--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Azot
43 steme --- Page 3 --- --- Page 4 ---
NOTA
La Convention Nationale,
les 40 victimes d'Orléans ses comités se rappr lleront
qui lui fuient
échappées à
et
dénoncé: en mnsse
Rchespierre
ce district' cn prairial. Onse
par Pager L natrunal de
vinrent à Ja barre rendre rappeilera que CPS infortunés
qu'ils u voient obtenu
graces à Ja cosvertion de ce
patrotisme
justice; la Conventian honora
fonctions, Pur un décret et lcs réintégra dans lears leur
On se rappellera la cassation d'un
rendu à linstigation des
jngenient inique
un malheureux porte-clei oppresseurs de ces citoyens contre
un peu de papier ponr écrire qui aroit fourni à Pun d'cux
ce second acte de justice de dansla la
prison, je sollicitai
trop partial tribunal de CC département cônvention 2 contre le
application de loi existante
qui avoit sans
de fers et a, six heures
condainné ce patriote à 4 ans
d'exposition.
Voila les deux grands crimes
moi l'esprit de pàrti
qni ont éveillé contre
Telle est la mésure
qui me poignarde aujourd'hui?
actuels : un autre trait de.l'esprit humana de mes acensiteurs
La
Va caractériser ieur chef.
convention 2 tout le
horreur le récit de Pacharnenient peuple frarçois a entendu avec
mit a poursuivre jusques sur
que cet agent national
patriotes opprimés. L'exécuteur Péchatzud ce bienfaiteur des
avoit couvert la téte de ce
plus sersible que lui
chapeau a cause de P'ardeur du soleil! nalheurenx de son propre
voya l'ordre de lui découvrir la tête l'agent national enCependant ce porte-clef n'avoit encouru
que pour rendre un leger service a
cette haine
tunés victimes
lun de ces
7 nais moi quifut leur défensenr inforgeux,, qui brisai leurs fers, qui les rendit à
conrames, leurs enfants, leurs
l-urs femle féroce agent... Je conviens coucitoyens. moi qui fit punir
haine- et les poignards qa'il
que j'ai bien mérité sa
pêchant malgré deux lois dirige contre moi en m'emelles ordonnent
expresses de me rendre oii
Jes siens sont actuellement que je dois aller. Iagent national et
les hommes
Orléans. Moi sous le coup de leur
par excellence à
de misere dans uni cachet depnis dénonciation deux
je péis
Lomme de sang cependant de Lous deux? mois ? Qui fus --- Page 5 ---
ENCORE UN MOT,
UN SEUL MOT
AUX HOMMES D'ÉTAT,
S U R
LES ILES A SUCRE FRANÇAISES,
LA découverté de lAmérique changea la
face de PUnivers. Les relations commerciales
qu'elle établit, renversèrent le systême politique de PEurope; de nouvelles combinaisons
dirigèrent les Puissances qui se disputoient
la prépondérance dans ce systême:
Dans cette lutte, la France et P"Angleterre
jouèrênt toujours le plus grand rôle; les ress
sourcés incalcujables du sol, de la population
de la France, celles de lindustrieuse activité
de ses habitans, 5 balancèrent toujours-, aveé
succès, l'énergie avéc laquelle le Gouvernemént britannique marchoit à Pexécution du
plan conçu depuis long-temps : celui d'envahir s avec Pempire des mers S toutes lea
branches du commerce maritimes
terre
jouèrênt toujours le plus grand rôle; les ress
sourcés incalcujables du sol, de la population
de la France, celles de lindustrieuse activité
de ses habitans, 5 balancèrent toujours-, aveé
succès, l'énergie avéc laquelle le Gouvernemént britannique marchoit à Pexécution du
plan conçu depuis long-temps : celui d'envahir s avec Pempire des mers S toutes lea
branches du commerce maritimes --- Page 6 ---
Li révolution
française, sans examiner
quelle influence politique la
merveilleusement
détermina, a
secondé les vues de l'Angleterre. En même temps que, par les efforts
multiplics des conspirateurs qui Ja servoient,
tous les germes de prospérité ont été étouffés
en France; les Iles à, sucre françaises, l'objet
éternel de sa jalousie' - 3 ont été conquises ou
détruites; et on, a Pineptie d'en accuser les
propriétaires, 3 ceux qui avoient intérêt à les
conserver.
S'il me convenoit de discuter ici cette
matière, je prouverois que P'Angleterre n'a
formé cette grande coalition contre la France,
que pour détruire son commerce, et par conséquent ses Colonies.
Je prouverois que c'est de P'Angleterre
que sont venus ces systêmes désorganisateurs,
qui, sans examiner quel est le sol d'entre
les Tropiques, quel est son climat, quelles
sont ses productions, quelles sont les habitudes nécessaires dcs hommes qui Phabitent,
ont appliqué aux Peuples les plus ignorans de
PUnivers, des principes de Gouvernement,
qui, malgré quinze cents ans de lumière,
sont encore si difliciles à consolider en France.
Je prouverois que la plus atroce
arma de féroces antropophages,
politique
pour détruire --- Page 7 ---
des Planteurs laborieux, dont l'aéive industrie alimentoit le commerce et la marine de
France.
Je prouverois enfin que des mesures légisJatives, prématurées et par cela dangereuses,
dictées par la faction de PAngleterre, ont
porté dans les Iles à sucre françaises le ravage,
la dévastation, Pincendie, et ont aiguisé le
poignard avec lequel les Negres révoltés ont.
égorgé la population blanche ; c'est-à-dire,
les Français, les feuls Français. Qu'en ést-il
résulté Les Africains ct leurs descendans, restés les maîtres, se sont livrés à la
première Puissance qui s'est présentée en
force; c'est-à-dire, à l"Angleterre. Ainsi la
privation des denrées coloniales a porté dans
les échanges du commerce de la France, un
vide, que rien ne peut plus réparer. Manqueriez-vous de subsistances, si vous aviez ces
denrées coloniales pour les payer?
Jettez les yeux surPavenir, hommes d'étata
et tremblez !:.
Des Commissaires vont aux Iles à sucre 2
rétablir l'ordre et rattacher à la culture
pour y manufactures, des hommes que la
et aux
politique, de PAngleterre maintient ( aujourd'hui même, qu'ellepossede ces Iles à sucre),
dans la révolte et le brigandage. Pour parve-
queriez-vous de subsistances, si vous aviez ces
denrées coloniales pour les payer?
Jettez les yeux surPavenir, hommes d'étata
et tremblez !:.
Des Commissaires vont aux Iles à sucre 2
rétablir l'ordre et rattacher à la culture
pour y manufactures, des hommes que la
et aux
politique, de PAngleterre maintient ( aujourd'hui même, qu'ellepossede ces Iles à sucre),
dans la révolte et le brigandage. Pour parve- --- Page 8 ---
nira ce but, pour rétablir la confiancey ces
Commissaires s'environnent de tous ceux
ont été les instrumens de la
qui
la ruine,.du
dévastation, de
pillage, du massacre, de Pincendie.
Dans leur apostolat, au lieu de lois
mentaires bien
régleappropriees aux localités, ils
portent leur certaine fcience, des armes et de
la poudre. Pour régénérer
commerce etles
Pagriculture 9 le
les hommes à manufactures, pour rappeller
ces travaux paisibles, les collaborateurs de ces Commissaires sont des Institeurs militaires qui ne connoissent que la
guerre et les combats.
Ces Commissaires vont donc arriver aux
Antilles, et particulièrement à Saint-Domingue; ils y trouveront quelques Cultivateurs
échappés aul feu et au massacre, et qui res-.
pirent un peu sous la proiection de P'Angleterre, qui les secourera jusqu'à ce qu'il lui
convienne de les abandonner.
Vous nous apportez sans
ces Cultivateurs
doute, diront
aux Commissaires, des lois
réglementaires profondiment discutées
ceux qui connoissent notre
par
ses
sol, son climat,
productions et les rapports qui existent
entre ces trois bases et les habitudes nécese
taires des hommes d'entre les Tropiques, --- Page 9 ---
S
Vous nous apportez un mode d'exécution
discuté par les Législateurs de la France s
la loi du 16 pluviose; mode d'exéctpour
tempérer l'effroyable efferfion qui puisse
une horde de cannibales
vescence jettée parmi
teints de sang et de carnage, qui sont divisés
d'autant d'intérêts et de langages qu'il y. a de
diversité dans les nations africaines ou ils
sont nés.
Pour garantie dc notre sareté à venir, pour
rétablir la confiance dont nous avons besoin,
afin. d'entreprendre le rétablissement de nos
cultures, vous nous apportez la certitude que
les auteurs de tous nos maux ont payé de leurs
têtes les forfaits dont ils se sont souillés et
voudroient les imiter par la
que ceux qui
suite, seront aussi punis. Cependant nous
autour de vous, les affidés de nos
ennemis, voyons
des Officiers du choix de Polverel
et Sonthonax; enfin les agens de nos assassins,
ou nos assassins eux-mémes. Pour garantie
d'une existence durable, vous nous apportez
certainement les bases d'un Gouvernernent,
appuyées d'une manière imperturbable, sur
celui que la France s'est enfin donné.
Dites le nous, Représentans, la France a-telle un Gouvernement? S'il en étoit autrement i comme le premier devoir de toute
voyons
des Officiers du choix de Polverel
et Sonthonax; enfin les agens de nos assassins,
ou nos assassins eux-mémes. Pour garantie
d'une existence durable, vous nous apportez
certainement les bases d'un Gouvernernent,
appuyées d'une manière imperturbable, sur
celui que la France s'est enfin donné.
Dites le nous, Représentans, la France a-telle un Gouvernement? S'il en étoit autrement i comme le premier devoir de toute --- Page 10 ---
'association d'hommes est leur
nous resterons sous la
conservation 5"
-gleterre.
protection de PAna
Voilà donc des rebelles à
conquéte à faire.
punir, 3 une
Alors les Commissaires
derprétendus
s'environneront-ils
verel et Sonthonax? Républicains formés par Polarmes? Les
Leurs fourniront-ils des
Instituteurs mettront-ils à Pécole de leurs
terre les militaires... C'est où PAngleColonies. attend, et la France n'a plus de
Cc procédé chassera sans doute les
glais, et même avec eux, tous les
Anqui se sont soumis à eux,
Français
du torrent de la dévastation, pour se garantir
verel et Sonthonax.
dirigé par PolLes Commissaires
Africains et les Mulàtres resteront seuls avec les
armés.
Vous avez chassé, leur diront - ils,
ennemis de la
les
et de P'égalité, France, et ceux de la liberié
Maintenant, tournez VOS
gards vers la Mère
redevez tant.
patrie s à laquelle vous
nécessaires àlaj Reprenez VOS travaux, ils sont
prospérité nationale.La
notre Mere
France,
riches
commune, ne peut se passer des
le vôtre. productions de ce sol qui est devenu --- Page 11 ---
Vous nous avez armés, diront ceux-cis
pour défendre notre liberté: Si nous sommès
libres, nous ne devons de travail à-la société,
ce
en faut
que nous formons, que qu'il
pour 1
sa conservat'on. La mesure de ses besoins,
sera -
celle des moyens de vêtemens,
de logemens toujours et de subsisianice; or, "
nous
n'avons pas besoin de vêtemens, da chaleur
les rend importuns. Nous n'avons pas besoin
d'autre logement, que les chaumieres, telles
que celles que nous occupions en Guinée 9
et que les Caraibes de PIle Saint - Vincent,
qui 2 ont la même origine que nous $ occupent encore aujourd'hui sous vos yeux. Quant
à la subsistance.,. tant que ce sol fécond 3
produira la banane, la patate, s l'iniam, le
manioc, le mais 2 le taiove et tant d'autres
vous ne connoissez pas. en
productions, D que n'ont pas besoin de culture 5
Europe, et qui
nous serions bien foux de travailler pour un
l'imPeuple, dont nous soinmes séparés par
mensité des mers, et par des habitudes absolument différentes; et pourquoi faire
Pour lui procurer des jouissances qui nous
sont étrangères, pour lui procurer - les - sA movene eproude satisfaire à des besoins ane
wvus ne pouvons pas
vons pas 3 et quu
éprouver.
de
'ont pas besoin de culture 5
Europe, et qui
nous serions bien foux de travailler pour un
l'imPeuple, dont nous soinmes séparés par
mensité des mers, et par des habitudes absolument différentes; et pourquoi faire
Pour lui procurer des jouissances qui nous
sont étrangères, pour lui procurer - les - sA movene eproude satisfaire à des besoins ane
wvus ne pouvons pas
vons pas 3 et quu
éprouver.
de --- Page 12 ---
t Reiournezverslesl Législateurs
et, dites leur qu'on ne fait
delaFrance,
un pays qu'on ne connoit pas de loi, pour
néanmoins de VOS
pas. Grand merci
Nous
Instituteurs et de VOS armes.
somnes bien assurés maintenant de
sister aux Erançais, ou à tous
ré+
de PEurope, qui voudroient autres Peuples
rir ces
venir reconquéContrées, et troubler le genre de vie
quenous indiquent le climat et les
de notre sol Nous ne sommes productions
à cultiver
p2s d'humeur
pour vous, le sucre, le
le
coton, lindigo qui nous sont
café,
tez, et si vous résistez,
inntiles; parnettes dont vous
songez aux baionnous avez armés.
HoMass D'ÉTAT, RÉFLECHISSEZ.
LACOUR --- Page 13 ---
I
GRAND
DEBAT
ENT RE
DUFFAY ET CONSORTS,
POLVEREL ET SONTHONAX,
LES ÉGORGEURS. ET LES BRÔLEURS
DE SAINT-DOMINGUE,
DUFF A Y.
Vous le voyez, l'opinion publique fe
prononce ; - & Ja, conduite des Nègres & des
Mulâtres de la Vendée a jetté un grand jour
fur ce qui s'eft paffé à Saint-Domingue.
POL V E R E L.
Ce n'eft rien que cela, mes amis; foyez
fans inquiétude, & nous parerons à tout, --- Page 14 --- --- Page 15 ---
Enps
0286 e
V.
4o0 --- Page 16 ---