--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Habit Carier Broli
Bromnl fibary Hnttersity
The John Carter Brown
Library
Brown University
4o
Purchased from the
Louisa D. Sharpe Metcalf Fund --- Page 3 --- --- Page 4 ---
dpoee g.ljpunan --- Page 5 ---
ESS AI
SUR
LES, MA LADIES
QUI ATTAQUÉNT LE PLIJS COMMUNIMENT
LES GENS DE MER. --- Page 6 --- --- Page 7 ---
E SS 0e
AI
SUR
LES M IALADIES
QUI ATTAQUENT LE PLUS COMMUNEMENT
LES GENS DE MER >
Contenant une Méthode courte efacile
pour les connoitre, les guérir, 6 méme
en préferver.
Ouvrage utile aux Chirurgiens Naviguans, &
même à tous les Marins qui fe trouvent dans
des Bâtimens oi il n'y. a point de Chirurgien.
On a joint quelques Obfervations Sur la Méthode la
plus fire de: fecourir les Noyés, ls de traiter les
Fiéures Colonies de PIRe Saint-Domtngue 6 des awtres
Françoifes aux Antilles.
Par G. M. Maîrre ès Arts & en Chirurgic.
Illi robur ls es triplex circa petlus erat,
Qui fragilem truci commifit pelago ratem.
Horat. Od. 3.
J 0EX
A MARSEILLE,
Chez J. Mossy, Libraire, au Parc,
M, DCC, LXVI --- Page 8 ---
-
Frem
a --- Page 9 ---
A MESSIEURS
MESSIEURS LES MAIRECONSULS-ECHEVINS,
Protedteurs, Défenfeurs des Privi- a
léges & Immunités de la Ville de
Marfeille, Licutenans Généraux de
Police & Confeillers du Roi.
/
MESSIEURS,
La bonte avec laguelle wous avez
tortjours accueilli tout ce gui peu! eire de
quelque atilité aux Navigateurs, me
donne la confance de VOuS préfenter cet
Efai,qui traite de leurs maladies, leur
enfeigne à les connoitre, à les guérir, e
mims à semprefiruer. Qni mieux que
a iij --- Page 10 ---
vj ÉPITRE DEDICATOIRE.
MESSIEURS; pent
rous autres,
? Vous weillez
apprécier cet Ouvrage?
suit G jour à Paugmentation G à la
fareté du Commerce, Vous êtes les Protetteurs erles Défenfeurs des Privileges
c Immunités d'une des Villes les plus
commergnnterda monde. Faites done,
MESSIEURS, qui'il Lparoilfe fous vOS
Aufpices, 6 recevez-le comme un hommage de la plus refpectucafe confidéraPhonnenr d'être,
tion, AvEC Laquelle jai
MESSIE URS,
Votre très-humble & trèsobéiffant Serviteur ,
G. M. *** Maitre ès Aits
G en Chirurgie. --- Page 11 ---
VI
a
PRÉFACE.
eft le fruit
NET Ouvrage
zll
pratique, fonC' d'une longue.
Tae : I U
Obfervations que
- dée far les
fur
Fai fait dans mes différens voyages dans
mon féjour
mer, & pendant du Levant : retiré
diverfes Echelles
annécs dans un Pays
depuis plafieurs bien des occalions
Maritime, jai eu
n'ai
faire de nouvelles, & je
d'en
fortd'une
le malhenreux
puenvilager Marins, (ans en être touquantiré de
ché de compafion, hommes utiles, pour
En effet ces
Habitans de PUfaire participer les
de tous
nivers entier aux avantagcs feulement
les climats,. expolent non
aiv
diverfes Echelles
annécs dans un Pays
depuis plafieurs bien des occalions
Maritime, jai eu
n'ai
faire de nouvelles, & je
d'en
fortd'une
le malhenreux
puenvilager Marins, (ans en être touquantiré de
ché de compafion, hommes utiles, pour
En effet ces
Habitans de PUfaire participer les
de tous
nivers entier aux avantagcs feulement
les climats,. expolent non
aiv --- Page 12 ---
viij
PREFACE,
leur vie aux fureurs d'un élément
intrairable, mais encore leur fanté
aux inconvéniens d'un
continuel de climat, dans changement
meure
une depeu commode, 3 mal
& ou ils ne peuvent fc.
fainc,
d'alimens de mauvaife procurer que
très-fouvent
qualité &
donc
corrompus : il n'eft pas
étonnant qu'ils foient
à
une infinité de maladies, fajets
certain
& il eft
qu'elles ne deviennent la
part du tems dangereufes
plà-
& mortelles,que par le manque de fecours.
Cette confidération & les fimples
mouvémens de Phumanité
j'ai cédé, m'ont
auxquels
d'être de
infpiré le deffein
quelque utilité aux Navigateurs : jole me flater
liront pas fans fruit Thiftoire qu'ils ne
maladies,
de leurs
que j'ai taché de rendre
Rvec autant de vérité que de fim- --- Page 13 ---
PREFACE,
ix
plicité, 2 afin qu'ils puilfent euxmêmes, au defaut de Chirurgiens, les
connoître & les traiter dans le befoin.
J'ai divifé cet Effai en deux Par-,
ties, & chacune d'elles en différens.
Chapitres: j'ai renfermé dans la
miere les maladies internes la pre-
;
fccondecontient les maladies externes,
Les Numéros répandus dans les
Chapitres fervént à indiquer les remedes que je prefcrits : on en trouvera les Formules à la fin de l'Ouvrage fous les mêmes Numéros. J'ai
ajouté au deffous de chaqueFormule, /
qui a paru l'exiger, 3 une explication
qui indique de quelle façon & avec
quelles précautions le remede doit
êtrc adminiftré. On
même à la fuite des trouvera de
Formules une
defeription des drogues fimples
entrent dans leur
qui
compofition, mife --- Page 14 ---
PREFACE.
X
afin que les
par ordre alphabétique,
remede,
Marins n'emnployent aucun de connoidont il ne foient à même
l'efpece & laiqualité.
tre la naturc,
j'ai traité de plufieurs
J'avoue que
exclulimaladies qui n'artaquent pas mais il
les Gens de Mer 5
vement
poflible de faire autren'étoit guéres n'ofc même me Aater d'ament : je
celles dont les
voir raflemblé toutes
être atMarins en général peuvent recherché &
tcints ; j'ai fenlement fuccintément qu'il m'a
traité, le plus
ils font
été poflible, celles auxquelles
fujets.
le plus ordinairement
ouvrira les
J'efpere que cet E(fai inftruit, 8
yeux à quelqu'un plus fur cette mal'engagera à travailler
tiere d'autant plus importante, Gens que
farles maladies des
nousn'avons
Anglois ou
de Mer que des Ouvrages
peuvent recherché &
tcints ; j'ai fenlement fuccintément qu'il m'a
traité, le plus
ils font
été poflible, celles auxquelles
fujets.
le plus ordinairement
ouvrira les
J'efpere que cet E(fai inftruit, 8
yeux à quelqu'un plus fur cette mal'engagera à travailler
tiere d'autant plus importante, Gens que
farles maladies des
nousn'avons
Anglois ou
de Mer que des Ouvrages --- Page 15 ---
PREFACE.
xj
Hollandois : on fait que les travaux,
la maniere de vivre, le tempérament & les voyages des Nations
qui ces Livres ont été faits, >
pour font differens de ceux des François 3
traitent d'une
d'ailleurs quoiqu'ils
très-étendue leur objet, ils
manicre
font trop favans pour être mis entre
les' mains de plufieurs Chirurgiens
Naviguans, encore moins des autres
Marins, puifqu'ils font écrits en latin,
languc qui leur eft fort peu familiere : c'eft ce qui m'a donné la con*
fiance de croire que ce petic Ouvragepourroit être d'une plus grande
utilité aux uns & aux autres.
Quoique le Scorbut ne foit pas
maladie fort commune dans la
une
Méditerranée, on trouve cependant plufieurs Matelots qui en font
attaqués, foit qu'ils l'ayent pris dans --- Page 16 ---
PREFACE.
x1j
fur IOcéan, ou qu'il
des voyages
dans
leur foit furvenu en naviguant
la Méditerranéc, ce qui n'eft pas
abfolument extraordinaire 10 ; c'eft cC
qui m'a engagé à faire un Chapitre
particulier de cette maladie, afin
d'en donner une idée aux Marins
& leur
qui ne la connoiffent pas,
apprendre à ne pas la confondre
d'autres, avec lefquelles elle
avec
affinité.
femble avoir quelque
Je me fais un peu étendu fur
les maladies vénériennes, & princifur les différentes méthopalement
qu'clles
des de les traiter : 1°, parce
font
que trop
ne
malheureafement
communes parmiles Marins:2".parce
qu'ils n'ont pas dans leurs Bâtimens
toutes les facilités néceffaires pour
s'en faire traiter comme il faut;e'eft
obligéà détaillerlesraifons
ce quim'a --- Page 17 ---
PREFACE,
xiij
qui m'engagent à leur confeiller la
méthode de Monfieur le Baron de
Van. - Swieten dans les Bacimens,
préférablement à toutes les autres :
j'ole les affurer ( &
lexpérience cn
convaincra ) que le remede qui en
fait la bafe eft des plus fimples,
n'en.eft point de plus facile à qu'il
dre, qui demande moins de prencaution dans le
prérégime 3 qui foit
moins dangereux dans fon opération, en un mot, , dont l'effet foic
plus fûr & le prix plus modique.
Le Chapitre de la Pefte m'a
demander une atttention
paru
licre : j'ai refté long-tems dans particu- des
Pays où elle eft fort commune
m'y fuis même trouvé dans
5 je
odelle faifoit d'aflez
des tems
grands
& j'ai pris fur cette cruelle ravages,
die tous les éclairciffemens malaque jai
dans fon opération, en un mot, , dont l'effet foic
plus fûr & le prix plus modique.
Le Chapitre de la Pefte m'a
demander une atttention
paru
licre : j'ai refté long-tems dans particu- des
Pays où elle eft fort commune
m'y fuis même trouvé dans
5 je
odelle faifoit d'aflez
des tems
grands
& j'ai pris fur cette cruelle ravages,
die tous les éclairciffemens malaque jai --- Page 18 ---
xiv
PREFACE
pu me procurer : d'après quelques donné
réflexions auxquelles ils ont
confiance de croiré que ce
lieu,Taila
des remedes,86
mal n'elt pasaude0luse
eriliwetfimeuntriers que parce qu'on
abandonne les peltiferés, & qu'on
refale certains fecours qui en
leur
infailliblement pluficurs.
fauvéroiént
On trouvera à la fin de la
à
hire
miere Partie, la Méthode
fecourir les Noyés & e les rappour
ce que je
peller à la vie : quoique
&
dis là-deffus ne foit pas de moi,
cé qué les
que je ne répcte que écrit far cetté
grands Maieres ont
fater
matiere, jofe pourtant me d'ales Marins me (anront gré
quc raffemblé dans un Ouvrage qot
voir
des chofes
n'elt fait que pour eux 2
devoir
femblent
qui à tous égards Dansle nombre
y occuper une place. --- Page 19 ---
PREFACE
X9
des remedes dont j'ai donné les
Formules, j'ai taché de n'admettre
que ceux gh'on peut fe procurer le
plus aifément s qui font les plus
faciles à préparer, qui fe confervent
plus long-tems, & qui font le moins
dipendicux. J'ai bannidu traitement
des maladies
Chirurgicales cette
prodigieufe quantité d'onguens &
demplarespeorlansluite à quatre
ou cinq, qui fiffifent afurément
pour les mhaladies qui ont befoin de
lcur application,
Enfin, comme CC Livre n'eft
fait feulemené pour les
pas
Chirurgiens
Naviguans, mais encore pour tous
les Marins en général, j'ai taché de
me rendre intelligible à ceux
ne font pas de P'Art, en
qui
pas mal- à- propos des n'employane termes fans
leur en donner l'explication, 8
en --- Page 20 ---
PREFACE.
xvj
dis, tant au fujet
mettant ce que je
remedes, à
des maladies que des
eft
de toute perfonne qui
la portée
en état de raifonner.
Ceux qui font allez inftruits pour
befoin de cet ENai, >
n'avoir pas
s'ils le lifent 9
pourront : trouver,
fur la néglibeaucoup à critiquer
du ftyle, & fur les répétigence
quelquefois
tions qui m'ont paru
échappé;
inévitables, ou qui m'ont
de leur complaifance
mais jefperc
de bon cceur
qu'ils pardonneront
qui
fautes à un Chirurgien
ces
dhabitude avec fes maa plus
les Lettres. Mon but
Iades qu'avec
mais d'être
n'eft pas de milluftrer, heureux,
utile aux Gens de Mer :
de fe
s'ils me doivent le moyen
ou de fe guérir de quelpréferver
que maladie.
ESSAI
;
inévitables, ou qui m'ont
de leur complaifance
mais jefperc
de bon cceur
qu'ils pardonneront
qui
fautes à un Chirurgien
ces
dhabitude avec fes maa plus
les Lettres. Mon but
Iades qu'avec
mais d'être
n'eft pas de milluftrer, heureux,
utile aux Gens de Mer :
de fe
s'ils me doivent le moyen
ou de fe guérir de quelpréferver
que maladie.
ESSAI --- Page 21 ---
a Es
ESSAI
SUR
LES MALADIES
QUI ATTAQUENT LE PLUS
LES GENS DE MER COMMUNELENT >
Contenant une Méthode courte d
pour les conmoitre 6 les
facile
-
gaerir. .
PREMIERE
DES MALADIES PARTIE,
INTERNES.
CHAPITRE PREMIE R. o
Du Mal de la Met, 01S dul
ordinaire aux nomveanx Fomifemere
Embarqud,
- OUT homme qui
-
T
barque far la mer, femble s'emdevoir un tribur à cet élé.
le pied fur ment : à peine a-t-il mis
averti dcs un Bâtiment, qu'il eft
dangers auxquels il s'exA --- Page 22 ---
Du MAL DE LA MER.
fonge de bonne heure
pole, afin qu'il
à les éviter.
cet avencifiemens
Mais que peut & le défir d'amafcontre la cupidité
rend
richelles ? L'ambition
fer des fourd à cette voix offre-fa : peu
le Marin des tréfors que lui braver
content il a le courage de
Patrie, dangers d'une navigation 3
tous les
à la merci des écucils vents &
perileuls; à travers les
des flots, 2 il court chercher ceux
les rochers, Contrée 8 du Nouveau
d'ine. autre:
Monde.
font levées, un
Déja les ancres annonce le départ,
coup de Canon
un vent
les voiles font déployées, le Vail
les gonfe,
frais 82 favorable Port & séloigne bienfeau fort du
nc nous contentons
tôt de la Côte :
du rivage; faide le confidérer
pour queljons-nous pas
Y tranfporter quil échappe à
tems, avant
que notre vuc.
fe préfente : Les
Quel fpedacle
qui un moEmbarqués,
nouveaux --- Page 23 ---
Du MAL DE LA MER.
ment auparavant étoient fi gais, G
dilpos, fibien portans, font renverfés
péle-méle fur le Tillac, ou couchés
fous les Ponts ; ils font les uns & les
autres des efforts cxtraordinaires
pour vomir : ils n'ont pas plutôt
un morceau ou bu quelque
peu
Ea
liqueur, quc le vomitement
recommence & devient plus violent. Iln'en eft aucun qui ne fouhaitâc dans cet inftant de retourner
au Port, & qui ne donnât volonticrs tous les tréfors du Perou, s'ils
étoient en fon pouvoir,
le rapportât dans l'endroit pour d'ou qu'on il
ne fair que de partir.
A l'afpedt d'un tableau feftfiayant,
qui voudra déformais aller fur mere
Qu'on fe raffure cependant, tous
les nouveaux Embarqués ne font
auffi malheureux : il y en a pas
dans leur vomiffement
qui
intervalles de relâche; ont certains
vomillent
d'autres nc
frais,
que quand le vent eft
& qu'il y a de la tourmente
dans le Vailleaus quelques-uns
plus
Ay
ne fair que de partir.
A l'afpedt d'un tableau feftfiayant,
qui voudra déformais aller fur mere
Qu'on fe raffure cependant, tous
les nouveaux Embarqués ne font
auffi malheureux : il y en a pas
dans leur vomiffement
qui
intervalles de relâche; ont certains
vomillent
d'autres nc
frais,
que quand le vent eft
& qu'il y a de la tourmente
dans le Vailleaus quelques-uns
plus
Ay --- Page 24 ---
Du MAL DE LA MER du tout,
4 heureux ne vomillent point la mer :. enfin
& ne craignent nombre, jamais après avoir
le plus grand fouffert pendant les prevomi &
de la navigarion, s'acmiers jours
8c ne refcoutument à Télément;
le refte
fentent plus rien pendant
du voyage.
fentimens fur la
et Il Y a plufieurs
des nouveaux
caufe du vomillement
à
Embarqués : les uns lattribuene la
Tair falin quils refpiredt picotant pour les
premicre fois, lequel occalfionner
fibres de T'eftomac, les peut autres difent
le vomillement ;
d'ondu mouvement fecouliès
qu'il
de la mer & des
la premierc
SAEE
qu'ils éprouvent
lefquelles
dans un
R.REtN
fois
foulever T'eftomac, procurene
faifant même effer. Je ferois volontiers la rai
le
dernier fentiment, par
de ce
perfonnes fouffrent,
fon que plufieurs vont en voiture pour
quand elles fois, la même incomla premiere reflentent les nonveaux
modité que
Embarqués, --- Page 25 ---
Du MAL DE LA MER.
Quoi qu'il en foit, On regarde
communément le mal de la mer
comme une chofe de peu de conféquence 5 on s'imagine même qu'il
n'ya pas des moyens pour le prévenir s ni des remedes pour le
rir. J'ofe
guépourtant alfirer d'après
lexpérience, que cette maladie eft
quelquefois dangereufe, & que
fieurs
plaperfonnes en feroient mortes, 3
fi on ne les avoit fecourues : les
meilleurs moyens pour y parvenir
font ceux que je vais indiquer.
Dès qu'on s'apperçoit qu'une
fonne craint la mer, il faut la se
coucher dans un endroit du Vaif
feau un peu aéré, ailleurs
dans
la Chambre, ou fous les quc Ponts
quoique la tourmente & les inou- 5
vemens du Vailfeau foient moindres
dans ces endroits; ; néanmoins il cft
certain quc l'air étouffé qu'on
refpire, 2 lodeur de la marine, de y
Ja poix & du goudron,
la di(pofition au vomiflement, augmentent & Pentretiennent, s'il a déja commencé.
A llj
illeurs
dans
la Chambre, ou fous les quc Ponts
quoique la tourmente & les inou- 5
vemens du Vailfeau foient moindres
dans ces endroits; ; néanmoins il cft
certain quc l'air étouffé qu'on
refpire, 2 lodeur de la marine, de y
Ja poix & du goudron,
la di(pofition au vomiflement, augmentent & Pentretiennent, s'il a déja commencé.
A llj --- Page 26 ---
Du MAL DE LA MER.
On ne donnera aucune nourri- la
ture folide à ceux qui craignent cuilmer, mais feulement quelques d'heure
lerées de bouillon d'un quart
dans
à l'autre : on fera difloudre fafran en
le bouillon un peu de
fur Ia
poudre ; on leur appliquera
un
région du cceur & de l'eftomac
fachet dans la compofition duquel
avec divers auentre cette drogue,
la formule
tres aromates : voyez frotera les na-
(No. 1). On leur
ou
rines avec du bon vinaigre, 2
liqueur (piritueufe 2
quelqu'auere PEau de. la Reine d'Honcomme l'Eau fans pareille & autres
grie, iemblables. Enfin on aura foin d'êter
gêner la cirtout ce qui pourroit comme les bouculation du fang,
des
du col, des manches,
jarrons
retieres, &c.
fecours le vomifSi malgré ces
& fait craindre
fement continue,
vailleau fanla rupture de quelque
aux maguin, il faut fairc prendre
ou tout au plus.
lades demi-dragme --- Page 27 ---
Du MAL DE LA MER.
ane dragme de Thériaque,
délayera dans trois ou quatre qu'on cuillerécs de bouillon : on donnera une
cuilleréc de ce mélange d'an
d'heure à Tautre; ce. qui fuffira quart
diminuer & même
pour
vomifement,
pour calmer le
On ne doit donner
aucun autre remede, à moins
le vomiffement continuant
que
plufieurs jours, malgré
pendant
celui-là, foit
l'afage -
de
faire craindre parvenu au point de
c'eft-à-dire
quelque hémorragie,
de fang
> quelque vomiflèment
de
occafionné par la rupture
quelqu'un des vailfeaux de
mac. Dans le dernier
P'eftotion
cas, la
(No, 2 ) fait des
poon peut y ajouter dans merveilles: les
:
lens, comme il eft dit
cas viode la formule,
au deflbus
tes de Laudanum vinge ou trente gouonce de Sirop de Pavor liquide, ou demidonner en deux prifes blanc, & la
de
dans lelpace
demi.heure, & même dans
feule prife.
une
Au refle 2 toutes les précautions
A iv --- Page 28 ---
Du MAL DE LA MER. à ceux
gue je confeille de prendre & les remequi craignent la mer,
ne condes que je leur indique, ne font pas
viennent qu'à ceux qni les femmes,
Marins par état; comme
de
les Religieux & autres perfonnes en
diftination qai Yembarquene fe faire
qualité de Pallagers, endroit pour dans un
tranfporter d'un fe deftinent à naautre. Ceux qui faire tous leurs efviguer, doivent
de'bonne
forts pour s'accoutumer & ne doivent reheure à la mer,
dans les cas.
courir aux remedes que
ils ne.
les plus urgens 5 autrement bons Marins,
deviendroient jamais
e
ins par état; comme
de
les Religieux & autres perfonnes en
diftination qai Yembarquene fe faire
qualité de Pallagers, endroit pour dans un
tranfporter d'un fe deftinent à naautre. Ceux qui faire tous leurs efviguer, doivent
de'bonne
forts pour s'accoutumer & ne doivent reheure à la mer,
dans les cas.
courir aux remedes que
ils ne.
les plus urgens 5 autrement bons Marins,
deviendroient jamais
e --- Page 29 ---
Du SCORBUT.T
CHAPITRE I I.
Du Scorbut.
I - ES voyages que l'on fait fur
mer, durent ordinairement
fieurs mois, fouvent même des plunées entieres; c'eft
anfon que les alimens pour cette raivir à la nourriture qui doivent ferdes Vailleaux,
des Equipages
doivent être de
ture à fe conferver
nalong-tems. On
prépare en conféquence le
la
pain de
provifion, en. en faifànt du bifcuit $
maigré cette précaution, il fc gâte
Ceft quelquefois, & fe remplit de vers.
dans la même intention
l'on fale la viande & le
que
Pour conferver l'eau
poifen.
eft la plus néceffaire de douce, qui
provifions, 8 la maintenir toutes. les
pureté, on en remplit des
dans fa
qu'on a auparavant bien tonneaux lavés
nettoyés : voilà tout ce
&
faire pour empécher
qu'on pcue
qu'elle ne fe
A V --- Page 30 ---
Du SCORBUT.
Jo
Malgré toutes ces attentions,
gàre.
fouvent de mauvaifes
elle contracte
: heureux
odeurs, & fe corrompt manquent pas
encore ceux qui n'en d'un
qui
pendant le cours
voyage lon ne
Te trouve plus long arrivé que plus d'une
il eft
comptoit. de nombreux Equipages 2
fois que
de Tantales, ont
comme autant milieu des eaux.
péri de foif au
de la viande &
L'ufage continué la boiffon d'une
du poilion falés,
les
ou corrompue,
eau croupillante de mauvaife qualité,
autres alimens
Pair falé & malla mal-proprete. Marins refpirent dans
fain que les
font la caufe la plus
Jeurs Vailleaux, le
de prelque
commune &
germe qui les attaroutes les maladies fcorbut en eft unc des
quent ; le
plus ordinaires. le fcorbut, & on le
On connoit
maladies qui
diftingue des autres
par des fymptomes
lui reilemblent,
1l
qui le cara@erticot.
particuliers bouche de ceux qui ca
exhale de la
. Marins refpirent dans
fain que les
font la caufe la plus
Jeurs Vailleaux, le
de prelque
commune &
germe qui les attaroutes les maladies fcorbut en eft unc des
quent ; le
plus ordinaires. le fcorbut, & on le
On connoit
maladies qui
diftingue des autres
par des fymptomes
lui reilemblent,
1l
qui le cara@erticot.
particuliers bouche de ceux qui ca
exhale de la --- Page 31 ---
Du SCORBUT,
II
font attaqués, une mauvaife odeur,
provenant des ulceres dont elle eft
remplic; ; leurs gencives fe
fe relâchent &
gonflent,
faignent au moindre
attouchement ; leurs dents noircif
fent, s'ébranlent & tombent qucl
& qucfois d'elles-mémes ; leur
même tout leur
vifage
bouffi; leur
corps devient
leur livide & peau prend une counitd de
plombée : une infipetits tubercules
fur fa furface, & femblables s'élevent à
qu'on apperçoit far la peau de ceux ceux
qui ont froid,
appelle, la
forment, de
ce qu'on
marque des peau tâches poule; on y requefois jaunes, qui leur rouges & quel.
grande
caufent une
tent, il démangeaifon fe forme
: s'ils fe graendroits des ulceres bientôt dans ces
ractere
de même Caque ceux de la bouche, &
qui faignent au moindre
ment ; leur fond eft
attouchebords en font durs livide, & les
des douleurs,
: ils reffentenc
tic, tantôt dans tantôt dans une parune autre ; ils onc
Avj --- Page 32 ---
Du SCORBUT.
12 laffitudes dans les bras, dans les
des
enfin la
s'empare
jambes :
de gangréne leurs membres, &
de quelqu'an
la mort s'enfuit.
je viens
Tous les (ymptomes que
à la
de détailler : > n'attaquent il n'eft pas pas
fois le même malade; foient tous
même néceflaire qu'ils le fcorbut,
réunis pour cara@térifer fuffifent : fi le
un. feul ou deux
même malade en éprouve. plufieurs -
dic
violent, on
8 dans un dégré
du fcorbut
alors qu'il eft attaqué mais s'il n'en ref
proprement dit ; deux, on dit alors
ient qu'an ou
fcorbutique, ce
qu'il a une affedtion chole qu'une
qui ne Ggnific autre
difpofition au fcorbut. le fcorbut fe trouve
J'ai dit que
maladies qui
fouvent joint à d'autres fur
on
&
lefquelles
lui reflemblent, le change: : la vépourroit prendre vénérien en eft une
role ou mal
élle a cela de comdes principaless le fcorbat, que. ceux qui
mun avec
infedé, reffentent
çn ont le fang
qu'il a une affedtion chole qu'une
qui ne Ggnific autre
difpofition au fcorbut. le fcorbut fe trouve
J'ai dit que
maladies qui
fouvent joint à d'autres fur
on
&
lefquelles
lui reflemblent, le change: : la vépourroit prendre vénérien en eft une
role ou mal
élle a cela de comdes principaless le fcorbat, que. ceux qui
mun avec
infedé, reffentent
çn ont le fang --- Page 33 ---
Du SCORBUT.
pour la plûpart des douleurs
ont des ulceres dans la bouche vagues,
dans différentes parties de Jeur &
il corps, faut Pour ne pas s'y méprendre,
douleurs faire attention Io, que les
&
des fcorbatiques font vives
aigues, mais qu'elles donnent du
relâche aux malades, quife trouvent
foulagés, lorfqu'ils font couchés ; les
douleurs
font
véroliques au contraire
plus conftantes, & redoublent
les principalement dans le lit. 2".Quc
ulceres véroliques font, crouteux,
glutineux, durs ou calleux, & qu'ils
attaquent ordinairement les
de la bouche,
parties
luette
7 fituées depuis la
jafques au fond du gofiers les,
fcorbutiques au contraire n'atta-,
quent que les'parties qui font
tuées depuis les gencives
fila
à
luette, & font blafards, jufques c'eft-àdire, blanchâtres, mous & ichoreux, c'eft-à-dirc, qu'il en
une fanie : ou matiere aqueufe, découle âcre
& fanguinolente,
On doit encore obferver que le --- Page 34 ---
DU SCORBUT
des tâches fur la
fcorbut produit le mal vénérien des tupeau, &
fur les OS 2 qu'on appelle
meurs
exoftofes, ielon qu'elles
nodus ou
confidérables
font plus ou excroillances moins
charnues
& de plus des
de la geaux environs des parties trouve
nération ; ce qu'on ne le fcorbut pas
dans le feorbut: Enfin joint avec
peut être vérirablement connoitra par
la vérole 2 ce qu'on- font communs 2
les fymptomes qui â Pune & à l'autre
ou parriculiers maladies: c'eft dans un parcil
de ces
eft nécellaire,
cas que la prudence adminiftre les fridions
quand on
empêcher qu'elles
mercurielles, pour à la bouche, & n'ocne fc portent
défordres ; on
calfionnent de grands
de remede
ne fauroit alors employer celui que finplus convenable
des Maladies
au
erplie
diquerai
vénériennes, le fcorbut confirmé n'eft
Comme
dépravation des
autre chofe qu'une
le défaut de
humeurs, produice par
re les fridions
quand on
empêcher qu'elles
mercurielles, pour à la bouche, & n'ocne fc portent
défordres ; on
calfionnent de grands
de remede
ne fauroit alors employer celui que finplus convenable
des Maladies
au
erplie
diquerai
vénériennes, le fcorbut confirmé n'eft
Comme
dépravation des
autre chofe qu'une
le défaut de
humeurs, produice par --- Page 35 ---
Du ScOrDUT
réparation de bons fucs, &
mauvaile
par
M
affimilation de ceux
fe forment journellement, il qui
avant que les vaiffeaux & les >
faut
res ayent perdu toralement vifce- leur
reffort > leur mouvement & leur
ehaleur naturelle s avant
foit formé des obftructions qu'il fc
rables,
confidé
> &
toutes les fonéions
générales clent
dier de bonne heure dérangées, à
reméladie, & avoir égard à cette fes diffe- marens dégrés.
Dans le commencement, c'eft-à.
dire, lorfqu'il n'y a encore qu'une
dipolition fcorburique, la
attention qu'on doit avoir premiere dans les
Bâtimens, 5. c'eft de féparer ceux
fe trouvent dans cet état, du relte qui
de FEquipage : on ne fauroit s'imaginer combien cette maladie eft
contagicufe, & fe communique facilement, fur-tout en buvant dans
les mêmes vafes que ceux
en
font atteints 2 à moins de qui
une difpolition particuliere fappofer dans les --- Page 36 ---
Du SGORBUT. donnera tout de
fujets. On leur
fraiche, & au
fuire de la viande
des foudéfaut de cette nourriture, ou autres
pes de ris., du gruau, D
1 ils uferont
farineux de la provilion: infulion de quelpour boiffon d'une
feche :
que plante antilfcorbatique 3 )- Sil'eau
voyez la formule (No,3 contrasé quelde la provifion avoit
mauque mauvais gout, cu quelque de la
vaife odeur - 2 il conviendroit d'en
faire purifier à l'air, avant que trois
faire linfufion, & d'y ércindre
fois un fer rougi au feu.
ou quatre rendre cette boillon plus
: Pour & même plus falutaire >
agréable
une once, de Sirop de
on y ajoutera
ou autant
Limon fur chaque pinte, (c conferve
du fuc de ce fruit, qui
avcc
il eft purifé,
long-tems de quand Sucre à la place du Sirop:
un peu
fubitituer au fuc de
on peut encore
ordinaire, à la
Limon, le vinaigre
dofe d'unc once far chaque pinte
d'infufion, avec un peu de Sucre.
Si malgré ce régime ies maladcs
once, de Sirop de
on y ajoutera
ou autant
Limon fur chaque pinte, (c conferve
du fuc de ce fruit, qui
avcc
il eft purifé,
long-tems de quand Sucre à la place du Sirop:
un peu
fubitituer au fuc de
on peut encore
ordinaire, à la
Limon, le vinaigre
dofe d'unc once far chaque pinte
d'infufion, avec un peu de Sucre.
Si malgré ce régime ies maladcs --- Page 37 ---
Du SCORBUT
ne fe trouvent pas mieux, & qu'on 17
craigre que la maladie fale des
progrès, on fera ufer les malades de
la décoction (No.4) ) à la
de
linfulion (No, 3). Ils en
un
verre de
ifoer
trois en trois heures, auquel ils ajouteront vinge ou trente
goutes d'elprit de Creflon ou de
Cochléaria:l la même décoétion avec
une vingtaine de goutes des mêmes
efprits leur fervira pour fe
rifer plufieurs fois le
gargapréfervera leur bouche jour ; ce qui
cives de putréfaction. & leurs genmedes fuffifent
Ces petits reordinairement
fixer les progrès du fcorbut
pour
fait que de commencer,
qui ne
pour le guérir totalement. 7 & même
11 pcur arriver cependant
nonobftant Pufage dc ces
quc, p
le fcorbut fale des
remedes,
dans fon fecond
progrès & entre
alors de
dégré. Jc nc connois
meilleurs remedes à
crire que ceux du fieur Moret, pref
font très-renommés
qui
ladie : on en trouvera pour la cette madefcription --- Page 38 ---
Du SCORBUT
18 la maniere de les compofer,
avec
& les précautions qu'on
les attentions
leur ufage,dans
doit prendre pendant
formules depuis le (No.
juf
les
Si jai
quelalrs
ques au (No. IO )
ce
changemens à ces remedes,
ques
mon expérience &
n'eft que Praticiens d'après
les plus éclairés.
celle des là les feuls remedes que
Ce font
employer penles Marins puiffent
mais dès
dant qu'ils iont en mer 5
fcront arrivés dans quelque
quils
d'autres
Port, ils leur en affocieront action & accéaugmenter leur
pour
On doit commenjérer la guérifon.
dans lele
-lait (a)
cer par
petit
(a) Pour faire le petit-lait, cailler avec prenez-en la preffures une
pinte que vous enfuite ferez le caillé par morceaux, dont
vous & le couperez mettrez fur une ferviette bouts, blanche, &: que vous
vous prendvez les quatre verniffé, qui fervira à
fafpendrez fur un plat lait qui découlera. Mettez
recevoir le petit. fur un fcu de charbon, &: le
votre petic-lait bouillir pendant un demi-quart d'heure,
faites
des plantes prefcritess enfuite
avec coulez-le une poignée à travers un autre linge deux net, ceufs & battez- : rele avec le blanc fur d'un le ou feu, de 8cle faites bouillir
mertez-le alors
prendvez les quatre verniffé, qui fervira à
fafpendrez fur un plat lait qui découlera. Mettez
recevoir le petit. fur un fcu de charbon, &: le
votre petic-lait bouillir pendant un demi-quart d'heure,
faites
des plantes prefcritess enfuite
avec coulez-le une poignée à travers un autre linge deux net, ceufs & battez- : rele avec le blanc fur d'un le ou feu, de 8cle faites bouillir
mertez-le alors --- Page 39 ---
Du SCORBUT.
on. aura foin de faire bouillir
quel
quelque temps une poignée
pendant feuilles fraiches de Creffon ou de
de
mêlera avec
Cochléaria, > ou qu'on du fac de CCS
une troifieme partie
mêmes plantes : les malades en prenjours une
dront pendant quinse & autant
écuelle le macin a jeun,
le foir deux heures après le fouper,
avant & après avec
& on les purgera
la médecine ( No. 8 ).
fera
Après lufage du petit-lait, on
les malades à Tufage da lait
paffer
du
pur oul coupé avec pareicégale de
fuc dépuré (6) de Creffon ou
Cochléaria, ou de la décoaion des
trois minutes 3 afin que le blanc d'ceuf
deux fe caille ou & fe charge de toures encore les particules dans le
de fromage Coulez-le qui fe eune trouvoient feconde fois, & vous le
petit-lait. très-pur & clair comme eau de roche.
trouverez
le fuc de Crefion, de Co-
(b). Pour dépurer toute autre plante, il faut piler les
chléarias, ou
& en exprimer le
feuilles dans un mortier, linge fort : enfuite on met le
fuc à travers un à feu 5 on le fait écumer >
fuc dans un plat : après qu'il eft repofé, On
& enfuite repofer inclination dans un autre plat,
le verfe feces par reftent au fond.
& les --- Page 40 ---
Du SCORBUT,
mêmes plantestils en prendront
& -même
LEEIE
dant quinze jours
rage,ii1 0 leur eftomac peut le fupporter; enfuite on les repurgera avec
la médecine ( No, 8 ).
Sile lieu ou la faifon ne permettent
de fe procurer du lait, on Y fappas
les bouillons (No,7 ): les
pléera par
rquinze
malades en prendront pendant
jours, & on les purgera avant & après
leur ufage avec la même médecine
( No, 8 ). Pendant rout le tems leur
quils prendront ces remedes, les
boilon fera la Limonade avec
Limons frais, & à leur défaut avec
le fuc de Limon, dont On doit touavoir provilion dans les Bâtijours
fe conferve pendant
mens > puifqu'il lorlqu'il eft dépuré,
très-leng-tems, alors
d'alimens
lis ne vivront
quc
évitant
frais & de facile digeftion, fraiche,
la chair de pourccau même
les légumes, le fromage, les ragoûts, le vin & les liqueurs fpiritueufes. Les fruits d'Eté, tels que les oran-
le fuc de Limon, dont On doit touavoir provilion dans les Bâtijours
fe conferve pendant
mens > puifqu'il lorlqu'il eft dépuré,
très-leng-tems, alors
d'alimens
lis ne vivront
quc
évitant
frais & de facile digeftion, fraiche,
la chair de pourccau même
les légumes, le fromage, les ragoûts, le vin & les liqueurs fpiritueufes. Les fruits d'Eté, tels que les oran- --- Page 41 ---
Du SCORBUT.
ges, : les cerifes, 3 les grenades 21 &
autres, ne font pas nuifibles aux fcorbutiques, pourvu qu'ils foient alfez
mûrs; ; ils font même faluraires &
futhifent quelquefois pour guérir lc
fcorbut fans le fecours d'aucun remede, quand il n'eft pas
à un certain dégré.
parvenu
L'ulage feul des I
oranges douces, appellées de Portugal, eft aujourd'hui regardé comme
un des meilleurspreferiasis de cette
maladic : ainfi les Marins ne doivent pas négliger de faire une amplc
provilion de ces fruirs 5 on les conferve fort long-tems dans des cailles,
pourvu qu'on ait foin de les envelopper avec des coupeaux de ménuifier.
Les Marins qui défirent fe
ferver du fcorbut, fe tiendront pré- le
plus proprement qu'il leur fera
fible: ils évireront toutes fortes
cès dans
ReE
lufage du vin & des liqucurs fortcs; ils boircnt beaucoup
pour détremper le fel contenu dans
leurs alimens 5 ils uferont d'un
peu --- Page 42 ---
Du SCORBUT.
2 2
dans tous leurs alimens ;
de vinaigre exercice modéré; enils feront un
fouvent avec
fin ils fc gargariferonc
à laquelle
la décoction (No.3), de gouils ajoureront une trentaine quand
tes da remede ( No.9),
même ils n'auroient aucune difpofition au fcorbut.
CHAPITRE IIL,
Di Rhumatifme.
Rhumatifme eft une malaE
parmi les
Liais fort commune
fes
font des douMarins: fymptomes les mufcles, les memleurs dans fouvent même dans cette
branes,8
recouvre immépeau mince qui
diatement les OS & qu'on appelle
périolte : CCS douleurs font accom- diffipagnées de pclanteur 8 de
culé de fe mouvoir.
cft
le rhumatifime
- Quelquefois
d'autres fois
accompagné dc fiévre;
il cft fans fiévre. On le divife en --- Page 43 ---
Du RHUMATISME
particulier & en univerfel : l'uni- 23
verfel attaque prefque toutes les
parties du Corps à la fois; ; & le
la particulier quelques-anes, comme
jambe, le bras, la cuifle, &c.
On confond aifément les douleurs
rhumatifmales avec celles qui font
occalionnées par la goute : pour ne
pas s'y tromper 3 il faut obferver
que les premicres attaquent ordinairement les parties charnues
mufculeufcs 2e 5 au lieu
les der- &
nieres ont leur fiége dans que les
ties
parfur-tour etnerseamine dans les
&
bras & des jambes. articulations S'il
des
fois des rhumatifmes
y a touteà d'autres maladies, quifoient joints
goute, le fcorbut & la telles que la
les appelle alors rhumatifmes vérole, on
teux, > frorbutiques &
gouon ne peut guérir les véroliques deux der- ;
niers, fans détruire
différens virus qui auparavant les
les
nent : à cet effet on confultera entretien- les.
Chapitres du Scorbut & de la Vérole,
des
fois des rhumatifmes
y a touteà d'autres maladies, quifoient joints
goute, le fcorbut & la telles que la
les appelle alors rhumatifmes vérole, on
teux, > frorbutiques &
gouon ne peut guérir les véroliques deux der- ;
niers, fans détruire
différens virus qui auparavant les
les
nent : à cet effet on confultera entretien- les.
Chapitres du Scorbut & de la Vérole, --- Page 44 ---
M E.
Du RHUMATIS
24 rhumacifme eft occafionné
Le
& la
ES
la plenitude, > l'embarras circule difficileteur- du fang qui
fouffiantes ;
ment dans les partics
d'occaor rien n'elt plus capable la fucur&
fionner ces embarras
: les Marins
la
mmadEr
tranfpiration
lintempéric de
Y font fort fujets par auxquelles ils font
f'air & Thumidité,
ordinaires font.
expofés; leurs travaux
fort rudes, & ils ne fuer. peuvent Si gué- dans
res Y vaquer fans les mouille >
cet état une vague vent froid les
& que Pair otl un n'eft pas rare. 2
(urprenne,, ce qui
arrêter la
en fant-il davantage pour ? De plus, ils
fueur & la tranfpiration
ni lcs
n'ont fouvent ni le tems,
d'habits, pas
moyens de changer ils fe couchent
même de chemife; ; leurs vêtemens
dans
& s'endorment
qu'ils
mouillés : eft-il furprennant dans
fe réveillent avec des douleurs
&
différentes parties de Jeur corps,
qu'ils gagnent un rhumarifme? dans
Si cette maladie eft négligée fcs --- Page 45 ---
Du
fes
RHUMATISA M E.
commencemens, 3 elle
devient opiniâtre, & caufe augmente, de
les douleurs : il faut donc
crueldier de bonne
y remédra cn faivant heure; la
on y parvienvais indiquer.
métkode que jc
Qnand le rhumatifime eft
pagné de fiévre, fi le malade accomen eft attaqué eft robufte, s'il qui
pouls dur & plein, il faut
a le
cer. la curc par la faignée commenréitérera de
; on la
res, jufques a quatre en quatre heus
ramolli &
ce que le pouls foit
diftendu. On ne fauroit
s'imaginer les bons effets
duilent deux ou trois
proquées dans le
braf
mignlers
cette maladie ; commencement elles
de
les vaifleaux, relâchent défemplilient
par ce moyen la circulation les fibres :
plus librement, la fiévre
fe fait
la maladie fe termine
ceffe, 2 &
lc fecours d'aucun
dans peu, fans
Si la fueur furvient autre remede.
ou trois
après deux
liter l'abondance faignées, On doit en faciPar lapplication
R
ou trois
proquées dans le
braf
mignlers
cette maladie ; commencement elles
de
les vaifleaux, relâchent défemplilient
par ce moyen la circulation les fibres :
plus librement, la fiévre
fe fait
la maladie fe termine
ceffe, 2 &
lc fecours d'aucun
dans peu, fans
Si la fueur furvient autre remede.
ou trois
après deux
liter l'abondance faignées, On doit en faciPar lapplication
R --- Page 46 ---
Du RHUMATISMES remde
veffies de Cochon
quelques de la décodtion (No. 1 11 ),
plies
auffi chaudement
qu'on appliquera malade
les fupporter,
que le
pourra boillon de quel-
& par une copicule
fudorifique.
que infufion légérement
):
Voyez la formule (No;12
Quoique les premieres faignées la malane terminent pas toujours foient
fuidic, & qu'elles ne
pas
vies de la fueur, le malade cepen- un
dant fe trouve ordinairement
mieux <, il eft moins inquier
peu & fes douleurs ont beaucoup diminué: dans cet état on lui donnera la
chaque jour deux lavemens boira avec abondécodtion ( No,11); il
du
damment de la feconde ptifanne
(N9,18), qui fera fa boillon ordinaire pendant tout le tems que
durera la fiévre, & il prendra en du
outre foir & matin une prife
remede (No,13).
fuffifent
Si ces remedes ne
pas la
calmer les douleurs, & que
pour quoique foible, continue cnfiévre, --- Page 47 ---
Du RHUMAT TISME,
core, il faut examiner fi le
a mauvaife bouche, fi fa
malade
langue eft
pâtculc ou chargée, s'il a des
vies de vomir, une pelanteur enla région de
dans
l'eftomac, & des mouvemens dans les
inteftins; Ccs
annoncent qu'il a befoin d'être figncs
cué par haut & par bas : on com- évamencera par le vomitif (1 No,14)
qui convient dans le premier
& la médecine ( No,
cas,
vira enfuite à vuider les 15,) ferSouvent le vomitif
inteflins.
bas que par haut, & agit les autant fecoulles par
que ce remede occafionne, débarraffent les premicres voies d'une
partie des macieres viciées
foot contenues, ouvrent le qui Y
à celles qui
chemin
fasg, gui fe peuvent être dans le
Gc la
par le moyen
vers ics
heniarees
res, c'efl-a-dire. dans Jes émonctoi8 deux ol trois jours
inteflins,
procure la fortic
après Cn cn
avec lc remede
(N19): : on le réitcre même far
fin de
la
lamalodiesilpe paroit néceffaice,
B 4j
macieres viciées
foot contenues, ouvrent le qui Y
à celles qui
chemin
fasg, gui fe peuvent être dans le
Gc la
par le moyen
vers ics
heniarees
res, c'efl-a-dire. dans Jes émonctoi8 deux ol trois jours
inteflins,
procure la fortic
après Cn cn
avec lc remede
(N19): : on le réitcre même far
fin de
la
lamalodiesilpe paroit néceffaice,
B 4j --- Page 48 ---
Du RHUMATISNE. remedes que je viens
Outre les
exon
appliquer
de prefetire, Rter partics doulontéricurement
indiqués dans les
rcufes les linimens & 17 ): mais on
formules (N.16 recourir à ces remene doit guéres rhumatifmes avec fiédes dans les
ne peuvént
vre; car les malades Tapplication d'aucun
alors fupporter
duquel
dans la compofition
topique, des huiles ou des grailles.
il entre donc fe contenter d'appliOn doit
douloureufes une
quer fur les parties remplie de la déveffic de Cochon
une éponge
codtion (No, II ),
dans la
ou une flanelle trempée on aura l'attenmême décoaion :
le plus chaution de les appliquer malades
les
pourront
dement que & d'en réitérer Paples fapporters
fe refroiplication avant qu'elles
dilfent. demi-bains, les bains d'eau
Les
tiéde font très-falutaires,
commune beaucoup dans le rhu-
& foulagent
fenlement obfermatifme : ilffauc --- Page 49 ---
Du RHUMATISNE
ver de
n'employer ces remedes
qu'après avoir défempli les vaiffeaux
par les faignées, & débarrafle
mac & les intellins par les l'eftotifs & les lavemens
purgairriteroient le mal, 5 autrement ils
la raréfadtion du
en angmentant
Plufieurs
fang.
fent
perfonnes de PArt penqu'il n'y a rien de
pour calmer les douleurs rhumatic meilleur
males, que de procurer le fommeil
par l'ulage des remedes tirés du
vot : l'expérience démontre le Patraire s & ces remedes donnés conla vàc de faire
dans
le redoublement dormir, de calmer
douleurs
de la fiévre & des
qui furviennent
rement vers le foir, font ordinaiun effet tout.oppofé; ils
fouvent
même fi peu, que le fommeil. conviennent
vient naturellement dans les qui
miers jours du thumatifme, eft
compagné de
te
treffaillemens
reux qui réveillent les malades doulouchaque inflanr, & leur réveil à
fuivi de douleurs
eft
encore plus vioBiij
leurs
de la fiévre & des
qui furviennent
rement vers le foir, font ordinaiun effet tout.oppofé; ils
fouvent
même fi peu, que le fommeil. conviennent
vient naturellement dans les qui
miers jours du thumatifme, eft
compagné de
te
treffaillemens
reux qui réveillent les malades doulouchaque inflanr, & leur réveil à
fuivi de douleurs
eft
encore plus vioBiij --- Page 50 ---
Du RHUMATIS) ME,
celles qu'ils reflentoient
lentes que fommeil. D'où il faut
avant leur
d
d'après des Praticiens
conclure 2
toutes les
éclairés 1e 2 que l'Opium font dormir &
2 ne
prépurations qui guéres dans cette maconviennent
ladic.
la plus ordinaire
La terminaifon fc fait par des feldu rhumatifine des urines troubles & par
les, par
cette derniere eft la plus
des fneurs;
le dire, la plus
communc, & fijole doit donc la procurer
falutaire : on
boiflon des inpar une abondante La
fufions (No, 12 )
premiere, eft faite
c'elt-A-dire , celle qui
mérite
avec les Aeurs de Sureau, fcule artention
la préference : la dans l'ufage de
qu'on doive avoir c'eft de ne les donner
ces remedes, défempli les vailleaux
qu'après avoir
autrement ils peupar les (ignées;
augmenter
vent devenir pernicieux,
1e
raréfadion du fang, l'épaillir
la
en lai enlevant cc qu'il
le defécher, Auide 5 ce qui occaliona de plus --- Page 51 ---
Du RHUMATIS M E.
neroit de plus grands embarras dans
la circulation, & l'augmentation de
la maladie.
Quelquefois il arrive que par le
manque de régime, ou par le mauvais
traitement, les douleurs rhumatifmales continuent, quoique la fiévre aic
ceffé ; elles fe fixent alors dans
feule partie, & s'y
une
ainfi dirc, fi bien
tiennent, pour
eft fort difficile de retranchées, les
qu'il
Celles qui s'attachent à la en hanche déloger.
le long de la cuille, font des &
plus
opinitres; on peut alors
avec fuccès les linimens (I employer
& far-tout celui du (1 No, No.16), 17), dont
Tai éprouvé en bien des occalions
les bons effets : G
linimens ne foot
cependant ces
guérir les douleurs pas capables de
il faut, fans plus tarder, rhumatilmales : 3
avoir
cours aux
reventonfesfcarifices, dont
on appliquera quelques-unes fur la
partic douloureufe. Voyez la maniere de les appliquer au
IX de la feconde Partie. Chapitre
L'appliBiv
.16), 17), dont
Tai éprouvé en bien des occalions
les bons effets : G
linimens ne foot
cependant ces
guérir les douleurs pas capables de
il faut, fans plus tarder, rhumatilmales : 3
avoir
cours aux
reventonfesfcarifices, dont
on appliquera quelques-unes fur la
partic douloureufe. Voyez la maniere de les appliquer au
IX de la feconde Partie. Chapitre
L'appliBiv --- Page 52 ---
Du RHUMATISME
32,
des ventoufes eft fort néglication
François o
géc par les Chirurgiens allurer, & Texpérience
jofe pourtant convaincu qu'elles font
m'a fonvent
maladies.
fort utiles dans plufieurs de meilleur rcJe n'ai point trouvé des fciatiques inmede pour guérir des douleurs rhumatif
vétérées, &
différentes
males fixées dans
de partics quadu corps, que Paplication fcarifiées, &
tre à cinq ventoufes avec le
je les ai employées
les Eten
grand fuccèss, tandis que
avoient réfifté aux topidouleurs
vantés, & à un traiques les plus
continué penrement méthodique
dant plufieurs mois.
tous
Les véficatoires & en général
les remedes qui tendent à procurer foufdans la partic
un dégorgemenr
de bons effets
frante, 2 produifent douleurs rhumatifinales
dans les
fixées & invétérées - ; on trouvera de comla maniere
la defcription,
& de panfer les
pofer, d'appliquer dans le Chapitre IX de
vélicaroires --- Page 53 ---
Du RHUMATISME.
la feconde Partic, & la
ce
j'avance dans l'obfervation preuve de
taudoe.
OBSERFATIO N.
>> Une
femme fouffroit de-
>> puis RERDTIEE tems de cruelles dou3> leurs occafionnées par une fciati-
>> que 5 elle avoit tenté
fa
3, guérifon tous les remedes pour
>> lui avoit
qu'on
propolé > fans avoir ref
>> fenti le moindre
s quand il lui romba foulagement fur la
7) ou gilloit la douleur,
cuile,
tne
>> d'cau bouillante $ elle fut marmite
> de la brâlure & de la
guérie
5 même tems.
fciatique en
Cer exemple prouve les bons
des véficatoires dans la
cffets
On ne doit cependant recourir fcistique,
remede douloureux,
à CC
qu'après avoier
employé ceux qui font
Enfin f tous les remedes plus doux.
diqués, n'operent
que j'ai inil faur,
pas la guérifen 1p
cours
pour y parvenir s avoir
au cautcre potentiel, & même reB V
guérie
5 même tems.
fciatique en
Cer exemple prouve les bons
des véficatoires dans la
cffets
On ne doit cependant recourir fcistique,
remede douloureux,
à CC
qu'après avoier
employé ceux qui font
Enfin f tous les remedes plus doux.
diqués, n'operent
que j'ai inil faur,
pas la guérifen 1p
cours
pour y parvenir s avoir
au cautcre potentiel, & même reB V --- Page 54 ---
Du RHUMATISME, c'eft-à-dire, à
au cautere aétuel,
Tapplication d'un fer rougi au feu
far la partie fouffrante. Voyez le
Chapitre IX de la feconde Partie:
vous y trouverez des éclairciflemens
fur lc cautere adtuel & potentiel, 3
far la maniere de les appliquer &
de panfer les plaies qui en réfultent.
L'ufage du fer rougt au feu donnera peut-étre de Téloignement pour
cC remede comme trop cruel; je
vais donc en indiquer un autre qui eft
fi violent, & qui
ne paroit pas même
efficace que
autant &
plus
Papplication du fer rougi au feu 7
fans en avoir le revoltant. J'ai tiré
des Mélanges de Chirurce remede
célebre Chigic de Mr. Pouteau,
ai fait dirurgien de Lyon, & jen
heuverles expériences toutes plus
reufes. Prenez du coton cardé, enve22
dans une bandelette de
>> loppez-le toile fine, large d'un pouce & de
> trois
de longueur 5 coufez
pouces bandelette fur le coton pac
7) cette --- Page 55 ---
Du RHUMA A TISM E.
>> les deux extrémirés de fa
2) vous
formerez ainfi un petit longueur;
>> dre qui aura
cylinde
a-peu-près un
>>
diamétre : coupez ce
pouce
29 avec des cifeaux tran/verlalemene cylindre
>3 par la moitié ; vous aurez
CC
>) moyen deux cylindres
par
>> appliquerez fur la
que du vous
>> le plus uni.
peau
côté
3) Si le coton n'eft pas allez
>> le feu s'éteindra
ferré,
trop aifément
3> s'il Peft trop, il pénétrera difficile- 5
>> ment jufques à la bafe
2> Il faut humeéer l'endroit ducylindre.
de la
>> peau, far lequel on veut
>> le cylindre, avec le doigt appliquer mouillé
>5 de falive $ afin qu'il s'y attache
>) plus facilement.
5> On mettra alors le feuavec une
>> bougie à la partie
fapérieure du
>> coton, 8z on l'attifera par le fouf.
>> fle léger d'un éventail, ou d'ane
5> feuille de carton : lorique la cha2> leur commence à pénétrer la
>> on en voit fortir une humidité peau,
2) humecte la bafe du coton, & l'at- qui
Bvj
ive $ afin qu'il s'y attache
>) plus facilement.
5> On mettra alors le feuavec une
>> bougie à la partie
fapérieure du
>> coton, 8z on l'attifera par le fouf.
>> fle léger d'un éventail, ou d'ane
5> feuille de carton : lorique la cha2> leur commence à pénétrer la
>> on en voit fortir une humidité peau,
2) humecte la bafe du coton, & l'at- qui
Bvj --- Page 56 ---
Du RHUMATISME.
tache davantage à la partic qu'or
>> cautérile. On peut de la même
>>
faire braler deux ou trois
7: façon
les uns àcôte des autres,
>) cylindres, létendue du mal qu'on a
92 fuivant
lorfque la douleur
29 à guérir : mais il faut en laifer con-
>> eft profonde,
trois fur le mêmc
fumer deux ou
>> efcarre,
On aura peine à croire ce que
22 vais dire : la douleur que caule
>je
maniere de cautérifers
>> une pareille
& tres-fopportables
9> eft fort légere S ceux qui la met-
>> en tout cas 2
ne pouvoient pas
>> tront en pratique ils font à tout mo-
>> la fapporter, maîtres de la faire ceffer,
>> ment les leur
en renveril
plaira,
>
les cylindres de coton.
3)
la
2i
On détachera l'efcarre ou.
réfultera de lune our
croute qui
deux méthodes de
de lautre de ces
des cicautérifer avec la pointe la plaie
feaux; enfuite on panfera
le
( No. 42. ); juiques
avec
digeltif
foit bien étaà ce que la (oppuration
: --- Page 57 ---
Du RHUMATISME
blie : on continuera les
en fuivant la méthode qui panfemens fera dé- >
crite au Chapitre de la Brûlure.
Si, après l'afage de tous ces remedes, les douleurs ne font
tout-à-fait calmées,on confeille pas
derniere reflource les Eaux pour
rales de St. Laurens,
minépécifiques dans cette reconnues maladie. pour
les Marins employent ordinairement pour les douleurs
les PEau-de-vic, le
rhumatifmala Reine
Tafia, lEau de
d'Hongric, & d'autres liquehrs piritueufes dont ils frotent
les partics fouffrantes. On ne fauroit
croire combien cette méthode ef
nuifible & même
tes ces
dangereufe : totles douleurs liqueurs en général rendent.
ciflànt & en deffechant plus opiniatres, en durplus, elles
la peau;bicn
empéchent la
tion de Phumeur
tranipirail arrive qu'elle fe thumatifinale,d'ot porte fur d'autres
l'os parties, comme fur le périofte & fir
même, qu'elle affedte violemment; d'ou s'enfuivent des. maladics
nuifible & même
tes ces
dangereufe : totles douleurs liqueurs en général rendent.
ciflànt & en deffechant plus opiniatres, en durplus, elles
la peau;bicn
empéchent la
tion de Phumeur
tranipirail arrive qu'elle fe thumatifinale,d'ot porte fur d'autres
l'os parties, comme fur le périofte & fir
même, qu'elle affedte violemment; d'ou s'enfuivent des. maladics --- Page 58 ---
Du RHUSATISME On évi-
& très-longues. inconvéniens 3 en
EEreE tera
pareils
fomentations
n'appliquant que des
aqueules & émollientes. quelques
On doit aufli prendre des remedans Fufage
précautions & onétuehx > choiGr ceux
des gras
fur-tout
qui. ne font pas fervir rances,-& dans les caméviter de s'en
> &
mencemens du rhumatifme auquel tems
quand il y a fiévre, comme il a été
on fe contentera >
aqueules &
dit, des fomentations
émollientes.
qui n'eft
acLe rhumatifme doit être Penaite
compagné de fiévre,
cclui qui
de la même façon que cette difieeft avec fiévre, avec
cas,
dans le premier
rence que,
doivent pas être fi
jes faignées ne
la diéte doit
fort multipliées, & que
être moins rigourcule : on pourra des
à ces premiers
méme permettre
de viande
foupes légeres,, un peu
bouillie & du vin à leur repas, pourle boivent bien tempéré S
vi qu'ils --- Page 59 ---
Du RBUMATISNS
pour tout lc refte, les remedes tant 39
internes qu'externes doivent être les
mêmes, & proportionnés à la violence & à la durée des douleurs.
Le régime doit être févere dans
le rhumatifme : tant que la fiévre
dure, les malades doivent refter au
bouillon & à la ptianne
:
lorique la fiévre aura celle, indiquée; on leur
donnera des foupes, enfuite un
de viande bouillie à diner, & le peu foir
un peu du rôti: enfin ils ne vivront
gue d'alimens de facile digeltion,
julques à parfaite guérifon.
Pour fe préferver du rhumatifime,
les gens de mer prendront les
cautions fuivantes. Ils fe tiendront préchaudement 2 éviteront de laiffer
deffècher fur leur corps leur chemife o0 leurs habits mouillés
la fueur, par la pluie, ou
par
bes
vagues de la mer; ils tacheront furtout de ne pas s'endormir far un
endroit humide, encore moins dans
leurs vétemens mouillés, --- Page 60 ---
DEs CoUPS DE SOLEIL.
CHARITAE.IV.
Des Coups de Soleil.
de perfonnes qui foient
aux coups de foleil
dans
Iut AReRdr
les Marins : ils voyagent
que Jes Pays les plus chauds, & travail- &
à découvert
lent ordinairement brâlantes de cet
expolés aux ardeurs
le
aftre. La chaleur des rayons que le
foleil darde, deffeche & épailic caale
la circulation, &
fang, gêne inflammation aux parune vérirable dans le crane.
ties contenues inflammation eft plus cu
Cette
felon qu'elle afmoins dangereufe, ou les membranes
fedte le cerveau,
: dans
qui lui fervent d'enveloppe
n'elt
Fun ou Pautre cas la maladie
moins grave, & clie parcourt
pas
G vite, que
Ies périodes quelquefois font morts dans l'efpace
plulieurs en
heures.
de vinge-quatre communément dans cette
Ilartive
ceux qui en font attamaladic que
dans le crane.
ties contenues inflammation eft plus cu
Cette
felon qu'elle afmoins dangereufe, ou les membranes
fedte le cerveau,
: dans
qui lui fervent d'enveloppe
n'elt
Fun ou Pautre cas la maladie
moins grave, & clie parcourt
pas
G vite, que
Ies périodes quelquefois font morts dans l'efpace
plulieurs en
heures.
de vinge-quatre communément dans cette
Ilartive
ceux qui en font attamaladic que --- Page 61 ---
Drs Coups DE SOLEI,
qués, après avoir
violente
elfuyé une fiévre
pendant deux ou trois jours,
paroiffent être mieux 3 tellement
qu'on les croit échappés
dant un inftant
cepentems
après 2 & dans le
qu'on y penfe le moins, ils
meurent dans les convalfions. Cet
accident eft fort commun dans nos
Colonies de
-
maladie
T'Amérique > où une
fonne la à-peu-près femblable moif
plus grande partie des.
Européens qui en font
On connoit
attaqués.
qu'une perfonne eft.
attaquée d'un coup de foleil,
après avoir fjourné gueique
fi, :
dans un endroit où il darde forte- tems
ment fes rayons, elle fc plaint d'une
grande douleur à la tête ; fi la
de cette partie > ainfi
celle peau
tout fon
que
de
feche & corps > eft extrêmement
chaude 5 fi fcs yeux font
rouges la
& enflammés, qu'elle ait de
peine à les ouvrir & à foutenir
la lumicre ; s'ils font mornes
ou
égarés, > & fi elle a des mouvemens
involontaires dans-les paupieres, --- Page 62 ---
DES Coups DE SOLEIL.
font ordiTous ces fymptomes d'un frillon, &
nairemenr précédés
fiévre : le
d'une groffe
accompagnés elt dur & fort plein, le mapouls
confilade eft dans un abattement tantantôr il eft altéré,
dérable ; l'eft
: il fent un détôt il ne
pas
ingoûr 8c même une répugnance fortes d'alimens;
vincible pour toutes
fes urines
fon vencre eft conflipé, fouvent il ne
élaires & décolorées : fois il eft dans
peut dormir; d'autres confidérable, ne
un afloupillemene furfaut 82 avec des
s'éveille qu'en violens : enfin il retrellaillemens
toutes les fois
çoit du fonlagement
liqueur
qu'on lui applique tête. quelque C'eit far cette
fraiche fur la
la couconfidération qu'on a pris
d'aptume dans nos Pays maritimes.
far la tête de ceux qu'on
pliquer
être artaqués d'un coup
foupconne
verre d'eau fraiche
de loleil, un
fin; on le rencouvert d'un linge de la tête où ils
verfe far lendroit
douleur :
reflentent la plus grande
toutes les fois
çoit du fonlagement
liqueur
qu'on lui applique tête. quelque C'eit far cette
fraiche fur la
la couconfidération qu'on a pris
d'aptume dans nos Pays maritimes.
far la tête de ceux qu'on
pliquer
être artaqués d'un coup
foupconne
verre d'eau fraiche
de loleil, un
fin; on le rencouvert d'un linge de la tête où ils
verfe far lendroit
douleur :
reflentent la plus grande --- Page 63 ---
DEs Coups DE SOLEIL.
un inftant après l'eau contenue 43
le verre commence à s'échauffer dans
à bouillonner, , Ce qui n'eft pas à ia &
vérité un figne
cette maladic; mais caradtériftique de
à une partie des
Ce figne joine
fapportés
fymprumes qui font
de forts indices. ci-deffus, peut en donner
Si l'effet du foleil eft G dangereux, qu'on ne puiffe s'y, expofer
railon impanément, combien à plus forte
doit-il être à craindre
ceux qui s'y expofent pendant Rcar
fommeil, & fur-tout s'ils font
de vin ? Ceux d'entre les Marins pris
ne font pas allez fobres, doivent qui
prendre bien garde; car
y
deux caufes, le foleil & le quand vin, ces fe
trouvent réunies, elles tuent bien
riflent. plus promptement, Sil
& peu en gués'en eft trouvé
uns allez heureux
quelquesper, ils font reftés pour en réchappendant toute leur vie pour le moins
grands maux de tête
fujets à de
5 c'eft beaucoup encore qu'ils en ayent été --- Page 64 ---
DEs Cours DE SOLEIL.
44.
à Gi bon marché : plufiears
quittes
confervé un léger dérangement
ont leurs idées ; d'autres font dedans fous fans retour 1 catarachés
venus
enfin le moindre mal
ou aveugles 2
:
c'eft un
qui paille leur en arriver, avec tous
violent rhume de cerveau,
les fymptomes qui en dépendent. d'éviIl eft donc de la prudence S les Mater les rayons du foleil,
oblirins qui par état fe trouvent
de travailler à découvert, pren- 1°.
gés
fuivantes.
dront les précautions de
en tout
Ils auront foin
porter
doutems un bonner ou un chapeau
blé de cuir ou de toile ciréc. 2o,1ls
mettront, pendant qu'ils travailleront chafous le bonnet ou
au foleil, feuille de
huilée,
peau, une
doubles, papier une veffic
pliée en plufieurs
chofe de
de Cochon, ou quelque de brifer
femblable, qui foit capable
Enfin
les rayons de cet. aftre. s'endormir 3°.
ils tacheront de ne
des endroits S" il pourroit
dans
les incommoder.
o,1ls
mettront, pendant qu'ils travailleront chafous le bonnet ou
au foleil, feuille de
huilée,
peau, une
doubles, papier une veffic
pliée en plufieurs
chofe de
de Cochon, ou quelque de brifer
femblable, qui foit capable
Enfin
les rayons de cet. aftre. s'endormir 3°.
ils tacheront de ne
des endroits S" il pourroit
dans
les incommoder. --- Page 65 ---
DEs Coups DE SOLEIL.
Les perfonnes qui font
d'un coup de foleil, ont befoin attaquées du
plus prompt fecours, d'antant
qu'un accident de cette
plus
auroit été facile à
efpece, qui
guérir dans fon
commencement, > devient
on le
mortel, fi
néglige tant foit peu : ainfi
pour ne pas perdre du tems, comme
cette maladie reconnoit pour caufe
lépaififement & la lenteur du
dans les vailleaux
fang
veau ou de fes
capillaires da cermencera la cure membranes, on comcopicufes, faites à par des faignées
les unes des autres; peu d'intervalle
le
; la force, lage,
tempérament des malades, la
nitude & la dureté du
pléront à en régler la
pouls fervifera les premieres quantiré : on
viendra enfuite à celles aux bras : on
fans négliger celles de la du pied,
qui produifent le plus fouvent jugulaire, les
meilleurs
des malades changemens dans l'état
: on donnera de fréquens lavemens avec la décoction
(No.I1), ou Gimplement avec --- Page 66 ---
DES Coups DE SOLETL.
46 tiéde, à laquelle on ajoutera
Feau cuillerée ou deux de bon vinaiune
(ar leur tète
gre ; on appliquera plice en pluficurs douune ferviette
trempée dans
bles, ou une éponge d'eau fraiche & de
un mélange
cettc
vinaigre, & on renonvellera l'eau comapplication d'abord que
mencera à séchaufler.
Si les (aignées ne produifent néanmoins Re
Teffet défiré, & que fe foutiennent,
forces des malades les ventoufes {caon leur derriere appliquera la nuque, c'eft-à-dire,
rifiées de la tête, & des fangfucs
au bas
8t aux oreilles. Voyez
aux temples IX de la feconde Partic,
le Chapitre la maladic devient grave
Enfn plus
urgens, plus les re-
& les accidens être brulques; & fi,
medes doivent
les malades
malgré tous ces fecours, mieux, fi leur
ne fe trouvent pas 8 s'ils tombene
pouls cft déprimé,
profond, il
dans un afloupiliemene differer, leur appliquer
faut, fans
des jambes,
des véficatoires aux gras
oreilles. Voyez
aux temples IX de la feconde Partic,
le Chapitre la maladic devient grave
Enfn plus
urgens, plus les re-
& les accidens être brulques; & fi,
medes doivent
les malades
malgré tous ces fecours, mieux, fi leur
ne fe trouvent pas 8 s'ils tombene
pouls cft déprimé,
profond, il
dans un afloupiliemene differer, leur appliquer
faut, fans
des jambes,
des véficatoires aux gras --- Page 67 ---
DES Coups DE SOLEIL.
aux cuilfes, entre les deux
à la nuque, & mêmé fur épanles,
tête : c'eft de ce feul remede toute la
peut encore attendre
qu'on
cours. On a fouvent quelque fcmoyen des malades guéri par CC
défefpérés.
qui paroilfoient
Dans les premiers jours de la maladic, il convient de faire
plufieurs fois le jour les pieds tremper des
malades dans l'eau
les foulage
chaude, ce qui
fans danger, beaucoup; on peut même
après les premieres faignécs, employer le demi-bain
ques à la ceinture, & G le mal juf eft
prefant, le bain entier dans l'eau
modérément bain
chaude, & même le
froid qui dans certains cas
fait des miracles,
a
On doit tenir ceux qui font attaqués d'un coup de foleil, à une diéte
rigourcufe : leurs bouillons
fort légers; ; on- les coupera même feront
avec un tiers d'eau commune
de limonade : cette dernicre li- ou
queur fera leur boiflon ordinaire, --- Page 68 ---
DES Cours DE SOLEIL, on
& ils en boiront abondamment; l'eau pure,, avec
peut Y fubftituer
fur chaque
une once de vinaigre ( (No. 18 ) Tcpinte. La prifanne
à ces deux
roit encore à préférer fe procurer
boiflons, fi l'on pouvoit
Poulets
la faire; on y ajoudes
pour demi-dragme fel
teroit feulement
nitre fur chaque pinte. preferits, les
Outre les remedes tous les foirs,
malades prendront fiévre durera, le retant que la
& dès qu'elle
mede (N.19): les
avec la
aura cefle, on
purgera 20 ) : on leur
médecine du (No:
quelques
donnera enfuice pendant & peu-2jours des foupes légeres, folide, mais
peu une nourriture plus
de facile digeftion.
e SNa
CHAPITRE --- Page 69 ---
DES FIEVRES PUTRIDES,
CHAPITRE V.
Des Fiéures Putrides,
-
ESf fiévres
E duites
putrides des
font ProPar
matieres corrompues, qui féjournent dans l'ef
tomac ou dans les inteftins, &
une partie a déja palfé dans la maffe dont
du fang,
Cette maladie s'annonce
vent pluficurs jours à
foupar le manque d'appétit, l'avance la
s
vaife bouche
mauforces,
2 l'abattement des
par des douleurs dans les
reins, par des laflitudes, des
fanteurs, des maux de tête, &c.; pequelquefois elle vient
:
& commence
tout.d-coup
dure
par un frillon qui
plus ou moins de
ou qui va & revient : au tems frilfon s
fuccede une chaleur
le pouls eft vif fans être confidérables
moins que la fiévre
dur, à
trouve jointe à
putride ne f
quelque dipofition
C
par des douleurs dans les
reins, par des laflitudes, des
fanteurs, des maux de tête, &c.; pequelquefois elle vient
:
& commence
tout.d-coup
dure
par un frillon qui
plus ou moins de
ou qui va & revient : au tems frilfon s
fuccede une chaleur
le pouls eft vif fans être confidérables
moins que la fiévre
dur, à
trouve jointe à
putride ne f
quelque dipofition
C --- Page 70 ---
DES FIEVRES
intlammatoire 50
: les malades fe plaid'unc grande douleur à la
gnent zête; ils ont des envics de vomir,
ils vomiffent même quelquefois
d'eux-mèmes; ils font alérés, leur
bouche eft amere ). leur langue
chargée, & ils urinent fort pcu.
La chaleur de la fiévre dure plafieurs hèures, elle continue toute
la nuit & diminuc tant foit peu fc
: alors les malades
vers lc.matin moins mal; mais ce bicngrouvent durc fort
& la fiévre
être
le peu, foir. Cette
augmente vers
redouble- auginentation qu'on appelle
ment, eft quelquefois annoncée Sitc
un nouveau fans frillonyquelquefois frillon : il y a des
furvient malades chez lefquels on obferve
le redoublement ne vient pas
que les
à la mêmc heure ;
tous
jours deux dans l'cfpace
d'autres en ont
dont Tun
de vingt-quatre heures,
eft plus fort que Pautre dans certains malades: enfin on obferve que
le redoublement du premier jour --- Page 71 ---
eft
PUTAID E S.
égal en force & en durée
Sr
du troifieme, tandis
dcelui
fecond jour répond
celui du
q1 celui du
quatrieme, & ainfi de faite.
Si les fiévres putrides font abandonnécs à elles-mèmes, fi
font mal trairées
elles
la force des
> ou au deffus de
marche ordinaire, remedes, voici leur
La fiévre augmente d'un
a
lautre 5 les redoublemens jour
nent plus forts, plus longs, devienirreguliers; le ventre des
plue
eft dur & tendu; ils
malades
mant ; leur pouls devient parlent en dorintermittent ; ils entrent dans petit des &c
mouvemens convulfifs, & meurent.
Quand ces maladies au
font bien traitées, la fiévre contraire
quelques jours dans lc premicr refte état
quejai décrit, fans beaucoup
menter, ni diminuer; enfuite augles fym.ptomes énoncés
tous
fent, 2 les redoublemens s'affoiblif
la langue fc
celfent, D
ladic fe terminc nettoye, & la maordinairement par
Cij
entrent dans petit des &c
mouvemens convulfifs, & meurent.
Quand ces maladies au
font bien traitées, la fiévre contraire
quelques jours dans lc premicr refte état
quejai décrit, fans beaucoup
menter, ni diminuer; enfuite augles fym.ptomes énoncés
tous
fent, 2 les redoublemens s'affoiblif
la langue fc
celfent, D
ladic fe terminc nettoye, & la maordinairement par
Cij --- Page 72 ---
DES FIEVRES de quaSes fclles, dans Téfpace
torze à vingt méthode jours. qu'on doit
Voici la.
les fievres
fuivre pour guérir
la l
trides. Si lon connoit
conflitu-
&
E
reté du pouls
par eft jeune,
tion du malade, qui
fort. & robulte, quilya a TE faut
inflammatoire,
difpofition le traitement par une
commencer
qu'on placera après
ou deux faignées & dans le fort du preles friffons, fecond redoublement ;
mier & du
jufques à trois,
on peut les & poulfer tous les autres fymfi la fiévre
fabifent dans le
ptomes énoncés
augmeninême dégré ? ou qu'ils foit obligé
rent : il eft rare qu'on & cette quand'en faire davantage,
pour raEité fuffit ordinairemenr
les
mollir le pouls & même défemplir s'abftevailleaux; on doit s'il n'y a pas de
nir de la faignéc,
des malades,
dureré dans le pouls conflication,
s'ils font d'une foible
de fignc
& fi on ne trouve point --- Page 73 ---
PUTRIDES,
feroir alors nuifible, en
tmtiantiemd
leurs forces,
diminuant
9 & en ouvrant une
porte aux matieres
qui des premieres voies corrompues refluc- >
roient dans le fang.
Soit qu'on faigne les malades
non s ils boiront
ou,
d'une des ptifannes du abondamment (
& prendront chaque
No.2r ),
deux lavemens
jour un . ou
(No, II ),
avec la décoétion
droient
quand même ils vienils ne' naturellement à la felle ;
bouillon, prendront &
que très-peu du
que durera la pendant tout le tems
fiévre, on le fera
très-leger & on le dégraiffera exactement. Après qu'ils auront gardé
pendant deux ou trois jours CC régime humectant, qui aura
les matieres
détrempé
dans les premiercs corrompues contenues
fitera du premier calme voies, on
cede au
qui
Rec
redoublement
évacuer avec le remede
pour les
Cc vomirif eft d'aurant (No.14).
mieux inCiij
tout le tems
fiévre, on le fera
très-leger & on le dégraiffera exactement. Après qu'ils auront gardé
pendant deux ou trois jours CC régime humectant, qui aura
les matieres
détrempé
dans les premiercs corrompues contenues
fitera du premier calme voies, on
cede au
qui
Rec
redoublement
évacuer avec le remede
pour les
Cc vomirif eft d'aurant (No.14).
mieux inCiij --- Page 74 ---
DES FIEV R ES
les malades ont ordinaidiqué, que de envies de vomir, la
rement
& la
bouche amere > piteule, il faut foutenir
langue chargée Paction : du remede par
& aider
boiffon de prifanne
une, copicufe chaude, dont les malaou d'eau
verres chaque
des boiront plufieurs
fois qu'ils vomiront. font dans un mauLes Marins
l'ufage des
vais préjugé contre
.qui
émétiques : > ou des feul remedes de ces refont vomir : le nom
tremmedes les effraye; pluficurs & penblent fans favoir pourquoi,
veut les empoif@uner
fent qn'on le leur
Qu'ils
on
preferit.
quand
une fois pour toutes >
apprennent n'ont rien à craindre en
qu'ils
l'eau Soes
nant celui qusjordonnen ainfi dire, noyé;
lequel il eft, pour afion, & ceux qui
moderc fon
vomiffent qu'aule preanent veulent. nc
Si ce remede
tant qu'ils
ce n'eft que quand
eft dangereux, donne à ceux qui ont quelon le --- Page 75 ---
PUTRID E S.
SS
que difpolition infammatoire dans
l'eftomac ou dans les inteftins, ou
qui font déja fi affoiblis par la maladie, qu'ils ne font pas en étac
de réfifter aux fecouffes
fionne.
qu'il OccaOn connoîtra la difpofition inflammatoire de l'eftomac & des inteftins, en examinant & en faifant
attention à l'état de la fiévre
eft très-forte, à celui du pouls qui
eft.fort dur, & à celui de
mac & du
Teget
tendus
ventre 5 qui font alors
& douloureux, Pour
les malades puiffent réfifter
que
couffes que le remede
aux fcil ne faut pas attendre occaffonne, le dernier
période de la maladic, mais le donner dans les
pendant
commenceniens &0
leurs
qu'ils ont encore toutes
forces. Enfin le vérirable tems
de le donner eft celui du calme
fuccede aux premiers redouble- qui
mens ; plus ce remede évacue, &c
plus il foulage les malades : on foutiendra les évacuations
qu'il a mis
C iv
fifter
que
couffes que le remede
aux fcil ne faut pas attendre occaffonne, le dernier
période de la maladic, mais le donner dans les
pendant
commenceniens &0
leurs
qu'ils ont encore toutes
forces. Enfin le vérirable tems
de le donner eft celui du calme
fuccede aux premiers redouble- qui
mens ; plus ce remede évacue, &c
plus il foulage les malades : on foutiendra les évacuations
qu'il a mis
C iv --- Page 76 ---
DEs FIEV R E S
jour l'autre
en train, en pargeanc,unj médecine (No.15 ).
non, avec la
vomitif on
Si après le premicr refte encorc des
foupçonne quil
dans l'eftomatieres corrompues connoitra à la maumac, bouche ce qu'on & aux envics de vovaifc
fubfiftent encore, au lieu
mir qui
),on réide la médccine (No.15 ( No.14 ) en
térera le vomitif
oblervant les mêmes précautions fois.
qu'on a obfervées la premiere certaines cir1l Y a cependant empêchent de donconflances qui vomitif, & même un
ner un fecond
lon comprenne
pargetif, quoique d'évacuer par
quil eft nécellaire
haut ou par bas ; ces circonftances foiblelfe des
font la trop grande du pouls, la
maladcs, la petitelle tenfion du ventre :
douleur 8 la
à CCS remedes par
on fuppléera
13 ),
Tufage de la poudre (No, chadont on donnera trois prifes de diftance
que jour,, à une heure jufques à CC que
Tune de Fautre, --- Page 77 ---
PUTRIDES,
ces accidens foient calmés, & S7
l'on puiffe mettre en ufage les que
gatifs. Cette poudre à la vérité purpurge le
pas beaticoup, mais elle tient ne
ventre libre, fond &
les matieres; & le pêu d'évacuation détache
les qu'elle malades. procure, foulage infinimene
Ainfi, dès que la fiévre
commencera de
à diminuer, au lieu
fe purger tous les deux jours, on
contentera de donner
fcs de cette
trois pripoudre, > & on
gera, lorique la fiévre aura repurfait celfé,avec lar
tout-àOn peut enfire amédecine(N"so).
lades des foupes permettre aux malégeres, &
a-peu une nourriture plus
peucomme un peu de viande folide,
ou rôtic, & du vin aux bouillie
Si pendant la convalefcence repas.
l'appétic dant
manque, on donnera penremede quelques matins une prifc du
après
(No, 28), & une heurc
une foupe légere.
Les convaleicens doivent
fort circonfpeds fur Ic régime, être s'ils
C y
lades des foupes permettre aux malégeres, &
a-peu une nourriture plus
peucomme un peu de viande folide,
ou rôtic, & du vin aux bouillie
Si pendant la convalefcence repas.
l'appétic dant
manque, on donnera penremede quelques matins une prifc du
après
(No, 28), & une heurc
une foupe légere.
Les convaleicens doivent
fort circonfpeds fur Ic régime, être s'ils
C y --- Page 78 ---
DES" FIEV rechutc RES ou une
veulent éviter une daccès.ceux qui
attaque des fiévres
&
n'ont pas cette aflez circon/fpedion, relervés far la #
qui ne font pas
des alimens,
quancizé ou la qualité Pane ou'à Vautre.
font fort fujets à les fiévres putrides
Pour prévenir les Marins font fort
auxquelles à caufe des alimens mal fains
fujets,,
ils vivront
dont ils fe nourrillent, toutes fortes
fobrément, éviteront Je boire & dans le
d'excès dans
desfruits
mnanger, ils sabfliendront mûrs ou qui font
qui ne font
ceux quils troumal fains, ave que
dans certains
vent en abondance oû ils abordent,
pays marécageux autre nourriture qui
& de toute
une corroption
peut engendrer eftomac.
dans Icur
le malheur de manSi ayant eu
ils fe fentent
quer à ces furchargé, préceptes, ils ne prenJ'eftomac
aliment folide pendant
dront aucun
pas même du
deux cu trois jours beaucoup >
d'cau
bouillon, boiront --- Page 79 ---
PUTRIDES
tiéde ou de limonade
diéte ne fuffit
: fi ccite
pas pour
ce vifcere, qu'ils ayent du débarraffer
la bouche amere,
dégoût,
envies de vomir, ils pâtcufe, & des
boiront quelques verres du remede
& par CC moyen ils préviendront (No,14),
fouvent les fiévres putrides.
CHAPITRE VI,
Des Fiéures Malignes,
Lf A fiévre maligne eft une maladie fort commune
les
gens de mer : elle eft d'auitant parmi
dangereufe,que les
plus
la caractérifent,
fymptomes qui
paroifienr dans le
commencement de peu de configuence; ce qui eft caufe fouvent
qu'on la néglige, &
ceux
en font actagués, font que
qui
fans efpoir, avant qu'on quelquefois fe fois
apperçu qu'ils font malades.
La
tale des proftraction, forces
ou la perte todès le commence.
Cvj --- Page 80 ---
DES FIEVRES maladie, eft un
ment de cette
des autres
figne qui la diftingue
& inelpeces de fiévres putrides
flammatoires : 5 ce qui femble proula caufe principale de cette
ver fiévre que fe trouve dans la corruprion hutotalc des
& la pervetfion d'oh il réfulte que les ormeurs :
plus
affoiblis ne peuvent
ganes
leurs fonétions.
remplir
& cette perCette corruption humeurs eft occaverfion des
les
fionnée, chez les Marins, par
alimens dont ils fc nourmauvais foit
la viande ou le
riffent,
que
de leurs provifions 2. pour
poillon avoir été mal falés, fe trouvent cor- defoit que le bifcuit
rompus, vermoulu 1 , moifi, parce
vienne été mal cuit, mal paieri,
qu'il a
du mauvais froment t;
ou fait avec
l'eau quils boivent
foit enfin que dans des étangs, des
aic été puilée rivieres ou d'autres
marais 2 des faines, ce qui lear
fources mal
fe foit
arrive fouvent, ou qu'ellc
ifions 2. pour
poillon avoir été mal falés, fe trouvent cor- defoit que le bifcuit
rompus, vermoulu 1 , moifi, parce
vienne été mal cuit, mal paieri,
qu'il a
du mauvais froment t;
ou fait avec
l'eau quils boivent
foit enfin que dans des étangs, des
aic été puilée rivieres ou d'autres
marais 2 des faines, ce qui lear
fources mal
fe foit
arrive fouvent, ou qu'ellc --- Page 81 ---
M ALIG N E 5,
corrompue l'on
dans les tonneaux : @
joint à toutes Ces caules Tair
humide & trop chaud qu'ils
rent, en faut-il davantage relpicorrompre leurs humeurs, & pour
ner lieu à des fiévres
donOutre Pabattement maiignes ?
des forces
que jai indiqué comme un des
fignes inféparables des fiévres malignes, ceux qui en font attaqués
éprouvent encore d'autres
mes particuliers, tels
fympto- les
vans. Ils font comme infenfibles que
fuitout; leur vifage & leurs
font à
totalement changés; ils yeux
de tems en terus, & pendant éprouvent
quesjours de fuite, de petits frillons guel
irréguliers, leur
3 fuivis de quelque cha5 quelquefois ils le
d'une
plaignent
pefanteur ou d'une
douleur à la tête
grande
dans. d'autres
s aux reins, &
parties de leur
fouven: ils ne reffentent corps S
fortc de douleur, mais ils font aucune
lus, brifés, & comme s'ils avoient moureçu cent coups de bâton; ils ont --- Page 82 ---
6:
DES FIEV RES qui font
par fois des défaillances,
leur
toujours de mauvais augure;
fommeil cft inquiet & interrompu; ferremens
tantô: ils éprouvent des
tantôt des mouvemens
de cccar, dans le vifage, les bras
convulifs
tous leurs fens pa-
& les mains 5
leur langue eft
roiffent engourdis; d'une couche
quelquefois chargée mais moins fcd'un rouge brun,
dans les auche en général de que févre, & queltres efpeces elle eft allez faine : enfin
quefcis
ont une douleur fixe
Guelquesans partie du bas-vendans quelque
ordinairement
tre, & on oblerve eft fuivie de
que cette douleur
à la partic qu'elle
la gangréne
afectc.
eft ordinairement
Le pouls foible dans les févres maperif &
plus vite
mais pourtant
lignes, Tétat naturel : fouvent
que dans
2 3 ce qui a été
ii eft très-accéléré dans les malades
obfervé fur-tout tendu : la pcau
qui ont le ventre
du bas-vendans quelque
ordinairement
tre, & on oblerve eft fuivie de
que cette douleur
à la partic qu'elle
la gangréne
afectc.
eft ordinairement
Le pouls foible dans les févres maperif &
plus vite
mais pourtant
lignes, Tétat naturel : fouvent
que dans
2 3 ce qui a été
ii eft très-accéléré dans les malades
obfervé fur-tout tendu : la pcau
qui ont le ventre --- Page 83 ---
M ALICNES
fc couvre de tâches
brunes, qui refemblent rouges à dcs Ou
quures de puce, &
appelle pipourpre ; CCS râches een
fois fi grandes & G marquées, quciquefemble que les malades
qu'il
des coups de fouer.
ayent reçu
Les urines font claires comme
l'eau pure, 3 & ne laident aucun fediment; les malades ont
fois un cours de
quelquematieres
ventre, 3 & les
qui fortent font noires
& exhalent une odeur cadavé- >
reufe : fi ce cours de ventre ne
les foulage pas, il termine bientôt Jeurs triftes jours.
La fiévre maligne a beaucoup
d'affinité avec la fiévre
tielle : c'eit pourquoi on pelilen- obferve
dans cette premicre maladie, comme dans la pefte, des dépôts critiques aux aines & aux ailfelles
qu'on appeile bubons, & fous les
oreilles qu'on nomme
il farvient même
parotides 5
eltirbons malins quelquefois des
dans différentes
partics du corps, --- Page 84 ---
DES FIEVX ES
fe termiLes fiévres malignes comme la
tout
nent quelquefois,
S des
pefte, par des hémorragies indidyllenteries mortelles; ce qui
diffolution du (ang:
que la la grande tère & la poitrine s'emcnfn barraflent, & les malades meurent
ordinairement à lheare du redoublement.
rien ftatuer de fixe
On ne peut des fiévres malignes ;
fur le cours
leurs
quelquefois elles parcourent les malades
fort vitc, &
le
périodes avant le feptieme ou
meurent huitieme jour de la maladie, 3 mais
fouvent du neuvieme au quinplus 2ieme, fclon la force des malades
de la maladie : quand il arou
recouvrent Pouie qu'ils
rive qu'ils
pendant la malaavoient perdue bon
& on peut
die, c'eft un
figne,
tout efpérer pour la guérifon. à ce qui a
En faifant attention
il fera facile,
été dit ci-delfus, 3 les Marins de
je penfe, à tous
: il
connoitre lcs févres malignes
neuvieme au quinplus 2ieme, fclon la force des malades
de la maladie : quand il arou
recouvrent Pouie qu'ils
rive qu'ils
pendant la malaavoient perdue bon
& on peut
die, c'eft un
figne,
tout efpérer pour la guérifon. à ce qui a
En faifant attention
il fera facile,
été dit ci-delfus, 3 les Marins de
je penfe, à tous
: il
connoitre lcs févres malignes --- Page 85 ---
MALIG) N E S.
n'e(t pas dit pourcant que tous les 65
fymptomes que j'ai décaillés, doivent fc rencontrer dans le même
malade ; deux Ou trois fuffifent
quelquefois, : & en les combinant
avec prudence, ils ne rifqueront
pas de fe tromper.
La faignée parofe fort
néceffaire
la
peu
guérifon des fiévres iEigne : dans les premiers
jours Cil fe contentera de mectre
les malades à la dicte; ils boiront
abondamment 2 quand même ils
ne feroienc pas altérés, de la limonade, ou d'eau pure avec un
peu de vinaigre : après
auront gardé ce régime
ou
trois
geue
jours, > & gu'ils auront détrempé par la boifon & délayé les
matieres qui font dans l'eftomac &
dans les inteftins, on les évacuera
avec le remede du ( No, 22
c'eit fur-t tout dans les
);
tems de la maladic qu'il premiers faur le
donner, & avant que les
gemens foient parvenus à leur engor- plas --- Page 86 ---
D'Es FIEVR ES
haut dégré : car il ne faut pas
attendre pour faire vomir 2 quil
inflammacion
foit furvenu queique
particuliere - > ou que, les malades réitéfoient à lextrémité 3 on
même cC remede le furlenrera
dofe n'a
demain d 2 fi la premiere
pas allez Faction évacué. des vomitifs, on
donnera Après chaque jour une prife du
remede ( No.23 ): fon cfet eft
d'évacuer les maticres viciées 2
d'empêcher la corruption des aude détruire les vers qui cautres > fouvent des accidens trèsfent
de fortifer en même
ficheux, 2 &
& les inteftins',
tems Peftomac évacuations néfans arrêter les
cellaires. malades avoient une diarSi les
& que leur
rhée qui les épuilat,
mofar'rude & fcche, pour
peau
évacuation nuifible
dérer cette
fa-
& procurer une tranfpiration du remede
Jutaire, à la placc
donneroit
(I No,3 ), on leur
vent des accidens trèsfent
de fortifer en même
ficheux, 2 &
& les inteftins',
tems Peftomac évacuations néfans arrêter les
cellaires. malades avoient une diarSi les
& que leur
rhée qui les épuilat,
mofar'rude & fcche, pour
peau
évacuation nuifible
dérer cette
fa-
& procurer une tranfpiration du remede
Jutaire, à la placc
donneroit
(I No,3 ), on leur --- Page 87 ---
M A LIG NES.
celui du (I No,14 ). Soit
l'on 67
fe ferve du
que
(No,23 ou 24 ), on
donnera, deux heures après chaque prife de CCS remedes
cuillerée de la potion
>1 une
on continuera
(NO.25): de
medés
Fulage
CCS rclades jufques à ce que les mafe trouvent mieux ; & fi
pendant cet intervalle ils fe trouvcient beaucoup affoiblis, on leur
donneroir, 7 une ou deux fois le
jour; à la place d'une cuillerée de
Ja potion
(No.15), une
de
dragme
Thériaque ou de
mélée avec un peu Diafcordium, de vin
On préférera le Diafcordiom à par. la
Thériaque, s'il y a diarrhée.
Si, malgré lufage de ces remedes, lcs malades reftent
dans cct état de foibleile roujours
pouls fe
> leur
noife
concentre, & qu'on conqu'il fe forme des engorgemens dans le bas-ventre, la
trine ou le cerveau, on leur
nera tous
mat
lcs quarts d'heure une
cuillerée de la potion ( No,26), --- Page 88 ---
DES FIEV R ES véfica-
& on leur appliquera des
dans
toires aux gras des jambes, les
Tintérieur des cuilles, entre
deux épaules, ,à la naque, & même
far toure la tête, s'ils font alloupis le
& ont un délire fourd. Voyez Partic.
Chapicre IX de la feconde
11 fauc avoir foin d'entretenir pen- des
l'écoulement
dant long-tems & même de le réta-.
vélicatoires,
blir, s'il vient à tarir, par Tapplication de nouveaux emplâtres.
journaliere a appris
La pratique
doit s'abfteaux gens del'art fiévres qu'on malignes, de
nir, dans les
de remedes fpiricette quantiré volatils, alexiteres, que le
tueux,
valgaire & les Charlarans challer regar- la
dent comme cupables de
même
malignité; je n'excepte pas bézoards,
de cette clalle les divers
: les
tant orienteux qu'occidentaux fort peu ou
véritables n'ont que de vertu; &
mème point du fi tout chers & fi rares 2
s'ils n'étoient
dc s'en ferperlonne ne s'aviferoit
icette quantiré volatils, alexiteres, que le
tueux,
valgaire & les Charlarans challer regar- la
dent comme cupables de
même
malignité; je n'excepte pas bézoards,
de cette clalle les divers
: les
tant orienteux qu'occidentaux fort peu ou
véritables n'ont que de vertu; &
mème point du fi tout chers & fi rares 2
s'ils n'étoient
dc s'en ferperlonne ne s'aviferoit --- Page 89 ---
vir.
MALIG N E S.
Que doit-on attendre de ceux
& qu'on nous apporte fous ce nom,
qui ne font qu'une compofition
fallifiéc, où entrent le mufc & l'ambre ; en un mot 2 l'ouvrage des
Juifs qui les vendent bien cher
ignorans ?
aux
Les narcotiques & tous les
medes qu'on donnc dans
re-.
tion de faire dormir, doivent l'intenregardés comme des
être
tels dans les fiévres poifons morles applications des malignes, &c
verts vivans fur la tête animaux des
oudes, tels que les Chats; les mala- Pigeons & autres, font fouvent
de mal que de bien,
plus
fi on les laide
2 far- tout
pliqués,
trop long-tems apOn fe trompe, G l'on croit
CCS animaux ayente la
que
la vertu d'actirer au dehors puiffance le
&
& la malignité du mal; la venin
teur qu'ils exhalent, après puan. avoir
féjourné quelque tems for la
n'eit pas le venin de la maladic tête, --- Page 90 ---
DES. FIEVRES
mais une parréqu'ils ont actiré, contractée dans
faction qu'ils ont où on les a mis',
l'endroit chaud
également pris
& qu'ils auroient endroit D auffi chaud
dans tout autre
Pour s'en con-
& aufli humide.
faire de pavaincre, on n'a qu'à
homme
fur un
reilles applications
fain, 8 on verra que ces animaux
contradteront autant de puany
dans le même efpace de tems,
teur
d'un malade.
quc far le corps doucc & modérée
La chaleur
entrailles de ces
qui exhale des
le venin ;
animaux, 2 n'attire pas le Auide nermais clle peut agiter & redonner le
veux engourdi, voilà ) tout Peffet que
fentiment :
produire CCS applications il
peuvent
en retirer ce fruit, 9
mais pour
je l'ai dit, ne pas
Saut, comme
long-tems fur la
les laifler trop réitérer Vapplicapartie 2 8Z en
les demition at moins toutes
heures. Si les remedes operent, & que --- Page 91 ---
: M ALIGNES
lcs malades d'an jour àl'autre fe
trouvent mieux, on lear
fur la fin dc la maladic, donnera,
remede,
pour tout
, deux prifes chaque
de la poudre ( No. 28 27 jour
continuera jufques à ce - qu'ils
fans
2ie
fiévre: : alors - on les purgera
avec la médecine ( No,
&.
on
les mettra aux foupes 20), légeres
de ris ou de femoule, & peu-àpeu à une nourriture plus fubftantielle, comme un peu de viande
bouillic ou rôtic., & du vin à leur
rcpas.
Si lappétic manque pendant la
convalclcence 5 ils continueront
pendant quelques matins lufage
de la poudre ( No, 28 ), &
dront une heure après une prenCette poudre fortific l'eftomac, foupe, les
inteflins, &c leur fait reprendre le
ton ou le reflort qu'ils avoient
perdu pendant la maladie.
antielle, comme un peu de viande
bouillic ou rôtic., & du vin à leur
rcpas.
Si lappétic manque pendant la
convalclcence 5 ils continueront
pendant quelques matins lufage
de la poudre ( No, 28 ), &
dront une heure après une prenCette poudre fortific l'eftomac, foupe, les
inteflins, &c leur fait reprendre le
ton ou le reflort qu'ils avoient
perdu pendant la maladie. --- Page 92 ---
DISFIIVAES,
CHAPITRE VIL
Fidures intermittentes, Of Fiéures
Des
d'aceès.
Es fiévres intermittentes e
L. appelle valgairemens après
d'accès, font celles qui, efpace de
avoir duré un certain
quelcefent & reviennent
tems,
que L'intervalle tems après, plus ou moins long
accès, donne
cntre chaque de plufieurs
Rea 1 Ja diftinaion
efpeces de fiévres intermittentes. celle dont
On appelle quotidienae égaux entr'eux, 8,
les accès font les
ala même
reviennent tous
jours
de la
houre; ce qui la dont diftingue les accès redonble tierce,
mais
viennent auffi tous heure, les jours, & font
non à la même
1e
s'en
c'elt-à-dire s qu'il
inégaux 1
fort qae Pautre :
trouve un plus laccès du premier
de fortc que
jour --- Page 93 ---
INTE RMITTENTES
jour répond à celui du
celui du fecond au quatrieme, troifieme,6
La fiévre tierce eft celle &c.
les accès reviennent
dont
non, & la fiévre
un jour l'autre
jours d'intervalle quarte laifle deux
-cès. Les autres entre chaque açintermittentesfone: elpeces de fiévres
les Marins; c'eft allez rares parmi
parlerai
pourquoi je n'en
pas.
On oblerve trois chofes dans
chaque accès -de
le chaud, & la facur. fiévre;,le froid,
ordinairement
qui termine
états fe faccedent l'accès. Ces trois
arrive
$ cependant ii
fans froid, que & pluficurs ont des accès
fueur : certains quelquefois même fans
longs, tandis
ont des accès fort
la même
qued'autres qui ont
fort courts cfpece de ficvre, les ont
i ce qui fait
peur rien flatuer dc
qu'on nc
qualité &c la durée des certain furla
figne particulier &
accès. Ua
ticl, qui
prefque eflensens lgs fiévrçs accompagne ordinaireintetnittenre eft
D --- Page 94 ---
- DES FIEYRES
74 (édiment briqueré, femblable
un à des tuiles pilées 3 qu'on les trouve laile
dans.les urincs, lorfqu'on
répofer.
CE - au
des fiévres
La caufc immédiate obfcure; l'on peut
d'accès eft fort fondé fur l'expécependanr dire, lanalogie des remerience & fur
qa'elles font
dés qui les guérillnts un. certain vice
occalionnées par
fe converdu chyle qui ne peut
s'aflitir en - fang, & quine pouvant par fon mémiler aveclut.extiser qu'on.aplange cette ferténsation dure. jurfques
pelie fiévre, 8 qui débarratié de CC
à ce qu'il fe foit ainii dire, étranger:
fluide, pour.
de la fueur,
le moyen
&
T
par
chaque accès 2
termine
urines. 51
ileft certain
Sur ce fondement, capable de forque rien n'elt plas chyle, que les saliiner un mauivais
ordinaimens dont fe nournifent à-cette -
rement les Marins : joigacz
caufe la grande
anigitatlegar
fiévre, 8 qui débarratié de CC
à ce qu'il fe foit ainii dire, étranger:
fluide, pour.
de la fueur,
le moyen
&
T
par
chaque accès 2
termine
urines. 51
ileft certain
Sur ce fondement, capable de forque rien n'elt plas chyle, que les saliiner un mauivais
ordinaimens dont fe nournifent à-cette -
rement les Marins : joigacz
caufe la grande
anigitatlegar --- Page 95 ---
METERNISTENTES
qu'ils font en travaillant, les 75
des, lc froid, lc chaud,
veildité , le changement
Phumiclimat, &c far-tout leur d'air,, de
des Pays où ces fiévres féjour font dans
fionnécs par un vice particulier occa- de
Parmofphere, éronnant
> il ne paroitra
qu'ils cn foient f
artaqués,
onitar
Cette maladic qu'on
peller un fléau pour les peut apcxerce fon empire dans Marins,
tous les Golfes du
prefque
ment
Levant; telleVolo, e jai vu dans ceux du
de
Zeitoun, de
Corinthe, d'Alexandrere Lepante, F
fieurs autres, des Vailleaux & plaque'délarmés
les
prefavoit faits, E mal ravages eff qu'elle
plus
d'autanc
de: Cas dangereux, : cependant 3 qu'on en fait peu
les jours
il arrive tous
par le mauvais que pour l'avoir négligé
qu'on prend
ufage des remedes
indittremmen, ou
mauivaife rial-a-propos 5 & même Par l2
méthode d'adminiftrer
Dij --- Page 96 ---
:
DEs FLEVRES il arrive,
ceux qui font fpécifiques, fiévres, qui par ellesdis-je, quc les
(ans danget, dumêmes feroient des années enticres,
rent des mois,
dérangent les
détruilent les forces, nécellaires à la
fonctions les plus
&
caufent des obftructions,
vie,
dans des maladies chroni- d'aujettent
Thydropilie &
ques, comme plus dangereufes.
tres encore font les cfets & les fuites
Tels
d'une fiévre d'acaffez fréquentes traitée par des recès négligée,
ou fixée mal-àmedes violens , aveugle du
propos partolage
satie
quina, qui de fpéeifique capable de
quelquefois un poifon
s'il
mettre le fang en difolution,
eft donné imprudemmestr dcs fiévres d'acSi ceux qui ont
en prenane
cès rifquent beaucoup à contre - tems, ils
des remedes
davantage en n'en
rifquent encore point du tout : > fur-tout réprenant sils n'obfervent pas un ccrtain Ou
de quartes
gime : ces fiévres,
age
satie
quina, qui de fpéeifique capable de
quelquefois un poifon
s'il
mettre le fang en difolution,
eft donné imprudemmestr dcs fiévres d'acSi ceux qui ont
en prenane
cès rifquent beaucoup à contre - tems, ils
des remedes
davantage en n'en
rifquent encore point du tout : > fur-tout réprenant sils n'obfervent pas un ccrtain Ou
de quartes
gime : ces fiévres, --- Page 97 ---
INT*AM X 77
tierces qu'elles font au commencement, fe changent fouvént en'
putrides, malignes & inflammatoires. J'ai vu de triftes exemples de
ce que j'avance, dans les Golfes
dont jai parlé ci-deffus.
A
Les Marins fe préferveront facilement des fiévres d'accès, même
dans les Pays ou cette maladie eft
la plus fréquente, s'ils prennent les
précautions fuivantes,
Dès qu'ils aborderont dans quel-.
qu'un de ces Goifes > ils auront
foin 1°. de ne point dormir au
férein; ils fe couvriront même bien
pendant leur fommeil, quelque
chaleur qu'il faffe, afin que leur
fueur ne foit point
la fraicheur de la roféc répérentée du
par
cette rofée eft fort nuifible, matin:
ce qu'elle eft formée par les vapeurs parmalignes que la chaleur du folcil a
élevécs pendant le jour. 2°, Ils éviteront l'ardeur du foleil à
ils s'expofent imprudemment laquelle
dant le jour : tout comme pen- une
D ily --- Page 98 ---
DES FIEVR E S
chaleur modéréc ouvre les pores.
& facilite la tranfpiration, de même la
celle qui eft trop forte defleche évacuation
peau, & arrête cette
fc
rentrant dans le (ang
porte,
2 l'eftomac, en vicie leshameurss did'ou senfuivent de mauvaifcs &
geflions - , un mauvais fiévres chyle d'acces. 2
par conléquent les les Marins qui
3°. Ceux d'entre las grandes cha
travaillent fuenc pèndant & font fort aléres,
leurs, éviteront de boire de l'eau toute,
pure : cette boillon, fraiche qui ordinaire- irrite
ment n'eft guéres lieu de
> ce,
leur foif, au
boire Pappaifer à
qui les oblige de
chaque mnais
inftant pour fc déialtérer 5
leur eftomac fe trouvant. furchargé,
relâché & affoibli par cette quantité d'eau chaude, perd fon ton,
cel-ddire, fa force & fon refforts
inteftinal fe trouve
le mouvement la mêne caufc, ce
diminué par
de mauvaifes digeltions,
quigrodulie des crudités >. dcs engorgemens 2
au
boire Pappaifer à
qui les oblige de
chaque mnais
inftant pour fc déialtérer 5
leur eftomac fe trouvant. furchargé,
relâché & affoibli par cette quantité d'eau chaude, perd fon ton,
cel-ddire, fa force & fon refforts
inteftinal fe trouve
le mouvement la mêne caufc, ce
diminué par
de mauvaifes digeltions,
quigrodulie des crudités >. dcs engorgemens 2 --- Page 99 ---
des
ANFBANITTENTER
ftafes dans les mêmes
qui par rapport à leur parties,
ne font pas capables de digérer foiblelle les
mauvais alimens dont fc
les Marins. Iln'cf donc nourrifent
nant quer tant de caufes pas:éton- : concourantlau méme effet,
cettel quantiré de fiévres produifent
tentes qu'on voit
intermitcux.
regner parmi
Si fuivant les confeils
donne, ils s'abfiennent
je leur
au
e
férein, s'ils évitent lesa ardeurs dormir
foleil pendant les grandes
du
& fi pendant qu'ils
chaleurs,
qur'ils luent, & qu'ils font travaillent 3
& altérés, au licu de
échauffcs
eftomac
furchargericur
d'eau chaude, par une copicufe boillon
géc de vin
ils boivent une gorléeia avec: Raure Ot. d'cau-de-vie mé
s'appaifera à Pinflant fraielse; leur foif
piritueufes &
5 lcs parties
qucurs fortificront toniques de ces liau lieu de Pafloiblir: leur ellomac, 7
lcurs farces fe
par ce moyen
foutiendront.,. les
Div --- Page 100 ---
So
DES FIEYRES feront mieux ; endigeftions fe
des fiévres
fin, ils fc garantiront
d'accès.
doit me fervir de
L'expérience danslecas ou mon raifonne
garant,
avec les
ment ne yaccordera Médecins: pas il m'eft
hypotheles des
arrivé plufieurs fois Golfes 2 pendant du E
jétois dans certains d'accès faifoient
vant où les fiévres parmiles
de grands ravages ismarchands, ETRE
ges des sBârimenst obfervations aux Capipare de mcs Bitimens. Tons ceux
taines de ces
avis, avoient le
qui fuivoient mes
leurs Equibonheur de pséferver tandis que les
pages des fiévres Matelots >
des autres
deux tiers des dont les Capitaines n'aVaifeaux, déféré à mon confeil,
voient pas
de tems hors
fe trouvoient en peu
de fervice.
les fiévres d'accès,
Pour guérir Moublescierees quartes 2
tierces,
il faut, d'abord après faire
gnondiennes,
accès,
le froid du troifieme
fuivoient mes
leurs Equibonheur de pséferver tandis que les
pages des fiévres Matelots >
des autres
deux tiers des dont les Capitaines n'aVaifeaux, déféré à mon confeil,
voient pas
de tems hors
fe trouvoient en peu
de fervice.
les fiévres d'accès,
Pour guérir Moublescierees quartes 2
tierces,
il faut, d'abord après faire
gnondiennes,
accès,
le froid du troifieme --- Page 101 ---
INTER: MITTENTES, 8r
une faignée copieufe du
fartout G laccès cit violent, bras, S les
lades ont le vifage rouge & enflam- mamé,&:s'ils feplaignent d'une grande
dosleur à la tête : fi l'accès eft
foible, & que les malades en ayent
déja doit même eu plufieurs, > on peut & on
s'abfenir dela faignée:
après l'accès, 2 onleur donnera un
Lememtseciadtcoaionr (No.11)
pour débarraffer les inteftins des
groffès matieres, Lejour de
ils prendront le vomitif
repos >
en obfervant les mêmes (No.14) ),
qui ont été déja
précautions
lant de cC remede indiquécs cn
s'ils n'ont
i & le O s
il
pas aflez vuidé par bas,
prendront un autre
avec la même décadtion lavement
a
(No.11).
Hy
une infinité de fiévres
remede d'accès qu'on guérit avec ce feul
vient, : cependant f l'accès repafe & On dans
dès qu'il aura
avec la
du
ERIL
:
médecine du
repos,
& le foir même de la (No.1; ) a
purgation,
D V --- Page 102 ---
S2 Drs FIEYNES heures
ou le lendémain quatre une prite
avant l'accès, on donnera ) délayée
de Topiate ( No. 29
enfin
dans le vin blanc ou mslades rouge; aimede la façon que les
Cette
ront mieux la prendrs. ordinairement fis
miere prife fixe cela foit ou non, le
févre : que en donnera une felendemain on
la
conde dofe, & le furlendemain chaque
troifieme. Une heuro-après les fiévreux man-.
prifc de Yopiate,
& deux autres
geront une le refte foupe, du jour, 2 excepté
pendant de laccès oit ils ne prenle jour
foupe ane
dront que la premiere & pendant
heure après Fopiate, ils fe tiendront
tout le refte du jour
; ils n'en prendrone
au : bouillon
rout le tems
même poine pendane mais fe conque durera Faccès > de boire abonrentéront feulement
du
damment de la feconde ptifanne obNo,
Ils doivent enicore
(I
21). rien boire, ni manger
ferver de ne durée du froid, de
pendant la
jour
foupe ane
dront que la premiere & pendant
heure après Fopiate, ils fe tiendront
tout le refte du jour
; ils n'en prendrone
au : bouillon
rout le tems
même poine pendane mais fe conque durera Faccès > de boire abonrentéront feulement
du
damment de la feconde ptifanne obNo,
Ils doivent enicore
(I
21). rien boire, ni manger
ferver de ne durée du froid, de
pendant la --- Page 103 ---
INTAXNITNSNTEE 83
dre peur l'accès d'augmenter la fiévre, & renplus violent.
Je n'ai guéres vu de fiévres
fifter à un pareil
ré.
traitement; cePendant On en trouve quelquefois
qui font. rebelles: à caufe de leur
ancienneréy you quiayant été fixées
une fois reviennent
après. Pour éviter cct quelque inconvénient tems
iifaut réitérer Fopiate, & en
dre une feconde dofe.
pren.
la fiévre ait été fixée 5
micre : on
par
preTrRe
mettre
obfervera feulement de
un plus longintervallc entre
chaque prife >' c'elt-a-dire,
laidlera un jour > & pais qu'on
& puis cinq jours
trois, $
prife,
s entre chaque
Les fiévres quartes, cclles
durent depuis long-tems, de quz
que qualité qu'elles foient, quel
qui font accompagnées
celles
flon au foie, la
d'oblrucfentere, ce qu'on connott rate, au méu
fement &. à la dureré de au gonties contenues dans le
CCS parventre, doiDvj --- Page 104 ---
Dis.FIsvkam d'autres re
vent être traitées par. en obtenir la
medes, fi l'on veut
guérifon.
par faire voOn commencera du (No, 22 )
mir avec le remede le foir,on donle jour de repos ; avec la dénera un lavement Pautre jour de
codion (N.1) ): avec la méderepos, on purgera
ajourant au
cine du (No,19),e demi-dragme de
premier gobelet
le lendemain
thubarbe en poudre;
donnera Topiate ( No,30),
on
eft indiquée
de la façon qu'elle
& même
deffous de ia formulc,
au
feconde dofe, de
en réitérer une
en obfervant de
peur de rechite, intervalle entre
laifler un plus long comme it a été
chaque prife de > l'autre opiate du
dit au fujet
(No, 29 ).
estraordinaire
lly a un préjogé du quinquina ; &
contre l'afage dans la compolition
des remedes il entre : la plapart des
defquels
cette drogue
gens croyent quc
formulc,
au
feconde dofe, de
en réitérer une
en obfervant de
peur de rechite, intervalle entre
laifler un plus long comme it a été
chaque prife de > l'autre opiate du
dit au fujet
(No, 29 ).
estraordinaire
lly a un préjogé du quinquina ; &
contre l'afage dans la compolition
des remedes il entre : la plapart des
defquels
cette drogue
gens croyent quc --- Page 105 ---
INTEXMITTENTYS
eft ennemie de l'eftomac,
8s.
échauffe
qu'elle
beaucoup, > noit' à la
trine, 2 en un mot gu'elle
Poitous les maux qui font la produit fuite:
ordinaire des fiévres d'accès mal
traitées.
Un pareil préjugé n'a
de fondement : il feroic à fouhai- guéres
les ter gu'on pâc trouver pour toutes.
autres maladics des remedes.
aufli furs & aufli peu nuifibles
l'eft le quinquina
que
fiévres d'accès
poer toutes les.
5 non feulement it
ne nuit pas à l'eftomac, mais au
contraire c'eft de tous les remedes
celui qui le fortifie davantage, &
le rétablit mieux dans fes fonétions,
Cette écorce précieufe a une vertu
aftringente &
donne à
tonique > qui rece vifcere le ton & le
reffort, lorfqu'il l'a perdu; elle a
en cutre une gualité
dont l'effet eft
ablorbante,
s'abreuver
d'envelopper & de
des acides dont les
premicres voies font ordipairement
farcics, , : & qui entretiennent la --- Page 106 ---
INTERNITTENTES
86 DES FIEVAES les fiévres d'accès,
plipart du tems
en viciant le chyle.
fois des
. Si Pon a vu plus d'une
obftruations rebelles, 2 lhydropifie
&80 d'autres: maladies d'accès, dangercules c'elt
faccèder aux fiévres
ufage de ce remede,
au mauvais quinquina lui-mème
plutét qu'au
En effets
qu'on doit les attribuer. quand on Pemon ne rifque rien, & qu'on fe fert
ploye à propos >
mé
de celui qui eft par 0e écorces, 2 point qui
langé avec d'autres
lui étant inférieures a 2 diminuent fuf
fa vertu & rendent fon-nfage
pech. Voyez la Table alphabétique drogae.
oi il eft parlé de cette
a --- Page 107 ---
DES CorretEs 87
CHAPITRE VIIL
Des Culigues,
0 - N appelle valgairement COleurs liques, toutes fortes de douqu'une perfonne reffent intérieurement dans quelque partie du
ventre.
Ces douleurs peuvent être
duites par plufieurs caules; celles proqui dépendent d'ane
dans léltomac ou les inteftins, inflammation
les plus dangercufes
font
ment les Marins font : heureufecette efpece de
peu fajets à
culique, à moins
la Que lintlammation ne foit en eux
faite : de quelque autre
négligée ou mal traitée. clpece,
Les Marins font fort
coliques qu'on appelle
fujets aux
elles font occafionnées d'ingeltion 5
mensgrofliers dont ils fe Par les alien mer : quelquefois nourriffent auffi
de longues traverfées
apres
3 ils abor-
ins font : heureufecette efpece de
peu fajets à
culique, à moins
la Que lintlammation ne foit en eux
faite : de quelque autre
négligée ou mal traitée. clpece,
Les Marins font fort
coliques qu'on appelle
fujets aux
elles font occafionnées d'ingeltion 5
mensgrofliers dont ils fe Par les alien mer : quelquefois nourriffent auffi
de longues traverfées
apres
3 ils abor- --- Page 108 ---
88 DES Coirav abondans ES en,
dent dans des Pays eft naturel qu'ils
provifions 5 il
la Bonmefongent à réparer qu'ils par ont perdu,
cherelembonpeiat
des jeà-
& qu'ils fe dédommagent ont faizs : il fepes forcés fouhaiter qu'ils feulement qu'ils
roit à
plus circonipeds
fuffent un
mets, & plus mofur le choix SCs
en
dérés dans la quantité qu'ils
Ce manque de précauprennent. eft caufe qurils furchargent
tion
fans s'embarrallet
leur eftomac 2
des fuices.
d'alimens pris à
Cette fur-tout quantité s'ils font mal fains,
la fois, n'cit
rare dans ccrtaice qui
3 ils abordent, caufc
nes contrées
facià ceux qui ne digerent l'eftomac pas foilement, ou qui ont d'indigefion : on
ble, une colique perfonne en eit
connokra qu'une avoir beaucoup
attaquéc, fi, après dunmal-eie,
mangé, clle feplaiot douleurs dans quel-
& refient des du ventre i ces douleurs
que partic --- Page 109 ---
DEs COLIQUE S.
ne font pas toujours fixes dans 8g le
même endroit, & il eft rare qu'elles
Produifent la fiévre : cependant
ceux qui en font artaqués, font
fujers à des tournoyemens de tête,
ont des rapports
fentent les ccufs aigres, > Qu qui
envies de vomir. pourris, & des
Pour remédier à de parcils accidens, il faut aider la nature à
fe débarraffer de CG qui l'incommode; on y parviendra par une
abondante boillon d'eau chaude :
fi le vomiffement ou la diarrhée
fuccedent à la boidon, les malades font bientôt guéris j mais f
Peftomac ou les inteflins ne fe débouchent pas, il faut les folliciter
quelques lavemens. Voyez la
( No,
Erter
II ).
Souvent quand les maticres nuifibles qui occafionnent les douleurs,
ne font pas abondantes, les malades guérifent fans éprouver aucune évacuation, & par la feule
boilon d'eau tiéde qui détrempe
ée
fuccedent à la boidon, les malades font bientôt guéris j mais f
Peftomac ou les inteflins ne fe débouchent pas, il faut les folliciter
quelques lavemens. Voyez la
( No,
Erter
II ).
Souvent quand les maticres nuifibles qui occafionnent les douleurs,
ne font pas abondantes, les malades guérifent fans éprouver aucune évacuation, & par la feule
boilon d'eau tiéde qui détrempe --- Page 110 ---
go
DirCosioei
& noye,
ainfi dice, cc qa'elles
: enfin - fiapres le vOont
IIREL
millement ou la diarthée, les mamauvaife bouche,
jades ont- encore
ils
& des renvois d'ceufs ponrris,
prendront à jeun pendant quelmatins une prile de la poudre
ques
dans du bouillon ou du
(No. 23) infufion d'une dragme
thé, Ou une dans: un verre d'eau;
de rhubarbe
béauils boiront en. même-tems
de limonade, & ne prendrone
coup aliment folide 2. jufques à
aucun leur eftomac foit bien réce que autrement ils! rifqueroient
tabli, nouvelle attaque de colique.
une
de colique
Une autre efpéce
venteufe; 5 s'unit fouqu'on appelle
vent à la
colique dindigeion,e
douloureufe. On rcla rend plus
à la tenfion
connoir cet accident
cft
par
du ventre qui
produite
il
font renfermés;
les vents qui y
fans être
clt alors gros & inégal,
fc
dur, & les vents qui
pourtant tantôc dans unc partic ,
porcent --- Page 111 ---
DesCoireurs S,
tantôt dans une autre, caufent les 91
tranchécs que les malades fouffrent
de tems en tems : on entend même
un certain brait, ou des
lemens dans leur intellins grouil- ils
trouvent mieux,
j
fc
frote l'endroit
quand on leur
ils remuent
douloureux, quand
plique
> quand on leur apfur
queique chofe de chaud
cctte partic : enfin s'ils rendent guelques vents Par haut ou
par- bas, ils font encore plus foulagés,
Les mêmes remedes
rillent la coligue d'indigeflion, qui guévent être mis en ufage
doi- la
çolique venteufe 5 il fuffira pour feulement d'ajouter aux lavemens
donne pour cette derniere, qu'on
poignée de fleurs de camomille > une
la boillon des malades fera
:
pofée de linfitfion de cette même comfera plante en guife de thé, & on leur
des fomentations fur tout le
ventre avec la même décodian
des lavemens.
illent la coligue d'indigeflion, qui guévent être mis en ufage
doi- la
çolique venteufe 5 il fuffira pour feulement d'ajouter aux lavemens
donne pour cette derniere, qu'on
poignée de fleurs de camomille > une
la boillon des malades fera
:
pofée de linfitfion de cette même comfera plante en guife de thé, & on leur
des fomentations fur tout le
ventre avec la même décodian
des lavemens. --- Page 112 ---
92. Dir.Casiauths font encore fujets à
Les Marins
de colique; qu'on
une autre efpece
ou coliappelle colique humide, J font
après le froid : ils
plus
lanctte artaqués de certe efpece,
d'aucune autre, > parce qu'ils
fouffrent que
des froids violens aux
occafionnés par Thumidiré
pieds,
font pref
dans laquelle ces parties
que toujours. ccttc efpece de COPour guérir
avec
lique, on fera des frictions
des ferviettes chaudes aux jambes
de ceux qui en font
& aux pieds
ces mêmes A
attaqués : on expofera in certain tems >
parties, pendant de l'eau bouillante; On
à la vapeur
même dans Peau
les trempera
Tefpacc d'une
cbande pendant
heure : après quoi on lit tranfportera bien baililes malades dans un
abondamné, & on les fera boire de Aeurs
ment d'une légere infufion de fureau, cn
de camomille, ou
guife de thé. Si ces remedes
&
Rarc
curent un peu de facur, --- Page 113 ---
DES COLIQUES
cout aux jambes, les ialades fe. 93
ront bientôt guéris : G au contraire
les douleurs continuent, malgré
lalage de ces remedes & de tréquens lavemens, la fiévre fe met
bientôt de la partie : il faut alors
recourir à la faignée, & la réitérer deux ou trois fois, felon la
violence des douleurs & de la
fiévre.
Après
les faignées auront
défempli REe vaifeaux
tra les malades
2 on metd'eau tiéde
dans un bain
jufques à la
ce qui faffira ordinairement ceinture;
obtenir la guérifon. Il eft rare pour
de pareils fecours ne calment que
la fiévre & la
pas
foit obligé de colique, & qu'on
recourir aux
parations
préd'opium : on ne doit
mais
jaemployer CCS remedes
les commencemens;
dans
j & s'il eft des
ças où ils puifent convenir,
n'eft qu'après
cC
les
qu'on a tenté tous
autres inutilement : on ne doit
même les- donner gu'après avoir
eft rare pour
de pareils fecours ne calment que
la fiévre & la
pas
foit obligé de colique, & qu'on
recourir aux
parations
préd'opium : on ne doit
mais
jaemployer CCS remedes
les commencemens;
dans
j & s'il eft des
ças où ils puifent convenir,
n'eft qu'après
cC
les
qu'on a tenté tous
autres inutilement : on ne doit
même les- donner gu'après avoir --- Page 114 ---
DE'S CotiQUrs
9+
les faignécs ; autrefait précéder
faire plus de
ment ils pourroienr
les formal que de bien. Voyez
du
mules ( 31 & 32 ): La potion dans
(No, 3) doit fc prendre d'interdeux dofes, à fix heures
fera
valle l'une de l'autre : on
à
même mieux 7 en la donnant d'heure : à
cuillerée, d'un quart
Pautre. Avant que de finir cC Chapitre, Marins
je crois dévoir prévenir les ils s'exfar les dangers auxquels à ceux qui
pofent, en donnant
fans
font tourmentés de colique, eft la caufe
examiner quelle en
cer-
& d'oà clle peut provenir, font prefque
tains remedes qui
l'eau de-vie
meureriers, tels que
de
avec le poivre. une du quantiré fucre & de
vin chaud avec
- enfn toutes
noix mufcade rapée
de liqueurs
r fortes
fintueulesat
eft certain que ces boillons,
dans le fond ne peuvent
mase
faire beauan grand bien; peuvent --- Page 115 ---
DES COrTQUrs
coup de mal, rendre mortelle 95
colique qui auroit été fans
une
en produifant dans l'eltomac danger,
les inteftins., 1 une véricable in- ou
fiammation, qui € elt bientôt
de la gangréne de CCs
fuivic
de la mort.
partics, &
On ne doit non plus dans
cune elpece de
aua
ily:
vomiflement colique; quand
donner des remedes ou diarrhée 2
rêter les
capables d'arévacuations, 3 tels que la
Thériaque, le Disfcordiom, POr
viéran, que la plipart des Matclots
achettent des Batcleurs, &
nent. inprudemment dans prentcs d'occafions. Tous les
ces forPraticicns
confeillent : au contraire de
rifer ces évacuations
favoboifon de
par une ample
gu'autre
prilanne, > ou de quelliqueur
commc la limonade rafreichilhute, 2
défaur,, l'eau
2 ou à fon
de
pure avec un peu
l'eflomac vinaigre : Ces liqueurs lavene
& les inteltins, les nettoyent de toutes les matieres
cor- --- Page 116 ---
96 DES COLIQUES font celfer ces évarompucs, & ôtant leur caufe.
cuations, en
qu'on peut aiEnfin je penfe
fortes de.cofément guérir toutes remedes
liques avec les feuls
les E
jai indiqués de 2 qui font boiffon
quens lavemens, limonade, l'ample ou de
d'eau chaude, de théiforme des
quelque décoction de camomilles
fleurs de fureau, de méme nature
les fomentations
chauque les lavemens, appliquées la faignéc
dement fur le ventre 5
qai paroic indifpenfable violentes > lorique & acles douleurs font de fiévre ; cnfin les
compagnées
des jambes &
bains des pieds 1
julques à la ceinturc.
a
CHAPITRE
ample ou de
d'eau chaude, de théiforme des
quelque décoction de camomilles
fleurs de fureau, de méme nature
les fomentations
chauque les lavemens, appliquées la faignéc
dement fur le ventre 5
qai paroic indifpenfable violentes > lorique & acles douleurs font de fiévre ; cnfin les
compagnées
des jambes &
bains des pieds 1
julques à la ceinturc.
a
CHAPITRE --- Page 117 ---
Du CHOLERA-MORSUS.
CHAPITRE IX.
Du Chsltra-Merbar,ont
Tronfegalast,
Lrla E chaltra-marbas, ou trouffeabondante eltuneévacuaion &
trèsfait par les felles douloureufe &
qui fe
miflement.
par le veCette maladie eft
par une bile extrêmement occafionnée
quipicote en méme-tems
âcre, 2
& les inceftins; il n'eft l'eftomac
farprenane que les Marins donc Pas
fe nourriflent
qui ne
& fumés,
d'alimens falés
Y roler fort
La maladic
fajets.
foiblelles, un grand commence par des
forces & de legeres abattement de
le ventre : enlaite il douleurs dans
évacuations
furvient des
& par bas; les abondantes matieres par haut
vertes, brunes,
font jaunes,
de toute couleur, blanchîtres, enfin
A mefire 94c les évacuations
E --- Page 118 ---
98 Du CHOLERA-MORaUs devienaugmentent, les douleurs
nent plus fortes : la fiévre fe met
bientôe de la partie; le.pouls qui fort
étoit
dans le commencement
enfin
& dur, s'affoiblit pen-l-peu ;
fila maladic dure un certain tems,
les malades reflentent des crampes
douloureufes dans les bras & dans
les jambes : à ces accidens fuccedent le hocquet, les convallions ;
fe réfroididlent, 8C
les extrémités
ils meurent.
eft extréCette maladic, qui
mement violente, 2 n'eft pourtane la nédangercufe qu'autant qu'on
la guérir, il faut, pour
glige: pour
r'âcreté de la bile
ainti dire, noyer
de boiflon
par une grande quancité foit
acide,
adouciflante & tant
peu,
comme la limonade : > leau
avec un
de vinaigre, les
etas
peu
le pain lavé,
nes de ris, d'orge,
On
& fur-tout celle du (No,18).
donnera aux malades de fréquens
lavemens avec les mêmes ptifannes:
même dans les çomon pourra
'âcreté de la bile
ainti dire, noyer
de boiflon
par une grande quancité foit
acide,
adouciflante & tant
peu,
comme la limonade : > leau
avec un
de vinaigre, les
etas
peu
le pain lavé,
nes de ris, d'orge,
On
& fur-tout celle du (No,18).
donnera aux malades de fréquens
lavemens avec les mêmes ptifannes:
même dans les çomon pourra --- Page 119 ---
Du CHocesa-Morsus
mencemens, fi le pouls eft dur 99 &
plein, & que les malades
jeunes, robuftes &
foient
une ou deux faignées. fanguins, faire
Les demi-bains & les
tiers font falutaires dans bains enmorbns : on doit donc le choleracours, fi l'on voit
avoir retions & les douleurs que L évacuapas
ne diminuenc
TLDEL l'ufage des boidons & des
indiqués,
On ne doir pas non plus
ger les fomentations,
négliobferver de
3 & il faut
pendant les ne point employce
Préparations premiers jours les
aigriflent le d'opiam. Ces remedes
guérir ; ils arrêtent mal, au licu de le
trop-t tôt lcs
évacuations, > & jettent
maladcs dans un état fouvent lcs
reux : on ne doit donc plus dangecours que quand
y avoir reremedes font
tous les autres
les évacuations inutiles 1 > &c
dantes; ; il eft mêmc font trop abone
ne lcs donner
prudent de
qu'à petire dofc:
E ij --- Page 120 ---
1OO Du CROLERA-Moxa0s.
on fe fervira alors de la potion
(N.3-).dont les malades prendront une cuilleréc d'un quart
d'heure à l'autre.
Quand les malades doivent
Tes douleurs & les
Mtt
sir,
ilsfont moins
diminuent peu-d-peu;
vite,
altérés ; leur pouls,, quoique un
devient réglé, & ils repolent
peu : on ne doit pas dilcontinuer
alors lufage des remedes, excepté
celui de la potion ( No. 32 ),
donnera dans de plus longs
qu'on intervalles , comme de deux, ou
de trois en trois heures ; on bouil- peut
alors permettre P'ufage douleurs des & les
Ions, & quand les
calévacuations feront tout-à-fait
snées S, quelque foupe de femoule, frais.
de ris, & quelques ceufs --- Page 121 ---
DES MALADIES VINERIENNES.TOI
CHAPITRE X.
Des Maladics Venériennes,
E L E toutes les maladies
vent affiger les Marins qui pcun'en eft point de plus
2 il
parmi eux que les maladies commune vénériennes : l'elprit de débauche
la plâparc des gens de mer dont font
affez fucceptibles 3 le célibat
dans lequel ils vivent dans forcé leurs
Vailleaux ; les attraits
des Sirenes enchanterefles féduéteurs
trouvent dans les Pays où ils abor- qu'ils
dent; enfin les alimens
& les liqueurs fortes dont échauffans ils
ulage, toutes CCs caufes font font
ne font pes plutô: arrivés dans qu'ils
Port, qu'oubliant tous les
un
SPqeRE ils viennent
dangers
d'échapper,
s'expolent à de plus
encore.
grands
Bientôt, mais trop
voit fc repentir de tard,on lcs
leur impruE iij
teurs
trouvent dans les Pays où ils abor- qu'ils
dent; enfin les alimens
& les liqueurs fortes dont échauffans ils
ulage, toutes CCs caufes font font
ne font pes plutô: arrivés dans qu'ils
Port, qu'oubliant tous les
un
SPqeRE ils viennent
dangers
d'échapper,
s'expolent à de plus
encore.
grands
Bientôt, mais trop
voit fc repentir de tard,on lcs
leur impruE iij --- Page 122 ---
IO2 DES MALADIES
&
de
dence,
payer par 1
fouffrances un inftant de
;
FEt
une maladie honteufe porte Pinfection & la corruption dans leur
chez cux, ils la tranfang : arrivés
& la
mettent dans leur famille,
font paffer comme un funefte hérijufques à leurs derniers netage Nous
dans nos Pays
veux.
voyons triftes cxemples, &
maricimes de
les effets le plus malhcurenx de ce
virus héréditaire. Combien d'enfans écrouelleux, rachitiques &
font la vidime des déimpotens bauches de 2 leurs peres , & n'ont
d'autre bien d'eux que ce
reçu
funefte préfent.
Un Auteur fameux, à qui nous
fommes redevables de ce que nous
avons de meilleur for les maladies
vénériennes, nous a voulu faire efpérer
lc virus qui en conftide PAmétue udtiner tranfporté
rique dans notre continent,s s'affoibliroit avec le tems > à mefure
qu'il fe difperfe parini toutcs les --- Page 123 ---
VENI E R 1 E N N E S.
nations qui Phabitent, & s'anéan- 103
tiroit à la fin comme la lépre des
Arabes dont on n'entend plus
Ier aujourd'hui. Il feroit à CURA
tér, pour le bonheur des hommes,
fà prophétie sacomplit.cepen- S
fi nous
d.e
tout le contraire, ne voyons pas arriver
conftant
2 au moins il eft
que ce virus eft encore
prefque Gactif & aufli dangereux
qu'ilétoit il y ac deux cent
ans. I1 artaque toujours cinquante
même force les
avec la
exiftence
organcs de notre
3 & porte des
de deftruction & de fureur marques
feulement dans les
> non
génération, mais
parties de la
Je
de
encore dans tout
traété, corps
ceux qui Pont conL'hifoire nous
Médecins
apprend, 2 & lcs
qui vivoient dans le tems
que cette maladie a commencé à
être connue en Europe, nous alurent qu'elle étoit fort
dans Flfle
commune
Saint
Elpagnole : 3 aujourd'hui
Domingue, & dans les autres
E iv
marques
feulement dans les
> non
génération, mais
parties de la
Je
de
encore dans tout
traété, corps
ceux qui Pont conL'hifoire nous
Médecins
apprend, 2 & lcs
qui vivoient dans le tems
que cette maladie a commencé à
être connue en Europe, nous alurent qu'elle étoit fort
dans Flfle
commune
Saint
Elpagnole : 3 aujourd'hui
Domingue, & dans les autres
E iv --- Page 124 ---
104 DES M ALADIES ChriftoAntilles découvertes par
phle Colomb & fes fucceffeurs: les
Matclots & lcs Soldats qui avoient
faivi cCS Capitaines, la contracteavec les femrent cn commerçant
mes Américaincs, & Fapporterent
cnfaire en Efpagne, d'ou elle s'eft
répanduc dans toutes les parties du
monde connn.
Fauthenticité de
Certains nient
cette époque; mais malgré tout ce
qu'on peut dire pour & contre
cette opinion, il n'eft pas moins
vrai que les maladies vénériennes
exiftent. Il mc refle donc à parler
doit mettre en
des moyens qu'on
car
nfage, non pour s'en préferver, mais
tout le moade les connoit >
pour les guérir.
Comme on a ufé facceffivement
de diférentes méthades pour le
trairement des maladies vénérienmême chanes, & qu'aujourd'hui
je vais
cun a la fienne particuliere, ufitées,
donner unc idée des plus
les plus ancienen commençant par --- Page 125 ---
VEN E R I E N N E S.
nes à : je tacherai d'expofer fans Iog
vention ce qu'on a trouvé de pré- bon
& de mauvais dans ces différentcs
méthodes,afin que les Marins
fent avec connoifànce de caufe puif
jager des raifons qui me déterminent à leur confeiller celle de
le Baron de Van-Swieten,
Mr.
Médecin de Sa Majefté
premier
la Reine
Impériale
férer
d'Hongric, > & à ia
dans les Bâtimens à
préles
toutes
autres,qui ont auffi ileurs avantages, mais qui font peu
bles fur mer.
praticaDans le commencement
les
maladies vénériennes
quc
Europe, les Médecins parurent ers
embarraflés
furent fort
medes à
pour trouver des reun mal fi nouveau
eux; ; & ce n'eft qu'avec bien de pour la
peine & beaucoup de recherches,
qu'ils parvinrent à
qui en étoient
foulager ceux
lurent d'abord attaçués : ils youfavoir de
façon on traitoit cctte maladie guelle
dans les Pays où elle ayoit
prix
Ev
adies vénériennes
quc
Europe, les Médecins parurent ers
embarraflés
furent fort
medes à
pour trouver des reun mal fi nouveau
eux; ; & ce n'eft qu'avec bien de pour la
peine & beaucoup de recherches,
qu'ils parvinrent à
qui en étoient
foulager ceux
lurent d'abord attaçués : ils youfavoir de
façon on traitoit cctte maladie guelle
dans les Pays où elle ayoit
prix
Ev --- Page 126 ---
106 DES MALADIES qu'on lc
nailance, & ils apprirent la décocfaifoit avec fuccès avec
tion du bois de gaiac. bois
avois
Les fuccès de ce
qui à caufe
mérité Tépithete de Saint,
des cures merveillenfes qail
Monde, 2
"E
roit dans le Nouveau dans nos clirent fort médiocres angmenter fa
mats ; cn vain
dans la fuite la
vertu on lui
mt
iquine, le falfafras, la falfeparcille,
racines & bois précieux qu'on apportoit à grands frais de PAmért- dé-
& des Indes : Texpérience
que
bientôt que ces fameufes
montra décoétions qu'on croyoit fpécifin'étoient bonnes tout an plus
ques,
pallier la maladic, & ne
que
radicalement: : ainf
SELS pas abandonnées aux Emelles furent
Charlatans qui sen
piriques & aux sujourd'hui : ceux
fervent encore crédules pour fe fer
qui font allez bientôt la faute de
à eux > payent & voyent renou-
- leur crédulité,
années la plitveller dans quelques --- Page 127 ---
VENER R I E N NES Yo7
part des
fymptomes
: *
ces
véroliques
que
décodtions n'ont fait dif
paroitre que pour un tems.
Rebutés par tant de mauvais
faccès, après bien des travaux &
des
expériences, > conduits par l'analogic & nonparle hazard, comme
quelques- - uns le prétendent,
Médecins
> les
trouverent enfin dans le
mercure un véritable fpécifique
pour les maladies vénériennes : à
la vérité ce minéral qui avoit été
regardé jufques alors comme un
poilon, fat d'abord condamné
plufieurs d'entre eux ; mais par fes
heureux fuccès Je firent bientôe
approuver par ceux-là même
avoient été les plus ardens à qui le
profcrire : ils s'en fervirent euxmêmes dans la fuite avec le méme
fuccès,
Ce n'étoit pas alfez d'avoir trouvé le véritable
pécifique, il 2 refloir
encore à chercher la meilicure
nierc de le préparer, & la méthode malà plus firc de Padminiftrer.
Ce
Evj
mais par fes
heureux fuccès Je firent bientôe
approuver par ceux-là même
avoient été les plus ardens à qui le
profcrire : ils s'en fervirent euxmêmes dans la fuite avec le méme
fuccès,
Ce n'étoit pas alfez d'avoir trouvé le véritable
pécifique, il 2 refloir
encore à chercher la meilicure
nierc de le préparer, & la méthode malà plus firc de Padminiftrer.
Ce
Evj --- Page 128 ---
1o8. DES MALADIES
de
* fut un nouveau fujet
ditpute
pour les Médecins : les uns étoient
l'application extérieure > &
pour vouloient le préparer de façon que
pénétrant à travers les pores de la
il fût porté dans les vaiffeaux
peau, circuler avec le fang - 5 les
pour
vouloient ly
autres au contraire la voie de Tef
faire parvenir par
tomac > & le préparer de façon
l'avaler fans danger.
qu'on pàt
ils lc décomDans cette intention,
polerent par Je moyen de la chymic,
& le mélerent avec une infinité
d'ingrédiens qu'ils difoient propres
à en angmenter la vertu : à cet
effet chacun inventoit une nouvelle préparation qu'il vantoit audeffus des autres > pour s'arroger
à lui feul le traitement de cette
maladie qui commençoit à s'étendre, & dont le traitement devenoit
lucratif. C'eft
de jour en jour plus font fortis les
de cette fource que
différens précipites, lcs panacées,
les turbiths, les fublimés, & cette --- Page 129 ---
VEN I R I E N N E S. 109
foule de préparations que des Charlatans, des Empiriques, & même
des Médecins renommés
autrefois, 8c vantent encore pronerent aujourd'hui comme autant de fecrets
ont inventés. Tous CCS
qu'ils
fecrets ne font cependant prétendus dans le
fond que du mercure déguifé Ou
allocié avec d'autres drogues, gui
peut-être ne font pas capables d'en
augmenter la vertu.
Parmi ces diffèrentes
tions, il peut s'en trouver de
nes, 8 même
mipaur
à
d'excellentes; mais
laquelle faudra-t-il donner la
préference: Doit-on croire les Empiriques & les Charlatans fur leur
parole, 3 ou fur des certificats mendiés & achetés à prix
Non, les
fenfés
d'argent ?
gens
ne fe laiflent
f" éblouir par CES faufles lueurs;
veulent connoitre le remede
qu'ils employent , & l'expérience
appuyée fur des principes les conduit dans la voie de la
II faut qu'un remede foir guériion.
comu
préference: Doit-on croire les Empiriques & les Charlatans fur leur
parole, 3 ou fur des certificats mendiés & achetés à prix
Non, les
fenfés
d'argent ?
gens
ne fe laiflent
f" éblouir par CES faufles lueurs;
veulent connoitre le remede
qu'ils employent , & l'expérience
appuyée fur des principes les conduit dans la voie de la
II faut qu'un remede foir guériion.
comu --- Page 130 ---
DES MALADIES
& conftaté par fes fuccès
&
Rcat
mériter leur approbation
confiance : ils ne la donneront pas
affurement à ces prétendus fecrcts,
qui n'ont de vertu qu'entre les
mains de ceux qui ont intèret à
les débiter.
Ceux qui étoient pour T'application extérieure - > préparerent
d'abord le mercure fous la forme
d'un emplàtre, en le mélant avec
des réfines & des
des grailles >
de cet
gommes : ils garnifoient
de
emplàtre plufieurs morceaux
linge qu'ils appliquoient 2 & dont
ils couvraient certaines parties &
mème tout le corps, à l'exception du vifage, de la poitrine &
du ventre ; mais les inconvéniens
de ces emplâtres, ) la démangeai- falifon qu'ils occafionnoient, 5 la
vation qu'ils excitcient & qu'on
n'étoit pas maltre d'arrêter quand
firent bientôt abanon vouloit,
donner cette méthode.
Ils crurent rencontrer moins --- Page 131 ---
d'inconvéniens VENEKIEN N N E S.
11E
cn préparant le
mercure fous la forme
& ils en firent des frictions d'ongent,
les mêmes parties où ils avoient fur
d'abord appliqué les emplâtres. Les
faccès de ces frictions
devinrent de jour en jour qui
à mefare
plus grands,
qu'on apprit à les
duer, avoient rendu cette gra- méthode prefque univerfelic ; c'elt
même la feule aujourd'hui
foit employée par le plas grand qui
nombre de ceux qui traitent les
maladies vénériennes,
doive fitivre,
> & qu'on
lien & les circonftances Torfque le tems, le.
le
mettent 5 mais comme
perchofe a fon pour & fon contre chaque
quoique tous les Praticiens con- 2:
viennent que les frictions mercurielles fagement adminifrées font
le meilleur moyen pour guérir radicalement toutes les maladies vénériennes, néanmoins On a trouvé
qu'elles pe font pas fans inconvénienr. En effer, avec quelque --- Page 132 ---
DES MALADIES
prudence qu'on les donne, on ne
peut, dans certaines circonftances,
prévenir ni obvier à des accidens
redoutables, occafionnés par la falivarion qu'ciles procurent. Bien
plus, certains ont regardé la falivation clle-même comme un des
inconvéniens de la méplusgrands thode des fridtions : elle épuife de >
difent-ils, les malades, les fait
fouffrir cruellement , 8 les rend
fouvent fourds ou difformes.
Pour rendre la méthode des
fridions plus parfaite & éviter de
parcils inconvéniens, les uns ont
fuffifoit de mêler à Foncru qu'il mercuriel avec lequel on
guent les fait, une certaine quantiré dc
a décamphre 1 5 mais lexpérience
montré le contraire.
D'autres ont cra. parvenir au
même but, en' donnant à ceux
qu'ils traitent,. après un certain
nombre de fridtions, 2 des purgatifs
comme ils dilent,
pour précipiter; les felles. Cette
le mescure par
ens, les uns ont
fuffifoit de mêler à Foncru qu'il mercuriel avec lequel on
guent les fait, une certaine quantiré dc
a décamphre 1 5 mais lexpérience
montré le contraire.
D'autres ont cra. parvenir au
même but, en' donnant à ceux
qu'ils traitent,. après un certain
nombre de fridtions, 2 des purgatifs
comme ils dilent,
pour précipiter; les felles. Cette
le mescure par --- Page 133 ---
VEN ERIE N N ES.
II3
manicre de traiter & les
tifs réitérés ne font pas fans herge
convénient; chacun peur ailément
le comprendre.
D'autres enfin ont cru qu'il fuffifoit,
guérir les maladics vétLter d'introduire dans le
par le moyen des frictions, fang,
certaine quantité de mercure une
fit fuffifante
qui
pour détruire le virus
vérolique, & qui cependant ne fur
pas allez forte pour produire la
falivation : à cet cffet ils mettoient un certain intervalle de
temns entre chaque fridtion ; iis
les falpendoient même, dès qu'ils
voyoient la moindre apparenee de
falivation : ils ont appellé cette
maniere d'adminiftrer les fridions,
traitement par extinétion. Une
reille méthode auroir da, paeffedivement
& a
pendant un certain
tems acquis la préférence fur toutes les autres ; mais la longueur &
la durée du craitement, fon infuf.
fifance reconnue dans pluficurs Oc- --- Page 134 ---
114 DES MALADIES abandonner
cafions, Pont faite
des TRai
le
grand nombre
fufumiL
I1 me refte à parler des le cinnagations mercurielles avec qui fc tranfbre, qu'an Provençal comme le
porta à Paris, 2 propofa le plus facile
moyen le plus court,
les ma-
& le plus far pour guérir La Faculté de
ladies vénériennes.
foiMédecine de cette Capicale,
de faifir tout ce qui peut
gneule
ou rendre plus faciles
augmenter, 2 tendans à la confervales moyens
humaine e, nomma
tion de l'elpece
examinerent
des Commifaires furent qui traités
les malades qui
: leur
E
rapport
cette méthode
faffifantes
qu'elles n'étoient pas
guérir tous les fymptomes être
pour véroliques, ni affez (ûres pour d'auemployées dans tous les cas,
étoient fajettes
tant plus qu'elles inconvéniens
à de plus grands
TEIIE
les frictions, auxquelles par être préquent elles ne pourroient --- Page 135 ---
VENE ER IE N N E S. ITS
férées; ainti elles furent
& refervées feulement proferires,
tains cas où elles
pour cerpeuvent convenir.
Je ne dois pas non plas
fous filence les dragées du palfer fieur
Keiler, qui depuis deux ou trois ans
font beaucoup de bruit. Sa Majelté toujours prête à accueillir
favorablement tout ce qui intérele la fanté de fes fejets, l'a
tifié d'une penfion de dix mille gralivres pour la compofition de fes
dragées. Il feroit a fouhaiter
cette préparation fàr publique, afin que
que les malades qui en ufent, connulfent la qualité du remede qu'ils
prennent, > & que les perfonnes de
l'art qui les
trouver
conduifene, puffene
des moyens pour le rendre
moins nuifible à Feftomac : il eft
certain qu'alors ils en retirercient
plus de fruit qu'ils n'en ont re.
tiré jufques aujourd'hui.
Quelle eft donc la préparation
mercurielle capable de guérir toutes
lcs maladics vénériennes firement,
ent, connulfent la qualité du remede qu'ils
prennent, > & que les perfonnes de
l'art qui les
trouver
conduifene, puffene
des moyens pour le rendre
moins nuifible à Feftomac : il eft
certain qu'alors ils en retirercient
plus de fruit qu'ils n'en ont re.
tiré jufques aujourd'hui.
Quelle eft donc la préparation
mercurielle capable de guérir toutes
lcs maladics vénériennes firement, --- Page 136 ---
116 DES MALADIES
:
& agréablement
promptement dois à Mr. le Baron de VanJe
Médecin de Sa
Swieten, premier la Reinc d'HonMajefté Impériale
de ce prégric, la connoilfance
cieux fpécifique. Pautorité préponCe n'eft pas
homme illaftre
dérante de cet
mais les heudans l'art de guérir,
fuccès du remede éprouvé
reux
fortes dc
fans
fur toutes
perfonnes
moindre inconvénient, qui renle
mémorable dans
dront fon ufage venir. Ceft en vain
les fiécles à
intéreffées à le
que des perfonnes d'infpirer de la
tachent
profcrire
ce remede, & veudéfiance pour accroire qu'il e(t danJent faire
démontre
gercux : Texpérience le contraire ; & jofe
chaque jour parmi le nombre de
avancer que
il n'en
ceux qui le condamnent,
ainfi dire, aucun qui
eft, mis pour cn - ufage : c'eft donc une
J'ait
mal fondéc de leur
prévention
tolérable Rats
& qui fcroit à peine --- Page 137 ---
VEN ERIE N NES.
les pérfonnes qui nc font pas 117 de
l'arc, Je veax pourtant croire,
leur honneur, que la paflion & pour lintérêt ont peu de parc à ce qu'ils
difent 5 qu'ils n'ont en vue que le
bien public, & qu'ils abandonneroient volontiers la méthode des
fridions, quoique plus
fion pouvoit leur
lucrative,
fage du fublimé n'eft prouver que l'ureux ; mais il feroit difficile point dange- de les
convaincre, car en fait de pratique
letraifonnemene fert de peu. Qu'ils
mettent donc la main à
au licu de
l'ceuvre
des véroles difputer, qu'ils traitent
avec le fublimé, & s'ils
trouvent que ce remede eft dangereux en France > & qa'il n'a,
comme ils le dilent, des faccès
qu'en Allemagne entre les mains
des Médecins les plus
tés de ces contrées, je expérimen- l'abandonnerai volontiers; mais en attendant
qu'ils fouffrent
ceux que la
pallion ou Tinednes ne guicent
Iai, publient les bons efets ;de
difputer, qu'ils traitent
avec le fublimé, & s'ils
trouvent que ce remede eft dangereux en France > & qa'il n'a,
comme ils le dilent, des faccès
qu'en Allemagne entre les mains
des Médecins les plus
tés de ces contrées, je expérimen- l'abandonnerai volontiers; mais en attendant
qu'ils fouffrent
ceux que la
pallion ou Tinednes ne guicent
Iai, publient les bons efets ;de --- Page 138 ---
18 DES MAL LADIES moi
crois
remede. Quant à
qui
ce de-ce nombre, jole les alfuêtre
je m'en fers jouraellemene
rer que
fuccès : c'eft
avec le plus grand je le confeille
pour cette raifon que
à tous
aux Marins de préference d'autant
les antres, & cela avec dans lcs
plus de confiance faifons : 2 que où ils ne
cas ou dans les
le prendre méthodiquepourront
fon
ment 2 , pour obtenir radicale, par ils e ne
une guérifon
comme
queront rien en lr'employant la caufe du
palliarif; car il attaque
partic
mal, diflipe la plus grande d'emdes fymptomes 5 lempèche
de
pirer, 8c ne le fait pas changer autres rcforme 1 comme plufieurs dont plumnedes cirés du mercure, de Part fe fervent
fieurs perfonnes
détriment
joarnellement, au grand fc croyant
des pauvres Marins, qui
parce qu'ils ont vu difpaguéris,
véroliques 2
roitre les fymptomes d'infedion dans
portent un germe
à leur
leur fang, & lc tranfmettent
pollérité, --- Page 139 ---
VEN E RIE N N E S. 119
Je fuis bien-aife feulement d'avertir lesMarins, que le
fort lentement,
fubliméngic
froid, & qu'il qtuandonsespolcau fc porte alors facilement à la bouche : ils remédieront
à cesinconvéniens,. enfetenant bien
couverts, & en difcontinuant pour
s'ils quelques jours l'ufage du remede,
éprouvent quelque
quelque picorement à la chaleur,
au gofier, quelque gonflement boucke,
gencives, enfin s'ils
aux
la moindre marque de apperçoivent falivation.
Un plus long raifonnement
roit fuperfa; il me refte à dire fede que, f l'expérience & la quantiré
guérifons foffifent pour conftater la bonté d'un remede, il n'en
eft point de meilleur & de plus fir
celui que je propofe. Mr. lc
Sucare de
Van-Srizten, & tous les
grands Médecins
d'Allemagne &
d'Angleterre s'en fervent
d'hui : ils ont guéri & guériflent aujourjournellement des millicrs de
fonnes, Avant que dc le ceclite
f l'expérience & la quantiré
guérifons foffifent pour conftater la bonté d'un remede, il n'en
eft point de meilleur & de plus fir
celui que je propofe. Mr. lc
Sucare de
Van-Srizten, & tous les
grands Médecins
d'Allemagne &
d'Angleterre s'en fervent
d'hui : ils ont guéri & guériflent aujourjournellement des millicrs de
fonnes, Avant que dc le ceclite --- Page 140 ---
120 DES MALADIES
& de le donner aux autres, jai
voulu l'éprouver fur moi-même, s
ai
dans un feul jour
: & j'en
pris dofe, fans avoir reffenti
une double
la moindre incommodité 5 depuis
lors jc P'ai donné à plus de deux
de tout
& de
cent perfonnes
fans tout fexe,
qu'aucune
éprouvé le moindre inconvénient.
Cn trouvera la méthode de préCC remede, & de Tadminif
parer trer, à la formule du (No. 33).
Il opere ce que les prifannes fudoritiques, les fufumigations, les
frictions, & toutes Jes autres préparations mercurielles n'ont pu
opérer. Il guérit facilement & fans
gène les maladies vénériennes récentes 2 avec gonorrhées 5, chan- les
cres, poulains : il guérit même
plusinveterees,avee exoftofe & carie ; enfia il décruit, fait fondre
& difparoitre, fans avoir recours
au fer ni au feu, les hyperfarcofes les plus confidérables. Je pourrois en citer pluficurs c:cmple --- Page 141 ---
fi la VEN E RIE N N ES. I2I
prudence ne Sy
me contenterai de celui oppofoit; ; je
vera dans l'obfervation qu'on trouje lc choifis d'aurant
fuivante C
tiers que la cure a été plus volonainfi dire,
faite, pour
la vérité
publiquement, & que
pourroit en être attefiée
Scr plus de vingt perfonnes
foi.
dignes
OBSERFATIO N.
Une jeunc Demcifelle,
tems après fon mariage, quelque
de grandes douleurs
relfentic
des' parties de la
aux environs
douleurs étoient génération ; ces
une quantité de petits occafionnées par
lui caufoient une cuifon boutons, qui
tement
& un
pofé du infapportables mari
: Ce fut fe
à ce fujet; qui vint mc confalter
à quoi m'en quant à moi qui favois
n'ignorois
tenir, parce que je
pas qu'il avoit eu, avant
fonmaringe, deux bubons vénériens
qu'il avoit fait traiter fort
rement, je lui expofai mon doutc, légéF
une quantité de petits occafionnées par
lui caufoient une cuifon boutons, qui
tement
& un
pofé du infapportables mari
: Ce fut fe
à ce fujet; qui vint mc confalter
à quoi m'en quant à moi qui favois
n'ignorois
tenir, parce que je
pas qu'il avoit eu, avant
fonmaringe, deux bubons vénériens
qu'il avoit fait traiter fort
rement, je lui expofai mon doutc, légéF --- Page 142 ---
DEs MALADIES
à toutes mes quellions
31 répondit parbitement gueri, quil
quilévois bien, & que la maladic dartre
ie portoit femme n'étoit qu'une
de fa
occalionaée
vive & douloureule; de fes ordinaires,
par la cellation de me rendre à fon
Je feignis
&.en conféquence
satfonnement,
adouje lui préparai une pommade du recillante; mais, le teadetise de la
sede / & Tanginencamion la Demoifelle
maladie obligerent chercher ; elle me déà m'envoyer même fon mal en préfence ne
couvrie
connus alors
je
du mari: je trompé, car Re
métois pas
fa
boutons étoient autant
géndus
véroliques, qui garnif
chaneres
honteufes:
foient tous les outre parties fur la grande
je trouvai côté en droit,une exeroilanlévre du
formée par Pafemblage
ce charnue, millier de crétes. La grolleur aul
d'un
excroillance égaloit bafe
de cette ceuf'de poule, & fa
moins-un
que la paumc
étoit aufli Jarge --- Page 143 ---
de la VENE E R II E'N N E S. 1 123
main ; il en découloit continuellement une fanie
corrodoit les parties fidcre,qu'elle
choir, & donnoit naitlance qu'elle tounouveaux chancres
à de
quis'étendoient
jufques au fondement. A cet alpect
cfiroyable, le mari n'ofa plus diffimuler.: il convint avec moi de
la qualité de la maladie,
foumit au même traitement > & fe
fon époufe.
que
Le mal connu, il étoit
de trouver le remede. Les. facile
fiqucs ne manquent pas dans fpéci- cette
maladie : je propofai en conféquence les frictions
mais elles furent trouvées mercurielles;
ticables par certaines raifons impra- de
convenance : d'ailleurs je favois
je que,quoique fulle alluré parlalagedes de
friétions
détruire le vice
véralique,) de fondre je ne pouvois me flatter
cette monftrueufe
perfarcofe, > & qu'il me faudroit, hyfrictions pour y parvenir, après l'ufage dcs
5 recourir à linftrument
Fij
furent trouvées mercurielles;
ticables par certaines raifons impra- de
convenance : d'ailleurs je favois
je que,quoique fulle alluré parlalagedes de
friétions
détruire le vice
véralique,) de fondre je ne pouvois me flatter
cette monftrueufe
perfarcofe, > & qu'il me faudroit, hyfrictions pour y parvenir, après l'ufage dcs
5 recourir à linftrument
Fij --- Page 144 ---
114 DES MALADIES
tranchant ou à des cautérifations
encore plus douloureufes : c'eft
pourquoi je me hazardai d'employer le remede ( No. 33 ),
l'état-de grollelfe avancée
EE ou
trouvoit la malade - ; & cela
d'autant plus volontiers, que je
favois, par des expériences antépar le moyen de cC
rieures que détruirois non - 1 feuleremede je,
mais enment le vice ferois vérolique, fondre & dif
core que je
hyperfarparoitre la monftrueufe & fans avoir
cofe fans douleur,
Je me
recours au fer, ni au feu.
refervai fculement en moi-même
far lcs premied'ètre circonfped
jaugges dofes du remede,
mefure
& T
mentai
dégré, n'en étoit du
que je # qu'elle incommodée : enfin
rout point
elle
dans moins de quarante fans jours avoir
fut parfaitemenr guérie, accident 5 les
elluyé le moindre dellécherent & tomchancres fe
fans que
berent par écailles ) --- Page 145 ---
VINERIENNES
j'cuffe appliqué deffus le moindre 125
onguent ; l'excroiffance de chair
dimninos, fc fondit &
fans laiffer le moindre difparut 2
ma grande fatisfaétion vellige, à
de la malade,
& à celle
aimé mourir, qui auroit mieux
que de fouffrir
cune application de fer, ni de aufur cette partic.
feu
L'ufage du remede
fuffit pour détruire
(N.33) )
tomcs véroliques
tous le Gmpune gonorrhée, des Ceux qui ont
poulains > des crêtes chancres, des
gucriront fans cn
> des fics,
tres
employer d'auchancres particuliers. Si cependant les
font
molis ou de accompagnés de phila
paraphimofis, &
chaude-pille fe trouve . qu'a
une grande doulcur & cuifen jointe
urinant, cC qui cft fort
en
dans les
ordinaine
chera de commencemens, diminuer
on taces fjympsomes
& dc calnier
une ou deux faiguées, dinflammation Par
abondante boillon de la par une
ptilanne
Fij
ics,
tres
employer d'auchancres particuliers. Si cependant les
font
molis ou de accompagnés de phila
paraphimofis, &
chaude-pille fe trouve . qu'a
une grande doulcur & cuifen jointe
urinant, cC qui cft fort
en
dans les
ordinaine
chera de commencemens, diminuer
on taces fjympsomes
& dc calnier
une ou deux faiguées, dinflammation Par
abondante boillon de la par une
ptilanne
Fij --- Page 146 ---
126 DIS'MALADIES
(No,34), à laquelle on ajoufel nitre fur chatera une dragme
des
& par Papplication
émollientes (No.1:)
fur le
EEuE
fur totite la verge &
périnée;
on fera en méme-t tems tremper 3 foir,
pendant une heure, matin décodion
ia verge dans la même lait fi Pon
(No. II )dans du
dans 7, l'cau
peàr s'cn procurer, (No, 5 ou 35 ) : on
kegéro-minerale
remedes jac.
continucra ces pctits la douleur & l'inques à ce que (oient calmées >. en
flammation
ufera de celui
même-tems qu'on
du ( No, 33 ) qui en accélérera
les bons effets. des bubons vénéCeux qui ont
n'ont befoin
a riens ou des poulains, deffus aucune fortc
d'y appliquer ils fe fondront bientôt
d'emplatres; du remede, à moins
par Tufage n'cit commencé éàle prendre
qu'on dansle tems oû la feppurationde CCS
tameurs eft déja fort avancéc : dans
CC cas, on fe fervira des cataplaf- --- Page 147 ---
VENERIENNES
mes ( No. 36 ou 37) qu'on appliquera, fur les poulains, & qu'on
renouvellera deux fois par jour 2
julques à ce qu'ils ayent percé
Weox-mémes; alors on les couvrira
de Pemplâtre ( No.47 ) qu'on
continucra jufques à guérifon.
On ne doit non plus appliquer à défur les chancres qui font ni les
couvert, aucun onguent >
bruler avec le vitriol ou la pierre
infernale : on fe contentera de
les laver tous les jours avec l'cau
le
chaude ; & pour empêcher que
frotement contre la chemile ou
les linges ne les irritent & occafionnent des douleurs, on les couvrira avec un morceau de linge
garni légérement de lemplâtre
(No.47) : on Ies verra bientôt fe deffécher & tomber par
écailles,
A
F iy --- Page 148 ---
DE LA PESTE.
CHAPITRE XI.
De la Pefe.
les maladies qui affliD E toutes les hommes, il n'y en
gent de plus cruelle & de plas
a point
quc la pefte j les Madangereu(e &: fur-tout ceux qui fréquenrins, les mers du Lcvant, y font
tent
fort expolés. Au
salbeureufement chacun tremble
feul nom d'horreur. de pefte
A peine cette
& frémir
dans quelmaladic cft foupconnée la trifcle, le
que cndroit, que
le déchagrin, la confternation, la crainte de la
couragement Tailifent & tous les efprits ; CCS
mort
naifent da préjagé dans
paftions font la plapart : ils simalequel
des atomes invifibles,
ginent que
qu'on appelle
fubtils & pénétrans, environnent
mialmes pefilenticls,
qu'ils
de toutcs parts les pefliférés, à tous
s'attachene & saccrochent
ndroit, que
le déchagrin, la confternation, la crainte de la
couragement Tailifent & tous les efprits ; CCS
mort
naifent da préjagé dans
paftions font la plapart : ils simalequel
des atomes invifibles,
ginent que
qu'on appelle
fubtils & pénétrans, environnent
mialmes pefilenticls,
qu'ils
de toutcs parts les pefliférés, à tous
s'attachene & saccrochent --- Page 149 ---
DELA PESTE,
ceux-qui les approchent, & leur
communiquent la pefte; cnfin
cette maladie eft au deffus de que lA
force des remedes.
Rien n'eft G contraire aux
cipes de Phumanité, , & plus prin- nuifible à la fociété, que de parcils
préjagés : cette fatalc
fait mourir plus de peftiférés préventicn
Jà pefte clle-même 3 elle rompt
liens les plus facrés de la focicté
civile, > & même de la
& elle eft caufe qu'on abandonne parenté S
les pefliférés. Jc convicns qu'on
peut. & qu'on doit même prendre
cértaincs précautions pour éviter
il ce qu'on appelle contagion, mais
ne faut pas les outrer ;. & fi la
prudence nous engage à en
dre, la religion & Phumanité prenobligent à donner aux
nons
certains fecours,
pelliferés
bien-aifes
que nous ferions
fi nous étions qu'ils à nous leur donnagent 5
Pour engager le Marins place. à moins
de crainte, & en méme-tems
[oar
F V --- Page 150 ---
D'E L A PESTE.
330 donner plus de (écurité, de cou-
& de fermeté à ceux qui
wnalheurcufement rage
fe trouveront
dans des pays attaqués de pefte
jai à leur obferver que G les miafs'attachoient, s'acmes pefilentiels auffi facilement, & comcrochoient
muniquoient la pefle à ceux qui
approchent des pefliférés, on ne
verroit ancune perfonne exempte
de cette maladie dans la plipart
des Villes du Levant où elle eft
fort fréquente, & oùr les pelliferés
vivent péle-méle avec ccux qui
ne le font pas : cependant plufieurs d'entr'eux n'en font point
attaqués. Cettc maladic n'eft pas
au deffus de la force des
non plus car le tiers au moins
remedes :
dans.
de ceux qui en font attaqués,
mêmes Villes du Levant t, en
CeS
quoiqu'ils n'en faflent
échappent, feroit-ce donc, G on
aucun : que
fonc
Jeur adminiftroit ceux qui
convenables ? -
Iya lieu de croire que la pefle
ufieurs d'entr'eux n'en font point
attaqués. Cettc maladic n'eft pas
au deffus de la force des
non plus car le tiers au moins
remedes :
dans.
de ceux qui en font attaqués,
mêmes Villes du Levant t, en
CeS
quoiqu'ils n'en faflent
échappent, feroit-ce donc, G on
aucun : que
fonc
Jeur adminiftroit ceux qui
convenables ? -
Iya lieu de croire que la pefle --- Page 151 ---
DE LA PESTE.
nc fe communique pas auffi A2E
lemnent gu'on fe limagine, & qu'elle
n'arraque que ceux qui ont le
dilpole à la recevoir ; ce
fang
de commun avec les autres qu'elle a
de fiévres
elpeces.
malignes s qu'on voir
regner périodiquement dans certaines Provinces, dans certaines
Villes de France, & que
dant l'on ne craint
cepénla pefte,
pas tant que
Bien plus, fi la
de la pefte fe faifoit communication la
la
par
voie de
tran/piration des pefliférés
la plus petite parcelle du
; f
qui exhale de leur corps fe venin
fervant cachée dans les hardes, dans concertaines marcbandifes
pable, érant mife à
2 étoit cafe
découvert, de
comimunigner,
& en fe perpétuant d'augmenter de donner 5
pefte à une
à
la
à un
perfonne, une Ville s
monde Royaume 2 enfin à tout le
entier, 2 cC qui parolt in
compréhenfible :-fi cela étoir, dise
je, > la communication & la multiFvj --- Page 152 ---
DE. LA PESTE. feroient
plication de cette maladie
Touincroyables & extraordinaires.
tes les Villes de Turquic y toutesles Provinces, les Royaumes de
PAfe & de PAfrique > qui commercent enfemble fans précaution, a,
feroient continuellement & en mê
me-tems infeétés de pefte - ; cC gui
n'eft pas, quoique, après chaque
attaque de pefte 5: il reftc totjours.
dans chaque endroit des mcubles )
des bardes & des marchandifes qui
avoient approché des pefliférés 9
n'a
enfuite expofé à
qu'on
pas
ne comTair: & qui cependant car unc
muniquent plus la pefle:
fcis paliée, elle ne revient que
dans un certain tems réglé. A.
exemple, & dans plaSeyde, par Villes de Syric, la pefte
fieurs autres
de treize en treize
ne preud quc
rare
reans; il eft même
qu'clle
cule ou qu'elle dévance CC terme
d'une année ou deux. Dans d'aude.la Turquic , ellc
ares Provinces
cersaincs
.ne regne que pendant
ent plus la pefle:
fcis paliée, elle ne revient que
dans un certain tems réglé. A.
exemple, & dans plaSeyde, par Villes de Syric, la pefte
fieurs autres
de treize en treize
ne preud quc
rare
reans; il eft même
qu'clle
cule ou qu'elle dévance CC terme
d'une année ou deux. Dans d'aude.la Turquic , ellc
ares Provinces
cersaincs
.ne regne que pendant --- Page 153 ---
DE LA PESTE.
faifons de l'année, cefle tout-à- 133
fait, & ne fc communique
dès que la Saint Jean du mois plus de
Juin eft venue, tellement que c'eft
t211 proverbe trivial en langue morelque, à Alexandric & dans toute
lEgypte: San) Jan venir, gandoufon
audar.
D'oit vient donc ce retour périodique de la"pefte en
la cefation fabitc de
Syrie, &
dic en
cette malaNe refte-t-il Egypte après la Saint Jean 2
plus de miafincs
tilenticls dans ces. différens pcC
attachés aux menbles, aux pays
& aux marchandifes de
habirs
étoient infedtés de la
ceux qui
CC qu'on n'ofera dire. pelte ? c'efk
Erfin j'ai obfervé plus d'une fois
que certaines Villes étoient infectécs de pefte, tandis que les Villages voifins dont les habitans ve.
noient chaque jour vendre, acheter des denrées & des marchan.
difes dans les mémes
étoient
Villes,, en
cxempts : j'ai enccre cb..
- --- Page 154 ---
DE LA PESTE.
fervé 134 que les mèmcs Villages,
étoient
Be
fieurs annécs après,
n'en entés de peftc, tandis qu'on
dans
tendoit parler de long-tems
les Villes circonvoifines. veulent bien faire
Si les Marins
attention à ce que je viens de dire,
feront
tant faifis d'horiis ne
plus
au feul nom
reur & de crainte,
ils
de pefte & de contagion;
maladic cavecle
ECENE
deront cette
envifagent les aufang froid qu'ils
tres efpeces de fiévres malignes S
néanmoins font quelquefois
qui
la pefte :
auffi dangereufes
enfin ils doaneront
Riemestmmnt
les fecours dont ils
aux peftiferés avoir befoin à leur tour
pourront
Qu'on ne croye pas cependant
je fois allez indiferer pour
que
les
blâmer ou défaprouver
précautions & les regles qu'une fage
en France 2 &
E
lice a établi
obferver dans la
ferupuleufemeut des Bârimens qui vienquarantaine
en
nent du Levant j Pexpérience
doaneront
Riemestmmnt
les fecours dont ils
aux peftiferés avoir befoin à leur tour
pourront
Qu'on ne croye pas cependant
je fois allez indiferer pour
que
les
blâmer ou défaprouver
précautions & les regles qu'une fage
en France 2 &
E
lice a établi
obferver dans la
ferupuleufemeut des Bârimens qui vienquarantaine
en
nent du Levant j Pexpérience --- Page 155 ---
DE LA PESTE.
a démontré P'utilité & la nécellite. 13S
Je n'ai garde non plus de condamner ceux qui fc trouvant dans
des
Pays peliférés, 7 prennent des
précautions pour fe garantir de la
contagion : je ferai le premier à
leur indiquer celles qu'ils doivent
prendre 5 car mon avis n'efl pas
que la peftc ne fe communique
pas:j'ofe lculement
ne le fait
auffi facilement préfumerqu'elle
fe PiNEgee & croire
fi qu'on
le malheur d'en. être que on a
peut en guérir, comme attaqué, de
on
les autres maladics, par ie toutes
des remedes qui lui font moyen
Les précautions que les propres. Marins.
doivent prendre, quand ils fe trouvent dans un Pays attaqué de
confiflen: 1. à ne point cominu- pefte,
niquer avec les peftiferés, ni avec
ecux qui en approchent fans néccfité; 20,à faire tous leurs efforts
Four difiper rlaterreur & la crainte:
il eft certain que ces paffions font
nuifibles, bouleverfent le fang, le --- Page 156 ---
DE LA PESTEL faciledifpofent à recevoir plus
ment le venin peftilenticl, & renainfi
dent cette maladie 7 pour
dire, mortelle. 5°. Ils éviteront
tout excès dans le boire & dans le
manger, & ne vivront que d'alifaciles à
4o. Ils fumens
digérer. le matin à jeun,
meront une pipe chaque repas ;
& autant après
ils boiront un
après chaque pipe
ils mêgobeler d'eau avec lequel
leront une cuillerée à café du remede ( No. 40 ). La famée du
tabac cft un fort bon préfervarif
contre la pelte, je ne crois pas
foit beancoup nécellaire de
quil la recommander aux Marins ; ils
font la plàpart dans Phabitude de
fomer : ceux qai ne Pont pas, fau- la
prendront aifément, quand ils
ront à quoi elle elt bonne. 5°.1ls
fe parfumerent chaque jour avec
la fumée des bayes de genievre,
dont ils jetteront ane pincée en
pondre fur un rechaud plcin. de
braife, ou avec une cuillerée à
crois pas
foit beancoup nécellaire de
quil la recommander aux Marins ; ils
font la plàpart dans Phabitude de
fomer : ceux qai ne Pont pas, fau- la
prendront aifément, quand ils
ront à quoi elle elt bonne. 5°.1ls
fe parfumerent chaque jour avec
la fumée des bayes de genievre,
dont ils jetteront ane pincée en
pondre fur un rechaud plcin. de
braife, ou avec une cuillerée à --- Page 157 ---
DE LA PESTE.
café du remede
(No,40 ) qu'ils
jetteront far une pêle rougic au
feu. 6°, Ils fe gargariferont fouvene
avec le méme remede mêlé avec
l'eau, & ils mâcherone continuelJement un morceau de racine d'angélique. J'efpcre qu'avec de
reilles précautions ils fe
paront ailément de la peftc. garantiSi cependant malgré toutes CCS
précautions, ou pour les avcir négligées 5 quelque Marin fe trouvoit
attaqué de la pcfte, on reconnoitroit facilement cette maladie
dont les fymptomes font
>
Jes mémcs quc ceux des a-peu-pres fiévres
malignes, mais feulement un
plus violens, ( voyez le
pcu
des fiévres malignes
Chapitre
reroit
) : on le
tout de juite du refte féps- de
TEquipage, pour le
dans
un endroit un
placcr
fut tant feulement peu aéré, 7 où il
froid & du foleil à Pabri dua
traitcroit felcn la , & on le
vante,
méthode fui. --- Page 158 ---
DEIA PESTE.
ont écrit forla
Tous ceux qui
occalion de
pelte, ou qui ont eu conviennent
traiter les pefliférés, de cas dans cette
quil y ET a
la faignée foit nécefmaladic
doit donc mettre ce
faire : on ne
que dans le cas
remede en ufage fievre, la dureté du
où unc grofle
du vifage, un
pouls, la rougeur
enfin le danviolent mal de téte,
inflaméminent de quelque
ger
à la poicrine,
mation au cerveau, autre partie du
au foie (embleront Ou toute Tindiquer : on
ventrc,
fans danpeut alors la pratiquer
-
& elle fera tres-profitable
ger, fur-tour fi le malade eft jeunc 2
robufte, d'un bon remperament, mèmelui adminiftre en
& qu'on
remedes convenatems les autres cas esceptés : , la
bles; mais CCS de mal que dc
faignée fait plus les forces des mabien, diminue ne font déja que trop
lades affoiblis, qui & ouvre une portc 2ux
maticres peftilencielles S, qui peu-
pratiquer
-
& elle fera tres-profitable
ger, fur-tour fi le malade eft jeunc 2
robufte, d'un bon remperament, mèmelui adminiftre en
& qu'on
remedes convenatems les autres cas esceptés : , la
bles; mais CCS de mal que dc
faignée fait plus les forces des mabien, diminue ne font déja que trop
lades affoiblis, qui & ouvre une portc 2ux
maticres peftilencielles S, qui peu- --- Page 159 ---
DE LA PESTE.
vent être encore dans
les inteftins, d'ou elles l'eflomac fe
ou
dans de fang qui in'en eft déja portent
trop infecté,
que
Les vomitifs font les remedes
les plus efticaces qu'on puilie employer dans cette maladic : on doit
donc les mettre en ufage dès le
troiféme & même dès le fecond
jour de la maladie
5 après avoir
détrempé les matieres qui font
dans P'efomac & les inteltins
une abondante boiflon de
nade ou
TEaUE
d'eau mélée avec du vinaigre : ces remedes évacuent les
maticres nuifibles quc la boiffon
a détrempé 5 les fecouffes & les
ébranlemens
mettent
occalionnent,
tous
vifceres en
227R
augmentent Jeur reffort & en jeu, expriment les glaires, la bile corrompue, & les autres humeurs viciécs dont ils font gorgés. Ces
embarras une fois détruits, la circulation fe fait plus aifément,
pouls fc ranime
9 le
2 lc mouvement --- Page 160 ---
DELA PESTE.
elt plus libre; & par ce
inteftinal torfucux, conme par un
conduit falutaire que la nature nous
égoût
chafTer CC qu'il y
a donné pour & de nuifible dans
a de foperflu
morbinotre corps > les matieres
font
fiques font portées au dehors, dont le
place à de nouvelles clles s'y accufang fc dépouille, enfaite vuidées
mmulent & font
cette même
plus facilement par
voiea
diffrensvomitif qu'on
Pariiles
Thypécacuana mépeut employer,
: voyez la forrite la préfereuce .22)- Cette racine,
mule du (No.
fortifie
avoir fait vomir 2
après
douce aftriaion les parpar une
ii agit 5 c'eft
ties far lefquelles
le préfere
pour cette raifon qu'on dans toutes les
au tartre émétique d'évacuer &
maladics oà il s'agit.
ou
de fortifier en méme-tems, évacuations par
d'arrêter certaines le vomidement t, qui
les felles ou
malades fans les
affoiblifent les
No.
fortifie
avoir fait vomir 2
après
douce aftriaion les parpar une
ii agit 5 c'eft
ties far lefquelles
le préfere
pour cette raifon qu'on dans toutes les
au tartre émétique d'évacuer &
maladics oà il s'agit.
ou
de fortifier en méme-tems, évacuations par
d'arrêter certaines le vomidement t, qui
les felles ou
malades fans les
affoiblifent les --- Page 161 ---
DE a LA PZSTE.
foulager, & qui font préfumcr 141
abondance de matieres
une
& tenaces dans les premicres glaireufes
Au refle, on ne doit
voies, donner le remede ( No, 22 point )
le pouls eft dur & plein, la quand fiévre
violente, en un mot, quand il
des fignes qui indiquent
la y
faignée eft
que
la
néceffaire ; il faut alors
mitif pratiquer, 8c n'employer le voque quand on aura par fon
moyen défempli les vaiffeaux &
ramolli le pouls : il fera même
plus prudent alors de donner à
ia place du vomitif, la
( No, 26 ), dont on donnera potion
une cuillerée d'un quart d'heure
à Pautre.
Dans le cas où l'on fe fera fervi.
du vomitif, , & après qu'il aura
débarrafle
l'eftomac, on aura recours aux purgatifs : on les cmployera de deux jours Pun
danc tout le cours de la maladies pen-
& toutes les fois qu'une bouche
amcre & pâteufe, ) des borborifines --- Page 162 ---
DELA PESTE.
in142
dans les
& des grouillemens comprendre qu'il
teftins feront de les débarraller des
eft pécellaire qu'ils scontiensent,
grolles matieres
on choifira les
parmi les porgatis les formules
plus: doux : voyez On aidera leur
(No. 20 & 39 ).
de deux laacion par le moyen donnera chaque jour
vemens qu'on décoction (No, II ), &
avec la d'intervalle qui feront enles jours
on donnera de
tre les pargations, heures une prife
en quatre
quatre du remede ( No. de 13 ).
tendu
Si le ventre fe trouvoit craignit
& qu'on
& douloureux,
on feroit
de fe fervir des purgatis, fur cette partie
des fomentations décoction ( No. II ), &
avec la fubflitueroit le remede
on leur
cclui du (No,24):
(N.23 )ou diarthée, on donnesil yi avoit
de Pun de ces reroit trois prifes
à trois heures
medes chaque Tune jour, de l'autre u 2 &
de diftance
apres chaque prife
deux heurcs
& qu'on
& douloureux,
on feroit
de fe fervir des purgatis, fur cette partie
des fomentations décoction ( No. II ), &
avec la fubflitueroit le remede
on leur
cclui du (No,24):
(N.23 )ou diarthée, on donnesil yi avoit
de Pun de ces reroit trois prifes
à trois heures
medes chaque Tune jour, de l'autre u 2 &
de diftance
apres chaque prife
deux heurcs --- Page 163 ---
DE L A PESTE
une cuillerée de la potion
enfin on fe comporteroit (N.2g);
tout le refte de la maladie pendant
il a été dit dans le
comme
Fiévres malignes,
Chapicre des
auquel je
pour éviter des répéticions inutiles, renvoye
Je fuis bien-aile
vertir les Marins
pourtant d'ales alexiteres.
que les cordiaux,
remedes
& tous les autres
comme
que plufieurs vantent
le venin (pécifiques de la
pour chaffer
pefte, ne
nent pas
convienles
toujours, 9 ni dans tous.
doit tems de cette maladie : on ne
même fe fervir des cordiaux
que dans les cas ou,
les
vomitifs
malgré
le
qu'on a déja employés,
pouls cependant ne peut fe
développer; qu'il eft petit, foible,
concentré, & que les malades
des fréquentes
ont
peut alors
avoir défaillances : on
avoir l'attention y,
recours, 3 &
de
que les plus fimples, tel n'employer
du (No.41). Si
que celui
de lair maladic les pendant le cours
mêmes fympto- --- Page 164 ---
DELA PESTE.
144 fubliftenr, on pourra contimnes
de ce cordial, & en
nuer Tufag: cuillerée tousl les
donner une
quarts
d'heure. Si ce remede procure
quclque tranfpiration aux malades,
ou la fueur, on aidera ces évacuafont crititions, qui quelqucfois
& falutaires, en Y ajoutant
ques
abforbans, c'eft-à-dire >
quelques fabfticuant au cordial fimple.
en ci-deflus, celui du (No.42)u
eft plus compole, & qai convient circonf
erès-fort dans de pareilles le refte,
tances. Enfin, pour tout
comme je l'ai déja dit, on fe comde la même façon qu'il a
portera été indiqué dans le Chapitre des
Fiévres malignes, qui ont quel- danquefois des fymptomes auffi
la
gereux que la pelte. faivra C'eft Iorta mêmême raifon qu'on
des
mes regles pour dans l'application les cas où ils
véficatoires,
ce qui arrive fort
feront indiqués; Ce remede eft un
fréquemment.
on doit lc plus
de ceux far lefquels
compter
comde la même façon qu'il a
portera été indiqué dans le Chapitre des
Fiévres malignes, qui ont quel- danquefois des fymptomes auffi
la
gereux que la pelte. faivra C'eft Iorta mêmême raifon qu'on
des
mes regles pour dans l'application les cas où ils
véficatoires,
ce qui arrive fort
feront indiqués; Ce remede eft un
fréquemment.
on doit lc plus
de ceux far lefquels
compter --- Page 165 ---
DE LA PESTE.
compter, quand le pouls cft con- 145
centré & ne veut pas fe relever
pluficurs même confeillent
:
appliquer, dès le
d'en
de la maladic . commencement
aux gras des
2 deux emplâtres
les bubons, jambes, & même fur
s'il en paroît
qu'un, dans la vue d'attirer queldelors le venin
au
certes je ferois volontiers peftilentiel; 2 &
avis, & voudrois
de leur
qu'on rejettât
en même tems
&
tous Jes
que dans les occaflons cordianx, où
font indiqués, on fe
ils
place, de bon vin fervit, à leur
donneroit une cuillerée pur > dont on
lades tous les
aux mapourroit même quarts alors d'heure : on
ufer pour boillon
leur en faire
và qu'on eût l'attention ordinaire, pourtempérer.
de le bien
La diéte doit être
dans la
très-févere
peu de bouillon pefte : on donnera fort
miers jours, & ils pendane feront les pregers & exaétement
fort 16dégrailles; on
G --- Page 166 ---
146.
DELA PESTE. prife la
exprimera dans chaque ou unc cuilmoitié d'un citron, fruit. La boiflerée du fac de ce
fera la
fon. ordinaire des malades mêlée
limonade, ou l'eau, pure
ayec un. peu du vinaigre (No.40),
ou du vinaigre ordinaire, fe terLa. fiévre. peftilentielle des. bumine ordinairement par
bons, par des charbons, ou,pour accidens
mieux dire, ces divers
infé-.
font des fymptomes maladie, prefque Les bu-.
parables de cette
bons.ne font
dangoreux,last & vienpoullent,
Fendize
qu'ils
en fuppurations
nent promptement rentrent, s'endurmais loriquils
charbonneux,
ciffent, deviennent d'un cercle liou font entourés font autant de lignes qui
vide, ce le plus fouvent une mort
annoncent
prochaine. Pour, mener à fuppuration les.
bubons pefilentiels. -6 2 on, fe ferdes cacapla(-
vira. fucceflivemene
quelquesmes (No.378 38.),
endize
qu'ils
en fuppurations
nent promptement rentrent, s'endurmais loriquils
charbonneux,
ciffent, deviennent d'un cercle liou font entourés font autant de lignes qui
vide, ce le plus fouvent une mort
annoncent
prochaine. Pour, mener à fuppuration les.
bubons pefilentiels. -6 2 on, fe ferdes cacapla(-
vira. fucceflivemene
quelquesmes (No.378 38.), --- Page 167 ---
- DELA PESTE.
uns fe fervene,. à la place du 147
nier, > de fiente humaine,
dervrai qu'un pareil
Il el
tre qu'il caufe
cataplafmc, J oufeur, cft fort mal beancoup de dou.
que ne fait-on
propre ; mais
li faut fe hâter Pas d'ouvrir pour guérir ?
bons peftilentiels, dès
les bupercevra la moiodre
qu'on apfupparation : le plus marque de
bre préfere
grand nomtrument
pour cela faire, à Pinf
tentiel; tranchant, le cautere potre IX de voyez la en ce cas le Chapi.
détachera
feconde Partie. On
feaux l'efcarre avec la pointe des cifair, & on
le cautere aura
le
Rabos le bubon avec
font digeflif ( No.45) : fi fes bords
pourris & menacent de
gréne, on fe fervira de
gan-
( No, 46 ), pardelfas
celui du
appliquera une
lequel On
dans la décoction compreffe tiempée
remede réfifte à la ( No, 44 ), Ce
arrête les progrès de pourriture la
&
Desqu'elle fera fixée,
gangréne,
que lesbords
Gij --- Page 168 ---
DELA PESTE.
du bubon commenceront à fe déI J racher, & que le fond de lPulcere
commencera à fe déterger > on
abandonnera l'ufage de ce digeltif,
pour fe fervir de l'onguent (No.55);
on en garnira un plumaceau, pardeffus lequel on mettra un morceau de linge couvert de Pemplâtre (I No, 47); Oil continucra les ce
panfement jufques à ce que
chairs commencent à croltre & devénir vermeilles : alors on fabftituera à longuent ( No. 55 ) le
baume (No, 48), & dès que la
cicatrice commencera à fe former,
de tous ces
on abandonnera Tufage
de
remedes 0 > pour ne fe fervir que
dellous lequel on
T'emplâtre 2 par
de charappliquera un plumaceau continucra juc
pie fcche; cC qu'on
ques à guérifon. charbons font de pctices ttlLes
relevécs, avec chameurs fort peu
leur 8 rougeur 2 accompagnées il fe ford'une rougeur éclatante;
mc fur leur furface une ou pluficurs
fe former,
de tous ces
on abandonnera Tufage
de
remedes 0 > pour ne fe fervir que
dellous lequel on
T'emplâtre 2 par
de charappliquera un plumaceau continucra juc
pie fcche; cC qu'on
ques à guérifon. charbons font de pctices ttlLes
relevécs, avec chameurs fort peu
leur 8 rougeur 2 accompagnées il fe ford'une rougeur éclatante;
mc fur leur furface une ou pluficurs --- Page 169 ---
DE LA 00
PESTE.
ampoules qui font remplies d'une 149
férofité roullâtre, & entourées d'un
cercle livide & cendré. Si ces tumeurs s'affaiffent & ne fc relevent
plus, c'eft un très-mauvais
Les charbons en général font fignc. trèsdangereux: il peut en farvenir dans
toutes les partics du corps 5 mais
ceux qui font fort grands, & qai
viennent far la poitrine & aux environs du coeur > font ordinairement mortels.
Dès que les charbons commencent à paroitre, on doit y
deffus la pierre a cautere, appliguer &
fi le' cas elt
mémc,
preffant, un fer
au feu : voyez le Chapitre IX rougi de
la feconde Partie; on détachera
cafuite avec la pointe des cifeaux
Pefearre jafqués au vif, & on
fera la plaic qui en
panTalcere,
réfultera, ou
comme il a été dit au
fajer des bubons,
Giij --- Page 170 ---
DES FIEVRES QUIREGNENT
15o
CHAPITRE XIE
Fiéures gui regnent dans les
Des
Francoifes., à Saint-DoColonies à la Martinique GA GUX
: mingue, s
Antilles.
autres Ifles
traiterauloogde.
quiattaquens] les Euroaux Ifles de
Jeerees
péens qui naviguent à celles de
TAmérique, & far-tout dc la MartiniSaint-Domingue,
& des auque, de la Guadaloupe J'avois même déja
tres Antilles. diverfes obfervations., &
recueilli travaillé fur les mémoibeaucoup m'avoient fourni plufieurs
res que
de Vart, qui ont fait
perfonnes
dans ces Mles : en
divers voyages leur pratique avec la
combinant
taché de former
miénne, javois fare & facile qui ple
une méthode
& de guide aux
fervir de regie font pour la preChirurgiens qui
; mais un
miere Tois ces voyages --- Page 171 ---
DANS LES COLONTES.
ouvrage compler fur cette maticre, 151
imprimé à Paris chez Cavelier en
l'année 1763, 8t qui a pour
Traité des Fiéures de
titre,
Domingue
PHfle Saint3 par Mr.
m'a dilpenfé de faire Delperrieres, de
recherches.
nouvelles
river Cependant comme il peut arqueice Livre ne foit
encore parvenu à la connoilfance pas
la plâpart des Chirurgiens
de
naviguans 1 ou qu'ils ne foient
à
même de fe le
pas
procurer, j'ai
qu'il ne feroit
penfé
L de leur
pas hors de propos
cet
communiquer l'extrait de
ouvrage, tel qu'on le
dans le Journal de Médecine trouve
mois d'Oatobre de la même du
née; ceux qui ne fe contenteront anpas de l'extrair, pourront avoir rccours à loriginal,
35 Mr. Deiperriere publie dans
ss fon ouvrage les obfervations
2) a faitcs pendant un
qu'il
23 plufieurs années dans lie féjour de Sr. de
5) Domingue, fur la nature & le
Giv
cet
communiquer l'extrait de
ouvrage, tel qu'on le
dans le Journal de Médecine trouve
mois d'Oatobre de la même du
née; ceux qui ne fe contenteront anpas de l'extrair, pourront avoir rccours à loriginal,
35 Mr. Deiperriere publie dans
ss fon ouvrage les obfervations
2) a faitcs pendant un
qu'il
23 plufieurs années dans lie féjour de Sr. de
5) Domingue, fur la nature & le
Giv --- Page 172 ---
DES FIEVRES QUI REGNENT
d'une efpece de fiévre
32 traitement fait de très-grands ravages
92 qui
qui abordche
fur les Européens
$
Ifle.. Ceft dans la
e dans cette climat, dit-il, qu'il
1 narure chercher du
la caufc des ma-
$2 faut
; c'eft aufli
33 ladies épidémiques température
dans la différente
59 de cette Mle & de PEurope
2>
la fource de ces
>> qu'il trouve
2> fiévres.
Gituée
L'ille Saint-Domingue
2>
8z le vingentre le dix-feptieme
92 tieme dégré de laticude
2>
à
E
fait
>>
tentrionale,
habitans une
LaT
93celle
nous
RR
double de
que
s>
dans nos climats : leffet de
29 tons chaleur fur les hommes
$2 cette
doit être de di95
quiy abordent, folides & de raréfier
later leurs
2> les Aluides; ce qui doit néceflai59
affoiblir la force des
3> rement
les derniers
& difpofer
59 premiers
: cet effet fera
53 à la patréfadtion fenfible 1 2 qu'on
d'autant plus
--- Page 173 ---
DANS LES COLONIES, :
5, fera moins accoutumé à l'action 153
5, de ces. caufes 2 ; c'eff le cas des
> Européens
arrivent
la
1, premicre A dans ces climats: pour
>3 leur fang plus riche, leurs hu3, meurs plus
7 qu'elles font groflieres le
s parce
produit
9> mens plus fucculens
d'ali22 dont on ufe dans les
que ceux
tendront d'autant Pays chauds,
- 92 à la putréfadtion, plus aifément
- 5> lides affoiblis
2 la que leurs fopar
f >9 laquelle ils ne font
chaleur a
29 més, deviendront pas accoutu2>
les mouvoir
incapables de
avec la force
37 ceffaire pour prévenir leur né3> gnation. C'eft ce qui eft
fta-
>> tré par : ce qui arrive tous démon39
aux nouveaux
les
>> tr les Illes.
débarqués
>> Peuc de jours après leur
37 ils perdent l'appétit, ils arrivée,
e 95 pirent
avec la méme ne ref
33 lité; T.Ees
faciJ 23 grandes 5 ils in(pirations font
font
22 maux de
fujets à
Ber
têtc & de reins : pour
Gv
> gnation. C'eft ce qui eft
fta-
>> tré par : ce qui arrive tous démon39
aux nouveaux
les
>> tr les Illes.
débarqués
>> Peuc de jours après leur
37 ils perdent l'appétit, ils arrivée,
e 95 pirent
avec la méme ne ref
33 lité; T.Ees
faciJ 23 grandes 5 ils in(pirations font
font
22 maux de
fujets à
Ber
têtc & de reins : pour
Gv --- Page 174 ---
DEs FIEVRES QUI REGNENT
s'expofent au foleil,
32 peu qu'ils fariguent
qu'ils fallent
3) quils
& fur-tout
37 beaucoup
tet
s'ils fe livrent à la boiflon &
3)
desfemmes; ileéprou-
: auxplaifirs bientôt tous les fymptomes
57 vent d'une févre ardente : 2 maladie
dans nos climats, ou du
$) fi rarc
chofe qui en ap37 moins quelque
& qui n'en
beaucoup,
5) proche le diminutif; quelque3) eft
lune ou Faufois fc éprouvent
3)
fans
donné lieu,
tre',
feule y-avoir adion de la cha33- & par aidée la
fans doute par la
31 leurs
particuliere de leurs
$9 difpofition
99 humebrs.
ces accidens >
5 Pour prévenir détruire même
combattre &
s)
à Ja fiévre ar2) cette difpofition les Européens appor22 dente, dans que ces Ies, il convient, 2
22 tent fuivant le confeil de Mr.
2) en
que ceux" qui s'em23 Defperrnere, les Mfles, ayent
$2 barquent pour diminuer avant leur
$2 foin de --- Page 175 ---
DANS LES
*
COLONIES.
ax départ le volume de leur 155
une
fang
par
ou deux faignées,
3>
qu'ils
nettoyent leur eftomac B les
37 mieres voics
prepar un
ss lorfqu'il y aura lieu de purgatif,
3) çonner qu'elles font
foup93 de quelque mauvais levain chargées
33 dant la traverféc, ils fe laveront : pen93 tous les matins la bouche
33 d'eau fraiche & du
aveç
>>
obferveront
vinaigre; ils.
un bon
non
par la qualité des alimens, regime,
23 qu'étant en mer, On n'eft parce
91 toujours les maîtres de fe
Re
choifir, mais par la
3>
c'eft-à-dire,
quantité,
qu'ils n'en
3) pas trop.à la fois, & prendront
5) la table toujours
quitteront
avec un refte
3) d'appétit,
32 ils feront encore un exercice
3> modéré, & ne féjourneront
93 autant qu'illeurferap a poffible, point, dans
3) les chambres & entre les
39 des Vailleaux : ils affaifonneront ponts
3) tous leurs alimens avec du via naigre, ufcront de la Jimonade,
Gvj
'ils n'en
3) pas trop.à la fois, & prendront
5) la table toujours
quitteront
avec un refte
3) d'appétit,
32 ils feront encore un exercice
3> modéré, & ne féjourneront
93 autant qu'illeurferap a poffible, point, dans
3) les chambres & entre les
39 des Vailleaux : ils affaifonneront ponts
3) tous leurs alimens avec du via naigre, ufcront de la Jimonade,
Gvj --- Page 176 ---
356 DEs FIEVRES QUI REGNENT
9) ou à fa place de quelqu'autre
un peu acide, comme
3) liqueur
ou celle
5 Peau & le vinaigre,
bouilon aura fait
9 dans-laquelle
demifur
pinte,
97 lir,
chaque
de crême de tartre.
31 dragme
commenceront à
>> Dès qu'ils
chauds, ils
des.
97 approcher
les
éviteront avec
liqueurs
Cern
comme l'eau-de-vic,
99 fpiritucufes,
ils
99 le tafia & autres;
changeront le
de
auffi fouvent qur'ils
e1
linge
faciliter la tranf21 pourront, pour dans- ces Ifles,
99 piration : arrivés
vi92 ils fe feront encore faigner,
vront de
ne boiront que
régime, s'abfiendront tou2> dela limonade,
fortes, même
57 jours des liqueurs
leur
per2 du vin, qu'on pourra
qu'ils
mettre
pourvà
pourtant,
&
$) en ufent avec modération, un rele: boivent comme
P" qu'ils
comme une boillon
97 rede, ncn ils éviteront le com-
:: ordinaire ; femmes comme la
57 merce des
exercices, les
les violens
9 pefte, --- Page 177 ---
DANS LES
:
COLONIES.
>> travaux rudes & le grand 157
3>
ils fe baigneron: de
foleil;
tems en tems
3> dans l'eau froide:t tous ces
93 tendent à garantir le moyens
33 les humeurs des caues fang &
>> tes, & par conféquent putréfian- à
>3: venir les effets de la
2) exceffive.
ate
du climar.
2) Cependant inalgré ces
93 tions, ou faute de les avoir précat33 fes, on voit les Européens prir
3) ber dans un accablement tom
extrê.
8s me : bienrôt ils reffentent
23 grande douleur à la tête, ils une ref
3, pirent difficilement, fouffient de
9> cruelles douleurs dans tous lcurs
s9 membres : > & particuliéremene
93 dans la région des lombes
33 fiévre fe inet bientôt de
ji la
3) tie, elle devient
la.parconfidérable,
3, accompagnée de foif, de
>>- & d'une chaleur vive. Tous fueur,
>2 fymptomés vont'en
CCS
9> les malades Ont des augmentant; naufées, ils
2> vomifent même quelquefois
s). (pontanément des matiercs bi
dans tous lcurs
s9 membres : > & particuliéremene
93 dans la région des lombes
33 fiévre fe inet bientôt de
ji la
3) tie, elle devient
la.parconfidérable,
3, accompagnée de foif, de
>>- & d'une chaleur vive. Tous fueur,
>2 fymptomés vont'en
CCS
9> les malades Ont des augmentant; naufées, ils
2> vomifent même quelquefois
s). (pontanément des matiercs bi --- Page 178 ---
158 DEs FIEVRES QUI REGNENT
licufes & porracées, leur langue
3> devient noire & âpre : il arrive
2:
qu'ils éprou93 quelquefoispendane
à
vent une chaleur infupportable
29 la tête ou au front, que leurs
5:
font froides; cnfin ils
39 extrémités dans T'infomnic > le
s2 tombent
délire & la frenéfie.
9s
Cette fiévre parcourt ordinairement 2)
tous fes dégrés avec ra37
le tems.de fon augmen33 pidités
elle eft
tation dure peu, >
quela1
à fon dernier
$2 quefois parvenuc le deuxieme jour :
avant
2) période il n'eft pas rare que les malades
avant le troifieme,
22 en périfient fecourus prompte37 s'ils ne font pas
22 ment & eilicacement.
la faignéc paroilfe
>> Quoique indiquée dans cette
22 très-bien ilfaut bien fe donner de
3) maladie, de-tirer beaucoup de fangs
95 garde
démontré
les
a
que
39 Texpérience multipliées n'ont pas de
39 faignées fur-tout fi quelque ex9) fuccés,
w.cès avec les femmes a précédé --- Page 179 ---
DANS LES COLONIES,
>> la maladic : il cn eft de méme 1S9
2 des vomitifs & des
9)
fadorifiques,
que les vomiffemens & les fueurs
3,
paroiffent au commencement
5,
la
maladie femblent
3, cesévacuations font toujours indiguers
fjmpromatiques 2 les vomifemens
$) viennent de Pirritation de l'cf
2) tomac : ainfi un vomitif donné
3> dans ces circonftances
5> teroit lemal, au lieu de augmen- le di3) minuer;, les fueurs ne font
5> mais critiques, à moins qu'elles ja-
"33 ne farviennent du
quatrieme au
>> cinquieme jour.
3> L'ufage des purgatif eft aufli
5 pernicicux que celui des vomi-
>> tifs; les cordiaux, les narcotiques
2> & tous les remedes qui font dor-
"ss mir, doivent être profcrits dans
>> cette maladie,& le Chirurgien
22 prudent doit attendre la crife
2 qui s'exécure par un cours de
3) ventre bilieux.
2> Cependant il ne doitpas refer
>> oiff & abandonner la nature à
au
>> cinquieme jour.
3> L'ufage des purgatif eft aufli
5 pernicicux que celui des vomi-
>> tifs; les cordiaux, les narcotiques
2> & tous les remedes qui font dor-
"ss mir, doivent être profcrits dans
>> cette maladie,& le Chirurgien
22 prudent doit attendre la crife
2 qui s'exécure par un cours de
3) ventre bilieux.
2> Cependant il ne doitpas refer
>> oiff & abandonner la nature à --- Page 180 ---
160 DEs FIEVRES QUI REGNENT
elle-même; du premier julques
2>
fecond
il fera deux fai-
>> au
fans jour avoir égard aux vo29 gnées, mifemens ni aux fueurs : il - n'y
51 a
le cours de ventre qui
>> doive que empècher de les mettre
>>
Pendast ce tems-là il
53 en ufage:
le
faut faire boire copieufement
$> malade d'une ptilanne de
9>
poulet No. 16 ); à laquelle on
(
demi-dragme fel nitre
37 ajoutera fur
: au défaut de
chaque pinte
une
39 cette ptifannc, on préparera aiboilfon avec le fue d'oranges
de limon, & même d'ana55 gres,
dans unc
nas
étendu
grande
d'eau; on lui donnera
5> quantité
lavemens
59 quatre ou cinq
on
R
&
lui
jour,
appliquera
rout le venere & les hypocon5> dres avec la décoction des lave32 vemens : fi
ces moyens la
37 diarrbée eft excitée, par
il y a tout
>> à
; c'eft alors. qu'on. doit
>; aider efpérer la nature en donnant un
>>
tel qu'une légerc
> purgatif léger, --- Page 181 ---
DANS LES COLONIES,
>> décoéion de cafle ; mais il faur 161
.>> prendre garde de ne
>> prelfer dans P'alage de pas cetteboif trop fe
>> fon purgacive.
35 Dans cette maladie, l'on
>> fouvent arriver des
voit
25 du nés : s'ils arrivent faignemens
>> quatrieme jour & qu'ils avant le
>) peu.abondans, ils
foient
> rement le malade; fculagent mais s'ils ra-
>> viennent da
farquatrieme au
9> quieme & qu'ils foient abon- cin-
>> dans, ils fervent fouvent de crife
> & font tourner la maladic
>> bien : on doit en dire
en
>> des fueurs.
autant
95 Outre la fiévre
9> Européens font
ardente, les
>> à une autre elpece encore de févre expolés
>> n'en eft que le diminutif: celle- qui
9) ci s'annonce & fe manifefte à-
>> peu-près par les mêmes
2> quel Pautres elle cft plus ou lignes
2) dangereufe, à raifon des
moins
>> mes qui laccompagnent.
> maladic va
nette
quelquefois julques
urs.
autant
95 Outre la fiévre
9> Européens font
ardente, les
>> à une autre elpece encore de févre expolés
>> n'en eft que le diminutif: celle- qui
9) ci s'annonce & fe manifefte à-
>> peu-près par les mêmes
2> quel Pautres elle cft plus ou lignes
2) dangereufe, à raifon des
moins
>> mes qui laccompagnent.
> maladic va
nette
quelquefois julques --- Page 182 ---
162 DES FIEVRES QUI REGNENT
jour, & ne palle
>) au neuvieme le treizieme ou le
55 jamais
3aa
torzieme : fon plus grand
>>
du quatrieme au feptieme;
5) gered
que les
c'elt dans cet intervalle
5>
ordinairement.
$2 malades périflent par un mal
5 Elle coumence des douleurs dans
77 de tête, des par lombes : le malade
92 la région
des frifons,
55 rellent quelquefois dans une laffitude - ex3) ou eft
dans un
abattrême &
grand
2) tement; il refpire difficilement,
>> il eft altéré : la fiévre furvient,
>>
devient bientôt très-forte ;
35 clle chaleur s'accrolt & parvient
2> la
de tems à un dégré pref
7> en pen fort
dans la fiévre
57 qu'aufi à a que
touardente, 2
peine peut-on
5> cher le malade 5 la, foif aug5> ménte à un point qail1l voudroit
9>
boire 5 le ventre
3>
continuellement rendu & douloureux i
5> devient
douleur dans la
il
une
$ foffette éprouve de l'eftomac vers le car5>
xiphoide 5 il furvient des
2> tilage --- Page 183 ---
DANS LES COLONIES,
3 envies de vomir,
2 &
>) même un vomifement quelquefois
de
9> tieres bilieufes &
ma2> CCS fympromes porracées : tous
>> leur dernier
pareiennent à
dégré dans
>> de vingt-quatre heures; les moins
>> deviennent un
yeux
2) larmoyans, les peu rouges &
urines font
5> châtres ; les malades
blan33 délire oblcur
on: un
, font dans des
> anxictés & des inquiérudes
3) tinuclles ; leur langue devient Coll3> feche, d'un rouge vif, & Fare3) ment noire, à
la
moinsque
ma5) ladie. ne tourne en mal. Le troi9) fieme jour, il farvient
>> ment
ordinaire-.
un redoublement; le
>5 qui dans le commencement pouls
avoit
>> été fort plein, baifle
25 vers le quatrieme quclquefois & devient
>> même foutent.coneulf, le coma
23 ou un affoupidement profond fuc9> cede bientôr à cet étar du
2> & le malade eft en
pouls,
très-grand
danger : il meurt alors le cin7> quicme ou le fixieme jour, Sile
il farvient
>> ment
ordinaire-.
un redoublement; le
>5 qui dans le commencement pouls
avoit
>> été fort plein, baifle
25 vers le quatrieme quclquefois & devient
>> même foutent.coneulf, le coma
23 ou un affoupidement profond fuc9> cede bientôr à cet étar du
2> & le malade eft en
pouls,
très-grand
danger : il meurt alors le cin7> quicme ou le fixieme jour, Sile --- Page 184 ---
DES FIEVRES QUI R EGNENT
164 malade ne tombe pas dans Paf3>
le quatrieme ou le
2> foupillement jour, que fon pouls
>> cinquieme
on peut elpérer
9> fe fourienne, d'affaire, & qu'il
fe tirera
fera une crife favorable : c'eft
>>
uneh hémorragieabon-
>7 quelquefoist
des fueurs codante
le nés, 2
par
le plus fouvent une
>> pieufes.mais bilieufe par les fclles
>> évacuation fait ceffer le danger de la
>> maladic; qui
la crife fc fait ordinai23 rement les jours impairs, 7 & elle
falutaire, fi elle ar2) n'eft jamais
c'eft
rive avant lc cinquieme jour:
>> à quoi il faut faire fpécialement
5> attention.
>>
Pour guérir cette efpece de
fiévre 53
& remplir les indications
>>
préfente : 2 il faut dès le
3> qu'elle
de la maladie
95 commencement les (aignécs du
>> mettre en ufage felon la pléni55 bras, multiplices P'âge & le temtude du pouls,
2>
du malade - , qu'on
2> pérament
d'une boifon
53 mettra à lufage --- Page 185 ---
DANS LES COLONIES, -
n.copieule,
délayanre &
2> comme celle qui a été acidule,
22 dans. Pautte clpece de prefcrite
>> on le purgera de
fiévre, &
52 ces moyens adminifrés tems en tems :
>) font capables de fauyer fagement
5> aux malades.
la vie
29 Pendant les deux
5> jours de cette maladie, premicrs
22 lemal de tête, les douleurs lorique
35 les reins, dans la
dans
font
région du dia99
confidérables, lorf
que
vencre eft
Srirtd
tendu
2) Joureux, & que la chalcur &.dou2> extréme, 3 lorique la foif eft
eft
2> fante, gu'il y a des naufécs pref.
2> des vomiffèmens de
ou
22 porracées, il faur faire matiercs des
25 gnécs de dix à douze
fai-
>2 lement, c'eft-à-dire, onces feude
2)
deux
palerres, pour ne pas
affoi95 blir le malade & le trop
2> un état d'affaiffement jetter dans
35 roit; mais auffi il fauc qui lai nuiles réi5> térer & en faire jufques à
?, fix dans ces deux
cing à
premiers jours,
22 porracées, il faur faire matiercs des
25 gnécs de dix à douze
fai-
>2 lement, c'eft-à-dire, onces feude
2)
deux
palerres, pour ne pas
affoi95 blir le malade & le trop
2> un état d'affaiffement jetter dans
35 roit; mais auffi il fauc qui lai nuiles réi5> térer & en faire jufques à
?, fix dans ces deux
cing à
premiers jours, --- Page 186 ---
166'DEs FIEVRES QUI REGNENT
>) en obfervant dc les rapprecher
les unes des autres, lorique les
9> accidens l'exigeront, & cela fans
2>
aux fueurs ni aux
5> avoir. égard
vomiflemens. Les derniers font,
2) comme il a été dic en parlant
3) des fiévres ardentes, l'efet de
9> Pétat de tenfion, de difpolition
>> inflammatoire,
dis, de l'état
5>
je
d'érétifine & de phlogofe de
59 Peftomac : il faut donc bien fe
5>
d'avoir recours aux émé-
:> garder
les
;
tiques qui Paugmepreroienr;
ne feroient pas moins
S> fudorifiques
52 funeftes.
du
eft tou3) La faignée
pied
dans cette
$> jours préjudiciable
lorfqu'il y a tenfion'
$2 maladic, le
& elle ne
$9 dans
bas-ventre,
5) fait qu'augmenter l'engorgement
des vifceres de cette partic : on
52 doit
dans tous les cas
3)
preferire
la douleur
celle du bras, malgré
23 de tête qui n'eft que fympto3)
2 matique.
les fignées auront
>> Lorique --- Page 187 ---
DANS LES COLONIES,
3> calmé le
vomifement, on
>> recours aux boillons
aura
>2 ci-delfus, dont le malade indiquées
>) abondamment : On lui
ufera
9> pour toute nourricure donnera
5) de poulet émulionée une eau.
92 & il prendra
(No,18),
quatre fois
3> dans un gobeler de
le joue
9) fanne quatre grains de cette nitre pti2) rifié & autant de
pu-
>> lui donnera
camphre 5 on
plufieurs
9) émolliens (No,
lavemens
32. appliquera des II), & on lui
les fomentacions fomentations avec
des mêmes
>> vemens fur le bas-ventre
la-
>) les hypocondres
& fur
:
2> fecours, on artendra moyennant la
ces
7> on aidera la nature
crife, &
5) à l'efpece d'évacuarion relativemene
2) fera.
qui fe
>> Quand la fiévre aura
2) ment difparu, on
totalep) lade avec demi- once purgera de le ma-
>> fom dans quatre verres feld'ep- de
22. coction d'une oncc de
dé7> Ccttc merveilleute racine quinquina:
redon.
ours, on artendra moyennant la
ces
7> on aidera la nature
crife, &
5) à l'efpece d'évacuarion relativemene
2) fera.
qui fe
>> Quand la fiévre aura
2) ment difparu, on
totalep) lade avec demi- once purgera de le ma-
>> fom dans quatre verres feld'ep- de
22. coction d'une oncc de
dé7> Ccttc merveilleute racine quinquina:
redon. --- Page 188 ---
168 DES FIEVRES QUI REGNENT
v ne à Peftomac le ton qu'il avoit
* 2)
la maladie, > &
9> perdu pendant
22 fait revenir l'appetit.
bien
3) Tous ces moyens, quoique infurffiindiqués, font quelquefois
2> fans dans cette elpece de fiévre,
>>
adminiftrés à
5) & tous ces remedes
les ma-.
n'empêchent pas
2) propos lades de tomber bien fouvent
2) dans un affaiflement confidéra22 ble & dans Patfoupifement, avant
la crife ait paru : dans ce
27 que dès qu'on s'appercevra que
9> cas,
font menacés de cet
2> les malades il faur, fans perdre
5> accident, >
deux lertems, leur appliquer
5)
véficatoires aux épaules, aux
2) ges cuifles, aux gras des jambes.
5> Ce remede eft regardé par PAu2 teur du Traité de ces Fiévres.
9> comme un remede alfuré, lorf
5)
eft appliqué à tems. Il ne
5)
donc pas artendre pour ap2> ccs emplâtres que les
$> pliquer malades foient tombés dans cet
2) affoupiffement léthargique qui
>>
2> ordinairement --- Page 189 ---
DANS LES COLONTES,
>> ordinairement eft Pavant- 169
> reur de la mort : il D'eft cou-
>> extraordinaire alors qu'ils
9>
f
viennert inuriles;
9> ne faur Pis
cependane it
pour cela
3> ner les malades,
abaudond'autane
>) qu'on en a wplufiears
plus
>> qui étoient dans ces
échapper
>> ces : c'eft dans ce cas circonltan-
>) qu'on
feulement
employer les
>> Rntee ou entrent les cordiaux
>> tueux & les fels volatils, fpiri9> ranimer le fentiment des pour
>> & l'action organique
nerfs
des
9) feaux; mais on doit les
vaif
3> à perite dofe &
donner
>9 Vovez la formule E cuillerées
wVoilà la méthode (No.43J.
curative
9> Mr. Defperrieres allure avoir
35 vie avec
Rz
le plus grand
9> les Chirurgiens
fuccès ;
92 vont pour la
navigans qui
premicre fois
3 ces illes, doivent déférer dans
2> glément à Pautoritéd'un aven-,
9, Prariciens en cfer, il
grand
> ficile de trouver
paroit dif.
une méthode
H
9 Vovez la formule E cuillerées
wVoilà la méthode (No.43J.
curative
9> Mr. Defperrieres allure avoir
35 vie avec
Rz
le plus grand
9> les Chirurgiens
fuccès ;
92 vont pour la
navigans qui
premicre fois
3 ces illes, doivent déférer dans
2> glément à Pautoritéd'un aven-,
9, Prariciens en cfer, il
grand
> ficile de trouver
paroit dif.
une méthode
H --- Page 190 ---
QUI REGNENT,SCC,
1J0DisFnvans adapcée à la nature de ces,
2) plus
& plus conforme aux
$>. maladies, de la faine pratique.
>> principes deux
de fievres qui
Les
efpeces
&
à lIle Saint-Domingue
regnent
d'etre décrices dans.
qui viennent
font
moins de,
cct extrait, ne
pas à la Guaravage à la Martinique,
Antilles.
daloupe & dans les autres Colonies, au
où nous avons des
de P'art qui
rapport des perfonnes
& qui fréquentent
ont fréquenté Iilcs ; car le climat de
encore ces
Iles eft d-peu-près
ces différentes
ces,.
le même, & par conféquent caufe : il
maladics ont la même
convient donc que les Marins prens'en
les mêmes
nent pour
préferver employent
précautions, & qu'ils
traitcpour les guérir le même ci-deffus,
ment qui a été preferit
a9P * Lage --- Page 191 ---
MOYENS POUR RAPPELLER,&C.171
CHAPITRE XIIL.
Des moyens gnion doit employer
rappeller les noyes à la wic, pour
I Ln n'arrive que trop fouvent
des Marins ont le malheur que
fe laiffer tomber dans l'eau
de
tôt c'eft un Matelot ou
: tanqu'une
un Mouffe
tilliac; vague a cnlevé deffus le
les mains d'autres fois les pieds ou
leur
qu'ils montent fur glilleront, les hautes 2 tandis
nacuvres : ici c'eft un Vaiffeau maa échoué, & dont une partie qui de
léquipage a été fubmergée, &c.
De quelle façon qu'un parcil
accident foit arrivé > fi
allez heurc ux
l'on eft
pour retirer de
quelqu'une . de ces malheurcufes l'eau
victimes, il-convient de leur
ner promptement les fecours donferont indiqués dans ce
qui
d'autant plus
Chapitre 9
nes qui avoient que refte plefieurs perfonpendant longHij --- Page 192 ---
MOYENS POUR RAPPELLER
172 fous T'eau, en ayant cté retems
été
à la vie
tirées, ont
rappellées
par ces moyens. les fecours dont je dois.
Pour fuient que adminiltrés avec pruEeer & avec fruit, il me femble
de donqu'il convient auparavant idée fur.
ner aux Marins quelque des noyés S:
la caufe de la mort
à concette idée leur apprendra les
cffinoitre ceux qui (ont
plus
ces infortunés
caces pour reppeller les choififlant ils en
à la vie, & en
certains qui, quoique
proferiront font inutiles & même danufités,
gereux. La caufe immédiate de la mort
des noyés n'eft pas, comme le penfe
d'une quantiré
le sulgtire.Tenuée
d'eau dans leur eftomac : quoiqu'ils ayent le ventre enflé, tendu,
& la poitrine
Je nomibril-faillane,.
trouvé
fort élevée, on n'a jamais
beaucoup d'eau dansleurs
eftoni d'autre
dans
mruc
liqueur
avoicnt bu
mac, que celle quils
gereux. La caufe immédiate de la mort
des noyés n'eft pas, comme le penfe
d'une quantiré
le sulgtire.Tenuée
d'eau dans leur eftomac : quoiqu'ils ayent le ventre enflé, tendu,
& la poitrine
Je nomibril-faillane,.
trouvé
fort élevée, on n'a jamais
beaucoup d'eau dansleurs
eftoni d'autre
dans
mruc
liqueur
avoicnt bu
mac, que celle quils --- Page 193 ---
LES NovE's A LA VIE.
avant de tomberdans
au plus une petite l'eau,ou tout
enavoient avalé, & quantiré qu'ils
furpalier le volume de gui celle ne Peat
boiroient dans un
gu'ils
La vérité de ce
repas ordinaire.
démontrée
que j'avance a été
quanticé de par Pouvercure d'une
cadavres noyés, faite
Anatomifles, publiquemene par les plus habiles
D'ou provient donc
la diftenfion de la
l'enflure &
ventre des noyés? Nous poitrine & du
prouver que ce n'eft
venons de
Toccafionne ; il
pas l'eau qui
l'air
n'y a donc
qui en fe rarcfant
que
duire ces phénomenes, puilfe
examinons
En
tout
RRSE
dans un homme CC qui fe palle
que Cette
qui fe noye : tant
de l'eau, T'air perfonne a la tête hors
ment de fes
entre & fort libre.
mouvemens poumons, pendant les
piration
d'infpiration & d'ex.
vient à 5 mais G une fois elle
plonger, Pair
eft
tenu ne peut
quiy
conplus en fortir, parce
Hiij --- Page 194 ---
MOYENS POUR RAPPELLER
174 lépiglotts fe contraéte &
que ferme exactement la glotte.
L'on concevra facilement cette à
contraction, fi lon fait réflexion
la crainte relativece que produit de lépiglotte ; &
ment à Pufage
qui réaux dangers
en méme-tems
léconomic anifalteroient pour
livroit pallage
male, fi cette partic
aleau:i il n'eft donc
exaétement furprenant
fe bouche #
qu'elle lui fermer le pallages mais en
pour même-tems qu'elle empèche l'eau
elle ferme la porte à
d'entrer 2 doit en fortir : cet air
l'air qui
dans les poumons
ainfi renfermé
& trouvant
cherche à séchapper, bouché s'infon paffage ordinaire
finue dansles véficules bronchiques,
les dilate & les enfle ; ce gonfie- fancomprime les vailleaux
ment
entrent dans la compoguins qui
les affaille,
lition des poumons > du fang &
arrète la circulation
occalionne enfin la mort aux noyés. font
D'après CCS principes qui
l'air qui
dans les poumons
ainfi renfermé
& trouvant
cherche à séchapper, bouché s'infon paffage ordinaire
finue dansles véficules bronchiques,
les dilate & les enfle ; ce gonfie- fancomprime les vailleaux
ment
entrent dans la compoguins qui
les affaille,
lition des poumons > du fang &
arrète la circulation
occalionne enfin la mort aux noyés. font
D'après CCS principes qui --- Page 195 ---
LES NovE's A LA VIE,
fondés fur l'économie animale 175
fur l'ufage des parties,
&
t-il dans linftant
qu'arrivefe laiffe tomber qu'une dans perionne
frayeur la faifit,le
leau ? La
défefpoir s'empare d'elle, > l'ennemi
P'environne eft toujours
qui
tir; c'eft fait de fa prêt a l'englouvie, G clle
met qu'il pénetre dans fes permons : auffi femble-t-il
poufes facultés vitales
que toutes
& toutes les
puifances de fon ame fe foient
réunies pour fe
dans
glotte & lei Rpeari la force l'épilui réfiter; mais en fermant de
porte à cet ennemi, elle
la
ferve un autre d'autant
en conrible & inévitable
plus teref
au dedans
qu'll
caché
nemi eft
d'elle-méme : cet enPair, 2 qui après avoir féjourné quelque-tems & fe trouvant
trop à Tétroit, cherche à
per 3 & comme il trouve la s'échapexactement
glotte
fait des
fermée, il fe raréfic,
cules
ravages, diftend les véfibronchiques, quine. peuvent
Hiv --- Page 196 ---
176 MOYENS POUR RATPELLER
êre ainli diftendues fans compimer les vaiffeaux fanguins bientst 9 genet
la circulation & lempecher
totalemenc i d'ou s'enfuir la mort,
comme il a été déja dit plus haut.
aileLes Marins comprendront
comment cela s'exécute,
ment s'ils venlent bien fe rappeller de
façon certains Négres à
quelle
fe fouftraire au
TAmérique, pour baftonades, & en
travail & aux
à - leurs
mème-tems pour faire peine
maitres, fe donnent la mort : ces
miférables doublent leur langue,
la pouffent ca arrierc autant gu'ils
peuvent, & appliquent fortement
lépiglotte contre la glorte; ce
dans
et
empèche l'air contenu air ainfi
poumons de fortir : cet
comme dans les pouretenu agit
& les fuffoque.
mons des noyés,
nécellaiJ'ai cru Ces réflexions
déavant d'entrer dans le
res tail 1 dés fecours que l'on doit donnoyés.
& c'eft far de
ner aux
7:
doit fe fonparcils principes qu'on
uvent, & appliquent fortement
lépiglotte contre la glorte; ce
dans
et
empèche l'air contenu air ainfi
poumons de fortir : cet
comme dans les pouretenu agit
& les fuffoque.
mons des noyés,
nécellaiJ'ai cru Ces réflexions
déavant d'entrer dans le
res tail 1 dés fecours que l'on doit donnoyés.
& c'eft far de
ner aux
7:
doit fe fonparcils principes qu'on --- Page 197 ---
LES NovE's A LA VIE,
der pour les adminiftrer avec 177
Pour engager les Marins à ne fruit. négliger aucun de ceux qui feront
indiqués, je crois qu'il eft
de rapporter toutes les hifloires inucile
dignes de foi qui en conflatent
lefficacité, elles tiennent
du
prefque
prodige, ceux qui
s'en convaincre, les trouveront voudront
les Auteurs qui Ont traité
dans
tiere importante
cette mane parle
plus au long : je
perluafion que oi d'après eux s dans la
rins me fauront je fuis que les Maratlemblé dans
bon gré d'avoir
fait
ce Livre qui n'eft
leur que pour eux, des choles qu'il
&
importe beaucoup de favoir,
qu'ils n'auroient peut- être
fonge de chercher dans d'autres pas
ouvrages qu'ils ne connoifent
& où cette matiere fe
pas, 2
fondue avec beaucoup trouve conleur font
d'autres qui
inutiles.
étrangeres & même
La premiere chofe
commande aux
que je reMarins, > c'eft d'a-.
Hy --- Page 198 ---
178 MOYENS POUR RAPPELLER leur
bandonner une méthode qui
eft fort familiere, & qui Setmut de
dant caufe aux noyés plus retiré
que de bien. Dès qu'ils ont il femble
de l'eau,
une perfonne n'ont rien de plus preffé que
qu'ils
par les pieds ; ils
de la fulpendre
dans cette
la tiennent long-tems lui faire rendre l'eau.
fituation pour
qu'elle a avalé
qu'ils font perfmadés capable de lui
& qu'ils croyent fi elle ne la redonner la mort,
avoir démonjette. Je crois déja
tré
les noyés ne périllent pas ont
# quantié d'eau qu'ils
par
bien
pronverai que
avalé :
plus je
avalé, 2
quand mêmc ils en auroient de la leur
on ne doit pas efpérer
faire rendre en les fulpendant par
8 cela par la fimple
les pieds : de la Aruéture des parexpofition
connoillance que je
ties & par.la
la
donnerai de la maniere quc s'exédégluticion & le vomiffement
cutent. ffr
les alimens & la
Il eft
que
bien
pronverai que
avalé :
plus je
avalé, 2
quand mêmc ils en auroient de la leur
on ne doit pas efpérer
faire rendre en les fulpendant par
8 cela par la fimple
les pieds : de la Aruéture des parexpofition
connoillance que je
ties & par.la
la
donnerai de la maniere quc s'exédégluticion & le vomiffement
cutent. ffr
les alimens & la
Il eft
que --- Page 199 ---
LES NovE's A LA VIE,
boillon, qui du gofier
dans T'eitomac,
defcendent
n'y parviennent
pas cela par leur propre poids j car fi
étoit 2. on ne verroit pas des
perfonnes manger,
ler avec la tete boire, 2 & avaen bas & les
pieds en Pair : ils n'y
donc
parviennent
que par l'adtion
de
mufculaire
Tatiopbage, ( c'eft ainfi qu'on
appeile le conduit qui du
fert à conduire les alimens gofier
l'eftomac ); la partie
dans
de ce conduit fe trouve fopérieure
lement fermée par les naturel- mufcles
ecfophagiens, effet
2 qui font le même
que les cordons d'une
de forte que rien ne
bourle:
la route de l'eftomac, peur fans enfiler
cet orifice
forcer
fapérieur; 5 rien ne
également en fortir fans faire peut
lence au détroit d'cn bas, vioeft l'orifice fopérieur de
2 qui
or la fituation de cet orifice, l'eflomac:
direéion coudée, l'aétion
5 fà
liers du
des
2e
diaphragme qui le
rent s
afe
cmpéchent tout. ce qui ef
H vj --- Page 200 ---
180 MOYENS POUR RAPPELLER
une fois entré dans cet organe $
d'en fortir. 11 n'y a que la conde ce vifcerc
traction fpalmodique celle des mufcles du basjointe à
des niufcles
ventre > & fur-tout
forcer ces
tranfverles, qui puillent
femble
barrieres, que la natureavoir mifes exprelfément pour cet
effet, & procurer. le vomillement.
eft impollible
Or cette contraction
dans un noyé qui ne refpire pas;
même
d'ou. il s'enfuit que quand d'eau,
il auroit l'eftomac rempli
ne
la fufpenfion par les la pieds lui faire
feroit pas capable de
elt
rejerter : donc la fufpenfion
inutile.
Je dis plus.: la fufpenfion inucile, par
les pieds eft non feulement
:
mais encore elle eft dangereufe
c'eft ce qui me refte à prouver.
Si le fang & les humeurs d'un noyé
commençoient à prendre leur "cours
pendant qu'sl eft ainfi fulpendu,
il éroufferoit infalliblement par les
obftacles que la fufpenfion appor-
rejerter : donc la fufpenfion
inutile.
Je dis plus.: la fufpenfion inucile, par
les pieds eft non feulement
:
mais encore elle eft dangereufe
c'eft ce qui me refte à prouver.
Si le fang & les humeurs d'un noyé
commençoient à prendre leur "cours
pendant qu'sl eft ainfi fulpendu,
il éroufferoit infalliblement par les
obftacles que la fufpenfion appor- --- Page 201 ---
LES.. NovE's A LA VIE. 18r
teroic à la circulacion
: donc la
fufpenlion eft non feulement inutile, mais encore dangereufe,
* - Je crois en avoir allez dit relatiyément a la;
dilgreflion
lulpenfion : cette
pourra* même paroitre
trop longue" & trop recherchée
quoique j'aye taché de me rendre *
intelligible, & de ne dire que des
choles qui font : à la portée de
tous ceux-qui onr le moindre
cipe de railonnement
prinm'a
; mais elle
paru néceffaire > parce
comme rien n'a tant
que,.
fur les perfonnes
d'afcendant
de Part
la
qui ne font pas
devoir.
coutume, jai cru
tous
Falter
tacher de
mes efforts pour
inutile
fopprimer celle qui eft
& meme dangereufc : car
dans le cas dont il s'agit, la moindre faute & le moindre retardement
occaffonner la more
àunr
noyé, & faire
EiSOItLe
dre un tems qu'on auroir
peravec plus de faccès,
employé
>. Gi on avoit
employé des moyens plus efficaces, --- Page 202 ---
182 MOYENS POUR RAPPELLER
Le fecours le plus falutaire qu'on
donner à un noyé, ap:ès Papuiffe retiré de Peau, c'elt de le
voir
fur un lit bien baffiné,
tranfporter de lui froter le vencre de bas
&
faire reprendre aux
en haut, pour
inteftins affaillés & au diaphragme
leur place naturelle, & les y contenir : à cet effet on les dépouil- vètelera tout de fuite de leurs
mens mouillés, & on les envelopdans des draps & des couverpera bien chaudes ; ce qui les gatures rantira du froid, 1 & fera capable
d'entretenir un refte de vie qu'ils
avoir - : on continuera de
peuvent les rechauffer, enleur appliquant
de tems en tems des linges chauds
fur P'eftomac, la poitrine, le ventre, & fur les parties de la génération ; avec ces mêmes linges on
continuera les frictions en montant,
comme il a été dit, du bas-ventre
à la poicrine, pour exciter par leur
Pofcillation des vaifleaux
moyen
& le mouvement des liquides qu'ils
'ils
avoir - : on continuera de
peuvent les rechauffer, enleur appliquant
de tems en tems des linges chauds
fur P'eftomac, la poitrine, le ventre, & fur les parties de la génération ; avec ces mêmes linges on
continuera les frictions en montant,
comme il a été dit, du bas-ventre
à la poicrine, pour exciter par leur
Pofcillation des vaifleaux
moyen
& le mouvement des liquides qu'ils --- Page 203 ---
LES Nove's A LA VIE, 183
contiennenr. Au refte il faut avoir
l'attention de ne pas trop furcharger les noyés de couvertures dans
lintention des Jes échauffer;
dans l'état de foibletfe où ils car fe
trouvent 2 on rifqueroir de les
étouffer.
On peut encore 2 pour
au même but, tranfporter les parvenir
fur un tas de cendres échaufces noyés
on en a par CC moyen rappellé
fieurs à la vie : la chaleur douce pla-
& modérée de la cendre chaude
s'infinue peu-à-peu dans leur
à travers les pores de la
corps
ranime le
peau, &
mouvement da
Jaifait moi-mémecettee
fang.
fort fouvent fur plufieurs expérience
animaux
avec le plus grand fuccès : d'ailleurs on a divers exemples
plufieurs noyés qui avoient que été
poufles fur des plages fabloneufes
expofées à l'ardeur du foleil, ont
éré rappellés à la vie par la feule
chaleur du fable.
Les differens moyens que Pon --- Page 204 ---
184 MOYENS. POUR RAPPELLER
peut & que l'on doit employer doivent
fecourir les noyés,
pour avoir pour but 2 > 10."de chaffer
Pair qui s'eft renfermé dans leurs
mettre en jeu &
poumons 5 1o.de
les
en mouvement toutes
parties
folides de leur corps, afin que
fe communique aux
CC mouvemnent contiennent. C'eft
fluides qu'ils
remplir ces deux objets qu'oupour les fecours qui ont été déja
tre
les faivans.
indiqués, on fecouer employera les noyés en les
Il faut
les foutournant, les retournant, differentes
Jevant de mille façons
dans leur lits : plutieurs à cet effet
confeillent de les étendre fur un
petit matelas ou fur une couverte
pliée en plufieurs doubles
mife
fur deux
Atup
aura
auparavant
rils vaides; alors deux perfonnes,
dont l'une tiendra le noyé par la
tête & l'autre par les pieds, poufferont & feront tourner & retouralternativement ces deux barner rils l'un contre lautre: cette ma-
de mille façons
dans leur lits : plutieurs à cet effet
confeillent de les étendre fur un
petit matelas ou fur une couverte
pliée en plufieurs doubles
mife
fur deux
Atup
aura
auparavant
rils vaides; alors deux perfonnes,
dont l'une tiendra le noyé par la
tête & l'autre par les pieds, poufferont & feront tourner & retouralternativement ces deux barner rils l'un contre lautre: cette ma- --- Page 205 ---
LES Nove's A LA VIE,
niere de fecouer les noyés
18;
roitavoir (on urilité, Gi elle pour- éreir
employée Par des pertonneelaghalligenres, & qui prilènt les
tions. néccllaires
precaumeurciir;
pour ne pas les
; mais ordinairement ce
défut d'attention & de foin rend
Cc moyen infiugueux, &.taufe
aux noyés plus de mial que: desbien:
je penfe qu'l fercit micux de les
fccouer dans leur lic, & même
qu'il feroit plus commode. Pour
prouver les bons effets de ces fecoudts-cmoployées avec pradence,
je joins ici une obfervacion intérelante d'un bomme qu'on a fauvé.
par ce moyen.
Monfieur Simon, autrefois Soldat
dans le Régiment
depuis domicilié dans d'Auvergne, &
ou il montroit à faire des cette Ville
fut un jour d'été fe baigner:c comme armes,
il étoit un peu pris de vin, il fit
un faux pas, & fe laifla tomber
dans l'eau, fans que perfonne s'en
apperçit, 9 & ne pouvant plus fe
# --- Page 206 ---
186 MOYENS POUR RAPPELLER
relever il fe noya. Ceux qui l'avu pafler dans cet état',
-Ie. calaqs Ede ne le plus voir retoura accoururent au bord du caner, nal, 82 le trouverent noyé; ils le
firent tout de faite traniporter
chez lui, & manderent chercher
desfhirurgiens pour voir s'il n'y
moyen pour le
avoltoeas quelque -
rappeler à la vie. Les Chirurgiens
arrivés firent tout ce qu'ils favoient
parvenir; mais rebatés dans
pour y
de travailler cn
peu, & fatigués
après
vain $ iis labandonnerent ordsc de le faire inhuavoir donné
charirablés
mer. Des perfonnes les Chitatqui avoient vu paffer
giens, & qui les virent fitôt retourner, leur demanderent f Monfieur Simon avoit donné des fignes
de vie; à quci ils répondirent que
non : deux d'entr'eux animés d'un
zéle véritablement chrétien 1 1 fe
reffouvinrent qu'ils avoient lu dans
un mémoire imprims par ordre
du Roi fur les principaux fccours
donné
charirablés
mer. Des perfonnes les Chitatqui avoient vu paffer
giens, & qui les virent fitôt retourner, leur demanderent f Monfieur Simon avoit donné des fignes
de vie; à quci ils répondirent que
non : deux d'entr'eux animés d'un
zéle véritablement chrétien 1 1 fe
reffouvinrent qu'ils avoient lu dans
un mémoire imprims par ordre
du Roi fur les principaux fccours --- Page 207 ---
LES Novi's A LA VIE.
qu'on doit donner aux noyés, 187
n'y en avoit point de plus efficacc qu'il
que de les fecouer fans relâche;
ils s'informerent en
fi on avoit
conféquence
& fur ce qu'il employé Jeur fot ce fecours 9
répondu.
que non, ils furent avec confiance
empécher qu'on coufût le
mort dans lch fuaire. En prétendu effet, ils
le firent fecouer tout de fuite
des hommes vigoureux & intelli- par
ilsmirent eux-mémesla main
&
FRL
P'auvre,
Dieu bénit fi bien
leur zéle 1 - qae le prétendu cadavre s'échaufta peu-d-peu,
ouvrit les yeux, reprit fes refpira,
noilances & fut dans peu de conen état de vaquer à fes affaires. jours
Cette obfervaticn eft convaincante : elle prouve avec la plus
grande évidence de quelle urilité
font les fecouffes
les noyés à la vie pour ; elle rappeller fert
même tems de
en
de l'art, & leur leçon aux gens
doivent pas êtrc fi apprend qu'ils ne
prompts à aban. --- Page 208 ---
188 MOYENS POUR RAPPELLER
donner les pauvres noyés : fouvent
n'a
faire dans. un
ce qu'on
pu s'exécute dans une
quars d'heure; heurés enfin dans
ou deux
;
ne faut
Me
reille orcalion il
pas
rebuter fitôt, fi l'on veut n'avoir
rien à fe reprocher. l'air chaud
L'introduction de
le moyen d'un tuyau dans
D inteftins des noyés, eft un fecours qui n'eft pas à négliger; l'air
contenu dans ces parties etant rarefié par la chaleur > poulle - le
diaphragme / contre les poumons 2
fouvent cclui qui s'y
& en challe
trouve emprifonné : les lavemens
chauds & irritans faits avec l'eau
de la mer ou avec une piote de
la même eau dans laquelle on a
fait bouillir une cnce de tabac
fouvent de
à fumer, produifent
très-bons effets.
Il faut avoir Pattention de ne
verfer dans la bouche des noyés
même de
aucune liqueur 2 pas
fpiritueufes; clies feroient capables
ui qui s'y
& en challe
trouve emprifonné : les lavemens
chauds & irritans faits avec l'eau
de la mer ou avec une piote de
la même eau dans laquelle on a
fait bouillir une cnce de tabac
fouvent de
à fumer, produifent
très-bons effets.
Il faut avoir Pattention de ne
verfer dans la bouche des noyés
même de
aucune liqueur 2 pas
fpiritueufes; clies feroient capables --- Page 209 ---
de les LES NovE's A LA VIF. 189
étouffer, cn fc
la
glitlànt dans
à trachée-artere, fi la glorre venoit
s'ouviir dans linftant qu'on les
donne, & cela arriveroir d'antant
plus Ficilement, quele conduit qui
aboutic à l'eftomac fe trouve alors
fermé: : il faur donc attendre
donner ces
pour
liqueurs, > que les
ayent déja donné
noyés
de vie. Les remedes quelque figne
nuer fonr dans
qui font érerfort
cette circonflance
ils propres à fecourir les noyés;
agillent en irritant & en
cotant les fibres nerveules
pipident Pintérieur des narines qui tafouflera avec un chalumeau : on
des
pondresqui iont cette
font celles de tabac, vertu,comme d'iris de Florence, d'ellcbore, de lauier
de petit. muguer, de marron iofe, fauvage, 2 en un mot > celles
tomberont plurér fous la main. qui
On fopplééra à ces poudres
la fuméc du tabac fo Aie par
les narines, celle da
dans
des vicux fouliers, papier brulé,
ei un mot s --- Page 210 ---
MOYENS POUR RAPPELLER
190 tout cC qu'on croira capable
par
fécernuement.
de procurer
déja
Outre les moyens
indiqués,
il en cft encore d'autres qui ne
font pas moins propres à fecouric
les noyés : on ne fauroit dans pareilles circonftances en connoire
grande quantité, pour
une trop fuccellivement les uns
employer défaut des autres. Parmi ceux
au reftent à décrire, Tincrodudion
qui la famée du tabac dans les inde
mérite d'occuper la
teftins
fes bons cffets la Roe
miere place;
un des meilleurs
regarder comme
& même des plus furs moyens qu'on les
puile emplover pour fuivante fecourir en
noyés : Toblervation elle eft rapfervira de preuve 5 Louis, dans
portée par Monfieur
des
fon livre far la certitude Pavoir fignes tide la mort, & il dit Brubier.
rée de celui de Monfieur
OBSERFATIO N.
Une femme traverfant la Scine
ftins
fes bons cffets la Roe
miere place;
un des meilleurs
regarder comme
& même des plus furs moyens qu'on les
puile emplover pour fuivante fecourir en
noyés : Toblervation elle eft rapfervira de preuve 5 Louis, dans
portée par Monfieur
des
fon livre far la certitude Pavoir fignes tide la mort, & il dit Brubier.
rée de celui de Monfieur
OBSERFATIO N.
Une femme traverfant la Scine --- Page 211 ---
LES Noxe's A LA VIE.
dans un petic Bireau, fe laitla 19I
tomber dans cette
cn fut retirée
riviere,; elle
fans connoilance, quelquc tems après
lcs
8 avec toutes
apparences d'une femme réellement morte : uu
& qui vit
Soldat.qui paffoic
beaucoup de monde
attroupé aurour. de cette
s'approcha & dit à fon mari femme 9.
pleuroit à chaudes larmes
qui
ami, ne vous afligez
: Mon
dans une heure vous point tant >
femme vivante
verrez votre
remit fa.
; en effcr > il lui
d'en
pipe allumée, > Ini difane
introduire le bout dans le
fondement de fon époufe & de
foufiler de toutcs fes forces
Pautre bout, en mettant dans par fa
bouche la tête ou le fourneau de
cette pipe couverte d'un
percé dc plufieurs trous : à papier la cinquieme foufflée on entendit dans
le ventre de cette femme un grouillement confidérable; bientôt
elle dorna dgs fignes de vie, après 8x
reprit fes connoifiances. --- Page 212 ---
192 MOYENS POUR RAPPELLER d'introIl y a plulieurs moyens tabac dans les
duire a fumée du
inventé &
inte (tins : on a même
fert
fabriqué un infrument qui ne la
qu'à cet ufage C 5 mais commne
plopare des Marins ne le connoif
fent pas, ou qu'ils ne font. dans p.is
à même de fe le procurer
le befoin, ils y fuppléeront par
kes moyens fuivans:
Un fumeur tirera dune pipe
allumée,la quantité de fomée que
contenir, & la
fa bouche pourra de fuite dans les
foufflera tout
d'une caintellins par le moyen
nule , ou d'un autre tuyau que,
lcs Marins nomment vulgairement
bouquin s qu'on aura auparavant du
introduit dans le fondement
nové : il bucbera avec l'extrémité du doigt le ruyau pendant
qu'il tire de fa pipe une autre
gorgée de fumee 2 & la fouflera
de la même maniere que la premiere fois 5 il ycitérera cette manauvre autant de fois qu'cile paroitra
aintellins par le moyen
nule , ou d'un autre tuyau que,
lcs Marins nomment vulgairement
bouquin s qu'on aura auparavant du
introduit dans le fondement
nové : il bucbera avec l'extrémité du doigt le ruyau pendant
qu'il tire de fa pipe une autre
gorgée de fumee 2 & la fouflera
de la même maniere que la premiere fois 5 il ycitérera cette manauvre autant de fois qu'cile paroitra --- Page 213 ---
roftra LES NovE's A LA VIE,
néeellaire 2 &
à 193
qu'il ait introduit julques
ce
fuffifante de fumée. une quanticé
Si cette maniere d'introdoire
fumée, & celle dont il
la
dans TOblervation,
eft parlé
paroiflent
rebutantes, on
la
vante qui eft
employera
E
Marins Fomeurs. connue de tous les
introduire
Elle confifte à
fondement premiéremenr du
dans le
méc, tandis noyé une pipe alluqu'un Fumeur
dont que une autre pipe auffi
appliil tient le bout dans allumée fa
che, en adaprant les
bouneaux Pun fur lautre deux fouren méme-tems la
3 il fcufle
pipes, &
fumée des deux
netre fecilement par 1e ce moyen elle
Voila
dans les
prefque
Sate
qu'on
tous les moyens
rir les peur employer pour fecougliger boyés : on ne doit en néHeront aucun, les
& choifir 'ceux
& far-tour plus faciles à
qui
les
pratiquer,
les mcinens font plus prompts ; car
précieux : il y a
I --- Page 214 ---
MOYENS POUR RAPPELLER
E94
elpoir de réuffir, pourvu
toujours ne fc rebute pas, & que les
qu'on
encore le moindre
soyés ayent de vic; dès qu'ils en donprincipe des marques, & qu'ils comneront
à reipirer, on les faimenceront tout de fuite à la jugulaires
gnera s'il fe trouye un Chirurgien à porzée de le faire, Onon on leur ap- à
pliquera des ventoufes fcarifiées nombre
la nuque, ou un certain
de fang/ues au cou qai fappléeront IX
à la faignée. Voyez le Chapitre
de la féconde Partie. doit être
La faignée du cou
pré- à
férée dans cette circonftance voici la raicelle du pied > & en
vrai
fon. Ou prétend, & ileft
que
du pied attire vers 1 fcs
la faignée
quanexcrémités une plus grande
ziré de fang, & qu'elie l'empéche abonde fc porter. en: A grande majs dans le
ance vers.latéte 5
doit
cas dont il s'agit, on ne fang de Pe
fonger à empecher d'autant le
plus que
porter à la tête,
voici la raicelle du pied > & en
vrai
fon. Ou prétend, & ileft
que
du pied attire vers 1 fcs
la faignée
quanexcrémités une plus grande
ziré de fang, & qu'elie l'empéche abonde fc porter. en: A grande majs dans le
ance vers.latéte 5
doit
cas dont il s'agit, on ne fang de Pe
fonger à empecher d'autant le
plus que
porter à la tête, --- Page 215 ---
dans LES le NovE's A LA VIE,
corps d'un noyé,
ne 195
que de donner des
qui
fait
nc fe fait qu'une
de vie, il
lente dans lcs
fort
ater
ches du
vaifleaux les plus
cceur : on doit tacher pro.
contraire de
au
de celui qui débarrallerle s'y eft déja
cervean
gorge les plus petits
porté, qui
peine d'y circuler. Or vailfeaux, la
& a
la ingulaire produit
faignée de
tous ces cffets mieux tout de fuite
pied; ccla eft d'autant quc celle du
qu'on a toujours
plas certain,
Fouverture des expérimenté
nc donne
vaidéaux du AREs
quoique les prefque veines de point de fang,
paroitlent fort enflées, cette partie
les
tandis
jugulaires en donnent
que
avec abondance &
toujours
a
gature. Enfin fi rous prelque les
fans lijai indiqué ont été
moyens
fruit, il faut fuivre employés ns
d'Hipoerate,
le précepte
courir. avec le qui fer dit qu'on doit femedes ne
ceux que les redicamenta peuvent guérir : Quos me1072 Jauamt.femenl fanat,
Lij --- Page 216 ---
196 MOYENS POUR dira-t-on, RAPPELLER feMais comment, me avec le fer ? Recourir un noyé
montons à notre principe.
de ce
J'ai dit au cominencement
la caufe principale
Chapitre > que
étoit lair conde la mort des noyés
& qui ne
tenu dans leurs fortir poumons, : @ tous les moyens
pouvoir détaillé en
ne peuvent en proque jai la fortie par là voie naturclle,
curer il faut lui donner une itue dlnce ene les
ouverture artificiellement
bienGens de PArt comprendront de la
tôt que c'eft de F'opération
Bronchotomie dont je veux parler:
il n'y a que ceste opération : on
produire cct eflers
puille
fi lon ne veut
donc la pratiquer,
rien avoir à fe reprocher. confifte à faire
Cette opération
ouverture à la trachée-artere,
une le fecond & le troitiéme de
entre
à
fes anneaux > en commençant du cartilage
comptcr au dellous
vuleaire.
cricoide, qu'on appelle elle eit
la
d'Adam 15
ment
pommc
il n'y a que ceste opération : on
produire cct eflers
puille
fi lon ne veut
donc la pratiquer,
rien avoir à fe reprocher. confifte à faire
Cette opération
ouverture à la trachée-artere,
une le fecond & le troitiéme de
entre
à
fes anneaux > en commençant du cartilage
comptcr au dellous
vuleaire.
cricoide, qu'on appelle elle eit
la
d'Adam 15
ment
pommc --- Page 217 ---
fort facile LES Nove's à
A LA VIE, 197
tout dangereufe pratiguer, & point du
par fes fuires:i iln'ef par elle-méme ni
rurgien tant foit
point de Chil'Anatomie
peu verfé dans
la pratiquer qui ne foit en état de
m'étends
; c'eft pourquoi je ne
pas davantage
ceux quien voudront favoir la-deffus :
tage, confulteront les Livres davan.
traitent des opérations de
qui
gie. L'opération faite,
Chirurfacilement des
> l'air fortira
trera par la même poumons, voie;
& y encapable de rétablir le ; ce qui fera
dinfpiration & d'expiration, mouvement
conféguent toutes les autres &
tions quiend
Eper
dépendent,
touslesantres
Ainliquand
fecoarir les noyés moyens font propoles pour
il faut en venir à
infudueux,
la Bronchosomie lopération de
ne faut
: cependant il
pas, quand les
moyens ne réoililent
premiers
fuite, recourira
pas tout de
rebuter
cet extrême, ni fe
pour cela;
comme je crois déja plufieurs l'avoir noyés,
dit 5
Iij --- Page 218 ---
MOYENS, &c.
n'ont 198 donné des fignes de vie qu'aavoir eté fecourus pendant
pres
heures. Quand on a complufieurs cettebonne acuvre,ils ne faut
mencé S'arrêter au milieu du travail;
pas fache
d'homme d'honje ne
point fe
libéralemene
neur qui ne
croyc fcs
de toutes
peines,
récompenfe silréullit à rappeller à la vie un de
dont la mort auroit
ces infortanés, fans lui: quand même
été certaine arriveroit, dès qu'on
le contraire tous les fecours pollia adminiftré & aufli long-tems que la prubles,
on a du moins la
dence lexige, d'avoir 3
fait tout ce
fatisfaction Thumanité, & on n'a pts
demande
rien à fe reprocher.
Fin de la premiere Partie. --- Page 219 ---
a
Art at -
ESS AI
SUR
LES MALADIES
QUI ATTAQUENT LE PLUS
LES GENS DE MER, COMMUNEMENT
"
SECONDE PARTIE,
DES MALADIES
OU CHIRURGICALER EXTERNES
AFANT-PROROS
L A Chirurgie 1 .el une fcience
trés-utile & tres-néceffaire
tous les hommes; les Marins fur- à
tout doivent tacher d'en acquerir
quelque connoidance,
font fort
parce qu'ils
fajets aux maladies chirurgicales, & qu'ils n'ont pas touliv
ENT LE PLUS
LES GENS DE MER, COMMUNEMENT
"
SECONDE PARTIE,
DES MALADIES
OU CHIRURGICALER EXTERNES
AFANT-PROROS
L A Chirurgie 1 .el une fcience
trés-utile & tres-néceffaire
tous les hommes; les Marins fur- à
tout doivent tacher d'en acquerir
quelque connoidance,
font fort
parce qu'ils
fajets aux maladies chirurgicales, & qu'ils n'ont pas touliv --- Page 220 ---
200 AFANT-PROPOS
jours des perfonnes de T'art pour
les fecourir : la nature ne peur
fi
rien, ou agie tresimparflitement, la main du
clle n'eft aidée par
Chirurgien dans les maladies qui
font du reffort de la Chirurgie j
lieu
voit les maladics inau
qu'on
ternes les plus défefpérées guérir
quelquefois fans remedes, & par
la feule force du tempérament des
malades. Cette confidération m'enà coufeiller aux Marins de
caliver gage 0
cette partic de la Médede
cine, qui guérit par lopération befoin
la main les maladies qui ont
de fon application. Je leur indique
les moyens les plus faciles pour y
& les remedes lès plus
parvenir 2
employer
efficaces qu'ils peuven:
fe
dans les diférens cas çui
tacherai
BE
fenteront à enx; je
tout de me rendre intelligible, mal-àen évitant de me fervir
des termes de Part, & en
propos
dis à leur
inertant tout CC que je
portée. --- Page 221 ---
DEs PLAIES ET DES ULCERES
CHAPITRE PREMIER,
Des Plaies e dcs Ulceres,
. faire N appelle plaie une divifion
caufe
à la Pcau par quelque
cxterne.
quelque Qnand unc plaie pénetre dans
la poitrine, capacicé, le
comme la tête,
fe trouve quelgu'une bas-ventre 1 5 qu'il
qui y font renfermées des parties
gaand elle intéreffe
blellée,
guelque tendon, ou quelque nerf,
que artere confidérable gu'ily a guelil faut nécellairement ouverte s
cours à un
avoir reune plaie eft Chirurgien; fimple
mais quand
aucune des partics : gu'il
a
vic offenfées,
nécellaires Y la
parcille plaie guand même une
capacités, quelque pénétreroir dans Tes
foit & quelque
grande qu'elle
paroiffe au premier dangereule qu'elle
on la gucric aifément coup d'ccil 3
: Pour y
lv --- Page 222 ---
DES PLAIES
les:
parvenir, il fuffit de rapprocher &
bords ou les lévres de la plaic,
de -les maintenir dans cet état,
qu'elle fe réuniffe. La réunion
pour ic fait ordinairement dans' vingt- beheures, fans qu'il foit
quatre
aucun baume :
foin d'appliquer contient dans luicar notre fang
&
même un principe dont l'effet glutineux eft de
balfamique s
ainfi
colier & de fouder, pour fort
dire, les lévres d'une plaic n'a
promptement : le Chirargien d'ôter
donc autre chofe à faire que obl
tout ce qui pourroit mettre
zacle à cette réunion.
doit:
Voici la méthode qu'on
fuivre pour panfer une plaie fimple:
qui a été faite
un: inftrument
:. il
Bat premiérement
aranchant la laver avec l'eau ou le vin chauds.
la nettoyer des caillots de
pour fang & des ordures qui pourroient:
être infnuécs; enfuite on en:
s'y
les bords ou. ies lésapprochera
wes le plus près qu'on: pourras
pourroit mettre
zacle à cette réunion.
doit:
Voici la méthode qu'on
fuivre pour panfer une plaie fimple:
qui a été faite
un: inftrument
:. il
Bat premiérement
aranchant la laver avec l'eau ou le vin chauds.
la nettoyer des caillots de
pour fang & des ordures qui pourroient:
être infnuécs; enfuite on en:
s'y
les bords ou. ies lésapprochera
wes le plus près qu'on: pourras --- Page 223 ---
ET DES UICERES.
Ies uns des autres : on les main- 203
tiendra ainfi rapprochées par le
moyen de trois compreffes, dont
deux feronta appliquées far les bords
de la plaic, une de chaque côté,
& la troifieme par - dellus 5 on
affujettira ces trois comprefes par
plulieurs tours de bande,
feront ni trop ni trop peu quine ferrés.
On ne doit lever cet apparcil
que vingt-quatre heures après l'avoir mis, à moins
accident, comme une que grande quelque douleur ou une
de
n'o--
blige à le ietere
fang,
plutôt : fi l'opération a été bien faite, la
fe trouvera guéric, comine plaie:
Pavons déja dit ; f par contraire nous:
l'opération a été mal faitc,
que par confequent la réunioni 2, &
n'ait pas cu lieu, la piaie viendrai
à fuppuration de toute
& voicila marche qu'elle néceflité,
Ses bords fe
tiendra,.
Aammeront,
gonfieront, s'cndeviendront doulonDCux; la fiévre fe mettra bientér
Lej --- Page 224 ---
DES fur-tout PLAIES fi la plaie
de la confidérable. partie,
Pendant les preeft miers jours il en découlera une
eau roulfitre, & en petite quanenfuite un pus fanieux 8C
tité 2
dede peu de confiftance, qui blanc
vicadra de jour en jour plus
& plus épais: alors le gonfement,
P'infammation, la douleur & rous
diminuent,
les autres calme, fymptomes & le fond de la
la fiévre
à fe garnir de
plaie commence clles deviennent
nouvelles chairs 5
d'un jour à Pautre plus rouges 3
plus grainues & plus fermes; enfin
elles remplilfent toutcla plaie, dont
les bords blanchiffent & s'allongent
pour former la cicatrice.
Dans les premiers jours on panfera cette plaic avec un plamaceau
de charpie garni du digetif(N9.49),
lequel on mettra un
par-dettia mnorceau de linge garni de Pemplâtre ( No, 47 ). Quand le
à sépaillir & à REme
commencera fubftituera au digeltif le
chir, on
elles remplilfent toutcla plaie, dont
les bords blanchiffent & s'allongent
pour former la cicatrice.
Dans les premiers jours on panfera cette plaic avec un plamaceau
de charpie garni du digetif(N9.49),
lequel on mettra un
par-dettia mnorceau de linge garni de Pemplâtre ( No, 47 ). Quand le
à sépaillir & à REme
commencera fubftituera au digeltif le
chir, on --- Page 225 ---
ETDES ULCERES, zos
baume (No,48 ); enfin dès
la cicatrice commencera à fe Rec
mer, on abandonnera l'ufage du
fe digeftif fervir & du baume 3 pour ne.
que d'un plumaceau de
charpie, par-deffus lequel on mettra
toujours lempliere (No.47
ques à guérifon.
)jufSi malgré l'ufage de la
feche, les chairs croilent charpie deviennent molaffes & blafardes, trop, &
qu'clles excedent le niveau de la
peau,.on les réprimera en
tant lépaiffeur du plumacean augmen- de
charpie, qu'on affujettira par quelferrés ques tours de bande un peu plus
qu'à l'ordinaire ; fi cette
compreflion ne fuffit pas pour réprimer les chairs, on lavera à chaque panfement la plaie avec l'eau
vegeto-minérale (No, 35 ) un peu
degourdie : on touchera même lé
gérement lcs chairs avec l'extrait
par : du même No,, G la lotion
n'eft pas futilante ; ce qu'on continuera jufques à ce qu'ciles foiene
au niveau de la peau, --- Page 226 ---
DES PLAIES celles d'arToute plaie, excepté
mes à feu, cft accompagnée d'unel
hémorragic ou d'une perte de fang
plus ou moins grande : il eft donc
néceflaire que les Marins apprennent à remédier à cet accidents
qui dans certaines plaics, quoique
de leur nature
dangercules >
eft capable de Er effrayer, & de
les empêcher d'y apporter des remedes; ce qui pourroit les rendre:
mortellcs. Pour arrêter le fang qui fort
d'une plaie, il fuffit de la remplir
affajettic
de charpie brute, qu'on
bande
avec des compreffes & une
un peu ferréc : ce moyen réullit
ordinairement, à moins qu'il n'y
ait quelque tronc confidérable d'arcela
il fauc:
gere ouvert :
étant, cfirecourir à des moyens plus
caces, 3 tels que font ceux queje
vais décrire.
Lc moyen le plas efficacei,
fe remede le plus fir que connoile la. Chirurgie peur arrêter
ajettic
de charpie brute, qu'on
bande
avec des compreffes & une
un peu ferréc : ce moyen réullit
ordinairement, à moins qu'il n'y
ait quelque tronc confidérable d'arcela
il fauc:
gere ouvert :
étant, cfirecourir à des moyens plus
caces, 3 tels que font ceux queje
vais décrire.
Lc moyen le plas efficacei,
fe remede le plus fir que connoile la. Chirurgie peur arrêter --- Page 227 ---
ET DES ULCERES.
Te fang, cfl l'agaric de chêne 107
paré en guife d'amadou; on prélui fubfticuer l'amadou ordinaire Peut
qui cft un autre elpece d'agaric,,
duquel je me fuis fervi
fois avec le plus grand faccès plufieurs
choifira celui qui eft le plus moël- : on
leux, le plus doux & le plus
on le pliera en trois ou épais 5
doubles, & on l'appliquera far quatre. l'ouverture du vailleau qui donne le
fang. Pour retirer de cette
cation le fruit qu'on en
appli- il
faut avoir foin auparavant clpere, de bien
effuyer la plaie avec une
mouillée ; autrement le fang éponge qui
humeéteroit Hcontinuclegentfams
Ssto-iDondeshaik
S'il y a une artere confidérable
euverte, il faut faire au deffus de
la plaie,avant que d'appliquer Pamadou, une ligature avec un ruban de fl ou une jarretiere : on:
paffera dans cette:
ne doit pas étre fort ligature ferréc, 2 qui
bâron de trois ou quatre
un
pouces. --- Page 228 ---
DES PIAIES d'un
& de Vépaiffeur
de longueur, tournera en guife
pouce 1 qu'on former un rournide garrot pour
on fe rendra
quet ; par ce moyen Pendant qu'on
makre du fang.
elliuye la plaie avec une éponge l'amamouillée, 8 qu'on place dans cette
dou, on le main:iendra d'une cerfituation, en le couvrant
furde charpie qui
taine quantiré lc niveau de la peau, , & on
paffe
avec des comprelfes, &
Taffujettica de tours de bande qui
la quantité nécellaires ; on peut
paroltront
& r6alors lacher le tourniquer fi l'on comter même tour-à-fait, fe foit rendu naitre
prend qu'on
du fang.
dois
les plaics
On ne
panfer été
lefquelles on a
obligé
pour de fe fervir dc Pamadou, que deux
& même trois fois vingt - quatre on
heures après fon application 5 les
doit encore prendre garde en Phépanfant de ne pas renouveller précipimorragic, en enlevant trop
oltront
& r6alors lacher le tourniquer fi l'on comter même tour-à-fait, fe foit rendu naitre
prend qu'on
du fang.
dois
les plaics
On ne
panfer été
lefquelles on a
obligé
pour de fe fervir dc Pamadou, que deux
& même trois fois vingt - quatre on
heures après fon application 5 les
doit encore prendre garde en Phépanfant de ne pas renouveller précipimorragic, en enlevant trop --- Page 229 ---
ET DES ULCERES, 209
tamment la charpie & l'amadou :
s'ils font encare collés & attachés à
la plaie, il n'y a pas du mal d'attendre qu'ils fe détachent & tombent d'eux-mémes; ce qui arrivera,
dès que la fuppuration commencera à s'érablir: on tachera de la
procurer au plus vite, cn fe fervant dans les premiers panfemens
du digeftif ( N.45), & on fe
conduira julques à guérifon de la
mêmc façon qu'il a été indiqué
ci-dellas.
Les plaies dont les bords font
meurtris ou cmportés, celles
ont été faitcs par quelque inftru- qui
ment contondant, celles qui font
avec déperdition de fubltance
& particuliérement les plaies d'ar- >
mes à feu, ne font point dans le
cas de la réunion; il faut au CO4traire travailler à leur procurer au
plutô: la fuppuration : on l'obriendra par le moyen des plumaceaux,
ou des bourdoncts mollets trempés
dans lc digeftif (N9.45) Il ne --- Page 230 ---
DES PLAIE E fortes Sy
de
faut jamais tamponer ces
plaics, comme le pratiquent des Chi- plufieurs perfonnes, & même méthode eft
rurgiens; une pareille Ccs bourdangereufe & nuifible.
font
donets introduits avec force,
autant de corps étrangers capables & une
d'occalionner une tenfion la fiéinflammation confidérable, enfin
vre, des douleurs violentes, qui
mille accidens des plus graves, à de
ne farviennent que trop attention pareilles plaics 5 quelique mollement
qu'on ait de les panfer
& fupetficiellement.
à
On évitera & on remédiera & à
la tenfion, à Finflammation des
la douleur : par le moyen réitérées 3
faignées plus cu moins
à la qualité
on les proportionnera à
aux forcesy
de la plaic, ràge,
à
des malades,
au tempérament des douleurs & de la
la violence
févre; 5 la diéte fera proportionnée durée de ces
à la qualité & â la
mêmes accidens; on ne leur per-
On évitera & on remédiera & à
la tenfion, à Finflammation des
la douleur : par le moyen réitérées 3
faignées plus cu moins
à la qualité
on les proportionnera à
aux forcesy
de la plaic, ràge,
à
des malades,
au tempérament des douleurs & de la
la violence
févre; 5 la diéte fera proportionnée durée de ces
à la qualité & â la
mêmes accidens; on ne leur per- --- Page 231 ---
ET DES ULCERES. ZII
mettra aucun aliment folide juf
foient calmés S6
ques à cC qu'iis bien érablie. Pour
la fuppuration mêmcs fins, on ençoncourir aux
vironnera la plaie de compreffes
trempées dans la décoétion (No.11),
(No. 36)3 ce
ou du cataplafime jufques à ce que
qu'on continuera
Tinflammation ait cefé, ou qu'elle
ait pour le moins beaucoup diminue.
Si malgré les faignées, Tapplication des fomentations & des camalgréla diéte
taplafimnesindiques, labondante boilfon d'une des
&
du (No 21 ): Tinfamptifanes
& faifoit crainmation augmentoit
condre la gangréne, ce qu'on
dc counoltroit au changement de rouge deJeur de la peau, qui des cloches
viendroit livide, avec
ou des ampoules far fa fuperficie, diil faudrcit alors fublituer au
(No.46),
RiF(N-.aSeahid 2
fomencations fur tous les
faire des de la plaic avec la deenvirons --- Page 232 ---
DES PLAI E S
coction 212
du (No.44), 8 donner aux
bleflés de quatre en quatre heures
une prife du remede jufques . (No,28);cc à cC que
qu'on continuetoit
état &
la plaie fic en meilleur érablic.
la fappuration bien
attriToutes les vertus qu'on d'onbue à une infiniré de baumes,
la guéguens & d'emplâtres font pour
rifon des plaies, nc
quillafion ces
8 pure charlatanerie : toutes n'ont pas
differentes compofitions
plus d'efficace queles remedes que
jai indiqué; leur plus grande vertu,
penfc, confifte dans le profic
je
retirent ceux qui les débiqu'en tent, en les donnant comme des
fecrets, ou dans la crédulité des
ignorans qui croyent qu'un forte remede de
a la vertu de guérir s'en toute fervant ils
plaic, parce guéri qu'cu deux ou trois qui
en ont
d'une grande conleur paroilloient
étoient
féquence, & quicependant été guéries
fort légeres, &cauroient
on.
Tapplication du premier
par
le profic
je
retirent ceux qui les débiqu'en tent, en les donnant comme des
fecrets, ou dans la crédulité des
ignorans qui croyent qu'un forte remede de
a la vertu de guérir s'en toute fervant ils
plaic, parce guéri qu'cu deux ou trois qui
en ont
d'une grande conleur paroilloient
étoient
féquence, & quicependant été guéries
fort légeres, &cauroient
on.
Tapplication du premier
par --- Page 233 ---
ET DES ULCERES. 213
guent ou du premier emplâtre qui
tombe fous la main : la réunion
la
des
des plaies 2
régénération de la cicachairs & la formation
trice font l'ouvrage de la feule nature, 8 non l'effet de l'application de tel ou tel onguent; fi l'art
laide quelquefois, ce n'eft qu'en
levant les obftacles quis'y
fent :
exemple, 7
oTa
quand, par étranger dans
trouve quelque corps doit faire tout
une plaie 3 on le retirer ; (ans
fon pofible
attendre de
cela on ne
point
Falerre
même on emguérifon, , quasd
& les onguens
ployeroit les baumes
lcs plus précieux & les plus (pécifiques. C'eft encore une erreur de
croire qu'il Y a des remedes particuliers capables de les attirer au
dehors ; on doit, comme je l'ai dit,
faire tous fes efforts pour los Oter,
avec les mains ou avec les inftrumens. I1 arrive cependant quelque- bout:
fois qu'on ne peur en venir à
alors s'ils font d'une certaine nature. --- Page 234 ---
DES PLAIES
les
à ne pas pouvoir piquer, comme
bales de monfquet & autres corps
ronds, & qu'ils foient placés dans
certains endroits oi ils ne puillent
pas gèner les fondtions, on doie
la fortie à la (eule
en abandonner fouvent même ils reftent
nature dansles 5 chairs, fans caufer la moindre incommodicé, & la plaic ne
guérit pas moins 5 mais plus ordinairement ils font poulfés au dehors
& entrainés par la fuppuration,
pourvu toutefois qu'on ait eu l'attention d'aggrandir l'ouverture extérieure de la plaic, & d'empêcher
qu'elle ne fe ferme, avant que fon
fond foit garni de bonnes chairs.
Les- Marins font dans l'ufage
d'appliquer far les plaies qui fupd'eau-de-vie, de tafia &
purent,
Cette
d'autres liqueurs fpiritueufes.
coutume eft très-dangereule; car
Papplication de ces liqueurs defféche les fibres, augmente Pinflammation, & empêche la fuppuration,
fans laquelle la régénération des --- Page 235 ---
ET DES ULCERES.
chairs & la cicatrice ne
fc faire : elle n'eft bonne peuvent tout
plus que dans le premicr temsd'unc au
plaie, c'eft-à-d dire, tandis qu'elle
eft encore fanglante, & feulement
dans lc cas où il n'y a qu'une fimple divifion fans déperdition de
fubltance. Or je crois avoir démontré qu'il n'eft alors beloin d'aucun remede, la nature fe fuffifant
à elle-même pour opérer la réunion, pourvu qu'on en
les bords : d'oi je conclus rapproche les
applications (piricueufes font que
moins inutiles & à
au
quand il n'y a qu'une purc fimple pertc di- s
vilion.
Des Ulceres.
Les ulceres font des folutions
de continuité ) c'elt-ai-dire, des
plaics avec déperdition de fubftance, & écoulement de pus entretenu par un vice local, ou
quelqu'autre vice particulier E
fang : on ne peut eipérer deigué-
d'oi je conclus rapproche les
applications (piricueufes font que
moins inutiles & à
au
quand il n'y a qu'une purc fimple pertc di- s
vilion.
Des Ulceres.
Les ulceres font des folutions
de continuité ) c'elt-ai-dire, des
plaics avec déperdition de fubftance, & écoulement de pus entretenu par un vice local, ou
quelqu'autre vice particulier E
fang : on ne peut eipérer deigué- --- Page 236 ---
DES PLAI E S
rir ces derniers, à moins qu'on ne
travaille en même-tems à détruire
les différens vices qui les entretiennent par les fpécitiques quileur
font propres ; s'ils dépendent d'un
virus vérolique ou feurbutique, on
n'a qu'à confulter les deux Chapitres qui traitent particulièremant
de ces maladies.
Ceux qui ne font entretenns
par un vice local, font
PNEIT
la fbite d'une plaie, d'une.t tumeur
ou d'une contafion mal panlées 5
ces accidens arrivent fréquemment
aux Marins, qui ont la plapart les
jambes couvertes d'ulceres provenant de parcille caufe : voici en
conféquetce la méthode avec laquelle on doit les traiter, fi l'on
veut les guérir promptement. font
Si les bords de ces ulceres
durs & fecs, fle pus qui en découle eft féreux, âcre & fétide,,
cnfin s'il occafionne des boutons,
one irfammation & de nouvelles
ulcérations fur les parties voifines
qui --- Page 237 ---
ET DES ULCERES 217
font abreuvées, on les panen
garni du
2 avec un plomaccat
lequel
digelif (No.45), par-dellus
du (No.57)
on mettra l'emplâtre le tout d'une comon couvrira
dans la décoétion
preffe trempée à laquelle on ajou-
( No. II ),
ou d'eautera un.) peu de vinaigre continué
de - vie. Ce panfemenr & renoupendant quelques jours, 2 diminuera
vellé foir & matin; ramollira les
T'inflammation, &
bords de Pulcere; dès qu'on s'apd'un pareil changement,
percevra
au
Tonguent
ou fubftituera
digellif
du (No. 57 ) , qui eft admirable les maudétruire, confumer
pour chairs, fondre les callofités
vaifes
les mauvaifes qualités
& changer une meilleure : par le
du pus en
le fond de
moyen de cet onguent bientôt ; les
Tulcere fe déterge
chairs,de livides & mollaffes qu'elles
fermes, verétoient : 2 devicnnent on les, voit
meilles & grainues;
alors on
croitre infenfiblement :
K
) , qui eft admirable les maudétruire, confumer
pour chairs, fondre les callofités
vaifes
les mauvaifes qualités
& changer une meilleure : par le
du pus en
le fond de
moyen de cet onguent bientôt ; les
Tulcere fe déterge
chairs,de livides & mollaffes qu'elles
fermes, verétoient : 2 devicnnent on les, voit
meilles & grainues;
alors on
croitre infenfiblement :
K --- Page 238 ---
DES PLAIES
de londoit abandonner Pufage
fe fervir pendant
guent 2 pour
quelques jours du baume ( (No.48),
qu'on continucra jufques à ce que
les bords de Pulcere commencent
à s'allonger & la cicatrice à fa
former. Dans cet état.on ne panfera plus fi fréquemment, & on
n'employera pour le refte des panfemens que la charpic feule couverte de Templatre (No.47) juc
ques à guérifon.
Il n'eft point d'ulcere ' quelinvétéré qu'il foit, qui réfifle
que
: on
à un parcil traitement
r'action peut
& on doit même aider
hudes topiques par un régime
meétant, & par une abondante
rafralbcifon de quelque liqueur
du
chilante 2 ou des prifanes la
( No, 21 ), & fur-tout par
fizuation. Je dis par la fituation n,
car on ne peur fe flatter de guérir
les ujceres des jampromptement à moins que ceux qui en
bes 1
le repos
font attaqués, ne gardent --- Page 239 ---
ET DES ULCERES,
pendant tout le tems du
ment.
traiteC'eft au manque de cette
caution que l'on doit attribuer pré.
Jongueur des maux de
la
qui font Gi fréquens
jambes >
rins 3 & qui durent parmi les Mades années entieres quelquefois
toute leur vie
> & même
les alimens
: il cft vrai
falés dont ils fe nour- quc
riflent, la mauvaife eau
vent &c Pair falin qu'ils qu'ils boipeuvent rendre ces ulceres relpirene,
opinidtres ; mais on
plus
farement à les
parviendra
traite felon la guérir, > fi on les
indiqué,
méthode que j'ai
Ki --- Page 240 ---
220 Drs CONTUSIONS
CHAPITRE II.
des Meurtrilhres 2
Des Contefios,
des Fractures é des Difacations
Cn général,
ES contufions ou meureriftures
L font la fuite de quelque coup font
de
chute 5 elles
ou
quelque confidérables 2 en
plus ou moins
moins de vioraifon du plus ou
les a OClence de la caufe qui forte de
cafionnées : dans toute vailleaux de
meurtriflure, ou les font divifés S,
la partic meurtric
dans le
alors le fang sépanche
ou ils
voifipage de la bleffare,
ne
le font
& alors le fang
ne
pas,,
mais les vaifs'extravafe point affoiblis ;
par la viofeaux reftent
meurtri
lence du coup. Sile fang
ne fe réfout pas par
ou extravafe de la nature ou des rela force
les vaiffeaux ne
medes > & que
reffort, il psuf
repremnent pasl leur
dans le
alors le fang sépanche
ou ils
voifipage de la bleffare,
ne
le font
& alors le fang
ne
pas,,
mais les vaifs'extravafe point affoiblis ;
par la viofeaux reftent
meurtri
lence du coup. Sile fang
ne fe réfout pas par
ou extravafe de la nature ou des rela force
les vaiffeaux ne
medes > & que
reffort, il psuf
repremnent pasl leur --- Page 241 ---
ÉT DES FRACTURES. 227
furvenir à la meurtriffure,
elle eft
quand
abcès, &
gredendic.iafinairen
gangréne, quelquefois mêmc la
Les contufions font plus ou moins
dangereufes, felon la violence du
lité coup ou de la chure, 3 & la
des parties qui font
celles des
:
blarler
des
tendons, des nerfs &
gros vailleaux,
des accidens
occafionnent
intéricures graves, 3 fi les parties.
ait
ont été contules,
y
épanchement de fang dans qu'il
la quelque capacité, comme le crâne,
Poitrine & le bas-ventre;
font fuivies
ellos
quelquefois de
puration, & d'autres fois elles fupfent une mort fabite 20
Callarrive aux perfonnes > comme il
que chute d'un endroit qui font quel
ou qui ont reçu des
fort élevé,
fur la tête ou fur coups la
violens
fans qu'il paroiffe aucun poirrine, mal
téricurement.
CXPour guérir les meurtriffures 16.
geres, il fffit de les couvrir d'une
Kij --- Page 242 ---
222 DES CONTUSIONS
compreffe trempéc dans la liqueur
vegeto-mineralc ( No, 35), à laquelle on mèlera une troifieme
d'eau-de-vie. Ce remede
partie continué réfout le fang meurtri,
coagulé, & le détermine à rentrer dans fes vaifleaux : on connolt que cela fe fait, en ce dimi- que
la tumeur qu'il occafionnoit,
nue de jour en jour, & change étoit
de couleur; de noire qu'elle elle dcdans le commencement,
& à
vient brune; enfaite jaune,
mefure qu'elle difparoit, la peau
peu-d-peu fa couleur nareprend les fibres leur force &
turelle reffort. s
La fomentation du
leur No, 60 ) & le catapla/ime du
(
produifent le même
(No.59)
effet que la liqueur vegeto-miné- fubrale du ( No, 35 ) : on peut
fituer ces remedes les uns aux
mais la fomentation du
autres 5
doit être
( No.60) ne
employée à
quand le fang commence
2 réloudre.
-peu fa couleur nareprend les fibres leur force &
turelle reffort. s
La fomentation du
leur No, 60 ) & le catapla/ime du
(
produifent le même
(No.59)
effet que la liqueur vegeto-miné- fubrale du ( No, 35 ) : on peut
fituer ces remedes les uns aux
mais la fomentation du
autres 5
doit être
( No.60) ne
employée à
quand le fang commence
2 réloudre. --- Page 243 ---
ET DES FRACTURES. 223
comme
Les liqueurs fpirirueules, de vin,
Teau-de-vic pure, Tefpric l'eau de
le tafia, l'eau vulnéraire,
la Reine d'Hongric,, & beaucoup
d'autres que les Marins employent
journellement & fans attention
pour toute forte de contufion,
toujours Peffet
ne produifent font pas fouvent nuifibles S,
défiré * &
dans le
far-tout fi on les applique
commencement : elles épailliffent
le fang meurtri, font tranfpirer
fes partics les plus fubtiles, les
déterminent à paffer dans Pinterftice des mufcles, ou les font figer
dans les vaiffeaux meurtris 5 d'oit
s'enfuivent divers accidens qui ne
font pas moins graves & dangereux, > pour n'arriver que
: ainfi il eft plus
N
jours après
de ne les poine
& plus prudent
de téréemploycr. Les emplâtres
bentbine, & autres compofés avec
les huiles, les graiffes, les réfines,
font auffi très-dangereux : on a
vU fort fouvent qu'une contufion
K iv --- Page 244 ---
224 DES CONTUSTONS
légere, & qui auroit été guéric en
peu de tems, fi on ayoit abandonné
ia cure à la feuic nature, eft devenue fâcheufe & a dégénéré en
gangréne par Tufage de pareils
emplâtres.
On ne doit non plus jamais
ouvrir les tumeurs formées par un
fang meurtri & coagulé, à moins
quelque raifon preffante n'y
que
foient
oblige : quelque grones que
ces tumeurs, elles fc diflipent peuàpeu par Pufage des remedes pref
crits ; en faifant autrement > dan- on
occafionne fouvent des uleeres
gereux. Si un Matelot, un Moulle ont
fait une chute du haut d'un mât,
d'une vergue ou d'une antenne, on,
doit les tranfporter tout de fuite
fur un matelas, & les tenir bien
chaudement; ilne faut pas > en
perdu connoif
cas quils ayent
ou les fccouer
fance, les remuer
le
fortement pour leur rappeller
fentiment ; on ne doit pas non
- on
occafionne fouvent des uleeres
gereux. Si un Matelot, un Moulle ont
fait une chute du haut d'un mât,
d'une vergue ou d'une antenne, on,
doit les tranfporter tout de fuite
fur un matelas, & les tenir bien
chaudement; ilne faut pas > en
perdu connoif
cas quils ayent
ou les fccouer
fance, les remuer
le
fortement pour leur rappeller
fentiment ; on ne doit pas non --- Page 245 ---
ET DES FRACTURES. 225
plus leur faire avaler du-vin"ou
ranimer leurs forde liqueur pour
fecours
ces : tous ces prétendus il convient de
font préjudiciables; & de les faire
les laiffer en repos, de fuite, fi on en a
faigner commodité. tout
On fera écorcher
la
une brebis, un
un mouton,
dans
t & on les enveloppera
une de ces peaux encore chaudes; les Mace qui eft fort ufité parmi Si les
rins, & n'eft pas à négliger.
contufions font fur la tête, on appliquera fur cette partic qu'on
rafée, la fomenaura auparavant du
) le plus chautation
(I No,60
dement qu'il fera polmible; ce qu'on
continuera, felon le plus ou le moins
de foulagement que ce remede
curera aux blefés. S'il y a
atite
fur le cerau crâne, épanchement
ou commotion
veau, compreffion
le Chide cette partie > ce que
rurgien connoitra par les fignes
qui caraétérifent ces divers accideris 0 c'elt à lui à faire les inci2
Ky --- Page 246 ---
226 DEs CONTUSTONS
fions & les opérations qu'il trouvera néceflaires, & fur lefquelles
ne pas forje nc m'étends pas, pour
tir de mon fujet.
Si la chute a occafionné queldiflocaque fracture ou quelque
ou à
tion aux bras, aux jambes,
d'autres parties, le Chirurgien rapprochera de même les piéces fracturées, ou remettra les OS dans leur
naturelle, & les maintienplace dra
les bandages & .les liens
par
convenables.
des fradtures &
Ily a cependant font fi vilibles, &
des luxations qui
fi faciles à remettre ou à réduire,
qu'un Marin qui aura tant foit peu
le faire, au
de jugement, pourra
La crépi- 6
défaut d'an Chirurgien.
tation ou le bruit que font les extrémités des OS rompus, quand on
les remue doucement, & qu'on lcs
fait gliller les uns contre les autres,
le
certain de la
eft le figne
plus
tandis
fraéture : il faut alors s
empoigne & tire
qu'une perfonnc
ettre ou à réduire,
qu'un Marin qui aura tant foit peu
le faire, au
de jugement, pourra
La crépi- 6
défaut d'an Chirurgien.
tation ou le bruit que font les extrémités des OS rompus, quand on
les remue doucement, & qu'on lcs
fait gliller les uns contre les autres,
le
certain de la
eft le figne
plus
tandis
fraéture : il faut alors s
empoigne & tire
qu'une perfonnc --- Page 247 ---
ET DES FRACTURES. frac- 227
à lui l'extrémité du membre
turé, & qu'une autre tire l'autre
extrémité dans un fens contraire 3
troifieme
il faut, dis-je 2 qu'une
qui fera la plus intelligente 2 empoigne avec les deux mains jointes eft
ia partic dans Pendroit oà l'os
rompu, pouffe, comprime > rap- de
proche & égalife les dcux bouts
i'os l'un contre Pautre.
Le fuccès d'une parcille opération fera certain, fi le membre
qui étoit rompu devient égal s'il en
longueur à celui qui eft fain,
nerefte point d'inégalité dans P'endroit fracturé, & fur-tout Gla douleur que reffentoit le bleollé, ceffe
ou diminue tout de faite confidérablement. Pour maintenir les 08
en fituati-n, il faut 1°, appliquer
une compreffe circulaire trempéc
dans un mélange d'eau-de-vie, de
blanc d'ccuf, d'eau commune &
de vinaigre > & par-deffus cette
comprelle une bande allez longue
dont on fera des circonvolutione
Kvj --- Page 248 ---
228 DES CONTUSIONS
commenautour deila partic,.en
çant par deux ou trois tours. de
bande fur la fraéture même ; on
une feconde bande de
appliquera la même façon, & puis une troifieme,. qui fervira à égalifer la
partie, en mettant par-deflous de
comprelles dans les endroits
petites qui paroitront l'exiger : on entourera enfuite la partic avec trois ou
quatre atteles, qui font de petits
morceaux. de bois mince, plus larlongs,. de fer blanc ou.de
ges carton; que on les affujettira avec trois
rubans de fil, dont Pun fera placé
au milieu, & les deux autres aux
extrémités des atteles. Si la fracture eft au bras ou à l'avant-bras,
on fera une goutiere de carton ou
de fer blanc en forme de tuile,
far laquelle on repofera le membre, & qui fervira à maintenir le
refte de lapparcil; on pliera P'avantbras, & on le foutiendra par le
moyen d'un mouchoir ou d'une
fervietre plice en triangle & mife
en guife d'écharpe,
& les deux autres aux
extrémités des atteles. Si la fracture eft au bras ou à l'avant-bras,
on fera une goutiere de carton ou
de fer blanc en forme de tuile,
far laquelle on repofera le membre, & qui fervira à maintenir le
refte de lapparcil; on pliera P'avantbras, & on le foutiendra par le
moyen d'un mouchoir ou d'une
fervietre plice en triangle & mife
en guife d'écharpe, --- Page 249 ---
ET DES FRACTURES. 229
Si la fracture eft à la cuiffc ou
à la jambe, on mettra les partics
fituation horifontale, &
dans une
de vaciller d'une
on lempéchera d'autre
le moyen d'une
part ou femblable par à celle du bras,
goutiere des fanons qui font deux
ou par
de bois ronds pliés, un
morceaux
de chaque côré, aux extrémités
d'une ferviette, & affujettis avec
du fil, avec lefquels on forme une
cfpece de goutiere. Je crois en
avoir aflez dit au. fujet des fracceux qui ne font pas
tures pour les Chirurgiens trouvede PArt ; matiere traitée plus au
ront cette les Maladies des Os de
long dans
Mr. Petit..
eft des diflocations,
Pour ce qui
font fort
il s'en trouve auffi qui
faciles à remettre :. on les connott
la dificulté qu'on
en général par
de faire exécuter aux membres
a
leurs différens mouvedifloqués la difformité de la parmens, par
il paroit une élés
gic fur laquelle, --- Page 250 ---
DES CONTUSIONS
dans l'endroit où fe trouve
vation tère de l'os, tandis qu'on voic
la
dans celui où elle
un enfoncement
; ce
devroit être naturellement mieux en
qui fc reconnole encore fain avec
comparant le membre bien
le
celui qui eft blefé :
plus,
membre difloqué eft toujours
celui gt
court. ou plus long que
eft fain. réduire un OS luxé & le
Pour
il faut, de
remettre en fa place, 7
trois
même que pour les fractures, tirera le memperfonnes, dont une
l'exbre à elle, en Tempoignant à la diflocation par
- :
trémité oppofée
avec les
la feconde empoignera la plus voideux mains la partie
& tirera
fine de Pendroit diflequé, enfin la troidans un fens oppofe; l'os dans F'enfieme empoignant le conduira en fa
droit difloqué, eft far d'avoir réuffi, fi
place. On fe trouve foulagé dans
le malade
le moment même que lopération fa
eit faite 5 f ile membre recouvre
location par
- :
trémité oppofée
avec les
la feconde empoignera la plus voideux mains la partie
& tirera
fine de Pendroit diflequé, enfin la troidans un fens oppofe; l'os dans F'enfieme empoignant le conduira en fa
droit difloqué, eft far d'avoir réuffi, fi
place. On fe trouve foulagé dans
le malade
le moment même que lopération fa
eit faite 5 f ile membre recouvre --- Page 251 ---
ET DES FRACTURES, 23E
figure & fa reéticude ordinaire; f
Pon a encenda un certain bruit ou
claquement qui annonce que l'os
cft entré dans fa places enfia Gi le
membre cf en état d'exécuter fes
divers mouvemens. Pour maintenir l'os qui avoit été luxé dans fa
on entourera Particulation
R comprelle circulaire trempéc dans lc vin chaud, ou l'eaude-vie mêlée avec partic égale
d'eauticde, 8 on lafujettira avec
plufieurs tours de bande.
font
II y a des diflocations qui
difficiles à connokre, 2 8 encore
plus à remettre : il faut alors, en
attendant qu'on puille fc procurer fur la
un Chirurgien, appliquer & des
partie luxée des cataplafmes
du
fomentations avec les plantes
( (No.II 2e ) oul de leur décocion,
empécher le progrès de Pinpour
de
flammation & Tépaiffitement
la Gnovie.
internes
les
Les remedes
que
ordinairement
Marins employent --- Page 252 ---
DES CONTUSIONS
Pour les contufions, les meurtrifures, les fraétures même 8z les diflocations, 2 font la térébenthine
dans un ceuf, la mumic, les
mes du
eote
Perou, de la
&
autres femblables;
Mecque,
des font
tous ces remenuifibles, & occafionnent
fouvent la fiévre. Si la térébenthine a paru quelquefois
de bons effers, c'eft
produire
les malades
qu'elle a purgé
qui en avoient
Je ne dois Pas paffer fous pris.
les entorfes & les foulures, filence
des accidens fort
qui font
Jes
de
communs parmi
de RCCte même mer; on les doit traiter
fions & les façon que les contu:
bien fe
meurtriffures : il faut
garder de froter
de tirailler ces parties rudement,
fort douloureufes,
qui font
fous
qu'il y a des tendons
prétexte
comme quelques
chevauchés,
tendent, des
ignorans le préforties de leur aiguilles rompues ou
&les
place; les frotemens
tiraillemens violens attirent
fouyent fur ces parties une inflam- --- Page 253 ---
ET DES FRACTUKES. 233
mation confidérable, & qui a quelquefois des faites facheufes. On
doit donc traiter les entorfes &c"
confidérables
les foulures, quelque
foient, comme les contu2Eutg 8c employer pour leur
remedes, &
RRED
rifon les mêmes
tout tenir la partic dans un parfaic dourepos jafques à ce que les
leurs foient calmées.
CHAPITRE I1I,
Des Clous, des Furoncles d des-Abees
pblegmoneux.
ES clous ou furoncles que
L nous connoitfons en Provence
fous le nom générique de Aairons, s'élefont de petites tumeurs qui
vent en pointe, avec chaleur, rou- font
geur & douleur ; ceux
fitués, far les parties
EE
ou au voifinage des articulations 2
douloureux. Comfont encore plus
connoit ces tume tout le monde
I1I,
Des Clous, des Furoncles d des-Abees
pblegmoneux.
ES clous ou furoncles que
L nous connoitfons en Provence
fous le nom générique de Aairons, s'élefont de petites tumeurs qui
vent en pointe, avec chaleur, rou- font
geur & douleur ; ceux
fitués, far les parties
EE
ou au voifinage des articulations 2
douloureux. Comfont encore plus
connoit ces tume tout le monde --- Page 254 ---
DEs CLOUS
crois
n'eft pas némeurs, > je
qu'il
cellaire d'en donner une defcription plas ample - : elles font occafionnécs chez les Marins par la malles alimens falés dont ils
propreré, fe nourrilent, & P'air falin qu'ils
relpirent continuellemient. vienQuelquefois les furoncles
nent feuls; d'autres fois il s'en renà la fois far la mêcontre plufieurs
endroits
me partic, ou en diférens auffi ils fe
du corps 5 quelquefois
Si
fuccedent les uns aux autres.
font confidérables, &
ces tumeurs
les environs des
qu'elles artaquent elles caufent des douarticulations,
la
leurs très-vives, & très-fouvent
fiévre 5 elles empêchent même de
dormir.
les faroncles, & furPour guérir font confidérables :
tout ceux qui
lieu
les
il faut en premicr
que rémalades oblervent un certain
gime, qu'ils boivent abondamment
d'une des prifanes du ( No.21 )3
ils prendront en outre chaque jour --- Page 255 ---
ET DES FURONCLES. décodtion 135
deux lavemens avec la
(No.L1 ) : on ne doit pas négli- Minla faignée, S la doulcur &
ger Hammation font confidérables 5 on
la réitérera même, fclon la violence
de ces accidens : on appliquera en le
même-tems fur les furoncles
cataplafme du (No.36 ) pendant quelques jours , & enluire
lemplitre du (No.47 1e ), par-def
fous lequel on mettra un petit plumaccau de charpie fine couvers
de P'onguent ( No.56), On jufques en voit
à ce quils ayent percé.
d'une
alors fortir quelques goutes
ferofité rouflirre, & Fon apperçoit
au centre de la tumeur
chofe
à du pus
SEE
quirellembre
fi, ou à de la chair pourric, qu'on b2appelle le bourbillon : pour cn fur
ter la fortic 2 on appliquera
Pouverture du furoncie un plumadu digeftif (N.45)
ceau garni
(No.47) par-def
avec l'emplâtre le bourbillon éft forti,
fas. Dès que
étcit abonle pus qui ayparavant
apperçoit
au centre de la tumeur
chofe
à du pus
SEE
quirellembre
fi, ou à de la chair pourric, qu'on b2appelle le bourbillon : pour cn fur
ter la fortic 2 on appliquera
Pouverture du furoncie un plumadu digeftif (N.45)
ceau garni
(No.47) par-def
avec l'emplâtre le bourbillon éft forti,
fas. Dès que
étcit abonle pus qui ayparavant --- Page 256 ---
DEs CLOUS
& fort en
dant 8 féreux, sépaillit c'eft alors que
moindre quantité furoncle ;
s'affaillene 5
les bords du
fe cicatrife par le
& quc Palcere
(No.47):
inoyen du feul emplâtre
Les furoncles bénins, 5 ou_qui
font pas fitués fur les parnc tendineules ni aux environs
ties
fe guérident fades articulations,
du
cilement avec le feul emplâtre
(No.47).
inflsmmaroires &
Les tumeurs
du
phlegmoneufes font a-peu-près
même caractere que les furoncles,
mais elles occupent une plus moins grande étendue qu'eux ' font
G
douloureufes, & ne viennent pas c'eft
facilement en (uppuration ;
pourquoi dans les commencemens
il faut tacher de les réfoudre par
Fapplication du cataplafine (No.36), les lavepar la faignéc réitérée,
la diéte, & Tabondante
mens >
(No.21).
boilfon d'une desptifanes
ces fecours.on voit qu'el
Si malgré
les augmentent 8 gu'ciles pren- --- Page 257 ---
ET DES FURONCLES 237
nent la voie de la fuppuration, on
facilitera la formation du pus, en
ci-dellus
fubfticuant au cataplafme
celui
celui du (No.371, & même
continuera juf
du (No.3 38),qu'on
ait
ques à ce que la tumeur
percé
d'elle - même ; & en cas qu'elle
rardât trop à le faire, & qu'on
etit un Chirurgien pour Poavrir, le
il le feroit avec une lancette :
érant forti, on panfera la pepus tite plaie avec le feul emplcre
(N9.47) jufques à guérifon.
CHAPITRE IV.
De le Brulure.
ES Marins font expofés aux
L brulures par la poix, le fuif,
la réfine & autres ingrédiens qu'ils Bâfont fondre pour endaire leurs la
timens, & le plus fouvent par
poudre à Canon.
Si la brulure eft légere, & qu'il --- Page 258 ---
DE LA BKULURE.
ne fe foit poinc formé fur la partie
brulée des cloches ou ampoules, 3
il fuffit d'y appliquer une compreffe trempéc dans l'eau vegetominérale ( (No.35), & d'en renouveller Tapplicacion à mefure
qu'elle fe delleche ; ce qui diminue & calme la douleur en pcu
de tems. Si la brulure eft plus confidérable, & qu'il fc foit formé des
ampoules, après les avoir coupées &
enlevées,on les couvrira du liniment
(No.58), duquel on étendra une
couche avec la barbe d'une plume. Ce remede calme tout de fuite
la douleur, commc par miracle :
dès que cette premiere couche
commence à fc deffécher par la
chaleur de la partic, la douleur fe
renouvelle, ii faut alors en appliquer une autre couche ; ce qu'on
continuera jufques à guérifon.
On ne doit mettre far les parties brulées aucune comprefle ni
aucune efpece de linge 2 après
avoir appliqué le liniment ; ils eni-
barbe d'une plume. Ce remede calme tout de fuite
la douleur, commc par miracle :
dès que cette premiere couche
commence à fc deffécher par la
chaleur de la partic, la douleur fe
renouvelle, ii faut alors en appliquer une autre couche ; ce qu'on
continuera jufques à guérifon.
On ne doit mettre far les parties brulées aucune comprefle ni
aucune efpece de linge 2 après
avoir appliqué le liniment ; ils eni- --- Page 259 ---
DE LA BRULURE.
pécheroient les bons effets du remede: on fe contentera de couvrir la brulure avec un linge ou
foutenu par un cercle de
un drap
la
en été des
bois, pour
garantir hiver du froid.
mouches, & en
A chaque fois qu'on applique
une nouvelle couche, celle qu'on
avoit mife auparavant fe defleche
& forme une croute : cette croute
sépaiflit & augmente chaque jour,
la brulure fe guérit ;
à melure que
écailles, fans
enfin elle tombe par cicatrice. Ce relaiffer la moindre
eft très foumede par conféquent
verain, & doit être employé par- du
ticuliérement pour les brulures
& celles des autres parties
NE où
convient d'éviter la difformité des cicatrices.
foit
Qnoique ce liniment ne
pas
de mon invention, & qu'on en
trouve la compofition dans
l'ai
lies
fieurs Livres, je
éprouvé les bons
fouvent, pour en garantir
effets, dans les cas pour lefquels --- Page 260 ---
DE LA BRULURE.
jc Vindique. On ne doit pas en
faire beancoup à la fois,. parce
qu'il sépaiffic à mefure qu'il refte
tems expolé à Pair : je
quelque penle même que pour éviter cet
incenvénient 1e > il conviendroit de
n'en faire que la quantité néceffaire pour chaque panfement.
Si ia brulure avoit été négligéc, qu'il y eût déja une fappuration établie, ou qu'on l'eût panfée avec quelqu'autre onguent, je
doute que le liniment que je pref
cris eût le même fuccès: il ne conla bruvient
non plus, lorfque
qu'elle eft aclure E profonde,
compagnée d'efcarres ou de croutes confidérables 2 comme celle à
qui a été faite par la poudre
Canon, &c.
Comme les brulures de cette
derniere efpece font ordinairede tenfion,
ment accompagnées d'inflammation,
de gonflement &
on tachera de calmer ces accidens réipar les faignées plus ou moins térées, --- Page 261 ---
DELA BRULURE 241
contitérées, &
Tapplication émolliente
nuée de E" décodion
(No.Ir), dont on imbibera des
compreffes qui ferviront à entourer
la brulure & à ramollir les efcarres. On les détachera enfuite avec font
la pointe des cifeaux, fi elles
profondes; 3 & Gi elles font
elles fe détacheront
ARE
ficielles,
d'un cerat
mêmes par lapplication d'huile, dans
fait avec trois parties
lequel on fera fondre une partic
de cire jaune ou blanche : on
étendra far la brulure une couche de ce cerat appliqué fur du
brouillard jufques à guépapier
rifon.
les efcarres font
Souvent , quand
les
profondes 5, on trouve, après
avoir détachées, une fappuration
déja établie, & qui s'eft étendue
dans linterftice des mufcles, après
en avoir détruit tout le tiffu celJulaire 5 il faut alors panfer avec
le digeltif du (No 46), jufques
à ce que les lambeaux de peau
L
brouillard jufques à guépapier
rifon.
les efcarres font
Souvent , quand
les
profondes 5, on trouve, après
avoir détachées, une fappuration
déja établie, & qui s'eft étendue
dans linterftice des mufcles, après
en avoir détruit tout le tiffu celJulaire 5 il faut alors panfer avec
le digeltif du (No 46), jufques
à ce que les lambeaux de peau
L --- Page 262 ---
DELA BRULURE
741 & de chair pourries commencent l'onà fc détacher, enfuite avec
à
guent du (No, Li ), détergée julques &
ce
la plaic commencent à croiES chairs
que
même continuer
tre : on du peut même onguent 2 juf
Tufage
la cicatrice comques à ce que
alors on ne
mence à fe former;
feule
fe fervira que de la charpic par-
( No, 47)
avec lemplâtre
deffus jafques à guérifon.
CHAPITRE V.
Des Hernies 015 Defcentes.
Es Marins font fi fort fujets
hernies ou defcentes 5
L aux
foient
gu'il y en a fort peu certain qui
jafques à un
âge
parvenus être attcints de cette incomfans
Le travail forcé & les
modité.
font
fardeaux qu'ils
EE
fans
font la caufe la plos
de foulever,
maladic. Les
ordinaire de cette --- Page 263 ---
DES HERNIES
245 -
bornes que je me fuis prefcrites >
pas d'entrer dans
4.
nc me detail permettent de toutes les elpeccs de
le
different entr'elles,
hernies, qui les différentes partics
autant par dans le bas-ventre qui
contenues
rapport aux
les forment, que ou par elles font fidivers endroits
de faire
tuées. Je me contenterai furvient orconnoitre celle qui
dinairement aux aines, > & qu'on
hernie inguinale ou hernie
eppelle incomplette, & cette même hernic,
lorfqu'elle defcend jufques dans les
bourfes 2 & qu'on appelle pour
cette raifon hernic complette ou
bubonocelle, parce que les Marins
font fort fujets à Pune & à l'autre.
On doit obferver de ne point
prendre une hernie inguinale pour
une tumeur inflammatoire 2 far- ou
pour un bubon vénérien, dans qui cettc
viennent ordinairement
feroit
partie : une pareille méprife Chirurdangereufe 5 & Gi quelque
gien naviguant > ou tout autre
Lij --- Page 264 ---
DEs HERNIES
Marin, 244.
venoit à faire l'ouverture
d'une parcille tumeur , fous préfa molleffe indique une
colledtion texte que de pus, il en verroit
fortir les excremens au lieu du
& le malade feroit dans un
pus, danger de mort. Pour évigrand
méprife, les Mater une parcille attention à ce qui
rins feront
que la
fait. 1°, Ils obferveront qu'elle
hernie fc forme tout-à.coupy du tout doueft molle & point à moins qu'elle
loureufe au tact,
d'étranglene foit accompagnée
ce qu'on
ment & dinfammation:
connoitroit par les autres fymptoqui accompagnent
mes particuliers
&
les hernies avec etranglement, plus bas. 2o.La
qui feront décaillés facilement & difhernie rentre tout-à-fait - > lorfque
paroir même refté un cértain tems
le malade a
fur-tout s'il a'
couché fur le dos, >
cuiffes écarPattention de tenir les
& la tête
tées, les genoux pliés, > : les tuplus baffe que fon corps
par les autres fymptoqui accompagnent
mes particuliers
&
les hernies avec etranglement, plus bas. 2o.La
qui feront décaillés facilement & difhernie rentre tout-à-fait - > lorfque
paroir même refté un cértain tems
le malade a
fur-tout s'il a'
couché fur le dos, >
cuiffes écarPattention de tenir les
& la tête
tées, les genoux pliés, > : les tuplus baffe que fon corps --- Page 265 ---
DES HERNIES les 245 buintlammatoires &
meurs vénériens au contraire fe
bons
font doulouforment peud-peu, durs 9 & ne
reux au toncher >
fituation
rentrent jamais, quelque
que le malade prenne. font
des
Les defcentes ne
point ellesmaladies dangereufes par le demêmes, mais elle peuvent imprévenir par mille accidens font Pévus. Les plus à craindre
ils
& Tinflammation,
tranglement même fouvent mortels ; les
font Marins les préviendront en portant de bonne heure un bandage
ou brayer, & en le gardant pendant toute leur vie. II conviendroit fuffent
même que ces bandages des Chirurfaits & appliqués par
fortes de
giens entendus dans ces
la
maladies, & qui euffent pris fe
mefure far la partie : ceux qui
du
fervent indifferemment
leur tombe fous la
AMIS
mier qui
en retirer tout
rifquent de ne pas devroient attenle fruit qu'ils en
Liij --- Page 266 ---
DES HERNIES.
le
dre , & il leur devient pour nuimoins inutile, s'il n'eft pas
fible. Néanmoins comme on n'a
toujours un Chirargien pour
pas je faire, en prendre la mefure &
Fappliquer, quand il eft neceffaires deles Capitaines des Bâtimens
vroient en avoir une certaine habiles provifion fabriqués par les plas
dans
Maitres, afin qu'ils puffent fcront
le befoin choilir ceux qui
les plus convenables.
avoir
11 arrive fouvent que bonne pour heure
négligé de porter de hernie delcend
un bandage : > la
de
dans ies bourfes, augmente des adhévolume & y contracte
rences , de forte qu'on ne peut
la faire rentrer dans le ventre:
plus dans ce cas le bandage devient
inutile, & celui qui a une à "
reille hernie eft condamné
toute fa vie ; néanmoins
porter
empècher la tupour le foulager,
de volume, &
meur d'augmenter même-tems le tipour éviter en --- Page 267 ---
DES HERNIES, 247
raillement & la douleur qu'elle fa pepourroit occalionner par une aufanteur, on lui préparera qu'on aptre efpece de bandage, acccommodé au
pelle fu(penfoir,
volume de la hernie. dangereux
L'accident le plus
dont les hernies foient fiufeeptibles, létranglel'ai dit,
eft, 4 comme je
eft occament : cet étranglement ndevolume
Retshepmentied
Ee caufe
reconnoit ordinairemenr d'excrémens pour
une certaine quantité dans la
endurcis & accumulés eft dans lite
tic du boyau qui
& qui ne
ou dans les bourfes, dans le ventre;
peuveneplus rentrer fouvent après quelce qui arrive
fait le maque débauche fuite qu'aura de
coup
lade, en
far quelque la hernie, de
qu'il aura chute reçu ou de quelque
quelque
aura fait. L'écffort violent quil
occafionné
tranglement eft encore
certaine
plufieurs fois par une Liv
la
endurcis & accumulés eft dans lite
tic du boyau qui
& qui ne
ou dans les bourfes, dans le ventre;
peuveneplus rentrer fouvent après quelce qui arrive
fait le maque débauche fuite qu'aura de
coup
lade, en
far quelque la hernie, de
qu'il aura chute reçu ou de quelque
quelque
aura fait. L'écffort violent quil
occafionné
tranglement eft encore
certaine
plufieurs fois par une Liv --- Page 268 ---
DES HERNIES.
quantité de vent renfermé dans
la partic du boyau qui forme
la hernie > & géné par les excrémens endurcis. Quelle que
foit la caule de cet étranglement,
fi les matieres ne prennent pas
bientôt leur cours ordinaire en
rentrant dans le ventre, le malade a tout à craindre, 3 parce que a
linteftin acquiert d'un moment
P'autre plus de volume, fe trouve
davantage comprimé & étranglé
les anneaux ; d'oi s'enfuit Tinpar terception de la communication
cntre leftomac & le fondement,
des douleurs affreufes, des vomif
femens prefque continuels, même
des matieres ftercorales, Vinflammation, > la fiévre, la gangréne 2
le hoquet 2 3 le délire 0 > les fucurs
froides, & la mort enfin qui termine tous ces maux, fi on ne la
lopération, qui n'eft
prévient par
pas elle-même fans danger.
Pour remédier à létranglement,
il faut tacher de faire rentrer la --- Page 269 ---
DES HERNIES
hernie, fi elle n'eft pas adhérente; de dimi-
& G elle Teft, il fuffit des anneaux 2
nuer linflammation les excrémens en-
& de ramollir
puiffent prendurcis, pour qu'ils ordinaire: dans Pun
dre leur route
fera
le
ou Pautre cas, on
placer c'eft-àmalade commodément les 2 feffes rela tête balle,
dire, 2
cuiffes écartécs & les
levées, les des felles ; alors on
talons près doucement la tumeur, en
maniera
avec les deux mains,
Tempoignanr fera
au deflus
dont l'une
placée à la
& l'autre au fond, ou
& partie ferbale de la hernie,
la plus
de debors en
vira à la pouller
des cuiffes
dedans 2 5 c'elt-à-dire, 2
la
le nombril, fans pourtant
vers
de peur de la meurtrop prelfler,
trir.
on ne
Si par cette manceuvre réduire la hernie 2:
peut réuflir à
des
ou à faire rentrer une partie
il faut faire au malads
matieres, - copieufe, & la poufer
une faignéc
L V
plus
de debors en
vira à la pouller
des cuiffes
dedans 2 5 c'elt-à-dire, 2
la
le nombril, fans pourtant
vers
de peur de la meurtrop prelfler,
trir.
on ne
Si par cette manceuvre réduire la hernie 2:
peut réuflir à
des
ou à faire rentrer une partie
il faut faire au malads
matieres, - copieufe, & la poufer
une faignéc
L V --- Page 270 ---
DES HERNIES. à défaillance, G
même jufques
tombe faciPon conjeâure qu'il
de
lement en fyncope, & profiter
inftant
manier la tumeur. >
cet
pour alors fort facilement
qui rentre
&
dans certains fujets
l'ait prefque tenté
d'elle-même, quoiqu'on la
: dans
inucilement avant
faignéc auffi fad'autres, on ne réuffit pas Praticiens
cilement ; alors certains réduétion
tachent de faire cette
du boyau, en fufpendant le malade la tête en bas & les
Si l'on n'elt
plus
sed
en l'air.
pas tentative,
reux dans cette nouvelle
for
il faut tout de fuite appliquer
la hernie une éponge ou une com- dans
preffe fort épaille trémpée froide du
Jeau vegeto - minérale
(No,35), & réitérer cette application, dès que l'on comprend
à séchauffer.
gue Peau commence
ordinaire+
Ce remede produic felon les
ment de bons effets 7 Goulard,
obfervations de Monfieur
deMontpellier:
fameux Chirurgien --- Page 271 ---
DES HERNIES 251
moi-meme pluficurs
je Pai éprouré
fuccès. II
fois avec le plus grand les fomentafaut donc employer
le premier
tions froides pendant , & fi Ton voit
& le fecond jour
avoir rcqu'elles font infuififantes, émolliencours aux fomentations aux
), ou
cataplac
tes (No,1I même qualité : 2 tel que
mes de
qu'on recelui du (No, 37 ), en quatre
nouvellera de quatre
heures; mais fi par tous ces diminuer moyens
à
on ne peut parvenir
>
Tinflammation & Tétranglement
& à faire rentrer la hernie E:
les nouvelles tentatives qu'on s'emavec les mains, la gangrene & la
bientôt de la parcie
pare s'enfuit ; cC qu'on ne
mort
failant de Leus
prévenir qu'en
& avant que
heure l'opération manifeftéc.
fe Toit
la gangréne
quelqueIl eft arrivé cependant
cerfois, mais fort rarement, que voulu
tains malades n'ayant pas dans le
fc foumettre à Fopération Lvj --- Page 272 ---
252 DEs HERNIES.
tems qu'elle étoit encore pratila
s'eft empaquable, >
gangréne Pa faite tomber
réc de la partic.
séen pourriture, & qu'enfaite
tant fixée, il s'étoit formé, après
la. chute des efcarres gangréncux,
dans cet endroir
un anus artificiel rendoient leurs excrépar où ils
même
ont été
mens. Hly en a
qui
guéris de cette incommodité avec
le tems ; mais de parcils exemples font très-rares S. 7 & ceux qui
refufent lopération, ou la diffcrent fur un fondement auffi léger, à efont tout à craindre & peu retardeperer 2 car le moindre caufer la mort.
ment peut leur
efcarres gangréncux,
dans cet endroir
un anus artificiel rendoient leurs excrépar où ils
même
ont été
mens. Hly en a
qui
guéris de cette incommodité avec
le tems ; mais de parcils exemples font très-rares S. 7 & ceux qui
refufent lopération, ou la diffcrent fur un fondement auffi léger, à efont tout à craindre & peu retardeperer 2 car le moindre caufer la mort.
ment peut leur --- Page 273 ---
8zc. 253
DE LA MORSURE,
CHAPITRE VI.
wenimenx.
De la Morfure des Animaux
être
Es Marins font expolés à
&
Lmordes par des ferpens dans
animaux venimeux, 2
autres divers Pays où ils abordent:
les
traiter ces morfares , jai
Pour
mieux faire que
cru ne pouvoir la méthode de
de leur indiquer fameux Voyageur afKaempfer. Ce
employée avec
fare l'avoir toujours fes diffèrens voyages
fuccès dans & aux Indes, ou les
en Amérique venimeux fe trouvent en
animaux
& où leurs morgrande quantité, extrémement dangefures font
reufes. méthode confifte à faire
Cette de fuite au deflus de la parzoat mordue, une ligature un peu
tie
empécher le venin
ferrée 2 pour plus haut; on fcaride fc porter
une lancette la
Scra enfuite avec --- Page 274 ---
DE LA MORSURE
la faire
de
plaic, pour
contient dégorger ; entout le fang qu'clle de bonne théfin on la remplira couvrira d'un
riaque 2. & on la
linge qui en foit chargé, en guife
d'emplatre. Il eft encore eflentiel
de faire avaler à ceux qui ont été
mordus, deux dragmes de thériadétrempée dans du bon vin
que
ou blanc le matin à jeun,
rouge & autant le foir avant qu'ils entrent au lit 5 ce
continuera
pendant fept à LET jours. Ce remede procure ordinairement une
fueur falutaire qui fait tranfpirer
aa dehors le peu de venin qui
s'être infinué dans le fang, >
& peut empêche par ce moyen les mauvailes faites de la morfure.
Cette méthode, comme Pon voits
eft moins cruelle
les cautérifations avec un gr rouge 5 ou
les brulures avec Phuile bouillante,
qu'on employe ordinairement pour
ces fortes de morfures : l'autorité
de Monfieur Kaempfer doit fer- --- Page 275 ---
ANIMAUX VENIMEUX. 255
DES
la réuflite ; &
vir de garant pour en avoir de
certes on ne peut
meilleur.
CHAPITRE VIL
De la Galle.
eft une maladie qui
galle
d'un chacun : on
LA connue
la
de deux efpeces,
en diffingue feche & la galle humide ;
galle
qu'on appelle aufli
la premiere
des chiens,
canine, ou galle
font
galie
ces animaux y
à caufe que fe reconnoit à une infort fujets,
boutons, > dont le
finité de petits nombre paroit êtrc
plus grand
Les boutons de
logé fous la peau. font plus
?
lai feconde d'homidité elpece
5 ils EE
& remplis
qu'ils laifent endans lintervalle
des cretr'eux 7 des gerfares 2 8
quelques
vaffes qui fuppurenc. ulceres crouteux,
fois même des
les boutons
ll faut oblerver que
it à une infort fujets,
boutons, > dont le
finité de petits nombre paroit êtrc
plus grand
Les boutons de
logé fous la peau. font plus
?
lai feconde d'homidité elpece
5 ils EE
& remplis
qu'ils laifent endans lintervalle
des cretr'eux 7 des gerfares 2 8
quelques
vaffes qui fuppurenc. ulceres crouteux,
fois même des
les boutons
ll faut oblerver que --- Page 276 ---
DE LA GALLE,
22f la gallc qui fe trouvent en grande de la
quantiré aux articulations chez. tous les
main & des doigts
fe trouvent
galleux en général,
ordinairement en fort petite caufe quan- de
tité chez les Marins, à lavent fouT'eau falée dont ils fe
lcs mains; ainfi il faut prenvent
l'abfence de ce
dre garde que
méconnoitre
figne ne falle pas
cctte maladic.
fon
dans
La galle, qui a
figne n'eft
le tiffu cellalaire de la pean, fort
ordinairement une maladic
pas
mais elle caufe à ceux
dangereufe; font
un pruric &
qui en
attaqués, infupportable
une démangeatfon ils font au lit ou
fur-tout quand la chaleur : elle eft OCreffentent
Tâcreté du fang, la
eafionnée par
malpropreté & une tranfpiration
arrètée. Il n'eft donc pas furpre- fe
les Marins qui ne
nant que
d'alimens falés >
nourrifient que continuellement un
a re(pirent falin, qui éprouvent toutes. --- Page 277 ---
DE 1 LA GALLE
257,
viciffitudes de l'air, & qui
les
tous les moyens & toutes
n'ont pas
nécellaires pour fc
les commodités foient fi fujets.
tcnir propres, y contagieule & fe
La galle aifément eft
parmi les Equimultiplie des Vailleaux qui font logés
pages
& couchent, pour ainfi
à Yétroit,
ainli on doit
dire, pèle - mèle traiter :
ceux qui
de bonne heure
atteints S, pour
en font les premiers fe
évicer qu'elle ne
communique
à tous les autres. de
facile à
II n'y a rien
plus lorlqu'elle eft
guérir que la galle, vient par comrécente & qu'elle mais il eft plus diffimunication 5 celle qai ett invécile de guérir
d'une âcreté
térée ou qui provient eft même dangereux
du fang : il
des remedes exde le faire avec avoir
térieurs,, fans
auparavant les
adouci Tâcreté du fang par Pon a
remedes appropriés furvenir 5 car des mad'ane fois
vu plus
n'étoient
ladies dangercufes 2 qui
galle, vient par comrécente & qu'elle mais il eft plus diffimunication 5 celle qai ett invécile de guérir
d'une âcreté
térée ou qui provient eft même dangereux
du fang : il
des remedes exde le faire avec avoir
térieurs,, fans
auparavant les
adouci Tâcreté du fang par Pon a
remedes appropriés furvenir 5 car des mad'ane fois
vu plus
n'étoient
ladies dangercufes 2 qui --- Page 278 ---
DE LA GALLE.
eccafionnécs que par une galle
répérentée qui sétoit portéc far
Ja poitrine, ou fur d'autres parties On principales. doit donc traiter differemment la gallc felon la caufe qui
la produire : G elle cft venue à
conun quelqu'un depuis peu par avoir
tagion, c'eft-à-dire, pour
communiqué avec d'antres galleux, on len délivrera promptement par l'ufage d'une des
dont il fera
plus
foa
mades
parlé
fans recourir à d'autres remedes;
mais fi la galle eft furvenue d'ellemême, fans qu'il y ait le moindre
foupçon de contagion, > c'eft tn
figne qu'elle eft, produite & entretenue par un vice du fang, Il
faut alors commencer la cure par
la faignéc ; le Jendemain de la
faignée on purgera avec les pillules du ( No.49 ), G le malade
eft robulte & vigoureux > finon
il
avec la médecine (No. 5o ):
ufera pour toute boiffon pendant --- Page 279 ---
DELA GALLE.
toute la cure de la peifane pendant
& il prendra les ma-
(N.5:).
tous
huit jours une prife
après quoi
tins du bol ( No.54); feconde fois
on le purgera une ou la médeavec les pillules 49
fans
cine s0; alors on pourra des pomcrainte paffer à lufage
mades.
qu'on emToutes les pommades
la guéordinairement pour
bafe
ploye de la galle, ont pour
rifon foufre ou - le mercure : quoique
le
font faites avec le mercelles foient qui exeellentes pour guérir
cure
elles demandene
cette maladie 2
deprécaution
niéanmoins beaucoup dans leur admi-
& de prudence autrement ceux qui
niftration ;
un fux
les employent, > rifquent inflammation au
de bouche, une
même une
gofier & univerfelle quelquefois : c'eft pourquoi
enflure
fervira point dans les
on ne s'en à moins qu'on n'ait un
Bâtimens, > alfez verfé pour diriChirurgien
cure
elles demandene
cette maladie 2
deprécaution
niéanmoins beaucoup dans leur admi-
& de prudence autrement ceux qui
niftration ;
un fux
les employent, > rifquent inflammation au
de bouche, une
même une
gofier & univerfelle quelquefois : c'eft pourquoi
enflure
fervira point dans les
on ne s'en à moins qu'on n'ait un
Bâtimens, > alfez verfé pour diriChirurgien --- Page 280 ---
DEIA GALLE Dans le cas oit
ger les fridtions. fervira, on n'a qu'à reFon s'en
No. 52
courir à la formule (
celle du ( No.33) n'eft pas
jette aux mêmes inconveniensimais le foufre qui
on peut objeéter que la rend d'une
en fait la bafe s
Gi
extrême puanteur; & qu'elle leffives gâte les
les
fort les linges, que
de
plus fortes ne font pas capables la maules blanchir, ni d'enlevet
vaife odeur qu'ils en ont contraété.
Cela feroit vrai, fi lon employoie foufre
faire cette pommade cle
pour bâton ; mais la Aeur de foufre
mêlée en
à froid avec le fain doux
la
blanche : , ne gâte
ou
graidfe les linges: : pour cC e
beaucoup
odeur, on peut
eft de la mauvaile
facilement avec quella corriger d'cfence de Citron,
ques goutes
de Bergamotte de , ou autres qu'on
mélera avec la pommade, pour
lui en donner une fort agréable.
Ceux qui uferont de cette ponmade avec la feur de foufre, s'en --- Page 281 ---
DE LA GALLE,
260 de
froteront pendant trois jours
le foir en entrant au lic,
fuite, toutesles partics du corps, excepté bien
le vifage : ils fe tiendront de fe mouilchaudement, éviteront les mêmes linges
ler, & garderont habits pendant neuf
& les mêmes
du premier jour
jours, frictions, à compter & ne les mettront
des
auparavant fait
qu'ils n'ayent à la leffive, &
DEIE les linges habits à l'air &
expofé Jes autres une quinzaine
au férein pendant
les mênes
de jours; ils prendronr les draps & couprécautions de pour leurs lits.
vertures
aimeront mieux fe
Ceux qui
avec le
fervir de Fautre froteront pommade pendant
mercure, s'en les parties de leur
trois fois toutes le vifage, la poicorps, excepté bas-ventre & les parcies
trinc, le
fridions dureront
honteufes : ces
qu'on ne
pendant nenfjours, Pautre parce non, après
les fera qu'un jour ils fc laveront tout le
lequel tems --- Page 282 ---
DELA GALLE
l'eau chaude & le facorps avec
d'habits, comme
von, & changeront ci-dellus,
ilia été dit
fropiniâtres,
Il - y a des galles à la premiere oncqu'elles réfiftent faut alors la réitérer avec
tion; il
les mêmes précautions.
CHAPITRE VIIL
0ff Vena Medinen(s.
Di Dragomnean
Armi les maladics externes qui des
P ont befoin d'être connues ChirurMarins, & far-tout des
naviguans, l'on doit compter
giens
ou vena medinenle dragonneau maladie eft fort comfs : cette les Côtes de Guinée, oèr
mune fur la traite des Négres 5 &
fe fait
foit
auffi fréquoiqu'elle ne Côtes pas de la Méquente fur les la trouve néanditerranée, on
fur celles de
moins quelquefois
Barbarie & d'Egypte.
'être connues ChirurMarins, & far-tout des
naviguans, l'on doit compter
giens
ou vena medinenle dragonneau maladie eft fort comfs : cette les Côtes de Guinée, oèr
mune fur la traite des Négres 5 &
fe fait
foit
auffi fréquoiqu'elle ne Côtes pas de la Méquente fur les la trouve néanditerranée, on
fur celles de
moins quelquefois
Barbarie & d'Egypte. --- Page 283 ---
Du DLAGONKEAU, en
à Alexandric
Je me-trouvois
acraqué
1748, quand un Négre
vint s'embarquer
du dragonneau Bâriment dans lequel Jétois
fur le
: à dire
en qualité de Chirurgien peine
vrai, fa maladie dont jelavoisà & fans fon
le nom, m'embaratia, la connut mieux que
Patron qui
avec mes cimoi, jallois couper
pour
feau le ver que je de prennois chair : il n'y
une excroillance
prévenues en
a
les perfonnes croient fe desLaPR faveur, qui
leurs fautes;
honorer en avouant fuis
de ce nomcomme je ne
pas
de
bre, & que je ne penfe d'autant pas
mêmc, Tavouc la mienne
être
volontiers, qu'elle peut
plus
utilité & empècher
de quelque Chirurgiens de tomber
les dans jeunes la mêmc erreur.
eft une tumeur
Le dragonneau
qui dans ercmmmencenemalee clou ou à un fuble allez à un fe forme vite & groffit
roncle; elle
dans fon milicu
en peu de jours : --- Page 284 ---
264 Du DAAGONNEAU lon remarqai s'éleve en pointe 2
d'une
que une pctite veflie fi remplie l'on ouvre
férofité roullàtre ;
s'ouvre
cette veflie, ou qu'elle voit fortir une
d'elle-même, on en
éxcroillance charnuc d'un rouge
foncé, grofle comme une moyenne
d'oie & reffemblant à un
plume
sallonge
ver : cette excroiffance
à P'autre à mefure qu'elle
d'un jour
ordinaire, lorffort, & fa longueur
cft de cinq
qu'elle eft toute fortie,
à fix pieds.
fentimens fur la
Ii y a plufieurs
: les uns
nature du dragonneau excroillance
ont Cru que cette de corde polyétoit une efpece veine endurcic ;
peufe, ou une ils lui ont donné
voilà pourquoi
& celui de mele nom de vena
maladinenfs, à caufe que cette Medinc,
die eft tresfréquente à fur-tout
Ville d'Arabic. D'autres &
n'en
les Modernes, qui peut-être en ont
ce qu'ils
ont jugé que Autcurs par
anciens, &
lu dans les
qui
nature du dragonneau excroillance
ont Cru que cette de corde polyétoit une efpece veine endurcic ;
peufe, ou une ils lui ont donné
voilà pourquoi
& celui de mele nom de vena
maladinenfs, à caufe que cette Medinc,
die eft tresfréquente à fur-tout
Ville d'Arabic. D'autres &
n'en
les Modernes, qui peut-être en ont
ce qu'ils
ont jugé que Autcurs par
anciens, &
lu dans les
qui --- Page 285 ---
Du
ne
DRACONNEAD,
qui
l'ont jamais vu,
26g
à croire
ce n'étoit ont. panché
épaiffi, Ruett ou une que du pus
bourbillond'une
elpece de
mais le fentiment certaine le
longucur;
parmi les Médecins Arabes plus commun
obfervé cette maladie
qui ont
les Modernes qui fe font 2 & parmi
dans le même cas, eft
trouvés
excroilance qui fort de la que cette
n'ef autre chofe
tumeur,
caché fous la
qu'an ver long
fc procurer une peau iffue, gu'il perce pour
Le célebre Monfeur
a analyfé tout CC que les Aftruc qui
& les Modernes ont écrit fur Anciens
maladie, dans un Traité des cette
meurs imprimé à Paris chez Tuvelier en 1759, dir
Cad le dernier fentiment qu'il n'y a
adapté : il
puile
de ce
appuye
vérité
E
de pluficurs qu'il avance s par l'exemple
qui s'engendrent autres cipeces de vers
vivans,
dans les animaux
parmi lefquels i!
outre les différens vers
compte,
inteftinaux,
M --- Page 286 ---
266 Du DRAGONNEAU
crinons ou COceux qu'on appelle
medons, & en latin dracunculi,
les cirons en latin acari, les
&c.
- poux ,
différens vers, dit-il,
Tous ces
dans le corps de
peuvent l'animal vivant entrer de trois façons différentes, 1°, fous la forme d'un
& forme
ceuf dépolé
y éclot,
animal
jufques à ce
un
groffit
-
qu'il fortes tels font ceux que l'on
trouve dans les chiens, entre chair
&
même
& peau >
quelquefois
oùi
dans la fubftance des mufcles,
les ceufs de ces animaux femblent
avoir été dépofés par les mouches,
differensinfe@es: s0.fous
ou autres
forla forme d'un petic ver déja
mé & imperceptible, qui pénetre
à travers les pores de la peau, >
comme 'les chiques qui font fi
communes dans nos Colonies de
TAmérique ; ces petits infeétes fc
tiennent ordinairement dans les
ordures, dans les balaycures des
maifons, s'attachent aux pieds &
animaux femblent
avoir été dépofés par les mouches,
differensinfe@es: s0.fous
ou autres
forla forme d'un petic ver déja
mé & imperceptible, qui pénetre
à travers les pores de la peau, >
comme 'les chiques qui font fi
communes dans nos Colonies de
TAmérique ; ces petits infeétes fc
tiennent ordinairement dans les
ordures, dans les balaycures des
maifons, s'attachent aux pieds & --- Page 287 ---
Du
aux
jambes DRACOWNEAU, de
nuds pieds,
ceux qui y vonc
font des couvées s'y logent, groilifent,
& produifent
vent un abcès
fouqui aboutic à la.
gangréne > G on
en tirer de bonne néglige de les
aiguille : jo.enfin fous heure la avec une
petits ceufs
forme de
qui entrent dans notre
corps, avec les alimens, la
lair que nous
boillon,
tribuent dans refpirons, le
> & fe dif
voie, s'arrétant
fang par cette
partics qui font toutefois dans les
donner nourriture, propres à leur
où ils fe développent & premnentleurs raccroiflement; tels font les vers
faits comme de petites foles, plats &
trouve a fouvent dans les qu'on
hépatiques du foie de canaux
animaux ruminans,
certains
mangé d'une
après qu'ils ont
qui leur occafionne efpece de gramen
qu'on appelle
la maladie
madure ou le communément gaces vers fe transformer papillon. On voit
en papilmtirmertAntr
M ij --- Page 288 ---
268 Du DRAGONNEAU,
qu'on découvre le foie des animaux
gui en font attaqués : d'où il conclut que le dragonneau eft un ver
qui peut avoir pénétré dans le
corps d'une de ces trois manieres.
Quoique la tumeur qui eft formée par le dragonncau ne foit pas
une maladie dangereufe, elle exige
néanmoins beaucoup d'attention
de la part de celui qui la traite:
dès qu'elle commence à paroiere,
il faut y appliquer le catapla(mc
du (N8.36) & des comprelfes
trempées dans la décodtion émolliente du ( No, II ) fur tous les
environs; dès que le ver aura percé,
il fant l'attirer au dehors par le
moyen d'un plumaceau trempé
dans un mélange de miel & de
jaune d'ceuf: on changera fouvent
qu'il fe defce plumaceau, parce
feche fort vite, & dès qu'on pourra
faifir le ver, on le prendra délicatement, &0 on Tentortillera avec
dexterité autour d'une pctite baguette ou d'un cylindre de plonb
irons; dès que le ver aura percé,
il fant l'attirer au dehors par le
moyen d'un plumaceau trempé
dans un mélange de miel & de
jaune d'ceuf: on changera fouvent
qu'il fe defce plumaceau, parce
feche fort vite, & dès qu'on pourra
faifir le ver, on le prendra délicatement, &0 on Tentortillera avec
dexterité autour d'une pctite baguette ou d'un cylindre de plonb --- Page 289 ---
Du DRACONNEAU,
gros comme une plume à écrire; 269 à
chaque panfement on le tirera
auiidoucement de
que faire fe pourra,
peur gu'il ne fe
on Tentortillera
rompe, > &
autour de la batinuera guette, Ia ou du cylindre : on conmême manceuvre à chaque panfement, le
& jufques à ce
que
ver foit totalement
alors la plaie fe
forti;
ainfi dire
cicatrifera, pour
moyen d'un 3 d'elle-mème 2 par le
charpie
petit plumaceau de
couvert de l'emplâtre du
(No.47 ).
Sir malgré toutes ces
le ver venoir à fe
précautions
heureufement
il rompre malde fuite recourir 2
faudroit touc
(No.36),auxt
au cataplafine
& mettre en fomentations (NO.t1)
boillons
ufage la faignéc, les
tout ce quief rafraichillantes, en un mot,
& de calmer capable de diminuer
farvient ordinsirement, Tinfammation qui
ce cas-là eft fort
& qui dans
caufe bientôt la dangereufe, &
gangrénc dans la
M iij --- Page 290 ---
270 Du DAAGONNEAU. à
partic oà le ver s'eft rompu., à bout de
moins qu'on ne vienne
les
la calmer & de la_difliper par
remedes indiqués. réuilit à calmer
Quelquefois on
Tinflammation., & le ver reparoit
la même ouverture, ou fe fait
par nouvelle iffue, ce qui fuffit
une
ces
pour ( calmer tous déréchef accidens;alors avec les
on le tirera
dontilaété déja
mêmes précautions tandis
le
parlé quelquefois :
que un
premier ver fort, il s'en forme d'aunouveau aux environs, ou dans s'en
tres pârties ; il ne faut n'elt pas
effrayer, parce que cela
Pie
rare, mais le traiter comme
premier,
dans le Journai de
On trouve
Médecine du mois de Janvier 1760,
obfervations fur le dradiverfes
un ancien Chirurgonneau, de Vailleau par 5 ces obfervations
gien
aide beaurendent à prouver qu'on
coup à la fortie du dragonneau >
faifant prendrc à ceux qui cn
cn
pârties ; il ne faut n'elt pas
effrayer, parce que cela
Pie
rare, mais le traiter comme
premier,
dans le Journai de
On trouve
Médecine du mois de Janvier 1760,
obfervations fur le dradiverfes
un ancien Chirurgonneau, de Vailleau par 5 ces obfervations
gien
aide beaurendent à prouver qu'on
coup à la fortie du dragonneau >
faifant prendrc à ceux qui cn
cn --- Page 291 ---
Du DRACONNEAU,
font attaqués le
quieftle
remededu(No.ag)
guérir les
emepnplaidoeres
maladies
Le Chirurgien à
vénériennes,
ces obfervations, qui nous devons
lui-même
alfure qu'il a Vu
dragonneati, plufieurs fois remuer le
c'eft un vérirable & que par conféquent
ver. Si cela
comme je'n'en doute
eft,
fuis pas fisepris
pas, le
je ne
que
remede
(No. . 33 ) en aide beaucoup la
fortie, puifquil eft
ce remede guérit, éprouvé que
ladies vénériennes, outre les mala-,
dics cutanées les toutes les mala-
& tue toutes fortes plus de invérérecs,
vers.
CHAPITRE IX.
Des Ventonfes, dés Veficatoires, des
Sangfaes, du Cautere tant actucl
gue potenticl.
Omme j'ai parlé plufieurs fois
Cam le cours de cet
des ventoufes, des : véficatoires, ouvrage des
M iv --- Page 292 ---
DES VENTOUSES tant adtuel
fangfues, du cautere
que potenticl 7 & que plufieurs
Marins pour lefquels jécris, pourroient être en peine pour mettre
ces remedes en prarique, j'ai Cha- cru
qu'il convenoit d'en faire un
particulier, dans lequel je
pitre tacherai de leur faire connoitre
tous ces remedes, en même-tems
je leur enfeignerai la maniere
305 les mettre en ufage.
Des Ventonfes.
Les ventoufes font de petits vafes
'de terre dont Pouverture, quoique le
large, Peft pourtant moins les que bien
fond qui eft arrondi: pour rafé la
appliquer, il faut, après avoir fricpartie, faire quelques legeres enfuite
tions avec une fervictte ;
d'éon prendra une petite pincée cardé
toupes fines ou du coton
la
qu'on étendra dans le fond.de
ventoufe 3 on y metcra le feu au
d'une chandelle allumée,
moyen dès
l'éroupe ou.le coton
&
que
le
large, Peft pourtant moins les que bien
fond qui eft arrondi: pour rafé la
appliquer, il faut, après avoir fricpartie, faire quelques legeres enfuite
tions avec une fervictte ;
d'éon prendra une petite pincée cardé
toupes fines ou du coton
la
qu'on étendra dans le fond.de
ventoufe 3 on y metcra le feu au
d'une chandelle allumée,
moyen dès
l'éroupe ou.le coton
&
que --- Page 293 ---
ET DES VESICATOIRES,
feront confumés, on renverfcra 273 la
ventoufe far la partie où l'on veur
l'appliquer : ce vafe s'attache fortement à la peau, l'attire au
dans d'elle-méme & la fait de-.
fer; on lui fait quitter
gondemi-quare d'heure après prifc un
payant l'extrémité du doige > fur en
-
bord,
E
c'eft-à-dire, aux environs de
l'ouverture; l'air extéricur qu'on
introduit par ce
renverfer
moyen, > le AK
fubitement.
On
appliquer
toufes FTE la fois, les plufieurs vendes autres :
unes à côté
fouvent, aprèsavoir quelquefois & le plus
enlevé les
toufes, 3 on: fait fur les endroits ven-.
elles avoient été
oiz
petites
appliquécs : de
chant 2 d'une mouchetures avec le tranfortir du
lancerte pour en faire:
fang; on
chef les mèmes applique déré-.
qu'elles attirent & ventoufes >. afiai
ainfi dire, le fang qui pompent, découlc pous
perites ouvertures
dess
dès qu'elles
qu'on a faites:
commencent à en étus
M Yi --- Page 294 ---
DES VENTOUSES,
pleines, 274
on les enleve & on en
de nouvelles, ainfi fucapplique cellivement jufques à ce qu'on ait
tiré la quantité de fang qu'on fouhaite. On appelle la premiere
fans
TeaRc
plication des ventoufes feches, & celle
fication, ventoufes avoir fcarifié 2
qui fe faic après
ventoufes fcarifiées.
à la faiLes ventoufes fuppléent
gnée ; on doit donc les appliquer
toutes les fois qu'elle eft prellante,
& qu'on n'a pas un Chirurgien Feat
la pratiquer : les fcarifications du tout
fort peu & même point
qui
dangercufes, &les petites plaies
d'ellesme.
en réfultent, feguérifent ait foin de les
mes, pourvu qu'on d'eau fraiche :
laver avec un peu
le
les parties oùt on les applique
ordinairement, font la nuque:
plas le derriere du col, les épaules ,
ou le dos, les hanches, les cuilles, les.
fefles; en un mot on les applique
far toutes les partics oh elles peuvent sattacher-
même point
qui
dangercufes, &les petites plaies
d'ellesme.
en réfultent, feguérifent ait foin de les
mes, pourvu qu'on d'eau fraiche :
laver avec un peu
le
les parties oùt on les applique
ordinairement, font la nuque:
plas le derriere du col, les épaules ,
ou le dos, les hanches, les cuilles, les.
fefles; en un mot on les applique
far toutes les partics oh elles peuvent sattacher- --- Page 295 ---
IT DES VESICATOIRES.
Des Sangfues.
Les fangfues font de
in- .
fectes ou vers aquatiques, petits
tachent à la peau, la
qui s'atfuccent le fang dont elles percent fe
&
pliffent : celles
remles caux claires qu'on &
trouve dans.
meilleures
courantes, font
dans les que cellesque l'on prend
eaux bourbeufes & croupiffantes ; ces dernieres rifquene
d'occaionner,
quand on les
une infammation & des appli- dou.
Ros fort vives.. Les
la tête petite &
premieres one
rayé de vert & pointue, de
le dos:
ventre d'un
jaune, & le
nieres
rouge foncé: les derau contraire ont la têre
groffe,le dos & le ventre rayés. de
bleu.
Avant que de parler de la.
niere d'appliquer les
maà obferver aux Marins, fangfaes, jai
vent faire attention,
qu'ils doileur
quand ils font
provifion d'eau dans quelgue:
Pays érranger, de ne pas rempliz
Mj --- Page 296 ---
DEs VENTOUSES dans la
leurs tonneaux d'une eau
quelle fc trouvent des fangfucs ;
ils éviteront cet inconvénient >
en la coulant à travers une ferviette nette : ils doivent prendre
la même précaution, quand ils veulent boire d'une cau qu'ils ont puifé
dans certains ruifeaux qu'ils ne
connoifent pas, & mettre un linge
du vafe ou
fin devantfembouchure leur fert à boire,
de la cruche qui
Si pour avoir négligé de prenil arrivoit
dre cette précaution.,
quelque Marin eût avalé une
quc
fangfuc - 7 ces animaux ne defcendans lef
dent pas ordinairement
bientôt
gomac > ou ils feroient
étouffés par la chaleur de eette
partie; mais ils s'arrêtent le plus
fouvent dans quelque partie da
gofer, 8 caufent un crachement
de fang qui eft quelquefois accompagnée de toux : ce qui pourroir
donner occafion. à quelque méprife, & faire croire que ce crachement de fang, viens des pos:
7 ces animaux ne defcendans lef
dent pas ordinairement
bientôt
gomac > ou ils feroient
étouffés par la chaleur de eette
partie; mais ils s'arrêtent le plus
fouvent dans quelque partie da
gofer, 8 caufent un crachement
de fang qui eft quelquefois accompagnée de toux : ce qui pourroir
donner occafion. à quelque méprife, & faire croire que ce crachement de fang, viens des pos: --- Page 297 ---
ET DES
mons : c'eft VESICATOIRES. pourquoi il
de viliter lc gofier de
convient
un parcil accident
ccux à qui
apperçoit la
arrive, & fi lon
la détacher fangfue on tachera de
fi on n'y avec des pincettes, &z
moyen, on les peur fera parvenir par CC
un mélange d'eau & gargarifer de
avec
&même
vinaigre 3:
fera bientôt capecietinaigrerarie détacher
cequi.
Les endroits cà la fangfuc.
les fangfies
l'on applique
les
2 font ordinairement
les, teinples, le
le derriere des oreilles
col, cc., en un mot OTY
d'ou applique l'on
à toutes les parties
veut tirer du
: c'efk
pourquoi les Capicaines fang
barquent point de
qui n'emvent faire provifion Chirurgien, de
doi.
maux > pour fuppléer dans ces anifion à une faignée
l'occadilpenfables elles fe qui paroie inJong-tems vivantes confervent fore
de verre rempli
dans un vafe
qu'on ait Faztention d'eau, pourva.
xeller de tems en
dela renous
tems,. --- Page 298 ---
DES VENTOUSES
on doit les lailler
sntanettie
ques inftans hors de dégorger quelon fera quelques
leau; enfuite
avec un pecit
légeres friétions
chaude fur la linge mouillé d'eau
les
partie où on veut
tachent appliquer, & afin qu'elles s'at-.
tomber plus facilement, on y fera
une goute de
de
pigeon ou de
fang
ordinairement poulet : on les tient
papier
dans un cornet de
chair, dgt applique contre la
droit où elles qu'eiles choififent l'enétant attachées, veulent s'atcachers
ques à ce qu'elles on les laiffera. juf
tombent d'ellesmémes; & fi l'on veut tirer une
plus grande quantité de
en appliquera
lang, on
ou fuccefivement plufieurs à la fois 2.
les autres : on
les unes après.
peut même,
épargner CCS animaux,
Pour
queue à celles qui font couper la
les premieres, & recevoir remplies le
qu'elles ne difcontinuene
fang:
faccer pour ccla,. dans
pas de
une pa-
elles on les laiffera. juf
tombent d'ellesmémes; & fi l'on veut tirer une
plus grande quantité de
en appliquera
lang, on
ou fuccefivement plufieurs à la fois 2.
les autres : on
les unes après.
peut même,
épargner CCS animaux,
Pour
queue à celles qui font couper la
les premieres, & recevoir remplies le
qu'elles ne difcontinuene
fang:
faccer pour ccla,. dans
pas de
une pa- --- Page 299 ---
ET DES VESICATOIRES. vailfeau, jafques
Ictte ou tout autre foit forti autant qu'on
à ce qu'il en
en fouhaitera,
ont faccé
Quand les fangfues de fang,
certaine quantité
une
déllesmémes; mais
elles tombent leur faire quitter prife
fi l'on veut
avec un
plurôt, on les faupoudrera du fel: on lade cendre ou
peu
de faite les piquûres qu'elvera tout
l'eau de la mer,
les ont fait avec s'arrête pas de
& G le fang ne
fur les:
lui-mème, on appliquera d'amapetites plaies un morceau s'il eft nédou., qu'on aliujettira,
&
cellaire, avec unc comprelle
tours de bande.
pluficurs
Des Véfeatsires..
véficatoires font des mor=
Les
ou. de peau, larges
eeaux de linge
de la main, gar
comme la paume compolé avec:
nis d'un emplâtre
des mouches
demi-once de poudre
de vieux:
cantarides & une once enfemble dans
levain, qu'on palcrit --- Page 300 ---
z80
DES VENTOUSES
un mortier, en les arrofant avec
un filet de vinaigre.
On applique ordinairement ces
emplâtres fur la nuque, dans l'entre-deux des épaules, aux temples,
derriere les oreillcs & même fur
toute la tête : on en applique encore dans l'intérieur des cuifles,
fur la hanche, aux gras des jam- >
bes, enfin dans tous les endroits ou
l'on veut ateirer une fappuration,
& procurer un dégorgement 5 on
rafe auparavant la partie far laquelle on veut les appliquer, &
on les allujettit avec une compreffe
8 quelques tours de bande : On
les laiffe ordinairement
cinq heures, & en les quatre enlevant ou
on trouve qu'ils ont occafionné
pluficurs cloches ou ampoules remplies de férofité, comme celles qui
furviennentaprès quelque brulure;
il faut alors couper ces ampoules
avec des. cifeaux, enlever toute
la peau qui les formoir 2- & panfer
les plaics. qui. en. réfulrenr ayec --- Page 301 ---
ET DES VESICATOIRES, 281
des feuilles de poirée garnies de
beurre frais, G P'on peut s'en procurer, ou bien avec da- papier
brouillard garni- de l'onguene du
(NO36) pour les faire
On entretiendra la
fiuppurer.
autant
fappuration
de tems qu'clle paroitra néceflaire Par le moyen du même
panfement, & G elle tariffoit avant
le tems, on tacheroit de la
curer par l'application d'un nouvel proemplâtre vélicatcire fur la même
partie : enfin lorfqu'on voudra def
fécher les plaics, > on fe fervira du
cerat fait avec la cire &lhuile indiqué dans le Chapitre de la Brulure,
& G ce cerat ne fuffifoit pas, on
laveroit les plaies à chaque
fement avec l'eau vegeto-minérale pandu ( No,35 ).
On doit panfer les plaies
ont été faites par les véficatoires qui
deux & même trois fois
pendant Pété, & une fcule par jouz fois
pendant Phiver.
'on voudra def
fécher les plaics, > on fe fervira du
cerat fait avec la cire &lhuile indiqué dans le Chapitre de la Brulure,
& G ce cerat ne fuffifoit pas, on
laveroit les plaies à chaque
fement avec l'eau vegeto-minérale pandu ( No,35 ).
On doit panfer les plaies
ont été faites par les véficatoires qui
deux & même trois fois
pendant Pété, & une fcule par jouz fois
pendant Phiver. --- Page 302 ---
DES VENTOUSES
Du Cautere actuel d potentiel.
Le cautere aétuel n'eft autre
chofe que l'application d'un morceau de métal rougi au feu fur
quelque partie du corps ; le révoltant & la douleur que caufe
une pareille eplieation.fontquelle
eftr négligée,&,p poursinfidire.abandonnée aujourd'hui par la plapare
des Chirurgiens François. Cependant je puis dire que cette maniere de cautérifer & de bruler
plus ou moins profondément la.
peau, a de grands avantages : jai
vu dans plufieurs Pays du Levant,
des maladies très-graves & trèsdangereufes céder. à ce remede
& guérir en peu de tems ; tandis
que ces mêmes maladies auroient
trainé en longucur 5 & auroient
même été regardécs comme incurables en France.
Le cautere potentiel eft l'application de certains médicamens fur
la peau, quiont la vertu de bruler --- Page 303 ---
ET DES VESICATOIRES. 283
& former une efcarre ou une
croute : celui dont on fe fert ordinairement, cft une pierre qu'on
trouve chez les Apoticaires, &
qu'on appelle pierre à cautere; on
par un mélange
peut y fappléer de chaux vive &
de partie égalc
de favon.
du cauOn fe fert ordinairement
ouvrir-quelque
tere potentiel pour abcès
rentumeur ou quelque
qui
ferme du pus,. loriqu'on ne veut pas
tranchant,
l'ouvrir aveclinfrumentt
ou qu'il ne convient pas de le faire,
différentes
comme, par exemplo,les furviennent
tumeurs critiques qui
&c dans la
dans les fiévres malignes .
pefte. Les Marins qui: fe trouvent fans
le
Chirurgien 1 : doivent lancette préférer &
cautere potentiel à la
les
au biftouri pour ouvrir tous
abcès en général, ( de peur de bleffer
avec ces derniers quelque nerf,
quelque tendon, ou de cauferquelhémorragic dangercufe.
quc --- Page 304 ---
284 DES VENTOUSES, &c.
Pour bien appliquer le cautere
potenticl,on
deux morceaux
de linge ou
peau mince de P'emEret
plâere (No.47):0n fera un petit
trou au milieu d'un de ces linges
ainligarni, & onl'appliquera fur la
partie qu'on veut ouvrir 5 enfuite
on prendra un morceau'de la pierre
à cautere qu'on mettra dans le trou,
& par-deflas la pierre onappliquera
l'autre emplâcre qui lempéchera
de vaciller çà & là: : on affujettira le tout avec une compreffe &
des bandes, & on le laiffera
dant l'elpace de quatre à cinq Rcte
res ; au bout de ce tems on enlevera les deux emplâtres, & on
trouvera une croute ou efcarre
qu'il faudra déracheravec la pointe
des cifeaux, & panfer l'ulcere qui
en.réfulte, comme ila été dit dana
le Chapitre de la Pefte.
Fin de la feconde Partie,
ira le tout avec une compreffe &
des bandes, & on le laiffera
dant l'elpace de quatre à cinq Rcte
res ; au bout de ce tems on enlevera les deux emplâtres, & on
trouvera une croute ou efcarre
qu'il faudra déracheravec la pointe
des cifeaux, & panfer l'ulcere qui
en.réfulte, comme ila été dit dana
le Chapitre de la Pefte.
Fin de la feconde Partie, --- Page 305 ---
SP ar J - a a
28,
FORMULES
Des Remedes
quirépondent aux
Numéros répandus dans le
cours de POuurage.
No, I.
Sachet PONr ceux quicraigrent la mer.
P a Renez canelle, clous de
fie, noix mufcade & fafran geropoudre, de chacun deux
en
dragmes:
pilez toutes CCS drogues dans un
mortier, & les paffez à travers an
tamis fin; étendez toutes ces
dresparmic du coton cardé,que poucoudrez &
vous
piquerez entre deux
linges fins, pour en faire une efpecede pecit marelasdehuie
en quarré : il faut que ceux pouces qui
craignent la mer, mettent ce matelas entre la chair & la chemife,
fur la région du coeur &c de l'ef- --- Page 306 ---
FORMUL 2 ES
tomac, c'eft-à-dire, depuis l'ombilic jufques au milieu des mammelles - ; ils l'affujettiront avec des
rubans.
No, 2.
Potion contre le vowifement, pour
donner à cwillerée A ceux qui
craignent la MaCY.
Prenez eau - difillée de mente
cinq onces > fel d'abfinthe une
dragme, firop de limon une once 5
mélez le tout pour en faire une
potion, à laquelle on peut ajouter
dans les cas violens 20 à 30
de - laudanum
goutes
liquide, ou une demionce firop de pavot blanc.
fans
Onpeut
rifque donner cette potion
en deux prifes, & meme toute
à la fois.
No, 3.
Infufton antifcorbutique.
Prenez une pincée de feuilles
fechcs de creflon, de cochléaria
ou de roquette fauvage, que vous --- Page 307 ---
DES REMEDES,
ferez infufer dans une pinte d'cau 287
bouillante,
No. 4.
Infafon autifcerbatique,
Prenez une poignée des mêmes
bouillie plantes quc ci-dellus, & faites-les
d'heure dans pendant un demi - quart
deux pintes d'eau.
No, 5.
Vin antifcorbutigue du fieur Moret.
Prenez racines de raifort fauvage Gx onces, de bardane fraiche
trois onces, feuilles de
de creflon, de
cochléaria,
becabunga, de fumeterre, de chacun une poignée:
lavez, ratiflez & écrafez le tout
dans un mortier de marbre, d'une
pilez dans un autre mortier
onces &
Remnte
tarde
demi graine de mou-
: mettez le cout réduit en
pâte dans une bouteille de verre
à large col, avec quatorze livres
de vin blanc ; ajoutez-y quize
is onces, feuilles de
de creflon, de
cochléaria,
becabunga, de fumeterre, de chacun une poignée:
lavez, ratiflez & écrafez le tout
dans un mortier de marbre, d'une
pilez dans un autre mortier
onces &
Remnte
tarde
demi graine de mou-
: mettez le cout réduit en
pâte dans une bouteille de verre
à large col, avec quatorze livres
de vin blanc ; ajoutez-y quize --- Page 308 ---
FORMULES
dragmes de fel armoniac pulvésile; bouchez bien la bouteille
avec une veflie mouillée, &c la
mettez infufer au bain-marie ou
fur les cendres chaudes pendant
douze heures; enfaite coulez la liqueur, en exprimant bien la
& la filtrer à travers un entonnoir pâte;
garni de papier gris : gardez-la
dans des bouteilles bien
elle fe conferve
à fermées, 2
Les adultes
quatre cing mois.
ou hommes faits prendront de cette
fix Onces
ou
ligueur
un verre ordinaire le matin
à jeun & autant le foir, & les
enfans quatre onces : il faut
dre ce remede au lit, & y refter, prenaprès l'avoir pris, encore deux henres, & le foir deux heures
le fouper, immédiatement après
que d'entrer au lit.
avant
On doit ufer de ce vin avec modération, & en fufpendre lulage de
tems en tems pour prendre quelques remedes rafraichillans 0 : cette
précaution eft fur-tout néceffaire
aux --- Page 309 ---
DES REMEDES.
bilieux qu'il pourroit
échauffer, aux gens & à ceux dont la poide
trine eft affeétéc ou commence
connoit à la toux,
Têtre; crachats ce qu'on & à la douleur qu'ils
aux reffentent dans cette partie : ainli
cas eft de
le plus fûr en pareil
n'employer ce vin qu'apreslufage font
du petic-lait ou du lait qui
capables de calmer ces accidens, du
les mauvais effets
& prévenir mais comme fur mer on
remede )
le moyen de fe
n'a pas toujours
procurer du lait, on y fuppléera
les bouillons du (No. 7 ).,
par Comme le vin antifcorbutique
fe conferve
deux ou trois
ne
que on ne peut en
mois, & qu'aini
les
faire une grande provifion oàle pour fcorbut
voyages de long cours
eflle plas Acraindre,je ferois d'avis,
au lieu de faire fimplement infufer fa
entrent dans
les plantes qui
avec du
compofition au bain-marie diftiller à l'avin blanc, 7 de le
livres
lambic & d'enretirer quatre
N --- Page 310 ---
FORMULES anti(corbutique,
deliqueur auroit ou les cfprit mêmes vertus que le
qui mais
fe conferveroit plus
vin,
qui il faudroit feulement
long-tems :
feroit d'une
en diminter la dofe,qui
once & demi le matin & autant
le foir pour les adultes, & d'une
feulement
les enfans
once
pour
au deffous de feize ans.
No..
Ptifane A. boire pendant Pulage di
du Sr. Moret.
vin amtifarbatigue
Prenez deux dragmes racine
d'efquine coupée par morceaux 9
vous ferez bouillir pendant
que demi-heure dans quatre livres
d'eau pour la boillon d'un jour.
No.7.
e antifeorBowillons rafraichifans
bntiques.
Prenez un petic pouict, coupezlui la tête, les alles & les pieds,
au deffous de feize ans.
No..
Ptifane A. boire pendant Pulage di
du Sr. Moret.
vin amtifarbatigue
Prenez deux dragmes racine
d'efquine coupée par morceaux 9
vous ferez bouillir pendant
que demi-heure dans quatre livres
d'eau pour la boillon d'un jour.
No.7.
e antifeorBowillons rafraichifans
bntiques.
Prenez un petic pouict, coupezlui la tête, les alles & les pieds, --- Page 311 ---
DES REMEDES,
écorchez-le tout de fuite,
le & remplidez-le
vuidezégale des quatre femences avec partie
concaflées & du ris; enfuite froides
le ferez bouillir dans
vous
terre vernidfé avec
un pot de
d'eau, julques à la diminution quatre écuelles
peu plus de la moirié : un d'un,
d'heure avant que de le retirer quart
feu, vous y
du
de feuilles ajouterez de
une poignée
moine,
crellon, >
5 de véronique mâle d'agri- de
pimprenelle & une pincéc de fleurs >
de d'hypéricum. On aura
toutes ces plantes
Frovifion.
les Bâcimens,
feches dans
les occalions où pour s'en fervir dans
S
les procurer fraîches, on ne pourra fe
bouillon & exprimez Coulez bien
votre
let, il vous en reftera deux le poudefquelles le malade
écuelles,
une le matin au
en prendra
avant le coucher lit, & l'autre
après le
& deux heures
repas.
Au défaut de
fe fervir d'unc demi-livre poulets, on peut
de viande
Nij --- Page 312 ---
FORMULES S
ou de moude veau, d'agneau
le ris
ton, 8 alors on renfermera
& les quatre femences dans un
linge qu'on liera & qu'on fufpendra dans le pot.
aux
On peut de même fuppléer
la viande de tortue
poulets par de terre, & dans le
de mer ou
dans un
cas oùt l'on fe trouveroit
Port, on pourroit encore y (tapune douzaine de cuilles
pléer par
de grenouilles.
No. 8.
Purgatif à prendre pendant Pufage
Moret.
: des remedes du St.
Prenez trois dragmes follicules
de fené, que vous ferez infuler
dans huic onces de décodion de
feuilles de véronique mâle feches,
ou de creflon > avec une dragme demidè rhubarbe concaffée &
dragme fel végétal; le lendeinain
coulerez votre infulion, &
yous
ferez fondre deux
après vous demi y
de manne : vous
onces &
atif à prendre pendant Pufage
Moret.
: des remedes du St.
Prenez trois dragmes follicules
de fené, que vous ferez infuler
dans huic onces de décodion de
feuilles de véronique mâle feches,
ou de creflon > avec une dragme demidè rhubarbe concaffée &
dragme fel végétal; le lendeinain
coulerez votre infulion, &
yous
ferez fondre deux
après vous demi y
de manne : vous
onces & --- Page 313 ---
la
DES REMEDES,
coulerez déréchef poar la
le
ftd
heures prendre
matin à jeun, & deux
bouillon après bien vous donnercz un
dégraiffé.
Le fieur Moret recommande de
parger tous les huit
dant l'afage de fon vin jours
de
enufce
butique, de finir
commencer & même
effet il donne par la la purgation : à cer
purgatif, dans la formule d'an bol
quc entrent l'aloës, compofition la
dule mercure doux & lc collequinte
Il m'a paru
diaphrenic.
qu'à plafieurs cependant, fameux
de méme
qu'il n'eft guéres prudent Praticiens, de
courir à des purgatif réfineux reirritans dans toutes les affeétions &
fcorbutiques:car il arrive fouvent
que ceux gui font
cette
artaqués de
intéricure maladie, ont la membrane
de inteltins
& même ulcérée;
varigueufe
rendre le
ce qui pourroit
dangereux pargatif du fieur Morct
dans pareilles ciconf.
tances 2 en occalionnant un fux
N 1ij --- Page 314 ---
FOR M ULES
de ventre colicatif 2 une dy@enterie gangréneule, ou des hémorfuneftes. Je fuis donc d'avis,
ragies & je penfc qu'il eft plus ffr dans
toutes les occafions où il eft néceffaire de purger > dc fe fervir
du purgatif du (No.8), qui in'eft
point capable d'irriter & qui produit toujours de bons cfiets.
No. 9.
Remede du fieur Moret pour les gencirves ulcérées.
Prenez 48 grains fel armoniac,
camphre en poudre 24 grains le 2
efprit de vin fix onces, mettez
tout dans une bouteille de verre
vous fecouerez de tems en
que tems, jufques à ce que le camphre
& le fel armoniac foient fondus.
Comme ordinairement ceux
du fcorbut, ont
et
font attaqués
gonflées, molles
gencives affectées,
& (pongicufes, le plus fir moyen
de remédier à tous ces accidens --- Page 315 ---
DES REMEDES,
eft de couper avec des cifeaux tout
ce qui eft mol > (pongieux 8c
pourri, ce qui fe fait fans douleur, & de baffiner enfuite les
gencives avec lefprie de creffon
ou de cochléaria ; & Gi ces remedes ne fufffent pas
arrêter
le progrès de la pourriture, pour il faut
employer le remede (No.9) . qui
produit cet effet.
No,0.
Liniment du fenr Morct PoNr les
thches fcorbntigues,
Prenez fix onces de favon, deux
onces camphre
onces fel
pulvérifé 2 trois
armoniac a ; faites fondre
le tout dans un potlon de terre
verniffé fur la braife.
On prend avec le bout du
un peu de ce liniment, dont doige
frote doucement les tâches fcor- on
butiques, fous les
jufques à CC qu'il feche
doigts : on réitere ces frictions matin & foir, & fi les mahades ont la peau fine & délicate
N iv
deux
onces camphre
onces fel
pulvérifé 2 trois
armoniac a ; faites fondre
le tout dans un potlon de terre
verniffé fur la braife.
On prend avec le bout du
un peu de ce liniment, dont doige
frote doucement les tâches fcor- on
butiques, fous les
jufques à CC qu'il feche
doigts : on réitere ces frictions matin & foir, & fi les mahades ont la peau fine & délicate
N iv --- Page 316 ---
FOR MULES
il faut diminuer un peu la dole
du favon qui eft cauftique, &
pourroit y faire élever des ampoules.
No.I.
Décoction émolliente qui peut fervir
penrleslasemeutd d-lesfomentasionse a
Prenez feuilles feches de guimauve ou althéa, qu'on appelle
communément mauve blanche, >
racines de la
une bonne poignée
faites
même plante deux onces; 5
cuire le tout pendant demi-heure
dans quatre livres d'eau, coulez
enfuite, & ajoutez, fi c'eft pour un
lavement, une once miel commun
& une cuillerée d'huile d'olive : 1
la décoction fimple fans miel &
fans huile peut fervir pour faire
des fomentacions ; on y trempe
une Aanelle, un morceau de drap,
ou une ferviette en plufieurs doubles, qu'on exprimc & qu'on applique chaudement far ia partic
qu'on veut fomenter. --- Page 317 ---
DES: REMEDES.
Quand On pourra fe
des plantes fraiches, on
la
Menat
décoétion avec les feuilles de mauve
ordinaire que tous les Marins connoifent, ou avec celles de
riétaire, de mercurialc,. de
ou
tette
de poirée, qui ont toutes une
vertu émolliente.
No, I2,
Infufion legérement fudorifque.
Prenez une pincée de fleurs
de fureau ou de coquelicot,
vous jetterez dans un pinte d'cau que
bouillantc,
No, 13.
Prenez demi- once crême de:
tartre en poudre, que vous diviferez Cil quatre partics
: Cette poudre doit fe égales, donner
dans le bouillon ou. la: ptifanc biens
chaude , autrement elle ne fe
fond pas & fc précipire au fondi
de l'écaelle 5 il vaudroit
encora:
N Y: --- Page 318 ---
FORMUL L ES
mieux la faire bouillir un inftant
avant que de la donner.
No. 14.
Vomitif avec le tartre émétique.
Prenez fix grains tartre émétifoluble,, & même huit, Gle
malade que
eft robufte, que vous mêlerez avec trois ou quatre gobelets d'eau.
On donne un gobelet de cette
eau tous les quarts d'heure, & à
mefure que ce remede fait vomir,
on facilite fon aétion en donnant
au malade plufieurs autres gobelets d'eau chaude ou de prilanc.
Si le premier gobelet a procuré
fuffifant, il n'eft
un vomillement néceffaire d'en donner un fcpas cond, ainfi du troifieme & du
quatrieme. doit
donner ce
On ne
jamais
remede quand la fiévre eft extrèmement forte > ni dans le tems
du redomblement > mais. attendre
fait vomir,
on facilite fon aétion en donnant
au malade plufieurs autres gobelets d'eau chaude ou de prilanc.
Si le premier gobelet a procuré
fuffifant, il n'eft
un vomillement néceffaire d'en donner un fcpas cond, ainfi du troifieme & du
quatrieme. doit
donner ce
On ne
jamais
remede quand la fiévre eft extrèmement forte > ni dans le tems
du redomblement > mais. attendre --- Page 319 ---
le
DES REMEDES
moment qu'elle ait diminué 299
c'eft-d-dire, celui de la rémiffions >
No, IS.
Ptifane Royale,
Prenez fix dragmes fené
que vous ferez infufer mondé 3
toute la nuit dans trois pendant
d'cau, avec quelques tranches gobelets
limon, ou une cuillerée du
de
ce fruit & une pincée
fac de
lendemain matin
d'anis ; le
votre infufion,
vous coulerez:
en trois prifes, à que vous donnerez
tance Pune de l'autre une heure de dic
fondre dans la
: vous ferez:
onces de
premiere prife deus:
la troifieme manne, & une heure après
bouillon.
prife vous donnerez un
No, 16.
Liniment Jimple pour le vhamstifre.
& de Prenez laurier, huile de vers de terre:
de chacun une
onguent d'althéa demionce,mélez once,,
Nyj --- Page 320 ---
FORMULES
lc. tout & le faites chauffer pour
en faire des onétions : on peut
rendre CC liniment plus efficace,,
en y ajoutant une ou deux dragmes
de baume tranquille.
Pour bien faire les onétions, il
faut auparavant froter la partic
avec un linge chaud, enfuite avec
la
de la main enduite du
taene jufques à ce qu'il 2it
pénétré. On elfuye après fes mains
avecdupapier
fur l'endroit
raiaier
plique
& par-deffuas le papier on affujettic
une ferviette bien chaude.
No, 17.
Liniment plus compofe pout le rbumatifme:
Prenez onguent martial deax
mercuriel fait aa
onces, tiers, 2 huile onguent de vers & de laurier,
de chacun demi- once 2 onguent
datheahulestentielle delavande
ou de fpic, cfprit de vin, de cha- --- Page 321 ---
DES REMEDES,
cun une once > camphre & 307
volatil de fel armoniac, de chacun clprit
demi-dregme; fur la braife faites fondre le tous
liniment.
pour en former un:
J'ai guéri avec ce remede une
douleurs quantité de perfonnes attaquées de
rhumatifmales trèsniâtres 5 il faut avoir l'attention opide ne point s'en fervir
a fiévre, & fans avoir faic guand il y
les remedes
précéder
les
généraux,je veux dire,
faignées, les purgatifs & les.
fomentations. émallientes,
No, 18.
Prifane de poulet.
Prenez un petit poulet, que vous
accommoderez & remplirez, comme il a été dit dans la formule du
(No.7); faires-le bouillir
dant deux heures dans dix fes
d'eau: coulez enfuite votre ptifane,
pendant qu'elle elt chaude, à travers un linge mouillé, & y ajoutez.
généraux,je veux dire,
faignées, les purgatifs & les.
fomentations. émallientes,
No, 18.
Prifane de poulet.
Prenez un petit poulet, que vous
accommoderez & remplirez, comme il a été dit dans la formule du
(No.7); faires-le bouillir
dant deux heures dans dix fes
d'eau: coulez enfuite votre ptifane,
pendant qu'elle elt chaude, à travers un linge mouillé, & y ajoutez. --- Page 322 ---
FORMULES
deux 302 dragmes & demi fel nitre $
les malades en prendront un gobelet tous les quarts d'heurc.
No. 19.
Emulfion rafraichifante.
Prenez demi- once des quatre
femences froides mondées > que
dans un mortier &
vous pilerez
réduirez en pâtc; verfez peu-àfur cette pâte huit onces d'eau
peu
ii fe formera une efcommune 9
vous coulerez.
pece d'orgeat que &
:
à travers un linge
exprimerez
ajoutez à la colature une once firop
de limon ou de nimphea pour une
prife.
No, 20.
Médccine fort douce.
Faites fondre quatre onces de
manne dans un bouillon bien dégrai0fé. Cette médecine convient, lorfqu'on veut purger dans les fiévres --- Page 323 ---
DES REMEDES.
putrides, Jadies
malignes, & autres ma- 303
tre les malades aigues, avant que de metà l'ufage des foupès.
No, 21.
Piifanes ordinaires,
Prenez une
de ris, que vous poignée ferez d'orge ou
dant demi-heure dans bouillir penvres d'eau : pour rendre quatre lifanc plus agréable,
cette pti
retirant du feu,
on y met, en la
de reglife
demi-once racine:
ccaux.
coupéc par petits mor-.
Autre Piifane.
chiendent Prenez une once racines de
ferez bouillie ou gramen, gue vous.
comme ci-deffus.
Autre Pifanc.
Prenez une pincée de
ou autant de feurs de capillaire,
ches, que vous ferez infufer mauve fetant dans une pinte d'eau un inf
lantc en guife de thé,
bouil- --- Page 324 ---
FORMULES
No. 22.
Vomitif avec Phipéeacuana.
Prenez quinze à vingt grains &
même vinge-cinq à trente grains
d'hipécacuana récemment pulvérifé, que vous ferez avaler dans
un verre de ptifane; ; ceux qui ne
pourront pas l'avaler en poudre, &
l'aimeront mieux en opiate ou en
pillules, Paccommoderont avec un
peu de miel ou de firop de capillaire, & boiront par-deffus un
gobelet de ptifanc.
donné PhiIl faut, après avoir
pécacuana, prendre les mêmes précautions gne jai indiqaé, après
avoir donné le tartre émétique,
c'eft-à-dire, faciliter le vomifement par une abondante boillon
d'eau chaude.
No. 23.
-
Bol ON Poudre dans lesféures pairides te nialignes.
Prenez rhubarbe & crême de
de capillaire, & boiront par-deffus un
gobelet de ptifanc.
donné PhiIl faut, après avoir
pécacuana, prendre les mêmes précautions gne jai indiqaé, après
avoir donné le tartre émétique,
c'eft-à-dire, faciliter le vomifement par une abondante boillon
d'eau chaude.
No. 23.
-
Bol ON Poudre dans lesféures pairides te nialignes.
Prenez rhubarbe & crême de --- Page 325 ---
DES REMEDES.
de chacun
tartre en poudre,
vous 2aer
ranre-huit grains, malades que avec un peu
avaler bouillon aux ou de prifane : ceux
de aimeront mieux prendre ce
qui remede en bol, mêleront la pou- de
dre avec un peu de micl ou
frop de limon.
No. 24.
dans les feures patrides
Bol fortifant
acempaguées de
G maligues, diarrblt.
dragmes crême
Prenez quatre
de tartre en poudre formez-en 3 quarante un
grains hipécacuanas de coing ou de
bol avec le firop divifercz en huic
limon, que vous
prifes.
No. 25.
campbrée dans les
Potion builcufe
mèmes féures.
onces huile d'aPrenez quatre
vous incorpomandes douces, que --- Page 326 ---
FOXMULES
rerez dans un mortier avec
ou vingt grains de camphre quinze
vérifé : ajoutez-y des
pulvilfes & du corail yeux d'écrechacun une
préparé, de
fix onces,
dragme > eau de lys
melez le firop de limon' une once;
qui fc prend tout à pour une potion
cuillerée. f
No, 26,
Potion plas compofée, confortative d
fondante,
Ajoutez à la potion ci- deffus
deux dragmes confection
cinthe, tartre vitriolé trente d'hyatartre émétique foluble fix grains,
pour une potion qui fe grains, à
cuillerée : dans le cas ou prend la
trine fe trouve embarraflée, poifaut fabfituer au tartre éméti- il
der le kermes minéral. J'ai vu
effets furprenans de cette
potion, fur - tout lorfqu'elle eft
aidéc par les véficatoires, --- Page 327 ---
DES REMEDES.
No, 27.
Emplôtre véfcatoire.
Prenez une once de mouches
cantarides en poudre, que vous incorporerez dans un mortier avec
deux onces de vieux levain, &
vous arroferez avec un filet que de
vinaigre.
No. 28.
Poudre fubrifnge cfomacbigur.
Prenez une once de bon quinen poudre, que vous divien
Zie
huit prifes.
No, 29.
Opiate fabrifuge (imples
Prenez une once de bon
quina en poudre, que vous incor- quinporerez avec un quarteron de
miel, & autant de firop de
laire qu'il en faudra
capilune
pour former
opiate qui ne foit ni trop
épaife ni trop liquide.
. 28.
Poudre fubrifnge cfomacbigur.
Prenez une once de bon quinen poudre, que vous divien
Zie
huit prifes.
No, 29.
Opiate fabrifuge (imples
Prenez une once de bon
quina en poudre, que vous incor- quinporerez avec un quarteron de
miel, & autant de firop de
laire qu'il en faudra
capilune
pour former
opiate qui ne foit ni trop
épaife ni trop liquide. --- Page 328 ---
jo8
FORMULES
No. 30.
Opiate febrifuge plus compofee.
Prenez une once de bon qainquina en poudre, miel commun de
deux onces & dcmi, firop
kermes demi-once, firop de Aeurs
de pêcher & de nerpron, de chacun une once, confection d'hyacinte deux dragmes > thériaque
fafran de mars apéune dragme,
rhubarbe en pouritif demi-once,
fel d'ablinthe
dre deux dragmes,
le tout
trente grains 5 incorporez dont la
pour en faire une opiate,
pour
dofe fera de deux dragmes
à
chaque prife trois fois par jour, de l'un
heure de diftance
quatre
à l'autre.
une foupe
Les malades prendront prife les jours
WESSE après chaque & les jours de laccès
ils ne prendront qu'une prife immédia- quatre
heures avant l'accès &
tement après une foupe ; pendant
le refte du jour ils ne prendront --- Page 329 ---
DES REMEDES,
que du bouillon : ils continueront 309
d'ufer de cette opiate, même
que la fiévre aura celfé, & après s'ils
craignent une rechute, ils en
dront une feconde dofe,
prenfant un jour, & puis deux, en laif
trois d'intervalle
& puis
entre chaque prife.
No, 31.
Prencz un grain de laudanum
en opiate pour une prife.
No, 32.
Prenez quatre onces eau de
deux onces huile d'amandes dou- lys,
ces, une once de firop de
blanc ou quarante goures de pavot laudanum liquide, pour une potion
qui fe prend à cuilleréc.
No.33.
Spécifque de Mr. le Baron de VanSvrvieten pour les maladies
véneriennes.
Prenez douze grains de fublimé
corrofif, que vous pulvériferez dans --- Page 330 ---
mortier FORMULES de verre, avec
un petit de mêmc, qui ne fervifon pilon
ramaflez bien
ront qu'à cet ufages
dans une
la poudre. & mettez-la
de
boateille avec deux livres clpric
froment : mettez cette bouteille
bain-marie, ou fur la cendre
au chaude., jufques à ce que le fablimé foit bien diffous.
La dofe de cet cfprit eft une
cuillerée le matin à jeun, & autant le foir deux heures après le
foaper. Chaque prife contient un
fcizieme de grain de fablimé. Cette
dofe ne peut porter aucun préju- Peftodice à ceux même qui ont
mac le plus délicat.
Immédiatement après chaque
cuillerée du remede, les malades
avaleront une écuelle de lait pur
de la
ou coupé avec partie égale dans
ptifane fuivante; mais comme
les Bâtimens ileft rare qu'on puille
fe procurer du lait, la ptifane feule
fuffira.
viens d'inLe remede que je
de grain de fablimé. Cette
dofe ne peut porter aucun préju- Peftodice à ceux même qui ont
mac le plus délicat.
Immédiatement après chaque
cuillerée du remede, les malades
avaleront une écuelle de lait pur
de la
ou coupé avec partie égale dans
ptifane fuivante; mais comme
les Bâtimens ileft rare qu'on puille
fe procurer du lait, la ptifane feule
fuffira.
viens d'inLe remede que je --- Page 331 ---
DES REMEDES.
diquer, eft fort facile à
3IK
& peu dilpendieux ; il Lagit prendre ordinairement par les felles & Par les
urines, & prefque jamais par la
falivation : fi cependant les malades en éprouvoienr quelques
tomes 2 comme chaleur
fympment au golier & gonflement > picoitegencives s ils en dilcontinueroiene aux
Tufage jufques à ce que ces
tomes fullent calmés. Il n'incom- fympmode du tout point l'eftomac; au
contraire ceux qui le prennent, ont
toujours un appetit dévorant : ceux
qui en le prenant pourront
der un certain régime fc garà la viande bouillie,
>
tenir
ceufs, feront fort bien rôtie, & aux
quin'auront
; mais ceux
pas le moyen de fuivre
un pareil régime, s'abftiendront
feulement. du lard, du
de la viande & du poiffon fromage, falés.
Dans le commencement
fis elfai du remede de
que je
le Baron de Van-Swieten, Monfieur
fort embarraffe
je fus
pour me procurer --- Page 332 ---
FORMULES
de l'efprit de froment, nos Apeticaires n'en diftillent point ordinairement, & je fus obligé d'en
diftiller moi-mème, ce qui m'occalionnoit beaucoup de dépenfe :
cependant comme je compris que
la vertu fpécifique de ce remede
réfidoit
dans l'efprit de
ne
mais point dans le fublimé corfroment, rofif, je crus que toute autre lidans laquelle il fe dillouqueur
lui ferdroit également, pouiroit
vir de véhicule, fans en diminuer
la vertu. En conféquence jelfayai de
de faire diffoudre une partic
fublimé corrolif dans l'efprit de
vin, dans leau-de-vic trois fois
redtifiée, ce qui me réuffit par- à
faitement : je réuffis également boule faire ditioudre dans une
teille de roffoli & d'autres liqueurs
communes que vendent nos Parfumeurs ; ce qui me détermina à
me' fervir d'un de ces diffolvans,
comme plus agréables au goûit
de ae
l'efprit de froment, l'efpric
& --- Page 333 ---
DES REMEDES,
& l'eau-de-vic
rois
pure : ainfi je croime manquer à moi-méme, à
ce que je dois à Phumanité, &
leur principalement faifois
aux Marins, fi je
un fecret de la
que je fublticue à l'efprit liqueur de froment.
No, 34.
Plifane A boire
pendant qu'on
ufage dus remede ci-defas. fait
Prenez deux onces de racines
de guimauve ou
ferez bouillir
d'alhea.que vous
pendant
avec fix livres d'eau, demi-heure
fur la fin un peu de racine en ajoutant de
glife. Cette quantité de
refera la boiflon d'un jour. ptifane
No. 35.
Extrait de Saturne de Mr, Gotilard.
Prenez autant de liyres de litarge d'or en poudre,
de
de bon
que
pintes
vinaigre; faites bouillir lc
tout dans une marmite de terre,
O
illir
d'alhea.que vous
pendant
avec fix livres d'eau, demi-heure
fur la fin un peu de racine en ajoutant de
glife. Cette quantité de
refera la boiflon d'un jour. ptifane
No. 35.
Extrait de Saturne de Mr, Gotilard.
Prenez autant de liyres de litarge d'or en poudre,
de
de bon
que
pintes
vinaigre; faites bouillir lc
tout dans une marmite de terre,
O --- Page 334 ---
FORMULES
314 remuant de tems en tems penen
trois
dheure,
dant environ
titez quarts la marmite
à an feu modéré;
la matiere
du feu & laifez repoler heures; enpendant vinge-quatre
furnafuite verfez la liqueur qui
inclination : vous aurez
gera par Monfieur Goulard appelle,
ce que de Saturne, ou plutôt fa
Pextrait
teinture.
Monfieur GouPour fire CC que
Iard appelle T'eau cuillerée vegeto-mineralo, à café de cct
on prend une verfe goute à goute
extrait, qu'on bouteille contenant endans une
ou trois livres
viron une pinte
eau blanchit
deancommuneictuee & reflemble à du lait.
incontinent Goulard, fameux ChiMonfieur
a rempli
rurgien de Montpellier,
far les
ce remede:
tunenomnnouemnime
cures qu'il a faites avec m'en fuis fervi
je puis affurer que je
maladics
avec fuccès dans plufieurs & fur-tout
oiile en confeille lrafage,
dans les hernies avec étranglement, --- Page 335 ---
DES REMEDES,
No, 36.
Cataplafine anodjn,
Prenez mie de pain blanc
vous ferez cuirc dans l'eau que
mune > jufques à ce qu'elle com- foit
réduite en bouillie, ni
ni trop épaide ; en la trop retirant claire, du
feu, vous y incorporerez
jaunes d'oeuf & un peu de quelques
en poudre : quand on pourra fafran fe
lc procurer du lait, on fera bouillir
pain avec, à la place de l'eau.
On
fubftiruer à la mie de
pain to le bifcuit
la farine : les
pilé & même
être appliqués caraplafmes doivent
nouvellés de chaudement & reheurcs,
quatre : en quatre
No, 37.
Cataplafme emollient,
Prenez feuilles d'althea deux
bonnes poignées, avec une certaine
quantité de racines de la même
Oij --- Page 336 ---
316 écrafées; FORMULES faites cuire le tout
plante jufques à ce qu'ils foient réduits en
bouillie;vous coulerez enfuite Teau,
& pilerez le marc dans un mortier pour en former une pâte qui
fervira à faire des cataplafmes
émolliens : on rendra le cataplaime fait
encore plus efficace, 2 fi l'on
frire la pâte dans un poélon avec
certaine
d'huile d'oune
quantité
live ou de graille blanchc.
No, 38.
Cataplafme pourrilfant.
Prenez un gros oignon 2
vous creuferez, rempliliez.en d'huile d'otrou avec partie égalc réfine, de
live, de fuif, de
& de favon ratidé 5
Fales
noire le cuire fur la braife, enfuite
un mortier
en
Rae
le dans
fervira pour à faire pluune pâte qui
applique
feurs cataplafimes, qu'on
ayec fuccès fur toutes les tumeurs
.
Cataplafme pourrilfant.
Prenez un gros oignon 2
vous creuferez, rempliliez.en d'huile d'otrou avec partie égalc réfine, de
live, de fuif, de
& de favon ratidé 5
Fales
noire le cuire fur la braife, enfuite
un mortier
en
Rae
le dans
fervira pour à faire pluune pâte qui
applique
feurs cataplafimes, qu'on
ayec fuccès fur toutes les tumeurs --- Page 337 ---
DES REMEDES.
qu'il eft néceffaire d'emmenct 317
promptement à fuppuration.
No, 39.
Pargatif ordinaire en potion.
Prenez deux dragmes
une dragme fel végétal,
fenné,
ferez infufer toute la nuiz que vous
un gobelet d'eau fur les cendres dans
chaudes; ; le lendemain au matin
coulez, & ajoutez à la colarure
deux onces ou deux onces & demi
de manne & une once firop de
fleurs de pécher.
No.4c.
Vinaigre des quatre valeurs,
prefervalif pour. la pefte,
Prenez feuilles feches de
d'ablinthe, de rhue, de
fauge,
de romarain, de chacune menthe, 3
once & demi, fleurs
une
lavande deux
d'alpic ou dc
onces 2 gouffes d'ail
O iij --- Page 338 ---
FORMULES
deux dragmes, calamus aromaticus: , canelle 7 fleurs d'ceillet feches, noix mufcades, camphre 3
de chacun deux dragmes : faites
infufer le tout au bain-marie
heures Bane
dant quarante-huit
huit livres de bon vinaigre; coulez
enfuite 8c exprimez bien le marc,
filtrez la liqueur qui vous reftera
à travers un entonnoir garni de papier gris : ajoutez-y une once &
demi d'efprit de vin camphré, &
la confervez dans des bouteilles
bien bouchées.
Ceux qui fe trouveront dans
un Pays attaqué de pefte > doivent fc froter foir & matin le
nés, les temples S, avec quelques
goutes de ce vinaigre : ils s'en gargariferont en en mèlant quelques
avec l'eau 5 ils en boiront
goutes
comme
même & s'en parfumeront,
il a été dit au Chapitre de la
Pefte. --- Page 339 ---
DES REMEDES.
No.41,
Potion cordiale fimple.
confedion
Prenez une dragme
d'hyacinthe ou d'alkermes 2 d'éau que
vous mélerez avec fix onces fcabicufe;
de chardon béni ou de
une once firop
vous Y ajoutcrez d'ccillet
une
de limon ou
pour
feule prifc.
No.42.
cordiale 6
Potion plus compofte,
diaphorétigae.
Ajoutez à la potion ci- deffus
d'yeux
d'antimoine diaphorétique,
d'écrevilles préparés - 2 de chacun thétrente grains 2 une dragme de Aeurs
riaque & une once eau
d'orange.
N.43.
Potion scordiale avec elesefgritseslatilte
Prenez eau de Aears d'orange
& de canelle, de chacune trois
O iv
cordiale 6
Potion plus compofte,
diaphorétigae.
Ajoutez à la potion ci- deffus
d'yeux
d'antimoine diaphorétique,
d'écrevilles préparés - 2 de chacun thétrente grains 2 une dragme de Aeurs
riaque & une once eau
d'orange.
N.43.
Potion scordiale avec elesefgritseslatilte
Prenez eau de Aears d'orange
& de canelle, de chacune trois
O iv --- Page 340 ---
FORM U LES,
onces, confeétion alkermes deux
dragmes de Tel
; ajoutez efpric volatil
ceife, de armoniac, chacun lilium dc Parafirop d'acillet une cinquante once goures,
lc tout pour faire une
: mélez
vous donnerez à cuilleréc. potion que
No. 44.
Décottion pour appliquer en
tation fur les bubous d charbons fomendont les bords menacent de
gréne.
ganPrenez quatre onces de
quina grofliérement concaffé, quinonce fcl-armoniac
demile tout dans
5 faites bouillir
quatre livres de vin
blanc, Ia
jufques à la réduéion de
moitié,
No, 45.
Digenif fimple.
Prenez huile d'hypericum
onces 7 térébenthine de quatre Venife
une once, & deux jaunes d'ceuf; --- Page 341 ---
DES REMEDES.
battez le tout enfemble pour en
former un digeftif
No, 46.
Digefif animé.
ci-deffius une
Ajoutez au digeftif
fel armoniac
once onguent Ayrax,
teinture
en poudre quinze grains, de vin.
de myrrhe, d'aloès & efprit
camphré, de chacun une once.
Dans le cas de gangréne, on peut
ajouter encore à ce digeftif, , demi
en poudre 3 &
once quinquina
de sédemi-once huile ou efprit
rébenthinc.
No. 47.
Emplitre de NurembergPrenez, une livré huile rofat 21
demi-livre de minium, & quatre
onces de bon vinaigre 5 faites cuire
le tout dans une marmite ou un
poclon de terre, en remuant continucllement & prenant garde qu'il
le mélange dene verfc : quand
Oz --- Page 342 ---
FORMULES.
viendranoir, on enjettera quelques
dans l'eau, & s'il a aflez
goutes de confiltance, on le retirera du
feu, & à mefure qu'il fe réfroidira, on y incorporera deux dragmes
de camphre qu'on aura auparavant polvérife dans un mortier
grailé d'huile. On doit conferver
cet emplâtre dans des pots bien
couverts, parce qu'il perd fa vertu
en s'évaporant.
No, .48.
Baume dArceus.
Prenez une livre graide de bouc,
elemi & rérébenthine, de
gomme chacun deux onces 2 fain doux
demi-livre ; faites fondre le tout
& le coulez tout chaud à travers un linge fort.
No. 49.
Pillules pour purger les galleux.
Prenez fcamonée d'Alep pulvérifée & mercure doux, de cha-
verts, parce qu'il perd fa vertu
en s'évaporant.
No, .48.
Baume dArceus.
Prenez une livre graide de bouc,
elemi & rérébenthine, de
gomme chacun deux onces 2 fain doux
demi-livre ; faites fondre le tout
& le coulez tout chaud à travers un linge fort.
No. 49.
Pillules pour purger les galleux.
Prenez fcamonée d'Alep pulvérifée & mercure doux, de cha- --- Page 343 ---
DES REMEDES.
trochifques alencun vingt grains, pilez le tout dans
dal dix grains ;
avec
un mortier, & Mincorporez
quelques goutes de firop : > pour en
allez dure dont
former une pâte
: les envous ferez quatre pillules qui ne font
fans & les perfonnes
fort robuftes, n'en prendronc
pas trois, & deux heures après
que
un bouillon.
conviennent non
Ces pillules
feulement dans la galle 5 > mais encore dans toutes les maladies chrotoutes les fois oà il s'agit
niques, 2
& de fondre en même
de purger des obftruétions dans les viftems ceres du bas-ventre : on peut done
les donner fans crainte qu'elles caulfent aucun préjudice, ni aucune
fuperpurgation, pourvu que ceus
qui les prennent n'ayent point de
fiévre.
No. 5o.
Médecine ens potion pony les galleax.
deux
de fenne
- Prenez
dragmnes Ovj --- Page 344 ---
FOR MULE ES
324 vous ferez infufer dans un goque belet d'eau avec une dragme de
fel végétal; coulez-le le lendemain,
& ajoutez à. la colature quinze Oi
vinge grains de jalap en poudre es
ou autant de poudre cornachine, Aeurs de
& demi-once firop de
pècher.
No. 5T.
Ptifane pour les gallenx.
Prenez une once racine de lapathum ou patience feche 7 que
un
vous : ferez bouillir pendant livres
quart d'heure avec quatre fur la fin
d'eau commune; ajoutez
un peu de racine de regliffe pour
la boillon d'un jour.
N. 52.
Onguent Napolitain 7 O1 Pommade
avec le mercure pour les galleux.
Prenez demi-once. mercure cru
ouvifargent, que vous incorporerez
dans un mortier avec demi-livre --- Page 345 ---
DES REMEDES:
325.
de fain doux, > en tournant jufques de
à ce que toutes les particules à
mercure ayent difparu. Ajoutez
lui donner
cette pommade, pour
une bonne odeur , une dragme
effence de citron ou de bergamote,
No, 53Autre Pommade avec les fenrs de
fonfre.
Prenez quatre onces fleurs de
foufre, que vous incorporerez dans
un mortier avec demi-livre graiffe
blanche; ajoutez à cette pommade,
quand elle fera faite, une dragme
effence de citron ou de bergamote & une once : d'extrait de
Saturne du ( No35 .).
No, 54.
Bol pour les gallenx.
Prenez deux dragmes antimoine
& autant de fel
cru en poudre exaétement dans.
nitre; ; mélez-les
avec
un mortier & les incorporez
que vous incorporerez dans
un mortier avec demi-livre graiffe
blanche; ajoutez à cette pommade,
quand elle fera faite, une dragme
effence de citron ou de bergamote & une once : d'extrait de
Saturne du ( No35 .).
No, 54.
Bol pour les gallenx.
Prenez deux dragmes antimoine
& autant de fel
cru en poudre exaétement dans.
nitre; ; mélez-les
avec
un mortier & les incorporez --- Page 346 ---
FOR M U L ES
fuffifante quantité de firop de pavot
rouge pour en former un bol, dont que
vous diviferez en huit prifes, chales galleux en prendront une
que jour le matin à jeun.
No. 55.
.. Onguent Ayrax.
Prenez huile de noix deux liou réfine
vres & demi, colophone
bien nette deux onces, cire jaune à
Gx onces ; faites fondre le tout
un feu lent, en y ajoutant elemi: peuà-peu fix onces gomme
lorfque le tout fera fondu, ajoutezy encore Gx onces ftyrax liquides eft
coulez votre onguent, lorfqu'il dans
-
encore chaud, & le gardez
un pot bien bouché.
N. 56.
Ongsent bafilic.
Prenez huile d'olive fx onces 5
cire jaune demi-once c, réfinc & --- Page 347 ---
DES REMEDES deux onces;
poix noire de chacune tout & le coulez.
faites fondre le
fort.
à travers un linge
No. S7.
brun pour les ulceres.
Onguent
Prenez une once de F'onguent
vous mélerez
bafilic ci-dellus , que & alun bralé,
avec précipité rouge
5 fi ce:
de chacun trente fort,, grains ce qu'on
mélange eft trop douleur, à Pirconnoit à la grande
quil
ritation & à Tinllammation on le mioccalionne à Pulcere,, la dofc de
tigera en diminuant du
rouge y
Falun brulé &
précipité
ou en
aniecnsnnanas
balilic.
No. 58.
Liniment pour la brulure.
Prenez une once d'huile deux d'olive, onces
vous battrez avec
que blanc d'cuf, pour en former
de
un liniment. --- Page 348 ---
FORMULES
No. 59.
Cataplafme powy les contuflons o
meurtriffures.
Prenez mie de pain blanc, du
bifcuit pié ou de farine, que vous
ferez cuire dans l'eau vegetominérale , voyez le ( No, 35),
jufques à confiftance de bouillic,
No, 60.
Fomentation aromatique.
Prenez fleurs d'alpic, de romarin,
de tbym, d'abfinthe marin, les
fommités des mêmes plantes 8
roles rouges , de chacune une petite poignée : faites cuire le tout
dans une marmite bien couverte
à un feu de braife avec quatre
livres de vin jufques à la réduétion
de la moitié; coulez & exprimez,
ce qui vous reftera de vin fervira
les fomentations.
PE vous mélez à,ce vin ain@
fleurs d'alpic, de romarin,
de tbym, d'abfinthe marin, les
fommités des mêmes plantes 8
roles rouges , de chacune une petite poignée : faites cuire le tout
dans une marmite bien couverte
à un feu de braife avec quatre
livres de vin jufques à la réduétion
de la moitié; coulez & exprimez,
ce qui vous reftera de vin fervira
les fomentations.
PE vous mélez à,ce vin ain@ --- Page 349 ---
DES. REMEDES.
aromatifé, de la mie de pain, du
bifcuit pilé ou de farine, & que à
vous les fafliez cuire jufques
confiftance dc bouillic, vous pourrez faire avec cette bouillie des
cataplafmes gaprodntontlemeng
effet que les fomentations, facile- & qui
peuvent être appliqués plus
far certaincs parties.
ment qu'clles
Fin des Formules..
N
(
a
:::t: --- Page 350 ---
TABL E
TABLE
DES REMEDES COMPOSE'S,
Avec ume Defaription des Drogues
fomples
entrent dans la compofition 2i Formules, mife par
ordre alphabétique.
Bfnthe. L'Ablinthe cft une
A plante d'une grande ameref
tume; il y en a de plafieurs
peccs : lon fe fert communément
de celle qui fe trouve dans prefque
tous les: jardins, > ou d'une autre
qu'on rencontre en quantité le
Jong de la mer. On la nomme en
provençal, encens.
d'une
Ail. L'Ail eft la bulbe
plante potagere que toutle monde
connolt.
Aloès. L'Aloès eft le fuc épaiffi
d'une plante qui porte le même
nom ; le meilleur vient de PIe de --- Page 351 ---
REMEDES COMPOSE'S. 331
Sacotra, DES
& c'eft pour cette raifon
lappelle Aloès fucotrin ,
qu'on
de deux autres
ape
lc difinguer inférieures:
ces qui lai font eft un fel fort AipAlan. L'Alun tire des mines ; on
tique qu'on
beaucoup du
nous en apporte : on doit choiRoyaume de Naples
fir celui qui eft bien tranfparent
& un peu rougeâtre. FAlun, on le pulvéPour bruler enfuite on le met dans un
rife & furlescharbons ardens ou fur
creufer de fer qu'on met au feu's.
une péle
a d'humiil bouillonne tant qu'il celle de bouildité, & dès quil retire du feu.
lonner, on le L'Antimoine eft un
Antimoine.
d'un foufre femminéral compofe
d'une fubblable au commun ,.8 du métal : on
ftance approchantc dans les mines en Honle trouve Tranfilvanic, & dans plugric, en endroits de France & dALfieurs
on le vend chez les Drolemagne :
cft forti de la mine;
guiltes tel quil
a d'humiil bouillonne tant qu'il celle de bouildité, & dès quil retire du feu.
lonner, on le L'Antimoine eft un
Antimoine.
d'un foufre femminéral compofe
d'une fubblable au commun ,.8 du métal : on
ftance approchantc dans les mines en Honle trouve Tranfilvanic, & dans plugric, en endroits de France & dALfieurs
on le vend chez les Drolemagne :
cft forti de la mine;
guiltes tel quil --- Page 352 ---
TABLE E
mais plus ordinairement onle fond,
& on le met fousla forme de petirs
pains de figure pyramidale : fa
couleur eft grifatre, & on doit
choilir celui qui eft parfemé de
longues aiguilles brillantes.
L'Antimoine diaphorétique eft
faite
une préparation chymique, d'Antimoine &
avec un mélange
de Sel nitre.
Bardane. La Bardane eft une
plante fort commune dans nos
champs : nos Provençaux appellent
la femence de cette plante arrupon
& les enfans en font des
peru pelotons >
qu'ils fe jettent aux cheveux les uns des autres, & qu'il
eft bien difficile après de tirer.
Becabunga. Le Becabunga qu'on
eft
appelle en provençal apifer,
une plante qui fe trouve ordinairement dans les ruiffeaux, & dont
la feuille reffemble au celeri des
jardins. Baume d'Arceus. Voyez fa compofition à la formule du (No.48),
page 322. --- Page 353 ---
DES REMEDES COMPOSE's. 333
Baume tranquille. Lel Baume tranquille eft une compolition qu'on
trouve chez les Apoticaires, dont
la vertu eft de calmer les douleurs,
comme fon nom le dénote affez.
Blanc d'anf. Tout le monde
connolt ie blanc d'ccuf.
Calamus aromaticus. Le Calamus
aromaticus eft une efpece de canne
ou de rofeau qui a une fort bonne
odeur, & qu'on nous apporte du
Levant.
Campbre. Le Camphre cft une
efpece de gomme réfineufe qu'on
des Indes & de la
nous Chine apporte clle tranfude à travers Pé-
; d'une
de laurier qui
corce
efpece
eroit abondamment dans ces contrées : le meilleur vient de P'Ile
de Borneo, mais il clt fort rare 5
on doit choifir celui qui eft blanc,
tranfparent, net, qui fc brife facilement entre les doigts, & qui
a de la peine à séteindre, quand
une fois il eft allumé. Son cdeur
eft foit pénétrante, & il s'évapore --- Page 354 ---
TABLE
facilement, lc
c'eft pourquoi on doit
conferver dans un vafe de
bien lutté avec du ciment terre
cire.
ou de
Canelle, La Canelle eft l'écorce
d'un arbre qui croit
aux Indes, & far-tout abondamment dans Ple
Ceylan, d'où les Hollandois de
nous
l'apportent ; on doit choifir celle
qui eft ni trop mince,
épaiffe, la plus feche, la 2 ni trop
matique, & qui picote plus aroment la
-
agréablemâchée. langue > après qu'on l'a
Centarides. Les Cantarides font
des mouches luifantes qu'on
en plufieurs endroits, &
trouve
mourir à la vapeur du qu'on fait
on doit choifir celles
vinaigre :
plus récentes,
qui font les
moulucs.
entieres & non verCapillaire, Le Capillaire eft une
plante qui croît au bord des fontaines & des fources d'eau vive.
Calfe, La Caffe eft le fruit d'un
arbre qui crolt danslesPays chauds;
ides. Les Cantarides font
des mouches luifantes qu'on
en plufieurs endroits, &
trouve
mourir à la vapeur du qu'on fait
on doit choifir celles
vinaigre :
plus récentes,
qui font les
moulucs.
entieres & non verCapillaire, Le Capillaire eft une
plante qui croît au bord des fontaines & des fources d'eau vive.
Calfe, La Caffe eft le fruit d'un
arbre qui crolt danslesPays chauds; --- Page 355 ---
REMEDES COMPOSE'S. 335
DES
dans nos lles de
& principalement Ce fruit rellemble à
TAmérique. & contient une
palpe
du boudin,
femnoire avec plufieurs graines : on
blables à celles du carouge
choifir celui qui eft le plus
doit
& dont les femences ne
pelant,
de bruit en les femenent point car c'eft une marque, que
couant ;
laquelle confifie toute
la pulpe dans
eft feche.
la verta de ce fruit, n'eft autre
Cerafe. La Cerufe
la fubftance du plomb
chofe que
rouillure bianche
réduite en une
la vapeur du vinaigre.
par Cire. Tout le monde connole
la Cire.
Le Cochléaria eft
Cochléaria. qui eft fort bonne pour
une plante fa feuille reflemble à
le fcorbut 5 cuillierc, ce qui lui a
une donner petite le non de Cochléaria.
fait
Les Clous de
Clous de Gerofe.
de tout le
Gerofle font connus
nous les
monde, les Hollandois doit choifir
apportent des Indes: on --- Page 356 ---
récens, TABLE les moins fecs &
les plus
les plus odoriférans.
n'elt
Golophone. La Colophone
autre chofc que la réline qu'on a
diftillé.
Confetion alkermes. La Confeation
alkermes eft une compolition qu'on
trouve chez tous les Apoticaires. ConConfections d'hyacinthe. La
fedion d'hyacinthe fe trouve chez
les mêmes Artiftes.
Corail. Le Corail eft une plante
trouve dans le fond de la
qu'on & le Corail préparé n'eft
mer, chofe
la même plante
autre
quc
dont
réduite en poudre inpalpable,
on forme de petits pains mèlant qu'on
éppelle trochifques, en la
àvec le mucilage de gommie
adragant. Créme de Tartre. La Crême de
Tartre eft un fel qu'on retire du
Tartre, qui s'attache contre-les tonneaux oit il y. a eu du vin,, éva- en
le faifant bouillir, filtrer &
porcr.
Crefon. --- Page 357 ---
DES REMEDES COMPOSE's. 337
Crefom. Le Creflon eft une plante
dans
qui fe trouve communément
tous les ruiffeaux. Diafcordium eft
Diafeordium. Le
chez
qu'on trouve
une compofition clle fortifie Peftoles Apoticaires ;
de ventre.
mac & arrête le cours
de
Enux difillées de canelle, 3
chardon béni , 1 de feurs d'orange,
de lys, de menthe, de Icabicufe. diftilOn-trouve toutes ce eaux
les
lées chez les Difillateurs ou
Apoticaires. Eau-de-vie. Tout le monde connoit PEau- de-vie & la maniere
de la difiller.
Efprits de creffon, de cochléarias
de. froment, de win, de Jel armoniac. On trouve tous ces cfprits
chez les Difillateurs ou lcs Apoticaires.
Huile
de berEffence 0#
efentiel
de citron, de Iavande, d'afgamote, On trouve de même toutes
pic. effences chez les Parfumeurs
ces
cu Diftillateurs.
P
. Tout le monde connoit PEau- de-vie & la maniere
de la difiller.
Efprits de creffon, de cochléarias
de. froment, de win, de Jel armoniac. On trouve tous ces cfprits
chez les Difillateurs ou lcs Apoticaires.
Huile
de berEffence 0#
efentiel
de citron, de Iavande, d'afgamote, On trouve de même toutes
pic. effences chez les Parfumeurs
ces
cu Diftillateurs.
P --- Page 358 ---
d'Ocillets. TABLE Tout le monde
Fleurs
connoit les Ocillets.
Tout le
Fleurs de Pavot vonge.
monde connoit le Pavot rouge ou
Coquelicot. Flenrs de Sureau. Le Surcau eft
arbrifeau qui croit communéun
dans des terres gralles & hument mides; fes fleurs font difpolées en
fes fruits
ombelle ou en parafol;
de
reflemblent à de petits grains de
raifin; fa tige qui a des nceuds
eft remplic
diftance en diftance,
d'une quantité de moëlle. flcurs de
Fleurs de Soufre. Les
Soufre ne font autre chofe que
du Soufre commun qu'on palvérife dans
groffiérement, & qu'on met
marmite de terre non verune niffée; on couvre cette marmite
d'une autre de même cfpece le col auffi de
renverfée, de forte que de l'aulune entre dans Ponverture
&,
tre : on lutte bien les modéré jointures, fous la
on fait un feu
monte & s'atmarmite ; le Soufte --- Page 359 ---
REMEDES COMPOSE's. 339
DES contre les parois de la martache
mite fupéricure. de Sené. Les follicules
Follicules
de Sené font de petites goulles renferplates & tranfparentes, qui
ment la femence de cet arbriffeau.
Voyez Sené. La Fumeterre eft une
Fumeterre.
qui eft fort complante rampante
: nos Promune dans nos champs
vençaux l'appellent ctringon. Gomme elemi
Gomme elemi. La
tire
eft un fuc réfineux qu'on d'olivier Mi
incifion d'une efpece
: on
croît en abondance en Afrique eft net &
doit choifir celui qui
dont l'odeur eft forte. Graille blanGrailfe blanche. La
le fain
che n'eft autre chofe que
du cochon fondu. Althéa. La GuiGuimanve ou
fort commune
mauve eft une plante
dans
dans les Pays marécageux, humides s; fa
les terres gralles &
feuille qui eft cotonnée au deflous, celle
eft un peu plus épaille Pij que
Afrique eft net &
doit choifir celui qui
dont l'odeur eft forte. Graille blanGrailfe blanche. La
le fain
che n'eft autre chofe que
du cochon fondu. Althéa. La GuiGuimanve ou
fort commune
mauve eft une plante
dans
dans les Pays marécageux, humides s; fa
les terres gralles &
feuille qui eft cotonnée au deflous, celle
eft un peu plus épaille Pij que --- Page 360 ---
TABLE ordinaire, & fa Acur
de la mauve.
eft plus grande : nos Provençaux
Fappellent maulos - blanquon.
eft
Hypécacuana. LHypécacuana
racine noueufe, > griune petite
du Brelil:
fitre, qu'on nous apporte
moron doit choifir les plus petits nourris
ceaux qui font pefans, bien
Il eft bon de nc
& non vermoulus.
qu'à me-,
pulvérifer THypécacuana
fure qu'on veut s'en fervir 5 car il
perd. fa vertu, s'il refte trop longtems pulvérifé.
douces. L'huile
Huile d'Amandes douces fe fait avec des,
d'Amandes récemment tirées de leur
Amandes on les pile dans un mor,
noyau ; marbre
les réduire en
tier de enfuite on pour la met à la prelfe:
pâte, onnedoit faire de cettehuilequ'ans
quantité à la fois, autrepetite elle fc rancit en vieillifant,
ment dans cet état elle faic plus de
&
de bien, tellement qu'il
mal que
mieux fe fervir
vaudroit beaucoup huile d'olive qui
alors de la bonne
ne rancit pas fi aifement. --- Page 361 ---
REMEDES COMPOSE'S. 341
DES
L'huile de Noix fc
Huile de Noix.
douces.
fait commecelealAmander Huile de latHuile d'inpericam, 3 Haile de WCrS.
rier, 1 Huile différentcs rofat,
Huiles fe
Toutes ces
trouvent chez les Apoticaires. eft ia racine
Jalap. Le Jalap
: on
d'une efpece de belle-de-nuit de Siric
nous en apporte beaucoup ruelles;
& de Smirne coupées par
on doit choifir les plus pefantes, font
les.plus réfineufes S, & quine
vermoulues.
point d'enf. Tout le monde conJaune
d'ceuf.
noit le jaune
Poudre des CharKermes minéralou minéralelluneprétreux.1 .LeKermes de couleur jaune,
paration chymique chez les
trouve
Aporicaires.i
qu'on Lait. Le Lait de vache eft fort
nourriffant, celui de brebis Teft
moins & celui de chevre eft plus
& 2 plus rafraichillant que ceux
léger de vache & de brebis.
Lavande. La Lavande eft une
odoriférante fort commune
plante
P iij
es minéralou minéralelluneprétreux.1 .LeKermes de couleur jaune,
paration chymique chez les
trouve
Aporicaires.i
qu'on Lait. Le Lait de vache eft fort
nourriffant, celui de brebis Teft
moins & celui de chevre eft plus
& 2 plus rafraichillant que ceux
léger de vache & de brebis.
Lavande. La Lavande eft une
odoriférante fort commune
plante
P iij --- Page 362 ---
TABLE elle differe
dans nos collines :
peu
de l'afpic, tant par fa feuille que
par fa Aeur : on fubltitue ces deux
plantes lune à l'autre.
Levain. Tout le monde connoit
lc Levain.
Laudanum
Laudanum en epiate, >
liquide. Voyez Opiam. Le Lilium
Lilium de Paracelfe.
de Paracelfe eft un elprit volatil
compole, qu'on trouve chezles Apoticaires. Limon. Les Limons font un fruit
connu de tout le monde : pour en
dépurerle fac, il faut, après en avoir
exprimé une cercaine quantité 2
le couler & le laiffer repoler au
foleil, jufques à ce qu'il foit clarifié; enfuice on le verfe parMicli.
nation, & on le conferve dans des
bouteilles bien bouchées : quelquesl'avoir plus
le diftiluns, pour
pur, de verre au
lent avec un alambic
bain-maric. La Litarge eft une cf
Litarge. d'écume qu'on ramafle autour
pece --- Page 363 ---
REMEDES COMPOSE'S. 343
DES
quand on raffine Pardel la coupelle,
du plomb; de
gent par le moyen n'eft que du plomb
forte
devenu ce
blanc ou rouge >
ou moins
r
fclon le dégré plus a foufert.
violent de feu Manne quil eft un fac
Manne. La
qui découle de
onéucux & gras
Melezes,
certains, arbres appellés en Calabre
qui font fort communs de Naples, d'oiz
& dans le Royaume Il y en a de
on: nous lrapporte. différentes, 9 la Manne
trois qualités la Manne en
&
grain,
en bâton,
Les deux prola Manne gralle, plus agreables à
mieres, quoique
ne font pas
la vue & au golt, à la troifieme
pourtant preferables médicinal. Cette derpobr l'ufage même davantage : il
niere purge
s'aigrit en vicillifelt vrai qu'elle il eft facile de s'en
fant, mais
affurer par le goût. Lc Mercure cru ou
Mercure CYM.
de
eft une efpece
vif- argent
trouve dans les miminéral qu'on
P iv
ne gralle, plus agreables à
mieres, quoique
ne font pas
la vue & au golt, à la troifieme
pourtant preferables médicinal. Cette derpobr l'ufage même davantage : il
niere purge
s'aigrit en vicillifelt vrai qu'elle il eft facile de s'en
fant, mais
affurer par le goût. Lc Mercure cru ou
Mercure CYM.
de
eft une efpece
vif- argent
trouve dans les miminéral qu'on
P iv --- Page 364 ---
TABIE
nes tel & quel, on l'appelle alors
mercure d'un
coulant; ou fous la forme
minéral compofé d'un mélange de foufre & de mercure
qui fe font joints & fablimés
>
femble par quelque chaleurfouter- enreine, , On l'appelle alors cinnabre
naturel: : on le fépare de ce
en le diftillant.
foufre
de
Voyez la Chymie
Lemery,
Mercure doux. Le Mercure doux
eft un mélange de fablimé corrofif
& de mercure ou argent-vif,
fait fublimer trois ou
qu'on
pour l'adoucir.
quatre fois
Voyez la
Chymie de Lemery.
même
Micl, Le Miel eft connu de tout
le monde.
Miniam, Le Minium n'eft autre
chofe que du plomb calciné, &
pouffé au feu jufques à ce qu'il
devienne rouge.
Myrrhe. La Myrrhe eft une
gomme réfineule qu'on nous
porte du Levant & des Indes: : ap: on
duic ehoifir la plus nette & qui --- Page 365 ---
DES REMEDES COMPOSE's.
facilement entre Ics
AAE
fe brife
La Moutarde eft la
Moutarde. d'une plante que tout le
femence
monde connoît.
Les Noix mufNoix mufeedes.
d'un chacun :
cades font connues
on 1 nous les apporte des Indes. d'EOcils d'Eerevife, Les Yeux
creviffe font de petites pierres qu'on dans
de deux
trouve au nombre crabes de ràla tête de certains
:
Ecreviffes : on
viere qu'on appelle la craie ; mais il
les fallfie avec
les véritaeft facile de connoitre
dures,
bles, en cequ'elles font plus
& parcidlent, quand
plus pelantes, formées de pluficurs
on les rompt,
les unes far
couches appliquées
- on
les autres. Pour les préparer 5
les réduit en poudre inpalpable; le
enfuite on en fait. une pâre avec
mucilage de gommeadragant, pour
de
qu'oni
: en former.
petits pains
appelle trochiques. chacun: connolt las
Oignons. Un
Oignons : ils. font autant & mêms
P Y:
formées de pluficurs
on les rompt,
les unes far
couches appliquées
- on
les autres. Pour les préparer 5
les réduit en poudre inpalpable; le
enfuite on en fait. une pâre avec
mucilage de gommeadragant, pour
de
qu'oni
: en former.
petits pains
appelle trochiques. chacun: connolt las
Oignons. Un
Oignons : ils. font autant & mêms
P Y: --- Page 366 ---
TABL E
employés dans lufage de la cuiplus fine
dans celui de la médecine.
Onguent que
d'althéa, Onguent mereuriel, > Onguent Ayrax > Onquent
martial, On trouve ces différens
Onguens chez les Apoticaires.
Opiam, eft une larme gommeufe
qui fort de la tête des Pavots d'Egypte, d'où on hous l'apporte.
Orge. L'Orge eft une femence
connue d'un chacun.
de
Petit-lait. Voyez la maniere
le faire à la note de la page 18.
LesPlantes
Plantes antifcorbutiques.
antifcorbutiques font celles de creffon, de cochléaria, de becabunga,de
mourarde, de roquettc, de nalitort.
Poix noire d Poix-réfine. Tous
les Marins connoiffent la Poix noire
& la Poix réfine, qui leur fervent
à enduire leurs Bâtimens.
Poudre cornschine. La Poudre cofnachine eft un mélange de partic
égale de diigrede, d'antimoine diaphoréticue & de crême de tartre.
Présipité TOnge. Le Précipite --- Page 367 ---
COMPOSE's. 347
DES REMEDES chofe que du
rouge n'eft autre diffous par lefprit
mercure cru, enfuite fablimé à un feu
de nitre,
julques à ce qu'il
de fable gradué
devienne rouge.
eft l'éLe Qsinquina
Qsinguina. d'un arbre qu'on nous apcorce du Perou.
porte
le bon Qninquina
On diftingue
les écorces
du mauvais, en cC que
font de
du mauvais Quinquina a tiré du
vieilles écorces qu'on
deleurs
tronc des sarbres dépouillées les injures de
parties volatiles par
épailles 3
l'air : elles font grofles, elles ne caffibreufes & ligneules; leur couleur eft d'un
fent pas net; 3
les mâche
jaune pôle : lorfqu'on dans la bouche - 5
ou qu'on en met
leur
après les avoir palvérifees,
amertume ne fe développe pas
seenulimpiptaie
promprement, tenues long tems qu'elle fe
y avoir fentir : ellesne font pas friables,
fait
qu'on a beaucoup de
ceft-à-dire,
peine à les mettre en poudre. Pvj.
ligneules; leur couleur eft d'un
fent pas net; 3
les mâche
jaune pôle : lorfqu'on dans la bouche - 5
ou qu'on en met
leur
après les avoir palvérifees,
amertume ne fe développe pas
seenulimpiptaie
promprement, tenues long tems qu'elle fe
y avoir fentir : ellesne font pas friables,
fait
qu'on a beaucoup de
ceft-à-dire,
peine à les mettre en poudre. Pvj. --- Page 368 ---
TABL E
Le bon
eft l'écorce Quinquina au contraire
arbre
qui a été enlevée d'un
jeune : on la connoût en cé
qu'elle eft mince, moins raboteufe
& moins profondément gravée
Tautre; elle n'eft point
que
par conféquent ligneufe; elle fe caffe
& eft friable; ; fa couleur eft net;
geâtre, approchant de celle de rou- la
bonne canelle : dès qu'on en met
an peu dans la bouche ou
la mâche, fa bonté fe
qu'on,
développe
& promptement par une faveur amere
légérement aftringente.
Racine de Lapatbum. Le
thum eft une efpece de bette Lapad'ofeille fauvage qui croît abon- ou
damment dans les ruifeaux &
les follés humides
dans
eft rouge, & donne : cette racine
vin clairet à la
une teinturede
prifane.
Raifort. Tout le monde connolt
le Raifort, tant fauvage que domeftique.
Reglife. II eft peu de
qui ne conncilent la racine perfonnes de --- Page 369 ---
REMEDES. COMPOSE'S. 349
DES
il n'eft
jufques aux
Reglille :
en la metne
uEeie
enfans qui
la diflinguer des
tant à la bouche, fa douceur.
autres racines La par Rhubarbe eft une
Rhabarbe.
qu'on nous apracine jaunâtre endroits de Perle
porte de plufieurs la voie d'Alep
& de Tartaric,. par doit choifir celle
& de Smirne : on marbrée de jaune
qui eft pelante,
celle qui
& de rouge, & rejetter & vermouluc:
eft blanchâtre, légere les mains de qui
Les Juifs, entre
ont l'attention
palle cette racine, la cire les morde bouchèr avec vermoulus : on receaux qui font
cette fraude, en
connoit facilement du feu.
les spprochane La Rhue eft ane
Rhue.
Bms
fort commune
antivermincule. & dans nos collines :
nos jardins une fort mauvaife odeur
elle exhale
qui eft tris-pénétrancer On doit difinguer
Refes youges. des Rofes ardinaiJes Rofes rouges
Rofes pâles. 5
ses, qu'on appelle
r avec vermoulus : on receaux qui font
cette fraude, en
connoit facilement du feu.
les spprochane La Rhue eft ane
Rhue.
Bms
fort commune
antivermincule. & dans nos collines :
nos jardins une fort mauvaife odeur
elle exhale
qui eft tris-pénétrancer On doit difinguer
Refes youges. des Rofes ardinaiJes Rofes rouges
Rofes pâles. 5
ses, qu'on appelle --- Page 370 ---
TABLE
elles en different en vertu,
comme en couleur : les
tout
font d'un rouge foncé & premieres
vineux, & ont une vertu prefque aftringente 5 les fecondes au contraire
font d'un rouge
pâle, ont beaucoup plus d'odeur, & ont une vertu
purgarive.
Safran. Le Safran n'eft autre
chofe que les étamines d'ane
taine plante bulbeufe,
ccren abondance dans la qu'on feme
Principauté
d'Orange, & aux environs : on en
apporte auffi beaucoup
Cette drogue eft connue d'E/pagne. de la
part des
plàMarins, qui s'en fervent
pour donner à la foupe au ris une
coulcur jaune & un gofir agréable.
Safran del Mars apéritif Le
de Mars
Safran
la
apéritif n'eft autre chofe
que
rouillure d'acier
la rofée du mois de Mai, expofée à
à ce qu'elle
2 julques
acquiere une couleur
jaune,
Sange. La Sauge eft une
fort connue &
plante
nos côteaux, tres-commune dans --- Page 371 ---
DES REMEDES COMPOSE's. 3j1
Scamonée. La Scamonée elt le fac
épailli qu'on tire par incifion d'une
plante laiteufe & farmenteufe,qu'on
appelle périploca; on nous apporte
d'Alep & de Smirne:
cette drogue vient par la voie d'Alep,
celle qui
meilleure, parce
eft ordinairement falGfiée &
qu'elle n'eft pas
préparée avec le fuc d'autres plantes, caufti- 5
qui ont fouvent une qualité
; on la connoit en ce qu'elle c'eltap grife, luifante & friable,
les
à-dire, facile à rompre avec
doigts : celle de Smirne au con- dure
traire eft prefque noire, fort
la
& difficile à brifer. C'eft avec diaScamonée qu'on préparc le l'avoir
en lexpofant, après
grede,
à la vapeur du foufre :
palvérife,
quand elle eft
la Scamonée d'Alep, n'a pas bede la bonne qualité,
foin de cette préparation. Le Sel armoniac
Sel armoniac.
de cinq parties
eft une compofition de fel marin &
d'urine 5 une de partie fnic. de ch:minées
demi partie
, fort
la
& difficile à brifer. C'eft avec diaScamonée qu'on préparc le l'avoir
en lexpofant, après
grede,
à la vapeur du foufre :
palvérife,
quand elle eft
la Scamonée d'Alep, n'a pas bede la bonne qualité,
foin de cette préparation. Le Sel armoniac
Sel armoniac.
de cinq parties
eft une compofition de fel marin &
d'urine 5 une de partie fnic. de ch:minées
demi partie --- Page 372 ---
TABLE
qu'on filtre & qu'on faitcuireenfemble, pour les réduire en une maflfe
qu'on fait enfuite fablimer. On'le
purifie en le diffolvant dans une
certaine quantité d'eau, en le filtrant une feconde fois, & cn le fais
fant évaporer jufques à fiecité : on
nous cnapporte
Sel
beancoupdEgypres
d'Abfiutbe. Le Sel d'Ablinthe,
comme tous les autres Sels
tiels des plantes, fe fait
effencendres de la même
avec les
lée au four, qu'on diflout plante brudans une certaine
enfuire
quantité d'eau
filtre pour en former une leflive 5 on
fait
cette diffolution, & on la
évaporer au feu ou au foleil
jafques à ficcité,
Sel nitre ou Salpètre. Tout le
monde connoit le Sel nitre ou Salpêtre, dont on faic. la poudre à
Canon,
Sel vegetal, Lc Sel végétal
un mélange de crême & de fel eft de
tartre qu'on fait bouillir, filtrer &c.
évaporcr, pour avoir une c/pece --- Page 373 ---
DES REMEDES COMPOSE's. être 353
de crême de tartre qui puile
difloute dans Teau.
Styrax ligwide. Le Styrax liquide
tire
eft un fac balfamique qu'on arbres, &
par incifion de certains
de l'Amériqu'on nous odeur apporte eft fort
que : fon
On doit agréable choi-
& réjouit le cceur. le
net, &
fir le plus pur 8
plus foit
prendre garde qu'il ne
pas
mêlé avec du bois, de terre ou
d'autres ordures.
femences
Semences froides. Les
de
froides font celles de courge,
melon de concombre & de me2
les nettoyer, cn
lon d'eau : pour mais elles ne fe
leur ôte la peau 1; mondées
confervent pas ainfi
pen- à
dant long-tems, & font fujettes
rancir. Sene. Le Sené eft la feuilie
d'un arbriffeau qui croit abondamment dans.ràrabic; 5 on nous l'apd'Alexandrie : on doit choiporte iir celui dontles feuilles font entiercs; avant même que de s'en fervir,
les nettoyer, cn
lon d'eau : pour mais elles ne fe
leur ôte la peau 1; mondées
confervent pas ainfi
pen- à
dant long-tems, & font fujettes
rancir. Sene. Le Sené eft la feuilie
d'un arbriffeau qui croit abondamment dans.ràrabic; 5 on nous l'apd'Alexandrie : on doit choiporte iir celui dontles feuilles font entiercs; avant même que de s'en fervir, --- Page 374 ---
TABLE E
il faur en féparer les
les petits bâtons
pécules &
en quantité,
qu'on y trouve
fionne des
autrement il occales
tranchées : fes follicupargent plus
font moins
doucement, &
tranchées.
fujettes à caufer des
Sirop dAifutbe, de
d'aillets, de feurs de pécber, coings, de
de nimphea, de
kermes,
prun, On trouve capillaire, de nerSirops chez les tous CCs différens
Liquoriftes.
Apoticaires ou les
Alpic ou Lavande
L'AC
pic, ou lavande
faauage.
fauvage, eft G commune dans nos Collines de Provence, qu'on s'en fert pour chauffer
les fours & allumer le feu.
Squine. La'fquine eft une racine
qui nous eft apportée des Indes
Orientales : on doit choilir la
pelante & la plus réfineufe. plus
Sublimé corroff. Le fablimé corrolif eft un fel formé par le mélange du mercure cru qu'on fait
dilloudre avec l'elprit de nicre, & --- Page 375 ---
DES REMEDES COMPOSE's. 3-55
évaporer jufques à ficcité; enfuite fel
du vitriol & du
on y, ajoute & on le fait fublimer,
décrépité, la Chymie de Lemery : il
faut voyez avoir lattention de n'acheter
le fublimé corrofif que de la premiere main, afin d'être fir qu'il
eft préparé fidélement. les Marins connoif
Tabat. Tous
le
fent le Tabac & la plante qui
produit.
Le Tartre éméTarire émdtique.
d'antitique eft une compofition chez. les
moine qu'on trouve achete du
on
AR
ticaires. Quand il faut avoir Pattre émétique, demander
en
tention de
quelle
eft la dole,
quil eft plus ots
fort,
eft fait avec
moins
qu'il
Eoerg
le foie ou avec le verre d'antimoine. Tartre vitriolé. Le Tartre vitriolé
chymique, qui
eft une compofition Phuile de Tartre &
fe fait avec
celle de Vicriol.
La
Teinture de Myrrhe GAlois --- Page 376 ---
TABLE
Teinture de Myrrhe & d'Aloès
n'eft autre chofe que la diffolution de ces deux drogues dans Pefprit de vin.
Térébenthine. La Térébenthine
eft un fuc réfineux qui découle
de certains arbres qu'on appelle
Térébinthe & Larys s; la plus eftimée eft celle de l'Ile de Chio,
enfaite celle de Venife : on doit
ehoifir la plus claire, la plus tranf
parente & la plus nette.
Thérinque. : La Thériaque eft une
compofition qu'on trouve chez
tous les Apoticaires.
Trochifques Albandal. Les Trochifques Alhandal ne font autre
chole que la polpe de la Colequinte réduite en poudre & paitrie avec le mucilage de gomme
adragant, dont on forme enfuité
de petits pains appellés Trochifques.
Véronique male. La Véronique
mâle elt une plante qui n'eft pas
fort commune 5 fcs feuilles font
ériaque eft une
compofition qu'on trouve chez
tous les Apoticaires.
Trochifques Albandal. Les Trochifques Alhandal ne font autre
chole que la polpe de la Colequinte réduite en poudre & paitrie avec le mucilage de gomme
adragant, dont on forme enfuité
de petits pains appellés Trochifques.
Véronique male. La Véronique
mâle elt une plante qui n'eft pas
fort commune 5 fcs feuilles font --- Page 377 ---
DES REMEDES COMPOSE'S. le 357 répetites & prefque rondes eft : fait en
ceptacle de fa femence
bourfette ou en coeur 2 comme
celle du burfa paftoris ou connoit tabourct. le
Vin. Tout le monde
Vin.
Le Vinaigre n'a pas
Vinnigre.
befoin non plus de defcription.
FIN. --- Page 378 ---
TABLE
DES MATIERES.
Esrraz
Prefacc.
Dédicatoire,
Pag. V
vij
PREMIERE PARTIE,
DES MALADIES INTERNES,
CHAP.I. Du Mal de la Mer, OlS du
Vomiflement ordinaire AHX 10HVEAux Embarques.
CHAP:II, Du Scorbut.
I
CHAP,III. Du Rbumatifine.
CHAP, IV. Des Comps de
CHAP, de V. Des Fieures foleil, 40
CHAP, VI. Des Fiéures putrides, 49
CHAP, VII. Des Fiévres malignes. intermit- 59
tentes 08 Fiéures d'accese
CHAP. VIII. Des Coliques.
CHAP.IX, Du
Chelern-Morbis, 08S
Tronfe-galam,
--- Page 379 ---
TABLE DES MATIERES. Vénérien- 359
CHAP. X. Des Maladies
IOI
CHAP. nes. XI. De la Pefe.
CHAP.XII. Des Fiéures qui IrOToe St.
dans les Colonies Frangoifs,
é
Domingut, à la Marinique,
autres Ifes Awilles.
auX
doit
CHAP. XIII. Des moyens gul'om les Noyes
emplayer pout rappeller
A la wic.
SECONDE PARTIE.
MALADIES EXTERNES
DES
OU CHIRURGICALES
Auant-Propos.
e des. UlceCHAP. à I. Des Plaies
yes.
des MeurCHAP. II. Des Contufonss é des Diflosrifares, des FraÉtures
cations en général. Clons, des Furoncles
CHAP.111, Des
é des Abfeès phlegmoneux. Bralure.
CHAP. IV. De la
CHAP. V. Des Hernies 0# Defcem242
te5. --- Page 380 ---
67-222
1-5-67
360 TABLE DES MATIERES. Gwrw R.P.
CHAP. VI. De la Morfure des Animaux venimeux.
CHAP. VII. De la Galle.
CHAP. VIIL. Du Dragonneau ois
Vena Medinenfis.
CHAP. IX. Des Ventoufés, des Véicatoires, des Sang(nes, d du Catitere tant actuel que potentiel. 271
Formules des Remedes qui répondent
Aux Numeros répandus dans le cours
de POwurage.
Tables des Remedes compofes 3 avec
une defcription des Drogues fimples
gui entrent dans la compofition des
Formales, mife PAY ordre alphbnbétique.
Fin de la Table. --- Page 381 ---
E7LU
A
M4532 --- Page 382 --- --- Page 383 --- --- Page 384 ---