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Azab
Jabir Carter Brolon
Librung
Bmun, Nutbersihr --- Page 3 --- --- Page 4 ---
7 6S
V.
L'ordonnateur des finances à Saint-Domingue fera parvenir, 7 dans le plus court délai, fous peine de forfaitare,
le compte général de fon adminiftration avec les pièces
comptables au miniftre de la marine, qui tranfinetra le
tour aul corps légiflatif, qui arrétera définitivement ledir
compte.
VL
* Lors de l'examen & de l'épurement dudit
le corps légiflatif diftinguera ce qui doit être compte 9
pour frais d'adminiftration particulière auxdites colonies. fupporté
V I I,
Cequi fe trouvera être dû par l'effet dudit compte
pour Fadminiftration particuliète de la colonie > fera
impofé par fols additionnels fur les rôles de leurs
fitions.
impoYIIL
La Convention Nationale fe réferveau forplus de faire
pourfuivre
toutes les voies de droit, toutes corporations ou SmnAReE gui auroient permis ou favorifé la
dilapidation des deniers publics.
DE LIMPRIMERIE NATIONALE, --- Page 5 ---
CONVENTION NATIONALE
ÉCLAIRCISSEMENS
Sur le paiement à faire des traites tirées
de St-Domingue Jier le tréfor public,
IMPRIMÉS PAR ORDRE DI LA COxVENTION NATIONALE.
Extrait de la Jcance du 28 pluvid/e.
Arnis un rapport fait par Martel ? qui conclut au
paiement, fans exception, de toutes les traites tirées de
Saint-Domingue fur le tréforier de la marine
député de Saint-Domingue, a dit:
2 Dufay',
CITOXENS,
Le premier devoir des députés de Saint-Domingue
pour prouver leur attachement à la France; un acke vraiment digne d'eux 2 eft de ménager les finances de la
A
Extrait de la Jcance du 28 pluvid/e.
Arnis un rapport fait par Martel ? qui conclut au
paiement, fans exception, de toutes les traites tirées de
Saint-Domingue fur le tréforier de la marine
député de Saint-Domingue, a dit:
2 Dufay',
CITOXENS,
Le premier devoir des députés de Saint-Domingue
pour prouver leur attachement à la France; un acke vraiment digne d'eux 2 eft de ménager les finances de la
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8 de dimisuer fes charges : CC langage pagRtEr fans doute étonnant dans notre bouche 2 car juc
qu'ici on a toujours vu les colons demander fans ménagement. Ils ont bien fu fe fouftraire au' paiement de
T'impôt du quart au commencement de la révolution, &
depuis à toutes les charges que les circonftances ont nécellitées ; & je dis à regret &c avec douleur qu'ils n'ont
point fait un feul don patriotique,
Je ne doute
des intentions pures de notre collègue qui vient E vous faire un rapport; mais il a
en érreur
des hommes experts dans
HE
être induit
par
dc l'intrigue & de la perfidic 2 dont la feule miflion a
été de vous tromper & de vous faire une guerre fourde
& ruineufe, afin, ou d'amener le mouvement 1 contrerévolutionnaire qu'ils defiroient, ou plutôt de pous lafer,
de pous fatiguer, de vous fiucer, de vous prefurer, de
vous dégoiter d'eux par les troubles & les dépenfes exceffives, & de fe faire abandonner par vous : c'efl ainfi
qu'ils marchoient à l'indépendance. Ils ont bien joué, &
trop bien rempli leur rôle depuis quatre ans 5 mais le
temps du charlatanifme eft paffé. Nous fommes ici;nous
les connoifons: : nous leur pardonnons d'avance s'ils nous
trompert, c'eft-à-dire, nous les défions de vous tromper
malgré toute leur aftuce. Nous vous découvrirons taus
les détours de la caverne.
Dans les lettres-de-change dont on vous propofe d'ordonner le paiement, il faut diftinguer quatre efpèces :
Les unes fimplement fous le nom de dépenfes extraordinaires, fans aucune autre défignation, & n'ayant que des
énonciations D'autres, fous très-vagues; le nom de droits de féance aux affemblées
coloniales, & dépenfes de ces aflemblées;
D'autres, fous le nom de dons, gratifications, penfions,
prêts accordés par cette affemblée, voyages de divers
agens, valeur pour fubvenir aux dépenfes du Port-au-
ces :
Les unes fimplement fous le nom de dépenfes extraordinaires, fans aucune autre défignation, & n'ayant que des
énonciations D'autres, fous très-vagues; le nom de droits de féance aux affemblées
coloniales, & dépenfes de ces aflemblées;
D'autres, fous le nom de dons, gratifications, penfions,
prêts accordés par cette affemblée, voyages de divers
agens, valeur pour fubvenir aux dépenfes du Port-au- --- Page 7 ---
Prince, indemnités pour perte de nègres, chevaux 2
mulets, &c.
fournitures faites au maEt enfin les quatrièmes pour
ou
galin national, ou autres dépenfes publiques, 2
pour
efpèces verfées au tréfor.
extraordiLes premières, fous le nom de dépenfes
imcaufe les dépenfes
naires, ont principalement pour la
affemblée de
menfes qui ont été faites par
première la foi-difante
Saint-Marc 2 réglées & payées depuis par des mêmes
affemblée coloniale, compofée en majorité vouloient
membres & du même parti quela première, qui &
depuis
d'abord rivalifer avec l'aflemblée nationale,
qui
à
ont toujours voulu traiter avec les Français de puifance
puiffance.
veut bien confentir à reconCependant ceste puiffance
la. fouveraineté du peuple français,
noître un moment
de faire
par la France fes
toutes les fois qu'il s'agit
payer
contre eiles
fortifes & les frais de fes confpirations crime de
ais, citoyens 2 n'eft-ce pas à vOs yeux un
plus? Celles fous le nom de gratifications 2 penfions fatel- -
prèts, &c. ont pour caufe les libéralités faites aux
lites à gages de ces. affemblées confpiratrices, ou à ceux
dont elles vouloient étouffer la voix. Imaginez-vous cherchoit que,
fous le règne de ces aflemblées coloniales, on
des créatures, on les invitoit à recevoir des dons, On les
leur prodiguoit les gratifications, les penfions 2
prêts, Sc. Du temps de la dernière affemblée, quand un
de ces foi-difant patriotes (à la manière de Saint-Domingue) dire
mouroit de maladie, il venoit
avoit un nègre avoit qui été tué dans un camp Oul dans une
que fon nègre
de deux Ou trcis amis, à
attaque ,il avoit un cerificat
qui il en donnoit le lendemain, & qui lui en redonnoient & les
un autre après demain, & à linftant les' mencurs France, le
chels fuprèmes ordonnoient, aux dépens de'la
A 2
manière de Saint-Domingue) dire
mouroit de maladie, il venoit
avoit un nègre avoit qui été tué dans un camp Oul dans une
que fon nègre
de deux Ou trcis amis, à
attaque ,il avoit un cerificat
qui il en donnoit le lendemain, & qui lui en redonnoient & les
un autre après demain, & à linftant les' mencurs France, le
chels fuprèmes ordonnoient, aux dépens de'la
A 2 --- Page 8 ---
rembourfement des nègres ou chevaux. Un feul cheval mort
fervoit quelquefois à dix perfonnes, & étoit payé à chacune d'elles.
Voici comme ces hautes-puifances fc faifoient des
tifans à VOS dépens & contre vous. Ils étoicnt fort géné- parreux de ce qui ne leur coûtoit rien. (Par un arrêté du 27
février, cette foi-difante affemblée coloniale avoit décidé
qu'elle pouvoit difpofer du tréfor national; en conféquence elle a fait tirer ces lettres-de-change). Ils tiroient
fur le peuple français comme fur leur homme d'affaire.
La troifième efpèce de ces lettres-de-change eft
droit
de féance dans la foi-difante affemblée coloniale. pour Citogens, cette dépenfe eft une dépenfe 2 comme celle du
corps - légiflatif, qui doitêtre fupportée par la fouveraineté.
Nous autres habitans de
voulu étre
dans Saint-Demingue 2 nous avons
fouverains
notre pays, avoir un corps
légiflarif: il eft tout fimple quc nous en payions les frais.
Au refte, ils ne feront pas chers; car, comme cette affemblée coloniale ne pouvoit s'établir qu'en vertu de VOS
lois 2 qu'en vertu du décret du 8 mats 1790, & conformément auxi inftruétions du 28 mars, & qu' clle s'eft formée
d'elle-méme fans remplir aucune des
ileft clair qa'il n'y a jamais eu d'aflemblée Farimsliscspreferieis coloniale
ainfi il fcra bicn facile d'en
les frais.
s
D'ailleurs, 2 ceux qui ont PESTE jouer celle comédie, &
ont ofe infulterla fouveraineté du petple frangais, , peuvent
bien payer les infrumens dont ils fe font fervis.
Au refte, fi cette aflemblée avoit exifté légalement, &
avoit fait quelque chofe d'utile s Ce feroit une dépenfe
adminiftrative 2 comme celle de vos
& nullement à votre charge. Ne fommes-nous pas
SaintDoningue lin
de
ET
département la France comme la Corfer
& devons-nous être privilégièrement à potre charge pour
toutes nos dépentes ? Nous ne voulons plus du
de dilapider Pos finances; c'eft A nous, habitans de privilége Saint-
é légalement, &
avoit fait quelque chofe d'utile s Ce feroit une dépenfe
adminiftrative 2 comme celle de vos
& nullement à votre charge. Ne fommes-nous pas
SaintDoningue lin
de
ET
département la France comme la Corfer
& devons-nous être privilégièrement à potre charge pour
toutes nos dépentes ? Nous ne voulons plus du
de dilapider Pos finances; c'eft A nous, habitans de privilége Saint- --- Page 9 ---
Domingue, à payer les frais de nos prétendues affemblées
coloniales, fauf à pourfuivre pardevant vous ceux
ont
tenté de nous féparer de la France & de nous livrer qui à
une puiffance étrangère, &c à faire
fir leurs biens
les dépenfes qui
payer
Si vous aviez feront-Far la
voys jugées légitimes.
complaifance de payer toutes ces lettres-de-change, la coalition, d'accord avec les
riroit de votre généreufe crédulité,
émigrés,
8, avec potre propre
ergest,Semprellroit neinis.
de vous fufciter de nouveaux enCes petits fouverains négriers font enfin
ils n'ont plus de
ils
détrônés; 3
fiujets ;
font vaincus; ils ne font plus
dangereux; mais ne les laiffons pas fe releyer.
Ceft à tort qu'on diroit à la Convention
le refus
de payer ces dilapidations pourroitaltérer le
Je
Rubdr
réponds que la Convention, par fon décret du public. 2 novembre, a eu l'extrême bonté de faire
de 4 millions'de ces lettres - de- - change payer qui pour n'étoient plus
pas dues. J'ajouterai que depuis, le décret du
mars 1792 (vieux ftyle), & celui du
ont été promulgués & connus dans les 29 juin fuivant,
toute la république;
colonies & dans
nifeftée de
que l'intention y eft clairement mapayer feulement les
dont les
valeurs ont été employées à Tutilité lettres-de-change
jeter les auitres : ainii, aucun contraétant publique, & de retraites n'ont pu s'en charger
& porteur de CCS
d'après
de
qu'en connoiflance de caufe &
Tefprit
Ces mêmes décrets.
Il eft une quatrième efpèce de ces
qui mérite toute votre
lettres-de-change
ont été tirées
confidération: : Ce font celles qui
pour fourniture dans les magalins, ou
efpèces verfées au tréfor par des capitaines de navires; pour
la par des négocians ou autres. C'eft fur-tout au milieu de
guerre, oû l'on a befoin de
national doit être confervé
fecours, 2 quc ie crédit
intaé: il faut
les
gemens contradtés pour Tuilité commune foient que fidèlement enga-
-change
ont été tirées
confidération: : Ce font celles qui
pour fourniture dans les magalins, ou
efpèces verfées au tréfor par des capitaines de navires; pour
la par des négocians ou autres. C'eft fur-tout au milieu de
guerre, oû l'on a befoin de
national doit être confervé
fecours, 2 quc ie crédit
intaé: il faut
les
gemens contradtés pour Tuilité commune foient que fidèlement enga- --- Page 10 ---
acquittés, &c n'éprouvent aucun retard; & la
sunit avec la juftice pour déterminer le refpect politique inviolable pour lé crédit national; & pour ne point démentir
la loyauté françaife 2 je propofe donc le décret fuivant :
La Convention nationale 2 confidérant que les diverfes affemblées coloniales de Saint-Domingue, en ufirpant tous les peuvoirs, en ont abufé pour faire des
dépenfès immenfes, pour exercer toutes fortes de dilapidations, 2 & pour tirer des lettres-de-change fir France
au profit de leurs agens, jufqu'à ce qu'elle fe foit fait
sendre compte de la conduite des membres compofant
Ces foi-difantes affemblées coloniales, &c de cclle des
adminiftrateurs qui ont ét4 leurs agens, 2 leurs
OI leurs complices, décrète Ce qui fuit: inftrumens,
ARTI CLI E P R E M I E R.
Ne feront payées que les leitres-de-change tirées pour
dépenfes pabliqnes, ou fommes verfécs en elpècesau tréfor, pendant les exercices de 1792 & 1793, (vieux
ityle).
I I.
Ne feront réputées dépenfes publiques que celles
ont pour objet la confervation & la sûreté générale
la colonic, la folde des troupes, les appointemens des
officiers civils & militaires de la République emplovés
à Saint-Domingus , les fournitures faites aux magafins
nationaux 2 des ouvrages & travaux pour lefdits magafins 5 les journées d'hôpitaux ou autres, relatives au fervice public 5 les travaux publics légalement ordonnés,
& les fortifications : le miniftre de la marine n'autorifera
les commillaires de la tréforerie qu'à vifer les traites qui
auront fervi à ces dépenfes publiques. --- Page 11 ---
7.
IIL
Sont regardées comme dépenfes duement autorifées
toutes celles faites en vertu d'une loi actuellement exiftante & non abrogés.
IV.
Les porteurs de traites foufcrites par l'ordonnateur de
Sainebomimpuraquion l'énonciation vague de dépenfes
extraordinaires fans motifs clairement défignés, indemnités
de féance à l'aflemblée coloniale, dépenfes de cette affemblée, dons, prêts, traitemens, 2 gratifications, &
fions par elle accordées, voyages de divers agens, penfes de l'affembléc de St-Marc ou du Port-au-Prince, dépen- &c.
fe pourvoiront comme ils le jugeront convenable, contre
leurs cédans & endoffeurs, pour s'en procurer le rembourfement.
V.
A compter du jour de la promulgation du préfent décret, l'ordonnateur de St-Domingue fera tenu d'énoncer
dans Ics traites qu'il foufcrira, la quantité & l'efpèce de
marchandifes qui auront été fournies dans les magafins
nationaux.
e -XXXTITCCOTS TEAaE
DE LIMPRIMERIE NATIONALE.
able, contre
leurs cédans & endoffeurs, pour s'en procurer le rembourfement.
V.
A compter du jour de la promulgation du préfent décret, l'ordonnateur de St-Domingue fera tenu d'énoncer
dans Ics traites qu'il foufcrira, la quantité & l'efpèce de
marchandifes qui auront été fournies dans les magafins
nationaux.
e -XXXTITCCOTS TEAaE
DE LIMPRIMERIE NATIONALE. --- Page 12 ---
--- Page 13 ---
PETITION
A LA
CONVENTION NATIONALE,
PoUR reclamer te paiémerit de tfaites des
Colonies , caufees pour dépenfes eztraor
dinaires, indemnité de prefence à PAF
femblée Coloriale de Seint-Domingue,
6 peafions accordées par elle. --- Page 14 ---
F --- Page 15 ---
E795
D236C
y.3
ACY 190 --- Page 16 ---