--- Page 1 --- --- Page 2 ---
) a
€
A E
-
AonG
BATD FO
3ohn Carter Orotoit. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC.
D12. --- Page 5 ---
Ur.l. felere deCquilbaumel le ddh houreur
au Coum yacquer sur-lorer
prencur-de Mw Colomzs
Paris v79b
2.0er Oris Du de Pluiladilplub
IL 1796
3. Depart du Tovple nourtay Onne
des Depones .
11 1800.
4-18- bur br Bom myue
u 1797
X8! Rappone rat aulpor wvomewout
20.
surtr Ao mughe
- l 1797 --- Page 6 ---
--- Page 7 ---
a 7T
3.
DÉPART DU TEMPLE,
POUR CAYENNE,
DES
DÉPORTES S
DES 17 ET 18 FRUCTIDOR, AN V.
Avec les instructions curieuses donnécs
at
général DUTERTRE, chargé de los
conduire à leur destination.
CONTENANT un précis de lay vie civile
et militaire de ce général, nonimé,le
19 fructidor, commandant duTemple.
A PARIS,
CHEZ (DESENNE, Libraire, Palais Égalité.
L'AUTEUR, rue du
Ferdinand-, F. G., Regard No. 806. 2 maison
A N VIIL
- 1800. - --- Page 8 ---
: WIT
aluo,
.0081, --- Page 9 ---
-
DÉPART DU TEMPLE,
-
POUR CAYENNE,
DES DEPORTÉS
DES 17 ET 18 FRUCTIDOR, AN V.
AvANT de parler du départ du Temple, des déportés à Cayenne, mes lecteurs
me permettront de rendre compte de
ma vie civile et militaire.
Un républicain qui a exposé cent fois
sa vie pour sa patrie 2 un républicain
couvert de blessures, 2 un homme libre
qui n'a souillé sa vie par aucun crime,
et dont les propriétés ont été envahies à plusicursreprises
par
un
les-brigands;
républicain qui a fait un pacte avec
la liberté 2 Ct qui est incapable de violer-ce pacte s ne peut 2 ni ne doit descendre dans la tombe sous le mantcau
de Tignominic; ; il doit laisser., pour la
postérité 2 des notes précieuses 2 dont J
les historiens sauront faire un usage salutaire.
A --- Page 10 ---
(2).
Jc ne suis pas un homme de
mon style le
lettres, 5
des
prouvera; ce n'est pas avec
phrases, avec des discours académiques, quel'on doit rendré
sa conduite; c'est
compte de
tiques, des faits par des pièces authensaignantes.
et des blessures encore
Des royalistes m'ont peint
assassin 2 comme un
comme un
un. spoliateur public. brigand ", comme
Mes,1 lecteurs me rendront
quoique ma conscience
justice ; et
rien, j'ai lieu d'espérer ne me reproche
magistrats de la
que les premiers
devoir de
république.s se feront un
ami sincère venger de la 2 par leur estime, un
que pour
liberté , qui ne soupire
elle, qui a versé, sans
son sang pour elle; et
regret,
tigues de la guerre aient quoique les farière, il est prêt à
avancé sa carses forces pour la employer le reste de
république.
consolidation de la
Quel beau jour pour moi,
oùt jepourrai dire: la paix
que celui
veeux, etles travaux du couronne mesEt vous, mes chers fils, gouvernement.
jour sur ma toube le
en plantant un
filiale
cyprès de la
2 en l'arrosant de vos Jarmes', piété
venez-vous du
soudévouement de celui qui
, il est prêt à
avancé sa carses forces pour la employer le reste de
république.
consolidation de la
Quel beau jour pour moi,
oùt jepourrai dire: la paix
que celui
veeux, etles travaux du couronne mesEt vous, mes chers fils, gouvernement.
jour sur ma toube le
en plantant un
filiale
cyprès de la
2 en l'arrosant de vos Jarmes', piété
venez-vous du
soudévouement de celui qui --- Page 11 ---
(3)
vous donna le jour :
votre père vécut honnête souvenez-vous que
n'a commis d'autres crimes homme, qu'il
la liberté.
que d'idolâtrer
Je suis.né à Mayenne;
aisance avant la révolution j'avais quelque
riage; ma femme a
par mon maà la basse-terre de la perdu une habitation
au vieux fort Olive, Guadeloupe, située
cent mille francs de rapportant plus de
Je m'honore d'avoir revenu.
annécs 2 avant la
servi plisieurs
ment
révolution, dans le régiles premiers Royal-Yaineaus élémens c'est là que je Puisai
Je
militaires.
blessures ne-rougiraipas d'avoir reçu
graves à la journée du plusieurs
1792, époque fameuse dans
10 août
Lors de la formation
Thistoire.
de fédérés, mon
des bataillons
ger qui osait douter pays menacé parl'étranFrançais; qui osait
du courage des
les hommes libres de prétendre et empécher
dernières dépouilles fouler aux pieds les
quatorze cents ans : d'une jaloux tyrannie de
de
Thonnenr de ma patrie,
venger
des bataillons qui devaient j'entrai dans un
garde des armées
formerlavans
Dès les premiers républicaines.
parle choix de mes jours jy fus élevé,
au grade de sous-lieutenant compaguons d'armes,
des grenaA 2 --- Page 12 ---
diers : et si jai Thonneur (4)
du grade de
d'être revêtu
le dois
général de brigade,
qu'à mon
je ne
verra : c'est au courage, de comme on le
face de T'ennemi, champ.
bataille, en
que j'ai
blessures, 2 dont trois
reçu dix-neuf
Quelie est Ja puissance presque mortelles.
me ravir ces'dix-neuf
qui pourrait
rage et de
certificats de coutant d'autres civismePJe n'ai pas fait comme
ont usurpé des que je pourrais citer, qui
danger.
grades sans courir aucun
Jai été choisi souvent
rations qui exigeaient
pour des op6et fermeté; je puis célérité 2 prudence
gnage plusieurs
appeller en témoisous la
représentans du peuple,
qui n'ont convention, jamais
du nombre de ceux
Le
déshonoré ce beau
délégué 2 Letourneur,
titre.
mon asyle dansle tems où qui a partagé
blicaine fut obligée de Tarmée répuMayenne, m'accorda
se replier sur
vit queje mettais
son estime, lorsqu'il
cuter ses Ordres. beaucoup de zèle à exéd'infidélité Relativement au soupçon
dont on
injurieux
besoin de me justifier, m'accuse', sij'avais
vantes devraienisulffre les pièces suice ne peut être que des pour prouver que
puissent calomnier des
royalistes qui
purs républicains.
licaine fut obligée de Tarmée répuMayenne, m'accorda
se replier sur
vit queje mettais
son estime, lorsqu'il
cuter ses Ordres. beaucoup de zèle à exéd'infidélité Relativement au soupçon
dont on
injurieux
besoin de me justifier, m'accuse', sij'avais
vantes devraienisulffre les pièces suice ne peut être que des pour prouver que
puissent calomnier des
royalistes qui
purs républicains. --- Page 13 ---
(5)
Notsreprésentans du peuple dans les
delOnest et circonvoisins. . reconnaissons quele départemens citoyen
Datertre, que nous avons chargé de nous amener les
malades des rebeiles déposés dans les hôpitaux de
Mayenne, nous a remis une montre d'argent
nante à Pun' d'eux.
apparteFait à Alençon, ce premicr frimaire, 3 T'an 2 de la
république une et indivisibie.
Le Tourpeur.
Le Mans, > le 3 du mois de floréal, l'an 2 de
la république une et indivisible.
Garnier de Xaintes, représentant du peuple dans le
département de 1Ouest et près Tarmce.
DECLAROI s' que dans les chifférentes commissions
que nons avous. confices au citoyen Dulertre, général
de brigade, soit au comité de salut public, scit aux administrateurs du district de Chateau-Brillant.; ilsen est
acquitté avec beancoup de zèle , ct que nous n'avors
entendu parler de lui quavantageuremient: à Taffaire du
Mans : et dans les diflérentes eourses militaires , - oir il
a été blessé.
Gamnier, ( de Xaintes, )
1 Je fus élevé, au-grade d'adjudant - général le 15 pluviose an 2 1 et proclamé
sur le champ de bataille ; après avoir
reçu une balle qui me cassa le bras audessus de l'avant - bras. La commission
de Torganisation et du nouvement des
armées de terre 2 demanda > au comité
de salut public 2 de m'élever au grade
A 3 --- Page 14 ---
de général de
(6)
cordé et confirmé brigade, ce qui fut acpar le
cutif,
directoire exéDa8brumaire,ans 2 de la répmblique française, une et indivisible,
des LA commission de
armeés de
forganivation et du
le ciloyen Dutertre," lerre, vu les blessures dont mourement est couvert
naitre sil est dans lintention prie le comilé de lui faire congénéral de brigade, et de quelle de Pélever au, grade' de
nomination.
époque doit dater la
Le comité de salut
produites, approuve la public, vu les nouvelles
de général de brigade, nomination à
de Duterire au pièces
dater du 15
grade
Les membres du comité de salut pluviose.
public,
Cambacéris, Carnot, 3.-3.- B. Delmas, Thuriot,
Merlin (de Douai), Pelet. Bréard,
Je dois consigner ici le
fat délivré parle
brévet qui me
ainsi
président du
qu'une pièce de
directoire,
qui prouvera ma
correspondance,
de la république. surveillance en faveur,
Brévct de général de Brigade.
Détail des services,
: pour le citoyen François campagies, actions 1 blessures,
département de la
Duterire, né à Mayenne 2
Mayenne 1 le 4 septembré 1760.
Soldat an régiment de
premier mars 1781,jasquan Reyal-Vaberan, 19
depuis le
septenibre 1783.
directoire,
qui prouvera ma
correspondance,
de la république. surveillance en faveur,
Brévct de général de Brigade.
Détail des services,
: pour le citoyen François campagies, actions 1 blessures,
département de la
Duterire, né à Mayenne 2
Mayenne 1 le 4 septembré 1760.
Soldat an régiment de
premier mars 1781,jasquan Reyal-Vaberan, 19
depuis le
septenibre 1783. --- Page 15 ---
(7)
Sous-licutenant des Fédérés nâtionaux, le 18 juillet
1792:
Capitaine au premier bataillon de I'Orne, le premier
S
mars 1793.
général, chef de brigade, le 15 pluviose
Adjudant
an 2.
Général de brigade, le 18 pluviose an 2.
du comité de salut public, du 9 bruPar décision
maire an 3.
directoire exécutif, établi en vertu de la consLE
une entière confance en la valeur
titution, prenant
bonne conduite, zèle, fidélité
expérieuce, vigilance, à la cause 3 du
et à la constitution
et attachement
dans toutes
, dont a donné
preuves
rate
républicaine les occasions le citoyen François Daterire, Ta
en faireles
Fiocet,
au grade de général de brigade, pour exécutif, et sous les
tions sous Tautorité du directoire le département de la guerre, 2
ordres da ministre du ayant 15 pluviose all 2, époque de sa
et prendre rang le coinité de salut public.
nomination par
. exécutif, à tous officiers d'étatOrddnne, lodirectoire chefs de bataillon, officiers,
major : chefs de brigade,
de le reconnaitre en lasous-ofliciers et volontaires,
dité qualité:
Fait à Paris, le 22 fructidor, V'an 5 de la république
française, une ct indivisible.
Le président du directoire exéoutif,
La Reocillere-Lipenus.
Par le directoire exécutif, Je secrétaire général,
Lagarde.
A 4 --- Page 16 ---
Paris, le 22 (8) )
messidor an 3de la
Ie comité de
française une et indivisible. république
salut public de la
(EZL genérral Dutertre. convention nationale,
Nous avons
A Mayenne,
mens des que vous reçu, nous avez citoyen, les pièces et
environs de
adressés sur les renseigneces détails particuliers Fougeres. Il est utile, sans chefs chouans
dujour sur des faits plus soient comus, etils doute, que
lagues doivent sur les lieux, ainsi importans mais c'est peuventjeller à nos
être
quanx
colàleur donner adressés: : et nous vous généraux en chef qu'ils
au succès de leurs connaisancer de tout ce intitons,a qui à cet égard,
opérations.
peut contribuer
Lesn membres du comité de salut
Cambactris,
public,
président ; Doulcat; ; Gamon;
Je ne fatiguerai Vernier, Rabaut.
toutes les persécutions pas mes lecteurs de
éprouver les ennemis de que m'ont fait
répête, ma
mon pays. Jele
rien : je suis conscience'ne T'ennemi
me réproche
assassins. Ce n'est
des lâches et des
neur quej'ai versé du qu'au champ d'honfoisjai fait des veeux de sang, et plus d'une
nemi, sans teindre
vaincre mon ende mes semblables. mon sabre du sang
Comme je l'ai
dans un des
déjà dit, je suis né
nerie a fait le départemens ou la chouanà même
plus de
que d'autres ravages.Jérais de donner
plus
seignemens sur ce théâtre de
des rencarnage; et
des lâches et des
neur quej'ai versé du qu'au champ d'honfoisjai fait des veeux de sang, et plus d'une
nemi, sans teindre
vaincre mon ende mes semblables. mon sabre du sang
Comme je l'ai
dans un des
déjà dit, je suis né
nerie a fait le départemens ou la chouanà même
plus de
que d'autres ravages.Jérais de donner
plus
seignemens sur ce théâtre de
des rencarnage; et --- Page 17 ---
- -
sile directoire
(9)
conscils
exécutif avait suivi- mes
sur la guerre de la Vendée, il
n'y aurait pas eu autant de victimes. 2
Je publiai,en T'an. 3,
sur ce chancre
quelgquesreflexions
moyens sûrs
politique, 2 j'indiquai des
localités
pour en arrêter le cours. Les
me sont familières :
ce chaos de malheurs.
j'ai traversé
ont été égorgés
Plusieursdes miens
veillance ou
parlimprudence, la maltimes fume Tignorance : le sang des vicencore.
Je démontrais, dans mes
le peu de confiance
l'on observations,
pour les chefs avec que
devait, avoir
Si j'ai rendu
lesquels on pacifiait.
mon
quelque service signalé à
nombre pays 2 je me suis procuré grand
d'ennemis,
les départemens particulièrement dans
aucune espèce de insurgés. J'ose le dire,
contre le
tyrannie 3 aucuns faits
nité
respect qui est dû à
2 ne peuvent m'être
Thumasieurs de mes ennemis
imputés. Plufaire mon
ont été forcés de
éloge dans différentes
tances.
circonsLe fruit de mes
digué
propriétés a été
pour subvenir à la
prosère; mon domicile a été communc miT'asyle des amis de la liberté continueilement
les fonctionnaires;
et de tous
courir ma communc publics chargés de par-
; j'ai souffert, sans --- Page 18 ---
(io)
murmure, mais la 7 tous les maux de la
calomnie trouble mon
guerre ;
Unjeune homme, qui
repos.
grief contre moi,
n'avait d'autre
obligé de se soumettre que celui,de l'avoir
réquisition, avait
à la loi de la
faire passer
conçu le projet de' mé
vols? qui le pour un voleur, et de quels
bois ! Deux voies croira P de deux voies dè
homme
de bois volées par
qui est propriétaire
un
400 arpens de bois !
de plus de
Celte accusation exécrable
binée avec le capitaine
était comconseil militaire, devant rapporteur du
comparaître. Je dus me lequelje devais
persécution, 2 dans
soustraired cette
tirer par-devant les Tinten:ion de me reLe 29 germinal prémières autorités:
un jugement
an 4, il fut rendu
condamna à un par an contumace de
1 qui me
restait d'autre
fers. Il ne me
du gonvernement ressource que d'obtenir
un autre conseil d'être traduit devant.
Le
militaire.
rapport du
au directoire, l'arrêté ministre de la justice
jugement rendu par le du directoire, 2 le
seil militaire de la dix cinquième convision., que j'ai cru. devoir - septième didans cet écrit ; ces trois
consigner
que'. la réponse du
pièces, ainsi
ministre de la
me
restait d'autre
fers. Il ne me
du gonvernement ressource que d'obtenir
un autre conseil d'être traduit devant.
Le
militaire.
rapport du
au directoire, l'arrêté ministre de la justice
jugement rendu par le du directoire, 2 le
seil militaire de la dix cinquième convision., que j'ai cru. devoir - septième didans cet écrit ; ces trois
consigner
que'. la réponse du
pièces, ainsi
ministre de la --- Page 19 ---
- conE
(I)
justice'; à qui j'adressai un exemplaire
suffisent pour conde mon jugement,.
éclairer
fondre mes ennemis 5 et pour
ont
se laisser tromper , en
ceux qui
pu
quej avais
lisant dans plusieurs pamphlets
été condamné aux galères : et par. consé.
quent que j'étais un voleur.
Dat4thermidor, an' 4Citoyens directeurs,
Le 4 de ce mois vous avez pris, sur condamné mon rapport; comme un
HTEt contumace à cinq années de fers, par un jugement d'un
conseil militaire tenu à Tours 1 est renvoyé militaire pour purger qui
la contumace devant un nouveau de Tarmée conseil de lintérieur.
se tiendra dans Tarrondissement
sur TinVous avez fondé cette désignation faire particulière traduire le général
convénient qui serait militaire résuléde assemblé sulr les lieux, ,oi il
devant un conseil des fonctions sévères dont l'exercice pouvait
avait avoir rempli laissé des traces profondes de ressentiment, de
vengeance et de partialité, qui se seraient certainement et
retrouvéos dans les dépositions des témoins 1 peutêtre même dans les opinions des juges.
unesemJe viens encore vous proposer, aujourdlui, de brigade Dublable mesareà Tégard de Tex-général de la
dans
tertre quia commandé les troupes
république
la Vendée, quiy a réçu dix-neuf blessures de 1 dontilpro- 180ofr.que
duitles preuves dans lébrévet de accordé; pension qoui annonce
vons lui avez tout hainele récenmment tous les ennemis de la liberté,
aroir mérité la
que par les renseignetant par son conrage intrépide au gouvernement sur lcs
mens utiles quila fait passer
g
: et qui cepencirconstances de cette guerre désastreuse condamnéle 29 germinal
dantaété, comme contomace; tenu à May yenne-la-Patrie,
Smsmphemnogelnibairo
a
brévet de accordé; pension qoui annonce
vons lui avez tout hainele récenmment tous les ennemis de la liberté,
aroir mérité la
que par les renseignetant par son conrage intrépide au gouvernement sur lcs
mens utiles quila fait passer
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: et qui cepencirconstances de cette guerre désastreuse condamnéle 29 germinal
dantaété, comme contomace; tenu à May yenne-la-Patrie,
Smsmphemnogelnibairo
a --- Page 20 ---
à une année de fers, (12) )-
deux voitures de bois pour complicité de
Tout révolte, tout appartenant à la dilapidation de
Dutertre est
est monstrucux dans république. ce
pas de
condamné 'comme
jagements
est supposé ptincipal Tetre, accusé : Valin, le complice, et il n'existe
prétendu complice. n'est point mis en karde-amngasia, jugement
qui
avec son
valeur Ily a plus, il existe dans les
bois quil reconnait redevoir pièces un bon de la même
sur les différens bons à Datertre, cinq cordes de
ensorteque ce vol n'est autre d'officiers qu'il lui a
forme
chose
remis 2
vis-à-vis di-comple et quilaisse
qu'une restitution
bois.
de la valeur de la encore Dutertre créancier par
quantité de trois cordes de
La forme et le fonds de
ment vicieux; ; on y voit la ce procès sont donc égales'emparer at vec plaisir de partialité la plus
minie la.
l'occasion de
révoliante
fenseurs. république ; dans la personne d'un frapper de d'ignoMais malgré
ses déilexiste, et Dutertre Tiniquité doit et Tabsurdité de ce
ch ce moment à le faire; pargerla mais contumace, ildemanda jngenient,
ment, citoyens directeurs, vous comprenez facileMayenne ce serait
que le renvoyer
ses ennemis qui voudraient le.renvoyer de nouveau à la merci juger de à
vrage; d'ailleurs
soutenir leur
Dutertre, et il estaisé Mayenne de est le pays natal premier du ouaux ressentimens
seatir quelle force général
tions locales, les haines généraux, dont ilestl Toljet, les ajouterait
y trouverait partout sur particulières et
prévenses pas.
domestiqnes qu'il
avec Conraincn Téquité, que Tintérêt de la république
nesure que Thumanité et les lois
concourt ici
fance toute vous avez déjà adopiée, pour dans provoquer la
suivant:s sigué semhlable, Merlin. je vous propose le une circonsprojetdarrêté
Pour copie couforme,
Le mipistre de la justice,
Merlin,
stl Toljet, les ajouterait
y trouverait partout sur particulières et
prévenses pas.
domestiqnes qu'il
avec Conraincn Téquité, que Tintérêt de la république
nesure que Thumanité et les lois
concourt ici
fance toute vous avez déjà adopiée, pour dans provoquer la
suivant:s sigué semhlable, Merlin. je vous propose le une circonsprojetdarrêté
Pour copie couforme,
Le mipistre de la justice,
Merlin, --- Page 21 ---
(13)
Leu4 thermidor an. 4 de la république
française 1 une et indivisible.
Extrait des registres des détibérations du
exécutif.
dirètoire
Le directoire exécutif:
Vale jugement rendu à
mnier, contre Tex-général de Mayenne, le 29 germinalderpar contumace pour
brigade de Dutertre, condamné
voies de bois , appartenant complicité à la dilapidation de deux
d'une année de fers.
tépubique, à la peine
considérant Apresavoirentendul lerapport du ministredel
combattant dans que Tex-général de brigade
lajustice,
son pays natal les
Dutertre, en
publique, a du s'en faire autant d'ennemis ennemis de la réintéressés à sa perte ;
acharnés et
dévastées Quil a rempli dans toutes les contrées
par les chouans, un
qai ont été
dene gonreux et. sévère, et qu'il est dans ministère lesprit souvent ripas abandonner aux
de la loi
inimnitiés particulières, les préventions locales et aux
ont sacrifié à la patrie les fonctionnaires publics qui
et la crainte des ressentimens considérations personnelles
par ce molif que T'article 254 de domestiques i que c'est
autorise le renvoi d' un tribunal à T'acte constilultionnel,
ticle 203 du code des délits et des un autre, et que Farcusé l'option d'un tribunal
peines, laisse à lacoù est établi le tribunal criminel voisin, lorsque la commune
de la résidence habituelle;
se trouve être celui
ration a ici une application que cette dernière considéles propriélés et le domicile dautant de
plus naturelle, que
sont à Mavenes
Tex- général Dutertre
lier, Que même nappartenant dès
plug à aucune armée en
peut être jugé dans Tépoque du delit qui lui est imputé, particu- il
ténieur;
Tarrondscment de Tarmée de lin-.
ARRETE:
Quaussitôt que Pex-général de brigade Dutertre
so
;
se trouve être celui
ration a ici une application que cette dernière considéles propriélés et le domicile dautant de
plus naturelle, que
sont à Mavenes
Tex- général Dutertre
lier, Que même nappartenant dès
plug à aucune armée en
peut être jugé dans Tépoque du delit qui lui est imputé, particu- il
ténieur;
Tarrondscment de Tarmée de lin-.
ARRETE:
Quaussitôt que Pex-général de brigade Dutertre
so --- Page 22 ---
sera constimné
(14)
mée de Tiutérieur, prisonnier dans
conseil militaire Paris excepté, Tomgondigenment de Tarblies par la loi dy pour le juger suivant ily, les sera formes formé un
nier, et cclles du deuxième jour
étalui est
4 brumaire complémentaire derimputé, et qui a motivé snivant, le
sur le délit
contamaco, à Mayenne, le 29 jugement renda par qui
du Le ninistre de la
germinal dernier.
présent arrêté, guerre est chargé de
qui ne sera pas imprimé. Texécution
Signé L. M.
Rsaltinstiprauss
président.
Par le directoire exécutif, le
secrélaire général,
Lagarde,
Pour copie conforme, le ministre
de la justice,
Merlin.
Jugement rendu par le
séant à la caserne cinquième de la conseil militaire,
rue Verte.
Cs jourd'hui 4
française, le conseil Brumaire assemblé Tan 5 de la
séances, Pour procéder au
au lieu ordinaire répabligue de ses
Dntertre de la 3 agé de 35 ans, jugementdan néà
nommé François
général Mayerme, de
fils de René et Mayene, de Reine départenient
cordes de bois brigade, prévenu d'avoir fait enlever Himnot, exEn vertu de appartenant à la
deux
Tordre du
république;
Latour, de traduire en second général de division, ,.
général, jugé et
jugement le Foissacun conseil militaire condammér à
le 29 germinal an susdit expour les fuits dont il élaitlet Mayerfie, à une année de 4, par
Le conseil, d'après le
est prévenu ;
fers,
porteur , a fait comparaitre rapport le de son capilaine
Lecture prise d'une leltre susdit;
rapposé au magasin militaire à du ciloyen Gougis, préMaycnne, : pour la fourni-
général, jugé et
jugement le Foissacun conseil militaire condammér à
le 29 germinal an susdit expour les fuits dont il élaitlet Mayerfie, à une année de 4, par
Le conseil, d'après le
est prévenu ;
fers,
porteur , a fait comparaitre rapport le de son capilaine
Lecture prise d'une leltre susdit;
rapposé au magasin militaire à du ciloyen Gougis, préMaycnne, : pour la fourni- --- Page 23 ---
(15)
du bois de chaulfage. adresséc le 29 nivôse attyre
qui seule forme
commissaire des guerres Coffin,lettre
la dénonciation;
des officiers municipal ct'expert,
Plus. . du certificat de bois portée cliezalexgeneconstate la quantité
a Dutertre; Tattestation du citoyen Valin, qui
Ainsi
son
an
EC
Tordre adia avait donné: à départ, d'en citoyen corder deux
geoh, employé au magasin à-compte de bois;, des quatre ou cinc
cordes au susdit Dutertre, dues,
Tavance qutil avait
cordes qui lui étaient
étaient pour logés chez lui;
faite à diférens olliciers qui ce même citoyen Valin, de:
Et d'un bon, signé par
cinq cordes de bois rendues au prévemt;
ainsi
Lavoir entendu dans ses déienses verbales 2
Torgane de son défensenr officieux:
gue otrie le rapporteur. en, ses conclusions les : deux pièces ciLe conseil, considérant Valin, que, il par était dâ à T'ex-général
dessus citées, cordes signées de bois environ;
Dutertre cinq
Dutertre n'a donné aucun ordre de
Que Tox-général chez luiles deux cordes de bois dontil est
faire condure
question dans la dénonciation 5; de'le faire;
Quil n'avait aucun pouvoir
. aucun moyen
Quil n'a pu, par conséquent, , employer
d'antorités. L trouvait point chez Ini lorsque le bois a
'Quil ne.se
été déchargé; néanmoins bien autorisé à en faire la
Quil était
demande : deux cordes de bois ont été adressées chez
Que ces
Drugeon, d'après Y'ordre du citoyen
lui par'l lese ccrtifié citoyen le citoyen Desbarbe, oflicier muValin,
par
nicipal; Quil est constant quiln'existe aucun délit; que lexgénéral Dutertre ne peut être. réputé anteur, encore rendu
inoins complice, tel que le porte le jugement
contre lui le. 29 germinal dernier;
Le conseil annulle entièrement ce jugement.
est
de brigade'Datertre
En conséquence, l'ex-général
'ordre du citoyen
lui par'l lese ccrtifié citoyen le citoyen Desbarbe, oflicier muValin,
par
nicipal; Quil est constant quiln'existe aucun délit; que lexgénéral Dutertre ne peut être. réputé anteur, encore rendu
inoins complice, tel que le porte le jugement
contre lui le. 29 germinal dernier;
Le conseil annulle entièrement ce jugement.
est
de brigade'Datertre
En conséquence, l'ex-général --- Page 24 ---
déchargé daccusation, (16) )
mis
, etle conseil
sur-le-champ en liberté.
ordonne quil soit
de Enoutre, droit, quil lui sera libre de
ceux :. qui Iont injustement poursuivre, vers qui
Fait et arrêté les
calomnic.
jour, mois et an que dessus.
Signés Bechée, volontaire;
nadier; Charpin,
Simon
sergent ; Chapelle, Raimond, caporaux Matu, ;
grePitron,
lieutenant;
Grinard,
président ;
Xogier,
teur, et Hue,
Rossignol,
capitaines.
secrétaire.
capitaine-mppert
Certifié pour copie conforme,
Signé Pitron, président;
Hue, secrétaire.
Le général de brigade,
Dutertre.
Paris, 7 le 14 brumaire
3 an 5 de Ia
république, une et indivisible,
Le ministre de la
néral de brigade véléran, justice, au citoyen
Pires, 28, 1234.
2 à Paris, rue Dutertre, des Saints- gérêt, JAI le jugement, reçu, , général, et jai lu avec le
adressés il est toujours du 4 de ce mois, que plus vous vifinté
rablement liberté, de voir Lin de ses agréable 7 pour un ami m'avez de la.
des inculpatious défenseurs dirigées déchargé honocontre lui.
Salut et fraternité,
Merlin,
Voilà. --- Page 25 ---
Voilà donc
(r17:)
encore une victoire
portée sur mes persécuteurs
de remlistes:q quel triomphe c'eât et surlesroyavoir un défenseur de Ja étépour eux de
ral républicain,
patrie, un généblessures
couvert
2 traîner un boulet dhonorables
confondu avec des voleurs ! aux pieds et
Je fus instruit
arrêté, je devais 2 être que lorsque je serais
prisons de
assassiné dans les
lation pour Mayenne, les
2 lors de la transarrêté par. une décision galéres; ce complot était
siégeant dans
du tribunalroyal,
XVIII. Ces ordres laVendée, au nom deLouis
souvent exécutés
n'ont été que trop
les malheureux ponctuellement contre
surgés,
patriotes des pays inTourmenté
de mes blessures cruellement par plusieurs
retirer dansuneretraite je me déterm nai à me
moment où mes forces profondejusqu'au
rendues..
me seraientLe Ig fructidor,
l'ordre de me rendre 2 an cinq; je reçus
Augereau
auprès du général
la dix-septième pour prendre du service dans
général de brigade, division,en ma qualité de
R
les malheureux ponctuellement contre
surgés,
patriotes des pays inTourmenté
de mes blessures cruellement par plusieurs
retirer dansuneretraite je me déterm nai à me
moment où mes forces profondejusqu'au
rendues..
me seraientLe Ig fructidor,
l'ordre de me rendre 2 an cinq; je reçus
Augereau
auprès du général
la dix-septième pour prendre du service dans
général de brigade, division,en ma qualité de
R --- Page 26 ---
(*18:)
Au quartier général de
an 5 de la république Paris, le 19 fructidor
française, une et
Augereau, général
indivisible.
la dis-septiène divitionnaire, division commandant €7 chef
Atteste
militaire,
ést
que le citoyen
employé dans sa Datentre.g général de
en conséquence à tous division en cette
brigade,
de lui obéir en
les officiers, qualité; ordonne
ment au service tout ce qu'il leur ordounera sous ses ordres, 3
blique. Augereau. militaire et le maintien de la relativerépuJai vu, dans la jonrnée du
Dutertre déployer la
19 fiructidor, le
I
enter les ordres du. plus grande activiré pour général exégénéral Augerean. gouvernement, transinis par le
Le chef de
Féat-major,
Le
Ciarbentier.
20, le directoire
Wordre suivant
exécutif m' adressa:
de Rhin et Mozelle. pour me rendre à Tarmée
Paris, le 20 fructidor
an 5 de la
frangaise, une et indivisible, république
Le ministre de la
guerre - au général de
Dutertre.
brigade
Le directoire
de vous remettre exécatif ayant jugé à
votre grade de en activité et de vous propos
composant Tarmiée général de brigade employer erts
de Rhin et
près les troupes
consoiguencé les letires de service Mozelle, jadresse en
expédices, vous les au général
qui vous ont
ren. etira avec ses commandant cette arniée été
que vous aurez 4
instructions sur les
: qui
service exige
remplir sous ses ordres. fonctions
ment possible que vons vous rendiez le Le bien du
au poste qui vous-est plus prompteassigué. --- Page 27 ---
-
Vous voudrez bien maccuser (19) la
leitre, et m'informer de
réception de cetie
votre destination.
Tépoque de votre arrivée à
Salut et fraternité, Schérer.
Par amour pour ma
lus pas faire la moindre patrie, je ne vouma santé 2 et je me rendis réclamation sur
général Augereau.
auprès du
Ici je touche à
duite
Tépoque de ma con-.
mis des politique 2 pour laquelle les ennecher, à républicains ont cherché à
famie 1 mon nom, une célébrité atta-
; je la
d'inet la sécurité d'une repousse avec Tindignation I
On.me fait
âme honnête et pure.
un rôle dans la jouer. 1 sans m'en douter,
fructidor ; il est révolution à
des 17 et 18
fus appellé à Paris remarquer que je ne
la dix-septième
? par le général de
division, que le
tidor. 11
19 frucIl ne m'appartient
causes politiques
pas de tracer les
journées des
qui ont pu amener les
la tâche
17 et 18 fructidor;
aux écrivains célèbres je laisse
les différentes
de buriner
cédées depuis journées les
qui se sont sucpremiers jours de la
révolution; je me
de déclarer que les permettrai seulement
pour les Français,sont plus belles journées,
celles dés
1789,et 10 août 1792.
14juillet
B 2
causes politiques
pas de tracer les
journées des
qui ont pu amener les
la tâche
17 et 18 fructidor;
aux écrivains célèbres je laisse
les différentes
de buriner
cédées depuis journées les
qui se sont sucpremiers jours de la
révolution; je me
de déclarer que les permettrai seulement
pour les Français,sont plus belles journées,
celles dés
1789,et 10 août 1792.
14juillet
B 2 --- Page 28 ---
Sans doute le (20)
18 fructidor était parti qui fut frappé au
hétérogènes ; il composé de matières
crise politique
est à croire que cette
et. que.la
compte aussi des victimes,
distinguer sagesse du gouvernement saura
T'homme
oy trompé,
simplement.égare
Le 21 fructidor,
suivant signés
je reçus les ordres
Charpentier :
Il est ordonné au
se rendre
général de brigade Dutertre
le
sur-le-champ au Temple,
de
pour comnandement la garde des détenus. des troupes qui y sont pour stationnées y prendre
Ladjulant-géneral chef de lést-major,
Chargentier.
Au quartier-général de Paris,
an 5 de la république le 21 fructidor
française une et
indivisible.
Augereau, géneral dinisionnaire,
la dix-septieme division commandant en chef
militaire,
au't Ordonne au de général de brigade
niers T'omple, détenus ne laisser
au
Temple communiqer Taletreemmashine avec les
sont reconnus en avoir, que avec les leurs épouses de ceux prison- qui
gui. prohiber lui serait Ientrée à toui milequelle que enfans soit la , et d'en
présentée.
permission
Le général en chef,
J'étais
Augereau.
spécialement chargé de la surveil.
: --- Page 29 ---
ta)
lance des individus condainnés
déporiation; 'on conçoit quelle
à là
la sévérité des ordrès militaires devait êtrè
garded'hommes revémns;i ilnyavait
la,
instant: d'un grand
Toeile
tenant à un parti puissant. caractère public,
Tauteur du roman des
Néanmoins
déportés de fructidor, publié au nom de
Vient que le jour même de Ramel, "Eontoute communication 'avec leurs Tarrestation,
et leurs amis a été permise à ceux femmes
venaient d'étre saisis efagrant
gui
me servir de T'expression du Hélits pour
Bailleul, membre actuel du rapporteut tribunat
chàrgé. spécialement de
existait une conspiration prouver: IIX qu'il
scontre la irés
au publique nombre 7 lequel rapport a été distribué
de plus de 200 mille exemplaires.
Mes conciroyens ne. doivent -
el, "Eontoute communication 'avec leurs Tarrestation,
et leurs amis a été permise à ceux femmes
venaient d'étre saisis efagrant
gui
me servir de T'expression du Hélits pour
Bailleul, membre actuel du rapporteut tribunat
chàrgé. spécialement de
existait une conspiration prouver: IIX qu'il
scontre la irés
au publique nombre 7 lequel rapport a été distribué
de plus de 200 mille exemplaires.
Mes conciroyens ne. doivent - sidérer que comme soldat,
me conaux ordres de son général subordonné
verront si jai, de mon
; mes lectcurs
prêté les ordres qui
autorité, interpréjudice des dix-huit m'étaientintimés, au
condamnés à la
déportation : et le général
faisait qu'exécuter les ordres Augereau ne
vernement.
du gouIy a plus d'un an que je pouvais répondre victoricusement aux différentes
B3 --- Page 30 ---
diatribes,
(2) J
dix-huit relativement à la conduite des
ordre de déportés,.dont mes
j'ai éte. chargé par
quejaurai-pn supérieus; dire' n'aurait mais tout ce
cu.Jesaisis la
pas convainpartie des déportés, circonstance du retourd'une
étaient de mauvaise qui pourraient, s'ils
il suffira, à ma
foi, me démentir :
témoignage du citoyen tranquillité, d'avoir le
vellement nommé membre Barthélemy, nouconservateur
du sénat
Suis-je plus coupable
qui a dénoncé aux deux que le directoire
conspiration contre la
conseils une
Suis-je plus coupible république?
gislatif, quiacondanne, que le corps lésoixante. réprésentans sans entendre,
cinquanté
du peuple, et
journalistes, à la
Suis-je plus coupable déportation?
autorités constituées des que toutes les
qui, sur les déclarations 90 départemens,
celles des deux conseils, du directoire et
adresses de felicitations ont envoyé des
disaient-elles
sur la
fructidor? Quel 2 journée des 17 célébre, et 18
tous les fonctionnaires sort est donc réservé à
chargés d'exécuter les lois? publics qui sont
Il n'y a pas de
lcs défenseurs de la raison, pour que tous
patrie ne soient un
?
autorités constituées des que toutes les
qui, sur les déclarations 90 départemens,
celles des deux conseils, du directoire et
adresses de felicitations ont envoyé des
disaient-elles
sur la
fructidor? Quel 2 journée des 17 célébre, et 18
tous les fonctionnaires sort est donc réservé à
chargés d'exécuter les lois? publics qui sont
Il n'y a pas de
lcs défenseurs de la raison, pour que tous
patrie ne soient un --- Page 31 ---
-
(65)
avoir combattu nos
jour proscrits ordre. pour de leurs supérieurs.
ennemis 2 par
jour
Iln'ya pas de raison pour qu'un de
Bonaparte ne soit déclaré coupable
avoir conquis T'Italie.
trahison 2 pour
n'avoir
Me fera-t-on mon procès pour
refuser d'obéir aux ordres de mon
pu
d'Augereau enfin. qui avait mégénéral, T'estime de Bonaparte dans les différité
le
rentes affaires où il a déployé
plus
grand courage?
avoir
Me fera-t-on mon procès pour
empêché d'égorger les dix-huit déportés
qui m'étaient confiés ?
le sort des amis de la liberté,
1 Si tel est
leur patrie 2
qui ont versé leur sang pour
mes Pdix-neuf blessures me conduirontelles à T'échafaud 1. 2 ou tout au moins me
condamneront-elles à l'infamie ?
Me fera-t-on mon procès pour avoir
prévenu ma patrie des projets exécrables
des Anglais, lors de la descente eà Quiberon P
des Dutertre serait-elle destiLa famille
ministre
néeaétresacrifiée? carle premier
de laJustice, sous la révolution, en 1790,
(Dupor-Dueritre) était mon parent; il
sans
le8 fria été guillotiné,
jugement, d'autre
maire an II; il n'avait commis
crime que d'être patriote.
B 4 --- Page 32 ---
Ou la
(94)
rait-clle à Saturne république française ressemble.
qui dévora ses enfans?
que. Quimporteles nion
esorto qui
tiers le sacrifice Pays soit libre, Imauendipouree je ferai
ILa
de ma vie.
volonn'ai m'importe manqué de de prouver que jamais
lés' dis-huit
respect au malheur, je
fiés, pendant déportés, neufj 7 qui m'ont été con- que
plaindre de mon jours, n'ont pas à Se
prouve le récit suivant. humanité, tel que le.
Je-le déclare
qu'on: puisse me 2 le coup le plus mortel
mon
porter, , c'est
honneur; ma
d'aitaquer
propriété; il
réputation est ma
sance de me' la nappartient à aucune
- Oh, combien ravir,
puisparti! Veut-on est ingénieux T'esprit de
frappés parlopinion, réhabiliter des hommes
ainorités ont dirigéé, > que les premiètes
propice; des écrits; on saisit un instant
nés, somt-lancés dans subtilement le
contour:
y est travestie, les
public, la vérité
gurés ; qu'importe, hommes le
y sont défiu
tique, il calomnie ; il fera roman est pathé-
"au vrai, la
fortune. Voila;
que mon honneur eausepremière des difamations
en ce moment, m'oblige de repousser
Onterra sile
des dix-huit déportés commandant del'escorte
méritait d'être peinz
-lancés dans subtilement le
contour:
y est travestie, les
public, la vérité
gurés ; qu'importe, hommes le
y sont défiu
tique, il calomnie ; il fera roman est pathé-
"au vrai, la
fortune. Voila;
que mon honneur eausepremière des difamations
en ce moment, m'oblige de repousser
Onterra sile
des dix-huit déportés commandant del'escorte
méritait d'être peinz --- Page 33 ---
-
t35)
des comme un monstre, comme un
galères. Le romancier
échappé
crime de les avoir
me fait un
une prison, tantôt déposés dans
2 tantôt dans
une maison de
réclusion, tantôt dans une
comme s'il avait été en mon
église;
remettre ces dix-huit
pouvoir de
m'étaient confiés, dans d'autres individus , qui
ceux que me
lieux que
les autorités des désignaient ou préparaient
Dans mes
communes où jé passais.
autorités, on réquisitoires, adressés aux
la recherche des y verra queje recommande
locaux
cilier la sûreté avec la qui puissent con-
: Dans cètte
salubrité,
contre mon respect circonstance 2 j'aurais agi
et même contre pour des malheureux,
les tems calamiteux l'erreur 2 puisque dans
de la
de la première guerre
d'individus Vendée, j'ai sauvé la vié à nombre
mais5 pris les armes à la main,
faiblesse que je réconnaissais rebelles
et-non par volonté,
par
Que l'on parcoure les contrées
habitées et où j'ai
quej'ai
l'on trouvera
commandé, par-tout
manité dictés l'empreinte des actes d'husible et bienfaisant, par un cceur droit, senJepourraiscitéry plusieurs
où j'ai sauvé ; de Téchafaud circonstances
widus condamnés
2 des inditrop précipitamment. --- Page 34 ---
Me fera-t-on (x6)
duit, dans des un crime d'avoir condéportés P Il ne cages de'fer 2. les dix-huit
répondre
me sera pas difficile
par les
d'y
* Le 22 fructidor pièces qu'on va lire,
Tordre suivant
je reçus 2 au
:
Temple,
Au la quartier général, le 22 fructidor,
république française, une etindivisible. an 5de
Angeren 1 ginéral
chef la dis-septième divisionnaires commandant €n
de brigade Dutertre, division commandant militaire, au général
Vous
au Temple.
voudrez bien,
desuite deservice. au mpartier-géneral, citoyen général, vous rendre
poury, conférer d'affaires
un
Vouclaufereia
pour noment, au commandant NrmtLiene de la
forcearmée.
Salut et fraternité, >
Augarenu.
Le général Augereau
gouvernement m'avait
me dit que le
duire, à leur
choisi pour conindividus condamnés destination, les' dix- huit
savoir : Brothier
à la
déportations.
Aubry - Barbé-Marbois Laville - Heurnois :
bat > Ramel, Dossonville, , Lafond-Ladé.
Pichegru, Rovère, Bourdon 2 Delarue ,
Murinais,
(de T'Oise),
-
Barthélemy,
çon
Willot, Tronconfance Ducoudray, du
1 Letellier 2 homme de
citoyen
L'ordre
Barthélemy.
portait :
dix- huit
savoir : Brothier
à la
déportations.
Aubry - Barbé-Marbois Laville - Heurnois :
bat > Ramel, Dossonville, , Lafond-Ladé.
Pichegru, Rovère, Bourdon 2 Delarue ,
Murinais,
(de T'Oise),
-
Barthélemy,
çon
Willot, Tronconfance Ducoudray, du
1 Letellier 2 homme de
citoyen
L'ordre
Barthélemy.
portait : --- Page 35 ---
-
(87.)
Dutertre se rendra au
<6 Le général
hommes du vingt-
.99 Temple avec cent
cheval;
de chasseursà
99 unième régiment
lui sont
99 là il s'assurera des individusqui dans les
les faire placer
99 désignés, pour
à
destinées à les transporter
95 voitures
AUGEREAU.
25 Rochefort." Signé,
Voilà toute ma mission.
lecteurs d'examiner avec at- AP
2 J-prie mes
ils
si
tention mes instructions :
jugeront
ai abusé : malgré la phrase qui dit:
jen
ou d'insalle, il agira miEn cas d'attaque
litairement SUT les condamnés 5, plutôt quie
dc se Les' voir Tavir.
Instructions pour le général de brigade condamnés Dutertre, à
chargé de conduire à Rochefort les
la loi du18 fructidor.
la déportation 1 par
Le général de brigade Dutertre se rendra an régiment Temple
avec cent hommes à cheval du vingt-onième
sont
de' chasseurs 3 là, il s'assurera des individus quilai desdésignés pour les faire placer dans les voitures aux
tinées à les transporter à Rochefort 3 il assignera d'eux devra
officiers et soldats le poste que dans chacnn les lieux de la
occuper tant dans la marche que
couchée. Il fera toutes les disnositions convenables pour
d'aucun des
Erée
venir la fuite ou Tenlèvement
préventis
'conspiration 1 condamnés à la déportation.
Pour éviler que les événemens ne se multiplient de la route. pàr il
la lenteur de la marche et la longueur des journées
fera double étape lorsquil se rencontrera
fatiguantes; dans tons les cas, il ne prendra point
BC" séjour pour quelque cause que ce scit. --- Page 36 ---
Ilveillera avec
(:8) -
traités a vec tous les attention à ce que les prisomniers
pendant s'écarter des égards dûs à Thamaniteé, soient
rité que lui prescrivent mesures les de-spreté et de sans la séré- ce. ponsabilité Dans. qui pèse sur lai. règles miltaires et
le cas où la force
la,resinsufisante, on.quil
armée, à sesi ordros,
qui lui est confié, il craindrait qu'on attente ati serait
militaires de lni
requerrera les antorités dépôt
oi besoin sera procurer une force
civiles et. 2 et fera
siffisante
demande, 9
dresser procès 11
par-1oht
En relativement aux autorités civiles. verbal de sa
et na conacqueoce, brigadier ilfera commander
Hait
darant-parde
quatre hommes
voitures hommes et un
à.denx cents pas. Le reste ; trois de hommes wanetal-deltiven en flanc de
en avant dès
réserve
la troupe marchera chaque voiture,
a la derrière les voitures
çn bon ordre et
distance de
, sans les quitter
en
Il fera déposer cinquante dans pas.
11
par-1oht
En relativement aux autorités civiles. verbal de sa
et na conacqueoce, brigadier ilfera commander
Hait
darant-parde
quatre hommes
voitures hommes et un
à.denx cents pas. Le reste ; trois de hommes wanetal-deltiven en flanc de
en avant dès
réserve
la troupe marchera chaque voiture,
a la derrière les voitures
çn bon ordre et
distance de
, sans les quitter
en
Il fera déposer cinquante dans pas. 1ot
jamais
il tout danger, les prisonniers un lieu décent! : et à Tabri de
fera reposer la
à chacun des
les, fera garder à troupe; il établira.d des endroits oi
trera sifort de la vne. nécessité Le général Dutertre sentinelles se
et
qui pourrait
de prévenir toute pénéet Tenlerement procurcr des ou favoriser la fuite, occasion
de la part de quelque prisonniers, * qu'en cas lévasion
les agir militeiremeat sur lès individu ou d'insulte, d'attaque il doit
II voir ravir. condamnés, plutôt que de se
est
et de la sûreté personnellement des
responsable de là
Il déposera à bord déporiés. conduite
Cayenne, an port de de la corvette destinée
scnt confiés ; il Rochefort, lis prisonniers pour
vieu, qui la s'ad-essera à cet effet au
qui lui
tion deiremise comimancde. du
et retirera de lui capitaine la déclara- Sudes prisonniers. nombre, de la qualité et du
Cu
non
Solde. Le général de brigade touchera
Chaque
par jour 15 I. Le
adbdontgéncral
cbeffescadios
Io
--- Page 37 ---
(*9.)
officier :
marecial-declogi
I IO
brigadier. . S;
E
Chaque chasseur. . I 5
Le géneral se rendra à Rochefort . I
aignés sur la feuille deironte à lui par les lieux d6missaire des guerres, Fradel
délivrée par le conseptième division militaire. Après , employé dans la dixdéportés, il
la même quil aura déposé les
général de la
division. route, le qhartierParis, le 23
SE
çaise. fructidor, lan 5 de la républiqne franLe général én chef commandant la
division militaire, 2 signé Augereau. dix-septième
Pourcopie conforme, P. Guillet. Je n'ai pas demandé à conduire les déportés.Jeusse mieux aimé
sur les frontières,
commander,
défenseurs de la une colonne de braves
grand
patrie ; il n'y avait
courage à conduire dix-huit pas
vidus sans armes et enfermés
indiespèces de cages de fer
dans des
glorieux de rendre
;mais il était
individus à leur
sain et sauve ces 18
lorsqu'on avait formé destination, sur - tout
faire assassiner en
le projet de les
leur départ de Paris.
mieux aimé
sur les frontières,
commander,
défenseurs de la une colonne de braves
grand
patrie ; il n'y avait
courage à conduire dix-huit pas
vidus sans armes et enfermés
indiespèces de cages de fer
dans des
glorieux de rendre
;mais il était
individus à leur
sain et sauve ces 18
lorsqu'on avait formé destination, sur - tout
faire assassiner en
le projet de les
leur départ de Paris. route, et même avant
instructions me donnant L'ordre et mes
toute
je pouvais, si j'avais été
latitude,
un
commettre un crime. assassin,
Les
adjudans - généraux
Guillet, avaient mandié
1 Collin et
tion dans des
cette expédidans le
intentions
tems : dénoncé que jai 2
au direc- --- Page 38 ---
toire.
(30')
mandant Lorsque je fus nommé
Collin
en chef pour cette
comet. Guillet
escorte,
général divisionnaire déclarérent, devant le
ceptaient de marcher Thûrot, qu'ils n'acque dans
sous mes ordres,
l'espérance de me
déclaration fut encore faite perdre. Cette
sieurs
devant pluAu ofieier-genératixc,
moment de
me fit part qu'il partir de Paris 9 on
faire assassiner y avait un
de
douze
ces dix-huit projet
lieues de Paris,
déportés, s à
étaient prises , qu'un
que les mesures
portée s'en chargerait rassemblemene à
cette mesure était
; on ajouta que
texte que les journées nécessaire, des
sous
tidor seraient
17 et 18 Pc
caution. Je
manquées sans cette préd'un homme répondis avec lindignation
chargeais de d'honneur, conduire que si je me
c'était dans
les déportés
toute
Tintention de
espèce d'atteinte sur leur m'opposer à
jajoutal, pour intimider
personne,
j'avais quatre piècès de duvantage, que
rerais plutôt
de me canon,et queje ti-.
Il est de Labed
prêter à un crime.
donné de
que l'on ne m'avait
Je
canon pour les escorter. point
du matin partis-le 22 fructidor à une
; les dix-huit
heure
montés dans cinq
déportés étaient
charriots, en forme --- Page 39 ---
(3i)
fermés avec des cadede cages de fer, 7
dans T'un
nats.Je plaçai alternativement, homme de condes charriots 2 mon
fiance, nommé Pérreau 2 à qui j'avais
recommandé le plus grand respect pour
était
de surveillér.
ceux qu'il
chargé
et sur la
Nous allions au petit pas,
voiéviter les cahos., ces
terre , pour fort dures : elles étaient plutures étant
conduire des animaux, 9
tôt faites pour
des hommes. Aux repas 2 je
fac pour fis servir de la volaille rôtie 2 du
poisson : enfin, tout ce qui se trouva de
meilleur. L'historien ne doit rien latsser échapvoitures avaient été compacire
précieux : les
mandées d'après les ordres duiministre
de la police 2 Cochon, pour conduire les
accusés de Vendôme. Ainsi fut torturé
lui-même le tyran de Phalaris, dans un
instrument de supplice que son génie
malfaisant avait inventé.
J'ai eu sous les yeux une A lettre de
Rovère à sa femme 2 dans laquelle il lui
dit : 66 Ma bonne amie, les charriots que
avions fait faire pour les accusés
99 nous
nous servent aujour57 de Vendôme 2
59 d'hui. Telles sontles vissicitudesrévo66 lutionnaires.
és de Vendôme. Ainsi fut torturé
lui-même le tyran de Phalaris, dans un
instrument de supplice que son génie
malfaisant avait inventé.
J'ai eu sous les yeux une A lettre de
Rovère à sa femme 2 dans laquelle il lui
dit : 66 Ma bonne amie, les charriots que
avions fait faire pour les accusés
99 nous
nous servent aujour57 de Vendôme 2
59 d'hui. Telles sontles vissicitudesrévo66 lutionnaires. --- Page 40 ---
Nous dinâmes (3a)
et
auberge à
couchâmes dans une
Paris : nous Arpajon y arrivâmes 2 à neuf lieues de
J'avais fait
à trois heures.
du pouvoir exécutif, demander, au commissaire
draps. Les déportés des matelas et des
lit; ;ceux qui
avaient chacun un
je le leur accordais. Ldcnambcnraencie deux,
en gras,et en maigre Leur soupé était servi
et poissons, et du vin > tels que chapons,
qualité,
de la meilleure
Nous partimes le
sept heures du matin., lendemain, 23, à
après avoir déjetiné
> pour Etampes
du café, Nous
avec de la viande et :
furent
dinâmes à
toujours servis
Etampes ; ils
égards. Ils me demandèrent avec les mêmes
pour se délasser des cahos à marcher,
ribles charriots leur
que ces horleur accordai; ; ils marchèrent occasionnaient ; je le
qu'ils le voulurent ; ils
à pied tant
deux librementau milieu allaient deux à
lorsqu'ils étaient
de la troupe, et
dans leurs charriots. fatigués, ils remontaient
Le citoyen
souffrait
Barthélemy m'observa
je
beaucoup des
qu'il
T'obligerais en lui hémorroides, que
briolet, et qu'ille
procurant un calui fut accordé; ; il s'en payerait, Le cabriolet
avait à côté de lui un servit un jour ; il
gendarme. Le lendemain --- Page 41 ---
(33 -
demain il me remercia
ne devait pas être mieux 2 en disant qu'il
compagnons
traité que ses
terait avec eux d'inforune, qu'il remonqu'en
malgré ses
outre, ses 'moyens ne souffrances lui
;
taient pas de continuer la
permetcabriolet.Jelui offris de le dépense de ce
et de mes deniers,ce
payer pourlui
qu'ilrefusa
destie, en me disant des' choses avéc moEn
honnêtes.
sur la
mes
ariantaEtampes
sûreté des déporiés
inquiétudes
à paraitre fondées, des commengaient
formaient, des crisala aitroupemens se
entendre : jen'oubliais guillotine se firent
fut
pas que cette ville
le théâtre deslcommencemente de la révolution
d'une scène
mes
sanglante. Je fis
rités, dispositions, d'accord avec les
, pour mettre ent lieu sûr
autom'avaient été confiés. Le
ceux qui
24; nous partimes pour
lendemain
arrivâmes de bonne
Orléans,oi nous
un détachement heures j'avais envoyé
et prévenir toute pour s'assurer d'un local
municipalité
à espèce d'émeute. La
que, pour la sûreté 2
mon des arrivée 2 me dit
pouvait donner que la déportés, elle ne
sion, dite lesUrsclines; maison de récluréquisition, le
etsur ma seconde
procura des matelas, commissaire du directoire
couvertures aux
des draps et des
déportés; et comme le
Q
j'avais envoyé
et prévenir toute pour s'assurer d'un local
municipalité
à espèce d'émeute. La
que, pour la sûreté 2
mon des arrivée 2 me dit
pouvait donner que la déportés, elle ne
sion, dite lesUrsclines; maison de récluréquisition, le
etsur ma seconde
procura des matelas, commissaire du directoire
couvertures aux
des draps et des
déportés; et comme le
Q --- Page 42 ---
(134)
local était un peu
fis
de lapaille
humide,je apporter
pour mettre sous les matelas
j'envoyai un capitaine leur demander ;
qu'ils desiraient
ce
traiteurs, le plus pour. souper; l'un des
renommé
en fut chargé,
d'Orléns,
Les épouses de Lafond-Ladébat
Rovère, me demandèrent la
et de
dep parler à leurs maris.,je
permission
elles eurent la facilité de laleuraccordai; leur
sieurs fois ; la. citoyenne
parler pluvint dans ma chambre Lafond-Ladébat
elle ne pouvait retenir pour me remercier;
des son mari la
ses larmes, le sort
mal; je lui
suffoquait, elle, se trouva
commandait procurai les secours que me
sa situation vraiment déchirante; revenue à elle, je lui offris
demi-verre de vin de
un
cepta en meremerciant,et liqueur, qu'elle acmanda son mari ; je lui elle me recomferai mon devoir. Les deux répondis : je
trouvèrent
épouses se
route
plusieurs fois le long de la
: chaque fois qu'elles se
traient avec leurs
renconmettais de leur
époux, 2 je leur perparler.
J'étais prévenu que la femme de Pichegru éaitdéguiséeen
servait son
domestique,ct qu'elle
mari, ce qui dura
res: : je feignis de
cinq heucevoir. La couchée nepoint à
m'en apperOrléans me causa --- Page 43 ---
(35)
beaucoup d'inquiétude. Averti à
que l'on devait venir dans la
tems
cerla maison des Urselines,
nuit forger les dix-huit déportés, 2 pour égortai avec un membre de la Je me concerce projet infâme fut déjoué. municipalité ;
Les massacres dont cette
en 1792, nes'étaient
villefurtémoin
ma mémoirc.
pas encore effacés de
j'aurais
Sij'avais été un assassin, 2
pu profiter de cette
mes instructions me donnaient occasion 2 et
latitude. Nous partîmes
assez de
et comme je l'ai déjà dit d'Orléans, le 26,
de ne pas séjourner
2 j'avais ordre
Blois ; néanmoins
entre Orléans et
lieues d'Orléans nous dinâmes à quatre
: les déportés
tous ensemble; il leur fut servi mangèrent
copieux.
un diner
Nous arrivâmes le soir à
les cinq heures ; et. pour éviter Blois, de
vers
teur à nous
la lenun capitaine, procurer un local, j'envoyai
avant notre
un réquisitoire pour les arrivée 2 avec
tituées, à l'effet de tenir autorités conssain et sûr, avec ordre prêt un endroit
des lits. Etant arrivé, la dy faire préparer
dit qu'elle n'avait
municipalité me
après l'avoir visitée, qu'une petite église ;
humide
voyant qu'elle était
paille sous 2 j'ordonnai les
que l'on mît de la
matelas.
Cs
j'envoyai
avant notre
un réquisitoire pour les arrivée 2 avec
tituées, à l'effet de tenir autorités conssain et sûr, avec ordre prêt un endroit
des lits. Etant arrivé, la dy faire préparer
dit qu'elle n'avait
municipalité me
après l'avoir visitée, qu'une petite église ;
humide
voyant qu'elle était
paille sous 2 j'ordonnai les
que l'on mît de la
matelas.
Cs --- Page 44 ---
(36)
Je fis
bon traiteur commander à souper chez un
furent
: j'ose même le dire
servis mieux
2 ils
été à Paris, à 10 francs qu'ils ne T'auraient
Le lendemain
par tête..
fait servir à
27 , après leur avoir
les huit heures déjeiner, du
nous partimes, vers
La citoyenne matin 2 pour Amboise.
pagne auprès de Marbois Metz habitait sa camrestation de son
; elle apprit l'arà Paris pour le voir mari, et vint en poste
parti. Dans la crainte : mais il était déjà
contrer > elle ne prit de ne pas le renmander une
pas le tems de de-.
dansle cas où permission elle
pour lui parler,
Elle enous
pourrait le rejoindre.
dressa rejoignit en effetà
au commissaire du
Blois, ets'aavoir la
directoire
crut devoir permission de voir son
pour
la lui
mari: il
à Amboise ; je lui refuser.Elle dis:
vint à moi
mens sont comptés, Madame, mes mocompromettre, mais en outre je puis me
sent à vous
vos larmes m'autoripendant le permettredevoir votre
Elle
court espace d'une époux
me remercia
heure.
être témoin de cet beiaucoup. Je voulus
peindre ici ce
entreticn. Je ne puis
Malgré les tableau, tant il m' affecta.
pour Theure du ordres que j'avais donné
il me sembla
départ de cette ville,
que l'on
taclesà dessein,
multipliait les obs- --- Page 45 ---
-
PET
(37)
était chargé de
L'officier municipal,qui
leur
les déportés pendant
ne pas quitter
commune, me fit part
séjour dans cette
sur mies adjudans généde ses soupçons
Collin et Guillet; il m ajouta qu'il
raux
la multitude
avait entendu provoquer
les
La foule augmencontre
prisonniers.
ensemble
tait : nous nous concertâmes Cet officier
pour précipiter notre départ.
municipal ne pât contenir son indignation
leur
: il leur en fit de vifs resur
conduite;
Si vous étiez des
proches ; il ajouta :
avec
républicains 2 vous vous conduiriez
d'humanité. Tout coïncidait avec ce
plus
avant de
que lon m'avait communiqué
sortir de Paris.
d'Amboise, à 8
Le 27, nous partimes
de pistolet
heures du matin 3 un coup
-
découvrir d'où
fut tiré sans que je pus
à
il partait ; je fis faire un mouvement
éloigner la multitude.
ma troupe pour arrêtâmes entre Amboise et
Nous nous descendimes dans une
Tours 3 nous
dinèrent tous enauberge : les déportés
semble : Bourdon ( de l'Oise ) particulièrement buvait beaucoup. Il paraissait
d'inpeu d'accord avec, ses compagnons
fortune.
le lendémain 28 , à
Nous partimes du matin; nous dînâmes en
huit heurés.
C 3
il partait ; je fis faire un mouvement
éloigner la multitude.
ma troupe pour arrêtâmes entre Amboise et
Nous nous descendimes dans une
Tours 3 nous
dinèrent tous enauberge : les déportés
semble : Bourdon ( de l'Oise ) particulièrement buvait beaucoup. Il paraissait
d'inpeu d'accord avec, ses compagnons
fortune.
le lendémain 28 , à
Nous partimes du matin; nous dînâmes en
huit heurés.
C 3 --- Page 46 ---
route
(38) )
les six ,' et nous arrivâmes le soir
heures à
vers
un capitaine
Tours. J'avais
torités
avec une lettre pour envoyé les
local. constituées à l'effet de
audit Amon arrivée, la
préparer un
que pour répondre municipalité me
ne pouvait leur
des détenus, elle
que la maison d'arrêt assigner d'autre endroit
gerie : mais je dois
2 dite la concicrfonctionnaires
rendre justice à ces
les égards possibles publics ; ils eurent tous
Nous partimes pourles déportés.
nous y logeâmes dans pour Saint - Maur ;
chambres étaient fort une auberge : les
portés couchèrent dans étroites : les dérées ; ils avaient
deux piéces sépamatelas et des
chacun un ou deux
de cette maison draps. était Comme la cuisine
fort
apporter à souper de chez médiocre.je fis
Le lendemain
un traiteur.
29, nous partimes de St.-
était
ma
NEEEORREE
exiraordinairement
troupe
unecolonne mobile de fatiguée,je priai
bien se charger dc la citoyens devonloir
nus, afin de la faire garde des détebien renouvelé
rafraichir.
mon infanterie J'avais
garnisons ; mais la cavalerie
dans les
dée.Je rendis la
était excédes prisonniers, municipalité
leur
en lui
responsable
procurer toute facilité recommandant de
pour la pro- --- Page 47 ---
a -
(39)
Effectivement, on les laissa promenade.
n'était
la chaussée 2 qui.
mener jusqu'à de fusil de la forêt. Pluqu'à une portée proposèrent auxautres
sieurs des déportés
était d'avis
de s'échapper : une partie
instruit de ce complot:
contraire. Jétais
si
sijavais été un tyran, 1 un assassin, je
respecté. le malheur 2 j'étais
n'avais pas
les mesures les
bien autorisé à prendre
d'ignorer ce
plus vigoureuses ; j'affectai quelques prénéanmoins
projet : je En pris entrant dans la forêt, plucautions.
d'aller
sieurs déportés me demandèrent demande à huit
cette
à pieds; Jaccordai
d'entre eux.
àmidi à laTricherie.Je
Nous arrivâmes à diner dans uné auberge.
fis servir arrivâmes sur les cinq heures et
Nous du soir à Chatelleraut. Une audemie
les recevoir. Ils
berge fut disposée pour
pièce
couchèrent tous dans une grande
qui servait à donner des festins. Chatelleraut à
Nous partimes le 30 de'
heures du matin : nous dinâmes à moitié
9 chemin, dans une auberge; nous arrivâmes à 5 heures et demie du soir,à Poitiers; heures
toujours un capitaine arrivait 4
avant moi;une maison garnie fut préparée,
meilleur traiteur de la ville fut chargé
le
de fournir à manger.
C4
pièce
couchèrent tous dans une grande
qui servait à donner des festins. Chatelleraut à
Nous partimes le 30 de'
heures du matin : nous dinâmes à moitié
9 chemin, dans une auberge; nous arrivâmes à 5 heures et demie du soir,à Poitiers; heures
toujours un capitaine arrivait 4
avant moi;une maison garnie fut préparée,
meilleur traiteur de la ville fut chargé
le
de fournir à manger.
C4 --- Page 48 ---
(40)
taire, nons
jour
dLehendensingmiatils
huit heures partimes de Poitiers complémendans
du matin.
vers les
les grandes
J'avais Tattention,
presque
communes, 2 de
pèce de incognito 2 afin d'éviter toute partir
moitié rasemblement. Nous
esNous route, entre Poitiers et dinâmes à
heures arrivâmes à
Lusignan.
et demie, La Lusignan, à
la sûreté des
quatre
>
municipalité
déporiés et
pour
d'autre pousabilité, ne croyait pas devoir pour sa resvisitai, local que la maison
donner
et comme il était d'arrêt. Je la
loger les dix-huit
impossible
la plus grande déportés >Je fis choisir d'y
mon escorte auberge. Un officier
posa de laisser 7 queje
de
portés dans
durant soupgonnais, la
les proleurs
nuit, dé:
cette: horrible
charriots ;
tion
proposition jerepoussat
par humanité. Mon avec indignainterprèté de la
; le maire etle refus fut mal .
avis. garde nationale furent commandant
Deux heures
de mon
core qu'il existait après, j'appris encontre les détenus un projet sinistre
leur faire
; la
ture avait passer la nuit. proposition dans leur de
pour but de les
voiJeus, avec
assassiner.
la manière laubergiste dont il
> un entretien sur
tenus, Illeur futservi devait nourrir les déune.carpe qui pe- --- Page 49 ---
(41)
sait dix-huit livres. On' me
ma table , le plus petit
servit, pour
Ici finitma mission
poisson.
du soir
; car, à sept heures
l'ordre 2 un courier m'apporta de Paris
de remettre mes pouvoirs à mon
adjudant Guillet.
Je rendrai compte plus loin des dépenses que j'ai faites pendant les neuf
joirs que j'ai été chargé de la
des dix-huit déportés.
conduite
Plusieurs des
déportés me parlaient
pendantleurrepas: ; ils ne
que de çhoses indifférentes. m'entretenaient
Bourdon
(del'Oise) me dit, en marchant
sur la route : Ceux
à pied
fructidor auront
qui ont fait le 18
a été encore
le même sort : le peuple
liberté
une fois la dupe : le mot de
est un plastron
les intrigans.Je lui rappelai
pour
cours à la tribune du plusieurs de ses discents ; il me répondit conseil des cinqjouer
qu'il fallait bien
quelquefois la comédic, mais
jamais le peuple
que
la liberté,
français ne jouirait de
J'ai remarqué que
un de ceux qui paraissaient Barthélemy était
Jamais il n'a rien dit contre la plus calmes.
Le Tellier,
révolution.
ne s'effacera domestique de Barthélemy,
lui ai
jamais de ma mémoire.Je
proposé plusieurs fois de le kaisscr
; il me répondit conseil des cinqjouer
qu'il fallait bien
quelquefois la comédic, mais
jamais le peuple
que
la liberté,
français ne jouirait de
J'ai remarqué que
un de ceux qui paraissaient Barthélemy était
Jamais il n'a rien dit contre la plus calmes.
Le Tellier,
révolution.
ne s'effacera domestique de Barthélemy,
lui ai
jamais de ma mémoire.Je
proposé plusieurs fois de le kaisscr --- Page 50 ---
partir, en lui observant (4)
la déportation ne lui était que la loi de
il merépondaitt toujours pasapplicable;
gé souvent les
qu'il avait partalors deses
prospérités de son maitre,
tager, 1
ambasades. qu'ilvoulait
qu'il était jusqu'à bien la mort, > ses malheurs par- ;
de
persuadé de
liberté Barthélmy et de son amour T'innocence
de son pays; queson maître pour la
toujours joui de l'estime des
avait
peuples chez lesquels il avait été différens
qu'en Suisse il passait
envoyé;
publicain.
pour un pur réce Jadmirais brave
les vertus et le courage de
Nous serions homme.llm'ae bien
dit plusieurs fois:
étiez aussi féroce malheureux si vous
généraux !
que vos deux adjudans
Il me fut pHoposé
de ma
par deux officiers
et
troupe, 2 de faire tuer les
que nous partagerionsleurs déportés,
qu'ils étaient sûrs qu'ils avaient dépouilles,
près d'un million en or. Je leur sur eux
qu'ils méritaient d'être
répondis
tel langage était
dégradés, qu'un
la liberté;
indigne d'un soldat de
que c'était à que je n'étais pas un assassin;
de mes ennemis regret que je versais le
Jen'aijamais sur le champ de bataille, sang
permis qu'aucun de ceux --- Page 51 ---
(43)
quiétaient de mon escorte,
aux déportés. Mes deux
manquassent
raux me blâmaient des égards adjudans-génégeais que l'on eût
que j'exitaient confiés; ils
pour ceux qui m'évenable
ne trouvaient pas conlits
que Je les fisse coucher sur des
suffire 2 ajoutant que de la paille devait
pour des
Ces deux militaires Conure-revolationaires ont
sieurs fois leur caractère. déshonnorépla- Ils firent
cher les boutons de T'habit de Ramel. arraleur observai que ma mission ne me char- Je
geait pas de cette dégradation :
plus, 5 les déportés n'étaient
que 2 de
galement : que c'était une pas jugés l6lutionnaire
mesure révo-
; que.je ne pouvais
d'exercer envers eux aucune
permettre.
non compris dans mesinstructions. espèce d'acte
et Guillet avaient la confiance de Collin
des directeurs qui iavaient dirigé les deux
nées des 17 et 18 fructidor;
jouravaient reçu des instructions j'ignore s'ils
lières ; mais , à plusieurs
particutitude qui se trouvait
reprises, 2 la mula été provoquée à 'se sur notre passage, 9
Si lcs instructions porter à des excès.
partant de Paris,eussentété quej'avais reçues en
scélérat
confiéesà un
2 rien ne pouvait le
mettre, puisque par la moindre compro- des
tatives pour enlever les
tenprisonniers 2 je
jouravaient reçu des instructions j'ignore s'ils
lières ; mais , à plusieurs
particutitude qui se trouvait
reprises, 2 la mula été provoquée à 'se sur notre passage, 9
Si lcs instructions porter à des excès.
partant de Paris,eussentété quej'avais reçues en
scélérat
confiéesà un
2 rien ne pouvait le
mettre, puisque par la moindre compro- des
tatives pour enlever les
tenprisonniers 2 je --- Page 52 ---
me trouvais
(44)
Jc déclare autorisé à faire feu sur eux.
devoir
que si les
se plaindre d'avoir déportés croient
fois dans' des maisons
couché trois
Tours et Blois, cela d'arrêt à Orléans,
fait, mais bien des n'est pas de mon
autorités constituées,
jetac pouvaient ou qui ne
à
donner d'autre local. croyaient pas
me reprocher de leur avoir Je n'ai pas
les quer d'aliment, de lits et de laissé manjours, quand les
linge : tous
assez grands, ils
appartemens étaient
ensemble.
mangeaient et couchaient
J'avais donné des
Ies différens
ordres pour que
adressés leur fussent paquets qui leur étaient
Ils avaient sur eux des remis fidellement.
la barbe; ceux qui
rasoirs pour se faire
ruquiers en obtenaient. demandaient des perPlusieurs
des livres : je demandèrent fis venir à se procurer
Tours et à Poitiers. Je des libraires à
jeux de cartes
leur procurai des
a souper.
pour se dissiper à diner et
biller Pichegru n'a jamais voulu se
pour se coucher ;
déshatainment
il's'est consJ'ai invité enveloppé ies
dans son manteau.
toire et les officiers commissaires du directoutes les communes. où municipauix dans
j'ai séjourné, de --- Page 53 ---
a
(45) )
demander aux déportés s'il ne
quait rien , : si l'on avait
leur manattentions dûes: à l'infortune. pour eux les
caution de ma part avait.
Cette préme mettre à couvert de tout pour but, de
Malheur à celui qui
reproche.
envers son
manque d'égards
volution ! Les semblable, sur-tout en réévénemens se succèdent
rapidement; ; chacun a son tour: je commandeaujourol'hui. mandé
demainje suis compar mon subalterne.
Le capitaine de la gendarmerie de
Lusignan a été témoin de ma
et des atrocités des adjudans conduite
Guillet.
Collin et
Jai dépensé au gouvernement
dant les neuf jours
2 pendes dix-huit
que jai été chargé
déportés, la somme de 5500
franes, et je, ne regrette pas ce que
dépensé de mes deniers au- delà de cette j'ai
somme.
- Ilest des généraux qui, n'ayant d'autre
fortune que leur appointement, n'auraient pas pu faire un pareil sacrifice.
Heureusement que mon
met dans le cas d'en faire patrimoine me
lution.
pour la révoMes ennemis ont répandu
volé les
que j.avais
tribuer dés prisonniers, 2 que j'avais fait conrecéveurs ; qu'on sait que
ce que
dépensé de mes deniers au- delà de cette j'ai
somme.
- Ilest des généraux qui, n'ayant d'autre
fortune que leur appointement, n'auraient pas pu faire un pareil sacrifice.
Heureusement que mon
met dans le cas d'en faire patrimoine me
lution.
pour la révoMes ennemis ont répandu
volé les
que j.avais
tribuer dés prisonniers, 2 que j'avais fait conrecéveurs ; qu'on sait que --- Page 54 ---
j'avais
(46)
spéculé sur la
portés : ma seule nourriture des déblicité des pièces réponse sera la puqu'on va lire.
vant
Madnidint-gentnt
chevalier de
Hochereau, ci-defait arrêter à Artenau, SaincLouse le
que jai
d'après des preuves
24 fructidor,
moyens qu'il
d'incivisme et des
division dans les employait chefs pour jeter la
faisant concevoir aux de
en
raux
Tescorte,
Guillet et Collin adjudans - génécement certain s'il
, l'idée d'un avanen chef de
devenait commandant
tant, s n'importe Tescorte, en me supplanvoulu se venger comment. Hochereau
et Guillet: il n'ya 2 d'accord avec Collin a
n'aient mis en ceuvre pas de perfidie qu'ils
mais fort de ma
pour me perdre;
me justifier avec conscience 2 je puis
empécher du
que l'on avantage, ne
Je ne pus
directoire exécutif surprit un arrêté
Le premier jour
contre moi,
Ton quesheures aprèsmon conmpitmenaie-eued
me signifa Tarrêté aminéeatuegnan du
cutifavec la lettre du ministre directoire exéquim'ordonnait de remettre delaguerre
général Guillet le
dladjudantcorte.
commandemenr de l'es- --- Page 55 ---
(47)
Extrait des registres du directoire
fructidor de lan 6 de la
exécutif, du 30
une et indivisible.
république française 1
LE directoire exécutif arrête que le ministre de la
guerre donnera, sans délai, les ordres
faire: revenir. à Paris le général Dutertre, nécessaires pour
l'escorte des déportés qui sont en route pour commandant
fort; faire remettre 9 par cet officier,
les Rochede ladjudant-géméral Guillet, les fonds entre
mains
tant de ce quil a touché à Paris,
qui lui restent,
qu'il s'est fait fournir dans les
que des sommes
passé, et lui faire rendre compte départemens de ce
oà il a
Le président du directoire exécutif, qu'il a dépensé:
Signé Reveilliare-Lipnux.
Par le directoire exéculif,
Lagarde 2 secrétaire général.
Paris, le 30 fructidor, an 5 de la république française, une et indivisible.
Le ministre de la guerre 1 au général
commandant l'escorte des déportés. Duterire,
Lr directoire exécutif me
vous donner l'ordre de remettre charge de suite 3 général à
, de
général Guillet, le commandement de
Tadjudant
vous a été confiée; de lui remettre lescorte
fonds
vous restent
pareillement
T
qui
de ceux que jai mis à votre
disposition, eeux que vous avez perçus dans les départemens 2. et eufin ceux, que vous avez retirés à l'adjudant-général les instractions Hochereau ; vous remcttrez de même
teur concernant et renseignemens dont vous étes
de suite
votre mission, et vous vous rendrez porde votre personne à Paris,
Salut et fraternité. Scherer.
L'arrêté du directoire etl l'ordre du ministrc ne contiennent qu'une simple révocation demonp pouvoirrien qui put tendreà
ux que vous avez perçus dans les départemens 2. et eufin ceux, que vous avez retirés à l'adjudant-général les instractions Hochereau ; vous remcttrez de même
teur concernant et renseignemens dont vous étes
de suite
votre mission, et vous vous rendrez porde votre personne à Paris,
Salut et fraternité. Scherer.
L'arrêté du directoire etl l'ordre du ministrc ne contiennent qu'une simple révocation demonp pouvoirrien qui put tendreà --- Page 56 ---
mon arrestation. (48)
vous UOuS rendrez La de lettre du ministre dit:
suite à Paris.
Lusignan Cependant,je suis saisi,
comme un
dépouillé à
ra, dautorité, de scélérat; on
mes
s'empaeffets; on m'enléva
papiers, de mes
chevaux et mon
mes montres 2 mes
judant Guillet mon cabriolet.Je remis à l'admesinstructionse qu'ilna commandement avec
suivies, car les
à se
dépoités ont
enainementpas
plaindre de sa
eu beaucoup
ment depuis Lusignan conduite, particuliereJe remisà Guillet la jusqu'à Rochefort,
de
somme
Mes deux montres en
15558f,
leurs chaînes.
or avec
Le ministre de la
fait remettre en guerre m'avait
Reçu d'Hochereaule partant de Paris 6000 f,
Du reçeveur
24 pluviose 4200
A
d'Etampes
Tours .
A Poitiers .
A Chatellereaut.
6000.
J'ai dépensé pour les
- 5000
déportés
Plus payé aux
5500,
dans et à la adjutroupe
composant l'escorte,
et pour les services ex- 2
traordinaires 0
. 7142) --- Page 57 ---
A
(49)
Cec compte pourrait paraître
si la lettre du ministre
illusoire
de la guerre
Rayatenufefcuctituade de
moncompte.
Paris, 24 prairial, an VII de la
frangaise, une et indivisible. république
Ic ministre de la guerre am
méral de brigade. citoyen Dutertre, : géJe vous donne avis, ciroyen,
prouverle compte
que je viens d'apdes sommes
que vous ml avez adressé, de
que vons avez touchées,
Temploi
gne vous avez commandé l'escorte destinée pendant le tems
tation, jusqu'à Rochefort, Tarrivée des condamnés à à la proléger
par l'effet de la loi du 19
déporLesquelles sommes s'élèvent fructidor an V.
de
en totalité à celles
Sur quoi ayant
28 200 1.
dépensé .
Vous êtes redevable de.
Fournier Queje vous invite à verser entre les mains du 1.236 I.
caissicr de mon
il
ciloyen
vrera décharge et vous remettra dépagtement; vous en déliet daprès ce versement les effets par suite de ma décision
et
ont été déposés par les qui vous appartiennent,
et drait
adjudans-généraux Colin
Je vous invite à vous
décision', au moyen de Cnufomperprompiemenr laquelle vous
à cette
ensuite parfaitement quilte enver le trésor vous trouverez
Salnt et escone,Atfin-atirense pull.c,
Je certifie qu'en conformité dela
tre, du 18 prairial dernier, le
décision du Minisentre mes mains la somme de citoyen douze Datertrea versé
francs, reliquat de son comte de la cent trente - six
portés , et qu'au moyen de e
conduite des déen vers la république. Ce 5 versement il est quitte
Fournier, chefdes brumaire an VIII.
fonds de la
Le chef de la sixieme
guerre.
division, Deneruo.
D
ifie qu'en conformité dela
tre, du 18 prairial dernier, le
décision du Minisentre mes mains la somme de citoyen douze Datertrea versé
francs, reliquat de son comte de la cent trente - six
portés , et qu'au moyen de e
conduite des déen vers la république. Ce 5 versement il est quitte
Fournier, chefdes brumaire an VIII.
fonds de la
Le chef de la sixieme
guerre.
division, Deneruo.
D --- Page 58 ---
(50)
en
Guillet a
tdsudintogenot
quatre
jours ,
dépensé
premier jour
depuis Y compris le
4, la somme sengionenairce jusqu'au
le compte
de.13046 francs. Mais
la plus
ci-joint 2 il est aisé de voir par
été
grande partie de cette
que
employée pour la
somme a
gratification ou dépenses troupe 2 soit en
cxuraordinaires.
Compte rendu par
mandant
taljulaniginbrat Guillet,
la
Lescorte, au citoyen
comguerre.
Schérer, , ministre de
Rrcxrr E.
Argent en or reçu du général
Dutertre.. 15558 1.
D ÈI P E N S E.
s.
du Ladépense des déportés, le
Lusignans commandement du général dernicrjour
reçu.,coté, nP. I. Dutertre à
à raison Depense de 8liv. de cingjonrs de seize .
aux instructions du par jour, conformément déportés,
Payeda
ministre de lintérieur.
dont reçu coté secrétaire n.: 2 dus
: :
genémaiDutenre,
taire Douné et de Thomme pour le retour à Paris du secré- IOO
ral
de confiance du
Gratification Datetre, reçu coté n. 3. : e génécamp du
du cit. Joubert, aide-de- 96
par jour géndralDatertro, : depnis le 23 àraison de6liv.
jour de son
irnctidor
Paris, dont départ et de son arrivée jusqu'au à
Gratification Teçu de coté Il. 4 :
quatre jours dun offi-. 204
TOTAL,
1214 1. s. --- Page 59 ---
(5:)
De l'autre part .
1214!. *s.
eier, d'un sergent 7 de deux capitaines, >
d'un tambour 7 de quinze grenadiers de
la 70e, demie brigade requis pour Pescorte des déportés de Niort-à Rochefort,
dont reçu coté n. 5
IO5
Gratification de seize jours d'un second
aide-de-camp,
le géuéral Dutertre
employa de Eppatien, jusqu'à Rockefort,
reçu coté n. 6.
Donné au citoyen le Noir, chef de
transports millutres, pour son service 2
dont reçu coté n. 17 Gratification de 14jours pour un détachement de la 27e. demi-brigade, requis
par le général Datertre, à Tours, dont
reçu colé n. 8
Donné au général Dutertre pour son retour à Paris, dont reçu coté n. 9 * e
Payé différentes fois Teau-de-vie pour
la troupe, , quand elle passait la nuit.. .
IOO
Frais de poste pour Tadjudant-général
Collin, envoyé à Rochefort pour prévenir le vice -a amiral Martin de notre
marche. .
Donné en différentes : fois aux- gendarmes quigardaient , avec l'escorte, les
déportés.
Réparations de voiture dont les ressorts
se sont cassés trois fois, harnois, médicamens 2 ferrage des chevaux du général
Dutertre restés dans les auberges, et
autres articles, 2 dont partie du' reçu cijoint. .
-
Payé à Thomine de corfiahce du géné..
ral Dutertre, i 165 liv., que ledit général
2,5681. S.
D 2
armes quigardaient , avec l'escorte, les
déportés.
Réparations de voiture dont les ressorts
se sont cassés trois fois, harnois, médicamens 2 ferrage des chevaux du général
Dutertre restés dans les auberges, et
autres articles, 2 dont partie du' reçu cijoint. .
-
Payé à Thomine de corfiahce du géné..
ral Dutertre, i 165 liv., que ledit général
2,5681. S.
D 2 --- Page 60 ---
(5s)
De Pautre part.
areconnu lui devoir, et dont
26681,s a
n. IO .
reçu coté
Dépense et indemnité du
régiment de cliasseurs, dont vingt-unième Tétat
colis n. II :
et reçu
Frais de poste des deux
6143 15:
néraux, pour se rendre de adjudans-gé- la
Paris, conformément
Rochelle à
néral en chef
aux ordres du g6Augereau. - e
e 708
Indemnitédan dragon du
réginent - qui accompagnait vingt-unième l'escorte
ordre du général Dutertre, à raison par
livre par jour 1 quarante - deux d'une
marche .
jours de
Les officiers de la -
.
e .
chelle ayant donné à garnison diner de la Rode. -l'escorte,
aux officiers
voir le leur rendre Tadjudant-général a cru deour de notre
par un déjeûné, le
départ : .
Le général en chef
une autorisation du Augereau, d'après
donna T'ordre ci-joint gouvernement 7 me
vaux, qui seraient dacheter deux chetion,jen ai
payés d'après Testimapris un seulement, estimé et.
payé : - e
-
. 720
Total de la
dépense .
106461.13..
ticles Observations. sont
Ces deux derniers arsoumis à la révision du
Scherer, ministre de la guerre et du citoyen
vernement,
goufierait, sils n'étaient Padjudant-genéral les justiTotal
point admis.
dépensé et
: 106461.15,.
Total reçu
--- Page 61 ---
- DPTY
(-53:)
Ladjudant-général Guillet doit et paie. 491I1, 5s.
I N D E M N I T É.
Reçu du général Dutertre
12001.
Peurfadjudant deux
général Guillet, quarantemarches à IO liv. e
. . 420
Quarante-deux marches à chaque adjudant, a 6 liv. .
Total.
Ladjndantgénéral Ei
haut
Guillet doit ctpaie. . 276
plus
.
491I
Total Payé -
5187 1.
Tfets du général Dutertre.
Le général Dutertre a laissé un cheval
alezan doré, 2 une jument
bai courte-quene
mulet et une vieille
courte-queue
foncé, un
cabriolet, et deux montres jument pris dont au les dépôt de Tours, un
Ladjudant
chaines en Or.
en or avec leurs. général Guillet remet les deux montres
son pouvoir : pour chaînes les chevaux 2 et le cabriolet
sont en
tés au dépôt des chasseurs du et mulets, 9e sont resà Orléans, parautorisation du commissaire vingt-unième des régiment,
n'ayant pu suivre le détachement,
guerres,
Paris, 21 vendémiaire, an VI de la
caise.
république franL'adjudant général. Signé P. Guillet.
Jc reprends Thistorique de mon arrestation, non pour me plaindre, carje fais
d'avance le sacrifice des
outrages que jai
D 3
des chasseurs du et mulets, 9e sont resà Orléans, parautorisation du commissaire vingt-unième des régiment,
n'ayant pu suivre le détachement,
guerres,
Paris, 21 vendémiaire, an VI de la
caise.
république franL'adjudant général. Signé P. Guillet.
Jc reprends Thistorique de mon arrestation, non pour me plaindre, carje fais
d'avance le sacrifice des
outrages que jai
D 3 --- Page 62 ---
(54)
reçus et des
mon retour de Lusignan à
Agyutbireiemade
donne même à mes
Paris. Je parbesoin de démontrer ennemis ; mais j'ai
Thomme
jusqu'à quel
public est
point
révolution.
exposé en tems de
Commandant d'une
du directoire,
escorte 2 par ordre
condamnés à la pourconduire deshommes
cret, par-tout sur déportation par' un dépecte ma mission. mon passage on resJe n'ai plus de
semble vouloir jetter commandement. on
sort que vont
sur moi l'odieux du
des hommes éprouver, dans leur exil,
tation nationale, condamnés par la représenTout était bien concerté
assassiner en route
pour me faire.
cès soit plus certain, 2 et pour que le sucpriver de mon cabriolet on commenice à me
revenir à cheval par la pour me faire
j'avais parcourue
même route que
l'escorte. On
comme 1 commandant
qui venait d'exécuter expose ainsi un général
vernement en but à la les ordres du goude ses
ennemis, et risdetauxinstltcs
ne pouvait me
mêmeà la mort, On
sicen'est une reprocher aucun délit,
Ce n'était vigilance. à toute épreuve..
pas assez de cet acte arbi- --- Page 63 ---
(55)
traire et oppressif, de cette humiliation
affreuse ; mes jours furent bientôt mis
dans le plus grand péril.
En effet, en attendant mon arrivée de
Lusignan à Poitiers 2 un rassemblement
avait été formé de parens
en un mot,.d'individus
d'émigrés ;
leur-haîne
la
tous notés par
pour
république.
Je fus donc accucilli à Poitiers
près comme le Messic allant , à-peuson
au lieu de
supplice, au milieu des hurlemens
épouvantables : 4 bas le buvcur de.
le prolecteur des scéiérals! Laforce sang!
eut beaucoup de peine à contenir armée
troupement
cet atlait
7 enivré de
qui vouse
fureur,
porter aux derniers excès contre
moi. J'avais du moins lieu
ce premier essai infructueux d'espérer que
tirait le lendemain de toute insulie. me garanDès septheures.du matin , cette scène.
outrageante reco mmença : pendant
la traversée de Poitiers, je fus
toute
couvert de boue, et poursuivi à invectivé, de
pierres. Un gendarme en fut blessé. coups
à la't J'échappai tête
avec peine à ces furieux s
desquels était un homme
à qui je fais grace du nom
connu,
figuré avec distinction
2 et qui avait
naires
parmi les section2: ameutés au 13. vendémiaire
D 4
2:
mmença : pendant
la traversée de Poitiers, je fus
toute
couvert de boue, et poursuivi à invectivé, de
pierres. Un gendarme en fut blessé. coups
à la't J'échappai tête
avec peine à ces furieux s
desquels était un homme
à qui je fais grace du nom
connu,
figuré avec distinction
2 et qui avait
naires
parmi les section2: ameutés au 13. vendémiaire
D 4
2: --- Page 64 ---
contre la convention. (56)
amis de
Voila pourtant ces
dérés Thumanité, ces
> qui me font un crime hommes si moposé des prisonniers dans
d'avoir dédétention !
des maisons de.
Les mêmes honneurs
m'atiendaient à Chatelleraut. de triomphe
Le procès-verbal dressé
merie, constate qu'une
parla gendarde denx-ents
multitude de plus
vonisant des mfanies personnrs avait été ameulée,
contre moi.
Qsiils ont eu loule la peine
aToubeiss, le général;
afaire entrer :
Quil afallu que deux
lesabre dla main pour gendarmes mettent
de Tauberges
Jairejermer les portes
Que ces forcenés criaient
écraser les
: qu'il
de pierres. gendarmes et le général, à fallait
coups:
Ces vexations inouies
frait d'une imngination ne sont pas le
faits. sont constatés
romanesque, les
verbaux, des
d'ap rès des procèsJai dû les publier déporiticns authentiques.
duplicité de CCS horimes pour, démasquer la
qui ont sans
EEOnE dans le cceur,
Mais quel avait été le
prétexte. de-cette. --- Page 65 ---
CTr
(57)
arrestation illégale? que je devais un
compte de l'emploi des sommes par moi
perçucs pour subvenir aux dépenses de
la,conduite des déportés. Quelle
manière de demander un
éurange
saisir ses
compte que de
papiers et d'expédier. le comptable avec deux gendarmes
Dans quel pays, sice n'est pour Paris!
diction des
sous la jurisMamelouks - Arabes, 2 commence-t-on par enlever à un
jusqu'a son linge et ses effets de comptable toute
pèce P
esMe laisser en liberté dans
s'exposer au danger de voir Paris, la vérité 3 c'était
mon innocence éclater. Il fallait donc et
mefit me promener de cachot en cachot; on
Ccirculer de ceux de
ceux duVal-de-Grace;
T'Abbaye en
à
de-làon m'envoya
Pélagie; on fit plus, pour me faciliter
la.reddition, du compte dont on m'avait
ôtéles piéces, on memit pendant .
tems. au secret. Les
quelque
prisommienedufemple
communiquérent 9 le jour mème de leur
arrestation, avec leurs
étaiént sous ma garde. femmes.lorsquils Je fus,
voit , traité en criminel d'état comme bien on
dangereux ; ma femme
plus
mes amis, me trouvèrent 9 mes enfans 2
mêmc
des intérêts inaccessible lors
maient jeer
majeurs réclacommunication avec moi,
memit pendant .
tems. au secret. Les
quelque
prisommienedufemple
communiquérent 9 le jour mème de leur
arrestation, avec leurs
étaiént sous ma garde. femmes.lorsquils Je fus,
voit , traité en criminel d'état comme bien on
dangereux ; ma femme
plus
mes amis, me trouvèrent 9 mes enfans 2
mêmc
des intérêts inaccessible lors
maient jeer
majeurs réclacommunication avec moi, --- Page 66 ---
Étranges
(58)
de plus bizarre vicissitudes humaines! quoi
Mes
que ma position?
tion
persécuteurs dans leur
au directoire
dénonciaaccusation me
2 pour baser leur
J'étais
reprochaient que
66 dance de Tintermédiaire Rovère
de la correspon66 laissais
avec sa femmesque je
46 frère 99. communiquer Aubry avec son
Et mes
leur vexation persécuteurs, à
: pour
moni
prolonger
au gouvernement dans égard, affirmaient
contre moi, que l'on ne leur devait accusation
aucune dépense pour mesure de allouer
parce que,
sûreté,
66 Ils n'avaient aucune
66. prétendu projet
connaisance du
66 prisonniers;
contre la sûreté des
66 Que d'ailleurs
66 s'étaient manifesté aucuns symptômes ne
66 qu'au contraire, la dans toute la route :
66 avait constamment majorité dur peuple
66 de voir les chefs -de manifesté la
sa joie
66 royale, subir la
conspiration
66 crimes.On m'accuse peine due à leurs
somimes à mon profit. d'avoir disposé des
prise Certes,si Tappàt de l'or eût eu
sur moi, c'était lorsque,
quelque
gardien des' --- Page 67 ---
- ze 21
(5g)
prisonniers du Temple, j'avais sous
tutelle le fameux
ma
la rançon duquel Sidney - Smith, pour
refusé léchange de T'ex-directoire avait
français. On
4, 000 prisonniers
trouverait au directoire la
preuve du refus que je fis alors, de
millions en lettres de
deux
rens banquiers de
change sur diffésition m'en fut faite Téiranger. La propoet son adjoint. Non par le lord anglais
j'en fis avertir la directoire content de refuser,
trouva depuis
; mais le lord
timorée,
quelque conscience moins
luia coûté 2 et Tarmée d'Egypte sait ce
cette évasion combinée. que
Mais il est un terme au
crédit de mnes
malheur; le
vérité se fit jour oppresseurs s'affaiblit, la
directorial,
jusque dans le
et après 4 mois de palais
tion, je fus rendu à la liberté, à détentrie et à mon.
ma paRhin.
poste 2 près l'armée du
Du 5. vendémiaire de l'an 6 de la
franguise, une el indivisible répullique
66 Le directoire exécutif
93 la demande du
arrête, sur
.95 T'armée du
général en chef de
Rhin, 2 le
95 gade
général de bri1
Ditertre sera
95 ou l'autre de ces armées employé à l'une
79.
Signé, Lasivatmetinaix
ma paRhin.
poste 2 près l'armée du
Du 5. vendémiaire de l'an 6 de la
franguise, une el indivisible répullique
66 Le directoire exécutif
93 la demande du
arrête, sur
.95 T'armée du
général en chef de
Rhin, 2 le
95 gade
général de bri1
Ditertre sera
95 ou l'autre de ces armées employé à l'une
79.
Signé, Lasivatmetinaix --- Page 68 ---
(60)
Rendu à T'armée du
de
Rhin, je
Strasbourg 2 le 17
reçus, 9
Tordre du général vendémiaire an 6,
d'Allemagne,
en' chef de Tarmée
de me rendre commandée par
au
Augercau,
néral
quarier-général du gé.
Lefebvre, qui commandait
gauche de T'armée.
l'aile
Je ne balançai
à
nouveau au
pas
me dévouer de
service de la
quelque souffrance
république -
car enfin ; la détention que j'eusse éprouvée;
souterrains de Paris
dans les cachots
que celle sous Tair , ne vaut pas mieux
mari.
impur de SinnaDepuis > j'ai servi
les apparences d'une jusqu'à Tépoque ou
blaient
paix, 2 qui semindubitables, me
mes foyers.
ramenèrent dans
Pension de 3000 liures en
Dutertre, faveur de Frangois
II Le directoire exécutif s'élant fait
jonr, germinal an quatrième, mise à représenter la loi du
néle par laquelle il est accordé à exécution le même
4 septembre 1760, à
Francois Dutertre 2
mille
une pension, annuelle Mayenne; et département de
pour
viagère de
-
trois
EE
ving: neuf jours de récompense service de huit ans sept mois
pagnes, quil a finies dans le grade , y. compris trois canigade, autorisé à demander sa retraite de général de briplnsieurs les
blessures et iufirmités constatées pour cause de
commissires de la trésorrerie nationale 7 autorise
à faire --- Page 69 ---
- V -
(6r)
termes
ladite somme dc 3000 mois, liv., à en compter quatre du prepayer detrois mois en trois
de la cessation du
egax.
an troisième ; époqne
des
mier messidor
7 sous la déduction
paiemient de Ses' appointemens imputables sur sa pensommes quil peut avoir reçues, du présent titre, en se consion, sur la présentation les
(
formant aux lois sur pensions. an VI de la'république
Fait à Paris, le 4bremaire,
française.
du directoire exécurif,
Le président
L. M. Reeillere-Lipeausdirectoire éxécutif, le secrétaire général,
Par le
Lagarde.
Le ministre de la guerre 1
Petiet.
à Tarticle V de la loi du 6 germinal doit
Conformément du citoyen François Dutertre
an IV, , la peision
d'après le traitement attriêtre provisoirement payéc brigade, par la loi du II brur
buéau, gradedeg genéralde)
maire an IV.
ministre de la guerre 1
Le
Alex. Berthier.
Le chef de la première division,
Petict.
Au.mois de nivôse an 8,le ministre
a confirmé mon
de la guerre 2 Berthier 1
qui me fut
brévet de pension viagère, le brumaire
accordé par le directoire, 2
an 5.
moral et politique
Tel est le précis
ce tableau
de ma vie. J'ai mis. au. jour
n'a
franchise d'un soldat qui
avec la
rancune ni souconservé aucune 9
lui faire. Jc
venir du mal qu'on a pu
ivôse an 8,le ministre
a confirmé mon
de la guerre 2 Berthier 1
qui me fut
brévet de pension viagère, le brumaire
accordé par le directoire, 2
an 5.
moral et politique
Tel est le précis
ce tableau
de ma vie. J'ai mis. au. jour
n'a
franchise d'un soldat qui
avec la
rancune ni souconservé aucune 9
lui faire. Jc
venir du mal qu'on a pu --- Page 70 ---
a
fais des veeux de (62)
punir mes ennemis trouver l'occasion de
quelques services.
,' en leur. rendant
ler des
Je n'entends pas
conspirateurs contre la
blique, 2 mais bien des
hat
pés ou égarés.
hommes trom-
- Quel beau Jour que celui
ne présentera
oà la France
famille
plus qu'une seule et
2 abjurant tout
même
Enfin, des fréres
ressentiment !
ceux qui ont été essuyant les larmes de
mente révolutionnaire. victimes de la tourDUTERTRE,
Général de brigade,
Paris, 25 ventose. --- Page 71 ---
-om
I - 1e
LE SORT
DU COMMERCE
FRANÇAIS
OU
CONSIDÉRATIONS
PRESSANTES
SUR
LINPORTANCE DE LISLE
SAINT-DOMINGUE
Par J.J. DEMUN. Paris, 25
Ventise, An IP.
de la leplubliguei
Ex, rédigeant, dans ces
ques-unes de mes idées sur Observations, quellIsle enneDemtepe,ense l'importance de.
mouifdediscuterlesd désastres aucunement, le
d'en présenrer les
de cette Coloniè,
Avteurs... Je n'ai causes, d'en marquer les
catteintéresante pour but que d'être utile à
vir. lafrauce,
Contrée,q quej'aime, et deser.
que jechetis.Si,robjer que jeme
A
Parisryab. --- Page 72 --- --- Page 73 ---
E763
L6515
V.12
a --- Page 74 --- --- Page 75 ---
C I --- Page 76 ---