--- Page 1 --- --- Page 2 ---
au a
-
a
TV 5.726
RAFDEO
J
Joln Carter Gratom. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HPC.
D.2. --- Page 5 ---
rrl.baquiso Tlis lonque des principuux
eucu emeut ef
Pam 1798
2-6. Rapp DYts, Do Co und ete
fu 1748)
1 .Tablemue 1 1
dle (a vieillilirane ute
d adrin Sicolar Laballe.t n 1793)
8.iulog que culreler deasegor,
guun de hr Bomungue
9-15. durd dou thonax en Powerel 1 Co 1798
16.Reyowc de Pinclema, Depieto'
de dr Dom ingue.
u 1797 --- Page 6 --- --- Page 7 ---
I
ESQUISSE HIS TORIQUE
DES PRINCIPAUX ÉVÉNENENS
ARRIVÉS ASAINT-DOMINGUE DEPUIS I'INCENDIE DU CAP
JUSQU'A L'EXPULSION DE SONTHONAX;
LEURS CAUSES, LEURS EFFETS.
Jony
CARTER
BROWN
SITUATION ACTUELLE DE CETTE COLONIE,
E T
MOYENS D'Y RÉTABLIR LA TRANQUILLITÉ.
A la Chine, on punit le mandarin d'une
province qui s'est révoltée, parce que c'est toujours
à sa mauvaise conduite qu'on aftribue les écarts
du peuple.
J.J. RoUssEAU.
PAR FRANGOIS-PREDÉRIC COTTEREL,
A P. A RIS,
DE LIMPRIMERIE DE CHRISTOPHE-JEAN GELÉ;
rue de la Harpe, no. 479.
AN VI.
1798. --- Page 8 ---
- --- Page 9 ---
PA NT-PROFOS
Ox doit se reprocher les malheurs
pays,. lorsqu'en connaissant
de sop
n'a pas le
les auteurs on
courage de les sigualer. N'est-ce
pas un lâche silence qui a donné de
aux plus vils scélérats 2) La
l'audace
elle été couverte des
France eûthonteux échafauds de
Robespiere, si ce tyran Pygmée eût, été
démasqué à temps2 N'est-ce
funeste apathie de la
pas une trop
croit
part de tout ce qui se
républicain qui nous avait courbés
le joug affreux de Marat ?
sous
au sort de Cassandre?
Serais-je réservé
d'être
N'aurais-je le malhour
cru que quand il n'en sera plus
Juserai
temps ?
cependant du droit de publier
pensée : il m'est démontré
ma
recueilli,
par ce que j'ai.
Par ce que je puis produire
que la vérité est encore bien
eneore,
connue sur
loin d'être
Saint-Domingue 3 qu'une affreuse
tyraunie a long-temps opprimé
gue des agens
ses habitans;
quité,
subalternes, vendus à Piniont intercepté les cris du désespoir
a ij
sera plus
Juserai
temps ?
cependant du droit de publier
pensée : il m'est démontré
ma
recueilli,
par ce que j'ai.
Par ce que je puis produire
que la vérité est encore bien
eneore,
connue sur
loin d'être
Saint-Domingue 3 qu'une affreuse
tyraunie a long-temps opprimé
gue des agens
ses habitans;
quité,
subalternes, vendus à Piniont intercepté les cris du désespoir
a ij --- Page 10 ---
(iv)
invoquant l'autorité tutélaire des
magistrats
suprêmes : qu'à peine on aura soulevé
woile dont se sont
le
trapes, lors
enveloppés d'insolens samême qu'un homme
digne de toute la confiance
probe,
du
ment, aura été consoler
gouvernede ses
cette fertile colonie
longues calamités.
Je ne veux
provoquer des
contre aucun : hélas ! où
vengeances
d'interminables
nous mèneraient
réactions? à la
du corps politique ! Mais le dissolution
mais le
législateur,
gouvernement, mais tous les
blicains vraiment
répttdignes de ce
doivent pas s'y méprendre
nom, ne
que des
: il ne faut pas
brigands à jamais tarés
dire des patriotes
viennent se
ennemis de la liberté persécutés, parce que des
autrefois
générale les auraient
accusés. Les
factieux
réproches de
ne sont pas un certificat de quelques
ni un brevet de
civisme;
déhontés,
probité pour ces hommes
immoraux, qui emploient indifféremmént et même - a-la-fois.les
poignards, les
caresses, les
noyades 2 - la flamme et le
- - *
- --- Page 11 ---
(v)
à
dont lcs
arriver leurs fins,
poison pour
cruelle
Si l'on a
seuls noms sont une
injure.
la dauleur de les voir souiller aujourdhui
la liste de nos - fidèles législateurs, 2 on ne
doute les confondre avec eux : il
peut sans
boue,
faut les couvrir assez de leur propre
l'on craigne de. se salir à leur appour que
proche.
nationale
Le respect daà la représentation
qu'on encense ou qu'on taise les
n'exige pas
crimes et la garantie législative ne peut
s
avant de l'avoir
couvrir ceux qu'on a commis
hommes inexorables doivent
usurpée : ces .
l'amnistie qu'ils
recevoir comme un bienfait
tant d'obstination à leurs vicrefusent avec
Eux des patriotes ! Ils en sont
times.
tous les bons
T'opprobre, etl'on ferait rougir
ce titre qu'on ne doit
citoyens en prostituant
vertu. On donnerait une bien étrange
qu'àla
de notre morale réidée de nos principes,
s'il fallait avoir ou imité ou surpublicaine,
les Carrier, enfin tous les
passé les Lebon,
monstres de la terreur pour l'obtenir des
tant d'obstination à leurs vicrefusent avec
Eux des patriotes ! Ils en sont
times.
tous les bons
T'opprobre, etl'on ferait rougir
ce titre qu'on ne doit
citoyens en prostituant
vertu. On donnerait une bien étrange
qu'àla
de notre morale réidée de nos principes,
s'il fallait avoir ou imité ou surpublicaine,
les Carrier, enfin tous les
passé les Lebon,
monstres de la terreur pour l'obtenir des --- Page 12 ---
sa
(vj)
est dans le coeur, ;
exclusifs. Le patriotisme
de
dans la conduite, et non dans Topinion
intolérans,dont la maxime
quelques hommes
de salut.
est : Hors de notre cotterie 2 point hommes
Je le crois; le triomphe de ces
enrichis était facile quand
scandaleusement
les fauteurs
ils n'étaient combattus que par
les illusions du sordide
de barbares préjugés,
balance un
intérêt mettant dans la même
homme et de For. Mais que des républicains
leur voix à Pinnocence ; que.les
purs prétent
à Saint-Doathletes de la liberté générale
trouvent des défenseurs au continent,
mingue
coule pour la patrie 3
tandis que leur sang
chassént le perfide Anglais des places
qu'ils
lui avait livrées ; qu'on déque la trahison
cet affreux sysroule aux yeux épouvantés
les noirs, et
tême de détruire les blancs par
les noirs; enfin le petit nombre
les jaunes par
libres j
des anciens libres par les nouveaux
trouver d'obstacles à ses. projets
pour ne plus
tandis
d'indépendance ou de subversion,
par les calomnies
qu'on tue moralement,
-
6A --- Page 13 ---
- L vij )
les plus atroces,ceux dont on n'a
le
pu dompter
courage, ébranler la fidélité
vérité, s'il
: alors Ia
y ena sur
fera bientôt
Saint-Dormhingue, se
jour ; les ennemis de toute
pèce d'ordre seront
esPinfluence
confondus. Au lieu de
dont ils
veuillent s'emparer sur
un a pays oà ils ont laissé de
venirs
trop longs sou-
(1), ils s'estimeront
trop heureux de
pouvoir 7 abandonnés à leurs
perdre dans l'obscurité
remords, se
du mépris.
Aacun motif de haine
personnelle ne m'a-
(1) Tel, entre autres, un
teux de ses a
Dufay, qui fait un trafic honsollicitations mercantiles,
ignominie Pigpominie
quiaugmente de son
edequelques-ns de scs
lègues de
préiendus colSatut-Domingie, doit-il encore se vanter C
traver (il ose le faire) l'expédition
d'envernement
destinée par le goupour
dans le ministère Saint-Domingue, comme il y a réussi
colonial de Bourdon? ?
et loyale des
La.vertu francheJean-Bar, des
un guerrier honorablement Dugai-Trouin, 2 réunie dans
Truguet; la méprisable
mutilé, succède au temps de
intrigue, de
se pare, ne prévaudra
quelque nom qu'elle
intègros
pas près de lui,. ni des hommes
et-éclairée qui Pentourent,
goupour
dans le ministère Saint-Domingue, comme il y a réussi
colonial de Bourdon? ?
et loyale des
La.vertu francheJean-Bar, des
un guerrier honorablement Dugai-Trouin, 2 réunie dans
Truguet; la méprisable
mutilé, succède au temps de
intrigue, de
se pare, ne prévaudra
quelque nom qu'elle
intègros
pas près de lui,. ni des hommes
et-éclairée qui Pentourent, --- Page 14 ---
nime
(viij )
contre cette tourbe ; je ne
colonie d'autre intérêt
prends à la
inspirait à toute
que celui que naguère
Vendée.
ame honnête la
Si j'ai
déplorable
essayé de débrouiller
inextricable,
cet
cahos, ce. n'a été que
rêter, sur les bords de
pour arprécipitait;
l'abyme où on les
d'excellens
crime est de
citoyens dont le' seul
servile
n'avoir pas courbé un front
sousle plus révoltant
La stupide gaucherie
despotisme.
de toutes
de ces tyrans jaillit
parts, ou. plutôt leur
infatigable, leur
constance
les hommes
acharnement à
de couleur; la
poursuivre
tialité se retrouve
plus injuste parleurs
dans la
chefs : les uns sont
persécution de
éloignés de la colonie déportés ; les autres;
plus
par des niissions les
insignifiantes; ; d'autres
aux dernières
enfin Provaqués
tions
extrémités par des.
que toujours leur
dénonciatoirement démenties. conduite a pérempExposons des faits, leur
réplique; et s'il
langage est sans
:
peut imposer silence
mnensonge, 2 nous aurons mis
au
fin à des récri-
- - --- Page 15 ---
(ix)
minations réciproques, qui ne feront point
d'un
dans la restauration de
avancer
pas
a
Saint-Dominguez Qui faut-il donc croire sur
des accusateurs ou. des accusés ?
ce pays
Personne : il ne faut rien préjuger; ; l'affaire
suffisamment instruite : il ne, faut
n'est pas
absoudre ni condamner ; tous ont rendu des
services plus ou moins importans à la révolution : souffrira-t-on que, comme Saturne,
elle dévore ses enfans P. Mais encore quel
parti prendre ? S'instruire 3 rechercher de
bonne foi la lumière, l'accueillir sans passions, de quelque. part qu'elle vienne; susla former avec mapendre son opinion pour
turité, en pleine connaissance de cause, et
éviterdes débats interminables,inutiles,
pour
dangereux peut-être autant que toutes les discussions sur les prétres,sur les finances, etc
Assoupir toutes les haines par la mesure salutaire si utilement appliquée à la Vendée,
convention nationale avait sagement
et quéla
décrétée le 4 brumaire,après nous avoir donné la constitution de Fan 3. On ne doitêtre
former avec mapendre son opinion pour
turité, en pleine connaissance de cause, et
éviterdes débats interminables,inutiles,
pour
dangereux peut-être autant que toutes les discussions sur les prétres,sur les finances, etc
Assoupir toutes les haines par la mesure salutaire si utilement appliquée à la Vendée,
convention nationale avait sagement
et quéla
décrétée le 4 brumaire,après nous avoir donné la constitution de Fan 3. On ne doitêtre --- Page 16 ---
(x)
rigoureux qu'envers des rebelles insoumis et
dangereux :
Parcere subjectis debellare superbos.
ESQUISSE
-
( 4 --- Page 17 ---
ESQUISSE HISTORIQUE
DES PRIN CIPAUX ÉVÉNEMENS
ARRIVÉS A SAINT-DOMINGUE DEPUIS L'INCENDIE DU CAP
JUSQU'A L'EXPUISION DE SONTHONAX;
LEURS CAUSES, LEURS EFFETS.
SITUATION ACTUÉLLE DE CETTE COLONIE,
ET
MOYENS D'Y RÉTABLIR LA TRANQUILLITÉ:
Pour donner une idée de la
actuelle de
situation 1
Saint-Domingue, et faire connaître les motifs de cette haine implacable
que certains personnages ont vouée à la
classe entière des hommes de couleur, il est
inutile de remonter. 2 quant à présent, aux,
causes de la révolution dans cette colonie,
et de rappeler les événemens qui ont précédé l'époque de la liberté générale.
On sait, en effet, que la première insurrection des noirs y fut excitée par les agens de
la contre-révolution, qui, ayant tenté inutilement en France différens
lopérer. - , espéraient, par le bouleversement moyens pour
des colonies, : soulever.les départemens
maritimes, et les porter à dissoudre l'assemblée
nationale. On sait que, par suite de çes
A --- Page 18 ---
- a
(2)
plantéurs:
destructeurs, des grands feignaient
principes
alors attachés au d'embrasser gouresnementy la cause des
à cette époque
réclamant leurs droits
hommes de couleur
de les en faire
politiques, 2 et leur promirent l'espoir de les conjouir complétement dans Ons isait encore que ces
duireà Tindépendance. leurs chefs, et s'étant
derniers, éclairés par les faire servir d'insapperçus qu'on voulait
ne, tardèrent
trumens à la contrerevolution, hautemént leur opinion et
pas à manifester.
la mère patrie : perleur attachement pour dès ce moment leurs
n'ignore enfin que
leurs plus
sonne
devinrent
prétendus proteckeuts depuis ils n'ont jamais
mortels ennemis 3 que de les perdre; que tous.
abandonné leprojet
bons pour yréusleur ont paru
respirent
les moyens si les hommes de couleur
qu'ils
sir; et que n'est qu'à leur seule énergie
encore 1 ce.
détails:
doivent l'existence. idonc pas à tous ces
a Jener m'arréteraid
le plus succinete:
bornerai à rapporter
qui se
je me
événemens
mentponiblel les principaux depuis Tépoque
sont passés
aasunthemingied
de la liberté générale. de la liberté et de régalité,
Ami sincère
Vopinion de ceux qui
jes suis loin de partager pour avoir proclams
Sonthonax
ont pourswiyi
ue
LA3 - rcH -
l'existence. idonc pas à tous ces
a Jener m'arréteraid
le plus succinete:
bornerai à rapporter
qui se
je me
événemens
mentponiblel les principaux depuis Tépoque
sont passés
aasunthemingied
de la liberté générale. de la liberté et de régalité,
Ami sincère
Vopinion de ceux qui
jes suis loin de partager pour avoir proclams
Sonthonax
ont pourswiyi
ue
LA3 - rcH - --- Page 19 ---
(3)
une liberté qu'il lui était peut-être eimpossible
de refuser à cent mille hommes' qui avaient
les armes à la main. Mais je veux arracher.
le masque trompeur qui le couvre encore aux
yeux de quelques républicains de bonne-foi,
et les convaincre qu'on ne doit le considérer
que comme unautre Erostrate,qui, se sentant
incapable d'obtenir Pimmortalité par les
vertus et le génie d'un gtand homme, voulut
y arriver par des forfaits..
Si Sonthonax étaitun philantrope,
illep prétend;si ses actes portaient tle caractère comme
Sdtreba-bshemers s'il n'avait
pasvoulu sormnae-diodiaiess
qu'ildisaigrendre. à la liberté; s'il ne les avait
pas familiarisés avec tous les crimes, je serais
le premier à rendre hommage à ses
mais il n'y a que des aveugles ou de principes; fougueux
anarchistes qui puissent indistinctement
plaudir aux faits quiostsignaléson:
apla malheureuse colonie de
séjour dans
Saint-Domingie,
Narré.
Polverel, 9 Sonthonax et Ailhaud,
comme commissaires civils à
envoyés
mettre
Saint-Domingue
pour
à exécution laj loi du 4 avril I 1792,
débarquérent au. Cap le 17 septembre de la
même année. L'un d'eux,le citoyen Ailhaud,
repassa peu de temps après en France. PolA 2 --- Page 20 ---
(4)
seuls; eurent a
restés
verel et Sonthionax,
quise refusaient
lutter contre les divers partis
événemens
de cette loi.Plusieurs
à Texécution
cette opposition dans
malheureux signalèrent de la colonie : enfin arriva
différentes parties
dont le résulcelui du 20 juin 1793,
au Cap
eux, les força en apparence
tat, prévu par
à tous les noirs appelés
de donner la liberté Galbaud. Ce général
défendre contre
et de se
pourles d'abandonner la ville; 7
fut obligé
la
des vaisretirer en rade sous proteetion étaient mouillés,
seaux et des frégates quiy lui au continent
emmena avec
et. qu'il
américain.
partidlle; SonCette liberté n'était que Il voulait plus;,
thonax la voulait générale. devenus libres domiil voulait que les noirs Les blancs n'étaient
nassent exclusivement: suffisant pour s'y opposer ;
plus en nombre hommcs de couleur ne paraisaient :
mais les
souffrir cette domination expas disposés à
leur anéantisseclusive : dès-lors il prépara
dans lequel
ment; et fit rédiger un journal les hommes de
disait aux noirs : Ce sont
on
s'opposent à votre liberté;
couleur qui
vous en défaire ?
qu'atendez-wous) pour
d'août, les comDans les premiers jours Polverel se mit en
missaires se séparèrent :
C #
SA
C -
couleur ne paraisaient :
mais les
souffrir cette domination expas disposés à
leur anéantisseclusive : dès-lors il prépara
dans lequel
ment; et fit rédiger un journal les hommes de
disait aux noirs : Ce sont
on
s'opposent à votre liberté;
couleur qui
vous en défaire ?
qu'atendez-wous) pour
d'août, les comDans les premiers jours Polverel se mit en
missaires se séparèrent :
C #
SA
C - --- Page 21 ---
(5)
route pour le département du Sud, seconder
le commissaire
Delpech, 3 alors attaqué de la
maladie qui l'a conduit au tombeau. , et
appaiser des troubles survenus le 14 juillet
précédent aux Cayes. (On y avait voulu
assassiner Rigaud, alors colonel de la légion
delEgalité du Sud.)
A son passage dans le département de
l'Ouest, Polverel frouva les esprits fort inquiets de'ce qui venait d'arriver dans celui
du Nord: la plus grande fermentation
manifestait ; plusieurs paroisses se coalisaient s'y
pour s'opposer au torrent dévastateur, et
résister, sous ce prétexte,àl l'autorité des commissaires. Polverel déconcerta leurs
et fit arréter, dans les paroisses de S.Marc projets
de PArtibonite, des Gonaives ; du Mireba- 5H ;
lais, des Yerrettes; de PAreahaye, plus de
deux cents persomnedetontes couleurs,entre
autres le nègre Guiambois, qui avait beaucoup d'influence sur les noirs de son
et entretenait des
quartier,
correspondances très-ac.
tives avecles nègresJean François et
chefs royalistes des insurgés du Nord. Biasson, II1 les
fit tous conduire dans les prisons du Portau-Prince, et institua dans cette ville une
cour martiale pour instruire leur procès
et les juger. Là il fit: de-nouvelles arrestaA3 --- Page 22 ---
- 1 e
a
(6)
qui dirigeait à
tions. Le nègre Hyacinthe, du cul-de-sac,
les nègres de la plaine
contreson gré
dévoué au
et qui était entiérement de Jumécourt, fut
révrolutionnaire Hanus Polverel apprit alors que.
également arrêté.
avait donnélal liberté.
son collègue Sonthonax du Nord. Il le désapgénérale à la partie
7 en.
dans une de ses proclamations comment
prouva
ne concevait pas
il
disant G qu'il
circonstance oit
Sonthonaz, 2 dans une
avait pu donner
n' 'était pas libre, lui-méme, en même temps
la liberté aux autres > ;mais du Sud et. de
aux habitans
ik fit envisager
qui les menaçaient
I'Ouest tous les malheurs à cette mesure : il
s'ils ne se préparaient pas
en Tradoptant
à les prévenir
les engagea Tous les habitans accoururent fut
spontanément. souscrire, 2 et la liberté
en foule pour y cris de vipe la république.
proclanée aux Desfourneaux, lientenantA cette époque. du Pasde-Calais, reçut
colonel du batailion
(bourg
sur Saint-aichel
ordre. de marcher
défendu. par Biassou
de la partic espagnole ),
battu.
lly fut complétement.
et don Cabréra.
de la.Marmelade,.
Sa déroute entrainalaprise d'Ennery, qui se.
de Plaisance et du cantoni Il fit sa retraite à
livrèrent aux Espagnols. reste de sa troupe. PenSaint-Maro avec le
Pasde-Calais, reçut
colonel du batailion
(bourg
sur Saint-aichel
ordre. de marcher
défendu. par Biassou
de la partic espagnole ),
battu.
lly fut complétement.
et don Cabréra.
de la.Marmelade,.
Sa déroute entrainalaprise d'Ennery, qui se.
de Plaisance et du cantoni Il fit sa retraite à
livrèrent aux Espagnols. reste de sa troupe. PenSaint-Maro avec le --- Page 23 ---
(7)
dant le séjour qu'il y fit, il compromit plu: des
sieurs fois la tranquillité de la ville par
et inconsidérés. Rentré au
propos menaçans Polverel le fit arrêter.
Port - au - Prince 5
Il était accusé d'exactions, de concussions,
d'enlévement de chevaux
de prévarications; habitations. On lui reproet mulets sur les
remis à ses aides-dechait en outre d'avoir
dès
Ferdinand, Palfard et Castillon,
camp.,
signés en blanc qu'ils distribuaient
passe-ports bonleur semblait.Polverel le fttraduire
aqui
entama sa prodevant la cour martiale, qui
cédure. Il le laissa en jugement, et partit
pour les Cayes : en y laissant Pinchinat
délégué de la commission dans IOuest:
Sonthonax resté au Cap,y avait, commé
l'ai déjà dit, proclamé, le 29 août, la
je
partie du Nord. Dans
liberté générale pourla
les
le courant de septembre, il fit convoquer
assemblées primaires, et nommer des députés. Le 4 octobre suivant, ces députés. partirent pour la Nouvelle-Angleterre 5 sous
Tescorte de la frégate la Fine, commandée
cents
Truguet frère : : elle portait sept
par
de Farmée euromalades ou convalescens
un seul 2
périt aux attérages, pas
péenne,et 1
homme ne s'est sauvé.
le maître des noirs
Sonthonax ne fut plus
A
primaires, et nommer des députés. Le 4 octobre suivant, ces députés. partirent pour la Nouvelle-Angleterre 5 sous
Tescorte de la frégate la Fine, commandée
cents
Truguet frère : : elle portait sept
par
de Farmée euromalades ou convalescens
un seul 2
périt aux attérages, pas
péenne,et 1
homme ne s'est sauvé.
le maître des noirs
Sonthonax ne fut plus
A --- Page 24 ---
qu'il Yenait
(8.)
pour sa, propré d'offranchirs il parut s'alarmer
on lui fit craindre sureté, et voulit fuir;
la surveillanee de ne pouvoir
mais
victime s'il
de ses gardes, et d'en échapper à
retarda
faisait une pareille
être la
de quelques jours
tentative. Il
mesures plus certaines. pour prendre des
l'armée
Enfin, entouré
européemines
par
veaux, il s'embarqua commandée par Lade-Paiz, et laissa pour se rendre au Port.
la ville du Cap. Laveanx Villatte commandant de
Paix avec son armée.
rèsta au Port-de.
I par terre à
Sonthonax se rendit
Par le désordre Saint-Marerea route fut
et le
marquée
effrayés de sa présence pillage. Les
et des
habitans,
Tentouraient, se
siccaires
un' acte
a réunirent, et
qui
portant pour. titre : souscrivirent
Loppression. La peur saisit Résistance 2
appela à son secours le fameux Sonthonax : il
(1) Lapointe, homme
Lapointe (t),
pense de ce service
de couleur, obtint
chargé de munitions signalé le bitiment de létat Pour récomde P'argent. Il
de guerre et de
Le-Nindheurs
forma la coalition partit le lendemain pour bonche, des armes et
partie aux
de plusieurs pargisses, PAnaleyes où so
jamais' depuis Espagnols et partie aux Anglais. qui se livrèrent
roisses, au contraire, abandonné les Anglais: la Lapointe n'a
la
sont rentrées sous la plupart des paRCErnet Il est à I
domination de
remarquer que Montbrun, Sohthonaxdele colonie.
commandant la --- Page 25 ---
(9)
qui, avec deux cents hommés de cavalerie,
protégea sa retraite, , et l'accompagna jusqu'au Port-au-Prince.
1.
A son arrivée dans, cette ville; il annulla
collègue Polverel avait fait;
tout ce. que.son fonctionnaires publics en actiil destitua les
vité, et en créa d'autres. La garde nationale,
composée de blancs et d'anciens libres, fut
désarmée ; il en organisa une nouvelle, composée de domestiques et de nouveaux libres; ;
il ordonna la suspension de toutes les. procédures commencées ou à faire ; il fit mettre
liberté Desfourneaux;
donna un loen
ylui
le créa
gement à la commission civile,
colonel du 48me régiment, et commandant
de la place du Port-an-Prince ; il fit élargir
les nègres Hyacinthe et Guiambois, et les
logea aussi à la commission. Il employa
le premier dans diverses missions près des
nègres de la plaine, du cul-de-sac, sur lesquels il avait une grande influence, et du
sécond, qui avait enexécration les hommes
de couleur, il en; : fit.un officier municipal.
Montbrun, commandant de la province
de Ouest, et Pinchinat, délégué de la
province de POuest, prévint Sonthonax des projets de trahison de Lapointe, et que Sonthonax luin répondit: Soyez
tranquille 7 je connais les intentions de Liapointe ;
laissez-le faire.
-de-sac, sur lesquels il avait une grande influence, et du
sécond, qui avait enexécration les hommes
de couleur, il en; : fit.un officier municipal.
Montbrun, commandant de la province
de Ouest, et Pinchinat, délégué de la
province de POuest, prévint Sonthonax des projets de trahison de Lapointe, et que Sonthonax luin répondit: Soyez
tranquille 7 je connais les intentions de Liapointe ;
laissez-le faire. --- Page 26 ---
- -
(10)
blâmèrent hautement la concommission,
à
et en écrivirent
duite de Sonthonax, Sonthonax rompit ouverPolverel. Dès-lors résolut de se venger de
tement avec eux,et
téméraires, a qui osaient censurer
ces deux
ses actions.
il donna ordre à DesPour y parvenir,
dans
fourneaux de recruter le 48me régiment sept
environ
les prisons., oà se trouvaient: de Polverel,
cents détenus qui, sur les ordres commandans
avaient été. arrêtés par divers de fidélité à
militaires, non pour un excès
Il lui enjoignit de ne prendre
leur patrier
eussent servi le roi.
que des hommes gai
cents, tant MalOn en prit environ quatre
soldats désértais, Italiens et Génois, que notamment du
teurs de divers corps , et
du Port-au-Prince : 3 précédemment de
régiment
France par les citoyens
embarqué pour reste de l'armée du contrecette ville, tous,
Borel. Les autres prisonniers
révolutionnaire
d'ardes consigniations
sortirent moyennant de la ville pour - aller
gent, eti s'enfuirent
et aux Anglais (1).
se réunir aux Espagnols
inutile d'observer que Polverel avait
(1) Il n'est pas de ces hommes comme soupçonnés
fait arrêter la plupart
et les Anglais, et que
d'intelligences avec les Espagnols
et même Hanus
Sonthonax les fit tous mettre. en liberté,
principal chef foaatrerirdletisonsie
de Jumécourt,
- A GA
: ro Na --- Page 27 ---
(Ir )
le
Desfourneauix recrutait
Tandis que
catéchisait les
48me régiment, , Hyacinthe
ceux
et Guiambois
nègres du cul-de-sac,
donnèrent de
de la ville. Les commerçans furent armés ; et surla
lrargent, les marins
on - leur confia
demande de Desfourneaux,
du fort Lislet. Tout était préparé
la garde
Sonthonax paraissait n'avoir
de manière que
de Montbrun
rien à redouter de Tautorité
Les deux
et: de linfluence de Pinchinat.
et les Anglais,
partis étaient en présence;
envoyaient
instruits de tout ce qui se passait,
qui se présende fréquens parlementaires et
2 P
taient comme médiateurs
protectéurs ou I
attiser la discorde
mais, en effet; pour
continuait
opérer une défection. Hyacinthe s'assurer des
d'aller dans la plaine pour
commannègres; cependant Beauvais, , qui les avait
dait à la Croiz-des-1 Bouquets,
et détachés de la coalition. at
captés
cut alors
Sonthonax, fertile en ressources, d'Oco un
l'adresse d'enyoyer aux nègres
servir
certainPoulain, en apparence; pourleur à se
mais en effet pourles porter
de secrétaire, les hommes de couleur et les
déclarer contre Ceux de la ville, organisés en
nègres créoles.
s'étaient réunis à la légion
garde nationale,
Chanlatte. Enfin
delEgalité, commandée alfreux par élémens; parut
lorage, grossi des plus
ressources, d'Oco un
l'adresse d'enyoyer aux nègres
servir
certainPoulain, en apparence; pourleur à se
mais en effet pourles porter
de secrétaire, les hommes de couleur et les
déclarer contre Ceux de la ville, organisés en
nègres créoles.
s'étaient réunis à la légion
garde nationale,
Chanlatte. Enfin
delEgalité, commandée alfreux par élémens; parut
lorage, grossi des plus --- Page 28 ---
(12)
éclater dans la nuit du 17 au 18 mars:
devoir
de cette journée, DesDans l'après-midi
des cartouches à son
fourneaux fit distribuer
Pinchinat se retira à la Rivièrerégiment; 3
et DesfourFroide, Chanlatte aux casernes, d'avrêter
neaux
amerhnismbomatetind
Celui-ci.lui répondit : Si vous
Montbrun.
de Varrêter, je vous y
sous.sentez capable
mais je ne vous en remettrai
autorise ;
Vaurez exécuté (1).
P'ordre que quand vous
davànDesfourneaux n'en demanda pas
général s'il
tage: il se voyait gouverneur
Ilétait
parvenait à se défaire de Montbrun: d'un dédix heures du soir. Il vole, suivi
la
tachement deu cent hommes , entourer
Celui-ci, prévenu, ne
maison de Montbrun:
à la tête de.la
s'y trouva pass et. marcha,
de Deslégion de FEgalité, à la rençontre
des'
fourncaux. C'était à qui s'emparerait de
étaient en marche
forts : des patrouilles
de toutes
et d'autre. Le feu s'engagea
part
la
de toutes parts Montbrun
parts dans place;
battu, fit sa retraite
l'emporta. Desfourneaux
avec lui
au fort Sainte: - Claire, emmenant de délivrer
Sonthonax, confus et dispensé
ur, ordre par. écrit.
Telle a toujours été son excessive précaution, donné que
(1)
semblables il n'a jamais
dans toutes les occasions
wolant, scribta manent.
que des ordres verbaux : verba
--- Page 29 ---
(13)
maitre de tous les forts, eût -
13 Montbrun, ,
en
de celui de Sainte-Claire
pu s'emparer
d'heure ; mais dès qu'il sut
moins d'un quart
commissaire
il a fit cesser le
que le
y était,
feu, lui proposa des moyens de conciliation,
de Desfourlui demanda Tembarquement
à se montrer -
neaux et deson régiment,l'invita
foncet à venir reprendre son logement et ses
tions. Sonthonax accepta tout. Desfourneaux
fut mis à bord avec deux cents hommes de son
régiment (1). Une espèce de capitulation fut
signée, et Sonthonax revint au gouvernement dans la voiture de Montbrun.
tous les habitans de la ville,
Cependant
Desfourneaux fut trouver les Anglais qui croisaient
(1)
Ceux-ci Penvoyèrent à Léogane,
devant le Port-au-Prince.
et les hommes de
dont ils venaient de prendre possession;
avait emmenés avec lui servirent à
son régiment qu'il
Montalembert.
former le noyau de la légion de l'émigré
Il fut parfaitement bien accueilli à Léogane, et envoyé,
de temps après, au Mote-Saint-Nicolat. Il y obtint
peu
de passer à la Nouvelle-Angletere, d'oà il
la permission revenu en France. Il y a été fait général de division
est
de général de brigade, par le crédit
sans passer par le grade
mercantile des Dufay, qui le faisaient secrétement repasser
à Saint-Domingue.
Le comité de salut public, 2 - après avoir entendu le commissaire Polverel , a suspendu son départ, et l'a retenu
dix-huit mois à Brest : mais Sonthonax, lors de son
renvoi à Saint-Domingue, l'a choisi et remmené avec lui.
France. Il y a été fait général de division
est
de général de brigade, par le crédit
sans passer par le grade
mercantile des Dufay, qui le faisaient secrétement repasser
à Saint-Domingue.
Le comité de salut public, 2 - après avoir entendu le commissaire Polverel , a suspendu son départ, et l'a retenu
dix-huit mois à Brest : mais Sonthonax, lors de son
renvoi à Saint-Domingue, l'a choisi et remmené avec lui. --- Page 30 ---
(14)
consternation;
étaient dans la plus grande les coeurs. Tous
était dans tous
la crainte
chez
fuir se réfugiaient
ceux qui pouvaient
devenait générale :
T'Anglais ; Pémigration faire de plus pour la
eh ! que pouvait-on
mille passe-ports
Plus de quatre
même
pruroqpe2
on les fit payer,
furent distribtiés 3
enfans. La ville fut
les femmes et les
hors
pour
et par conséquent
bientôt déserte 7
des ennemis
d'état de résister aux attaques
extérieurs (1). tout ceci se passait au
Pendant que
Poulain,
le secrétaire
Port - au -Prinee ,
et avait cru
qui avait ses instructions , infaillible ,. se
le succès de Desfourneaux devant la Croix-desprésenta à leur tête
le pillage et
en demandant
Bouquets, 2
Beauvais. Marc
la téte du commandant de la gendarmeric de
Borno, commandant vigoureusement, 7 et
ce bourg 2 les chargea nombre. 2 avec leur
en tua un très-grand
su ce que devint
chef Alaou. On n'a pas
Poulain.
le sccrétaire
émigration., bien préparée, 2
(1) C'est cette eflrayante la perte de la ville du Portbien prévue, quia occasionné richesses qui y étaient renferau-Prince, des immenses millions auxquels on peut
mées, ct de plus de dans quarante la rade.
évaluer ce qui était
:
- --- Page 31 ---
(15)
Sonthonax, étonné de tous ces revers, ne
rebuta pas. Il voulut renouer ses projets
se. destructeurs à l'aide du nègre Blaise, qu'il
de la légion
avait fait lieutenant-colonel
de l'Egalité de l'Ouest, et qui devait se
charger de faire exécuter, par ses agens 2
légorgement en un jour de tous les princid'entre les hommes de couleur (1).
paux
à PolMontbrun La et Pinchinat écrivirent
le Port-au-Prince était dans la
verel que
cerné par terre
situation la plus déplorable,
et par mer, divisé intérieurement, et que
était indispensablement nésa présence y
cessaire. Polverel céda à leurs instances,
et se rendit au Port-au-Prince. Il y recueillit toutes les dépositions contre la- conduite de son collègue (2); et il se disposait
(:) Le particulier qui a été présent à la conversation,
et qui a entenda le plan de ces deux cannibales,l'a rendue
Grégoire et Giraud. Ce dernier, comaux représentans
en est revenu en France sans
missaire à Saint-Domisgue,
attendre la fin de sa mission,
bataillon de
Le même nègre, Blaise, commandait un
de'la
légion, et s'est le premier rendu aux Anglais lors Forte
prise du Port-au-Prince; il avait même arboré, au
le
anglais avantque leur descente
Saint-Joseph 2 pavillon
y fût effectuée.
cents,et les avait apportées
(2) Il en avait reçueillideux
revenu en France sans
missaire à Saint-Domisgue,
attendre la fin de sa mission,
bataillon de
Le même nègre, Blaise, commandait un
de'la
légion, et s'est le premier rendu aux Anglais lors Forte
prise du Port-au-Prince; il avait même arboré, au
le
anglais avantque leur descente
Saint-Joseph 2 pavillon
y fût effectuée.
cents,et les avait apportées
(2) Il en avait reçueillideux --- Page 32 ---
(16)
France
et à le renvoyer en
à T'embarquer
instruits de la situation
lorsque les Anglais,
par le parti
de la ville, et appelés
critique
formé en leur faveur, presqui s'y était
forcèrent les commissèrent leur attaque,
férir, et
à T'évacuer presque sans coup,
saires
A peine y furent-ils
à se retirer à Jaemel. envoyée par le coarrivés, qu'une corvette
deyant la rade,
mité de salut publie parut
et
Tordre de leur rappel en Europe,
portant
à les embarquer.
ne tarda point
son départ : 7 conSonthonax 2 avant
autres
Dieudonné et. plusieurs
féra avec
homme était président
chefs noirs. Cet
du Port- auvolontaires nationaux
des
de la création du commisPrince, place.
son cordon
saire. Il donna à Dicudonné
France : le carton qui les contenait a disparu
avec lui en
à sa mort.
ne peutlaisser aucun doute sur
Mais un fait notoire qui
insTekistence de ces pièces 2 c'est que ce. commissaire, Desfourneaux
travaillait à faire repasser.
dit,:
truit que Dufay
fut le trouver chez lui, et lui
à Saint-I Domingue,
faire renvoyer Desfourneaux
cc Dufay,je sais que tu veux
si tu ne te dé-
: je te préviens que
cos à Saint-Domingue:
à la commission des
> sistes de ce projet, j'indique contient deux cents pièces contre
S lonies un carton qui lcs perds >,
3 lui et Sonthonax, et je
tricolore : --- Page 33 ---
(17)
tricolore, qu'il lui passa au cou ; en lui
-
qu'il le faisait commissaire
disant
sence, 2 et qu'il lui défendait, pendant son ab.
autres noirs, d'obéir à
ainsi qu'aux
son retour. ( Votre
qui que ce fût jusqu'à
danger ; les
liberté, leur dit-il, est en
muldtres sont vos
vous n'avez d'autre
ennemis :
celui de vous
parti à prendre que
Au
insurger tous >.
départ des
comunisedines,Lavcanx resta
gouverneur en chef de la colonie,
gouverneur par intérim du
Montbrun,
lOuest, et Rigaud,
département de
térim de celui du Sud. gouverneur 'aussi par inDans le
département du Nord,
occupait le fort
l'ennemi
montagnes de l'Est. Dauphin, et toutes les
il
Dans celui de
possédait le
lOuest,
Marc, les
Mdle-seint-Micalis, Saintbalais, la Yerrettes, PArcahaye, le MireCreiz-des-Boigren, le
Prince, Litogane et le Sale-Trou. Port-aude Sad, il était maître
Dans celui
des
Jérémie, du
Cayemittes, de
Cap-Dane-Miarte, de l'Islet à
Pierre-Joseph, des Irois et de
Il est. aisé de voir sur la
Tiburon.
énoncé des quartiers
carte,parlesimple
l'ennemi,
tombés au pouvoir de
que non-seulement les
tions par terre entre le
communicaet ceux de l'Ouest
département du Nord
et du Sud, étaient interB
maître
Dans celui
des
Jérémie, du
Cayemittes, de
Cap-Dane-Miarte, de l'Islet à
Pierre-Joseph, des Irois et de
Il est. aisé de voir sur la
Tiburon.
énoncé des quartiers
carte,parlesimple
l'ennemi,
tombés au pouvoir de
que non-seulement les
tions par terre entre le
communicaet ceux de l'Ouest
département du Nord
et du Sud, étaient interB --- Page 34 ---
(18)
celles d'une grande
ceptées 5 mais éncore que derniers départemens
partie de ces deux Quant à celles par mer,
étaient tres-diffelles.
impraticables, atelles étaient absoliument
bâtiment armé
tendu qu'il n'existait auçun même de cabodans la colonie; et que ceux long- temps :
avaient été pris depuis
ainsi dire,
tage
chef, isolé; pour
alors chaque
était forcé d'agir
abandonné à lui-même e,
ce que son
et d'après
selon les circonstances,
lui suggéralent.
la
zèle et ses lumières
ajoutez celui de
A ce triste tableau, dans le Sud et TOuest
pénurie ou l'on était nécessité. Ces dépardes objets de prémière entiérement privés d'armes,
temens étaient
d'habillemens
de comestibles,
de
de munitions,
en outre
Ils amanquaient
pour la troupe.
la défection d'une parcorps disciplinés, 2 pat
et par celle totale
tie de la légion de T'Ouest, du. ci- devant
nationaux
des : volontaires
soldats de ces deux corps
PorcamPrinen.tes
, ou sétaient
avaient été faits prisonniers
après la
les ordres de Dieudonné,
réunis sous
et avaient formé des
prise de cetté ville,
de la Rivièredans les montagnes
camps Frojde et de la Charbonnière. Rigand, dans
soins du général
Lès premiers
sur la prompte orginile Sud, se porterent --- Page 35 ---
(19)
sation d'une force armée, capable de s'opde l'ennemi. Il
poser. aux progrès effrayans
était entiérement livré à ce travail,lorsque le
Montbrun et le colonel Beauvais
gouverneur
l'appelérent à. Jacmel, pour, conjointement
être médiateurs des différens
avec Pinchinat,
quigétafent élevés entre eux.
Rendus à Jacmel, et après les avoir entendus tous deux; et avoir déclaré que tous
les torts appartenaient à Montbrun, ils Pengagèrent à laisser le commandement de larrondissement de P'Est à Beauvais, et à se retirer chez lui, à la colline d'Aquin: Montbrun
y consentit ; mais, quelques jours après, un
allait partir furtibruit se répandit qu'il
vement:
Rigaud craignait que cette évasion, vraie
ou supposée, ne produisit les plus grands
malheurs : déjà disait-on hautement: < Lès
> commissaires nous ont abandonnés ; Montautres chefs ne. tarde-
> brun va. partir, 7 les
>> ront pas à le suivre. Abandonnés de tout
> le monde, il ne nous restera plus qu'à
> tomber- au pouvoir des Anglais >.
Alarmés de ces propos, tous les officiers
commandans des différens points de l'Ouest
et du Sud se réunirent au général Rigaud; et
d'après diverses dépositions recueillies contrq
B 2
< Lès
> commissaires nous ont abandonnés ; Montautres chefs ne. tarde-
> brun va. partir, 7 les
>> ront pas à le suivre. Abandonnés de tout
> le monde, il ne nous restera plus qu'à
> tomber- au pouvoir des Anglais >.
Alarmés de ces propos, tous les officiers
commandans des différens points de l'Ouest
et du Sud se réunirent au général Rigaud; et
d'après diverses dépositions recueillies contrq
B 2 --- Page 36 ---
I 20 )
Montbrun, ils décidèrent
arrestation : Rigaud
unanimement son
Montbrun fut conduit en donna l'ordre, et
Peti-Sein-Louis.
dans les prisons du
Le gouverneur
avait, aussi-tôt
Laveaux, à qui Rigaud
de cet
qu'il l'avait pu, rendu compte
garder Montbrun dvinement, lui écrivit : d Il Jaut
Louis jusqu'à
dans les prisons de Saintce que nous -
gate ou un vaisseau
ayons une fré.
sireté en France >. pour l'envoyer apec
Cette affaire terminée, et le
rement rétabli dans
calme "enticplus que jamais de l'Ouest, Rigaud s'occupa
du
mettre le
Sud, et les quartiers de celui département
qui y avaient été
de l'Ouest
par Polverel, dans précédemment annexés
pectable. Il prit des un état de défense resmesures pour
culture, 3 en maintenant les
raviver la
habitations
noirs sur leurs
respectived, en leur
paiement fixé par les
assurant le
sujet par Polverel, et en réglemens faits à ce
exécution de ces mêmes ordonnant la sricte
Le
réglemens.
Sale-Trou, dont les
parti de royalistes étaient Anglais et un 9
d'etre"repris par
maîtres, venait
dant en chef Beauvais, alors commanParfaitement Parrondisemest de l'Ouest.
d'accord avec
Rigaud , ils ne --- Page 37 ---
(21)
tardèrent pas l'un et l'autre à potter au
et même à augmenter la force des
complet, de l'Ouest ct du Sud', à armer un
légions nombre infini de petits corsaires qui inquiétaient l'ennemi, ruinaient: son commerce- 2
allaient s'emparer de ses bâtimens jusques
à se
enfin à prix:
dans ses ports,et
procurer neutres ou
d'argent, et dans tous les pays
alliés où ils purent envoyer; 5 des armes et de
ont
dans plusieurs cirla poudre qu'ils
payées
constances trois gourdes la livre.Ils en demandaient vainement, dès cette époque, au gouLaveaux,et jamais depuis,
verneur général
ils
malgré les instances les plus pressantes 2
n'en purent obtenir.
de retirer des
Quoi qu'il en soit, jaloux
la
faibles moyens qu'il s'était procuré avec
grande peine tous les avantages qu'il en
plus
dans le courant
attendait, le général Rigaud,
devendémiairé de l'an 3, parvint à s'emparer
de Léogane, défendu par les émigrés français
à la solde de TAngleterre. Cei premier succès,
étonnant l'ennemi, permit à ce général,
le en 1 nivose suivant , de marcher contre Ti9
buron, qu'il emporta d'assaut après quelques
jours de siège et trois combats meurtriers.
en
il réunit à LéoBientôt après, germinal,
tirés des
gane environ deux mille hommes,
B 3
int à s'emparer
de Léogane, défendu par les émigrés français
à la solde de TAngleterre. Cei premier succès,
étonnant l'ennemi, permit à ce général,
le en 1 nivose suivant , de marcher contre Ti9
buron, qu'il emporta d'assaut après quelques
jours de siège et trois combats meurtriers.
en
il réunit à LéoBientôt après, germinal,
tirés des
gane environ deux mille hommes,
B 3 --- Page 38 ---
)
a
(22)
de TOuest et du Sud, pour attaquer. du fort
légions
et faire le siège
le Port-au-Prince
une nombreuse garniBizoton, défendu par
secondé dans cette
Puissamment
son anglaise.
Beauvais, , il allait
expédition par le colonel
Tex-gouverneur
s'en rendre maitre Jorsque commandée par le
Laveaux (dont Parmée,
- Toussaint Louverture
lieutenant - général
devant Saint-Mare)
venait d'être repoussée lever le siège et de faire
lui donna ordre de
retirer ses troupes.
des attaques fré-
: Les Anglais - 7 étourdis des succès si décisifs de
quentes, et effrayés
formées et disciinonvellemient
ces troupes
à propos de se resserrer
plinées , jugerent
occupaient, et de se
sur les points qu'ils la défensive.
tenir simplement sur
les préjugés, les
Les haines; les passions, avait, pendant son
divisions qué Sonthonax fomentés et entreséjour à Saint-Domingue,
les diverses
tenus avec tant de soin parmi colonie, étaient
classes des citoyens.de cette Tharmonie, la
entiérement éteints. L'ordre,
et faileur succédaient
été
bonne intelligence malheurs dont ils avaient
saient oublier les
Près de huit mois s'ési long-temps victimes. dans cette heureuse trantaient déjà écoulés
Rigaud et Beauvais
quillité: les généraux --- Page 39 ---
(23)
avaient su
Ils étaient parvenus;
en
profiter. de temps S à faire redaus ce court espace
à faire sentir aux. cultifleurir la culture,
le
vateurs que de leur travail dépendait
maintien de leur liberté ; à réprimer le vol
à offrir enfin - aux yeux
et le vagabondage,
des récoltes qu'on
des propriétaires. étonnés
à celles
pouvait, pour ainsi.dire, > comparer
des années antérieures à la: révolution.
-
long-temps d'entretenir desinSoupconné
Diendonné, qui
telligences aveclAnglais,
civil, dont
prenait le titre de commissaire
Sonthonax l'avait revêtu à son départ, fut
troubla cet état de calme. Il
le premier qui
et accueillit
leva le masque tout-a-coup,roçut
publiquement les émissaires que les Anglais
Montalembert lui envoyaient
et l'émigré
il établit même aux
du Port - au - Prince :
de cette ville un marché où se livraient
portes
et denrées coloniales en échange
les vivres
et des marchandises sèches que
des munitions
lennemi lui fournissait. CNEO,
et Beauvais, avant de se détermife Rigaud
les
ner à employer la force pour empècher
suites de ces intelligences 5 usèrent de-tous
de conciliation pour
les moyens possibles
Dieudonné. Ils lui donnèrent conramener
du
naissance de la paix avec FEspagne,et
B 4
raient
portes
et denrées coloniales en échange
les vivres
et des marchandises sèches que
des munitions
lennemi lui fournissait. CNEO,
et Beauvais, avant de se détermife Rigaud
les
ner à employer la force pour empècher
suites de ces intelligences 5 usèrent de-tous
de conciliation pour
les moyens possibles
Dieudonné. Ils lui donnèrent conramener
du
naissance de la paix avec FEspagne,et
B 4 --- Page 40 ---
a -
(24)
les nomdécret du 5 thermidor, an 3, qui
de brigade: Ils lui signifierent
mait généraux
sous un bref délai,
d'avoir à déclarer, 2
ou
- enfin
la république française
s'il tenait pour
Dieudonné, pour toute
pour les Anglais.
marcha sur
réponse, Sit égorger les envoyés, le 15 nivôse, an 4,
Léogane, et s'empara, avancé à une lieue
du camp Philippe, poste de cette ville. Maitre de
et demie de distance
les sucreries
il fit incendier
cette position, enlever tous les animaux,
de la' plaine 2 cultivateurs qui refusaient
piller et tuer les
de marcher lavec lui.
opposer une
Ces deux généraux, pour commettait Dieudigue aux horreurs les que cultivateurs éperdus
donné; et rassurer foule à Léogane en dequi se rendaient en déployèrent la rigueur,
mandant du secours, lui. Les succès multipliés
et marchèrent sur
ceux qui ne s'étaient
qu'on obtint effrayerent crainte ou par faiattachés à son partique par Laplume, qui comblesse, et déterninerent
plusieurs autres
mandait après lui, ainsi que
de particiconvaincus
chefs en sous-ordre, à s'emparer de lui, à
pation à sa trahison;
et à remettre aux
le conduire à Léogane, les preuves écrites de
généraix républicains avec les Anglais.
ses trames perfides --- Page 41 ---
(25)
a autre chef sous ses ordres, et
Pompée 3
dans les hauteurs de
commandant un camp
écomme traitre,
Léogane, fut également arrêté
et transféré dans les prisons.
de
Les Anglais, instruits de l'arrestation
Dieudonné, et appelés par le parti qui- existait encore en sa faveur dans ces montagnes, les
du moment où Laplume et
profitèrent
chefs le conduisaient a
autres principaux
de ces postes im-;
Léogane pour s'emparer
portans, , dont on essaya., mais sans succèss
de les chasser dans le courant de ventôse.
fiers de leur positioni; et
Les Anglais ,
déterayant reçu des renforts d'Europe,se
Ils
minèrent à tenter le siège de Léogane.
devant cette ville le premier
se présentèrent avec des forces imposantes.
nivôse suivant, hommesde troupes anglaises,
Quatre mille
sous les ordres du major-général Bowyer,.
deux mille émigrés, commandés par Montafirent leur débarquelembert et Dessources,
six
quatre vaisseaux: 7
ment, protégés par
frégates ,et une grande quantité V d'autres
bâtimens armés, sous. les ordres de l'amiral
Parker.
fait, les vaisseaux et les
Le débarquement
vinrents'embosser: sous le fortCa-ira,
frégates situé au bord de la mer, près de Léogane,
,.
deux mille émigrés, commandés par Montafirent leur débarquelembert et Dessources,
six
quatre vaisseaux: 7
ment, protégés par
frégates ,et une grande quantité V d'autres
bâtimens armés, sous. les ordres de l'amiral
Parker.
fait, les vaisseaux et les
Le débarquement
vinrents'embosser: sous le fortCa-ira,
frégates situé au bord de la mer, près de Léogane, --- Page 42 ---
et firent. un feu (.26)
terrible
quatre heures. On leur
pendant vingtsement, et avec tant de riposta si vigoureuvirent contraints de
sticcès, qu'ils se
de
couper leurs
s'éloigner du fort, dont ils
cables, et
approcher.
n'osèrent plus
Les troupes de
de siège, furent, terre, après quatre jours
nades et leurs malgré leurs vives canonassauts réitérés,
repoussées et si complétement également
plusieurs sorties qu'on fit
battues dans
eurent à peine le
sur ellesy qu'elles
Une: grande
temps de se rembarmer:
provisions de quantité toute
des minitions, de
d'artillerie tombèrent espèce et deux pièces
au.
vainqueure.
pouvoir des
Cest pendant que ces deux
fendaient si
généraux dés
à la France courngausement les deux
et conservaiént
étaient confiés; c'est départemens qui leur
paient àl faire
pendant qu'ils s'occuparvenir au
l'expression e de leur
gouvernement
leur dévouement
reconnaissaince et de
qu'ils convoquaient, 3 c'est, dis-je, pendant
Tex-gouverneur
d'après les Fordres dé
Laveaux et de
Perroud, les assemblécs
l'ordonaateur
torales qui nommérent primaires et élecdépartemens au
les députés de cès
corps législatif, que de --- Page 43 ---
(27)
calomniateurs les accusaient près le
lâches
directoire exécutif de vouloir se soustraire
loix de la mère patric, et de livrer à nos
aux
ennemis, les Anglais, les postes
implacables
cessé de défendre, eux et
qu'ils n'avaient
depuis le
leurs frères 7 avec tant d'énergie De vils
commencement de la révolution.
voulaient faire tomber le glaive
scélérats
sur des hommes à qui l'on,
égaré de la justice
décernera des couronnes. civiques.
il est-aisé
le but de ces
Mais
d'apprécier
calomnies : elles étaient dictées et répandues
des hommes jaloux de la prospérité de
par
qui, honteux de leur
ces deux départemens; dans la partie du
oisiveté désorganisatrice
désavanNord, et craignant la comparaison
qui serait faite de sa situation avec
tageuse. celle de lOuest et du Sud, voulaient,par tous
en opérer la subverles moyens possibles,
encore
sion. Qui sait même si, ce n'était pas
eux, et les leurs, un moyen d'excuser
pour
ou, dans un chaos
leurs fureurs tyranniques,
celui de
absolu, à dix - huit cents lieuesydilapider à pleines mains, dans un pays si
florissant, sans qu'il soit possible d'y rien
débrouiller. la
du Nord, au moment et
En effet,
partie
civils, était
depuis le départ des commissaires
possibles,
encore
sion. Qui sait même si, ce n'était pas
eux, et les leurs, un moyen d'excuser
pour
ou, dans un chaos
leurs fureurs tyranniques,
celui de
absolu, à dix - huit cents lieuesydilapider à pleines mains, dans un pays si
florissant, sans qu'il soit possible d'y rien
débrouiller. la
du Nord, au moment et
En effet,
partie
civils, était
depuis le départ des commissaires --- Page 44 ---
(28.)
et a
à la terreur;' au brigandage
en proie
complète. Laveaux , géPanarchie la plus
était retiré au Port-de-Paix,
néral en chef,
de deux ans dans
et y était resté pendant plus moins desvivres'
Tinaction et Tabondance, au commandait la
du pays. Le général Villatte
Il avait à
villed du Cap et ses dépendances.
ét les
combattre les, Anglais, les Espagnols ordres de
réunis, sous les
nègres royalistes
Biassou.
Jean François et de
il avait
Dans toutes les circonstances,
et les autres. Il a constamment
battu les uns
de séduction ; il
résisté à tous leurs moyens de l'aveu même
un million qui,
les.
a dédaigné
lui a été offert par
de ses accusateurs,
une famine dont
Espagnols; il a supporté
(i); il a
Thistoire fournit peu d'exemples
leurs
nourri les Européens,
exclusivement
un tronçon de canne,.
(1) On s'arrachait, au sucé, Cap, et on le ramassait pour
on le jetait après l'avoir
les vivres étaient en si
le sucer encore 9 tandis que
qu'ils pourrisaient
grande abondance au Poit-de-Paiz, et:que l'on en fit jeteràla
encombrés dans ses magasins,
des quantités considédans le canal de la Tortue,
l'on faisait remer, rables. Cest de ce lieu d'abondauce que habitans du Cap;
pousser à coups de fusils les malhenieux lieues de lour résidence, au
qui venaient par mer à dix
chercher leur subsisrisque d'être pris par les ennemis, familles.
tance et celle de leurs malheureuses
-de-Paiz, et:que l'on en fit jeteràla
encombrés dans ses magasins,
des quantités considédans le canal de la Tortue,
l'on faisait remer, rables. Cest de ce lieu d'abondauce que habitans du Cap;
pousser à coups de fusils les malhenieux lieues de lour résidence, au
qui venaient par mer à dix
chercher leur subsisrisque d'être pris par les ennemis, familles.
tance et celle de leurs malheureuses --- Page 45 ---
(29)
emmes et leurs enfans, avec quelques barils
de farine mis en résérve dans les magasins
destinés à sa troupe et, à
de la république,
et il a le premier donné l'exemple
son usage, du
de se nourrir de cannes
aux hommes
pays
aller
et de racines ; il s'est mis à leur tête pour
fouiller la terre et y planter des vivres ; il
contenir les hommes égarés par la licence,
sut,
s'en faire aimer: enfin il avait acet pourtant
des troupes et de- ses conciquis la confiance.
à
toyens de toutes couleurs,et il était parvenu
mêmeun
rappelerlat urangenhas.letogral,ea
peudecommerce (Qattoenta@ertnripsender
àquises implacables cnminmimenepeivest
refuser des éloges, tel que la république n'a
de plus ardent défenseur, qui lui a conpas
ainsi
servé le nord de Saint-Damingue, pour
Quelques sucreries, avaient été rétablies, et don-
(:) des
Elles ont été affermées 2 depuis
naient
produits.
du
à des pris
larrivée des cinq agens
gouvernement,
très-modiques, et sous des noms empruntés, au profit
d'hommes qui, partis de France presque nuds, ne sont'
passés dans la colonie que pour y dilapider la fortune
publique. Le vertueur et désintéressé Leborgne s'était
emparé (sans doute pour l'empécher de tomber en plus
mauvaises mains ) de la belle sucrerie de, Pinfortuné
Macnemara 2 et son patron Sonthonax lui en attribua les
produits, quoique l'administration eût résilié son fermage
dont il n'avait pas rempli les obligations. --- Page 46 ---
(30) n'aurait dû rivaliser
dire malgré un chef qui
après
aveclui que.de gloire et de générosité, encore (lui
vingt mois de captivité, gémit
et de son
victime de sa'haine
si
vingt-luttioime) On enchaine ce courage
injuste vengeance. si cherà la liberté, si déterrible àlennemi,
vouéau -CE donc
de
vous avez été grands et
EEITENE
à vos amis , lorsque
mortels ennemis?
généreux envers Vvos plus du Nord à Tarrivée
Telle était la position
par
la corvette la Vénus, 2 commandée
de
que cette
Désageneaux. Il est vraisemblable Laveaux des
corvette apporta au général lui indiquaient
instructions particulières qui Il part "toutmarche nouvelle à suivre.
au
une
pour se rendre
à-coup du Port-dePaix annulle toutes les opéCap; il improuve. et
de Padminis
rations de Villatte, s'empare et veut introduire
tration, du commerce, création (1).
de sa
un' papier-moinoic
du Port-deA cette époque, la montagne été tranquille;
Paix, qui jusqu'alors avait
ouverte. Soixante propriétaires
fut en révolte
furent massacrés sur
blancs et de couleur le
que Sonleurs habitations, sous prétexte
Portant Vinitialerdu nom de. Perroud.
(1)
-
et
de Padminis
rations de Villatte, s'empare et veut introduire
tration, du commerce, création (1).
de sa
un' papier-moinoic
du Port-deA cette époque, la montagne été tranquille;
Paix, qui jusqu'alors avait
ouverte. Soixante propriétaires
fut en révolte
furent massacrés sur
blancs et de couleur le
que Sonleurs habitations, sous prétexte
Portant Vinitialerdu nom de. Perroud.
(1)
- --- Page 47 ---
(3r)
thonax allait être guillotiné. Les nègres réEticnne, dirent que si on
voltés, dirigés par
ne leur rendait pas Sonthonax, ils mettraient
tout à feu et à sang."
et
En réfléchissant que depuis deux ans
demi les nègres n'avaient point parlé de cet
d'un mouvement si subit
homme, que penser,
pour lui et en son nom (1)!
instrument, Etienne, a été fuLe principal
sillé depuis le retour. de Sonthonax : c'était
sûr d'étouffer la connaisle moyon le plus
sance de ceux qui l'avaient mis en mouvement (2).
La conduite de Laveaux, le secret qu'il
affectait de garder sur les nouvelles apportées
de Franice par la corvette la Vénus, dans un
oublié depuis si long-temps, justement €
pays avide de la.jouissance de ses droits, et oû on
(1) On se rappelle toujours avec horreur que c'est aux
cris de vive leur papa Sonthonaz, viveleur papa Laveaur que les nègres assassinaient dans ces quartiers.
(SLrogentparticalier, Leblanc, peu de temps après son
arrivée au Cap, et après avoir pris des informations sur
les assassinats qui se continuaient dans la montagne du à
Port-de-Paix, entra dans le cabinet de Sonthonax, et lui
dit C Tu es un scélérat; c'est toi qui a organisé les
assassinats qui se sont commis et se perpétuent dans la
montagne du Port-de-Paiz; s'ils ne cessent SouS quatre
joute,je te brile la cervellen Etles assassinats ont cessé. --- Page 48 ---
(32) )
de
encore que la constitntion
ne connaissait
tellement les empeitsyquil
1793, 4chaufferent
dans lequel Laveaux
résulta un soulévement
le 30 ventôse,
furent emprisonnés
les
et Perroud
àle débiter, par
comme on s'est plu
mais encore
non,
de couleur seulement,
de
hommes
et les noirs. La plupart
les blancs
de Villate,
par
lors de Parrestation
ces derniers, liberté, parce qu'on craignait
ont été mis en,
force des noirs : l'un d'eux,
etle nombre etla
estimé - arrive auAnnecy, ginéralement comme député au
jourdhui avec Sonthonax quoique prévenus du
législatif. Ainsi,
les autres
corps fait, les uns sont proserits les motifs de
même
e Qui ne' voit
sont exeepiéali.s
le géce ducehement? de cette arrestation ,
A la nouvelle Louverture 2 commandant
néral Toussaint
marche àla'tête d'un
des Gonaives, se mit en
et se rendit denombreux corps de troupes, cette ville à élargir
vant le Cap, pour forcer coupables, ou non, n'en
ces deux chefs, qui,
revêlus de lauétaient pas moins à ses yeux ils avaient été
torité nationale ; mais déjà Villatte et. de la
les soins de
relachés par
minieipalité retira au camp de la Marse
Ce premier L
nombre de citoyens
tellière, avec un grand
de
d'un
des Gonaives, se mit en
et se rendit denombreux corps de troupes, cette ville à élargir
vant le Cap, pour forcer coupables, ou non, n'en
ces deux chefs, qui,
revêlus de lauétaient pas moins à ses yeux ils avaient été
torité nationale ; mais déjà Villatte et. de la
les soins de
relachés par
minieipalité retira au camp de la Marse
Ce premier L
nombre de citoyens
tellière, avec un grand
de --- Page 49 ---
( 33 )
de toutes les couleurs qui voulurent le suivre.
de lrapproche de Toussaint 20 2 et
Effrayés peut-être aussi sur la droiture de ses
trompés intentions, tous ensemble se décidèrent ày
attendre les commissaires dont on annonçait
la prochaine arrivée.
Les choses en. étaient là dans le courant..
de floréal de l'an 4, lorsque parut à SantoDomingo le citoyen Roume, agent particulier du directoire exécutif pour la partie
ci- devant espagnole de Saint -Domingue:
Son premier soin fut d'annoncer son arrivée
à tous les chefs militaires de lai partie française de cette ile. 11 demanda particuliérement aux généraux Laveaux et Villatte Fenvoi de personnes sages et éclairées > pour le
mettre au fait des causes qui avaient donné
lieu' à l'événement du 30 ventose; et à L6 ceux
qui-Tavaient suivi. Il demanda aux généraux Beauvais et Rigaud des commissaires
de lOuest et du Sud, pour assister à la dis-.
cussion quil voulait établir entre les envoyés
A
des deux généraux du département du Nord.
A la suite de cette discussion , le commisa saire Roume écrivit, le 22 floréal, aux géneraux Laveaux, Villatte, Toussaint Louver-
. ture 2 et autres chefs républicains 7 ga'ils
avaient été le jouet de leurs énnemis comC
généraux Beauvais et Rigaud des commissaires
de lOuest et du Sud, pour assister à la dis-.
cussion quil voulait établir entre les envoyés
A
des deux généraux du département du Nord.
A la suite de cette discussion , le commisa saire Roume écrivit, le 22 floréal, aux géneraux Laveaux, Villatte, Toussaint Louver-
. ture 2 et autres chefs républicains 7 ga'ils
avaient été le jouet de leurs énnemis comC --- Page 50 ---
(24)
Pabsurileur disait: < LJousselé,
dès
muns.
les accusations portées
> diléde toutes furent toujours repoussdes
deux COLES
si ce
D
manière la plus aictorieuses on
> de da
quelques faiis-dont
Aacrsiunesee foi de part et d'antre,-et
de bonne
insépa-
> conviat sont que les conséquences
Dl
> qui ne
état de défiance mutuelle.
> rables dun
de nier plus long-temps vOs
impoasible
de
-> devient
fussicz tous les dapes
que vous ne, ennémis, Vos colnmissaises vous
> implatables
eux et: pour
de honteipour
comme
> rougirent vous être laissds conduire d'en
-> tous; de
ils feurent le. courage de leurs
ades aveiglee.
d'effacer
faire Paveu; et juscrent
sonvenir
>
1 plus léger
cceurs francs jusqu'an
Nous jurâmes
>
inimitic.
> de votre. apparente
et la paix repren-
> : tous que. la confiance les bons repubilicainedes
tous
par le
> drnientycher leur place usurpée
> trois couleurs, 2
Nous jurdmes que
et le trouble.
>
soupcon
reluserait serait considért. quil
> cclui qui sy
comine: un homme
vous et nous,
etc.2
> par
chasser de la colonic,
envoyés
> jaudrait
Perroud 7 tm.des sens au
Lordounateur
dans le méme
de Lavenuxs écrinit leltre a été imiprimces ;
général Rigaud : sa
elle est bien connue. modéré du citoyen Roume,
Le' earactére
--- Page 51 ---
(35 )
venaient de prononcer les
les sermens que
envoyés des divers généraux, de tout oublier
tout faisait prés
et de se réunir sincerement,
sager, dans la partie du Nord, le retour d'une
tranquillité après laquelle on soupirait si
ardemment; et qui en fut bientôt bannie à
jamais par l'arrivée au Cap des agens du
directoire exécntif(t).
Sonthonax, choisi par le gouvernement
pour retourner à Saint-Domingue, était sans
doute chargé d'y concilier les esprits, et d'y
cicatriser les plaies de la révolution. Ses collegues, en arrivant, sen sont rapportés à lui,
(1) Cette agence était composéc de cinq membres e
Sonthonax, Giraud,Leblane, Raymond, etde Roume,precédemment arrivé à Saint-Domingue. Giraud et Leblanc
ne tardèrent pas à s'appercevoir. du but perfide auquel
téndait Sambseetyeipiwrent bientôt en Frànce: Le
dernier mourut dans la trayersée, le neuvième jour de
son cmbarquement, non sansi faire naitre de violens soupçons sur lad cause d'une mort SI prompte:
Qu'en penser, en effet, lorsqu'on sait, comme on a pu
le remarquer, que ce commissaire avait écrit différentes
lettres pour s'informer quels étaient les. moteurs des assassinats de la montagne du Port-de-Paix. Une d'elles fut
envoyée à Sonthonax (car il achetait au poids de l'or la
correspondance de ses collègues), qui, la recevant en,
présence d'un de ses amis, lui dit en propres termes :
< Voila une lettre de Leblanc, c'est bien sa signature 5
il me la paiera : de sa wie il ne pétera en France 224
C 2
lettres pour s'informer quels étaient les. moteurs des assassinats de la montagne du Port-de-Paix. Une d'elles fut
envoyée à Sonthonax (car il achetait au poids de l'or la
correspondance de ses collègues), qui, la recevant en,
présence d'un de ses amis, lui dit en propres termes :
< Voila une lettre de Leblanc, c'est bien sa signature 5
il me la paiera : de sa wie il ne pétera en France 224
C 2 --- Page 52 ---
(36) )
comme pouvant faire
Muence, par la
davantage par son incrdes, localités, connaissance, des caractères
cette
Il n'a rempli ni le but de
mission, ni répondu' à cetté
tous ses actes portent le caractère confiance:
tialité,de la
de la parArbitre de l'un et
cponstet
était bien facile de les l'autre parti, il lui
concilier; ; mais circonvenu rapprocher et de les
avait-été le
à
parLaveaux, qui
joindre bord . du vaisscau le
Hatigny, avant son
avait eu avec lui une debarguement, et qui
longue et secrète conférenee,l ne la pas vouli.. En
Roume, les envoyés de Laveaux présence de
latte, s'étaient donné le
et de Vilavait juré
baiser. de, paix. On
d'oublierde:3 30: ventôse ;
lui-meme, et Perroud lavaient Laveaux,
municipalité du Cap aussi-tôt
juré à la
gissement. Si ce
après leur élarde
perfide baiser n'ent été celui
Néron, tout était calme, tout était fini.
Que ne peut la soif de la
Sonthonax envoie à Villatte
vengeance !
à lacommission:
lordre de venir
Villatte,
rendre compte desa conduite.
adoré de sa troupe, obéit comme le
plus sinple soldat: il revient dans cette
qu'il a alimentée dans sil
ville,
su conserver à la Jiberté détresse, qu'il a
son_neble
par son courage et
tous les desintérosemient. II entre au Cap;
citoyens, 2 hommes, femmes, enfans
a --- Page 53 ---
(37 )
se pressent sur son passage , ils ne peuvent
contenir leur émotion et: leur joie ; ilslacs
compagnent jusqu'au gouvernemeut avee-des
branches de palmiste,de grenadille, et crient
tous : Vive la républiques vivent les commis
du Cap.
saires, vive Villatte, wive-leseuveur fond le
A ces cris, Laveaux 5 furieux,
sabre à la main, ainsi que ses offieiersy sur
multitude.
de femmés furent -
cette
Quantité
blessées ; plusieurs même en sont restées estropiées. Une d'entre elles, alors eneeinte,en
est morte. Les agens leur ont fait distribuer
pendant tout le temps
une gourde par jour
aient Tint
qu'a duré leur traitement. Qu'ils
pudence de le nier ()!
La commission, après avoir entèndu Villatte,le renvoyaà son camp pour yattendre
ses ordres; mais, quelques jours après, Sonthonax surprit à Fincurie del ses collegues la
proclamation signée de lui comme président,
qui mnettait Villatte hors la loi, ordonnait
< de lui courir sus; de Lemmener mort: OL
> wif >. Hmanqua,.cn eilety de tomberiaris
(t) Des procès-verbaux constatent ces faits. On trouvera. sur tes registres de Phôpital du Cap les noms de
quarante-cinq despersonnes blessées en ceteoctasion.Loin
de punir de pareillesatrocités, on les a traitées froidement
de petites corrections justement infligées à des êtres qui
sumeniwoahdankeadl pour unhomme proscrite
C 3
mort: OL
> wif >. Hmanqua,.cn eilety de tomberiaris
(t) Des procès-verbaux constatent ces faits. On trouvera. sur tes registres de Phôpital du Cap les noms de
quarante-cinq despersonnes blessées en ceteoctasion.Loin
de punir de pareillesatrocités, on les a traitées froidement
de petites corrections justement infligées à des êtres qui
sumeniwoahdankeadl pour unhomme proscrite
C 3 --- Page 54 ---
- -
(38) )
sur sont
embuscade de . sicaires postés
une
n'évita qu'en se retirant par
chemin, et quil
exigea au moins sa
Sonthonax déçu;
mer.
de vingt-huit individus
déportation ct celle
utilement au retour,
quil aurait pu employer défense du pays (1).
ala
de Ja tranquillitéet
quels
Laveaux
Sonthonax demanda au 1 général débarrasser de la
()
employer pour se
moyens on pourrait de conleur. Laveaux lui répondit
caste entière des hommes
fenimes et enfans,
qwilallait les déporter tous cinquante ) hommes, aus. Cette propodepuis PAge de dix jusqu'a à, Sonthonax: il engagea
silion verbale ne. suffisnit pas écritysous. prétexte. qu'il ne
Laveaux à la développer par verbalement à ses collagiess
pouvait point la présentor projet par écrit. Sonthonax
Laveaux rédigea et remitson
signé,et Laveaux
qu'il convenait.que ce travailfot Sonthonax en
observa
de signer : lorsque.
en
eut encore la bonhommnie
hommesde. couleur,
futmuni, il la fit voir à plasieurs je ne suis pas 2 otre ami:
leur disant : cVous croyez que me propose contre wotisyet
ch-bion, voild le plan qu'on
que je wiens de déjouer >. je, pense au funeste sort qui
Je frissonce encore quand victimes du plus affreux maattendait, ces Aniéressantes n'eussent rencontré un courage cons- leurs
dljanelisae,ais elles innocence par leseul nom de du
tantà présumer deleur à lajustice et à la droiture
croire assez
représent ter sans cesse
Remnpateuts,d
pour
legiolateuretd du gowvernemcat
importune, quelune perstréranice arrachée par le speclesarelamaimaee mème acerbe mais souvent
vive iudignation
quefois
de leurs sonffrances et la
Il fant
racle déchirant fois les succès de Himpoarure.
qutallumsient par
innocence par leseul nom de du
tantà présumer deleur à lajustice et à la droiture
croire assez
représent ter sans cesse
Remnpateuts,d
pour
legiolateuretd du gowvernemcat
importune, quelune perstréranice arrachée par le speclesarelamaimaee mème acerbe mais souvent
vive iudignation
quefois
de leurs sonffrances et la
Il fant
racle déchirant fois les succès de Himpoarure.
qutallumsient par --- Page 55 ---
(39 )
les irente mille fusile que laicommisSur
avais la. conscience 1 des intrigues crimiTavouer, jen
avaient saisi le moment oùt les
nelles. et subaltornes récemment pressés par des factions,
suprémes magistrats,. àla streté patblique, sarmaient
uniquement attentifs nécessaire i et Pon' n'avait montré
d'uhe rigueur alors
ces enfans de la lilerté, qui
au directoire mes cliens,
qui n'ont'pas
Pont fidél lement servie à Saint-Domingue; donneraient
en son nom 2 qui
voulu se laisser opprimer
fléchiront jamais devant
mlle vies pour elle, mais quine des conspirateurs à acd'insolens satrapes 1 que comme Grenelle. Oui, Villatte étl
coler à Baboenf ou à ceux de devaient exciter mon zèler, 9
d'infortune
ses compagnons
était
nous avons une constitution, pairce gu'cile
parce que.
que cedépot
méconnue en eux parleurs peraéeuteurs.parcee directoire et au zèle des
sacré est confié au "égislateur,au
font la
jeunes gens et des pères de famille : ces principes le couinvariable de ma conduite ; ils" me 'donnent
règle
luttant contre le crime. Je ne- eraindrai
rage. de la vertu
pervers, que je dépas que les hommes profondément
dla tranquillité
masquc, parce que je les crois dangereux faire
jamais à me
confondre
de mon pays, parviennent les ont voulu perdre., ni que leurs
avec les royalistes qui.
silenceaux vrais
vociférations mensongères doiventimposer
républicains par Ja crainte de pireilles scalpationiaieiner
autant les viles délations méditées par Leborgne que
prise
deSonthonax sje prouverai que jesuis répules poignards
les
sur-toutl le courage.
blicain en en montrant vertus,mais
déshonorent
Ceux-là seuls sont complices des tyrans qui
font hair la liberté,et ceux-là ne sont que des esclaves
ou n'ont
la force de signaler le crime par-tout oùt ik
qui
pas
-
se trouve.
C 4
autant les viles délations méditées par Leborgne que
prise
deSonthonax sje prouverai que jesuis répules poignards
les
sur-toutl le courage.
blicain en en montrant vertus,mais
déshonorent
Ceux-là seuls sont complices des tyrans qui
font hair la liberté,et ceux-là ne sont que des esclaves
ou n'ont
la force de signaler le crime par-tout oùt ik
qui
pas
-
se trouve.
C 4 --- Page 56 ---
(451)
Sonthonax en
sion avait apportés avec elle, plus de la moitié
distribuer
fit secrétement
des montagnes de PEst:
révoltés
auix nègres
nombre de généraux.
il fit un très - grand laissa sans activité ceux
noirs ; il déporta ou d'Europe : il répandait
qui étaient cnvoyés
de l'Ouest et du Sud
quedans les départemens étaient exclus de toutes
les noirs et les blancs
étaient pas libres,
les places, que les nègres n'y aucuns généraux;
qu'on ne trouvait parmi eux seultivateurs étaient
ilse plaignait dece queles atteliers; de ce qu'ils y
contentis dans Jeurs avant la liberté, travail
travaillaient çomine
disat-il, par les
auquel on les getjettiaenit, rigoureux ; il se plaignait
traitemens les plus le vol et le vagaboudage y
enfin de ce que réprimés. )
étaient sévérement adroit pour ne pas démenSonthonax, trop
instructions setir, par des actes publies,les domnaità ses agens, ne
crètes et verbales qu'il
oû il
de faire des proclamations
laissait pas
l'amour de lordre
aux cultivatcurs
:
préchait
mais en suivant sa. conduite
et du travail ;
pas possible de ser
machiavélique 3 2 il n'était
puis"
méprendre sur le but quil se éclatait proposait, dans les
que, dans le même temps, ,du Moustic et
montagnes du port-de-Paiz révolte dans lade Jean Rabel une nouvelle --- Page 57 ---
(4t)
blancs et hommes de couleur
quelleduaianie
furent égorgés aux cris 2 de vive Laveaux,
vive Sonthonax (1).
tous
Sonthonax voulait enfin se venger par
possibles des hommes de couleur,
les moyens
dontilétait devenul l'ennemi, parce que,dlans
mission, il avait rencontré dans
sa précédente
eux une énergicqui n'enquelquesausdrenire
et son délire déniagocensait pas sa tyrannic trouvait dans ces hommes,
gique, parce. qu'il
plus avancés que les autres dans slacivilisation,
censeurs' de sa
d'importuns et trop clairvoyans
le
conduite ; il voulait, dis-je, réaliser projet
concudepuis long-temps,de perdre
qu'ilavait hommes qu'il avait caressés lorsqu'il en
des
de.ses actes
avait eu besoin, et qui, fatigués
arbitraires, l'avaient dénoncé à son-collègue
Polvercl (2).
(1) Le général Pajeot et tous les soldats et officiers,de
actuellement ici, peuvent attester. ce
l'armée européene,
fait.
de fois n'avait-il pas dit C qu'il tirait
(2) Que homme tont le parti quil pouvait 7 et quil le
> d'un
verre
iln'en avait plust besoin >!
>> cassaitcomme un
quand
N'était-ce pas aussi le système de nos prétendus grands,
d'autrefois ?
Nous sommes de leur gloire un instrumcat servile,
Rejeite par dédain s'il devient inutile,
Et brisé san's pitié dès qu'il est dangereux.
ée européene,
fait.
de fois n'avait-il pas dit C qu'il tirait
(2) Que homme tont le parti quil pouvait 7 et quil le
> d'un
verre
iln'en avait plust besoin >!
>> cassaitcomme un
quand
N'était-ce pas aussi le système de nos prétendus grands,
d'autrefois ?
Nous sommes de leur gloire un instrumcat servile,
Rejeite par dédain s'il devient inutile,
Et brisé san's pitié dès qu'il est dangereux. --- Page 58 ---
a -
(43)
dans le Sud de Rey/tabiongne
a Delalenvoi délégués, de Desfourneaix
et Kerversau pour général de la force arée,
pour inspecteur
Préty
d'Idlinger pour condonatenur-Armauti
commaidant de la gendarinerie.
à
pour Ces délégués" et leur suite débarquerent
passerent en revue la garnison,
Tiburon, y:
nombre d'officiers noirs; en
s'informètent du
éerivirent à la commistrouvèrent- treize, et
deux: Ils leur desion qu'il n'y en avait ils que n'étaient pas élevés
mandèrent pourquoi
Vous ne voyez pas,
aux grades supérieurs.a les mulâtres sont vos
leur dirent-ils, que devez vous rallier aux
ennemis, que vous eztermincr et prendre leur
blancs pour les
leur répondirent que les
place >. Ces officiers
ils étaient, avaient
bataillons dans lesquels
Delpech et
été formés par les commissaires pour officiers
Polverel, qui n'y avaient placé
le peu de
des hommes de couleur ; que été
que
voyaient y avaient
portés
noirs qu'ils y
le général Rigaud.
en remplacement par conduite dans toute
1ls tinrent la même
de répéter a tous
leur route, et ne cessèrent venconfraient; et
les noir's vagabonds qu'ils
au
qu'on les contraignaient
qui se plaignaient si vous voules; vous étes
travail.< Travaillez n'a le droit de sousforcerà
libres; personne --- Page 59 ---
(43)
Vous etes
faire ce que votis ne voulez pasdes sots d'obéir aux mulstres >:
La
plus de travail, plus de,
/ Dès cei moment,
plus destireté.
revenusaplus deaubordination, les délégués
A leur arrivée aux Cayess,
Tair refurent recus presque en triomphe de ; yive lit
tentit des cris mille fois répétés
ses
républiques a vipe la commission, 2 vivent voir en
délégués Tous les citoyens crurent
du
hommes revêtusde lai coufianee
eux des
venaient consolider à jagouyernement, qui
dont ils,
mais le bonheur et la tranquillité mais lila
jouissaient depuispluse sde deux ans 3
lusion de Tespérance fut bicntôt dissipée.
Dès que les délégués se furent fait recon
les autorités constituées, ils. s'emnaitre par
civils, adminiss
parèrent de. tous les pouvoirs
les uns et
tratifs et militaires. : ils exercèrent
ils
les autres atec un despotisme incroyables
affichèrent le luxe le plus scandaleux;ils entable
et - dans le
tretinrent une
splendide, la ration des
même moment ils réduisaient habillemens et la
les
troupes, sapprimaient
demi-paye qui leur avaienté stéprécilemunent
donnes.
accordés et jusques-là régulidrement
J'un d'eux, Leborgne, précédé par sa réplitation de Marat des Antilles, dont il s'était
lui-mème donné le titre, partide France sans
scandaleux;ils entable
et - dans le
tretinrent une
splendide, la ration des
même moment ils réduisaient habillemens et la
les
troupes, sapprimaient
demi-paye qui leur avaienté stéprécilemunent
donnes.
accordés et jusques-là régulidrement
J'un d'eux, Leborgne, précédé par sa réplitation de Marat des Antilles, dont il s'était
lui-mème donné le titre, partide France sans --- Page 60 ---
(44) après son arrivée
peu de jours
un sou, prend,
douze actions
sur le corsaire le Sonthonax, et s'établit,
chacune de 1650 livres,
et demie,
des prises. Il se faitfaire
en mème temmpsjuge livres
la maison de
un bon de 13,200
par
la majson
Denton et Hall; il fait tirer par
à Paris,
Nathan, sur le citoyen Dufrayer, livres (1) au
de 1200
une lettre-de-change
l'avait forcé de
profit d'une prostituée qu'on
sur la dedébarquer sous voile à Rochefert,
de la
mande de Pascal, seeretaire-géeral n'a-t-il point ravi
commission. Ce délégué
? N'a-t-il pas eu
Faccordée. du général Rigaud la lui montrant
Pimpudence de le braver, en
de
de létat-major
dans son lit en présence rendre sa visite de
lorsqu'il fut
ce général,
Faut-il parler de
cérémonic à la délégation?
- Lucie,
les diamans à Sainte
son goût pour
choses que tant de fois
enfin de tant d'autres
qu'il serait
a
Weprochées,
on lui vainement
il faut
d'énoncer, et sur lesquelles
trop long le même silence que lui?
bien garder
mémoire imprimé de Leborgne, qui est entre
(1) Voirl le
de la coismission des colonies, 9
les mains des membres de n'avoir été persécuté que parce
dansl leguelil se glorifie Antilles.
qu'il était le Marat des
toutes les preuvesOn tronvera à la même commission
relatives aux actions et aux lettes-de-change. --- Page 61 ---
(45.)
Le second, Rey 2 connu par son immoralité et sa haine pour la liberté et T'égalité,
condamné à la déavait été préoédemment Sonthonax comme
portation par Polverel et
un des assassins de Rigaud dans la journée
du 14juillet 1793; - et Rigaud, alors commandant provisoire de la province du Sud,avait
été chargé de T'exécution de cet ordre, qu'il
ne put remplir, parce que Rey ayant dans
échoué dans son projet, s'était sauvé
un 1. canot à Jérémie, ville au pouvoir des
Anglais (1).
démentit
T'opinion
Cet intrigant ne
point
défavorable gu'il avait laissée de lui. Il se
débauche; le jeu,
livra à la plus crapuleuse
du matin
les femmes, le vin l'absorbaient
ausoir. Il s'entoura de tous les scélérats qui
l'avaient antérieurement secondé dans ses
tentatives
assassiner Rigaud , et les
pour
comme les répuprésenta à ses collègues
blicains les plus propres : à servir leurs
wues.
le citoyen Kerversau, a su,
Le troisième,
sa. eonduite sage et modérée, se' concipar
L'original de Pordre est entre les mains du général
(1)
les
certifiées de lui se trouveront à la
Rigaud, et
copies
çommission des colonies.
é dans ses
tentatives
assassiner Rigaud , et les
pour
comme les répuprésenta à ses collègues
blicains les plus propres : à servir leurs
wues.
le citoyen Kerversau, a su,
Le troisième,
sa. eonduite sage et modérée, se' concipar
L'original de Pordre est entre les mains du général
(1)
les
certifiées de lui se trouveront à la
Rigaud, et
copies
çommission des colonies. --- Page 62 ---
(46.)
générale: il n'a partagé aucuns
lier Testime
qu'on peut justement
des actes arbitraires
Mais un grand tort
reprocher à ses collegues.
dès éloges de
à leurs yeux est d'avoir faction recu Foyalescomme
quclques fauteurs de la
le respect, ausi la vertu ne se, conciliait pas de la haine de
tant que le erime se couvre
tous les partis. Idlinger, parfaitement connu
I'ordonnateur)
dans Part
de Bordeaux, 2 habile en faildu commerce
des majsons
d'arranger les comptes servi à Saint-Domingue
lite, a tour-a-tour
le marquis de MonBacon de sChevaleries Montbrun qu'il a quitté
tullé; le genéral cclui-ci pour les Anglais)
pour Snnthionax,
Il y resta.
après la prise du Port-au-Prince. agent du gousix mois, commis de Dalton, il a passé de-là à
vernement brilamnique,et la religion du
Piuiladelplie, ou il surprit d'apporter en
Ader;qui le chargea
ministre
légation.
France les paquesdel connaissait parfritenuent
Sonthonax, et qui à qui il était particulioreses principess
par le ministre Truguet
ment recommands Bourdon, se chargea de l'emet par M. A.
et de luiprocuror
mener à Saint-Domingne,
de. Tavancement. Tadmintstration de cet ordon,
C'est sous --- Page 63 ---
(47)
nateur qu'en moins de trois mois: les dépenses
du département du: Sud se sont élevéés à
6,766,048 liv. 2s. 7 d., non compris plus de
300,000 liv. pour les dépenses particulières
de la délégation (1).
:
Arnaud Préty 7 coriphée du Panthéon.,
sachant à peine lire et écrire, connu, par; son
dévouement sans bornes. à Sonthonax; qui
lavait emmené en qualité d'un de ses.aidesde-camp, célèbre par sa férocité 2 s'était
distingué à Jérémie dans les cruautés exercées contre les hommes de couleur. 1l portait
en guise de cocarde à sonc chapeau,les oreilles
de ceux qu'on avait égorgés. Cet Arnaud
Préty fut envoyé pour. prendre le commandement de lart gendarmerie du Sud:
Desfourneaux, arriva aux Cayes quelque
temps après eux. : il y était parfaitement
connu -
pour être lauteur des événemens
affreux des 17.et 18 mars 1794, qui manquérent d'occasionner la subversion totale de la ville du ci- devant Port-auPrince.
Clest à, de pareils hommes bien connus
de la coimission, trop fameux dans le pays
(1)-J'ai lentre-les mains Pétat des dépenses du déparstementduSud pendant l'administration de POrdonnateur
Idlinger 1 ainsi que les comptes particuliers des délégués.
connu -
pour être lauteur des événemens
affreux des 17.et 18 mars 1794, qui manquérent d'occasionner la subversion totale de la ville du ci- devant Port-auPrince.
Clest à, de pareils hommes bien connus
de la coimission, trop fameux dans le pays
(1)-J'ai lentre-les mains Pétat des dépenses du déparstementduSud pendant l'administration de POrdonnateur
Idlinger 1 ainsi que les comptes particuliers des délégués. --- Page 64 ---
à
(48) )
* furent
la représenter , que
oû ils venaient
des
ulteemeaninene
remis pouvoirs hommes qu'elle avait chargés
ce sont de tels de deux départemens, qui
de Forganisation
la plus florissante
étaient dans la situation n'auraient pas tardé
avantleur artivée,et qui
de celui du
T'aspect afligeant
ces
à présenter
qu'avaient employés
si les moyéns
Nord, k
tourné contre eux-mémes.
sgeantettoent pas émissaires Arnaud PréPendant que leurs
(ces deux derniers
Menou et Edouard
quelques
ty;
de Desfourneaus),e
inaidesde-camp
couraient la plaine, 7
autres plus obseurs,
et'les troupes camsurgeant les cullivateurs
frontière de
Phabitation Perrin,
le
pécs sur
afin d'écarter
Jérémie (i), les delégués,
la préRigaud, dont ils redoutaient qu'ils ne
genéral
convaincus
sence - et la fernieté,
un mouvement
pas à opérer
serait aux
parriedireient
tant qu'il
favorable à leurs projets
contre J6méditèrent une attaquie
Cayes,
mémie.
tournée qu'il faisait en
(1) Arnaud Préty, dans une à soilever les soldats de
plaine avec les délégués, parvint et à le faire renfermer. dans un
ce camp contre leur chef, Rigaud arrive par hasard, rétablit action
cachot- Le général aux.ddlégués justice de cette
l'ordre, demande
l'obtenir.
criminelle, et ne peut
Ils
A --- Page 65 ---
(49 a
Ils engagèrent en conséquence les généraux
Desfourneaux et Rigaud àleur donnero chacun
Ils accordèrent, comme
un plan particulier.
la
àcelui de Desfourde raison, préférence
neaux, quoiqu'il n'eût pas, comme Rigaud,
les connaissances parfaites du pays et de ses
positions plus ou moins ayantageuses : aussi
ce plan fut-il aussi-mal exécuté que conçu.
1 Lacolonne commandée par Desfourneaux,
forte de dix-huit cents hommes 7 fut complétement battue par un simple poste avancé,ct
obligée d'abandonner une pièce de canon. P
Doyou ainé,chef de bataillon, commandait une colonne d'observation., ,3 et suivit
ponctuellement les instructions qu'il avait
reçues.
chargé d'offrir aux
Le général Rigaud,
émigrés l'amnistie accordée par. les agens. du.
directoire à Saint-Domingue, et de faire le
siège de ce poste en cas de refus, n'avait que
douze cents hommes sous ses, ordres.
Avec ces faibles moyens, malgré le refus
fait à sa sommation, il parvint à établir ses
batteries , à bombarder et canonner ce poste
important, et à le mettre dans un tel état de
détresse , qu'il allaits'en emparer et le prendre d'assaut, lorsque les délégués, , quiavaient
réussi à exciter dans la ville des Cayes un
D
de ce poste en cas de refus, n'avait que
douze cents hommes sous ses, ordres.
Avec ces faibles moyens, malgré le refus
fait à sa sommation, il parvint à établir ses
batteries , à bombarder et canonner ce poste
important, et à le mettre dans un tel état de
détresse , qu'il allaits'en emparer et le prendre d'assaut, lorsque les délégués, , quiavaient
réussi à exciter dans la ville des Cayes un
D --- Page 66 ---
(5o)
nuccontentement général qu'ils
voqué par leurs actes
avaient protation illégale de
vexatoires et larresplusieurs
plus les maitres de. contenir ciloyens, n'étant
générale, prirent un arrêté
Hindignation
aux Cayes, Les
pour le rappeler
aux forts Lislet citoyens et la
de la ville, réunis
dèrent en même
Tourterelle, lui manchamp
temps de.se. rendre sur-lepour rétablir Tordre
son absence; ; déjà même le troublé pendant
le général Desfourneaux
délégué Reyi et
accompagnés de
avaient pris la fuites
A la
sept ou huit des leurs.
réception de ces lettresis
lesiège,
Rigaud leva
sur-leschamp itembarquer son arlillerie, et partit
moitié de
pour les Cayes, à la tête
sa colonne, laissant
d'unel
buron.
l'autre à Ti
Il trouve à l'entrée de la ville
huit mille noirs qui étaient
au moins
férentes parties de la
accourus des dif.
passage à travers cette plaine. Il s'ouvrit un
la ville, doubla tous multitude, les
entra dans 7
ordre de s'opposer à Pentrée postes, et donna
étrangers; ; mais dans le même de ces' nègres
de fusil, parti à
instant un coup
éntre
lastitedunerixe
deuxmilitaires,f futlesignal d'un particulière
ment général ; il ne fut plus
mouveles nègres du dehors. Ils possiblederetenir
entrérent, non-seu- --- Page 67 ---
(5r)
lement par les portes, mais franchirent les
fossés et escaladèrent les remparts. Ils
versèrent t'tout ce qui se trouva sur leur rensage ; Rigaud, lui-méme 7 déjà excédé pas- des
fatigues d'aue attaque et d'une marche forcée
fut méconnu, terrassé et foulé aux pieds : ce : 2
net fut qu'avec la plus grande peine
parvint à le dégager et à le transporter qu'on chez
lui presque sans connaissance. Alors le désordre furt à son comble, chacun servit JOM
vengeances
le
SCS
particulieres, pillage et l'assassinat portent-de tous côtés la
et les eflorts des divers chefs militaires diésolation;
purent empécher qu'environ soixante indi- ne
vidus ne succombassent dans ces malheureux
événemens.
Legénéral Rigaud revenu de son évanouissement, fit répandre par-tout des patrouilles
nombreuses, chargées de faire sortir de la
ville tous les nègres étrangers: il
parcourut
luns-miemmetoutesles rues pourrassembler chez
lui les hommes, femmes et enfans qu'il
rait soustraire à la rage des furieux
pour: Elle
fut portée à un tel point,
(t).
que,. sans respect,
() Voyez à ce sujet, à. la commission des colonies
l'adresse des habitans de la ville dés
réunis
le général Rigaud, en date du 14 fructidor, Cayes,
chez
proclamation rendue par ce général le 15 du même an 4,et mois. la
D 2
uns-miemmetoutesles rues pourrassembler chez
lui les hommes, femmes et enfans qu'il
rait soustraire à la rage des furieux
pour: Elle
fut portée à un tel point,
(t).
que,. sans respect,
() Voyez à ce sujet, à. la commission des colonies
l'adresse des habitans de la ville dés
réunis
le général Rigaud, en date du 14 fructidor, Cayes,
chez
proclamation rendue par ce général le 15 du même an 4,et mois. la
D 2 --- Page 68 ---
(52,) ) luis ils Vinrent jusconsidération pour
leurs
sans
maison en arracher
ques dans sa propre
:
victimes.
mécondélégués, dont Fautoritéétait
Les
se dissimuler
nues.ct -
qui ne pouvaient perdu pas la confiance
qu'ils avaient totalement avaient pris, le 14 frucde tous les citoyens, lequel ils investissaient le
tidor, un arrêté par les petsimntcemaine
général Rigauddetoua) l'ordre et sauver la chose publipour rétablir
faire retomber sur lui les
que, ou plutôt pour de leurs excèsset l'accabler du
suites funestes
Setdel leurs forfaits.
remponsabilice
tous les
poidsdelenrs
à ce but, et rassurer
Pour parvenir effrayés de la conduite
espritsi, justement
des déléguésdonner
scandaleuse et criminelle
etles soustraire.
une apparence desatisfaction, à la fureur du peuple, qui
en même temps
leurs tétes, lc génédemandait hautement forcé de les mettre en arral Rigaud fut
compte en. même tempsà
restation. il rendit motifs qui avaient nécesdes
la commission
sité ses mesures.
succédèrent
Enfin Fordre et la tranquillité écrivit à la comà - ces alfreux orages. Rigaud autant qu'il était
mission qu'ayants rempli , Varrêté de ses déen lui, tout ce qu'exigeait il se. trouvait dans
légués, du 14 fructidor,
- --- Page 69 ---
(53)
Aimposibilité de suffire seul aux fonctions
administratives et militaires. Illa priait, en
de vouloir.bien envoyer dans le
conséquence, du Sud de nouveaux déléguts
département
éprouvé
qui, réunissant à un républicanisme
et une conduite Sreéprochable,
une moralité
lesprécédens
pussent rétablielaconfiance que
S envoyés avaient fait perdre:
la commission
Sur cette demanderditérde,
Chan-.
choisit les deux généraux de brigade
de
latte et Martial Besse. Elle les chargea
prendie sur. les lieux des renseignemens
sur
arrivés aux
Cavee
sitifs,
lesévénemens
et de
de-lui en 1 faire un rapport impartial, les 1
lui indiquer les moyens qu'ils croiraient
plus convenables pour assurer la tranquillité
de cel départément. - fois
disnpce
La commission chargea en même temps le
général Beauvais , qui s'était trouvé préseut
événemens de fructidor, delui én donner
aux un détail exact. Ce général,a cette époque,
avait été porté au commandement du départemnent du Sud; en Tabsence des généraux
Desfourneaux et Rigaud,et pouvait plus que
certains,
tout autre domerdadairciemmrat dans lear
Ces trois généraux s'accordèrent
rapport à en rejeter la cause - sur lar conduite
affreuse des délégués Rey et Leborgne', di:
D: 3
événemens de fructidor, delui én donner
aux un détail exact. Ce général,a cette époque,
avait été porté au commandement du départemnent du Sud; en Tabsence des généraux
Desfourneaux et Rigaud,et pouvait plus que
certains,
tout autre domerdadairciemmrat dans lear
Ces trois généraux s'accordèrent
rapport à en rejeter la cause - sur lar conduite
affreuse des délégués Rey et Leborgne', di:
D: 3 --- Page 70 ---
général
(154)
qui les entournient Ineibaacaisoeta des autres
:
Les
(1).
iscélérats
étaient généraux cn même Chanlatte et, Martial Besse
de la commision temps porteurs dun arrêté
déléguée et tous les: qui rappelait au: Cap ses
taires qui les ayaient ofliciers civils ett milivoudraient les suivre. Ils acoinpaghés, qui
quelques jours après.
partirent, en effet,
Lac comimission
ter une partierdes paraissait disposée à
lui dlaient
moyens de conciliation adopBesse et proposés par lexgénéraus
qui
de
Chanlatte.
Martial
ce dépariement Témoinis de la situation
maitses
etr des l'esprit qui anicette. voie hoburaneolevesiente était-la
convainens que
l'état
Horisant, l'union : ets
teiczoenmdt
sléjà
)
-
été suceéidaient.a aux troubles-dont lharmonie qui
d avait
€
Mais,à monsalanoment agité. wirge
forme à Pinstant où unè
de
ces vues: allait être proclamation conFrance une corvette
publiée; arriva
(2) qui
() Pour s'en
vraisemblesion des colonies assurer, les on peut consulier à la commisgénéraux Martial Besse rapports et la
Jement à Paris.
et! Chanlatte, correspondance tous deux actuel- des
(2). Tout le monde fut
munication avec la terre consigné interdite, à bord, et toute comOn craignait, sang --- Page 71 ---
(55)
à la commission des instrucment apporta
subitement
tions de Truguet, et changèrent Des-lors elle cessa
ses dispositions pacifiques: le
du
toutes ses relations avec département
Sudsetrendit, le 03-frimaire, une proclamaà rallumer la guerre civile.
tion propre
les communes du
Les citoyens de toutes
:
Sud, et des quartiers de TOuest y annexés,
appréciant le but de cette proclamation,et
effrayés des suites quelle devait nécessaireentrainer
elle, se réunirent dans
ment
apres
prirent divers
leurs chefs-lieux respectils,et à mettre le dé-".
arrêtés qui tous s'accordaient
immépartement du Sud sous la sauve-garde
de
diate du général Rigaud. Tls len requéraient
la décision du direcrester à son
jusqu'a
J
poste
devant lesquels la
toire et du corps législatif, renvoyé le jucommission avait elle-même
de cette affaire. Ils le rendaient
gement
detous Sintanter
sonnellement responsable arriver en cas de refus de sa
qui pourraient le
en outre de prendre
part. Tls chargeaient
les mesures a
convenables pour faire parvenir
toutes les pieces relatives
au gouvernement
quelque citoyens n'eussentle courage de faire
doute, que
vérité sur la conduitescanda
parvenir au gouvernamentlav
rleuse ét coupable de ses agens,
D 4
-même
de cette affaire. Ils le rendaient
gement
detous Sintanter
sonnellement responsable arriver en cas de refus de sa
qui pourraient le
en outre de prendre
part. Tls chargeaient
les mesures a
convenables pour faire parvenir
toutes les pieces relatives
au gouvernement
quelque citoyens n'eussentle courage de faire
doute, que
vérité sur la conduitescanda
parvenir au gouvernamentlav
rleuse ét coupable de ses agens,
D 4 --- Page 72 ---
-
2 à
(56) )
avaient donné lieu à cette
aux événemens qui
fatale proclamation (1).
est parDepuis cet instant, la tranquillité
tourétablie dans le Sud. Rigaud. >
faitement
n'a.
jours chargé des rènes du gouvernement, arrivés en
janaiscesad, depuis les malheurs
fructidor, de rendre compte à la commission
: illa toujours conde toutes ses opérations qu'il avait, a tenir ; et
sultée sur la conduite,
a été
n'en ayant obtenu aucune, réponse,al amour
obligé de suivre I impulsion de son
l'ordre et le bien. de son pays.
pour
Situation actuelle.
dans la partie du
La colonie présente 1 affermées à des prix
Nord; quelques sucreries fournissent pas la
très - modiqucs, et qui ne
journalières 3
centièmé partie des dépenses
les nègres
sont occupées par
ses montagnes de Pariée de Jean François
révoltés, restes ils ont à-peu-p près trente
et de Biassou :
y
le mois
mille fusils. Ils y sont en armesd depuis sont
Depuis cette époque, ils se.
d'aott 1792.
à l'inabandonnés aux assassinats,
toujours vol et au
(2). Jls ne pourcendie, au
plillage
les différens arrètés des commanes du dépar-
()Voyez du Sud et des quartiers de l'Ouest y annexés.
tement dernières nouvelles, arrivées pendant la rédag:
(2) Les
trente
et de Biassou :
y
le mois
mille fusils. Ils y sont en armesd depuis sont
Depuis cette époque, ils se.
d'aott 1792.
à l'inabandonnés aux assassinats,
toujours vol et au
(2). Jls ne pourcendie, au
plillage
les différens arrètés des commanes du dépar-
()Voyez du Sud et des quartiers de l'Ouest y annexés.
tement dernières nouvelles, arrivées pendant la rédag:
(2) Les --- Page 73 ---
ront être remis
(57) )
Thabitude
autravail, dont ils ont perdu
depuis si
noirs etles hommes dec Tongstemmps, que par les
couleur
par des a chefs accoufumés
réunis, guidés
montagnes:
à la guerre 'des.
La partie de l'Ouest
tobis
oir commande
altenante au' Nordy
sagesse (r): le maintemant-avec général
une profonde
Toussaint
présente un aspect: moins
Louvermuires
calture est en activité dans défavorable, La
points qui se trouvent
presque tous les
ment. I a une, armée de sous son commandehommnes bien
sept-à huit mille
les dirige
disciplinés : ildes. contient et
pour maintenirla
térieure et harceler les
stranquillité inAnglais qui Occupent
tion de cet écrit, annoncent E9
U
eia
révoltés sont rentrés sur les cependant U QHE beaucoup de
cordent à dire qu'ils ont conservé habitatonst mais toutes s'acferont lotjoursasige toutes les fois leurs armes, dont ils
voudront les mettre en mouyement. que qttelques intriganid
des (1) Quoique nous ayons reproché ailleurs à ce
d'oubli, errenpsatsquelles il. a été,e enttainé dansy un général
indépeadamiment de
temps
caractériser Thonnete
fimpartialité C sévère
plaisir aujourd"hur d'avancer homme, nous. nous faisons. quidot, un vrai
qualité de bien
qu'il possède la
les éloges intéressés W'entourer, de
et qu'il a' appris à mériter, précieuse / non
quelques
ceux dont nous n'avons
qui forment turpitudes, des
mais de tous les hommes qu'esquises
voeux pour le maintion du bon estimables, ordre,
riser Thonnete
fimpartialité C sévère
plaisir aujourd"hur d'avancer homme, nous. nous faisons. quidot, un vrai
qualité de bien
qu'il possède la
les éloges intéressés W'entourer, de
et qu'il a' appris à mériter, précieuse / non
quelques
ceux dont nous n'avons
qui forment turpitudes, des
mais de tous les hommes qu'esquises
voeux pour le maintion du bon estimables, ordre, --- Page 74 ---
58 )
plusieurs postes importans dans cette
pendance.
déL'autre partie, attenante au
mande le général
Sud, où comsition satisfaisante. Beauvais, est dans une posont, en pleine
La culfure et le travaily
activité, à
portion du territoire
T'exception d'une
a été successivement avoisinant Lcogane, qui
Anglais et les
prise et reprise par les
autres: habitations républicains. Les produits des
gu'avant la
sont a-peu-pres les mêmes
c Le
révolutions ATA wes es
tion la département plus
du Sud est dans la situabrillante, Les
sucreries de ses plaines établissemens des
truits ont presque touis qui avaient été déy sont-en général sur etérétablis. leurs
Les nègres
pectives' ; ils' yt
251 habitations 9.
reset la même :: OT travaillent avec le même
2it 2.
activité qu'avant la
zèle
sans y être
révolution,
le bénéfice eetroraare qu'ils en
On ne: peut
retirent. O3I eoh3e
qu'il règue dans: cependant tous
pas- se dissimuler
Linquiétude
les esprits une certaine
28'1
, smiter de la proclamation 1 du
a
Frimaire, quil sera bien
par la
fL
facile de dissiper
promulgation de laloi
4 brumaire.
a t
d'amnistic,u
Lheureus événement
mingue > par la prudente opdrél -A à Saint-Dos
énergie du général --- Page 75 ---
(50)
en chef Toussaint
concours, du
Louveptuige 5 . eti par le
important
citoyen Raymond, est a trop
sous silence. pour Cette qu'ilsoit permis de les passer
son8fmuctidortil coloniervient aussi d'ayoit
doit
la liberté,
également y alfermit
objet. Les quoique portant sur un autre
liciter; quel républicains ont toujours asel f6que soit le parti vaincu. En
rope,c'est le royalisme que l'on avaitrà Eus
battre sà
comqui a suceombé, Saiat-Domingues Les
;. c'est lanarchis
Sonthonax
détours de lastucieue
duanonveaus n'ont pu séduite la simplicité
éblouir par le citoyen qu'en vain il avait erit
grade des
Hoche ;des Augerean.
Buonaparte , des
n'écoutant
Leigénéral Tousaint;
lon
que son devoit, a: tout
excepte la complicité des acceptésist
forfaits : il a rejeté avec la plus grands
gnation les ouvertures
plus vive indiSonthonaxy
perfidesque lui faisait
pour concourir à son
3n
dtindépendance.
projer
E Dès
:0
longstemnpes ce
palladium de la libertés, désopgantiateutr, ce
ce
lonic, avait perdu la
père dela 2 CoToussaint; 5 dès
confiance du générel
marches tortueuses long-temps s-il épiait ses, déu
se démasquer
: enfin Sonthonax vient
au BincralTorsaint, luisnemes ile vient proposer
quoile.Picct horriblel
n
dtindépendance.
projer
E Dès
:0
longstemnpes ce
palladium de la libertés, désopgantiateutr, ce
ce
lonic, avait perdu la
père dela 2 CoToussaint; 5 dès
confiance du générel
marches tortueuses long-temps s-il épiait ses, déu
se démasquer
: enfin Sonthonax vient
au BincralTorsaint, luisnemes ile vient proposer
quoile.Picct horriblel --- Page 76 ---
attentat que lui etles (60)
tribuer aux plus
siens n'ont cessé d'atdistingués des hommes de
couleur,croyaut ainsi faire
sur
prendrele
etix-mémes, ,
change
blancs et anciens tegorgeent genéral des
de la colonie
tibres, 1 et la
e
d'avec la métropole separation
Toussaint Louverture eut
colonie,
étéle
3 disait
chef de la
été son conseil : Sonthonas; et
ce dernier eût
quel
juger,et des motifsyetdes consciliJe laisse à
moyens,etdeseffete
s'armant de
le
AEEEMEEEt
fermeté, intima
général,
thonax de
T'ordre à Sonà faire: soulever s'embarquers et,
il
en sa faveur malgréseefforts
fallut bien s'y résoudre quelques chefs,
par' trois coups de canon. au signal donné
incapable de rien aimer Ainsi cet homime,
parti d'un pays dont il a été que le crime, est
Réans sans recevoir la si long-temps le
d'intérét:d d'aucune dess trois moindre marque
toyens que tour-a-tour il, avait couleurs - de cill n'est. pas question ici trompées.
gues ; il s'agit de faits d'allégations varapports officiels'et
consignés dans les
tiques envoyés au directoire proes-verbaux authengénéral Toussaint et l'agent exécutif par le
mondsquin'a point
particulier Ray.
publique, malgré perdu ses droits al'estime
Tempresseiuent de son in- --- Page 77 ---
(6r)
fâme collègue à devancer, par des calomnies,
ses imputations en Europe.
A-t-on eu des preuves plus complètes
contre ceux qu'a frappés le 18 fructidor? Ou
Sonthonax est un dangereux conspirateur,
Toussaint et
ont attenté à Tauou
Raymond
torité nationale. Ah!s sans doute ils ont sauvé,
la république à Saint-Domingue 72 comme
le directoire l'a sauvée - en Europe. Je ne
crains pas de le dire,. ils ont. bien mérité
d'elle.
. Les agens de la faction Sonthonax, et non.
les députés de la colonie au corps-législatif,
seraient - ils plus. inamovibles que. ceux
y nommés sous linfluence de Blankembourg?
Non Le législateur et le gouvernement
ont juré haine à Panarchie comme, à la
: le sénat-de la république ne peut
royauté
celui
vient d'attenter
être souillé par
qui
contre son intégralité, contre son indivisibilité. Qur'il se libère, s'il le peut, de. son.
immense responsabilité 2, et qu'il, renonce
funeste
enfin a 7 pour le repos de tous, à sa
activité.
Le vertueux pacificateur de laVendée,le
général Hédouville, va comblera Saint-Do-:
mingue le bonheur qui renait déjà de la concorde entre tous ses habitans, ety consolider
être souillé par
qui
contre son intégralité, contre son indivisibilité. Qur'il se libère, s'il le peut, de. son.
immense responsabilité 2, et qu'il, renonce
funeste
enfin a 7 pour le repos de tous, à sa
activité.
Le vertueux pacificateur de laVendée,le
général Hédouville, va comblera Saint-Do-:
mingue le bonheur qui renait déjà de la concorde entre tous ses habitans, ety consolider --- Page 78 ---
la liberté générale (6a)
lois et de la
en rappelast le reghe des
expédition constitution. La
qu'il commande bienisante
enchainée par des
ne sera point
génera pas les habitans intrigues (); elle ne
dans la libre émission de
de
Sain-Doningae
colonie n'enverra
leur voeu. Cette
dangereur
plus au corps legistarifles
que se débarrasser agitateurs dont elle ne voulait
proliter de sa victoire (2). Enfin elle saura
jamais aux autorités en se ralliant plus
a consacré
de la
que
sa' liberté, tous république, qui
ses autres
politigues,etsanral les lui
droits
conserver.
Moyens de restauration.
A ce rapport exact de la
Dominguc, à ce
situation de Saintcauses des événemens développement succinet des
je crois devoir
qui s'y sont succédés,
joindre
ques-uns des
Pindication de quelrétablir lotdre, "noyens la
les plus propres à
à
tranquillité et le
y
Envoyer
travail.
homme connur, Kaine-Dominghe un seul agent,
integre, impartial, dont la
(1) Quoique M.
5 avons bien su' retenir Dufay à se soit permis de dire : Cc
> la dernière
Brest, pendant
Nous
-
(2)
expédition,
dix-huit mois,
Voyez le rapport du colle-cintisty pas encore' partie >.
citoyen Raymond, page 20. --- Page 79 ---
(63) )
réputation soit faite, et jouissant en France
d'une fortune honnète, autorisé à s'adjoindre
sur les lieux un oudeux de.ses prédécesseurs.
l'entier
Eviter scrapulenisement , jusqu'a
rétablissement - de la tranquillité, d'y faire
passer des hommes justement déportés de la
colonie comme perturbateurs, d'y, réintroduire aucuns de ceux qui, par leurs actions,
leurs dires ou leurs édrits, se sont montrés les
ennemis de la liberté et de'l l'égalité.
Eviter également d'y réintroduire avant le
rétablissement de la tranquillité aucuns de
ceux quiont Adimtenvaiediretrent
cause de quelques-uns des événemens fâcheux
qui ont allligéla colonie.
N'entourer l'agent qu'on y enverra que
d'hommes probes 2 d'un civisme épuré, instruits, sans préjugés, absolument étrangers
aux événemens de la révolution des colonies,
et contre lesquels il n'y ait aucune prévention,
raisonnable,
Y porter des armes et des munitions en,
quantité suffisante, et sur-tout beaucoup,
d'instrumens aratoires 2: tels que serpes,
houes, haches, couteaux à indigo, et sabres
vulgairement connus sous le nom de manchettes.
Débarquer dans le départemént du Sud.
é, instruits, sans préjugés, absolument étrangers
aux événemens de la révolution des colonies,
et contre lesquels il n'y ait aucune prévention,
raisonnable,
Y porter des armes et des munitions en,
quantité suffisante, et sur-tout beaucoup,
d'instrumens aratoires 2: tels que serpes,
houes, haches, couteaux à indigo, et sabres
vulgairement connus sous le nom de manchettes.
Débarquer dans le départemént du Sud. --- Page 80 ---
Proinulguera
(64)
rappel
aussi-tôt le
en France de la debarqpetient, le
Faire de suite
commision. -
lan 3 dans toutes publier la constitation de
Proclamer
les parties de la colonie.
Pamnistie pour tous
-
rérolationnlines antérieurs
les délits
nouvel agent du
à Tarrivée du
Faire publier gouvernement.
territoiré.
également la division du
Organiser Prorisoirement
rités civiles, militaires
toutes les autoNe faire dans celles et adimainistratives
changemens successifs et déja établies que des
Etablir une nombreudse partiels.
mandée par des ofliciers gendarmeric, bien
comFaire lever le
choisis.
priétés des habitans sequestre de toutes les
présentés
présens ou
propar des fondés de duement reMettre à la téte des
pouvoirs.
des hommes
propriétés nationales
qui n'en
produit.
détournent point le
Profiter des
vel agent aura moyens à sa
militaires que le nouvement d'enthousinane disposition, et du mousence dans ce
que produira sa préde Jérémie, départenient pour
de
3 poste important
s'emparer
ses habitations
par le produit
de la révolution. Cc 1 qui n'ont pas souffert
poste sera surement emporté --- Page 81 ---
(65)
porté par l'armée, jalouse de se signaler
les yeux du nouvel envoyé du
sous
francais, et de démentir lcs gouvernement
rigées contre elle et ses chefs. calomnies diFaire
les habitans préalablement une adresse à tous
les
français des postes occupés par
Anglais, leur promettre toute sorte
stireté s'ils secondent les efforts
de
cains pour. rentrer
des républisous la domination de la
république française.
Ne quitter le
département du Sud
son organisation'
qu'après
état,
définitive, 2 et l'avoir mis en
par uné sage
à toutes ses
administration, de suffire
dépenses, et de fournir
moyens de restauration
des
Passer ensuite
pour le Nord.
mêmes
dans l'Ouest, y faire les
opérations que dans le Sud, et
parer dans ces deux
présources pour
départemens les resment de celui l'organisation du
et le rétablisseNord.
Se porter de là dansced
Faire nne proclamation. edernieridéparrement
montagnes de l'Est,
aux révoltés des
trer dan's le devoir pour les engager à ren-
;leur
et bonté s'ils se
promettre indulgence
toute la
soumettent, les menacer de
dans leur vengeance nationale s'ils persistent
révolte.
E
et
parer dans ces deux
présources pour
départemens les resment de celui l'organisation du
et le rétablisseNord.
Se porter de là dansced
Faire nne proclamation. edernieridéparrement
montagnes de l'Est,
aux révoltés des
trer dan's le devoir pour les engager à ren-
;leur
et bonté s'ils se
promettre indulgence
toute la
soumettent, les menacer de
dans leur vengeance nationale s'ils persistent
révolte.
E --- Page 82 ---
/
(66)
du général
Se setvir ensuite de l'inluenee des forces qui sont
Toussaint Lourerture, et
, les d6
pour les soumettre,
à sa disposision,
: et les remettre au travail.
sarmer
armés que les bras absolument
Ne. laisser
de la colonic, emnécessaires à la défense
des sucreries de
le reste à la culture
ployer
savanes.
ces fertiles. et superbes colonie et renvoyer en
Eloigner de la
les moteurs d'insurFrance ou ailleurs tous
tous les intrigans
rection, tous les agitateurs,
attachés au char de la commission.
cédée
de la partic espagnole défiNe s'occuper
Torganisation
à la république qu'après
ou Jorsque la
nitive de la partie française 5 d'y - envoyer
permettra au gouvernenent
pospaix
suffisantes pour en prendre
des forces
session.
a
comme agent
Laisser à Santo - Domingo, jouissant de
particulier, le citoyen Roume, de toutes les coula confiance des citoyens
sa conduite
méritée par
leurs, : et qui Ta
franche et modéréc. bonne foi sera convaincu
Tout homme de
Fordre, la
par Femploi de ces moyens,
bienque,
et le bonheur silcocderont dont
tranquillité
civile, malheureuse,
tôt à une guerre --- Page 83 ---
(67)
tous les partis sont las, et qtii n'a été
tée et entretenue.
excique par de monstrueux
désorganisateurs, qui espéraient
rendre nécessaires
parilà se
croître leur
au gouvérnement , acpuissance, et combler
men leurs coffres-forts.
impunéPour détruire enfin toute
sur les sentimens des
espèec de doute
habitans de Saint-Domingue , et particuliérement du
rappellerai ici les dernières
Sud, je
leurs adresses au
expressions de
toire
corps législatif et au direcexécutif, en date des 18 thermidor
24 fructidor de l'an 4.
et
<
ainsi:
Tlaexpriment
Pénétrés de confiance
> gouvernement
pour le
français, et
> attachés à notre mère
invariablement
> soumis aux loix de la patrie, entiérement
> vous
république, nous
répétons, 3 législateurs, le
> vivre et mourir
serment de
> notre
pour "elle, de défendre
pays contre nos
> combatre
ennemis 7 de les
jusqu'à
> mais souffrir
extinction, et de ne jaque des
> sans patrie viennent intrigans, des hommes
> le flambeau de la
allumer parmi nous
* Les
discorde.. : >.
ennemis de la liberté et
>. galité pourront
de lé-
> mais ils
nous. voir tous mourir
ne verront
;
pas un de nous se
ment de
> notre
pour "elle, de défendre
pays contre nos
> combatre
ennemis 7 de les
jusqu'à
> mais souffrir
extinction, et de ne jaque des
> sans patrie viennent intrigans, des hommes
> le flambeau de la
allumer parmi nous
* Les
discorde.. : >.
ennemis de la liberté et
>. galité pourront
de lé-
> mais ils
nous. voir tous mourir
ne verront
;
pas un de nous se --- Page 84 ---
S soumettre à
(68)
> et si nous T'eselavage et à la
devons
tyrannie 5
> coups, notre dernier succomber. sous leurs
> dernicr soupir
cri, en rendant le'
> RÉPUBLIQUE 5 sera celui de VIVE LA
> SIBLE >,
FHANGAISE UNE HT INDIVIF --- Page 85 ---
SOMPTEESITISTYE
CONSEIL DES CINQ-CENTS.
R APPO R T
FAIT
PAR ESCHASSERIAUX
ainé,
Au nom de la commilfion chargée de
lois
de la confitution dans préfenter les les
nics, FETAA les mefures de légiflation 6 de
colopour opérer lexr rétablifement.
polirigue
Séance du premier brumaire an 6.
CITOYENS REPRÉSENTANS,
les VOTRE propre T'intérét gloire vous a. impofé le devoir de fauver
colonies;
national vous commande
jamais d'achever leur rétabliffement que vous plus
commencé,
avez 4
2.
A --- Page 86 --- --- Page 87 ---
E763
L6515
V. 2 --- Page 88 --- --- Page 89 --- --- Page 90 ---