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-
10 1 U V.
Carter Broton.
Bohn --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
a 34.1793.
DEVELOPPET MENT
D E- S
CAUSES DES TROUBLES ET DÉSASTRES
DES COLONIES FRANGAISES,
P R É'S E N T E
ALA CONVENTION NATIONALE,
PAR les Commilfaires de Saint-Domingue,
fur la demande des comites de Marine
8 des Colonies, réunis, après ciz avoir
donne communieation aux Colons refdens a Paris, & convoqiés, d cet effets
lerrjuin 1793, Pan 20. delaRepublique
Ls Trulley
Mo a
lafr
aoy
A ITS P R E LI M I N A I R E S
Efenticls à connoitre.
Lesm mars detnier, à la fin d'une féancelongue un
& fatigante, il fut rendu, par la convention, à
décret relatif aux colonies. Ce décret, furpris
A --- Page 6 ---
(2)
la convention par l'un de fes membres
leprofenta commela cenléquenced'un
(1),qui
diatribe contre tous les
rapport, vraie
le défefpoir des colons, colons; &
devoit provoquer
ou leur oppreflion.
confommer leur ruine,
A R T I C L E P R E M I E-R.
TOUTES les colonies fragaifes fone déclarées,
jufquace gu'il en ait été autrement
étant cil état de guerre. Il
Ratué, comme
aux gouverneurs - génerauz 8 enjoint néanmoins
taires , ainf qu'auz officiers de autres agens milicivile, defe concerter, pour toutes Ladminifiration les
avec les commifaires nationaux
opérations,
à toutes leurs réguifitions.
civils, e d'obéir
II. Tous les hommes libres des
voudront prendre les armes pour la colonies, gui
rieure 6 extérieure des
défenfe inté
colonies, font
afe réunir en légions ou compagnics franches autorifés
feront organiftes parles
5 les commifaires nationaux seiseracurs-gentrars
loix cxifantes
civils, d'après les
dérogé.
2 auxguelles i2 ne pourra étre
III. Lefdits commigaires nationaux &
verneurs - généraux font autorifés afaire, goufoirement, dins les réglemens de
de
diftipline des atteliers
police
OE
jugeront
2 tous les changemens gulils
rieure des nicefuires colonies. alL mainticn de la paix intéIV. Le minifre de la marine donnera les ordres
(1) CAMROULAS.
après les
dérogé.
2 auxguelles i2 ne pourra étre
III. Lefdits commigaires nationaux &
verneurs - généraux font autorifés afaire, goufoirement, dins les réglemens de
de
diftipline des atteliers
police
OE
jugeront
2 tous les changemens gulils
rieure des nicefuires colonies. alL mainticn de la paix intéIV. Le minifre de la marine donnera les ordres
(1) CAMROULAS. --- Page 7 ---
(3) tranfporter en France le
nécefaires pour faire
for rang dans la
régiment du Cep,gui prendra
ligne.
ont été déportés de SaintV. Les citoyens ordre qui des commifaires nationauz, I
Ailheud,Santhonas Domingue par
& Polverel, ouquile feroient,
retourner
Liz ce[fation des
ne pourront y
qu'après e
erl avoir
troubles dans cette colonie, qu'après
du corps légifaobtenu une autorifation ipécials chargé de donner
tif. Le minifire de lu marine ef
Pextles ordres néceffiaires àvous les ports 2 pour
cution de cette difpofition.
VI. La convention nationale dhommes approuve EAr
mation des compagnies franches fuus les ordres des comfaite à Saint-Dontingue
mifaires nationaux civils.
VII Le minifre de lu marine efl chargéd'organifer parcillsment en compagnie franches tous
Zes naturels des colonies aduellement en France,
conformément aux loix cxiflantes, 8 de ler fiire
pafr le plus promptement pojjuble à Saint
Domingue. Juftement alarmés de la teneur & des réfultats
d'un pareil décret 2 les commiffires les de mefures SaintDomingue s'empre(sèrent foultraire de les prendre colonies à tous les
néceffaires dont pour T'exécution de ce décret les menaçoit,
maix Le
ils préfentèrent une pérition à la conven- La
tion : demandèrent leur admiflion à la barre.
réponfe fut qu'ils feroient entendus les premiers,
le dimanche fuivant. Ils firent part au minitre
de la marine de cette démarche & du décret de quiles fiic
admettoit à la barre; ils lui demandèrent
A 2
ire de les prendre colonies à tous les
néceffaires dont pour T'exécution de ce décret les menaçoit,
maix Le
ils préfentèrent une pérition à la conven- La
tion : demandèrent leur admiflion à la barre.
réponfe fut qu'ils feroient entendus les premiers,
le dimanche fuivant. Ils firent part au minitre
de la marine de cette démarche & du décret de quiles fiic
admettoit à la barre; ils lui demandèrent
A 2 --- Page 8 ---
(4)
lenvoi du décrct du 5, jufqu'a ce lettres qu'ils
pendre cuffent été entendus; ils prévinrent 7 par Antilles,
citculaires, tous les.colons des différentes & Jes invitèrent
des mefares qu'ils avoient prifes fur , le projet d'adrefle
à fe réunir pour fe concerter nationalc.
a préfenter a la convention
Dans le nombre des colons invités, couleut le citoyen ne
Raimond & les autres citoyens de
furent point oubliés.
l'affemblée des colons eut licu 5 procèsLe 9, fut dreflé ainfi qu'il fuit:
verbal en
aux archives de
EXTRAIT des pièces dépofees
la commilfior de Saint-Doningue.
l'an deuxlème. de la répu-
< LE mars 1793 colons 2
réunis, fur Tinvitation
tlique, a citoyens
avoir
des commiffaires de Saint-Domingue les (après autorités
rempli les formalités d'ufage fur envers les décrets émis par
conflituées) pour nationale, délibérer dans fcs féances des 5 &
la convention relativement aux colonies, ont nommé
6 mars,
& fécrétaire, les citoyens Page &
pour préfident
Legrand.
de
Leêure faite de ces décrets & d'unprojet il a
pétition y relatif, après mûre délibération, fe rendroient
été arrêté
les citoyens dix heures colons da matin , à la
demain 1O .. courant, conformément à Y'ajourneconvention nationale,
fur la demande
ment fixé? par la convention 2 à la dare du 6 du
des citoyens Page & Brulley,
, les citoyens Page &
pour préfident
Legrand.
de
Leêure faite de ces décrets & d'unprojet il a
pétition y relatif, après mûre délibération, fe rendroient
été arrêté
les citoyens dix heures colons da matin , à la
demain 1O .. courant, conformément à Y'ajourneconvention nationale,
fur la demande
ment fixé? par la convention 2 à la dare du 6 du
des citoyens Page & Brulley, --- Page 9 ---
(.5 )
& que leur pétition feroit luc parl le citoyen
courant, Brulley, dans ces termes :
< LÉGISEATEURS,
fein desrepréfentans des français,
K C'ESTdansle d'outre-mer viennent épancher le
que leurs frères douloureux dont ils ont été vivement
ientiment le décret relatif aux colonies, rendu
afiectés dans la par féance du 5 de ce moise
a laquelie nous
a < Tous viatimes de la révolution tous nous avons
fimes conftamment attachés les 2 mêmes 2 alarmes, a
éprouvé les mêmes peines il 2 n'en eit pas un de nous
la leêure de ce décret; calculé les funeftes réfultats
qui n'en ait à l'inftant
& pour chapour toutes les colonies en général,
cune d'elles en particulier.
&
Marie a Galante, Tabago
c Sainte-Lucie 2 intactes, vont bientôt voir fncCayenne 2 calme encore dont elles jouiffent, les agitations
céder deftructives ail des iles fous-lc-vent.
la Guadeloupe croiront voir,
< La Martinique, leur oppofition à l'exécupar cette loi, juftifier nationaux, & perfifterone plus
tion des décrets
antéricure.
dans leur conduite
que jamais
colonie de Saint-Domingue, viéime
C Quantàla lutte conftante avec. les agens contre-révohde fa
touche à linftant de fa ruine totale:
tionnaires, elle
ce décret en fera le complément.
habitons,
loin des climats que nous
< Placés trop
dans un horifon obfeur,
vous ne nous voyez que
A;
ftifier nationaux, & perfifterone plus
tion des décrets
antéricure.
dans leur conduite
que jamais
colonie de Saint-Domingue, viéime
C Quantàla lutte conftante avec. les agens contre-révohde fa
touche à linftant de fa ruine totale:
tionnaires, elle
ce décret en fera le complément.
habitons,
loin des climats que nous
< Placés trop
dans un horifon obfeur,
vous ne nous voyez que
A; --- Page 10 ---
(6)
& la vérié, que mille intérêts divers
déguifent avec
vous
adrefle, 2 échappe à VOS
ou ne fe préfente qu'enveloppée
regards
( C'eft ainfi que le citoyen d'épais nuages.
lui-méme, vous a donné fur les rapporteur, colonies des trompé idées
inexades, méme contradiéoires ;
R Ceftainfi qu'il a calomnié les
& les citoyens de
corps populaires
dant n'ont jamais Saint-Domingue : ceux-la cepenJeurroine donnela julte compofé melure avec le delpotifme ;
ala.révolution.-
de leur attachement
c, Mais nous écarterons ces réflexions
pour nous circonfcrire dans le décret lui-r pénibles 2
wI L'article ier remet dansles mains
méme.
une fomme de pouvoirs
dagouverneur
dans la volonté arbitraire 2 qui n'a de bornes, que
ou, mieux encore, les commiffaires des commiffaires civils,
ront, dans les
civils exerced'autre limite colonies, leur une diétature qui n'aura
peuple; & les que
audace, ou la patience.du
leurs inftrumens, gouverneurs s'ils
généraux ne feront que
ne font leurs
< L'article 2, balé lui-méme fur desloix complices. déjà exiftantes, préfente cependant des dilpofitions
ambigués, pour ne pas être fufceptibles
trop
tations funeftes.
d'interpre-
(, Ala fomme indéterminée de ponvoirs conférés
arbitraire par l'article Ier, l'articie 3 ajoute encore la' faculté
de faire des loix
de
changer les loix exiftantes, autant réglementairess
ront convenable
qu'ils le juge2 & par conféquent la faculté
d'exercer, à l'exclufion des
du
le pouvoir légiflatif.
magiftrats
peuple,
C Silarticle 4 eft moinsinjuricux à la liberté des
fomme indéterminée de ponvoirs conférés
arbitraire par l'article Ier, l'articie 3 ajoute encore la' faculté
de faire des loix
de
changer les loix exiftantes, autant réglementairess
ront convenable
qu'ils le juge2 & par conféquent la faculté
d'exercer, à l'exclufion des
du
le pouvoir légiflatif.
magiftrats
peuple,
C Silarticle 4 eft moinsinjuricux à la liberté des --- Page 11 ---
(7 )
Saintn'eft pas moins'd défaftreux pour
du
ciroyensail puifquil ordonne la déportation
Domingue, qui puife encore rélifter aux fatigucs
feul régiment fous le ciel brolant des Antilles.
de la,
ranchelande voulut cohfomMAET 2 lorfque
la contre-révolution - 2 il
mer a Saint-Domingue fecond bacaillon du neuvième régiment,
déporta le
lors honoré le patriodont vos décrets ont depuis
tifme &cla fubordination. de treize mille cinq cents hommes
C Legillateurs, fait pailer à Saint-Domingue depuis
que vous avez
difféminés (1) fur trois cents
un
trois mille, feuls réfifté aux influences da
lieues arat côtes ont
dans laquelle on les laiffe
climat, malgré l'inativité foins
leur portent les
languit, malgré les
que
défaftréufes
citoyens; & d'eft dans ces conjonétures feul régiment
que Ton vous proriofe Saint-Domingne de déporserle !
qui puiffe défendre avoir lutté, pendant deux ans, cpntre les
< Après
les patriotes de Saintennemis de la révolution, donc deflinés à périr fous la
Domingue font-ils
va jetter fur fes
hache des émigrés queTAngletere expirer fous le poignard des
ou doivent-ils
REECES 2
tousles prinicipes
: < L'article 5 eft une violationde de la politique , il
de la juftice 2 de la morale ,
Santhonax,
l'infaillibilité des commiffaires
préjuge
Polverel & Ailhaud.
L'annihilation de la force armée eft moins Peffet le
réfultat (I) des influences du climat en lui-méme, fait les chefs que militaires
dela diftribution perfide qu'en ont
&i commiflaires civils.
A 4
tousles prinicipes
: < L'article 5 eft une violationde de la politique , il
de la juftice 2 de la morale ,
Santhonax,
l'infaillibilité des commiffaires
préjuge
Polverel & Ailhaud.
L'annihilation de la force armée eft moins Peffet le
réfultat (I) des influences du climat en lui-méme, fait les chefs que militaires
dela diftribution perfide qu'en ont
&i commiflaires civils.
A 4 --- Page 12 ---
(8)
k Il préjage le crime dans les déportés de Saint:
Domingue: & s'il peur être juftement
plofieurs, il enveloppe auffi les vrais appliqué à
vrais citoyens, 4 dont Santhonax & patriores, les
toient les regards fcrutateurs,
Polverelredouliberté, ( L'article 6, attentatoire aux principes de la
de l'égalité, confacre
explicitement tous les attentats des implicitement ou
Polverel, des
Santhenax qui, au mépris de la loi
ont formé des corporations de
du 4 avril,
citoyens de couleur,
exclufivement aux citoyens blancs,
< Légiflateurs, le vice de cetteinflitution
cratique avoit fans doute échappéà votre
ariftofans douteilignoroit que cette diftinéion rapporteur; ;
devoit néceflairement
de couleur
nous devons étouffer : rappeler fans doute des il fouvenirs que
les didateurs de
ignoroir
droit exclufifde Saint-Domingue fe réfervoient RTE
ces corporations nommer & choifir les officiers de
nommé & choifi les militaires individns 3 comme ils avoient
fations legillatives & judiciaires. formant les corpo-
& L'article du
7eft un attentataux droits de T'homme
marine citoyen'; ; il commande au miniftre de la
naturels d'organiler du
en compagnies franches tous les
pays, & de les faire paffer à
Domingue : mais,
Saintla charte des droits légillateurs, du
que devient donc
par les naturels du pays? çitoyen ? Qu'entend - on
des colonies eft:il
Julqu'a quel àge T'homme
né dans la colonie, frappé de cette lois L'homme
mais fixé en France
fcs
jeunes ans 2 fera-t-il arraché à fes foyers, depuis à fes
en compagnies franches tous les
pays, & de les faire paffer à
Domingue : mais,
Saintla charte des droits légillateurs, du
que devient donc
par les naturels du pays? çitoyen ? Qu'entend - on
des colonies eft:il
Julqu'a quel àge T'homme
né dans la colonie, frappé de cette lois L'homme
mais fixé en France
fcs
jeunes ans 2 fera-t-il arraché à fes foyers, depuis à fes --- Page 13 ---
(9)
amis, a fa famille, ou doit-il marcher à SaintDomingue environné d'eux tous?
vous avez confacré cej projet
>> Legilareurs.lorfque
doute,
de loi défaftreufe, vous avez cru, fans
même que
celle du 4, avril, acceptée & promulguée civils à Saintavant l'arrivée des commiffaires exécutée; vous
Domingue 2 y étoit complètement avoient leurs municipaavez cru que ces contrées leurs aflemblécs adminiflités conflitutionnelles,
tratives.
P'affemblée coloniale étoit
6 Vous avez cru que
nationale
formée, que les députés à la convention
étoient nommés ;
faiavezcru
les citoyens de couleur
C Vous
que
nationale.
foient partie de la garde
rien de tout cela n'exifte
< Hé bien! légiflateurs,
feul y
à Saint-Domingue : le delpotifme
fes attentats.
HEA
& votre décret va confacrer
celle-là feule
toutes les loix émifes fur les colonies, anéantir les Anfera exécutée, parce qu'elle doit
intérieurs
tilles: c'eft-là ce qu'attendent les ennemis
& étrangers de la France.
de la
&c de la Gua-
< Les patriotes
Martinique circonftances
deloupe attendoient peut-étre quelques leur force & terraffer
hcureufes 2 pour développer légillateurs, ctouffera,
le defpotifme. Votre décret,
Nous
toujours., ces fentimens généreux...
Fodbie porter nos regards fur Saint - Domingue, diffolution
avec douleur, la
dont nous prévoyons,
prochaine.
attendent les ennemis
& étrangers de la France.
de la
&c de la Gua-
< Les patriotes
Martinique circonftances
deloupe attendoient peut-étre quelques leur force & terraffer
hcureufes 2 pour développer légillateurs, ctouffera,
le defpotifme. Votre décret,
Nous
toujours., ces fentimens généreux...
Fodbie porter nos regards fur Saint - Domingue, diffolution
avec douleur, la
dont nous prévoyons,
prochaine. --- Page 14 ---
(1o)
a Nous conclions,
( I9.Ace que l'envoides décrets fur les colonies,
rendus dans vos féances des 5 & 6 du préfent
mois, foit fufpenda ;
G20, Ace qu'ils foient foumis à l'examen des
comités de marine & des colonies réunis;
tés, 930. Ace qu'ilvous foit fait, par ces deux çomiun rapport général fur les colonies & les
événemens de la partie françaife de Saint - Domingues
le 4 40. Qu'attendu lafituation critique des colonies,
rapport en - foit fait dans le
bref délai,
pour être enfuite ftatué, par la
ce s
qu'elle Jugera convenable;
ESin
C so, A ce qu'ilnous foit donné aéte dela dénonciation que nous faifons des commiflaires
& Santhonax, pour fait de l'inexécution des Polverel, loix,
notamment de celle du 4 avril, & pour leurs aétes
arbicraires, leurs attentats à la liberté, à la
Priété des
pro4 ( Français citoyens. comme
font vos frères
vous, légiflateurs, les colons
; comme vous, ils ont des droits;
comme vous, ils les réclament, & c'eft avec vous
qu'ils veulent en ufer. Viéimes infortunées des
atrocités un de conee-dérohationairer > il n'en eft pas
nous qui n'ait à pleurer la perte d'un
d'un ami; beaucoup ont à regretter la deftruétion parent,
entière de leur fortune. Il nous refte encore notre
exiltence & notre attachement pour vous nous
venons vous offrir l'un & T'autre; vous êtes 2
nous ne ferons pas réduits à la cruelle juftes;
de nous en repentir >.
néceffité
imes infortunées des
atrocités un de conee-dérohationairer > il n'en eft pas
nous qui n'ait à pleurer la perte d'un
d'un ami; beaucoup ont à regretter la deftruétion parent,
entière de leur fortune. Il nous refte encore notre
exiltence & notre attachement pour vous nous
venons vous offrir l'un & T'autre; vous êtes 2
nous ne ferons pas réduits à la cruelle juftes;
de nous en repentir >.
néceffité --- Page 15 ---
(t:)
dreffé, clos & arrêté
:e Le préfent proces-verbal rue neuve Saint - Marc, au
en bureau Thorel.d'Orieans: dc-la commiflion de Saint-Domingue 3 les
jour, mois & an que deffus, 8ci dont ont les l'un colons d'eux
préfens, figné en double original,
de ladite
fera dépole, pour recours, anx2 archives
commiflion.
J.
c Signé aux originaux: a
de la: Martinique 5 Baille, 2
C Verneuil,Devin
Rufte, de la Marjeune, de Saint-Domingue Lion Gw de la Guadeloupe :
; Courtois
tinique ; S:
Guillaud, de SaintMontréal, de Saint-Domingue:
3 Bngot,
Domingue; Léger, de Saint-Domingue fils, de la
de Cayenne ; Damiel ; Dugommier Pomme,
Guadeloupe ; Villegigu, dela Martiniques
de Cayenne ; Lignieu, de Saint - Doiningue a
Perou. de Saint 1- Domingue ; Brudieu de Saint- 5.
Port- an - Princes J. Favré Saint-Domingue; - Félix,
GetDomingue; Fournier,.de Chevalier , dela Marvais, de Saine-Douingue: Robin-Dlanchenotr, de la Guadeloupe ;
tiniques Thouneinss député extraordinaire de Sainte-Lucie- Bellet,
la-Fidelle ; Huguess de Saint-Domingues, commiflaire de
.de Saint - Domingue Laurent 3 Brulley,, jeune,.. de 3. MarSaint a Domingue colon 5 de Saint-Domingue: Petittinique ; Martin, de Saint - Domingue; Boucheric;
Defchampeaux, ancien
à Saint - Domingue, 7 &
Colas 1
juge : Honoré- Guorin, de
notaire à la Guadeloupe Lucadon, capitaine de Bordeaus;
Saint-Domingue; Gereur, déporté le 23 odtobre 5 Beaugray, de
Saint - Domingue Laurent 3 Brulley,, jeune,.. de 3. MarSaint a Domingue colon 5 de Saint-Domingue: Petittinique ; Martin, de Saint - Domingue; Boucheric;
Defchampeaux, ancien
à Saint - Domingue, 7 &
Colas 1
juge : Honoré- Guorin, de
notaire à la Guadeloupe Lucadon, capitaine de Bordeaus;
Saint-Domingue; Gereur, déporté le 23 odtobre 5 Beaugray, de --- Page 16 ---
(12)
la Martinique ; Audibert, 2. habitant de SaineDomingue; Afridain, déporté de la
Lathoilon, s du cul-de-fac du
Martiniques
Saint. - Domingue,.
Port-au-Prince a
PAGE, commifaire de Saint-Domingues
préfident.
LECRAND, fecrétaire - garde des
archives de k commifion de SaintDomingue, , fecrétaire.
Pour copie conforme a Toriginal
de la commilfion.
dipoft aux archives
LeoasD-Aodbaingras des archiyes.
Après le plufieurs démarches inatiles, ce ne fur
E la I5 que les colons furent admis à la barre
convention nationale. Le
Tun des commiffaires de
citoyen Brulley,
de porter la parole, Saint-Domingue, 2 chargé
venu, Il fut écouté y. prononça le difcours connaires obtinrent les avec attention 5 les pétitionhonneurs de la féance, & leur
comités pétition fut renvoyée 2 fuivant leur demande, aux
de marine & des colonies réunis.
Le 17, les commiflaires,
le
du décret, malgré les mefurcs craignant
départ
une feconde pétition tendante à prifes obtenir 2 préfenrèrent la
fion de l'envoi du décret, jufqu'an
fo(pen- des
comités auxquels leur première pétition rapport avoit été
renvoyée.
Lc Cette pétition convertie en motion fat accueillie.
19, la fufpenfion de l'envoi du décret du 6 s
Le 17, les commiflaires,
le
du décret, malgré les mefurcs craignant
départ
une feconde pétition tendante à prifes obtenir 2 préfenrèrent la
fion de l'envoi du décret, jufqu'an
fo(pen- des
comités auxquels leur première pétition rapport avoit été
renvoyée.
Lc Cette pétition convertie en motion fat accueillie.
19, la fufpenfion de l'envoi du décret du 6 s --- Page 17 ---
fut ordonnce,
(13 )
dès le 17, le malgréles citoyen démarches qu'avoit faites;
la barre à la téte des Raimond hommes qui avoit paru à
demander l'envoi de ce même de couleur 9 pour
pas, & fut renvoyé
décret; ilne l'obtint
Le 21, les colons pardevant le comité colonial.
les commiffaires de fignataires fe réunirent, avec
comitéssils demandèrent Sante-Domingue, dans les deux
naires du 17, ainfi
qu'avant le
tout les pétitionfaffent appelés
que
citoyen
décrét du
pour entamer la difcuflion Raimond, fur
5, contradicoirement
le
Cette propofition fut trouvée avec eux,
2 le citoyen Raimond & fes jufle, En conféinvités
Reme:
de fe rendre aux co-fignaraires
rendirent en effet ; mais ce ne fut comités : ils Sy
remifes que la' difcuflion fut
qu'après diverfes
réunis le 26 : procès-verbal engagée aux comités
commiffaires de
en fut dreffé par les
Saine-Domingue, ainfi qu'il fuit:
EXTRAIT des regifres de la
Saini-Domingue. commifion de
Séance du 26 mars 1793C LES commiffaires fe font
au lieu du rendez-vous
enfuite tranfportés
avec tous les colons des indiqué, pour fe réunir
hommes de couleur à Antilles a &c plufieurs
citoyen Raymond. 2 la têre defquels étoit le
le préfident des deux Lorfqu'ils ont eu pris
colonies réunis
comités de Marine fiance, & des
bération, & demandé 2 a expofé le motif de la délide ce mois 5
la ledture du décret
après cette ledure, un des commit dus
rendez-vous
enfuite tranfportés
avec tous les colons des indiqué, pour fe réunir
hommes de couleur à Antilles a &c plufieurs
citoyen Raymond. 2 la têre defquels étoit le
le préfident des deux Lorfqu'ils ont eu pris
colonies réunis
comités de Marine fiance, & des
bération, & demandé 2 a expofé le motif de la délide ce mois 5
la ledture du décret
après cette ledure, un des commit dus --- Page 18 ---
(14)
faires de Saint-Domingue ayant obtenu la
a donné lecture des conclutions de la parole, du 2
15,, & a dit que lintention' des
pétition
qui ont demandé la filpenfion de pétitionnaires, l'envoi du
cret du 5 de ce mois, 2 eft de dilcuter contradic- détoitementavecles colons, pétitionnaires du 173 les'
inconvéniens de cette loi; mais il a
étoic eflentiel 9 d0 avant tout, que le comité oblervé, délibérât qu'il
fur la queflion de lavoir,sil ne feroir
néceffaire que l'état aétuel des colonics fàc pas
pour juger fi le décret en queftion
connu,
le bien qu'on en attend.
peut produire
> Sur ceite obfervation, le citoyen
membre du comité colonial
Camboulas,
fentiel de faire partir le décret 2 a dit qu'il étoit efle bien des colonies; qu'ainfi la lans délai 2 pour
voit être ouverte articiepar
difcuflion defi l'on vouloit connoitre article; qu'au fitrplus,
ce qui fe pafloit à
Saint-Domingue, il en pouvoit donner
velles, par une lettre qu'ii avoit reçu de des'nouil a de fuite donné leSure de Cette Bordeaux:
fans donner aucun détail de la fituation lettre, , de qui, la
partie du Nord, annonçoit qu'il avoit eu des
troubles dans celle de P'Oueft; mais y.
Jes
voltés avoient étd battus &
La que
réde cette lettre ayant occafionné ditperfés.
leéture
pluficuts citoyens, ainfi qu'on des quelque commiflaires rumeur, de
Saint-Domingue, s'en
2 ont obfervé qu'on ne devoit
rapporter à aucune lettre particulière,
pourroit en lire qui donneroient des détails qu'on
moins confolans. Alors le citoyen Camboulas bien
écrié qu'il retiroit fa Jettre, mais
devoit s'eft
s'en rapporter aux autorités conftitnécs. qu'on On lui
leéture
pluficuts citoyens, ainfi qu'on des quelque commiflaires rumeur, de
Saint-Domingue, s'en
2 ont obfervé qu'on ne devoit
rapporter à aucune lettre particulière,
pourroit en lire qui donneroient des détails qu'on
moins confolans. Alors le citoyen Camboulas bien
écrié qu'il retiroit fa Jettre, mais
devoit s'eft
s'en rapporter aux autorités conftitnécs. qu'on On lui --- Page 19 ---
a répondu qu'il n'exiftoit (15) a
aflemblée coloniale, ni aflemblées Sainc-Doniesue, ni
que les municipalités éroient à adminiftratives:
completes, & qu'il n'exiftoit peine d'autre formées &
conftiruée fous le 2 dans cette ile, que des
autorité
titre de commiffaires civils. didateurs,
Après quoi , un des commiffires de
mingue, dont la a demandé que le comité fixât Saint-Do- la
difcuflion devoit
manière
l'on difcutàt d'abord
s'établirgil a propofé que
verbalement,
développement de
qui pourroit être
préparer au
part &
par
ocmp
il fût enfutite d'autre ; que, fur les écrits
écrit,
d'après
établi une feconde difcuflion re/pedifs,
laquelle le comité
verbale
Raymond ayant demandé prononceroir. & obtenu
Le citoyen
repréfenté que le décret du
la parole, 2
5 ne regardoit
Sain-Doningue de ce décret
; oul qu'au moins la
que
demandoit n'avoit trait qu'a cette majeurc partie
que les colons de
colonie; qu'il
& feuls, répondiffent à ce qui uiat-Doningne 2
que les colons des ites du concernoir Vent cette ile, 2
point part à la difcuflion. Plufieurs ne Priffene
Martinique & des autres iies du
colons de la
le décret étoit commun à Vent, oblervérent
Ririe obfervation fut
toutes les colonies.
bres du comité de Marine, appuyée Par un des memtion T'obfervation faite par le qui convertit en imoDomingue, relativement commiflaire de Saintfion 2 & demanda
aut mode de la difcufle comité.
gu'il y fût ftatué de fuite
par
de En la Cet inftànt 2 les cinq adjoints du
Marine, font introduits
miniftre
un membre oblerve qu'il eft eflentiel dans le comiré :
de fixer le
res du comité de Marine, appuyée Par un des memtion T'obfervation faite par le qui convertit en imoDomingue, relativement commiflaire de Saintfion 2 & demanda
aut mode de la difcufle comité.
gu'il y fût ftatué de fuite
par
de En la Cet inftànt 2 les cinq adjoints du
Marine, font introduits
miniftre
un membre oblerve qu'il eft eflentiel dans le comiré :
de fixer le --- Page 20 ---
(16)
mode de la difeuflion ; & de fatuer, fur un
ajournement fixe, pour qu'elle puiffe commencer;
que dans ce moment, , elle ne pouvoit avoir lieu ;
attendu que les affaires générales dé la
font plus preffantes que celles
république,
d'une feétion quelconque: Il finit individuelles, ou
étonnement de ce qu'on avoit voulu par marquer exclure fon
la difcuffion, les colons de telle ou telle colo- de
nie ; il dit qu'ils failoient caufe commune, &
non-feulement chacun d'eux, mais même tout que citoyen de la république 2 devoit êtte admis à
ner au comité, les lumières qu'il défire
dondatis cette importante affaire.
acquérir
Après quoi,uh membre du
en
la propofition de difeuter & comité, d'écrire appuyant
de juftinier le décret du 5 : ila dit qu'il 7 a étoit entrepris
fant de T'envoyer; qu'il étoit fondé far des precipes de juftice & d'égalité, & a
prinde Santhonax : il a eshalté le patriotifme finipar dont Ieloge il
avoir donné des prenves récidivées avant fon départ pour les colonies.
Un des commiflaires de
a
fervé alors qu'il n'étoit nullement Saint-Doningue obla' conduite de Santhonax,
queftion de juger
comme commiffaire
comme particulicr, mais
adtes, qu'il avoit été civil; que c'étoit d'après ces
ciations
dénoncé, &
les dénonne feroient appuyées que &te des
officielles ; ramenant enfuite la queftion preuves à fon
vrai point 2 ila pric le préfident de faire ftatuer
par le comité > fur fa propofition qui avoit étd
convertie en motion.
Alors 2 le citoyen Camboulas s'eft écrié
étoit ridicule de prolonger la difcuffion fur qu'il ce
décret;
it d'après ces
ciations
dénoncé, &
les dénonne feroient appuyées que &te des
officielles ; ramenant enfuite la queftion preuves à fon
vrai point 2 ila pric le préfident de faire ftatuer
par le comité > fur fa propofition qui avoit étd
convertie en motion.
Alors 2 le citoyen Camboulas s'eft écrié
étoit ridicule de prolonger la difcuffion fur qu'il ce
décret; --- Page 21 ---
(17)
& puifqu'il en ctoit ainfi, il falloit difde favoir s'il étoit imSIE cuter grande queltion
pour la France d'avoir des colonies 2
portant & fi elle pouvoit y laifler exifter la fervitude:
Cette phrafe, diêtée par l'impatience 3 a excité s'eft
rumeur
dans le comité; on
une
générale
cette quefécrié que ce n'étoit paslinftant d'agiter dit
tion ; alors le citoyen Camboulas a
quilretiroit fa propofition 3 qu'il ne l'avoit faite, que
prouver qu'il ne falloie pas remonter aul principe, pour parce que IN PRINCIPIUM ERAT VERBUM, de divers
obfervations
( Enfin, après quelques
membres, le comité a arrêté que l'ajournement
la difcuffion, telle qu'elle avoit été propofée 5
pour
heures du foir.
leroit fixé au lendemain fept fe font retirés avec les
> Alors les commiffaires & fe font
colons de toutes les Antilles,
ajournés de
demain 27, au lieu & heure ordinaire
pour
leurs féances.
Signé all regiftre, PAGE & BRULLEY.
Pour copie conforme all regiftre ,figmÈLEGRAND.
Le
cette difcuffion fut continuée, ainfi quele
conftate 27, le procès-verbal ci-après.
EXTRAIT des regifres de la commiffion de
Saint-Domingue.
Séance du 27 mars 1793
La commiffion réunie, on donne ieéure des
K
B
ain 27, au lieu & heure ordinaire
pour
leurs féances.
Signé all regiftre, PAGE & BRULLEY.
Pour copie conforme all regiftre ,figmÈLEGRAND.
Le
cette difcuffion fut continuée, ainfi quele
conftate 27, le procès-verbal ci-après.
EXTRAIT des regifres de la commiffion de
Saint-Domingue.
Séance du 27 mars 1793
La commiffion réunie, on donne ieéure des
K
B --- Page 22 ---
(18)
proces-verbaux des 25 & 26 du
approuvés & fignés.
courant ; ils font
> Les commiflaires fe
de la convention, & tranfportent àla féance
féance, jufqu'au
paffent le furplns de leur
de marine, en moment de fe rendre au comité
devoit
conférences, fur la difcuflion
rendent continuer, ce foir à fept heures
qui
enfuite au lieu des
5 ils fe
comité de marine, & sy font féances ordinaires du
miffaires & colons des
réunis avec les commes de couleur de
Antilles, & quelques homdefquels étoit le Saint - Domingue, à la tête
été introduits, le citoyen Raymond : ayant tous
mément à l'arrêté de préfident la
a rappelé quc, conforavoir lieu, ce jour, fur veille, le la difcullion deyoit
mois, entre les
décret du 5 de ce
du 17.
pétitionnaires du 15 6 cenx
>> Un membre a obfervé
doient le rapport du décret, que ceux qui demanmiers, expofer les motifs de devoient, les pre-
>. Alors, un des commiffaires leur demandc.
mingue, ayant demandé la
de Saint - Dofenté qu'il étoit cffentiel de parole, 2 il a reprécuflion d'un expofé fidèle de faire la précéder la dif
des colonies, & en particulicr de fination adtuclle
Domingue. Le citoyen Camboulas celle de Saintparole pour une motion
a demandé la
lcs détails queleprcopinant d'ordre; il a expofé que
enttaineroieng dans des
propofoic de donner,
écarteroient la difcuffion Lemimeakhitet ;
mingue, fur-tout, ia caufe des parce qu'à Saint-Docoup plus compliquée
troubles étoit beauonine connoifloit que deux qu'en claffes France 5 qu'ici ?
d'hommes 3
ue. Le citoyen Camboulas celle de Saintparole pour une motion
a demandé la
lcs détails queleprcopinant d'ordre; il a expofé que
enttaineroieng dans des
propofoic de donner,
écarteroient la difcuffion Lemimeakhitet ;
mingue, fur-tout, ia caufe des parce qu'à Saint-Docoup plus compliquée
troubles étoit beauonine connoifloit que deux qu'en claffes France 5 qu'ici ?
d'hommes 3 --- Page 23 ---
luttant l'une contre (x9)
Tautre; les ariftocrates
révolationnaites, , & les démocrates
contrenaires; que dans les colonies
révolutiontrouvoit plufieurs partis bien 3 au contraire, on
Aermwondaaniac-coted différens ; qu'on y
des
naires indépendans 1 & des Scmtre-ovelatiohnaires démocrates
; que par conféquent, le
révolutionvres de ces divers partis feroir détail des manceuarticle qu'il demandoit qu'on difcutàt de trop fuite long, le
&t
par article,
décret
7), L'un des commiffaires de
demandé à répliquer à la motion Saint-Domingue a
expolé qu'on ne pourroit favoir
d'ordre; il a
va
file décret
nies,
pourroit être convenable
qu'on
2 fi
n'avoic des
aux coloRcmiee
fur leur Genation: & qu'avant renfeignemens certains
nouvelle loi, il falloit s'informer d'y f envoyer une
y avoient été exécutées
les anciennes
produit.,
2 & l'effer qu'elles avoient
> Sur cette obfervation le
a répondu qu'il étoit impoffible 2 ciroyen Raymond
noifance exaée de la fittation d'avoir une connies; ; qu'au
aétuelle des coloà ce fujet des furplus $ fi le comité vouloit prendre
repréfenter les renfeignemens 7 il pouvoit le faire
colons de
pièces probantes que MM. les
pourroit les Saint-Domingue diloient avoir;
& Polverel, rapprocher &
des lettres de
fur le
Atier
la colonie de juger
tout des affaires de
>
Saint-Domingue.
demandé Alors un des colons de la
la parole 3 ila
Martinique a
tion des iles du Vent, étant repréfenté que la fituade celle de Saintablolument différente
Domingue, 2 il fe pourroit que
B 2
de
pièces probantes que MM. les
pourroit les Saint-Domingue diloient avoir;
& Polverel, rapprocher &
des lettres de
fur le
Atier
la colonie de juger
tout des affaires de
>
Saint-Domingue.
demandé Alors un des colons de la
la parole 3 ila
Martinique a
tion des iles du Vent, étant repréfenté que la fituade celle de Saintablolument différente
Domingue, 2 il fe pourroit que
B 2 --- Page 24 ---
le décret du 5 y. fat (20) peu convenable fous divers rapports ; qu'il fe réfervoit
ne pas interrompre la difcuflion. d'expliquer 2 pour
> Cette obfervation
un commiffaire de l'ile de 3 fortement appuyée par
été combattue, le préfident Cayenne, a'demandé n'ayant point
comment s'ouvriroit la difcuffion.
au comité
> Après quelques débats, un des commiffaires
de Saint-Dominguea dit qu'il ne derhandoit
demi-heure pour faire l'expolé rapide qu'il qu'une avoit
propofé:lorsle comitéayant
à cette demande, il eft entré ananimementa en matière. acquiefcé
Il a commencé par l'expofé fucciné des effets
de la révolution à
il
la conduite
Saint-Domingue ; a retracé
qu'y ont tenu les commiffaires
les généraux & tous les agens de l'autorité; civils, il a
prouvé que l'incohérence des décrets rendus relativement à cette Colonie 5 a été la fource des
menées perfides des aétes anti-révolationnaires
& enfin de tous les malheurs qu'a éprouvés Saint- >
Domingue.
9) Paffant enfuite à la difcuflion du décret du
5.2 après leêure du premier article, le commiffaire a commencé par
que l'on ne
pouvoir pas déclarer la colonie oblerver, en état de
que l'on pouvoit bien faire cette déclaration guerre, 5
telle ou telle ville, lorfqu'elle feroit
pour
menacée par les ennemis du dehors attaquée ; mais ou
les mefuresqu'on prend dans cet état ne
que
s'étendre far trois cent lieues de côte pouvoient &
conféquent, pour toute la colonie; il a 2 fait en- par
fuite remarquer que fa teneur même
lopinion ou étoit la convention nationale indiquoit
2 que
pouvoit bien faire cette déclaration guerre, 5
telle ou telle ville, lorfqu'elle feroit
pour
menacée par les ennemis du dehors attaquée ; mais ou
les mefuresqu'on prend dans cet état ne
que
s'étendre far trois cent lieues de côte pouvoient &
conféquent, pour toute la colonie; il a 2 fait en- par
fuite remarquer que fa teneur même
lopinion ou étoit la convention nationale indiquoit
2 que --- Page 25 ---
(21)
la loi du 4avil y étoit exécutée ; que cependant Alors
elle ne l'étoit pas; qu'il alloit le prouver.
cifuivant pas à pas la marche des commiffaires lecture de
vils Polverel & Santhonax, il a donné
leurs diverfes proclamations , & autres actes éludé publics;
prouvent qu'ils avoient toujours
fût l'objetROLzE de cette loi, malgré qu'elle le com+
principal de leur miflion dans la colonie ; P'arrivée
miflaire a prouvé encore qu'avant la même loi du 4 avril
de Polverel & Santhonax 2
dans toutes
avoit été franchement acceptée 2
laflemblée
les parties de la colonie : que fur l'exécucoloniale avoit même anticipé commiffaires
tion de cette loi, réfervée aux
dans fon fein, & en ordoncivils, en adoptant fit admis dans tous les corps populaires
nant qu'il de couleur 1 avec voix confultative
des citoyens
Tinftant ou le complément de
feulement 2 de jufqu'a is loi leur donneroit voix délibéTexécution
acte abfolument conforme aux
tative; que cet
diété la loi & les autres aétes
principes l'aflemblée quiavoient coloniale non moins effentiels au
de
avoit mérité à cette affemblée, des
bien public, de la part des commiflaires natioremerciemens naux-civils. Il en a été fait lcêture 2 dans coloniale la proclamation qui ordonne que l'affemblée commiflion infera diffoute & remplacée par fix de une fes membres élus
de
termédiaire 1 & compolée de fix citoyens de couleur 2 que les
au fcrutin,
nommés.
commiflires-civils ont eux-mêmes
a fait fentir
Le commiflaire de Saint-Domingue à T'efprit
étoit oppolce
combien cette corporation
des membres
de la loi; combien la nomination B 3
iale la proclamation qui ordonne que l'affemblée commiflion infera diffoute & remplacée par fix de une fes membres élus
de
termédiaire 1 & compolée de fix citoyens de couleur 2 que les
au fcrutin,
nommés.
commiflires-civils ont eux-mêmes
a fait fentir
Le commiflaire de Saint-Domingue à T'efprit
étoit oppolce
combien cette corporation
des membres
de la loi; combien la nomination B 3 --- Page 26 ---
(22)
qui la compofent; ainfi que les autres nominations
que les commiffaires fe font réfervés à toutes les
places de judicature & de finance, étoient
Ies aux principes d'on gouvernement
contraiil a fait remarquer que c'étoit confondre repréfentatif;
pouvoirs, & perpétuer la diftinaion des couleurs tous les
qu'on vouloit abroger, & par conféquent s'op- s
pofer direêement a l'effet de la loi du 4 avril,
qui tendoit à faire difparoître ces
A cet
diftinaions.
inftant, 9 un des membres du comité a
interpelé le commiffaire de Saint-Domingue,
luidemander
pour
avoit été déclarée filétabliffement de cette corporation
civils, ou définitive. provifoire par les commiffaires
La réponfe du commiffaire, à cette
tion, a été la leêture de l'article de la interpellation, qui porte que les affemblées proclama-. fe
réuniront pour décider s'il n'eft pas néceffaire primaires
furleoir à la formation del'aflemblée
de
à la nomination des députés à la convention coloniale, &
nale; & de fuite, ila faitledurede la
natiodesmémes
proclamation
affemblées commiflaires,p des
par laquelle ils défendentles
s'il
avoit communes; ce qui a démontré
n'y
eu ni formation
que
niale &
d'affemblées coloétoient adminiliratives, que fi les municipalités
colonie, incomplettes dans plufieurs endroits de la
n'avoit notamment au Cap; & qu'enfin, fi on
point nommé de députés à la convention
nationale, on ne doit T'attribuer
de s'affembler,
qu'aux défenfes
des commiffaires contenues dans les proclamations
civils.
de Rapprochant chofes
enfuite cette conduite, 2 cet état
avec l'article premier du décrct du
5,
iliratives, que fi les municipalités
colonie, incomplettes dans plufieurs endroits de la
n'avoit notamment au Cap; & qu'enfin, fi on
point nommé de députés à la convention
nationale, on ne doit T'attribuer
de s'affembler,
qu'aux défenfes
des commiffaires contenues dans les proclamations
civils.
de Rapprochant chofes
enfuite cette conduite, 2 cet état
avec l'article premier du décrct du
5, --- Page 27 ---
(23 )
de Saint-Domingue a fait fentir
le commiflaire
être
dc confier une
combien il pourroit
dangereux celle accordée
fomme d'autorité auffi étendue civils; que il a fait obpar cette loi, aux commiflaires ablolument foumis aux réferver
le général, commiffaires, n'avoit plus le même
RURLTA de ces
la loi,
le
pouvoir qui lui étoit dévolu par
quand
quil commande, eft en état de guerre ;
pays
ne
8c
le pouvoir des uns & des autres
pouvoit
modéré parles magiftrats du peuple, affemblée puifqu'il 'admi- n'y
exiftoit ni aflemblée coloniale adminiftrateurs ni
civils, on ne
niftrative, & que par les officiers d'adminiftrapouvoit entendre le que
exécutif, pour régir
tion nommés par pouvoir
les Le finances. commiffaire a conclu à ce que l'article fit
totalement réformé, comme pouvant être infiniment a
nuilible àa toutes les colonies, & en particulier
Saint-Domingue. Le citoyen Raimond ayant demandé la parole
répondre au commiffaire de Saint - Dominpour
l'apologie des commifgue, il a commencé Polverel & par Santhonax: ; il a affuré que
faires civils
aux aflemblées primaires
s'ils n'avoient pas permis
fes
& les
de fe réunir pour nommer
magiftrats coloniale &
repréfentans du peuple à l'affemblee redoutoient
à la convention nationale, c'eft qu'ils attendu l'éloile réfultat de pareilles aflemblées, admettre les hommes de
guement des blancs pour étoient dévolus, & leur
couleur aux droits qui doute, leur étoit de les en éloigner
intention qui, fans
étoit
tonjours; ila ajouté que cet éloignement lieu au
&z,
prouvé paries troubles qui ont eu
Cap,
B 4
du peuple à l'affemblee redoutoient
à la convention nationale, c'eft qu'ils attendu l'éloile réfultat de pareilles aflemblées, admettre les hommes de
guement des blancs pour étoient dévolus, & leur
couleur aux droits qui doute, leur étoit de les en éloigner
intention qui, fans
étoit
tonjours; ila ajouté que cet éloignement lieu au
&z,
prouvé paries troubles qui ont eu
Cap,
B 4 --- Page 28 ---
(24)
juftifient pleinement les motifs des
civils en
commifE
empéchant la réunion des affemblées
primaires; il en a conclu que
loi du 4 avril nie devoit
être l'inexécution de la
commiffaires civils, mais à pas l'entêtement attribuée aux
blancs 2 qui ne voulant
des colons
tenoient toujours des diftinaions pas s'y foumettre, entrele préopinant l'avoit
de couleur; que
prouvé lui - même 2 en
reprochant hommes
aux commiffaires d'avoir nommé fix
de couleur dans la commiflion
diaire.
interméLe commiffaire de
la parole pour rétablir Saint-Domingue un fait; il a obfervé a demandé
mité que lorfqu'il s'eft élevé contre la
au CO*
tion des citoyens de couleur faifant
nominacommiflion
partie de la
intermédiaire, ce n'étoic
qu'ils étoient hommes de couleur, maisà pas caufe parce de
Tillégaliré de leur nomination qui auroit dû
faite en affemblées primaires, & point du
être
le choix des commiffaires civils;
tout par .
ne fe permettoit
qu'au furplus, il
juger les intentions pas, des comme le préopinant 2 de
leur conduite par des hommes, faits
mais feulement
Alors un des membres du authentiques. comité
ferver au citoyen Raimond
a fait obla juftification des
qu'il s'étoit attaché à
n'avoit point
commiffaires civils ; mais qu'il
l'article
répondu à ce qui avoit été dit fur
premier du décret.
Le citoyen Raimond a dit qu'il ne
néceffaire d'infifter
fur
croyoit pas
qu'il
beaucoup
cet article, parce
fatisfaction croyoit que tout bon citoyen devoit voir avec
que les colonies ctoient déclarées
érat de guerre, pour qu'on puifie les préferver des en
it attaché à
n'avoit point
commiffaires civils ; mais qu'il
l'article
répondu à ce qui avoit été dit fur
premier du décret.
Le citoyen Raimond a dit qu'il ne
néceffaire d'infifter
fur
croyoit pas
qu'il
beaucoup
cet article, parce
fatisfaction croyoit que tout bon citoyen devoit voir avec
que les colonies ctoient déclarées
érat de guerre, pour qu'on puifie les préferver des en --- Page 29 ---
(25)
les menace, & les conattaques de l'ennemi qui
ferver à la France.
le citoyen
Le citoyen Camboulas a interrompu de cette déclaRaimond pour expliquer les il motifs alloit entrer dans une
ration d'état de guerres
membre du comité
difcuflion étendue, loriqu'an d'ordre, qu'aucun des mema demandé par comités motion réunis ne pric part à la difbres des deux
de inite nnanimement.
cuffion, ce quia été adopté de Saint-Domingue
Alors un des commiffaires
âux citoyens
ayant demandé la parolepourrépondre étoit polible
Raimond & Canttoisn.liouiemagas déclarer lac acolonie en état
qu'ily eût des motifs pour
là le
de guerre : mais que ce n'étoit fur-tour point effentiel fp
de la difculfion 5 quil étoit
convenir aux
miner fi l'article du décret pouvoit
à celle de
colonies, 2 notamment
dans le vrai fens
Sbernges
& s'il pouvoit y être exécuté il
foit que la
la convention Y'avoit rendu : ajouta, de déclarer les coconvention ait jugé néceffaire
vrai de
lonies en état de guerre. fur un rapport cette décil'état des chofes,. foit qu'elle ait pris
véridique du rapporteur
fion fur un expolé il pen n'en eft pas moins vrai que
trompé lni-mème, l'attention d'érablir & de con:
la convention a eu
les formcs du gouverferver à Saint-Domingue dont la baie cflenticlle eft
nement répablicain.,
quelleconque doit être
qu'une portion d'autorité & repréfentans, du peuple
dévolue aux magiftrats alors même que la nécellité
librement élus; car
état de
force de
de déclarer un pays en à celui la tête duquel
tous les
RSTA
remettre
pouvoirs & la sûreté de ce pays,ilnes
repole la défenfe
gouverferver à Saint-Domingue dont la baie cflenticlle eft
nement répablicain.,
quelleconque doit être
qu'une portion d'autorité & repréfentans, du peuple
dévolue aux magiftrats alors même que la nécellité
librement élus; car
état de
force de
de déclarer un pays en à celui la tête duquel
tous les
RSTA
remettre
pouvoirs & la sûreté de ce pays,ilnes
repole la défenfe --- Page 30 ---
(26 )
eft pas moins vrai que l'autorité confiée
giftrats & aux repréfentans du
aux mapour ainfi dire, que dormir; & peuple, ne fait,
naires publics fecondent
que ces fonaiondu général, font les
toujours -les opérations
par leur force morale, modérateurs & font
de fa conduite
dans toute leur plénitude, les prêts à reprendre,
été confiés, du moment oir l'état pouvoirs qui leur ont
Il n'en eft pas ainfi à
de guerre ceffe,
exifte poingd-affembléc de Saint-Domingue : il n'y
on n'y a point formé d'atfemblées repréfentans du peuple;
beaucoup de
adminiftratives ;
plulieursfont municipalités ne font point élues;
nuis; dès-lors, incomplettessleurs pouvoirs font pref3
en déclarant la colonie en
guerre, en remettant le pouvoir
état
mains des commiffaires civils & abfolu entre les
citoyens n'aurontaucone
du général, les
car enfin,
part dansl
par adminiftrateurs sTadminitration;
dans l'article du décret, chacun des civils, qu'on lit
fens, & la convention entière,
membres prédéligner des affemblées
a fans doute voulu
des adminiftrateurs de adminittratives, & non pas
exiftent dans les colonies. finances, Ces comme ceux qui
été nommés en France par le adminiftrateurs ont
général & les commiffaires civils pouvoir exécutif; le
de méme; aucune portion
ont été nommés
anx délégués du peuple; le d'autorité n'eft confiée
fentatif ou répablicain n'exifte gouvernement donc
repréDomingue; ; il eft donc effentiel, point à Saintcéder à l'exécution d'ancun
avant d'y progenre de gouvernement, décret, d'établir ce
d'ontre-mer
parce que les Français
d'Europe. veulent être républicains comme ceux
de méme; aucune portion
ont été nommés
anx délégués du peuple; le d'autorité n'eft confiée
fentatif ou répablicain n'exifte gouvernement donc
repréDomingue; ; il eft donc effentiel, point à Saintcéder à l'exécution d'ancun
avant d'y progenre de gouvernement, décret, d'établir ce
d'ontre-mer
parce que les Français
d'Europe. veulent être républicains comme ceux --- Page 31 ---
(27)
membres du comité
En cet inflant, plufieurs
leur avoit
exprimèrent hautement limprelfion que ajouta que
faite ces obfervations. Le commiffaire
y
c'eft envain qu'on cherchoit a perfuader qu'il ;
avoit du danger à réunir les affemblées primaires de
qu'elles avoient eu lieu dans nombre de paroifles
notamment dans les trois principala colonie 1 le
le Port- au -Prince & les
les villes, Cap,, formé des municipalités,
conforinément Cayes; qu'on X la avoit loi du 4 avril; que les blancs
s'étoient pas refulé à accorder aux hommes de
ne couleur les droits qui leur étoient dévolus; qu'il
exiftoit dans chacuned'elles desofliciers aflemblées municipaux, dans lefhommes de couleur; que les
fans troubles;
quelles ils ont été élus, fefont paflées Gi ces mêmes
qu'ilr n'y en auroit pas eu davantage, réunies pour former
affemblées primaires s'étoient & coloniales, & enfin
des affemblées adminiftratives à la convention natiopour nommer des députés
pour
nale; que c'étoit donc a tort qu'on alléguoit, des déexcufe de l'inexécution de la loi, le danger s'étoient
fordres, fi les citoyens de toutes couleurs
réunis
procéder à ces opérations 2 impérieu- les comfement aupiee par le décret du4 avril; que au lieu
miffaires civils auroient dà y faire procéder fauffes 2 les
de prétexter des craintes démontrées le
des
au lieu d'éluder plus
dE1a
faits 5 qu'enfin 9
dû établir les formes du goudevoirs , ils auroient
conformévernement repréfentatif ou républicain, dela France&
ment aux intentions des légiflateurs
foumis à la
des colons eux-mémes; 5 qu'en doit fêtre un mot, dans une répuloi, comme tout citoyen civils n'anroient pas dà
blique, les commiflaires
ées le
des
au lieu d'éluder plus
dE1a
faits 5 qu'enfin 9
dû établir les formes du goudevoirs , ils auroient
conformévernement repréfentatif ou républicain, dela France&
ment aux intentions des légiflateurs
foumis à la
des colons eux-mémes; 5 qu'en doit fêtre un mot, dans une répuloi, comme tout citoyen civils n'anroient pas dà
blique, les commiflaires --- Page 32 ---
(28 )
y fubftituer leur volonté arbitraire, &
queftion l'exécution de la volonté nationale. mettre en
Le commiflaire a fini par faire remarquer que fes
abernadnacmeNriese un plus
ment parles fiites de la difcuflion; granddéveloppeavoir prouvé, que le premier article maisqu'il de ce croyoit
que le décret en entier ou tout autre, devoit décret,
précédé de l'établiflement des formes du
être
nement repréfentatif ou républicain
gouverpoint à Saint-Domingue
l'effet qui n'exifte
arbitraire des
par
de la conduite
commiflaires civils.
Ces obfervations reflerent fans
part du citoyen Raimond,6 le
réponfe de la
fortit du comité.
citoyen Camboulas
Alors le préfident annonça
la.
alloit s'ouvrir, fur le fecond article que du difcuflion
Un des colons, commiffaire de la décret.
demanda la parole, & lut des obfervations Martinique, trèsjudicieufes fur les inconvéniens du
du décret pour les iles du Vent.
premier article
Après cette ledure, un des commiffaires de
Saint-Dominguel du de
fit celle dufecond article du décret
convention 5
Ce mois; il obferva que l'intention de la
avoit été fans doute d'éviter qu'aucune
les expreflion ambigué puifle faire renaitre&
troubles dans les colonies; que les
perpétuer
les miots hommes libres ne
expreflions ou
qu'un fens général qui préfentoient en Europe
dividas; ; mais qu'il n'en défignoit étoit toute efpèce d'inles colonies, &
pas de même dans"
tendoit parler que des par iommes libres on n'enl'intention de la que convention hommes de couleur ; que
d'autorifer tous les colons à ayant cté, fans doute,
s'armer & à fe former
aitre&
troubles dans les colonies; que les
perpétuer
les miots hommes libres ne
expreflions ou
qu'un fens général qui préfentoient en Europe
dividas; ; mais qu'il n'en défignoit étoit toute efpèce d'inles colonies, &
pas de même dans"
tendoit parler que des par iommes libres on n'enl'intention de la que convention hommes de couleur ; que
d'autorifer tous les colons à ayant cté, fans doute,
s'armer & à fe former --- Page 33 ---
(29) )
pour la défenfe de leur pays, il
en corporations de fubftituer à ces mots : hommes
étoit ellentiel
libres, celui de citoyen.
obfervé, far ce' même
Le commiffaire a encore
loix
il
article, qu'an lieu de ces mots
exfantes, attenda qu'il
faudroit fubftituer loix nationales,
loix
n'exifte effedivement,. à ce fujet, aucunes décret du
les colonies, mais feulement un
mois pour de juin 1791, qui autorife les aflemblées coloniales à adopter & faire exécuter provifoirement convenir
toutes les loix nationales qui pourront
à la colonie. Raimond a demandé la parole pour
Le citoyen
il a fait remarquer
répondre à ces obfervations;
convenir,
que le mot de citoyen ne pouvoit du 28 pas mars
attendu l'article 4 du décret donne de la
la définition qu'il
0AE
qui, de par citoyen 1, exclueroit de ces corporations
tion beaucoup d'individus propres à y fervir. commiffaires
Plufieurs mémbres, ainfi
les
la qualité
ont
que
RedEeRt
de Saint-Domingue,
les diflindtions de
de citoyen aétif étant abrogée, Pétoient auffi; qu'ainfi
T'article 4 du décret cité,
aucune ambiguité.
le inot citoyen ne préfentoit de
a obfervé qu'on
Un des commiflaires Cayenne
de toutes
pouvoit employer ces mots abfolument 7 citoyens toute efpèce
couleurs; ce qui évitoit
étoit bien effentiel
de double fens; il a ajouté qu'il
qu'on
des'expliquer clairement à cet égard, parce fi,
mauvais fervice a fon pays,
rendroit un bien
on portoit atteinte
par des expreffions ambiguis, entre les hommes de couleur
à Punion qui y règne
&z les blancs,
des commiflaires Cayenne
de toutes
pouvoit employer ces mots abfolument 7 citoyens toute efpèce
couleurs; ce qui évitoit
étoit bien effentiel
de double fens; il a ajouté qu'il
qu'on
des'expliquer clairement à cet égard, parce fi,
mauvais fervice a fon pays,
rendroit un bien
on portoit atteinte
par des expreffions ambiguis, entre les hommes de couleur
à Punion qui y règne
&z les blancs, --- Page 34 ---
(30.)
On a palfé enfuite à la lecture du
article far lequel un des commiffaires de troifième SaintDomingue a obfervé combien il feroit
&:, dangereux de relâcher les liens de impolitique la
nation dans les ateliers, ou d'y faire
fubordichangemens par une autorité apporter quelRuee
étrangère, ne
que provifoirement; qu'aucun
ien état d'apprécier ce
c'étoit nègre n'étoit
& que l'interprétation que
que provifoire,
gemens, de la
des qu'il donneroit à ces chandétruiroit
part
commifaires nationaux,
la
ablolument, & fans' retour, l'ordre &
d'ateliers fubordination, fans lefqueis il ne peut exifter
à faire dans les colonies; que les modifications
dans cette partie, devoient être
ment attribuées aux affemblées
fpécialeavoient plus d'intérét & de lumières coloniales; qu'eiles
ce foit, pour ftatuer fur ces modifications que qui que
heureufes
auffi
que néceffaires.
La réponfe du citoyen Raimond à ces obfervations, fut que, par les expreflions de l'article
ce décret 7 il n'avoit pas entendu anterifer 3 les de
commiffaires civils a faire des réglemens pour la
police intérieure des ateliers, dans les
des'
travaux, mais fculement hors ce temps temps &
le maintien de la tranquillité générale. 7
pour
Un des commiffaire de
du que, n'ayane paint concouru Saine-Domingue à la rédadion a réponla loi, iZ ne peut, comme le citoyen Raimond, de
interpréter l'intention des légillateurs mais
eft obligé de s'en tenir à la lettre. 3
qu'i
Alors un grand nombre des membres du comité
fe font élevés contre l'obfervation du citoyen Raimond, &, d'une voix unanime, ont exprimé leur
7
pour
Un des commiffaire de
du que, n'ayane paint concouru Saine-Domingue à la rédadion a réponla loi, iZ ne peut, comme le citoyen Raimond, de
interpréter l'intention des légillateurs mais
eft obligé de s'en tenir à la lettre. 3
qu'i
Alors un grand nombre des membres du comité
fe font élevés contre l'obfervation du citoyen Raimond, &, d'une voix unanime, ont exprimé leur --- Page 35 ---
(31)
opinion pour que les colons
& les
aflemblées coloniales fuffent
chargés
goteir
de Vadminiftration intode cet objet important
rieure. On a pafle à la leéure du quatrième article c:
de Saint-Domingue a fait
nn des commiffaires
& défalobferver combien il étoit impolitique
treux pour la colanie de Saint - Doningue ?
de déporter, dans le moment oit on a le plus
befoin de forces, le régiment qui étoit le plus en
les
du climat &c les
état de fupporter
intempéries il l'avoit prouvé
fatigues de Ia guerre, comme
cette
depuis linftant de la révolte; il a rapproché
déportation de celle du fecond bataillon du neuvième régiment, faite par Blanchelande pour la
même caufe, & fans doute dans les mêmes vues;
il a repréfenté que la çonvention avoit, depuis, &c
rendu une juftice éclatante à la bonne conduite
de ce bataillon déporté : il a fait
au patriotiline la totalité du régiment du Cap
remarquer n'étoit
que plus coupable que ce bataillon du neupas
de ce premier
vième régiment ;
vingt-hommes
dieat réfraéaire à la loi, avoient
régiment, qu'on
la
enprécédemment été déportés; que déportation fentière de furplus de ce corps étoit une privation
fible, une véritable calamité pour St-Domingue, oii il fe
dansl'état de guerre intefline &c extérieure
de treize mille
trouve; que ne pouvant ignorer de que France depuis un
cinq cents hommes, difléminés envoyés fur deux cents liencs
an 2 trois mille, étoient les feuls exiftans : le commiffaire
de côtes, Santhonax n'avoit
fans des vues crimi
civil
pu,
étoit une privation
fible, une véritable calamité pour St-Domingue, oii il fe
dansl'état de guerre intefline &c extérieure
de treize mille
trouve; que ne pouvant ignorer de que France depuis un
cinq cents hommes, difléminés envoyés fur deux cents liencs
an 2 trois mille, étoient les feuls exiftans : le commiffaire
de côtes, Santhonax n'avoit
fans des vues crimi
civil
pu, --- Page 36 ---
(32) )
nelles, diminuer ainfi les
de
cette colonie.
moyens
défenfe de
Acesobfervations, lec
quele régiment du Capnes'étoirpas citoyenRaymond. a répondu
coupp prés 7 montré dans lc fens de toujours, la
à beanqu'il s'étoit même permis des
révolution;
révolutionnaires, lors de
mouvemens antichcfs; qu'il étoit fans doute T'embarquement de fes
il eft étonnant qu'on fe plaigne coupable; de la qu'au furplus,
de ce régiment, puifqu' u'ila troublé
déportation
&
forme A peine
l'ordre public,
Eapa
quatre cents hommes efUn des commiffaires de Saint -
demandé à répondre au citoyen
Domingue a
dit que s'il jugeoit Cambefort, Touzard Raymond , & a
chefs du régiment du Cap,
les & autres
duites contre eux par les commiflaires d'après pièces de proDomingue, ildiroit qu'ils fontinfiniment
Saintmais qu'il eft forcé, d'après le décret rendu coupables;
fujer 1 de dire qu'ils font innocens
àleur
on devoit toujours
; qu'an furete fes
dittinguer le régiment
chefs, quant à
&
quatre cents hommes, deux l'opinion; cents
qu'enfin
hommes même, lorfqu'ils étoient hommes 2 cent
formés au genre de guerre qui fe fait acclimatés à Saint- &c
Domingue, 2 étoient infiniment précieux
colonie.
pour cette
Un citoyen du
la parole, a dit Port-au-Prince, que cet article ayant du demandé
ordonnoit la déportation du
décret qui
n'étoit qu'ane approbation prématurée régiment du Cap,
de Santhonax, parce que le régiment dela étoit conduite
déporté & arrivé à Bel-Ifle; quebientôr il fe déjà
préfenterois
à Saint- &c
Domingue, 2 étoient infiniment précieux
colonie.
pour cette
Un citoyen du
la parole, a dit Port-au-Prince, que cet article ayant du demandé
ordonnoit la déportation du
décret qui
n'étoit qu'ane approbation prématurée régiment du Cap,
de Santhonax, parce que le régiment dela étoit conduite
déporté & arrivé à Bel-Ifle; quebientôr il fe déjà
préfenterois --- Page 37 ---
(33)
fenteroit pour expofer fa conduite & demandet
juftice : qu'on ne devoit par conféquent rien préjuger fur cette affaire.
a Le citoyen Raimond a protefté alors qu'il
ignoroit abfolument l'arrivée de ce régiment en
France; il a même interpellé un des membres du
comitédemarine, qui T'étoit aufli de celui de défenfe
générale, pourquila arteftatq qu'aTépoquedel la préfentation du décret du 5 7 dans ce dernier comité, on
ignoroit la déportation du régiment du Cap.
a répondu que luiligno-
< Le membre interpellé
de
roit, mais qu'il regardoit comme tres-effentiel
faire conftater l'arrivée de ce régiment en France,
avant que la convention adopte définitivement
l'article du décret qui le concerne.
membres du comité, les colons,
( Alors, les plufieurs commiffaires de Saint - Domingue,
& fur-tout
la
enont manifefté leur opinion pour fuppreffion
tière de cet article du décret.
a ditqu'ildevoit
< Le citoyen Raimondlui-méme du
étoit effectiêtre fupprimé, fi le régiment
Cap
vement arrivé en France. Saint-Domingne alloit
< Undes commiffairesde article du décret, lorffaire la leêture du cinquième étoit
de minuit,
que le préfident a obfervé qu'il du près comité, ayant
C Alors 9 un des membres fe réunir le lendemain pour
oblervé qu'ils devoient
la fuite
des affaires tres-importantes, a demandé que
de la difcuflion fàt renvoyée au fur-lendemain 1été arrêté
le comité ; &l les commicce faires qui & a les colons par fe (ont retirés en s'ajournant
au jour, lieu & heure indiqués.
uit,
que le préfident a obfervé qu'il du près comité, ayant
C Alors 9 un des membres fe réunir le lendemain pour
oblervé qu'ils devoient
la fuite
des affaires tres-importantes, a demandé que
de la difcuflion fàt renvoyée au fur-lendemain 1été arrêté
le comité ; &l les commicce faires qui & a les colons par fe (ont retirés en s'ajournant
au jour, lieu & heure indiqués. --- Page 38 ---
(34) de retour 2u lieu de leurs
beure
a Les coimmifiaires, à demain 18, au lieu &
fmnce.sayonrnent
accoutumés s.
PAGE & BRULLEY.
Signé 2u regiftre,
conforme au regifre,
Pour copie
des archises.
Signé
:u
nsocs.hurthsitcpre
dernière importance : dont
Les affaires de la
& lcs comités, em- fut
furent occupés la convention difcuffion commencée ne
péchérent que la de mai, qu'une convocation'
continuée julqu'an 13 fût faite. tant aux commil
du comité de marine
qu'aux autrcs colons, la faite
faires de Saint-Domingse a-la féance pour reprendre ledit
de fe difcuffion, rendre
qui ent lieu fucellivement réfulte
de la
& fuivans, ainfi quil
jour 13.8 les IS SZ fuit la teneur.
des procbsverbanx
de la commifion de
EXTRATT des regifres
deuxième
Saint-Domingue. du 13 mai17g0,fan
de la République Frangoife.
s'eft rendu à fept heures dereLe citoyen PAGE
conformément a Vinvitalevée au comité de marine, le préfident de ce comités,
tion qui lui a été faite par lui avoit écrire le citoyen
a la lettre que
érant
en réponfe du courant. (Le citoyen Brolley
le IO
affaires importintes). de
IE: depuis deux jours pour, s'eft réuni à celui
Le comité des colonies ouverte en préfence de &
marinc, & la" féance aété des différentes Antilles; ; &'
quelques citoyens blâncs
invitalevée au comité de marine, le préfident de ce comités,
tion qui lui a été faite par lui avoit écrire le citoyen
a la lettre que
érant
en réponfe du courant. (Le citoyen Brolley
le IO
affaires importintes). de
IE: depuis deux jours pour, s'eft réuni à celui
Le comité des colonies ouverte en préfence de &
marinc, & la" féance aété des différentes Antilles; ; &'
quelques citoyens blâncs --- Page 39 ---
(35)
encoreen piefencedu citoyen
ques autres citoyens de
Raimond, &de quel.
Page avoit dans fa lettre couleur, du
dont le citoyen
fence, pour difçuter
IO, demandé la prés
décret du 5 mars, dont contradidoirement ils
avec eux le
pour fournir les tenfeignemens réclamoient T'exécution, &
port généralà faire furlcs colonies. nécellaires au rapmomentanée du cicoyen
Malgré l'abfence
avoir été faite au nom de la Brulley, cette démarche
Le préfident a obfervé commiflion, 0
d'abord porter fur le décret que du la difcuflion devoit
encore. , qu'il feroit bon de revenir 5. mars : il a dic
premiers articles difcutés dans
fir les quatre
& 27 mars, parce que, n'en les féances des 26
lesi impreffions reçues à cette ayant pas tenu note,
effacées. Il a, à cet effer; époque accordé pouvoient être
citoyen Pagc, qui, précifarit les la parole au
donnés dans les féances des 26 & développemens
qu'il étoit ablurde & perfida de 27 mars, a dit:
en état de guerre,
mettre-les colonies
pagnes - qui ne feroient parce que l'intétieur des camroient
pas menacées, ne
les
comporter un tel état fans
pouratteliers, qui, dans un
où danger pour
en faifoient une (péculation temps
les agirateurs
pouvoient être garantis de la deforganifatrice, nie
nus dans l'ordre
fédudion & conteadive : qu'il
par une furveillance toujours
en
aiedte
lons, placés fous la furveillance conféqueuces que les cotorités
immédiate des auarrachés populaires, à leurs
ne puffent être arbitrairement
vernement
foyers par les ordres d'un gouétranger à 1 colonie.
Ila dit que tous les points d'un
ile ne pouvant étre
périmètre d'une
altaqués en . même - temps, ifl
Cz
ordre
fédudion & conteadive : qu'il
par une furveillance toujours
en
aiedte
lons, placés fous la furveillance conféqueuces que les cotorités
immédiate des auarrachés populaires, à leurs
ne puffent être arbitrairement
vernement
foyers par les ordres d'un gouétranger à 1 colonie.
Ila dit que tous les points d'un
ile ne pouvant étre
périmètre d'une
altaqués en . même - temps, ifl
Cz --- Page 40 ---
fuffifoit de laiffer au (36.)
tement avec les autorités gouverneur général, conjoinla faculté de mettre conflituées de la
telle autre portion d'une en état de guerre colonie, telle ou
l'ennemi.
colonie que menaceroit
Il a dit., que la mefure
mier article,, ne tendoit qu'à confacrée par ce prepulaires, pour rétablir l'ancien paralifer les
que T'ordre donné aux commiffaires régime. Il a a
concerter avec les gouverneurs & les civils de! fe:
ladminiftration civile, n'étoit
officiers de
tendu-a da convention
qu'un nouveau piége
teur 9 qui lui avoit Jaiffé nationale, par le rappornifirations, loin d'être des ignorer que : ces admipeuple, ne font, au contraire, corps conftitués par le
agens du pouvoir exécutif, qu'un compofé des
*ation des finances & de la chargés de l'adminifdla définitivement fait marine.
dadion. & celle de quelques obferver que Cette rédécret, étoit d'autant plus autres articles de ce.
l'avoit faire, que celui qui vicieufe, l'avoit que celui qui
noifloient, ou devoient connoitre, prélentée congouvernement du
des colonies;
Forganifacion dans
du
27 mars, le citoyen pailque
la féance
Domingue, , s'en
Raimond, né à
-
enfin
étoit avoué
Saint2 le citoyen Camboulas Tauteurs puilque 2
Sae-Dontingue noitre
& qui difoit 2 qui avoit vu.
Aucune les calonics, en étoit le parfaitement concontre
des objedions faites rapporteur.
ce premier
par le citoyen
le citoyen Raimond article, n'ayoit pu
Page
Santhonax & Polverel, , qui croyoit toujours convaincre voir
puiffance s s'occupant. alors revétus de cette toute
J
frudueufement, do
as Tauteurs puilque 2
Sae-Dontingue noitre
& qui difoit 2 qui avoit vu.
Aucune les calonics, en étoit le parfaitement concontre
des objedions faites rapporteur.
ce premier
par le citoyen
le citoyen Raimond article, n'ayoit pu
Page
Santhonax & Polverel, , qui croyoit toujours convaincre voir
puiffance s s'occupant. alors revétus de cette toute
J
frudueufement, do --- Page 41 ---
(37)
bonheur de Saint - Domingue : car il rapportoit
tout à ces deux individus ? comme il rapportoit inIl ne voyoit aucun
tout à Saint-Domingue.
corps popuconvénient dans la neutralifation.des les étatslaires. Il trouvoit tout naturel de rétablir
majors dans les divers quartiers des colonies. difféété
:
K quéles
a D Cependant il a convenu colonie (1) pourront être
: rentes' parties de chaque état-" de
fuivant
; mifes fucceffivement en l'exigeronts guerre, & felon ce
: que les circonftances
les places de
:9) qui eft preferit en France, pour
la loi du...
a obfervant
>)) guerre obvier 5 par a l'arbitraire de l'autorité
EE:
15) pour autorités civiles devront être 2 avant tout,
> les
le
: auquel effet, il
-
35 organifées
plutôt poflible
civils,
aux commiffaires
> fera exprefément enjoint dans les colonies à T'époque
> qui fe trouveront du décret a intervenir, de faire
) de la réception
la loi du 4 avril , ainfi
>) exécuter ponéuellemcnt août relative à la nomination
>
celle du 23
les colonies, à la
> E députés à envoyer, 7 par
> convention nationale >,
L'article II n'a pas paru fans danger au ci- &
Page; ii l'a combattu quant au principe
toyen
quant à la rédadtion.
franches,
Ila cru toute affociation, en compagnies
fur-tout dans un pays ou Santhonax
dangereule,
dénomination à un corps
avoit appliqué cette
de certaine portion de
ariftocratique - 9 compolé de toute autre : en effet,
la fociété, a Y'exclufion
a créé
du 16 décembre,il
par fa proclamation
(1) Lifez le décret du 5 mars, fol. 2. C
*
toyen
quant à la rédadtion.
franches,
Ila cru toute affociation, en compagnies
fur-tout dans un pays ou Santhonax
dangereule,
dénomination à un corps
avoit appliqué cette
de certaine portion de
ariftocratique - 9 compolé de toute autre : en effet,
la fociété, a Y'exclufion
a créé
du 16 décembre,il
par fa proclamation
(1) Lifez le décret du 5 mars, fol. 2. C
* --- Page 42 ---
sdesi compaghies
(38)
exclufivement aux franches, hommes 9 d'hommes de couleur;
Il a vu du
blancs.
porte que les hommes danger libres dans la rédadion : qui
compagnics d'hommes franches : Car cette feront formés en
julqu'a la loi libres du ayant eu , dans dénomination les
& indicative des 4 avril, une acception colonies, relative
dibres,. ila cru pollible hommes de couleur &
ont interprété les loix que les les
negres qui
tiraffent de
mulveisntis
celles-ci, des
plus: politives, 1 ne
de confsquence, il a demandé inducions la funeftes. En
manière qu'elle ne
que loi fur
un pays place à dix-huir pit être interprétée précifce, dans
dans un pays oi les
cent lieues da
en ce moment, lui agens de la républiqme régulareur; même,
volonté :
fabftituenr impunement leur
ment Divers il a projets été ont été Dréfentés, &
s néceffaire d'érablir convenui : Io, ( Que s'il-eft définitive
si la défenfe tant one force armée locale, jogé
> lonies, les autorités intérienre qu'extérieure des poar co2 les autorités
civiles le
a
armée fera militaires. 20, concerteront Que cette avec
5 1ons dei volontaires organifée en compaghies & barail- force
> France. 3°. Que tous nationaux foldes,
3 dans
ies
comme-en
:
les affemblées
hommes admis à
D 4, avril, & les
primaires, d'après la loi voter du /
>> ) qui auront le droit jeunes gens, agés de
1)
feront
de Tnifrage à quinze ans,
D
fufeepcibles de
vingt-un ans,
armée. >
compofer cette force
séfultans Le citoyen de Page a développé les
T'autorité confiée
inconvéniens
par T'article III, aux
comme-en
:
les affemblées
hommes admis à
D 4, avril, & les
primaires, d'après la loi voter du /
>> ) qui auront le droit jeunes gens, agés de
1)
feront
de Tnifrage à quinze ans,
D
fufeepcibles de
vingt-un ans,
armée. >
compofer cette force
séfultans Le citoyen de Page a développé les
T'autorité confiée
inconvéniens
par T'article III, aux --- Page 43 ---
(39)
commifaires civils. Il a fuppofé Santhonax &
Poiverel, chargés de cette fomme de pouvoirs;
dans cette hypothefe, il a parcouru
& raifonnant féerie de leurs attentats. Il les a préfentés - 7
la vérité, toujours hors de la loi ; toujours enavec d'hommes de couleur 2 & de nègres réunis
rourés
& corporations civiles & militaires;
en compagnies
dalorganifant le fyftème focial
il les a préfentés
de Saint-Domingue.
contraires &
Raifonnant dans une hypothefe
cette autorité placée dans des mains
(uppolant
des hommes
dirigepures, il a démontré s préventions & Ie grandes
roient, mécefairement,) de la France régénérée 9 ne feroient
maximes
dans lequel les élémens M
fans danger dans un pays.
Ila préfenté ces comla fociété font fi diffemblables. analogie : comparant les
miflairesy agiffant & par
des colonies , aux
hommes ignorans grofliers
hommes policés de FEurope.
s'entoureroient
les commiffaires
a Suppolint que
circonvenus par des
de colons, il jes a préfentés
quils ferpallions, ou des intérêts particuliers,
viroient, fans s'en douter. de Phomme efclave,
Gémiflant de la dégradation
Sile
il l'a confidéré de loeil de la philofophie. la liberté lui
cru que dans le moment préfent, il a fenti la néceflité, 2
feroit un préfent funefte 2
des loix
la juflice de le préparer a la liberté. tes 2
colons,
bienfaifantes : mais il a dit qu'aux élus
à leurs
7 librement
9 apparou
tâche repréfentans honorable, quils rempliront avec
tient cette
le
il à attefté la grands
générofité : pour prouver, donnés, malgré les enfomme de manumitions
fenti la néceflité, 2
feroit un préfent funefte 2
des loix
la juflice de le préparer a la liberté. tes 2
colons,
bienfaifantes : mais il a dit qu'aux élus
à leurs
7 librement
9 apparou
tâche repréfentans honorable, quils rempliront avec
tient cette
le
il à attefté la grands
générofité : pour prouver, donnés, malgré les enfomme de manumitions --- Page 44 ---
trayes d'un
40 )
prix à ces actes gouvernemient de
qui mettoit un
1 II a dir
bienfailance.
grand
tans, appartient qu'aux colons feuls ou à leurs
vention nationale cette tâche, parce que repréfens
Thomme dans
ne peut décréter
la'confes
e
droits en PAmerique , après avoir Teelavage-de
ne Peur voter Europe la liberté : parce que la convention reconnu
zique 2 fans indemnifer cclui de Telclave dans l'Amél.-loi: : parce
quil'a acheté
Jui-meme un prélent que Ce feroit faire à l'efclave d'après
colonies toutes les funefte, qui
la
horreurs de nanuraliferoiraux
ou convention les
ne' peut pas ftatuer PAffrique ; qu'enfin
par A le fait propriétés des d'un peuple qui n'eft furla pas confitution
agens mème de
repréfenté
aiLe
- de
la sepublique.
du décret. citoyen Il Raimond a foutenu cette
être dangereufe a"cru dans à que fi cette faculté portion
ce ne feroit qu'autant les mains des
pouvoit
hommes
qu'elle feroit commilfires, accordéeà 9
voit pas mal-intentionnes préfiumer. Iljai : c'eft ce qu'on ne de- des
thonax & Polverel comme fur-tout préfenté San:
ferviroient de la
de ce pouvoir que des ager, qui ne fe
t
fociété,
pour le bonheur
3> Cependant feroit
il a été convenu : C
> fcroit rejeté par la queftion préalable que cet article
9 autorités fculement civiles décrété qu'aufli - tôt 7 & qu'il
P. pcront de
feront conlinuées, elles que les
> hommes que Tamclioration la loi
du fort des s'occun'admer pas à efclaves,
L'article IV étoir
voter. >
un outrage fait au Tégiment
,
pour le bonheur
3> Cependant feroit
il a été convenu : C
> fcroit rejeté par la queftion préalable que cet article
9 autorités fculement civiles décrété qu'aufli - tôt 7 & qu'il
P. pcront de
feront conlinuées, elles que les
> hommes que Tamclioration la loi
du fort des s'occun'admer pas à efclaves,
L'article IV étoir
voter. >
un outrage fait au Tégiment --- Page 45 ---
(41 )
du. Cap; & d'eft fous ce rapport 2 qu'il a été
confidéré.
Le citoyen Raymond a préfenté ce régiment
comme un Le corps pénétrés nourri du préjupédese couleurs; ila motivé foniopinion fur le refus, fait
hommes de ce corps, de préter
RARLIS
laloi pluficurs du 4avril. II T'a motivé fur la répugnance que
réception
le régiment, Rgne.eraAtanpencE officier. 1l l'a
de quelquhomme de couleur, pour
motivé fur ce que depuis long-temps on feplaignoir
de fon incivilme 2 de fon infubordination- étoit loin de conLe citoyen Page a dit qu'il dont l'incivilme
fondre ce régiment avecfes officiers, rendu
au
n'étoit pas équivoque.. Il a,
fubordinarion hommage de
courage, au dévouement., ala
ce régiment, qui, s'il n'eit pas été effentiellement
bien compole, auroit: été. dangerenx n'ont autant ceffé de qu'il le
a été utile, puifque fes officiers
ayec Ics
tromper & de le mettre en oppofition
citoyens patriotes.
refalé
Il a dit que ce régimentn'avoit jamais Gi
obéiffance à la loi du 4 avril : que obéiflance quelques
foldats de ce régiment avoient refulé
ce
a cette loi, ce qui étoit très - problématiques
tort n'étoit pas celui du régiment; que silyavoit mais
quelque coupable > il falloit le punir 5
digne qu'il
falloit auffi relpeder un régiment toujours
d'éloges. Après avoir établi ce principe, il a démontré que
le rappel dece réginient, tient à un cétoit grand ainfi fyftême que
de delorganifation. Il a dit que
Blanchelande avoit autrefois déporté leur civilme, partielle- &
ment les foldats renommés deuxième par bataillon du neufur- toutla totalité du,
il falloit le punir 5
digne qu'il
falloit auffi relpeder un régiment toujours
d'éloges. Après avoir établi ce principe, il a démontré que
le rappel dece réginient, tient à un cétoit grand ainfi fyftême que
de delorganifation. Il a dit que
Blanchelande avoit autrefois déporté leur civilme, partielle- &
ment les foldats renommés deuxième par bataillon du neufur- toutla totalité du, --- Page 46 ---
vième régiment
()
nax &. Polverel d'infanirerie. marchent Ila dit que Santhofemcins, f elles equils ant des vues d'après les mémes erfande ne font pas les mémes. auffi criminelles,
nax vouloit faire la
Que f Blanche-
& Polverel veulent contretrerolition, 2 Sinthoou qu'ils les veulene ou livrer ces Peut : être plus encore :
dévafter, fi
concrés à FAngltere
conferver, croit qu'il TAngleterre, lui
ne pouvant les
peut-étre des
enfin y régner importe de les ruiner, ou
font hommes de couleur & eux-mémes, (ous Tégide
ment celufivement mis
entourés,
libres, dontils fe
en
ont
aE
I L'article oppofirion aux blancs. qu'ils
conflama que les IV'a été réjettés & il a été
> aux colonies commiffatrés civils, 2. qui
convent :
> faire exécuter 9 ne pourront jamais feront envoyés
> armée, fans la déporration d'aucune ordonner &
5 lerautorites s'étre pealbblemere concertés troupe
Après la difcuflion confticides; & avoir pris leur avec
da décrer du
des quatre
aviss.
cinquieme
5 mars, le citoyen premiers articles
chacun dés article relatifaux
Page'a paffe au
colons
déportcs. L'intéret
ou à defendre cette mettoit tour-y-rour à Pacsuae
difenflion etoit
filivie; & dtipofision le
, n'a pas permis une
-
minuir, a ajourne prélident, la difcuffion confidérant gu'il
au lendemain,
sir LEGRAND,
Signé P A G E.
Jeuritaire-garde des
Du Mercred;
archives.
Le lendemain, mercredi 15.
rendu au comité de marine, 15. le
blancs
& de couleur; ; &c
ohil a cinoyenPageset trouvéles colons
ferticle 5 du décret do S reprenant la dicuffion de
mars, ila parcouruleeerelé
, a ajourne prélident, la difcuffion confidérant gu'il
au lendemain,
sir LEGRAND,
Signé P A G E.
Jeuritaire-garde des
Du Mercred;
archives.
Le lendemain, mercredi 15.
rendu au comité de marine, 15. le
blancs
& de couleur; ; &c
ohil a cinoyenPageset trouvéles colons
ferticle 5 du décret do S reprenant la dicuffion de
mars, ila parcouruleeerelé --- Page 47 ---
((43)
des commiffaires Santhonax & Polve-
-des pouvoirs
dans la loi même du
relsu il les a vus circonfcrits du28 du mois d'août
4 avril 1792, & dans.celle avoient le droit, d'endernier, 1 a vu que.s'il & tauteurs des troubles
voyer en France les auteurs
leur relponlades colonies, ils étoient tenus 2 fons les arrellations
bilité, de motiver, fur, preuves, feroient exécuter. 1la
& les déportations qu'ils protestrice de la liberté
prouvé que cette formalité, été remplic. Ila prouvé
des citoyens, n'avoit pas à la déportation-, ils ont
fi, pollésteurenent déclatations a charge de leurs
fr paffer quatre
vidimes, cette preuve étoit informe 2 infulilante;
déclarations étoient congradidoires
que ces. quatre des hommes que la commune du Cap,
& faites focicté par des amis de la convention nationale &c
la
intermnédiaire, avoient, depuis Jongja commiflion
fait d'intemps, dénoncés à ces commiffaires Santhonax pour
avoit
civilmes par des hommes de gue
au mépris du
couverts de faveurs, &
dignités, ropinion publique. Il
blame dont les enveloppoit les déclatations de ces quatre
a mis en oppolition & la confidération dont les
farellites, & P'eflime
par les citoyens &par
déportés étoient environnés En etfety qu'on, juge du degré
les corps populaires. mérite Taccufation que Santhode confiance que
ne peut la
nax porte contre ces citoyens.P puifqu'si infufhlanss
motiver que for quatre témoignages cependant le delit
fufpeês, incohérens, accufe eft lorfque un délit public, 9 un délit
dont il les
:
de toute la
commis au grand jour, en préfence
ville du Cap.
non équivoques de
I a rappele les temoignages du citoyen PArchela popalarité & des principes
thode confiance que
ne peut la
nax porte contre ces citoyens.P puifqu'si infufhlanss
motiver que for quatre témoignages cependant le delit
fufpeês, incohérens, accufe eft lorfque un délit public, 9 un délit
dont il les
:
de toute la
commis au grand jour, en préfence
ville du Cap.
non équivoques de
I a rappele les temoignages du citoyen PArchela popalarité & des principes --- Page 48 ---
(44)
Mt de Thibaule, fa
de fon atrachemeht a la révolude fonitelpecd courageule lutte contre le
Le
pour laloi du 4 avril, defpotifime, s
Perécition citoyen de Raimond tenoit
ila voulu cette difpofition du effentiellement décret
à
Santhonax ; juftifier mais il la lageffe des melures du; mars ;
nion que fiur la juftice ne & pouvoit la
motiver prifes fon
faire Santhonas. commne Ila préfente les dires fageffe préfamée
T
des preuves non récufables, de ce'commif
eténeienage rendu par le citoyen
II a réfuté
Tarcheveque Thibaule,
Page au
1789, un certain'e
qu'ila; préfenté.
citoyen
ment laiffoit les
rédigeant, en
à
caiendecfiances
12 place à hommes de couleur & quinonifealeFancien
laquelle les avoient jettés negres libres
blarics, régime , mais gaiétabliffoir
les abus de
& déterminées cux-mémes, trois gradations bien parmiles colors
nière quele premier en railon des fortunes; ; de prononcéés telle ma-
'exerçoit des
exciufivement rordrevcena-dins la
le plus riche,
après perogatives de la noblefe, mapifiratute, & jouiffort
nègres lequel marchoiett les loriqne'le troifiéme,
Rouvemnement, libres, 2 étranger à toutes hommes les de couleur &
& confidéré étranger à toute adiviré fonctions da
foumis àla police comme étrangerà la focicté, politique, , étoit
Tal, fans pouvoir féclamer immédiste du gouverneur
rélervés aux claffes
la garantie des
généII a fuivi le privilégices. a,
tribanaus,
T'affemblée
citoyen TArchevéque Thibaule
avec Couy-dArci, conflitmante , à laquelle il fut admis à
Il l'a fuivi dans Reynaud, , &cc.
Taflembléc générale fes de corre/pondances & dans
Sains-Marc, 2 provoquane
Tal, fans pouvoir féclamer immédiste du gouverneur
rélervés aux claffes
la garantie des
généII a fuivi le privilégices. a,
tribanaus,
T'affemblée
citoyen TArchevéque Thibaule
avec Couy-dArci, conflitmante , à laquelle il fut admis à
Il l'a fuivi dans Reynaud, , &cc.
Taflembléc générale fes de corre/pondances & dans
Sains-Marc, 2 provoquane --- Page 49 ---
(45)
de / Parmée &c T'indépendance >
Ja déforganifation
&c. (1).
détruit,, autant qu'il étoit
Le citoyen Pagea
11 cft vrai que
en lui, ces différentes inculpations. dont parloit le citoyen
ce cahier de doléances, dans le fens dela révolution;
Raymond, n'étoit pas n'a rien négligéde ce qui
mais le citoyen Page
Thibault
le
l'archevèque
voit cxcufer citoyen
(I) Telle étoit la défaveur qui pourfuivoit l'arche- zèle
véque Thibault, que plufieurs & > en fon applaudiflantau coliègue le citoyen
avec lequel les citoyens Page
dans leurs adreflesala
Brulley,, qui défendoient follicitations ce citoyen auprès des membres
convention, dans leurs dans leurs follicitations auprès duminifquila compofent,
courage. L'attitude
trel Monge, Wantaentsgelpebmrge avoit
contre le de(potifme, étoit préque ce citoyen
prife étrangère à la fociété & refenté comme une fpiculation refientiment particulier. Son dévoueJative à à la quelque loi du 4- avril, étoit confidéré comme un
ment & l'on plaçoit à côté de lui une adrefle de qu'il fes
piége;
Blanchelande, dans le temps
avoit rédigée pour
, & dans laquelle il
liaifons avec ce gouverneur & la menace aux houtes
diguoitle blâme, Popprobre cherchoit des crimes jufques
de couleur : enfin on lui
dans fa vie domeftique.,
(2) Il n'eft que trop vrai que cette diftinétion à Saint-Do- de
grands & de pet:ts blancs a été très-funefte la confacra ne
mingue 5 & le cahier des doléances qui dans laquelle
peut trouver d'excufe que dans P'ignorance du gouvernement.
on étoit alors furles vrais principes
diguoitle blâme, Popprobre cherchoit des crimes jufques
de couleur : enfin on lui
dans fa vie domeftique.,
(2) Il n'eft que trop vrai que cette diftinétion à Saint-Do- de
grands & de pet:ts blancs a été très-funefte la confacra ne
mingue 5 & le cahier des doléances qui dans laquelle
peut trouver d'excufe que dans P'ignorance du gouvernement.
on étoit alors furles vrais principes --- Page 50 ---
Ic
(46)
n'avoit citoyen Page a cru que le citoyen
pas de notions bien
Raymond
du citoyen Tarchevéqe
exaétes fur les opinions
conflituante
Thibanl, dans
dans
2 parce qu'il n'étcit
l'aflemblce
un auffi court
pas poffible que 9
développé du
efpace, un homme qui avoit
aux deux extrémités caracèrespit, de la chaine tour-à-tour, fe porter
Ii a dit que file citoyen
politique,
avoir provequé quelque ade de Tarchevéque Thibaule
blée'de de
Sain-Marc, il y avoit vigucurdansfaflem- été determiné
grandes confidérations, &
par
ter le delpotifme dans fes excès. feulement pour arrêIl a dir
s'il avoit fourenu
mai 1790, 9r n'avois alors cté le décret du 28 1
toute la colonie; qu'il s'étoit qde linterprête de
lc foni ceréie qui pur conferver alors circonferit dans
gues'il avoit eu un tort à cet Saint - Domingue 5
iolé de fcs
égard.s'étoit desêtre
colligues; d'avoir
trigue de Barnave par une fereilosgacil & l'infon caracere, & contrairea rétra@tation indigne de
tituans. Telleeft l'opinion eauxintérêts de fes confPage : au refte 2 il laiffe au qu'a manifeltéle citoyen
Thibault le foin de fe
ciroyen Tarcheréque
de la focicté.
jullifier lui-méme vis-à-vis
Le citoyen Page, rentrant dans la
préfenté Santhonax & Polverel
queflion, a
lande, Cambefort & leurs
déportant Blanchele même Santhonax
complices; il a préfenté
rapproche les divers déportant Jes patriotes ; il a
clailes de déportés; traitemenselliyes par ces deux
Il a préfenté les
de mettre de l'ordre a premiers leurs jouiffant de la faculté
affaires, 2 de prendre
Le citoyen Page, rentrant dans la
préfenté Santhonax & Polverel
queflion, a
lande, Cambefort & leurs
déportant Blanchele même Santhonax
complices; il a préfenté
rapproche les divers déportant Jes patriotes ; il a
clailes de déportés; traitemenselliyes par ces deux
Il a préfenté les
de mettre de l'ordre a premiers leurs jouiffant de la faculté
affaires, 2 de prendre --- Page 51 ---
(47)
avcc eux Ics moyens de fubfiftance &c de jufification; il les a préientés, arrivant en France, libres, de la
fous la condition de fe préfenter à la barre
convention, dans le délai d'un mois, à compter
du jour de leur debarquement; il a rappelé avec
queile indulgence ils avoient été traités; en effet,
le rapporteur de cette affaire ( Camboulas) a
écarté de fon rapport vingt-quatre pièces écrites 2
faifant preuve contre ces citoyens. dans le Gilence
Ila préfenté les patriotes arrêtcs
de la nuit ; jetés au fond de divers navires; privés
de toute communication avec leurs parens, 2 avec
leurs amis 2 & même avecles magifitrats du peuplè;
envoyés en France fans aucun moyen de fubfiftance dès leur
& dejuftification; jetés dans les cachots de la
arrivée far le fol de la liberté, précédés
calomnie, àrel point que plufieurs, tout en applau- les cidifant au zèle & aul courage avec lefquels leur défenfe,
toyens Page & Brulley époufoient
en redoutoient les conféquences. dehats, dans lefquels les inAprès de très-longs
ont été difcutés avec
tétêts des déportés patriotes
& il a été conchaleur, l'article V a été rejetté,
il
les
far le fort defquels
venu C que
déportés,
retourner aux
> n'a pas été fatué, ne pourront
à leur
ce qu'il lait été prononcé
> colonies,jufqu'a
>) égard. >)
la convention
Par Particle VI de ce décret,
franches
approuvoit la formation des compagnies Santhonax.
d'hommes libres établiesau Cap par
Le citoyen Page a fait reffortir les intentions la condu rédaêeur de ce décret,qui, trompant
far le fort defquels
venu C que
déportés,
retourner aux
> n'a pas été fatué, ne pourront
à leur
ce qu'il lait été prononcé
> colonies,jufqu'a
>) égard. >)
la convention
Par Particle VI de ce décret,
franches
approuvoit la formation des compagnies Santhonax.
d'hommes libres établiesau Cap par
Le citoyen Page a fait reffortir les intentions la condu rédaêeur de ce décret,qui, trompant --- Page 52 ---
(48 )
fiance de la convention narionale, &
fon infcience des localirés, lui
abufant de
les inflicutions
a fait confacrer
ariftocratiques de
un faux expofé. En cfer. fi Santhonax Santhonax > par
des corporations d'hoinmes de couleur avoit érabli
libres,il enavoit exclu
& nègres
3 l'article Vidu décret du Iabbmatclerehanrd 5 mars,
infticution, s'étoit bien
, en approuvant cette
vices; il s'étoit bien gardéd'en faire reffortir Ies. 5
vrai point de vue.
de la préfenter fous fon
le
cnr
a donné leêture de la proclamation pourquoi citoyen Page
à la date du 16 décembre
de Santhonax, 9
le danger d'une
dernier; ; il a préfenté
de citoyens queles corporation armée d'une portion
trop long-temps claflifiés. préjngés,Tufage Il
& lal loi avoient
fure comme un
a préfenté cette memoyen déforganifateur, ou
comme un moyen d'oppreflion ; il a motivé plurôt
opinion fur la lettre que Santhonax &
fon
ont eux-mêmes écrites à la convention Polverel
lc 25. ocobre dernier. Il a dit
nationale,
comsi@lieicontiucralan
que 2 puifque les
leur & nègres libres,
alorsleshommes de coude la
comme infiniment au-deflous
révolution, & comme les inftrumens du defporifme, , ils auroient dû les incorporer dans
garde nationale, pour modifer leurs
la
caradtère & leurs
Il
moeurs, leur
n'annonçoit mieux la principes. mauvaife a dit que rien
miffaires 1 que les mefures qu'ils avoient volonté des coms'affervir entièrement cette portion de prifes la
eb l'ifolant de la garde
ErEor
compagnies
nationale;en laformant en
sivement Hl franches, en la cafermant; & définia préfepté, comne leurs fautcurs &
complices
ifer leurs
la
caradtère & leurs
Il
moeurs, leur
n'annonçoit mieux la principes. mauvaife a dit que rien
miffaires 1 que les mefures qu'ils avoient volonté des coms'affervir entièrement cette portion de prifes la
eb l'ifolant de la garde
ErEor
compagnies
nationale;en laformant en
sivement Hl franches, en la cafermant; & définia préfepté, comne leurs fautcurs &
complices --- Page 53 ---
(49)
complices, 9 tous cenx qui avoient provoqué ou
de telles infticutions.
qui appuieroiene le citoyen Raimond les a cru utiles,
Cependant,
fur-tout dans la ville du Cap.
même néceflaires, 1
far l'ariftocratie de cette
11 a motivé fon haine opinion les blancs qui Phabitent
ville, fur la
les que hommes de couleur; fur la
ont conçue de fournir pour aux hommes de couleur, dans
nécellité
de la colonie, un moyen de réfifter
cetté portion des blancs.
à Topprellion Page a détruit ces fophi(mes 5 il a
Le citoyen les blancs du Cap étoient d'autant
démontré que
des hommes de couleur 9 qu'ils
plus bienveillans le fouvenir de toutes les injures que
avoient perdu
les commiffaires, n'ont
ces hommes égarés par
ceffé de leur faire.
rejetté, & il a
L'article 6 a été définitivement franches, forété convenu ( que les compagnies fous les ordres des
> mées à Saint-Domingue, 2
foit leur compo*
civils, quelle que
> commiffaires feront fondues dans les nouvelles com-
> fition, de volontaires nationaux du pays, qui
>> pagnies être formées 1 fuivant le mode prefcric
> pourront
la défenfe tant intérieure
>> de P'article 2, pour
des colonies >.
> qu'extéricure
des naturels des
Larticle 7 étoit relatifalenvoi colonies; ila fouffert une
colonies dans ces mêmes
Raimond a détrès-longue difcuffion. Le citoyen relativement aux
veloppé, malgré lui, fes projets du décret encore
colonies; il tenoit à cette portion les autres 3 il fe
plns opiniâtrement qu'à d'amendement toutes
en amenderetranchoit fans ccfle adrefle un cercle vicieux :
ment, & parcouroit avec
D
Larticle 7 étoit relatifalenvoi colonies; ila fouffert une
colonies dans ces mêmes
Raimond a détrès-longue difcuffion. Le citoyen relativement aux
veloppé, malgré lui, fes projets du décret encore
colonies; il tenoit à cette portion les autres 3 il fe
plns opiniâtrement qu'à d'amendement toutes
en amenderetranchoit fans ccfle adrefle un cercle vicieux :
ment, & parcouroit avec
D --- Page 54 ---
(5o)
d'hommcs il tenoic fur-tout à ce qu 'il fit fait un envoi
Domingue qui, fans engagés à Paris, iroient à Saintfammes de couleur préjuges & Sidentifier 9 pour y époufer les
de la fociété.
à cette portion
toit, Lc citoyen Page a dit que cet article
par la rédadion, une grande fomme préfen- d'inconvéniens, fur-tout par la trop grande latitude
dans qu'il donnoir le
auaminilkre; mais, fe circonfcrivant
principe , il l'a détruit par le
ment des effcts qu'il devoit produire il développece décret-, qui fembloit.
: a ditque
rations tous les hommes appeler dans CCS corpoexclulif des colons
libres, étoit , par, le fait,
plus ou moins
blancs, parce que ceux - ci,
fervice dans riches, ne voudroient prendre du
pourroient aucune corporation, 1 qu'autant qu'ils
trouvois en y commander; il a dit que s'il fe
lies, gai.n'anroit France quelque blanc naturel des coloaa moins
pas de fortune, il auroit tout
une telle connoiflance du
repafferoit que pour y travailler à pays, en faire qu'il n'y
II a dit qu'il feroit inutile
une.
peler à ces corperations les ou dangercux d'apatroient vécu dans les colonics, hommes blancs qui
qui auront de la fortune ne fe parce que ceux
Hte qu'enfin Ceux qui fe feront préfenteront retirds des colo- pas ;
sMansavoir avec eux des
de
ne laiffent
moyens fubfitance,
mémes.e pas préfumer favorablement d'euxIl a dit combicn il feroit dangereux de
<lans les colonies des hommes
porter
Kervitude,.ont leurs
qui, ncs dans la
parens dans le même état,
les colonics, hommes blancs qui
qui auront de la fortune ne fe parce que ceux
Hte qu'enfin Ceux qui fe feront préfenteront retirds des colo- pas ;
sMansavoir avec eux des
de
ne laiffent
moyens fubfitance,
mémes.e pas préfumer favorablement d'euxIl a dit combicn il feroit dangereux de
<lans les colonies des hommes
porter
Kervitude,.ont leurs
qui, ncs dans la
parens dans le même état, --- Page 55 ---
(3t)
cela même, ont le plus grand intérét
& qui, par
eux le défordre & Ja révolte,
poflible a trainer après
de toutes lcs inquiétapour fe mettre à couvert
leur faire
tions que leurs anciens maitres pourroient
en raifon de leur atfranchiffement.
cette révolte, defc
Il a dit, avec vérité, que
défaftrcule
trcufe pour les colons propriétajres
les hommes non libres cux-mêmes 2 parce
pour
loin de P'état de civiqu'ils font encore infiniment
lifation néceffaire à Phomme libre, ne toarneroit
mêmep pasau profitde ceux qui l'auroient provoqués; divifes cn
qu'alors les hommes non libres, 2
parce de hordes
de nations diverfes, s'entreautant
naturaliferoient que
dans les colonies
gorgeroient &
toutes les horreurs de WAfrique.
La convention nationale de France, a-t-ildit,
déclaré
Phomme nait libre; elle ne peut déa
que
fans être en oppofition a
créter fon efclayage,
fes principes.
les dreits de
Mats, fi la convention a feconnu les droits dà
l'homme , elle ne peut méconnoitre doit obéiflance à une
pauple ; &z comme nul ie
conlentie par lui
loid qu'il In'a pas faite, ou librement les colonies, à celle de
01 fes reprélentans; comme
dans la conCayenne près, ne font pasrepréféntées le fiit même des agens
vention nationale, par
la téunion des
de la république. qui ont empéché nomner leurs
colons en aflemblées primaires, pour
audéputés, la convention nationale ie peut porter
loi
elles, fans légitimer, en môme temps,
cune pour
préfenter, fi la loi
Ja réfiftance qu'elles pourroient
leur étoit défaftreufe.
D 2
dans la conCayenne près, ne font pasrepréféntées le fiit même des agens
vention nationale, par
la téunion des
de la république. qui ont empéché nomner leurs
colons en aflemblées primaires, pour
audéputés, la convention nationale ie peut porter
loi
elles, fans légitimer, en môme temps,
cune pour
préfenter, fi la loi
Ja réfiftance qu'elles pourroient
leur étoit défaftreufe.
D 2 --- Page 56 ---
(92)
loin
a-t-il dit, que la convention, affemblées confCependant, comme l'ont fait Ics
la
de louvoyer,,
entre les principes 5,
tituante &. légillative,
d'une manière pofijuftice & V'intérêt, prononce c'eft qu'une colonie; qu'elle
tive qu'elle dife cequed doivént être les ferfs ou les alliés les
dife à les colons
qui conllituent
des français : car les élémens,
> pour
colonies & la France, 9 font tuopditablanies Si, au contraire, elle
former une maffe homogène. entre le colon & fon elclave, dans
aime mieux fafle prononcer d'une manière pofitive, & que,
qu'elle le
elle n'envoie pas dans ces contrées leur détous les cas, auroient quclquinténét à
des hommes qui
forganifation. perfonnes ont parlé for cette portion avec
Différentes décret que les colons blancs combattoient de tous
du raifon, & que ceux de couleur appuyoient a ajourné la
poffibles. Le préfident ftatué défiles moyens
ifuivant 17, poury être
de la
féance anvendredif âprès avoir confulté le miniftre les rennitivement, 2 devoit être invité à fournir
le
marine 2 qui
pourroit avoir pour motiver
feignemens général qu'il fur les colonies.
rapport
Vendredi 17.
du t5, le miniftre de la
D'après Tajoutnement
des colonies
marine & fon adjoint fe au font département rendus au comité de
(le citoyen Adet ) blancs & ceux de conleur 7
marine. Les colons fuivi la difcuffion du décret
qui avoient jelqu'alors font encore tronvés; &, d'après. décret
du 5 mars, sy du feptième article, du
un nouvel examen
'il fur les colonies.
rapport
Vendredi 17.
du t5, le miniftre de la
D'après Tajoutnement
des colonies
marine & fon adjoint fe au font département rendus au comité de
(le citoyen Adet ) blancs & ceux de conleur 7
marine. Les colons fuivi la difcuffion du décret
qui avoient jelqu'alors font encore tronvés; &, d'après. décret
du 5 mars, sy du feptième article, du
un nouvel examen --- Page 57 ---
(53) )
du 5 mars, il a cté convenu ( que s'il eft
une force armée 2 pour
PE
> néccffaire d'envoyer il fera formé en France
> défenfe des colonies, nationales ou volontaires
)) des bataillons de gardes
être
dans lefquels pourront
> nationaux foldés, nés dans les colonies, Oul y
> admis des citoyens juflifierent avoir les qualités
> ayant féjourné, qui
des conventions ).
> ftipulées par l'article 2
Le réfultat de CES différentes difcuflions a l'in- été
la réjedion totale du décret du 5 mars, coftume que de la
trigue & la perfidie", vétues du
à l'infphilofophic & du civifme, avoient furpris d'une
cience des localités, & à la préoccupation dans
les colonies que
aflemblée qui, ne confidérant abandonnoit à" gueiques
un horifon obfcur, les
en faite un levier
intrigans qui croycient pouvoir ébranler la France &
contre - révolationnaire, pour entière.
changer la face de T'Europe
vis-à-vis la
Le citoyen Page , voulant motiver
de
fa conduite,lcelle
colonie de Saint-Iomingne, qui fut toujours la
fon collègue > & leur opinion fdans fon procesmême, a cru devoir configner, dirigéla commiffion de
verbal, les réflexions quiont
qui ont enviSaint-Domingue dans difcuflion lescircontlances du décret du 5 mars,
ronnél'émillion & la
Le décret du 5 mars.n'étoit pas une fpéculation
mais bien le complément
conterorolatioinane failoient dans les colode la contre-révolution que ; il mettoit le fcean
nies les agens de la république : il fandifioic tous
à Topprellion de ces contrées
commis ou qu'auroienz ps
les attentats qu'avoient Polverel &c leuvs collabiacommettre Santhonax, 2
D 3
émillion & la
Le décret du 5 mars.n'étoit pas une fpéculation
mais bien le complément
conterorolatioinane failoient dans les colode la contre-révolution que ; il mettoit le fcean
nies les agens de la république : il fandifioic tous
à Topprellion de ces contrées
commis ou qu'auroienz ps
les attentats qu'avoient Polverel &c leuvs collabiacommettre Santhonax, 2
D 3 --- Page 58 ---
(54)
rateurs ; car Rochambean
fur les erremens de
marche à la
Ces deux
Martinique
comme eux , défendu aux colons diéluteurs de
: il a,
allemblées
foit
le réunir en
municipaliteés, primaier, foit
pour fc donner des
coloniale,
pour fe
foit
douner une affemblée
convention nationales pour nommer il
leurs députés à la
commiflion qui, fous (a 2, comme eux, créé une
colonie. Certes, lorique Sanchonax fuprématie 3 tégir cette
fulpendu Dolparbes,
& Poiverel ont
mingue 5 Jorfqurils Font gouverneur de Saint - Doforiquau à fa
mépris de toutes criminellement ies loix, ils déporté;
place le même Rochambeau,
ont nommé
Martinique aujourd'huis
qui opprime la
toutes CCS mefurcs, le lorique Aangeasapprousd
de dire qu'il exittoit u ciroyen Page avoit raifon :
plan de dévaitation 14
contre-tevoligion eltct,
a cxécuter dans les colonies, ou de,
Rochambean qui devoit fe
En,
tipique; Rochambeau qui, tour porter d'a Marf porter à Sainre-Incis,
au moins, auroit do
protéger cette colonie pour être en mefure' de
contre lcs
Behiazne 7 pour érre en: melure de tentatives de
patriotes de ia
leconder les
failoient pour chaffer Martinique, dans les etforts, qu'ils
du delpotitme,
Bahague & renverferMesendart
mingue A quatre Rochambean fe rend à Saint-Dofonartivée, Defparbes cents ell lieues fous de vent : a
remplace ce gouvernonr déporté, & Rochambean
trop loyul pour trahir fon étranger a la conjuration,
chambean a mis le comble à pays ; & lorique RoDomingue , Monge,
Hopprellion de Saintlui commande de
applaudiflane à les melures,
opprime
paffer à la Martinique,
aujourdhui. ( TELLE EST LA RÉCOM- qu'il
ambean fe rend à Saint-Dofonartivée, Defparbes cents ell lieues fous de vent : a
remplace ce gouvernonr déporté, & Rochambean
trop loyul pour trahir fon étranger a la conjuration,
chambean a mis le comble à pays ; & lorique RoDomingue , Monge,
Hopprellion de Saintlui commande de
applaudiflane à les melures,
opprime
paffer à la Martinique,
aujourdhui. ( TELLE EST LA RÉCOM- qu'il --- Page 59 ---
(55)
ONT PAYÉ LE
FENSE DONT LES TRAITRES DES COLONS A LA
GENÉREUX DÉVOUEMENT
FRANCE ET A SES PRINCIPES. renvoie ) Rochambeau
En méme-temps il queMonge donne un nouvean gonverneur
à la Martinique,
Defparbès, arbitraià St-Domingue; & cependant donné fa démiffion :
rement déporté, n'avoit pas trompant lâchement
Camboulzs,
en méme-temps nationale, écartant audacieufement
la convention
écrites contre les complices
vingt-quatre preuves
la convention, & lui
de Blanchelande, furprend dans Cambefort & Toufard,
fait abfoudre le crime
révolutionnaire ?
pendant qu'il livre, aul n'étoit tribunal compable, a fes yeux, 2
un brave officier, qui voulu être Tiftrument de cette
que de ne pas avoir
fadior criminelle.
lorfque Boyer-FonTel étoit Pétat des chofes,
Page &
frede & Camboulas promirent à la aux fin citoyens de la guerre,
Brulley de faire prononcer,
&
cenemtet
Findependancedes rien dire, le projet qui fut propofé
pa0ler./ans
C'étoit, fans donte 9 encore pour en
décrétéleg mars.
pour viéimer les
faciliter lémiflion, autant que
Briffot, cher
triotes déportés de St-Domingue 2 que
au comité
det & Boyer-Fonfride V'arreilation provoquerent, du citoyen Page,
de défenfe général, Camboulas. 2 au nom de ce comité,
au moment que cedécret. Les traitres! ils préparcient
faifoit émettre
par l'opprcflion
T'indépendance de SaintDomingue
! :
de Saint-Domingue
& la déforganilation
alors les commiflaires
Mais Fattitude que dérangea prirenc les fpéculations de ces
de cette colonie, & le décrct du 5 mars fut renvoyé
agitateurs ,
a lexamen des comités.
Camboulas. 2 au nom de ce comité,
au moment que cedécret. Les traitres! ils préparcient
faifoit émettre
par l'opprcflion
T'indépendance de SaintDomingue
! :
de Saint-Domingue
& la déforganilation
alors les commiflaires
Mais Fattitude que dérangea prirenc les fpéculations de ces
de cette colonie, & le décrct du 5 mars fut renvoyé
agitateurs ,
a lexamen des comités. --- Page 60 ---
(56)
de Mais ce n'ef pas encore affez, les
Ssint-Domingne voulurent
commiffaires
tcurs de perfidie; & pour le faire convaincre fes audemandérent à le difcuter face-à-face avec ficcès, ils
toirement avec
& contradicfaiclapologie. Raymondqui,les? mars > en avoit
Ils avoient vu Fonfrède
l'émiflion de ce décret,
préparer les elprits à
foit Peloge au comité de pendant défenfe que Briflot en faicommifaires de
genérale, dont les
ment écartés. Saint-Domingue étoient foigneufeIls avoient vu Camboulas, le
vention nationale, à la fuite préfenter à la condifoit être un rapport
d'une diatribe, qu'il
Iis avoient vu le citoyen impartial.
couleur, trainant à fa fuite Raymond, homme de
de couleur, faire à la barre de une légion d'hommes
la féance du 17 mars,
la convention dars
dénoncer à l'opinion T'apologie de ce décret, &
à fon exécution.
publique ceux quisorpoloient
Ils virent. enfin, ce citoyen
favoient déjà ) qu'il en étoitle confifer(ce qu'ils
Les motifs qui ont
rédaéteur.
font un
pu déterminer ce
étre la problénie, fource
dont la folution
citoyen,
les événemens des malheurs des colonies, indiquera
fe lient
Fone
de délorganifation de la effentiellement au fyltémo
citoyen Page entreprend république entière. Si le
qu'autant qu'il le croit
cette tâche 9 ce n'eft
colonics 2 &,
important au bonheur des
France : étranger peut-étre, à
à la prolpérité de la
de
toute haine, à toute
devant
2 à toute-elpéce de parti, il elpèce
que
ne voit
SnEA
Fintérét public; & dans la carrière
lement au fyltémo
citoyen Page entreprend république entière. Si le
qu'autant qu'il le croit
cette tâche 9 ce n'eft
colonics 2 &,
important au bonheur des
France : étranger peut-étre, à
à la prolpérité de la
de
toute haine, à toute
devant
2 à toute-elpéce de parti, il elpèce
que
ne voit
SnEA
Fintérét public; & dans la carrière --- Page 61 ---
(57)
2 il fait des voeux > pour
pénible qu'il va Raimond parcourir en forte fans reproche.
que le citoyen
fufpedt à ce ciS'il a pu., à fon tour, paroitre nom du bien public, de
toyen il le fomme 2 an foit qu'il le confidère
le difcuter avec fevérité, foit qu'il le fuive dans
comme fondionnaire public,
fa vie privée.
mettoit dans les mains
Le décret du 5 mars,
dans les codes commiffaires de la république botnes ; & le citoyen
lonies, des pouvoirs fans voir Santhonax & PolveRaimond croyoit déjà
: (il avoit
rel, revêtus de cette toute - puiffance habitans des
lattention de répéter Jouvent aux loin de leur étre
autres colonies 2 que ce décrct, Saint-Domingue)
relatif,n'avoit étéfait que favoit pour que , loin de faire
Cependant ce citoyen
Sonthenax & polverel
exécuter la loi du 4avil & la difcorde entre les
provoquoient la haine
préjugés.
citoyens, : en ravivant d'antiques marcher fur la même
Il favoit que loin de faire couleur & les blancs , ils
ligne, les hommes de
militaires 9 dans
avoient formé des corporations étoient fculs admis,
Lefquelles sleshommes de couleur avoient formé des
à lexclufion des blancs ; quils
les blancs &
civiles, dans lefquelles
corporations avoient chacun des repréfentations
les mulàtres
diflinêtes.
avojent empéché la formation
Il favoit qu'ils
des affemblées admid'une afifemblée coloniale 1 municipalités.
niftratives, même de plelieurs les hemmes de couIl favait que par leur fait, de 9 la garde narionalc;
leur ne failoient pas partie les blanes en tout homquils ne faifoient pas avec
les blancs &
civiles, dans lefquelles
corporations avoient chacun des repréfentations
les mulàtres
diflinêtes.
avojent empéché la formation
Il favoit qu'ils
des affemblées admid'une afifemblée coloniale 1 municipalités.
niftratives, même de plelieurs les hemmes de couIl favait que par leur fait, de 9 la garde narionalc;
leur ne failoient pas partie les blanes en tout homquils ne faifoient pas avec --- Page 62 ---
58.)
magéne; dont
et cependant, par un décret
la
quelques exprellions prehodexess ambigu s
perfidie, le citoyen Raimond fait deguiloiene
fylième deftrncteur de la liberté &e de confscrerun
Certes, s'il eftien tout ceci
légalité!
nant - c'eft de oir recet homme quelque de chofe d'ctonplaudir à Vinexécution d'une loi
conleur 3 aples hommes de coulenr & les blancs qui fait marcher
ligne; d'une loi qu'il folicita dès les for la même
tans-de la révolutions d'une loi
premiers inf
tor de toutes les' richelles de qu'il vonlat acheaQu'eit pour nous le
Tamériquet
5 mars 1791, à fesi
bien, evrivoir-il le
s : nous ne pouvons frères à Saint-Domingue, #
b probre 2 Qucl eft celui en jouir que couverts
*
nartavec
d'entre nous qui ne d'op- don-
>
plaifip,-la moitic de fon bien,
fe-faouftratte a fant
pour
31 Icaufe commence d'horreurst...
Mais la
> for, Grégoire 2 &Pétion felairciess graceà MM. Brifsrip peur:
: & finqneique chofe
*
inetrerinvaciera leurs
quenl'argent ine
produaions, c'eit
>) Tainfenti
iinque : cependant, comme
D j'ateru devojrrtole qhe-mholisrvonchions au moment décifif,
>-Nous n'ivons pramettre: -
3 lesblanes,
pulavoir autane d'argent
5 fertameduneclaffc qui Agurene ici comme les répré- que
fort
>> fans falte, étions fouvent riche; & nons, humbles;
D capitale , fante'de
obligés de fuir de la
> qaugmenter leur moyens. Tout celaine faifoit
* voila pour- tanerdes orgueil, &c leur - faire diret:
> fentans d'une clafle gens qui fe dilene représ
* nies; & dontles qui ades bieas dans les colo-
> Dins le faic, il repréfentans eft
menrent de faim.
iriconcevable, 2 comment
ions fouvent riche; & nons, humbles;
D capitale , fante'de
obligés de fuir de la
> qaugmenter leur moyens. Tout celaine faifoit
* voila pour- tanerdes orgueil, &c leur - faire diret:
> fentans d'une clafle gens qui fe dilene représ
* nies; & dontles qui ades bieas dans les colo-
> Dins le faic, il repréfentans eft
menrent de faim.
iriconcevable, 2 comment --- Page 63 ---
(59)
9 vous avez pu laiffer ceux qui travailient Vous devez pour
5 vous 2 fans fecours d'ancune idée efpece. des
> pourtant vous faire une
dépenfes
on ne fait
es
> nous avons été obligés de faire ;
trifte
> en France avec rien ; & je fais, fent par confidéra- une
5 expérience 2 que ma fortune fe où cette affaire
> blement de toutes les dépenfes
c'eft
> m'a entrainé. Je ne regrette rien 2 puifque
S pour le bonheur de mes compatriotes.. Pétion de Villeneuve
> MM. Briffot, Grégoire, les feuls qui ont continué
> & Clavière 2 font
notre caufe avec un zèle incompré-
> à défendre
foible
n'eft occupée qu'a
> henfible : ma
notes plume & des idées 5 & à ce
> leur fournir des
vous leur devez.
s titre, vous fentirez ce que
< Par mon dernier plan, je vous propofois
en trois
un tiers compS
une contribution
parties, le troifième 2
> tant, le fecond , à fix mois 2 La foufcrip-
>, payable un an après le premier. livres dont
77 tion totale s'élève à 7.398,000
vous 2
> le tiers eft de 2,466,000 livres 2 que
au
Hlione
(
> vez envoyer ou remettre oblerve gouverneur fur cette
3 chelande; ) mais je vous
que témoigner
vous devez trouver de quoi
> totalité,
a VOS défenfeurs, ici, qu'il
> votre reconnoifance
> ne faur pas oublier >.
On: voit bien que le citoyen Raimond n'entend
mai fes intérêts; & fans doute, on ne pourra fi
pas croire que celui, qui,, en 1791 7 mettoit un
à la régenération de fes frères, que
grand prix ofoit acheter la juftice de l'affemblée
celui qui
à
les talens des philonationale, & mettre prix
fenfeurs, ici, qu'il
> votre reconnoifance
> ne faur pas oublier >.
On: voit bien que le citoyen Raimond n'entend
mai fes intérêts; & fans doute, on ne pourra fi
pas croire que celui, qui,, en 1791 7 mettoit un
à la régenération de fes frères, que
grand prix ofoit acheter la juftice de l'affemblée
celui qui
à
les talens des philonationale, & mettre prix --- Page 64 ---
(60)
fophes du jour, ait pu, fans des
puillantes, vouloir écarter cette loi confidérations
follicitoit alors.
méme, qu'il
falarié Comment fe peut-il que Briffot, le
de Raimord, ait applaudi au champion
S mars, après avoir fait émettre la loi du décret du
1792, qu'il paralyfe ? (1) No,
4 avril
Une loi vicieule
I.
teurs, mais le décret pent du échapper à des légiflade combinaifons
5 mars étoit le rélulrat
doré avec
profondes : la, le rédadeur avoit
perfidie la coupe
Là, une tadique favante avoit qui portoit le poifon.
Là, une intrigue criminelle préparé les elprits.
jours, de la barre de la
écarta, pendant dix
qui demandoient fon
convention, les colons
giltes furent admis au rapport, lorfque fes apolotérét l'exigeoit. Tel étoit moment méme oùt leur inl'effet de quelques
intrigues, que des dehors de
petites
la convention nationale.
juftice voiloient à
Mais s'il eft érange
que Raimond, homme de
& S) colonies No, I. Briffot pour le malheur de la France
de défenfe générale. dominoit tous les comités, fur-tout celui
tous les autres, il étoit Dans l'arbitre ce comité comme dans
avoit aftention d'introduire le des colonies : & s'il
CC3 divers comités, il avoit aufli citoyen Raimond, dans
les commiffaires de
lc foin d'en écarter
il elt vrai, les empécher Saint-Domingue. Il ne pouvoit,
à lui qu'ils ne perdiflent leur d'écrire : aufli ne tint-il pas
fource des traitres qui
liberté. de
Telle eft la refderrière lequel ils ourdiflent craignent voir déchirer le voile
chainer la fociété,
leur trame qui doit ell-
CC3 divers comités, il avoit aufli citoyen Raimond, dans
les commiffaires de
lc foin d'en écarter
il elt vrai, les empécher Saint-Domingue. Il ne pouvoit,
à lui qu'ils ne perdiflent leur d'écrire : aufli ne tint-il pas
fource des traitres qui
liberté. de
Telle eft la refderrière lequel ils ourdiflent craignent voir déchirer le voile
chainer la fociété,
leur trame qui doit ell- --- Page 65 ---
(61)
voulu
la loi du 4 avril ; il eft,
couleur % ait
paralyfer
beau de voir les colonsblancs, 2 filongfans-doute 9
eux-mèmes l'exécutemps calomniés, provoquer la caufe de ces deux
tion de cette loi; cependant eft bien naturelle : c'elt que.
manières de voir,
à
la oi le ciles colons blancs ont tout perdre, & fans fe re-,
toyen Raimond a tout à gagner ;
Raimond,
pofer fur ceux des écrits du citoyen
la
faits
tromper la France, fur le nombre 2
pour Tintelligence, la moralité, l'origine des
richelle,
trahit & qu'il
de
hommes
couleur, qu'il
opprime, la part
de déterminer
il fera peut-étre poflible à la.révolte 1 à la d6que ce citoyen a pu prendre des colonies, la part
vaftation & à la ipoliation
& la déforganiqu'il peut avoir dans les troubles
fation de la France elle-méme.
Le citoyen Raimond eft né à Aquin, quartier le
: il eft mulâtre, & plus
de Saint-Domingue mulàtres. Son intelligence lui
inftruit de tous les
de
a donné des rapports avec le gouvernement Laluzerne;
Saint-Domingue , & avec le miniftre
un afces liaifons lui ont donné fur fes frères,
fendant fans bornes. La ledure de quelques fragmens de la lettre qu'illeur éctivoit, le4r fur mars les évènc- 1791,
donnera la mefure de fon influence
mens de Saint-Domingue. demandé, leur écrit-il, de vous
< Vous m'avez
de confiance : jai trouvé cet
> envoyer quelqu'un vous devenir fi utile : mais
> homme, 2 qui va
comme cela étoit jufle :
> il a fall Tintételler,
vues, il quitte une
23 puifque pour remplir mes Raimond connoit
citoyen
> époufe chérie. (Le
vous
Cet
de
Je
l'adreffe,
> le priz Zor
omingue. demandé, leur écrit-il, de vous
< Vous m'avez
de confiance : jai trouvé cet
> envoyer quelqu'un vous devenir fi utile : mais
> homme, 2 qui va
comme cela étoit jufle :
> il a fall Tintételler,
vues, il quitte une
23 puifque pour remplir mes Raimond connoit
citoyen
> époufe chérie. (Le
vous
Cet
de
Je
l'adreffe,
> le priz Zor --- Page 66 ---
(62)
D homme cf Nt M A HON,
s mcs dépéches & nies
qui vous renicttra
5 ai annonces. I". Ce impine, monficor que je vous
5 tille, 2 dont il faut
a une, pacoy defaire, en achetant que de lui vous lui aidicz à fe
9 fandra. Allurement, fi
tout ce qu'il vous
> tous, vous pourrez la 2
vous vous entendez
: Voris lui devez, à plus prendre d'un entre vous tous.
> ainfi que
de titre, Ja préfcrence
5 poind de Tholpitaliné, depenfe dans le manière qu'if ne fafle
9> fànt tout ce qui lui fera pays , cn lui fournif-
>> ait fon bénéfice clair fur ncceflaire, fa
afin gu'il
3) fiite une commiffion for les pacotille, & en55 ferez paffcr ici, pour
fommes que vous
7 preflion : &
fubvenir aux frais d'im-
>> font montrés récompenfer les écrivains qui fe
5 defenfeurs
pour notre caufe, les
>. (Qui peit douter un plus zclés
que les pauvres muldtres de
feul infant
Rayent éré, G ne fayent cncore Swint-Doningue 2
mercantille G
une Jpecilation
J. P. Brifo:, Geus politique ec, a rour Raimond,
Gc.)
95 M. Mahon anra,de
> particulidres
moi, des inftrodions
3 for Ja marche
> nir,i tant pour F'objer de fa
qu'il aura à tc-
>> IOS afhires. Je vais fculement pacotille , gue pour
> de contribution à établir
ici tracer Je plan
> des hommes de coaleur entre toute la clafle
3, cemprens
7 dans laquelle
2 commé il eft
je
> libres.
julle 5 les negres
La clafle des citoyers dc
5 trente mille individus
couleur, s'élève à
51 moitié, 2 cn ctat de fournir ; je n'en luppofe que la
à une contribntion
. Je vais fculement pacotille , gue pour
> de contribution à établir
ici tracer Je plan
> des hommes de coaleur entre toute la clafle
3, cemprens
7 dans laquelle
2 commé il eft
je
> libres.
julle 5 les negres
La clafle des citoyers dc
5 trente mille individus
couleur, s'élève à
51 moitié, 2 cn ctat de fournir ; je n'en luppofe que la
à une contribntion --- Page 67 ---
(63)
&
fais ainfi la diftribution-
> quclconqué ; je
4-5o0,cco liv.
>> Trois mille perfonnesàiscolie.
à 600 liv. 1,800.cco
> Troismille perfonnes
mille
2ooliv. 6G0,CCO
)) Trois
perfonnesa
à 1OO liv. 3oc.coo
> Troismilic perfonnes
Trois mille
à 66 liv. 198.000
perfonnes
e
1 #
>> Total.
7.398,e0
a Zie Stae CNAGR
Quel eft donc cet affendant impérieux de Saint- 2
fubordonne lcs hommes de couleur
qui
du citoyen Raimond?
Domingue aux émiflaires
quels motifs ce citoyen envoye-t-il
Pourquoi, par
Ccs émiffaires
des emiffaires à Saint-tominguer
portoient-ils avec eux ou la paix ou la gucrre;
la révolte, le bonheur ou la défolale calme ou
quels motifs les chnrge-t-il
tion. ? Pourquoi eotiat -
Quclic étoit la nature de
d'infirndions
le développemert
Ces initructions ? Seroient-clles lettre, ou Ton voit
du fragment de cette même
le 1 bien,fi nous
écrit: < au refte, qu'eft pour nons
>> ne
en
que
pouvons jouir couretedorrebrene êtes-vous affurés
l'état aduel des chofes,
> Dans
mes chers concitoyens!
> de vos biens?.. : Ah!
zelesjele connois
befoin d'animervotre
> jen'ai pas
demande queje fais ne
>
aflez, pour elpérer quela
des
cn vous procurant
3) fera pas infrudnenie, des fonds fuffions pour faire
9> moyens de ramafler blancs n'ont ceflé de vous
> face ici..
Les des êtres avilis & fans
>> préfenter ici comme
à vous foulever contre
> poffeflion, toujours préts
ens?.. : Ah!
zelesjele connois
befoin d'animervotre
> jen'ai pas
demande queje fais ne
>
aflez, pour elpérer quela
des
cn vous procurant
3) fera pas infrudnenie, des fonds fuffions pour faire
9> moyens de ramafler blancs n'ont ceflé de vous
> face ici..
Les des êtres avilis & fans
>> préfenter ici comme
à vous foulever contre
> poffeflion, toujours préts --- Page 68 ---
(64)
9 eux, avec les efclaves.
>
Mais, mes chers
compatriotes, vous vous défendriez
>> par vos acions,
bien mieux
Quels font donc que les par ma foible plume >.
Raimond a fourni aux moyens mulàrres P que le citoycn
dix mille fufils que la focicté des amis Seroit-ce des les
fit paffer, à Saint-Domingue ? Seroit-cela noirs
de M. Mahon, dont lacquifition étoit réfervée pacorille
mulàtres ; & cette pacotille étoit-elle un
aux
de ramafer des fonds
moyen
ici? Les moyens
fufifans 2 pour faire face
feroient-ils la
qu'indique le citoyen Raimond,
révolte & le pillage ?
les
commiffaires de Saint-Domingue
Certes,
que le gouvernement ou fes agens peuvent fe font prouver faturés
des (poliations de quelques quartiers du Nord. Ils
les peuvent prouver que lcs hommes de couleur ont pilié
habitations des patriotes. Ils peuvent
ver que les efpagnols, que des
prounavire ont acheté, des mains des capitaines révoltés de
denrées pillées; & qu'ils leur Ont donné en 2 des
des armes & des munitions : mais ils ne échange
pas prouver que le citoyen Raimond ait Peuvent
par, Jes inflrudions pariiculières 6
indiqué,
moyen efficace de ramafer des fonds fecrettes 2 le
pour faire face ici.
Juffans
Les commiffaires de Saint -
pendant entre leurs mains
Domingue ont cepas fans mérite ; il fat envoyé un de pamphlet France
n'eft
" SaintDomingue On lit, 2 dans les premiers jours de la révolte.
yl , que le 16 juin 1791 1 un miniftre de la
juflice, un membre de P'aflemblée
un homme de couleur, difcutant fur conftituante lés
&
difficultés
dexécution, que le décret du 15 mai préfentoit
à
aires de Saint -
pendant entre leurs mains
Domingue ont cepas fans mérite ; il fat envoyé un de pamphlet France
n'eft
" SaintDomingue On lit, 2 dans les premiers jours de la révolte.
yl , que le 16 juin 1791 1 un miniftre de la
juflice, un membre de P'aflemblée
un homme de couleur, difcutant fur conftituante lés
&
difficultés
dexécution, que le décret du 15 mai préfentoit
à --- Page 69 ---
(65)
à Saint-Domingue ; le citoyen de couleur dit
à le faire exécuter s il
eOot
s'il ne réufliffoit pas
les colonies feroient
armer les elclaves 3 qu'alors fi T'Angleterre ne s'en
perdues pour la France,
confervet les fiennes:
Eg fe fait-il que le citoyen Raymond
fe donne aujourd'hui tant de foins, pour para*
lyfer une loi quil provoqua par tant écrivoit-il d'intrigues aux
& de corruption? < Au refte (
de
le 4 mars
> mularres
Saint-Domingue,
de7
une contribution
2NE
> en leur demandant
livres
& le payement de2j,000
> 398.000 livres,
qu'il avoit tirées fur cinq
>> de lettres-de-change, frais d'impreflion n), fi J'étois
> d'entr'eux, malheureux pour pour n'avoir pas votre con-
>. aflez
dans
de ces fonds, je vous
> fiance 7
Y'emploi
de vouloir m'adjoindre quelqu'un.
> fmupplie nécellaire 2
une affaire aufli
> Il eft
ici que, pour des nôtres, per-
>> majeure, ily ait plofieurs
de confiance; mais je vous préviens qu'il
s fonnes
néceffairequ'ils paroilfent ici
>) fera 011 ne peut maniere; plus
qu'ils ayent. 5 all moins 5
>> d'une certaine 11 faut
paiffent 2 fans affi-
>> une voiture.. luxe de table , qu'ils donner à diner à bién
D cher le
foit de celles qui pourront écrire,
5) des perfonnes,
influer fur le
>> foit à celles dont T'opinion peut
9 général. faurois
vous le répéter, 5 tout cela
> Je ne
& trop vous avoue
fans toutes
> eft néceffaire, je
n'aurois que pas trouvé
( ces chofes de ma part, K notre caufe >.
> de foutien & des appuis
le même homme;
Comment fe fait-il donc que
fafle avaler $
préfentement logé dans un palais,
E
des perfonnes,
influer fur le
>> foit à celles dont T'opinion peut
9 général. faurois
vous le répéter, 5 tout cela
> Je ne
& trop vous avoue
fans toutes
> eft néceffaire, je
n'aurois que pas trouvé
( ces chofes de ma part, K notre caufe >.
> de foutien & des appuis
le même homme;
Comment fe fait-il donc que
fafle avaler $
préfentement logé dans un palais,
E --- Page 70 ---
(66)
chaque jour, des opinions
fées, à vingt-cing de ces per/onnes diamétralement oppoécrire , parler ou agir ?
gui penvent
les Comment fe fait - il qu'il veuille
colonies une dictature mille fois porter dans
que l'ancien régime 2 que des corporations plus odieufe
ufages, l'opinion, & la loi arrêtoient
2 des
excés,
dans fes
Seroit-il du nombre de fes anarchiftes
gagés pour difféminer parmi nous la haine qui, 2
dicorde, ne demandoient autrefois
& la
trône pour établir une
la chûte du
verfer la république à fon république tour & , que pour renityran?
nous donner un
TAngleterre Quelques réflexions fur les vues politiques de
queftion.
peuvent jeter quelque jour fur cette
fervir L'Anigleterre fon delpotifme n'a jamais fait de guerre que pour
Dominée par le commerce commercial, dela
fentoit que bientôt elle devoit l'être France, elle pref.
militaire.
par fa marine
Elle favoit que les colonies & far-tout la
françaifede Saint-Domingue
partie
fioient le commerce de la France. entretenoient & viviElle voyoit que la partie françaile de
Domingue s'acheminoic à grands
Saintdegré du culture & de
pas à un tel
avant peu de temps, doubler fplendeur fes 2 qu'elle devoit,
que fes Antilles étoient au dernier produits, pendant
ture, , pendant que fon territoire période de culriche, moins étendu que celui de la plus ufé, moins
partie françaife
partie
fioient le commerce de la France. entretenoient & viviElle voyoit que la partie françaile de
Domingue s'acheminoic à grands
Saintdegré du culture & de
pas à un tel
avant peu de temps, doubler fplendeur fes 2 qu'elle devoit,
que fes Antilles étoient au dernier produits, pendant
ture, , pendant que fon territoire période de culriche, moins étendu que celui de la plus ufé, moins
partie françaife --- Page 71 ---
(67)
de Saint-Domingue ne lui laiffoit aucun moyen
de rivalifer les colonies françaifes.
L'Angleterre, déjà dominée'dans les marchés de
l'Europe par lés denrées coloniales de la France,
voyoit que fes colonies, moins fécondes, avoient
befoin proportionneliemuent de plas de nègres, de
plus d'engrais, de plusde culture; elle voyoit enfin
que T'accroitlement de Saint-Domingue alloit faire
baiffer d'autant le prix de fes produétions, dont elle
n'auroit pu foutenir la concurrence.
Pour échapper à la raine de fon commerce &
de fa marine militaire, P'Angleterre n'avoit qu'un
moyen La dévaftation des colonies françaicajles... Ce moyen eft atroce; mais telle eft la
moralité des gouvernemens-, qu'il a fervi leur poqu'il l'a fert encore dans les colonies &
Ei dans départemens de la- France, car la même
main qui alluma la première torche dans les colonies, vient. d'armer les révoltés de la Vendée.
A'côté de ces intérêts de commerce fe font
placés des intérêts plus puillans encore & plus
relatifs au gouvernement, L'ariftocratie contrerévolutionnaire de la France a cru faire renaitre
la féodalité des cendres des colonies 3 clle . a cru
que leur ruineramieneroit la ftagnation du commerce; qu'elle opéreroit un boulverfement général
dans le fyftéme de la France; comme elle a cru
leur rettauration feroit d'antant plus facile,
que fes inftramens étoient plus ignorans. Elle s'eft
que aflocié les gouvernemens d'Angleterre & d'Elpagne, qui, par une coalition monftrueufe, ont
E2
féodalité des cendres des colonies 3 clle . a cru
que leur ruineramieneroit la ftagnation du commerce; qu'elle opéreroit un boulverfement général
dans le fyftéme de la France; comme elle a cru
leur rettauration feroit d'antant plus facile,
que fes inftramens étoient plus ignorans. Elle s'eft
que aflocié les gouvernemens d'Angleterre & d'Elpagne, qui, par une coalition monftrueufe, ont
E2 --- Page 72 ---
(68)
également concouru à la dévaflation des colonies.
Les preuves en font écrites en traits de
elles
font confignées dans les archives de la commiflion fang;
de Saint-Domingue.
Le gouvernement Anglais n'a, fans doute, pu fe
déguiler , que fes Antilles feroient entraînées dans
ce fyftème de diflolution; & c'eft vrailemblablement pour remplir le vuide qu'clles auroient fait
dans fon commerce, qu'il a porté la culture du
fucre, du café, de lindigo far les côtes
& fur les plaines du Gange.
d'Afrique
Il femble enfin que le gouvernement
terre preffentoit les événemens des colonies, d'Angle. puifque, long-temps avantleur
dirigé la culture des denrées développement. des Antilles 2 il avoir
des plages nouvelles.
vers
Deux motifs également puiffans ont pu le déterminer; ro,la ruine préméditée des Antilles françaifes; 2°, la néceflité de fixer
le Gange les regards du peuple uniquement Anglais.
fur
allons développer cette dernière propoficion. L'An- Nons
gleterre pofsede fur les rives du
un territoire immenfe : c'eft-là qu'elle Gange
étoffes
prend ces belles
Mais qu'elle voiture dans le refte du monde,
les l'angleterre ne domine fes contrées que
armes de foixante mille cipayes & de
par
foldats d'Europe 5 fon autorité, qui pèfe quelques for ce
peuple érranger, 1 peut s'abimer aux pieds d'un cipaye à grand caradère, qui, détruifant le refeau
magique, difliperoit les Anglois comme
dithpoit les monftres du palais d'Armides. Aftolphe Il
donc de l'intérêr du
eft
fixer fur les rives du Gange gouvernement le
Anglais de
plus d'européens --- Page 73 ---
(69)
pollible, & la culture des denrées coloniales ajoudu
étoit le meilleur moyen
tées aux richefles
la canne croillent furun
d'y réuffir. La,
fables des
RLE
bien mieux
dans les
fol fertile >
que
attaché al'efAntilles. Là, un peuple indigene, lot
des millions
clavage par le dogme & cultive la
depuis le champ qui T'a vu
de fieclcs, vit de peu &
achètent chèrenaitre, pendant que les Antilles
auxquels le
ment à TAfrique des cultivateurs, les
du voyage
changement de climat &
fatigues
font courir lés plus grands dangers.
La,
fables des
RLE
bien mieux
dans les
fol fertile >
que
attaché al'efAntilles. Là, un peuple indigene, lot
des millions
clavage par le dogme & cultive la
depuis le champ qui T'a vu
de fieclcs, vit de peu &
achètent chèrenaitre, pendant que les Antilles
auxquels le
ment à TAfrique des cultivateurs, les
du voyage
changement de climat &
fatigues
font courir lés plus grands dangers. donc voulu fixer 2
Le gouvernement Anglais a
l'attention. du
d'une manière plus particuliere, de FInde, dont il a peu
peuple fur fes pofleflions
fous Tadminiftraà peu chaffé les Trangais,qui. dominoient l'Indoftan ; & s'il
tion de Dupleix,
les iles de France & de
enlève à la république femble avoir jetées à
Bourbon, que la nature
en faire l'enl'entrée de la mer des Indes, pour
alors fon
trepêt des quatre parties du mers globe, d'Afie; & fa
pavillon dominera feul les durablesquelal France,
fuprématie fera d'autant'plus n'aura, plus de marine
n'ayant plus de colonics,
militaire. Anglais a mieux fait encore :
Le gouvernement
les denrées des Antilles
le premier 2 il a planté Là, il trouve, comme dans
fur la côté d'Afrique. TInde, un fol fertile & des autivateinsindigench, de fefclale dogme &c la loi plient au joug
que
vage. En dévaftant les Antilles françaifes, de la France PAngle- :
terre anéantit la marine militaire révolutionnaires fe dié
bientôt les mêmes élémens
E
--- Page 74 ---
(70)
bientot velopperont dans tout l'Archipel
le Pérou, le Mexique &c lc deTAmérique :
nent américnin, qui, déjà
refte du contile joug de T'Emope, fe fouffrent impatiemment
révolutionnaire. jetteront dans lc tourbillon
forredtions &, riche L'Angletere de tant protégera cette infera fcule le commerce du monde, deréemense elle
de TAfrique & delAfie ne
Ses poffellions
autant de fucre, dc café, d'indigo fourniront peut-étre pas
aujourdhui TEurope; mais
qu'en confomme
terre,q quivendra ces denréesen qu'importe à TAngleté, comme failoient autrefois les raifon de leur rareépicerics. Enfin,
Hollandais de leurs
fance
l'Angleterre fera la feule
maritime; & diminuant le
puifvaiffeanx en raifon de la. ruice de nombre de fes
litaire des autres
la marine mià peu de puiffances frais, fes colonics, de FEnrope, eile produ nord s'élève for
juiqu'a ce que
RECALr
Ce feroit une grande erreur fes de pas. glererre s'emparera des colonies croire que l'Anmoins de celle de
françailes, au
faire fa chofe, foit Saint-Domingue, pour les
foit pour en
princes émigrés, foit enfin
donner au ci-devant
qu'ane des puiffances du Nord pour les céder à quelDe toutes les colonies
coalifées avec elle. France &c de Bourbon feront françaifes les iles de
dont PAnglererre pourra fe peut-être les feules
elles lui font néceffaires
faire une propriété :
dans les mers d'Afie. Mais pourfaciliter fes relations
les Antilles françaifes
clle ne fauroit retenir
fances de F'Europe ; car alors tontes les puifcommercial. Comme redouteroient aufli
fon delporilme
bien apprécicr la Partie
TAngiercrre fait trop
françaife de Saint-Domin-
iles de
dont PAnglererre pourra fe peut-être les feules
elles lui font néceffaires
faire une propriété :
dans les mers d'Afie. Mais pourfaciliter fes relations
les Antilles françaifes
clle ne fauroit retenir
fances de F'Europe ; car alors tontes les puifcommercial. Comme redouteroient aufli
fon delporilme
bien apprécicr la Partie
TAngiercrre fait trop
françaife de Saint-Domin- --- Page 75 ---
(7: )
en laiffer la propriété à toute autre pnicgue pour cette colonie doit, en railon de fa
fance; car
aétivité de fes harichefle & de Tinduftrieufe
colonies du
bitans, éclipfer toutes les autres
monde. Il eft cependant à préfumer que lAngleterre a
pris, avec les puiflances coalifées, des raifonnant engagemens' contraires; il eft pofible que, du trône en
dans Thypothèfe du rétabliffement
des AnFrance, elie lui ait garanti la propriété raifonnant dans
tilles françaifes. Il eft poflible que,,
la
2 eile en ait promis gaune hypothèfe contraire des
du Nord : en
rantie à quelqu'une
puiflances d'un ceil avide,. les
effet, la Ruffie doit voir,
Monde. Mais fi
riches poffeffions du nouvean
ce ne fera
l'Angleterre tient fes engagemens, contrées
les mains
qu'après avoir déchiré ces
par elle n'a
de jeurs propres habitans ; &, certes, à leur
d'autre but dans les mefures qu'elle prend favorifer
égard, lors même qu'elle femble le plus
Si
T'ariftocratic & les contre 1- révolutionnaires. a la
à la Martinique,
elle arme pour l'étendard replacer du defpotifme ; fi elle
Guadeloupe
Français; fi la Jamaique A
porte des émigrés de tous les mécontens & des
devenue l'entrepôt réuniflent pour fe porter en mafle
émigrés qui sy
Santonax & Polà Saint-Domingue, pendant que
faciliter leur
verel en agitent les habitans, pour point ces hommes
expédition, c'eft qu'elle faità quel &leur haine contre
aigris, exafpérés parle malheur
; elle fait
les patriotes porreront la vengeance
combien lcs patriotcs réduits au défelpoir, fait enfin appor- que
teront de la réfiftance; c'eft qu'elle
E 4
le
émigrés qui sy
Santonax & Polà Saint-Domingue, pendant que
faciliter leur
verel en agitent les habitans, pour point ces hommes
expédition, c'eft qu'elle faità quel &leur haine contre
aigris, exafpérés parle malheur
; elle fait
les patriotes porreront la vengeance
combien lcs patriotcs réduits au défelpoir, fait enfin appor- que
teront de la réfiftance; c'eft qu'elle
E 4 --- Page 76 ---
(72)
dans cette lutte l'un & l'autre
de leurs nègres, & s'enfeveliront parti s'entoureront
leur pays : alors, les hommes libres fous les ruines de
des Antilles; les efclaves feuls
difparoitront
en autant de hordes
y végéreront divifés
qu'il a de nation
julqu'à ce que la plus forte 2 exterminé les diverfes,
LAnpletette enfin ne veut
autres,
veut détruire,
pas conquérir 2 elle
Tel eft néceffairement le vafte
niftre à grand caradère, dont les plan d'un midies, embraflant audacieufement conceptionshartous les ages, viendront,
tous les climats &
monde, fe brifer devant après la
avoir ébranlé le -
France.
conftitution de la
Il Quels font les agens de cette trame politique?
importe, fans doute, autant de les
comme il eft difficile de les
connoitre,
fent par-tout des traces de leurs attcindre; s'ils laif
écartent foigneufement les
crimes, ils en
gards perçans les
preuves; & fi des retriotique quiles pénètrent à travers le voile paou
couvre, d'autres, moins
préoccupés, ne pouvant percer clairvoyans
tombent à leurs pieds, pénétrés de Tenveloppe,
vétir qu'ils ne peuvent croire que le crime relpeê, parce
le coftume de la vercu.
puiffe ainfi
Coflainfique Briffot, ce monfre
paroit la châte du
focial, qui
trône, en jurant la
commeilpreparoit la
le retour
subsige
liberte,
toujours dudefporifme en votant
générale qui, ne
en oppofition à la volonté
lution de 2 la vouloit que l'anarchie & la diffoles loix & Punité France, & en préchant le refped pour
en impofoit
lindivilibilite de la
voyoient
encore à pluficurs ; & repuhilique, ceux
en lui laffafin de la patric, pouvoient qui
meilpreparoit la
le retour
subsige
liberte,
toujours dudefporifme en votant
générale qui, ne
en oppofition à la volonté
lution de 2 la vouloit que l'anarchie & la diffoles loix & Punité France, & en préchant le refped pour
en impofoit
lindivilibilite de la
voyoient
encore à pluficurs ; & repuhilique, ceux
en lui laffafin de la patric, pouvoient qui --- Page 77 ---
(73).
bien indiquer le crime, mais ne pouvoient faifir
le,
dans fes mains liberticides. tour à tour la
ET ainfi
Briffot, préchant
fouveraineté ec colonies 2 (no, 212, cinquième affertrimefre de fe gurette en 1790. ) & leur les coviffement a la France, provoquoit C'eft chez ainfi qu'au
lons le fyfème d'indépendance. outrageant les
nom de la liberté & de légalité, il donnoit la palme
corps populaires des colonies,
partacivique aux contre - révolutionnaires, qui chaflés
geoient avec lui les dépouilles des citoyens s'ils n'étoient
de leurs habitations (i) dévaftées,
les hordcs
deftinés à repaitre de leur fupplice, contrées
féroces armées pour ruiner ces
fidelle (2).
Cependant Briffot ne fembloit être quel'écho
- de la philofophie & de la raifon.
lui
C'eit ainfi que le citoyen Raymond,
&
S
Fournifoit, dit-il, des notes, qui-ne intime, pas s'il
aujourd'nui qu'il fut fon ami le plus
liaifons
ne fut fon complice, abufant des grandes Ie miniftre
que lui ont donné fes influence rapports fur avec les hommes de
Laluzerne, & fon auxquels il envoyoit le plécouleur des colonies, MAHON, muni d'infrudions fecretnipotentiaire
(T) La lettre du citoyen Raymond attefte de que ce
Briflot n'étoit pas étranger aux fpéculations
citoyen,
de Saint-Do-
(2) Les archives de la commiffion non équivoques de
mingue font fournies Bientôt de preuves le citoyen Page en putoutcs ces atrocités.
bliera l'analyfe.
uzerne, & fon auxquels il envoyoit le plécouleur des colonies, MAHON, muni d'infrudions fecretnipotentiaire
(T) La lettre du citoyen Raymond attefte de que ce
Briflot n'étoit pas étranger aux fpéculations
citoyen,
de Saint-Do-
(2) Les archives de la commiffion non équivoques de
mingue font fournies Bientôt de preuves le citoyen Page en putoutcs ces atrocités.
bliera l'analyfe. --- Page 78 ---
(74)
ics tes; abofant de lai popularité dont l'ont invefti
lariés, gazetiers du delpotifme ou de
- tous
fans doute, des
Panarchie 9 fa7,398,000 1. demandées à
a
fa -
Sam-Deniremre rémoigner
MM. Brifot, Péthion,
econnoifanee G
(ces hommes
Grégoire Clavière,
'ne Faut
rares en talens S en
France pas oublier... : ; car on ne feit
gu'il en
avec
abulant
At
afcher Ic luze, rien; iZ
d'une table oir, Jans
dis perfonn:s, foit de Faut celles donner à diner à bien
foit de celles dont l'opinion gui peuvent écrire,
général : car tout cela eff
peut influer Jur le
temps impofé à la fociété, néctfaire, aux
en a longconvention nationale.
miniltres, à la
qu'un Raymond, confpirateur à l'attitude qu'il aj prife, nepeut être
toyen. Mais s'il eft atroce, bon
s'il n'eit un excellent ci1791,a-t-il Idensadcashonimnesde citoyen, pourquoi, le 4mai
Domingue 7,398,000 liv.?
couleut des Saintpour fon caillier, le général Pourquoi a-t-il indiqué
fopinion publique
Blanchelande, 2 que
un
dénonçoit même alors comme
méconnoitre conne-rivolationatrere les
& dont il ne pouvoit
dans de grands difpofitions ; car 2 aiors il étoit
chelande étoit Phomme rapports avec
& Blande
Talizetnes
Poarquoi, le 16
Laluzerne.
le miniftre de la
juin 1791, difcourant avec
blée
juftice & un membre de l'affemanéantir conftituante, a-t-il ditqu'il pouvoit, d'un mot,
la révolte Saine-Domingue des efclaves 6c toutes les colonies par
Comment fe fait-il ?
elclaves foient en révolte que ? 2 deux mois après, les
Comment fe fait-il
que cette révolte foit pro-
nes
Poarquoi, le 16
Laluzerne.
le miniftre de la
juin 1791, difcourant avec
blée
juftice & un membre de l'affemanéantir conftituante, a-t-il ditqu'il pouvoit, d'un mot,
la révolte Saine-Domingue des efclaves 6c toutes les colonies par
Comment fe fait-il ?
elclaves foient en révolte que ? 2 deux mois après, les
Comment fe fait-il
que cette révolte foit pro- --- Page 79 ---
(75)
voquée par les hommes de couleur? Parcesl hommes
auxquels il écrivoit cinq mois avant cet affreux
événement : ( Je voUs avois annoncé, par mes
> dernières dépéches 1 que vous auriez reçu, par
> une voie stire, tout ce qu'il vous étoit impor- Je
relativement à nos affaires.
>) tant de favoir
: fafle le ciel que
> vous tiens parole vôtres aujourd'bui de
& que je
> vous teniez les
même,
aufli
> trouve en vous, mes frères, des hommes né-
&
à faire les facrifices
> zélés que moi,
prêts
> ceflaires.
> Vous m'avez demandé de vous envoyer quelde
lai trouvé, cet homme 9
> qu'un
confiance; devenir utile, mais il a fallu l'inva nous
K
59 qui
de moi des inftrudions
> térefler. - e
Il aura
aura à tela marche qu'il
> particulières * pour de fa pacotille que pour
>> nir, tant pour lobjet
s) nos affaires. >
fe réComment fe fait -il que ces hommes
voltent & révoltent les efclaves après avoir reçu
cet homme de confiance e, cette pacotille & ces
inftructions fecrettes? loin Raymond leur écrit:
Il eft vrai que plus
meslettres
( Ici,jedois vous répéter ce que toutes
d'intoujours la tranquillités point
35 contenoient;
croiroit-on pas voir le genéral
>> furredtion. > Ne
Tobeiflance
de, l'armée chrétienne commandant d'Agra?
aux exhortations de monfeigneur l'évèque
fes chers
ne donnent
Et de peir que
compatriotes vraiment
à ces recommandations une acception à Blanpacifique, le citoyen Raymond les renvoie
fechelande, à M. Mahon, à fes inftrudions
& leur dit avec fentiment : ( Vous vous
crettes,
pas voir le genéral
>> furredtion. > Ne
Tobeiflance
de, l'armée chrétienne commandant d'Agra?
aux exhortations de monfeigneur l'évèque
fes chers
ne donnent
Et de peir que
compatriotes vraiment
à ces recommandations une acception à Blanpacifique, le citoyen Raymond les renvoie
fechelande, à M. Mahon, à fes inftrudions
& leur dit avec fentiment : ( Vous vous
crettes, --- Page 80 ---
(76) vos actions que par
bien mieux par
> défendriez
Cette lettre, ajoute-cil, autre
5 ma foible plameroe précédée par. une
>> fera visifemblatienent
nomméspour
MM. lescannilaize
la
> demoi, que colonies pour Y rétablir paix,
> aller dans les
de vous écrire 2 avec promelle
>) m'ont demandé remettre par la voie du général.
>> de vous le faire
tendante a continuer
> Ce fera une circulaire amis de Yordre, de la tranquil-
> à vous montrer
>
de la
>> lité & du patriotilme.
Ceux
Quels étoient ces commifaires? ceffé d'agiter les AnMattinique? Mais ils n'ont planté Tétendard de
tilles du Vent qu'aptrès y avoir
2..
la contrerérolation. envoyés à Saint-Domingue
Seroient-ce ceux
n'a détourné
Mais Tun d'entre eux, Mirebeck, fur fa tête, que par le *
Pattention pablique de fa vie loxurienles & fes
mépris que lui a mérité & Saine-Loger, attendent,
deux collégues, Roume châtiment de leurs trahid'un cachot, le
, cet
ail fonds
c'eft Blanchelande.
:
fons. Et dehnitivement, trois ans, combiné
homme atroce, qui, pendant la dévaftation de la
&
par lui-meme, 9
de fes
sTet
opéré, contrée du monde & le meurtre le centre
belle
qui devient
de
tans : c'eft Blanchelande mercantilles & politiques
des fpéculations
Raymond.
auroit-il
Si Raymond étoit un loyal fairc, citoyen, empli toutes les
il n'a celTé de le
blancs? Y
comme de diatribes contre les colons lettres de fon
gazettes auroit-il fait inférer des prétendus fon infolence & fes
complice Pinchina, qui, par
qu'nlcérer ies
ne pouroit
mmtaisaciomnisna
c'eft Blanchelande mercantilles & politiques
des fpéculations
Raymond.
auroit-il
Si Raymond étoit un loyal fairc, citoyen, empli toutes les
il n'a celTé de le
blancs? Y
comme de diatribes contre les colons lettres de fon
gazettes auroit-il fait inférer des prétendus fon infolence & fes
complice Pinchina, qui, par
qu'nlcérer ies
ne pouroit
mmtaisaciomnisna --- Page 81 ---
(77)
hommes les plus patiens. Certes 2 les hommes de
couleur étoient mal-à-propos écartés du fyfléme blancs
politique ; mais ils ne Tétoient pas par les & ;
ils l'étoient par les abus de Fancien régime le par ciles loix de l'affemblée conftituante, comme des
toyen Page le prouvera par le développement Si Raymond eût
caufes des défaitres des coionies. il auroit écarté tous ces
cté un homme difcorde de paix, &c de haine; & fi le citoyen
germes de
en ce moment, ce n'eft que
Page en parle 1
hommes également dangereux,
Teer
démafquer deux
Raymond & Pinchina ; ce
lement malveillans,
la fociété contre les inn'eft que pour prémunir
alimentés, Tun &
rrigues de CeS deux agitateurs
Vautre, des malheurs de Saint-Domingue. Ine tenoit à un grand
Enfin filechopenfaymende fe feroit-il que prefque toutes
fyftôme, comment
les léttres quil dit tenir
les gazettes rapportent & qu'aucune de CES mêmes
de Saint-Domingue, recevoir les réponfes qu'ont
gazettes ne venille
de Saint -Dovoulu y faire les commifiaires
mingue ?
bon
fe feroit-il
Si Raymond étoit un
citoyen, fauver Cambecoalifé avec Camboulas - &:c. pour
fort, Touzard 8 les autres comeérolmtonnaires retenir en France les
de Saint-Domingue, pour
déportés patriotes ?
bou
auroit-il
'Si Raymond étoit un
citoyen, contre-révolurédigé, iollicité, provoqué le décret
tionnaire du 5 mars? n'étoit l'agent ou le complice
Si Raymond
auroit-il
d'hommes accrédités, a cette époque,
ofé fe préfenter a la barre de la convention >
8 les autres comeérolmtonnaires retenir en France les
de Saint-Domingue, pour
déportés patriotes ?
bou
auroit-il
'Si Raymond étoit un
citoyen, contre-révolurédigé, iollicité, provoqué le décret
tionnaire du 5 mars? n'étoit l'agent ou le complice
Si Raymond
auroit-il
d'hommes accrédités, a cette époque,
ofé fe préfenter a la barre de la convention > --- Page 82 ---
(78)
pour foutenir le décret du
ceux qui en demandoient 5 mars, & calomnier
Si Raymond ctoit
uin examen ?
roit-il Santhonax & un bon citoyen, préfenteces vampires de Polverel, ces deforganilatenrs,
patriotes ?
Saint-Doningue, comme de bons
Si Raymond étoit un bon
la force de la
citoyen, vaincu par
marine, auroit-il vérité, dit, en préfence du comité de
ce comité avoit beau faire, au citoyen Camboulas, que
& détruire fon ouvrage? qu'il fauroir le paralifer
Si Raymond étoitun bon
il refufé de venir, le
&cloyal citoyen,auroitautres colons fur le décrct 7 mars, du délibérer avec lcs
len avoient priéles
5 mars, comme
Le ciroyen
citoyensPage & Brulley ?
Raymond a tout tenté pour
Saint-Domingue, , & la vente
perdre
tous fes biens dans les colonies qu'il a faite de
tion, n'eft pas une indication de avant la révolufur les incendies les
fon innocence
s'y font commis & 2
pillages, les meurtres qui
ainfi que Lafayette sly commettent encore. C'eft
amis des noirs après apoftoloit avoir
ia philo'ophie des
avoit à Caienne.
vendu les nègres qu'ii
Le citoyen Raymond n'a
à la confervation des colonies. aucun intérét dircé
malheurs. Les
Il doit tout à lcurs
feules donné de agitations Tinfluence de ces contrées lui ont
& polirique de la France. dans le fyfiéme focial
qu'ileft devenu de
C'eft par les colonics
vernement : car lui quelque ou importance pour le gouchofe, ont nommé tous Briflor, les
ce qui eft mômo
envoyés dans CCS contrées, C'efl fonaionnaires lui
publics
on Biillor qui
érét dircé
malheurs. Les
Il doit tout à lcurs
feules donné de agitations Tinfluence de ces contrées lui ont
& polirique de la France. dans le fyfiéme focial
qu'ileft devenu de
C'eft par les colonics
vernement : car lui quelque ou importance pour le gouchofe, ont nommé tous Briflor, les
ce qui eft mômo
envoyés dans CCS contrées, C'efl fonaionnaires lui
publics
on Biillor qui --- Page 83 ---
(79 )
a porté & fouténu Monge au miniflère ; c'cft
lui ou Briflot qui a porté & foutenu Adet dans
les bureaux de la marine. Le temps n'eft pas loin oi
l'on aura le développement de cet honnête fous-miniftre; c'eft, enfin par les colonies que Raymond
ccuverts a
habite un palais, 2. &c qu'il a vingt-cinq
donner à ceux qui peuvent écrire, parler, ouL dont
Popinion a de Pinfuence fur le générali
Anfli, écrivoit-il a fes frères à la même époque:
( voilà donc votre fort en bonnes mains : ce
> n'eft qu'en France que vous pouvez obtenir juf-
> tice, &c on eft difpolé à vous ia rendre 5 mais,
D mes chers compatriotes 9 ne vous endormez
avis. . . : > C'eit donc dans cette
its
> fur mes les homies de couleur & nègres libres
perfide que
ont
puifoient cette réfiftance criminelle 2 qu'ils
toujours portée aux arrêtés de l'affemblée coloniale, trop long-temps calomniée par ces anarchiftes que falarioient les ennemis de la France
dévafter les colonies ? Raymond avoit pref-.
Em que s'il ne fixoit l'oeil des hommes de
couleur fur la France exclufivement aux colonies :
que s'il ne leur infpiroit pour leurs pères & leurs les
patrons une horreur profonde, il ne pourroit
prellfurer, & peut-étre diriger à fon gré la torche
&le poignard dontil armoit leurs mains parricides,
: C'eft dans cette lettre 2 peut-étre 7 que
fon complice Pinchina avoit puifé ces blafphémes
qu'il proféra tant de fois, ces blafphémes qui lont
fi fouvent atteftés dans les archives de la commifi
fion de Saint-Domingue, & qu'on retrouve furtout dans cette lettre qu'il adreiloit à fes complices
de Saint a Marc, : < Ramaflons nos forces pour
&le poignard dontil armoit leurs mains parricides,
: C'eft dans cette lettre 2 peut-étre 7 que
fon complice Pinchina avoit puifé ces blafphémes
qu'il proféra tant de fois, ces blafphémes qui lont
fi fouvent atteftés dans les archives de la commifi
fion de Saint-Domingue, & qu'on retrouve furtout dans cette lettre qu'il adreiloit à fes complices
de Saint a Marc, : < Ramaflons nos forces pour --- Page 84 ---
(80) coloniale, ce'p polype
cette affemblée
les
n exterminer defsèche, & vous verrez renaitre
> qui nous de profpérité, hélas! troprapidement fanatique
> beauxjours > Tel étoit le langage
s écoulés. a .
Briffot & les fiens marcher veulent
de cet à homme côté de que Franklin, pour ne pas de cet
affeoir
à Yéchafaud ! . - 6 Les regards vers
eux-mêmes homme atroce fe tournent avec complailance & la tyranque fouilloient le defpotiline de la révoles temps Eh! voila cependant les hommes mulâatre impie s"
nie.
Cet homme 2 ce.
lurion! - s . . lettre, avoit à fes côtés, &
en fignant cette des plus , atroces
le
7. un
LE
complice
un Decoigne qui,
naire de Saint-Dontingue, écrivoit a fon oncle Lopinot; :
8 décembre 1791, le roi dans la province da les Sud
commandant pour
patriotes ) font plus
Les brigands blancs (les
par les,
>
: laiffez - les donc détruire vous-
> à craindre fi vous ne voulez les détruire
les
> mulâtres,
avec ceux-ci; vous rangérez
> mémes; après, vous rétablirez les loix peu-à- des
révoltés;
ceux
> nègres & vous ferez à même de réptimer e . > Et
> peu, de couleur qui font coupables. avec les
>> gens
même homme étoit coalifé
cependant ce
c'ell-à-dire, avec Raymond; vichommes de couleur, Savary ; car les autrés,
avec, Pinchina, avec
profonde n'étoient. que
times de ieur ignorance aveugles qui leur portoient intri- une
des inftrumens
qu'ayant avec ces
pallive obéiffance 2 parce origine, ils ne pouvoient leur
gans une commune différens.
iuppoler des intérêts d'Angleterse vouloit déforga- écrits
Le gonvernement la France. Briffot, par fes
&
nifer & ruiner"
Savary ; car les autrés,
avec, Pinchina, avec
profonde n'étoient. que
times de ieur ignorance aveugles qui leur portoient intri- une
des inftrumens
qu'ayant avec ces
pallive obéiffance 2 parce origine, ils ne pouvoient leur
gans une commune différens.
iuppoler des intérêts d'Angleterse vouloit déforga- écrits
Le gonvernement la France. Briffot, par fes
&
nifer & ruiner" --- Page 85 ---
81 )
& fcs intrigues ; Raymond, par fes rapports &
fon influence avec les colonies, ont rempli ce
double but, en voilant leur fcélérateffe des attributs de la philofophie. Cependant, la ruine, de la
France, Tanéantiffement de Saint - Domingue ,
étoient 2 2 aux yeux de Pitt, le prix de fes guinées;
& quelques décrets 1 que ces deux fastieux ont euxmêmes voalu paralyfer le S mars, étoient, aux
yeux de leurs frères égarés., le prix des tréfors
pillés fur les habitations de Saint-Domingue.
Etfil'on pouvoit encore douter de cette coalition;
& de fes défaftreux effers, qu'on juge Briffot par luimême : Con rapportdu sajanvierdernier, all nom du
comité diplomatique, & un fragmeht de fa lettre
à fes commettans, donneront la mefure de fon
influence dans les événemens des colonies. ( Eh!
> quelle fuperbe carrière s'ouvroit devant nous, 2
les colonies an5 dit-il : aux Indes occidentales,
feule-
> gloifes qu'il létoit fi facile de bouleverfer,
des
55 ment en achevant de purifier le régime
n'eft même
compris >.)
>) nôtres (moyen qui
pas
Quel elt donc ce probiême de dévaftation
Briffotfeul
peut être
emuse
peutréfondrelQvel
truéteur qu'emploieroit tce génie malfaifant? Qu'eftla
du régime
ce que B:iffot appelie
purification feul, dit-il, dans
de nos colonies ? Briffot tient
les colonies
fes mains, le moyen de bouleverfer du bouleverangloifes; il eft donc feul coupable
fement des nôtres? En effet, fon nom fut toujours
placé,
les révoltés, à côté de celui du roi;
par
fes écrits étoient leur manifefte, la difcuffion du
Telles font les réflexionts que
du
décret du 5 mars a développées dans l'efprit
F
ul, dit-il, dans
de nos colonies ? Briffot tient
les colonies
fes mains, le moyen de bouleverfer du bouleverangloifes; il eft donc feul coupable
fement des nôtres? En effet, fon nom fut toujours
placé,
les révoltés, à côté de celui du roi;
par
fes écrits étoient leur manifefte, la difcuffion du
Telles font les réflexionts que
du
décret du 5 mars a développées dans l'efprit
F --- Page 86 ---
(8:)
de
citoyen
qui les corfigne en farla témoignage tête duquel
Y'opinion
porte de Raymond, de la vérité 2 pour garantir
Rr
il promene le flambeau
de couleur eux-mémes,
de luila fociétéécleshommer finiroient nécelliirement
qui, étrangersào ces trames,
a ccux-ci
être fes viéimés. Le citoyen Pagejure il
au
par
concorde & fraternité, comme jure le
amitié,
de le pourfuivre jufqu'à cequil
citoyen Raymond
en mème-temps qu'il
voye marcher d'articuler avec loyauté, cont re lui aucun fait, foit
lui fait le défi
homme privé, foit qu'il
quil.le confidère comme homme public.
le confidère comme difcuflion fur le décret du mars
Lorfque la
Dalbarade 2
Smte
a été fermée 1. le ci:oyen les deux comités de faire
de la marine, invité par aétuel des colonies, & fur
fur Pétat
un rapport de leurs défaftres, 2 dit qu'étant, depuis
les caufes
de ce miniftère, il n'avoit
peu de temps, chargé
de fon adminittraPu acquérir, fur cette affez portion exaltes, pour pouvoir en
tion, des notions
des dérails farisfanfanss mais
donner par lui-même remplir cette tàche, fon adjoint
il a préfenté, pour des colonies (le citoyen Adet).
au
département
parler fciemCe citoyen a dit que ne pouvant il ne remonteroit
ment que de ce qu'il avoit vu, a fon arrivée à Saintpas aux époques antérieures effet, il s'eft circonfcrit dans la
Domingue. En
dont ila été le témoin. Il
narration des événemens
demandiffertation plus approfondie
de
a dit qu'une
n'a pas eu le temps
deroit des recherches quril
celui quilaiawoit
faire dans un auffi court délaique réunis. Cependant,, il a
été donné par les comités clarté, le tableau de Saintfait, avec précifion &
aux époques antérieures effet, il s'eft circonfcrit dans la
Domingue. En
dont ila été le témoin. Il
narration des événemens
demandiffertation plus approfondie
de
a dit qu'une
n'a pas eu le temps
deroit des recherches quril
celui quilaiawoit
faire dans un auffi court délaique réunis. Cependant,, il a
été donné par les comités clarté, le tableau de Saintfait, avec précifion & --- Page 87 ---
(S3)
Domingue. Il a fixé Pattention des comités tourà-tour far chacune des colonies, qu'il a préfentées
fous leur vrai point de vue. trouvé la fource des
Le citoyen Raymond dans a le
des colons
malheurs des colonies
préjugé
des
blancs, dans leur orgueil, dans l'opprellion
hommes de couleur; il a mis en témoignage la
diltance à laquelle les colons blancs tenoient les
hommes de conleur fous P'ancien régime 3 les
difficultés que ces derniers' ont éprouvées pour obtenir, de Paffemblée conftituante, Pastivité & l'é7
les corvées prnibles &chumiliantes
galité politique; les hommes de couleur étoient affijettis.
auxqueiles Paffant rapidement fir tous les événemens qui
donné une mauvaife teinte
auroient néceffirement
de l'aflaflinat
à fon tableau, il n'a parlé que
du Petitcommis fur la perfonne du fenéchal l'habitation
Goave, & fir lincurfion faite far
d'Abadie. Ila fait l'éloge du civifme & des talens de
Santhonax & Polverel ; mais il n'a difcuté aucun
de leurs aétes. les colons blancs en général, 8z ceux
Tl a peint
1 comme ennede la ville du Cap en parriculier exalté le civilme
mis de la loi du 4 avril: il a
à la
des hommes de couleur & leur artachement
révolucion. Plafieurs colons, notamment les citoyens DuTonneins, Pomme & Bagon, 2
gomier, Littey. 2
chacun d'tux a
ont parlé far cette queftion. relatifs que à toutes lcs
traitée fous des rapports
relatifs à chacune
colonies, ou fous des rapports
d'elles.
F 2
exalté le civilme
mis de la loi du 4 avril: il a
à la
des hommes de couleur & leur artachement
révolucion. Plafieurs colons, notamment les citoyens DuTonneins, Pomme & Bagon, 2
gomier, Littey. 2
chacun d'tux a
ont parlé far cette queftion. relatifs que à toutes lcs
traitée fous des rapports
relatifs à chacune
colonies, ou fous des rapports
d'elles.
F 2 --- Page 88 ---
(84)
Le citoyen Page a démontré que la
tion des habitans dcs colonics n'étoit claffificafultat de Porgueil des blancs: mais bien pas le rémachiavélime
celui du
blancs, cux-mémes, dugouvernement; en ciietles colons
droit
n'avoient l'exercice d'aucun
politique 5 & s'ils s'aflembloient quelque
c'étoit feulement pour délibérer fur
fois,
de la fabrique de l'églife
l'adniiniftration
blancs n'onr donc
paroilliale. Les colons
coulcur', & les
pu clallifier les hommes de
qu'enx-mêmes rejeter du fyftème politique, poifen étoicnt exclus.
La iegiflation d'en pays doic
influer far l'opinion des hommes néceffairemene
aufi rien n'eit moins étonnant qui T'habitent :
colons blancs tenir
que de voir les
des hommes
plus ou moins à la claflification
rien de moins de couleur, que la loi confacroit :
blancs écarter de étonnant leur
que de voir les colons
couleur, que la loi elle-méme familiarité les hommes de
(t) Mais il eft une vérité écartoit de la fociété.
du moment que la loi du4 inconteflables avril
c'eft qure
Fégalité
1792,qui ctablit
& les politique entre les hommes de couleur
blancs, a été connue à Saintdlley a été acceptée & exécutée avec Domingue,
fi les hoinmes de couleur
loyaure; &
quelqucs difficultés auprès de éprouvèrent l'allemblée autrefois
tuante, dans la demande gu'ils lui faifoient confti- de
leurs droits politiques, iis doivenr moins accufer
(1) Unc ordonnance du roi, à la date du IO
des 1705, efclaves veut que les hommes de coulcur qui recèleront juin
32 profit du fugiifs, fifc. foient vendus, cux & leur famille,
fi les hoinmes de couleur
loyaure; &
quelqucs difficultés auprès de éprouvèrent l'allemblée autrefois
tuante, dans la demande gu'ils lui faifoient confti- de
leurs droits politiques, iis doivenr moins accufer
(1) Unc ordonnance du roi, à la date du IO
des 1705, efclaves veut que les hommes de coulcur qui recèleront juin
32 profit du fugiifs, fifc. foient vendus, cux & leur famille, --- Page 89 ---
(8; )
blancs,
le miniftre la Luzerne, &
les colons
2 que
quelques hommes de l'ancien régime, proprictaires dece
dans les colonies, mais dévonés aux Barnave intrigues & des
miniftre, qui, par le moyen de
Lameth, bouleverfoit les colonics.
Le citoyen Page avoit embraffe le développement des caufes des défaftres des colonies en mais général, & de Saint-Domingne en particuliers antérieures, ne
le temps employé aiix difcuflions toutes! les périodes:
lui a pas permis d'en réunis parcourir Pont invité à le fournir par
les deux comités
écrit.
le minifbre de la marine, 9 le
En confequence &le 5 citoyen Pageont été invités
citoycn Raymond
& à préà rédiger chacun un mémoire inftruchif,
fenter un plan ou projet de décret.
le
Le citoyen Page a tout promis 9 excepté le
demandé. Il laife au citoyen Raymond
plan ioin de préfenter un amendement ouun dans fupplément les coà fon avorton du S mars 2 pour de jeter difcorde, &x s'y
lonies un nouveau brandon & les moyens d'avoir, - AU
conferver fon influence
bel hotel, & de pouiALOINS, une voiture, un
écrires
voir donner à diner atepefeonuaguijanent
parler e agir.
toujours enfermés
Il laiffe aux hommes, qui,
dans lc cercle étroit de Pancien fytème politique, mais hars'épouvantent des conceptions firples le loin 5 de préfondies de Phomme à caradère, n'ont jamais fervi
ter de ces detni-mefures, qui
que les traitres & les anarchiftes.
ont place
Il laiffe à ceux que des circonftances
foibles
dans la fphère politique 2 mais qui, trop
F 3
agir.
toujours enfermés
Il laiffe aux hommes, qui,
dans lc cercle étroit de Pancien fytème politique, mais hars'épouvantent des conceptions firples le loin 5 de préfondies de Phomme à caradère, n'ont jamais fervi
ter de ces detni-mefures, qui
que les traitres & les anarchiftes.
ont place
Il laiffe à ceux que des circonftances
foibles
dans la fphère politique 2 mais qui, trop
F 3 --- Page 90 ---
(86)
pour ne voir que la chofe
leur intérêt
publique, 3 confultent
particulier, la peur ou quelques intrigues fecrettes, la honte de facrifier leur
Le citoyen Page croit que la convention pays. nationale de France, ne peut ouvrir le code des colonies, fans en prononcer la
a vote la liberté de T'homme ditlolution 2 car elle
figer avec fes
: elle ne peut tranprincipes ; & ia politique, même ia
philofophie , peut-êrre la juftice. Jui défendent de
toucher au lyilême focial de ces
le
temrs feul peut modifier (1). cuntrées, que
Toutes les loix émifes pour les colonies,
tent avec elles un germe de deftrudtion. Il poreft aucune qai n'ait fourni allx ennemis de n'en
chofe
mille
la
publique 3
moyens d'anarchie ou
preffion. Toutes font également atteintes de d'opvice radial: : l'ignorance des localités. Leur ce
biguité, leur incohérence, les ont rendues amment funelles. Celle du cinq mars, la derniere'de égaletoutes, 2 auroit été Ja plus délaftruenfe, fi les commiffaires-de Saine-Domingue n'en avoient arrété
(r) <C Je fens, difoit Roufau aux
> difficulte du projct d'affrenchir
Polonois, > ia
> je crains n'elt pas feulement l'intérét vos efelaves : CC que
5)
& les
inal entendu,
>> Tamour-propre tacle
projugés des maitres. Cet obf-
>> ferfs. vaincu,je La liberté craindrois eft
los vices S lalâcheté des
D forte digeflion 5 il faut ull aliment des
de bon fuc, mais de
3> la fupporter. Je ris de ces eltomacs peipies bien fains pour
3 laifant ameurer par des
avilts > qui, f
> la libereé, Jans méme CIZ liguurs, avoir
ofine parler de
b plein de tous les vices de
Pidie; G le caur
3) que pour etre libres, il fiefic P'efelavage, d'care des s'imaginent mutins
>
lion 5 il faut ull aliment des
de bon fuc, mais de
3> la fupporter. Je ris de ces eltomacs peipies bien fains pour
3 laifant ameurer par des
avilts > qui, f
> la libereé, Jans méme CIZ liguurs, avoir
ofine parler de
b plein de tous les vices de
Pidie; G le caur
3) que pour etre libres, il fiefic P'efelavage, d'care des s'imaginent mutins
> --- Page 91 ---
(87 )
Vexécution; fi pour y réuflir, ils n'avoient leur employé civifme
tous les moyens que leur indiquoient
ccttc
& leur dévouement à la colonic. Cependant
loi étoit le réfultat de quatre années Cette d'expérience, loi éteit le
de réflexions & de malheurs.
detrès-longues
fruit de très-profonces méditations,
foit dans les fociétés particulieres,
differtations,
; &c telle étoit
foit au comité de délenfe générale de cette loi;
l'opinion que la convention portoit de marine traiplufieurs membres du comité
que
de Saint-Domingue, qui
tèrent les commiffaires
avec une defaveur,
en demandoient le rapport, la difcuffion eût éclairé
qui ne cella que lorfque
ils furent des preleur religion : alors 5 cependant,
miers ala faire rejeter.
peut-être 2 les coloMais pourquoi, dira-t-on leurs députés qui,
nies n'ont-ellcs
envoyé
nationale,
délibérant aul, letn de la convention locales, nécefy auroient porté les connoiffances Behague ne l'a nas perfaires à leur légilation? Sonthonax, Polverel
mis aux Antilles du Vent ;
à Saint-Do-
& Delpech ne l'ont pas permis
mingue.
delibereroient
Mais les députés des colonies,
ne
fein de la convention nationale 2 qu'ils
au
être tosjours entendus 1 parce que
pourroient y
qu'elle ne peut
le mot efclave eft un blafphéme lors même que fon
confacrer : & cependant, effentielle a Pexiftence REs
plication ne feroit pas
la liberté feroit pour
colonies, encore cft-ilvrai que
funefle à euxlcs hommes non libres, un préfent julqu'a ce qu'il fera
mêmes : parce que Paficain, fa co-habitation avec fes
policé par le temps &:
F 4
ient y
qu'elle ne peut
le mot efclave eft un blafphéme lors même que fon
confacrer : & cependant, effentielle a Pexiftence REs
plication ne feroit pas
la liberté feroit pour
colonies, encore cft-ilvrai que
funefle à euxlcs hommes non libres, un préfent julqu'a ce qu'il fera
mêmes : parce que Paficain, fa co-habitation avec fes
policé par le temps &:
F 4 --- Page 92 ---
(88 1 )
maitres, ne faura
mander en tyran. qu'obéir en efclave ou comLes élémens pclitiques qui conflituent
blique françaile 2 & ceux qui
la répunies, font trop
conflicuent les colovention nationale dillemblables, puiffe
pour que la conment de lun & de l'autre organifer le gouverneau contraire, confidérer les colonies pays; elle ne duit,
de leur commerce
que fons-les
EIRTE de les traiter
avec la
k
comme une
Frances
tier abandonne
ferme que Pefehuieft pollible (r); 2 elle après doiten Tavoir preffurée autant qu'il
une fource intariffable de faire, pour la France,
Enfin, le citoyen
profpérité,
émettre le voeu des colons, Page croit que nul ne peut
mêmes ; 82 fi la convencion que les colons euxfance, elle n'a pas lc drcit nacionale a la puiflonté.
d'enchainer leur voLcs colons n'ont encore connu la
que par les fureurs du
révolution
qui, armant Tignorance gouvernement & le
miniftériel,
& déchire encore CCS contrées fanarifime, déchira
cratie déchire
, comie l'ariltoLes colons aujourd'hui la Vendée.
la convention ne : ils font pas repréfintés au fein de
agens de la
ne le font pas Par le fait des
cipe érernel, république ; & par fuite de ce
à une loi qu'il qui n'a veut que nul ne doive obéilfance printie par lui Oil ies pas faire ou librement confenrepréfentans, 2 la convention ne
député (1) Telle étoit l'opinion du marchand Paul
par Bordeaux à l'aflembléc conttituante, Nerac,
: ils font pas repréfintés au fein de
agens de la
ne le font pas Par le fait des
cipe érernel, république ; & par fuite de ce
à une loi qu'il qui n'a veut que nul ne doive obéilfance printie par lui Oil ies pas faire ou librement confenrepréfentans, 2 la convention ne
député (1) Telle étoit l'opinion du marchand Paul
par Bordeaux à l'aflembléc conttituante, Nerac, --- Page 93 ---
(8 89)
& ne doit faire autre chofe , quc mettre les
peut
mefure
leur voCu, Elle ne
colons en
d'exprimer
eile ne doit exercer qu'une autorité paterHOTA elle doit confidérer les colons comme un
peuple de frères & d'amis; mais, en méme-tenps,
eile peur, & fon intérêt lui commande de proleurs premiers pas dans la carrière polirique les
téger s'ouvre devant eux a fur-teut, elle doit
qui délivrer de ces proconfuls, qui, au nom facré de
la république, ont porté dans leur fein la terrenr Bic
& V'effroi: car ces traitres 1 ces émiffaires les de colofot & de Raimond, ne font paflés dans abhorrer le
nies, que pour sy enrichir & faire
fi la chofe étcit pollible 5
nom français,,
trahiffant à l
pour y porter l'anarchie 7 s'y & tous les anarchiftes
tour 7 & Pitt, & Briilot 5
de la France, 2 ilsn'ont conçu le projet d'y archives régner,
comme P'atteftent des pièces dépofées aux
d:s commiffaires de Saint-Domingue. Cependant de
fi le fol des Antilles du Vent & des colonies
V'Afie, de PAfrique & du Continent américain,
les tréfors O1 les armes
fut acheré ou conquis par
le fut
de la France, celui de Saint-Domingue de toutes les
par une affociation d'hommes chercher venns fous les troparties de l'europe. 2 pour n'ont
alidnée; car
piques une liberté quils
jamass mais ne les
Louis XIV lui-même les protégea,
affervit jamais.
la liberté de MarLes Phocéens, en refpectant
celle de Cafeille, les Phéniciens, 2 en refpeétant aufli bien
dix c Carthage, connoifloient, 1 tout
&c cenous, les intérêts de leur commerce S
que
leurs colonies ne furent confidépendant jamais,
2 pour n'ont
alidnée; car
piques une liberté quils
jamass mais ne les
Louis XIV lui-même les protégea,
affervit jamais.
la liberté de MarLes Phocéens, en refpectant
celle de Cafeille, les Phéniciens, 2 en refpeétant aufli bien
dix c Carthage, connoifloient, 1 tout
&c cenous, les intérêts de leur commerce S
que
leurs colonies ne furent confidépendant jamais, --- Page 94 ---
(90)
rées que comme un peuple d'amis. En
fi
France voit les colonies fous les
effet, la
commerce, elle doit S'intéreffera rapports de fon
leur
parce que la fomme de fes échanges fera profpérité,
en raifon de leur population &c
toujours
& les colonies feront
deleurs richeffes;
d'autant plus
d'autant plus riches 1e
populenfes,
plus adapté à leurs 2 que le gouvernement fera
ce principe découle localirés & àleur climat. De
laiffer aux colons la néceffairement le befoin de
fyftème
faculté de compofer leur
mêmes, politique ; car nul ne peut mieux qu'euxjuger de ce qui leur convient.
Mais la France peut concilier
fon
l'intérêt de
colonics. commerce, 2 fes principes & les droits des
Io, En laiffant les colonies jouir du droit de
compofer leur gouvernement;
20, En faifant avec elles un échange de fa
protedtion (1) contre l'exercice dun commerce
& (2) La France voulàt-elle reconnoitre la fouveraineté
protedion. l'indépendance Voudroit-elle des colonies > nc peut leur refufer fa
livrer à toutes les
contre -
fureurs des
montrés révolutionnsires, fes amis & les ceux des colons qui fe font
France voudroit-elle
partifans de fa revolution ? La
hés dans l'abime de la leur misère, livrer des colons qui tom-
& fortunés, s'ils avoient voulu feroient encore paifibles
potifinc ?
compofer avcc lc defTels feront cependant les réfultats du
confeil exécutif, dans le temps où Briflot, traité quele
Lebrun & Monge, cette torpille funefte à Clavière,
& plus funefte aux colonies en
la France,
mens ( le 4 janvier
3 dirigeoient les mouve1793) a chargé Geneft de faire
des colons qui tom-
& fortunés, s'ils avoient voulu feroient encore paifibles
potifinc ?
compofer avcc lc defTels feront cependant les réfultats du
confeil exécutif, dans le temps où Briflot, traité quele
Lebrun & Monge, cette torpille funefte à Clavière,
& plus funefte aux colonies en
la France,
mens ( le 4 janvier
3 dirigeoient les mouve1793) a chargé Geneft de faire --- Page 95 ---
(9:)
de luxe-; car il
exclufif pour toute marchandife privilége, cclles
feroit odieux de fubordonneràce
de néceflité première;
Cet agent de la répuavec les Etats- Unis d'Amérique. offrir la franchife du comblique eft charge de ieur
qu'ils prendront fous
merce avec les colonies françaifes
leur proteétion & leur garantie.
lul le traité d'amiLe confeil exécutif n'avoit-il pas 1778, avec les
tié & de commèrce, fait le 6 janvier par lu fur - tout
Etats-Unis d'Amérique ? N'avoit-il
l'article XXX de ce traité ?
lu le traité d'alLe confeil exécutif n'avoit-il d'Amérique, pas
le même
liance fait, avec les Etats-Unis l'article Xid de ce traité,
jour? Ne favoit-il
France quc, par fe
refpec-
& R
garantiioient
cette répablique
nominativement les colonies?
tivement leurs poflefions,
exécutif? Arracher pour
Que vouloit donc le confeil & les vendre à Pitt,
jamais les colonies à la France, immédiate d'une puifen les livrant à la proteétion marine militaire, que quelfance qui n'a pour toute
l'embouchure de fes
que bâtiment léger, pour protéger
rivières.
au gouverQue vouloit le confeil cxécutif?.Fournir d'attaquer les Etatsnement d'Angleterre le prétexte
Si les Etats-Unis
Unis dout il médite T'aflerviflement. bien avoir un prén'y prennent garde, ils les pourront provinces du midi qui voyent
fident héréditaire. Déjà
dans la prohibition de la
le terme de leur profperité décrétée en mai 1787 ne
traite, que la conftitution 1808, menacent cette république
tolére que jufqu'en
Les autres provinces end'un déchirement prochain. révolurionaire, fuccomberoient
traînées dansce tourbillon
fi le gouvernement
alors dans cette lutte défaftreufe, le Canada. Que IAngleterre,
d'Angieterre agiffoit par garde : Deux fils de George
elle-même, y prenne
profperité décrétée en mai 1787 ne
traite, que la conftitution 1808, menacent cette république
tolére que jufqu'en
Les autres provinces end'un déchirement prochain. révolurionaire, fuccomberoient
traînées dansce tourbillon
fi le gouvernement
alors dans cette lutte défaftreufe, le Canada. Que IAngleterre,
d'Angieterre agiffoit par garde : Deux fils de George
elle-même, y prenne --- Page 96 ---
(92)
aul profit dcs colonies 5, &
3°. En établiffant,
fur leurs
contradi@oirement avec elles, un impôt
échinges avec les peuples étrangers;
avec
40. En déterminant 2 contradi@oircment les
admis à ce
fcront
peuples
les colonies, quels
commerce: ;
dans le fein de l'affemblée
5o. En appellant fuffifant de députés des conationale un nombre
elle Vordonnance
Ionies, qui détermineront avec
de ce pacte.
à celui qu'éxerce
II n'éft pas de defpotifme égal
P'exémlibre. L'Angleterre nous en offrit
un peuple
PAmérique du Nord. Les prinplc en opprimant la convention nationale, gacipes, qui dirigent colonies plus de juftice. Sachant
rantifent aux cohercitifs n'ont qu'un fuccès pafque des moyens fa domination fur la confiance
ger, elle érablira
& T'amitié.
& T'intérêt, la reconnoiflance
de PAmérique, ferplacés à la tête du gouvernement père dans fes projets liviront, à leur tour, le roileur
alors que des
berticides; ; & Punivers ne préfentera plus
tyrans &c des efciaves. exécutif? - Provoquer contre
Que vouloit le confeil lcs places maritimes , tout le
le gouvernement toutes
tout le peuple de
commerce, toutes les manufactures, des denrées coloniales ou
France, qui s'alimentent
la
du produit de leurs échanges. . . Il vouloit guerre
civile & P'affervillement du peuple.
dans leur
Mais les colons font français ; ils portent c'eft d'elle feule
coeur l'amour de leur mère-patric; fecours & proteétion 3, & fi la
qu'ils vculent recevoir ils foutiendront leur indépenFrance les abandonne, s'enfevcliront fous les ruincs de leur pays.
dance ou ils
France, qui s'alimentent
la
du produit de leurs échanges. . . Il vouloit guerre
civile & P'affervillement du peuple.
dans leur
Mais les colons font français ; ils portent c'eft d'elle feule
coeur l'amour de leur mère-patric; fecours & proteétion 3, & fi la
qu'ils vculent recevoir ils foutiendront leur indépenFrance les abandonne, s'enfevcliront fous les ruincs de leur pays.
dance ou ils --- Page 97 ---
(93) )
Toute la force, toute la politique de la France
doivent fe circonferire dans fes rapports commerciaux avec les autres peuples du monde. La convention nationale n'ignore pas que T'Angleterre cile
doit fa fplendeur à fon aûte de navigation ;
imitera un auffi bel exemple : cet acte fera la profpérité de la France & la ruine du pays qui le premier fe Teft appliqué. Cet ate déjouera les projets
facrifiant la forliberticides de ces cofmopolites qui, national à leur intune publique & le commerce
étrantérêt particulier, veulent enrichir les nations
gères dans l'efpérance d'y faire eux-mêmes des établiffemens Incratifs : car on trouve rarement en
France, cenégociant, quis'identifiant à fes pareils,
voit moins fon intérêt individuel que la fortune
pablique., qu'il facrifie trop fouvent à fon avarice
ou à ion ambition.
voir les colonies comme
La France doit, enfin,
un peuple de frères & d'amis; elle doit fupprimer
entre elle &c ces contrées, 9 fes douanes & fes
péages; & par fuite de cette mefure, elle exercera
iur elles un privilége qui leur fera ntile autant qu'a
fes propres intérêts. Alors la France feles attachera
par le noeud puiffant de lintérêt, 8c
pour jamais
colonies briferont les chaines
bientôt les autres
profiter
qui les tiennent à leurs métropoles, pour de la
des avantages que leur préfentera le fyftème dont tle
France. En effet, les colonies anglailes,
du
fol ufé ne doit fa fécondité qu'a l'induftrie foutenir la
cultivateur 3 ne pouvant déjà plus
concurrence des colonies françailes, plus productives & plus riches, P'Angleterre ne pourroit plus
rivalifer la France dansle commerce des denrées
iferont les chaines
bientôt les autres
profiter
qui les tiennent à leurs métropoles, pour de la
des avantages que leur préfentera le fyftème dont tle
France. En effet, les colonies anglailes,
du
fol ufé ne doit fa fécondité qu'a l'induftrie foutenir la
cultivateur 3 ne pouvant déjà plus
concurrence des colonies françailes, plus productives & plus riches, P'Angleterre ne pourroit plus
rivalifer la France dansle commerce des denrées --- Page 98 ---
(94)
foins de culture qu'exige
coloniales : parce qu'aux
fe trouveroit
le fol épuile des colonies anglaifes, de TAngleterre. Sans
joint Jes prix des douanes
la facul:é d'imidoute, il refteroit à PAngleterre de fcs douanes:
ter la France. dans la fuppreflion loin d'avoir les reffources
mais cette puiflance dette eft eft immenfe 9 & l'impôt
de la France. Sa coloniales, feroit difficilement
établi fur fes denrées
& poremplacé. Par cette mefure jufte, indiffolublement 7 grande
la France sattacheroit
litique 2
les fGennes,
les colonics, & PAngleterre la méne perdroit franchife: & ce
fi elle ne leur donnoit la
du commerce
facrifice, fans nuire à profpérité
des
de la France : enleveroit au ffc d'Angleterre qu'en prefureffources qu'il ne fauroit remplacer
rant le peuple. fauroit trop le répéter : que la convenOn ne
fes douancs quant aux colonies (1);
tion fupprime
leur
;
qu'elle les laiffe compoler
gouvernement avec elles leurs
qu'elle détermine contradi@oiremenr s'accroitra,
rapports relpedifs 5 alors fa population nonvelle adivité,
fes mannfactures prendront une la fociété.
& fon commerce vivifiera
ainfi que fon colSi le citoyen Page a donné,
qui ont été
lègue, fon adhéfion aux antéricures, conventions ce n'eft que
rédigées dans les Seances
dans laquelle
parce qu'il raifonnoit dans Thypothète les colonies, & dans
le déciet du 5 mars plaçoit tà démontrer toute l'atroils'attachoit
ce moment
Tel eft le fentiment du citoyen Ducher, dont
(1)
lumineufes doivent néceffairement régélcs opinions le fyftème commercial de la France.
nerer --- Page 99 ---
(95)
toute la
de fon rédaccité de ce décret,
perfidie & celle du citoyen
teur & approbareur Raymond, difcuffion avec autant
Camboulas, qui a évité cette
de foins queles colonsen avoient misàla rechercher;
& fi, après avoir démontré le danger de cet acte, a
le citoyen Page a confenti aux mefures propofées dans
en remplacement, c'eft qu'il a cru que
une
telle hypothèfe elles étoient les moins mauvaifes
qu'il fut poffible de fournir ; & le citoyen Page du
doit au comité de marine & à deux membres
comité colonial, les feuls qui ayent fuivi cette
difcuflion, l'hommage de fa reconnoiffance. D'adéfavorablement contre les combord, prévenus
en
&
miffaires de Saint - Domingue
particulier, les intricontre les colons blancs en général, par difcuflion
qui avoient intérêt à écarter une
gans devoit les mettre à découvert, ils fembloient
qui
vouloir éviter des conférences qu'ils croyoient
inutiles, &c qu'ils ont cependant fix rendre bien
intéreffantes par la rcaitude de leur jugement, 9
& la pureté de leurs intentions.
les commifSuit le développement fourni par
natiofaires de Saint-Domingue à la convention
nale & à fes comités.
par difcuflion
qui avoient intérêt à écarter une
gans devoit les mettre à découvert, ils fembloient
qui
vouloir éviter des conférences qu'ils croyoient
inutiles, &c qu'ils ont cependant fix rendre bien
intéreffantes par la rcaitude de leur jugement, 9
& la pureté de leurs intentions.
les commifSuit le développement fourni par
natiofaires de Saint-Domingue à la convention
nale & à fes comités. --- Page 100 ---
(96)
- tE Se
DEVELOPPE MENT
DES CAUSES DES DESASTRES
DES COLONIES FRANÇAISES.
AT
les Colonies recéloient trois
Sous l'ancien régime révolutionaires ; là, le gouprincipaux élémens fur rous;la, les hommes de couleur
vernementp pefoit l'ufage & la loi, à une grande
étoient placés Colons par blancs; la, les hommes non
diftance des
libres, le fervoient tous également.
éléC'eft par le développement de ces premiers avec art,
mens, ceft par leur oppofition révolution ménagée ont dévafté les
les ennemis de la
que
colonies.
étoient dans les loix incohérentes
Leuts moyens aflemblées nationales , dans la confurprifes aux &c le refpeêt que les hommes de
fiance aveugle libres portoient aux hommes de
couleur & nègres dans Tabrutiffement de lhomme
l'ancien régimes Leurs motifs étoient le rétabliffement de
non libre.
Vancien syftême politique. Colonie vouloient dégoûter
Les agens de chaque révolutionaires, en leur préfenles Colons blancs de couleurs & nègres libres, placés
tant les hommes Ja loi. Ils vouloient les dégoiter
à côté d'eux par le déchirement des Colonics,
en leur préfentant
comme
aux hommes de
couleur & nègres dans Tabrutiffement de lhomme
l'ancien régimes Leurs motifs étoient le rétabliffement de
non libre.
Vancien syftême politique. Colonie vouloient dégoûter
Les agens de chaque révolutionaires, en leur préfenles Colons blancs de couleurs & nègres libres, placés
tant les hommes Ja loi. Ils vouloient les dégoiter
à côté d'eux par le déchirement des Colonics,
en leur préfentant
comme --- Page 101 ---
(97)
commel'ouvrage des nouveaux
avec des projets plus vaftes, principès. Ceux qui;
colonies un lévier
vouloient faire des
ébranler la France, elpéroient rontte-révoligtionaite 9 pour
ameneroit la flagnation da que leur dévaftation
T'obfiruaion
commerce maritime
pation de fept desamanufalures à huit millions nationales, l'inocu- 2
tivateurs, de matelots,
d'ouvriers, de culfreufe indigence. Iis , réduits ainfi à la plus afmouvemens violens efpéroient provoquer quelques
gence , auroient renverlé 7 qui, le dirigés avec intellilitique.
nouveau syftême poCe plan de dévaftation étoit
tyrans & leurs agens font indifférens atroce : mais les
qui peuvent affeoir leur autorité; fur les moyens
de mort ne portoit que far des d'ailleurs, Parrér
naires. Ce plan étoit deftruaeur hommes révolutiomais la torche
de tout un pays;
qu'avoit élevé Tariftocratie; s'éeignoit aux pieds des édifices
tant de crimes, n'érant forts car les inftrumens de
de leurs moteurs
que de la
volonté.
2 pouvoient être arrêtés protecion à leur
des Dira-t-on caufes que fi ces événemens ne tenoient
nies, Sainte particulières e-Lucie, & relatives à chaque colo- à
Cayenne, & la Guianne Marie Galante 2
le
.
Tabago,
même fort? Sans doute Françoife, auroient éprouvé
beaucoup à leur
ces colonies doivent
même-temps fe féliciter fageffe : nuais elles doivent en
particuliterement, l'oeil de ne pas avoir fixé plus
chofe publique, qui
vigilant des ennemis de la
le syftéme des grandes efpéroient les entraîner dans
C'eft d'après ces vues, maffes qu'ils attaquoient.
2 que la Guadeloupe, la MarG
ême fort? Sans doute Françoife, auroient éprouvé
beaucoup à leur
ces colonies doivent
même-temps fe féliciter fageffe : nuais elles doivent en
particuliterement, l'oeil de ne pas avoir fixé plus
chofe publique, qui
vigilant des ennemis de la
le syftéme des grandes efpéroient les entraîner dans
C'eft d'après ces vues, maffes qu'ils attaquoient.
2 que la Guadeloupe, la MarG --- Page 102 ---
(98
tinique, & fur-tout
théâtre de leurs manceuvres. Saint-Domingue, ont été le
Dans ce cadre politique, fe
dcs cabinets de Madrid & de placent les intrigues
y voyoient la polfibilité de Londres.I'un & l'autre
veau fyftème politique de la déforganifer le nouy voyoit encore la ruine France; & l'Angleterre
& d'un
prochaine d'une marine
lui ravir commerce, fon
dont la marche rapide alloit
antique influence.
Telles font les caufes, tels font les
moyens & les motifs des défaftres des
les
çoifes, Nous allons
franEaddoegs
développemens,
parcourir les périodes de leurs
Le Gouverneur & l'intendant de
colonies françoifes, tenoient dans leurs chacune des
torité la plus illimitée: Soldats,
mains l'auétoient égaleinent foumis; Jeur Citoyens, tous leur'
foit la loi commune. Tous les volonté écrite faifubordonnés; ils y
tribunaux leur étoient
eux. Tous les agens préfidoient; de l'autorité ils délibéroient avec
l'ordre civil & militaire', dans le publique dans
la marine & des
département de
eux & foumis à leur finances, influence, étoient nommés par
le La réunion des notables de la
delpotiline de fa chite
France, menaçoit
conltance, loin de modifier prochaine le
; & cette circolonies, appélantiffoit le
gouvernement des
miniftre de la marine étendoit feeptre de fer, que le
trées. Si avant cette
jufques dans ces con-
& nègres libres étoient époque, 2 les colons de couleur
que,les colons blancs écartés du fyftème politiune ou deux fois
étoient autorifés à fe réunir
cun. dans leur par année, pour délibérer, chaparoiffe relpective 2 fur les intérêrs
-
, appélantiffoit le
gouvernement des
miniftre de la marine étendoit feeptre de fer, que le
trées. Si avant cette
jufques dans ces con-
& nègres libres étoient époque, 2 les colons de couleur
que,les colons blancs écartés du fyftème politiune ou deux fois
étoient autorifés à fe réunir
cun. dans leur par année, pour délibérer, chaparoiffe relpective 2 fur les intérêrs
- --- Page 103 ---
(99 )
de cette même paroiffe : mais dès que le miniltère
de France eut pâli devant les notables affemblés 2
le gouvernénent dcs colonics prit un reflort encore plus actif; & celui de Saint Domingue f 1 furtout, menaça du glaive de la loi, tous ceux des
colons qui fe réunitoient plus de trois en nombre.
Cette mefure odicufe ne fervit qu'a faire fentir
plus impérieufement encore,! le beloin d'une réforme
dans le régime politique ; & ce fentiment étoit
nourri chez les colons blancs par les écrits publics
ou
de
privés
quelques curopéens, qui, potleilionés d'un
dans les colonies, attendoient 2 fans doute,
nouvel ordre de chofes, le bonheur de ces contrées. Telles étoient les colonies 7 lorfque les étatsgénéraux furent convoqués. Alors Gouy 1- Darcy,
Raynaud, & quelques autres poffellionaires des antilles fe réunirent, pour folliciter du miniflre leur
admiflion au nom des coloniés : mais Laluzerne,
qui vouloit ifoler ces contrées du mouvement révolutionaire de la France, refufa leur admiflion. Gouy2 & les autres, foi-difant députés
Darcy 1 Raynaud fe
au jeu de
&
des colonies, préfentèrent
paume,
furent admis à l'aflemblee nationale, comme députés de Saint-Domingue,
Cette circonflance, ajoutée aux principe: tyranniques du Miniftre, 2 fit naître en lui les défirs de
la vergeance, & les nouveaux députés & Laluzerne, effets
fe jurèrent une haine réciproque, dont les
retombèrent fur leur pays.
Cependant les colonies fe roidiffoient contre
l'opprefion 5 chacane d'elles portoit un oeil fcru-.
tateur fur les agéns du defpotifme miniftériel; &
G 2
Cette circonflance, ajoutée aux principe: tyranniques du Miniftre, 2 fit naître en lui les défirs de
la vergeance, & les nouveaux députés & Laluzerne, effets
fe jurèrent une haine réciproque, dont les
retombèrent fur leur pays.
Cependant les colonies fe roidiffoient contre
l'opprefion 5 chacane d'elles portoit un oeil fcru-.
tateur fur les agéns du defpotifme miniftériel; &
G 2 --- Page 104 ---
( IOO )
Marbois 2 intendant de Saint-Domingue,
d'un pays qu'il avoit trop long- temps s'enfuit
Alors les habitans de chacune des opprimé
de la province du Nord de Saint-Domingue, paroiffes
s'étoient, fpontanément, réunis en aflemblées
maires 7 pour former des comités ou autres pripolitiques, chargés de veiller à la chofe
corps
Ils avoient en même - temps nommés publique. des débléc putés, , qui fe confituèrent, au Cap., en aflemprovinciale du Nord.
Ces corps populaires, établis fans
çonfondirent tous les
régulateur 9
de l'affemblée
pouvoirs; 2 & les prétentions
provinciale du Nord ne furent
pas étfangères aux défaftres de toute la colonie.
Bientôt les provinces du Sud & de P'Oueft
imitèrent celle du Nord, & des comités furent
formés dans chacune de leurs paroiffès.
Bientôt, enfin, des députés de chacune de ces
paroiffes, 7 fe réunirent à Saint-Marc, en ailemblée
générale dela colonic.
Mais à pcine cette affemblée étoit
le gouverneur-général reçut le décret formée, du 8 que
& les inftruéions du 28 du méme mars
ar qui
chargeoient de convoquer les
mois,
pour délibérer fur la queftion de favoir
femblée coloniale feroit
FTRZ
feroit formée une nouvelle. confitmée 2 ou s'il en
articles XII, XIII, XIV, Conformément aux
tions 2 le gouverneur
XV,de ces infhrucprimaires, , & proclama leur convoqua les affemblées
les intrigues puiffantes de réfultat, qui, malgré
macif de P'aflemblée générale T'ariftocratie, fut confiriln'éroit pas dans
préexiflantes caralors
Saint-Domingue un feul fondion-
feroit formée une nouvelle. confitmée 2 ou s'il en
articles XII, XIII, XIV, Conformément aux
tions 2 le gouverneur
XV,de ces infhrucprimaires, , & proclama leur convoqua les affemblées
les intrigues puiffantes de réfultat, qui, malgré
macif de P'aflemblée générale T'ariftocratie, fut confiriln'éroit pas dans
préexiflantes caralors
Saint-Domingue un feul fondion- --- Page 105 ---
(1oT) )
naire public, qui ne fut nommé par le goun'eut les mêmes vues & les mémes
vernement, qui
intérêts.
n'étoient
moins qu'eux
Les commerçans
pas
tous, nourris des abus de l'ancien régime (1);car
alors ils exerçoient fur les colons, un 'monopole
odieux. Alors ils fraudoient fur le poids, les dimenfions, les qualités de leurs marchandifes. Alors
ils faifoient naitre à leur gré 2 l'abondance & la
difette par les accaparemens & leurs expéditions
avec l'étranger. Alors ils faifoient le commerce
interlopc, & contraétoient avec l'ératdes marchés,
toujours ruineux pour la colonie & la France. Le
commerce, enfin, &c tous les fondionnaires publics
difféminés dans Saint - Domingue, fc coalisèrent
les prinavec le gouvernement, pour repoufler
faire
cipes révolutionnaires de la France, 2 & pour
arrêter dans chaque paroiffe la diffolution de l'affemblée générale de la Colonie 2 pendant qu'ils
préparoient le déchirement du corps politique, en
l'affemblée provinciale du
mettant en oppofition
les blancs & les
Nord & P'affemblée générale 9
hommes de couleur & nègres libres.
Ce plan déforganifateur 2 étoit d'autant plns
facile à exécuter 7
dans le renouvellement
qui venoit d'être aEe des membres de l'affemblée provinciale du Nord,le gouvernement étoit
à fixer le choix du peuple fur des hommes
parvenu
dévoués à fes intérêts.
Produétion hiftorique des faits qui fe font palffés
dans (1) la partic de POueft, fol. IIS.
G3
Ce plan déforganifateur 2 étoit d'autant plns
facile à exécuter 7
dans le renouvellement
qui venoit d'être aEe des membres de l'affemblée provinciale du Nord,le gouvernement étoit
à fixer le choix du peuple fur des hommes
parvenu
dévoués à fes intérêts.
Produétion hiftorique des faits qui fe font palffés
dans (1) la partic de POueft, fol. IIS.
G3 --- Page 106 ---
( I02 )
C'étoit alors que l'affemblée
tous les abus d'une réforme générale, menaçant
tous les hommes de l'ancien alutaire, avoit aliéné
du Nord elle-méme ne
régime. L'affemblee
s'clever fur fa tête une autorité voyoit pas, fans peine,
la fuprématie qu'elle avoit
qui alloit lui ravic
tous les autres
jufqu'alors affedtée fur
-mingue, Le
corps populaires de Saint- Docirconftances gouvernement faifit ce concours de
en oppofition. 2 pour mettre ces deux aflemblées
C'eft alors qu'il accufa
blée générale
d'indépendance l'affemadoptons
2 qui diloit à la France : nous
vos loix 9 avec enthoufafme , vos principes 6
confitutionnelles : mais toutes vos loix
réglementaires a nos localités. ie fant pas également applicables
notre régime intérieur. Permetrez que nous organifions
difeue 6 portez dans Concireriment avec nous,
doivenz
votre.fagefe les loix
déierminer nos rapports
qui 6
commerciaux; c'eftalors qu'il accufa politiques
P'atiemblée générale, qui, la première, d'indépendance
dans le lieu defes féanccs, le
avoit arborée,
dant
le drapcau blanc Aottoit drapean fir tricolore. penparts dur refte de la colonic.
(ousles remC'eft alors que l'affemblée
du
fonna le tocfin fur P'affomblee provinciale
Nord
gouvernement Provoquoit la
générale, dont le
proclamations incendiaires. ditlolution, Par fes
C'eft alors que l'affemblée
fit marcher fous Ics murs de provinciale da Nord
armée qu'elle tencit dans fa Sains-Marc,1 main."
la force
C'ett alors enfin, que Taffemblée
gna de
générale s'éloiSaint-Domingue 2 pour venir en France
le tocfin fur P'affomblee provinciale
Nord
gouvernement Provoquoit la
générale, dont le
proclamations incendiaires. ditlolution, Par fes
C'eft alors que l'affemblée
fit marcher fous Ics murs de provinciale da Nord
armée qu'elle tencit dans fa Sains-Marc,1 main."
la force
C'ett alors enfin, que Taffemblée
gna de
générale s'éloiSaint-Domingue 2 pour venir en France --- Page 107 ---
(103)
dénoncer a l'affemblée nationale les attentats du
& de T'ariftocratie contre la liberté
gouvernement des colons. Cette melure lui parut la feule Venve- convenable dans les circonftances facheufes fous les qui murs de
loppoient : car alors étoient l'affemblée provinSaint-Marc 9 les forces que Tariftocratie 2 avoit
ciale du nord, dominée par alors, le gouvernearmé pour la diffoudre : car
Taffaffinat
ment, maître du Port-au-Prince, par dans la
qu'il avoit fait, lcs armes a la main',
de
nuit du 19 au 20 juillet, du corps de populaire marcher a
cette ville, fe tenoit en mefure
& des
la tête du régiment du Port-au-Prince fes intéhommes de couleur 2 là oà lappelleroient trois
rêts. Alors auffi,, la majorité des
provinces faire
de la colonie 2 fe levoit en maffe 7 pour dans la
coloniale qui,
refpeêter la repreéfentation funeite, n'ofa prendre
crainte d'un déchirement convenable à fon caradère &
la feule attitude
aux difpofitions des citoyens.
Il eft fans doute inutile de fuivre en France inutile
de la colonie. Il eft
Taffemblée générale
de perfccution &
de dire
le même fyftême
à Saintde atomatr, 2 adopté par le gouvernement en France:
Domingue, fut faivi par le miniftère
& le
le
de Saint-Domingue
en effet, gouverneur
les mêmes intérêts,
miniftre Laluzerne. 2 ayant
devoient ufer des mêmes moyens.
motiver fes CaIl eft inutile de dire que pour de lier la caufe
lomnies, le miniftre eut la perfidie
à une infurredion préparée
.de. cette aflemblée,
de Brelt.
à deffein dans le port
G 4
ivi par le miniftère
& le
le
de Saint-Domingue
en effet, gouverneur
les mêmes intérêts,
miniftre Laluzerne. 2 ayant
devoient ufer des mêmes moyens.
motiver fes CaIl eft inutile de dire que pour de lier la caufe
lomnies, le miniftre eut la perfidie
à une infurredion préparée
.de. cette aflemblée,
de Brelt.
à deffein dans le port
G 4 --- Page 108 ---
( I04 )
Le décret du 12 odtobre
lité les aétes de cette
1790 , frappa de nultoires à l'autorité nationale affemblée 9 comme attentacrets atteftoient fon
; & cependant fes défon refpedt pour fes loix. attachement à la France, &
aflemblée Barnave, qui fit porter cet arrét 1 accufa cette
fa calomnic, d'indépendance. &
Mille autres ont répété
pas un ne peut la motiver.
Ce n'étoit pas affez pour le
de faire immoler l'affemblée miniftre Laluzerne,
du 12 oétobre, il falloit générale par le décret
même un nouveau
que de ce décret fût luiSaint-Domingue. germe
difcorde jetté dans
Pendant que le miniftre -Laluzerne
l'aflemblée nationale des décrets
farprenoit à
le gouvernement intriguoit dcforganifateurs,
toyens ; il les méttoit en
pour divifer lcs cide fes agens difleminés dans oppofition par le moyen
cette mefure lai fut d'autant chaque quartier ; &
n'avoit qu'à réveiller
plus facile, 3
étouffé lcs premicrs d'antiques préjugés
C'eft ainfi que. les hommes mouvemens de
libres furent
coulear &
E
écartés des affemblées
nègres
des corps populaires
primaires &
euffent été
qui en émanoient, quoiqu'ils
de la
appelés, dans prefque toutes ics
colonie, aux aflemblées
le
paroifles
fpontanément formécs
que peuple avoit
() : mais, pendant que le
(n Analyfes dcs archives de la commifion de
Domingue 2 no 337, fol, 272,
Saint-
res furent
coulear &
E
écartés des affemblées
nègres
des corps populaires
primaires &
euffent été
qui en émanoient, quoiqu'ils
de la
appelés, dans prefque toutes ics
colonie, aux aflemblées
le
paroifles
fpontanément formécs
que peuple avoit
() : mais, pendant que le
(n Analyfes dcs archives de la commifion de
Domingue 2 no 337, fol, 272,
Saint- --- Page 109 ---
(105 )
intriguoit fecrètement, pour défunir
gouvernement il écrivoit aux commandans pour le
les citoyens,
quartier (1) : ( nous avons 2
roi dans chaque
manifeflent les
> nous louer des difpofitions que
nécefaire
de couleur : il efl devenu plus
> gens
de ne leur donner aucun dégoitt 2
? que jamais
de les traiter comme des
> de les encourager, Votre conduite a leur égard
> amis 8 des blancs.
Des entretiens, 2
> doit étre ménagie & prudente. & d'interét opéreront
>> des marques de confiance Telles étoient les ma-
> Deffet que nous aéfirons D.
noeuvres fecrètes du gouvernement. des hommes de couleur aux
Sila non-admiflion
à
aflemblées primaires 7 eût été une tranfgreflion 7 il
la loi, lui feul, 1 eût été conpable; l'ariftocratic cependant des
accufoit hautement l'orgueil &
blancs 5 il difoit que tous les corps popolaires Tavoient
étoient illégalement établis, parce de qu'ils couleur, de
été fans le concours des tenté hommes de faire difloudre
manière qu'après avoir les aflemblées primaires 2
l'affemblée générale par
il s'étoit rélervé un nouveau moyen n'avoient dagitation, pas
en ce
les hommes de couleur
été Catira à ces affemblées primaires.
les
Mais il importe de favoir fi elledivement la loi.
hommes de couleur y étoient appelés par avoit
Si Louis XIV, par fon édit de 16852 libres 2
de couleur & nègres
donné aux hommes
cette reconune part aétive dans le gouvenement, avoit tombé devant les
noifiance de leurs droits
des archives de la commi.fion de SaintDomingue, (I) Analyfes no 336, fol. 272,
été Catira à ces affemblées primaires.
les
Mais il importe de favoir fi elledivement la loi.
hommes de couleur y étoient appelés par avoit
Si Louis XIV, par fon édit de 16852 libres 2
de couleur & nègres
donné aux hommes
cette reconune part aétive dans le gouvenement, avoit tombé devant les
noifiance de leurs droits
des archives de la commi.fion de SaintDomingue, (I) Analyfes no 336, fol. 272, --- Page 110 ---
( I06 )
fpéculations des agens du defpotifme miniftériel, & les
les inflrumens
dont ils ne furent jamais que
que
viétimes ; & certes, c'eft une grande queftion à
celle de favoir fi cette loi n'ajoutoit pas libres T'oppref : car,
fion des hommes de couleur &c nègres des compafi elle les appeloit au elle commandement vouloit que ces compapagnies de milices, dlftinétes de celles formées par les
gnies faffent
droitsdeshommes
colons Bhnon&hintomosenies
réclamoient
decouleur & nègres libres. Ceiteloi libres que réunis à la
les hommes de couleur & condamnoit nègies
à l'efclavage
Croix-des-Bouquets, (1),.
des
fe rendoient coupables
ceux d'entr'eux qui
en foit, les hommes de
moindres délits. Quoiqu'il libres n'avoient jamais eu 2 en
couleur & nègres aétive dans le gouvetnement: :
effet, aucune part
dans la colonie, ce qu'ails étoient à cet égard
moment ou, par une
voient été les juifs jufqu'au à l'aétivité politique.
loi pofitive, ils furent appelés
être appelés
Ainfi que les juifs, ils auroient da-y
une loi exprelle: : 2 mais il importoit aux agens
par
miniftre Lalnzerne avoit fu fe donner dans
que le
nationale, de laiffer dans leurs décrets
l'affembléc
néceffaire à leur plan.
une ambiguité filarticle4 des inftructions du 28 mars,
En effet, les hommes de couleur à l'adtivité
avoit appelé l'aflemblée nationale n'auroit pas dit ;
politique, dans fon décret du I2 oétobre 1790 7 ( qu'aucudes perfonnes, 9
> nes loix neferont portées furlévat & formelle des
3> que fur la demande précife
Recueil des pièces juftificatives du rapport de
"Tarbé, (1) du comité colonial, n? 74, fol. 78.
mars,
En effet, les hommes de couleur à l'adtivité
avoit appelé l'aflemblée nationale n'auroit pas dit ;
politique, dans fon décret du I2 oétobre 1790 7 ( qu'aucudes perfonnes, 9
> nes loix neferont portées furlévat & formelle des
3> que fur la demande précife
Recueil des pièces juftificatives du rapport de
"Tarbé, (1) du comité colonial, n? 74, fol. 78. --- Page 111 ---
( I07 )
coloniales >. Comme auffi le décret
> afemblées
dit C que
du
mai 1791 , n'auroit
jamais fitr Raa
>
nationale ne
AL
ataliene
des hommes de couleur qui ne feroient
D politigue de
e mere libres 7 fans l vei
> pas nés libre père 8
des colonies; que
>
préalable
uau-liement Ipontant exifiantes fubpferont
> les affumblées
de
nés de père 3
> mais, que les gens admis coulaur, dans les agombtes
> mère Zibres féront $ coloniales fiatures >.
39 provinciales Dans les temps où le Français n'avoit pas encore des
retronvé la charte de fes droits , les préjugés
les
rontrelnevolitions
colons blancs 2
fpéculations & la loi concouroient tous
naires du gouvernement les hommes de couleur du
également a repoufler
vrai que, dans
fyfième politique. II eft cependant les hommzs de
les premiers élans révolutionnaires, délibérèrent avec les colons
couieur & negres libres fe feroient foumis à la loi
blancs qui., fans doute, euffent été écartés par des
de légalité, s'ils n'en il eft encore vrai que fi ie gouintrigues fecrètes :
n'avoient provequé
vernement & T'ariftocratie &
libres, cette porles hommes de couleur nègres
réclamé - les
tion de la fociété n'auroit jamais devoit attendre
armes à la main, des droits qu'elle & de la railon;
de la philofophic 9 de hommes la juftice de conleur & nègres
car c'eft à l'aide des Mauduit ont diffous Faflemlibres, que Peynier &
5 c'eft à leur
blée générale. de la colonie (1)
ORIGINE du préjugi des blancs contre! les hommes
(1) couleur des colonies 3 FAR J- RAYMOND, 2 homme
de
Production hiftorique de POueft,
de couleur, f 40.
fol. 3, 4, &c
ofophic 9 de hommes la juftice de conleur & nègres
car c'eft à l'aide des Mauduit ont diffous Faflemlibres, que Peynier &
5 c'eft à leur
blée générale. de la colonie (1)
ORIGINE du préjugi des blancs contre! les hommes
(1) couleur des colonies 3 FAR J- RAYMOND, 2 homme
de
Production hiftorique de POueft,
de couleur, f 40.
fol. 3, 4, &c --- Page 112 ---
2 - To8 )
maitrifoient le
aide que ces agens du defpotiline vrai de dire
Port-au Prince. Il eft cependant ainfi dans T
les hommes de couleur fc jettoient fidèle à fon
bras du gouveruement 2 parce époufer que 9 avee chaleur
muachiavchifme il fembloit
tenoient
intérêts
pendant roelesblanesiest
leurs
(1), à
les avoit' jettés V'antoujours à la place laquelle
lui-méme.
çien gouvernement
fans doute, d'avoir préfenté les prinIl fuffit,
caradérifer les agitations
cipaux traits qui peuvent & dans Thiftorique des évéde Saint-Domingue ; de
aucunes des
nemens 2 il eft inutile
rappeler au; tableau, caufecirconftances qui, fans ajouter Ilimporte moins de
roient des fenfations pénibles. des colonies, que d'en dévepeindre les défaftres Alors il eft inutile de fuivre le
lopper les caufes.
les
détails de fes
gouvernement dans tous & petits diffoudre les corps
intrigues pour déforganifer
des archives de la commiffion de Saint-
(1), Analyfes n°346, fol. 281, &c - N* 337,fol. 272, No
Domingue, ng 280, fol. 345:
No No 344, fol. fol. 279- 268.
Ne
843, fol. 277 & 78.
No 331, 328, fol. 265 & 66.
329,. fol 266 & 267.
N 326, fol. 259,sc.
du rapport fait par Tarbé, au
Pièces jufificatives colonial dc laflembléc légifative, no
nom du comité
à Blanchelande, du 12 octobre
81. Lettre de Jumecourt
lettre de Jamecourt
1791, fol. 95, &c. 1 No 79,
fol. 88, &c.
a Blanchelande, du 30 feptembre fc font
dans POueft,
des faits qui
fol 266 & 267.
N 326, fol. 259,sc.
du rapport fait par Tarbé, au
Pièces jufificatives colonial dc laflembléc légifative, no
nom du comité
à Blanchelande, du 12 octobre
81. Lettre de Jumecourt
lettre de Jamecourt
1791, fol. 95, &c. 1 No 79,
fol. 88, &c.
a Blanchelande, du 30 feptembre fc font
dans POueft,
des faits qui Produétion
fol. 12. --- Page 113 ---
(1os) 5
(1)5, pour divifer les citoyens , pour
populaires
les cultivateurs & les commettre en les oppolition riches & les pauvres 5 pour mettre la
merçans,1
à celles du Sud
province du Nord en oppofition
& de l'Oueft,
les tribunaux affalliIleft inutile de les préfenter viaimes que leur préfentoit
nant juridiquement
le gonvernement (2).
ft tout
Il fuffit de favoir que le gouvernement écarter de
ce qu'il étoit poflible de faire, de pour Normandie &
Saint-Domingue, les bataillons
il refufa de
Artois (3) ; qu'à cette même époque de
que lui
recevoir quatre mille hommes
ligne, mille
envoyoit Behague : qu'il refufa avoit ces fait quatre connoitre
hommes, parce que Behague lui
des faits qui le font paffés
(1) Production hiftorique
dans POueft, fol. 5,, 6, 7, fa. II.
Mémoire de Blanchelande, fournis contre Blanche:
Précis de chef d'accufation fol. 2,.3lande par le Petit-Gouve, au tribunal révolutionProcédure de Blanchelande
naire. Mémoire de Benoit fur laffaire de Blanchelande :
fol. 3, 4des faits qui fe font paffés
(2) POueft, Production fol. hiftorique 5, 72 &c. 8, 12, &c.
dans
des chefs d'accufation fournis contre Blanchelande Précis par le Petit-Gouve,, fol. Menard, 3, II. &c., & pièces
Mémoire de Gentillon &
y jointes, fol. 5,6, 7.
(3) Mémoire de Blanchelande, fol. fe IO. font paffés dans
Frodustion hiftorique des faits qui
és
(2) POueft, Production fol. hiftorique 5, 72 &c. 8, 12, &c.
dans
des chefs d'accufation fournis contre Blanchelande Précis par le Petit-Gouve,, fol. Menard, 3, II. &c., & pièces
Mémoire de Gentillon &
y jointes, fol. 5,6, 7.
(3) Mémoire de Blanchelande, fol. fe IO. font paffés dans
Frodustion hiftorique des faits qui --- Page 114 ---
(n1o)
révolutionnaires (1);iqua" cette
feurs principes
de Saint-Domingue
même époque le gouvernement de la marine neuf mille.
demandoit au miniftre
n'entendroient
bommes de troupes allemandes, qui il fuffit enfin de
pas la langue françaife (2) :
avoit accufé
répcter que le gouvernement 3 qui de la colonie,
d'indépendance l'affemblée d'avril générale avoit arboré
laquelle, dès le mois faifoitflotter 1790, le drapeau blanc
le drapeau tricolore,
même au
fur les ramparts de Saint - Domingue,
abbatu
mois de mars: 1791. (Ce drapeau fous ne les fut coups de
que le jour oit Mauduit tomba
avoit verfé
fes foldats indignés du déshonneur qu'il
fur eux.)
lorfque,
Teile étoit l'attitudede Saint-Domingue,
a
POucft, fol. 7), 8, 50.
Mémoire du fecond bataillon du neuvième régiment
d'infanterie, fol. 5.
(1) Mémoire de Blanchelande, fol. II, 14de ce mémoire, fol. 56. :
Pièces juftificatives hiftorique des faits qui fe font paflés dans
Produétion
rOueft, fol. IO.
Colleétion des pièces juftificatives du rapport
(2) Tarbé du comité coloniale de l'affemblée legiffait par
lative, no:65, fol. 71.
miniftre de la marine 7
Lettre de Blanchelande au
du 22 oétobre 1791.
révolutionProcédure de Blanchelande au tribunal
naire.
hiftorique des faits qui fc font nalles
Produétion
dans POueft, fol. IO.
Produétion
rOueft, fol. IO.
Colleétion des pièces juftificatives du rapport
(2) Tarbé du comité coloniale de l'affemblée legiffait par
lative, no:65, fol. 71.
miniftre de la marine 7
Lettre de Blanchelande au
du 22 oétobre 1791.
révolutionProcédure de Blanchelande au tribunal
naire.
hiftorique des faits qui fc font nalles
Produétion
dans POueft, fol. IO. --- Page 115 ---
(-III )
Pémiffion du décret du Igmai fut
lez9j juin dela 1792, ville du Cap français. Cette nouvelle
connue
Les uns, dominés par
y fit une fenfation profonde.
fe livroient
f'ariftocratique préjugé des couleurs 2 leur
à toutes les réflexions que faifoit naitre
orgueil
bleffé.: d'autres , placés au-deffus dc cepfentiment,
voyoient avec effroi un nouveau brandon jetté
y dans la fociété : tous y voyoient également la
verfalité de laffemblée nationale, & ce fentiment
détruifoit celui de la confiance.
Le même efprit d'intrigue & de deftruéion, avoit qui
avoit diété le décret du 12 oéobre bienfaits.de 1791, ce décret
rédigé celui du 15 mai. Des
des hommes,
étoient exclus les dix-nenf-vingstièmes libres ; & ce n'étoit pas fans
de couleur & nègres bien intentionnés en redoumotifs que les colons
la
des hommes
toient les faites. En effet, population
de couleur & nègres libres étoit à Saint-Domingue, lui-mème,
fuivant le calcul du citoyen Raymond elle étoit de
de trente-trois mille individus des (D):( blancs de quarantevingt-fix mille, & celle
fournis au
quatre mille , fnivant les récenfemens maffe de citoyens;
gouvernement ); & fur cette trouvé plus de trois
des calculs exaêts n'en ont pas Cependant, ceux - la
cents en état de mariage. certifier de leur liberté de
feulement pouvoient étoient nés d'un mariage
père & de mère, 9 qui
décret n'avoit pas pour
avoué par la loi; & fi.le les moeurs des colons,
motif principal de reétifier
I) La lettre de Raimond aux hommes de couleur,
le 4 mars 1791.
gouvernement ); & fur cette trouvé plus de trois
des calculs exaêts n'en ont pas Cependant, ceux - la
cents en état de mariage. certifier de leur liberté de
feulement pouvoient étoient nés d'un mariage
père & de mère, 9 qui
décret n'avoit pas pour
avoué par la loi; & fi.le les moeurs des colons,
motif principal de reétifier
I) La lettre de Raimond aux hommes de couleur,
le 4 mars 1791. --- Page 116 ---
(n)
fouverainement immoral, puic
il étoit lui-méme droits du citoyen fur un fréle adte
qu'il bafoit les
de mariage.
les inconvéniens de ce
Pour bien développer
décret, il faut favoir que dans Saint-Domingue fociété.
n'eft
celui de la
Là,
l'état de mariage
pas
foit avec
les femmes de couleur vivent en liberté,
&
colons
foit avec ceux de couleur;
les
blancs, réfultent de ces unions font
tous les enfans qui de la mère, mais celui du père
baptifés fous le nom
l'homme de
relte toujours inconnu. Cependant, affemblécs du
couleur 2 qoi fe feroit préfenté de aux fon droit : cette
auroit dà certifier
peuple 7
la trouver que dans fon
preuve, il ne celui-la pouvoit feul étoit baptifé né de père
baptiftaire; libres, & dont le père & la mère étoient
& mère
Il eft cependant vrai de dire
en état de mariage.
décliner la févérité,
que, par fois, 7 les colons, pour
écartoit le
l'immoralité de la loi, qui
ou naturel plutôr de Théritage de fon père putatif, mafils
leurs concubines à Phomme qui vouloit
rioient leurs enfans, & troquer fon honneur
légitimer l'or du riche. Mais en fomme, très-peu,
contre
de colons blancs étoient mariés avec
infiniment femmes peu de couleur : très - peu d'hommes de
des
eux-mêmes étoient en état de mariage 5
couleur
les uns & les autres vivoient avec
& cependant de couleur. La paternité des uns &
des femmes
être préfumée aux yeux de la
des autres mais pouvoit elle n'étoit pas avouée par la lois
fociéré ;
donc hors du décret du
leurs enfans fe trouvoient
mai, qui n'appeloit pas a T'adiyité politique
les
peu de couleur : très - peu d'hommes de
des
eux-mêmes étoient en état de mariage 5
couleur
les uns & les autres vivoient avec
& cependant de couleur. La paternité des uns &
des femmes
être préfumée aux yeux de la
des autres mais pouvoit elle n'étoit pas avouée par la lois
fociéré ;
donc hors du décret du
leurs enfans fe trouvoient
mai, qui n'appeloit pas a T'adiyité politique
les --- Page 117 ---
les enfans nés de mères ( I13 )
nés de pères & mères libres, libres. mais feulement ceux
C'eft d'après ces confidérations,
coloniale, dès les premiers
que l'affemblée
déclara que loin de
jours de fa formation,
décret, sil étoit S'oppofer à Texicution de ce
autant qu'il
promulgué, elle en
quife
feroit en
les
étendroit,
trotvoient hors 2A de
bienfaits fur ceux
Le décret du
dilpoftions (I).
rejeté, &
I5 mai fut donc
deffus des par ceux que la philofophie univerfellement plaçoit
leur ariftocratie préjugés &
ceux qui
aupar ceux
au dontetr de la
facrifioiene
le
que ce fentiment maitrifoit fociété, comme
tances gouvernement, dans
3 qui utilifoit toutes encore. les circonf Mais
lelquelles il fe trouvoit
Texafpération fa
des clprirs; & rien
placé, accrut
perfidic, que la célérité
n'annonce mieux
relpondancel, : & la publicité qu'il mit dans fa cormoyens. C'eft le29j
qu'il donna à fes
fion du décret du juin que la nouvelle de l'émif
le 3 juiller, Blanchelande 15 mai fut porrée au Cap; &
la marine que ce décret étoit écrivoit au miniftre de
focial de
deftruêeur du fyftéme
devoir T'exécuter, ntDonmmes ,sillni & gu'il croyoit ne
Sa lettre fut connue des arriveitoliciellement (2). paz
quartiers éloignés aufli-tôt
(1) Procts-verbaux de l'aflemblée
françaife de Saint-Domingue no générale de la partie
I0O,
rine, (2) deuxième Lettre de Blanchelande au miniftre de
mémoire de
volume des pièces
la maBlanchelande, fol. premier. juftificatives du
H
cuter, ntDonmmes ,sillni & gu'il croyoit ne
Sa lettre fut connue des arriveitoliciellement (2). paz
quartiers éloignés aufli-tôt
(1) Procts-verbaux de l'aflemblée
françaife de Saint-Domingue no générale de la partie
I0O,
rine, (2) deuxième Lettre de Blanchelande au miniftre de
mémoire de
volume des pièces
la maBlanchelande, fol. premier. juftificatives du
H --- Page 118 ---
(114)
décret lui-même, & les fentimens qu'il maque le animèrent tous les citoyens.
nifeftoit,
fe
Alors les colons blancs de chaque paroiffe leurs dé2 pour nommer
réunirent, 9 fpontanément
dont le décret du
putés à l'aflemblée coloniale ordonné 2
la formation. La
12 oaobre 1791 avoit
leur réunion,
ville de Léogane fat indiquée pour du 28 mars 1790,
conformément aux du inftructions décret du 12 oétobre fuivant.
& aux difpofitions
dépofa fes pouvoirs; & tous
Là, chacun des députés leur apinion furent foiceux qui tendoient à génerl Cette circonftance eft d'augneufement écartés
quelques paroilles leur
tant plus remarquable, commandé que
de s'oppofer à
avoient textuellement du décret du 15 mai.
l'exécution
& T'ariftocratie ne virent pas
Le gouvernement
de T'afembléc coloniale;
fans peine les difpofitions
d'en arrêter
&, des-lors, ils fe proposèrent
l'effet.
diffeminés dans
Plufieurs même de leurs agens, d'aliéner les hommes
cette affemblée, s'cfforcèrent libres, par les opinions qu'ils
de couleur & nègres
manifeftoient à leur égard. conftituée le 6 août
Enfin Faffemblée coloniale féjourna all Cap pour
dans la ville de Léogane,
le 25 du méme mois.
fcène :
Ceft ici que va s'ouvrir une nouvelle fur les
& fi le voile tombe, l'oeii ne néceffaire portera que au dévechofes, s'il n'elt quelquefois
de l'affemblée générale de la
(1) Procès-verbaux
fol. 3, &c.
partic françaife dc Saint-Domingue,
août
Enfin Faffemblée coloniale féjourna all Cap pour
dans la ville de Léogane,
le 25 du méme mois.
fcène :
Ceft ici que va s'ouvrir une nouvelle fur les
& fi le voile tombe, l'oeii ne néceffaire portera que au dévechofes, s'il n'elt quelquefois
de l'affemblée générale de la
(1) Procès-verbaux
fol. 3, &c.
partic françaife dc Saint-Domingue, --- Page 119 ---
(rs)
individus. loppement de la vérité 2 de le fixer fur
quelques
Mséust Conformément à fon plan, le
ménage les hommes de
gouvernement
lons blancs avoicnt laiffés Ia oùr couleur les que les COlors placés la loi; mais'il vit
avoit jufqu'aniale alloir néceffairement les que Taffembiéo colofures de fageffe & de
fixer par des meréunion. La ville du juftice, s'il n'empéchoit fa
'effet : le 25 d'août Cap en éroit avoit été défignée à cet
révolte & l'incendie éclarèrent lépoque; le 23 la
de eette viile, &fe
dans les alentours
toute la province du propagérent Nord.
avec rapidité dans
Il importe Feu, fans doute, de
mefirres prit le gouvernement connoitre quelles
effets; il fuffit de favoir
pour en arrêter les
rêter dans leur principe qu'avec les
les moyens d'arfurrection, il fit tout ce qu'il progrès de cette indre & la propager.
falloit pour l'étenpas Thiftoire de cette Daileurs, nous Ie faifons
feulement en préfenter révolution, les caufes. 2 nous voulons
Il eft cependant quelques anecdotes
connoiffance ne peut être
dont la
veloppement jettera fur nos étrangère, recherches & leur dénouvelle, en même
une clarté
de notre impartialité, tempsqu'clie portera témoignage
Au moment oùr les révoltés
torche à la main,
2 marchant la
villedu Cap dans
menaçoient d'envelopper la
un btnit vaguement l'embrafement de la
de couleur &
difféminé préfente campagne, les hommes
prétsà fe réunir negres libres de la ville du
aux révoltés; l'alarme eft TOCRA
H3
ouvelle, en même
une clarté
de notre impartialité, tempsqu'clie portera témoignage
Au moment oùr les révoltés
torche à la main,
2 marchant la
villedu Cap dans
menaçoient d'envelopper la
un btnit vaguement l'embrafement de la
de couleur &
difféminé préfente campagne, les hommes
prétsà fe réunir negres libres de la ville du
aux révoltés; l'alarme eft TOCRA
H3 --- Page 120 ---
(116)
: on court aux armes; 18, dans
aux citoyens
neuf hommes de couleur tomcette viaimes confufion, delc cette perfidie. C'eft ainfi
e
bent
faits fur 9
toutes les fois que conduits des prifonniers dans la ville du Cap,.
révoltés, étoient fousles dehors d'un patriotifme exaltré,
des traitres,
ceS malheureux la colère du
provoquoient enflammoient contre fon imagination 3 provopeuple, meurtre dup prifonnier giromboit.emporquoientle fon fecretavec luis & l'on écoit privé de preutant
les
de la révolte.
ves évidentes contre telles provocateurs manceuvres que les enC'eft enfn par. de
voulurent allumerle feu
nemis de la chofe publique les hommes de couleur, les
de la guerre Tibres & entre les blancs de la ville du Cap. Cette
nègres melure fut rompuc; les corps popalaires de couleur prirent, &
fous leur fauve-garde, les hommes affaflins n'échapèrent
negres libres (1),8 crime, leirs qu'en fuyant de la
an châtiment de accident leur fatal fut un cxemple utile
fociété. Cet
les colons blancs
& terrible, qui mit en des garde ennemis de la chofe
contre les mancenvres
publique.
de la révolution 2 un
Dans les premiers été jours commis, non fur les hommes
pareilmeatreaveir
blancs, nourris
de couleur, mais fur un l'ancien deshommes régime. Les citoyens
dansles priviléges de
en affemblée
blancs du petit Goûve s'étoient réunis de couleur & nèprimaire, lorfque des hommes
Procès-verbaux de l'affemblée générale de la
(1) françaife de Saint-Domingue, 25 août, fol. 27.
partic
commis, non fur les hommes
pareilmeatreaveir
blancs, nourris
de couleur, mais fur un l'ancien deshommes régime. Les citoyens
dansles priviléges de
en affemblée
blancs du petit Goûve s'étoient réunis de couleur & nèprimaire, lorfque des hommes
Procès-verbaux de l'affemblée générale de la
(1) françaife de Saint-Domingue, 25 août, fol. 27.
partic --- Page 121 ---
(117 )
libresfe préfentent
délibérer avec eux.Inugresl tilement les colons RERATE leur font obferver
faculté de délibérer dans
ES
privés jufqu'alors de la blancs, ils doivent attendre
affemblées des colons
dans toute la
qu'une loi uniforme les
appelle
tous fous
colonie: Le lendcmain, % fe préfentent
&dejà s'allumoient les
une attidude menaçante; lorfque cing d'entr'eux
torches de la guerre civile,
Aiors ces
font défarmés & retenus en otage.
hommes de couleur dénoncent le fénéchal de cette
ville, comme le provocateur de cette démarche; du def-
& leur dénonciation fixe 2 fur cet officier
potifme, touté la colère du peuple (t). Les hommes feul
de couleur font élargis, & le fénéchal tombe
fous les coups d'un peuple qu'élearifoit l'éloquence du
ennemi perfonnel
brûlante d'un jeune orateur,
depuis
fénéchal. Le fénéchal périt, & fonafafin,seft
il
affocié à la coalition de la Croix des fatellite Bonquets; de la
eft enfin devenu le plus farouche
contre-révolution.
C'eft ainfi que dans les quartiers Daquin, de
Jacmel, le gouvernement cherchoit à développer
quelques germes de guerre civile pour régner par
la.haine & la difcorde.
l'incendie dévoroit les
En méme-temps que du Nord, les hommes
campagnes de la province
de la Croix
de couleur fe réunifloient au bourg
(I) Précis fur les faits formant les chefs d'accufaaion du petit Gotve, fol. 7 & 6,note 3.
H 3
quartiers Daquin, de
Jacmel, le gouvernement cherchoit à développer
quelques germes de guerre civile pour régner par
la.haine & la difcorde.
l'incendie dévoroit les
En méme-temps que du Nord, les hommes
campagnes de la province
de la Croix
de couleur fe réunifloient au bourg
(I) Précis fur les faits formant les chefs d'accufaaion du petit Gotve, fol. 7 & 6,note 3.
H 3 --- Page 122 ---
(! 118)
ils fe conftituèrent én condes Bouquets Leur (1),0h force étoit d'environ trois mille
feil général.
les blancs,
cinq cents hommes, en y comprenant de
au
connus autiefois fous le nom
volontaires arbitraire de
blanc, qui, fous le régime
pompor Mauduit, s'étoient coalifés pour la défenfe du gouvernement contre les citoyens attachés aux nouveaux de
Pour juger leurs difpofitions, , il fuiffit
principes.
de tous les
favoir qu'ils étoient un raffemblement ramifications du
hommes attachés aux différentes S'ilétoit parmi eux
gouvernement & aux tribunaux.
a la nobleffe
quelqu'autre citoyen, il appartenoic
n'étoit
ou au commerce, qui, à Saint-Domingue,
moins intéreflé au maintien des abusdelancien
pas
régime. Pinchina, homme de couleur, préfidoit aitx délibérations de cette armée (2) ). Beauvais, homme Jude couleur, comme lui, la commandoit; mais étoit
mecourt, cet homme de l'ancien régime 1
dece monftre politique, qui
le régulateur fuprême
Receuil des pièces juftificatives du rapport de
Tarbé, (1) du comité colonial, no. LXXIV,fol. 67,6
des archives de la commiffion de SaintAnalyfes no. 19, fol. 12, 13. No. 37, fol. 25.
Domingue,
No. 104 fol. 69.
de Saint-
(2) Analyfe des archives No, de la I04, commiffion fol. 69. No. 19,
Dominguc, no. 37,fol. 25.
fol. 12,13:
du rapport de Tarbé
Rcccuil des pièces juftificatives
CLX,
du comité colonial de T'aflemblée legilative,n".
fol. 270. No. LXXXIII,fol. IOI.
. No. 37, fol. 25.
Domingue,
No. 104 fol. 69.
de Saint-
(2) Analyfe des archives No, de la I04, commiffion fol. 69. No. 19,
Dominguc, no. 37,fol. 25.
fol. 12,13:
du rapport de Tarbé
Rcccuil des pièces juftificatives
CLX,
du comité colonial de T'aflemblée legilative,n".
fol. 270. No. LXXXIII,fol. IOI. --- Page 123 ---
(t19 )
délibéroit & combattoit en même-temps. Les prinanti-resolutionnaires de cet homme, font concipes
différentes
: nommément dans fa
fignés dans
pièces,
lettre du 30 feptembre à Blanchelande.
Il n'eft pas inutile d'obferver que, , du France, moment
l'affemblée générale fut partie pour
marchant SSe
Re gouverneur de Saint-Domingue, voulut, commelui,
cord avec celui de la Martinique,
-
former une nouvelle affemblée générale 2 pour
mieux fixer! l'opinion publique, & donner à chacun mefure
des deux partis un centre d'ativité. Cette de la Maravoit parfaitement fervi le gonverneur
fi
tinique : elle auroit réuffi à Siint-Domingue:
les colons n'euffent déjoué ce défaftrueux projet.
Mais fi le gouvernement ne put jeter il cette fuc
de dilcorde dans Saint-Domingue, 7
pomme moins élever, dans prefque chaque quartier,
aul
ouvrage des hommes
un corps populaire régime paralite, à côté d'un corps populaire
de l'ancien
2 fe placer entre ces deux auconftitationnel, pour
C'eft d'atorités, & les paralyfer réciproquement. & d'anarchie
près ce même plan de déforganifation de
de la Croix des
que fut formé le confeil guerre
Bouquets.
étoit alors l'attitude de PaffemVoyons qu'elle
blée coloniale.
malgré les mefures
Réunie au Cap le
août,
pour ematroces qu'avoit prifes a1 gouvernement d'abord des
pêcher fa formation , elle s'occupa & le gouverneur, 2
mefures de sûreté générale, immédiat des troupes
invefti du commandement nationale 2 2 fut chargé,
de ligne & de la garde
H 4
.
étoit alors l'attitude de PaffemVoyons qu'elle
blée coloniale.
malgré les mefures
Réunie au Cap le
août,
pour ematroces qu'avoit prifes a1 gouvernement d'abord des
pêcher fa formation , elle s'occupa & le gouverneur, 2
mefures de sûreté générale, immédiat des troupes
invefti du commandement nationale 2 2 fut chargé,
de ligne & de la garde
H 4 --- Page 124 ---
(120 )
far fa refponfabilité, de veiller au falut public (1).
Aprèsavoir pris ces mefures générales, elle invita,
fon arrêté du 7 feptembre 1791, les hommes
par de couleur & nègres libresà fe réunir pour déintérêts (2).
libérer fur ce
conviendroit àleurs libres de la
Les hommes t couleur & nègres
province du Sud répondirent qu'ils cn référoient.
fa
Ceux qui, dans le Nord, étoient reftés
a fidelles juftice. à la loi 2 répondirent qu'ils ne pouvoient
délibérer qu'après avoir combattu l'ennemi commun; mais ceux réunis à la.Croix des voifines Bouquets de
firent foufcrire aux quatorze paroiffes il fut établi:
lcur camp, unconcordat, par lequel
direcC Que les colons blancs ne s'oppoféroient du décret
> tement TiL indiredtement 2 Pezécution
mai
) L'envoi officiel de cet acte
>> di Z 5
(3). fut leur foule réponfe à linvitation
au gouverneur faite l'affemblée coloniale à tous les homqu'avoit mes de couleur & nègres libres (4).
Le
feptémbre, cet aéte fut adreffé par le17 à l'affemblée coloniale, qui, d'après
gouverneur
Procès-verbaux de l'affemblée, générale de la
(1) françaife de Saint-Domingue, 24 août, fol. 25:
partic Procès-verbaux de laffemblée générale, 6 fep-
(2)
tembresfol. 69..
(3) Reccuil des pièces juftificatives du rapport de
Tarbe, du comité colonial de laflemblée légiflativea
no. LXXXII, fol. 99, &c.
(4) Idem, no. LXXXIII, fol. IOI & 21
générale de la
(1) françaife de Saint-Domingue, 24 août, fol. 25:
partic Procès-verbaux de laffemblée générale, 6 fep-
(2)
tembresfol. 69..
(3) Reccuil des pièces juftificatives du rapport de
Tarbe, du comité colonial de laflemblée légiflativea
no. LXXXII, fol. 99, &c.
(4) Idem, no. LXXXIII, fol. IOI & 21 --- Page 125 ---
Cnt)
développés dans fes précédentes délibérations, les principes arêta, le 20 du même mois, qu'clle
à Lexécution du décret du
ne soppelerot pas oficiellement promulgués, &
mai, lodauiljeroit
Jeroit cn ellc,
gu'elle en Ctendroit, autant qu'il Jr ceux des hommes
les dilpofitions bienfaifantes
trouvoient hors
de couleur & nègres libres qui fc
de cette loi.
de couleur réunis
Que demandoient les hommes
a la Croix des Bouquets?
aucun
Que les hommes blancs du n'apportaffent décret du 15 mai.
empéchement à Pexécution
feptemQue difoit T'affemblée coloniale l'exécution le 20
du
bre? Qu'eile n'empécheroit fcroit pas officiellement
décret du 15 mai, dès qu'il
étendre les dif
arrivé. Elle promettoit hommes méme.d'en de couleur & nèpofitions far ceux des
loi.
gres libres, placés hors de cette
alors le
Défireroit-on qu'elle eut fait exécuter défendu parl la
décret du 15 mai? Mais n'eft-il fi elle pas n'eft officielleloi de faire exécuter une Paffemblée loi
nationale ellement envoyée? Mais décrété, le premier février
méme n'avoit-elle pas
tafembléc coloniale ne
de la même année, que aucun de Jes arrélés
pourreir mettre à czécurion coloni: avant Parrivée des
Jiur Porganifation de préparoit Za
d cet efet i ces
infrudions gu'elle
qu'avec le décret du 24
inftructions n'arrivèrent
feptembre fnivant.
exifRien n'eft plusmanifefeque) les rapports qui &
toient entre Pariftoeratie de Saint-Domingue des
Variftocratie de la France; & T'incohérence --- Page 126 ---
(1a) nationale étoit moins
décrets furpris a T'affemblée celui de combinailons
le réfu'tat de l'infcience que Le confeil de la
profondément fcélérates lui-mème n'étoit dans Jes
Croix des Bouquets de Jumecort qu'un infirument
mains de Hanus concordat du II feptembre une
aveugle, & le
dans Ssinc-Domingue (2).
pomme de difcordejetée aflez mal l'affemblée coloniale,
Jumecourt jugeoit
anathême à ce paéte,
pour croire qu'en portant les hommes de co!-
elle fe méttroit libres en oppolition & les quatorze paroilles
leur & nègres
it dans Jes
Croix des Bouquets de Jumecort qu'un infirument
mains de Hanus concordat du II feptembre une
aveugle, & le
dans Ssinc-Domingue (2).
pomme de difcordejetée aflez mal l'affemblée coloniale,
Jumecourt jugeoit
anathême à ce paéte,
pour croire qu'en portant les hommes de co!-
elle fe méttroit libres en oppolition & les quatorze paroilles
leur & nègres foufcrit le concordat; majs trompé
avoient
le 13 oétobre, de nouvelles
fesefpérances s,il prit, a Pinchina décèle toute fa permefures, 1 & fa lettre dit-il, le projet de former un
verfité. K Pai,
nouveauls qui donnera un
> plan de concordai
au premier, Point de
>) nouveau développement avec le Port-au-Prince, qus
>> paizx, ajoute-c-1l, ordre de chofes ne foit rétabli; point de
> Lancion
point dafemblées, 2 &c. >
> municipalités,
écrivoit le 30 feptembre
Une autre lettre qu'il laiffe enfin aucun doute fur les
a Blanchelande, ne
de ces agitateurs
intentions ronreresolatoenaites
de la province de TOueft (3).
blanc & une dame
(1) Dialogue entre un pompon
de Léogane, no. 450.
de POueft, fol. 12 &135
(2) Production hiftorique
du rapport de Tarbe,
& receuil des pièces de juflificatives l'affemblée legifative, n". CLV,
du comité colonial
de
fol. 270. Receuil des pièces juftificatives du rapport legifative,
Tarbé, (3) du comité colonial de Vaflemblée
n.LXXIX, fol. 88, &c. --- Page 127 ---
(123)
En effet, le 19 du mois d'oétobre, ce nouveau à Pinpar Hanus de Jumecourt
aux
pade, propofé
la torche à la main,
china, fut préfenté,
paroifles de TOucf.
commiflaires des quatorze la loi pour défarmer CCS
Ces paroiffes recurent infrumens d'un gouvernement
finariques, ferviles
oppreleurs qui, vêtu du manteau des philofopliques hommes de
dirigeoit le poignard Niberticide dans leur impuifcouleur & nègres libres, d'ateliers qui, encore plus atroces
fance, s'entouroient
diffolution
(1). Ce paêe portoitla
& plus ignorans
même de l'affemde tous les corps populires, encore 7 que jufqu'à lcur
biée coloniale. il portoit
feroient remréorganifation 2 ces corps de popalaires police : ces bureaux de
placés par des bureaux
le
mit
ces corps
police étoient
que gonvernement
toujours en oppofition aux municipalités.
réfulter de ce nouvel ordre de
Que devoit-il
ou la
choles? La diffolution des diffolution corps populaires fe fut effeduce,
guerre civile. Et ficette bien fa empécher la fo:L
le gouvernement auroit affemblée colonialeSanthons la
mationdenenoavelles
aujourd'hui
& Polverel nous en démontrent
poflibilité.
Produétion hiftorique de rOueft, fol. 12n
(1),
de Tarbé, %%
Receuil de pièces sjuftificatives dur rapport
comité colonial
NESTDOTMiRAVE
fol. II5.
dame de
Dialogue entre un pompon blanc & une
Léogane
ette bien fa empécher la fo:L
le gouvernement auroit affemblée colonialeSanthons la
mationdenenoavelles
aujourd'hui
& Polverel nous en démontrent
poflibilité.
Produétion hiftorique de rOueft, fol. 12n
(1),
de Tarbé, %%
Receuil de pièces sjuftificatives dur rapport
comité colonial
NESTDOTMiRAVE
fol. II5.
dame de
Dialogue entre un pompon blanc & une
Léogane --- Page 128 ---
(124 d )
Ce nouveau padte fut adreffé au gouverneur coloniale. général, qui le tran(mit à Taffemblée affemblée ? telles
devoit faire alors cette
ne lui
uen les ftipulations de ce pagte, qu'il Vétat
refloit pas même la faculté de prononcerfar & nègres libres,
politique des hommcs de couleur le droit. Les pre:
lors même qu'elle en auroit eu.
ayant été
mières manoeuvres du gonuvernement relatif a
déjouées par l'arrêté du 20 feptembre le
Pexécution 'du décret du 15 mai, gouvernement plus à
prit de. tellcs mefures qu'il ne entre refloit- la guerre ou
T'affemblée coloniale qu'a opter les mouvemens des
fa diffolution. Ce traité & tous libres étoient & ne
hommes de couleur &c nègres de Tariftocratic. Et,
furent jamais que Pocuvre de croire que des hommes
certes, il eft ablurde
blanc roturier a 3
ne vouloient pas voir un del la
civile,porter
d'eux, vonluflent, au prix d'hommes guerre qu'ils avoient
à leur niveau une clalle C'elt ainfi que les nobles &
fi conftamment vexée. Vendée trompent & fanatifent
les prêtres de la
& crédule.
aujourd'hui un peuple ignorant alors Tattitude qui lni
L'affembiée coloniale prit
hommcs armés
convenoit. Elle porta amnifie aux
contre la lois e leur diclua ne gu'elle couleur s'ocuperoit 8 négres
de létat politique des homumes de rétnis auz-colibres 7 que- loriqu'ils fe feroient les ateliers révoltés.
lons blancs,
joumatire le novembre 1791 (1),
Cet arrêté fered pris a décretdu 24 feptembre
au moment oil'émiflion
fut connue à Saint-Domingue.
des archives de la commifion de Saint-
(1) Analyfes
Domingue fol. 2, 1o, 5.
eroit 8 négres
de létat politique des homumes de rétnis auz-colibres 7 que- loriqu'ils fe feroient les ateliers révoltés.
lons blancs,
joumatire le novembre 1791 (1),
Cet arrêté fered pris a décretdu 24 feptembre
au moment oil'émiflion
fut connue à Saint-Domingue.
des archives de la commifion de Saint-
(1) Analyfes
Domingue fol. 2, 1o, 5. --- Page 129 ---
(I 125 )
Bientôt ce décret arriva officiellement, & l'affemblée coloniale fe trouva inveftie du droit dc
fur l'état politique des hommes de couprononcer
malheur l'affemblée
leur & nègres libres; mais par de circonftances,
coloniale fe trouva environnée d'en faire ufage. Un exqui ne lui permitent de pas la colonie peut feul en donpofé fimple de Pétat
ner la preuve.
: Le
novembre, T'affemblée coloniale reçoit
mieux encore 2 la loi du 28
le décret du 24, ou, alors les hommes de couleur,
feptembre. Que font
blancs réunis à la Croix
negres libres & pompons
le
décembre, aux
des Bouquets? is écrivent, & Anedis : < qu'ils ne
bataillons de Normandie
comme une Janc-
> doivent regarder ce décret que
de leur traité de paix du 29. feptembre (1).
> tion
la diffolution des corps
(Ce traité de paix portoit
: populaires.)
&c Artois?
Que font les bataillons de Normandie l'arrivée
Ils répondent, le 6 décémbre, qu'attenda de les concivils, il eft plas fage
des commiflaires
à cet effet, une fuffulter, & leur propolent, 2
penfion d'armes (2).
dans le
Ces mefures de fageffe n'étoient de la pas Croix des
des meneurs
( plan déforganifateur hommes de couleur font le blocus
Bouquets; les
des archives dela acommiffion de Saint-
(T) Analyfes
fol: 42.
Domingue 3 no, 48,
(2) Idem, N?. 49, fol, 42.
laires
à cet effet, une fuffulter, & leur propolent, 2
penfion d'armes (2).
dans le
Ces mefures de fageffe n'étoient de la pas Croix des
des meneurs
( plan déforganifateur hommes de couleur font le blocus
Bouquets; les
des archives dela acommiffion de Saint-
(T) Analyfes
fol: 42.
Domingue 3 no, 48,
(2) Idem, N?. 49, fol, 42. --- Page 130 ---
(126 - )
dont ils interceptent les eaux
de Por-an-Prince, de Normandie & Artois, qui
(1), & les bataillons
commifaires civils, pour
avoient déjà dépuséversles
faire, propofent
les confulter fur Teritenemdaint d'hoftilités aux hommes
inutilement une fuipention
toute réponfe 2 fc
de couleur (2), qui, pour
déclarent en état de guerre (3)-
popolairesde cetteville requiee
Alors enfinles corps de-la marine d'employer des
rent le commandant faire rendre les eaux & démoyens efficaces pour dreffoient contre la ville
truire les batteries que
voyoit allules hommes de conleut (4)on des grils pour tirer a
ruant des feux, & placanit
boulet rouge.
dégaifant fom
de la matine,
réLe commandant
d'une négociation 2
refus, fous le prétexte de couleur, campésdevane la
rondit que les hommes alloient confulter Tarméc de
le Port-au-Prince, Il cfpéroit, 7 par cetté mefure, les
Croix des Bouquets. volopté., 1 pendant que
pallier fa mauvaife donnoient à leurs retranchemens I
hommes sdecouleur Car ce ne fut qu'après s'être mis
une nouveile force.
(1) Idem. No, 50, fol.4352,fol. 44.
(2) Idem. Analyfes,no.
no. 67, fol. 50 :
Idem-, no. 55, fol. 45 :
(3)
no. 4, fol. 42.
fol. 44 : 'no. 55, 57, fol. 45: 52.
(4)adum, ,no. fol. 5i, no. 75, fol. 53: no. 72,fol.
ne. 69, 70,
55:
em. No, 50, fol.4352,fol. 44.
(2) Idem. Analyfes,no.
no. 67, fol. 50 :
Idem-, no. 55, fol. 45 :
(3)
no. 4, fol. 42.
fol. 44 : 'no. 55, 57, fol. 45: 52.
(4)adum, ,no. fol. 5i, no. 75, fol. 53: no. 72,fol.
ne. 69, 70,
55: --- Page 131 ---
( 127 )
en état de défenfe, que terminant la négociation
à
a
ils promirent de donner de l'eau Téquipage
commandant (1), & jurèrent de ne la rendre au
l'avoir
-
Port - au Prince qu'après
empoilonnée (2).
Inutilement, à cette époque, le décret du 24
feptembre, & la proclamation des commiffaires
civils portant amniftie, avoient été publiés.Les
hommes 2 de couleur fe tenoient toujours dans une
attitude hoftile (3); & le 15, ils firent feu fur
batterie flottante deftinée à protéger le cheune min de Léogane; mais telle étoit la complicité du
gouvernement, que, malgré les réquifitions réitérées des corps populaires, le commandant de la
marine, coalifé avec eix, n'auroit jamais tiré fon
batteries
établies contre
canon far'les
quilsavoient combien fa criminelle réfifla ville, s'il n'eit vu
de fon équipage (4).
tance provoquoit Findignation
(1) Idem, no, 72, fol. 51.
(2) Idem, no, 60, fol. 47 : no, 34, fol. 45 :
no. 74, fol. 52 & 53-
(3) Idem, ne.76,fol. .53 : no. 84, fol, 81,f0l.56,8c. : no, 123,
no. 85, 86, fol. 59 : no. 156 ,
fol. 95.
Analyfe des archives de la commifion de SaintDomingue, (4)
no. 58. 59, fol. 46 : no, 71, fol. 5I:
ne. 76, fol. 53 : no, 100, fol. 65: no, no. 46,fol.41: fal.
no. 74, fol. 52, 53: no, 45, fol. 41 :
189,
181,
123,
no. 85, 86, fol. 59 : no. 156 ,
fol. 95.
Analyfe des archives de la commifion de SaintDomingue, (4)
no. 58. 59, fol. 46 : no, 71, fol. 5I:
ne. 76, fol. 53 : no, 100, fol. 65: no, no. 46,fol.41: fal.
no. 74, fol. 52, 53: no, 45, fol. 41 :
189,
181, --- Page 132 ---
(118) )
aux.
civils sommandent
Enfin les commiffaires obéiffance à la loi du 28
hommes de couleur arrêtés de Y'aflemblée colofeptembre, & aux
de fe retirer dans leurs
niale. Ilsleur commandent caffent leurs concordats &
paroifles refpedives: 2
astlonsdeNer
traitésde ARCyCAemAIsE d'avoir égard à aueun de ces.adtes, des
mandie &c Artois
de Yarmée de la Croix
ni aux delibérations
Bouquets (2).
les hommes
ces ordres,
Cependant au méprisde Croixdes Bouquets, écrivoient
de couleut; réunisala de ne correlpondse qu'avec
au gorverneur général (3),a tous corps populaires
eux exclufivement
qu'ils defavonoient.
contre toute affemblée 2 notamIls proteftoient
& fe conlicuoient
ment contre
Tadembicecoloniale
de YOueft. :
confeil provincial
douré, inutile de retracer les
fans
eux 2
oo
Il eft,
d'entre
nions atroces de quolque-ans
agens prinSavary, Pinchina , Labaitionmnière, : on y verroit
que de tant d'événemens (4)
cipaux.
fol. 68 : no, 139.fol-92
(I) Idem, no. 103,
66.
(2) Idem, no. 102,fol.
(3) Idem, no. 104, fol. 69.
268, fol. 195:
(4) Idem, no. 217, fol. 167: TIO, no. fol. 80 : no.219,
no. 108, 109, fo). 79:: 168 no. : no. 222,fol, 169: no.
fol. 168: no. 220,F0l.
le
231, fol174-
(I) Idem, no. 103,
66.
(2) Idem, no. 102,fol.
(3) Idem, no. 104, fol. 69.
268, fol. 195:
(4) Idem, no. 217, fol. 167: TIO, no. fol. 80 : no.219,
no. 108, 109, fo). 79:: 168 no. : no. 222,fol, 169: no.
fol. 168: no. 220,F0l.
le
231, fol174- --- Page 133 ---
le deffein
(129 )
ferme volonté d'exterminer de
la race Européenne & la
laires. Nous devons difloudre tous les corps popupourroit ifoler
jeter un voile fur tout ce qui
quelques perfonnages; c'eft même à
regret mis que nous parlons des crimes
en maffe par cette
politiques comà plaindre qu'à blâmer. portion de la fociété, plus
(1).
Telle étoit l'attitude des hommes
réunis à la Croix des
de couleur
n'étoit pas dans de pareilles Bouquets; &c, certes 2 ce
l'affemblée coloniale pouvoit circonflances, > que
desl hommes quine vouloient porter des loix pour
pour des hommes
pas la reconnoitre(s),
niflie que leur accordoit qui conlpuoient la
même l'amde fes commiffaires civils, C'eft France par T'organe
duilit à la Croix des
l'effet qu'elle proparvint aux hommes de Bouquets couleur (3), & loriqu'elle
de la province du
provinciale (1) Expofition du faite par les commiffaircs de l'affemblée
Sud,no 7.
Domingue, Analyfes des archives de la commifion de SaintIlo, Idem 128, 5 no. 99., fol. 65 : no, 124 > fol. 96 :
fol. I03 :n0,140,fol. 129,10l.99 : no. 120, fol. 100: no, 139 >
fol, 136 : no 187,fol. 104:no, 182, fol. 134 : no,
fol.
139 : no. 188,fol.
183,
141 : no.
14I : llox
138: fol. 154 : no, 211,fol. 263,204, fol.152 : no. 207,
no.316, fol. 251 : no, 322,fol 156 : no 317,fol. 250:
(2 Idem, no, 19,fol 12 & 13, 255. no.
104, fol. 72,&c.
23, fol. 17, no.
dlo. (3) 68, Idem, fol. no. 41, fol. 40 : no, 76, fol.
50.
53:
I
. 154 : no, 211,fol. 263,204, fol.152 : no. 207,
no.316, fol. 251 : no, 322,fol 156 : no 317,fol. 250:
(2 Idem, no, 19,fol 12 & 13, 255. no.
104, fol. 72,&c.
23, fol. 17, no.
dlo. (3) 68, Idem, fol. no. 41, fol. 40 : no, 76, fol.
50.
53:
I --- Page 134 ---
(130) )
(1), : C Nous favons qu'il
Sud; ils répondirent trois blancs de plus à Saint-Domingue 5
> czifte
va nous fervir à faire des
> 8 leur proclamation
>> cartouches >.
ffpendu un
Cet état d'agitation fut cependant Saint-Léger,
du commiffaire
moment parlarrivée de POueft. Il n'eft pas inutile
dans la province les
jours de leur ard'obferver que dans
premiers des commiffaires furent
rivée, les proclamations des hommes de couleur de 1
fans effet auprès
des révoltés du
FOueft & du Sud, même auprès
eut
Nord; mais du moment que le gouvernement du mola mefure de leur religion politiques
les
pris
leur coalition fut bien prononcée 9
ment que
à leur égard, une nouvelle attirévoltés prirent , alloient feuls, fans efcorte, dans
tude ; alors ils
un charmei inexprimable 2
tous les camps, tomboient &, par à leurs genoux. Mais ce
les révoltés
doit être faitle procès de Roume
n'eft pas ici que
dont les trahifons, les con-
& de Saint-Léger,
les manceuvres
conte-revolitionsaies
cuflions &
manifeftes. Nous ne fuivrons
ne font que Farmée trop de la Croix des Bouquets, ni
même pas
dans leurs opérations de détail.
le gouvernement
des meurtres, des incendies
Nous ne parlerons &" dirigés. Il fiffit, pour remqu'ils ont commis
les commiffaires de l'af-
(1) Expofition faite du SR3 fol. 3.
femblée provinciale
de la commiffion, no. 120,
Analyfes des archives 97: : no, 126, fol 176: no. 201 2
fol. 93: no. 125,Fol.
fol. 152.
opérations de détail.
le gouvernement
des meurtres, des incendies
Nous ne parlerons &" dirigés. Il fiffit, pour remqu'ils ont commis
les commiffaires de l'af-
(1) Expofition faite du SR3 fol. 3.
femblée provinciale
de la commiffion, no. 120,
Analyfes des archives 97: : no, 126, fol 176: no. 201 2
fol. 93: no. 125,Fol.
fol. 152. --- Page 135 ---
(131 )
plir notre tâche, de prifenter leurs
rations.
grandes opé-
& Nous ne parlerons pas des hommes de
nègres libres du Sud; chacun de
couleut
vemens eft un outrage fait à la nature. leurs Ils mous
promis
avoient
d'attendre, 2 avec confiance,
délibérations de l'affemblée
2 le réfultat des
blée avoiz promis de
coloniales cette affemtion du décret du
ne pas s'oppofer à l'exéculeur paroiffoient fatisfaits. 15 mai, & les hommes de couprovince, aufli-tôt les hommes Caduchs va dans cette
nent les armes, &z
de couleur
auroient
révoltent les ateliers :les
tous péris
fC
rité, ils n'avoient arrêté aflaffinds, fi, réunis avec céléBientôt un pacte les unit, ces & premiers les
mouvemens.
dans une fécurité
blancs fe retirent
hommes decouleur, combinant profonde. C'eft alors que les
fe portert chez chacun des
mieux leurs moyens,
les
blancs 2 les
égorgent, révoltent leurs
défarment,
leurs habitations. Tel étoit l'état ateliers, & bralent
qu'environ deux mois après,
des chofes lorfdans la' province de l'Oueft, Saint-Léger fe porta
faire dans ces circonflances Que fait ce commif.
aux corps populaires du Sud &i pénibles de
? Il défend
quérir la force armée contre les l'Oueft de reclamation, il eft vrai, fut blâmée révoltés. Sa proMirbeck & Roume 5 mais le crime Par fes collegues
moins confommé,
n'en étoit pas
Frfin, s'il falloit faire le
nient & aux
procès au gouverne- -
leurs intrigues commiffaires, nous les fuivrions dans
coalift dans l'Oueft 5 nous préfenterions
avec les officiers des Saint-Leger bataillons
I2
quérir la force armée contre les l'Oueft de reclamation, il eft vrai, fut blâmée révoltés. Sa proMirbeck & Roume 5 mais le crime Par fes collegues
moins confommé,
n'en étoit pas
Frfin, s'il falloit faire le
nient & aux
procès au gouverne- -
leurs intrigues commiffaires, nous les fuivrions dans
coalift dans l'Oueft 5 nous préfenterions
avec les officiers des Saint-Leger bataillons
I2 --- Page 136 ---
(132 )
la force
de. Normandie & Artois, pour paralifer elle-même
armée. (T La convention a déjà déferteurs de pro- leurs
noncé le blâme de ces lâches
régimens.)
Villars, commandant pour
Nous préfenterions & les prêtres Aubert & Ouvrièle roi à Léogane, les
de POueft & du
fanatifant dans provinces
res *
de couleur & nègres libres & non
Sud les hommes dans cclle du Nord d'autres prêtres
libres; comme
au nom d'un dieu de paix, le
leur commandoient, le 1 pillage & l'incendie. Nous
meurtre 2 le viol,
les patriotes, dévafles peindrions tous égorgeant fe livrant enfin à tous les
tant leurs habitations 9 de la férocité la plus révolexcès de la brutalité,
d'arriver a T'impunité
tante, toujours dans l'efpoir
petit Gonave ils
par Pexcès des crimes ; puifqu'au blancs 2 & fur le
affaffinent trente prifonniers enfanglantés, lifent froimonceau deleuts cadavres
civils.
dement Famniftie des commiflaires
de Saintla municipalité
Nous préfentetions les volontaires aul pompon
Marc, difperfée par de couleur, & remplacée par
blanc &c les hommes fouslesyeux de Saint-Leger.
une corporation illégale les révoltés du Nord prêts
Nous préfenterions dans l'ordre, arrêtés par des émiflaires
de rentrer
du gouvernement.
& les comNous préf@nrerions le gouvernement de
créant à Saint-Marc un tribunal fang,
miffaires, dérifoire de tribanaldepaix, quep préfidoit
fousle nom même homme de couleur, qui, fousla
Pinchina 1, ce
préfidoit au confeil del'armée
tutelle de Jumecourt,
de la Croix des Bouquets.
ions dans l'ordre, arrêtés par des émiflaires
de rentrer
du gouvernement.
& les comNous préf@nrerions le gouvernement de
créant à Saint-Marc un tribunal fang,
miffaires, dérifoire de tribanaldepaix, quep préfidoit
fousle nom même homme de couleur, qui, fousla
Pinchina 1, ce
préfidoit au confeil del'armée
tutelle de Jumecourt,
de la Croix des Bouquets. --- Page 137 ---
(133)
Nous préfenterions les
d Efpagnol coalifés avec les gouvernemens Anglois
les nègres,
hommes de couleur &
donnoient Nous dirions comment ces gouvernemens Jeur
nitions. des inftrucions, des armes & des muNous dirions comment les patriotes étoient
pouffés par les Epagnols, &c
reà la rage des hommes decouleur livrés, pour 33 liv.,
pour être égorgés, &
& nègres révolrés,
étoient protégés par lc comment les ariftocrates y
gouvernement.
Cent déclarations de
leur & de nègres Jibres & blancs, d'hommes de coufaits, & ces déclarations feront non libres, atteflent ces
Nous dirions
foumifes au comité,
commiffaires comment le gouvernement & les
failoient les hommes 2 qui n'ignoroient de
pas le refus que
réunis à la
couleur &les nègres
T'affemblée Croix - des-Bouguers, de reconnoitre libres,
preffoient coloniale & la loi du 28
cette affemblée de
feptembre,
politique des hommes de couleur prononcer fur l'état
demandoient à l'affembléc
, pendant 94 'ils
de cette même loi du 28 nationale la révocation
prononçàt clle-méme far cette feptembre, pour qu'elle
Nous dirions
importante queflion,
partifans dans l'aflemblée comment le gouvernement & fes
cette affemblée prononçàt coloniale, vouloient quer
tion, lorfque la
elle-méme fur cette quefdemandoit
partie faine de cette affemblée
avril.
purement l'acceptation de la loi du 4
Pourquoile gouvernement vouloit-il
que l'aflemI 3
çàt clle-méme far cette feptembre, pour qu'elle
Nous dirions
importante queflion,
partifans dans l'aflemblée comment le gouvernement & fes
cette affemblée prononçàt coloniale, vouloient quer
tion, lorfque la
elle-méme fur cette quefdemandoit
partie faine de cette affemblée
avril.
purement l'acceptation de la loi du 4
Pourquoile gouvernement vouloit-il
que l'aflemI 3 --- Page 138 ---
(134)
elle-même ? C'étoit pour
blée coloniale prononçàt affemblée avec T'affemblée natiofaire rivalifer cette c'étoit pour les mettre en opponale légillative ;
dans la fociété,s'l
fition 3 c'étoit
loix jetter contradidoires & raviver
étoit
abesi
les feux poffible de la guerre civile.
De tout ce qui précède, 2 il réfulte que, n'avoint, fous
l'ancien régime, les colons de couleur
par le fait 2 aucune part aétive dans le gouvernement.
dans certaines paroiffes,
20 Que cependant, 2
les hommes de couleur & nègres Hibres.jufquialors les
diftance des blancs,, par
placés à une grande
furent reçus dans les
abus de l'ancien régime, 2
aflemblées primaires,
lin-
.3° Que les préjugés une fois ravivés, par les
le filence de la loi & par. T'ulage,
trigue 1 par de couleur & nègres libres furent écartés
citoyens
des aflemblécs primaires,
s'occupa foigneufement
4° Quele gouvernement de lui les hommes de couleur &
de rapprocher libres
les blancs laiffoient à la place
nègres
que afligné Tufage & la loi.
que leur avoient
5° Que lc gouvernement de Saint-Domingue d'accord & dans
& leminiftère français marçhoient
les mêmes vues.
faciliter P'anarchie & la déforga60 Que pour
à l'affemblée nanifation, le miniftre farprenoit inçohérens, contra:
tionale des décrets ambigus,
didtoires.
rapprocher libres
les blancs laiffoient à la place
nègres
que afligné Tufage & la loi.
que leur avoient
5° Que lc gouvernement de Saint-Domingue d'accord & dans
& leminiftère français marçhoient
les mêmes vues.
faciliter P'anarchie & la déforga60 Que pour
à l'affemblée nanifation, le miniftre farprenoit inçohérens, contra:
tionale des décrets ambigus,
didtoires. --- Page 139 ---
(135)
C'eft ainfi
l'article 4 des inftrndions
28 mars 2
infuffifans,
du
hutri
tations que l'on pouvoit lui donner, paifque étoient les interprédans l'exemple des
& des
puilées
étrangersan
juifs
non - catholiques
gouvernement, julqu'ace
par un décret exprès, appelés nominativement qu'ils furent,
l'aivité politique.
a
C'eft ainfi que le décrct du I2 oétobre étoit
injufte, puifqu'il remercioit des hommes & des
corporations contre - révolutionnaires,
attentats commiscontre l'affemblée
2 pour les
de Saint - Domingue, viétimes des desreprefentans
Laluferne & des calomnies de
intrigues de
encore aujourd'hui la prévention Barnave, & la qu'imitent
fans pouvoir articuler un feul fait. Ce malveillance, décret étoit
dangereux, en ce qu'il ne déterminoit
manière très-équivoque le mode de
que d'une
qui devoit régir provifoirement gouvernement
C'étoit ainfi que le décret du Ier Saine-Domingue. février
paralyfoiclatiemblée doit de
coloniale, à laquelle il 1791, détenmettre à exécution aucun de fes aêtes fur
T'organifation & la légiflation de la colonie,
T'arrivée des
avant
qu'au mois d'oétobre inftructions, 9 qui ne furent cnvoyées
fuivant.
C'eft ainfi que le décret du
mai
l'astivité
les
I;
excluoit de.
hommes de politique couleur
dix - neuf vingtièmes des
& nègres libres. Sa
gation devoit mécontenter une
promulfa non-promulgation
portion d'entr'eux;
une intrigue de Pariltocratie pouvoir écre préfentée comme
mécontenter
des blancs, & les
encore.
C'eft ainfi que le décrct da 24 feptembre devoit
I 4
le décret du
mai
l'astivité
les
I;
excluoit de.
hommes de politique couleur
dix - neuf vingtièmes des
& nègres libres. Sa
gation devoit mécontenter une
promulfa non-promulgation
portion d'entr'eux;
une intrigue de Pariltocratie pouvoir écre préfentée comme
mécontenter
des blancs, & les
encore.
C'eft ainfi que le décrct da 24 feptembre devoit
I 4 --- Page 140 ---
C136)
les-hommes de couleur, qui, ayant
étre rejetté par
auroient craint de
déjà les armes à la main',
a une
reconnoitre une loi qui les fubordonnoit
affemblée qui tencit dans fes archives des preuves
multiplices de leurs crimes.
C'eft ainfi que le gouvernement: cnfin, vouloit
T'afiemblée coloniale 2 pendant
faire prononcer
de l'affemblée nationale,
qu'il follicitoit le prononcé
deux loix.
pour mettre en oppofition ces
& TAngle2° Il en réfulte encore que l'Efpagne provoqué
terre ont facilité & protégé, peus-étre
la révolte.
événemens
89 Que Fariftocratie efpéroit que ces
une
dans les places de commerce,
opéreroient 2
renverferoit Pédifice de
commotion puifiante, qui
:
la liberté.
Et enfn, la lettre que Decoigne écrivoit,
le & décembre 1791, à fon oncle Lopinot, Sud çommandant pour le roi dans la province du
donne le noeud de cette trame. (( Les brigands
les plus à craindre (CES
> blancs, difoitcil,font
laiffer
BRIGANDS, CETOIT LES PATRIOTES); vous ne
> les donc détruire par les mulâtres, f
les déiruire vous - même 5 après 2
>> voulez pas
révoltés;
>> avec ceux-ci, vous rangeretles nègres 8 vous
les loix
ferez
>) vous rétablire
peu-2-peu, d'entre les
de
> à même de réprimer ceux
gens
> couleur qui font coupables.
Blanchelande, traduit au atisamalrésolationnaine, La hache qui a tran
a confacré toutes ces vérités. le fil de cette tram
ché fa tête a-t-elle rompu
vous - même 5 après 2
>> voulez pas
révoltés;
>> avec ceux-ci, vous rangeretles nègres 8 vous
les loix
ferez
>) vous rétablire
peu-2-peu, d'entre les
de
> à même de réprimer ceux
gens
> couleur qui font coupables.
Blanchelande, traduit au atisamalrésolationnaine, La hache qui a tran
a confacré toutes ces vérités. le fil de cette tram
ché fa tête a-t-elle rompu --- Page 141 ---
(137)
contre-rérolitionnaire ? c'eft la
allons traiter,
queflion que nous
Blanchelande n'étoit lni-méme
tion de l'arbre
qu'une ramificaPolverel marchent ariflocratique fur
3 & Santhonax &c
plus de fuccès,
fes erremens avec d'autant
tère.
& qu'ils ont eu
cux leur caracpolitique une grande dheute de
Depuis
popularité,
fur leur longe-temps 2 nous avons écrafé le
figure; il faut qu'il tombe aujourd'hui. mafque
Nous ne fuivrons pas Santhonax
dans leur vie privée,
&c Polverel
de connoître les accefloires quoiqu' u'il importe cependant
juger dans fa carrière
d'un homme 5 pour le
derons pas filhomme politique. Nous ne demanaux
qui, en 1791, applaudifloit
mailacres, aux incendies, à la révolte de
Saint-Domingue, 9 a jamais pu être à Saint-Domingue un homme
demanderons pas fi jufte, > impartial, Nous ne
portés par les tribunaux, quatre décrets de prife au corps,
crime ou de la vertu
font la préfomption du
fi la radiation du tableau : nous ne demanderons pas
de Paris, eft ou n'eft
des avocats au parlement
ralité; mais nous fuivrons pas une atteftation d'immodans les actes
Santhonax & Polverel
Il faut fe qu'ils ont officiellement avoués.
ponvoirs qui faire, leur avant tout, une idée exadte des
ont été donnés,
Ces commifaires font
& l'influence de
nommés par Louis Capet
Raymond &
exécuter la loi du4 avril
Briffot, pour faire
1792 ; ils font autorifés
ft ou n'eft
des avocats au parlement
ralité; mais nous fuivrons pas une atteftation d'immodans les actes
Santhonax & Polverel
Il faut fe qu'ils ont officiellement avoués.
ponvoirs qui faire, leur avant tout, une idée exadte des
ont été donnés,
Ces commifaires font
& l'influence de
nommés par Louis Capet
Raymond &
exécuter la loi du4 avril
Briffot, pour faire
1792 ; ils font autorifés --- Page 142 ---
(138)
la fufpenfion & même la diffolution
a prononcer coloniale exiftante à cette époque ;
de Vaffemblée a
toutes les mefures néils font' autorifés prendre
des affemceffaires pour accélérer la convocation V'affemblée
blées paroifliales, à l'effet de former
coloniale, conformément aix principes d'égalité
établis entre tous les hommes libres, fans diftinaion
de coulcur.
Ils font autorifés à prendre toutes les informations fur lesauteurs des troubles de Saine-Domingue:
à les traduire
à s'affurer des perfonnes coupables; de motiver les
en France, à ia charge néanmoins
auront
arreftations, 2 par les déciarations qu'ils
reçues.
Ils font autorifés à requérir la force l'exécution publique,
foit pour leur propre shreté, foit pour eft-il dit,
des ordres qu'ils auront donnés en vertll,
des articles précidens.
Telles font les difpofitions des articles 4, 5,
6,7, de la loi du 4 avril.
Une loi du II août a nommé des commiffaires
aller dansles armées & dans les départemens,
pour
font revêtus de la plus grande
& ces commiffaires mais l'affemblée nationale a
fomme de pouvoirs;
donner une telle latitude
eu la fagelfe de ne pas a deux mille lieues du
a des mandataires la placés loi du 28 du même mois,
régulateur. Aufli,
la loi du Z 2, Lafemdit pofitivement : ( que par entendu apporier aucun
> blée nationale n'a pas
à la nature des fondions légalement
5 changement dans les colonies par ic pouvoir exé3 établies
& ces commiffaires mais l'affemblée nationale a
fomme de pouvoirs;
donner une telle latitude
eu la fagelfe de ne pas a deux mille lieues du
a des mandataires la placés loi du 28 du même mois,
régulateur. Aufli,
la loi du Z 2, Lafemdit pofitivement : ( que par entendu apporier aucun
> blée nationale n'a pas
à la nature des fondions légalement
5 changement dans les colonies par ic pouvoir exé3 établies --- Page 143 ---
(139) )
ni
la Faculté attribuce aux
> cusif,
ufpendre d'accorder Oll de refufer Pappro-
> gouverneurs, aux arrêtis des aflemblies colo-
> bation nécefaire
> niales>,
de
le
novembre,, il fur accordé
plus
Et fi, 29
des Antilles du
grands pouvoirs aux commiffaires des commiflaires enVent, cette loi eft exclufive
voyés à Saint-Domingue.
Après avoir déterminé les pouvoirs concédésaux allons
eommiffaires Santhonax & Polvetel, nous
parcourir leurs actes.
& Polverel arrivent att Cap le 17
Santhonax &c le 24 ils difent, article 3 de leur
feptembre,
proclamation: :
étre
des troupes ne pourra
< Aucun mouvement
la réquiftion
> exécuté dans les colonies 2 civils, Jans à Pezception
> des commifaires nationaux imprèvus >e
c feulement des cas d'atiaque
Ainfi donc le premier aôte public de ces
hommes de paix 2 eft un attentat à Pautorité la force du
gouverneur général. ils pouvoient leur requérir sûreté perfonpablique 5 mais feulement les pour arreftations indiquées
nelle, l'article ou pour de exécuter la loi du 4 avril : Ia fe bornoit
leur par
5 Nous ne dirons pas s'il en eft réfulté
pouvoir.
malheur de Saint - Domingue :
le bonheur Ou le
allons
la férie des événemens que nous
parcourir
réfoudra le probléme,
nouvelle,
Le 2 octobre, par une proclamation
ils indiquent & commandent au gouverneur géné- --- Page 144 ---
(140) )
ral quelques difpofitions & mouvemens militaires. de leur
Ce nouvel ade n'eft qu'une confequence
proclamation. du 24 feptembre, &c le complément
de Pattentat à Pautorité du gouverneur général.
Jufqu'alors, les commiffaires fembloient ne marcher qu'à tàtons dans la carrière du defpotifme; nous
allons les voir dans leur proclamation du I2 OCtobre, déchirer le voile avec autant d'impudeur
que d'audace.
Ils ordonnent à l'affemblée coloniale de nommer au fcrutin fix de fes membres 2 <4 lefquels
intermédiaire avec
9> formeront une commiffion
re-
> fix autres eitoyens de ceux gui.ne font pas
lefquels
>>
préfintés dans Lafemblée coloniales civils >)
S feront nommés par. les commifaires
Péledion des fix comG Immédiatement après
coloniale
))
mifaires intermédieires, Faffembléc
3 Jera tenue de fe féparer.
C Les fondions des commiffaires iniermédiaires
> feront de décider de toutes les quefions' qui
> auroient été de la compétence de tagemblée
> coloniale.
A Les arrétés des'commifaires intermédiaires
> ne pourront étre exécutés fans Lapprobation
> des comnifaires >.
Telles font les difpofitions littérales des articles
9, II, 12 & 13 de cette proclamation.
La loi du 4 avril 1792, & les inftrudions la réélecexplicatives de cette loi, commandoient
de décider de toutes les quefions' qui
> auroient été de la compétence de tagemblée
> coloniale.
A Les arrétés des'commifaires intermédiaires
> ne pourront étre exécutés fans Lapprobation
> des comnifaires >.
Telles font les difpofitions littérales des articles
9, II, 12 & 13 de cette proclamation.
La loi du 4 avril 1792, & les inftrudions la réélecexplicatives de cette loi, commandoient --- Page 145 ---
(141 )
tion des affemblées coloniales & des municipalités, de leur
& laiffoient aux commiffaires, chargés
les
exécution, 2 la faculté de fufpendre ou proroger
aflemblées exiftantes.
Polverel & Santhonax ont diffout l'affemblée
fans aucun motif,
coloniale de Saint-Domingue, le plus Alateur dans leur
puifqu'ils en font léloge
ils difent,
proclaniation du 12 oétobre, puifqu'enfin affemblée colodans cette proclamation,que cette Pariftocratic de
niale, luttant (ans cefle contre maintenu la tranl'ancien gouvernement, a feule
quillité publique à Saint-Domingue.
Polverel & Santhonax ont fubftitué à cette
affemblée une corporation de douze individus.
Cette infraétion à la loi devient d'autant avoir plus
criminelle, que Polverel & Santhonax, après
déterminé le nombre des membres
arbitrairement
& qnicompolent en effet cette
quidevoient compofer
Rorporatienfoslen nom de Comnilionintermedates fix
avoir ordonné que des douze commilfaires,
après
parmi les citoyens blancs, & fix parmi
fcroient pris de couleur , fe réfervent le droit de
les citoyens
eux-mémes ceux defdits comnommer & choifir
les citoyens de couleur 2
miffaires à prendre parmi Polverel & Santhonax prode telle manière que
rivalité fanefte entre
#
voquent néceffairement blancs & ceux une de couleur, en ce qu'ils
les citoyens
réfultante des couleurs,
confacrent la différence
diftinéte.
à chacune fa reprefentation
en indiquant
influence dans
Pour s'affurer d'une plus grande
fe rélervent la nomination
cette corporation, 3 ils
les citoyens de couleur 2
miffaires à prendre parmi Polverel & Santhonax prode telle manière que
rivalité fanefte entre
#
voquent néceffairement blancs & ceux une de couleur, en ce qu'ils
les citoyens
réfultante des couleurs,
confacrent la différence
diftinéte.
à chacune fa reprefentation
en indiquant
influence dans
Pour s'affurer d'une plus grande
fe rélervent la nomination
cette corporation, 3 ils --- Page 146 ---
(142 )
des flx hommes de couleur qui doivent la
fer, &, par une audace incroyable, ils choififfent conipo=
eux-mémes ce qu'ils appellent les repréfentans du
peuple i mais rien n'annonce mieux la perfidie des
commiffaires, férés à la
que l'attribution des pouvoirs conles
corporation qu'ils Ont formée. Toutes
de laflemblée queftions qui auroient été de la compétence
ils fe réfervent coloniale, le
lui font foumifes, & feuls
(Ce droit étoit droit d'approuver fes arrêtés.
neur général,
exclufivement attribué au gouverpar toutes les loix
ment par celle du 28 août
exifhantes, notam1792. )
C'eft ainfi que Polverel &
trairement
Santhonax ont arbià
fmbititué une commiffion
une affemblée coloniale.
intermédiaire
lc C'eft ainfi qu'ils ont arbitrairement fixé à douze
nombre des membres de cette commillion,
pouvoir la dominer plus facilement.
pour
C'eft ainfi qu'ils ont donné aux
de
couleur une repréfentation diftinéte de citoyens celle des
blancs.
C'eft ainfi qu'ils ont fomenté la
la
rivalité & l'ariftocratie des couleurs. jaloufie,
C'eft ainfi qu'ils ont nommé & choifi les fix
citoyens de couleur qui forment la commiffion
intermédiaire,
blancs.
conjointement avec les fix citoyens
C'eft ainfi que 2
ils ont attribué à cette contradidoirement à la loi, ?
des droits exercés
corporation la piénitude
par l'affemblée coloniale.
'eft ainfi qu'ils ont fomenté la
la
rivalité & l'ariftocratie des couleurs. jaloufie,
C'eft ainfi qu'ils ont nommé & choifi les fix
citoyens de couleur qui forment la commiffion
intermédiaire,
blancs.
conjointement avec les fix citoyens
C'eft ainfi que 2
ils ont attribué à cette contradidoirement à la loi, ?
des droits exercés
corporation la piénitude
par l'affemblée coloniale. --- Page 147 ---
(1 143 )
à la loi ;
Ceft ainfi que, contradidoirement des aêtes de cette
ils fe font réfervé Tapprobation
corporation.
Tinfallation des muni-
< Immédiatement après
le premier ade
17 cipalités confliautionnelles 2 de prendre le veeu
>> dont elle s'occuperont, nécelfiré daccélérer ou
>) de leur
rFa
communc,/ir
des
prila convocation
afemblées
> de diférer
tafemblée coloniale,
> maires,foit pour nominations former de députés à la con-
> foit pour les
de France ; elles fèront par-
> vention nationale leur dilibération à ce fiujet
x venir fur-le-champ nationaux civils.
>> aux commifiaires
déjà formées en ezécution
< Les municipalités, ayril, feront tenues igalement
>> de la loi du 4
novembre prochain, les
>> d'afemblers; le premier
leur veeu fur les
> citoyens aitifs 2
Particle prendre précédent, e le
>
Énonces
Er
objets
de
aux commifair:s nationauz
( tranfmettre Telles flite font les difpolitions des articles
< civils >.
5 & 6 de la même proclamation.
Santhonax & Polverel, alliant
C'eftici que
foumettent à la délibération
l'aftuce à
queltion de favoir fi les
des communes 7
Aeri
doivent
obéir à la loi;
colons doivent ou ne
pas avoir des représ'ils doivent ou ne doivent coloniale pas
5 s'ils doivent
fentans réunis en affemblée
les
ne doivent
envoyer à la convention
ou
pas la loi du 23 août 1792 leur
dix-huit députés que
accorde.
pouvoient ne
Dira-t-on que les circonftances
délibération
l'aftuce à
queltion de favoir fi les
des communes 7
Aeri
doivent
obéir à la loi;
colons doivent ou ne
pas avoir des représ'ils doivent ou ne doivent coloniale pas
5 s'ils doivent
fentans réunis en affemblée
les
ne doivent
envoyer à la convention
ou
pas la loi du 23 août 1792 leur
dix-huit députés que
accorde.
pouvoient ne
Dira-t-on que les circonftances --- Page 148 ---
( 144 )
pas permettre le raffemblement du
la réponfe que demande les
peuple? Mais
elle pas être le réfultat de fon commiflaires ne doitles commiffaires n'ont
raffemblement ? Si
pas trouvé de
) convoquer les citoyens
danger à
> vau fitr les objets adifs, 2 pour prendre leur
roient-ils trouvé à les annoncés 2 pourquoi en auleurs députés ?
convoquer pour nommer
Oui, certes,
avoit du danger; mais ce danleur étoit
Ils ont
cadie
RCN
craint, & avec raifon,
clairvoyan: des repréfentans des colons. Ils
favoient que la loi du 4 avril inveftifoit
blée coloniale d'une fomme de
l'affemarrêté leur delporifme; ils pouvoirs, quiauroi
dix-huit colons, délibérant craignoient furtout que
du
au fein des repréfentans
peuple, n'euffent fixé fur eux l'oeil de la convention : ils craignoient de ne pas pouvoir alors
mentir & calomnier impunément vis-à-vis les dixhuit députés qui auroient connu les
&
les chofes.
perfonnes
Eofin ce moyen dilatoire leur a complètement
fervi; & tout en ayant Pair de confulter les
communes, ils fe font mis en mefure d'empécher
leur reffemblement.
Insilement, le 26 décembre, la
du Cap invica ces commiffaires a convoquer municipalité les
affembiées primaires, à l'effet de former une affemblée coloniaie.
Inutilement, celle do Port - au - Prince invita
toutes les municipalités à
leut reflort, les affemblées convoquer 2 chacune en
primaires: Ja municipalité
en ayant Pair de confulter les
communes, ils fe font mis en mefure d'empécher
leur reffemblement.
Insilement, le 26 décembre, la
du Cap invica ces commiffaires a convoquer municipalité les
affembiées primaires, à l'effet de former une affemblée coloniaie.
Inutilement, celle do Port - au - Prince invita
toutes les municipalités à
leut reflort, les affemblées convoquer 2 chacune en
primaires: Ja municipalité --- Page 149 ---
(I 145 )
palité du Port-an-Pxince fut blàmée, & fon invitation fut fans effet
Tels font les réfultats de la proclamation du
12 octobre.
Santhonax &c Polverel avoient
Le 27 oétobre,
dans leur proclamation dui
faus doute oublié que,
foptembre, ils avoient dit, article 14: < con24
à la loi du
avril dernier, les
> formément
nommés 4
le roi pout
>) aficiers ginérauz,
par
étre
>> concourir à fon exécution 2 pourront feuls
9) employés dans la colonie >). En effet, par leur
proclamation du 27 o8obré, ils portent Rochamde Saint -Domingue. Robeau au gouvernement
chambeau n'étoit cependant à Saint - Domingue
fimple citoyen iubordonné aux autorités confqu'un tituées par la loi. Les commiffaires ont exercé un
aôte arbitraire en le nommant aul commandement
de Ssint-Domingue; ils ont commis une injuftice,
en privant de ce commandement les officiers attachés au gouvernement de ces contrées.
avoir
C'eft ainfi que ces commiflaires 2 après
diffout l'affemblée des repréfentans de la colonie 2
après avoir arbitrairement formé une commiflion
intermédiaire, après avoir nommé & choifi la
moitié des membres qui la compofent, après avoir
prisdes mefures pour empêcher quSatnt-Domingue
ne foit repréfenté à la convention nationale 2 après
s'être réfervé le droit de mettre leur approbation
aux aées de la commitlion intermédiaire, nomment de
& choiliflent, arbitrairement, le pouverneur
cette colonie. 6
K
é une commiflion
intermédiaire, après avoir nommé & choifi la
moitié des membres qui la compofent, après avoir
prisdes mefures pour empêcher quSatnt-Domingue
ne foit repréfenté à la convention nationale 2 après
s'être réfervé le droit de mettre leur approbation
aux aées de la commitlion intermédiaire, nomment de
& choiliflent, arbitrairement, le pouverneur
cette colonie. 6
K --- Page 150 ---
(1 146)
à cet afte tyrannique un peuple
Pour préparer devant la loi, ils avoient fait,
toujours à genoux
dans laquclle ils
le 13 o8tobre 2 une proclamation conferés,le II août, aux
s'attribuent les pouvoirs dans les armces & dans les
commiffaires envoyés difpofitionsdelal loiduz8du
départemens, malgréles
tcettelatitude.
même mois quileur refule exprellément Rcettelecondeloitie miDiront-ils squilsn'ont pasreçue mais fon inexaditude ne
niftreferoit alors coupable;
car la loi du
pourroit atténuer leur culpabilité; la moindre application
II août ne permet pas
la moindre interaux colonies; elle ne permet font fes pas exprellions : L'affemprétation , & teiles décrête gu'il) fera à linfant nom-
>) blée nationale
pris dans fon fein, pour
> mé douze commifaires
dans les diferentes
- le- champ
> Je rendre jur
D armées )).
nommés, ,&l'af
Ces commiffaires font à Vinftant
femblée dérermine à chacun densnoninativement il faut bien avoir
le lieu de fa miffion. Certes,
cette
le, talent du commentaire. 2 pour a Saint-Doningue appliquer
loià des commiflaires mais, envoyés s'il faut le dire, laloi
par Louis Capet : officiellement Kenvoyersepublice
du2 28aoltavoitété
à Saint-Domingus.
leur miffion, ces
Après avoir ainfi caradérifé
commillaires fe
du
tAmamamin
demeurant dans celle
Nord, y
& Santhonax
de T'opprellion du peuple.
prépare le complément caraatère
des hommes
ilavoit la mefurc da libres il politique avoit la mefure du
de couleur de negres
;
dont il redoutoit
caraétère de quelques citoyens
2 28aoltavoitété
à Saint-Domingus.
leur miffion, ces
Après avoir ainfi caradérifé
commillaires fe
du
tAmamamin
demeurant dans celle
Nord, y
& Santhonax
de T'opprellion du peuple.
prépare le complément caraatère
des hommes
ilavoit la mefurc da libres il politique avoit la mefure du
de couleur de negres
;
dont il redoutoit
caraétère de quelques citoyens --- Page 151 ---
( 147 )
la popularité énergique & les talens ; & le 30 notour-à- tour P'audace & la
vembre, employant il prépare les crimes du 2 décembre
fuivant. calomnie, Pour le faire avec fuccès, 2 il fait afficher
dans
fonne le toclin fur
une proclamation,
laquelleii dit-il, circulerundécret
une prétenduefidion hommes quifait, de couleur d'être faits
portant défenfe aux
les citoyens 1 amis de la
officiers; il provoque
France, à fe réunir autour dc fa perfonne; 6,
la plénitude des pouyoirs qui lui font délépar
la nation, il a ordonné 6 ordonne 2
gués par
dit-il, ce qui Juit :
toute c/pèce de rafemblement 3
< Défendons de la commune 8 des amis de la
méme ceux
convention nationale :
aul commandant de la province
> Enjoignons
de Za garde natiodu Nord, G all commandant
des
nale de protéger la sureté publique par
nombreufes, 8 de difiper les atirous
patrouilles
pemens.
le commifiaire ration
> Il-fera informe, par 8
du
nal ciyil, contre les fauteurs difributeurs
décret, concernant les citoyens de couleur,
fauz être ordonné ce guil appartiendra 9.
pour
Quelle étoit cette faction qui fe développe aux
de Santhonax, le 30 novembre? Ce font ces
yeux mêmes hommes qui, le 29 odtobre, provoquèrent &
auprès de Ini la déportation de Blanchelande
de fes complices ; ce font Ces mêmes hommes
auxquels il a payé jufqu'alurs un tribut d'éloges 5
dans fa lettre
ce iont ces mêmes hommes que 7
K 2
il appartiendra 9.
pour
Quelle étoit cette faction qui fe développe aux
de Santhonax, le 30 novembre? Ce font ces
yeux mêmes hommes qui, le 29 odtobre, provoquèrent &
auprès de Ini la déportation de Blanchelande
de fes complices ; ce font Ces mêmes hommes
auxquels il a payé jufqu'alurs un tribut d'éloges 5
dans fa lettre
ce iont ces mêmes hommes que 7
K 2 --- Page 152 ---
(148) )
odobre, à la convention nationale, il peint
du 25 le boulevard de la liberté & de Végalité.
comme
fe
que ces vrais patriotes aient
Comment
peut-il d'attitude & de principes ?
tout-à-coup changé
décret, dit Santhonax. Sans
Il circule un faux dans fes mains la preuve matédoute il a tenu
; fans doute
rielle qui a dà: motiver cette accufation moins a-t-il
il a vu ce prétendu décret, exiftence? tout au Santhonax
la dénonciation de fon
reçu
matérielle du délit ?
a-t-il envoyé cette preuye
ftatuer
Santhonax fe réferve d'enquérir 2 pour été le
Hé bien! quel a
ce qu'il appartiendra. ? A-t-on mis en évidence
réfultat de cette enquête
fi Sanquelque preuve ? Nous ne demanderons pas d'après
thonax commiffaire de Louis Capet, avoit,
la loi du 1 28 août, le droit d'enquétir & Thomme de Atatuer lui-même. Il eft cependant vrai que
un pouvoir exécutif,
qui a créé un corps légiflatif, Yordre de lajuftice diftribupeut bien intervertir
tive.
de Taffemblée
Après avoir exécuté la diffolution d'empêcher
coloniale, 3 il importoit à Santhonax
du peuple qui, fans doute 9 auroit.
le raffemblement fur la formation d'une affemblée.
manifefté fon vceu
de fes députés a
coloniale, & far la nomination
la convention nationale.
Pour affurer fes projets, Santhonax avoit lui befoin Poeil
tenoient fur
d'écarter les citoyens qui
:
ouvert : mais ces citoyens étoient démentie. irréprochables Dans
eur popularité ne s'étoit jamais Santhonax ne pouPordre ordinaire des chofes,
it.
le raffemblement fur la formation d'une affemblée.
manifefté fon vceu
de fes députés a
coloniale, & far la nomination
la convention nationale.
Pour affurer fes projets, Santhonax avoit lui befoin Poeil
tenoient fur
d'écarter les citoyens qui
:
ouvert : mais ces citoyens étoient démentie. irréprochables Dans
eur popularité ne s'étoit jamais Santhonax ne pouPordre ordinaire des chofes, --- Page 153 ---
( 149)
voit 1cs atteindre: de grands événemens pouvoient
feuls donner place à la calomnie, & motiver leur
déportation. Sa proclamation du 30 novembre les
a développés. Santhonax dit qu'il exifte une fadiae
En effet, voilée du patriotilme. Cette proclamas
jufqu'alors tion devoit porter le trouble dans tous les elprits ;
elle devoit porter le défordre dans la fociété.
Chaque citoyen devoit dès-lors jetter autour de
lui un regard méfiant & foupçonneux.
Il dénonce la circulation d'un faux décret ten*
dant à priver les hommes de couleur des dignités
militaires. Cette dénonciation devoit dès-lors aliéner cette portion de la fociété, & provoquer les
inquiétudes des citoyens.
Il défend le raffemblement de la commune. Ces
attentat au droit du peuple devoit ajouter le fentiment de l'indignation a ceux de la méfiance &
du Il foupçon. fc réferve d'informer contre les auteurs &c
fauteurs de ce faux décret : mais ce décret n'étoit
connu de perfonne ; & le peuple 2 effrayé des aétes
arbitraires que n'avoient ceflé de commettre ces
commiffaires, devoit voir, dans. cette partic de
la proclamation, l'arrêt de profcription de tont
citoyen qui pourroit déplaire au dictatéur.
Santhonax enjoint au commandant de la province & de la garde nationale, de faire des
patrouilles nombreufes.
Ici, le peupie devoit encore voir de Santhonax la ville,
s'attribuant & la police immédiate,
de
& le commandement immédiat des troupes
K3
lé de commettre ces
commiffaires, devoit voir, dans. cette partic de
la proclamation, l'arrêt de profcription de tont
citoyen qui pourroit déplaire au dictatéur.
Santhonax enjoint au commandant de la province & de la garde nationale, de faire des
patrouilles nombreufes.
Ici, le peupie devoit encore voir de Santhonax la ville,
s'attribuant & la police immédiate,
de
& le commandement immédiat des troupes
K3 --- Page 154 ---
(1o)
de la
nationale. Ce nouvel attentat
ligne &
garde les efprits, & c'eft ce que
ne pouvoit quegiter
vonloit ce commiflaire.
commandoit - il
Mais, pourquoi Santhonax & Lachaife? Pourquoi? .e
immédiatement Lavaux
lientenantSanthonax avoit élevé Lavaux , ci-devant de la province
colonel d'Orléans, au commandement & fon comLavaux étoit fon inflrument
du Nord; Santhonax avoit nommé Lachaife, le ci-devant rôle des
plice.
du
& porté far
garde-du - corps avant roi, le IO août, au commandement
gardes, même nationale; Santhonax vouloit provode la garde même par les patrouilles qu'il faifoit
quer le peuple
de sûreté publiques Santhonax
faire, fous prétexte & cempola., en effet, ces pavouloit compofer
d'Orléans, & d'hommes
trouilles de fes dragons libres, exclufivement aux
de couleur & nègres Santhonax favoit que s'il eût
citoyens.. blancs 5 légal de la municipalité, ces
pris lintermediaire été differemment compofces, &
patrouilles auroient infpiré les craintes qui devuient
n'auroient pas
établiffoit. Santhonax peutnaître de Tordre qu'il
la diffolution des
être vouloit plus: 'il préparoit la colonie à la France. Sannoeuds qui attachent vouloient régner à Saint-Dothonax & Polverel inembre de la convention, & témoin
mingue. Un
a certifié au citoyen Page, que
Srreprochable, Polverel lai avoit dit qu'avant peu Saint-Domingne & Polverel,
feroit étrangerà la France. femblables Santhonax ouvertures, dans un
firentà Delparbès de les difpofitions de cet officier;
temps oh iis londoient
Philadelphieune retraite
ilsl'affarerent aisavoienea dans leurs projets. Ailhaud,
affirée, s'ils échouoient
n'a pas voulu être
que Monge a incarcéré, parcequ'il
, Polverel lai avoit dit qu'avant peu Saint-Domingne & Polverel,
feroit étrangerà la France. femblables Santhonax ouvertures, dans un
firentà Delparbès de les difpofitions de cet officier;
temps oh iis londoient
Philadelphieune retraite
ilsl'affarerent aisavoienea dans leurs projets. Ailhaud,
affirée, s'ils échouoient
n'a pas voulu être
que Monge a incarcéré, parcequ'il --- Page 155 ---
(151) )
Santhonax, n'auleur complice, a fitpareflavtuymais
n'eft
roit-il pas eu des intentions aufli criminelles,
moins coupable d'avoir provoqué le peuple
pas
novembre, PEE
fa proclamation calomnicufe, du3o
les circonftances extraordinaires & defpotiques
par
dontil f'accompagna.
fesréfulNous ne pouvons connoitre officiellement miniftre dela
tats que par la lettre de Santhonax, & la au difcuter. (:)
marine; nous allons la parcourir
C CITOYEN MINISTRE,
vous écris du milieu de la nuit, après fix
> Je
les ennemis de la France,
nuits bien orageufes, nombre dans cette ville, ont
qui font en grand
molefter leurs frères les
vonlu, encore une fois, hommes féroces ont profiré
hommes de couleur; ces
la
du jour de la fète qui étoit annoncée, pour de preftation de ferment des troapes arrivées de la loi France, du 4
& pour entendre la proclamation
malhéurenfe
avril, far la régénération de cette
cette
contrée. Tous lés citoyens étoient réunis pour fous
cérémonie. Des gens mal intentionnés, devenir Ec
texte que ce raflemblement powvoit en ont pris
gereux, fe font portés à T'arfenal 9
& fe font
deux cents fufils & fix pièces de canon, conleur. Les
portés fur les mulâtres & gens de ils ont tiré
icélérats ont fait plufieurs décharges :
La difcufion fur cette lettre &le récit de la jour-
(I) décembre font extraits du mémoire du citoyen
néc du 2 dont les colons & les pièces qui nous ont
Verneuil,
conftatent V'exaglitude.
été adreflées,
K 4
T'arfenal 9
& fe font
deux cents fufils & fix pièces de canon, conleur. Les
portés fur les mulâtres & gens de ils ont tiré
icélérats ont fait plufieurs décharges :
La difcufion fur cette lettre &le récit de la jour-
(I) décembre font extraits du mémoire du citoyen
néc du 2 dont les colons & les pièces qui nous ont
Verneuil,
conftatent V'exaglitude.
été adreflées,
K 4 --- Page 156 ---
(152)
car ils ont intérêt de fe défaire d'un
fur moi;
cherche
la gloire de la nation
homme qui ne
que qui me font à charge.
&1 le retour d'une profperité
les malveil-
&cles bonscitoyens;
Tairequislestroupes.
de leurs chefs ont
lans ont été mis en fuite; quatre fur le vaifleau nantois,
été faifis. Je les fais paffer dans la ville les gens
le Pacifque : j'ai fait avoient rentrer été chafics par ces
de couleur qui en
a prendre toutes les prébrigands; je continuerai
a remplir dignecautions & les mefures propres
ment ma miflion.
du milicu de
> Je vous écris, dit Santhonax, L'orage,
la nuit, après fix nuits bien orageufes. exifter
dont il vient de
ne peut
qu'au tourfond de fon coeur
par les remords,
ceiae
Pincertitude des événemens. Sa fituation,
menté par
devoit être pénible, douloureufe;
j'en conviens il n'en eft 2 pas moins vrai que, depuis le 30
mais
6 décembre, la tranquillité nocnovembre jufqu'au
aucun événement, &
turne n'a été troublée par
la fécurité fut même pouffée à l'excès, puifquiln'y coin des
eut, contre l'ufage, aucune fentinelle au
rues.
ennemis de la France,
font en grand
>>
Les
gui
encore une
nombre dans cette colonie, ont hommes voulu, de coulaur.
fois," molefter leurs frères les
les ennemis de la France font engrand
>> Oui, fans doute, dans la viile du Cap I ; mais
nombre,
fe perfuader que ceux qu'il
perfonne ne pourra
dont le civifine ne s'eft
déligne ici foient ceux
jamais démenti; que ce foit les citoyens marquans
d'une fociété dont huit jours avant il applaudiffoit
encore une
nombre dans cette colonie, ont hommes voulu, de coulaur.
fois," molefter leurs frères les
les ennemis de la France font engrand
>> Oui, fans doute, dans la viile du Cap I ; mais
nombre,
fe perfuader que ceux qu'il
perfonne ne pourra
dont le civifine ne s'eft
déligne ici foient ceux
jamais démenti; que ce foit les citoyens marquans
d'une fociété dont huit jours avant il applaudiffoit --- Page 157 ---
(153)
& les adtcs de bienfaifance ; que ce foit
la fageffe dans les journées des 18 & 19 2 ont
ceux qui, a fa voix &c ont bravé la mort, pour
accouru affurer fa confervation: 5 que CC foit des hommics dont
eftimés, confidérés même, &
généralement
été fans reproches.
la conduite a toujours
de la
hommes
ont profité du jour
> Ccs
féroces
la
duferféte qui étoit annoncéc pour de France preflation 7 8 pour
ment des troupes arrivées de La loi du 4 avril,
entendre la proclamation
contrée.
fiur la régénération de cette malheureufe
eut point de fête annoncée pour lc 2
décembre, > Il n'y ni pour les jours qui le précédérent,
Ce rafiemblement n'avoit d'antre
ni qui le fuivirent.
& embarquer les régibut que celui de défarmer de Walsh : aucunes troupes de
mens du Cap & dernièrement de France 7 n'étoient
celles arrivées
s'étoient rendues au Champau Cap : celies qui
la loi
avril, promulde-Mars, connoiffoient
du4 & faifoient partic
guée dans ia colonie le 27 mai, ferment folemnel du
des fédérés qui préterent le
démenti.
ferment qu'ils n'ont jamais
14 juiller,
cette
les
étoient réunis pour
3> Tous
citoyens
cérémonie.
en avoit aucnn, excepté Leborgne, Gi-
> Ilr n'y
par leurs pringnoux - 7 &cc. êc. recommandables
cipes liberticides & leur immoralité.
mal intentionnés, Jous prétezte que
2> Des gens
deyenir dangereux 2 fe
ce rafemblement pouvoit en ont pris deux cents
Jont portés à larfenal,
14 juiller,
cette
les
étoient réunis pour
3> Tous
citoyens
cérémonie.
en avoit aucnn, excepté Leborgne, Gi-
> Ilr n'y
par leurs pringnoux - 7 &cc. êc. recommandables
cipes liberticides & leur immoralité.
mal intentionnés, Jous prétezte que
2> Des gens
deyenir dangereux 2 fe
ce rafemblement pouvoit en ont pris deux cents
Jont portés à larfenal, --- Page 158 ---
(154)
fufls & fix pièces de canon 2 Gf font portés
Jur les muldtres e gens de couleur.
>I Leshommes de couleuravoient déjafaitp p'ufieurs fe
décharges fur les citoyens, 2 lorfque la generale de
fit entendre : quelques patriotes & beaucoup deux
matelots fe portèrent à l'arfenal, en tirèrent celle de
pièces de canon, auxquelles ils joignirent
la place d'armes, & ie rendirent, dans cet état,
au lien du combat.
> Six cents hommes de couleur fous les armes,
étoit des efclaves, & qui,
dont une grande partie
n'avoient été requis
aux termes de fa déclaration,
le chargement
qu'au nombre de cent cinquante ;
de la
des armes au Champ-de-Mars, en affeêtée préfence ; le fac
troupe, 2 de la manière la plus
commandant
rempli de cartouches, & que Lavaux,
de la province du Nord, a voulu faire paffer pour
du bilcuit : les patrouilles de cinquante hommes, les
le 30 novembre & le ier décembre, malgré
réquifitions des corps popnlaires ; les propos trop
fignifians, fans donte, 2 qu'il faifoit répandre par
eeux qui agifloient en fon nom, font des du preuves 2 eft
non équivoques que la malleureutejournée
fon ouvrage.
ailt
décharges; ils
>> Les fcélérats
fait plufieurs de défaire
ont tiréfitr moi, car ils ont intérét f de la
d'un homme qui ni2 chercie que la gloire
nation, & Ic Tctour d'unc profpérité gui me, Joxt
à cherge.
Rétabliffons les faits, &
> Quelle rodomontade?
Santhonax feignoit
lon jugera de lcur exaéitude.
alleureutejournée
fon ouvrage.
ailt
décharges; ils
>> Les fcélérats
fait plufieurs de défaire
ont tiréfitr moi, car ils ont intérét f de la
d'un homme qui ni2 chercie que la gloire
nation, & Ic Tctour d'unc profpérité gui me, Joxt
à cherge.
Rétabliffons les faits, &
> Quelle rodomontade?
Santhonax feignoit
lon jugera de lcur exaéitude. --- Page 159 ---
(155)
versles hommes de couleur;
de vouloir fc porter Verdier, ancien prevôt de
d'oi partoit le étoit feu : à fcs côtés; il fut prié par le
ma:cchanfice, tremblant & demi-mort, de ne pas
commillaire La décoration qui vons diftingue,
labandoner.
vous mct à Pabri des événemens;
lui dic Verdier,
fera diriger fur moi les
mais T'habit que je porte
faire dans cC mocoups de fufils: ce que je peux à votre demeure, &
ment, eft de vous conduire chez Rochambeau.
il P'accompagna efedivement &c pour nous fervir de
Nous croyons eliedlivement, la gloire de la nation 8
fes propres expreflions, d'une colonie que qu'il achève de détruire,
la profsérits
Zui Jont à charge.
les troupes & les bons citoyens;
> J'ai requis ont été mis en fuise; quaire de
les malveillans été
; je les fais pafer en
leurs chefs ont
faifs nantois, le Pacilique.
France fier le vaipeau
régimens
troupes vent-il parler ? Les
> De quelles
éroient témoins 2 aéteurs
du Cap & de Walsa venoit de fe paffer : il n'y avoit
mème de ce qui
cnflent été requis. Les gens
pas d'apparence fuivant qu'ils Santhonax - avoient été chaffés
de coulenr, il: nereftoit donc à fa difpofition que
de la villes da feizième régiment, une compagnie
80 dragons
un foible détachement de
de Royal - Comtois,
du régiment ci-devant
Biarn, &c une compagnie bons
dont il parle 1
Rohan-Soubife. Les
citoyens,
& ilny a
être que fes fatellites; ;
ne pouvoient
poignée d'hommes réunis,
pas d'apparence qu'une
qui eft contre
cuffent-ils été requis d'agir (ce déroute un grand
toute vérité,) aienipu mettre en
compagnie
80 dragons
un foible détachement de
de Royal - Comtois,
du régiment ci-devant
Biarn, &c une compagnie bons
dont il parle 1
Rohan-Soubife. Les
citoyens,
& ilny a
être que fes fatellites; ;
ne pouvoient
poignée d'hommes réunis,
pas d'apparence qu'une
qui eft contre
cuffent-ils été requis d'agir (ce déroute un grand
toute vérité,) aienipu mettre en --- Page 160 ---
(I 156)
nombre de malveillans qui, fuivant lui, venoient
d'expàlfer de la ville les hommes de couleur &
beauconp d'efclaves auxquels ils s'étoient joints.
leurs
ont été Jaifis dans leur
> Quatre de
chefs
fuite.
eut d'autre affaire que celle du 2. Eft-
> Il n'y
& faifis,
il croyable d'imaginer que 2 pourfuivis Santhonax : Verces chefs euffent été relachés par
arréneuil, Gervais, Fournier & Baillio ne furent
tés que dans la nuit du 6, trois heures du matin;
& c'eft les feuls qu'il ait accufes d'être les chefs
de la conjuration du 2 décembre.
fe
Verneuil, s'il
3> Mais, comment pent-il que
cût été arrêté le 2 décembre, comme un brigand,
commandant de la garde
cût été nommé 2 le 3,
nationale ?
> Il fnit fa lettre, en difant : j'ai fait rentrer
dans la ville lcs gens de couleur qui en avoient à
été chaffés par ces brigands : je continuerai
prendrétontésles précautions 8les moyens propres
2 remplir dignement ma miffion.
rentrèrent effcâivement au Cap le 6, dans
> Ils
lui demander
la matinée ; mais ne pourroit-on pas Pourquoi leur
pourquoi en font-ils fortis
6
expulfion fimulée fut-elle prolongée jufqu'au
n'ont pas, comme Santho-
> Les corps populaires
des relations
nax, la faculté d'envoyer en France
réunit
officiellcs. L'homme qui, comme Santhonax,
tous les pouvoirs, a fans doute celui d'intercepter
nous pouvons
toute correfpondance, Cependant
la matinée ; mais ne pourroit-on pas Pourquoi leur
pourquoi en font-ils fortis
6
expulfion fimulée fut-elle prolongée jufqu'au
n'ont pas, comme Santho-
> Les corps populaires
des relations
nax, la faculté d'envoyer en France
réunit
officiellcs. L'homme qui, comme Santhonax,
tous les pouvoirs, a fans doute celui d'intercepter
nous pouvons
toute correfpondance, Cependant --- Page 161 ---
(157)
certitude; & fi
rétablir les faits avec quelque il n'oferoit les démentir.
Santhonax étoit préfent,
des officiers des troupes de
>> La majeure partie forcés de
leur régiment;
ligne avoient été
avoient quitter nommé à quelRochambeau & Santhonax
de ces places : mais ce qui va paroitre
ques-unes
c'eft
ces
furent
fans doute étrange 2
que
ou places le manque
portées au complet dans un temps
de numéraire étoit tel, que le prêt même ne pouvoit être donné à la troupe, & que le peu d'argent
étoit verlé dans la caiffe, fervoit uniquement
qui
des
chefs; c'eft qu'il y
au payement
principanx étoient. réduits à une feule
avoit des baraillons qui
dies officiers excompagnic, & que le nombre
c'eft
cédoit de beaucoup celui des foldats ;
que
cette marotte ne fut employée que pour y placer. dont
d'emblée des protégés, hommes de couleur, être
la liberté de quelqucs - uns pourroit même
conteftée.
du
& celui de Walsh, aux-
>) Le régiment d'cn Cap recevoir en vertu de la
quels il fut propofé
all nouveau commifloi du 4 avril, répondirent
les haranfaire des guerres auditeur Leborgne, qui
dans
cette loi avoit été promulguée
guoit 2 que
d'après l'arrêté del l'affemblée colotoute la colonie,
avant l'arrivée
niale, du 27. mai, & long-temps la fédération du 14
des commiflaires civils 5 que les hommes libres, &
juillet, la réunion de tous
laiffoient rien
le ferment qu'ils avoient prété, foumiflion ne
a la loi;
a défirer pour prouver les leur recevoir comme foldats,
qu'ils étoient prêts a
du temps &
& qu'ils obtiendroient, comme eux,
ée colotoute la colonie,
avant l'arrivée
niale, du 27. mai, & long-temps la fédération du 14
des commiflaires civils 5 que les hommes libres, &
juillet, la réunion de tous
laiffoient rien
le ferment qu'ils avoient prété, foumiflion ne
a la loi;
a défirer pour prouver les leur recevoir comme foldats,
qu'ils étoient prêts a
du temps &
& qu'ils obtiendroient, comme eux, --- Page 162 ---
(1;8)
de leur bonne conduite, la nomination
d'officiers. Cette reponie
d ferme aux places
de ceux qui avoient lage des intérêts ne fut pas
l'on va voir ce
differens,
EER
de
qu'iis mirent en ulage pour fe
venger
cette réfitlancc.
> Les foldats nignoroient pas les bruits
& qui étoient tellement accrédités,
les publiés,
lâtres & negres libres difoient hautement que
murues 2 que chacune des places qu'ils obtenoient dans les
les grades inférieurs leur coûtoient
dans
tugailes.
cinquante por-
>> Le Ier décembre, la proclamation
du 30 novembre eft aflchée à huit incendiaire heures
matin. Santhonax interdic le club, redouble les du
patrouilles des hommes de couleur, qui, depuis la
veille, fe promenoient dans la ville, armés de la
manière la plus affectée, &
de piftole:s à la ceinture. Ce ayant pluficurs paires
lon en entier y fut employé. jour-la, le batail-
> Les citoyens blancs, allarmés d'une chofe auffi
nouvelle, en portèrent leurs plainres à la municipalitré, qui dépura plafieurs fois, 2
au près de Santhonax
inurilemeuc,
patronilles qui allarmoient , poar ies faire rentrer des
trouilles
&
citoyens. Les pacontinuérent, Santhonax s'empare de
de 130,000 livres, qui fe trouvoient dans la caifle
bienfaifance, de la fociété des amis de la convention nationale. Le premier jour de fon
véc, il s'étoit parcitement faifi d'une fomme arri- de
dix-huit mille livres, fur trente mille,
pofoient le ieul numéraire du tréior qui fournif- comfoit à la folde de l'armée.
qui
. Les pacontinuérent, Santhonax s'empare de
de 130,000 livres, qui fe trouvoient dans la caifle
bienfaifance, de la fociété des amis de la convention nationale. Le premier jour de fon
véc, il s'étoit parcitement faifi d'une fomme arri- de
dix-huit mille livres, fur trente mille,
pofoient le ieul numéraire du tréior qui fournif- comfoit à la folde de l'armée.
qui --- Page 163 ---
(159)
du > Dèslea, à fix heures du
Cap, ce qui reftoit du
marin, 'le régiment
un Peloton de
régiment
Béarn, & les dragons Royal-Comais du
régiment, de Mars 7 reçurent ordre de, fe rendre Seizième
; à peine y
au
cens
hommes
furent-ils rendas Champ
ou
, tant mulâtres,
2 que fix
non libres 2 armés de fufils que & nègres libres
fortirent de leurs cafernes
de piftolets 9
en face du terrein
2 & furent fe placer
de leur faire charger qu'ils les occupoient ; l'on affeda
troupes, qui étoient fans armes, en préfence des
triotes, qui s'y trouvotient, cartouches; quelques pagibernes des hommes de couleur iemarquant que les
garnies, crièrent à la trahifon, 2 en ctoient
répandic aufli-tôt dans
& le bruit s'en
cipalité fe
toute la ville, La muniplein, & porté tran/porta au Champ de Mars. Un fac
homme de couleur par un nègre, fut arrêté;
Lavaux,
2 cher da fixième, Cairou,
le réclamèrent; commandant de la province du bataillon;
que l'on portoit comme un fac plein de Nord,
cette réclamation, aux hommes de couleur bifcuits ; malgré
citoyen Picard, 2 officier l'onverture en fut faite par le
ce jour-là, qui le trouva municipal, en foncions
mais de 87 paquets de cartouches. empli, non de bifcuits, 2
> A peine les différens
triotiques
pelotons des
furent
commençoient-ils à fe réunir troupes paattaqués Par les hommes de
2 qu'ils
cri: aux armes 2 fe fir entendre; la couleur. Le
battue; &
les hommes de couleur
générale fut
ceux des blancs qui fe trouvoient firent une charge,
tèrent ; d'autres f rendirent à à portée ripofTarlenal, & en
pli, non de bifcuits, 2
> A peine les différens
triotiques
pelotons des
furent
commençoient-ils à fe réunir troupes paattaqués Par les hommes de
2 qu'ils
cri: aux armes 2 fe fir entendre; la couleur. Le
battue; &
les hommes de couleur
générale fut
ceux des blancs qui fe trouvoient firent une charge,
tèrent ; d'autres f rendirent à à portée ripofTarlenal, & en --- Page 164 ---
(180)
tirerent deux pièces de quatre, 2 qu'ils
au lieu de Tattaque; ces pisces furent conduifirent
après Tadion, d'une troifième
augmentées, a
d'armes & menée à la
7 prife fur la place
décharges furent faites rue les cfpagnole ; plufieurs
contre les foldats du par
hommes de couleur
fieurs d'entr'eux furent régiment tuds
du Cap, &
cafernes ; le
aux fenêtres de
fs
nombre des blancs
hommes de couleur fe retirérent augmentant, &
les
maitres du pofte de la foisète
ferendirent
térans des troupes
2 gardé par dix véles deux pièces qui patriotiques. Sy trouvoient Alors, ilsbraquérent
Elpagnole, & le moment
2 dans la rue
dans la rue Saint-Louis, d'après, en conduifirent
fois contre les
une, qui fut tirée deux
la rue Efpagnole. citoyens Les blancs, ainfi que celle de
lerie d'une pièce de citoyens ripoftérent d'artilhommes de couleur quatre à fe 5 Ce qui détermina les
Bientôt
réunir tous à la foisète.
faifant leur retraite 2 ils emmenèrent
enx, une partie des chevaux
aveç
& prirent le pofte Belair qui étoient en vente, 2
la ville. Cinquante
2 qui, commande
régiment ci-devant dragons &x cent hommes du
à la folsète,
Rohan-Soubife, 2 fe portèrent
de
ayant Lavaux à leur téte ; les
canon y furent ramenées, & le refte pièces de la
journée fe pafla en députation,
> Le brave d'Atlas, colonel du régiment du
dès le commencement de l'adion, le
Cap,
les hommes de couleur; il
porta parmi
cours 2 de les faire rentrer s'eflorça, dans le devoir par fes difleur remontrant qu'ils étoient
2 en
& qu'ils fe perdoient aux yeux trompés, de la nation. 2 féduits Ses 9
repréfentations
& le refte pièces de la
journée fe pafla en députation,
> Le brave d'Atlas, colonel du régiment du
dès le commencement de l'adion, le
Cap,
les hommes de couleur; il
porta parmi
cours 2 de les faire rentrer s'eflorça, dans le devoir par fes difleur remontrant qu'ils étoient
2 en
& qu'ils fe perdoient aux yeux trompés, de la nation. 2 féduits Ses 9
repréfentations --- Page 165 ---
(161 )
repréfentations ils fe
furent inutiles, 2 &, au moment
retiroient, 2 il reçut, au milieu
où
charge qui lui fracaffa le
d'eux, une détique à les côrés, Dalban, pied, tua fon domefment, càt fabi le même major du même régife fuc cabré dans le
fort, fi fon cheval ne
moment.
C Cene fut que de cet inflant
T'intrigue fut découverte ; la
qu'une partie de
que Tordre avoit été donné municipalité conftata
vaiflean de l'Etat PAmérica, all commandant du
civil Santhonax, d'avoir à par le commiffaire
mens de Walsh & du
& y recevoir les régid'avoir à tenir prêts Cap; au canotier d'Aftas. ;
qui font à fa
tous les canots & accons P
bord. Cet ordre, difpofition donné 2 pour les tranfporter à
à Tinfcu des
pulaires 9 dans un temps où
corps
troupes envoyées par la
prefque toutes Tes
mourantes, , ou hors d'état mére-patrie, mortes ou
colonie d'autre
d'agir, ne laiffoit à la
vouemènt de fes efpoir, que le courage & le détous les temps, ont corps bien acclimatés mérité 2 qui , dans
d'elle.
La difcuflion du
au miniftre, a donné rapport la mefure que fait Santhonax
les aétes antérieurs de
de fa véracité;
fes
Santhonax atteftent fon
- 9
immoralité, principes, fon
détails qui viennent d'être
delpotifme 1 & les
par des témoins, dont le civifme préfentés, font fournis
ne furent jamais équivoques.
& la véracité
miffaires
Depuis que les comexerçent une févère inquifition fur les
corre/pondances, il n'eft plus
preuves officiellement fournies poflible d'avoir des
litespsigeeu-mtimer
par les corps popuvégètent fous l'opprellion.
L
ennent d'être
delpotifme 1 & les
par des témoins, dont le civifme préfentés, font fournis
ne furent jamais équivoques.
& la véracité
miffaires
Depuis que les comexerçent une févère inquifition fur les
corre/pondances, il n'eft plus
preuves officiellement fournies poflible d'avoir des
litespsigeeu-mtimer
par les corps popuvégètent fous l'opprellion.
L --- Page 166 ---
(162:)
vouloit Santhonax vouloit régner ftr les
il
Il donne affeoirfon autorité > fur leur mulatres;
la mefure de leur
ignorance.
lui & fes collègues écrivoient moralitédansla à la convention lettreque le
odobre dernier: ( la
25-
>
majarifédeicitoyens decouleur
efpeu inflruite; ils
> fans le Javoir, les intéréts époufoient des aveuglement, S
> France. Partout
ennemis de la
>
odluurcaufetriomg
lifne étoit reflauré,
hoit,lerayan
>>
détruit..
La lesousernenent populsire.
s entre le gouvern:mant connivince e les révoltés. étoit évidente,
D cin décorés des ordres du
Cet-
* cocarde blanche, ne parlent roi, de parés de, Let
>> comme d'un objet
la liberte, 9ue,
) leur. prife d'armes ards-acceflirs : ils veulent aux caufes de
> ils, NOTRE BON ROI LOUIS venger, > difentD le remettre fiur le
XVI;s veulent.
> tombe entre leurs mains trônes malheur a celui yui
> liberzés, iZ eft haché
2 avec le lgne de L.t.
> defireté que pour lz fans. mijéricorde ; iny a
3)
che. LES OFFICIERS- cocarde's lécharpe blan-
> NELS ET AUTRES OFFICIERS CÉNÉRAUX, LES COLO-
)
DE L'ANCIEN
RÉGIME, PEUVENT ALLER DANS LES
>> DES RÉVOLTÉS, ILS Y SONT IDOLATRÉS CAMPS
Santhonax vouloit regner par -P'exil des
>
gimens de Walsh & du Cap dirigés
régi- de
meilleurs principes 9 que dans ie
par ou des
officiers contie-revolitionnaites 7 bannis terps de léur
corps ? trompoient leur patriotifnie t ces deux
régimens étoient les feuls faits atr'climats deftructeur de Saint-Domingue.
loit régner par le meurtre Santhonax, enfin, voupatriotes.
ou Pexil dés meilleurs
JtL
-P'exil des
>
gimens de Walsh & du Cap dirigés
régi- de
meilleurs principes 9 que dans ie
par ou des
officiers contie-revolitionnaites 7 bannis terps de léur
corps ? trompoient leur patriotifnie t ces deux
régimens étoient les feuls faits atr'climats deftructeur de Saint-Domingue.
loit régner par le meurtre Santhonax, enfin, voupatriotes.
ou Pexil dés meilleurs
JtL --- Page 167 ---
(M163)
h d,es deftins qui veillent fur
T'aiil ciuirvoyant d'mn peuple, nourri Sime-Deningues
ans, au niieu des torches & des depuis trois
Sauchonax courage des cinoyens, firent avorter poigmards,ie fes
Pric alors de nouvelies
dedicins.
déceapbre lorfque le retoar des mefitres; & le
coulcur au fcin de la
hommes de
nuits plus' calmes,
ciré, laifloic clpérer des
manitelé le plus de 2 quatre des patriotes quiavoiene
neclurnemont 1: arrêtés courage &
& de reditude, furent
virei pour être
jettés aur fond.d'un naenvoyés en France.
I.impocee ici de favoir quielle fut
Santhonasy à. l'égard de
l'attitude de
copmplices, & quelle fut on Blancheiande attitude enc derfes
patriotesy fes. viéimes.
à l'égard des
dec
Lorique Santhonax & Polverel
Sam-Doningue, detix partis bien arrivèrent à
contrein sévolutionnaires,
prononcés , les
couleur & nègres libres & 2 forts des hommes de
les parriotes,
non libres
langoient 2 forts de' leur propre force, révoltés, fe &c
depuis deux. ans, par une lutte égale, baSix millegaries nationags
Cix
T'equilibre en faveur : des arrivent, & rompent
corps populaires &les citoyens patriotes. Alors les
cris da dspontation : de Blanchelande demandent à
complices 3k les principaux
& S les
ment; font déportés, Mais. agens du gouverneSantbonasnt Alans cette
luivons Polverel &
& 1 nons verrons comment importante conjonéture,
comment
Blanchelande
Cambeforr, comment Touzard lut.meme, & leurs
L
T'equilibre en faveur : des arrivent, & rompent
corps populaires &les citoyens patriotes. Alors les
cris da dspontation : de Blanchelande demandent à
complices 3k les principaux
& S les
ment; font déportés, Mais. agens du gouverneSantbonasnt Alans cette
luivons Polverel &
& 1 nons verrons comment importante conjonéture,
comment
Blanchelande
Cambeforr, comment Touzard lut.meme, & leurs
L --- Page 168 ---
(164)
la faculté de
fubalternes, ont a Saint-Domingue, a leurs affaires i
trois jours 2
vaquer 2 pendant
leurs meubles, 2 leurs
comment ils emportent comment ils font libres
effets & leurs papiers ;
feulement de fc
de leur perfonne, à la charge
dans le délai EN
fenter a la fuite de la convention, de leur débarquement en
mois, à compter du jour
France.
2 au contraire, font faifis pendant
Les patriotes 2
dans le myftère ; les fcellés
la nuit ; embarqués leurs effets ; toute communicafont mis fur tous
avec leurs parens 7 leurs
tion leur eft interceptée les autorités conftituées , qui
amis, même inutilement avec
leur liberté, & qui ne peuréclament
jufqu'a eux, pour leur tranfmettre
vent pénétrer de civifme. Dès leur débarquement
des atteftations
dans les cachots, & le
en France, ils font jettés femble partager, par une
miniftre de la marine
du commiflaire.
inertie criminelle, le delpotifime
demander à ce commifMais ne peut-on pas devroient avoir motivé les
faire les preuves qui fait exécuter?
déportations qu'il a
déportés, fontaccufés d'avoir
Les quatre premiers évènemens du 2 décembre, d'avoir
provoque les
révoltés contre la loi.
commandé des citoyens délit
& d'un délit
Certes, les preuves d'un
manquer public , fi ces faits
tel que celui-la, ne peuvent témoins 2 . qui n'ont
font exaéts. Hé bien! quatre de marcher d'accord
pas même le bon elprit dépofent dans cette impor:
dans leur déclaration,
fontaccufés d'avoir
Les quatre premiers évènemens du 2 décembre, d'avoir
provoque les
révoltés contre la loi.
commandé des citoyens délit
& d'un délit
Certes, les preuves d'un
manquer public , fi ces faits
tel que celui-la, ne peuvent témoins 2 . qui n'ont
font exaéts. Hé bien! quatre de marcher d'accord
pas même le bon elprit dépofent dans cette impor:
dans leur déclaration, --- Page 169 ---
(15; )
tante affaire; & ces témoins font,
chaflés corps Lachaife, & trois fatellites Tex-gardecduc du
de la fociété des amis de la defpotifme,
nationale, & dénoncés, dès-lors, à
convention
Santhonax,
& Les moins autres intéreflans déportés ne font pas moins connus
le II
que les quatre premiers &
vention janvier 9 Sanchonax ofe écrire à la con- ;
3) fivement nationale: les déclarations uje vous ferai pafer FiuccefD délit. >
qui conflatent leur
Si le délit eft conftaté,
envoyer la preuve ;s'il ne 2 l'eft pourquoi ne pas en
déporter ? S'il exifte des
pas, pourquoiles
ne les pas envoyer? Donner déclarations, 2 pourquoi
T'atrocité de cette mefure, un développement à
force.
2 c'eft en atténuer la
La dilgreflion néceffaire au
évènemens du 2 décembre développement des
perdre T'enchainement des idées : a peut-être fait
actes arbitraires de Santhonax & réfulrantes des
réfimé général de leurs opérations Polverel : le
cours.
en rétablira le
les Santhonax, mefares; vaincu le 2 décembre, prit denouvelqui étoient le fort parles déportations des patriotes,
s'entoura des hommes fanalrérolutionnaire de couleur des ciroyens, il
plus exclufivement
& nègres libres,
& par fa prociamation encorequiln'avoit du 16
Eitjefqualors
e autorifons M. le
décembre 2 il dit :
D fix compagnies gouverncur-Senéral, à former
franches, a de cinguante homnes
L 3
le 2 décembre, prit denouvelqui étoient le fort parles déportations des patriotes,
s'entoura des hommes fanalrérolutionnaire de couleur des ciroyens, il
plus exclufivement
& nègres libres,
& par fa prociamation encorequiln'avoit du 16
Eitjefqualors
e autorifons M. le
décembre 2 il dit :
D fix compagnies gouverncur-Senéral, à former
franches, a de cinguante homnes
L 3 --- Page 170 ---
(:66 )
e Gikacuneis pris parmi les
> G négres libres.
citayens de coulerr
> Lorganijation de cCS
>> nemination des
compagnies - & ia
yn M. le gourirneur-ginénal. offciers 1 appartiendront 2
K Lz moitié des officicre des
7 fera prife parmi les
fiz de compagnics
>) ligne >.
gfeiers
troupes de
Et Ces difpofitions font motivées fir ce
Findifierence apathique de la
des
que
&i la mauvaife valonté de
plupart
citoyens,
mettent pas de compter 'affez quelques fur la autres, ne pernale
garde natioEf-ce fadentaire, à Santhonax pour foulager la troupe de
à faire aux
ligne.
un pareil reproche ? Des hommes citoyens colons
facrifice de leurs propriérés,
qui ont fait le
avec le defpotilme
plurôt que de compofer
puis trois ans
contre lequei ils luttent deQuelsu'tin dira-t-il 2 peuvent-ils étre accufés d'apathie ?
plus méritée
que Tinculparion eft d'autant
ioufeription 2 que faire Santhonas. avant ouvert une
fenta que quinze pour colons une fortie, il ne fe préParce
blancs ? Mais pourquoi d
laiffoit les que depuis quatre mois, Santhonax, 2
troupes fe confamer dans
qui
defrudive encore que les
Tinertie, plus
n'avoi: fait aucun
fatigucs de : la guerre.
Parce
mouvement combiné,
que Santhonax, à certe
Pourquoi
entouré des compagnies franches époque 1 s'étoit déja
couleur & nègres libres.
d'hommes de
Mais. enfin, fi Santhonax. vouloit
force armée, toujours aétive
former une
2 pourquoi ne com-
2
troupes fe confamer dans
qui
defrudive encore que les
Tinertie, plus
n'avoi: fait aucun
fatigucs de : la guerre.
Parce
mouvement combiné,
que Santhonax, à certe
Pourquoi
entouré des compagnies franches époque 1 s'étoit déja
couleur & nègres libres.
d'hommes de
Mais. enfin, fi Santhonax. vouloit
force armée, toujours aétive
former une
2 pourquoi ne com- --- Page 171 ---
( 167 )
pofer ces compagries fianches, que d'lommes de
couleur & negres libres ? Si Santl.onax
desintentions perfides, auroit-il donné n'avoit eu
blancs une exclufion qui devoit
aux colons
provoquer la méfiance, 2 la haîne & néceffairement le foupcon?
Il eft bien pénible d'avoir toujours à faire des
cicten; rédexions delagréabies, pour une portion de la fomais ces réflexions dérivent
des faits; & leur manifeltation eft néceffairement
HD
indifpenfabic.
Santhonax & Polverci avoient
expreffe,
2 pour miffion
2 l'exécution de la loi du 4 avril.
avons vu que. 2 loin d'appliquer à
Nous
la portion de cette loi relative Saint-Domingue aux
daires, 9 ils avoient diffons toutes les autorités, corps popu- &
s'étcient failisde tous les pouvoirs qu'ils
par eux, ou par la corporation qu'ils exerçoient avoient
créée 2 fous le, nom de commiffion intermddinire. De méme, ilsavoient conflamment tenu les
hommes de couleur hors de la garde nationale.
84 La viile du Cap étoit divifée en douze
&c la garde nationale formoit
feétions. 9
de divifions.
un égal nombre
leur &
D'après la loi, les hommes de couvice
nègres libres auroient dû faire leur férmilitaire 2 chacun dans leur feétion : Blanchelande ne voulut jamais le permettre 9 & Santhonax & Polverel-ont marché d'après les mêmes
erremens. En effet sla falion des hommes de
&
couleur
negreslibres. 9 dans la garde nacionale. auroit déjoucleurs cicté
projets; cette portion intéreffante dela fon'auroit plus été une péculation contré-ré-
nègres libres auroient dû faire leur férmilitaire 2 chacun dans leur feétion : Blanchelande ne voulut jamais le permettre 9 & Santhonax & Polverel-ont marché d'après les mêmes
erremens. En effet sla falion des hommes de
&
couleur
negreslibres. 9 dans la garde nacionale. auroit déjoucleurs cicté
projets; cette portion intéreffante dela fon'auroit plus été une péculation contré-ré- --- Page 172 ---
(168 )
volutionnaire ; parce qu'elle auroit
teinte, 9 les moeurs & le caraétère de pris alors la
nationale. Sanchonax &
la garde
bataillon diftiné, qu'ils Polverel en formèrent un
voulant fe l'attacher & l'ifoler tenoient de la caferné : mais
manière plus pofitive, ils en formèrent fociéré, d'une
pagnies franches.
des comL'article II de la
nombre a fix compagnies proclanation, en réduit le
autant que Santhonax, ; mais l'homme qui
fouffert
n'auroit, fans doute, ofe,
diférens qu'on comptât avec lui; & bien-tôt, 9 fous pas
prétextes, 9 ces
venues l'alyle des hommes corporations feroient derévoltés. Nous ne parlerons non libres, féduits Otl
régime ; ils ne pouvoient pas des vices de leur
de Santhonax, qu'un
être, entre les mains
focicté,
inftrument oppreffeur de la
dans Jufqu'ici, fa
nous avons vu Santhonax
le fyftéme carrière politique, & le fyftême parconrir, civil, &
dans la partie militaire; des
il faut bien le fuivre encore
du premier décembre, finances. Il profita des défordres
de la caiffe de
pour fe faifir des I 130,000 L.
amis de la convention bienfaifince 9 de la fociété des
effai de fes talens
nationale; ce n'étoit
for une plus
2 & bien-tôt nous allons le qu'un voir
grande fcène.
L'affemblée
de fon exiftence, coloniale, n'étoit dans les derniers jour
ques intrigues 9 &
plus que le jouet de queiSauthonax & Polverel linfrument la
du gouvernemer
de crife, ox lui firent
faifirent dans cet é1 4n
voter un emprunt annt
aE
V3T
V
ens
nationale; ce n'étoit
for une plus
2 & bien-tôt nous allons le qu'un voir
grande fcène.
L'affemblée
de fon exiftence, coloniale, n'étoit dans les derniers jour
ques intrigues 9 &
plus que le jouet de queiSauthonax & Polverel linfrument la
du gouvernemer
de crife, ox lui firent
faifirent dans cet é1 4n
voter un emprunt annt
aE
V3T
V --- Page 173 ---
(169 )
& forcé, du quart des revenus, payable n'avoit pendant rien
quatre ans : Timpôt, cn lui-mme,
étoit une
d'immoral ; mais le mode de perception au gouroue d'agiorage. Ce projet far préfenté refufa fon approverneur Defparbes; & Delparbes déjoués, osèrent lui faire
bation. Les commiflires, livres,
fa fignature : Defparbes,
offrir 66,000
la poar propolition, & le projct fut
indigné, repouffa
rejetté.
Defparbès ne fiut plus, la comMais lorfqne
vota le même impôt, &
miflion intermédiaire
donna
Rochambeau, moins honnête que Delpatue,
fa fignature.
Santhonax agitoit le Nord ,
Mais pendant adroit, que & tout auili perfide, traPolverel, & plus TOueft & le Sud. Piacé fur un théâtre
vailloit
& prenoit en effet,
différent, il devoit prendre, Si la ville du Cap, doune autre phyfionomie. laiffoit aux fpéculations
ninée par Tariftocratic, 9
vafte, le Port-aude Santhonax, 2 un champ d'enfemble; plus
& fi SanthoPrince préfentoit plus
violens, Polverel emnax employoit dintrigue. des moyens C'eft ainfi qu'il empécha
R2E ia
desaflemblées primaires, qu'avoit
du
RENAIDE
Port-au-Prince;
voquées la municipalité les
de ligne & les ciquil chercha à divifer chercha troupes à les mettre, les uns
toyens; c'eit ainfi qu'il
de couleur.
& les autres, en oppofition aux citoyens
Telle étoit l'attitude de Polverel, dans P'arrêté les pro- de
vinces de l'Oueft & du Sud, lorfque Pétabliffela commifion intermédiaire 1 portant à titre de
ment de Tinpôt du quart des revenns.,
voquées la municipalité les
de ligne & les ciquil chercha à divifer chercha troupes à les mettre, les uns
toyens; c'eit ainfi qu'il
de couleur.
& les autres, en oppofition aux citoyens
Telle étoit l'attitude de Polverel, dans P'arrêté les pro- de
vinces de l'Oueft & du Sud, lorfque Pétabliffela commifion intermédiaire 1 portant à titre de
ment de Tinpôt du quart des revenns., --- Page 174 ---
(170) )
Polverel prét, fut connu dans ces deux provinces. Alers
capitula aveclcs colons, reçut des contribetianseolontaires, &, par fes
des
décembre. ii défendit
prociamations
la perception de
l'exécution de cetiarrété, &
mifesà fa diétature. l'impôr, Mais dans les provinces loules
bientôt on le verra
cetimpôt
armes à lai main, après
exiger
prodnit de cette capitolation.
avoirreçu lc
La vilie du Cap fut toujours l'entrepôt
de.prefque foit
toute la colonie; c'étoit-là général
la plus grande partie de fes denrées que fe verSanthonae, qui régnoit dans cette ville, fe' ; &
déja riche du quart des revenus
croyoit
toutes
qu'y verfoient de
mation parts de 9 les trois provinces. Mais la
le charme de Polverel vint détruire, en un proclafon illefion , & diminuer des inflant, neufdisiemes, la fource de fes richefles.
du Ses regrets font exprimés dans fa
22 décembre.
proclamation
(6 Ia fation 6 Tarmée
S dit-il, les hépitaux n'avoient manguoient de tout 9
9 riande fraishe ; les malades ni borillon,ni
> naniére efrayante 2 6 les loix périfoient di
d'une
wde Thumanité; nous
devoir e
>> lcs remedes à tant de ordonnoient de chercher
> Isen préfentoit ILI2 maux.
>
feul; e Za commilion
iniermidiaire, APRÈS EN
> AVEC NOuS.la
AVOIR CONFÉRÉ
> Ic projet de
acopté. Ele a fait revirre
>> il a cté
l'empruat du guart des revenus;
difeuté, arrêté e
> Epprobation du
revétu de fitirs, de
> méme été exécuté dans gomerngur-ginénal; il a de
> dijà le commencement pluficurs paroifes, 6
d'excution, cn prepanant
S EN
> AVEC NOuS.la
AVOIR CONFÉRÉ
> Ic projet de
acopté. Ele a fait revirre
>> il a cté
l'empruat du guart des revenus;
difeuté, arrêté e
> Epprobation du
revétu de fitirs, de
> méme été exécuté dans gomerngur-ginénal; il a de
> dijà le commencement pluficurs paroifes, 6
d'excution, cn prepanant --- Page 175 ---
(n7r)
> des fitccés aulx hommes
>> de Saint-Dantngre. libres, afferait le falue
27 D.ans ces circonfances, suclie a di étre
>> ferprife -. en apprenant QUJE L'UN DE notre
9) COLLEGUES A ÉLEVÉ DES DOUTES
NOS
) COMPÉTENCE DE LA COMMISSTON SUR LA
s MÉDIAIRE, DU
INTER-
>) DE NOUS, pour ODUBENRUR-GENARAL forcer L'egaifme 6
ET
> rence à concourir, ayec les habitans de Tindife-
>> volonté, a la reflauration de la colonie ? bonne
> ne craignons pas de
Nous
> DU COMMISSAIRE Laferer 2 LA RELIGION
CIVIL A ÉTÉ
>> ET SES BONNES
SURPRISE,
>
INTENTIONS, ABUSÉES,
lorfque, fans nous offrir le moindre
> cement , pour les refources quil
rempla-
> fendu la perception de la
ote, il a dé-
>>
dans les provinces du Sud Jubvention & de
du quart
> Jes proclamations des
POuef, par
I2 e 14 de ce mois.
> Cependant , COMME LES
>> NÉS pourroient cn conclure MAL-INTENTION-
>> doit egalemint celfer dans Z.z que celte perception
>) nous déclarons
les
partie du Nord,
>> miffiire
que
proclamations du comPolverel, ne touchent en
>> PROITEXCLUSIF
rien A U
QUI EST
>)
ATIRENUÉ,POUR
CETTEPROVINCE, 9 AU
> Y RÉSIDE.
COMMISSAIRE QUI
> Aces caufes, le commifaire national-ciril.
9 après avoir pris ledure des proclamation:
> données all
Pori-an-Prince 5
le
n faire national-civil, Polverel, par les 12 & commif de
> cE moiss par lefquelles il défend,dans 24
les.pro-
ent en
>> PROITEXCLUSIF
rien A U
QUI EST
>)
ATIRENUÉ,POUR
CETTEPROVINCE, 9 AU
> Y RÉSIDE.
COMMISSAIRE QUI
> Aces caufes, le commifaire national-ciril.
9 après avoir pris ledure des proclamation:
> données all
Pori-an-Prince 5
le
n faire national-civil, Polverel, par les 12 & commif de
> cE moiss par lefquelles il défend,dans 24
les.pro- --- Page 176 ---
(1 172 )
> vinces de rOuep & du
> la fubvention
Sud, Za perception de
> ordonne ce gui extraordinaire, fuit:
2 a ordonné 6
ARTIC L E P R E M I E R.
e Les arrétés de la
D des 7 & 18 novembre commifion
>
intermidinine;
fement de la
dernier, portant établif
> prouvés par le fubvention extraordinaire, 7 e ap3> feront exécutés gouverneur-général felon
& par nous,
> LA PARTIE DU NORD, leur forme 6 teneur, DANS
D II Les
9 pourront avoir exportations licu
de cezte province ne
>
du
que par les ports du Fort-
>
du
Dayphin,
Cap,
Môlc,
Port-de-Pair & du
> III
à
s midiaire les Renyoyons
la commiftion inter-
> nir e empécher moyens à prendre 2 pour préve-
> jettes à la
l'écoulement des denrées
>
rOuefi.
fubvention 2 par la province Ja- de
>> REQUÉRONS le
> la main à fon ezécution gouserseur-géniral, de tenir
>.
de La fation, l'armée & les
tout. Voilà le prétexte hopitaur, de la
3 manguoient
miflaire ! Oui, certes la
rapacité du comhopitauz
3 fation, Parmée 6 les
bien convaincu manguoient de
de tout : & Santhonax,
fociété 2
cette vérité 2 fupprime une
foient, tris-patriotique, dont les membres faichaque mois 2 dans une caide de bienfai- --- Page 177 ---
(173)
verfement de foixante mille livres. Il
fance; un
fociété dont les membres s'étoient
une
& fournifloient en effet 7 le
à fournir 2
les alimens & les vêteSUFI
logement, les remèdes, douze cent foldats malades ou
mens à plus de
fociété, dont il failit la
bleflés. Il fupprime une riche de cent trente mille
caifle de bienlaifance,
livres.
s'être appliqués la loi du II août, contre
Après
de celle du 28 du même mois;
le voeu pofitif
leur
du 27 fep9
Après avoir par
proclamation en lui failant
le
tembre, 2 paralyfé
gouverneur aucunsmouvemens
défenfe de faire faire aux troupes
en foufansleur réquifition; après l'avoir armée paraliyfé, à leur réquimetant lesindividus de la force
fition direête & immédiate ;
leur proclamation du I2 OCAprès avoir 2 par la diffolution de l'affemblée
tobre, fait exécuter
adminiftratives &c des
coloniale, des aflemblées
municipalités;
avoir créé, contre le'voeu de la loi,
Après
ariftocratique de douze individus,
une commiffion
moitié blancs 2 moitié de couleur ;
avoir nonmé & choifi la moitié de cette
Après
commiflion 3
faculté de faire des
Après lui avoir attribué la
;
loix, fous le bénéfice de ieur approbation
avoir pris des mefures pour empècher la
Après
des affemblées
formation des aflemblées primaires,
, contre le'voeu de la loi,
Après
ariftocratique de douze individus,
une commiffion
moitié blancs 2 moitié de couleur ;
avoir nonmé & choifi la moitié de cette
Après
commiflion 3
faculté de faire des
Après lui avoir attribué la
;
loix, fous le bénéfice de ieur approbation
avoir pris des mefures pour empècher la
Après
des affemblées
formation des aflemblées primaires, --- Page 178 ---
(174)
adminifiratives, mination
de l'affemblée coloniale
des députés a laconvention & la no3
Après avoir, au mépris de toutes
fur-tout de celle du 28 août
les loix,
leur proclamation du,
dernier, nommé, par
au gouvernement de 27 odobre, Rochambeau
Saise-Doningne,
Aprés avoir provoqué
du Cap, en
Finfurredion de la ville
calomnie & la didentianr, méfiance
le 30 novembre, la
voquant les hommes de entre les citoyens; en
en s'appliquant la
couleur contre les
police
SCROs
& le- commandement
immédiate de la ville,
ligne & de la garde immédial des troupés de
nationale;
Après avoir déportés les
par leur patriotifme & ieur citoyens les plus connus
énergie;
Après avoir provoqué
revenus, fous un mode deftructeur Timpor du quart des
économique ; après s'être
de tout ordre
des moyens de prélever divilés fur le choix
farer les
cet impôr, & de pref
colons, par leur
T4 &c,22 décembre;
proclamation des 12,
Après avoir formé des
d'homnmes de couleur 8c. corporations armées ,
des colons
nègres libres, exclufives
de la fociété blanes, pour ilolerles hommes de couleur
effenriellement , & le donner une force coercitive,
obciffante :
Il leur reftoit à créer un tribunal
traordinaire , pour
criminel exles hommes qui leur aflaffiner juridiquement tous
paroiffoient fulpeds. --- Page 179 ---
(175 )
Telle eft l'inflitution proclamée le 8.8cleirs
février dernier 2 en. ces termes :
établi un ribunal criminel cxtraorK ILFera
d'un accufateur publicnde
> danhaires compale 8 d'un
toiLs choifis 8 COT2-
> cing juges
grefier,
> milfionnés par nous.
Tous les hommes libres- ou.non libres sftits
a
dans
provinkeala Nord, dep:tis
a-prifooniers
% Tinfiorrection desfetawers
>> le commengement
conduits, dans
3) & pour caufe d'icelle Gdinontis 2 ferolu. à Paccufutsur
* les'prifons du Cap,
lechimp ,J2 rehmont
2) public, gui donner 2 fur
a peine dit
> trance en plainte"s azl Ptribundl,
> terdidion e de mille lressaniende applicat 8
> bles aux hôpitaux militaires.
la
> S'il s'éleyoit quelqués conteffitions ordonnons Fur" qu'eiles
> compdtence de juges, nous Éire vuidées/fur
5 nous foient rapportéess pour- pour cela à touteofs
D le champs coniraire. dérogeant
rehmont
2) public, gui donner 2 fur
a peine dit
> trance en plainte"s azl Ptribundl,
> terdidion e de mille lressaniende applicat 8
> bles aux hôpitaux militaires.
la
> S'il s'éleyoit quelqués conteffitions ordonnons Fur" qu'eiles
> compdtence de juges, nous Éire vuidées/fur
5 nous foient rapportéess pour- pour cela à touteofs
D le champs coniraire. dérogeant )) donnance
Tous les
rendus par le tribuepal
>
jugemens feront en dernier refs
> criminel extraordinaire 2' en : aucun cas 51 éure
D forts S ils ne pourront 2
ROTC
D fujets àlappel.
interrdt
> Le juge gui fera fubir le premier
net
à l'accufs
fera
>>
déclarera
quil
gatoire, 2
e
appat;
> par le tribunal extraordinaire
> 2Z en'
miention , fous peine
E
fera
> Le tribunal criminel, infliqué par notre ofs --- Page 180 ---
( 176 )
3 donnance du 8 du
9 fident qui fera
préfent mois, aura un préD Juges.
choifi par nous 3 entre les cing
% Daccufateurp public
D les fonaions de
remplira en méme temps
> pres ledit tribunal commifairé du pouvoir cxécutif,
>> Les appointemens du
> 1200 livres par mois;
préfident 5 feront de
3> blic e de chaque
ceux de laccufateur
> e ceux du
juge 3 feront de I000 "ETER
gréfier, de 500 livres.
> Mandons à la
D curps
commifion 6
intermidiaire, aux
a province adminifratifs de la faire aux tribunaux de cette
s tres > lire, publicr & tranférire Jier leurs regif3) Join fera.
aficher par-tout oi be-
>> Reguérons lc citoyen
D tenirla main a Jon exécution. gouserneur-giniral, de
>
Nous ne parcourerons pas toute la
d'une telle inflitution fubverfive de criminalité
cipes & de tout ordre focial.
tous les prinOn voit Santhonax fe réferver la
des juges, du greflier de
nomination
du
,
P'accufareur public &c
prelident, en méme-temps qu'il fe réferve de
prononcer exclufivement fir la compétence du
tribunal, dont les jugemens feront en
fort.
T'homme
dernier refCertes,
qui ne friffonne
reur 9 l'homme qui ne verfe
des pas d'horle fort d'un peuple, viéime d'un pas tel larmes fur
potifme, ne peut être
le
excès de defattentats. Dilpenfateur de que la complice de ces
fortune publique,
Santhonax
, en méme-temps qu'il fe réferve de
prononcer exclufivement fir la compétence du
tribunal, dont les jugemens feront en
fort.
T'homme
dernier refCertes,
qui ne friffonne
reur 9 l'homme qui ne verfe
des pas d'horle fort d'un peuple, viéime d'un pas tel larmes fur
potifme, ne peut être
le
excès de defattentats. Dilpenfateur de que la complice de ces
fortune publique,
Santhonax --- Page 181 ---
(177)
Santhonax fature fes créatures des débrisdes
chellisdecette colonic,par rles
ria
bitans qu'il leur accordc.
appointemens exhorfion Diéutcur intermédiaire fapréme, il commande à la commif.
forme illufoire de ia ce phantôme créd pour Ja
fouverains, fur les
tranfeription de fes ordres
aflez baflement affervis regiftres; ce compofé d'hommes
par députations
au didateur, pour donner
d'intérér à T'altération quotidiennes &
des preuves officielles
fanté du delpote; il lui au rétabliffement de la
& d'avouer ce tribunal. commande de reconnoitre
Il choifit à fon gré les homines,
coftume de la juflice, doivent
3 qui fous lé
toyens.
affafliner les ciSi nous ne nous étions pas promis de ne
Santhonax Sc Polverel que dans leurs
fuivre
par eux officiellement a la
adtes, adreffés
nous dirions qu'ils ont maintenu convention nationale,
té, toutes les qualifications de toutes lcs digniqu'ils ont rétabli les confeils
l'ancien régime ;
chanx &c leurs juridiéions fouverains, les féné
les ofliciers.
5 qu'ils en ont nommé
Nous dirions qu'ils ont deftitué
tous les officiers qui n'étoient
dans l'armée
cipes i qu'ils les ont remplacés pas dans leurs prinleurs intérêts ; qu'ils ont porté par deshommes dans
quant aux ofliciersi, lorfque ics T'arméc au complet,
au fxième; de manière
foldats font réduits
puiffant, ils ont créd que pour fe faire un parti
y a de foldats.
prefqu'autant d'officicrs qu'it
Nous ditions qu'ils ont nommé à toutes les
M
officiers qui n'étoient
dans l'armée
cipes i qu'ils les ont remplacés pas dans leurs prinleurs intérêts ; qu'ils ont porté par deshommes dans
quant aux ofliciersi, lorfque ics T'arméc au complet,
au fxième; de manière
foldats font réduits
puiffant, ils ont créd que pour fe faire un parti
y a de foldats.
prefqu'autant d'officicrs qu'it
Nous ditions qu'ils ont nommé à toutes les
M --- Page 182 ---
( - 178 )
places de
leurs
fnances; qu'ils ont choifi arbierairement
détermine candidars, l'ordre contradidoirement &
à la loi
fe faire les
le mode dans iciquels doivent qui
promotions.
Nous dirions que lorfque les
étoient infuififantes à
places vacantes
leurs créatures il
lambition & la rapacité de
falarioient
2 en créoient de
des deniers de la colonie. nouvelles, qu'ils
Nous dirions enfin,
commifaires fe donnent que des par cette mefure, ,les
achètent chèrement le droit partifans, qui leur
en s'enrichiffant de leurs d'opprimer les colons,
dépouilles.
Les aétes avoués & fignés
les
faires Santhonax &
par
commif
tefle de ces mandataires Polverel, 2 atteftent la fcélérail ne fuffit pas d'aveir fixé perfides fur
: mais comme
la France
cux les
9 comme il faut incttre
regards de
en mefitre de prendre des
la convention
ver les colonies, nous allons moyens propres à faupement des caufes de leurs ajouter ail dévelopleur état aduel.
défaftres, le tablean de
Les iles de France & de Bourbon
ellentiellernent fouffert des
n'ont pas
tionnaires
orages
3 foit que ces colonies n'aient contre-révolul'attention des ennemis de la
point fixé
foit que les agitatenrs n'aient profpériré Darionale 2
mens révolutionnaires de
pu donner aux élédéveloppement & la même ces contrées, le même
autres colonies.
adtivité que dans les
Cayenne & la Guyanne ont éprouvé
queigu'agiti-
France & de Bourbon
ellentiellernent fouffert des
n'ont pas
tionnaires
orages
3 foit que ces colonies n'aient contre-révolul'attention des ennemis de la
point fixé
foit que les agitatenrs n'aient profpériré Darionale 2
mens révolutionnaires de
pu donner aux élédéveloppement & la même ces contrées, le même
autres colonies.
adtivité que dans les
Cayenne & la Guyanne ont éprouvé
queigu'agiti- --- Page 183 ---
tion
(179)
: mais ces commotions
eu de fitites delaftrucufes. éphémères n'ont pas
Sainre-Lucie, Etrangères aux grands orages des Antilles
que toujours joui Tabago du calme 2 Marie-Galante, ont pref
qu'elles n'ont di ce bonheur ; nous aimons à croire
peut-être aulli que les ennemis qu'a de leur fagcfle:
blique y ont porté moins d'intérét la chole pumoyens, En etet, il femble
& moins de
colonies ayent étd en raifon que de les défaftres des
La
leurs richefles.
qu'autant Guadeloupe & la Martinique n'ont été
révolution, qu'il le falloit 2 pour y fixer la agitées
quartiers de 1 lorfqu'au contraire 2 les plus contre- riches
un tel état de Ssaiht-Doningue ruine
ont été réduits à
peut étre qu'infiniment 2 que tardif, leur rétablifiement ne
Mais quelles
s'il n'eft impofible.
qu'ayent été les fpéculations des
Eonderevolacianndire le drapean
dans les Antilles du
tricolore y flotte
Vent,
patriotes n'ont plus befoin
aujourd'hui; de
& les
trices, pour fe défendre, & que de Pennemi forces protecdans, & de celui du
les
du deleur de ces contrées dehors; hommes de couinflrumens du delpotifme, 2 quoique long-temps les
ceux de
comme le font encore
moralité Saint-Domingue, , ont cependant
2 plus d'inftruction que ceux
plus de
niére colonie 5 & leur identification de cetto derblanes, eft aufii prononcée
avec les colons
puiffe l'être.
9 aufli intime qu'eile
La partie françaife de
de préfenter cette attitude. Saint-Domingue Les
eft loia
clémens revolutionM 2
delpotifme, 2 quoique long-temps les
ceux de
comme le font encore
moralité Saint-Domingue, , ont cependant
2 plus d'inftruction que ceux
plus de
niére colonie 5 & leur identification de cetto derblanes, eft aufii prononcée
avec les colons
puiffe l'être.
9 aufli intime qu'eile
La partie françaife de
de préfenter cette attitude. Saint-Domingue Les
eft loia
clémens revolutionM 2 --- Page 184 ---
(180) )
naires y font encore dans le méme
ment : le delpotilme & Fanarchic
dévcloppea
comble : nous allons cn ciquifer ie y font a icur
faveur de quelqucs
tablean àda
des sbirres de Santhonax, renfeignemers 2 que la vigilance
ter, malgré les
2 n'a pu nous interceptrop de fuccés. précautions qu'ils prennent avee
Les colons 2 (pontanément
ordres de Lavaux, avoient
réunis 2 fous les
talité de la province du
purgé la preique to-
&c
Nord, des révoltés. qui
Tinfatioient, déjà forcés dans leurs derniers
retranchemens. bas les
2 ceux qui n'aveient pas encore
armes 2 alloient étre diflipes,
mis
thonax. , qui veut tonjours les tenir lorique Santude
arrêta Parmée
dans nne attifuccès. mengante, On fera
an milieu de fes
tenir les nègres peut-étre dtonré de voir Santhonax
mais Santhonax n'eit-il non libres, cn état de révolte :
du maintien de fon autorité d'antre intérér que celui
ceffation de la
2 doit empécher la
conftance, Pattention révolte 9 parce que, fons cette cirfur cet objet, fe
des colons. Sxce uniquement
porreroit noturollement frle
vernement, 2 dont Santhonax veut détourner gouregards,
leurs
Mais queiques foiont les morifs
miné Santhonax, ileft
qui ont déterniers jours de janvier, 2
Jes potitif que dans les dertoutes parts > dans leurs habitations révoités rentroient, de
alloit renaitre : huit
2 & l'ordre
mettre
jours auroient fuffi pour y
la rentrée lacomnlément, de l'armée 2 loriqne Santhonax ordonna
toyens qui touchoien: dans la ville du Cap. Les ciau terme de leurs malheurs,
ifs
miné Santhonax, ileft
qui ont déterniers jours de janvier, 2
Jes potitif que dans les dertoutes parts > dans leurs habitations révoités rentroient, de
alloit renaitre : huit
2 & l'ordre
mettre
jours auroient fuffi pour y
la rentrée lacomnlément, de l'armée 2 loriqne Santhonax ordonna
toyens qui touchoien: dans la ville du Cap. Les ciau terme de leurs malheurs, --- Page 185 ---
(181 )
firent d'inutiles
ner aux révoltés follicitations les
; il fallut abandonleur être enlevées les campagnes qui venoient de
lefqueiles s'ctoiznt
armes à la main, & dans
de ia révolte
rétablis les nègres, qui, laffés
informnés, 2 étoient rentrés dans l'ordre. Ces'
nusles vidimes abandonnés des
de P'armaée, feront devePour retourner à leurs révoltés, qu'ils avoient quirtés
areliers.
Pour motiver cette conduite
thonax, 7 toujours d'accord
étrange, Sanalors qu'il femble lui étre le avec Polverel, même
Sanrhonax reçue du Port-an-1 plus en oppofition 2
Tadif, qui porta
nouvelle, Prince, 3 le Bricq
Cap
pour
dans la ville du
3 que les hommes de couleur & les blancs
daporeaPnne
feux qui embrafoient s'entrégorgeoient au milieu des
fauvé, qu'en
cette ville; & qu'il nc s'étoir
thonax parur ému coupant des fubirement fes cables. San-
& manifefta le défir de malheurs du Port au-Prince,
de l'armée qui combattoir s'y porter avec une portion
le prétexte de l'ordre
lcs revoltés. Tel fut
cette armee, su moment qui ramena, dans la cité,
& la paix dans la
qu'elle alloit fixer le calme
nonce mieux les province du Nord. Rien n'anintentions criminelles
nax 2 que la célérité de fes
de Santhovrier, le bricq PAGif mouille mouvemens. Le 2 féCap; le 4, T'armée étoit
dans la rade du
voltés avoient
déforganifée &c les rérepris tous Jeurs avantages.
Un bâtiment arriva du
favoua les fanffes nouvelles Port-au-Prince, & déP'AGif : plnfieurs bitimens données par le bricq
avec rapidité firent
2 qui fe fuccédèrent
le même délaveu, &.ne
M3
icq PAGif mouille mouvemens. Le 2 féCap; le 4, T'armée étoit
dans la rade du
voltés avoient
déforganifée &c les rérepris tous Jeurs avantages.
Un bâtiment arriva du
favoua les fanffes nouvelles Port-au-Prince, & déP'AGif : plnfieurs bitimens données par le bricq
avec rapidité firent
2 qui fe fuccédèrent
le même délaveu, &.ne
M3 --- Page 186 ---
( 182 )
lailsèrent plus de doute fur l'exiftence
profondément feelérate
d'une trame
la révolte du Nord 2 qui tendoit à alimenter
Santhonax,
: alors il fut démontré
les
voyant les fuccès de
que
le révoltés, avoit fait venir du l'armée contre
bricq l'Adif, avec l'ordre
Port-au-Prince, s
cette ville en
fecret de préfenter
dans a mnaiche danger,pour victorieafe, arréter l'armée du Nord
des fecours dans l'Oueft. fous préteste de porter
Le bricq PAdif avoit ordre de
hommes de couleur & les blancs
préfenter les
dans Cette
la ville du province 5 pour réalifer s'entrégorgeant ce tableau dans
cès, le mafficre Cap, du &c renouveller, avec pius de fucT'Actif arriva le
2 decembre. En effet, le
leur,
2, & le 5 ,les hommes de bricq
toient auxquels lcs agens de Santhonax
coutoujonrs les blancs, prêts a les repréfencoururent lubitement aux armes
exterminer,
canons 5 & ce jour eut été le 2 s'emparérent des
du Cap, fi les blancs n'avoient dernier de la ville
par leur prudence. Ils reftèrent déjoué le picge,
P'intétieur de leurs
immobiles dans
couleur & nègres maifons, & les hommes de
ment : mais le fil libres, de la rougirent de leur égarebientôt nousle verrons ourdi trame n'étoit pas coupé :
terentes; c'eft ainfi
fous des formes difque failoient les
volationnaires des Antilles du
contre-ré
par la mefiance & le
Vent, Ils régnoient
foupçon.
C'eft ainfi
teurs qui ont que voulu font, méme à Paris, les agitacivile , dans ies différentes allumer le feu de la guerre
d'une éueincelle, &
fedtions : il fuffifoit
l'embrafement étoit général.
n'étoit pas coupé :
terentes; c'eft ainfi
fous des formes difque failoient les
volationnaires des Antilles du
contre-ré
par la mefiance & le
Vent, Ils régnoient
foupçon.
C'eft ainfi
teurs qui ont que voulu font, méme à Paris, les agitacivile , dans ies différentes allumer le feu de la guerre
d'une éueincelle, &
fedtions : il fuffifoit
l'embrafement étoit général. --- Page 187 ---
(183) )
Sila ville de Paris, ce théâtre des talens, du favoir,
de la phylofophie, nc leur a échappé que &c par fur- un
prodige ; fi les agitatours peuvent aufli égarer inilruit par
prendre un peuple aufii éclairé,
, quel afcendant ne doiventune longue expérience.
à
ils pas avoir, fur des hommes 2 qui, quelques
exceptions près, ont encore tout P'abrutiflement
de Tefclavage?
-
Dans les réflexions qui fuivront cet hiflorique 2
être les vues des comnous dirons qu'elles peuvent de deftrudion. Nous allons
miflaires, dans leurplan Santhonax & Polverel dans
pour le moment, 2 faivre
leur carrière.
calmer le peuple 2 promit une
Santhonax,
contre les révoltés 5 mais
fortie
7 efcorté d'une
Bestufr
bientôt il partit pour Saint-Marc & laifla les citoyens
portion de l'armée de ligne # laiffa autour d'eux,
livrés à leurs propres forces; n'avoient ceffé de le faire
fes agens, qui, comme
le trouble &c
Santhonax & Polverel 2 portoient hommes de' couleur &c
l'inquiétude dans P'ame des
nègres libres.
le fafila
Ces citoyens ne marchoient plus que Le
fcla main &c des piftolets à leur ccinture. donnée, 13 S ils
vrier de nouvelles alertcs furent
coururent 2 aux pofles, aux fortifications, renouveller; àlarfenals
le maffacre du 2 décenbre alloit fe cette noumais, ainfi que le jour du 2 fovrier, linertie réféchie
velle manceuvre fut déjouéc par
des citoyens blancs.
agitoient la ville
Pendant que ces évènemens
M 4:
Le
fcla main &c des piftolets à leur ccinture. donnée, 13 S ils
vrier de nouvelles alertcs furent
coururent 2 aux pofles, aux fortifications, renouveller; àlarfenals
le maffacre du 2 décenbre alloit fe cette noumais, ainfi que le jour du 2 fovrier, linertie réféchie
velle manceuvre fut déjouéc par
des citoyens blancs.
agitoient la ville
Pendant que ces évènemens
M 4: --- Page 188 ---
du Cap, Polverel marchoit (184)
àla tête de cent cinquante vers celle de Jacmel,
negres libres 5 qu'il avoir pris hommes dans de couleur &
vollins de cette ville, Les
les quartiers
fignitierent, que s'il venoic citoyens de Jacmci lui
elcorte lui étoit inucile; ;
comme ami, une telle
devoit pas la compofer d'hommes que tout au moins, il ne
crinies les plus atroces & trop
coupables des
contre. la réroiution, ques'il connus par Jeor haine
il paieroit de fa téte
venoir comme ennemi,
caractere, Cette attitude 2 Toutrage qu'il failbir à fon
retourna fur fes pas 5 & Jacmel efiraya le didateur, qui
calme & de la paix.
jouit encore du
Bientôt Polverel fe
dans la province du porta Sud vers la ville des Cayes
marquée parle trouble & le ; & fon arrivée fit
forganifer la garde nationale, défordre,il &
voulury dégnics ou corporations dittinétes. former des compa-
(les cmnte-speinsansicoy Déjà fes partilans
garde nationale, lorfquele
s'étoient féparés de la
ne permettre aucune inftitution peuple s'aflembla, Jura de
fur-tout lorfquelle tendroità
contraire à la loi,
& voulut
défunir les
renvoyer Polverel en France, citoyens,
La municipalité fe
lc di@ateur
plaça entre la commune &
pentir
2 qui, par des
9 calma le
démonftrations de requi fair émouvoir peuple fa fenfibilité. 2 toujours dupe du traître
Par malheur
ne fut pas faifi & pour Sainc-Domingue e, Polverel
fufpendu de l'exercice renvoyé éen Frence : ilne fut pas
mêmc qu'au fein de la ville de fes des fondions; & lors
Cayes, il protef-
@ateur
plaça entre la commune &
pentir
2 qui, par des
9 calma le
démonftrations de requi fair émouvoir peuple fa fenfibilité. 2 toujours dupe du traître
Par malheur
ne fut pas faifi & pour Sainc-Domingue e, Polverel
fufpendu de l'exercice renvoyé éen Frence : ilne fut pas
mêmc qu'au fein de la ville de fes des fondions; & lors
Cayes, il protef- --- Page 189 ---
(18; )
toit de fon attachement à la
roit la ruine des riches
colonie il prépaAnte, 2 qui, jufqu'alors, quartiers de la Grande
révolte & de
S'étoient garantis de la
>
Tincendic
hommes de couleur &
Par Tarreflation des
nègres libres.
La décention de CCS ciroyens avoit cefls
Bouquets, que ceux, réunis en corps d'arméc à la Croix depuis des
s'éteint retirds dans leurs
pedits: mais fi les colons blancs de la quartiers refavoient clargi les bommes de
Grande Anfe
libres, ils étoient demeurés
couleur & nègres
lesplosafidés. La, ilse eni campésavec leurs nègres
couleur & nigres ibres de impofoiene leur
aux hommes de
temps
quartier, en mêmevahir El empéchoient les révoités du Sud d'enpoficflions qui feules avoient
calme, au milieu des
joui du
orages.
maisa Polverel peine ordonna la diffolution de ces
:
du Sud
cet ordre ctoit exécuté que les camps révoltés
& le marchèrent vers la Grande Anfe, la torche
de couleur poignard & à la main 3 pendant que les hommes
Tautre extrémité nègres. libres fe réunifloient en armesa
avoient déjà
de ce même quartier, dont ils
blancs,
révoltés les atelicrs & maffacré les
Auimatlercolematiunese
couleur & nègres libres fidèles, ceuxdeshommerde
& fuivis de leurs nègres
prennent les armes,
les révoltése, qu'ils
affidés, marchent contre
difperfent.
Le courage & Padivité des habitans de la Grande
Anfe, Polverel. déjouèrent, encore une fois, le commiflaire
C'elt ainfique Coutard &c
Jumecourt, ces contre-
rs & maffacré les
Auimatlercolematiunese
couleur & nègres libres fidèles, ceuxdeshommerde
& fuivis de leurs nègres
prennent les armes,
les révoltése, qu'ils
affidés, marchent contre
difperfent.
Le courage & Padivité des habitans de la Grande
Anfe, Polverel. déjouèrent, encore une fois, le commiflaire
C'elt ainfique Coutard &c
Jumecourt, ces contre- --- Page 190 ---
(186 )
révolutionnaires de Ja Croix des
arrêtés par les citoyens du
Bouquets, furent
qu'ils voulurent
Port-au-Prinee, lortateliers du Cul-de-Sac. > encore une fois 2 révolter les
Sud, Pendant Santhonax que Polverel agitoit la province du
dragons d'Orléans alloit & à Saint-Marc, faivi de fes
le
de la troupe de ligne, qui
une
quartier du Port-de-Pais.
dégarnis, les
Egs
Cespofles
dans Tobcilanee, fe areliers.jufqualons font révoltés;
contenus
qu'ont conflamment tenu
& la marche
ne Permet pas de douter Santhonax & Polverel,
une fuite de leur plan de que cette révolte ne foit
deftruéion.
Marc Quoiqu'ilen 5 la, il a foit, formé Santhonax s'eft rendu à Saintaveu, de
de une armée de blancs, fans
groffir fon malitress, il
nègres libres ; la, pour
non libres; armée, il a affranchi a affranchi tous les mulâtres
qu'un nègre libre réclamoit tous les nègres non libres,
pour être nés de lui.
Prince. Il marche en ce moment contre le Port-auDu
il réfilte déeloppementgénénle :
qui vient d'être donné,
re,
le gouvernement des
çaifes LaDefe le plus arbitraire
colonies fran-"
également fur tous les habitans; poflible; qu'il pefoit
diftances opprimer impunément, il les tenoit que à 7. de pour les
blancs, les uns des autres, 2 de manière grandes que les
fembloient diflingués entr'eux par; mille petites nuances,
cependant exercer une certaine fomme
te déeloppementgénénle :
qui vient d'être donné,
re,
le gouvernement des
çaifes LaDefe le plus arbitraire
colonies fran-"
également fur tous les habitans; poflible; qu'il pefoit
diftances opprimer impunément, il les tenoit que à 7. de pour les
blancs, les uns des autres, 2 de manière grandes que les
fembloient diflingués entr'eux par; mille petites nuances,
cependant exercer une certaine fomme --- Page 191 ---
d'adions dans le (187) )
hommes de couleur gouvernement, & nègres
pendant que les
politique,
libres, étrangers au
du formoient, blanc
dans le fyftême focial,
à
AErs
Phomme non iibre;
2°, Que, dans les premiers
lution françoile, les colonies le jours de la révotanément en aflemblées primaires formérent fponblanes, que Tancien
; que les colons
ment au-deffis des hommes gouvernement de
plaçoit infinilibres sadmirent aflcz généralement coulear & nègres
eux; que le gouvernement, dont les ces colons parr mi
s'étendoient dans chaque portion des ramifications
voulant régner parladilcorde, réveilla colonies,
le préjuge qu' voient faic naitre les anciens fecrètement
qu'alors les honmes de couleur &
ufages :
ceflèrent d'ètie
règres libres
appelds aux ailemblées des colons;
3°. Que les inflraclions décrétées le 28 mars
1790 2 par l'aflemblee conflitnante
recues à Saint - Demingue
ne furent
de Failemblee coloniale & des qu'anrès la formation
ciales 5 que Particle iV de ces inftrudions affemblées provinIntitude pas un caraétére affez pofitif, ni une aflez n'avoit grande
d'après les ; que ordres conformément du
aux inftrucions, &
fe réunirent en aflemblées gouvernenr général, les colons
fil l'affemblée exiflante feroit primaires pour délibérer
tenue; que le gouverneur général, ou ne feroit pas mainles hommes de couleur&
loin d'y appeler
au contraire, leréfultar des nègres délibérations libres, proclama,
affembice primaire. qooiqu'eile n'eût étd de chaque
que de colons blancs: d'oi il réfulte compofée
jours dans les mêmes principes, le
que, tougouvernemgnt
emblée exiflante feroit primaires pour délibérer
tenue; que le gouverneur général, ou ne feroit pas mainles hommes de couleur&
loin d'y appeler
au contraire, leréfultar des nègres délibérations libres, proclama,
affembice primaire. qooiqu'eile n'eût étd de chaque
que de colons blancs: d'oi il réfulte compofée
jours dans les mêmes principes, le
que, tougouvernemgnt --- Page 192 ---
(188)
nègres tenoit libresloin , avant 1789, les hommes de couleur &
que, dansles prenilers] dageavernemenrs d'oi il réfuite
En.parderiumiptes fecrètes, joursdel la révolution, il lesa
gouvernement,
dloigner dela fphèredu
blancs revolationnasiress SSATRELLOEE
nement, chargéde faire exécuterl d'ouil réfaite quelsgoaver1790,dles inftructions du 28 du le décret dus mars
hom.nes de couleur & nègres libres mémemois, a misles
fitions de cette loi; tout en
hors des difpoblancs fur lefquelsil len faifoit feignant d'en accufer rics
4°. Quep
tetomber l'odieux.
nement a provoqué palidisuremensdesé des rixes & des époçues, le gouverlesblanes & les hommesd de
mouvemens entre
voriler les hommes de couleur; qu'ilaaffedédefifcles attachers
couleur &c nègres libres
merce, dela qu'il a réveillé l'arilloeratie du pour compar la force magiftrature&: & la violence desf sfinancesgailadiout
pu
les corps
ERR corromp:e ou compofer d'hommes populaires,
blée prineipess; qu'il a mis Cil oppoficion
dars
entière provinciale du Nord c celle de la Vailemde
5 qu'il a fait marcher contr'eileles colonie
libres; ligne & les hommcs de couleur & troupes
nègres
quitré 5°. Que l'affemblée générale de la
civile Saint - Domingue pour cviter une colonic a
les 7 & pour dénoncer à l'aflemblée nationale guerre
prévenue manceuvres par le minitre du gouvernement 5 qu'elle a été
rité d'intérét avec le Laluferne qui, ayant
Damingue, a fait facrifier gouvernement de SUBt
calomnie & les intrigues de cette affembléc par la
Barnave.
ègres
quitré 5°. Que l'affemblée générale de la
civile Saint - Domingue pour cviter une colonic a
les 7 & pour dénoncer à l'aflemblée nationale guerre
prévenue manceuvres par le minitre du gouvernement 5 qu'elle a été
rité d'intérét avec le Laluferne qui, ayant
Damingue, a fait facrifier gouvernement de SUBt
calomnie & les intrigues de cette affembléc par la
Barnave. --- Page 193 ---
(189)
6°, Que Je décrer du 12 oRobre
ment injufte, puifqu'il n'eft bafé
fur cft fouverainic; lesaStes de Taflembléc
que
la calomimpartialité
générale, examinés avec
P'atteflent cux
fouverainemenr perfide mcmes; que cedécret eft
difpofitions, il met
. puifque 2 par nne de fes
corps populaires & le nécetiairement aux prifes les
gouvernement;
qu'il 70. elt Que le décret du 15 mai 1791 eflimmoral;
infidieux, infufhfant,
droits des hommes de couleur & puifqu'il bafe les
un acte de mariage;
nègres libres fur
vernement les
puifqu'il mct hors du goude la fociécé, di.reufvingrièmes puifqu'il
de cette portion
& la difcorde
tend à provoquer la haine
nègres libres entre ies hommcs de couleur &
;
8o. ÇQue Ce décret n'cft jamais
ment dans la colonie ;
arrivé officicllede tres-manvais effets; qu'il'y y a cependant produit
blancs, ccux qui
2 aigri tous les colons
& ceux
d'on ceil
RAietL
qui le voyoient fons Jes
politique
jugé; quele gouvernement
rapports du prépar la crainte qu'il manifeltoit groffifloic cCs dangers
provoquoit la réfiflance à la loi., lui-méme ; qu'il
qu'il annonçoit vouioir tenir
par la conduite
lufi-mémes
9°. Qne l'aflemblée ccloniale fit
ces circonflances & compofée
formée dans
puifqre le décret du 15 mai
d'hemmes blancs 9
& ce décret, dont lémifion n'esoitpas étoit
promulgué;
plus d'interprétation à faire de connue,ne l'article lailoic
inftruéions du 28 mars ; car fi cet article IV IV des eût
envaloppé les hommes de couleur & nègres libres,
Qne l'aflemblée ccloniale fit
ces circonflances & compofée
formée dans
puifqre le décret du 15 mai
d'hemmes blancs 9
& ce décret, dont lémifion n'esoitpas étoit
promulgué;
plus d'interprétation à faire de connue,ne l'article lailoic
inftruéions du 28 mars ; car fi cet article IV IV des eût
envaloppé les hommes de couleur & nègres libres, --- Page 194 ---
( 190 )
Pourquoi auroit-on porté le décret du
n'appeloit à Fadlivité
I5 mai, qui
père & mère libres; politique que ceux nés de
Io°, QaT-afembildecolanisle manifefla
fitionsles plus juftes &clesplus
lesdifpode couleur & nègres libres. Le favorablesaux hommes
gnant de voir cette aflemblée lui gouvernement, ravir la
craides hommes de couleur & negres
centiunce
encore les réfultats de la bienveillance libres; craignant
pour cux, voulut la prévenir &c
qu'elie avoit
nion au Cap, oà elle s'ctoit
empécher fa réufe fut conflituée à
ajournée des qu'elle
Cap;
Léogane, à cent lienes du
IIO, Que deux jours avant
poar la réurion de cette
l'époque indiquée
la révolte éclatèrent dans affemblée, la
P'incendic &
province du Nord;
120, Que l'affemblée coloniale
lcs hommes de couleur & nègres réunie confilta
de la province du Sud en déférérent libres; que cenx
de l'aflembléc coloniale
à la fageiie
Nord, étoierit reftés fous 3 que ia CEUX qui, dans ic
firent parcille réponfe;
banière de la loi 7
réunis en armes à la que trois mille d'entr'eux,
lifés avec les hommes Creix-de-Rougurh, du
d coamandèrent à quatorze paroilles gouvernement, de la
coml'Oueit un concordat;
province de
de l'aflemblée coloniale, pour réponte à l'arrété
ce
PSA
dat au gouverneur général envoyérent qui le
concorcommuniqua à
Tallemblee; feptembre, que ce concordat, à la date du 14
portoit que les colons blancs ne
Poferoient pas à l'exécution du décret da
s'op15 mai;
andèrent à quatorze paroilles gouvernement, de la
coml'Oueit un concordat;
province de
de l'aflemblée coloniale, pour réponte à l'arrété
ce
PSA
dat au gouverneur général envoyérent qui le
concorcommuniqua à
Tallemblee; feptembre, que ce concordat, à la date du 14
portoit que les colons blancs ne
Poferoient pas à l'exécution du décret da
s'op15 mai; --- Page 195 ---
(19t)
que, le 20 feptembre, l'aflemblée
de punir la violence faite à ces
coloniale, loin
arrêta que, loin de
à quatorze paroiffes,
du 15 mai, lorfqu'illui s'oppofer l'exécution da décret
elle en étendroit, erirolicelement
les
autant qu'il lui feroit envoyé 2
& difpofitions fur ceux des hommcs de poflible 2
loi; nègres libres qui fe trouvoient hors de couleur
cette
des 13°. hommes Que Jamecourt & Coutard, les
à la
de coulenr réunis en armée délibérante meneurs
l'arrêté Croisede-Bonquets de Faflemblée
2 fe voyant déjoués par
provoqnèrent & firent coloniale, du 20 leptembre,
dans ces quatorze paroifles exécuter, de
le 19 odobre ?
de paix, par lequel ils avoient TOueft, un traité
de tous les corps populaires de arrété la diffolution
&c la création de bureaux de paint-Desningier
placer julques à l'inftallation police de pour les remcouleur, populaires formés par les blancs & nouveaux les homrnes corps
tions du conformément 28
à l'article IV des inftruc- de
ment établiflfoit mars; leféderaliline de manière Que lc gouverneen même temps qu'il provoquoir dassaineboningu la
corps populaires ;
difiolution dcs
1 14°, Que Faffembléc
cette aéte 2 puifqu'elle coloniale ne pent ratifier
des corps populaires yvoyoit lui le piége deftrugteur
ment ; qu'elle ne peut que le
tendoir le gouvernefe feroit mife en
ratifier, puitqu'alors elle
puilqu'enfin elle auroit oppolirion alors au decret du 15 mai,
Locial & politique de
prononcé furle fiftéme
St.-Domingue, dans un temps
1 14°, Que Faffembléc
cette aéte 2 puifqu'elle coloniale ne pent ratifier
des corps populaires yvoyoit lui le piége deftrugteur
ment ; qu'elle ne peut que le
tendoir le gouvernefe feroit mife en
ratifier, puitqu'alors elle
puilqu'enfin elle auroit oppolirion alors au decret du 15 mai,
Locial & politique de
prononcé furle fiftéme
St.-Domingue, dans un temps --- Page 196 ---
( 192 )
oi le décret du Ier février
expreffément de mettre à
I791 lui défendoit
arréiés fur
exécution aucun de fes
Domingue; T'organifation & la legillation de Saint15o. Que l'affembiée coloniale,
invellie, par le décret du
2 lorfqu'elle fut
du droit de
24 feptembre 1791,
hommes de couleur Prononcer & fur l'état politique des
faire, parce que les hommes nègres de libres, ne peut le
libres difoient
conleur & nègres
qu'ils ne vouloient
cette aflemblée;
rien recevoir de
qu'i's ne la reconnoiffoient
qu'elie avoit été diffoute
pas 5
odobre, & que le décret du par leur arrêté du I9
être
24 feptembre devoit
L'affembléc confidéré-comme coloniale une ratification de ce traité.
du droit que lui conféroit fut le encore empèchée d'ufer
parce qu'elle favoit
décret du 24 feptembre,
de faire
que le gouvernement s'occupoit
prononcer l'aflemblée
même
nationale fur cette
le 4 avril queflion > comme, 2 en cfet,elle a prononcé
1792; ;
160, Que la loi du 4 avril
fut
par les corps populaires &
1792 les
acceptée
que le gouvernement feul par
colons blancs;
fes
le
en empécha les efets par.
intrigues; que
faired civil Roume gourernemen: & le commif
de couleur dans empéchèrent la
la fafion des hommes
mérent à Saint-Marc garde nationale ; qu'ils fortionnelle
une corporation
leurs
2 pour y faire aflafliner
inconftituvidimes ;
juridiquement
I7o, Que les commiflaires civils,
par la loi du 29 août & ceile du
circonferits
nier, dans Texécution littérale 9 novembre derde la loi du 4 avril,
r
ont
civil Roume gourernemen: & le commif
de couleur dans empéchèrent la
la fafion des hommes
mérent à Saint-Marc garde nationale ; qu'ils fortionnelle
une corporation
leurs
2 pour y faire aflafliner
inconftituvidimes ;
juridiquement
I7o, Que les commiflaires civils,
par la loi du 29 août & ceile du
circonferits
nier, dans Texécution littérale 9 novembre derde la loi du 4 avril,
r
ont --- Page 197 ---
( 2 193 )
ont diffour les corps populaires de
qu'ils ont fubftitué a laflemblée coloniale Sainc-Doninge;
poration de donze individus;
une corcorporation de la faculté de qu'ils faire ont invefti cette
pourroient cependant être exécutées des loix qui ne
approbation ; qu'ils ont voulu
que fous leur
corporation 2 lcs blancs & les hommes que, 7 dans cctte
euffent une repréfentation
de coulcur
réfervé le droit de
diltinéte; qu'ils fé font
de couleur &
nommer & choifir fix hommes
corporation; nègres libres 2
compofent cette
de manière qu'ilsles ont en ar nommés & choifis
mémes confacré que, par ces meliares, ils ont euxl'ariftocratie des
font donné, dans la
couleurs, & fe
fomme de fufrages corporation qu'ils ont ctéée, la
néceflaires à leurs deffeins
qu'ils ont enfin pris les melures convenables
;
empécher la réunion des affemblées
pour
formation des
primaires, la
des députés à la corps convention populaires & la nomination
nationale ;
18°. Qu'après s'être donné un
à leur
corps légiflarif
dévotion, pour rédiger en loi leurs volontés
privées 2 ils ont déporté le gouverneur
fans motif, & l'ont arbitrairement
général >
un homme ctranger au gouvernement remplacé de
: Cet
SuRet
Domingue
acte étoit une violation de
les principcs 2 un attentat aux droits des officiers tous
qui, dans la hiérarchie des pouvoirs, devoient
remplacer le gouverneur 5
Iso. Qu'après s'êtte donné un
& un pouvoir exécutif à leur dévorion, corps légiflacif ils
établi un impôt da quart des revenus
ont
impôt doit être prélevé fous un tel mode, ; que cet
paroit n'avoir été combiné que pour fervir la qu'il
cupiN
violation de
les principcs 2 un attentat aux droits des officiers tous
qui, dans la hiérarchie des pouvoirs, devoient
remplacer le gouverneur 5
Iso. Qu'après s'êtte donné un
& un pouvoir exécutif à leur dévorion, corps légiflacif ils
établi un impôt da quart des revenus
ont
impôt doit être prélevé fous un tel mode, ; que cet
paroit n'avoir été combiné que pour fervir la qu'il
cupiN --- Page 198 ---
dité &
(194 )
inutile l'agiotage; d'oblerver & certes, il n'eft pas, à cet égard,
qui cet impôr avoit que été le gouverneur Defparbes, à
donner fon
propofé,ne voulur pas lui
voulirent Jui approbation, que les commiffaires
20°, Que payer foixante-lix mille livres;
cet impèr dans Poleerels'oppafi les
au prélèvement de
Sud; que là il compofa provinces avec les de POueft & du
avec lui un abonnement,
colons qui ifirent
prélevoitl'impôr dansleNord; Pendant mais que Santhonax
le comblealeurs perfidies, les
depuis, mettant
le payement de l'impot dans, commilhiresonte les trois
exigé
21°, Qu'après avoir créé un
Frovinces.
pouvoir executif, un impôt corps légiflatif, un
déforganifé la force
délafireux, ils ont
fufion des hommes de armée; couleur qu'ils & ont empêché la
la garde nationale ;
nègres libres dans
guies franches d'hommes qu'ils de ont formé des compaexclufives des citoyens
couleur & nègres libres
au gouverneur qu'ils avoient blancs; qu'iis ont attribué
donner à ces corporations tels rommé, le droir de
telle folde qu'il
officiers, tel régime,
voudroit, de manière
corporations ne peuvent. être
que ces
leur delpotifme, en
qu'un inftrument de
un fujer de rivalité, méme-temps de
qu'elles feront
d'oppreffion pour les colons méfiance, de haine &
22,°, Qu'après s'être affuré blançs;
les autorités, en les diftribuant l'exercice à
de toutes
leur dévotion, qu'ils tenoient fous des hommes à
ils ont créé un tribunal extraordinaire leur fuprématie,
affaffiner juridiquement leurs
pour faire
ont nommé & falarié tous les vidimes officiers. ; qu'ils en
gnoient, fans doute, qu'en fuivant leur ils craipremière
les colons méfiance, de haine &
22,°, Qu'après s'être affuré blançs;
les autorités, en les diftribuant l'exercice à
de toutes
leur dévotion, qu'ils tenoient fous des hommes à
ils ont créé un tribunal extraordinaire leur fuprématie,
affaffiner juridiquement leurs
pour faire
ont nommé & falarié tous les vidimes officiers. ; qu'ils en
gnoient, fans doute, qu'en fuivant leur ils craipremière --- Page 199 ---
(195 )
leurs marche, la France ne retenti des cris
déportés; (1) ils avoient alors
répétés de
d'autorité qui Permet de frapper atteint ledegré
vidime;
direaement fa
fans 23°. Que fans égard aux droits du
refpeét pour la loi, ces
peuple,
attribué la nomination
commiffaires fe aut
mée, des finances & à toutes les places de T'arconfervé toutes les
de judicature; qu'ils ont
Pancien régime
dignités, les qualifications de
velles
; qu'ils ont créé des
enrichir leurs
places nouconfervé fier cadres de l'armée créatures; qu'ils ont
majors & aux officiers, de
quant aux étatscompler quant aux
manière qu'elle eft au
au fixième
officiers, lorfqu'elle eft réduite
quant aux foldats;
vidorieute 24°. Que les commifaires ont arrêté la
des citoyens contre les
marche
ont méchamment, & fans au
révoltés; ; qu'ils
un befoin, ordonné
exécutées (I ) Rien n'eft plus odieux que les
en étoient par bien Santhonax, & Jes complices déportations de ce traître
néceffaires à leur convaincus ; mais ces viétimes étoient
membre du comicé plan. Je fais, difoit
tés qui lui demandoient colonial, à Verneuil, CAMBOULAS Pun des dépor- s
d'excellens citoyens, & juftice, que vous êtes to us
pas être dangereux à trop bons patriotes, > pour ne
pourrez être infiniment Saint-Domingue utiles en
mais vous
noiflez nos
France, s; vous connous rende juftice principes, 3 dit Verneuil, faites-donc
nous a laiffés dans ; car Santhonax, en nous
qu'on
un dénuement abfelu. Hé bien! déportant
CANBOULAS, cn à
si vous n'avez pas d'argent,
repri
l'Abbaye, vous y trouverez du pain: & allez-vous- de l'eau.
N 2.
iment Saint-Domingue utiles en
mais vous
noiflez nos
France, s; vous connous rende juftice principes, 3 dit Verneuil, faites-donc
nous a laiffés dans ; car Santhonax, en nous
qu'on
un dénuement abfelu. Hé bien! déportant
CANBOULAS, cn à
si vous n'avez pas d'argent,
repri
l'Abbaye, vous y trouverez du pain: & allez-vous- de l'eau.
N 2. --- Page 200 ---
(196 )
l'évacnation du pays conquis fur les révoltés ;
Santhonax, après avoir déforganifé le
rendu à Saint-Marc
Cap, St
d'hommes de couleur ; & qu'il y a formé une armée
nègres libres & de
ques blancs; que, pour groffir cette
quel- il
donne ia liberté à tous les nègres & armée,
fe préfentent à lui fous les
mulâtres qui
on d'un nègre libre;
aufpices d'un mulâtre
le
qu'il marche en armes contre
Port-au-Prince, 2 cet afyle du patriotifme.
25°. Quependant que Santhonax
& les quartiers de Saint-Marc, agitoit le Nord
nifoit la ville des
Polverel déforgapour faire dévafter Cayes, les
& prenoit des mefures
quartiers de la grande Anfe;
26°, Que ces deux
s'être
coalifes pour affervir & opprimer commiffires, après
fe combattent
Saint-Domingue,
ils
pour en partager les
fi
plutôt ne font payés par le
dépouilles, (t)
gleterre, pour dévafter cette gouvernement colonic.
d'Anfaires (I) ont Nous fait avons la preuve écrite que les commif.
fonds confidérables paffer & à leur fumille, en France, 3 des
à Saint-Domingue 5 leur nous favons qu'ils ont échangé
feizième d'cfcompte.
argent contre de l'or, à un
3 : T --- Page 201 ---
197 0 )
CO M I TÉS 10
AUX
ET DES COLONIES.
DEMARINE
un projet de loi qui
Vous nous avez demandé utiles: cette propit vous donner des indications & nous donne les
attefte votre fageffe,
confole enfin
pofition flateufcs efpérances; elle nous fituation de
plus
nous ne fommes pas en
de ce que
demande. Les colons, ou leurs
fatisfaire à votre
feuls dire ce qui leur
délégués ad hoc, peuvent devoir nous borner
convient ; & nous avons cru
avec
a
difenter, contradidoirement
a demander
décret du
mars qu'il
le citoyen Raymond,
ils'eft
rédac-
&
Pnturte
émettre,
L
avoit fait
démontré toute la perfidie
teur. Nous vous avons
furpris à la
de cet adte contre - rérolutionnaire, l'avons fait réjetter:
convention nationale : nous
notre tâche eft remplie.
fur
Nous avons demandé un rapport général
des colonies, non pour vous préfenles événemens de coulenr & nègres libres, couter les hommes
révoltant les ateliers
verts du fang des patriotes, la torche & le poignard 2
8x marchant avec eux
tré toute la perfidie
teur. Nous vous avons
furpris à la
de cet adte contre - rérolutionnaire, l'avons fait réjetter:
convention nationale : nous
notre tâche eft remplie.
fur
Nous avons demandé un rapport général
des colonies, non pour vous préfenles événemens de coulenr & nègres libres, couter les hommes
révoltant les ateliers
verts du fang des patriotes, la torche & le poignard 2
8x marchant avec eux --- Page 202 ---
la main, fous le
( 198 )
vous laire connoitre drapezu du delpotifme, mais
la nature & la caufe pour des
érenemenssp & les chofes, pour vousfaire connoitre &
ment de la
afin que vous puifliez ufer les'hommes fciempuiffance nationale,
lés Nous avons demandé un
dins colonies, pour vous faire rapport général far
ces contrécs; pour vous connoitre vos agens
qu'ils font de leur
dénoncer Tulage
Lur
caradère; pour vous
organife deiporifme les
5 pour vous dire qu'ils n'ont dénoncer
fe font oppofés corps & populaires 5 pour vous dire pas
de la loi du
s'oppolent encore à
qu'ils
4 avril.
T'exécution
Nons avons demandé
les colonies,
un rapport
du
, pour provoquer
général fur
4 avril, non parce
l'exécution de la loi
laffemblce nationale,
qu'elle a été votée
tée par les colonics. mais parce qu'elle a été par
les colonies rend feule Lacceptation qu'en ont
cette
ie
femblée nationale n'avoit loi facrée : car l'afpaifque les colonies
pas le droit de la voter.
fon fein; & ne
n'étoient pas repréfentées cans 2
II ne feroit pas Tauriez-vous moins
pas dit vous-même ?
fance à une loi qu'it n'a vrai que nul ne doit obéif
confentie par Jai ou fes pas faite ou librement
repréfentans.
grands Confilrez, non pas les hommes
principes 2 & dites
2 mais les
comme ce marchand de
anathême à ceux qui,
(Panl
F'affemblée
dotvent Nérac) vous diront que les conflituante, ,
être confidérées
colonies ne
Kappeles des traitres qui abufent que comme des fermes.
de l'autorité que
vrai que nul ne doit obéif
confentie par Jai ou fes pas faite ou librement
repréfentans.
grands Confilrez, non pas les hommes
principes 2 & dites
2 mais les
comme ce marchand de
anathême à ceux qui,
(Panl
F'affemblée
dotvent Nérac) vous diront que les conflituante, ,
être confidérées
colonies ne
Kappeles des traitres qui abufent que comme des fermes.
de l'autorité que --- Page 203 ---
leur a confic la nation (199 )
abufent de la puiflance françaifes dont
des traitres qui
nés; ; des traitres qui feroient elle les a environfi les colons,
abhorrer la
fondément > qu'ils oppriment 2 ne portoient France,
mére-patric. gravé dans leur coeur l'amour de pro- la
Laillez les colons fe réunir en
laires ; laiflez-les fe donner des
corps
gées de veiiler àleur
allemblées toce
afin qu'ils foient vos bonheurs anis
traitez les en freres,
pour vouloir en faire
: vous êtes trop julles,
votre propriété,
Les commifaires de Saint - Domingue;
PAGE, BRUILEY,
LEGRAND, Secrétaire, Garde des Archives.
Note du Cizoyen Brulley.
aux Le citoyen Brulley, 3 qui a été préfent &
n'a pu premières aflifter à difcuffions celles relatives au décret du participant 5 mars,
mai ; il avoit été forcé qui de ont eu lieu les 14, 15&17
rendre auprès de fa mère s'abfenter dont les de Paris, pour fe
danger. Une lettre luiapprit
jours étoient en
lieu ; il partit fans délai. A queles fon arrivée, conférences il avoient
difcuffions terminées ; mais il
trouva les
àl l'ouvrage qu'avoit déjà commencé s'empre@a le de concourir
fur la demande des comités.
citoyen Page,
fance De des plus, le citoyen Brulley, après avoir pris connoif
les regiftres travaux de la du citoyen Page, a fait configner dan:
conçue :
commiflion , une déclaration ainfi --- Page 204 ---
200 )
Jefoufigné, commiffaire de Saint-Domingue > abfent
fors des dilcuffions qui ont eu lieu aux comités de marine & des colonies, les 14,15 & 17 mai, relativement connoiffance.
au décret du 6 mars 5 après avoir pris
mon colde tout ce qu'a dit & fait le citoyén Fage, attendu
déclare y adhérer en tout point, >
que
lègue ,
conforme à mon opinion. Fait à Paris,
ceft parfaitement
&c. SignBRULLEY.
Pour copie conforme au regiftre,
Signé LEGRAND, Secrétaire, Garde des archives.
E R R ATA.
à la dernière ligne de la note, on lit (le4
Page janvier 92, 1793) lifez: (le 17janvier 1793 ).
à la fixième ligne de la note, on lit : le
Page E331 exécutif n'avoit-il pas lu le traité d'amitié
& de commerce fait le 6 janvier 1782, lift: 1778. --- Page 205 ---
E793
PI333 --- Page 206 --- --- Page 207 --- --- Page 208 ---