--- Page 1 --- --- Page 2 ---
a
-
E
1 C 2576
a
F 0
Juln Carter Broim.
- --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC.
D.1. --- Page 5 ---
w.1. Paulfones o4 Pmphelces (luacl 17S1.
2.dolere de vl.0.
- Pain
Creugé
A797
3.d Lettres dle Yerus. . PleladilniN7A7 (
db. detten 4 Verus
R.as 5. Fauehe Coup d 'oeil sur ler
irats Uui - L
Duris. 1797
6.Du gswocuededel besmingmeay47
- Segal: Dermere voeu .en
'( V97
8.Cde m emne A
que le w2.) -- 1797 L --- Page 6 ---
(4a)
toutes les neutralités
rations; ne. sauroit sacrifier mensongères nisa, à des répani ses trésors quand il s'agira considération,
Fétat de choses qui porte detraiter sur un
de Phostilité.
toustès caractères
De notre
a
nistration dôntle côté,oublions les torts d'uneadmichefeût plus de
de.ialeeillsmces nos succès nous foiblesse-que ont suffiAenint.rengerde nos lâches amis: Sherifions nos ennemis cachés et de
tout justes qu'ils soient, à nos .nos intérêts ressentimens,
trés ; "la. crise actuelle, arrêtée à
démonproduit:un effet salutaire :
temps, aura
cieconstanoesogmr l'ont
prolongée avec les
elte consolideroit des:s accompagnce jusqu'ici,
deviendroit peutsêtre souyenirs le
facheux, et
nationale qui: n'auroit germe d'une haine
réels ou
aucuni des
imaginaires qui 1
avantages
visager ces
font-quelquefois enLés sentimens hainesicomme un' "moyen politique,
jours dans mon cceur; que:je ils professe furent la furent base touconduite, tant que je résidai aux
de ma
je suis intimement convaincu
Etats-Unis :
appréciés quand-ils y
qu'ils y seront
contribueront à dissiper parviendrent, des
et qu'ils
des circonstances malheureuses préventions
tions ennemies auroient
ou des ostritie
menter, à. moné égard, chez pu répandre et fome témoignèrent une
les"hommes
norerai toujours de mériter. estime.-que je
PALt
Fructidor, an y.
aux
de ma
je suis intimement convaincu
Etats-Unis :
appréciés quand-ils y
qu'ils y seront
contribueront à dissiper parviendrent, des
et qu'ils
des circonstances malheureuses préventions
tions ennemies auroient
ou des ostritie
menter, à. moné égard, chez pu répandre et fome témoignèrent une
les"hommes
norerai toujours de mériter. estime.-que je
PALt
Fructidor, an y. --- Page 7 ---
DU
GOUVERNEN EI N T
SAINT DOMINGUE,
DE LAVEAUX, DE VILLATTE,
ESA G - EI S D UDIREGTOIRE
incipiam. Q.uinquanamahiniue horrer, luctu que refugics
Par le C.BARDAVIT
Rovr R.
PARIS,
Chez Draaiv,
Libaire, Palais
galcrie de bois, no, 325, Egalité
Ax v.1797.
Smmtan --- Page 8 --- --- Page 9 ---
DU
GOUVERNE M EN T
D E
SAINT-DONINGUE,
DE LAVEAUX, DE. VILLATTE,
DES A GEN S PUPIRECTOIRE
Quanquam meminise horret 7 luctu que refugit,
incipiam.
J. dois parler des Colonies :
expressions de la vérité, de la j'emploierai les
franchise. Malgré le tumulte
douceur, de la
jet de leur
LS partis et le prola
avarice, malgré les
de
cupidité 5 et les fureurs de Porgueil, imprécations
rai avec
comme
je parlecourage,
avec modestie.
amis de la justice durent' réunir
Si les
fut sans doute dans'ces
leur examen, ce
efforts d'un
jours d'inquiétude, ot les
grand nombre de citoyens sans
fluence et sens crédir se débattent
intions de quclques hommes
sous les accusade renomm e. C'est la balance pleins de pouvoir et
pesant les raisons des
à la main 2 que
partis; la sentence solemA --- Page 10 ---
(4)
nelle doit être proclamée, O.
vous décider cette
citoyens ! puissiezdération, sans
querelle publique sans consirendriezla paix à caprice des 9 sans amertuse; vous
et toujours en révolle contrées toujours opptimées,
et par des conclusions par une décision arbitraire
votre ame, écoutez injustes ! Dansle calme de
sidez,
des plaintes mutuelles ;
comme les
prépeuples 5 et, sans Dieux, aux discussions des
imorteis, décidez esprit de faction 3 comme ces
malheur à
entre le faible et les
vous. 2 si souscrivant à
tyrans 5
votre; paresse et votre ennuivous Pinjustice 2
à-coup parmiles
rangeaient toutoppresseurs !
D'abord, et je traite ici de
.
du 30 ventôse, des
Paccident fameux
hommes de
cusations quiles concernent couleur, des accription suivie
; je parle de la
du
contre eux par les propres prosde Gouvernemient : ce sont encore des
agens
ce systême désastreux, d'élever viclimes
sance
à la
suprême une race unique, la
puisnoire. J'assimile leur. ruine à la
classe la plus .
ils m'intéressent
ruine des blanes 5
aussi, et comme
comme francais, et comme soutiens propriélaires et
nie, Je ne viens pas icij justifier
de la Coloni leurs
ni leurs
écarts, ni Ies mouvemens erreurs,
leur ambition, de cette ainbition naturels de
coeur de tous les hommes de
innée dans le
cherche à saisir la cause qui Pnivers, fit
mais je
citoyens ce plan de
déverser sur ces,
blancs furent les
carnage universel, dont les
premiers la victime.
et comme
comme francais, et comme soutiens propriélaires et
nie, Je ne viens pas icij justifier
de la Coloni leurs
ni leurs
écarts, ni Ies mouvemens erreurs,
leur ambition, de cette ainbition naturels de
coeur de tous les hommes de
innée dans le
cherche à saisir la cause qui Pnivers, fit
mais je
citoyens ce plan de
déverser sur ces,
blancs furent les
carnage universel, dont les
premiers la victime. --- Page 11 ---
(5)
Les Colonies sont filles des nations
formées; elles sont unies
qui Ies onf
la mère à ses enfans
par le lien qui attache
tendresse
; elles ont droit à toute
2 comme à toutes ses sollicitudes. sa
métropole leur doit une protection
La
lière ; car, plus éloignées du
toute particuplus éloignées de
centre des bienfaits,
Pappui des
sont plus sujettes à tomber
lois, les Colonies
rans subalternes. Cest sous la verge des tyraient
en vain qu'elles reclamepuissantes lassistance de leur des décrets, c'est en vain
civisme et de leur
que,
invoqueraient la force que la
utilité,elles
fans fidèles; ; le pouyoir
patrie doit à ses endéprédateurs rendraitleur insurmontable de leurs
reclamations ridicules. dosleurimutilcetieurs
Rome 2 si célèbre par ses vertus
police austére et ses institutions rigides, par sa
néanmoins. 5 non loin de ses nerveuses, voyait
courbée sous le
de
rivages, la Sicile
joug ses
malgré le voisinage,
Prdleursinsolenss et
de ses alliés
malgré le cri lgmentable
qui devait frapper tousles
portes du Sénat, Rome ne
jours les
dations de Verrès
put connaître des dépréO français
que parl l'audace dun oraleur.
sein d'une fortunés! vous qui jouissez., au
capitale brillante, de tous les
que vos conquêtes ont rendus plus
plaisirs
chissez
assurés, réféquelquefois sur les maux de vos frères
d'Ocident, et sachez qu'ils sont rendus
qu'éternels ef par un intervalle
presdes lois fausses et
immense, et par
contradictoires; et desrapports
A 2
dépréO français
que parl l'audace dun oraleur.
sein d'une fortunés! vous qui jouissez., au
capitale brillante, de tous les
que vos conquêtes ont rendus plus
plaisirs
chissez
assurés, réféquelquefois sur les maux de vos frères
d'Ocident, et sachez qu'ils sont rendus
qu'éternels ef par un intervalle
presdes lois fausses et
immense, et par
contradictoires; et desrapports
A 2 --- Page 12 ---
(6)
mensongers; sachez encore que c'est
constamment
les écarts de leuir
Pimpéririe, des législateurs. 2 la révolte et le
propre iastitution qui 'sèment
désespoir parmi les Nations.
ver'ueux dans
La Rép ublique députe des agens
la
ils ont organisé jusges contrées subjuguées;
elle leur envoie
tice sur ces plages lointaines, auront-ils Pindes successeurs: : ces successeurs Mais si les uns n'ont dû le
tégrité des premiers?
des soins nécessaires $
bruit de leur vertu qu'à
constantes, les autres n'auqu'à des occupations
leurs antécédens : ils
ront plus rien à faire après souffrant de la gloire
seront comme Alexandre,
des lois ayant donc
de Philippe. L'établissement
rempli l'année des premiers, Pennai occupera
donc le loisir des seconds; et comme l'oisiveté des
des princes ne peut se nourrir que dumallieur le
de
peuples, Pappas des richesses agitera repos
ceux-ci. lis accableront avec cruauté les alliés,
quela cupidité ne pent s'assouvir dans des
parce climats fertiles et au milieu des irésors immenses
voiturés par le commerce de PUnivers; ils vexeront en paix tout un peuple, parce que ses cicaapperçues. Mais, direztrices ne seront point les lois séviront contre
vous, 6 citoyens ! que des lois
des
mais est-il
que
juges
Ies ravisseurs 5
est-il un frein à
suprêmes ne puissent 2 éluder,
cette autorité qui ne doit sa conduite qu'au goud'un autre hémisphère ? La formation
vernement tribunal supérieur à la puissance, écarted'un
eront en paix tout un peuple, parce que ses cicaapperçues. Mais, direztrices ne seront point les lois séviront contre
vous, 6 citoyens ! que des lois
des
mais est-il
que
juges
Ies ravisseurs 5
est-il un frein à
suprêmes ne puissent 2 éluder,
cette autorité qui ne doit sa conduite qu'au goud'un autre hémisphère ? La formation
vernement tribunal supérieur à la puissance, écarted'un --- Page 13 ---
(7)
rait sans doute des complots
celui de la
tyranniques : égal à
même.
haute - cour, il jugerait l'autorité
Mais par qui serait-il
du peuple pourrait-il le
convoqué? Ie voeu
seront-ils
former ? Soit; les jurés
bondant des incorruptibles, Colonies
au milieu de l'or aet de ses pierres
santes ? opposeront - ils un refus inflexible resplendissollicitations des Verrès ? Grands Dieux aux
projéts de bien alimentent seuls
! les
sophiques !
les rêves philoLes lois ne se conservent dans leur
qu'au centre de l'empire, Surveillée pureté
bonnes moeurs et
par les
éternelle dans
P'instruction, la liberté
données
notre Europe. Les Colonies règne
à la rapacité des
abanà Pinfluence des lois gouverneurs; soumises
peuples gémir
absurdes > ont vu leurs
de
vainement, , s'agiter sous le
loppression, les ont vus
joug
et de leur juste
punis de leur courage.
châtiment
résistance, et) menacés d'un
pour le crime de leurs
long
La liberté des Colonies
tyrans.
que de la'
ne peut donc dépendre
veté de leurs probité rare des Envoyés, de la brièpice
fonctions, et d'une forme plus prod'administraticn; ; elle ne peut dépendre
d'institutions également favorables à des que
cians domiciliés, aux
négoleur, aux cultivateurs propriétaires de toute cou.
ces climats s'écroule du pays. La liberté de
peut opposer
naturellement, si elle ne
agens
quelqu'obstacle aux caprices. des
publics, aux brigandages des étrangers,
veté de leurs probité rare des Envoyés, de la brièpice
fonctions, et d'une forme plus prod'administraticn; ; elle ne peut dépendre
d'institutions également favorables à des que
cians domiciliés, aux
négoleur, aux cultivateurs propriétaires de toute cou.
ces climats s'écroule du pays. La liberté de
peut opposer
naturellement, si elle ne
agens
quelqu'obstacle aux caprices. des
publics, aux brigandages des étrangers, --- Page 14 ---
(8)
Si des vexations intolérables ont eu lieu sous le
régime des rois, si la cruauté, fille de' lintérêt,
a étendu ses fureurs atroces surdes individusque
l'orgueil ne décorait poiat dunom
si
tant de bêtise et d'insolence ont dhomimes;
préparé des
vengeances longues et terribles, on ne doit pas
erre surpris de ces mouvemens de la rage coloniaic,de ces assassinats effrayans, de ces. lugubres
démêlés des trois couleurs qui se sont
sous le régime de Ia liberté,
développés
Depuis trois ans. 2 la Colonie avoit été abandonnée à ses propres destins; ce firent trois siécles d'impatience pour les citoyens qui
roient qu'au rélablissement de
n'aspimaintien de
Vorire, qu'aut
lajustice. et de la liberté: nul secours
n'était venu de la Métropole prèssée clle-même
par la ligue des puissances : la marine nationale
étaitdétruite, un ennemi superbe
an et versaità son grésur saint enchainaitloce"
ruption 2 le carnage et la misère. Domingue,la L'or d'Albion corachetait ses places formidable, il ruinait tses subsistances;. le Français délaissé, trahi de toutes
parts, cerné d'ennemis puissans," ne vivant
d'inquiéfudes et d'effroi,avait à peine le
que
de venger ses faniilles. L'amour de son courage
nima enfin quelques cités
pays ra-,
; l'union rassembla les
citoyens, et l'on vit dans un accord
les
haînes se coufondre dans
touchant,
destructeurs
l'oubli, les préjugés si
es
doperaitre.trodecankeurs, peignoient
peuples ardens de,ces Islas; ils pouvaieat.
udes et d'effroi,avait à peine le
que
de venger ses faniilles. L'amour de son courage
nima enfin quelques cités
pays ra-,
; l'union rassembla les
citoyens, et l'on vit dans un accord
les
haînes se coufondre dans
touchant,
destructeurs
l'oubli, les préjugés si
es
doperaitre.trodecankeurs, peignoient
peuples ardens de,ces Islas; ils pouvaieat. --- Page 15 ---
vivee loujours
(9)
paisibles entr'eux, à
Brama,de Wanan.deChitrens
l'exemple de :
paixPuniversan
quigouvernent en
Les blancs étaient mtinremasts divisés
première, attachée au salut.de en deux classes. La
propriétés, regrettait
la Colonie parses
antique : néanmoins Pent-être sa': domination
avait sacrifié
5 dans le danger
ses prétentions à la commun elle
La seconde n'était
sûreté de tous.
de France, de mercenaires qu'un composé de. vagabonds
mas de Corses, de
d'Europe, un vil ra.
sés de leur's provinces. Napolitains, 2 de Génois chasdes circonstances
Cés misérables, profitant
les premiers
révolutionnaires 2 écrasaient
blancs,. se
pouilles, et marchant à chargeaient la tête
deleurs désoulevaient de toutes
des noirs qu'ils
et Pincendie dans les parts, portaient le désordre
Cette seconde classe de plus fertiles habitations..
la force des
blancs
de
et
noirs,
quisoppayait
leur remit Pautorité
qui, pour récompenses
de ce qu'on appelle les suprêmes était aussi détestée
l'être des blancs
mulatres, qu'elle pouvait
strocilésy'son systême proptiétaires; de
Ses fureurs, ses
due exécrable aux hommes nivellement Favait renelle ne tarda pas à
de couleur, dont
Les noirs, long-tems projetter la ruine entière.
jours flattés,
asservis, et depuis touliberté
s'abandonnaient à l'ivresse de leur
toyables conquise, et évoquaient les furies
contre leurs maitres
impimagique delibertéesaliaitat. féroces 5 le mot
edementifeunpder
proptiétaires; de
Ses fureurs, ses
due exécrable aux hommes nivellement Favait renelle ne tarda pas à
de couleur, dont
Les noirs, long-tems projetter la ruine entière.
jours flattés,
asservis, et depuis touliberté
s'abandonnaient à l'ivresse de leur
toyables conquise, et évoquaient les furies
contre leurs maitres
impimagique delibertéesaliaitat. féroces 5 le mot
edementifeunpder --- Page 16 ---
( 1o >
les blancs nivelleurs leur ayant insinué que
que
voulaient seuls dominer, - il n'en
les mulâtres.
décider les noirs à
fallut pas davantage pour glaives ensanglantés.
tourner contre ceux-cileurs cherchaient, au milicu
Leshommes de couleur
leur liberté sur
général, à poser
de ce désastre
et à conserver dans le
des bases indestruetibles, leur bravoure et d'aupays toute Pinfluence que
tres titres leur donnaient droit d'espérer. réunies par la
Néanmoins ces trois couleurs entr'elles de quelavaient joui
terreur générale, elles avaient été contenues par.
que tranquillité; chacune était restéc en susle danger commun;
plutôt que de
pens - , dans une espèce d'immobilité créées par la nature
paix,, lorsque les passions et les conduire a la
pour A activer les hommes
ou les traîner à la
gloire par de grandes vertus, abominables 5
2 vinrent
renommée par des crimes
susciter les plus violentes querelles. de ses nouvelles;
La Métropole ne donnait plas toutes les mèrs ; sa.
ses flottes étaient battues Antilles sur
par le nombre
rivale, supérieure aux
tous les ports 5 les
bloquai
de ses. vaisseaux,
avaient trop long-tems
agens de la. République
ilsen
pour n'être pascriminels,
goliedapouvoit
Vabandonner facilement.
étaient trop avides pour de toutes les têtes; toutes
L'ambition s'empara
à Penvi; il n'étais
les passions se déchainèrent les lois mêmes étaient
plus de frein, puisque
chefs.
foulées ayx pieds par les principaux
ports 5 les
bloquai
de ses. vaisseaux,
avaient trop long-tems
agens de la. République
ilsen
pour n'être pascriminels,
goliedapouvoit
Vabandonner facilement.
étaient trop avides pour de toutes les têtes; toutes
L'ambition s'empara
à Penvi; il n'étais
les passions se déchainèrent les lois mêmes étaient
plus de frein, puisque
chefs.
foulées ayx pieds par les principaux --- Page 17 ---
(ri)
Les blancs injustes avaient autour de leurs
tels, immolé le concordat, etles lois
aude leur tyrannie sainte. Les
ennemies
zélateurs ardens de la liberté citoyens de couleur
seryer. les droits
avaient juré de conla
qu'ils tenaient de la nature et de
métropole, les noirs s'étaient
et des uns et des autres,
rangés du parti
de sermens
etépouvantaient la terre
eflroyables. Ce fut dans ce
pement de toutes les haines, de toutes les dévelopde toutes les inquiétudes,
craintes,
de Laveaux et de Villatte. que naquit la querelle
Il est nécessaire de parler de ces deux
done la conduite a influé
hommes,
situation de
plus ou moins sur la
Saint-Domingue. Quelles
se présentent,
#éflexions
quand on examine que la
ou le désastre des nations dépend de
félicité
dividus! quelles douloureuses
quelques intout, lorsqué raisonnant
réflexions, 3 suravec Bolingbroke et le
ehancolerdOsentitrn, nous trouverons, comme
eux, que le troupeau des hommes n'est souvent
gouverné que
les plus imbécilles d'entr'eux.
Ce sont des H. qui parleront ici : Villatte
Laveaux nous sont inconnus et parleurs
et
etleurs
bienfaits
persécutions ; c'est la jastice dont nous
emprunterons la voix, et non lautorité dont nous
flatterons lorgueil ; la vérité naîtra de
de cette opinion Si fortement
l'opinion,
Colonie ; de cette
pronoucée dans la
vraie, et qui est
opinion pablique toujours
de la
indépendante et de Pintrigue et
corruption et de la force. C'est dans la Co-
connus et parleurs
et
etleurs
bienfaits
persécutions ; c'est la jastice dont nous
emprunterons la voix, et non lautorité dont nous
flatterons lorgueil ; la vérité naîtra de
de cette opinion Si fortement
l'opinion,
Colonie ; de cette
pronoucée dans la
vraie, et qui est
opinion pablique toujours
de la
indépendante et de Pintrigue et
corruption et de la force. C'est dans la Co- --- Page 18 ---
(1)
lonie
setile, od, sans mouvemens
gagé de tous préjugés,
d'intérêr, dé.
le juge intègre peuvent l'observateuri impartial et
puiser des lumières
cieuses, et donuer des bases
prés
cisions.
certaines à leurs déétait Laveaux, gouverneur de Saint -
parvenu à ce grade après lcs Domintue >
nées du 20 juin ; la couleur
hideuses joursur cette vaste contrée
blancheayant disparu
furent conservés n'élaient américaine 2 les blancs qui
Dusuperbe orgueil
que des négrophiles.
que les
légard des
planteursallectaienta
plus basse esclaves, on descendit à la flatterie Ja
envers les noirs. Le
égalité absolue ayant été consacré systême une
l'empire devait tomber dans la classe en Amérique 3
breuse; après Pimmolation
la plus nom,
des grands
tairgs,on trouva que le systême de
propriéserait contrarié par l'existence des nivellement
ainsi, les noirs même de
anciens libres:
poursnivis.
condition libre furent
lettre à la Laveanzsepisigattye dans sa fameuse
Municipalité, 21
noirs du 4 avril méprisaient brymaire, esque les;
c'est-à-dire que les noirs
ceux du 20 juin 5
l'ordre et des lois, exhalaient propriétaires, amis de
vue des excès commis
leur douleur à la
quisclivraient
par les légions d'esclaves
alors à tous les
liberté nouvelle,
emportemens d'une
Ce fut à cette bande de noirs,
s'exalter, si docile
si prompte à
tribua toutes les par sor ignoranee, qu'on disrécompenses. Cette préférence
;
c'est-à-dire que les noirs
ceux du 20 juin 5
l'ordre et des lois, exhalaient propriétaires, amis de
vue des excès commis
leur douleur à la
quisclivraient
par les légions d'esclaves
alors à tous les
liberté nouvelle,
emportemens d'une
Ce fut à cette bande de noirs,
s'exalter, si docile
si prompte à
tribua toutes les par sor ignoranee, qu'on disrécompenses. Cette préférence --- Page 19 ---
marquéd
(13)
autres pour une couleur unique,
à
citoyens; toules les places indisposa les
cesmoinss on leur confiait les étaient déférées
hommescivtes de fureur eti
armées; et ces
enieateherpir tien
de la police paîtris de
des cultures et de la des villes, darhariey du main,
Qui pourrait raconter les: conduite des. troupes.
virenit Il en étaiti
vexations quis'en suipierge , qui remit. jaiasi.qu'au tout le items de: Robesmains de sa populace
gouvernement aux
Los.hiommes de couleur civiques 2
Hiengrandesurl enfans,
lesnigres, dont ayant ils une infuence
devaient devaient profiter de cette sont aussiles
veaux libress pressentirles
dispositions ; ils
les poigmards waisntianeeiet sravgenatsgzels ils
les liouterderaient agités contre les blarics sentaient que
que cette égalité pasà se diriger sur eux; ils puissans ne
dans da Colonie parfaite consacréc si sentaient
GuAe obdisance ayant brisé tout-3-coup suhitemment les
Laide de danarchic, nécusaire, il serait.
liens
colnniales
5 de morceler
facile, 3 à
nlascnisieht en les troquaiit pour lor les, de provinces
que leuramour
lannemis
siou.pour la libertés leurzèle delfordres leur
seraienta tantantde crimes
pour la;
pasdes hommes qui,
auprès
ncirppoles
rasseoi la tykannie parmi les sumultes, inatreleiinvet
nie avec tout
antiques ou vendre voulaient la Cologlais avides. Les somicartége hommes. de préjugés, aux Anrent donc : avec, tous les
der coulenr se ligue.,
zélaleurs de la pattie,t
lannemis
siou.pour la libertés leurzèle delfordres leur
seraienta tantantde crimes
pour la;
pasdes hommes qui,
auprès
ncirppoles
rasseoi la tykannie parmi les sumultes, inatreleiinvet
nie avec tout
antiques ou vendre voulaient la Cologlais avides. Les somicartége hommes. de préjugés, aux Anrent donc : avec, tous les
der coulenr se ligue.,
zélaleurs de la pattie,t --- Page 20 ---
(14).
Saint-Domingue tant qu'ils ont eu
ont conservé
la partie du
puissance dans ce pays;
quelque
est à la veille
nord; où ils ont été exterminés, C'est. en vain
d'éprouver de grandes calamités. la France n'a
qu'ôn les accable d'accusations; projets d'inretentijusqu'à ce jour que de leurs
de leurs
dépendance 5 de Ieur plan de carnage,
la
ambitieux; mais jusqu'à ce jour
complots
les accusateurs, elle n'a
France n'a entendu que
encore interpellé les accusés.
de
pas
facile de façonner les citoyens
Il n'était pas
de Laveaux, comme les
couleur au despotisme
l'objet des
aussi deviarent-ils
noirs imbécilles,
L'affaire de venproseriptions du gouvermneur?
impttôse ne lut autre chose que les mouvemens et qui
cruellement opprimé,
tiens d'un peuple
de.sa destruction gém
résista à latroce complot
accablés
nérales Les hommes de couleur;
parles sonleperfidie parvint à
légions de nègres quela
foule ces pénibles
ver çontre eux, quittèrent en florissans,. et se
rivages qu'ils. avaient rendus du Sud, ou ils dédans les rochers.
réfugièrent familles: une fois affaiblis et disposerent leurs
n'eurent. plus de
persés, Ies nègres du 20 juin
rivaux dans Pempire.
fournis par les'
D'après les renseignemens suite de l'accihommes de couleur déportés par commission du
dent de véntôse, et transmis a la
que
conseil des cinq cents, on verra sans peine
colons ne furent si opiniatrement poursuivis,
ces
rochers.
réfugièrent familles: une fois affaiblis et disposerent leurs
n'eurent. plus de
persés, Ies nègres du 20 juin
rivaux dans Pempire.
fournis par les'
D'après les renseignemens suite de l'accihommes de couleur déportés par commission du
dent de véntôse, et transmis a la
que
conseil des cinq cents, on verra sans peine
colons ne furent si opiniatrement poursuivis,
ces --- Page 21 ---
-que pour n'avoir (15)
Anglais; a est encore pas voulu livrer le Cap aux
En effet , Saint d'autres motifs.
suréroit de
Domingue présentait
mérce de Puissance à Laecapareur du
un
était offerte lUnivers; une terre
comDomingue aux' expulsés de France conservatrice
parens des devenait un asyle aux
; Saint
rois
république
détronts; les énnemis amis,-aux
trice ; c'était couvoitaient la
. cette contrée de la
péuates
qu'ils allaient
protecs
les.
persécutés, Mais il fallait déposer leurs
citoyens de couleur
détruire
pour la France, n'etait
dont Pattachement
renverser desbraves point suspect, il
était un obstaele
dont Ja valeur
fallait
glaises. Les
puiffant aux
intrépide
côtés
calomnies
prétentions anSur des citoyens pleuvatent donc de tous
corrompre'; on les
Aideles; ; on ne
la faim; on les environna des
putles
Ja 1
accabla de tous angoisses de
dre guerre et de la'
les maux de
plus
vengeance; Pour les
dance, Accusation coupables, on les' accusa
renvable, mais dont folle, dérisoire et dindépen. inconced
chose; Sinon lexistenee ne prouverait
formé
gu'un tel dessein
autre
que par des caracières
ne put être
reux, et' que
fermes et
vre libres dans desrameatsataueate encore
généleur
micux
des tirans. La . pays, que de le vendre vi. à
couleur avait éié proscriplion si
des hommes de
trois mois apres Parrivée fortement resolue, que
des agens du Di-
épen. inconced
chose; Sinon lexistenee ne prouverait
formé
gu'un tel dessein
autre
que par des caracières
ne put être
reux, et' que
fermes et
vre libres dans desrameatsataueate encore
généleur
micux
des tirans. La . pays, que de le vendre vi. à
couleur avait éié proscriplion si
des hommes de
trois mois apres Parrivée fortement resolue, que
des agens du Di- --- Page 22 ---
(16)
rectoire au Caps Layeuxse cette coloine des
ples du Gambrasproposa
peur
la déportation des cettc, classe au.Négrophile,s Sonthonax
sexes s'y trouvaient
entière. Les deux
d'être agé de dix: compris, etil. cohvenait
des exilés.
ans pour être. du nombre
Cette, proposition exaspéra les
prits et porta surtbut lépouvante
esparmi les ciloyens de la
ct.la fureur
effet, quand cette
partie du Sud. En
des forfaits
classe aurait été coupable
les plus inonis,
le plus grand des forfaits,
pouvoit t-on sans
aussi général: Confondre 3 propôser un décret
innocens : garotter les.
les accusés et Jles
les vieillards, et les jeunes filles, les jenfans 3
les moyens possibles soldats; on inventa tous
sition moins
pour rendre la propoodieuse, en accumulant les
cusations i en chargeant ces
acsordres publics, Ils étaien't citoyens les
des détroubles; des tumultes, de.
auteurs des
tions : Ils devaient égorger toutes les agitaun seul blanc n'ajamais été tous des blanes;
homme de couleur,
linsulté par un
je suis resié au
pendant les six mois que
mission du
Cap. J'espère que la. comgouvernement ne me
pas sur ce point.
démentira
Cependant les blancs vivaient tous sans
ils n'étaient jamais plus
crainte:
qu'ils devaient être
tranquilles que lorsdre insulte,
égorgés.*Jamais la moingré les efforts toujours une. amitié mutuelle malde la cabale 5 au surplus l'inculpation
anes;
homme de couleur,
linsulté par un
je suis resié au
pendant les six mois que
mission du
Cap. J'espère que la. comgouvernement ne me
pas sur ce point.
démentira
Cependant les blancs vivaient tous sans
ils n'étaient jamais plus
crainte:
qu'ils devaient être
tranquilles que lorsdre insulte,
égorgés.*Jamais la moingré les efforts toujours une. amitié mutuelle malde la cabale 5 au surplus l'inculpation --- Page 23 ---
(17)
culparion était dérisoire ; les
leur commerce ; et des
aceusdevivaient? de
leur. négoge, nes'amusent marchands, occupés de
d-coup
point à se couvrir
deboucliers et à s'armer de
toulrépandre, dans foutes les
javelots pour .
mort.
rues, la terreur et la
Quant à Pinsurrection du
périrent, on verra
Sud, où des
ja
que ce malheur ne date blancs
présence des déligués de la
que de
jaloux de la
commission 3
partie di Sud, prospérité et de Détat
que
il convenait à
florissant de la
organiser un tumulie pour certaines gens d'y
ment, les hommes de couleur accuser, avec fondebles:il faut done
de tous les frou-.
eux qui
s'assiurer, avant tout, sice sont
la main contribuèregt perfide
à cet accident, ou si
dans
qui déjà avait attisé la
c'est
toute ka Colonie. Des
dissorde
sacrifiés : on pourrait donc croire propiiétaires furent
Été porté Par les nivellenrs
que le coup a
Le nombre des
implacables
qu'à trois cents dans citoyens de corleur ne
toute
montair
y étaient vexés, torturés. létendue du Cap; ils
et sans fonctions
par les calomnies
blanche était de deux apparcales. La population 2
Européenne et Jes mille, y comprisla troupe
hoirs étaient portés équipages à
de la marine ;
cing mille
leg
vaient être ienforeés
hommes, etpoucamarades de la
coitinuellement par leurs
Tue les citoy eas. campagne; de couleur on ne peut publier
Puisqu'ils avaient été accusés dirigeaient de
ces noirs,
vouloir ramener
B
fonctions
par les calomnies
blanche était de deux apparcales. La population 2
Européenne et Jes mille, y comprisla troupe
hoirs étaient portés équipages à
de la marine ;
cing mille
leg
vaient être ienforeés
hommes, etpoucamarades de la
coitinuellement par leurs
Tue les citoy eas. campagne; de couleur on ne peut publier
Puisqu'ils avaient été accusés dirigeaient de
ces noirs,
vouloir ramener
B --- Page 24 ---
(18) )
les nègres à l'esclavage. Les noirs quiavaient cru
au propos 3 ne se présentaient jamais que comme
ennemis des hommes de couleur:
Jl fallait donc écarter our détruire tant-de citoyens dont aucun crime n'est encore prouvé;, il
fallait lasser leur patience etles forcer à s'agiter;
il fallait insulter à laj justice, et préparer, pour
l'avenir , les scènes désastreuses qui doivent
naitre du mépris et de Poppression.
La destruction des hommes de couleur ressemble à çelle des Indiens-Rolillas, nation de
guerriers. Hastings en fit égorger quarante mille
de sang-froid, pour assurer la possession des
% beaux mouchoirs du Bengale à des anglaises impudiques. Le despotisme de Laveaux à l'égard des autorités civiles élait effrayant. Mépriséc, avilie,
la municipalité ce refuge de la, liberté, cet
asile des sûretés- publiques; ce rempart contre les violences militaires, était tous les jours
l'objet des insultes les plus sanglantes com
me les moins méritées. Ceux qui étudient la
marche de Pesprit humain savent à quels excès
se porte Pindividu dont le scéptre est un glaive
ménaçant. voici l'un des discours de cet agent
assez bien dans la
de la République, quiirait
A
bouche de Cambyse ou. d'Omar.
22 Brumaire, An 3- il. manda ches lui le 0 corps
Municipal et lui dit :
> Quil avoit prolité de son absence( d'unjour )
ient la
marche de Pesprit humain savent à quels excès
se porte Pindividu dont le scéptre est un glaive
ménaçant. voici l'un des discours de cet agent
assez bien dans la
de la République, quiirait
A
bouche de Cambyse ou. d'Omar.
22 Brumaire, An 3- il. manda ches lui le 0 corps
Municipal et lui dit :
> Quil avoit prolité de son absence( d'unjour ) --- Page 25 ---
(i9)
> pour cabaler; que la
>> le dhoit de faire battre Municipalité la
n'avoit pas
> mission du Commandant caisse sans la pens,
> fonctions se reduisaient de la place'; que. ses
Mfaire
2> ou à écouter"quelques
balayer les rues
>> haute police appartenoit petites plaistes; que la
> taire, que les
au Commandant mili-
> ceukr du 20 Juin; citoyensdugAvil, surquoi
2 méprisaient
5> mesuil (*) vonlant lui faire ,le citoren Duclos:
>> il lui inposa
des obsgrvations,
silence en lui
>cent têtes à couper et qu'il disant, qu'illavoit
>> sienne, parce qu'il étaitle commenceroit par la
Si les
plus vieux.
de cette Magistrats di peuple étaient conspués &
sorte, lorsque tout leur ctime
vouloir s'opposer à la tyrannie
élait de
réunissait en Sa
d'un hommegui
et le pouvoir persopner et le pouvoir civil
ner dans
militaire, il sera. aisé
quel avilissement se
d'imagi.
ple tout entier.
traipait le pculies Décenivirs criminels
aux romains quils
disaient cependant
rien de
flagellaient. Fils de
rinus,
ce que) nouse
Qui-
"ne peut avoir de force
vous. proposons,
ment: : Soyez vous a
sansy votre consentes
lois qui doivent faire mêmes les auteurs des
votre bonheur.
e
NCr) Le citeyen Duclo: ménil était un
justice 8 ct protecteuedes opprim 's : Ce qui ogtogénaire rendait s zélateurde fa
sant, c'est quilétait du
Cc vieiflard intéres,
yage de soutenir. a vétité, trèspetit nombre de blancs qui eurenc-le cou
B 2
: : Soyez vous a
sansy votre consentes
lois qui doivent faire mêmes les auteurs des
votre bonheur.
e
NCr) Le citeyen Duclo: ménil était un
justice 8 ct protecteuedes opprim 's : Ce qui ogtogénaire rendait s zélateurde fa
sant, c'est quilétait du
Cc vieiflard intéres,
yage de soutenir. a vétité, trèspetit nombre de blancs qui eurenc-le cou
B 2 --- Page 26 ---
(20)
Dans la Colonie on ne gardait
ces apparencés, dans un tems où les pas même.
tions républicaines, venaicit
institudimprimer sur
chaque membre de - la société un
sacré.
caractère
N Les Colons déportés par suire des
de Laveaux publisient dans leurs vengeances
mens du 29- Frimaire,a an cince
renseigecQue ce général et "ordonnateur Perroud
avaient substitué Parbitraire le plus
à l'exécution des lois ; ils se sont révoltant 5
saient ils 3 le privilège exclusif du attribué, disous lé spécieux prétexte des bésoins commerce, de leur dévoranté admini stration quoique les administrés
manquassent du nécessaire. Ils ont éloigné-les
neutres des ports de: la,
leur bonne foi, ils - ont Colonié,sen violé leurs trompant
et celles des Colons
propriélés
armateurs, en fixant leurs S
cargaisons au prix qu'ils déterminaient, les leurs
rendant en payement pour des sommes
sidérables qu'ils ne les avaient achetées. plusiconVoici un ordre.bien plus atroce encore
de
etoute cette conduite. Il est. daté du milieu que des
décombres du çap, après le massacre des
et des propriétuireso
blancs
Laveaux à Leger Duval juge de paixs
a Je teprie de m'envoyer un extrait de tous leg
D procès verbaux de partage de toutes los
2 tions de ton
habitaarrondissement, afin que je les --- Page 27 ---
D fasse" mettre
(2r)
> convention au "net pour les envoyer à la
>.20 Juin nattonale, qu'ils soient depuis le
> denrées. 1793jusqu'à ce jour; la quantité de
n la date du fabriquées tant en sucre qu'en Tafia
2 le nombre des partage, la somme totale à
> et. suiure ainsi co-partageans de
, la part de perungr,
date en
checun;
habitations,
dale sur toutes les
Lieza-DEvAL
Voila ce ministre,
lois er de la su r 3 chargé de Texécation des
teur qui divise en. etépiblique, voilà ce dévastapaix la
yens, et en distribue les dépouille des citotaires
porfions à"dès socisabominabless Saint Just,
tigre de POuest n'êtes
Robespierre
répondez; n'avéz vous vous pas ses complices s
desinc endiés?
pas reçu le prix du sang :
Je passe à
cet
He
Villatte,
autre fonctionnaire
temoin laképublique, témoin de tant de
avec toute sa classe des
forfaits 3
Laveaux comme de ses.
fureurs d
par la
iniquités et
%
ler
vengeance et la
poursuive
son
calomnie, afin
Villaté témoignage et celui de
d'annul
ne respirait que
sesscompagnions,
poir de consolider la félicité pour Ja liberté; l'escontrées si long-tems
publique dans des
"agiter : républicain malheureuses ne cessait de
a ridesse dun
plein de zèle, ilhvait toute
joignait
soldat; à ce défaut
2 comme tant
peut-être il
d'autres, le défaut, plus
oursuive
son
calomnie, afin
Villaté témoignage et celui de
d'annul
ne respirait que
sesscompagnions,
poir de consolider la félicité pour Ja liberté; l'escontrées si long-tems
publique dans des
"agiter : républicain malheureuses ne cessait de
a ridesse dun
plein de zèle, ilhvait toute
joignait
soldat; à ce défaut
2 comme tant
peut-être il
d'autres, le défaut, plus --- Page 28 ---
(22)
grand encore, dhomme à couleur jame. Néanmoins il jouissait d'une
teuse
considération bien flatauprès des citoyens de toutes les
il la méritait sans doute
couleurs;
France
par son attachement à la
2 par sa vigueur à maintenielcznoirse dans
un travail nécessaires par ses soins à protégerles
propriétés : taut de causes honorables ne firene
qu'iriterlorgiel etlaj jalousie du général.
Le quartier oùt commandait Villatie s'élait
menacé de toutle poids de la-guerre ;, du côté, vu de
1-Est, des bandes d'esclaves ivres.de
brûlans de carnage,infesiaient les
sang, et e
lesbannières
frontières sous
espagnoles 5 du côté de la mer
flottes ennemies
* des
de la force.
s'avançaient avec l'arrogance
Tout,
à
Saint-Domingue a retenti de la valeur
héroique de Villatte et de ses
troupes : sans
moyens, sans ressource, par l'effort, seul
son courage et la constance de ses frères, il de
pousse ces bandes furieuses, il dissipe lescohortes reespagnoles, et force les vaisseaux à se retirer 3 il
tiomplie malgré toutes les suggestions de PESDene et les promesses de PAngleterre.
ce siége et cg cernement
Pendant
terrible, une famine
épouvantable avait éclaté; elle avait duré
de deux mois, Il est une foule de traits
près
que l'amour de la liberté sut rendre glorieux
des Africains
possibles à
2 au milieu de cette
c'est dans le recueil des faits
désolation : :
pourront prendre place,
immortels gtrils
omplie malgré toutes les suggestions de PESDene et les promesses de PAngleterre.
ce siége et cg cernement
Pendant
terrible, une famine
épouvantable avait éclaté; elle avait duré
de deux mois, Il est une foule de traits
près
que l'amour de la liberté sut rendre glorieux
des Africains
possibles à
2 au milieu de cette
c'est dans le recueil des faits
désolation : :
pourront prendre place,
immortels gtrils --- Page 29 ---
(23)
Que faisait Laveau à cette époque ? Vous
l'allez voir. I1 était bien loin des licux assiégés,
dans un pays tranquille, dans des contrées abondantes ; il gouvernait au port de paix: ce
avait abandonné toute la partie du Cap, général
fort
jusqu'auDauphin, 2 comme non tenable.
Pressés par la' faim' la plus horrible, les mal4
heureux habitans du Cap allaient acheter des
comestibles au Port-de-Paix : qui croirait que
Laveaux et Perrond les faisaient fnsiller' impitoyablement! L'abondance des vivres, était si
grande dans la ville où règnaient ces fonctionnaires 2 qu'après la disette du Cap, ils ont fait
jetér daus le canal de la Tortue, une quantité
considérable de denrées entassées et pourries dans
les magasins.
(Voyez les renseigqemens fournis par les déportés.)
Cette fermeté inébranlable de Villate
le siége du Cap, sa fidélité 2 son patriotisme pendant le
rendirent bien plus cher encore aux républicains.
Laveaux, 3 plein de fureur et de
vint poser lc siége du gouvernement ressentiment, au
Cap; son
despotisme sur tous les citeyens fut si
ses vexations si
révoltant,
cruelles, > que les habitans ne
purent plus supportef cette tyrannie, devenue
de jourenjour plus horrible.
Qu'on examine la situation des choscs àl
de Pinsurrection : un gouvernement l'époque des
agens dominés par Ja vengeahce et la atroce, cupidité, --- Page 30 ---
(24)
des fonctionnaires
P
ambitieux, point de lois, aucune règle, tout subjugué par la violence militaire, les citoyens toujours tremblans et incertains de leur existence, une municipalité-avilic,
conspuée, accablée sous le joug, la justice inconnue, P'oppression la plus tyrannique en vigueur, un désordre affreux dans les finances 3
toutes les cullures ravagées s tantde calamités
enfin, aggrandies par la terreur, soulevaient né- 3
cessairement le peuple; la crainte des trahisons, 2
siactive'chez des hommes quisentent toutle
de la liberté
prix
9 devait naturellement porter ce
même peuple contre des chefs dont le
était au-dessus des lois : ainsi, le
pouyoir de
fiance dans des Administrateurs
peu
contaitlabonne
dont on suspecfoi, preduibititinaurection, comme
elle la produira tonjours dans les
civiles. L'affaire du 30 ventôse fut donc tempêtes l'effet inévitable d'une douleur sans borne
Maisce qui éveille la surprise, c'est qu'au milieu de cette sorte d'agitation si meurtrière
Europe, tout un peuple irrité conserva, dans son en
ressentiment, la plus grande
vit point alors,
modération ; on ne
2 sous ces climats brûlans, comme
dans nos contrées homicides 2 tant de désordres et
(1)Cest unc chose étrange que la manièrc dont s'est conduit le
Directoire à l'égard des ciroycas de couleur déportés par suite de cet
évènement,
c'est qu'au milieu de cette sorte d'agitation si meurtrière
Europe, tout un peuple irrité conserva, dans son en
ressentiment, la plus grande
vit point alors,
modération ; on ne
2 sous ces climats brûlans, comme
dans nos contrées homicides 2 tant de désordres et
(1)Cest unc chose étrange que la manièrc dont s'est conduit le
Directoire à l'égard des ciroycas de couleur déportés par suite de cet
évènement, --- Page 31 ---
(25)
de
'déthiremens; ; on souffrit de Ia
"même,
vengeance
Un roi peut être insulté dans son
mais la
représentant;
république ne l'est jamais que dans le
peuple que l'on opprime. Laveaux et Perroud
subirent une détention de deux jours : chez les
peuples plus policés d'Europe, chez des
ples reconnus plus humains
peudeux hommes eussent
que'des créoles, ces
été immolér (1).
J'enappélle à vous, ombres chères et
hérosdelar
sacrées, 2
d'une
république, vous massacrésauxe ordres
foule de conjurés, vous, qui au
vingt - deux
fond de
monumens, 2 accusez tous les jours
P'ingratitude de vos compatriotes égarés.
F:Laveaux fut bientôt délivré
nègres, qu'on était
par ses généraux
hommes de
parvenu à armer contre les
couleur : était-ce par respect pour ce
queLayeaux appelle la représentation
ou par haîne coatre Villatte,
nationale,
auxquels ils succémal (:) Ilest certain qu'on n'cût jamais le dessein de faire le:
aux détenus; Villatte les protégea constamment
moindre
mes les plus emportés. Tout porte à croire
contre les hom.
par cette
qu'on cherchait à
détention, > la fureur populaire, età attendre l'arrivée calmer,
Commission. Il est vraique cette Commission
dela
nax, 1 donna, con re touteJustice et cout
présidée par Sonthocette créature
examen, raison à Laveaux, s
defsonthonax, et le ministre de ses
sera facile d'appetcevoir toute la
conceptions; mais il
dans ces lugubres démélés.
perfidie et la partialité qu'on mi
lègues, avait dit que tour Roume > qui était arrivé avant ses col.
et lafraternité,
pouvaits'atranger: : il recommandait! l'union
ax, 1 donna, con re touteJustice et cout
présidée par Sonthocette créature
examen, raison à Laveaux, s
defsonthonax, et le ministre de ses
sera facile d'appetcevoir toute la
conceptions; mais il
dans ces lugubres démélés.
perfidie et la partialité qu'on mi
lègues, avait dit que tour Roume > qui était arrivé avant ses col.
et lafraternité,
pouvaits'atranger: : il recommandait! l'union --- Page 32 ---
(#5).
dèrent, qu par Pambition'etle desir dsbtenir des
grades, qu'ils agirent ainsi?
Cetté déplorable journée fut le prétexte de la
proscription générale des citoyens de couleur;
jamais occasion.n'ayait. été sifavorable.
bientôr les noirs sur les
Onlança
partisans de
à
peu près comme les Anglais de la Villatte,
cent leurs chiens bien
Jamaique lanexercés, sur les
marons.
nègress
Villane poursuivi par la
se retira dans' Un camp ayec les
vengeance 2
trouva quelque sûreté
proscrits; il y
étaient
pendaht que ses frères
égorgés dans les autres
noirs couraient à la renommée. quartiers. Les
massacres 3 le
par la foule des
soupir des mourans était un cri de
gloire pour lassassin; ; le nombre des cadavres
décidait les récompenses. Dans ce désastre
ral, l'on vit les familles désolées s'écouler généla partie du Sud, ou les trois couleurs étaient dans
bien d'accord, où l'harmonie entretenue si
si
tems par Rigaud ne fut troublée
longdes Agens du Directoire. I
qu'àl'arriyée
Jugez, citoyens, de la furie des
lisez ce seul témoignage, transmis vainqueurs;
mandant du Trou :
par le coma Cent hommes armés se sont rendus Sur
5 bilation Narpe, ontinvesti les
Pha5 parant des armies et effets des cases, en s'em-
$> - ont mis le feur en se
cultivateurs, et
>> par l'ordre du commandant retirant, disant que c'était
> naissant point d'ordre du PEveilliés, ne congénéral Villatte, et
oyens, de la furie des
lisez ce seul témoignage, transmis vainqueurs;
mandant du Trou :
par le coma Cent hommes armés se sont rendus Sur
5 bilation Narpe, ontinvesti les
Pha5 parant des armies et effets des cases, en s'em-
$> - ont mis le feur en se
cultivateurs, et
>> par l'ordre du commandant retirant, disant que c'était
> naissant point d'ordre du PEveilliés, ne congénéral Villatte, et --- Page 33 ---
(27)
> né voulant point en prendre de
> truiraient toutes
lui; gh'ils d6*
l
les
>). et qu'ils élaient à la casesibâtics recherche par ses ordres,
> couleur
des hommes de
2 ayant des ordresde les
w tous, >>
détruire
La déposition signée par
le 4 floréal, 2 an 4,
témoins,.
Ce PEveilliés ne pouvaitayoir
que d'une Puissance
rèçu des ordres
sance les avait-il
suprême : de-quellé puisobtenus ? Si ce-chef.nolr
porteur de ce décret, tous les
était
de Jeurs
Africains'à la tête
soudoyés en étaient également
Ravi-seurs des armes des agricoles
Bourvus.
pour enfoncer, plus à Paise, le 5 c'était donc
coeur des innocens ? Quel intérêt poignard dans le
des' noirs à l'affaire de Villatte? unissait les cases
verser ces frêles habitations
Pourquoi renPincendie à travers les ; pourquoi promener
cens de ces querelles ? Si champs de sucre, innotôse s'était passé dans la ville Pévènement du
da 30 venmachination infernale avait-on Cap, par quelle
bare ethorrible d'une
lancé Parrêt bartoute la Colonie ?
destruction générale dans
de couleur.
Pourquoi sur les seuls hommes
taient
2 puisque les blancs et les noirs s'&
également insurgés? La
vait s'étendre même
proseription ad
qu'on a proposée
aux enfans : Ja dépertation
Le décret était depuis en estl la prenve assurée,
truire tout.
uniyersel, puisqu'il fallait dé-
machination infernale avait-on Cap, par quelle
bare ethorrible d'une
lancé Parrêt bartoute la Colonie ?
destruction générale dans
de couleur.
Pourquoi sur les seuls hommes
taient
2 puisque les blancs et les noirs s'&
également insurgés? La
vait s'étendre même
proseription ad
qu'on a proposée
aux enfans : Ja dépertation
Le décret était depuis en estl la prenve assurée,
truire tout.
uniyersel, puisqu'il fallait dé- --- Page 34 ---
(28)
Ainsi, aucune réclamation, aucune forme de
justice, aucun moyen d'éluder la mort : ni la
fidélité pour la république, ni la vertu, , ni les
talcns, ni le courage, rien ne pouvait soustraire
aux poursuites du glaive : privé de ses armes,: on
pouvait à peine imiter les Brutus et les Catons.
Cefutà cette époque qu'on répandit, aveç une
profusion étonnante 2 cette lettre absurde de
Victor Hugues, intitulée la Muldiromanie, dans
laquelle il annonçait d'un ton de vicloire, l'entièrc extinction des mulâtres dans toutes les
Isles-duVent (I).
L'ordonnateur Perroud usa de sa liberté pour
imprimer une autre leltre, distribuée avec autant de profusion aux Éiats-Unis, dans laquelle
il se mélaitaussi de proscrire tous les mulâtres.
Telle était l'audace de ces fonctionnaires,
pour venger leurs querelles
que
leur puissance
> pour consolider
privée, pour a ssurerle
à leur orgueil froissé, ils appelaient l'anathème triomphe
et toutes les forces de la république et sur les
femmes etsurles fils 2 et sur les pères d'ime tribu
de citoyens parmi lesquels ils poursuiyaient un
ennemi.
a1 n'est point de vizir, dit Helvétius
2 qui
(:) Les citoyens de éoulcur de la partic du Sud répondirent à ces
invectives sanglantes par des faits authentiques, par des prcuves non
recusables, ct sur-tôut Par un ron de douceur et dc modération qui
cconfondait cesinjures étornelles, Ct prouvait l'innocence publique,
u
de citoyens parmi lesquels ils poursuiyaient un
ennemi.
a1 n'est point de vizir, dit Helvétius
2 qui
(:) Les citoyens de éoulcur de la partic du Sud répondirent à ces
invectives sanglantes par des faits authentiques, par des prcuves non
recusables, ct sur-tôut Par un ron de douceur et dc modération qui
cconfondait cesinjures étornelles, Ct prouvait l'innocence publique, --- Page 35 ---
"(29 )
ne prenne son inierêt pour Iinteret de Ia
tion,"qui ne soutienne qu'humilier
nac'est insulter au public, et
son orgeuil 2
conduite avec quelque
que blâmér sa
fasse, c'est excierle trouble ménagement qu'on le
sans doute
c'est
dans l'état. Il ignore
que
Pintérêt de son
non Pintérêt général qu'il
orgeuil et
également qu'an
consulle; il ignore
citoyen s'il est
verra jamais avec
vèrteux 3 ne
casionne une mauvaise indifférence, les maux qu'ocgueil
administration. c'est Pordu bien masqué aux yeux des puissans du nom
public, quileur faitavancer cet
qu'une faute une fois commise
axiôme,
toujours la
a le Divan doit
soutenir, et que lautorité ne
point plier.
doit
Bientôt après on disposa les
camp de Villatte. La Colonie attaques sur le
feu, sans le refus du
eut été mise en
nir à ces desseins
général Pierrot, de s'uprécipités. Ce
noir, quijouissait de l'estime de tous les respectable,
sentait qu'il était inutile de faire couler citoyens, le
flots pour soutenir des disputes
sangà
fiait des conseils qui
privées; il se méfils de la même mère. commandaient Ce
la mort des
gues mois après Parrivée de général la
expira quelmort assez subite: : les regrets Commission, deitoute
d'une
ont prouvé que la perte d'un citoyen une ville
Iibre de passions réunit les
vertueux et
hommes.
hommages de tous Ies
La Commission du
Gouvernement se présenta
, le
flots pour soutenir des disputes
sangà
fiait des conseils qui
privées; il se méfils de la même mère. commandaient Ce
la mort des
gues mois après Parrivée de général la
expira quelmort assez subite: : les regrets Commission, deitoute
d'une
ont prouvé que la perte d'un citoyen une ville
Iibre de passions réunit les
vertueux et
hommes.
hommages de tous Ies
La Commission du
Gouvernement se présenta --- Page 36 ---
(30)
a la vue du Cap le 21
composée de Sonthonax, floréal, an 43 clle était
Giraud; un grand nombre R.imond, de
Leblanc 9
également envoyé
ciloyens avait été
pour prendre Alace parmi les
administrateurs ou- dans les
ces individus, on en comptait délégations sparmi
réputation épouvantable,
beaucoup d'une.
geance, , altérés de
tous brâlans de venQuelques-uns
pillage, ete de meurtresavides:
s'étaient vantés
il) ne resterait
qu'avant six mois
nie
pas un seul mulâtre dans la Colo-
; d'autres, que lon se
leuis exploits.
ressouviendrait de
Examinez,
ces misérables citoyeris, 2 le caractère de Pun de
dans la bande de qui tenait une place assez mariquée
Sonthonax :
brigand à moustaches
Arnaud-Pretly, ce
crimes et ruiné de débauches, révolutionnaires, perdu de
boue-des factions
formé dans la
règne même de 3 qui ne put jamais, sous le
ses excès, venait Mobespierre, de sortir des se distinguer par
la suite de
prisons. de Paris, à
des assassins vendémiaire; 3 il fut porté sur la liste
quicouraient à
lucubrations anarchiques cat-Domingnegses
vement à
occasionnèrent un mous'embarquer. Rochefort, où cet individu était venu
Arrivé au Cap, la
voya.cet homme dans la
Commission ensence fut elfroyable
partie du Sud; sa prépremière révolution aux habitans; car dans la
avait coutume de
des Colen nies 2 cet homme
de
porter à so: chapen, en
cocarde, les oreilles des
place
citoyens de couleur
ient à
lucubrations anarchiques cat-Domingnegses
vement à
occasionnèrent un mous'embarquer. Rochefort, où cet individu était venu
Arrivé au Cap, la
voya.cet homme dans la
Commission ensence fut elfroyable
partie du Sud; sa prépremière révolution aux habitans; car dans la
avait coutume de
des Colen nies 2 cet homme
de
porter à so: chapen, en
cocarde, les oreilles des
place
citoyens de couleur --- Page 37 ---
(3ri)
et des propriétaires qu'il avait
Agent du Directoire colonial
assassinés, Cet
suite d'une insurrection
finit'par péri- à la
que lui et ses
collègues y avaient excitée.
int'gres
La
e
Commission du Gouvernement était
en rade,
les
à
e
lorsque
peine
vinrent luifaire
aides-de-camp de Laveaux
la lettrel
part de la farce de ventôse. Dans
du général, on doit
phrase : a venez approuver mes remarquer cette
> tiomner, et tout ira bien. opérations, lcs sance
Sonthonax exerçait alors la présidence, Connaisant,plus que ses confrères, la
instruit qu'eux, 2 des
Colonie; plus
personnages dont il
question, on lui abandonna la
était
missive au général qu'ilavait réponse, Voici sa
die du Cap etl les massacres du élevé aprés Pincen2ojuin :
4 Au moment où pous mouillerons
> venezà notre'b
en rade,
Bord, nous
> sur les moyens à employcr conféreronseneinble
> veuir de
pourarrêter et prée
nouveaux complots : nots vous
> dons avec Pimpmtience naturelleà des atten-
> se font une féte d'embrasser le
amis qui
> Colonie,
héros de la
SONTHONAX.
Après Pentrevue de Laveaux, oùt l'on donna à
la Commission les impressigns que l'on voulut sur
Villatte,on ne tarda pas à sanctionner la ruie
des hommes de couleur; on declata les ennemis --- Page 38 ---
(3)
de Laveaux des traîtres, on
opérations du Général. approuva toutes les
Je dois rapporter > sur ce systême de
tion des hommes de couleur volontiers persécudans ce conseil inique, quelques réflexions adopté
d'un ouvrage écrit en faveur de ce
tirées
colonial appelle les mulârres,
que P'orgueil
Philadelphie.
ouvrage imprimé à
R Celui-là seul se soumet à
> logiste du crime et Pinstrument passer pour l'apc.
> factienx, qui par la plus odieuse volontairedes
> plus insigne mauvaise foi, cache partialité, la
> de son parti, sous quelque
les atrocités
> les commette. Ce parti, Gouvernement qu'on
> prend pas les
(ans lequel onne com-
>> est un assemblage Colons, de étrangers à I'intrigue 3
> séminés en
factieux sanguinaires disFrancc, sur le continent
>> et dans les ports anglais de
américains
* Ces gens là sont
Saint-Domingue,
> si on les écorchaît, incurables, ils crient comme
* niveau avec leursenfans parce qu'on les met de
>> tir, plitôt que de se
; ils veulent les anéan.
> de justice qu'ils
soumetre à'cet acle tardif
> tion. Si,
regardent comme une abominapar hasard 2 ils
> lons blancs raisonnables renconirent des Co-
> les évènemens aient rendus sur cet article, ou que
moias
S dispositions bienfaisantes des lois indociles aux
> c'en est. assez pour les mettr: en fareur. nouvelles,
D
Admirafeurshypocrites ou stupides de tous
>. servent la cause de
ceux qui
Kurbroted,Panitenati
ct
le tardif
> tion. Si,
regardent comme une abominapar hasard 2 ils
> lons blancs raisonnables renconirent des Co-
> les évènemens aient rendus sur cet article, ou que
moias
S dispositions bienfaisantes des lois indociles aux
> c'en est. assez pour les mettr: en fareur. nouvelles,
D
Admirafeurshypocrites ou stupides de tous
>. servent la cause de
ceux qui
Kurbroted,Panitenati
ct --- Page 39 ---
2 et le patriote
(33)
> également, anti - mulatres leur
> qu'il se déclara L'abbé Maury fut leur conviennent idole
> ils élevèrent contre les hommes de
dès
D guillotiner aux nues Bohespierre couleurs
> un scélérat Brissot etla Gironde. lorsquil fit
> missaire avant d'avoirs ensa qualité Hugues était
civil,
de
> hommes de
manifesté sa haîne contre com-
# veur. des couleur;
les
aujouethuieea le
> par exeellence: loler-da-Vent, c'est le
sat2 qu'il se
Layeaux était un républicain
9 l'eut plaignit des hommes de monstre avant
pas plutôt
> homme
fait, qu'il devint conleurs; il ne
que des mulâures respectable 5 une autorité un moment un
> traiter: on a cessé avaient eu laudace constituée de
termes dès
d'en parler dans les male joué un
qu'on a su que les blancs mêmcs
a plaignait; tres-grandrole dans la scène avaient
D les hommes car; ce qu'on appelle
dont il se
>
de
révolte chez
çhez les blancs, couleur," doit être considéré
et résistance à comme énergie republicaine
Hparait que ce Toppression,
adopté Par
nouveau plân de destruction
des blancs Soathonar, pour
fut
immolés
appaiser les mânes
autrefois des hommes pendant son
blases,
de couleur, proconsulat:a ami
une carrière adoratéur des noirs, il allait assassin des
tuienentlear nonvelle; les noirs
parcourir
vaient
glaives sur les dirigesient ac
blaucs, appaiser. les ombres mulâtres; ; ils deSil edt quelque
couroucées des
succès dans la partia
Ç
destruction
des blancs Soathonar, pour
fut
immolés
appaiser les mânes
autrefois des hommes pendant son
blases,
de couleur, proconsulat:a ami
une carrière adoratéur des noirs, il allait assassin des
tuienentlear nonvelle; les noirs
parcourir
vaient
glaives sur les dirigesient ac
blaucs, appaiser. les ombres mulâtres; ; ils deSil edt quelque
couroucées des
succès dans la partia
Ç --- Page 40 ---
(345
du Nord, sur cette classe à moitié
n'en fut pas de même dans la
détruite, il
les mulâtres unis aux blancs partie du Sud, oi
sèrent la résistance la
et aux' noirs, oppocaméléon. Les
plusforte à la férocité de ce
nègres du Nord
à détruire
n'ayant plus rien
2 tournèrent enfin leurs
contre la république, et finirent propres aries
thonax et la Commission
par cérner Sondonc de
: les Colons ne doivent
pas solemnellesaetions de grace a
ne les servit qu'à moitié ; les
celtiqli
ne lui en doivent mullement, propriétaires blancs
n'étaient que pour cette classe puisque de
ses efforts
d'autant plus avide de richesses, petits blancs,
plus fainéante,
s qu'elle était
plusdébauchée, plus
Sonthonax vaincu, abhorré de toutes dissipatrice, les
leurs, ne trouva de sfreté
couhaîne commune
pour échapper à la
2 que d'aspirer au rang de
lateur : lui et les siens furent proclamés légisde
députés
Saint-Domingue 2 au milieu des violencés,
Quelques jours avant le départ de cette
tion sangainaire 2 les noirs égorgeaient dépatablancs et les hommes de couleur du
encore les
aux cris de vive Sonthonax et de Laveaux. Port-de-Paix,
devenait donc cette Colonie,
Que
abandonnait
que ce
au délire des
négrophile
donc cette Colonie
nègres ; que devenait
le
> privée de toute sa force
carnage des mulâtres 2 et de toutes. ses par
chesses commerciales,
riIl est
parl'extinction des blancs?
impossible de revenir de
le choix d'un tel
l'épouvante oi
agent a jeté tous les amis de'la
Laveaux. Port-de-Paix,
devenait donc cette Colonie,
Que
abandonnait
que ce
au délire des
négrophile
donc cette Colonie
nègres ; que devenait
le
> privée de toute sa force
carnage des mulâtres 2 et de toutes. ses par
chesses commerciales,
riIl est
parl'extinction des blancs?
impossible de revenir de
le choix d'un tel
l'épouvante oi
agent a jeté tous les amis de'la --- Page 41 ---
paix, de la
(35)
scs autres justice et de Phumanité,
plus grand collègues bien
cussent-ils fait, Pant.Ftrelait
dans
seuls,1g
pour le rétablir San-Dasingud : il ne
que Poubli des haines 2 qu'un pardon
fal
inise en activité d'une et des vengeances, généreux . 5
confondre toutes
constitution
3 que la
mens
les classes dans sage; il fallait
Iraternele, et ne plus
des embrassec
sanglanss ; ilfallait
réveillerles
couleurs, , faire le bien favoriser également toutes prijugcs
rir à la renomméc. en silenee, etne plus les
Mais par la suite des
couet que je trace ici faits que je dois
donne
avec toute l'amertue rapporters
soltante, ndeesairement nous
le récit d'une histoire qué
péritic des
verrons sans Peine que
déa
directenr comnmistatres ou la
c'estPimgui a rattaché
perfidie de leir
nouvelles calamités.
Saint-Dantingue à de
Villatte, jugé et condamné
commc homme de
depuis long-tenis
raître devantla
coulemr, fut cité à
être
Commiselonsi ildevait, comipaprouve interroge sur Paffaire du 30
disaiton,
d'abord Piajustice de ventâse, Cequi
Pestqueces mouyement
cette
Fait par le
révolationnaire démarchies
Avait
peuple, et quela
avait été
requis Villatte de veiller menicipalite du Cap"
blique: : c'était donc la
à la sûrété puBaterroger. Les
municipalité qu'il fallait
Menisipalitc.al Cap, expéditiens et les arrêtés de la
du Conscil des cing envoyés à la Commission
cents', 3 prouvent, sans réC 2
estqueces mouyement
cette
Fait par le
révolationnaire démarchies
Avait
peuple, et quela
avait été
requis Villatte de veiller menicipalite du Cap"
blique: : c'était donc la
à la sûrété puBaterroger. Les
municipalité qu'il fallait
Menisipalitc.al Cap, expéditiens et les arrêtés de la
du Conscil des cing envoyés à la Commission
cents', 3 prouvent, sans réC 2 --- Page 42 ---
(55)
plique, que Villatte ne devait pas Sc présenter
en accusé, mais bien la Municipalité. Ne nous
étonnons pas de cette préférence : Villatte était
Pennemi particulier de Laveaux, et Laveaux
étaif alors tout puissant par Sonthonax.
En second lieu., la Commission ne pouvait
prendre aucune mesure de rigueur sur cette af-.
faires puisqu'à Pépoque du 30 ventôse le Directoire exécutif fn'avait pas encore usé du pouvoir
que la loi lui défère, de suspendre ou mettre la
constitution en activité, comme dans les autres
départemens où la révolution n'était pas terminée; enfin la Commission avait sa conduite tracée
dans la loi du 4! brumaire 3 quiinterdit la faculté
de commencer ou continuer aucune procédure
relative à tout évènement antérieur à la mise en
activité de la constitution : la procédure était
censée commencer au moment même où Villatte
devait répondre aux questions de Sonthionax.
Villatte s'empressa donc de se rendre à des
ordres souverains: 2 et reparut au Cap au milieu
des acclamations publiques 5 une foule immense
Penvironnait en agitant autour de lui des branches
de palmiste et des rameaux de grenadille ; les
femmes sur-tout, faisaient retentir les airs des
cris de 2 lallégresse commune; on espérait tout
de la justice des commissaires. Certes, on ne
condamner les transports qui sélevaient
pouvait
combattit avec tant de
àla vue d'un citoyen qui
inaecessible aux
gloire pour la république, qui,
le immense
Penvironnait en agitant autour de lui des branches
de palmiste et des rameaux de grenadille ; les
femmes sur-tout, faisaient retentir les airs des
cris de 2 lallégresse commune; on espérait tout
de la justice des commissaires. Certes, on ne
condamner les transports qui sélevaient
pouvait
combattit avec tant de
àla vue d'un citoyen qui
inaecessible aux
gloire pour la république, qui, --- Page 43 ---
(37y
horreurs de la famine
l'Espagne et de
2. comme aux efforts de
vendre Ja Colonie; l'Anglelerre, n'avait point voulu
quiavait maintenu
propriétés, 2 et fait flearir la
toutes les
tant de persécutions.
culture au milieu de
d'une émeute
Cependant, sous le prétexte
d'une bande de populaire satellites 2 Laveaux, à la tête
saires, fondit, le sabre à la et de ses noirs janisqui semblaient courir à. main, sur ces femmes
imptloyahlement
une fétes ellés furene
renversées, plusieurs
gtièvement, et le sang des
blessées
sur les fenêtres même de la
citoyens rejaillie
installée.
Commiaigion, à peine
D'après ce seul fait, qu'on
excès du despotisme colonial, réfléchisse sur les
J'étais présent à cette scène,
commissaires jettèrent à
sur laquelle les
chercha à
peire leur attention. L'on
qu'un peuple pallier ce désordre 3 en
qui s'était efforcé
divulgtiant
Commission sur le
d'infleencer la
été dissipé sans accident. jugement de Villatte, àvait
en qualitéde secrétaire Je dirai que
du
chaquejour,
j'examinai. les bulletins commissaire Raimond,
venait lui présenter
que le médecin Albere
sées : pourrait-on. sur l'état des femmes bleséfait des
croire que la majeure
citeyennes de couleur
partie
Tadresse, au milicu de ce
2 et qu'on edt
les femmes
tumulte,
dérable. noiresg dont la masse élait d'épargner si consiCe
quiprouverait la haîne détestable des
accu-
jour,
j'examinai. les bulletins commissaire Raimond,
venait lui présenter
que le médecin Albere
sées : pourrait-on. sur l'état des femmes bleséfait des
croire que la majeure
citeyennes de couleur
partie
Tadresse, au milicu de ce
2 et qu'on edt
les femmes
tumulte,
dérable. noiresg dont la masse élait d'épargner si consiCe
quiprouverait la haîne détestable des
accu- --- Page 44 ---
-
(38)
sateurs, c'est qu'i's demandèrenrq que le
Villatte et'des siens coulât
sang de
qu'ils appelaient nationale; pour venger une cause
les Negres-Rois,
c'est gu'on ameuta
qui
des têtes fussent
demandstent'atee force que
immolées, sans doute afin de
dissiper, par une mort
les
tant
promple,
témoins de
E d'inju stices, de brigandages et de
c'est qu'on parvint à faire mettre Villatte rapines 5
loi, pour enfoncer la terreur
hors la
les citoyens ; mais Villatte
dans l'ame de tous
furieux en se rendant sur un déconcerta ces projets
travers less poignards
bâtiment de la rade,à
qu'on espérait de
2 et arréfa Ies troubles
quelque résistance,
Un grand nombre de citoyens
de couleur, tous choisis
blanes, noirs et
montré une haîne invincible parmi ceux qui avaient
contre
publique, furent perfidement
Toppression
familles, à leur
arrachés à leurs
commerce 3 à
e Yeurs moyens
leur cnlture, à
long tems condamné d'existence, jetés sur unravire dès
2 sans effets 9 sans
déporiés en France, , traînés de
argent (1), a
détenus sans avoir contre
prisons en prisons,
motiyé 2 ni acte d'accusation eux' ni mandat d'arret
quelconques. C'est
3 ni informations
tice
cettc violation de toute
que Sonthonaxa appelait rigueur;
jusexpression que le Directoire copiait pislantropises
lorsque dans un message au Conseil des servilement,
faisant l'éloge de son
il cingcents,
délégué, publiait que *
(1)Voyez les seneignemensfoumis Par ces citoyense
,
motiyé 2 ni acte d'accusation eux' ni mandat d'arret
quelconques. C'est
3 ni informations
tice
cettc violation de toute
que Sonthonaxa appelait rigueur;
jusexpression que le Directoire copiait pislantropises
lorsque dans un message au Conseil des servilement,
faisant l'éloge de son
il cingcents,
délégué, publiait que *
(1)Voyez les seneignemensfoumis Par ces citoyense --- Page 45 ---
(395
Seathestaraiteserce mais ila aurait été
une rigueur)
fort embarrassé phailanirepiques de dire
quoiellearaitété réellement
pour"
Je ne, dois pas rapporter ici exercée, les
lignes que ces citoyens ont
traitemens indéharquement à
éprouvés dès leur
toire, d'après les Bayonne : on sait que le Direcsaires,
pièces à charge de ses
se préparait à faire
commisment les inculpés,
juger tres-promptetaire : on sait que lcs par une Commission miliétaient à la dévotion des m embres de ce fribunal
des hommes de couleur. plus implacables ennemis
vives des détenus,
Sans les réclamations
turels en qualité de qui sollicitaient des juges nateurs pour la plupari; commer cans et de cultiyades
sans Tappui des Rouyer,
Boisy-drAnglas, des Bourdon, des
Tard, etc., ces citoyens eussent été
Dumoimmolés. Peut-on s'étonnér ensuite presque tous
despeuples,
de la révolte
lution pour accabler lorsqu'ayant des consommé une révojustice à leur
rois, , et faire règner la
mort et la place, on ne rencontre plus gue la
des lois
vengeance dans le sanctuaire même
nouvelles !
Ces déportés sont tous, en ce
l'une des Cités maritimes de la moment, dans
en présence de la
République. Cest
doit citer enfin
justice et de la vérité qu'on
c'est sur l'arrêt et'les accusateurs et les accusés;
la paix de
qu'on va prononcer que reposent
et
Satst-Domingue,
le salut des proscrits, t'espoir des citoyens,
vengeance dans le sanctuaire même
nouvelles !
Ces déportés sont tous, en ce
l'une des Cités maritimes de la moment, dans
en présence de la
République. Cest
doit citer enfin
justice et de la vérité qu'on
c'est sur l'arrêt et'les accusateurs et les accusés;
la paix de
qu'on va prononcer que reposent
et
Satst-Domingue,
le salut des proscrits, t'espoir des citoyens, --- Page 46 ---
r Je términe ici le (40)
ventôse
rapport de Fincident du
; j'en ai développé les causes
et les circonstances
déplorables
la vérité et juge imp désastreuses, comme ami de
juger, dans la Colonie partial. J'ai été à même de *
sous laquelle
même, de loppression
aussi sensible gémissait un peuple aussi doux 2
que des Créoles, que les
envoyés d'Europe torturent d'une
Agens
plus effrayanté encore
manière bien:
le furent sous la
2 que les Français ne
dansleurs
verge des proconsuls envoyés
et rapide récit Départemens à Ja
: jabandonne ce lugubre
cères et non
méditation des hommes sindéchirés
prévenus. Que ces feuillets
en mille pièces 2 si
soient
les citoyens '
Pinjustice décidait
Après que Villatie fut parti,
Perroud, Pun des
l'ordonnateur
par Lavéaux a la tête Buumvirs, de
cet homme placé
Colonie, fit
toutes les finances de la
Mémoire le imprimer, 2 le 36 germinal, an 43 le
plus criminel contre les
couleur > qu'il englobaittous
citoyens de
querelle de ventôse, II n'était entiers dans cette
liberté et des lois
pas un ami de la
qui put tenir à ce
cieux; c'était ralliimer les
langage audac'était rappeler à
torches sanglantes,
cordes, c'était
grands cris de nouvelles disreurs. insatiables associer la Commission à ses fu2 en publiant cet horrible
port sous les yeux mêmes dela
rapécrit qui n'était qu'une.
délégation, Cet
diatribe fut
pitoyable et dégodtante
envoyé en France sur le navire même
é et des lois
pas un ami de la
qui put tenir à ce
cieux; c'était ralliimer les
langage audac'était rappeler à
torches sanglantes,
cordes, c'était
grands cris de nouvelles disreurs. insatiables associer la Commission à ses fu2 en publiant cet horrible
port sous les yeux mêmes dela
rapécrit qui n'était qu'une.
délégation, Cet
diatribe fut
pitoyable et dégodtante
envoyé en France sur le navire même --- Page 47 ---
des déportès,
(41)
marine en furent et les bureaux du ministre
que ce
inondés. Il serait assez de la
toire et galimathias à
edt servi de
plaisane
son ministre, dans guide au DirecArchontes voulaient prendre lopinion que ces
ventôse.
sur la' comédie de
Le citoyen Vaublane,
Conseil des cinq cents, Pun des membres du
comité secret,
avait appuyé, dans
nzientune idée Pimpression des
un
du Directoire si étrange de la conduite pièces qui donaux Colonies
des A gens
offraient la dictature à
> lorsque
a ses collègues
Sonthonax ; il ceux-ci
d'une semblable qui lui soumettaient le répliquait
Laveaux avaient publication > que Perroud danger
relations les
répandu dans le
et
qu'ils n'avaient plus fortes contre. les Continent, les
ner. (Nouvelles pas craint que cela les mulatres, fit
et
Je
politigues 3 291 nivose
assassitalens répondrai à cet
2 an 5. )
et honore le génie, orateur 2 dont j'admire les
mulâtres prouve d'abord leur que cette conduite des
seandementy ment
que ces
extrême Patience :
par ces
pamphlets lancés
la terreur fonetionnaires, donnent la impunépensées ; effroyable qui pesait sur mesure de
comme qu'enfin, on peut les
toutes les
une suite de
regarder en partie
Sud, od la douleur l'agitation de la
des
de ces
partie du
Agens de
hommes et les excès
furent la eause Sonthonax et de la
rection. Je dirai des troubles et Commission de
bien
Pinsur.
plus 2 et i'emprunterai
lancés
la terreur fonetionnaires, donnent la impunépensées ; effroyable qui pesait sur mesure de
comme qu'enfin, on peut les
toutes les
une suite de
regarder en partie
Sud, od la douleur l'agitation de la
des
de ces
partie du
Agens de
hommes et les excès
furent la eause Sonthonax et de la
rection. Je dirai des troubles et Commission de
bien
Pinsur.
plus 2 et i'emprunterai --- Page 48 ---
(4
les paroles mêmes de Mirabeau, je dirai G
w P'infatigable
que
# tamment
Tmmmudordona
les derniers excès. de
a
l'oppression
se resoudre à la résistance; et
pour
qu'il ne résiste
pas assez long-tems pour, obtenir la
.
tion de ses griefs.
réparaJe répeterai ici les propres
de
réponse très briève au mémoire expressions, de
na
imprimée au Cap même dansle
Perroud et
ville, 8 Messidor an 5,
journal de cette
> C'est aux antorités premières à
3 spectacle continuel de la
donner le
S mceurs 5 elles sont
pralique des bonnes
> peuple qui copie placéesà la.vue de tout un
# leurs vices le
également et leurs verius et
5 peuplen'ajamais é16
>. que du mauvais exemple des chefs. Si coupable.
>) supérieur s'écarte dela
unagent
& le punir
justice, les loix doivent
avec, une double sévérité,
est censé devoir
puisqu'il
s Tout
égarer une foule de citoyens.
fonctionnaire public
dans
> jets d'un coupable
qui
les pro-
> nin de sa noire calomnic ressentiment 2 distile le vea nêtes et
sur des citoyens honpaisibles est d'autant plus
que revêtu de fonctions
dangereux
s influence plus grande; importantes 2 ila une
> il peut nuire
à que par cetteinfluence,
plus son aise à des
e amis de l'ordre et de la vérité, Il subordonnés est
> plus dangereux qu'on honore un mauvais d'autant
s toyen qui ne s'est conservé dans une ciD dont il était indigae qu'à force
place
d'égarer la
et
sur des citoyens honpaisibles est d'autant plus
que revêtu de fonctions
dangereux
s influence plus grande; importantes 2 ila une
> il peut nuire
à que par cetteinfluence,
plus son aise à des
e amis de l'ordre et de la vérité, Il subordonnés est
> plus dangereux qu'on honore un mauvais d'autant
s toyen qui ne s'est conservé dans une ciD dont il était indigae qu'à force
place
d'égarer la --- Page 49 ---
e borine foi de
(43)
> imprime des ceux qui devoient le punir. Sit
5 virulentes mémoires perfides et
diatribes, lei
chargés de
> raison Puisque les
peuple croit qu'il a
> tice. Ainsi la calomnié tpibuhauxin'en ont pas faitjus.
> neurs dus à la bonne usurpe peu-i-peu les hon-
>> d'un
foi, ainsi tous les crimes
3y crime penplesspreten impuni
à découler du
d'un
premier
Autant les mulâtres fonctionnaie publie.
gueur philantropique de furent avilis, après la ri
gres qui les avaient mutilés Sonthonax, autantlesne
penscs, La commissionl les éleva reçurent de récomgru, et'des Buonaparte, Ils au Tangdes Pichedes légions
marchaient à la tête
n'avait environné républicaines, et jamais autant
de la Moselle.
les vainqueuits de
d'éclat
avant ces
Le portrait de ces hommes PAdige ct
les
journées de gloire 2
qui
champs les gerbes d'indigo ramassaient dans
lègues cicatrisés, offre
avec leurs coljele trace ici, L'objet de assez d'intérêt pour
étant la félicité
tout bon gouvernement que
bres de Pétat étânt publiquie, et les premiers menministrés, examinons charges sila du bonheur des admettre les plus hautes Colonie peut se prod'un PEvcilliés, dun destinécs par le choix
d'un
Cristophe, d'un
bles Tonsint, et d'un le
Michel
aux Mameloucks,
Chat qui semblamingue divisé en Bachalies, regnent dans Saint DoLe
Sultans, est plns
caractère de ces
propre à nous éclairer
que
I
at étânt publiquie, et les premiers menministrés, examinons charges sila du bonheur des admettre les plus hautes Colonie peut se prod'un PEvcilliés, dun destinécs par le choix
d'un
Cristophe, d'un
bles Tonsint, et d'un le
Michel
aux Mameloucks,
Chat qui semblamingue divisé en Bachalies, regnent dans Saint DoLe
Sultans, est plns
caractère de ces
propre à nous éclairer
que
I --- Page 50 ---
faa3
(44)
tous les rapports de leurs vertus fournis par Sonthonax et, ses apôtres.
L'Eveillés était un de ces noirs connus, de
toule la Colonie pour, nes'être avancésqu'à forcel
de bassesse - et de forfaits : comme eux, il
était né pour lc crime: II n'écoutait que la vengeance cruelle et dans sa politique brutale c'6tait avec son grand sabre qu'il fondait sa re-
-nommée, Cet homme qui, ne parut jamais en
public que dans l'état de la plus grande ivresse
fut décoré du titre de général de Brigade. A
l'affaire du 30 Ventôse, il sortit enfin des prisons où Villatte Pavait retenu si longtems
arrêter le cours de ses brigandages et du pour
sacre des blancs.,et. se rendit illustre à servir. mas-,
les proscriptions € assassinant: les citoyens de
eouleur à six lieues à la ronde, il semait l'effroi dans toutes les habitations ; ses pas n'étaient
marqués que par Ies violences et le pillage;
malheuraux enfansmémedes proscrits quieussent
invoqué leur innocence. Les tyrans ne furent
point ingrats 3 ils usèrent de leur reconnaissance.
LEveillés fut élevé au rang de
et
bientôt on, le vit arpenter les rues du Villatte,
sa ceinture et ses broderies de
Cap, avec
général ;
par ces marques honorables, à la douleur insultant, des
citoyens, et par cette récomipense
à la justice des nations.
incroyable 3
Pierre Michel était bien plus intéressant, C'était
le mobile de toutes les
entreprises ; placé dans
urent
point ingrats 3 ils usèrent de leur reconnaissance.
LEveillés fut élevé au rang de
et
bientôt on, le vit arpenter les rues du Villatte,
sa ceinture et ses broderies de
Cap, avec
général ;
par ces marques honorables, à la douleur insultant, des
citoyens, et par cette récomipense
à la justice des nations.
incroyable 3
Pierre Michel était bien plus intéressant, C'était
le mobile de toutes les
entreprises ; placé dans --- Page 51 ---
(145-)
de voisinage du Cap, il
tous les mouvemens de Ja marchait à la tête de
/ sans la moindre
ville. Cet hoinmes,
hité, présentait instruction, le
sans idée dhumagrande, lorsquil fallait spectacle d'une activité trèsde la plus languissante courir aux armes, et
pos le ramenait au fond mollesse, de
lorsquele repellait Laveaux son père, et son serrail; il applus de tendresse. Pierre jamais fils ne prouva
lement et sur le
Michel dominait
Cap, et sur la
égaparlait-il avec liberté, Pierre plaine; le Cap
bientôt Pordre; les
Michel ramenais
campagnes
plaindre, Pierre Michel
osaient-elles- se
l'incendie, et
pouvait y promener
culturés, Pinjure venger > par Ja destruction des
du nom de ce noir: faite à ses amis; on couvrais
toutes les
s'agissait de faire quelque irrégularités. Siz
bien vite Picrre Michel. coup', ontstimulais
Point.
citoyens n'en récussent,
d'insulte queles
ne leur inspirât. Ce Pierre point de frayeur qait
P'éléphant que Pyrrhus Michel était comme
une
avait caché
tapisserie', et quil
derrière
aux regards de Fabrice et présentait des
tout-à-comp
Quelque tens après la
Romains.
de Villatte, après
décision- de laffaire
-paru appartenir à ce que tous ceux qui avaiens
dépouillés et jetés au parti fond eurent été frappés 3
tant de vengeances
des cachots, que
il prit un jour fantaisie privées eurent été
souner
à ce Pierre asouvics,
un repas spendide aux
Michel de
triomplateurs, Qai
--- Page 52 ---
(46,)
eroirait que ce festin insolent fut fait
pens des agricoles qui
aux dés
hommès de couleur.. On. paraissaient attachés aux
pilla les habilations du
voisinage, on enleva les boeufs, les
poules et. les pintades des noirs
cabrits, les
de la dépouille des basses-cours malheurcux, et
table de' Picrre Michel,
on enrichit la
siaque
On vit à celte Dionisuprêmes Laveaux, les
gégéraux dei l'ariée, tous les Nagres-Rois, les
aux satrapies. Près de
ofliciers attachés
vorèrent le produit du quatre cents convives déles pélitionnaires à Ja festin. Bientôt parurent
mouillés de
Commission (H); les yeux
larmes, et lai
main leurs enfans,
plupart tenant à la
leurs prières
comme un moyen de, rendre
plus touchantes, ils
mer leurs bestiaux, leurs
vinrent récladets, leurs outils aratoires. chevaux, leurs muPierre
un ravisseur
Michel étant
pérer? xuit itout-puissant, que pouvait-on esDans le; tems des
tion de Laveaux
assemblées, lors de l'élecet. de. Sonthonax
Pierre Michel nous donna,
pour France,
aurait été risible, si Pon eût une autre scène. qui
punité; il se fit nommer
pu rire avec imdominant dans
lui-même électenr, er
Passemblée, il désignait à ses
garent (1)Bertrand de Thabitation le Moine, Denis Cicoyen > Dupont, Pierte Cormier,
habitation Larimé, Aubert, quartier Morin; Vincent Dommage 3
Jacques Simon, Pierte Limonade; Félix ia Ratte, au quartier Morin,
Pouls, Lolotte Pouls, ctc, etc. ctc.
punité; il se fit nommer
pu rire avec imdominant dans
lui-même électenr, er
Passemblée, il désignait à ses
garent (1)Bertrand de Thabitation le Moine, Denis Cicoyen > Dupont, Pierte Cormier,
habitation Larimé, Aubert, quartier Morin; Vincent Dommage 3
Jacques Simon, Pierte Limonade; Félix ia Ratte, au quartier Morin,
Pouls, Lolotte Pouls, ctc, etc. ctc. --- Page 53 ---
(47)
sollagues les' memibres
Laveaux était le plus qu'il voulait quon choisff,
blique,
digne de la confiance
Michel. c'est-a-dire, Pendant
dé la confiance de pution,
les premiers
Pierre
D
chaque matin, il
jours de l'élecnotre ville d'assaut,
prenait
sa cavalerie armée et marchant Kégulièremene à la
rait des
de toutés
il têle de
postes, cernait
Dieces, s'assuet venait ensuite
Passemblée électorale,
lieu de ses coufrères, Paisiblemnent s'asscoir au mide crainte,
immobiles de surprisecs
Un nègre anglais nommé
vernait une. ville non loin Christophe, du
qui gouégalement et les
Cap, et
gens : de couleur gui vexais
de français, unissait ses
et les noirg
di Pierre Michel, Ce insolences aux rudes folies
vait pas plus lire que les commaident. qui ne saavait, par le moyen des généraux ses
obtenu
gens gu'il colilgness
suite de Egalement le titre
opprimaity
cette
aéleeteur; ;
se
frénésie,
ainsi, par
13 trouvait dans la
lassemblee dlectorale
mer les ennemis dés position singulière de nom-
"des noirs mêmes, 32 1 blancs; Ui des mulâtres ec
Je traiteral plus en
opuscule, de toutes les détail, dans un US second
A dans. ces élgetions:
intrigues 03 MTS employées
Mais le héros de ces héros
africains
TensaiarOrveture rait
: si toute la
étalg
que par le génie de
cabale" ne jhson tour ne jurait
Lavcanx, Laveaux à
que par le génie de Toussaiut,
êmes, 32 1 blancs; Ui des mulâtres ec
Je traiteral plus en
opuscule, de toutes les détail, dans un US second
A dans. ces élgetions:
intrigues 03 MTS employées
Mais le héros de ces héros
africains
TensaiarOrveture rait
: si toute la
étalg
que par le génie de
cabale" ne jhson tour ne jurait
Lavcanx, Laveaux à
que par le génie de Toussaiut, --- Page 54 ---
(48.)
Cet homme, qui avait quelques
que ses frères d'armes, saisissait idées. de plus -
les événemens. L'intérêt
un - peu mieux
des hommes de couleur, Pavait rendu l'ennemi.
le fer et la flamme à la dont il poursuivait,
tifs; Pintérêt et la
main, les restes fugileur défenseur et leur justice-le ami. Ce rendirent ensuite
pelle les mulâtres,
fut ce qu'on
'si long-tems
2 qui ramenerent cet
4ple destructeur des
homme 2
soutiens de la république; ils
blancs et des
de ses longues fureurs,
arrêtérent le cours
sentiment d'humanité et luhinspiedrent quelque
Sans talent
l'attachèrent à la
il
militaire, fut placé à la Fragce,
légions les plus
têter des
les noirs
beillantes; son influence
insurgés, les immenses
parmi
s'était acquises
richesses
tement de
par sa domination sur le qu'il
POuest, les trésors
déparune ville
qu'il pilla dans
C lui
espagnole, tant de moyens
donner cette considération
devaient
la puissance n'accorde
que le respect pour
nait une cour
jamais a la vertu. Il tenombreuse, avait une garde resplendissante et affectoit toute la
calife. Almamon. Quand il se rendit grandeur du
fois au Cap, nous le vimes
la première
et accompagné de
précédé de ses écuyers
ornés de crins vingt dragons dont les casques
vêtus de lames couleur de pourpre étaient red'argent; il ne fesait
pas sans êire environné de tout "cet
point un
spectacle dut élonner les
appareil, Ce
aus de France, accoutumés nouveaux citoyens veà voir les premiers
agens
calife. Almamon. Quand il se rendit grandeur du
fois au Cap, nous le vimes
la première
et accompagné de
précédé de ses écuyers
ornés de crins vingt dragons dont les casques
vêtus de lames couleur de pourpre étaient red'argent; il ne fesait
pas sans êire environné de tout "cet
point un
spectacle dut élonner les
appareil, Ce
aus de France, accoutumés nouveaux citoyens veà voir les premiers
agens --- Page 55 ---
agens de la
(49)
république
lois, et rendus plus
sotimis à Pégalite
par leur hotiorable chers auxyenx du
des
de dire que cet
simplicité, Il serait penple,
servait à les tenir éclat, en éblouissint les absurde
mandant
dans le
noirs,
les
ne fat plus aimé respect; des ; aucun com.
mnwulatresy que Villatte, noirs et de tous
cependant eut des
et quel homme
parure et 1 les plumes manibresepler de
simples ? La
elles - être agréables,
Toussaint pouvaiente
étaientl produit des'e puisque ces
ce qui rendait
calamités
décorations
les moeurs. de publiques ? Mais
atroce , c'est que dès le lever ce despote plns
blait voyaif prosterné aux pieds des. du soleil on le
vouloir associér la
autels; il semfarieux, comme s'il avait divinité à ses Brojets
trimes qui sont donnés à comblé la mesure des
présence enfonçait Pépoyvante Phomme, Antant sa
citoyens paisibles, autant il était dans lame des
partie de blancs, ennemis
exalté par cette
propriétaires: Laveaus implacables des
il Tavait nommé
Pavait attaché à sa grands
elamations
son
dans cause >
portées répandues lienietants dans toule lile ses proau-dela du continent,
ct transRemmecierentures Pioime Laveaux appelle
Kaynal. Ce Toussaint
prédit par Pabbé
de vertuenx àvec Pierre parlageait aussi le titre
Depuis que la vertu de Michel et le Chat.
aux premiers grades
Toussaint Pa condui,
agens da Directoire nilisnires; depuis qué
Popt placé au rang de Gen los
D
elamations
son
dans cause >
portées répandues lienietants dans toule lile ses proau-dela du continent,
ct transRemmecierentures Pioime Laveaux appelle
Kaynal. Ce Toussaint
prédit par Pabbé
de vertuenx àvec Pierre parlageait aussi le titre
Depuis que la vertu de Michel et le Chat.
aux premiers grades
Toussaint Pa condui,
agens da Directoire nilisnires; depuis qué
Popt placé au rang de Gen los
D --- Page 56 ---
(50 )
néral de dibision ; depuis qu'il roule.
dans son luxe; que rien ne manque à en paix
sirs, il a. obtenu ce que les hommes ses. dele bonheur; le principe de son
appellent
est assoupis on nel peut craindre activitépremitre
puisqu'il n'a plus de besoin.
ses-agitations,
- Les enfans de Toussaint ont été
France pour leur instriction;
envoyés en
Cammissiqn, n'a pas fait le même Sonthonax ou la
jeunes créoles blancs etlaux
honneur aux
de couleur; l'on n'a
enfans des citoyens
des petits noirs fils des embarqué pour Frince que
lait s'assurer les.servicese nègres-rois dont il fal-r
A Ce Toussaint, d'abord le
de la république, le dévorateur plus grand ennemi
le destructeur des
des blanes, ensuite
un a retour inconcevable, mulâtres, est devenn, par
ces mêmes mulâtres. Battu tout-à-coup l'ami. de
pressé par. PinsubordiAtion par les. Anglais et
des
a cru que sans - eux la paix ne culivateurs, il
seoir dans ses provinces
pouvait se rasdans ses bataillons. Le ou la victoire se fixer
quelques autres, traînés citoyen Guy-Vernet et
furent remis en place de, la cachots en cachots,, a
même. Le retour de par Commission elleP'ordre,le travail et la sûreté ces. proscrits a ramené
oilona
dans tous,les,
daigné en replacer quelques-uns lieux
fonctionnaires subalternes,
comme
D'autres nègres vertuenx se sont
des moyens aussi tonchans
élevés par
que Toussainte Pour
er
quelques autres, traînés citoyen Guy-Vernet et
furent remis en place de, la cachots en cachots,, a
même. Le retour de par Commission elleP'ordre,le travail et la sûreté ces. proscrits a ramené
oilona
dans tous,les,
daigné en replacer quelques-uns lieux
fonctionnaires subalternes,
comme
D'autres nègres vertuenx se sont
des moyens aussi tonchans
élevés par
que Toussainte Pour --- Page 57 ---
(51)
prix de leur ardeur, on leur a donné le
vernement de quelques. villes ou.
goules Ajoupa répandus dans la plaine lempire sur
plus imbécille et le plus intrépide ; enfin, le
a obtenu le commandement d'une des flatteurs
tanter Ces hommes sans
place imporont un crédit sans bornes principes ; ils ont et sans mcurs
voirs; mais jamais ils n'auront de tous les pouc'est-àedire, la puissance
foree réelle,
et de la reconnaissance appuyée de l'estime
publique.
Larépublique triomphante ne
de la faction de ces
peufrien craindre
lice plustesacte ct. des, généraux; bientôt une porétabliront la liberté et administrateuts Pordre
intègres
toutes les couleurs : le
dansila. paix de
les prétextes les
sang ne couleraplus sous
pourra plus
plus frivoles, et Pambition ne
Le tumulte justifier le smeurtroide ses victimes.
des Colonies tient à la. guerre con-.
tinehtale, et le jour.apparait, oi la
donnant la paix à PEtrope
tépuhlique,
a
ment le démon qui
2 demptera égales'agite en
Toutes les fouctions
Amériques
confiées aux noirs ;
premières furent donc
blanesonivelleurs; quelques-unes passèrent aux
mais les mulâtres en furent
presque totalement écartés. Par cette
tion,, on recréait donc la division des disposique.tout législateur habile et ami de couleurs,
devait à jamais confondre. Dars
Phumanité
dun Nord, la portion condamnée toute la Partie
coulear
des hommes de
n'opposa que la patience à desinjustices
D 2
iées aux noirs ;
premières furent donc
blanesonivelleurs; quelques-unes passèrent aux
mais les mulâtres en furent
presque totalement écartés. Par cette
tion,, on recréait donc la division des disposique.tout législateur habile et ami de couleurs,
devait à jamais confondre. Dars
Phumanité
dun Nord, la portion condamnée toute la Partie
coulear
des hommes de
n'opposa que la patience à desinjustices
D 2 --- Page 58 ---
a (52)
pouvaient être commandécs par la France
quine
peu-à-peu de toutes les place
on les dépouilla
eux
remarquables : point de généraux parmi
avaient prouvé qu'il
lorsque quelques-uns de talens militaires
n'étaient pas déponryus
lorsque les" Anglais, dans leur plus grand
force. aux Antilles, avaient rendu hommage
leur intrépidité et à leur bravoure; lorsque
fidèlcs à là république, ils-avaient con
toujours milieu des fléauxide la guerre 2 tout
servé, au
qui sétend aver
cette partic de Saint-Domingue
le
fort Dauphin, que gouvér
le Cap jusqu'au
abandonnée" comme nor
neur lui-même avait
tenable. La garde nationale et la troupe régu
à peine de ces citoyens parm
lière comptaient
les tribunanx, le
les officiers de leur brigade; ;
administrations civiles en 4 déclinaient troisou
siégaient sur les bauc
quatré; quelques-uns
que des place
manicipes 5 mais tous mobtenaient
inférieures. *
&
moitié détruits
Faibles coime ils étaient, à
crédit et sans influences n'avait-on pa
sans
fomentaient les tron
Paudace de publier qu'ils
bles et les bouleversemens : couverts périodi
des calomnies les plus sanglantes
quément
lès plus absurdes, on
comme des accusations
à
uu
était parvenu, sous leur nom 7 prganiser avai
massacre dans le Sud, où la tranquillité Colonial
règné jusqu?à l'arrivée du Directoire affectaient aw
Os condamnais le silence qu'ils
'avait-on pa
sans
fomentaient les tron
Paudace de publier qu'ils
bles et les bouleversemens : couverts périodi
des calomnies les plus sanglantes
quément
lès plus absurdes, on
comme des accusations
à
uu
était parvenu, sous leur nom 7 prganiser avai
massacre dans le Sud, où la tranquillité Colonial
règné jusqu?à l'arrivée du Directoire affectaient aw
Os condamnais le silence qu'ils --- Page 59 ---
(53)
ailien de tant
ement des d'injuress comme machinant sourdes
complots. S'ils voulaient répondre
laient inculpations trop sensibles, on les rencoupables de leur réunion; ils élaient
Fusés de former des partis ou de
acuine absolue de
projeter la
La
Saini-Domingue, M
perfidie avait si bicn divisé les
palheurenx de cette déplorable
habitans
es blancs craignaient les
Colonie, que
traignaient les blancs, noirs, que les nègres
eur
que les citoyens de couOn craignaient et les uns et les autres.
mnalâtres disait coufidentiellement aux' blancs : les
vont vous assassiner ce
blancs ne devaient
soir; mais les
tonstamment
pas ignorer qu'ils : avaient été
Pintérêt des protégés par eux; qu'il était de
pour
mulâtres de se réunir aux
tation opposer une digue assez forte à blanes,
des noirs innombrables;
la dévasbre de mulâtres
que le' pctit nomaffaires de leur concentrés au Cap, dans les
Divrés à des assassinats commerce, ne se seraient pas
méme, dans ses débats inutiles. Sonthonax luila justice la plus
coloniaux, leur rendait
leurs soins
éclatante, et ce n'était
qu'il devait sa
qu'à
ne' pouvaient pas ignorer conservation. Les blancs
des carnages
que si, dans le cours
été immolés, révolutionnatres, ils
des blanesavaient
noirs ou des
ne Pavaient été que par des
d'autres blancs mulâtres soulevés et dirigés par
C On disait aux féroces.
noirss les mulâtres veulent vous
luila justice la plus
coloniaux, leur rendait
leurs soins
éclatante, et ce n'était
qu'il devait sa
qu'à
ne' pouvaient pas ignorer conservation. Les blancs
des carnages
que si, dans le cours
été immolés, révolutionnatres, ils
des blanesavaient
noirs ou des
ne Pavaient été que par des
d'autres blancs mulâtres soulevés et dirigés par
C On disait aux féroces.
noirss les mulâtres veulent vous --- Page 60 ---
(54))
ramener à Pesclavage; mais les noirs éclairés
savaient que. les fils de lamême mère ne peuvent
avoir que des intérêts communs; que laliberté
des mulâtrés n'avait-dexjstence que par la leur :
qu'elié ne pouvait se conscrver que dans Pordre,
dans 1f soumission aux lois et sur-tout par la
ruine de ces préjugés odieux que leur aurait
rendu Pesclavage: Ils savaient également que
si le fait ett été vrai, la plupart des blancs se
seraient bien vite coalisés avec les mulâtres.
On disait enfin aux mulâtres: ce soir, l'atroce
à venir acheMichel, avec ses dragons ss'appréte
ce
ver' "le peu qui reste d'entre vous, D'après
nous avons rapporté, l'on jugera sans peine
que
foule
celle-ci était
que de cette
d'accusations,
la seule yraisemblable.
: f
C'est ainsi qu'on agitait tous les jours les esprits. On voulait à toute force un mouvement
dans ler Nord a pour accuser les malâtres des
désordres, et jamais on ne put Pobtenir. On fut
beaucoup'p plus heureux dans le Sud; les hommes
de couleur ayant une influence plus étendue sur
conirées, ils étaient plus en état que les
ces
autres de porter.le poids der quelque conspirations
Ceux-ci furent d'abord salués du crime d'indépendance; à cet effet, on députa vers ces ina
dépendaus, qui cultiyaient en paix les champs
de sucre et de café, d'autres indépendans qui
venaient_pour cultiver Pargent du pays.
dc la
-
Pamour
Les. tyrans ent-toujontragftaité
plus étendue sur
conirées, ils étaient plus en état que les
ces
autres de porter.le poids der quelque conspirations
Ceux-ci furent d'abord salués du crime d'indépendance; à cet effet, on députa vers ces ina
dépendaus, qui cultiyaient en paix les champs
de sucre et de café, d'autres indépendans qui
venaient_pour cultiver Pargent du pays.
dc la
-
Pamour
Les. tyrans ent-toujontragftaité --- Page 61 ---
(55)
liberté et la haine du despotisme, de
à l'indépendances Tout
penchant
peuple heureusement
gouverné. ne tend jamaisà se dégager d'une siincertain. tuation lavorabley pour courir après un mieux
Rien ne fesait plus la satyresdu
vernement français que cette' accusation, et cette. gouplainte deses agens prouve grandement
pidité; en effet, un peuple fortuné ne leurstu- s'élève
pas contre ses administrateurs
les organes de ses bonnes
intègres, contre
tiens de la félicité
lois, contre les soupeuple fut
publique. 11 fallait que. ce
étrangement
à cet état d'indépendance menacé, pour aspirer
qu'il
qui, tout impraticable
était', n'aurait pronvé que le
général,
désespoir
Les projets d'indépendamce
aux hommes de couleur étaient qu'on supposait
pour être indépendans, il
absurdes; car
amoarcux des
ne faut pas être si
d'alinenter plaisirs; il fautavoir les moyens
des armées; il faut. savoir
tont un peuple dune frontière à Pautre conduire
tenir uni par l'intérêt
, et-le
réspondance
commun; il faut une corrapides des plans fortement
et opiniatrement suiviss il ne fant
couçus
petit peuple
pas étre 1ht
commerçant et. cerné de nations.
puissantes par leurs vaisseaux. Ces
aussi des propriétés
ciloyensont
et qu'ils ne
auxttelles ils. sont attachés
peuvent conserter
et leur fidélité, B. end
que par lordre
RA 2 2
Porsomneatignore que les hommes de coulcur
; il faut une corrapides des plans fortement
et opiniatrement suiviss il ne fant
couçus
petit peuple
pas étre 1ht
commerçant et. cerné de nations.
puissantes par leurs vaisseaux. Ces
aussi des propriétés
ciloyensont
et qu'ils ne
auxttelles ils. sont attachés
peuvent conserter
et leur fidélité, B. end
que par lordre
RA 2 2
Porsomneatignore que les hommes de coulcur --- Page 62 ---
(56)
ent une vigueur ct une énergie qui se, trouvent
très-rarement dans les noirs;
défenseursnés de la
qu'ils sout les
Colonie,.et
du. pouvoir, si' commun' à tous les quesi l'amour
ine forte exaltation didées ont
les hommes,ou
dans quelques
pu,
entraîner
écartsy au' moins l'influence
se sontia acquise paraltrait-elle moins difhicile qu'ils
surmonter que cellé des noirs, rendus intrai- à
tables par tous les excès d'une liberté nouvelle.
11 ne sera pas aisé de ramener ces
qui ont joui si étrangement de Pantorité, Africains
ont été applaudis dans tous leurs
qui
qui ont une cour, un sérail,et quicommandent débordemens,
leurs armées avec une violente
tôt ils formeront des bandes tyrannie: bien.
des hordes
républicaines ou
pillardes; ; ils se fortifieront
lieux inaccessibles et la
dans des
cher
paix sera achetée bien
dans ces contrées. Sous tous les
Pinfluence des hommes de couleur, rapports,
guerre, dan's les Colonies, n'était pendant la
poini dangerense; puisque jusqu'alors ils, avaient .
les propriétés, fixé les noirs dans' le maintenu
avaient donné au commerce et à la cultare travail,et
activité bien grande. La Commission du nne
vernement, tres-peu ferme sur la
gousut, pas céder
politique, ne
à-propos et passer sur
fautes. inévitables,
quelques
pour prévenir des mauxinfinis, ou platôt elle provoqua clle-même les-accidens qui eurent lieu dans la partié du Sud,
par Fenvoi d'une foule d'agens que la cupidité,
noirs dans' le maintenu
avaient donné au commerce et à la cultare travail,et
activité bien grande. La Commission du nne
vernement, tres-peu ferme sur la
gousut, pas céder
politique, ne
à-propos et passer sur
fautes. inévitables,
quelques
pour prévenir des mauxinfinis, ou platôt elle provoqua clle-même les-accidens qui eurent lieu dans la partié du Sud,
par Fenvoi d'une foule d'agens que la cupidité, --- Page 63 ---
la débauché
(57)
poueszient et la vengeance la
sur ces rives:
plus implacabia
rogné-st
Pharmonie qui
etlès long-tems ne tarda pas à
avaie
agens de la
êtré
sant après eux le Commission s'enfurreat, troublée, laisAprès Mevenement carnage et la guerre civile.
cette ville
des Cayes, les
adresse
envoyerent aux
citoyens de
dont je présente ici Directoriaux
< Noas ne vous
un extrait.
une
5 heuts dont notre cacherons ville
pas que les mals léur origine
a été le théâtré
>> traires et aux mesures imprudentes, dcivent
>> tamment vexaroires de vos
arbi-
>.
du général
délégués , et notendaicnt qu'a renverser Desfourneux; qui ne
5 nité dont jouissait
Punion et la fgater33 frores, depuis
un de peuple d'amis et de
5 délégués ont mis plus le
trois ans. Ouand
> était couverte des pied sur' cette
elle vos
>
riches
terre,
nature, les ateliers
prodiictions de Ja
>)
étaient
laborteux, Jes villes
remplis
> commerce
Deuplées
dhommes
s d'abord la florissant ; mais tout d'ouvriers, a été
le
$ la tranquilité délégation avait altéré détruit;
dont
Punion et
> ral
nous jouissions, le
s la subversion nesloursecass après son
géné
totale de
arrivée, a achévé
5> l'a fait au
cettc ville, ainsi
5 1791 (v. 5.); nae-Poscie apres
au mois de qu'il mars
> de la discorde
avoir allumé le flambeat
3 avec ses indighes parmi nous, il vient des'eafuit
D' nous Jaissant complices et.le
aux horreurs d'une délégué Rey,
guerre ci-
s la subversion nesloursecass après son
géné
totale de
arrivée, a achévé
5> l'a fait au
cettc ville, ainsi
5 1791 (v. 5.); nae-Poscie apres
au mois de qu'il mars
> de la discorde
avoir allumé le flambeat
3 avec ses indighes parmi nous, il vient des'eafuit
D' nous Jaissant complices et.le
aux horreurs d'une délégué Rey,
guerre ci- --- Page 64 ---
(58)
vile qui n'a été calmée que par l'arrivée du
e
Rigaud. Sans sa prudence et sasolliS) général la ville : eût' été livrée. aux flammes
3 citude,
et les citoyens se seraientmuS et:au pillage,
Les circonstances ne nous.
tuellement égorgés. d'entrer ici dans de plusgrands
D pormettent pas les renvoyons à un tems plus
D détails, nous
vous ferons connaître : et à
9 calme,on nous nos malheurs et Jeur fu-
> la, France entière,
Nous vous protestons que 2
D neste origine...
Française 7.
fidèles à la république
>> tôujours
jamais d'autres loiss nous ne reconnaîtrons
de la
Notre
de foi est assez connue.
s
profession notre, zèle et notre fermeté
D mère- patrie, par
ens. à combattre", e
denos propres moyens, nos
et à défendre notre pays, pour qu'il
> nemis,
doute sur nos sentimens ré-
> n'existe aucun
> publicains >.
AR
Cette adresse était appuyée de e quatre cent
signataires de. . toutes couléurs,
soixante-cing
sans doute peut être de
dont le témoignage du
des douze ou
quelque poids auprès
rapport
treize émissaires du Dictateur; quelques-uns
des envoyés placés, comme Arnaud-Pretty,
qui reçurent les braves durèdans ces prisons
leurliberté qu?atrinmviral, n'avaient reçu
gne Pincident * de vendémiaire : on les crut
près
la
la concorde et.la
propres à ramener
paix,
justice dans les Colonies. Ccs honumesydoutenus
couraient à Saint-Do
leur étrange vertu,
par
a
treize émissaires du Dictateur; quelques-uns
des envoyés placés, comme Arnaud-Pretty,
qui reçurent les braves durèdans ces prisons
leurliberté qu?atrinmviral, n'avaient reçu
gne Pincident * de vendémiaire : on les crut
près
la
la concorde et.la
propres à ramener
paix,
justice dans les Colonies. Ccs honumesydoutenus
couraient à Saint-Do
leur étrange vertu,
par
a --- Page 65 ---
(59)
mingue, à la.snite de leur
allaient inspirer l'amour de la' Hiérophante ; ils.
travail etle
métropole, le
La Commission civismne; inconnus à des infideles.
torts, la délégation composa, de ces redresscurs des 1
Cette délégatien
qu'elle lança sur le Sud:
citoyens ; elle devait inspira la frayeur à tous les
neinis de Pégalité
tomber sur les blancs enles nègres à leur. liberté absoluc; elle devait rendre
les assimiler à leurs frères entière, c'est-à-dire, 3
tie du Nord; elle devait licencieux de la parçaste des mulâtres,
enfin écraser toute la
glais des bataillons bien qui guidaient contre les_Antous les noirs attachés disciplinéss quitenaient
taient la Colonie
aux cultures et alimenricains cultivait par le commerce que les Amésur-tout les
avec eux. Mais ce qui humilia
sans dessein, habitans, c'est
et ce qui ne fut pas fait
qu'un assemblage de que cette délégation n'était
s'étaient
blancs dont quelques-uns
sastres de distingués à l'époque brillante des d6choixi
Saint-Marc et du Port-au-Prince: Cc
impolitique de
fat, une cause de fermentation sculsimissionnaires blanes,
lorsqu'on savait qu'une
bien molivee,.
triple couleur
députation coloniale à
du Gorps legislatif siégeait en France, au sein même
Telle étaitl la conduite des
lorsqu'ils n'ignoreient
agens du Directoire,
dans la
pas que la moindre faute
enbrâscr politique de ces pays pouvaient tout
da.Aouvean, et.cse la moindre révo513
c
impolitique de
fat, une cause de fermentation sculsimissionnaires blanes,
lorsqu'on savait qu'une
bien molivee,.
triple couleur
députation coloniale à
du Gorps legislatif siégeait en France, au sein même
Telle étaitl la conduite des
lorsqu'ils n'ignoreient
agens du Directoire,
dans la
pas que la moindre faute
enbrâscr politique de ces pays pouvaient tout
da.Aouvean, et.cse la moindre révo513 --- Page 66 ---
(60)
Sution aurait été rapidement. saisie pourle bien
des Anglais. C'est en vain, que les citoyens des
Cayes, préyoyant de nouvelles calamités, supplièrent pendant près d'un nois les agens Directoriaux de leur envoyer d'autres interprètes
des lois de la métropole; tout fut inutile. L'insurrection fomentée parles sicaires de Sonthonax
même oi le général Rigaund
éclata au naoment
et avait obtenu des succombattait les Anglais nouvelle de la Colonie en
cès aux Yrois. A la
les ennemis de
icu, il est obligé d'abandonner
mêmes ou
la république et de voler aux lieux
les aflidés de la Commission ont tout boulegersé.
Cette affaire est assez importante pour qu'on
en prenne tons les renseignemens convenables,
dis
dans
comités secrets, ou
je ne
pas
quelques surnommécs ollicielles, je
d'après des dépêches cette France si mal instruite et
ne dis pas dans
d'après Popinion
qui ne preid ses opinions que dans la Colonie
de quelques souverains,. mais
citoyens dont
même, en présence de' tous lese
les plaintes sont toujours arrêtées par les violences du despotisme.
les hommes de couCette persécution contre
dans ce preleur, dont je traite très-rapidement
la. Comier apperçu 2 ne servait qu?à replonger
à la livrer,
lonie dans une anarchie complette,
privée de ses défenseurs naturels, aux Anglais 2
ct:les riches négoà écraser les propristaires
du Nord, ou
eians. Le spectacle de la partie
ence de' tous lese
les plaintes sont toujours arrêtées par les violences du despotisme.
les hommes de couCette persécution contre
dans ce preleur, dont je traite très-rapidement
la. Comier apperçu 2 ne servait qu?à replonger
à la livrer,
lonie dans une anarchie complette,
privée de ses défenseurs naturels, aux Anglais 2
ct:les riches négoà écraser les propristaires
du Nord, ou
eians. Le spectacle de la partie --- Page 67 ---
Pon ne
(6r)
campagnes voyage qu'à travers des
Deuple
sans culture; ou l'on ne déserts, des
misérable et
voit
ne Pouyait pas même exténué; od la Commission qu'un
des
payer le
employés, ne prouve
pitoyable salaire
assertion. Les Américains que trop cette funeste
Cap porter les salaisons venajent à peine au
mées innomibrables de que dévoraient ces arsans rien
nègres qu'on
faires, ou
entretenaicnr
vexer les ciloyens. plutôt qui ne servaient gu'
maladics
LrAnglais, épnisé par des
ver ses places épidémnigues, fortes, se contentait de conserenvahir,
lorsqu'il aurait pu toue
Excepié les fripons
-
sur la destraction de la. qui placaient leur
nous savons tous
clazge
profe 1
tice et. de Ia
que les blanes, amis ateanrfarcs de la
hommes de couleur vérilé, ne cessaient d'estimer jusveur
et
lés
l'examen que
d'invoquer en leur fations; mais ces hardis demandaient tant d'accusamêmes confondus
défenseues étaient 1
nombre finit
avec les
et euxpar
proncritas leur
ment
disparatre. Dans un gouverne. CD
plaitaux arkstraire, quel est le jusle? Celui DV.
franc et Joyal despoleset-anux sous.despotes 3
qui
ment, y serait déplacé dans un tel Phomme
Le courage de crucifié la
avant la fin gouvernevertu est donc del'annes.
Saat-Dusingnt, en ces elimats etle seul Dien une folie à
est PIntérèt,
qu'on encense
qui repose sur un
proncritas leur
ment
disparatre. Dans un gouverne. CD
plaitaux arkstraire, quel est le jusle? Celui DV.
franc et Joyal despoleset-anux sous.despotes 3
qui
ment, y serait déplacé dans un tel Phomme
Le courage de crucifié la
avant la fin gouvernevertu est donc del'annes.
Saat-Dusingnt, en ces elimats etle seul Dien une folie à
est PIntérèt,
qu'on encense
qui repose sur un --- Page 68 ---
(6a)
piédestal immense formé 'de crânes et d'ossemenss
et cimenté d'un sang toujours nouveau."
: Il convient de faire connaître cetie, race de
blanes sans propriétés, que PEurope verse en
Amérique, pour le tourment des peuples qui
Thabitent. Ces petits blancs, connus depuis Robespierre. sous R le titre, de nivelleurs, ne sont
appelés dans les Colouies que par lavarice et
la cupidité. Ce sont plus souvent encore des
coupables que la vengence des lois et la police
européenue poussent dans des contrées rendues
abominables par leur présence , que les rives
plus
de la Tauride ne le. furent auix Greds
sanglantes infortunés. Sans idées d'ordre etde bienfaisance,
- sans principes de justice et d'humanité, ils se
croient, à titre de blancs 2 en droit de dépouiller de légitimes et paisibles possesseurs ; a
T'exemple des vélérans d'Octave, ils demandent,
des terres dans les pays les plus fertiles, pour
avoir a1
servi la cruauté du princè, Les plages
de Saint-Domingue, toujours désolées parlen- a
voi C des proconsuls et des meurtriers, n'ont jamais souri à Parrivée d'un ministre intègre';
Tintrigue, la sottise et les' crimes semblent des
droits pour y briguer les dignités.Si cette'sorte
de gens à peau blanche se croit tres-supéricure
aux autres peaux; 3 si, pour venir de PEurope
policée , elle se croit tres-polie, il est facilede
les hautes prétentions qui doivent naître,
supposer
a
- a
voi C des proconsuls et des meurtriers, n'ont jamais souri à Parrivée d'un ministre intègre';
Tintrigue, la sottise et les' crimes semblent des
droits pour y briguer les dignités.Si cette'sorte
de gens à peau blanche se croit tres-supéricure
aux autres peaux; 3 si, pour venir de PEurope
policée , elle se croit tres-polie, il est facilede
les hautes prétentions qui doivent naître,
supposer
a --- Page 69 ---
de ces idées
(63)
leur, dont le audacieuses caractère Les citoyens de Bac
chise des'
se
coi4
soat
noirs et de la fierté compose de la frandevenus plus
des
ne
citoyens ont un
odieux,, que parce Mancs
au despotisme courage qui ne
que ces
Hus; qu'ils ont nionstrnetiy de ces peut se plicr
trames
une sagacité qui déconcerte nouyeaux vebliques erinielles, qui les
qu'ils ont ces vertus leurs
les. a vu - naitre atrachent fortement au sol puque'd dés Tioinmes 2 qu'enfia ils ont ces
qui
n'auront jamais. 2 qui voyagent en
vertus
Les
ravissenre 11
-
plaisits de
sans cesse ; ils ne sont PEurope agitent ces
surer la
venus que
blancs
ous des révoluttons jouisance; il leur faut dés pour s'en as-
"Colotic est
lierativeks.
places utiles
frir du
abstirde à eur
L'mtéret de la
de tribut caprice de ses
yeuxse elle doit soufies
aux souverains. maires; Que elle doit Payer
Figuiers de
leur importe
brages
PAmciigue présentent
que
patore dehiciess distribue qu'autonr des
des om-,
Tet ses?
ses Sapotilles, et halitations la
les" festins Ammmass ces fraits valeut-ils ses. Goyayes
assis sur les dEsrope ? Ne vaut-il
les repas et
coussins du
pas micnx être
eagleirtocioaurs e
et des inornes ahiéaire, gue de con:
Musesm, les
et des
danses d'Euchart concerts
sayanncs?
Mtés que des
n'offrent-ils a-Amacrédn ou les
Hos coffreés negres en
pas-d'autres beauAi
de Por du serpilière? Templisons
nouvean monde, ,et lais
assis sur les dEsrope ? Ne vaut-il
les repas et
coussins du
pas micnx être
eagleirtocioaurs e
et des inornes ahiéaire, gue de con:
Musesm, les
et des
danses d'Euchart concerts
sayanncs?
Mtés que des
n'offrent-ils a-Amacrédn ou les
Hos coffreés negres en
pas-d'autres beauAi
de Por du serpilière? Templisons
nouvean monde, ,et lais --- Page 70 ---
#
(64)
après nous la misère, la; famine ct. la désons solation; F
nous sommes riches, cinglons vers notre
Europe. Tout homme instruit est appelé e Déchafand
a frignorance au
et Porgueil; il semble que lins;
par
fut toujours nn forfait sur ces, plages
avuction Jontminess KU5
elle perdit PAmérique dès sa, naissances le mépris d'Ata-Balipa pour Pizarre,
savait pas lire, fut la cause de sa ruine;
quine.
périt au milieu des supplices; des
Ata-Balipa de Péruviens furent mis en pièces parce
milliers Inca éclairé cut laudace d'attaquer. la
stupidité qu'an de son vainquenr féroces
blancs orgueilleux ne. peuvent
Si ces petits
de couleur, qui sont aussi
aimer les citoyens cette haine pour un, sang
lenrs enfans : si, par
ils ont donné la mequi ne fut pas barbarie, coupable, il n'en est pas de mêmc
sure. de leur
à Pégard de leurs charmantes
de leur aversion femmes. de couleur; sveltes etlégères
filles, les
charmantes parkeur couleur.
comme les créoles,
comme les
safranée, douces et compatissantes les verges de, leurs
filles célestes,. il faut que
sur le
s'abaissent devant elles. Appelées
pères,
la volonté de ces maitressulit. des platirs,a leurs frères ne sont encore redevables
perbes -
paisibles qu'aux décrets de
de quelques jours
de la, beauté.
: MC
Tamour et à r'empire
ayoir fait disparaître
Cos petits blancs, après se sont crus nés pour
les blaucs propriétaires,
commandér
ces et compatissantes les verges de, leurs
filles célestes,. il faut que
sur le
s'abaissent devant elles. Appelées
pères,
la volonté de ces maitressulit. des platirs,a leurs frères ne sont encore redevables
perbes -
paisibles qu'aux décrets de
de quelques jours
de la, beauté.
: MC
Tamour et à r'empire
ayoir fait disparaître
Cos petits blancs, après se sont crus nés pour
les blaucs propriétaires,
commandér --- Page 71 ---
wommander à des hommes 65)
dès vaincus ; quelgues-uns qu'ils regardent comme
comme soutiens de la
erivoyés de
à se. coaliser
liberté, ne
France,
incités par "un avec les anciens, et tardaient ils
pas
consolant
lâche intérêt et
J étaicnt
de
d'écraser le
par ce desir si
Ses vêtemens. Exécuteurs faible, et de se couvrir
mandataires
indifférens
ils ont trouvé perfides de ceux qui les desloia,
ber des lois plus convenable de laisser envoyent,
coercitives en
tomdésnétude, ét de ne
ceux
que
Bedeseriorepaigne
quiJeur résistent slils comme sévère envers
exercer I'empire. Aussi ont tout divisé
vit à peine des rations un I simple commis Pour
les
de
qui
rues, au sortir dés 1"Etat, paraît-il dans
dignité des enfans de bureaux, avec toute la
tenir à des peuples Scimpronia, Pour apparcroient couverts des vainqueurs, lauriers
ces' salariés se
humilié les cohortes du
de Parmée; ils ont
bientôt les Colons
Rhin, ils réptinieront
Les
audacieux,
triotisme blante-nivelleure était la
ont pensé que le
titationnel était grossiéretés que lemode patous les partis T'anarchie; ils se
cons*
ils sanctificnt qui peuvent les jettent dans
cette idée
le meurtre des solder; tantôt
dues
séditiease, que les possessions propriétaires par
communes par
sont renpour ces noirs
Tégalité ; tantôtils
adoptés pour leurs qu'ils méprisent et qu'ils s'exaltent ont.
autres blancs.
frères, sur le cadavre des
Awjourdlint,
aiguisant ce coutéas
E
les partis T'anarchie; ils se
cons*
ils sanctificnt qui peuvent les jettent dans
cette idée
le meurtre des solder; tantôt
dues
séditiease, que les possessions propriétaires par
communes par
sont renpour ces noirs
Tégalité ; tantôtils
adoptés pour leurs qu'ils méprisent et qu'ils s'exaltent ont.
autres blancs.
frères, sur le cadavre des
Awjourdlint,
aiguisant ce coutéas
E --- Page 72 ---
(66)
rester oisif, ils. le dirigent sur les
qui ne peut
consacrèrent autrefois. Chariêtes jaunes qu'ils
ils ontt trouvé les moyens
gés de riches dépouilles,
de fougueux oràd'attacher à leurs violences
leshommes
;
teurs ou Acsjpurmalitesimgndene désordres
de couleur ont été accusés des propres
telle fut cette politique
de ces dominateurs; maratisme, d'imputer à ses
pratiquée sous le
adversaires les artifices de la - Montagne, dont
nivelleurs sont les émissaires secrets.
ces termine ici mon discours et n'ai,plus rien
Je
mais j'entends un.
a dire de ces Mameloucks; j'ai iblessé leur dimurmure qui m'insinue que
les mupar. mon obstination à défendre
gaité
avoir dit plus d'une fois que,
lâtres. Je pense
je n'avais pas préguidé par un zèle impartial,
ni
caresser les écarts de cenx-ci, justis
tendu
quel individu, citoyens,
fier leurs erreurs; dans, la tourmente de nos
n'en a point commis
comment. les mulâtres
jours révolutioneaires. s'et
lorsque dans de
auraient-ils pu s'en exempter., les plus sages
telles circônstances, les esprits limites de la
ont souvent été lancés hors des
modération? ?
qu'il faut aussi que les inMais, considérez considérez les nombreux atnocens périssent; ils furent les victimes 5 examinez
tentats dont les lois ont été violées à leur égard 5
que toules
ennemis ont été délégués
que leurs plus grands
était, de les destituep
parmi eux; que le projet
-ils pu s'en exempter., les plus sages
telles circônstances, les esprits limites de la
ont souvent été lancés hors des
modération? ?
qu'il faut aussi que les inMais, considérez considérez les nombreux atnocens périssent; ils furent les victimes 5 examinez
tentats dont les lois ont été violées à leur égard 5
que toules
ennemis ont été délégués
que leurs plus grands
était, de les destituep
parmi eux; que le projet --- Page 73 ---
de toutes les
(67)
battu pour la places, après avoir si bien
déportation France ; qu'on osa
com.
S'est d'abord génerale, et que cette proposer leur
latte et d'une effectuée dans la
déportation
foule de
personne de Vilfonetions publiques furent ciloyens; que toutes les
nègres les plus
remises aux mains des
neurs Gue par le féroces, qui nabiinrentles honCondlamner; si massacre des uns et des
gnation.
vous l'osez, une juste autres.
Sans
indidoute, s'il est de
eux, que les tribunaux grands criminels parmi
apprêté le décret qui lancent leur arrêt;
n'est
condamne; mais non qu'on
doit has, citoyens, quelques
5 ce
punir ;
sindividus
Sylla yeut Damaliype n'est pas le seul qu'on
convient de tiemate c'est toutun peuple que
ce
proscnret Eh
qu'il
peuple tout eatier; déclinez bien, donc, cilez
pese et sur les femmes
Taccusation
gue tous sont
et les enfanss
qui
alors
coupables. Ah!
prononccr
que d'unir le
rien.de
ne' veux
châtiment aux
mieux
sévérité pas m'opposer à ce
forfitss je
souillée qu'a encourue une race déployemnent de
tous les dhmpiétés ; Te ne m'oppose abominable et
railles de patriotes, leurs
à ce qu'on renverse pas, avec
un-feu
cités populenises
les muexpintoire à
3 gu'on promène
ont
trayers les
embellis; qu'on
champs
ont sanvé
décime les bataillons qu'ils
qu;
w'opposer 1
à ce
non,
ne
acDeningni
quie le fer,
je
puis
sgrmuthocatltus
E2
étés ; Te ne m'oppose abominable et
railles de patriotes, leurs
à ce qu'on renverse pas, avec
un-feu
cités populenises
les muexpintoire à
3 gu'on promène
ont
trayers les
embellis; qu'on
champs
ont sanvé
décime les bataillons qu'ils
qu;
w'opposer 1
à ce
non,
ne
acDeningni
quie le fer,
je
puis
sgrmuthocatltus
E2 --- Page 74 ---
(68)
de treize mille smeriligess qu'on associe au. care
nage la foule de leurs amis: la justice nationale
a ne peut errer; elle doit imprimer plus de-vie
à la société, par le rejet des membres, corrompus; Lyon, entravé par des liberticides, a VI
sortir, par. ellc, du, sein
son affranchissement
nationale doit
de ses décombres : la justice
à la gloire
ajouter encore une nouvelle gloire
toujours agrandie de la république naissante,
Mais si le hasard, da fortune. 2 je ne sais quel
sentiment, ou la hardiesse de quelques-uns. de
ces êtres dignes aussi du supplice , pour avoir
osé en appeler à Phumanité sainte, 2 allaientsuspendre cette universelle exécution ; alors, examinant avec. moins d'impat ce une cause aussi
serait-il coremmable, celui qui,
importante, délais, déclarerait, dans sa consprofitant de ce
cience 1 que ces victimes ne sont dévouées qu'a
farouches, a
Péternel préjugé, aux passions
s'ils sont
Pavarice ardente 3 que les administrés,. leurs
méchans, ne le sont que par les lois; que
fougueux transports découlent nécessairement
des' institutions vicieuses * que les pasteurs des
les
des empires étant dèspeuples et
régisseurs
immuable doit relors les coupables 3 la justice
*
sur eux seuls les châtimens qu'ils préporter
nations ?
parent, sans plus d'examen,.aux,
qui ne
Oui, j'invoque ici cette suspension, de la vérité ; les
peut qu'aider au triomphe donncront pius d'appui
preuves plus amoncelées --- Page 75 ---
(69)
aux discussions : que les
succombent, mais que malfanfenrs, 5 S'il en est,
manité sans doute aurait Pinnocence à 0 échappe, Lhulomnie n'cûr à calculer le craindre que t la. catoires, si les
nombre de ses vicFrancais n'avaient X7 : Teprésentans de tout le peuple
lcs
prouvé leur attachement
priacipes, s'ils
pour
forts
a n'avaient combatt tant
la inaidicus, si enfin ils ne
d'efs
C faiblesse contre les
11 protégaient encore
mensonge.
2)
clameurs et. Paudace du
Rendra-t-on n le calme 6Tu à
sespéré, par des
Saint-Domingue dén'a-t-il pas assez coulé, meurtres nouveaux ? Le sang 1
ront-elles jamais arrosées ses, campagncs ne. sene peut-il
que de
s'ils
pour
forts
a n'avaient combatt tant
la inaidicus, si enfin ils ne
d'efs
C faiblesse contre les
11 protégaient encore
mensonge.
2)
clameurs et. Paudace du
Rendra-t-on n le calme 6Tu à
sespéré, par des
Saint-Domingue dén'a-t-il pas assez coulé, meurtres nouveaux ? Le sang 1
ront-elles jamais arrosées ses, campagncs ne. sene peut-il
que de se rétablir qu'appuye de sang; l'ordre
goureux ; Parrêt qui traîne
décrets riuniversel? Quand un blanc aléchallaud sera-f-il
terre coloniale,
aura failli sur la
tière, entasser tous peut-on, les au fond de son cimehommes de couleur
blanes; la classe des
qu'un homme à couleur sera-t-ellé détruite, parce
disgraces ; les Africains jaune aura mérité des
pour Ic délit de quelques seront-ils tous €gorgés
Dieux, quelle législationt Africains ? Grands
tions sanglantes et'
Ce sont' ces exécu
les Hirisions, Peffroi générales qui- ont
doux des
et les allarmes sous répandu le
climats; qui, dans
plus
ont associé aux
ces iles
produc ions
fortunées,
nature les tombeanx et les ravissantes de la
Que les défenseurs de"la bachers.
N2
cause des citoyens, --- Page 76 ---
(701
cessontiens de lcurs droits éternels, ces sénateurs. si chers à Thumanité, déconcertent des
mesures préparées pour servir des passions particulières et couvrir des vues perfides. RappeIcz la concorde en Amérique par des loix plus
douces, par 3 une surveillance plus exacte ; assoupissez les haînes par un, oubli généreux; si
fes vengeances veulent tout enlacer, que le
pardon embrasse tout également;' que ces classes
nourries d'inimitiés, 2 oubliant de trop funestes
rivalités, réunissent leurs sentimens divers dans
fe seul, sentiment de la fraternité. Invoquez,
le rétablissement de la paix, les moyens
pour infaillibles de la clémence, de. cette clémence
plus forie que les bayoanettes; conservez les
droits politiques. a ceux qui les ont conquis par de
leurs travaux, leur fidélité et les bienfaits
% poursuivez l'insolence qui veut
ia, république
-
rendez aux
tout accorder à une S race unique ;
.
ces domaines. que, yos, lois ont
propriétaires rendus si sacrés.; rendez-les à ces, possesseurs
considérés. comme les dépositaires. du, bien
plus
M
blic; que vos fonctionnaires, ne portent leurs têtcs ne
sédition au bout du monde 5 que
fabriquécs, comme celle de Lycurn
soient point
conférer les institugue, car on ne put jamais
niaux Rhotions, spartiates ni aux Athéniens
arrêtezle
diens, ni aax nations commercantes; : à PEudépart de ces hommes qui, à charge leurs vices et
vont en. Occident déposer
comme les dépositaires. du, bien
plus
M
blic; que vos fonctionnaires, ne portent leurs têtcs ne
sédition au bout du monde 5 que
fabriquécs, comme celle de Lycurn
soient point
conférer les institugue, car on ne put jamais
niaux Rhotions, spartiates ni aux Athéniens
arrêtezle
diens, ni aax nations commercantes; : à PEudépart de ces hommes qui, à charge leurs vices et
vont en. Occident déposer --- Page 77 ---
leur nullité, et dont (7)
désordres publics.
les insultes justifient les
et
Qu'enfin lautorité
resserrée ne Soit
contrainte
mais qu'elle réconcilie plus un objet
influence
tous les cceurs dépouvante, s
des plaies paternelle, qu'elle ferme
par son
avec
- le bonheur des long-tems saiguantes 3. qu'elle bonté
tenue ei un Insulaires par une modération cimente
Tel est, desintépescneac parfait
soutelle est la citoyens, publicité le voeu que j'ai
mens. Jai
de ces premiers formss
décliné cru, dans cet exposé Fenseigae.
Porigine des incidens
rapide, avoir a
Domingue, et la cause
nowveaux de Saintcription d'une classe particulière de la
me faire entendre entière. J'ignore
prosobtenu tont le
dans un apperçu quin'a sij'ai pu
de donner
déreloppements nécessaires t
point
elles mal quelques idées, pent-être se Pressé
exposées, trop
trouvent.
mais, 6 citoyens,
précises ou
d'éveiller
mon premier obscurciess
votre
devoir était
do suppléer à attentions et vos
mon insuflisance. lumières ont
Je passe à d'autrés faits,
De PImprimerie de
BOULARD, rue Neuve
Saint-Roch, No, 156, --- Page 78 ---
fT1
3a -
stoumio U mp 2932 2107
NIGG aS
- U
49 a J7
.
yiors
2nE 820270 91 nC ar
cion --- Page 79 ---
DERNIER
VOU
DE L A
JUSTICE, DE
PHUNANITEA
E T
DE LA
En faveur des Colons de
MAINEFOLITIQUE
nécessité et les moyens saint-Doaningie, de rendre
et sur la
prospérité.
ce cette Colonie SCS
Par G. LECAL,
et Négociant au Port - au -
actnellement à Paris.
Prince,
PREMIÈRE
PARTIE
Lecteurs, qui que vous
passion. Il est provoqué soyez , n'attribuez cet écrità
exécutif dans use opinion, par la porsévérance du Directoire aucune
impraticable le rétablissenient tens de mestres qui
par ses derniers
nos Colonies, et, rendroient
matière.
messages au conseil des
su-tout,
Cing-cens sur cette
A
Chez DrsENNr,
PARIS;
libraire, au
Palaiefealis,ee et2,
Floréal, : an V.
1797: --- Page 80 --- --- Page 81 ---
E763
L6515
V #7 --- Page 82 --- --- Page 83 --- --- Page 84 ---
O