--- Page 1 --- --- Page 2 ---
a
E
s
3obu Carkrr Broiun
fihraru
Grmm Ininersitu
The Gift of
The Associates of
The Yobn Carter Bromn Library --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 --- --- Page 6 --- --- Page 7 ---
Suite de l'Extr. du Catal. deThéoph, Barrois lejeune:
Heifteri Compend. Med, Lieutaud : Précis de Méprat. in-8.
61.
decine, 2 v.i in-8. II 1:
Compend. Anatomi- - Anatomic hiftorique,
cum, in-8.
61.
avec des remarg. par
Henckel : Minéralogie,
Portal, 2 vol. in-8.91.
2 vol. in-12.
51. - - de Matière médicale,
Hifloire & Mémoires
2 vol. in.8.
rol.
de la Société Royale Lorry : Effai fur les alide Médecine s 1776,
mens, 2 v. in-12. 61.
1777, 1778 9 1779, - De morbis curaneis,
1780, 1781 2 4 vol.
in:4.
in-4.
561. - De melancholii, 2 V.
Home: Principes de Méin 8.
1ol.
decine, in 8.
Hippocratis Aphor.,
Huxham : furl les fièvrés,
grec. & latinae. 41.
in-12.
31. 1 Stat. med. Sanétorii,
Janin : Maladiesdel'ail,
in-12.
31.
in-8.
61, - Conform. de la Med.
Réflexionsfurla mort,
par Barker, in-12.
in-8.
1l.4f Mead Opera s 2 t
Lamorte: Traité de Chiin-8.
rurgie, revu par Saba- Macbride: : Effai
d'expétier, vol.in-8. 121.
rience fur la fermenLanghans, maladies des
tation s in-12.
3.1.
gens de Cour, in-12. Macquer : Diétion. de
21.10f
Chymie,4 v.in-8.201.
Lavoifien : Diétion. de - Le même, 2
Méd., &c. in-8. 61.
vol.in-4. I.
-
Lemeri:Didionnaire des Nicolas (Manuel dujen- 30
drogues, in-4. 221. i ne Chirurgien ), 21 vi
Pharmacopée, 2 vol,
in-8.
91.
in-4.
221, (Euvres de
Traité des
Paliffy,in.4.
alimens S
2 vol.in-12.
61. uvres de Pott, 2 151. vol.
Levret : Accouchemens,
in-8.
12).
41 vol, in-8. 221.10f Paris : Mémoire fur la
Lieutaud: : Synopfis univ.
pefle, in 8.
114f.
Praxeos Medicina, Paulian : Diet. de
vol. in-4.
241.
fique, 4v.in-8. Phy- 2il
Tome 11,
a
.4.
alimens S
2 vol.in-12.
61. uvres de Pott, 2 151. vol.
Levret : Accouchemens,
in-8.
12).
41 vol, in-8. 221.10f Paris : Mémoire fur la
Lieutaud: : Synopfis univ.
pefle, in 8.
114f.
Praxeos Medicina, Paulian : Diet. de
vol. in-4.
241.
fique, 4v.in-8. Phy- 2il
Tome 11,
a --- Page 8 ---
Pharmacop. de Londres, Sabatier: Anatomie,3v. 1 1of,
2 vol. in:4.
241. Saviard: in-8. Obferv.de 131. ChiPortal: Précis de Chirurcomment. par
gie, 2 vol. in 8.101.
MicRougcn2 rurgie,
Pott : (Euvres chirurg, 121. Simmons : Obferv.furla
2 vol. in-8.
gonorhée inia.15
1 Differtat. chymiques, 121. Smellie : Traité des Ac41 vol. in-12. Maifon rufcouchemens , I vol.
Préfontaine :
in-8.
2rl.
tique de Cayenne 61. * Statuts & Réglem. des
in-8. Maladies des
Chirurg,in:4. al.1of.
Pringle :
: Médecinearmées, V. in-12.61. Sydenham Pratique, in-8. 71.
Raulin: Eaux minèrales, Turner : Maladie de la
2 vol.
des femmes 51.
peau, 2 vol.
s1.
- Maladies
Tiffot: Onanifine,in-13.
en conchimssslsol fur les Ac2l.10f.
a Inftrugtion
Vacher de la Feutrie:
couchemensini2atl Obfervations de MéTraité du Rachitis 61.
decine, in-12. 31.
in 8.
: Effai fur
Maladies de l'air 3 Vieq-d'Azyr leslieux & les dangers
in-12.
2l,106
des (épultures, in-12.
dechaleur,in-12,
al.10f.
2).10f Underwood : Traité fur
Ravaton: Chirurgiedar- 61.
les ulcères desjambes,
mée, in-8.
1784, in-12. 21. iof.
Rebours: AvisauxMères Winflou: Anatomic, 4 V.
qui veulent nourrir r
in-12.
121.
in-12.
21.86 White : Avis aux FemRoche (la) : Analyle
mes enceintes & en
des fonê. du (ylème
couche, in-12.
nerveux,2 v.in-8.71. de Whitt : Traité des 3
Roi (le) : Mélange de Médec.
peurs & maladies nerPhyliq. &
61.
veufes, 2 V. in-12.
in-s.
sdes en- Zimmerman :
:
Ee3E
Rofen Maladies 61.
rie, in-12.
3,1.
fans 2 in-8.
- Experiences en MédeRoux: Obferv.
decine, vol.
de fang. in 8.
ORTEE
veux,2 v.in-8.71. de Whitt : Traité des 3
Roi (le) : Mélange de Médec.
peurs & maladies nerPhyliq. &
61.
veufes, 2 V. in-12.
in-s.
sdes en- Zimmerman :
:
Ee3E
Rofen Maladies 61.
rie, in-12.
3,1.
fans 2 in-8.
- Experiences en MédeRoux: Obferv.
decine, vol.
de fang. in 8.
ORTEE --- Page 9 ---
E
S S A
I
SUR LES MALADIES
DES EUROPÉENS
DANS LES PAYS CHAUDS,
E T L E S
MOYENS D'EN PRÉVENIR LES SUITES;
Suivi d'un APPENDICE fur les Fièvres inter:
mitentes, & d'un MÉMOIRE qui fait connoitre
une méthode fimple pour deffaler l'eau de
& prévenir la difette des comeftibles dans mer, les
navigations de long cours;
Par JACQVES LIND, Médecin de
à Haflar 9 près de Port/mouth 6 Membre PHopital du du Roi
royal de Médecine d'Edimbourg :
Collige
Traduit de l'Anglois fur ia dernière édition,
en 1777, & augmenté de Notes; publiée
Par Médecin M, TnioN des
DE LA CH AZ UME, D. M., ancien
dernières ezpiditions Hopitaux de militaires Mahon 6 1 employé en chef dans les
de la Société Royale de Médecine, Gibraliar, Penfionnaire Corrs/pondane du Roin
TOM E SECOND,
Ars qua fanitati tuenda prefidet, iis
fibi
paruerint, conftantem fanitatem promittit. qui
GALENUS.
S
A PARIS,
Chez THÉOPHILE BARROIS le jeune, Libraire
quai des Auguftins, 2 No. 18.
M. DCC. LXXXV.
Avec Approbation, 6 Privilige du Roi,
été Royale de Médecine, Gibraliar, Penfionnaire Corrs/pondane du Roin
TOM E SECOND,
Ars qua fanitati tuenda prefidet, iis
fibi
paruerint, conftantem fanitatem promittit. qui
GALENUS.
S
A PARIS,
Chez THÉOPHILE BARROIS le jeune, Libraire
quai des Auguftins, 2 No. 18.
M. DCC. LXXXV.
Avec Approbation, 6 Privilige du Roi, --- Page 10 ---
A
- --- Page 11 ---
Extrait des Regifres de la Société Royale de
Médecine,
La Société Royale de Médecine nous a chargés
Srerzenbbsi.dinden fon Affocié
Ouvrage de M.LIND,
étranger, faite
M. THION DE LA
CHAUME, notre Confrère, P8 l'un de nos Correfpondans.
L'Auteur de l'Ouvrage eft un Médecin déjà
connu par pluficurs excellens Traités qui,
plupart 1 avoient eté traduits en françois.
qui a paru en
eAtar
1772 pour la première fois, &
déjà eu trois éditions en Angleterre ne méritoit quia
moins d'être traduit dans notre Langue, M. de
,
f' Chaume, qui l'avoit lu avec attention , &
avoitfu profiter dansles pays chauds,
la Médecine, 3 des
e
vues-pratiques quiy font répandues, a jugé qu'il feroit important de mettre les
Médecins ne favent pas la Langue angloife , à
porrée de Mtr de fes principes & de fa mé:hode.
L'Ouvrage eft intitulé: Efai fur les maladties des
Européens dans les pays chauds, 6les Moyens d'en prévenir les fuites, fuivi d'un Appendice fur les fièvres
intermittentes & d'un Mémoire
fait connoitre
une méthode fimple pour deffaler qui leau de mer, &
prévenir la difette des comeftibles dans les
tions de long cours. Après
navigales caufes des maladies dans quelquesgencratirés: les climats
fur
l'Auteur traite des maladies. qui règnent dans chauds, 9
rentes parties de l'Europe 1 de
& diffé- des
Indes orientales & occidentales TAfrique, 1 des fignes d'un
pays mal-fain, des occupations qui peuvent être
dangereufesaux Européchs ;il donne
la confervation de leur
derAvispour
près de la mer, foit qu'ils fanté habitent 1 foit dans qu'ils vivent
des terres. M. Lind paffe enfuite à la l'intérieur
& au traitement de quelques maladies defcription
res, telles que les fièvres, 1 la dyfenterie. particulië. le cholera-morbus, le mal de ventre fec, le
mal de màchoire une efpèce de paralyfie tétanos,le connue
fouslenom de barbiers. Cette partie eftt
des Inftruétions pourles Européens terminée par
des pays chauds, & dont les
quireviennent
fanté, L'Appendice fur les fièvres voyagcs ont altéré la
intermitzentesqui
les que les fièvres, 1 la dyfenterie. particulië. le cholera-morbus, le mal de ventre fec, le
mal de màchoire une efpèce de paralyfie tétanos,le connue
fouslenom de barbiers. Cette partie eftt
des Inftruétions pourles Européens terminée par
des pays chauds, & dont les
quireviennent
fanté, L'Appendice fur les fièvres voyagcs ont altéré la
intermitzentesqui --- Page 12 ---
endroits marécageux de TAnglerègnent dans les
de pages 1 tout ce quia été ces
en
de
terre 1 contient, certain AEFA la nature &la guérifon lieux
dit de plus regnent en général dans tousles
fièvres, qui & entouré: d'eaux fagnantes.. fait
bas, couverts eft fu:vi d'un Mémoire
facile pour
teriRe
Cet Appendice fimple &x
des
connoitre un moyen & prévenir la difette
l'eau de la mer daasles porable, voyagesd sdelong coureM.Lind n'avoit découcomefibles perfonne avant lui T'eau de mer
y foutient
diftillation rendoit
vert
la Reste
en 1761 ils'en convainquir
ESRIE Effectivemens, réitérées : mais il sentrompe au
par des experiencen M. Poiffonnier 1 notre voulu confrère,
en mettant
qui ont
sapproprier
nombre des perfonnes
n'a jamais prétendu
fa Récouverte, M. Peiffonnier d'avoir trouvé le premier
qu'une feule chofe ; c'eft cette opération à des) prin- dédes moyens de réduire
facile, &à une
cipes fimples, à une manceuvre Au refte, nous penfons que Srsr
penfe tres-modique. au fervice important
ne rendu quapnliuat au public, en publiant des tems mneseclenont de difette d'eau
t.st divers procédés,
dans la vie à quantité de Pafdouce, ,
M. Lind
SAReE
peuvent Les moyens propo(és Tabri de R famine, font Rodc
fagers. mértre les Equipages a en même temps peu couia mème importance 9 & La Société ne
& peu Sembarrallane
Thion de
ie er5:
teux plaudir àl la Traduction que Ouvrage, M."
qui dénote
de cet excellent
plus
PRIEL
a faite
plus inftruit &le accueilli en
tout le Praticienle cerminement. fera aufit-bien Quant à la traFrance & qui, qu'il T'a été en Angleterre. bien faite : les notes &
dustion , elle nous de a RT Thion de la Chaume 1 qui ne
les obfervarions quajouter au mérite deTOuvragenoa mérite Tapprobation
peuvent à conclure qu'il
d'ètre imprimé
nous porie Socieré, & qu'il eft tres-digne
de la
THOURET
fous fon Privilege. 13 mai 178s. Signés,
Au Louvre,ce
ayant entendu
& ANDRY, Royale de Médecine en a entiérement
La Société
ci-deffus,
la lecture du conclalions, rapport
ce 21 mai
adopté foi les de quoi j'ai figné le préfent,
En
Secrétaire perpetucl,
378j. RhiceDARIR.
primé
nous porie Socieré, & qu'il eft tres-digne
de la
THOURET
fous fon Privilege. 13 mai 178s. Signés,
Au Louvre,ce
ayant entendu
& ANDRY, Royale de Médecine en a entiérement
La Société
ci-deffus,
la lecture du conclalions, rapport
ce 21 mai
adopté foi les de quoi j'ai figné le préfent,
En
Secrétaire perpetucl,
378j. RhiceDARIR. --- Page 13 ---
TA B L 1 E
Des Articles contenus dans ce
fecond Volume.
TROISIÈME PARTIE,
Aris aux Européens qui tombenz
malades dans les pays chauds, pag. I
CHAPITRE I. Infrudions pour la cure
des maladies qui attaquent les Européens dans les pays chauds.
ibid.
SECTION I. Fievres.
ibid.
SECT. II. Dela DyJanterie 6 du CholeraMorbus.
SECT. III. Le mal de ventre Jec.
SECT. IV. Le Tétanos G le mal de
Machoire.
SECT. V. Le Barbiers.
CHAP, II. Infrucions pour les Euror
péens qui reviennent des pays chauds, --- Page 14 ---
TAB L E.
ont altéré la
& dont les voyages
fanté.
trouvent dans
SECT. I. De ceux qui Je
& chez le/quels
zn état de relâchement,
ibid.
la bile fait des ravages.
attaqués de
SECT. II. De ceux qui font
confomption & dhydropific.
III. De ceux gui ont un pux de
SECT.
II2
ventre habituel.
Jur les Fievres intermitAPPENDICE
12I
tentes.
deffaler l'eau
Moyen fimple & aife pour
des
& prévenir la difette
de mer 2
de
dans les navigations
comeflibles
long cours.
Fin de la Table.
:
AVIS --- Page 15 ---
A V
I
S
AUX EUROPÉENS.
TROISIE EME PARTIE.
Avis aux Européens qui ideviennent malades dans les
chauds.
pays
CHAPITRE PREMIER,
INSTRUCTIONS pour la cure des
maladies qui attaguent les Européens dans les pays chauds.
SECTION PREMIÈRE,
Fièvres.
Poux fervir de fiupplément à ce
Efai que j'ai fur dit les dans TAppendice à mon
Tome II, moyens de conferver la
A --- Page 16 ---
De la Fievrei
fanté 1
des gens de mer, &caux éditions Formules de cet
jointes aux dernières ici d'autres infOuvrage 2. Jajourerai
concernant
tructions & ordonnances maladies qui attaquent le
la cure des les Européens dans les
plus fouvent
pays chauds.
nouvellement
Quand une les perfonne Indes occidentales S
arrivée dans
autre endroit fitué
ou dans un tout
eft atteinte de la
entre les il tropiques, n'eft pas trop poffible
fièvre,
quels feront Te
le Médecin prévoie furviendront dans fon'
fymptomes qui
la maladie paroiffe
progrès fort Quoique de chofe, on obferve
d'abord qu'elle peu eft accompagnée, par de
fouvent d'évacuations bilieufes, la
la fuite 2
autres accidens de
jauniffe 7 ou efpèce : il fuit de là
plus mauvaife
fort néceffaire 2 furqu'il eft toujours la faifon dangereufe. de
tout pendant
les
efficarecourir aux moyens la ERE trèsces pour procurer afin
le quinquina
promptement, adminiftré 2
que fans délai.
puiffe être
la rémiflion que l'on
Pour amener examiner jufqu'à quel
defire 2 il violence faut
de la fièvre perpoint la
jauniffe 7 ou efpèce : il fuit de là
plus mauvaife
fort néceffaire 2 furqu'il eft toujours la faifon dangereufe. de
tout pendant
les
efficarecourir aux moyens la ERE trèsces pour procurer afin
le quinquina
promptement, adminiftré 2
que fans délai.
puiffe être
la rémiflion que l'on
Pour amener examiner jufqu'à quel
defire 2 il violence faut
de la fièvre perpoint la --- Page 17 ---
De la Fièvre.
met de verfer le fang', dans le prin- 3 2
cipe (1). Quelques onces tirées du
pied, ont quelquefois diflipé le mal
de tête; ; mais en général la faignée
demande beaucoup dej précaution dans
les pays chauds, & fa répétition en
exige encore davantage.
Dans toutes les fièvres qui s'y déclarent, les matières contenues dans
l'eftomac & les inteftins, doivent furtout fixer l'attention. Immédiatement
après leurs premiers fymptomes, &c
dans les premières heures de leur invafion 2 lorfqu'il n'y a encore qu'un
peu de froid, ou des alternatives de
froid & de chaud,i1 eft bon d'évacuer l'eftomac & les inteftins par un
vomitif, un purgatifcomporé de manne & de teinture de féné
lavement huileux & purgatif. > ou un
Dès que le tube alimentaire a été
nettoyé , on doit faire prendre un
remède antimonial
(2) 2 particuliéreEffai (:) fur Voyer les l'Appendice à la fin de mon
gens de mer. moyens (L) de conferver la fanté des
(2) 7. Salis cornu cervi,
D8
fucci limonum,
51 ilf
A 2 --- Page 18 ---
De la Fievre: moité 1 &
la peau eft
ment quand
T'ufage de fix en fix
en faire répéter
ou dimiheures : il faut en augmentér l'état de Peftonuer la dofe fuivant
c'eft
mac. Une chofe très-effentielle, ou
garde qu'il ne Firrite
de prendre
Afin de prévenir cet
ne le dérange.
quelques gouteffet, on y fait ajouter (3), fur-tout
tes de teinture thébaique
velq.f ad farurationem vulg. fimpl. 3sj
aq. tinéture mentha ftomachica, 9 3j
gutt. X adxj
vini amimonialis,
tartari
(vel potius in vicem vini grani) antimonialis
émetici quartam fyrup. partem è cortic. aurant. 3j
Mifceantur.
T'alkali volatil, quoique
Si l'on penfe l'acide que du limon, décompofe
combiné avec antimoniale, on peut prefcrire
la préparation
ou le tartre émétique
le vin d'antimoine alkali. ? (L)
fans acide ni
de la teinture thébaique.
(3) Compofition
Prenez d'opium purifié, 3
3ij
de canelle de 9
ana 31
de cloux gérofle,
tbj
de vin blanc à 2 froid pendant une
Mèlez; laiffez macérer filtrez la teinture à travers
(emaine ; enfuite
la colature.
le papier : employez eft le laudanum liquide
Cette compofition
antimoine alkali. ? (L)
fans acide ni
de la teinture thébaique.
(3) Compofition
Prenez d'opium purifié, 3
3ij
de canelle de 9
ana 31
de cloux gérofle,
tbj
de vin blanc à 2 froid pendant une
Mèlez; laiffez macérer filtrez la teinture à travers
(emaine ; enfuite
la colature.
le papier : employez eft le laudanum liquide
Cette compofition --- Page 19 ---
De la Fièvre.
quand il y a difpofition aux naufées 5
ou au vomiffement.
l'irritation foit forte
Quoique
> on peut donner des
de Sydenham : laudanum liquidum
avec ces feules différences qu'on Sydenhami,
bon vin blanc au vin des
fublitue le
retranche une once de fafran. Camaries,& Les qu'on
tiques font en fi petite quantité dans aromateinture, , que le médecin ne doit pas
cette
un effet confidérable de leur part. La craindre
tion de chacun eft d'environ la feizième propord'un grain fur un grain d'opium. Néanmoins partie
petites dofes de divers aromatiques fuffifent ces
pour diminuer le mauvais goût de
il paroit aufli que c'eft-là la feule l'opium :
dans laquelle on les lui a affociés. intention
nifrer Les principaux avanrages qu'il y a à admil'opium fous la forme dont il efl
tion, font que cette fubftance étant déjà quef- diffoute, &
agit plus promptement dans le
que certaines perfonnes prennent les corps, 2
camens fous une forme liquide
médiment qu'en bols ou en pilules. Les plus dofes facilenaires de cette teinture font
ordigouttesjufqu'a
:
depuis dix
beaucoup plus. quarante, cinquante, & même
Vingt gouttes de teinture
tiennent près d'un grain d'opium thébaique conque vingt gouttes de vin peuvent > quanrité
traire : car ce menflrue ne diffour en exla fubflance de l'opium, &
pas toute
la diffolution n'a pas des effets par conféquent
toute la quantiré d'opium
équivalens à
employée, (T)
A3 --- Page 20 ---
De la Fièvre.
cas on
antimoniaux ; mais en pareil
fe difpenfer de faire prenne peut pas
à
dofes.
dre des opiatiques été grandes bien évacués,
Les intellinsayant antimoniaux produifent
fi les remèdes il eft probable que lindes fueurs de la fiévre aura lieu, ou
termiffion
s'affoiaul moins que les fymptomes
bliront dans l'efpace de vingt-quatre
alors on en viendra atl quinheures ;
toutefois que rien ne
quina., , fappofé
s'y, oppole. fuivant il faut s'attendre au
Le jour de la fièvre, à moins que le
retour n'ait pris une aflez grande
malade
Les antimoquantité de quinquina. pendant l'accès.
niaux fe continuent vefficatoire entre
On fait appliquer un dans le cas où le
les deux épaules
ou silya
mal de tête eft violent de 2 coma
de délire ou
(4);
menace
de la fièvre s Véaprès la ceffation
une feconde
corce du Pérou fe reprend être marié avec
fois. Ce remède peut
des ven-
(4) En pareil cas m'a 2 Tapplication fouvent paru trèstoufcs à Ordinairement la nuque
je les faifois fcariefficace.
fer. (T)
cas où le
les deux épaules
ou silya
mal de tête eft violent de 2 coma
de délire ou
(4);
menace
de la fièvre s Véaprès la ceffation
une feconde
corce du Pérou fe reprend être marié avec
fois. Ce remède peut
des ven-
(4) En pareil cas m'a 2 Tapplication fouvent paru trèstoufcs à Ordinairement la nuque
je les faifois fcariefficace.
fer. (T) --- Page 21 ---
De la Fièvre,
la ferpentaire de
Virginie 2 ou le camphre 2 quand les premières attaques
ont très-affoibli.
Il peut fe faire que les antimoniaux
n'aient pas procuré 2 comme ils le
font ordinairement 2 des évacuations
fuffifantes par les felles; cela étant, on
peut preferire de temps en temps, lors
de l'abfence de la fièvre, 2 un
uni au quinquina (5). Les felles purgatif bilieufes & abondantes ont fréquemment
été critiques & falutaires.
Comme j'ai fouvent
-
parlé, dans cet
Ouvrage & ceux quej'ai publiés avant
lui, des vertus febrifuges inhérentes
auxp préparations antimoniales,je faifis
cette occafion pour dire ce que je
penfe à leur égard.
Il y a lieu de croire que l'antimoine eft éminemment
très-fouvent fans
febrifuge,8
tions.
procurer d'évacua-
(s) % Cortic. Peruv. parum
contufi,
5j6
aqua, 1
tbj
coquanrur ad colaturae, 3iij
cui adde
falis cathartici amari, 3vi
tinét, cort, Peruv. fimpl. 3iij (L)
A 4 --- Page 22 ---
De la Fievre.
&
L'incertitude de fon opération,
les évacuations extraordinaires qu'on
fait qu'il a produites dans lieu quelques à des
circonftances, ont donné
dans les
objeétions contre fon ufage
fièvres ; mais fon adminiftration peu
réfléchie
ou le défaut de connoiffances ? fur la manière de s'en fervir, en ont été les feules caufes. donnés
.
Les remèdes antimoniaux
à grandes dofes, ou même à petites
dofes trop fouvent répétées, ont quel- dont
quefois follicité des évacuations
le
l'effet a été d'affoiblir totalement nécefmalade : il eft donc toujours
faire d'en donner peu d'abord 2 pre- ils
miérement afin de voir comment
agiffent : en fecond lieu, afin de
dès
Rau:
voir les abandonner
qu'ils
cuent. Nonobftant cette précaution 1, s'ils
trompent notre attente 2 & opèrent
violence, nous fommes toujours
avec maîtres de modérer leur aétion au
les
del'opium. Les opiatiques peumoyen être donnés feuls dans la vue de
vent diminuer les évacuations déjà trop
fortes, ou bien on peut les deffein combiner de
avec les antimoniaux, à
lieu, afin de
dès
Rau:
voir les abandonner
qu'ils
cuent. Nonobftant cette précaution 1, s'ils
trompent notre attente 2 & opèrent
violence, nous fommes toujours
avec maîtres de modérer leur aétion au
les
del'opium. Les opiatiques peumoyen être donnés feuls dans la vue de
vent diminuer les évacuations déjà trop
fortes, ou bien on peut les deffein combiner de
avec les antimoniaux, à --- Page 23 ---
De la Fievre,
les prévenir. Une préparation anti- 9
moniale ainfi mariée
niftrer
2 peut s'admiavec fruit, même dans les fièvres accompagnées de dévoiement. Si
l'on fait fuccéder un narcotique à une
préparation antimoniale trop
il empêche qu'il n'y 1
ait d'autres adive, évacuations, 2 rétablit les
& devient alors auffi néceffaire forces, chaffer la fièvre 2 que pour dhpers
roître l'anxiété
&
difpacalme
fébrile, amener un
parfait, fans lequel le fuccès de
l'antimoine ne feroit qu'ébauché.
Plufieurs préparations d'antimoine
font éminemment
telles
le tartre émétique fébrifiges & la 2
8L5 James. D'autres
poudre
poffedent cette
vertu à un moindre degré : le vin
antimonial eft de ce nombre.
Par ordre de l'Amirauté, les vaiffeaux anglois & les hôpitaux deftinés
aux gens de mer 2 ont été pourvus du
remède appellé poudre du doéteur
James. L'on a prévenu qu'il falloit
examiner fes effets dans les
& en rendre
fièvres,
elle - a été donnée compte dans ; d'après cela
lar à plus de mille l'hôpital d'Hafquées de différentes efpèces perfonnes de fièvre. attaAs --- Page 24 ---
De la Fièvre.
d'abord
Communément on preferivoit
la troifième ou la quatrième partie de
d'un paquet 9 & l'on
revenoit on
Quand
en
Retud.
quatre
quatre
la totalité
avoit ainfi fait prendre s'évaluer à
d'un paquet, ce qui peut
fans
vingt-quatre ou trente grains effet 2 fenqu'il en fit réfulté aucun
d'un
fible, on en donnoit la moitié
à la tois 9 & cette dofe fe répétoit
toutes les fix ou huit heures. Après
quoi, fi la conftipation étoit perma- felles
&
jugeàr que des
nente ,
qu'on
9 on en
puffent être avantageutes entier en une feule
ordonnoit un tout
Ces vingt-quatre ou trente grains
prife.
fouvent que comme un
n'agiffoient doux & efficace, même après
purgatif ia ceffation de la fièvre. Le malade
avaler des bols 2 on mêloit
pouvant
avec la conferve de
cette poudre excepté quand il
kinorrhodon 2
des felles trop Anl
avoit diarrhée o1 dernier cas s on
quentes. Dans ce
l'adminiftroit avec fuffifante quantité
londinenfe (6). Lorfqu'il
de philonium
Recette du philonium de Londres.
(6)
. Prenez de poivre blanc 2
urgatif ia ceffation de la fièvre. Le malade
avaler des bols 2 on mêloit
pouvant
avec la conferve de
cette poudre excepté quand il
kinorrhodon 2
des felles trop Anl
avoit diarrhée o1 dernier cas s on
quentes. Dans ce
l'adminiftroit avec fuffifante quantité
londinenfe (6). Lorfqu'il
de philonium
Recette du philonium de Londres.
(6)
. Prenez de poivre blanc 2 --- Page 25 ---
De la Fièvre,
II
y avoit foubrefaut des tendons, on
faifoit ajouter à la poudre de James
quatre olL cinq- grains de camphre &
sutresmédicamens, fuivant lescirconf.
tances. La poudre dont il s'agit étoit
donnée avec beaucoup de fuccès dans
les cas de très-grand mal de tête ou
ftupeur ; fouvent même quand il
avoit délire ou coma, ou lun & l'au- y
tre. Ce dernier état ayant duré
dant plufieurs jours 2 on a été témoin pendes effets prompts & falutaires de ce
remède, même quand il n'agiffoit
comme altérant.
que
Il eft cependant bon d'obferver
quand on a employé cette poudre que
fon adminiftration n'a pas difpenfé des 2
autres moyens propres à foulager ou
de gingembre
de graines de Carvi, ana 3ij
de d'opium fyrop de purifié 9
vJ
méconium, cuit
confiftance de miel de 2 le triple du julqu'
toutes les autres fubftances.
poids de
Faites chauffer le fyrop 9 & mélez-le
tement avec l'opium, 2 que vous aurez; préala- exacblement fait diffoudre dans le vin ; enfuite
ajoutez dre.
les autres fubflances réduites en pou:
(T)
AG --- Page 26 ---
De la Fievre.
des
à guérir. On a faigné 2 appliqué autre
vellicatoires, & follicité toute
d'évacuation jugée néceflaire.
efpèce
comme les fièvres diffèrent
Au refte,
les unes des autres, il
finguliérement
qu'un remède ou
n'elt pas poflible
les
2 puiffe
une poudre quelconque fans exception. On
dompter toutes
fait beaucoup de
fait que la faignée
L'opium ne
bien dans quelques-unes. dans d'autres, comréuffit pas moins
Cepenme on le verra ci-après (7): & de
dant les effets de la faignée entre
T'opium font tellement oppofés
eux, que f, par erreur 9 on emploie l'autre
Tun de ces remèdes tandis que
des
eft indiqué 2 il peut en malades. réfulter De
fuites fâcheufes pour les
inconfidéré de la poudre
même Tufage adminiftrée par des ignode James, & des charlatans 7 peut faire
rans douter fi elle opère plus de bien que
de mal.
côté 2e les Médecins fe
D'un autre
A preferire un méhafardent rarement
leur eft
dicament dont la compofition
font
inconnue - 2 par la raifon qu'ils en
(7) Voyez TAppendice. (L)
es fâcheufes pour les
inconfidéré de la poudre
même Tufage adminiftrée par des ignode James, & des charlatans 7 peut faire
rans douter fi elle opère plus de bien que
de mal.
côté 2e les Médecins fe
D'un autre
A preferire un méhafardent rarement
leur eft
dicament dont la compofition
font
inconnue - 2 par la raifon qu'ils en
(7) Voyez TAppendice. (L) --- Page 27 ---
De la Fièvre,
moins à portée d'obvier aux accidens
qui, dans certaines circonflances,
pourroient être l'effet de fon ufage.
Ileft donc probable que la poadre de
James ne fera point d'une utilité générale au genre humain' avant qu'on en
ait publié la recette (8).
D'après un trés-grand nombre d'expériences 2 je me fuis afuré que le
tartre émétique ne le cédoit en rien,
comme fébrifuge 2 aux poudres du
doéteur James. On doit aufi luiaffocier de temps en temps d'autres remè-
(8) Bien des perfonnes affurent que la
poudre de James fe fait ainfi:
Prenez de l'antimoine crud,
calcinez-le avec une huile animale
deux heures; verfez enfuite dans un pendant creufet
oi il y ait du nitre en fulion; tenez ces fubftances fur le feu pendant quelque
retitez-les après cela. Employez pluficurs temps;
lotions pour emporter les fels de ce compofé.
Prenez auffi du
diftillez-le trois fois mercure, fur del'antimoine 9
enfuire faites-le diffoudre dans l'efprit de crud;
& après avoir fait évaporer le fluide nitre;
nez cette maffe fèche dans nn creufet 9 calcice qu'elle foit devenue jaune.
julqu'à
Le mélange de ces préparations forme, diton,la poudre du dogteur James,dont les
Vantent l'efficacité dans toutes les fièvres. Anglois (T) --- Page 28 ---
De la Fievre.
des. Le camphre ou le nitre augmen-
- tent fon efficacité; les opiatiques préviennent l'irritation quilpourroit occafionner dans l'eftomac & les inteftins.-
On peut fe contenter d'en donner demi-grain (9) la première fois ; on y
(9) 7. Aq. alexiter. fimpl.
3x
aq alexiter fpirit.
fyrup.è cortic.aurant fa3j
tartari emetici,
gr. S
Mifceant.
Fiat hauftus cui adde pro re natâ
(L)
nitri,
gr. iijveliv.
Voici comment on fait l'eau alexitere
fimple. Prenez / de feuilles fraiches de
menthe 1
tj6
de fommités fraiches d'abfinthe marine 9
de feuilles fraiches d'angélique,
ana ibj
de l'eau autant qu'il en faut pour
empècher les plantes de bruler, & de donner
à la liqueur une odeur empyreumatique. livres de liqueur par
Retirez vingt-quatre
la diftillation.
Recette de Peau alexitere fpiritueufe.
Prenez de feuillesde menthe com- tb S
mune 9
de feuilles fraiches d'angé:
lique s
fraiches d'abfinthe marine 9
de feuilles fraiches d'angélique,
ana ibj
de l'eau autant qu'il en faut pour
empècher les plantes de bruler, & de donner
à la liqueur une odeur empyreumatique. livres de liqueur par
Retirez vingt-quatre
la diftillation.
Recette de Peau alexitere fpiritueufe.
Prenez de feuillesde menthe com- tb S
mune 9
de feuilles fraiches d'angé:
lique s --- Page 29 ---
De la Fièvre,
revient toutes les fix heures, & ret
augmente de temps en temps cetre
dole 2 afin de procurer des évacuations.
D'après plufieurs effais comparés
lesunsa aux autres, Taidécouvertque le
vin antimonial (1o) étoit moins fébrifuge que le tartre émétique.Dans quelques dircotnctnjaipiammaim, prefcrit avec fuccès le vin antimonial à
grandes dofes : je veux dire lorfque
le malade attaqué de fièvre fe trouvoit dans un état inquiétant depuis
plufieurs jours, 2 lorfque le coma, l'infenfibilité, la ftupeur continuelle, l'oppreflion des organes vitaux,le violent
de fommités d'abfinthe
marine,
ana Jiv
d'eau-de-vie, 2
ib viij
autant d'eau qu'il en faut pour empécher que les fubftances employées ne
nent l'odeur empyreumatique.
prenRetirez par la diftillation huit livres de li:
L queur. (T)
(1o) Recette du vin antimonial.
%. De fafran d'antimoine lavé, 3
de vin blanc 2
ibj6
Laiffez macérer à froid 2 & filtrez par le
papier. (T) --- Page 30 ---
De la Fièvre.
en eux,laifoient
combatquisallumonte
En
des doutes fur le rétabliffement. de ce
pareil cas je donne un
fe rèpète
vin
dans l'eau;ce
a
délayé deux heures. Chaque fois
de deux doubler en
la dofe 2 jufqu'à ce
je fais les malades en aient pris une
que
en foit réfulté quelque
once, ou qu'il S'il excite des envies de
effet fenfible. doit faciliter le vomiffevomir 1 on
de l'eau chaude; &
ment all tendance moyen à la diarrhée - 2 faire
s'il ya
gouttes de teinture
ajouter quarante once de vin antithébaique à chaque
monial qu'on ordonne. remèdes antimoQuant aux autres le kermes minéral, fi
niaux : tels que France, & l'antimoine
employé en
m'en fuis très-peu
diaphorétique - : je
conféquent,
fervi, & ne puis
effets. par
faur ES
prononcer L'adminifration des antimoniaux
néceffairement une précaution;
exige
de leus
ceft d'éviter foigneufement des préaffocier un alkali. La plupart dont on a couparations antimoniales en feroient détume de faire ufage,
par-là que
çompofées ; il paroitroit fe combiles poudres teftacées 2 qui
aphorétique - : je
conféquent,
fervi, & ne puis
effets. par
faur ES
prononcer L'adminifration des antimoniaux
néceffairement une précaution;
exige
de leus
ceft d'éviter foigneufement des préaffocier un alkali. La plupart dont on a couparations antimoniales en feroient détume de faire ufage,
par-là que
çompofées ; il paroitroit fe combiles poudres teftacées 2 qui --- Page 31 ---
De la Fièvre.
nent fréquemment avec le tartre émétique, 2 diminueroient l'énergie de ce
remede. Qu'on me permette d'ajouter
dbc les antimoniaux étant des remèhéroiques, demandent à être préparés avec l'exaditude la plus ferupuleufe 2 &
ne faut les employer
que dans Rel nouveauté, Si on les
garde trop
2 ou qu'on les
laiffe en plein ENREN 2 leurs vertus s'énervent prodigieufement.
Les moyens détaillés jufqu'ici font
les plus propres à traiter les Européens nouvéllement attaqués de la
fèvre dans les Indes occidentales ;
ils font obtenir uine parfaite intermif.
fion, qu'on peut regarder comme la
plus utile de toutes les crifes : une
fois qu'elle a lieu, 2 le quinquina
être adminiftré fans danger, & à très- peut
grande dofe.
Mais fi le malade nouvellement
attaqué de la fièvre ne s'en plaint
s'il imagine que fon
comme cela
aROuEes
n'arrive que trop fouvent 2 n'a d'autre fource que l'ivrognerie, > la débauche, ou toute autre
efpèce d'intempérance, Ou qu'elle n'eft
produite que par un travail pénible --- Page 32 ---
De la Fièvre. l'ardeur du
ou un violent exercice à
foleil, & f, l'attribuant à ces caufes,
il néglige pendant plufieurs jours de
confulter un Médecin ou un Chirur-
& attende pour cela qu'il ait
gien 2
il eft déjà très en
ies yeux jaunes 2 fébrile
ou une
danger ; V'anxiété
2 fenfation
grande oppreffion & douleur 2 avec au creux de
de chaleur
bientôt 7
l'eftomac 2 fe manifeftent des éva-
& précèdent fréquemment
cuations bilieufes très-abondantes Ces par
le vomiffement & par les felles.
accidens font auffi les avant-coureurs
la région
de la jauniffe. Quelquefois devient dure & doudu foie s'enfle,
font fuivis
loureufe ; ces fymptomes
de convulfions fortes & permanentes
à l'eftomac, aux mufau diaphragme,
cles intercoftaux 2 3 & accompagnées dont
de vomiffemens de bile verte,
lodeur eft infeête. Les malades rendent enfuite par la bouche un fang
noir, 2 difous 9 reffemblant au les marc héde café. Après cela viennent
du
morrhagies à différentes parties unicorps, 2 la frénéfie, la gangrène
verfelle, & enfin la mort.
Au lieu de faire une defcription
eftomac, aux mufau diaphragme,
cles intercoftaux 2 3 & accompagnées dont
de vomiffemens de bile verte,
lodeur eft infeête. Les malades rendent enfuite par la bouche un fang
noir, 2 difous 9 reffemblant au les marc héde café. Après cela viennent
du
morrhagies à différentes parties unicorps, 2 la frénéfie, la gangrène
verfelle, & enfin la mort.
Au lieu de faire une defcription --- Page 33 ---
De la Fievre,
particulière de cette fièvre
renverrons à celles
2 nous
données
qui en ont été
précédemment dans
endroits de cet Ouvrage, & plufieurs
liérement à ce que M.
particudoéeur Lind &.le
Robertfon, le
doéteur
ont publié fur cet objet. Ils Rouppe, ont
cette maladie telle
peint
fur les côtes de Guinée qu'elle fe montre
orientales & occidentales 2 les Indes
ajouterons de plus le (11). Nous
du doéteur Bruce,
texte même
Barbade
2 Médecin né à la
2 & qui a très-long- - temps
pratiqué dans cette ifle (12).
fection (11) 2; Voyez & chap. I, fedtion 2 ; chap. 3 s
mière partic. chap. 4, fection 2 9 de la pre-
(12) Hifloire de la fièvre
donnée
le dogleur tlez
pas
Febris putrida apud noftrates didta
flavedine quoniam plerumque fub finem morbi flava, cutis
preto, , & à fuffunditur Gallis maladie 2 ab de Hifpanis vomino
natur. Advenas ex climate Siam variè nomidiam utramque corripit, & temperato eos
in Inres diuturnos & exercitium qui poft labofolis ardoribus s fe roribus vehemens nocturnis ,'1 fub
nunt 2 adjeôto prefertim
expo-
(pirituoforum abufu, ... liquorum in omni anni ut dicunt
temy
, cutis
preto, , & à fuffunditur Gallis maladie 2 ab de Hifpanis vomino
natur. Advenas ex climate Siam variè nomidiam utramque corripit, & temperato eos
in Inres diuturnos & exercitium qui poft labofolis ardoribus s fe roribus vehemens nocturnis ,'1 fub
nunt 2 adjeôto prefertim
expo-
(pirituoforum abufu, ... liquorum in omni anni ut dicunt
temy --- Page 34 ---
De la Fièvre.
du
fi la jauA l'égard
pronofic, heure 2 on en
niffe paroit de bonne
peflate fefe offert hic morbus. ubi Symptomzia calor maobfervantur 9
aurem graviora multâ humiditate conjungitur.
gnus cum
languort, dein nau-
( Incipiens dignofcirur
poit accedunt
feâ quadam & vertigine ; paulo tamen rigor ;
algor & horripilario ardor , perrarb vehemens & intenfa
excipiunt fummo capitis & lumborum doRisae cum
ardentque oculi ; qua
lore : rubet OS torum 1 &
opfigna adjedtà anxierate dicuntur. pracordiorum Pulfus adeft
prefione pathognomica quandoque pulfitans s fed molvelox, alus,
veloc: fimus & plenus cum ficca
lis, in quibufdam difficultare. Cutis aliquando fed
re/pirandi
morbi diebus 1
eft, in primis prefertim rorida. Sanguis etiam infrequenter magis miffus colorem exhibit flogruente rutilum, morbo & quafi rarefaûtum, croceo craffa- :
Fidum, vix coherente s fero lureo
mento
Somnus
levaflavefcit turina. frequens. pareuven.abiquel Sitis in quibufdam
mine ; jactario eft, vix adeo in aliis magna. Lingua
fumma
muco albefcente obducta
in principio
&in media
Sr
Jefcit circa finem rufi, morbi, dein quafi nigre(centis, 9
coloris primim Perfiflunt hac ad diem Cum terhorrida aliquando apparet. quartum & ulterius. fint, latium, caule anrecedentes accrrimz
vero befa@antur agri vires, & intra viginti Quo çitius quasuor horas - , vel citius moritur,
Lingua
fumma
muco albefcente obducta
in principio
&in media
Sr
Jefcit circa finem rufi, morbi, dein quafi nigre(centis, 9
coloris primim Perfiflunt hac ad diem Cum terhorrida aliquando apparet. quartum & ulterius. fint, latium, caule anrecedentes accrrimz
vero befa@antur agri vires, & intra viginti Quo çitius quasuor horas - , vel citius moritur, --- Page 35 ---
De la Fièvre,
augure mal : les taches livides qui
fe montrent quelquefois
2 font une
his, primus abfolvitur gradus, eo
folet effe morbus.
malignior
4 Tertia vel quarta circiter die deficit pulfus, firque lentus, etiam folito
ilt abfenti infuper cutis
magis 9 adeo
effe jactent indoai falfa ardore,omnia in vado
;
tamen fpe tenentur, nam cito poft omnia in pejus ruunt. Invadit coma cum deliriis interruptis ; vomitus
porraceus, lorum
fudor gelidus, & deiiquia ; ocurubor in colorem fulcum mutatus, ad
flavum accedit ; fic & circa OS 9 tempora
collum, dein per totum corpus,f flavedo hecce ,
diffunditur ; mali ominis
ecce enim
coma
ligna;
altum, pulfus vermiculraris & intermittens 9 hamorragiae 2 refpirandi fumma difficultas, jactatio perpetua, fubfulrus tendinum,
extremorum frigus,convulfio, mors Obfervatu dignum eft hanc curis flavedinem in
quibufdam obrepiffe poft feptimam & ultra
diem, tumque vix adeo mali ominis effe...
hamorragie variis écorporis locis proveniunt;
enaribus fcilicet, ore, oculis, atque cutis poris S
fanguis per fedes ejicitur, quali niger, fic &
vomitu. Urina iéterica, nigrelcens.
nota lividae & in membranis
Apparent
gangrenae. Poft
mortem corpus livet, s juxta prefertim
cordia, qui2 in principio fedes effe morbi
-
PUE
debantur 1 hepar fcilicet & ventriculus ; in
putridinem poft haec omnia rapiuntur.
G Exfurgunt indicationes. 19," U: magnus &
fedes ejicitur, quali niger, fic &
vomitu. Urina iéterica, nigrelcens.
nota lividae & in membranis
Apparent
gangrenae. Poft
mortem corpus livet, s juxta prefertim
cordia, qui2 in principio fedes effe morbi
-
PUE
debantur 1 hepar fcilicet & ventriculus ; in
putridinem poft haec omnia rapiuntur.
G Exfurgunt indicationes. 19," U: magnus & --- Page 36 ---
De la Fièvre.
annonce 22
de mort. Si pendant
trèseft trégefèche
rr
temps la peau
fluidorum motus cum febris violenrapidus tiâ minuatur in primo morbi gradu. putrida quevis
429. Ut è corpore eruatur humorum difpofitio
materia, fic ut putrefcens omnibus morbi gradibus.
precaveatur 2 in igitur febre , quoniam ple-
& In incipiente velox & plenus fit, mittatur repetita
rumque pulus ratione virium & aetatis; adfit
fanguis, 2 pro miffio. Si vero pulfus
perraro incipiente juvat
morbo 2 vix detrahendus
debilis
eft latex vitalis.
acceditur,
c enintbadeieseen eft. Ventriculus enim lenif- incaute procodendum vel fummè irritabilis, fepe emetica
flammatus fima egrè fert medicamina : quare vomiminimé exhibeantur 2 & nifi perpetuam : praterea
tionem inducere velis gangrenam; five in hepate ad
morbi fomes in inteftinis 2 multo magis felidustus biliarios inhaerefcens, educitur. Ager, fi
citer catharticis lenioribus quod in principio (ape
adftringatur alvus Ruatim adeat, qualia funt de- Si
fit, eccoprotica amarindorum & crydalla detur tartarii. enecostum aufcultet venter 2 auxilio
his non
emolliens & catharticum diebus (epe ut
ma quoddam eveniat in primis morbi
ventamen cum cathartica quamvis hoc leniffima in cafnfemquacumque
fugiendum
foluta
triculo rejiciantur, enemata fortiora donec probe naufeà vel
per eftad Poftea remanente adhuc
fit alvus. auctis vomendi conatibus.prenpiour
quidem
ecostum aufcultet venter 2 auxilio
his non
emolliens & catharticum diebus (epe ut
ma quoddam eveniat in primis morbi
ventamen cum cathartica quamvis hoc leniffima in cafnfemquacumque
fugiendum
foluta
triculo rejiciantur, enemata fortiora donec probe naufeà vel
per eftad Poftea remanente adhuc
fit alvus. auctis vomendi conatibus.prenpiour
quidem --- Page 37 ---
De la Fièvre.
rude, ily a à craindre;
5 plus elle refte
dans cet état, plus le péril eft immiextraéti thebaici granum s vel grana duo, 2 fub
pilulae formâ. Hac ratione 9 ufu fcilicet enematum & opiarorum > trucem hunc morbum
haud femel in praxi debellavimus.
c Tertium circiter diem labitur pulfus, &c.
fortiter nunc robur eft fuflinendum medicamentis cardiacis 3 victuque idoneo levi, &
eupeptico.
G Cortex Peruvianus magni foret hic ufus 9 -
nifi moveret naufeam 2 vires tamen in
bufdam experti fumus , ubi aderant haemor- quirhagia, & alia fumma putredinis indicia, fed
levis quidem in vomitus propenfio.
( Camphora, quain febribus putridis lentis
optimum remedium eft 7 huic non multum
opitulatur : plerumque enim naufeam movet,
quandoque tamen profuiffe laeti obfervavimus.
( Radix (erpentariae Virginiane valde antifeptica eft & fere femper levaminis multum
ventriculi agrirudinibus adferre folet ; leve
autem adfit infufum.
2f. Radicis ferpent. Virgin.
3ij
infunde in aq. bullientis,
ibj
colature adde.
Elixirii vitriolici q. C ad gratam aciditatem.
Dentur cochlearia duo vel tria
Infufo huic immifceatur vinum Gepiffime. maderenfe
pro re natâ.
Prefcriptis omnibus ad ventriculum roba-
per levaminis multum
ventriculi agrirudinibus adferre folet ; leve
autem adfit infufum.
2f. Radicis ferpent. Virgin.
3ij
infunde in aq. bullientis,
ibj
colature adde.
Elixirii vitriolici q. C ad gratam aciditatem.
Dentur cochlearia duo vel tria
Infufo huic immifceatur vinum Gepiffime. maderenfe
pro re natâ.
Prefcriptis omnibus ad ventriculum roba- --- Page 38 ---
De la Fievre.
avec
Rarement on fe rétablit
nent.
le pouls
2 quoique
ces fymptomes
aegri (equenti
randum fruftra tentatis 1 fpes
julapio refauravimus. mentha (impliciss
2p. Aq.
flomachica aa partes aquales, horâ
tinctura cochlearia duo vel tria quique
Sumat
vel femi horà.
ab(-
thebaicum (pol (ead extra@tum
piemsteatrd
que morà eft
enema catharticum exhidatum ventriculum
generi fere femper
beatur) cui medicaminis infiftendum eft; fic
hoc in morbo deorfum plurimim elicitur morbi fomes,
enim feliciter feculina putrefcens : ventricu- aufatque materia levatus diata dein & medicine
lulque cultat.
anfifepc Diceta fit levis, minimé ex vegetabilibus vero ex animaliticis deprompta :
propibs accedunt.
bus > qua acidulus. ad putredinem Decosta 2 vel infufa vel tama- panis
Sit tofi potus in aqui, cum fucco limonum ubi langueant virindorum juvant 1 adjeéto, In vinis primum locum &
res, vini maderenfe pauxillo. & rhenanum. fimul Hec cotenent efculentifque immifta > parcà
pi, potui fed fepiflime dentur. diebus, cum fummè lanuIn ultimis morbi adfirque extremorum
gueant agri vires mali ominis 2
indicia, augeantur
frigus, medicamenta aliaque
cardiaca.
3ij
adhuc 2f. Radicis ferpent. Virgin, 3 B
croci anglicani, 2
donne
:
& rhenanum. fimul Hec cotenent efculentifque immifta > parcà
pi, potui fed fepiflime dentur. diebus, cum fummè lanuIn ultimis morbi adfirque extremorum
gueant agri vires mali ominis 2
indicia, augeantur
frigus, medicamenta aliaque
cardiaca.
3ij
adhuc 2f. Radicis ferpent. Virgin, 3 B
croci anglicani, 2
donne
: --- Page 39 ---
De la Fievre:
Conne quelques elpérances : & 25
d'autres fignes puiffent auffi faire AuE
infundeinag. ad colatura bullient. 9. f
adde vini maderenfis, 2
ivi
tinétura flomachica, 3 3 iv
Mifceant.
s
3ij
Capiat cochlearia duo vel tria
bufque horis.
fingulis quiHuic pro re natâ addantur confedio
corticis diaca, vinum croceum 9 camphora 9 tinaura cars
Peruviani,
Abfint quacumque fanguinem
& vis cardiaca diéta , quales funt folvuntquam: fales volatiles
Neque fpiritus cornu cervi vel falis ammoniaci.
exrentstmoventure epifpaftica,
fanguinem mire folvunt, haemorrhagias quia
gangraenam ferunr.
atque
eft Praeter falutifera dila, in
nervinis, ubi nimirum ex quibu(dam opus
riae morbofe acrimonia fit nervorum fummi matenulla urgentque mofcho fpafmi, & cum fingultu : hoc diftenfio; in caliz
tantiora.
caftoreo cum opio 3 praf
Sub finem morbi, 2 pragreffis
guinis notis 2 pacata pofiquam vifa diffoluti fanfymptomata graviora 9 vomitus
fuiffent
ex inopino recrudefcit 2 & miferos quandoque
biliosâ ftipatos ad orci fauccs
diarrheà
dam vero feliciter fervatos
pellit ; quof.
tione.
novimus hac ra:
Tome 2f. Cort. Peruv. contus ;
1l.
B --- Page 40 ---
De la Fièvre.
fion. Dans cette efpèce de fièvre plus
fieurs ontle pouls régulier, même peu
coq. in ap. font,
adde 3xij
fub finem coftionis
radicis ferp. Virgin. fa 3ij
flor chamamali,
Fiant unciae fex colatura.
balfami Adjiciantur fulph. therebenthinati,
gutt. 1. Ixxx
tinêture thebaicz, gutt. 3ij
gelatina amyli, ftatim injiciendum &
Mifce : fiat enema
diu retinendum.
& anodinum
Si verô enema antifepticum
fimul
fortiter minus opituletur 2 prafcripta
eft in quibuldam pilula Peruv. fequens. gr. iv
2f. Extract. cort.
camphora, extrasti thebaici, fa gr. j
Mifceantur. fecundis vel terisquibufquel horis
Fiat pilula donec fiftantur paululum motus
fumenda 9
ventriculi & eju(dem inteffinorum. & pilulae vires in dyffenEnematis adftante jam fphacalo > hand
teriâ purrida fumus. (L)
femel experti des moyens qui peuvent s'emEn parlant dans le traitement de la fièvre de jaunes
ployer doSteur Bruce, dont nous venons raple
le texte, a fait mention de différens la
porter
il eft effentiel d'indiquer
xemèdes - dont : tels (ont 2 la tcinture Roma:
compolition
inteffinorum. & pilulae vires in dyffenEnematis adftante jam fphacalo > hand
teriâ purrida fumus. (L)
femel experti des moyens qui peuvent s'emEn parlant dans le traitement de la fièvre de jaunes
ployer doSteur Bruce, dont nous venons raple
le texte, a fait mention de différens la
porter
il eft effentiel d'indiquer
xemèdes - dont : tels (ont 2 la tcinture Roma:
compolition --- Page 41 ---
De la Fièvre.
d'heures avant leur mort. Lorfque
vomiffement
continue 9 quand les
chique 2 la confedtion cordiale
fafran, la teinture fimple de
2 le vin de
quinquina,
Teinture Romachique.
7. ôté De les raifins mondés 9 auxquels on aura
de cannelle pepins,
iv
de
I S
graines de carvi;
de petit cardamome,
de cochenille,.
ana 3 1
Faites d'efprit-de-vin, digérer à froid, &
ib I
paffez.
Confetion cordiale.
Prenez de fommités de romarin
de baies de génièvre, ana fraiches, tbj
de petit cardamome mondé,
de zédoaire s
Tirez de fafran,
ana ib S
environ douze une teinture de ces fubftances avec
teinture; & en livres expofant d'eau-de-vie; la colature paffoz à
cette
leur douce s faites-la réduire à environ une chalivres & demie: pour lors ajoutez les deux
ces fuivantes, mifes en poudre très-fine fubftanfaites du tout un éleduaire.
s &
De poudre de pattes d'écreviffes
compofée 3
de cannelle,
3xvj
de mufcade,
ana
de clous de gérofle,
3ij
de fucre fin,
Cette confection eft compofée des ibij fubftane
B 2 --- Page 42 ---
.
De la Fievre.
ont
T1E
réjettées par en- haut
1ères
& que le hoquet
une couleur noire 2
utiles qui entroient dans du une nom autre de
ces les plus autrefois,
treselimée confestion rtà Raleigh a confsc
fon inventeur,
l'a adopi
tio Ralcighana. le collège de Londres & modéTelle que
agreable,
téc, celt échauffant. un cordialatlez
ici de la
rément croyons faperfu de parler d'écreNous
de la poudre dé pattes de la
pssparanan siftes, qui entre dans la la compofition raifon qu'elle ne
confeétion cordiale être 1 par fort néceflaire.
nous paroir pas Vin y de [afran.
31.
2f. De vin fafran des , Canaries;,
ibj enfuite
de laiffez macerer à froid,
Mèlez 2
pafez. Teinture fimple de quinquina. 3 iv
2.De quinquina,
ib ij
d'eat-de-vie 2
en digellion, &
Mèlez, réfervez tenez le la colature mélange pour Fufage. cas de
Sltrez :
qu'on fait grand ont emIly a long-temps Quelques perfonnes de l'efce médicament. comme un meilleur menfirue, ont eu foin de
ployé
trés-retlifio, qu'ils
avec
pricdewin faturer en le mettant en digefion D'autres
bien
quantité de quinquios
en
une grande favorifer lastion de Tolpris-dlaen &
ont cru
d'alkali fxe: ploficurs
y ajoutant un peu
a l'acide vitioliques
ont donne la prefirence
long-temps Quelques perfonnes de l'efce médicament. comme un meilleur menfirue, ont eu foin de
ployé
trés-retlifio, qu'ils
avec
pricdewin faturer en le mettant en digefion D'autres
bien
quantité de quinquios
en
une grande favorifer lastion de Tolpris-dlaen &
ont cru
d'alkali fxe: ploficurs
y ajoutant un peu
a l'acide vitioliques
ont donne la prefirence --- Page 43 ---
De la Fièvre,
eft précipité, il ne faut prefque plus 29
compter fur le malade. Lorfque le
vifage eft très-enflammé, & que les
vaifleaux de la conjonétive deviennent
rouges, 5 comme dans l'ophtalmic, fi la
frénéfie furvient, la mort eft
chaine, fur-toutquand la peau eft
Mais fi la
Betecaee
tête fe conferve fi
pouls devient
?
le
mou, 2 fi les douleurs,
l'oppreffion de poitrine & les envies
de vomir paroiffent s'affoiblir
faignée ou autres moyens ; fil'irrita- par la
tion de l'eftomac cède à un doux
gatif , la peau fe détendant &
meétant
ARt
; i le malade devient tranquille, & fi la proftration de forces
commence à fe diffiper 2 il eft
bable qu'il fe rétablira : tous pro- ces
fignes font favorables.
imaginant fe charge RCRer par cetteaddition l'efprit-de-vin
quantité de
grande qu'il ne le feroit fans quinquina ce fecours, plus &
qu'en même temps l'acide perfeétionne 2 le
médicament fébrifuge. Chacune 9 en augmentant ladfriction du
avantage ; mais celle de dont ces préparations a fon
eft la plus propre
ileft ici queftion s
l'eau-de-vie extrait pour prefque l'ulage général : car
de l'écorce du Pérou. (T) toutes les vertus
B3 --- Page 44 ---
De la Fièvre,
elle
30 Quant à la crife de la fèvre , fans
fe faire par différentes voies les
peut avoir lieu aux jours indiqués c'eft ia CAeRE qui
anciens. Quelquefois mais
elle fe
juge la maladie ;
quand de petits
termine
une éruption les
clous fur 1ar furface du ccrps,
efpéfont tres-fondces:
rances de guérifon
qui eft la plus
c'eft cette terminaifon toutes les fièvres de
heureufe dans La diarrhée eft égalecette efpèce. crife falutaire. Le faignement une
fpontanée
ment de nez, out louverture
artère furvenus au commenced'une de la maladie, ont quelquefois
ment
à la mort. Iln'en eft
arraché le malade les hémorrhagies
pas de même quand
paroidient
font trop fortes, ou qu'elles cas elles font
fur le déclin : en pareil & les parotides font
atles-Lesbubons
Lorfqu'elles
des crifes extraordinaires. les regarder comme
arrivent, on peut
favorables. boiffons froides, fi recommanLes
anciens Médecins 2 &
dées par les dans les fièvres par
adminiftrées
modernes en difplufieurs praticiens de l'Europe 2 ne
férentes parties
de même quand
paroidient
font trop fortes, ou qu'elles cas elles font
fur le déclin : en pareil & les parotides font
atles-Lesbubons
Lorfqu'elles
des crifes extraordinaires. les regarder comme
arrivent, on peut
favorables. boiffons froides, fi recommanLes
anciens Médecins 2 &
dées par les dans les fièvres par
adminiftrées
modernes en difplufieurs praticiens de l'Europe 2 ne
férentes parties --- Page 45 ---
De la Fièvre,
feroient - elles pas utiles dans caic
ci (13) ?
(13) Le traitement fuivant,t tout fimple qu'il
paroit 9 a fouvent eu dans cette maladie le
plus heureux fuccès; on nous faura donc
d'en faire mention. D'abord on faifoit
de la décodion de tamarins
EEE
la fièvre diminuant,
en grandes dofes;
vin, & fir le déclin on permettoir un peu de
on donnoit l'élixir de
vitriol dans une décoétion de quinquina, ou
dans une infufion de menthe, ou de
taire de Virginie,ou de zédoaire.
ferpenOn n'ignore point que le vomifement qui
accompagne la fièvre jaune, fe joue fouvent
de tous les efforts du Médecin. On eft quelquefois parvenuà difliperce dangereux
tome, en donnant de perits verres de décoc- fymption de pain rôti,avec deux ou
de teinture thébaique, On a encore trois'gouttes
avec avantage des potions falines, à prefcrit
dans le temps de
prendre
toire à la région de l'effervefcence ; un veflical'eftomac, & des
mesde mie de pain trempée dansle vin cataplafComme la fièvre jaune eft une des rouge, maladies les plus funeftes aux étrangers dans les
Indes crientales & occidenaies, & fur Ia
côte de Guinée, nous efpérons qu'ils feront
fatisfaits de trouver ici les moyens de s'en
garantir.
Dès qu'on fera près d'arriver dans ces climats, 7 on fe fera tirer du fang s'il y
thore, 3 & on fe purgera tous Ses
a pléavec les fels & la manne, Ou la quatre jours
crême de
B +
eftes aux étrangers dans les
Indes crientales & occidenaies, & fur Ia
côte de Guinée, nous efpérons qu'ils feront
fatisfaits de trouver ici les moyens de s'en
garantir.
Dès qu'on fera près d'arriver dans ces climats, 7 on fe fera tirer du fang s'il y
thore, 3 & on fe purgera tous Ses
a pléavec les fels & la manne, Ou la quatre jours
crême de
B + --- Page 46 ---
De la Fievre,
Pendant le temps des grandes chala fèvre attaque fouvent avec
leurs 2
fe trouvent
délire les perfonnes qui
dans le voilinage des lieux mal-fains 2
couverts de bois : dans ce
humides, 9
fi lindicacas, après avoir faigné, 2
antition s'en préfente 2 les remèdes
moniaux & les vefficatoires doivent
En même
être employés dep epréférence.
tranftemps il faut avoir foin de faire
le malade en meilleur air. On
porter auffi donner, dans cette circonfpeut tance le nitre à grandes dofes ; ou
2 des
Tefprit de nitre
s'il excite
naufées,
tartre & la caffe ; en un doucement mot s avec & tout fans
ce qui pourra On obfervera évacuer un bon régime : en
échauffer.
à la fois, & on
général, on mangera falées, peu les liqueurs fpiris'interdira les viandes
vin
tueufes, le rhum , &c. On ne boira du à
qu'en petite quantité , & fera l'on bien s'attachera en même
relpirer un air très-pur: dans on la journée des boiftemps de prendre
fons acidules. aura débarqué , on évitera tous
les Lorfqu'on excès; on prendra garde de trop s'expofer au foleil &à l'air dela nuit. fourniront Les végétaux d'ex-
& les fruits alimens. un il peu ne acides, faudra pas oublier de fe
cellens légérement toutes les femaines. (T)
purger --- Page 47 ---
De la Fièvte.
dulcifié (14) : fouvent l'eflomac alz
commode mieux de ce dernier remède,
On peut encore faire prendre elenitreen
lavemens (15), ; il faut prefcrire beaucoup de bains des pieds, ou au moins
des fomentations
l'eau chaude
fréquentes avec de
: on y fera même appliquer des fynapifmes (16),file mal eft
réfraétaire.
Le mufc feul (17) , ou combiné
(14) 7. Aque alexit. fimpl. 3vj
aç. alexit. fpirit.
3j
fucci limonum ( fale
ablinthii faturar.)
3 11J
fpirit. nitr. dulcis,
3j
(yrup. fimpl.
Mifce. Fiar hauftus quartâ quâque 3ij horâ
fumendus. (L)
(15) 7. Aq. hordeate,
3 X
Albumen nitri, ovi unius : m. f. enema 3 bis B
de die injiciendum. (L)
terve
(16) 7. Farinae avenacea, 2
pulv. finapios da part. aeç.
aceti g: f
Mifce. Fiat cataplafma pro pedibus. (L)
(17) 7. Mofchi,-
gr. x.adxv
facchari 0 albi,"
3j
Terantur fimul in mortario dein adde
mucilag. gommiarabic. Biv
B5
. enema 3 bis B
de die injiciendum. (L)
terve
(16) 7. Farinae avenacea, 2
pulv. finapios da part. aeç.
aceti g: f
Mifce. Fiat cataplafma pro pedibus. (L)
(17) 7. Mofchi,-
gr. x.adxv
facchari 0 albi,"
3j
Terantur fimul in mortario dein adde
mucilag. gommiarabic. Biv
B5 --- Page 48 ---
De la Fièvre.
34 le cinnabre 2 , convient dans les
avec
quand
violens detrexparticuhérepentt
de foubrefauts
ils font accompagnés Lorfqu'il y a des
des tendons (18).
font.
3 a xiv
aq. aq. alexit. fpirit.
3ij horâ
Mifce. Fiat hauftus fextâ quaque
fumendus. Cinnabaris,
gr. xij
2f.
confeêt. cardiace, q.t fumendus cuns
Fiat bolus fextis horis
hauftu mofchato fupra prefcripto. alb.
5 vj
2f. Capit. papav. font.
ib 1]
coq.in aq.
ad dimidiam. coStionis
adde fub finem
rad. ferpent. Virg. cont.
rad. contrayerva, aa 3ij poftColetur liquor fortiter exprimendo
quam refrixerit. omni quadrihorio, additis nonDentur 3ij
gut. X. (L)
nunquam elix. paregorici,
(18) Souvent les bains tempérés étant convien- confinent auffi beaucoup;, enfoncés, Tagitation fombres & hadérable, les yeux fèche &. bralante, la langue
gards ; la peau
le vifage allumé ils
rôtie, , l'urine rouge, 1 très-indiqués. Ced à
m'ont toujours j'ai paru été redevable d'une grande
ce moyen que fuccès
j'ai obtenus en E(papartie des
guerre. Dans le cas
la
AEP
pendant
les bains relâchent fingulies
SECP il s'agit 2
fombres & hadérable, les yeux fèche &. bralante, la langue
gards ; la peau
le vifage allumé ils
rôtie, , l'urine rouge, 1 très-indiqués. Ced à
m'ont toujours j'ai paru été redevable d'une grande
ce moyen que fuccès
j'ai obtenus en E(papartie des
guerre. Dans le cas
la
AEP
pendant
les bains relâchent fingulies
SECP il s'agit 2 --- Page 49 ---
De la Fièvre,
vets dans l'eftomac ou les intel- 35
tins 2 on peut ordonner fans crainte
rement, donnent lieu à une fueur
aménent le calme, M.
légère, &
médecin
Ebenezer. : Gilchrif,
anglois, 2 s'en eft fervi très-urilement
fiés Jorfque fe les
que nous avons fpéciIl paroit
AdCET
plus propre à faire prendre le que bain, leremps eft le
du
celui
redoublemer. carille
nant lieu à une détente générale diminue 2 en donles fueurs trop fortes, s & augmentant 3 reftreignant
qui ne font pas affez abondantes. Il en celles
que le délire eft abattu &
réfulte
tomes font retenus dans un 5 état que affez les fympjufqu'à ce que la coction des humeurs modèré, fe
& que la maladie fe termine.
faffc,
Un bain entier affedte alors beaucoup
immédiatement & plus cficacement
plus
folides & les fluides, que tout autre tous les
Tandis que fa chaleur facilite la
remède.
des levains morbifiques 2 il entre tranipiration
veines abforbantes béaucoup d'eau par les
dans le fang, délaie les fluides lorfqu qui 'ils paffe font
Les trop effers épais, ou agit fur cux comme altéranr.
du bain fur les folides font encore
plus évidens ; il ramollit toute l'habitude du
corps, & enlève la ftriétion.
Le (pafme , qui eft la fuite de la
s'accroir fréquemment dans les
fièvre J
fur-tout pendant l'été, au point pays de chands,
délire & autres fymptomes
caufer le
il eft porté jufques-là, il-caufe nerveux. Quand
jn défordre dans la circulation nécefairement
2 interrompt
B 6
videns ; il ramollit toute l'habitude du
corps, & enlève la ftriétion.
Le (pafme , qui eft la fuite de la
s'accroir fréquemment dans les
fièvre J
fur-tout pendant l'été, au point pays de chands,
délire & autres fymptomes
caufer le
il eft porté jufques-là, il-caufe nerveux. Quand
jn défordre dans la circulation nécefairement
2 interrompt
B 6 --- Page 50 ---
De la Fièvre.
de mercuré
dix ou quinze Sur la grains fin de la fèvre 2
doux (19).
par lefquelles la
les opérations régulières dompter la fièvre,à opérer
nature cherchoirla de l'humeur morbifique , & enfin
la ccétion
dans des vaiffeaux où natupouffe les Auides doivent point paffer. Sil'on
rellement ils à ne bout de calmer cette tenfion
peut venir
on rend la guérifon beaucoup
ipafmodique facile, ia maladie devient d'autant plus
plus
l'affeftion des nerfs ajoute probénigne, , que
digienfement à fa malignité. malade eft calme 1 2 eft
Après le bain le le délire & les foubredifpole au fommeil diminuent :
pen-à-peu ; la
fauts des tendons étoit fèche & brolante , devient
fraiche peau s 2" moite. (T)
(19) Le mercure doux de la pharmacopée fuit.
de Londres fe prépare comme il
Prenez fublimé corrofif, ibj ou 3xij
mercure purifié fublimé >
corrofif; 1X
Ajoutez le mercure au réduit en poudre ;
que vous aurez auparavant dans un matras de
snettez-les en digeftion de fable modéré : ayant
verre fur un feu fouvent le matras jufqu'à ce
foin de remuer
enfuite le
que T'union foit fublimer faite. Augmentez le mélange : la fublifeu, & faites vous aurez foin de (éparer une
mation finie, fe trouve au fommer de la
partie fublimée. âcre qui Si vous appercevez quelques auffi
partie globules de mercure, vous les (éparerez & que
de,la maffe, que vous pulvériferez,
fouvent le matras jufqu'à ce
foin de remuer
enfuite le
que T'union foit fublimer faite. Augmentez le mélange : la fublifeu, & faites vous aurez foin de (éparer une
mation finie, fe trouve au fommer de la
partie fublimée. âcre qui Si vous appercevez quelques auffi
partie globules de mercure, vous les (éparerez & que
de,la maffe, que vous pulvériferez, --- Page 51 ---
De la Fièvre,
quand le malade eft tourmenté 37
des inquiétudes continuelles", & par eft
vous fublimerez enfuite de nouveau. Il faur
répéter cette fublimation fix fois.
des La digeflion qu'on prefcrit pour le mélange
qui feroit matières 3 épargne à l'artifte un travail
triturer: : dangereux s'il étoit obligé de les
car pendant la
une pouflière dont les effets tritration,1 font
s'élève
Si la digeftion eft faite avec foin, l'union pernicieux: fera
exatte; f au contraire le
cède la fublimation étoit mélange qui pré:
effuieroir une perte dans imparfait 9 T'artifte
effet, 2 le fublimé corrofif bien cette uni opération. En
au mercure
ajoute 9 monte beaucoup plus difficique s'il étoit
Re
conféquent
tout feul; il arrive par
que la partic du fublimé corrofif
qui n'eft pas bien unie au mercure,
première, & va gagner le fommet de 9 monte la
la
fublimée: c'eft cetre dernière
partic
tifte doit féparer.
partie que l'arfinic, fi l'on
Lorfque la fublimation eft
mercure il apperçoit quelques globules de
s
vaut mieux les féparer de la
maffe, que de chercher à les
car
ce n'eft qu'avec beancoup de y réunir;
parvient.
peine qu'on y,
Le mercure doux, autrement dit
aquila alba 9 a toujours été regardé calomel; comme
anti-vermineux, & on en fait encore un affez
grand ufage. Si ce point de pratique n'étoit
point aufli connu 2 nous pourrions citer beaucoup d'obfervations qui prouveroient fon efficacité contre les vers
inreftinaux > fur-tout
cher à les
car
ce n'eft qu'avec beancoup de y réunir;
parvient.
peine qu'on y,
Le mercure doux, autrement dit
aquila alba 9 a toujours été regardé calomel; comme
anti-vermineux, & on en fait encore un affez
grand ufage. Si ce point de pratique n'étoit
point aufli connu 2 nous pourrions citer beaucoup d'obfervations qui prouveroient fon efficacité contre les vers
inreftinaux > fur-tout --- Page 52 ---
De la Fibvre.
fans repofer 9 les narcolong-temps
tiques font avantageux.
efpèce de vers longs & ronds,
contre cette
de lombrics.
délignés fous le nom générique devoir rappeller icila
Nous croyons praticien cependanto qui paroit: avoir obfervé infecméthoded'unp
ces
avec (agacité lesd sdéfordres difcerner quecaufenre lors même que
tes , & avoir fu les
annoncer des males'f (ymptomes paroiffoient Le Médecin dont nous
ladies trés-differentes, Chefneau, prafiquoir
parlons eft Nicolas
Appellé
le fiècle
Reder
à Marfeille dans malades attaqués des accifouvent pour des
fous Tappadens les plus graves, 9 mafqués les malarence de ceux qui accompsenent Chefneau leur faifoit
dies inflammatoires doux, 2
, auquel il joignoir
prendre le mercure grains de fcammonée
brdinsirement quelques de fleurs de pêcher >
incorporés dans le fyrop aufi il mèloit Topium
ou autre : quelquefois doux : v. Huit grains de ce
au mercure
n
Lorfquit
dernier avec un grain combinaifon premier. lui paroiffalloit calmer, cette
heures après avoir
foit tres-eficace. Quelques) il faifoit donner un
fait prendre le calomel, il joignoit fouvent
lavement de lait, auquel
nous avons
le miel. Cette méthode avec 2 que fuccès dans les
nous-mémcs
fauvoit
employée chauds ou nous avons les pratiquô, vers > qui caupays jes malades en évacuant
foient les accidens.
fecours qu'on puiffe
Au refte 2 quelque
mer, cette
heures après avoir
foit tres-eficace. Quelques) il faifoit donner un
fait prendre le calomel, il joignoit fouvent
lavement de lait, auquel
nous avons
le miel. Cette méthode avec 2 que fuccès dans les
nous-mémcs
fauvoit
employée chauds ou nous avons les pratiquô, vers > qui caupays jes malades en évacuant
foient les accidens.
fecours qu'on puiffe
Au refte 2 quelque --- Page 53 ---
De la Fièvre,
L'application des fangfiues aux tempes, & celle desventoufes à la nuque,
ont également réuffi.
tirer en général du mercure doux pour faire
fortir les vers des premières voies, on doit
en ufer avec circonfpedion dans les maladies
aigués. Lancifi obferve que dans
des fièvres putrides & vermineufes lépidémie
furent attaqués 9 en 1695, les habitans 2 dont d'un
quartier de Rome ' on voulut employer le
mercure doux 9 mais qu'on fut obligé d'en
ceffer lufage, parce qu'il caufoit des
teries mortelles.
dyffenTant que j'ai pratiqué dans les pays chauds,
je me fuis encore fouvent fervi, contre
del l'herbe
lesvers,
thon ; c'eft grecque une coralline 2 autrement dite, lémithocorfe trouve
ou mouffe de mer, qui
en abondance fur les rochers de la
côte du Levant, des ifles de l'Archipel & de
celles de la Méditerranée en général. La Sardaigne & la Corfe en fourniffent
Les côtes maritimes
beaucoup.
d'Ajaccio en étoient remplies il y a quelques années. Oa diflingue
deux fortes de l'émithocorthon, , le petit & le
grand;l'un & l'autre font d'excellens vermifuges, Tous les Médecins qui les ont employés, 9 conviennent qu'ils doivent tenir le
premier rang parmi les anthelmintiques connus jufqu'a ce jour, L'herbe grecque agit
pius doucement & firement que les
rations mercurielles les plus accréditées. prépa-. En
vingr-quatre heures elle fait rendre les vers,
ux fortes de l'émithocorthon, , le petit & le
grand;l'un & l'autre font d'excellens vermifuges, Tous les Médecins qui les ont employés, 9 conviennent qu'ils doivent tenir le
premier rang parmi les anthelmintiques connus jufqu'a ce jour, L'herbe grecque agit
pius doucement & firement que les
rations mercurielles les plus accréditées. prépa-. En
vingr-quatre heures elle fait rendre les vers, --- Page 54 ---
De la Fibyre:
45 La crême de tartre qu'on a fait diffoudre dans l'eau bouillante 2 forme
très-bonne
une boiffon rafraichiffante,
de temps en temps
dans ces fièvres: la manne 8 le
on peut y ajouter
facre.
fe tuméfie : s
Si Ia glande parotide
particuliérement les Atrongles : Tai employé
fuccès a les hôpitaux
avec le plus grand
de l'ifle de Corle, de
militaires de Monaco,
Minorque & d'Efpagne.
a d'heureux
Mais autant il le eft lémithocorthon, bien choifi & fagement
effets ? quand autant ii eft infru@tueux quand
adminiftré il eft mal choifi, :
& dangereux lorfque lignopréfident à fon admirance ou Timprudence Beaucoup de gens font recueillir
niftration.
fortes de planastuellement 2 en Corfe,toutes
à
& envoient cet amas indigefte
Marfeille,d'ou tes marines, ils le font circuler dans toure
du lémithocorthon : cette
T'Europe pour leur affure un lucre momenfraude 9 qui
manquer de décréditer ce
tané , ne peut pas
On ne fauroit prendre
remède inappréciable.
fuites.
trop de précaution pour en lémithocorthon arrêterles nefe
Nous avons dit quele fans danger : effectivedonnoit i pas eft toujours certain que fi on le prefcrit dans
ment,
danslesaccesde fièvre
les cas d'inflammation,
les accidens. De
trop violens ,, il augmente fouvent donné liew à
trop grandes dofes ont
(T)
des coliques inflammatoires.
On ne fauroit prendre
remède inappréciable.
fuites.
trop de précaution pour en lémithocorthon arrêterles nefe
Nous avons dit quele fans danger : effectivedonnoit i pas eft toujours certain que fi on le prefcrit dans
ment,
danslesaccesde fièvre
les cas d'inflammation,
les accidens. De
trop violens ,, il augmente fouvent donné liew à
trop grandes dofes ont
(T)
des coliques inflammatoires. --- Page 55 ---
De la Fièvre.
on doit tâcher, au moyen des cataplafmes 2 de faire venir la fippuration (20) 2 & foutenir les forces avec
du vin,
fer (20) dans On s'apperçoit que la nature va dépo:
les glandes parotides la lie
qu'elle a rejettée du torrent de la fuperflue
quand les malades fe plaignent d'un circulation, ceriain
embarras dans la tête & le cou ;
ils
entendent moins qu'à l'ordinaire ; guand quand il fe
forme une perite élévation fur la joue
gêne les mouvemens de la mâchoire. 9
accidens
dus
déclarés, la parotide fe forme avec
promptitude;le marc fébrile, qui a choifi fon
Hmimanrsenaib:
bien
Onaugure
fion des
PA-AX2Xa122
Ia langue fympromes eft humedtée,1 9 lorfqu'après leur fortie
&c. Il eft bon
le pouls moins fébrile,
tifs chargés d'appliquer deffus des macural'inflammation d'onguens irritans, > afin d'exciter
s & de fixer ainfi Thumeur
morbifique. Dans les cas ordinaires je fais
appliquer fur les parotides un large
d'onguent de Ja
emplâtre
plafmes émolliens. mère, 2 & par-deffus des catade faire
lly en a qui fe contentent
& de lait mettre des catapla(mes de mie de pain
obfervé : cette pratique ne vaut
qu'en fe refroidiffant ils rien;jai
ces dépôts 9 & les faifoient
troubloient dans
maffe des humeurs. En général reporter 1 les
la
gommeux, 2 chauds & irritans,
emplâtres
Quand le malade eft
7 conviennent.
gras > on peut appli;
& par-deffus des catade faire
lly en a qui fe contentent
& de lait mettre des catapla(mes de mie de pain
obfervé : cette pratique ne vaut
qu'en fe refroidiffant ils rien;jai
ces dépôts 9 & les faifoient
troubloient dans
maffe des humeurs. En général reporter 1 les
la
gommeux, 2 chauds & irritans,
emplâtres
Quand le malade eft
7 conviennent.
gras > on peut appli; --- Page 56 ---
De la Fièvre.
fur la parotide un vefficatoire ou un
fer quer
: pourquoi même n'y porteroit-on
la
à cautère? Ce remède eft cruel,
en ce
pc.fs
Rer conviens , mais il eft viétorienx, &
qu'il provoque une vive inflammation manière fire. 9 Je
fixe ainfi Thumeur d'une les fois que j'ai vu les
fai employé fe former toutes lenitement , & apporter
parotides
Le motif
peu de diminution aux des fymptomes. irritans fur les paropour lequel eft on la met matière qui les forme peut
sides, que autant de célérité qu'elle a
fe retirer avec
Rentrée dans
mis de promptitude à sy porter. elle réveille fur le
le torrent de la circulation, Bien des malades font
champ tousl lesaccidens.
ail moment
minterhunifemaos
morts parotide. Plus fouvent on a vu cerefoulement
occafionner la gangrène fur une partie.
La matière de la parotide étant répercutée faire
fans être fixée, il faut fans différer à l'en- appliquer un veflicatoire ou un cauftique la
droit primitivement affecté : on Si rappelle elle eft
fouvent ainfi à fa première il place. faut
fixée far quelque partie >
accélèrent employer
Les émolliens
les embaumans.
font auffi trèsla gangrène ; les corps de gras
faits avec
nuifibles. On fe fert cataplafmes &c. On fe trouve
la camomille, le mélilot, mordre des fangfues fur
encore bien de faire
Intérieurement
les dépôts de cette efpèce. & le camphre s &
on donne le quinquina
l'on a foin d'entretenir manifeftant les vefficatoires. dans les paro:
La Anctuation fe
h --- Page 57 ---
De la Dyfenterie, 6c.
SECTION SECONDE,
De la Dyfenterie 9 6 du CholeraMorbus (1).
LE flux eft également une maladie
attaque fouvent les Européens
les"
chauds.
Ti.
pays
Nous y voyons
très-peu de fièvres malignes épidémiques qui ne foient accompagnées
de cet accident.
Quelquefois le flux paroit feul ;
fréquemment il fait venir la
mais
fièvre,
plus ordinairement il fe montre
tides 2 il faut les faire ouvrir fans différer,
Riviere remarque, 9 avec raifon, qu'il ne faut
pas attendre le temps de la maturation
porter l'inftrument tranchant. Pringle
2 même
Put
avis. Je penfe qu'on peut encore
renchérir là-deffus, & quileft effentiel d'en
prefcrire l'ouverture dès qu'on préfume
la matière eft formée. Sonvent le pus eft 4
vifqueux dans ces abcès critiques, qu'après fa
maturiré la glande qui le contient refte auffi
dure que fi la fuppuration n'étoit pas commencée. (T)
(1) Cette maladie s'appelle mordechin dans
les Indes orientales s ou elle eft commune
& trés-dangercufe, (L)
ileft effentiel d'en
prefcrire l'ouverture dès qu'on préfume
la matière eft formée. Sonvent le pus eft 4
vifqueux dans ces abcès critiques, qu'après fa
maturiré la glande qui le contient refte auffi
dure que fi la fuppuration n'étoit pas commencée. (T)
(1) Cette maladie s'appelle mordechin dans
les Indes orientales s ou elle eft commune
& trés-dangercufe, (L) --- Page 58 ---
De la Dyfenterie e;
il eft
avec elle. Dans le premier cas
plus doux en génèral ie & fecond. expofe Il
moins la vie que dans
une autre diftinétion très-effenFehe à établir entre les flux dans tous
les climats. Ceux qui fe manifeftent
chez les individus irès-bien portans 2
avant leurinvafion, peuvent être confidérés comme maladies primitives ;
lieu
fe déclarent chez
au
que lorfqu'ils
ou
ceux que la fièvre a affoiblis,
a
Sms
toute autre circonftance jettés
Tépuifement 2 on doit les regarder
Ces derniers
comme fymptomatiques.
l'affoidépendent en grandc partie.de
bliffement de la machine - 2 qu'ils décèlent évidemment.
Quand une perfonne qui a joui ijufques-là d'une parfaite fanté 2 fe trouve atteinte d'une dyffenterie violente fipendant les chaleurs, les moyens
vans font les plus propres à la gué- fairir. On peut commencer par la
gnée, fi toutefois le cas le requiert:
car il faut être tres-circonfpedt à cet
égard (2). On doit enfuite lui faire
(2) On ne doit faire faigner
quand
douleurs (ons vives & la fevre Ho-aet
lgs --- Page 59 ---
8du Cholera-Morbus:
prendre quelques grains d'ipécacuanha 45
comme vomitif (3), & un narcomais il faut s'en abftenir lorfque les malades
le ont beaucoup de foibleffe 9 font abattus, ont
pouls peu élevé > & peu de douleurs. Il
en eft de même dans le cas où l'on n'eft
pellé que quelques jours après l'invafion. (T) ap-
(3) Les vertus de lipécacuanha réfidant
dans la feule écorce qui eft réfineufe,
la féparer exadtement du bois ou coeur il,faur ligneux. 2 & la piler feule. On ne doit
réduire le tout enfemble en
jamais
prétexte que la fubfance ligneufe poudre fe 3 fous
rifant plus dificilement, il fera
pulvé- de
l'enlever enfuite ; c'eft une érreur temps qu'on fe
perfuade par pareffe. L'expérience
qu'il fe réduit alors en poudre une quantité prouve de
bois, plus ou moins confidérable,
altère
la vertu de ce médicament. Cela qui eft de la
le plus donne grande importance, 2 parce
quand on
en petite dofe, dans Rea
a
la
qu'on
. partie adive, 2 il ne produit aucun
ou n'en produit pas affez,
effet,
Les émétiques réunifent ici plufieurs avantages ; ils débarraffent l'eflomac s évacuent
Thumeur 3 excitent une petite fueur fort
utile. Mon ufage eft d'y revenir lorfque le
mal d'eftomac reparoit pendant le cours
la maladie 9 lorfquil furvient des
de
des tranchées, , & que le mal eft vertiges,
Ces remédes peuvent fe prefcrire même opinatre, dans
des Ças où les felles font tres-fanguines ; mais
ifent ici plufieurs avantages ; ils débarraffent l'eflomac s évacuent
Thumeur 3 excitent une petite fueur fort
utile. Mon ufage eft d'y revenir lorfque le
mal d'eftomac reparoit pendant le cours
la maladie 9 lorfquil furvient des
de
des tranchées, , & que le mal eft vertiges,
Ces remédes peuvent fe prefcrire même opinatre, dans
des Ças où les felles font tres-fanguines ; mais --- Page 60 ---
De la
de ce remède;
après
évacuer les inteftins
nabifree
Her on doit convenable de fel caavec une dofe
& enfin donnér
thartique amer (4);
dofes,
laracine du Brefil à tres-petites
La
& la Thubarbe. fièvre
unie avec Yopium (5) & la
douleur d'entrailles
abftenir lorfqu'on a à traiil convient de s'en attaquées de hernies 9 ou
ter des perfonnes inflammation : lipécaquand on foupconne aux autres vomitifs, parce fans
cuanha fe préfère Teflomac18 les inteftins
qu'il relâcher débarraffe les folides. (T)
mais il
Monro confeille ce purgatif, Thuile. M. Huck,
le (4) fait unir à la manne & à médecin des troupes
qui a été fort long-temps Indes occidentales s. en faiangloifes dans les avec deux onces de manfoit fondre une once d'eau. Les malades en bune dans une pinte onces toutes les demicheures, felles covoient quatre vint deux ou trois oû
pratijufqu'a ce qu'il
chauds
j'ai
pieufes. Dans les pays
avoit beaucoup
jai préféré s lortquil douleurs atest de donner
Fler & des fondue dans un verre d'émul- fuccès
la manne feule, refte, on purge encore avec dans
fion. Au
attaquées de dyffenteric mélé à
les perfonnes chauds avec lipecacuanha uni au même
Jes pays
le mercure doux
la rhubarbe 2
y a des vers, les tamarins,
remède : lorfqu'il &c., &c. (T)
la crème de tartre, exige qu'on infifte fur
(5) Cet accident --- Page 61 ---
& du Cholera-Morbas:
étant ceffées 9 les évacuations étant 47
beaucoup froid
moins fréquentes le bain
achève le parfait
Une once de manne & rétablifement. deux
de tartre
dre dans émétique 2 qu'on fait
une
Emtt
chopine d'émulfion
mune 2 édulcorée avec
comde fyrop de pavot
demi-once
un bon
blanc, > fourniffent
ment de purgatif, la maladie 9 pour le commencela fièvre
2 fur-tout lorfque
Faccompagne. Les malades
prennent une once de cette
toutes les heures
mixture
aient été fufffamment jufqu'à ce qu'ils
leur prefcrit enfutite évacués : on
Ces préliminaires
un narcotique,
tuire de quinquina obfervés, 2 la mixfit fouvent
avec l'opium fitfre (6).
pour completter la cules les circonftances. lavemens : on les varie à l'infini, fuivant
de préférables à ceux Mais je n'en connois point
la corne de cerf & T'amidon. qui fe compofent avec
(T)
cer (6) par d'autresr Cette mixture peut aifément fe rempladans la dernière remèdes.J J'ufois fréquemment,
de partics égales guerre de 2 d'un opiat compofé
& de diafcordium. Les rhubarbe, de quinquina
fix à fept grains matin & malades foir, en prenoient
(T)
fuivant
de préférables à ceux Mais je n'en connois point
la corne de cerf & T'amidon. qui fe compofent avec
(T)
cer (6) par d'autresr Cette mixture peut aifément fe rempladans la dernière remèdes.J J'ufois fréquemment,
de partics égales guerre de 2 d'un opiat compofé
& de diafcordium. Les rhubarbe, de quinquina
fix à fept grains matin & malades foir, en prenoient
(T) --- Page 62 ---
De la Dyfenteric ;
fi Ta
Mais s'il y. a cholera-morbus, de fortes
dyffenterie s'annonce avec
envies de vomir 2 ou des vomiffe- d'au-
(7). il faut
mens confidérables
lieu Teftotres remèdes. En évacué premier le moyen
mac doit être
par tel
d'un ftimulant très-doux 2
qu'une
décoltion légère de fleurs de camomille, prife à grandes dofes,oul leau
chaude, dans laquelle on a fait mettre
gouttes d'efprit de corne
quelques
Outre les évacuations violentes par le
vomiffement (7)
& les felles,ily a fouvent grand
mal d'eftomac s des douleurs vives brilante 2. qu'on des
rapporte au nombril ; chaleur
intermitentrailles, anxiétés, foif, petiteffe,
tence ou refferrement du pouls, fuppreffion fécheprefque entière des urines , aridité s conreffe de la peau, hoquet, fueurs convulfions froides > , &c.
trastion des membres :
les
Avant d'être attaqués du cholera-morbus., de tirailmalades fe plaignent de picotemens, du coeur, de naulemens vers le ferobicule
en vingt.
(ées, &c. lly en a qui périffent bien de la maladie
quatre heures. On augure lix ou aufept, quand les
quand elle rendues vajufqu'au font fans odeur 2. quand le
matières
Le refroifommeil fuccède au vomiffement. le fang mèlé en
diffement des extrémités 2 les fyncopes 2
quantité avec les déjedtions.,
(T;
Bc. donnent de juftes inquiétudes.
de
, &c. lly en a qui périffent bien de la maladie
quatre heures. On augure lix ou aufept, quand les
quand elle rendues vajufqu'au font fans odeur 2. quand le
matières
Le refroifommeil fuccède au vomiffement. le fang mèlé en
diffement des extrémités 2 les fyncopes 2
quantité avec les déjedtions.,
(T;
Bc. donnent de juftes inquiétudes.
de --- Page 63 ---
& du Cholera-Morbus:
de cerf (8);n parvient ainfi à d2
fiper les crampes & les fpafmes, qui
tourmentent fréquemment en
cas.
Il faut auffi confeiller la décoc- pareil
tion de camomille en lavemens, jufqu'à ce que les inteftins aient pareillement été complettement évacués.
Immédiatement après, un narcotique
doit être adminiftré (9). Sile. 1 .malade
(8). Avant tout, 2 ne feroit-il pas
dent d'infifter fur les délayans, les plus
fans 9 les
Anabic
adouciffans s &c.? Beaucoup de
praticiens célèbres font d'avis que,
y ait une abondance de bile vicieufe quoiqu'it à évacuer,'les mouvemens (palmodiques font
violens pour faire vomir ou purger dans trop le
principe; que. le parti de délayer la bile
d'abondantes boiffons 2 qui tempèrent
âcreté
Ear
de
9 & ramènent les (pafmes à un état
modération moins capable d'enflammer les
de parties, 9 & toujours (ufffant pour l'expulfion
Thumeur morbifique 9 eft alors
rable à tous les autres. (T)
préfé;
(9) %. Salis abfinthii,
3j
fucci limonum s
3 B
vel q. f. ad faturationem.
aq.menthe vulg. fimpl. 3x
aq.mentha vulg. fpirit. 5 ij
pap. albi,
3j
XXX
Catty
Mifce.
thebaica, gutt.
Tome II,
C --- Page 64 ---
De la Dy(fenteric 9
5o
on lui en fait prendre
vomit Yopium,
diffous dans
le double en lavement,
puri,
gr. j
Vel 7f. olci Opii mentha piper
effent.
gut. j
Mifce. Fiat pilula. (L)
Receite de P'eau fimple de menthe commune.
2f. de feuilles de menthe tbj6
féchées s
ce
en faut
d'eau commune
menthe de
AL
pour empècher la
huit livres de
Retirez par la diftillation
liqueur.
de menthe commune.
Eau fpiritueufe
7. de feuilles (èches de tbjs
menthe commune 2
tb vij
d'eau-de-vic, commune ce qu'il en faut
d'eau l'eau de menthe ne prenne
pour empécher que
une odeur empyreumatiquey diftillation huit livres de lie
Retirez par la
queur.
cherche point à arrêter
Notre Auteur ne
de la nature
fur le champ les mouvemens fenlement quand il a
par des calmans, mais cft celle de tous les
évacué : cette inftruits. pratique J'en ai vu qui prefcriMédecins
dès le principe : qu'en arrivoient les calmans de la bile perverfe en
voit-il 7 l'évacuation & la cauficité de cette hu:
étoit fufpenduc,
uit livres de lie
Retirez par la
queur.
cherche point à arrêter
Notre Auteur ne
de la nature
fur le champ les mouvemens fenlement quand il a
par des calmans, mais cft celle de tous les
évacué : cette inftruits. pratique J'en ai vu qui prefcriMédecins
dès le principe : qu'en arrivoient les calmans de la bile perverfe en
voit-il 7 l'évacuation & la cauficité de cette hu:
étoit fufpenduc, --- Page 65 ---
6 du Cholera-Morbus.
à cinq onces d'eau chaude, 5t &c
y revient au bout
feary
de fix ou huit )
heures.
Lorfque le vomiffement étoit rebelle aux autres moyens , j'ai fouvent
réuffiàl'arrêter en failant appliquer frr
meur portoit bientôt une atteinte
aux vifcères. Jamais nous n'avons gangréneufe en
aux calmans, 9 tant hypnotiques qu'anti-fpaf recours
modiques, qu'après que les délayans &
évacuations fufifantes avoient mis les les
mières voies en état de les recevoir. La pre- fuf
penfion des évacuations, la fupeur
la raréfaction du fang, & une foule générale,
effets fecondaires
d'autres
des
2 inféparables de T'action
narcotiques s pris de trop bonne heure
fourniffentici des conr'indications qui
s'
dront toujours un honme fage.
retienil ne faur pas perdre de Vue que Dailleurs,; la
laffe de fes propres efforts 9 fe trouvera nature 9
tôt dans l'impuiffance de les fourenir bienfa propre fatigue amencra le
2 que
malgré elle.
relâchement
Il n'y a qu'une circonflance qui autorife
l'ufage des calmans dans la première
de la maladie ; c'eft quand la
période
foibleffe du pouls, la violence des petitefie > la
les fincopes , les envies de vomir crampes,
font craindre pour la vie des malades exceflives,
alors même doit-on être très-réfervé ; &
égard; car il s'agit de modérer les
à cet
la nature, & non de les fupprimer. efforts de
(T)
C 2 --- Page 66 ---
De la Dyfenterie ;
le
feftomac 52
des topiques oùt entroient & le
vin chaud & les épices, 2 l'opium d'huile de
camphre (10). Une goutte
(10) 2f. Linimenti (aponac. 3vj 3 1
tin€t. thebaica, 2
Mifce.
7f. Camphora, 2 thebaica, (olcio 3oliv.30.fela) 36
tinêt.
Mifce. 2f. Emplafi è cymino, 316 36
opii,,
3j
camphore, olei effent. mentha
vulg:
afe X
olei macis per expretlionem molle regioni ventriculi
Fiat emplalirum
applicandam, (L), du liniment favonneux,
Compoftion de romarin, tbi
2h. D'efprit de favon dur d'Efpagne, 2 1j
de camphre., le favon dans 31 Y'efprit de
Mettez en digeflion foit diffous ; pour lors
romarin jufqu'à ce qu'il
ajoutez le camphre.
de cumin.
Recette de Pemplâtte
ib iij
2f. Depoix de Bourgogne
de cire jaune, 2
de graines de cumin 2
de carvi,
de baies de laurier, la ana ciré 3iij 5 après
Faites fondre la poix fubftances, avec
réduites
quoi ajoutez-y les autres le tout. (T)
& mèlez
en poudre,
arin jufqu'à ce qu'il
ajoutez le camphre.
de cumin.
Recette de Pemplâtte
ib iij
2f. Depoix de Bourgogne
de cire jaune, 2
de graines de cumin 2
de carvi,
de baies de laurier, la ana ciré 3iij 5 après
Faites fondre la poix fubftances, avec
réduites
quoi ajoutez-y les autres le tout. (T)
& mèlez
en poudre, --- Page 67 ---
6 du Cholera-Morbus.
cannelle fur un morceau de
53 le
mufc, la menthe
fitere,
s quelquefois aufi
l'élixir de vitriol, 1 3 & l'efprit de nitre
dulcifié, 2 font les meilleurs remèdes
internes qu'on puiffe adminiftrer
l'emploi des
après
temps on fait
(11). En même.
aux
PRSaUS
thé de menthe, de l'eau malades du
lait d'amandes,
panée 2 du
poulet. Mais fi 2 le ol même de l'eau de
niâtre, & qu'on foit vomiffement eftopi- -
inteftinal a été
affuréque le tube
raffé, la feule reffource fuffifamment débarprendre de l'opium
eft de faire
& de la teinture
par la bouche 2
mens,augmentant thébaique en lavela dofe de
toutes les fix heures
qu'on ait ces remèdes 2 jufqu'à ce
procuré le calme ; à moins
que l'affection de la tête
fufpendre.
n'oblige à
Dans plufieurs
mal étoit réfractaire, circonflances oùt le
vie des malades
2 & menaçoit la
traint à pouffer la 2 je me fuis vu condofe de teinture
voine (Ir) bien Une rôtie infufion aqueule de pain d'aboifon, recommandée s réuffit également ; cette
m'a été plufieurs fois d'un Par grand Avpon-Dougate
fecours. (T)
C3 --- Page 68 ---
De la Dyfenteric, 9
34, thébaique qui fe mettoit dans les lavedemi-once avant de
mens ?, juiqu'à enlever les fpafmes. Néanréuffir à
fuis
déterminé
moins,je ne me
jamais
à prefcrire l'opium en auffi grande avoir
quantité 2. fans préalablement &
ordonné des pédiluves, faitapplides vellicatoires aux jambes.
quer Lorfqu'une douleur vive étoit opinidfixée fur la région de Peftotrement
autre partie de l'abmac, ou quelque
de
le commencement
domen, 2 depuis fans
la faignée & les
la maladie, 2 chaudes que euffent pu la'
fomentations fuis encore décale à
diffiper, couvrir je me le fiège du mal d'un emfaire
plâtre épilpaftique (12).
choleraDans la dyffenteric bas-ventre ou
eft
morbus, quand tout le
il n'eft pas
dur, tendu & douloureux,
(12). Cette pratique eft excellente; Les le bains docl'a fort recommandée,
teur chauds Pringle dans lefquels je faifois refter jufqu'a m'ont
ce qu'il y eût un foulagement Je profitois fenfible, du calme
encore paru très-uriles. pour faire paffer quelques
qu'ils procuroient de décottion de ramarin; ce qui, comverres
amenoit des évacuations avantamunément s
le vomiffement. (T)
geufes, &. fufpendoit
eft excellente; Les le bains docl'a fort recommandée,
teur chauds Pringle dans lefquels je faifois refter jufqu'a m'ont
ce qu'il y eût un foulagement Je profitois fenfible, du calme
encore paru très-uriles. pour faire paffer quelques
qu'ils procuroient de décottion de ramarin; ce qui, comverres
amenoit des évacuations avantamunément s
le vomiffement. (T)
geufes, &. fufpendoit --- Page 69 ---
& du Cholera-Morbus;
rate de foulager fur le champ avec 55
des fomentations compofées de décoétion de camomille 2 de fleurs de
fureau, 2 & de têtes de payot blanc.
Immédiatement avant de fe fervir des
flanelles qu'on y a trempées, il fautles
arrofer avecl T'efprit-de-vin camphré,
Ilyadesdyllenteries oùr l'opium pris
par la bouche fait infiniment mieux
qu'en lavemens ; il y en a d'autres
oh'c'eft précifément tout le contraire.
Nous ne parlerons pas ici d'autres
remèdes ant-dyffentériques:) plufieurs
font indiqués dans les formules de
médicamens mifes à la fuite de notre
Effai fir les moyens de conferver la
fanté des gens de mer,
C4 --- Page 70 ---
/ Le mal de ventre feci
TROISIEME
SECTION
Le Mal de ventre fec.
efficace de tous les remèdes
LEplus
contre cette
qu'on puifle employer (1),ett Yopium:
maladie douloureufe
() Cette maladie, qu'on regarde & occiden- comme
partictlière aux Indes orientales dans notre armée au
tales, fur très-commune Gibraltar. Un affez grand
dernier fège foldats de en fut attaqué 2, fur-tout
nombre de
buvoient beaucoup, d'eau offi- deparmi ceux qui
fur la terre. Deux
vie, & s'endormoient dans toute fa violence : un
ciers la reffentirent
au
régiment RoyalSntdesun
Sous-Lieuenanta de M. le prinee de Naffau.
Aide-de-Camp
une fenfation de pefanElle Sannonçoit douleur par aul creux de T'eftomac,
teur 2 ou une d'appètit. Le vifage avoit une teinte on
avec perte
étoit opiniâtre ; on
jaune tourmenté 5 la conflipation de naufées ; bientôt après âcres
étoit
des glaires
rendoit par le vomiffement La douleur defcendoit
& une bile porracte. le nombril ; les inteftins
frequemment vers vers
des
paroiffoien: fe retirer Une Repincsalyaxete chofe particulière 2
ipalmes convulfifs. de colique dont ils'aceft que dans Tefpèce étoient les mêmes pengit, les (oufirances heures de fuite. En génètal 2
dant plufieurs s'élevoit point ; il étoit auffi tranle pouls ne
defcendoit
& une bile porracte. le nombril ; les inteftins
frequemment vers vers
des
paroiffoien: fe retirer Une Repincsalyaxete chofe particulière 2
ipalmes convulfifs. de colique dont ils'aceft que dans Tefpèce étoient les mêmes pengit, les (oufirances heures de fuite. En génètal 2
dant plufieurs s'élevoit point ; il étoit auffi tranle pouls ne --- Page 71 ---
Le mal de ventre fec.
il faut le. prendre avec
ce,
tant
putgrenil
(2) ,
en lavemens (3) qu'en
quille que dans l'état naturel ; & j'obfervai
que quand la violence de la douleur, après
avoir duré un certain temps 7 commençoit
enfin à fe calmer, 2 les malades fentoient ordinairement une efpèce de fourmillement le
long de Tépine,, qui s'étendoit jufqu'aux bras
& aux jambes. (T)
(2) Nous avons dit dans la note précédente, que le mal de ventre fec ne fut
une maladie rare pendant le dernier fiège point de
Gibraltar, 2 auque! nos troupes concoururent.
Tant que les (pafmes & les douleurs étoient
confidérables, nous infiftions, comme le recommande M. Lind , fur l'opium ; rien ne
pouvoit remplacer ce remède. Appellés chez
un officier Elpagnol , en proie aux fouffrances
les plus cruelles depuis plus de quinze jours
&cregardé par fon Médecin comme défefpéré, s
parce que 3 ni les bains, ni les fomentations
émollientes s ni les adouciffans fous toutes
les formes , n'avoient pu le foulager, nous
avons été témoins que l'opium a calmé le
mal prefque fubitement 9 &' rétabli le malade
dans le meilleur érat en moins de
huit heures. Les douleurs étant quarantefouvent nous donnions par cuillerée appaifées, une diffolution de fel catharthique amer
roit des felles, & achevoit la guérifon. s qui procu-
(T)
(3) 7. Aq. font. tepid,
3vi
tinét. thebaica,
Mifce, Fiat enema. (L)
3jad3s
Cs --- Page 72 ---
Le mal de ventre fec:
les
émbrocations (4), jufqu'à ce. que été
fpafmes & les fouffrances aient
diminués : on donne alors les cathar- à
la bouche, de manière
tiques par des felles (5)-
.
procurer Quand les naufées font fréquentes 2
doit
un émétique. Outre
on
preferire
remède
auffi
le vomiflement, ce
peut en-bas.
procurer des évacuations d'eftomac par qu'il occaLe foulèvement
la bile,
fionne, fait fouvent rejetter bilieufes 5
mais les felles ne font point de la dureté &
elles ont ordinairement il fuitde là qu'il
beaucoup de fermeté:
des
eft très à propos de faire prendre heures
toutes les
lavemens purgatifs
d'opium à
8 deux Ou trois grains
Tinftant du fommeil. P'eftomac retient
Communément les remèdes dans cette maaffez bien
réuffir à faire
ladie 2 quand on peut
(4) 2f. Linimenti faponacci, 1]
T"
tinêt. thebaics,
Mifceant. (L)
de cette maladie; :
(p) Pour fe habitans préferver des Indes occidentales
on dit de la que côte les de Guinée 2 portent toujours
&
des gilets de flanclle, & prennent
Etraen fur la
une infulion théiforme de gins
gembre. (T)
réuffir à faire
ladie 2 quand on peut
(4) 2f. Linimenti faponacci, 1]
T"
tinêt. thebaics,
Mifceant. (L)
de cette maladie; :
(p) Pour fe habitans préferver des Indes occidentales
on dit de la que côte les de Guinée 2 portent toujours
&
des gilets de flanclle, & prennent
Etraen fur la
une infulion théiforme de gins
gembre. (T) --- Page 73 ---
Ic mal de ventre fec.
paffer depuis deux jufqu'à quatre 7 &
même fix cuillerées à bouche d'huile
de palma-chrifti 2 d'heure en heure,
tant que la conftipation eft opiniâtre, >
ou loriqu'avec le fel cathartique
uni à la manne & à l'infufion amer, de 5
féné, pris aux mêmes diftances 2 on
eft parvenu à relâcher le ventre: Dans
ces deux cas, le bain chaud aide prodigieufement l'opération du
On a avancé que quelques purgatif,
nes s'étoient bien trouvées d'une perfon- mixture faite avec une - égale quantité
d'huile d'olive, dej jus de limons, & de
gin de Hollande, > dont elles prenoient
deux cuillerées de demi-heure en demiheure, 3 jufqu'à ce que les douleurs fe
terminaffent par une fueur univerfelle,
J'ai donné plufieurs autres recettes
contre cette maladie dans les formules de médicamens jointes à mon
Effai fur les moyens de conferver la
fanté des gens de mer,
Afin de prévenir les rechûtes ,
font très
qui
fréquentes, 2 il faut entretenir
la liberté du ventre pendant un certain temps (6) : on y parvient en fai-
(6) Les caux de Bath, léquitation
9 les
C6 --- Page 74 ---
Le mal de ventre Jec.
les purfant reprendre journellement de la
gatifs employés dans le cours
maladie,oul bien enp prefcrivantlespilu
les gommeufes aloétiques (7).
friétions. fèches 2 les vefficatoires entretenus;
& lè vin médicamenteux fuivant s préfervent
auffi très-bien des rechûtes.
%. Du meilleur quinquina
d'écorce pulvéri(e, d'orange fèche, 1 6
de racine de rhubarbe, 2
de de baume cafumunar,, du Pérou, fa 3ij.
de vin de Madère, 2
tbi 1] douce
Mélez & faites digérer à une chaleur enfuite
pendant vinge-quatre ou trente heures;
paffez. Les malades en prennent trois cuillerées
deux ou trois fois par jour. (T)
(7) 2f. Pilul gummos 2
gr. XV
camphorz, aloès fuccotrin, da gr. iv
elix. aloës,
fumende. q.C (L)
F.pilule quatuor quotidie
Compofition des pilules gommeufes.
%, Prenez de galbanum,
d'époponax,
de fagapenum, 2
ana 1
de myrrhe,
S
d'affa-foetida,
moyen du
Faites du tout une maffe parle
yrop de fafran. (T)
2
gr. XV
camphorz, aloès fuccotrin, da gr. iv
elix. aloës,
fumende. q.C (L)
F.pilule quatuor quotidie
Compofition des pilules gommeufes.
%, Prenez de galbanum,
d'époponax,
de fagapenum, 2
ana 1
de myrrhe,
S
d'affa-foetida,
moyen du
Faites du tout une maffe parle
yrop de fafran. (T) --- Page 75 ---
Le mal de ventre Jeci
6r
Si le rhumatifme ou la paralyfie (8)
furviennent 2 il faut adminiftrer des
remèdes nervins &c fortifians (9).
(8) En pareil cas 9 on peut frotter Ies
membres & l'épine avec le liniment faivant,
7. De liniment de favon, 2 Bij
d'huile de Pétrole des
Mélez,
Barbades, 2
3j
(T)
(9) 7f. Balf. Peruv. (in vitello
ovi folut.)
aq. font.
3 vj
tinét. valeriam fimpl.
fpirit. lavend. comp.
I (
fyr. balfam.
3 vI
M. Dofis 3i, 3j6, bis in die.
Vel 7. falis fuccini,
falis cornu cervi, gr. vj
aq. font.
3 X
aq. juniperi compof,
3ij
(yrup. è cort. aurant.
3ij
M. Fiat hauftus ocavâ quâque horâ fumen:
dus. (L)
Recette de la teinture de valériane fimple.
%. De racine de valériane
fauvage 3
3iv
d'eau-de-vie,
tbi ij
Mélez; & après avoir tenu le mélange eni
digeftion Il faur un temps convenable, 9 paffez.
mettre la racine en poudre fine ;
(ans quoi l'eau-de-vie ne fe chargeroit pas --- Page 76 ---
Le mal de ventre fece
Quand le vomiffement eft contintr ;
la douleur très-aigue, & que l'eftomac
fuffifamment des principes a@tifs de la plante.
Manière de préparer Pefprit de lavande compofé.
7. De l'efprit de lavande
fimple
ibi 1s
d'efprit de romarin,
tbj
de cannelle 2
ana 36
de noix mufcade s
de fantal rouge 2
11] un
Mèlez 7 tenez en digeftion pendant
temps convenable; enfuite paffez.
Compoftion du fyrop balfamique.
2. de baume de tolu,
- viij
d'eau commune 2
ib 11] trois
Melez, faites bouillir pendant deux ou du
heures dans un vaiffeau circulatoire , ou
moins dans un matras à long col,, dont manière vous
bouché l'ouverture mais de
aurez
: lorfque la déait une
ids
que l'air
perite
9 & mèlez-y
coltion fera refroidie > paffez-la
en faire
une quantité defucre convenable pour
un (yrop.
Recette de Peau de génievre compofze.
2f. De baies de génièvre >- tbj
de graines de fenouil doux
de graines de carvi, ana 3i6
ib viij
d'eau-de-vie d'eau s
en faut
emautant
qu'il
Eot briler.
pècher les fubftances employées huit livres de lie
Retirez par la diftillation
queur, (T)
faire
une quantité defucre convenable pour
un (yrop.
Recette de Peau de génievre compofze.
2f. De baies de génièvre >- tbj
de graines de fenouil doux
de graines de carvi, ana 3i6
ib viij
d'eau-de-vie d'eau s
en faut
emautant
qu'il
Eot briler.
pècher les fubftances employées huit livres de lie
Retirez par la diftillation
queur, (T) --- Page 77 ---
Le mal de ventre fec.
ne peut rien
alors dit 6y
chevalier Jean garder,
le
Elliot, il eft encore
poffible de procurer des évacuations
par en-bas 2 & de diffiper tous les
fymptomes des
alarmans, 2 en prefcrivant
purgatifs unis aux
&
au camphre (Io): : en même narcotiques
doit infifter fur les lavemens temps émol- on
liens, & confeiller des fomentations
(ro) 7. Pilul. ex colocynthide
fimpl.
9j
calomelanos s
camphore s 3 fagr. iv
opii,
Fiant pilul. No vj, quaram dua gr. affumantur ij
quâque alvus. horâ 2 donec bis terve foluta fueriz
nofi Camphora rectificati. cum gurtulis aliquot (piritus vieodem modo teratur ut mollefcat. Opium
feété mifceantur emolliatur. cum
His peractis per:
Les pilules de
reliquis. (L)
ainfi.
coloquinte fimples fe font
7. Pulpe de coloquinte,
de fcammonée,
ana
huile de gérofl:,
3ij
Pulvérifez la coloquinte & la fcammonée 3 1]
féparément; ; ajoutez enfuite
alors une quantité fuffifante Phuile, de
& prenez
prun 3 pour faire du tout une (yrop maffe de Ner:
confiffance convenable, (T)
d'us --- Page 78 ---
Le mal de ventre feci
comavec le fotus
fur le bas-ventre on fait ajouter le
munis (11) 1 auquell fois
la conftipafavon toutes les
que
tion eft très opiniâtre. mal de ventre fec foit
Quoique le
douloudes maladies les plus
une
cruelles, il eft rare
reufes & les plus à moins qu'on ne
qu'on en périfle, 2 couchant à l'air de
l'ait contracté en
découvert,
fur un terrein
la nuit 2
immodérément des liou en nouvellement buvant
diftillées : genre
queurs d'excès qui n'eft que trop Vinvafion. commun
dans les premiers temps de
Recette de la fomentation commune.
(1:)
feuilles d'aurone fèches , 3j
2.De de fontmités d'ablynthe marine de fèches, camomille fède fleurs
ana 31
ches de laurierfeches, 3 B
de feuilles
ib vj
d'eau commune. légérement, 2
& paffez
Mèlez, faites bouillir la colature.
la décoStion ; employez
de fe
On lailfe au choix de TApothicaire quoiqu'el-
(ervir de l'aurone mâle ou égards femelle; , on peut les
les diffèrent à certains (emblables par rapport aux
regarder comme de cette compofition. (T)-
efets qu'on attend
ches, 3 B
de feuilles
ib vj
d'eau commune. légérement, 2
& paffez
Mèlez, faites bouillir la colature.
la décoStion ; employez
de fe
On lailfe au choix de TApothicaire quoiqu'el-
(ervir de l'aurone mâle ou égards femelle; , on peut les
les diffèrent à certains (emblables par rapport aux
regarder comme de cette compofition. (T)-
efets qu'on attend --- Page 79 ---
Le Tétanos, 6 le mal deMachoire, 65
SECTION QUATRIÈME,
Le Tétanos, 6 le mal de Mâchoire.
LE tétanos
? l'emprofthotonos &
l'épifthotonos (), fontres-communs
dans les pays chauds (2). Pourtous ces
(1) Le tétanos eft une forte de fpafme,
rigidiré ou convulfion univerfelle; cette contradion générale & uniforme 9 où les mufcles tendus avec la même force en arrière &
en devant, tiennent le corps roide 9 droit,
& comme s'il étoit d'une fcule pièce. Lorfqu'il eft tiré en devant & courbé, c'efil'emprofthotonos ; fi au contraire la contradtion
des mufcles du dos eft plus forte 2 & que le
corps foit panché en arrière, c'eft Tépifthotonos.
Voici quels font les principanx fymptomes
de ces maladies. On reffent des douleurs
très-aigués, s le vifage devient rouge & contourné, les joues fe retirent, les yeux font
immobiles 7 la refpiration eft prefque interceptée;tout eft dans un état de rigidité; àp peine
eft-il poffible d'ouvrir la bouche : le ventre
eft conftipé, & d'une dureté exceflive. (T)
(2) Cette maladie eft extrémement rare
dans les climats tempérés ; je ne l'ai traitée
que deux fois dans les parties méridionales
de la France, > ou j'ai pratiqué, Il eft bor
les yeux font
immobiles 7 la refpiration eft prefque interceptée;tout eft dans un état de rigidité; àp peine
eft-il poffible d'ouvrir la bouche : le ventre
eft conftipé, & d'une dureté exceflive. (T)
(2) Cette maladie eft extrémement rare
dans les climats tempérés ; je ne l'ai traitée
que deux fois dans les parties méridionales
de la France, > ou j'ai pratiqué, Il eft bor --- Page 80 ---
Le Tétanos s
de convulfions, l'opium paroit
genres être le meilleur remède (3)-
d'obferver qu'elle devient très commune dans
les pays chauds 2 far-tout lorique les de chaleurs
extrêmes font brufquement fuivies dans pluies la
froides. On dit qu'eile eft endémique parmi
Caroline méridionale, principalement
les Nègres. (T)
le
(3) Le doSteur Home rapporte que lofeul tétanos qu'il ait vi, été guéri par tous
pium,après avoir inutilement employé
les autres remèdes.
paystrèse
Tous ceux quiont maladie pratiqnidansles n'eft
rare, conchauds,oi cette
pas
Les
viennent
Topium eft fon (pécifique. d'obfervations
journaux 2 tous les recueils atteftent fes
qui fe mulriplient chaque jour, obferver qu'il ne
bons effets. Nous devons l'adminiftre en fortes
réuffit qu'autant qu'en
notre Auteur.
dofes, comme le recommande
Mais par la raifon même qu'il donner fautle avec prefcrire fucen grande quauitité pour le
ne peut en
cès, il arrive fréquemment qu'on le defireroit.
tirer un auffi bon parti de l'eftomac qu'on
& des inSouvent les fonêtions
devient
teftins en font dérangées au point qu'il & qu'on
impoffible d'en continuer lufage : air
eft obligé de l'abandonner avant qu'il alors produit aucun effet falutaire. On fe tourne Mévers différens autres remèdes. Quelques généraledecins ont elfayé le mufc, regardé
ment comme un excellent anti-/parmodique. mais
Ila paru d'abord adoucir les fymptomes;"
omac qu'on
& des inSouvent les fonêtions
devient
teftins en font dérangées au point qu'il & qu'on
impoffible d'en continuer lufage : air
eft obligé de l'abandonner avant qu'il alors produit aucun effet falutaire. On fe tourne Mévers différens autres remèdes. Quelques généraledecins ont elfayé le mufc, regardé
ment comme un excellent anti-/parmodique. mais
Ila paru d'abord adoucir les fymptomes;" --- Page 81 ---
& le mal de Machoire,
On peut le donner à
dofes. L'on en fera prendre très-grandes
une affez
lorfqu'on l'a fair continuer fans
tres remédes bien:ôr
T'affocierà d'auen a été de même 9
des on fleurs l'a jugé infuffifant. Il
de zinc.
Prefque tous les cas oul'on a ordonné Dans
avec avantage, il a été uni à
le mufc
On a bien lieu d'être
l'opium.
qui paroit fi propre à furpris relâcher que la le bain;
contraction des mufcles, non-feulement violente
porte aucun foulagement dans le
Pem- n'approphotonos 6
titanos,
le principal moyen l'pipliatonos de
9 lorfqu'on en fait
qu'illes empire. .M, Hillary, guérifon s mais encore
qui a écrit far l'air & les maladies médecin de anglois la Bar- . 9
bade, nous prévient que le bain lui a toujours paru moins utile dans ces fortes de
dies 9 que les fomentations émollientes malaantifpafmodiques, fes malades
& qu'ila vu quelquefois &
les fortoit de mourir l'eau au moment mème oùr on
pas demeuré plus de , quoiqu'ils n'y euffent
fa chaleur ne fût que de vinge minutes, & que
degrés. De Haen , ( vingt-neuf Ratio ou trente
nofocomio practico 2 édit.
medendi ine
vol.
pag. 210. J rapporte auffi que Leyde, dans
cette efpéce, le
un cas %
foit avoir
malade, que le bain paroifêtre forti. foulagé, mourut un inflant après en
Indépendamment de
notre Auteur > je penfe lopium" que la propofé par
être utile dans certains
faignée peut
encore que quand le mal cas. eft Il la nie fuite femble
d'une
practico 2 édit.
medendi ine
vol.
pag. 210. J rapporte auffi que Leyde, dans
cette efpéce, le
un cas %
foit avoir
malade, que le bain paroifêtre forti. foulagé, mourut un inflant après en
Indépendamment de
notre Auteur > je penfe lopium" que la propofé par
être utile dans certains
faignée peut
encore que quand le mal cas. eft Il la nie fuite femble
d'une --- Page 82 ---
Le Tétanos 9
forte dès le principe, &c l'ony y reviendra toutes les heures 2 augmentant
fa quantité en raifon de la violence
des fpafmes, jufqu'à ce qu'on foit parvenu à procurer du foulagement au
malade. J'ai fait donner à un homme
attaqué d'épifthotonos, dans Phôpital
d'Haflar 2 un fcrupule d'extrait thébaique en moins de vingt-quatre heures. Une autre fois l'on obferva que
l'application de l'opium 8 du camphre (4) aux pieds, fit ceffer fur le
irritation caufée par quelque nerfou an tene
don bleffé,on doit les couper far le champ, de T'art.
& panfer la plaie fuivant les règles le malade ne
Entin 2 Teflime avaler, que il faut lorlque prefcrire Topium en
peut pas
de Thuile ou de
lavemens 3 en y diffoute ajourant dans des jaunes
la térébenthine
d'ceufs. (T)
(4), Le camphre uni à l'opium produit
d'auff heureux effets à l'intérieur. Cette combinaifon m'afi fouventréufli dans les affections
fpafmodiques les plus confidérables 5
je
à
en
Rrerdt
me crois fondé foutenir en qu'on faveur des perfirement un très-grand du tétanos. parti L'opium corrigé
fonnes attaquées
s'adminiftrer à
par l'union du camphre dofes 9 peut que lorfqu'il eft
beaucoup plus grandes
fcul. (T) --- Page 83 ---
G le mal de Machoire:
champ le pafme
toute fa force dès ,
revint dans
eut levé ce
AS
topique. On fit à différentes
la même
reprifes
la même expérience, iffie.
elle eut toujours
Mais le pafme le plus fatal aux
Européens dans les pays
le mal de mâchoire
chauds, eft
(s). Cet accident
(s) Cette maladie 2 que Sauvage
trifmus tonicus 9 confifte dans une
nomme
rigide des
contraction
inférieure. mulcles, Tout le > monde qui relévent la mâchoire
ou (pontanément fans çaufe fait qu'elle vient
la fuite de bleffaures & autres évidente, s ou à
première efpèce doit ordinairemen: accidens, fon
La
aux changemens fubits de
origine
paffage trop prompt du chaud Tatmofphère au froid. 2 Les au
du Negrillons vent & fauty font le très-expofés dans les ifles
rent.
vent, & beaucoup en meuLes Médecinsont propofé différens
contre le mal de mâchoire qui. remèdes
enfans. A la Martinique M. de attaque les
a fait plonger dans l'eau froide : Chanvalon on a
les
même méthodeà
adopté la
l'ont également Cnxtersemmieas eflayée à Saint -
par-tour elle a échoné, Le
Domingue 5
les deux épaules & fur la vefficatoire entre
feillé & employé ; mais fouvent gorge a il été conl'état (pafmodique plus décidé; & s'il eft a rendu
çomme on ne peut guère en douter vrai,
les applications de cette nature ont fréquem; 2 que
on on a
les
même méthodeà
adopté la
l'ont également Cnxtersemmieas eflayée à Saint -
par-tour elle a échoné, Le
Domingue 5
les deux épaules & fur la vefficatoire entre
feillé & employé ; mais fouvent gorge a il été conl'état (pafmodique plus décidé; & s'il eft a rendu
çomme on ne peut guère en douter vrai,
les applications de cette nature ont fréquem; 2 que --- Page 84 ---
Le Titanos ;
40 fouvent la fuite d'une amputa:
y eft
même d'une légère bleffure.
iion, ou
détermine le mal chez ceux qui n'y
ment aucune difpofition 2 nous concevrons
avoient qu'elles font dangereufes lorfquil
(ans peine Cependant il eft de fait qu'elles
eft déclare.
Indiquer les circonfont réuffi quelquefois. font vraiment utiles, ce feroit
tances ou elles fervice à nos colonies. M.
rendre un Chirurgien grand du Roi à Cayenne, mal de affure màBajon, quil eft parvenu à prévenir le en laiffant
choire, fi funefte aux ombilical Négrillons, avant que d'en
dégorger le cordon Nous formons des voeux bien
faire la ligature. les mêmes expériences réuf- le
fincères alleurs. pour que M. Levret avoit préconife la
fiffent
comme propre à prévenir
même moyen,
il a été prouvé
auffi infaillible qu'il T'avoit
n'étoit pas
EE
qu'il
J'ai VII des habitans de frottant Saint-Do- deux
annoncé. mingue qui certifioient les qu'en tempes & les mâou trois fois par jour avec Thuile de palma- mal
choires des Négrillons étoit fûr de les fouftraire aul enchrifti,, on On feroit bien de foumettre
de mâchoire. affertion au creufet de Yexpérience. avec de
core cette
enduifent la mâchoire
Ily, en a qui
font de légères fricions
Thuile de briques, 9 des linges chauds , des
fur les joues avec avec tous les corps gras flanelles ou huiembrocations ordonnent Tapplication des la teinture
leux : Thuile camphrée, celle de
dans de --- Page 85 ---
6 le mal de Machoire,
Vers la fin de la dernière
7F
à lun des fièges les plus
guerre,
qui fe foient faits dans les mémorables Indes
dentales, on fitla malheureufe
occique, fur fix perfonnes
épreuve
avoit fait des amputations auxquelles il
on
avoit cinq qui fuccomboient 2
y en
de mâchoire.
aui mal
Ici il ne paroît pas que
ment du principe vital
l'affoibliffecune altération dans le provienne d'audéfordre général dans fang, les
ni d'un
puifqu'il nes'agit que d'un
folides 9
culaire borné à un feul endroit. pafme muf
chofes étant ainfi, l'on peut fe flatter Les
fera qu'un nombre fuffifant de tentatives
découvrir des moyens firs
vaincre ce dangereux
pour
les deux idées
fymptome. Voici
cet égard.
qui me font venues à
Comme le mal de mâchoire
déclare ordinairement
ne fe
temps de chaleur & dans que les dans les
chauds 2 ne parviendroit-on pays
conferver la vie des perfonnes pas à
qu'il
thébaique au col & à la mâchoire.
que jufqu'à tous ces topiques n'ont pas été fans Il paroît
préfeos. (T)
fuccés
les deux idées
fymptome. Voici
cet égard.
qui me font venues à
Comme le mal de mâchoire
déclare ordinairement
ne fe
temps de chaleur & dans que les dans les
chauds 2 ne parviendroit-on pays
conferver la vie des perfonnes pas à
qu'il
thébaique au col & à la mâchoire.
que jufqu'à tous ces topiques n'ont pas été fans Il paroît
préfeos. (T)
fuccés --- Page 86 ---
Le Tétanos 2 *
attaque, 72
en les faifant changer d'air
dès linitant de linvafion ?
L'ufage interne de l'opium étant
prefque toujours impuifant contre
cette maladie meurtrière ? ne pourrendre fon aétion plus
roit-on pas faifant
fur la
décifive 2 en.
même appliquer fur le
du
partie bleffée, &
fiège
ipaîme, une forte folution d'opium 3
déterminer la fupeur
fuffifante pour
& la paralyfie ?
friétions merJ'ai appris que les
le
curielles avoient eu, depuis tétanos peu, &
plus grand fuccès dans le
eft
le mal de mâchoire (6) : la cure
(6) Il eft de fait que le mercure procure obtenir
fouvent une guérifon qu'on n'avoit long-temps pu
par les remèdes regardés Pris pendant à Tinnérieur,11
comme les plus d'effer puifans. fri@tions.
n'a pas moins dans qu'en le. Journal de Médecine;
Nous voyons une obfervation publiée par M.
année 1773,, médecin de Genève, fur le fuccès
Laroche s
Un tailleur, dit ce praticien,
de ce moyen. fait faigner, eut la mâchoire ferrée - 9
s'étant roideur
s'empara de tout
& une
fpafmodique fe
des
fon corps; à ces (ymptomes duroient joignirent quelqueaccès de convulfions, trois heures. qui On ne pouvoit
fois deux ou lui faire fléchir le tronc ou les
gu'avec peine
regardée
in de Genève, fur le fuccès
Laroche s
Un tailleur, dit ce praticien,
de ce moyen. fait faigner, eut la mâchoire ferrée - 9
s'étant roideur
s'empara de tout
& une
fpafmodique fe
des
fon corps; à ces (ymptomes duroient joignirent quelqueaccès de convulfions, trois heures. qui On ne pouvoit
fois deux ou lui faire fléchir le tronc ou les
gu'avec peine
regardée --- Page 87 ---
& le mal de Mâchoire:
regardée comme complette dès 73
la falivation eft établie. On
que
plonge le
jointures ; il fortoit de fa bouche
écumeufe 9 & il étoir dans une une falive
tinuelle, Les évacuans de
fueur conavoient été employés fans
toute efpèce
recours à T'opium & aux fuccès 3 on eut
fur pris à la dofe d'un grain de bains. L'opium
keures : le tout étant fans
deux en deux
tous les jours le malade, effet, on fit frotter
bains 9 avec-un gros de s en continuant les
rielle 9 à parties égales : pommade mercufoulagé. Au bour d'une femaine bientôr il fe fentit
à marcher; ; après quinze jours il il commençoit
près délivré de tout (pafme, mais étoit
le fortifier & emporter les
foible.
E
on Ivi ordonna le
reftes du mal;
obligé s huit jours (quinquina après, ai mais on fur
fritions,
qu'ily avoir
revenir aux
de roideur Fare quelques
toujours un
pèrent enfuite toralement. crampes, 3 qui fe Pdbpu
Journal Le même M. Laroche a inféré
de janvier
dans le
tion fur un tétanos guéri 1776, une autre obfervacure : en voici l'extrait. par l'ufage du mern'ayant pas été fuffifans L'opium &1 le mufc
effayer le mercure. On it on donc fc détermina à
avec l'onguent mercuriel,
des frictions
en même temps les
9 & l'on ordonna
favoriferoient
bains, dans l'idée qu'ils
qu'agiffant comme l'abforption du remède s &
roient concourir à anuipafmodiques, la guérifon;
ils
bientôr
mais ils
abandonnés, -
boute
Tome II.
parce qu'ils fariguoient à
D
effayer le mercure. On it on donc fc détermina à
avec l'onguent mercuriel,
des frictions
en même temps les
9 & l'on ordonna
favoriferoient
bains, dans l'idée qu'ils
qu'agiffant comme l'abforption du remède s &
roient concourir à anuipafmodiques, la guérifon;
ils
bientôr
mais ils
abandonnés, -
boute
Tome II.
parce qu'ils fariguoient à
D --- Page 88 ---
Le Tétanos chaud, 9
afin de
74, malade dans un bain temps on fait
Paccélérer's en même
des angoiffes don- 9 &
l'excès ocafionnoisng On fut obligé de
même des convullions. deux reprifes : il modéroit
ner le mercure à
toutes les
avec promptitade ou le
les
fymptomes de falivation
gonflemene
fois qu'un peu annonçoir qu'il avoit Quand pénétré il
des gencives des lymphatiques,
du
dans lc (ylème
l'ufage 1 la violence
fallut en (u(pendre plus grande : elle augmentoit fur les inmal devint le mercure fe portoit La feconde
auffi quand & déterminoit la diarthée. ce fut à l'inteffins, qu'on donna le mercure dix 7. avec vingt
fois
On faifoit faire
pilules grains de
térieur.
& quarante
grains de vif-argent,
tricurés enfemble
conferve de kinorrhodon, le minéral paràr parfsitement
jufqu'a ce malade que
prenoit une de dans ces un pilules peu
éteint ; la trois heures, diffoute
les
toutes les
anodine, quand
d'eau,ou dans une potion
circonflances le requtroient. entendu parler de cette deux
M. Tiffot ayant fit avertir quilavoit guéri T'nfage du
ohbfervation, de la même maladie par
perfonnes calomelas.
médecin de MontM. Fouquet, célébre dans une thèfe qu'il a foupellier, rapporte du concours ouvert de pour M.
tenue à l'occalion vacante par la mort que
la chaire royale de deux obfervations
Venel le précis
3 concerlui avoit commamiquéer dans le rétanos.
M. Paet
l'nlage des merçuriaux
nant
T'nfage du
ohbfervation, de la même maladie par
perfonnes calomelas.
médecin de MontM. Fouquet, célébre dans une thèfe qu'il a foupellier, rapporte du concours ouvert de pour M.
tenue à l'occalion vacante par la mort que
la chaire royale de deux obfervations
Venel le précis
3 concerlui avoit commamiquéer dans le rétanos.
M. Paet
l'nlage des merçuriaux
nant --- Page 89 ---
6 le mal de Michoire,
prendre de l'opium
pour faire dormir.
robufte Un homme de trente ans. 2 d'une
froidi 9 attaqué de tétanos pour conftitution
en curant un
s'ètre repital au mois d'août puits 9 fut porté à l'hôémétiques,les potions 1774. & tifanes Les faignées, les
avoient été employés
fadorifiques,
le mufc, s l'opium donné inutilement, feul
ainfi
ou mélé aux
à forte Acte
dans un bain fudorifiques;le tiède
malade fut plongé
frotta avec trois
2 au fortir duquel on le
fait au tiers : on Ardor donna d'onguent de
mercuriel,
en temps s une dofe convenable plus, de temps
num. En continuant
de laudafrictions mercurielles & l'ufage de des bains, des
un mois 9 la guérifon devint l'opium pendant
même
complette, La
a
réuffi methodccurstive, dans
continue
de
un tétanos récent, dont M.Fouquet, un
avoit quatorze réfiftéaux ou quinze ans étoit attaqué, garçon & qui
laignées, s aux
tiques 9 aux bains froids,
cathartico-éméques les plus
9 aux antifpafmodiL'obfervation accrédités, < aux fudorifiques, &c,
do@eur en médecine fuivante, à Cliffon de M. Duboueix ;
dépofe encore en faveur du fuccès en Bretagne,
obtenir eft
avec le mercure dans le qu'on peut
inférée dans le Journal de téranos : elle
mois de feptembre 1774. La Médecine du
l'a donnée.
voici telle qu'il
Au mois de janvier
de voir à T'hôpiral de cette dernier on me pria
agé d'enviroa dix-huit
ville un garçon'
apporter, Il avoir le tronc ans, & qu'on venoit d'y
tous les memDa
ur du fuccès en Bretagne,
obtenir eft
avec le mercure dans le qu'on peut
inférée dans le Journal de téranos : elle
mois de feptembre 1774. La Médecine du
l'a donnée.
voici telle qu'il
Au mois de janvier
de voir à T'hôpiral de cette dernier on me pria
agé d'enviroa dix-huit
ville un garçon'
apporter, Il avoir le tronc ans, & qu'on venoit d'y
tous les memDa --- Page 90 ---
Le Tianos ,
der76
Donald-N Monroo a
Le do@teur
roides & tendus, de maniere
les
bres
fléchis; la
senie
eût plutôt rompis-Aque repiration haute & laborieufe,
étoit ferréc,la
du côté gauche ; enfin,
la tête un peu tournée antagouilles fe trouvoient
tous les mufcles
qu'il lui étoit abfolutellement contragés de faire :. le moindre mouve- il
ment impofible n'étoit du bras gauche auquel
ment,fi ce
degré de mobilité,
reftoit encore un trésléger difficile de reconnoitre un
Il ne me fut pas Comme ce garçon prononçoit
vrai tétanos.
beaucoup de peine, je
encore 2 quoiquavec queltions fur ce qui avoit pu ne
lui fis plufieurs fon mal. Le réfulrat fut étoit
occafionner rien autre chofe , finon
:
fe rappelloit à une douleur aux reins, affez à fe
par fois fujet lui donner de la dificulté
violente pour llavoitla peau moite, malgré
plier en avant.
des fibres , qui fembloit
T'extrème rigidité
J'ordonnai
devoir s'oppofer à latranifpiraion, tièdes, répétés deux.
fur le champ les bains
de temps en
fois le jour 3 des d'abord minoratifs avec le tartre flibié, linitemps, aiguifés relichanes,le
lait, les
les boiffons
tt fur les lombes,
mens huileux fur l'abdomen le plus propre
enfin tout ce qui détente me paroiffoit (alutaire. N'apperceà procurer une de
jours, nul changevant, au bout état quelques) je me rappellai Thifloire
ment dans fon maladie ,
rapportée par M.
d'une (emblable
tome XL du Journal
Laroche, page dont 213 2 le traitement avoir éte.
da Medscine,
ait, les
les boiffons
tt fur les lombes,
mens huileux fur l'abdomen le plus propre
enfin tout ce qui détente me paroiffoit (alutaire. N'apperceà procurer une de
jours, nul changevant, au bout état quelques) je me rappellai Thifloire
ment dans fon maladie ,
rapportée par M.
d'une (emblable
tome XL du Journal
Laroche, page dont 213 2 le traitement avoir éte.
da Medscine, --- Page 91 ---
G ls mal de Machoire.
niérement
faitimprimer un détail trèsfait avec fuccès par la méthode angloife,
confifte dans F'ufage des frictions mercurielles. qui
Je propofai donc au Chirurgien de
de
les effayer fur ce garçon. On lui Thôpital donna en
confequence quinze ou feize fridtions s unechaque jour, d'un gros de pommade faite à
parties égales lefquelles furent préludées
laf faignée, & accompagnées des bainst
par
nombre de deuxtoutesles vingr-quatre tièdes,an heures.
Un mieux notable fe fitappercevoir
que temps; ; la tranfpiration devint encore aprèsquel. plus
abondantesaprès chaque bain le malade mouil.
loit plufieurs chemifes dans fon lit. La détente
vint peu à-peu ; les membres recouvrèrent infenfiblemenrleurs flexibilité naturelle; & enfin,
après environ un mois > il fur
guéri. II eft à remarquer
les pariaitement fricions,
quoique continuées préfque
ne
ftm
donnèrent pasle plus léger indice interruprion, de falivation; : accident qui fut peut-être aufli
par les minoratifs les lavemens émolliens prévenu
qu'on lui donnoit de temps en temps, & furtout par la tranfpiration continuelle
fe foutint dans toutes les périodes de s qui
ladie.
la maLes réflexions que fait M. Duboueix à
fuire de l'obfervarion
la
rapporter
que nous venons de
2 tendantes à expliquer l'action du
mercure dans la maladie qui nous
méritent égalcment de trouver placc occupe, ici. Ce
remède héroique, dit ce praticien, auroit-il
quelque affiniré avec le principe de nos monD 3 --- Page 92 ---
Le Tétanos, Gc.
78 circonftancié de ce procédé curatif (7)-
vemens : La mobilité , l'extrème divifibilité
des molécules de ce minéral, le rendroient- les
elles capable de parcouric avec rapidité 0 d'en
filières les plus fubtiles de lever nos l'embarras organes, des
corriger laltération, de de rétablir l'équilibre dans
tuyaux nerveux, & la circulation du fluide animal
la marche croit contenu, de réfoudre 2
qu'on
fluide
comme il Eoed
ainfi dre ce
épaiffi, dans plufieurs maladies 7
& diffout la lymphe dans les nerfs & dans les fibres
& de rétablir auxquelles il donne le mouvemufculaires relâchement ',
falutaire,, & la foument , un
le libre exercice de leuraltion :
pleffe N'eft-ce qu'exige point en ce fens qu'on doit prendre
qu'on) lui a aignée?
la vertu anti-pafmodique les Chinois en font dans
On fait quel convulfives, nlage
& T'heureufe appliles maladies en a faite récemment dans nos
cation qu'on le traitement de T'hydrophoclimats pour
bie. (T)
Voyez Phyfical 1 , and litterary Effais; ,
(7),
vol. 3 $ art. 30,3 31 (T)
and Obfervations,
- de
qu'exige point en ce fens qu'on doit prendre
qu'on) lui a aignée?
la vertu anti-pafmodique les Chinois en font dans
On fait quel convulfives, nlage
& T'heureufe appliles maladies en a faite récemment dans nos
cation qu'on le traitement de T'hydrophoclimats pour
bie. (T)
Voyez Phyfical 1 , and litterary Effais; ,
(7),
vol. 3 $ art. 30,3 31 (T)
and Obfervations,
- de --- Page 93 ---
Le Barbiers,
SECTION CINQUIÈME.
Le Barbiers,
Casri une efpèce de
commune dans l'Inde paralyfie trèsa
de la dernière (1). Les EuroCCt ivreffe,
claffe, qui, dans
plein air fur s'endorment des lieux fouvent en
vents de terre 2. y font expofés aux
ment fujets. L'invafion de particuliéredie eft ordinairement
cette malaprive totalement les
brufque ; elle
mouvemens.
membres de leurs
extrémités font Quelquefois toutes les
n'y en a qu'une feule. prifes ; quelquefois il
Voici comment les habitans du
pays traitent les malades. Ils les
tent dans un trou fait en terre & mety couvrent de fable jufqu'au 2
les
cou (2).
(1) Le doéteur Lind
idée plus vraie de cette donneroit maladie peut-être une
que c'ef une affedtion rhumarifmnale 3 en difane
loureufe, bien des , qui attaque les extrémités, très-dou- &
cas les rend paralytiques.
dans
(T)
(2) Ce bain, connu fousle nom
arena 2 fe prefcrit
de balneum
contre l'oedème général quelquefois &
en Europe
particulier, l'ana:
D4 --- Page 94 ---
Le Barbiers.
Leur habitude eft de choifir 2 pour
1 2 le milieu du jour *
cette de opération laiffer dans ce bain tant qu'on
&
la chaleur 2 qui
peut en fupporter
Le camphre &
alors eft confidérable. du bois de gayac ont
la décoétion de bons effets dans certaines
produit
ainfi
Thuile amère,
circonflances,
Nc morgoofe (3),
tirée par expreffion Mais nonobftant Tuplante indienne.
fage des remèdes les plus énergiques
farque , le fciatique , &c. Mais remède il faut auffi étretrès- viorobufte pour réfifer à un
deffèche
Jent. Il excite une fueur exceflive, Il eft bon de fàvo-
& refferre puiffamment. de ces bains par des -
xifer l'effet fudorifique & diaphorétiques. (T)
boiffons apéritives ici du margoufier des Indes;
(3)Sasheucn
Linn., 5
efpèce d'azedarach, 9 melia PHortus eadiracha. Malabaricus,
nommé aria bepon dans Voici Thiftoire de fes
tom. 4, pag. 107. nous la trouvons dans NFte
priétés 2 telle que ouvrages. E frutibus oleum
dernier de ces
colores conficiunt
exprimitur 1 e quo pingendis pistores ; à foliis in aquicodtis
pannis gollypinis
6 articubalneum paratur, 2 variolis expellendis utile. Ex iifdem folorum doloribus mitigandis 6 cum oleo i frudtibus
liis fecatis s pulserifatis conficitur quod parexprefo mixtis unguentum 6 fpafmo afedis
tibus dolentibus convulfivis
xiliter inungitur. (T)
exprimitur 1 e quo pingendis pistores ; à foliis in aquicodtis
pannis gollypinis
6 articubalneum paratur, 2 variolis expellendis utile. Ex iifdem folorum doloribus mitigandis 6 cum oleo i frudtibus
liis fecatis s pulserifatis conficitur quod parexprefo mixtis unguentum 6 fpafmo afedis
tibus dolentibus convulfivis
xiliter inungitur. (T) --- Page 95 ---
Lc Barbiers.
& les plus fortifians, communément
on refte paralytique pendant plufieurs
mois (4),a moinsqu'onr ine changed'air.
La paralyfie dont nous parlons attaque très violemment & fréquemment fiur la côte de Malabar ; elle
n'y épargne pas plus les indigenes
les étrangers, fur-tout en décembre, que
janvier 2 février & mars (5)- C'eft
alors que les vents de terre foufflent
tous les matins des montagnes voifines, vers le lever du foleil, & occafionnent un froid très-vif. Ceux
qui, 5
(4) L'éleétricité fagement adminiftrée n'araifons brégeroit-elle pas ce terme ? De très-fortes
nous engagent à croire que la
lyfie ne lui feroit pas plus réfractaire paral'Inde qu'elle ne l'eft en France en Alle- dans
magne, en Angleterre, 8c., &c. On fait
vec le bain &2 les étincelles éle@triques qu'a- M.
Mauduit, Médecin de la Faculé de
des membres de la Société royale Paris, de lun
cine, guéri des paralyfies trèsMgde-
& foulagé d'une manière très-fenfible complettes,
cas où il étcit impoffible de guérir. dans lcs
(T)
(s)1 La température varie tellement
ces mois, qu'il n'eft pas rare que le pendant
monte à dix-huit degrés, & s'abaiffe mercure d'autane
dansle mêmej jour au thermométre de
heits. (T)
FarenD; --- Page 96 ---
Le Barbiers.
fe
la férénité du temps ;
féduits par fommeil dans des lieux aclivrent aut
éprouvent fouceffibles à ces vents, fenfation trèsvent, furle champ. 2 une
des bras
dans le périofte
douloureufe
Chez les perfonnes
& des jambes.
cette douleur
d'un Bon-tempéramentye lej jour avance 9
diminue à mefure que chaud; mais
& que l'air devient plus
elle
continue pendanttres
chezd'autres avecfoibletie des genoux,
long temps,
les
des jamS gêne dans' gras
beatcoupdeg des pieds 9 principalebes & la plante cflaient à marcher (6).
ment loriquils
le vaiffeau fur lequel nous étoir
(6) En 1778. M. Nicolas Fontana, maladies de qui des
embarqus des obfervations fur les publiées en
Europsens tenons
dans les versle pays, chauds, mois de décembre,
tous ceux
mer.feuosNt fur la côte de Malabar virent > prefque attaqués du barqui le montoient accident fe Sannonçoit par une des fièvre
biere. Cet douleur dans les articulations & de
aigue,
cubitus
atE:
noux, des mains, du
de couleur aux
fans alération ni changemenr qui en foufpartics affeétées. Les ou perfonnes celles qui recevoient
froient le moins 2 fe guénifoisnt ordinaide prompts fecours : de quatre on cinq thé jours ou des
sement dans buvoient l'efpace beancoup de
lorfqu'elles
fe Sannonçoit par une des fièvre
biere. Cet douleur dans les articulations & de
aigue,
cubitus
atE:
noux, des mains, du
de couleur aux
fans alération ni changemenr qui en foufpartics affeétées. Les ou perfonnes celles qui recevoient
froient le moins 2 fe guénifoisnt ordinaide prompts fecours : de quatre on cinq thé jours ou des
sement dans buvoient l'efpace beancoup de
lorfqu'elles --- Page 97 ---
Le Barbiers,
Avant le changement de moufon.,
les meilleurs remèdes deviennent impuiffans, à moins qu'on ne puiffe faire
changer, d'air, 9 envoyer les malades à
la côte de Coromandel, ou aux endroits fitués à l'orient des
du Balagatte. Dans l'un & l'autre montagnes
le rétabliffement de la fanté eft affez cas,
prompt.
délayans à grandes dofes, & pouvoient fuer
confidérablemens. II y. en eut qui perdirect
totalement l'ufage de leurs membres , quoiqu'on employar les moyens les plus
pour les rétablir. Le changement d'air puilans fr le
plus côte grand bien. Dès qu'cn eut quitté cete
pour aller à l'ifle de Bombay tour le
monde fe fentit foulagé, 2 & peu de temps
après guéri. On s'apperçut que l'air de mer >
pendant la traverfée, devint plus efficace
toutes les efpèces de topiques dont on s'étoit que
fervi jufqu'alors.
Cette maladie régna jufqu'à la fin de
vrier. Ce qui furprit le
fut
ftqui n'avoient
eu de pluis, donleurs que articu- ceux
ferva
d'auresaccideta.L'on obEtrneee
que les hommes quiavoient été
de ces douleurs, furent tourmentés exempts des
vomiffemens cruels 1 qui: fe renouvelloient par
chaque fois qu'ils prenoient des alimens. Cette
dernière incommodité céda pareillement au
changement d'air. Les calmans furen: auffi
adminiftrés avec fuccès. (T)
D6 --- Page 98 ---
Infrudions pour les Europèens
84.
CHAPITRE II.
les Européens
Inflrudtions
des pays chauds's,
ont altéré
eLTra
f dont les voyages
la fanté.
PREMIES R1 E.
SECTION
dans an état
'De ceux qui fc erouvent & cher le/quels la bile
de relâchement,
fait des ravages.
Tous les malades quife propofent après un
de revenir en dans Angleterre les pays chauds 5
long féjour
leurs mefutres pour
doivent prendre
de Tété,
arriver au commencement trouveroient Yhiver de
parce qu'ils
trop, froid &
la Grande - dans Bretagne le cas oii ils y abortrop rude 2 dans cette faifon.
les
deroient
ruiné,
S'ils ont le tempérament - Teftomac
yeux ou le vifage jaune mauvaifes 7
s;
tres-afoibli,' les digellions
ir en dans Angleterre les pays chauds 5
long féjour
leurs mefutres pour
doivent prendre
de Tété,
arriver au commencement trouveroient Yhiver de
parce qu'ils
trop, froid &
la Grande - dans Bretagne le cas oii ils y abortrop rude 2 dans cette faifon.
les
deroient
ruiné,
S'ils ont le tempérament - Teftomac
yeux ou le vifage jaune mauvaifes 7
s;
tres-afoibli,' les digellions --- Page 99 ---
gui reriennent des pays chauds,
s'ils font exténués & dans
8;
un état de
relichement, tourmentés de
accès de
fréquens
des
colique ; enfin, : s'il leur refte
embarras dans le
toute autre
foie, 2 la rate ou
partie du
ne doivent point différer bas-ventre, à fe
ils
aux eaux de Bath ; elles
rendre
leurs forces, & remédieront répareront à
maux : ces eaux pourront aufi leurs
battre avec fuccès la contraétion com- des
membres qui fubfifte après le mal
ventre fec.
de
Les perfonnes attaquées de coliques bilieufes & d'obfiru@ions,
occafionnent la dureté du
qui
une conftipation habituelle bas-ventre, &
temps en temps des vomiffemens 2
de
bile pure, , doivent
de
cuillerée d'élixir d'aloès prendre une petite
& foir
(1) matin
2 & vingt ou trente
d'élixir de vitriol (2) deux gouttes
ou trois
(r) Voici comment il fe prépare.
7. d'aloës teinture de mirrhe 2
tbi ij
fuccotrin,
de fafran 2
fa
Melez; tenez le mélange en
3iij
temps convenable ; enfuite filtrez. digeftion (T) un
(*) L'élixir vitriolique de la pharmacopée --- Page 100 ---
pour les Europèens
86 Infrations la digeftion. Quand
fois le jour 2 après dureté & tumeur
il y a douleur 2
doux'ou acide. Le premier fe
de Londres, manière eft fuivante.
fait de la
aromatique 2 tbi
2f. De teinture de vitriol dulcifié, 3 vij
d'efprit
Mélez. acide de vitriol fe prépare ainfi.
L'élixir teinture aromatique, tbi
2. De d'huile de vitriol,
nltrez 3 iv au
Mèlez, laiffez dépofer ; enfuite
papier gris. dernière préparation. 9 tirée originai- de ce
Cette
le nom
rement de Mynfiét 2 ef porroit faiteici d'une manière
Médecin ; mais elle de celle qu'il avoit prefcrite &c :
un peudifsrente mélât Thuile de vitriol
car il vouloit qu'on
on mit ce mèlange
Telprit-de-vin ; qu'enfuite
en digeflion. avec des aromatiques. doux & acide : font
L'élixir vitriolique contre 1 ia foibleffe d'efto- il
de bons remédes
frequemment quand
mac. On les emploie de fièvre lente 2 ou d'une lorf
y a des fanté (ymptomes s'eft dérangée à l'occafion Souvent
que la intermittente trop vite arrêtée. avois
fèvre
recours avec fuccès s après aroon by a eu inurilement les amers & les
adminilire matiques féparément & feuls. fon ouvrage 1, qui 2
Fuller rapporte dans gymnaflica ? quil 's'eft
pour titre, Tèlixir Medicina de vitriol d'une exceflive
guéri avec
2 & d'une envie
foibleffe de tempérament
eft dérangée à l'occafion Souvent
que la intermittente trop vite arrêtée. avois
fèvre
recours avec fuccès s après aroon by a eu inurilement les amers & les
adminilire matiques féparément & feuls. fon ouvrage 1, qui 2
Fuller rapporte dans gymnaflica ? quil 's'eft
pour titre, Tèlixir Medicina de vitriol d'une exceflive
guéri avec
2 & d'une envie
foibleffe de tempérament --- Page 101 ---
ireviennent des pays chauds,
au o , on doit faire des
mercurielles fiur la
friétions a
faut auffi
partie malade : il
prefcrire des pilules mercurielles (3), mais en fi petites dofes
qu'elles ne puiffent point affeéter la >
bouche, ou affoiblir en devenant
gatives,
purIl y a cependant trois cas qui excluent les eaux de Bath. 9 &
des moyens de guérifon tout exigent différens : la
& la diarrhée confomption, habituelle. 2 Thydropifie 2
continuelle de vomir. On
de
élixirs depuis dix gouttes prefcrit
ces
quarante s & même
jufqu'a trente 9
répère deux ou trois fois davantage. Cette dofe fe
our l'eftomac eft vuide. parjour dansletemps
Les Médecins ordonnent de
Pélixir doux de vitriol à ceux dont préférence
l'autre eft trop foible pour fupporter l'acidité l'eftomac de
: le goûr en eft aflez agréable. (T)
(3) 7. Argenti vivi,
pulveris rhabarbari,
Saponis albi Hifpanici, fa partes aequales.
Tere argentum vivum cum
gummi arabici donec globuli mercuriales mucilagine
amplius appareant ; dein adde faponem non
Rhabarbarum, 9 & cum
arque
arabici in maffam pilularem mucilagine redige, è gummi
drachmis fiant pilulae duodecim
fingulis
zger duas vel très manc & velperi. quarum (L) capiat --- Page 102 ---
88 Infrudions pour les Europeens
SECTION SECONDE.
attaqués de confomption
Dec ceuxquifon:
6 d'hydropific.
LA confomption eft ordinairement
d'une toux obftinée (1)-
accompagnée
M.Lind,sinfi que la plupart
(1)11P Auteurs paroit anglois que , a confondu la confomp- a
des
dite: il y
tion avec la phrifie proprement très-effentielle entre
cependant une différence La première eft un dépéces deux maladies. de tout le corps 7 accomriffement génèral vif & fébrile, mais fans toux
pagnéd'un crachat; pouls au lieu que la feconde 1 ordinaire- a
ni
caufée par un ulcère au poumon 2 8
ment (ymptome une toux confidérable
Tespedoration, pour
me réuffit le mieux
Un des remèdes qui
ef Télixir parecontre la toux des phifiques, de Londres ;1l
gorique de la pharmacopée la poitrine, &
diminue Tirritation s- dégage Voici comment on le
retablit la refpiration.
compofe.
7f. De fleurs de benjoin, fa 5i
d'opium purifié 9
Dii
de camphre efienrielle % d'anis, 3 B
d'huile
reStifié, ib ij
d'efprit-de-vin tenez le mélange en digeflion pert
Mèlez,
fafffant; enfuite hltrez.
dant un temps
pharmacopée la poitrine, &
diminue Tirritation s- dégage Voici comment on le
retablit la refpiration.
compofe.
7f. De fleurs de benjoin, fa 5i
d'opium purifié 9
Dii
de camphre efienrielle % d'anis, 3 B
d'huile
reStifié, ib ij
d'efprit-de-vin tenez le mélange en digeflion pert
Mèlez,
fafffant; enfuite hltrez.
dant un temps --- Page 103 ---
qui reviennent des pays chauds. 89
Je confeillerois à ceux qui font dans
cet état 2 d'aller paffer T'hiver à Lisbonne , à Naples ou dans les parties méridionales de la France, avant
de revenir en Angleterre (2). 9
Pai ci-devant indiqué les remèdes
propres à combattre cette maladie
à l'article Phtyfis, dans les formules 9
de médicamens que j'ai données à la
fitite de mon Effai fur les moyens de
conferver la fanté des gens de mer.
J'ajouterai que quelquefois l'eau chaude de Briftol, prife à fa fource (3),
Cet élixir eft tiré de le Mort; mais on a
retranché de la compofition originale trois
ingrédiens inutiles, favoir s le miel, la régliffe & le fel alkali. On le prefcrivoit autrefois fous le nom d'élixir afthmarique
méritoit affez bien. (T)
? qu'it
(2) Ileft certain queles perfonnes qui font
devenues phrifiques dans les pays chauds,
fuite précipiteroient dans
leur fin en paffant tout de
une température
de
celle qu'ils ont quittée; la tranfpiration, très-éloignée néceffairement interceptée par ce contrafte de
climat, donneroit lieu à un afflux d'humeurs
plus confidérable fur les poumons 2 & par
conféquent empireroir le mal. (T)
(3) En France nous ordonnons, avec u1
égal fmecès,les eaux du Mont-d'Or, celles de
Bonnes, celles de Cauteretz, a de Barrèges,
ature
de
celle qu'ils ont quittée; la tranfpiration, très-éloignée néceffairement interceptée par ce contrafte de
climat, donneroit lieu à un afflux d'humeurs
plus confidérable fur les poumons 2 & par
conféquent empireroir le mal. (T)
(3) En France nous ordonnons, avec u1
égal fmecès,les eaux du Mont-d'Or, celles de
Bonnes, celles de Cauteretz, a de Barrèges, --- Page 104 ---
Infrudions pour les Europiens
fur mer pendant l'été (4),
% voyages
de Bagnols, de Selz, de Selter s 8c. Les
fur-tout ont fort bien réuffi en
trois premières
pareil cas. (T)
feuls dans un
(4) Ces voyages ont guéri
Ebenezernombre infini de circonftances.
de leur
Gilchrift, médecin anglois, a parlé
utilité. L'Ouvrage qu'il a publié fur cet objer,
& dont nous devons la tradustion àM. obferva- Bourru,
contient, entr'autres chofes 2 treize
tions très-frappantes fur les avantages qu'ils moim'a convaincu
ont procure.liexperience de la
& de
même des bons effets
navigation efpèces de
l'air de mer dans les différentes & leurs différens
confomprion & phrifie s
a
degrés. On s'en trouve bien lorfqu'il tuber- n'y
que de fimples obftrudtions, de fimples
cules cruds 2 & même quand il y a purulence ou ulcération. Nous obferverons que
les phtifies un peu avancées ne peuvent Beaucoup point
fe guérir fans de longs voyages. lutilité des
de praticiens ont fu apprécier
Mead
voyages fur mer contre la pulmonie.
les a recommandés: ; Boerrhave en a parlé.
Les voyages par terre 3 quand les auffi premiers quelne font pas praticables, contribuent évidente à la guérifon.
quefois d'une manière
a fait de bien dans
Onfait combien T'équitation d'exercice lève les
certains cas. Toute efpèce & détruifant la vifcoembarras, en divifant
la force & le
fité des humeurs, augmentant
reffort (yftaltique des vaifleaux pulmonaires. (T)
errhave en a parlé.
Les voyages par terre 3 quand les auffi premiers quelne font pas praticables, contribuent évidente à la guérifon.
quefois d'une manière
a fait de bien dans
Onfait combien T'équitation d'exercice lève les
certains cas. Toute efpèce & détruifant la vifcoembarras, en divifant
la force & le
fité des humeurs, augmentant
reffort (yftaltique des vaifleaux pulmonaires. (T) --- Page 105 ---
qui. reviennent des pays chauds,
& les cautères (5) furle côté
ont eu d'heureux effets.
malade,
Je tiens du Chevalier Jean Elliot :
qu'il a réufi fréquemment à rétablir 2
des malades
dans les
épuilés par un long féjour
pays chauds, & les
réitérées des maladies de ces climats attaques
même lorfqu'ils
gleterre dans la débarquoient mauvaife
en Anfaifon de
Fannée, 2 avec les accidens les plus
fâcheux, 2 tels que dureté du
tre : dévoiement & fièvres bas-venlès minoient & confiumoient étiques, leurs
2 en
2auiar
abandonnant T'ufage des
narcotiques 3 des aftringens 9 & de
tous les remèdes
auxquels on donne
côté (s) de Pringle la
confeille auffi le feton du
Les ventoufes poitrine qui paroit le plus affecté.
actuel , n'ont s pas les été veffearoires, moins
le cautère
de pareille circonftance. Il eft ici préconifés fort
en
faire une dérivation ; car
effentiel il
ulcère aux poumons, 2 leshumeurs quand y a
plus grande abondance, par l'irritation yaffluent de en la
matière, & la moindre réfiftance
vent à s'y porter. Au refte, il qu'elles troutous ccs moyens étoient
m'a paru
cilifs quand les malades étoient principalement 9t
ment artaqués de toux & de fluxions alternativeaux dents 2 aux oreilles, &c. (T) à la tête, --- Page 106 ---
- Infrualions
les Europeens
commtnément 92
femno nom de fortifians ,
les mettre à celui du lait & des
pour
leur donnant en même
fruits (6);
feul, comme
temps le fel polichrefte Paffociant à la gomme
altérant ; ou
trop d'irritaarabique, s'il produifoit inteftins.
tion fur T'eftomac & les
Pendant lemploi de ces moyens
curatifs, il faifoit frotter le bas-ventre, décocmatin & foir, avec une forte
tion de cigué dans l'huile 9 tant qu'il
y avoit de la dureté.
dans
Je tiens également de lui, que oil la
tous les cas de confomption Téquitation,
fièvre eft confidérable, d'exercice,
comme toute autre efpèce en réfuldeviennent nuifibles . , qu'il
de violence dans les fympte plus & une fin plus prompte.
tomes, Il m'a de plus alfuré que > d'après
: s'étant
des autorités trepreipeables, le
déterminé à faire prendre écrouelleu- quinquina pour les affeétions vu de bons
fes, il n'en avoit point d'inflammation 1
effets dans le cas
contraire il produifoit
mais qu'au
(6) J'ai guéri par ce moyen fimple trois
phifics affez avancées. (T)
pte plus & une fin plus prompte.
tomes, Il m'a de plus alfuré que > d'après
: s'étant
des autorités trepreipeables, le
déterminé à faire prendre écrouelleu- quinquina pour les affeétions vu de bons
fes, il n'en avoit point d'inflammation 1
effets dans le cas
contraire il produifoit
mais qu'au
(6) J'ai guéri par ce moyen fimple trois
phifics affez avancées. (T) --- Page 107 ---
qui reviennent des pays chauds, 93
alors la phtifie confirmée 2 en augmentant la fièvre, 2 & faifant fuppurer
les tubercules. (7) 9 qu'il s'étoit affer-
(7) En général on eft très-peu d'accord
for l'ufage du quinquina dans le traitement
de la pliifie; les uns en font
les autres des détracteurs outrés. enthoufiaftes, Il m'a
convenir dans le premier degré de la mala- paru
die, fur-tout lorqu'elle étoit catharreufe il
eft alors utile, en fortifiant les fibres du ;
mon, 9 facilitant la tranfpiration, 9 & erdont
la lappétit.Iineme; dégénération paroit pas moins indiqué dans
lorfque la phtifie purulente eft la fuite des d'une humeurs fièvre s ou
miténte
interinvétérée.II ne vautabfolument
comme le dit notre Auteur d'après M. rien;
loriqu'il y a inflammation. On doit Elliot s
ment s'en abftenir lorfque la difficulté pareille- de refpirer eft confidérable, & que fon
occafionne fuffocation, 3 lorfque les obftructions ufage du
poumon font confirmées, & qu'il ne fe fait
point d'évacuation.
Qnand je donne le quinquina dans la
fie, 2 fouvent je l'incorpore dans un éleétuaire phtiavec le foufre, de manière que ce dernier
remède foit un peu laxatif. Souvent auffi je
faisjoindre à cette compofition quelques balfamiques, des moins échauffans ; ainfi combinés, ils paroiffent avantageux, au lien
donnés feuls ils font peu d'effer.
que
Il me refte à faire obferver qu'il y a des
circonflances où le quinquina marié au lait
réufit dans la phrifie la plus confirmée, Dc
phtiavec le foufre, de manière que ce dernier
remède foit un peu laxatif. Souvent auffi je
faisjoindre à cette compofition quelques balfamiques, des moins échauffans ; ainfi combinés, ils paroiffent avantageux, au lien
donnés feuls ils font peu d'effer.
que
Il me refte à faire obferver qu'il y a des
circonflances où le quinquina marié au lait
réufit dans la phrifie la plus confirmée, Dc --- Page 108 ---
94 Infrutions pour les Europèens le fuccès
mi dans cette opinion par
avoit obtenu d'une pratique opqu'il
& enfin par les obfervations
pofée 9
du Chevalier Guillaume
nombreufes Ce Médecin confommé 9
Duncan.
de trente années, a
qui, pendant
à Londres 9 & a
éxercé fa
de malades
ra
fuivi un grand nombre de la confompdans tous les degrés
des glandes 9
tion & d'obftructions foit accidentelles 9
foit héréditaires,
dur Pérou adn'a jamais vu Técorce
lorique ces
miniftrée avec fuccès 2
de fièvres
maux étoient accompagnés mais s'eft apperçu 2
inflammatoires ;
augmenla plupart du temps, & la qu'elle rendoit incuratoit la maladie, 2
ble (8).
Haen l'attefte d'après fa propre expérience. Teffet de
Ce praticien confeille donnant de feconder la décoftion de la
ces remèdes en d'une vipère & les chairs
quatrième fervi partie à la décoltion réduites en conqui ont
fcrve. (T)
article fur la phtifie, notre
(8) Dans cet
de pluficurs moyens
'Auteur n'a. point affez parlé
; les borcuratifs vantés
gentralement l'en ont empéché!
nes qu'il s'étoit prefcrites rien ditdel'eau de chaux,
Par exemple, 1 il n'a --- Page 109 ---
quireviennent des pays chauds,
Les perfonnes attaquées d'hydro- 95
pifies peuvent venir direétement des
fi propre à déterger lcs ulcères
invétérés du poumon ; des bains putrides de
&
recommandés par Solano, enfuite
terre s
Fouquer, &c.; de l'eau de
par. Bordeu,
nifée par Berkley ; de la gondron, précofucre rofar, 2 de la conferve térébenthine de rofes,
s du
& du fagou ; du féjour dans les du falep
vaches, despilales den morton,dest étables à
dans le premier
fudorifiques
des
degré,desacides, des errhines,
le Pois, fumigations, Thomas 9 dont Benediéus 2 Nicolas
& derniérement M. Bartholin, Willis, Mead,
parti fi
Billard, Il
. ont fu tirer un
avantageux.
en exifte
qui a paru depuis quelque temps faire encore le un
filence. grand bien s & qu'il a également
plus
Nous voulons parler de la paffé racine fous
polygal a amer. M, Collin
de
Vienne, l'a preferit avec le 9 médecin de
contre la fuppuration du
plus grand fuccès
ordonne la décoction fuivante. poumon. Ce praticien
7. Rad. polygal. confcif,
3iij
remanent.
coq. cum aq. ibij ad
tbjs
cui adde
fyr. hyfopii,
M. C intra biduum diacodi
fa 3j
partitis dofibus affumat.
M. Collin confeille en même
once de fyrop diacode
temps une
- Si le cas le requiert, pour il fair le foir.
faire une po-
uccès
ordonne la décoction fuivante. poumon. Ce praticien
7. Rad. polygal. confcif,
3iij
remanent.
coq. cum aq. ibij ad
tbjs
cui adde
fyr. hyfopii,
M. C intra biduum diacodi
fa 3j
partitis dofibus affumat.
M. Collin confeille en même
once de fyrop diacode
temps une
- Si le cas le requiert, pour il fair le foir.
faire une po- --- Page 110 ---
pour les Europèens air
96 Infruaions
: un
chauds en Angleterre
* #
finguliérement influer fur
Ea peut
leur guérifon.
autant de fyrop de diacode que
tiou avec
dont on prend une petite
d'oximel cuillerée fcillitique, de temps en temps. très-affoibli &
Suppolé que le malade (oit
avec l'eau
maigri 2 il donne le lait coupé la décodion de
d'orge en même temps que
polygala.
diminue, , & que la refpiSil'expeBoration difficile, il veut qu'ouration en' devienne plus ci-deffus 2 on prenne
tre les remèdes indiqués de cette poudre :
quatre fois le jour un gros
3i
2h. Sacchari miner. cryftall.
gr. XV
kermes diaphoretici non abluti, 3j
antimoni
Mifce , f. pulvis.
du polygala 2. la poitrine peut
Dans l'ufage
la toux devenir
fe deffécher , fe refferrer fréquente, 9 alors il tâche
violente plus
par la boiffon fuiS" remédier à ces accidens
vante.
3jB
2f. Rad. falep.
- hor.
coq. cum aq. pur. gfperit tbj adde
colat.
fyr. de diacodio,,
veljij
Mifce fumat aeger omni trihorio, 2 3 iij de M.
Le polygala a réuffi eritre ou les ily mains avoit des
Collin, mème dans les cas long-temps, ou les
fueurs noéturnes depuis failoient vomir, ou la maiefforts de la toux
Le --- Page 111 ---
qui reviennent des pays chauds,
Le doéteur Monro & le Baron 97
Van-Swieten (0), font ceux qui ont
donné les meilleurs traitemens des
hydropifies. J'ajouterai
les malades ayant encore affez SEO force
ai fouvent guéri
2 j'en
2 quoique attaqués
greur étoit extrême, ou la fièvre lente étoit
invétérée.
Le
confifoit à manger des crêmes
d'orge, e riz, de légers farineux, des herbes
bouillies dans le bouilion. :
Ce médicament a eu tant de fuccès dans
certains cas 9 qu'il a diffipé des
de phtifie en quinze jours 2 au fymptomes de
M. Collin.
rapport
La racine de polygala amer eft un remède
ballamique, déterfif, confolidant, corroborant
en même temps qu'adouciffant.
a lieu de
croire que c'eft un des meilleurs ly
ait
encore trouvé contre la phtifie.
qu'on
Les folides étant trop tendus, irrités,
émolliens, 2 les
doivent en 9 les
céder Tufage. On FETE auffi y avoir recours prélorfque les ulcères fe trouvant cicatrifés,
total ou en partie 2 par Tulage du
en
la toux fe réveille , qu'ily a un fentiment polygala, de
contraéion dans la poitrine. (T)
(9) Voyex Effais furlhydropifiedud doéteur
Monro 9 & les Commenraires de VanSwieten fur les aphorifmes de Boerhaave
tom, iv. (L)
a
Tome 11,
E
uffi y avoir recours prélorfque les ulcères fe trouvant cicatrifés,
total ou en partie 2 par Tulage du
en
la toux fe réveille , qu'ily a un fentiment polygala, de
contraéion dans la poitrine. (T)
(9) Voyex Effais furlhydropifiedud doéteur
Monro 9 & les Commenraires de VanSwieten fur les aphorifmes de Boerhaave
tom, iv. (L)
a
Tome 11,
E --- Page 112 ---
Infirmilions pour les Europiens
98 depuis long-temps : 2 - en excitant d'un une
douce falivation (10) au moyen
de pilules mercurielles que
fcrupule
vers le foir, tous
je faifois prendre,
pour
les deux jours, & en preferivant mixture
intermédisires une
les jours la fcille & le fel diurétifaite avec
cette méthode a
que (11). En 1765
(10), On s'eft apperçu être depuis utile long-temps dans Thyque la falivation homme pouvoit de vingt cinq à trente
dropifie. attaqué Un d'une afcite & d'une anafarque, dans les
ans,
trouvé aucun foulagement
fut
remèdes n'ayant qu'on lui avoit fait prendre la 9 (aliia
& enfuite par
guéri par pontion, recours à ce dernier moyen 9
vation. On eut
: ni aucun des
parce que, ni la paracentèfe. adminifirés,ne déremedes qu'on lui avoit exterieures, Voyez
barraffoient les parties des Sciences, année
Duverney, Mim. de PAced. dut fa guérifon à une
1703 : Un accidentelle, hydropique ,excirée par dumercure dont
quiétoit falivation mélé avec des pilules jours. purgatives Voyez Mi
il ufa pendant quatorze Oéf. 36. (T)
Cur. déc. 2, ann. 4,
3 V
(11) 2f. Aq. polegii compol. Gimpl.
raph.
al. diuretici,
I
oximellis fcillitici.
M. capiat 3 6 quater in die. (L) entre dans
L'eau de poulior fimple qui --- Page 113 ---
qui reviennent des pays chauds,
fauvé plus de quarante
chez lefquels la maladie hydropiques, s'étoit décla- 9
cette formule, fc fait ainfi.
Prenez de feuilles de pouliot
féchées,
tbjs
d'eau commune ce qu'il en faut
pour empécher les feuilles de brûler.
Retirez par la difillation huit livres de
liqueur.
L'eau de raifort compofée fe
la manière fuivante.
prépare de
Prenez de feuilles de cochléaria
nouvellement de
cueillies t iv
racine deraiforrfraiche
d'écorce d'orange noude velie >
da tbij
mufcade,
3ix
d'eau-de-vie, d'eau
ib xvj
pour prévenir l'odeur commune ce qu'il en faut
Retirez par la diftillation empyrcumarique. feize livres
liqueur.
de
Quant au fel
foliéc de tartre diurétique 2 c'eft la terreciens. Ce fel 9 connue de tous les
fage eft des neutre eft un de ceux dont prati- l'uplus utiles.
fa nature, vraiment
Lorfqu'on réfléchit fur
mef facilité avecl laquelle favonmeufe,& il fe diffout fur l'extrê.
les menftrues aqueux &
dans tous
même temps on a eu occafion fpiritueux d'obferver ; qu'en
effets, on ne trouve point outré
ces
l'illuftre Boerhaave en a fait dans l'éloge
mens de chimie, Mifcible
fes Blc
avec les liqueurs
E: 2
.
fa nature, vraiment
Lorfqu'on réfléchit fur
mef facilité avecl laquelle favonmeufe,& il fe diffout fur l'extrê.
les menftrues aqueux &
dans tous
même temps on a eu occafion fpiritueux d'obferver ; qu'en
effets, on ne trouve point outré
ces
l'illuftre Boerhaave en a fait dans l'éloge
mens de chimie, Mifcible
fes Blc
avec les liqueurs
E: 2 --- Page 114 ---
pour les Europèens
100 Inftradtions fuite de fièvres intermittentes
rée à la
invétérées (12).
fa volatilité le rend endu corps humain , de pénêtrer avec elles
core ples fufceptible les plus déliés. M. Baron fe
dans les canaux raifon, dans fes notes fur le cours
plaint, ,avec de Lémery, pag.7 748,de ce qu'on
de chymie
fel
fouvent en France,
n'emploie pas ce en plus a retirée dans les nalaC'ef T'utilité qu'on les glandes rénales & leurs
dies qui attaquent a fait donner à ce
dependancts 2
Londres 9 le nom de
ECNFI
les Médecins dénomination
dénote trop vadiurêtique :
peut d'ailleurs ne
fes ufages,8
guement pas lui convenir toujours, la dofe à laquelle on le
Ce (el, fuivant la difpofition du fujet, agit
donne, & fuivantl felles ou par les urines 2, mais
ou par les
cette 2
dernière voie. (T)
plus fouvent par
& fur-
(12) Les hydropifies en général, les fuites
9 font frequemment les
tout Tanafarque intermitentes dans toutes
pardes fièvres
ties du monde. doux
été très-utile comme
Le mercure
dans
: il
panicaliérement cette
Ms2Ne
diurétique Dans une circonftance de les
Kanafarque. ou tout étoit comme le défelpéré, fuccès imaremèdes efpèce, fuivans ont eu tout
ginable.
3j
2f. Eleêt. è fcordio lavigatigr. 9
V
calom. optime duabus vicibus hora
Fiat bolus fumendus --- Page 115 ---
qui reviennent des pays chauds, toi
fomni, & mane proximo. Pof fecundum bolum
affumptum fumat ager hauflum fequentem,
7. Inf. fenne,
3i
tinét.
Mifce.
rheifpirit.
3 I
Les pilules fuivantes orlt également été
très-uriles.
7. Saponis,
5j6
gummi ammoniaci,
3j
falis martis,
3 S
fpecier aromat,
rad. fcilla ficcat 3 da gr. xxiv
balf, Peruv. q.f
fiant pilule,
xxxxviij
a catharfi quarum famat iv bis in die, diebus
cinerum liberis > fuper bibendo hauflusa
genifte.
On nous permertra d'obferver ici
les remèdes
qu'ontre
indiqués par notre Auteur, ainf
que par MM. Van-Swieten & Monro auxfe quels fert il nous renvoie, ily en a un dont s on
avec le plos grand fruit dans les cas
d'hydropifie de M.
: nous voulons parler des pilules
Bacher, Leur
fur tous
autres médicamens adoptés avantage jufqu'à
les
confifte, quand elles font
ce jour >
boiffons
accompagnées de
fent feules approprieés, en ce qu'elles remplic.
toutes les indications.
elles divifent ; de l'autre,
D'une part,
matières amollies & rendues 2 elles évacuent les
elles angmentent
fluides ; enfin,
tion des folides l'énergie du fang par l'actiennent,
3 qu'elies raniment 8: fou:
E3
amens adoptés avantage jufqu'à
les
confifte, quand elles font
ce jour >
boiffons
accompagnées de
fent feules approprieés, en ce qu'elles remplic.
toutes les indications.
elles divifent ; de l'autre,
D'une part,
matières amollies & rendues 2 elles évacuent les
elles angmentent
fluides ; enfin,
tion des folides l'énergie du fang par l'actiennent,
3 qu'elies raniment 8: fou:
E3 --- Page 116 ---
pour les Europiens
102 Infruitions
ont été faites dans les
Les obfervations militaires qui par ordre de la Cour 2
hôpitaux
Au refte,
leur
eft vive, & particuHEACERINI
comme
impreffion vers les folides, il faut reliérement d'attention dirigée quand on les adminiftre
doubler
chauds:il eft même bon alors
dans les pays la dofe , afin d'éviter l'aétion
d'en diminuer
(ur les inteftrop forte qu'elles évacuations produiroient exceflives qui en
tins , & les
feroient les formule fuites. de ce remède, telle qu'elle
Voicila
en
& donnée en 1772
a été compofée
Monteynard, alors mià M. le Marquis
A7Mas
M. Bacher père,
niftre de la guerre 9 par
médecin de Thann en Alface.
Prenez d'extrait d'ellébore noir;
de mirrhe s
ana i sujoi
de poudre dechardonbenit. felon T'art, ue maffe
Mèlez s & faites, l'on fera deffécher à l'air
de pilules 9 que ce qu'elle ait pris la confiflance
libre jufqu'a en former des pilules chacune
néceffaire pour
du poids d'un grain.
Le point effentiel de cette compofition de médit M. Richard dans fes Obfervations confifte dans
decine des hôpitaux militaires, d'ellébore
la préparation exaête de de l'extrait bien choifir l'elnoir. lleft très-important emploie : celui qui mérite la
lébore qu'on y
dans la Suiffe. 1l ne faut
préference fe trouve
cllébores
pas le confondre avec les difércns
pour
du poids d'un grain.
Le point effentiel de cette compofition de médit M. Richard dans fes Obfervations confifte dans
decine des hôpitaux militaires, d'ellébore
la préparation exaête de de l'extrait bien choifir l'elnoir. lleft très-important emploie : celui qui mérite la
lébore qu'on y
dans la Suiffe. 1l ne faut
préference fe trouve
cllébores
pas le confondre avec les difércns --- Page 117 ---
qui reviennent des pays chauds. IO3
du pays, ni avec celui qu'on nomme pied de
grifon, qui fe vendent indiffèremment chez
les droguiftes. Il faur être également attentif
fur le temps où fe fait la récolte de cette
racine. Quand on la retire de la terre en
tembre & en oltobre, elle contient beaucoup fepplus de réfine & de gomme 9 & fes fibres
font plus compactes & plus caffantes.
Pour en tirer l'extrait, on commence par
pulvérifer groffiérement la racine d'ellébore;
on verfe deffus une quantité fuffifante d'eaude-vie alkalifée 1 pour qu'elle foit parfairement humeétée ; on répère cette irroration
douze heures après. il faut un dixième
d'alkali de nitre 9 fixé par le charbon 2 fur
neuf parties d'eau-de-vie, qui doit être excellente.
Cette liqueur pénètre les parties conftitutives de la racine d'eilébore, les divife & les
diffour de manière, que celles qui font cauftiques & délerères, puiffent en être aifément
féparées, & être enlevées par des
tions répétées. Elle fait
évapora.
que fur le
à perdre en outre, prefâcre & nauféabonde champ 9
l'ellébore fon odeur
; celle qui la
paroit être favonneufe, & n'eft point remplace défafeconde gréable. Douze heures après avoir fait la
mence les irroration infufions d'eau-de-vie , on comau vin; par ce nouveau
neufe moyen on achève d'extraire la partie réfiqui avoit déjà été pénétrée
l'eaude-vie alkalifée 9 & on fe procure par la partic
gommeufe qui avoit échappé à ce premier
E 4
'ellébore fon odeur
; celle qui la
paroit être favonneufe, & n'eft point remplace défafeconde gréable. Douze heures après avoir fait la
mence les irroration infufions d'eau-de-vie , on comau vin; par ce nouveau
neufe moyen on achève d'extraire la partie réfiqui avoit déjà été pénétrée
l'eaude-vie alkalifée 9 & on fe procure par la partic
gommeufe qui avoit échappé à ce premier
E 4 --- Page 118 ---
404 Infirudions pour les Europèers
diffolvant : on emploie à cet effetle meilleutr vin de
vin du Rhin 7 Qu à fon défaut, On du jette fur
Grave, de la première qualité. dans des terla matière, qui doit être placée quanrité de lun
rines de grais, une fuffifante
l'efpace de
ou de l'autre de ces vins pendant
huit heures; on a foin de remplacer
quarante
ou qui pénêtre la racinc,
le vin quis'évapore, elle, de forte qu'il fur-
& s'incorpore avec de fix travers de doigt ; on
nage toujours
baffine d'argent,
met le tout dans une grande l'efpace d'une
& on le fait bouillir pendant enfuite à travers un
demi -heure ; on pafle chaude avec forte
linge la liqueur toute dans la terrine 2. le réfidu
exprefion. On rejette & l'on verfe deffus une
de cette opération, de vin du Rhin ou de
nouvelle quantité
le furnage de fix traGrave, julqu'a ce qu'il
le vin comme
vers de doigt : on remplace à mefure qu'il
dans la première opération, une infufion de
pénètre la matière, 8 après
à la déquarante. - huit heures, on procède ci-devant;on
costion & à Texprethion comme extraites, &
mèle enfemble les deux liqueurs
comme inutile > le marc, quin'a
l'on rejette ?. de faveur ni d'odeur..
plus guère
de cette liqueur fe fait de la
L'évaporation
fuivantes.
"manière & dans les proportions
deux
On fait bouillir dans la balline d'argent elle eft
parties d'eau très-pure, & quand de la démèle une partie
bouillante, 9 on y
aura troublée, avec
coStion d'ellébore, qu'on
gagne aiféla réine,.qui
la fpatule; 2 pour que
ette ?. de faveur ni d'odeur..
plus guère
de cette liqueur fe fait de la
L'évaporation
fuivantes.
"manière & dans les proportions
deux
On fait bouillir dans la balline d'argent elle eft
parties d'eau très-pure, & quand de la démèle une partie
bouillante, 9 on y
aura troublée, avec
coStion d'ellébore, qu'on
gagne aiféla réine,.qui
la fpatule; 2 pour que --- Page 119 ---
qui reviennent des pays chatds,
105,
ment le fond , 1 foit exaôtement mélée avec
lesautres parties extradtives. Ilfaur être attentif
àce que la baffine ne foit pas pleine, &
y ait un efpace fuffifant pour que la liqueur qu'il ne
dérera s'extravafe pas pendant l'opération. On moauffi le feu, afin d'éviter la trop
raréfadtion de la liqueur ; on pouffera grande l'évafiflance poration de jufqu'à ce qu'elle ait acquis la confyrop,
On répétera ce travail en
Ja feconde fois
foumettant, pour
une nouvelle
9 cette liqueur extradtive à
évaporation ébullitionavec del'eau,& à une
la
foffifante pour qu'elle reprenne
confiflance de fyrop : on prendra les
mes précautions qui ont été
dans méle premier travail, foit pour la indiquées quantiré d'eau
qu'on y emploiera, , qui doit être bouillante
avant d'y mêler l'extrait ; foit pour éviter la
raréfaction verfera
3 dont il eft très-fufceptible : on
enfuite dans une terrine.
Quand toute la liqueur aura fubi ces deux
opérations, tion
on procédera par une évaporalenve, à la réduire à la confiftance d'extrait, & on l'agitera continuellement
une (patule de bois ; enfuite on retirera avec la
baffine du feu; & on y verfera
un neuvième d'excellente
peu-à-peu
mêlera exaêtement avec l'extrait eau-de-vic, qu'on
le' champ
; on fera fur
degré de chaleur évaporer fort cette eau-de-vie à LIE
méthode on obriendra médiocre, le 5 & par cette
d'ellébore noir, imprégné & mélé double de la extrait
nière la plus intime avec la partie
madu vin,
extractive
E;
fera
un neuvième d'excellente
peu-à-peu
mêlera exaêtement avec l'extrait eau-de-vic, qu'on
le' champ
; on fera fur
degré de chaleur évaporer fort cette eau-de-vie à LIE
méthode on obriendra médiocre, le 5 & par cette
d'ellébore noir, imprégné & mélé double de la extrait
nière la plus intime avec la partie
madu vin,
extractive
E; --- Page 120 ---
pour les Européens
'106 Inpraitions
de la manière fuiOn prépare la myrrhe
& on
vante. On la pulvérife groflirement. de crin ; on la
la paffe à travers un tamis bafline, ohil y3 a une
jette enfuite dans une d'eau : elle sy diffout à
fufifante quantité
onla paffe toute chaude
mn feu mediocreralots & on Texprime forteà travers un linge à 9 un feu léger la myrthe
ment : on expofe
fans ceffe jurqu'a
ainfi diffoute, & on l'agite
d'extrait.
ait acquis la confiftance confifte à
ce qu'elle
du chardon-bénit
La préparation les feuilles de cette
réduire en poudre
LLE
cucillies avant fa fecondation,
qu'on aura féchées au grand air: on paffera cette
énfuite
un tamis de foie.
poudre à travers de fuivre Tcrupuleufement des
Il eft effentiel détaillées dans la formule
les précautions roniques ; il n'en eft aucune dans d'inurile. cette
Ca choix des fubftances qui moins entrent important. II:
compofition 1 n'eft pas
que d'excellente
faut fur-t tout n'employer du vin de la première quacau-de-vic., & fans raifon que M. Bacher
lité. Ce n'eft pas
au vin du Rhin & au
a donné Grave. la préférence Il feroit peut-être dangereux fans de
vin de innover à ce fojet,da moins
de rien
bonnes raifons.
on donne ces pilules
La dofe à laquelle raifon de Tâge, de la
doit varier en du climat, de la
eft de
FUEE
du tempérament,
un adulte elle
Communément pour
dans la matidix pilules : ils en prennent obfervanr de mettre
née trois pareilles > en
a donné Grave. la préférence Il feroit peut-être dangereux fans de
vin de innover à ce fojet,da moins
de rien
bonnes raifons.
on donne ces pilules
La dofe à laquelle raifon de Tâge, de la
doit varier en du climat, de la
eft de
FUEE
du tempérament,
un adulte elle
Communément pour
dans la matidix pilules : ils en prennent obfervanr de mettre
née trois pareilles > en --- Page 121 ---
qui reviennent des pays chatds. 107
l'intervalle de deux heures de l'une à l'autre. Les perfonnes d'un tempérament robufte
en prennent quinze & même vingt à la fois.
Il eft rare qu'on foit obligé de diminuer la
dofe au-deffous de huit : il eft plus rare encore qu'on foit obligé de paffer celle de vingt.
Sur chaque dofe on prend du bouillon, du
perit-lait ou de la tifane chauffée chaque fois.
Lorfque l'eftomac eft agacé 7 on ne prend
qu'une ou deux dofes de pilules par jour; ; on
interrompt leur ufage chaque quatrième jour.
Si cependant elles ne produifoient point d'évacuations 2 on continueroit à en prendre
plus long-temps , en en augmenrant fucceflivement la dofe jufqu'à ce qu'on en ait obrenu
des effets fenfibles.
Nous avons dit au commencement de cette
note que les pilules toniques n'excluoient
point l'ufage des boiffons; ; nous devons ajouter qu'au contraire l'adion de ce remède n'eft
jamais plus affurée que quand le fibre eft dans
le relâchement.
En récapitulant les' principaux fymptomes
qui accompagnent Thydropifie , & revendiquant la boiffon comme foulagement & comme remède, on verra que ia foif
féchereffe de la bouche
ardente,la
falive qui la
la 2 la vifcofité de la
fuppofe s
crifpation & l'imperméabiliré des couloirs ? qui en font les
fuites, 9 néceffirent fon emploi. L'indication
eft d'autant plus urgente à cet égard, que les
folides font plus
humeurs
tendus, : plus delféchés, les
plus âcres 2 plus incendiées, plus
E6
ereffe de la bouche
ardente,la
falive qui la
la 2 la vifcofité de la
fuppofe s
crifpation & l'imperméabiliré des couloirs ? qui en font les
fuites, 9 néceffirent fon emploi. L'indication
eft d'autant plus urgente à cet égard, que les
folides font plus
humeurs
tendus, : plus delféchés, les
plus âcres 2 plus incendiées, plus
E6 --- Page 122 ---
108 Infiruttions pour les Européens
épailites. Elle le feroit encore davantage-s'il de ces
étoit pofmible 1 quand à quelques-uns trop comdéfauts fe joint. 9 comme il n'eft que vifcères. Les
mun 5 T'obftrustion de feulement quelques utiles pendant
délayans ne font pas
ils font même
l'ufage des pilules toniques, préparer 2
; fans eux
indipenfables dans pour bien des s'y cas, un remède trop
on auroit,
s'exactif, &la nature ne pourroir de pas.,.fans liquide néce(-
ténuer, fournir la quantirs matières tenaces, dures
faire pour délayer les
toujours la
ou épaiffes s qui font prefque
caufe des hydropifies. ont été évacuées, foit
Lorfque les eaux
toniques -ou autres
par Tulage des les pilules malades fe croient guéris 5
médicamens, s la
n'eft qu'à moinié:
mais bien à tort; guérifon
le mal ou
il refte à réparer les défordres que ont faits.
la caufe , comme dit Boerhaave,, le
dans
régime quil
C'eft principalement les remèdes qui conviennent à
faut chercher
maladie.
cette époque de la être fourenu : les friétions,
L'exercice doit fouvent des merveilles.
Téquitation font il doit être réglé fur le degré
Quant au repos,
Celui qui eft
dépuifement & la conditution.
doiz
lâche & humide 7
d'un tempérament dormir beaucoup moins 3 &
néceffairement
celui qui fe trouve d'une
agir davantage que
nature oppolée.
celui qu'il
L'air pur 2 fec ou tempéré,efl froid & Thumifaut confeiller : le grand
favorifes
dité font dangereux ; ils peuvent
quitation font il doit être réglé fur le degré
Quant au repos,
Celui qui eft
dépuifement & la conditution.
doiz
lâche & humide 7
d'un tempérament dormir beaucoup moins 3 &
néceffairement
celui qui fe trouve d'une
agir davantage que
nature oppolée.
celui qu'il
L'air pur 2 fec ou tempéré,efl froid & Thumifaut confeiller : le grand
favorifes
dité font dangereux ; ils peuvent --- Page 123 ---
guireviennent des payschauds,
les rechûtes : c'eft par cette raifon
effentiel de faire éviter avec
qu'il eft
du foir & du matin-,les
foin la fraicheur
Preffion de tous les météores brosillards, & l'imaqueux.
2 far-tout les
Le vétement doit être chaud; il faut
enretienne une chaleur
qu'il
fottenir la tran(piration. modérée, 2 propre à
Il ne faut permettre que des alimens légers, fubftantiels, faciles à
boiffons
digérer, 9 & des
baies de géniévre, roniques 9 telles que l'infufion de
de mélifle,
d'écorce d'orange amère,
bien dépouilléde d'hyfope, fon de fauge, 2 le bon vin
infofer de
màrc,&c. Onpeut faire
la perite lablinthe, de la germandrée, de
donner deux cenraurée, &cc., dans du vin, & en
Les
ou trois fois par jour.
précautions
tres femblables, fuffifent indiquées jufqu'ici, & atterminer Thydropifie chez ordinairement les
pour
vigoureux, , & tous les
jeunes gens
bien confimés & dont fujets- naturellemens
pas été délabrés , par la
les vifcères n'ont
ture de la maladie. Pour longueur les ou par la nament foibles, ou qui- ont'été fujets naturellement appauvris, il eft effentiel extraordinairevenir la rechûre, 3 qui feroit
s pour préque la première
plus redourable
les remèdes & maladie, de ne pas négliger
ont coutume de précautions que les Médecins
font les frictions, prefcrire les onations, en pareil cas : ce
tions 2 les
les fomentale
fumigations avec des aromates s
benjoin > T'oliban, le fuccia,le maftic, le
lement appauvris, il eft effentiel extraordinairevenir la rechûre, 3 qui feroit
s pour préque la première
plus redourable
les remèdes & maladie, de ne pas négliger
ont coutume de précautions que les Médecins
font les frictions, prefcrire les onations, en pareil cas : ce
tions 2 les
les fomentale
fumigations avec des aromates s
benjoin > T'oliban, le fuccia,le maftic, le --- Page 124 ---
IIO Infirudions pour les Européens
firax, &c. On fait prendre auffi intérieurement les aromatiques 2 qui ont une huile e
effentielle, pénétrante s comme la cannelle 9
legingembre.la mufcade, T'écorce de Winter,
la femence de carvi, de cumin 2 la coriandre,8c. Les aromatiques fimples 9 les amers
& les végétaux qui ont un fel alkali 1 fpit
vojaril, foit fixe, font le même effet : tels
font lablinthe, le genet, 1 le cochléaria, raifort fauvage, T'ail,
le creffon, la moutarde,1 le la camomille, la
le quinquina 2 la genriane s l'anis. Tous ces
petite menthe 9 Thyfope le ton 9 & les ofcillations
remèdes augmentant Ies
volatilifent
des folides, divifent
liquides, tandis qu'ils
en quelque forte le fuc nerveux,
du fyfaugmentent Ténergie & la vibratilité
tème nerveux lui-même. On les adminifre
fous différentes formes 9 en fubftance 2 en
infulion, en extraits , en opiars, &c. convient
Le fer eft un corroborant qui ne
il ftipas moins à la fuite des hydropifics;
mule les fibres 1 & a une verru Atyptique
légérement aftringente, qui n'ajoute pas peu
à fon mérite dans les cas dont nous parlons. mérite
Néanmoins le vin anti-fcorbutique fur le vin chalibé. On
fouvent la préférénce
dans les
ne fauroit affez le recommander le fang a peu
conftitutions lâches, 2 lorfque
à la
de cohérence 2 ou quelque difpofition également
diffolution feorbusinuc.1'el lorfqu'on emc
pre pour prévenir Thydropifie
la rechûte
ploie à propos, 2 & font pour évacuécs. empècher Si les viclorfque les eaurx --- Page 125 ---
gri reviennent des pays chauds, IIY
cères n'ont pas été gravement léfés, fa
cipale action eft de réveiller les fonétions prindigeflives, 2 de ranimer la circulation, & de
pouffer par les urines.
Lorfqu'après l'évacuation de Tépanchement
hydropique, 2 les fonétions
fent allez
& principales paroifqui fervent régulières, à la fécrétion qu'il n'y a que celles
des férofités
languiffent , la décoction de
qui
le faffafras, 9 dit M.
quinquina avec
moire duquel
Daignan 9 dans le ménous avons expofé nous fur avons puifé tout ce que
Venir les rechûtes de les moyens de prémède le plus efficace ; l'hydropilie, il
eft le renière la plus fenfible produit, de,la maaftringens des
9 l'effet des toniques
rétiques, (T) diurétiques & des diaphoats
ce
décoction de
qui
le faffafras, 9 dit M.
quinquina avec
moire duquel
Daignan 9 dans le ménous avons expofé nous fur avons puifé tout ce que
Venir les rechûtes de les moyens de prémède le plus efficace ; l'hydropilie, il
eft le renière la plus fenfible produit, de,la maaftringens des
9 l'effet des toniques
rétiques, (T) diurétiques & des diaphoats
ce --- Page 126 ---
112 Infiniions pour les Europeens
TROISIE ME.
SECTION
ont un fux de ventre
D E ceux qui habituel.
LA maladie à laquelle font le
ont
Aplar
fujets ceux qui en
effuyé eft un
coup dans les pays étrangers,
flux habituel. la rhubarbe ou l'ipécaSouvent
dofes 2 font du
cuanha 2 en ils petites échouent, & que le
bien. Quand
être
dérangé,
malade paroit en
été plus affociés aux
même lorfqu'ils ont obfervé
dix
narcotiques , j'ai calaminaire bien
grains de pierre
avec une
& incorporés
porphiritce. du philonium Londinen/e,
égalequantité du fuccès ; j'en faifois prenavoient
auffi
dre matin & foir. Préquemment la décoétion de
l'on en obtient avec
calaminaire eft le minéral
(1) La pierre confidèrent comme la
que les Chymiles du zinc : elle ett ferrugineufe.
anine On s'en propre fert communément pour convertir, le cuivre
par une efpèce de cementation s
rouge en cuivre jaune. (T) --- Page 127 ---
qui reviennent des pays chauds.
fimarouba (2); mais il faut
mac puiffe le fupporter. que l'eftoParmi le grand nombre de ces malades que j'ai eu occafion de traiter.
toujours vu que fi le mal étoit ,Jai trèsobltiné, 2 il n'étoit guère poffible de
(2) 2. Corticis
ag. font. fimaroube, 3i
coque ad
ibjfi
Tum colandus eft
ibj
titis hauflibus
liquor, 9 quem totum parmeridiem.
agrorus cbibaat quotidie ante
La première fois que j'ai fait ufage de ce
remede, été d'après la
dogteur Wind. (L)
recommandation du
En rapportant ce que dit notre
l'utilité du fimarouba dans les
Auteur fur
il convient que nous parlions des flux habituels,
ne faut pas méconnoitre dans limites fon qu'il
Autant de
cette écorce eft efficace quand ufage,
fortifier, autant elle eft
ils'agit
Cas d'abcès purulens
nuifible dans-les
où il réfide des matières aux inteftins 9 & ceux
eorps. Oa remarque qu'elle corrompues dans le
bons effe:s dans les
produit d'affez
les excrémens font dyfenreries lentes.lorfqe
avantageufement
(anguins. On la marie
après la ceffation du avec flux la de cafcarille 1 quand
font encore-fluides
fang, les felles
qu'elle aura du fuccès &glaireufes. On eft affuré
le flux des urines, & qu'elles quand elle augmente
font pâles, (T)
a remarque qu'elle corrompues dans le
bons effe:s dans les
produit d'affez
les excrémens font dyfenreries lentes.lorfqe
avantageufement
(anguins. On la marie
après la ceffation du avec flux la de cafcarille 1 quand
font encore-fluides
fang, les felles
qu'elle aura du fuccès &glaireufes. On eft affuré
le flux des urines, & qu'elles quand elle augmente
font pâles, (T) --- Page 128 ---
114 Infrudions pour les Européens
foulager fans Vaide del'opium; c'étoit
néceffité de l'unir à tous les autres
remèdes, tant purgatifs qu'aftringens.
fur-tout les échaufLes narcotiques,
fans (3) 2 ne font pas moins fpécifiques, dans ces circonitances 2 que
le quinquina dans les fièvres intermittentes ; & file malade paroit plus
leur
ou fi le
relâché pendant
ufage,
flux, quils auront fufpendu pour un
de temps, reprend enfuite avec
peu plus de force 2 il ne faut point en
conclure que ces médicamens ont été
mais s'en prendre à l'innuifibles tenfité de 2 la maladie 2 qui leur eft
fupérieure. Le flux habituel épuife fouvent par
fa durée ; mais il n'eft pas rare de
(3) 7f. Philonii Londinenfis, 3 S
pulv. rhabar.
gr. X
fyr. pap. albi, & hora
fir
mane
S.asaus
Fiat bolus
mendus.
2f. Olei cinnamomi, gutt. L
opii puri,
gr. 1confeet. cardiaca, 3 f3j
boli gallicae s
fyr. cujuflibet,
q.f
Fiant pilula. (L) --- Page 129 ---
quireviennent des pays chauds,
le voir s'arrêter avant la mort. IIS J'ai
été témoin dans cent occafions
près que les fluides du corps s'étoient qu'apour ainfi dire tous
flux
échappés par un
qui duroit depuis très 1e
les évacuations ceffoient long-temps, à la
&
le malade vivoit affez
fin,
tranquillement
pendant quelques femaines s
réduit à une maigreur extrême. quoique A
l'ouverture du cadavre,
7 les inteftins
n'indiquoient aucun figne d'ulcération, & paroiffoient en bon état (4).
(4) d'un Comme notre Auteur n'a fait mention
que
petit nombre des moyens curatifs
qu'on pouvoit employer contre les flux
>
tuels, nous allons dire un mot de ceux habipeut encore adminiftrer. Au refte, nous qu'on
vons obferver que les mêmes remèdes deréuffiffent pas à tous les fujets s & que ne
conféquent on eft obligé de les varier. par
Quand le flux de ventre eft
cède pas aux moyens connus obltiné,& ne
peut être d'une grande reffource. 2 Voici le calomel
ment on peur l'adminiftrer.
com:
7. Mercur. dulc.
rad. rhabarb. pulv.
gr. iij
conferv. cynosbat.
gr. V
M. fiat bolus fumendus horâ fumni. G.f
n'avoit Ce remède a opéré dans des cas où l'on
rien avancé par tous les procédés
eft
cède pas aux moyens connus obltiné,& ne
peut être d'une grande reffource. 2 Voici le calomel
ment on peur l'adminiftrer.
com:
7. Mercur. dulc.
rad. rhabarb. pulv.
gr. iij
conferv. cynosbat.
gr. V
M. fiat bolus fumendus horâ fumni. G.f
n'avoit Ce remède a opéré dans des cas où l'on
rien avancé par tous les procédés --- Page 130 ---
i16 Infrudions pour les Européens:
connus. On le répète à différentes reprifes ;
deux fois la femaine, : par exemple. Une cuillerée à bouche de la mixture de fracaftor le
après chaque felle, & une potion anodine
foir, fuffifent pour guérir bien des perfonnes.
Iy en a qui fe trouvent mieux du philonium de
Londinenfe, pris par intervalles 9 ou
potions compofées d'efprit de minderer & de
mithridat 1 ou de confections cordiales > ou
de bols anodins de thériaque.
(eule,
La mixture de bois de campêche,foit
foit mélée avec la teinture d'opium dc arrête
quelquefois les évacuations. L'extrait quinquina & la teinture de cannelle peuvent augmenter fon efficacité,
Ila été utile, dans beaucoup de flux invé:
térès,de prendre deux ou trois fois le jour
partie égale d'éledtuaire diafcordium, & d'éleétuaire de quinquina.
La poudre de Dower, depuis un fcrupnle
jufqu'à deux, a foulagé certains malades.
Les lavemens concourent finguliérement
à la guérifon : on les varie fuivant les circonftances. Les douleurs d'entraillés érant fortes, ies épreintes & le ténefme très-violens 9
on emploie les émolliens 1 1 dans lefquels on
fait entrer un gros de diafcordium , & un
fcrupule de teinture d'opium. Les lavemens
d'amidon, & ceux qui font purement anodins 2 ont réuffi dans des cas où d'autres
remèdes avoient eu peu d'effet.
La tunique veloutée des inteftins ayant
beaucoup fouffert > on s'eft bien trouvé de
es & le ténefme très-violens 9
on emploie les émolliens 1 1 dans lefquels on
fait entrer un gros de diafcordium , & un
fcrupule de teinture d'opium. Les lavemens
d'amidon, & ceux qui font purement anodins 2 ont réuffi dans des cas où d'autres
remèdes avoient eu peu d'effet.
La tunique veloutée des inteftins ayant
beaucoup fouffert > on s'eft bien trouvé de --- Page 131 ---
qui reviennent des pays chauds,
faire prendre, trois fois le
des
cordiales, auxquelles on ajouroit jour,
potions
de baume de
demi- gros
de quinquina Copahu, un fcrupule d'extrait
d'opium. Les 9 & cinq gouttes de teinture
lorique la tunique mucilagineux inteftinale valoient mieux
très-fenfible & irritable.
étoit enflamméc,
habituellement Onavu des perfonnes fe rétablir en buvant
gomme arabique. une décodtion d'amidon & de
vables de leur Quelquesuneso ont été rede.
guérifon à l'eau de
coupée avec le lait, 2 à de doux chaux,
qui
vomitifs,
mac s'adminifiroient fe
toutes les fois que l'eftotinal fe relâchoit; dérangeoit & 1 ou que le canal inteftions de froment, ; au lair uni aux préparalep,&cc.
s d'orge s de fagou, de fa:
Dans l'état purulent des
a d'abord confeillé l'eau tiède, inteflins, 2 Huxame
five ; enfuite l'eau froide
comme déterpium; L'eau minérale, dite avec un peu d'otrouve en Italie 2 eft aufi fabvarsis,qui fe
il en eft de même del la teinture tresbienfaifante de
:
Degner ofa fe promettre de rhubarbe:
dyffenteries purulentes en
guérir des
manne, ,joinre à l'extrait de purgeant avec la
tous les jours une infufion rhubarbe, de
donnant
raires 2 & dans les intervalles plantes vulnéquinquina & de cafcarille. Le même s l'extrait de
avoit fouvent recours à Ja cafcarille praticien &
cachou dans les flux habituels.
au
L'extrait de bois de campèche donné dans
J'eau de menthe, a fort bien réuffi, ainfi
que
ies purulentes en
guérir des
manne, ,joinre à l'extrait de purgeant avec la
tous les jours une infufion rhubarbe, de
donnant
raires 2 & dans les intervalles plantes vulnéquinquina & de cafcarille. Le même s l'extrait de
avoit fouvent recours à Ja cafcarille praticien &
cachou dans les flux habituels.
au
L'extrait de bois de campèche donné dans
J'eau de menthe, a fort bien réuffi, ainfi
que --- Page 132 ---
pour les Européens
$18 Infrudlions
baume de maftic de Cothenius 9 & l'éle
corce de Coneffy. Auteurs s'accordent à dire que
Tous les
font fouvent nécefles vomitifs & purgatifs nous occupe ;
faires dans la maladie qui &
les adE
dès qu'ily a des tranchées, que dures 2 ces
mens fortent en perites portions enfin, qu'on
derniers remèdes font indiqués;
qu'on
fon but 9 parce
manque frequemment
n'y a pas affez recours. de rhubarbe eft, dans
La teinture aqueufe le meilleur de tous les
beaucoup de cas 2
aftringens.
riz le
9 le falep 2 les
. Le-lait 2 le
2 fagou donnent la meilleure
purées fort légères , feul guérit fouvent. On
nourriture. Le falep
fe prépare en jettant
en fait une bouillie 2 qui racine bulbeufe 2 pulvédeux pincées de cette livres de lait, environ; ce
rifée, dans quatre fur le feu jufqu'à ce qu'il
mélange eft tenu
de crème & qu'il ait
ait formé une efpèce fortes raffes. On en prend
été réduit à trois matin & le foir. Dans l'inune à midi 3 le
pour boiffon, d'eau
tervalle, on fe contente, & l'on ne mange
de riz 7 ou d'eau bifcuit. feule 9 Afn de rendre la
d'ailleurs que du
eficace, on y ajoure
bouillie indiquée plus & deux heures après
un peu de cochenille,
une cuillerée
la troifième prife,, on prend communément en
d'élixir amer ftomachique: jours de traitement s
vingt ou vingt-quatre
la cure eft complete. de riz ; l'eau panée. s le lait
L'eau d'orge,
'on ne mange
de riz 7 ou d'eau bifcuit. feule 9 Afn de rendre la
d'ailleurs que du
eficace, on y ajoure
bouillie indiquée plus & deux heures après
un peu de cochenille,
une cuillerée
la troifième prife,, on prend communément en
d'élixir amer ftomachique: jours de traitement s
vingt ou vingt-quatre
la cure eft complete. de riz ; l'eau panée. s le lait
L'eau d'orge, --- Page 133 ---
qui reviennent des pays chauds,
d'amandes, la décoétion de
la décoétion
gomme arabique,
fons dont blanche, > font les meilleures boifd'ancienne on puiffe ufer. Mais quand les flux
fièvre
date font venus à la fuite d'une
mêlé bilieufe, 2 le vin rouge un peu
avec l'eau, convient
vieux,
Rien n'eft plus utile à effentiellement. ceux
flux invétérés, que-d'être
qui ont des
L'ufage des camifoles de flanelle chaudement vêtus.
des diarrhées très-anciennes. a guéri feul
cheval cft très-falutaire dans les L'exercice flux
du
tuels ; il fortifie les inteftins, Monro habiguérir parl'équitation,les)
vit
blanche, &
bouillons,1 la viande
un peu de bon vin, des flux
dyffentériques tres remèdes. invétérés, réfraétaires aux aumême
Jai, bien des fois s fait la
obfervation.
Les efpèces aromatiques
à
de dix à douze
prifes la dofe
dans
grains toutes les huit
une boiffon aqueufe de cannelle heures, 9
corce
s d'évin d'orange 2 & autres aromates unis au
réchauffer 2 font trés-indiqués quand il s'agit de
les intefins, de rendre du
ment au fang, & de fortifier les folides. mouvepeur en dire autant de la cochenille
On
à la dofe de demi- gros deux fois le donnée
dans un bouillon : prife de cette manière jour
réuffit complerement à Alexandrie. La elle
caire n'eft pas moins efficace
falibien M. de Haen
: on fait comen a fait l'éloge.
J'ajouterai à ce que j'ai dit
y a des cours-de-venre
julqu'ici,qu'il
après avoir été traités fans tres-opiniatres, fuccès
qui,
par tous
cochenille
On
à la dofe de demi- gros deux fois le donnée
dans un bouillon : prife de cette manière jour
réuffit complerement à Alexandrie. La elle
caire n'eft pas moins efficace
falibien M. de Haen
: on fait comen a fait l'éloge.
J'ajouterai à ce que j'ai dit
y a des cours-de-venre
julqu'ici,qu'il
après avoir été traités fans tres-opiniatres, fuccès
qui,
par tous --- Page 134 ---
les Europ. qui revien., Erci
ssolafr.pour
ordinaires , cèdent à des bains
les procédès de dix en dix jours, & à des
semperés, pris
Finfufion de racine de
Javemens faits avec
plufieurs par cette
fraifier : j'en ai dompté
méthode fimple. (T)
Fin de la troifème Partics
V
A
H D
-
a
a
APPENDICE --- Page 135 ---
12f
APPENDICE
Sur les fevres
intermitentes:
AvAxT traité des maladies
lières à différentes
particuje ne puis me réfoudre portions à diglobe,
plume fans faire part de quitter la
idées fur les fièvres
quelques
règnent dans les endroits intermittentes qui
de TAngleterre
on
marécageux
clure que mes ;
en pourra conpréferver des maladies précédens avis pour
dans les
étrangers 2 font les plus
pays
écarter ces fièvres
propres à
les lieux bas de notre 3 communes dans
moyens qui réufliffent ifle, le & gue les
combattré
mieux à les
5 font auffi les meilleurs
TEee puiffe employer contre les malaendémiques des autres
Une fièvre intermittente contrées.
qu'on appelle communément s ou ce
d'accès 2 peut fe montrer
fièvre
cantons les plus falubres de dans les
terre; mais on la voit
FAngleles lieux bas,
fur-tout dans
Tome II, 2 couverts de bois &
E --- Page 136 ---
Appendice
Les perfonnes de
d'eaux ftagnantes. & de tout fexe y font frés
tout âge expofées : les enfans mêquemment
n'en font pas
me à la mammelle
exempts. faut bien qu'elle foit morIl s'en les habitans du pays ; fa
telle pour
néanmoins déranlongue durée peut
& occalionner
ger leur conftitution, 1 difficiles à
des maladies chroniques 2
&
détruire (:) : mais les étrangers à un 2 air
font accoutumés
ceux qui
plus vivement;
pur,en font même frappés ils en font la vicquelquefois
time.
beaucoup plus de diffiOn éprouve les fièvres intermitculté à prévenir
Nous connoiftentes, qu'à les guérir. manquent rarefons des remèdes qui ; au lieu que
ment de les dompter encore pu : décounous n'avons pas auffi firs pour emvrir des moyens
ou mettre à l'abri
pêcher leur retour dans , un mauvais air,
del eur invafion
2 l'atrophie 9 la ca-
(:) La confomption
l'iétère, les
chexie,. le fcorbut s Thydropilie, vifcères, &c., font
obftru8ions des différens
de
fouvent la (uite des fièvres intermitentes
longue durée. (T)
ounous n'avons pas auffi firs pour emvrir des moyens
ou mettre à l'abri
pêcher leur retour dans , un mauvais air,
del eur invafion
2 l'atrophie 9 la ca-
(:) La confomption
l'iétère, les
chexie,. le fcorbut s Thydropilie, vifcères, &c., font
obftru8ions des différens
de
fouvent la (uite des fièvres intermitentes
longue durée. (T) --- Page 137 ---
fiur les fèvres
La càufe, immédiate intermistentei. 123
intermittentes dans les des fièvres
fains 2 tient au fol & à endroits malles plus
l'air ; mais
vent y éloignées, difpofer
ou celles qui peuranger dans cette 2 claffe varient, On peut
porte une impreffion de tout ce qui
regardé généralement
froid, & eft
à occafionner des rhumes. comme
s'y expofé en couchant
Ainfi R9ES
dans un
humide, ) dans des draps
lieu
pas affez fecs,
qui ne font
la nuit dans un 9 en
pendant
geant de
pays
2 en
REST
été mouillé changer d'habits après négli- avoir
On attribue par la pluie, &c.
les pays chauds vulgairement,t tant dans
froids, la plupart que des dans les pays
intermittentes & autres fièvres les
à dé femblables
inifpafitions,
irrégularités du caufes, ou bien aux
régime :
quoiqu'on les regarde
cependant,
capables d'y donner comme feules
tain qu'elles ne font lieu, il eft cerrecevoir les funeftes
difpofer à
mauvais air.
du
Epritee
La première chofe
feillerons pour fe fouftraire que nous conintermitentes dans les
aux fièvres
endroits malF2 --- Page 138 ---
Appendice des lieux bas
fains,eft de faire éloigner la faifon oùr elles
& humides, pendant
les perfonnes
ont coutume de régner elles 2 doivent habiquiy font fujettes; villes. Les mauter alors les grandes humide y font, pour
vais effets de réduits Tair à rien, par le nomainfi dire, feux & la fumée. On a toubre des
les fièvres interjours remarqué que non-feulement plus
mittentes étoient
violentes
fréquentes, mais même plus
& aux métairies, que
à la campagne
confidérables 2 ou
dans les villages villes. En s'y retirant, ou
les grandes vivre fur un lieu plus fec 8e
allant
une petite difplus élevé, quoiqu'à lon quitte, on a
tance de celui que de tous les préferfouvent le meilleur
vatifs.
l'automne de 1759, deux
Pendant
fur les comrégimens qui campèrent Portfmouth 0e 2
munes du fud 2 près
des fièvres
beaucoup à fouffrir
eurent
& des flux ; mais dès
intermittentes
& porté leur
qu'ilsl les eurent quittées, cinq milles de là 1e *
camp à environ de Port-Down, pas
fur la montagne n'en fut atteint.
un feul homme
fi lon eft obligé
En feçond lieu,
de 1759, deux
Pendant
fur les comrégimens qui campèrent Portfmouth 0e 2
munes du fud 2 près
des fièvres
beaucoup à fouffrir
eurent
& des flux ; mais dès
intermittentes
& porté leur
qu'ilsl les eurent quittées, cinq milles de là 1e *
camp à environ de Port-Down, pas
fur la montagne n'en fut atteint.
un feul homme
fi lon eft obligé
En feçond lieu, --- Page 139 ---
fur les Fevres intermitenus.
de refter dans des endroits
éviter les impreffions mal-fains, de l'air
2 il faut
Lomtato
faifon des maladies, coucher, 2 pendant la
dans les
mens les plus élevés des
apparteceux qui font
maifons, 2 &c
midi ; condamner expofés au levant & ati
tres
les portes & fené-
& percées du côté des lieux bas
marécageux ; fe couvrir
ment 2 manger plus de viande chaudel'ordinaire, & ufer de vin &
qu'à
L'ufage dela pipe eft également d'épices.
tageux,
avanles Troifiémement, endroits
2 dans les temps &
oùt les fièvres
tentes font,
intermitavec foin tout communes, on doit éviter
froid à un grand paffage fubit du grand
prendre garde chaud, & vice versa :
fur-tout de
vent d'eft 2 à la
ou s'expofer au
lards de la nuit.
aux brouille
on ne
Rair
matin à jeun,, car on feroit fortira alors
plus fufceptible de recevoir les impreflions de l'air épais &
mais avant d'aller travailler humide:
promener dans les
ou fe
un déjeiner de pain champs, & de on fera
bien l'on boira un
vin 2 ou
mille 2 ou une infufion peu dethé de camode quinquina,
F 3 --- Page 140 ---
Appendice
être obligés
Les payfans peuvent travaux avant
à s'occuper de leurs
le foleil n'ait difipé les vapeurs
mal-faifantes que
qui s'élèvent des prairies enfoncées ou des marais ; en
cas les maîtres qui les empareil
2 doivent
les laifler
ploient ne
point les deftinent
partir, fur-tout lorfquils foffés à
des
à creufer des
faigner d'ocmarais, ou à toute autre efpèce leur faire
cupation dangereufe, fans
prendre un gros d'eau-de-vie pure dans 7
ou mêlée avec un
d'eau ac Tail,
ils auront
infufer
alrin
laquelle
I de la rhubarbe. Il eft
du quinquina 2
tiennent auffi
bon que ces travailleurs
dans leur
de Pail ou de la rhubarbe
morbouche 2 fe placent de petits & s'abfceaux de tabac dans le nez,
tiennent d'avaler leur falive.
&
Quatriémement , les étrangers
font fujets aux fièvres interceux qui doivent prendre - dans les
mittentes, endroits oùt elles font endémiques 2cuillerées de teindeux ou trois petites de deux foirs Tun, 2
ture facrée (2)
(2) Compefition de la teinture facrée.
Prenez d'aloës fuccotrin 1 2
3 viij
s'abfceaux de tabac dans le nez,
tiennent d'avaler leur falive.
&
Quatriémement , les étrangers
font fujets aux fièvres interceux qui doivent prendre - dans les
mittentes, endroits oùt elles font endémiques 2cuillerées de teindeux ou trois petites de deux foirs Tun, 2
ture facrée (2)
(2) Compefition de la teinture facrée.
Prenez d'aloës fuccotrin 1 2
3 viij --- Page 141 ---
fur les fèvres intermittentes, 127
ou quelques grains de pilules de Rufus (3), afin de fe purger légérement,
Elles peuvent encore 9 pour plus de
fireté, boire tous les matins
de
2 avant
déjeuner 9 un verre d'infufion
aqueufe de quinquina & d'écorce
d'orange (4) 5 ou, ce qui peut encore
de cannelle blanche, 3
3ij
de vin blanc,
ibx
Pulvérifez (éparément l'aloès & la cannelle
blanche ; mélez-les 9 verfez le vin deffus ;
laiffez macérer à froid pendant une femaine
& plus, en fecouant de temps en temps le
vailleau; après quoi paffez.
Il eft à propos de méler avec ces poudres
un peu de fable blanc bien lavé, pour
cher les molécules de l'aloés de faire empèen fe réuniffant, ce qui lui arrive fouvent corps
lorfqu'il eft humedté, (T)
(3) Recette des pilules de Rufus.
Prenez d'aloés fuccotrin s
de mirrhe,
3ij
de
Formez du fafron, tout une maffe ana 3i
de fafran. (T),
avec le fyrop
(4) 2f. Cort. Peruv. contuf,
3i
cort. aurant. Hifpaniens, 3 f
fimul infundanzur. aq. font. bullient.
ib S
ufus Subfidentia cauté cffundatur. depurctur liquor, & tempore
(L)
F4 --- Page 142 --- Appendice cuillerée ordiêtre plus falutaire 2 une
naire de, forte teinture de quinquina,
faite dans l'efpritde-vin (s), & qu'on Yeau.
étend de temps en temps avec de
remèdes exterCeux qui préférerontles -
moins fûrs 2 pourront
nes 2 quoique fur eux de l'ail ou du camphre
porter coufus dans un linge, & fiufpendus ati
de l'eftomac ou fur l'aine. L'effet
creux
reconnu des médicamens qui s'appli- fubà Pextérieur , & l'extrême
quent tilité de leurs émanations 2 rend ces
préfervatifs moins méprifables qu'on
communément, On
ne fe l'imagine
bain
peut avoir recours au
froid,fi le
le temps le permet 5 en fortifiant
corps, il le rend plus propre à réfifter
à Timpreffion du mauvais air.
Les fièvres intermittentes exigent
de bonne heure les fecours de la médecine. Dans les premiers temps de
l'invafion, c'eft avec peine qu'on les
des autres fèvres (6), &
diftingue
(5) 7. Cort. Peruv. triti, ,
3i viij
fpir. vini gallici, & cola. (L)
Digere per quatriduum
Les fièvres intermittentes 5 autom-
* nales (6), fur-tout s ne s'annoncent pas toujours
fièvres intermittentes exigent
de bonne heure les fecours de la médecine. Dans les premiers temps de
l'invafion, c'eft avec peine qu'on les
des autres fèvres (6), &
diftingue
(5) 7. Cort. Peruv. triti, ,
3i viij
fpir. vini gallici, & cola. (L)
Digere per quatriduum
Les fièvres intermittentes 5 autom-
* nales (6), fur-tout s ne s'annoncent pas toujours --- Page 143 ---
fer les fèvres
elles
interistentes:
acquièrent d'autant plus de i2
cessqu'elles ont duré plus
Dès qu'une, perfonne long-temps.
froid d'une fièvre
éprouve le
doit fe mettre au lit, intermittente, &
2 elle
potion compofée de deux prendre une
onces de
vinaigre 3 & de deux
bien pulvérifée
gros de craie
viffes. Ce
2 ou d'yeux d'écreniftré tandis mélange doit être admiqu'il eft en effervefcence
d'une manière très-diftingte
quelquefois la marche des ; elles imitent
longueur & le
continues, Par la
en a vu qui fe mafquoien: redoublement des accès. Oa
de nez périodiques,
des par des faignemens
qui revenoient de deux par
douleurs au côté,
mêmes fymptomes qui jours l'un avec les
fence de la
accompagnent la
fatiganres, &c. pierre De 9 par des toux fêches PAE
pas de favoir les reconnoirre, quelle importance n'eft-il
dont guilement P La faignée & lesa autresr 9 malgré leur dél'effet ef de
remédes,
ici des écueils, L'intenfité diminner les forces, font
fon, propres à ces fortes de & la durée du friffervir de bouffole en parcil Révres, peuvent
praticiens ne s'y
cas, Les bons
côré 2 ces fièvres trompént fecrettes guère. D'un autre
fouven: par leurs retours, dont fe reconnoiffear
paroiffent affez fixes. Le malade les périodes
mens
a des
les fréquens 3 des fueurs aigres & bâilleintervalies.on urine eft briquesée. 9
dans
(T)
F 5
du friffervir de bouffole en parcil Révres, peuvent
praticiens ne s'y
cas, Les bons
côré 2 ces fièvres trompént fecrettes guère. D'un autre
fouven: par leurs retours, dont fe reconnoiffear
paroiffent affez fixes. Le malade les périodes
mens
a des
les fréquens 3 des fueurs aigres & bâilleintervalies.on urine eft briquesée. 9
dans
(T)
F 5 --- Page 144 ---
Appendice
Si cette préparation
ou fermentation.
ou fi le friffon
excite des naufées 2
il faut dondure malgré fon ufage, fait avec le
ner un verre de petit-lait de thé de menthe,
vin, ou une tafle cuillerée d'efprit de
avec une petite & faire reprendre la
corne de cerf,
en demimême boiffon de demi-heure ait des fueurs :
heure,jufqu'a ce qu'ily le malade doit être
en même temps dans fon lit ; & fi
tenu chaudement
pas promptela fueur ne fe manifefte des bouteilles
ment, on lui appliquera chaude à la plante des
pleines d'eau
échauffées; ces
pieds,ou des briques ordinairement
raccoureillent
moyens du friffon (7), & produila durée
Quand le froid des fièvres intermit- bien de
(7) eft très-violent,, je me trouve
&
tentes
de vin chaud, fucré
faire donner un peu
qu'il foit
tempéré avec de l'eau 2 fuppofe Dans le cas où
vieux & de bonne qualité. je me contente de
le friffon eft fupportable les heures 2 un.verre d'infufaire boire toutes de fleurs de fureau dans l'eau
fion chaude
on ajouef.q.de
d'orge ou davoinc,alaquelle Pour diminuer les douleurs
miel & de nitre.
le froid des fièvres
fpafmodiques caufées par une heure avant
quartes 7 on peut donner faite 9 avec trois onces
Yaccès, une potion --- Page 145 ---
fur les feyres intormiuentes:
fent des fueurs abondantes
13I
fe trouve également bien de leur (8). On
tition dans les paroxifmes fuivans répécomme je l'ai fouvent éprouvé. Il faut 2
obferver que dans le premier
le doute oùt l'on eft fur la
accès, 2
maladie qui fe déclarc, nature de la
conduire
néceflite à fe
caraétère fe avec prudence. Son vrai
mettant plus à découvert
par la fuite 2 rend plus hardi.
Silep premier accès de la chaleur n'eft
pas violent sil faut le laiffer paffer fans
d'eau de chardon-béni, 2 huit
volatil de fel ammoniac
gouttes d'efprit
Jaudanum liquide s & un s grain quatre de gouttes de
trituré avec un peu de fucre
camphre
demi-once de fyrop de
s mélé. dans
doulcurs fe manifeftant pavor rouge. Lés
dos & aux reins, on a éprouvé particuliérement de
atr
de l'applicarion d'un
bons effets
le long de l'épine vertébrale, emplàtre diaphorétique
guérifon, ou de l'onation faite jufqu'à fur la parfaite
partie avec l'huile de térébenthine.
même
(T)
(8), Ces fueurs doivent être
des boiffons qui rendent an fang foutenues le
par
qu'elles leur enlèvent : c'eft
véhicule
les tifanes vineufes 2 ou les pour bouillons cela que
viandes affaifonnés avec les fucs de citron de
d'orange, font alors fi utiles, Ces nourritures ou
liquides & légères font bientôt diftribuées
F 6
ie avec l'huile de térébenthine.
même
(T)
(8), Ces fueurs doivent être
des boiffons qui rendent an fang foutenues le
par
qu'elles leur enlèvent : c'eft
véhicule
les tifanes vineufes 2 ou les pour bouillons cela que
viandes affaifonnés avec les fucs de citron de
d'orange, font alors fi utiles, Ces nourritures ou
liquides & légères font bientôt diftribuées
F 6 --- Page 146 ---
Appendiee
a32
de remède (9)5
prefque aucune elpèce
mais quand il eft extriordinairemont de fymptoprolongé, , ou accompagné doit faire
mes alarmans, on les deux
un vefficatoire entre
E
à petite
donner le tartre émétique après fon
dofe 7. & un narcotique Dans les paroxifines
opcration (10).
abréger le temps
fuivans 9 on peut donnant une fuffide la chaleur en
demi- heure
fante quantité d'opium
a commençé @
(u),fans
après qu'elle
dans toutes Ies parties du corps:
également
qui fuccède communépendant le fommeil,
ment à la fueur. (T)
Il fuffit fouvent de confeiller Tufage en dédes (9) tifanes aqueufes & chaudes, qui,
layant & atténuant les humeurs de leur 7 cohéfion prévien- 5
nent ou détruifent l'excès 8 la vireffe de la circucaufé par la chaleur les acides lègers : ils
lation : on y, la ajoute
, & calment la
s'oppofent à
pourriture
foif. (T)
Partie II, chap. I s fur la
(1o) continue. Voyet (L)
fèvre
l'on n'avoit confeillé les
(11) Jufqu'ici dans Tes fièvres intermittentes s
narcotiques calmer Fagitation occafionnée par
que pour & purgatitfs >. ou que pour prèles vomitifs friffon : dans ce dernier cas fur-tout 2
yenir le
calment la
s'oppofent à
pourriture
foif. (T)
Partie II, chap. I s fur la
(1o) continue. Voyet (L)
fèvre
l'on n'avoit confeillé les
(11) Jufqu'ici dans Tes fièvres intermittentes s
narcotiques calmer Fagitation occafionnée par
que pour & purgatitfs >. ou que pour prèles vomitifs friffon : dans ce dernier cas fur-tout 2
yenir le --- Page 147 ---
Jir les Rèvres intermittentes,
aucun remède antimonial
en eft
; la fièvre
fiteur fe promptement abattue , & la
déclare, comme on le verra
ils avoient obtenu les éloges d'un
bre de praticiens. En effet
grand nomindiquant un état violent de 2 ce fymptome
palement à la ffurface du
fpalme, la princiPétat du ponls , la limpidité corps des ;
pâleur, 5
relpiration convulfive, la voix urines 2 la
le claquement des dents le entrecoupée ;
univerfel, les anxiétés
tremblement
maux de reins,&c., 2 li céphalalgie 2 les
teflablement qu'il eft réellement &cc.; prouvant inconconfridtion
l'effet d'une
briles
(pafmodique dans toutes les fila maladic irritables, on avoit cru pouvoir
mède tiré de en prévenant le froid par un guérir repondu à cette l'opium. Le fuccès avoit réde Sydenham attente : le laudanum liquide
avoir
nombre infini de circonffances mème.furpaffé, dans un
qu'on en avoit conçues. Voici 9 les efpérances
Tadminifire, fait
Deux heures avant le comment or
mettre le malade dans un lit bien friffon, on
on le couvre fuff(ammene &
chaud; ;
fans lui faire prendre aucune >
on l'y laiffe
fon. Une heure avant le
efpèce de boifdonne depuis quinze
paroxifime, on lui
de laudanum dans jofqu'a trente gourtes
chaude de camomille un demi-verre d'infufion
petite abfinthe ou de 9 de centaurée s de
prefcrit le plus grand petire fauge ; on lui
pour boire, que la fueur repos, fe foit & d'attendre,
ane fois arrivée, on lui fair
annoncée :
prendre, chau;
fon. Une heure avant le
efpèce de boifdonne depuis quinze
paroxifime, on lui
de laudanum dans jofqu'a trente gourtes
chaude de camomille un demi-verre d'infufion
petite abfinthe ou de 9 de centaurée s de
prefcrit le plus grand petire fauge ; on lui
pour boire, que la fueur repos, fe foit & d'attendre,
ane fois arrivée, on lui fair
annoncée :
prendre, chau; --- Page 148 ---
Appendice
la fuite. C'eft la
plus amplement par la chaleur qui fait
prolongation de
courir les plus grands rifques.
dement & abondamment, 3 une infufion légère à la
de fleurs de fureau. Communément l'accès eh mopremière dofe de ce remède,
font abondéré , à l'exception des fucurs, dans les qui accès fubledantes. On fe conduit l'a fait dans le premier,
quens comme on
affez bien, dit-on
Cette méthode prévient embarras des vifcères, a
les engorgemens &
fièvres
communs à la fuite des
laudanum intermittentes. de la
Pour bien adminiftrer le
il eft clair
manière dont il eft ici que(tion 2
à
le praticien doit être fûr de Tépoque
que
l'accès fe déclare. Une heure ou trois
laquelle d'heure avant le friffon, il y a touquarts jours du mal - aife s des inquiétudes, s 8c; des
baillemens, mal de tète, conrbature,
c'eft le moment de placer le remède. obfervent
Les partifans de cette méthode de laudanum pour
qu'il faut des dofes entières
commencer
affurer la réuffite ; qu'on peut adulte, &
par vingt-quatre nombre gouttes pour la un fuite ; que ce
en augmenter le
de par la faignée, s des vomoyen ne difpenfe pas en cas de
mitifs, des purgations, 9
aux
Eeatore
des boifTons appropriées
tempèramens donner le lauaux circonflances ; qu'on peut les remèdes génédanum avant comme après d'inconvénient , &
raux, fans nulle efpèce
le feul préalable
que la faignée eft peut-être
gu'il faille employer.
la un fuite ; que ce
en augmenter le
de par la faignée, s des vomoyen ne difpenfe pas en cas de
mitifs, des purgations, 9
aux
Eeatore
des boifTons appropriées
tempèramens donner le lauaux circonflances ; qu'on peut les remèdes génédanum avant comme après d'inconvénient , &
raux, fans nulle efpèce
le feul préalable
que la faignée eft peut-être
gu'il faille employer. --- Page 149 ---
fur les fevres intermittentes.
7 Dans les pays bas &
les fièvres intermittentes marécageux, fe déclarent
Nous
de Galien, voyons de 2 en parcourant les Ouvrages
Trallianus, d'Avicenne,
muller, de Blancard,de Wedel,
d'Ettque ces praticiens ont attribué deFreind,&e.
temps, à l'opium & à fes différentes s dans lenr
rations, la vertu de guérir les fièvres prépamittentes. Ils donnoient ces remèdes interl'accès, à-peu-près comme nous l'avonsi avant
qué. M. Berryat eft un de ceux
indile plus préconifécetre: méthode.M. qui, depuis, a
Dodeur-Regent de la Faculté de Dachanoy,
de Paris, a cherché en 1778 à la faire Médecine
vre ; il nous affure dans le mémoire revipublié fur cet objet > qu'elle eft abfolument qu'ila
exempte dont l'autorité de tout danger : mais M. Eller,
vu caufer des accidens eft refpectable 9 dit qu'il lui a
génaire travaillé de la terribles fièvre chez un fexaavoir pris le laudanum immédiatement quarte. Après
l'accès s ce malade tomba dans un fommeil avant
profond 1 & mourut phrénétique le fixième
mède jour ; ce n'eft qui fembleroit annoncer que ce reQuoi
pas toujours fans inconvénient,
l'intérêt qu'il cn foit, 4 je dois publier ici,
de la juftice & de
pour
j'ai toujours eu à me louer Thumanité, de la nouvelle que
pratique indiquée par M. Lind. J'ai eu occafion, fur-tout en Eipagne, devant
d'en faire des effais
Gibraltar,
qu'elle m'a toujours multipliés, réuffi
3 & j'affirme
efpérances, Dans le très-grand au-delà de mes
nombre de ma; --- Page 150 ---
Appendicé Pautomne fous la
fouvent pendant
forme de continues ou rémittentes s
le
d'oit elles prennent communément
de fièvres
A moins
nom
phrénétiques.
qu'elles ne foient fuivies d'une prompte
rémiffion, elles font alors très-dange- malareufes; : & fi, confondant cette inflamdie avec la véritable fièvre
matoire 2 on fait tirer à différentes
fois beaucoup de fang aux perfonnes
qui en font atteintes 2 on augmente
beaucoup leur opiniatretéScle
elles
De fortes
AEE
dont
menacent,
nuignées font plus particuliérement indifibles lorfque les fymptomes rémifqu'ily aura bientôt une
ou
la fièvre fe terminera
:
que
Rmett
, maladie
en intermittente régulière de régner dans le
qui a coutume
même temps.
intermifion
Quand la fèvre a une
foit qu'elle ait été procomplette le 2 moyen des remèdes, out
curée par
lades que j'ai traités par fon moyen & fans aucune 9 tous
ont été rétablis C'eft parfaitement, depuis ce 7 temps que je
fuite facheufe. donné pendant la chaleur
regarde lun T'opium des meilleurs remèdes des fiècomme intermistentes. (T)
vres
le
qui a coutume
même temps.
intermifion
Quand la fèvre a une
foit qu'elle ait été procomplette le 2 moyen des remèdes, out
curée par
lades que j'ai traités par fon moyen & fans aucune 9 tous
ont été rétablis C'eft parfaitement, depuis ce 7 temps que je
fuite facheufe. donné pendant la chaleur
regarde lun T'opium des meilleurs remèdes des fiècomme intermistentes. (T)
vres --- Page 151 ---
Far les Revres intermitentes;
ait ett lieu parle cours naturel 137
chofes 2
gpoit
le quinquina doit être
adminiftré (12). On peut dire que la
(12) Tout le monde fait
eft
comme le fpécifique de ces
regardé
Sydenham,
ALRe
Richa, Torti, Mead, Morton,
Pringle Werlcf, Boerrhaave Huxham,
ten, aed 9 &cc., l'ont employé > Wanfwiegrand fuccés.Jufqu'a Hotre Auteur avec le
que fi les intermittentes éroient on avoit Plt
les urines bien chargées
régulières 9
mol', on devoit, fans
7 le pouls égal &c
mais qu'autrement héfiter, en faire ufages
danger à le preferire, 2 il pouvoit y avoir du
mandoit toujours de lui Dailleurs, affocier un on recomtif,tel que le fel ammoniac,oule fel défobfiruçdu le tartre vitriolé, &c., dans les desartre,
les bols, 9 &cc., & dans les
poudres s
foliée, ou l'efprit de Mindererus. potions 9 la terre
Les fièvres
tres, qui annoncent quartes 9 automnales entr'aus
glutinofité dans les beaucoup de vifcofité &
très-grand nombre de humeurs, Médecins paroiffent à Ln
l'adminiftration du
exiger, avant
des apéritifs & des quinquina falins. M. 5 un long uage
ancien premier Médecin de
Renaudin >
de
a
Thôpital militaire
qu'il Stralbourg les guériffoit 2 publié dans un Mémoire
lange de trois gros fréquemment avec un- mêmoniac,de deux d'efprit volatil de fel ammoine, & d'autant gros d'élixir de teinture âcre d'antiayec T'alkali, Les malades de propriété, fait
en prenoient deguis
ina falins. M. 5 un long uage
ancien premier Médecin de
Renaudin >
de
a
Thôpital militaire
qu'il Stralbourg les guériffoit 2 publié dans un Mémoire
lange de trois gros fréquemment avec un- mêmoniac,de deux d'efprit volatil de fel ammoine, & d'autant gros d'élixir de teinture âcre d'antiayec T'alkali, Les malades de propriété, fait
en prenoient deguis --- Page 152 ---
Appendice intermittentes dépend
cure des fièvres
de ce reabfolument du fage emploi
mède, puifque les autres ne deviennent néceffaires que pour préparer des le
corps à le recevoir 2 diminuer
fymptomes particuliers 1 2 8 foulager
dans les cas oùt celui-ci ne peut pas
être adminiftré.
L'ufage du quinquina exige très-peu d'évade préparation (:3) : il fuffit
cuer Peftomac & le canal alimentaire
trente jufqu'à quarante gouttes deux fois le
jour,, dans une infufion froide de millepertuis. (T)
(13), Cette opinion eft particulière à M:
Lind, & tous les Médecins ne penfent pas
ainfi ; beaucoup difent qu'il eft néceffaire,
fur-tout dans les intermittentes automnales fur les vo- 9
d'infifter pendant quelque temps apéritifs,
mitifs,, les purgatifs, la les apozèmes de terre foliée
les porions falines, liqueur aiguifés avec le
de tartre, les fucs d'avoir d'herbes recours au fébrifuge.
même fel,avant
avoir
& fait
En pareils cas 9 après de Haen confeilloit purgé
frévomir 9 le célébre fuccès, la décoltion apériquemment > avec
tive fuivante.
7f. Rad. gram.
da tbjf
minutifime taraxaci, confciffa & diu tufa, coque aqua --- Page 153 ---
Jur les fièvres incermitentes,
avec un vomitif & un
Quand il y a naufée ou purgatif envie de (14).
VOpura bihorio ; colaturae pralo fortiter
preffae t iij adde
exfalis oximellis fimpl,
ib S
polychreft,
unciam fumat quovis bihorio.
3vj
(T)
(14) ( Quand les
92 embarraflées
premières voies font
5) médecin
d'humcars 9 dit M. Lifons, 9
s mitif, plus anglois, fouvent je donne un Vofouvent un
3) cette dernière méthode purgatif mercuriel :
5 cace & fi fupérieure à celle m'a paru fi effi3> émétique, que depuis
de donner un
3) n'ai guère donné le plufieurs années je
3) préparation.
quinquina fans cette
>) Les fièvres intermittentes
9)
étant
gnées 9 contime-t-il, de
accompa3> louvent dompté cet accident diarrhéc, On1 a
3) cinq gr. de calomelas &
en donnant
3) pium à l'heure du
un grain d'o39 on faifoit prendre un fommeil; le lendemain
>> Un homme
fcrupule de rhubarbe.
92 fièvre intermittente ayant 2 depuis fix mois s une
29 l'accès un fcrupule régulière 9 prit avant
2) paffé 2 un bol d'ipécacuanha, de
& l'accès
> rhubarbe, & de compofé cinq
dix grains de
>) après l'opération de cette grains de calomelas :
22 le quinquina & guérit. médecine 9 il prit
>) Quand on donne le
2) dans les fièvres
mercure doux le foir
n le lendemain 2, intermittentes (T)
2 on purge
un fcrupule régulière 9 prit avant
2) paffé 2 un bol d'ipécacuanha, de
& l'accès
> rhubarbe, & de compofé cinq
dix grains de
>) après l'opération de cette grains de calomelas :
22 le quinquina & guérit. médecine 9 il prit
>) Quand on donne le
2) dans les fièvres
mercure doux le foir
n le lendemain 2, intermittentes (T)
2 on purge --- Page 154 ---
Appendicé
fix
- j'ordonne communément
mir 2
comme émé
grains d'ipécacuanha 2
tique ; finon, je préfère un purgatif
ftomachique, tel qu'une once ou deux
de teinture facrée, ou quelques graing
de pilules de Rufus. Ces remèdes font
prefcrits dans le temps de Fintermifdès
le malade eft fans fiefion, manièrec que qu'ils aient achevé d'ovre, de -
le retour de l'accès (15).
pérer avant
(15) Tout le monde n'eft pas d'accord
fur Tépoque à laquelle il faut donner les voi les
mitifs & purgarifs. Les uns confeillent
vomitifs quelque temps avant l'invafion s
comme notre Auteur : les autres, tels que
Sydenham & Boerhaave les donnent auffitôt que l'accès eft fini, i la fin du premier faifant
ou du fecond. Enfin, ily en a qui
attention aux naufées & aux vomiffemens
fpontanés qui s'annoncent pendant le eft froid, alors
imaginent que la matière morbifique &
plus mobile qu'en tout autre favorable temps 9 pour que
c'eft-là la circonflance-la 'les plus mouvemens de la
l'expulfer Amatus 9 en aidant -Lufitanus & Foreftus ont
nature : avis. Alexandre Thompfon a fuivi
été de cet
vingt ans : voy. tom. 4,
cette pratique pendant l'a annoncée comme
att. Edimb. Morgagni
ont
excellente. Celfe - 2 Afclepiade dit en dir bien. parlé Au
avec éloge : Grainger en a auquel on admigefte, quel que foit le. temps
les plus mouvemens de la
l'expulfer Amatus 9 en aidant -Lufitanus & Foreftus ont
nature : avis. Alexandre Thompfon a fuivi
été de cet
vingt ans : voy. tom. 4,
cette pratique pendant l'a annoncée comme
att. Edimb. Morgagni
ont
excellente. Celfe - 2 Afclepiade dit en dir bien. parlé Au
avec éloge : Grainger en a auquel on admigefte, quel que foit le. temps --- Page 155 ---
Tur les fèvres intermiuentes:
Aufli-tôt que
14F
l'émétique ou le
ont ceffé
purgatif
d'agir 2 on peut donner le
guinquina fans la moindre
La fiévre étant modérée, inquiétude;
dele
? il eft bon
fu/pendrejufqu'à ce qu'un fecond
niftre les vomitifs 2 il eft certain
fouvent très-décififs, Un feul
qu'ils font
a fouvent triomphé de la
donné à propos;
nant au-dehors beaucoup maladie, de bile en entrais
les érugineufe : iy reviens toutes les porracée fois &e
malades ont des naufées, des
que
langue chargée, du dégofit,
renvois, la
bres, &c. La foif, qui fe un vertige ténéa
à ces
joint quelquefois
toujours fymptomes, devoir être ne me paroit pas même
leur égard ; elle peut venir un motif de d'exclufion à
mières voies font infeaées d'un ce que les
tride bilieux, qui remué, &
levain
eft plus que fuffifant
rendu plus
E
détermine également à pour faire réitérer l'exciter. Je me
tifs 2 lorfque l'abattement, la bouffiffure les vomivifage s l'enflure des extrémités
du
la pefanteur de la tête, &
inférieures s
de toute la machine
l'engourdiffement
fement plus marqué 2 dans annoncent les un épaififune atonie plus confidérable dans humeurs les s 8c
feaux,
vaify
Quant aux purgatifs,
tation de
quelques-uns, à l'imi
Sydenham s les ordonnent
temps avant l'arrivée du paroxifme, peu de
troubler le cours, Le
afin d'en
réferve pour le temps Pi l'apyrexie, grand nombre leg
(T)
la machine
l'engourdiffement
fement plus marqué 2 dans annoncent les un épaififune atonie plus confidérable dans humeurs les s 8c
feaux,
vaify
Quant aux purgatifs,
tation de
quelques-uns, à l'imi
Sydenham s les ordonnent
temps avant l'arrivée du paroxifme, peu de
troubler le cours, Le
afin d'en
réferve pour le temps Pi l'apyrexie, grand nombre leg
(T) --- Page 156 ---
Appendice
142 accès ait découvert le vrai caraétère
de la maladie 3 mais quand elle fe
préfente-avec des fymptomes dange- forcé
reux,il n'eft pas rare qu'on foit dès
de faire prendre le quinquina - & même
la première intermiffion 2
aucune préparation : car
fans prefque
endroits mal-fains
il eft quelques
1e 2 oùt les fèvres interde T'Angleterre fe font montrées fi malimittentes des étés chauds 2 que le
gnes après de l'accès étoit fouvent morretour
tel (16).
(16) Il eft certain qu'il y a des différer fièvres
intermittentes oi il ne faut guère font celles
T'adminiftration du quinquina : telles confidéraqui font fuivies de vomiffemens de felles fanguinobles, de cours de ventre, de fortes fueurs
lentes, de douleurs au les cardia, chaleurs 2 de fueurs
qui ne calment pas
fans caufe manifroides; ; celles qui paroiflent & fuffocation; celles qui
fefte avec (yncope
fommeil, de manière
jettent dans un profond être frappé d'apoplexie;
que le malade paroit fe terminent en continues
enfin celles qui
toutes ces fièvres
malignes. Si on dofes ne brufque de quinquina 3 les malades
par de fortes avant le troifième accès 2 compeuvent périr T'avons obfervé pendant notre féjour
me Corle. nous Ces intermittentes 3 de mauvais
en
fefte avec (yncope
fommeil, de manière
jettent dans un profond être frappé d'apoplexie;
que le malade paroit fe terminent en continues
enfin celles qui
toutes ces fièvres
malignes. Si on dofes ne brufque de quinquina 3 les malades
par de fortes avant le troifième accès 2 compeuvent périr T'avons obfervé pendant notre féjour
me Corle. nous Ces intermittentes 3 de mauvais
en --- Page 157 ---
Fur les fèvres intermittenes.
On penfe affez
faut un certain généralement quil
fièvre intermittente temps avant qu'une
formée, &
foit tout-a-fait
mement
que jufques-là il eft extrêdangereux d'employer aucun
ve
coabaniredmeatie
néanmoins la fauffeté de cette prouOn ne peut arrêter trop vite une fièvre idée.
intermittente (17) 2 & la néceflité de
caradère, fe voient
pays chauds. Quelquefois particuliérement dans les
remarqué en Suéde, dans cependant l'Eleétorat on en ai
novre, &c. (T)
d'Hations. (17) On Cette fait règle a cependant fes
que des fièvres
excep:
abandonnées à elles-mémes intermittentes
malades plus vigoureux
ont laiffé lès
auparavant ; qu'il y en a qu'ils ne l'étoient à
defquelles on s'eft débarraffé bezucoup l'aide
tructions : enfin qu'elles ont d'anciennes obf
de maux invérérés, contre fouvent délivré
reffources de l'art avoient été lefquels toutes les
l'hiftoire de la Médecine eft impuifantes :
fervations qui le confirment. remplie d'obavoir obfervé qu'un mal de tête Vanfwieten dit
périodiquement, la
2 & qui avoit qui revenoit
forte pendant plufieurs
déjà duré de
dant tour le temps que le malade années, 3 ceffa penfièvre d'une fièvre quarte 5 que la même fut attaqué
enleva une doulcur à
clpèce de
qui fubfiftoit depuis très l'épaule droite 9
long-temps 2 ain@
. remplie d'obavoir obfervé qu'un mal de tête Vanfwieten dit
périodiquement, la
2 & qui avoit qui revenoit
forte pendant plufieurs
déjà duré de
dant tour le temps que le malade années, 3 ceffa penfièvre d'une fièvre quarte 5 que la même fut attaqué
enleva une doulcur à
clpèce de
qui fubfiftoit depuis très l'épaule droite 9
long-temps 2 ain@ --- Page 158 ---
Appenidice
eff
la combattre par des remèdes 2
urgente, qu'elle eft plus
d'autant plus moins on met de temps
forte, puifque moins le tempérament
à la guérir s
fe retranen eft altéré. Quelques-uns jufqu'à
chent à interdire le quinquina attribuant à ce
une certaine époque,
fàmédicament tous les fymptomes
cheux qui font les fuites naturelles
'de la durée ou malignité de la maladie ; mais la plupart, des préjugés fonqu'on a contre lui, n'ont pour
dement que des obfervations imparde coeur dont le célèbre
que la palpitation Lahire étoit attaqué. C'eft au
marhematicien Médecin à favoir fi l'on doit combattre les au
fièvres intermittentes ,ou On les connoit abandonner que ce
temps & à la nature. & qu'en général ce
dernier cas eft très-rare, Tempreffement qu'on
que dit notre Auteurfurl eft vrai. L'alérnadoit avoir froid à les & attaquer, de la chaleur fébrile, affoitive blit fouvent du
à un tel point , mème malades après un en
petit nombre d'accès 2 que les aux affedtions
font épuifes , & font dangereufes. expofés Il eft encore
chroniques les de plus travailler promptement. à
plus effentiel chez les enfans que chez les
leur guérifon
le dit M. Rofen, elles
adultes ; car s comme
&à la mort, fur
les conduifent au rachitis eft foible. (T)
gout fleur tempérament
faites a --- Page 159 ---
fur les flures intermittentes.
faites, & viennent feulement de 14y
remède qu'on ne fait pas diflinguer l'effet du ce
d'avec celui du mal,
On peurt juger de l'avantage du
quinquina trés-promptement adminiftré,p parl les heureux effets
de cette
que. j'obtins
pratique en 1765,
&
1767 2 années oùr une
ordinaire de fièvres épidémie extratermittentes
rémittentes & ingrande
2 s'étendit fur la plus
fournit l'occafion partie de TAngleterre, & me
nombre de
de traiter un grand
différens
perfonnes en proie aux
fymptomes de ces maladies.
Quand la fièvre cédoit au quinSomumgcuuemeranets Ou fecond accès.,
le premier
vai fur moi-même comme &
je l'éproumes malades, elle n'étoit deux cens de
de jauniffe ni d'hydropific. point fuivie
contraire ce remède n'avoit Lorfqu'an
employé s foit par négligence, pas été
parce que la rémiffion avoit été foit
parfaite 2 Thydropifie, la
imune douleur de tête habituelle jauniffe, ou
étoient toujours les
& 7 en
lence de cette fièvre fuires, étoit
la viodes paroxifmnes qui avoient en raifon
ou de fa durée. Chaque nouvel précédé,
Tome Il,
accès
G
ède n'avoit Lorfqu'an
employé s foit par négligence, pas été
parce que la rémiffion avoit été foit
parfaite 2 Thydropifie, la
imune douleur de tête habituelle jauniffe, ou
étoient toujours les
& 7 en
lence de cette fièvre fuires, étoit
la viodes paroxifmnes qui avoient en raifon
ou de fa durée. Chaque nouvel précédé,
Tome Il,
accès
G --- Page 160 ---
T46
vifiblement Appendice augmenter les ena
faifoit fures, & rendoit la peau d'un jaune
plus Si foncé, la fièvre continioit quelques
fans rémifion,le ventre &i les
jours enfloient communément: t:ordijambes nairement auffi le malade étoit tourcruelle &
menté par une céphalalgie forte
d
le vertige 2. de
cette plufieurs
la
c
Revrel
même après ceffation
quinze
étoient hors d'état pendant
ou trois out.tilead de pouvoir
jours
dans leurs chambres.
fe promener les retours de la fièvre
fuffent Quoique très-réguliers & légers 2 quatre
d'unefimple tierce entraû,
ou cingaccès
les plus funeftes
noient quelquefois P'obferva fur-tout en
fymptomes : on
de mala17657 année oùt ces efpèces
force;
dies févirent avec la pluis grande
ce
fuit en eft la preuve. de quatorze ans
8 jeune homme
lui
eut une fièvre intermittente ; facrée, je
une dofe de teinture
prelerivis & enfuite le quinquina ; mais, à ma
euffe orgrande furprife, 5 quoique fa jen maladie condonné plufieurs fixième onces, accès,je troutinua. Après le d'eau dans la poitrine 2
vai beaucoup --- Page 161 ---
Jiar les fèvres
le ventre & les jambes intarminuaras 147
étoit fijaune & fi bouffi, ; fon vilage
dai cet état comme
que je regaralors que ce jeune défefpéré. homme J'appris
une très-grande averfion
2 ayant
mèdes 9 s'étoit refitfé à pour les requinquina ; mais que dans prendre le
fâcheufe où il fe trouvoir T'extrémité
intention étoit de faire réduit, fon
pourroit contribuer à fon tout ce qui
ment. D'après
rétabliflegros de quinquina cela, 2 je.prefcrivis un
heures, & dans les toutes les deux
mixture faite avec le intervalles, une
& le fel diurétique fyrop fcillitique
je réuffis à
; par ces moyens
prévenir un autre accès,
conti probablement il auroit fuçSi, comme on le
ment , la fièvre
voyoit fréquemnoit à un
intermittente reveJument en hydropique, il falloit abfoà arrêter le cours fir le
champ 2 l'aide du
plus de foixante-dix quinquina. Sur
été dans ce
malades qui ont
de très-bons cas, je n'ai jamais vu
effets de cette méthode, que
le Ordinairement je n'ai fait
quinquina qu'après la
prendre
rétablie > & tous les
tranquillité
fymptomes de
Ga
voyoit fréquemnoit à un
intermittente reveJument en hydropique, il falloit abfoà arrêter le cours fir le
champ 2 l'aide du
plus de foixante-dix quinquina. Sur
été dans ce
malades qui ont
de très-bons cas, je n'ai jamais vu
effets de cette méthode, que
le Ordinairement je n'ai fait
quinquina qu'après la
prendre
rétablie > & tous les
tranquillité
fymptomes de
Ga --- Page 162 ---
Appendice alors je : T'aiordonné
la fièvre diffipés;
fans m'embarà très-grandes dofes, O1I de toute autre
raffer de la toux,
Dans prefque
indifpofition de chronique. fièvres intermittentes s
tous les cas
les rémiflions >
je Pai donné pendant
l'accès.
& non pendant ayoir fait connoître ce qur
devoit Après précéder Pufage du quinquina,
& la néceffité d'y recourir très-promp- de Fadtement, je paffe à la manière
miniftrer. il échoue dans les fièvres
Souvent
qu'on ne l'emintermittentes 2 parce
ploie pas affez long.temps,P parcequ'on dofes 2
adminiftre de trop petites
en
le donne fous une forme peu
ou qu'on
convenable. Communément on fe perfuade qu'uonce ou une once & demie de
ne
prife dans le cours d'une
intermiffion, quinquina
fuffit pour prévenir un
accès ; c'eft une erreur. Si cette
autre
quelquefois le but
quantité remplit
fouvent auffi elle
qu'on fe propofe, & le retour d'un
fe trouve fans effet, ne fe fait pas avec
nouveau de paroxifme violence : dans ce cas, au
moins révoquer en doute Tefficacité
leu de --- Page 163 ---
fur les fevres intermintentes.
du febrifuge; on doit y revenir 149
dant les rémiffions fuivantes & pen- fes
dofes doivent être progreflivement
augmentées 2 jufqu'à ce qu'on en ait
employé Il
cing ou fix onces au moins.
ne faut pas y renoncer dès
accès a manqué ; au contraire qu'un
doit en continuer l'ufage en
7 on
tes dofes pendant dix à
plus peti-
& plus. On fera bien, quinze afin de jours
venir les rechûtes
d'en
préencore un peu de 2
reprendre
même pendant
temps en temps 3
la ceffation totale plufieurs de la
mois après
on s'appercevra
maladie, quand
que l'air eft
ou que le vent eft à l'eft. humide, >
Souvent le quinquina fe donne en
trop petites dofes (18). Quand les
intermiffions font courtes
dans les quotidiennes & doubles 2 comme
ces, il eft néceffaire d'en faire
tierprendre
(18) C'eft par cette raifon qu'on échoue
intermittenecs. fréquemment dans le traitement des fièvres
nne once & même Mon habitude efl d'en donner
l'inrervalle d'un accès une à once l'autre. & demie dans
ment je le marieavecun alkali fixe, Communé. oule fel
fort ammoniac, légère & alors je fais manger une foupe
aprés chaque dofe. (T)
G3
ffaire d'en faire
tierprendre
(18) C'eft par cette raifon qu'on échoue
intermittenecs. fréquemment dans le traitement des fièvres
nne once & même Mon habitude efl d'en donner
l'inrervalle d'un accès une à once l'autre. & demie dans
ment je le marieavecun alkali fixe, Communé. oule fel
fort ammoniac, légère & alors je fais manger une foupe
aprés chaque dofe. (T)
G3 --- Page 164 ---
s5o
Appendice
toutes les deux ou trois heures, depuis
un
jufqu'à deux.
donne
Eo forme fous laquelle on
le quinquina 2 n'eft pas indifférente. &
On a recommandé les mucilages
les fyrops pour mafquer fon goût il ;
mais d'après,d diverfes expériences,
m'a paru que rien n'étoit plus
ce
la petite
ECETE
à remplit
but, que
véhi-
& le lait 2 employés comme mieux
cules : ce dernier vaut encore
que le premier. Un gros de quinquina
mêlé avec deux onces de lait 2 pris
fur le champ, ne rebute point les perfonnes les plus dificiles; en fe rinçant
enfuite la bouche avec du lait, il ne
refte pas le moindre goûlt de ce remède. Si cette mixture ne fe boit pas
à l'inftant même de fa préparation bien- ,
l'écorce du Pérou communique
tôt au lait une faveur amère.
Ordinairement on prefcrit le quinquina en éleôtuaire ou en bol: efficace cepen- de
dant il eft beaucoup moins
cette manière qu'en julep ou en ver- dofe
rée , auxquels on ajoute une
convenable de vin ou d'eau-de-vie.
Jaiobfervé que fix gros de quinquina dont
pulvérifé, donnés dans un julep,
- --- Page 165 ---
Jur les fièvres intermistentes,
le quart ou le tiers étoit
15:
avoient autant d'effet d'eau-de-vic,
ce remède en
qu'une once de
éleétuaire, &
mac s'en accommodoit que l'eftomalades
mieux. Les
qui ne font pas
au vin ou à l'eau-de-vie accoutumés
prendre chaque verrée
s peuvent
de fel
avec l'efprit
myrrhe ammoniac, 2 ou la teinture de
(19); ;lun & l'autre
tent lénergie du quinquina. augmenquina (19) en On poudre peut donner un gros de quincette quantité de véhicule dans deux onces d'eau :
pule d'efprit de fel ammoniac exige demi-fcrude teinture de myrrhe. (L) 2 on un gros
s'agit L'elprit ici, fe de fair fel ammoniac dulcifié, dont il
de cette maniére,
%. d'un fel alkali fixe,
de fel ammoniac,
ib S
d'eau commune, s
Jiv
Mélez, diftillez à une
ib iij
rez une livre & demie de chaleur douce; retiQuan: à la teinture de liqueur.
qu'on la prépare :
myrrhe, c'eft ainf
7. de
d'eau-de-vic, myrhe,
X 1is
Mélez, laiffez en
ibi
venable; ; enfuite paffez. digeflion un temps conen Ceux qoi ont écrit far la
général dans l'opinion pharmacie, font
qu'on ne fauroit
G4
lez à une
ib iij
rez une livre & demie de chaleur douce; retiQuan: à la teinture de liqueur.
qu'on la prépare :
myrrhe, c'eft ainf
7. de
d'eau-de-vic, myrhe,
X 1is
Mélez, laiffez en
ibi
venable; ; enfuite paffez. digeflion un temps conen Ceux qoi ont écrit far la
général dans l'opinion pharmacie, font
qu'on ne fauroit
G4 --- Page 166 ---
'Appendice
la racine
Plufeurs ont imaginé que
de ferpentaire de Virginie (20) 2 &
le fel d'abfinthe lui donnoient plus de
ont attribué cette
vertu. Quelques-uns à Pélixir de vitriol, & à la
propriété derofes; & enfin d'autres l'ont
teinture
également donné au camphre (21),
tirer une bonne teinture de la myrrhe befoin avec
l'eau-de-vie feule,& que ce menftruea les fels alkalis
d'ètre aidé dans fon action par
faites à
fixes. Cependant des expériences ces fels ne font que
deffein, démontrent foncée la que couleur de cette teinrendre plus
l'eau-de-vie diffolve plus de
ture 9 fans 3E elle étoit feule. (T).
myrrhe que
eft un de
(20) Lyfons, médecin anglois, fouvent le quinceux qai ont marié le plus de Virginie , & ont
quina avec la ferpentaire
parlé des avantages de cette combinaifon
avec le plus d'enthoufiafme. Il faifoit joindre à une
demi-once de cette racine pulvérifée
&
once d'écorce du Pérou, auffi pulvérifée, de
dounoit un gros de ce mélange d'eau.
un
apour
ca quatre heures, dans
la peu forme d'élecles malades qui préféroient une once de fa poudre
tuaire , il délayoit
de
d'écorce
febrifuge dans trois onces
(yrop deux gros aux
d'oranges, & en adminifroit
mèmes intervalles. (T)
d'afo-
(21) Il m'eft bien rarement arrivé
cier le camphre au quinquina pour angmensex
dounoit un gros de ce mélange d'eau.
un
apour
ca quatre heures, dans
la peu forme d'élecles malades qui préféroient une once de fa poudre
tuaire , il délayoit
de
d'écorce
febrifuge dans trois onces
(yrop deux gros aux
d'oranges, & en adminifroit
mèmes intervalles. (T)
d'afo-
(21) Il m'eft bien rarement arrivé
cier le camphre au quinquina pour angmensex --- Page 167 ---
fer les fèvres intermitenues,
au einnabre, aux
& à l'acier : mais ftomachiques chauds,
le
convaincu, comme
je
fuis 2 que l'effet du
eft confidérablement
quinquing
l'addition du vin
augmenté par
il m'arrive 2
& de reau-de-vic,
crire
peur maintenant de le
avec d'autres ingrédiens prefpeuvent Ie rendre plus
9 qui
& défagréable (22).
nauféabonde
fa vertu ; mais je l'ai fouvent
fuccès entre les paroxifmes des prefcrit fèvres avee
mittentes : je le donnois en bol deux ou inter- trois
foislejonr On ravec quelques grains de nitre.
(22)
ne fuit pas généralement (T)
pratique. Un opiat fait avec une oncede cette
quina 2 un gros de rhubarbe
quineoquilles d'huitres calcinées 2 autant de
de chicorée compofé 3 & f q. de
RSt Je faifois divifer
, m'a fouvert
dofes 5 & ordonnois cette maffe en neuf
dans l'efpace de trois qu'on les prit toues
lattention de faire jours 2 ayant toujours
deffus chaque.
manger une foupe parAu moyen de la formule
dans de Haen (voy. Ratio
qui fe trouve
tom. VI),jai mille fois guéri medendi, des pag. 62,
sermittentes très- obftinées.
fièvres in-
%. de quinquina 9
d'antimoine d'yeux décreviffes,
> lij
de coquilles diaphorétique, d'huitres calcinées 3
da 3ij.
Gs --- Page 168 ---
Appendice
Teftomac, à raifon de fa
foiblefle, Lotfque ou de l'averfion infurmonde racine degentiane blanche, 5j douze
Pulvérifez le tout 2 & partagez en
paquets égaux.
dès
l'accès eft fini;
On en donne un
que
heures
on continue de quatre en quatre L'annonce juf &
qu'à ce qu'il n'y en ait plus. ne doit point
même l'arrivée du paroxifme,
écarter de cette marche. jours après que la
Il fant purger quinze
fièvre eft palfée.
dans les fièvres quartes
Il a été prouvé affocier que avec fuccès le quinquina
on pouvoit
du nitre ou du fel d'epfom,
à la magnéfie comment on fait cette combinaifon.
Voici Prenez de quinquina choifi ,'mis en poudre
très-fine, de magnéfie blanche, 3ij.3ij
Melez le tout exaétement, & divifez-le en
dix-huit prifes égales. convenablement le
Après avoir lui préparé donne huit prifes de cette
malade 2 on
jour de l'intermifion ; on
poudre donne le-premier huit autres prifes le lendemain,
lui deux en
le jour de V'accès de la fièvre,
&
prifes foit déclaré : on met un, inter-
& avant qu'il denx heures entre chaque prife de
valle de
donner fous la forme
la poudre qu'on peut dans quelque véhicule
d'opiat 2 ou délayée
approprié. Après avoir adminifré les premières dofes
malade 2 on
jour de l'intermifion ; on
poudre donne le-premier huit autres prifes le lendemain,
lui deux en
le jour de V'accès de la fièvre,
&
prifes foit déclaré : on met un, inter-
& avant qu'il denx heures entre chaque prife de
valle de
donner fous la forme
la poudre qu'on peut dans quelque véhicule
d'opiat 2 ou délayée
approprié. Après avoir adminifré les premières dofes --- Page 169 ---
fer les fevres internitentes,
table des malades
porter le
9 ne peut fupquinquina 2 il faut renoncer
de.ce remède, G la fièvre
que le malade a trop
reparoit, ou parce
a commis quelque faure mangé, dans ou le Parce qu'il
faut de fuire y revenir
régime il
cinq à fix prifes les deux 3 & en faire prendre
miffion 3 & deux le jour premiers de jours d'interméde guérit aufli la fièvre tierce. T'accés. Ce rede quinquina, & une once de
Une once
fent pour la terminer ; au lieu magnéfie, fuffiemployer deux onces pour la qu'il faut en
Il eft bon d'obferver
fièvre quarte.
ter brufquement Tufage qu'il de ne faur pas quirqu'on doir le continuer
ce remède, mais
après que la fièvre
encore quelque temps
fait prendre alors deux quarte dofes a di(paru. On en
dant trois femaines; ce
par jour pengime exadt, à lufage des qui fucs 2 joint à un ré.
diurétiques, favonnenfes, fuivant des les plantes
tances,des cères
martiaux, 8cc., rend le ton aux circonf-
* défobftrue les couloirs
viffait couler la bile.
hépatiques, &c
L'efpèce de fpécifique contre les
quarres dont il eft quellion,
fièvres
pendant les deux premiers purge beaucomp
doucement. On. a avancé jours, mais trèsen étoit due à M. Sallicetti, que la connoiffance
du Pape : c'eft une
premier Médecin
autre Médecinde Rome, erreurs on la doit à un
Le reméde fnivant vaut nommé Vinsiguerra,
celui-ci pour les fièvres prefque autant que
quartes : il eft de
G 6
quellion,
fièvres
pendant les deux premiers purge beaucomp
doucement. On. a avancé jours, mais trèsen étoit due à M. Sallicetti, que la connoiffance
du Pape : c'eft une
premier Médecin
autre Médecinde Rome, erreurs on la doit à un
Le reméde fnivant vaut nommé Vinsiguerra,
celui-ci pour les fièvres prefque autant que
quartes : il eft de
G 6 --- Page 170 ---
Appendice
& Te
àle faire. prendre en boiffon,
preferire en: lavemens (23-) : j'ai
M. Eller 9 ancien premier Médecin du Rci
de 7. Pruffe. de quinquina choifi & pulvérife, Siv
d'écorce de cafcarille' palvérifée, 31.
de petite centaurée,
3vj 3vj
de feuilles de chardon-bénit,
Faites digérer toutes ces drogues pendanetrois heures dans feize onces d'eau commune: de :
mélez avec pareille dofe de bouillir vin' rouge douce:
Bourgogae : enfuite heure faites-les dans un : matras ;
ment pendant une
avec
alors paffez par un linge
expreffion:. confiftance
faites évaporer la colature jufqu'a enfin une deml
légére de fyrop. Onya ajoute
once de fyrop de canelle.
Cette mixture fe donnera aux perfonnes d'inattaquées de la fièvre quarte, les jours
termiffion, de trois heures en trois heures, dangà la dofe de deux ou trois gros délayés
de l'eau. Lorfqu'on a pris tout ce remède même 9
Yaccès fuivant eftt très-foible, &fouvent dofe prife
il ne revient plus. Une foffir pareille détruire
dans les temps preferits a eft très-rare pour qu'on
Jes quartes invérérées ; une troifième, & it
foit obligé d'en prendre de récidive e, ni aun'y a point à craindre
fur-tour f, dès le
cune maladie chronique de la maladie 2
2 on a employé
commencement réfolutifs
quelques femaines, pour
les
pendant
détruire la caufe morbifique. (T):
(23) Ce febrifuge agit quelquefois plus
temps preferits a eft très-rare pour qu'on
Jes quartes invérérées ; une troifième, & it
foit obligé d'en prendre de récidive e, ni aun'y a point à craindre
fur-tour f, dès le
cune maladie chronique de la maladie 2
2 on a employé
commencement réfolutifs
quelques femaines, pour
les
pendant
détruire la caufe morbifique. (T):
(23) Ce febrifuge agit quelquefois plus --- Page 171 ---
Jur les fevres intermiutentes.
remarqué gu'il réuffiffoit auffi-bien 157
cette manière, Dans ce cas
de
avoir fait prendre un lavement > après
gatif (24), &avoir attendu fon puron le fera fuivre d'an -autre eifet,
pofé d'une folution d'extrait de 2 comquina, à laquelle on aura fait quinune affez grande quantité de teinture ajouter
thébaique 2: pour qu'il foit gardé plus
le efficacement donne ainfi en lavemens qu'en boiffon, On
tes-affoihlies, fur-tout quand les forces fons
dont
3 & dans les autres circonftances
parle notre Auteur.
vient qu'il a fouvent vu Van-Swieten réuffir
conthode chez les enfans. Helvétius cette mé
du Roi, qui fe vantoit d'en être : le Médeciir
inventeur 2 a rapporté une
premier
malades guéris de cette manière. longue lifte de
omnes feb. ita curandi, ut nihil ore Voy. Mithod,
pag. 4, & feg: Ce praticien
alflumatur 9
nairement la poudre de
employoit ordidans quelques onces d'eau quinquina délayée
autre chofe. (T)
2 fans y ajouter
deux.lavemens (24)"On relâche le ventre avec un ou
fel-gemme, ou compofés avec-le miel, le
de peur que les quelque matières autre fel femblable,
dans les inteflins, ne forment fécales contenites
paffage des lavemens
un obftacle att
ceux-ci, trouvant les fébrifuges, inteflins & afin
fen: y féjourner plus long-tenips, vuides, PRuE
(T) --- Page 172 ---
Appendice
com
long-temps (25)-Nous
affocié
munément qu'un peu
Toctert
empêche
cette
au quinquina ?
que fous
écorce ne devienne purgative,
quelque forme qu'on la préfente. Une
fièvre intermittente obftinée, qui n'avoit pas cédé à deux onces de quinquina pris en boiffon entre chaque
accès 2 2 fut très-bien guérie au moyen
de deux onces d'extrait donné en
lavemens. On a fait prendre ainfi jufqu'à fix onces de cet extrait à des perfonnes chez qui il avoit été impoffible de faire paffer demi - once de
quinquina de toute autre manière; &
avoir
fans fuccès
plufieurs, 2 après
pris
la
de grandes dofes de quinquina par
bouche 2 ont dû leur guérifon aux
lavemens fébrifuges. Cela fe conçoit
(25) 7. Extracti cort. Peruv. 3 B
folvatur coquendo in
aq. font.
3 1 iv
adde olei oliv.
B
tinét. thebaica, gutt. va ad - X
Fiat enemha quartà quaque horà injiciendum. (L)
Ileft bien quela dofe de ces lavemensn'excède pas cinq ou fix onces 9 pour vite. prévenir (T)
Virritation, qui les expulferoit trop
. Cela fe conçoit
(25) 7. Extracti cort. Peruv. 3 B
folvatur coquendo in
aq. font.
3 1 iv
adde olei oliv.
B
tinét. thebaica, gutt. va ad - X
Fiat enemha quartà quaque horà injiciendum. (L)
Ileft bien quela dofe de ces lavemensn'excède pas cinq ou fix onces 9 pour vite. prévenir (T)
Virritation, qui les expulferoit trop --- Page 173 ---
Fur les fevres intermittentes.
trés-aifément quand on réfléchit 159
peut adminiftrer beaucoup
qu'on
quinquina
plus de
autre.
par cette voie que par toute
Souvent il eft prefque
de faire avaler aux enfans impoffible
mède qui ait un
aucun redéfagréable,
goût ou une odeur
de fiévres Quand ils font attaqués
frotter
intermittentes, je leur fais
l'épine du dos, à l'approche du
paroxifme, avec parties
de teinture thébaique & de liniment égales
neux : cette ondtion prévient
favonment l'accès. Suppofé
cela ordinaireduife
l'effet
que
ne
leur ioga donner qu'on en attend,
deux
M
cuillerées de
ou trois petites
dant la chaleur fyrop de meconium penment calme ; ce qui, 9 communé2
la violence des
tomes. Mais pour dompter
fympment la maladie
completteavoir
> je prefcris 2
purgé avec la magnéfie
che
R
(26) 2 une dragme d'extrait de
(26) Procédé dont fe fervent les Anglois
Prenez préparer la magnéfie blanche.
pour
du fel carthartique amer
communément fel d'epfom, telle
2 appellé
vous voudrez.
quantité que
Faites fondre dans un poids égal d'ean
pour dompter
fympment la maladie
completteavoir
> je prefcris 2
purgé avec la magnéfie
che
R
(26) 2 une dragme d'extrait de
(26) Procédé dont fe fervent les Anglois
Prenez préparer la magnéfie blanche.
pour
du fel carthartique amer
communément fel d'epfom, telle
2 appellé
vous voudrez.
quantité que
Faites fondre dans un poids égal d'ean --- Page 174 ---
Appendice
quinquina 7 - que je fais mettre daris
un lavement avec quelques gouttes
commune pure : filtrez la difolution ; ajoupar degrés une diffolution ou leffive de
mZL de cendres blanches OuF potaffe
Ruflie,avec uneégale quantité d'eau: remuez
doucement jufqu'a ce que les liquewrs mêlées Alors
paroiffent former un coagulum parfait.
ceffez d'ajouter de la leffive alkaline; délayez
le précipité 2 mèlez-le avec une petite quan- mètité d'eau très chaude, verfez aumh-tôrle
lange dans un grand vafe d'eaur bouillante :
entretenez le mélange bouillant pendant un le
quart-d'heure ; enfuite retirez-le & mettez
dans un vafe de terre verniflé, Auffi-tôt l'eau
& avant
la poudre eft dépofée, enlevez-la que : verfez
entiérement refroidie 2
d'eaur
fur la poudre une nouvelle lotions quantité avec de noubouillante ; répétez ces
ce
velles dofes d'eau bouillante, jufqu'à fon
ait entiérement perdu
AEE
h falin. liqueur Alors agitez le mélange de manière
les plus fines parties de la pondre foient 2
pendues dans le fluide : profitez de d'au- cette
fufpenfion pour décanter la liqueur dans
gres vaiffeaux : laifferdépofer; & ayant féparé
Feau de la magnéfie 5 en décansant, de Ol par
inclination 9 verfez celle-ci fur
grandes
pierres de craie 5 jufqu'à ce qu'il ait une
confidérable. de Thumidité 3 la magnélic partie qui (oit abforbée : verfez-la pour lors
fur des feuilles de papier blanc, & féchez-la
sevant le feu, Veriez de l'eau chaude fun la;
aux : laifferdépofer; & ayant féparé
Feau de la magnéfie 5 en décansant, de Ol par
inclination 9 verfez celle-ci fur
grandes
pierres de craie 5 jufqu'à ce qu'il ait une
confidérable. de Thumidité 3 la magnélic partie qui (oit abforbée : verfez-la pour lors
fur des feuilles de papier blanc, & féchez-la
sevant le feu, Veriez de l'eau chaude fun la; --- Page 175 ---
fur les fèvres intorminenes
de teinture thébaique
16r
répète Pufage toutes les 2 & dont or
Ce traitement eft celui trois heures,
d'environ
d'un enfant
un an. Souvent la
fait vomir quand l'eftomac eft magnéfie
de
rempli
phlegmes ; on doit favorifer cette
i'eau poudre qui refte, agitez le mélange, décantez
& pendant qu'elle eft trouble ou chargée,
gnéfie. féparez Par comme ci-devant l'eau de la mala plus grande ce procédé, toure la poadre Ou
degré de finefie, partie, On 9 fera réduire à un égal
(éparation de la
favorifera & hàtera la
feflives falines
magnéfie en chaufant les
quantité d'eau dans avant de les méler ; & plus la
dre précipitée fera confidérable, laguelle on jertera la pouvitriolé qui ef formé par l'alkali du plus fel le cathar- tartre
Il tique, faut > fera lavé promptement & parfaitement:
niteule employer ni
une eau qui ne foit pas féléfaline, 9 chargée de toute autre
2 ou d'un genre
& fubftance
l'eau difillée,oudu moins différent, l'eau de préférer
de rivière épurée. En outre
pluie,leau
l'eau chaude fur la
$ avant de verfer
cette eau à travers magnéfie un linge s on fera filtrer
fépare toutes les
épais 1 qui enx
gersqui peuvent s'y impurerés être mélés ou corps étranchauffoi. On fera chaufferles pendant qu'elle
afin que la deffication de la pierres decraje,
plus prompte : les vaiffeaux feront magnéfic foir
le plus qu'il fera pofible pendant le couverts travail
afin quil n'y tombe rien. (T)
*
avant de verfer
cette eau à travers magnéfie un linge s on fera filtrer
fépare toutes les
épais 1 qui enx
gersqui peuvent s'y impurerés être mélés ou corps étranchauffoi. On fera chaufferles pendant qu'elle
afin que la deffication de la pierres decraje,
plus prompte : les vaiffeaux feront magnéfic foir
le plus qu'il fera pofible pendant le couverts travail
afin quil n'y tombe rien. (T)
* --- Page 176 ---
Appendice
évacuation au moyen de l'eau chaude;
La pefanteur de téte habituelle, occafionnée par ces fièvres dans ces foibles individus vient probablement
d'un embarras A cette partie 2 & ne
d'un
cède guère qu'à Tapplication
vefficatoire au dos (27).
(27) On réuffit affez à vaincre la répus
gnance que les enfans témoignent à prendre donnant
le quinquina en boiffon, en le leur
fous cette forme: :
2f. de quinquina,
3iij
faitesbouillir dans3 XX d'eau, & réduireagijs
filtrez, jettez fur le réfidu
d'eau de fleur d'orange, 3ij
filtrez encore cela.; & mèlez-le avec la colasure précédente : ajoutez-y
de fyrop d'orgeat depuis 3 6jufqu'àsi:
La dofe eft de quatre onces environ : lin- &i
Fon a foind'en donner deux prifes dans
tervalle d'un accès à l'autre ; ce remède er
empèche ordinairement le retour : cependant
il faut encore en faire prendrea-peu-prés les forces deux
onces tous les jours : jufqu'à Pour ce que lors on en
& les couleurs reviennent.
jours, dans le
interrompra T'ufage pendant fept treize dans
cas de fièvre tierce, & pendant
le cas de quarte. Après ce temps, on en donnera de nouveau deux onces tous les d'une jours
pendant une femaine,
fera fuivie
& a
autre de repos. On ta" ainfi reprendre --- Page 177 ---
Jur lés fèvres
:
intermitentes.
En 1765 j'ai traité quatre à 16s
cens perfonnes atteintes de fièvres cinq
quitter alternativement cette mixture
cinq fois s fur-tout fi la fièvre eft jufqu'à
Suppofé que l'enfant fe laffe de cette quarte, compolition, le quinquina
autre manière : par peuts'adminifirer d'une
l'écorce de citron & exemple s on pile de
un mortier de marbre, d'orange &
confte dans
ment un peu d'eau de cannelle ony verfe & de douced'orange ; enfuite on y. jette le
(yrop
poudre 3 & on agite bien le tout quinquina en
que cela faffe une mixture affez 7 de forrc
en donne une cuillerée à bouche délayée, On
& affez fouvent
chaque fcis,
pris
pour que le malade en ait
un,petit verre avant l'accès.
encore jetter le
dans On
mandes , ou dans quinquina le chocolat un lait ERSE
qu'on a à traiter des enfans foible. Lorfvin, la recette fuivante ne les accoutumés dégoûte
at
Prenez de
point,
d'eau quinquina de
en poudre, 3 iv
réduifez à ib ij en fontaine, faifant bouillir. ib vj
Verfez fur le réfidu
de bon vin blanc de
faites digérer pendant
France,lb ij f
exprimez, 2 &
une heure ; paffez 1
du même verfezy encore
faites encore digérer vin, ,
ibj6
exprimez
autant de temps :
&
9 mélez les colatures fur le paffez; feu
jettez-y
de fiacre blanc,
3 XV
poudre, 3 iv
réduifez à ib ij en fontaine, faifant bouillir. ib vj
Verfez fur le réfidu
de bon vin blanc de
faites digérer pendant
France,lb ij f
exprimez, 2 &
une heure ; paffez 1
du même verfezy encore
faites encore digérer vin, ,
ibj6
exprimez
autant de temps :
&
9 mélez les colatures fur le paffez; feu
jettez-y
de fiacre blanc,
3 XV --- Page 178 ---
-X64
Appendice
n'eri
rémittentes ou intermittentes: ; je
ai perdu que deux : ni l'une ni l'autre
n'avoient fait ufage du quinquina.
On peut juger de ma méthode par
les oblervations fuivantes.
Un jeune homme eut un accès de
fièvre intermittente : après une demiheure il délira 2 puis tomba dans le
ajoutez l'écorce jaune de deux oranges :
donnez un bouillon fur le feu, & jettez-y
de graine de kermes en poudre, 3 js
On donne de ce vin fébrifuge plein une
cuiller à bouche chaque heure 2 ou toutes
les deux heures 1 pendant les intermittences.
Si l'enfant ne peut rien avaler 1 > on peut
avoir recours 3 foir aux lavemens febrifuges
recommandés par notre Aueur, foit à d'autres faits avec une forte décocion de quinquina. Dans les deux cas > il eft bon de ne
les faire prendre qu'à la dofe de quelques
onces, afin qu'ils foient plus aifément repomles vaiffeaux laétés ; & d'ailleurs,
pés comme par nous l'avons obfervé ci-deffus , qu'ils
caufent
d'irritation, ce qui les expulne
point vite. Lorfque les enfans à la mamferoit melle trop font pris de fièvre intermittente 1 fouvent il fuffit, s pour les guérir, de les évacuer & de
avec du fyrop de chicorée compofé ,
f
donner le quinquina à la nourrice, - comme
elle avoit clle-mème la fèvre. (T) --- Page 179 ---
fur les fievres intermittentes:
coma, & perdit. la parole. Le trou- 169:
Vant dans cet état, j'ordonnai qu'on
lui.appliquit fur le champ un vefficatoire au dos, 9 & qu'on lui versât
dans la bouche un julep
quel on ajouteroit le fel cordial, de corne atl- de
cerf. Deux heures
étoit revenu à lui, zje après lui , fis comme il
deux onces de teinture facrée prendre
fans attendre que l'effet du remède 2 &
fit complet, je prefcrivis
de quinquina de
en demi-gros
res dès que la nteurte & la quatre fiteur. heit- feroient diminuées. II commença l'ufage du fébrifige trois heures
le purgatif : mais avant d'en avoir après
pris fix gros 9 il eut un fecond accès .
avec les mêmes accidens qu'au
s
mier. Je fis appliquer des
à la plante des
Site
d'autres
pieds 2 & employai
que la fièvre topiques fefit irritans jufqu'à ce
fueur abondante. Ce terminée malade par une
deux fois aul moment de ayant été
dans l'accès , j'infiftai
fuccomber
fit prendre,
pour qu'on lui
de
tres-exattement, un
quinquina toutes les heures :
tôt il en eut
IRcO
Se fut
confommé deux onces;
avec un tel firccès que la fièvre
Site
d'autres
pieds 2 & employai
que la fièvre topiques fefit irritans jufqu'à ce
fueur abondante. Ce terminée malade par une
deux fois aul moment de ayant été
dans l'accès , j'infiftai
fuccomber
fit prendre,
pour qu'on lui
de
tres-exattement, un
quinquina toutes les heures :
tôt il en eut
IRcO
Se fut
confommé deux onces;
avec un tel firccès que la fièvre --- Page 180 ---
166:
: Appendice
difparut totalement 2 & qu'il revinti
en parfaite fanté 7 fans éprouver de' ni
ni jauniffe 9 ni mal
hydropific tête ni foiblefle : 2 fuites trop ordinaires 2 de la durée de la fièvre & de
répétition de fes accès.
dans le
Une dame fut attaquée 9.
premier accès d'une fièvre intermittente de violentes douleurs à Fefto2 chacun des paroxifmes qui fuccédèrent, mac ;
en augmenta la force 2 au
point qu'elles devinrent infupporta- furieux la
bles. Iy eut un délire
: ; le
refpiration devint embarraffée 9
hoquet furvint ; les traits du vifage
s'altérèrent 2 & tout annonça les
fymptomes d'une mort prochaine. Les
fomentations émollientes., la teinture
thébaique à l'extérieur 9 un vefficatoire même, ne procurant aucun foulagement, j'ordonnai qu'on fit prendre deux onces de quinquina dans le
temps de l'intermifion ; ce qui réuffit
parfaitement à prévenir le retour du
paroxifme.Ce remède n'accrut nullement la douleur d'eftomac ; au con*
traire, il contribua finguliérement à la
diminuer en écartant la fièvre 2 qui,
par fes accès 2 augmentoit Tintenfito à
du mal. --- Page 181 ---
Jur les fievres intermitentes,
Dans toutes les fièvres intermit. 167
tentes, on a prefcrit un vomitif
les fois que le malade fe
toutes
foulevement d'eftomac plaignoit de
vomir. ou
> d'envie de
>
avoit des vomiffemens
fpontanés. Jamais je n'ai donné de
quinquina que ces accidens ne fuffent
difparus 2 ou queje n'euffe fait
un
paffer
purgatif, 2 afin de mieux
tout le canal alimentaire.
évacuer
Quand les malades étoient tourmentés par la toux, 9 avec douleur
côté génant la
de
cette douleur n'avoit refpiration, 2 & que
fomentations
point cédé aux
din de Bates chaudes, au baume ano-
(28), OlL à un emplâtre
(28) Compofition du baume de Battes;
7. de favon blanc 9
% I
d'opium de
pur s
f
d'huile camphre, effentielle de
vj
ro.
marin, 2
3j
Mettez d'efprit-de-vin redifié ;
dans
lopium & le favon en digeltion 3xvij
au bain l'efpric-de-vin de fable s & à une douce chaleur,
enfuite paffez la liqueur, s
durant &
trois jours ;
gure le camphre & Phuile ajoutez à la colaCetie
effentielle,
compofition eft trés-recommandée
re, effentielle de
vj
ro.
marin, 2
3j
Mettez d'efprit-de-vin redifié ;
dans
lopium & le favon en digeltion 3xvij
au bain l'efpric-de-vin de fable s & à une douce chaleur,
enfuite paffez la liqueur, s
durant &
trois jours ;
gure le camphre & Phuile ajoutez à la colaCetie
effentielle,
compofition eft trés-recommandée --- Page 182 ---
K68
Appenidice communément ori
vefficatoire 3 jai
donné une petite faignée 2 & preferit
de faire tout le poffible pour arrêter
la fèvre tres-promptement, au moyen
du quinquina,P parla raifon que chaque
nouvelaccesrendoit toutes ces efpèces
de douleurs beaucoup plus aigues.
Quand le mal de tête étoit violent,
exceffivement les malades
& dans fatiguoit les intervalles des accès, l'application d'un vefficatoire au dos rendoit toujours ladion du quinquina
plus décifive.
qui fublifte
Le vertige, fymptome les fièvres intercommunément après
mittentes 2 même les plus douces,a
cédé, dans la plupart des circonftan- de
à
du fel de corne
ces >
T'ufage
dans
cerf(29), 8 au quinquina pris
le vin.
la durée de la fièvre 2 le
Si, par
pour diminuer & diffiper les dans douleurs. environ 9a
Il y a un grain d'opium
gouttes de ce baume. (T)
(29) 7f. Aç. alexit. fimpl.
3vij 5 6
falis cornu cervi,
3i
fyr. è cort, aurant.
M. fiat julepus. cochlearia duo fubinde.
Capiat
(Caiada --- Page 183 ---
fur les fevres
malade fe trouvoit inuermitontes, 169
vents ; s'illui furvenoit incommodé de
au ventre & de l'enflure de la tenfion
j'ordonnois qu'on lui
aux jambes : s
foirs une cuillerée de donnât tous les
avec trente
teinture
dula
gouttes du Ipiritus facrée,
compofitus,
layenLa.continuation du
-
changement d'air & le bain Guisguina, le
fouvent indifpenfables
froid,font
les rechûtes (30).
pour prévenir
Pendant chacune des
1766 &
années
plus
1767 s j'ai fait
1765;
de140 livres
confommor
& n'ai
pefant de
jamais vu. d'accidens quinquina,
qui puf
(30) Il m'a
core affez firement paru en qu'on les prévenoit ende fois le jour, pendant prenant une ou deux
vin
quelque temps, une dofe
libé , an-icorbhustigueel en fuivant. d'ailleurs Homachigue ou chaévitant
un bon
lards, fe desexpofera couvrant Thumidité ouaux régime, brouil- s
un exercice modéré. gmemablenent.e faifant
Il eft bon d'obferver
deviennent utiles
que les bains froids ne
font bien fains. qu'aurant que les vifcères
Les Médecins anglois
des qui ont eu des fiévres
ordonnent à ceux
font.rès-bien. eaux de Pyrmont intermitentes, , & Téquitation Tufage
Tome 11, (T)
; ils
H.
aux régime, brouil- s
un exercice modéré. gmemablenent.e faifant
Il eft bon d'obferver
deviennent utiles
que les bains froids ne
font bien fains. qu'aurant que les vifcères
Les Médecins anglois
des qui ont eu des fiévres
ordonnent à ceux
font.rès-bien. eaux de Pyrmont intermitentes, , & Téquitation Tufage
Tome 11, (T)
; ils
H. --- Page 184 ---
Appendice s'attribuer à fon
fent raifonnablement dans deux circonflanufage, excepté fut celle d'une jeune
ees. La première dont les règles furent fupprifemme,
trois mois. Isagiloit,
mées pendant la feconde, d'une perfonne habidans
afthmatique, qui, après en
zuellement
eut un accès de
avoir pris un gros dura 7 jufqu'à ce qu'elle
fuffocation, qui
: elle fe trouva
eût vomi ce remède l'eut rendu.
bien dès qu'elle
les perfonnes qui
Jai obfervé
intermittentes,
eu des
Tinge
avoient
fujettes aux rechûétoient également dufientleur guérifon
tes, foit qu'elles foit qu'elles en fuffent
au quinquina, à d'autres remèdes. Rareredevables
Ten ai confeillé d'aument néanmoins
celui-ci.
tres avant d'avoir employé pendant l'hiver
J'ai de plus remarqué,
attade 1765, que les fièvres dont quartes la fanté
quoient feulement ceux lalongue durée
Retrouvoidafonblepar' fièvres intermittentes.
des premières
révoquer en doute
On ne peut intermittente pas
ne puiffe
qu'une fièvre
(31). Pluêtre guérie fans quinquina
Beaucoup d'autres.remedes peuvent
(31)
le remplacer, --- Page 185 ---
fur les fèvres
fieurs malades
inturminontes,
ont une averfion infur- 17r
L'huile animale de
même dans les fièvres dippel a fouvent réuffi;
préparé le corps d'une quartes. Après avoir
on en donne
manière convenable,
quarante,
depuis trente gouttes
de la bière cingtiante, où l'on & même foixante, jufqu'a dans
pain. Il faut recommander a fait bouillir un peu de
l'accés. prendre ce médicament une demi-heure aux malades de
un fommeil Communémenr doux
il les fait tomber avant dans
mine par une fueur & forte, tranquille, qui fe terquelle la fièvre fe paffe, s au moyen de laJ'ai fait un
la racine d'ariftoloche très-grand nombre d'effais savec
venu,par fon
longue s & fuis
intermintenres moyen, 9 à dompter des acfees
L'écorce de tros-opiniatres. maronnier
cée dans le Journal de d'Inde a été annond'avril 1777: comme Médecine du mois
vertu. M.
poffédant la même
verte s dit Satarot. qu'il faur auteur de cette découune once de cette
pulvérifer fubtilement
douze portions
écorce, & la divifer en
quatre en quatre égales heures s dans qui fe Prennent de,
calaires , avec une cuillerée les jours inter."
pour ceux qui en craindroient d'eau fucrée
remède 9
lamerrume, Ce
& fortifie. Rarement donne de
once
en
faut Tappétit,
pour amener
plus d'une
SESSIE
M. Durande,
la guérifon.
les feuilles de médecin à Dijon,a employé
poudre, à la dofe houx, d'un féchées & réduites en
gros avant l'accès ;
H2
calaires , avec une cuillerée les jours inter."
pour ceux qui en craindroient d'eau fucrée
remède 9
lamerrume, Ce
& fortifie. Rarement donne de
once
en
faut Tappétit,
pour amener
plus d'une
SESSIE
M. Durande,
la guérifon.
les feuilles de médecin à Dijon,a employé
poudre, à la dofe houx, d'un féchées & réduites en
gros avant l'accès ;
H2 --- Page 186 ---
Appendice
Y72
ce remède (32) , qui;
montable pour
cette méthode beaucoup de
& a guéri atraquées par
de fièvres intermittentes: ou le
perfonnes elle lui a réuffi dans les cas même
quinquina avoit échoué.
procuré des
L'électricine feule a fouvent comaplettes. On
guerifons auffi promptes i'ont que appliquée dans bienlait que les Anglois au traitement des fièvres
des circonflances Ileft très-rare, dit M. Cavallo, réfifintermittenves Medical. eledriciti) qu'elles fufffent. y La
(voy. tent ; une ou deux éleStrifations coninueri.a de tirer,
meilleure méthode,
les flanelles & les
des érincelles à travers dix à quinze minutes, dans
habits, pendant de temps avant.
Yaccés. ou peu
Tentamen philofophicoM. Wilkinfon (voy. quod
gradu doltoris
medicam de eledtricitate
nous certifie
examini fubjeciz S
eruditorum phyficien de fa connoifance guériffoit T'élec-
(arement qu'un les fièvres intermiurentes par éleStrifatricité. Il commençoir des par étincelles la fimple 2 & finif:
tion, tiroit enfuite
Les malades fe met:
foit par les commotions, auffi-tôr après qu'ils avoient fort
tant au lit pretque éprouvoient une fueur
été éledtrifès gii leur étoit extrémement avan:
abondante.
tageufe, (T)
redoutoient le plus
(32), Les perfonnes à caufe qui de fon mauvais
d'en faire ufage > fans répugnance 9 fous la
goût, 9 fuivante. l'ont pris
forme meilleur quinquina palvérifé, 3i
2f.du
i-tôr après qu'ils avoient fort
tant au lit pretque éprouvoient une fueur
été éledtrifès gii leur étoit extrémement avan:
abondante.
tageufe, (T)
redoutoient le plus
(32), Les perfonnes à caufe qui de fon mauvais
d'en faire ufage > fans répugnance 9 fous la
goût, 9 fuivante. l'ont pris
forme meilleur quinquina palvérifé, 3i
2f.du --- Page 187 ---
Jur les fèvres intermitentes,
eontinué pendant
des naufées, & perd
fon 2 excite
chez
efficacité
LATtPEr
quelques-uns.
des fièvres intermittentes D'ailleurs, il y a
il a échoué
obftinées oit
(33) ; on en a des preumettez macérer à froid pendant
heures $ dans une livre d'eau de vingt-quatre
paffez, & ajourez à une once & fontaine ;
cette infufion,
demie de
d'eau de cannelle
de fyrop balfamique, piritueufe, fa
Faites un potion. (T)
3j
Faction (33) Les fièvres d'accès éladent
des febrifuges les
fouvent
les perfonnes d'un
plus efficaces chez
& autres d'une confitution tempérament vif, bilieux,
fouvent même le quinquina irrite fort irritable :
en augmenrant
&
ces fièvres
cheufes. Les bains lérétifime, a des fuires fàdes intermiffions tempérés pris dans le temps
effets dans ces fièvres ? produifent les meilleurs
fecours les plus affurés rebelles ; c'eft un des
termittentes
contre les fièvres inn'ont pu céderaux 2 accompagnées remédes d'irritation qui
bien desf fois éprouvé dans ma ordinaires, Jelai
faut favoir qu'engénéral les bains pratique : maisil
quand ily a menace
ne valent rien
ala face ou fur les d'obftruction, boufiffure
tomesde cachexic membres, &a autres (ymprale; On ne doir provenans de caufe humoceux qui ont la poitrine pas non foible plus les ordonner à
M,
& délicate.
Fouquet, > célébre médecin de Mont
H3
desf fois éprouvé dans ma ordinaires, Jelai
faut favoir qu'engénéral les bains pratique : maisil
quand ily a menace
ne valent rien
ala face ou fur les d'obftruction, boufiffure
tomesde cachexic membres, &a autres (ymprale; On ne doir provenans de caufe humoceux qui ont la poitrine pas non foible plus les ordonner à
M,
& délicate.
Fouquet, > célébre médecin de Mont
H3 --- Page 188 ---
Appendice
: en pareil cas
ves très-nombreufes
auje me fuis tourné vers plufieurs
eft un de ceux qui ont fu tirer le
pellier ,
des bains tièdes dans le traitemeilleur parti
obferment
: nous
atmnteernum:
vations fuivantes en font une preuve données.
telles qu'il les a
les rapporterons foldat de 24 ans, entré dans T'hôpital
G Un
de Montpellier 9 avoit 9 depuis
37 militaire
les fièvres quartes; je lui
2) environ un an, l'avoir
convena-
>2 fis prendre 9 après dofes purgé d'an éleétuaire
32 blement 9 plufieurs
de fleurs
en poudre,
22 compofé de quinquina & de crème de tartre; le
32 de camomille, dans f. 9. d'hiera picra : ce
22 tout) lincorporé
me tournai
aucun effet,Je
3> remède n'opéra du côté des apozèmes, auxquels
> pour lors
des vomitifs mélés avec des
3) je fis fuccéder
en imitation de la
>) poudres abforbantes ' :let felammoniacà
dejames
> fameufe poudre
avec le nitre, &
7 haute dofe, le camphre
furent auffi
de ce genre ,
-92 autres remèdes
;"tout cela fut inu27 donnés fucceffivement mauvais fuccès : & un
>> tile encore. Leur & chaleur confomprive
37 érat de féchercffe à fe faire appercevoir fur
> qui commençoit
pas de
n le malade 2 ne me des permettoient remèdes actifs, &
37 continuer lemploi
regrets d'amême quelques
37 me donnoient
traitement; j'or3 voir infifté fur un parcil
Le mades bains tempérés.
n donnai l'ufage les deux
de lintera lade en prit un
le jours matin du jour
miffion, & un troifième
37 érat de féchercffe à fe faire appercevoir fur
> qui commençoit
pas de
n le malade 2 ne me des permettoient remèdes actifs, &
37 continuer lemploi
regrets d'amême quelques
37 me donnoient
traitement; j'or3 voir infifté fur un parcil
Le mades bains tempérés.
n donnai l'ufage les deux
de lintera lade en prit un
le jours matin du jour
miffion, & un troifième --- Page 189 ---
fur les fèvres.
tres
intermiteutes,
; mais il n'y en a
avec
pas un feul
lequel on puiffe fe flatter de
9) même de l'accès, qui ne
>> dimairelque l'après midi. venoir pour l'or9) miers bains fut fi
L'effet de ces pre-
>> paroxifime enf fut marqué, que la durée du
>> Enfin, après le abrégée de prés de moitié,
> rurent fans retour huitième, :
les fièvres di(pa3) cela, les bains encore on dix continua 2 malgré
2) La nommée
jours.
9) témpérament bilieux Margoton, & de 40 ans, d'un
2> fix mois 2 les fièvres tierces. fec, avoit, depuis
3) gnoit de
Eile fe plai3) les remédes l'échauffement où l'avoient jeuée
3) preffion de fes qu'elle avoit faits, de la fup3 caufée, & d'un méréorifme règles, qu'ils lui avoient
3> Je prefcrivis les bains
du bas-ventre.
3) une tifane de veau
domefliques avec
>) verds de la
2 altérée par les bouts
3) d'aigremoine, chicorée-eadive, &
& les feuilles
3) de citron
aromatifée avec les zeftes
>)
2 pour en prendre dans la
quatre ou cinq verres
journée
3) Quinze de ces bains 9 plus ou moins.
3) font revenues le mois ont fuivant. guéri;l les règles
> Un enfant de
ans
3) tierces, il prit fept
eut les fièvres
3) de paffer aux purgatifs l'émétique. On fe propofoit
>) mais fon-indocilité
& au quinquina a
3) les accès continuoient s'y oppofa : cependant
22 quatre heures; ils étoient & duroient vingt-
>) vomiffemens
marqués par des
3) de vomir ; & bilienx, ou de faufles envies
pendant leur durée 9 ainfi
H 4
tierces, il prit fept
eut les fièvres
3) de paffer aux purgatifs l'émétique. On fe propofoit
>) mais fon-indocilité
& au quinquina a
3) les accès continuoient s'y oppofa : cependant
22 quatre heures; ils étoient & duroient vingt-
>) vomiffemens
marqués par des
3) de vomir ; & bilienx, ou de faufles envies
pendant leur durée 9 ainfi
H 4 --- Page 190 ---
Appendice
l'écorce
réuffir conftamment. Après
du Pérou 2 je n'ai rien employé
de fuccès que l'alun
re
eût plus
avec la mufcade.
& la déUn vefficatoire au dos,
codtion de plantes amères, à laquelle
le fel d'abfynthe 8 le fel
on ajoute
ammoniac (34) 2 ont guéri quelquefois des fièvres intermittentes- obitinées.
En donnant P'extrait de gentiane
depuis dix jufqu'à trente grains, deux
9)
dans le chaud,1 le ventre étoit météo- la
2> Se. les yeux fixes, les lèvres livides s
3) refpiration gênée, le pouls petit, finiftre. concem- Cet
3) tré, irrégulier, & le coup d'oeil & fecond
3 enfant fut baigne; les premier l'accès.
confidérablement
32 bains affoiblirent
il
eut plus de
99 Après le quatrième 9 n'y
s froid, & la chaleur ne dura plus
quatre il fe
J'obviai à la foibleffe Roend
> heures. dans le bain, en lui faifant pren5) plaignoit avant &
- 3 une cuillerée de vin 0 2
3) dre,
& après, dans lequel j'avois fait in3) qu'ila aimoit, du
& de la racine de fer
3) fufer
quinquina
(T)
22 pentaire de Virginie,.en poudre.
(34) Voyer dans les formules à la fuite
de mon Efai fur les moyens de conferver la
fanté des gens de mer, celles qui font à l'article
des févres intermittentes- (E)- --- Page 191 ---
fiur les fèvres
fois le jour, & deux innermitontes. 177
ture facrée; trois heures onces de teinon eft également
avant Paccès,
ter de tres-réfractaires. parvenu à en dompCinq grains d'extrait de
matin & foir, ont été cigué pris
utiles.
quelquefois
La petite bière ; dans
a éteint un morceau de laquelle on
au feu, 5 a été reconnue verre rougi
efficace: onl la fait
comme trèsfon ordinaire
prendre pour boif
ition, du
pendant l'adminiftraà ne point quinquina, faire dofée de manière
l'effet d'un violent
émétique ou purgatif.
elle purge ; mais quand elle Quelquefoir
violemment
EXSp
de ffiupprimer parlesfelles, les
2 il hic2
moyen d'un opiatique, évacuations 2 at
fans Lorfque les remèdes les
ont été infruétueux
plus puif
(35),ai VI
des (35) , les Après eaux Femploi minérales des meilleurs reméreffources. Celles de
offrent encore des
infiniment elles
mieux que Bourbon-lance valent
le font apéritives & toniques beaucoup d'autres ;
& ventre, la tranfpiration, augmentent la fécrétion s des relâchent urines
aufli trés-efficaces: (T) Celles de Balaruc font
H5
les remèdes les
ont été infruétueux
plus puif
(35),ai VI
des (35) , les Après eaux Femploi minérales des meilleurs reméreffources. Celles de
offrent encore des
infiniment elles
mieux que Bourbon-lance valent
le font apéritives & toniques beaucoup d'autres ;
& ventre, la tranfpiration, augmentent la fécrétion s des relâchent urines
aufli trés-efficaces: (T) Celles de Balaruc font
H5 --- Page 192 ---
178 .
Appendice fort fimples s -
guérir par des procédés
thé
jur-tout en donnant une cuilleréeà dans V'infufion
d'efprit de cornede cerf
du
de méliffe tiède s aux approchés le froid. )
paroxifme, & pendant d'air feul réuffit fréLe changement Jai même l'exemple
quemment (39). intermittente très-obitid'une fièvre totalement parl le paffage
née, malade diffipée de la terre à la mer ; une
du
du vaiffeau, il n'eut pas
fois à bord
un accès.
remèdes, j'ai donné la
Entr'autres à la dofe de demi-gros, de
cafcarille
heures; mais" sj'en ai.
auatre en quatre
yrelu d'etfet (37). effayé de faire
y'ax pareillement de vitriol bleu
prendre demi-grain
lai fouvent éprouvé dans l'ile
Je
en France les foldats
de 18225 Je renvoyois maladies > lorfque tous les
attaqués de éroient ces infractueux 2. & apprenois avoir été:
remedes fouvent quils étoient guéris Tarafcon. après (T)
an mois à Draguignan ou
s'en font:
(37) Beaucoup de praticiens affurer
mienx trouvés. Nous inutilement pouvons le quinquinz SEE
avoir employé des fièvres quartes, ce reméde
le fouvent traitement eu le plus grand fuccés- (T)
a --- Page 193 ---
fur les fevres intermintentes,.
deux fois le jour. On dit
mède eft employé dans les que ce rede Londres;mais
hôpitaux
des naufées & des comme il occafionne
tinuels
vomiffemens con2 même quand il eftit uni aux
fentent opiatiques s peu, de malades
à en ufer pendant
contemps (38).
quelque
Ayant lu dans les Tranfaéions
lofophiques (39) des obfervations phifur
Tacide (38) Le vitriol bleu eft n fel
eft fort vitriolique âcre,
uni au cuivre. formé.par Sa,
l'ife de
2 defagréable &: Ayprique. fayeur C'eft
fourniffent. Chypre On le & la Hongrie qui nous le
porer les eaux qui retire, le
foit en faifant évacementant des lames de contiennent cuivre
; foit en
Quoique pluficurs Anteurs avec le foufre.
mandé T'ufage du vitriol blea à aient recomvanté fes fuccès dans
Tinxérieur, &
nous nous croyons fondés beaucoup à de maladies,
faudroit le profcrire de la
foutenir qu'il
vomitif
pratique. Cefi un
niens du dangereux cuivre. Un 3 qui a tous les inconvé.
dent craindra toujours Médecin de fe fage & Prumède de cette nature
fervir d'un retendue ne dépend que 2 de dont fon l'efficacité préJence. (T)
extrême vio-
(39) Voyer Tranfadions
n.249, 250, 257. (L) philofophiques 5
H 6
foutenir qu'il
vomitif
pratique. Cefi un
niens du dangereux cuivre. Un 3 qui a tous les inconvé.
dent craindra toujours Médecin de fe fage & Prumède de cette nature
fervir d'un retendue ne dépend que 2 de dont fon l'efficacité préJence. (T)
extrême vio-
(39) Voyer Tranfadions
n.249, 250, 257. (L) philofophiques 5
H 6 --- Page 194 ---
a80
Appendice donnéeà-la dofe
lafève de S. Ignace,
étoit
d'un fcrupule 2 & voyant qu'elle
secommandée dans la pharmacopée les
de Madrid comme remède pour
fièvres intermittentes 2 fous le nom à
de fève fébrifuge 2 je lai prefcrit
malades.. Deux grains . de
plufieurs fève infufés dans deux onces
cette d'eau bouillante 3 donnent un amer
nauféabond " dont l'ufage répété
deux fois le jour a guéri quatre perfonnes attaquées de fièvre quarte >
du double.
mais a échoué'chez plus
Ona preferit, avec fuceès,diftrens
autres remèdes. (40).
(40) 2f. altiminis rupei,
gr. XV
extracti nucis mofchata, cort. Peruv: > fagr. x'
fyr.è' cort. aurant. q-f.
-
Mifce. Fiat bolus bis in die fumendus:
2f. flor. martialium- ammoniaci, 1, fagr. vi iij:
falis
gr. iv
myrrha rubiginis 2 ferri,
gr. iij
extradiradicisg gentiana,gr. vj
fyr. è. fiat cort bolus aurant. bis in qof. die fumendus;
Mifceantur ;
pulv. - corticum aurantiorum 3 $
2f. fumat ager ter. in die, --- Page 195 ---
fur les Fevres intermiteentes:
Nous allons parler de
que de grands Médecins ont quelques-uns confeillés,
%. pulverisflorum chamaemeli,3 5f
fumat ager bis in die.
%. falis ablynthii 3
elix. aloes,
-
vini albi,
Mifeeantur; fiat hauftus.
7. flor chamomeli,
fyr. feminum fimpl: fantonici,
2 Vj
Mifce. fiat electuarium:
q-f
bihorio. Capiat molem nucis mofchate. quoque
:
%. falis ablynthi,
fpirit. vitriolici tenuis, gutt. XXX
Mifce.
alexit. fimpl.
Jiv
T hauflus ingruente
fumendus.
paroxifino
2k. flor. chamcemeli,
rad.ferpem. Virginiana,fas
limatura ferri,
5ij
Fiat electuarium fyr. è cort. aurant. 9 f
nucis mofchata quater cujus de capiat die. ager molem
2f. falis ammoniaci crudi,
falis polichrefti,
: 3ij
pirit. volatil. aromatici, ,4a3j
facchari aq. menthe vulg. fimpl. 1 i1]
Mifce.
albi,
I
gempore paroxilmi, Capiar cochleare unum fingulis horis
Fiat electuarium fyr. è cort. aurant. 9 f
nucis mofchata quater cujus de capiat die. ager molem
2f. falis ammoniaci crudi,
falis polichrefti,
: 3ij
pirit. volatil. aromatici, ,4a3j
facchari aq. menthe vulg. fimpl. 1 i1]
Mifce.
albi,
I
gempore paroxilmi, Capiar cochleare unum fingulis horis --- Page 196 ---
18z
du Appendice doéteur Morton (41)
La poudre
7f. falis ammoniaci crudi 2 fa 9ij
theriacae venetse horâ una ante adventur
Mifceant. Capiat
paroxifmi.
3ij
7. falis abfynthit ,
t
vini albi, Capiat partitis vicibus tempore
Mifceantur.
apyrexiz.
connoitre encore d'autres
Si l'on defire
on n'a qu'à conremédes du mêmé concerne genre, les fièvres interfulter Y'article dans qui les formules de médicamens
mittentes, mifes à la fuite de mon Effai fur les moyens
de conferver la fanté des gens de dont mer. il (L), eft quefL'elprit volatil aromatique de ces formules, fe
tion dans la neuvième
fait ainfi :
de l'huile effentielle de 1
7.
mufcade 3
fa3ij .
d'effence de limons ou
de citrons,
d'huile effentielle degérofes,3
d'efprit de fel ammoniac dulcifié,
t ij
Mélez; diftillez le mêlange à un feu très
doux. (T)
chamcemeli, * Dj
(41) 2.pulv.flor. antimoni diaphoretici,,
falis abfynthii
fa 9S hord
Mifceantur ; fiar pulvis quartà quâque
durante apyrexia fumendus. (Z) --- Page 197 ---
far les fèvres intermittentes,
a. été frès-Vantée,
feillé de
Boerhaave a conprendre vingt grains de fel
ammoniac deux heures avant l'accès.
On doit le donner en
loppé dans du pain à poudre., chanter envecette manière il
: de
diffous
ylen'a très -peu de
quand il arrive à l'eftomac, &
l'on peut en prefcrire depuis un demifcrupule julqu'à un gros. Plufieurs
praticiens le combinent avec la thériaque, Ce dernier remèdea fouvent
été pris feul, 2 d'après l'autorité de
Galien, 2 & depuis peu les Médecins
marient fréquemment le fel ammoniac avec la thériaque & l'écorce du
Pérou. Hoffman recommande le mercure doux, même jufqu'à falivation
pour la cure des fièvres quartes obfti- $
nées (42). Huxham fait mention du
(42) Je l'ai moi-même employé avec lc
plus grand fuccès dans un très-grand nombre
d'occafions. L'obfervation
teur Lyfons, déjà citée dans fuivante, 9 du docde mes notes, dépofe encore quelques-unes en faveur
fon efficacité,
de
à la a Unjeune fuite d'une homme ayant une fièvre quarte f
dans les lorbes, tierce, froid à avec la tête douleur & violente
conftipation 2 difficulré d'uriner aux ne piéds, s
put:fe:
grand fuccès dans un très-grand nombre
d'occafions. L'obfervation
teur Lyfons, déjà citée dans fuivante, 9 du docde mes notes, dépofe encore quelques-unes en faveur
fon efficacité,
de
à la a Unjeune fuite d'une homme ayant une fièvre quarte f
dans les lorbes, tierce, froid à avec la tête douleur & violente
conftipation 2 difficulré d'uriner aux ne piéds, s
put:fe: --- Page 198 ---
. alkalifé Appendice celle des inters
mercure
Mead dit
mittentes en
EEIST
le
a
E
dans les cas oà
quinquina bien d'une -
fans fuccès, on'fe trouve
poudre compofée de fleurs de camomille,der myrrhe&ode fel d'abfynthe j
avec un
d'alun. :
malaOn a bort employé dans ces
'dies la décoétion de fleurs de camo8 dans beaumille ; comme vomitif;
ordonné
coup de circonftances 2 on:a
deux onces de cette décoétion ou
d'infuffon amère, avec demi-fcrupule
de fel.d'abfinthe,à prendre de quatre
héures.
-
92 i:
en quatre
dans les Indes orienOn a't trouvé
ou ce -
tales que l'écorce tellicherry, réufécorce de pala,
qu'on y appelle
gétablir pendant. long-temps.. Ala finil fit ufage
de cette poudre & > guérit,.
2f. corall.
-
falis abfynthit,
a'a3j
mercurii dulcis,
olei caryophillor. gutt. vi
laudani,
gr. iv
7: Mifcedeux fois le jour, affez pout
R en prenoit fût confommé en trois.. La faliva:
que le tout fur la fuite, & la fèvre cella. (T)
fion en --- Page 199 ---
fur les fèvres intermitentes,
fiffoit à chaffer les fièvres intermit- 185
tentes obftinées. Celle de
qui reffemble tant au
mahogoni, &
que l'avidité du gain
fouvent
ler avec
mé
Totemma
la
lui, a également été utile à
Jamaique 2 fi ce
a publié
depuis peu n'eft pas rer fondément.
Avant la découverte du
communément on combattoit quinquina les
vres intermittentes avec les.
fiètels que la camomille, la petite amers,
taurée, la gentiane, l'écorce
cenla zédoaire (43). Mêlés avec d'orange, les fels
alkali fixes, ils ont toujours la
fiance de plufieurs
confervent contre le Médecins, qui conjugés dont il eft à quinquina defirer des préfranchiffent bientôt,
qu'ils s'afOpinionum commenta delet dies,
Il n'y a peut-être pas de maladie
même (43) de Beaucoup les preferivent encore ;
ils ces Fébrifuges préférence aul quinquinas : 1°, difenteet quand on fait manquent les
rarement leur
faur : 2o. loin d'être adminiftrer aftringens comme il
quinquina, 2 & de fixer l'humeur fébrile comme le
lévacuer 2 la plupart font
fans
devient infinigient précieux, apéritifs; (T).
ce qui
n'y a peut-être pas de maladie
même (43) de Beaucoup les preferivent encore ;
ils ces Fébrifuges préférence aul quinquinas : 1°, difenteet quand on fait manquent les
rarement leur
faur : 2o. loin d'être adminiftrer aftringens comme il
quinquina, 2 & de fixer l'humeur fébrile comme le
lévacuer 2 la plupart font
fans
devient infinigient précieux, apéritifs; (T).
ce qui --- Page 200 ---
Appendice
tous les
contre laquelle on confeille
jours tant de remèdes. Le vulgaire
un trèsnombre :
en emploie
grand
nous allons rapporter les principaux.
Dans le froid, ou précifément: avant
qu'il fe déclare 2 on prend - depuis
demi-feptier d'eauun verre jufqu'à
d'eau-dede-vie feule 2 ou un verre
vie avec de la noix-mufcade rapée' 2
demi-once de foufre (44),u la
ou même dofe d'écailles d'huitres pulvérifées: - la moitié d'un demi-feptier
de gin (45), avec une petite cuillerée
de poivre:- - un verre de fcuba 9 avec
bonne cuillerée de fuc de limons :
une
de vin pur, ou un feul
une chopine blanc d'oeuf , une
verre avec un
cuillerée ordinaire de fuc de joubarbe,
la même quantité de fuc de planou
une cuiller d'efprit de
tain : -1 plein
(44) De Haen (Ratio medendi, délivrée part. d'une 12)
rapporte qu'une femme forte fut fueur
avoir
fièvre quarte par une
de l'accès. 9 après (T)
pris du foufre au moment
(45), Le gin eft une eft liqueur (piritueufe de baies
compolse, dont la bafe
l'efprit varient,
de génjèvre : les autres aromatiques. ingrédiens (T)
& iont des fubftances --- Page 201 ---
fur les" Reyres intermittentes.
térébenthine : - quatre cuillerées de
fitc de rue : - demi-feptier de fuc
d'orties 2
autant de fuc de
- demifeptier de forte décoéion feneçon: de
quinte-feuille, - autant de forte décocion de menthe dans le lait : - une
chopine de forte infufion de raifort
dans de la vieille
pine de forte bière, bière : - - une choa
2 dans laquelle on
€ jetté & fait bouillir
ceaux de bouteilles quelques morpierres à fufil,
caffées, 9 Ol de
préalablement
au feu: : - un limon entier : - l'eau rougis de
mer, comme vomitif: -la mouchure
de chandelle avec la noix. -1
- un gros de quinquina & mufcade de thé- :
riaque, avec le fuc d'un
1 Dans l'intervalle des gros limon.
nfage- des feuilles de laurier, accès, on fait
& pulvérifées 2 à la dofe d'un féchées
trois fois lejour : - de l'écorce
rieure
Eo2
de frêne, 2 depuis
jufqu'à un gros, avec un demi-gros
fel d'abfinthe
fcrupule de
- de demi-gros 2 de quatre fois le jour :
fois le
gui de chêne trois
jour : de Pécorce intérieure
d'orme, 9 près de la racine, à la dofe
d'un gros 9 trois fois le jour : - de
demi-gros de racine d'épine noire
a
: - de l'écorce
rieure
Eo2
de frêne, 2 depuis
jufqu'à un gros, avec un demi-gros
fel d'abfinthe
fcrupule de
- de demi-gros 2 de quatre fois le jour :
fois le
gui de chêne trois
jour : de Pécorce intérieure
d'orme, 9 près de la racine, à la dofe
d'un gros 9 trois fois le jour : - de
demi-gros de racine d'épine noire
a --- Page 202 ---
Apperidice
de calatrois fois le jour : 1 d'un
de fuite:
huit
LEOTS
mus aromaticus, de foufre dans ur
1 de demi-once
trois matins feu:
verre de forte bière,
de
lement : 1 de demi-once
graine de'
de moutarde dans un demi-feptier fe
trois
confécutifs 2 en
gin - 2
jours
commune 9
Ievant: : - dune araignée
doucement écrafée s & enveloppée
à Pheure du frifion 9
dans un raifin, matins de fuite les jours d'inou trois
de toile
termiflion : - de cinq grains la mie de
d'araignée 2 mêlée avec, de demideux fois le jour :
feptier pain, 7 de fa propre urine > trois matins de fuite.
Les remèdes externes employés
cette maladie,
Ent
le peuple contre
&
les fuivans. un ceuf durci
fendu,
fur les poignets : - le camappliqué
dans un
& le fafran fulpendus
phre fachet au creux de l'eftomac: 1 les
friétions fur Tépine du dos avec de
écrafées & le
Fail : 1 les araignées
1 l'huile
tabac mis fur les poignets :
de pétrole aux pieds ou aux poignets :
aux
: - la rûe
la millefeuille
pieds
avec les bourgeons de chevrefeuille,
la ronce 8 le fureau, aux poignets OuI --- Page 203 ---
fur les Fevres
aux pieds : il couyre intormituentgs. auffi les
gnets ou les
unie
pieds avec la
au vinaigre & au
pilofelle
la
&
fel,lajonbarbe,
nément verveine, autres. C'eft commuune heure avant l'accès
a recours à ces topiques,
qu'il
Les liqueurs oul le vin,
fe livre aux approches du auxquels on
produifent ordinairement paroxifme, 9
la plupart des malades livrefle, &
d'en boire
ont coutume
jufgu'à ce qu'ils y foient
plongés ; il en réfulte un mal de tête
infapportable, & quelquefois la
rifon. Cette elpèce de traitement guéfuivi de grandes douleurs, &
eft
à des dangers confidérables expofe
(46). A
Jeur (46) En mettant les fluides dans une cha8 une agitation
fair dégénérer ces fievres trop en forte maladies 2 fouvent il
fervé extrêmement dangercufes, comme je aigués, l'ai obplufieurs fois. Sydenham
a.vu périr plufieurs malades avertit qu'it
trairement. On avoit confeillé à après une un fille pareil
quée de fièvre tierce, dit Van-Swieten attaboire une affez grande quanrité
2 de
& de poivre pilé avec de la bière d'eau-de-vic
ce remède fit changer fa maladie en une chaude; fièvre
continue 2 accompagnéc d'un délire furieux
guidura pendant quelques jours. Nous lifons
. Sydenham
a.vu périr plufieurs malades avertit qu'it
trairement. On avoit confeillé à après une un fille pareil
quée de fièvre tierce, dit Van-Swieten attaboire une affez grande quanrité
2 de
& de poivre pilé avec de la bière d'eau-de-vic
ce remède fit changer fa maladie en une chaude; fièvre
continue 2 accompagnéc d'un délire furieux
guidura pendant quelques jours. Nous lifons --- Page 204 ---
Appendice ingrédiens qui rendent
Texception.des le vin & les liqueurs fortement émétiques, on ne fait pas encore jufqu'à
quel point les autres peuvent contribuer à Ia cure. Un vomitif pris une
heure avant l'accès 2. étant fouvent
très-décifif, il eft facile de concevoir
comment les premiers y, influent. Le
violent effet que produit la bière dans
laquelle on a éteint des. morceaux de
verre ou des pierres à fufil, ou jetté
du foufre crud, peut faire fufpeéter, 2 2
avec raifon ? qu'il
entre quelques
arfenicales, & alors on expliparties facilement comment elle guérit
invétérées.
e fièvres intermittentes
On donne auffi plufieurs de ces remèdans lintention de
des avant Yaccès,
procurer des fueurs.
Quant aux applications externes 9
leur efficacité ne peut point être regar- Les
dée comme problématique (47).
dans les Effais d'Edimbourg: des boiffons tom. I,qu'une de cette
fièvre quarte traitée par
cruelle. (T)
efpèce, dégénéra ent une pleuréfie
(47) Boile, (voy. De utilit. philof. experiment. exercit. V. cap. X, S. vIi, pag. 274)
dit avoir été guéri d'une hèvre quoridienne
ne peut point être regar- Les
dée comme problématique (47).
dans les Effais d'Edimbourg: des boiffons tom. I,qu'une de cette
fièvre quarte traitée par
cruelle. (T)
efpèce, dégénéra ent une pleuréfie
(47) Boile, (voy. De utilit. philof. experiment. exercit. V. cap. X, S. vIi, pag. 274)
dit avoir été guéri d'une hèvre quoridienne --- Page 205 ---
fir les fèvres intermiutentes,
topiques compofés d'encèns de 191
nabre , de camphre de
cin2
fuie de bois 9
qui avoit réfifté à tous les remèdes,
du quant fur fes poignets une bouillie en applifel & du houblon
faite avec.
teron de raifin de Corinthe, très-récent, & un quarOna avu le feneçon vulgaire, broyés réduit enfemble,
lie, & appliqué froid fur lar
en bouilaux jours intercallaires
région du cardia
la plus inattehdue. (Voy.Med.. s procurer la guérifon:
pag. 47): la renoncule des prés, Efais, réduite tom. 2, s;
bouillie, & appliquée fur les
en.
même effet : voy. Ad.
doigts, fair le
Martin Ruland vante Edinburgeniia tom. 2;
compofé de feuilles de beaucoup rue
un épicarpe
tabourer 2 broyées avec le s de fauge 9 de
Platerus en failoit. faire
vinaigre, Félix:
thlafpi , de plantain
avec les féuilles de.
vinaigre 3 ou bien avec 9 de tabourer", , & le
& les toiles
longuent populeiim
il n'employoir d'araignées le : quelquefois même
le vinaigre. Heurnius que pain bien trempé dans
fans dire lequel. Crato confeilloit fe fervoit Tellebore,
d'orties broyées avec le
des racinesfaifoit couvrir, toutes les vinaigre 9 dont if
moutarde préparée, avec articulations. La.
fonnons nos alimens,
laquelle nous affaiguérit aufli
appliquée aux carpes,
Il eft probable tres-frequemment que les
&. déliés, exhalés
corpufeules, fubtiles
fur les nerfs ou le fluide par ces remèdes, agiffent
&' que c'eft ainfi qu'ils combattent qu'ils contiennent, si
tère caché qui renouvelle les
le caracparoxifmes, (T)
moutarde préparée, avec articulations. La.
fonnons nos alimens,
laquelle nous affaiguérit aufli
appliquée aux carpes,
Il eft probable tres-frequemment que les
&. déliés, exhalés
corpufeules, fubtiles
fur les nerfs ou le fluide par ces remèdes, agiffent
&' que c'eft ainfi qu'ils combattent qu'ils contiennent, si
tère caché qui renouvelle les
le caracparoxifmes, (T) --- Page 206 ---
Appendice
N92
& autres chofes fem:
de térébenthine,
Ou
blables 9 appliqués aux poignets été recomde Teftomac, ont
au creux
Auteurs trèsmandés par plufieurs d'encens de Fulcélèbres. Trépithème
tout autre.
ler (48),a été plus que
de
J'ai connu une perfonne très-obftinée, attaquée qui
fièvre intermittenre
l'accès
parvenoit fouvent à prévenir battus
des blancs d'ceufs
au moyen dont elle fe faifoit couavec le fel,
à fon
; elle
vrir les poignets
approche
fur-tout quand cette efpèce
yréulitfoi
faifoit naître des amde cataplafme
poules (49)-L'ail pilé a fréquemment
5ij
(48) 2f. thuris,, tacamahacs ;
3j
croci, terebenthina veneta 2 q. (.
ut fiat emplaftrum carpis ap:
€ Mifceantur 9
plicandum. Tous (L) les emplâtres de cette efpèce
(49)
comme vefficatoires au moment
'doivent l'invafion agir fébrile : fans cela ils ne réuffide
: il eft donc néceffaire de faire
roient point principe fimulant ou acrimoentrer quelque
On dit que le
nieux dans leur compofition. guéri les fièvres interfuivant a fréquemment obflinées, même lesquartes,
mittentes lesi plus
heures.
en moins de vingt-quatre en feuilles de quoi rem:
Prenez de tabac
le --- Page 207 ---
fur les fièvres intermitentes.
le même effet, mais il peut occafion- 193
ner des défaillances chezles
délicates, par la raifon
perfonnes eft fort
âcre & irritant, Mon quil
frottant
avis eft qu'en
l'épine du dos avec
de fuccin, , on vient à bout de Thuile
venir l'accès d'une fièvre
prétente tout auffi-bien
intermitpart des
qu'avec la
font
applications externes
préconifées
Mea
(50).
remplir pain aigre une bien pipe ordinaire 9 le double de
verlant affez de vinaigre émietté ; mélez bien en y
de pâte; peu de temps pour avant faire une cfpèco
gez en deux caraplafanes
l'accès, partaquerez au carpe fir le pouls s que - , & vous applilaiffercs un jour entier. On ne doit que vous
ouvrir les veflics qui fe feront levées. point
J'ai vu des praticiens enthoufiaftes de
dernier ropique.
ce
Prenez de thériaque,
de tér éber nthine,
3ij
fieur de loufre,
5j
alan,
poivre, huile efientielle fa gr. XE
de rue,
camphre,
gouttes x
Mélez pour deux
gr. X
quera au pli intéricur emplâtres de la main. 2 qu'on (T) appli:
(so) Il eft certain que les onétions
Tome II,
de
I
praticiens enthoufiaftes de
dernier ropique.
ce
Prenez de thériaque,
de tér éber nthine,
3ij
fieur de loufre,
5j
alan,
poivre, huile efientielle fa gr. XE
de rue,
camphre,
gouttes x
Mélez pour deux
gr. X
quera au pli intéricur emplâtres de la main. 2 qu'on (T) appli:
(so) Il eft certain que les onétions
Tome II,
de
I --- Page 208 ---
Appendice
194 Quand les enfans, font attaqués de
fièvre intermittente, quelquefois on
fur T'eftomac 8c les poileur applique
compofés de
gnets des cataplafmes & de camde thériaque
quinquina,
on leur fait porter le
phre (51),ou
Tépine du dos ne font pas tirer indifférentes. un
Quarnerus dit qu'on peut eft en du même avis; parti
tres-avantageux : Foreftus
bas
il faifoit frotter depuis la nuque d'huile jufqu'au d'anis
de l'épine 9 avec un & mélange confe:lloit enfuite de
& de camomille s avec des linges chauds,
couvrir ces parties étoit auffi très-partifan de ces
Félix Platerus Cardanus faifoit frottér, au moment
onSions.
compofé de fuc
du froid, avec un onguent
& de graiffe
de gentiane, d'huile fuivi defcorpion, avec fuccès le mème
d'oie. Rivierre a
recommandoit l'emprocédé : Profper voici Alpin la formule :
plâtre dont farine de froment criblée;
Prenez encens mâle ?
aa 3ij
avec le fuc de menthe 5
faites un mèlange chaud,avan: l'accès, fur T'épine
appliquezle dos & confervez-le dans cet endroit
du
tombe. (T)
jufqu'à ce qu'il
(s:) L'application du quinquina au creux fucde T'eftomac, , a fréquemment un même grand elle
cès chez les enfans adultes. ; quelquefois Le doéteur Rofen fc
réuffit chez les
hémitritée a
voyant attaqué, en 1750,d'une
es un mèlange chaud,avan: l'accès, fur T'épine
appliquezle dos & confervez-le dans cet endroit
du
tombe. (T)
jufqu'à ce qu'il
(s:) L'application du quinquina au creux fucde T'eftomac, , a fréquemment un même grand elle
cès chez les enfans adultes. ; quelquefois Le doéteur Rofen fc
réuffit chez les
hémitritée a
voyant attaqué, en 1750,d'une --- Page 209 ---
fur les fèvres inurmizenues.
quinguina réduit en poudre dans
plis de leurs
peau
habits 9 près de la
(52), ou on les
une décoction de
baigne dans
Quant
cette écorce
aux médicamens
(53).
parles charlatans dans les fièvresi employés
mittentes, ils ont communément interbafe le quinquina infitfé dans le pour
vin
fir bouillir dans de T'eau,
temps, s fix onces d'écorce pendant du
très-longde marc qui lui refta après la Pérou ; l'elpèce
mis dans un linge clair,
réducion, fut
creux de l'eftomac s le matin qu'il s'appliqua du
au
jour de la maladie. On réchauffoit troifième
thème dès qu'il
à
cet épiil fut guéri. Pour commençoit plus de
fe refroidir:
nua Tnfage pendant fept fireré, il en contition de la fièvre. Le dosteur jours après la ceflaeu recours à ce topique : voy. Pie a fouvent
étrang. 3 tom. II, pag. 245. (T) Obferv. med,
au (52) doceur Cette Pie; pratique étoit affez familière
de deux toiles ; il faifoit faire une camifole
renfermoit du irés-fines, entre lefquelles on
dofe de quatre & quinquina même fix en poudre , à la
enfans de quatre à cinq ans. onces pour les
(T)
les (53) adultes. Ce moyen Le
peut auffi s'employer
s'eft délivré doéteur Guillaume
pour
d'une fièvre
Alexander
ces bains, (T)
intermittente par
Iz
ez familière
de deux toiles ; il faifoit faire une camifole
renfermoit du irés-fines, entre lefquelles on
dofe de quatre & quinquina même fix en poudre , à la
enfans de quatre à cinq ans. onces pour les
(T)
les (53) adultes. Ce moyen Le
peut auffi s'employer
s'eft délivré doéteur Guillaume
pour
d'une fièvre
Alexander
ces bains, (T)
intermittente par
Iz --- Page 210 ---
Appendice
avec la
ou les liqueurs ipiritueufes & le 2 fel d'abde Virginie,
ferpentaire
l'arfenic centre
fynthe e-quelquetoisauin
dansieurcomgofitionse ce quifait qu'on
fauroit être trop en garde contre
ne leurs recettes. On n'ignore point
dofe, eft
dee
à petite
:
ce poifon pris
eft
efficace; mais le remede pire quele à fa
il, entraine
mal, & fréquemment nombre d'accidens
fuite un très-grand
terribles (54).
Lemery, Wepfer Meyer, Friccius, accrée 9
(s4) ont fait tous leurs efforts pour
Jacobi :
mais les dangers auxquels
diter ce fébrifuge,. doivent le faire exclare - de la
il expofe Werlof 2
traitant de ce poifon > (OE
pratique.
raifon : a valcant
de febrib. pag. 43),dit,avec & periculofs plena ale,
27 maligna pharmaca exploratas 7 & fecuriores
s cum & magis
prefidia quoad opus fit,
s) medelas, quarum poffis benigna. largia2) augere & continuare
il a très longe
2 pur natura : 9). Tiffot, J'ai vu, tom. y 2, part. 2 du
remps, dit M. de leurs, miuaticypus.a67.
Tialedesmenor femme & un de fes fils qu'un fpécifique il
une
les fièvres d'accès , dans lequel le
conire
avoit mis dans l'état
entroit dc l'arfenic 2 des vomiffemens & une
plus facheux. très- forte Après , qui avoient duré onze
diarrhée chez la mère, 8 dix-fept chez V'enfant,
jours
refté une f grande fenfibilits
il leur étoit
uaticypus.a67.
Tialedesmenor femme & un de fes fils qu'un fpécifique il
une
les fièvres d'accès , dans lequel le
conire
avoit mis dans l'état
entroit dc l'arfenic 2 des vomiffemens & une
plus facheux. très- forte Après , qui avoient duré onze
diarrhée chez la mère, 8 dix-fept chez V'enfant,
jours
refté une f grande fenfibilits
il leur étoit --- Page 211 ---
fier les fèvres intermitentes.
6 Après tout, il eft certain que 197 le
quinquina deibonne qualité (85),8
judicieufement adminidré, a fouvent
réufli.quand tous les autres
avoient échoué ; mais il y fobrifuges a des circonflances oùt il eft impofible de le
donner fans inconvénient fous
cune, forme. Linvafion de 2 la fièvre aupeut être allez violente.
pour mettre
un défordre 2 général dans toute la malesalimens dans ces parties 7 que toutes lcs boiffons 8
les,
leur donnoient des douleurs crueltout' t'le non-feulement corps de à l'eftomac s mais dans
efforts
létouffement s de vains
la mère pour vomir, un ténefme habituel; &à
tion totale une de foif inextinguible, & une privad'yeux qui l'empéchoient foimeil 2 avec des doulenrs
ouvrir. L'enfant avoit de abfolument de les
mens convulfifs, & un effroi fréquens habituci. mouve-
(ss) De quelque
(T)
dre.le
il manièrequ'on eft
faffe prenbon : quinquina ,
effentiel de l'avoir
qué. C'eft malheureufement il eft fouvent fophiftiodeur
principalement par fon goût & fon
dedans TFa doit PERt juger de fa qualiré. Aud'ure couleur
rougeâtre, ou de fer rouillé,
jaunâtre,
calle, il doit être compaôte & Quand on le
entre les dents ; & s'il eft vraiment uni, , friable
bonne cfpèce, le goûr en fera amer, d'une
gent s & légérement aromatique. (T) aftrinI3 --- Page 212 ---
Y58
Appendice le malade n'a que
chine; quelquerois
peudinfans de tranquillité, ou paroit
même n'en point avoir du tout ; fans
ceffe il eft tourmenté par un mal de
tête infupportable 2 des douleurs au
dos, une fenfation de chaleur extraordinaire, un mal-aife & une oppref.
fion univerfels ; en un mot, il arrive
fréquemment que la rémiffion n'eft
point complette 2 ce qui ne permet
point d'avoir recours aut quinquina 9
s'apperçoive qu'il n'y a
quoiqu'on
conferver
guère d'autre moyen pour fouvent
la vie des malades, 2 & plus
leur conftitution.
dans les
Long-temps on a cru que
du
fèvres intermittentes la période
friffon étoit la plus dangereufe 2 &2
que la plupart de ceux qui fuccomboient
dans le rigor (56);
2 périffoient
(56) Beaucoup le croient encore. léfion Cette des
opinion eft fondée fur l'extrême
enfonétions vitales que le premier le degré eft
traine après lui. Il eft certain ventricule que fang droit &
alors accumulé autour du
fort
des poumons 7 qu'il n'en paffe que ce Remtr 9
dans le ventricule gauche ; que irrègulier de
n'ayant plus qu'un fauroit mouvement avec affez de
palpitation, 3 ne
pouffer
aucoup le croient encore. léfion Cette des
opinion eft fondée fur l'extrême
enfonétions vitales que le premier le degré eft
traine après lui. Il eft certain ventricule que fang droit &
alors accumulé autour du
fort
des poumons 7 qu'il n'en paffe que ce Remtr 9
dans le ventricule gauche ; que irrègulier de
n'ayant plus qu'un fauroit mouvement avec affez de
palpitation, 3 ne
pouffer --- Page 213 ---
Jur les fevres intermittentes.
jamais je n'ai vu perfonne
dans le froid,
ai
mourir
maisj'en vu plufieurs
expirer pendant le chaud après des
convulfions violentes, le
&z
autres
delire,
accidens. Ceft, felon moi,
cès de la chaleur qui,
l'acmet
communément,
en danger la vie des
&
gui, dans la majeure partie malades, des fièvres
intermittentes 2 affoiblit & détruit la
conftitution par fa durée,
force le fang dans les
le
artères ) coritraltées
froid, 9 pour le faire
par
mités ; le mouvement parvenirjufqu'aux du
du
extréles artères, des artères dans (ang, les
coeur dans
retour des veines au coeur,eft veines, donc & fon
& interfompu dans cette première
troublé
Parmi les Médecins
période.
temps des fièvres intermittenres qui ont regardé ce
plus dangercux,on compte le
comme le
ham, ( Si les malades,
grand Syden-
>) pendant le
dit-il, ont à mourir
3) dans le premier paroxifme, degré ce n'eft jamais que
3) le froid' ); car s'ils (c'eft-a-dire pendant
3) remps de la chaleur, parviennent ils
une fois au
3) rien, du moins
ne rifquent plus
Hoffman, Wan-Swieten. pour cet accès 2). Hollier,
du même avis. Les obfervations 2 Lieutaud ,8 &c. font
2 faites fur les cadavres des
qu'Harvée
dans ce premier
perfonnes mortes
mer ce que ces degré praticiens 3 fembleroient confirégard. (T)
ont avancé à cet
--- Page 214 ---
Appendice
trouver
J'ai été affez heureux pour
d'aun remède qui manque rarement &
mener des intermifions d'heures. complettes L'inparfaites en très-peur
m'en a
cident que je vais rapporter
fait faire la décotiverte.
dame fut
En décembre 1766, une
d'inattaquée, après quelques jours accès de
difpofition 1 d'un violent l'affoiblit exfièvre intermittente caufa qui chez elle le
ceffivement défordre. 2 &
Trente-fix heures
plus grand l'accès revint ; il en avoit déjà
après,
fus
Ses
duré douze quand je
appellé.
forces étoient alors fi épuifces,qu'elle
commençoit à défefpérer de fa confervation. Cette dame fe plaignoit
d'une douleur univerfelle 2 mais furtout dans la tête & le dos : la céphalalgie étoit affez violente pour menacer du délire. Des naufées & vomiffemens continuels lai réduifoientà -
un état
d'infenibilité très-inquiétant, accompagné d'une forte tendance aux convulfions. Je lui prefcrivis fur le champ
en moins de cinq
un opiatique 2 qui, complettement 9
minutes, la foulagea
Après
& lui rendit fa tranquillité. fe mettre
une demi-heure elle put
& le dos : la céphalalgie étoit affez violente pour menacer du délire. Des naufées & vomiffemens continuels lai réduifoientà -
un état
d'infenibilité très-inquiétant, accompagné d'une forte tendance aux convulfions. Je lui prefcrivis fur le champ
en moins de cinq
un opiatique 2 qui, complettement 9
minutes, la foulagea
Après
& lui rendit fa tranquillité. fe mettre
une demi-heure elle put --- Page 215 ---
Fur les fèvres
fur fon féant, & intermtiutentes. 201
riture. La nuit prendre de la nourpeu, & n'eut à d'après fe
elle dormit un
bleffe & de fatigue, plaindre Le que de foielle prit le
jour fitivant
un autre accès, quinquina; & la ; ce qui prévint
e Environ
remit bientôr.
une rechûte; un mois après 9 elle eut
; les intermifions étoient
courtes & difficiles à faifir : l'accès
duroit depuis quarante - huit heures
quand je vins à fon fecours
plupart des fymptomes
2 & la
s'étoient montrés la
alarmans
avoient
première
oR
leur & reparu. la fièvre Mais comme la chaque cette dame étoient fortes , &
je réfiftai d'abord n'avoit à lui faire point vomi 1e 2
un narcotique. A la fin
prendre
vaincu par fes
cependant 2
tions - 2 jy confentis preffantes : ce remède follicitacura de nouveau une intermiffion proplette : & fit difparoitre fur le comtous les accidens. Le lendemain champ
eut recours au quinquina, dont elle elle
continua
rétabliffement. Fufage 9 même après fon
Je lui confeillai d'en
prendre, 3 pendant quelques
O1I deux fois le
mois, 2 une
feroit
jour, 2 lorfque le temps
humide, ou quandle vent feroit
Is --- Page 216 ---
mais fur-tout Appendice à la pleine lune:
à l'eft, L'heureux effet des narcotiques 5
dans un moment auffi défefpéré, 2 me
détermina à de nouveaux effais. J'avois alors vingt-cinq malades les atteints leur fis
de fièvres intermittentes: je
la pédonner immédiatement après le malriode de la chaleur 2 lorique
aife, la douleur de tête 2 ou autres
fymptomes ordinaires en pareille circonftance fubfiftoient encore : dixneuffurvingt-deux en furent foulagés;
les trois autres n'en firent point ulage.
Encouragé par ces fuccès, le jour
fuivantj je fis adminiftrer ce narcotique fur
pendant la chaleur ; onze malades
douze qui le prirent, n'eurent point
fentirent leur fièvre
de mal de tête, 2
des fueurs
diminuer, & éprouvèrent fuivies d'une
abondantes 7 bientôt
parfaite intermiffion.
Depuis ce cmprapesfeanlemins de trois cens
remède (57) à plus
(52), Voici la potion que j'ai preferite. 3 6
7. aq. font. 9
aq. alexit. (pirit.,
fa 3 ij
fyrup. thebaica, de meconio, gutt. XV ad XX
ting.
Mifce. (L)
diminuer, & éprouvèrent fuivies d'une
abondantes 7 bientôt
parfaite intermiffion.
Depuis ce cmprapesfeanlemins de trois cens
remède (57) à plus
(52), Voici la potion que j'ai preferite. 3 6
7. aq. font. 9
aq. alexit. (pirit.,
fa 3 ij
fyrup. thebaica, de meconio, gutt. XV ad XX
ting.
Mifce. (L) --- Page 217 ---
faur les fèvres internictentes,
perfonnesa attaquées deces
cice quej
fièvres:voi
l'intermifion il
ETETENEPI
n'a fervi de rien, foit
l'accès pour prévenir ?, foit pour affoiblir
qui devoit fuivre. Adminiftré
pendant le froid, 2 une ou deux
il a paru éloigner le retour du fois
roxifme ; mais pris
pale commencément de demi-heure la
après
munément il a produit chaleur, un
comment immédiat.
foulageLes effets de l'opium donné
dant le temps de la chaleur
fièvre intermittente
Rene
1°,il diminue &
2 font ceux-ci:
beaucoup
abrège - le paroxifme,
de
plus ffrement qu'une once
2°. quinquina ne guérit la maladie :
pour l'ordinaire il affoiblit fenfiblement le mal de
fébrile, & donne lieu tête, à 2 éteint l'ardeur
abondante,
une fueur trèsdétente
accompagnée d'une douce
chaleur > qui prend la place de: cette
brilante & pénible qu'on
éprouve fréquemment lorfqu'on tranfpire dans le fort de l'accès
cuation qui fe fait par cette voie, ; l'évatoujours plus copieufe chez
eft
ont pris de
ceux qui
tres : 3°. fouvent T'opitim, il que chez les audifipe les agira16 --- Page 218 ---
Appendice
un fom:
tions, &c procure au malade
dont
meil tranquille & rafraichiflant,
il fort baigné d'une fueur délivré générale, de fes
& en grande partie
fouffrances.
J'ai - toujours remarqué que les effets &
de l'opium étoient plus uniformes
conftans dans les fièvres interplus mittentes, que dans toute autre maladie, & quil n'y avoit pas de remède
dont l'aétion fit alors plus prompte donné
& plus marquée. .Un narcotique de la chaleur,
dès le commencement
& la durée
en diminuant la violence fi furement
de la maladie 2 prévient
Paltération du tempérament s que
depuis'le moment où Jen ai fait ufage, ordi-
& la jauniffe, fuites
Thydropific naires de ces fièvres, ont bien rarement attaqué mes malades.
fur le
Quand Fopium n'abat point
champles fymptomes fébriles, jamais
il ne leur donne plus de violence :
la plupart des malades retirent, 2 au'
contraire quelque avantage d'un nar-
? dans le temps de la chacotique pris
d'entr'eux en
leur, & beaucoup
ts
portent alors de plus circonftance. grandes
Je
que dans toute autre
fuites
Thydropific naires de ces fièvres, ont bien rarement attaqué mes malades.
fur le
Quand Fopium n'abat point
champles fymptomes fébriles, jamais
il ne leur donne plus de violence :
la plupart des malades retirent, 2 au'
contraire quelque avantage d'un nar-
? dans le temps de la chacotique pris
d'entr'eux en
leur, & beaucoup
ts
portent alors de plus circonftance. grandes
Je
que dans toute autre --- Page 219 ---
fur les fevres intermittentes,
puis même affirmer que l'opium donné 205
dans le temps du délire 2 qui furvient
pendant la chaleur 2 ne l'augmente
pas, quoiqu'il ne parvienne pas à le
difiper. D'après cela, n'eft-il pas
bable que la plupart des
qui
luipeier
accompagnent ces fièvres 2 font
ipafmodiques, fur-tout le mal de tête?
Au refte 9 fi le malade délire dans
Faccès, il eft bon de fufpendre l'adminiftration du narcotique julqu'à ce
que fes facultés intellectuellesfe 1
foient
rétablies ; alors il peut être très-utile
pour remédier à la foibleffe & à la
langueur qui ont coutume de fuccéder
à cet accident.
Il femble auffi que ce remède foit
le meilleur préparatif atz
car non-feulement il
quinquina ;
termiflion
procure une incomplette, fans laquelle ce
fébrifuge ne peut point être
avec fureté 2 mais encore il prefcrit occafionne une évacuation fi abondante
& fi falutaire, par les fueurs, qu'ordinairement on a befoin d'en employer infiniment moins.
Communément je prefcris le nar.
cotique dans environ deux. onces de --- Page 220 ---
Appendice
teinture facrée, quand le malade qui
doit prendre le quinquina immédiatement après P'accès 2 eft refferré,
J'abrège ainfi le paroxifme, & évacue
les inteftins avant d'en venir au fébrifuge. Quoique lopération de la teinture facrée foit un
retardée par
le narcotique, elle Re eft pas moins
fire. Lorique le malade a pris un
émétique immédiatement avant l'accès,il faut attendre, pour lui admila chaniftrer un narcotique 2 que
leur ait commencé, font le réfultat
Ces obfervations
d'une pratique très-étendue : car
dant la dernière épidémie de TEces
intermittentes '. qui févit en 1765 : 2
1766 & 1767 , il n'y a guère de jours
où je n'aie vu plus de trente à quarante perfonnes chez lefquelles ces
maladies fe préfentoient fous toutes
les formes. ici,, je me fuis borné
principaement à la pratique . 2 par la
raifon que les Médecins, tant anciens
modernes,, ont déjà décrit-d'une
manière que
fatisfaifante leurs différentes
efpèces, ces fièvres ayant été tout
aufi communes & opiniâtres en Grèce
ère de jours
où je n'aie vu plus de trente à quarante perfonnes chez lefquelles ces
maladies fe préfentoient fous toutes
les formes. ici,, je me fuis borné
principaement à la pratique . 2 par la
raifon que les Médecins, tant anciens
modernes,, ont déjà décrit-d'une
manière que
fatisfaifante leurs différentes
efpèces, ces fièvres ayant été tout
aufi communes & opiniâtres en Grèce --- Page 221 ---
fer les fèvres
& à Rome, du intermintentes. 207
& de Galien,
temps
d'Hlippocrate
jours (58).
qu'elles le font de nos
Nous ne pouvons rien ajouter
defcriptions données
aux
elles font auffi exaétes par ces Auteurs;
fent l'être : mais c'eft qu'elles puifrecherches heureufes uniquement des
aux
cles 2 à la découverte de derniers fièremèdes, & à l'application nouveaux
due de ceux
plus étenque l'on doit anciennement connus, 9
regarder ces maladies T'avantage de ne plus
felpoir de la Médecine. comme le déAujourdhui, le Médecin
employer à propos les
qui fait
le quinquina & T'opium, vefficatoires 2
trouve bien
(58) Les fièvres
appelle vulgairement intermittentes fièvres
qu'on
cent leur empire dans
d'accés > exerphes du Levant, , tellement prefque tous les
ceux du Volo, de
que j'ai vu a
Zehioun, de Lepante, de
SAaE.SALOLFODE des vaiffeanx prefque défarmés & plufieurs autres,
qu'elles avoient fairs fur les par les ravages
G. (Elai M., Maitre fur les maladies des gens équipages. de mer,
à
ès Arts G en
3 par
Marfaille année 1766.) (L) Chirurgie, 9 publié --- Page 222 ---
Appendice, 6ci
rarement des fièvres intermittentes qui
luir réfiftent, & ne tarde point à remettre fes malades dans le meilleur état
pofible.
fa
a --- Page 223 ---
aog
- M OYE N
SIMPLE ET FACILE
Pour rendre l'eau de la mer potable ;
6 prévenir la difette des comegibles
dans les navigations de Long cours.)
ON ne trouvera peut - être
étrange que je joigne ici quelques pas
inftructions propres à préferver les
Navigateurs des calamités de la faim
& de la foif.
Les moyens de fe procurer de l'eau
douce en mer 2 ont été regardés jufqu'ici comme effentiels à la perfection
de l'art de la navigation (1).La difette
(1) Dans fon état naturel , l'eau de la
Pierre merne le peut pasdevenir la boiffon de T'homme.
les enfans Grand, de fes matelots féduit par l'idée d'habituer
dur 9 ordonna de ne leur au laiffer régime boire le plus
de l'eau de mer ; cette étrange
que
coûta la vie à tous.
épreuve leur
Les tentatives qui ont été faites
ler l'eau de la mer, & la rendre pour deffaw
réduifent à la filtration, la
potable, fe
la diftillation,.
précipitation, &
devenir la boiffon de T'homme.
les enfans Grand, de fes matelots féduit par l'idée d'habituer
dur 9 ordonna de ne leur au laiffer régime boire le plus
de l'eau de mer ; cette étrange
que
coûta la vie à tous.
épreuve leur
Les tentatives qui ont été faites
ler l'eau de la mer, & la rendre pour deffaw
réduifent à la filtration, la
potable, fe
la diftillation,.
précipitation, & --- Page 224 ---
i10
M oyen fimple & facile
fi nécefde cette provifion, toujours
faire à Thomme au milieu du vafte
La filttation paroit être un des premiers
moyens qu'on ait employé pour enlever à
l'eau de mer fa falure. Pline dit (Live 31
de fort Hifoire Naturelle que fi l'on plonge elles
dans la mer des boules 2 cire creufes,
fe rempliffent d'eau douce. Malheureufement & celle
la cire ne laiffe pas ainfi filtter l'eau,
qui peur paffer au travers de fes pores,n'ed étoit
point différente de ce qu'elle
aupagavant. Le même procédé eft indiqué dans les
Tranfaflions philofophiques, , année 1665
Lifter ( voy, les mêmes Tranfatlions
UTa
année
a propofé
fophiques
1683,n". 156.)
de mettre de l'algue, ou autres plantes ma- éii
tines récénies 9 dans un vaiffeau rempii
grande partie d'eau de mer, & d'adapter raf- un
chapireau d'alambic à ce vaiffeau, fans pour feu &
fembler les vapeurs qui s'élèvent
J'ai
par la fimple tranfpiration des plantes. d'eau
retiré, dit-il, de cette manière un peu filtradouce. Cet effet, qu'il attribuoit à une
tion de l'eau de mer au travers des pores autre
des végétaux 2 n'étoit certainement
chofe qu'une diftillation infenfible 2 puifque dans
les plantes étoient entiérement feule plongées de l'air envil'eau, & que la chaleur
ronnant produifoit AEles l'évaporation. de Leipfick, o@tobre
Leibnitz (
étrangère,
1682;& EMAR2A acadénique,partic
dit que la filtration au
tom. 7, pag. 442.)
pores autre
des végétaux 2 n'étoit certainement
chofe qu'une diftillation infenfible 2 puifque dans
les plantes étoient entiérement feule plongées de l'air envil'eau, & que la chaleur
ronnant produifoit AEles l'évaporation. de Leipfick, o@tobre
Leibnitz (
étrangère,
1682;& EMAR2A acadénique,partic
dit que la filtration au
tom. 7, pag. 442.) --- Page 225 ---
pour rendre Pean de ner potable. 2IY
océan, dont les limites reculées
laiffent entrevoir
ne
aucune efpèce de
travers de différens intermèdes,
moyen de deffaler l'eau de mer. 9 eft Nous un bon
mes forcés de convenir
fomindique, il y. en a de que parmi ceux qu'il
devroir profcrire,
dangereux, & qu'on
la propriété
quand même ils auroient
litharge & autres qu'on chaux leur de fuppofe : tels font la
defquelles
Sarurne, au milieu
à l'aide d'une il-recommande de faire pafferl'eau
d'a(piration.
machine de compreffion ou
Quelques Phyficiens s & Pline
avoient avancé que l'eau de mer entr'autres;
filtrer au travers du verre 1 & fe defaler, pouvoit fe
plongeant des bouteilles vuides & bien en
chées à différentes profondeurs. M. de Cofli- bougny (voy. Mémoires préfentés à
des Sciences,t tom. 3: s part. I & 5-) LAcadémice a fait un
très-grand nombre
tater fi l'on pouvoit d'expériences ajouter foi à pour conftion; il en eft réfulté que des bouteilles cette affergées dans la mer à 130 ou 140
ploncaffoient par la preflion du poids braffes, de
fe
lorique le bouchon réfifloit &
l'ean
qui ne fe caffoient point, ,
que celles
chon
parce que le boud'eau s'enfonçoit falée. Enfin, 2 fe trouvoient remplies
à de pareilles
M. de Cofligny a plongé
prefque
profondeurs des globes de verre
ronds, & n'ayant aucune ouverture S
quelques-uns de ces globes ont caffé
ceux qui font reftés fains & entiers, 9 mais
tenoient pas une goutte d'eau,
ne con-
oient point, ,
que celles
chon
parce que le boud'eau s'enfonçoit falée. Enfin, 2 fe trouvoient remplies
à de pareilles
M. de Cofligny a plongé
prefque
profondeurs des globes de verre
ronds, & n'ayant aucune ouverture S
quelques-uns de ces globes ont caffé
ceux qui font reftés fains & entiers, 9 mais
tenoient pas une goutte d'eau,
ne con- --- Page 226 ---
& facile
Moyen fimple
été confireffource 2 a de tout tems
Le Comte de Marfigli
deffaler Hifloite l'eau
de la mer) a ellayé
12h
phyfique en la faifant paffer au travers de quinze vafes ainfi
remplis de (able & de terre de jardin :
elle ne différoit guère de ce qu'elle
filtrée s
étoit auparavant. de concert avec M. de
L'abbé Nollet 9
de débarraffer
Réaumur; tenta parcillement tient en diffolul'eau de mer du fel qu'elle
tube de
tiou, en la faifant filtrer dans de un fable fin,
verre, difpofé en zigzag, rempli
Cette
& d'une longueur tres-confidérable. de fnccès que ta
expérience n'eut l'eau pas fortit plus du tube tout auffi
précédente ; étoit entrée..
falée qu'elle
on
De tous % faits rapportés jufquici.,
feroit bien tenté de croire que la filtration Ce
deffaler F'eau de mer.:
feule fre peut point avancé doit néanmoins fufque Leibnitz a
J'ai
dit-il, en
pendre notre jugement.
vu, rendoit
France une pierre du Mexique qui
infipides toutes les liqueurs.,. & en particu- Un
lier Peau de mer qu'on y faifoit paffer.
Mémoire inféré dans Touvrage.quia pourtitre:
Hif. fimpl. reformat. A. Valentino eft s prouve bien vrai que
cette pierre exifte réellement. H
fervir
que Boyle, voyant qu'elle ne pouvoit de celles
qu'une feule fois, la mit au rang
qui
n'inréreffent que la curiofité : mais fuppofé
qu'elle fût commune au Mexique , ne revien- pourroit-on pas en lefter les vaiffeaux qui enfuite
nent de ces parages, & en accorder
ia pourtitre:
Hif. fimpl. reformat. A. Valentino eft s prouve bien vrai que
cette pierre exifte réellement. H
fervir
que Boyle, voyant qu'elle ne pouvoit de celles
qu'une feule fois, la mit au rang
qui
n'inréreffent que la curiofité : mais fuppofé
qu'elle fût commune au Mexique , ne revien- pourroit-on pas en lefter les vaiffeaux qui enfuite
nent de ces parages, & en accorder --- Page 227 ---
pour rendre Peau de mer potable.
dérée t comme une des fituations 213 les
plus ou moins à ceux qui entreprennent des
navigations de long cours ?
La précipitation eft un autre moyen
a tenté pour deffaler l'eau de mer : qu'on quelques lu dans favans les affurent même qu'il a réuffi. J'ai
Mémoires littéraires traduits de
F'Anglois par M. Eidous 9 pag.. 108 qu'un
particulier avoir trouvé le fecret de
en
Paird
cipiter
forme de limon le fel qui fe prédans l'eau de-mer,de manière
trouve
noit douce & potable. Si cette qu'elle: devea réellement été faire > il eft fâcheux découverte
nous l'ayons
que
e : M,de Feuquieres, perduc, Ambaffadeur
en Suede, envoya,
de France
de
dit-on, eri 1681 1 2 à M:
Croifly 2 Secrétaire d'Etat 2 de l'eau de
mer, qu'il affuroit avoir été
de
fel par la voie de
dépouillée for
fut apportée à
précipitation : cette-eau
tura
la TAcademie, oû l'on conjecété Ae précipiration du fel marin avoit
par l'addition de quelques
treux.. Ce n'eft point ainfi que
fels niroient aujcurd'hui les Chymiftes s'exprimetant d'honnéar àcette illuftre
qui font
an Or a regardé la congelation Compagnie. de
mer comme un moyen d'en féparer, l'eau de
efpèce de précipitation, toutes les par une
falines. En litot THiftoire des
fubftances
voyons que ceux qui paffent àl la voyages, baie
nous
trouvent fur les immenfes
d'Hudfon,
dans les mers du Nord, des glaçons flottans.
d'eau douce, qui le géient & elpèces ic
de lacs
dégélent * --- Page 228 ---
Moyen fimple 6 facile
plus critiques, les plus défefpérantes',
reprifes, fuivant la température des
plufieurs & des nuits. Samuel Reyer, Profeffeur
jours en Droit, eft un de phyficiens qui de ont mer fou- en
deffaler l'eau
tenu qu'on pouvoit Le 6 février 1697, la
la failant congeler.
dans le port
glace étant d'un pied d'épaiffeur 8i la trouva rout-afait
de Kiel, il la perça, immédiatement defdouce. L'eau qui étoit dit-il, aucun goûr faufous , n'avoit même, celle
fit tirer par le
mâtre ; au lieu que
un pied & demi e
d'un
ont mer fou- en
deffaler l'eau
tenu qu'on pouvoit Le 6 février 1697, la
la failant congeler.
dans le port
glace étant d'un pied d'épaiffeur 8i la trouva rout-afait
de Kiel, il la perça, immédiatement defdouce. L'eau qui étoit dit-il, aucun goûr faufous , n'avoit même, celle
fit tirer par le
mâtre ; au lieu que
un pied & demi e
d'un moyen
chalumeau, étoit falée.
au-deffous de la de glace, doute
ce moyen de
Il n'y l'eaude a pas la mer en la que faifant congeler,
deffaler devenir très-utile > fi la température
ne pûr
favorable à cet effet,. ou fi la
étoit toujours
artificielle,
manière de produire une glace dans les Tranfacprocédé dont il eft queftion no. 152 pag. 255 de 5 A8.
sions philofophiques s
pag. 365,
erud. 2 fupplém. 9 tom. 4.5.8,
étoit mieux connue. befoin de faire paffer T'eau de
Sans avoir l'état de congelation. 2 le P.Gezzi,
mer jufqu'a
Trattato dell origin. delle
Jefuite Iralien, ( voy. oblervé, en hiver , que
font. pag. 19:) s'exhaloient ayant
de l'eaw contenue
les vapeurs vafe qui d'étain, fe réuniffoient en groffes
dans un
furface intérieure du couvercle,
gouttes à la
adoucir l'eau de mer
a penfé qu'on pourroit dans un vaiffeau dont le couen la mettant entretenu conftamment à un devercle feroit
à celui de cette eally
gré de froid très-fupérieur --- Page 229 ---
pour rendre Peau de mer
en un mot, les
potable, 215
planafrmufranguilf
Après avoir fait
on s'eft occupé pour connoire les effais dont
par la voie de filtration deffaler l'eau de la mer
bien nous refte à parler de la & précipitation 2 il
Saint fupérieur Bazile à tous les eitilation, autres,
moyen
édition de Garnier (voy. Homel, tom. I,
en a préfenté l'idée. ) eft peut-être celui pag. 39;
fur une ifle privée Jetté, Par un
qui
de l'eau de mer d'éau
itft naufrage,
douce,
des éponges , & en reçut les vapeurs bouillir avec
fa confervation & trouva dans cet
fon malheur.
celle des
expédient
compagnions de
préfumé Leibnitz ( voy. Adles de
mer
que la diftillation rendroit Leipfick avoir
potable.
W de
Hauton (voy.
année 1670, ou Collection Tranfadions
pag.
plisfplisnuas
une 60.) paroir être le acadinique premier s tom.7,
de arention férieufe à la
qui ait fait
mer à bord. II
difilation de l'eau
eau de T'alkali fixe propofe d'ajourer à
de filtrer enfuite avant que de la
cette
mélant une certaine cette eau diftillée difiller,
en forme de fédiment, terre qui tomboitau s en fond y
Hauron, devoit émouffer Cette & terre 9 fuivant
de prit volatil de fel dont il envelopper l'efmer étoit chargée. II avoit, fuppofoit
l'eau
giné, pour éviter
de
le rafraichir
Tembarras du
EE
fortir & rentrer dans la mer même, ferpentin, en le
de
par des trous pratiqués faifant
dans
,
en forme de fédiment, terre qui tomboitau s en fond y
Hauron, devoit émouffer Cette & terre 9 fuivant
de prit volatil de fel dont il envelopper l'efmer étoit chargée. II avoit, fuppofoit
l'eau
giné, pour éviter
de
le rafraichir
Tembarras du
EE
fortir & rentrer dans la mer même, ferpentin, en le
de
par des trous pratiqués faifant
dans --- Page 230 ---
fimple & facile
Moyen
fur mer puiffent
ceux qui voyagent
a prouvé que ces
le navire. L'expérience
moyens la étoient fin du impraticables, dernier fiècle 2 Walcot;
Vers la Préface de l'Inftru8tion
Roi les
(voyer
de M. Halles.) obtint a
Mariniers II, 9 qui avoit eu la curiofité de l'aller
Charles
& enfuite des Ersts-Genévoir travailler,
adoucir l'eau de mer
un privilège ny pour mèloit quelques droma par diftillation. do&teur Collebats foupçonne,
gues que le avoir été des préparations antiians raifon,
comme l'eau qu'il diftilmoniales. Au refte, la connaiffance des ingré:
loit ne valoit rien, ne nous intéreffe guére.
diens qu'il employoit M. Filz-Gerard s hls du
* Après Walcot, & parent de Robert Boyle,
Comre Hildare, étoit enfin parvenu à découvrir
annonça qu'il
à deffaler coml'efpèce d'intermède l'eau de mer propre , & à la rendre
plettement
avec elle dans P:
table lorfqu'on la méleroit
& obtint
cucurbite. Il forma une compagnie, bientôt
des lettres-patentes : on fon sapperçut procédé 9 étoit
que l'eau diftillée par & incommodoit ceux
mordicante, corrofive, ufage. Mais avant que le
qui en faifoient on avoit déjà frappé des
public fût défabufé, honneur.
médailles en fon Gautier, médecin de Nantes;
En 1717.M.
pour deffaler l'eau
ft de nouvelles tentarives diftillation. On trouve dans
de la mer par la
le Recueil des Machines , approuvé à parl'Aca- cet effer.
démie, celle qu'il avoit imaginée jamais
ée par & incommodoit ceux
mordicante, corrofive, ufage. Mais avant que le
qui en faifoient on avoit déjà frappé des
public fût défabufé, honneur.
médailles en fon Gautier, médecin de Nantes;
En 1717.M.
pour deffaler l'eau
ft de nouvelles tentarives diftillation. On trouve dans
de la mer par la
le Recueil des Machines , approuvé à parl'Aca- cet effer.
démie, celle qu'il avoit imaginée jamais --- Page 231 ---
pour rendre Peau de mer
jamais être réduits.Ilefp potable. 217
peu de perfonElle confumoit très-peu de
ble, & fourniffoitaffez d'eau matière combuflifommation de
douce pour laconDuc d'Orléans, ,Régent Téquipage de d'un navire. M. le
elle plufieurs fur bientôt épreuves à la mer France,eno , en 1718 ordonna
inconvéniens abandonnée, d'après tous ; mais les
ro.l'eau de la cnicurbire qu'on y avoit découverts :
chapiteau de l'alambic dès étoit lancée dans le
roulis : 2°. l'on étoit forcé à qu'il y avoir du
cale, oùt elle occupoit
l'établir dans la
gitoir les vivres par l'excès beaucoup de d'efpace, &
feu Y répandoit : 30. elle
chaleur qu'elle
au vaiffeau par fes expofoit à meitre le
49. elle ne fournifoit fréquens dérangemens:
tres-defagreable,
que de l'eau grillée,
En 1761 le doéteur Lind
veau de la difillation de s'cccupa de noubord : fes procédés font l'eau de mer à
Ouvrage.
confignés dans cet
Les chofes en étoient
nier imagina une forme là, quand M. Poiffonde laquelle on pût dslimbie,at moyen
fur les vaiffeaux fans difliller en tout temps
dre inconvénient: : c'étoit qu'il en réfultàt le moindans lefquels nous nous en 1764. Les détails
au fujet de lappareil de propofons ce
veront
d'enurer,
atteint, évidemment d'une
qu'il eff phylicien, le feul proupropoloit. Ceux manière dont fe fire, au but
ait fe
fert
2eE
nieux fans
M. Lind,
on a toujours doue,y à
font pas
ingéTome II, craindre, en en comparabies; faifant ulage,
K
t le moindans lefquels nous nous en 1764. Les détails
au fujet de lappareil de propofons ce
veront
d'enurer,
atteint, évidemment d'une
qu'il eff phylicien, le feul proupropoloit. Ceux manière dont fe fire, au but
ait fe
fert
2eE
nieux fans
M. Lind,
on a toujours doue,y à
font pas
ingéTome II, craindre, en en comparabies; faifant ulage,
K --- Page 232 ---
Moyen fimple & facile
frémifent en y penfant (2).
nes qui ne
confidérables n'entraique les roulis un d'eau peu de la curcubite dans
nent des flaques
conféquent
le chapiteau 9 & ne gâtent par
l'eau déjà diftillée.
M. Poiffonnier
Si le Mémoire Sciences préfenté SCp Paris, en 1764,
à l'Académic des vraifemblablement M. Hoffavoit été publie,
l'année d'après,
man n'auroit pas propofé embarraffant 9
à tous
un nouvel appareil 2 de fe déranger au moinégards, & fufceptible
dre mouvement. (T)
Les Navigateurs, en pleine mer man-
(2), le plus (ouvent d'eau potable s'eft 2 parce corquent celle qu'ils avoient embarquée
que
: çette altération vient ordinairement
rompuc
L'eau parfaitement pure, qu'on
des tonneaux.
rivières, aux fleua puifée dans les grandes coulent fur des terreins
ves, aux (ources qui
pendant des fièfablonneux, fe conferveroit on la renferme
cles 9 fi le vafe dans lequel lui rien cométoit de nature à ne pouvoir
muniquer.
fait
avant de metL'eau dont on
provifion dans des tonneaux de
tre à la voile, fe met de chêne : c'eft la fubfbois de châtaignier ou
& ôte à cette
tance du bois qui fe putréfie 9 les tonneaux
boiffon fa falubrité, En général, conferver l'eau.
de bois ne valent rien moins pour il faut s'en fervir, 2
Plus ils font neufs, fourniffent alors beaucoup
parce quils
On
de matière extradtive.
pourroit
provifion dans des tonneaux de
tre à la voile, fe met de chêne : c'eft la fubfbois de châtaignier ou
& ôte à cette
tance du bois qui fe putréfie 9 les tonneaux
boiffon fa falubrité, En général, conferver l'eau.
de bois ne valent rien moins pour il faut s'en fervir, 2
Plus ils font neufs, fourniffent alors beaucoup
parce quils
On
de matière extradtive.
pourroit --- Page 233 ---
pourrendre D'eau de mer potable.
Notre intention eft de leur faire 219
ver dans l'élément quiles
troules fecours dont ils ont befoin. environne,
jufqu'à un certain point, à cet
enenduifanrl
inconvénient;
folide qui diraectineanne: ne
que l'eft celui communiquit rien à l'eau, tel
faits
qu'on applique à certains vafes
pour fupporter des degrés de
fupérieurs à celle de l'eau
chaleur
nis ne donne aucun
bouillante : ce verpeur encore fe fervir de goût aux liqueurs. On
rieurement de
tonneaux garnis intéque la futface de plomb ces ou d'étain laminé ; lorfde la terre fine
métaux s'eft recouverte
plus pure,i ils ne que dépofe l'eau > même la
On a imaginé différens communiquent plus rien.
ger l'eau douce
moyens pour corricelle qu'ou embarque corrompue dans des : empécher que
bois ne fe gâtât 3 & rendre la tonneaux de
qui eft trop crue. Boerhaave falubrité à celle
de faire bouillir l'eau
recommande
ter un peu-d'efprit de corrompue, vitriol à
& d'ajouveut prévenir. la
celle dont On
vol. I : pag. 319. putréfaction ). Deflandes : (voy. Chemia, ,
foufrer les tonneaux avant & confeille de
les remplit. Cette
pendant qu'on
de jetter une fufffante précaution, dit-il, & celle
vitriol dans les tonneaux quantité d'efprit de
corruption (voy. Hlif. remplis, . prévient la
pag.9.). Le doeleur deldeas.année 1722,
de vitriol, comme Hiallesparleauilte obviant à la
del'efprit
& indique combien il faur en purréfaction,
mettre : (voy.
K 2
les remplit. Cette
pendant qu'on
de jetter une fufffante précaution, dit-il, & celle
vitriol dans les tonneaux quantité d'efprit de
corruption (voy. Hlif. remplis, . prévient la
pag.9.). Le doeleur deldeas.année 1722,
de vitriol, comme Hiallesparleauilte obviant à la
del'efprit
& indique combien il faur en purréfaction,
mettre : (voy.
K 2 --- Page 234 ---
6 facile
Moyen Ample
En 1761,Tai été affez heureux pour
découvrir que l'eau de mer purement
l'ouvrage traduit de T'Anglois, qui a pour
titre : Inftruftion pour les Mariniers, contenant 6
la manière de rendre Peau de mer potable 2
celle de conferver l'eau l'eau corrompue, douce.
2 il y en a
Pour corriger
jetter un peu de fel en
qui (e contentent d'y & d'enlever foigneufement
la faifant chauffer,
forme à
lécume
& mal-faine qui Cette sy méthode
mefure ate devient chaude.
la mettre
eft bonne, & I'on devroit toujours
en Nous ufage. connoiffons encore d'autres procédés
adoucir & corriger l'eau corrompue :
pour 19. c'eft de déboucher les tonneaux qui la
contiennent,. de l'expofer à l'air, de Tagiter s :
& de la verfer d'un vaiffeau dans un autre.
2°. de la faire bouillir promptement. , en preTébullition ne foit pas trop
nant garde que elle
les particules les
longue s car
diffiperoit chaudement dans
plus aêtives : 3°. de la tenir fermé. Ce vaiffeau
un grand vaiffeau bien chambre où l'on fait le
dans la
ET
fc mettre
entretenir un degré de chaT'on doit alors y accélérer la potréfacion;
leur fuffifant pour hétérogènes & putrides ainfi
les particules
& l'eau redevient
volatilifées, fe difipent 2
faine.
à filtrer, dont on fe fert fur pluLa vaiffeaux, pierre
fuffit pour corrigerl'eau crue,
fieurs chargéc de particules falines 8 terreufes. de
Nous avons dit 2 au commencement
ans la
ET
fc mettre
entretenir un degré de chaT'on doit alors y accélérer la potréfacion;
leur fuffifant pour hétérogènes & putrides ainfi
les particules
& l'eau redevient
volatilifées, fe difipent 2
faine.
à filtrer, dont on fe fert fur pluLa vaiffeaux, pierre
fuffit pour corrigerl'eau crue,
fieurs chargéc de particules falines 8 terreufes. de
Nous avons dit 2 au commencement --- Page 235 ---
pour rendre l'cau de mer potable,
diftillée, fans addition d'aucune 221
d'intermède
efpèce
2 étoit toute auffi
pure
cette note, 7 que l'eau fe
à bord, parce qu'on l'enfermoit gâtoit ordinairement
neaux. Pour obvier à cet
dans des tonpourroit-cn pas, en confruifant inconvenient., un
ne
ménager à fond de cale un réfervoir vaiffeau,
tionné à l'étendue & aux
ment : Onle feroit
befoins du EGE
Ja naiffance des niembrures porter fur la quille & fur
qu'il n'y touchâr que par fes s de manière
fûr parfaitement ifolé du refle appuis, & qu'il
queroir fur le haur une ouverture ; on y pratidroit à un canal vertical aboutiffant qui répon-
& percél chorizonalcmens,
au tillac,
les vaiffeaux à plufieurs d'étage en étage dans
vraie
avec
ponts : ce feroit une
l'eau. citerne,
un puits pour en puifer
Qu'on la convre en goudron
Tenveloppe dans tous les fenis mafif,qu'on
folide de cette fubAance
d'une couche
glurineufe,
impénétrable aux infeétes
fraiche,
Auences de l'air
comme aux inl'eau s'y confervera 2 n'eft-il pas évident que
Il feroit facile, dans infiniment plus pure P
ordinaire,de
un vaifleau de
toifes cubes d'ean pratiquer une citerne de
; c'eft
eSEsIE
pour UG équipage de 600 plus qu'il n'en faur
pluficurs mois. L'étendue du hommes pendan:
fraicheur de l'enduit,
volume > & la
ment à prévenir la contribueroient infiniferoit toujours faine; corruption elle
; cette eau
être altérée par le mélange ne de pourroit jamais
la mer 3 à
K3
inaire,de
un vaifleau de
toifes cubes d'ean pratiquer une citerne de
; c'eft
eSEsIE
pour UG équipage de 600 plus qu'il n'en faur
pluficurs mois. L'étendue du hommes pendan:
fraicheur de l'enduit,
volume > & la
ment à prévenir la contribueroient infiniferoit toujours faine; corruption elle
; cette eau
être altérée par le mélange ne de pourroit jamais
la mer 3 à
K3 --- Page 236 ---
fmple 6 facile
Moyen faine
celle des meilleures
& auffi
que
fuite d'expérienfources. Après urie
la vapeur
ces, je me fuis affuré que Tébullition,
qui s'en élève pendant ne s'en exhaloit
étoit très-douce ; qu'il
fuffifoit
ni fel, ni bitume (3) ; qu'il
le bàciment lui-même ne fit abfomoins que
lument fracaffé.
rien de plus aifé"
A chaque voyage, le fond du dépôt que Rse
d'en nettoyer
auroit probablement laiffe,
en fe purifiant, non-feulement y,
ce poids immuableEnhin,
la
tiendroit lieu du
ment fixé fur mais quille dans le 9 cas d'un carenage,
meilleur left;
de furmonter une barre dandans la néceilité diminuant la quanrité d'eau, ou
gerenfe, en tout-à-fait t. , on allégeroit à voen Tépuifant navire de cent, de deux cens $ de
lonté un tonneaux & plus : avantage que les
trois cens
rendre inappréciable; il
circonftances peuvent preique à la veflie que la nature
équivandroit
pour s'élever O1l s'aa donnée aux le poiffons Auide, ou ils doivent à l'équibaiffer dans
les vaiffeaux , la liberté de
libre, comme
(T)
leurs mouvemens.
(N)Onatribué pendan: - f'eau de longeempstiereé mer à des matières
& lamertume de
modernes fe font
bitumineufes; 2 les Chymittes L'ayant foumife à un
affurés que c'étoit à d'expériences, tort.
ils n'y ont
trés-grand nombre de bitume, du moins en quanpoint trouvé
ou ils doivent à l'équibaiffer dans
les vaiffeaux , la liberté de
libre, comme
(T)
leurs mouvemens.
(N)Onatribué pendan: - f'eau de longeempstiereé mer à des matières
& lamertume de
modernes fe font
bitumineufes; 2 les Chymittes L'ayant foumife à un
affurés que c'étoit à d'expériences, tort.
ils n'y ont
trés-grand nombre de bitume, du moins en quanpoint trouvé --- Page 237 ---
pour rendre D'eau de mer
de rafraichir
potable. 223
de l'eau
cettevapeur pour obtenir
potable ; enfin, que le petit
tité fenfible 2 & capable de lui donner
veur qui la caraftérife. Les
la faviennent agtuellement
Phyficiens contume de l'eau de mer ne que doivent l'acréré & l'amerqu'au fel de glauber
eft fe rapporter
encore plus au fel marin 2. qui à bafe amer 2 &
qui l'eft bien
terreufe,
cela fort âcre. C'eft davantage l'idée 9 & par- deffus
tenu dans l'eau de
d'un bitume condant
mer, 1 qui a fait
long : temps qu'une fimple penfer
fans intermède, ne fuffifoir
attules
parfaitement douce & bonne pas à pour la rendre
cette opinion
boire. D'après
1 plufieurs avoient
comme le rapporte le dogeur Lind imaginé dans fon 9
Mémoire, s de la diftiller avec les
matières qu'ils croyoient
diférentes
cette partie bitumineufe. propres à retenir
C'eft avec peine que nous concevons
jourd'hui comment on a été fi
atdécouvrir que l'eau. de mer
long-temps à
pouvoit fe deffaler
purement diftillée
nir une boiffon auffi complettement, faine
& fourl'eau douce qui tombe du qu'agréable. Toute
la furface de la terre, & ciel, qui coule à
tous les animaux
qui fert à abreuver
que de l'eau de 3 eft-elle donc autre chofe
interméde
mer difillée & adoucie fans
Notre Anteur par une évaporation naturelle :
lui, n'avoit fa qu'une foutient que perfonne 9 avant
voir rendre l'eau de la diflillation fimple
blable à celle des
mer parfaitement Reuc
meilléures fources, Le fait
K 4
furface de la terre, & ciel, qui coule à
tous les animaux
qui fert à abreuver
que de l'eau de 3 eft-elle donc autre chofe
interméde
mer difillée & adoucie fans
Notre Anteur par une évaporation naturelle :
lui, n'avoit fa qu'une foutient que perfonne 9 avant
voir rendre l'eau de la diflillation fimple
blable à celle des
mer parfaitement Reuc
meilléures fources, Le fait
K 4 --- Page 238 ---
Moyen fmple 6 facile
qui lui étoit
goût empyreumatique les vaiffeaux diftilcommuniqué par
fuivant, rapporté par M. Macquer dans fon
Dittionnaire de chymie 3 dernière édition 2
très-clairement qu'il auroit pu s'approuve
avec quelque raifon 2. la découproprier dont 2 le doSteur Lind prétend être
verre
l'auteur.
dit-il,
e Ily a vingt ou vingt-cinq ans, Minifre de
>> qu'un étranger fe préfenta au d'un fecret
3) la marine 2 comme poffeffeur fur les vaif-
>> pour deffaler l'eau de la mer
Minifre le
à PAcadémie
3) feaux ; le
renvoya
nomma
37 des Sciences : cette Compagnie
MM.
>2 pour la vérification de fon procédé
Bourdelin & moi. L'opé77 deLagalifionniere,) fut faite dans mon laboratoire avec
22 ration l'eau de mer
avoit fait venir 2 à
37 de
qu'on &
avoit été
> cet effet 2 de Dieppe 2
qui L'auteur du
37 prife à quatre lieues au large.
9 fecret méla à la portion de cette eau,quil affez
27 s'agiffoit de deffaler 2 une quantité
d'une matière blanche, en
2) confidérable avoit
avec lui, &
>>
Foei
dre, qu'il à de apportée la chaux éteinte, ou à de
3) reffembloit
: le tout fut foumis à
>> la craie en poudre dans un alambic. Nous en
2) la difillation
douce 3 &
3) tirâmes une eau parfaitement
de la
>) qui foutenoit toutes les épreuves
eau diftillée. Comme je croyois
92 meilleure au
de l'eau de mer ? jétois
37 alors
bitume
& me
77 dans l'admiration de ce procédé, je
39 préparois à en faire un rapport avantageux
loit
: le tout fut foumis à
>> la craie en poudre dans un alambic. Nous en
2) la difillation
douce 3 &
3) tirâmes une eau parfaitement
de la
>) qui foutenoit toutes les épreuves
eau diftillée. Comme je croyois
92 meilleure au
de l'eau de mer ? jétois
37 alors
bitume
& me
77 dans l'admiration de ce procédé, je
39 préparois à en faire un rapport avantageux --- Page 239 ---
rendre Pean de mer potable.
fe perdoit
laphrer
qu'on
totalement lorfl'expoloit à l'air libre. En
un
> à T'Académie :
32 de profiter de la cependant l'idée me vint
>> n'avoir pas été portion d'eau de mer qui
37 en mon particulier employée, pour la difiller
2) Je fis à cet effet 2 fans aucun interméde.
>) même alambic, cette diftillation dans le
39 Je conduifis, à la après vérité, l'avoir bien netoyé.
>) en ménageant le feu, & 2 cette diftillation
72 qu'on doit avoir
avecles attentions
>> purs & non
pour obrenir des produits
3> bonne quantité melangés, d'eau & j'en rerirai une
>> bonne, & qui réfiftoir auffi à
douce 3 auffi
2) épreuves que celle
toutes les mêmes
3) fur l'interméde. Je qui avoit été diftillée
2> lée dans des bouteilles mis de mon eau deffa-
>> quicontenoient l'eau femblables à celles
32 nuea avec l'intermede, que nous avions obre-
>) tées les unes & les & les ayant préfen2) fecret, fans lui dire autres à Tanteur du
3) ne put, après les
ce que j'avois fait, il
>> ves les plus
déguftations & les
cxaâtes,
épret27 rence entre ces deux trouver aucune diffé.
>> alors, ainfi qu'à MM. eaux. Je lui déclarai
>) étoient préfens la
mes confrères
7) diftillé
manière dont
qui
mon eau. Les
j'avois
3) rées avec le
épreuves furent réité2 retira enfuire Blas grand foin. L'auteur (e
> on n'a plus entendu dire wn mot, & depuis -
La nouvelle édition parler de lui >7,
Chymic de
du Didionnaire de
c'étoit
M.Miacquer > a paru en
donc, au plus tard, en 1758 1778;
que ce
K;
ères
7) diftillé
manière dont
qui
mon eau. Les
j'avois
3) rées avec le
épreuves furent réité2 retira enfuire Blas grand foin. L'auteur (e
> on n'a plus entendu dire wn mot, & depuis -
La nouvelle édition parler de lui >7,
Chymic de
du Didionnaire de
c'étoit
M.Miacquer > a paru en
donc, au plus tard, en 1758 1778;
que ce
K; --- Page 240 ---
Moyen fimple & facile
mot, je me fuis convaincu que les
perfonnes embarquées fur des navires
oûl l'eau douce vient à manquer, peuvent toujours réparer cette perte en
faifant bouillir de l'eau de mer dans
les chaudières oùt fe cuifent les comeftibles, & raffemblant les vapeurs qui
s'en élèvent. A cet effet, elles adapteront un tuyau de métal au couvercle
del la marmite,Scle feront enfuite paffer
dans un tonneau d'eau de mer froide,
afin de condenfer. Cette manière fimple de diftiller 2 peut communément
fournir affez d'eau pour tous les hommes qui font à bord. Si l'on en avoit
befoin d'une quantité plus confidérable, 2 on pourroit fe la procurer en
appliquant fur la chaudière, au lieu du
le
d'un alambic
couvercle, >
chapiteau
d'un réfriordinaire, & faifant ufage
gérant convenable.
être faite dans
La diftillation peut
la vue feule d'obtenir de l'eau douce,
Chymifte avoit découvert que l'eau de mer
difillée fans intermède 9 dévenoit porable :
cetté vérité lui étoit donc connue trois de ans fa
avant que le dosteur Lind s'occupât
secherche. (T) --- Page 241 ---
pour rendre l'eau de mer potable.
& fans qu'il y ait autre chofe 227
de l'eau de mer dans le vafe;
que
épargner le
; ou pour
feu, on peut s'en
en même temps que l'on fait occuper la cuifine de léquipage. Dans ce dernier
cas 2 la boiffon qu'on fe
ne fera pas moins bonne procurera
comeftibles feront mis dans lorfque l'eau les
falée,
quand on aura employé de l'eau
Tout ce
Set.te
procher, fera d'avoir qu'on pourra lui redes fubftances
un peu du goût
alimentaires.
Dans les vaiffeaux de
la
confrudion des marmites guerre eft teile, 9
qu'ily y en a toujours deux fur le feu; >
l'appareil diftillatoire peut donc
pliquer à l'une tandis qu'on
s'aples alimens dans l'autre, De prépare
façon la diftillation n'eft
toute
barraflante, & peut être conduite point emmanière à ne géner en rien ce de
concerne la cuifine.
qui
Mon Efaifur les mayens de
la Janté des gens de mer, contient conferver
tres particularités
d'auon peut le confulter, relatives J'ai à cet objet;
long de cette découverte traité fort au
nières éditions
dans les der-
& démontré
que j'en ai données,
voit être,
lutilité dont elle pouK6
toute
barraflante, & peut être conduite point emmanière à ne géner en rien ce de
concerne la cuifine.
qui
Mon Efaifur les mayens de
la Janté des gens de mer, contient conferver
tres particularités
d'auon peut le confulter, relatives J'ai à cet objet;
long de cette découverte traité fort au
nières éditions
dans les der-
& démontré
que j'en ai données,
voit être,
lutilité dont elle pouK6 --- Page 242 ---
Moyen fimple 6 facile
Son importance n'eut pas plutôt
fixé l'attention du public, qu'elle parle fort de beaucoup d'autres
tagea
intéreffantes. On voulut
inventions le mérite à fon auteur ;
en enlever
nouvelle,
n'étoit pas
on avança qu'elle
contre
& l'on fit diverfes objections
la poflibilité de la mettre en ufage.
Examinons chacun de ces reproches
en particulier.
Le doêeur Poiffonnier a publique- dément réclamé le mérite de cette
comme il le paroit par un -
couverte de 2 la Gazette de France 1 2 du
article
juillet 1764 (4) : mais en 1761
(4). M. Poiffonnier 3 Confeiller d'Erat 1
Médecin de la Faculté de Paris, & Médecin
jamais
confultant du Roi, dontils'agitici.ma
dit qu'il avoit été le premier difillée à sappercevoir devenoit
que l'eau de mer purement
à l'Académie
potable. Son Mémoire préfenté
fur les
des Sciences de Paris , en 1764
de deffaler l'eau de mer, & qu'ila
moyens la
de me communiquer 3
eu
complaifance très-clairement que cette découverte
prouve n'eft point du tout celle dont il a réclamé le
mérite. Ce qu'il a prétendu, & qu'on à ré- ne
peut lui refufer 2 c'eft d'être l'eau parvenu dela mer potaduire Topèration qui rend
à une manoeuble à des principes fimples 2
1764
de deffaler l'eau de mer, & qu'ila
moyens la
de me communiquer 3
eu
complaifance très-clairement que cette découverte
prouve n'eft point du tout celle dont il a réclamé le
mérite. Ce qu'il a prétendu, & qu'on à ré- ne
peut lui refufer 2 c'eft d'être l'eau parvenu dela mer potaduire Topèration qui rend
à une manoeuble à des principes fimples 2 --- Page 243 ---
pour rendre Peau de mer potable.
j'ai démontré
par plufieurs
ces, dans une des féances expérienpubliques
vre facile, & à une
en corrigeant les défauts dépenfe des très-modique, 2
tés avant lui, & en y
procédés adopavoient de défedueux. C'eft (uppléant ce quils
vue qu'il a des droits
fous ce poinr de
reconnoiffance & inconteftables à notre
c'eft d'après cela 9 fans
doute, que M. de Voltaire Fa
fon Siècle de Louis XIV
annoncé dans
auteur de la méthode qui comme véritable
mer en eau douce & faine. convertit l'eau de
Après s'être affuré que tous les
imaginés par les Phyficiens
procédés
de mer, étoient
pour deffaler l'eau
infuffifans, &
les Navigateurs ne pouvoient encore en que tirer
avantage à
folide, M. Poiffonnier s'eft étudié aucun
trouver les moyens les plus
procéder à la difillation à bord des propres de
fans que les roulis puffent
vaiffeaux,
de fa machine,
déranger l'appareil
duits. Cela
2 & rien changer à fes
fait s il a travaillé à
proproduits à la plus grande
porter fes
en s'attachant à économifer quantité les
poflible s
Ila pris fes mefures
combuftibles,
diftillatoire
pour que fa machine
trop de charge n'apportàr fur les pas trop d'embarras ou
que la manceuvre devint vaifleaux fi
s & pour
marelors puffent y fuffire. facile, que deux
l'attention la plus
Enfin,i il a donné
moyens qui pouvoient fcrupuleufe au choix des
diftillée dans l'état de la mettre l'eau de mer
Ce Médecin eft
plus parfaite falubrité,
parvenu à remplir tous
atoire
pour que fa machine
trop de charge n'apportàr fur les pas trop d'embarras ou
que la manceuvre devint vaifleaux fi
s & pour
marelors puffent y fuffire. facile, que deux
l'attention la plus
Enfin,i il a donné
moyens qui pouvoient fcrupuleufe au choix des
diftillée dans l'état de la mettre l'eau de mer
Ce Médecin eft
plus parfaite falubrité,
parvenu à remplir tous --- Page 244 ---
Moyen fimple & facile
230 de VAcadémie royale de Portfmouth,
diftillation rendoit l'eau
que la fimple
avec une machine diftillatoire de
ces objets étamé à la manière des Orientaux 1
cuivre
& d'une
d'une forme plus ou moins grande, de trois
contenance arbitraire : fuppofons-la fur deux pieds
pieds & demi de longueur, & d'un pied & demi
trois pouces de largeur,
de Elle profondeur. eft traverfée vers fon fond intérieur dont le
horizontal, applati,
par un diamètre cylindre eft de fix pouces, & le grand
petit dix-huit. A (on extrémité antérieure eft
de
vertical, d'un piedde diamèajufté éuncylindre
tre , fur un pied de profondeur, quisenchatie & s'y joint
dans une elpèce de chauderon, de manière qu'il
par fa partie inférieure d'environ 2 trois pouces dans
refte un vuide
Ce vuide eft rempli
toute fa circonférence. communique avec celle qui eft
d'eau, qui dans toute la capacité de l'alambic.
contenue inférieure du cylindre vertical, qui
La doit partie fervir de foyer : eft terminée par une
de ce cylingrille de fer. Celiparlouverture introduit les matières
dre horizontal qu'on & l'on applique à fon autre
combuftibles 2
de poele pour Tévacuaextrémité un tuyau
tion de la fumée. eft furmonté d'un collet, d'enCet alambic
de diamètre , & d'un
viron treize pouces
fur deux pouces &
demi-pouce demi d'élévation, SEPTA qui rapporte très-exacavec un petit collet attaché à la captement
de-more.
fer. Celiparlouverture introduit les matières
dre horizontal qu'on & l'on applique à fon autre
combuftibles 2
de poele pour Tévacuaextrémité un tuyau
tion de la fumée. eft furmonté d'un collet, d'enCet alambic
de diamètre , & d'un
viron treize pouces
fur deux pouces &
demi-pouce demi d'élévation, SEPTA qui rapporte très-exacavec un petit collet attaché à la captement
de-more. --- Page 245 ---
de pour rendre l'eau de mer potable,
Ces mer parfaitement pure & aid
expériences ont été faites en préCette
fphère cap-de-more a la forme d'on hémieft applari,aul bas
pratiquée une rigole uiguelianerieuremente 3
tuyau d'environ un pouce aboutiffante de
à un
tiné à recueillir les
diamétre, defdans le ferpentin, vapeurs 2 & à les porter
Sous le coller de la
un petit plancher circulaire cap-de-more, on voit
foutenu un plateau d'étain 2 fur lequel eft
percé de piufieurs
de même
2e
tautant
EEeLE
faifceau métal 2 qui font
detuyaux
de fept à huit
raflemblés en un
c'ef ce
pouces de
:
plateau
hauteur
qui rend la difillation ingénicufement imaginé 9
vaifeaux, même dans le praticable à bord dès
roulis. Les autres pièces tempsdes n'ont plus grands
quable > & rentrent dans le rien de remarcelles qui fervent aux diftillations méchanifme de
Plufieurs raifons fort
ordinaires.
miné M. Poiffonnier à effentielles ont déterune forme quarrée, de donner à fa machine
la rend en général plus préférence, facile à
19, Elle
cuifines du vaiffeau, où elle
joindre aux
embarras ; & par cet
ne caufe aucun
de l'une & de l'autre arrangement font
2 les feux
garde. 2".Elle eft plus
fous la même
rée avec affez de folidité fufceptible d'être amaraucune diflocarion dans les pour ne craindre
du bâtiment. 3°. Comme plus forts roulis
diftillation ne doivent
les produits de la
quantité du liquide point s'eftimer par la
que contient l'alambic,
aux
embarras ; & par cet
ne caufe aucun
de l'une & de l'autre arrangement font
2 les feux
garde. 2".Elle eft plus
fous la même
rée avec affez de folidité fufceptible d'être amaraucune diflocarion dans les pour ne craindre
du bâtiment. 3°. Comme plus forts roulis
diftillation ne doivent
les produits de la
quantité du liquide point s'eftimer par la
que contient l'alambic, --- Page 246 ---
Moyen fimple & facile
commiffaire de.
fence de M. Hughes,
& de
Marine, 2 réfidant dans ce port,
cn raifon des furfaces
mais principalement càl'exhalation des vapeurs * cette
qu'il forme préfente fait obtenir des produits infiniment
plus confidérables que de pareilles machines
qui feroient d'une forme ronde ou elliptique. il
Pour reconnoitre ce dernier avantage 9 les
fuffra, dit M. Poiffonnier 9 de comparer des unes &
réfultats du calcul des furfaces
des autres : ils prouvent que n'occupant pas
d'efpace, un alambic de forme quarrée
plus contient trois cens cinquante- : une pintes
Te.ce dont la (uperficie eft de 1234 pouces,
produit, au degré de la plus forte ébullition 7
cinquante pintes d'eau par heure ; qu'un autre
de même capacité & de forme elliptique,
donne
trente-neuf pintes & un tiers,
ne
que
du cinquième
parce qu'il perd furface, un peu plus &
celui dune
de la première
aufli 1 , mais que d'une forme
même contenance la moitié de la première
ronde, en perdant
confequent que la
furface, ne fourniroit par
moitié du premier produit.
Si,, comme il eft aifé de le voir, 23 pouces
quarrés doivent donner conftamment il une eft
pinte d'eau par heure de diftillation de calculer 9 comfacile, d'après cette théorie,
rendre
bien telles ou telles machines pourront
l'extenfion proportiond'eau de difillée leurs furfaces : par 8, & de procurer toumelle
leurs érabliflemens fur les vaiffeaux
jours, du premier par rang, ainfi que fur les plus petites
J
comme il eft aifé de le voir, 23 pouces
quarrés doivent donner conftamment il une eft
pinte d'eau par heure de diftillation de calculer 9 comfacile, d'après cette théorie,
rendre
bien telles ou telles machines pourront
l'extenfion proportiond'eau de difillée leurs furfaces : par 8, & de procurer toumelle
leurs érabliflemens fur les vaiffeaux
jours, du premier par rang, ainfi que fur les plus petites
J --- Page 247 ---
pour rendre l'eau de mer potable.
M, Robertfon I dernier
ladite Académie,
préfident de
barques 7 une quantité d'eau douce
tionnée au nombre des équipages. propor:
Après avoir cflayé des fourneaux de
les elpèces, 2 & s'être affuré
toutes
nomiques exigeoient
que les pkus écoles machines diftillatoires encore 2 pour échauffer
quantité de matières
, une, trop grande
combuflibles,
damment de l'embarras qu'ils
indépende leurs poids énormes
caufoient 2 &
conftruits que de fer ou 9 de ne pouvant être
Poiflonnier a imaginé
briques , M.
nes les cylindres décrits d'appliquer aux machifaces de ces deux cylindres ci-deffus. Les furquinze pieds quarrés & 8 réunis, & forment
fond des machines
To6,
celle du
de fept pieds quarrés diflillatoires, & 87 II n'eft que
qu'en doublant aufi les
Ico
en réfulte
que doublé les moyens d'échauffer furfaces, il a plus
fommation des matières
: la conétéréduiteàl la
& combuflibles a donc
bon de terre, moitié; un tonneau de charmières
2 qui ne donnoit, dans les preexpériences, que trois
en a enfin donné fept.
tonneaux d'eau,
Ce n'eft pas le feul avantage
M.
fonnier ait retiré del'application
Poifdres.
ces
dec
Commeils baignent
cylinles foudures font confervées toujours dans l'eau,
pofées à un feu nud, elles ; au lieu
à une tres-prompre
étoient
AES
les machines renfermant deftruction, D'ailleurs,
clles-mèmes s'il
leurs fourneaux en
eft permis de s'exprimer
a enfin donné fept.
tonneaux d'eau,
Ce n'eft pas le feul avantage
M.
fonnier ait retiré del'application
Poifdres.
ces
dec
Commeils baignent
cylinles foudures font confervées toujours dans l'eau,
pofées à un feu nud, elles ; au lieu
à une tres-prompre
étoient
AES
les machines renfermant deftruction, D'ailleurs,
clles-mèmes s'il
leurs fourneaux en
eft permis de s'exprimer --- Page 248 ---
Moyen fimple & facile
234 En mai 1762, j'ai lu devant toute
P'affemblée de la Société royale de
ainfi , peuvent être, au befoin, é:ablies dans une indifféremment dans une place ou
autre, & fur tout, dans le cas d'un combat,
fe tran(porter facilement à fond de cale. vertiQuoique l'ufage des cylindres placés
calement pour échauferfeau avec économic,
fût déjà connu, nous devons obferver réelle à qu'il leur
n'ya pas moins une découverte horizontale. M.
avoir donné une pofition
que l'eau, à
Poiffonnier a empéché par-là l'ébullition,
mefure qu'elle eft évaporée même par fon fel, qui,
ne dépofar fur le cylindre chaleur l'auroit corà l'aide de la grande D'ailleurs, * la partie du
rodé inévitablement. vertical qui n'auroit point été ploncylindre dans l'eau, fe (eroit néceffairement dégéc truite & calcinée en très-peu. de temps. connoitre
Avant que M. Poiffonnier continuelles fit
du
fon appareil , les agitations néceffairement la diftillavaiffeau troubloient
haut de l'alambic
tion, en enlevant julqu'au (alée,
mêlées avec
des portions d'eau enlevoient , qui 2, fa pureté ,, &
l'eau difillée 3 lui
le travail inutile.
rendoient par confèquent de tuyaux, remédie
L'ulage du plateau garni fans interrompre le cours
à cet inconvénient & fert à brifer les petites lames
des d'eau liqueurs, falée ; & s'il arrivoit qu'il en pénétràt
dans les tuyaux eux-mèmes 9
quelques-unes
en parcourir toute
elles ne pourroient jamais
la hauteur.
2, fa pureté ,, &
l'eau difillée 3 lui
le travail inutile.
rendoient par confèquent de tuyaux, remédie
L'ulage du plateau garni fans interrompre le cours
à cet inconvénient & fert à brifer les petites lames
des d'eau liqueurs, falée ; & s'il arrivoit qu'il en pénétràt
dans les tuyaux eux-mèmes 9
quelques-unes
en parcourir toute
elles ne pourroient jamais
la hauteur. --- Page 249 ---
pour rendre D'eau de mer
Londres 9 un Mémoire fur potable,
couverte il
cette
Z
;
eft probable
que quelQuant à la mancenvre de
deux matelcts
cette machine,
vons dit: : l'un ch fuffient, comme nous l'aJ'autre de pomper chargé l'eau d'entretenir le feu;
gérant,
néceffaire au réfriNous ne devons pas
la machine dont Dous laiferignorer qu'outre
Poifonnier en a propofé venons de parler, M.
176; 0e ; M: de Grandelos-Melle une autre dès l'année
Ssint-Malo, eft un de ceux qui armateur s'en
de
plus fervi. Celle-ci eft
font le
cucurbites
compofée de deux
dans le même 2 placées Pune à côré de l'autre
ment de la
fourneau, 9 & dans
des deux cuifine, dont elle fait partie. T'emplace. L'une
cucurbites fert
vaiffeau pour diftiller l'eau alterntivement de
de
marmite pour faire le bouillon de mer, s & de
Dans cette confitrudion, le feu léquipage.
les alambics, comme à
eft placé fous
pas de cylindre. La
l'ordinaire : il n'y a
conde machine eft très-bien defcription de cette fcchymie expérimentale de M. détaillée dans la
les deffins fournis
Baumé, d'après
mifle l'a fait
par l'inventeur. Ce Chyafin d'en
graver, ainfi que la
donner une idée
premiére,
Il nous refte à parler de plus exacte,
M.
l'intermède
Poiffonnier a mis
que
pour dépouiller fi exadtement quelquefois en ufage
difillée, de toutes les fubflances l'eau de mer
dont elle efl imprégnée
accidentelles
auffi pure &agréable
> qu'elle devienne
que celle des meilleures
'a fait
par l'inventeur. Ce Chyafin d'en
graver, ainfi que la
donner une idée
premiére,
Il nous refte à parler de plus exacte,
M.
l'intermède
Poiffonnier a mis
que
pour dépouiller fi exadtement quelquefois en ufage
difillée, de toutes les fubflances l'eau de mer
dont elle efl imprégnée
accidentelles
auffi pure &agréable
> qu'elle devienne
que celle des meilleures --- Page 250 ---
Moyen fimple 6 facile
qu'un des membres de cette illuftre
en a fait part alors à fes
Compagnie 2
correfpondans en France.
fources. Quoiquil n'ignorât pas qu'on pouvoit s'ea paffer à la rigueur 2 pour plus de
fureté , il a cru devoir en employer un qui
décompofat tout le fel marin à bafe terreufe,
& formât en place autant de fel marin qui
ne peus point fe décompofer par l'action du
feu. Lorfqu'on difille à feu lent, cet intermède eft inutile, comme il l'a obfervé d'après le réfulrat des expériences qu'il avoit
faites, > à cet égard, avec M. Macquer; mais
quand le feu eft très-adif, continuel &
fe condnit à bord des
BRR
ménagé 2 tel qu'il
ildevient néceffaire,
feaux Dar des matelots 7
(e fépare avec
relativement à l'acidemarin qui
faciliré du fel marin à bafe terreufe.
& la
M. Poiffonnier a déterminé le choix
quantité de la mnatière qu'il emploie comme
intermàde fur les réfultats de l'analyfe de
l'eau de mer, 2 faite avec une attention fcrupuleufe. Cette cau 2 puifée à cinq ou fix lieues
des côtes de Bretagne, contient par livre environ trois gros de Tel marin pur, 9 neuf grains &
de (élénite , trois grains de fel de glauber,
vingt fept grains de fel marin à bafe terreufe;
ce qui fait par barrique de deux cens quarante
pintes, à peu près onze livres quatre de onces féléde fel marin, trois onces quatre gros de
nite, deux onces quatre gros de fel
glau- de
ber, & nue livre dix onces quatre gros
fel marin à bafe terreufe.
ôtes de Bretagne, contient par livre environ trois gros de Tel marin pur, 9 neuf grains &
de (élénite , trois grains de fel de glauber,
vingt fept grains de fel marin à bafe terreufe;
ce qui fait par barrique de deux cens quarante
pintes, à peu près onze livres quatre de onces féléde fel marin, trois onces quatre gros de
nite, deux onces quatre gros de fel
glau- de
ber, & nue livre dix onces quatre gros
fel marin à bafe terreufe. --- Page 251 ---
pour rendre Peau de mer
En mars 1762, la feconde potable. 237
de mon Effai fir les
édition
moyens de conferComme les fels fixes, tels
le fel
proprement ber
dit, la félénite, 8CTe le fel de marin
pécifiquement plus pefans
glaureduie en vapeurs, ne fe
que T'eau
ou prefque point s par décompofent point,
fel marin à bafe terreufe l'ébullition, eft le
& que le
échapper alors une légère
feul qui laiffe
légérement engagé dans partie de l'acide
queftion de le neutralifer cette bafe 2 il étoit
un alkali fixe
en lui préfentant
combiner
avec lequel il pûr fe
auffi fixe
, &
ELARESS
que le font les produire un fel
de mer eft chargéc.
autres dont l'eau
le choix de Talkali Poury parvenir, quoique
rent 2 M. Poiffonnier parir à peu près indiffédeux efpèces
a mélé enfemble les
végétaux & minéraux. connues fous le nom d'alkalis
perd point à l'air fa ficciré, Ce dernier , qui -ne
l'autre de fa
fert à garantir
facile à être tranfporté déliquefcence, dans qui le rend moins
& à être dofé
les longs voyages,
de ces deux alkalis convenablement fixes
: le mélange
termède.
forme donc l'inC'eft à raifon de l'acide
dans la difillarion,
qui a paru s'élever
la quantité d'interméde que M.Poiffonniera eftimé
l'eau de mer gue l'on veur qu'on diftiller. doit ajourer à
riences répétées lui ont fait
Des expéde cet intermède
voir que fix onces
pour fixer entiérement par barrique s fuffifoient
comme l'eau de mer eft cet acide: néanmoins,
chargée, dans les
l'acide
dans la difillarion,
qui a paru s'élever
la quantité d'interméde que M.Poiffonniera eftimé
l'eau de mer gue l'on veur qu'on diftiller. doit ajourer à
riences répétées lui ont fait
Des expéde cet intermède
voir que fix onces
pour fixer entiérement par barrique s fuffifoient
comme l'eau de mer eft cet acide: néanmoins,
chargée, dans les --- Page 252 ---
Moye fimple & facile
des gens de mer , ouvrage
ver la Janté
en contient tous les détails 2 parut
qui
méridionales
les Navigateurs fré
parties
d'une PAELAS de matières falines,
quentent, excède, plus ou moins 2 celle quife trouve a
1 l'eau de mer des côtes de Bretagne 9 il
devoir
à huit onces par barrique
cru dofe de fon porter mélange d'aikalis fixes.
la L'utilité de la méthode propolée par M.
rendre l'eau de la mer potaPoiffonnier pour
fur plus de quatre-vingts
ble, a été conftatée Roi
du Commerce &
vaiffeaux, tant du des que Indes. Tous ceux qui
de la Compagnie de l'eau diftillée par fon moyen,
ont fait ufage
d'incommon'en ont reffenti aucune efpéce dans la relation
dité. M. de Bougainville 7
dit même
de fon voyage autour du monde a été 9 redevable
d'une manière formelle, qu'il du falut de fon
à l'emploi de ce procédé >
équipage.
le fieur
Loffadieves,chinurEn mai 17712 fur un navire de la Compagnie
gien embarqué Penthièvre,a fait pafer à M. Poifdes Indes, état dont il réfulte que la diftillation
fonnier un de mer faite à bord' de ce vaiffeau,
de l'eau
avoit produit trente-deux
avec (on appareil douce, ,
dont on avoit tiré le
tonneaux d'eau
pendant cinq mois de
plus grand avantage n'avoit fallu, pour cette
traverlée , & qu'il
(ept tonneaux de charopération 2 qu'environ
bon de terre. le voeu de M. Poiffonnier 2 les
Si, felon
étoient fubftituées fur
cheminées angloifes
ite à bord' de ce vaiffeau,
de l'eau
avoit produit trente-deux
avec (on appareil douce, ,
dont on avoit tiré le
tonneaux d'eau
pendant cinq mois de
plus grand avantage n'avoit fallu, pour cette
traverlée , & qu'il
(ept tonneaux de charopération 2 qu'environ
bon de terre. le voeu de M. Poiffonnier 2 les
Si, felon
étoient fubftituées fur
cheminées angloifes --- Page 253 ---
pour rendre Peau de mer
à
potable.
Londres, s revêtu du privilège 239 des
Lords-Commifaires de
honneur qu'ils voulurent PAmirauté, bien
m'actées nos vaiffeaux à celles que nous avons
s l'appareil qu'il a
adoplation de l'eau de
propofé pour la deffareffource beaucoup mer s deviendroit d'une
fommation des combuftibles plus étendue, & la concore davantage.
diminueroit enfe L'appareil trouve en diftillaroire décrit dans cette note, 9
feaux de ligne général à bord de tous nos vaifbien à defirer qui metten: à la voile. Ilferoit
res marchands que toutes nos frégates & navide
qui entreprennent des
long cours > en fuffent
voyages
vus ; ce feroit le moyen de également
des malheurs. Les
prévenir
oes
ceux qui en auroient bàtimens le
Négriers font
Quand ils reviennent de la plus côte grand de befoin,
il n'eft pas rare qu'on
Guinée 2
trois verres d'eau
s'y trouve réduit à
girée ; ce qui fait par naitre jour dés communément
plus mauvaife efpèce, &
maladies de la
entraine la ruine des far-tour le fcorbut 2
nos colonies de cultivareurs. Négocians 3 & prive
de l'eau de mer fur ces vaiffeaux En diftillant
feroit d'avoir à craindre
s on cef-
& notre commerce
tous ces dangers 9
Pour éviter les embarras y gagneroit d'une infiniment.
latoire
machine diftilmarmites complette de
s on pourroit difpofer les
Téquipage de
ter aifément la cap-de-morc, manière à y adap-
(T) --- Page 254 ---
fimple & facile
Moyen
corder à raifon de fon importance.
Je puis donc perfifter à m'en approprier le mérite 2 tant que le docteur Poiffonnier ne prouvera pas qu'il
en a fait part à quelque perfonne de
avant les époques que je viens
donner.
En 1771, M.Irvine fit un changement dans lappareil de la difillation;
ordinaire qui paffoit au
au conduit
d'eau froide, &
travers d'un tonneau
ce
fervoit à condenfer les vapeurs 2
chirurgien fubftitua un large tuyau
ouvert entouré de torchons conti2 imbibés. Comme il faifoit
nuellement
à des chaudières
adapter ce tuyau
celles dont on
plus volumineufes que
on ne doit
s'étoit fervi julqu'alors ait obtenu une
point être furpris qu'il
plus grande quantité d'eau doucequ'on
néanmoins, ren'en avoit eu avantlui:
correétion
lativementàcette prétendue récompenfe du ParM.Irvineregutuner
lement (5), ce qui fit croire à quelques
(s) Il obtint une penfion de 5oo0 Paris liv. Ce &
Chirurgien anglois étant venu machine à
diftilla- 2
ayant pris connoiffance de la
quifefaifoit
toircimaginée parM.Poifonnier, perfonnes
qu'on
néanmoins, ren'en avoit eu avantlui:
correétion
lativementàcette prétendue récompenfe du ParM.Irvineregutuner
lement (5), ce qui fit croire à quelques
(s) Il obtint une penfion de 5oo0 Paris liv. Ce &
Chirurgien anglois étant venu machine à
diftilla- 2
ayant pris connoiffance de la
quifefaifoit
toircimaginée parM.Poifonnier, perfonnes --- Page 255 ---
pour rendre l'eau de mer potable,
perfonnes qu'il avoit été
24r
du moyen de deffaler l'eau l'inventeur
par la fimple diftillation. Il de mer
néceffaire
n'eft
cette
que je m'arrête à
ce
rdeter
demment opinion;
que j'ai dit
en prouve affez la faufleté: précéun vrai plaifir de la faire voir, tant aux
fur gers le qu'aux même
en fit confruire étran- une
modèle à
prés, dès gu'il fut de
quelques nuances
et
l'offrit au Parlement retour à Londres, &
tion : ce fait eft pofitif. comme Un de fon invençois, quia été en
Phyficien francap-de-more préfentée Angleterre, s a vu caffer la'
affuré qu'elle ne différoit par M. Irvine, & s'eft
celle que M. Poiffonnier prefque en rien de
à l'Académic des Sciences avoit de communiquée
Les expériences de
Paris en 1764.
de TArrogant, fe firent M.Irvine, à
alors chirurgien
de T'Amiral Buckle; le dogteur Porfmouth Lind parordre
d'y affiter.
fur prié
M. Louis Dutens
aux Phyficiens de tous 9 jaloux les de conferver
neurs des découvertes qui
pays les honn'a pas craint de publier leurarpanicment,
datée du 7 août 1772, 8c 3 dans une lettre
dans un pamphler, que le imprimée à Londres
terre avoit été trompé par Parlement M. Irvine d'AngleT'apparcil difilatoire dont il s'étoit s puifdit
nier, & que les vaiffeaux
fait ufage neuf
françois
E
lappropriat. (T) aus avant que M. cnavoient Irvine fe
Tome 1I,
L --- Page 256 ---
Moyen fimple & facile
avoit été
& d'ailleurs, cet Appendice années avant
mis au jour plufieurs efit commencé fes expéque M.Irvine
riences. difcuté dans la dernière édition
Jai
fur les mayens de conferver
de mon Effai des gens de mer (6), 9 le mérite
la fanté
& de la corfuppofé du changement viens de parler.
redion dont je fecond lieu, que cette
On a dit, en
de deffaler leau de
méthode fimple, été annoncée avant moi
mer, avoit
& mife en
par le Lord Verulam Chevalier 7.
Richard
pratique par le
Hawkins.
du Lord Verulam (7),
Le paffage
eft celui-ci.
relatif à cet objet, obfervé
l'eau
K Les anciens ont bouillie dr refroi-
>> falée bouillie, ou
que dans
9> die,, étoit plus potable Le
de fel ne
état naturel.
goût
>> fon
dans la diftillation ; la
9 monte pas de l'eau de mer qu'on fait
>> faveur
être douce 7 par la
>> diftiller 2 peut
Troifième édition, 9 chap. 1, feaion
(6)
14. (L)
Hlifloire Naturelle, de Bacon,
(7), Voyez expérience 881. (L)
centurie 9,
que dans
9> die,, étoit plus potable Le
de fel ne
état naturel.
goût
>> fon
dans la diftillation ; la
9 monte pas de l'eau de mer qu'on fait
>> faveur
être douce 7 par la
>> diftiller 2 peut
Troifième édition, 9 chap. 1, feaion
(6)
14. (L)
Hlifloire Naturelle, de Bacon,
(7), Voyez expérience 881. (L)
centurie 9, --- Page 257 ---
pour rendre l'eau de mer
>> raifon qu'une partie du potable, fel 243
>> l'eau eft
dont
>> me d'écume, imprégnée & 2 s'élève en for-
> cipite au fond du que vafe l'autre fous fe
>> d'un
la
fesntce
fédiment 2 & fe
>> plurôt qu'elle ne
fépare ainfi
>> lure eft trop
s'évapore ; la fa-
>> en vapeurs : groffière il en eft pour monter
9 l'amertume. Les eaux comme de -
> lées,
fimples diftil- -
d'abfynthe &
>> point amères >,
autres, ne font
Ce- grand philofophe ne
fel ignorer que l'amertume & le goût pouvoit du
marin ne s'élèvent point dans la
diftillation, d'après la coutume
ralement adoprée, de conferver, génémoyen du fel, les herbes
2 att
deflineà être diftillées.
que l'on
mette dans l'alambic Quoiqu'on les
qui s'attache au
avec le fel, l'eau
moins douce, Mais chapiteau n'en eft pas
ni l'amertume
ce n'eft pas le fel
qu'on a
ver dans la difillation fuppofé s'élemer,c'eft une fubflance de l'eau de
ou un efprit de fel maria bitumineufe, : telle
>
jufqu'à préfent
a été
Chymiftes.
l'opinion de tous les
Une expreffion ambigué
trouve dans
qui fe
PHifoire du voyage du
L 2 --- Page 258 ---
Moyen fimple - & facile
Richard Hawkins a fait dire
Chevalier inftruit
la fimple diftilqu'il étoit
l'eau que de mer. On y. lit
lation deffaloit biches ila fait difiller
qu'avec quatre d'eau faine & nourriffante:
un muid
obtenu avec ou fans inmais la-t-il ? c'eft ce dont il n'eft pas
termède Jufqu'à Yépoque oùt j'ai publié
parlé. étoient inutiles, on a pu croire
qu'ils avoit fait ufage (8). Le pafqu'il en
même ceux quil a
fage cité indique voulons dire-les cenemployés: : nous
bûches ne
dres de bois. Ses quatre
le feu,
pas-avoir fervi pour
peuvent
été convermais ont néceflairement & mêlées fous cette
ties en cendres,
(8) Voyex unelettre du publiée capitaine en août Chapman 1759
au doéteur Fothergill, de Londres;il y. rend compte
dansleMagalin dont il s'eft fervi pour avoir
du' l'eau procéde douce en diftillant de T'eau de mer.
de D'abordi il fit ufage de favon; enfuire, il employa d'après
dit Richard Hawkins,
ce qu'avoit cendres de bois. En conftruifant un alambic
les
raffembler à bord de (on
avec ce qu'il Capitaine put
prouva combien il étoit
vaiffeau,ce induftrieux. Un coup de vent terrible luiavoit plus
fait perdre, à fon rerour de la qu'il Ruffie,la avoit emgrande partie de l'eau douce
barquée. (L)
age de favon; enfuire, il employa d'après
dit Richard Hawkins,
ce qu'avoit cendres de bois. En conftruifant un alambic
les
raffembler à bord de (on
avec ce qu'il Capitaine put
prouva combien il étoit
vaiffeau,ce induftrieux. Un coup de vent terrible luiavoit plus
fait perdre, à fon rerour de la qu'il Ruffie,la avoit emgrande partie de l'eau douce
barquée. (L) --- Page 259 ---
pour rendre Peau de mer potable.
forme à l'eau de mer, de
retiré
laquelle ila
d'eau 9 Par la diftillation, s un muid
tite douce 2 puifque une aufli
quantité de bois étoit
pour échauffer
ammiohte
ce volume
core moins pour la convertir d'eau, enpeurs.
en Vatives L'approbation fuivantes
donnée aux tentament que le Lord 2 prouve Verulam très-claireChevalier Richard Hawkins
& le
ignoré l'art de deffaler l'eau de avoient la mer
par la fimple diftillation fans intermèdes pour précipiter le bitume &z
l'efprit de fel qu'on L y fuppofoit.
Lords Peu d'années après la mort de ces
2 on fit à Spithead plufieurs
expériences à bord des
elles étoient conduites
vaifleaux; le
lier Théophile
par
ChevaOglethorpe, & quelques autres qui avoient obtenu un
privilège pour convertir l'eau
mer en eau douce,, au moyen d'ir- de
grédiens dont ils fe réfervoient la
connoiffance.
En 1739,le favant doéteur Halles
propofa de deffaler l'eau de
de la rendre faine &
mer, &
faifant diftiller
potable en la
après qu'on l'auroit
L3 --- Page 260 ---
Moyen fimple efacile
laiffée préalablement fe putréfier (9).
L'lluftre M. Halles avoit reconni
(9) les alkalis fixes très-purs 1 la chaux, &
que
à l'eau de mer difdivers abforbans 9 ajoutés à enlever les quatillée, nuifibles étoient de très-propres cette eau dans une feconde
lités diftillation : mais les embarras attachés à cette
nouvelle opération lui paroiffant confidérables, il avoit cru devoir chercher but. un moyen A cet
plus fimple pour arriver à fon
la
joignoit à la diftillation
effet, ce phylicieu
regarder comme une
putréfaction, naturelle. qu'on peut 11 étoit fort probable
précipitation
de l'eau de mer laifferoit
que la puréfalion les plus mobiles de l'acide
échapperles Afn parties de rendre l'eau de la mer potamarin.
donc
dans
ble, il la gardoit
premiérement fe corrompre, hàdes vaiffeaux ou elle pûr & atendoit, pour
roit même fa patrefidion, fût revenue dans fon état
la difiller, qu'elle affuré qu'on obtenoit aiofi une eau
naturel. Ila
faine
celle des meilleuaufli pure & auffi
aifément que
combien l'apres fources. On conçoit mulripliées feroit empareil de ces opérations Le même M. Halles
barraffant fur un vaiffeau. l'eau de mer au
avoit imaginé de ventiler fouffler, à mefure qu'elle
moyen d'un double
réelfe difilloit; cette manceuvre diftillation, augmentoit mais
lement les produits de la
L'air du
n'étoit pas auffi fans fond inconvénient. de l'alambic, dimifoufflet porté dans le l'acion.dufeu far l'eau, &
nuoit néceffairement)
de
d'ailleurs pouvoit élever quelques particules
fel marin. (T)
mer au
avoit imaginé de ventiler fouffler, à mefure qu'elle
moyen d'un double
réelfe difilloit; cette manceuvre diftillation, augmentoit mais
lement les produits de la
L'air du
n'étoit pas auffi fans fond inconvénient. de l'alambic, dimifoufflet porté dans le l'acion.dufeu far l'eau, &
nuoit néceffairement)
de
d'ailleurs pouvoit élever quelques particules
fel marin. (T) --- Page 261 ---
pour. rendre l'eau de mer
En 1753, on crut le potable, 247
dre l'eau de la
fecret de renvement trouvé mer potable définitipar M.
fepréfenta comme
Appleby , qui
moyen fir pour fixer ayant le découver: un
prit de fel. La
bitume & l'ef.
22 janvier
gazette de Londres, du
4 M. Jofué 1754, contient cet article.
> Durham, Appleby 2 chymifte de
> fimple & ayanttrouvé une méthode
>> l'eau de la expéditive mer
pour rendre
> vaifleaux
potable à bord des
; fa
>> reçu
découverte ayant
>> Médecins Tapprobation & des
du Collège des
>> vivres, chargés Commifaires des
->> prendre
par PAmirauté d'en
> miner connoilfance, & de l'exa-
>> Commiflaires fcrupuleufement, les Lords-
>> grand Lord-Amiral faifant l'office du
> Bretagne & de
de la Grande9> donné que le Tirlande, ont or-
>> Appleby feroit procédé dudit Jofié
> zette de
publié dans la ga-
> vention auffi Londres, utile afin qu'ane in-
> ment connue.
fit univerfelle-
>> galons d'eau Levoici. de
Prenez vingt
> dans un alambic mer 9 mettez-les
>> pierre infernale avec fix onces de
>> calcinés à
2 & fix onces d'os
blancheur, finement pulL 4 --- Page 262 ---
Moyen fmple 6 facile
ces
vous en
>> vérifés: de
vingt galons
d'eau douce & faine
>> retirerez quinze
n'em-
>> en deux heures & demie, en
d'un boiffeau de
>> ployant guère plus
défi-
>> charbon. La dofe d'ingrédiens
fuffire dans les mers du
>> gnée peut
endroits
>> Nord; mais dans plufieurs
& indien-
>> des mers méditerranées
l'eau eft
falée & bitu9> nes 2 oit
plus
>> mineufe (10), il faut porterla quan-
(10) Ceux, dit-on, qui naviguent fous
la ligne, s'apperçoivent que la mer eft plus
fa'ée dans les climats ou la chaleur du foleil
eft plus forte. Il paroit par les obfervations dans
de Swedemborg, citées par Wallerius la falure de la
fon Hlydrelogie,
81, que & vers les poles
mer dans les pays
Nord
MRL
de la terre 2 diminue toujours douter très-fenfible- les mers
ment. On ne peut guère
que qu'elles font
du Nord ne gélent, que parce
le fel
moins falées; car on a oblervé font de que tous les fels
marin & le fel ammoniac
ceux dont les diffolutions fe changent en glace
le plus difficilement.
contient
La quantité de fel commun que
trois
T'eau de mer, va, à peu près,. livres depuis d'eau ;
jufqu'à quatre livres, fur cent
d'être
elle eft bien éloignée par conféquent tenir en
faturéc de ce fel, car l'eau peur de fon poids
diffolution à peu près le quart
de fel commun, & même un peu plus. (T)
les fels
marin & le fel ammoniac
ceux dont les diffolutions fe changent en glace
le plus difficilement.
contient
La quantité de fel commun que
trois
T'eau de mer, va, à peu près,. livres depuis d'eau ;
jufqu'à quatre livres, fur cent
d'être
elle eft bien éloignée par conféquent tenir en
faturéc de ce fel, car l'eau peur de fon poids
diffolution à peu près le quart
de fel commun, & même un peu plus. (T) --- Page 263 ---
pour rendre D'eau de mer
>> tité de chacun à neuf potabie. 249
> marmites des vaiffeaux onces. Les
> point fervir à cet
ne doivent
>> raifon que les réfidus ufage font 2 par la
>> fibles (11) >.
très-nuiCette annonce fixa l'attention
toute FEurope; la découverte
de
Appleby fut regardée
de M.
heureufe qu'on eût
comme la plus
ce fiècle.
encore faite dans
On a propofé différentes
pour remplacer les ingrédiens chofes
reux
dangedoéteur employés par ce Chymifte. Le
Butler a recommandé la lie de
fur (11) la pofibilité D'après ce que M. Halles avoit dit
fibles de l'eau de d'enlever mer
les qualités nuitant des alkalis fixes diftillée, en y ajoutant enfuite à une feconde très-purs, & la foumerévident que M.
ditillarion, il eft
l'eau de la mer Appleby, par le 2 cherchant à deffaler
infernale
moyen de la
veau : néanmoins 3 n'employoit il fut pas un Procédé Pierre noupenfé par le Gouvernement. libéralement récomà fon moyen 3 non feulement On a renoncé
ingrédiens dont il fe fervoit parce que les
reux 2 mais encore parce éroient dangequ'il procuroit avoit un goûr que infiniment l'eau douce
gréable, (T)
défaL5 --- Page 264 ---
Moyen Aimple & facile
la chaux
favon; ; le doSteur Alfon, Halles
la craie
vive : le doéteur
pulvérifée.
C'eft en faifant des expériencesavec
les différentes fubftances regardées bitume
comme
à précipiter dans le l'eau
& lefprit RTERa fel fuppofés réfultat,
de mer, & comparant leur
quelle
afin de pouvoir reconnoitre
étoit la meilleure de toutes découvrir 2 que
j'ai été aflez heureux elles pour n'étoit vraiqu'aucune d'entre
diftillation
ment utile, & quela fimple
fuffifoit pour rendre l'eau de mer parfaitement douce & faine. Mes
me
ater
miers effais
paroiffant de peu les prendre
fans, je me propofai.
commende plus loin; à cet effet,je de
&
diftiller de l'eau
pluie
çai de fans de mer féparément 2 pour
m'en faire des objets de comparaifon, affeoir
defquels je puffe
au moyen
par la fuite. Mais ce ne
mon jugement
je trouvai ces
fut pas lans plaifir que
dans mon
deux efpèces d'eau,. faire qui, les deux exopinion, devoient
fe reffemblant au contraire
trêmes 2 &, autant que j'en pus
en tout 2
l'eau
pluie
çai de fans de mer féparément 2 pour
m'en faire des objets de comparaifon, affeoir
defquels je puffe
au moyen
par la fuite. Mais ce ne
mon jugement
je trouvai ces
fut pas lans plaifir que
dans mon
deux efpèces d'eau,. faire qui, les deux exopinion, devoient
fe reffemblant au contraire
trêmes 2 &, autant que j'en pus
en tout 2 --- Page 265 ---
pour rendre l'eau de mer potable,
juger, abfolument égales en
Cette
pureré,
découverte me fut confirmée
par des expériences fiubféquentes. Le
goût de brillé, ou
de l'eau de mner diftillée, tmpyrcumatique,
attribué à une fubiance qu'on avoit
bitumineufe,
pour laquelle on faifoit entrer différens ingrédiens dans l'alambic
trouvé le même, & au pareil 2 s'eft
dans l'eau de pluie mife en diftilla- degré,
tion. Cette faveur dépend
de l'adtion du feu, & fe perd uniquement totalement quand l'eau s'expole
un certain temps à P'air libre. pendant
Aufli-tôt quej'eus trouvé ce
fimple de deffaler l'eau de mer moyen
m'empreffai de le faire
> je
de recommander
connolire, &
les vaiffeaux de qu'on pourvût tous
à leurs chaudières chapiteaux &
adaptés
moyen defquels on feroit marmites en état > de au
fe procurer de l'eau douce toutes les
fois qu'on allumeroit du feu pour les
befoins de léquipage, même
le temps de la cuiffon des pendant
& dans tous les cas de difette alimens ;
obtiendroit un fecours efficace, 2 on
J'ai dit qu'on avoit fait différentes
objedtions contre ma découverte,
2 je
L6 --- Page 266 ---
Moyen fimple & facile
252 vais tâcher de répondre aux principales.
Première objedtion. Il faut un alambic
pour diftiller 2 ce qui peut être un
embarras dans un vaiffeau.
Réponfe. Le moyen que j'indique
cet avantage, que
a particuliérement n'ont
befoin de fe
les vaiffeaux
plus les chaudières ou
charger d'alambics;
marmites employées à Ia préparation
des alimens, auxquelles on ajufte des
chapiteaux (12), peuvent fuppléer, manière
en
ANdeE
& fe fixent, général,
beaucoup plus commode que ne pourroient l'être des alambics. Elles n'exiferpentin ou réfrigérant 2
gent car tout autre temps que celui
a la diftillation, fe laiffe à fond de
cale. Ce réfrigérant eft un tonneau
d'eau froide 2 à travers lequel paffe
de métal quiy porte la vaun tuyau
La cap-de-more imaginée par M.
Poiffonnier, (12)
feroit beaucoup plus utile Auteur: queles
chapiteaux recommandésicit par notre
d'aon n'aura pas de peine à s'en ai convainere donnée dans
près la defcription que j'en
ma quatrième note. (T)
diftillation, fe laiffe à fond de
cale. Ce réfrigérant eft un tonneau
d'eau froide 2 à travers lequel paffe
de métal quiy porte la vaun tuyau
La cap-de-more imaginée par M.
Poiffonnier, (12)
feroit beaucoup plus utile Auteur: queles
chapiteaux recommandésicit par notre
d'aon n'aura pas de peine à s'en ai convainere donnée dans
près la defcription que j'en
ma quatrième note. (T) --- Page 267 ---
pour rendre Ceau de mer potable.
peur , & auquel on fait faire diffé- 253
rentes circonvolutions afin de la condenfer.
En confeillant de fe pourvoir de
couvercles faits en chapiteaux
les
pour
chaudières, nous ne difons point
qu'ils doivent avoir la forme exaéte
& régulière de ceux qui
aux alambics ordinaires : ainfi s'adaptent fabriqués, ils augmenteroient peut-être les
produits de la diftillation ; mais il
juffit, en général, de fe munir d'un
large tuyau 2 ou d'un couvercle'
à peu près comme uul entonnoir fait
puiffe fe placer fur le vaiffeau 2 qui
nantl'eau, pour recevoir les conte-
& les conduire enfuite
vapeurs,
rant. Ce
au réfrigétuyau ou couvercle doit
avoir aflez d'élévation
de mer mife dans la EounAe pour
l'eau
jailliffe point par le mouvement n'y
navire,
du
La diftillation de l'eau de
telle que nous la confeillons mer, 2
dommage pasles chaudières 2 n'entraire
elle
; au con2
les entretient
propres : au lieuque quand on toujours admettoit, comme intermèdes, de la
de la chaux
craie;
vive, 2 & la pierre infer- --- Page 268 ---
Moyen fimple & facile
254 nale fubftance vénéneufe 2. il étoit
impoffible ,
de fe paffer dun alambic :
on auroit eu trop de peine à nettoyer
aflez bien les marmires dans lefquelles
diftillé de l'eau de mer unie
on auroit
à ces différens ingrédiens. pour qu'elenfuite fervir : la préparales puffent
tion des alimens. Rien ne prouve
mieux la propreté conftante des chauà diftiller de T'eau
dières employées intermède, & V'abfence
de mer fans
Peau douce &
du verd-de-gris 2 que fournie par la
faine habituellement
diftillation.
Seconde objedlion. Il eft bien difficile
les vaiffeaux fe chargent d'une
que
de combuftibles affez confiquantité
dérable pour diftiller en mer (13).
Réponfe. J'ai déjà démontré dans
(13) L'effet que produifent les rayons du
foleil réfrattés au travers des corps à l'abbé fphériques Soutran(parens 1 a fait (oupçonner connu par des
mille, chanoine d'Avignon, d'une 2 nouvelie invencharrues & des femoirs d'échauffer par ce
tion, qu'il feroit machine poffible diftillatoire placée fur
moyen vaiffeau une
eft à la voile. Il feroit bien
un
qui
vraiment éconoà defirer que ce chofe projet 9
illufion. (T)
mique, fàt autre
qu'une
(parens 1 a fait (oupçonner connu par des
mille, chanoine d'Avignon, d'une 2 nouvelie invencharrues & des femoirs d'échauffer par ce
tion, qu'il feroit machine poffible diftillatoire placée fur
moyen vaiffeau une
eft à la voile. Il feroit bien
un
qui
vraiment éconoà defirer que ce chofe projet 9
illufion. (T)
mique, fàt autre
qu'une --- Page 269 ---
pour rendre P'eau de mer
mon Efai fur les moyens de potable 255
fanté des gens der mer, qu'il conferver la
de fe procurer fur les vaifleaux feroitpofmible
famment d'eau douce
fuffide
fans pour les befoins
exigeâr Téquipage,
que la diftillation
plus de feu qu'on n'en allume
ordinairement; des
; qu'il fuffiroit
chapiteaux aux
d'adapter
donneroit de l'eau marmites, ce qui
fois qu'on fait la cuiline potable toutes les
l'on defiroit une
: enfin, que fi
plus confidérable, quantité d'eau douce
fixant des pots de fer on au l'obtiendroit lieu
en
autour du foyer, lefquels de briques
plis d'eau de: mer
étant remdiftillation toutes les 2 perpétueroient fois
la
feroit allumé, Je ne me fiis que le feu
propofé de
pas alors
qui font à bord, fournirtoutesl d'une lesperfonnes I
douce fuffifante
quantité d'eau
ordinaires ; mes vues pour fe tous les ufages
à empêcher
font bornées
en mer par 9u foif. déformais La On ne périt
ployée à la cuifine de marmite emdifpofée de manière à léquipage 2
chapiteau, 2 peut fervir à diftiller recevoir un
d'eau potable pour remplir
affez
Ceux qui penfent que la détrefle cet objet,
fionnée par le manque d'eau eft Occatou- --- Page 270 ---
Moyen fimple & facile
jours accompagnée de la privation
des combuifitiles,ignorent fans doute
ce qu'un vaiffeau contient. Les matières qu'il renferme font prefque
toutes propres à brûler. Ce qui fert
de left, n'eft, en grande partie, 2. que
du bois de chauffage. Les matériaux
des charpentiers, le chanvre, ou les
pièces de vieux cables , peuvent , à
ia fin d'un très-long voyage 2 entretenir pendant pluficurs mois affez de
feu pour diftiller l'eau néceffaire à la
confervation de tout léquipage. Si
l'on en fait un peu plus qu'il n'en faut
la préparation des alimens 2 il
Eaipo poffible d'extraire de l'eau de mer,
par le moyen de la diftillation 2 un
volume d'eau douce qui, même dans
les navires les plus remplis 2 peut
équivaloir à ce qu'on en embarque
pour chaque homme.
Troifème objettion. La didillation de
l'eau de mer à bord des vaiffeaux 2
n'eft pas fans danger.
Réponfe. On n'a
plus à craindre
de la diftillation E l'eau de mer à
bord des vaiffeaux , que de Pébullition qu'on en feroit dans un pot ou
le moyen de la diftillation 2 un
volume d'eau douce qui, même dans
les navires les plus remplis 2 peut
équivaloir à ce qu'on en embarque
pour chaque homme.
Troifème objettion. La didillation de
l'eau de mer à bord des vaiffeaux 2
n'eft pas fans danger.
Réponfe. On n'a
plus à craindre
de la diftillation E l'eau de mer à
bord des vaiffeaux , que de Pébullition qu'on en feroit dans un pot ou --- Page 271 ---
pour rendre l'eau de mer potable,
une marmite ordinaire. Tout ce 257
peut appréhender 2 c'eft qu'elle qu'on
s'échappe par la trop grande
ne
ou les roulis ; encore cet chaleur
accident
eftilbeaucoup moins àcraindre
on la diftille
quand
bouillir dans 2 que lorfqu'on la fait
une marmite fans
vercle.
couJe vais tâcher de donner
faveur des perfonnes qui
ici, en
quer d'eau douce fur les peuvent manOnt eu Pimprudence vaiffeaux, &
charger de
d'oublier de fe
moyens fimples chapiteaux 9 quelques
pour y fuppléer.
Quand on fait bouillir de
mer dans un pot ou un vafe l'eau de
il eft facile de
fermé,
vapeur qui s'en s'appercevoir élève fe
que la
eau douce fur les
change en
couvercle.
parties latérales du
Prenez un pot de treize
diamètre ; levez
pouces de
couvercle, & ramafez fréquemment l'eau
fon
eft attachée, vous aurez le
qui s'y
chopine d'eau douce
quart d'une
faut
le
en une heure. Il
que
couvercle foit élevé de
cinq ou fixpouces, au moins, 2
de la furface de l'eau de
au-deffus
l'eau bouillante ne
mer, 2 afin que
l'atteigne point, --- Page 272 ---
Moyen fimple 6 facile
Suppofons qu'un vaiffeau qui ieft en
foit dans la détreffe faute d'eau
mer
qu'il ait huit hommes à fon A
potable, &
la marmite deftinée à
bord,
que contenir cinq galons
la cuifine puiffe
vingt-deux pintes,
& demi (c'eftàdire Le diamètre de fa
mefure de Paris).
chaudière étant de douze pouces 2
avoir un galon d'eau douce
on peut les trois heures 2 ce qui fait
toutes
chaque homme, au
une chopine pour
compofé d'une
moyen d'un appareil & d'un canon
théière, d'une barrique,
conforde fufil. On ajufte ces pièces
mément à ce qui fuit.
& fixezLimezlanfe d'une théière,
dans un trou fait au
couverclé en T'embouchure de la marmite 2 vous aurez
ainfi le chapiteau complet d'un fufil alam- de fa
bic. Tirez le canon avoir d'un ôté la vis 2
monture ; & après
faites-le paffer à travers une barrique,
en lui donnant une pente s'écoule convenable, : luttez
afin que l'eau diftillée
alors la barrique 2 82 manière rempliffez-la vous
d'eau de mer: : de cette
condenfer
aurez un réfrigérant pour
on veut procéder
les vapeurs. Quand il faut unir les pièces
à la diftillation,
irez le canon avoir d'un ôté la vis 2
monture ; & après
faites-le paffer à travers une barrique,
en lui donnant une pente s'écoule convenable, : luttez
afin que l'eau diftillée
alors la barrique 2 82 manière rempliffez-la vous
d'eau de mer: : de cette
condenfer
aurez un réfrigérant pour
on veut procéder
les vapeurs. Quand il faut unir les pièces
à la diftillation, --- Page 273 ---
pour rendre l'eau de mer potable,
qui compofent l'appareil, en fixant 259 le
bec de la théière dans la partie
rieure du canon. Toutes les
fupé-
& endroits par où les
jointures
vent
doivent vapeurs peu-
& bouchés s'échapper 2
être luttés
de
avec une pâte de craie &
farine, parties égales, mouillées
d'eau de mer. Il faut auffi
la
théière & le couvercle de la que
mite foient contenus avec un marafin que les vapeurs ne les foulèvent poids,
point.
Sila barriqueeftr trop voifine du
on peut prolonger le tuyau au
feu,
du canon d'un autre fufi, ou d'un moyen conduit en bois. Si l'on eft forcé de fe
fervir du canon d'un autre
&
que le diamètre de ce dernier fufil, n'ait
pas affez de largeur pour recevoir
l'extrémité du premier 2 on doit en
mettre un bout au feu, & le dilater
avec un coin de fer. Dans le cas oùt
l'on fe fert d'un conduit en bois, il
ne faut pas en aggrandir l'ouverture
avec un fer rouge ; j'ai
le bois brûlé donnoit à l'eau éprouvé diftillée que
une faveur défagréable, qui devenoit
indélébile.
Mais fuppofons 2 pour un inflant, --- Page 274 ---
Moyen fimple 6 facile
:
qu'il n'y ait à bord aucune théière 2
alors il faut couper obliquement la
de bois avec laquelle on tire
RemPe ou la bière des tonneaux 2 &
réunir les pièces de manière à former
un angle aigu ; un bout de ce tuyau
doit s'adapter à un. trou pratiqué au
couvercle de la marmite; l'autre s'ajuf
tera au canon du fufl : au moyen de
cet appareil, il eft poffible de fe
autant d'eau
astee
curer, à peu près,
qu'avec celui de la théière.
D'après ce que nous avons expofé,
il eft évident que fur mer 2 ou près
de cet élément;, perfonne ne périra lon
par le manque d'eau potable, 2 fi
veut prendre les peines que la prudence & fa propre confervation rendent néceffaires.
On peut imaginer 2 avec quelque
fondement 2 que les marmites employées à la cuiffon des comeftibles ,
font affez grandes dans tous les vaiffeaux pour contenir environ deux
en mettant
rie
tes d'eau parhomme; faifant y fervir à la
chapiteaux , & les
fournir
diftillation 2 elles pourront
trois chopines d'eau potable & faine
à chacun d'eux,
veut prendre les peines que la prudence & fa propre confervation rendent néceffaires.
On peut imaginer 2 avec quelque
fondement 2 que les marmites employées à la cuiffon des comeftibles ,
font affez grandes dans tous les vaiffeaux pour contenir environ deux
en mettant
rie
tes d'eau parhomme; faifant y fervir à la
chapiteaux , & les
fournir
diftillation 2 elles pourront
trois chopines d'eau potable & faine
à chacun d'eux, --- Page 275 ---
pour rendre Peau de mer potable, 26x
Suivant les nouveaux procédés.de
didillationquel ele favant dodteur
a rendus
Halles
que l'on publics en 1757 , il paroit
trois
peut avoir en cinq minutes
chopines d'eau s
:
cinquante galons ou deux e'ci-a-dire, cens
en douze heures de
pintes,
du petit alambic temps, au moyen
Durand, fi lon ajoute: cylindrique à
de M.
plats ou affiettes d'étain l'appareil fixés
fix
lintérieur. du
dans
n'étant
chapiteau. Cet alambic
fon plus que de quinze pouces dans
à fept galons grand diamètre, contient fix
vingt-deux
d'eau : celui qui, ayant
pouces de diamètre,
vroit trente galons d'eau
receroit deux cens galons dans 2: en le donneefpace de temps,fans qu'on fût même
de faire d'autre dépenfe
obligé
muid & demi de charbon que celle d'un
quantité proportionnée de s ou d'une
matière combuftible
toute autre
trois mefuures de
; d'oi il fuit que
charbon,
trente-fix boiffeaux
contenant
dans un vaifleau de chacune, foixante 9 fuffifent
dont Téquipage eft de
canons,
hommes, pour fournir de quatre l'eait cens
pendant deux mois à
douce
demi-galon
raifon, d'un
par jour pour chaque indi- --- Page 276 ---
Moyen- fimple & facile
vidu. Ce que javance n'eft point une
; fouvent Tai fait
fimpie fpéculation à terre, & on les a
ces expériences
fuccès.
répétées en mer avec
En 1768 2 à bord du Dauphin 2
vaiffeau de guerre 2 faifant fon fecond
autour du monde, & paffant
voyage de Batavia au Cap de Bonne-Elpérance ? on mit cinquante-fix galons
d'eau de mer dans un alambic ? qui
d'eau
rendit quarante e deux galons
douce en cinq heures treize minutes.
cette diftillation
On n'employa pour de
& foixanteque neuf livres
bois,
neuflivres de charbon; chaquehomme
d'une
d'eau douce (14).
eut plus
pinte
vaiffeau
En 1769 2 le Dorfstshire 5 à l'ifle
de Roi, paffant de Gibraitar
de Minorque. 2 ayant à bord le régiment du Lord George Lenox 2 on
effaya de diftiller de l'eau.de meravec
renverfée & le canon d'un
la théière moins de deux heures'le pot
fufil ; en
fut netde goudron du charpentier
tout
toyé, fon couvercle adapté, 2 &
(14) Les particularités relatives dans à la cettel troiexpèrience, ont été raffemblées les moyens de
fième édition de mon E[Jfai fur
conferver la fenté des gens de met. (L)
2 on
effaya de diftiller de l'eau.de meravec
renverfée & le canon d'un
la théière moins de deux heures'le pot
fufil ; en
fut netde goudron du charpentier
tout
toyé, fon couvercle adapté, 2 &
(14) Les particularités relatives dans à la cettel troiexpèrience, ont été raffemblées les moyens de
fième édition de mon E[Jfai fur
conferver la fenté des gens de met. (L) --- Page 277 ---
pour rendre P'eau de mer potable. 263
l'appareil préparé. Il n'y eut d'autre
difficulté que celle de faire entrer le
bec de lai I théière dans le canon du
fufil ; mais on la furmonta bientôt
uniffant ces pièces avec quelques en
ques de plomb. Cela fait on plavingt-deux pintes d'eau de 9
jetta
le vafe ; en quatre heures la mer diftilla- dans
tion procura dix-neuf pintes d'eau
douce : il n'y eut que dix livres de
charbon confommées.
En 1773 2 on tenta fur le Slambol,
vaiffeau de la Compagnie des Indes
orientales, de diftiller avec la
& le canon de fufil ; d'une marmite pompe
quicontenoit fix galons d'eau de
on tira
la diftillation dix mer, 2
d'eau admec dans
pintes
heures
l'efpace de trois
dans la ; celd-a-dire, qu'on en obtint
proportion de
pintes par jour: de forte quatre-vingts qu'on fe vit
fans aucune efpèce
befoin d'eau douce d'inquiétude fir le
(15).
(1g). Extrait du journal du
lors de fon palfage de
Capitaine Clanfey
a bord du Slambol, Bombay au Bengale,
>9 Mardi 16 novembre vaifcau Maure > en 1773.
9) Latitude, 16, 44 ;
1773 ;
9) Longitude.s",E.del la
n Thermométre, 81.
pointe de Palmires;
quatre-vingts qu'on fe vit
fans aucune efpèce
befoin d'eau douce d'inquiétude fir le
(15).
(1g). Extrait du journal du
lors de fon palfage de
Capitaine Clanfey
a bord du Slambol, Bombay au Bengale,
>9 Mardi 16 novembre vaifcau Maure > en 1773.
9) Latitude, 16, 44 ;
1773 ;
9) Longitude.s",E.del la
n Thermométre, 81.
pointe de Palmires; --- Page 278 ---
Moyen fmple & facile /
264 L'eau de mer diftillée eft plus pure
l'eau de fontaine, 2 de rivière. 2 &
quel
fondé mes barriques pour
>) Aujourd'huijsi la quanrité d'eau douce qui me
32 reconnoitre ai trouvé foixante pouces. A
33 reftoir ; j'en
affezpour un mois;mais
9) deux moufon par jour,e'efl ncrd eft, & les courans du fud3) la
contrariant ma route 3. & retardant
s oueft
la marche de mon bâti-
> pour long. temps
à trois
27 ment 2 j'ai réduit mon équipage A force de pa22 chopines d'eau par jour.
3) tience & de furveillance j'efpère garder les
jufqu'à ce que
2) ma pofition atuelle,
en ma fa3) vents & les courans changent à prendre
>> veur : c'eft le fenl parti que dans j'ai cette faifon.
22 pour effectuer mon paflage méthode
>> Je viens d'effayer la
ingenieule l'eau falée
57 du docteur Lind, pour convertir heures je me fuis
97 ei eau douce : en trois
37 vu dix pintes d'eau porable, parfaitement Mon opéra33 limpide & d'un très-bon gour. indiqué dans
2) tion a été faite parle fabllimé procédé à l'alambic & au
3 un journal. J'ai
appareil dont il y fut
37 ferpentin le groffier
à croire aStuelle32 queftion. Tout m'engage dans le cas de
>> ment que je ne ferai pas
avec la foi9) manquer d'eau douce, pui(que
machine
j'ai en ma difpofition 9
92 ble
que
me procurer quatre-vinge
3> je puis fans peine
1>.
92. pinres de bonne eau par jour Clanfey a fait
Il paroit que le capitaine
fix
ufage d'une chaudière contenant
galons
d'eau de mer, placée fur le feu de la cuifine;
même
Tout m'engage dans le cas de
>> ment que je ne ferai pas
avec la foi9) manquer d'eau douce, pui(que
machine
j'ai en ma difpofition 9
92 ble
que
me procurer quatre-vinge
3> je puis fans peine
1>.
92. pinres de bonne eau par jour Clanfey a fait
Il paroit que le capitaine
fix
ufage d'une chaudière contenant
galons
d'eau de mer, placée fur le feu de la cuifine;
même --- Page 279 ---
pour rendre P'eau de mer potable.
même que l'eau de pluie. L'odeur 265
caire ou empyreumatique
calçoit du vaifieau dans
qu'elle retille
lequel on la dif
2 devient prefque
fi l'on a foin de jetter celle imperceptible,
la première del'alambic,
qui coule
ainfi dire, nulle, fi on la Elle ell,pour
temps avant d'en faire garde quelce case elle
Bas
eft excellente, ufage,
bon goût, abfolument
detrésincorruptible de
douce, 2 même
forte qu'on peut
qu'il fit entrer la pompe de bois
trou fait aul couvercle de cette
dans un
que la vapeur qui s'élevoit dans chaudière, ce
&
pompe s étoit immédiatement
tuyau de
le moyen du canon d'un fufil atl travers conduite Par
fation barrique d'ean de mer froide pour la d'une
: l'eau diftillée fe verfoit
condendans un récipient placé au bas probablement de
Près du fond de la barrique
l'apparcil.
felon toute apparence s un condenfanre,eroi, robinet
faciliter l'écoulement del'eau de mer propre à
à
qu'elle étoit échauffée.
mefure
de Le Ballafore, capitaine Clanfey mouilla dans la rade
de lever fes mais un coup de vent
Ougly,
ancres. Entré dans la l'obligea rivière
Roi le Dauphin, M.Davis, de chirurgien du vaiffeau de
goûra de f'eau de mer qui je difillée tiens cet extrait,
Slambol; ; il ne fe fouvint pas
à bord du
bu de meilleure ou de plus d'enavoir jamais
Tome II.
pure. (Ly
M --- Page 280 ---
Moyen femple & facile
la conferver pendant plufieurs années
en.l la mettant dans des bouteilles bient
lavées.
Une lettre qui m'a été adreffée de
la Havane, en date du Ier feptembre
1762, & dont je vais donnerl P'extrait,
prouve clairement combien T'objet qui
nous occupe mérite d'attention.
4 Avant la reddition de cette place,
de
toutes
>> il étoit impoflible
peindre
>> les fouffrances que le manque d'eau
>> nous faifoit effuyer. J'aurois dé-
>> bourfé avec plaifir une demi-guinée
>> pour avoir une chopine d'eau dif-
>> tillée 2 telle que j'en ai fréquem-
>> ment bu à votre table. Beaucoup
>> de monde a péri par cette difette ;
>> les maladies occafionnées par l'eau
>> mal-faine & vénéneufe, en ont en-
>> core enlevé davantage >.
Quelques alambics envoyés de la
Jamaique 2 n'auroient-ils pas prévenu
ces malheurs ?
On peut faire cuire dans les vapeurs de l'eau de mer en ébullition
auffi-bien que dans l'eau douce , toute
efpèce de comeftible 2 comme boeuf
falé ou nouvellement tué, porc, vo-
les maladies occafionnées par l'eau
>> mal-faine & vénéneufe, en ont en-
>> core enlevé davantage >.
Quelques alambics envoyés de la
Jamaique 2 n'auroient-ils pas prévenu
ces malheurs ?
On peut faire cuire dans les vapeurs de l'eau de mer en ébullition
auffi-bien que dans l'eau douce , toute
efpèce de comeftible 2 comme boeuf
falé ou nouvellement tué, porc, vo- --- Page 281 ---
pour rendre l'eau de mer potable, 267
laille, riz, &c. : à cet effet, il faut
les fulpendre dans un filet ou une
paffoire. Placés à l'embouchure du
vafe qui contient l'eau de mer bouillante 3 ces alimens fe cuifent de la
même manière que les Turcs
rent le
prépapilau 2 leur mets favori. On
peut encore les foutenir avec des
crochets au-deffus de l'eau, 2 de manière
ne la touchent pas : toujours
que les
20t
retenues
vapeurs foient
par un couvercle fermant
exadtement.
Quand on a befoin de faire cuire
une grande quantité de comeftibles à
la fois, 2 le mieux eft de conduire les
vapeurs de l'eau bouillante dans un
La autre vaiffeau, 2 au moyen d'un tube.
viande fera fufpendue
des crochets dans ce dernier, adaPne que fi elle
eft falée 2 la faumure ou
qui s'en
les-gourtes
au fond, échappent &
2 puiffent tomber
qu'elle foit pénétrée dans
tous fes points.
Après avoir donné les
propres à pourvoir d'eau douce moyens toutes
les perfonnes qui font fur mer ou près
M 2 --- Page 282 ---
268 Moyens de prévenir en mer
à les
de cet élément , occupons-nous
mettre à l'abri de l'affreufe calamité de
la famine.
La pcudre de falep (16) & la foupe
(16) Le falep ou falab dont ont parlé
'Albert Seba 8 Degner, & depuis eux M.
Geoffroy ( voy. Mémoires de PAcadémie des
Pannie 1740), eft la racine
Sciences s pour
de
Linné
bulbeufe d'une efpèce
fatyrion.
l'appelle orchis bulbis indivifis, neéarii labio
quadsifido crenulato , corni obtufo. Les Turcs
en font un grand ufage. Il contient une fubftance vifqueufe & mucilagineufe, qui fe diffout aifément s & de même que la gomme.
Lorfqu'on veut s'en fervir 2 on prend une
petite cuillerée de cette racine en poudre s
qu'on arrofe peu à peu avec de l'eau chaude,
& même froide, dans laquelle elle fe diffont;
on étend enfuite cette diffolution dans l'eau,
le lait ou le bouillon : il en réfulte une crême
légère. Cette fubltance jouit 2 dit-on, d'une
très-grande réputation parmi les Perfes, qui
lui croient toures fortes de vertus : de forte
que le falep eft auffi eftimé parmi eux 1
Teft à la Chine.
en
dur
le ginfeng
Quoi qu'il
de toutes les fubftances vègétales qu'on a
effayé de fubftituer aux grains 2 il n'en eft
point de plus (aine ni de plus nourriffante. Il
la
fingulière de faire difa de plus l'àc:eré propriété du fel marin. M. Percival
paroitre ayant diffous uil gros & demi de ce fel dansune
-
ftimé parmi eux 1
Teft à la Chine.
en
dur
le ginfeng
Quoi qu'il
de toutes les fubftances vègétales qu'on a
effayé de fubftituer aux grains 2 il n'en eft
point de plus (aine ni de plus nourriffante. Il
la
fingulière de faire difa de plus l'àc:eré propriété du fel marin. M. Percival
paroitre ayant diffous uil gros & demi de ce fel dansune
- --- Page 283 ---
la difette des comeftibles,
portative (17) 2 diffoutes dans l'eau
bouillante, 2 forment une gelée épaiffe
chopine de mucilage de falep, auffi clair
le faut pour pouvoir être
qu'il
quantité de fel dans une
bu, 9 & la méme
taine
chopine d'eau de fon9 a trouvé la première boiffon
au goût s tandis que la dernière étoit agréable trèsfalée.
Le falep eft affez cher en France
comme il aime Jes fieux fecs, & croit ; mais
rellement dans plufieurs endroits de
natuOn1 pourroit encouragerfa culture, TEurope, & le faire
finguliérement baiffer de prix. (T)
(17) La foupe portarive des Anglois
connoit en France fous le nom de
fe
de bouillon. Celles dont nous ncus tabletres fervons
a@tuellement en mer parciffent être très
rieures à celles que nos voifins
fupéLe fieur Meunier, connu depuis empioient,
comme poffeffeur d'une recette long-temps
pour leur compofition, en a vendu particuliere le fecret
au Roi : c'eft depuis cette époque
vaiffeaux en font fournis. Celles-ci que nos
vantage d'être trés-nourrifanres, & de Ont l'avoir fe conferver à bord des bâtimens poudant un temps indéfini. M. de
penen avoit embarqué loriqu'il entreprit Bougainville de faire
le tour du monde. Non-feulement elles n'émême toient elles point gâtées après quitorze ans, s mais
avoient confervé toutes leurs
lirés. Ces tablettes
quapartie des
s qui font aduellement
approvificennemens de notre MaM3
vantage d'être trés-nourrifanres, & de Ont l'avoir fe conferver à bord des bâtimens poudant un temps indéfini. M. de
penen avoit embarqué loriqu'il entreprit Bougainville de faire
le tour du monde. Non-feulement elles n'émême toient elles point gâtées après quitorze ans, s mais
avoient confervé toutes leurs
lirés. Ces tablettes
quapartie des
s qui font aduellement
approvificennemens de notre MaM3 --- Page 284 ---
270 Moyens de prévenit en mer
de fouzenir
très-nourridante 2 capable
les forces pendant un temps confidérine royale, font deftinées aux mmalades. Suivant le volume d'eau dans leçael on les diffout,ils ont du bouillon plus ou moins fort.
J'obferverai que les tablettes en queftion
font compofées du meilleur bceuf ou veau de
la première efpèce, & devolailles choilies.
Ne ponvant pas entrer dans d'autres détails
fur leur compofition,tr très-peu connue jufqu'a
vais publier deux formules de
préfent 2 je
fans avoir la
tablettes alimentaires s qui,
perfeétion de celles de M. Meunier, ont néanmoins leur mérite.
Recette your faire des tablettes de bouillon.
Prenez le quart d'unbouf, un veau entier;
deux douzaines de vieilles
deux moutons >
nettoyez & échaudez
poules ou vieux coqs :
le tour : mettez dans la marmite ; verfez-y livres
auffi-tôt la déco@tion de quinze ou vingt
de rapure de corne de cerf, & quatre feaux
d'eau commune ; couvrez la chaudière, &
fermez-la exaêtement, en tenant un poids fur
& luttant les bords avec de la
le couvercle, Faites bouillir à un feu doux durant fix
pâte.
jufqu'à ce que les viandes
heures, , c'eft-à-dire des
alors retirez les viandes;
fe détachent
os;
hachez les viandes,&
ôtez les plus gros os;
de
mettez-les fous une preffe garnie
plaques
de fer chaudes. Faites agir la preffe : mettez
dans la chaudière le jus exprimé; ; paffez le
couvercle, Faites bouillir à un feu doux durant fix
pâte.
jufqu'à ce que les viandes
heures, , c'eft-à-dire des
alors retirez les viandes;
fe détachent
os;
hachez les viandes,&
ôtez les plus gros os;
de
mettez-les fous une preffe garnie
plaques
de fer chaudes. Faites agir la preffe : mettez
dans la chaudière le jus exprimé; ; paffez le --- Page 285 ---
la difetie des comefibles,
rable. Il y a mille
nes qui ont vécu exemples de perfonpendant plufieurs
la tout par un tamis de crin; laifez
graiffe : affaifonnez avec du refroidir:dtez fel, du
blanc, Faites des gérofles, du laurier ou autre poivre chofe.
bouillir, & remuez
bouillon, étant verfé fur unea afliette jufqu'à & ce que le
forme une gelée épaiffe, brune & refroidi,
beaucoup de confiflance. Retirez 9
qui ait
du feu, & quand le bouillon la marmite -
refroidi, verlez dans des vaiffeaux fera à moitié
beaucoup de
de furface 9. & au plus trois qui aient
mettez-la profondeur. Cetre gelée étant pouces
ment chaud fécher 1 ou dans un four refroidie,
, ou à l'étuve.
modéréblettes font devennes aufli dures Quand ces tacolle-forte, mais telles
fe que de la
les mains, rompez-les qu'elles de la caffent avec
vous fouhaiterez, &
grandeur
ou barrils bien fermés gardez-les dans des boles
dans des lieux frais & fecs. : que vous tiendrez
Une once de cest tabletres fondues
chopine d'eau, fait un
dans une
once & demic un bouillon bouillon léger 9 une
onces font un
& moyen ; deux
On rendra bouillonépais ces tablettes trésnourriflanr.
goûr, & plus faines, f on met plus agréables au
viande desr navets, des
cuire avec la
des carottes, du céleri, oignons, 2 des poireaux,
Autre formule de tablettes durcerfeuil, &c.
plus fimple, alimentaires, 2 qui e/l
Prenez quatre pieds de veau, douze livres
M 4
ger 9 une
onces font un
& moyen ; deux
On rendra bouillonépais ces tablettes trésnourriflanr.
goûr, & plus faines, f on met plus agréables au
viande desr navets, des
cuire avec la
des carottes, du céleri, oignons, 2 des poireaux,
Autre formule de tablettes durcerfeuil, &c.
plus fimple, alimentaires, 2 qui e/l
Prenez quatre pieds de veau, douze livres
M 4 --- Page 286 ---
272 Moyens de prévenir en mer
moisavec desalimens beaucoup moins
fubftantiels ; tels 2 par exemple, quele
riz bouilli, & même la feule gomme
arabique. Haffelquift dit, dansl'hiftoire
de fon voyage du Levant, qu'une caravane qui alloit d'Ethiopie en Egypte,
ayant confommé toutes fes provifions,
ne fubfifta, 9 pendant deux mois 2 que
degomme arabique diffoute dansleau.
Heureufement 2 cette gomme faifoit
partie de fes marchandifes.
Non-feulement la gomme du Sénégal
ou arabique nourrit des villes entières
de Nègres 2 quand elles éprouvent la
difette à laquelle les mauvaifes récoltes de riz & de millet donnent quelquefois lieu, 2 mais encore les Arabes, 2
de boeuf, dix livres de mouton s & quatre
livres de veau ; faites de toutes ces viandes,
avec la quantiré proportionnée d'eau, felon
la méthode ordinaire 3 du bouillon 2 qu'on
doit bien dégraiffer, & clarifier enfuite avec
les blancs de fix oeufs. Après y avoir ajouté
le fel néceffaire, on le fait évaporer au bainmarie jufqu'à la confiftance de pâte 2 de laquelle On puiffe former des tablettes,
achève de fécher dans une étuve, pour qu'on
voir les' enfermer dans une bouteille pou- bien
bouchée, où elles fe confervent pendant
Geurs années fans aucune altération, (T) pla- --- Page 287 ---
la difètte des comefibles.
qui," deux fois l'an 2 ramaffent cette
gomme dansles forêts de l'intérieur du
pays , fituées fur la côte feptentrionale de la rivière Niger, n'ont pas d'autres alimens pendant plufieurs mois.
Une once de falep pulvérifé
un pareil volume de Joupe
2 &
diffous dans deux. pintes d'eau portative bouil- 2
lante, font une gelée épaiffe qui fuffit
à la nourriture d'une perfonne
dant un jour entier ; & comme pen- cet
aliment eft un compofé de fubftances
animale & végétale,i il foutient mieux,
& eft plus fain
le double de riz
bouilli. Nemmelis les gens de mer
font fouvent obligés de ne vivre
de riz pendant plnfieurs mois
Rue
tout lorfqu'ils vont en Guinée
le pain & la farine leur
2 que
& que le porc & le boeuf manquent, qu'ils ont
fait faler dans les pays chauds fe
font corrompus.
La fupériorité du falep fur le riz,
confifte 2 1°, en ce que ce dernier s
contient moins de
qu'au double de volume; nourriture, quoifa préparation demande 2°.en ce que
feu, & fur-tout de l'eau beaucoup la
de
qu'il faut le faire bouillir 2 par raifon
long-temps,
M 5
que le porc & le boeuf manquent, qu'ils ont
fait faler dans les pays chauds fe
font corrompus.
La fupériorité du falep fur le riz,
confifte 2 1°, en ce que ce dernier s
contient moins de
qu'au double de volume; nourriture, quoifa préparation demande 2°.en ce que
feu, & fur-tout de l'eau beaucoup la
de
qu'il faut le faire bouillir 2 par raifon
long-temps,
M 5 --- Page 288 ---
274. Moyens de prévenir en former mer une
au lieu que le falep peut
pâte avec T'eau froide, 2 8cn'eft pas à
falé, même
le mêle
>
trop
lorfqu'on
leau de mer. étend le falep dans l'eau
Quand on faut
dix fois fon
froide 2 il ne
une
ou
poids d'eau pour en Bire
pâte
gâteau : fi Pon en met davantage es
elle s'en fépare. Cette pâte 7 à laquelle on ajoute un peu de vinaigre,
fervir à calmer ia foif& la faim: :
peut
jours.
elle fe conferve mêle plufieurs le falep à l'eau de
Lorfqu'on faut
de fix fois
mer 7 ii ne
pas plus dofe eft précifon poids d'eau; cette
lui
fément celle qui convient pour
donner de la faveur. Par hui-même
c'eft une poudre infipide. à la
Si l'on ajoute des épices les foupe rend
portative & au falep 2 on d'ailleurs
plus agréables aul goût, &
leur
confidérablement
a
on augmente nutritive. Ce fait femble prouvé
vertu événement affez récent, dont
par un
les détails.
nous allons rapporter
En 1762 2 les troupes angloifes
occupant les Manilles 2 un vaiffeau
Malais arriva de Macaffar. Le chany de moufon l'avoit retenu fi
gement --- Page 289 ---
la difette des comeflibles.
long-temps en mer 2 que
réduit aux dernières extrémités Téquipage, la
difette des comeftibles, avoit été par forcé
de vivre prefque uniquement
dant deux mois confécutifs, d'eau 2 pen- &
d'épices ; c'eft-à-dire 2 de macis 7 de
cannelle & de poivre
foient fa cargaifon.
2 qui compofes hommes
Malgré cela, tous
9 qui 2 au nombre de
trente 2 débarquérent aux Manilles,
parurent jouir de la meilleure fanté,
De ce qui précède 2 naiffent évidemment les induétions fuivantes.
Comme les horreurs de. la famine
l'avarice proviennent quelquefois 2 en mer, de
des Armateurs de vaiffeaux
marchands 2 qui, par des vues d'économie, embarquent beaucoup moins
de provifions qu'il n'en faudroit , ne
feroit-il pas néceffaire que des conventions précifes, 2 entre eux & leurs
équipages 2 les obligeaffent à
une fomme d'argent déterminée payer
chaque deficit qui fe trouveroit pour dans
les comeftibles pendant la durée du
voyage, les
ainfi que cela fe pratique fur
vaiffeaux de Roi? La calamité
nous déplorons 2 n'en feroit-elle que
beaucoup mojns fréquente ?
pas
M 6
'en faudroit , ne
feroit-il pas néceffaire que des conventions précifes, 2 entre eux & leurs
équipages 2 les obligeaffent à
une fomme d'argent déterminée payer
chaque deficit qui fe trouveroit pour dans
les comeftibles pendant la durée du
voyage, les
ainfi que cela fe pratique fur
vaiffeaux de Roi? La calamité
nous déplorons 2 n'en feroit-elle que
beaucoup mojns fréquente ?
pas
M 6 --- Page 290 ---
276 Moyens de prévenir en mer
Comme deux livres de falep 2 avec
autant de foupe portative 2 peuvent
nourrir fainement un homme pendant
un mois entier 2 ne conviendroit-il à la
pas que chaque vaiffeau qui met
voile, fe chargeât de ces objets
au nombre
GHCE.ACs
portionnément
qui compofent fon équipage 2 pour
obvier à des accidens imprévus qui
peuvent épuifer les autres provifions
dans le cours du voyage :
Le falep & la foupe portative contenant la plus grande quantité de nourriture animale & végétale qu'on puiffe
raffembler dans un auffi petit voluêtre d'une refme 2 ne peuvent-ils pas
le
le
fource infinie 9 quand, par feu,,
naufrage 2 ou autres malheurs 7 les
équipages fe trouvent obligés à quitter
leurs bàtimens, & à chercher un afyle
dans leurs chaloupes P
Suppolons qu'une chaloupe foit :
provifionnée d'onze galons d'eau,
deux livres de falep 9 & d'autant de
portative pour chaque homme;i il
Joupe eft probable
perfonne n'y mourra
de faim ou CE foif, au moins pendant
un mois : pendant cet intervalle de
chacun aura pour fa nourritemps 2 --- Page 291 ---
la difeué des comefibles.
ture journalière une pinte
onces de forte pâte de d'eau, & onze
once de foupe portative, falep, Ce dernier une
aliment doit être fondu dans la bouche. Quand il eft bien préparé, cette
petite quantité contient les fucs nourriffans d'environ trois quarts de livre
de boeuf,
Lorfque l'on eft réduit aux der:
nières extrémités 9 le falep peut fe
mêler avec l'eau de mer : dans ce cas
il eft encore très-fain.
Le falep & la Joupe portative coftent très-peu ; le falep ne fe vend pas
communément
de quatre fchelins
& fix fols la HRN : quant à la
portative 2 fon prix n'excède Joupe
un demi-écu (18).
guère
(18) Une précaution effentielle, à
on ne doit jamais manquer dans un laquelle vaiffeau
qui eft à la voile , c'eft d'avoir toujours un
tonneau la
rempli d'eau douce, foit à bord de
d'ou chaloupe, l'on
foit fur le pont, 9 à un endroit
bord. En puiffe le tranfporter aifément à fon
cas de feu & autres accidens, fouvent il eft abfolument impoffible de defcendre
à fond de cale pour aller chercher de l'eau.
La précaution dont il s'agit n'eft pas moins
méceffaire à l'égard du falep & de la foupe
portative. (L)
ce, foit à bord de
d'ou chaloupe, l'on
foit fur le pont, 9 à un endroit
bord. En puiffe le tranfporter aifément à fon
cas de feu & autres accidens, fouvent il eft abfolument impoffible de defcendre
à fond de cale pour aller chercher de l'eau.
La précaution dont il s'agit n'eft pas moins
méceffaire à l'égard du falep & de la foupe
portative. (L) --- Page 292 ---
278 Moyens de préyenir en mer 2 Erc.
Le falep 8 la foupe portative
vant fe conferver pendant
RloOs
années quand on a foin de les préferver de Phumidité 2 ne feroit-il pas
également utile de s'en pourvoir dans
fait
les villes affiégées, 2 & lorfqu'on
faire de longues marches aux armées?
Chaque foldat portant une livre de
chacun de ces alimens, 2 auroit, fans
le moindre embarras 2 pour plus de
quinze jours de vivres, 2 dont il feroit
ufage toutes les fois
l'arrivée des
retardée.
autres
Dierchitre
provifions n'eft
d'offrir
Mon intention
point
ici une poudre ou pâte alimentaire
qui difpenfe de la néceffité d'approvifionner nos flottes & armées des
autres comeftibles. La découverte qui
rend l'eau de mer potable 2 ne rend
pas non plus moins utiles & convenables les précautions admifes pour fe
mettre à l'abride la difette - d'eau douce,
dont il eft fi effentiel de fe pourvoir.
Mes vues fe font bornées à remédier
aux cas de détrefles extraordinaires,
& à fauver alors de la mort cruelle
& précipitée qu'entrainent les tourmens de la faim & de la foif.
F I N. --- Page 293 ---
OSSSS K
XE
-
ax /
TABLE GÉNÉRALE
DES MATIERES.
Le chiffre Romain indigue le
PArabe la
tome , 6
page.
A.
Aiaie ce qu'il produit dans les
lorfqu'il eff vicié. Son adtjon fe pays chauds
cipalement fur le cerveau & porte prin240, Le mauvais air fait dégénérer l'eflomac, I,
ples indilpofitions en maladies
les fim244. L'air de mer eft utile dans mortelles,1. les
obfervations qui le prouvent, I. fiévres;
Alfion:a a recommandé de
254.
avec la chaux vive diftillerl'eau la
de mer
ble,I1. 250,
pour rendre. pota:
Alun : il purific l'eau & la
beaucoup, , & donne du reffort clarifie, 9 rafraichit
1.148.
aux fibres s
Antigoa fiévre : le havre en eft très mal-fain ; la
jaune & le Alux dévaftent les
Pages des vaiffeaux qui y jettent l'ancre équi1.:72,
;
Antimoniaux: été
: dès que le tube alimentaire a
netoyé, il faut les faire prendre aux.
perfonnesa attaquées de fièvre, particuliére-
la
beaucoup, , & donne du reffort clarifie, 9 rafraichit
1.148.
aux fibres s
Antigoa fiévre : le havre en eft très mal-fain ; la
jaune & le Alux dévaftent les
Pages des vaiffeaux qui y jettent l'ancre équi1.:72,
;
Antimoniaux: été
: dès que le tube alimentaire a
netoyé, il faut les faire prendre aux.
perfonnesa attaquées de fièvre, particuliére- --- Page 294 ---
TAB L E
ment fi la peau eft moite. Moyens pour
empècher qu'ils n'irritent l'eftomac, Il. 4.
Ce qu'il faut faire quand les antimoniaux
n'ont pas procuré d'évacuations fuffifantes
par les (elles. Ils font éminemment fébrifuges, Il. 7. Précautions à prendre quand
on les adminiftre. L'opium modère leur
action, II. 8. Qnand on donne les antimoniaux, il faut éviter foigneufement de leur
affocier un alkali, IL.16. Ces remèdes ne
doivent être employés que dans leur nouveauté, II, Les 17.
du foleil dardés fur la
"Apoplexie.
rayons
tête, & abforbés par le noir du chapeau,
l'occafionnent fouvent en Guinée: remèdes
qui la combattent avec fuccès, I. 214.
Appleby. En 1753, on crut qu'il avoit enfin
découvert un moyen fur pour rendre l'eau
de mer porable : annonce de fon procédé,
II. 247. Il n'étoit point nouveau, & d'ailleurs avoit beaucoup d'inconvéniens, II.
Arabique 249. (gomme ), : eft très-nourriffante ;
fait, qui le prouve 9 II. 272.
Arifoloche longue : l'ufage de fa racine dompte
des fièvres intermittentes très-opiniatres s
Arfenic IL. 171. : il en entre (ouvent dans la compofition des remèdes prefcrits par les charlatans
contre les fèvres intermittentes ; cette fubftance eft très-fébrifuge, mais entraine à fa
fuite des accidens terribles. Auteurs qui ont
cherché à en accréditer l'ufage, II. 196.
Ayron-Douglas : remède qu'ila recommandé
dans le cholera-morbus, II. 53.
res s
Arfenic IL. 171. : il en entre (ouvent dans la compofition des remèdes prefcrits par les charlatans
contre les fèvres intermittentes ; cette fubftance eft très-fébrifuge, mais entraine à fa
fuite des accidens terribles. Auteurs qui ont
cherché à en accréditer l'ufage, II. 196.
Ayron-Douglas : remède qu'ila recommandé
dans le cholera-morbus, II. 53. --- Page 295 ---
DES MATIERES 28t
B.
BAcHex : fes pilules toniques font un
excellent remède dans les hydropifies : leurs
vertus, IL. IO1, Manière de les
II. 102. Elles n'excluent point préparer. 9
boiffons ; jamais s au contraire, l'ufage elles n'a- des
le giffent mieux que quand la fibre eft dans
relachement > II. 107.
Bagdad : hiftoire de la fièvre qui y fit de fi
grands ravages en 1758,1. 141.
Bagnols ( eau de): : eft bonne dans la
Il. yo.
phtifie ;
Bajan (Chirurgien du Roi à
qu'il eft parvenu à prévenir Cayenne),dit le mal de
mâchoire, fi funefle aux
laiffant dégorger le cordon Négrillons ombilical 3 en
d'en faire la ligature. M. Levret avoit avant
noncé le même moyen comme propre an- à
Bains prévenir la perire-vérole, 9 II. 70.
: les tempérés conviennent dans les fiè:
vres effets accompagnées de grandes agitations :
qui en réfultent, IL. 34, 35-1 Il ne faut
pas les employer comme principal
de guérifon dans le tétanos,
moyen
& Nepifiurnar, II. 67. Pris l'emprofthotonos dans le
de l'intermiffion s ils réuffiffent fouvent temps à
guérir les fièvres intermittentes : circonftances difent qui les indiquent : cas qui en interT'ufage, II. 137. Les bains froids font
bons fur la fin de la dyfenterie, II.
Bains de terre : ont été recommandés 47. dans la
phrifie parSolano, Bordeu, Fouquet, II.95.
Balambangan, , petite ifle de 45 milles de cir;
os dans le
de l'intermiffion s ils réuffiffent fouvent temps à
guérir les fièvres intermittentes : circonftances difent qui les indiquent : cas qui en interT'ufage, II. 137. Les bains froids font
bons fur la fin de la dyfenterie, II.
Bains de terre : ont été recommandés 47. dans la
phrifie parSolano, Bordeu, Fouquet, II.95.
Balambangan, , petite ifle de 45 milles de cir; --- Page 296 ---
TABL E
conférence, s au couchant de Borneo; elle
eft couverte d'eaux flagnantes & de fable.
En 1773,les Anglois ont été l'habiter. Depuis oétobre julqu'en avril 9 pendant la
moufon nord-ef, le vent vient de la mer 2
& cet érabliffement eft fain; d'avril en o8tobre, pendant la moufon, fud-ouep, ily:
des fièvres
qui emportent
ee
malignes,
vent les hommes les plus robuftes en moins
de douze à quatorze heures, 1.135 6 fuiv.
Banana ( ifles ) : falubrité de leur climat. Les
troupes angloifes dont les garnifons font en
Afrique; devroient y être transférées; on
feroit bien également d'y porter tout le
commerce 2 I. 310. des Hollandois, I. 106.
Banda,ifle à épiceries
Barbade: maladie fingulière qui y eft endémique : parties du corps qu'elle attaque le plus
fouvent ; fes effets. Les Négres la contractent plus fouvent que les Blancs ; pourquoi
cela. Traitement qui convient à cette maladie ; remèdes employés par le peuple, I.
152 6 fuiv.
de
comBarbiers : c'eft une efpèce
paralyfie
mune dans Tlnde. Manière dont cette maladie fe déclare; fes effets : méthode curative
adoptée par les habitans du pays 2 II.
très-violemment 78
Cette maladie fur attaque la côte de Malabar : mois
fréquemment oii elle eft à craindre, , II. 81.
Baron : il fe plaint, avec raifon, de ce qu'on
n'emploie pas la terre foliée de tartre plus
fouvent en France, , II. 10O.
Barrèges ( eau de ) , convient dans la phtifie,11.89.
curative
adoptée par les habitans du pays 2 II.
très-violemment 78
Cette maladie fur attaque la côte de Malabar : mois
fréquemment oii elle eft à craindre, , II. 81.
Baron : il fe plaint, avec raifon, de ce qu'on
n'emploie pas la terre foliée de tartre plus
fouvent en France, , II. 10O.
Barrèges ( eau de ) , convient dans la phtifie,11.89. --- Page 297 ---
DES MATIERES
Baflimentos Hofier ( ifles. ) L'efcadre de l'Amiral 283
le fcorbur y fut qui détruite. D'abord , ce fut
fuite la fièvre ravagea fes équipages; en184.
maligne & le Hux,L.18y,
Batavia, ladies meurtriéres eft ravagé tous les ans par des maPertes effuyées dansfa : caufes de ces défaftres.
anglois. La maladie rade parles vaiffeaux
qui détruifit leurs
pages 2 étoit une fiévre du genre des équi- rémitenres; premier accès, fouvent on en mouroit dans le
Bath(cau de) ) : circonflances 1.119,130 6 fitiv,
reviennent des Pays chauds doivent où ceux
ulage, Il.
en TaRu
Battes
de ) : fa
FYALESE
167.
compofition s II,
Bazile donné ( Saint ),. eft peut-a étre celui
la première idée de
qui a
de l'eau de mer pour la rendre la diftillation
Il. 215.
potable s
Bencoolen : fon climat eft très
les Anglois. Les Chinois mal-fain pour
s'y établir en
qui font venus
péri: La mortaliré 1763, n'a ceffé y ont prefque tous
Pes envoyées de la
parmi les troudepuis la confiruction oraarbrerapnern du fort
que
élevé fur un lieu fec & acceffible Marlboroug,
L.108. 109.
aux vents,
Bengale, 9 eft fatale aux
août, 9 feptembre & Européens en juillet;
des fièvres du o8tobre;il ily: règne alors
intermittenres, ainfi genre des rémittentes &
la faifon eft
que des flux. Quand
lignes font très-mauvaife, les fièvres macommunes, & l'on en meurt
que
élevé fur un lieu fec & acceffible Marlboroug,
L.108. 109.
aux vents,
Bengale, 9 eft fatale aux
août, 9 feptembre & Européens en juillet;
des fièvres du o8tobre;il ily: règne alors
intermittenres, ainfi genre des rémittentes &
la faifon eft
que des flux. Quand
lignes font très-mauvaife, les fièvres macommunes, & l'on en meurt --- Page 298 ---
TABLE
fur le champ. La faignée ne doit être employée qu'avec beaucoup de circonfpection dans toutes les maladies qui
au Bengale, I. 109, IIO.
règnent
Benguela : le Royaume, & fur-tout la ville
de ce nom, 2 font aulli mal-fains qu'ils
fent l'étre, I. 70.
puifBenin : l'air eft, pour ainfi
peftilentiel
dans fon golphe, I. 69. dire,
Berkley : a recommands l'ufage de l'eau de
goudron aux philiques, II. 95.
Bermudes (ifles ): : font extrêmement faines;
Walier 3 infpiré par l'influence de l'air &
la beauré du paylage, les a chantés, I.
I51, 152.
Boerhaave:a parlé des voyages fur mer comme uriles aux phtifiques, IL 90.
Bogue (chirurgien) : fcs obfervations fur les
maladies qai régnérentà Calcutta en 1757:
remdis qui réuffirent à les combatre: eiles
affoiblirent à l'excès,. 128 6 fuiv.
Bombay : moyens dont on s'eft fervi pour y
purifier l'air, L,117.
Bonavifa (Pune des ifles du Cap-Verd),e(t
couverte de fable 2 ce qui la rend malfaine, E. 190.
Bonnes ( eau de),s'emploic avec fuccès dans
la phific, IL.
Borneo (Mle), funefleà beaucoup d'Européens, I. I06.
Brefil : l'air y eft excellent ; les Portugais regardent ce pays comme un Paradis 2 I.
275.
Briugi-Toun, capitale de la Barbade : on l'a
conftruite fur un canton mal-fain, I. 153.
te de fable 2 ce qui la rend malfaine, E. 190.
Bonnes ( eau de),s'emploic avec fuccès dans
la phific, IL.
Borneo (Mle), funefleà beaucoup d'Européens, I. I06.
Brefil : l'air y eft excellent ; les Portugais regardent ce pays comme un Paradis 2 I.
275.
Briugi-Toun, capitale de la Barbade : on l'a
conftruite fur un canton mal-fain, I. 153. --- Page 299 ---
DES MATIE RES.
Erifol
de ); prife à fa
PfeLces effets damsla
fource, a eu
Bruce : hifloire de la fièvre phrifie, II. 8y.
cet Aueur,11. 19 6 fuiv. jaune donnée par
Butler : a recommandé
favon comme intermède, d'employer la lie de
Yeau der mer pour la rendre quand on diflille
potable, II. 250.
C.
Crcnos ville que les
dent en Guinée : maladie Portugais poffè.
qu'elle produifit : remèdes quiy règna : ce
ployés avec fuccès : fuites qui furent emna pendant la faifon
qu'elle entraiun des endroits les plus pluvieufe. Cacho eft
vers. Efets de l'air de mal-fains de l'uniEuropéens,. 89 6 fiiv. cette ville fur les
Cadix. En feptembre & o&tobre de
1764,ily régna une maladie
l'année
blable à la fiévre jaune des Indes terrible, femtales : fymptomes qui
occidence que fr voir l'ouverture Tacompagnérent des
:
172, 173.
cadavres,1.
Calcutta I. 128,Les : maladies qui y régnèrent en
femmes
chent point fans européennes n'y accouCanada : on y relpire dangers,1.1). un très-bon
dies quiy regnent, I. 42,
air. : malaCanaries ( ifles): l'air en eft 43. I.
anciens y plaçoient leur pur, IOO. Les
Canton. Les Anglois, dont élifée, le I.I01.
a été ruiné Par un long féjour tempérament a
droits les plus mal-fains de
dans les enbliffenr, 9 1.106.
PInde, s'y réta;
relpire dangers,1.1). un très-bon
dies quiy regnent, I. 42,
air. : malaCanaries ( ifles): l'air en eft 43. I.
anciens y plaçoient leur pur, IOO. Les
Canton. Les Anglois, dont élifée, le I.I01.
a été ruiné Par un long féjour tempérament a
droits les plus mal-fains de
dans les enbliffenr, 9 1.106.
PInde, s'y réta; --- Page 300 ---
TA B LE
Cap de Bonne-Elpérance : la température en
eft délicieufe, ,I. 102.
Caroline : en juillet & août les étrangers ont
à craindre, dans la Caroline méridionale,
des maladies aigués & meurtrières,I. 44*
Carthagène ( en Amérique), eft funefte aux
E(pagnols; ; les, chaleurs y. font exceflives 2
& prefque continuelles; T'air n'y eft point
rafraichi par les orages : les habitans ont
une couleur pâle & livide, I. 12.
le
Cavallo : ce qu'il dit de l'éleétricité pour
traitement des fièvres intermittentes : manière de l'employer, qu'il regarde comme
préférable aux autres, It. 172. eud'heuCautères : faitsfur le côté malade, ont
reux effets dans la phtifie, IL.-91. dans la phtifie;
Cauterets ( eau de), convient
H II. 89.
aux François : caufe
Cayenne : a ététrès-funefte
de (on infalubrité > I. 158. dans l'eau froide
Chanvalon:i il faifoit plonger du mal de mâchoire.
les Négrillons la attaqués même méthode à Cayenne
On a adopté
II. 69.
& à Saint-I Domingue, fouvent le mercure doux
Chefneau : donnoit fcammonée & au (yrop de fleurs
uni à la
comme vermifuge : quelquede pècher 2
, 11.;8.
fois il y méloit un peu d'opium les Européens
Chevalier:1 la maladie alaquelle arrivée à Saint- Dominfont expofés à leur
fièvre maligne, I.
gue, ett, felon lui, une
175. fon climat convient aux Européens ;
Chine :
hommes qui (ont, en novemneanmoinsles à bord des vaiffeaux movillés près
bre,
fleurs
uni à la
comme vermifuge : quelquede pècher 2
, 11.;8.
fois il y méloit un peu d'opium les Européens
Chevalier:1 la maladie alaquelle arrivée à Saint- Dominfont expofés à leur
fièvre maligne, I.
gue, ett, felon lui, une
175. fon climat convient aux Européens ;
Chine :
hommes qui (ont, en novemneanmoinsles à bord des vaiffeaux movillés près
bre, --- Page 301 ---
DES M ATIERES
de Vampon, dansla rivière de Canton, 287
fujets aux fièvres
font
occafionne : rarement intermittenres elles leur : ce qui les
les, I. 106.
font fataCholera-Morbus : (ymptomes
de cette maladie : fignes qui avant-coureurs
heureufe terminaifon : fignes annoncent une
moyens de guérifon, II. 48, défavorables:
Collin:a prefcrit avecfuccés la racine 49. de
gala amer contre la
polymon : manière de fuppuration du pouqu'il unit à celui-ci, l'adminiftrer II.
6 : remèdes
Confeftion cordiale : fa
95 fuiv.
compolition, II,
Confomption : l'Auteur paroit l'avoir 27.
due avec la phtifie proprement dite confonrence qui fe trouve entre ces deux : diffédies, Ii. 88.
mala.
Corf: ( ifle ) : les troupes françoifes
perdu beaucoup de monde par les fèvres y ont
intermittentes y font
& rémittenres : ces maladies
contradtées toujours dans le fatales loriqu'elles ont éré
des
voilinage des marais ou
plaines, 2 I. 38.
Cofligny: expériences qu'ila faites
fier fi l'eau de mer pourroit fe
vérideffaler au
& fe
Cahcer
travers du verre, II. 21I.
Camiom(Chmmeenfurd pagnie des Indes
vaiffeau dela Comfoie régna fir fon angloifes bord ). La maladie du
duite : fympromes
: ce quil'avoit
ce que louverture de en, furent les cafess
cevoir ,I, 127.
cadavres fit apper; --- Page 302 ---
TABLE
D.
Dusovrix:e obfervation de ce Médecin
fur un tétanos guéri par les frictions mercurielies : manière dont il explique l'aétion
du vif-argent dans cette maladie, II.77.
Duncan ( Médecin anglois ), a reconnu que
dans tonS les degrés de confomption où la
fèvre éroit infammatoire, 2 le quinquina ne
veloit rien,nuifoir mème prodigicufement,
II. 94.
Durande ( Médecin de Dijon n), a employé
avec fuccès les feuilles de houx féchées &
réduites en poudre, - pour guérir les fièvres
intermittentes, II. 171.
Duieo:( (Lous):ap publié que M. Irvine avoit
copié fon appareil difiliaroire pour deflaler l'eau de mer, fur celui de M. Poiffonnier, II. 241.
Dyfenterie : elle attaque fouvent les Européens dans les pays chauds : il y en a de
pirnitives & de confécutives : moyens de
guérifon, II. 43, 6 fuiv.
E.
Es: fouvent elle fe corrompt à bord
des vaiffenux: ce quieneftla caufe: moy en
del'emodcher : précsutions recommandees
par dufeiens Auteurs pour corriger l'eau
corrempuc, prévenit ia corruption,8 rene
dre la falubrié à celle qoi eft trop crue a
11. 418,6 far.
devenir la boifEau 44 mer cile ne peur pas
fon
guérifon, II. 43, 6 fuiv.
E.
Es: fouvent elle fe corrompt à bord
des vaiffenux: ce quieneftla caufe: moy en
del'emodcher : précsutions recommandees
par dufeiens Auteurs pour corriger l'eau
corrempuc, prévenit ia corruption,8 rene
dre la falubrié à celle qoi eft trop crue a
11. 418,6 far.
devenir la boifEau 44 mer cile ne peur pas
fon --- Page 303 ---
DES
fon de Thomme MATIERES : fair
tives faites pour la qui le prouve" Tentation ef un des premiers rendre potable : la filtrace employés pour cela, II. 209. moyens qu'on ait
La moyen prefque
Infefhifance de
lation précipiation de'
a démontréci. été tentéc
21I 6 fuiv.
l'eau de
pour la deffaTamertume de l'eau mer, de 3 II. 213. L'acreté &
des matières
mer ne vient point
nous devons birumineules, II. 222, A
Eau alexitère lattribuer, II, 223.
quoi
II. 14.
fimple : manière de la
Eau alexitère
préparer;
Eau de
Ipirimeufe : fa
res chaux 9 eff propre à compofition, 3 ibid,
IL. putrides & invétérés détergerles des
ulcèEau de 95. genièure
poumons, s
Eau deraifor compofie : fa recete, II.
Eau Simple de compofée: menthe : fa recette, II. 62.
II." 50.
commune : fa recette 99. -
Eau Ipuinunafe de menthe
s
tion de ce remède, II. commune : compofiEgypte : fes parties baffes go.
caufe du
font mal-Gines, à
nouvelle tous débordement les ans du Nil, qui fe
relativement
: fes parties
retent, > pendant aux vapeurs nuifibles élevées,
dont elles font T'été, , des déferts fablonneux qui parbilieufes, les fièvres environnés, &
Les maladies
en Egypte depuis le mois les flux,
celui de feptembre,
de mai régnent
Eletricité : ne
,I. 48,49.
jufqu'à
Elle ceux qui font pourroir-elle attaqués du pas être utile à
II. a guéri feule des
barbiers PII. 87:
172.
Tome II.
HAtmmimemallSs
N
T'été, , des déferts fablonneux qui parbilieufes, les fièvres environnés, &
Les maladies
en Egypte depuis le mois les flux,
celui de feptembre,
de mai régnent
Eletricité : ne
,I. 48,49.
jufqu'à
Elle ceux qui font pourroir-elle attaqués du pas être utile à
II. a guéri feule des
barbiers PII. 87:
172.
Tome II.
HAtmmimemallSs
N --- Page 304 ---
TABL E
Elixird'alois 290
: manière de le préparer: : cas où
il eft utile 2 II. circonftances 85.
oû il convient :
Elixir de vitriol :
il y en a de deux efpèces : leur compofition : dofes auxquelles on les adminiftre, 2
11.85 6 fuiv. eft un bon reméde contre
Elixir
la toux LESA phtifiques:(a compofition,11.88.
Emplatre de cumin : fa recette 9 II. 52.
Emétiques : utilité de ces remèdes dans les
II.
Cas où il faut s'en
dylfenteries 2
45.
abltenir, II. 46.
Equitation, a fait du bien à certains phtifiques,
II. 90. Elle eft nuifible dans tous les cas de
confomprion ou la fièvre eft confidérable:
alors la violence des
cet exercice augmente
accidens, & précipite la fin des malades,
II. 92. de lavande compoft: fa recette, II. 62.
Efprit Efprit de fel ammoniac dulcifié : fa compofition ,1i. 51.
Extrait thébaigue : on en a donné un fcrupule
en moins de vingt-quatre heures à un homme attaqué de tétanos. II. 68.
F.
Fivr de S. Ignace 9 eft recommandée
dans la pharmacopée de Madrid comme
fébrifuge. Son infufion a guéri quatre
de la fièvre
a
Talss
fonnes attaquées
quarte, 180.
échoué chez plus du double, II.
Fièvre : il n'y a peut-être pas de maladie plus
difficile à bien faifir. Le pouls n'indique pas de.
toujours quelle eft fa nature. Définition
II. 68.
F.
Fivr de S. Ignace 9 eft recommandée
dans la pharmacopée de Madrid comme
fébrifuge. Son infufion a guéri quatre
de la fièvre
a
Talss
fonnes attaquées
quarte, 180.
échoué chez plus du double, II.
Fièvre : il n'y a peut-être pas de maladie plus
difficile à bien faifir. Le pouls n'indique pas de.
toujours quelle eft fa nature. Définition --- Page 305 ---
DES
PAuteur.
MATIERES
les Médecins Epithètes données aux fièvres 291
des fièvres, Grecs & Romains.
par
faire parquelques
Divifion
dernes: celle de M.
I. écrivains mofièvre maligne, du Lind, 15 6 fitiv, La
intermittenies
genre des rémittentes ou
doubles tierces, : plus eft fouvent de celui des
duit de la chaleur & ordinairement de
le prola fièvre automnale de
Thumidité : c'eft
la maladie
tousles pays chauds,
la plus fatale épidémique aux
entre les
pays chauds & Européens dans tropiques tous les 2
jaune leur eft mal-fains, I. 14. La fièvre
les Indes oricntales également très funcfte dans
fimple de cette elpèce s I. 164. Traitement
Les matclots s'en
de fièvre 3 II. 31.
au moyen feul de guériffent l'air
La
de
fréquemment,
fièvre intermittente fe mer 2 1. 291.
lement &
dans les lieux bas, montre principala d'eau flagnante : fes caufes couverts de bois
dant prévenir, le
II. 121. 6 fitiv. : moyens de
chaleur, froid, II. II. 129. 6 ficiv. pendant
cette
132. C'eft la
SEET
période qui fait courir prolongation les
de
dangers, 2 II. 134. Ce
faut plus grands
ily a des intermiflions qu'il
faire quand
Obfervations qui mettent complettes, II. 137.
pratique de T'Auteur
en évidence la
Moyens de guérifon s II. 164. 6 fuiv.
159, 194 6 fuiv. Pour les enfans, II.
rechites'
Prefervatifs
s II. 169. On peur contre les
réuffiffent quinquina, II. 171. Autres guérir fans
affez fouvent, II. febrifuges qui
employés par le peuple
176. Remedes
Remedes des charlatans, $ II. 286 6 fuiv
IL. 195.
N2
vidence la
Moyens de guérifon s II. 164. 6 fuiv.
159, 194 6 fuiv. Pour les enfans, II.
rechites'
Prefervatifs
s II. 169. On peur contre les
réuffiffent quinquina, II. 171. Autres guérir fans
affez fouvent, II. febrifuges qui
employés par le peuple
176. Remedes
Remedes des charlatans, $ II. 286 6 fuiv
IL. 195.
N2 --- Page 306 ---
TAB L E
Filtz-Gerard,a obtenudeslettres-patentes pour
deffaler l'eau de mer, & la rendre potable:
-
fes tentatives ont été infrudtueufes, II. 216.
'Flux habituels : énumération des remèdes qui
réuffiffent à les guérir s Il. 115 6 fuiv.
Fomentation commune : fa retette, II. 64.
Fouquet, rapporte dans une thèfe des obfervations de M. Farjon fur le fuccès des
mercuriaux dans le tétanos, II. 74 & fuiv.
Obfervations de ce Praticien fur l'nfage des
bains tempérés dans les fièvres intermittentes, II. 174 6 fuiv.
G.
Garax (r royaume de) : les François
Onteut un comptoir pourle
Aulafersitz
détails fur ce pays : ils peuvent donner une
idée de l'état fauvage de la Guinée en général. En 1758 les troupes angloifes qui vinrent préndre poffeflion de cet érabliflement,
perdirent un tiers de leurs compagnies :
route la nature paroiffoit y confpirer contre
l'homme; les tigres,1 les ferpens venimeux,
les crocodilles, les fourmis blanches, &c.lui
faifoient une guerre ouverte, I. 51 6 fuiv.
Gautier, a fait, en 1717,des tentatives pour
deffaler l'eau de mer par la diftillation: inconvéniens de l'appareil qu'il employoit,
II. 216 6 fuiv.
deffaler
Gezzi s moyen qu'il a propofé pour
l'eau de mer, II. 214.
Gibraltar : falubrité de fa fituation , I. 41.
Gilbert Pafley (Médecin réfidant à Madras),
a employé avec fuccès 2 pendant 18 ans 2
ier, a fait, en 1717,des tentatives pour
deffaler l'eau de mer par la diftillation: inconvéniens de l'appareil qu'il employoit,
II. 216 6 fuiv.
deffaler
Gezzi s moyen qu'il a propofé pour
l'eau de mer, II. 214.
Gibraltar : falubrité de fa fituation , I. 41.
Gilbert Pafley (Médecin réfidant à Madras),
a employé avec fuccès 2 pendant 18 ans 2 --- Page 307 ---
DES S M 1ATIERES
les fridtions mercurielles pour la
foie, I. 127.
maladie du
Gilchrift ( Médecin anglois
Ouvrage fur T'utilité des ) 2. a publié un
dans la phtifie : circonflances voyages on fur mer
réellement avantageux. Pour
ils font
phtifies un peu avancées, il faur guérir de les
voyages, II. 90. Le même
longs
commandé les bains tempérés Praticien a revres, II. 35.
dans les fè.
Gomron fain. (en Perfe): : (on climat eft
Depuis le mois de mai
très-maltembre, on y eft atraqué de jufqu'en fepdes intermittentes. Méthode de fiévres puripour traiter les maladies
M. Parker
I. 140.
qui y féviffent,
Guinie, > pays bas inculte,
Caufes des maladies qui marécageux, 1.67.
fuiv. La maladie qui fait y le règnent,1. GoG
en Guinée parmi les
plus de ravages
fièvre maligne nerveufe, Européens, du > eft cette
mittentes, 9 qui ne févit
genre desréreffe, Defcription de cette qu'après la féchedu Journal de M. Robernfon, fièvre, extraite
Remèdes qui réuffifent le L.78 6 fruiv,
battre les maladies des
mieux à comnée, I. 95- Les faignées Européens en Guitées ont des fuites facheufes copienfes & répépendant la faifon pluvieufe, en Guinée
lades ont trop fouvent à fouftrir L.97.Les maclimat, de lignorance de ceux
dans ce
duifent 2 I. 98.
quiles cone
N3
èdes qui réuffifent le L.78 6 fruiv,
battre les maladies des
mieux à comnée, I. 95- Les faignées Européens en Guitées ont des fuites facheufes copienfes & répépendant la faifon pluvieufe, en Guinée
lades ont trop fouvent à fouftrir L.97.Les maclimat, de lignorance de ceux
dans ce
duifent 2 I. 98.
quiles cone
N3 --- Page 308 ---
TABLE
H.
Haex (de) dit qu'un malade attaqué de
téranos, qui paroiffoir avoir éré foulagé par
le bain mourut un inflant après en être
forti, ii. 67. Il attefle 3 d'après fa propre
expérience, 1 que le quinquina marié au lait
a réuffi dans le dernier degré de la phtifie :
remèdes qu'il confeille pour feconderl'effet
de ceux-ci, II.
Halles, a propofé 34 deffaler l'eau de mer en
joignant à la diftillation la putréfaction :
motif quil l'a déterminé : l'appareil des opérations multipliées, 9 recommandées par ce
phyficien 9 feroit extrèmement embarraffant fur un vaiffeau.II a imaginé,en outre 9
de faire ventiler l'eau de mer à mefure
qu'elle fe diftilloir, II. 246.
Harmattans : vents de terre extrèmement violens:1 leur nature, leurs effers : ils règnent
fur la côte de Guinée , particulièrement en
décembre & janvier : ils font auffi funeftes
auxanimaux qu'aux hommes, I. 64 6 fuiv.
Haffelquift:ce qu'il dit aul fujet de la gomme
arab' queemployée comme aliment, 11.272.
Hauton , paroit être le premier qui ait fait
une attention féricufe à la diftillation de
l'eau de mer à bord des vaiffeaux : ce qu'il
propofe à cet égard,11. 215.
Hawkins : paffage de T'hiftoire de fon voyage
qui a fait croire que la méthode de deffaler
Yeau de mer par la fimple diftillation, lui
étoit connue: ce qui prouve qu'il a fait ufage
d'intermède, IL. 244.
.
Hauton , paroit être le premier qui ait fait
une attention féricufe à la diftillation de
l'eau de mer à bord des vaiffeaux : ce qu'il
propofe à cet égard,11. 215.
Hawkins : paffage de T'hiftoire de fon voyage
qui a fait croire que la méthode de deffaler
Yeau de mer par la fimple diftillation, lui
étoit connue: ce qui prouve qu'il a fait ufage
d'intermède, IL. 244. --- Page 309 ---
DES
MATIERES S.
Hillary ( Médecin anglois )
l'air &les maladies de la qui a écrit fur
le bain lui a toujours
Barbade, dit
le tétanos, , queles
paru moins ntile Ses
&
fomentaticns émollienres
mourir anti(pafmodiques : il a vu des malades
de l'eau, au II. moment même où on les fortoit
67.
Hollinan, a propofé en
l'eau de mer à bord des 1765, vaiffeaux pour diftiller
reil embarraffant, II. 218,
1 un appaHome : le feul tétanos qu'il ait vu a été
par l'opium, II. 66.
guéri
Hongrie, eft un des climats les
de l'Europe : caufe de fon plus mal-fains
lité de l'air qu'on
infalubrité : quades armées autrichiennes y refpire : pertes
maladies qui
y ont faites. fts
let, août & feptembre, règnent en Hongrie, enj juilcoup à celles que l'on contraête reffemblent beautes de Guinée aux
fur les côoccidentales, L7. 9 La Indes orientales &
à jufte titre le tombeau Hongrie des eft appellée
I. 34.
Allemands, 3
Huile animale de
fièvres
Dippdl, a réuffi dans les
dofes intermitentes, même les
auxquelles on l'adminifire quartes -
prend une demi-heure avant l'accès : on la
effets, II. 171.
: fes
Hydropifies : Monro &
ceux qui en ont donnéles Wan-Swiéten meilleurs font
mens, II. 97. L'Aureur en a guéri traiteinvérérées, en donnant tous les
d'affez
un fcrupule de pilules
deux jours
jours intermédisires mercurielles, & les
la fcille & le fel
une mixture faite avec
diurétique, II. 58.Présau:
N 4
'accès : on la
effets, II. 171.
: fes
Hydropifies : Monro &
ceux qui en ont donnéles Wan-Swiéten meilleurs font
mens, II. 97. L'Aureur en a guéri traiteinvérérées, en donnant tous les
d'affez
un fcrupule de pilules
deux jours
jours intermédisires mercurielles, & les
la fcille & le fel
une mixture faite avec
diurétique, II. 58.Présau:
N 4 --- Page 310 ---
TABL 1e E
tions à prendre pour éviter les rechûites
quand on a été attaqué d'hydropifies, II.
108 6 fuiv.
I
Jaxaieur: : beaucoup d'Anglois y ont
péri, L. 13. Les fièvres & les fux la dèvaflent pendant certains mois:il y a des
années ou ces maladies font très-meurde
fouftraire, I. 286
trières : moyens
s'y
6 fuiv.
dont ils'eft
Jean Elliot (Médecin) : moyens
fervi pour rétablir des perfonnes revenues
des pays chauds avec dureté du bas-ventre, fièvres étiques, &c. II. 91 6 ftiv.
Infedtes : leur multiplication eft un figne non
équivoque de .la conftitution purride de
lair, I. 189.
réfident dans la feule
Ipécacwanha : fes vertus On doit la féparer
écorce qai eft réfineufe.
&
exaêtement du bois ou coeur ligneux, des.
C'eft le meilleur
la piler (éparément. dans la dyfenterie : donné à pe:
vomitifs tites dofes avec Topium & la rhubarbe,il
réuffit très bien dans cette maladie, lorfquelesemetiguos & purgatifs cnt précédé, 2.
11,45 6 fuiv. anglois ), a fait un chanIrvine ( Chirurgien
de la diftillation de
gement dans l'appareil
l'eau de mer : récompenfe qu'il a obtenue
du Pa:lement d'Angleterre , II. 240. --- Page 311 ---
DES MATIERES
K.
Kaasc, ifle fituée dans le
fique :les fiévres
golphe Per:
font les maladies intermittenres & les Aux,
faifon plavieufe, I. qui y règnent pendant la
141.
Kempfer > dit que le ver de Guinée
beaucoup de la nature du
tient
tira dix à un Européen dans polype : il en
6 fuiv.
un été, 1.72
Kramer : fes obfervations far le climat
Hongrie, I. 7.
de la
L.
LAxeIt : obfervations
fur T'ufage du mercure dans qu'il a données
trides & vermineufes
les fièvres
en 1695, II. 39.
qui régnérent à Robe.
Laroche : oblervations
l'ufage des mercuriaux qu'il a données fur
72 6 fiziv.
dans le tétanos, II,
Lavemens : on doit les ordonner dans
fenteries
les
lorfquily a des
Leibnitz : ce qu'il confeille tranchées, II. t
de mer, I1. 211. Il avoit pour deffaler l'eau
didillarion rendroit l'eau de préfumé que la
II. 215.
mer potable,
Limithocorthon 9 efpèce de
mune fur les rochers des ifles coralline . comterranée : il y en a deux
de la médipremier de tous les
efpèces. C'eft le
cement &
vermifuges; silagir 3
doucet excellent promprement : ce qui décrédite
reméde : circonflances qui
N 5
l'eau
didillarion rendroit l'eau de préfumé que la
II. 215.
mer potable,
Limithocorthon 9 efpèce de
mune fur les rochers des ifles coralline . comterranée : il y en a deux
de la médipremier de tous les
efpèces. C'eft le
cement &
vermifuges; silagir 3
doucet excellent promprement : ce qui décrédite
reméde : circonflances qui
N 5 --- Page 312 ---
TAB L E
s'oppolent à fon adminiftration : accidens
quil occafionne lorfqu'on le donne mal à
propos, II. 39 6 fuiv.
Liniment favonneux : fa compofition, II. 52.
deffaler l'eau
Lifter : ce qu'il a propofé pour
de mer, II. 210.
Lune : elle influe feufiblement, tant au Bengale qu'à Bencoolea,, fur les fièvres intermittentes, I. IIO. Fait qui le prouve , I.
III.
M,
Mapacascan : pendant la faifon
fèche, cette ifle eft faine : depuis le mois
de novembre jufqu'à celui de mars, temps
des pluies ; c'eft tout le contraire, I. 103.
Madras : eft le plus fain des érabliffemens
anglois far la côte de Coromandel,1.117:
Magnefie blanche : procédé dont fe ferventles
Anglois pour la préparer, II. 159.
ver commun à Cayenne : il a quelMakaque traits 1
de reffemblance avecle ver de
ques Guinée : moyens d'en délivrer, L.75: dire 1
Maladie du foie : elle eft , pour ainfi à la côte 2
particulière à TInde, (pécialement
de Coromandel : fes fymptomes : moyens
de la guérir : le mercure eft fon fpécifique,
I, 124 6 fuiv.
le
fatal
Malde machoire : eft le (pafme
plus
il
dans les pays chauds :
aux Européens
ou à la fuite de blefvient (pontanément, font très-fujets dans
fures : les Négrillonsy
les illes du vent & fous le vent : moyens
don: on fe fert à Saint - Domingue accident pour
prévenir le mal de mâchoire : cet
guérir : le mercure eft fon fpécifique,
I, 124 6 fuiv.
le
fatal
Malde machoire : eft le (pafme
plus
il
dans les pays chauds :
aux Européens
ou à la fuite de blefvient (pontanément, font très-fujets dans
fures : les Négrillonsy
les illes du vent & fous le vent : moyens
don: on fe fert à Saint - Domingue accident pour
prévenir le mal de mâchoire : cet --- Page 313 ---
DES MATIERES
efl fouvent, dans les
d'une amputation, pays chauds, la fuite
ou même d'une
légère : nouveau genre de traitement bleffure
Mal pofé de par T'Auteur, IJ. 69 6 fluiv.
proventre fec : fut nne maladie
au dernier fiège de Gibraltar: : commune
qui
fymptomes
meilleur laccompagnoient remède
: l'opium eft fon
par les habirans des : Indes précaution employée
s'en garantir 2 II. 56 6 fuiv. occidentales pour
Manille ( dans l'ifle de
rature eft infiniment douce Luçon) & : fa tempé119.
falubre, I,
Maroc : falubrité de fon climat : fait
le
prouve, I. 47.
qui
Marfigli : fes tentatives pour deffaler l'eau
mer, II. 212,
de
Maninique : eft plus falubre
mingue, L. 159.
que Saint-DoMaryland : il y
des fièvres de
rentes
difféefpèces 9
des flux
PEL
funeftes aux erangers,1.44. qui font trèsMagulipatan : il y. règne tous les ans
mai, un vent d'oueft qui échauffe ' en
l'excès, I.118.
l'air à
Mead : a recommandé les
aux
voyages fur mer
Melinde phr.fiques s II. 90.
: la ville & le
de
font affez fains, I. 104. royaume
ce nom
Mercure : donné en frictions ou à
eft un bon remède dans le tétanos Tintéricur,
de mâchoire : obfervations
& le mak
venr,11.72 6 fuiv,
qui le prouMercure doux: : bon
selle qu'elle eft indiquée vermifuge : fa préparation
dans la pharmacoN 5
Melinde phr.fiques s II. 90.
: la ville & le
de
font affez fains, I. 104. royaume
ce nom
Mercure : donné en frictions ou à
eft un bon remède dans le tétanos Tintéricur,
de mâchoire : obfervations
& le mak
venr,11.72 6 fuiv,
qui le prouMercure doux: : bon
selle qu'elle eft indiquée vermifuge : fa préparation
dans la pharmacoN 5 --- Page 314 ---
3oo
TABLE
pée de Londres, II. 36. On ne doit l'em:
ployer dans les maladies aigués qu'avec
beucoup de circonfpection 2 II. 39. Le
mercure doux peut être d'une grande reffource quand le Aux de ventre eft"obftiné,
& ne cède pas aux moyens connus 7 II.
T15. Ce remède a été très-urile dans les
2 & fur-tout l'anafarque : il eft
IE Il. IOO.
Mino-que : les fièvres intermittentés, rémittenres, & les fux,yr règnent depuis le mois
dequin ju(qu'à celui de novembre, I. 39.
Mobile : en juillet 9 août & feptembre 2 les.
fièvres intermittentes y font communes 2.
I. 46.
Moka : les Faéteurs européens y ont à craindre une maladie qui revient tous les ans >
T. IOS.
Monferrat : l'air y eft pur : ce quile prouve 9.
I. 157.
Mont-d'O: (eau de ) : s'ordonne avec fuccès
dans la phiifie, If. 89.
Mont Saint Thomas : à neuf milles de Madras,
eft le Montpellier de tous les établiffemens
anglois formés dans TInde. , I. 28z.
Mordechin : nom qu'on donne au choleramorbus dans les Indes orientales, II. 43.
Mofambique : l'air y eft, pour ainfi dire ,1 peftilentiel : cinq ou fix années de féjour dans
cette ifle, paffent pour une longue vic, I.
Moful: TO4. en été it yrègne des fièvres ardentes
& des dyfenteries : pendant la failon pluvieufe : ce font des fièvres intermittentes,
I. 145.
z.
Mordechin : nom qu'on donne au choleramorbus dans les Indes orientales, II. 43.
Mofambique : l'air y eft, pour ainfi dire ,1 peftilentiel : cinq ou fix années de féjour dans
cette ifle, paffent pour une longue vic, I.
Moful: TO4. en été it yrègne des fièvres ardentes
& des dyfenteries : pendant la failon pluvieufe : ce font des fièvres intermittentes,
I. 145. --- Page 315 ---
DES MATIERES
Mufe : feul ou combiné avec le cinnabre 30r
convient dans les fièvres
D
& les foubrefauts des tendons quand le délire
Il34. Le mulc a été effayé dans font le violens, 9
mais fans fuccès, II. 67réranos 2.
N.
Naies : defcription de la fièvre
mique quiy régna en 1764, I. 254 6 épidé:
Nurcotiques le
: inconvéniens de leur ufage as
commencement du
n'y a qu'une circonftance cholera-morbus : il
emploi dans la première qui autorife leur
Hs préviennent le friffon des période fièvres s II. 5Ia
mittentes : II. 133. 6 fuiv. Donnés interle temps de la chaleur des mêmes pendant
ils calment les accidens, II.
fièvres 9
tiques, qui font
203. Les narcofpécifiques dans échaufans, les
font de vrais.
rérés, Il.
cours de ventre invé114.
Nesbin : l'air & les eaux y. font de
vaite qualité, I. r45.
très-maus
Névis : lair en eft pur, ,1.
No'ler : tentatives qu'il a faires 157. avec M. de
Réaumur voie de filtration, pour deffaler l'eau de nier par
L.212.
0.
Oprow: eft un bon remède dans le
HEIanOSE il faur alors le donner à
dofes. Quand les malades ne
grandes
avaler s on peut le leur faire peuvent pas
lavemens. Uni au camphre, 8 prendre en
appliqué à --- Page 316 ---
TABLE
l'extérieur , il a fait ceffer le (pafme fur le
champ. La même combinaifon donnée à
l'intérieur 2 eft un excellent remède dans
les affections (pafmodiques, II. 66 6 fuiv.
Dans les cours de ventre qui font obftinés, on eft contraint d'unir l'opium à tous
les autres remèdes > tant purgatifs qu'aftringens - II. 114. Les préparations d'opium
font très-utiles dans le't traitement des fièvres intermittentes : incident qui fit faire
cette découverte à T'Aureur: adminiftrées
au commencement de la chaleur 9 elles
produifent alors un foulagement immédiat,
il.2co & fuiv.
Orsbridge : fon procédé pour purifier l'eau
corrompue, I. 86.
P.
PARorinzices qu'on doit faire quand
elle fc manifefte : fignes qui l'annoncent; ;
II. 41 & fuiv.
Penfacola : les Anglois y ont perdu beaucoup
de monde en 1765 : une maladie femblable
à celle qui eft connue dans les Indes occidentales fous le nom de fièvre jaune,y a
prefque entiérement détruit un régiment
de cette nation, I. 45.
Pefte : elle ne ceffe point en Egypte vers le
mois de juin, , parce que les vents du Nord
prennent le deffus, ni par rapport au débordement du Nil: cet effet ne doit s'attribuer qu'aux vents chauds qui foufflent à
des temps fixes des déferts de la Nubie &
de l'Ethiopie, I. 195.
ous le nom de fièvre jaune,y a
prefque entiérement détruit un régiment
de cette nation, I. 45.
Pefte : elle ne ceffe point en Egypte vers le
mois de juin, , parce que les vents du Nord
prennent le deffus, ni par rapport au débordement du Nil: cet effet ne doit s'attribuer qu'aux vents chauds qui foufflent à
des temps fixes des déferts de la Nubie &
de l'Ethiopie, I. 195. --- Page 317 ---
DES MATIERES
Philonium
Pierre calaminaire Londinenfe : fa préparation, II. 1O.
: ce que c'eft : on s'en fert
avec fruit dans les cours de ventre habituels, II. I12.
Pilules de Rufus : leur
Pilules de coloquinte compofition s Il. 127.
fimples : leur compofition, II. 63.
Pilules gommeufes : leur
Pline : ce qu'il'a dit fur les compofition de 2 II. 60,
l'eau de mer, II. 210, moyens deffaler
Podang : établiffement hollandois dans l'ifle
de Sumatra:l l'air y eft peftilentiel,1.
Poiffonnier : forme d'alambic qu'il a imaginée 107,
pour diftiller l'eau de mer à bord des vaiffeaux, II. 217. Defcription de fon
II. 229 6 fuiv. Intermède qu'il appareil,
raifons qui l'ont déterminé à s'en emploie :
II. 235 6 fuiv.
fervir,
Poiffonnier (Defperieres ): dit que les fièvres les plus farales aux Européens nonvel.
lement arrivés à Saint Domingue eft la
fièvre ardente 7 plus ou moins forte 2
I
6 175: Traitement qu'il confeille 2 I, s 177.
fuiv.
Pondichery 2 chef-lieu des établiffemens françois dans IIade, 2 eft affez fain, L.119.
Port-Mahon (F près lifle de Rattuan ) : l'air
eft fagnant dans fon port : accidens qui en
réfultent, I. 162.
Porto-Bello : l'air eft d'une malignité extraordinaire; il ak périr annuellement
tité d'E/pagnols. Pendant
quancru quelesfemmes couroientles long-temps on a
rifques à y, faire leurs couches : événement plus grands
qui a diffipé la prévention, , I, (I.
Port-Mahon (F près lifle de Rattuan ) : l'air
eft fagnant dans fon port : accidens qui en
réfultent, I. 162.
Porto-Bello : l'air eft d'une malignité extraordinaire; il ak périr annuellement
tité d'E/pagnols. Pendant
quancru quelesfemmes couroientles long-temps on a
rifques à y, faire leurs couches : événement plus grands
qui a diffipé la prévention, , I, (I. --- Page 318 ---
TABLE
Portfey 9 ifle baffe & humide:! la fièvre intermittente & le flux y règnent fouvent pendant l'automne 2 I. 25.
Portugais : ils firent la découverte des parries
méridionales de l'Afrique ; adoptèrent de
fauffes idées fur la caufe des maladies qui
régnaient parmi eux, & fuivirent d'après
cela la plus mauvaife de toures les méthodes pour acclimater dans ces dangereufes
contrées,I 3 6 fuiv.
Poudre de James : fa compofition, 9 II. 13. On
l'a donnée 2 dans l'hôpital d'Haflar, à plus
de mille perfonnes attaquées de différentes
épèces de fièvres : dole à laquelle on la
preferivoit. Quand il yavoit del la diarrhée,
on l'adminiftroit avec le philonium Londinenfe. S'il y avoit foubrefauts des tendons,
elle fe meloit avec le camphre 3 ou autres
remèdes : circonftances cu clle a réufi, II.
naAe 6 fiiv.
(eau fimple de ) : fa compofition 7
II. 99.
Pringle, confeille aix phrifiques le feton,du
côté de la poitrine qui paroit le plus affedté:
avantage qui en réfulte : circonfhances où
ce moyen eft principalement décifif,1 11.92,
Q.
Qerserrsa: : dès que les fièvres des
pays chauds ont des intermifions,on peut
le dormer à grandes dofes, II. 17. Dans les
fièvres intermittenres, il faur l'adminiftrer
de très-bonne heure : il exige peu de préparation, I. 37. 6fuiv. -
Quand les fiévres
:
avantage qui en réfulte : circonfhances où
ce moyen eft principalement décifif,1 11.92,
Q.
Qerserrsa: : dès que les fièvres des
pays chauds ont des intermifions,on peut
le dormer à grandes dofes, II. 17. Dans les
fièvres intermittenres, il faur l'adminiftrer
de très-bonne heure : il exige peu de préparation, I. 37. 6fuiv. -
Quand les fiévres --- Page 319 ---
DES M ATIERES
d'accès reviennent à un
bon de recourir
hydropique, il eft
La toux ou toure promptement à cette écorce;
autre indilpofition chronique 2 ne font point un obftacle à fa
cription : fouvent elle échoue,
prefne l'emploie pas affez
parce qu'on
la fait prendre en long-temps, ou qu'on
147 G Juiv. La perite trop bière perites & le dofes, lait H.
fon goût : manière de l'adminidrer; mafirre ofuiv, On peut donner le
en lavemens : l'opiom empéche quinquina
purge, II. 156 6 fuiv. Moyens qu'il ne
connoitre file quinquina eft de bonne pour relité, II. 197. Il ne vaut rien dans la qualorfquily a inflammation, difficulté de phiifie reftruétions pirer un peu du confidérable, & que les obfconftances ou poumon l'on font confirmées: : circette maladie, II. 92 peut 6 fuiv, l'employer pour
Quiota : les Portugais ont été forcés de l'az
bandonner, à caufe de fon extrême
lubrité, I. I04.
infa:
R.
Rrver, a dit
pourroir
de mer en la Patien
deffalerl'eax
Rollo . Chiturgien congeler, II. 214.
il s'eft fervi
anglois ): moyens dont
pendant la dernière
les pour Indes préferverles troupes des maladies guerre dans
oceidentales, I. 165;
Rouppe maladie 2 dit que le ver de Guinée eft une
a donné contagieufe, la meilleure I. 72. C'efl celui qui
dies des ludes occiden:ales defeription des mala-
: extrait de for
l'eax
Rollo . Chiturgien congeler, II. 214.
il s'eft fervi
anglois ): moyens dont
pendant la dernière
les pour Indes préferverles troupes des maladies guerre dans
oceidentales, I. 165;
Rouppe maladie 2 dit que le ver de Guinée eft une
a donné contagieufe, la meilleure I. 72. C'efl celui qui
dies des ludes occiden:ales defeription des mala-
: extrait de for --- Page 320 ---
TAB LE
306 Ouvrage, intitulé: De morbis navigantium;
1. 179.
S.
SABAROT, annoncé dans le Journal de
Médecine, en 1777,que l'écorce de maronnier d'Inde eft febrifuge : manière de l'adminiftrer : (es effets, 1l. 171.
Saignée : on ne doit Temployer qu'avec pré:
caution dans les pays chauds, II. 3.
Saint-Domingue (ifle de) : la fièvre jaune ;
la double tierce & le caufus, paroiffent être
enlèvent le plus de monles maladies quiy
de, I. 175.
angloisyj jouiffent
Sainte-Helene :les planteurs
d'une bonne fantè,1.102. chef-lieu des poffefSaint-Paul de Loanda,
eft un endroit
fions portugaifes en Afrique,
affez lain,1.70. : c'eft le plus (ain de tous les
Saint Salvador
en Afrique: fa pofiétabliffemens portugais
tion en eft la caufe,1.7 70.
II. 268.
Salep : détails fur cette (ubllance, dans
:
Salivation : peut être ntile
Thydropifie IL. 98.
obfervations qui le prouvent 2,
dans
Samiels : vents peltilentiels qui régnent fouvent en
les déferts de T'Arabie S le plus de mort tout
juiller & août; ils frappent les reçoit en face :
homme ou animal qui
I.
6 fuiv.
moyens de s'en garantir s 143 ils paffent
leur action eft très-affoiblic d'herbes quand & de végéfur un canton couvert
taux, I. 191.
mal-faine des ifles du
San-Yago : eft la plus Les Portugais qui en firent
Cap-Verd,1. 5.
les déferts de T'Arabie S le plus de mort tout
juiller & août; ils frappent les reçoit en face :
homme ou animal qui
I.
6 fuiv.
moyens de s'en garantir s 143 ils paffent
leur action eft très-affoiblic d'herbes quand & de végéfur un canton couvert
taux, I. 191.
mal-faine des ifles du
San-Yago : eft la plus Les Portugais qui en firent
Cap-Verd,1. 5. --- Page 321 ---
DES M A 1 TIERE S.
la découverte,y périrent prefque
Sardaigne maladie : eft ravagée tous les ans tous,1.6, par une
rémittentes épidémique, du genre des fièvres
ou intermittenres,
tomes qui fe déclarèrent chez 1.34-Symp- les Anglois
débarqués le
du vaiffeau le Prince en 1758 :
changement d'air eft
ceux qui font attaqués, en trés-avantageux de à
lépidémie : remède employé Sardaigne, les 2
rels du pays, I. 37.
par
natuSel cathartique amer : purgatif
dans la dyfenterie : Monro l'a recommandé
ainfi que M. Huck, II.. 46.
employé,
Sel diurétique : c'eft la terre foliée de
il eft des plus utiles, II.
tartre :
à
99. Suivant la dofe
du laquelle on le donne 9 & la
fujet, il agit par les felles ou les difpofition
II. 1OO.
urines,
Selter (eau de ) : s'ordonne dans la phtifie
I1.90.
j
Sutg (eau de ) : eft ntile dans la
II. 90..
phrifie ;
Sinigal. fur de : en décembre 1783 , la chaleur y
heit 93 degrés au thermomètre de Farendantl i faifon ily tomba II5 pouces d'eau penpluvieufe : les plus forts ouragans n'y four rien fur le
6 fuiv. Les
barométre, I 5I
dans la mauvaife Européens y ont à craindre,
fièvre maligne nerveufe faifon 2 les flux & une
ployé pour combattre cette : traitement dernière emdie,1. 76 6 fuiv. Les établiffemens malataires formés par les Anglois au
milipendant la dernière
Sénégal
année plus de mille guerre hommes, 7 ont coûté par
1.314.
forts ouragans n'y four rien fur le
6 fuiv. Les
barométre, I 5I
dans la mauvaife Européens y ont à craindre,
fièvre maligne nerveufe faifon 2 les flux & une
ployé pour combattre cette : traitement dernière emdie,1. 76 6 fuiv. Les établiffemens malataires formés par les Anglois au
milipendant la dernière
Sénégal
année plus de mille guerre hommes, 7 ont coûté par
1.314. --- Page 322 ---
TABLE
Simarouba : (a décoStion peut être utile dans
lesflux de ventre habituels; mais il faut
l'eftomc puiffe la fupporter : circonfan- que
ces ou cette écorce eft avanrageufe : cas
où elle nuit: elle fe marie quelquefois avec
la cafcarille : on eft affuré qu'elle aura du
fuccès quand elle augmente le: flux des urines, & qu'elles font pâles, II. 113.
Soumille (chanoine d'Avignon ) :ce qu'il a
imaginé pour échauffer une machine diftil:
latoire fur un vaiffeau, II. 254.
Soupe portative : on la connoit en France fous
le nom de tablettes de bouillon : les nôtres
font fupérieures à celles dont les
fe fervent,I Il. 269. Sil l'onajoute des Anglois épices
à la foupe portarive > elle eft plus nutritive, II. 274.
Stougthon ( 1 élixir de ) : fa compofition 9 L.
233.
Surate : communément les Européens s'y
portent bien, I. 117.
Sydenham : fa prarique & fa théorie fur les
fièvres,nep peuvenr points'appliquer à celles
qui attaquent les Europsens en Guinée,
L 97.
Syrop balfamique : fa recette, 2 II. 62.
T.
TAsterTEs DE BOUILLON : res
ceites pour en compofer, II. 270 & Juix,
Tate émétique, 1 ne le cède en rien, comme
féb ifuge, aux poudres du doeur James:
dofes à laquelle en le fait prendre, II. 13
6 fuiv.
peuvenr points'appliquer à celles
qui attaquent les Europsens en Guinée,
L 97.
Syrop balfamique : fa recette, 2 II. 62.
T.
TAsterTEs DE BOUILLON : res
ceites pour en compofer, II. 270 & Juix,
Tate émétique, 1 ne le cède en rien, comme
féb ifuge, aux poudres du doeur James:
dofes à laquelle en le fait prendre, II. 13
6 fuiv. --- Page 323 ---
DES
:
MATIERES
Tellicherry ordinairement les
portent
Enropéens s'y
Titanos : Men,1.112 eft
chauds : fymptomes trés-cemmun dans les pays
quand il eft la fuite d'une qui Tacompagrent :
par un nerf ou un tendon irritation caufée
le couper fur le champ, IL. bleflé, 68.
il fautles
65 meilleur 6
remède contre le tétanos, L'opium eft
Tiffot Juiv.
s II.
:a guéri deux
tétanos, 2 par l'ufage perfonnes du
attaquées de
74. Obfervations de ce mercure doux, II.
cffets de l'arfenic dans des praticien fur les
mittenres, II. 296,
fièvres interTornados : elpèces
la côte
d'ouragans communs fur
d'Afrique : effets
produifent, 2 I. 62.
finguliers qu'ils
Tringuebar: : érabliflement
fort fain, I. 119.
Dancis, où l'air eft
Teinture II. de imyrrhé : manière de la
151.
préparer;
Teinture de valériane
II. 61.
fimple : fa compofition;
Teinture facrée : fa
Teinture hmple de compofition, II. 126.
II. 28.
quinquina : fa recette s 1
Teinture
Teinture fomachique : fa
thibaique : fa compofition, 2 H. 27:
compofition,11, 4.
V.
Vaxs
dans les MEDINA chairs: il : ver qui fe pourrit
de Guinée :
ne diffère point du ver
de ceri infeéte : defcription fentimens deg plus particulière
queiques Natu-
fa
Teinture hmple de compofition, II. 126.
II. 28.
quinquina : fa recette s 1
Teinture
Teinture fomachique : fa
thibaique : fa compofition, 2 H. 27:
compofition,11, 4.
V.
Vaxs
dans les MEDINA chairs: il : ver qui fe pourrit
de Guinée :
ne diffère point du ver
de ceri infeéte : defcription fentimens deg plus particulière
queiques Natu- --- Page 324 ---
TAB L E
310 raliftes (ur l'animal qui le produit : cette
maladie eft commune, 2 non-feulement en
Guinée, mais encore fur les côtes du golphe Perfique, dans la péninfule des Indes:
tantôt ce ver eft folitaire 2 tantôt il ne Teft
pas : fa fortie eft annoncée par une petite
fièvre, 1.72 6 fuiv.
fouffla tres-fréquemment en AnVent d'ef, 2 pendant les années 1765 & 1766:
gleterre les fièvres intermittentes & rémittentes devinrent alors très-communes: ce vent pomles vapeurs aqueufes, & les répand dans
pe Tatmofphère: obfervations quile prouvent,
I. 22 6 fuiv. fe forme dans les chairs:
Ver de Guinée : il
fa defcription : endroits où il fe place:
accidens qu'il occafionne : manière dont on
en fait l'extra@tion : moyens fiente qui favorifent de vache
fa fortie : le cataplafme de
s'emploie quand il fe caffe, pour en provoquer l'expulfion ou la fuppuration, L.70
6 fuiv.
de cet Auteur qui a fait
Verulam : paffage
de deffaler l'eau de
croire que le moyen diftillation lui étoit
mer par la fimple
connu, , I. 242 dans les fièvres des
Veficatoires : utiles
entre les deux pays
chauds : on les fait appliquer ou le mal de tèrereft
épaules, dans le cas
de délire ou de
violent :. oul s'ilya vefficatoire menace entre les deux
coma, il. 6. Le
confeillé &
épaules & fur la gorge, a été
mais
employé dans le mal de mâchoire ;
fouvent il a rendu l'état fpafmodique plus
décidé,11. 69. --- Page 325 ---
DES MATIE R E S.
Vin antimonial, 2 efl moins
31I
tartre émétique : circonftances fébrifuge que le
pris à grandes dofes : manière ouril de le réuffit,
rer, I. 15.
prépaVin de fafian : fa compofition, II.
Virginie : les fièvres & les flux
28.
aux étrangers : ce qui les y font funefles
Vitriol bleu : ce que c'eft : il produit, occafionne I. 44vomifemens continuels même
des
eft uni aux narcotiques :on 3 devroit lorfqu'il
crire de la
: l'Auteur l'a le profdans les AHLTE intermittentes employé
3 II. 178
: ce qu'il faut faire
ReP
fifte dans le
lorfqu'il percholera-morbus, , II. 51 6rfuiv.
W.
a obtenu un
Watcer:s
adoucir l'eau de mer par la privilège
II. 216,
à
PORIEROT
Werlof: ce qu'il ditan fujer de l'arfenic
Wilkinfon ployé comme fébrifuge, ,II. 196.
emriffoit : attefte qu'un de fes amis
forement les fièvres
guépar le moyen de l'éleétriciré, intermittentes II.
Wind : ce qu'il dit fur lai maladie 172,
clare. tous les ans à
qui fe défeptembre, I. 31 6 Mildebourg, fuiv,
en'a août &
Fin de la Table des matières,
qu'il ditan fujer de l'arfenic
Wilkinfon ployé comme fébrifuge, ,II. 196.
emriffoit : attefte qu'un de fes amis
forement les fièvres
guépar le moyen de l'éleétriciré, intermittentes II.
Wind : ce qu'il dit fur lai maladie 172,
clare. tous les ans à
qui fe défeptembre, I. 31 6 Mildebourg, fuiv,
en'a août &
Fin de la Table des matières, --- Page 326 ---
Wsmei
June1sbo
ERRATA DU TOME Il,
Page I5, ligne 2 6, 2f. de fafran d'antimoine
lavé 3, lifez 3j.
24, ligne 15, venrriculus 2 lifeg ventriculus.
60, dernière-ligne 2 yrop 2 lifez fyrop:
99, ligne 30, ces, lifex fes.
135, ligne I1, Berryat, lifer Berreyat.
753, ligne 8, nauféabonde, lifeg nauféabond.
s66, ligne 5 2 & de répétition 2 lifex
& de la répétition. --- Page 327 ---
DT85
L712e
NR --- Page 328 --- --- Page 329 --- --- Page 330 ---