--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Adiais
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RArDi EO
3ohn Carter Broton.
--- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC.
D12. --- Page 5 ---
w.l. Seuere de Cquilbaume te diopureur
au Colm jacquer Aurlrr
prencur-de W Colonie
Paris v796
2.0es Orin Du de Pluidadilplub
IL 1796
3. Depart dw Temple pour Caly Oune
des Deponé,
11 1800
4-18. Bur Br Bom mgue
u
-
xg! Rappost-raut aul Gpo wuennemour
20.
dur t. Bemmgie
K 1797 --- Page 6 --- --- Page 7 ---
-
a -
4 - 4 4 4
A
remneesalaesae
AATARAAT
RR NTAATA
LEGISLATIE
CORPS
DES
CINQ-CENTS:
CONSEIL
-oetoo
JRS
DISCOU
et sur
SUR Pétat de Saint-Doningue
du Directoire.
la conduite des agens
PRON ONC 1 E
PAR
VIENOT.VAUBLANC
Séance du IO Prairial, an 5Pavin .17 97
RE PARTIE
PREMIET
malheureufe partie de
- E viens vous parler de la plus de m'accorder toute votré
je vous conjure
la follicitent avec moi:
la Républiques la politique et Thumanité
maritime anéanti,
attention marine ; prefque détruite 9 lecommerce fans
aux Anghis, la
La Temnpire des mers abandonné arrachée de partage nos mains, tout nous
balance du commerce
enfin des Çolonies.
fait un devoir de nous occuper vous dès officiers de marine difent 9
ileft parni
qu'ils
Repréfenians, de vailleaux, un vice-amiral; la marine marchande 2
des capitaines marine militaire peut exifter fans les Colonies. II eft parmi
fila
pèut fe relever fans
qw'ils diet fi celle-ci
des chefs de manufactures;
vous des négocians, 9
fe rétablir fans les Colonies, devait fi ce
fent fi le commerce riches peut établillemens que la France tous
n'eft pas à ces de 78 millions que PEurepe verfait
Yénorme balance mains.
les, ans dans nos oubli, le Confeil chargea une commifion
Après un long
A
aire peut exifter fans les Colonies. II eft parmi
fila
pèut fe relever fans
qw'ils diet fi celle-ci
des chefs de manufactures;
vous des négocians, 9
fe rétablir fans les Colonies, devait fi ce
fent fi le commerce riches peut établillemens que la France tous
n'eft pas à ces de 78 millions que PEurepe verfait
Yénorme balance mains.
les, ans dans nos oubli, le Confeil chargea une commifion
Après un long
A --- Page 8 ---
D2j
de lui faire un rapport fur l'état de Saint -
Direétoire lui a tranfmis les aftes de la Domingue. Le
dd particuliers qu'il avait envoyés dans correfpondance cette
des
d'après ces pièces, que Je Citoyen'Maree a Colonie.
rapport 1 le II Ventôfe. Ii a été
fait un
Membres anciens et nouveaux du imprimé, Cenfeil. Les diftribué aux
dépolées à la Commifion, où
pièces font
en prendre connaiffance:
chaque Repréfentant peut
Le Confeil a ordonné que la difcuffion
d'hui fur l'état de
s'ouvrirait aujouragens du Dire@oire; Saint-Deningue, c'eft de ces ct fur la conduite des
que je vais parler,
deux objets fetlement
Le rapport du Citoyen Marec contient le
nenmens arrivés dans cette Colonie,
récit des 6vé.
an 3-. Je ne le fuivrai point dans le récitdes depuis le Mellidor,
moyen infaillible d'obleurcir tout
c'eft un
GAN
nies, que de raconter une foule ce qui regarde les Colovent,, au milieu des grandes chofes d'événemens qui fe quine
rope 1 attifer l'attention générale
pallent en Er
rét pour Etre placés avec ordre dans et préfenter la
affez, d'inté.
L'autre partie de ce rapport
les mémoire.
tifs desagens particuliers. Des arrêtés regarde actes.adminiftraces, y. font, ou pallés fous
qui me paraiffent atrotranquillité froide,
filence, ou préfentés avec une
ne fuivrai
qu'il me ferait impoflible d'imiter.
pas non plus' le rapporteur dansi
Je
partie de fon travail ; je vois les chofes d'une cefte feconde
différente.
manière trop
Je chercherai quel eft l'état de
j'examinerai les actes des agens du Saint-Domingue 2 et
rai que cette île infortunée eft
Direéoire. Je prouvedu malheur : je prouverai
les parvenue au dernier dégré
forfaiture, du crime de détention que
agens font coupables de
fait un grand nombre d'actes contraires arbitraire, ét qu'ils ont
Acculateur d'agens injuftes et
aux lois.
que je remplis ce devoir preflant, tyranniques, mais croel; c'eft a regret
Confeil d'en être perfnadé. La tache
je fupplie le
pofée fait violence à mon
je me fuis imdéfendu des accufés, j'avais caradére; efpéré
plus d'une fois
teur. Je me fuis borné
jamais accufaA
mots, des malheurs de long-tems à me plaindre 9 en peu de
feul remède efficace, le Sane-Dontingcte rappel des
du elpérant que le
rait promptement employé; mais agens de Diredoire, ferappel tant défiré 2 onn'a ceflé de les 1 loin prononcer de
ce
tenir. Il doit m'être permis enfin, de excufer, les mainm'expliquer fans mé-
fuis borné
jamais accufaA
mots, des malheurs de long-tems à me plaindre 9 en peu de
feul remède efficace, le Sane-Dontingcte rappel des
du elpérant que le
rait promptement employé; mais agens de Diredoire, ferappel tant défiré 2 onn'a ceflé de les 1 loin prononcer de
ce
tenir. Il doit m'être permis enfin, de excufer, les mainm'expliquer fans mé- --- Page 9 ---
[3J
toute l'énergie dont je fuis cauagement; parlerai avec
Français Américains,
pable: il * pour les malheureux vive peut-éere que la deftrucune caufe de douleur que plus l'atroce et fanglante perfécution du Goution de Jeur fortune, depuis cinq ans c'ellia de Saint conflance - Domingue ;
qu'ils éprouvent à cacher toujours l'état Colonie dans une
vernement c'eft fon, acharnement à peindre pendant) cette les huit derniers
Le Diredtoire, Conleil des Cing-Cens, des
atoation-heureue. trois fois envoyé au
arrivaient
mois , a
démentis par les nouvelles qui
mellages toujours
peu de tems apcès. mellage du rer. Frimaire 1 on annonçait
Par le premier de la Colonic avait bien changé étaient depuis
4 que l'état affreux particuliers; que les culrivateurs. à leurs
Farrivée des agens
qu'ils s'y, livraient
retournés fur leurs ateliers,t que Yabondance des denrées
anciens travaux. l'attention On ajourait des négocians de. nos ports,et
fixerait bientôt
plus long-tems à des étrangers,
qu'ils nabandonseraienr pas déjà fe promettre en fpéculant
lel bénéfice qu'ils pouvaient
fur Saint - Doningue. difait le mellage, ont envoyé une, copie Le
66 Les agens, de Jeurs délisérations jour parjour.
de leurs arrêtés et
fes principes :
tout on y voit Les
Directoire y a reçonnu les perfonres et Pit propriités. dans la Co17 grand refpect pour féjourné que trois mois
agens n'avaient encore aufli court, ils n'avaient pu que. et
lonie, et, dans un efpace les germes de l'inftruction
femer; mais ils appercexaient
de la civilifation fait lc Miniftre de la marine 9 indigns
Ce mellage, par inftruites de l'état de Saine-Dontingue civilifatoutes les perfonnes annoacés à nos négocians. devaient 1 cctte infpirer
Ces grands profits inftruéion de trois mois, ne
tion et cette
que la pitié du mépris.
à une commiffion dont j'étais
Le mellage fut renvoyé les autres membres, Blad, Bergevin,
membre.
attefte leur demande, fi nous n'avions pas,
Bourdon dTe POife: je bien différentes et bien authentiques
nous, des nouvelles les arrêtés mêmes des agens, contignés
puifque c'était
nous favions être un journal
dans VImpartial du Cap, 1 2 préparait à faire un rapport,
officiel. Cette commilion du miniftre Truguet; mais 9 certe
et à réfuter Pallarma les affertions lui et fes amis. La commiffion entendit fut chan- en COponctitude bout de trois mois, le Confeil
séc, et, au
trois (éances, auxquelles n'afiftaient
mité fecret, pendant
contignés
puifque c'était
nous favions être un journal
dans VImpartial du Cap, 1 2 préparait à faire un rapport,
officiel. Cette commilion du miniftre Truguet; mais 9 certe
et à réfuter Pallarma les affertions lui et fes amis. La commiffion entendit fut chan- en COponctitude bout de trois mois, le Confeil
séc, et, au
trois (éances, auxquelles n'afiftaient
mité fecret, pendant --- Page 10 ---
E4J
pas plus de çent Membres, un volume de
ainfi qu'on a rendu plus épais encore le voile 145 pages: c'eft
conduite des agens particuliers. Nous avons da jeté fur la
défenfe des Colonies , ajourner l'accufation des retarder la
folens qui les foulent aux pieds; mais,
Satrapes innuus entreprenons cette grande tâche, , aujourd'hui, que
où eile fera couronnée du fuccès, je jure juiqu'au par l'honneur moment
par Phumanité 7 par les lois du devoir, et
le
et
nous devons au malheur, 9 je jure que nous par défendrons refpect
Français
de
Américains, que nous pourfuivrons leurs bonreaux, que nous ne cefferons d'invoquer votre
réveiller votre follicitude , d'éveiller le
juftice , de
veiller le Miniftre de la marine.
Directoire, de furnaître enfin l'aurore du rétabliffement jufqu'à ce de que la nous voyons
Colonie de Saint-Domingue. De cette
malheureufe
témoignage de tous les Citoyens arrivés tribune,Jappelle de cetre fle infor- le
tunée; je les conjure de montrer la vérité dans tout
éclat, de n'être plus retenus par Ja terreur que leur fon
pire le tyran des Antilles ; je leur annonce
leur inf
mets 2 que l'iffue des débats folennels, commencés , je
prod'hui, iera de l'accabler de tout le poids de la vérité. aujourC'eft la feconde fois
Sonthonax eft envoyé à Saint.
Domingue. Qu'a-t-il B dans fa première
Il
créé dans la Province du Nord un tribunal de million? a
fans jurés, et s'eft réfervé les nominations des cinqjuges,
droit de prononcer far les compétences.
juges et le
férée dans les Papiers publics 7 il s'eft déclaré Parune revêtu lettre-in- de
diétature, et n'a pas craint de dire, dans fa
la
avait des pouvoirs illimités.
défenfe, qu'il
Il a levé des impofitions, touché des fommes
n'a rendu aucun compte. Il a mis hars de la loi immenfes, des
tionnaires publics des élus du Peuple;i il a
foncpeine de complicité, 9 de leur accorder une défendu, fous
mé quatorze communes contre le Port - au retraite; - Prince; ilaar. il l'a
bombardé, en a chaflé les habitans; et
de
cette ville, privée de fes défenfeurs, s'eft peu rendue tems après,
glais.
aux AnIl a défendu, par une
d'abandonner
Colonie couverte de fang proclamation, et de feu, à peine d'étre mis Ja,
hors de la loi, et de voir fcs biens confifqués.
Il'ai incendié le Cap-Français;
ila porté la peine de mort contre et, les par une proclamation,
draient chercher, dans les décombres malheurenx de leurs qui vienobjets échappés aux flammes, fous prétexte maifons, les les
que
pro-
a défendu, par une
d'abandonner
Colonie couverte de fang proclamation, et de feu, à peine d'étre mis Ja,
hors de la loi, et de voir fcs biens confifqués.
Il'ai incendié le Cap-Français;
ila porté la peine de mort contre et, les par une proclamation,
draient chercher, dans les décombres malheurenx de leurs qui vienobjets échappés aux flammes, fous prétexte maifons, les les
que
pro- --- Page 11 ---
-
EsJ
rendus coupables envers la République, et
priétaires s'étant devaient Jui
Gignioux, dentifte, de cette
leurs biens du Cap, Saree chargé de Texécution conftruite au bord
commandant Sur une jettée en planches,. faifait fufiller, chaque
loi infâme. le feroce opérateur,
vicide la mer,
ceux que fa rage défignait pour
jour, fans procès 1 POcéan Jes recevait dans fes abymes. les marins
mes, et à l'inftant déclaré criminels de lèfe-nation foir; ila
Sonthonax trouvésà a
terre après fept heures la a
qui feraient d'incendier les vaifleaux de Répablique.
figné P'ordre
défendu aux femmes qui aucun fuyaient de
Par une medinonetaiad Colonie, d'envoyer à bord feraient répocette effets, malheureufe déclarant que les contrevenantes fans autre forme de proleurs
et feraient fufillées des
tées émigrées, aveu,i il a vendu pute-porujntqws
cès: De fon propre livres.
ne
la fomme de 1,650
? Et remarquez de
de
En eft-ce aflez, Repréfentans fignés, aveués ARCA fi les
vous parle que d'aétes publics, les tigres de la Lybie, été
lois atroces que ne feraient Redt beloin de lois. A-t-il
avaient le malheur
Non : l'extigres
audacieux et anguinairez fes accuface perfonnage audace a fait fa fdreté : on 2 plongé
E cès fon
ct on a renvoyé à Saint-Doningue
reurs dans les prifons dela 1 pourpre directoriale. Ah! crime certcs, ainfi
Sonthonax 9 revêtn de voir, fans indignation 1 le fes viétimes.
il eft impolible les mêmes mains qui frappent été le
du
couronné par
richelles tout a
partage 9
Puiflance 9. honneurs, les affronts, les condamnations, ce
crime, , et à fes viétimes ce 1 dernier excès d'audace à à ty- de
l'indigence. Il demander manquait de tels pouvoirs, de prétendre de malheur aux
ran 1 d'ofer il manquait ce dernier excès
retourner
tels honneurs; Américains 1 de voir leur perfécuteur de leur PaFrançais fur les débris encore entanglantés
triomphant trie.
feconde miflion *, la conduite de
Quelle a été 1 dans cette Raymond , Leblanc et Gi- à
Sonthonax et de fes collègues, du Direêtoire, et arrivés Vétat
ELE raut (1),
particulers ie 22 Floréal de l'an 4? Quel eft
de cette Colonie?
Giraut avec fes colls-
(1), Il ferait injufte de confondre à de tels hommes. 2y'il
gues. 7e le plains de sétre affacit hautement 2 .et Popinion pM:
ait le courage de s'en séparer pas avec eux.
blique ne le confondra
fes collègues, du Direêtoire, et arrivés Vétat
ELE raut (1),
particulers ie 22 Floréal de l'an 4? Quel eft
de cette Colonie?
Giraut avec fes colls-
(1), Il ferait injufte de confondre à de tels hommes. 2y'il
gues. 7e le plains de sétre affacit hautement 2 .et Popinion pM:
ait le courage de s'en séparer pas avec eux.
blique ne le confondra --- Page 12 ---
L6J
entendus, Les lettres particulières, trois officiers du
un grand nombre de
génie que j'ai
néral Rochambeau et fes
fimples Citoyens, le général Férary, la correfpondance aidesde-camp, du P'ordonnateur géles Jettres de la
général Mirdonday, 9
refpondance des Nonvell-Angleterre agens eux-mêmes, ia les arrêtés, la corJeurs
délégués, taut s'accorde correfpondance de
nie dans MET plus affreux
à peindre la Colovernement militaire. défordre,t gémifiant fous le gouEr quel gouvernement militaine ! à
confié? à des négres ignorans
quelles mains eft-il
diflinguer la licence la plus effrénée et grofliers de
incapables de
chillant fous les lois. Legénéral
l'auftère liberté flévoyé à
Rochambeau avait été enpofseflion Saint-Domingue, de la partie
9 avec les
pour
Efpagnole de cette
prendre
bord ce qu'il écrit au
OTTER
Miniftre de la marine. Voyons 46 La d'aFrangaife, mée de écrit-il, ef la propriété de quatre
partie
noirs, ou de quatre individus
corps d'arles officiers blancs venus
". Ony yeut dégoiter
France, 46 afin de travailler d'Europe, plus 9 et les renvoyer en
nance. 9 et den'avoir que les Africains fdrement le pays en fiCette prédidtion s'eft accomplie:
pour obfervateurs." >2:
ont été renvoyés. < On fpécule prefque tous les officiers
pagnole encore neuve, ajoutait beaucoup fur Ja partie Ef
des projets de forune, et on fc Rochanbeau. doute bien On y bâtit
préterai jamais à tant de
que je ne me
la partie du Nord : les brigandages..
J'ai parcoury
des commandans
Ciroyens y gémifsent fous le
à leurs affaires, particuliers des quartiers 7 qui ,
joug
négligent celles de
fongeant
individus 1 défobéifsent
PEtat, 3 oppriment les
fupérieurs.
volontiers, ou éludent les ordres
7 beau 66 dans Je croyais en arrivant ici, dit le
une autre lettre,
général Rochamde la liberté et de l'égalité établies quej'allais y trouver les lois
1 tive; mais je me fuis cruellement d'une manière pofiberté fur cetteterre, que pour les trompé. Il n'y a de licains ct des hommes de
commandans des Africouleur, qui difpofent du
de
leursfemblablers blancs
comme de bétes de
refc
font vexés et humiliés par tout. fomme. Il Les pauvres
difficile de rétablir l'ordre parmi les
fera,je crois, 5
que,difpolant des Africains, 9 ils les poufseront dilapidateurs, à parce
te, quand on voudra diminuer Jeur
la révoldlit; je ne crains pas même de vous influence et leur créavoir armés, On fera obligé de leur faire prédire, la qu'après les
guerre, pour
font vexés et humiliés par tout. fomme. Il Les pauvres
difficile de rétablir l'ordre parmi les
fera,je crois, 5
que,difpolant des Africains, 9 ils les poufseront dilapidateurs, à parce
te, quand on voudra diminuer Jeur
la révoldlit; je ne crains pas même de vous influence et leur créavoir armés, On fera obligé de leur faire prédire, la qu'après les
guerre, pour --- Page 13 ---
-
-
ti1
j'ai vilité
les rendre un jour à la culture. de la partie J'ai Nord et une pars
la totalité
At
avec attention ,
et
,jai vu les fymptômes
tie de celle de r'Oueft , par-tout dans toute fa force
du même mal, ou le mal lui-méme,
ou fa laideur.
vous faire une idée du délabrement'gé66 Vous pourrez
que Saint-Domingue exportait
néral, en vous rappelant 200 millions de denrées colonialé, les
autrefois annuellement à peine fuffire à mal nourrir
aujourd'hui le revenu peut ces mêmes troupes n'y font
troupes qui y font en garnifon: même pas le quart de leur
point vêtues, et ne recoivent afsurer que ces troupes, qui font
iolde." Je crois pouvoir
à 400 hommes.
européennesy ne montent réflexions, pas
continue Rochambeau,
64 On fait de facheufes
de St. Domingue, en
les divers quartiers
et
en parcourant affreux des cantons que nous occupons,
voyantled défordre queles Anglais retirent des parties qu'ils fi le
les produisimmenie
Rochambeau ajoute que
à leurs lois."
demande fon
ont foumifes ne veut pas changerd defyftême, fon nom foit mélé avec
gouvernenents rappel, parce qu'il ne veut pas belles que polsellions, et que déjà
celui des deftructeurs de révolutionaires ces
pour la partie eflon, prépare les fcènes
pogaole,
à Varrivée du généTel était l'état de Saint-Domingue fon féjour dans cette colonie,
ral Rochambeat, et pendant écrite du ton del la franchife militaire.
Cette correlpondance, nous devons penfer de la civilifations;
nous apprend ce que et de ces grands profits que préfentoit
ouvrage de trois mois, de nos ports, et dont le mefsage
la colonie aux négocians Confeil une peinture emphatique et
j'ai cité failoit au
NECAE
et d'infortune fous lequel
Mais cet état de defpotifme changé la préfence et
gémifsoit la colonie, n'a-t-il pas du
Non, reprédes
BOKLITT
les foins agens particuliers eft parvenu à fon comble.
fentans; ils'eftaccru chaquejour.ile leur arnvée, les agens eurent l'impruPeu de d'accueillir temps après les nègres qui avoient combattu fous la
dence
de
François, chef de révoltés, qiavitentincendie de la colonie. Les agehsleur
et détruit la plus belle partie nationaux, des cocardes, des armes,
donnèrent des uniformes etdel bouche.
des munitionsde guerre qu'un fyftême défaftreux et toujours
Alors ces feélérats, main écrafse les blancs, tournent
prétàf fatterdel la même
qui viennent de recevoir des
contre la France les armes qu'ils.
dence
de
François, chef de révoltés, qiavitentincendie de la colonie. Les agehsleur
et détruit la plus belle partie nationaux, des cocardes, des armes,
donnèrent des uniformes etdel bouche.
des munitionsde guerre qu'un fyftême défaftreux et toujours
Alors ces feélérats, main écrafse les blancs, tournent
prétàf fatterdel la même
qui viennent de recevoir des
contre la France les armes qu'ils. --- Page 14 ---
[8 I
fer répandent par-tout comme un torrent
un commandent nommé
dévaflateur;
SEURIN
flammes le bourg de la Grande-Rivière. Gagnet, livrent aux
Les, nègres abandonnent par-tout la
actuel eft que ce pays leura appartient, culture; leur cri
y voir un feul blanc, En méme qu'ils ne veulent pas
blancs, c'ef-à-dire aux vrais
temps qu'ils jurent aux
fe font entr'eux une
Français, une haine féroce, ils
et victimes, ils outragent guerre les plus cruelle; doux alternativement tyrans
ils renoncent à fes plus douces
fentimens de la nature,
Anglais leurs propres enfans, traficinfame affectioas, et vendent aux
l'humanité, délhonore également
qui, aux yeux de
Ces faits, ces ventes des enfans l'acheteur leur et le vendeur,
font conftatés par un lestre publique par de parens dénaturés
proclamation des agens particuliers,
Sonthonax, et une
la partie du Nord en danger: Je r laquelle le ils déclarent
marine dans un lettre écrite à la conmifion que miniftre de la
révoqué ces faits en doute: mais l'arrété, des mais colonies, la
a
mation font fignés dans PImpartial,
déclaré proclapar un arrêté des agénts, Et c'eft journal cette même armée officiel de
Jean-François partie du Nord qui de ne celle depuis ce tems de menacer la
Saint-Domingue.
La conduite des agens a été la
caufe
reurs commifes atx Cayes, dans la première partie du Sud. des Ils horétaient envoyé dans cette ville plufieurs délégnés 4 dont les noms ont
d'avancé un objet de haine et de terreur:
eux on diflinguait
Parmi
s'était énorguilli Leborgnequi du titre infame ; danepmimsreinpinss de Marat
j
Un feul Keverzan était recommandable
des Antilles,
putation, et tous les rapports s'accordent par à dire une bonne fi récollègues lui avaient refsemblé la ville des
que ces
point vu ces murs fouillés par d'horribles mafsacres. Gayes n'aurair
de 300 blancs ont péri; d'affreux fuplices, des tortures Plus
recherchées heureufes. ont épouvanté 40 lieues de ces contrées mal:
couleur
Sonthonax en accufe l'orgueil des hommes
et leur amour de l'indépendance; ceux-ci
de
les délégués des agens d'avoir commis, des vexations accufent
arrivant, d'avoir commencé Jeur adminiftration
en
et le brigandage, d'avoir détroit les liens
par le vol
encore les nègres dans la difcipline et dans l'ordre qui retenaient fur les
habitations qu'ils cultivaient. Il eft à remarquer
le
général Rochambeau: avaitannoncé aux:
du
que
les malheurs qui devaient fondre fur cette agens partie Direétoire de la co:
leur lonie. 7 s'ils. perfiftaient ày envoyer des délégués connu par
immoralité,
age, d'avoir détroit les liens
par le vol
encore les nègres dans la difcipline et dans l'ordre qui retenaient fur les
habitations qu'ils cultivaient. Il eft à remarquer
le
général Rochambeau: avaitannoncé aux:
du
que
les malheurs qui devaient fondre fur cette agens partie Direétoire de la co:
leur lonie. 7 s'ils. perfiftaient ày envoyer des délégués connu par
immoralité, --- Page 15 ---
toi
d'horribles maffacrés ont été commis: SonAu Port-de Paix;
difait, en préfence de
et Leblanc, lun des agens;
, dont la leéture a
thonax, dans cette féance remarquable vainement demandé -
été faite en cômité fecret 9 et doncj'ai ie commiéttaiéut" 'au nom de
Vimprellion , que cest maflacres leur arrivée, les agens font
Sonthonax. -3 Cmq mois après termes formels, dans une dépèche
obligés de' convenir , dernier. en
qu'une phyfionomic 6lanche eft
du 18 Vendémiaire dans la partie du Sud. Isn'avaient
un titre de profeription dans' leurs premières dépêchès : ainti,
rien dit de femblable que. cette civilifation , tant vantée, La
voilà donc les progres mois; fous l'habile main des agens.
a faits en cinq blanche eft devenue un titre de profcription , difent
phyfionomie du Sud! 46 Les ho.mmes de couleur, leurs
dans la partie tendent fortement à Vindépenidance; ; le D
les agens;
point, qu'ils ne fentént pas eux. Ils
fions les aveuglentau fyféme; leur vanité eft tout pour ils le
d'un pareil commander : ne le daffent-ils qu'un jour; eft Pinveulent
Le moteur principal de la
veulent , et exclutivement: rôle dans la révolution
chinat ; qui a'joué" un grand , que les homiès de couleur:
Colonie. Il répand véritable par-tout, propriétaires de la Colonie;
èt les noirs font les
et que les blancs doivent être
que tout leur appartient,
exteruinés ou challés: fe renonvellént dans PER de la partio
- 6 Les mouvemens
quittent leur pofte, délobéifient
Françaife. Les généraux ils vexent et pillent les cul-'
aux' ordres de la Commiflion; n'ofent pas même élever la voix;
tivateurs. Les opprimés confidérant fa Faiblelfe : fent qiw'elle comet la Commilfon 1
eile effayait defaire un exemple:
promettrait fori autorité, ce foht les homimes de couleur
66 Dans la partie du l'autorité Sud 1 et tontes les places. Dans'
qui-ont envahi toute
c'eft celle du Cap; oit'
celle du Nord ( et remarquez leur que
dans celle du
font
féjour);
mili-:
les agens particuliers
les fonctions
Nord'; un peu moins fcandaieufemcht, occupées dès génétaires principales font aujourd'hui
il Terait
l'une et dans-l'autre
mte
raux noits; et dans de
un génèral 4 coaleur.'
également dangereux leur deffituer deftitution ' ne fouffrirait pas - la
Quant au difficulcé. blanies, 1 Ainfi, les préjugés
moindre
tarit
pour
LL
ont
LE
d'hui, fur ceux-la mêmes qui
iln'efimaindétruire; car, fur-tout dans P'adminiftration, liberté desnoirs."
tenant aucur ennemi connu de Repréfentans; la
3 parce queles
Cen'eft doncpas, Citoyens B
ux leur deffituer deftitution ' ne fouffrirait pas - la
Quant au difficulcé. blanies, 1 Ainfi, les préjugés
moindre
tarit
pour
LL
ont
LE
d'hui, fur ceux-la mêmes qui
iln'efimaindétruire; car, fur-tout dans P'adminiftration, liberté desnoirs."
tenant aucur ennemi connu de Repréfentans; la
3 parce queles
Cen'eft doncpas, Citoyens B --- Page 16 ---
fo
inalheureufe. nègres craignent pour leur liberté, que, la Colonie eft Gi
péfent
Les
le difent eux-mémes; les
aujourd'hui 1RCAL ceux-là
ont tant
pour les detruire.
mémesqui
PRatt
le Minifire de la Que penfer après cela du meflage
Floréal, dans lequel marine il eft a dit fait.figner le au Directoire, LE
rétablir la Colonics eft de rallrer que moyen les le plus fir.de
liberté? Quoi! depuis quatre ans, ils font negres fur leur
ac dit, on leleur a répété de toutes les manières; libres, ils on le leur
volent,
pilient,
raffurez-les mallacrent, fur leur liberté! incendient; C'eft et l'on vient vous dire
du Corps Légillatif! C'eft ainfi qu'on ainfi qu'on lai ofe fe jouer
dulité d'un enfant!
fuppofe la cré:
4 Parler de loix aux nègres, difent les agens dans leurs
dépêches, c'eft les occuper d'objets trop
inintelligibles pour eux. Un homme eft tout métaphyfiques
fa voix ils fe laiflent entraîner. Son
pour eux ; à
nonime de celui de Patrie pour un homme nom Turd.poure eft
eux. fyRetenez, je vous en fupplie, cet aveu
n'a été entendu qu'en comité fecret; on a refufé précieux. de l'im- IL
primer, et le rapporteur Marec ne l'a pas répété.
Jes La Commiflion 5 continuent les Agens, y réduite à faire
neuf proclamations , dans un pays oû les
centièmes des individus ne favent quatre-vingt-dix- la,
million voit, à chaque inftant fes
pas lirey fes Comimal interprétés, quelquefois cenfurés intentions, avec
arrêtés
rement exécutés.
aigreur , raDans une Dépêche du 18 Brumaire, Jes
avoir parlé des maflacrés du
agens, après
f < Outre les maux immédiats Port- de -Paix, 1 ajoutents
les conféquences qui doivent que ces mouvemens entrainents
nefles. De pareils exemples fe en font réfulter déjà font encore fuet, d'après la difpolition générale des trop renouvelés; on ne
fe difimuler , que l'exiftence des
elprits,
peut
nie, ne foit extrémement précaire Europeeni, ef
2 Dans dans la le Colodans les montagnes del'ER, et
pénible.
Sud,
du
dernièrement: aux environs
Port-de-Paik, lorfque les noirs fe font mis en infurredtion, c'eft toujours contre, les Européens qu'ils fe font.
bre dirigés. de Depuis notre arrivée, jl ena péri un grand nom.
cette maniére, et nous avons la douleur de voir
que nous fommes fans moyens pour les réprimer".
Ainfi, cen'eft pas feulement dans Ja
du
les Français font profcrits, c'eft dans toute partie la
Sud,
fous les
Colonie, 3
yeux mêmes des agens.
les noirs fe font mis en infurredtion, c'eft toujours contre, les Européens qu'ils fe font.
bre dirigés. de Depuis notre arrivée, jl ena péri un grand nom.
cette maniére, et nous avons la douleur de voir
que nous fommes fans moyens pour les réprimer".
Ainfi, cen'eft pas feulement dans Ja
du
les Français font profcrits, c'eft dans toute partie la
Sud,
fous les
Colonie, 3
yeux mêmes des agens. --- Page 17 ---
-
-
Dul
le (yfème des nous
Vous le voyez, Repefentins les Français, et l'on ofe nous
veaux libres eft de maflacrer
fur leur liberté TEt
dire, qu'il faut rafurer ces Par brigands des lois; mais lès agens vous
comment les raffurer? rien'
eux que c'eft un motin:
difent que la loi.n'eft
pour 1 I 1
pour eux.
, dont la lecture a été
*
Intellgpibie Dans un féance de la Pun Commifion des agens le Citoyen Leblanc,
faite en comité fecret
et
de la majeure
4 que! la crédulité
et lad
Tears
déclare
de l'ile , jointes à la perveriité de
tie des habitans
bien diférentes
EHE
vation , nécefftent des dans mefures un état oi les bornes de la
qu'on peur employer
ti
Hociabilité font polées". je viens de lire prEfente les nègres
La correlpondaner quej les opprefseurs et les oppriuess la
divifés en deux clafses, dominant dans une partie de
les hommes de couleur les vrais Français , profcrits par- et
et les blanes', la corre/pondance des Agens cetté
Eante rout.
remarquez Reranuc parfitement , avec avec
celle de Rochambeau (car je ne confondrai pas ce Toyal guerrier en
diftérence
Rochambesus a vu! lemal awvant,
de tels homines ),que dela marinc, et queles agenslont
en a infruit le Miniftre leur, récit, et augmiente 51
leur 1
d'abord diffimnlé dans
i
par
conduite.
fans réplique, que la manière dont
Veut-on une prehve le bonheur dernegres les' à transformnés
on cherche à faire
life la coreipondanes dés
et viaimes? Qn'on
aux
en tyrans
les
particullers avaient envoyés fe glorifiait
délégués dans que. la REt du Sud, Leborgne, fon
collegue
Antilles et Rey,
d
S2ET d'étre Marat des
, befoin d'êtte charactérifées
efpèce quin'a done past être fufpett: Ils écriventa
ne
Panioresdunee leur témoignage Meflidor peut de l'an 4: < Queles negresde
Sonthonax, foumis , le : un feul maitre 1 mais à un grand nomtre
font plus nouveaux, plus abfolus que les anciens; que'ce aux
de maîtres feulement aux gérans, aux propriétaires
n'eft pas
aux itacearagencront
premiers et feconds condudeurs, de toutes les clafses les celaux infpetteurs particuliers foumiffion et obéifsance 2 a mais : tous iès.
tivateurs doivent depuis le foldats jufqu'au commandant. font des (Ce noirs
militaires , ces
ces militaires
du defconduateurs, 7 infpecteurs, Pautorité au dernier dégré'
toujoursp prète à porter ajoutent: *Cequi vous étonnera et
potifine ).. Les délégués nous n'avons trouvé la fatisfaction
peut-être, c'eft que
celaux infpetteurs particuliers foumiffion et obéifsance 2 a mais : tous iès.
tivateurs doivent depuis le foldats jufqu'au commandant. font des (Ce noirs
militaires , ces
ces militaires
du defconduateurs, 7 infpecteurs, Pautorité au dernier dégré'
toujoursp prète à porter ajoutent: *Cequi vous étonnera et
potifine ).. Les délégués nous n'avons trouvé la fatisfaction
peut-être, c'eft que --- Page 18 ---
frg
la joie que parmi les cultivateurs
et' e lur leshabitations ou réfident Jes conduits par des blanes,
Cetaveu ,
ef
propriétaires. >,
pu l'arracher reprelenrans, à des hommes de.cette précieux; la vérité feulea
nemie des proprietaires des colonies, fation, éternelle endes Les délegués; ont voulu changer cet
été négres; ; on voit, dans leur
état malheureux
plus qu'imprudens dans le catreipondance, choix des
qu'ils Ont
préche,ditene-ls, furles
moyens. Ils ont
ils ont élevé par-rout des habitations aurtels à l'évangile de la liberré;
arbres de la liberté. Quel a été lefruit la patrie - planté des
tionnaires? des mafsacres
deces farces révoluçais ont été victimes encore horribles; une fois etles blancs, les Frantropiques, contrées, dont on ne fe laffe point des dans entreprifes philanverfer le od l'on ne cefle, au nom de ces déplorable
fang des malheureux
Phumanité, de
A ces témoignages fi politifs, humains. fi
Rochambeau, 9 des agens
énergiques du général
ajoutons celui de
eux-mémes, et de leurs
Mirdonday, général de
délegués,
Vétat-major, lettre eft
et qui jouit de l'eftime due à brigade la
chefde
46 Le du29 brumaire dernier.
probité. Sa
généraux général blancsa Pajeor, écrit-il, eft ici, comme tous les
POuverure (général quiil ne refte plus rien àfaire. Toufsaintet dès ce moment les révoliés noir) s'eft emparé du Port-de-Paix,
ficulté; ce qui nous a démontré fe font réunis à lui fans diftoutes ces révoltes n'étojent
jufgu'à l'évidence que
entre les noirs pour efrayer les querdes jeux cruels concertés
égorger peu à peu tous, les
agens s'emparer du pays, 3
pour vider les
blancs, et ayoir un
dans l'arfenal magafins et les arfengux. Aufli opt prétexte ils pris
tiers, obufiers, prefque toutes les poudres, canons, morment dans leurs fufils, fabres et pifto ets. Ils on actuelledEurope pour camps tout ce que nous avions apporté
Malgre toutes ces Fapprovifionnement et la défenfe de lile,
endettée de plus de deprédations, vingr fois la , et quoique la colonie foit
caciques continuent avec la méme valeur de fes revenus 9 nos
depenfes et les mémes vols. Nous impudence fommes 2 les mémes
manquer de tout.. Ilsont perdul leur
au moment de
em on fait. Les magalins font vide, crédit par l'abus qu'ils
et ialgré cette détrefsce, quand ils perfonne n'eft
quelque argent, de manière ou
peuvent
CETI
entre eux trois, et perfonne n'en d'autre., voit ils fc le partagen:
quand la France voudra arréter tant d'horreurs." rien. je ne fais
vols. Nous impudence fommes 2 les mémes
manquer de tout.. Ilsont perdul leur
au moment de
em on fait. Les magalins font vide, crédit par l'abus qu'ils
et ialgré cette détrefsce, quand ils perfonne n'eft
quelque argent, de manière ou
peuvent
CETI
entre eux trois, et perfonne n'en d'autre., voit ils fc le partagen:
quand la France voudra arréter tant d'horreurs." rien. je ne fais --- Page 19 ---
-
tsg
lettre du 21 nivôfe, le général Mirdone"
Dans un autre
donne plutôt des
que
ce
day déclare
rentaineronserare reçoit: qui s'accorde
grdres à la commiffion, eux-mémes qu'iln'en écrivent fur l'indépenavec ce que les agens noirs.
que
dance des généraux
un fpectacle inftrudif, a tout
N'eft-ce pas, reprtfentans. Sonthonax 9 qui
de voir Sonthonax, Paudacieux dans l'efpoir de dominer fur eux et
facrifié aux Africains,
à trembler devant eux et a
par eux, réduit anjourd'hei les hommes qui ne doivent qu'a
voir fes ordresmépsités abufent par contre luie
lui Fautorité dont jls réfléchir fur les malheurs de SaintIl eft impollible de
les témoignages queje viens
Domingue , bien conftatés font caufés par la fureur réde
, fans voir
des nèerE
prélenter
Vaffranchiftsment
volutionnaire , qui - préc cipitant
confeillait la prua rejetté toutes les mefures dans Re mefures adoptées
gres, dence, et mis, aul contraire les blancs , que d'attachement pour
bien plus de haine pour du Direétoire commence par dé:
les négrecs. Un des agens
et dans une cérémonie puclaner - en arrivant diété au Çap, la démagogie, oi, rappel:
un d fcours
par de nos décemvirs, ildéF lant traits ufés del léloquence comme les ennemis des négres.
nonce lest blancs en général le Fruétidor 1 une comédie,
au Cap, 23
des FranA On reprefente introduit fur la fcène des propriétaires, tous les
ph l'on
l'affieux projet de faire maflacrer
çais, formant
Marec a cru diminuer Vindignation
nègres. Le rapporteur infamie dans les ames honnetes, en
que doit exciter cette avait été repréfentée dans une fodifant que cette comédic Non elle l'a été pobliquement , dans'la
ciété particulière. de la , vilie, et l'on donnoit des billets à
falle du fpeftacie voulaient aflifter à cette infâme reprétous les negres qui
, d'après le témojfentation- je garantis ce que javance qui a été chargé lui-mégnage de Y'ordonnateur Ferary, Et ce que vous aurez peine à
.me de diftribuer des billets. fouffert aucun Peuple, les
croire, ce que n'a jamais
auc
fonnages font noinmés: ce font les Citoyens tous Page, connus à
et Verneuil, eux on a voulu
Saint-Domingue. ley 5 Auherdase-nbbats Il eft évident, fRur faifant par former le prodéfigner tous les Colons; qu'en on a voulu perfuader que
jet de maffacrer tous favori lcs de nègres, tous les Colons, qu'en appellant
c'était le projet
et la vengeance, 9 on a voulu en
fur eux la malédiction Colons. Aufi, depuis cette coméaccabler les malheureux
à
et Verneuil, eux on a voulu
Saint-Domingue. ley 5 Auherdase-nbbats Il eft évident, fRur faifant par former le prodéfigner tous les Colons; qu'en on a voulu perfuader que
jet de maffacrer tous favori lcs de nègres, tous les Colons, qu'en appellant
c'était le projet
et la vengeance, 9 on a voulu en
fur eux la malédiction Colons. Aufi, depuis cette coméaccabler les malheureux --- Page 20 ---
C4T
die, depuis la loi inquifitoriale
iln'y a plus de fûreté pour les' que je lirai dans un inflant,
mingue; et s'ils fuyent de cette propriétaires terre de à Saint-Domaudiffant et la France, 1 et le
défolaition :; en
qui ofera le leur reprocher? P Quand Diredoire, et vous-mêmes,
on n'a plus qu'un fentiment dans le on efta ainti gouverné,
cration pour,fes tyrans et
coeur celuidé Pexéle
pour ceux qui leur
pouvoir.
T
ont donné
a Voulez : vous favoir quels fentimens
or
d'inipirer aux nègres envers les
Sonthonax" a' foin
de remerciment a la
Colons? Ecourez fa lettre
46 En
prétendue affemblée électorale du
France 1 dit-il, la: cabale Coloniale
Cap.
foins, fe rallie depuis mon abfence.
difperfée par mes
rans ont circonvenus quelques membres Déjà, vos- anciens tygillature ". Quels font ces anciens
influens de la. 16Colens blancs? Sur le
tyrans, , 6 ce ne font les
maffacrer tous les noirs! théâtre, Truguet, on les repréf fente préts à
imprimée, répandue à
dans fa correfpondance
vores !
Saint-Domingue, , les appelle négri
Et les agens fe plaigment, après
che eft un fignal de profeription ! cela, que la' peau blanquil'a profcrite, fi ce n'eft vous? C'eft Defpote inconféquens,
tes négres fupides en bourreaux féroces, vous quiavez changé
au Ciel et à
Vous
On voit, dans l.Terre, 9 de tout le fang qu'ils ont répondrez verfé.
tamment fait le toute malheur la conduite de
des hommes qui ont conf
marquée, d'abord pour les mulâtres, la Colonie, une prédilection
gres. On les voit établir, en
enfuite pour les nèmonfrueufe inégalité. Ils calomniaient préchant fans l'égalité, cefle la'
sais Américains et
les
prônaient 9 avec
tai
des mulârres. Bientôt ils ont
de emphafe, 9 les yertis
avoir élevé les hommes de couleur changé langage; et après
ils ont attaqué les premiersavec: pour abaitler les blanes,
en avaient montré contre les blancs. autantie d'acharnemient qu'ils
bué Le général Laveau, dont la conduite a
a dopner aux nègres l'efpric
le plus contricence 1 et dont les proclamations.ee d'infabordination les lettres
et de lifages du vieux etdu nouvean teftament
farcies de pafqui emploie tous les moyens
e annonce un homme
au comité delf falut
le pour dominer; Laveàu écrit
de. couleur. font au défelpair public, dece 24 Nivofe: C6 Les Citoyens
quieft gouverneur de
que cen'eft pas un d'eux
diras c'eft notre Saint-Domingie. Ils fe permettent de
pour gouverner notre pays; pays."2) pourquoi rous donner des blâncs
vieux etdu nouvean teftament
farcies de pafqui emploie tous les moyens
e annonce un homme
au comité delf falut
le pour dominer; Laveàu écrit
de. couleur. font au défelpair public, dece 24 Nivofe: C6 Les Citoyens
quieft gouverneur de
que cen'eft pas un d'eux
diras c'eft notre Saint-Domingie. Ils fe permettent de
pour gouverner notre pays; pays."2) pourquoi rous donner des blâncs --- Page 21 ---
-
-
-
[:5 I
écrit,le 15 Pluvibtean 416 font I.es
Lerdennutésetereads font reftés pollefieurs de saint-Doningue, Patrie ne font 1 rien
homines qui crime. L'honneur et la
I
accoutumés eux. Comptez-y au
bien ".
tO Ventôfe an 4:
pour Lavest , au Miniftre de la mariné d'être forcé , de le dire : les
( : Il eft malheureux venlent pour moi fe rendre maitres du pays, ten les
Citoyenst mulâtres
cherchent à faire détruire
dent tous à Vindépendanee , de laifser impunie la mort de
blancs. Nous fommes obligés deux mulâtres afsatlinés. On difait,
plus de 50 blanes et de mulâtres ont-ils voulu défendre les à
au Cap:
faute, ces s'ils font morts; ce n'était pas
blancs?. IRNE leur
eux qu'on en voulait ". dans leur circulaire adrefsée aux
Laveau et Perroud, Américain: 46 Une horrible prof- dans
négocians du continent la couleur blanche était prononcée
cription fur toute
",
tous' les points de la Colonie imprimé adrefsé au Miniftre de
Perroud - dans le précis
long-tems 9 là
la marine, le 27 Germinal d'hommes an 4: de Depuis couleur préparait à
main icélérate d'un parti excès contre les Repréfentats de là
Saint : Domingue des
déterFrance.
dans leurs ceurs , eft
4 La conjuration , gravée doit frapper fur tout ce qui
minée contre les blancs. Elle
de ia conflitution.. e
B tient à Ja France et aux leur principes foifdu fang Français foit étein:
N'eft-il pas tems, 5 que faire le récit de leur complot: : le fang
te?.
Je vais
la dernière fois, arroler cette terre
des blancs devait 5 pour Hommes de couleur, vous avez mêmes toujours eninfortunée.
êtes
par les
rélifé à la loi..
e Vous trahir la France, égarés en leur livrant le
nemis qui vous ont fait
1 Saint-Marc 5 le Môle 5
Portau-Prince 5 lé Fort-Dauphin &c., &c.
>,
FArcahaye 5 le Mirbalais 1 qui ne font que trop fondés, des
En citant ces reproches, d'excuier les fautes et les crimes
jon'a pas hommes l'intention de couleur ; je veux feulement à faire la con: reindividus
et cela tient ellentiellement faire re:
marquer au Confeil Saint-Domingue ),je veux
l'état
A
naillance de
les hommes de couleur
marquer que ce font maintenant malheurs deceite Colonie. Lamé
qu'on accufe de tous les
les malheureux Co:
me faction , qui long-tems a pourfuivi
écrafés; après
lons, aprèsl les avoir dépouillés infâme 1 déportés, d'un côté : gloricufc
sêtre iervi danis cette lutte, des : hommes de couleur 7 a tourne
de l'autre 2 des paffions
ux
l'état
A
naillance de
les hommes de couleur
marquer que ce font maintenant malheurs deceite Colonie. Lamé
qu'on accufe de tous les
les malheureux Co:
me faction , qui long-tems a pourfuivi
écrafés; après
lons, aprèsl les avoir dépouillés infâme 1 déportés, d'un côté : gloricufc
sêtre iervi danis cette lutte, des : hommes de couleur 7 a tourne
de l'autre 2 des paffions --- Page 22 ---
CrJ
tour-a-coup.fcs efforts contre ceux-ci; efifidèle à
destyrans, , de détruire l'inftrument
la maxime
cette faction a écrafé
après s'en étre
- écrafé les blancs. Ceux les hommes de couleur 9 après fervi, avoir
comblés d'honneurs dans fa d'entr'eux que Sonthonax avait
le Direêtcire vous propole, dans première fon mifion 5 font ceux
cepter de la loi generale fur l'admniftie. dernier mefage; a2ut
da Quine combinaifon voit le but de ce plan 1 auffi rempli d'adrefse
que d'atrocité dans
dans
que l'on s'eft conduit ainfi dans l'exécution ? Qui ne voit
pailiblement fur les négres, dans l'efpoir de régner enfuite
de furveillans incommodes, de l'efpoir de ie débarafser
général Rochambeau, que des n'avoir, 1 comme le dit le
et de travailler plus fdrement le Africaips pour oblervateurs,
fapprouvais
dit
pays en finance? 66
hautemnent,
ce
Jedépour la partie du Sud, , parce général, les plans conçus
ner les hommes de couleur par qu'on les voulait y faire extermiles malheureux blancs qui ont été victimes noirs ; et ce font encore
ferpaux >,
de ces projets infurles - Reportéz un inflant vos regards,
moyens, 4 aufli multipliés Citoyens Repréfentans,
tamment depuis cinq ans
qu'infâmes, 1 employés confDomingue, et les priver
chafier les Coions de Saintles
icte
demandes faites plufieurs leurapropriétée, fois de
rappellez-vous
malheureux Colons; que tous les déclarer émigrés les
fe réfugier aux Etats-Unis;
Aéaux réunis ont forcé de
accumulées contr'eux dans le dernier rappellez-vous les imputations
contre lequel j'ai protefté à cette mefsage da 19 Floréal;
qu'ils font indignes de
tribune 9 pour prouver
confidérer, que les agens retourner ont ofé au fein de la République; ;
refpondance, le droit royalde diftribuer demander, dansl leur corbitations: aux généraux noirs; ; voyez lés hommes à leur gré ;des hapropriétaires. 2 pourfuivis avec autan: de fureur de couléur
perfécuté les blancs propr éraires. ct
qu'on avai:
conftante et régulière, ne préfente dites, fi cette marche
d'expropriation des légitimes
pas un fylteme compler
être étonnés, vous, qui avez propric vu le tairès. mêne En pouvez-vous
saccroitre, fe fortifier ets s'exécuter
fyftème naitre,
devant un tribunal ou tout
étre en France? Sil'étais
cette tribune ne repoufsait peut des dit, fi la dignité de
efpèce , je ne laifserais aucun pas doute preuves fur d'une certaine
infâme projet.
l'exiftence de cet
Ef-ce pour achever de
propofe de renvoyer à l'exécuter, que le Directoire fe
Saint-Domingue Lavean, qui a établi
ifier ets s'exécuter
fyftème naitre,
devant un tribunal ou tout
étre en France? Sil'étais
cette tribune ne repoufsait peut des dit, fi la dignité de
efpèce , je ne laifserais aucun pas doute preuves fur d'une certaine
infâme projet.
l'exiftence de cet
Ef-ce pour achever de
propofe de renvoyer à l'exécuter, que le Directoire fe
Saint-Domingue Lavean, qui a établi --- Page 23 ---
Lai
qu'il commandait feul danis dont
bit ail Porede-Paix: tribunal pendant révolutionnaire militaire,
cette Colonie, un Manlo était un de fes fcélérats écrivait qui.ne aur
Taccufateur public
le fang: Laveau :t l'an' 3, une
fe plaifent de quarépandire falut public 2 en Vendémisire de déporter tous les blancs
comité lettre dans laquelle il propofsit de leurs propriétés et de 5
de la Colonie, de les dépouiller des biens nationaux en France; déleur donner en échange à Sonthonax un projet figné pour
Laveau qui a remis mulâtres, projet rendu public par "Sontho- et des
porter tous les
abhorré des blancs fa
nax lui-méme; Laveau contre également lefquels il ne peut retenir
hommes de couleur, écrits, ni dans fes difcours? fera-t-il
rage,, ni dans fes
des blancs et des hommes vafte
chargé d'achever Vexpropriation de Saint -Domingue 3 une
de couleur 7, et de faire,
dont
ferme pour le Gouverneiment? de citer un trait particulier
Je ne vérité, m'empécher qui prouve à quel point on s'acharne, BailESrO
les
,
je gatantisl
lointaines, contre propriétaires avait
dans ces contrées vieillard de foixante - dix ans,
la
-
réfugié 711
lon Libertat,, l'incendie du Cap,, et s'était
la Colonie apres
Touffaint TOuverture général eft
Nouvelle - Angleterre. à rendre la juftice qui idi due,
noir , à qui je me reconnaillance, plais
les bons procédésquavat de refe rappelle, avec envers lui bapminerer.ine écrivit et lui eneus autrefois
, Pen prefle vivement,
venir : à Saint-Doningue, fon voyage. A peine eft-i! débarqué, de
voie de l'argent Sonthonax, pour
que celui-ci Yaccable fur l'ufage reproconduit devant
les plus violens foupçons
lui déches, pouvait lui témoigne faire de fon influence fur le fait Toullaint, jetter en prifon.
E quil ferajugé comme émigré à accourt: au Cap; bienToullaint apprend cette nouvelle, lui avait fait connaître le plai-,
faiteur à fon tour dé celui il qui le fait mettre en liberté ; et trait ce
fr de la reconnaiflance, de traverfer 1
encore les mers. Par ce fur
vieillard eft obligé
quel fceptre de plomb pèfe
jugez des autres ; imaginez
les malheureux Colons.
de ces défaftres , qu'il
Mais, au milieu de ces horreurs, en confiant à des mains pures
edt été fi facile d'empécher, l'adminiftration ' de Saint - Domingue PEatis une
ct refpeftables, fe préfente naturellement: retirés les nègres de la conduite
queflion heurenx? Quel fruit a-t-on
plus tenue envers eux. des faétions et de méchanceté, 2 la
Dociles inftrumens
C
ons.
de ces défaftres , qu'il
Mais, au milieu de ces horreurs, en confiant à des mains pures
edt été fi facile d'empécher, l'adminiftration ' de Saint - Domingue PEatis une
ct refpeftables, fe préfente naturellement: retirés les nègres de la conduite
queflion heurenx? Quel fruit a-t-on
plus tenue envers eux. des faétions et de méchanceté, 2 la
Dociles inftrumens
C --- Page 24 ---
[aj
plupart font le mal fans but et fans deflein; ils
aveuglement, trompés à Pinftant méme par
marchent
treprendre; et fi,d dans notre révolution
qui veut lenvé combien il était d-ficile,
nous avons éproud'avoir des idées juftes des méme aux hommes inflruits,
idées de chofes les garaient, chofes, les combien les faufles
abyme, , fur les pas de
précipitaient f
dans un
gais a été remué, entraîné Pimprevoyaneer par les
le Peuple Franridicules, avec une facilité
moyens méme les
déplorable, fans
Jangage hypocrite et déclamateur du
dillinguer L:
fimple et vrai de l'homme de bien : quel fadtieux effer 7 du
que
Pmingage
peuvent produire les intrigans, 9 les
penfez-vons
peuplade groffière, privée de toute
méchans, de
9 fur une
relatives à l'état focial, qui en font elpèce le
connaillances
maintiennent; privée de cet inftinét produit, et qui le
moins chez les Peuples
que nous voyons du
de ces notions, quelquefois d'Europe faufles 9 les plus groiliers; ; privée
mifes de génération en génération, 7 fouvent juftes, tranfvrai, trop facilement, mais produifent qu'on érouffe, 2 il eft
d'heureux réfultats, quand 2
prefque toujours
de vils faétieux P
Peuples ne font pas livrés à
Vousne trouverez rien de pareil
les
préfenter des recherches
parmi nègres et fans
tribune, 2 fur leurs caraétéres, philofophigues, fur leur déplacées à cette
rai à dire, que l'entreprife la plus difficile efprir, eft d'en je me borneCitoyens; que vous ne pouvez
faire des
trop de précautions pour les conduire employer à trop de prudence,
tion qui les rende dignes de ce titre, un état de civilifaplir les devoirs. Vous leur devez
et capables d'en remvous leur devez les foins de l'humanité protedtion et bienveillance,
pas. en faire tout a-coup ce qu'ils ne ; mais vous ne devez
tems, ce qu'ils ne font. point par peuvent être de longfont point par la Conthtution. Ah! eux-mémes, ce qu'ils ne
avez. vu de près combien eft hideufe et Citoyens, meurtrière vous qui
magogie parlant à la multicude
la déimaginez qu'elle doit étre cette furie 9 la conduifant, Pégarant, ,
famme et le fer à la main, , des
infernale, 9 guidant, la,
plantées des bords Africains, détruifant peuplades le barbares, tranfavait contenues jufqu'alors, les livrant à preftige leurs quiles
fougueufes, les abandonnant au crime, et les
pallions
farear, aux meurtres, à l'incendie, à la excitant à la
Non; Citoyens Reprélentans
dévaftation !
allez ferme, 9 affez
7 nonyiln'eft aucun de vous
V'etiroyable tableau Roique des horreurs 1 pour contempler d'un ceil fec,
commifes à Saint-Domin-
contenues jufqu'alors, les livrant à preftige leurs quiles
fougueufes, les abandonnant au crime, et les
pallions
farear, aux meurtres, à l'incendie, à la excitant à la
Non; Citoyens Reprélentans
dévaftation !
allez ferme, 9 affez
7 nonyiln'eft aucun de vous
V'etiroyable tableau Roique des horreurs 1 pour contempler d'un ceil fec,
commifes à Saint-Domin- --- Page 25 ---
Croli
L'aftre brillant qui le féconde iya éclairé et n'ofe demonf s'argue. iruofités fur lelquelles.a penfre fe de précipite victics dans la par:
rêter. Il ya vu un nouvcau, interellante genre de V'efpéce, humaines
tie la plus faible 2. la plus montrer à la terre eftrayées le crimé buil ya và des brigands croyaient impollible , lhomme
que tant de philofophes Thomme, dévorant la chair de l"homme.
vant le fang de
de fe former. unejufte jdée de ces entre peue
Et
achever connaître la haine quieles fe porient
plades, Ne faut
ces, ventes infâmes des enfans par un
elles; il faut fe rappeller
Sonthonax ; il faut voir
leurs pères., 5 que leur reproche repoufsant la liberté qu'on leuf
grand nombre d'entr'elles contre le Peuple qui la leur offrait, fowiller
préfentait, combattant l'embrafsent
pour la
tandisi que les autres brigandage. ne
Que fec Peuples fe cou; dans
par le plus horrible
a des innovations,
vrent de leurs armes
régiliaits s'oppoler qu'ils combattent
le Gouvernement qui fie cela fe conçoit: : c'eft ce
La
relever leurs autels abattus, les pays. Mais que des hommes
vu tous les Giècles 2 tous
à la liberté prennent les
qu'on fait pafser de lefelavage qui les affranchits et combattent
armes. contre le: Peuple
ce qu'on
pour le Peuple qui veut Shmechosscots des Peuples barbares c'elt ce qui
ne peut voir ehentiellement que parmi des autres Peuples, c'eft ce
les diflingue
au légillateur
a
les caractérife , etce qui doit apprendre desl hommes aufi différens.
faut des lois aufli différentes maintenant pour de notre crédulité. 1 au point
Qu'on fe joue
civilifation., ouvrage de trois mois;
de nous parler d'une
nous confoler du fang répanda.,. les mair
qu'on ofe nous dévorant dire, pour dans prefque toutes
de l'incendie
on entend des erfans, répôter
et dans les rues
de la marine
tred
fons,, Palphabet de mémoire (: 15 que. Direéoire le Miniftre a entendus 11 avec
annonce aux agens détails 2 des que fuccès le obtenus par, Pesabtilfement des
Fenfibilité, les
qu'on false circuler la lite les
des.écoles primaires I 2);
lefquels on voit
membres d'une académie au Cap, dont parmi lun ef defigné çomme
noms de pintieurs nègres,. ces miférables niaiferies n'en,
trés-éloquent:
HettE
homme
le tems eft. palsé des turlopinades bon fens.
fent à perfonne; les absndonne pour revenirau
lutionnaires, on
an
(x) Rapport de Marcc.
Vendamiaire.
(a)-Lotre de Traguet, 2 dx 21
voit
membres d'une académie au Cap, dont parmi lun ef defigné çomme
noms de pintieurs nègres,. ces miférables niaiferies n'en,
trés-éloquent:
HettE
homme
le tems eft. palsé des turlopinades bon fens.
fent à perfonne; les absndonne pour revenirau
lutionnaires, on
an
(x) Rapport de Marcc.
Vendamiaire.
(a)-Lotre de Traguet, 2 dx 21 --- Page 26 ---
20'] 1
Saus doute 9 il edtété poffible de conduire', d'ane
prudente les nègres à la liberté, L'humanité dictait main
fouriant, les moyens de les amener de l'efclavage à la 9 dé- en
pendance, de la dépendance à la
ner ce grand changément a des liberté; têtes mais, abandonviolemment Jes négres à la licence des ardentes , mener
les fureurs et les flammnes; marcher à ce brigands, but 9 à travers
la rempête qui déracine les arbres, renverfe grand les comme
fans faire attention aux hommes qui feront écrafés maifons fous les s
débris, faire périr deux cent mille nègres,
rendre
libres trois cent mille nègres, immoler pour cela pour dix mille
Français, ruiner pour cela le commeree d'une
tion ! Ce réfultat fait horreur; il fait
grande Naphe des maximes qu'il a proclamées, le repentir le philofoqu'il a portées; il apprend au fage avec légiflateur des lois
tion il doit former les veux les plus
quelle circonfpecde fes femblables; il
purs. 2 pour le bonheur
trace, en traits de feu, cette grande
vérité, mais qu'en dans la théorie, tout eft exact, tout eft abfolu
à que
pratique tout eft relatif; qu'elle
chaque pas le befoin des modifications; que bientôt préfente
appelle les
et traine, à la fuite
elle
convéniens imprévus, changemens, des embarras
s des inpreuve la plus certaine de la faibleffe de infurmontables. l'efprit, eft La
s'attacher qu'à la théorie, et de ne pas prévoir les de effets ne
inévitables conduite du fyftème qu'on embralle. Avec une telle
chiré 1 on eft bientôt tourmenté par les regrets, et dépar les remords.
nifées € Quelle étrange deftinée 2 que celle des Colonies !
deux Indes avant la révolution 2 au point que l'hiftorien Tyran- des
de
n'a pas craint de dire que la
fous le
mère, 9 demandait au Colon du patrie, au lieu nom
nourir! Bouleverfées depuis la révolution fang, 7
de le
légiflatif! cinq lois contradiétoires,
par le pouvoir
quelle pitié !
lois
contradiétoires, et toutes fondamentales,
Cing
ans! Le défir de fe régir intérieurement envoyées en 5
cefle en projet d'indépendance
des transformé fans
vaient jamais réfléchi fur ce qui regarde par
les hommes qui n'a
fur-tout, par l'homme qui foutenait
Colonies, et
fyftème de régime intérieur, dont il auparavant ce méme
fimple voeu comme un crime 2 ! D'atroces préfentait enfuite le
ronnés de ce que la France pouvait rejeter proconfuls de
envitoutes les fureurs, toutes les infamies; la
plus civile impur; et
>
étrangère les blancs facrifiés aux
guerre enfuite aux
nègres; les mulâtres facrifiés aux multres, nègres, les nègres fe
ftème de régime intérieur, dont il auparavant ce méme
fimple voeu comme un crime 2 ! D'atroces préfentait enfuite le
ronnés de ce que la France pouvait rejeter proconfuls de
envitoutes les fureurs, toutes les infamies; la
plus civile impur; et
>
étrangère les blancs facrifiés aux
guerre enfuite aux
nègres; les mulâtres facrifiés aux multres, nègres, les nègres fe --- Page 27 ---
- -
Tal
de
ces horreurs, au nom
entr'eux! J Et toutes aucun habitant de la camHétruifant dans un pays, dont
à fes portes avant
Vhumanité 9
ni de verrou
en
n'avait de ferrure,
invinciblement quelles d'amepagne
: ce qui prouve il aurait été facile
!
ia révolution mueurs, et' combien
et fans violence!
étaient les
changement fans fecoulfe violera cette loi de la
ner un heureux
qu'on
tandis que
Ce ne fera jamais inpunemen quele bien fe falle lentement, 132
nature 1 quiveut avec la rapidité del la foudre. mellage;
le mal arrive a dit, dans fon premier conformes P la
31 Le Direftoire à fes agens, des infiructions quelque
avoit donné
n'en doute ; mais , ellentielle REL ae
confitution. Je
, la PEIEL la plus
connue," de.
foient ces inftrachions, des hommes d'une probité des hommes
n'en charger amis que de l'ordre et de Thumanité, et non des têtes
véritables
des Golonies,
vers le but
intéreflés à la profpérité marchant avec. violence aucun événefslphurexfes 1 qui
ne favent préparer tenir.lieu" de
qu'elles fe propofent, leurs fautes feules peuvent
et à qui
mon devoir 7,
nieneleais
méditation. ment,
Eriojetraliate des Colons , fije ne demandais pas
la voix en faveur
de leur propre: pays,
pas
dansl P'aiminitration
les a: profpour eux une part
cet abfurde préjugé qui les a procla
fi je ne repouliais les a pas emballillés de tous côtés,
en malle ,
une
active
atlintasthination
crits
de prendre part abfurde accufation
més incapables Quelle eft donc cette
delas an3e
de leur pays. contr'eux, dès le commencement d'autres ont répetée?
s'eft élevée
lacerédité 1 que
de
tion , dans un journala comme parmi les autres hommes Francais; de lettres.
Il eft parmi t
des conduifait vosarinées
bons militaires,
furle
Colon 5
amn
C'était. un
queDugonier moment on la mort l'atteignit défenà la viétoire 9 jufquau c'était un Colon 3 cet intrepide d'honorer dans
champ de bataille; contraignit les Anglis
la
feur du Tigres valeur qui Françaife; un autre un repréfente Créol, cc
fa perfonne la fon
fidèle allié ; c'eft
le
Nation auprès de
plus
cite avec éloge
Dumas , dont Buonaparte dont ie nom eft cher aSaintbrave général héroique. Ilen eft > efclaves, et dont la précourage
cher à leurs anciens et la confiance à cette
Domingue, contribuerait à rendre le calme favoir les choifir , il faut
fence
Colonie; mais il faut
pas; ils fe cachent
malheureufe d'eux; ils n'intriguent jour flétrir par le
aller au-devant familles qu'ils voient chaque
leur a
dans leurs
membres du Directoire naguères
befoin. L'un des
général héroique. Ilen eft > efclaves, et dont la précourage
cher à leurs anciens et la confiance à cette
Domingue, contribuerait à rendre le calme favoir les choifir , il faut
fence
Colonie; mais il faut
pas; ils fe cachent
malheureufe d'eux; ils n'intriguent jour flétrir par le
aller au-devant familles qu'ils voient chaque
leur a
dans leurs
membres du Directoire naguères
befoin. L'un des --- Page 28 ---
(2]
renda juftice. 66 Il eft temps de
Barras dans un rapport fait à la fauver les colonies, a dié
jufqu'à tout fait préfent a. tout fait pour les Convention: la France
foit refté pour les confervere et il eft perdre; les co ons ont
Sans un feul fidèle al la patrie." 1 furprenant qu'il en
fi Fon continue doute, cette à fidélite fera plus
fent. Eft-il rien de les traiter comme on furprenante a fait
encore,
tre ceux qui,
plus barbare que les melures jufqu'a prémille
fuyant l'incendie et
prifes conmifere périls, ont abordé fur une terre ladévaftation à traver's
les confume, 9 et à qui l'on ravit holpitaliére, oi la
juiqu'a ce que le, Directoire ait
leurs propriétés,
Mefure barbare autant
prononcéi fur leuri fort?
Ebibrien-qui porte plus qu'afiurpatrice Je caraétere dui pouvoir legillatif.
prévention', que de refufer
de-i injullice et de'la
un feul Colon blanc, revéru-de d'envoyer à Saint-Domingue
gueren méme-temps ,-avec toute l'autorité la
5 et d'y déléRaymond; homme de couleur?
puiancediredoriale,
On les dépauille, on les!
nie en mafle * dans un
déporte; Truguet les calombre d'entr'eux donnent à mellage, la
tandis un grand nomques de dévoument. Ceux République d preuveshéroifous le joug des Anglais, qué le fort de la guerre a mis
veaux agens. étaient partis loriqu'ils pour apprirent que de nou
dant avec confiance des hommes Saint-Domingue atténthonax, confpirèrent contre les vertueux 5 et non un Sonpays à la France; leur projet fut Anglais pour rendre leur
d'entr'eux périrent, victimes dteouverts eti dix-fept
pour leur Patries
honorables de leuri amour
Jufqu'à préfent on: a traité: les
1t
une injuftice qui eft tellement Français d'Amérique avet
ne la foupconne méme
devenue une habitnde, 5r
Confeil; tout cela tient pas. Je demande l'attention qu'oia du
delirebien plusd'obtenic eilentiellement votre intérêt à mon fujet: car je
concitoyens , que d'exciter votre refientiment pour mes malheureux
perféeuteurs. Je lifois dernièrement
contre leur
le rédacteur étoit alors membre du donenjoaurmalrdomt
cela que l'écho des trois afsemblées Confeil, et quin'eft cri
colonies 5 je lifois la copie d'ane lettre et de leurs comités des
en apporter aucune
qu'ond prétend, 3 fans
gleterre par fix habitans preuve, de 1 avoir été écrite au roi d'Anjournalifte ajouroit: Voilà Saint-Domingue. le
Le député
raifonnement a été cent fois répété patrioti/me dans les des colons. Ce
blées; illa été dans le premier volume du trois afsemrapport com-
et quin'eft cri
colonies 5 je lifois la copie d'ane lettre et de leurs comités des
en apporter aucune
qu'ond prétend, 3 fans
gleterre par fix habitans preuve, de 1 avoir été écrite au roi d'Anjournalifte ajouroit: Voilà Saint-Domingue. le
Le député
raifonnement a été cent fois répété patrioti/me dans les des colons. Ce
blées; illa été dans le premier volume du trois afsemrapport com- --- Page 29 ---
L23 J
mencé après dix-huit mois d'attente , par comités Garran-Coulon, qui n'exifparle aujourd" Thuiau nom de quatre répeté touslesjours.
qui tent plus depuis 17mois; il eft abfurde encore ! Si l'on peut dire:
Cependant 2 quoi dc trahi p'us la France, donc tous les colons
quelques colons ont dirai: des habitansdes départemens de.
font des traitres; Je
la caufe de nos ennemis.,. dont
POueft ont combattu del pour POueft font ennemis de la France:
tous les départemens livré leur ville' aux Anglais, donc tous
des Toulonois ont ennemis de la République. Je pourrai,
les Toulonois font raifonnement et dire: beaucoup de
même généraliler la cd liberté de leur pays, donc tous les,
Français déteftent la liberté. Ces raifonnemens fon abloluFrangais déteftent celuiquej'aic cité: ils fontauth abfurdes
mens' les mêmes qne
les uns que les autres. vous ne partagerez pas cette injuftices,
Repréfentans, éléver au-def us de ces miférables paflionss.
vous faurez vous avons été perfécutés et malheureux;
prefque tous, nous
nous protégerons les inforrunés
tous nous défendrons,
Français amc ricains.
viens de dire , en fe rappelant les,
En réfumant ce
je la correfpondance de Rochambeau,,
Pafiages que j'ai cites A0G2 de celie des agens particuliers du,
du. genéral Mirdonday,et cette foule de témoignages répan-,
Dircatoire, en y. joignant de la France, , il effimpollible de,
dus dans toutes les parcies la colonie de Saine-Domingue gétnit
ne pas prononcer que de l'anarchie militaire; quel'autoriné
Hous le joug accablant dans' la partie du nord eft entre les mains
preique entiére
les
deftfituer ; qu'elle
des genéraux noirs du 1 que fud entre ageuen'ofent les niains des hommes de
eft dans la partie
la race des Français, y eft
couleur; que la race blanche, à chaque inftant la mort; que les,
proferite. et y trouve
l'autorité la plus arbi-,
propriétaires en font chafsés; que empire, et enfin que,
traire y a établi fon épouvantable cet état malheureux
ont augmenté
les agens loin particuliers de le diminuer. Vous en ferez convainçus de le
bien
mais avant
L
'examen de Jeurs actes adminiftratifs: toute votre atten-:
vous conjuré de m'accorder
mencer, 3 je
ion.
les,
proferite. et y trouve
l'autorité la plus arbi-,
propriétaires en font chafsés; que empire, et enfin que,
traire y a établi fon épouvantable cet état malheureux
ont augmenté
les agens loin particuliers de le diminuer. Vous en ferez convainçus de le
bien
mais avant
L
'examen de Jeurs actes adminiftratifs: toute votre atten-:
vous conjuré de m'accorder
mencer, 3 je
ion. --- Page 30 ---
à
* *
+ * 4 4 %
X
SECONDEPA R.T,IE M'
113)
P.
ARMI les actes des agens particuliers du
ilen eft un grand nombre de
Diredoire,
font contraires aux principes tres-condemmables, dela
parce qu'ils,
ils ne blefsent ni l'intérét national, Conflitution , ni,l
; mais comme
manité , je fuis prêt à les excufer ayec. le la.juilice, nilhuje ne parlerai
des aétes qui me paraifsent Citoyen, évidemment Marec:
coupables, 9 et. E lefquels jl eft impollible gue le
Légillatif ne prononce pas.
Corps
rêté Je demandersid'sbord, du
4 comment on doit qualifier cet ar3 Thermidor, 1 qui commande de conduire
ral Rochambeau à bord d'une corvette, pour, étre legénédit Farrété, à la difpolition des agens,
tenu,
aient autrement ordonné. Le
ju/gu'ace qu'ils en
c'était une. violation de l'article rapporteur, 145- de. nous la a dit, que
mais, qu'eft-ce qu'une violation des articles de Conflitution ;
Ja liberté des Citoyens, fice. n'eft un afte de garantie de
doit étre févèrement puni? Qu'eft-ce que, V'arrêté tyrannie.qui par lequel ils ont fait embarquer ce Général et pluficurs, autres
Officiers, 9 la nuit. 1 comme des coupables, fans les avoir entendus, fans leuravoir expliqué la caufe de cet affreux traitement, pas méme à l'un. d'eux, le Citoyen
était dangereufement
Panifle, qui
ficats de médecins? ? Qn'eft-ce malade, comme l'atteftent les certique ces aétes de déportation
expédiés par les agens du Direétoire, 9 fouyent fans motifs
exprimés, contre les Citoyens Coujeon 5 Ammecy, Douxais, enfeigne de vaifleau, Autrichy, 7 officier de fanté
veuve Riquet, la femme Dufiar 7 Jean Lafsères, Paulin ,a
Goy? Qu'eft-ce
cette violation continuelle du droit de
cité, fice n'eft Ste crime caraétérifé par la
crime de détention arbitraire ?
Conftitution,
Mais, tout, cela difparaît devant la violation audacieufe,
j'oferai dire facrilège, de la liberté individuelle, du titre
de Français, des difpofitions conflicutionnelles, des lois de
f'humanité, fe
de la juftice de tous les pays, qu'ils ont ofé
permettre 3 en mettant le général Villatte hors de la
loi. Etait-il coupable? Ce ne peut: être la queftion. Rien
n'a pu leur donner le droit de ligner, de proclamer cet infâme
cela difparaît devant la violation audacieufe,
j'oferai dire facrilège, de la liberté individuelle, du titre
de Français, des difpofitions conflicutionnelles, des lois de
f'humanité, fe
de la juftice de tous les pays, qu'ils ont ofé
permettre 3 en mettant le général Villatte hors de la
loi. Etait-il coupable? Ce ne peut: être la queftion. Rien
n'a pu leur donner le droit de ligner, de proclamer cet infâme --- Page 31 ---
taj
arrêté du 2 Prairial , porte ces et mots: de dle Enjoignins mont
fame les Citoyens de lui 7 fius,
: fajfr c elit-a-dire 9
à 10M5
peixe de déjobéir à nos ordres aétes ne fone
ou vif, donnons fous le droit de le tuer. Si de pareils titre méprifuble,
nous
titreie Citoyen n'eft qu'un
pas punis 9 individuelle le
un mot vide de fens, la Conflitula libetté
de pitié.
violé
tion une moquerie affaire CEV Vilatie,ils. ont ouvertement de
CiDans cette
droits, en arrachant- plus vingt
la charte de nus
pour lés faire juà leurs
en les déportant naturels; loin des tétoyens France ESA 1. loin leurs juges
ger en
dépofer en Teur faveur. actes arbitraires, 3
moins qui pouvaient en ne puniffant ces
Penferiez veus 9
de
Non; Reprélentans fi
la qualité
OMTFE
faire refpe@ter pas foi-même un titre qu'on le porte, 5 fi
on ne énonciation refpedte de ce titre n'imprime violation pas faite refpect à ce titré
fimple Fon. n'eft pas fûr que la châtiment. moindre Ces mots 1, Je Juis Ciz
fera fuivie d'un prompt autrefois le refpeêt chez les Natoyen Romain, impolaient chez les peuples barbares; 5 ces mots ,je
tions éloignées,
la méme imprefe
fixis Citayen. Frangais, 2 feu'ement doivent produire dans cette cité , qui voit
fion; et ce n'eft pas les Repréfentans du Peuple, la
réunis dans fes murs
tribunal 5 que les droits Faa
mière magifirature; ; le premier doivent être refpectés; mais en
membre de la République Peuple que foit violé le titre
quelgu'endrsits 5 chez quelgue vous devez penfer que ce mépris atde Citoyen Français et ia 5, dignité del la République:
ceux
taque la gloire je parle ont réclamé ce titre facré', la
: Ceux pour qui l'ont méprifé : les vidimes ont invoqué des
que Taccule, l'ont foulée aux pieds. Amis prétendus
loi, les tyrans
acharnésdes
leur leur tyran- tenAfricains, , perféeuteurs dévoile Thypoctitie L
nie envers les Français
par lâ loi des trois
drelle pour les Africains: protefeurs élever la troifième :
clalles, ils en écrafent deux, civiques: pour
Mais la Republivoilà la mefure de leurs vertus
mains ceux qui font
que elle-méme relèvera de qu'elle fes propres faura contenir ;
en méme-temps
élevés au-deffus des
EnE
abattus, tégeant, ceux que lat tyrannie inftrumens n'a
de Vengeance et
que pour en faire des
la liberté individuelle;
nEE Et, oà fe réfugiera fi ce n'eft dans le fein dui
attaquée, profcrite. 1 perfécutee, autels embraflera t-elle, 6 ce n'eft
Corps Lépilatf? redoutable: Quels aux tyrans, favorable aux oppris
cette tribune 2
D
més?
abattus, tégeant, ceux que lat tyrannie inftrumens n'a
de Vengeance et
que pour en faire des
la liberté individuelle;
nEE Et, oà fe réfugiera fi ce n'eft dans le fein dui
attaquée, profcrite. 1 perfécutee, autels embraflera t-elle, 6 ce n'eft
Corps Lépilatf? redoutable: Quels aux tyrans, favorable aux oppris
cette tribune 2
D
més? --- Page 32 ---
0L26]
Il eft réfulté de l'indigne conduite des
général Rochambeau, que nous ne fommes ageris envers le
Boffeflion de la partie de St.
pas encore en.
dée. par FEfpagne, Les officiers Domingue qui nous a été cé.
fiance dans la loyau:é de ce
clpagnols, plein de con-:
les difticultés; ; une corre/pondance général, écrite applaniflient déjà,
mutue's préraraient les cceurs qu'avaic avec des égards
tion desagens: mais ces procédés nobles éloignésla et
réputavenaient pas à des hommes accoutumés à des décens ne conlutionnaires; ils ont deftitué 9 déporté le général formes révo-!
beau, fouslespréiexte les plus
Rochamet ils ont ainfi.fait nianquer le frivoleseries plus ridicules,
redore T'avait deftmé >: la prife grand de objet auquel le DiEfpagnole.
. 9 polleilion de la partie
Aprés tcutes ces violations de la liberté
por:erai les regards du confeil-fur l'arrété individuelle, je
agens fe font, rc fervé exclufivement
'par lequel les
copnoiffance, et le jugement des prifes et provifoirement lai
impollib'e de joflifier une pareille
inaritimes. Il eft
légillatif et judiciaire tout à la fois; ufurparion et
du pouvoir
caufe fera portée devant les tribunaux, quand cette grande
donnateur général
on entendra POrrant de la vérité de Férary, fes , dont la réputation eft un
chés paflés par les, agens rapports. avec le général Il expliquera les REpe
ney, qui eft à la: fois négociant et
de divifion Bar.
vir les vailleaux de la Répnblique à militaire,- fon
qui fait ferfortune, , il dira pourquoi il refula de
cominerce et à fa
d'Ordonnateur, 2 cet infame marché; figner, comment en fa qualité
tué, et comment le lendemain même il
il fut defti-:
voir rendre les places de
eut la douleur de
à des noirs qu'il ayait garde-magafins de la République
nir comme voleurs publics. furpris Il en fera flagrant délit, et fait pus
tions" qu'il a envoyées fur ces marchés connaitre les obfervamarine, ilrévélera de coupables
au miniftre de lai
fames; et nous, nous demanderons détails, des turpitudes inJamarine pourquoi il n'a interogé ni peut-être au miniftre de
ni les officiers du génie , ni le général l'ordounateur Rochambeau, Férary,
malheureux officiers
l'armée du Cap
niles
mois, 1 pour inftruire Er France de l'étar envoya de St. , ilyars
nous, lui demanderons oil il a pris cette
Domingue;
de s'inftruire de cel qui eft re'atif aux colonies; étrange méthode
demanderons de quel droit il a ofé refufer à des colons nous lui
"'lle-de-France repaller à St. Doningue,et furtout à des jeunes gens de de
qui navaient aucune relfource pour exif
ée du Cap
niles
mois, 1 pour inftruire Er France de l'étar envoya de St. , ilyars
nous, lui demanderons oil il a pris cette
Domingue;
de s'inftruire de cel qui eft re'atif aux colonies; étrange méthode
demanderons de quel droit il a ofé refufer à des colons nous lui
"'lle-de-France repaller à St. Doningue,et furtout à des jeunes gens de de
qui navaient aucune relfource pour exif --- Page 33 ---
a 27
027J J
la
de retourner dans' icetteI Ille
.ter en France, 1 la permifion et la ferineté de leurs compatriotes
heureufe, que fagelle de St. Domingue. Mais la con-
.ont préferve des malheurs
très remarquable,
duite de ce miniftre, fa correfpondance
tout cela.deles mefiage qu'il a fait figner au dont Directoire, le.réfultat fera conmande un examen particulier, les
aétives des malheurs"des
naîtrre une des caufes
plus
Colonies. Et que dire de cet arrêtée du 17 frudidor, par lequel
les agens.déclarent que tout propriétaire qui fe préfentera,
d'après une main levée de féqueftre, pour prendre pof fera
fellion d'un bien mis en valeur par l'adminiftration 5
tenu de rembourfer à celle-ci le prix de fon mobilier; que
fi le propriétaire eit hors d'état de faire ce rembourfement, ce
l'adminiftration fera autorifée à régir et à jouir jufqu'à
rembourfement effectué, fauf à faire payer au propriétaire
la portion du produit qui lui revient d'après les règlemens
de culure?
du droit facré de
Peut-on Je jouer plus impudemment
propriété? de quel droit, par quel motif peut-on priver
de la
de la jouillance de ce qui e
un propriétaire Vous dites geftion., vous y avez mis un mobilier.
Jui appartient? mobilier, et que laifsez moi ma chofe. PourEnlevez votre
quoi me contraindre à payer
vous a plu d'y placer?
Et, fi vous le cultivez mal, fi produit que je reçoit pour ma prétendue portion , ne fuffit qu'à ma pénible fubfiftance, , et n'eft pas fuffifant pour payer votre mobilier C'eft 9
je ferai donc éternellement privé de ma proprié:é! à la rume des
bien la le vrai génie du mal qui fait tourner leur faire !
citoyens P'apparence même du bien qu'il parait
Ces hommes qui traité ainfi la fortune des particuliers 2
vous
oublient d'en* faire une prompte et
croyez Ecoutez qu'ils le
Mirdonday dans fa le tre du
folide? Nivôfe dernier, général 4 A l'exception de quarante fucreries
21 la délégation fait, explojter pour le compte du gouverque nement., elle a donné à bail de trois ans le refte de la p'aine
du Cap. Raymond, Pun des agens, fon gendre Paical,
et fon coufin, ont pris en fociété quantité des meilleures l'une-fur
fucreries , et deux habitations de pur agrément, Comme
le chemin de Picolet, l'autre derrière Thopital. dès le JendePargent et l'autorité ne manquaient point,. livres de fucre
main ils ont commencé à faire trois mille
parjour dans deux fucreries feulement. Il a enveyé acheter des mulets; dèsqu'ils feront arrivés, tout roulera,et
re Paical,
et fon coufin, ont pris en fociété quantité des meilleures l'une-fur
fucreries , et deux habitations de pur agrément, Comme
le chemin de Picolet, l'autre derrière Thopital. dès le JendePargent et l'autorité ne manquaient point,. livres de fucre
main ils ont commencé à faire trois mille
parjour dans deux fucreries feulement. Il a enveyé acheter des mulets; dèsqu'ils feront arrivés, tout roulera,et --- Page 34 ---
[-28]
frfortune fera prompte. Pour affurer fès
téreffé de quelque chofe
récoltes, alain.
la Plaine, et Chriftophe, Pierre-Michel, commandant de
Les barils de falaifons commandant de la Petite-Anfe,
-prendrent dans les
9 qui ne coûtent que la peine de les
magafins, ne
culti.
vateurs et tout ira le mieux manquentpointatix
66 Tod achever de mettre bon'ordre pollible. dans les
Sonthonax a fait créér une place de furintendant finances, ou contrôleur général, appelée ici agence centrale,
vefti- Leborgne, pour récompenfer fa bonne conduite dontila inCayes, Leborgne n'a' encore qu'une fucrerie,
aux
à la vérité."
très-bonne
Rochambeau déclare dans fa lettre au
:
66 qu'il a vii les agens particuliers puifer rapporteur fans
Marec,
toutes les caiffes publiques et dans les
pudeur dans
tandis que les foldats étoient nuds et magafins fans folde; de l'état,
commettoient tous les jonrs les adtes arbitraires les qu'ils
révoltans; qu'ils étaloient un luxe et un fafte
plos
au milieu dela mifère affreufe
feandaleux
qu'ils infultoient à cette détrefse quiaccabloit tous les citoyens:
avec une troupe de brigands qui jouifsoient générale de par les orgies
faveurs."
toutesleurs
Repréfentans, à ces traits vous reconnoifsez
ces patriotes du jour, ces philantropes Partifans fans du peine
heur les commun. Tels vous les voyez ici, tels ils font bon, fous
tropiques. Mierableiatsméede
des den emeurtres, ils ont fait de la révolurion pillageautant une qu'avi;
lation de fortune, de la République une ferme à ipécudes biens des autres une proie furl laquelle ils s'élancent l'encaur, de
toutes parts, fous toutes les formes : Ef-il un homme
vraiment hommé qui puiffe entendre de fang, froid de tels 3
détails; fouftrir de telles indignités?. Et après les infames
dlilapidationsreveléer à cette tribune par Defermon, , Camus
eThibaudeau; après ce jeu cruel de vol, de
de
deftruétion de la fortune publique, fous les parrage, dela
Frânce entière , par Pautorifation, 7 par la fignature yeux fans
doute furprife du' gonvernement, 2 en vous faifant
ainti dire, vous-mêmes aflifterà ce fpedtacle révoltant d'in- pour
famies, penfez:vous que les agens du Direétoire
dest mers, foient plus défintéreflés ou plus
au-delà
moins habiles dans leurs combinaifons, on plus délicats furveillés, fur
le choix des moyens, efcrocs moins
1 moins effrontésP
adroits, ou voleurs
Saint-Domingue 9 cette déplorable colorie,' tott-(branléequ'elle eftjufques dans fes
fondemens, 7
pour
famies, penfez:vous que les agens du Direétoire
dest mers, foient plus défintéreflés ou plus
au-delà
moins habiles dans leurs combinaifons, on plus délicats furveillés, fur
le choix des moyens, efcrocs moins
1 moins effrontésP
adroits, ou voleurs
Saint-Domingue 9 cette déplorable colorie,' tott-(branléequ'elle eftjufques dans fes
fondemens, 7 --- Page 35 ---
[:29 J
millions. Penfez-vods
et-produit cncore quelques
efti tfous les troaproduit l'infamie eft lentrancts , foit la pureté détourné? Des inque quand
un million ne
fou:
et que pas
lavancer, des protedeursie bientôt,
tas feuls pontroient le croire; mais A vérité perceral dans Vaffaife
renir ; des Mupides
tonnerre, ainfi gue
éclatera comme un de coupdet Dijon.
vais mettré fous vos
de la compagnie
tâche : je
ma pénible
ceux
- Je pouriais des aétes plus condamnables. encore que de l'acté
a
yeux
des violations plus audacieules
dénoncés, tationnel et des droits des affreux Citoyens. de la plus riche des Antilles, les
l'état les
$ les meurtres ,
Reprefentans, la domine 1 fouprons,
tout cela doit
la terreur en font un téjour d'horreurs, qu'au lieu de
infamies -
parce
avili les
être reproché aux agens perticaliers. inditindemene, ils ont
protéger tous les Citoyens les vrais Français, et que de ferez l'avilifle- conblancs, c'elt-à-dire il n'y a qu'un pas. fur Vous l'infame en comédic
ment à Hoppretlion votre attention
en meurz
vaincus 9 en reportant dans laquelle on traveftit les blancs lesa agens,
jouée au Cap, et en lifant un arrêté rendu-p par
triers des noirs,
répanle 15. Prairial.
informée que Jes malveillans n'a
66 La Commiffion 1 dans le Public, que la Répubigue
dentjpourntlenenty 2
la liberté aux hommes noirs,
rendu irréyocablenent
-
pas nos frères;
*
difcours ne tendent qu'a femer
: 66
que ces les Citoyens à une infurredtion
des emnss défiances et porter infalliblement les viétimes; être tenus que
dont ils deviendraient ces propos ne peuvent
de
66 Confidérant, que d'bommes , barbares ennemis
par ces vils proprishaires regrettant un régime à frères jamais les proferit cultiva- :
ja Patrie de qui, dans W'efclavage nos
bralent plonger
reurs; 66 Arrête ce qui fuit: dira, dansi les marchés ou ail4. 19, Tout Citoyen n'eft qui irrévocablement rendue aux de
leurs, que la liberté fur le
et conduit chez le juge
fera faifi
Ems
qui attelleront
nègres, qui, ; fur la dépolition de deux Venverra témoins, en prifon. Tous
paix avoir entendus lefdits
9. arrêter celui ou ceux qui
font ETEA
les bons Citoyens
.
tiendraient de pareils propos. convaineu d'un femblable délit,
66 29. Tout individu
trois, fix ou neuf niois;
fera condamné à la prifon pendant
conduit chez le juge
fera faifi
Ems
qui attelleront
nègres, qui, ; fur la dépolition de deux Venverra témoins, en prifon. Tous
paix avoir entendus lefdits
9. arrêter celui ou ceux qui
font ETEA
les bons Citoyens
.
tiendraient de pareils propos. convaineu d'un femblable délit,
66 29. Tout individu
trois, fix ou neuf niois;
fera condamné à la prifon pendant --- Page 36 ---
[3]
etjuqualafna des
des troubles intérieurs,
cas.
fuivant
l'exigeance
39. Les perfonnes condamnées pour e de tels
dchors. prifou 3 ne pourront recevoir aucun/ecsurs des délits à
Après avoir été nourris
perfounes
*
les autres prifommiers, il leur fera pendant procuré un de mois, 1 comme
afin qu'ils puiffent fe nourrir de leur
ils ouurage, 9
arent plus, tant gulilsferont
travails ne reces
la Républigue
gnfantés aucun aliment de
k 5°. La Conditution Françaife 1.
tmco aniq anfos
- J
mellement déclaré la liberté de tous ayant hautement et forfous fon empire, tout homme qui, des hommes qui vivent
convaincu d'avoir dit, qu'un homme Saint-Doninpse. étre
fera
d'un autiehomme, eft déclaré en peut
la-propriété
la. Conflitution, traitre à
étatde rebellion contre
fuivant la rigueur.des lois. laPatrie et puni comme tel,
<6 70. Le préfent arrété fera Ti!
dans toutes les communes et dans imprimé, Jes
publié et affiché
Son exécution eft confice, non-feulement camps de la Coionie.
civils et militaires, mais encore à
à tous les agens
6 Au
tous les bons Citoyeni.
Cap,le 15 Prairial, l'an 4 32.
Repréfentans, 9 vos réflexions ont dévancé
vous, vous demandez, comme moi, fi un tel les miennes;
pas une loi, fj jamais aucun
arrété n'eft
barie de dévouer.ainfi les légillateur,a eu l'infenfée bar:
vengeances ; car, ces vils propriétaires propriétaires aux foupçons et aux
parle l'arrété ne font pas une clalle
d'hommer, dont
clalle générale des propriétaires des particulière, mais la
miflion devait protéger et défendre, Colonies, et
que la comcomme de faibles victimes
non dévouer ainti,
vous, vous demandez
9 aux fureurs le leurs ennemis; ;
avoir l'audace de defendre 9 comment les agens particuliers ont PU
fecours à leurs Parens et à aux leurs Citoyens, de donner aucun
de ces lois barbares.
amis., détenus, en vertu
des et féroces, n'auront D'aprés cette loi, deux pègres flupipropriétaire a dit qu'ils qu'à étaient prétendre faits qu'un malbeureux
zuront le droit de le faifir, de le trainer pour l'eiclavage, ils
de paix, a peut-être nègre
et
devant le juge
ner à la prifon 7 avec défenfe Jui-méme, d'y recevoir dele faire condamde fes parens et de fes amis; il fera
aucun à
fccours
mois de prifon, fupplice affreux dans condamné fixou neuf
ou ju/qu'ala) fin destroubles
ce climat bràlant,
des cas sterme indéfini, qui intérieuri-/hivant ne peut
l'exigence
aux yeux du malheureux prifonnier. préfenter Et c'eft Atcl la mort
qu'op
Jui-méme, d'y recevoir dele faire condamde fes parens et de fes amis; il fera
aucun à
fccours
mois de prifon, fupplice affreux dans condamné fixou neuf
ou ju/qu'ala) fin destroubles
ce climat bràlant,
des cas sterme indéfini, qui intérieuri-/hivant ne peut
l'exigence
aux yeux du malheureux prifonnier. préfenter Et c'eft Atcl la mort
qu'op --- Page 37 ---
LBrg7
établir la domination. des Affi,
tiaite des Pritisr pour Guadeloupe a vu trainer à l'échacains! ! C'eft ainfi quella agé de quatre-vingt ans, père
faud le vieux-Mahordière, la
de quelques nègres' qut
de onze enfans , fur dépolition
liberté
l'accufafent d'avoir tenu des propos" fur'la
acte générale. qui orla
qu'un
r
-I'article 223 de Confirution porte ne pent être exécuté s'il
dennel'arreltation d'un Citoyen; le "motif de Parreflation, et la' tor
n'exprime formellenient de laquelle elle eft ordonnée.
- 90
en conformité
envers un Citoyen;
Or, lesjuges de paix quiexécutent,
dans lacte
Parrêté
né peuvent exprimer,
d'arreftation queyexamine , la loi en vertu de laqueie ils l'ordonnent dès lors 9
puifqu'ils n'agiflent que d'après un fimple arrêté; :
ilso font compables de forfaiture : niais ce fontles agens qui
leur ordonnent de commettre ce crime de forfaiture, C
la pus
nition en doit retomber fur leur têtes. a dun Temblable
Tout individu, dit l'article 2, corvaincs
;
délit fera condamné à trois, fix O1 neuf mois'de prifon
le délit n'eft
hi la" peine promoncée par
mais - ni
aucun prévu., code. Les agens fe font donc érigés 1
aucune loi; par
ils font donc coupablés de forfaiture."
en pouvoir legillatif; dit P'arrêté, recevoir aucun fecours
sulls ne pourront 1 dehors P. Ils n'auront donc pas la jouif
6 des perfomies du
! on leur arrachera jufqu'a
fance de ce qui leur appartient Aprèsavir été nourris pendant
la pitié de lenrs familles!
il leurfera
an mois comme les autres prifonniers, nourrir de, leur" procure tras
de P'ouvrage,
qu'ils puilfent fi fe c'elt un homme" ou une
wail". Et fi ree un vieillard, métier, i faudra donc qu'ils
femme qui de ne faim!1 fachent L'arrêté aucun ajoute ; 66 Ils ne receuront
meurent
en
aucun aliment de lai
tha
tant qu'ils feront fanté,
blique De télles >2 rigueurs ne font permifes', encore moins pref:
crites par aucune loi: or, l'article 252 de la Confhtution
porte 6 que toutes rigueurs employées dans les arreflations
et détentions , antres que celles prefcrites par-la font 1o1,/oHt criminels
des crimes." Donc les agens particuliers font beaucoup
d'avoir ordonné de femblables rigueurs, qu'elles qui ne le feroient en
plus cruelles à Saint-Domingue
France.
à Saint-Demingue,
D 66 Tout homme , dit P'arrêté , qui,
la
fera comaincu d'avoir dit qu'un bomme peut étre pro.
priété d'un autre homme 7 efP déclaré en état de rebellion
tontre la conflitution 7 traitre à lapatries? pani commetel,
Juivant la rigneur des lois."
à
d'avoir ordonné de femblables rigueurs, qu'elles qui ne le feroient en
plus cruelles à Saint-Domingue
France.
à Saint-Demingue,
D 66 Tout homme , dit P'arrêté , qui,
la
fera comaincu d'avoir dit qu'un bomme peut étre pro.
priété d'un autre homme 7 efP déclaré en état de rebellion
tontre la conflitution 7 traitre à lapatries? pani commetel,
Juivant la rigneur des lois."
à --- Page 38 ---
r3:
ERil allez abfurde, afsez atroce, cet
Les agens particuliers ofent porter ja infâme article :
contre tout homme qui tiendra un
peine de 'muort,
ane Gimple phrafe qu'il leur plait de qualifier propos, etat prononcera de
lion contre la conftitution : Mais s'ils ont le droit rebel.
la, peine de mort contre une fimple
de de porter.
les voilà donc légillateurs, legiflateurs espretlion la penfée,
être aftreints à aucune forrae à aucune révilion fouverains !
fans
pas avoir le defpotifmne dans la tête et dans le Nefaut-il.
ofer faire une pareille loi ? Quoi! dans cette caur,pour
vous, les reprélentans du peuple, vous
enceinte $
fois, fur les difpofitions les plus
d deliberez une loi
taire, vosI réfolutionsfont foumifesa Gimples une révifion
at
folemnelle $ et des
du
auftère et
des lois criminelles, PACTe lois gouvernem ent proclameront
prices ! Maiheur à ceux quine pénales, feroient au-g gré de leur catelle afurpation du pouvoir légillatif ! pasindignés d'une
Efd diclaré cu état de rebellion contre
les agens ont-ils vu une telle formule? laconflitution. Elle
Oà
aucune loi. Et remarquez
n'exifte dans
pas proclamée,
5 qu'alors la Confitution n'était
midor. Les
puifqu'elle ne l'était encore le IO Therfimples agens voulaient donc que t Gitoyens, pour de
une
$ fuffent déclarés en état de rebellion contre
que les
ne;
FeURERL
core? N'eft-ce pas la tyrannie. Citoyens en connaiflaient à pas en*
atroce et inconféquente, ne fuit que délire, fcs
quis la fois
au-defsus de toutes les.lois?
caprices, et fen met
Son, exécution efl confice,n-/ feulement 2
àtoris les
civils et militaires, 5 mais encore à tous les bons agens
A combien d'actes arbitraires ne doit pas donner lieu Citoyense cette
éxécution confiée à tous les bons. Citoyens? On fait cC
qué fignifie cette expretlion dans un pays où
reur révolutionnsire. Je-le demande à tout règne homme la.ter4
bonne foi: font-ce là des arretés.conformes aux lois
de
jultice, ou des lois contraires à la Conftiration et à I'huma- ctàla
nité? bles? Le Corps Légillatif oferait - il en faire de femblas
Oferiez-vous, dans une loi deftinée apunir. les
çateurs an retonr de l'ancien régine, vous exprimer. provo- ainfi2
3 Confidérant par. de vils gue de tels propos ne peuvent éire tenui que
propriètairei..
Ofericz-vous défendre à l'amitié
-
au malheureux gue le magiftrat condamne d'apporter ala des fecouré :
i Eh bien! ce que yous ne pouvez ordonuer, cc. prifon que.
: fepoufseriez.ayec horreur, desageas particuliers ont olé vous" lc
commander 14
imer. provo- ainfi2
3 Confidérant par. de vils gue de tels propos ne peuvent éire tenui que
propriètairei..
Ofericz-vous défendre à l'amitié
-
au malheureux gue le magiftrat condamne d'apporter ala des fecouré :
i Eh bien! ce que yous ne pouvez ordonuer, cc. prifon que.
: fepoufseriez.ayec horreur, desageas particuliers ont olé vous" lc
commander 14 --- Page 39 ---
a
-
[33 1
avec cet accent révoluationnaire, à jamais
banni. ommander, du langage 5
de nos lois.
envoyant de tels
Figurez-veus un inftant le Directoire Ouelle horrenr ils inf
Aétes dans un de nos claineur départemens. les repoullerait et les ferait rebireraient! quelle
oà je vous vois étonnés, inouler dans cette enceinte,
les expreflions enflamnées
dignés , lancer de Fh toutes bien parts !
que ces aétes ont été
He l'improbarion mille ! lieues de vous, parce font-ils moins condamnsaits à deux
conftitationnel qui déclare que les Cobles? Et cet article
de i République, n'eit-il
lonies font parties infultante intégrantes ? Sont-ils Français les habitans
Hu'une Colonies dérilion P ont-ils la même taepratinas doivent-ils
tes
fierté. que nous? Elevés jufqu'à nous , les
ayoir la même
rabailser au - defsous de nous?
voulez : vous maintenant font-ils deftinés ( chofe terrible
Français et Républicains. des 2 hommes courageux ), font-ils
même à penfer pour humblement fous la main impérieufe de
deftinés à Aléchir
es agens? ofent mettre un Citoyen hors de la loi; ; ils orCes agens de l'arrêter mort ou vif. De quel droit l'ont. - ils
donnent Fait? quel autre en a fait autant? Ils ofent faire faire juger des des lois
Citoyens par des confeils de guerre à ! la ils Patrie ofent 1 Qu'eft donc
qui déclarent des Citoyens du traîtres Légilatif, fi des agens parHévenue la, majefté Corps ofent ufurper ainfi les pouvoirs
ticuliers du Gouvernement Que dis-je! Jamais le vôtre fut-il
du Corp- Legiflatif? exercent? Les, mêmes hommes font
égal à celui qu'ils
les confeils de guerre qui
une loi atroce 7 et nomment font accufés de l'avoir violée. Ils
doivent juger ceux qui
les municipaux; compnomment les généraux; lesjuges,
Hableseux-mémes, ils nomment les comptables, 9 lèvent des
impolitious, prononcent une des plus mille grandes lieues peines de
à
leut
muifquils déportent les Citoyens deux
ne
Patrie. Commert qualifierais-je un tel pouvoir, fije
V'appellais pas une horrible tyrannic les ?
ont trouvé les
Eft-ce dans la Conftitution , que agens an 4? < Les -
principes de cet arrêté du premier Fructidor ordres du
cn
Citoyens qui ne fe rendront pas aux feront général - s'ils
chef et autres généraux 1 lorfqu'i's 'en
requis
donner des preuves d'abfence légitime, /eront
ne déclarés peuvent traitres à la Patrie, traités comme tels, etjugés
confeil
P". N'eft-ce pas là une loi, et
par un
arrêté? deguerre une loi dont iln'y a pas eu d'enon un fimple
E
idor ordres du
cn
Citoyens qui ne fe rendront pas aux feront général - s'ils
chef et autres généraux 1 lorfqu'i's 'en
requis
donner des preuves d'abfence légitime, /eront
ne déclarés peuvent traitres à la Patrie, traités comme tels, etjugés
confeil
P". N'eft-ce pas là une loi, et
par un
arrêté? deguerre une loi dont iln'y a pas eu d'enon un fimple
E --- Page 40 ---
F34]
xemp'e fous le règne de' la terreur ! A
froyable ne peut-elle pas donner lieu? de quel arbitraire ef
tices ne peut-elle pas être la fource?
combien d'injuf
ne peut-elle pas faire périr?
combien d'innocens
gré Les les agens ont fait une loi militaire; ; ils ont fixé à leur
nuant appointemens des ofliciers et foldats 1 en
, pendantqu'ils payent en totalité les
Jes diminifration, ,les généraux
ofliciers. d'admi
avec une prodigaliré feandaleufe. noirs, et - que leur tablé eft fervie
d'avoir créé pour enx des
Rochambeau les accofe
pitaine, ep des appointemens aides-de-camp plus
avec. grade de ca
officiers fupérieurs dellarmée. Isfontau confidérables que ceux des
la plupart n'ont pas fervi, et
nombrede donze:
feélérats connus eatre auttes l'alfallin parmi eux on comprc des
némara, capitaine de vaiffeat, 3,
de l'infortuné MacVoilà les agens auxquels eft encore
3r
méme ou je vous parle, la matheurenfe livrée, at moment
Domingue, Le. Diredtoire connait les colonie de Sainr
fes agens ; il les connaît, et leurs
infannes arrêtés de
lent encore de leur autorité
criminels auteurs jouif
et leurs auteurs ne font
tyrannique ! illes connaît
ils ne font pas dénoncés'aux pas tribunaux.! ipnominreufement deftituést
bunal Queiljourellement de, caflation des le Directoire fait dénoncer at tri
ufurpations de
tribunaux, et gui.,1 le plus
pouvoir faites par les
cations erronnées de la Joi iouvent, ; et le ne font que des expli
des lois de fang audacieufement DireStoire laiffe fobliften
dans une immenfe colonie : promulguées par fes agens
les loue, il les déclare
que di-je! il les approuvé
juftice et à Thumenité; il conformes déclare à la conflitution ; à la
examinés. Sévérement examinés! qu'il les a séuèrement
rectoire plus
n'a
fi je ne relpectais lei Di
: légillatif.je fais qu'il
refpedté dans ce mellage le
pretlion.
comment je qualifierais cette étrange corpe ex
Par quel motif lcsagens
la conftitution
particuliers. , au lieu de
fait
1 ont-ilsrappelé le don que
proclamér
aux negres de la liberté dans leur Sonthonax avait
Ef-ce pour qu'on n'oublie pas qu'alors il ofa premicre faire des miflion
plusimportantes de l'Etar.
loisles
de Eit-ce au nom de: Sonthonax qn'on doit
la le erté, ou au nom del la nation
parler aux negres
l'arrété du 27. prairial qui
françaife? 6 je dénonce
tion maintient P'arrété du commifsaire s'exprimea ainfi: La commit
27 Aott 1793, qui prononce la liberté civil Sonthonax , du
dansia province du Nord."
générale des noirs
lion
plusimportantes de l'Etar.
loisles
de Eit-ce au nom de: Sonthonax qn'on doit
la le erté, ou au nom del la nation
parler aux negres
l'arrété du 27. prairial qui
françaife? 6 je dénonce
tion maintient P'arrété du commifsaire s'exprimea ainfi: La commit
27 Aott 1793, qui prononce la liberté civil Sonthonax , du
dansia province du Nord."
générale des noirs --- Page 41 ---
[35 ]
ER-il jufte, l'arrêté du 22
gueftre des biens de tous les Colons Prairial, qui ordonne le féneutre, fans excepter ceux qui étaienr qui iont paffés en pays
millions de Sonthonax lui-méme?
partis avec des pertement la juftice, l'humanité
arrété qui viole ouverAodt 1792, 8 Septembre
et les lois formelles des 25
exceptent provifoirement les 93,er3 Colonies Thermidor de la
an 3, qui
dérale relative aux émigrés du
légiflation gé-1
Et tandis qu'on les traite avec Continent.. cette
une amniltie à tous ceux qui font barbarie, on accorde
combie d'honneurs et de dignités les avec les Anglais ! On
taient avec les Elpagno's concre la
négres qui combatblâmer cette
France! Je fuis loin de
à la République; conduitcindulgentee mais
envers ceax quirevjennent
avec tant de barbarie, les pourquoi hommes traiter, en même - tems
lonie qu'aprés l'incendie du
qui n'ont quitté la Cofont propriétaires,
Cap? Pourguoi?
biens au nom de la 9 Nation. parce qu'on yeut s'emparer Parce de qu'ils Jeurs
triotifmne ; qui fait de la Nation Quel eft donc cet étrange paTant, étendant de toutes parts fes un mains être famélique et dévoV'injuflice vous prononce
ufurpatrices, dont
pouille , qui n'eft plus une coupablé, mère 9 et l'avidité vous démarâte forcenée qui, dans fon délire commune, mais une
enfansàn mourirde faim, et, privée de infenfé, leurs condamne fes
travaux, déchire ainfi fes entrailles de fes fecourser de leurs
Le Directoire dit, dans fon
propres mains?
dépêches des agens font du 20 Thermidor meflage, que les dernières
voyent leurs arrêtés jour par jour.
9 et qu'ils lui en15 Prairial; le Miniftre l'avait
L'infàme arrêté eft du
a été adrellé, Mais, comment penfer reçu lorfque le mellage vous
les yeux du Direttoire, quand le
qu'sl ait été mis fous
arrétés des agens ont été trouvès meflage dit, que tous les
et aux principes de Phumarité; conformes à la Conflitution
comu fès principes; qu'il J. a Uu ue un le Diredoire y a reperfonnes et les propriétès? Il eft grand refpect pour les
ification honnorableait été donnée impollible que cette quafoule d'arrétés
Par le Directoire à cette
Praivial, donc inconflinationnels, le Miniftre de la à la loi barbare du 15
frompé le Directoire; doncil a ofé marine a inpudemment
Mazitranure, un inftrument de faire, de cette premnière
Légiflatif.
tromperie envers le
)
Corps
tems ! 6 maurs! 6 infamie!
ment la liberté, ceux qui font des On lois nous dit qu'ils aiimple exprefion de la penfée! On
atroces contre la
nous dic qu'ils aiment
flinationnels, le Miniftre de la à la loi barbare du 15
frompé le Directoire; doncil a ofé marine a inpudemment
Mazitranure, un inftrument de faire, de cette premnière
Légiflatif.
tromperie envers le
)
Corps
tems ! 6 maurs! 6 infamie!
ment la liberté, ceux qui font des On lois nous dit qu'ils aiimple exprefion de la penfée! On
atroces contre la
nous dic qu'ils aiment --- Page 42 ---
[36]
la lent République , ceux qui la font ainfi détefter!
l'égalité 7 ceux qui écrafeht les Français qu'ilsi veuAfricains : qu'ils refpeftent les propriétés, pour élever les
lent les légitimes propriétaires! quils font ceux qui dépouilqui défendent à l'amitié de fecourir l'amitié humains, ceux
fons, ceux qui, par un jeu facrilège, excitent dans les priet les vengeances!
les fureurs
L'arrêté eft du 15 Prairial. Par une bifareric
femblables légiflateurs étaient feuls
ils dont de
même jour, une autre loi pour réprimer capables, les
ont fait , le
particuliers.
querelles entre
L'article premier eft ainfi conçu.
ART. Ier. <6 Tout homme qui , par des
autre provocation , moleftera un autre
infultes ou tout
fera traduit devant le commandant de Citoyen la
quelconque,
od ces infultes feraient
place: dans le cas
les principes de la liberté précédées ou fuivies de propos contre
rendus
générale, ceux qui s'en feront
Les voilà coupables 2 feront condamnés à la
",
encore légiflateurs,
déporration
les plus graves à ceux qui auront impofant tenu de une des peines
contre les principes de la liberté
fimples propos
tenus dans la chaleur d'une difpute! générale ! Quoi de qui les auront
et qui prête plus à l'arbitraire, 2 qu'une pareille plus vague
D'aprés cette loi, la fimple volonté d'un commandant difpofition P
litaire ou d'un agent particulier, ne fuffit-elle
miporter qui bon lui femble? N'elt-il pas évident pas pour dédeux lois on peut déporter ceux qu'on
qu'avec ces
périr ceux qu'on dételle encore plus? détéfte, et faire
de Quoi, tels ces hoinmes; en combinant de telles lois, en
arrêtés, ne fe font pas rappellé la
fignant
l'acte coriftitutionnel dont ils ont été les proclamation de
tion du Corps Légillatif, fource de leurs témoins, pouvoirs, l'inftalla- la
fanice etle commencement d'un nouvel ordre de chofes naif- : Ils
n'ont point rappellé 9 dans leurs penfées, ce concours'de
ils Citoyens, dontl'opinion devait les
à Jeur tourP
cru que jamais ils ne reviendraient juger dans cette
Ontpar leor audace à faire des lois, ont iis cru fe dérober cité; à ou la 9
vengeance des lois?
Jc dénonce au Corps Légiflatif leur légiflation barbare et
nfurpatrice. Je dénonce à tous les Français la tyrannie fous
laquelle gémiffent des Français. Pourquei cette conflance
Hércique dans les carsps et dans Jes armées?
tant de précautions et de fagelle dans l'aéte
Pourquoi
de note'liberté? En-ce pour que des fatrapes fondamentale faffent gémir
rober cité; à ou la 9
vengeance des lois?
Jc dénonce au Corps Légiflatif leur légiflation barbare et
nfurpatrice. Je dénonce à tous les Français la tyrannie fous
laquelle gémiffent des Français. Pourquei cette conflance
Hércique dans les carsps et dans Jes armées?
tant de précautions et de fagelle dans l'aéte
Pourquoi
de note'liberté? En-ce pour que des fatrapes fondamentale faffent gémir --- Page 43 ---
odieux de leurs caprices2 Ent-ce
fous le joug
fuivent immedarenent
des Frinçals des lois pénales atroces au Corps Légillatif ces
pour que volonte? Je dénonce ofent, qui ofent rout
ieur finaple
tout ce qu'ils
ct menahommes qui peuvent qui commandent en delpotes, 7.
ce qu'ils defirent,
être un pays goucent en tyrans. état penfez-vous que doive dénoncée? N'eftDans quel T'autorité arbitraire que j'ai
contrée
verné par de votre follicitude ; la mnalheureufe de leurs
elle digne
font dévonés aux vengeances votre attenoù E propriétaires Penfez-vous que ceux qui appellent fes-malheurs , de fon
ennemis?
qui vous parlent de
dans
tion fur elle, doivent pas être écoutez favorablement
défefpoir, enceinte: 9 ne ?
dans les plaintes,
cette Sans doute , il faut de la modération Colons d'en manquers Quelle
mais, peut-on reprocher aux ! La France a gémi deux ans-fous de la
n'a pas été leur patience a renverlé lc trône fanglant ceifé d'éla terreur, la France cet inftant , la tyrannie n'a trouverez
terreur; mais, depuis Comptez le tems , vous affreule
crafer Saint Domingue. années de tyrannie 2 d'autant plus
et
quatre longues
qu'elle y. eft aflife fur lignorance eft enhardie
dans cette contrée, d'autant plus audacieule , qu'elle
la brutalité ;
que lui promet l'éloignement.
par l'efpoir de l'impunité n'ont pu faire parvenir les julqu'a
Combien de fes victimes ! Avez - vous entendu deux plaintes ans au
vous leurs gemifeenet détenus pendant
e
des habitans de jean-Rabel, vainement une pétition qu'ils
Port-de-Paix? Ils ont. figné fexplicata. Ils gémilfent mains peut-être vers
vous ont adreflée par prifon 2 et tendent les
encore dans leur affreufe
n'éclaire que des forfaits.
Ciel
et fans nuage, qui
eftintoléun
pur
Pétat cruel de Saint-Doningue
été
Repréfentans 7 dont ce malheureux pays a d'y, toujours avoir renrable; la manière
il eft intolérable
avoir
eft intolérable;
acculé d'y
gouverné homme accufé et non jugé, une action odieufe
voyé un
crimes. Ce fut
Soncommis les plus grands d'avoir renvoyé à Saint-Domingue et de la paix
et coupable, que
impétueux du repos
d'exéthonax 1. le perturbaseur
1 dont un concert
de cette Slei infortunée ; Sonthonax, quatre ans, fait retentir des
cration et de maléditions, Mondes: 9 depuis on ne fe joue pas ainfi doit
le nom dans les deux Le châtiment de la tyrannic audachofes et des hommes. immoralité qui couronna le crime fe. firent
expier la profonde oublier le jour oû ces proconfals
cienx, et faire
ueux du repos
d'exéthonax 1. le perturbaseur
1 dont un concert
de cette Slei infortunée ; Sonthonax, quatre ans, fait retentir des
cration et de maléditions, Mondes: 9 depuis on ne fe joue pas ainfi doit
le nom dans les deux Le châtiment de la tyrannic audachofes et des hommes. immoralité qui couronna le crime fe. firent
expier la profonde oublier le jour oû ces proconfals
cienx, et faire --- Page 44 ---
L39 J
Eouvrir, de, fleurs paride' jeunes files chantant
a-leucilouange srsvel
des bymines
avJe.vous le demande,
tés; dans ces lojs quegj'ai neretparot-eilepaed dénoncés,
dans ces arréquinaguères étabilt fontrône
cetnestrescinbnaannd
nos bourgs, 7 dans nos places publiques? fanglant dansmos cités, dans
voyez ce monftgre, reparaitre,
Par.-tout ou vous
ctainte qu'il ne teprenne ménie haresevousde l'etoufier; de
fon pouvoir. Rejetez iur:tour., fes l'elpérance de recouvrev
la legilation dontilempire eft f puiflant masimes, fur les rejetez-les de
bliques; rendez ces inceurs énergiques et
anteurs pUathoces et barbares. Faites
douces, et non
pouvoir
briller, 2 dans tout fon éclat, 3 un
vos fonétions. réparateur, 1 grand coume la liberté, noble comme
rimens
Que cette enceinte foit le fanduaire des
généreux. 4 des penfées libérales, des
feuy
équirables et auftères, Condamnez bautement réfolutions
minels des agens quej'ai dénoncés, fans
les ades cri:
once complices de leurs
miniftres quoij je vous protices. Secourez,
fureurs,
de leurs
Colons
protegez rendez à ja vie ies malheureux injuffreufe cataftrophe échappés à l'incendie du Cap, ceux que cette afique la mifère confume a jetés fur les rivages Anéticains, , ceux,
Français à la mort, les au fein de ia Frances arrachez les
faites tomber le pouvoir des négres mains à leurs propre fureurs;
déslionnoré, qui couvrent de deuil, qui de l'ont larmes eolanglanté
la plus belle Colonic de l'Univers.
ct de lang
Jufqu'a quand fouffrirez- vous tant
agens particuliers auront-ils
d'indignités? Des
legiflarif? Votre faiblefle autorifera-t-elle impunément ufurpé le pouvoir
ufurpations, ou votre fermeté faura-t-cile de femblables
Mon ciprit ne flotte pasi indécis dans de
les réprimer :
Une telle inçuietude feraig indigne de femblables penfées:
moi, indigne de la République e; vous vous, 7 indigne de
ment, et avec la plus graude
prendrez cerjaincd'arracher
promptitude, les moyens
titution les Saine-Doningue met en votre pouvoir. au joug qui l'accable. La Canl:
ne de la vôtre, vous pouvez la L'autorité des agens éuace ne fera gu'alors, qu'on
faire ceffer à P'inflant; et
confiance, des lois réglementaires, pourra vous préfenter. avec
ere,letraveil et lel bonheur dans , propres à rétablir l'orD'aprés l'article 154,1 faut cette belle Colonie.
pour
le Direftoire envoie des votre autorifation fpécialc
ics EAAE Ils n'y font
agens particuliers dans
vent-y refer
que par votre ordre, ils ne
que Par votre ordre; c'cft vous qui T
faire ceffer à P'inflant; et
confiance, des lois réglementaires, pourra vous préfenter. avec
ere,letraveil et lel bonheur dans , propres à rétablir l'orD'aprés l'article 154,1 faut cette belle Colonie.
pour
le Direftoire envoie des votre autorifation fpécialc
ics EAAE Ils n'y font
agens particuliers dans
vent-y refer
que par votre ordre, ils ne
que Par votre ordre; c'cft vous qui T --- Page 45 ---
A
(3]
pir la loi, le tems qu'ils doivent
que vous retirez Votre
y refter; et dès l'inftant
Pelés. L'article porte : autorifation, que vous:
ils" doivent étre
cette nomination
autoriferez'le Diretoire rap2 à
des cas: d'oi il fuit d'agens particuliers, 1 fuivart
més de tout ce Qui que vous devez étré fans Pexigeanee celfe inforretirer les agens regarde les Colonies, y envoyér ou en
convenables Par cet diredoriaux, articie
fuivant que vous le
table proteéteur des Colonies. 1 le Corps Legilatifell le jugez véries, continuelle.f'ote dire
Sans cette protedtion active
politique, que d'avoir, que ce; ferait une monftruofité
jetti les Colonies à l'acte contre.la nature des chofes, ailules' certel cotrte explication de Soulticationpel.je l'article
me borne à
Je conféquences : G elles pouvaient 15G;J'en être démontrerais
d'après demandedonc le rapport de 4a loi du 4 conteltées.
comme laguelle le Directoire a envoyé à Piuvoie at47
et Giraut, agens Si particuliers, le
Sonthonax, Leblano, Nint-Donngte
voyer de nouveaux Direatoire penfe qu'il eft
Havimonds
velle. autorifarion, agens, il vous demanders nécelliredly en:
chera -t-1 dans Ergraces au Ciel,
une nouhommés capables toure là France, il n'y trouvera Yainement, chers
que fa coupable d'abufer de lears pouvoirs, comme pas des
n'y trouvera indifférence a revêtus de fon
ceux
Cap, le
pas un fecond Sonthonax,
autorité; ; il
delpote de
l'incendiaire du
çais, le vil corrupteur eaint-Deminguee des
le tyran des Frantion méritée des blancs et des Africains, l'objet de l'exécraPar ce coup
hommes de couleur.
toute efpèce, que d'autorité, leur - vous annoncez aux tyrans de
vous ne lautoriferez à conférer règne eft paffé; au Diredtoire,
qu'à condition qu'il en
une grande
que
nêtes et les plus
inveftira les hiommes magiftrature, les plus honvous fentez
eflimables; aux places de
fortunés l'importance du comerce commerce 1 que
proredtion; Colons, que vous les prenez fous maritime; aux inlvous annoncerez
votre
ce, que le tems des erreurs enfin, eft
la rivale de puiflante la Franchercher, de fes
dans leur vraie
pafsé les - et que vous allez
mains le freptre des fource, mers.
moyens d'srracher
J'achève de remplir mpn
reau-ma dénonciation
devoir, en dépofant fur le
actes de détention fignéc, des crimes deforfaiture buSonthonax. Raymond arbitraire. dont j'accufe les etdes
vayés par le Directoire et: à Giraut 1 agens
Citoyens
outre au
partienliers çnConfel; le projet Sanc-DeninguE de réfolution Je propofe,e en
feivant:
, mers.
moyens d'srracher
J'achève de remplir mpn
reau-ma dénonciation
devoir, en dépofant fur le
actes de détention fignéc, des crimes deforfaiture buSonthonax. Raymond arbitraire. dont j'accufe les etdes
vayés par le Directoire et: à Giraut 1 agens
Citoyens
outre au
partienliers çnConfel; le projet Sanc-DeninguE de réfolution Je propofe,e en
feivant: --- Page 46 ---
040 ]
Le Confeil des Cing-Cens, inftruit de l'état
de la Colonie de' Saint Domingue,
malbeureux.
Confidérant, 3 qu'il doit employer, pour la
moyens les plus efficaces et Jes plus prompts; fecourir 3 les
Déclare qu'il y a urgence.
lution Aprésavoir déclaré P'urgence, le' Confeil prend la réfofuivante:
ART. Ier. La loi du4 Pluviofe de l'an
le Direétoire a été autorifé à envoyer des 4, par laquelle
liers dans les Colonies, 9 eft rapportée, feulement agens particuqui regarde Saint-Domingue.
pour ce
II. Le Directoire prendra les mefures les
pour faire nothier la préfente réfolution à fes plus promptes, 9
les pouvoirs cefseront du jour de la
agens, dont
fera faite.
notification qui leur en
III. Lefdits agens du Diregtoire reviendront
pour y rendre compte de leur conduite.
en France
IV: Le Directoirein inftruira le
res qu'il prendra pour maintenir la Corps.Légiflatif des mefumingue, 2 et pourvoir aug
tranquillité à Saint-Dogouvernementde cette Colonie.
DE L'IMPRIMERIE NATIONALE, Prairial an V.
REINPRINI CHEZ PARENT, , A PUILABELPHIE. --- Page 47 --- --- Page 48 --- --- Page 49 ---
E763
L6515
V.1a --- Page 50 --- --- Page 51 --- --- Page 52 ---