement a attaché à l'isle'l Trinité 2 - précieuse
des cultures et de
sous le double rapport
heureuse situation pour le commerce
son
et des bords de
interlope du Mexique
T'Orénoque, prouve son éloignement pour
le plan gigantesque que [des politiques
étrangers lui supposent.
revenant à des idées plus
L'Angleterre
aurait dà concourir elle-même au
saines, ,
à Saint
rétablissement de la discipline
maritimes deDomingue. Les puissances
vraient voir avec effroi ou un noble médes peuples sans civilisation oppripris,
de l'une d'elles. Toute rimer les sujets
valité, toute haine devraient cesser qnand
il-s'agit de venger un semblable affront,
comme elle cesse quand on rencontre en
même pendant la guerre, un navire
mer,
ennemi prêt à s'engloutir ou un voyageur
dont le résuloccupé de découvertes,
devient le domaine commun sur la
tat
sphère des connaissances humaines.
en parlant des
On ne peut s'empécher,
Colonies, de s'indigner contre ces décla-
les sujets
valité, toute haine devraient cesser qnand
il-s'agit de venger un semblable affront,
comme elle cesse quand on rencontre en
même pendant la guerre, un navire
mer,
ennemi prêt à s'engloutir ou un voyageur
dont le résuloccupé de découvertes,
devient le domaine commun sur la
tat
sphère des connaissances humaines.
en parlant des
On ne peut s'empécher,
Colonies, de s'indigner contre ces décla- --- Page 46 ---
(24)
véhemens, qui présentaient les
mateurs
colons comme des destrucpropriétaires
teurs de T'espèce noire 2 les armateurs qui
d'Afrique , commne de
font le commerce
Leurs écrits , leurs exabarbares geoliers.
gérations, bien plus coupables encore que
inhumains, ont contribué à
les colons
et sont efla ruine de Saint Domingue,
toutes les puissances marifrayans pour
doués
times. Les hommes peu réfléchis ou
sensibilité mal raisonnée, détourd'une
naient les yeux des malheureux manouvriers, de tant d'autres individus euroqui-auraient dû absorber leur compéens
Texciter davantage, que ces
passion ou
Africains snécessaires, indispensables même
la culture de ces terres brûlantes.
pour
Thistoire de l'intérieur de l'AfiEn lisant
faites à la barre du'
que, les réponses
d'Angleterre, en interrogeant
parlement
les hommes les plus instruits et les plus
on demeure convaincu que
désintéressés. 2
nègres sont moins à plaindre dans nos
les
dans leur pays, oû l'esclavage
isles que --- Page 47 ---
(25 )
subsiste de tems immémorial, et oh le
résultat des guerres est la destruction des
vaincus qu'on ne peut vendre. L'absence
totale des européens n'empécherait pas
la fréquence de ces guerres qui sont de
l'cssence de ces peuplades barbares : ajoutons que les Français sont de tous les
colons, pent-étre, les moins sévères et
les plus attentifs à la conservation des
esclaves.
Au reste, le problême de la servitude
est devenu une discussion oiseuse 2 depuis
les puissances maritimes, se sont fait
que
la guerre pour conquérir ou conserver
des Colonies. Les conseils des souverains
doivent répondre seuls des déterminations
Fintérêt de Tétat leur: fait adopter.
que
Le philosophes doivent les éclairer, Inais
si l'opinion de quelques-uns d'entr'eux
étaient des décrets, le monde serait mal
conduit. On se rappelle, à ce sujet, le
a
bon mot du grand Frédéric.
Loin de nous la pensée de justifier les
cruautés, l'abus du pouvoir, 2 le caprice
des Colonies. Les conseils des souverains
doivent répondre seuls des déterminations
Fintérêt de Tétat leur: fait adopter.
que
Le philosophes doivent les éclairer, Inais
si l'opinion de quelques-uns d'entr'eux
étaient des décrets, le monde serait mal
conduit. On se rappelle, à ce sujet, le
a
bon mot du grand Frédéric.
Loin de nous la pensée de justifier les
cruautés, l'abus du pouvoir, 2 le caprice --- Page 48 ---
( - : 26 )
des maîtres et des homines
peu faits
en conduire d'autres
pour
; les réglemens les
plus sévères doivent les
prévenir autant
que la nature de nos propriétés
peut le
coloniales,
comporter ; mais en
les
généralisant
reproches, on avoue le désir d'une
critique bien ou mal fondée,
tanisme
un charlad'humanité qui ne prouve
en faveur de ceux qui la
pas
préconisent.
Sans doute il existe
par-tout des
mes cruels et barbares,
homplus
peut-étre
inhumains,
encore 2 que les nègres ne sont
perfides et vicieux, et dont les lois
vent toujours faire
ne peujustice; mais quels
reproches peut-on adresser au plus
nombre des colons
grand
Français et des
rans d'habitation.
g6-
(r) Sévères, mais
ils exigent un travail
justes,
égal, inférieur,
(1)Je me plais à citer une lettre
mémoire de M. Odeluc,
9 qui honore la
de M. de Galiffet,
7 gérant ies belles babitations
dans la plaine du Cap. II lui
dait, lors des premières
mandanger de la révolte
insurrections, que le
la
menaçait sa vie; mais que s'il
perdait, ce serait au milieu de Ses nègres. Pen --- Page 49 ---
(27)
peut-élre, à celui de nos journaliers. Autour de leur table on distribue aux enfans
abondante; les femmes sont,
une nourriture
vers la fin de leur grossesse et pendant
méqu'elles sont nourrices 2 soigneusement
Lhôpital de chaque habitation
nagées.
tenu, 2 visité chaque
est soigneusement
Les vicillards ct
jour par un chirurgien.
abandonnés
les invalides ne sont jamais
leurs maîtres. On ne voit point comme
par
homme tendre la main
en Europe, un
des
pour se substanter ; indépendamment
terreins destinés à la nourriture de nègres,
jouit dun
chacun d'eux ou chaque ménage
petit jardin qui lui donne, en supplément,
douceurs d'une certaine aisance. On
les
maitre
s'emciterait avec mépris un
qui
des petites propriétés que les
parerait
acquérir. On en a vu
esclaves peuvent
qui avaient amassé beaucoup d'argent.
de tems après, il périt. en effet de la main de.ces
barbares, qu'il conduisait en homme qui sait commander. Les nègres du Cap disnient en proverbe,
heureux comme nègres Gallifet.
ément,
douceurs d'une certaine aisance. On
les
maitre
s'emciterait avec mépris un
qui
des petites propriétés que les
parerait
acquérir. On en a vu
esclaves peuvent
qui avaient amassé beaucoup d'argent.
de tems après, il périt. en effet de la main de.ces
barbares, qu'il conduisait en homme qui sait commander. Les nègres du Cap disnient en proverbe,
heureux comme nègres Gallifet. --- Page 50 ---
(28 )
Les jours de fête ils viennent
les
vendre dans
marchés, les objets de leur industrie.
Les femmes des
propriétaires ou celles
qui ont leur confiance, veillent
de
aux soins
l'allaitement ef de Thopital.
Apprenons,
d'ailleurs, aux détracteurs des
colons,
que le Gouvernement était
obligé d'arrêter par de fortes charges, leur
à renoncer à la
penchànt
propriété de ceux à
ils croyaient
qui
devoir beaucoup de reconnaissance. (1) On a trop vu de quelle af
fienseingratitade ces bienfaits ont été payés.
(1)Jepourrais pour pronver ces traits de
et faire appercevoir la necessité d'être bienfaisance
envers les nègres, citer de nombreux très-sevère
Je me borne à ceux que je trouve
exemples.
ches. Feu M. Bérard,
parmi mes promon beau-père, l'un des plus
grandepreprieaires, commandant à la petite
et décoré, après un long
rivière, 9
neuf
service, fut père de
enfans, nes à Saint
mais
en
Dumingue,
élevés
France. Chacune de leurs nourrices a eu sa
liberté à la demande de leur respectable mère.
Dans leurs habitations; un nègre qui avait obtenu trop de confiance, fit périr, par le
les amans des négresses qu'il convoitait.
poison 9
La terreur
qu'inspirait ce monstre, fermait la bouche - de celles --- Page 51 ---
(29)
cette analyse, la raison
Sans prolonger
les soins que doivent prenseule indique
des hommes qui fondre de leurs nègres,
sur le travail et la
dent leur bien - être
conservation de ces individus. L'adminisJeur laisser la police intétration peut
le
rieure de leurs domaines, en n'exigeant
aux tribunaux, , que pour la purecours
crimes. Le capitaine
nition a des grands
les
Tof fficier envers
envers. ses matelots,
aussi
soldats qu'il commande prèsentent
d'un chef qui inflige des peines
limage
Le code qui
sans recourir à des juges.
les uns et les autres est, à-peuguide
policés.
près,le même chez tous lespeuples
est permis de censurer les vices
01 Ah!sil
doux de
dé l'ordre social, il est plus
les observatenrs des devoirs
rappeller
Ce n'est pas, , au reste 2 de
qu'il impose.
faire connaitre ses crimes.. Ce neifut
qui auraient pu de trente de ces: malheureux, dans
qu'après la mort
découvrit qu'il en
le courant d'une année, qu'on
à dire sur le
était l'auteur. Que n'aurait-on pas
vol, l'incendie et la désertion P
dé l'ordre social, il est plus
les observatenrs des devoirs
rappeller
Ce n'est pas, , au reste 2 de
qu'il impose.
faire connaitre ses crimes.. Ce neifut
qui auraient pu de trente de ces: malheureux, dans
qu'après la mort
découvrit qu'il en
le courant d'une année, qu'on
à dire sur le
était l'auteur. Que n'aurait-on pas
vol, l'incendie et la désertion P --- Page 52 ---
(50)
nos villes dissolues que devraient
amères
sortir ces
critiques d'un pays où
talité et la bienfaisance
Thospiétaient
ment cxernées; où l'on ne
généralel'excès de nos
connaissait pas
fréquencedu
déprayations, malgré la
concubinage,
cansée par l'extrême
principalement
le nombre dhommes disproportion entre
ches. Un
et de femmes blanpréjugé que la
vait justifier, éloignait les politique poublancs du
riage avec des femmes de
maqui le bravaient étaient couleur. Ceux
liés, et quelque riches nommés Mésapar
qu'ils pussent être
enx-mêmes, ou par de semblables
unions, on ne les recevait
bonne société, Ces
point dans la
désirer
réflexions doivent faire
que des européennes
donnent, par leur présence, vertiensesly
sions d'en former de
plus d'occadécentes. Pour
légitimes et de plus
les encourager
Gouvernement
5 l'ancien
accordait des
très-flateurs aux enfans blancs avantages
nos isles de légitime
nés dans
des
mariage. Ilsjonissaient
prérogatives de la noblesse. --- Page 53 ---
(51)
CHAPITRE IV.
Etat de Saint
Dominguo. Ses produits.
anciens. Leur influence sur le
merce et la
comproséritépublique: Fonds
drencouregement.
LisLE de Saint
Domingue est dévastée,
mais les terres n'en sont
condes.
pas moins féUn long repos aura même amé
lioré celles qui, dans les plaines
étaient
trop fatiguées, La majorité de la
lation noire y subsistera,
popuy cultivera encore. Malgré la destruction des
des magasins 3F des moulins à maisons,
café, à
sucre, à
coton; on fera, avec de la tranquillité, des pas rapides vers la restauration. Des Cases couvertes de
paille remplaceront des bâtimens plus solides; des
moulins finis et plus commodes
2 seront
remplacéspar des machines informes,
mais
propres encore à procurer des denrées
saines et vendables, et avec elles
on re-
. Malgré la destruction des
des magasins 3F des moulins à maisons,
café, à
sucre, à
coton; on fera, avec de la tranquillité, des pas rapides vers la restauration. Des Cases couvertes de
paille remplaceront des bâtimens plus solides; des
moulins finis et plus commodes
2 seront
remplacéspar des machines informes,
mais
propres encore à procurer des denrées
saines et vendables, et avec elles
on re- --- Page 54 ---
(3-)
tablira bientôt tous les moyens de peri
fection et derichesse. On a vuavec quelle
Tincendie de la ville du Cap
rapidité
1803. Les cannes à sucre
fut reparée en
après dix-huit mois de planproduisent
mois
tation et repoussent dans quelques
fois.
des rejettons bons à couper plusieurs
Celles de lInde, qu'ona plantées avec succès dans d'autres isles, sont plus précoabondans. Le
ceset ont des sucs plus
dans la troicafier * commence à rapporter
et
lieu de penser
sième année,
il-yia
détruit, quoique le défant
qu'on en a peu
être.
de sarclage et d'entretien, aura pu
habitations abandonnées. La:
funeste aux
produit, tout de suite 2)
graine d'indigo
teinture. On
Therbe donc on extrait cette
trois fois comme. nos fourla coupe
Le coton est un arbuste qui porte
rages.
année. Les patates et
dans la première
de nourriture demeurent
d'autres moyens
nos lé-:
dans la terre que
moins long-tems
Enfin, la nature - y est 2 en tout,
gumes.
aussi prodigue qu'active.
Mais
ées. La:
funeste aux
produit, tout de suite 2)
graine d'indigo
teinture. On
Therbe donc on extrait cette
trois fois comme. nos fourla coupe
Le coton est un arbuste qui porte
rages.
année. Les patates et
dans la première
de nourriture demeurent
d'autres moyens
nos lé-:
dans la terre que
moins long-tems
Enfin, la nature - y est 2 en tout,
gumes.
aussi prodigue qu'active.
Mais --- Page 55 ---
(33 )
Mais le
Gouvernement ne voudra
se reposer après une si grande
pas
tion sur les seules
dévastade l'industrie.
ressources du sol et
Pour profiter
des avantages
promptement
que TEtat attend de Saint
Domingue, des fonds
sont nécessaires: Il faut d'encourogemens lui
rie
dans une sucrepresqu'antant de mulets que' de nègres, quand il n'y a pas de moulins
eau, et ces moulins comme
à
ont été détruits. C'est
ces animaux
le besoin le
pressant, Les chevaux et les boeufs plus
remplacent point, et d'ailleurs
ne les
espérer d'en retrouver
on ne peut
Le tableau des richesses beaticoup.
traire de nos isles,
qu'on peut exdont le
était évalué,
produit annuel
en 1789, à plus de
millions, dans lesquels Saint
participait pour les' deux
Domingue
fluence sur la
tiers, leur inprospérité nationale
ce moyenréparateur des
3 enfin,
fait désirer
maux dela guerre,
que toute mesure
nieuse soit écartée,
parcimoquand il s'agit de
prendre tant de biens. Ce
reque les Colonies
--- Page 56 ---
(54)
doivent à la métropole est calculé à 400
millions. Le nombre d'individus qu'elles
dans leur action et leur réacoccupaient
tion est infini. Ce mouyement s'apperçoit
coup-d'ail; il est immense.
au premier
elles
Tous nos ports de mer vivifiés par
ainsi
nos fabriques ; la marine mique
dans
litaire s'angmentant avec rapidité
marchands
cette pépinière > de matelots
;
d'échange, rendant les nations
ces objets
tributaires de la France, au
étrangèrés
la balance du commerce était,
point que
vérifiées
d'après des calculs sévèrement
de millions en sa faveur. La Capitale et
villes, embellies par la
d'autres grandes
de tant d'hommes opulens, qui
présence
et
faisaient élefixaient leur séjour
y
y
ver leurs enfans ; tous ces avantages fraples # moins familiers avec les
pent les yeux
d'intérêts d'état, et les esprits les
calculs
engourdis sur l'inactivité des ports
plus la ruine de tant de milliers de proet
colons et de négocians S, dont
priétaires
excitaient autant l'admirales richesses
'hommes opulens, qui
présence
et
faisaient élefixaient leur séjour
y
y
ver leurs enfans ; tous ces avantages fraples # moins familiers avec les
pent les yeux
d'intérêts d'état, et les esprits les
calculs
engourdis sur l'inactivité des ports
plus la ruine de tant de milliers de proet
colons et de négocians S, dont
priétaires
excitaient autant l'admirales richesses --- Page 57 ---
(35) )
l'envie de toutle continent eution que
ropéen.
du levant dont les imporLe commerce
était
trente millions,
tations surpassaient
alimenté par nos sucres,
principalement
diminunos cafés, nos indigos. Quelque
tion que les évènemens politiques apporde notre ancienne industent à ce genre
l'entrée de nos navires dans la mer
trie,
notre part future dans le commerce
noire 2
les débouchés
des lieux qu'elle baigne,
facilès dans l'intérienr de
nouveaux et plus
TItalie, bienfaits que nous devons aux pro- *
fondes conceptions de F'Emperenr. 5 autant
annoncent à Marseille,
qu'à ses victoires 2
activité
retrouvera cette brillante
qu'elle
dans
lui assignait la troisième place
qui
des villes maritimes. Cela sera
le rang
le
sur-tout, si comme - on Jespère,
systême de franchise mixte qui régissait son
est retabli pour le plus grand
commerce 2
intérêt de IEtat. Cet attrait, que présente
comme aux nationaux 2
aux étrangers
voisins dans les
l'adroite politique de nos --- Page 58 ---
(56)
les projets
ports d'Italic, 2 reveillerait
d'agrandissement du superbe bassin de
cette cité célèbre. Depuis long-tems on
insuffisance pour contenir les
prévoit son
navires que son commerce, 2 dont les relations embrassent le monde connu: 2 peut
occuper un jour.
bonhenr
Enfin, toutes les sources du
seront grossies de ces trésors que
public
fécondes renferment
les terres les plus
au moment où des bras
pour se r'ouvrir
et des capitaux leur seront rendus.
Ces vérités ne sont senties, dans toute
leur force, que par les hommes instruits.
On ne saurait faire trop d'efforts pour les'
tous les habitans de
rendre palpables : à
TEmpire. Qui que vous soyez,, propriétaires, commerçans 2 marins 2 artistes 2
tous devez apporter une part à l'ofvous
frande que réclament nos Colonies.
Vainement compterait-on, pour Saint
sur les ressources du comDomingue,
même étranger, dans les premiers
merce,
L'impuissance d'un côté;
momens'de paix.
saurait faire trop d'efforts pour les'
tous les habitans de
rendre palpables : à
TEmpire. Qui que vous soyez,, propriétaires, commerçans 2 marins 2 artistes 2
tous devez apporter une part à l'ofvous
frande que réclament nos Colonies.
Vainement compterait-on, pour Saint
sur les ressources du comDomingue,
même étranger, dans les premiers
merce,
L'impuissance d'un côté;
momens'de paix. --- Page 59 ---
(57) -
la défiance de Tautre,
prolongeraient languissamment T'époque si désirable de
restauration.
sa
Qnoiqu'onaitpu
le traité
penser,après
d'Amiens, dans le conseil de
Bordeaux, les nouveaux malheurs doivent y avoir fait renoncer à des
ces, qui pouvaient même, alors, espérans
très-hardies,
, paraître
C'est donc dans cette circonstance
la profusion serait économie,
que
les plus
que les voeux
pressans doivent être adressés à
TEmpereur, et que sa bienfaisance
son génie, doivent être sécondés comme
prit public.
par l'esAh ! qu'ils l'ont trop
senti, ces rivaux
trop fiers de leur opulence,
des calculs
2 habitués-à
que notre éducation n'a
mais si généralement
jaétendus, que
eux, Peu d'hommes de la classe
parmi
distinguéo
ignorent, en
fluence
Angleterre, quelle est l'indes Colonies du nouveau
M
sur l'éclat d'une grande nation, monde,
que répandait sur la
, et celui
isles
France, celui de nos
a toujours blessé lenrs yeux. Ils --- Page 60 ---
( 1 38 )
savent tous; ce que beaucoup de personnes
parmi nous, que c'était de Saint
ignorent
sortait la moitié des sucres
Domingue que
qui venaient en Europe.
de nos propres mains
C'est, au sur-plus,
dont on s'est servi, pour jetter les premières étincelles de cet embrâsement: Quels
soient les coopérateurs des maux que
que
nous avons soufferts, à quelqu'exéeration
voués, sommes - - nous conqu'ils soyent
solés ? Que, du moins 2 cette terrible leçon
à nos
du passé soût toujours présente
comme elle l'est à nos regards!
neveux,
sacrifices de la guerre, c'est
Après les
manufactures coloniales, que
pour nos
devons en faire. L/état vient au senous de celles de la Franee, qu'il en
cours
le tribut d'encousoit béni ! Mais qu'ici
pnisse être aussi abondant que
ragement
le sera celui de la terre.
En lisant dans T'histoire des deux Indes;
nous citons avec timidité
(ouvrage que
des violentes déclamatious qu'il
à cause
oulon trquve des tableaux
renferme,mais
manufactures coloniales, que
pour nos
devons en faire. L/état vient au senous de celles de la Franee, qu'il en
cours
le tribut d'encousoit béni ! Mais qu'ici
pnisse être aussi abondant que
ragement
le sera celui de la terre.
En lisant dans T'histoire des deux Indes;
nous citons avec timidité
(ouvrage que
des violentes déclamatious qu'il
à cause
oulon trquve des tableaux
renferme,mais --- Page 61 ---
(59) )
historiques qui auraient pu être séparés ,
pourlinstruction commune, qu'on ne peut
même se dispenser de connaitre, quand
tient à T'Empire qui a une si belle
on dansles richesses du nouveau: monde,)
part
en lisant - ,. disons-nous 2 ce que devint
dans la guerre de 1756,
la Guadeloupe,
lui
en trois ans 2 par les avances qu'on
prodigua, quels voeux ne forme-t-on pas
Saint Domingue, dix fois plus étenpour bien antrement féconde. Un oradue et
teur célèbre, ( M. le cardinal Maury ,)
lacdisait en 1790 ; en faisant remarquer
croissement de Saint Domingue, que Toude T'abbé Raynal, n'était plus sur
vrage
vieille chronique. Trop
ce point, qu'une
écrivain,
véhément... Trop heureux
nos regards sur un tapis de
il promenait
parsemé d'or et de pierreries 2
verdure, fermé les
avant qu'un voilen
et il a
yeux
contrées
funèbre s'étenditsur ces brillantes
décrites. ! Les
qu'il avait - si élégamment
l'époque que nous vecomptes publiés'à
nons de citer, par M. Barbé-Marhois, --- Page 62 ---
(40)
Cet administrateur aussi habile
qui montra les abus et les
qu'intégre;
de ce -beau
ressources de
pays, où nos yeux
d'hui ne fixent que des
aujourruines, frappent
d'admiration. Depuis Ia paix de 1783,
époque très-brillante
pour Saint Domingue, qui vit flotter
villons
presque tous les paconnus dans ses ports, 2 la
lation et les produits de la
popnpartic. Française étaient augmentés d'un
isle qui,
quart. Cette
comme on le sait, a 160 lieues
de longneur, 350 de
circuit, 30 en largeur moyènne, presque
peut
par-tout fertile 2 :
occuper un jour plus de mille navires; dix ans peuvent nous montrer
brillant tablean, et la moitié de
ce
suffirait avec de
ce tems
grands
trouver la
moyens 2 pour remajeure partie des anciens revenus, Avant que des inains barbares
sent repris le pouvoir,
euson, élait
de
cé bonheur.
près
Ces idées flateuses ne peuvent être
gardées comme des illusions
reque par ceux
quine connaissent pas ces fertiles contrées.. --- Page 63 ---
(41 )
Peu de tems suffira pour convainere les
incrédules si des chefs expérimentés et
vertueux justifient l'espérance de la France
et la. confiance de son chef auguste, si
tout le bien qu'ils peuvent faire n'est pas
contrarié par l'intrigue et la cupidité.
Ah! que des guerriers illastres; des ma-.
gistrats honorables, puissent ne plus voir à
leurs côtés des hommes qui croyent que le
conrage seul,E peut obtenir des hommages.,
qui se font de la véritable gloire une si
fausse notion, qu'ils pensent qu'on peut
l'obtenir, sans avoir une ame aussi pure,
aussi brillante qu'elle !
chef auguste, si
tout le bien qu'ils peuvent faire n'est pas
contrarié par l'intrigue et la cupidité.
Ah! que des guerriers illastres; des ma-.
gistrats honorables, puissent ne plus voir à
leurs côtés des hommes qui croyent que le
conrage seul,E peut obtenir des hommages.,
qui se font de la véritable gloire une si
fausse notion, qu'ils pensent qu'on peut
l'obtenir, sans avoir une ame aussi pure,
aussi brillante qu'elle ! --- Page 64 ---
(42)
CHAPITRE V.
Importance des bons choiz dans les
Aiciers Civils et Militaires.
of
position des
De la comTroupes. Climat de nos
Colonies et
principalement de Saint
Domingue.
Aphès avoir choisi des chefs
d'une grande
dignes
confiance, la nation
les mémes veenx
formera
pour les
qui leur seront donnés, coopérateurs
reuse
et pour Theucomposition des troupes destinées
à reprendre et conserver Saint
Celles qui ontvécu dans des climats Domingue.
doivent, comme nous l'avons chands,
dit, être
préférées. Ce sera un
de trouver un certain nombre grandavantage que
riers acclimatés
de nos guerdans les pays conservés.
On avu en 1783, 15 à 20 millel hommes
troupes
de
françaises et espagnoles, à Saint
Domingue 2 destinés alors à
de la Jamaique. Les
s'emparer
anciens administra- --- Page 65 ---
(45)
attesteront qu'il y avait une extrême.
teurs
entre la mortalité des uns
disproportion
moins ardent
et des autres. Le caractère
leur, sobriété , les préserdes Epagnols, 2
désolent commuvaient des maladies qui
au-délà du Tropique.
nément nos troupes
que
Ils n'en éprouyaient pas. davantage
dans leur propre pays.
fatalité tant dhommes'ontPar quelle
? D'autres
ils péri dans la dernière paix
celles du climat y ont concauses que
étaient, dit-on,
tribué. Les hôpitaux y
tenus. Aucune précaution ne gatrès-mal
dangereuses
rantissait des rechûtes plus
Sans doute, le
souvent que les maladies.
des européens
climat est meurtrier pour
dans
livrés à une activité continuelle
la chaleur du jour et Thumidité des nuits;
salées, les boissons
mais les nourritures
et le défaut
spiritueuses, Tintempérance
soins dans les hôpitaux de > sont des
de
destructives. C'est donc
causes également
Tadministration susur les préposés que
avoir les
périeure doit soigueusement
, le
souvent que les maladies.
des européens
climat est meurtrier pour
dans
livrés à une activité continuelle
la chaleur du jour et Thumidité des nuits;
salées, les boissons
mais les nourritures
et le défaut
spiritueuses, Tintempérance
soins dans les hôpitaux de > sont des
de
destructives. C'est donc
causes également
Tadministration susur les préposés que
avoir les
périeure doit soigueusement --- Page 66 ---
(44)
yenx. La plus active sévérité
contenir l'avidité
peut seule
d'une foule
balternes, qui fondent
d'agens sules privations
leur fortune sur
vaise
qu'ils imposent ou la mauqualité des alimens.
dans le cours de
Trop d'exemples
linqniète
nos guerres, 2 justifieront
surveillance des clieft,
Ce serait une erreur de croire
climat de nos islcs
que le
servation
s'oppose à la condes hommes. Je me
des caleuls de M. Mozard,
rappello
Perb-au-priuce,
imprimés au
talité dans
comparatifs de la morSaint
nos villes et dans celles de
Domingue; ils prouvent, sans
que, qu'elle n'est
replimunément.
pas plus grande comLa
Martinique est plus saine
que Saint
cette isle Domingue, en général; mais
n'a de dangereux que les lieux
'oà-l'on n'a pu encore combler
"sécher les
ou desmarais; on n'y connaît
bôte féroce ou vénimeuse;
aucune
tout, les vents
; presque parou les brises
y rafraichissent,
périodiques
vieillit
j purifient l'air ; on y
presqu'antant que dans la partio --- Page 67 ---
(45 )
méridionale de FEnrope, on y connait
moins de genres d'infirmités, 2 quand on
mène une vie sobre , qu'on' a pu prévenir les premières effervescences du sang,
quand l'esprit ne s'y frappé pas de la
crainte de la mort, faiblesse qui seule peut
la causer, en affectant trop Timagination
et en corrompant les humeurs.
rarement des
Les femmes y éprouyent
maladies ; elles doivent cet avantage à
leur constitution : il prouve qu'on doit y.
combattre ce qui procure des réplétions
et préyenir, en arrivant t, les inflammations
la saignée. On respire dans les monpar
tagues et même sur des sites peu élevés,
lair du printems ; on y" recueille des 16des herbes potagères semblables à
gumes, ,
des melons 5
celles d'Europe, et' par-tout,
des oranges, des ananas et d'antres, fruits
Le
embaume les valsavoureux.
jasmin
lons. Les propriétés, dans les plaines,
sont entourées par des haics de
sur-tout,
citronniers toujours verds.L'ordre ramené,
qnelques rivières mieux dirigées 2 telles,
ems ; on y" recueille des 16des herbes potagères semblables à
gumes, ,
des melons 5
celles d'Europe, et' par-tout,
des oranges, des ananas et d'antres, fruits
Le
embaume les valsavoureux.
jasmin
lons. Les propriétés, dans les plaines,
sont entourées par des haics de
sur-tout,
citronniers toujours verds.L'ordre ramené,
qnelques rivières mieux dirigées 2 telles, --- Page 68 ---
(.46 )
exemplo, que TArtibonite qui pour
par
fertiliser davantage 3
rait, sans danger,
Tune dès plus belles plaines qui en porte
on verrait bientôt ce beau
le nom 2
dans un état de prospérité, qui
pays
de l'imaréaliserait les rèves fantastiques
gination.
reHeureux tems pour ces contrées,
viendrez vous encore ! On dormait sans
crainte dans nos isles, les portes entr'ousécurité dans
vertes : on y voyageaitavee
comme dans les montagnes.
les plaines
et le mulâtre respectueux, y.
Le nègre
blanc comme un être suregardaient un
suffisait,
périeur, et cette force morale
à la sûreté de tous. Plusieurs
presque, dit-on, abusaient de cet ascenhommes, cherchez donc sur la terre 2
dant ; eh !
n'abusent
des lieux où les êtres vivans'
de.leurs avantages. Censeurs inquiets
pas
foi, que n'aurait-on pas
ou de mauvaise
votre:
à dire, si on examinait, de-près,
conduite privée! --- Page 69 ---
(47)
CHAPITRE VI
Reflezions sur la liberté du Commerce,
d Saint
Domingue 7 pendant les premiers tems de Va paix.
LA liberté du commerce
étranger dovol
nant, peut-étre, 2 pour Saint
dans les premiers
Domingue,
loi
tems, nécessité, cette
impérieuse devant laqueile tout fléchit, T'attention se portera sur les faveurs
que peuvent attendre les
le feront en
nationaux, qui
concurrence. Il serait
hardi d'indiquer les conditions
trop
vra
qu'on deimposer et les encouragemens
pourront être accordés,
qui
confiance
pour exciler la
dans les . crédits, dont les COlons auront besoin. Mais on peut aller
devant des principales diflicultés
aucher dans le
et cherpassé, quelques guides
surs que des voeux ou des
plus
somptuenx.
conseils pré. /
Nous avons fait remarquér que le bos:
aux, qui
concurrence. Il serait
hardi d'indiquer les conditions
trop
vra
qu'on deimposer et les encouragemens
pourront être accordés,
qui
confiance
pour exciler la
dans les . crédits, dont les COlons auront besoin. Mais on peut aller
devant des principales diflicultés
aucher dans le
et cherpassé, quelques guides
surs que des voeux ou des
plus
somptuenx.
conseils pré. /
Nous avons fait remarquér que le bos: --- Page 70 ---
(48)
soin le plus pressant, était celui des mulets.
Les Espagnols peuvent seuls nous en fournir avec'a abondance, à cause du
de la côte ferme
voisinage
d'Amérique, Ceux qu'on
éleve dans les Etats. Unis, sonfirent de la
trop .
grande chaleur et n'ont pas le pied
aussi endurci. Les Espaguols de cette côte
ne recevaient, autrefois,
2 en échange de
ces animaux, qn'une faible partie de leur
valeur en marchandises. Il fallait donner
en espèces la plus forte solde. Cet article
essentiel exige donc beancoup d'argent.
Viendront ensuite les besoins de bras
que les guerres 2 les traitemens barbares,
les maladies
vénériennes, en l'absence des
personnes habiles dans l'art de
auront réduit,
guérir,
pent-étre, à la moitié de
la popalation de 1790, calculée
alors à
450 mille esclaves. Le besoin
d'autant
en sera 2
plus urgent, que les hommes industrieux qui acquerront des
terres, ou
aucun
nigre, peut-être, 2 ne sera attaché,
n'auront d'antres ressources que celles d'en
acheter dans les
cargaisons qui se présenteront
l'art de
auront réduit,
guérir,
pent-étre, à la moitié de
la popalation de 1790, calculée
alors à
450 mille esclaves. Le besoin
d'autant
en sera 2
plus urgent, que les hommes industrieux qui acquerront des
terres, ou
aucun
nigre, peut-être, 2 ne sera attaché,
n'auront d'antres ressources que celles d'en
acheter dans les
cargaisons qui se présenteront --- Page 71 ---
(49) )
senteront. C'est sur-tout
2 pour cet objet
principal que nous craignons de n'être
facilités que par le commerce
On va d'abord se demander étranger.
on doit espérer du crédit
comment
priétaires
pour des pro-
, qui ne pourront offrir
revenus Ients et incertains.
que des
passé
L'exemple du
répond en partie à cette objection;
guelque différence qu'il y ait entre l'état
actuel des terres et celui d'une
antérieure.
époque
On a vu à la Jamaique des
cians ou des facteurs de riches négo:
anglaises, faire de très-forts
maisons
et
crédits à des négocians
très-longs
établis à Saint
Domingue, dans les principales villes
même à de grands
et
propriétaires. Ces né4
gocians en divisant les nègres
avaient achetés, à longs
qu'ils
mains de
termes, dans les
plusieurs propriétaires
vaient espérer de récouvrer
2 pouleurs
une partie de
avances, 2 avant Texpiration du tems
obtenu par eux 2 et trouver dans leurs
fonds ou dans d'autres crédits, les
moyeris
--- Page 72 ---
50)
d'en attendre la solde.
(1) Des
de France,
armateurs
peuvent faire les mémes
rations. et consentir à
opéne retrouver la
majeure partie de leurs
bénéfices
capilaux et des
qui y seront ajoutés
tiellement et d'année
que parnant
en anée, en
confiance dans les indivldus
proploiteront des terres si
quiex.
fécondes. On
une maison de
cite
Londres, qui fit
plusienrs millions de crédit à
pour
priétaires,
divers propendant le tems que les Anglais
(T) L'auteur de cet écrit
neutres, qui lui furent
paya pour les bâtimens
en 1780. 8r et
adressés au
un
Port-au-Prince,
et d'occident. 82,
million de droits
Il en a conservé l'élat,
d'octroi
M. Barbé-Marbois. Il fitlui-méme
légalisé par
dits à des propriétaires
de très-forts créau comptant,
qu'il passait comme ventes
d'après l'usage des isles
l'armateur ne connait
étrangères ot
respondant.
pour débiteur, que son corL'indemnité des - avances et de la
acheteurs se trouve dans une plus garan'ie des
sion, qui est de cinq
forte commisautant sur les
pour cent sur la vente 7 et
retours ; elles valent la peine
ménagées. La maison Foache
d'être
commissions plus étendues
a fait au Cap dee
encore,
après l'usage des isles
l'armateur ne connait
étrangères ot
respondant.
pour débiteur, que son corL'indemnité des - avances et de la
acheteurs se trouve dans une plus garan'ie des
sion, qui est de cinq
forte commisautant sur les
pour cent sur la vente 7 et
retours ; elles valent la peine
ménagées. La maison Foache
d'être
commissions plus étendues
a fait au Cap dee
encore, --- Page 73 ---
(51)
occupaient la partie de
l'Ouest de Saint
/
Domingue, quoique cette possession fut
tres-précaire, et que la guerre civile fàt
allumée dans toute l'isle. Les
négocians
entreprenans savent que les grandes
rations demandent du tems et des
opéet qu'ilfaut courir des chances si avances,
obtenir de
on veut
grands profits. Il est done
probatle que de riches capitalistes seraient
tres-disposés à faire avec les
res du sol, le plus
propriétaiproductif du monde
eonnu, un commerce étendu
de bonnes
5 protégé par
loix, et qu'ils pourraient suivre pendant plusieurs années : ce qui est
plus désirable, sans doute, que le commerce sous pavillon
étranger, L ressource
qu'on n'invoque que dans un extréme
besoin, ) ce' qui éviteraitla distraction
la métropole d'une grande
pour
partie des
duits de 1 Saint
provoir de
Domingue 2 ce serait de
richés négocians, de tous les
établir dans nos ports des maisons pays,
fissent le commerce de la traite des
qui
assez hardis
noirs,
pour demeurer privés, --- Page 74 ---
(52)
pendant quelques années, 3 de leurs
dans l'espérance d'un
fonds;
et
commerce lucratif
toujours croissant ; nous devons former ce veu, mais il ne peut s'accomplir
que par l'effet d'une confiance
tière que celle
plus enqui s'est montrée, jusqu'ici, entre ces capitalistes et nous. Il
y aurait de la
à
la
présomption se flater de
voir renaitre au moment même de Ia
paix. Au sur-plus
2 indépendamment des
ressources encore abondantes
tent à
2 qui resquelques riches négocians français, et à plusieurs
personnes très - entreprenantes, (il est certain que
lens étrangers
d'opuavaient, après le traité
d'Amiens, écrit dans nos ports,
offrir des fonds en
pour
commandite, pour le
commerce de nos Colonies : ainsi
tout ohilya a à gagner le
par3
génie du commerce et de l'industrie
applanit les obstacles quiparaissent les plus
Nos
décourageans.
besoins pour Saint Domingue étant
tels qu'il faille ne pas
perdre un instant
pour J pourvoir A nous voudrions entre-
trangers
d'opuavaient, après le traité
d'Amiens, écrit dans nos ports,
offrir des fonds en
pour
commandite, pour le
commerce de nos Colonies : ainsi
tout ohilya a à gagner le
par3
génie du commerce et de l'industrie
applanit les obstacles quiparaissent les plus
Nos
décourageans.
besoins pour Saint Domingue étant
tels qu'il faille ne pas
perdre un instant
pour J pourvoir A nous voudrions entre- --- Page 75 ---
(55 )
voir Ia possibilité de retenir,
senl pavillon, le
pour notre
commerce de cette
sans que l'état déjà soumis à des
isle;
si considérables
dépenses
pour la marine et les
troupes 2 fut obligé à des avances. Mais
si ces voeux sont impuissans,
à concilier l'intérêt des
cherchons
colons et celui des
préteurs, sans perdre de vue les créances
anciennes." Le balancement de ces divers
intérêts est, lui seul, le sujet d'une
fonde discussion.
proQuelques opinions
ticulières ne fixeraient
parpas l'attention publique et la confiance de Tadministration.
Le commerce de France
s'éleva, avec
beauconp de force et de
T'ordonnance
raison, contre
que s'étaitpermise, en 1788,
quoiqu'avec de bonnes vues
2 M. Duchilleau, alors gouverneur à Saint
malgré la noble et
Domingue,
de M. de Marbois, vigourense résistance
son collègue. Elle
autorisait les étrangers à introduire
nègres dans la partie du Sud
des
Colonie, dont les.
de cetfe
habitans élevaient de
fortes plainfes sur l'abandon où les laissait --- Page 76 ---
(54)
le commerce de France pour la fourniture des nègres. A la vérité, les
teurs de nos ports préferaient l'abord armades
quartiers plus opulens du Cap et du Portau-Prince 2 mais le Gouvernement: ne
vait laisser aux
pouéfrangers un commerco
que les Français pouvaient faire. Cette
donnance fat cassée
orcomme on pouvait
leprévoir, cependant les étrangers avides
de partager un grand commerce,
tout de suite, des
firent,
expéditions et en avaient
préparé un grand nombre lorsqne T'Arrêt du conseil du Roi les arrêta.
Ces
citationsprouvent. tavec
sement
quelempresles négocians, qui ont de grands
moyens ou un crédit très. - étendu,
bràssent
em2 sans crainte 2 l'occasion de
donner des
développemens à leur industrie. Le taux de l'intérêt a été
long-tems en
Hollande et en Angleterre, à quatre
cent; on conçoit, à ce prix de
pour
combien il est
Targent, 2
possible de faire de bonnes
opérations, 2 quoiqu'elles exigent une trèslongue attente des fonds qu'on a répandus.
. - étendu,
bràssent
em2 sans crainte 2 l'occasion de
donner des
développemens à leur industrie. Le taux de l'intérêt a été
long-tems en
Hollande et en Angleterre, à quatre
cent; on conçoit, à ce prix de
pour
combien il est
Targent, 2
possible de faire de bonnes
opérations, 2 quoiqu'elles exigent une trèslongue attente des fonds qu'on a répandus. --- Page 77 ---
(55 )
An reste, plus on méditesur les
de restauration
moyens
9 plus on sent la nécessitédune discussion lente et
sage, 2 éclairée
par lexpérience et T'exemple, dont le résultat applanisse les principales difficultés
présumées d'abord invincibles.
Ce qu'il faut prévenir aussi,
ces débats fàcheux,
ce sont
trop souvent élevés
entre les colons et négocians
français
a rarement accordés, débats
qu'on
plus. animés
encore, au milieu des orages de la révolution, et lorsqne les torches incendiaires
allaient les rendre si oiseux. Le
sant intérêt pour les uns et les plus presest celui de retrouver
autres 2
3 après le retour de
Tordre, d'abondantes productions d'un
sol depuis si long-tems stérile
Un même esprit devrait
pour nous,
les
animer les uns et
autres. Leurs liens, que des malheurs
et des besoins communs ont rendu
chers, devraient être resserrés
plus
timent semblable
par un senà celui qui guide deux
époux dans une sage et industrieuse
munauté,
com- --- Page 78 ---
(56 )
GHAPITRE VIL
Réfezions sur les titres de
et sur les villes des
propriété,
Colonies.
LA fureur des barbares de St.
s'est portée aussi
Domingae
sur les papiers
fermaient les différens
que renOn
greffes de la Colonie.
en a, dit-on, envoyé à la
On conçoit quelle
Jamaique. (t).
confusion devra
dans les
mettre
propriétés et les réclamations
quelconques T'absencede ces
Par une
titresprécieux
prévoyance bien sage, l'ancien
Gouvernement avait voulu
doubles des actes
que tous les
notariés dans nos isles
fussent expédiés à la
,
diligence des procu-
M. le commissaire des
assuré qu'après l'évacnation de guerres Leaumont m'a
le général
il fit
la partie du Sud, par
et quelques Brunet,
un dépôt de soixante caisses
gouvernenr barriques de la
de papiers, dans les mains du
tion avait été prise Jamaique; ; que semblable précauIl estd P résumer pourle greffe du Port-auc-Princes
Cap et à Saint Marc. qu'ello aura également eu lieu qu
des procu-
M. le commissaire des
assuré qu'après l'évacnation de guerres Leaumont m'a
le général
il fit
la partie du Sud, par
et quelques Brunet,
un dépôt de soixante caisses
gouvernenr barriques de la
de papiers, dans les mains du
tion avait été prise Jamaique; ; que semblable précauIl estd P résumer pourle greffe du Port-auc-Princes
Cap et à Saint Marc. qu'ello aura également eu lieu qu --- Page 79 ---
(57)
des Conseils supérienrs 9 -
reurs généraux
mais
établi à Versailles ;
dans un dépôt
longtems il n'en a plus été envoyé:
depuis
la nécessité de
Ces réflexions indiquent
à l'avance, les moyens qui peupréparer,
est
à
vent suppléer, autant qu'il
possible,
titres
Ny aurait-il pas quelces
perdus.
qu'avantage à inviter tous lespropriétaires
devànt le juge de paix
à faire, sans frais,
devant la
du lieu où ils se trouvent, , et
chancellerie du consulat en pays étranger,
déclaration en double de leurs posune
maisons et même
sessions en terres 2 en
en créances ? Le recueil de ces déclarations,
dont le double serait envoyé au ministre
de la marine et des colonies, et classées
ordre, servirait à faciliter les répar son
clamations et les prises de possession qui
auront lieu un jour. On entrevoit dans
eette mesure une plus grande tranquillité
les propriétaires, et une sorte de
pour
odieuses
garantie contre les prétentions
ponrraient élever des hommes de
que
disant
ne
mauvaise foi, se
propriétaires, --- Page 80 ---
( 58 )
l'étant pas , ou qui se seraient
par des.actes qu'ils
déponillés
L'indication
sapposeraisatinconmne
des bornages des
des maisons est
terres et
pour les vrais
taires une
propriésanve-garde. Cette
une autre meillenre
mesure ou
des maux
préviendrait peut-étre
sans remède, en étant
terhs différée. Il est
trop longtoutes
superfla de dire
ces déclarations
que
dérées
ne seraient consique comme des indices, et ne donneraient aucun droit positif, mais
faciliteraient
elles
beaneoup Ladministration
pour rendre à chacun ce qui lui
tient, à l'aspect des titres
apparde
ou, à leur défaut,
cette notoriété anticipée. Il,existe
les
dans
-hureanx.de ia marine et même chez
plusieurs particuliers des plans de
tiers, de villes, de plaines,
quaravec la désignation des
dhabitations, 2
noms des proprié.
taires, mnais
quelqu'utiles et souventdécisifs
que soyent ces indices pour les
propriétés surtout, toutes
grandes
ne peuvent être
connues, et c'est sur tous les
propriétaires
que s' 'étend la sollicitude du
gouvernemeat.
dans
-hureanx.de ia marine et même chez
plusieurs particuliers des plans de
tiers, de villes, de plaines,
quaravec la désignation des
dhabitations, 2
noms des proprié.
taires, mnais
quelqu'utiles et souventdécisifs
que soyent ces indices pour les
propriétés surtout, toutes
grandes
ne peuvent être
connues, et c'est sur tous les
propriétaires
que s' 'étend la sollicitude du
gouvernemeat. --- Page 81 ---
(59) )
bien
que celle qui
C'en est une
précieuse
les discussions, 1 2 et qai intimide, à
prévient
de ceux qui cherl'avance, la cupidité
désordre et
dons le
chent des ressources
d'observer
la confusion. Il est à-propos
sont, très -long-tems
que les habitations
déqu'elles ont changé de mains,
après
le nom des anciens possessenrs
signées par
héritiers tels.
ou par les mots
des maisons qui peuLes emplacemens
dans les villes se trouver brulées 2
vent
essentielle. On a
sont encore une propriété
dans divers écrits, avec beaucoup
parlé,
des villes et bourgs des Cod'insouciance,
voudraient voir que
lonies. Ceux qui n'y
et des navires, nous rades plantations
notre édumènent aux tems primitifs que
de regretter
cation ne nous permet pas
et adoucisbeancoup : les villes policent
elles sont nécessaires à
sent. les moeurs,
Tadministration, aux tribunaux, au comd'industrie. Si elles
merce, à divers genres
:
vices, elles en prévienenfantent quelques
rinent d'autres ; et ce sera toujours un --- Page 82 ---
60)
dicule systême que de vouloir
les
singulariser
colonies, en cherchant à en'écarter
qui ne voudraient
ceux
lesse
pas y vivre dans la moou l'excessive fatigue des
campagnes.
Relativement aux
villes, 2 il suffit d'indiquer aux hommes qui
regards sur nos isles
portent leurs
manufacturés
que tous les objets
viennent
la main d'euvre
d'Earope et que
y est à trop haut
pour qu'on
prix
fabrique ce que le
peut importer
commerce
des
2 guand même on y aurait
matières premières. Ainsi,
ple , quoique le coton
par exemcroisse dans nos
colonies, c'est en france qu'on le met
ceuvre. On y fait cependant
en
vrages en orfévrerie,
quelques oudes meubles d'acajou ou- d'auires bois du
des
pays , ainsi
voitures et différens
que
but des selliers.
objets de lattriD'autres artistes
venf de l'emploi,
y troutreprises de
mais c'est dans les encharpente et de
que doivent, surtout, fixer maçonnerie,
qui sont propres à
les yeux ceux' 2
d'industrie.
ce' genre de travail et
ant
en
vrages en orfévrerie,
quelques oudes meubles d'acajou ou- d'auires bois du
des
pays , ainsi
voitures et différens
que
but des selliers.
objets de lattriD'autres artistes
venf de l'emploi,
y troutreprises de
mais c'est dans les encharpente et de
que doivent, surtout, fixer maçonnerie,
qui sont propres à
les yeux ceux' 2
d'industrie.
ce' genre de travail et --- Page 83 ---
(61)
CHAPITRE VIIL
Notions générales sur le régime ancien
et nouveau des Colonies.
Moyens d'en
rendre T'administration éclairée et
cile par des conseils
faconsultatifs dans
les Colonies et près du Gouvernement,
Quzrou'rnir que les malheurs
des tems ayent donné des Colonies,
peut avancer
2 on
qu'elles sont de tous les
départemens de FEmpire ceux dont l'administration est la moins
compliquée et
la.plus facile: il serait
dangereux de s'en
former une autre opinion.
Dans l'ancien
régime, on se plaignait du
despotisme du gouverneur et de l'intendant et en général des
personnes en place,
qui rarement tenaient au sol par des
priétés. Les corvées et les milices prodes sujets de
étaient
dédale
murmures continuels ; le
de la chicane y perpétuait Ia
mau- --- Page 84 ---
(62)
vaise foi des coniptables,
des
des agens infidèles
débiteurs; j
chargés de les
suivre. Les frais de justice
pourpartie des créances
dévoraient une
et des successions,
quoiqu'on n'y connût ni le timbre, ni le
contrôle, ni Tenrégistrement.
Le commerce était accusé de dureté
souvent de fraude ; le
et
gnait de
commerçant se plaiTimpnissance des loix, de l'ascendant que prenaient les grands
priétaires sur l'esprit des
proadministrateurs,
pour éluder leurs
tenir des
engagemens 2 pour obfaveurs ; il y avait
d'exagérations dans
beaucoup 1
toutes ces plaintes
mais on doit convenir
;
qu'on pouvait en
ajoutant aux améliorations
le
des Colonics
que régime
avait éprouvées, ,'le
tionner
perfecdavantage.
Sous le Gouvernement
actuel, on n'a pu
y ressentir encore les effets du
régulier qui doillesrégir
systéme
lons
unjour; et les COqui habitent les isles
tendent,
conservées, atavec une sorte d'inquiétude
l'espèce de bonheur qui leur est
réservé,
outant aux améliorations
le
des Colonics
que régime
avait éprouvées, ,'le
tionner
perfecdavantage.
Sous le Gouvernement
actuel, on n'a pu
y ressentir encore les effets du
régulier qui doillesrégir
systéme
lons
unjour; et les COqui habitent les isles
tendent,
conservées, atavec une sorte d'inquiétude
l'espèce de bonheur qui leur est
réservé, --- Page 85 ---
(63)
Au moment de la paix, le
nement n'a dà considérer
Gouvernos Colonies
comme des pays conquis,
que
sorte, dont le
en quelque
premier besoin est le repos, qu'une obéissance
ramener
passive peut seule
promptément.
A Saint Domingue,
ne peat se flatter
par exemple, on
qu'avant le
ment de la
rétablissediscipline et de la
il puisse étre établi
soumission,
une
qui ait pour
administration
appui, la division fondement, comme pour
des pouvoirs, la siniplicité et la règle qui doivent
le bonheur. Ce n'est
en assurer
donc pas de cet état
pénible, 2 mais
il faut
passager sans doute, dont
s'occuper. Tous ceux qui se
posent de rétablir leur
profortune ou de la
faire, savent d'avance
porter
qu'il faudra suppatiemment les peines de cet état
fàchenx, au milieu
ternes avides
desquelles des subaltronveront à
vexations, à
prolonger leurs
satisfaire leur
est trop prouvé
cupidité ; il
que c'est dans le désordre
qu'elle trouye des alimens,
2, et.rque ce n'est --- Page 86 ---
(64) )
pas ceux qui en profitent qui ont intérét
à le voir cesser.
Mais CC qu'on peut attendre c'est l'attention scupuleuse
qu'apportera le Gouvernement dans le choix de ses
d'eux dont
agens. C'est
dépendra
bonheur
principalement le
ou le malheur de ces contrées.
Qaoique l'ancienne administration intéricure des Colonies, ne fut
de
pas exempte
reproches, la critique est forcée
silence; elle ne peut, du
au
que de faibles traits,
moins, lancer
9 en rappellant les
noms de la plupart de leurs anciens
ministrateurs, dans les dix
adnées qui ont
ou quinze anprécédé la révolution.
Quoique quelquès-nns d'entr'enx
(1)
soient vivans, ce n'est point adulation,
juste hommage,
2 mais un
que de les signaler aux
hommes jetines encore, qui peuvent être
appellés un jour à ces places éminentes.
(1) Messieurs
a' Argout, Bongars, dEnnery, Devaivre, Malouét,
Marbois, Peynier. Beliecombe, 2 la Luzerne, BarbéLeur
quinze anprécédé la révolution.
Quoique quelquès-nns d'entr'enx
(1)
soient vivans, ce n'est point adulation,
juste hommage,
2 mais un
que de les signaler aux
hommes jetines encore, qui peuvent être
appellés un jour à ces places éminentes.
(1) Messieurs
a' Argout, Bongars, dEnnery, Devaivre, Malouét,
Marbois, Peynier. Beliecombe, 2 la Luzerne, BarbéLeur --- Page 87 ---
(65 )
Leur. intégrité, leur sage conduite
vaientpu détruire de nombreux
n'a:
anciens et trop
abus, trop
compliqués, mais dè
secours n'ayait pas été pour le quel
blissement de la morale,
rétachefs
T'exemple de ces
recommandables, à tant de
dans l'observation de leurs devoirs? titres,"
différence on appercevait des
Quelle
ciennes à une époque
époques anquelle tendance
plus récente, et
amélioration
n'y avait-il pas vers une
plus sensible encore ?
Au lieu de flibustiers, de
aveu, de gérans infidèles,
gens sans
river des homines
on voyait arbien nés, bien
des facteurs éprouvés chez des élevés;
de France bien famés, et le négocians
ment comme les
Gouvernepropriétaires,
peu de peine à fixer
avaient
confiance. De
convenablement leur
jeunes candidats
avec une
trouvaient
facilité, qu'on rencontre
ment en Europe, de bons et
rarelons qui cautionnaient la
loyaux cos
fidélité des
qui leur étaient confiées.
régies
n'exigeait point
L'administration
d'argent, mais une gan
--- Page 88 ---
(66 )
-
rantie souvent très importante 5 qui "n'efces généreux amis ; il en a
frayait pas
de fortes sommes à
coûté, quelquiefois,
hommes faciles, ct malgré ces leçons
ces
T'esprit de bienfaisance, généracruelles
lement répandu dans nos isles, reprenait
et de nouveaux services
son empire obtenus. Je voudrais pouétaient encore
voir citer tous ces hommes honorables,
trouvaient dans leur ame élevée, ces
qui
inconnues aux hommes durs,
jonissances dans le souvenir des familles
mais ils vivent
servi et de
de ceux qu'ils ont si noblement
témoins, encore vivans, transmettront aux
Ils sauneveux millé générenx procédés.
ront aussi combien le malheur y éprouvait
avec quelle facilité des
de consolation,
qui enlèvent aillenrs le crédit, quelpertes
réparerles désastres,
quefois suffisant pour
titre à la confiance,
étaient un nouveau
à la sollicitude de l'amitié. C'est un contraste bien frappant que celui que préoù règnent à côté de
sentent ces Colonies,
beaucoup de licence, tant de loyauté,
uneveux millé générenx procédés.
ront aussi combien le malheur y éprouvait
avec quelle facilité des
de consolation,
qui enlèvent aillenrs le crédit, quelpertes
réparerles désastres,
quefois suffisant pour
titre à la confiance,
étaient un nouveau
à la sollicitude de l'amitié. C'est un contraste bien frappant que celui que préoù règnent à côté de
sentent ces Colonies,
beaucoup de licence, tant de loyauté, --- Page 89 ---
67)
de. franchisd et. ded desintéreséenuent
rait-on, sans l'avoir vu,
Croi
se vend; à cpédit,
qu'une cargaison
acin eéns
quelquefois tresspeu 3
individus;
titre que. derdébit connus, sans antre
vendeurget
dans les" régistres du
ples de
ga'à peine on J cite des exemdénégations, quoique les
soientbien
valéurs
que nos lois
abrementimpartastend
quecelles
anx
déterminient poir o la foi dûe
marchands ?
Sr
C'est doncà
à la faiblesse Atenitumseanghens des
tention, lay vacillation adminibtrateurs, à l'inaministère
ct-les- erreurs
qu'il - fallait altribuér
du
contentemens etles
les Mié
de toutes
plaintes qui s'élevaient
parts. Il est plus
donte, de trouver la
difficilo, sans
on possible; à un si perfection Y désirable
que dans- le centre grand
de
dloignement,
si leu Gotivernement
TEmpire; mais
projets déja
persévère dans les
conçus, il s'en approchera
promptement.
Indépeudamment des chambres
culture et de commerce dans
d'agriles
Colonies; 2 --- Page 90 ---
(68) )
doivent être nommés
et des députés qui
de l'arrêté du mois de, ventose
dans T'esprit
an XI, on a paru désirer 2 qu'à Texemple
de quelques autres puissances 2 ilfut formé
conseil des Colonies 2 composé de perun
instruites de tous leurs: intérêts par
sonnes
travaux et leur résidence.
leurs anciens,
demandes. et mémoires des dépntés,
Les
d'abord, à ce T conseil,
seraient remiss;
consqui les discuterait et qui S occuperait
tamment de. projets de lois et de.réglemens utiles,
réunit ceite, ipor-
- Le ministère. qui
à celle déjà
tante direction des Colonies,
de la marine,
si étendue et si compliquée
mienx éclairés et ses. rapn'en serait que
deviendraient plus faciles. 1
ports
de ces heureux choix que
C'est encore
Tharmonie. qui doit
dépendra, beaucoup
et les intérêts
exister entre la métropole
réfleColonies et du commerce. Ces
des
fait aussi désirer que le Gouxions ont
la première
vernement se réserve', pour
des
Tinitiative paternelle
fois au moins,
si étendue et si compliquée
mienx éclairés et ses. rapn'en serait que
deviendraient plus faciles. 1
ports
de ces heureux choix que
C'est encore
Tharmonie. qui doit
dépendra, beaucoup
et les intérêts
exister entre la métropole
réfleColonies et du commerce. Ces
des
fait aussi désirer que le Gouxions ont
la première
vernement se réserve', pour
des
Tinitiative paternelle
fois au moins, --- Page 91 ---
( 69 )
nominalionss. pour: Saint. Domingue, et
celle, des autres isles, dont les choix ne
fixés, puisqu'il peut consont pas" encore des hommes qui en sont
naitre en France -
tant d'orages, on doit craindignes. Après 3
S dans l'intérieur des
dre qu'il. se trouve 1 1
de haine, dé
Colonier, trop de fermens
discorde et de défiance.
En nons permettant : d'émettre ainsi
des opinions,, nous ne faisons que retra-:
des observateurs sages expricer. J cC que. 1
dissertations. D'autres
ment dans, Jeurs
idées, et,
de meilleures
peuveut 3 - uayoir
cherche tou-,
comme; c'est le,mienx i que
jours le. Gonyegnement, on ne peut craindre de déplaire en faisant connaître les
divers. moyens. qui peuvent concourir au;
bonheur, public, et conséquenument à la,
gloire du souyerain. --- Page 92 ---
(70)
nf
esttos N3
CHAPITRE L. A
Comtinaation du mémc sujet.
tration et
f
f AdminisP
legistation inericiires 2trt Hx
ger du projet
I 084 Ip Dan: 0ah
detabtir ZUI
Cassation dans l'une : A tribiunal de
des
ner 1 DU obee antiles. ob
Owravait adopté dans" Tancich
nement, le sy'stéme
Goliier
de" ne conserver
pendant trois années', Te 25 oreo que
Pintendant, :
a gouverneir ef
dévinssent Craignaiton que ceschels ces
ne' an
trop ambitieux, 5 I qu'ils
tassent des opinions
WVadopa
réts de"lal
contraires aux intémétropole ? Nous
Ceg gu'on peut dire, c'est
Tignorons
la Colonie,
qu'ils quittaient
Torsque leurP
affaires localds! leur
expérience des'
Tadministration
permettait de rendro
naissance des plus parfaite ; que la conhommes et des choses
va gouverner, 2 dans des lieux si
qu'on
de la France, ne peut
différens
tement et que les
s'acquérir prompessentielles
fautes 1 ou les erreurs
sont souvent irréparables.
gu'on peut dire, c'est
Tignorons
la Colonie,
qu'ils quittaient
Torsque leurP
affaires localds! leur
expérience des'
Tadministration
permettait de rendro
naissance des plus parfaite ; que la conhommes et des choses
va gouverner, 2 dans des lieux si
qu'on
de la France, ne peut
différens
tement et que les
s'acquérir prompessentielles
fautes 1 ou les erreurs
sont souvent irréparables. --- Page 93 ---
(71)
aussi des grande proptiés
On se méliait
dans.cette classe qu'on
taires; ce n'était plus
Supposait-on
choisissait les gouverneurs. de leur part une
que le commerce aurait Thomme étranger
moindre protection; que
serait plus
et aux cultures;:
au commerce
était vicieux,
impartial? Si ce. systême louable. Quelle motif en était
au moins,
désormais, le
qu'on adopte
que principe
le voeu des goubut du Gouvernement,
vernés seront remplis lorsque les premiers
civils et militaires seront éclaimagistrats
A titres égaux,
rés, fermes et: vertueux.
de grands proon ne voit pas pourquoi
seraient écartés; pourraientils
priétairés
est l'ami p
oublier jamais que le commerce
de Tagricnlture, que tout
le plus précieux
à unir ces deux
doit tendre à rapprocher,
immortelles de la prospérité pubranches
blique:
dans les isles, plus
On appercevait
entre
qu'ailleurs, une ligue de démareation
publics, les propridtaires
les fonctionnaires
mais elle trouvait sa
et les, commerçans 2 --- Page 94 ---
(2 72 )
cause dans une différence,
mens ne peuvent
que des régletune, de la
effacer, celle de la forfavenr qui, trop
marche avec elle et del'antorité souvent,
rogent certains
que s'arleur
hommes, mêne hors de
emploi. L'homie
qui a besoin
opulent et celui
d'acquérir, le
le protégé n'auront
protecteur et
sons, la méme
jamais les mêmes liaides besoins
contenance, à moins que
mutuels ne les
On se rappelle ces mots écrits rapprochent:
maximes de la
dans les
Rochefoucault,
découvertes qu'on ait faites. dans quelques
de l'amour -
le pays
propre 1 ily a encore beaucoup de chemin à parcourir.
tites passions, dont la
Les pe-.
scène du
montre à
monde,
chaque pas le ridicule, si bien
dépeint par nos grands maitres dans
dramatique, entretiendront
l'art
régions et sous tous les
dans toutes les
tuelles plaintes. Elle
régimes de perpédans ces climats
seront plus exaltées
ardents oi
est plus vive, oi l'on ne
Timagination
se. transporte
parce qu'on se reconnait du
que
conrage et
dont la
Les pe-.
scène du
montre à
monde,
chaque pas le ridicule, si bien
dépeint par nos grands maitres dans
dramatique, entretiendront
l'art
régions et sous tous les
dans toutes les
tuelles plaintes. Elle
régimes de perpédans ces climats
seront plus exaltées
ardents oi
est plus vive, oi l'on ne
Timagination
se. transporte
parce qu'on se reconnait du
que
conrage et --- Page 95 ---
(75)
de lambition ; et où I dés réssources
faciles écartent 2 ce' sentiment
plus
qui rend,
eri Europe,m grand nombre d'individus
timides ou rampans:
En parlant de Timportance dés'choix
pour les Colonies, on ne
de faire sentir combien les peut's'empécher
erreurs en ce
genre doivent y être plus funestes encore
que parmi nous. En quelques jours; le:
Gouivernement peut étre informé des fautes
d'un administrateur quel qu'il soit : il faut
des années, sonvent, pour bien connaître
celles des autorités supérieures dans les
Colonies ; et quels seront ceux qui auront
assez de force ou de crédit
aux pieds du trône
pour porter
dejustes plaintes , pour
provoquer un changement nécessaire ?
D'autre part il ne faut pas perdre de
vue - le danger qu'il y aurait à
placer ces
Tonetionnaires; sous une surveillance capricieuse 2 qui créerait des torts
sentiment- de
par un
haine.
jalousie 2 d'ambition ou de
Le Gouvernement sentira, en discutant la constitution coloniale,
quels doi- --- Page 96 ---
(74)
vent être les contrespoids de cette
qui assure à tous:
balance
récompense ou punitionpetiquipermeted de connaitreen
la conduite de ses principaux
France,
toirerna
agens. Lihisde
pas encore, fait. justice. de ceux
lInde, du I tems de linfortuné
L'opinion publique n'est
Lally.
bien- fixée,
pas: du moins,
sur'les officiers civils: et
taires quis'acensaient;
milimutuellement.
Cesl.donc.p pour ces contrées principalement, quon doit désirer des: hommes,
dune.réputation épurée, d'une sagesse re-,
counue; de foutes les précantions,
la plus sire.
ce sera
L'examen
sort
ne doit pas étre moins sevère. pour les tribunanx et les officiers
prindipaug decomptabilité. Alors
ces, propos. injurieux qui
cesseront,
les fouctignnaires destinés Taccompagnent
anx Colonies,
propes justifiés, Len gnelque sortes
demmombreux abus
par
d'autorité,ct des
varications
pré
Tepetéas., tol
Quand on_pense quelce n'est qu'en trani
ver-ant@tinmachses mersi, qu'on pent ob-
ère. pour les tribunanx et les officiers
prindipaug decomptabilité. Alors
ces, propos. injurieux qui
cesseront,
les fouctignnaires destinés Taccompagnent
anx Colonies,
propes justifiés, Len gnelque sortes
demmombreux abus
par
d'autorité,ct des
varications
pré
Tepetéas., tol
Quand on_pense quelce n'est qu'en trani
ver-ant@tinmachses mersi, qu'on pent ob- --- Page 97 ---
(75)
tenir la cassation d'ana arrêt injuste,
lequel les lois-cn les formes
dans
violées 5
aureient: été
certes, on r doit désirer que les
tribunaux placés dans: nos isles soicnt bien
composés. Les, çolons étaient si. ellrayés
de.ce moyen unique d'obfenir la
tion d'une grande injustice
réparafait de grands
qu'ils avaient
efforts pour qu'on élablit
un tribunal de cassation à Saint
Tune des petites Antilles, d'oit Martin,
naux de, chacune d'ollés
les tribnauraient ressorti.
Ceprojet était dangerenx (r),il trouva
de nombreux apologistes, mais
propriéaires résidant
quelques
en France, et les
dépntés du commerce, s'opposérent
ment à Tadoption. dune
fortemewureslfrayaute
DE
109 65
(1) Jc fis appercevoir Sade en 1791,, 100 cabrienh dans
DE
sérée dans le
une lettre innial,
Mohiteur; adressée au comité" Coloniens presqu'entruine à cette mesure, 9 ses incônvé
que i'y avais vainement rappellés, jet, nous
chargeâmes, mes collègues et moi, :M.
Sèze, de rédiger un mémoire
l'avocat de
veloppa davantage. Le comité imprimé, qui les déprojet fut écarté,
en fut frappe, et lc --- Page 98 ---
(76-)
pour ceux qui demeurant en
avaient de grands intérêts dans" France; les
CoIoniess pour les colons eux-mémes
sidérés en général, dont les relations conà isle
d'isle
n'eussent guères été - plus faciles
qu'avec la métropole 2 et qui ne peuvent
étre, comme tous les habitans de l'Empire,
pleinement rassurés, au moment d'un grand
péril, que dans l'asile commun
les
placé sous
yenx même du trône.
Quie les colons ne s'en offensent
Ceux qui sont de bonne foi
point.
dront
convienque ce projet, - l'extrême ambition
qui leur était reprochée" dans ce désir de
vendre - 2 au plus haut prix possible, le
produit de leurs terres, d'acheter à meilleur compte du commerce
étranger, ont
pu être régardés en France, comme
défaut de
un
Patriotisme, comme une tendance e à l'éloiguement d'une
métropole,
suivant enx, trop exigeante.
Ceux qui jugent -
avec maturité rejetteront sur les, erreurs de quelques individns,
lc blâme de tout systéme opposé à la re-
vendre - 2 au plus haut prix possible, le
produit de leurs terres, d'acheter à meilleur compte du commerce
étranger, ont
pu être régardés en France, comme
défaut de
un
Patriotisme, comme une tendance e à l'éloiguement d'une
métropole,
suivant enx, trop exigeante.
Ceux qui jugent -
avec maturité rejetteront sur les, erreurs de quelques individns,
lc blâme de tout systéme opposé à la re- --- Page 99 ---
M
-
(77)
les Colonies 5 doivent à
connaissance que
les défend et les prola fmère patric, qai
convenir
tège; mais les colons penvent
étaient
quelquefois leurs prétentions
que
IMLO
repréhenstibles. :
ont trop
Les malhenrs de la révolution
torts des
: et ceux
vengé les
gouvernans
A Dieu ne plaise que
des gonvernés.
l'idée avec une autre
nous en rappellions
des voeux
intention, que celle de ramener
nouveaux, vers une reconset des projets
défauts qu'on poutruction exempte des
à l'ancien édifice.
vait reconnaitre
fondement
Le nouveau doit avoir pour
appui, d'excellens adminiscomme pour
éclairés et intègres,
trateurs, des juges
le refrein
fidèles; tel sera
des comptables
de tous les gens de bien.
choix sont heureux et constamSi ces
et
ment tels, si les grands propriétaires
distingués, faisant ou ayant
les négocians
être convenafait le commerce, peuvent
consuldans des conseils
blement placés
destinés à éclairer les administratatifs, --- Page 100 ---
(78 )
teurs et le ministère,
2 par des opinions
dont la franchisc ne puisse leur
aucune crainte
inspirer
personnelle, reposons-nous
avec confiance sur le tems qui marche dans
ces contrées, d'un pied plus léger
dans nos climats, pour le
que.
et la darée du bonheur prompt retour
lons
que nous appelsur elles.
Ces pivols posés, nous verrons une
lice convenable aux localités,
po-
, des habitans industrieux cherchant de
et plus ingénieux
nouveaux
procédés, des moyens
plus actifs et pluséconomiques
culture, des
pour l'agri
commerçants délicats, des
gérans fidèles; les intentions
du Gouvernement
paternelles
seront remplies.
C'est à la faveur, souvent arrachée
par
Timporfunité et Tintrigue, que sont dis
beaucoup de malheurs : elle a fait parmi
nlous perdre autrefois bien des batailles;
elle a désolé quelquefois dans les isles
françaises comme dans les Colonies Anglaises les malheureux habitans. Nous
entendons depais longtems les
anglais se
licats, des
gérans fidèles; les intentions
du Gouvernement
paternelles
seront remplies.
C'est à la faveur, souvent arrachée
par
Timporfunité et Tintrigue, que sont dis
beaucoup de malheurs : elle a fait parmi
nlous perdre autrefois bien des batailles;
elle a désolé quelquefois dans les isles
françaises comme dans les Colonies Anglaises les malheureux habitans. Nous
entendons depais longtems les
anglais se --- Page 101 ---
(79)
plaindre des abus da pouvoir dans PInde:
en voici à de plus brieves distances", 1
faut croire aux' accusations
2 t s'il
lancées'sur ce
gouverneur delisle Trinité, 2 qui setrouve
en jugement à Londres. b
Quelle honte pour une nation que les
délits de ceux qui la représentent
dehors! Quel sujet de consternation audes colons qui iattendentavec
pour
celai qui
confiance que
parle au nom du monarque,
en
tifiera, tous points, Fhonnenr d'un' jusrieux titre! On se sonvenait
sigloencore à Saint
Domingue des abus d'antorité d'un Gouverneur quiy commandait, après la
de 1763, de quelques ordonnances
paix
de celui qui lui succéda,
bisarres
sans parler des
époques antérieures qui offraient un vaste
champ à la critique sur Fadministration
extérieure et intérieure des Colonies.
Aux yeux de quélques
semble
ambitieux, il
que ce ne sont pas des'
triotes qu'on va : trouver dans compatrées, que les vexations dont ces condrait
on s'y rencoupable, ne seraient pas aussi cri- --- Page 102 ---
(.80)
minelles que celles qu'on exercerait parmi
nous. Aux yeux des hommes qui ne sont
ni stupides ni méchans, ikn'y a pourtant
sur ce point, aucune différence à faire 3
entre nos colonies et les autres départemens.
Elles attendent, elles obtiendront dans
toutes les parties de T'administration, le
même ordre, la même régularité qui régneront en France; mais comme nous l'avons
dit, un régime plus simple, à cause de leur
nature presqu'uniquement agricole, et plus
deménagemens à raison de leurs malheurs,
des dangers auxquelles elles sont exposées,
de leur destination et de leur influence
sur Ia prospérité publique.
Saint Domingue est la plus étendue de
nos isles, mais il y ayait, il y aura moins
de blancs que dans une des grandes villes
de France ; les propriétés étant moins
divisées dans les colonies, les recensemens,
la comptabilité deviennent plus faciles,
la police plus simple, 2 les affaires bien
moins nombreuses, et moins compliquées.
On
leurs malheurs,
des dangers auxquelles elles sont exposées,
de leur destination et de leur influence
sur Ia prospérité publique.
Saint Domingue est la plus étendue de
nos isles, mais il y ayait, il y aura moins
de blancs que dans une des grandes villes
de France ; les propriétés étant moins
divisées dans les colonies, les recensemens,
la comptabilité deviennent plus faciles,
la police plus simple, 2 les affaires bien
moins nombreuses, et moins compliquées.
On --- Page 103 ---
(8r)
Ou.ny a besoin. que.de frés-peu
ployés et d'hommes de loi.
d'ems
Un code, combiné avec les localités
abrégera les
;
formes, en les
Des dettes courantes, des
simplifiant,
cessions
partages de sucquelques contestations sur les
eaux, la répartition de l'impôt
s'il en existe, être
qui doit,
les principanx
tràs-simplifié, tels sont
alimens des tribnnaux adi
ministratifs et judiciaires:
Nous ne ferons qu'efleurer la
sur cet article de l'impôt.
diseussion
cistes l'ont regardé
Plusieurs publicomme
que : mais il fant indiquer tres-impolitiprincipaux motifs
au-moins les
nion est fondée.
sur lesquels cette opi
--- Page 104 ---
2 82)
CHAPITRE X.
observations sur Pimpôt dans
Brièves
les Colonics.
dans les colonies le plus
L'IMPOT
sur
est celui qui se prélevait
important,
denrées coloniales à leur embarqueles
Ce droit s'appellait
ment, pour nos ports.
tun autre , à
d'octroi, elles en payaientnommait doccident :
leur arrivée. s- qu'on
controverse qui
Sans nous livrer à une
dans notre plan, il nous parait
n'est pas
de
ce droit pèse sur le propriétaire
que.
achète des denrées en:
terres. Celui qui
met tout de suite, en ligne de compte,
gros
il le calle supplément qu'il va payer;
cule dans le prix qu'il offre à Tagriculteur.
deyrait, ce semble, 2 être
Cet impôt
exiger de ceux qu'on
Tunique : doit-on
les
dans les colonies pour qu'ils
appèle
d'autre tribut que le fruit d'une
fertilisent,
destinée à lavantage de lamétro:
industrie --- Page 105 ---
(83)
pole ? Est-il prudent de gréver des muta:
tions qui fout présumer une accroissement
de culture ? .
L'impôt sur des maisons exposées à
Saint Domingue aux tremblemens de terre,
comme à l'incendie ; ct dans les isles du
vent à des ouragans qui souvent les renversent, ne sont pas des propriétés assez
solides pour comporter d'autres charges
que celles de leur entretien et de leur reconstruction.
Tous les objets manufacturés venant
d'Europe, ainsi que ceux de consommation, en ont déjà supporté, avant leur embarquement; et les denrées coloniales, à
leur
arrivée, 3 payent encore des droits que
l'armateur calcule dans le prix d'achat, ou
que le propriélaire acquitte, 2 s'il expédie,
pour son compte, dans les ports de France.
Enfin, l'impôt qui tient lieu de tout;.
c'estl'obligation sévère de ne traiter qu'a:
vec la métropole ou ses navigateurs.
que ceux de consommation, en ont déjà supporté, avant leur embarquement; et les denrées coloniales, à
leur
arrivée, 3 payent encore des droits que
l'armateur calcule dans le prix d'achat, ou
que le propriélaire acquitte, 2 s'il expédie,
pour son compte, dans les ports de France.
Enfin, l'impôt qui tient lieu de tout;.
c'estl'obligation sévère de ne traiter qu'a:
vec la métropole ou ses navigateurs. --- Page 106 ---
- 84)
CHAPITRE X I.
Erreur di systéme qui voulait perpétuer
lès dettes des Colons. Nécessité des
lois quiiprotègent les créanciers.
-
ON a' souvent répété qu'il convenait
les propriétaires fussent toujours déque
sorte
biteurs-au commerce, et en quelque
sous sa dépendance. Ce systême nous paraît condamnable ; il entraîne avec lui des
conséquences plus facheuses que ne serait
avantagenx le calcul quile ferait adopter 5
ne fut-ce que celle de tenir en opposition
menaçante les colons ct les commerçans.
Tout négociant, comme tout capitaliste,
doit désirer de retirer à des époques, 2
à-peu-près certaines, le capitalquilavance
ou Tintérêt de ce capital.
Tout propriétaire ne pent, prétendre à
à une augmentation de fortune, qu'en n'achetant pas trop chèrement le crédit dont
il a besoin. --- Page 107 ---
-
(85)
Qu'importe à Pétat, au commerce contels ou tels individus
sidérée en grand, que
fouren
fassent de pluts grands profits,
des
nissant, à plus haut prix, aux besoins
propriétaires, qui leur livrent exclusive:
ment leurs récoltes. Les avantages que les
devaient obtenir de leurs traagrienlteurs aulieu de faire à la fois leur bien-i
vaux
nombre de comêtre et celui d'un grand
auraient concoufu à leurs'
merçans qui
le domaine
deyiendraient
transactions,
T
s'en
du petit nombre de maisons qui
Quelques négocians sem-"
seraient emparé.
blables ressembleraient aux compagnies
L'indolence ou l'inertie des
avec privilége: seraient favorisées 2 et il J.
propriétaires
aurait moins d'alimens à la concurrence.
Ce qu'il y a de véritablement désirable
les. terres prodnisent le plus
c'est que
possible 2 ct que - ces productions arrivent toutes dans Ia métropole. II importe
qu'on sache si les colons ou les compeu
sont plus ou moins favorisés dans
merçans
leurs transactions ; il suffit que ce soyent
indolence ou l'inertie des
avec privilége: seraient favorisées 2 et il J.
propriétaires
aurait moins d'alimens à la concurrence.
Ce qu'il y a de véritablement désirable
les. terres prodnisent le plus
c'est que
possible 2 ct que - ces productions arrivent toutes dans Ia métropole. II importe
qu'on sache si les colons ou les compeu
sont plus ou moins favorisés dans
merçans
leurs transactions ; il suffit que ce soyent --- Page 108 ---
(-86 )
des français, et que
le commerce
Tagriculiture comme
activité.
ne perdent rien de leur
Ce n'est pas parmi des concitoyens qu'il devrait se trouver des
culateurs qui fondent leurs
a spédétresse ; et les lois
calculs sur. la
à l'infidélité
ne peuvent se préter
des
pression
engagemens, , à l'opiujusle - du débiteur
créancier. Sans doute le
ou : du
de désirer; lors de
Gouvernement a
Colonies,
Tétablissement des
que le cultivatenr ne fut
trop inquiété 2 : que sa propriété
pas
récoltes naissantcs
ou. ses
ne fiussent pas
mais ces ménagemens
saisies 2
terme;
doivent avoir un
en se prolongeant, ils prétent
à la mauvaise foi ou à
trop.
nuisent
T'insonciance ; ils
même F au crédit qui ne s'élend
que lorsque la loi le
protège ; le
priétaire de terres laborienx
proplaudira lui-mémo à
et sage apune sévérité nécessaire, qui lui assurera plus de
et qui ne l'exclura pas des
confiance,
droits évidens
que peuvent réçlamer des évènemens
prévus et extraordinaires.
imL/usage et --- Page 109 ---
(-87 )
r'autorité
dans des cirmême,
pourront,
constances impérieuses 2 être invoqués
succès
des délais, qui ne comavec
pour
promettront point la sûreté du préteur. ,
mais après lesquels la rigueur sera justice.
En parlant de rigueur, nous n'examila
de la saisie des
nerons pas
question
nègres, qu'on a jusqu'ici considérés dans
comme immeubles, , ni de la
les habitations
contrainte par corps 2. qui peut produire
bien, mais qui dans beancoup de
quelque entraîne les maux, les plus désastreux,
cas
On - a traité ailleurs cette question avec
rendraient ici des
des dévellopemens qui
réllexionsnouvelles très-superflues.
UOU
S --- Page 110 ---
(88)
:
ao: CHAPITRE XLL
Convenanice d'un sursis et de
d'état pour les
réglemens
Domingus - D1t
créances de Saint
80D
Oxave par les arrêtés de
le Gonvernement
1803, que
avait senti la
d'uccorder un 1 n
nécessité
long sursis aux
dans les
débiteurs
Colonies dévastées: Cette
était aussi sage
mesure
qu'équitable. Elle eût,
pent-étre, été compatible avec
legères
-
quelques
sodiibations, en favenr des rentes
en viager et quelques exceptions à
des cédans de propriétés,
légard
T'acheteur n'aurait
sur lesquelles /
du
payé qu'une faiblepartie
prix. Le cessionnaire hors d'état de se
libérer, même après un grand nombre
d'années, aurait pu désirer de restituer
une propriété onéreuse, et le cédant,
férer de la reprendre
préau lieu de conserver un titre, pent-étre, illusoire: Le Gouvernement après avoir été éclairé sur
des cédans de propriétés,
légard
T'acheteur n'aurait
sur lesquelles /
du
payé qu'une faiblepartie
prix. Le cessionnaire hors d'état de se
libérer, même après un grand nombre
d'années, aurait pu désirer de restituer
une propriété onéreuse, et le cédant,
férer de la reprendre
préau lieu de conserver un titre, pent-étre, illusoire: Le Gouvernement après avoir été éclairé sur --- Page 111 ---
(89) )
cssentielle, expliquera ses
celte question
besoin était au
intentions. Son premier
de la
de rassurer les malmoment
paix,
craindre
heureux colons qui pouvaient
d'avoir à ajouter à leurs cruelles pertes 2
judiciaires, et
la douleur des poursuites
les nouveaux préteurs
de ne pas effrayer
avec des
qui eussent été en concurrence
antérieures: Ce ne, peut être, on
eréances
:
d'après les lois ordinaires >
le sent bien,
du tems,
ni même par la seule opération
celle
catastrophe aussi horrible que
qu'ane
général, peut être
d'an bouleversement
Il fant des réglemens d'état qui se
réparée.
naturelle. Si les
rapprochent de T'équité
en ont. de fausses notions ne
hommes qui
maxime : Res perit
venlent voir que cette
-
domino, le débiteur leur en opposéra nne
moins connue. et bien touchante dans
non
jus summa injuria. (1)
sabouche, summun
(:)Mon opinion à ce sujet, est d'autant plus franche, qu'il m'est dd à Saint Domingue, en 3 diverses
créances, portant hypothèque sur fondide terre,
plus de six cens mille francs. --- Page 112 ---
(90)
Désirons que le Gouvernement
bientôt, metire à profit les diseussions puisse
s'élèvent, et que sa décision fasse qui
toutes les prétentions
taire
iujustes et toutes les
inquiétudes. Il suffit en ce moment de les
signaler à ceux qu'elles intéressent de siprès.
Mais i faudra
passer par bien des
ves avant d'arriver à
épreude bonne foi
ce mieux, cherché
par les hommes dé
et foujours détourné
bien;
culier.
par l'intérêt partiLadministration sera-t-elle. bien
éclairée par les rapportfqu'elle
peut-étre, dè Saint Domingue attendra,
Colonies
même ? Les
semblent être destinées à
nir le théâtre de la. plus
deveactive cupidité.
L'exemple des tems de désordre
C'est de l'or
effraye.
que voudraient y
en abordant, ceux
trouver,
qui ne sont animés
que par cette passion. Antant est
Tambition des
permise
de
particuliers qui espérent
trouver, à travers les dangers de la
mer.et. dun climat
plus brief
nonveau, un chemin
pour arriver à la fortune,
être destinées à
nir le théâtre de la. plus
deveactive cupidité.
L'exemple des tems de désordre
C'est de l'or
effraye.
que voudraient y
en abordant, ceux
trouver,
qui ne sont animés
que par cette passion. Antant est
Tambition des
permise
de
particuliers qui espérent
trouver, à travers les dangers de la
mer.et. dun climat
plus brief
nonveau, un chemin
pour arriver à la fortune, --- Page 113 ---
(95) )
à cause de la fécondité du sol et d'une
moindre concurrence: dans les talens >. audans un homme
tant est vil ce sentiment,
lorsqu'il ne le place pas essentielpublic, 2
l'observation de ses devoirs,
lement dans
qui n'excluent pas les moyens honorables
de prendre part aux ressources du pays
oi il est appellé.
Je me rappelle un officier de marine.,
reliré du service, qui employa quarante-.
mille francs dans une habitation à J6rémie , qu'il revendit, 2 pour quatre
six ans après. Certes 5 c'est
cens mille,
celle
sans doute, une belle industrie que
qui.f fait décupler sa mise en si peu d'and'agriculture !
nées, dans une opération
faire. de nombreuses citaOn pourrait
considérables avec
tions de succès plus
plus de fonds, de tems et de hardiesse;
celle-ci m'a paru saillante; elle prouve
la facilité avec laquelle un homme sage
et industrieux peut espérer de trouver
des
de fortune.
dans les Colonies 2
moyens
pas de faire des
Une. place n'empêche --- Page 114 ---
(92) -
entreprises par lintermédiaire d'un associé ou d'un agent. Elle dévance le
elle peut conduire aussi à un
crédit,
mariageavantageux ; au roste, dans quelqu'état
soit placé, la modération dans les désirs qu'on
et l'exercice constant des devoirs du
Iant homme,
gapromettent des jouissances
plus certaines et plus douces:
duite
qu'une conopposée ; si le germe de ces vertus
voulait s'échapper des coeurs ambitienx,
ils devraient, pour leur propre intérét,
faire des efforts pour l'y retenir.
Se: Qu'on nous pardonne de nous arrétersi
long-tems sur la nécessité
généralement
sentie des bons choix ; mais c'est
est la, le bonheur des
que tout
colons, l'intérêt de
la métropole, que hors - de là, on n'entrevoit que langueur et désolation. --- Page 115 ---
e
(95)
CHAPITRE XIIL
intérieure à légard des blancs
Police
des colonies,
dans les villes et bourgs
qu'on y. exerce.
et sur lindustrie
de licence se propage
L'ESPRIT
qu'en
facilement dans les Colonies
plus
r besoin d'y mainténir une
France ; on a
les blancs.
policeplus sévère, même parmi
senti vers les derOn lavait parfaitement
la révolution :
niers tems qui ont précédé
forles chefs avaient adopté des mesures
répétées de
tes contre les provocations
en France ceux qu'on
duel; ils renvoyaient
soumauvaises tétes. On voyait
nommait
et des négocians
vent des propriétaires
économe ou
appellés au combat par un
commis de
les services ne conveun
qui
irrité
naient plus 2 ou qui se trouvait
suivant lui, trop
par un commandement,
les blancs
sévère. L/égalité en droits parmi
dans les Colosera sans doute respectée
en France ceux qu'on
duel; ils renvoyaient
soumauvaises tétes. On voyait
nommait
et des négocians
vent des propriétaires
économe ou
appellés au combat par un
commis de
les services ne conveun
qui
irrité
naient plus 2 ou qui se trouvait
suivant lui, trop
par un commandement,
les blancs
sévère. L/égalité en droits parmi
dans les Colosera sans doute respectée --- Page 116 ---
(94)
nies, comme en France ; mais les
doivent y
loix
réprimer ces élans de
qui s'y exalte trop vivement,
T'orgueil
L/homme qui paye et celui qui est
doivent avoir le même droit
payé
tribunaux, mais
devant les
ce n'est qu'en leur
qu'il est permis de
absence
se faire
même,
justice soiOn voit dans les isles
d'habitation
des économes
et des commis bien nés, bien
élevés ; et. c'est une conduite
la part de
blâmable de
ceux qui se
avantages de la fortune prévalent des
trer de la hauteur
pour leur mond'autre
ou du mépris : mais
part, c'est une exaltation
hensible que celle de
répréon reçoit un salaire, provoquer celui dont
ou de s'en
au lieu de le quilter
plaindre, s'il s'est
propos injurieux
permis des
ou des traitemens
sans.
I
avilisLa force morale ; si
les Colonies,
nécessaire dans
où la
les blancs et les noirs disproportion entre
est si
compose de divers
énorme, se
élemens, dont ce que --- Page 117 ---
(95)
venons d'observer fait une partie
nous
essentielle. Un blanc ne peut y être avili,
le noir qui en € est témoin, ne
sans que
qu'il doit à tous les
perde du respect
blancs aussi voit-on dans les villes, où
;
d'un état très-inférieur abonles hommes
relâchement sensible dans T'esprit
dent, un
de ces noirs anxquels ces blancs montrent
de près leurs vices et leurs bassesses. La
des villes mérite à cet égard une
policc
diattention particulière : on devrait y
le nombre
minuer, autant que possible,
des négres et des mulâtres. L'état de doexclisivement,
mesticité leur appartient
mais il serait à désirer qu'il y eut inoins
de valets et point d'oisifs. Sans mettre des
entraves à l'industrie, on ne saurait se
des réglemens favorables aux
plaindre
travailler de leurs
blancs qui veulent
sont obligés de
mains. Les agriculteurs
former leurs esclaves aux opérations néde leurs biens ;
cessaires à Texploitation
il faut dans une sucrerie des charpentiers,
des tonneliers, des charrons ;
des maçons, --- Page 118 ---
(96)
mais dans les villes, les blancs
aussi exercer ces différens
peuvent
faudrait
métiers. Il
donc 2 sans priver les
libres de couleur des
gens
moyens de travail,
chercher comment on pourrait
le nombre des ouvriers
angmenter
blancs, et distraire
moins de nègres des cultures
c'est leurs bras seuls
; puisque
que le climat permet d'employer.
La politique est ici d'accord
avec CG
qu'on appelle Thumanité,
pour en diminuer le nombre dans tout ce
des
que
européens peuvent faire, sans excéder leurs
fores, sans braver l'influence d'un soleil
trop ardent, et'qui l'est encore davantage
dans les lieux oùt l'on Ya chercher les
nègres,
CHAPITRE
distraire
moins de nègres des cultures
c'est leurs bras seuls
; puisque
que le climat permet d'employer.
La politique est ici d'accord
avec CG
qu'on appelle Thumanité,
pour en diminuer le nombre dans tout ce
des
que
européens peuvent faire, sans excéder leurs
fores, sans braver l'influence d'un soleil
trop ardent, et'qui l'est encore davantage
dans les lieux oùt l'on Ya chercher les
nègres,
CHAPITRE --- Page 119 ---
(9 97,)
CHAPITRE XIV.
Réflexions sur l'étendue des propriétés 3
la concession des terres, la divisibilité des patrimoines.
Nous 2 avons vu dans des réglemens faits
en 1803, à Saint Domingue, une mesure
relativement à. l'étendue. des
fort sage,
propriéfés. On avait senti, qu'elles ne devaient pas être assimillées à celles d'Europe, qu'elles ne comportaient pas lexiguité de celles de la France.
Ces réflexions conduisent à examiner
tout ce qui a été publié sur T'inconvénient
les Colonies 3 de la divisibilité des
pour
patrimoines et le droit de succession. Cette
matière est trop délicate pour se permettre d'exprimer une opinion tranchante,
ce qui tient à une partie aussi grave de
la législation, exige le concours de beaucoup de lumières. Le Gouvernement ne
--- Page 120 ---
(98 )
s'explique pas encore sur ce point, pour
les isles conservées, parce que la constitution des Colonies, sera probablement
etquilabesoin, sans doute, d'en
uniforme;
mûrir encore les articles fondamentanx; ce
peut dire en CC moment, c'est qu'il
qu'on
fréquent de voir naître des disétait trop
sentions de famille à la mort des grands
propriétaires.
des réflexions
Il existe sur ce point,
lumineuses dans T'histoire des deux Indes;
l'auteur s'était. procuré des
on sait que
administrateurs
mémoires écrits par des
des hommes très-instruits. Les
éclairés ou
bureaux de la marine en renferment probablement de plus récens. Ces opinions
dans les
doivent avoir un grand poids
discussions nouvelles.
On concevra aisément, par exemple 5
Tinconvénient de diviser une habitation
établie en sucrerie, qui peut, par son
les frais des bâiporlance, 2 supporter
qui lui sont nécessaires,
timens multipliés
considérable d'un aqueduc,
la dépense --- Page 121 ---
CA
(99)
dun monlin à eau, si précieux pour sup:
pléer aux bras et aux mulets. Divisée entre.
trois ou quatre cohéritiers, 5 cette grande
manufacture ne saurait être remplacée par
plusieurs de moindre étendue. Ces petits
propriétaires n'auraient ni assez de moyens
ni assez de crédit, pour retrouver ce qui
servait à la grande propriété commune.
réponse à l'objection est celle
La première
d'un moyen simple de partage, c'est-àdire la vente. Mais cette ressource si
fréquente, si facile parmi nous, devient
presquimposible dans les Colonies ; on
trouve très-peu d'acquéreurs qui puisy
une valeur de 500 mille francs,
sent payer
d'habitations d'une vaet il y a beaucoup
leur double, quelquefois triple, même
quadruple. En supposant le terme moyen
d'un million , 'on peut être certain qu'il
ne se trouvera point d'acquéreur, si- ce
n'est à crédit, ce qui rend les liquidations
ruineuses où interminables.
Le partage en nature - a d'autres inconvéniens graves > que le Gouvernement
-peu d'acquéreurs qui puisy
une valeur de 500 mille francs,
sent payer
d'habitations d'une vaet il y a beaucoup
leur double, quelquefois triple, même
quadruple. En supposant le terme moyen
d'un million , 'on peut être certain qu'il
ne se trouvera point d'acquéreur, si- ce
n'est à crédit, ce qui rend les liquidations
ruineuses où interminables.
Le partage en nature - a d'autres inconvéniens graves > que le Gouvernement --- Page 122 ---
100 )
de
L'un des
lui-même a intérêt
prévenir.
frappans est celui de voir séparer
plus
composent les attelliers 9
les nègres qui
habitudes et les
de leur faire perdre les
affections qu'ili importe de concentrer dans
le même local ; car 2 qu'on ne s'y trompe
tiennent dans nos isles 5
pas, les nègres y
ils
les autres hommes, quand
y
comme
sont nés ou qu'ils sont depuis quelques
attachés au même sol; c'est à ces
années
nous deaffections, à ces habitudes que
facilement qu'on ne pense g6vrons, 2 plus
dans les attelliers
néralement, leur retour
aussi bien dépaysés
respectifs. Il se croyent
d'un quartier à l'autre, que
en passant
familles de labourenr
croiraient l'être nos
Fontainebleau pour aller haen quittant
biter Orléans ; on pourrait en indiquant
moindres distances, faire appercevoir
de
inconvéniens. C'est sur - tout
les mêmes
que ces
les femmes et les vieillards,
ponr
sont cruelles : et les hommès
séparations fleur ou la matarité de l'age 2
dans la
leur mère
ne sont-ils pas entraînés vers --- Page 123 ---
-
- IOI )
leur femme, vers les lieux où ils
ou
habitués à vivre ! Cela est si vrai
sont
quelque soient les rapports parvenus
que,
dans la geen France 2 il est constaté que
néralité des habitations dévastées, 2 le plus
grand nombre des nègres des attelliers.,
dans les mêmes lieux 2
se retronvaient
lorsque les chefs de brigandages, s'éloidu théâtre de leur dévastation.
gnaient
nombre de nègres
Sans doute un grand
et de mulâtres, libres ou esclaves, déjà
coupables de grands. crimes, demeureront armés, s'ils le peuvent 2 et loin de
leurs foyers ; mais qu'on, se le persuade
la
exisbien, ce sera (surpopulation
une faible minorité ; elle devientante,
si quelques chefs
drait plus insensible,
barbares tombaient dans nos mains
de ces
destiou sous le fer de ceux qui seront
nés, si la raisori ne les ramène, à combattre les révoltés, à les poursuivre sans
en mesurer le nombre, s qui n'a jamais
effrayé des officiers, qu'on nomme avec
2 et loin de
leurs foyers ; mais qu'on, se le persuade
la
exisbien, ce sera (surpopulation
une faible minorité ; elle devientante,
si quelques chefs
drait plus insensible,
barbares tombaient dans nos mains
de ces
destiou sous le fer de ceux qui seront
nés, si la raisori ne les ramène, à combattre les révoltés, à les poursuivre sans
en mesurer le nombre, s qui n'a jamais
effrayé des officiers, qu'on nomme avec --- Page 124 ---
(102)
reconnaissance, et des colons
battront
qui compro aere et focis.
Qu'on éloigne donc ces idées
exagérées
antant qu'effrayantes, qu'il faut faire
un
sang nouveau de cette population noire.
Ah ! ce langage ne sera jamais celui
des
colons à qui leurs esclaves ont
de
montré
Tattachement, en les suivant de leur
plein gré, dans les isles voisines
le continent
ou sur
Américain, de ceux qui ont
và en retournant dans leurs
foyers, des
bandes de nègres tomber à leurs
pieds, (1)
(1) Pour ne citer que des faits dont j'ai la
je parlerai encore'de mes parens. L'un de preuve ?
frères, M.
mes beaux
Bérard-Lester, se rendit à Saint Domingue, avee le général Hédouville. Nos biens
étant situés à PArtibunite, c'est-à-dire à 30 lieues
du Cap, où il - aborda, il ne voulut s'y rendre
qu'aprés avoir jugé l'état de la Colonie. Nos
en apprerant son arrivée 2 lui
nègres
envoyèrent une députation, et pour la rendre plus
touchante, ils J
joignirent sa nourrice; il partit, et ses lettres nous
apprirent sa joie, en voyant, le contentement des
nègres et leur docilité. A l'arrivée de nos
le monstre qui commande
trempes,
aujourd'hui, tit arreter --- Page 125 ---
(I 105 )
leurs voeux le retour de leur
appellor par.
bonheur Quie cette expres-.
ancien
ridicnle aux esprits prévesion paraitra
commentnomnus,sil en reste encore!Et
ontentendus, ces chants
meront ceux quiles
de gaieté au milieu des travaux, répetés
cette. coquetterie des
presque par-tont,
dans
nègresses et de leurs amans
jeunes
les jours de fête, sur les grands chemins,
dans les marchés où ils se rassemblent,.
de mélodie et de voces danses pleines
champêtres, ce teint animé, ces
lupté
vêtemens de belletoile ? Retronve-t-on ces
d'aisance et de satisfaction dans
marques
? Quel est celui qui
toutes nos campagnes
n'a
senti ses yeux humides 2 en voyant
pas
blancs qui étaient à Saint Marc. Mon maltous les
fut du nombre. Un de ses
lieureux beau-frère,
fuis, mes
nègres voulut le sanver. Ah ! dit-il,sije
vont être égorgés.. L'infortané ne sauva
compagnons ni eux ni lui par ce noble dévotement.
inévidemment de quelle
Ces citations prouvent
les nègres, la préfluence a été. et sera toujours pour
le nom seul est souvent
sence des grandepropristaires;1
un prostige bien précieux,
les
fut du nombre. Un de ses
lieureux beau-frère,
fuis, mes
nègres voulut le sanver. Ah ! dit-il,sije
vont être égorgés.. L'infortané ne sauva
compagnons ni eux ni lui par ce noble dévotement.
inévidemment de quelle
Ces citations prouvent
les nègres, la préfluence a été. et sera toujours pour
le nom seul est souvent
sence des grandepropristaires;1
un prostige bien précieux, --- Page 126 ---
I IO4 )
dans nos contrées infertiles et même dans
quelques autres, cette marche lente et triste
de nos laboureurs, ces visages
nourrissons
hâves, ces
languissans. On ne voit pas
dans nos isles de pareils tableaux. Si
infortunés
ces
voyaient ces esclaves qu'on leur
-dépeints comme chargés de chaînes,
n'existent
qui
que dans Timagination,
hors les heures de travail,
puisque
> les nègres vont
oùt il leur plait; ils diraient,
sans doute:
ces hommes peuvent connaître le bonheur
qui nous fuit ; notre salaire est insuffisant
à nos besoins, ou bien la terre ne répond
pas à nos labeurs. --- Page 127 ---
C 1o5 )
CHAPITRE XV.
sir Pentière possession de
Réflezions
et sur les
l'isle Saint Domingue ,
terres de la partie nommée Espagnole.
les
Sr toute la partie que possédaient
c'est-à-dire,
Espagnols à Saint Domingue,
environ, est consles trois cinquièmes
plus utile dans nos mains/
tamment jugée
dans les leurs 2 le Gouvernement aura
que
de terres à concéder encore. Les
beaucoup
autrefois, de cent carconcessions étaient,
valant dix mille pas quarrés. C'est
reaux,
considérable. Elle le serait
une étendue
vers les
des terres en plaine,
trop pour
borner cellesbords de la mer; on pourrait
ci- entre 50 et 75 carreaux. Une.habitadans
tion de cette étendue peut produire
150 à 200 milliers de
les bons terreins,
sucre brut ou 3 à 4,000 livres d'indigo,
à la
en conservant ce qui est'nécessaire --- Page 128 ---
(-106 )
nourriture des bestiaux, aux vivres et à
l'emplacement des bâtimens. C'est là, sens
doute, une assez belle
leurs.,
propriété; et d'ailtous les hommes laborieux ont
droit aux faveurs du Gouvernement;
ces concessions devront être
mais
avec
accordées
beancoup de mesure, par diverses
considérations.
L'ancienne administration a dà désirer
une plus grande étendue de terrein dans
lisle Saint
Domingue et des limites
plus convenablement tracées
le furent
que celles qui
par messieurs de Vallière et
Solamo, commissaires nommés
deux Sonverains,
par les
On
pour cette opératidr.
a même reproché avec amertume la
faiblesse de M. de
Vallière, on prétendait
que les titres de la France avaient été méconnus, et que le commissaire
avait été plus adroit.
espagnol
Quoiqu'il en soit, on
peut présumer que la question de savoir
si la France devait négocier
gne la cession de
avec T'Espace qui lui appartenait
à Saint Domingue, avait
souvent été agin
a
pour cette opératidr.
a même reproché avec amertume la
faiblesse de M. de
Vallière, on prétendait
que les titres de la France avaient été méconnus, et que le commissaire
avait été plus adroit.
espagnol
Quoiqu'il en soit, on
peut présumer que la question de savoir
si la France devait négocier
gne la cession de
avec T'Espace qui lui appartenait
à Saint Domingue, avait
souvent été agin
a --- Page 129 ---
(107 )
tée dans les conseils du monarque fran-,
LEspagne, dont T'ambition ponvait
çais.
satisfaite par ses immenêtre grandement
monde,
dans le nouvean
ses possessions
attaché un trop
n'aurait peut-être pas
lui était- degrand prix à un pays qui
n'éyenu plus à charge qu'utile 2 puisqu'il
Cette,
tait pas exploité avantageusement.
élant palpable, il faut penser que
opinion
pas le partage,
la France ne regrettait
dont la justification
d'après une politique
est facilement saisie.
agiLa crainte la plus séricuse qui put
français sur ses poster le Gouvernement
d'une guerre
sessions lointaines, 2 était'eelle
liens
Les
malheureuse avec T'Angleterre.
d'intérét qui unissaient qui unironttoujours
la France et TEspagne, ne peuvent pas
d'une guerre
faire supposer la-possibilité
convenait
sérieuse entr'elles. Cela posé il
deux
et à celui
peut être aux
monarques,
sur-tout qui ya avaitle plus grand intérêt,
mutuellement une possession
de se garantir
extérienrs,
si étendue contre les dangers
A --- Page 130 ---
(108 )
Il devait paraitre
nement
avantageux au Gonverfrançais de pouvoir contenir plus
facilement les nègres dans une étendne
moins vaste et déjà si considérable.
conventions mntuelles
Les
sie et le renvoi
établissaient la saidans les pays
des esclaves
respectifs,
qui en auraient franchi les
bornes, moyennant une prime délerminée.
Le langage des Espagnols, leurs
leur caractère servaient
meeurs,
France sur ce point. Nos parfaitement la
nègres
se trouvaient naturellement
fugitifs
étaient d'ailleurs
repoussés; ils
peu tentés de cet
D'un autre côté, l'industrie
asyle.
et l'activité
françaises étant difficilement
les réglemens qui soumelfaient contennes,
obtenaient des
ceux qui
concessions, à la charge
d'établir, ce qu'on nomme des
c'est à dire des terreins destinés battes,
à la propagation des bestiaux, étaient
toujours enfreints. L'ambition de presque
des denrées
cultiver
l'emportait sur celle d'étre
simplement berger; ; aussi trouvait-on fort
commode d'en avoir de très-voisins
2 qui
ant difficilement
les réglemens qui soumelfaient contennes,
obtenaient des
ceux qui
concessions, à la charge
d'établir, ce qu'on nomme des
c'est à dire des terreins destinés battes,
à la propagation des bestiaux, étaient
toujours enfreints. L'ambition de presque
des denrées
cultiver
l'emportait sur celle d'étre
simplement berger; ; aussi trouvait-on fort
commode d'en avoir de très-voisins
2 qui --- Page 131 ---
-
( e 109 )
bornant là leur industrie, venaient vende boeufs et les chedrè leurs troupeaux Tout était dans cet
vaux qu'ils élevaient.
Les espaéchange agréable aux français.
achetaient ayec le prix de leurs
gnols
manufacturés dont ils
bestiaux les objets
ils donavaient besoin, et souvent même
naient un complément en argent.
prévoir ce que ces réflexious,
Ne pouvant
daus les" bafamilières depuis long-tems
de la marine et des Colonies, proreaux
on
du Gouvernement,
duiront sur l'esprit
de la condoit raisonner dans Thypothèse
entière de l'isle Saint Domingue.
servation
scrupuleuseSans doute : on respectera
des Esparticulières
ment les propriétés
acpagnols, et tant que les possesseurs
tuels existeront, il est peu probable qu'ils
leurs prairies ou qu'ils les venabandonnent colons plus actifs ; mais après
dent à des
qui prenviendront des successeurs
eux
qui seront séduits par
dront nos goûts, tableau de notre inles avantages et le
de
dastrie: Il convient donc. dapperceveir --- Page 132 ---
(I1O.)
loin ces ressources
sables méme de précieuses, indispen-
,
bestiaux pour la fourniture desquels il serait aussi
que- dangereux, de se fier aux impolitique
étrangers.
Dans ce qu'on nommait la partie française, iln'y, presque plus de terrein à
concédér , que CC que le tems enlève
domaine des eaux. La mer se
au
laisse dans beancomp
reculant,
d'endroits de vastes
plages que notre industrie fertilisait, hors
ce qu'on appellait les Cent pas du
toujours réservés
Roi,
au :
propriétés étaient même Gouvemement; les
ces
ses, à cause des
plus précieule
avantages que procure
voisinage de la mer ou des embarcadairés.
Dans la partie nommée
y a autant de terrein
espagnole, il
être
en plaine, 2 et peutdavantage, que dans la partie franÇaise. Ce serait être trop confiant
réserver les
que de
cette
montagnes, seulement, de
partie de Tisle, pour l'éducation des
troupeaux qui se plaisent, d'ailleurs,
coup mieux dans les plaines.
beau-
plus précieule
avantages que procure
voisinage de la mer ou des embarcadairés.
Dans la partie nommée
y a autant de terrein
espagnole, il
être
en plaine, 2 et peutdavantage, que dans la partie franÇaise. Ce serait être trop confiant
réserver les
que de
cette
montagnes, seulement, de
partie de Tisle, pour l'éducation des
troupeaux qui se plaisent, d'ailleurs,
coup mieux dans les plaines.
beau- --- Page 133 ---
(T11 )
la discipline rétablie,
Le pays pacifié,
d'inil fant espérer qu'on ne reverra plus
surrections et de révoltes,maisla) prudence
de les regarder comme
ne permet pas,
éloiimpossibles ; il faut donc ne pas trop
des villes et des lieux où l'on peut
gner
terreins
à la nourriture
camper, les
propres
fourdes bestiaux , 'et les haras qui peuvent
nir l'isle de chevaux et sur-tout de mulets.
Il faudrait même, ce qu'on ne peut précenx-ci pussent naître en assez
sumer 2 que
à Tagrand nombre 2 pour nous passer
venir, de ceux que les Espagnols amènent
de la côte ferme, seule ressource qu'à eu
jusqu'ici Saint Domingue, pour cet imbesoin. Nous avons déjà fait reportant
marquer qu'il en faut une énorme quantité.
Les chevaux et les boeufs, ne sauraient
les travaux rudes
les remplacer pour
d'exploitation et de transport.
C'est donc pour Tutilité commune, que.
le Gouvernement doit être sevère dans Ia
distribution des terres et même leur emploi. C'est pour elle qu'il devra, sur-tout, --- Page 134 ---
(113)
relenir ses libéralités, quelque
que fassent entendre
murmure
ceux qui seront refiusés, et les gens en grand crédit,
dans d'autres pays, obtiennent des
qui
qui feraient la fortune de
faveurs
Sans
cent familles.
porter atteinte à la propriété, l'industrie peut recevoir des mesures et des
Jimites que les besoins publics
dent. Les colons, en général,
commanà une police qui concentrera applaudiront
les objets des besoins
dans l'isle, 5
que Ia nature du sol
les plus pressans s
C'est
permet d'y trouver.
pendant l'abondance qu'il faut
à la
songer
disette, 5 comme pendant la
prévoit la possibilité de la
paix on
dans une isle,
guerre. C'est
sur-tout, qu'on doit étre
plus prévoyant et moins confiant dans les
4 ressources externes,
En réfléchissant sur la quantité de
7 / priétés qu'il fandra rétablir dans Ia propartie
française 2 au bas prix oùt tomberont les
terres que les possesseurs actuels ne
ront
pourexploiter, on apperçoit que-le tems
oùt l'on devra songer à une extension de
culture,
isle,
guerre. C'est
sur-tout, qu'on doit étre
plus prévoyant et moins confiant dans les
4 ressources externes,
En réfléchissant sur la quantité de
7 / priétés qu'il fandra rétablir dans Ia propartie
française 2 au bas prix oùt tomberont les
terres que les possesseurs actuels ne
ront
pourexploiter, on apperçoit que-le tems
oùt l'on devra songer à une extension de
culture, --- Page 135 ---
C -
(13 )
culture; est encore bien loin de nous; mais
en formant des établissemens de commerce,
sur, les bords de la mer, 3 on: devra exciter
Tambition deceux quis'y rassembléront, et
le plus sûr'moyen, c'est de laisser entrevoir.
à ces couragenx colons la doable: ressource
de l'industrie et de T'agriculture. f
La ville du Port-at-Prince était commu
point plus central, réputée la capitale
de T'isle, quoique. moins considérable que
celle du Cap. C'est là i que. demeuraient
habituellement le D général Vet l'intendant,
qu'étaient placés les magasins , les casernes,
administrations et le tribules principales
nal supérienr. Cétaitle pointiatermédiaire
et les
sont avec
:
entre le Cap
Cayes', qui
le Port-au-Prince, les trois villes principales, et les chefs-lienx de ce qu'on nommait dans lapartie française, des provinces
du' Nord, delOnestetda Sud. La possession
:entière.de Lisle change nécossaireinent Ge *
centre; mais cette situation offre encore
trop d'avantages pour qu'on doive songer
prompteinent à une autre capitale: Elle a :
--- Page 136 ---
L14 )
sans : donte; plusieurs
désavantages, ef
le
8 plus frappant, est celui de.son voisinage
de ce qu'on appelle le Goufres d'oix s'annoncent par un bruit sourd et lugubre.,
-les tremblemens de terre. Le Port-au Prince
et ses environs 2 ont le plns souffert de
celui de 1770, qui renversa toutes les
maisons, qui ouvrit d'énormes crévasses
dans la plaine du cul-de-sac, quil'avoisine;
mais cette belle plaine ,. celle de, Léogane
à sa gauche 5: celles du Boucassin, PArcahaye eet'lee-Vases, à sa droite, les belles
eaux de sources vives que les travaux
de 1788 y avaient amené , la rivière
qui serpente dans-la plaine; ses hanteurs,
ous l'on recueille avec facilité d'excellens
légumes; et où l'on respire un air atissipur,
que frais, son port et sa rade parfaitement
a surs et vastes, sont des avantages d'un
rgrand prix. Ils compensent les défectnosités dont on peut se plaindre et qu'on
cas quelquefois, dépeints avec des couleurs
rsi sombres, qu'on aurait accusé de folie
lancienne administration, si-elle n'avait
dans-la plaine; ses hanteurs,
ous l'on recueille avec facilité d'excellens
légumes; et où l'on respire un air atissipur,
que frais, son port et sa rade parfaitement
a surs et vastes, sont des avantages d'un
rgrand prix. Ils compensent les défectnosités dont on peut se plaindre et qu'on
cas quelquefois, dépeints avec des couleurs
rsi sombres, qu'on aurait accusé de folie
lancienne administration, si-elle n'avait --- Page 137 ---
(115 )
trouvé d'aussi précieux motifs à op:
pas
poser à tant: de critiques. On ne peut
dire de cette ville, comme de celle de
pas Jérusalem, qu'elle ne pât être réédifiée;
plus, de 500 maisons y furent reconstrnites
l'année qui suivit celle du
en bois, dans
désastre. On,en a élevé, depnis, delt trèsbelles,. entourées de galeries, toujours
en bois, mais montées d'un, étage. C
Depuis 1
1770,. on n'y a ressenti que de
légères secousses. Ily avait, eu en 1750,
de terre.très-violent.
un àutre tremblement
En 1692, la Jamaique vit disparaître une
partie de sa ville Port-Royal. Ces explosions garantissent-elles ces isles pour.. Tavenir? La nature ne permet pas aux.hommes, la connaissance de ces. grands secrets.
Les Gonaïves et la ville de Saint Marc,
oit l'on respire un air très-pur, se rapprocheraient aujourd'hui davantage du
centre. La rade de Saint Marc est agitée
et peu sûre ; mais cette ville touche à
l'immense plaine de l'Artibonite 2 et peut
être trés-commerçante: Le tremblement de --- Page 138 ---
(16)
terre de 1770, ycausa
plusieurs
-
mais bien nioins considérables ravages 3
an-Prince', d'ou elle est
qu'au Portéloignée
25 lienes. Le siège du
d'environ
Gouvernement né
peut s'éloigner des mnouvemens du
merce et de labord des
comfallait le.
vuisseauxycar s'il
placer au véritable
serait dans Tintérieur
cestre, ce
ses bords
de Tisle,t non sur
qu'on devrait le fixer; mais de
quel avantage Serait ce point
puisque le
central,
ter
eapisine-ghntal, peut se porpar-tout, si les malbeurs de Ia Colonie, font. regarder comme
l'établissement ded dilférens
nécesaire,
qu'ilne pour rait habiter postesmililaires,
Le môle Saint
en mnême tems ?
Nicolas, offre tous les avantages qu'on peut désirer
et la streté dès
pour la défense
miense
vaiseiux, que son im-.
baye; sa rade et son port
contenir, mais Tabord, :
peuvent
difficile, et
par terre, en est
toure.
aucun terrein fertile ne l'enC'est le point mnilitaire de la T
lonie, le plns intéressant
CoNon loin du
pour la marine.
môle, se trouve une petite
en mnême tems ?
Nicolas, offre tous les avantages qu'on peut désirer
et la streté dès
pour la défense
miense
vaiseiux, que son im-.
baye; sa rade et son port
contenir, mais Tabord, :
peuvent
difficile, et
par terre, en est
toure.
aucun terrein fertile ne l'enC'est le point mnilitaire de la T
lonie, le plns intéressant
CoNon loin du
pour la marine.
môle, se trouve une petite --- Page 139 ---
1 117 )
ville, nommée Bombardapolis - qui n'é.
tant pas dominée, est regardée comme un
excellent poste militaire, pour la défense
intérieure.
Au reste, tous les raisonnemens
:
qu'on
fait sur la capitale de. lisle, sont prématurés. Ils. sont du nombre de CCUX qu'on peut
reserver pour le tems où la paix et nos premiers succès, à Saint Domingue, permet?
tront de les rendre
L
inléressans. Néanmoins
rien n'est trop précoce pour l'examen et la
diseussion. Pour peu qu'ony yréfléchisse , on,
s'appercevra gne les plus simples indicas
tions renfermées dans cet écrit, exigent
laplus sévère altention et beaucoup de mA
turité. dans la' décision.
-
:
*
rrsionis --- Page 140 ---
(118)
00 SG :
CHAPITRE X VI
Moyens d'améliorer les' cultures
> les
machines et les instrumens
qui y onz
rapport? 305 sb
' or 31
Oxlit avec beaucomp d'intérêt tous les
moyens de perfectionner les cultures, les
instrumens arafoires et lès différentes machines propres à l'exploitation, comme
à la fabrication , dans Touvrage de M.
Batré-Saint-Venant, qui a mis au jour les
fruits d'une expérience de 35 ans de séjour
à Saint Domingue Oil dans d'autres isles.
Ily cite divers écrits déjà renommés qui
ont répandu des lumières sur l'agriculture
et le régime des Colonics. C'est de la
réunion de tous ces tribnts
7 offerts à
la sollicitude et à l'instruction
publiques,
par le seul amour, du bien, qu'on doit
attendre des moyens plus faciles de rétablissement et d'amélioration. Plusieurs
cos --- Page 141 ---
(119) ) d.
très-habiles dans lart de lan culture;
lons
de la fabrication"du sucre et de lindigo,
ont porté leurs talens à Porto-Riceo, àla
Trinité.etia.Cubay cette brillante. possession, dont le produit et D la population
quinze ans. De
noire ont triplé depuis
tout tems les persécitions qu'ontéprouvés
ont. tournéà l'avantage de
les Français;
cette- rés
Tindustrie étrangère. : Quoique
flexion * soit afligeante 2 elle honore le
génie français qai: se montre partont.En
moment, on le voit appellé à la Louicer
Vinfortune est
siane ; cettereesource pour
une. consolation'; ; mais peuton, sans g6amir," voir des Français féconder des terres
étrangeres, quand le sol de leur patrie
poiraityen lesirendant heureux, profiter
de leuractivité, et de leur
de leurs thlens,
expériencet si
Dansirlouyrage que nous venons de
semtoesereaeahees Béancoup
Tétablissement 'dés charrues et
de zelep11
des machines slà feu, propres à stppléer
les animaux et les bras dans le servico
amir," voir des Français féconder des terres
étrangeres, quand le sol de leur patrie
poiraityen lesirendant heureux, profiter
de leuractivité, et de leur
de leurs thlens,
expériencet si
Dansirlouyrage que nous venons de
semtoesereaeahees Béancoup
Tétablissement 'dés charrues et
de zelep11
des machines slà feu, propres à stppléer
les animaux et les bras dans le servico --- Page 142 ---
120 )
des sucreries. Plusieurs
vaient
propriéfaires n'a
pas goûté pleinement les essais de
Ja churrue, que.fit, il ya.environ
ans:; M. Brun de-Condamine:
trente
Entr'autres
objections que; Tinhabilité
le défaut
desia nègres a et
d'usage semblaient
coutradicteurs
justifier, - ses
dans
craignaient que less selsalion:
que renferient les terres qui n'ont
pas encore eu besoin d'engrais, ne fussent
trop promplement dissipés, si iles 1Y terres
étaient trop fortement
conçoit
remtiées; et lon
dequelle chargé
fure,.le besoin
augmente la calso.fumer.de vastes
mais je.m'écarterais
terreins.;
trais daus
demon plan, si j'ene
frop de détails sur des objels
doivent,
qui
étre.classés et traités avec. de plus
grands
développemensy par ceux
ont:f fait sune étude. particulière.
quien.
de
L,es: leçons
Texpérience, celles du malheur, les
connaissances, V dont T'esprit hnanain.s'enri.
chit chaque.j joura concourront
a dévancer le. Hterme d'une
aycc euxs
diane.adlioration,
reslauration 1,
pellent.
que tant de; Kenx ap3:
80 39 ampdeb 20 --- Page 143 ---
(1at) )
sentiment qui m'occupe le plas et
tLei
au ven nnanime 3T8 est diy
que: jajoute vivement encore, les perintéresser, plus
place qui ont lec droit a et: les
sonnes.en. d'éclairer -çt d'instruire les Goumoyens
Puissent-elles étre bien! pénévernement.
leur
trécs qu'elles ne sauraient: S employér
orédit et leurs lumières, à des.objets plus
publique !
digues. de la 3 reconnaissance:
si
dobserver,
Ce.que je meperinettrais
l'a
dit encore," sur > les fr culon ne;
pas
c'esti
tures et la salubrité de Tair,
qu'on
pia pas : assez ménagé lcs hois-, dont un
trmpagoend-abatisa éloigné les pluyes si
nécessaires. pour la végétation letsla fratlà
cheur des plaines. , On a trop. négligé
Saiib Dominguc le cacaotieri, qui n'exige
soimgdont la forme est belle
presqu'amcum
et qui, produit une graine trèsimutritive.
Onsait que les troupes que: cormandait
M. dEstaing, dans IInde, furent-heureuses
detronver abandamment des graines de
renfermént tant
Salep: h et derd Sagou, qui
des sucs précieux dans la grossenr. d'une
. , On a trop. négligé
Saiib Dominguc le cacaotieri, qui n'exige
soimgdont la forme est belle
presqu'amcum
et qui, produit une graine trèsimutritive.
Onsait que les troupes que: cormandait
M. dEstaing, dans IInde, furent-heureuses
detronver abandamment des graines de
renfermént tant
Salep: h et derd Sagou, qui
des sucs précieux dans la grossenr. d'une --- Page 144 ---
- 12 )
noix 5 que quelques - unes suffisaient à e
nourtiture d'un homine
la
parent
5 et qu'ellés re:
promptement les : forces, la
trines et l'estomach. Celle du
Por
connue par
cacao'est plus
Tusage trèga
chocolat et
mourrissantrda
par Thuile que la
emploie, Elle a été infiniment pharmacié
les derniers malheur's
utile dans
de Saint
par la précaution qu'on avait Domingue,
ramasser.
eue,"d'én
beancomp dans
recomnaissance
les-magasink La
qu'on doit au
sa double utilité,
eacaotier'et
comme arbre ef conme
produit, devraient lefaire regarder
une des
comme
plantations les' plus pressantes:
Présquel toutes les productions
dans les deux
connues
Indes; ont été ou pourraient
étre-introduites utilement dans nos Colonies! Un de mes anciens amis, M.
Menonvilles- botaniste
Thiery-de.
de Jussieu
ctrèsiestimé de MM.
et d'Aubentony lavait
avec succès à Saint
cultivé,
où se plait la
Domingue, le' Nopal
nille et d'autre Cochenilleylei Jalap, la Vaterrein
plantes: précieuses, dans un
particulier 2 que luiavait indiqué --- Page 145 ---
(163 )
3 sans cesse, 2
le Gamemnemtilesaiets
courses dams Jes bois lui proenfuient
que ses
brillantes découvertes:
chaque jour les plus
L n'en revenait jamais Sts qu'en. snontrant, C
Il
T
na*
:
les richesses dont lad
avec transport. 2 2 celte isle. Elle a refusé
ture avait comblé
riz.
blé à inos
tumdAmsmeseanete
lp
danscles Iteireins frais
y réussit trèsbien. domierce de Bordesus;
Le
onarrosables.
1 amérifoumnitt des farines 2 : sleiconlinent besoin.
Bordéanx au
cain. peut : suppléer
nécessaire qu'anx
Lepainn'est, diailléurs,
commeins
blanes; O1 ne peut le regarder
avec tànt d'autres ressourees.
dispensable
y-etre cultivé;
raisin mûscat peut
- Le
: maisil n'est rogardé
mômie dans les plaines,
ilestianisit
que comme un fruit dagrément; rdes idénrées
France. Ia culture
bon qu'en
plus lucrative
Coloniales étant beaticoup
d'en
on ne s'occupera jamais
quelavigne,
sont propres. La
couvrir les terres) qui y
fournit dés-vitis avéc abondanee:le
France
tafia se transforme en rum, quosuppléerail, hoisscn. 5
à Ja chaleur de cette
au besoin,
plaines,
ilestianisit
que comme un fruit dagrément; rdes idénrées
France. Ia culture
bon qu'en
plus lucrative
Coloniales étant beaticoup
d'en
on ne s'occupera jamais
quelavigne,
sont propres. La
couvrir les terres) qui y
fournit dés-vitis avéc abondanee:le
France
tafia se transforme en rum, quosuppléerail, hoisscn. 5
à Ja chaleur de cette
au besoin, --- Page 146 ---
0 124 )
GHAPIT Rog:i da XVII
De MAiret du 30 Aoit
Réglemcnis S44) - 20
disg 1784, des
nouveauz
Dit
ant qu'il exige ;
n terrage des sucres,
916 0100 bidies LEY 2!
DAxS une 0 Colonic.donverte de bois,
àilal vérité. d'unesgualite très:
etoiTont tionvend deiot ola terre. pesante *
la poterie.st
proprea
ilétaitiassez : bisarrelde voir
artiver des ports de France et. surtontide
Nantes, des: briques,: des carreasx,
pots et des formes de terre
des
poor les"sucrories, des merains qui servent pour les'
barriques de.sucre. et de café, et des
de bois. de chône toutes travaillées pièces
et numérotées, de manière ga'onin'avait
qua:: les monter pour avoir. une maison. plus
Il en- venait aussi dn continent
américain
dans - les poris.ouverts, d'après P'arrêt du
5o août 1784, - àr ce commerce étranger qui rapportait dutafia et desi syrops
ou melasses. que le roommerce français
ne voulait pas. Les. anéricains S: expors --- Page 147 ---
( 425 à
taient - aussi des animaux vivans. 2 du riz,
des farines, du poisson et des viandes salées,
car il fallait bien les mettre à mênie d'échanger certaines denos productions avec les
leurs. Cet Arrêt de 1784 avait souffert de
grands débats : cependant i! faut convenir
quil nétait très - avantagenx' à la Colonie
de vendre des tafias et dessyrops, formant
un revenu important, dont le transport
ne convenait gnères à la France, à cause
dur coulage et de ses eaux de-vie, et d'obtenir en échange des' salaisons et des bois
qui penvent bien être fournis par la métropole, mais à beaucoup plas haut prix.
L'Angleterre he sonffre point cette concurrence dans SCS Colonics qui ne peuvent
même terrer ou rafiner les sucres bruts,
Elles s'attachent seulement à le faire plus
parfait, c'est-à-dire a en extraire mieux
Tes parties grossieres. Au moyen de (es
o
prohibitions, un plus grand nombre de
navires et de matelots AT
sont occupés : la
métropole met en' 1 activité 1e
plus de rafineries, et débonche une plus grande quan-
sonffre point cette concurrence dans SCS Colonics qui ne peuvent
même terrer ou rafiner les sucres bruts,
Elles s'attachent seulement à le faire plus
parfait, c'est-à-dire a en extraire mieux
Tes parties grossieres. Au moyen de (es
o
prohibitions, un plus grand nombre de
navires et de matelots AT
sont occupés : la
métropole met en' 1 activité 1e
plus de rafineries, et débonche une plus grande quan- --- Page 148 ---
I 126 )
tité deses produits. Le commerce de
a reclamé avec
France
mêmes
beaucoup de chaleur lés
prohibitions, et les cultivateurs
l'ont regardé comme T'ennemide leur
tage. Rien n'est si ficheux
avanLe Gouvernement
que ces débats.
doit les prévenir
une. volonté ferme qui soit. le
par
résultat-des
combinaisons que: l'intérêt public,
la balance du
dans
quel se trouvent les Colons
comme les
Earopéens, peut exiger. Ljexemple des anglais n'est pas toujours à
suivre, 2 même dans les opérations de
merce dans
comlequel on croit qu'ils excellent. Chaque colonie et chaque
a ses traits particuliers : à Saint métropole
gue, il serait peut-étre
Dominsévère de condamner impolitique et trop
des agricultenrs
les terres sont à une tres-grande
dont
de Ia mer ou des embarcadaires distance
faire que des sucres bruts
, à ne
dont la valeur
ne ponrrait supporter les frais trop
sidérables de transport, D'autres
con-. '
tellement
terres sont
aqueuses et grasses qu'olles ne
produisent, quelqu'art que. l'on employe, --- Page 149 ---
a - SA
(1 127 )
ne peut rendre bien
qu'un sucre qu'on
le terrage's mais si cette
compact que par
certaines
mesure de le défendre dans
toute leur étendue,
plaines, même - dans
il faudra bien s'y soumettre.
est adoptée,
écrit
et contre ce systême
On a
pour
mais je n'ai pas vu qu'on ait
de terrage,
fait l'observation que je me suis permise,
ni celle-ci; qui ne peut être indifférente,
T'Italie ne demande que du café
c'est que
brut détéverd, et que l'odeur du sucre
cette couleur dans la trariore heancoup
doit faire désirer qu'on
versée 2 ce qui
dans
des moyens de la conserver
prenne
de Marseille. Si la prohiles cargaisons
tion était absolue., 2 il n'y en aurait pas
d'autre, pour bien conserver cette couleur,
de faire toute la cargaison en café,
que
cacao et coton, 2 ce qui n'est pas impossible,mais peu usité et peu. favorable 2
du moindre poids dans le même
à cause
volume. (I)
Je n'apprends qu'en términant cet écrit, Ia
réunion (1) de l'état de Gênes à la France; c'est doxic
de Marseille. Si la prohiles cargaisons
tion était absolue., 2 il n'y en aurait pas
d'autre, pour bien conserver cette couleur,
de faire toute la cargaison en café,
que
cacao et coton, 2 ce qui n'est pas impossible,mais peu usité et peu. favorable 2
du moindre poids dans le même
à cause
volume. (I)
Je n'apprends qu'en términant cet écrit, Ia
réunion (1) de l'état de Gênes à la France; c'est doxic --- Page 150 ---
(128 )
Quoique.ces reflexions né soyent
que
transitoires et seuleinent rappellées, elles
montrent, qu'avant de prendre une détermination si importantes on : devra
peser
tous les inconvéniens
et tous t les avan
tagès, dans une discussion plus étendne -
lorsque le rétablissement de Saint, Domingue sera, envisagé comme prochain,
Les isles du Vent font-les mêmes obser:
vations, elles ont également demandé loupour Génes, et non pour Pinterêt dé
que
cette
Marseille;
remarque deviendrait utile, si ce port peut
pourvoir, lui mnême, aux besoins de I'Ttalie 5 par
les imporiations directes des Colonies et; du Levant.
Quant aux exportations,elle aura, comme Marseille
des savons 2 des huiles, des cliandelles, que cette
ville fabriqnait principalement avec des suifs de
Toscane,, desvins qu'elle extraira) de son, voisinage,
et une infinité - d'autres objets. dont ledétail serait
ici superflu, sans parler des productions du Levant
et des matières premières qui servent à Ia fabrication des objets propres à nos isles.. Gênes devra à Ia
France, une grande reconnaissance, si elle ajouto
ce bienfait à celui de la paix avec les Barbatesques.
Lesf favenrs que Marseille atiend de sa Majesté, pour
relever son commerce, 2 deviennent, par cette COIeurrence, infiniment pius pressantes,
verture --- Page 151 ---
-
129 )
vertare, de certains ports: Ilest plus instant
de s'occuper de. cette prétention, fondée
motifs
valent bien la
sur plusieurs
qui
L.e: commerce
peine, . d'être: débattus.
est, en général, trop : tranchant, et les
Colonies aussis l'un dans le système d'ex:
clusion; les, autres dans leurs: demandess
mais comme. les. opinions contradictoires
sont et, seront mises de nouveau sous les
yeux du, Gonyernement *2 Cf. qui sera: dé.
cidé, après de mûres réflexions, devra 00
faire taire tout reproche, et toute: plainte
mutuelle, Les colons étaient autrefois en
grande fayeur à la Cour : les ipersonnes J
les plus élevées :en, dignité et possédant le
plus de richesses, avaient généralemuent -
de 1o2
grandes propriétés dans nos, isles. De : très- 3
riches et très-rénommés, négocians for- OT
maient avec les chambres de commerce
le contrepoids dans la balance.,, mais. les
étaient persuadés qu'il était
commerçans,
s'il
beaucoup, plus faible. Ce désavantage,
existait,a disparu. Du faîle de Topulenesy
les propriclaires de Saint Domingue 93315
a
généralemuent -
de 1o2
grandes propriétés dans nos, isles. De : très- 3
riches et très-rénommés, négocians for- OT
maient avec les chambres de commerce
le contrepoids dans la balance.,, mais. les
étaient persuadés qu'il était
commerçans,
s'il
beaucoup, plus faible. Ce désavantage,
existait,a disparu. Du faîle de Topulenesy
les propriclaires de Saint Domingue 93315
a --- Page 152 ---
(150)
sont tombés dans
même lesplus prévoyans
Ia médioctité, et le plus grand nombre
dans Tindigence. Quels titres plris respecintérosser en leur favéur tous
tables pour
honorés de la
les hommes sensibles 5,
confiance du Sonverain ! Les colons ne
demander que justice :
doivent cepèndant
les concéssions
élle senle est durable:toutes
de la faveur soht aussi fragiles qu'elle,
rien n'étant si dangereux pour TÉtat,
et
comme 8' 1
pour :
les particuliers, que Tinstades lois. et des regleinens, , on ne
bilité
de soin à éviter le
saurait mettre trop
néanmoins
de les changer: On sent
besoin
contrarient I
o1 T'expérience etla pratiqne
que
avait paru sans réplique
souvent ce qui
vaudrait mieux
dans la théorie, et qu'il
d'une erreur que d'y persister par
revenir
austère si cette * erreur
une sévérité trop
était reconnue.
d'opinions des comDans le concours
doit s'attendre à
merçans dè France,, on Bordeaux a des
des différences sensibles.
de Marintérêts qui ne sont pas ceux --- Page 153 ---
-
(i 15t )
scille ; et de la même manière Nantés ; l6
DankerHavre, la Rochielle; 2 Bayonne,
'et Saint Malo: Nantes et : Bordeaux,
que
à Tintérêt des rafineries
tiendront le plus
européennes 3"1 Nantes A Voldra! favoriser
des objèts de faible valeur, à
Texportation
"aes navires CC
causé dé la grande capaeilé
i
que ce pott émploie , dans un cômmierce :
fonde sur le fiet êt la compiineipaléticent
besoi de
mission. Mais le plus pressant
Factivite: Ces nuances
tous ces portsevst
rélad'intérêts ne seront apperçues 2 qu'au
blissementdu commerce des Colonies. 7
Quel tableau varié ces isles présentent
pendant la paix ! C'est la France en miniade
ture. Si tous les départemens- n'ont.pas
à l'industrie
ports, ,tous peuvent participer
maritime et aux ressources du nouveau
des individus de chamonde. Ony voyait
Pourquoi faut -il qu'une
que province.
réunion si
guerre injuste empêche une
touchante et si animée ! Conseillers im-
)
prudens qui n'avez pas embrassé, avec
transport, le rameau d'olivier offert par --- Page 154 ---
(-132 )
une main toujours triomphante, craiguiez
que. d'affreux remords ne vous tourmentent bientôt,et qu'une barbare opiniatreté
ne vous. rende pour toujours odieux à
votre propre patrie. La notre éprouve
des privations, sans doute ; mais elle peut
les supporter très - long-t tems encore. La
nature a., comblé la France, de tous les.
biens. Osez nous montrer les mêmes richesses et - les moyens de conserver, avec
une longue guerre, votre opulence factice!
16 -
que. d'affreux remords ne vous tourmentent bientôt,et qu'une barbare opiniatreté
ne vous. rende pour toujours odieux à
votre propre patrie. La notre éprouve
des privations, sans doute ; mais elle peut
les supporter très - long-t tems encore. La
nature a., comblé la France, de tous les.
biens. Osez nous montrer les mêmes richesses et - les moyens de conserver, avec
une longue guerre, votre opulence factice!
16 - --- Page 155 ---
s
- 133 )
1bs XVTII 1942
CHAPITRE C72109
à
T'isle de la Tortue et la
Notice sur
Réfezions sur
Péninsule de Samana.
le commerce et les négocians:
ou
PDC
de Saint DoOxne pent, en s'occmpant
sempécher de parler des posmingue,
par leur
sessions qui en sont dépendantes
Telle est lisle de Ia
extrême voisinage. étendue de huit lièuics'
Tortue, qui a une
deux de large. Cette isle a
de long sur
y respiété fort utile à nos troupes qui
air
lors de la contagion
raient un
plus pur,
Elle est'
de 1802.
qui a désolé Texpédition
couverte de bois: iln'y a pojnt de rivières,
N trouvé assez d'eau pour les
mais on y
vondraient y former
besoins de ceux qui
et une rade qui pent
des établissemenis;
L'extraction des
être facilement défendue.
la
bois en est facile et précieuse pour
dont les envirous se trouville du Cap, --- Page 156 ---
(134 )
vent défrichés par-lout. Le Port-an-Prince,
Léogane et Saint Marc, sont également
approvisionnés en ce
de la Gonave,
genre, par l'isle
placée à peu de distance
de ces trois villes. L'cau
Gonave,
manquant à la
isle n'est de. presqr'entiftretent, cette petite
quelqu'intérêt gue
bois à bràler ct de
pour les
vires
fardage, dont les naont besoin et pour les. péchenrs
trouvent un asyle; mais une possession quily
peut devenir
qui
importante. c'est la superbe
bayede Samana, Des ofliciers de marine
ont fait des deseriptions
en.
ils assurent que les plus tre-iantéreantes nombreuses
dresy
esca-.
tronseraient-par un altérage
un excellent mouillage ct des
facile,
infinies pour la constraction ressources des
seaux. 711 2h
vaisLe sol-deg eptfe Peninsule, fotfob doat
est de cing lienes de longi
Télendue
large, n'est
sur seize der
pas. tres-bon.a mais R pe le
considérer que sous le point de-vue d'une
forêt abondante en beaux, arbres et d'un
asyle sûr pour nos escadres, on prévoit,
érage
un excellent mouillage ct des
facile,
infinies pour la constraction ressources des
seaux. 711 2h
vaisLe sol-deg eptfe Peninsule, fotfob doat
est de cing lienes de longi
Télendue
large, n'est
sur seize der
pas. tres-bon.a mais R pe le
considérer que sous le point de-vue d'une
forêt abondante en beaux, arbres et d'un
asyle sûr pour nos escadres, on prévoit, --- Page 157 ---
-A
(I 155 )
qui enris sont parr
d'après les renseignemens établissement à * Samana
venus , qu'un
desavantages
peut offrir, dans Tavehir,
tronve à
semblables à ceux que TEspagne construit des
la Havanne: On sait qu'on y
bois sont
vaisseaux à trois ponts dont les
d'Euautrement durables: qué ceux
bien
les cOrrope," en : y portant, pen-à-pen; le: cnivre,
les voiles, le fer: et.
dages,
leur confection. Il est heunécessaires à
Jel
cette T double ressource
reux de trouver
dans un *E autre hémispour lai marine'y"
ont E surmontés
phère. L'art et le courage
tous les obstacles, jusqu'ioi
en dernierlien,
Textraction
trouvés sans remède, pour
dans
croissent loin de la mery
des bois qai
forêts de la Corse. Des
les nombretses
ont été faits;
chenins jugés impraticables, arriver vers les
des roues, à tympan y font belles et les plus
embareadaires les plus
trouve
grosses pièdesjet on assure qu'ils'en 90
Si cela
beaneou de propres aux mâtures. ina
de la Corse, est
est., la possession
étonné des ddpréciable, et on n'est pas --- Page 158 ---
(156 )
penses énormes gu'avaient faites les Anglais pour s'y, il établir et la conserver.
: Espérons que: le génie Français, doublant ( souvent ainsi les: 1
ressources, nos
Colonies
reparaitront, avec. luiyplus brillantes et plusifortunées àlaide du
et. de la constance: dun
courage
peuple accoufamé,
par de:longs malheurs, aux privations et
aux dangers, favorisé désormais
par une
administration pénétrée dericette grande
vérité, queailagriculture. estlais isource des
biens, le: commerce qui da
vivifie I doit
étre, comme o elle.s: soigneusement
protégé, (I) ainsi que. ceux qui s'yi livrent,
-
: (1)-Je répare en) jarlanidetindutriee du
une, omission que j'ai faite; savoir : que les commerce',
font prendre Hardesnavires tres-fins
Anglais
lets d Teluan dans le
32 voliers, des mu1
royaume de Maroc, pour étre
portés dans leurs isles d'Amerique: On a essayé d'en
envoyer directement dejnos ports, mais Ce trajet est.
trop long, et ce, n'est 2 que dans, de tres-brièves trar
versés. gu'on peut espérer de conserver ces animaux:
Onen a quelquefois extrait de l'isle Porto-Ricco, mais
cesmulets sont très-petits, et depuis lung-tems cetto
ressource estinpeu-piès: nulle.
-
de Maroc, pour étre
portés dans leurs isles d'Amerique: On a essayé d'en
envoyer directement dejnos ports, mais Ce trajet est.
trop long, et ce, n'est 2 que dans, de tres-brièves trar
versés. gu'on peut espérer de conserver ces animaux:
Onen a quelquefois extrait de l'isle Porto-Ricco, mais
cesmulets sont très-petits, et depuis lung-tems cetto
ressource estinpeu-piès: nulle.
- --- Page 159 ---
-
(137 )
qu'on les suppose, ils
(Quelqu'ingénicux
s'éloignent des lieux oit ils éprouvent trop
d'entraves. La liberté a pour eux plus de
les autres profescharmes encore, que pour
On calomnie les commerçans en les
sions.
devrait blamer
nommant cosmopolites ; on
les dédaiguent ou les tourplatôt, ceux qui
quand ils cherchent des lieux plus
mentent,
souverains de TEarope;
attrayans.Plasteurs
d'énnoblir. leurs'efforçent de les favoriser,
industrie. En lisant Touvrage si instrucrécemment
sur le commerce:
tif,
publié
:
de la Mer noire, par un
et la navigation
modeste en
négociant de Marseille/(trop
gardnutifamonyme.) qui conduit ; comme
très-promptement anssin
Ceqel'on doit se procurer à former, une belle race de
ce, sont des ânes propres
Bourmulets. t-)
On" nomme ces ânes, à Saint Domingue,
équiors. Ils 1 se tendaient dix Toisplus que les
riquets ordinairess Mades Buffon dit que Tàne serait,à
ànes
lei plus beau des animaux, si nous n'a-.
nos yeux
faveurde cette
vions pas le cheval. On pardonnera,en
si utile
notre observation sur cet animal
fomarque,
malgré toutes ses qualités heureuses
eti si méprisé,
que Mi. de Buffon rappelle. --- Page 160 ---
( 1 158 )
par la main, et sur 1 ses propres
tous çeux qui, désormais,
traces,
tager cette vaste
pourront pars
industrie, on est
à la foiss et des Iumières
frappé
pandre
que peut ré.
un négociant habile eti observateur, et de l'étendue des projets
mis à ses
qu'a transdescendans, la grande Souve:
raine da Nord. Le commerce de France
sera bientôt plus en honneur. encore sous
les lois d'un monarque qui montre combicn
il est diflicile de le surpasser dans la
dear des'vues et Thabileté
granpres. à inspirer aux hommes desmoyens pro3 cette noble
émulation, sans larjuolle-lacnature aurait
ouvert vainement tous ses tresors sur les
parties du globe qu'elle leur-a- permis de
parcourir. De petites passions semblent
s'accorder quelquefois, pour dégonter les
jeunes français d'une carrière qui, snin
vant les détracteurs des
commerçans, n'est
pas assezhonorable. Ellescontribuent
être à dininuer, à leurs
peut.
l'estime
propres yeux %
que devraient avoir les
de leur
négocians
profession. Si cette estime était
ouvert vainement tous ses tresors sur les
parties du globe qu'elle leur-a- permis de
parcourir. De petites passions semblent
s'accorder quelquefois, pour dégonter les
jeunes français d'une carrière qui, snin
vant les détracteurs des
commerçans, n'est
pas assezhonorable. Ellescontribuent
être à dininuer, à leurs
peut.
l'estime
propres yeux %
que devraient avoir les
de leur
négocians
profession. Si cette estime était --- Page 161 ---
-
(159.)
on verrait, sans doute, moins
plust profonde;
scandaleuses qui, -
souvent ces transactions
n'ont rien de noble. Quel mépris
en effet,
inspirer. à ces négone doivent-elles pas
dont le nom répand un
cians distinguds,
plus grand éclat sur. les villes commerçanl'affection
tes; dont lappui, la confianceet
et les hommes induscharment également
ont recours ct ceux quien.
triéux qui y
loyal
réclament, sur la foi d'un caractère
ou dune fortune qui n'est qu'embarzasséc,
à la relover, onà
des secours. propres
faouvrir le chemin qui conduit -à ses:
LO * SRIC
DD
veurs: ()
BI1:
M. 11 M. Lemesle et Haudaudine de, Nantes ont
(F),
1803 anx besoins de la
ponrvu depuis 1797 jusqu'on
quej'ai nommay
famille de célui de mes beaux-frères
dans des
quoiqve, certains de n'etre remhoursés que
tens heureux. 0
de la - même ville fit distribuer
M. Monnergn Dupin 28C a
aux habitans Tes
aux Cayes en 1791, 2900 une H00 Y cargaison 1OR Flior
edsh
plus maltraités.
frent alors de:
MM. JietG. Audibert de Marseille
nonvelles et fortes avances aleeremiM.T .Belindu Capciter mille nobles procédés -
Je voudrajs ppuvoir
dont cha 231 que port offre des exemples, ils trouveront
P
io:
leur place ailleurs. --- Page 162 ---
(14o I
cizri a
9oldon
T9 C H APITKE
XIX De
l'importance / de. la
29 tivement.
Navigation relaau Commerce, à la marine
Militaire et à l'instruction
publique.
Novs
avons; cherché à donrer une
idée de'l la législation, de
de
Tadministration,
T'agrioultureet du commerce, des Colonies, ets à.
inspirer plus IS de confiance
qu'oni : ne parait en avoir généralement
dans le rétablissement de Saint
C'est le but principal de cet écrit Domingue:
fera peut-être naitre
qui en
d'autres. Nous désirons qu'orr ne puisse pas leur reprocher
l'esprit si dangereux des
leurs auteurs - 10A
systêmes VCT
et que
ne puisent
leurs
dans des récits souvent pas
idées
inexacts. Le reproche qu'onia radressé, à ce sujet, à Ml'abbé Raynal était fondé : à
ralement
dans le rétablissement de Saint
C'est le but principal de cet écrit Domingue:
fera peut-être naitre
qui en
d'autres. Nous désirons qu'orr ne puisse pas leur reprocher
l'esprit si dangereux des
leurs auteurs - 10A
systêmes VCT
et que
ne puisent
leurs
dans des récits souvent pas
idées
inexacts. Le reproche qu'onia radressé, à ce sujet, à Ml'abbé Raynal était fondé : à plus d'un
titre; mais ses erreurs sur des faits sont
peut-étre le tort des voragenrs plutôt --- Page 163 ---
- : -
(141) )
les siens. En général, on connait mal
que
de
les pays qu'on n'a. vus que pendant peu
les idées de ceux qui satems; onl y adopte
de la confiance , plutôt que
vent inspirer
conviccelles qui naissent de la propre
J'ai remarqué aussi
tion et de Texpérience.
que beaucoup.de magisà Saint Domingue
et
de négocians
trats, de juristonsultes,
T'ensend'agriculléurs comnaissaient peu a
du
dans lequel ils vivaient 9
ble
pays
a entièrement
parcoqu'ils se concentraient
Je n'ai pas.la pensce
dans leur profession.
vouloir attribuer à celle qui n'a : OCde
toute ma vie, une plus grande
cupé presque
:01
en soit
étendue de lumières, quoiqu'elle
effet susceptible ; je le crois si peu que
en
enlièrement
j'ai souvent vu des négocians
à tout ce qui concerne lès lois 2.
étrangers
et eml'administration et Tagriculture,
barrassés sur les plus simples connaismême de leur état: : on voit aussi
sances
rechercher l'avis
des juges de commerce
à leurs déd'un homme de loi, présent 811
dât souvent pa
libérations 2 quoiqu'il --- Page 164 ---
(1j2 )
raitre récusable
-
pour l'mne des
ponvant avoir des
parlies s
défendre * 5
affaires scmblalbles à
ou des préventions à faire
ter, poison aussi subtil
adoplouange et r
que celui de la
contre lequel Timmortel Daguessau cherchait si
C
prémunirles oo:
soigueusement à
magistrats:
sérteusement
mats je pense trèsqu'un négociant
a traité des
éclairé
intérêts considérables gui -
divers
et de
Ta.
génres, peut anssi bien
que ce soit étendre
que qui
: naiesances efa
ses vues et ses con-
-d
; et que c'est dans cette JM
suasion qu'on en. a quelquefois
perEarope dans les conseils,
admis eil
sades et dans de
dans les ambastions. Je
grandes administrapense de nême à Tégard des 0
magistrats, des jorisconsultes' et des
ficiers dislingnés. La
of.
à beaneonp de
génres, peut anssi bien
que ce soit étendre
que qui
: naiesances efa
ses vues et ses con-
-d
; et que c'est dans cette JM
suasion qu'on en. a quelquefois
perEarope dans les conseils,
admis eil
sades et dans de
dans les ambastions. Je
grandes administrapense de nême à Tégard des 0
magistrats, des jorisconsultes' et des
ficiers dislingnés. La
of.
à beaneonp de sagacité supplée
chomes; elle dévance
vent la maturilé de T'âge. Je a :9 soucette observation
me - 0 permets
quelquefois
parceque je vois juger
fort légerement des
des
Jumières
négocians dans tout ce e
pas commerce,
gui n'est
comme de celles d'un mi- --- Page 165 ---
-
( 145 )
litaire, dun homme de loi ct d'antres per:
sonnes dans ce qui n'est pas de leur profession. On a vu quelle importance on
récemment à T'opinion de M.
altachait
les allaires de IInde, dans le
Francis sur
Peu de négocians,
Parlement dAngletere.
ont des Jumières aussi étendues
sans doute,
mais la France n'est pas.
que M. Trancis,
mérite
dépoarvme d'hommes d'un grand
dans la carrière du commerce.
beaucoup à apprendre, en cC moIlya
ment,' des personnes qui ont véch-longtems
daas FInde orienou fait plasienrs voyages
n'estpas assez généraletale : ce cominerce
et c'est dans ces
ment connu parmi nous 9
conmaissanees qu'on puiserait Jes notions
nous sont nécessaires pours fonder
qui
relations. Je pense que les
de nouvelles ont fait ce commerce en y
négocians qui
des vaisseaux 3' en savent plus
envoyant
y sont étrangers S mais
que ceuk qui
dans les perj'aurais plus de confiance
sonnes quiy ont vécu 3 et traité de grands
intérêts soit dans leurs propres affaires, 2 --- Page 166 ---
(tii )
soit dans Tadministration soit
dans la
navigation de cette immense contrée.
ancien capitaine de
Un
Marseille, M. Blancard, a pris la peine de faire un Manuel du Commerce de V'Inde,
méritera
qui lui
beancomp de reconnaissance. Cet
ouvrage peut conduire, pas à pas, tous
les navigaleurs qui aborderont cette
tie du monde ; et de quel prix n'est parUlI travail entrepris
pas,
par l'amour de son
pays et de ses contemporains ? Il guidera
désormais ceux quise livreront à ces
des opérations. maritimes dont le granse fonde le plus souvent sur
succès
C
devenue. si rare parmi
Texpérience,
nous, après
ans d'intermption
quinze:
che
presque, totale de ce ricommerce. L'estimable marin que nous,
Yenons de citer l'a fait presque toute
sa
vie,dans un grand nombre de
La plupart des officiers de
voyages
son tems sontaujourd'hui dans la marine
militaire, et
plusieurs s'y distinguent, C'est à cetle:
école qu'a puisé ses premières notions le
général honoré et si digue de la con-:
fiance
, après
ans d'intermption
quinze:
che
presque, totale de ce ricommerce. L'estimable marin que nous,
Yenons de citer l'a fait presque toute
sa
vie,dans un grand nombre de
La plupart des officiers de
voyages
son tems sontaujourd'hui dans la marine
militaire, et
plusieurs s'y distinguent, C'est à cetle:
école qu'a puisé ses premières notions le
général honoré et si digue de la con-:
fiance --- Page 167 ---
A
(145 )
et qui commande en
fiance de sa Majesté,
de Brest. (1)
ce moment son améenavale
dans le commerce et la naC'est aussi
s'acquièrent
vigation des deux Indes que
l'éque ne peut donner
des connaissances d'Earope, et que les
tude des comptoirs
leurs enfanss
devraient former
négocians
destinent à diriger des étaquand ils les
importans. Par là ils éviteraient
blissemens
tems de l'adoles dangers des premiers
oir
lescence dans nos villes corrompucs,
sa santé.et sonvent ses meeurs,
elle perd -
à la mollesse comme.
ou elle s'accoutume
à notre naà la légéreté qu'on reproche
tion.
forment en France le plus
Les villes qui
le
nombre de négocians sont, je
grand
de Ronen ct du Havre, d'apense, 2 celles
j'en ai faite à Saint
près Tobservation que
Au Hâvre plus
Domingue et en France.
amitié mutuelle qui date de Tenfance ,ne
(1)Siunes
la noblesse et la bonté du
paraissait pas suspecte,
d'autres éloges.
eeur de cet officier m'inspireraient
IO --- Page 168 ---
(146 )
qu'ailleurs, le fils de: Tarmateur
montait
sur les vaisseaux de son
père, et allait
gérer des cargaisons, dont la valeur
passait
surquelquefois un million. Croit-on
que ce jenne gérant n'étoit pas bientôt trèspropre à conduire une forte maison de
commerce ? Certes, on peut; faire dans
toutes nos villes des citations
mais quelle
heureuses ,
province offre plus d'habiles
gens que celle de la Normandie? La
nature
a doué ses habitans d'une grande force de
tempérament, d'un caractère studieux
et
observatenr, Ils sont aussi propres à la
profession des armes,.qu'à T'esprit du commerce, 2 des loix et de lagriculture.Jai
remarqué, en général, à Saint Domingne
une supériorité déeidéeaux enfans de cette.
riche contrée. Les femmes
mêmey y sont élevées à la'direction des établissemens
decommerce. La France s'étant aggrandie,
reçu dans son sein des peuples
ayant
très-industrieux au nord et au midi, les jeunes
gens de notre ancien territoire
auront
beancoup à faire pour ressembler à un
, 2 des loix et de lagriculture.Jai
remarqué, en général, à Saint Domingne
une supériorité déeidéeaux enfans de cette.
riche contrée. Les femmes
mêmey y sont élevées à la'direction des établissemens
decommerce. La France s'étant aggrandie,
reçu dans son sein des peuples
ayant
très-industrieux au nord et au midi, les jeunes
gens de notre ancien territoire
auront
beancoup à faire pour ressembler à un --- Page 169 ---
(1 147)
nombre de ces nonveaux - compagrand
des bords de TItalie
triotes : c'est surtout
dans la science
recevront des leçons
qu'ils
des
et Texemple
du commerce et
changes,
gni
modestie jointe à Tambition,
de cette
étrangères, si peu
fait étudier les langues sascation.Dans
familières à notre ancienne
les voyales villes d'Italie et dEspagne tronvent à la
geurs quels qu'ils soyent,
des commis
table de leurs correspondans langucs' les plus
parlent très-bien les
qoi
avantage qui
nécessaires aux négocians,
chers.
charme etleur read ces amis plns
les
sont un. xeproche taCes jeunes commis ont assez - de moyens
cite aux pères dmil
diverses langues à.
pour faire apprendre
voyages,
et les former, parles
lenrs enfans,
livre du.monde: Qnand
à lire dansl le grand
tels que Venise et
on a vu des pays,. de si grandes riGênes surtout, amasser
d'un comchesses par la seule réssource on ne peut
faiblement protégé,
merce,
aux habitamsie
s'empécher de reconnaitré fécondité de
ces deux villes une grande --- Page 170 ---
(148 )
talens. A la vérité, le
tant qu'absurde
préjugé ridicule aunobles de
qui éloignait en France les
cette profession n'y existait
Dira-ton que ce préjngéexcitait
pas.
à celle des armes ! La
davantage
bravonre
mnontrée les Vénitiens, les
gu'ont
Hollandais
Génois et les
répond à cette observation.
Pention, sans baaueoup de
avec tant d'audace
courage, courir
toutes les mers,
ver toutes les faligues et
, braC'est dans d'antres
tous les périls ?
causes qu'il fant
ver la faiblesse dans
troubés ces élats.
laquelle sont tomMais je. mécarte
peut-étre de mon
cependant j'espèrc
sujet;
qu'on ne trouvera
ces réflexions déplacées
pas
semble, ne doit être
Rien, ce me
intéréls,
ciranger à de grands
quoiqu'ils ne soient offerts à l'attention
publiques que comme points de
mire, et qu'ils puissent exiger, chacun
leur objet, des disscrtations
dans
plas étendmes,
és ces élats.
laquelle sont tomMais je. mécarte
peut-étre de mon
cependant j'espèrc
sujet;
qu'on ne trouvera
ces réflexions déplacées
pas
semble, ne doit être
Rien, ce me
intéréls,
ciranger à de grands
quoiqu'ils ne soient offerts à l'attention
publiques que comme points de
mire, et qu'ils puissent exiger, chacun
leur objet, des disscrtations
dans
plas étendmes, --- Page 171 ---
D
149 )
CHAPITRE X X
Réfezions sur le caracConclusion.
des colons.
13re hospitalier
je quitte la plame
Crst à regret que
et aussi intéaussi vaste
sur un sujet
des Colonies , après
ressant que celui
jeunes ans;
Tavoir médité depuis mes plus
de me
mais je me suis imposé le devoir
dans des observations pienéraises
renfermer
*
tems où je
et je lui serai fidèle jasquan avec plus
croirai pouvoir Tes développer
jenai
d'utilité. Je pense néaumoins que étranceux qui ne sontpas
dit assez pour
Texpérience ou
gers à ces intérêls, par faite dans les
Tétude qu'ils en ont
sau-.
par
ont traité. On ne
ouvrages qui en
prix doivent.
rait trop rapeller de quel anciens adêtre les lumières de quelques Colonies, que
ministrateurs et députés des
leur
a conseryés, qui par
la providence --- Page 172 ---
(130 )
place - jugeaient, à la fois.,
le mérite de chaque
Fimportance et
branche
tration et de
d'adminisenfin dont prospérité; et de tous ccux
ractère modéré Texpérience, les talens, le caet l'amour du bien public
garantissent les opinions. On
répelcr que
nesaurailtrop
l.ponsession de
gue offrira
SuintDominpromptement aux
concours avec nos autres français, en
ressourees les plus
Colonies, les
coinine
abondantes pour l'état
pourlambition des honmes courageux qui voudront y chercher des
de fortnne plus brièves
routes
Pourrait-on
et plus faciles.
hésiter de. le dire : aucune
concquéle au dehors, aucune
ne. saurait être
concession
léquivalent de cette Colonie, qui formerait seule un état
fils d'an ptince puissant
quie Je
un riche
regarderait comme
France, héritage Elle appartient à la
elle lui appartiendra
sanis elle; nos possessions #
toujours ;
veau monde
dans le nouscraient insuffisantes à notre
systéme commercial et maritime:
Jeunes français! voilà l'un des domaincs
aucune
concquéle au dehors, aucune
ne. saurait être
concession
léquivalent de cette Colonie, qui formerait seule un état
fils d'an ptince puissant
quie Je
un riche
regarderait comme
France, héritage Elle appartient à la
elle lui appartiendra
sanis elle; nos possessions #
toujours ;
veau monde
dans le nouscraient insuffisantes à notre
systéme commercial et maritime:
Jeunes français! voilà l'un des domaincs --- Page 173 ---
- -
-
(15r) )
de volre indastrie, le patrinoine
précienx
altendent point de lèurs
de ceux qui n'en
comme dans
parens. Là vous tronverez,
hospiautres isles, des compatriotes
nos
de concourir à
taliers, (I) enpressés
leur montrez
si vous
votre avaucement, affectueux et confiant.
un caractère loyal;
l'accucil que vois
Vous serez touchés de
sauront
Les anciens colons
en recevrez.
cCs sentifaire revivre, à leur retour,
y
ajoutent de nonveaux
mens généreux qui
adoucissaut
charmes à ce beau climat , en
de Tabsence du pays qui nous
les peines
a vu naitre. 33 a
donte vous allligerez vos parens
Sans
de leurs bras : leur tert:
en vons éleignant
Capaux Cayes, qn'on
(S)ty a près de tablienesdu
descades chtemins assez unis,dans
parcourail, par trois chevaux de front, avec aurant
brioletsnitelés de
rquand e on partait, recomde rapidits que d'agrément,
connu: Un,
rande par un négociaut ou tn propriétaire bien accneilli par les
homme bien élevé était toujours d'une habitation i
habitans qui le fesaient conduire
autre, après lui avoir, offtrt, detres-bouneene
une
un repas et un lit. --- Page 174 ---
dresse
(103)
S'allarmera des
irez braver; mais
dangers que vous
vos promeses
vous les consolerez
sagesse
de suivre les
par
que vous en
leçons de
wue
aurez reçues,
orrsmpontlauce qui est
par
lesperamee du relour.
facile, et par
Si vous
sur volre santé, dtestempérans, si vous veillez
que le climat en usant des
et
précautions -
vous éviterez, Texpérience
antant
indiquent,
analadies qui
qu'on le peut, les
nité. Quelque tourinentent récit
partout Thumade
que Ton vous
qoelgrevemple dont
fasse,
votre Smaginuation,
on puisse elliayer
d'um homme
croyez à lexpéricnee
Celui qui
désintéresas dans ses
dant
vous les adresse ads
avis.
quinze ans dans le
vécu penentretient plus
pays doat il vous
que cet age, pasticalicrement. Iwavait
que d'un
lorsquit J aborda;
ité. Quelque tourinentent récit
partout Thumade
que Ton vous
qoelgrevemple dont
fasse,
votre Smaginuation,
on puisse elliayer
d'um homme
croyez à lexpéricnee
Celui qui
désintéresas dans ses
dant
vous les adresse ads
avis.
quinze ans dans le
vécu penentretient plus
pays doat il vous
que cet age, pasticalicrement. Iwavait
que d'un
lorsquit J aborda; et quoiet
amticoainet
pos -
de la
t'éloignait du remais trois mollesse, il n'y éprouva
jours consécutifs
japentvous attéster
de fèvre. Il
qu'il a Vu périr que la plopart de ceux,
auraient, avec plus de
courage, --- Page 175 ---
-
3 & a
155 )
ct de modération,
couragc, deprévoyauce mortelles:
évité leurs maladies
de famille qui
aux pères
Si je parlais
nos isles, je
destinent leurs enfans pour dans Tâge de
leur dirais : ( envoyez 7 les
intéresse,
dans cet ago qui
Tadolescence, 2
aisément à des usages,
oit T'on se plie différens : à cet age qui
à: des travaux
des parens chéris 2
permet de retrouver
de les requitte dans Tespérance
qu'on
sous mes yeux,
: jaiva,
eu
veit:jajosteris
fortunes ; j'ai
s'élever de nombretises
bien jeune encore 2 quelquo
moi-même,
sans autre secours que
part à ses faveurs. de la confiance qu'una
celui du travail et
dans les Colonies
bonne condnite obtient
facilement qurailicure ! >
plus
de Saint Domingue nje
Pays infortuné
mais mon
avant tes malbeurs,
.3
fai quitté
Je t'ai suivi
coeur ne ta
:
ma vie:
jamsiselonionne
chaque jour de
de mes, veux,
encore florissant et
pnissé-je f'entrevoir
éclat de ma
paisible pour le plus grand de ccux dont
pour la consolation
patries --- Page 176 ---
I
(r5 )
tu fais Tunique
trop
espérance, Hélas ! depuis
longicms, 2 les yenx fixés
propriétés, ils
sur leurs
mnais dans
s'écrient, > conime Joad,
un sens mnoins
aliégorique:
Comment en un plomb vil T'or pur s'est-il
changé !
F I N. --- Page 177 ---
s
ela Cris HPANO
Veyi 1
IMCM 60De
a
u
LE DÉPART
DE
LA PÉROUSE,
OU
MODERNES,
LES SNAVIGATEURS
POEME --- Page 178 --- --- Page 179 ---
C
E763
L6519
V14
1 A a --- Page 180 --- --- Page 181 ---
a --- Page 182 ---