--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Créez une feconde fois un nouveau monde, ou
moins qu'il foit renouvelé par vous ! Soyez-en ies bieni- al
faiteurs! VOS noms y feront bénis comme ceux des
nités
divividence, tutélaires; vous ferez pour Cc pays une autre pros
PARIS, DE LIMPRIMERIE NATIONALE. --- Page 3 ---
A
DUFAY,
QUI SE DIT CALOMNIÉ,
COMME S'IL POUVAIT L'ÉTRE, --- Page 4 ---
AN Uu
: 0140 TIO
14 U 2
TAU TIAVU0s 112 --- Page 5 ---
a
(1) A
DUFAY,
QUI SE DIT
CALOMNIE;
COMME S'IL POUVAIT
LETRE.
Lzsouire du mépris est le
duit sur moi la note que tu as premier faite effet qu'a projet dans ta prétendue réponse à
insérer à mon Suldu peuple, Javais d'abord
Defrance, représentant
te répondre. D'ailleurs pensé qu'il était-inutile de
part est si peu de chose une imposture de plus de ta
nuile attention ; mais j'ai observé qu'en véritéje n'yavais fait
pamphler, tu as faiti
qu'a la fin de ton
imprimer en
représentant du peuple,
gros caractère] Dufay, J
Ce titre, il est
députéde St-Domingue.
çui pense et te çonnaît, vrai, aux yeux de tout homme
de la fable, mais encore n'est que les reliques de Tâne
técs ainsi que le porteyr Çes reliques étaient respece
ses longues oreilles. 1 par ceux gui ne voyaient
te connait
en est de même de
Pas
pas assez dans le
toi; on ne
public et l'assertion
tucempermir,aper tu as ugurpé, titre produire effet, à l'aide du titre que
de respect
qvi est un morif de confiance que
C'est donc pour tout citoyen français.
ef
à ta note ; elle par est ce ainsi seul motif que je vais répondre
conçue,
(r) Cette réponse aurait
n'cst qu'aujourd'hui 29 pluvidse parne beauconp plurôr, mais, ce
pièccs qui m'étaient nécessaires.
remise m'a été faite des'
papiers et
TEnar3
(Commission ceux de mes
éraient, dans les comme tous mes
des Colonies, colligues,
archives de le
Aa
C'est donc pour tout citoyen français.
ef
à ta note ; elle par est ce ainsi seul motif que je vais répondre
conçue,
(r) Cette réponse aurait
n'cst qu'aujourd'hui 29 pluvidse parne beauconp plurôr, mais, ce
pièccs qui m'étaient nécessaires.
remise m'a été faite des'
papiers et
TEnar3
(Commission ceux de mes
éraient, dans les comme tous mes
des Colonies, colligues,
archives de le
Aa --- Page 6 ---
(4)
K Brulley avait été au Cap, substitut du
s reur général, François de Neufchâteau, etil procu- avait
K été chassé en pleine audience, comme ayant vendu
9> ses conclusions dans l'affaire d'un habitant du Don-
> don. Ce fait est à la connoissance de
de
>> Neufchâteau et de tout le monde au François Cap >,
Sans doute le fait est très-grave, tu en attendois
un grand effet, mais tu as manqué ton coup 2 parce
que ce fait est faux.
La preuve, 2 la voici. Je ne citerai pas comme toi
un on dit, Jun bruit pubtic, ,c'est un acte notarié. Pour
être bien apprécié, il faut qu'il soit précédé d'un
trèsycourt développement.
Des mémoires qui ont été soumis dans le tems
à l'examen de
-
l'académie des sciences, prouvent
je ne suis passé de France à
que
y tenter l'établissement du Nopal St.-Domingue, et de l'éducation que pour de
la Cochenille. Les obstacles que je rencontrai dabord
à l'exécution de mon projet et plus encore la connoissance du citoyen François de Neufchâteau me:décidèrent
à accepter une place de substitut du
ral au conseil supérieur du Cap, Mais procureur dans ce géné- tems
même que je remplissais les fonctions de cette
je n'avois pas perdu de vue la cochenille.J'en
dans la ville du
Bect
CaD; il est constaté par des
verbaux imprimés du cercle des Philadelphes procèsnait SES séances au Cap, que c'est moi
ai qui teles premières cochenilles sur les Nopals que qui le cercle placé
avait dans son jardin.
Quand j'eus constaté au Cap la possibilité du succès
de la culture qui m'avait conduit à St
je
résolus
Domingue,
d'y établir une nopalerie. Je fis l'acquisition
d'une terre propre à ce genre d'établissement, et me
décidai à T'aller former moi-même.
Pour l'exécution de ce plan, il me faliait
la ville du Cap et la place que j'occupaisau Conseil quitter
supérieur. J'envoyai, à cet effet, ma démission à
Tintendant, alors chefde la justice, à St-Domingue,
'avait conduit à St
je
résolus
Domingue,
d'y établir une nopalerie. Je fis l'acquisition
d'une terre propre à ce genre d'établissement, et me
décidai à T'aller former moi-même.
Pour l'exécution de ce plan, il me faliait
la ville du Cap et la place que j'occupaisau Conseil quitter
supérieur. J'envoyai, à cet effet, ma démission à
Tintendant, alors chefde la justice, à St-Domingue, --- Page 7 ---
c'était
il refusa (5)
le
Debongars;
ma
comme
prouve sa lettre. Je l'envoiai en démision, France à ma
afin qu'elle pût s'en servir auprès du
famille,
il serait question de constater les ministre, quand
fais pour établir la première
sacrifices
j'ai
ait existé,
nopalerie tamrilig qui
A la réception de cette lettre mes
que pour qu'elle produisit tout l'effet parens qu'on pensèrent
quand le tems serait venu d'en faire
desirait,
la déposer de suite chez un notaire. usage, C'est il fallait
précaution qui me met dansle cas de te
cette sage
cet acte qui démiontre
citer, Dutay,
Lis et rougis de honte, authentiquement si tu le toni imposture.
colomniateur 1
peux encore, vil
4 Aujourd'hui 22e, jour de
>> par devant les conseillers du roi, février, avant midi,
s soussignés en Pétude de Delabarre notaires à Rouen,
> Est comparu M.
un d'eux;
> de Marnay, receveur-général Anoime-Marnie-Ausumin. des
.Bruiley
>> de] Rouen
octrois de la ville
s ouil demeure, rue de
7> St-Pierre le Portier.
Crosne, paroisse
> Lequel a apporté et déposé, en ladite
M la date de ce jour, une lettre
étude, à
> Port-au-Prince, du 6 octobre missive, datée au
% M. Bongars à M. Brulley, substitut 1785, adressée par
>> général, au quartier
du procureur
>
d'Énnery.
Laquelle lettre missive étant sur la
>> et partie de la seconde d'une feuille première de
page
>> lettre, est demeurée annexée à l
papicr à
>> présentes, après avoir été certifiée
minure des
* ét paraphée par ledit sieur
véritable, signce
>> qu'i Jui en soit donné expédition Brulley qui requière
>> qu'il appartiendra, dont
et à tous antres
acte.
> Fait et passé à Rouen, en
les
> an susdits, lecture
létude,
jours et
faite, ct a
s La minute des présentes
signé,
s un des notaires soussignés, demeurée à Delabarre,,
99 même
contrôlée à Rouen le
jour * par le sieur Foucher
> quinze sols 2*
qui a reçM
A 3
dition Brulley qui requière
>> qu'il appartiendra, dont
et à tous antres
acte.
> Fait et passé à Rouen, en
les
> an susdits, lecture
létude,
jours et
faite, ct a
s La minute des présentes
signé,
s un des notaires soussignés, demeurée à Delabarre,,
99 même
contrôlée à Rouen le
jour * par le sieur Foucher
> quinze sols 2*
qui a reçM
A 3 --- Page 8 ---
(6)
9 Teneur de ladite lettre *. Au Port-au-Prince, le
>) 8 octobre 1785. K Voici, Monsieur, la raison
5 qui m'a empeché de répondre à la lettre que vous
>> m'avez fait Thonneur de.m'écrire, Je vous avoue
> que je voyais avec peine la résolution où vous étiez
> d'wandonner votre place au conseil, pour vous
> livrer rout entier à la culture de la cochenille. Assez
>> d'suteess'occuperont etdesanciennes et des nouvelies
2 cultures; mais les sujets propres à remplir les places
2> de magistrature, sont rares, et il importe autant
>> ati bonheur.et à la postérité de la Colonie d'avoir
>> de bons magissrats que de bons cultivateurs; je
>> tiens la cochenille moins pour un objet utile que
>> pour un objet de curiosité. Vous atez au Conseil
>> des magistrats qui ont des sucreries, et qui savent
- 5 allier leurs cultures avec les devoirs de leur état;
>> ne pourriez-vous pas faire comme eux?
>> Au reste, monsieur, j'attends mon successeur à
3 tcut moment. Je vais engager le médecin Joubert
>> à vous faire passer ce que vous me demandez. Je
> parlerai à mon successeur de votre zèle pour une
A culture que le ministre parait avoir à cceur.
> J'ailhonneur d'être avec un sincère attachement,
> monsieur 2 votre très-humble et très- obéissant
> serviteur; signé, BONGARS >
>> Au bas de la première page de ladite lettre est
>> écrit, M. Brulley, substitut du P. g. au quarticr
5 d'Eunery; en.marge de la même page, contrôlé a
sols; ct
% Rouen, le 22 février 1790, reçu quinze
>> au bas de ladite lettre, certifiée véritable, signée et
de
au desir de.
> paraphée par M. Brulley
Marnay, devant les
5 l'acte de dépôt de la présente 5 passé
> conseillers du roi, notaires à Rouen, soussignés
>> aujourd'hui 22 février 1790. Signé, Brulley de
> Marnay; signés, Curay et Delabarre >.
> Nous conseiller, maire et échevins de la ville de
3 Rouen 2 attestons à tous qu'il appartiendra que
9 MM,Delabarre et Curay qui ont signéla procuration
ulley
Marnay, devant les
5 l'acte de dépôt de la présente 5 passé
> conseillers du roi, notaires à Rouen, soussignés
>> aujourd'hui 22 février 1790. Signé, Brulley de
> Marnay; signés, Curay et Delabarre >.
> Nous conseiller, maire et échevins de la ville de
3 Rouen 2 attestons à tous qu'il appartiendra que
9 MM,Delabarre et Curay qui ont signéla procuration --- Page 9 ---
$
des autres
(7)
parts, sont notaires royaux en cette
D et qu'aux actes signés par eux en cette
ville,
* est et doit être ajoutée en dedans
qualité foi
> jugement,
comme. hors
pourquoi nous avons
* tresigner ces
signé et fait con-
>
présentes par lun de nos greffiers
secrétaires, et à icelles fait apposer le sceau
M armes de ladite ville. Donné à
aux
>> de l'Hôtel de Ville,
Rouen, au bureau
*
ce 25 février 1790. Signé,
Asselin, Moulin, Lehulle, greffier >>.
Eh bien, Dufay, cet acte est-il en bonne
Cerre téponse à ma
forme?
les motifs honorables démission, ce refus de l'accepter,
là des
pour moi de ce refus, sont-ce
chassé preuves que j'ai été, comme tu oses
en picine audience?
Tavancer,
Cefait, ajoues-tu.s. est à la connoissance de
de Neufckiteau. Jen'ai
Frangois
main la
pas, en ce moment, SOuS ma
estimable correspondance que j'ai entretenu avec cet
magistrat, Le fait est que nous nous sommes
constamment écrii tant que le citoyeh François de
Neufchâteau est resté, dans la
et certes
n'aurait
Colonie,
il
conseil, pas correspondu avec un homme chassé du
- Je regrerte de ne pouvoir produire,
le
ses lettres intéressantes;
pour moment,
de sa main, qui s'est trouvé maisje vais transcrire unbiilet
concernent la cochenille,
joint aux papiers qui
premiers envois
parce qu'il a rapport aux
que j'en ai fais.
Voici le biller.
> La fievre m'accable dans ce moment oùt
>. lalettre et les cssais des travaux utiles de M. je reçois
>> J'aurais Phonneur de lui répondre. Je le Brulley,
>> s'attacher à sa
félicite de
culture, et en s'y donnant
> courage et persévérance, il pourra rendre
avec
>> la Colonie, et s'honorer
service à
> lui souhaite de tout
lui-méme; c'est ce que je
> de Neufchàteau.
mon coeur, Signé, François
Est-ce ainsi, Dufay, qu'un procureur-général
à lla homme chassé 8i2 pleine atidience : Je voudrais écrit
,
>> s'attacher à sa
félicite de
culture, et en s'y donnant
> courage et persévérance, il pourra rendre
avec
>> la Colonie, et s'honorer
service à
> lui souhaite de tout
lui-méme; c'est ce que je
> de Neufchàteau.
mon coeur, Signé, François
Est-ce ainsi, Dufay, qu'un procureur-général
à lla homme chassé 8i2 pleine atidience : Je voudrais écrit --- Page 10 ---
(8)
pouvoir ajouter ici cette réponse que l'auteur du billet
promet et qu'il a fait. C'est lui qui a sousligné le mot
persévérance, reproche indirect d'avoir quitté, contre
son gré, 2 la place que j'occupais.
Mais, dis-tu etirontément, c'était connu de tout le
monde; apparemment que ces calomnies avaient été
inventées et répétées par des hommes de la trempe
de Dufay; car elles ont fait Si peu d'impression sur
mes concitoychs, que je n'ai cessé d'être honoré de
leur confiance dans des places marquantes, notamment
dans celle de Sénéchal au Port-au-Prince, qui m'a
été déférée par le voett du peuple,
Tu le vois, Dufay, tu es ausst peu d'accord avec
les faits qu'avec les hommes horinêtes. Si tu voulais
leur persuader que Jai été chassé de conseil en pleine
audience, il fallait citer P'arrêt; car une telle expulsion
n'a pu se faire qu'en vertu d'un arrêr.
C'est toujours sur des pièces de ce genre quil faut
appuyer de telles assertions.
Par excmple, quand jécris que Dufay cst un stelHenatire, je suis str de ne me pas tromper parce
Fai sCus Tes veux la sentence du Châtelet de
en date du 21 août
Pitale
1787, qui condainne pierrelouis Dufay, môme par corps, corme stellionataire.
Non-seulement cette condamnation, pour crime de
stellionat entrainait le parcorps, mais de très-anciennes loix prononçaient contre cet abus de confance,
ce vci, la peine infemante de la porence.
Et c'est-là ce que Difay appelle égarement de jeunesse. Donnera-t-il aussi ce nom à sa faillite? Car
enfin il est en état de faillite bien constaté,
Je peux encore avancer ce fait sans crainte de me
tromper 2 parce quej'en ai les preuves SouS les yeux.
je les trouve dans les* sentences du Châtelet des 3 et
28 août 1785 qui ordonnent que l'état, d'ordre des
créanciers de Pierre-Louis Dufy sera fit. J'ai sous
les yeux cet étar d'ordre qui a en licu pardevant le
commissaire aul Châtelet Didlary,
faillite bien constaté,
Je peux encore avancer ce fait sans crainte de me
tromper 2 parce quej'en ai les preuves SouS les yeux.
je les trouve dans les* sentences du Châtelet des 3 et
28 août 1785 qui ordonnent que l'état, d'ordre des
créanciers de Pierre-Louis Dufy sera fit. J'ai sous
les yeux cet étar d'ordre qui a en licu pardevant le
commissaire aul Châtelet Didlary, --- Page 11 ---
-
Enfin je tiens dans mes (9) mains la
Dufay n'a
preuve matérielle
pas payé ses créanciers. J'ai donc droit
dire et
écrire que Dufay est un banqueroutier, un
stellionataire,
C'est en vain qu'il prétendra s'excuser sa
et en taxant ses créanciers d'usuriers. par jeunesse
La citoyennePetit-Jean était-elle une
SoOUS la fausse qualité de négociant, usurière, quand,
qué une forte pacotille de
Dufay lui a excroPetit-Jean instruite
chapeaux. Aussi la citoyenne
Paris à vil
que les chapeaux se vendoient à
prix, a-t-elle fait arrêter et. conduire àla
forcelenégociant Dufay. Son écrou queje lisà l'instant
prouve qu'il a été incarcéré à la force, le 26 février
1788, à'8 heures du soir.
Dufay dira-t-il encore qu'il étaitjeune à cette
que. Alors il est clair qu'il est du nombre de épodont la jeunesse, dans le sens oùt il
ceux
l'entend, ne finit
que parune mort violente, 2 mais nécessaire à la
au bon ordre public.
sûreté,
Et voilà l'homme qui se targue d'être membre
la convention. Mais heureusement
de
français de St. Domingue, il n'est pour leur les colons
il n'est qu'usurpateur de la représentation pas nationale. député,
On te l'as prouvé, Dufay. Qu'as tu répondu à ces
preuves?
D'abord tu as dirqu'on devait respecter les
rendus en faveur de tou admission. Cette décrets
réponse est commode,
première
Sans doute lés décrets sont respectables; mais ceux
en faveur de qui on les a surpris le sont ils P Parce
que la convention nationale trompée t'a admis dans
son sein s'en suit-il queles colons français de St.Domingue t'aient donné des pouvoirs ? lorsqu'ils
toient pas même présens 1 ta
n'é
ont tous protesté contre elle. nomination, 2 et qu'ils
Envain tL assure éffrontément
ces
sont signés par des électeurs de toutes que les pouvoirs
de la partie du nord
paroisses
2 à lexception du Môle, Ens
surpris le sont ils P Parce
que la convention nationale trompée t'a admis dans
son sein s'en suit-il queles colons français de St.Domingue t'aient donné des pouvoirs ? lorsqu'ils
toient pas même présens 1 ta
n'é
ont tous protesté contre elle. nomination, 2 et qu'ils
Envain tL assure éffrontément
ces
sont signés par des électeurs de toutes que les pouvoirs
de la partie du nord
paroisses
2 à lexception du Môle, Ens --- Page 12 ---
( 10)
vain tu ajoutes que ces électeurs venus de très-loin,
étaient er très-grande majorité BLANCS 9 les trois
quarts au moins.
Tu voudrais peut-être faire passer cette imposture,
t ccmme tant d'autres ? pour une vérité . mais il y
a ici des témoins occulaires. D'ailleurs j'ai souS les
yeux des preuves 2 que fournissent les proclamations , les lettres mêmes de ton protecteur 2 de ton
ami Sonthonax. Cest par lui que nous savons que
le premier usage giait fait de ses droits la nation
nouvelle qui venoit de prendre sa place dans Despèce
humaine, c'est d'avoir nommé des députés à la convention
nationale , 2 qui sort Dufay 2 Mils, 9 Belley ? Garnot 2
Poisson. Or s'ils sont députés dune nation nouvelle
cue Sonthonax espérait civiliser 2 ils n'ont donc pas
été nommés par les électeurs au trois-quarts blancs
des paroisses aN nord de Saint-Diemingue. Certesles
Cclons français ne sont pas une nation nouvelle qui
ait besoin d'êtte civilisée. Dufay et ses collégues ne
sont donc pas représentans des Colons français.
D'un autre côté cette nation nouvelle n'est devenue française que par le décret du 16 pluviose ,or
Dufay et consorts ont été nommés en vendemiaire
précédent , donc ils ne sont pas députés par des
français.
été
comme SonTu as donc
envoyé $ Dufay,
thonax et toi en convenez 9 par unie nation nouvelle
que tu dis toi-même 2 dans ton rapport être composé- d'entropophages quir'entendent ni le frangais ni la
gaison.
Ainsi des membres probes de la convention ne devaient pas être étonnés d'entendre ton digne Belley
s'écrierlors de Pénumération des crimes de CARRIER,
CE N'EST QUE CHLA,Nous EN AVONS FAIT BIEN PLUS
A SAINT DOMINGUE. Cette exclamation s qui n'est
le cri involontaire de la verité 1 n'est pas
surprenante que
de la part d'un député d'antropophages,
igui r'entendent 121 le français zi ba. Taisotte
des membres probes de la convention ne devaient pas être étonnés d'entendre ton digne Belley
s'écrierlors de Pénumération des crimes de CARRIER,
CE N'EST QUE CHLA,Nous EN AVONS FAIT BIEN PLUS
A SAINT DOMINGUE. Cette exclamation s qui n'est
le cri involontaire de la verité 1 n'est pas
surprenante que
de la part d'un député d'antropophages,
igui r'entendent 121 le français zi ba. Taisotte --- Page 13 ---
Ercesont-là les hommes (u)
des Colons
qui'se disent
français de
répréseitans
imposeront pas encore long-tems. St-Domingie, mais ils n'en
que tu auras invoqué le
Cest envain,Dafy,
rere, pour prouver que tes témoignage de ton ami Baren aurions, Page et moi, pouvoirs sont legaux. Nous
le mois de pluviose de' (démontré la fausseté dès
cien comité de salut
l'année dernière, 2 si l'ancomme nous l'avions public eût voulu nous entendre,
avec toiet tes
demandé contradictoirement
cet égard; on nouis consorts.On dit
se refisà à nos instances à
allions fournir les notes déerire,er au moment oùr nous
amis Barrère,
qu'on avoit demandées 9 tes
carcérer. Il est Robespierre atrocement et Couthon.nous firent inarrestation et notre
ridicule que malgré notre
lotine, tu ayes l'effronterie inscription sur la liste de la guilmystère que nous étions destinés d'écrire avec un air de
un tems oùt il n'y en avait
à être ministres dans
pour que nous
plus. Cétait, sansdoute,
Robespierre n'échappions pas à sa
nous a
bienfaisance que
et toi qu'il a fait tenusincarcérés, mettre en liberté pendant dix mois, ;
Belley 2 gue vous réservait-il donc P ainsi que Mils et
des Cesses crimes. donc, Dufay de t'évertuer à nous
Les tiens sont connus. Les
trouver
prouvent ont été produites, même pièccs qui les
sentans du peuple, Ou elles sont
par des reprévraie.s Dans ces deux cas fausses, ou cllessont
par respect humain, demander 2 tu devais, au moins
nationale, Déjà depuis
justice à la convéntion
prisons, nous t'en avions, plusieurs mois et" du fond des
Qu'as-tu répondu? rien, Ton Page et moi, porté le défi,
tout homme
silence t'a fait
Eh
probe et éclairé.
juger par
bien, je te réitère
au nom de mes
encore aujourdhui ce défi
un examen et un collègues et au mien, Ose
sil Jong-tems. Mais, jugement que nous desirons provoquer
dras pas à l'éviter quoique tu fasses, tu ne parvien- depuis
un grand acte de encore long-tems ce, jugement,
justice a eu lieu; déjà nous Déjà
tenons --- Page 14 ---
375F
- 12 )
cn discussion contradictoire tes amis, tes protectettrs. 9
Polverel et Sonthonax. Malgré le soin qu'ilsa apportent
à éterniser et embrouiller la discussion sur les tems
antérieurs à_leur arrivée à St-Domingue. 2 nous établissons chaque jour les preuves de leurs nombreux
forfaits auxquels tu n'es pas étranger; nons le prouverons quand il en sera tems, et bientôt tu iras avec
tes amis les terroristes, les hommes de sang, occuper
la place que la justice nationale vous marquera. Vous
auriez dû tous y figurer depuis long-tems,. pour la
conservation de tant de malheureuses victimes, et
pour opérer la tranquilité et la postérité de la république française.
BRULLEY,
Commissaire de St-Domingue,
leurs nombreux
forfaits auxquels tu n'es pas étranger; nons le prouverons quand il en sera tems, et bientôt tu iras avec
tes amis les terroristes, les hommes de sang, occuper
la place que la justice nationale vous marquera. Vous
auriez dû tous y figurer depuis long-tems,. pour la
conservation de tant de malheureuses victimes, et
pour opérer la tranquilité et la postérité de la république française.
BRULLEY,
Commissaire de St-Domingue, --- Page 15 ---
CORRESPONDANCE
SECRETTE
DES COLONSDEPUTÉS --- Page 16 --- --- Page 17 ---
E795
D28be
V.I
Caape 190)
Jabir Carter iroli
Lilmtry
Bumnl Mnitersity --- Page 18 ---
V