--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Jarbur Carter Bromi
Eilmmry
Bmun Huibersity
The John Carter Brown Library 2
:
Brown University
Purchased from the
*o *
Louisa D. Sharpe MetcalfFund
- --- Page 3 ---
Ien --- Page 4 ---
EZ --- Page 5 ---
DISSERTATION
SUR LA 4 I 10
MALADIE
CONTAGIEUSE
DE St-DOMINGI UE,
OBSERYEE AU C AP.
Présentée êt soutenue à TEcole de
Medecine
aA
deParis, le an II;
PAR P. B. SIRIS, (de Condom
ment du Gers,
), départe
Chirurgien des Armées.
Idsolum Remaufirmaanesrians
omnind febribus et febrilibus
omnibus
HOie
sint ab annua mutatione, seu a morbis, causd seu
dam singulari producta, dominari, guain suam potestatem redigere.
eosque
A PARIS,
DE PINPRIMNERIE DE
AUE COQUIrLiinz,s VALADE,
404.
A N X I.- 1803.
a --- Page 6 ---
LE
P RO
FESSEURS
DE LÉCOLE
LesCitoyens. 7
CHAUSSIER, DUMÉRIL, Anatomie Chimie médicale et Xynadader et
FOURCROX, DEYEUX,
macie.
DESGENETTES, Physique médicale et HyHALLE,
giène.
at PEnCY,
Pathologle
LASSU6 7a BOURDIER,
Pathologie a
PINEL *
RICHARD, Histoire naturels mhédia
PEXNILN,
cale.
Médecine opératoired A 41
SABATUARALUKERT, BOYER,
Clinique externe.
PELLETAN 1 LEROUX, Clinique interne.
CONVISART, PETIT-RADEL, Chie-derbeae.diede
DUBOIS,
Perfectionnement.
Accouchemens, Maladies
LEROX, BAUDELOCQUE, des
éducation
physique omera enfans.
CABANIS, 1 Médecine légale, Histoire
LECLERC,
de la Médecine.
Doctrine d'Hippocrate ct
THOURET,
Histoire des cas rares.
Bibliographie médicale.
SUE,
Démonstration des drogui
THILLAYE,
usuelles et des instrum:
de Médec. opératoire.
Par délibération du 19. frimaire. an 7,2 FEcole a
arrêté que les opinions. émises dans être les dissertations considérées
qui lui sont présentées 1 doivent
n'entendleur
comme.propres à leurs auteurs; qu'elle
donner niapprobation ni improbation. --- Page 7 ---
DISSERTATION
SUR LA
MALADIE
CONTAGIEUSE
DE S5-DOMINGUE,
OBSERVEE AUCAP
Av milieu d'un grand nombre
de
d'ouvrages intéressans, 3
dissertations savantes
contagion funeste, qui
2 sur. cette
frappe tous les
qui habirent les régions
individus,
qui exerce
équatoriales 2 et
qui arrivent particulièrement dans
ses ravages sur ceux
ces régions
rai-je présenter
éloignécs, osej'ai rassemblées quelques observations que
aussi exactement
pu, que j'ai recueillies sur les lieux, que j'ai
même dès malades. Il seroit
et au lit
tout, d'examiner
essentiel, avant
lière
avec une attention
la > situation des Européens
particuleurs foyers pour
qui quittent
daus une
passer sous un autre ciel et
température bien différente, Il faudrait
régions
rai-je présenter
éloignécs, osej'ai rassemblées quelques observations que
aussi exactement
pu, que j'ai recueillies sur les lieux, que j'ai
même dès malades. Il seroit
et au lit
tout, d'examiner
essentiel, avant
lière
avec une attention
la > situation des Européens
particuleurs foyers pour
qui quittent
daus une
passer sous un autre ciel et
température bien différente, Il faudrait --- Page 8 ---
KE
(4)
être les changemens qui
calculer quels peuvent
dans des traveront lieu chez les individus, qui,
effet
sées plus ou moins longues, soit par un
affections de Tâme, soit par déde diverses
saine, ou
faut de mouvement, ou de nourriture
le seul effet du milieu où ils se' troupar
sont déjà disposésà revent dans les vaisseaux,
de cette
de facilité les coups
cevoir avec plus
contagion funeste.
changement, en effet, ne doit -il pas
Quel
qui vivant, en général,
s'opérer SNT l'Européen,
continuel d'acdans un état
dans ses foyers,
constamtion et de mouvement, od, jouissant
douce, d'une nourriment d'une température
tems,
à
il est habitué depuis long
ture laquelle
trouver dans un miva tout d'un coup se
de vivre
sa manière
lieu,o ses mouvemens, intervertis : toutes ces cirseront entièrement
donné lieu à
constancès auront nécessairement
marqué dans quelques-unes
un affaiblissement
d'autres latifonctions. Arrivé enfin sous
de ses
qu'il ne
tudes, un excès de chaleur accablant,
déqu'avec la plus grande peine, un
supporte
incompatible
faut d'action et de mouvement,
circonsje pense, des
avec son caractère, sont,
économie
à opérer dans son
tances propres --- Page 9 ---
(5)
des changemens d'autant plus
se
qu'il trouve
considérables,
lui-même; par sa manière d'étre
individuelle, susceptible
ou moins de
d'éprouver avec plus
promptitude, les effets d'une
tion aussi terrible.
affecTous les individus qui passent dans les. colonies, quelque soit leur age, leur
sont susceptibles
constitution,
d'éprouver, et ont
cette maladie contagicuse, mais
éprouvé
des différences dans
cependant avec
soninvasion, dans son degré
d'intensiré et dans ses résultats. Tous
mis aux mêmes influences,
sont soueftets de cette chaleur
5 tous éprouvent les
excessive, qui
bien des
parair, sous
rapports 2 changer les lois de l'économie; et cela a lieu en effet. Prenons
ple, un jeune homme,
pour exemd'un
qui, en Europe, jouit
degré de force considérable, d'un
rament sanguin, d'un embonpoint
tempémodéré, chez
lequel tous les mouvemens s'exécutent
liberté entière; chez
avec une
lequel tout confirme àlextérieur un degré de force et d'énergie
culier du ceeur et du système artériel, partinonce les prédominances
qui anles
du sang artériel sur
autres liquides.
Transplanté dans ces régions
éloignées, 9 il
éprouve à - la - fois un degré de chaleur
beaucoup plus considérable des
évacuations
-u
lequel tous les mouvemens s'exécutent
liberté entière; chez
avec une
lequel tout confirme àlextérieur un degré de force et d'énergie
culier du ceeur et du système artériel, partinonce les prédominances
qui anles
du sang artériel sur
autres liquides.
Transplanté dans ces régions
éloignées, 9 il
éprouve à - la - fois un degré de chaleur
beaucoup plus considérable des
évacuations
-u --- Page 10 ---
(6)
un affaiblissement marqué ,
plus abondantes, 2
ensuite l'indolence,
une apathie pour le travail;
et le relàPabandon, la prostration des forces, ,
de toute son économie: : il a un
chement général
réveiller
particulier pour tout ce qui peut
Bodr
comme les liqueurs fortes, les
Taction vitale,
chez lui unaffaiblisseépices, etc.; ce quianonce
dans l'exercice de ses fonctions.
ment général
musculaire se trouve
En effet, la motilité
ni
diminuée; ni le cceur,
extraordinsirement
plus de la même énerles artères, ne jouissent
de résistance des
gie, par rapport au défaut
à raison
dernières ramifications artérielles, qui,
général, laissent échapper, par
du relâchement
quiauroientred'abondantes sueurs, desliquides,
d'autres vaisseaux, dans lacirculation,
tournés par
eût toujours existé dans
si la même résistance
Seimmaitueranbetes sous - cutanés.
en même-tems un dégoût pour
Il se produit
singulière
toutes les viandes, une inappetance
toute'espèce d'alimens, un affaiblissement
pour
L'individu, qui
général des forces gastriques.
présentait un teint frais et vermeil
auparavant
chez lui un accord et une liberté
qui annonçaient
circulatoire, devient pâle,
entière dans lordre
la force du coeur et
jaune , ce qui prouve que
des artères n'est plus la même. --- Page 11 ---
(7)
Les veines, au contraire, même celles qui sont
deviennent beaucoup plus appaà Pextérieur, considérables : la veine-porte 3. à
rentes. 2 plus volume et de la quantité extraorraison de son
viennent de toutes les parties
daire de veines, 2 qui
concourir à sa formadu bas - ventre pour
de
tion, recevra une plus grande quantité sang,
et l'on verra ainsi le système de la veine-porte,
sur celui des
et l'action du foic, prédominer
du
la secrétion abondante
autres organes 2 par
liquide bilieux quis'y opère.
d'ailleurs, 9 à des théories vaines
Sans recourir,
de
dire, avec plus
peut-étre ? ne peut-on pas
des forces
raison , que Taffaiblissement général la cause dégastriques, quia lieu en ce cas, est
d'une excrétion aussi abondante de
terminante
huileux, le beurre 5 le
bile. Les alimens gras, 3
au syslard, énfin tout ce qui peut imprimer
d'affoiblissement queltème gastrique, un degré
individus
ne
pas sur certains
conque, produit-il Phabitude de pareils alimens 2 une
qui n'ont pas
abondante du même liexcrétion également
Les rapports bilieux, les affections gasquide. bilieuses, qui en sont les résultats, n'antriques
etla turgescence bilieuse,
noncent-ils paslaction
de La
, 3
au syslard, énfin tout ce qui peut imprimer
d'affoiblissement queltème gastrique, un degré
individus
ne
pas sur certains
conque, produit-il Phabitude de pareils alimens 2 une
qui n'ont pas
abondante du même liexcrétion également
Les rapports bilieux, les affections gasquide. bilieuses, qui en sont les résultats, n'antriques
etla turgescence bilieuse,
noncent-ils paslaction
de La --- Page 12 ---
D
(8)
sa' dépravation. dans l'estonac
et quelquefois
ct les intestins.
les phénomènes et les
Tels sont A-peu-près
surviennent par le seul effet
changemens 1 qui
d'aude la température. Il existe bien encore
multiplient, favoritres circonstances 2 qui
cette disposition. - 2 indépensent ou propagent
affections de Pâme, et
damment de diverses
état
des individus, qui, arrade cet
particulier
dans des clichés de leur patric, 2 transplantés
mats éloignés, sont sans cesse pénétrés par un
douloureux souvenir des objets quilesattachoient
à leurs foyers ; la Nostalgie, est pour plus qu'on:
dans Paffection qui nous occupe.
ne pense
Le travail auquel on est quelquefois forcé de
milieu des chaleurs excessives de
s'adonner, au
les exhalaila situation des lieux, 2
ces climats;
influent encore,
sons putrides et marécageuses,
beaucoup sur le développement et la propagation de cette funeste contagion, qui exerce ses
par-tout oà il existe de grands rassemravages d'individus dans un même espace.
blemens
Cette contagion que j'ai eu occasion d'obserpar le 18 au 24.
ver à Saint-Domingue 9 [placé
sévissait
de latitude), dans le tems où elle
degré
dans les lieux où étaient rassemblés
le plus 2 --- Page 13 ---
(9)
d'individus, dans le lieu
nombre
un très-grand
où était le centre géprincipal de la colonic,
néral de Parmée.
été tant de fois
La topographie du lieu a
inutile de
exactement rendue, qu'il est
et si
dirons seulement que le
la renouveler. Nous
où la maladie a exercé les plus grands
Cap,
le bord de la mer. Cette
ravages , est situé sur
le nord- ouest *
ville, qui est fermée, 9 depuis
sud , par une chaine de montagnes
jusqu'au
élevées, qui vont toujours en
plus ou moins
dans ses
vers le sud, présente
se prolongeant
de substances anienvirons un amas considérable
des bouchemales en putréfaction, provenant
se voit
ries, qui en sont à deux pas. A l'est,
plaine, qui, depuis les malheurs
une immense
plus qu'un
qu'éprouve la colonie 2 ne présente
contide dévastation et d'incendie
champ
contient des terrains extrénuel. Cette plaine
çà et
et de P'eau stagnante
mement marécageux
de son étendue.
là dans certaines parties
Voilà donc la combinaison de deux agens prinet une humidité
cipaux: ; une chaleur-exeessive
à déveextraordinaire : circonstances propres
la
et la putrélopper et à propager putridité
circonstances quiont contribué, comme
faction ;
à donner à la maladie
on, le verra par la suite,
Lo
énuel. Cette plaine
çà et
et de P'eau stagnante
mement marécageux
de son étendue.
là dans certaines parties
Voilà donc la combinaison de deux agens prinet une humidité
cipaux: ; une chaleur-exeessive
à déveextraordinaire : circonstances propres
la
et la putrélopper et à propager putridité
circonstances quiont contribué, comme
faction ;
à donner à la maladie
on, le verra par la suite,
Lo --- Page 14 ---
(1o)
régnante un caracrère beaucoup plus alarmant,
la
sous des symptômes qui deen
présentant
venoient mortels en très-peu de tems.
du lieu où j'ai pu
Telle est la disposition
tirer
observations, pour en
ramasser quelques
tout-à-la-fois -
des inductions sur une maladie
aussi intéressante et aussi terrible. Je poserai
suivantes sur tout ce que j'ai obles questions
de l'an IO
servé, depuis le mois de thermidor
mois de brumaire de l'an II, dans Pinjusqu'au
dans son plus haut devasion de la maladie,
d'intensité, dans la variété de symptômes
gré
dans son décroissement
très-souvent opposés,
en une autre affection, en apet son changement
n'était toujours
parence différente, 2 mais qui
avait pris un autre
que la même maladie, qui
le chancaractère et une autre. manière d'être par
gement de saison.
a-t-elle
Io. La maladie de Saint-Domingue maladies
des rapports marqués avec d'autres
latiobservées sous des mêmes
épidémiques
circonstances et dans des tems
tudes, dans des
à fomenter ces contagions?
les plus propres la marche la plus ordinaire
2°. Quelle étoit
terminaisons de cette maladie à l'époque
et les
oùt Jarrivai?
les diverses
3Quels furent les changemens, --- Page 15 ---
(I)
dans
manières d'être sous un aspect différent, de
avancée, observée au mois
une saison plus
conduira à ce
brumaire dernier ? Ce qui nous
savoir : Si la maladie contadernier, résultat;
Fièvre-Jaune, a été constamment
gieuse , ou
l'ai obla même maladie tout le tems que je
un aspect difféservée, prenant une tournure,
l'ordre des
le changement dans
rents d'après
toujours la même
saisons; mais dans le fond,
maladie ?
et cette FièOu bien a-t-il existé, au Cap,
4°.
suite, une autre fièvre intervre-Jaune, et par
mittente de mauvais caractère, qui se présentait
différens de ceux
toujours sous des symptômes
? symptômes également
de la Fièvre-Jaune
mortels.
j'ai exactement
Quelques observations, que
recueillies dans le tems de mon séjour, serviront
nous conduire à la connaissance
de base pour
parfaite des choses.
Iere, OBSERVATION.
de voir arriLe 13 fructidor, 1e j'eus occasion
dans une des salles, un espagnol venant
ver
lieu plus tempéré et plus
de Monte-Christo,
salubre
le Cap. La veille, 2 assez bien porque
- Wa
aune
mortels.
j'ai exactement
Quelques observations, que
recueillies dans le tems de mon séjour, serviront
nous conduire à la connaissance
de base pour
parfaite des choses.
Iere, OBSERVATION.
de voir arriLe 13 fructidor, 1e j'eus occasion
dans une des salles, un espagnol venant
ver
lieu plus tempéré et plus
de Monte-Christo,
salubre
le Cap. La veille, 2 assez bien porque
- Wa --- Page 16 ---
(1) )
tant, (me dirent quelques amis avec quiil était
venu ). Dans le moment de son arrivée,je vis
cet homme maigre et sec, agé d'environ quarante ans, dans un abattement et une prostration de forces extrême, tourmenté par un
délire continuel, criant constamment, voulant
quelquefois se lever, mais retombant toujours
de forces
à raison de la grande prostration
où il était plongé. L'eil était hagard, mais
abattu ; la bouche sèche, aride; la langue et
les dents noires ; nulle évacuation n'eut lieu
pendant cè jour. Le délire et la fièvre furent
continuels jusqu'à la matinée du 14; alors,
rémission de la fièvre; le délire parut se calsoit
ce fut l'effet de quelques 16mer ; et
que
ou un mougers évacuans qu'on lui administra,
vement salutaire de la nature, il éprouva des
évacuations alvines extrêmement abondantes de
Il parut être mieux
matières jaune-noirâtre.
dix heures, où le paroxisme se rejusqu?à
devint plus vionouvella avec le délire, qui
lent; la faiblesse fut extrême; des évacuations
eurent lieu, et le malade
noires, sanguinolentes
succomba.
un état
L'ouverture du corps me présenta
gangréneux d'une partie du canal intestinal. --- Page 17 ---
(13)
IIe,
OBSERVATIO N.
Le27 thermidor, 2 un militaire allemand, âgé
d'environ 25 ans, d'un tempérament
bien
sanguin,
constitué, ne faisant que d'arriver dans
la colonic, fut, à la suite de quelque travail
des courses dans la plus grande chaleur et
du
jour 2 affecté des symptômes gastriqués
s'annonçaient
qui
par un sentiment de
et de douleur vers l'estomac. Le
réplétion
lité excessive de
28, sensibil'estomac, , suivie de vomissemens bilieux extraordinaires, La fièvre se déclara, mais avec des paroxismes violens
tinuels. Le pouls fort, élevé,
et condevint intermittent au deuxième accès : il survint en méme
tems un délire furieux ; ses
gestes 2 ses mouvemens semblaient avoir
acquis un degré si
considérable
d'énergie, qu'il se levait à
instant de son lit, et courait
chaque
chambre.
çà et là dans la
A la fin du paroxisme, le
dor, le malade fut
30 thermiictère
complettement abattu, un
profond se manifesta sur toute
du
l'habitude
corps ; un délire sombre et taciturne
céda au délire furieux la
suc-
;
langue
vant était
qui aupararouge sur les bords, jaune dans le
milicu, devint sèche, noire; des
vomissemens
ambre.
çà et là dans la
A la fin du paroxisme, le
dor, le malade fut
30 thermiictère
complettement abattu, un
profond se manifesta sur toute
du
l'habitude
corps ; un délire sombre et taciturne
céda au délire furieux la
suc-
;
langue
vant était
qui aupararouge sur les bords, jaune dans le
milicu, devint sèche, noire; des
vomissemens --- Page 18 ---
(14)
d'une matière noiritre; des déjections alvines
de la même couleur 9 eurent lieu ; le malade
dans un délire tranquille jusresta constamment
qu'à la matinée du rer. fructidor. Dès cette
matinée, le paroxisme se renouvella; un érat
comateux survint avec quelques déjections
noires, liquides , et le malade succomba.
Une simple incision sur les tégumens 2 portée
dans la cavité abdominale, laissa exhajusques
odeur
insupportable 2 et je
ler une
gangréneuse
finis par m'assurer qu'il existait une gangrène
dans le canal intestinal.
IIIe. OBS E R V A TIO N.
Le 23 fructidor, le général M agé d'environ 40 ans, de constitution sèche 9 jouissant
et au moral d'une grande sensiau physique
d'une traversée fastibilité s très 1 affecté
dieuse, soit par l'effet de quelques affections
antécédantes de l'âme 2 soit qu'il fit frappé
la maladie épidémique exerdes ravages que
in
çoit alors au Cap, se sentit assez gravément
disposé deux jours après sot arrivée. Le.27, il
lui survint un certain degré d'abattement, une
inappétence marquée pour toute espèce d'alidérangement marqué 2 vers le système
mens, --- Page 19 ---
(15)
gastriquesqui s'annonçoit par un sentiment. de
plénitude et de douleur gravative vers cette région ; envies de vomir; vomissemens
le 28, qui annonçaient une grande
repétés
sensibilité de
P'estomac; douleurs de tête intolérabless
tration des forces qui allait
prossant; le délire survint
toujours en crois9 et persista
jour où il parut un accès de fèvre jusqu'au.4s,
lent, pendant lequel il survint un état très-vioprofond;la prostration des forces fut comateux
et le malade succomba.
extrême,
IVe, OBSE R V ATIO N.
a
Le 13 vendémiaire, un homme,
ron 36 ans, 9 jouissant d'un certain âgé d'envibonpoint, arrive à
degré d'emla
Phôpital. La bouche sèche;
langue jaunâtre ; l'aeil égaré, mais abattu
délirant constamment. Lel lendemain de
;
rivé, dès l'invasion du
son ar14,ilfut pris d'une ictère Paroxisme fébrile, 2 le
bitude du
profond sur toute l'hacorps 2 avec un état
dura jusqu'a la fin de l'accès
comareux, qui
il se manifesta
fébrile, époque ot
un engorgement
la parotide droite dès
considérable à
roxismes
;
ce moment, les
ne furent point si violens ; les pasuivans, ils furent même
jours
marqués par des inVa
,ilfut pris d'une ictère Paroxisme fébrile, 2 le
bitude du
profond sur toute l'hacorps 2 avec un état
dura jusqu'a la fin de l'accès
comareux, qui
il se manifesta
fébrile, époque ot
un engorgement
la parotide droite dès
considérable à
roxismes
;
ce moment, les
ne furent point si violens ; les pasuivans, ils furent même
jours
marqués par des inVa --- Page 20 ---
(16) )
Mais l'état comatermittences assez longues.
encore jusqu'à un certain point;
teux persistait
de la formation de Pengorenfin, le gme, jour
par
de la parotide,.j je fis une incision,
gement
énorme de pus
laquelle découla une quantité
sanguinolent; ; dès ce moment l'état comateux
mais il resta chez Pindividu une difdisparut;
et un état que lon auroit
ficulté de parler ,
le
de P'imbécilité, Enfin, vers
14me,
pris pour
écoulement de- matière
jour de la maladie, un
la
il
existant toujours vers
plaie,
puriforme,
entièrement
fut dans le cas de sortir presque
rétabli.
avande ces terminaisons
J'ai vu beaucoup
été ou-
; mais les parotides n'ayant pas
rageuses
l'oreille, en trèsvertes, le pus s'écouloit par
grande abondance.
Ve. 0 B S E R V ATIO N.
de 28 ans, sanguin, d'un
Un polonais 2 âgé
mulmodéré, à la suite de travaux
embonpoint
des fortes averses, dans la
tipliés, au milieu
le
tous
nuit du 14 vendémiaire, vint, *7,avec end'une surcharge gastrique;
les.symptèmes
vomissemens de mavies de vomir continuelles;
fébrile, très - violent,
tière jaune ; paroxisme
ictère considédurant lequel se manifesta un
de symptômes.
rable, qui amena une rémission
gé
mulmodéré, à la suite de travaux
embonpoint
des fortes averses, dans la
tipliés, au milieu
le
tous
nuit du 14 vendémiaire, vint, *7,avec end'une surcharge gastrique;
les.symptèmes
vomissemens de mavies de vomir continuelles;
fébrile, très - violent,
tière jaune ; paroxisme
ictère considédurant lequel se manifesta un
de symptômes.
rable, qui amena une rémission --- Page 21 ---
(17)
Dans la matinée du 18, vomissemens
lés, mais d'un
renouvelsang liquide; état comateux
profond, qui dura jusqu'au lendemain,
ou le malade succomba.
époque
Vers la fin de
vendémiaire, se
d'autres phénomènes
manifestérent
marche
2 qui parurent
et le caracrère de Ia maladie, changer la
nonçait
qui s'antoujours avec tous les symptômes de
surcharge gastriques 2 t
gnées d'un état
constamment accompa- uses - - A
angoisses
comateux, de lipothymies, ou
fréquentes; ; ou bien des
excessifs de matières de différentes vomissemens
tantôt noires, tantôt de
couleurs 9
des déjections alvines sang liquide; ailleurs,
de même
milieu desquelles les malades
couleur, au
ssuccombaient
que constamment. Il est à noter
presparoxismes fébriles étaient
qu'alors les
termittences
marqués par des inplus ou moins longues.
VIe, OBSER R VA T IO N.
Une femme d'une constitution
d'un certain degré
forte, ,jouissant
ans, se plaignant d'un d'embonpoint 2 âgée de 24
et de douleur dans la sentiment de pesanteur,
région
prise, le I5 brumaire
épigastrique, fut
2 d'un accès violent de
fièvre, qui fut accompagné d'un
teux trés-profond. Cet
état comaétat dura environ six
--- Page 22 ---
(18)
deux
heures. Lors de la rémission, jadministrai
de sel de Glauber dans un verre d'eau, dans
gros
lequel je fis dissoudre une grain d'émétique.
La malade rendit par haut et par bas une quantité extraordinaire de matières jaunes, verdâtres;
le
le paroxisme revint avec les mêmes
17,
la première fois; ils parurent
symptômes que
Deux heures avant lindurer plus long.tems.
vasion du 3me, accès, je fis prendre environ
une demi - once de quinquina en substance, en
deux doses; l'accès ne revint que très-foibleA
du 4me, accès, je fis prendre
ment. Pépoque dose de la même substance 2 et le
une égale
paroxisme ne reparut plus.
HISTOIRE DE LA MALADIE.
L'histoire de la maladie, dès le moment de
invasion dans le pays, nous donnera sans
son
connaisances,sur son caractère
doute quelques
avoir
particulier, sur le rapport qu'elle peut
d'autres maladies contagieuses, et pourra
avec
fixer sur le traitement à employer
ainsi nous
en divers Cas.
P R E M I E R D. EG R E.
Dansle prémier degré, cette fièvre paraitavoir,
dès le moment de son invasion, de très-grands
.
L'histoire de la maladie, dès le moment de
invasion dans le pays, nous donnera sans
son
connaisances,sur son caractère
doute quelques
avoir
particulier, sur le rapport qu'elle peut
d'autres maladies contagieuses, et pourra
avec
fixer sur le traitement à employer
ainsi nous
en divers Cas.
P R E M I E R D. EG R E.
Dansle prémier degré, cette fièvre paraitavoir,
dès le moment de son invasion, de très-grands --- Page 23 ---
(19)
rapports avec la fièvre ardente, avec le.gme, de-
-gré de la fièvre épidémique bilieuse de Lausane.
Dans ce premier état, la mortalité ne fut
considérable; ; et chez les personnes
point
affectées de cette
qui furent
contagion et
on
quisuccombérent,
observa qu'elle eut, par suite, un caractère
de. putridité avec quelques
veux comme dans la fiévre symptômes de
nerles malades succombérent
Lausane >' et
de la même manière,
IIe. D E G R E.
Dans le second degré, les
circonstances
causes ou les
que nous avonsannoncés
se multipliant, la
ailleurs,
contagion devint plus
rale, la maladie plus
généterrible, se
sous des phénomènes
présentant
semble
effrayans, avec tout l'enou la combinaison de l'ataxie
putridité.
et de la
Ici, son invasion se manifestait de
manières différenres
deux
tels
: chez quelques a uns 9.
que ceux qui avaient été affaiblis
circonstances
par des
d'une
antécédentes 2 et qui
faible constitution
jouissaient
2 elle se
sous des symptômes
manifestait
tels
purement ataxiques 2
qu'abattement, une prostration de forces
2 *
Ne --- Page 24 ---
: 20 )
subite, avec tous les phénomènes
charge gastrique; envies de
d'une survomir;
plus ou moins répétés ; la
vomissemens
noire
langue devenait
2 sèche; le pouls était irrégulier,
concentré, serré. Des soubresauts
petir 2
dons; un délire
dans les tenprofond, taciturne, ou un état
comateux, 2 terminaient
malades
constamment la vie des
en deux ou trois jours.
Dans un autre cas,; au contraire la
taquait des gens forts,
2 maladieatétéaffaiblis
jeunes, qui n'avaient point
parl'effet dec circonstances déjà
cées, comme ceux
énonqriarrisisntrécemmenrs d'Europe;. chez ceux-Ià, la maladie
une
s'annonçait toujours e par
surcharge gastrique
que l'on jugeait aisément
extraordinaire,
et à un sentiment de
exister, à la réplétion
les
douleur si considérable dans
organes, quelcs malades
des angoisses extrêmes.
paraissaient être dans
Une fèvre violente
que continuelle; un ictère profond dès le presme ou troisième paroxisme;
deuxièfurieux,
un délire tellement
que les malades se levaient de leur
lit, criant,
-
vociférant, semblant
être affectés de quelques
toujours ou
terreurs
ne
ou.
J
respirant que des sentimens de paniques,
contre ceux qui se.,
vengeance
lorée; l'ail
présentaient; la face COhagard, farouche, regardant de
que continuelle; un ictère profond dès le presme ou troisième paroxisme;
deuxièfurieux,
un délire tellement
que les malades se levaient de leur
lit, criant,
-
vociférant, semblant
être affectés de quelques
toujours ou
terreurs
ne
ou.
J
respirant que des sentimens de paniques,
contre ceux qui se.,
vengeance
lorée; l'ail
présentaient; la face COhagard, farouche, regardant de --- Page 25 ---
(2r)
travers ; enfin , les gestes, l'air des malades,
semblaient annoncer un degré, de force, et de
réaction extraordinaire de la vie. Le pouls était
fort, vif, développé, mais très-souvent
mittent ; des soubresauts dans les
intermalades étaient
tendons : les
en même tems tourmentés
des vomissemens d'une matière
par
fuligineuse.
jaune, noire ou
A cet état si violent, succédait
un
constamment
abattement; une: prostration de forces subite; le pouls, 2 auparavant fort,
agité, devenait petit, serre,
développé,
bresauts dans les tendons contracré; des souD'autres
9 un délire paisible.
fois, un étati comateux; la langue sechegunoire; des déjections alvines
ou des vomissemens, del la méme
noirdtrèss
sueur froide, de fréquentes
couleurs;. une
lipothymies, annonçaicnt un état' gangréneux dans le canal intestinal, que j'ai toujours observé, en pareille
circonstance, dans: Pouverture des
les malades
cadavres; et
périssaient ainsi au milieu' d'angoisses
terribles.
10 a7
a Un symprôme qui dominoit
ment dans tout le cours de la maladie, constamraissait être inhérent
et qui pal'a fait
5 ce symprôme 2 qui
désigner sous. le nom de
est cette couleur de la
Fièvre-Jaune,
peau, qui commence
quelquefois pendant le troisième
paroxisme, --- Page 26 ---
(22)
se continue les suivans 2 avec plus ou moins
et
de rapidité:
Quels sont les cas oà , premièrement; ce
n'annoncant rien dans la solution de
symptôme
la, maladieyn'en est souvent même qu'un symptôme facheux; et secondement, les cas, au contraire, où Pictère annonce une solution avantageuse? Cette couleur jaune survient avec la ma1.-
dans tout son cours. Lorsladie, P'accompaghe
survient ainsi dans les premiers jours
qu'elle
elle annonce toujours une terde l'invasion,
:: 3
minaison sinistre.
le malade soit 9 jusqu'à à-un.cer20, Quoique
couleur
: dès
sain point, affecté de cette
jaune
de la maladie, on doit cele commencement
l'ictère qui
pendant regarder comme éritique
lorsque l'affection tend
survient complettement
dix ou onzième
à sa terminaison, vers : le neuf,
Dès Pinstant de Papparition de cet-ictère
jour.
la maladie prend une tournure favocomplet,
rable, l'individu ressent un mieux-être génétourmenté d'une anxiété conral: 5 auparavant sentiment de douleur à Phypotinuelle, d'un
droit
avec un délire plus ou
condre
par
moins violenr; les acidents s'appaisent
de cet ictère complet. Dès ce
T'apparition
, vers : le neuf,
Dès Pinstant de Papparition de cet-ictère
jour.
la maladie prend une tournure favocomplet,
rable, l'individu ressent un mieux-être génétourmenté d'une anxiété conral: 5 auparavant sentiment de douleur à Phypotinuelle, d'un
droit
avec un délire plus ou
condre
par
moins violenr; les acidents s'appaisent
de cet ictère complet. Dès ce
T'apparition --- Page 27 ---
(23 )
les urines deviennent troubles, presmoment,
jaunâtres, et restent considéraqu'entièrement dans tout le cours de la mablement chargées
tems durant la convalescence.
ladie, ,et très-long- l'énumération des divers sympEn fais.nt ainsi
nous
constituent le second degré,
rômes qui
terminaisons plus ou moins
devrions parler des
mais comme
favorables que prenoit la maladie;
été les
ces terminaisons ont presqueitoujoucs
qu'eussent été les symptômes,
mêmes, quels
opposés ou irréguliers, 2
plus ou moins variés,
soit
d'une ataxie complette,
soit dépendants imminente, la maladic, dans ce
d'une putridité
constamsecond degré 9 se terminait presque
ment par la mort. 2 et cela est d'autant plus vrai,
sur cent malades qui entraient journellement;
que
péà l'hôpital des Pères, quatre-vinge-quinze dans le
rissaient, et cinq seulement sortaient,
suis,
de cing jours ; ce dont je me
court espace
les registres de ceux gui enencore assuré par
sortaient.
traient dans cethôpital, ou qui en
la terminaison quej'ai vu la plus
Cependant, dans ce second degré, et qui semavantageuse les malades à l'abri des rechûtes $
blait mettre
qui surétoient, 1°.; des dépôts gangréneux 2
dégénéroient en ulcères
venoit aux fesses, qui
d'une fétidité 7 d'une apparence
gangréneux, --- Page 28 ---
(24.)
horrible, et d'une étendue
dérable ; 20.,
plus ou moins consi- :".
des parotides, P'engorgement, s la tuméfaction
qui en
le malade. Ces
Sabeadant,sauvaienrs aussi
terminaisons ont été
quelquefois remarquées
également
médecin en chef de
par le citoyen Gilbert,
fond et
T'armée; 3°., unictère
complet 2 qui survenoit le
proou onzieme jour de la
neuf, dix
évacuations abondantes maladie ; 40., des
ceux qui avaient
par les selles ; enfin,
eu le bonheur
second degré d'une maladie d'échapper à ce
ceux-là étaient
aussi désastreuse,
valescence
affectés, au milieu d'une conlongue et pénible,
dans les divers
d'engorgemens
étaieut
organes du
suivies ou
baeventre, qui
accompagnées d'une
plus ou moins
cachéxie
le plus
marquée, état qui se terminait
communément par
sera donc pas surpris,
Phydropisie. On ne
que nous avons dit,
en considérant tout ce
pourquoi les
y sont extrémement
convalescencés
longues, si
ne sont impossibles.
quelquefois elles
Variation de la maladie
par le changement de
saison.
Lorsque par un effet des
fit
on
obligé, vers la fin de circonstances, 7,
cuer ces hopitaux, lieu de vendémiaire, d'évation
mort et de destruccontinuelle, et que tous les malades fu-
:
ie. On ne
que nous avons dit,
en considérant tout ce
pourquoi les
y sont extrémement
convalescencés
longues, si
ne sont impossibles.
quelquefois elles
Variation de la maladie
par le changement de
saison.
Lorsque par un effet des
fit
on
obligé, vers la fin de circonstances, 7,
cuer ces hopitaux, lieu de vendémiaire, d'évation
mort et de destruccontinuelle, et que tous les malades fu-
: --- Page 29 ---
(25)
rent transportés sur les divers bâtimens
nés sur la rade, soit
la
statioeût encore contribuée que
saison différente
à ce changement, la mortalité, par suite, parur beaucoup
iln'est pas douteux que si les choses diminuée, et
favorablement
T
eussent été
dus malades disposées 2 pour que les indiviy fussent bien soignés, à P'abri
besoins et des incommodités dont
des
cablés, Ia maladie
ils furent acn'eût pris une terminaison
prompte et avantageuse.
Quoiqu'il en soit, 2 la fièvre, qui, au 2me, degré étoit continue, rémittente, fat alors
quée par des intermittences
marplus ou moins longues,t parut, sous beaucoup de
confondre avec la fièvre
rapports 9 se
intermittente
cieuse de Torti; elle
pernimarche
parut suivre Ia même
et les mêmes terminaisons. Le
qui érait toujours, dans le deuxième délire,
symptôme le plus ordinaire,
degré, le
à un état
2 fit place alors
comateux que j'ai constamment
observé; état comateix, plus ou moins
durant jusqu'à la fin du
profond,
paroxisme.
l'exemple de la femme, dont
(Voyez
de
à
j'ai eu occasion
parler, 9 la 6me, obuervation).
2". C'étaient d'autres fois des
noirâtres, de trés-mauvaise déjectionsalvines,
odeur;
3°. D'autres fois, c'étaient des vomissemens --- Page 30 ---
(26 )
extraordinaires de matières bilieuses, différemment colorées, d'autres fois, des vomissemens
d'un sang noir et dissous.
4°. D'autres fois enfin 9 au commencement
du paroxisme fébrile 9 survenaient des lipothymies, des angoisses, qui devenaient bientôt mortelles, avec des sueurs froides qui en étaient
toujours les compagnes inséparables.
Quels furent les symptômes prédominans,
toujours existans, qui formaient le caractère
essentiel du 2me, degré?
Cétait,1°., un délire plus ou moins violent.
20, Un ictère, qui survenait du 3me au sme.
jour de la maladie, et bien souvent d'un trèsmauvais présage.
complet ie
3°. Ictère critique 9 qui paraissait
IIe.jour de la maladie, et qui lajugeait.
9,10et
sensibilité extraordinaire de l'esto4°. Une
violentes
dérerminant des contractions
mac, vomissemens répétés ou des efforts condes
tinuels pour vomir.
matières,
s°. Des évacuations de différentes
par haut et par bas.
Une
des forces, extrême 2
6°.
prostration
lipothymie, et très-souvent un état gangréneux
du canal intestinal.
Dans la variation de-la maladie,on remarquait
jugeait.
9,10et
sensibilité extraordinaire de l'esto4°. Une
violentes
dérerminant des contractions
mac, vomissemens répétés ou des efforts condes
tinuels pour vomir.
matières,
s°. Des évacuations de différentes
par haut et par bas.
Une
des forces, extrême 2
6°.
prostration
lipothymie, et très-souvent un état gangréneux
du canal intestinal.
Dans la variation de-la maladie,on remarquait --- Page 31 ---
( du 27 )
1o., un état comateux, qui tecomparativement, lieu du délire ; 2°. Ici, lictère n'existait
nait
point
extraordinaire de Pestomac
3°. La sensibilité
mêmes
existait toujours : mêmes vomissemens,
déjections alvines.
prostration de forces ; lipothymies
4°. Egale
dans le second degré, anfréquentes comme
du canal innonçant aussi un état gangréneux
testinal.
porté à
Je suis donc, de ces observations,
avancer :
existé au Cap,
1°. Qu'il n'a jamais
la Fièvre-Jaune,
qu'une seule et même maladie,
sous
selon les diverses saisons,
se présentant,
différens. Que cette prétendue
des symptômes
est la
fièvre intermittente qu'on a observée,
celle du second degré, avec cette
même que
de la saison,
difiérence, que le changement
imaccompagnée de vents
qui était pluvieuse,
qu'alors la matière bilieuse,
(*) Sans doute, parce
de l'esplus épaisse, plus tenace 1 adhérente aux parois fébrile,
tomac, n'avait pu, par Teffet du paroxisme la masse
et passer de là par
être mis en mouvement,
vers le système gutané,
des humeurs' cireulantes,
a --- Page 32 ---
(28)
pétueux, vers la fin de
nécessairement amener
vendémiaire, a de
des
marche et presque dans modifications dans sa
2°.
son caractère.
Que si,. dans le cours du second
gré, on a observé des fièvres
deelles étaient extrémement
intermittentes, 5
qu'à la suite de Ia
rares et ne venaient
de continue
maladie primitive, qui,
remittente après
avait acquis le caractère
plusieurs accès;
intermittent.
3°, On sait, d'après l'observation
épidémies régnantes
2. que les
nation les
rangent sous leur domiautres maladies
leurs 7 cette fièvre
sporadiques. D'ailcompagnée
intermittente était actômes
1-peli-pres des mêmés
que la Fièvre-Jaune :
symptrique" 2 ictère, vomissemens surcharge gasdans d'une
répétés, dépentème
trop grande irritabilité du
gastrique - 2 et tous les autres
sysdont nous avons déjà parlé dans Phistoire accidens
variation de la maladie.
de la
Pour ce. qui regarde le
dirons en
de
traitemént, nous
érait le peu
mots 2 quel était celui qui
mieux adapté aux circonstances et aux
divers états des malades.
Dans le Cas où une ataxie
former le caractère
complette semblait
essentiel de lar maladie, comme
trop grande irritabilité du
gastrique - 2 et tous les autres
sysdont nous avons déjà parlé dans Phistoire accidens
variation de la maladie.
de la
Pour ce. qui regarde le
dirons en
de
traitemént, nous
érait le peu
mots 2 quel était celui qui
mieux adapté aux circonstances et aux
divers états des malades.
Dans le Cas où une ataxie
former le caractère
complette semblait
essentiel de lar maladie, comme --- Page 33 ---
(29 )
chez ceux qui avaient été affaiblis
des circonstances
par l'effet
vaux
antécédentes, par des traplus ou moins pénibles S. 2 au milieu
chaleurs
des
excessives, ou par défaut de nourriture saine ; chez lesquels se
méme tems tous les
présentaient en
symptômes d'une surcharge
gastrique, avec un degré excessif de sensibilité, d'irritabilité de
P'estomac, état
mait le caractère
qui forspécifique de la maladie
employair d'abord les
; on
délayans, les
tans, 2 les
humecmarin, rafraichisans, comme l'eau de tal'eau de riz, ou bien Peau de
et de tamarin;
casse
ensuite, on
cuation salutaire
provoquait une évapar le
de
de sel de Glauber
mélange
deux gros
avec un grain
délayés dans un verre d'eau.
d'émétique,
tômes de la
Quand les sympsurcharge gastrique étaient
més, de légers évacuans,
calles pulpes de casse et de relâchans, comme
tamarin, dans
quelles on faisait dissoudre deux
lesGlauber, éraient bien
gros de sel de
indiqués,
Ensuite le vin, le quinquina,
fin de la maladie,
sur-tout à la
venir.
paraissaient fort bien conLes vésicatoires ont
produit
aussi, en ce cas,
un effet avantageux,
souvent
Le même traitement devoit
aussi avoir lieu € --- Page 34 ---
(30)
chez les personnes de constitution forte, qui
n'avaient point été affaiblies, et chez lesquelles
Pinvasion de la maladie s'annonçait toujours
des symptômes violens, avec une surcharge
par
une sensibilité et irritabilité singu-)
gastrique,
lière de l'estomac, qui était un des principaux
de la maladie. En ce cas, on insissymptômes
tait d'abord sur les délayans, les humectans,
rafraichissans de toutes les manières, et
les
des mêmes médicamens que
par suite, P'emploi
dans le cas précédent.
Lors de la variation de la maladic, lorsqu'elle
sous les mêmes phénomènes que
se présentait
de Torti,
la fièvre intermittente pernicieuse
avoir fait précéderles délayans, les humecaprès
le
au deuxième
tans, on employait
quinquina
paroxisme; et on le continuait jusqu'à la cessacomplette des symptômes fébriles.
la description de cette
Telle est, en général,
funeste maladie.. Je ne fais que mettre au jour
ce quej'ai vu et observé; si mes faibles moyens
de donner un dévelopne me permettent pas
heureux si
pement plus complet,je me trouverai
concourirà donner quelques faits propres
j'ai pu
d'une conà déterminer le caractère spécifique
tagion aussi désastreuse.
F a I N.
isme; et on le continuait jusqu'à la cessacomplette des symptômes fébriles.
la description de cette
Telle est, en général,
funeste maladie.. Je ne fais que mettre au jour
ce quej'ai vu et observé; si mes faibles moyens
de donner un dévelopne me permettent pas
heureux si
pement plus complet,je me trouverai
concourirà donner quelques faits propres
j'ai pu
d'une conà déterminer le caractère spécifique
tagion aussi désastreuse.
F a I N. --- Page 35 ---
(31)
FROPOSITIO: N S.
1°. Quels sont les rapports qui existent
l'état du foie et les maladies de la
entre
sont les
peau? Quelles
circonstances, les tempéramens,
favorisent le plus ce
qui
les vices de la
rapport ? Dans quel cas
bile, qui accompagnent
ces maladies, en sont-ils la cause
souvent
ou Peffet :
20, Quels sont les signes qui
-
disposition à la phtisie
annoncent une
pulmonaire ?
sont les circonstances
Quelles
et les causes
son
qui hâtent
développement ? Quels sont les moyens de
réprimer son invasion, et empécher par suite
développement? ?
son
3°. Pourquoi, 9 lorsque le pus se
t-il un accroissement de
forme, y ala fièvre et des autres
symptômes fébriles, en les
rapportancelaphtilits. --- Page 36 ---
arc
(32)
PROPOSITIONES
Io, Qua cum malignis signis allevamentum
adferunt, , et que cum bonis non remittunt,
molesta sunt, et difficilia.
2". Qui temere, 2 ac prater rationem, nulla
existente vasorum inanitione, 9 impotentes fiunt,
ii male habent.
3°. Febris initio si atrabilis 2 sursum ac
deorsum prodeat, lethale est.
4°, In vehementi et furiosa mentis emotione
accedentes tremores, exitio sunt.
5°. Aures frigide, pellucida, contractae que
perniciens minantur.
60. Vocis defectiones cum virium exolutione,
ac alto stupore. 2 quem catochum vocant, perniciem minantur. --- Page 37 --- --- Page 38 --- --- Page 39 ---
E803
So19d --- Page 40 ---
a