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SC
Jabn Cartrr Srvln
Lihranu
Onm llninersity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
à --- Page 5 ---
DISS 2e E 0e R" TATION
N.271.
SUR
LA FIÈVRE JAUNE
années
Observée à Saint-Domingne pendantles
XI et XII;
Présentée conformément d l'article XI de la loi du 19
Fentose an XI, et soutenue d lEcole de Médecine de
Paris, le 11 Thermidor an XII;
Par ANDRÉ FRANÇOIS,
Bachelier de l'ancienne Faculté de Médecine de Paris, Médecin
des Armées françaises, Correspondant de la Société des Sciences
et Arts de Strasbourg.
A PARIS,
DE L'IMPRIMERIE DE DIDOT JEUNE,
Imprimeur de l'Ecole de Médecine, rue des Magon-Soiloune,Nr 406.
AN XII. (1804-)
- --- Page 6 ---
PRÉSIDENT,
M, THOURET,
EX XAMINATEURS,
MM, BAUDELOCQUE
BOURDIER,
BOYER.
a
CHAUSSIER,
HALLÉ
Par délibération du 19 frimaire an 7, l'Ecole a arrété que les
émises dans les dissertutions qui lui sout présentées, doivent étre considérées opinions
comme propres à leurs auteurs; gu'elle n'entend leur donner aucune approbation
ni improbation, --- Page 7 ---
A M E SSIEURS
COSTE,
PERCY,
DESGENETTES, LARREY,
HEURTELOUP, PARMENTIER,
Inspecteurs-genéraux du Service de Santé des Armées
de Terre.
Comme un témoignage de respect
et de reconnaissance.
A. FRANÇOIS.
3 AR --- Page 8 --- --- Page 9 ---
(5)
N
DISSERTATIO
observée à Saint-Domingue
Sur la Fièvrejaune
dans les années XI et XII.
observé, dans cctle maladie, un état
e J'ai toujours d'anarchie, dans lequel chaque organe, $
complet
aveuglément, et détruichaque système 7 agisseut le chaos, la dissolution
sent le corps : il en résulte
et la mort. >
Journal des Officiersa de santé
V. Victor Parmée BAILLY, de Saint-Domingue, 12.0 1, P. 27de.
connue à Saint-Domingue sous' le
LA fièvre jaune, vulgairement,
dans les Colonies espanom de mal de Siam, de vomilo prieto
est une fièvre
gnoles,iellow. feverà la Jamaique et aux Etats-Unis, vomissement et de supmaligne putride, accompagnée d'ictere, de
de Sauvage, le typression d'urine. C'est la tritéophie d'Amérique ataxique de Pinel, que
phus icterodes de Cullen, Tadynamique l'armée de Saint-1 Domingue, a
M. Bailly, Médecin en chef de'
la dénomination de
atazique > et à laquelle
nommée miasmatique
convenable, parce
icterodes vomitorius me paraîtrait plus
et
typlus
indique deux symptômes constants partique cette nomenclature
culiers à cette espèce de fièvre.
elle-méme; sa durée,sa marLa fièvre jaune n'est semblable qu'à
suivant les circonstances
che, sa malignité, varient singulièrement. 2 moins
aux
II faut avoir été exposé plus ou
longtemps
et les localités.
V hs 2 - RA a 2 -
ax
matique
convenable, parce
icterodes vomitorius me paraîtrait plus
et
typlus
indique deux symptômes constants partique cette nomenclature
culiers à cette espèce de fièvre.
elle-méme; sa durée,sa marLa fièvre jaune n'est semblable qu'à
suivant les circonstances
che, sa malignité, varient singulièrement. 2 moins
aux
II faut avoir été exposé plus ou
longtemps
et les localités.
V hs 2 - RA a 2 -
ax --- Page 10 ---
(6)
influences des causes locales; il faut une
pour en être attaqué : i parait sans
prédisposition particulière
l'ait éprouvée deux fois.
exemple que le même individu
épargne les habitants
Aux Antilles, à la Terre -
du pays (1), tandis
Ferme, elle
étrangers, quelquefois
qu'elle tue ayec fureur les
Etats-Unis
très-peu de jours après leur arrivée, Aux
d'Amérique, c'est tout le contraire
rait susceptible de contracter la fièvre
: l'indigène seul pa*
enl est exempt, à moins quiln'ait
jaune, tandis que Tétranger
le pays. Elle exerce ses
déja séjourné quelque temps dans
femmes et les enfants, La ravages plutôt sur les hommes que sur les
fièyre jaune n'est. point
contact,soit médiat, soit immédiat. Elle. est
contagieuse par
pays; elle devient
endémique dans certains
épidémique, selon la constitution
circonstances particulières. Elle
régnante et les
daus les hôpitaux,
prend une activité bien meurtrière
Mais, quelque
prisons, vaisseaux, malpropres et encombrés
lument
destructive que soit cette maladie, elle doit être (2).
distinguée de la peste; elle ne
ni
absotrax (3), ni parotides.
présente bubons, ni anCette maladie est-elle
particulière au
séquent inconnue aux
Nouvean-Monde, par concrale (4) parle d'une anciens, on pourrait en douter; car
fièvre très-aigue,
Hippor
douleurs d'hypocondre, dans
QOEVETIS, accompagnée de
se teignait en jaune Les laquelle, du 4 au 5.- jour, la peau
chaleurs avaient été excessives dans
nègres, "0OlHfant mulâtres, excepterlepidémie 'dé la Barbade, en 1793, de laquelle
longues années., périrent, aitisi que, d'ancieus habitants venus d'Europe plusieurs créoles,
depuis
(2) Vid, History and cure of fever
indics by
p. 212et endemic, vulgarly the yellow fever'of
vations on Robert-Jakson, treatment ofacutes
seg. 1 Vid. Willain Wright, Practical obser- west
puvrage a été traduit par M. Petit-Iadel. diseases, particularly those of the west indies. 1 Cet
(3) M. Gilbert,en a vu qnelques-uns. MM. Berthe
contré; chef d'uu hapital cousidérable au.
et Devèze n'en. ont point ren-
(4) Frid. Ilipp. op., tn, lib. de
Cap, je n'ai pas cu occasion d'en voir.
Vid. 8 constil., f lib. epid.- - - Pid. abect., C. x,p. 166, edit, Fander-Linden.
de Cadix.
aphor. 62,63, trlib-Fid. Berthe, Maladie
Gilbert,en a vu qnelques-uns. MM. Berthe
contré; chef d'uu hapital cousidérable au.
et Devèze n'en. ont point ren-
(4) Frid. Ilipp. op., tn, lib. de
Cap, je n'ai pas cu occasion d'en voir.
Vid. 8 constil., f lib. epid.- - - Pid. abect., C. x,p. 166, edit, Fander-Linden.
de Cadix.
aphor. 62,63, trlib-Fid. Berthe, Maladie --- Page 11 ---
/
(7)
la canicule jusqu'à Varcture, les maladies
Pile de Thasos depuis
d'lémorragies nazales et
furent des fièvres ardentes accompagnées les urines.
d'ictère; la crise favorable s'opérait par
entre les deux tro15 La fièvre jaune est une maladie endémique
de
l'été; elle fait beaucoup plus
piques; elle règne principalement sècbe et chaude, comme en l'an 113
ravages quand cette saison est
des tropiques toutes les fois que
elle s'est reproduite hors de lalatitude
les mêmesincertains spays, tels que Cadix, les Etats-Unis,ont éprouvé Terre-Ferme:je
fluences qui lui donnent naissanceaux Antilles etâla
pendant
dire Thabitation d'unterrein bas, humide, marécageux,
veux
la massedel'air,
été
exhalaisons putrides quiinfectent
un brilant;des
dans Fintérieur des terres; elle se
Cette maladie pénètre très-peu
les
voisins de la mer, les
manifeste d'abord dans les quartiers plus
La fièvre
populeux, les plus resserrés $ lcs plus malpropres:
la
plus
les bords de la mer s dans les lieux où
jaune naît toujours sur
couverte de débris d'animanx,
côte basse et fangense, sans cesse
brûlante un
fournit à l'atmosphère
de végétaux en putréfaction,
d'autant plus activement
torrent de miasmes délétères, qui agissent soumis à leur action: sont
sur léconomie animale > que les corps
de
par une prostration
disposés déja aux affections morbifiques,
la terreur et
les sueurs excessives, les chagrins. 3
forces produitepar
musculaire ct de l'abatteune irritabilité exaltée en raison delinertie
ment des forces digestives. maritimes seules, et par fois les plaines,
Aux Antilles, les villes
mais les habitations de l'intésont ravagées par la fièvre jaune; ;
A Saint-Dorieur, celles des mornes surtout, en sont exemptes.
la ville de Saint-Yago et Pintérieur de la partie espamingue (),
à Monte-Cliristo et A Saint-Yago. Dans Thôpital de celte
(r) L'air est très-pur malade dans l'espace de plusieurs mois.
ville, il n'est mort aucun est située eutre les 17 et 20. degiés de latitude, et les 72
L'ile de Saint-Domingue Le thermomèirey varie de 20 à 34 degrés. M.Gilbertlava
et 77° mnéridien de Paris.
cst rafraichi tous les jours par deux brises réguà 38 au Cap le 25 prairial an X. L'air
que par des orages. Les viandes s'y
lières qui se succèdent, ct ue sout interrompues oxident tres-promptement
corrompent très-rapidement, les métaux s'y
mof
Sa WAS
D
-Domingue Le thermomèirey varie de 20 à 34 degrés. M.Gilbertlava
et 77° mnéridien de Paris.
cst rafraichi tous les jours par deux brises réguà 38 au Cap le 25 prairial an X. L'air
que par des orages. Les viandes s'y
lières qui se succèdent, ct ue sout interrompues oxident tres-promptement
corrompent très-rapidement, les métaux s'y
mof
Sa WAS
D --- Page 12 ---
(8.)
la cruelle
qui détruisait si
ne
gnole connaissaient point
lièvrejaune,
rapidement notre armée dans tous les points maritimes qu'elle
occupait. II en est de même à la côte ferme : la Vera-Cruz,HonCarthagène, Caracas, sont regardées comme le tombeau
duras,
surtout l'été,t tandis que l'intérieur du pays est trèsdes Européens,
sont tellement convaincus de cette
salubre. Les Anglo-Américains
ils désertent les villes
vérité, que, des que la fièvre jaune paraît,
l'intérieur
maritimes, foyer de l'épidémie, pour se réfugier dans
des terres où elle ne pénètre point,
été imLes Américains croient en: général que Ja fèvre jaune a
vaisseau venant des Antilles. Cette
portée chez eux , par quelque
docteur Rush, contre quelopinion est vivement soutenue par M. le
des rédacteurs du médical reposilory, MM. Smith et
ques-uns Les
de l'idée d'importation ayouent que cette
Chisolm.
partisans
l'été; qu'ellé débute toujours dans les
maladie n'a jamais paru que
jamais elle ne
quartiers les plus sales et les plus insalubres; que
dans l'intérieur des terres, malgré la liberté des coms'est répandue
forcés d'avouer que la dernière épidémie
munications : ils ont été
d'huitres qu'on
d'Alexandrie était due à une très-grande quantité
de la ville pour en faire de la chaux (1).
laissa pourrir près
naturel de croire que le sol bas s humide,
N'est-il pas bien plus
cesse à lai mer (2),
marécageux, que baibits-maeokedgasest dans lesquelles les hommnes
des habitations mal saines, resserrées,
d'imnmondices, les exsont entassés, des rues étroites, encombrées
des bords de la mer, toujours couverts de débris de planhalaisons
d'animaux en dissolution., un été brûlant, SICtes, de coquillages
biver
sont des causes bien sufficédant rapidement à un
glacial,
habitants des Antilles donnent à la fièvre jaune le nom de mal de Siam,
(:) Les
aussi que c'est un vaisseau venantd de 00 royaume quil'a d'abord
1 parcequ'ilst prétendent les uns disent à Saint-Domingne, d'autres à la Greuade,
apportée aux Antilles;
d'autres. à la Barbade. V. Powpud-Desportes. à
à Baltimore.
(:) Voyez les travaux que l'ou fait actucllement Feltzpoint,
LA
acial,
habitants des Antilles donnent à la fièvre jaune le nom de mal de Siam,
(:) Les
aussi que c'est un vaisseau venantd de 00 royaume quil'a d'abord
1 parcequ'ilst prétendent les uns disent à Saint-Domingne, d'autres à la Greuade,
apportée aux Antilles;
d'autres. à la Barbade. V. Powpud-Desportes. à
à Baltimore.
(:) Voyez les travaux que l'ou fait actucllement Feltzpoint,
LA --- Page 13 ---
(9)
santes pour développer spontanément la fèvre jaune à
Philadelphie, Baltimore, Charles-Town,
New-Yorck, >
causes aux Antilles et à la côte ferme. puisqu'elle nait des mêmes
Pour que la fièvre jaune eût pu être
à Cadix, il faudrait qu'elle fût
importée au Continent, et
la peste, la
communicable par contact,
gale s la petite vérole; ce qui n'est
comme
qui fuient les villes pour. se soustraire à
pas, puisque ceuxi
des relations de
lépidémie, yi conseryent
commerce, d'affaires, de, nécessité,
restent, et n'en sont point atteints, à moins
avec ceux qui
avec eux le germe de la maladie. Les Médecins qu'ils n'aient emporté
eurent le courage de soigner les' malades lors français, qui seuls
Cémie aux.
de la
Etats-Unis, ne furent point vietimes de leur premjère épiJ'ai, ainsi que plusieurs de mes collaborateurs à
zèle..
palpé, touché, changé des malades à
SaintDomingue,
ouverturea de cadavres,
Phôpital, fait de nombreuscs
chez ceux qui
sans que la fièvre jaune ait été déterminée
s'exposaient ainsi; tandis que
jours quelguefoisaprès leur débarquement, d'autrespeérisaient 4 à5
Nous n'avons vu que trop souvent dans les sansavoir faitde serviee,
dat alteint d'une maladie
hôpitaux, placer un solle même lit,
légère ou étrangère à la fièvre jaune, sur
enveloppé de la même
autre venait d'expirer de cette maladie, couverture, sous laquelle un
tractât la fièvre jaune, ou
sans. que l'arriyant conprimitive i) faut absolument qu'elle se compliquat ayec la maladie
dit Piquer (1).
une prédisposition particulière, '( comme
La, fièvre jaune attaque
seur, Le malade s'éveille subitement, et sans aucun signe
lente dont le
au point du jour avec une
précur:
siége est sur les orbites,
céphalalgie vioJa conjonctive
Les yeux sont
injectée : il: se plaint de
douloureux,
aux extrémités,
maux de reins, de
auxquelles il attribue l'agitation
douleurs
qu'il éprouve. Quel.
() Y el nocaer todos en
se differencian mucho eutre calenturas si, y nO malignas, es porque los cuerpos
sl dano. V. Piguer de las
estan todos igualmuente. dispuestos humanos a recibir
Calenturas, >. cap. VI.
T E
Les yeux sont
injectée : il: se plaint de
douloureux,
aux extrémités,
maux de reins, de
auxquelles il attribue l'agitation
douleurs
qu'il éprouve. Quel.
() Y el nocaer todos en
se differencian mucho eutre calenturas si, y nO malignas, es porque los cuerpos
sl dano. V. Piguer de las
estan todos igualmuente. dispuestos humanos a recibir
Calenturas, >. cap. VI.
T E --- Page 14 ---
C1o)
quelois la maladie débute par un frisson, le plus souvent
augmentation de chaleur peu seusible au tact, mais
par une
au malade,quoiguily ait peu de soif.
la insupportable
cente dans le période de
Quelquefois face est turgesest dans l'état naturel, linvasion; mais' pour f'ordinaire la figure
Les
jusqu'à linstant oà la
malades se plaignent de resserrement:
jaunisse parait
ils se lamentent, sortent de leur lit,
à la région cardiaque 5
tombent dans le délire;
jettent des cris;
; d'autres restent constamment quelqués-uns. couchés
supination' , tantôt tranquilles, ,tantôt se
en.
sont bien, raisonnant juste,*et
désespérant; répondant qu'ils
qu'à la
la
conservant leur: présence d'esprit
mort; langue est blanche, Jégèrement
juss:
cosités au milieu, tandis que les bords sont
chargée de mu-.
conserve cet état
la
rouges et humides; elle.
Le
jusqu'à mort : alors elle se nétoie
pouls , d'abord grand et précipité, devient bientôt parfaitement,
d'autrefois ; il conserve uné régularité dans
petit et lent;
sistance telle que'dans l'état de la santé la son ritbme, et une conest souple, les
plus parfaite. Le ventre
bypocondres ne sont pas élevés 3 mais la
gastrique est douloureusé au toucher; les urines
région épiélaires, quelquefois colorées; clles se
sont quelquefois
quand elles reparaissent
suppriment du 3 au 4." jour:
c'est un bon signe; mais; troubles, lé
chargées d'un sédiment jaunâtre, A
c'est un
plus souvent, elles ne reparaissent
symptôme mortel, comme lorsqu'elles sont ncires. La plus; cé:
plialalgie 3 les maux de reins, vont en augmentant
heures ; le hoquet, le vomissement
pendant 24 à 30
qu'à la mort; quand la maladie se déclarent et persistent jusbord les matières
a une terminaison funeste. D'arejetées par le vomissement sont
verdâtres' : bientôt élles devienrient
bilieuscs, jaunes,
la mort. Les malades refusent les boissons noirâtres, fétides et annoncent
le-vomisement! C'est à'cette
s' auxquelles ils attribuent
alors les malades
époque que les urines se. suppriment: :
changent de position dans leur lit, se couchent
jeste "() La'jattitise: du corps, et commichce persistc sur le col, sous le menton, d'où elle s'éteud sur tout de
plusieurs jours.. --- Page 15 ---
D
(I)
en travers, et le plus souvent la tête au
da
tant où les hémorragics ont lieu;
pied
Nt. C'est l'insVers le 4." jour,. la fièvre tombe rarement ont-elles été favorables,
Si la jaunisse se montre avant le tout-à-fait pour ne plus revenir. Pour l'ordinaire
7.9j jour, c'est un très-matvais
s dès. tjue la fievre a.cessé, les malades
signe.
--- Page 15 ---
D
(I)
en travers, et le plus souvent la tête au
da
tant où les hémorragics ont lieu;
pied
Nt. C'est l'insVers le 4." jour,. la fièvre tombe rarement ont-elles été favorables,
Si la jaunisse se montre avant le tout-à-fait pour ne plus revenir. Pour l'ordinaire
7.9j jour, c'est un très-matvais
s dès. tjue la fievre a.cessé, les malades
signe. l'abattement, se désolent;
tombent dans
croient guéris,
plusieurs, au contraire, se lèvent, SG
affectent méme de le dire 5 it
naturelle jusque peu d'heures avant la
conservent la face
paisible , ils s'endorment; chez les
mort, qui, chez les uns, est
autres, elle
agonie cruelle, ils poussent des cris lamentables o'agriyequ'après une
soupir. jusqu'au derhier
Quand la diarrhée parait de bonne
:i
I U
point noires ou sanieuses, c'est
heure, que Tes déjections ne sont
un bon signe;
a paru par fois favorable; lès
l'abondance des sueurs
signe funeste; s'il se montre des hémorragies sont. le plus. souyent. un
pétéchies, ce
indiflérentes. La durée de la maladie vanie quiest.rare, elles sont
fois elle se prolonge jusqu'an d'autres singulieremient, quelqueheures. 7*
fois elle Dei dureipas 48
Les causes prédisposantes de la fièvre
lieux bas et exposés aux exhialaisons
jaune sont Thabitation. des
dans les lieux
délétères.des. bords de là mer
marécageux ; uné chaleur excessive
dans la prostration: de force; détermine
doat. Faction jette
et un trop grand usage des boissons des sueurs surabondantes,
nantes ou
acidules. Les causes. détermi:
procathartiques, sont les fatigues du
mes, des liqueurs
corps, 9 T'abus des femPendant la
spiritueuses, et surtout les aflections de
dernière épidémie de
l'ame. que les goutteux et les vénériens Saint-Domingue, en; a remarqué
eontracter la maladie
étaient bien moins sasceptibles de
que les autres'
Il est très-difficile de dire
individus. : TITT J:t
tement de la fièvre
quelque chose de satisfaisant sur le traichanger de
jaune; Sa marche rapide lui fait Si subitement
caractère , qu'il est impossible de saisir
transition, tandis qu'elle
les
Finstant de la
Dans
exige secours les plus prompts. linvasion, une irvitation
excessive, une turgescence trom-
- 1
- str S4 a
--- Page 16 ---
(12)
peuse a déterminé plusieurs praticiens à
Elle a presque toujours été funeste
recommander la saignée. épidémie. L'emétique,
au Cap pendant la dernière
mine le vomissement proposé par quelques-uns, accélère et déter-
, qui est toujours fatigant et
funeste; dès qu'il est établi, il n'est
trop souvent
cun remede à
plus possible de faire
aulintérieur, tous sont rejetés ; le kina passer
passe point. L'usage du mercure, tant à l'intérieur fatige et ne
me parait absolument
qu'à l'extérieur,
tion
contre-indiqué, puisqu'il y a déja une
effrayante, un comimencement de dissolution
irritatoires sont quelquefois utiles,
(r).
-
, qui est toujours fatigant et
funeste; dès qu'il est établi, il n'est
trop souvent
cun remede à
plus possible de faire
aulintérieur, tous sont rejetés ; le kina passer
passe point. L'usage du mercure, tant à l'intérieur fatige et ne
me parait absolument
qu'à l'extérieur,
tion
contre-indiqué, puisqu'il y a déja une
effrayante, un comimencement de dissolution
irritatoires sont quelquefois utiles,
(r). Les vésicaprécis où Tirritation
quand ils sont appliqués au moment
diminuant, le malade est
une mortelle inertic de la
prêt à tomber dans
puisque le
ritalité; mais ils sont souvent insuffisants,
phosphore et une forte dose de café n'ont
moindre accélération au pouls
pu donner la
:. Voici-le
(2) après la chute de la fièvre. traitement qui a obtenu qielques-uns des
que la médeeine.a
rares succès
Il
remportés sur: cètte cruelle maladie.. est' essentiel que le malade Soit vu dès les
l'invasion : on débute par un lavement
premières heures de
céder un bain tiède d'une
purgatif, auquel on fait sucdu
heure,ou au moins un
Au
bain, on frotte tout le
pédiluve. sortir
on fait
corps avec des tranches de citron,
prendre au malade une demi-once de crême
s puis
de l'eau de casse ou du petit lait. On réitère
de tartre, dans
le bain; si des selles de 'bon
le soir le lavement et
miers moyens, si la
caractère sont déterminées par ces prev
c'est un
céphalalgie et les maux de reins
très - bon signe. On ordonne
diminuent,
pour la nuit un julep
l'eau et le via pour boisson;
simple; et le bol caiphré du codex. rement osé ajouter de laudanum aux
J'ai ranaturellement
juleps. Les malades
un sommeil pénible, fatigant, et conservent éprouvent
en s'é-
()A f'exception du doeteur
ont abandonné cette méthode. Rushside Philadelgbie, 9 les médecins Américains
(2) Voyez les 11,0s I et 2 du Journal dcs ofliciers dé santé de
Domingnc.
;
simple; et le bol caiphré du codex. rement osé ajouter de laudanum aux
J'ai ranaturellement
juleps. Les malades
un sommeil pénible, fatigant, et conservent éprouvent
en s'é-
()A f'exception du doeteur
ont abandonné cette méthode. Rushside Philadelgbie, 9 les médecins Américains
(2) Voyez les 11,0s I et 2 du Journal dcs ofliciers dé santé de
Domingnc. l'armée de Saints --- Page 17 ---
(03 ))
veiliant Phorreur des rêves affreux qui les ont tourmentés. Dès que
il faut donner et réitérer la
le hoquet et le vomissement paraissent,
lestomac. Il
potion de Rivière : rien autre cliose ne: peut passer par
faut continuer les bains, faire des embrocations sur le bas - yentre,
creux de l'estomac, avec de l'opium dissous dans de la salive.
et le
fait
l'extrait de kinkina dans
Si le vomissement s'arrête, on
prendre
da vin de Madère ou de Malaga; si le mieux continue, on purge
le malade avec un doux minoratif vers le 9. jour.
du
l'ordinaire l'administration
Le vomissement empéchant pour
aussi hékinkina à l'intérieur, pour ne pas perdre l'effet d'un remède
reique, je proposai les bains de décoction de kinkina. M. Bailly,
médecin en chef de l'armée, approuva cette idée;je l'employai avec
quelques succès. (Voyez le n.o 2 du journal des Officiers de Santé
dc Saint-Domingue.) ) Comme il n'était pas possible de se procurer
la quantité de Baignoires nécessaires aux hôpitaux, je proposai d'y
suppléer, en tenant les malades affectés de la fièvre jaune habituelle-,
ment enveloppés dans des draps imbibés de décoction de kinkina ;
de l'efficacitéde ce second
maisje n'aipu m'assurer, , parl l'expérience,
moyen. Le dénuement des objets de première necessité, le manque
d'infirmiers, le désordre administratif, étaient tels pendant le blocus
affligés des coups
du Cap, que nous n'élions plus que spectateurs
que portait la mort.
résultats,
L'ouverture des cadavres m'a paru offrir les mêmes
malgré la différence des secours qui avaient été portés aux malades, soit qu'ils aient fini tranquillement, soit qu'ils aient éprouvé
une pénible agonie. La peau n'est que légèrement teinte en jaune,
mais offre souvent de larges échymoses; le ventre est gonflé. Assez
souvent le sang s'échappe après la mort par le nez ou la bouche.
Le cerveau est légèrement engorgé, mais la moëlle alongée parait
comme comprimée et avoir subi une diminution dans son volume.
L'estomac et lesintestins sontphlogosés, le plus souvent parsemés de
taches gangréneuses. Le foie parait dans l'état ordinaire, mais la
vésicule du fiel est distendue par une bile noirâtre que je ne puis
R ENSE
-
le sang s'échappe après la mort par le nez ou la bouche.
Le cerveau est légèrement engorgé, mais la moëlle alongée parait
comme comprimée et avoir subi une diminution dans son volume.
L'estomac et lesintestins sontphlogosés, le plus souvent parsemés de
taches gangréneuses. Le foie parait dans l'état ordinaire, mais la
vésicule du fiel est distendue par une bile noirâtre que je ne puis
R ENSE
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(14)
mieux comparer qu'à du cirage de botte ; c'est la véritable atrabile; c'est la matière rejetée par le vomissement, qui n'est point
du sang noir fourni par les vasa - brevia, comme l'ont dit certains
auteurs. Le ventricule droit du coeur est rempli de sang quis'y sépare
comme dans la poélette après une saignée s et offre un coagulum
considérable, fortement coloré en jaune; les reins, la vessie, les
urtères sont vides, sans aucun signe d'inflammation; le reste sain.
PROPOSITIO NS
La fièvre jaune est endémique aux Antilles; elle devient épidémique dans certaines circonstances.
Elle n'est point contagieuse par contact, soit médiat, soitimmédiat.
Elle diffère essentiellement de la peste, et ne peut se transporter
d'un pays à un autre.
La jaunisse avant le7. jour, le vomissement noir, la suppression
d'urine qui persiste au de-là de 48 heures, sont des signes mortels:
Lescrises sont rares, imparfaites, lentes; il ne faut point compter
sur les ressources de la nature, elle est impuissante.
Les convalescences sont lentes ct difficiles : lcs rechutes, 2 fréquentes, --- Page 19 ---
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APHORIS MES D'HIPPOCRATE
I.
Quo in morbo somnus laborem parit, funestum : sin autem juvat,
bonum. [ Aph. I, sect. 2.]
I I I.
Morborum reliquice quae acrisi supersunt, rcciduos morbos parere
consueverunt, [ Aph. 12, sect. 2. ]
III
Ineuntibus morbis quibusque, si bilis atra sursum deorsumve
eflluat, funestum. [ Aph. 22, sect. 4-]
I V.
In febribus remissionis expertibus, si extimae partes frigidee sint,
intime autem praecordia conflagrent ardore cum siti conjuncto 2 funestum. [Aph. 48, sect. 4-]
V.
Quibuseumque per febres icterus ante septimum diem incidit,
calamitosum. [ Aph, 62, sect. 4- ]
V I.
Luctuosa suspiria cum febre conjuncta, in morbis acutis mala.
[Aph. 54, sect. 6. J
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