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Azot
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No. II
Les députés de Lisle Sainte-Lucie-laFidelle, au citoyen Sonthonax : 7
commissaire national, etc.
Au Cap, le 8 janvier 1793, l'an premier de
la république, à huit heures du matin.
CITOYEN CONMISSAIRI RE,
Des personnes mal informées, peut-étre,
nous allarment depuis plusteurs jours en
nous assurant, affirmativement, que nous
comptons en vain sur le vaisseau de ligne
qui nous est promis ; que L'AMERICA n'a
pas été préparé pour nous 2 comme nous
l'avons cru d'abord, et que les deux autres
ont des réparations qui les retiendront au
moins un mois dans le port. Ces rapporis
sont alsolument contradictoires avec la
messe
vous nous avez faite le deux
Te
que
ce mois, de nous donner urt vaisseau, qui
seroil prét dans huit ou dix jours au
plitard; c'est-a-dives du dix au.12 courant.
Quoique votre parole doive nous être un
sur-garant delerreur'd du public; néanmoins
Pun de nous s'est rendu, hier, , plusieurs fois
à la commission nationale, pour vous prier --- Page 5 ---
DENONCIATION
De buveurs de sang, au Comité de ligislation, et aux Sections de Paris.
FRÈRES ET COMPATRIOTES,
Constamment poursuivis par le crime $
inébranlables dans les principes de justice
et dans la confiance qu'ils inspirent, nous
avons long-tems gémi à l'écart, en attendant le moment où nous pourrions faire
entendre nos justes réclamations.
Ce moment est enfin atrivé: l'heure a
sonné pour la punition des grands coupables, et nous en élevons d'autant plus
la voix pour vous désigner et signaler
seux qui ont ruiné, dévasté notre pays,
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RPJOD
(:)
et fait un désert de la plus riche colonie
de Tunivers.
Trop long-tems à Saint-Domingue ils
nous tinrent asservis par la terreur: nous
avons eu là nos buveurs de sang, comme
vous avez eu icr les vôtres. Le même
système de destruction et de mort fut
organisé dans l'un et l'autre hémisphère.
Vous connoissez VOs vampires : c'est à
nous à vous signaler les nôtres. Les principaux sont au milieu de vous; ils délibérent nos loix, et siègent avec audace
au sein même de la représentation nationale qu'iis souillent de leur présence.
Ce sont les Dufay, vil banqueroutier,
infame stellionnataire, avant de s'être fait
égorgeur à gage de Sonthonax et Polverei; ce sont les Garnot, les Mils, les
Bellay, les Poisson, qui tous ont mis le
combie à leurs crimes en usurpant le titre
sacré de députés à la Convention nationale.
Nous les accusons de s'étre fait inves-
avec audace
au sein même de la représentation nationale qu'iis souillent de leur présence.
Ce sont les Dufay, vil banqueroutier,
infame stellionnataire, avant de s'être fait
égorgeur à gage de Sonthonax et Polverei; ce sont les Garnot, les Mils, les
Bellay, les Poisson, qui tous ont mis le
combie à leurs crimes en usurpant le titre
sacré de députés à la Convention nationale.
Nous les accusons de s'étre fait inves- --- Page 7 ---
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tir de ce titre par Sonthonax, et les seuls
Negres de la ville du Cap qu'ils venoient
de faire piller et incendier,
après en avoir
égorgé les habitans Européens, c'est-adire, les seuls vrais Français. Ainsi ils
n'ont pu être pommés qulau milieu des
cadavres de nos frères et des ruines
glantées de cette ville célebre
ensantunée; ainsi la seule
et inforcommune du Cap a
procédé ou fait le simulacre de procéder
aleurnomination, quand cependanrvingrautres communes de la partie da
de
a
Saint-Domingue devoient y participer. Leurs prétendus
d'ailleurs
pouvoirs ne sont
revêtus d'aucune des formes
prescrites par la loi; ils n'ont été
que de deux soi-disant officiers de la signés soidisant assemblée électorale, et le nombre
des électeurs, leurs noms, les nois de
lears paroisses et communes, les procèsverbaux enfin de leur nomination
les
assemblées
par
primaires, ne sont nullement
connus, et ces hommes sont des impos- --- Page 8 ---
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teurs qu'il nous importe de démasquer. diNous les accusons d'avoir, sous la
de Sonthonax, livré à toute la
rection
bratalité d'hommes sauvages et féroces,
d'ourre-mer qui,
les infortunés Français
ont été égorgés, après
en grande partie,
leurs filles violées,
avoir vu leurs femmes,
leurs maisons pilleurs éntans massacrés,
lées et incendiées.
Nous accusons Sonthonax et Raymond
et dirigé
d'avoir principalement organisé
ces
ces incendies;
ces massacres,
pillages,
cependant
etc'est ce même Raymond qui
vient d'ètre innocenté par un décret surpris après un rapport fallacieux.
Nous vous les dénonçons tous comme
des enragés Jacobins, se disant, après
même le 9 thermidor, et par leur propre
déclaration, victimes de leur artachement
de cette horde scélérate
aux principes
principes qui n'étoient et ne pouvoien
être que des plans de faine, de révolt
et de destruction. --- Page 9 ---
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Nous vous dénonçons ceux qui prennent la qualité de députés de Saint-Domingue, comme ayant été plus particuliérement pronés par les Jacobins robespierristes, plus particuliérement fêtés et
caressés par les Hébert, les Chaumette et
la police conspiratrice, . qui étoit si bien à
leur dévotion, qu'elle faisoit incarcérer
arbitrairement tous les colons que ces
hommes atroces lui désignoient, et qu'ils
avoient intérêt d'écarter.
Nous vous les dénonçons tous généralement, ensemble Sonthonax, Leborgne et Raymond, comme les auteurs des
maux que la France a éprouvés par la
ruine et la dévastation de ses colonies.
Nous vous les dénonçons comme les
agens de l'Angleterre qu'ils ont trop bien
servie, par la destruction du commerce
de France et de sa marine marchande.
Nous vous les dénonçons enfin comme
les auteurs de la détresse de plus de dix
mille familles françaises, dont ils ont per-
dénonçons tous généralement, ensemble Sonthonax, Leborgne et Raymond, comme les auteurs des
maux que la France a éprouvés par la
ruine et la dévastation de ses colonies.
Nous vous les dénonçons comme les
agens de l'Angleterre qu'ils ont trop bien
servie, par la destruction du commerce
de France et de sa marine marchande.
Nous vous les dénonçons enfin comme
les auteurs de la détresse de plus de dix
mille familles françaises, dont ils ont per- --- Page 10 ---
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sécuté, expulsé, égorgé une partie, et
fait incarcérer les restes infortninés à mesure qu'ils venoienr én France pour y reclamer justice et prorection.
Nos peincs sont extrêmes:" notre misère
est à son comble, Nous avons tout perdu;
mais l'oeil constamment attaché sur nos
terroristes, nos égorgeurs Jacobins, nous
éprouvons quelque consolationdeicsvoin,
en ce moment, pâlir du triomphe de la
justice qui nous promet et garantit leur
punition.
Nous la demandons à grands cris, et
l'invoquons au nom de l'humanité méconnue et outragée par eux sous tous les
rapports.
Et qui de nous oseroit retourner dans
notre malhewreux pays, s'il n'en avoit
accuséici les monstres dévastateurs quand
l'occasion s'en montroit si favorable ! Nos
cendres, nos décombres ensanglantés,
mille spectacles et souvenirs déchirans
nous y reprocheroient sans cesse notre --- Page 11 ---
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lâcheté et le coupable silence
eussions gardé, quand tout
que nous
toit d'accuser et signaler
nous sollicinos bourreaux
que la justice nationale attend.
douce Puissions-nous emporter avec nous la
consolation de leur avoir vu
leurs crimes, et la certitude
expier
qu'un pareil
exemple en imposera aux traitres
roient tentés de marcher
qui seNous n'aurions
sur leurs traces! !
plus à nous
des moyens de révivifier
occuper que
nos riches eultures, et avec elles, le commerce et la
marine dc la République.
Salut et fraternité.
Signé a l'original déposé az Comité de
ligislaton, THEROU, LEPERE, DERAGGIS, MALAHARD, FORESTIER, PomMIER, CRAUREENSAISTRALUE
CHANTEGRIT,
ERGO,
DUNONTELLIER,
LITRE, DURAND, NouGuès,
Gov,
BELLEVILLE, BRESSOU,
DucLos,
MANN,
MATHIEU, HERBOUWIER-CRARPENESY LAPALU, --- Page 12 ---
(8)
ALLART, GIBOIN, LARIVIERE, BEAUBOUTRON, LooxE, SCHOENPER,
LIEU,
MOTET, FERRAND, MONTMOLART, BANGE, SIMONOT, DONI,
CMINET, HUREAUX,G GERVAIX, CAPPÉ, LEGRANP,
GoGAS, BONAMI, CHARRIÉ, LECORRE,
COSsE, ROUL, BARDET, FROMENTEAV, DECAILLET, DELAUNAY, GAILLARD,
JUINE, LAROCHE, JACQUES BERNIER,
LANTHAUME, BOULANGER VAUTRIN,
TALZOT.
Paris le zo Prairial, an 3". de la République. une et indivisible.
De Pimprimerie de LAURENS: ainé,rue d'Argenteuil,
No.11.
GAS, BONAMI, CHARRIÉ, LECORRE,
COSsE, ROUL, BARDET, FROMENTEAV, DECAILLET, DELAUNAY, GAILLARD,
JUINE, LAROCHE, JACQUES BERNIER,
LANTHAUME, BOULANGER VAUTRIN,
TALZOT.
Paris le zo Prairial, an 3". de la République. une et indivisible.
De Pimprimerie de LAURENS: ainé,rue d'Argenteuil,
No.11. --- Page 13 ---
AD R - ESSE
A U
PEUPLE FRANÇAIS,
LIBRE E T SOUVERAIN,
Par le citoyen Deraggis, 3 ancien procureursyndic de la commune de Mirebalais, isle
et côte de Saint-Domingue.
La révolte des noirs à Saint- Domingua
est une véritable Vendée, soutenue, alimentée et récompensée parles agens dit
pouvoirexécutif, et parles commissaires
civils Polvérel, Santhonax et Delpèche.
Ma
Sf fovagt -
De l'imprimerie de PAIN cloltre Saint-Hoporé, --- Page 14 --- --- Page 15 ---
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V. 5
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