--- Page 1 --- --- Page 2 ---
S
3labu Cautr Srolon
Library
firoun Ininersity
Tbe Gift of
Tbe Associates of
Carter Browi Library
The yobm --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
2V
P --- Page 6 --- --- Page 7 ---
Extrait du Catalogue des Livres quife trouvent
.
chet, THÉOPHILE BARROIS 2 Libraire 2 -
quai des Augufins,n", 18.
ADAxsox:Eamilles
Aphori(mi 9 ejufdem
des Plantes s: 2 vol. 3 : MateriaMedica &trac:
in-8.
151.
tatus de lue Venerea,
Agronome (), Diâion.
in-8.
3l.126
.portarif du Cultiva- Boerhaave : Aphorifmes
.teur 2 in-8.
91.
de Chirurgie,7 v.arl
Anciens Minéralogiftes 1 Aphor. de Médecine,
de France, 'vol.in-8.
6vol.in-12. 1;l liv.
12l. Aphor. & Mat. med.
Andry : Génération des
3l.12.
vers, 2 vol.
61. - De Morbis Nerv.2 Vi
I L'Orthopédic, 2 vol.
in-8.
9 le
in-12.
61. Bomare : Minéralogie ,
ArburhaocEfendeliry
2vol. in-8.
12 1,:
in-12.
21.10f Bordeu: Recherches fur
Arconville : Effai fur la
les glandes, in-12. 31:
purréfalion 2 in-8. 61.
(ur le pouls s 4 vol.
Aftruc de Morbis venein-12.
121.
reis libri, 2 w.in4.181. - Maladies chroniques ,
Bagieu : Examen de Chiin-8.
61.
rurgie 9 2 vol.
61. - Traités de Médecine,
Baglivi: Traité desmalain-12.
3.1.
dies, in-12.
Bourgelat : Mat. médic.
Beaumé:Manuel de che vétérinaire, 2 in 8. 5.1
mie, , in-12.
31. 1 Dem. élém. de Botan.
-
Mém. fur lesalambics,
2 vol. in-8.
1olin-8.
I 1. 16f. Bourru: Rech. médic.de
-
Chym. exp. & raifon.
Londres, 1 vol. 3,1:
vol. in-8.
181. Utilité des voyag.fur
ndmard Opérations de
mer, in-12.
61. : Burton :
de
Chirurgie, in-8.
Syfème
Bienville : Nymphomades Accouchemens 3
nie', in-12. 21. IO £
2 vol. in-8.
14).-
Bperhaavede cognofcen- Camus : Médecine de
dis 8i curandis Morbis
T'efprit, 2 vol.
61.
Tome 1.
a
in-8.
181. Utilité des voyag.fur
ndmard Opérations de
mer, in-12.
61. : Burton :
de
Chirurgie, in-8.
Syfème
Bienville : Nymphomades Accouchemens 3
nie', in-12. 21. IO £
2 vol. in-8.
14).-
Bperhaavede cognofcen- Camus : Médecine de
dis 8i curandis Morbis
T'efprit, 2 vol.
61.
Tome 1.
a --- Page 8 ---
Pratique, Dran (le): Parallele dela 61.
Camus-Médec
91.
Taille,in-8. fig.
vol. in-12.
, 1 Plaies d'armes à
ca (le) : Oftéologie
in-12.
TAfst
in-8.fig.
fur 31. la Dufieu: DiQton.CAnat 1o'l.,
Celfe : Onvrage par
2 vol. in-8.
Médecine t.imis.6l. , traduit
Fabre : Maladies véne. 61.
Ninnin,2 De fanirate
riennes in-8.
Cheyneus :
- Recherch-burdinaren
tuenda, in-12. de Nedt points de Phyfiologic, , 2 vol,
Confultations 10 vol. 3!.
de in-8. Pathologie br.
61.
Cofte pellier., : Traité de broch. la Freind : Opera medica,
goutte, in-12. 11.16.
in-4.
in-12. 12l
Maladie du poumon, - Emmenologia, 31.
in-12. br.
1l.41. Gaubii Pathologia,inia.
Deleurye : Accouche- 61.
3.1.
mens > in-8. Art de fairel les Geofroy : Mat. médic.
Devaux: :
17, vol. in-12. 5rl.
rapports en Chirurgie, 3L Gendron : Maladies des 61.
in-12.
à la
yeux 2 2 v.in-12. fur
Dienert : Introdué.
Grant : Recherches
Mat. méd. in-12. 31
.les fièvres, vol. 91.
Ditionnaire du Diagnof Guettard : RAA" fur les
tic, in-12.
in-12. 31.
Sciences & les Arts 9
- des Pronoffics 2 31.
vol in-4.
sol.
: Ratio medendi,
aux
HLien
Didelot : Avis
gens
Tivol in-12. 331.
de la campane,tbit al.10f Hales : Stat. des végédes maladies
taux & des animaux,
- Précis
& aigués,
in-8.fig. Colledion 91 de
chroniques
Haller :
* 2 volin-i2. 4h1ot de
Thèfes de Chirurgie,
Douglas : Opération
5 vol. in-12.
151.
etoozntist Obfervat. de 1 Elémens de Phyfiolo- 3,1.
Dran (le): 2 vol. 61.
gie, in-12.
Chirurgie: d'Anatomie, Heilteri Compend.lalt.
Abrège
-utionumas..1.161.
in-12.fig. de cet Zarai ef au Tome fecond.
La fuite
in-i2. 4h1ot de
Thèfes de Chirurgie,
Douglas : Opération
5 vol. in-12.
151.
etoozntist Obfervat. de 1 Elémens de Phyfiolo- 3,1.
Dran (le): 2 vol. 61.
gie, in-12.
Chirurgie: d'Anatomie, Heilteri Compend.lalt.
Abrège
-utionumas..1.161.
in-12.fig. de cet Zarai ef au Tome fecond.
La fuite --- Page 9 ---
E S 20 S
A 1 I
SUR LES MALADIES.
DES EUROPÉENS
DANS LES PAYS
CHAUDS;
E T L E S
MOYENS D'EN PRÉVENIR LES SUITES;
Suivi d'un APPENDICE fur les Fièvres interi
mittentes 5 & d'un MÉMOIRE
fait
une méthode fimple pour deffaler qui l'eau connoitre
& prévenir la difette des comeftibles de mer,
navigations de long cours ;
dans les
Par à Hanar, JACQVES LIND, Médecin de
du
près de
6 P'Hôpital
Roi
royal de Mtnaut d'Edimbourg Faateati Membr: du Collége
Traduit de T'Anglois fur la dernière
en 1777, & augmenté de édition, Notes; publiée
Par Médecin M. TrioN des
DE IA CHAL UME, D. M., ancier
dernières expéditions Hopitaux de Mahon militaires 6 9 employé en chefdans les
de la Société Reyale de Midecine, Gibraliar, Correfpondane
Penfionnaire du Roi,
T O M E PREI M IE R.
Ars quae fanitati tuenda prafidet, iis
paruerint, conftantem fanitatem promittit. quifibi
GALENUS
C
A PARIS,
Chez THÉOPHILE BARROIS le jeune, Libraire
quai des Auguftins, No, 18.
*
M. DCC. LXXXV.
Avec Approbation 6 Privilige du Roi, --- Page 10 --- --- Page 11 ---
A6
sef6
PREFACE
D U
TRADUCTEU R.
L'EUROTÉEN qui, dans fa
patrie, n'eft habituéqu'aux légè- doux
res variations d'un climat
& tempéré , doit néceffairement Afriéprouver, à fon arrivée en
& dans les deux Indes, les
que
dans
grandes révolutions que 2
fordre phyfique.amenens -
toujours
les viciffitudes démefurées (1)-
(1) Quoique la terre foit toute entière d'en
à Thomme qu'il jouiffe les du privilège s ila compouvoir hatner toutes du régions de temmunément On à (ouffrir connoit changement l'effet ordinaire des
pérature. renouvellemens de faifons, & les maladies
qu'ils occafionnent 2 lorfqu'ils intermédiaires. fe font avec
précipitation & (ans nuances a iij
les viciffitudes démefurées (1)-
(1) Quoique la terre foit toute entière d'en
à Thomme qu'il jouiffe les du privilège s ila compouvoir hatner toutes du régions de temmunément On à (ouffrir connoit changement l'effet ordinaire des
pérature. renouvellemens de faifons, & les maladies
qu'ils occafionnent 2 lorfqu'ils intermédiaires. fe font avec
précipitation & (ans nuances a iij --- Page 12 ---
A LREFACE cette caufe
joignent de
générale s'en
pendant fon féjour, particuliteres 2 qui,
moins fur fa
n'influent pas
lerici de ces confirution, fléaux
Sans parfous un horizon
terribles qui,
fonnent également enflammé, moif
létranger, les alérations lindigéne &
l'extrème chaleur des de Tair,
grande fraicheur des jours 9 la
tation dans des lieux nuits, Thabicageux 2 les
bas & maré-
& des
exhalaifons les
des bois
un foleil eaux, brolant, plaifirs exceffifs,
pour lui s'il n'en fait 2 tour eft péril
effets,
tempérer les
Si de ces premières
fous Thomme ifolé, qui fe
vues fur
un ciel
tranfplante
à des rapports defiru@eur, plus
on paffe
y confidère les
étendus; fil'on
Européens raffemde Qu'ef-ce la diférence néanmoins que ce
Guinée entre le ciel de qui la fe trouve, paflage, par , auprès
?
France & celui exemple, de la --- Page 13 ---
PREFA C E.
vij
blés dans des établiffemens depuis
long-temps habités 9 ou s'occu- de
du foin de s'en former
pant
on trouve des motifs
nouveaux, 2
encore de prévenir
plus preffans
ont à craindre,
les dangers qu'ils alors de conferver
Ilnesagit plus
mais la mafle
un feul individu', -
toute entière : alors Timprudence furviétimes.
peut entaffer vi8times des cafernes confC'eft ainfi que des endroits mal-fains,
truites dans forts élevés dans le voilique des des marais &c de plages ennage foncées, ou fitués près de forêts
épaifles qui interceptent la circulation de l'air ; que 1 des vaiffeaux
ancrés dans des havres refferrés, 9
ou près d'eaux ftagnantes théatres 2 ont de
fréquemment été des
mort. C'eft ainfi que des colonies
européennes voient périodiquement fe détruire prefque tous leurs
habitans. On diroit que la Nature
a voulu, dans ces contrées, iv placer
a
age foncées, ou fitués près de forêts
épaifles qui interceptent la circulation de l'air ; que 1 des vaiffeaux
ancrés dans des havres refferrés, 9
ou près d'eaux ftagnantes théatres 2 ont de
fréquemment été des
mort. C'eft ainfi que des colonies
européennes voient périodiquement fe détruire prefque tous leurs
habitans. On diroit que la Nature
a voulu, dans ces contrées, iv placer
a --- Page 14 ---
viij
fes plus PRATACE
de fes plus. grandes richeffes à côté
& ne
effrayans
mat multiplier les attraits défordres, du
mortelles que pour en mieux cacherles cliont fait plus influences de
: elles feules
fureurs de la mer & ravages les
que les
pis-fangantese
guerres les
ces Cependant, cruelles
c'eft en vain
de fois porté dévaflations ont tant que
la
lépouvante, & femé
le penfematondame fléau
ces
& lindiféerence' difparu, le calme parages; renait,
furvivent à la
refte, Ceux qui
vont
coaragion, ou'
cians fur expofer, fes 9 également infou- sy
pas à les caufes, ne cherchent
ipe@lacie fe approfondit. Ce trifte
voit fans émotion renouvelle 2 & l'on
ces défolantes
fe perpétuer
Mais que de calamités. larmes
doivene-elles pas arracher amères ne
fervateur éclairé,
à l'obfont prefque
quivoit qu'elles
toujours les fuires du --- Page 15 ---
PREFAC C E.
ix
peu de foin qu'on apporte à s'en
préferver !Defimples précautions
fnffiroient le plus fouvent pour
écarter des maux, fir répétés qu'ils
devroient être mieux connus 2 &
marqués par la nature à fi grands
caractères, qu'elle femble ne meavertiffant de fe foufnacer qu'en
traire à fes fureurs.
C'eft en Afrique & dans les
deuxIndeso squelamédecine préfervative eft peut-être la plus néceffaire; c'eft-là que,, du moins, 2 il
faudroit faire marcher de front
l'étude &c des précautions à prendre. , pour éviter les dangers du
climat lorfqu'ils s'annoncent 3 8c
des reflources contre les atteintes
du mal,lorfqu'il a porté fes coups.
Ainfi l'art, doublement confervateur, auroit tous les droits à l'eftime, & mériteroit enfin la confiance univerfelle. Ses fuccès, d'un
côté,pourroient paroitre plus brillans; mais, de l'autre, ils feroient
e T
cautions à prendre. , pour éviter les dangers du
climat lorfqu'ils s'annoncent 3 8c
des reflources contre les atteintes
du mal,lorfqu'il a porté fes coups.
Ainfi l'art, doublement confervateur, auroit tous les droits à l'eftime, & mériteroit enfin la confiance univerfelle. Ses fuccès, d'un
côté,pourroient paroitre plus brillans; mais, de l'autre, ils feroient
e T --- Page 16 ---
X
plus PREFA C E.
furs;&cdansl le choix des
fon, moyens, le aux yeux de la faine sdeux
la préférence. premier auroir fans doure raion oublie
me
prefque
Mabereutemett
qui préfervé toujours T'homlage j plus
pour
core
cehiqufon
le Médecin malbeurealoma enpatrie d'une
quijouir dans fa
n'eft plus celui réputation méritée,
foudre à
qui voudra fe réfaire au loin sexpatrier un
pour aller
ce fontde jeunes nouveau ftage ;
par la foif de praticiens preffés
ploi, qui paffent lor, ou fans emdans nos
communément
Dès que leur pofleffions d'ourre-met
faite 7
ambition eft fatisdes Tuiled de jaloux de faire
forment
leur
jouir
plus doux des voeux expéience, pour un
2 ils
en
2 & repaflent climat
voie Europe, dans il eft bien rare bientôr
le
qu'on
Médecins qui nouveau-monde fe
des
d'y devenir
donnent le
célèbres,
temps --- Page 17 ---
PRÉFA C E.
sj
Quel plus beau motif peut &
néanmoins animer le courage
foutenir les forces ? De quel réu- prix
ne feroit pas la méthode qui viens
niroit les avantages queje
de préfenter ?
fe def- -
Par elle, tous ceux qui dans ces
tinent à l'art de inftruits guérir des faits,
pays dévorans des 2 obfervations' bien
préparés conltatés par feroient , pour ainfi
dès ie commencement de
dire,
au niveau de Ihomleur carrière, laplus longue expéme exercé par
rience.
& fur-tout la
Dans Yentretien,, des colonies 9. S, cette enfondation délicate, qui n'exige
treprife
moins les connoifances
SRTE
les talens de TAdmicien, que dans laquelle il faut
niftrateur 9 à la fois Pétude des
combiner lieux 8 des hommes, la nécef8 la préfité des défrichemens,
linf
voyance de leurs dangers av; >
rière, laplus longue expéme exercé par
rience.
& fur-tout la
Dans Yentretien,, des colonies 9. S, cette enfondation délicate, qui n'exige
treprife
moins les connoifances
SRTE
les talens de TAdmicien, que dans laquelle il faut
niftrateur 9 à la fois Pétude des
combiner lieux 8 des hommes, la nécef8 la préfité des défrichemens,
linf
voyance de leurs dangers av; > --- Page 18 ---
xij
truélion AEEFICE des
ouvriers
falur, la
9 & leur
des
diftribution
leurs travaux fuivant les méthodique
plus grands
faifons, 2 &
avantages (2);
d'érablir (2) Des diverfes
des bras en Corfe, cette colonies ifle qu'on a tenté
polfeilions, pour une devenir une de qui nos n'attend que
de Canghedean de feule a réufli, & plus c'eft riches
Comm.imares dant
du Roi finfpedtion de
ceile
n'ont mon féjour à
mavoient laquelle les
eu qu'ane Ajaccio. Toutes chargé les penAlemandas
exifence
autres
foient 9 ont Lemainsen été détruits &c. momenranée. qui les
Les
rapidité, devoir Frappé de ces avec une compotre leurs faire des recherches defafires, javois efrayante cru
tout on les caufes. Je m'érois pour reconnoiJavois examiné érablifemens avoient tranfporré Parlcs qualités de leurs leurs fires, leurs été formés;
nans, même la condlrudion terreins, des
les vents woilnnges, domicolons : informé en
des
maifons ; je m'étois
bler
un
habitudes des
toutes les mot,Pavois tâché dhiferens
la au moral qu'au connofinces de ce de raffemruine de ces phylique, avoit qui, tant
De toutes ces colonies.
occafionné
fer un mémoire, notions, dont 9 j'en étoisà
tions prouver à Par Texemple quelles lobjet auroit compo- été de
fuccès de prendre pour
font les
Pellé dans ces fortes affurer, , par la précau
la dernière AmeLELbnit fuite; le
guerre pour lorfqu'sp le feryice --- Page 19 ---
PREFACE xil
cette méthode affureroit l'exiftence des premiers colons, & par
fuite celle des générations qui
doivent leur fuccéder.
Ce feroit enfin pour la confervation des troupes que cette méthode feroit infiniment utile; elle
inftruiroit leurs chefs des foins
qu'ils doivent prendre pour le falit des hommes qui leur font confiés. Car,T'oferaile dire, 2 les
lités
ne font
les
Tear
guerrières
pas
les qui doivent briller dans ces
chefs; ils doivent encore yjoindre
des connoiffances approfondies
fur les effets de la température.
Tout commandant qui, dans ces
contrées, ignoreroit les influences
meurtrières de certaines faifons 2 :
de l'armée devant le Fort Mahon, je me fuis
vu forcé d'interrompre mon travail. Sijamais
les circonftances me le permettent s je reprendrai cet ouvrage 2 prefque fini , & pour nombre lequel
il ne me manque plus qu'un petit
d'obfervations à faire fur les lieux.
ies
fur les effets de la température.
Tout commandant qui, dans ces
contrées, ignoreroit les influences
meurtrières de certaines faifons 2 :
de l'armée devant le Fort Mahon, je me fuis
vu forcé d'interrompre mon travail. Sijamais
les circonftances me le permettent s je reprendrai cet ouvrage 2 prefque fini , & pour nombre lequel
il ne me manque plus qu'un petit
d'obfervations à faire fur les lieux. --- Page 20 ---
xiv
des LREFACE E.
brouillards, 2 du
marais, où des foréts voilinage des
qui, fans
épailles, &
fes foldats réflexion >
aux
occuperoit
nes 9 des fortifications travaux des plaiploieroit de
9 les emeux le fléau nuit, le
&cc. feroit
Il ne traineroit plus crides
que des hôpitaux bientôr à fa fuite
fes mourans s & ne
comblés de
affoiblis, drapeaux que compteroit des
fous
devant
hommes
n'auroit pas même lefquels T'ennemi
préfenter pour être befoin de fe
victoire.
affuré de la
De toutes les nations
çantes de
commerfont ceux TEurope, les
mieux fentices qui paroiffent avoir Anglois le
dre population vérités. Une moinnombreux
chez eux, de plus
dans les trois établifemens à foutenir
monde 7 un génie autres parties da
obfervareur &
narurellement
profond, tout a dà --- Page 21 ---
PREFA C E.
XV
diriger plus particuliérement leur
attention fur les moyens de conferver les hommes quilsemploient
au dehors : auffi eft-ce en Angleterre qu'on a le plus écrit fur les
maladies auxquellesl sles Européens
font fujets en Afrique & dans les
deux Indes. Mais parmi ceux qui
s'en font occupés
le doéteur
Lind eft celui qui ia fait d'une
manière plus fatisfaifante. Ce Médecin,, déjà connu par un Traité
du fcorbut, un Efjai fur la fanté
des gens de mer 2 & des Mémoires
fur les fièvres & la contagion, otlvrages dont les éditions fe font
fuccédées rapidement, a terminé
par celui dont je publie la traduétion.
Dans ce dernier 2 après avoir
recueilli les obfervations des meilleurs Praticiens fur ces différens
pays, il fixe les maladies particulières à leur température 1e 5 & faififfant, pour ainfi dire, le fil des --- Page 22 ---
xvj
P. R. -
maux qu'elles EFACE font
pofe une méthode éclorre 9 exvérité curative, établie far préfervative des faits
&
incomreflable.
d'une
S'il a profité T
voir s des lumières comme il le del'ont
de ceux
précédé; s'il a fa raffembler qui
lui-méme a
écrits,
tecteaieRS
nombre
fait un très - grand
& fous le d'obfervations titre
neuves
ce Traité laiffe modefte fi
d'Efai 1 ; 3
à defirer, que
peu de chofes
puis fa
tous ceux qui, deCés dans publication, la même fe font exerfait que
carrière, - n'ont
& fouventies reprodaire fes principes,
La
propres
fimplicité, le exprellions.
clarté, l'ordre & la jugement, la
les faits, 2 caractérifent précifion dans
mérite rement cet Auteur. Il a parriculié.
de ne
fur-tour le
Texpérience. On sappuyer que fir
chez lui de fyftème; ne trouve point
feule eft fa bale
Tobfervation
; il n'avance rien
- n'ont
& fouventies reprodaire fes principes,
La
propres
fimplicité, le exprellions.
clarté, l'ordre & la jugement, la
les faits, 2 caractérifent précifion dans
mérite rement cet Auteur. Il a parriculié.
de ne
fur-tour le
Texpérience. On sappuyer que fir
chez lui de fyftème; ne trouve point
feule eft fa bale
Tobfervation
; il n'avance rien --- Page 23 ---
PREFA C E. xvij
n'ait été confirmé par des de
qui
réitérées. C'eft un
épreuves
font remis dans l'anceux. qui.fe
1 voie 2
malheurcufement
cienne abandonnée depuis Sydentrop
des maladies, il
ham. En parlant
indique leurs différens concife fymptomes &x la
de la manière la plus
plus vraie : auffi fes defcriptions de celles
diffèrent effentiellement
fe trouvent dans quelques fans
Tatas modernes ) ingénieux
doute, mais qu'on devroit profquilsne font dus qu'à
Timagination crire, parce de leurs Auteurs.
Telle: eft l'idée que m'a fait
prendre de cet écrivain la leêture
idée dans lade fon Ouvrage,, fuis de
en plus
quelle je me
plus obfervaaffermi par mes propres
expétions & une affez longue
rience. Employé dès le commencement de ma carrière à la Méde- de
cine des parties méridionales lieu de
l'Europe 2 jai toujours eu --- Page 24 ---
xviij
me louer AEETSCE de
ptincipes & de Fapplication fà
de fes
verra dans mes
méthode. On
avantage je m'en notes avec quel
le falut des
fuis fervi pour
donné mes troupes foins. auxquelles jai
Au refte,
doéteur Lind 3 mon opinion fir le
eft celle
généralement dans
de lui. Il qu'on a
un rang dilingué eit placé
Praticiens, tant en
parmi les
quej par-tour où fes Anglcterre (3)
connus,
Ouvrages font
Les
& nous premiers le font en
Le
en avons une
France,
dernier,
traduction.
à fa troifième qui, depuis 1777,eit
parmi nous que édition du
? ne l'eft
des perfonnes. à
petit nombre
qui la
langue ana cru (3) devoir On fait que le
confeils doanés donner la Gouvernement fandion de la anglois
fir de les moyens de par cer Auteur dans fon loi aux
il eft mer, & qu'il y conferver a un
la fanté des EDai gens
enjoint
réglement par lequel
conformement approrifomen à ce qu'il
les vailfeaux
recommande,
que édition du
? ne l'eft
des perfonnes. à
petit nombre
qui la
langue ana cru (3) devoir On fait que le
confeils doanés donner la Gouvernement fandion de la anglois
fir de les moyens de par cer Auteur dans fon loi aux
il eft mer, & qu'il y conferver a un
la fanté des EDai gens
enjoint
réglement par lequel
conformement approrifomen à ce qu'il
les vailfeaux
recommande, --- Page 25 ---
xix
ce
PREFACE
gloife & les produ8lions de
pays font familières. fe
En le lifant, on
convaincra d'être
qu'it ne méritoit pas moins Je dirai
répandu
les autres. fa publiplus: on Recuoaiee que
intécité tient à nos plus grands meurtrières
rêts. Si'des maladies des milliers
enlèvent annuellement
d'Européens dans nos poffeffions &
lointaines; 3 fi nos ifles du vent de
fous le vent font le tombeau les
; f, d'après
nos compatriotés
laFrance
calculs les plus modérés, dans fon fein
voit à peine rentrer
dans
le tiers des individus appellés toud'outremer;fi
fes poffeflions réunies nous privent
tes ces pertes
de négocians uticontinuellement exercés, de fol- .
les, de matelots d'officiers diftindats aguerris s
douter qu'elles
gués, &c. peut-on d'obftacles à la
ne foient de la autant nation, 8 à la profpégloire rité de fon commerce P --- Page 26 ---
XX
Depuis RRERACE
faifant,
qu'un Monarque biennous a, Pour
auerbantenties
toutes les barrières ainfi dire 2 ouvert mers,
permis d'habitert du monde, &c
ne fommes-mous toutes fesrégions,
obligés
pas encore plus
dangers d'apprendre de leur
à vaincre les
les Enfin, 2 fi nous tempéranure; confidérons
montrent maladies des pays chauds que fe
fi nous obfervons quelquerois en Europe;
font fouvent
que les étés
dans nos latitudes trés-chauds 2 même
que des brouillards opvenrionaiess
deremps en remps épais couvrent
depuis plus de dix notre horizon,
fieurs époques, telles ans, & que plu178;, ont vu fe
que Tannée
démies femblables répandre des épimoifonnent tant
à celles
les tropiques,
d'hommes entre qui
bien d'égards nous verrons à comdevient
cet Ouvrage nous
J'ai donc précieux & nécellaire.
penfé que cette partie --- Page 27 ---
P RE.FA C E. xxj
chercheasintruire,
du public qui
& celle qui comprend plus parti- 1
culiérement toutes les perfonnes
direêtement intéreffées à fa connoiffance telles que les habitans :
2.
nos militairesde nos colonies 9
tant en
faéteurs 8 commerçans les deux 9 Indes;
Afrique que dans
confrères
que même ceux de mes
n'entendent pas T'anglois, 7 &
qui diftraits par des occupations
qui, impérieufes 2 n'ont point de
trop à donner à fon étude; en un
temps
tous me fauroient gré
mot, d'un travail que
dont l'utilité ne peur
être incertaine.
Sans rien ajouter fur le mérite
vais tracer fuede l'Ouvrage, 2 je marche
& dire
cinêtement fa
un mot de mon travail en parti-.
culier.
commence
quelL'Auteur
par
détails fur les maladies qui
ques
certaines parties de
regmentdans
ufes 2 n'ont point de
trop à donner à fon étude; en un
temps
tous me fauroient gré
mot, d'un travail que
dont l'utilité ne peur
être incertaine.
Sans rien ajouter fur le mérite
vais tracer fuede l'Ouvrage, 2 je marche
& dire
cinêtement fa
un mot de mon travail en parti-.
culier.
commence
quelL'Auteur
par
détails fur les maladies qui
ques
certaines parties de
regmentdans --- Page 28 ---
xxij P RÉ FAC E.
TEurope & de l'Amérique 0
feptentrionale.
ce
Après
coup-d'aeil rapide,il des
paffe à celles de l'Afrique 3
Indes orientales 8 occidentales.
On trouve enfuite Ténumération des fignés auxquels on peut &
reconnoitre un pays mal-fain, devenir
des travaux qui peuvent y
funeftes. Puis il donne les moyens de fe
fouftraire aux influences des PAOA
chauds, & de s'y acclimater,
habite les rives de la mer s
qu'on
réfide dans l'intérieur
foit qu'on
des. terres.
Il en vient alors aux traitemens lefmême des maladies 9 pour
quels on ne connoiffoit guère 2
jufqualui, qu'une routine aveugle
8c meurtrière. obfervera fans doute 7 en
On
cette partie
lifant attentivement combien il fait va-)
de fon Elfai, fuivant les temps
rier fa méthode --- Page 29 ---
PRÉ FAC E. xx11)
& les circonflances. Il n'ignore.
point que, tour à tour 2 la nature
& l'art doivent parler & écouter,
diriger & fuivre, 2 obéir & commander ; que leur diftriêt mutuel, ainfi,
s'il eft permis de sexprimer
des bornes qu'on
eft féparé par impunément;o que
ne franchit pas
font auffi
leurs droits relpectifs font foliimprefcriptibles 2 qu'ils leur autorité
dement établis ; que
réelréciproque eft non-feulement: s'il eit
le, mais inaliénable donner ; que à l'art un:
dangereux de
à la natumoment qui appartienr moins funefte d'are, il n'eft pas à la nature un moment.
bandonner
fait pour l'art.
qui n'éUne autre remarque c'eft que dans
chappera point,
Lind n'emfa pratique, le doéteur nombre de médiploie qu un petit &c de formules peu
camens compliquées fimples : il exécute ce que
Boerhaave defiroit faire, la méde- --- Page 30 ---
xxiv P
cine avec REFAC E.
peu de drogues. C'eft
fe
fursoandabia
trouve bien de pays olandequen
j'en ai vu des
cette méthode;
bre à Monaco preuves fans nomnorque, 2 & devant 2 en Corfe, à Migéneral
la
Gibraltar. En
jamais éré
polipharmacie la
n'a
la medoml Les reffource de
vrais
d'tippocrate loi de
fe font
difciples
ne point
toujours une
rations de la nature contrarier les opéplicité de
par une multiment fe remédes, 2 qui
-
contredifent. fréquemLe do@teur Lind
des inftruchions
termine par
des maladies pour le traitement
ropéens à leur qui fuivent les Euchauds:
retour des pays
A cet. Efaiila a joint
moires,
deux MéL'un., fur les fièrrés
tentes.
intermit.
-. Laure, fur les
moyens de pré-!
venir
rations de la nature contrarier les opéplicité de
par une multiment fe remédes, 2 qui
-
contredifent. fréquemLe do@teur Lind
des inftruchions
termine par
des maladies pour le traitement
ropéens à leur qui fuivent les Euchauds:
retour des pays
A cet. Efaiila a joint
moires,
deux MéL'un., fur les fièrrés
tentes.
intermit.
-. Laure, fur les
moyens de pré-!
venir --- Page 31 ---
PREFA C E. Rxv
venir en mer les calamités de la
faim & dela foif. Plufieurs de ces
moyens peuvent également être
de la plus grande utilité dans les
villes affiégées, 2 & lorfque les armées font obligées à de longues
marches 2 à travers un pays dépourvu de fubfiftances.
Ces deux Ouvrages 7 que des
rapports affez prochainsli lient avec
le premier 2 font 2 comme lui,
d'une utilité frappante (4) 5 ils
portent Tempreinte de l'Auteur ;
c'eft-à-dire 2 qu'ils font auffi-bien
vus que préfentés. D'après ces
confidérations, j'ai cru qu'il n'étoit pas moins important de les
faire paffer dans notre langue :
(4) Celui qui traite des fièvres in:ermit- de
tentes, eft, felon moi, le plus intéreffant matière;
tous ceux qu'on a publiès fur cette
on y trouve des vues qui n'appartiement qu'* fur
l'Auteur 2 & jertent ie plus grand malheureufe- jour
le traitement de ces maladies,
ment trop communes & ref-a@tairesdans monde. routes
les parties de l'ancien & du nouveau b
Tome 1, --- Page 32 ---
PREFACE E.
xxvj
ces trois écrits ayant
d'ailleurs 2
été publiés en même temps de 2 les je
ne devois pas me permettre
féparer.
A l'égard de ma traduaion,) bor- je
préviens que mes vues fefont
nées à faire connoitre mon Auteur.
Je n'ai voulu dénaturer ni le fond,
ni la forme de fes idées. Tout été de ce
que je me fuis permis, ç'a été
concilier T, autant qu'il a
poflible la tournure angloife avec
celle s de ma langue : ençore J'ai en
ai-je fouvent fait le facrifice. traducfuivile même plan pour la
tion des notes originales. devoir
A celles-cij j'ai cru
éclaircir ajouterles miennes, foit pour
parudemanles paflages quim'ont
pour
der queique explication,foir
rendre compte de mes propres
obfervations dans les circonftanà celles que M. Lind
ces pareilles
indique. --- Page 33 ---
P REFA C E. xxvij
Lorfque je fuis d'accord avec
ce praticien 2 8x le plus fouvent
il en eft ainfi, c'eft un hommage
que je-lui dois, 2 & que je m'empreffe de lui rendre. Sije ne fuis
pas de fon avis, on voit fur quoi
me fonde. Dans tous les cas',
f n'eft pas douteux qu'ayant fait
ufage des moyens annoncés dans
fon Ouvrage 2 on avoit droit d'attendre que je communiquaffe les
réfultats de mes épreuves. C'eft
Texpérience qui met le fceau de
l'opinion aux découvertes de tous
les arts ; celui de la confervation
étant le plus important pour Phumanité,le premier devoir de celui
qui fe voue à cette profeffion, 2 eft
des'expliquer ouverrement fur ce
peur confirmer ou détruire
principes.
En traduifant ce qui regarde le
traitement des maladies 2 toutes
les fois quejei trouvé un remède
prefcrit s j'en ai donné la compobij
qui met le fceau de
l'opinion aux découvertes de tous
les arts ; celui de la confervation
étant le plus important pour Phumanité,le premier devoir de celui
qui fe voue à cette profeffion, 2 eft
des'expliquer ouverrement fur ce
peur confirmer ou détruire
principes.
En traduifant ce qui regarde le
traitement des maladies 2 toutes
les fois quejei trouvé un remède
prefcrit s j'en ai donné la compobij --- Page 34 ---
xxviij P REFACE. extraite delap pharmacopée fition, quej'ai de Londres, > ou autres 2
afin d'éviter des recherches.
Enfin, il auroit manqué quel- faichofe à mon travail, fi, le
Om paffer dans notre langue
Mémoire dans lequel le doéteur
Lind donne un moyen fimple &
de mer,&c
facile poardctaientend je n'avois joint
la rendre potable,
eft lincelui dont M. Poiffonnier bien voulu me
venteur,, & qu'il a
les
communiquer. En rapprochant deux
procédés imaginés par ces
Savans, 2 la préférence 2 que j'ai eft
donnée au Phylicien françois,
lui étoit due, 9 &
une juftice
forcé de
qu'on fera
fois
an
lui rendre toutes les
qu'on
voudra comparer fans prévention, fa machine diftillatoire, Médecin nonfeulement avec celles du
mais même avec tous
anglois 2
jufqu'à ce
les appareils propolés
jour. --- Page 35 ---
EPITRE DEDICATOIRE
DE LAUTEUR,
A PHILIPPE STEPHENS,
ECUYER,
SECRETAIRE DE L'AMIRAUTÉ,
MONSIEUR,
L'accueil dont vous aver konoré
mes premiers Effais dans la carrière
litttraire, m'enhardit à meitre votre
5 1 --- Page 36 ---
EPITRE DEDICATOIRE.
nom à la tête de cet Ouvrage. En
même temps qu'ilalfure une difinction précieufe à mon travail,jy
trouve loccafion de témoigner 2
quoique foiblement 2 ma reconnoiffance de Pamitié, qui vous a fait
difinguer,
MONSIEUR,
Votre très-obligé & obéiffant
ferviteur 2 JACQUES LIND. --- Page 37 ---
TA 1 1e B 2e LE
Des Articles contenus dans ce
premier Volume.
Ixraopveriox.
Page I
PREMIERE PARTIE.
Maladies qui attaquent les étrangers dans
diftrentes parties du monde.
21 6
CHAPITRE I. Maladies en Europe ibid.
dans PAmérigue leptenrionals,
SECTION I. Funefe faifor en AnglePannée 1765 .Des Jaiterre perdant
dans les Paysfons les plus mal-faines
de
Bas 2 la Hongrie, la Campagne MinorRome, les ifles de Sardaignt, ibid.
que 6 Gibraltar. Climat du Canada, de TerreSECT. II.
de la NouvelleNeuve 2 dHalifax 9
de la VirAngleterre, du Maryland, faifons dans la Caroginic. Mauvaifes la
6 la Floline méridionale, 2 Georgie
ride, de Mobile 6 Penfacola.
CHAP, II. Maladics en Afrique. Maroc, 47
SECT. L.Alger, Tunis, Tripoli, ibid,
Egypte.
les ifles de Sardaignt, ibid.
que 6 Gibraltar. Climat du Canada, de TerreSECT. II.
de la NouvelleNeuve 2 dHalifax 9
de la VirAngleterre, du Maryland, faifons dans la Caroginic. Mauvaifes la
6 la Floline méridionale, 2 Georgie
ride, de Mobile 6 Penfacola.
CHAP, II. Maladics en Afrique. Maroc, 47
SECT. L.Alger, Tunis, Tripoli, ibid,
Egypte. --- Page 38 ---
xxxij
TABL Guiné. E. Qualités du
SECT. II. Côte de
Degrés de
terrein. Pluies périodiques. Ses bonnes &
chaleur qulon y reffent. Quantité & effus
mauvaijes faifons. ferprenans des hardes pluies. Efus
des difirens étamattans. Comparaijon formts fur cette
blifemens relativement ecuropdons à tajelubrit. Malacôte,
les Européens en2
dies qui Examen attaquent des eaix du pays.
Guinét.
le ver de Guinie,
Moyen de prévenir la violence 6 la mortalité
D'oit vient
dun
des maladies en Guinés.Joumal mévoyage fait à Cacho. Inflrudlions 50
dicales. II. Des Canaries ; ifles du CapSECT.
Prince;
Verd; ifles Ssine-Thomat,da Cap de
Frnand-Po ; Sainte-lilone; Madagafear ; ifle
Benno-E/pdance ;
côte orientale
Bourbon,ife de France;
IOO
dafrique. Maladies dans les Indes
CHAP. ill.
oriental:s.
dans les
SECT. I. Maladies périodigues de PArabie & de la
Comptoirs anglois
ibid.
Perfe.
des éabtiffemens
SECT. IL. Chefs-lisu
de
anglois dans PInde. Comparaijon 108
leur Jalubrité, Maladies. --- Page 39 ---
TA B L E.
xxxiij
SECT. III. Etabliffemens des autres nations européennes dans PInde. Inpruc
tions médicales. Obfervations intéref-
(antes faites par M. Yve dans 1L73
voyage de lInde en Europe par terre.
118CHAP. IV. Maladies dans les Indes
orientales.
SECT. I. Des diffirens degrés de
A
brité des Comptoirs anglois. Des établifemens formés par les François 2
les Hollandois & les Efpagnols. ibid.
SECT. IL. Maladies des Indes occidentales. Hifoire de celle quon appelle
fièvre jaune : def la fièvre ordinaire
des Indes occidentales, mais portée aul
plus haut point de malignité. Maladie
quiy refemble obfèrvée a Cadix. Relations données par les François G les
Hollandois 2 des maladies régnantes
dans les Indes occidentales. Mortalité
qu'elles occafionnent parmi les Anglois
à Bafimentos, 2 Carthagene 6 la Havane.
SECONDE PARTIE.
Avis pour F
la confervation des Européens qui habitent les pays chauds.
page 187
es occidentales, mais portée aul
plus haut point de malignité. Maladie
quiy refemble obfèrvée a Cadix. Relations données par les François G les
Hollandois 2 des maladies régnantes
dans les Indes occidentales. Mortalité
qu'elles occafionnent parmi les Anglois
à Bafimentos, 2 Carthagene 6 la Havane.
SECONDE PARTIE.
Avis pour F
la confervation des Européens qui habitent les pays chauds.
page 187 --- Page 40 ---
xxxiv
TABLE la confervation
CHAPITRE I. Avis pour yiyent près de la
des Européens qui
SECTION mer.
I. Signes d'un pays mal-fain. ibid.
Des vents de terre brilans.
EnroSECT. II. Oenpatonsfinghases chauds 6malpéens dans les pays
fains. III.
la refemblance entre
SECT. maladies lyade dont les Europèens, font
les
dans diferens climats : ces
attagués maladies ne les menacent que alors dans a
certaines Juifons, je bornent Avec le temps
des cantons particuliors. s'acclimater dans les
iZ efe pofnble de On fera bien de séloipays chauds.
pendant la
gner des lieuss mal-fains
mauvaife IV. Abri faifon. commode 6fitr contre
SECT.
les maladies,
recommandés comme
SECT. V. Vaifkaux
Comptoirs Rottans. bier de changer 2
SECT. VI. Onfara fentira pris de la fièvre.
dès gulon f
VIL. Effets du mauvais air fur les
SECT.
celles qui font
perfonnes dvantages en fanté,Juar, quion procure aux
malades.
tranfporer dur
fiéyreux 272 les, faifant --- Page 41 ---
TABL E.
XXXV
air impur dans IL72 air fzin. Combier
de temps les efets du mauvais air reftent-ils cachés dans le corps humain P
Jufqua quelpoint la fèvre provenante
de cette caufe sf-eltetonuaginl.? 239
SECT. VIII. Lair de mer efl utile dans
les fèvres ; fes effers dans zune fievre
épidémique quifévit à Naples. Vaifeau
recommandé comme hopital; sfes avantages. Moyens d'acclimater dans les
pays chauds, Les pagages fubits di
froid ail chaud & du chaud au froid,
font naitre des maladies femblables.
CHAP. II. Avis pour la confervation des
Européens qui habitent Pintérieur des
terres.
SECT.I. Les Européns doivent siloigner
des lieuz infalubres pendant la Jaijon
des maladies. Il y a des cantons malJains dans les pays les plus fains, &
des cantons fains dans les pays les
plus mal-fains. Pureté de Pair dans
plupeurs endroits de la zone torride.
SECT. IT. Le moyen de fe fouftraire aux
maladies dans les pays chainds, eft de
Je retirer fir des côteaux Ln2 peu élevés,
oi P'air Joit tempéré: cet alyle,propre
des lieuz infalubres pendant la Jaijon
des maladies. Il y a des cantons malJains dans les pays les plus fains, &
des cantons fains dans les pays les
plus mal-fains. Pureté de Pair dans
plupeurs endroits de la zone torride.
SECT. IT. Le moyen de fe fouftraire aux
maladies dans les pays chainds, eft de
Je retirer fir des côteaux Ln2 peu élevés,
oi P'air Joit tempéré: cet alyle,propre --- Page 42 ---
T AB L E.
xxxvj
de la Jante, peut fe
à la confervation
toutes les parties
trouver dans prefque
du monde.
de nos precepues
SECT. III. Application
à Pifle de la Wamaique. pariculires qui
SEcT.1V. Exceptions contre Pobfervanont point de force
auxquels on
tion générale. Dangers la nuit dans des
Sexpofe en maljains palfant Maladies qui en
endroits
attribuées par le vulgaire
proviennent, ridicules. Changement d'air
à des caufes dans toutes les mala-lies
avantageux
épidémigues.
plus particuliéres
SECT. V. Infnilions
ôn doit faire
pour la côie de Gninét, mal-fains en
Fubfpter les établilfemens indigènes les mémes préaccordant aux Anglois. Néceffité de
rogatives qu'aux
de ces endroits
recruter les garnifons Plan de conduite
avec des crimninels.
Grc. à bord
à faire fuivre aux Joliats,
Indes
des vailsaux de la Compagnieda 308
orientales.
Fin de la Table.
ERRATA --- Page 43 ---
ERRATA DU TOME I.
Page 1 2
22,y font, lifgont S, lifez fair. fu3 5 13 Pectel 3 préjudiciables
4, dernière ligne, 1 2 s'acclimater, lifit
acclimater.
5, ligne 4, s'affoibliffoient , lifegaffoiblifloient.
7,ligne 5, de armées, lifez des armécs.
10, ligne 17,ivrognerie érouffée, lifet Bfegivreffe. érouffante.
12,ligne 15,ligne 27, 21, ivrognerie, lifer ivreffe.
ibid., ligne 28, (ynoch, lifet, lynoque.
19, dernière ligne 2 ajoutét a la fin la
lettre (L),ui defigne les notes de
PAutur.
20, ligne a1, Tégard , lify l'expofs,
dernière ligne
à la firt ia
30 2 lettre (L), qui ? i à indiquer les
notes de M. Lind.
32 2 ligne 13, rechûtent, life, retombent.
36, ligne 13, mir, lifez vomir. minoratifs.
41 3 ligne 4, minoritifs, lifet
maré56, ligne 2, marécageux 2 lif
cageufes.
ibid., ligne 3,inondés, lifginontses,
63,ligne 2, vicufe, lRg plavienfe.
68,ligne 12, fraichitlantes, lijez rafrai82,ligne chiffanres. 21, émorrhoides, liftt hémor:
rhoides.
92, ligne 1, à fur fupprimer. la falubrité des dife107 > ligne 27,
ifs, lifet
maré56, ligne 2, marécageux 2 lif
cageufes.
ibid., ligne 3,inondés, lifginontses,
63,ligne 2, vicufe, lRg plavienfe.
68,ligne 12, fraichitlantes, lijez rafrai82,ligne chiffanres. 21, émorrhoides, liftt hémor:
rhoides.
92, ligne 1, à fur fupprimer. la falubrité des dife107 > ligne 27, --- Page 44 ---
des Européens;
rens établiffemens fur les différens établifiemens
lifez formès par les Européens.
Page 115, , ligne 2 , annumearre > lijeannuibid., merare. 7, in, lifer ni. plus fain, lifer
116, N27 1, beaucoup
moins. mal-fain, lifex cheflieu.
119, ligne 11, II, capitale, conte 9 iifer contre. ,lifet
144,lignc 349,ligne 27,, defagréable au goût,
délagréable. 16,fur preffe, liferfous
zgo,ligne
calibés, li/et
ogate
156, ligne 27,
lifes qu'on.
199 2 ligne quelon, &àla vie mnene.HRS
202, ligne :
la vie même. baies, lifex baia.
211, ligne 27,
mal-faines.
229,ligne 9, ernayeufesif confiderables 2 lifez
ibid., ligne 13 2
très-graves. cordelières, life cordilières.
276,ligne 9,
AFEATHSSEXENT
Les Notes de l'Auteur font indiquées Traducla lettre (L). Celles du
teur, par par la letire (T).
AVIS --- Page 45 ---
INTRODUCTION.
JE publie cet Ouvrage comme une
fuite de ce que j'ai déjà mis au jour
fur les meilleurs moyens de conferver & celle
la fanté des gens de mer 2
de
des perfonnes qui entreprennent éloignés ; out
voyager dans les pays
de ce
plutôt comme la conclufion
que/ai dit précédemment: fur cet objet
intéreffant.
des hommes refLa confervation bornes étroites d'un
ferrés dans les
vaiffeau, matelots foldats ou paffagers 2 eft ce que jar principalément
en vue.
heureufement débarLes fiuppofant
les
qués fur une terre étrangère 2
préceptes fuivans ajoutés à ceux que Jai
donnés ci-devant 2 leur deviennent être
fort néceffaires, &c peuvent leur
d'un très-grand fecours pour réparer altérés
leur fanté & tempérament 2
par le féjcur qu'ils y. font.
faffent
Ily a peu de perfonnes qui orienpar plailir le voyage des Indes
tales ou occidentales, mais il y en a
A
les
qués fur une terre étrangère 2
préceptes fuivans ajoutés à ceux que Jai
donnés ci-devant 2 leur deviennent être
fort néceffaires, &c peuvent leur
d'un très-grand fecours pour réparer altérés
leur fanté & tempérament 2
par le féjcur qu'ils y. font.
faffent
Ily a peu de perfonnes qui orienpar plailir le voyage des Indes
tales ou occidentales, mais il y en a
A --- Page 46 ---
IKTRODUCTIOME d'Anmille tous les ans qui partent dans quelafin de s'établir
gleterre de nos colonies en Amérique.
gu'lune
nombre a été peupler
Un très-grand les parties de Vmérique,
depuis illes peu des Indes occidentales qui
& les
été cédées par le dernier
nous ont
Souvent on fait partir
Traité de paix. de la Grinde-Bretagns
des régimens relever d'autres dans
en aller tres-éloignées du globe à 2
ReST parties
encore on fait paffer
& plus fouvent
Cet Efai
des recrues à ces régimens. des différentes
eft confacré à Tutilité forment ces
claffes d'individus qui
émigrations. hommes qui quittent ainfi le
Les leur naiffance pour des pays
lieu de
être affimilés à des
lointains, peuvent
dans un fol
végétaux tranfplantés
être conétranger, oàt ils ne peuvent qu'avec un foin
fervés & accoutumés & la plus grande atextraordinaire. conflitution refpedtive
tention. Leur
éprouver queldoit nécefairement e
à cet égard.
favoque changement climats font fains &
Certains les Européens 9 comme
rables pour
conviepnent à la proplufieurs terres --- Page 47 ---
duétion INTRODUCTIO: des plantes
N.
la plupart des
européennes; mais
limites de
pays fitués hors des
péens fréquentent FEurope 3 que les Euroreufement
leur font malheupréjudiciables.
L'objet de ce Traité eft
les diférens degrés de falubrité decomparer
y. trouvent 9 d'expofer les moyens qu'ils les
plus propres à prévenir les
effets du climat, &
dangereux
tement
d'indiquer un traiapproprié aux
ont le plus à craindre maladies dans
qu'ils
d'eux.
chacun
Cette matière eft de la plus
importance, Confidérons la grande
reufe deftinée des Portugais, malheumiers aventuriers qui firent 2 la ces preverte des parties
découfrique. Vers le méridionales de l'Ame fiecles, ils quinzième & feiziefemens fuur 2 les côtes formèrent des établif.
grande partie de FInde; de Guinée & une
rent beaucoup plus à fouffrir mais ils y eumaladies que par les naufrages, par les
qu'ils parcouruffent des mers quoinues, Elles leur furent même inconfuneftes que les guerres
plus
à foutenir contre les
qu'ils eurent
& que tous les autres habitans du pays,
accidens qu'ils
Az
cles, ils quinzième & feiziefemens fuur 2 les côtes formèrent des établif.
grande partie de FInde; de Guinée & une
rent beaucoup plus à fouffrir mais ils y eumaladies que par les naufrages, par les
qu'ils parcouruffent des mers quoinues, Elles leur furent même inconfuneftes que les guerres
plus
à foutenir contre les
qu'ils eurent
& que tous les autres habitans du pays,
accidens qu'ils
Az --- Page 48 ---
UCTIO N.
R
INTROD d'ailleurs. Dans plufeurs
éprouvérent de la côte de Guinée, oit ils
endroits
à peine pourrionss'étoient établis 2 aéuellement des tranousr reconnoitre
Leurs defcences de leur poftérité. point de la race des
dans ne different Il eft vrai qu'on y retrouve de
mulâtres. des reftes de corruption
encore
fous le nom de langue de
leur langage mais c'eft la feule efpèce
franche ;
aient laiffée.
mémoire lieu quils de croire que ces avenIl y a
furent les prémiers à pénéturiers, qui
climats méridionaux,
trer dans les
étoit la vraie caufe
ont igmoré quelle
mortalité qui réde leurs maladies.La leur parut devoir être
gnoit parmi fur-tout eux aux alimens 9 qui,
artribuée
du pays 9
compofés des produflions Voyant que
leur étoient étrangers. le bonheur d'échapceux qui avoient arrivée, aux maladies &à
per à leur
enfuite d'une affez
ia mortioulfoient
que le
bonne fanté, ils en conclurent avoit été totafang de ces perfonnes les nourritures
lement dénaturé par ce faux principe :
indigênes. D'après
mauvaife de
la plus
ils adoptèrent méthodes pour s'acclimater
toutes les --- Page 49 ---
INTRODUCTION
contrées. Elle
dans ces dangereufes
tout
confiftoit à faire tirer peu-d-peu être dans sle
le fang qu'ils imaginoient manière ils s'affoiblifcorps. De cette
que cette
foient à l'excès. Suppofant
étoit fur le champ réparée par
perte
& l'eau du pays, &
les nourritures fe trouvoit formé par-la
que le fang ingrédiens qui compodes mêmes
ils fe flatfoient celui des naturels enfuite 2 des temtoient qu'ils auroient
à furpéramens également propres
monter les dangers du climat.
de
On n'eft pas moins convaincu
fur les vraies
leur profonde ignorance dans ces climats,
caufes des maladies
fituaquand On confidère la mauvaife choiis
tion des lieux qu'ils avoient
pour y fonder leurs établiffemens. découAinfi, lorfque les Portugais ils forvrirent les illes du Cap-Verd,
mèrent le projet d'établir la dans capitale les
de toutes leurs poffefions de la Guinée,
parties feptentrionales de ces ifles. Dans cette vue
fur une
à San-Yago - 9 la plus
ils s'arrêtèrent
on le
mal-faine de toutes, &,comme
vit clairement depuis 2e 2 ils en jettèrent les fondemens ftr V'endroit même
A 3
, lorfque les Portugais ils forvrirent les illes du Cap-Verd,
mèrent le projet d'établir la dans capitale les
de toutes leurs poffefions de la Guinée,
parties feptentrionales de ces ifles. Dans cette vue
fur une
à San-Yago - 9 la plus
ils s'arrêtèrent
on le
mal-faine de toutes, &,comme
vit clairement depuis 2e 2 ils en jettèrent les fondemens ftr V'endroit même
A 3 --- Page 50 ---
N.
INTRODUCTIOS falubre. Cela fait,
qui étoit le moins
naturels de la
comme fi les dangers climat n'euffent pas
pofition & du
enété fuffifans, ils les augmentèrent foffés dans
core, en faifant creufer des
leur voifinage, 8 en les remplifiant devoit être
d'eau dont la ftagnation
continuelle. deftrudion des PortuLa grande
une preuve
établis à San-Yago,eA de leurs
Et trifte & bien frappante
erreurs.
que les
Ona cru généralement
des pays
MENCASET
duéions végétales
attadonnoient lieu aux maladies fait qui obferquoient les étrangers. J'ai
un autre ouvrage
(1),quele
ver dans
commandant en Honprince Eugêne, d'Allemagne toutes fes
grie, 2 fit venir
afin de fe fouf
provifions de bouche,
Dans mon Efai fur les moyens de 61.Je conferver (r) la fanté des gens de mer, de page mes autres
dois obferver que les pages font celles de
Ouvrages; citées dans celui-ci, veux dire la troileurs dernières éditions du : je fcorbut, la troifième
fième de mon Traité
de conferver la
de mon Efai fur les moyens la feconde de ma Diffanté des gens les de fièvres mer, & la contagion. (L)
fertation fur --- Page 51 ---
INTEODUCTION
du
Maz
traire aux maladies
pays (2).
(2) Tout le monde convient mal-fains que la Hon- de
grie eft un des climats les du plus monde entier.
FEurope, > peuc-être même ont perdu en
De armées aurichiennes y mille hommes Pae
de temps plus de quarante La même caufe qui
leurs meilleures troupes.
eft
produit les maladies en Hongrie, dans la précilément celle qui les occafionne renferme
La
Feet
des pays chauds.
Hongrie font fujettes à fe decoup de rivières qui
eft
8c
border, & comme tout ce alors pays des lacs plat &c
enfoncé 9 il s'y forme
pendant
des marais dont les eaux crouriffent infeétent l'air. Ccs
les grandes chaleurs : &
les rivières qui
marais font fi mal-fains, le que Danube lorfquil y
paffent ? & même
un degré de corrupL3e fes eaux, acquièrent
tion capable de produire des maladies épidée
miques.
eft
toujours humide ou
L'air chaleur y,
éroufiante. prefque Kramer > dans fes
d'une obfervations fur ce climat s dit que dans le
temps de la mciffon, ilya réuffiffent tant d'humidité, difficique les (oldats Autrichiens leurs tentes ne foient
lement à empécher que
d'une triple toile,
monillées en les couvrant les maladies qui fe
Suivant le même Auteur ,
font fentir en Hongrie, en juillet , 2oût, s feptembre, font les mêmes que celles des côtes eft
de Guinée 2 & que celles auxquelles & occiden- on
expofé dans les Indes orientales
remittales, c'eft-à-dire des fièvres malignes
A 4
leurs tentes ne foient
lement à empécher que
d'une triple toile,
monillées en les couvrant les maladies qui fe
Suivant le même Auteur ,
font fentir en Hongrie, en juillet , 2oût, s feptembre, font les mêmes que celles des côtes eft
de Guinée 2 & que celles auxquelles & occiden- on
expofé dans les Indes orientales
remittales, c'eft-à-dire des fièvres malignes
A 4 --- Page 52 ---
INTRORUCIIOT les producil n'eft pas pofible foient que la caufe dans
tions végétales en deux raifons: 1°. parce
ces climats, 5, par aucun rifque à manger
qu'on ne court
s des dyffenteries &
tentes 8 intermittentes
des diarrhées. Auteur nous affure que la chaLe même
forte en Hongrie que dans
leur a été plus de TEurope. Ony a obfervé
toute autre les partie foris ou les villes avoifinent font les lique plus les rivières dont les bords
marais ou plus les habitans y font fujets aux eft
monneux 2 Dans la mauvaife faifon l'air y
maladies. d'infeêtes & d'animalcules mal-faifans,
rempli fignes d'un mauvais air.
les maladies font
Plus l'été eft chaud 2 plus en frenth trifte
dangereofes. Les Autrichiens & 1718 ; ils y perdirent
épreuve en d'hommes 1717 par les maladies que par
alors plus
le fer des ennemis. qu'on affiégeoit BelgraEn 1717 fièvres 2 pendant & les dyffenteries firent un
de., les
&c caufèrent tant d'efroi, que
fi srandravage,
Le prince Eugane,
chacun ufa de préfervatis., venir de"Vienne
qui commandoite ten T'eau chef,fifoir la plus pure, & les
chaque femaine à fa table comme le Pas
vifions néceffaires obfervoit darts le boire & le
notre Auteur. Il le
exadt 2 & nonobfmanger le régime
d'une dyffen-
, ce héros
attaqué
E
tant cela
qu'il manqua d'enpéterie fi dangereufe 2
rir. (T) - --- Page 53 ---
INTRODUCTION
le millet, le mais 2 & autres
le riz, 2
des pays les plus mal
produdtions onlesalait paffer ailleurs;
fains,quand
dans ces lieux infalu2°. parce que même des produéions
bres, l'ufage
européennes n'en garantit pas.
des
Ona dit auffi que c'étoit l'ufege malade. Il
mauvaifes eaux qui rendoit
font
eft bien certain que celles des qui flux &
impures , occafionnent maladies. Mais toutes
plufieurs autres font la feule caufe des
les fois qu'elles
varient dans
maladies 9 celles-ci ne
& l'emploi
aucune faifon de Pannée, farement.
des bonnes eauxlesprévient dans les
Rien de tout cela n'arrive
pays dont il eft queftion 2 comme
l'expérience nous Tapprend. mènent
Enfin , la vie diffolue que
la plupart des jeunes gens qui paffent
aux Indes orientales & cecidentales,
a été regardée comme la & principale de leur
caufe de leurs maladies
avancé
mort : ainfi T'on a fouvent
de
étoient plutôt la viétime
feus débauches que de Pair du pays..
Il eft bien certain qu'en s'enivrant de
rhum nouvellement diftillé
feront. après
la
M
leur arrivée à
Jamaique
A5
la vie diffolue que
la plupart des jeunes gens qui paffent
aux Indes orientales & cecidentales,
a été regardée comme la & principale de leur
caufe de leurs maladies
avancé
mort : ainfi T'on a fouvent
de
étoient plutôt la viétime
feus débauches que de Pair du pays..
Il eft bien certain qu'en s'enivrant de
rhum nouvellement diftillé
feront. après
la
M
leur arrivée à
Jamaique
A5 --- Page 54 ---
N.
ao
INTRODUCTIO attaqués de fièvres
immanquablement mangeant trop de
violentes ; qu'en le flux de ventre, &
fruits ils auront
leur eftomac de
qu'en furchargeant ils auront uin chochofes indigeftes,
qui
lera-morbus 2 Out un vomiffement d'heures le
pourront trancher en Mais peu il n'eft pas
fil de leurs jours.
les plus
moins vrai que les obfervent perfonnes le mieux
fobres., celles qui
les loix de la tempérance climats 2 perdent malfouvent la vie dans ces
n'obtoutauffi-tôt
celles qui
fains
que
& fe livrent
fervent pas de régime, d'excès. Au refte 2. il
à toutes fortes exercices violens, liparoit que les
à l'invafion
vrognerie, 8c., difpofent dans les pays
desmaladies épidémiques alors ces caufes ne font
chauds; mais
la
ou
prédifpofantes :
prochaine
que immédiate eft très-différente.
morrécens de grande
Les exemples
chauds, doivent
talité dans les pays de toutes les naréveiller Tattention de PEurope, leur
tions commercantes combien il eft important
faire fentir
des moyens de
qu'elles s'occupent fanté des individus qui
conferver la
& que leurs affaileur appartiennent, --- Page 55 ---
INTRODUCTIOT N.
II
au-delà des mers. Les étares portent mal-fains exigent un fupbliffemens
d'hommes habituel 2 épuifent
plément
lui en enlévent prola mère patrie 2
même de
digieufement la privent utiles. Les
ceux qui lui font les plus
ont aupoffetions que les Efpagnols
trèsdehors > ont fourni des preuves
convaincantes de cette vérité. Aujourd'hui même la plupart des marchands
de cette nation , qui
& aventuriers
termipartent annuellement d'Europe 9
leur carrière à Porto-Bello (3)
nent
(3) On n'en fera point furpris quand qui on ne
faura que T'air y eft dune malignité de la
fe fait pas moins fentir il aux produit habitans des malaville qu'aux étrangers : d'affoiblirles meildies mortelles ou capables On étoit perfuadé autreleurs tempéramens. étoit fort dangereux pour Yaccoufois qu'il des femmes 8 cette opinion les
chement deux ou trdis moisavantle terme,
faifoit aller partir faire leurs couches à Panama. Une
pour femme de diftinétion ayant heureufement fon mari >
bravéle danger, par affeétion pour pas de quità qui fes affaires ne permettoien: la fuivre,! la prévention
ter Porto-Bello pour
s'eft Les diffipée. habitans ont les idées les plus défavan- les
tageufes de leur climat ; ils affurent de multiplier que
animaux des autres pays ceffent A6
chement deux ou trdis moisavantle terme,
faifoit aller partir faire leurs couches à Panama. Une
pour femme de diftinétion ayant heureufement fon mari >
bravéle danger, par affeétion pour pas de quità qui fes affaires ne permettoien: la fuivre,! la prévention
ter Porto-Bello pour
s'eft Les diffipée. habitans ont les idées les plus défavan- les
tageufes de leur climat ; ils affurent de multiplier que
animaux des autres pays ceffent A6 --- Page 56 ---
-ou Carthagene HTROpUCTION
après leur arrivéc. (4) peu de temps
lorfqu'ils fon:
les poules par tranfportés dans leur
Panama & de exemple 2 qui viennent willeiqe
leura arrivée, & Callageis, les
font fériles de
nama deviennent que f
boeufs amenés de après Paprefque plus manger lac maigres, qu'onn'en
dent rages, dontles:
chair,fanse &i
que les
2ux
monungaes les
OE
ce
environs de la ville, valions abondépbilfemens Les
2 puiffent arrêter
chaleurs font
particuliéerement la caufe excefives; fur
on en rejette
fageaux tagnes qui Tentourent, & qui les haures monvents,
ferment le paf
L'imemperie du climat
Poro-Bello laiffe
le tombeau de,7 qui fait nommer
fort peupléc. guere cipérer (T) que cette ville Elpagnols foit s ne
jamais
(4) Les chaleurs y font exceffives
SOer coninuelle, fans
les torrens d'eau & pref.
jufqu'a celui inerruption, de
depuis le mois qui de tom- mai
iarité 7 qu'ils ne novembré ratraichiftent : Oilt cette fingupendantla quelquefois faifon tempéré par les vents jamais de T'air,
éronffée que le jour. fèche. Une La nuien'eft pas nord-eff moins
livide tuelle donne des aux habitans la tranfpiration couleur habisent bien. malades Leurs 2. lors même qu'ils fe pâle &
la molleffe de l'air, mouvemens fe reffentent por- de
leurs fbres : on s'en qui relâche fenfiblement
apperçoit julques dans --- Page 57 ---
INT R ODUCTION.
Les
Hollandonasust
établiffemens
- Saint-I Euftache & Curaçao 2
nam 2
de ceux qu'ils ont
ainfi que plufieurs orientales,'ont pas
formés aux Indes
à leur fanté que
été plus favorables
de Saintles ifles de la Martinique ? l'ifle de
Domingue 7 & depuis peu
ne l'ont été aux François
Cayenne 2
qui sy font fixés.
ont également
Quantité d'Anglois
été viétimes du climat à la Jamaique.
On a peine à croiré jufqu'oi fe la
elle ne
ERE
en a été portée:
peut
toujours trainantes & prononleurs paroles,
cées à voix baffe. eft Tavant-coureur d'un.
Ce dépériffement fachenx encore, mais dont la nature
mal plus connue. On croit qu'il vient à quel-.
eft peu
des mauvaifes digeftions 2 à
ques perfonnes
fe font refroidies :ilfe
d'autres parce qu'elles
accompagnés.
déclare par des vomiffemens fant lier le malade
d'un délire fi violent,qu'il de fe déchirer. Souvent il
pour Vempêcher des tranfports ' qui durentexpire 211 plus milicu de trois à quatre jours. Unerarement limonnade faite avec le fuc de Y'opontia ou.
raquette, eft, felon Godin, le meilleur maladie
contre une
ER
cifique qu'on ait trouvé
meurtrière. la ville & fon territoire préfenD'ailleurs 2. d'une lèpre hideufe. (T)
tent le fpe@tacle
qu'il de fe déchirer. Souvent il
pour Vempêcher des tranfports ' qui durentexpire 211 plus milicu de trois à quatre jours. Unerarement limonnade faite avec le fuc de Y'opontia ou.
raquette, eft, felon Godin, le meilleur maladie
contre une
ER
cifique qu'on ait trouvé
meurtrière. la ville & fon territoire préfenD'ailleurs 2. d'une lèpre hideufe. (T)
tent le fpe@tacle --- Page 58 ---
IXTRODUCTIONE
le- dénombrement ordiler que par réfulte
cette ifle a
naire. Il en
que jufques aux
perdu tous les cinq totalité ans, de leshabiderniers temps, la
elle n'eft
tans blancs : aétuellement
plus auffi mal-faine. maintenant 2 &
On fait très-bien
dans le
on ne le contefte plus 2 que viétimes de
nombre des Européens 2
dixVintempérie des climats étrangers, fièvres
neuff fur vingt ont tfuccombéaux les maladies do-
& aux flux: ce font
funeftes dans
minantes 2 & les mal-fains plus
de toutes
tous les endroits
les parties du monde. Effai fur les
J'ai dit dans mon la fanté des
moyens de conferver la fièvre maligne e,*
gens de mer 2 que
oul interdu genre des remittentes fouvent de celui des
mittentes, plus étoit le produit ordidonbles-tierces, de la chaleur & de Phumidité ;
naire c'étoit la fèvre antomnale de tous
que
chauds, & la maladie épidéles pays
les tropiques. Je puis
mique entre c'eft auffi 'la maladie la
ajouter que
dans tous
plus fatale aux Européens
ies pays chauds & mal-fains. donner une idée
Mon deffein eft de --- Page 59 ---
INTRODWOTIC N.
claire & diftinête de cette fièvre, des
qui laccompadifférens fymptomes formes fous iefgnent, des dittérentes dans la plus
quelles elle fe montre
partie de ce monde connu 2
grande
les climats, les faide l'influence que
circonftanfons, & diférentes autres afin d'établir
ces exercent fur elle, 2 de la préveles meilleurs moyens
nir (5):
la fèvre foit une maladie
Quoique
Pour plus de clarté 9 nous devons don: s'eft
(5)
des termes dont on
ner une explication
diflinguer les difféfervi communément dont nous pour aurons occafion de
rentes fièvres
dans quel fens il faut les
parler 9 & indiquer
entendre.
Médecins, Grecs & Romains ;
Les anciens éphémère ou fièvre d'un jour
ont appellé
ine perfonne en fanté à la
celle qui attaque cxercice violent, de Tivrognerie,
fuite d'un chofe femblable, & qui, aprésavoir
ou autre
heures fans aucun (ymprome
duré vingt-quatre laiffe dans le même état. qu'aupafâcheux Si elle perfife plus de vingt- quatre
ravant.
fans acciheures fans intermiffion, 9 toujours ils la nomment
dens graves ou dangereux 5 non putride. On
continue benigne, ou idéet (ynoch
en la conpeut s'en former une
tres-fimple, de Taccélération
fidérant comme le produit
, & qui, aprésavoir
ou autre
heures fans aucun (ymprome
duré vingt-quatre laiffe dans le même état. qu'aupafâcheux Si elle perfife plus de vingt- quatre
ravant.
fans acciheures fans intermiffion, 9 toujours ils la nomment
dens graves ou dangereux 5 non putride. On
continue benigne, ou idéet (ynoch
en la conpeut s'en former une
tres-fimple, de Taccélération
fidérant comme le produit --- Page 60 ---
16 IXTROBUCTIONI peut-êtra
fi fréquente & fi commune, dificile à can'y en a-t-il pas de plus
fans alération fendu mouvement du fang, les 2 folides.
fible dans les fluides Auteurs ou donnent le nom de
Les mêmes ou de fièvre continue putride
fynoch putride
le fang ou Ies autres huà celle dans laquelle
inteftins peuvent s'afmeurs ont dogénéré;les étant alors plus viofedter, les fympomes Ces fignes ou fymptomes
lens 8c alarmans. dèsle commencement de
peuvent fe déclarer fe montrant comme
Tinvafion, la fièvre
avoir Rea
tride dansle principe 2, Tinvafion ou peuvent de la fynoch
quelques jours celle-ci après ayant changé de nature 2
non puride ,
Les anciens ont en8 étant devenue différens putride. autres noms aux fièvres,
core donné
différens
Ainfi
relarivement à leurs ardente fymptomes. a été ainfi appellé
le caufus ou fièvre chaleur bralante & dévorante
par rapport à la chaleur
eft in(éparable
qui Vaccompagne.
la fecherefle de
>
dune foif inextinguible bouche de la lengue s &c.
la
de la extrèmement: 2
aigue, emporte
BIEEAEE étant
ou quatrieme
fouvent le malade le troifième caufus, rarement elle
jour; 3 & f c'eft le vrai Je dois obferver ici
va au-delà du feptième. que les anciens 9 en donqu'il ne parcit lépithète de putride, aient
nant à une
TeRte
l'efpèce de pureficion qu'ua
entendu parlà
natureilement.
corps mort éprouve à croire qu'ils ont fait dériver
Je fuis & porté leur théorie. fur la fièvre putride.
ce nom
caufus, rarement elle
jour; 3 & f c'eft le vrai Je dois obferver ici
va au-delà du feptième. que les anciens 9 en donqu'il ne parcit lépithète de putride, aient
nant à une
TeRte
l'efpèce de pureficion qu'ua
entendu parlà
natureilement.
corps mort éprouve à croire qu'ils ont fait dériver
Je fuis & porté leur théorie. fur la fièvre putride.
ce nom --- Page 61 ---
INTROBUCHOE 17
raétérifer &c à définir d'une manière laccéfûre & infaillible. On a dit que
d'Arifote. On trouve cette
de la philofophie dans un de fes problèmes : omnia
affertion
calidiora funt ; de la ils ont affiqua putrefeunt caraétère diffinéif de la fèvre
gné comme fenfation de chaleur âcre & défaputride, une
la pcau des malades.
gréable en touchant Auteurs modernes ont cherché
Quelques claffes des fièvres continues; : celle
à faire trois
celle des nerveufes, celfe
des inflammatoires,
On peut fuppofer
des putrides ou malignes. toutes les inflamque la première fur-tout accompagne celle des membranes 3 &
mations 3
inféparable la pléniqu'elle a pour fymptome fon accélération, , quelquefois
tude du pouls , concentration.
fa dureté & fa nerveufe le pouls doit être
Dans la fiévre moins plein & dur 3 & s'ily y a
plus foible,
d'une inflammation vioquelque fymptome & la poirrine paroiffent partilente 9 les nerfs
culiérement affeétés. regarde la fièvre putride
Quant à ce qui déjà fait connoitre ce qui
ou maligne 2 déterminé i'ti
à donner le nom de
avoit d'abord
fouvent ce terputride aux fèvres. J'emploie caradérifer une
me dans cet Ouvrage pour de (ymptomes
petite fevre 9 accompagnée 8 qui contrafte avec l'intrès-dangereux Oi fe fert quelquefois du nom
flammatoire.
défigner une fièvre produite
de maligne violente pour contagion, ou s ce qui eft
par une
fèvre
de Tympplus exact, une
accompsgoée
donner le nom de
avoit d'abord
fouvent ce terputride aux fèvres. J'emploie caradérifer une
me dans cet Ouvrage pour de (ymptomes
petite fevre 9 accompagnée 8 qui contrafte avec l'intrès-dangereux Oi fe fert quelquefois du nom
flammatoire.
défigner une fièvre produite
de maligne violente pour contagion, ou s ce qui eft
par une
fèvre
de Tympplus exact, une
accompsgoée --- Page 62 ---
lération JATAOBUCTIOX du
tituoit fa véritable mouvement du fang conf
nature & fon eftomes
elle ea eft gumondinaires, de méme de la graves & fachoux. Il
font ne paroit qu'avec les peuirz-vérole ; quand
gure, propres on la > & ceux qui fyinptom.s fat d'un
lui
qualifie de
aul1
poarpréss, contraire > elle fe déclare benigne ; quand, au
lire, &cc., des urines
avec des taches
die ou fièvre on dit qu'elle onuiealenicts eft maligne,
le dss'annonce s'appelle aufi
Une malaavec des
ialigne
Ou
gereux,
(ymptomes violens lorfqu'elle
dopte fouvent mortels : c'eft dans ce fens & danOa pourroit, cette épithère dans cet que j'tde nifon divifer peur-érre
Ouvrage
tentes
les avecbetucote plus
mières 2 rémitentes & fievres en intermitpendant laiffent leur fans aucun continues. fymprome Les predes intermilionse intermition : les fecondes fsbrile
les troifié nes n'en irregulières ou
ont
Chacune de ces fièvres, ont point de feafibles. imparfites:
mittenre gnée de & continue 3 peut intennirans, être
réou de fymptomes fymptomes ordinaires & acompa- benins
dernier cas on les appellera violens & fatals ; dans ce 3
fi Deplus, la bile , dans ces trois malignes.
s'évacue pure ou joinre à efpèces d'autres de fiéwres,
haut ou par copieufemsnt bas
ou
matières
bilieufe, &
?. on dit que féguomment la maladie par
leur à la rég'on alorsily du a quelquefois une eft
fuite de
foie; ; douleur
doul'excrétion,
qui eft la
benins
dernier cas on les appellera violens & fatals ; dans ce 3
fi Deplus, la bile , dans ces trois malignes.
s'évacue pure ou joinre à efpèces d'autres de fiéwres,
haut ou par copieufemsnt bas
ou
matières
bilieufe, &
?. on dit que féguomment la maladie par
leur à la rég'on alorsily du a quelquefois une eft
fuite de
foie; ; douleur
doul'excrétion,
qui eft la --- Page 63 ---
INTRODUCIIO N.
fence : mais dans plufieurs de celles
occafion de parler 2 foudont jaurai
démontre point fa
vent le pouls ne
La peau fe teint en jaune 2 ordinaires, non feulement mais
dans les févresinternitentes Cette couleur eft foumême dans les autres.
comme
vent un indice de leur malignité font épidémiques 3
:
cela arrive dans celles qui la diffolution uniquelquefois elle annonce & des humeurs,, comme on
verfelle du fang
fèvres des Indes occile voit dans quelques accompagne fréquemdentales. Ce (ymptome évacuations bilieufes, & la
ment de peties
maladie du foie.
quotiLes fièvres intermittentes s'appellent leurs accès
diennes ou tierces 9 fuivant que ou de deux
fe renonvellent tous les jours telle 2
l'ai
l'un. La double-tierce, s
que je
jours
entendue dans cet Effai ,, eft
communêment celle dont le malade a deux paroxifmes lun étant dans
l'efpace de quarante -huit heures l'autre. 2
ordinairement plus definitions foible que de fèvres ne font
Je fais que ces
mais elles peupas à T'abri de toute critique, à
les termes
vent au moins fervir expliquer & faire comprendre
de l'art que i'emploie . , leur donne. Le mot
quel eft le fens que Tuniverfalité je
d'une malaépidémique figrifie fa conftance à attaquer dans
die ; endémique,
celle à laun endroit particulier dans ; (poradinue, différens temps ou
quelle on elt expofé
en différens licux, --- Page 64 ---
nature, INTRopverios ne donne
N.
à cet égard, & aucun figne certain
gers dont elle menace. n'indique pas les danLa fièvre eft une
indifpoftion orditation de
TESe
mal de tête, chaleur, de foif, aecaipeete
lération
2 plus
fouvent de
dans le fréquemment d'accé.
de changement pouls, ou au moins
état naturel fitivie tres-fenfible dans fon
temps, de différens
la plupart du
de
autres
de jours mal-aife, 3 & qui fe termine fymptomes
fanté,
par le
en pea
s la rémiffion recouvrement ou la
de la
la,je crois, la feule
mort : c'eftpuiffe en donner.
définition qu'on
Ces différens
cru néceflaire de points dont nous savons
à fois établis, il ne nous nous refte occuper 2 une
ajouter à notre
plus rien
n'eft à l'égard de Introdudion, nos
fi ce
appréhendons que le craintes. Nous
manque d'expé.
rance
fimehurienede
des vraies caufes dtrangers,&c Tignoquiy
des
règnent, ne
maladies
aux
foient auffi funeftes
fluence Européens des climats > que la maligne inles plus mal-fains.
Ta
ne nous nous refte occuper 2 une
ajouter à notre
plus rien
n'eft à l'égard de Introdudion, nos
fi ce
appréhendons que le craintes. Nous
manque d'expé.
rance
fimehurienede
des vraies caufes dtrangers,&c Tignoquiy
des
règnent, ne
maladies
aux
foient auffi funeftes
fluence Européens des climats > que la maligne inles plus mal-fains.
Ta --- Page 65 ---
3 - I 2
-
mAmammAAann Iit
AA AAA
A V
I
S
AUX EUROPÉENS.
M
PREMIÈRE PARTIE.
M TALADIES qui attaquent les
Etrangers dansd différentesparties
du monde.
CHAPITRE PREMIER.
MALADIES en Europe & dans
PAmérique feptentrionale.
SECTION FREMIÈRE.
Funefs faifor en Angleterre les plus pendant malPanné 1765: des frijons la Hongrie,
faines dans les Pays-Bas, Rome
les ifles de
la campagne de
6 2 Gibraltar.
Sardaigne, Minorque
Nous allons maintenant porter les
yeux fur les différentes parties du --- Page 66 ---
Des Maladies
globe, & les maladies
particulières. Nos
qui leur font
d'abord pour
obfervations auront
leur & de Thumidité objetles effets de la chaLes années
en Angleterre.
ICReRerAUET 1765 & 1766 furent
extraordinaire de par une épidémie
tentes &
fièvres intermitrent dans rémittentes la plus
; elles régnèTAngleterre. On grande partie de
d'ef foufla
oblerva que le vent
que de coutume. beaucoup. plus fouvent
Iln'ef pas rare
leventd
d'entendre
ifle le brouillard
dire'que
vérité
de la mer
coorereben
de la eft, que dans plufieurs ; mais la
endroits
coup grunde-bremgpt de yapeurs
il élève beauvafe, & de tous les 2 des eaux 2 de la
geux & humides. endroits marécaJene me fouviens
trouvé
pas d'avoir jamais
tés exhalantes d'obfervationte fur les
j'en aie été
du vent d'eft, proprié.
vent tourne témoin à
oculaire, quoique le
fe
l'eft,
Qhand
porte dans
fouvent la vafe
mée, peurs épaifles, Fatmofphere en vaJ'ai deux viviers femblables à de la fufinage, l'un d'eau douce, dans mon voj2 l'autre d'eau
ene me fouviens
trouvé
pas d'avoir jamais
tés exhalantes d'obfervationte fur les
j'en aie été
du vent d'eft, proprié.
vent tourne témoin à
oculaire, quoique le
fe
l'eft,
Qhand
porte dans
fouvent la vafe
mée, peurs épaifles, Fatmofphere en vaJ'ai deux viviers femblables à de la fufinage, l'un d'eau douce, dans mon voj2 l'autre d'eau --- Page 67 ---
dans difirentes parties de
falée ; aux approches du PEurope, 23
il en fort une vapeur denfe, vent d'eft
à celle qui fortiroit d'un 9 pareille
bouillante.
pot d'eau
La perfonne qui voudra voir diftinétement ce phénomène,
fe tenir à environ cent
n'aura qu'à
tance des terreins
verges de difétangs. Si le foleil limonneux, luit
, ou des
tourne à l'eft, elle verra quand le vent
de vapeurs
s'en éleveront une colonne
hauteur
à la
treize
aediens
que l'airambiant reftera pieds, & tandis
Comme la
pur
ferein.
qui
vapeur ou le brouillard
partent d'autres
fur la firrfàce de la terre, endroits, & font gliffent
tés aux marais par le vent d'eft porfera toujours à même de
1 elle
foleil pendant quelque temps, fur-tour diftinguer., fi le
blement luit encore 2 ne fût-ce que foi2 les vapeurs montant
pendiculairement au-deffus
perd'avec celles qui font
desétangs,
vent en direétion horizontale, charriées-par le
d'eft, L'évaporation paroit fe que produit le vent
manifefler égalemen
par fesefets, tant fur le thermomètre
que fur le corps humain. Le thermcmetre fifpendu furun terrein humide, --- Page 68 ---
Des Maladies
tandis que les brouillards
laifons s'en élèvent,
ou les exhadegré de froid qui foit peurindiquer un
terme de la congellation. au-deflous du
nière Celui qui fe fait fentir
auffi frappante
d'une macette polition, 2 me quand on eft dans
même caufe , & paroit venir de la
tions à-peu-près produire des fenfaqu'on
femblables à celles
chambre éprouve dont le en entrant dans une
arrofé,
plancher vient d'être
Mais les vents ne
toujours les mêmes produifent pas
fois le temps eft chaud effets ; quelquedu nord ;
avec le vent
peu avec celui quelquefois du midi, il l'eft trèsmême des brouillards
Il en eft de
toujours
; ils ne font pas
Tévaporation inféparables du vent
ne s'apperçoit dont nous avons d'eft,&c parlé,
Je fais parfaitement Pas dans tous les cas,
dre le change
qu'on Peut Prende fuppofer que la-deffus, la
, & qu'au lieu
peurso quis'exhalent, quantité des Vale vent d'eft, on peut eilaugmende par
fraicheur les condenfe imaginer &
que fa
bles. Mais cette idée
les rend vificombattue par de fortes même peut être
objedions :
car
éparables du vent
ne s'apperçoit dont nous avons d'eft,&c parlé,
Je fais parfaitement Pas dans tous les cas,
dre le change
qu'on Peut Prende fuppofer que la-deffus, la
, & qu'au lieu
peurso quis'exhalent, quantité des Vale vent d'eft, on peut eilaugmende par
fraicheur les condenfe imaginer &
que fa
bles. Mais cette idée
les rend vificombattue par de fortes même peut être
objedions :
car --- Page 69 ---
dans difirentes parties de
car nos vents du nord, qui PEurope, font très- 25
froids, ne produifent
moins bien
jamais a ou du
font ordinairement rarement s cet effet 2 &
fec & ferein,
fuvis d'un temps
Quoi qu'il en foit, le vent d'eft eft
ordinairement accompagné d'une vapeur froide, humide &
qui, d'après l'obfervation mal-fine, nuit
règne végétal &c animal, &c 2 dans att
fieurs lieux donne naiffance à plu- des
fièvres intermittentes opiniâtres, ainfi
qu'à des rechites réitérées.
bafle Dans quelques endroits de l'ifle
& humide de
la fièvre intermittente Portfey 2 fouvent
le flux
9 & quelquefois
1 règnent
Ces maladiés 1
y font pendant plus
T'automne.
plus violentes dans certaines communes &c
que dans d'autres. On
années
remarquequeles
étrangers 2 ou ceux qui ont
vant habité des endroits plus aupara- fecs &c
plus élevés, en font toujours
plus vivement.
frappés
L'année 1765 fut
la durée extraordinaire mémorable, du vent par
& la chaleur excefive, Ces mala- d'eft,
dies févirent avec beaucoup plus de
violence, & plus généralementqelles
B --- Page 70 ---
Des Maladies bien des années.
nelavoient fait mois depuis de mai, juin & juilPendansles d'Haflar contint rarement
let, Thôpital
mois de trente ou quarante perfonnes 9
atteintes de fièvres tierces régulières Dans ce
ayant de vraies intermifions. avoient été attanombre; plufieurs en
quées à bord des vaiffeaux prèsdel gardes-co- la vafe;
tes,ancrés danslehavre étoient des folmais la majeure partie à Portfmouth.
dats de marine employés montoit fouEn aoûlt le mercure de Farenheit
vent dansle thermomètre le milieu du jour.
à 82 degrés vers augmentation de
Cette prodigieufe jointe àla grande féchereffe,
chaleur, la fièvre plus générale : 9 lui
rendit
d'intenfité, & la dénatura
donna plus
endroits. Portmouth, 2
dans plufieurs tonte l'ifle de. Portfey 9
& prefque
fèvrealarmante,
furent défolés parunef ou rémittentes,
dugenre des continues
Chichefer. A
qui porta Teffroi jufqu'à il n'y, avoit prefque
la même époque de maladie à Golport,
aucune efpèce n'eft éloignée que d'un mille
ville qui
tandis que dans les
de Portfmouth 2
des environs,
villages 8 les métairies
de
fièvre tierce s'emparoit
une petite
fèvrealarmante,
furent défolés parunef ou rémittentes,
dugenre des continues
Chichefer. A
qui porta Teffroi jufqu'à il n'y, avoit prefque
la même époque de maladie à Golport,
aucune efpèce n'eft éloignée que d'un mille
ville qui
tandis que dans les
de Portfmouth 2
des environs,
villages 8 les métairies
de
fièvre tierce s'emparoit
une petite --- Page 71 ---
dans diftrentes parties de PEurope. 27
familles entières. La violence de la
ou fon intermitfièvre 2 fa rémittence
ainfi dire, la
tence indiquoient, pour contraétée.
nature du fol oùt on l'avoit
Elle eut de fâcheux fymptomes à Portfmouth de
mauvais à Kinfton s
2 de plus violens & de
& toujours
plus
dangereuxà un endroit
CESSES
de Moitié-Chemin. Dans une rue ainfi
à deux milles environ de
appellée 2
à
avoit-il une
Portimouth ,
peine y
fût
feule perfonne par famille qui en
Communément elle comexempte.
le délire. Dans le grand
mençoit par
fauxbourg de Portmouth 2 appellé
le Commun 2 elle
être beaucoup Pon
plus cruelle que SOeh la ville , fi
endroits : cepenen excepte quelques
dant des rues entières de ce fauxbourg,
ainfi que les maifons de Tarfenal, y.
furent inacceffibles.
Les foldats de marine, 2 qu'on exerçoit de bon matin trois fois la femaine
fur la plage qui eft du côté du midi,
à fouffrir,relatieurent fingulierement
d'un marais
vement à leau ftagnante
d'en voir
contigu : il n'étoit pas rare
des demi-douzaines à la fois fe trouver mal dans leurs rangs, étant fous
B: 2 --- Page 72 ---
Des Maladies
la males armes. Chez quelques-uns un tel vertige,
ladie Fannonçoit par à refter debout 2
qu'ils avoient d'autres peine perdoient la patandis que
& revenus à euxrole en tombant,
d'un mal de
mêmes , fe plaignoient
tête infupportable. malades étant reçus dans ThôCes
qu'un petit nombre
pital 2 J'oblervai fèvre intermittente réguavoit une
partie étoit
liere, mais que la majeure
dont la
atteinte de fièvre rémittenté impercep- 2
rémiffion étoit quelquefois Les fymptible Renimtpubennipurt ordinaires & les plus
tomes les plus
étoient un
accablans de cette maladie continuels;
mal de tête & déliroient un vertige : ily en eut
quelques-uns
en-haut des torrens
qui rendirent par
de bile : mais tous en géneralavoient
le vifage jaune. durée de cette fièvre
La Tongue
à ia jauniffe
donna lieu à Thydropifie, deux accidens.
8 à la réunion de ces jetta dans une
Sa plus légère foibleffe attaque les perfonnes les plus
extrême & cet état, ainfi que le verrobuftes, fubifterent long- temps après
tige qu'elle avoit ceffé.,
en-haut des torrens
qui rendirent par
de bile : mais tous en géneralavoient
le vifage jaune. durée de cette fièvre
La Tongue
à ia jauniffe
donna lieu à Thydropifie, deux accidens.
8 à la réunion de ces jetta dans une
Sa plus légère foibleffe attaque les perfonnes les plus
extrême & cet état, ainfi que le verrobuftes, fubifterent long- temps après
tige qu'elle avoit ceffé., --- Page 73 ---
dans diftrentes parties de l'Europe, 20
Quelquefois on vit naître des
tules fur les lèvres-& les angles del pufe
bouche ; mais plus fouvent
la
témoin à Portfimouth, endroit on fur
n'autorifoit à
oà riert
foupçonnér
avoir de
qu'il pût y
de galle fèche contagion fur , d'une éruption
reffemblante à la tout le corps 2 fort
qui paroiffoit être galle ordinaire, &c
même nature.
2 à-peu près > de
L'univerfalité de cette fièvre, ainfi
que fes fymptomes
furent d'abord très- extraordinaires,
peu de
efirayans ; mais
perfonnes en moururent
on eut renoncé à la
& quand
fe fut déterminé à faignée, faire
qu'on
quinquina en grandes dofes prendre le
(1). Elle
étoient (1) Quand le mal de tête Oll le
ni
trés-violens, 2 & que le pouls vertige
plénitude ni dureté, je faifois
n'avoit
veflicatoire au dos, & cherchois appliquer à
un
fièvre
rendre la
fix heures intermittente' demi- 2. en donnant toutes les
avec quelques grains grain de nitre. de tartre émétique 3
Souvent Jai réuffi dans mon
moyen ; alors j'ai prefcrit fir projer le
par ce
quinquina. Les vomitifs ont été champ le
que la teinture facrée, donnée
biles, ainfi
pendant les rémiffions. La grande comme purgatif
qui tourmentoit les malades après cephalalgie l'accès,
B3 --- Page 74 ---
Des Maladies
diminua 30
avec la chaleur 1e 2 & Thiver. devint
ordinairement quarte occafion pendant d'en parler
Jaurai encore
ailleurs. Ceci doit fuffireà à la defeription que
entendu faire de la fièvre
nous avons de la Grande-Bretagncaqui
antomnale dans toute fa force,non-feale. dans
régna ment à Hampfire 9 mais de encore cette ifle, 2
plufieurs autres endroits été caufée cette année
& paroit avoir exceffive de lété, Phupar la chaleur du fol, que les pluies
midité putride point, & la longue
ne rafraichirent d'eft.
durée du vent maintenant fur le continent,
Paffons examinons les maladies quirègnent
parties du mondeà cette
danslesautresy
obftinées de cette
époque. Les plus fnéquemmentlest Paysefpèce fur-tout ravagent la Zélande, 2 & font parBas,
faneftes aux étrangers.
ticuliérement Hollandoife de mon
La traduéion
de conferver la
Effai fur les moyens
faite par le
fanté des gens de mer 2
prefque toujours été diflipée par entre Tapplication les deux
d'une emplâtre épifpallique
épaules.
anslesautresy
obftinées de cette
époque. Les plus fnéquemmentlest Paysefpèce fur-tout ravagent la Zélande, 2 & font parBas,
faneftes aux étrangers.
ticuliérement Hollandoife de mon
La traduéion
de conferver la
Effai fur les moyens
faite par le
fanté des gens de mer 2
prefque toujours été diflipée par entre Tapplication les deux
d'une emplâtre épifpallique
épaules. --- Page 75 ---
dans diftrentes partics de PEurope. 31
doéteur Wind, eft enrichie de remarjudicieufes : de ce nombre foat
furnd fuivantes, relatives à ce quej'y ai
dit fur les fièvres tierces. capitale de
dit-il,
K A Mildebourg, occidentale, oit fon père
>> la Zélande
vingt-
>> 8 lui ont pratiqué pendant il
une
>> huit ans , communément déclare vers ya la fin
5 maladie qui fe
de
>> d'août ou le commencement violente fep-
> tembre, & efttoujours plus
>> après les étés chauds.
Elle
les pluies qui
>>
paroit ordinairement après
fur la fin de
>> tombent fon règne eft d'autant plus
>> juillet;
de meilleure
>> long 2 qu'elle paroit feul la faitceffer.
>> heure, car le froid
2> Vers.la fin d'août & le commende
une fèvre
5) cement feptembre,e'ef accompagnée de
> ardente continue,
le
>> vomiffemens de bile 2 qui porte
> nom de maladie bilieufe. Après
elle a des
>> trois ou quatre jours ia forme de
>> intermifions , prend
boutde
>> double-tierce, Scdifparoit tau
> quinze, même plurôt. Les étrangers &
>> accoutumés à refpirer un air pur
9 fec, ne fe rétabliffent pas fi promp-
> tement.
B 4 --- Page 76 ---
Des Maladies
mal à leur aife,tels
> Ceux quifont Ecoffois & Alle-
>> que les foldats
dans les places
>> mands en garnifon font fujets à avoir les
>> adjacentes, enflées 2
après ces
>> jambes
RRCS
>> 8 à tomber dans Thydropifie, fait
pluaccident en
périr
>> dernier
>> fieurs. Les flux font communs en
>>
la fin
R
>> tembre & oétobre. Vers meilleur, &
>> ces mois l'air diminuent. devient A cette épo5> les maladies ont eu la fèvre rechu-
>> que, ceux qui
alors ce n'eft
- mais
> tent quelquefois: fimple tierce 1 2 qui rarement
>> qu'une de fortir.
>> empêche Tobferve encore ce pra-
> Comme maladiesnec diffèrent point
>> ticien,ces fièvres doubles tierces, commuS des
les
Ceux qui
>> nes entre
tropiques. de la maladie bilieufe
> font d'abord attaqués le corps en feu , perdent
>> ont
langue devient blanche
% Tappétit.leur) leurs yeux fe jauniffent,
> & chargée, s'empare de leurs lè-
>> & la paleur
pris avant que le
>> vres. Un émétique eft avantageux ;
> mal foit déclaré,. foit obligé de faire
9> il eft rare qu'on à moins qu'on n'ait
s ouvrir la veine,
adie bilieufe
> font d'abord attaqués le corps en feu , perdent
>> ont
langue devient blanche
% Tappétit.leur) leurs yeux fe jauniffent,
> & chargée, s'empare de leurs lè-
>> & la paleur
pris avant que le
>> vres. Un émétique eft avantageux ;
> mal foit déclaré,. foit obligé de faire
9> il eft rare qu'on à moins qu'on n'ait
s ouvrir la veine, --- Page 77 ---
dans difirontes parties delEurope. 33
> à traiter des perfonnes rafraichiflans pléthoriques: font les
> Les remèdes
de guérifon ;
> principaux moyens les fièvres tierces
>> mais en o8tobre
fans
être domptées
>> ne peuvent. pas
>> quinquina.
vivent convenablement,;
>> Ceux qui
du vin
des
>> qui font ufage
font 2 portent bien lo-
>> habits chauds, 2 & qui mieux à la
>> gés, réfiftent beaucoup que les pau-
>> faifon dangereufe Néanmoins 2.
ces mala-
>> vres gens.
> dies ne font point moiffonnent contagieufes. les na-
>> rarement elles
>> turels.
le
Ecoffois,
>> On fait que fervice régiment de la Hollande 2 a
> qui eft au fon monde à Sluys en
>> perdu tout
>> trois années >),
bornes
J'excéderois de beaucouples
fuis
de donner à cet
me
propofé de faire PénuE. fij T'entreprenois
mération des maladies du même genre
règnent annuellement pendant de
Rutoer dans les autres parties
l'Europe. J'ai eu occafion de parler
ailleurs des épidémies qui ravagent la
Hongrie & la campagne de Rome
les mois de
aoûit &
tepe
dant
juillet,
B 5 --- Page 78 ---
tembre. 34
Des Maladics
a fait Linfalubrité de la
tombeau donner, à jufte titre, Hongrie le
lui
des Allemands.
nom de
Campagne ede Rome,
Quant à la
du Pape Clément 2 Lancifi, médecin
une preuve
XI, nous fournit
gnitéde Fair tres-frappante qu'on
de la maliIl rapporte
y refpire.
Eentils-hommes que trente
-
mière diftinéion & dames perfonnes de la
de
prepar partie de plaifir Rome, ayant été,
chure du Tibre, le 3 vers l'embous
àc coup, & foufla du vent changea tout
rais infedts; qu'alors midi fur des matr'elles furent
vingt-neuf d'ende fièvres tierces attaquées fur le champ
fut exempte,
; qu'une feule en
Avantd dec
que nous confidérions autiderlEurope,il il eftbon
dominent dans
lesmaladies qui
fains des partiesles quelques endroits maloù l'on peut fuppofer plus méritionales,
beauicoup d'inflience. que la chaleur a
nous choifirons Tife de Dans cette vue
fur ne crois pas qu'on ait Sardaigne. rien
Je
celles
imprimé
Tous les quilafligent, ans cette ifle
par nne maladie
eft dévaftée
montre depuis le mois épidemique de
9 qui fe
juin julqu'à
qui
fains des partiesles quelques endroits maloù l'on peut fuppofer plus méritionales,
beauicoup d'inflience. que la chaleur a
nous choifirons Tife de Dans cette vue
fur ne crois pas qu'on ait Sardaigne. rien
Je
celles
imprimé
Tous les quilafligent, ans cette ifle
par nne maladie
eft dévaftée
montre depuis le mois épidemique de
9 qui fe
juin julqu'à --- Page 79 ---
dans digirerites parties de TEurope. 35
les habitans
celui de leptembre (2);
des étés
l'appellent intempérie. lya
Qli Ton manque de pluie pendant alors
quatre oul cinq, mcis 2 & c'eft
qu'elle fe déploie dans toute fa force,
funefte dans quelétant toujours plus dans d'autres , &
ques endroits que
DerParticuliérement aux étrangers.
niérement des Anglois en ont fait une
trifte épreuve. En août 1758,Amiral
(2) Onne fcrapoint furpris que la maladie Sardaigne épifoit ravagée tous les ans par une les marais
démique : quand on faura que Les vapeurs y
font éxtrèmement multipliés.
d'une aieE
parient de ces eaux ftagnantes des animaux :
& des
délayéc, qui ne nourrit périffent, & dont
végétaux que
accélère qu'ils y ia diffohution, y
Taction du TET
très-nuilible.
infcêtent l'air & le rendent
font
C'eft fur-tout ie foir &c le matin qu'elles
pefilenielles pendant T'été, & principalement commence à
à Pépoque oit le defféchement viciée dans
fe faire. L'atmofphère eft tellement vers les mois
certains cantons de cette ifle 9
qu'on
de mai,juin.juiller, , août & feptembre, heure que ce
ne peutlos traverfer 7 fans à quelque s'expofer à des fièfoit, même du jour
fouvent
yres meurtrières. Eaore en Corfe, ,Jai rémitcu à traiter des fèvres n'avoient malignes fait que ou les par
tentes des gens qui
courir à la hate, (T)
B6 --- Page 80 ---
Broderik 36
Des Maladies
la appellé baie Renbrdens le Prince, fitjetter
d'Oriflane,
l'ancre dans
bâtiment envoyés à terre pour Vingt-fept les hommes
, y gagnèrent la beloins du
épidémique avoient
: douze
maladie
furent paffé la nuit entr'autres fur le
9 qui
reconduits à bord
rivage,
lire; d'une tous en général firent dans le dé.
fièvre
de forte
nerveufe
attaqtiés
au creux oppreffion de
à i accompagnée poitrine &
mir continuelles T'eflomac 9 d'envies 9 de
uns, de
2 & chez quelquesétoit frequemment vomifemens de bile : ce
fièvres fe
fuivi de délire. Ces qui
ces,& fe changerent en doubles tiertes obflinées. terminérent Nous enfuite en
blier d'obferver
ne devons pas quar- ouqui n'étoit qu'à deux que dans le
ii n'y eut de malades milles du vaifear, rivage,
avoient été à terre
que ceux qui
rurent, Le Prieur d'un 2 dont fept mouvenu rendre vifite
Couvent étant
glois, de lille leur apprit que aux les Oflficiers anou
étoient des fièvres intompéries
internittentes :
rémittentes
avoir attaqué plufieurs fois gu'il en avoit été
pris quantité de lui-méme 2 &
quinquina &
ii n'y eut de malades milles du vaifear, rivage,
avoient été à terre
que ceux qui
rurent, Le Prieur d'un 2 dont fept mouvenu rendre vifite
Couvent étant
glois, de lille leur apprit que aux les Oflficiers anou
étoient des fièvres intompéries
internittentes :
rémittentes
avoir attaqué plufieurs fois gu'il en avoit été
pris quantité de lui-méme 2 &
quinquina & --- Page 81 ---
dans difirentes parties de
de ferpentaire de Virginie PEurope. 37
s'étoit toujours bien trouvé 2 mais du
gement
od
le
d'air. Il ajouta que pendant
temps des maladies, 2 les
riches quittoient leurs maifons parfonnes de
pagne pour aller s'établir dans les cam- villes, tandis que la plupart des
gens, fur-tout dans quelques endroits, pauvres
fuccomboient à la maladie épidémi309s , parce qu'ils n'étoient pas en état
Le prendre cette précaution.
tans, eft remède employé par les habi-,
un émétique pris
ment après le premier accès. immédiate- Ils.le
préparent en jettant quelques
ceaux de verre rougi au feu dans morvin foible ; cette boiffon agit d'abord un
fueurs comme vomitif, & produit enfitite des
copieufes.
La Sardaigne étoitautrefoisfr
quable par fon mauvais air remarRomains avoient coutume 2 que les
leurs criminels. Aduellement d'ybannir
peu d'habitans. L'épidémie
elle a
renouvelle tous les ans, 2 en eft 2 qui la dé- fe
plorable caufe.
Quoiqu'elle ait environ
de
&
J40 milles
droits longueur 2
dans plufieurs en75 milles de largeur 2 on a cal- --- Page 82 ---
Des Maladies
culé que fa population
doit pas aujourd'hui entière n'excé.
nombre en comparaifon 250,000 de
9 petit
Corle, 2 fituée dans fon
celle de la
plus petite, mais
voifinage : ife
plus faine, 2 quoique propomionnellemont les
çois y aient encore régimens franment beaucoup de perdu derniérevres intermittentes & monde par les fierémiitentes (3).
que (3) du temps Quoiqu'elle de la ne foit plus auffi mal-faine
griculure dont on conquête s'occupe 9 par rapport à l'atentes cependant bilieufes vrai de dire que davantage, les fièvres 2 il eft
gnes, enlèvent 9 & les intermitentes rémit- malicoup % monde. Nos encore annuellement
fés quand leur garnifon foldatsy y font
beaumarais, comme à
fe trouve trés-cxpo- près des
d'Ajaccio, à travailler &c.; Sam-Florentse ou bien quand ils au fe fauxbourg
excellivemenr dans les plaines. Ces maladies hafardent
pas combattues dangereufes dans leur lorfqu'elles ne font font
mèdes les plus eflicaces. principe par les reOn ne doit point être fuarpris
intermitentes &c
les fièvres
nes en Corfe. Perfonne rémittentes Totat fi commuy en a dans tous les
n'ignore combien il
gnité eft toujours plus pays chauds ; leur malile dité, la fraicheur des nuits, fenfible quand l'humileur mauva's régime, les vers Tinrempérance 1
fe contractent developpement Ileft tout fimple concourent à
plus aifément dans les plaines qu'elles &
On ne doit point être fuarpris
intermitentes &c
les fièvres
nes en Corfe. Perfonne rémittentes Totat fi commuy en a dans tous les
n'ignore combien il
gnité eft toujours plus pays chauds ; leur malile dité, la fraicheur des nuits, fenfible quand l'humileur mauva's régime, les vers Tinrempérance 1
fe contractent developpement Ileft tout fimple concourent à
plus aifément dans les plaines qu'elles & --- Page 83 ---
dans difirentes parties dé PEurope,
Quant aux
les parties méridicnales pofelionsangloifes de
dans
les fièvres intermittentes & TEurope,
tes,ainfi que le flux, font les rémitten- maladies
dominantes à
mois de juin jufqu'à Minorque celui 2 depuis le
bre (4), &d dans quelques de novemannées,elles
puifque le voifinage dans des étangs 5 que par-rour ailleurs
à Thamidité, ces endroits la chaleur ef jointe.
Etant Médecin del
ville maritime de blrinimnsasetAiediay cetre
que. les
ife 9 j'ai
faignées 9 les
toujours vu
ques, les laxatifs, les vermifigss, boiffons 2 les éméti-
& le
quinquina étoient les anti-bilieufes,
rifon, les plus fûrs qu'on
moyens de gué.
reil cas. J'ai obfervé d'ailieurs pûr employer en pa.
prévenir ces fièvres
qu'on pouvoit
en ufant de coraline jufqu'à non un certain point,
gre, de bon vin, d'alimens préparée, de viozifobrement, 3 fuyant
choifie, du
en vivant:
tant la fraicheur des l'ardeur nujts. foleil, & évides comme les foldats mis en faétion Jajouterai la nuit que, 9
mittentes étangs, & font les plus fujets aux fièvres près rétère, on contribueroir intermittentes de mauvais carac.
en leur faifant
encore à lesy fouftraire
foleileft couché;8 porter des capores dès que le
fent du feu devant veillantace leur
qu'sis allumaf-
(4)-Les maladies
pofte. (T)
munément à
qui règnent le
com-
& d'automnc, Minorque, font les VELHa d'été
donrles fignes caradtériliques
aux fièvres près rétère, on contribueroir intermittentes de mauvais carac.
en leur faifant
encore à lesy fouftraire
foleileft couché;8 porter des capores dès que le
fent du feu devant veillantace leur
qu'sis allumaf-
(4)-Les maladies
pofte. (T)
munément à
qui règnent le
com-
& d'automnc, Minorque, font les VELHa d'été
donrles fignes caradtériliques --- Page 84 ---
Des Maladies
L'air eft plus pur
font tres-réfradlaires.
des
imitent fouvent les retours des périodiques miples-ierces
fierces, des doubles-tierces,
8c. Comme
ou hémitritées, des exacerbations fubintrantes, & leurs jours.
leurs premières
affez ordinairemen: aux
de repos répondent des fièvres tierces le vulgaire
intervalles
àc las tertianas
générali(e fous la dénomination dont on eft affedté dans
la plupart des maux eft queftion de fièvre.
cette ifle, lorfqu'il tierces y qu'on obferve , exiLes fièvres
quand des font fimples,
gent peu de remèdes convenables, 2 le quinAprès les préparations rhubarbe en poudre & atl
quina joint à la sîirement. Lorfqu'elles font
nitre 2 les guérit adminiftrerl Técorce du Pérou
malignes, 2 il faut
& à grandes dofes. Les
très- promptement 2 reconnoit ces dernières,
fignes auxquels dans on beaucoup d'ouvrages :
font déraillés
Torti, Mercaus, Heredia
Caelius Aurelianus, ont parlé. Dans ce cas
Werloff, &c. 9 en
dès la fin du fécond
on donne le quinquina même après le premier.
accès : quelquefois de dire que les vefficatoires
N'oublions pas auffi indiqués que ce remède,
font prefque les fièvres tierces s'annoncenr comme elles
lorfque venons de le dire. Quelquerois de continous
tout de fuite le caraétère
plus
prennent
& ne cachent alors de
nues malignité avec redoublemens, : il n'eft pas permis eft douleur
vu
le ventre
fonger au fébrifuge. es faignées du bras,
loureux & bourloufils. les ventoufes fèches
du pied;
de lajugulaire,
que les fièvres tierces s'annoncenr comme elles
lorfque venons de le dire. Quelquerois de continous
tout de fuite le caraétère
plus
prennent
& ne cachent alors de
nues malignité avec redoublemens, : il n'eft pas permis eft douleur
vu
le ventre
fonger au fébrifuge. es faignées du bras,
loureux & bourloufils. les ventoufes fèches
du pied;
de lajugulaire, --- Page 85 ---
dans diftrentes parties de PEurope. 41
à Gibraltar, & fa fituation eft plus faine.
les vefficatoires, les bains, les
& fcarifiées 2.
les fomentations
demi-bains > les pédiluves, le petit-lait 9 les
émollientes s les minoritifs,
s le
boiffons aigrelertes, les lavemensémolliens,
camphredevieneus ici des moyenseèenales
fébrifages terminent la maladie.
Les apozêmes les différentes efpèces de fièvres
Après
ce font les aRes
nous ont occupés jufquici, qui règnent le
léra-morbus & les dyfienteries Rarement ces acciplus en été & en automne. remédie debonne
dens font mortels quand ony foit fouvent acheure. Quoique le premier douleurs d'entrailles,
compagné de violentes d'anxiétés, de naufées,
de cardialgie , de foif, membres de
de contralion dans les
9. de
du froid des extrémités 2
0Es
cope froides, 2 d'évacuations' bilieufes trésabondantes;
le
communément en peu de jours
on difipe
des lavemens émolpar de grands lavages 2 les narcotiques
liens , les anti-émériques, 2 les abforbans en pru-. cas
demment adminiftrés
& les purgatifs
d'aigreurs 5 les ftomachiques
fur le déclin.
ce font les putrides
Quant aux dyffenteries, fouvent à traiter. Les vomitifs
qu'on a le plus
Les
réufliffent
y font des merveilles.
purgatifs
également. Les boiffons aigreleres, , les
donnés avec ménagement 2 même
lopes
T'évacuation tiques
des premières voies 9 les lavemens mucilagineux 2 un régime végéral ordi- , le
la cafcarille, 8ic., achèvent
fimarouba 2
nairement de les dompter. (T) --- Page 86 ---
Des Maladies dans difir.parties
SECTION SECONDE.
Climat du Canada 7 de Terre-Neuve Angleterre, 2
THalijax.d la nouvelle
Maude la Virginie.
du Maryland, dans la Caroline mérivaifes jaijons
6 la Floride,. De
dionale 2 la Géorgie
Mobile 6 Penfacola.
-NOUS maintenant
TRANSPORTONS- & confidérons les
vers l'Amérique frappent ,
les étrangers
maladies qui
du globe : nous
dans. cette partie celles du continent
commencerons; par nord.
qui eft le plus au la vafte contrée du
foumife à la domination
a
elio
nous y avons
cegre
angloife,les troupes que qui ont été
envoyées, & les Anglois de la meilleuré
sy fixer 2 ont joui point ici quellion de
fanté ().inet mortalité produite par le
la grande
(1)Tous ceux qui l'ont parcouru vie. convien- Sa temnent qu'il exhale un air de longue du climat, eft
pérature , qui, par la rien pofition de fa falubrité par la
délicieufe 2 ne perd du froid,long & violent.(T)
rigueur fingulière
qui ont été
envoyées, & les Anglois de la meilleuré
sy fixer 2 ont joui point ici quellion de
fanté ().inet mortalité produite par le
la grande
(1)Tous ceux qui l'ont parcouru vie. convien- Sa temnent qu'il exhale un air de longue du climat, eft
pérature , qui, par la rien pofition de fa falubrité par la
délicieufe 2 ne perd du froid,long & violent.(T)
rigueur fingulière --- Page 87 ---
de PAmérigue feptentrionale. 43.
fcorbut pendant Thiver de 1759. J'ai
appris d'un Chirurgien qui a pratiqué de
long-temps dans différentes parties
& fur-tout à Québec,
cette les région, vraies pleuréfies 3 & autres
que
font les efmaladies inflammatoires, -
fets naturels de l'air froid de ce climat, mais qu'on y. voit rarement les
fièvres bilieufes &cintermittentes malignes.
fanté des
.
L'inaltérable
équipages
de vaiffeaux qui abordent tous les ans
aux bancs de Terre-Neuve ; celle qui
brille pendant fi long-temps fur ceux
qui paffent T'hiver à Halifax 2. proufroid confidérable dont on
vent fait qu'un adoucir l'âpreté par des précaude
tions convenables 2 produit
maladies, & rarement les E.o qui
font l'objet de cet Effai. Les hommes
montent les bâtimens de Terrequi Neuve reviennent chaque automne
mieux portans & plus
en robuftes. Angleterre que quand ils en font partis, 4
Le climat de la Nouvelle-Angleterre reffemble à celui de la Grande-
& fes maladies font les
Bretagne mêmes. Mais 2
fi l'on paffe dans les
méridionales, le Maryland &
parties --- Page 88 ---
la 44 DesMaladis dans difer.
fortes Virginie & 5 où les chaleurs parties
les terres
font
tout dans les
plus humides, plus fitrvoit des
endroits incultes
& des flux fièvres de différentes
2 on
qui font
elpèces,
étrangers 2 quoique tresfuneltes les
aux
pays fe portent bien
habitans du
Les maladies font en général (2).
plus aigués &
plus
latitude de
plus
obfinées,
la
violentes dans la
En juillet & août Caroline méridionale,
crue du riz, les iliptout, lors de la
les étrangers fièvres qui
lières : elles font tout-a-fair attaquerit
bord
ne fe manifefent irrégucomme
pas d'atentes s mais tiennent rémittentes ou intermit.
nature des affedtions beaucoup dela
aux Européens
qui font fi fatales
dans les Indes nouvellement arrivés
ces deux mois il occidentales. en eft de
Pendant
même dans
funeftes (2)1 à eft certain que ces
guerre, On nos troupes
maladies ont été
Vinginie étoit a foutenu que pendant le climat la dernière
do froid & du chaud; également éloigné des excès de la
l'air chaleurs eft y font
; mais cela eft faux. Les
tée: ce qui homide vient werconidirau.s dans la partie la ; d'ailleurs
qui font en grand des rivières & des plus habinombre, (T) lagunes,
ftes (2)1 à eft certain que ces
guerre, On nos troupes
maladies ont été
Vinginie étoit a foutenu que pendant le climat la dernière
do froid & du chaud; également éloigné des excès de la
l'air chaleurs eft y font
; mais cela eft faux. Les
tée: ce qui homide vient werconidirau.s dans la partie la ; d'ailleurs
qui font en grand des rivières & des plus habinombre, (T) lagunes, --- Page 89 ---
de PAmérique fepientrionale,
la Géorgie & la Floride
mais dans la Floride occidentale orientale:
maladies qui menacent les
les
fer rapprochent toujours
étrangers
celles qui règnent dans davantage nos ifles des de
Indes occidentales.
A Penfacola où le fol eft fablonneux, & tout-à-fait ftérile, ,les
ont beaucoup fouffert ; plufieurs Anglois
morts du fcorbut faute de
font
mais la plus grande partie a végétaux, été moif- 9
fonnée par les fièvres. La chaleur
exceffive de
quefois
l'atmofphère y a quelproduit une maladie
pareille à celle qui eft connue mortelle, dans
les Indes occidentales fous le nom de
fièvre jaune. En 1765 elle fut extrémement fatale à un régiment envoyé
d'Angleterre, bles climats pour lequel de femblafit redevable à étoient la malheureufe cirangers; il en
tance de fon débarquement circonf
plus mauvais temps de T'année. dans le
févit fur-tout dans le fort, oùr les Elle
de mer étant
brizes
teur des
interceptées par la haupirer
murailles, ne laifloient refqu'un air très-étouffant &
fain.
malNous devons obferver
que pendant --- Page 90 ---
Des
le règne de cette Maladies fièvre
ceux
des vaiffeaux quivécurenr dans le havre meurtrière à bord 2
s'en
peu cependant on garantirent. Depuis
comme plus fain regarde Penfacola
que Mobile, où les
let,
feeietemeatere dominent
enjuilles aour8cleprembre. autres colonies Là, comme dans
Amérique 2 nous que nous avons en
que le quinquina fournit voyons en général
remède contre ces
un fouverain
y recourir à la fièvres, qu'il faut
qui fe préfente première &
rémifion
promptitude de fon 2
que c'eft de la
dépend, en grande adminifiration que
tion du tempérament. partie, la confervadirectement Arrivés près du tropique
Indes orientales, en Afrique, & de paffons là aux
per des maladies avant de nous occugers font expofés auxquelles dans
les étrandentales. Rien ne
les Indes occivues de cet Efai, & remplira mieux les
clarté fur leur nature, ne jettera plus de
Ne
ifion
promptitude de fon 2
que c'eft de la
dépend, en grande adminifiration que
tion du tempérament. partie, la confervadirectement Arrivés près du tropique
Indes orientales, en Afrique, & de paffons là aux
per des maladies avant de nous occugers font expofés auxquelles dans
les étrandentales. Rien ne
les Indes occivues de cet Efai, & remplira mieux les
clarté fur leur nature, ne jettera plus de
Ne --- Page 91 ---
dans difirentes parzies
t :
detAfiqua7
ACA
C H APITRE E II.
Maladies en Afriques
SECTION PREMI È RE,
Alger, Tunis, Tripoli, Maroc, Egypte,
LA bonne fanté dont jouiffent ordinairementles les
fujets de prefque toutes
dans nations les liens européennes de
qui vivent
Tunis, Tripoli & lefelavage, à Alger,
f'Empire de
ne nous laiffe aucun doute fur Maroc, la falubrité des parties feptentrionales de
FAfrique. tefter
On ne peut pas même Conque les plus méridionales de
l'Empire de Maroc ne foient très-faines; ; car les Européens y
à un âge très-avancé, & parviennent s'y
bien communément, Le
portent
vaifleau de Roi, armé de Litchfield 9.
canons 2 St naufrage fir cette cinquante
en 1758; fon équipage fut
côte
en Angleterre après diz-fept renvoyé mois de
féjour à Maroc : tous ceux qui le
compoloient Tome. 1, parurent en très-bone état,
* --- Page 92 ---
Des Maladies
revinrent avec l'air de la
fanté; ce qui
plus brillante
la falubrité de prouva ce climat. tres-clairement
Ne comprenons
gypte dans le nombre cependant des
pas l'Etution d'Afrique, auffi favorables à Royaumes la conftifont mal-faines, européenne. Ses parties baffes
bordement du Nil, 2 relativement au dézous les ans, tandis qui fe renouvelle
élevées, environnées que fes parties
immenfes, couverts de par des déferts
vent infectées de
fables,fe trouqui sexhalent,
vapeurs nuifibles
terreins arides & pendant l'été, de ces
dies produites
calcinés. Les malapar ces caufes (1),fe
de (1) Quelques Auteurs
vraie parler de l'origine & 3e la Onlt entrepris
pefte qui ravage ce
caufe de la
de pas la avoir pris une connoiffance pays, ne paroiffen:
ment nature des vents &
bien exaéte
ni la ce n'ef point le
faifons. Probablemal-p propreté du débordement grand
du Nil,
gendiahabiabil la chaleur des pendant les mois Caire, d'été, qui le
lefquels commencent vents qui foufflent des déferts, mais
vers le milieu d'avril, fouvent &
à fe faire fentir
l'efpace pluies de trente ou quarante continuent pendant
coucher abondantes du
gui tombent alors jours. après Les le
foleil,fervent, en quelgue façon,
bornent
ef point le
faifons. Probablemal-p propreté du débordement grand
du Nil,
gendiahabiabil la chaleur des pendant les mois Caire, d'été, qui le
lefquels commencent vents qui foufflent des déferts, mais
vers le milieu d'avril, fouvent &
à fe faire fentir
l'efpace pluies de trente ou quarante continuent pendant
coucher abondantes du
gui tombent alors jours. après Les le
foleil,fervent, en quelgue façon,
bornent --- Page 93 ---
dans difirentes parties de PAfrique. 49
bornent à certains mois. Elles com-.
mencent en mai, 2 & ceffent communément en feptembre : c'eft alors, &
principalement vers la fin de lété, que
les étrangers ont à craindre les maladies bilieufes,les flux & les fièvres(2),
accidens de même nature que ceux
qu'on éprouve dans les parties méridionales de l'Afrique 2 & dont nous.
allons nous occuper.
à rafraichir l'air ; mais quand Paccroiffement
de la chaleur donne aux vents famiels une violence peftilentielle & une qualité deftructive, , la main de ia Providence étend une
nappe d'eau fur l'Egypte. (L)
(2) Foyer Profper Alpin > Thevenot 2 :
Bruin, Paul Lucas, 2 & autres qui ont parlé
de lEgypte. (L)
Tome 7,
* C --- Page 94 ---
jo
Des Maladies
SECTION
Côte de Guinée SECONDE.
chaleur quon ; qualités du terrein ;
mauvaifis
y refent ; fès bonnes 6
des pluies Jaifons ; quantieé 6
mattans ;
farprenans des
;
fo
des
deiE
érabtlifomens europdens Per cette difirens côte
relativement à la
qui attaguent les Jalubrité ; maladies.
née ; examen des Européans en Guimoyen qie Pon
eaux du pays
le ver de
propofe pour prévenir
lence & la Guinie; mortalité d'oi vieni la vio.
Guinée ; journal d'un des maladies erz
Cacho $ infruitions midicales. vayage fait a
Apaksavoire
de Sénégal
pafféla
:
nous entrons granderivière dans
Nigritie 2 ou ce qu'on
la
nairement la Guinée appelle ordides parties oi le
: à l'exception
rivières a condait les cours de quelgues
nous eft bien peu connue. Européens, Det
elle
Chrétiens, ili n'y a que les
tous les
qui la parcourent.
Arméniens
Ceux-ci font les plus
geurs du monde, &c les feuls grands voyaque nous
pafféla
:
nous entrons granderivière dans
Nigritie 2 ou ce qu'on
la
nairement la Guinée appelle ordides parties oi le
: à l'exception
rivières a condait les cours de quelgues
nous eft bien peu connue. Européens, Det
elle
Chrétiens, ili n'y a que les
tous les
qui la parcourent.
Arméniens
Ceux-ci font les plus
geurs du monde, &c les feuls grands voyaque nous --- Page 95 ---
dans diferentes parties de LAfrique,
fachions avoir vifité depuis peu %
tempsles parties intérieures de PEthiopie par pur objet de curiofité, Comme
ils n'ont rien publié fur ce pays, l'Europe a retiré bien
de fruit de
leurs voyages. Plufieurs peu d'entre
ont paru au Cap-Corfe,aprés avoir eux
la haute Egypte & la Nubie
vu
verfant tout le continent
2 en tramaisparced
d'Afrique ;
quilsignoroient les langues
curopéennes,
de
fe faire entendre- illeuraeréimpofibie Tout
pu faire, a été de donnerle ce qu'ils ont
fieurs grandes villes à
plan de plules ils avoient paffé. travers lefquelLe plus loin que lcs
aient pénétré dans cette partie Européens de l'Afrique, 2 en remontant les
a
été le royaume de Galam rivières,
d'environ fept cens milles de 2 éloigné la mer.
Celle de Sénégal les y a conduits. Les
François ont eu un comptoir dans cet
endroit (4) pour le commerce delor;
(:) Ce qu'on m'a dit de ce comptoir
donner une idée de l'état
des peut
ties intérieures de la Guinée fauvage en
dois ces détails à un
général.
PE
premier dérachement Médecin des
qui a fuivi le
envoyé pour en prendre poffeffion. troupes angloifes Léur
pafC2
énégal les y a conduits. Les
François ont eu un comptoir dans cet
endroit (4) pour le commerce delor;
(:) Ce qu'on m'a dit de ce comptoir
donner une idée de l'état
des peut
ties intérieures de la Guinée fauvage en
dois ces détails à un
général.
PE
premier dérachement Médecin des
qui a fuivi le
envoyé pour en prendre poffeffion. troupes angloifes Léur
pafC2 --- Page 96 ---
Des Maladics en 1758 7 1
été livré aux Anglois
f a
du Sénègal , ainfi que.
après la prife
drablifement fe faifant
fage du Sénégal à de cet la rivière 2 fut les d'environ fièvres
contrel le courant Pendant cet intervalle
fix femaines.
un tiers ; on eut croufantes prodigieur 8c
en moilfonaétent fouffrir des chaleurs
fement à
trou:
des Arriwesaleur coufins.
deflination, cestroupes fur une émivèrent un perit fort de conlruit la rivière, dont les debois deux
nence,2 au tournant un paysplat, , couvert autour du
Neespdfemoiset excepté néanmoins
très touffus tous 2 les arbres qui Tentonroient d'un demicomptoir :
dilance avoit des
avolentesée cncmioiudaqsate côté de cette rivière
mille. D'un fautre des Arabes , : leurs pendant trouNègres, feche.venoient de
faire paitre confpirer
la faifon Là, toute la nature paroiffois empéchojent de fe
peaux. contre Thommes' les bois. tigres Ces animaux avoient
promener dans les
pour emeptentires
fouvent affez de hardieffe les murs. Si la prènuit, d'efcalader ou de fortir en
pendintla caution de porter des armes , de leur fureur s
petites bandes, 2 saranifoi à la morfure des differentes ferpens
on étoit expole La terre en nourriffoit d'une grandeur
venimeux. & l'on en voyoit
étoient
efpèces s
Les bords de la rivière fourmis blanelmsordinaire de crocodiles, , le fol de , de mouches
infeftes l'air de mouches (auvages les infeltes
ches, de fable, & de coufins. ennerais Quoique les plus redouta-.
pe fuffent pas les
fure des differentes ferpens
on étoit expole La terre en nourriffoit d'une grandeur
venimeux. & l'on en voyoit
étoient
efpèces s
Les bords de la rivière fourmis blanelmsordinaire de crocodiles, , le fol de , de mouches
infeftes l'air de mouches (auvages les infeltes
ches, de fable, & de coufins. ennerais Quoique les plus redouta-.
pe fuffent pas les --- Page 97 ---
dans difirentes parties
tous ceux qu'ils poffédoient del-Afique. fur 53
rivière.
cette
Depuis nous l'avons abanbles, pent-être étoient-ilsles
Les fourmis dévoroient
plus inquiétans;
meflibles &
prefque tous les Coà l'abri de leurs habillemens : rien n'étoit plus
ravages. Eiles élevoient perl'objer pendieulairement un cylindre de terre vers
voient qu'elles vouloient attaquer, & s'en ferpar milliers comme d'une échelle pour y arriver
grands
: c'étoit réellement un des
tourmens des malades dans ce climar, plus
Quoique les lits fuffent fufpendus à
taine difiance de la terre
une cerle moyen de s'yialinuer 9 elles trouvoient
piquure faifant l'effer de pendant l'eau la nuit. Leur
féc fur la
bouillante verque la maladie. peau 2 La devenoir plus infupportable
fable, & des coufins, quantité étoit des mouches de
voir auffi paffer pour un fléau. exceflive Il
& poucependant un encore plus terrible y. - en aroit
parler des mouches à miel
: je veux
les effaims étoient affez nombreux fauvages, done
curcir l'air s & qui fouvent
pour obf.
leur ruche dans les chambres. venoient Une
faire
fois l'été on recevoit la vifite des
ou deux
qui venoient de l'eft comme un fauterelles,
& dévoroient toute la verdure. Au nuage
n'étoit qu'un mal
refte,
ei
jours le fol étoit paflager; auffi
car en huir ou dix
& les arbres pouffoient de paré nouvelles qu'auparavant 9
Tous les animaux
feuilles.
endroit U degré de perfection acquerroient dans cet
Des troupeaux d'éléphans & d'autruches extraordinaire,
énors
C3
ient de l'eft comme un fauterelles,
& dévoroient toute la verdure. Au nuage
n'étoit qu'un mal
refte,
ei
jours le fol étoit paflager; auffi
car en huir ou dix
& les arbres pouffoient de paré nouvelles qu'auparavant 9
Tous les animaux
feuilles.
endroit U degré de perfection acquerroient dans cet
Des troupeaux d'éléphans & d'autruches extraordinaire,
énors
C3 --- Page 98 ---
Des Maladies
in54
rapport à fon extrême
donné, par
falubrité.
côte immenfe paroit
De loin cette
arrivoient fréquemment au fort. Les le
mes étoient affez nombreux pour Ils faire étoient
finges
de la garnifon,
principal amufement
des foldats morts s
habillès avec les uniformes à marcher debout, ayant
& étoient contraints devant liées par derrière : beaules pattes de été dreffés à rendre plufieurs
coup fervices avoient dans les cafernes.
à fupporter
On eut des peines incroyables La nuit même on avoit
la chaleur excellive. le vent fouffloit des déferts 2
chaud, & quand ètre à la bouche d'un four. abon- Tous
on croyoit ans la rivière grofie par les pluies
ce
les
tombent periodiquement dans
dantes inondoit qui
le terrein; elle en fubmergeoit
climat
confidérable. Le petit fort,
mnème une étendue la hauteur de fes murailles,
alabrides eaux par ifle placée au milien de
relftemblois à une alorslaf petite faifon des maladies:elle
la mer. C'étoit de la moitié du monde pendant légère
emporta près
écart, la plus
fa durée. Le plus petit
la mort. II étoit
intemperance 2 produfoient fe rencontrit le
entièrede
poffible qu'une compagnic & fit prefque
foir en bonne fanté >
ment moiffonnée le lendemain. étoit d'être relevé vers
L'attente ou l'on mois, fit fupporter la vie
la fin du douzième menoit dans ce fort : malmalheureufe qu'on
oû l'on croyoit en
heureufement à l'époque fut telle parmi les foldats
partir, la mortalité
II étoit
intemperance 2 produfoient fe rencontrit le
entièrede
poffible qu'une compagnic & fit prefque
foir en bonne fanté >
ment moiffonnée le lendemain. étoit d'être relevé vers
L'attente ou l'on mois, fit fupporter la vie
la fin du douzième menoit dans ce fort : malmalheureufe qu'on
oû l'on croyoit en
heureufement à l'époque fut telle parmi les foldats
partir, la mortalité --- Page 99 ---
dans difirentes parties
n'être 2 en grande partie, datAfiguel 55
qu'un
plat 2 couvert de nuages affez pays
Plus près, on fent communément bas.
fortes rolées pendant la nuit , &1 de
voit le fol furchargé de
l'on
matin & foir. La furiace des brouillards
fente le tableau d'une verdure terres préble & continuelle :
agréatrouve de culture cependant onn'y
endroits
que dans certains
forêts
ordinairement entourés de
2 ou d'épais
que le
buifilons, quin'ont
défavantage de fermer
accès aux brizes
tout
de fervir de
rafraichiflantes s &
repaire aux bêtes fauves.
envoyés du Sénégal pour
garnifon, , qu'il ny en eut remplacer cette
01l quatre qui y arrivèrent guere plus de trois
périrent en remontant la ; tous les autres
donc pas moyen que fes trifles rivière. refles Il n'y eut
donnaffent ; ils fc virent
labanencore leur déplorable extflence obligés d'y trainer
autre année,plus ennuyeufeq la pendant une
A la fin le très-petit nombre que précédenre,
renvoyé au Sénégal dans l'étaclep qai en reftoit fur
Depuis on y a fait paffer plus fâcheux.
quelques mineurs, afin
d'Angleterre
rels des procédes à mettre d'inftruire les natuploiration de leurs mines en nfage pour l'exeft pas revenu un feul les d'or ; mais il n'en
Par les habitans, la plus ;
uns ont été tués
réfifler au climat. (L)
grande partie n'a pu
C4 --- Page 100 ---
Des Maladies
Les
reins bas, plaines, font 2 ainfi que tous les ter:
dés par des rivières marécageux ou inonles bords fangeux & Ott ruiffeaux dont
riffent des joncs, des limonneux nourvégétaux les plus nuifibles mangles, & les
quels fe ramaffe
fir lef.
& d'ordure, dont quantité de bourbe
l'odeur eft
portable, > fiur-tout le foir.
infupcontrées La, comme dans toutes les autres
le foleil eft placées vertical entre les tropiques,
& communément deux fois Fannée;
du tropique du
9 quand il revient
lui des pluies cancer, il amene avec
bles. Ces pluies longues abattent & confidéraexceflive, diminuent les
la chaleur
lentielles qui, d'après toutes vapeurs les pefti- vraifemblances mais fur-tout 2 des s'exhalent de la terre, 2
part des lieux dont fables, la dans la plupareille 3 & peuvent devenir fituation eft
trières par laction puiflante du meurqui, deux fois Tan, darde des foleil,
Perpendiculaires.
rayons
Il réfulte des dernières
mité qu'au Sénegal, qui eft obferva- l'extré.
plus
ERrA
née,la chaleur feptentrionale de la Guifit, en décembre 1763,
halent de la terre, 2
part des lieux dont fables, la dans la plupareille 3 & peuvent devenir fituation eft
trières par laction puiflante du meurqui, deux fois Tan, darde des foleil,
Perpendiculaires.
rayons
Il réfulte des dernières
mité qu'au Sénegal, qui eft obferva- l'extré.
plus
ERrA
née,la chaleur feptentrionale de la Guifit, en décembre 1763, --- Page 101 ---
dans difirentes parties de
de- 93
PAfigue. 57
mêtre de degrés Fareinheit, 9 mefurée au thermo-
& de 98à
Lionne.Lefoleil a en eoitalorsauficlor Serregné qu'il pouvoit l'être. De là nous
Ronvonshiger,juiquir des effets
les
un certain point,
laires d'un que foleil rayons perpendicuredevenu vertical,
produiroient fitr une terre déjà échauffée, > fi ces contrées n'étoient à
de leur influence
l'abri
de nuages
par une atmolphère
continuelle, épais 2 & une pluie prefque
La plupart des
entre les
pays fitués
deux faifons, tropiques la fèche 2 n'ont guere
première eft
& T'humide. E:
mois, 2 & celle communément des maladies de quatre
que >, pendant plufieurs mois ; au lieu
feconde.
a
de la
ily beaucoup de
qui ne le cèdent à aucuns du cantons
pour l'agrément & la falubrité. monde
Comme en Europe lhiver eft tantôt
rude', d'autres fois doux
une année, tardif dans une 2 précoce
même la faifon des
autre, de
quantité varient dans pluies les 2 & leur
fins des tropiques. Au
pays voipluies commencent
Sénégal, les
jours de juillet, & vers les premiers
la fin d'octobre. continuent jufqu'à
Quelquefois cepenC S --- Page 102 ---
Des Maladies avancées ou recudant elles y font femaines. A Gambie
lées de quelques d'environ quinsejours
elles devancent femaines celles qui tombent
ou trois
& le long de la côte elles
au Sénégal,, 2 lieu en proportion qu'on
ont plurôt éloigné de Téquateur.
ces
eft plus
à croire combien
On a peine abondantes. Les obfervapluies font
ont. démontré
tions faites au Sénégal cent quinze pouces
qu'il en tomboit mois de la faifon hudans les quatre tombe
plus en Anglemide. Iln'en
R quatre années.
rerre dans l'efpace moins digne de
Ce qui n'eft pas les
-
c'eft que
changemens
remarque 2
conidérables n'ont
de temps les fur plus le baromètre, ou au
point d'effet Ce qunfitremonter en
moinstres-peu.
mercurielle de près
Europe la colonne ne faiti
rien
prefque
de trois pouces
Le plus violent
dans la Zone-torride. forte pluie ne le
ouragan, ou la plus
ainfi dire ; il
dérangent point mercure > pour y remonte à
eft rare que le à cinq lignes. Ce n'eft
plus de quatre difficultés qu'on explique
pas fans maniere plaufible comment 2
d'une certains pays, tels que çeux qui
dans
moinstres-peu.
mercurielle de près
Europe la colonne ne faiti
rien
prefque
de trois pouces
Le plus violent
dans la Zone-torride. forte pluie ne le
ouragan, ou la plus
ainfi dire ; il
dérangent point mercure > pour y remonte à
eft rare que le à cinq lignes. Ce n'eft
plus de quatre difficultés qu'on explique
pas fans maniere plaufible comment 2
d'une certains pays, tels que çeux qui
dans --- Page 103 ---
dans difiventes parties
font placés entre les deldfrique, 59
pluies fortes & continuelles tropiques 2 les
lieu aux maladies
donnent
d'autres endroits, 2 tandis que dans
parties méridionales particuliérement de
les
manque d'eau pendant deux PEurope 2 le
mois d'été
Ou trois
même effet, 2 & produit des à-peu-près le
maladies
femblables.
prefque
Dans un pays auffi inculte &c auffi
marécageux croire
quel la Guinée,on a peine à
gu'il y ait une faifon
ce que j'en avance eft un fait faine; conflant, mais
par rapport aux Européens
ment arrivés.
nouvellevent continuellement Quoique ceux qui y vidant tous les temps del'année confervent des penques évidentes de l'infalubrité du mar- climat, les maladies néanmoins qui les
attaquent dans les mois fecs
ordinairement des reliquats de 2 celles font
quilsontéprouvées
viennent de ce que précédemment,ou leur
a fouffert pendant la mauvaife tempérament
Je ne puis m'empêcher
faifon.
à cet égard qu'on peut dificilement d'obferver
afigner une câufe phyfique de
die quin'admette fes
malanon-feulement les bois exceptions; & lès ainfi,
marais
C6 --- Page 104 ---
Des Maladies fains pendant la
en Guinée font affez
du vieux
faifon fèche 2 à Yexception de Benin, &
& du nouveau Calbary, mais encore il
autres lieux de pareils citer 2 quelques villes
eft poffible d'étangs & de brouillards, ,
entourées. habitans n'ont point à fe plainoû les leur
2 même pendant
dre de
pofition : la nouvelle Orla faifon pluvieufe
, en eft une
léans dans la Louifiane
preuve. torrens impénueux vomis
Les
la faifon
RRE
les nuages pendant fitués entre les tropidans les pays renfermentils point ce qui
ques, ne
& contraire à la fante?
y eft nuifible de trercenain,eet ARNEL
Cequilya
des principaux
Guinée ia plupart les Portugats mulagres, & far-tout les plus grandes prétres 2 prennent éviter d'être mouillés
cautions pour
&
pardictlierement
par les pluies
Aux approches de
par les premières, 2 ils. s'enferment
ja faifon pluvieufe dans des huttes couordinairement
oùt ils ont touvertes de chaume fament 2
du tabac., &
jours du feu, 2
: ce font les
boivent de Peaude-vie emploient contre les
préfervatils qu'ils
-tout les plus grandes prétres 2 prennent éviter d'être mouillés
cautions pour
&
pardictlierement
par les pluies
Aux approches de
par les premières, 2 ils. s'enferment
ja faifon pluvieufe dans des huttes couordinairement
oùt ils ont touvertes de chaume fament 2
du tabac., &
jours du feu, 2
: ce font les
boivent de Peaude-vie emploient contre les
préfervatils qu'ils --- Page 105 ---
dans difirentes parties de PAfrique. 6r
qualités nuifibles de l'air. Quand la
pluie les pénètre par accident, ils fe
plongent fur le champ dans l'eau falée,
s'ils en font voifins. Les naturels ont
coutume de fe baigner une fois le
jour , mais jamais dans l'eau douce
des rivières groflies par les pluies : ils
préfèrent dans ce cas l'eau de fontaine.Onsimagine communément
les premières pluies qui tombent que en
Guinée font les plus mal-faines. Elles
moififfent quelquefois & pourriffent
totalement les fouliers de cuir en
habits quarante-huit heures 9 tachent les
plus que toute autre 2 & dès
qu'elles ont commencé, la terre fourmille de grenouilles, même dans les
endroits qui étoient auparavant fecs
& brilés, Les
du
peaux, 2 partie effentielle
commerce du Sénégal, fe couvrent
alors de grands vers : & T'on obferve
que les oifeaux qui fe jettent avec avidité fur les autres infeétes, refufent de
s'en nourrir. Ona encore
les étoffes de laine mouillées remarquéque de
pluies, qu'on expofoit enfutite au foleil ces
pour être féchées 3 fe remplifloient
quelquefois de vers en peu d'heures.
Les maladies de cette faifon doivent --- Page 106 ---
Des Maladies
attribuées à la chaleur excefelles être
eft alors prefque
five du foleil 7
pour une heure
foleil
:
vertical,
fréquemment les nuaou deux, dilfipe & dont les rayons
ges vers le midi, fur le chample froid
direêts changent
en une chaleur
cuifant de Tatmofphère
?
pour ainfi dire infupportable fubits
De plus, 2 comme ces orages dans
appellés ouragans
& horribles, orientales & occidentales,
les Indes
fur la côte de Guinée,
& tornados (2)
font fort communs fur les côtes
(2) Ils
d'une demi-heure
d'Afrique. Dans T'efpace fait le tour entier du calaiguille aimantée
accompagné d'éclairs
dran, & le tonnerre du ciel & de la terre une (cène
terribles, fait
Des tracesde foufre
d'horreur & d'épouvante. de tous côtés dans
enflammé qui craindre paroiffent que le feu ne prenne aux
l'air, font
les navigateurs s'accouvaiffeaux : cependant degrés à ces phénomènes.
tument par du vent dans les tornados eft
La force
roulé le plomb
telle :, qu'elle a quelquefois qu'il pourroitledes toits auffi promptement de Touvrier. Le nom de
tre par les mains
fait fuppofer plufieurs
tornados ou d'ouragan mais le plus fort cft généravents oppoles;
lement le fud-ef. quelquefois 2 avoit effuyé
Arkins 2 qui 2
'accouvaiffeaux : cependant degrés à ces phénomènes.
tument par du vent dans les tornados eft
La force
roulé le plomb
telle :, qu'elle a quelquefois qu'il pourroitledes toits auffi promptement de Touvrier. Le nom de
tre par les mains
fait fuppofer plufieurs
tornados ou d'ouragan mais le plus fort cft généravents oppoles;
lement le fud-ef. quelquefois 2 avoit effuyé
Arkins 2 qui 2 --- Page 107 ---
dans diférentes parties de
fe montrent en partie dans LAfique. la faifon 63
vieufe; ne contribuent-ils pas encore
aux maladies qui règnent à cette
que ?
époIly eut une année oùt l'on
au Sénégal,q qu'au commencement l'obferva de la
faifon
& les pluvieufe, deux tiers 2 des beaucoup de foldats
tombèrent malades femmes angloifes
fuivit un de ces pendant la nuit qui
garnifon avoit
ouragans : toute la
fanté la plus brillante. auparavant joui de la
Enfin, n'eft-il pas plus probable
commedans plufieurs de ces
que
la terre n'eft point humeéée contrées, 2
pluies pendant l'efpace de fix par à les
mois > mais par les feules rofées, huit
renouvellent toutes les nuits la qui
tation 2 & lui rendent fon
végéverdure, fa furface fe darcit dans agréable
des endroits
bien
che fèche
2 &c fe revêt d'une' coufon fein qui retient les vapeurs dans
amollie 7 jufqu'a ce qu'elle ait été
rée & par des pluies de quelque du2
que les exhalaifons
2 longdeux deux tornados vaiffeaux dans un feuljour, ,affure que de
l'un eft
à dix lieues Pun de lautre,
l'aurre eft expolé quelquefois all plus tranquille trifte 9 tandis que
naufrage. (T) --- Page 108 ---
Des Maladies aient été mifes en
temps enchainées,
liberté ?
La féchereffe & dureté permanentes ne font
de terre qui
des portions
de gazon & autres
point couvertes
d'une manière
végétaux 2 prouvent les rofées n'y pénètrent
évidente que
; ainfi les grandes
pas profondement refferrées dans des bornes
rivières 2
la faifon fèche, abanétroites pendant
de leur lit , dont
donnent une defféchée partie par les chaleurs,
Thumidité,
croûte dure & folide.
fait place à une les pluies tombent 2
Auffi-tôt que
endurcette croûite 8 cette s'amolliffent glaife
peucies par degrés le
qui n'avoit pas
à-peu, &
11 moindre odeur, comauparavant la
mence à exhaler une femaines; puanteur L:
en quatre Oll cinq dangereufe : c'eft alors
excelivement maladies font ordinairement
que les violentes.
de
les plus mon Efai fur les moyens
Dans la fanté des gens de mer 9
conferver parlé des vapeurs malignes
jai déjà appellées harmattans (), 2
& fatales,
Auteur ne. donne point à ce terme
(3)Notre.
-peu, &
11 moindre odeur, comauparavant la
mence à exhaler une femaines; puanteur L:
en quatre Oll cinq dangereufe : c'eft alors
excelivement maladies font ordinairement
que les violentes.
de
les plus mon Efai fur les moyens
Dans la fanté des gens de mer 9
conferver parlé des vapeurs malignes
jai déjà appellées harmattans (), 2
& fatales,
Auteur ne. donne point à ce terme
(3)Notre. --- Page 109 ---
dans difirentes) parties delAfrique. 65
& des faifons oit elles infeétent quelendroits de cette côte ; dépuisques
ordinaire, il l'emploie pour déla fignification de brouillard;mais! les voyafigner s'accordent une efpèce à dire que ce nom eft celui
geurs d'un vent de terre, fi fort dès le moment fur de les fa
l'afcendant
"NtARasiPT-Tone l'ont
vents de mer. Les Portugais durent ordinai- appellé
terreur. Il forme des orages qui
rement deux ou trois jours 9 & quelquefois Le
ou cinq. Il eft très-froid & perçant.
quatre foleil demeure caché dans l'intervalle , & l'air
eft fi obfcur, fi épais & fi rude 2. qu'il des affeête
fenfiblement les yeux. La nudité
Nègres
les expofe à reffentir fi vivement (on action, l'accès
qu'on les a vu trembler comme dans même
d'une fièvre violente. Les Européens froid , le
qui font nés dans un font climat plus de fe tenir
fupportent à peine, & chambres obligés avec le fecours
renfermés dans leurs
fortes. Les hard'un bon feu & des liqueurs
&
mattans règnent à la fin de décembre durent 2
fur-tout pendant le mois de janviér;ils février, mais
jufqu'au milieu de
quelquefois alors une partie de leur force :
ils perdent
font fentir pendant le refte de
jamais ils ne fe
l'année.
toute la durée
11 eft certain
Blancs 3 pendant & les Nègres font
des harmattans. 2
Tes
forcés de demeurer à couvert dans
également
& n'en fortent que pour les
leurs maifons 2 L'air, dit-on, eft alors fifuffobefoins prefans.
de poitrines affez bonnes
quant, 2 quilya peu
une partie de leur force :
ils perdent
font fentir pendant le refte de
jamais ils ne fe
l'année.
toute la durée
11 eft certain
Blancs 3 pendant & les Nègres font
des harmattans. 2
Tes
forcés de demeurer à couvert dans
également
& n'en fortent que pour les
leurs maifons 2 L'air, dit-on, eft alors fifuffobefoins prefans.
de poitrines affez bonnes
quant, 2 quilya peu --- Page 110 ---
Des Maladies
avoient
jai trouvé des perfonnes qui vapeur ou
peine à concevoir qu'une ouvrir des creuin brouillard puffent &
des
vaffes dans le bois 2 foin. féparer Je me conplanches unies avec
ces
tenterai de dire à cet égard que
P'authenticité eft irrévocafaits, dont
s'expliquer
ble, ne
guère
qui a LEEI
la
Une perfonne le fort du CapERUE
dans
très-long-temps m'a affuré qu'étant dans une
Corfe 2
d'en-haut pendant le
des chambres
les bois du
temps de ce brouillard, tellement écartés, 9
plancher s'étoient diftingué les chandelles
qu'elle avoit
d'enallumées dans Yappartement
y réfifer ;la refpiration eft embarraffée: Les harpour on avale de lhuile pour l'adoucir. aux animattans ne font pas moins aufli pernicieux les Negres, qui
maux qu'aux hommes ;
des préconnoiflent le danger,, prennent-ils leurs beftianx. Deux
cautions pour en commandant garantir du Cap-Corfe fit
chèvres qu'un dans la vue feule de s'infexpofer à Tair ,
mortes
truire Cnuetimnse heures. La direaion ordiau bout de quatre eft
; leur force
naire de ces vents
ef-nord-ef font changer le
eft fi extraordinaire 5 qu'ils
cours de la marés. (T) --- Page 111 ---
dans difirentes parties de
bas ce qu'on y faifoit. LAfrizue 67
tement avoit été d'environ L'écarpouce pendant le règne de un demitans. Eiles fe réunirent
Wharmatravant dès qu'il fut diffipé. comme J'ai aupadit qu'heureufement
déjà
n'étoient
ces brouillards
dangereux que dans
taines années s de & qu'alors même cer- le
danger fe bornoit à certains
mais il eft temps de finir endroits :
greffion,
cette diSi par les détails
nous formons l'idée d'un précédens nous
inculte 2 rempli de bois, pays bas 2
même lorfque la chaleur de fubmergé, l'air 2
cède de quelques degrés celle
exéprouve en Angleterre, 2 nous qu'on
V
rons pas furpris que ceux
ne fepas acclimatés
qui ne font
à fe fouftraire parviennent aux maladies rarement
faifon pluvieufe. Si
dans la
encore que les feules nous confidérons
défrichées font baffes, portions de terre
inondées tous les ans marécageufes,
les feules propres à la (celles-ci culture étant
aliment ordinaire des
du riz,
naturels ) ; &
en (") plâtre. Dans ce pays on ne fait pas de plafonds
ne fepas acclimatés
qui ne font
à fe fouftraire parviennent aux maladies rarement
faifon pluvieufe. Si
dans la
encore que les feules nous confidérons
défrichées font baffes, portions de terre
inondées tous les ans marécageufes,
les feules propres à la (celles-ci culture étant
aliment ordinaire des
du riz,
naturels ) ; &
en (") plâtre. Dans ce pays on ne fait pas de plafonds --- Page 112 ---
Des
fi nous
Maladies
damnable ajoutons à tout ceci la corteux-mêmes infouciance des
la
fur les chofes Européens
fanté, nous
relatives à
la violence & concevrons la mortalité fans peine
dies qui les attaquent,
des malaIl eft affez commun dans
factoreries de voir
plufieurs
péens, renfermés dans quelques Eurode terre bafle & humide un petit efpace
née de bois fi touffus,
9 environceflible aux brifes qu'elle eft inacne permet de fe fraichiflantes 2 &
diftance peu confidérable. promener qu'à une
reufement auffi les
Malheuquelquesuns de leurs Européens ont fixé
bliftemens fur des terreins principaux étagnés de la mer, trop
bas, éloites 2 fur des bords abrités &inculprès des embouchures limonneux 9 ou
des rivières, fur les marais marécageufes
més par le
falins forou fir des débordement endroits
de l'Océan,
miafmes du poiffon infeétés par les
Nègres couvrent la pourri, dont les
terre,
la Malgré ce que nous avons dit de
avis, Guinée, on ne peut guère, à notre
chant révoquer & cultivant en doute qu'en défriune partie de terre --- Page 113 ---
dans diftrentes parties
dans ce pays avec aurant detAfigue, de foin 69
la Barbade, & defféchant les marais qu'à
voifins, l'air en feroit tout auffi fain
délicieufe que celui qu'on refpire dans cette ifle
des Indes occidentales.
Aétuellement les érabliffemens
fir les rivières de Sénégal & de anglois Gambie, 9 font évidemment mal-fains ; cependant les parties feptentrionales de
cette côte 2 ou celles qu'on nomme
parties fous le vent, 2 font moins
nicieufes, fur-tout dans les endroits per- ou
comptoirs voifins de la mer : ainfi l'ifle
Gorée, la ville de Serrelionne, le
de Difcove de
fort
Succonde, le
Corfe, & tous les forts anglois, Cap- hollandois & danois, bâtis fur la côte
d'Or, méritent la préférence fur les
pays qui font au vent de ces établiffemens,
L'air eft mauvais à
2e
mauvais, &,
Whidaw, 2 plus
tiel
les 2 pour ainfi dire, peltilenpour
Européens dans le
de
golphe
Benin, 2 même jufqu'au Cap-Lopés,
Quant à l'établiffement
midi de ce
portugais au
Cap 2 nous voyons
Saint. - Paul de Loanda
que
leurs
s capitale de
poffeffions dans cette partie du
monde 2 eft regardée comme affez
ft mauvais à
2e
mauvais, &,
Whidaw, 2 plus
tiel
les 2 pour ainfi dire, peltilenpour
Européens dans le
de
golphe
Benin, 2 même jufqu'au Cap-Lopés,
Quant à l'établiffement
midi de ce
portugais au
Cap 2 nous voyons
Saint. - Paul de Loanda
que
leurs
s capitale de
poffeffions dans cette partie du
monde 2 eft regardée comme affez --- Page 114 ---
Des Maladies
& fur70
tandis que le royaume, 2 aufli
faine, la ville de Benguela 1 2 font
tout
puiffent rêtre. Saintmal-fains eft qu'ils la place la plus faine , ou
Salvador
rapport à fon air 2
le Montpellier 2 par portugais formés
des établiffemens,
du globe. Quoiqu'a
dans cette partie
de la rivière de
15o milles au-deffus & à Hix degrés de
Congo ou Caire,
fur une monTéquateur 2 fa pofition ont été éclairtagne dont les environs des bois & arbuftes,
cis par la non-feulement coupe
fes habitans
fait que,
air
mais encore qu'ils
refpirent un
pur,
2 de
font exempts 1 2 en grande attachées partie à un
toutes les calamités
climat infalubre. les moins dangereufes
Les maladies
en Guiqui attaquent les de Européens ventre fec; & un
née, font le mal dans les chairs. Ce
ver qui fe forme rond, grèle, quelquever eft blanc,
verges 2 & fe
fois long de quelques des mufcles,
place dans les interftices
des pieds
ious la peau des jambes, produit une efpèce
ou des mains reffemblante ; ily,
à un clou,
de tumeur de grande douleur, tant
scompagnée iommet ne fert point de bafe
que fon --- Page 115 ---
dans diftrentes parties de
à une vélicule
LAfiquo,
petite tête noire remplie de
d'eau > où :
fefte. La veffie étant l'infeéte fe manis'affurer de la tête du crevée, On doit
chant à un petit rouleau ver, en l'attaenduit d'un
de toile - 2
fois le Jour emplâtre. Une ou deux
on en tire une
prenant garde de le
partie, en
foin de l'entortiller rompre, & ayant
fur le rouleau
jufqu'à ce que l'on l'ait fait fortir
entier. Une fois qu'il eft dehors, tout
munément l'ulcère eft bientôt comau lieu que fi le ver fe caffe, la guéri,
tion qui refte dans les
pors'obtenir
chairs, 2 ne peut
longue que par une doulourcufe &
droin(a)Ledodeurt fuppuration en différens enRoupperemarque
petit (4) rouleau Lorfqu'en de tournant le ver antour d'un
adhérènt
toile, enduit d'un
le laiffer, , on fent de la réfiflance emplâtre
, & mettre de
2 il faur
oà ils'eft fair jeur. Il eft Thuileà bon de l'endroit par
la partie attaquée de ce ver dans faire tremper
c'eft le moyen d'en favonfer l'eau froide;
Quelquefois il fe caffe s comme le Texpulfion,
Auteur : dans ce cas on doit
dit notre
cataplafmes. Celui de fiente de appliquer des
vanté pour en provoquer la fortie vache ef trèspuration.
ou la fupLe ver nommé vena medina, vraifembla-
ils'eft fair jeur. Il eft Thuileà bon de l'endroit par
la partie attaquée de ce ver dans faire tremper
c'eft le moyen d'en favonfer l'eau froide;
Quelquefois il fe caffe s comme le Texpulfion,
Auteur : dans ce cas on doit
dit notre
cataplafmes. Celui de fiente de appliquer des
vanté pour en provoquer la fortie vache ef trèspuration.
ou la fupLe ver nommé vena medina, vraifembla- --- Page 116 ---
Maladies : -
Des
eft une maladie
que le ver guinée Au moins il eft prudent
contagieufe.
avec une
à caufe de fa reffemblance notre avis, du ver
blement ne diffèré point 2 à
en ont la mèveine Guinée;! 2
bien des perfonnes
de idée.
(ous cette
me Beaucoup d'Aureurs en Galien, ont parlé lib. 6, De locis
dernière denomination: lib. 4, cap-5 f9.Actius,
afedis ;Paul Egineue, 2; Albucalis, cap. 291, ad intro- 92;
tit. 41 Sermon.
126, Appendis
Hans-Sloane 2 pag.
exotic. Fafcicul,
dustionem RLAREALIAE
de la
4- eft d'un blanc pâle, tendre,d mufeau
Set ver d'une corde de harpe ; noir, à (on & quelgroffeur ia de petits poils avec un fa queue point eft également
trace de bouche: Sal ongueur varie;
pereéc que en manière d'anus. d'une aune. Kempfer dit
ily en a qui beaucoup ont plus de la nature du polype,
quil rient Naturaliles croient nerenimage dont les
Quelques reflemble à une punaife, de
le
produit devant fonearmese lemes,6ie
deux pieds de efpèce de forceps, avec lequel
mufeau d'une trouvant dansl'eau ftagnante, ou fes
il déchire; : quelet
aux bras, &c., ver
ilsattache aux jambes, La maladie du
aufséclolent au printemps.
commune en
eft 2 ton-fevenct dans lArabie déferte,
Guince: en quetlion mais encore Perfique, dans la Péninfur les côtes du golphe Ce ver (e loge dans les
fule des Indes 9 8ic. dans le rifu cellulaire s
chairs; > principalemenr jufqu'aux pieds, plus raredepuis les genoux)
pour
&c., ver
ilsattache aux jambes, La maladie du
aufséclolent au printemps.
commune en
eft 2 ton-fevenct dans lArabie déferte,
Guince: en quetlion mais encore Perfique, dans la Péninfur les côtes du golphe Ce ver (e loge dans les
fule des Indes 9 8ic. dans le rifu cellulaire s
chairs; > principalemenr jufqu'aux pieds, plus raredepuis les genoux)
pour --- Page 117 ---
dans difirentes parties de
pour les
de LAfrigue 73
Européens
ne
ter les chambres des
point habiNègres 2 qui en
ment dans le fcrotum
bras. II fuit ordinairement 9 les lombes ou les
cles; & queiquefois
les plis des mufon ne l'arrache que s'accroche aux os, d'oi
il eft
folitaire 2 & tantôt tres-dilicilement, Tantôt
fieurs autres.
accompagné de
péen dans un Kempfer éré,
en tira dix à un ERISE
La fortie de ce ver eft
annoncée par une petite prefque toujours
eft éphémère, fouvent auffi fievre,
fouvent
Il vient une perite
dure DMf jours.
tie qui en eft attaquée; rougeur le & tumeur à la parune Pulule de la grandeur lendemain d'un
on y voit
aqueufe,
pois,
couleur tranfparente, &
tendre,
noire. Au troifième fréquemment d'une
le mufeau du ver qui fort jour on apperçoit
communément dix jours pen-a-peu. JI faut
On l'enlève facilement pour du orerouta-Fis
jarrer. Kempfer en tira deux fcrotum vivans & du
première partie, fans
de cette
Mais loriqu'il eft au éprouver de dificulté,
guère que dans
pied > on ne l'arrache
pareil cas il attire l'efpace de vingt jours. En
quantité de matière continuellement une grande
des douleurs &
purulente, caufe de granLa cure confifte beauicoup à mûrir de ravages.
les émolliens
la tumeur avec
comme l'enfeigne 2 & enfuite à rouler ce ver
garde de le tirer M. Lind. Il faur prendre
tement ; ce qui cauféroir trop fortement des ou trop fubiges & la rupture : une fois qu'ile eft douleurs atrocaffé, on a
D
de vingt jours. En
quantité de matière continuellement une grande
des douleurs &
purulente, caufe de granLa cure confifte beauicoup à mûrir de ravages.
les émolliens
la tumeur avec
comme l'enfeigne 2 & enfuite à rouler ce ver
garde de le tirer M. Lind. Il faur prendre
tement ; ce qui cauféroir trop fortement des ou trop fubiges & la rupture : une fois qu'ile eft douleurs atrocaffé, on a
D --- Page 118 ---
Des Maladies toute com74
& d'éviter
font atteints %
avec eux,
munication trop particuliere
ffluleux, difficiles à
à craindre des ulcères ne feretire &
guérir; & d'ailleurs, 9 endroit. qu'il Le ver étant :2: fe
roiffe dans un autre fans peine. Ily, en a froide. qui
Tulcère fe guérit de le laver avec de Teau cuits
contentent du peuple fe fervent d'oignons la tumeur 9
Les gens la cendre pour faire mûrir la plaie.
fous aider la (ortie du ver, & faire cicatrifer obferver que les
N'oublions
de
ont un fecret
aux Emade orientales,
: ils
Banians, faire fortir le ver tbsprompremet de cerpour
cela des cataplatimes bout
emploient pour celles cile font tomber'au
saines feuilles ; heures : (ans que la partie
de vinge : quatre Ces feuilles ne viennent,
malade ait fouffert. fur les côtes de Malabar.
àce qu'ils difent, dirque que des Natraliftes croyoient d'un
Nousavons de Guinée tiroit fon origine leau
que le ver
qui, fe trouvant dans
perit infeate 7
aux bras 2 aux fentiment jambes,
Aagnante. 9 s'atachoit fes ceufs. Ce
&c., ou il dépo(oit
près 9 le genéral; en
n'eft
- à beaucoup fe perfnadent qu'on, dont
bien 8C: perionnes les mauvaifes eaux
reçoit le germe dans avec les paysob il eft commun. la Guion fait ulage
ont fréquenté
en
Des Chirurgiens # donner le mercure
née, ont propofe tuer le ver dont nous pour- parpetite dofe pour
qu'il en mourût ? Er dans
ions ; mais (uppole l'extraire fur le champ
des
roit on bien
ne produiroitil pas
le cas contraire 1
ent qu'on, dont
bien 8C: perionnes les mauvaifes eaux
reçoit le germe dans avec les paysob il eft commun. la Guion fait ulage
ont fréquenté
en
Des Chirurgiens # donner le mercure
née, ont propofe tuer le ver dont nous pour- parpetite dofe pour
qu'il en mourût ? Er dans
ions ; mais (uppole l'extraire fur le champ
des
roit on bien
ne produiroitil pas
le cas contraire 1 --- Page 119 ---
dans diférentes parties de
Ces maladies fe voient PAfique. 75
les faifons de l'année
dans toutes
ment mortelles.
2 & font rareEuropéens. fontle Les plus funeftes aux
elles fe déclarent flux &-les fièvres;
Les femmes
pendant les pluies,
peine, comme d'Europe s'en tirent avec
on l'a toujours obfervé,
accidens
finus? inflammatoires, 9 des ulcères & des
les Le makaque s ver fi connu à Cayenne
que Américains, les
les Nègres, les
entre
étrangers même
Créoles,&
un long féjour , a quelques y traits contraétent par
blance avec. celui qui nous
de reflemde la même efpèce. Il eft de occupe, la
fans être
tuyau de plume, long d'un
groffeur d'un
ou d'un brun foncé
pouce,
rouffeatre,
nille par fa figure. Cer approchant autre
d'une chela peau > ordinairement infeêe nait fous
cuiffes s auprès des
aux jambes 2 aux
celle des genoux. D'abord articularions il
2 fur-tout
une démangeaifon, qui eft bientôr fe fait fentir par
tumeur. On la perce après
fuivie d'une
fir ; le makaque s'y trouve Tavoir laiffé grof.
fang. La manière de
nageant dans le
la peau tour
l'enlever eft de preffer
avec un perit fimplement morceau de 9 & de le prendre
hâter la maturiré de la
bois fendu. Pour
la craffe qui fe forme dans tumeur, les on l'enduit de
après lopération , la
pipes à fumer:
fermer d'elle-meme. (T) plaie ne tarde Pas à fe
D2 --- Page 120 ---
Des Maladies
plu76
qui a
Un chirurgien
Frert appris
fieurs années au Senégal. mois de la faipendant plufieurs ne le cédoit à
Ros Tèche 2 ce pays la falubrité &
aucun du monde pour commencement
la beauté; mais qu'au
2 une fièvre
de la faifon plivieufe fe répandoit toumaligne nerveufe
Comme
jours parmi les Européens. de cruelles envies
elle s'annonçoir fouvent par
même des vode vomir, , &
auroit dit qu'elle
miffemens de bile,on reçu dans V'efétoit Yeffet d'un invafion- poifon fe manifellant
tomac. Son
quelques grains
ainfi, il adminiftroit fribié ce remede agilant
de tartre émético 5 - cathartique, 2 Toula- &
comme malades Corlinaifement 2
geoit les
les délivroit de toutacci- lonfrequement mais ce mieux n'étoit pasde)
dent: durée; fix heures après communé- regue la fièvre & le somiffement
ment,
délire. La prefeription
venoient avec émétique ne prodisfont
d'un fecond auffi bon effet que la première
plus un
voulons dire la rémifion.
fois : nous
encore, quelCependant on parvenoir par le julep camquefois 2 à Yobtenir
de Londres,
phré de la pharmacopée
lonfrequement mais ce mieux n'étoit pasde)
dent: durée; fix heures après communé- regue la fièvre & le somiffement
ment,
délire. La prefeription
venoient avec émétique ne prodisfont
d'un fecond auffi bon effet que la première
plus un
voulons dire la rémifion.
fois : nous
encore, quelCependant on parvenoir par le julep camquefois 2 à Yobtenir
de Londres,
phré de la pharmacopée --- Page 121 ---
dans aiftrentes parties delAfrigue. 77
86 la verrée faline de la pharmacopée
Lorfqu'on
des pauvres d'Edimbourg. réuffir, 9 on
étoit affez heureux pour X recours au
ne différoit point à avoir très-plétoquinquina, Les perfonnes
riques étoient faignées; mais cetteopération ne diffipoit
du pour dos. un La inftant fièvre
la douleur de tête &3
de
étoit portée au plus haut point
malignité chez pluifieurs. Ceux-ci mour le
roient prefque fur le champ ayant
la
corps de couleur jaune 2
peau
parlemée de taches livides ou pourprées. Rarement ce Chirurgien applides vefficatoires, à moins qu'il
quoit n'y eût du coma : mais alors il s'en
trouvoit bien.
devoit trouver fa
Le immédiatement quinquina
après la preplace mière rémiffion de la fièvre 2 procurée par le vomitif. Ces fièvres malignes nerveufes 9 exigent auffi une
plus prompte application des vefficatoires. On voit fort rarement dans cette
partie du monde des fièvres inflammatoires pendant la mauvaife faifon;
le flux domine principalement alors s
quoiqu'il paroiffe ençore dans d'auD3 --- Page 122 ---
Des Maladies maladie trèstres temps : c'eft une fatale aux Eurocommune, 8 fouvent
Tépidépéens en Guinée. Cependant eft cette hèvre
mie la plus meurtrière,
des remitmaligne nerveufe,du genre la féchetentes 2 qui ne févit qu'après
refTe. (5)
(s) Ce qui fuit el une à defeription bord du Weafel, exate
de cette- fièvre qui févit lorfqu'il étoit, 5 en
petit bâtiment de guerre. de i faifon pluvieufe., $
aofit 1769, temps de Gambie. On l'a extraite du
far la rivière
homme de mérite,
journal de M. Robertfon 2
chirurgien de ce navire. font expolès d'après leur
e Les fymptomes fuivant
la maladie fe préfentoit
marche s
que de malignité.
avec plus le ou dernier moins cas elle commence
Dans
embarras à Teftomac , dt
an mal de cénéral. tête, douleur ; fur-tout ati dos
mal aife 0
Le pouls eft petit & fré-
& aux lombes. chaude & fèche. II eft vrai
quent, la peau
accidens font diffipés en
que le matin mais ces ils
furlef foir;
grande partie, 9
augmentent tout le cours de la
ce qui arrive pendant
fèvre. Vers le troifième jour, les (ymptomes devient AEA
roiffent plus
; s'affoiblit la langue & manque ; la
che & fale ; la
>
RSt
foif redouble au poirt d'ètre & moins inextinguible; développé
le pouls eft plus mou
que dans l'état naturel,
ens font diffipés en
que le matin mais ces ils
furlef foir;
grande partie, 9
augmentent tout le cours de la
ce qui arrive pendant
fèvre. Vers le troifième jour, les (ymptomes devient AEA
roiffent plus
; s'affoiblit la langue & manque ; la
che & fale ; la
>
RSt
foif redouble au poirt d'ètre & moins inextinguible; développé
le pouls eft plus mou
que dans l'état naturel, --- Page 123 ---
dans diftrentes parties de
Le mal de ventre fec eft LAfique, ici le
qu'aux Indes occidentales; mais même le
ver
Le quatre 1 les malades
far le foir ontbeaucoup de perdent chaleur le goût, &
voir dormir.
fans pouà la La troifième nuit ily a une petite
peau : plufieurs même fuent moiteur
ment.
abondamLe cing, la foibleffe eft plus
Jufques-là les malades reftent levés confidérable:
le jour.
pendant
Le fix, des fonges
&
mencement de délire effrayans, les
un compofer.
empéchent de reLe fept, les chofes vont en empirant la
Jangue brunit s fe fèche
& ;
gerce ; le délire augmente davantage s
fe
mal-aile font univerlels.
; l'agitation & le
Le huit 9 les rémiflions & redoublemens
ont lieu comme à Pordinaire,
Le neufef-le plus mauvais jour. Le
ily a de la fraicheur ; mais les
matin
reparoiffent bientôt avec bien plus fympromes de force
qu'auparavant.
& Depuis le fix,le pouls eft fort
fanté. plus foible en général que dans irrégulier, l'état de
eft Ce jour écoulé > la rémiffion de la fièvre
vient complette un
: ; mais vers la nuit s il en
jufqu'au peu ce qui fe répete tous les redix-fept. La crife eft un
foirs,
voiement.
petit dé:
Cette fièvre étant beaucoup plus
maligne 3
D 4
'auparavant.
& Depuis le fix,le pouls eft fort
fanté. plus foible en général que dans irrégulier, l'état de
eft Ce jour écoulé > la rémiffion de la fièvre
vient complette un
: ; mais vers la nuit s il en
jufqu'au peu ce qui fe répete tous les redix-fept. La crife eft un
foirs,
voiement.
petit dé:
Cette fièvre étant beaucoup plus
maligne 3
D 4 --- Page 124 ---
de Guinée Des Maladies
pour ainfi dire, paroît être une maladie,
particulière à P'Afritous les
le principe, frmpromes la
ont plus de violence.
five; il y a mal-aife proftration des forces eft excef- Dès
grandes envics de vomir; univerfel, , vertige, de
accéléré,
; le pouls eft
che & féche. quelguefois Tantôr mauvais ; la
il y a une langue
Fot:
Eatiguanc,avec fort
des sranchées; diarrhée très.
fetrement incommode, 9 douleur tantôr une toux
Le fecond aux yeux, & conllipation. conlidérable : refVers le trois jour, les chofes font les
petite rémilfion; s au matin, 3 l'on
mémes,
fe renouvellent. mais fur le foir obferve les
une
Le
accidens
fenfible. quatre 9 à peine la rémiffion
efl-elle
Loriqu'elle a lieu,ce
trois heures. Les malades n'ef pas pour plus de
frais, mais leur foif eft femblent un peu
mes des mains, , & les auffi forte. Les pau- plus
brilantes. L'anxiété plantes des pieds,
fonges effrayans
s les inquiérudes & font des
douceurs da
empschent de goûter les
à fe perdre. fommeil Un
; la mémoire
che & épaiffe, la perir nombre a la langue commence blanfieurs ont des plupart feche & gerfée, Plufétides dent fréquemment vomifemens par les felles bilieux, & renconftipés &i délayées : mais les malades des matières
dans le même dans le principe s reftent qui font
Le cing, état.
toujours
plufieurs ont du délire vers le foir,
ter les
à fe perdre. fommeil Un
; la mémoire
che & épaiffe, la perir nombre a la langue commence blanfieurs ont des plupart feche & gerfée, Plufétides dent fréquemment vomifemens par les felles bilieux, & renconftipés &i délayées : mais les malades des matières
dans le même dans le principe s reftent qui font
Le cing, état.
toujours
plufieurs ont du délire vers le foir, --- Page 125 ---
dansdifirenter parties de PAfrigue. 8r
que. Comme on a cru qu'il devoit fon
exiftence à la mauvaife
qualité de
chez quelques-uns la langue
& les dents fe couvrent de devient noire ;
Le fix,au matin 3 un petit nombre tartre. fe trouve
mieux, foir. Les mais tous en général font fort mal le
au fond des douleurs du dos 9 des lombes, s &
Le
orbites, ne diminuent pas.
fieurs fept 2 le délire eft plus foutenu
ont le vifage jaune, un
; plules urines échauffées fans regard farouche,
puter aux vefficaroires. , Il qu'on puiffe l'imvomifement, & des felles y déliées. a difpofition ai
tions Le huir, il y en a qui 2 après des évacuabas évacuations bilieufes confidérables par haut &
qui tachent comme
fant ont des taches
du Pet
& le col. Le délire pourprées la
fur le vifage
2 fupenr les
froides 9 les tremblemens
fneurs
de mains
convulfifs, 5 le
évacuations 2 les foubrefauts des tendons jeu les
par les felles, involontaires font des
par les urines 9 &
le pouls eft trés-irrégulier. fymptomes On
familiers:
une parotide.
a vu ce jour-là
Le neuf, les accidens font auffi
les taches pourprées paroiffent far la fâcheux ;
difparoiffent aufi. -tôt. On fe trouve peau, &
tant qu'elles y reftent Un malade a mietne
nez, & eft devenu jaune.
faigné dus
Le dix, un petit nombre 2
miffion. : mais très-légère. éprouvé une ré
Le onze s les accidens
avant la mort d'un
perfiftenr. Un
homme, on a vu L.BO
Ds
i
les taches pourprées paroiffent far la fâcheux ;
difparoiffent aufi. -tôt. On fe trouve peau, &
tant qu'elles y reftent Un malade a mietne
nez, & eft devenu jaune.
faigné dus
Le dix, un petit nombre 2
miffion. : mais très-légère. éprouvé une ré
Le onze s les accidens
avant la mort d'un
perfiftenr. Un
homme, on a vu L.BO
Ds --- Page 126 ---
Des
l'eau du
Maladies
ral-d'un fol pays 2 provenante en générempli de bois & maré.
5202 du de fang épanché fous fa
Le vilage & du cou,
peau, du côré
jaune ; treize la diarrhée 9 le vifage eft beaucomp
chées, Une
furvient, mais fans tran- plus
s'eft déclarée tranfpiration chez
douce &
a été plus frais
un malade ; après univerfelle cela
autres
, & s'eft fentit
il
continuent à être
foulagé. Les
fymptomes. L'un d'eux eft aitaqués de mauvais
Le quarorze,le
tombé en
gné de
dévoiemenrz a été frncope.
frais, mais tranchéess trésaffoiblis. les malades ont accompa- été
ont toujours été les
Les accidens fâcheux plus
des tendons ont continué. dominans ; les foubrefaurs
Le quinze 9 les fymptomes
paroiffent point. On a
alarmans ne difceux qui ont le ventre ouvert une
fe fe trouvent mieux, libre & le vilage parotide;
émorrhoides,
Un homme a eu jaune, des 9
Le feize & le
tenu. 5 excepté chez dix-fept un feul s le mieux s'eft fonLe dic-huit, un homme malade.
jours, avoir paru dans la qui, pendant deux
tique 9 a dormi
pofition la plus crifuivi d'une tranfpiration profondement, ce
a été
venu une crife falutaire. générale, & eft dequ'au Chez un malade 9. la fièvre a
de violeace vinge unième jour ; mais continué elle a en juf
Quant aux pendant jours toute fa duréc.
peu
ils onr éré fort dangereux critiques & fymptomes, ;
dans certe fiérre,
u dans la qui, pendant deux
tique 9 a dormi
pofition la plus crifuivi d'une tranfpiration profondement, ce
a été
venu une crife falutaire. générale, & eft dequ'au Chez un malade 9. la fièvre a
de violeace vinge unième jour ; mais continué elle a en juf
Quant aux pendant jours toute fa duréc.
peu
ils onr éré fort dangereux critiques & fymptomes, ;
dans certe fiérre, --- Page 127 ---
dans diftrentes parties delAfrigue.
cageux 2 j'ai demandé qu'on
voyât du Sénégal, de Gambie, m'en2 & de
Dans une
rémiffion le circonfance foir du 2 il y aeu une parfaite
Dans une autre occafion, troifième il jour.
autre de trente heures
y en eut une
matin du cinquiëme.
qui commença le
revint enfuite
Cependant la fièvre
plus de violence s pendant douze heures, avec
Quatre malades qu'auparavant. ont péri le
L'un d'eux a eu une
La huitième jour,.
de la plus douce parotide.
fièvre étant
une crife imparfaite. efpèce, on a vu ce jour-là
dit Une trois perfonne le
mourut le dix, & on en
onze.
per-.
Le treize 9 il en périt une
eurent une diarrhée qui devint s &
rable. Unn malade eur une
une crife
fefcs
rale : qui fut fuivie , le
tranfpiration génédiarthée, dont il fe trouva quatorze, bien, d'une petite:
Le quatorze
lade. Il avoir eu également, un
on perdit un ma-.
des taches pétéchiales faignement fur le coni. de nez 2 &
Le quinze , l'engorgement d'une
parotide fut en état d'ètre ouverte. glande
très-grand Le dix-huit, un malade qui fe trouvoit en:
un bon fommeil danger, 9 eut une crife inattendue ;
univerfelle.
donna lieu à une moiteur
La confipation 9 les fréquentes
bilieufes, tant parle
évacuations
felles ; le
vomiffement de
que par les
chiales, la faignement couleur brane nez, s les taches pétéde la langue,fa ruy
D6
d'ètre ouverte. glande
très-grand Le dix-huit, un malade qui fe trouvoit en:
un bon fommeil danger, 9 eut une crife inattendue ;
univerfelle.
donna lieu à une moiteur
La confipation 9 les fréquentes
bilieufes, tant parle
évacuations
felles ; le
vomiffement de
que par les
chiales, la faignement couleur brane nez, s les taches pétéde la langue,fa ruy
D6 --- Page 128 ---
Des Maladies
Serre-Lionne, des
chées & cachetées, bouteilles bien bouremplies de cette
l'air deffe, s le ferrement des lèvres
été des morne & farouche
entre les dents,
De trois fymptomes malades mortels Tabattement dans tous les s ont
facomberent Ceg qui eurent de la toux, deux cas.
c'eft que le troifième qu'ily eut
Le dis-huitiéme
eut une derenarriabes crife
involonsires furent jour, Les felles & les falutaire. urines
T'exception de deux fois aufli fuivies de la
à
ilyeur une parotide; : dans le premier mort,
inattendue vers le dans le fecond, une crife cas,
les yeux ou dansle fond dix-huit. de Une douleur fur
copes,l'envie de boireà leur orbite,les fynmarquée à cet égard grands coups,1 l'avidité
dangereux, Après 3 furent des
fenroit
avoir râté le ympromes
doigts toujours une fenfation pouls, on refmoite 3 panicaliterement
déagréable aux
rarion ; mais quand il s'agiffoit quand la peau étoit
La critique, cela n'arrivoir d'une tranfpihaut & plupart des malades furent pas.
perdit par bas. On croit
évacués par
feau beaucoup de fa violence que cette fièvre
en quitta la rivière de
quand le vaif
mer. Le Capitaine Gambie, & fe remit
prit dix onces de
, qui en fut
vons juger
quinquina, Dela nous atteint,
de livres il en jufqu'à a fallu un certain point combien pou-
& qu'elle combien arraquoit dans pour un très-petit trente ou quarante
gien pour les Peu remèdes ce qu'on accorde au bitiment, Chirur ,
cette dépenle 7, (L) s eft proportionné à
ière de
quand le vaif
mer. Le Capitaine Gambie, & fe remit
prit dix onces de
, qui en fut
vons juger
quinquina, Dela nous atteint,
de livres il en jufqu'à a fallu un certain point combien pou-
& qu'elle combien arraquoit dans pour un très-petit trente ou quarante
gien pour les Peu remèdes ce qu'on accorde au bitiment, Chirur ,
cette dépenle 7, (L) s eft proportionné à --- Page 129 ---
dans diftrentes parties
enu,afin d'en faire Panalyfe. delAfique. 85
vertes,j'ait itrouvé qu'elles Etant Olltoutes une eau putride; mais contenoient l'odeur
qu'exhaloit celle du Sénégal, étoit la
plus infeéte & la moins
néanmoins il ne m'a pas fupportable: été
d'y découvrir, à l'aide d'un excellent poffible
microfcope 2 le moindre
d'animalcules. Les. expériences veftige
ne m'ont point éclairci non chymiques
les principes extraordinaires plus fur
retés de ces eaux. Ayant été Où impuà l'air pendant quelque
expofées
ont perdu leur odeur, temps, & font toutes
nues potables.
deveDe elaje fuis tenté de croire
la
putréfaction de l'eau détruitles
cules vivans
atede
quis'y
que le frai qu'elle contient rencontrent, ainfi
vient de la puifer, &c que celle quand de on
née feroit très-bonne fi
Guipurifier par fon féjour dans on la des laiffoit
propres &
vafes
de Guinée femesSappotanigucle vint des
ver
nus dans les eauxdu animalcules conteoeufs,
pays, 9 ou de leurs
droità vraifemblablement prévenir leur
on parviengénération dans le
corpshumain, les
en ne buvant que de celqui, préalablement foumifes à la --- Page 130 ---
Des Maladies
roient putréfaéion été & expofées à l'air, attLa manière rendues la
tout-à-fait faines.
fier l'eau de cette plus prompte de purifer à travers plufieurs efpèce, eftde la paf.
Ieur par gradation, criblés vaiffeaux de trous placés
extrémité, de forte
dans
couler de l'unà à l'autre en qu'elle puiffe
tes,à-peuprès
petites goutdans le dernier commeune pluie légère,
pient.De cette qui doit fervir de réciayant un libre accès façon, le vent ou
au milieu Fair,
peut, en fort peu de
d'elle 2
douce & bienfaifante temps 2 la rendre
flux Mais revenons à notre (6).
& les fièvres font,
fujet. Les
l'avons dit plus haut, les comme nous
plus fatales aux
maladies les
côte; elles règnent Européens fur cette
pluvieufe & peu après. pendant la faifon.
les Autant que Yai pu m'en
& fymptômes des flux
& la nature des inftruire, fièvres
péens en
qui attaquent les EuroGuinée, > font affez uniformes,
sière (6) de Le purifier premier l'eau qui découvrit cette maOnbridge, mérite.
lieurenant de corrompue vaifleau, homme s fut M,
du public. Julquici (L) fon procédé avoir été ignoré de
pluvieufe & peu après. pendant la faifon.
les Autant que Yai pu m'en
& fymptômes des flux
& la nature des inftruire, fièvres
péens en
qui attaquent les EuroGuinée, > font affez uniformes,
sière (6) de Le purifier premier l'eau qui découvrit cette maOnbridge, mérite.
lieurenant de corrompue vaifleau, homme s fut M,
du public. Julquici (L) fon procédé avoir été ignoré de --- Page 131 ---
dans diftrentes parties
fice n'eft
leur
sditAfigue 87
lence, & RUE mortalité malignité ou viodans la faifon
qui en réfulte
tives aux pofitions pluvieufe, & à font relavent plus ou moins facile. l'accès du.
Les Naturels eux-mêmes
pas exempts de ces
ne font
vent peu en général maladies, & favent ils viguer 2 tout aufi-bien
diftinfaifons en
que nous le
partie du-monde, Europe, ou en toute autre
,les différentes
ces de pureté, ou infalubrité de nuan- leur
air, relativement aux pofitions.
Communément ce, font les
noirs, naturels du
prêtres.
tugais choififfent pays, 2 que les Porla converfion des Nègres pour entreprendre
les endroits mal-fains. qui habitent
charge de ces miffions à Ceux que l'on
Rio-Nunes &
Gigashore, en tirent autant
que de profit.
d'honneur
Nous terminerons ce
Ia Guinée
qui regarde
journal d'un par quelques extraits du
chirurgien de vaiffeaux
qui en a remonté les rivières.
W Vers le 20 de février nous
> à la voile de
mimes
> mes le 16 mars Lisbonne, à
& arrivâ-
> y trouvâmes des bâtimens SaintJago; de diffé- nous --- Page 132 ---
Des Maladies
nations. Tout le monde s'y
> rentes
ainfi que les habitans
> portoit. de bien, l'ifle: ces derniers cepen5> blancs
avoir été malades;
>> dant paroiffoient
encore
d'entre eux avoient
>> plufieurs de la fièvre , & la rate
>> le gâteau
>> engorgée.
d'avril nous
>> Au commencement la rivière de Gambie.
>> remontâmes
du fort jouiffoient
> Tous les Anglois fanté. Le Chirurgien
>> de la meilleure m'apprit que la plu-
* de ce comptoir fi fatales aux Euro-
> part des dans maladies la mauvaife faifon, pa-
# péens,
d'unrelâchement
9> roiffoient provenir
de
Elles font en général
>> d'eftomac.
de
>> nature bilieufe 2 accompagnées du
des
>> petifes fièvres 2 tantôt
genre des
tantôt du caraétère
5> malignes 2 Les flux dominent auffi
> rémittentes. alors, & font fouvent mortels pour
>>
isilsparoif-
>> les étrangers. Quelquefoisi la fièvre les
>> fent feuls; quelquefois ordinaire5) accompagne : mais fuivis. plus
>> ment ils en font
fait dix lieues
> Le 12 avril, ayant la rivière de Saint-
> en remontant nous abordâmes à
$> Domingue 2
Il n'y avoit
>
Cacho, ville portugaife.
flux dominent auffi
> rémittentes. alors, & font fouvent mortels pour
>>
isilsparoif-
>> les étrangers. Quelquefoisi la fièvre les
>> fent feuls; quelquefois ordinaire5) accompagne : mais fuivis. plus
>> ment ils en font
fait dix lieues
> Le 12 avril, ayant la rivière de Saint-
> en remontant nous abordâmes à
$> Domingue 2
Il n'y avoit
>
Cacho, ville portugaife. --- Page 133 ---
dans difirentes) parties de PAfrique. 89
blancs, le
&
>
quatre
gouverneur étoient
>> meso moines. Cinquante-un
les vaiffeaux marchands. Sur
s dans fin de ce mois nous eûmes un
>> la
le
il plut encore 9
9>
mai
peu d'eau; 13
9) & nous efuyâmes un tornados ; le
>> 18 la pluie fut continuelle pendant
>> tout le jour, & ne ceffa pas, 2 pour
commencement
9) ainfi dire, jufqu'au
9 d'oétobre. mois de
les
5> Dansle
juin,P prefque
>> deux tiers des blancs étoient mala9> des; iln n'étoit guère pofible de bien
>> caraétérifer leur maladie par aucune
> des dénominations qu'on a cou-
>> tume d'appliquer aux. fièvres. La
>> nerveufe étoit cependant celle dont
de
; car
>> elle s'approchoit
plus près d'éléva-
> lej pouls avoit toujours peu
>> tion, & la refpiration 2 ainfi que
9> les nerfs 9 paroiffoient être princiaffeêtés. Il
avoit auffi
9> palement
y
>> tendance aux rémiflions. Quelque-
> fois elle commençoit par le vo-
>> miffement, mais plus fouvent par
>> le délire. Communément c'étoit
9 la nuit qu'elle fe déclaroit, & comavoient
> me ceux qu'elle attaquoit il n'étoit
> alors perdit la tête 7
pas --- Page 134 ---
Des Maladies
courir en
de les voir
>> extraordinaire fans vêtement. Joblervai
>> plein revenoient air
fouvent à eux-mè-
> qu'ils
un peu de temps 2 quand une
>> mes, pour
dans leur courle
>> ils recevoient mais le délire revenoit
> forte pluie; tomboient enfuite dans
> bientôt: ils
S'enfonçoit, 8c
> le coma : le pouls fuccelivement
9 Yon, voyoit paroître
nerveux.
foule de fymptômes
> une
leur peau devenoit jaune ;
>> Souvent rendoient par le haut des ma9 ils
& avoient des felles
>> tières bilieufes, Les vomitifs : , les
> de même nature.
& le quin2 le camphre
>> vefficatoires, furent les feules chofes
>> quina,
e:
cetté maladie puffent
9> dans
2 le nom de remède.
les
A
de fièvre réduifit
> Cette efpèce tel état de foibleffe,
> malades à un communément plus
>> qu'ils femaines furent ou deux mois avant
>> de fix
fortir de leurs cham-
> de pouvoir Un flux confumant, la
>> bres.
ou les
ARE
> nife ? Phydropific en étoient les
>> tions des entrailles, & un blancs
Des cinquante
>> fuites.
Téguipagedes qua- à
* qui compofoient vaifleaux qui fe trouvoient
* tre
> Cette efpèce tel état de foibleffe,
> malades à un communément plus
>> qu'ils femaines furent ou deux mois avant
>> de fix
fortir de leurs cham-
> de pouvoir Un flux confumant, la
>> bres.
ou les
ARE
> nife ? Phydropific en étoient les
>> tions des entrailles, & un blancs
Des cinquante
>> fuites.
Téguipagedes qua- à
* qui compofoient vaifleaux qui fe trouvoient
* tre --- Page 135 ---
dans difirentes parties de PAfrique.
un tiers fut viéime de %
> Cacho, 2
d'un autre tiers fuc-
>> fièvre ; plus flux & autres maladies
>> comba au
Dans ce nom-
>>
en provenoient. un feul individu
>> gt il n'y eut pas
l'arrivée
> qui efit été malade avant
> des pluies.
trou-
>> Je ne crois
qu'on de puiffe la terre ;
> ver fur toute
furface
E
auffi mal-fain que T'eft celui-
>> un pays
L'idée
>> cipendant la faifon pluvieufe.
relativement
2 que j'en conçus alors, bafe la compa9 aux blancs, eut pour entre leur exif-
> raifon que j'établis air aufli
&
>> tence dans un
infeé,
9> celle des poiffons de rivière jettés
9>
dansl'eau ftagnante. Amefurequ'elle
,ils font moins vifs, lan9> fe
3 LER ie confument & meurent
> en grande partie.
des Euro-
>> De même plufieurs
péens qui vivent dans une atmof-
>> phère auffi nuifible 2 deviennent délirent
>> lourds, pefans, comateux,
de
à autre 9 &
>> fourdement
temps de
9> périffent ainfi en moins obligés quarante- de
>> huitheures,fans avoirété
>> garder le lit, ayant 2 au contraire, fanté. En
>> paru jouir d'une bonne --- Page 136 ---
Des Maladies
uné
les blancs y prennent
> général,
leur eftomac s'y
9 couleur jaune 9 qu'il ne peuf rece5Y affoiblit au point
d'alimens
une certaine quantité
Il
M voir
ou envie de vomir.
55 fans dégoût étonnant 7, à mon avis 2
>> n'eft pas maladie leur foit auffi
> que cette
aient autant de peine
>; fatale, qu'ils
& qu'elle fe ter-
>> à s'en remettre des fux 2 1 2 Thydropife 2
>> mine par
le gateau des fièvres
9> la jauniffe 2 &cautres maux chro9> intermittentes, dangereux.
9> niques fort bien plus être furpris
>> Je dois
s'en guérir en conti-
* qu'ils puiffent
un air auffi pefti9 nuant de refpirer celui de Cacho pendant
9> lenmielquen
$ la faifon pluivieufe. comme je o Tai tou-
* Nous étions, trente milles de
obfervé,3
9 jours
de la mer, dans un pays en9) diftance inculte, fubmergé, &
5> tout-à-fait
touré de forêts in/pénéurables
*
L'air y étoit telle
de fange.
s couvert
& épais 2 que
5 ment vicié 2 nuifible lumières avoient
* les torches Otl &
à
à brûler ?
paroifouent
>> peine inftant prêtes à s'éteindre ;
* chaque humaine y perdox même
2) la voix
9) diftance inculte, fubmergé, &
5> tout-à-fait
touré de forêts in/pénéurables
*
L'air y étoit telle
de fange.
s couvert
& épais 2 que
5 ment vicié 2 nuifible lumières avoient
* les torches Otl &
à
à brûler ?
paroifouent
>> peine inftant prêtes à s'éteindre ;
* chaque humaine y perdox même
2) la voix --- Page 137 ---
dans difirentes parties de PAfrique. 93
>> fon timbre naturel. L'odeur qui
de la terre & des mai-
>> s'exhaloit étoit nauféeufe & infeête :
>> fons
de l'eau
>> mais ia vapeur quisélevoit dans les foffés,
>>
2 croupie mal-faifante. Tout
>> tarete encore plus
fuppor-
> cela néanmoins paroiffoit de ces ef-
>> table 2 en comparaifon fe montroient
$ faims d'infeêtes tant qui fur la terre que
>> de tous côtés, 2
femblant pro-
>> dans T'air, 2 & qui 7
>> duits & entretenus par la putréfac-
> tion delatmolphère, augmentoient
fon impureté.
> prodigieufement abeilles fauvages forties des
>> Des
des millions de four-
>> bois, ainfi que
& détruifoient
>> mis ? parcouroient des maifons. L'air étoit
>> les meubles
par des
>> obfcurci très-fréquemment infeétes dont le
>> effaims d'autres
lumières. 2
Mais
éteignoit tles
2 paffage
le plus cruel venoit de
>> le tourment coufins & mouches de
> la part des
con-
>> fable, dont le bourdonnement douloureufes
>> tinuel & les piquîres
intoléra-
> étoient réellement plus fébriles.
>> bles que tous les accidens quantité
> Enoutre, ,une prodigieufe croafloient fi habi-
> de grenouilles --- Page 138 ---
Des Maladies
>> tuellement & d'une
>> portune aux bords de manière la
fim99 rien ne pouvoit
riviére,que
9 ceurs d'un fommeil procurer les dou9 perfonnes mêmes les tranguille aux
s mées à ce bruit
plus accoutu-
* Au commencement défagréable.
$ pluies
d'oaobre les
5 trés-chaud. diminuant, Les
le temps devint
9) jonchées d'une forêts fe trouvèrent
9> nouilles mortes immenfité &
de gre-
>> femblables,
autres animaux
9> laiffés dans fa que la. rivière avoit
5) mangliers & arbufles retraite. Tous les
9 couverts d'un limon étoient auffi
5) Dans notre retour infed. à
9 j'obfervai que les
Lisbonne,
# confidérablement Nègres fouffrirent
5 de climat; entrés dans du changement
99 froide en décembre, une latitude
99 rent attaqués de flux beaucoup &
fu9 ladies 2 qui en
autres ma-
$ grand nombre 9. moiffonnèrent un
On voit très-clairement
qui a été dit,
les maladies par tout ce
fréquenres & 9es
les plus
née, pendant la plus fatales en Guifont point de nature mauvaife faifon, ne
La lancette maniée inflammatoire.
par les perfonnes
5 de climat; entrés dans du changement
99 froide en décembre, une latitude
99 rent attaqués de flux beaucoup &
fu9 ladies 2 qui en
autres ma-
$ grand nombre 9. moiffonnèrent un
On voit très-clairement
qui a été dit,
les maladies par tout ce
fréquenres & 9es
les plus
née, pendant la plus fatales en Guifont point de nature mauvaife faifon, ne
La lancette maniée inflammatoire.
par les perfonnes --- Page 139 ---
dans diftrentes parties de
qui n'ont point lu d'autres LAfique. . 95
que ceux de
ouvrages
teurs qui n'ont Sydenham traité 2 ou des auque des fièvres
indammatoires, y a produit tant d'accidens,
les
de ces
praticiens peu au fait
9 fe
fecar
coup mieux de labandonner trouveront beaument, & de fonder le falut de entiéremalades, en pareil cas, fur les leurs
tifs, la prompte application des vomicatoires 3 P'ufage du tartre
veffien petites dofes
émétique
ou autres remèdes pendant la fièvre 9
l'opération foit douce antimoniaux dont
quinquina dès
2 & celui du
fions. Ils
qu'il y aura des rémifméthode eft verront la plus bientôt que cette
judicieufe qu'ils
heureufe &1 la plus
Dans les cas puiffent employer.
doit être pris dans périlleux, le le quinquina
d'une once &
vin, à la dofe
heures.
demie, en dix ou douze
Enfuite à celle d'une
vingt-quatre heures. S'il eft once, en
peut en faire prendre le double vomi, On
ment. Nous devons obferver enlavezifque abfolument rien à
qu'on ne
ce remède en grande
adminiftrer
fouvent prefcrit, en quantité, J'en ai
qu'à une once en moins Angleterre, de fix
jufheures, --- Page 140 ---
Des Maladies
même quand l'eftomac étoit
bli, & le malade dans
très-affoitique ; jamais je n'en ai vu un le état criinconvénienr, ,ni naufée, ni moindre
vomir. J'ai traité des
envie de
j'en ai donné quatorze perfonnes à qui
tance, en moins de trois onces en fubf
étois même contraint femaines. Jy
des circonfances.
par la nature
Le doéteur Sydenham
praticien pourl'endroit qu'il 2 excellent
non-feulement ne fortit point habitoit, de P'Angleterre 2 mais même fe borna
canton particulier & très-fain de à un
ifle, la ville de Londres.
cette
blement, s'il eût exercé la Vraifemblafeulement à quelques milles médecine de la métropole, dans les lieux bas des
rons, ilr n'auroit pas trouvé
la envignée fit un remédeauffi
que failap plupartdes fièvres. univerfel pour
decin eût connu celle Sicethabile mémunément pendant'automner qui règne comfieurs contrées delEurope,Sclas dans plumonaliéquieneflat fuite
grande
danalespays
sontsbalbefeerotpant noncer que la fièvre hafardéa
la durée eftd'environ continue, 2 SOC
jours, étoit la plus douzeà quatorze
ordinaire, & la
première
uffi
que failap plupartdes fièvres. univerfel pour
decin eût connu celle Sicethabile mémunément pendant'automner qui règne comfieurs contrées delEurope,Sclas dans plumonaliéquieneflat fuite
grande
danalespays
sontsbalbefeerotpant noncer que la fièvre hafardéa
la durée eftd'environ continue, 2 SOC
jours, étoit la plus douzeà quatorze
ordinaire, & la
première --- Page 141 ---
dans difftrentes parties de
jours étoit la plus
PAfrigue
première de toutes ordinaire, dans
& %
turel, celle à laquelle il falloit l'ordre naticuliérement appliquer les
pardes anciens médecins.
préceptes
faigner & vomir dans Après avoir fait
eft
lefpèce dont il
tie, queftion, 3 on doit,. en grande
2 confier le falut des malades à parnature, 2 comme principal agent de la la
guérifon, la fièvre elle-même devant
toujours en être l'inftrument
Cette pratique & cette théorie falutaire.
vent point
ne peuattaquent les s'appliquer aux fièvres qui
La
Européens en Guinée.
perte d'une petite quantité de
fang, au commencement de la
n'y fait fouvent ni bien ni mal. fièvre, Il
même des maladies qui afligent y a
Européens dans cette partie du
les
de, fur-tout pendant la faifon monoù. il eft néceffaire de faire fèche,
la faignée ; mais pendant la répéter faifon
pluvieufe oul mal-faine
eft contraint de leur Ouvrir > rarement on
Les faignées
la veine.
ont alors des fuites copieufès & répétées
prouve mieux combien facheufes. Rien ne
pays eft propre à donner l'air des de ce
remittentes &c intermittentes, fièvres
que ce
E --- Page 142 ---
Des communément Maladies
chez
qu'on obferve eu des fièvres d'accès
ceux qui ont
olt
tros-refrachaires en Angleterre
Hollande ; is rechûitent prefque
en
quand ils viennent fur cette
toujours
côte.
le dirons avec douleur : les
Nous
fouvent à fouffrir
malades ont trop de lignorance de
dans ces climats, conduifent, ou du mauceux qui les
des praticiens, tellevais traitement attachés à un fyftème partiment & exclufif, qu'ils ne peuvent
culier fe décider à faire ou à penfer
point manière contraire à leur roud'une
nous détertine. Ces confidérations nos efforts dans
minent à réunir tous éclairer les Médecet ouvrage, pour privés de Poccacins & Chirurgiens,
fur
de T'expérience
fion d'acquérir des maladies des
le traitement
dans la EP
chauds. Ils trouveront chapitre premier 9 de
ième partie détails 2
fur cet objet.
plus grands devons leur apprendre que
Nous
renfermées dans cet
les inftructions
dont on doit
Efai, fur la manière tant fur la
pratiquer la médecine,
aucôte d'Afrique que dans plufeurs
ouvrage, pour privés de Poccacins & Chirurgiens,
fur
de T'expérience
fion d'acquérir des maladies des
le traitement
dans la EP
chauds. Ils trouveront chapitre premier 9 de
ième partie détails 2
fur cet objet.
plus grands devons leur apprendre que
Nous
renfermées dans cet
les inftructions
dont on doit
Efai, fur la manière tant fur la
pratiquer la médecine,
aucôte d'Afrique que dans plufeurs --- Page 143 ---
dans diferentes parties
tres parties du monde, delAfigue. 99
voyées d'Angleterre
ont été enfonnes à beaucoup d'habitans par diverfes Perpoffeffions
de nos
perfé des copies étrangéres; dans qu'on en a difcomptoirs
plufieurs de nos
éloignés, où les
que nous indiquons ont été procédés mis
& avoués comme les meilleurs en
put
SUEr
non-feulement employer contre les fièvres,
de
à bord de nos vaiffeaux
guerre, de
2 mais encore dans la
part
nos établiffemens, fur-tout pluAfrique ; on y en trouve
en
copies modelées fur celle plufieurs
donnée au Chirurgien Oates qui & fut
tres 2 il y a quelques années. aufouvent eu la fatisfaction
J'ai
dire que les inftruéions dont d'entendre il
font actuellement les règles &c la s'agit,
d'une pratique
bafe
dans ces parties régulière du
& heureufe
monde.
Depuis la dernière édition de
Effai, les vaiffeaux de
cet
vent établir leurs ftations guerre qui doiont ordre de
en Guinée,
du gouvernement, "approyifionnehaux: d'une
frais
tité de
grande quanvin, afin quinquina en poudre & de
qu'on puiffe en diftribuer de
temps en temps, à ceux qui remonÉ2 --- Page 144 ---
10O
Des Malad'es
tent les rivières dans des
ou qui font envoyés à terre, chaloupes;
lement mis dans les
On a
commandans de ces inftrucions E
ne permettroient à vasifeaux, qu'ils
bord de refter à terre perfonne de leur
du folcil. L'obfervance après le coucher
préceptes a été fortement de ces deux
dée, dans le cours de recommanen les fuivant
cet ouvrage;
tera des avantages exactement, il en réful.
inappréciables.
SECTION
Des
TROISIÈ M E,
Canaris, ifes du Cap-Verd.
Sains-Thomai, du
Iles
Sainte-Helene. tomosfemonihs
rance,
Cap de Bonne- - Elpl
de France, Madagefear, Cote
ifle Bourbon 2 ifle
orientale dafique
Avaxra de quitter
1a
des ifles
TAfrique, parlons
KCe Canaries qui en dépendent.
pur & fain on : les refpire un air temcEN la fanté a été
officiers anglois
gal, n'y font pas dérangée plutôt
au Sénéqu'ils éprouvent un
débarqués,
favorable dans leur changement trèsfent de reffentir la fituation. Ils cefchaleur dévorante
, Cote
ifle Bourbon 2 ifle
orientale dafique
Avaxra de quitter
1a
des ifles
TAfrique, parlons
KCe Canaries qui en dépendent.
pur & fain on : les refpire un air temcEN la fanté a été
officiers anglois
gal, n'y font pas dérangée plutôt
au Sénéqu'ils éprouvent un
débarqués,
favorable dans leur changement trèsfent de reffentir la fituation. Ils cefchaleur dévorante --- Page 145 ---
dans diferentes parties deP
d'un foleil perpendiculaire, Afique, IOI
point tempérée par les brifes; 2
n'eft
à
n'ont
St
plus defirer cet air frais, dont l'impénétrabilité des bois environnans leur
interdifoit l'accès ; les fraicheurs
bites & perçantes des foirées
fuexpofent plus à tomber malades ne les
chaque inflant;i ils ne fouffrent
les à
tortures de ces eflaims de mouches plus &
coufins 2 qui Venoient
leur fang; on eft furpris s'abreuver du
de
temps qu'il leur faut,
(peu de
fanté, reprendre leurs pour revenir en
couleurs dans
forces & leurs
ces iles délicieufes
Paffant des Canaries
(1).
Cap Verd, Saint - Antoine aux & iles du
Nicolas font les deux feules Saintoùt les
de ce
à
étrangers
une
Fetge
n'aientpoint
maladie
pendantles pluies, qui communément épidémique
Elifée (1) On fait que les anciens
dans les Canaries. Elles font plaçoient leur
cinq cens milles des côres
fituées à
cent milles du continent d'Elpagne > & à
la partie la plus orientale d'Afrique, de
Ce fut à
le célèbre Prolomée, ce petitarchipel,
Rcoet fiècle de I'Ere
qui vivoit dans le
premier méridien, d'ou chrétienne, il
1 établit un
tudes de tous les lieux dont compta il
les longipofition géographique. (T)
détermina la
E3 --- Page 146 ---
Des Maladies
julgu'en commencent en juillet &
novembre. Cette continuent
toujours de
plus violente dans maladie eft
les ifles
2 du
San-Thonss
Fernand-Po (2).
Prince 2 &
C'eft à
toutes celles.ci, Sainte-Helene, au midi de
glois confervent R les planteurs anplexion & vigoureufe fanté, leur compendant toutes les
conflinution,
née, & vivent auffi faifons de l'anEurope.
long-temps qu'en
Ayant paffé les
Hollandois agréables & fains, établifemens formés utiles 2
ce
au Cap de
par les
(3), nous entrons Bonne-Epérane dans la
affez (2) En général les ifles du
grande
trême. malfaines Richard. ; Tairy eft d'une Cap-Verd font
dit que le climat Hawkins, de
pavigareur chaleur excieux.
avoit abordé ces ifles eft fort anglois, pernifièvre chagrin N perdre la moitié deux de fes fois, avec le
(3) maligne Le ciel & la
gens par la
fi les vents
en feroit dylenterie. encore (T)
communément n'y étoient prefque plus agréable
l'efpèce
violens. On eft continuels &
délicieufe d'incommodite qu'ils dedommapé de
L'air de ce tompérature dont caufent, ils font > par la
comme un reméde féjour efl fi pur, qu'on nleregarde iguir.
prefque fouvorain
pour
) maligne Le ciel & la
gens par la
fi les vents
en feroit dylenterie. encore (T)
communément n'y étoient prefque plus agréable
l'efpèce
violens. On eft continuels &
délicieufe d'incommodite qu'ils dedommapé de
L'air de ce tompérature dont caufent, ils font > par la
comme un reméde féjour efl fi pur, qu'on nleregarde iguir.
prefque fouvorain
pour --- Page 147 ---
dans diftrentes parties
ile de Madagalcar. Les delAfrique, 103
plufieurs vaiffeaux
équipages de
guéris du fcorbut, européens fitr-tout s'y font
y arrivoient pendant la faifon quand ils
mais pendant les pluies,
fèche;
communément depuis le mois qui de durent
vembre jufqu'à celui de
noifec cft tres-mal-faine,
mars, cette
la baie de Saintparticuliérement
Augufin & le fort
Dauphin 2 endroits oùt les vaiffeaux
européens mouillent
La Tupficores vaiffeau ordinairement, de
glois, en fitla trifte
guerre anjetté Fancre pendant épreuve. la
Y ayant
faifon
vieufe, elle y perdit
plumatelots & d'officiers, beaucoup de
Ce que nous avons dit de Madabon gafcar, à peut s'appliquer à l'ifle Bourftérile 2 de l'ifle de France 3 & à l'ifle
çois à
Diégo-Reys. Le fort franBourbon, n'eft
auffi mal-fain dans cette pas cependant
la baie de Saint-Auguflin ài faifon, que
Quant à la côte orientale Madagafcar.
que 2 nous obferverons
d'Afrifeulement s
la plupart des maladies
& quil n'eft pas fans utilité apportées d'Europe,
ont été contradtées ayx Indes. pour (T) celles qui
E 4 --- Page 148 ---
Des Maladies
104 Mofambique (4)'ef regardé comque infalubre, & que le royaume de
me
a été fi funefte aux Portugais,
Quiola
d'abandonner
qu'ils ont été contraints
avoient
tous les établiffemens qu'ils Vate & le
faits, tandis que la grande font affez fains.
royaume de Mélinde
(4), Cette ifle, qui appartient aul Portugal, sl'air yeft
eftfortifiée parlart & la nature;maisl les criminels Porvraiment G dangereux, au lieu que d'être punis de mort
tugais de T'Inde de 9 leur nation, font bannis
fuivant les loix nombre
à la difpour un certain
de Goa
de fon
crétion du Gouverneur
exit:
E
Confeil. On en voit revenir peu de à cet Mofant:
car cinq on fix années de (éjour vie. (T)
bique, paffent pour une longue
LE
E
a
la nature;maisl les criminels Porvraiment G dangereux, au lieu que d'être punis de mort
tugais de T'Inde de 9 leur nation, font bannis
fuivant les loix nombre
à la difpour un certain
de Goa
de fon
crétion du Gouverneur
exit:
E
Confeil. On en voit revenir peu de à cet Mofant:
car cinq on fix années de (éjour vie. (T)
bique, paffent pour une longue
LE
E
a --- Page 149 ---
dans diftr.part: e des Indes orient,
IOS
CHAPITRE IIL
MALADIES DANS IES INDES
orientales,
SECTION PREMIÈR RE,
Maladies périodiques dans les comptoirs
anglois de PArabic 6 de la Perfe.
Es
Perfe & avançant l'Inde vers l'Arabie 3 la
d'oeil rapide fur les 2 & jettant un coup
toirs anglois
principaux y font établis compnous voyons d Moka en
à Baffora dans le golfe du même Arabie,
& à Gomron en Perfe
nom,
s les faéteurs.
Européens Ont à redoutertousles:
pendant quelques mois, une maladie sans,
périodique.
Dans les Indes orientales & les
parties méridionales de l'Afie, en
néral, nous trouvons que l'air eft gétempéré, favorable à la
européenne
ROLARETLS
culture fe font 2 quand l'induftrie & la
réunies pour améliorer
E. 5 --- Page 150 ---
Des
le fol: la Chine Maladies
tres contrées de cette (1), & plufieurs atten font une
partie dun tmonde,
les endroits preuve. incultes D'un autre côté,
bois, tels que les
& couverts de
illes.Java,
Sumatra,les les îles
côtes d'Arakan Bornéo,
Négrais où les oedePégu,
entrepris, depuis
Anglois ont
établifement ;
2 de former un
l'une des
EtAEN
épiceries desHollandots
ifles à
(2),ont été fupéens (1). Le grand nombre de
tume fort qui bien fe rendent à la Chine Négocians euronient qu'ils en au climat. Le feul inconvé. s'accoules hommes éprouvent, qui font à ef qu'en novembre
mouillés
Vampoa bord des vaiffeaux
Canton 9 foer fujets aux 2 fièvres dans la rivière de
pes.occafiomécs foufflent alors par les vents intermitten.
des terreins marécageux memmumémenre nondouef,qu & paffent fur
Rarement fible qu'elles elles font fatales; 2 couverts mais il eft de riz,
les mois de décembre tourmentent les malades
poftoujours dans la même & janvier s'ils pendant
le
place. Les
reftent
dans tempérament les endroits a été altéré par un Angloisdont
fe trouvent très-bien les plus mal-fains long de TInde, féjour
(2) Elles font d'habiter Canton.
font inculres,
au nombre de
(L)
autres jouiffent s prefque de
inhabitées cing; : les deux trois
mufcade exclufvemenr Tavanrage à tour de produire la
Tunivers.(T)
dans la même & janvier s'ils pendant
le
place. Les
reftent
dans tempérament les endroits a été altéré par un Angloisdont
fe trouvent très-bien les plus mal-fains long de TInde, féjour
(2) Elles font d'habiter Canton.
font inculres,
au nombre de
(L)
autres jouiffent s prefque de
inhabitées cing; : les deux trois
mufcade exclufvemenr Tavanrage à tour de produire la
Tunivers.(T) --- Page 151 ---
dans diftr. part. des Indes orient,
neftes à quantité d'Européens & 107
accoutumés à refpirer un meilleur autres air,
Dans tous les lieux des Indes orientales, fitués près des larges
qui avoifinent les bords étangs, OLI
rivières ainfi que les rives fangeux bourbeufes des
de la mer, les vapeurs qui
de l'eau putride
s'exhalent
falée, des végétaux flagnante, 2 douce ou
tres impuretés,
corrompus & audies mortelles, produifent des malafaifon
fur-t tout pendant la
Sumatra pluvieufe. Près d'Indapour à
2 il y a un endroit oà les
hazarder Européens à ne peuvent point alors fe
feule nuit, refter, fans
ou à coucher une
vie, ou au moins s'expofer à
à perdre la
dens fâcheux. A
efuyer des accifement formé
Podang les
7 établifSumatra
par
Hollandois à
2 l'air eft fi mauvais
Pefte. l'appelle communément côte qu'on de la
Une vapeur pellilentielle, trèsmarais épaiffe, 2 ou brouillard, 2 s'y élève des
tout les après habitans les pluies 2 & fait périr
blancs.
Ci-après, nous allons
coup - d'oeil général fur la porter l7I
des différens érabliffemens falubrité
dans cette partie du monde. européens,
E6 --- Page 152 ---
Des Maladies
SECTION SECONDE.
Les quatre principaux
Pinde.
Tribunaux dans
Maladies. Comparaijon de leur falubrité
Lrs
ou
Anglois ont quatre tribunaux
du monde. gouvernemens, Tous
dans cette
les
partie
en dépendent. Leur autres comptoirs
dras, au Bengale - à fiège eft à MaBencoolen.
Bombay > à
Le climat de Bencoolen
mal-fain de tous pour les eft le plus
ceux qui font accoutumésà Anglois &
meilleur air. En
refpirerun
été cédée aux 1763, Manille ayant
nier traité de E/pagnols, paix,
par le derchands chinois fe
plufieurs mardonner avec leurs décidèrent à l'abanfous la domination familles, de la pour vivre
tagne à Bencoolen; mais Grande-Bre
rent tant. de l'air de ce
ils fouffrien furent prefque tous les pays, qu'ils
auffi-tôr après leur
vidlines,
n'a pas. été moins
arrivée. Cet air
coup d'Anglois. Nous pernicieux à beaude convenir
fommes forcés
qu'il en a fait périr le plus
ufieurs mardonner avec leurs décidèrent à l'abanfous la domination familles, de la pour vivre
tagne à Bencoolen; mais Grande-Bre
rent tant. de l'air de ce
ils fouffrien furent prefque tous les pays, qu'ils
auffi-tôr après leur
vidlines,
n'a pas. été moins
arrivée. Cet air
coup d'Anglois. Nous pernicieux à beaude convenir
fommes forcés
qu'il en a fait périr le plus --- Page 153 ---
dans difir.part, des Indes orient.
Pon grand nombre 2 jufqu'au moment 109 oir
s'eft décidé à conftruire le fort
appellé Malboroug fur un lieu fec &
élevé, à environ trois milles de diftance de la ville, La garnifon y jouit
quelquefois de la meilleure fanté
tandis que les maladies exercent leurs 2
ravages à Bencoolen.
L'érabliflement anglois fait au Beneft, après celui de Bencoolen,
plus fatal aux
F3
fon pluvieufe
Européens. La fai-
& dire jufqu'en y commence en Juin,
Pannée eft fain & oétobre : le refte de
temps des
agréable. Dans le
contrée eft pluies, cette riche-& fertile
prefque totalement couverte, par la rivière du
n'offre plus, pour ainfi dire, Gange 2 &
grande nappe d'eau. Les maladies qu'une fé..
viffent parmi les Européens en
août, feptembre & oétobre. Elles juillet, attaquent fir - tout les nouveaux venus.
Laà, comme par-tout ailleurs, elles font
plus communes dans certaines années
du que dans d'autres. Ce font des fièvres
genre des remittentes & intermittentes. Quelquefois eiles durent
fieurs. jours, fans rémifions fenfibles; plucependant elles y ont, en général, une --- Page 154 ---
Des Maladies
J1O
tendance, & font communégrande
de violens accès
ment accompagnées & d'évacuations
de froid ou frillons, haut & par bas. Quand
bilieufes,
la faifon RR tresmauvaife 2 plufieurs dont
contraétent des fièvres malignes,
ils meurent fur le champ. Leur corps
de taches livides ; les cadafe couvre
en fort peu d'heures,
vres fe noirciffent
Les flux
& tombent en puréfadion. les appelier
dominent alors : on peut les mieux
bilieux Oul putrides., pour font inflammadiftinguer de ceux qui
toires. Ce n'eft qu'avec la plus avoir grands reeirconfpetlion, qu'on dans toutes peut les malacours ala faignée
dies qui règnent au Bengale. tant au
On oblerve très-fouvent 2 la lune
Bengale qu'à Bencoolen, fenfiblement que
ou les marées intermittentes influent.
: une
fur les fièvres
fonne
fur la médede
SE
connoiflances
cine, coup m'a affuré pouvoir prédire au le
dans celles qui y. féviffent 2
jufte, ohles malades doivent expirer:
temps
arrive, m'a-t-elle dit, comleur mort
heure après que la
munément une
marée s'eft retirée.
Bengale qu'à Bencoolen, fenfiblement que
ou les marées intermittentes influent.
: une
fur les fièvres
fonne
fur la médede
SE
connoiflances
cine, coup m'a affuré pouvoir prédire au le
dans celles qui y. féviffent 2
jufte, ohles malades doivent expirer:
temps
arrive, m'a-t-elle dit, comleur mort
heure après que la
munément une
marée s'eft retirée. --- Page 155 ---
dans difir.part. des Indes orient, IIE
II eft très-certain qu'en
la ceffation d'une maladie 1762,après terrible
dont on fapputa que trente mille Nè- $
gres &chuit cens Européens avoient été
les viétimes dans la province du Bengale, les négocians anglois & autres,
qui négligérent de prendre du quin- 9:
quina dans le temps de l'éclipfe de la
lune, eurent des rechûtes. Le retour
de la fièvre fut f général le jour de
cette éclipfe, qu'il n'y eut pas
de révoquer en doute l'aGion moyen lunaire Ces obfervations fourniffent
(1) Un vomifement continuel de
diarrhée épais, blâncs 9 tran/parens, accompagné flegmes de
tome le plus 2 fut alarmanr. dans cette maladie le lympla faignée ; mais on recommanda On fe trouva mal de
Capitraines & Chirurgiens des
à tous les
fe trouvoient dans la rivière du vaiffeaux qui -
faire prendre le quinquina à la premiè:e Bengale, de rémiflion de la fièvre, & d'en faire continuer
Tulage Tous quelque les
temps après.
qués fur des Chirurgiens vaiffeaux
de marine embarnation que celle des Indes qui n'ont erientales d'autre deftivent emporter dix fois autant de
7 doiqu'ils en prendroient s'ils alloient quinquina ailleurs.
D'après ce que nous venons de
on doit les difpenfer de fe charger rapporter d'autres 9 --- Page 156 ---
Des Maladies
II2 -
intéreffantes; elles nous indes vues évidemment Putilité du
diquent
de la
Tiec
pleine
aux époques
de fes phafes,
E du renouvellement
de
oi lon court le plus
rifque
temps d'être attaqué de ces fièvres intermitd'avoir des rechîites.
tentes (2),u
inutiles dans ce climat : ce ne feroit
remèdes beaucoup de peines & de dépenfes
qu'avec
Técorce du Pérou. (L)
qu'ils s'y procureroienr)
publié
(2), Comme on n'a de point ces fièvres encore s telles
- de defcription exacte dans l'Inde,je détaillequ'elles (e montrent obfervations intéreffantes faites
rai quelques
le dolteur Lind, 2
fur cet objet en 1762, par alors au Bengale ;
mon ami, qui fe trouvoit auffi combien elles fe rapelles prouveront de celles des autres pays chauds.
prochent
morbi plerumque
o a Impetus fenfu debilitatis
s fubitaneus eft , & incipit profiratione. Accedunt
9 ac ingenti modô fpirituum major, modo minor, ver-
>) frigiditas naufea, capitis & lumborum acerrimi eft
3) tigo, manuumque tremores ; vultus
> dolores cutis vulgo arida & conftricta,
99 pallidus 2
ac graves 7 celer ac exilis
9> oculi languidi anhelitus plerumque difficilis &
27 pulfus :
29 fingulribus interruptus. algores caloribus
s Progrediente paroxifmo Hic-ce calor brevi
37 vagis intermifcentur. violentus permanet 2 augetur naufeay
23 facus
eft
3) tigo, manuumque tremores ; vultus
> dolores cutis vulgo arida & conftricta,
99 pallidus 2
ac graves 7 celer ac exilis
9> oculi languidi anhelitus plerumque difficilis &
27 pulfus :
29 fingulribus interruptus. algores caloribus
s Progrediente paroxifmo Hic-ce calor brevi
37 vagis intermifcentur. violentus permanet 2 augetur naufeay
23 facus --- Page 157 ---
dans différ. part. des Indes orient. 113
& autres 2 qui font à
Les voyageurs
vomitus fupervenit, unde
27 & in quibufdam bilis rejicitur ; nec rarô
3> magna copia
dejiciebatur, : tmeder
22 alvum bilis quoque oculi & interdum haud
>> cutis s tumidi
funt. Pulfus evadit. ple-
> parum inflammati anhelitus difficilior cum magnà in-
>> nior &
Attamen prop92 quietudine & fitiimportuni. faftidit omnes 5
> ter naufeam potiones ager
& lumfit fordida ac dolores capitis
>) lingua
delirium
fupervenit;
37 horum ingravefcunt mador qui fenfim deor2 lenisin facie apparet
vio37 (um diffufus decrefcente inftare fymptomakum demonfrat, 9 ea:
9) lentiâ remiffionem fudoribus perficitur.
s) que profufis
fere ad naturalem
) Remittente febre,pulftus redit : manent tamen capitis
37 conditionem lumborum dolores 2 licet leviores, ut
3) atque
proftratus: appetitus.
39 &cfapor orisingratus,ac morbo remiffionem vix
3) Ingravefcente
alius paroxi(mus
s notabilem mox fequebatur tremore incipit,
> qui fanè haud ita magno dolore, fummà folli27 majore tamen capitis naufeà , vomitu 3 bilif2> citudine, cardialgia, Vomitus & dejectiones
n que dejetionibus. albi coloris erant 2 calcis
3) tamen plerumque vel laêtis illius quod laca aquâ commifte s
materia
> tentes evomunt ad inftar,, contrita quando eft. Fervor ,
s coagulata plurimum deliria eveniunt. Lingua
3) immodica fitis 2c ac uni cum dentibus
9 evadit fquallidior labiorum 3
parte nigrà cruftà
9) & interiore
calet foeterque :i inchoatuz
2 abtegitur. Spiritus
amen plerumque vel laêtis illius quod laca aquâ commifte s
materia
> tentes evomunt ad inftar,, contrita quando eft. Fervor ,
s coagulata plurimum deliria eveniunt. Lingua
3) immodica fitis 2c ac uni cum dentibus
9 evadit fquallidior labiorum 3
parte nigrà cruftà
9) & interiore
calet foeterque :i inchoatuz
2 abtegitur. Spiritus --- Page 158 ---
même 114
Des Maladies
d'en
apprécier la
$ de novo
diférence, 5
27 ipatio
remifio cum fudore
a prior temporis eft
s ea tamen
s Alteram confpieus. brevior, nec aque ac
9> paroxifmus in hancce
>>
remifionem
longè erant
quo
fequitur
n tiones
violontiora fymptomata : vomitus prioribus
>)- labiorum fetebant, 2 lingua ac dejec2 bantur
non
, dentes ac
SERE
>
crula, veràm lingua modo atrà intege-
>> rentur. rigebatque, Deliria ut voces Parum adeo arebat
>> lefia durante gravia 2
difinéte effer-
> prilis
pyrexià maximé inguiterudo & mo-
> fio ac tollebanture fadores. quàm fapervenerint febant, nec
"Si febris ita
remif
> ut mors
invaluerit in tertio
39 nulli agri fequatur, quod fepits paroxifmo
> rium eft comatofi evaferunt. obrigit, In
non2) haud fechs vehementias, , excreta alis deli-
>) nes funt quàm cadaver olent. fetida ac
> &
involuntniei pulfus Exoneratio-
>) fentire ireeulanis, adeo lit vix celer, exiguus
9> fador queas, Gelidus toto denumerare manat
auf
>> facies àt pracipué circa capur & corpore
>> fragula hypoeratics & convulfa collom ;
>> tendinam carpunt & floccos
, regroti
> bunt. Senfim fubfoltus. In
legunt s fubit
> buntur.
ad imam O folàm recum-
> livide Estremitares evadunt partem dila3) quae tragediam , dein corripiuntur
frigids ac
> Vis folis ac claudunt. convullionitnis
79 liter ad
luna ad
3> proclives recidivam efficit, hunc morbum Bengalam mirabiInde hanc inter caufas perpeffos exci-
> bunt. Senfim fubfoltus. In
legunt s fubit
> buntur.
ad imam O folàm recum-
> livide Estremitares evadunt partem dila3) quae tragediam , dein corripiuntur
frigids ac
> Vis folis ac claudunt. convullionitnis
79 liter ad
luna ad
3> proclives recidivam efficit, hunc morbum Bengalam mirabiInde hanc inter caufas perpeffos exci- --- Page 159 ---
dans difer. part. des Indes orient,
conviennent unanimement
I15
que l'air
9) tantes morbi annumearre
9> enim ita infignis, ut
poffumus : eft
> decem diebus convaluit agrotus qui otto aut
9) dive adduêus fuerit
s in fummum recis lucidum coeli decus periculum 3 antequam
9) aut fub interlunium plenum in orbem impiear,
3> inbibendi caufà. detur. cortex peruvianus
)) multa funt ac res ipfa ita Documen:a cunétis
tam
99 degentibus innotelcit 9 llt
Bengalae
P fufficiar : quofdam ipfc vidi modo dixiffe
2) ipfo plenilunio &
qui nonnifi fub
3>
& tum unicum tantum interlunio paroxifmum,
9) facili negocio arceri potuit habuere, fi qui tamen
>) vianus paucos dies ante
cortex peru3) fionis tempus exbibitus expegatum accef92 fit elapfum continuatus , fuerit. ac ufquequo illud
>> modi cafu febricitanti cuidam In hujufees iple fanantes porrigebam
puero mauro
2) ufque ad quatuor
manus. Morbum
3) lunio & interlunio paroxifmos tuto redeunres quovis pleni9 ut prius rem ipfam
permifi,
3 quàm corticem coercentem exploratum haberem, 2
> Nov.16 cal. ann.
admoverem.
> ridiano folem haud 1762, 3 tempore
>> vidimus s ac cum parum lumine
TicRaue
> facie ex nimis aftu anteà fub ferenâ coeli
3) maximam obfeurationem laboramus, mox inter
3) bat. Tum temporis
aer multàm algea tenebatur D. Macquire remittens à
febris qua
> filio tertius fubeunte folis prafedto in con3) bata eft, ecdem vero tranfeunte defeâtu exacer-
>> Egroti vero quitum noftrâ fub
evanuit.
2) non admodum afficiebantur. curâ erant, 9
ferenâ coeli
3) maximam obfeurationem laboramus, mox inter
3) bat. Tum temporis
aer multàm algea tenebatur D. Macquire remittens à
febris qua
> filio tertius fubeunte folis prafedto in con3) bata eft, ecdem vero tranfeunte defeâtu exacer-
>> Egroti vero quitum noftrâ fub
evanuit.
2) non admodum afficiebantur. curâ erant, 9 --- Page 160 ---
TIG
Des Maladies
beaucoup plus fain à
qu'au Bengale. Toute la Bombay (s)
labar, en gineral,eBafez côte du Macependant que celle du faine, moins
>)
Coroman5) cipuè Subitos ac violenroslune effectus
2) bris, obfervavimus horâ
3 quarto nonas tum prae.
2) tempore circiter fecunda
novem3) folares. In terra interpofita radios maturina ; quo
3> ciores o8o eo temporis articulo haud intercepit
3) ad calcutam nautarum in
ex nave Drake pau3) bribus
aedibus prafedi navis ex qui
3) poris punéto convalefeebanr s eodem fere fe-
$ funt
tem2
a in navi correpti, fuére vehementifimo & idem pluribus paroxifmo
97 datin. Dilfert, College Doflri Cura evenic qui
Bengalië, ann. inaug. Med, de febre deman-
(3)
1762, aut. Jac. Lind, putridi in
affez mal-faine. Malgré cela cette ifle eft
(L)
milles de
On fait qu'elle a elle-mème 20
un objet circonference.
ou 25
fixer fur d'horreur ;
Longsemps elle fut
un auffi
perfonne ne vouloit
en proverbe
mauvais terrein. Il étoit fe
étoient la vie que d'un deux moufons à
paffé
étoient alors
homme. Les Bombay
tiers. C'étoit avec remplies du de bambous & campagnes de
moit les arbres. Des poiffon marais pourri qu'on coco- fapoient les côtes. Ces
infeas corromauroient fans doute principes de deftruction
n'y avoient été retenus dégoûté les Anglois, s'ils
Depuis à rendre un certain temps par ils un fe excellent port.
la falubrité au
font occupés
procurant de lécoulement pays, en T'ouvrant &
aux eaux, (T) --- Page 161 ---
dans difier, part. des Indes orient.
del. Depuis peu l'ifle de
n'eft plus aufi
Bombay
ter qu'elle l'étoit dangereufe à habidieue élevée dans auparavant. Une
vahiffement de la un endroit oùt l'enrais falin, 2 & T'ordre mer donné formoit un marels du pays de ne plus fitmer aux à natunir leurs" cocotiers
l'aveavec du
pourri, ont opéré cet heureux poiffon
ment. Les pluiies y commencent changequefois en mai, 2 mais plus fouvent queljuin, & font très-fortes
en
mois.
pendant quatre
A Surate &
même côre,
Tellicherry fur la
communément lés Européens fe portent bien.
Madras eft regardé comme le
fain de tousl
plus
il eft certain lesgouvernemenss anglois:
Coromandel que toute la côre de
exhale un air infiniment
plus pur & tempéré, en
la plupart des autres parties général, de que
L'état de fanté dans lequel fe FInde.
les Européens, non-feulement trouvent à Madras, mais encore à Saint-David, à
Goudelour, 2 à Mazulipatan (4), Vifales (4) ans C'eft dans cette ifle que règne tous
> pendant fept ou huit jours du mois
emenss anglois:
Coromandel que toute la côre de
exhale un air infiniment
plus pur & tempéré, en
la plupart des autres parties général, de que
L'état de fanté dans lequel fe FInde.
les Européens, non-feulement trouvent à Madras, mais encore à Saint-David, à
Goudelour, 2 à Mazulipatan (4), Vifales (4) ans C'eft dans cette ifle que règne tous
> pendant fept ou huit jours du mois --- Page 162 ---
Des Maladies
x18
fiège du gougapatan & holiandois Négapatan, fur cette côte,
vernement
bien convainquante.
en eft une preuve
à Madras,
Les pluies ne commencent, d'otobre; eiles conque dans le mois ceux de novembre &
tinuent pendant Plus elles font violentes 2
décembre.
durent. Néanmoins la
moins elles
tombe,eft beauquantité d'eau confidérable quiy
que dans le
coup moins
ou fur la côte
royaume du Bengale 2
de Malabar.
TROISIEME.
SECTION
Nations
ETARLISSENENS des autres
dans PInde. Infracdions
européennes curieufes obfervations. faites
médicales YVE ; dans un2 voyage de PInde
par.M.
par terre.
en Europe
dans Plile de Luçon 9
M ANILLE raifon être regardée comme
peut avec
de mai, un vent d'oueft qui ardent, y échauffe fans RRe
l'air que le foleil le plus la nuit. A cette époqué
puiffe fuer 1 juiqu'a fa maifon dejour, de
perfonne ne quitte It femble réellement D
d'ètre fuffoque. de feu de toutes
& qu'on
foit environné des fammes. CRST
ne refpire que --- Page 163 ---
le dans difer. part, des Indes orient,
Montpellier de tous les
mens européens, dans cette établiffe.
la monde 2 relativement à la partie du
falubrité de fa
douceur &
L'établiffement température.
quebar eft extrêmement Danois de Trinme le prouve
fain, comfanté qui brille évidemment fur
l'air de
fixés.
ceux qui s'y font
Il s'en faut bien que
capitale des
Pondichery,
dans FInde
établiflemens françois
me mal-fain. 2 On puiffe être regardé comGoa, réfidence du peut en dire autant de
dans cette partie du Viceroi portugais
que Batavia, chef-lieu globe des ; au lieu
hollandoifes, eft
poffefions
des maladies terribles Travapésouslesansp &
par
meurtrières.
erreurs Nousobferveronta de quelque
cet égardqueles
conféquence, commfejoumollinent inftant,
& mémeàc
&
par une jeuneffe inconfidérée chaque
dépourvue de
vent peu nous connoiffances, doieft impofible de fiurprendre; voir fans mais gu'il
quelignorance&c) les
étonnement
dateurs des grandes méprifes des fonverneurs des grandes villes, & des gouexpofé des cités
provinces, 2 aient
peupléès & magnifi-
cet égardqueles
conféquence, commfejoumollinent inftant,
& mémeàc
&
par une jeuneffe inconfidérée chaque
dépourvue de
vent peu nous connoiffances, doieft impofible de fiurprendre; voir fans mais gu'il
quelignorance&c) les
étonnement
dateurs des grandes méprifes des fonverneurs des grandes villes, & des gouexpofé des cités
provinces, 2 aient
peupléès & magnifi- --- Page 164 ---
I20
Des Maladies
ques,àfe voir dévafler tous
une
lesanspar
dans maladiepetilemelle lequel
Tel eft le càs
Les Hollandois paroît fe trouver Batavia.
ne
que leur capitale négligeantrien de
pour
à leurs villes
FInde reffemblât
canaux ou foffés d'Europe, l'ont orné de
tuellement, & qui fe divifent muquartiers. Ces paffent dans tous les
peuvent être de canaux remplis d'eau
plutôt fervent à quelque Tornement utilité , ou
nonobfant les plus
; mais
les tenir propres, le grands climat foins pour
fi brôlant & fi
de Java eft
trêmement nuifibles mal-fain, qu'ils font explus particuliérement aux habitans, &
pendant & après la faifon aux étrangers
Lemauvais: air feul de
pluvieufe.
fait périr
cette place a plus
mort parl la dEuropéens. pointe
qu'il n'en eft
lesguerres langlantes del'épée dans toutes
Hollandois dans cette foutenues par les
Lesp pluies y
partie du monde.
enjuillet &. commencent en
- ladies
les mois fuivans juin:c'eft
font dans toute leur que force lesma- (1) II eft bien certain
mal-fain dans cette
que lair eft trèsdoifes 2 & le devient capitale tous des les Indes hollanjours davanIl --- Page 165 ---
dans difir.part. des Indes orient,
Il eft à
1f
niers troubles remarquer que dans les deravec la France,
vaiffeaux de
2 les
guerre anglois
chèrent à
quirelàfrir de la Batavia,ye eurent plusà fouf
malignité & mortalité des
maladies qu'en aucune autre
de FInde, fi nous en
partie
exceptons cepentage. II eft prouvé par des
autorité certaine
regiftres d'une
1776,i1 a péri, dans 2 que T'hôpiral depuis 1714 jufgu'en
tre-vingt-fept mille matelots ou feulement, quales habitans, , à peine en
foldats. Parmi
le
annonce
voit-on un feul dont
les vifage traits ne font une parfaire fanré ; jamais
La beauté
animés de couleurs vives.
mouvement s & fi fans impérieufe ailleurs s eft fans
vie.
On ne fera point étonné de ce vice diz
clmat, filon confidère
la
de la navigation
que, pour facilité
bords d'une mer la 3 Batavia a été placé fur les
dans une plaine plus fale qui foit au monde,
marécagenfe & fouvent inondéc; que cette ville eft
ferve notre Auteur de remplie, comme l'obpoint d'écoulement: 9 & canaux oùr l'eau n'a
Daux font bordés d'arbres ; de plus, que ces caculation de l'air, &
qui gênent la cirdes vapeurs foetides. s'oppofent à la dilperfion
Une partie confidérable des foldats tranc
portés d'Europe à Batavia
T'année. Ceux qui
: périffent dans
guiffent ordinairement échappent dans
à la mort lanles hôpiraux, (T)
E
d'écoulement: 9 & canaux oùr l'eau n'a
Daux font bordés d'arbres ; de plus, que ces caculation de l'air, &
qui gênent la cirdes vapeurs foetides. s'oppofent à la dilperfion
Une partie confidérable des foldats tranc
portés d'Europe à Batavia
T'année. Ceux qui
: périffent dans
guiffent ordinairement échappent dans
à la mort lanles hôpiraux, (T)
E --- Page 166 ---
Des Maladies
dant 122 le funefte fcorbut qui attaqua étoient une
fois leurs équipages après loriqu'ils la prife de
en mer.
Ani-2or
vaifleau de
le Falmouth
Manille, 2
vint à Batavia, oit
cinquante canons la 2 fin de juillet julqu'à
il refta depuis
Pendant cet intercelle de janvier, perdit cent foldats
valle de temps,il
régiment, 2
du foheante-bn-ncaviene matelots. II n'y eut
& foixante-quinze feule
de ce vaiffeau
pas une
malade, perfonne à Y'exception du
qui ne fut
le
Brereton.
commandant, 2 vaifleau capitaine de foixante caLa Panthère,
8 1764, & ces
nons, Rote vint malheureufement en 1762
pendant
deux
La première de
la faifon pluvieufe.
foixante - dix
ces années elle perdit
étoient
hommes, qpatre-vingt-doune
Ep
fort mal quand elle appareilla. hommes à
1764 elle y. jetta vingt-cing de temps. Le Medla mer en fort RE conferve avec elle,
way qui alloit beaucoup de monde.
perdit auffi étoit du genre des rémitLa fièvre
en étoient atteints
tentes ; plufieurs avec délire 2 & moufur le champ
accès. Perfonne
roient dâns le premier
Le chirurne furvécut au troifième. --- Page 167 ---
dans différ. part. des Indes orient,
gien de la Panthère crut devoir 123 fa
confervation au grand ufage
fait du quinquina
qu'ilayoit
médiatement après 2 la commençant imfion 2 à en prendre de première fortes rémif' dofes
dans du vin
étoit poffible rouge d'en 7 autant qu'il lui
tinuant enfuite toutes fupporter, les heures. & conpouvons nous former une
Nous d'idée de la pratique des Hollandois efpèce
dans cette partie du monde, en obfervant
de l'avis de quatre de leurs
mLain l'écorce du Pérou fiut donnée au capitaine de la Panthère M.
Mathefon, fans que fa fièvre eût 5
des rémiffions, tant ils avoient bonne eu
opinion de ce remède 2 & tant ils
mettoient une grande confiance : néan- y
moins cet officier, ainfi
hommes de fon
que plufieurs
viétimes de
équipage, fiurent les
Tintempérie du
maladies ne fe bornèrent climat.Les.
vaiffeaux ; elles fe
pas alors aux
toute la ville, quifut bientôtun répandirent dans
de mort, Les convois funéraires théâtre
pliffoientles rues:les cloches
remdu matin au foir, &1 les chevauxfe fonnoient fatiguoientà trainerles cadavresdansleurs
tombeaux, A cetteépoquela plus petite
F2
équipage, fiurent les
Tintempérie du
maladies ne fe bornèrent climat.Les.
vaiffeaux ; elles fe
pas alors aux
toute la ville, quifut bientôtun répandirent dans
de mort, Les convois funéraires théâtre
pliffoientles rues:les cloches
remdu matin au foir, &1 les chevauxfe fonnoient fatiguoientà trainerles cadavresdansleurs
tombeaux, A cetteépoquela plus petite
F2 --- Page 168 ---
Des Maladies
entaille E24
à la peau,. la moindre
ou la bleffure la plus
d
tignure,
en ulcère
fe changeoit promptement qui confumoit les
rongeant, putride,
heures, même
chairs en l'os. vingt-quatre Ce fait eft fi extraordijufqu'a naire qu'on a peine à le croire fur
; mais fa réaun fimple témoignage
lité ne fut malheuretfement que & trop de
prouvée à bord du Medway
ia Panthère, où cet accident fut terrible. Les fièvres malignes & rémittentes,
qui régnent pendant la faifon humide,
& quelque temps après dans les
l'Inde ne
Tott
ties mal-faines de
les
pas les feules maladies auxquelles Ceux furEuropéens foient expofés.
mefittout qui mènent une vie peu flux &c
rée, font également fujets maladie au de foie.
à l'infammation ou
ainfi dire,
Cette dernière eft, pour
particulière à FInde 2 & fpécialement
à la côte de Coromandel. flux
foient
Il eft rare que les
y. inflamaccompagnés de fymptômes évacuamatoires. Ordinairement les
bitions font de nature putride ou
lieufe. On les guérit en adminiftrant --- Page 169 ---
dans difere part. des Indes orient. 125
enfuite la rhubard'abord un vomitif,
be; & en dernier lieu, Lorique lipécacuanha la bile
à dofes réfractaires.
alkalefcentes
& les autres humeurs fuffifamment de cette
ont été évacuées
des narcomanière, il faut prefcrire du riz ou autres
tiques,. faire manger
fubftances maladie anti-feptiques. du foie eft précédée ecom-"
Lar
de forte fièvre, de diffimunément
& de violente douculté de refpirer
droite vers la
leur dans la partie
les 2 malades
région de cet fouvent organe,oh les mains croyant
appliquent Il eft très-néceffaire de
fe foulager. du fang dès le principe, &
leur tirer
fur les parties foufde faire appliquer
chaudes 9
frantes des foméntations On peut
relâchantes & difcuffives.
auffi les faire couvrir d'une emplâtre
véfficatoire. Quand la fèvre eft un peu abattue
la faignée, & qu'on a pu faire
par
ou un laveprendre un minoratif qu'il faut avoir
ment, c'eft au mercure
de cette
recours , comme fpécifique fans diffémaladie : on l'adminiftrera d'exciter une douce falirer. Il eft bon
vation de quinze à vingt jours 2 par
F3
difcuffives.
auffi les faire couvrir d'une emplâtre
véfficatoire. Quand la fèvre eft un peu abattue
la faignée, & qu'on a pu faire
par
ou un laveprendre un minoratif qu'il faut avoir
ment, c'eft au mercure
de cette
recours , comme fpécifique fans diffémaladie : on l'adminiftrera d'exciter une douce falirer. Il eft bon
vation de quinze à vingt jours 2 par
F3 --- Page 170 ---
Des Maladies mercurielles fur
le moyen de friétions aux environs : en
la partie malade ou fera
par inmême temps on
prendre mercurielles ou
tervalles des pilules
ceux
calomélas. Si lon ouvre
qui
du fiuccombent à cette maladie, on trouve
leur foie dans un état de putréfaétion, de miel. J'ai
& reffemblant à un rayon fuccès à
donnéle mercure avec
traitées quan- à
xité de perfonnes Indes que orientales j'ai
, &
des
I leur avoient retour eu des rechîtes en
qui
trois circonftances
AEE
terre. Dans
le foie vint à
m'abftins de fon ufage, malades en moufuppuration : deux
T'ufage du merrurent. En pareils ças, comme empicure peut être regardé de tous ceux
rique ; mais Fexpérience la médecine dans
qui ont pratiqué
cette méthode
finde, a confirmé que
& la plus
étoit la moins trompeufe
fure (2).
(2) On ne contefle plus cas aujourd'hui un
Rbdite
le mercure ne foit, qui en ont pareil été aux Indes orienremèdestous ceux
tales s'en font convaincus.
mèdeLe deSteur Gilbert Palley anglois 9 premier fur la côte de
cin des érablifemens réfidant à Madras, reçoit tous
Coromandel,
iqué
cette méthode
finde, a confirmé que
& la plus
étoit la moins trompeufe
fure (2).
(2) On ne contefle plus cas aujourd'hui un
Rbdite
le mercure ne foit, qui en ont pareil été aux Indes orienremèdestous ceux
tales s'en font convaincus.
mèdeLe deSteur Gilbert Palley anglois 9 premier fur la côte de
cin des érablifemens réfidant à Madras, reçoit tous
Coromandel, --- Page 171 ---
dans differ. part. des Indes orient.
Les matelots qui manquent de 127 véIes jours des autres endroits ceux
font
de la maladie du foie, & les qui
STIF à
du mercure. Une
de guérit
dix-huit ans lui a prouvé pratique la bonté de plus de
méthode. Il eft vrai que l'adminiftration cette du
vif-argent eft quelquefois fuivie de
terie; mais cet accident eft fort rare. dyffen- La
vation ef,jufquici, ce qui prévient le falifirement la fuppuration du foie.
plus
d'un La maladie dont il s'agit a régné à bord
vaiffeau de la Compagnie des Indes
angloife. M. Crawfort 2 qui en étoit le chi- 9
rurgien,l'a décrite dans un journal. Onavoit
embarqué de mauvaifes
putride ;
provifions, 2 de l'eau
retour en T'équipage en fut attaqué dans fon
l'ifle de Sainte-Hélene, Angleterre, 3 peu après avoir quirté
nir
de
ou il n'avoit pu obteétoient que les peu
rafraichiffemens. Voici quels
la tenfion, fymptomes lcs
: le ventre avoit de
jambes étoient
au moindre mouvement le andémateufes; &
lire fe
vertige le dé-
& la fuffocation déclaroient ; une difficuité de refpirer,
des. L'ouverture préludoient des
la fin des maiacadavres fit voir
l'efomac, du
les inteflins, & tous les vifcères que
cepté bas-ventre, le foie : fon étoient en très-bon état, expefoit treize à
volume étoit exceffif, , il
les deux
quatorze livres , & occupoit
étoit très-foulevée hippocondres. Sa partie convexe
nière que le
vers le thorax de mament les poumons. diaphragme (T) génoit fingulièreF 4
voir
l'efomac, du
les inteflins, & tous les vifcères que
cepté bas-ventre, le foie : fon étoient en très-bon état, expefoit treize à
volume étoit exceffif, , il
les deux
quatorze livres , & occupoit
étoit très-foulevée hippocondres. Sa partie convexe
nière que le
vers le thorax de mament les poumons. diaphragme (T) génoit fingulièreF 4 --- Page 172 ---
Des Maladies
gétaux frais font également
dans Finde, A avoir le
fujets 2
fux fcorbutigie,
fcorbut & le
Pour leur
voyez mon Traité du fcorbut. cure 2
aufi très-expofés dans les
Ils font
Indes
tales, 2 commei dans. les
orienà de larges uleères
aux
occidenales,
difficiles à guérir
jambes très-
(3).
la (3) Le dogeur Bogue de Tichfeld
tions complaifanee intéreffantes de me faire part des obferva- a eu
( Les maladies déraillées ci après.
2) à
qui firent le plus de
3) commencérent Calcuta, 2 en 1757, temps oà iy réfidai, ravages
toient des fièvres avec la faifon pluvieufe: c'é39
intermittentes
3) tresdimcilesàg lence étoit guérir. Le frifon, dont putrides la vio- 3
2) heures : & excellive, comme 2 les duroit fouvent douze
32 tous les jours, on
accès revenoient
$) ou cinq heuresd n'avoit pas plus de quatre
>> & quelque dereliche,p Pendant les
8)
la moitié des remps après, J'ai été témoin pluies
3> dre commandée hommes embarqués fur Fedie
3> Pococke
par les amiraux
3 tomboit
Watfon &
9) temps, Sur trois
malade dans le même
3) ment de vinge vaiffeaux deligne, un bâti-
>) dont les
canons, & plufieurs autres
2> nous avons équipages n'étoient pas
37 200 hommes perdu en fix mois au-delà complers, de
3) nés par ces fièvres, : la plupart ont été moiffonp Le camphre fat le meilleur reméde
qu'on
3> Pococke
par les amiraux
3 tomboit
Watfon &
9) temps, Sur trois
malade dans le même
3) ment de vinge vaiffeaux deligne, un bâti-
>) dont les
canons, & plufieurs autres
2> nous avons équipages n'étoient pas
37 200 hommes perdu en fix mois au-delà complers, de
3) nés par ces fièvres, : la plupart ont été moiffonp Le camphre fat le meilleur reméde
qu'on --- Page 173 ---
dans diftr, part, des Indes orient,
Dans Pinde, la femme
européenne
jouit, en général, s d'une bien meil-
>) put employer dans l'accès. Le
3) & autres
quinquina
3) grandes dofes, anti-feptiques, ; s'adminiftrèrent à
>) paffer un purgatif. après En avoir émétifé & fait
37 produifit un affaiffement général, fi
cette fièvre
>> que M. Yve, alors
extraordinaire
>) tal, jugea très-néceffaire chirurgien de T'hôpi-
>) riz bouilli qui fe donnoit d'ajouter du rak au
>) & méme de prefcrire certe aux convalefcens,
3) dont les fymptômes n'étoient nourriture à ceux
5) Il leur ordonna pareillement pas violens.
2) de quantité de vin de Madère. une afez grane
3) Les fièvres inflammatoires,
5) dèrent la faifon pluvieufe
s qui
2> avec avantage
les > fe
Liminr
>> n'en ordonna qu'avec par
faignées mais on
>>
beaucoup
àc
tion. Dès que les pluies
précau5) tomber s on n'eut plus recours commencérent à
3) cette, 1 ou du moins ce fut
à la lan-
>> : Communément la falivation rarement.
5) la maladie du foie loriqu'on la guériffoit
quoit avant que la
provoB Chez
fupparation n'eût eu lieu,
quelques uns le mercure
>> une diarrhée qui
faifoit naitre
>) Dans le cas, ou 2 linflammation guériffoit du également.
> faifoit contracter des
foie lui
> péritoine 5 ce qui arrivoit adhérences avec le
35 & que la tumeur bomboit ordinairement, à
2) fouvent on en faifoit faire
Textérieur,
3) fuccès : ce qui fuit en eft une l'ouverture avec
2 Un matelor agé d'enyiron preuve.
trenre-cing
Fs
faifoit naitre
>) Dans le cas, ou 2 linflammation guériffoit du également.
> faifoit contracter des
foie lui
> péritoine 5 ce qui arrivoit adhérences avec le
35 & que la tumeur bomboit ordinairement, à
2) fouvent on en faifoit faire
Textérieur,
3) fuccès : ce qui fuit en eft une l'ouverture avec
2 Un matelor agé d'enyiron preuve.
trenre-cing
Fs --- Page 174 ---
Des Maladies
fanté
Rpe
celles
que Phomme. Néanmoins
qui font dans le cas de faire des
9) ans 2 fe trouvant
9) fut envoyé,far la très-malade fin de
du fcorbut,
i pital, dont je prenois foin mai 1759,alhô5) chirurgien,
en fablence du
2) landois fur la Négaparan, côte de établiffement hol5) qu'il eur touché
Coromandel, il
Dès
9) butique, & peu de terre, jours eut un flux fcor5) d'une douleur dans le côté aprés ilfe plaignit
3> continuant, les jambes étant droit. Le flux
9) taches fcorbutiques, les
couvertes de
9) dans un état de
genoux fe trouvant
2) pas à propos de lui contratlion, faire
je ne jugeai
3> curiaux. Une tumeur
prendre les mer3) percevoir fur le côté confidérable fe fir ap3) la poinre d'une manière malade. Elle faifoit
3) voyoit que la matière fenfible s & l'on
9) former. Je favorifai la commençoir à s'y
3) des caraplafmes 3 & le fuppuration avec
3) tant de la fraicheur de la 13 juillet , profi3) ouverture de fix pouces de foirée, je fis une
3) près de trois pinres d'un long, & en tirai
>) yavoit un mois que ce pus bien digéré. Il
5> pour la première
matelor de s'étoit plaint,
5)
fois, douleur dans le
5) covs,alrspinroduifst qui refloit du lobe du ma main pour voir ce
2) que tout détruit par
foie. II étoir prefS> couvris plufieurs lafuppurarion. Jy dé3> de la reflemblance cavités qui lui donnoiene
2) Le bord de ce vifcère avec Uil rayon de miel.
>> Cer homme fur toralement adhéroit au péritoine,
P s'apperçur qu'on alloir lui ouvrir anéanti le quandil
côté 5
rspinroduifst qui refloit du lobe du ma main pour voir ce
2) que tout détruit par
foie. II étoir prefS> couvris plufieurs lafuppurarion. Jy dé3> de la reflemblance cavités qui lui donnoiene
2) Le bord de ce vifcère avec Uil rayon de miel.
>> Cer homme fur toralement adhéroit au péritoine,
P s'apperçur qu'on alloir lui ouvrir anéanti le quandil
côté 5 --- Page 175 ---
dans difér. part. des Indes orient.
enfans 2 éprouvent que Calcutta 131
eft fatal. Elles feront bien
leur
, en confé97 mais il fupporta
2> n'auroir pu
l'opération mieux qu'on
3) bleffe auquel l'efpérer il étoit réduit. 9 d'après l'état de foi2)
la cavité
Je remplis avec
>
&
2 avec de la
fèche, s &
charpie
ERCrERe
>) vent d'un
Jui fis prendre affez fou32 de la teinture julep, de auquel j'avois fait ajouter
2) au matin il X eut quinquina. une
Le lendemain
3) tion de matière louable, abondante évacua2 finus.
s & je vis deux
2 Pun qui
3) vers le nombril conduifoit obliquement
2> tous deux avoient 9 l'autre vers le dos;
2> de longueur. Je les environ ouvris deux pouces
3> mité : depuis je n'eus
à leur extré3) d'autres
pas occafion de faire
3) un autre ouvertures, 3 quoique je découvris
29 Je le clapier qui alloit vers la poitrine.
panfai ce
2 dent, le
jour-là comme le précé3)
lendemain, aprèsavoir fait une
3) injestion fomentation, d'eau 2 je pouffai dans la cavité une
d'orge & de teinture de
>> fois, myrrhe ; ce que je répérai trois ou
jufqu'à ce
quatre
3) pus étoit bien que j'eus vu que tout le
39 mes
détergé. Je continuai à faire
37 blement panfemens à
avec del la charpie 2
> que le malade toute n'en autre chofe, 9 par la préféra- raifon
3) êque fa qualité abforbante étoit point incommodé,
27 voir être d'un grand
me paroiffoit de2) quinquina en fubftance fecours. Il fit ufage du
9> pur le fupporter. Pendant désque fon éftomac
# zaine 2 je le panfai deux la fois première le
quinjour : la
F 6
emens à
avec del la charpie 2
> que le malade toute n'en autre chofe, 9 par la préféra- raifon
3) êque fa qualité abforbante étoit point incommodé,
27 voir être d'un grand
me paroiffoit de2) quinquina en fubftance fecours. Il fit ufage du
9> pur le fupporter. Pendant désque fon éftomac
# zaine 2 je le panfai deux la fois première le
quinjour : la
F 6 --- Page 176 ---
k3z
Des Maladies
quence, 2 de fe retirer dans un air
fain aux approches de leurs
plus
couches,
3> matièrefortant en
>> fe rempliffant enfuire grande quanrité. La caviré
>) devenant moins
promptement,& lepus
3) plus qu'unef foisen abondant, , je ne le panfai
35 J'infidai
vingequatre heures;mais
3) quina. Au Rootn : trois ne ceflàr point. tle quin2) voirp pasp plus d'on
femaines la plaie n'a3) de largeur. Les perits poucedel longueur,& deux
2) moient
grains charnus fe for3) la cicatrice joumellement, éroit
& vers la fin d'août
3) fat renvoyé à fon prefque faite. Le malade
22 doit à chaque inftant bord; à TAmiral s'atten3) françoife. Cet hemme fur rencontrer tué
l'efcadre
2) bre fuivant, dans l'action le IO fepten2> l'efeadre angloife,
qui fe paffa entre
3> Pococke, & la commandée par l'amiral
3> Comte d'Ache. françoife 2 aux ordres du
77 Chez plufieurs de ceux
3) fuppuré 3 j'ai
dont le foie a
5> tiéreavoitaffez quelquefois vu que la ma-
> pour corroder, dacrimonie, mais même non-feulement
37 dre les cartilages des
pour difou52 côtes, & même partie extrémités de
des fauffes
>) Les obfarvations
ces mêmes côtes.
2 ter, ont été faites for que deax nous allons rappor-
>) font mortes de cette maladie perfonnes qui
2) tombé en fmppuration. Un le foie étant
2) foixante ans
homme agé de
9) foie une tumeur 9 ayant far le lobe droit du
2) à l'extérieur, , jy confidérable, fis une
qui pointoit
2 pouces en
& ouverture de fept
longucur, en tirai au moins
mêmes côtes.
2 ter, ont été faites for que deax nous allons rappor-
>) font mortes de cette maladie perfonnes qui
2) tombé en fmppuration. Un le foie étant
2) foixante ans
homme agé de
9) foie une tumeur 9 ayant far le lobe droit du
2) à l'extérieur, , jy confidérable, fis une
qui pointoit
2 pouces en
& ouverture de fept
longucur, en tirai au moins --- Page 177 ---
dans difer.p part, des Indes oriert,
Avant de quitter l'Inde,
T33
peu.d de l'établiffement
parlons uin
formé depuis
>> deux pintes de matière fétide.
3 engrande partie,
Il fut traité ;
>> comme celui dont pendant il
un mois de fuite 9
99 demment. J'avois de a été queftion précé2) fon rétablififement, grandes efpérances ar
>) detemps à fe remplir.H quoique fat la-plaie fir
3) qui le tourmenta
atraqué d'un ALs
3) mort. Sa fin eut plus ou moins jufqu'à fa
3) verture de l'abcès, lieu-cing mois après l'ou2) niers, les
Pendant les quatre dere
22 face : , quelquefois chofes changérent fouvent de
32 elpérances : mais ellcs rehauffoient mes
5) la réuflite autant je ne comptois pas fur
S7 temps avant la qu'avant le flux. Peu de
2 par Tulcère fans mort, être les alimens fortoient
3) du cadavre je trouvai digérés. le lobe A l'ouverture
5 prefque
droit du foie
2 roient en endiéremensdétraits partie à l'eftomac. ; lesreftes adhé.
> vifcère une ouverture de la Hy avoit à ce
5 demi-écu, par laquelle les largeur d'un
> voient au foie. Le lobe
nourritures arri22 plus de volume ; tous les gauche avoir acquis
3) enflammés.
inteftins étoieat
>> Un Chirurgien
3) atteint de la maladie ayant du foie, perdu un homme
2 du thorax, on trouva la
7 à l'ouverture
2 droit des poumons
partie baffe du lobe
> au diaphragme, & légérement fes
adhérente
37 remplis & plus gonflés vaiffeaux :
fanguins
2 rieure de ce lobe
la partie fupéD le coeur, étoient 2 ainfi que le gauche &
très-fains, A linipeaion
Chirurgien
3) atteint de la maladie ayant du foie, perdu un homme
2 du thorax, on trouva la
7 à l'ouverture
2 droit des poumons
partie baffe du lobe
> au diaphragme, & légérement fes
adhérente
37 remplis & plus gonflés vaiffeaux :
fanguins
2 rieure de ce lobe
la partie fupéD le coeur, étoient 2 ainfi que le gauche &
très-fains, A linipeaion --- Page 178 ---
Des Maladies
peu
les Anglois
ReCar une
9 à
petite île Balambangan, de
quarante2) de
la
>) Pabdomen, eft
partie dulobe droit du
3> Tetor contigué aux côtes, étoit
foie,
27 jufgu'au détraite dans toute fa prefque en-
>) n'éroit pas diaphragme s où la fubflance,
3) fanguins arrivée. La plupart des fuppuration
3) la main entre s'étoient rompus. En vaiffeaux
3) chappa de deux le péritoine & le introdutfane
3) au moins, de larges abcès trois foie, ils'é-.
3) le lobe droit matière fanieufe, non chopines,
> poitrine, du s'étendoit dans la digerée;
3> des Vraies même cOne.lufqualat cavité de la
3) en bon érat, côtes. & La vélicule du atroifième fiel
3) communis
remplie de
le étoiz
5) dice
choledoque n'avoir bile;1 duétus
3) en partie d'obftraction ; mais
ancun in5)
mais diftendu gangréné, L'eftomac T'omentum étoit étoit
>) des inteftins par les vents. Les
fain,
>) de plénitude ; paroiffoient les
être dans vaiffeaux un
3) tère & le
reins 2 la rate : le
érat
5> état
pancreas, étoient dans le méfenCe poffible 7.
meilleur
en 1772;1 praticien ily eur, paffa de nouveau dans l'Inde
fécuives 2
pendant trois années
de la marine. Tinfpection Sa
générale des
coneft telle , qu'il m'a 1 complaifance fait
à mon hôpiraux égard
temps de fon dernier
favoir que dans le
beaucoup plus
féjour 2 le mércure étoit
mandel, , qu'il employé ne
fur la côre de CoroDans les flux bilieux, l'avoir été
ayaat
les remèdes précédemment.
échoué, on en faifoit
ordinaires
uage,avec beau-
de la marine. Tinfpection Sa
générale des
coneft telle , qu'il m'a 1 complaifance fait
à mon hôpiraux égard
temps de fon dernier
favoir que dans le
beaucoup plus
féjour 2 le mércure étoit
mandel, , qu'il employé ne
fur la côre de CoroDans les flux bilieux, l'avoir été
ayaat
les remèdes précédemment.
échoué, on en faifoit
ordinaires
uage,avec beau- --- Page 179 ---
dans diftr.part. des Indes orient,
cing milles de circonférence
près, , au couchant de Bornéo, à-peuverte d'eau ftagnante & de fable. cou- Elle
fut inhabitée jufqu'en
oùt le Sultan de Zoila la 1773 céda 2 à temps
l'Angleterre, devoit i pour la
s'acquitter de ce qu'il
orientales de Compagnie des Indes
paffer alors
cette nation. On y fit
un
un Conun
feil,
Gouverneur,
chement Etat-Major de
avec un détade Cypays. On troupes européennes &
lonie de Malais engagea de
auffi une cOBencoolen
une autre de Chinois à
2 &
fixer. Tout le monde 3
venir s'y
bien
continua à fe
porter pendant quelques mois ;
rieur, coup de la fuccès, maladie foit en fridions, foit à l'intédépendante de l'obfruétion étant alors de regardée comme
II m'apprit qu'il étoit rare qu'on quelque s'en vifcère.
invétérés, quand on avoit à combattre des flux un paffar
lieufes, les & que dans toutes les maladies peu biquemment adminiftrés émétiques n'éroient plus auffi fréraifon qu'on ne s'en fervoit que plus par le paffé, parla
d'évacuer l'eftomac; mais qu'on que infiftoit dans la vue
tifs, cipalement donnésà fur les mercuriaux & les prindes autres
peu de jours d'intervalle les purga- uns
plus naturels 3 moyens qu'on fuppofoir être les
pour entrainer la bile. (L) --- Page 180 ---
Des Maladies
charie
uA la moufon n'eut pas plutôt
les maladies fe déclarèrent
gé 2 que violence : à peine
eut-il un
avec
des habitans
furvécut.
dixième
L
décidé qu'on enverroit
Il fut dès-lors vaiffeau à cet établiffement,
un grand fervir de comptoir flottant ;
pour y
on le mouilla dans un
mais comme refferré il ne fut point utile
havre
La direétion du vent ou
pour la fanté. dans cette ifle la faifon
moufon règle
Depuis o8obre
faine & dangereufe,
la moufon
jufqu'en avril , pendant vient de la mer 9
nord-eft 2 le vent eft très-fain. D'avril
& l'établiffement
la moufon fuden ogtobre, pendant fur les marais 2
oueft, le vent pallant de celle de
tant de cette ifle lieu que aux fièvres les
Borneo 2 donne qui, fréquemment 3
plus malignes les hommes 2
lés plus robuf
emportent
heures.
tes en douze Balambangan ou quatorze ne foit qu'à
Quoique de léquateur 5 il n'y pleut
dix degrés
comme au Benpoint périodiquenent & fur la côte de Coromandel. &
gale Deux fois l'an feulement,, en moufon, avril
de
o8tobre, au changement variable pendant l'efpace
le temps eft
donne qui, fréquemment 3
plus malignes les hommes 2
lés plus robuf
emportent
heures.
tes en douze Balambangan ou quatorze ne foit qu'à
Quoique de léquateur 5 il n'y pleut
dix degrés
comme au Benpoint périodiquenent & fur la côte de Coromandel. &
gale Deux fois l'an feulement,, en moufon, avril
de
o8tobre, au changement variable pendant l'efpace
le temps eft --- Page 181 ---
dans differ. part. des Indes orient,
d'environ quinze jours, & l'on 137
alors , à très-peu de diftance, effuie
coups. de vent & des orages confidé. 2 des
rables. Ordinairement les maladies
commencent huit ou dix
le changement de
jours après
avant que le vent n'ait temps été fixé 2 & même
partie du fid-oueft. Tant
dans la
cette moufon, leur violence que dure
même, Malgré que le foleil foit eft la
fois vertical dans cette période, deux
paroît pointaugmenter leur
ilne
En décembre 1773, le malignité.
taine, vaiffeau de la
Royal-Copide la Chine avec Compagnie, les
parti
chofes néceffaires à cet provifions &x
échoua fur la côte de stablifement, Palloan
tante d'environ 80 lieues de Balam- 2 difbangan fes
9 oit léquipage fe rendit dans
chaloupes : deux mois après, le
Capitaine &c 42 hommes
en Angleterre ; il en refta retournèrent
officiers que matelots. Les 63, 9 tant
Malais avoient pris
Anglois &
endroit quinze jours poffeffion de cet
vée, Ilsfe virent
avant leur arrivaiffeau,detout fruftrés, par la pertedu
cequ'onleure envoyoir.
àfeplaindre Cependant,jufquen: avril, ils n'eurent
que de ce quela rareté des --- Page 182 ---
Des Maladies
comeftibles, 138
8 le manque des chofes foufnéceffaires 9 fait naturellement naiffante. Tout
frir dans une continua colonie à fe bien porter;
le monde
Après le chanil ne mourut perfonne. en avril,les malagement de moufon, tout-à-coup, 3 &
dies fe déclarèrent
fa dufirent tant de progrès hommes, pendant tant offirée, que des 63
qui avoient été
ciers que matelots du Royal-Capitainé,
laiffés delléquipage M. Saunders , de
il ne refta que relation. Lui-même f
je tiens d'un cette flux dangereux, qui Toattaqué
pour la Chine,
bligea à s'embarquer llavoit cru devoir
en feptembre.1
le rétablifement tarde
dre ce parti pour obtint en mer dans fon
fa fanté $ quil
la même moufon
paflage > quoique Il eft bien vrai que
duràt toujours. il s'en alla, il exiftoit encore
quand
hommes de ce malheutrois ou quatre de vaiffeau ; mais il apreux équipage qu'ils étoient morts avant
prit depuis
de moufon. Tous les
ie changement du Confeil périrent avant
membres
Tétabliffement: à Pexqu'il ne quittât du Gouverneur. 2 M. Herbert,
ception avoit vécu pendant plus de trente
qui
> quoique Il eft bien vrai que
duràt toujours. il s'en alla, il exiftoit encore
quand
hommes de ce malheutrois ou quatre de vaiffeau ; mais il apreux équipage qu'ils étoient morts avant
prit depuis
de moufon. Tous les
ie changement du Confeil périrent avant
membres
Tétabliffement: à Pexqu'il ne quittât du Gouverneur. 2 M. Herbert,
ception avoit vécu pendant plus de trente
qui --- Page 183 ---
dans difér. part. des Indes orierit. 139
ans dans TInde 2 & fort long-temps
dans les endroits les plus mal-fains,
tels
Batavia & Bencoolen. Il ne
que
de cinq à fx hommes
refta pas plus
des troupes eurodu détachement avoient été envoyées.
péennes qui y Chinois & les Malais
Les Cypays,les
La malipérirent en égale proportion. telle
cette
gnité de Tair fut
pendant
moufon,, qu'aucune bleffure ne pouvoit guérirs que la plus légère égratignure, la piquire même dun coufin,
quand on fe grattoit, dégénéroient en
Elles fe guérif
ulcères confidérables. très-ailément
foient 2 au contraire 2
On fut
pendant la moufon nord-eft.
obligé de couper le bras à une
fon règne: elle fe Rec
fonne pendant
Cette opération
blit promptement.
lui eût
faite pendant l'autre moufon,
inconteflablement coûté la vie.
Cet expofé 2 fait à la hâte 2 des
maladies qui règnent aux Indes orientales 2 & des différentes nuances de
falubritéqueles Européens sy trouvent
fuivant les lieux où ils fe fixent, fera
extraits des obterminé par lumineufes. quelques de M. Yve: ; il
fervations les a faites dans fon voyage de l'Inde --- Page 184 ---
Des Maladics avoir été
en Europe par terre après d'un hôpendant trois ans chirurgien
piral royal de marine.
mal-fain,
4 Ayant quittéle royaume arrivâmes le 9
9) du Bengale, 9 nous
Perfe. 2
>> mars 1758, à Gomron, en
très-
>> Son climat eft fort mal-fain ; fouf-
>> peu d'Européens peuvent intermit- s'y
5> traire aux fièvres putrides mois de
>> tentes qui règnent depujsle & font fou-
* mai jufqu'enfeptembre, d'obftrucions au foie.
>> vent fuivies chirurgien de ce comp-
>> M.Parker,
létendue
% toir,eft fort eftimé pour
9> de fes connoiffances en médecine.
>> Sa pratique a été fi heureufe ,
de deux ans qu'ily
9ad
$> pendant plus
>> refté,lesAnglois n'ont perdu qu'une il
>> feule perfonne. Voici comment féviffent.
>> traite les fièvres qui y,
9> Après avoir preferit un émétique, deux icru-
>> il donne toutes les heures
>> pules de quinquina douze de grains ferfel
& autant
>> de
d'abfinthe,
5> pentaire de Virginie
pulvérifés. remède
>> Sept ou huit dofes de ce
efficacement le retour
>> préviennent
>> de P'accès; & fa continuation, etar
>> dant fept à huit) jours,aprèsla
>> traite les fièvres qui y,
9> Après avoir preferit un émétique, deux icru-
>> il donne toutes les heures
>> pules de quinquina douze de grains ferfel
& autant
>> de
d'abfinthe,
5> pentaire de Virginie
pulvérifés. remède
>> Sept ou huit dofes de ce
efficacement le retour
>> préviennent
>> de P'accès; & fa continuation, etar
>> dant fept à huit) jours,aprèsla --- Page 185 ---
dans diffirn.part. des Indes
* tion du paroxifme,
orient, 141
>> chûtes.
garantit des re-
> Différens auteurs
ont
> de Gomron
qui
parlé
>> Anglois du s Ont 2 ainfi que les
> bué fon infalubrité comptoir aétuel, attri-
>
pendant les mois
d'été, aux émanations
> l'air 2 & font produites qui infeétent
> tréfaétion,
par la pu9 auffi
>> fible
prompte que nui2 d'une efpèce de
> la mer laiffe en quantité poiffon fur que
> rivage.
le
> Vers le 30 mars nous
5 à l'ifle de Karec
dans paflames
> Perfique. Minheer (4).
le golphe
> gien du comptoir hollandois Tullick, chirur5 eft établi, m'apprit que les
y
>
CASAX
intermittentes & les flux
>. maladies ordinaires
éroient les
>> fon pluvieufe.
pendant la fai-
>> De Baffora ayant remonté
> Tygre, nous arrivâmes à
le
>> Cette ville, donton portoit la Bagdad,
>> lation à 500,000 ames, étoit popu-
>> affligée d'une fièvre
alors
pourprée; mais
(4) Elle a quatre lieues de
tient au roi de Perfe. On eftime tour, & apparpas à plus de 5o lieues de Baffora, qu'elle (T) a'eft --- Page 186 ---
Des Maladies
le huitième
>> quoiqu'on fupputàt
elle
fes habitans en taeer attaqué,
>> de
de fâcheufes
> n'eut cependant pas dans cet en-
>> fuites. Nous apprimes Arabes avoient rompu
>> droit que les
Baffora,
>> les digues de la rivière déferts près qui Tenles
5> pour inonder
c'eit-là la
>> tourent. Il paroit fe que
ordi-
>> manière dont ils
vengent leur ont
>> nairement des infultes Turcs qui de cette
>> été faites par les entendimes parler
>> ville. Nous en ation d'autant
d'une
plus
>> comme
épidémie deftruc-
>> barbare,, qu'une néceffairement en être le
>> tive devoit
On l'avoit éprouvé quinze
>> produit.
lorique ce
>> ans auparavant,
ces mêmes
,,
PRSK
digues
* rompant à fubmerger les environs.
>> parvenu
8 fe putréfiant
>> L'eau croupifant
àla quan-
>> autour de Baffora, jointe de poiffon mort
>> tité confidérable laiffé fur les terres, avoit
>> & pourri, infeété latmofphère, & donné
>> alors
à une fièvre putride très-
>> naiffance Douze à quatorze mille
>> meurtrière. étoient morts, & dans
> habitans en des Européens qui s'y
>> le nombre
à
ena voit-on
9 étoient établis; : peine
quan-
>> autour de Baffora, jointe de poiffon mort
>> tité confidérable laiffé fur les terres, avoit
>> & pourri, infeété latmofphère, & donné
>> alors
à une fièvre putride très-
>> naiffance Douze à quatorze mille
>> meurtrière. étoient morts, & dans
> habitans en des Européens qui s'y
>> le nombre
à
ena voit-on
9 étoient établis; : peine --- Page 187 ---
dans diffir. part, des Indes
9 confervé deux ou trois orient, 143
> émanations des eaux
2 tant les
>
ftagnantes &
> corrompues tielles dans 2 deviennent peftilen-
>
ces climats bralans,
> Dernicrement, ché à Baffora un Bacha fit dépê.
> rien négliger 2 avec ordre de ne
x calamité en pour prévenir cette
9> digues de 2 la rivière, faifant réparer les
>> des moyens
2 & soecupant
9> qu'elle ne Bedratres de fes à empécher
>> Vers la fin de mai, limites.
> mesles chaleurs
nous trouvâ-
>> & prefque
eenthveribegiad,
>> Européens. infupportables Nous
pour les
> d'y fgjourner
fumes confeillés
>> bre, Tous nos jufqu'au amis
mois d'oéo-
> vifager que le
nous firent en-
> chaud de
temps devenoit plus
>> chaleur jour en jour 2 l'exceflive
>> dans les que déferts nous avions à redouter:
de
>> tout les dangers l'Arabie, > & fur-
> de rencontrer dans que nous courions:
> bouffées de vent mortelles ces déferts ces
> lentielles, appellées
& pefti-
> Ce. font des
famiels,
>> voyageurs ont à tourbillons craindre que les
> fois vers le milieu ou à quelque-
>
la fin
juin 2 mais plus fouvent
de
en juillet --- Page 188 ---
Des Maladies
144 acût. Ils
fur le champ
>> &
frappent homme Ooll animal qui
>> de mort tout
* les reçoit en face : heureufement
eft prévenu de leur approche
>> qu'on
fenfible danslair.
>> par une altération
fe fier à cet avertiffement,
>> On mais peut il eft court. Quand on s'en ap-
>
il faut que tous les voya-
>> perçoit, ainfi
leurs chevaux &
>> geurs, fe couchent que
à plat le vifa-
>> chameaux
vers
9> ge conte terre, les piedstournés eftnéceffaire
> lefamiel: cette attitude
il
a
>> tant que dure fon paflage; n'y la
>> pas d'autre moyen pour mettre
>> vie en ffreté. Cette vapeur peflilen- n'em-
> tielle paffe promptement ,
une grande
> brifepascommunementu mais va comme un cou-
>> étendue 2
de forte
>> rant fort refferré ,
éloignés TS
>> des voyageurs font ? peu
à diffé-
>> uns des autres,
expofés
# rens famiels , & que plufieurs
être aflez heureux pour
ME
4 vent
On peut s'en garantir juf-
> fouftraire. certain
en ne voya5> qu'à un
nuit point, dans les mois oût
9> geant que de
>> on les redoute.
le
défert
>> Voulant éviter
grand
nous
de Bagdad
* quand
partimes
nous
TS
>> des voyageurs font ? peu
à diffé-
>> uns des autres,
expofés
# rens famiels , & que plufieurs
être aflez heureux pour
ME
4 vent
On peut s'en garantir juf-
> fouftraire. certain
en ne voya5> qu'à un
nuit point, dans les mois oût
9> geant que de
>> on les redoute.
le
défert
>> Voulant éviter
grand
nous
de Bagdad
* quand
partimes
nous --- Page 189 ---
dans diftr. part. des Indes
# nous primes la route de orient, 145
> nous arrivâmes le
Moful, oit
* Carmélite
sjuin. Un moine
> m'apprit que 2 lcs médecin du Bacha s
> de cet endroit, maladies ordinaires
>> ardentes
étoient des fièvres
2 & des
* dantl'été, des fièvres dyflenteries pen-
>> dans la faifon
intermittentes
>) obftruéions & pluvieufe ;
les
9 étoient
embarras du Bic n'y
pas moins
> dans FInde,
a peu communs de
que
s
Ily
cette place contenoit
temps que
s tans ; mais le nombre 300,000 habi-
>> diminué
en a été fort
> dies qui Tont par une famine & les malafitivie.
9> Dans le cours de notre
M nous paffames par
voyage,
> & les eaux font de Nesbin, oût l'air
> qualité ; la même trés-mauvaife
> mêmes maladies
famine & les
l'ont
> rement dépeuplé,
prefque entié.
> Après bien des
> nous trouvâmes enfin difficultés, à
2 nous
# le . 5a août (5): Comme Alep, vers
9> entrepris ce long
nous avions
voyage dans les
publié (s) Yoyer fur les l'Ouvrage maladies que le doSteur Rufel a
ment dans cette ville, (L) qui régnent ordinaires
Ç --- Page 190 ---
Des Maladies
$> mois les plus chauds, je
$ impreffions que les chaleurs parlerai dcs
# onsimainesproduifirent
extra-
>> Elles firent totalement furnoscorps.
9 pétit, diminuèrent les forces, perdre T'ap9 nèrent des coliques
don-
> desévacuations fréquentes 2 procurèrent
5 fes, qui affoiblirent à l'excès. s&cbilieu-
$ vent mon eftomac fut fi
Sou9 qu'à peine pouvois-je
énervé 9
5 peu de lait. Plufieurs d'entre digérer un
9> eurent la fièvre 2 & firrent nous
9> d'avoir recours à de doux obligés
9 Quelques-uns
vomitifs.
> les poudres du prirent doéteur avec fuccès
>> la chaffer, & de petites James,p dofes pour
P mercure doux & de
de
9 la vue d'évacuerla bile rhubarbe, âcre & dans
$ dicante.
mor-
> Quoique nous fulions
S très-amplement de tout pourvus ce
5s falloit pour voyager très à notre qu'il
9) aife 2 foit au moyen des
S que nous avions à
fommes
>>
nousadreffant
dépenfer, foit en
> tiens &
aux principaux Chré.
Mahométans, auprès defquels nous étions auffi
# recommandés qu'il étoit fortement
# & qu'on nous eût approvifionné poffible
mor-
> Quoique nous fulions
S très-amplement de tout pourvus ce
5s falloit pour voyager très à notre qu'il
9) aife 2 foit au moyen des
S que nous avions à
fommes
>>
nousadreffant
dépenfer, foit en
> tiens &
aux principaux Chré.
Mahométans, auprès defquels nous étions auffi
# recommandés qu'il étoit fortement
# & qu'on nous eût approvifionné poffible --- Page 191 ---
dans digtr.) part, des Indes
>> d'une quantité confidérable orient, 147
$ de
de vin
Madère, s de vin
&
9 chofes néceffaires, rouge, autres
>> vrai que plufeurs d'entre 2 il eft cependant
* brèrent leur conflitution nous déla-
$) voyage 5 aufi long que
dans ce
9) Ceux qui prennent pénible.
>> pendant la failon
cette route
* voyager de grand chaude, doivent
9) feulement
matin, ou la nuit
s mieux, & s ce qui vaut encore
>
toujours, tant qu'il
pofibilité, > dans ces
ya
n vertes 9 nommées tackaravan. litières cou-
* Ils doivent
dans
leur du jour ferepofer &
la cha9 effet une hutte 9 ou chercher à cet
9) pofé qu'ils puiffent une maifon, fup9> lépailfeur &c
en trouver dont
9 couverture Timpénétrabilité de la
9 rayons du 2 mettent à l'abri des
>> rien
foleil, ou ils ne doivent
épargner 2 autant que faire fe
Deuhspours'arétera
des
>> d'une rivière; & dans auprès
bords
> fimple tente fans
ce cas 2 une
$ offrira l'afyle 2 le
peinture , leur
9) après celuid'une maifon, plus commode 9
9 meftiques ne
fi les do-
* meéter la toile négligent à
point d'hu-
# l'eau desfoffés chaque inflant avec
pratigtuéstoutautour
G 2 --- Page 192 ---
Des Maladies
>> Nous trouvâmes que la
9> faite avec l'extrait de Jus de limonnade
M étoit la boiffon la plus
limon,
> la plus rafraichiffante agréable &
>> chaleurs étouffantes de pendant la
les
>> mais nousavionsab/olumen journée;
> le foir, d'un verre de bon vin befoin,
9> réparer la perte de nos forces. pour
> Les voyageurs ne doivent
99 oublier
point
>>
d'emporter la
avec eux un peu
d'alun, par
raifon
l'eau
>> Tygre & de
que
du
> affez faine l'Euphrate 2. quoique
7 peut fe troubler
5> aifément. Nous faifions
fort
> gros
mettre deux
d'aluapalvérif@édans) fix ou
$ gallons d'eau ; environ une fept
9 & demie
elle
heure
après 2
devenoit
9) pure & tranfparente : nous ne vimes très5 point que Talun fit du mal. Je
5) tenté de croire
fuis
S qu'il eft très-bon 9 non-feulement
S trouble &
pour purifier l'eau
$9 qu'il rafraîchit limoneule, mais encore
lecorps dans les
# chauds 2 & rend aux fibres pays
S reffort (6). >>
leur
de (6) jetter Quelques une
Aporhicaires ont coutume
diflillées
pincée d'alun dans leurs caux
fimples, 3 quand elles fonr troubles;
5) tenté de croire
fuis
S qu'il eft très-bon 9 non-feulement
S trouble &
pour purifier l'eau
$9 qu'il rafraîchit limoneule, mais encore
lecorps dans les
# chauds 2 & rend aux fibres pays
S reffort (6). >>
leur
de (6) jetter Quelques une
Aporhicaires ont coutume
diflillées
pincée d'alun dans leurs caux
fimples, 3 quand elles fonr troubles; --- Page 193 ---
dans difit. part. des Indes orient,
Depuis les premières éditions 149
tet Ellai, M. Yve a publié
de
de fon
T'Hifoire
fon
voyage aux lndes, & celle de
retour en Europe par terre, ; nous
pouvons donc aduellement
ie leéteur à cet Onvrage, afin renvoyer
inftruife de beaucoup d'autres quilsy
cularités intéreffantes. Il
partiplufieurs détails qui
y trouvera
un grand nombre d'obfervations tomuferont, &
dicinales
métres-importantes.
On a mis au jour 9 depuis la feconde édition de ce Traité
obfervations furles maladies
9 des
craindre dans les longs
qu'on a à
voyages auix
pays chauds, 9 & particuliérement fur
celles des Indes orientales : elles font
de M. Clark 2 ancien chirurgien du
Talbot, vaiffeau de la Compagnie. Ce
n'eft, en grande partie,
de
qu'un journal
Médecine, > fait dans deux
aux Indes. Les principales conclufions voyages
en peu de temps cela les rend très-claires &
tranfparentes. Quoique l'alun altère
un certain point s le goût de
jufqu'à
en faut pour la clarifier, l'eau, ne
le peu
1ro" la rendre plos
paroir pas
celle de Brifol, fi eflimée défagréable à la au goût
& dans d'autres pays chauds. (L) Jamaique
G3 --- Page 194 ---
15o
Des Maladies
qu'on peut tirer de la pratique de
teur,, font que le quinquina
T'Audonné avec fuccès aux
Peut être
quées des fièvres malignes perfonnes &
attates 2 tant dans le temps des rémitten- rémiffions, que dans célui des
mens 2 & lors même que la redouble- fièvre
continue.
eft
furun Tapprends même qu'un autre journal fait
Chirurgien du plan, par M, Robertfon,
guerre, 7 pendant Rainbow le
2 vaifeau de
à la côte de cours de plufieurs
Ti dont
précédemment Guinée, ouvrage
ques extraits dans celui-ci, donné quelment fur preffe. Ilne
eftacuelled'être agréable & bien peut pas manquer
reçu. --- Page 195 ---
dans diftr.part, des Indes occid,
aaoe
CHAPITRE) IV,
MALADIES DANS IES INDES
occidentales,
SECTION PREMIÈRE.
Des diftrens degrés de falubritd dans les
Comptoirs anglois, Des
qui ont éeé faits par les énablifumens
Hetandou, 6 les Elpagnols, Frangois, s les
Novs
notre Ouvrage terminerons cette partie de
tions fur les Indes par quelques oblervaT'expofé des maladies occidentales 2 &
plus communes & les qui y font les
les Européens nouvellement plus fatales pour
Les plus faines de toutes arrivés.
fions angloifes dans
les poffef
monde, font les ifles cette partie du
Bermudes (1);
(:) Ce petir archipel
300 lieues de celui des s éloigné d'environ
vert en 1527 par
Antilles, fur découqui lui donna fon nom, TE/pagnol Jean
Ferdinand Camelo, 3 mais fans Bermude, y aborder,
porrugais en obtinr,
G 4
font les
les Européens nouvellement plus fatales pour
Les plus faines de toutes arrivés.
fions angloifes dans
les poffef
monde, font les ifles cette partie du
Bermudes (1);
(:) Ce petir archipel
300 lieues de celui des s éloigné d'environ
vert en 1527 par
Antilles, fur découqui lui donna fon nom, TE/pagnol Jean
Ferdinand Camelo, 3 mais fans Bermude, y aborder,
porrugais en obtinr,
G 4 --- Page 196 ---
enfuite Yy2
Des Maladies
de
vient celle de la
(),filon en
Barbaexcepte le canton firr
l'an 1572, de
n'eut point de Philippe fuite. II une
fit
conceflion, gai
Sommers naufrage en 1593. Barhoridre, Le vaiffeau s Hangois y
les Anglois s'y brifa en 1609. Trois de Gcorges
les habiter. y envoyérent des familles ans aprés,
Cequ'on
pour
ceur de ce climar publioit de la falubrité, de la
toutes les parties y attira des
donon s'y rendoit d2 T'empire Colons de
lat fanié. On fait des Antilles pour Brirannique :
paffa les mers, & que Waller, poéte recouvrer
infpiré par linpmence chanta ces ifles plammants
payfage, vrais dieux de de Tair , & la fortunées, beauté du
la
(z) Il exifte dans
poéfie. (T)
iriningalinel dont on cette ifle une
mention. Les
me faura gréde maladie
tiques
glandes & vaiffeaux.
faire
lieu à des sobdireenr, eahummeme & lympharables gonflomens
s fuivant les plus ou moins donnene
affedion eft auffi
parties attaquées. confidé
que parmi les hommes. commune parmi les femmes Cette
jambes, Ondinairemen qui
elle paroit aux
five , pour ainfi deviennent d'une pieds & aux
la maladie fe dire 9
groffeur excelcela arrive fixe fur le menfirueufe. ferotum Quand
propage aux quelquefois 2
9 comme
portable ; & peflicaless fi le
la douleur Hinflammation eft
fe
yailes mains, le malade tombe en de infip- maufquirre Ou thydrocele
peu-
. commune parmi les femmes Cette
jambes, Ondinairemen qui
elle paroit aux
five , pour ainfi deviennent d'une pieds & aux
la maladie fe dire 9
groffeur excelcela arrive fixe fur le menfirueufe. ferotum Quand
propage aux quelquefois 2
9 comme
portable ; & peflicaless fi le
la douleur Hinflammation eft
fe
yailes mains, le malade tombe en de infip- maufquirre Ou thydrocele
peu- --- Page 197 ---
dans difer. part, des Indes occid,
lequel eft affife
tale. L'air n'eft Bridgetown, 2 fa capipas moins pur dans la
vent en être la fuite. Lorfque ce font les
glandes du fein qui font engorgées, & qui fe
phlogofent, cette partie devient fouvent
reufe & cancereufe.s
iquire
Toutes les fois que les glandes
tiques, firuées à
lymphales parties qui iles l'exrérieur, avoifinent reffent 3 font attaquées 9
mineufes
plus voluvaiffeaux qu'elles ne l'étoient auparavant ; les
fouffrante. fanguins Dans fe diftendent dans la partie
portée à un tel certains cas 3 l'enflure eft
D'abord, il fort point de , que la peau fe crève.
clair comme de l'eau; cette ouverture un fluide
speu après une matière
gélarineufe 3 les deux jambes font
en même temps dans certaines
attaquées
La
circonflances,
dulaire fièvre, dont qui accompagne la maladie glanpoint la caufe, nous mais nous le occupons 9 n'en eft
Les Negresl la contisctenr fymprome. plus fouvent
les Blanes; on l'ateribne à ce qu'ils font que
vêtus, à ce qu'ils dorment fur la terre trop
Ey y pafient des nuits entières après s'être >
blancs fatigués à Fexcès, ou enivrés de rum. Les
tiennent qui dans Péprouvent > font ceux qui fe
échauffés àla un courant d'air après s'étrè
promenade Ou à la danfe, ceux
qui pafent les nuis hors de leurs maifons
selpirent l'air des marais,ou porrent
deace jufqu'a fe meitre aulit dans des l'imprusemens dont les portes & fenêtres font appar- Ouvertes, ceux enfin quis'adonnent aux liqueurs
G 5
ou enivrés de rum. Les
tiennent qui dans Péprouvent > font ceux qui fe
échauffés àla un courant d'air après s'étrè
promenade Ou à la danfe, ceux
qui pafent les nuis hors de leurs maifons
selpirent l'air des marais,ou porrent
deace jufqu'a fe meitre aulit dans des l'imprusemens dont les portes & fenêtres font appar- Ouvertes, ceux enfin quis'adonnent aux liqueurs
G 5 --- Page 198 ---
B34
Des Mabadies
plus grande partie de
tophe : celui
Saint a Chrif
d'Antigoa eft mauvais
s
Ona; été prétenduque la maladie
apportée d'Afrique à la glandulaire avoir
Negres : cela eft faux sec'eft Barbade par les
indigène : heureufement
une production
tagieufe s ni héréditaire. On qu'elle n'eft ni conétoit rarement mortelle a obfervé qu'elle
n'attaquir le
s à moins qu'elle
mac s les inteftins méfentère; le ; que la têre, l'eftomelles, ne fuffent 7 les ferotum s les mamextrémités étant le fiège parties du mal léfées. Les
du point d'inquiérude à avoir
s il n'y a
corps ne foit
pourvu que l'éras
- les glandes
point cachedlique , Otl
obfiruées pour lymphatiques ne foient point ade
lymphe au canal empècher le retour de
Le traitement thorzchique. qui
glandalaire, efl celui-ci. convient Les
à la maladietiques étant enflammies & glandes lymphaeataplafmes émolliens 8
obfruses les
les fomenrations de même relachans, ainfi que
qués : il faudra donc y avoir nature, font indiqu'il fera pofible d'en faire
recours lorfgues fedaifs prudemment ufage. Les topiJamais du
fait de mal, On s'eft appliqués fervia , n'ont
fucre de faturne
avec fuccès.
de
, d'autres
plomb , de folution de virriol préparations"
vinaigre T'eau-de-vie 2: &c., 8e l'oa a ajouté à blane, ces
de
& la teinture
lotions.
En
thébaiquc.
ne faur employant ces remèdes extériéurs
pas perdre de yue l'état des
, it
ietellins,
, On s'eft appliqués fervia , n'ont
fucre de faturne
avec fuccès.
de
, d'autres
plomb , de folution de virriol préparations"
vinaigre T'eau-de-vie 2: &c., 8e l'oa a ajouté à blane, ces
de
& la teinture
lotions.
En
thébaiquc.
ne faur employant ces remèdes extériéurs
pas perdre de yue l'état des
, it
ietellins, --- Page 199 ---
dans
des Indes
& à la
il eft occid, 155
encore
fec
dangereux 2 quoiqu'il le foit moins plus
on doit entretenir leur liberté
des Jaxarifs.
par le moyen
Les faignées locales font
Comme on manque de
à avantageufes:
on tire du fang des parties fangfires la Barbade,
y faifant des fcarifications. enflammées, en
Dès que l'infammation a cédé, il eft
d'appliquer On lui fait un bandage fitr la partie malade, bon
Si cette partie exercer eft une douce compreffion.
avant tout il ef convenable très-gonilée & ditendue,
quures tranfverfales afin d'y faire des pila lymphe extravafée, 5 Il
de donner iffuc à
lymphe fe foir
peut fe faire que cette
coagulée dans! le rifft
alorsla cure ef beancoup plus
elulaires
dant il faut la tenter également difficile: cepen-
& preferire des frictions avec parle. bandage,
volatil,
IHI liniment
Quand le malade peur
tions mercurielles, il faur lui foutenir les frictrait de cigué prisà à l'insérieur, en faire. L'exlement à la Euérifon,
concourt égainteflinal Lorfque c'est l:érc, l'eflomac on le canal
laire
qui foulrent de la maladie
2 fouven: un véficatoire
glanduprès des parties malades qu'il eft appliqué auffi
avantageux. Quelquefois on pofmible, eft
efficacemment, au moyen de lécher foulage trèstrès-camphré il n'eil pas rare
viriolique
enlève les douleurs,
que ce topique
moniaux > ou à
L'opium uni aux antilépicacuanha . a fair beauG 6
laire
qui foulrent de la maladie
2 fouven: un véficatoire
glanduprès des parties malades qu'il eft appliqué auffi
avantageux. Quelquefois on pofmible, eft
efficacemment, au moyen de lécher foulage trèstrès-camphré il n'eil pas rare
viriolique
enlève les douleurs,
que ce topique
moniaux > ou à
L'opium uni aux antilépicacuanha . a fair beauG 6 --- Page 200 ---
Des Maladies
aétuellement
fois. L'air de qu'il fanté ne l'étoit auitres
qui brille fir les
fonnes. coup de bien fur un grand nombre de
perdont Aétuellement il faut
de
on doit attaquer la parler fièvre la manière
qui accompagne l'affection lymphatique, 9
généralil faur fe comporter ici gtandulaire. En
mtermittentes ordinaires
comme dans les
Taces, & rendre les fieurs s tâcher d'abréger
crife auffi abondantes
qui forment la
fièvre
qu'il eft
Les ayant ceffé, - les purgatifs font poffible. La
émiétriques font
indiqués.
fecours quand on fait les également d'un' grand
Si linflammatioa
placer commeilfaur.
la maladie
locale, qui accompagne
fèvre eft ardente glandulaire, eft très- forte ; ii la
faire tirer du
s on peut fe hafarder à
à cet égard, fang ; mais en général , il faus,
confpection. beancoup Plufieurs de prudence & de circetre : d'ailleurs
font morts fous la lanfait naitre-la maladie s cette opération a fouvent
foient peu difpofès. chez ceux qui y paroi@
Linfiammation & la fièvre
on doit chercher à combattre étant tombées,
difpolantes afin de
les caufes préLe quinquina & les calibés prévenir les rechtites:
crire à cet effer.
peuvent fe prefmoins ; les gonflemens L'électricité ne convient pas
fon fecours : il eft probable foat diminués par
flimulan: le fyfeme
gu'elle agit en
fant Tabforption. Les glandulaire, & favoris
à la dofe de deux
fleurs de zinc donnécs
ou trois grains, deux. OH.
combattre étant tombées,
difpolantes afin de
les caufes préLe quinquina & les calibés prévenir les rechtites:
crire à cet effer.
peuvent fe prefmoins ; les gonflemens L'électricité ne convient pas
fon fecours : il eft probable foat diminués par
flimulan: le fyfeme
gu'elle agit en
fant Tabforption. Les glandulaire, & favoris
à la dofe de deux
fleurs de zinc donnécs
ou trois grains, deux. OH. --- Page 201 ---
dans digtr.part. des Indes occid,
Européens qui habitent l'ifle
ferrat, eft une
327Z
bonté de Tair preuve évidente de la
en dire autant qu'onyrefpire, de Nevis.
On peut
faifon
Éng général, la
pluvieufe. a lieu dans ces ifles en
aoit,feptembre, odobr.&enovembre
Dernidrement, du choix
quand on s'eft occupé
des cantons
mer les principaux
propres.à forglois à la Grenade & érabliffemens anmais fur-tour à
aux Grenadins 2
Tabago, la fanté des
le trois fyfême fois le jour 9 ont auffi réuffi à fortifier
nouvelle invafion. glandulaire Il 3 & à garantir d'une
bain froid, qui
en a été de même du
mème caufé ja mort cependant à
a fait du mal, &
Les remèdes
quelques perfonnes.
la Barbade contre employés la maladie par le peuple à
font de le tartre ftibié, s comme glandulaire,
mer l'opium, , le foufre vomitif ; l'eau
dron. C dernier a réellement s l'eau de goueffets, fur-tout quand
de très-bons
ble. Lcs infufions amères lopium eft préjudiciasecommandables.
lui paroiffent anffi
excernes, il fe fert Quant de différentes aux applications
feuilles, d'efprits camphrés,
eipéces de
Tout ce que nous venons , &c.
maladie
d'expofer fur la
Ouvrage slandulstre,ef de M.
extrait de l'excellent
des hôpitaux de la Jacques Marine, Heudy établis 7 médecin
bade, & de la mjlice de cette ifle. à la Bai-
(T)
asecommandables.
lui paroiffent anffi
excernes, il fe fert Quant de différentes aux applications
feuilles, d'efprits camphrés,
eipéces de
Tout ce que nous venons , &c.
maladie
d'expofer fur la
Ouvrage slandulstre,ef de M.
extrait de l'excellent
des hôpitaux de la Jacques Marine, Heudy établis 7 médecin
bade, & de la mjlice de cette ifle. à la Bai-
(T) --- Page 202 ---
F;8
- Des Maladies
habitansy y eft entrée
bien
chofe : ce n'eft pas fans pour douleur petde
nous en faifons la remarque.Dans
de
RaE
Saint-Vincent, la ville de
eft très mal-faine
Kinfton
marais qui l'avoifine. 2 par Il rapport aur
faut
que ces nouveaux établiffemens elpérer deviendront plus fains quand on
donné des écoulemens
aura
gnantes. La chaleur
anx eaux ftadeffécheroit
feule du foleil
le fol dans
droits, fi les bois étoient plufieurs enabattus.
Quant aux établiffemens des autres
nations curopéennes
contenterons d'obferver 2 nous nous
climat de
ici que le
Cayenne a été
aux François
& très-funefte
(3),
que l'ifle de
frangoife, (3)Cetreille, qui eftle centre de la Guyanne
férence. Par quinze à dix huir lieues de circona rarement donnée une conformation que la nature
fur les côres, &: baffe 9 elle fe trouve élevée
fulte que les marais atl milieu ; il en rébre 2 ce quila rend affez y foot en grand nomconftances qui ajoutent mal-faine. Deux cirbrirs, c'eft qu'il
encore à fon infaluque les pluies fonr y a beaucoup de bois 7 &
dant neuf mois. Le prefque feul
continuelles
la colonie, a éré bâni dans bourg qui foit Rone
lieuss, qui pouvoit être aifiinent une plaine de deux
percée de
élevée
fulte que les marais atl milieu ; il en rébre 2 ce quila rend affez y foot en grand nomconftances qui ajoutent mal-faine. Deux cirbrirs, c'eft qu'il
encore à fon infaluque les pluies fonr y a beaucoup de bois 7 &
dant neuf mois. Le prefque feul
continuelles
la colonie, a éré bâni dans bourg qui foit Rone
lieuss, qui pouvoit être aifiinent une plaine de deux
percée de --- Page 203 ---
dans differ. part, des Indes occid.
Saint-Domingue eft beaucoup moins 159
falubre que la Martinique (4). A la
égoutter canaux navigables, les
& dont onn'apas fu même
eaux.
mal Malgré de le vice du climat de Cayenne le
Siam, fi funefte à la Martinique & 9 à
Sain-Domingue malignes & la
2 y eft inconnu; ; les fièvres
ne vient-il pas petite de ce vérole y font rares : cela:
pérées ? Ii eft certain que les chaleurs font tems'élève tous les jours far qu'un les neuf vent d'eft
matin , rafraichit
heures
el
l'air
M. Barrète
finguliérement.
2 médecin qui a pratiqué à
fort Cayenne 2 noNs avertit que le teranos y eft
gres, ordintire, & fur-tout E attaque fouvent les NeBlancs en font
Négrillons, , mais que les
pris trés-rarement. exempus, ou du moins enfonr
envoyé Ilnyap à pas bien des années que nous avons:
s'agit
grands frais 9 dans l'ifle dont il
plupart 2 quantité dans les de cultivate urs, ramaffés la
moire de leur triffe boues de FEurope : la mélarmes à tour homme deflinée fait verfer des
par des circonflances fenfibie. Condsmnés,
a! l'ennui,alap privarion imprévues, des
à l'inacions
& aux maladies contagieufes premiers befoins,
jours la faifon pluvicufe
qu'enfante toujours dans les horreurs du 2 ils ont fini leurs
(4) Cette ifte eft
défelpoir. (T)
mal-faine
cependant encore affez
voici les raifons. pour beaucoup Le
de François : en
environné d'un territoire Fort-Royal fe trouve
marécageux 3 le
,alap privarion imprévues, des
à l'inacions
& aux maladies contagieufes premiers befoins,
jours la faifon pluvicufe
qu'enfante toujours dans les horreurs du 2 ils ont fini leurs
(4) Cette ifte eft
défelpoir. (T)
mal-faine
cependant encore affez
voici les raifons. pour beaucoup Le
de François : en
environné d'un territoire Fort-Royal fe trouve
marécageux 3 le --- Page 204 ---
Des Maladies
Guadeloupe, à la Martinique &c la
plupart des autres ifles françoifes des
Indes occidentales, il y a des terreins
bas, marécageux,
pellés
communément: : apballes-terres, oùt les étrangers
indigens 2 entre lelquels on les partage, s'expofent à perdre la fanté & la
vie mêmc, lorfqu'ils les défrichent.
Les établiffemens
hollandois à Surinam,
tous extrêmement Suint-Euflache, Curacao, font
mal-fains.
En différens endroits des
fions
poffefefpagnoles aux Indes occidentales 2 la pureté de P'air varie beaulieux coup, relativement : la fituation des
: ainfi la ville de Mexico eft trèsfalubre > tandis que Vera-Crux, fon
On portde obferve mer,l'eft on nep peut pas moins.
que les pluies périodimonillage où malheureufement de Sain:-Pierre, 9 bourg de cette ifle,
le commerce eft on a porté prefque tout
élevé & coupéà 2 pic, adoffé à un côteau affez
dire 2 lui intercepte quil'enfermespour: les vents de l'ef aiofi les
plus conflans & les plus fains dans CGS s
chidant irées, & l'expofe 2 fans aucun fouffe rafrai- correfléchis , 2ux le rayons du foleil, qui lui font
noir du rivage. par (T) côteau > la mer, & le fable --- Page 205 ---
dans difér. part. des Indes occid. 161
& les maladies qui les ftivent,
ques font infiniment plus violentes dans les
marécageux & coulieux chauds 2
incultes
verts de bois, ou
7 appartedes Indes occidennans att continent dans les ifles adjacentes.
Néanmoins tales 2 que Tintérieur du pays eft, en
fain que les côtes. Si
général 9 plus la vue fur toutes celles
nous portons efpagnol, dans la baie
du continent
de
du Mexique - 7 nous trouverons & de rivières peu
de mer, de villes
Ront la falubrité foit paffable pendant
la faifon multitudes pluvieufe (5). de goulus de mer. ;
Des
entaffés dans les
énormes & voraces, obicurs 8
havres ; des nuages du côté du épais, midi,
venant lentement
& d'éclairs,
accompagnés de tonnerre
la
annoncent aux Indes occidentales terribles
faifon des maladies, & fontles
avant-coureurs de ces torrens impéformés en
dei jours par la
tueux,
fubmergent
PSL
fonte des nuages:
qui
(s) Nous aurons occafion de parler par des
la fite de plufieurs où grandes l'on refpire provinces un air pur
Indes occidentales,
& falubre. (L)
lentement
& d'éclairs,
accompagnés de tonnerre
la
annoncent aux Indes occidentales terribles
faifon des maladies, & fontles
avant-coureurs de ces torrens impéformés en
dei jours par la
tueux,
fubmergent
PSL
fonte des nuages:
qui
(s) Nous aurons occafion de parler par des
la fite de plufieurs où grandes l'on refpire provinces un air pur
Indes occidentales,
& falubre. (L) --- Page 206 ---
Des Maladies
toutes les terres. Par leur durée
pluiesgrotfifient nombre
àun tel point le
les
des rivières qui
grand
qu'à plufieurs milles, & l'arroient 3
diffance de dix lieues du preique à la
eaux de la mer en
rivage : les
& limonneufes, deviennent douces
Une autre caufe rend
pour les Européens
dangereux
vres qui font dans plufieurs des haplus fers en général. cette baie, & les
Mahon
Ainfi, au Port.
vaiffeaux 2 près Pifle de Rattuan, les
tellement mouillent abrité
dans un baflin
tagnes
qu'il BerE de hautes monvents. ris ont encore inacceflible aux
cet égard
plus à fouffrir à
que dans le havre
d'Antigoa ; l'air flagnant
anglois
raifon, 9 devient fi funefts par cette
T'avoir refpiré
2 qu'après
eft attaqué fitbitement quelques jours 2 on
mens violens. de
de vomiffedélire & 2
maux de
de
qu'en moins de tête,
trois jours 2 on voit le
deux ou
fortir par tous les pores. fang Il diffous
bable que l'eau de la mer même eft proputréfieroit promptement dans
fe
endroits pareils, 8c détruiroit
des
tout le
bientôt
poiffon, 3 fi fon mouvement --- Page 207 ---
dans difir.part desIndes occid, flux 163 &
n'étoit entretenu par un petit : effet
reflux fenfibles tous les jours
paroit dépendre des vents qui
qui
règnent baie au de large. Honduras & le pays des
La
être confidérés
Mofquites fains 2 peuvent fi on les compare avec
comme la rivière des Charpentiers 2 & Riomorte ou la rivière de Mort, 9 dans le
du Mexique. Ce dernier engolphe droit a été ainfi appellé par les Efpagnols à caufe de ia mortalité qui a
détruit ceux de leur nation qui 2 en
avoient tenté des'y,
différens temps 2
néanmoins ont s
fixer. Les Anglois
été moins maldepuis cette époque, font redevables à l'atheureux. Ils en
de s'établir fur
tention qu'ils ont eue
un autre canton. Celui qu'ils occupent
fe nomme Rivière-Neuve.
que les
On obferve communément mieux
femmes fe portent dans beaucoup les Indes occique les hommés qu'elles n'y font pas d'aildentales auffi 2 fujettes à la fièvre jaune :
leurs
cela provient de ce
probablement fuivent plus de régime.
qu'elles
MMA
ables à l'atheureux. Ils en
de s'établir fur
tention qu'ils ont eue
un autre canton. Celui qu'ils occupent
fe nomme Rivière-Neuve.
que les
On obferve communément mieux
femmes fe portent dans beaucoup les Indes occique les hommés qu'elles n'y font pas d'aildentales auffi 2 fujettes à la fièvre jaune :
leurs
cela provient de ce
probablement fuivent plus de régime.
qu'elles
MMA --- Page 208 ---
Des Maladics
SECTION SECONDE.
Maladies des Indes
de celle guion appelle occiderteles, hipoire
cefe la fevre ordinaire des Fèvre jaune :
dentals, mais portée à Indes occimalignité extraordinair. un2 point de
y refemble 2 obfervée à Cadix, Maladie qui
tions données par les
RelaHollandois
Frangois 6 les
dans les Indes 2 des maladies régnantes
mortalités qu'elles occidentales. Affrajes
les Anglois a Bafimenios, oecafomnent parmi
6 la Havane,
Carthagine,
DAxs les Indes
comme dans les autres occidentales climats
;
fains, 3 les fièvres & les flux font malneftes aux
fudie vulgairement Européens : mais la malane
appellée fièvre
2 leur eft plus
jaufatale (1).
particuliérement
(r) Les premiers accidens
rent chez les Européens
qui fe déclaaux Indes occidentales, nouvellement: font le
arrivés
avec dégeût pour les alimens, mal de rère,
la bouche 2 la
3 Tamertume de
urines, &c. Souvent conflipatign on les 5 la fait rougeur des
dilparoitre --- Page 209 ---
dans differ. part. des Indes occid. 165
L'ayant attentivement examinée,8
fait fur cet objet les réflexions
ayant
prefque fur le champ , en ordonnant de la la diflolu- diète;
Fufage de la limonnade, celui
décoction de crème de tartre dans l'eau,la minoratifs fur
tion de tamarins > &cc., & des
la fin.
éprouvé;
M. Rollo 2 chirurgien anglois,
pendant la dernière gucrre des qu'un maladies
les
ETSS
fàr de préferver troupes étoit deleur adminiftrer
les Indes occidentales, quelques jours > de le
du quinquina ceffer pendant enfuite, & d'y revenir de
leur faire
ce que chaque
temps en temps s deux jufqu'à onces. Il en failoit
homme en eût pris dans deux pintes d'eau
mettre quarante gros demi-feptier de rhum. On
commune 9 avec fois un petit verre. Avant,
en donnoit chaque n'elt connu ce préfervatif. les
dit-il, (e ga'il
tous les jours d'affettions
foldats plaignoiens Ce praticien ajoute que le bain de
bilieufes.
de fon côié, à prémer ne contribue maladies. pas Ii peu, preferivoit à tous les
venir les
d'entrer dans
hommes qui fe portoient bien, refter deux heul'eau de grand matin, & d'y ainfi la propreté,
res : outre qu'il falutaire., entretenoit il foutenoit les forces,
chofe donnvit très du reffort à la machine.
&
fe
€ Au moyen du régime 2 on les peut Inde. encore, occigarantir des maladies dans doit
être reflaudentales. La nourriture
y il faut interrante : lel bon vin convient,mais
venir les
d'entrer dans
hommes qui fe portoient bien, refter deux heul'eau de grand matin, & d'y ainfi la propreté,
res : outre qu'il falutaire., entretenoit il foutenoit les forces,
chofe donnvit très du reffort à la machine.
&
fe
€ Au moyen du régime 2 on les peut Inde. encore, occigarantir des maladies dans doit
être reflaudentales. La nourriture
y il faut interrante : lel bon vin convient,mais --- Page 210 ---
Des Maladies
les plus férieufes 9 je fuis maintedire foigneufement les liqueurs fpiritueufes s
& fur-tour le rhum.
s'étant
M. Rollo connut un artilleur qui ,
les
habitué à en avaler un perit verre tous
matins, & enayant augmenté la dofe petit-àà la févre & au dévoiement:
petit,ficomba Y'ouverture du cadavre découvrit un ulcère
dans l'eftomac, d'obferver
les maladies
Il eft bon
qu'après Indes
qu'on: a effuyées dans les
occidentales,il éviter
y a bien des précamions à prendre leftomac pour reftetrèsles rechûtes. Fort fouvent
à la fois,8
affoibli ; on doit alors manger font peu de facile digeffeulement des chofes qui les ceufs pondus
tion. Le lait , le bouilion, 7.
bouildepuis un inflant, cruds ou légèrement
&
lis, le pain bien levé 2 les geiées végétales pieds
animales, faites vecicogan.lstienley donnent une
de mouton ; la foupe de tortue, des
les
bonne nourriture. S'il y a
aigreurs, animal
acidesvégétaux ne valent rien;lerègnea dans
fournit les alimens les plus convenables
cette circonflance : on pcut ufer des végétaux
reconnus comme anti-acides 2 tels que les
choux,, les carottes 2 les oignons les poila moutarde , &c. Le vin éf excelreaux,
les digeftions languiffent
lent, 9 fur-tout lorfque
chofes font ainfi,
par défaut de ton. "Quandles méritent la
ies boiffons froides
préférence. de cétte
L'infufion de fleurs de camomille prife
de
ganière > & à laquelle on ajoure un peu
des forces sau ventricule.
lait, redonnefouvent
2 les oignons les poila moutarde , &c. Le vin éf excelreaux,
les digeftions languiffent
lent, 9 fur-tout lorfque
chofes font ainfi,
par défaut de ton. "Quandles méritent la
ies boiffons froides
préférence. de cétte
L'infufion de fleurs de camomille prife
de
ganière > & à laquelle on ajoure un peu
des forces sau ventricule.
lait, redonnefouvent --- Page 211 ---
dans difir.part. des Indes occid,
nant (2) d'avis que la diffolution 167
fang , fi évidente
du
violentes
2. les
le vomiement hémorragies
autres accidens qui la
noir 2 &
ne font que les
caraéérifent,
fâcheux de la fièvre fymptomes les plus
Indes occidentales.
ordinaire des
deles confidérer Nous aurions tort
fous un
devue.Il - en eft de ces
autre point
me des taches
fymptomes comfanglantes dans pourprées la
& des urines
hoquet dans la
petite-vérole, ou du
à ces derniers dyffenterie; ; femblables
2 ceux dont nous veLa conftipation eft
dent de la convalefcence. fréquemment S'il
un accid'acide dans
il faut n'y a poirt
diète végérale. leflomac, Les
preferire une
oranges, le miel, la figues, crème les de raifins, 3 les
vent faire ici du bien. Suppofé tartre 2
aigreurs s on ordonne une ou qu'ily deux ait Fots
cuillerées de magnéfie.
perites
Au lieu de la cenfipation,
fois la diarrhée qui retarde la c'eft quelques
Lorfqu'elle n'eft pas confidérable convalefcence,
pend
de trop d'acides dans 2 & ne dépeu dAeu de chaux ou de
TeRomac,un
faire ceffer. Le vin rouge convient magnefie ici peur la
férence au blanc. (T)
de préconferver (2) Voyer mon Efai fur les
de
la fanté des gens de mer. moyens (L) --- Page 212 ---
Des Maladies
de
mention 0 7 ne fe déclanons
faire la maladie eft excefrent que quand
& par-là même ils
fivement maligne,
indiquent toujours un grand danger.
En général, ils font Teffet des chaleurs
excefives, & d'un vice particulier de
T'atmofphère. Quelquefois cependant
les attribuer à T'état cachecon peut
de
aux excès
liqueurs fpiritique 2 aux violens exercices pris au
tueufes,
foleil. obfervations fuivantes 9 du
Les
doéteur Wind 1 2 répandent beaucoup
de jour fur cette matière. vaiffeau de guerre
< Le Mildebourg, fit voile du Texel le
2 hollandois 2
dans
>> 25, décembre 1750 1 , & entra
de
havre de Curacao le 12 mars
5> le
fuivante. A cette époque,
> l'année
jouiffoit de la
>> tout fon équipage un feul homme
9> meilleure fanté ;
On
mort
la traverfée.
5> étoit
pendant & très-humide à
* refpira un air épais chaleurs
furent
>> Curacao, & les
y com-
: enforte qu'au
>> infupportables d'avril deux terribles
* mencement fe déclarèrent. Une dyf-
>> maladies
de
>> fenterie putride 9 accompagnée d'évacuations
> grandes douleurs 2
> infeêtes,
age un feul homme
9> meilleure fanté ;
On
mort
la traverfée.
5> étoit
pendant & très-humide à
* refpira un air épais chaleurs
furent
>> Curacao, & les
y com-
: enforte qu'au
>> infupportables d'avril deux terribles
* mencement fe déclarèrent. Une dyf-
>> maladies
de
>> fenterie putride 9 accompagnée d'évacuations
> grandes douleurs 2
> infeêtes, --- Page 213 ---
dans differ, part. des Indes occid.
>> infedtes, & de hoquet : une
16g
* très-violente, ayant le
fièvre
9 noir pour fymptome. vomiffement
>> Le 17 avril ce vaiffean
> pour aller en courfe; il eut appareilla
b un temps humide &
en mer
4 maladies continuèrent pluvieux ; les
> mais avec moins de à régner 9
> dans le havre, Ceux
force que
9) dyffenterie n'étoient qui avoient la
> mentés du
point tour-
> voient
hoquet s &
aucun des autres n'éprou-
# fymptomes ; le vomiffement facheux
9 ne fe déclaroit
noir
9) ceux qui avoient pas la non plus chez
* guand ils étoient à Curacao. fièvre, comme
9 Aucun de ceux qui
5 ces maladies en mer, n'en contraétérent
> time; mais quand
fut la vic-
> eut lieu vers la donfatrentrs.coqui fin
* miers accidens fe d'avril, les pre9 hoquet furvint dans renouvellerent, la
le
> le vomiffement noir dans dyffenterie, 2
> le nombre des malades fut la fèvre;
# menté; on en perdit
très-augJe fais très-bien
plufieurs >.
perfonnes
qu'une ou deux
la fièvre peuvent être attaquées de
jaune à la
voue même que le vomiffement Jamaique ; j'anoir a
H --- Page 214 ---
Des Maladies
le plus à craindre de tous fes fymptomes, peut fe manifefter chez un Euronouvellement arrivé dans cette
péen ille, fans qu'il ait eu aucune indifpofi- fiètion antécédente, 8 fans que cette
vre exifte dans les environs : mais que
peut-on conclure à cet epard,feenict fur le
qu'il eft poffible qu'on éprouve accidens d'une
champles plus terribles
faifon
fèvre maligne pendant une
très-faine ?
dans
Cela arrive journellement rien
toutes les parties du monde ;
n'eft moins rare que de voir une perfonne attaquée de fièvre intermittente
obftinée, ou de flux, dans les endroits il
les plus falubres, 8 fréquemment de la fièvre
y, en a qui font atteintes
l'attrifans qu'on puiffe
pétéchiale, buer à la contagion. Au refte, ces cas
ne font pas ceux qui fixent aétuellement notre attention ; nous ne parlons
des maladies épidémiques &g géné.
que
dépendantes de principes dont
rales,
Finfluence eft univerfelle.
d'un bout à l'autre
J'ai parcouru
tant maplufieurs relations angloifes, de cette fèvre
nufcrites qu'imprimées,
5 dans la
jaune des Indes occidentales
ans qu'on puiffe
pétéchiale, buer à la contagion. Au refte, ces cas
ne font pas ceux qui fixent aétuellement notre attention ; nous ne parlons
des maladies épidémiques &g géné.
que
dépendantes de principes dont
rales,
Finfluence eft univerfelle.
d'un bout à l'autre
J'ai parcouru
tant maplufieurs relations angloifes, de cette fèvre
nufcrites qu'imprimées,
5 dans la
jaune des Indes occidentales --- Page 215 ---
dans diffir. part. des Indes occid,
plupart les auteurs ne
17t
guère que fur l'épithète s'accordent
tume
qu'on a coueft communément deluidonner, 2 parce que la peau
cependant ce fymptome teinte en jaune :
moins commun dans
n'eft pas
les fièvres intermittentes prefque toutes
fieurs fièvres
2 dans
coup d'autres épidémiques 2 & selur
maladies. Il n'eft
point une marque diftinétive donc
quelle on puiffe défigner
par lafaut celle qui nous
comme il
On a fuppofé (3) occupe. dans le
que cette fiévre étoit paffée principe;
occidentales à
aux Indes
venu de Siam 2
bord d'un vaiffeau
mérigue,,
: cette opinion eft chidies femblables puifqu'on a vu des malaà celle-ci,
ment dans les Indes
non-feule.
même dans
orientales, mais
méridionales quelques-unes de
des parties
montroient dans FEurope. les faifons Eiles fe
étoit extrêmement chaud
où l'aiz
On en vit régner une de & mal-fain.
cette efpèce
partic (3) de Le chapitre premier de la
cet Ouvrage renferme troifième
méthode particularités de la relatives traiter, à cette fièvre plufieurs s & la
(L)
Hz --- Page 216 ---
Das Maladies
à Cadix en Epagne,
oGobre de l'année en'feptembre &
la chaleur exceflive, 1764, temps où
d'eau pendant
2 & le manque
tre des maladies plufieurs mois, fit nai.
violentes,
ques 7 du genre des bilieufes épidémireffembloient à celles des Indes 2 occi- qui
dentales. Elles moifionnoient fouvent
jufqu'à cent hommes dans le même
jour. Les vents étoient alors communémental l'eft, & le coucher du foleil
étoit fuivi de la chûte d'une rofée
extraordinaire & très-abondante.
Celle dont il eft queftion commençoito ordinairement par de petites alternatives de chaud & de froid, des naufées,douleur de tête, dudos, des lome
bes, & au creux de l'eftomac. Souvent
en moins de vingt-quatre heures ces
fymptomes étoient futivis de
envies de vomir , de
grandes
de bile verte o1 jaune, vomiffemens d'une odeur
très-infeâte. Quelques-tins rendoient
par en-haut une humeur noire comme
de l'encre 2 & mouroient auffi-tôt
après dans des convulfions affreufes,
& une fueur froide. Quelquefois le 9
ponls étoit enfoncé, quelquefois accéléré; mais la plupart du temps il chan.
toient futivis de
envies de vomir , de
grandes
de bile verte o1 jaune, vomiffemens d'une odeur
très-infeâte. Quelques-tins rendoient
par en-haut une humeur noire comme
de l'encre 2 & mouroient auffi-tôt
après dans des convulfions affreufes,
& une fueur froide. Quelquefois le 9
ponls étoit enfoncé, quelquefois accéléré; mais la plupart du temps il chan. --- Page 217 ---
dans difirn. part. des Indes occid,
de rithme à chaque inftant. 173
peatd premier jour, , la furface du Après
étoit ordinairementf
corps
brillante; le mal de froide, tête & ou la fèche &
dégénéroient
flupeur
fréquemment en ' délire
furieux, qui devenoit bientôt fatal.
La cour de Madrid ayant ordonné
qu'on fit l'ouverture des
trouva l'eftomac 2 le méfentère cadavres, & les on
inteflins couverts de taches
neufes; le foie & les poumons gangréuine couleur & une, texture avoient
l'orifice du ventricule
putrides;
beaucoup fouffert ; les parut taches avoir
s'y trouvoient étoient uicérées qui il
renfermoit quantité d'atrabile
;
par terre. > elle y
; jettée
fible
produifoit une fenl'efprit elfervefcences de vitriol I fon mélange avec
violente ébullition. s occafionnoit une
pourriffoient en fi peu Les de cadavres fe
étoit impoflible d'en foutenir temps, qu'il
au bout de fix heures : dans Podeur
les vers étoient déjà nichés plufieurs
ce temps, dans le canal alimentaire. 2 après
Le Tweed, vaiffeau de
loit alors dans la baie de Cadix Roi, mouil.
fieurs hommes de fon
5 pluvenus à terre, furent équipage étant
tresincommoH3 --- Page 218 ---
Des Maladies
déssmais ils fe rétablirent, fans
tion, quand on les eut
excep:
ni le vomifement
portés à bord:
autre fymptome
noir 2 ni aucun
rèrent dans les dangereux ne fe déclade cette maladie vaifleaux, La crainte
contraignit
perfonnes de diftinétion à plufieurs
un afyle à la
chercher
rent en parfaite campagne; fanté. ellesy vécuLes Médecins des autres
que les François & les
pays, tels
appellent difteremment les Hollandois, 9
Indes occidentales : ils ne fièvres des
pas même fur les noms à s'accordent
celles qui n'ont aucune
légard de
femblance.
efpèce de difDeux Médecins françois
pratiqué à
qui ont
blié, depuis Saint-Domingue, 2 ont pudies quiy dominent peu, THiftoire des malaM. Chevalier
(4). Le premier s
prefque tous les 9 nous apprend que
nent à
Européens qui vienSaint-Domingue, tant de l'Eu.
Domingue (4) Trairé des fièvres de l'ifle de Saints
D. M: (L) 2 par Poiffonnier Delperières;
Lettres fur les maladies de
par Chevalier. D. M, (L) Sain-Domingne;
ont pudies quiy dominent peu, THiftoire des malaM. Chevalier
(4). Le premier s
prefque tous les 9 nous apprend que
nent à
Européens qui vienSaint-Domingue, tant de l'Eu.
Domingue (4) Trairé des fièvres de l'ifle de Saints
D. M: (L) 2 par Poiffonnier Delperières;
Lettres fur les maladies de
par Chevalier. D. M, (L) Sain-Domingne; --- Page 219 ---
dans diftr. pari. des Indes occid.
rope que de T'Amérique
ELIE
font attaqués 2. immédiatement
nale, 2
dune fièvre maaprès leur arrivée,
maladie de
2 autrefois appellée de la fièvre auE qui ne diffère
en France, qu'en
tomnale 2 commune violente, 8 plus
ce qu'elle eft, & plus
M. Poifiondangereufe: Le dernier 9
la médenier 2 qui a exercé trois ans les fiècine dans cette ifle, dit
les
communes E les plus
vres
plus
nouvellefatales parmi les Européens
font
ment arrivés à Saint-Domingue, ardente
le vrai caufus ou fèvre
portée au plus haut degré;. ou une le
autre maladie 2 qui eft toujours
caufus Ou fièvre ardente 2 mais un
diminutif de la première (5). Les deux
(5) Dans prefque toutes les parties baffes air
de cette ifle 2 Thumidité exceflive putrides s un de
chaud & brûlant, &les exhalaifons
à T'air
toutes foites de fubftances impriment les infeStes s'y.
un cara@tère de pourriture ;
mulriplient extrsordinairemient. enlèvent le
Il paroit que les maladies qui
font la
plus de monde à Saint-Domingue tierce & le 3 caufus
fèvre jaune 1 la double
ou La fièvre première ardente. eft trop connue pour que nous
en parlions.
H 4
--- Page 220 ---
à76
Des Maladies
Auteurs françois dont
de parler
nous venons
s conviennent que lair de
La feconde fe
anciens appellent hemitrirea rapporte au genre que les
affez d'analogie avec celle triaophys, & a
febris mfenteriea.
que Baglivi a appelle
La double tierce fe déclare
comme une fimple fièvre tierce ordinairement
qu'après quelques jours
; ce n'eft
d'une nouvelle fièvre en fait que la complication
de façon que les
une double tierce;
& ne laiffent plus paroxifimes fe joignent 9
paroitre qu'une
rémillon, termifion. qu'on ne peut jamais appeller legère
inCes accès font
vomifemens ; le accompagnés pouls eft de naufées ou
égal, quelquefois petit & fréquent s affez
mou & flafque; le ventre eft ferré, : quelquefois
les hypocondres font élevés toujours gonflé;
piâtre douloureux s & ily a une
2 quelquefois
; la tête eft toujours conflipation opiremment dans les uns que dans prife, mais diffé;
La fièvre dont il
les attres.
double tierce bilieufe s'agit peut fe divifer en
, & en double
les lymphatique ou pituireufe, Dans la
tierce
hypecondres font peu gonflés & bilieufe, >
loureux, la langue eft
plus donplus jaune, le pouls eft chargée affez d'une hemeur
le délire eft affez ordinaire petit, mais ferré;
mieux l'ordre auquel ils fe font s les accès fuivent
le principe,
affujettis dass
La
violenr lymphatique & de nioins a quelque chofe de moins
tumultneux 3 mais. eite
, Dans la
tierce
hypecondres font peu gonflés & bilieufe, >
loureux, la langue eft
plus donplus jaune, le pouls eft chargée affez d'une hemeur
le délire eft affez ordinaire petit, mais ferré;
mieux l'ordre auquel ils fe font s les accès fuivent
le principe,
affujettis dass
La
violenr lymphatique & de nioins a quelque chofe de moins
tumultneux 3 mais. eite --- Page 221 ---
dans difir. part. des Indes occid.
cette ifle eft extrêmement fain 177
les naturels & les Européens
pour
acclimaeft plus difficile à guérir l'abattemenr
occafionne eft extrème. Le ventre
qu'elle
plus fouple 2 eft plus gonflé le , quoique
flafque & mou . T'urine crue ; 2, les accès pouls eft
le piètent confidérablement les uns furles emdévoiement eft une crife favorable autres;
diminue les fympromes : mais un flux quand il
eft fouvent mortel.
chileux
tierces Ily a lieu de croire que dans les doubles
bilieufes, ce font les vifeères
ventre qui font le fiège des embarras du basque dans les doubles tierces
2 &
ce font les glandes.
lymphariques,
Les bains, les lavemens, s les
minoratifs,& les veflicatoires, faignées 2 les
niftrés, paroifent être de bons fagement admiles cas dont il s'agit.
remèdes dans
Quant à la fièvre ardente,
Detperrières confeille de la- 2 M. Poifonnier
il fuir, Le premier ou le fecond traiter conme
deux faignées
jour on fera
ait un dévoiement feulemenr, bilieux à moins qu'il n'y
l'eau de povler
; on donnera de
de même nature nitrée, ou quelque apozème
on confeillera s Cll des boiffons acidulées;
quatre à cinq
jour, avec la décoéion de feuilles lavemens de
par
te, ou autre plante émollienre, à
raguetjoindra un gros ou deux de
laquelle on
on ordonnera des
cryflal iminéral;
fur le ventre & les applications émollientes
les évacuations bilieufes hypocondres. Dès que
auront lieu par les
H;
nitrée, ou quelque apozème
on confeillera s Cll des boiffons acidulées;
quatre à cinq
jour, avec la décoéion de feuilles lavemens de
par
te, ou autre plante émollienre, à
raguetjoindra un gros ou deux de
laquelle on
on ordonnera des
cryflal iminéral;
fur le ventre & les applications émollientes
les évacuations bilieufes hypocondres. Dès que
auront lieu par les
H; --- Page 222 ---
Des
-
tés. Au refte
Maladies
aient
2 il ne paroît
eu des circonflances Gen 2Nde
felles, CI preferira de
vent elles fe déclarent vers légers le purgatifs. SouLa maladie fe guérit
quatrième jour.
fe prolonge jufqu'au ordinairement lorlqu'elle
homorrhagies font
fept, Les fueurs & les
Ce praticien célébre rarement critiques.
exifte à
nous avertit qu'il
Sain:Domingue une autre
fièvre, 5 qu'on Peut regarder
efpèce de
nutif de la première
comme un dimifes périodes auffi > & qui ne parcourt pas
dit-il, , va communément promptement. Celle-ci,
ne paffe guère le treizième jufqu'au neuf, &c
jour. Sa crife fe fait
ou quatorzième
pairs 2 & n'eft jamais toujours bonne les fi jours imavant le cinq. Les
elle arrive
fiffent le mieux à la moyens curatifs qui réufdu bras, , les boiflons guérir s font les faignées
les lavemens émolliens, délayantes les
& aeidoles,
dansles temps convenables, le purgatifs donnés
au nitre, & les vefficatoires en cas camphre marié
accélérera la convalefcence
decoma.On
potages au riz, des
en des donnant des
un peu de vin de volailles,
compotes,
à cheval, & confeillant Bordeaux, en faifant monter
élevés.
d'habiter des endroits
veulent Nous devons obferver que les
dans paffer le temps de leur perfonnes qui
les plaines, ont des peines convalefcence
mettre, L'onf faitque ceux
infinies àfe relines ou montagnes,
quivivent fur les colgres, d'une fanté inaltérable, jouiffent, eux &leurs NeLes plaines feuls
de vin de volailles,
compotes,
à cheval, & confeillant Bordeaux, en faifant monter
élevés.
d'habiter des endroits
veulent Nous devons obferver que les
dans paffer le temps de leur perfonnes qui
les plaines, ont des peines convalefcence
mettre, L'onf faitque ceux
infinies àfe relines ou montagnes,
quivivent fur les colgres, d'une fanté inaltérable, jouiffent, eux &leurs NeLes plaines feuls --- Page 223 ---
dans difér. part. des Indes occid. 179
rables pour obferver les plus fâcheux
fymptomes des maladies i particuliérement funeftes aux Européens, à leur
arrivée dans les Indes occidentales. holLe doêteur Rouppe 2 praticien celui qui a
landois, eft, felon moi,
de ces
donné : meilleure defcription
maladies; il les a peintes telles qu'elles
fe montrèrent quand on les vit régner d'un
dans toutes leurs forces à bord
à
vaiffeau de guerre hollandois
fièvres collic
Curacao. En lesa appellant
choquatives. 2 putrides 2 pourprées, comme nous
léra, dyffenteric ; ou, d'une autre mapouvons le rendre
maladies binière, fièvres malignes, vomiffement noir,
lieufes violentes 2
donné les
flux de fang, il leur a
épithètes qui leur convenoient le mieux.
D'après cela, jai cru devoir citer en
fon
Ouvrage. Il eft imnote
propre de trouver des détails plus
pofible complets, plus clairs, plus exaôts (6):
font infalubres; ;on refpire un retrécie air brilant,dans parle dos
les lieux fur-tout 2X1 la côte, des flots & des rochers
des montagnes, réverbération 2 reçoit du foleil. (T)
une double
die
ad
&
Anno 1760 primo
augufi,
(6)
appulimus
dis
infulam Sanati-Euflachi
H 6
plus
pofible complets, plus clairs, plus exaôts (6):
font infalubres; ;on refpire un retrécie air brilant,dans parle dos
les lieux fur-tout 2X1 la côte, des flots & des rochers
des montagnes, réverbération 2 reçoit du foleil. (T)
une double
die
ad
&
Anno 1760 primo
augufi,
(6)
appulimus
dis
infulam Sanati-Euflachi
H 6 --- Page 224 ---
Des Maladies"
Quand on ervoie des milliers
péens à la fois aux Indes
d'Euroi
occidentales,
> undecimo cjufdem
3) ' coa direximus iter.. menfis ad'infulam Cura2* portum Curacoa
die decimo nono
3) agroraverunt intravimus, & tunc
s doloribus fine , febre inter quos nonnulli viginti capitis
s) biliofa
> nonnulli verô colica
3) nam fanitateo laboraverune, refticui 9 fed levi curâ in priftis rzorb,
poterant. Rouppe, dè
>) In initio navigant., 2 pag. 68, 69:
a5 Curacoa)ntif commorationis fopra
(apud infulamt
3) mè occurrebant fverunt disimus.morbl, qui maxi2> colica biliofe, 2 fanationem capitis facilé dolores, s
a'tes;he verô
admittens. tiones Primis murabanturin longe
cholericas affec3> que, quibus mire graviores periculofioref
eg perunt autem cum eucalenuregn Ince35 cordia, 9
ingentia ardore circa
2) quietudine, alvirorminibis, , qua
miro angore & Em:
>> jediones tam per (ubfequebantur biliofe de5 riora, cumingenti fuperiora quàn per infe39 ti fudore
virium profratione. Muls
D perrexerint, perfundebamtur frigido. Hac a
5) ferit, quemadmodum imprimis fi fimul febris accef.
> cum pulfu magno, in nonnullis contigit,
>> decem circiter horas > qui ut plurimum per
57 cere tunc
permanfit 3 intumef.
S) evalit. Remittente inceperunt dein labia 3 facies lurida
3) fufcum far copiofé
febre fanguinem
27 bi fere omnes
vomitu & rejecerunt 2 &
37 boris poft hujus obierunt, quidam paucis
99 stm.-Nenpulicendimt fymptomatis apparitiomateriam fednigrio
igit,
>> decem circiter horas > qui ut plurimum per
57 cere tunc
permanfit 3 intumef.
S) evalit. Remittente inceperunt dein labia 3 facies lurida
3) fufcum far copiofé
febre fanguinem
27 bi fere omnes
vomitu & rejecerunt 2 &
37 boris poft hujus obierunt, quidam paucis
99 stm.-Nenpulicendimt fymptomatis apparitiomateriam fednigrio --- Page 225 ---
dans difir. part. des Indes occid. 18f
comme'cela arrive en tempsde guerre,
faifon très-mal-faine fournit aux
une
odorem alvo
9) rem tetrumque fed' (pargenten malum fanationem admisi excernebant ; in quibufdam contigit qui
37 fit ; fimile quid
licet
non
51 febre afficiebantur ,
modo dejetkiones inceffit bi75 urferint. Alios affuete
hi
3> liofa febris 9 & quantum videre porui, 2
fuerunt
vel medie aetatis, 9
>) maximè 8c ante juvenes, morbum alacres ; cum ar1) rohnfti,
circa
bilis vomitu
>) dore nempe
precordia, & fiti fere inextin29 vel vomendi conatu, horum in principio levibus
35 guibili ; quidam
viciffitudinibus afficie2) frigoris & caloris
urens ia toto
3j bantur, dein fublequebatur magno, pleno, &c
D corpore caior, cum fubflava, pulfu albicans, (apius
s7 celeri; lingua fuit
cintta, madida fem-
: limbo viridi in margine
9i per manfit. morbo, in nonnullis fecundo,
> Pergente
minuebatur calor,
$ in alis tertio die, fponte
reddebatur,
35 & pulfus naturalis ex improvifo minor evafit, & tan-
>y
fenfim fenfimque
in'
3> 1en parvus & tremulus ; apparentibus
circa peâtus,
N nonnullis perechiis 2 femorum imprimis partem,in non:
5 brachita,8cinternam lividas vidi maculas. Hacaus" nullis magnas tantâ virium
cum
profiratione,
35 tem fiebant
motu in animi deliquium casi ut zgriminimo
in toto
>; derent. Sudor praeterea copiofifimusi Egri infuper anxii,
> corpore fuboriebatur. delirantes, admodum in*
si inquieti : leviter
querantes
p curiofi; nihil efimantes,nibilque
partem,in non:
5 brachita,8cinternam lividas vidi maculas. Hacaus" nullis magnas tantâ virium
cum
profiratione,
35 tem fiebant
motu in animi deliquium casi ut zgriminimo
in toto
>; derent. Sudor praeterea copiofifimusi Egri infuper anxii,
> corpore fuboriebatur. delirantes, admodum in*
si inquieti : leviter
querantes
p curiofi; nihil efimantes,nibilque --- Page 226 ---
18z
Des Maladies
praticiens des occafions
pour obferver. La
fans nombre
deftruétion mémo9) evaferont, Attamen
s reété
ad quaefita fere
9) pulfu refponderunt. ,
In nonnullis femper
>> ardor, fuboricbaur labia
ingens circa decidente
2)
leviter
pracordia 20
3) evaliriurida, 2 brevi poft inumefcebatrs accedebat s facies
>) LenaueRiAmont & alvi
mors.
vomitus
3) trum torminibus dhvexabaotur Alliardore,
>) cerunt. fubeigricantem In
fanguinem alvo atque te2> vel quarro nonnullis die,
fecundo, in aliis eje7) rum album favelcere
tertio
37 fuir. Lingua > & cutis 5 quod inceperunt mali oculo2) dior & tandem infixper de die in diem ominis
9> dorfo
tremula evafit.
albi2 morbo, jacuérunt aegri. Sic autem Semper in
>> fed ut plurimum nennunquam fecundo, vel pergente tertio,
9 tranquilla
quarto die >
2) bris venâ emiffus mors *
Sanguis in calore accedebar fe99 ferumque
late rubebat, -
2 vum 3 qui feparavir vero
uti in Enropi conerevit, fubflaS quintum ault
vi morbi
&
2) plurimum feptimum diem relliterint, anigerunt,
2) rubris dolentibus furuncolis vel pultulis
ut
3) purationem
admodum diffcile in parvis
> fluentium adinitar abeunribus variolarum fap52
fere in toto
con-
>> bantar tium .
. Tandem maxima corpore tege32 grefi pars,imprimis fuerunt
qui trigefimum aegrotan-
>> poris habitus annum , & quibus mali preter9 bantur
erat 2 dum morbo
cors conquefta eft de dolore & corripieardore
vel pultulis
ut
3) purationem
admodum diffcile in parvis
> fluentium adinitar abeunribus variolarum fap52
fere in toto
con-
>> bantar tium .
. Tandem maxima corpore tege32 grefi pars,imprimis fuerunt
qui trigefimum aegrotan-
>> poris habitus annum , & quibus mali preter9 bantur
erat 2 dum morbo
cors conquefta eft de dolore & corripieardore --- Page 227 ---
dans diftr. part. des Indes occid.
de l'amiral Hofier, rable de l'efcadre
Baftimentos, commensmparieféotet
cum vomendi conatu fed
7 circa pracordia, Pulfus in nonnullis per
37 pauci vomuerunt. increvit fed brevi iterum
s aliquot horas fimilis factus eft & dein parvuss
s naturali calor naturalis fuit 9 lingua madida
3) Cutis
fudor primo jam morbi
7 & alba s copiofus
nulle tamen
s) die in toto corpore maculae. prorupit, Ii quibus fudor
5 apparuerunt
nigris & Ratic
2) vus aut nullus erat 3 copiofis cum alvi torminibus
3) diffimis dejectionibus
quam fre3) vexabantur. Infuper lypothimis Si verb evacua3) quentifin:à corripiebantur. ceflabant 9 aut notabi37 tiones hae parum & fudor copiofior non
> liter minuebantur, admodum 2
angebantur aegri,
n evafit 9 tum fi
prorupit 5 longe
>) Hic auten habuerunt. copiofius Tandem in omnibus
s) melius fe
ab initio ad finem ufque per97 pertinacifime manferunt vigilice. Juvenis 18 circiter anno-
:7
bene fe habuit, veràm circa ho-
>) rum mane
matutinam de capitis dolore
37 ram decimam febricitantium (ymptomatibus
s & cateris
plenum 8c
>> conquellus 1 pulfum Secundo magnum die ad vefperam
$7 celerem habuit. fufcum vomitu copiofe rejecit.
2 fanguinem
obiit. Alius 16 annos natus
3) Terrio autem bene fe habuit : mane alterius diei
s) vefperi fenfuum expers inveniebatur; ; corn in frato
quod fubtumidulum, ma3) pus examinavi
a
fere in toto
27 culis lividis con(perfum, > prodebat pulfu
ipfe (an:
s carens inveni ; infuper
em habuit. fufcum vomitu copiofe rejecit.
2 fanguinem
obiit. Alius 16 annos natus
3) Terrio autem bene fe habuit : mane alterius diei
s) vefperi fenfuum expers inveniebatur; ; corn in frato
quod fubtumidulum, ma3) pus examinavi
a
fere in toto
27 culis lividis con(perfum, > prodebat pulfu
ipfe (an:
s carens inveni ; infuper --- Page 228 ---
T84
Des Maladies
& fe completta par la fièvre
gne & le flux. En 1741, la faifon malivieufe ne fut pasp plutôt venue à
plugène, où les troupes angloifes Carthacampées 2 que les mêmes maladies étoient
dontla malignité étoit
rent également
extrême, devingèrent la plus épidémiques, grande
& ravamée. Ses. reftes infortunés partie de l'arfuite prefque totalement furent enCuba pendant la mauvaife détruits à
La Havane n'eft
faifon.
mal-faine
pas tout-à-fait aufi
cao; ; auffi que dans Carthagène la dernière ou Curagu'on ft dans cette partie du expédition
les maladies qui
monde,
pes angloifes S attaquérent les troucette
employées au fiège de
moins place, violentes furentelles a 91 en général,
& moins
que celles qui févirent à
malignes
quoiqu'elies devinfent Carthagène, 2
le manque de bonne eau mortelles &
par
circonftances,
>
autres
57 guis ex aure finifra
9) guftu fubdulcis qui naribufque nigerrimus, s
>> tem fluere perrexit. aliquot horas pof mor2) integrum livefcebar Cadaver verô breviin
3) emilit. Rouppe,der morbis 3 & tetrum habitum
20 6 feg. (L)
naviganlspag304, --- Page 229 ---
dans difer.part. des Indes occid.
une lettre
Ce qui fuit eft
qui s'eft
été adreffée par une perfonne qui elle eft
trouvée à cette expédition :
datée du 24 oétobre 1762.
fert heureux d'être
( Je me trouve
>> du nombre des vivans, 2 lorfque fitua- je
>> confidère notre déplorable croire
2> tion. Vous aurez peine à me
vous dirai que, fur cent
>> quand je
que j'ai
> hommes de ma compagnie refte
>> débarqués 2 il ne m'en
que.
régiment a perdu
>> trente-cing-Notre huit officiers & cinq cens foldats :
>
font morts de flux & de
> la plupart
maladies qui
>> fièvres intermittentes,
ici. Les autres régimens
5 règnent
Nous
5 ont perdu à proportion, très-mau-
>> fommes aétuellement en
>> vais état 2 comme vous pouvez fur
>> bien vous limaginer, 2 puifque eft 2 im-
>> dix-fept bataillons, il nous
de mettre fix cens hommes
>> poflible
de cette
>> fous les armes. L'afpeét les dons
9) contrée eft très-agréable ;
> qu'elle a reçus de la nature font en
nombre : cependant la vie
9> grand
eft
8%
> des hommes y
très-expolée,
uellement en
>> vais état 2 comme vous pouvez fur
>> bien vous limaginer, 2 puifque eft 2 im-
>> dix-fept bataillons, il nous
de mettre fix cens hommes
>> poflible
de cette
>> fous les armes. L'afpeét les dons
9) contrée eft très-agréable ;
> qu'elle a reçus de la nature font en
nombre : cependant la vie
9> grand
eft
8%
> des hommes y
très-expolée, --- Page 230 ---
Des Maladits, 6c.
5) beaucoup de ceux qui fe portent
>> bien le matin 2 expirent avant les
>> vingt-quatre heures,
Fin de la premiere Partie,
fa
à --- Page 231 ---
PARTIE.
SECONDE
des
AvIS pour la confervation habitent les
Européens qui
pays chauds.
CHAPITRE PREMIER.
des
AvIS pour la confervation de
Européens qui vivent près
la mer.
SECTION PREMIERE
mal-fain. Des vents
Signes d'un de pays terre brilans.
AvANT de donner aucun des Euro- avis
tendant à la confervation mal-fains, il eft
péens dans les pays fuccefivement
bon de faire connoitre les meilleures preuves ou
quelles font
d'une région.
indices de Tinfalubrité mal-fain, 1°. quand
Un pays eft
d'un changement
on s'y apperçoit
dans la tempéfubit 8 confidérable coucher du foleil 2 ce
rature après le à l'inftant d'une chaqui fait paffer --- Page 232 ---
i88 Signes d'an pays
leur excellive 2 à un mal-fain: froid
La plupart du
glaçant,
de fortes rofées temps on fent alors
torifés à en conclure ; nous fommes attmarécageux, &
que le fol eft
La
dangereux à habiter.
qui s'en élève, rend l'air
crud," RESE &
pays les plus chauds perçant 2 dans lds
Patmofphère n'eft
2 auffi-tôt que
forte
plus raréfiée de
lubres qu'il y a plufieurs cantons infa- :
même fous
Européens ont extrêmement Téquateur, où les
pendant la nuit.
froid
2°, Quand des brouillards
nuifibles s'élèvent des vallées épais &
principalement de la vafe, des 2 mais
bourbeufes 2 ou autres
eaux
fur-tout après le coucher impurerés du
Leur odeur peut fe
foleil,
les pays chauds, comparer 2 dans
qu'on vient de 2 à celle des foffés
brouillards n'infectent nettoyer. Comme ces
que pendant la nuit , ordinairement les
qui en réfultent fe déclarent maladies à
époque 2 ol bien avant le
cette
foleil.
lever du
de 3.Quandonye mouches,
eft entouré d'effaims
gui fe plaifent coufins, dans l'air &c., infeétes
flagnant ix
les pays chauds, comparer 2 dans
qu'on vient de 2 à celle des foffés
brouillards n'infectent nettoyer. Comme ces
que pendant la nuit , ordinairement les
qui en réfultent fe déclarent maladies à
époque 2 ol bien avant le
cette
foleil.
lever du
de 3.Quandonye mouches,
eft entouré d'effaims
gui fe plaifent coufins, dans l'air &c., infeétes
flagnant ix --- Page 233 ---
Signes d'un pays mal-fain. 189
1es lieux infeêts, couverts de bois (1).
40, Lorfque toutes les viandes de
boucherie fe compmpentsefscomwrees
de vers en peu de temps; lorfque rouil- les
métaux, expofés à l'air libre, fe
les cadalent promptement ();lorique
vres exhalent, en moins de fx heures,
A tous
une puanteur infupportable.
eft
ces fignes on reconnoit qu'un pays
chaud, inacceflible aux vents s
trop & funefte à fes habitans. Pendant les
chaleurs exceffives & les grands calmes, il n'eft pas rare, fur-tout
les Européens
RCE
cachediques,d'y
ver fur le champ les accidens les plus
cruels & les plus terribles de la ma-
(1) La multiplication des infedtes eft un
non équivoque de la confitution
T'air. La
des maladies
PARE
CRE de
plupart dans les étés les plus
lentielles qui règnent fent annoncées pate
chauds de TEurope >
là. (T)
(+) On en conclut que l'air a une qualité nuifible *& deftrustive. Comme Boutius preuve dit
de Tinfalubrité de l'air de Java,
ce qui fuit: Chalybs ac ferrum rubiginem tum cs quoque, citius
ac ex his confeds infrumenta etiam 1 ficcilfima anni
ac aruginen contrahunt 2
tempefiate. (T) --- Page 234 ---
190 Signes d'un pays mal-fain.
ladie connue fous le nom de fièvre
jaune, fans avoir eu précédemment la
moindre indifpofition, ou autres
tomes avant-coureurs du mal qui fymp- les
afflige. le
Quelques-uns ont fenti, dans
commode principe 2 une démangeaifon inaux jambes, & fe font
en fe déchauffant des
vu 9
fang clair &
trainées de
diffous, 9 épanché fous la
peau ; bientôt après, toute l'habitude
du corps devenoit jaune, & ces malheureux périffoient en moins de
rante-huit heures,
qua5°; Comme l'expérience nous
prend 2 quand la terre eft couverte l'apd'une efpèce de fable communément
très-fin, mouvant, blanc, tel
en voit à Penfacola
qu'on
dans l'ifle de Bonavifta. 2 Vhydaw 9 &
La vapeur peftilentielle
dant les mois d'été & la chaleur qui, pen- du
jour,s'élève de ces terres fablonneufes, eft beaucoup mieux caraétérifée
par fes effets dans les vaftes déferts
de l'Afie & de PAfrique ; elle conftitue ce qu'on appclle le y
bouffée de vent qui peut être famiel >
un inflant fatale aux hommes & aux en
animaux, mais dont l'action eft très:
9 &
La vapeur peftilentielle
dant les mois d'été & la chaleur qui, pen- du
jour,s'élève de ces terres fablonneufes, eft beaucoup mieux caraétérifée
par fes effets dans les vaftes déferts
de l'Afie & de PAfrique ; elle conftitue ce qu'on appclle le y
bouffée de vent qui peut être famiel >
un inflant fatale aux hommes & aux en
animaux, mais dont l'action eft très: --- Page 235 ---
Signes d'un pays mal-fain. fur 19I un
affoiblie quand elle paffe & de végéd'herbes
canton rempli dans çe dernier cas néantaux. Même
desmaladies.Aint
moins elle faitnaitre du midi foufflent, 2
tant
les vents déferts de la Lybie fur
en ter des
occafionAlger, Tunis & Tripoli,ils ; & à
nent une faifon dangereufe en avril
Madras ceux qui parcourent confidérable cou8 mai un efpace
chauds,
vert de fable, font nuifibies toujours à la fanté.
défagréables, &
de ces vents de
Pendant le règne
à
fouvent ily, en a d'autres qui,
terre, oùt Pon sy attend le moins,
l'inftant
des terreins
partent en tourbillons deux fois le jour,
fablonneux une fréquemment ou
2 & ne pamême plus différer des famiels 2 qu'en
roiffent
moins d'aétivité. Ces
ce qu'ils ont
plus chauds
derniers font beaucoup les premiers ; ils
8 fuffoquans que
& produipaffent tres-rapidement gu les reçoiIent chez les perfonnes des fenfarions à peu
vent en face à celles qu'on éprouve
près pareilles fournaife ou à la bouche
devant une
on fe trouve fur
d'un four. Quand
de
leur paffage 7 il eft indifpenfable --- Page 236 ---
192 Signes dun pays mal-fain:
fe retourner fur le champ pour repren: bouffée
dre fa refpiration. Cette autre
fait
de vent, ou vapeur fuffoquante Teffet d'un 2 froid
far le corps humain de la
en font
aigu ; tous les pores
peau totalebouchés;la tranfpiration en eft dont
mentinterceptée. Les tourbillons &
il s'agit ne viennent que de desdéferts; jour ,
jamais d'autresendroits feul antidote que connu ou
L'eau eft le
de là vient
correétif de cette vapeur ;
que les groffes toiles continuellement les fenêtres
arrofées, dont on ferme
& les portes, la dénaturent prodigieufement. On fe fouftrait encore
d'une manière ftre à fes pernicieux
effets en fe retirant dans une maifon des
qui n'a point d'ouverture en face brûlans
déferts. Les vents de terre
&
foufflent conftamment à Madras
autres endroits de la côte de Coromandel, en avril &c mai, depuis minuit jufqu'à midi, A cette époque les
brifes de mer commencent à prendre
le deffus 2 ce qui rétablit la refpiration & la tranfpiration qu'ils avoient
dérangées. Il eft évident que la chaleur de ces
yents de terre & des tourbillons 1e
brûlans
déferts. Les vents de terre
&
foufflent conftamment à Madras
autres endroits de la côte de Coromandel, en avril &c mai, depuis minuit jufqu'à midi, A cette époque les
brifes de mer commencent à prendre
le deffus 2 ce qui rétablit la refpiration & la tranfpiration qu'ils avoient
dérangées. Il eft évident que la chaleur de ces
yents de terre & des tourbillons 1e --- Page 237 ---
Signzs dun pays mal-fain. fables 193.
les accompagnent, 2 vient des diftance
échauffés par le foleil à une
confidérable, puifque celle qu'ils occafionnent, & la fuffocation qu'ils pro- le
à mefure que
duifent 7 augmentent &
l'été devient plus
jour avance 2 que
accablant.
des vents qui
Les qualités oppofées côté des montafouflent de chaque en font une nougnes du Balagate Ces montagnes, 2
prolonvelle preuve. du nord au midi , divifent en
gées
inégales la péninfule citédeux parties
&
ce qu'on
rieure de Finde,
féparent dont elles font
appelle le Malabar de la 2 côte de Corotres-voilines 2
mandel, dont elles fontreséloignées. froids fur la
Toujours extrémement ces vents échaufcôte de Malabar, à l'excès fur celle
fent & fuffoquent en avril, 1 mai 2 juin
de Coromandel 2 qu'ils paffent fur une
& juillet, de parce fables confidérable 2 calciétendue
ces mois par un foleil
nés pendant vertical. Il-fuit de là que la
prefque côte de Malabar eft continuellement
parée d'une verdure agréable, reffemble tandis à
que celle de Coromandel règnent ces
un défert aride tant que --- Page 238 ---
194 Signes d'un pays
vents chauds, & n'offre mal-fain. d'autre
dure que celle des arbuftes. Mais c'eft vertoute autre chofe après les
;
vents qui paffent fur ces fables pluies font les les
plus froids qu'on reffente à Madras.
Des bouteilles pleines
dans des facs d'étoffe
2 enfermées
fées à chaque inflant, groffière, &
arroà l'ombre dans les endroits fufpendues où
vents pénêtrent
ces
chiffent
aifément, 9 fe rafraiautant que fi on les
geoit dans une folution de nitre. plon- Ce
phénomène a donné lieu à bien des
conjeétures. On a parlé de cet effet
comme d'une chofe
qui ne pouvoit s'attribuer très-furprenante. s
vents ; mais il n'a, felon moi, qu'à ces
caufe que Pévaporation continuelle d'autre
de l'eau dont les parois du vafe font
humeétés.
Les naturels du pays
la côte de Coromandel, obfervent, &
à
Européens le confirment
plufieurs
propre expérience,
d'après leur
des vents de terre brûlans que plus le règne
moins la faifon
a de durée,
dangereufe.
qui leur fuccède eft
purifient P'air. Leur La opinion eft qu'ils
côte n'eft-elle donc falubrité de cette
fupérieure à celle
humeétés.
Les naturels du pays
la côte de Coromandel, obfervent, &
à
Européens le confirment
plufieurs
propre expérience,
d'après leur
des vents de terre brûlans que plus le règne
moins la faifon
a de durée,
dangereufe.
qui leur fuccède eft
purifient P'air. Leur La opinion eft qu'ils
côte n'eft-elle donc falubrité de cette
fupérieure à celle --- Page 239 ---
Signes dun pays mal-fain. 195
des autres parties de PInde, 7 excepté
néanmoin's quand ils y dominent 9
parce qu'ils y foufflent exclufivement que
? N'eft-il donc pas aufi trèsvraifemblable quel les vents chauds
des
3e:
fouflent, à des temps fixes,
ferts de la Nubie & de PEthiopie, 2 en
rendant à l'air de l'Egypte fa purcté de la
& fa falubrité la délivrent
pefte 7 Il n'en plus queftion com- du
munément vers les premiers jours fa
mois de juin. Plufieurs ont imputé
ceffation aux vents du nord 2 parce le
qu'elle a lieu lorfqu'ils prennent infecdeffus, & que les marchandifes habits &c.
tées, les meubles, 2 les
totalement 9
font regardés alors comme mais cette idée
exempts de contagion :
la
n'a point de fondement, car
plus de
meurtrière de toutes perd beaucoup
fa violence , fi fa difparition foumis n'eff pas à
totale, avant qu'on ait fommes été
auffi
leur influence. Nous
fondés à regarder comme'inadmilible difent
Topinion des perfonnes qui du Nil GCE
le débordement des eaux
caufe de cet heureux effet, puifqu'il fe
exifte communément avant qu'on
foita apperçu de la crue de cette rivière.
I2 --- Page 240 ---
Oscupations dangereufes
Ainfi la
2 le plus
tous les mlsaeg qui
terrible de
T'humanité
puiffent afliger
2 paroit être détruite
ces vents chauds, qui font
par
fi
d'ailleurs
végétaux pernicieux aux animaux & aux
durée, ; &c quoique, pendant leur
2 les terres les plus fertiles fe
convertifent en déferts aridés & calcinés 2 néanmoins, dès que la faifon
pluvieufe eft arrivée, la végétation fe
renouvelle, les plantes fe
& la plus agréable verdure régénèrent, embellitde
nouveau la furface du pays. En
te 2 oùr les pluies font rares, le débor. Egypdement des eaux du Nil produit cette
métamorphofe,
SECTION SECONDE,
Occupations fiunefes aux Européens dans
les pays chauds G mal-jains. Les
vifiter perfonnes les
qui fe contentent de
dans lintention pays de étrangers fans être
ront gré fans doute s'y! de fixer, leur faire nous faunoître les occupations qui ne Peuvent conpoint être remplies par les
dans les pays chauds & mal-lains Européens
--- Page 241 ---
dans les pays chauds,
fur-tout par ceux
font très-immi- arrivés
fans un
a2
depuis
fanté & la vie même.
les pays chauds G mal-jains. Les
vifiter perfonnes les
qui fe contentent de
dans lintention pays de étrangers fans être
ront gré fans doute s'y! de fixer, leur faire nous faunoître les occupations qui ne Peuvent conpoint être remplies par les
dans les pays chauds & mal-lains Européens
--- Page 241 ---
dans les pays chauds,
fur-tout par ceux
font très-immi- arrivés
fans un
a2
depuis
fanté & la vie même. nent
cAeriA
D'abord pour il eft fort dangereux d'y
coupér dés bois (s),ou d'y défricher de, le
le terrein. Il me feroit pofmible me
prouver par plufieurs exemples: je
contenterai de deux. Traité
A la conclufion dut dernier vaiffeau de
de paix,1 le Capitaine d'un à la Domiguerre vint débarquer douze hommes pour
niqué ; ilamenoit des arbres, 8 mettre en état
abattre
une
de terre qu'il
de culture
pièce de
les
avoit achetée : en peu
jours de
maladies l'obligèrent à fe défifter
fon projet. Onze de fes travailieurs, 2
(1) L'Ouvrage de Fonrana de Cremone,
publié en 1781 I 2 &c qui a pour chè titre attacano : Offer- gli
vazioni intorno alle malatic
navigaEuropei ne climi caldi e nelle alle lunghe Indie orientali
rioni, fatte nel fio viagio donne encore
dal anno 1776 affertions al 1781 ? de notre Auteur. PoA
de poids aux fuit,
76, chap. I. Qui e da
y lit ce qui che i foggefi page di quefe due effervagioni
avvertirf piu dogn'altro e/pofti ad ammalarf per
furono neceffhati dal loro mefiere di Legnaivoli
effer
volte andare alla macchia a tagliar
a dovere aflai algare le tende. (T)
Legna per
--- Page 242 ---
Occupations dangereufes
lui, étoient atteints de fièque
124a
vres violentes 2 qui fe terminèrent
obftinées 2 dont
en intermittentes
plufieurs périrent. Le tempérament
furvécurent fut altéré
de ceux qui y
leur retour
au point
même après
en RESARA 2 ils en avoient un violent accès, toutes les fois que le vent
tournoit à left. Le Ludlow-Capile, vaiffeau de guerre de quarante canons oà i
ft également, à Serre-Lionne, les
avoit fallu couper des bois pour
befoins de l'équipage 2 la perte de
vingt-cinq hommes dans fon dernier
voyage à la côte de Guinée. Souvent les Européens ont été les
vi8times de cette occupation dans ces
climats: : jamais on ne doitlaleur donner 2 fur-tout pendant la faifon
de blancs
Rom
vieufe. Beaucoup
qui
eue alors, étant tombés malades dàns
la matinée, font morts avant la nuit. Le danger qu'elle entraine en pareil
en faire charger des malcas, faiéteurs peut condamnés à la mort : &
confervés à cet effet : leurs crimes
feroient affez punis de cette manière.
été les
vi8times de cette occupation dans ces
climats: : jamais on ne doitlaleur donner 2 fur-tout pendant la faifon
de blancs
Rom
vieufe. Beaucoup
qui
eue alors, étant tombés malades dàns
la matinée, font morts avant la nuit. Le danger qu'elle entraine en pareil
en faire charger des malcas, faiéteurs peut condamnés à la mort : &
confervés à cet effet : leurs crimes
feroient affez punis de cette manière. Si quelque chofe peut juftifierla traite c'eft
des Nègres fur la côte de Guinée, --- Page 243 ---
dans les pays chauds.
199 ou
tla nécefitcablolue des
partenitiénemen de s'en fervir pour
Yon fe trouve
de celui-ci. L'humatravaux du genre
pas permetre
nité angloife ne paroit
de braves
l'on y livre un régiment
que ioldats, ou des matelots expérimentés. tout
Une autre efpèce de danger le doute
auffi grave 9 mais dont des on Européens
moins, eft d'envoyer plats, après le coufur des bateaux dans.les endroits marécher du foleil,
de brouillards (2).
cageux ou chargés
Y'air de la nuit eft fingu-
(2) En genéral, Européens dans les pays
liérement funefteauxl Fontana s cité ci-deffus 9 nons
chauds. Nicolas
tous les matelots qui
avertit s page nuit 83, à terre que dans les Indes orienpafférent la
malades. Voici fes paroles à :
tales, tombèrent marinari che furon necelitati
Di tutti quei in terra niuno vi fi che étoit Icampals rèmitpernottare dalla febre epidemica, obferva Cette que fièvre le délire accomtente maligne. I toutes celles de cette efpèce, doupagnoir prefque dans Taugment, & laiffoit à une tous Jes
fur-tout leur de tête habituelle 2 réfractaire des douches d'eau de
remèdes, à lexception dit cet Auteur,, il
mer. Ho notato in epa, ed ora Bara bene il dire.
delirio per intervalli acompagnava ,
quafi
che quefo fntoma
2 e che piu fe
RITE
tutte lefebbri remittente : che anché doppo di efer
tava n'ell aumento
--- Page 244 ---
dangereufts
Occupations
oûi l'on eft,
La fimple obligation
dans les Indes orientales & occidentales, d'aller chercher pendant la nuit
la viande de boucherie deftinée aux
équipages, a fait périr annuellement
des milliers d'hommes. Il eft de toute
néceffité de faire alors cette provifion, & de l'embarquer au moment
cefiata la fabbre, lafciava un oflinato dolor cedente di
capo 2 ribelle agli ordinari rimedi, marina e à folo larga mano
alle fredde lavande d'acqua
verfatevi Les Médecins fopra. & Chirurgiens qui ont pratiqué dans les Indes orientales & l'air occidentales, de nuit de
conviennent unanimement que
extrèmement préjudiciable.Les
ces Commandans contréeseft des troupes que nous y avons
feroient très-bien d'obliger les foldats qui font
de garde après le coucher du foleil, à paffer fi
le temps de leur faction (ous des tentcs, à
cela étoit poffible à porter des à capotes fumer & 9 à
prendre un peu d'eau-de-vie d'eux lorfque 9 les circonfavoir du feu auprès
: ces précautions les
tances le permettroient
préferveroient devons des obferver maladies. que l'air de nuit,reNous généralement comme nuifibleàla fanté, 2
gardé
orientales & occidentales, & dansles
aux Indes méridionales de TEurope,, T'eft infiniparties moins fur les lieux élevés, éloignés des
ment
acceffibles aux vents 2 que dans les
marais > près des étangs, des rivières, ,ou dans
plaines, les endroits trop abrités. (T)
ferveroient devons des obferver maladies. que l'air de nuit,reNous généralement comme nuifibleàla fanté, 2
gardé
orientales & occidentales, & dansles
aux Indes méridionales de TEurope,, T'eft infiniparties moins fur les lieux élevés, éloignés des
ment
acceffibles aux vents 2 que dans les
marais > près des étangs, des rivières, ,ou dans
plaines, les endroits trop abrités. (T) --- Page 245 ---
dans les pays chauds. d'être 201
même oà les beftiaux viennent
afin de pouvoir la garder
égorgés 2 lendemain. Les naturels du
jufquau
ffirement de ce
pays fe chargeroient de frais : on doit faire
tranfport à peu
foible dépenfe conattention que la vie cette à bien du. monde.
ferveroit
On fut contraint à Batavia 2 pendant la faifon dangereufe, de rencuveller trois fois de fuite l'équipage
au Medd'une chaloupe appartenante les foirs, alloit à terre.
way, qui,tous)
qui
furIl n'y eut pas un homme de fervice ; RE tomvivre à ce genre malades étant débarqués,
boient tous revenoient à bord: de
ou lorfqu'ils la fin les officiers fe virent
forte forcés qu'à à s'adreffer aux naturels.
à
Le Bengale a fervi de tombeau avoit
beaucoup dhommes Il qu'on n'eft y rare
employés de même.
pas foient
que les vaiffeaux européens les
maldans les endroits
N
ancrés
8 très-fouvent
fains de la rivière 2,
paffe la
une partie des équipages % befoins
nuit fur des bateaux pour
brouildul bâtiment, lors mémequeles
Iards font les plus denfes; ce quiarrive
après les pluics.
I5 --- Page 246 ---
Occupations dangereufis
les Puifqu'il y a tant de danger pour
Européens dans les paysn
fur-tout pendant la mauvaife malfains,
à s'expofer fur des bateaux faifon 2
brouillards de la nuit, il eft plats certain aux
que c'eft leur faire courir les
grands rifques,
plus
& à la vie même relativement à la fanté
ployer dansles contrées 2 que de les emoû Tair eft infedt, à
méridionales,
les rivières fur des remonter au loin
faire de l'eau,
chaloupes afin de
, couper du bois, s'occuper d'objets de commerce
chofe.
9 ou autre
des Lemoyenleplus fir de fe préferver
lard malignes influencés d'un brouilputride, cu des exbalaifons marécageufes 2 eft de fe renfermer
un lieu clos, abrité &
dans
que les parties les
couvert s tel
plus baffes d'un
vaifeau, ou tine maifon qui n'a point
d'ouverture en face des étangs. On fe
préferve encore très-eflicacement des
anjures du mauvais air, en
nant du feu, foit dans les
entretefoit furles portes & fenêtres, chambres,
cela fe pratique dans
9 comme
infalubres pendant la faifon quelques pays
ou lorique Fatmofphère eft pluvicufe,
chargée
les parties les
couvert s tel
plus baffes d'un
vaifeau, ou tine maifon qui n'a point
d'ouverture en face des étangs. On fe
préferve encore très-eflicacement des
anjures du mauvais air, en
nant du feu, foit dans les
entretefoit furles portes & fenêtres, chambres,
cela fe pratique dans
9 comme
infalubres pendant la faifon quelques pays
ou lorique Fatmofphère eft pluvicufe,
chargée --- Page 247 ---
chauds.
dans les A pays bord des vaiffeaux
de brouillards. s'allumer aux entre-ponts.
le feu doit
plufieurs obler- il
Je pourrois rapporter de mes confeils ,
vations à lappui citer une feule.
fuffira d'en
vaiffeau de guerre
Quand "Edgard, vint à la côte
de Toixante canons 2 il eut un trèsde Guinée en 1765 de malades, 2
&
nombre
YoSs
grand
de monde, tandis inférieur qu'a
beaucoup d'un bâtiment armé, bien il y en avoit
qui ne le quittoit fur celui-ci pas, >. il ne mourut le
peu, & feul que homme pendant tout
pas un D'oit vint cette difpropor- quà ce
voyage.
l'attribuer
tion : On ne put étoit conftruite 2 dans
que la cuifine même niveau de T'ence dernier, , au oit couchoit Téquipage. du
tre -pont 2
faifoit
Tous les matins ? lorfqu'on quand il réfeu; & pardenirenest de vent 2 la fuméc s'infignoit un peu tous les côtés 5' & fur-tout
nuoit de
oùt Yon avoit coutume
aux endroits Dans PEdgar aut cond'aller dormir.
point aux
elle ne pénétroit
traire 2
fur un
entre-ponts. font embarqués
Ceux qui
infnivaiffeau quelcongue, 2 rifquent 16 --- Page 248 ---
Occupations dangereufes
ment moins pour leur fanté, 8 font
bien plus heureux que les perfonnes
qui, dans les pays infalubres, fitués
entre les tropiques 2 remontent les
rivières fur de petits bateaux 2 afin
de pénétrer dans Pintérieur des terres:
ceux-ci n'ont pas d'ailleurs 2 pour la
plupart, la moindre connoiffance des
caufes de maladies & de mort , qui les
entourent. La chaleur exceflive qu'ils
éprouvent à Pheure de midi,les oblige
fouvent à aller prefque nuds, tandis
tout leur corps eft en tranfpiraque tion, le poids de leurs habits étant
alors infupportable. Les bords marécageux des rivières où ils s'engagent,
exhalent pendant le jour une odeur
à-peu-près pareille à celle des viandes
en putréfaction - 2 ou d'un cadavre ; &
s'ils s'en approchent trop, ils peuvent
tomber malades "en un inftant t être
attequés de vomiffemens., & bientôt
après de fièvre maligne nerveufe (3):
(3) En pareils cas on prévient fonvent. émé- la
maladie en donnant fur le champ un
tique, & en faifant paffer dans un du air Phénixe, pur.
Plufieurs perfonnes s'amufant débarquées à chaffer vers.
vaiffeau de Roi, de la rivière de Gambie 5, fe.
T'embeuchura
en un inftant t être
attequés de vomiffemens., & bientôt
après de fièvre maligne nerveufe (3):
(3) En pareils cas on prévient fonvent. émé- la
maladie en donnant fur le champ un
tique, & en faifant paffer dans un du air Phénixe, pur.
Plufieurs perfonnes s'amufant débarquées à chaffer vers.
vaiffeau de Roi, de la rivière de Gambie 5, fe.
T'embeuchura --- Page 249 ---
dans les' pays chauds,
leur arrive de continuer de
mais lorfquil
la nuit 2 ou bien
leur route pendant
far des bateaux
s'arrêter près du rivage
ils en trouqui ne font point pontés 2 ; de forte
vent Y'air froid & perçant befoin de vêtequ'ils ont abfolument 8 très-épais 2 pour
mens très-chauds,
auffi
éviter les fuites d'un changement &
confidérable dans la température ?
prévenir les accidens qui L'odeur pourroient des
réfulter de fa fraicheur.
&les vapeurs quis'en
eaux flagnantes,
affezde
exhalent alors, fe rapprochent foflé nouT'infeéion que répand un l'effet
&
qu'elles
vellement nettoyé;
les
produifent fur les perfonnes eft Ree
robuftes & les plus faines 2. intermitvent un friffon de fèvre
trouvèrent à la fin près d'un étang confidérable, ou elles fe fentirent elles toutes eurent incommodbes des naufées,
Dans linflant même
de maux de tête, 8c
vomirent , fe plaignirent d'envies de cracher contifurent tourmentées occafionnées par l'odeur défagréable inhénuelles,
ellesle rendirent)p paroifoit Dès
qui(commee rente à leur bouche & chacune à léur d'elles golier. prit un
qu'elles furent à bord, fuffit bientôt pour difliper
vomitif, ce qui
& les remetre en par:
tous les fymptomes,
faite (anté. (L) --- Page 250 ---
Occupations dangereufts
tente qui fe termine parla chaleur s
des vomiffemens bilieux,
avec délire,
le flux, ou la mort même.
Si notre attente n'eft point vaine s
ce que nous avons dit à cet égard,
fervir à1 réveiller des fentimens
pourra d'humanité chez ceux à qui l'on a
confié la direétion de notre commerce
& de nos vaiffeaux dans les pays
étrangers. Rien n'eft plus inhumain
de forcer des Européens, qui ne
que font
acclimatés, à remonter les
point
pénétrer dans des terres
rivières pour
la faifon
incultes 2 fur-tout pendant
être à
oùt ils ne peuvent
pluvieufe, l'abri de lair 2 peftilentiel de la nuit (4).
On doit s'attendre à trouver ici quel-
(4) avis tendans à la confervation de ceux
ques l'on donne les occupations détaillées
à qui
dangereufes, parce qu'il eft
jufquici comme
impoffible de faire autrement. les
à qui
Je penfe abattre que toutes des arbres perfonnes 2 ou qu'on emnlon fait
autre efpèce de travaux pénibles ploie & à toute funeftes dans les pays chauds, 2 doife couvrir la tète, pendant la chaleur du
vent
dans le vinaijour avec une veffie du trempée dans la bougre, avoir fouvent d'avaler vinaigre leur falive, mâche, prendre garde
morccau de rhucher au contraire un petit
. les
à qui
Je penfe abattre que toutes des arbres perfonnes 2 ou qu'on emnlon fait
autre efpèce de travaux pénibles ploie & à toute funeftes dans les pays chauds, 2 doife couvrir la tète, pendant la chaleur du
vent
dans le vinaijour avec une veffie du trempée dans la bougre, avoir fouvent d'avaler vinaigre leur falive, mâche, prendre garde
morccau de rhucher au contraire un petit --- Page 251 ---
dans les pays chauds.
207 inconduite eft d'autant plus
Cette
les avantages qu'elle
excufable, que
autre amer, qu'elles renou- narbarbe, ou quelque frequemment : (e boucher les imbivelleront
de toile ou d'étouppe
rines avec un peu camphré 5 faire infuler dans un
bées de vinaigre d'ail & de rhubarbe
peu de quinquina, &. prendre un gros de matin cette
Teau-de-vie *
dans T'eau,
infufion , pure ou délayée
& foir.
bien auffi de quitter le travail
Elles feront coucher du foleil, 8i de n'y retour- de
avant le fuivant que lorfque la chaleur de
ner le jour
bien raréefié les vapeurs
fes rayons aura
les rofées malfaiTarmolphére & la pompé nuit elles fe venfermeront
fantes. periat bien clofe : une fimple tente
dans une hutte point à l'abri de Thumidité. cela
ne les méttroit toujours du feu ; ou fi
Elles y auront
elles y, feront des fumi- feu
devient impraticable, de la poudre à canon. Le
gations avec
leur être du plus grand de
& la fumée peuvent lastion nuifible de l'air
fecours contre du tabac, & évitant de cou- de
nuit. En fumant elles auront des moyens
cher fur le fol,
but
fe propoarriver au
qu'elles
plus pour celui de leur confervation.
fent, faute d'avoir employé ces prècautions,
Si,
perçant de la nuit a fait impref fur le
le brouillard
elles prendront
fion (ur leur corps 9 auprès d'un bon feu Ces 9
champ un émétique enfuite de beaucoup fuer. les
& tâcheront fouvent réuffi à prévenir
procedés ont
En fumant elles auront des moyens
cher fur le fol,
but
fe propoarriver au
qu'elles
plus pour celui de leur confervation.
fent, faute d'avoir employé ces prècautions,
Si,
perçant de la nuit a fait impref fur le
le brouillard
elles prendront
fion (ur leur corps 9 auprès d'un bon feu Ces 9
champ un émétique enfuite de beaucoup fuer. les
& tâcheront fouvent réuffi à prévenir
procedés ont --- Page 252 ---
Occupations dangerenfes communéprocure peuvent s'obtenir
ment par d'autres voies. fe fournir
Veut-on avoir du bois,
d'autres chofes néceffaires à
d'eau ou
d'endroits dans le
la vie 2 il y a peu
ou
monde oà un fort 2 un comptoir
vaiffeau, ne
en être apun
puiffent les naturels du pays,
provifionnés par
parfaitement acou autres perfonnes
climatées.
de commerce 3 on
Ef-il queffion
tout autant de
peut y employer 2 avec & autres bâtifuccès, des chaloupes
accidens dont on eft menacé en parcil Cas. il
qu'après avoir été mis en ufage, de fièvre
stAt encore quelque (ymptome mal de tête, mal
maligne nerveufe, comme un vefficatoire eft
d'eftomac, friffon, &c., 7 recours fans difféindilfpenfable : on y aura
affez
ces accidens paroiffent
rer. Quoique
ne point oblilègers dans le principe 5 pour à refter au lit,il
ger ceux qui les éprouvent comme illufoires; fouvent
faut les regarder
d'une maladie terrible,
ils font les précurfeurs
Si cette fèvre
dont Piffue eft très-facheufe. on fera
fe change en intermittente. 2 , à la prendre dofe de
le quinquina après la rémiffion dans du vin
deux gros, & même davantage,d deux
en
rouge, de deux heures en
heures; de faire.
même temps l'on n'oubliera point air. (L)
paffer les malades en meilleur --- Page 253 ---
dans les pays chauds.
mens armés ou conduits par ces mieux naturels; ils connoiffent beaucoup de leurs rivièen général la navigation Dans ce cas, un
res que les étrangers.
choifi dansl'endroit
fadeur honnête, bien un ou deux blancs
même 2 ou
fuffifent
acclimatés deptuislong-temps. 2
Tadminiftration du chargement.
pour
fi l'on
à
En un mot 2
permettoit & autres
tous les vaiffeaux de orientales guerre, & occiqui vont aux Indes coucher fur leur rôle 2
dentales, feroient de
arrivés dans ces
dès qu'ils
compléter iaurs
rages, & comme pour
ou
équipages 2 dix ou vingt n'auroient Nègres, d'aunaturels du pays, qui celles dont les
tres occupations que fe charger fans
Européens ne peuvent
s'expofer à des dangers confidérables, à
indubitablement
on parviendroit beaucoup de ces derniers.
conferver Les naturels du pays
pêcheurs de
A conduire de
profeffion, 2 ou habiles
petites barques ou des chaloupes 2
feroientadmis dep préférence:a ainfi,par
de Nègres
exemple les propriétaires volontiers, à la Jamaiconfentiroient fe fervit de leurs efclaves
que bord 2 qu'on des vaiffeaux de Roi, dans les
à
érables, à
indubitablement
on parviendroit beaucoup de ces derniers.
conferver Les naturels du pays
pêcheurs de
A conduire de
profeffion, 2 ou habiles
petites barques ou des chaloupes 2
feroientadmis dep préférence:a ainfi,par
de Nègres
exemple les propriétaires volontiers, à la Jamaiconfentiroient fe fervit de leurs efclaves
que bord 2 qu'on des vaiffeaux de Roi, dans les
à --- Page 254 ---
Occupations
Indes
dangereufes
déterminé, occidentales, 2 pendant un temps
les falaires. pourvu Privés des qu'ils en reçuffent
débaucher & de tomber moyens de fe
dans-le libertinage, 2 comme nos matelots,
livrent à toutes fortes d'excès qui fe
qu'ils font à terre, ces Negres une fois
chargés de couper du bois feroient
chercher de l'eau. & en
9 d'aller
tous les genres de fervices général, dont il de
néceffaire de s'occuper la nuit fir des eft
chaloupes, Il eft probable qu'ils s'en
acquitteroient avec beaucoup
d'activité & d'exaditude
plus
qu'on a coutume d'y employer. 2 que ceux
périr L'enterrement des morts a fait aufi
pays oùt beaucoup l'air eft d'Européens infeété
dans les
croupiffantes. Ce font les par des eaux
naturels qu'il faut encore Nègres Ou
cette occupation. Les
charger de
la terre dont le fein vient émanations de
vert, foit pour des
d'être oupour des foffés
fépultures : foit
plus dangereufes 2 y font infiniment
fol dont la furface que n'a celles du même
chée. II a été prouvé, point dans été touendroits, qu'un
quelques
pas fe hazarder à Européen creufer ne pouvoit
un tombeau --- Page 255 ---
dans les pays chauds.
211 cerfans sexpofer à une mor-prefque n'eût été acclitaine 2 à moins qu'il
Lorfque les
maté depuis ainfi, long-temps. * l'on devroit difpenchofes font
défunt d'afifter à fes
fer les amis du
fanérailles.
n'eft pas rare de trouJe fais qu'il
qui 1 ayant habité
ver des pérfonnes très-long - temps les Indes
pendant
regardent
orientales 8 occidentales, maladies dans ces cliles craintes des fondées - 2 & les
mats comme peu
fa
cautions qui fe prefcrivent contre & chiméatteinte comme nesi@mblablemen fuperlues
elles
riques i mais eu les occupations que
n'y ont jamais citées comme dangenous avons
d'ailleurs n'ontelles
reufes. Peut-être féjour pendant les
pas fait un faifons long dans les cantons les
mauvaifes
ou -du moins ontplus mal-fains heureufes 2
pour y jouir,
elles été aflez d'autres, d'une bonne
ainfi que tant
ont été fuffifanté, une fois qu'elles
famment aclimatées. Ciceron écriJe leur dirai fixé ce T Baies, endroit
voit à fon ami. délicieux pour les
dont le féjour
d'hiver, avoit un
Romains, 2 en temps
pendant les
pas fait un faifons long dans les cantons les
mauvaifes
ou -du moins ontplus mal-fains heureufes 2
pour y jouir,
elles été aflez d'autres, d'une bonne
ainfi que tant
ont été fuffifanté, une fois qu'elles
famment aclimatées. Ciceron écriJe leur dirai fixé ce T Baies, endroit
voit à fon ami. délicieux pour les
dont le féjour
d'hiver, avoit un
Romains, 2 en temps --- Page 256 ---
212 Occupations dangereufes, Grc.
contrafte fi frappant 2 quoique plus
fenfible encore de nos jours 2 avec
fon infalubrité pendant trois mois
d'été : gratulor Baiis noftris : f quidem
ut feribis , falubres repente faite Junt, 9
nif forte te amant 6 tibi afentiunsur,
6 tamdiu dum ZIL ades, funt oblita fii,
miror caelum
quodquidem fihaf,misims
etiam 6 terras vim fuam f ita eibi conveniat dimittere. intention n'eft
dans
Notre
point
cet Effai, de détourner des fentinens
d'obéiffance , qu'ils ne peuvent trop
nourrir 2 ceux dont l'état exige qu'elle
foit aveugle : mais une ignorance
abfolue fur les objets intéreffans que
nous venons de détailler, oule mand'attention à leur égard, de la
part que des Commandans en chef, font
extrêmement repréhenfibles & préjudiciables, puifqu'ils peuvent entraîner
la perte de milliers d'hommes.
NE --- Page 257 ---
TROISIE MI E.
SECTION
entre les maladies
Iy a de la refomblance font attaqués dans
dont les Europèens ces maladies ne les
difirens climats dans ; certaines faifons,
menacent que alors à des cantons partiJe bornent Avec le temps il eft pofible On de
culiers.
dans ler pays chauds.
Sacclimater
des tieux malfera bien de séloigner
faifon.
(ains pendant la mauvaife
Les obfervations que différens nous avons clifaites relativement aux grandes parties
mats dans les quatre voir quelles font les
du monde, font funeftes aux Euromaladies les plus
nombre de pays
péens dans un grand avons indiqué les
étrangers. Nous elles étoient le plus à
peltions oit
d'occupations qui
craindre, les genres à leur atteinte ; il
expofoient le plus qu'à en tirer des
ne nous refte plus
ceux qui s'étainductions utiles pour chauds.
bliffent dans les pays
19.que
: Nous pouvons en conclure, les étrangers
les maladies auxquelles
font funeftes aux Euromaladies les plus
nombre de pays
péens dans un grand avons indiqué les
étrangers. Nous elles étoient le plus à
peltions oit
d'occupations qui
craindre, les genres à leur atteinte ; il
expofoient le plus qu'à en tirer des
ne nous refte plus
ceux qui s'étainductions utiles pour chauds.
bliffent dans les pays
19.que
: Nous pouvons en conclure, les étrangers
les maladies auxquelles --- Page 258 ---
Avis aux Européens
dans différens climats,
font expofés
analogie les unes
ont une très-grande
la violence
avec les autres , & fièvres que & des flux
ou malignité des
2 en
qui les menacent 9 dépendent de chaleur
grande partie, des degrés
& d'humidité, mais Particuliérement
de la nature du fol 8i des vents.
2°. Qu'il n'y a guère de pays
de ceux
Hont
même dans le nombre
qui des faimal-fains, oût l'on ne trouve
font
fons faines & agréables : celles-ci
les plus longues : les étrangers
alors ces
REns
régions
vent fréquenter leur fanté.
crainte pour dans le voifinage des terres
3".Que mal-faines de Punivers 2 &
les plus
très-près de ces cantons,
fréquemment
falubres 9
il y en a d'extrèmement & oût l'on
inacceflibles aux fa maladies, fanté. Ce que nous
peut conferver
9 a pu le
avons dit précédemment le
faire entendre ; nous
prouverons de cet
dans la fuite
plus amplement Enfin, les maladies les plus
Ouvrage.
dans chaque confatales aux étrangers
dans certrée 2 ne les menacent même que alors
taines faifons, &
endroits. paroiffent fe borner à quelques --- Page 259 ---
qui vivent près de la mer.
de temps les EuroPar fucceffion
dans
réufliffent à s'acclimater
péens jes Indes orientales & occidentales, 2
fi les fecouffes réitérées conftitution des maladies à
n'ont point ruiné leur
font
leur arrivée ; une fois qu'ils d'une y aufi
parvenus ils jouiffent
bonne Nanié que ceux qui ne quittent de
point le lieu de leur naiffance 5 aime
forte qu'un très-grand refte de nombre fes jours dans
mieux paffer lointains le oùt il fe trouve,
les pays fa
2 au rifque
PREE
de revoir patrie
infépofer à de nouveaux dangers, de
parables d'un fecond déplacement
cette nature. vérités font fort intéreffantes
Ces
les
quife tranfpour toutes
perfonnes lointains. D'ailpertent dans les pays
but
leurs,1 leur comortlanceconantant celui de conferver
de cet Ouvrage des , milliers d'hommes,
annuellement
trèsde même qu'elle nous indique les plus, faclairement les procédés accomplir
ciles 8 les plus fars pour
ce grand projet, de la mauvaife faifon,
A l'arrivée
très-bien
les étrangers feront toujours mois,
de s'abfenter 2 pour quelques
perfonnes lointains. D'ailpertent dans les pays
but
leurs,1 leur comortlanceconantant celui de conferver
de cet Ouvrage des , milliers d'hommes,
annuellement
trèsde même qu'elle nous indique les plus, faclairement les procédés accomplir
ciles 8 les plus fars pour
ce grand projet, de la mauvaife faifon,
A l'arrivée
très-bien
les étrangers feront toujours mois,
de s'abfenter 2 pour quelques --- Page 260 ---
Avis aux Europèens
ne
des lieux mal-fains 9 tant acclimatés. qu'ils En
feront pas fuffifamment diftance du
s'éloignant à une. petite ils fe mertent à
fiège des maladies 2 auffi fûrement
T'abri de leur invafion,
vivent
les Européens qui
au moins que
fe
aujourdhui
en Turquie garantifient s'enferment dans
de la pefte. Ceux-ci
abfoluleurs maifons, & fe féparent ceffation
ment des naturels jufqu'a la dont nous
de ce fléau. La précaution & fuffit
avons parlé eft auffi bonne, la vie des étranfeule pour conferver où le climatleur
gers dans les régions
eft funefte.
qu'on n'ait
Il eft bien furprenant facile, dont
jamais penfé à ce moyen communes
les obfervations les plus donner l'idevoient à chaque inftant fait attendée. On n'y a point encore
nous
tion dans les établiffemens que
:
hors des limites de TEurope 2
avons manière de Temployer n'a point
8 la
jufqu'à ce jour.
été recommandée
ot
SECTION --- Page 261 ---
qui vivent près de la mer,
SECTION
QUATRIÈME,
ABRI commode 6 fér. contre les
Maladies,
Ox
peut qu'il s'imaginer eft
>' au premier
prefque
pays
E
Rure & commode lointains offrent impoffible un abri
qui
féviffent contre les maladies
Rentiedy font
par intervalles. Les
à faire naître des beaucoup dificultés plus difpofés
que curieux de les lever. à cetégard,
demandsront,
Pluhieurs
pourra fe refugier par exemple, > oi l'on
côte de Guinée
avec fireté fir la
vieufe
pendant la faifon
ainfi dire, 3 loriqu'elle fe trouve pluCe
9 toute fubmergée. 2 pour
que l'on doit répondre à
queflion, c'eft que
cette
ne fe reffemblent toutes fes parties
brité, Nous nous fommes pas pour T'infaluque l'ife de Gorée étoit apperçus
plus faine que nos
infiniment
més fur les rivières établiffemens de
for-
-
Gambie. Proportion
Sénégal & de
perdons beaticoup moins gardée, de nous y
monde
K
fubmergée. 2 pour
que l'on doit répondre à
queflion, c'eft que
cette
ne fe reffemblent toutes fes parties
brité, Nous nous fommes pas pour T'infaluque l'ife de Gorée étoit apperçus
plus faine que nos
infiniment
més fur les rivières établiffemens de
for-
-
Gambie. Proportion
Sénégal & de
perdons beaticoup moins gardée, de nous y
monde
K --- Page 262 ---
Avis aux Européens Ce
dans le refte de PAfrique.
qui
que
qu'il eft poilible de fe
fuit prouvera
même fur
fouftraire aux maladies 2
cette côte.
tous les
Les Portugais 2 voyant" 'que envoyés en
Miffionnaires européens,
de la foi
Guinée pour la propagation auffi-tôt après
chrétienne 2 périfloient contraints d'étaleur arrivée, furent
blir un féminaire à San-Yago couleur 2 pour
Tinftruéion des prêtres de
noire : mais comme leurs loix s'oppofent à ce que les Nègres parviennent
ils continuèà la dignité épifcopale, les Evêques de
rent à y faire paffer vécurent ordinaiLisbonne. Ceux-ci
toute
rement fi peu à San-Yago,, que à Pévêperfonne qui étoit nommée fe regarché des illes du Cap-Verd, dévouée au
doit comme une vidime
climat. Il y a quelque temps le fort qu'un de
prélat très-fenfé 2 craignant follicita la permiffes prédéceffeurs., s'éloigner de fa cathédrale
fion de aller vivre à Saint - Antonio.
pour Depuis ce temps, les Evêques européens réfident dans cette ifle 2 peu
éloignée de San-Yago,y parcourent
carrière toute aufi longue que
une --- Page 263 ---
s'ils étoient qui vivent près de la mer.
sy
reftés à Lisbonne, 219
Dans portent pas moins bien. 2 & ne
cette
plufieurs il
autres endroits de
élevés, côte, y a des cantons
acceflibles aux vents, fecs, 9
Européens vivroient fans
, oi les
pour leur fanté, fi
aucun
tous les bois : on
l'on avoit abattu rifque
quer en doute. ne peut pas le révofaire mention des Confenrons-nous hautes
de
Serre-Lionne. Elles
montagnes de
met un ciel pur & offrent à leur fomles terreins moins ferein 2 tandis
de brouillards & élevés font
que
Dans ce lieu même de vapeurs nuifibles. chargés
Anglois occupent une s néanmoins, 2 les
uniquement afin de vallesfortbafe,
fource de bonne
profiter d'une
port fe feroit aifément eau, dont le tranf.
vesà quelque endroit de par la des efclaqu'on pût la defirer.
montagne
On voit avecfurpeife
Européens étant
quel le tiers des
time de
annuellement la vicla plupart lintempéric de nos
du climat, dans
de leur mauvaife comptoirs à caufe
core permis aux fruation, i eft enou de dormir Nègres de refter oififs
Ne peut-on prefque toute la
pas les
journée.
employer à puris
K1
le tranf.
vesà quelque endroit de par la des efclaqu'on pût la defirer.
montagne
On voit avecfurpeife
Européens étant
quel le tiers des
time de
annuellement la vicla plupart lintempéric de nos
du climat, dans
de leur mauvaife comptoirs à caufe
core permis aux fruation, i eft enou de dormir Nègres de refter oififs
Ne peut-on prefque toute la
pas les
journée.
employer à puris
K1 --- Page 264 ---
Avis aux Europèens défricher
fier Pair en leur faifant
brûler J
terrein, faigner les marais,
des
abattre les bois, , pour pratiquer
ouvertures dans les forêts?
doit
La mortalité de ces Européens
donc moins s'attribuer à la malignité
du climat, qu'àleur propre ignorance fixe
& inattention. Un étranger qui
en
fur un enfa réfidence
Angleterre, exemple, que
droit mal-fain 2 tel, d'Hilfé par (:) dans Vile
le cantonnement
fondé à regarder
de Portfey 2 n'eft pas le territoire de la
comme infalubre
qu'il fouffre
grande Bretagne auffi 7 mauvaife parce
que celle
d'une pofition
qu'il a choife. fautes de cette efpèce
Les petites
plus funeftes
ont des fuites beaucoup
dans nos
dans les pays brilans que Le Fort anlatitudes ieptentrionales. eft infiniment plus
glois à Whydaw
Tavoimal-fain que la ville Negre qui terrein
Sine, parce qu'on l'a bâui fur un
auquel les brifes de mer ne peuvent
(1) Quartier fort connu de la plupart des mala- des
Ofhciers , à caufe de Topiniatreté feviffent & fe bore
dies automnales qui endroit. L)
nent fouvent à ce Sele --- Page 265 ---
vivent près de la mer,
pinmnlsi
petit ruifeau qu'après dans avoir paffé fur un
ques plantes aquatiques lequel ily a quelvertes d'un limon infeét, toujours coud'inconvénient n'a
Ce genre
pas été prévu,
9 &
malhesreucment
peut-être y efit-on Alirgus il l'eût été, 2,
Tant que la Guinée
d'attention,
qu'elle
"gers
l'eft
aufitinculte
vraifemblable aduellement, que les
il eft peu
fent y former aucun Européens puif
fidérable dans lintérieur établifement conLeurs principaux
des terres,
fins de la nier. Ceux comptoirs font voine peuvent guere
qui les occupent
faifon dangereufe, trouver, de
pendant la
plus ffir abri contre les meilleur & de
fur cet élément
maladies,
quand on a vifité (2). On fçait fort oRue
brifes de mer y font ces le parages, , que les
fanté & de la force.
véhicule de la
plnfieurs (2). Dans mes antres Ouvragesisi
qu'on réuffit exemples à fe qui prouvent
déjà cité
tous les pays chauds fouftraire & aux, maladies evidemmient dans
moyens vivre for la mer, Koyer mal-fains mon 9 en allant
chap. 1, deconferver feêt,
la
Efai de fir les
fièvres,
6; & ma omedesgens mer,
chap, I, fed.4 (L) Differtation fur les
K3
nfieurs (2). Dans mes antres Ouvragesisi
qu'on réuffit exemples à fe qui prouvent
déjà cité
tous les pays chauds fouftraire & aux, maladies evidemmient dans
moyens vivre for la mer, Koyer mal-fains mon 9 en allant
chap. 1, deconferver feêt,
la
Efai de fir les
fièvres,
6; & ma omedesgens mer,
chap, I, fed.4 (L) Differtation fur les
K3 --- Page 266 ---
Avis aux Européens
PeadaaisiePantommed del l'année
1765, on obferva que
les
vres féviffoient à
quand
fièles bâtimens ancrés Portfmouth dans
& fur
de la
le havre
vafe, ceux qui vivoient à près
des vaiffeaux mouillés à
bord
jouiffoient de la fanté la Spithead 2
lante. Dans le cours des trois plus briloù cette épidémie fut.la
mois
iln'y eut pas un feul matelot plus forte : 5
de marine conduit à Phôpital ou foldat
dont la maladie eût été contraéée d'Haflar,
ces vaiffeaux.
fur
terehetemnibtenildnie dévafta
Cadix, on n'eut point à fe
fes ravages fur aucun bâtiment plaindre de
une certaine diftance de fes ancré à
commeje l'ai fu du doéteur
murs s
qui y exerce la médecine Macquire, avec beaucoup de célébrité. Le Tweed,
de Roi, mouilloit alors dans vaiffeau la
un de fes officiers &
baie i
mes de fon
plufieurs homfurent attaqués équipage, de
venus à terre 2
mais dans ce nombre, cette épidémie :
retournèrent à bord fe 2 tous ceux qui
n'éprouvèrent
rétablirent, &
aucune
tome facheux, tandis efpèce de fymp
affez femblable
qu'une maladie
au vomiffement noir, --- Page 267 ---
& la févrej qui vivent près de la mer. 223
jaune,
grande ville.
dépeuplerent cette
derick Tant refa que l'efcadre de l'amiral Broà l'ancre vis-à-vis la
Sandsigne, elle fut
je l'ai dit plus haut, exempte, des
comme
les dont furent atteints maladics fataceux qui
preique tous .
à terre. débarquérent pour coucher
trière En176s, févit lorfqu'lune à
maladie meurcentvingt hommes Penfacola à
2 fit perdre
vellement
un régiment noudit-on, onze débarqué femmes 2 & moiffonna,
douze qui avoient
d'officiers s fur
me temps ; les
pris terre en méde guerre
équipages des vaiffeaux
2 ancrés à un
terre, 2 jouifloient de la fanté mille de la
parfaite. Ces bâtimens étoient la plus
Edouard & le Tartare
le Prince
d'autres
; ils n'eurent
avoient maladesque les perfonnes qui
rent quand débarqué, elles & toutes fe rétabliOn obferva
furent à leurs bords,
qui contradtérent pareillement la
que celles
à Penfacola
fièvre maligne
far des vaiffeaux 8c qu'on fit tranférer
s fe guérirent trèsfèvre, promptement, dénaturée ou du moins que cette
par ce changement
K 4
Edouard & le Tartare
le Prince
d'autres
; ils n'eurent
avoient maladesque les perfonnes qui
rent quand débarqué, elles & toutes fe rétabliOn obferva
furent à leurs bords,
qui contradtérent pareillement la
que celles
à Penfacola
fièvre maligne
far des vaiffeaux 8c qu'on fit tranférer
s fe guérirent trèsfèvre, promptement, dénaturée ou du moins que cette
par ce changement
K 4 --- Page 268 ---
224 - Avis aux Européens
d'air, & rendue plus
devint
bientôt intermittente. bénigne,
des Nous faits ne prétendons pas conclure
jours
rapportés 2 qu'on foit toumaladies exempt, fur les vaiffeaux, des
fins. Nos matelots régnantes dans les pays voifourniffent
vent les preuves du contraire. affezfouquefois il arrive, par des accidens Quel- iné.
vitables, & fréquemment
rance prefque impardonnable paruneignoen éprouvént de plus fâcheufes 2 qu'ils
ne pourroit en effuyerà terre : qu'on
par exemple, les navires viennent quand,
ter l'ancre près des marais
jetchent un afyle dans des havres 2 ou cher.
refferrés,inaccefiblesaux vents,ils ne font
lieux pas moins dangereux à habiter que les
infalubres d'un continent quelconque,
-M.Martin, chirurgien du
vaiffeau de la Compagnie Catanench,
m'a appris qu'étant avec d'Afrique, 2
tres batimens anglois fur la quatre rivière att- de
Gambie, Pun d'eux avoit toujours des
hommes fur les cadres 2 tandis
fe portoit au mieuxà bord de ceux qu'on
en étoient peu dloignés, ainfi
dans qui
les comptoirs, Les fièvres & que les flux --- Page 269 ---
dominoient qui vivenit près de Ta mer.
des
dans celui-ci, &
mouroient perfonnes qui en étoient beaticoup
qu'on l'eut dans fait le délire. frappées, Mais dès
mille & demi du éloigner lieu à environ un
ancrage 2 : qui le
de fon premier
quelques
rapprochoit ii
trop de
fain que tous marais, lesautres. ne fut pas moins
SECTION
CINQUIÈNE
Vaifiaus recommandis comme
Rortans.
Comproirs
ce que nous avons
de tout
Olereimerimece
an vaiffeau de maniere dit, qu'en difpofant
fervir de comptoir
à ce. qu'il pit
fant. ancrer à une flottant, & le faila terre, aux
certaine diftance de
res de Sénégal embouchures & de
des rivièCorfe, &c tous les lieux Gambie, au Capon lej jugercit en
en général oir
moyen de conferver fireté, on auroit un
miliers d'hommes annuellement des
fur la côte de Guinée, 3 partieulitrement
L'idée de comptoirs
neuve pour ceux qui ont flottans n'edpas
parages, Des vaifleaux ainfi fréquenté ces
nommés
Ks
Na
Sénégal embouchures & de
des rivièCorfe, &c tous les lieux Gambie, au Capon lej jugercit en
en général oir
moyen de conferver fireté, on auroit un
miliers d'hommes annuellement des
fur la côte de Guinée, 3 partieulitrement
L'idée de comptoirs
neuve pour ceux qui ont flottans n'edpas
parages, Des vaifleaux ainfi fréquenté ces
nommés
Ks
Na --- Page 270 ---
Avis aux Europeens
ont été établis avec les
requifes en. différentes parties précautions de
côte pour Tavantage du
cette
mais nous les propofons commerce ici
:
maintien de la fanté, fans
pour le
y'a bien peur de fatisfaétion à laquelle il
même lorfqu'il eft le plus floriflant. elpérer,
Ceux qui n'ont vu que des vaiffeaux
marchands cu des bateaux
& n'ont nulle connoiffance de côtiers la
des commodités qu'il eft pluEer de réunir à bord d'un
poffdefiné à recevoir & à logerles bâtiment
fonnes du plus haut rang & les perrecherchées en fait du luxe,
plus
imaginer qu'il eft ridicule de pourront
à des Gouverneurs & à des confeiller
de la premiere claffe, de coucher Négocians
de vivre fur mer pendant trois.
Ou
tre mois de l'annce.
ou. quaMais ne confondons point la
tion des individus refferrés dans fituaefquifou une chaloupe
un
maux de toute efpèce, s fouffrant des.
rir de faim, à des fatigues expofés à moules & à des contre-tems réitérés, continuelcelle des perfonnes qui vivent à avec
aife dansun vaiffeau commode, fourni leur
de toutes les chofes. néceffaires à Ia --- Page 271 ---
qui vivent près de la mer,
vie, par le moyen d'une
tion libre avec la terre. communicade Nos Amiraux & les
nos vaiffeaux de
Commandans
rarement dans la guerre 2 trouvent
étrangers, plus d'agrémens plupart des pays
modités, qu'à bord des & de comles y ont conduits,
bâtimens gui
fe procurerles mêmes Ne Peut-on pas
un comptoir flottant P avantages dans
M. Doidge, dernier
l'amiral Watfon, dans les fecrétaire Indes
de
tales, fe voyant fort
orienfon retour en Angleterre incommodé à.
fouvenant qu'il avoit
2. & fe refd'une meilleure fanté toujours joui
été en mer, OuI fiur l'eau tant qu'il avoir
gina de faire confruire douce, imaforme scommodeasquelite un bâtiment de
d'Arche, & qu'il réfolut donnalenom
pius qu'il le pourroir, Cette d'habiter le
flottante étoit compofée
maifon
manger & d'une chambre d'une falle à
meublées avec goût,
à coucher,
le vin & 1 le charbon, d'une d'une Cave pour
d'un logement de
cuifine &
intention étoit d'y domefliques. Son
les chaleurs,
demeurer
frais &a
2 comme dans un lieu pendant trèsagréable, oà fafanté
pourroitfe
K6
'il le pourroir, Cette d'habiter le
flottante étoit compofée
maifon
manger & d'une chambre d'une falle à
meublées avec goût,
à coucher,
le vin & 1 le charbon, d'une d'une Cave pour
d'un logement de
cuifine &
intention étoit d'y domefliques. Son
les chaleurs,
demeurer
frais &a
2 comme dans un lieu pendant trèsagréable, oà fafanté
pourroitfe
K6 --- Page 272 ---
Avis aux Europdens
rétablir, & fes amis viendroient le voir.
Après avoir fait entendre qu'un trèsnombre de
Eoner réunir en faveur commoditéspourroit des
faétoreries voifines de la agens de nos
vaiffeau mouillé
mer, fur un
finous confidérons dansamendrotichoil la fanté&la confer:
vation de la vie, comme devant être
lesprincipaux objets de
la néceflité d'établir des leurattention,
flottans par-tout où l'on jugera comptoirs
conviendront, & pourront être qu'ilsfans aucun rifque, nefera point ancrés
matique, Ily a des
problés
quelquediftaincedes mouillages fûrs à
de Sénégal &c de Gambie barres des rivières
rade de Serre-Lionne
2 dans la
fieurs autres endroits de 2 & dans plules vaiffeaux
cette côte, oit
mâts
peuvent être avec leurs
l'année, pendant toutes les. faifons de
combien fans avoir rien à craindre : à
roit-on plus forte raifon n'y laiffepas des vaiffeaux dématés?1 Les
naufrages les
font rares fur cette côte, car
tornados, qui conftituent les ouragans les plus terribles, partent
de la terre, 2 &t pafent
toujours
Nous
rapidement.
propoions ces
me. de bons abris contre bâtimens les
commaladies. --- Page 273 ---
qui règnent qui vivent près de la mer,
vieufe &
pendant la faifon 129
voudrions quelque temps après. Naus
qu'on y reftat
poque ils
oir le pays n'eft plus jufqu'à l'éoffrent également
mal-fain,
agréable &
une retraite
tien de la fanté, almbre, propre au mainlards & des pluies lorique d'épais brouil.
les maifons humides excellives rendent
Les maladies
& ennuyeufes.
les perfonnes
qui fe déclarent chez
feau pendant la vivant faifon à bord d'un vaifventj jamais être
humide, ne peutout au plus confidérables; ce
des
s de petites diarrhées font,
révolutions de bile
ou
tantes, Aux infiruétions peu inquiénées dans un. autre
que j'ai donmoyens de conferver Ouvrage fur les
feaux dans un état de l'air des vaifnente (s),/ajouteral pureté permaaliumera & entretiendra ceile-ci. On
tout pendant la
du feu, AZ
les vapeurs denfes nuit, afin de raréfierterre ; cette autre qui Partent de la
guliérement utile à précaution la fanté, fera fincile de Favoir dans
IL eft faun pays ci la main:
conferver (r) Voyer la mon Effai fur les
fanté des gens de mer, moyens (L) de:
air des vaifnente (s),/ajouteral pureté permaaliumera & entretiendra ceile-ci. On
tout pendant la
du feu, AZ
les vapeurs denfes nuit, afin de raréfierterre ; cette autre qui Partent de la
guliérement utile à précaution la fanté, fera fincile de Favoir dans
IL eft faun pays ci la main:
conferver (r) Voyer la mon Effai fur les
fanté des gens de mer, moyens (L) de: --- Page 274 ---
s30
Avis aux Européens
d'oeuvre & les combuttibles
ne
rien. D'ailleurs, eft
a
coûtent prefque de faire fervir le feu à
encore poffible
la diftillation de l'eau de mer 2 pour
extraire de bonne eaut douce; de
en
déférant à nos avis 2 on
forte qu'en
& on fe fournira dans
purifiera Fair, de la boiffon la plus
le même temps
falutaire.
les affecPlufieurs prétendent que
& autres maladies
tions fcorbutiques, auxquelles les gens de mer
violentes
de
font expofés dans les navigations
font dues à l'air de mer :
long cours 2 admife par le vulgaire,
cette opinion,
eft
mais dénuée de tout fondement,
réfutée dans mon Traité du fcorbut 2
Differtation fur les fievres &
& ma
ia contagion.
(2) Pour éviter) les infectes, on peut matières garder
dans un bateau le bois ou autres
mccombuftibles: apportées de terre, Ordinairement jufqu'au il
ment ou T'on en fait ufage.
nuifibles dans
y en a beaucoup, auffi & n'eft-il mème.de jamais prudent de
ees fublances :
dans les vaiffeaux. Au
les mettre en magafin nous venons de
on:
lieu de faire ce que
d'autres dire, objers
peut encore les dépofer ,avec fur une
allége
également embarraffans, flottant.
du
FOus
ancrée près
comptoir --- Page 275 ---
qui vivent près de la mer. à ARt
Quoiqu'on fe détermine il n'eft
nfage de comptoirs flottans 7 d'avoir
moins utile & néceffaire
pas toujours prélentes al'tefpritles inftruc- E.ffai
tions que jai données des dans gens mon de mer 2
fur la confervation
de
concernant les moyens prévenirles L'intempémaladies dans ces climats. d'excès y; font
rance & toute n'eft efpèce point un régime
nuifibles. Ce faut y fuivre 7 mais un
médical qu'il
régulier.
genre de vie toujours des avantages qui
Comme preuves d'une attentien iépeuvent réiulter
dans les faifons
rieufe à ces confeils, & les climats les
les plus dangereufes, je joindrai ici quelplus mal-fains 3
fuis redevable à
ques détails dont je
trois
M. Boon, qui a rempli pendant de ChirurSénégal, la place
gien-Major ans ,au
de nos troupes.
de
d'un exemplaire
S'étant pourvu les
de confermon Effai fur
moyens de mer 2 il 2 fe
ver la fanté des fuivre gens les avis que j'ai
détermina à
: plufieurs
donnés dans cet Ouvrage M. Worge,
officiers en firent autant.
& aule gouverneur. > ce chirurgien les matins 2 à
tres 2 buvoient tous
irurSénégal, la place
gien-Major ans ,au
de nos troupes.
de
d'un exemplaire
S'étant pourvu les
de confermon Effai fur
moyens de mer 2 il 2 fe
ver la fanté des fuivre gens les avis que j'ai
détermina à
: plufieurs
donnés dans cet Ouvrage M. Worge,
officiers en firent autant.
& aule gouverneur. > ce chirurgien les matins 2 à
tres 2 buvoient tous --- Page 276 ---
Avis aux Europiens
Pheure du déjeuner
théiforme de
2 une infufion
amers,
quinquina , ou d'autres
3 tels que la camomille
tiane, 7 l'écorce
2 la genmettoit de
d'orange, 5 8ce.; on y
ture deq
temps en temps de la tein-
& foir quinquina en petite dofe, Matin
fe
ilsreprenoient de ces amers, &
femaine purgeoient 2 une ou deux fois la
de fel
5 avec un peu de manne &c
chargeoient cathartique leur amer, Jamais ils ne
le falloit, & évitoient eftomac plus qu'ilne
le plus grand foin, 1
fur-tout, avec
excès au vin &
5 de fe livrer avec
manière, iis
aux liqueurs. De cette
réufirent à fe
aux fèvres bilieufes
fouftraire
autres maladies
9 aux flux 2 &c
qui
cet endroit
féviffoient dans
pendant la faifon
reule, & moiffennoient
dangeun frès-grand nombre de annuellement
La firetéde ces
perfonnes,
démontrée
préfervatifs fat fi bien
le monde voulur parlexpérience 3 que tout
quand leur
en faire ufage ; &
provifion de quinquina fut
épuifie 2 les plantes 8i les racines
améres, les plus
rent à un prix exceffif, communes, montela, un vaiffeau de New-Yorck Vers-ce tempsrelâcher au Sénégal ; il avoit à vint for --- Page 277 ---
bord un qui vivent près de la mer.
tité de racine peu d'écorce du Pérou, 133
de gentiane
quand'orange 9 d'abfinthe ordinaire s d'écorce
thon quelques bouteilles d'élixir de s &
tres-lucrative (3);, la vente qu'il en fit Stoug- devint
Gouverneur & pour le propriétaire. Le
fournir à cette autres 9 en état de
adjuger à des fommes dépenfe, fe les firent
confidérables.
SECTION
SIXIÈMI E.
On fara bien de changer d'air
f fntira pris de la fevre, dès qu'oni
Nous allons maintenant
autre avis en faveur des
donner un
ont négligé les premiérs perfonnes qui
diverfes circonflances
, ou qui par
vre.lly en a beaucoup n'ont pules fuiexigent un féjour habituel dontles affaires
mal-fains, & qui par-là font danslespays
suxmaladresvioliets
quiy ICSAE
(3) Cet élixir eft une teinture
dabfiurhe, corce
de gentiane, de
(piritueufe
loës, Sa d'oranges dofe eft amères, de chamedrys, rhubarbe & d'a- d'6vingt, & même davantage, depuis douze gouttes jufqu'a
(T)
igent un féjour habituel dontles affaires
mal-fains, & qui par-là font danslespays
suxmaladresvioliets
quiy ICSAE
(3) Cet élixir eft une teinture
dabfiurhe, corce
de gentiane, de
(piritueufe
loës, Sa d'oranges dofe eft amères, de chamedrys, rhubarbe & d'a- d'6vingt, & même davantage, depuis douze gouttes jufqu'a
(T) --- Page 278 ---
Avis aux Européens
conUn des plus ffrs moyens font pour forcées à
ferver toutes celles qui
vivre dans ces lieux infalubres eft de pen- les
dant la faifon dangereufe,.
éloigner du lieu oi elles fe trouvent
dès qu'on les voit malades.
de
J'avoue qu'il eft extraordinaire de
propofer le changement de place
ceux qui font atteints d'une fièvre trèsviolente 2 quels que puiffent être fes
fymptomes. On m'objeétera fuffit peut-être dans
que le moindre mouvement tête, & faire
certain cas pouraffeéterla
la vionaitrele délire, ou augmenter
8z
lence des accidens; que le repos
font néceffaires
la tranquillité parfaite
au rétabliffement de ces malades;
les fecouffes du tranfport, & le a
dérangement qu'on leur occafionne en
les faifant fortir de leur lit, mais particuliérement en les expofant au grand
air, peuvent faire le plus grand mal,
L'expérience quej'ai acquifela-deffus
depuis bien des années, m'a convaincu que toutes ces craintes fondées. Je étoient fouabfolument très-peu
tiens, comme une véritéinconteftable,
que les perfonnes attaquées de fièvres,
de flux, ou autres maladies, ne courent --- Page 279 ---
qui vivent près de la
aucun rifque à changer de mer, 235
qu'elles ne font jamais
place, &
lagées
loriqu'elles plus vite fouPSCCAEE requifes d'un paffent avec les
dans un bon. Dans mille mauvais air
sj'en ai fait
circonflances
liers de malades Pépreuve. Sur plufieurs milpital d'Haflar, quej'ai traités à l'hôans, les neuf disièmes depuis plus de dix-huit
voyés de Spithead avec m'ont la
été endes vaiffeaux mouillés
fièvre, ou
ou de linfirmerie de la dans le Havre,
à Portfmouth. Ileftvrai Marine établie
port a été fait dans des que leur tranf
autrement avec
chaloupes ou
tion. Je ne me fouviens beaucoup de
d'entre eux en ait fouffert pas la
Ca
chofe. Je fuis au
moindre
fiadé que la fituation contraire, d'un très-per.
nombre chez lefquels on obfervoit très-grand
facheux, fymptomes les plus malins & les les
fant de l'air 2 s'eft fort améliorée en plus
le bon air de infed des vaiffeaux dans pafLa première Thôpital. chofe
pour la confervation qu'on ait àfaire
qui tombent malades à des Européens
le tems gu'une maladie terre pendant
exerce fes ravages, eft de épidémique les
y
éloigner
.
nombre chez lefquels on obfervoit très-grand
facheux, fymptomes les plus malins & les les
fant de l'air 2 s'eft fort améliorée en plus
le bon air de infed des vaiffeaux dans pafLa première Thôpital. chofe
pour la confervation qu'on ait àfaire
qui tombent malades à des Européens
le tems gu'une maladie terre pendant
exerce fes ravages, eft de épidémique les
y
éloigner --- Page 280 ---
236 - Avis aux Européens
fur le champ 2 le plus loin qu'il eft
poflible, de la principale &
blablement feule caufe du mal vraifem- qui les
afflige. Nous voulons dire qu'on fera
HomeinP-ogrenrees Tant
àla mer.
qu'ils font foumis à
de lair qui a produit leur l'influence
leur pofition reffemble à celle maladie, d'une s
perfonne atteinte d'une fièvre contagieufe,quine ceffe point d'êtree
aux fources renaiffantes de la expofée contagion.La relation ftivante peut trouver
place ici; elle n'eft point
notre objet. On me pria étrangère à
de me rendre à une maifon derniérement de
où dominoir une fièvre maligne charité,
veufe, 2 déjà fatale à bien du monde. nerLa contagion n'étoit point équivoque.
L'apothicaire combattu
m'apprit qu'il avoit comcette maladie
les moyens les plus vantés; épidémique par
remédes
; que les
meilleurs prefcrits en pareils cas par les
Auteurs 2 avoient été mis en
ufage 2 mais infruétuenfement
que fes progrès & la mortalité alloient : puif
dans toujours en augmentant, En entrant
cette maifon, l'apperçus deux
trois cadavres laiflés près des
ou
je vis des lits où venoient vivans,
d'expirer --- Page 281 ---
qui vivent près de la mer. 237 &
des malades, en recevoir d'autres, excellives
la
me parut
mal-propreté fans faire aucune < autre que(-:
Dès-lors,
atteintes de cette
tion aux perfonnes
recherches ulfièvre, & m'occuperde
déclarai
térieures à leur egard., 2 je feroit auffi
que tant que cette maifon contagion
; je prévins
ErDAeeene
ne diminueroit point meilleurs remèdes L
lement que efietouaumoinse les
enauroient
roientfans
avoit déjà fait
fort
L'apothicaire
aux
fois ces repeéfentations fans fuccès :à
mais
SE
Adminiftrateurs, 2 ils y eurent égard ;
la fin cependant
la fièvre en peu
ce qui fit difparoitre
de temps. même, quand une perfonne eft
De
de Pair
attaquée de fièvre oùt elle provenante fe trouve,. tant
impur du lieu fa maladie
refte,
prendjour.
qu'elle nellement y 8 même à chaque inftant
: cela fe fait par un
de notvelesfores: continuel de la caufe
renouvellement
d'inocumorbifique a 2 ou une efpèce Une funefte
lation. non interrompue. que les remèexpérience nous a appris 8zles meilleurs
des les plus fouverains pît propofer pour la
traitemens qu'on
oùt elle provenante fe trouve,. tant
impur du lieu fa maladie
refte,
prendjour.
qu'elle nellement y 8 même à chaque inftant
: cela fe fait par un
de notvelesfores: continuel de la caufe
renouvellement
d'inocumorbifique a 2 ou une efpèce Une funefte
lation. non interrompue. que les remèexpérience nous a appris 8zles meilleurs
des les plus fouverains pît propofer pour la
traitemens qu'on --- Page 282 ---
Avis aux Europèens étoient inguérifon de ces malades,
iruéueux communémént tant qu'ils
reftoient dans le mauvais air. Les maladies deviennent en pareil cas plus,
font
ou
anomales, 2 8
accompagnées vraifemblafuivies de fymptomes qui, lieu dans
blement auroient rarement
un air plus falubre. C'eft par rapport des
à cet effet qu'on a blâmé plufieurs
meilleurs remèdes,
droit produi- d'en
fiffent tout ce qu'on
en
enEAS
attendre dans un tems oul'on ine ceffoit
dela con-.
pas d'être expoféauxfources calomnie eft tombée
tagion : cette
principalement fur le quinquina.
Pendant le dernier fiège de la Havatroupesangloifes étoient
ne,lorfqueles lesmaladies qui attafimaltraitées par
les Européens dans ces climats,
quent condamna
de cette écorce,
on
Pufage
parce que la jauniffe obftruétions > Thydropifie du foie
ies embarras &
à la fièvre
fuccédoient quelquefois néanmoins
domptée par fon moyen: étoient moins
ces différens accidens funeftes
la
dangereux & moins
que
première maladie. Ils n'étoient point lieu
Teffet du quinquina 2 mais avoient à
parce que les malades continuoient --- Page 283 ---
qui vivent près de la mer. 239
refterdansle mauvais air, &ceffuyoient nombre
ordinairement un trop grand
de paroxifmes (1)-
SECTION SEPTIENE
du mauvais air fur les perfonnes
Efus
celles qui font malades.
en Fanté ,fiur,
procure en faifant
Avantages
air impur dans
pafer
de
les
EFE
Combien temps efuas
un air Jain.
cachés dans
du mauvais air refent-ils Jufquia quel point la
le corps humain? de cette caufe 2 efe
fièvre provenant
elle contagiafe?
Ariwde démontrer encore d'une males avantagesqu'on
nière plusévidente)
d'air aux fiéobtient en faifant commencent changer
à Têtre,
vreux, dèsqu'ils d'abord les effets du
nous expoferons air fur les perfonnes qui fe
mauvais
enfuite fur celles qui
portent bien, enfin, nous parlerons
iont malades:
far les fièvres
(1) Voyez mon Appendice à cet égard
intermitentes ; de ce la que manière j'avance la plus çom:
y, eft prouvé
plette. (L)
'air aux fiéobtient en faifant commencent changer
à Têtre,
vreux, dèsqu'ils d'abord les effets du
nous expoferons air fur les perfonnes qui fe
mauvais
enfuite fur celles qui
portent bien, enfin, nous parlerons
iont malades:
far les fièvres
(1) Voyez mon Appendice à cet égard
intermitentes ; de ce la que manière j'avance la plus çom:
y, eft prouvé
plette. (L) --- Page 284 ---
Avis aux Europèens celles dont la
de ce qui arrive quand dans le mauvais
fanté s'eft dérangée
fur le champ
air, en font éloignées
& plus
pour en refpirer un plus pur
falubre. Confidérons d'abord ce que le mauvais air
dansles pays chauds,
produit, la faifon pluvieufe 1 2 fur les
pendant bien portantes, Une chofe
perfonnes de remarque 2. c'eft que les
digne
de la relpiration, 1 2 les pouorganes
à travers
mons & le gofier, parties
defquelles il s'infinue, font ordinairement celles qui fouffrent le moins 8 2
quoique dans un contaét immédiat
habiruel.Sonation: fe porte principalement furle cerveau & T'eftomac, autre- & les
ment dit, fur le fyftême alimentaire. nerveux
organes de la digeftion ou le délire
Souvent immédiat la phrénéfié du mauvais air,
font P'effet
le premier. Les
& celui qu'il produit
tenavoir
jeunes
fur-tout, Beaucoup peuvent de ceux
la tête ferde dérangée.
hébêtés,
quilaffedle paroiffent comme intervalles.
ou délirent fourdement font par point accouLes étrangers quin'y
d'une bonne
tumés, quoique jouiffant fe fentent oppreffanté en apparence,
1és, --- Page 285 ---
viyent près de la mer. 248
qui
defés;t tombent dans enclins Tasccablement, à la parefle, - 2
viennent lourds , irréfiftible au repos &
ont une pente & fréquemment ie plaiaut fommeil,
Léurs facultés
gnent de céphalalgie. ereentiememst leur
intelledtuclles, saffoibliffent fenfiblement.
mémoire,
d'étude, ou même une
Toute efpèce foutenue fur un objet
attention trop & les plaifirs vénériens dans
quelconque.
de mal
peuvent faire beaucoup
enT'air
nesseontanmerent
impur, facheufes fuites. Ici, l'actrainent de
eft bien
tion du moral fur le phylique forte
plus prompte & bien plus
un
FiRtEL
dans un meilleur air 8c
plus à l'excès
del'ame portées
Les paffions fouventla fièvre à Pinitant
y donnent
violent
même : il eft poflible qu'un cuifant
accès de colère ou un chagrin de jauniffe
foient fuivis fur le champ Dans un nombre
oul de fièvre jaune. on a ététémoin
infini ide circonflances, feule d'un cadavre ou de
que la vue
à infpirer de
tout autre objet propre même dunehifThorreur,! le feul Irécit la crainte dans
toire tragique portant fuffi pour faire naitre ele
Telprit,avoient
délire chez des perfonnes quisétojent L
ès de colère ou un chagrin de jauniffe
foient fuivis fur le champ Dans un nombre
oul de fièvre jaune. on a ététémoin
infini ide circonflances, feule d'un cadavre ou de
que la vue
à infpirer de
tout autre objet propre même dunehifThorreur,! le feul Irécit la crainte dans
toire tragique portant fuffi pour faire naitre ele
Telprit,avoient
délire chez des perfonnes quisétojent L --- Page 286 ---
Avis aux Européens
bien portées auparavant, & powvoient
fufciter des évacuations violentes 2
tant par le vomiffement que par les
felles, d'ou réfultoit la mort en vingtquatre L'influence heures. du mauvais air fur l'eftomac & les inteftins 2 eft occafionne également
puiflante. Ordinairement il
ie dégoût 2 les indigeftions, 2 une averd'alimens, & profion pour beaucoup
& bilieufes,
voque dest felles fréquentes de la levure de
qui fermentent comme
d'ailleurs en
bière. Ceux qui paroiffent Les excès dans le
bon état, jaunifent. le boire, font beaumanger ou nuifibles dans
dans cet air
coup plus
de:
dans celui qui feroit plus pur.
grande quantité de fruits ou d'atrop
mais fur-tout le mêlimens pefans 9
du poiffon & du
lange de la viande,
fruit pris à un feul repas 2 produit
fouvent une dyffenterie très-facheux. dangereufe
ou un cholera-morbus ou toute autre efpèce
L'ivrognerie,
fuffifent également
d'intempérance 2 fièvre
termine
pour allumer une
qui
ia vie en moins de quarante - huit
heures.
nouvellement cie
Quand les plaies --- Page 287 ---
qui viyent près de la mer. 243
catrifées fe r'ouvrent à Timprovife,
donnent des fignes d'une putréfac-
& confidérable, on peut encore en
tion
Tair eft mal-fain : cela peut
inférer que
fe trouve à la proxiarriver des lorfqu'on marais & des foffés remplis
mité
l'on s'expofe aux
de vafe 2. ou lorfque fouflent des déferts.
vents brilans les qui effets de cet air nuiTels font
refpirent fréfible que les Européens lieux malquemment dans plufieurs avoir confifains de univers. Après
déré comment il agit furles perfonnes bien
d'un bon tempérament &
fur URRes
tantes, examinons fon influence
malades.1 Dans cette vue, nous rappor- maréterons ce qui eft réfulté de Pair
dans le climat de la Jamaique."
cageux conftruifit un fuperbe hopital;
Ony de toutes les commodités
pourvit
Il étoit deftiné à fervir
imaginables. aux matelots qui tomberoient
d'atyle à bord des bâtimens de Roi
malades ftationnés dans ces parages. Eu dont égard il
à fa grandeur 8 à Putilité Thôpital
devoit être, on le nomma
il fut
Greenwich. Malheureufement fur un terrein
bâti près d'un mal-fain. marais, Qu'en arris
extrémement
L2
de toutes les commodités
pourvit
Il étoit deftiné à fervir
imaginables. aux matelots qui tomberoient
d'atyle à bord des bâtimens de Roi
malades ftationnés dans ces parages. Eu dont égard il
à fa grandeur 8 à Putilité Thôpital
devoit être, on le nomma
il fut
Greenwich. Malheureufement fur un terrein
bâti près d'un mal-fain. marais, Qu'en arris
extrémement
L2 --- Page 288 ---
E44
Avis aux Européens les fièvres les
wa-t-il ? Ceft que
les
plus fimples 2 les intermittentes les
plus bénignes 2. les indifpofitions fouvent
plus légères 2 fe changèrent flux de
en fièvres malignes, 2 en mortelle. fang, On
ou toute autre maladie
domiremarqua que la fièvre jaune
2 &
Tanatent
noit prefque toujours confidérables par
des pertes de fang les felles, & même
le vomiflement, 2 la
tandis
tous les pores de peau 2
chez que
ce fymptome ne fe voyoitjamais fe trouvoient en
les perfonnes circonflances, qui
& obtenoient
pareilles
de refter à leur bord.
ia permiffion rétabliffement des malades étoit
Le
& incertain dans cet
long, 2 pénible, le moindre écart, ou la plus
hopital; irrégularité dans le régime, dépetite terminoient une rechûte. Le fluxayant
été arrêté pendant quelques jours, fufTufage d'un aliment quelconque, fuffifoitquelceptible de fe corrompre," revenir la fièvre en
quefois pour d'heures faire avec tous fes fatrès-peu
2 Dans certains cas
cheux feule fymptomes. écuellée de bouillon produiune foit cet effet. On ne pouvoit pas dire
cela vint d'une fource de contas
que --- Page 289 ---
vivent près de la mer. 249 de
exiflante, qui
dans cet hôpital, malades ou
gion
trop de
ce caetonratiembyelt les mêmes accidans les@alles.putique lorfqu'il n'y en avojt
dens arrivoient
dans Tair le
qu'an petit nombre 8z 2 placé les endroits les
plus falubre 2 La mortalité fut fi pro:
mieux choifis.
maifon, & fa caufe
digieufe dans cette s'eft vu contraint
fi palpable, , qu'on
2 il a été
à Tabandonner : depuis élevé en
remplacé par un autre 2
meilleur air.
Enfin, esememtsnreree lon obtient en faiinappréciables d'un que air mal-fain dans un
fant paffer
atteintes des ma
air pur les perfonnes terribles.
ladies les plus déjà vu que les homNous avons
vaiffeau de guerre;
mes du Midlebourg, à fe rétablir quand
re tardèrent pas
mer. Dès
on les eut remis en flux pleine 8 leurs fièvres
cet inftant, leurs des
danceffèrent d'avoir
fymptomes dont ils
& la mortalité 2
gereux les 2 vifimes à Curacao, dimiétoient)
desmaladies
nua fur le champ-Lorique Cadix 8 Penfaaffreufes ravageoient des malades à bord des
cola,le renvoi mouillés dans un air pur 2
yaiffeaux
L3
mer. Dès
on les eut remis en flux pleine 8 leurs fièvres
cet inftant, leurs des
danceffèrent d'avoir
fymptomes dont ils
& la mortalité 2
gereux les 2 vifimes à Curacao, dimiétoient)
desmaladies
nua fur le champ-Lorique Cadix 8 Penfaaffreufes ravageoient des malades à bord des
cola,le renvoi mouillés dans un air pur 2
yaiffeaux
L3 --- Page 290 ---
Avis aux Européens
produifit des effets auffi
Après la conclufion avantageus: du
Traité de paix, une maladie dernier
févit à la Grenade & aux
maligne
& fut extrémement fatale Grenadins,
qui vinrent s'y établir. Mais- aux les Anglois
lodesgmrenfenbargusr
maportés à la Barbade, fe pour rétablirent êtretranf
mer, prefque tous, avant
en
vés à leur deftination.
d'être arritions Nous fans pourrions citer des obfervanombre à
nous avons avancéà Tappui cet
de ce que
il eft inutile de les
égard ; mais
n'ignore point tcombien accumuler. le
On
d'air eft
changement
dans les fièvres avantageux en Angleterre *
& Texpérience journalière intermittentes 2 &cc.
faveur du prompt fuccès dépofe du
erz
quina & d'autres remèdes
dans un air pur.
.a.aiE
Tout ce quirefe à ajouter, c'eft
fouvent ie feul moyen de
que
vie aux perfonnes afteintes conferver des
la
dies les plus malignes, eft de les mala- faire
Peldenafinfiantmtimged plus fain
celui
dans un endroit
Le
que
qu'elles habitent.
Medway & la Panthère eurent
beaucoup à fouffrir à Batavia, d'une --- Page 291 ---
vivent près de la mer. 247
qui
& deftrudive, dont jai
fièvre violente mais toutes les perfonnes 2
déjà parlé; de trente à quarante, qui de
aul nombre
fur ie premier
en furent attaquées tardèrent pas à fe
ces bâtimens 3 ne eut levé Yancre,
rétablir dès qu'on
, qui ne mit à
au lieu que le fecond jours après, perla voile que quinze
hommes. Le
dit environ cinquante mourut à bord du
peu de monde
eut quitté Batavia,
fanté
-
Medwayapsis d'une fort mauvaife
jouiffoit
&
périr
depuis long-temps, paroiffoit 1e 2 &
faute d'alimens affez très-néceffaires nouriians, : dès
d'autres chofes de ce port malfain,
qu'on fut éloigné totalement.
la fièvre difparut s'attendre à être touIl ne faut heureux pas
dans les vaiffeaux
jours auffi endroit infalubre ; les
partis d'un mal
Pair de terre a déjà
effets du
que être quelque temps
pu faire, peuvent après quion a mis
fans fe développer maladie épidémique
à la voile : une déclarer en mer par des
peut même fe
caufes difficiles à expliquer. matière
Ceci fournit naturellement curieufes qu'ins
à deux queflions auffi
téreffantes.
L4
heureux pas
dans les vaiffeaux
jours auffi endroit infalubre ; les
partis d'un mal
Pair de terre a déjà
effets du
que être quelque temps
pu faire, peuvent après quion a mis
fans fe développer maladie épidémique
à la voile : une déclarer en mer par des
peut même fe
caufes difficiles à expliquer. matière
Ceci fournit naturellement curieufes qu'ins
à deux queflions auffi
téreffantes.
L4 --- Page 292 ---
Avis aux Europens
Premiérement, combien de tempsie
viceimpriméà nos humeurs par lairde
terre,peutilrefler humain
caché dans le
En fecond avant de produire la fièvre corps 2
lieu,
cette fièvre eff-elle jufqu'à quel point
Quant à la première contagieufe de
P
tions, il eft facile d'y répondre ces quef lorf.
qu'on fe rappelle ce qui eft arrivé à
beauccup leurs batimens de perfonnes qui ont quitté
pendant la. mauvaife pour coucher à terre
d'après cela, ont été les faifon, feules &c
ait vu malades
ase
compofant Téquipage Parmitoule-indyalus d'un vaifleau
mouillé dans une rade bien
or,ilr réfuite des obfervations Ouverte :
cet égard 5. que
faites à
fir le champ des quelques-unes ont eut
bées dans le délire, naufées, tandis ou fonttomn'ont éprouvé ces accidens que d'autres
avoir paffé deux ou troisj jours qu'après à bord;
que plufieurs n'ont été que foiblement
inditpofées les cinq ou fix
jours, 2 & que certaines, dontla premiers
eft
claffe
très-limitée, 3 ne fe font trouvées
dérangées douzième. que vers le dixième Ou le
I eft plus diffiçile de déterminer --- Page 293 ---
vivent près de la mer. 145
qui
point la fièvre produite
jufqu'a Tair quel de terre eft contagieuie. Ceux difpar paffent la nuit à une certaine
qui
du rivage en étant exempts
tance
tandis que d'autres
communément 9 bord 1
avoir néfont malades à
2 pour il
gligé cette précaution 2
paroitroit à re-,
quil n'y a point de contagion un examen
douter : cependant, > après fommes portés à
plus réfléchi, nous
contraire. Pafembraffer filence une opinion les divers moyens
fant fous
fe répar lefquels la éviter contagion de nous peut livrer à
pandre, pour
rigoureufes, nondes recherches trop. miaimes
partent
feulement fur les
fur qui ceux
des malades, mais encore vêtemens , & ge
s'exhalent de leurs à les fervir ; nous n'ingens employés fur des faits treès-pofitifs:
fifterons que ie Weafel & le Hound, deux
Dans
trou-.
bâtimens armés rivière en guerre, de
au
la
VCLAI
voient fur
d'aoft 1769 2 époque
commencement la faifon pluvieufe comà laquelle
la maladie ne fe
mença cette deux année, ou trois jours après
déclara que à bord une perfonne ins
qu'on eut reçu
fàt déjà depuis huig
Ksncoquoiguelont
L 5
Weafel & le Hound, deux
Dans
trou-.
bâtimens armés rivière en guerre, de
au
la
VCLAI
voient fur
d'aoft 1769 2 époque
commencement la faifon pluvieufe comà laquelle
la maladie ne fe
mença cette deux année, ou trois jours après
déclara que à bord une perfonne ins
qu'on eut reçu
fàt déjà depuis huig
Ksncoquoiguelont
L 5 --- Page 294 ---
Avis aUx Européens rivière. Conime
ou disj jours fur cette
à
ces bâtimens étoient alors expofés
Yair de terre 7 pour le moins autant
que le fort, par ia raifon qu'ils avoient il
jetté l'ancre au haut de la rivière ,
eft poffible que cette circonftance ait
malignité
augmenté Prodigieufemensia
de la maladie : mais s'enfuit-il qu'elle
n'a point dû fon origine à la eft conta- évigion? ? La preuve du contraire eft arrivé à M.
dente, d'après ce qui
Robertfon 7 & dont il a lui-même
tracé Phiftoire.
homme
Tâtant le pouls d'un jeune
oit
mourant de ja fèvre, 2 au moment
il expiroit, ce praticien reçut un choc,
à-peu-près femblable à une commotion éleêrique, ce qui futa accompagné difficileà
d'une fenfation défagréable,
rendre, & bientôt fuivi d'une proftration de forces fi confidérable, qu'ilfut de
au point de fe trouver mal enfutite avant ileut
pouvoir rentrer chez lui:
de fèvre très-violente.
ane attaque
: Ce que nous avons dit en réponfe
aux deux queflions faites précédemment 2 fe confirme encore par ce qui
arriva à bord du Merlin, T petit] bâtiment
qui fe trouvoit l'année d'auparavant. 2 --- Page 295 ---
vivert près de la met.
qui
la rivière
dâns le même mois, fur
Gambie.
point cette rivière
Il ne quitta
de fon EE
dant fix jours ; une partie à couper, du bois
page étoit occupée de Peau : tant quil yfut s
& à faire monde fe porta tres-bien ;
tout fon
deux jours après quil
mais remis environ en mer 2. ceux qui avoient fuc-.
eut
malades
coupé du bois tombèrent les autres 3
ceflivement les uns après de faire de
avoit chargés
ceux qu'on
enfuite dâns le même
l'eau, fe virent la fièvre ne ie déclara la
cas. D'abord hommes, & pendant
chez ces
elle continua d'en
Remuihes qui fuivit, à la fois dans le
attaquer plufieurs de forte qu'à la fin elle
même jour ; prefque ancun de ceux
n'avoit épargné employés à faire les proqu'on avoit bois & d'eau, Les hommes
vifions de
affiftés dans leur malaqui les avoient la fièvre après eux 2
die, contractérent tant de ces derniers qui
& il y en eut
ne put pasrévoquer
la peniemygiene ne fit contagieule.
en doute qu'elle citer plufieurs autres exemOn peur même nature ; mais comme
ples de
> 2 il
leur nombre eft tresconfidérable L6
'avoit épargné employés à faire les proqu'on avoit bois & d'eau, Les hommes
vifions de
affiftés dans leur malaqui les avoient la fièvre après eux 2
die, contractérent tant de ces derniers qui
& il y en eut
ne put pasrévoquer
la peniemygiene ne fit contagieule.
en doute qu'elle citer plufieurs autres exemOn peur même nature ; mais comme
ples de
> 2 il
leur nombre eft tresconfidérable L6 --- Page 296 ---
sy2
Avis aus Europèens faire mention:
eft fort inutile d'en
De a là nous pouvons conclure avec
raifon que la fièvre peut fe communiquer par contagion., mais que cette
contagion eft peu à craindre tant
qu'elle n'eft point alimentée par le
mauvais air 5 8c que fouvent elle eft
très-affoiblie dans un vaiffeaut, quand
elle n'eft pas totalement détruite, une
fois qu'il eft en pleine mer. Quoique.
la malignité de la maladie fût trèsaugmentée dans le Weafel & le Hound,
doriquils mouillèrent au haut de la
zivière de Gambie 2 par la raifon
qu'ils furent expofés pendant long- de
temps à linfluence peftilentielle
l'air de terre y néanmoins Tépidémie remis
diminua tellement lorfqu'on eut
à la voile, 9 que 2 proportion bâtimens gardée le 3
à peine périfoitil fur ces
dans
dixième de ceux qui mouroient Sur
le fort à chaque faifon pluvieufe. chacun
quatrevingedix hommes que
d'eux avoit à fon bord, le Weafel
& le Hound fix : Tanen perdit dix,
la perte du Merlin
née d'auparavant
le nombre de
avoit été de quatre.Dans
emdeux cent foixante-dix perfonnes
barquées fur çes batimens, cette fièvrg --- Page 297 ---
viyent près de la mer. touts 253
qui donc moiffonné vingt en
en avoit eft bien vrai qu'une maladie conIl
fe déclarer dans un vaif- cela
tagieufe feau qui peut eft2 à la voile; mais quand communéarrive 2 elle eft produite caufes, fur la nature
ment par d'autres
nous traitons
delquelles le fujet que aétuellement de
ne nous permet pas
faire des recherches.
SECTION HUITIÈNE.
utile dans les Revress Jes
L'air de mer eff
épidémigue qui
effets dans une fièvre Vailfeau recorumatdé
jévit à Naples. fes avantages particucomme hopital;
liers.
Moyens sisuinatedani fiubits Mges du
chauds. Les pafages
6du chaud Tanfroid,font
all chaud,
fumblables.
naitre des maladies,
fait être très4
LAiR de mer.qu'on d'ailleurs des qualités
pur . a-t-il qui puiffent le rendre
Particulières
attaquées
fain pour les perfonnes rémittentes & aude ces fièvres il eft queftion dans notre
tres dont ? Je ne déciderai point cette
Ouvrage Mon intention ef d'avancer
guellion
Mges du
chauds. Les pafages
6du chaud Tanfroid,font
all chaud,
fumblables.
naitre des maladies,
fait être très4
LAiR de mer.qu'on d'ailleurs des qualités
pur . a-t-il qui puiffent le rendre
Particulières
attaquées
fain pour les perfonnes rémittentes & aude ces fièvres il eft queftion dans notre
tres dont ? Je ne déciderai point cette
Ouvrage Mon intention ef d'avancer
guellion --- Page 298 ---
Avis aux Européens
Ce
des faits, 2 & non des conjeêtures. c'eft
qu'il y. a de très-certain 5
de Qc
dans plufieurs autres efpèces
trèsle
d'air a été
vres 7
changement
contribué
utile, & qu'on a beaucoup
en les
des malades,
aut rétablifiement de la terre à la mer.
faifant paffer
de Naples nous
En 1764le royaume
a fourni une preuve tresconvaincante &
de la falubrité de l'air de mer s le
des avantages qu'on fe procure en réfaifant refpirer aux malades. Il y
gnoit alors une fèvre épidémique. Jean
Ceft à mon ami le chevalier
célèbre Médecin de Londres 2
Elliot, fuis redevable de fa defcription,
obfervations inté.
Sats que de plufieurs dans cet Effai.
reffantes, rapportées adminiftration de
(4 Par la mauvaife
des bleds
>> la police 2 l'exportation confidérable. le pays
>> ayant été trop dans la difette. En avril &
>> fe trouva
les
97 mai elle fut fr grande, que
paufe virent dans la nécef-
% vres gens brouter T'herbe, de fe nourrir
s fité de
enfin de tout cequ'ils
9> de bled Iverd,
leur fervir d'a-
> imaginèrent pouvoir
* liment. Une fièvre maligne fe déclara 2
* --- Page 299 ---
vivent près de la mer. 255
qui
forces à meW & prit de nouvelles
Le
la famine augmenta.
m fure que
conduifit beau5> befoin de fubfiftance de la campagne à
s coup de monde fe flattoit qu'elle
>> la capitale ; on
Naples fe
> feroit mieux pourvue. & tous les
de
en plus,
>> remplit plus de perfonnes tom-
> jours quantité dans les rues faute
> boient mortes La faim devint f
> de nourriture. qu'elle fit rompre les
>> preffante 2,
facrés de la hature-
>> liens les plus abandonnèrent leurs en-
> Les mères
leursfen-
>> fans, les pères famille quittèrent ; chacun ne
>> mes & leur chercherde la nourqu'à
9 s'occupoit lui-même. Les horreurs9 riture pour famine furent fi affreufes fe
%> de cette
que les villages
9> & fi générales, tant par la mort que
>> dépeuplerent,
> par les émigrations, renfermoit environ
>> Le royaume d'hommes ; on eftime
> deux millions dont nous parlons lui
5y que le fléau
un cinquième: : deux
% en a fait perdre
le refte a quitté
mille ont péri;
des
5> cens
fe procurer
>y fes foyers fubfiftance pour
dans les pays
de
>> moyens
# voiûns.
rales, tant par la mort que
>> dépeuplerent,
> par les émigrations, renfermoit environ
>> Le royaume d'hommes ; on eftime
> deux millions dont nous parlons lui
5y que le fléau
un cinquième: : deux
% en a fait perdre
le refte a quitté
mille ont péri;
des
5> cens
fe procurer
>y fes foyers fubfiftance pour
dans les pays
de
>> moyens
# voiûns. --- Page 300 ---
zy6
Avis aux Europèens eft très
>> La pofition de Naples
s faine. Cette ville eft fort peuplée,
>> le nombre de fes rues eft confidé- à
>> rable ; les maifons s'y élèvent extrê-
>> cinq ou fix étages S 2 & font
; mais malheureu-
> mement remplies; fur l'article de
>> fement T'infouciance au-dedans qu'au5> la propreté 2 tant
>> dehors, eft exceflive. fur toutes ces
>> En réfléchiffant chaleur du climat,
>> circonftances, des la bons alimens, on
>> & la difette
cette
>> ne doit point être furpris que extrafit des ravages
>> fèvre maligne & devint générale. La
* ordinaires, de malades difperfés çà &
%> quantité
de la ville,
* là dans tous lesquartiers
la
s le peu de foin qu'on en prenoit, à enter-
>>
négligence qu'on apportoit
à
* rer les morts 2 tout confpiroit. La coutume
>> propager la contagion. les cadavres à la
2 ridicule d'expofer
les porte
>> vue des paffans 2 lorfqu'on
avoir
9> en terre 2 peut même de encore la maladie.
9) favorifé les progrès
furent atta-
>> Les perfonnes qui en de mai renle mois
> quées pendant
en-haut &
>> dirent des vers par
2 en-bas : en juin cette
ampials --- Page 301 ---
vivent près de la mer. 257
qui
: en juillet lépiw fut moins fréquente
Les ta-
> démie devint petilentiolle les parotides,. le
> ches pinéchiales, les 2 vomiflemens vioobftiné,
>> délire les Aux de fang , devinrent
>> lens, 2
familiers.
>; alors des maladie fymptomes terrible ne perdit
>> Cette
temps
> rien de fa violence elle pendantun ne s'affoiblit que
>> confidérable eut ; été affez heureux
>> quand on
les malades
ie
>> découvrir hopitaux voifins de la
tés dans
fdr
>>
fe rétabliffoient plus
>> mer,
peu
morge
& que
>> tement qu'ailleurs, mouroient. Le Roi,a
5 perfonnes y fit
2 ordonna fur
b qui lon en
part prit dars le tréfor.
S> le champ qu'on néceffaire pour établir,
5 tout T'argent de fon peuple, des hôpi5 en faveur de la mer. Ils furent pré-
> taux près
après qu'on les
& même 2
des
> parés, remplis > le nombre com-
* eut trop
confdérable en
5> morts fut de peu ceux qui périfioient dans
> paraifon endroits. Bientôt le progrès
>> d'autres
s'arrêta tout-à-fait
5> de la contagion bien aérés,accet
*> dans ces holpices vents & à P'air de mer,
>x fibles aux des fervans - 2 ou des gens
# Aucun
ès qu'on les
& même 2
des
> parés, remplis > le nombre com-
* eut trop
confdérable en
5> morts fut de peu ceux qui périfioient dans
> paraifon endroits. Bientôt le progrès
>> d'autres
s'arrêta tout-à-fait
5> de la contagion bien aérés,accet
*> dans ces holpices vents & à P'air de mer,
>x fibles aux des fervans - 2 ou des gens
# Aucun --- Page 302 ---
Avis aux Europens
des malades,
employés auprès
n'y
>> contraéta cette affeêtion épidémi-
>>
>. (1) conclure de ces obferva85 peut
tions, qu'on fe trouveroit bien pendant la mauvaife faifon, 2 tant fur la
côte de Guinée que dans toutes les
parties des Indes orientales & occidentales 2 oû les comptoirs anglois
font voifins de la mer, de pouvoir
difpofer d'un vaiffeau en outre de
celui dont l'intérieur auroit été diftribué de manière à fervir de logement
du commerce, afin d'y faire
aux agens dès les premiers momens de
paffer Yinvafion 2
toutes les perfonnes qui
tomberoient 5 malades. Ce bâtiment
feroit ancré auffi loin de la terre qu'if
le faudroit; il pourroit être confidéré
(:) On donna les acides végéraux en
grandes dofes ; l'eau à la glace, & le quinfurent d'excellens remèdes;on fe fervit
quina aufli du mufc avec le plus grand avantage
pour diffiper le mal de tête.
livides & auLorique l'on vit des taches
tres fymptomes de putréfaction acides minéraux. très-marqués, Iis fuon eut recours aux avec faccès 2 à fortes dorent adminiftrés,
fes. (L) --- Page 303 ---
vivent près de la mer. 259
qui
du fort ou comptoiri
'eomme Thôpital cette deflination, on
En lui donnant
fir de confe ménageroit un moyen du monde.
ferver la vie à bien
ou de vaifleaur
Au nom d'hopital, quelques perfonnes
fervant d'hôpital, quil eft quefion
peuvent fe figurer les maladies 82
d'un lieu ott règnent deft fans fondement s
la mort ; mais
la plus grande
car on entretiendroit fon bord, & Fon évitepropreté fur
de le trop
roit fort Toigneufement les malades pourremplir. D'ailleurs, de , toutes les commoroient y jouir
& y refpirer Tair
dités imaginables 2
foupçon de
Au moindre
le plus pur. contagieufe 2 les procédés
maladie
dans ma Difertation
dontjai fait part
réuffifur les fièvres & la contagion, & efficaceroient irbipromptement
ment à l'arrêter. toutes les nations ont
En Europe 8 plufieurs d'entre
des hôpitaux 2
qu'il étoit de
elles fe font indifpenfable apperçues qu'il y en eût
néceffité établiffemens & comptoirs
dans leurs
difficulté eft de trouver
éloignés. La fain & convenable pour
un canton
de les placer
les affeoir. En propofant
contagion, & efficaceroient irbipromptement
ment à l'arrêter. toutes les nations ont
En Europe 8 plufieurs d'entre
des hôpitaux 2
qu'il étoit de
elles fe font indifpenfable apperçues qu'il y en eût
néceffité établiffemens & comptoirs
dans leurs
difficulté eft de trouver
éloignés. La fain & convenable pour
un canton
de les placer
les affeoir. En propofant --- Page 304 ---
Avis aux
fir
Europberis
T'eau, nous faifons voir
on Peut y obvier. Suppofé donc comment
eût ancré un vaiffean ou une
qu'on
à l'embouchure de la rivière hourque de Sénégal, & que leur diftribution
eût été faite de manière à intérieure
rendre propres à fervir pouvoir les
malades de la garnifon & d'afyle du
aux
toir, la
on pourroit mettre un terme comp- à
mortalité dont nos troupes & ceux
3:t viennent fe fixer dans cette partie
monde, fontlesvi@imes. Ainfi
notre érabliffement dans
c'eft
quinouso
ces parages
nous recommandons Roarpinrgateeied de transférer
la terre à la mer fous ceux dont de la
fanté s'altère 2 & les hofpices
vent les recevoir. Nos
qui doitent fur les foldats qui la vues fe porils trouveroient dans les vaiffeaux défendent:
nous parlons 2 en cas de
dont
fieurs avantages qui n'influeroient maladie, piupeu fur leur guérifon.
pas
des Enpremicr foins bien lieu, il eft poffible, a avec
une plus grande entendis 2 d'entretenir
malades à bord propreté autour des
dans la plupart des des vaiffeaux 2 1 que
terre; cela
hôpitaux établis à
peuts'efecluerpare des con- --- Page 305 ---
vivent près de-la mer. 26f
gui
dans la mer, ,8c
duits qui fe dégorgent permettent de faire
des robinets qui
en temps dans
paffer T'eau de temps nettoyer.
V'intérieur pour lieu, les étant fur mer, on
En fecond
del'eau douce
peut être approridionue l'élément environnant
ia plus faine ;
une fimple diftillapeut la fournir par de cet Ouvrage a été
tion : PAuteur
faire cette décou
affez heureux pour (2). Suppofé qu'on
verte en 1761 ainfis'en procurer affez
ne puiffe pas
des voiles ou des
pour les befoins 2 comme il faut s
tendelets arrangés une affez grande
peuvent ramaffer d'eau de pluie pour qu'on
quantité n'ait rien à defirer à cet égard. d'une
inutile de parlerici
In'ef pas
reçue paropinion aflez sénéralements dans les pays
mi bien des perfonnes
que ceux
lointains. Elles S'imaginent leau de
qui ont été mouillés eau par douce, ne
pluie, oul toute autre être
en
incommodés,
peuvent jamais
Differtation fur les moyens
(2), Voyet Feau ma de la mer 1 mife à confervation la fin de cet
de deffaler & mon Effai fur la
Ouvrage des gens 7 de mer. (L)
ue paropinion aflez sénéralements dans les pays
mi bien des perfonnes
que ceux
lointains. Elles S'imaginent leau de
qui ont été mouillés eau par douce, ne
pluie, oul toute autre être
en
incommodés,
peuvent jamais
Differtation fur les moyens
(2), Voyet Feau ma de la mer 1 mife à confervation la fin de cet
de deffaler & mon Effai fur la
Ouvrage des gens 7 de mer. (L) --- Page 306 ---
"Avis aux Europèens
s'ils ont l'attention, avant de changet l'eau de
d'habits, de fe plonger dans
mer, ou des'en éponger tout le établir corps.
En troifième lieu, on peut
d'air beaucoup plus
une circulation
terre. J'ai
libre dans un vaiffeau qu'à
indiqué dans un premier Ouvrage (3)
les moyens d'y avoir toujours un air
en employant des vapeurs puriEUTAS &z des feux. P'ajouterai que - 2
quand le vent ou le renouvellement néceffaide T'atmofphère deviennent
res, lun & l'autre s'obtiennent plus
firement par lP'ouverture de quelques
fabords, qu'on ne pourroit fe les
celle des
&
ela
curer par
des maifons. portes Il eft égadans la facile plupart de fe
d'un venlement
pourvoir deffécher les
tilateur ? afin de de mieux calle. Un moulin
bois & le fond
ou l'on
à vent peut le mettre en jeu, évenpeut fe fervir d'une d'obferver voile pour ici
ter. Il eft effentiel
doivent
ne
Ruc
tous les ventilateurs
eft
employés que quand le temps
dure fec;
& fi fon veut que le vaifleau
Efai fur les moyens de conferver la
a42a des gens de mer. (L) --- Page 307 ---
qui vivent près de la mer. dou- 263
,on doit le faire
plus long-temps, cuivre. II eft pofible de le
bler en l'abri des pluies,, en le faimettre à
d'une efpèce de toît ou
fant couvrir
les bords
d'untillac de bois mince,dontl latérales. Cet
s'avancent furles parties fournir un bon
expédient peut encore Pardeur du foleil penrempart çontre
laiffent les oradant les intervalles que frais
ges, & procurer moindre un
rifée rrès-agréable de vent,
forquily a la
outre les avantaQuatriemement, qu'offre ,
un vaiffeau
ges confidérables à la féchereffe 2 la prorelativement
de l'ean, & la pureté
preté 2 la qualité deft dans Pélément feul qui
de Pair,
trouver lanour.
Tenvironne qu'on peut & l'aliment
riture la plus faine,
le
a
convient le mieux pour parfait veux dire
bliffement de la fanté : & je variété de
abondance
une grande Dans ces climats, quand les
poiffon. ont de la tortue verte à manmalades
le temps de leur convager Iefcence, pendant ils fe guériffent très-promp- affectement du fcorbut & d'autres & la
tions dont Y'atonie du générale fang font les
confitution féreufe
principes.
peut & l'aliment
riture la plus faine,
le
a
convient le mieux pour parfait veux dire
bliffement de la fanté : & je variété de
abondance
une grande Dans ces climats, quand les
poiffon. ont de la tortue verte à manmalades
le temps de leur convager Iefcence, pendant ils fe guériffent très-promp- affectement du fcorbut & d'autres & la
tions dont Y'atonie du générale fang font les
confitution féreufe
principes. --- Page 308 ---
"Avis aux Europèens les
Ona ai fouvent obfervé que
flux; fuites
les
& la cachexie, 2
hydropifies
de ces
ordinaires des maladies aigués
contrées, provenoient, en grande partie, des mauvais alimens du pays., Tiz
confiftent principalement en
qui
chèvres maigres, oifeaux, &
bouilli, chofes de cette nature : ils nuiautres
des Européens S
fent au rétabliffement
&eperpétuent leur convalefence.Cet du
avec peine qu'on peut y procurer malades
poiffon de mer aux font perfonnes à terre : car il
ou affoiblies frais qui au bout de quelques
ceffe d'être
fe gâte avant
heures, & fréquemment fur le rivage. Il eft fi
d'être apporté
même
fufceptible de fe corrompre 2
pendant le froid de la nuit, qu'une
opinion aflez généralement reçue
parmi les pêcheurs de ces parages 2
eft
le clair de lune en eft la caufe:
ils que lui fuppofent 1e , à cet égard, une
influence aufi prompte que puiffante.
effet
de la ProviPar un dont particulier nous devonsla remera
dence, effet rivière de Sénégal, & même
cier, la
fleuves dontla fourcefe
zousles grands
dépofent
trouve entre ies tropiques, chaque --- Page 309 ---
vivent près de la mer. 265
qui
fe débordent,
chaqucannét bourbe 2 loriquils & de vafe à leur
quantité de dansla mer ; il en réfulte
émbouchure
barres : formées
ce qu'on appelle
Rs
limon aufi fin que doux
un
Imilesde
Veeadontfovemtn plufieurs: un bon mouilla terre, & fournifent
flottans s
tant aux comptoirs
d'hôlage 7 vaiffeaux deffinésà fervir égaquauix
nourriffent
pitaux. Ces bas-fonds
tres-eftimé.
jement quantité de poiffon d'un bâtiment
Un feul homme à bord & ancréà cet effet
réfervé aux malades, ou dans plufieurs
à la vue du Sénégal, de la côte de Guinée s
autres endroits heures de
faire
peut, en deux abondante IUPAa affez
une pêche affez nourrir une centaine de
variée pour
a prouvé
convalefcens. Lexperience accéléroit le plus le
que l'aliment qui
de la fanté ,le
parfait rétabliffement forces 8 prévenoit le
retour des facheufes 2 fuites que les fièmieux les
après elles dans les
vres entrainent étoit le poifion, ou les
pays chauds, nourries des fucs pleins
foupes de riz
en retire, affaifon.
de fubftance qu'on épices indigènes 2 &,si1
nées avecles rendues agréables au
en eft beloin, 2
M
é ,le
parfait rétabliffement forces 8 prévenoit le
retour des facheufes 2 fuites que les fièmieux les
après elles dans les
vres entrainent étoit le poifion, ou les
pays chauds, nourries des fucs pleins
foupes de riz
en retire, affaifon.
de fubftance qu'on épices indigènes 2 &,si1
nées avecles rendues agréables au
en eft beloin, 2
M --- Page 310 ---
Avis aux Européens
goût par l'addition du jus de limon,
D'après ce que nous avons dit,ileft
probable du
qu'en éloignant les malades
mauvais air dès qu'on
qu'ils en font affeétés, & en s'apperçoit les recevant dans un vaiffeau deftiné à fervir
d'hôpital, on réuffiroità
leur mal n'empirât, à le empêcher guérir que
facilité 2 à accélérer leur rétabliffe- avec
ment, & à le rendre auffi parfait qu'il
pourroit l'être,
Les Européens dont le
s'eft confervé par ces moyens tempérament
vent, avec le temps, s'acclimater > peupoint de craindre
au
les funeftes
beaucoup moins
fol. Un
impreffions de l'air ou du
foldat marchand, un faéteur ou un
qui l'ont été de cette manière
deviennent des
plus utiles 2 & rendent s
fervices beaucoup
réels
les Européens nouvellement plus
que
& peu faits au climat.
arrivés
On s'eft imaginé que la
fièvre ou attaque de maladie première
une révolution propre à acclimater opéroit
mais, felon moi, ce font les
mens fubits de température qui change- déterminent en grande partie les maladies;
& je fuis convaincu que le moyen de --- Page 311 ---
gui vivent près de la mer. 267 du
s'acclimater dans quelque partie
être, eft d'yrefter
monde que ce puiffe
pendant un certain temps. nombre d'obD'après le très-grand été à portée de faire
fervations quej/ai mauvaife fanté des
fur la bonne ou
fur les vaifgens de mer embarqués vont dans les pays
Ieaux de Roi qui
les pafétrangers 2 il m'a paru
& du
fubits du chaud au
Tsare
chaud,
à peu
Resa au
produifoient,
près, des effets femblables. quatre ou cinq
Ainfi, fuppofé que
faflent voile
cens matelots & foldats les Indes occidend'Angleterre pour ils
très-rapitales 9 comme climat pafferont froid à un climat
dement d'un
d'entre eux pourfort chaud, plufieurs diarrhées, 8cil eft
ront être attaquésde
débarqués
tres-probable que boiront ceux qui avec excès du
à la Jamaique,
diftillé, dès qu'ils
rhum nouvellement mis pied à terre 2 fuccombeauront à des fièvres violentes ; mais fi
ront hommes font retenus fur les vaifces
point la
feaux 2 ne quittent prefque fur-tout
mer; ou fi le bâtiment, faifon évite Erae
dant la mauvaife
2 mal -fain,
mouiller dans aucun port M 2
qués
tres-probable que boiront ceux qui avec excès du
à la Jamaique,
diftillé, dès qu'ils
rhum nouvellement mis pied à terre 2 fuccombeauront à des fièvres violentes ; mais fi
ront hommes font retenus fur les vaifces
point la
feaux 2 ne quittent prefque fur-tout
mer; ou fi le bâtiment, faifon évite Erae
dant la mauvaife
2 mal -fain,
mouiller dans aucun port M 2 --- Page 312 ---
Avis aux Européens les Indes
après avoir été un an dans
occidentales 2. ils pourront être parfaitement tacclimatés, & fe porter tout
auffi-bien que s'ils étoient reftés en
Angleterre. De même fi les vaiffeaux mis en ftation dans ces parages, qu'on a coutume tfur
de relevertous! les trois ans,arrivent
la côte de la Grande-Bretagne pendant mer
l'hiver,-8 & reftent long-temps en
dans une faifon très-r rigoureufe . 2 à
l'occafion des vents contraires 2 les
accoutumés à un climat
équipages éprouveront des diarrhées,
bralant, dont ils fe guériront fur-tout en fe
tenant fort chaudement.
at
co --- Page 313 ---
fintérieur des terres. 269
qui habitent
CHAPITRE II.
des
la confervation
Avis pour
habitent PintéEuropdens qui
rieur des terres.
PREIES RE.
SECTION s'iloigner des lieux
Les Europlens doivent la faifon des malainfalubres pendant des cantons mal-fains dans
dies. Ily a
fains , & des cantons
les pays les plus
plus mat-/ains:
fains dans les paysles
endroits
Pureté de P'air dans plufeurs
de la zone torride,
Novs allons maintenant expofer
la mortalité
la manière craindre de prévenir dans les endroits
qu'on a à
jouir des avanou T'on ne peut pas flottant. Il eft
tages d'un comptoir lintérêt public,
à defirer,
y
FaRtA
de Pautorité
les
Realml
quelque attention.
fixent leur habiBien des perfonnes Vintérieur du pays, fort
tation dans
M3 --- Page 314 ---
Avis aux
loin de la mer. 2 ou Europens font dans
puiffance de trouver fur cet
l'imun abri convenable,
élément
n'y a point de bon par la raifon qu'il
diftance fuffifante de mouillage la
à une
encore très-difficile de fe terre. Il eft
l'eau la retraite que l'on procurer fiur
tout oùr les fréquentes defire, parla meront formé des marais inondations de
dent des vapeurs nuifibles qui dans
mo/phère ; &
R
moins grand à cet l'embarras égard n'eft pas
rivage eft bordé de vafe infeéte ? quand le
limon 2 d'herbes ou plantes
s de
ques de mauvaife qualité,
aquatiDans tous ces casles
vent paffer la faifon des Européens maladies doicampagne : ils en choifiront
à la
foità une certaine diftance de une qui
rais
ces mainfeéts, 2 & de ces rives
A cette occafion nous
impures,
faire de remettre fous croyons les
nécef.
vérités dont nous avons déjà yeux deux
L'une, eft que les pays parlé. les
falubres ont communément
plus
cantons où les étrangers font quelques
à tomber malades.
expofés
continent L'autre, qu'il y a peu d'ifles ou de
un peu étendu 2 qui n'of
ance de une qui
rais
ces mainfeéts, 2 & de ces rives
A cette occafion nous
impures,
faire de remettre fous croyons les
nécef.
vérités dont nous avons déjà yeux deux
L'une, eft que les pays parlé. les
falubres ont communément
plus
cantons où les étrangers font quelques
à tomber malades.
expofés
continent L'autre, qu'il y a peu d'ifles ou de
un peu étendu 2 qui n'of --- Page 315 ---
Pintérieur des terres. 271
qui habitent endroits peivdégient d'une
frent plufieurs
jouir
oà les Européens peuvent) toutes les faifons
bonne fanté pendant
de Yannée (). de la première, nous
Pour preuve citer un terrein qui,genbi du
pouvons pris, ne le cède en toutes rien, les
lement de la falubrité 2 à
Il eft
côté parties de TAngleterre. Ce Montautres de Pille de Wight.
relaqueflion pellier de la Grande-bretsene bonté de l'air qu'on y
tivement à la
de fes
& al'excellence
EAte
refpire, renferme une petite
ductions 2
oi règnent prefque
appellée Brading,
Il eft prouvé qu'on fouftraire auroit un aux moyen malaprelque (:) infailible
plus fe mal-fains 2 en faidans les pays fe
lieu
fe
/
dies
du
qu'on
fant un choix jodicieux dit notre
EEE
d'habiter. Comme mal-fains le ont des pofitions
ta pays les plus exemple l'ifle de Sainte:
faines. Prenons de tombeau, à une quanrité elle
Lucie qui a erd
& d'Anglois, fuis
de François
:
rodigeue n'eft point privée de cet avantage. efiicroient dans
trespertadt vent que nos & fous troupes le vent 2 infiniment fi l'on
les ifles du
qu'elles n'en font des , lieux
moins de pertes autentif à les pofter fur
étoit falubres. plus (T)
M 4 --- Page 316 ---
Avis aux Européens
toujours les fièvres
raifon de leur
intermittentes. En
tans du pays leur opiniâtreté donnent 3 les habikentish-agues. Ces maladies le nom de
connues dans
, à peine
cette ifle
plufieurs endroits de
rement à 2 plus ne s'étendent d'un
pas ordinaimais font
mille de Brading,
dans une métairie particuliérement des
réfractaires
A
environs,
occidentales Saint-Chriftophe > ifle des Indes
mement
, qu'on fait être extrêterres fouvent faine, on trouve des baffesà la Barbade, funeftes aux étrangers :
auffi des maladies Bridgerouwn dans 2 oùt règnent
fons de T'année,
certaines faiautres quartiers de 2 tandis que tous les
falubres &
ces ifes font trèsagréables.
feconde Antigoa vérité. peut fervir à prouver la
du havre anglois Cette ifle, furtout près
mal-faine
> eft
finguliérement
comme nos vaiffeaux
guerre en font fouvent la trifte
de
loriquils viennent s'y
épreuve
vre jaune & le flux dévaftent réparer. La fièéquipages: à T'abri & mais on fe met totalement leurs
maladies hors de la portée de ces
9 loriqu'on fe réfugie fur fes
montagnes, fpécialement fur celle qui
du havre anglois Cette ifle, furtout près
mal-faine
> eft
finguliérement
comme nos vaiffeaux
guerre en font fouvent la trifte
de
loriquils viennent s'y
épreuve
vre jaune & le flux dévaftent réparer. La fièéquipages: à T'abri & mais on fe met totalement leurs
maladies hors de la portée de ces
9 loriqu'on fe réfugie fur fes
montagnes, fpécialement fur celle qui --- Page 317 ---
Pintèrieur des terres.
guilalion
: le 72
porte le nom de Monk's-Hill: très-conqui fuit en eft une preuve
vaincante.
de la dernière
Au commencement P'année 1756, quand on la
guerre, vers
neutres de
renvoya les François un vaiffeau deftiné
Nonvelle-Ecoffe,
étoients
pourla vsmLaiegaa fur Antigoa:
fut pouffé par femmes la tempéte & enfans 2 tout
hommes 2
afin quils
fut conduit au Monk's-Hill, du voyage.
des fatigues
fe remiffent
après 2 une épidémie matelots
Immédiatement dans Tifle. Nos
fe déclara dans le havre anglois, périrent
vivant nombre: ils étoient flux. moiffon- Dans
en grand la fièvre jaune & le
nés mêmetemps, par
nos foldats compolant Franle
deMonksnnl, &cles
la garnifon
depuis
çois neutres s asoigteraee froid,
de
leur
djoaiiolent
peu de
pays brillante, &fe voyoient f
ia fanté la plus
des maladies
totalement exempts
redoutables ailleurs, angloifes occuQuand les troupes une partie de
pèrent la Guadeloupe. être 2 très-faine 8
cette ifle leur parut
autre étoit fi
agréable 2 tandis qu'une
toutes les
dangereule à habiter, 7 que M5 --- Page 318 ---
Avis aux Europluns
de foldats qu'un régiment ou une compagnie
avoient ordre de
rendre., on étoit fûr
s'y
droit
qu'il en revienpeu (2).
La Dominique eft, dans
endroits 2 couverte de bois plufieurs & malfaine nord, 2 fur-tout du côté de lai rade du
connue fous le nom du Prince
familles Rupert. Cependant il y. a plufieurs
fur les côteaux françoifes de qui, s'étant établies
connoiffent
fes montagnes, ne
point les fièvres intermittentes, & autres maladies
d'une par-tout ailleurs 2 & jouiflent communes ainfi
auffi bonne fanté & conftitu-
(2) La partie de cette ifle $
nom à la colonie entiére, eft qui donne fon
fon ceritre, de rochers
hériffée, où
dans
froid continuel. Au fommet affreux, de règne un
s'élève la montagne appellée
ces rochers
toutes ces hauteurs coulent Souphrière. des fources De
nombrables, les plaines qui vont porter la fertilité dans inTair bràlant du qu'elles climat arrofent 9 & tempérer
boifon excellente. Telle par eft la fraicheur d'une
lifle nommée par excellence la la portion de
Celle qu'on appelle communément Gaadeloupe, la Grander
Terre,na fon fol n'eit pas été fi bien traitée par la
aufi fain & agréable. pas auffi fertile 2 ni fon Nature; climar
(T)
nombrables, les plaines qui vont porter la fertilité dans inTair bràlant du qu'elles climat arrofent 9 & tempérer
boifon excellente. Telle par eft la fraicheur d'une
lifle nommée par excellence la la portion de
Celle qu'on appelle communément Gaadeloupe, la Grander
Terre,na fon fol n'eit pas été fi bien traitée par la
aufi fain & agréable. pas auffi fertile 2 ni fon Nature; climar
(T) --- Page 319 ---
habitent P'intéricur des terres. dans 275
qui
fi elles fuffent reftées
fion, que
leur patrie. Tille mal-faine de San-Yago
Dans
appellé Saint-Domineft un endroit Pair eft extrèmement pur,
dont
nouvellement
Ea les Gouverneurs ont coutume de
arrivés d'Europe
avant de s'étapaffer quelque temps :ils Sacclimatent
blir dans la capitalé
ainfi par degrés. de' Mobile 9 PenfaAux environs endroits fitués dans les
cola, 8 autres mal-faines de la Floride
partiesles plus on trouve plufieurs canbccidentale. , fecs & acceflibles aux
tons élevés ,
fe fouftraire aux
vents 2 où lon RariRcare en juillet, août
maladies qui
& feptenbre.
rapport à la bonté
C'eft fur-tout par
partie du
de lair dans la plus grande regardent ce
Brefil, que les Fortugais Quand le
pays comme un paradis. les côtes font temfoleil eft vertical,
par, les brifes
pérées & rafraichies l'intérieur Teft encore
de mer 2 & les vents de terre, Bc
davantage foufflent AES hautes montagnes. donne la
1à vient que cette çontrée nation 2 qui eft
préiérence à cette
M 6 --- Page 320 ---
Avis aux Européens
peu éloignée, ou à peu de degrés de
léquateur > fur fes poffeflions européennes.
Depuis les dix degrés nord de la
ligne équinoxiale jufqu'au cinquantecinquième degré fud,le continent de
TAmérique chaîne de eff partagé par une longue
très- hautes
appellées Andes ou Cordelières. montagnes 9
me fous l'équateur leurs fommets Mécouverts de neige, & la
font
froid quis'y fait fenzir, rigueur du
bitables 2
2 les rend inha2 tant pour les hommes
pour les animaux. En defcendant que
ces montagnes, les
de
mencent à refpirer un voyageurs air falubre com- &
tempéré, goûtent les douceurs d'un
nés printemps de
agréable, 9 & font environtous les dons précoces de la
nature. Un peu plus bas ils voient
tous côtés de riches & abondans
de
& Tatmofphère leur
pâtuEOOETE des produétions d'un paroit été emcieux & fans nuage,
déliAinfi la chaleur étouffante du foleil
n'y perpendiculaire, ait de larges n'empêche étendues pas qu'il
où les Européens
de terrein
air falubre
peuvent refpirer un
2 exempt de corruption,
es de la
nature. Un peu plus bas ils voient
tous côtés de riches & abondans
de
& Tatmofphère leur
pâtuEOOETE des produétions d'un paroit été emcieux & fans nuage,
déliAinfi la chaleur étouffante du foleil
n'y perpendiculaire, ait de larges n'empêche étendues pas qu'il
où les Européens
de terrein
air falubre
peuvent refpirer un
2 exempt de corruption, --- Page 321 ---
quih habitent Pintérieur des terres. 277
modifié de manière à devenir tresfavorable à leur conflitution. la chaNous pouvons certifier abfolument que de la
leur ne dépend de Péquateur, pas
> mais qu'elle
proximité varie à des diftances peu confidéra- Yélévafur-tout relativement à
bles 9
ou moins acceftion du terrein, s &z plus à la nature du fol.
fible aux vents ,
la
la
C'eft du fol
Taétivité, température, le temcouleur, la
ar
& la fanté des habitans
pérament
partie. Ceux
dépendent en grande la traite des Nègres
s'occupent de
connoiffent parla côte d'Afrique vérité. s
Les efclaves
faitement cette font lourds ou ftupides,
quilsachetent
maladifs ou fains,
vifs ou ingénieux, de vivre peu ou
promettenr
la nature du pays
13a
temps, fuivant
on les a tirés. --- Page 322 ---
Avis aux Europiens
SECTION SECONDE,
Le moyen de fe Joufraire aux maladies
dans les pays chauds 2 eft de fe retirer
fur des côteaux Ln2 peu ilevés, oic l'air
Joit tempéré $ cet afyle, propre à la
confervation de
ver dans
lafanté, 9 peut fe troumonde, prefque toutes les parties du
JE conclus de
a été dit
demment , que EselA les
les plus précé. firs,
non-feulement contre les chaleurs
étouffantes & les inondations
redoute dans les
que l'on
mais encore contre pays les trop maladies enfoncés,
en dépendent, doivent fe trouver
les
de
O
les marais côteaux font ces montagnes 2 dont
lieue, fiur-tout filon éloignés de plus d'une
a foin de
rer ceux oùr les vapeurs qui préféIent des vallées environnantes s'exhafont point à craindre, au moins 2 ne
leur afcenfion
dans
prouvé
perpendiculaire, II eft
contrent par l'expérience qu'ils s'y reneffeéivement : elle nous
prend que ces lieux élevés 2 où ;
les marais côteaux font ces montagnes 2 dont
lieue, fiur-tout filon éloignés de plus d'une
a foin de
rer ceux oùr les vapeurs qui préféIent des vallées environnantes s'exhafont point à craindre, au moins 2 ne
leur afcenfion
dans
prouvé
perpendiculaire, II eft
contrent par l'expérience qu'ils s'y reneffeéivement : elle nous
prend que ces lieux élevés 2 où ; --- Page 323 ---
des terres. 279
qui habitent -
rintérieur le terrein fec
température eft oit douce, les arbres & arbuf-
& graveleux, ,
&
les eaux
tes ont été abattus 2 point, que devienn'infeétent
ftagnantes
à la confitution
nent fi favorables qu'ils s'y portent
des Européens 2 toutes les faifons
très-bien pendant chauds de tous les clidans les plus
mats.
la fanté exifte dans
Cet afyle pour les parties du monde.
prefque toutes
les déferts bràCeux qui parcourent & qui néceflirement les
lans delArable, les chaleurs &
font épuifés par éprouvent, peuvent,
fatigues quils
même, découvrir
milieu de Ret
au
endroits les montagnes dont les
de Perfe plufieurs 8 de Turcomanie 2
de la
de
n'offrent à la-vue que
fommets
leurs côteaux préneige, tandis verdure que
agréable 2 toufentent une
par un air pur &
jours entretenue
tempéré.
comptoirs des Indes
Nos principaux la plupart aflez près
orientales ont, abris contre les malad'eux, de bons
pendant la faifon
dies qui règnent
le fort Malbopluvicufe. A Sumatra,, de trois à quatre
roug, diftant au plus --- Page 324 ---
Avis tux Europtens
milles de notre établiffement
de Bencoolen, eft un lieu de mal-fain retraite
paffablement commode & fir. Les
négocians anglois devroient
y coucher pendant le cours toujours de la
mauvaife faifon 2 & quelque
après, Ceux qui préféreroient temps
en tireroient le même fruit, Sillebar, Près
la ville fort infalubre de
de
dans le Bengale, Bafaratte Calcutta, &
font des endroits où l'air eft Garatte
perfonnes domiciliées à Calcutta pur; ; les
roient très-bien
fede juillet, août, d'y paffer les mois
bre.
feptembre & oétoChandernagor &
les François &i les Hollandois Chinchura, où
formé des établiffemens font ont
fains que Calcutta,
>
plus
A Batavia l'on a fait faire, , en
veur des perfonnes qui vont paffer fa- le
temps de leur convalefcence fur les
montagnes, une route
70. milles de
magnifique,de
de laquelle elles longueur , au moyen
commodément & peuvent s'y rendre
n'eft pas moins belle promptement. que le meilleur Elle
bien chemin public de l'Angleterre. Il feroit
à defirer, non-feulement que les
convalefcens en profitaffent 2 mais
A Batavia l'on a fait faire, , en
veur des perfonnes qui vont paffer fa- le
temps de leur convalefcence fur les
montagnes, une route
70. milles de
magnifique,de
de laquelle elles longueur , au moyen
commodément & peuvent s'y rendre
n'eft pas moins belle promptement. que le meilleur Elle
bien chemin public de l'Angleterre. Il feroit
à defirer, non-feulement que les
convalefcens en profitaffent 2 mais --- Page 325 ---
Pintérieur des terres. 281
qui thabitent les malades qui pourroient fe
même que un audi long voyage 9
fontenir
fur ces montagnes, 2
fiffent auffi porter
à Cerebon 2
ou au moins paffatlent 9, endroits
Samaring 2 ou Tanjapour ville
habitent,
plus fains que la
éloignés. quils
& dont ils font peu établiàl Bombay,
Dansle comptoir font aflez heureux pour
les Anglois
monticules,
être très-près de plufieurs faifon
on
la
pluvieufe, - les
d'ou, 9. pendant crainte pour fa fanté 2
voit fans
couvertes d'eau, qui,
terres voifines laiffe des marais fans
dans fa retraite, de grenouilles mornombre remplis
(1),8 &
tes, & de poiffons putréfiés une infecrépand dans Tatmoiphère
2 finguliérement
tion infupportable
funefte aux milles Européens. de Madras 2 eft le
A neuf
qui, par rapport
Mont Saint-Thomas,
Llexifte à Bombay des poiffons ne vivans comdans (:) les marres d'eau Aagnante les rivières 9 qui ni avec la
muniquent point avec
produites par les
mer, mais font uniquement perfonnes en ont mangé. defféche- Ils
pluies : plufieurs & fe corrompent quand le
commeurent ment a lieu. Ce fait eft inconteflable; (L)
memfeaplinasie ceftce qunembaraie. --- Page 326 ---
Avis aux Europèens
à la bonté de l'air, eft regardé,
raifon, comme le Montpellier dei 2 tous avec
les établiffemens anglois formés dans
l'Inde. Communément les perfonnes
attaquées de fièvres intermittentes
Bengale, ne font pas plutôt arrivées au à
Madras, qu'elles font guéries.Leclimat
de cette ville eft fi falutaire,
qui par foibleffe ne pourroient 2 que ceux
rendre au Mont Saint-Thomas fans pas fe
être portés, 2 ont acquis tant de force y
& de fanté après trois ou
de réfidence
quatre jours
état de
7 qu'ils fe trouvent en
monter feuls 127 marches 2
pratiquées dans le roc afin de faciliter
l'accès de ce paradis.
Outre les
continens, 9 la plupart des
grandes ifles dans chaque partie du
monde, ont des montagnes
dont les fommets exhalent un élevées, air falutaire pour les Européens. Les
petites ifles même ne font pas
plus
vues communément de cet avantage. dépourAinfi, parmi les ifes que les Anglois
poffedent aux Indes occidentales
déja fait mention
2 j'ai
d'Antigoa, comme
préfentant, dans la partie du Monk'sHill, un fir abri contre les maladies.
Nous avons dit un mot de la falu-
montagnes
dont les fommets exhalent un élevées, air falutaire pour les Européens. Les
petites ifles même ne font pas
plus
vues communément de cet avantage. dépourAinfi, parmi les ifes que les Anglois
poffedent aux Indes occidentales
déja fait mention
2 j'ai
d'Antigoa, comme
préfentant, dans la partie du Monk'sHill, un fir abri contre les maladies.
Nous avons dit un mot de la falu- --- Page 327 ---
:
habitent Pintérieur des terres. de 283 la
brité qui de Tair des montagnes qu'après
Dominique ; il faut efpérer à la Grenade &
avoir abattu les bois où les planteurs anaux Grenadins,
tant à foufglois ont eu derniérement férieufement du
frir(e), on s'occupera où lon bâtira les maichoix des lieux dont nous nous fommes
fons chofe
Tatilité ; ce
à démontrer
tant staches de faire ceffer les malafera le moyen moiffonnent leurs habitans.
dies qui Barbade ily a un canton fort
A la
Scotland 2 autrement
élevé 2 appellé oût l'air eft plus pur &plus de
Highland, dans tout autre endroit
fain
agréable & falubre.
cette
Te
(2) On ne dit pas cependant auffi funeftes commanés à la
ment que ces ifles foient d'autres. Les Grenadins
fanté que beaucoup qui font une douzaife lieues de de petites cirfur-tout ifles, depuis 7 trois jufqu'à afTez huit fains. La terre
conférence, 2 paffent pour clairs, n'y a pas été découverte de halliers du foleil pendant des fièfendue des rayons la travailler fans qu'elle
cles 9 & dans T'on aucun peut temps ces vapeurs mor- les
exhale attaquent ailleurs generalement
telles & culivateurs. (T)
jours --- Page 328 ---
Avis aux Europlens
SECTICN
TROISIÈMI E.
Application de nos préceptes à rifle de
la Jamaique (r).
nous
Mansesesr
bler tous
allons raffemnos préceptes, & en faire
T'application à la Jamaique,
De l'eft à l'oueft cette ifle eft
verfée par une chaîne de
tramontagnes
(:) Cette ifle eft coupée de
nes de
plufieurs chalaffreux Ronagnesinégaliren, font confufément
où des rochers
lité n'empêche
entaffés. Leur flérites d'une
pas qu'elles ne foient couverles racines prodigieufe quantité d'arbres, dont
s pénétrant dans les fentes des
rochers, vont chercher l'humidité
les orages & les brouillards
que laiffent
verdure
fréquens. Cette
une foule continuelle d'abondantes 9 alimentée 4 embellie par
printemps de toute
cafcades , forme un
yeux enchantés le plus Tannée, beau & préfente aux
nature : mais ces eaux, qui tombent fpectacle de la
mets arides s & verfent la fécondiré desfom- dans les
& plaines 9 ont un goûr de cuivre défagréable
du mal-fain, climat. Auffi, qui ajoute de
encore à l'infalubrité
rique, , la Jamaique toures les ifles de l'Améplus meurtrière, (T) ef-elle,jufqu'a préfent, la
beau & préfente aux
nature : mais ces eaux, qui tombent fpectacle de la
mets arides s & verfent la fécondiré desfom- dans les
& plaines 9 ont un goûr de cuivre défagréable
du mal-fain, climat. Auffi, qui ajoute de
encore à l'infalubrité
rique, , la Jamaique toures les ifles de l'Améplus meurtrière, (T) ef-elle,jufqu'a préfent, la --- Page 329 ---
*
habitent Pintérieur des terres. a85
qui élevées : de plus, elle a quelques &
fort
On relpire un air frais
monticules. fur les côteaux de ces font monta- bràtempéré
les vallées
gnes, tandis que chaleurs exceffives 2 2, ou
iées par des des pluies confidérainondées par
bles.
de la chaine de monUne portion
n'eft
fort
tagnes qui la divife Towm, 2
2 E capiéloignée de Spanish ou Pon-Royals
tale ; ni de Kingfon de tous les ports. Il
le plus fréquenté fi Yon choififoit de
fuit de là que
les
bons cantons fur ces montagnes, en
recevoir les perlonnes malauns pour les autres celles qui font ifle
fanté, habitans blancs de cette
des, les
des avantages inappréen retireroient
ciables.
confeillons point de cherNous ne fur le fommet des moncher un afyle fommets ftériles, froids
tagnes bleues, oule contrafte qu'on éprou- cha-
&g glacés,
fubitement des
veroit en paffant des vallées & des
leurs étouffantes de froid auffi violent,
bois,à un degré
nuiroit à la conditution. point non plus
Nous ne confeillons fur les hauteurs, , ou les
de fe porter --- Page 330 ---
Avis aux Européens
vapeurs font condentées en
en brouillards; mais nous nuages ou
dons de vivre dans un endroit recommantempéré 2 où la chaleur du plus
n'excède pas foixante- dix
jour
au thermomètre de Fareinheit degrés
oùt le froid de la nuit
2 &
au-deffous de
ne foit pas
rés à la même cinquante-quatre, échelle
mefichemens aient été
; où les défrin'aient
faits, où les terres
furface ni point de marécages fur leur
dans leur
fol foit riche & fertile voifinage, où le
la culture des
2 favorable à
à la fanté des animaux plantes européennes 9
rope, enfin où les bêtes à venus laine, d'Euportées d'Angleterre, confervent tranftoifon dans tous les temps.
leur
Il y a dans ces montagnes des terreins étendus & unis
de l'induftrie & la 2 dont la main
faire des retraites
culture peuvent
ment faines & délicieufes. champétres, infiniendroits des mêmes
Plufieurs
la fraîcheur des foirées montagnes 2 où
fupportable
rend le feu
2 & même néceffaire aux
Européens 2 deviendroient
extrêmement falubres,fil'on peu-à-peu
cupoit du défrichement.
s'y occu-
is
de l'induftrie & la 2 dont la main
faire des retraites
culture peuvent
ment faines & délicieufes. champétres, infiniendroits des mêmes
Plufieurs
la fraîcheur des foirées montagnes 2 où
fupportable
rend le feu
2 & même néceffaire aux
Européens 2 deviendroient
extrêmement falubres,fil'on peu-à-peu
cupoit du défrichement.
s'y occu- --- Page 331 ---
habitent Pintérieur des terres. 287
qui
nouvellementarnLes Gouverneurs dans le nombre de
vés à la Jamaique
beaucoup
a
a paffer,
ceux qu'on y
auffi-tôt après leur
font morts prefque toutes les perfondébarquement) 1),8 en état d'entretenit
nes qui fe trouvent voiture,
un cheval ou une
pourroient, avoir
avant le coucher du foleil, après
Town
vaqué à leurs affaires à Spanish à une camou a Kingfon, retourner & agréable 2: fituée
pagne falubre l'avons recommandé, 2
comme nous réguliérement pendant
& coucher
la Vatcons dangereufe. du Gouverneur, ,1 ni
Mais fans parler
,, fi ce
de perfonne en particulier eft envifagé us
nous recommandons
&ifon
un point de vue plus général; qui en réfulconfidère relativement les avantages à la confervateroient
multitude d'individus , on
tion d'une
cet objet eft impors'appercevra que de lattention la plus
tant, & digne
la Jamaique foit
férieufe. Quoique faine qu'elle ne léaétuellement plus néanmoins les fièvres
toit ci-devant dévaftent 2
encore pendant
& les flux la
& il left des années oùt
certains mois ; forment des épidémies
ces maladies
tres-meurtrières. --- Page 332 ---
Avis aux Européens à reconOn n'aura pas de peine
noître que les plus furs moyens la pour fréconferver les Européens à qui l'abri des
quentent 2. & les mettre font menacés à leur
accidens dont ils
arrivée, font , à légard de ceux qui, &
la nature des circonftances
par celle de leurs affaires 9 pourront fe
réfugier vers les montagnes, > fur-tout
pendant la nuit, de n'y pas manquer
tant qu'ils ne feront pas acclimatés ;
& quant à ceux qui n'auront pas cette dès
facilité 2 de s'y faire tranfporter
qu'ils fe fentiront malades. les malaIl feroit très-poffible que
arrides de Kingfton Ou Pori-Royal douces &
vaffent dans des voitures milles de
commodes, à fix ou fept
là, de
fur les montagnes de la paroiffe eall
Leogane 2 ou bien allaffent par
Port- -
& de cet endroit
all
Palage,
fuffent tranfportés aux montagnesvoi- aura
fines de Spanish Town, loriqu'on frais & falutaiconftruit dans ces lieux
recevoir.
res des maifons propres à les
c'eft
Ce qu'il y a de très-certain de 2 fièvre
qu'une perfonne attaquée moins de
ou de flux, aura beaucoup la tran(porrifque à courir lorfqu'on
tera 2
2 ou bien allaffent par
Port- -
& de cet endroit
all
Palage,
fuffent tranfportés aux montagnesvoi- aura
fines de Spanish Town, loriqu'on frais & falutaiconftruit dans ces lieux
recevoir.
res des maifons propres à les
c'eft
Ce qu'il y a de très-certain de 2 fièvre
qu'une perfonne attaquée moins de
ou de flux, aura beaucoup la tran(porrifque à courir lorfqu'on
tera 2 --- Page 333 ---
habiten: Pintérieur des te Tres. 289
quti dans fon lit, à vingt milles de
tera, diftance du lieu oit elle fe trouve 2 au
d'une voiture douce & commoyen mode que quand on la laiffera
:
heures dans Pair infeét
doei
dant rendue vingt malade. En pareils cas 2 le
T'a
immédiat affoiblit foudéplacement
d'heures,
vent, & même, en très-peu
les fymptomes les plus dangereux. du
Dans le temps oùt les équipages
Lion, du Spence, & de plufeurs autres
vaiffeaux de guerre, étoient employés 8c
Antonio à la Jamaique ?
au port
uneifetaryiesbes
alloientabattre befoin
la confdont ils avoient
pour
truétion des quais & des magafins les 9
plufieurs de ceux qui coupoient même inftant
arbres étoient atteints au
frénéfie.
de fièvre & de délire. Cette d'eux fi bruffe manifefta chez Pun
violence,
quement & avec tant de
qu'il fe feroit fervi de fa hache pour
tailler en pièces fes voifins 3 f on ne
Peût pas arrêté. On ordonna que dans tous
les hommes
fe trouveroient
faignés & renvoyés
cet état,
adet
furle champ àbord de leurs vaiffeaux.
lls fe rétabliffoient tres-promptement à ces ordres ;
loriqu'on fe conformoit
N --- Page 334 ---
Avis aux
au lieu
Exropéens
que-quand On nogligeoit de les
rembarquer 2 ils
ou effuyoient des périffoient maladies à terre, 2
Pendant la dernière
facheufes.
vent il arrivoitque fix ou guerre huit des , foutinelles poftées à la
fenmarais, où Thôpital Jamaique fur le
bâti,tomboient malades Gréenwich a été
nuit, ayant des évacuations dans la même
par haut ou par bas le copieufes
tous les fymptomes 2
délire; &
fièvre violente : ces accidens alarmans d'une
roiffoient en peu de temps. dès difpaétoient arrivés à
qu'ils
avoit grand foin de Kingfton les
9 oà l'on
Au refte, file
renvoyer.
dans un meilleur tranfport air
des malades
toujours d'aufi heureux ne produit pas
moins peut-il abattre les effets 9 au
fébriles, faciliter le fliccès fymptomes des remèReaneetihrerlénoque & celle du
de lag guérifon,
parfait
Une perfonne rétabliflement.
pendant
tresjudicieufe,
longyemps,shabité
que 2 a eu la
EAadi
communiquer l'oblervation complaifance de me
< Souvent j'ai vu les
fitivante.
> lots attachés au fervice pauvres mate5 rine marchande
de la ma2 fe guérir de la
briles, faciliter le fliccès fymptomes des remèReaneetihrerlénoque & celle du
de lag guérifon,
parfait
Une perfonne rétabliflement.
pendant
tresjudicieufe,
longyemps,shabité
que 2 a eu la
EAadi
communiquer l'oblervation complaifance de me
< Souvent j'ai vu les
fitivante.
> lots attachés au fervice pauvres mate5 rine marchande
de la ma2 fe guérir de la --- Page 335 ---
habitent Pintérieur des terres. 291
au moyen
>> fre jaune uniquement
> de lair frais de la mer 9 qu'ils refpi-
& librement
>> roient continuellement
>> dans un vaiffeau ancréà une certaine
>> diftance du rivage. Ils y manquoient be-
>> de tout ce dont on peut avoir même
> foin quand On eft malade néceflité. ',
>> des chofes de première feule boiffon
>> L'eau froide étoit la
& la
* dont ils puffent faire ufage,
> plupart du temps on en voyoit qui
de lits. Ils fe rétas n'avoient point cela tandis que
>> bliffoient malgré
arrivés
>> les gens aifés nouvellement enfermoit à
> d'Angleterre > qu'on
dans des
>> Kingfon ou Fort-Royal, & étouffantes,
>> chambres étroites à la maladie 2 leur
> fuccomboient étant totalement diffous 2 &
>> fang
tous les pores. La
>> s'échappant exceffive par des appartemens
> chaleur
chez ces derniers une
> avoit produit
>>
putréfadtion univerfollsyméneavant
>> la mort >. avons dit de la JamaiCe que nous
à tout canton
que peut ainii s'appliquer qu'à toutes nos ifles &
mal-fain, des Indes orientales &
plantations
occidentales.
N 2. --- Page 336 ---
Avis aux Européens
SECTION QUATRIÈME,
Exceptions ds force particulières qui n'ont point
contre Pobfarvation
Maladies terribles G mortelles gémèrale,
avoir fjourné pendant toute une pour nuit
dans des endroits mal-fains. Accidens
qui en proviennent attribués par le
vulgaire à des caufés ridicules,
mizent d'air avantegeux dans toutes Change- les
maladies épidémiques,
Ox
dit
peut objeêter à ce qui a été
endroits precidemment, dont
que dans
nous avons parlécomme plufieurs
d'excellens. de la
afyles pour la confervation
fanté, quelques-unes des
nes qui les habitoient ont été perfondes maladies régnantes dans afiligées le
voifin. A Antigoa la fèvre
pays
foldat peut-elle pas attaquer un oflicier jaune Ol un ne
de la garnifon du
Mais des inductions tirées Monk's-Hill? d'un
nombre de cas extraordinaires & petit
ticuliers 2 ne peuvent détruire
fervation &
Feuc
pareils faits T'expérience font
générale. De
quelquefois arrivés,
unes des
nes qui les habitoient ont été perfondes maladies régnantes dans afiligées le
voifin. A Antigoa la fèvre
pays
foldat peut-elle pas attaquer un oflicier jaune Ol un ne
de la garnifon du
Mais des inductions tirées Monk's-Hill? d'un
nombre de cas extraordinaires & petit
ticuliers 2 ne peuvent détruire
fervation &
Feuc
pareils faits T'expérience font
générale. De
quelquefois arrivés, --- Page 337 ---
qui habitent Pintérieur des terres. 293
même en Angleterre. Depuis le temps
fort reculé que jai commencé à prariquer la Médecine dans cette ille,jy
ai vu le tétanos 2 Temprofihotonos, de 2
Tépifthotonos, & le refferrement
mâchoire,auffi violens que fousla zone
torride. J'y ai vu pareillement le mal &
de ventre iec,! le vomiffement: noir,
Thépatitis; maladies qui font, pour
ainfi dire : particulières aux climats
brûlans. Tinifte donc,& tiens aux prinétablis dans plufieurs endroits de
cipes
8 de mes précédens, fur
cet Ouvrage
les dangers dont on efmenacélorique infalubres.
lon couche dans des lieux
Tantque tous lesindividesquicom
pofent la garnifon du Monk's-Hill ne
inftruits de ce
feront pas parfaitement
foigneudanger, & n'éviteront pas
fement d'aller pailer la nuit ailleurs,
décider avec jufon ne pourra guère couchent réguliéreteffe fi ceux qui
ment fur cette montagne 2 ne peuvent
point être atteints des maladiesrégnantes dans le pays voifin. Pour moi 2 je
penfe qu'ils ne peuvent! l'être que rarement, ou point du tout.
Jen ai parlé à une perfonne qui a
dansl le havre
vécu pendantlong-temps, *
Tome 1.
N3 --- Page 338 ---
Avis aux Europiens elle m'a dit avoir
anglois d'Antigoa ;
dela
connu plufieurs hommes de
fièvre
du Monk's-Hill attaqués
REE
jaune. Là-deffusje l'ai price de raffembler les circonftances qui avoient précédéleur maladie, & fur-tout de s'informer s'ils n'avoient point paffé la
dans
nuit quelques jours auparavant
des lieux bas ou dans le havre anglois. la
Surle champelle s'eit rappellée qu'à
mêmeé époque oit elleavoit été frappée offielle-même dela Sèvrejaune, deux
ciers dela garnifon deMonk's-Hill'a- & s'en étoient trouvoient contradtée, matin après avoir
vés atteints de grand deux nuits de fuite 9
couché 2 pendant anglois. C'eft alors que,
dans le havre
de
réfléchiffant fur le danger quilya
coucher dans des endroits mal-lains, 7
danger dont elle n'avoit eu jufqu'alors elle fe
aucune efpèce de connoifance, les habitans
fouvint que prefque tous
ceite
du Monk's-Hill, chez lefquels
fièvre s'étoit déclarée, ne l'avoienteue
qu'aprèsavoir paffé la nuit fur des terreins bas, les officiers de cette garnifon ayant pour habitude de coucher oùt
dans les maifons du havre anglois
ils dinent 8 foupent. a
n'avoit eu jufqu'alors elle fe
aucune efpèce de connoifance, les habitans
fouvint que prefque tous
ceite
du Monk's-Hill, chez lefquels
fièvre s'étoit déclarée, ne l'avoienteue
qu'aprèsavoir paffé la nuit fur des terreins bas, les officiers de cette garnifon ayant pour habitude de coucher oùt
dans les maifons du havre anglois
ils dinent 8 foupent. a --- Page 339 ---
S l'on habitent Pintérieur des terres.
& la vie s'expofe à perdre la 295
même, 9 en
fanté, 2
nuit, ou en couchant paflanttoute dans des
une
mal-fains, il ne faut guère
endroits
jouir des avantages
s'attendre à
des environs du lieu 0
promet l'air
Telran fet trouve.
fur J'ajouterai cet
à ce que Fai déjà avancé
fiuneftes objet, effets 2 quelques exemples des
tion qu'on réfitltans du peu d'attenque j'ai donné, apporte de à T'avis important
dans des endroits ne jamais coucher
qu'ils ferviront à mal-fains : j'elpère
plus Tutilité des prouver de plus en
recommandées à tous précautions les
que j'ai
pour leur eonfervation dans Européchs,
étrangers s & que
les pays
mes préceptes en l'obfervation de
ceffaire.
paroitra plus néEn 1766, feize familles
tes françoifes,
proteflanperfonnes, furent compofées de foixante
du gouvernement envoyées, aux frais
ride occidentale anglois 2 à la Floterrein fitué fur.le ; on leur. afligna un
tagne environnée côteau de
d'une monT'embouchure de la rivière marais 2 vers
Ces nouveaux
Scambie.
en hiver, & continuérent planteurs débarquérent
à fe bien
N 4 --- Page 340 ---
Avis AuX Européons
porter jufgu'à la faifon
qui a lieu dans ce
dangereufe,
août. A cette
pays en juillet &
d'une ville voifine époque 2 huit habitans
que je tiens ces détails) (c'eft de Pun d'eux
établiffement folliciter ) vinrent à cet
l'éledtion d'un
des voix pour
alloit s'occuper repréfentant, dans
dont on
nérale de cette
l'affemblée gé.
n'y euffent paffé province. qu'une Quoiqu'ils
d'eux efuya une fièvre muit, chacun
très-violento, Celui
intermittente
repréfentant, & un quiafpiroit à être
lesvidimes.Lej
fecond, en furent
perfonnes fe jour fuivant fept tautres
vue, cet endroit rendirent, dans la même
étant parties avant mal-fain; la
; mais en
rent affez heureufes nuit, elles fufort des premieres, & pour éviter le
leur bonne fanté. La fièvre confervèrent
tume de févir tous les ans quia dans couclimat, fut fi fatale
ce
aux François établis pendant fur
ces mois
qué de foixante qu'ils
ce canton,
refta pas plus de
étoient, il n'en
qui furvécurent quatorze à
: ceux même
virent trés-malades cette épidémie, fe
octobre fuivans.
en feptembre &
fonne que la fièvre Iln'y eût avoit alors perrefpeaté, 9 & la
rent
tume de févir tous les ans quia dans couclimat, fut fi fatale
ce
aux François établis pendant fur
ces mois
qué de foixante qu'ils
ce canton,
refta pas plus de
étoient, il n'en
qui furvécurent quatorze à
: ceux même
virent trés-malades cette épidémie, fe
octobre fuivans.
en feptembre &
fonne que la fièvre Iln'y eût avoit alors perrefpeaté, 9 & la --- Page 341 ---
qui ihabitent lintérieur des terres,
des plupart fuites moururent, peu de mois 297
du
après,
avoit produit dans dérangement leur
qu'elle
Dans un voyage que le conftitution. Phénix, vaif.
feandegreredes de Guinée en e40 canons, fitàla côte
fieurs autres 1766,les officiers & plufaite
perfonnes furent en parnant en
anciufgusumomene Angleterre
oit, retourl'ifle de
3 ils abordèrent à
ment
Saint-Thomas.
le Capiraine y
Malheureufepaffer quelques jours débarqua,a dans
afin de
du Gouverneur
une maifon
temps de la faifon portugais. C'étoit le
dire, celle des maladies. pluvicufe ; c'eft-àdomefliques du
Le frère &c les
gien du vaifeau, Capitaine &
2 le ChirurNetreucetrentionslere quelques Contreavoit fort peu de jours même toit.Ily
terre quand le
qu'ils étoient à
Chirurgien & toutes Capitaine, les fon frère, le
nombre de fept, qui avoient perfonnes, au
dans cettemaifon,
couché
une feule
tombèrent malades:
en Angleterre enréchappas dans
elle eft revenue
que. Le Phénix refta l'état le plus critiTancre dans cet endroit; vingt-fept jours à
intervalle, trois
pendant cet
hommes écunjeune Contre-Maitres, cinq
garçon, paffereni
N; --- Page 342 ---
Avis aux Européens
douze nuits à terre pour garder les
tonneaux d'eau, dont ils imaginoient
quelesinfulaires- vouloient
tous ceux-ci fuirent aufi S'emparer;
l'on n'en
conferver malades, &
Il eft Eot d'obferver que deux.
nonbre des hommes que dans le
ce vaifleau, il n'y eut embarqués de malades fur
l'ife de Saint-Thomas
à
avoient paffé la nuit à terre que ceux & qui
que le Phénix fut
;
tant
de Téquipage %
mouillé, le relle
cepté ceuix dont nous porta très-bien : exne perdit qu'un homme avons parlé, il
fon
pendant tout
voyage, encore fut-ce d'un
reçu malheureufement fur la tête. coup
Pas un des hommes
à terre ne putfe garantir qui dela couchèrent
Parmi ceux qu'clle
maladie.
eut pas plus de trois attaqua, il n'y en
qui en revinrent;
favoir, un contre-maître
ce temps-là a toujours vécu 2 qui dans depuis
état cachedique : > pour lequel
un
trairé à Thépital
je P'ai
lot, dont j'ai pris d'Haflar foin deux ; un mateun mulatre
fois; ; &
2 cuifinier du
qui,yant couchéd dans la même Capitaine,
fon que fon maitre &
maide le rétablir en'
défefpérant
Angleterre 2 a cru
qui en revinrent;
favoir, un contre-maître
ce temps-là a toujours vécu 2 qui dans depuis
état cachedique : > pour lequel
un
trairé à Thépital
je P'ai
lot, dont j'ai pris d'Haflar foin deux ; un mateun mulatre
fois; ; &
2 cuifinier du
qui,yant couchéd dans la même Capitaine,
fon que fon maitre &
maide le rétablir en'
défefpérant
Angleterre 2 a cru --- Page 343 ---
devoir qui habitent Dintéricutr des terres,
qu'il y repaffer avoit été en Guinée, s Pare32l
pouvoit être guéri empoifonné, 9 & ne
remèdes adminiftrés qu'au moyen des
Lan maladie
par les Nègres.
rée dans l'ifle épidémiques'éroit de
déclale temps de l'arrivée Saint-Thomas du
vers
le Gouverneur avoit
Phénix, &
cautions dont il avoit déjà pris les préfervir toutes les années coutume à
de fe
que. Il s'étoit retiré dans pareille les
époil mens les plus élevés de fa
appartereftoit bien enfermé, & maifon,oit
Tout le temps
vivoir feul,
dans cet endroit, que ce vaiffeau refla
mes
vingt ou trente homuns prenoient débarquérent le tous les jours : les
les autres
plaifir de la chaffe;
marchandifes s'occupoient à échanger des
enfin,
contre des cometlibless
quelques-tns
ou s'employoient à lavoient le linge,
devenue néceflaire toute autre chofe
prefque tout
2 de forte que
280 hommes, Téquipage, compofé de
ment pendant 2 le vint à terre fitcceffivequi retournérent jour. à bord Aucun de ceuix
ne fur malade
avant la nuit
plus légère
2 ne foufrit même la
indifpofition.
Laiflons à toutes les
perfonnes qui
N 6 --- Page 344 ---
Avis aux Européens
voudroient n'attribuer les maladies
qu'on éprouva dans cette ifle
mauvais régime obfervé par Jes qu'au malheureux qu'elles
attaquérent, 2 le foin
('examinercombien: blable
il eft peu vraifemvidus
le très-petit nombre d'indiatie avoient paffé la nuit à
airpu fe livrer à de plus
terre,
ou à des genres d'intempérance grands excès,
dangereux que le refte de
plus
ou celui d'un autre bâtiment Téquipage;
Hound, mouillé à côtédu Phénizx, dont 2 le
profque tous les matelots & autres
moins debarquérent pendantlejour, & néanJe dois obferver continuèrent à fe bien porter.
font extrêmement queles fources d'eau
Pile de Saint-Thomas; pures & faines à
foit direétement
; & quoiqu'elle
noxiale il
fous la ligne équidroit dans 2 le n'y monde a peut-être pas d'enfoit auffi
dont la fertilité
afpedt pluis prodigieufe, agréable. 8c qui offre ull
Le vulgaire s'imagine que ceux
couchent à terre dans des
parcils, font
ceuraul
gres. Cette empoifonnés parl les Nëopinion eft fi extraordinaire & ridicule, que nous
nous difpenfer d'en parler ici. pourrions Suppofé
iale il
fous la ligne équidroit dans 2 le n'y monde a peut-être pas d'enfoit auffi
dont la fertilité
afpedt pluis prodigieufe, agréable. 8c qui offre ull
Le vulgaire s'imagine que ceux
couchent à terre dans des
parcils, font
ceuraul
gres. Cette empoifonnés parl les Nëopinion eft fi extraordinaire & ridicule, que nous
nous difpenfer d'en parler ici. pourrions Suppofé --- Page 345 ---
qui habitent Cintérieur des terres,
qu'elle ne fût pas fans
Nègres feuls feroient fondement, les
ce poifon, qui
en poffeflion de
die
communique la malafes endémique fuites
du pays, , la fièvre &
dire Phydropifie ordinaires : nous voulons
chexie :
lajauniffe & la caStelatoujours été
quis'en croyoient atteints, létatdeceux
Je ne puis
des larmes fur m'empécher la
de verfer
ces perfonnes
mort prématurée de
dente conduite, 2 qui, par une imprunées à la fleur de furent ainfi moiffond'entre elles étoient leur. âge. Plufieurs
elles euffent paffé la nuit de àl mes amis. Si
vailteau, il eft probable bord deleur
roient revenues très-bien qu'elles feAngleterre : c'eft ce
portantes en
les officiers &
qui arriva à tous
bâtiment de Roi. autres du Hound, petit
le Phénix
Ayant été, comme
relâcha à 2 à la côte de Guinée il
Pife de Saint-Thomas 2
précaution que celui-ci en fût parti ; mais avant la
de
qu'eut fon Commandant
s'approvitionner
de bois & d'eau, & tres-promptement de faire
quer tout le monde avant la rembarque tout Téquipage rentra à nuit, fit
dans le meilleur étar
Spithead
pofible, Aucun --- Page 346 ---
Avis aux Européens
des hommes qui le montoient n'avoit
effuyé à l'ifle de Saint-Thomas
maladie funefte dont le
cette
tant de gens aifés & de matelots Capitaine du 1
Phénix furent les vidtimes.
L'année fuivante le Phénix fit
core voile pour la côte de
en-
& vint mouiller une feconde Guinée fois à 2
l'ifle de Saint-Thomas
vaife faifon. Sur dix hommes pendant la manmirent
qui comTimprudence de
une nuit hors du bâtiment, paffer ii
toute
huit. Le refte de fon équipage en perdit
alors de la meilleure
jouiffoit
près avoir été à terre fante,parce qu'ajour, ilavoit foin de prefque tout le
avant la nuit, Sur le Hound, retourner à bord
qui l'accompagnoit, on ne perdit
me pendant tout le
qu'un homciers ayant été
voyage, les offirentrer tout le monde très-attentifs à faire
cher du foleil: ce
avant le couporté par une fièvre malheureux intermittente fut emiinée,dont les
obffait fentir à Schernef. prenisrvacoissétoient
Aux objeétions faites
ment, on peut encore ajouter précédem- celle-ci:
fouventon voitque les perfonnes sattaquées des maladies régnantes dans
me pendant tout le
qu'un homciers ayant été
voyage, les offirentrer tout le monde très-attentifs à faire
cher du foleil: ce
avant le couporté par une fièvre malheureux intermittente fut emiinée,dont les
obffait fentir à Schernef. prenisrvacoissétoient
Aux objeétions faites
ment, on peut encore ajouter précédem- celle-ci:
fouventon voitque les perfonnes sattaquées des maladies régnantes dans --- Page 347 ---
le quihabitene l'intérieur des terres,
pays oùt elles fe trouvent font 303
transférées fiur un
fent en meilleur air vaifleau, fans ou
fièvre
Pat
foit guérie, fans que ger accidens diminuent
maladie
9 enfin fans que la
ne parcoure fes
ne devienne mortelle; périodes, &
de rappeller
mais il eft bon
ici que ce que j'aile plus
recommandé, a été de faire
d'air aux malades dès le commence- changer
ment de Finvafion, c'eft-à-dire avant
les premières vingt-quatre heures.
Je n'ignore point que le choleramorbus, la dyffenterie, ou même le
vomifiement noir, peuvent fe déclarer affez brufquement & violemment
pourlaiffer entrevoir peu
à obtenir du changement d'avantages d'air
il faut convenir
; mais
& extraordinaires. que ces cas font rares
Siun remède, dont
l'application eft trop tardive, vient à
échouer 2 ou f, dans quelques circonfances,ilap peu defnccès,quoique
appliqué à temps > eft-on en droit de
foutenir qu'il ne vaut rien?
A la Jamaique, & autres endroits
on fait paler fur les montagnes les 2
perfonnes qui ont eul la
qu'elles fe remettent
fièvre, 2 afin
complettement: --- Page 348 ---
Avis aux Européens
elles.n'en ont pas plurôt refpiré l'air
que leur foibleffe & tous les maux $
qui viennent de ce principe,
fent prefque fur le champ. difparoifLorfqu'un Européen, dont le tempérament s'eft affoibli fur la côte de
Guinée, s'éloigne de ces parages, à
peine a-t-il humé l'air de la mer,
dégagédes émanations terreftres,
trouve du mieux dans fon érat; qu'il fon
appétit revient 2 & fes forces fe réparent,
Dans ces deux cas 9 le changement
d'airefllemeilleur de tous les moyens
pour le parfait rétabliffement de la
fanté, Néanmoins ceux dont la conftitution a été ruinée
foit par. les fecouffes complettement, réitérées des
maladies effuyées dans un air
foit par leur violence, peuvent impur, mourir
en mer ou fur ces montagnes.
Les faits rapportés jufqu'ici font
conftatés; en réfléchiflant un peu fé.
rieufement vaincra
furleur nature, on fe conde la néceffité d'établir commerèglegénérale & univerfelle de
tique dans toutes les maladies GOREZ
miques, provenantes du mauvais
qu'il faut en éloignerfurle
air, 2
champ ceux
foit par leur violence, peuvent impur, mourir
en mer ou fur ces montagnes.
Les faits rapportés jufqu'ici font
conftatés; en réfléchiflant un peu fé.
rieufement vaincra
furleur nature, on fe conde la néceffité d'établir commerèglegénérale & univerfelle de
tique dans toutes les maladies GOREZ
miques, provenantes du mauvais
qu'il faut en éloignerfurle
air, 2
champ ceux --- Page 349 ---
qu'elles qui habitent lintérieur des terres,
attaquent, pour leur en 305
relpirer falubre. un qui foit plus pur & faire
plus
Cet éloignement
mement
peut être extrêpour les avantageux maladies 2 non-feulement
vices de T'air auffi évidens produites par des
dont j'ai fouvent parlé dans que ceux
mais encore pour toutes celles cet Elai,
endémiques. Il peut auffi
qui font
dans un cas de maladie devenir utile
&c générale ,
univerfelle
intempérie occulte dépendanre de
de quelque
dont il eft impofible Tatmofphère de
fource, Il y en a
trouver la
viennent de cette caufe, cértainement qui
contagion yait de part.
fans que la
de Pair qui tombent fous Lesaltérations
telles que fa chaleur, fa froideur, nos fens,
humidité, &c. ne facilitent
fon
moyens d'expliquerp
guère les
dies font plus violentes pourquoilesmalatemps. On ne peut pas dans certains
blir l'efpèce de variation toujours étapour en produire de
néceflaire
fortes &
beaucoup plus
dans une obflinées, faifon
ou de plus longues
Ainfi, pendant que dans une autre.
fièvres rémittentes 1765 & & 1766, les
intermittentes --- Page 350 ---
Avis aux Europèens
furent plus communes dans
parties de la province
plufieurs
qu'elles ne l'avoient été itampalire, depuis
temps : elles continuerent à févir
qu'en décembre ; le
FE
n'en mit point à l'abri froid de ce mois
voient évitéej jufqu'alors: ceux qui l'aNoël de la feconde année de forte qu'à
moins de cent malades je n'eus pas
vres intermittentes & atteints de fie-
& 1768, elles furent autres. bien En 1767
quentes, fans
moins fréraifons ; & en qu'on pàt en fàvoir les
rareté fut remarquable, 1769 & 1770, 2 leer
les lieux les plus mal-fains. même dans
en foit, les caufes occultes Quoi de
vres 9 peu
ces
SE
évidemment ordinaires 5 étoient alors
particuliers reftreintes à des cantons
fituations. Le 2 à certaines maifons &c
un meilleur paffage des malades dans
ille fera toujours air, fut très-utile, comme
pareil cas.
indubitablement en
Je terminerai cette feétion en
vant que dans l'efpace de huit obferans, une maladie
ou dix
meurtrière, s'eft épidémique s trèsfacteurs & colons répandue parmi nos
lieux fitués fous la > dans plufieurs
zone torride. On
fituations. Le 2 à certaines maifons &c
un meilleur paffage des malades dans
ille fera toujours air, fut très-utile, comme
pareil cas.
indubitablement en
Je terminerai cette feétion en
vant que dans l'efpace de huit obferans, une maladie
ou dix
meurtrière, s'eft épidémique s trèsfacteurs & colons répandue parmi nos
lieux fitués fous la > dans plufieurs
zone torride. On --- Page 351 ---
en quilhabitent vit
lintérieur, des terres.
régner une de cette
307 à
Antigoz, fit
en 1765 & 1766. La efpèce
y
alors tant de
fièvre
moiffonna
ravages > qu'elle
habhansblanes. prefque un fisième de fes
maladie n'ait point Enfappofaneque été
cette
particulière ? & ne fit une autre épidémie
dans que celle qui, tous les ans.
chofe
cette ifle, mais fe
9 reparoît
violente qu'elle pouvoit montrant auffi
que la fièvre qui
l'être 9 telle
les mêmes années, ravagea il
Hampshire
bable que fi l'on eùt paroit fait très-promalades au Monk's-Hill paffer les
fentirent incommodés dès qu'ils fe
ceux qui en ont été les viétimes 9 beaucoup de
roient encore,
exiftefuis Je laiffe parler les faits
borné à rapporter
que je me
qu'ils fuggerent font d'une ici; les avis
fi avérée, 2 d'une utilité fi importance
fi aifés à fiivre,
étendue, &
fans peine
qu'on fe perfadera
qu'il ne faut rien de plus
Kopa parties engagerdy du monde. foufcrire dans toutes
t --- Page 352 ---
Avis aux Europiens
SECTION CINQUIÈME
Infrudions plus
de Guinée, On particulières doit
pour la côte
éoablifemens
faire Jubfper les
aux habitans du mal-fains en accordant
gatives
pays les mêmes préroqw'aux Anglois.
recruuter les
de Nicefieé de
avec des criminels, garnifons
ces endroits
à faire
Plan de conduite
des
fiaivre de aux foldats, 6c. à bord
orientales. vaifeaux la Compagniedes Indes
Loureaar d'infiructions ici un petit nombre
les plus martailede de la les établiffemens
La grande mortalité côte de Guinée,
péensontétélesy
dont les Euroendroits de cette widimesdhinsplufeus
demment fentir côte, nous fait évireffant de
combien il eft intés'oceuper d'infruire
jeunes gens du pays, & de quelSeerie les
leur
connoifances
pour remplir les fonétions néceffaires
teurs ou de négocians dans de facbliffemens oùt l'air eft le
les étareux. Une application
plus dangefoutenue, ou
ée,
péensontétélesy
dont les Euroendroits de cette widimesdhinsplufeus
demment fentir côte, nous fait évireffant de
combien il eft intés'oceuper d'infruire
jeunes gens du pays, & de quelSeerie les
leur
connoifances
pour remplir les fonétions néceffaires
teurs ou de négocians dans de facbliffemens oùt l'air eft le
les étareux. Une application
plus dangefoutenue, ou --- Page 353 ---
uine guihabitert Cintéricur des terres,
eancelubieedineiee
beaucoup d'induftrie & commerce,
irréprochable font
une intégrité
de récompenfes.
des titres dignes
ces qualités,
Ceux en qui
des autres 2 doivent être brillent
par des
difingués
der neurs particuliers ; privilèges it faut
ou honles mêmes droits
leur accorles élever à un certain qu'aux Anglois,
le civil, foit dans le rang, foit dans
faire jouir des autres militaire, & les
cordées aux fujets de prérogatives la
actagne.
Grande-Bre
A Benguela, Cacho,
droits mal-fains de la 2 & autres ena
de Portugais de Guinée 2 il y.
ANECe fir nous en
couleur blan-
& les gens exilés exceptons les prètres
du monde. Ceux dans cette partie
de leurs érabliffemens qui font à la tête
tellement infruit & d'Afique, ont
tain nombre de
civilifé un cerqu'ils font
Negres & Muldtres,
den faire desgense parvenus 9 non-feulement
propres à fe dilinguer d'Eglife fort favans,
deslettres, très-verfés dans dansla carrière
latine 2 grecque &
les langues
encore à en former françoife leurs
2 mais
factéurs, des négocians
principaux
trésentendus, --- Page 354 ---
Avis aux Européens
des hommes de loix, des
&c. fujets auffi fidèles à chirurgiens, la
de Portugal , que les habitans couronne de
Lisbonne.
Une chofe digne de remarque, c'eft
côte queles parties les plus faines de cette
ne font occupées,
par aucune nation
aujourd'hui,
queftiondesifles européenne : il eft
de. Serre-Lionne. Banana,peué téloignées
dit fur la falubrité D'après de leur ce qu'on m'a
brité qui peut encore être climat, falupar la culture, il eft probable augmentée les
Européens pourroient y vivre que
toutes les faifons de T'année pendant fans de
Les grands inconvéniens pour leur fanté,
principaux quartiers des troupes
que nous entretenons en Afrique,
Vroient être éloignés du Sénégal & 2 de- de
Gambie, & transférés dans ces ifles, oùt
d'ailleurs on feroit bien de concentrer
tout le commerce, & d'avoir un magafin général. Tous les ans s
la faifon fèche, des officiers choifis pendant &z
des négocians partiroient de là : les
militaires premiers 3 pour infpeéter les poftes
extéricurs ; les feconds
vifiter tous les autres
pour
Les uns & les autres s'acquitteroient établiffemens.
, & transférés dans ces ifles, oùt
d'ailleurs on feroit bien de concentrer
tout le commerce, & d'avoir un magafin général. Tous les ans s
la faifon fèche, des officiers choifis pendant &z
des négocians partiroient de là : les
militaires premiers 3 pour infpeéter les poftes
extéricurs ; les feconds
vifiter tous les autres
pour
Les uns & les autres s'acquitteroient établiffemens. --- Page 355 ---
gui habitent
alors de cet emploi Tinbriardes fans
terres, 31I
rifque.
courir aucun
les Peut-être feroit-il
régimens mis en avantageux
endroits mal-fains garnifon dans traint de les laiffer où l'on eft confiflent recrutés
l'année
condamnés
avec des
entière,
ou pendant dy fervir toute criminels, leur
due à la défertion un temps limité, La peine vie 9
dans quelques
Peut fe
commuer, 9
niffement à ces oinconfiances, en banOn dit que le établifemens. Roi de
rarement de mort fes Pruffe Punit
qu'eu égard. à la nature foldats ; mais
ont commis, il les
du crime qu'ils
vailler aux
condamne à traou moins de Sortifcations pendant plus
font toujours temps. utiles C'eft ainfi qu'ils
Les Efpagnols
à leur patrie.
régimens pour la défenfe n'envoient guère de
fetions mal-faines
de leurs pof
ils les font garder ; communement
encouru la peine de par ceux qui ont
On m'a appris Texil,
nuelles effuyées que les pertes anlandoifes à
par les troupes holgrande
Batavia, 5 fe
& des partie au moyen des réparoient en
vagabonds qui fe gens oififs
ramaffoient --- Page 356 ---
Avis aux Europeens
ou s'engageoient dans les rues d'Amf.
terdam, mais fur-tout avec les étrangers & déferteurs de différentes couronnes, Ces recrues
les ans dans les vaiffeaux embarquées de la tous
pagnie des Indes
comorientales 5 font u
mélangede diverfes nations
nes. On auroit tort de
européencomparer cet
affemblage avec les régimens anglois
formés, prefque en totalité, de fujets
britanniques, & compofés d'un trèsgrane nombre d'excellens ouvriers.
Si les Anglois faifoient ainfi
les déferteurs &c criminels à paffer leurs
établiffemens mal-fains de la côte de
Guinée, ils pourroient conferver beaucoup de fitjets
droient à rendre effentiels, 2 & parvienIeur
toujours utiles à
du pays ceux que la loi a retranchés
cercle de la fociété. Cette conduite pourroit également fervir à détruire la calomnie dont les
nous noircifent; calomnie étrangers
croyons être peu fondée, & que qui con- nous
fifte à avancer que la main du bourreau fait fouvent périr plus de monde
en Angleterre 5 dans l'efpace d'une
année, que fur le refte du continent
d'Europe.
Le
eur
toujours utiles à
du pays ceux que la loi a retranchés
cercle de la fociété. Cette conduite pourroit également fervir à détruire la calomnie dont les
nous noircifent; calomnie étrangers
croyons être peu fondée, & que qui con- nous
fifte à avancer que la main du bourreau fait fouvent périr plus de monde
en Angleterre 5 dans l'efpace d'une
année, que fur le refte du continent
d'Europe.
Le --- Page 357 ---
qui habitent Pintérieur des terres. 313
Les établiffemens militaires formés
au Sénégalpendant la dernière guerre,
&qu'on a confervés pendant trois ans
confécutifs, ont coûté par année plus
de mille hommes : c'eft une vérité
bien affligeante, 2 mais en même temps
inconteftable. Depuis
le gouvernement militaire y a Oe rétabli, la
mortalité a été trés-confidérable : la
plupart des'oficiers &r foldats enrbardu qués derniérement pour cette partie
monde, font morts a@ucllement.
Sile Gouverneur & les triftes refles
du corps qu'il comimandoit, ont fubfifté jufquaujourchui, on peut dire
qu'ils le' doivent , en grande
au
partie $
quinquina 2 dont ils ont fait un
ufage habituel.
Jenep puism'empécher d'obferverici
que les vêtemens de laine 8z le chapeau noir qu'on fait porter aux foldats
anglois 2 ne conviennent nullement
dans les pays chauds. Accablés fous
le poids des armes &c das habits
épais, au milieu des marches trop
bles auxquelles on les contraint, péni- ils
font fujets à être frappés fubitement
d'une elpèce d'apoplexie pendant la
chaleur du jour. Cette maladie eft
Tome I.
C
3. --- Page 358 ---
Avis aux Europiens
occafionnée par les rayons
du foleil, dardés fur leurs brilans
abforbés par le noir du
têtes, &
ya lieu de croire
chapeau. Il
roient qu'ils portaffent que ces pays exigeblancs
des chapeaux
() : en leur en
on parviendroit à les fouftraire accordant 2
F'accident qui les menace. Ceux à
l'éprouvent doivent être faignés qui fur
le champ. Maigré cela,
font les victimes, &c d'autres pluleurs en
Pufage deleurs facultés intellectuelles perdent
après avoir été guéris.
Peut-être n'eft-il pas hors de
de joindre ici quelques avis propos la
confervation des nombreux pour
la
fujets de
Grande-Bretagne, & particuliére-
(1) Suppofé qu'ils n'en aient
veiller 2 à ce que la forme de celui pas, on doit
tent foit extérieurement couverte qu'ils de porblanc. Quand le mal de
la foif papier
iont une fuite de
tête,
, &c.
effentiel, même indilpenfable, l'expofition au foleil, il eft
vin, les liqueurs fpiritueules, de d'interdire prefcrire le la
Innonnde,Torangeide, infulions fraiches de la crême de tartre, les
d'évacuer avec le fel de tamarin 9 & enfuite
cas où les malades continuen: glaubert d'être 2 dans le
rés. (T)
reffer-
papier
iont une fuite de
tête,
, &c.
effentiel, même indilpenfable, l'expofition au foleil, il eft
vin, les liqueurs fpiritueules, de d'interdire prefcrire le la
Innonnde,Torangeide, infulions fraiches de la crême de tartre, les
d'évacuer avec le fel de tamarin 9 & enfuite
cas où les malades continuen: glaubert d'être 2 dans le
rés. (T)
reffer- --- Page 359 ---
qui habitent Pintérieur des terres.
ment des foldats qui paffent aux 315
tous les ans,
Indes
Comme la plupart des vaifeaux
velle employés à ces voyages font de noufieurs conftruction mois à
2 ou ont été pluperfonne à leur l'ancre bord, ils 2 fans feu ni
dangereux pour les individus deviennent
embarquent. On fera donc
qui s'y
deux ou trois femaines avant tres-bien, de
tre en mer les bâtimens deftinés metfaire voile pour les Indes
à
d'y entretenir du feu de orientales, bois
pendant fix ou huit heures
fec,
jours. L'utilité de cet avis 2 tous les
dans tout fon jour
paroitra
f, par forme d'ex.
écoutilles périence, on en allume fur le left, les
fortira
étant fermées. La fumée
par les crevaffes fera
qui
fétidité infapportable
d'une
uniquement de
provénante
des
bois.
Thiatsind mal-faine
Afin de prévenir les maladies
tagieufes 2 chaque recrue ou conenvoyé à bord pour la première foldat
quittera fes vieilles hardes
fois,
voir la permifion de defcendre avant d'aentre-ponts.
aux
Un auffi long voyage que celui des
O2 --- Page 360 ---
Avis aux Europeens
Indes orientales
exige qu'on foit
pourvu d'une fufifante quantité d'habits, de linge de corps 2 & fur-tout
de bons couchers. On obferve
quand on fait pafler à bord d'un vaif- que
ieau beaucoup de ces foldats ou recrues, ceux d'entre eux quin'ont point
de lit, & font obligés en conféquence
de repofer avec leurs habillemens &
linges fales fur les ponts ou coffres, $
éprouvent fréquemment des friffons
reffemblans au rigord'une fièvre intermittente, & enfuite font tourmentés
de maux de tête, d'une foif confidérable, de chaleurs à la peau ; ce qui
peut être fuivi de toux, de douleurs
deslombes,écautres fymptomes accidentels.
Ce fontles premiers indices de cette
fevre contagicufe dont on a fouvent
à fe plaindre, plus ou moins 9 dans
les vaiffeaux trop remplis de foldats.
Plufeurs de ceux qu'elle attaque deviennentjaunes, d'sturesontdestaches
fur le corps : mais ce qui caraétérife
leimieux leur maladie, c'eft la grande
céphalalgie & la petiteffe du pouls.
De même que le plus fir de tous
les moyens pour prévenir cette mala-
ptomes accidentels.
Ce fontles premiers indices de cette
fevre contagicufe dont on a fouvent
à fe plaindre, plus ou moins 9 dans
les vaiffeaux trop remplis de foldats.
Plufeurs de ceux qu'elle attaque deviennentjaunes, d'sturesontdestaches
fur le corps : mais ce qui caraétérife
leimieux leur maladie, c'eft la grande
céphalalgie & la petiteffe du pouls.
De même que le plus fir de tous
les moyens pour prévenir cette mala- --- Page 361 ---
gaihabitent Cintétienrd
die contagieufe, eft desterres, 317
de bons vêtemens & d'emporter de
affez
chacun des hommes
lits pour
qui font embarréufit qués 2 de même aufi jamais on ne
mieux à arrêter fes
qu'en fe chargeant d'une
progrès,
matelas 2 de
provifion de
de corps & d'habits couvertures > de linge
rable pour en faire 5 affez confidécette Rèvre fe déclare, changer. & Dès que
s'embarrafle, il eft preique que la tète
Tapplication d'un
certain que
diera à la
véficatoire remépropreté rendra céphalalgie; nuls ; mais la malplus elicaces.
les remedes les
Nous
les vaifeaux recommanderons deftinés
encore que
Indes crientales,
aux voyages des
provifionnés des foient chofes aufi-bien apaux malades
néceffaires
Roi, Le bifcuit 2 que & les bâtimens de
peuvent plus convenir le boeuf falé ne
gui a la fièvre.
à un homme
reifins fecs, le L'orge, 2 le riz, les
&z
fagou, le
les
épices 2
même le vin, fuere,
pour lui d'une néceflité deviennent
au temps de la convalefcence. indifpenfable
Si les vaiffeaux, 2 dans
aux
leur paffiage
Indes,relichent aux: ifles de Saint- --- Page 362 ---
Avis aux Europlens
Yago, 2 de Madagafcar 2 de
Jeanne ou Mohilla, à
Sainterivière
2 Culpée, fur la
coolen Ougly s à Batavia ou Ben2 les perfonnes
iront
terre fe rembarqueront qui
à
la nuit.
toujours avant
endroits L'expérience étoient
a prouvé que ces
péens, fur-tout funeftes aux Eurode l'année,
pendant certains mois
fains,
Dans tous les lieux malde la quand un vaiffeau mouille
terre, 2 il eft
près
la confervation des très-effentiel, pour.
feu refte allumé toute hommes, la
que le
gaillard
nuit fur le
foit
d'avant, 2 & que le tendelet
difpofé de manière à
fon infuence, ainfi que celle répandre de la
mée fur la totalité du
fuSilon débarque à batiment, (2).
établir les foldats
Calcutta, on
des
furlesterreins CAEREE
été acclimatés. environs, jufqu'à ce qu'ils aient
Mais il eft bon de féparer,
quelque temps, des perfonnas pendant
celles qui ont été malades dans faines, la traverfée, jufqu'à ce qu'elles foient tota-
(2) On trouve d'autres
tives à cerobjer dans mon Edai inftruStions relade conferver la fanté des gens de furles mer, moyens (L).
Calcutta, on
des
furlesterreins CAEREE
été acclimatés. environs, jufqu'à ce qu'ils aient
Mais il eft bon de féparer,
quelque temps, des perfonnas pendant
celles qui ont été malades dans faines, la traverfée, jufqu'à ce qu'elles foient tota-
(2) On trouve d'autres
tives à cerobjer dans mon Edai inftruStions relade conferver la fanté des gens de furles mer, moyens (L). --- Page 363 ---
qui habitent Pintèrieur des terres.
lement rétablies, & qu'on foit
Cadie
qu'elles ne peuvent plus communiquer
la contagion : d'eft une précaution
que nous recommandons à tous nos
Comptoirs éloignés. Plufieurs n'ont
fouffert que pour Pavoir trop négligée,
Fin de lafe:onde Partie 6 du Tome I. --- Page 364 ---
Womn
Suly 1960 --- Page 365 ---
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