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Asab
Habit darter iroon
Cibuaru
Bmmn Hmnersihy --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
CORPS LEGISLATI F. CONSEIL DES CINQ-CENTS.
D I S CO U R S
Sur l'état de Saint - Domirgue et sur la
condiite des agens du Directoire,
P RON 0 N CÉ
PAn VIENOT-VAUBLANC
Séance du 10 prairial an 5. P PREMIÈRE
PARTIE.
Je viens vous parler de la ples malheureuse partie de
la République 5 je voUs conjure de m'accorder toute
votre attenticn, la poirique et I'humanité la sollicitent
avec moi. La marine presque détruile, le commerce
maritime anéanti, l'empire des mers abandonné sans
parlage aux Anglais, la balance du comnerce arrachée
de 110s mains, tout nous fait un devoir de nous occuper
enfin des colonies.
Représentens, il est parmi vous des officiers de marinc, des capitaines de vaisseaut, ull vice-amiral, qu'ils
2,
A --- Page 6 ---
disent si la mnarine militaire peut exister sans la marine marchande, ct si celle-ci peut se former sans les
colonies. Il est parmi vous des négocians, des chefs de
mmanufactures, qu'ils disent si le commerce peut se rétablir sans les coionies, si ce n'est pas à ces riches établissemens que la France devoit l'énorme balance de
78 millions que I'Europe versoit tous les ans dans nos
mains.
Après un long oubli, le Conseil chargea une commission de lui faire un rapport sur l'état de Saint-Domingue. Le Directoire lui remit les actes et la correspondance des agens particuliers qu'il avoit envoyés dans
celte colonie. C'est d'après ces pièces que le citoyen
Marec a fait ul rapport le 11 ventose; il a été indistribué aux membres anciens et nouyeaux du
Les pièces sont
ESI
déposées à la commission, oil
chaque représentant peut en prendre connoissance. Le
Conseil a ordonné que la discussion s'ouvriroit aujourd'hui sur l'état de Saint - Domingue et sur la conduite
des agens du Directoire : c'est de ces deux objets seulement que je vais parier.
Le rapport du citoyen Marec contient le récit des
événemens arrivés dans celle colonie depuis le 25 messidor an 5. Je ne le suivrai point dans le récit des faits.
C'est un moyen infaillible d'obscurcir tout CC qui regarde
les colonies, que de raconter une foule d'événemens
qui ne peuyent, au milieu des grandes choses qui se
passent en Europe, attirer l'attention générale et présenter assez d'intérêt pour être placés avec ordre dans
la mémoire.
L'autre partie de ce rapport regarde les actes administratifs des agens particnliers. Des arrétés qui me
roissent atroces, y sont, ou passés sous silence, ou pasentés avec une tranquillité froide qu'il me seroit pré impossible d'imiter. le nesuivrai pas non plus le
dans cette seconde partic de son travailije vois rapporteur les choses
d'une manière trop dillérente.
Je chercherai quel est l'état de Saint-Domingue, et
fexaminerai les actes des agens du Directoire; je prou-
les actes administratifs des agens particnliers. Des arrétés qui me
roissent atroces, y sont, ou passés sous silence, ou pasentés avec une tranquillité froide qu'il me seroit pré impossible d'imiter. le nesuivrai pas non plus le
dans cette seconde partic de son travailije vois rapporteur les choses
d'une manière trop dillérente.
Je chercherai quel est l'état de Saint-Domingue, et
fexaminerai les actes des agens du Directoire; je prou- --- Page 7 ---
cette fle infortunée est parvenue au dernier
verai aNC malheur;j je pronverai que les agens sont cou- et
degré
du crime de détention arbitraire,
pables de forfaiture, nombre d'actes contraires aux lois.
qu'ils ont fait un grand
et tyranniques, c'est i
Accusateur d'agens injustes
mais cruel;
regret que remplis ce devoir pressant,, La tâche que
supplic : Conscil d'en être persmadé.
je
fait violence à mon caractère : jai
je me suis imposée fois défenda des accusés;, j'aurois espéré
plus d'une accusateur. Je me suis borné long temps
n' 'être jamais
de mots des mnalheurs de Saintà me plaindre en peu le seul remède eflicace, le rap:
Domingue, espérant Directoire, que
seroit promptemént empel des agens du de
ce rappel tant desiré,
ployes mais loin
prononcer de les louer mêmc. Il doit
o11 n'a cessé de les excuser,
sans ménagement:
m'être permis enfin de n'expliquer dont je suis capable.
je parlerai avec toufe lénergie Français américains une
Il est pour les malheureux
que la destruction
cause de douleur plus vive peut-étré
persécution
de leur fortune, que l'atroce et sanglante c'est la constance du
qu'ils éprouvent depuis cinq ans : l'état de Saint Domingouvernement à cacher toujours
cette colonie dans
gue,c'ret son acharnement à peindre
les huit
situation heureuse. Le Directoire. 7 pendant
une
fois
au Conseil des Cinqderniers mois, a trois
envoyé démentis par les nouvelles
cents des messages toujours
qui arrivoient peu de temps après. du premier frimaire, on
Par le premier l'état message de la colonie avoit bien
annonçoit (
l'arrivée des agens particuliers; que
) changé
sur
ateliers, et
atediry
étoient retournès
leurs
) les eultivateurs livroient à leurs anciens travaux. On ajou1 qu'ils s'y T'abondance des denrées fixeroit bientôt Tat-
)) toit que des négocians de nos ports, et qu'ils n'aban-
) tention
long-lemps à des étrangers le
) donneroient pas plus
déja se promettre en spé-
) bénéfice qu'ils pouvoient
> culant sur Saint-Domingue. disoit le message, ont envoyé une copie
) Les agens, arrétés 2
et de leurs délibérations, jour par
> de leurs
A 2
'abondance des denrées fixeroit bientôt Tat-
)) toit que des négocians de nos ports, et qu'ils n'aban-
) tention
long-lemps à des étrangers le
) donneroient pas plus
déja se promettre en spé-
) bénéfice qu'ils pouvoient
> culant sur Saint-Domingue. disoit le message, ont envoyé une copie
) Les agens, arrétés 2
et de leurs délibérations, jour par
> de leurs
A 2 --- Page 8 ---
SAAA
)) jour: : le Directoire y a reconnu sCS
)) tout
principes; paron y voit Unl grand respect pour lis personnes
)) el les proprictis. Les agens n'avoient encores séjouné
> que trois mois dans la colonie,et dans Uii
)) aussi court ils n'avoient pu qne semer; mais déja cspace iis
) appercevoient les germes de linstruction et de la ci-
)) vilisation. ))
Cemessage, fait parle ministre de la marine, indigna
les personnes instruites dela situation de Suint.Iomingue,
Ccs grands profits annoncésà nos négocians, celte civilisation et cette instruction de trois mois, nedevoient inspirer
que la pitié dn mépris. Le message fut renveyéà uneconmission dont j'étois membre. d'en atleste les antres) nembres, Blad, Bergevin, Bourdon (de rOise), Duchatel
(de la Gironde); je leur demande si nous n'avions pas,
nons, des nouvelles dillérentes et bien
c'étoient
authentiques,
puisque
les arrêtés mêmes des agens, 2 consignés dans l'Impartial die Cap, que nous savions cire
un journai olliciel. Celte commission se préparoit a fire
un rapport et à réfuter les asseitions du ministre 'Truguet; mais cette promptitude Talarma, lui et SCS amis.
La commission fut changée ; et ail bont de trois meis le
Conseil entendit ua volune de 145 pages, pendant trois
séances en comité secret, auxquelles n'assstérent pas
plus de cent membres; et c'est ainsi qu'on a rendu plus
épais encere le voiie jelé sur la conduite des agens particuliers.
Nous avons du retarderla défense de Seint-Domingne,
ajourner l'accusation des satrapes inscicus qui le foulent
aux pieds; mais d'aujourd'hui que nous entreprenons ceite
grande tâche, jusqu'au moment oi elie sera courornéedu
succès, je jure par i'honneur etpar Thumanité, par ks
lois du devoir et par lerespect que nous devons an malheur; je jure que nous défendions les Français-americains, que nous poursuivrons leurs beurreaux. que
nous ne cesserens d'invoquer vohe justice, de réveiller
votre sollicitude, d'éclairer le Birecloire, de survciler
Je ministre de la marine, jusqu'a CC que nous voyons
naitre enfin l'aurore du ictublissement de la malheu-
ité, par ks
lois du devoir et par lerespect que nous devons an malheur; je jure que nous défendions les Français-americains, que nous poursuivrons leurs beurreaux. que
nous ne cesserens d'invoquer vohe justice, de réveiller
votre sollicitude, d'éclairer le Birecloire, de survciler
Je ministre de la marine, jusqu'a CC que nous voyons
naitre enfin l'aurore du ictublissement de la malheu- --- Page 9 ---
reuse colonie de Suint-Domingne, Dc cette
pelle le témoignage de Lous ies ciloyens arrivésde tribune,j'ap- ceite
ile infortunée; je les cenjure de montrer la vériié dans
tout son éclat, de n'etre plus retemus par la terieur
leur inspire le tyran des Antilles; je leur amonce, que
leur promets quelissnedes débats solemnels commencés je
auios rd'hui sera del'accabler detout le poids de la vérité.
C'estla seconde fois que Sonthonax est envoyét SaintDomingue. Quatil fait dans sa première mission ? il
a eréé dans la proviace du nord un tribunal de
juges, sans jurés, els s'est réservé les nominations cinq des
juges et le droit de prononeer sur. les compétences. Par
une lettre insérée dans les papiers publics, il s'est dé.
ciaré revéta de la dictatore. et n'a pas craint de dire
dans sa défense qu'il avoit des pouvoirs illimités.
Riskyedesimpatioms, 2 touché des somnes
n'a rendu ancun compte. Ha mis hors de la loi immenses, des fonctionnaires publics, des élus dn peuple; il a
sous peine de complicité, de leur accorder une défendu,
ila armé quatorze commimes contre le Port retruite;
il l'a bomburdé, en a chassé les
an-Prince; et
de
temps après, cette ville, privée de habitans; ses
peu
rendue aue Anglais.
défenseurs, s'est
H a défendu par une proclamation d'abandonner la
colonie converte de sang et de feu, à peine d'étre mis
hors de la loi, et de voir ses biens contisqués.
T: a incendié le Cap français; et, par une
tion, il a porté la peine de mort contreles
qui viendroient chercher dans les
rimeane
maisons les objets
décombres de leurs
les
échappés aux flammes, SoulS prétexie
RE
propriétaires s'étant rendus coupables envers
Eépmbliyne, leurs biens devoient lui eppartenir.
Gignioux, dentiste, et conmandant du Cap, étoit
del'exécution decetteinfismeloi
chargé
construite au bord de la mer, Surunejetéer le féroce
en planches,
suil fusiller,
opérateur faidésignoit
chaque jour 2 sans procés, ceux que sa rage
pour victimes, et à l'instant l'Océan les
voit dans ses abymes.
receSonthenax a déclaré'criminsis de lèse-nation les maA3
ioux, dentiste, et conmandant du Cap, étoit
del'exécution decetteinfismeloi
chargé
construite au bord de la mer, Surunejetéer le féroce
en planches,
suil fusiller,
opérateur faidésignoit
chaque jour 2 sans procés, ceux que sa rage
pour victimes, et à l'instant l'Océan les
voit dans ses abymes.
receSonthenax a déclaré'criminsis de lèse-nation les maA3 --- Page 10 ---
rins qui seroient trouvés à terre après sept heures du
soir; il a signé l'ordre d'incendier Jes vaisseaux de la
République. Par une proclamation, il a défendu aux
femmes qui fayoient cette malheurcuse colonie, d'envoyer à bord aucun de leurs effets, déclarant que les
contrevenantes seroient réputées émigrées, et seroient
fusillées sans autre forme de procès. De son propre
aveu, il a vendu des passe-ports jusqu'à la somme de
1,600 liv.
En est-ce assez, représentans ? Et remarquez que je
ne vous parle que d'actes publics, signés, avouès de
lui, de lois, atroces que ne feroient pas les tigres de
la Lybie, si les tigres avoient le malheur d'avoir besoin de lois. A-t-il été puni ce personnage audacieux et
sanguinaire ? Non : l'excûs deson audace a fait sa sureté;
011 a plongé ses accusateurs dans les prisons, et on a
renvoyé à Saint- Domingue Sonthonax revétu de la
pourpre directoriale. Ah ! certes, il est impossible de
voir sans indignation le crime ainsi couronné par les
mêmes mains qui frappoient ses victimes. Puissance,
honneurs, richesses, tout a été le partage du crime,
et à sCS victimes les affronts, les condamnations,
l'indigence. Il manquoit ce dernier excès d'audace à ce
tyran, d'oser demander de tels pouvoirs, de prétendre
à de tels honncurs; ; il manquoit ce dernier excès de
malheur aux Français américains, de voir leur persécuteur retcurner triomphant sur les débris encore ensanglantés de leur patrie.
a
Quelle a été dans cette seconde mission la conduite
de Sonthonax et de ses collègues Raymond, Leblane
et Giraut (1), agens particuliers du Directoire, et arrivés
à Saint- Domingue lc 22 floréal de l'an 4? Quel est l'état
de cette colonie ?
(1) Il seroit iniiste de confondrc Giraut avcc scs colligues. Jc le
plains de s'étre associé à de tels hommes. Qu'ilaitle corage de s'en
séparer hautement, et l'opinion publique ne le confondra pas aves
eux.
ues Raymond, Leblane
et Giraut (1), agens particuliers du Directoire, et arrivés
à Saint- Domingue lc 22 floréal de l'an 4? Quel est l'état
de cette colonie ?
(1) Il seroit iniiste de confondrc Giraut avcc scs colligues. Jc le
plains de s'étre associé à de tels hommes. Qu'ilaitle corage de s'en
séparer hautement, et l'opinion publique ne le confondra pas aves
eux. --- Page 11 ---
Les letires partienlières, trois officiers du génie
j'ai entendus, un graud nombre de simples
le général Rochambeau et ses
SE5
nateur général Férary, la correspondance
général
ntedtrangel
Mirdonday, les lettres de la Nmntele-Angleicere, les la
arrêtés, la correspondance des agens cux-mémes, s'accorde
correspondance de leurs propres délegnés, toat désordre, et
à peindre la colonic dans le plus afireux
gémmissant sots le gouvernenent militaire.
mains estEt quel gouveynement militaire ! à quelles
il coniic? à des négres iguorans et grossiers., de incepables l'austere
de distinguer la licence la plus effrénée
liberté fléchissant sous les lois. Le général Rochambeau
avoit été envoyé à Saint-Domingne avec les agens pour ile.
prendre possession de la partic espagnole de cette
Voyons d'abord cC qu'il écrit ati ministre de la marine.
( La partic frangaise, écrit-il, est. laj propriété de quatre
) corps d'armée de noirs, ou de quatre individus )).
On veut dégouter les officiers blancs venus d'Europe 9
et les renyoyer en France, (( afin de travailler plus les
) sûrement le pays Cll fmance, ct de n'avoir que s'est
> Africains pour observateurs )). Cette prédiction
accomplie : presque tous les oflicièrs ont été renvoyés.
( On spécule beauccup sur la partie ospagnole encore
Rochambeau. On y. batit des
))
neuve 7 ajoutoit
projets
) de fortune, et on se doute bien que jene me prélerai la
)) jamais à tant de brigandages..
J'ai parcoura
) partie du nord : les citoyens y gémissent sous le joug
)) des commandans particuliers des quartiers, qui, son-
) geant à leurs affaires, négligent celles de PEtat, oples individus, désobéissent vclontiers, ou
) priment
) éludent les ordres supérieurs... dit le
Rocham-
)) Je croyois en arrivant ici,
général trouver les
)) beau dans une autre leltre, que établics j'allois d'une y manière
) Jois de la liberté et de l'égalité
)) positive; mais je me suis cruellement trompé. Iln'y
> c de liberté sur cette terre que pour les comman-
>) dans des africains et des hommes de couleur, qui
du reste de leurs semblables, comrme de
> disposent
A4
ordres supérieurs... dit le
Rocham-
)) Je croyois en arrivant ici,
général trouver les
)) beau dans une autre leltre, que établics j'allois d'une y manière
) Jois de la liberté et de l'égalité
)) positive; mais je me suis cruellement trompé. Iln'y
> c de liberté sur cette terre que pour les comman-
>) dans des africains et des hommes de couleur, qui
du reste de leurs semblables, comrme de
> disposent
A4 --- Page 12 ---
STA
)) bétes de somme, Les pauvres blancs
)) fumiliés par-tout. Isera, jc crois, difiicile sont vexés et
)) l'ordre parmi les
de rélablir
)) des Africains, ils dilapidaleurs, lcs
parce que, disposant
> on vondra diminuer pousseront à la révolte quand
leur influence
)) ne crains pas même de
et leur erédit; je
> donné la liberté
vous prédire qu'aprés avoir
)) on sera obligé de leur aax noirs, après les avoir armés,
faire la
) lu jour à la culture, J'ai
guerie pour les rendre
> atiention la tolalité de la patie du
j'ai visité avec
)) de celle de
et une partie
datal
) du méme l'ouest, et par-tout Fai vu les symplomes
mal, ou le mal lui meme
)) force et sa laidleur.
dans toute sa
)) Vous pourrez vous faire une idés du
5 général, en vous rappelant que
délabrement
)) portoit autrefois amucllement S.at-Donmingue eX-
)) colonialos
200 millions de denrces
; aujourd'hui le revenu
à
)) à mal nourrir les
pent peine suflire
)) CCS mémes
troupes qui y sont cn garnison :
troupes n'y sont point
) çoivent même pas le
de
vélues, et ne repouvoir
quart
Jeur soldes, Je crois
assurer que CeS troupes, qui sont
ne montent pas à 400 hommes.
euopéennes,
(( Oa fait de facheuses
) baau, en parcourant les reflexions, divers conlinue Rocham-
))
quertiers de SaintDomingue, en voyant le désordre
) que nous occupons, et les produits affreux des cantons
) Anglais relirent des parties
immenses que les
> lois )). Rochambean
qu'ils ont soumises d leurs
veut
ajonte que sile gouvernement ne
pas changer de systeme, 1 il demande soil
qu'il ne veut pas que son nom suit mélé aree rappel, celui e
destructeurs de
erde
ces belles porsessions,
l'on
prépare les scènes révoluationnaires
etquedaja la
gnoie.
pour
paitie espa-
'l'el éoit T'éiat de Saint-Domingne à T'arrivée
néral Rochambeau
du gécolonie. Cette
, ct pendant sun séjour dans ceite
chise
correspendanee, 9 écrite du ton de la franmititaive, nous apprend ce
nous
sCT de Ia civilisation, ouvrage de que trois
devons pengrands prelits
meis, de ces
que présentoit la colonie aux nigocians
la
gnoie.
pour
paitie espa-
'l'el éoit T'éiat de Saint-Domingne à T'arrivée
néral Rochambeau
du gécolonie. Cette
, ct pendant sun séjour dans ceite
chise
correspendanee, 9 écrite du ton de la franmititaive, nous apprend ce
nous
sCT de Ia civilisation, ouvrage de que trois
devons pengrands prelits
meis, de ces
que présentoit la colonie aux nigocians --- Page 13 ---
de nos ports, ct dont le messnge quie j'ai cité faisoit au
Censeil une peinture enphatique et ridicule.
Mais cet élat de des polisme et d'infortune scaslequel
gémrissoit la colonie, n'a-t-il pIs change par la présence
et les soins des agens particilioes du Directoire? Non,
représenians; ; isest accru cieque jour; il esty parvenu
à son comble. Peu de temps après lear arrivée, los
agens eurent Timpaudenee d'accucillir les negres qui
avoient combattu sOUS Jean a François, chefde révoltés,
qui avcient incendié la Piaine, ct détruit la plus belie
partie de la colonie. Les agens leur domérent des uniformes nationaux, des cocurdes, des armes, des munitions de guerre et de bouche.
Alors ces scélérats, qu'un systéme désastreux est toujoursprét à flatter de la même main qui écrase les bianes,
tourneut contre la France lcs armes qu'ils viemnent de
recevoir des agens 7 se répandent par-tout comme un
torrent dévastateur, massacrent un commandant nommé
Guguel, livrent atix flammes le bourg de la CrandeRivière.
Les négres abandonnent par-tout la culture ; leur cri
actuel est que le pays leur appartient, qu'ilsne veulent
plus V voir uni seul blanc. En même temps qu'iis jurent
aux blanes, c'est-à-dire aux vrais Français, une haine
féroce, ils se font entre eux une guerre cruelle; alternalivement tyrans el viclimes, ils ontragent les
doux
sentimens de la nature 9 ils renoncent a ses plus plus douces
allections, ct vendent aux Anglais leurs
trafic infame qui, aux yeux de Thumanité, propres déshonore enfans,
également l'acheteur et le vendeur.
Ces faits, ces'ventes des enfans par leurs parens dénaturés sont constatés par une lettre publique de Sonthonas, et une proclesnation desagens
laquelle ils déclarentla partie du nord en particuliers, Jesais par
que le ministre de la matine dans une danger. lettre
la commission des
écrite à
mais
colonies, a révoque ces faits en doute:
l'arrété, mais la proclamation sont consignés dans
TImpurtial, journal déclaré ofliciel par un arrété des
agens. Et c'est cctic méme armée de Jean-François qui
sont constatés par une lettre publique de Sonthonas, et une proclesnation desagens
laquelle ils déclarentla partie du nord en particuliers, Jesais par
que le ministre de la matine dans une danger. lettre
la commission des
écrite à
mais
colonies, a révoque ces faits en doute:
l'arrété, mais la proclamation sont consignés dans
TImpurtial, journal déclaré ofliciel par un arrété des
agens. Et c'est cctic méme armée de Jean-François qui --- Page 14 --- ne cesse depuis ce temps de menacer la partie du nord
de Saint-Domingue.
La conduite des agens a été la première cause des
horreurs comnises aux Cayes, dans la partie du sud.
Ils ont envoyé dans cetle ville plusieurs
dont
les noms étoient d'avance un objet de liaine délégués et de terreur. ,
Parmi eux on distinguoit Leborgne qui 2 dans un mémoire imprimé 9 s'étoit enorgueilli du titre infame de
Marat des Antilles. Unscul Kerverzan étoit recoiimandable par une bonne réputation 7 et tous les rapports
s'accordent à dire que si ses collégues Jui avoient ressemblé, la ville des Cayes n'auroit point VU ses murs
souillés par d'horribles massacres. Plus de 300 blancs ont
pos8alpeusaspplies, des
vanté 40 lieues de ces contrées Sstaegrshedéconipe malheureases. Sonthonax
en accuse l'orgueil des homes de couleur et leur amour
de fundégenisaerrceux--iacusent les délégués (es agens
d'avoir commis des vexations ell arrivant, d'avoir commencé leur administration par le vol et le
d'avoir détruit les liens qui retenoient encore brigandage, les
dans la discipline et dans Fordre surles habitations négres qu'ils
cultivoient. Tiesta à remarquerque le général Rachambean
avoit annoncé aux agens du Directoire les malheurs
devoient fondre sur cette partie de la cclonie, s'ils qui
toient à y envoyer des délégués conms par leur persis- immoralité.
Au Port-de-Paix d'horribles massacres ont été commis;
ct Leblanc, l'un des agens, disoit, en présence de Sonthonax, dans -cette séance remarquable dont la lecture
a été faiteend comité secret, et dontj'ai vainement demandé
l'impression 9 que ces massacres se comnettojent au
1om11 de Sonthonax. Cing mois aprés leur ariivee, les
agens sont obligés de' convenir en termes formels, dans
une dépêche du 18 vendémiaire dernier. qu' une physiononie blanche estun titre deprascriptiui-douus
du sud. Ils n'avoient rien dit de semblable dans lapartic leurs
premicres dépécles : ainsi voilà donc les progrès que cette
civilisation tant vantée a faits en cin mois sous Phabile
main des agens. La physiononie blancbe est deyenue un
aprés leur ariivee, les
agens sont obligés de' convenir en termes formels, dans
une dépêche du 18 vendémiaire dernier. qu' une physiononie blanche estun titre deprascriptiui-douus
du sud. Ils n'avoient rien dit de semblable dans lapartic leurs
premicres dépécles : ainsi voilà donc les progrès que cette
civilisation tant vantée a faits en cin mois sous Phabile
main des agens. La physiononie blancbe est deyenue un --- Page 15 ---
titre de proscription dans la partie du sud! ( Les hommes
nt lcs
tendent fortement à
) de coule ur 2 disc
agens 2,
)) Tindépendance ; leurs passions les aveuglent au point
)) qu'ils ne sentent pas le vide d'un pareil systéme; ;
)) leur vanité est tout pour eux. Ils veulent cominander,
ils le
et exclu-
)) ne le dussent-ils qu'un jour; ;
venlent,
)) sivement. Lemoteur principal est Pinchinat, qui ia joué
dans la révolation de la colonie. Ii ré-
) un grand rôle
les hommes de coulcur et les noirs
)) pand par-tout que
de- la colonie
)) sont les vérilables propriétaires
5 que
blancs doivent être exter-
> toutlerr appartient, et que. les
) minés ou chassés.
dans l'est de la
) Les meuveniens se renouvellent
)) partie française. Les généraux quittent leur poste,
) désobéissent aux ordres de la cominission ; ils vexent
)) et pillent les cullivateurs. Les opprimés n'osent pas
)) même élever la voix; et la commission considérant
) sa, Fuiblesse, sent yu'elle compromettroit son auto-
)) rité, si elle essayoit de faire zen exemple.
)) Dans la partie du sud , ce sont les hommes de
)) couleur qui ont envahi toute l'autorité et toutes les
)) places. Dans celle du nord (et remnarquez que c'est
) celle du Cap oi lesagens particuliers fontleur séjour);
)) dans celle du nord, un peu moins scandalensement;
)) les fonctions militaires principales sont anjourd'hui
)) occupces par des généraux noirs 3 et dans Pune et
)) dans Fautre partie il seroit également dangereux de
) destiluer ZLIL général de couleur. Quant aux blancs 9
)) leur destifation ne souffriroit pas la moindre difficulté.
ceux-la mémes
)) Ainsi,! les préjugés pesntaujeinthuisure
D qsi ont tant soullert pour les détruire 5 car 2 sur-tout
) dansTadminisrotion, iln'est maintenant aucun enneni
) connu de la liberté des noirs. ))
Ce n'est donc pas, ciloyens représentans, parce que
les nègr res craignent penr leur liberté, que la colonie
est si malheur euse. Les agens le disent elx - mêmes :
les prejugés pésent aujourd'hui sur ceux là mémes qui
ont fant souffert
les détruire. Que penser après cela
du message que Tert ministre de la marine a fait signer
Tadminisrotion, iln'est maintenant aucun enneni
) connu de la liberté des noirs. ))
Ce n'est donc pas, ciloyens représentans, parce que
les nègr res craignent penr leur liberté, que la colonie
est si malheur euse. Les agens le disent elx - mêmes :
les prejugés pésent aujourd'hui sur ceux là mémes qui
ont fant souffert
les détruire. Que penser après cela
du message que Tert ministre de la marine a fait signer --- Page 16 ---
an Directoire,, le 4 foréal, dans lequel il est dit
le moyen le plus sitr de rétablir la colonie, est que de
rassurer les negres sur leur liberté ? Quei!
quatre ans ils sont libres, on1 le leur al
on depuis
a répété de toutes ies manières ils dit,
le keur
mnassacrent,
;
pillent, volent,
incendient: et l'on vient vous dire : rassirez-lessur leur libe rié I C'estainsi ga'on Ose se
du Corps déghetatfl C'est ainsi qu'on lui suppose la jouer crédulité d'nn enfant!
( Parier de lois aux nègres, disent les
dans
)) leurs dépôches, c'est les cccuper d'objets agens méta-
)) physiques,
trop
inintelligibles pour enx. Un
) tout pour eux ; à sa veix ils se laissent entreiner. honune Scn est
)) nonI est pour eux synorymede celui de patric
un
b homme ibre. ))
pour
Reterez, je vous en supplie, 1 cet aveu prérieix. Il
n'a été entendu qu'en comité secret ; cn a refusé de
l'imprimer, et. lei lapportenr Marec ne Pa
(( La commissien, continnent les agens, pas répété, réduile à
D faire des preclamations dans un pays ot les
)) vingl-dix nenfcentièmes des individus ne savent quatre-
)) lirc,la comaission voitichuque instentses
pas
> ses arrétés mai interpriées, quelqucfois censurés intenticns, avec
>) aigreur, rarement exéeutés )).
Dans une dépéche da 18 brumaire, les agens après
aveir parle des massacres du
Pat-de-Paix, ajoutent :
( Outre les naax immédiats que ces mouvenens ell-
)) trainont, les conséquences qui doivent Cnl résulter
) sont encore funestes. De parcils exemples se sont
)) déja top reneuvelés; et,'d'après la disposition géné-
> rale des esprits, 011 ne pent ee dissimuler gue leris-
)) tence des Etropéens dans ia colonie ne soit extre-
)) rement préeaire et pénible. Dans le sud, dans les
)) nontagnes de Tet, et demniérement aux environs du
> Port de Pais, lorsque les noirs se sont inis CI insur-
)) rection, c'est lodjours contre les Earopéens qu'ils sont
)) dirigés. Depais notre arrivée il en a péri un
> nombie de cetie manicre, cl 11Ou5 avous la deuleur grand
) de voir ue nous somes sans moyens pour les
) réprimer ).
-
)) rement préeaire et pénible. Dans le sud, dans les
)) nontagnes de Tet, et demniérement aux environs du
> Port de Pais, lorsque les noirs se sont inis CI insur-
)) rection, c'est lodjours contre les Earopéens qu'ils sont
)) dirigés. Depais notre arrivée il en a péri un
> nombie de cetie manicre, cl 11Ou5 avous la deuleur grand
) de voir ue nous somes sans moyens pour les
) réprimer ). --- Page 17 ---
Ainsi, ce n'est pas seulement dans la partie du sud
gue les Frangais: ssont proscrits, c'estdans toute la colonie,
c'est sous les yeux memes des agens.
Vous le
représentans 7 le systême des nouveaux libres est
massacrer les
et
08G
are
Frangais,
Ton
nous dire qu'il fant rassurer cesbrigands sur leur liberté!
Et comment les rassurer? Par des lois; nais les agens
vous disent que la loi n'est rien pour CLX > que c'est un
mct inintelligib'e pour eux.
Dans une séance de la commission, dont le procésverbala étélu en comité secret, Pun desagens, le citoyen
Leblanc, déclare (( que la crédulité et lignorance de
) Ja majeure partie des habiians de Pile 1 jointes à la
> perversité et la dépravation, nécessitent des mesares
n bien dillérentes de celles qu'on peut employer dans
)) un état oit les bornes de la sociabifité sont posées. >
La correspondance que je viens de lire présente lcs
negres divisés enl deux ciasses 7 les oppresseurs et les
o,primés: les hommes de couleur dominant dans une
partie de la colonie, et les blancs, les vrais
proscrits par-tont. Et remarquez que la correspondance Français 2
des agens et celle de Rochainbean s'accordent parfaitemont, ayec cette différence (car je ne confondrai pas
CC loyal guerrier avec de tels hommes), qne Rochambean a va le mal cn arrivant, en a instruit le pninistre
de la marine, et que les agens l'ont dabord dissimulé
dans leur récit, et augmenté par lour conduite.
Veut on une prenve sans réplique 2 qie Ja manière
dont on cherche à faire le bonheur des nègres les a
transformés en tyrans ct victinnes? Qn'on Jise la correspondance des délégnés que lcs agens
avoie nt envoyés aux Ciyes dans la partie particuliers dn sud
Lebergne, qui se glorifioit d'etrele Marat des
ct Rey, son digne
patriotes d'une espéce Antilles, qui
n'a
collégue,
pas besoin d'être caractériede; leur lémoignage ne
peut donc être suspect: Ils écrivent à Sonthonax, le
messidor de J'an 4, K Que les nègres ne sont plus soumis 29
)) a un seul mnaitre, majs à un grand nombre de maitres
>) nouyeaux plus absolus que les anciens ; que ce n'est
ioit d'etrele Marat des
ct Rey, son digne
patriotes d'une espéce Antilles, qui
n'a
collégue,
pas besoin d'être caractériede; leur lémoignage ne
peut donc être suspect: Ils écrivent à Sonthonax, le
messidor de J'an 4, K Que les nègres ne sont plus soumis 29
)) a un seul mnaitre, majs à un grand nombre de maitres
>) nouyeaux plus absolus que les anciens ; que ce n'est --- Page 18 ---
D pas sculement aux gérans 9 aux propriétaires aux
> premiers et seconds conducteurs aux
s
)) généraux, aux inspecteurs particuliers de inspecteurs toutes les
)) classes que les cultivatenrs doivent soumission ct
) obéissance, mais à tous les militaires, depuis le soldat
)) jusqu'au commandant. )) (Ces conducteurs, ces inspecleurs, ces militaires sont des noirs toujours préts à
porter l'autorité au dernier degré du despotisme ). Les
délégués ajoutent : ( Ce qui vous étonnera peut -
))
c'est que nous n'avons trouvé la satisfaction et la être,
)) que parmi les cultivateurs conduits par des
joie
)) et sur les habitations oùt résident les
blancs, 3
Cet aveu, représentans, est précieux propriétaires. ; la vérité seule ))
a pu l'arracher à des hommes de cette faction, éternelte ennemie des propriétaires des colonies.
Les délégués ont voulu changer cet état malleureux
des nigres; Cn voit, dansleur coirespondance, qu'ils ont
été plus qu'imprudens dans le choix des moyens. Ils
ont préché, disent-ils, sur les habitations l'évangile de
la liberté ; ils ont élevé par-tout des antels à la patrie, planté des arbres de la liberté. Que! a été le fruit
de ces facces révolutionnaires? des massacres horribles;
et les bianes, les Francais ont élé victimes cacore une
fois des entreprises philasthogiues,dioat on ne se la:se
point dans ces déplorables contrées, ot l'on ie cesse,
au nom de Thumanité, de verser le sing des malheureux humains.
A COS témoignages si positifs, si énergigues du général Rochainbeaut, des agens enx-mémes, et de leurs
délégnés 2 ajoutons celui die Mirdonday ?. général de
brigade, chef de T'état-major, 7 et qui jouit de l'estime
due a la probité. Sa lettre est du 29 brumaire dernier.
6( Le général
écrit-il, cst ici, comme tous
) les géneranx blancs
qui il ne reste plus rien à
Maeti
)) faire. Tonssint-lOnventise (général noir ) s'est em-
)) paré du Port-de.Paix, et dès ce moment les révoltés
)) se sont réunis à lui sans diflieulié; cO qi1 nous a
) démontré jusqu'a lévidence que tortes ces révoltes
)) n'etoient que des jeux cruels concertes entre les
dernier.
6( Le général
écrit-il, cst ici, comme tous
) les géneranx blancs
qui il ne reste plus rien à
Maeti
)) faire. Tonssint-lOnventise (général noir ) s'est em-
)) paré du Port-de.Paix, et dès ce moment les révoltés
)) se sont réunis à lui sans diflieulié; cO qi1 nous a
) démontré jusqu'a lévidence que tortes ces révoltes
)) n'etoient que des jeux cruels concertes entre les --- Page 19 ---
> noirs pour effrayer les agens, 3 s'emparer du
)) égorger peu à peu tous les
et avoir un pays,
))
blanes,
texte pour vider les magasins et les arsenaux. pré-
))
Aussi
ont ils pris dans l'arsenal presque toutes les
))
mortiers, obusiers, fusils, sabres poudres, et
) SLCTIS lets.
ont actuellement dans leurs
tout pisto-
)) que nous avions apporté d'Europe pour camps
ce
> sionnement ct Ja délense de l'ile.
l'approvi-
))
Malgré toutes ces
déprédations, et quoique la colonie soit endeltée de
)) pitis de vingt fois la valeur de ses
nos ca-
)) ciques continuent avec la même impudence revenus, les
)) dépenses et les mêmes vols. Nous sommes aul mémes
)) ment de manquer de tout..Ils ont perdu leur crédit mo-
) par l'abus qu' ils en ont fait. Les magasins sont
)) personne n est payé; et malgré cette
vides,
) ils penvent accrocher quelque argent, détresse, de
quand
) d'autre, ils se le partagent entre eux trois, manière ou
) sonne n'en voit rien. Je ne sais
la et
)) voudra arrêter tant
quand
Sutses
d'horreurs. )
Dans une aulie lettre du 21 nivose, le général Mirdonday déclare
Touesint-IOuverture donne
tôt des ordres à a
pluquis s'accorde
commission, qu'il n'en reçoit : ce
avec ce que les agens eux-mêmes
sur lindépendance des généraux noirs.
écrivent
N'est-ce pis, représentans, un spectacle
que de voir Sonthonax, T'audacieux
instructif,
tout sacrifié aux Africains, dans
Sonthonax, de
qui a
eux
et
l'espoir
dominer sur
par enx, réduit aujourd'hai à trembler
eux et a voir ses ordres méprisés par les homes devant
ne doivent qu'à lui l'autorité dont ils abusent
qui
lui? -
contre
Il est impossible de réfléchir sur Ies malheurs de
Saint-Domingue, biens constatés parles
je viens de présenter, sans voir qu'ils témoignages sont causés que
la fureur
par
révolationnaire, qui,
sement des nègres, a
précipitant Paffranchisseilloit la
2 rejeté toutes les mesures que conprudence, ct mis, all
dans
sures
adoptées bien plus de haine contraire, les
les med'attachement
les
pour
blancs
pour
nègres. Un des agens du TEaue
biens constatés parles
je viens de présenter, sans voir qu'ils témoignages sont causés que
la fureur
par
révolationnaire, qui,
sement des nègres, a
précipitant Paffranchisseilloit la
2 rejeté toutes les mesures que conprudence, ct mis, all
dans
sures
adoptées bien plus de haine contraire, les
les med'attachement
les
pour
blancs
pour
nègres. Un des agens du TEaue --- Page 20 --- toire commence par déclamer, cn arrivant aul Cap, et
dans unc cérémonie pablique, un discours dicté par la
démagegie, oit, raprelani les trails usésde
de
T'éloquence
nOS décemvirs, it dénonce les blanes en général
comme les ennemis des négres,
On.représente ant Cap, le 23 fructidor, une comidic
oit l'on introduit silr la seène des promidtaires, des
Français, formant Paffreux projet de faire massacrer
tous les nigres. Le rapporteur Marce a cru diminuer
Findignation que doit exciter cette infanie dansles ames
homnetes, en disant que cette comédiic avoit été représentée dans mie socicté particulicre. Non, elle Ta été
pabliquement, dans la salle de spectacle de la ville,
et Fondonnoit des billets à tcus les nogres qui voulcient
assister à celtc infame représuntation. Je garantis ce que
j'avance, d'après le ténoignage de Tordannateur-gindral Pérary, qui a été chargé lui méne de di-tribuer
des billets. Et ce que vous aurez peine à croire, ce
que T'a jamais soufiert aucun poaple, les personnages
sont nommés : ce sont les ;citoyens Page, Brullée,
Londh-sape-Tibat.ed Vernenil, tous comus à SaintDemingne. H est évident que par eux on a vouln désigner tous les colens; qu'en lear faisant former le projel de massacrer les negres, on a voulu persueder que
e'étoit le projet favori de tous les coloas; qu'en appelant sur eux la malédiction ct la veligemnce.ou a voulu
en accabler les maiheerenx colons. Aussi, depais cctte
comédie, depuis la joi inmisitoriale que je lirai dans
uI instant, in'y a plus des sirreté pour'les propriétaires
à Saint-Domingues et s'ils fnient cette terre de désolation, en maudissant et Ja France, et le Directoire, et
voss-mémes, qui oscra le leur ieprocher? Quand on est
ainsi gouverne, on n'a plus qu'un sentiment dans le
cour, celui de T'exérration pour ses dy rans ct pour ceux
qui leur ont donné le ponvoir.
Vonlez-vous savoir quels seutimens Senthonax a soin
dinspireraux negres enversles colons ? Leoutez sa lettre
de remerciement à la prétendne assembice électoraleda
Cap. (( En France, dit-il, la cabale coloniale, disper-
> sée
eprocher? Quand on est
ainsi gouverne, on n'a plus qu'un sentiment dans le
cour, celui de T'exérration pour ses dy rans ct pour ceux
qui leur ont donné le ponvoir.
Vonlez-vous savoir quels seutimens Senthonax a soin
dinspireraux negres enversles colons ? Leoutez sa lettre
de remerciement à la prétendne assembice électoraleda
Cap. (( En France, dit-il, la cabale coloniale, disper-
> sée --- Page 21 ---
D sée par mes
A
soins, se rallie
Déja vos anciens tyrans ont depuis mon absence,
) membres influens de la
circonvenu quclques
anciens tyrans, si ce ne sont législature les colons ). Quels sont ces
théâtre on les représente prêts à
bianes ? Sur le
à l'assemblée élcetorale o11 les flétrit massacrer tous les noirs!
Truguet, dans sa
du nom de tyrans !
à
correspondance imprimée,
Saint-Domingue, les appelie
répandue
Et les
négrivores !
blanche est agens SC plaignent aprés eela
un signal de proscription ! que Ja peau
séquens, qui l'a proscrite, si ce n'est Despoles incenqui avez changé les négres
vous ? C'est vous
roces. Vous répondrez au ciel stupides et à la en bourreaux f6sang qu'ils ont versé.
terre de tout le
On voit dans toute la conduite des
constamment fait le malheur de la hommes qui ont
dilection marquée 1 d'abord pour les colonie une préles nègres. On les voit établir, muldtres, ensuite
Eer la plus monstrueuse
en préchant
cesse les Français
inégalité. Ils calomnioient i'iga
les vertus des amérienins, mulâtres. et prônoient avec sans emTreet et après avoir élevé Bientôt les
ils ont changé de
pour abaisser les blancs, ils ont hommes de couleur
avec autant d'acharnement
allaqqué les premiers
contre les blancs.
qu'ils en avoient montré
Le général Laveau, dont la
tribué à donner aux nègres
conduite a le plns conde licence, et. dont les
l'esprit d'inanbondination et
cies de passages du vieux preclamations et du
et les letties, farannoncent un homme qui emploie tous nouveau les lesament,
dominer; Laveau écrit au comité
moyens
24 nivôse: (( Les citoyens de
de salut public pour le
) de ce que. ce n'est pas un couleur sont au
> de
désespoir
Ils
d'enx'qui est
Saint-Domingue.
se
gouverneur
) notre pays; pourquoi nous permettent de dire : c'est
) gouverner notre pays?) ))
donner des blancs pour
L'ordonnatear Perroud écril,
( Les hommes qui sont restés le 15 pluviose an 4:
Discours de Yaublanc,
possesseurs de Saint-Da,
E
de salut public pour le
) de ce que. ce n'est pas un couleur sont au
> de
désespoir
Ils
d'enx'qui est
Saint-Domingue.
se
gouverneur
) notre pays; pourquoi nous permettent de dire : c'est
) gouverner notre pays?) ))
donner des blancs pour
L'ordonnatear Perroud écril,
( Les hommes qui sont restés le 15 pluviose an 4:
Discours de Yaublanc,
possesseurs de Saint-Da,
E --- Page 22 ---
NE
5 mingue sent accontumés au crime. L'honnenr et la
> patrie ne sont lien pour eux. Complez-y bien )
Lavean, all ministre de la maiine, 10 ventose an 4:
( Il est malheureux pour moi d'être forcé de le dire:
)) les ciloyens mulatres veulent se rendre maitres du
) pays, tendent tous à Tindépendance, cherchentà faire
> déiruire Ics blancs. Nous sommes obligés de lai-ser
)) impunie la mnort de plus de cinquante blancs et de
)) deux mulâtres assassinés. On disoit au Cap :
)) quoi ces mulâtres ont-ils vonlu défendre les blancs? pour-
> c'est leur faute s'iis sont morts ; CC n'étoit pas à eux
> qu'on en vouloit. ))
Lavean et Perroud, dans leur circulaire adressée
aux négocians du continent américain : (( Une horrible
> proscription sur toute la couleur blanche étoit
)) noncée daus tous les points de la colonie. ))
proPerroud, dans le précis imprimé adressé aul ministre de la marine le 27 germinal an 4 : ( Depuis
) leng-temps Ja main scélérate d'un parti d'hommes de
)) conleur préparoit à Suint-Demingue des excès conire
> les représentans de la F'rance.
)) La conjuration, gravée dans leurs cocurs, est déter-
)) minée contre les blancs. Elle doit frappersur tout ce
)) qui tient à la France et aux principes de Sa cons-
)) titution.
N'est-i il
temps que leur soif du
> sang français soit mentipa Je vais faire le récit de
> Jeur complot: le sang des blancs devoit, pour la der-
>) nière fois, arroser cetteierre infortmée.. Hommes
> de couleur, vous avez toujours iésisté à la loi Veus
) êtes égarés par lcs mêmes ernemis qui vous ont fait
) trahir la Fronce, en lcur livrant le Port.au-Pyince,
> le Fort. Danphin, Suint-Marc, le Biole, P'arcahaye,
> le Nirebgkis, etc., cteg. ))
In citant ces reproches, qui ne sont que trop fondés,
jen'ai paslintention d'excusejes fuulesel les citnes des
individus homes de couleur; je veux senlement fane
remarquer aul Conseil (et cela tient essentieliement à
la connoissance de Tétat de Sain-D.amingue ), je veux
fuire remarquer que ce sont maintenant les hommes de
Suint-Marc, le Biole, P'arcahaye,
> le Nirebgkis, etc., cteg. ))
In citant ces reproches, qui ne sont que trop fondés,
jen'ai paslintention d'excusejes fuulesel les citnes des
individus homes de couleur; je veux senlement fane
remarquer aul Conseil (et cela tient essentieliement à
la connoissance de Tétat de Sain-D.amingue ), je veux
fuire remarquer que ce sont maintenant les hommes de --- Page 23 ---
couleur qu'on accuse de lous les malheurs de celte colenie. Ixi même faction qui long temps a poursuivi iles
malheure nX colons, aprés les avoir dépouillés, déportés, écrasés; après setre servi dans celte lutie, infune
d'un côlé, glorieuse de l'autre, des passions deshonmes
de coulenr, a tourné tout-à-coup ses efforts conhrereaxei; et fidele i la maxime des tyrans, de détruire l'instrument aprés s'en éire servi, cette faction a écrasé les
hommes de couleur, après avoir écrasé les blancs. Ceux
d'entre eux que Sonthonax avoit comblés d'honneurs
dans sa premicre mission, sont ceux que le Directoire
vous propose, dans son dernier message, d'excepter
de la loi générale surJamnsf'e.
Qui ine voit le but d ce plan aussi rempli d'adresse
dans la combinaison tue d'atrocié dans l'exéretion 1?
qui ne voit que Con s'ext conduit ainsi dans l'espoir
de régner ensnite raisblement surles nègres, dans
l'espoir de se debarras-er de surveillans incommodes,
de n'avoir, comme le dit je général Rochambean, que
des Africains pour observat-nrs, et de tavailler plus
sirement le. pays en tinanre? cJe désapprouvois hau-
)) tement, dit ce général,lesp p'ans cançus pour la partie
)) du sud, parce qu'on vouloit y fuire exterm ner les
)) hommes de couleur par les noirs; et ce sont encore
) les malheareux blancs qui ont été victimes de ces
)) projets infernaux. ))
Reportez un instant Vos regards, citoyens représentans, sur les moyens, aussi multipliés qu'infanes, employés con-tamment depuis cing ans pour chasser les
colons de Saint-Domingue, el les priver de leurs proprictés; rappelez-vous les demandes fites plusiears fois
de déclarer émigrés les malheureux que tous les fléaux:
réunisont forcés sde se réfugier ràla Nayelle-Anglcterres
rappelez-vous les impalations accumulées contre eux
dans le dernier messugé du 19 floréal, conire lequel
j'ai prolesté à cette trbune, pour prouver qu'ils sont
indignes de retourner au sein de la
considérez
République;
que les agens ont osé demander dans leur COIrespondance le droit royal de distribuer à leur gre
B 2
tous les fléaux:
réunisont forcés sde se réfugier ràla Nayelle-Anglcterres
rappelez-vous les impalations accumulées contre eux
dans le dernier messugé du 19 floréal, conire lequel
j'ai prolesté à cette trbune, pour prouver qu'ils sont
indignes de retourner au sein de la
considérez
République;
que les agens ont osé demander dans leur COIrespondance le droit royal de distribuer à leur gre
B 2 --- Page 24 ---
RE
des habitations aux généraux noirs; voycz les hommes
de coulear prepi: sires poursaivis avec autant de
fureur qu'on avoit perséeuté lcs blancs propriétaires,
et dites si cette marche constante et régnlière ne présente pas un système complet t d'exproprialion des légitimnes proprictires. En pouvez-vous être élonnés, vous
qui avez vu le méme systome naitre, s'accro.tre, sC fortiller ct s'exécuter en France ? Sij'étois devant u tribunal olt font pent êire dit, si la dignité de cette tibune
ne repoussoit pas des preuves d'une ceriaine espèce, 2
je nc ksicsercisancum doale surl'existence de cet infame
projet,.
Est-ce pour achever de l'exécuter, que le Directoire
se propose de renyoyer à Saint-Doaingue Laveau, 2 qui
a établi au Portde-Paix, pendant qu'il commandoit seul
dans celte colonie, un tribunal révoitionnaire militaire, dont l'accusaleur public Manlo étoit un de ces
scélorats qui ne se plaisent qu'à répandre le sang; Lavealt qui écrivoit an comité de salut public, en vendémiaire de l'an 3, une lelire dans laquclle il proposcit
de déporter tous les blancs de la colonie, de les dépouiller de leurs propriétés, et de leur donner enl
échange des biens nationaux en France; Laveau qui
a remis à Sonthonax linl projet signé pour déporter fous
les mulâtres, prejet rendu pablic par Sonthonax luimôme; Laveau également abhorré des blancs et des
hommes de coulenr, contre lesquels il nie peut retenir sa
rage, ni dans ses écrits, ni dans ses discours? Sera-t-il
churgadhachewerfesprogriation desblancs ctdeshommes
de couleur, et de fhire de SaintDomingue une vaste
ferme pour le gouvernement?
Je ne peux m'empécher de citer un trait particulier
dont je garantis la vérité, qui prouve à quel point onl
s'achayne dans cOs contrées lointaines contre les propriétaires. Baillon Libestat, vieilard die soixante-dix
ans, avoit quitté la colonie aprés l'incendie du Cap,
et s'étoit rélugis à la Nouvelle- Angleterre. Tousscintl'Onverture général noir, à qui je me plais i rendre
4 justice qui lui cst due, sC rappelle ayce reconnois-
un trait particulier
dont je garantis la vérité, qui prouve à quel point onl
s'achayne dans cOs contrées lointaines contre les propriétaires. Baillon Libestat, vieilard die soixante-dix
ans, avoit quitté la colonie aprés l'incendie du Cap,
et s'étoit rélugis à la Nouvelle- Angleterre. Tousscintl'Onverture général noir, à qui je me plais i rendre
4 justice qui lui cst due, sC rappelle ayce reconnois- --- Page 25 ---
sance lcs bons procédés
eus autrefois envers Tui
Baillond Libertat, lui Rectriea de revenir à Saint-Losingue,
l'en presse vivement, et lai cuycic méme de l'argent
pour son voyage. A peine est-il débarqué, conduit
devant Sonthonax, que celui-ci Paccable de reproches,
lui témoigne les plus violens soupçons sur Pasago qu'il
pouvoit faire de son infiuence sur Tonussnt-1Chnver et le
ture, lui déclare qu'il sera jugé compie émigré, nouvelle,
fait jeter en prison. 'Toussaint apprend cette de colui
il accourt au Cap: bienfaiteur à son tour
qui
Jui avoit fait connoitre le doux plaisir de la reconnoissance, il le fait mettre en libertés et ce vieillard est
obligé de traverser encore les mers. Par ce trait, jugea
de
pèse sur les
des autres ; inaginez quel scepire
plomb
malheureux milieu colons. de ces horreurs de ces désastres
Mais au
2 en contiant à des
qu'il eût été si facile d'empécher,
de Saintmains pures et respectables T'administration
:
Domingue, 2 une question se présente naturcilement
Les négres sont -1 ils plus henreux ? Quels fruits a-t-on
retirés de Ja conduite tenne envers eux ?
Dociles instrumens des factions et de la méchanceté,
la plupart font le mal sans but et sans dessein ; ils marchent aveuglément , trompés à l'instant même par qui
veut l'entreprendre; et si dans notre révolution nous
combien il étoit dillicile, même aux
avons hommes éprouvé instruits d'avoir des idées justes des choses,
,
combien les fausses idées des choses les égaroient, les
précipitoient dans un abyme sur Ics pas de limprévoyance ; si le peuple français a été remué, entrainé
par les moyens même les plus ridicules, avec une
facilité déplorable, sans distinguer le langage hypocrite et déciamateur du factieux, du langage simple et
vrai de Phomme de bien : quel efet pensez vous que
peuvent produire les intrigans, les méchans, sur une
de connoispeuplade grossière d privée de toute espèce
ct
sances relatives à T'état social, qui en sont le produit,
qui le maintiennent; privée de cet instinct que nous
voyons du moins chez les peupics d'Europe les plus
B5
déplorable, sans distinguer le langage hypocrite et déciamateur du factieux, du langage simple et
vrai de Phomme de bien : quel efet pensez vous que
peuvent produire les intrigans, les méchans, sur une
de connoispeuplade grossière d privée de toute espèce
ct
sances relatives à T'état social, qui en sont le produit,
qui le maintiennent; privée de cet instinct que nous
voyons du moins chez les peupics d'Europe les plus
B5 --- Page 26 ---
grossiers ; privée de CCS notions 2 quelquefois
sonvent
fausses,
jusles, 3 transmises de génésation en ginciarien,
qu'on étonite, il est vrai, trop Tacilement, mais qui
duisent presque tovjours d'heureux résultts, quand pio- les
peuples ne sont pas livrés à de vils factieux?
Vous n trouverez rien de pareil parmi les
ct sais présenter des recherchies
nigres,
cées a ceile tibune, sur leur
plilosophiques, sur leur déplame
je
borneeià dire
caractere,
esprit,
d'en faire
que l'entreprise la plus difficile est
des citoyens; que vous ne pouvez
top de prudtence 2 trop de prérautions pour employer lcs conduire à un état de civifisation qui les iende dignes de
ce titre, et capables d en rempiir les devoirs. Vous leur
devez pretection et biensenlance, vous leur devez
soins de l'humanité ; nais vous ne devez pas cn faire les
tout-a- coup ce qu'ils ne peuve nt ête de long-t temps,ce
qu'ilsnes sent point par eux-mémes,ce qu'ils ne sont point
par la constiution. Al! ciloyens, vous qui avez yu
dep près combien est hideuse et meurtrière la
parlaunt à la multitude, la wobaindiloghnyb-ss démagogie
quelle doit étre cette furie infernale, quidant, la flamme
el le fer à la mam, des peuplades S baibares transplantées
des bords afticains,
deintsotlepreatige quilesavoit contenues jasqu'alors, les livrant à lenrs passions
lcs abandonuant au crime. 2 et les excitant à tougenses, la
aux meurtres, à l'incendie, à la dérastation ! Nan,ci snveur,
toyens représentans, non, il n'est atcun de vcus assez
ferme, assez stoique pour contempler d'un oeil secleffroyable lablean des horrears commisesaSaint Deningue.
L'astre brillant qui le féconde, y a éclairé des morstrucsités sur Jesquelles la pensée SC précipite et n'ose s'urréter. Hl ya vu ull nouveau genre-de victimes dans la
patie la plas foible, laplus intér essante de l'erpéce humaine ; ily a vu desbrigands nionir reràla terre elayée
le crime que tant de plilosphes
Phomme buvant le sang de îhonne, croyoient dévorant impossible la chair 3
de Thomme.
Bimakaadertreeertremsskeriiederumde
des, il faut connoitre la haine qu'elles se portent entre
éter. Hl ya vu ull nouveau genre-de victimes dans la
patie la plas foible, laplus intér essante de l'erpéce humaine ; ily a vu desbrigands nionir reràla terre elayée
le crime que tant de plilosphes
Phomme buvant le sang de îhonne, croyoient dévorant impossible la chair 3
de Thomme.
Bimakaadertreeertremsskeriiederumde
des, il faut connoitre la haine qu'elles se portent entre --- Page 27 ---
elles; il fant se rappeler ces ventes infames desenfans il faut
leur reproche Sonthonax 5
parl leurs pères, 1 que d'entre elles repoussant la liberté
voir t grand nombre combattant conire le peuple qui ia
qu'on leur présentoit,
leur offroit, tandis que les autres ne f'embras-ent que pour
Que despeuples
la souillerparle plushorviblel brigandage. à des jnnovase couvrent de leurs armes pour s'opposer
coitions dans le gouvernement qui les régisoil, qu'ils
battent
relerer leurs autels abattus., cela se conpour ce
vu ious les siècies, tous les pays.
çoit: : c'ést
qu'ont hommes
fait passer de l'esclavage
Nais que des
qu'on
le
qui
à la liberté, piennent les armes contre
peuple veut
lés affranchit, et combattent pour le peuple qui
maintenir l'esclavnge, c'est ce qu'on ne peut voir que
des peunlades barbares, c'cst ce quiles distingue
parmi enticllement desautres peuples, c'est ce qui les caractérise, et ce qui doit apprendye au législateur qu'il faut
des lois différentes pour des hommes aussi différens.
Qu'on se joue maintenant de notre crédulité, au point
d'une
ouvrage-de trois mois;
de nous parler
civilisation,
qu'on cse nous dire, pour nous consolerdu sang toutes répandu, les
de l'incendie dévorant, que dans presque
maisons, et dans les ries même, on entend des enfans
répôter Palplabet de mémoire (1); que le ministre de
la marine annonce aux agens que le Durectoire aentendu
avec sensibilité les détails des succès obtenus
des écoles
(2); qu'on
eeo
Pétablissement
primaires d'une académie du
circuler la liste des membres
Cap,
lesquels on voit les noms de plusieurs nègres,
SEATI lun est désigné comme homne très-éloquent : ces
misérables niaiseries n'eni imposent à personne 3 le temps
des
révolationnaiies, on les abanest domne passé
turlupinades revenir au bon sens. e
Sans pour doute il eitété possible de conduire, d'une main
(1) Rapport de Marec.
(2) Lettre de Truguet, du 21 vendémaiaire. B 4
on voit les noms de plusieurs nègres,
SEATI lun est désigné comme homne très-éloquent : ces
misérables niaiseries n'eni imposent à personne 3 le temps
des
révolationnaiies, on les abanest domne passé
turlupinades revenir au bon sens. e
Sans pour doute il eitété possible de conduire, d'une main
(1) Rapport de Marec.
(2) Lettre de Truguet, du 21 vendémaiaire. B 4 --- Page 28 ---
prudente , les négres à la liberté. L/'humanité
en souriant, les moyens de les amener de
dictoif,
la dépendance, de lai dépendance à la liberts; l'esclavage mais
a
donner ce grand changementa des
abanviolemment les
télesardentes, mener
nigres d la licence des
vers ies flureurs et les flammes
brigands, à trabut commne la tempôte qui déracine ; marcher à ce grand
lcs maisons, sans fire aftention
les arbres 2 renverse
écrasés SOLLS les débris
aux hommes qui seront
; Jaire perir deux cent mille
négres pour rendre libres trois cent milie
moler pour cela dix mille Français, ruiner negres, cela imcommerce d'une grande nation ! Cei résultat pour
le
il fait repentir le philosephe des maximes fait horrenr;
mées, le législateur des lois
qu'il a proclaalt sage avec quelle
qu'il a portées : il apprend
les plus pi's
le circonspectionil doit former les voeux
pour bonheur de ses
il
en traits de feu cette grande
cemblailes; frace
est exact, tout est absoia, mais vérité, qu'en théorie tout
est relatif; qu'elle présente à que dans la pratique tout
chiaque pas le besoin des
anodilications; que bientôt elle appeile les
et traine à sa suite des inconvéniens
chungemens, des
barras instmontables. La preuve la imprévus, plus certaine de elllfoiblesse de l'esprit est de ne s'atlacher
la
et dene pas
qu'ila théorie,
erbrasse. préroirles effelsinévitables du - systi: me
Avec une telie conduite, on est bientôt qu'on
menté par les regrets 2 ct déchiré par les remords. tourQnelle étrange destinée que celle des colonies !
nisées avant lalévolution, atl point
Tyrandeux Iodes n'a pas craint de dire que que la Thistoriei des
le nom de mére, demandoit au colon du patrie, sous
de lc nourir ! Bouleversées depuis la révolution sang, au lieu
pouvoir législatirt cipr lois contadicteires,
par le
Cing Jois contsadietoires, ct toules
quelle piiél
voyées en 5 ans 1 Le desir de se régir Fundamentales, intérieurement (Hltrnsformé sans cesse cn projet d'independance
dies
hommes qui n'avoient jamais réfléchi ur Ce
par
les colonies, et sur-tont par. l'homme qui soute quii uoit regarde
ravant ce même système de: régime intérieurdont aupasentoit ensuite le simpie voeu comme uocrin! Watroces ilpré-
sadietoires, ct toules
quelle piiél
voyées en 5 ans 1 Le desir de se régir Fundamentales, intérieurement (Hltrnsformé sans cesse cn projet d'independance
dies
hommes qui n'avoient jamais réfléchi ur Ce
par
les colonies, et sur-tont par. l'homme qui soute quii uoit regarde
ravant ce même système de: régime intérieurdont aupasentoit ensuite le simpie voeu comme uocrin! Watroces ilpré- --- Page 29 ---
proconsuls environnés de ce que la France ponvoit rejcter
de plus impur; toutes les fureurs, toutes les infanies;
la guerre civile et étrangére; les blancs sacrifies anx
mulâtres, encuite aux nègres : les mulâtres sacrilés aux
nègres, les negres se détraisait entr'eux Et tontes ces
horreurs, au nom delhumanité, dans tii pays, dont aucun habitent de la campagne n'avcit de serrure: 7 ni de
verrou à ses poites avant la révolution : ce qui combien pronve
invineiblement quelles en étoieut les moenrs, ct
il auroit été facile d'amener un heureux chongement: sans
seconsse et sans violonce ! Ce ne sera janais impunément qu'on violera cette loide la natare, qui veut quele
bièn se fasse lentement , tandis que ie mnal arrive avec
la rapidité de la foudre.
Le Directeire a dit, dans son premier message, qu'ilavoit domné a ses agens des instructions confurntes à la
canstitution. Je n'en doute pas; mais, quelque sages étoit que de
soient cesin-tructions, 2 Ja chose la plus eesenticlle
de
n'en charger que des hommes d'une probité comue,
véritables amis de lordre et delhumanité, des hommes
intéressés à la prospérité des colonies, et non des têtes
sulphureuses cpti marchent avec violence vers le but
qu'elles se proposent, ne savent préparer aucun événement, et à qui leurs fautes scules penvent tenir lieu de
méditation. Et ii, je trahirois mon devoir si je n'élevois
pas la voix en faveur des colons, si'jo ne demandois
pas pour enx une part dans Padministration de lcur
propre pays, si'je ne repouesois pas cet absurde pré- de
jugé qui les a proscrits en masse, les a embastillés
tous colis, les a proclamés incapables de preudro une
part active à Fadministration de leur pays. Quelle est
donc cette absurde accusation gai s'est élevée contre eux
dès le conimencensent de larévolation dans un.journal"
accrédité, que d'auti res ont répetie? 11 cst parri eux
comme par rmi les autres Frangais, de bons militaires
des administrateurs, des hommes de lettres. C'étcit un
colonque. Digamterqticondeter vOS armées ala vicloire,
jusqrr'att moment oit la mort latteignit sur le champ de
bataille; c'étcit un colon, cet intrepide délenseur du
le conimencensent de larévolation dans un.journal"
accrédité, que d'auti res ont répetie? 11 cst parri eux
comme par rmi les autres Frangais, de bons militaires
des administrateurs, des hommes de lettres. C'étcit un
colonque. Digamterqticondeter vOS armées ala vicloire,
jusqrr'att moment oit la mort latteignit sur le champ de
bataille; c'étcit un colon, cet intrepide délenseur du --- Page 30 ---
- K2
Tigre, qui contraignit les Anglais d'honorerdans sa
sonne la valeur fiangai-e; un antre represente la per- nation auprés de son pius fidele allie; clest un créole, ce
brave gnéral Dumas, dont Buonaparte cite avec
le courage hérojque. I! en est dont le nom est cher cloge à
Saint Doningue, cher rà leurs anciens esclaves, et dont
la présence contribueroit à rendre le calme et la confance à celle matleureuse colenie; maisi il faut savoir les
choisir, il faut alier au-deyant d'eux; ils n'intriguent
pas; ils se cachent dans leurs familles quils voient
chaque jour flétrir par le besoin. Lun des mambres du
Directoire naguères leur a rendu jastice. (( Il est
)) de sauver les colonies, a dit Barras dans un temps
> fait à la Convention ; la France jusqu'a présent rapport a tont
) fait pour les perdre; les colons ont tout fait
les
)) conserver, et il est suprenant quil en soit resté pour un
> seul fidele à la Pe tiie. ))
Sans doute cette lidélité sera plus surprenante encore,
si l'on continue à Ics traiter comme on a fait jusqu'a
présent. Est-il lien de plus barbare que les mesures
prises contre ceux qui, fuyant l'incendie ct la dévastation à travers mille périls, cnt abordé sur une terre
hospitalière, oût Ja miscre les coneume, et à qui P'on
ravit leurs proprictés, jusqa't ce que le Directoire ait
prononcé suir leur sort? Niestire barbare autant qa'usurpatrice du pouvoir législatif. Est-il rien qui porte
plus le caractère de Tinjuatice et de la prévention, que
de refuser d'envoyer à Suint-Domingue un seul colon
blanc revétu de l'antorité, et d'y déléguer en même
temps avec loute la puissance direcioriale Raymond,
homme de conleur?
O: les dépouille, O1 les déporte ; Troguet les calonmie en masse dans un message, Lndis qu'un grand
nombre d'entre cux donnent à Jeltépebilique des preuves
hérdiques de dévoxement. Ceux que le soitde la guerre
a mis sous le joug des Anglais, lorsqu'ils apprirent
ene de nonveaux agens étoient partis pour Saint-Domingue, attendant avec confiance des hommes vertueus,
et lioil un Sonthronax, couspircient contre les Anglais
les déporte ; Troguet les calonmie en masse dans un message, Lndis qu'un grand
nombre d'entre cux donnent à Jeltépebilique des preuves
hérdiques de dévoxement. Ceux que le soitde la guerre
a mis sous le joug des Anglais, lorsqu'ils apprirent
ene de nonveaux agens étoient partis pour Saint-Domingue, attendant avec confiance des hommes vertueus,
et lioil un Sonthronax, couspircient contre les Anglais --- Page 31 ---
pour rendre leur pays à la France; ; leur projet fut découvert, et disseptdfentre eax périrent, victines honorables de leur amour pour leur patrie
Jusqu'à présent on a traité les Prangais d'Amérique
avec une injustice qui est fellement devenue mne habitude, qu'on ne la soupçonne meme pas. Jc demande
l'attention du Conreil; tout cela tient essentiellement à
mon sujet : car je desire bien plus d'obievir votre intérêt pour mes malheurenx concitoyens, que d'exeiter
votre ressentiment contre leurs pervéeuteurs. Je lisois
demièrement dans ul journal, dont le rédacteur étoit
alors membre du Conscil,et qui n'cst en cela que l'écho
des trois assemblées et de leurs comités des colonies, >
je lisois la copie d'une lettre qu'on prétend, sans cn
appoiter auenne preuve. avoir de écrite au roi d'Angleterre par six habitans de Saint.Domingne. Le député
journalste ajoutoit : Voild le patrictismee des colons.
Ce raisonnement a été cent fois répété dans les trois
assemblées; il T'a été dans le message du Directoire
du 18 fioréal dernier, dans le premier volume du
rapport commencé après dix-huit nois d'attente, par
Garran-Coulon, qui parle aujourd'hui au nom de quatre, 5
comités qui n'existent
depuis 18 mois; il est ehcore
répété tous les jours. RdER quoi de plus absurde !
Si P'on peut dire : quelques colons ont trahi la France,
donc tous les colons sont des traitres; je dirai: des habilans des départemens de P'Ouest ont combattu pour la
cause de nes ennemis, donc tous les départemens de
l'Oue-t sont ennemis de la France : des T'ouloncis ont
livré leur ville aux Anglais, donc tous les Toulonois
sont ennemis de la Répablique. Je pourrai mnême généraliser ce raisomnement et dire : beauconp de Français
ont conibattu contre la liberté de leur pays, donc tous
les Français détestent Ja liberté. Ces raisonnemens sont.
absclument les inémes que celui que j'ai cité; ils sont
aussi, absurdes les Lus que les autres.
Ieprésenians, vous ne partagerez pas cette injustice;
vous saurez vous élever au-dessus de ces misérables passions: : presque lous, 3 nous avons été persccutés ct mal-
ce raisomnement et dire : beauconp de Français
ont conibattu contre la liberté de leur pays, donc tous
les Français détestent Ja liberté. Ces raisonnemens sont.
absclument les inémes que celui que j'ai cité; ils sont
aussi, absurdes les Lus que les autres.
Ieprésenians, vous ne partagerez pas cette injustice;
vous saurez vous élever au-dessus de ces misérables passions: : presque lous, 3 nous avons été persccutés ct mal- --- Page 32 ---
- 2
henreux ; tous rons défendrons, nous protégerons les
infortunés Français américains.
En résumant ce que je viens de dire, en se
Iant les passages que j'ai cités de la correspondlance rappe- de
Rochambeau, du général Wirdonday, et de celle cies
agens particuliers du Directoire, eil yjeignant cette foule
de témnoignages répandus dans toutes les parties de la
France, il est impossible de ne pas prononcer que la
colonie de Saint-Domingue gémit sous je joug accablant
de l'anarchie militaire; que l'autorité presqre enière
dans la partic du nord est enhe les mains des généraux
noirs, que les agens n'osent destituer; qu'elle est dans
la paitie du sud entre les mains des hommes de
que la race blanche, la race des Frangais, y couleur; est
crite, et y trouve à chaque justant In inori; que pros- les
propriétaires en sont chassés ; que l'autorité la plus
arbitraire y a établi son épouventable empire et
enfin que les agens particuliors cut augmenté cet 2 état
malheureux, bien loin de le diminuer. Vous en serez
convaincus par l'examen de leurs actes administratifs
mais avant de le commencer
yous
:
corder toute
2 je
conjure de m'acvotre attention.
, et y trouve à chaque justant In inori; que pros- les
propriétaires en sont chassés ; que l'autorité la plus
arbitraire y a établi son épouventable empire et
enfin que les agens particuliors cut augmenté cet 2 état
malheureux, bien loin de le diminuer. Vous en serez
convaincus par l'examen de leurs actes administratifs
mais avant de le commencer
yous
:
corder toute
2 je
conjure de m'acvotre attention. --- Page 33 ---
SECONDE PARTIE.
Paa lesactes des agens particuliors du Directoire,
il en est un grand nombre de tros-condaunables, de la constitution; parce
qu'ils sont contraires blessent aux principes ni lintéret national, nila
mais comme ils ne
suis prêt à ies exc user avec
justice, ni T'huanité, je
des actes qui me
le citoyen Marec: je ne parlerai que etsur lerquels il est
paroissent évidemment coupables,
pas.
impossible que Ic Corps légisiatif ne prononce
cet
le demanderai d'abord comment on doit qualifier conduire
arrêté du 5 thermidor, qui commande de
le général Rochambeau à bord d'une corvetle, pour
être tenu, dit Parrété, d lcs disposition des Le cgens,
jusgu'd ce qu'ils en aient autrement violation ordonné. de l'art. rap- 145
porteur nous a ditque c'étoit une
violation des
de In constitution ; mnis qu'est-ce qu'une des
si ce
articles de garantie de la liberté
citoyens,
n'est un acte de tyrannie qui doit être sévèrement puni?
Qu'est-ce que Tarrêté par lequel ils ont fait embarquer
ct
autres olliciers, la nuit, comme
ce générai, plusieurs les avoir entendus, sans leur avoir
des coupables, la cause sans de cet affreux traitement, pas même
expliqué
le citoyen Panisse,, qui étoit dangereuà l'un d'eux,
l'attestent les certificats des mésement malade, comme ces actes de déportation
decins ? Qu'est-ce que
souvent sans
les
du Directoire,
Atos
diés par
contre agens les, citoyens Coujeon, Ammocy,
exprinés Douxais, , cnscigne de vaisseau, Autrichy 7 ollicier de
la veuve Riquet, Ja femme Dufiar, Jean Lassanté, Paulin
que cette violation continuelle sères 2 du droit Goy?Qu'est-co de cilé, si ce n'est le crime caractérisé
la constitution, crime de détention arbitraire?
par
-ce que
souvent sans
les
du Directoire,
Atos
diés par
contre agens les, citoyens Coujeon, Ammocy,
exprinés Douxais, , cnscigne de vaisseau, Autrichy 7 ollicier de
la veuve Riquet, Ja femme Dufiar, Jean Lassanté, Paulin
que cette violation continuelle sères 2 du droit Goy?Qu'est-co de cilé, si ce n'est le crime caractérisé
la constitution, crime de détention arbitraire?
par --- Page 34 ---
Mais tontccla disparoit devant la
j'oscrai dire senilege, de la liberte violation
Oitre de Frangais, des dispessitions
individuclie,
Rechborns
lois de Thumanité, de la justice de constituti mnelles, des
ont osé se permettre, cn meltant le lous les pays, qu'ils
de la Toi. Etoit-it
ginéral Villatte hors
tion. Rien n'a
coupable? leur
Ce ne peut être la
pu
donner le dioit de
quesproclamer cet infame arrôté du 2
signer, de
CCS, mols : Enjoignons d lous les prairial, qui_porte
rir SuS, el de le saisir mort
ciloyens de lai colldésobéir d 10S ordres :
0lL vif, SOULS peine de
droit de le tuer. Si de cist-à-dire, nous donnons lc
letitre de citoyen n'est pareils actes ne sont pas punis,
individuelle
qu'un litre méprisable, la
un mot vide de sens, la constitution libeité
moquerie digne de pitié.
une
D.ns celte affaire de Villatte, ils ont
violé la charte de nos droits, el1
ouvertement
citoyens à leurs
arrachant plus de vingt
foyers, en les déporiant
les
juger en France, loin de leurs
pour
faire
des témoins qui pouvoient
juges naturels, loin
Penseriezdéposer Cn leur faveur.
traires, faire vous, en ne punissant pas ces acles arbirespecter la qualité de citeyen?
representans, on ne respoete pas soi- méme un Non, titre
qu'on poite, si In simple énoncialion de ce litre
prime pas le respect, silon n'est passtir
la
n'imviolation faite-à ce Sire sera suivje d'un que moindre
ment. Ces mots, je suis citoyen romain prompt chatiautrefois le respect chez Ics nations
imposoient
peuples barbares; CCS mots,je suis éloignées, chez les
doivent prodaire anjourd'hi la
citoy enl fronçais,
ce ilest pas seulonent dans celte môme cité, impression; et
dansses mursles
qau voit réunis
magistratine, le représentins cin peuple, la prc emière
membre de la
premicr tsibunal, que les droits d'un
Bepablin, 1e doivent étre
en quelque endroit 7 chez
respectes; mais
violé le itre de citoyen
quelque perple que soit
que CC mépris aliaque la fançais glorre et 3 la vous devez penser
pablique.
diguité de la RéCoux pour qui je parle ont réclamé ce titre sacré,
magistratine, le représentins cin peuple, la prc emière
membre de la
premicr tsibunal, que les droits d'un
Bepablin, 1e doivent étre
en quelque endroit 7 chez
respectes; mais
violé le itre de citoyen
quelque perple que soit
que CC mépris aliaque la fançais glorre et 3 la vous devez penser
pablique.
diguité de la RéCoux pour qui je parle ont réclamé ce titre sacré, --- Page 35 ---
eeux
j'accuse T'ont méprisé; : les victimes ont invo
qué 521 loi, les tyrans P'ont foulée aux pieds. Amis prétendus des Alricains, perséeuteurs acharnés des Fran- A
çais, leur tyrannie envers les Français dévoile Thypocrisie de leur tendresse pour les Aficains; protecleurs
parla loi de trois classes, ils el écrasent deux, pour
élever la troisième : voilà la mesure de leurs vertus
civiques. Mais la république elle-méme relevera de scs
propres mains ceux qui sont abattus, en même temps
qu'elle saura contenir, en les protégeant, ceux que la
tyrannie n'a élevés all - dessus des autres que pour en
faire des instrumens de vengeance et de dévastalion. Et
oût se réfugiera la liberté individuelle, attaruée, proscrite, persécutée, si ce n'est dans le sein du Corps 1égislatif? Quels antels embrassera - t- elle, si ce n'est
cette tribune, redoutable aux tyrans 2 favorable aux
wIEre est résulté de l'indigne conduite des agens envers
leg général Rochambean, que nouS ne sommes pas encore
en possession de la partie de Saint-Domingue qui nous
a été cédée par T'Espagne. Les ofliciers espagnols, pleins
de contiance dans la loyauté de ce générai, applanissoient déja les dillicultés; ; une correspondance écrile avec
des égards mutuels préparoit les coeurs qu'avoit éloignés
la réputation des agens : mais ces procédés nobles et
décens ne convenoient pas à des hommes accoutumés
à des formes révolutionnnires; ils ont destitué, déporté
le général Rochambeau, sous les prétextes les plus frivoles et les plus ridicules, et ils out ainsi fait manquer
le grand objet anquel le Directoire l'avoit destiné, la
prise de possession de la partie espagnole.
Après toutes ces violations de la liberté inclividuelle,
je porterai les regards du Conseil sur l'arrêté par lequel
les agens. se sont réservé exclusivement et provisoirement la connoissance et le jugement des prises maritimes. Il est impossible dej justilier une parcilie usurpation du pouvoir iégislatif et judiciaire tout à la fois;
et quand cette grande cause sera por tée devant les trihunaux, on entendra l'ordonnateur général Férary,
de possession de la partie espagnole.
Après toutes ces violations de la liberté inclividuelle,
je porterai les regards du Conseil sur l'arrêté par lequel
les agens. se sont réservé exclusivement et provisoirement la connoissance et le jugement des prises maritimes. Il est impossible dej justilier une parcilie usurpation du pouvoir iégislatif et judiciaire tout à la fois;
et quand cette grande cause sera por tée devant les trihunaux, on entendra l'ordonnateur général Férary, --- Page 36 ---
dont la réputation est un gurant de la vérité de ses
rapports. li expliquera les marchés passés par les agens
avec le chef Tde division Hamney, qui est à la fois négociant et militaire, 5 qui fait servir les vaisscaux de la
République à son commerce ct à si foitune ; il dira
poarquoi il refusa de signer: en sa qualité d'ordonnateur, cet infame matche; comment il fut destitué, et
comment le Jendemain meme il cut la douleur de voir
rendre les places de gardic-magasins de la
à des noirs qu'il avoit surpris en flagrant délit, République et fait
punir comme volenrs publics. [l fera comoitre les observations qu'ila envoyées-sur ces marchés au ministre de
la marine; il révélera de conpables détails, des
tudes infames ; et nous, nous demanderons
turpiau
peut-étre
ministre de la marine pourquoi il n'a intérrogé ni
l'ordonnateur Férary, ni lcs officiers du génie. ni le
général Rochambeau, ni les malhe urcux ofiiciers
l'armée du Cap envoya, il y a dix- huit mois, pour Ruc
truire la France de l'état de St - Domingue ; nous lui
demanderons oùt il a pris celle étrange méthode de s'instruire de ce qui est relatifaux Colonies ; nous lui demanderons de quel droit il a osé refuser à des colons de repasser à Ssint-Domingte, ct sur-tout à des jeunes gens
de l'isle-de-France qui n'avoient aucune ressource pour
exister enFrance, la permiesion de retoarner dans cette
isle henreuse, que la sagesse et la fermeté de Jeurs
compsitiolesont; préservée des malheurs deSt-Domingne.
Mais la conduile de ce ministre, sa correspondance trèsremarguable, les messages qu'il a fait signer an Directoire, tout cela demande un cxamen particulier, dont
le résultat fera connoitre mne des causes les plus actives
des malieurs des Colonies.
Et que dire de cet arrêté du 17 fruciidor, par lequel
Ics agens déclarent que tout propriélaire qui se présentera,d'après une man-levée de séquestre, pourprendro
possession d'un bien mis eli valeur par Fadoministraition,
scra tenu de rembourser à celle-ci Je prix de son mobilier; que sile propriélaire cst hors d'état de faire CO
remboursement, l'administration scra autorisée à régir
et
ieurs des Colonies.
Et que dire de cet arrêté du 17 fruciidor, par lequel
Ics agens déclarent que tout propriélaire qui se présentera,d'après une man-levée de séquestre, pourprendro
possession d'un bien mis eli valeur par Fadoministraition,
scra tenu de rembourser à celle-ci Je prix de son mobilier; que sile propriélaire cst hors d'état de faire CO
remboursement, l'administration scra autorisée à régir
et --- Page 37 ---
et à jouir jusqu'à ce remboursement effectné, sauf à
faire payer au propriélaire la portion du
lui revient d'apres les règlemens de cnlture?. produit qui
Peut-on se joner plus inspudemment du droit
de propriété P'De quel droit, par quel motif sacré
priver UIL propriétaire de la gestion, de la
peut-on
de cC qui Ini appartieni? Vous dites que vons jouissance
mis un mobilier. Enlevez votre mobilicr, ct laissez-moi y avez
ma chose. Pourquoi nie contraindre à payer ce
vous a plu d'y placer? Et, si vous le cullivez qu'il
le prodnit que je reçois pour ma prétendue mai, si
ne suffit qu'a ma pénicle subsistance, et n'est portion
sant pour payer votre mobilier,
pas suflilement
de
9 je serai douc éternclprivé
ma propriété ? C'est bien là le vrai
génie du mal qui sait touruer à la ruine dcs citoyens
l'apparence mêne du bien qu'il paroit leur faire!" Ces
hommes qui traitent ainsi la. foitune des
croyez-vous qu'ils oublient d'en faire une panticuliers, prompte et
solice? Econtez Ic général Mirdonday dâns sa lettre du
21 nivose dernier. ( A l'exception de quarante sucre-
)) ries que la délégation fait exploiter pour le
) du gonvernement, clle a donné â bail de trois compte
)) le reste de la plaine du Cap. Raymond, l'un des
ans
)) son gendre Paseal, et son cousin, ont pris en agens,
> quantité des meillenres
et deux
société
)) de pur agrément, l'une sucreries, sur le chenin de habitations
) l'autre derrière Phopital. Comme l'argent et l'autorité Picolet,
)) ne manquoient point, dès le lendemain ils ont com-
) mencé à faire trois mille livres de sucre
> denx sucreries seulement.
par jour dans
Il a envoyé acheter
> mulets; dès qu'ils seront arrivés, toat roulera, et des
) fortune sera prompte. Pour assurer ses
il sa
3) intéressé de quelque chose Pierre
récolies,
a
)) dant de Ja Phine, ct Christophe, Michel, commandant comman-
)) la pelite Ansc. Les barils de salaisons, qui ne coûtent de
) que la peine de les prendre dans les
ne
) manquent point aux cultivateurs, et tout magasins ira le mieux
) possible.
)) Pour achever de mettre bon ordre dans lcs finanDiscours de Faublanc.
C
) fortune sera prompte. Pour assurer ses
il sa
3) intéressé de quelque chose Pierre
récolies,
a
)) dant de Ja Phine, ct Christophe, Michel, commandant comman-
)) la pelite Ansc. Les barils de salaisons, qui ne coûtent de
) que la peine de les prendre dans les
ne
) manquent point aux cultivateurs, et tout magasins ira le mieux
) possible.
)) Pour achever de mettre bon ordre dans lcs finanDiscours de Faublanc.
C --- Page 38 ---
AR
> ces, Sonthonax a fait créer une place de surintendant
) ou contioleur général, appelée ici agence centrale,
> dont il a investi Leborgne 2 pour récompenser sa
) bonne conduite aux Cayes. Leborgne n'a encore
> qu'une sucririe, trés- bonne à la vérité. )
Rochambeau déclare dans sa leltre au rapporteur
Marec, (
a vu les agens particuliers puiser sans
> pudear dea toutes les caisses publiques el dans les
)) magasins de l'état, tandis que les soldats étoient nuds
D et sans solde; quils commettoient tous les jours les
> actes arbitiaires les plus révollans ; qu'ils étaloient un
) luxe et un faste scandnleux au milieu de la misére
)) affreuse qui accabloit tous les citoyens ; qu'ils insul-
) toient à cette détresse générale par leurs orgies avec
de
de toutes leurs
> une troupe
brigands qui jouissoient
2 faveurs. )
sans
Représentans, à ces trails vous reconnoissez
peine ces patriotés du jour, cès philanthropes partisans tels ils
du bonheur commun. Tels vous les voyez ici,
sont SOLIS les tropiques. Misérables! affamés de pillageautant qu'avides de meurbres, ils ont fait de la révolution
une spéeulation de fo,lune, de la République une fermeà
Tenvan, des biens des autres une proie sutr laquelle ils
s'élancent de toutes parts, souS toutes les formes ! Et-il
un homme, vraiment homme, qui puisse entendre de
sang froid de tels détails, souffrir de telles indignités?
Et après les infames dilapidations révélées à cetle tribune par Deferion, Camus et Thibaudeau; aprés ce
jeu cruel de vol, de partage, de destruction de la fortune publique, sous les yeux de la France entière,
l'autcrisation, par la signalure sans doute surprise
par du gouvernement, en vous faisant, pour ainsi dire,
vous-mêmes assister à ce spectacle 1évoltant d'infienies,
pensez-vous que les agens du Directoire au- delà des
mers, soient plus désintéressés ou plus surveillés, moins
habiles dans leurs combinaisons, ou pius délicats sur le
choix desmeyens, escrocs moins adroits. ou voleursmoins
effiontés ? Saint-Iommingue, cette déplorable colonie,
toute ébranlés qu'elle est jusques dans ses fondemens,
-mêmes assister à ce spectacle 1évoltant d'infienies,
pensez-vous que les agens du Directoire au- delà des
mers, soient plus désintéressés ou plus surveillés, moins
habiles dans leurs combinaisons, ou pius délicats sur le
choix desmeyens, escrocs moins adroits. ou voleursmoins
effiontés ? Saint-Iommingue, cette déplorable colonie,
toute ébranlés qu'elle est jusques dans ses fondemens, --- Page 39 ---
a produit et produit encore
vous que quand l'infamie est quelques en
millions. Pensezsous les tropiques, et
France, 9 la pureté est
tourné ? Des intéressés que seuls pas un million ne soit déprotecteurs le soutenir, des stupides pourroient le l'ayancer, des
vérité percera bientôt, éclatera
croire; mais la
nerre, ainsi que dans Talaire de comme la
un coup de tonJe poursuis ma pénible tache : je vais compagaic Dijon.
ycux des actes plus condammables
mettre sous vos
j'ai dénoncés, des violations
encore que ceux que
consritutionnel et des droits des plus audacicuses de l'acte
citoyens.
Représentans, Pétat affreux de la plus riche
tilles, la terreur qui la domine, les
des Antres, lcs infamies qui en font un soupçons les meurtout cela doit être reproché
séjour d'horreurs,
parce qu'au lieu de protéger tous aux les agens particaliers,
tement, ils ont avili les blancs, c'ct-i-dire citoyens indistincFrangais, et que de l'avilissement à
les vrais
a qu'un pas. Vous en sercz convaincus l'oppression iln'y
votre altention sur l'infame comédie
en reportant
laquelle on travestit les blancs
jouée au Cap, dans
et en lisant un arrété rendu en meurtriers les
des nois,
rial.
par
agens le 15 prai-
( La commission, informée
les
> pandent journellement dans le que
malvcillans ré-
) blique n'a pas rendu
public que la Répu-
> houmes
frrévocablement la liberté aux
noirs, nos frères;
)) Considérant que ces discours ne tendent
) des déliances et à porter les citoyens à
qu'à semer
) tion dont ils deviendroient infailliblement une insurrec-
) Considérant que ces propos ne
les victimes;
> que par ces vils propridtaires peuvent être tenus
)) ennemis de la patrie, qui,
d'homnes, barbares
) jamais proscrit, brûlent de regrettant un régime à
)) nos fréres les ealtivateurs replonger dans l'esclavago
) Arrête Ce qui suit :
;
) 1°. Tout citoyen qui dira, dans les
) ailleurs, que la liberté n'est
marchés ou
9 duc aux négres, sera saisi pas irrévocablement rensur-lo-champ et conduit
C 2
ennemis de la patrie, qui,
d'homnes, barbares
) jamais proscrit, brûlent de regrettant un régime à
)) nos fréres les ealtivateurs replonger dans l'esclavago
) Arrête Ce qui suit :
;
) 1°. Tout citoyen qui dira, dans les
) ailleurs, que la liberté n'est
marchés ou
9 duc aux négres, sera saisi pas irrévocablement rensur-lo-champ et conduit
C 2 --- Page 40 ---
) chez le juge-do-pais qui, sur la déposition de doux
)) lmoins qui attesteront avoir entenlu lesdits
) lenverra cn prison. 'l'ous lus bous eitovens soni
HU
)) vitls à arrêter celui ou ceux qui tiendroient de parcils
)) prôpos.
) 2". Tout individu convaieu d'm semblable délit,
) sera condaniné a ia prison pondant trois, six ou nenf
>) ncis, el juga'd la Fire des troubies interieurs, sui-
>> vant T'exigence des cas.
) 5". Les personnes condamnées pour de tels délits
) à la prison, ne pourront recevoir ercilt secours
)) des perscines du dehors. Aprés avoir éié nourris
>) pondant u mois, comme les cutres prisomniers.i
)) ieir sera prociré de C'ouerage, afin quils puis-
)) seit se nozrrir de leur travail; iis ne receuront
)) plas, tant qa'ils seront en santé, aucun aliment
> de lee République.
5°. La constitution francaise ayant hantement et for-
)) mcllement déclaré la liberté de tous les homneseai
>) yivent sous son empirc, tout homme qui, à Saint-
> Domingue, sera convaineu d'avoir dit qu'mn homme
>) peut être la propsiété d'un autre homme, est déclaré
)) en éiat de rebellion conbre la enstitation, traitre di
)) la patrie,el puni coirne tel, suivant la rigueur
)) des lois.
) 7°. Lc présent arrété sera imprimé, publie et alli-
)) ché dans toutes les commmnes et dans les camps de
)) la colonie. Sonsexécution est confice, non-seulement
)) à tous les agens civils ct militaires, nicis encore a
> tous les bons citoyens.
>) Au Cap, le 15 proirial, D'an 4. ))
Représenians, vOs réllexions oniderancéles mniennes;
vous vous demandez, comme moj, si un tel arrété n'est
pas me loi; si jamais auemn lgislateur a eu l'insensée
barbarie de dévener ainsi les propricttires aux soupçons et aux vengerneess car CPS cils proprieteires
d'homnes dont padte Tarreté ne soul pas tne classe
particatière, mcis la classe générale des proprietaives
des colonics, que la commission devoit protéger el du-
oniderancéles mniennes;
vous vous demandez, comme moj, si un tel arrété n'est
pas me loi; si jamais auemn lgislateur a eu l'insensée
barbarie de dévener ainsi les propricttires aux soupçons et aux vengerneess car CPS cils proprieteires
d'homnes dont padte Tarreté ne soul pas tne classe
particatière, mcis la classe générale des proprietaives
des colonics, que la commission devoit protéger el du- --- Page 41 ---
fendre, ct non déyouer ainsi, comme de foibles victimes, aux furcurs de leurs ennemis; vous Voits demandez comment les agens particaliers ont put avoir l'audace
de défendre aux citoyens de donner aucun secours i
Jeurs parens ct Aleurs anis détenusen vertu de ces lois
barbares. D'après ceite loi, deux negres stupides et féroces n'auront qu'a prétendre ga'un malheurenx propriétaire a dit qa'ils étoient faits pour l'esclavage, ils
auront le drolt de lesaisir, de le trainer devantte jngede-paix, pont-Atre negre lui-même, et de le faire condammer a la prison, avec défense d'y recevcir. aucun
secours de seS parens et de sCS amis; il sera condamné
à six O1t neuf mois de prison, supplice affreux dans CO
climat brilant, Cu jesqu'd la fiti des iroubles intericurs, suirant D'exigence des CC8, terme indélini qui
ne pent présenter que la mort anx yeux du malheureux prisonnier. Et c'est ainsiqu'on traite des Francais,
pour établir la domination des s'Africalus! C'est ainsi que
la Gradeloupe a vu trainer à l'échafaud le vieux Mahordière, ,age de quatre-vingts ans, père de onze enfans,
sur la dépositien de quelques ngres qui l'arcusoient
davoir tenu des propos sur la liberté genérale.
L'article 225 de la constitution porte qu'un acte qui
ordonne l'arrestation d'imeioyen, ne peut être exécnté
s'il n'exprime formellenient le motif de larrestation, et
la loi en conformité de laquelle elle est ordonnée.
Or les juges-de-paix qui exérutcnt envers un citoyen
T'errêté que j'examine, ne peuvent exprimer dansl'acte
d'arrestation la loi en verin de laquelle isl'onionnent,
patisquils n'agissent ane d'après un siuple arrété; dés
lors iis sont conpabies de forfaiture : mais ce sont les
agens qui leur ordonnent de commetire ce crime de forfasture, la panition en doit retomber sur ieurs tôtes.
Tont individu, dit l'article 2, convainca d'un semblable delit, sera condamné d trois, sia ou neufmois
de prison ; mais ni le delit n'est prévu, ni ia peine
prononcée par aucune loi, par aucun code. Les agens
se sont donc érigés ei pouyoir légiclatif; ils sost donc
conpables de foriaiture.
C5
ordonnent de commetire ce crime de forfasture, la panition en doit retomber sur ieurs tôtes.
Tont individu, dit l'article 2, convainca d'un semblable delit, sera condamné d trois, sia ou neufmois
de prison ; mais ni le delit n'est prévu, ni ia peine
prononcée par aucune loi, par aucun code. Les agens
se sont donc érigés ei pouyoir légiclatif; ils sost donc
conpables de foriaiture.
C5 --- Page 42 ---
Ils ne pourront, dit l'arrété, recceoir aicun se-
>) cours des personnes du dehors. ) Ils n'auront donc
pas Ja jouissance de ce qui leur appartient! ils seront
donc dépouillés de leur fortune ! on leur arrachera
qu'à la pitié de leurs familles ! ( Après avoir été jus-
)> ris pendant ur2 mois, cotme les autres nour-
> niers, il leur sera procuré de Louvrage, prison-
) puissent se nourrir de leur travail. )) Et afinqu'ils si c'cst un
vicillard,sic'est unhomme ou une femme qui ne sachent
aucun méticr, il faudra donc qu'ils meurent de faim !
car l'arrété ajoute : (( Ils ne recevront
tant
) qu'ils seront eiz santé, aucu aliment de plus, la
> blique. ))
RépuDe telles rigueurs ne sont permiscs, encore moins
prescrites par aucunc loi : or T'article 232 de Ia constitution porte (( que toutes rigueurs employées dans les
> arrestations et détentiens, autres que celles prescrites
> par la loi, sont des crimes ). Donc lcs agens particaliers sont criminels d'avoir ordonné de semblables
rigueurs, qui sont beaucoup plus cruellcs à Saint-Domingue qu'ciles ne le scroient en France.
(( Toul homme, dit P'arrcté, qui, dk Saint-Domin-
)) guE, sera concainen d'avoir ditquun homme peut
) étre la propriété d'un autre homme, est déclaré
) en élat de rebellion contre laz constitation, traitre
)) d la patrie, et puni comme iel, suivant la
)) des lois. )
rigueur
Est-il assez absurde, assez atroce, cet infame article?
Les agens particuliers osent porter la peine de mort
contre tout homme qui tiendra T172 propes, prononcera
une simple phrase qu'il leur plait de qualilier état de
rebellion contre la con-litution ! Alais s'ils ont le droit
de porter la peine de mort contre une simple
sion de la pensée. les voilà donc legislateurs. expresteurs
legislasouverains. sans étre astreints a ancune forne, a
aucune revision ! Ne fuat-ilpas avoir le despotiome dans
In tôte ct dans le coeur, pour oser faire une
loi? Quoi! dans cette caceinte, vous, les
parcille
du peuple, vous délibérez plusienrs fois sur représentans les dispo-
s'ils ont le droit
de porter la peine de mort contre une simple
sion de la pensée. les voilà donc legislateurs. expresteurs
legislasouverains. sans étre astreints a ancune forne, a
aucune revision ! Ne fuat-ilpas avoir le despotiome dans
In tôte ct dans le coeur, pour oser faire une
loi? Quoi! dans cette caceinte, vous, les
parcille
du peuple, vous délibérez plusienrs fois sur représentans les dispo- --- Page 43 ---
5g
sitions les plus simples d'une loi réglementaire, vOS résolutions sont soumises à une révision austère et solemnelle;
et des agens du gouvernesment proclameront des lois
criminelles, des lois pénales, aul gré de leurs caprices!
d'une telle
Malheur à ceux qui ne seroient pas indignés
nsurpation du pouvoir légistatif!
la constiEst déclaré en élat de rebellion contre
tution. Oi les agens ont ils vu une telle formule? Elle
n'existe dans aucunel loi. El remarnezqu'alors la constitutionn'étoitpas; proclamée, puisqu'elte nel'étoit pas encore
le 10 thermidor. Les agens vouloient donc que les citoyens, pour de simples propos, fussent déclarés en
état de rebellion contre une constitution que les citoyens
ne connoissoient pas encore"? N'est-ce pas là la tyrannie
en délire, qui, à la fois atrece et inconséquente, ne
suit que ses caprices, et SC met au-dessus de toutes les
lois?
Son exécution est confée, non-seulement d tous
les agens civils et militaires. mais encore d lous
les bons citoyens. A combien d'actes arbitraires ne doit
donner. lieu cette exécution confiée à tous les bons
citoyens pas
? On sait ce que signific cette expreesion dans
un pays oi regne la terreur révclutionnaire, Je le demande à tout homme de bonne foi : sont-ce Tà des arrétés
conformes aux lois et à la justice, ou des lois contraires
à la constitution et à Thumanité? Le Corps législatif
oseroil-il en Taire de semblables? Oscriez-vous, dans
une loi destinée à punir les provocateurs aul retour de
l'ancien régime, vous exprimer ainsi? Considérant que
de tels propos ne peuvent étre tenus que par de vils
propriétaires.. Oseriez-vous défendre à l'amitié d'apporter des secours
au malheureux que lc magistrat coudainne à la prison?
Eh bien! ce que vons ne pouvez ordonner, ce que
vous repousseriez avec horrenr, des agens particulie rs
ont osé le commander avec cet accent révolitionnaire à
jamais banni du langage de nos lois.
Figurez-vons 1ll instant le Directoire envoyant de fels
actes dans un de nos départemens. Quelle horreur ils
C4
défendre à l'amitié d'apporter des secours
au malheureux que lc magistrat coudainne à la prison?
Eh bien! ce que vons ne pouvez ordonner, ce que
vous repousseriez avec horrenr, des agens particulie rs
ont osé le commander avec cet accent révolitionnaire à
jamais banni du langage de nos lois.
Figurez-vons 1ll instant le Directoire envoyant de fels
actes dans un de nos départemens. Quelle horreur ils
C4 --- Page 44 ---
inspireroient ! quelle clameur les repousseroit et les
feroit refouler dans cette enceinte, où je vous vois étonnés, indignés, lancer de toutes parts les expressions
enflammées de l'improbation ! Ch bien !
ces actes ont été faits à deux mille lieues parce de
que
sont-ils moins condamables ? Et cet article constitu- vous,
tionnel qui déclare que les colonies sont parties intégrantes de la République, n'est-il qu'une dérision insultante ? Sont-ils Francais les habitans des colonies ?
ontils la méme indépendance ? doivent-ils : avoir la meme
fierté que nous ? Elevés jusqu'à nous, des voulez-vous
maintenant rabaisser au-dessous de nous? Français ct
républienins, sont-ils destinés ( chose horrible meme a
penser pour des hommes courageux), sont ils destinés
à fléchir humblement sous la main impérieuse de ces
agens?
Ces agens osent mettre un citoyen hors de la loi; ils
ordonnent de l'arrêter mort oi vif. De quel, droit T'ontils fait? quel autre en a fait autant? Ils osent fire
juger des citoyens pardes couseils de guerre! ! ils osent
faire des lois qui déclarent des citoyens traitres à la
patrie ! Qu'est donc devenue la majesté du Corps
latif, si des agens partienliers du gouvernenient légis- osent
usurper ainsi les pouvoirs du Corps législatif? Que
disje! Jamais le vôtre futilégai à celuiquils exercent?
Les momes hommes font mne loi atroce, el nomment
les con eils de guerre qui doivent juger ceux
sont
accuses
de Tavoir violée. Ils nomment les
qui
Jes jugra. les municipaux; comptables eux mémes, généraux, ils
nonment les complables, levent des impositions, prononcent uile des plus grandes peines, prisqu'ils
tent les citoyens I deux mille lienes de lour dépor- patrie.
Comm nl opuali ilercis je 121 tel pouvoir, si je ne Tap-
.peini- pas tne horible tyrennie?
Estce dans l censtifrtion que les agens onl trouvé
les prinipes de cel arrete du promier fruelidor ilil 4?
(( lrs rityens qui TIC se rendrent pas atx ordres du
)) genéral en chef et autres ginérans, Jorsquoils en
)) sciont requis,'ils iiu peavent donner des preuves
de lour dépor- patrie.
Comm nl opuali ilercis je 121 tel pouvoir, si je ne Tap-
.peini- pas tne horible tyrennie?
Estce dans l censtifrtion que les agens onl trouvé
les prinipes de cel arrete du promier fruelidor ilil 4?
(( lrs rityens qui TIC se rendrent pas atx ordres du
)) genéral en chef et autres ginérans, Jorsquoils en
)) sciont requis,'ils iiu peavent donner des preuves --- Page 45 ---
seronit déclarés traitres d la
)) d'absence légitime, 1
)) patrie, traités comme teis, et jugés par u1l conseil
> de guerre. )) N'est-ce pas là une loi, ct non un simple
arrêté? une loi dont il n'y a pas eu d'exemple sous le
règne de la terreur ! A quel arbitraire elfroyable ne
domer lieu? de combien d'injustices nie
pent-elle pas éire la source? combien d'imnocens ne
peut-elle pas
peut-elle pas faire périr? loi
ils ont fisé à
Les, agens out fuit une
militaire;
lenr gré les appointemens des officiers et soldats 9
en les diminuant 2 pendant qu'ils paient en totalité
les officiers d'adnumistration, les genéraux noirs, et
que leur table est servie avec une prodigalic scandaleuse. Rochambean les accuse d'avoir créé pour eux
des aides de-camp avec grade de capitaine,, et des appointemens plus considérables que ceux des officiers
supérieurs de l'arméc. Ils sont au nombre de douze :
la plupart n'ont pas servi, et parmi eux l'on compte
des scélérats connus, entre autres l'assassin de l'infortuné
Macnémara, capitaine de vaisseau.
Vollà les agens auxquels cst encore livrée, au moment même oùt je parle, 2 la malheureise colonie de
Suint-Domingue. Le Directoire connoit les infames
arrêtés de ses agens; il les connoit, et leurs criminels
auteurs jouissent encore de leur autorité tyrannique !
II les connolt, et leurs auteurs ne sont pas ignominieusement destitués, ils ne sont pas dénoncés anx tribunaux !
le Directoire fait dénoncer au
Qnoi ! journellement
de
faites
tribunal de cassalion des usurpations
pouvoir
par les tribunaux, et qui 0e : le plus soavent, ne sont
des explications erronnées de la loi; ct le Directoire
que Jaisse subsister des lois de sang audacieusement promulguées par ses agens dans une immense colonie : que
dis-je! il les approuve, il les louc, il les déclare coil-,
formes à la constitution. à la justice et à T'humanilé; il
déclare qu'il Lles (L sévèrement examinés. Sévèrement
examinés ! si je ne respectois le Directoire plus qu'il
n'a respecté dans ce inessage le Corps legislatif, * je sais
comnien! je qualiliercis celte eirange capression.
guées par ses agens dans une immense colonie : que
dis-je! il les approuve, il les louc, il les déclare coil-,
formes à la constitution. à la justice et à T'humanilé; il
déclare qu'il Lles (L sévèrement examinés. Sévèrement
examinés ! si je ne respectois le Directoire plus qu'il
n'a respecté dans ce inessage le Corps legislatif, * je sais
comnien! je qualiliercis celte eirange capression. --- Page 46 ---
Par quel motif Ics agens particuliers,
clamer la Constitution, ont-ils
au lieu de
thonax avoit fait aux nigres de rappelé la
le don que Bemt
mière mission? Est-ce
liberté dans sa preosa faire une des lois Pral plus qu'on n'oublic pas qu'alors il
Est-ce au nom de Sunthonax inporiantes de P'Etat?
nègrés de la liberté, ou au nom de qu'on Ja doit parker aux
Je dénonce T'arrêlé du
nation française ?
K La commission maintient 27 Tarrété prairial qui s'exprime ainsi.
>)) Sonthonax, du 29 août
du commissaire civil
> générale des noirs dans la 95, qui prononce la liberté
Est-il juste, T'arrété du province du Nord. ))
questre des biens de tous 22 les prairial colons qui o:donne le sépays neutre, sans
qui sont passés en
des permissions de Sonthonex excepter ceux qui étoient partis avec
ouv vertement la justice,
lui-méme ? arrétequi viole
des 25 août
T'humanité, et les lois formelles
qni exceptent 1792, septembre 95, et5 thermdor an 5,
générale relative provisoirement Is colonies de la législation
Et
aux émigrés du centinent.
tandlisqu'on lestraite avec celte
une amnistie à tous ceux qui ontservi baibarie, sous les on accordo
On comble dhonneurs et de dignités Jes
Anglais!
battoient avec les Espagnols contre la France négres qui comloin de blâmer celte conduite
! Je suis
reviennent à la
indulgente envers ceux qui
méme
République; mais pourçuoi traiter en
lemps avec tant de barbaric les hommnes
quitté la colonic qu'aprés l'incendie du
qui n'ont
parce qu'ils sont proprictaires,
Cap? Pourquci i?
parer de leurs biensau nom de la parce naticn. qu on veut s'emcet étrange patriolisme qui fait de la mtion Quelle un étre est donc
lique ct dévorant, étendant de touies parts ACS mainsusur- fumépatrices, dont l'injustice vous prononce
l'avidité vons dépouille, qui n'est
coupable, 2 ct
mune, mais une maritre forcenée plus une mere cominsensé, condameses enfons àmcmirde qui, dans son délire
"de Jeur seconrs ct de leurs travaux, déchire faim,t. privée
entrailles de ses propres mains?
ainsi SCS
Le Directoire dit dans son message que les derniéres
dépéches des agcus sent du IO thermizior, ct qu'ils lui
l'avidité vons dépouille, qui n'est
coupable, 2 ct
mune, mais une maritre forcenée plus une mere cominsensé, condameses enfons àmcmirde qui, dans son délire
"de Jeur seconrs ct de leurs travaux, déchire faim,t. privée
entrailles de ses propres mains?
ainsi SCS
Le Directoire dit dans son message que les derniéres
dépéches des agcus sent du IO thermizior, ct qu'ils lui --- Page 47 ---
envoyoient leurs arrétés jour par jour. L'infamc arrité
est du 15 prairial; le ministre l'avoit reçu lorsque le
message vous a été adressé. Mais comment penser qu'il
ait été mis sous les yeux du Directoire, quand le message dit que tous les arrêtés des agens ont éle trouvés
couformes d la Constitution et ausprincipes de P'humanité ; que le Directoire J a reconnu ses principes ;
les
et les
qu'ilya DlL ILTL grand respect pour
personnes honoproprictés? Ilest impossible que cette qualification d'arrable ait été donnée par le Directoire à celle foule
rétés inconstitutionnels, à la loi barbare du 15 prairial,
donr le ministre de la marine a impudemment trompé
le Directoire; donc il a osé faire de cette première magistrature un instrument de tromperie envers le Corps
legislatif. temps ! o moeurs ! 6 infamie ! On nous dit qu'ils
aiment la liberté, ceux qui font des Jois atroces contre Ja
simple expression de la pensée! On nous dit qu'ils aiment
la Républiqne, ceux qui la font ainsi détester! qu'ils veulent l'égalité, ceux qui écrasent les Français pour élever
les Africains ! qu'ils respectent les propriétés, ccux qui
dépouillent le légitime propriétaire ! qu'i ils sont humains,
ceux qui défendent à l'amitié de secourir l'amitié dans
excitent les
les prisons, cenx qui, par un jeu sacrilège,
fureurs et les vengeances !
dont
L'arreté est du 15 prairial. Par une bizarrerie
de semblabies législatenrs étoient seuls capables, ils ont
fait, le même jour 2 une autre loi pour réprimer lesquerelles entre particuliers.
L'article premier est ainsi conçu.
Art. I. ( Tout homme qui par des insultes, ou toute
> autre provocation, molestera un citoyen quelconque',
> sera traduit devant le commandant de la place : dans
) le cas où ces insultes seroient précédées Ou suivies
y de propos contre les principes de la liberté géré-
> rale, ceux quis'en seront rendus coupables, seront
> condamnés à la déportation. )
Les voila encore législateurs, imposant une des peines
les plus gravesà ceux qui auront tenu de simples propos
Tout homme qui par des insultes, ou toute
> autre provocation, molestera un citoyen quelconque',
> sera traduit devant le commandant de la place : dans
) le cas où ces insultes seroient précédées Ou suivies
y de propos contre les principes de la liberté géré-
> rale, ceux quis'en seront rendus coupables, seront
> condamnés à la déportation. )
Les voila encore législateurs, imposant une des peines
les plus gravesà ceux qui auront tenu de simples propos --- Page 48 ---
contre les principes de la liberté géntrale,
ront tenus daus la ohaleur d'une dispute ! Quci quiles de attvague, et qui prôte plus à P'arbitraire,
plus
disposition 7 D'après cetle loi, la simpic 1 qu'une volonté parcille d'un
commandant militaire ou d'un agent particulier ne
il suflit-elle pas pour déporer qui ben lui senble? N'estpas évident qu'avec ces deux lois on peul
ceux qu'en détesto, et faire périr ceux
dépmter déleste
encore plus?
qu'on
Quoi ! cCS hommes, en combinant de telles
en signant de tels arrélés, ne se sont pas rappelé Ia lois 9
clamation de l'acte constitutionirel dout ils ont été les pro- tdmoius, l'installation du Corps législatif, source de leurs
pouvoirs, la naissance et. le conunencement d'un nouvel
ordre de choses ! 1ls n'onty point rappelé dans leur
ce concours de citoyens dot Poyinin devoit les juger pensée à
leuryetour! à
Ont-ils Cru que jamais ils ne reparoltrvient
cité nosye eax, que jaunais ils ne reviendroient dans celte
; ou, par leuraudace à faire des lvis, onl-ils cru se
dérober al la vengeance des lois ?
Je dénonce au Corps législatifleur législation barbare
et usurpairice. Je dénonce a tous Jes Francais la
sous laquelie gemissent des P'raucais.
tyrannie
tance héroique dans les camps erdans Pourquciceite les amées? Pour- consquoi taut de précautions et de sagesse dans l'acie fondamental de notre liberté ? Lst-ec pour que des
fassent gémir des Français sous le joug odieux de satrapes leurs
caprices ? est-ce pour que des lois pénales atroces suivent
inimédiatement leur simple volontô?Je dénonceau
législatif CCs honunes qui penvent tout CC
osent Corps
qui osent fout ce qu'ils desirent, qui commandent qu'ils
en 9
diespetes, et menacent CH tyrans.
Dans quel état pensez. - vouS que doive être un pays
gouverné par Pautorité aibitreire que Tai denoncée.?
N'etelle pas digne de votre sollicitnde, la malheureuse
contrécoit les propriéeires sentdévoués aux vengeances
de leurs ennenis? Fensez-vous que ceux qui appellent
volreatterion sur elle, qui vous parlent deses
de son désespoir, ne doivent pas être écoutés matheurs, fayorablement dans celte enceinte ?
pensez. - vouS que doive être un pays
gouverné par Pautorité aibitreire que Tai denoncée.?
N'etelle pas digne de votre sollicitnde, la malheureuse
contrécoit les propriéeires sentdévoués aux vengeances
de leurs ennenis? Fensez-vous que ceux qui appellent
volreatterion sur elle, qui vous parlent deses
de son désespoir, ne doivent pas être écoutés matheurs, fayorablement dans celte enceinte ? --- Page 49 ---
Sans dente il fant de la modération dans les plaintes,
aux colonsd'en mquer? Quelle
mais pout on reprocher ! La France a gémi denx ans
n'a pas (18 leur patience
le trone sanglant
sous la teireur, la France a renversé la
n'a
de la terrenr; mais de puis cet instant
tyrannic ies temps
cersé d'éeraser Saint- Domingne. Comptez dotyrannie, atanl
vous Ironvercs quatre longues contrée, amnées
y cst assise
tant plus affreuse dans cette
qn'die andacieuse,
surfignorance et la bratalité; d'antant plus
lui
l'espoir de T'impunité
qu'elle est enbardie par Combien de ses victimes 11 Pornt pu
promel T'eloignement.,
leurs
1 Avezfaire pirvenir jusqu'à vous habitans génicemnens de Jean-Rabel déyons entendnles plaintes des
Ils ont signé
tenas pendant deux ans au Pon-do-Paix?
vous ont a adressée par sexvainement une pétition qu'ils encore dans leur alreuse
plicata. Is gamissent lcs pent-dre mains vers un ciel pur ct.sans
prison, ct tendent
des forfaits.
mage, quin'éelaire Tétat que cruel de Suint-Domingue cstintolérabie; Représentans, la manière dout ce malhearenx pays a toujours
est intolérable ; il est intolérable d'y avoir
été gurarné homme accusé et
accusé d'y ayoir
renvayé tIT
crimes. nonjugé, Ce fut une action odicuse
commnitles plus grands
renvoyé à Seint-Ioningne
et coupable que d'avoir
impétueux du repos et de
Sonthonax, le perturbatenr
Sonthonax dont un
I paix de cette ile infortunée;
depais quatre
coneert d'exécrations et de malédiclions,
fait relentir le nom dans les deux Mendea: : on ne
ani,
ainei des choses et des homaiee. Le châtisejnuc.pa de la tyrcanic doit expier la profonde immoralié
ment
le crine andacivux, et faire oublier le
qui couroua
SC firont coavrir de flours par
jour oi ces proconsuls
hymmes A leur iouange.
de jeunes filles chantantdes
dans COS
Jo vous ie demande', ne respire-t-alle pas
arrêtés, dans ces lois que jai dénoncés, cote atroce
inkumanité qui naguères établit son trône sanglantdans
nus cités, dans nos bourgs, dans nos places publiqnes?
Par-tost ou vous voyez cC monstre reparoitre, hatezvous de T'étoullor, de crainte qu'il ne reprenue meme
uls
hymmes A leur iouange.
de jeunes filles chantantdes
dans COS
Jo vous ie demande', ne respire-t-alle pas
arrêtés, dans ces lois que jai dénoncés, cote atroce
inkumanité qui naguères établit son trône sanglantdans
nus cités, dans nos bourgs, dans nos places publiqnes?
Par-tost ou vous voyez cC monstre reparoitre, hatezvous de T'étoullor, de crainte qu'il ne reprenue meme --- Page 50 ---
l'espérance de recouvrer son
ses maxines, 7 rejetez-les de la pouvoir. Rejetez sur-tout
estsip puissantsur les moeurs
legiolation dont l'empire
énergiques et donces, et non publinques; rendez ces mocurs
briller dans tout tson éclat un atroces et barbares. Faites
comme la liberté, noble comne pouvoir vOS réparateur 2 grand
enceinte soit le sanctuaire des
fonctions. Que cetle
pensées libérales,
sentimens
3 des résolutions
généreux, des
Condamnez hautement les actes équitables et austéres.
j'ai dénencés, sans quoi je vous crimincls des agens que
leurs fureurs, ministres de leurs prononce complices de
protégez, rendez à la vie les
injustices.
i
Srcoures,
pés l'incendie du
malheureux colons
Cap, ceux
échaptrophe a jetés sur les rivages que cette affreuse catasmisère consume an scin de ainéricains, la France
ceux que la
Fronçais à la mort, les
à
; arrachez les
faites tomber le pouvoir des nègres mains leurs propres furcurs ;
déshonoré - qui couvrent de deuil, cuil'ont de
enzonglanté 7
la plus belle colonie de l'univers.
larmes et de sang
Jusques à quand souffrirez-vous tant
agens particuliers auroal ils
d'indignités ? Des
voir législatif? Votre foiblesse impunément usurpé le poublables usurpations , ou votre antorisera-t-elle fermeté
de semréprimer? Mon esprit ne flolle pas
saura-t-elle les
bles pensées. Unc
indécis dans desemblaindigne de moi, indigne LMsatrnnCanes de la
de vous,
drez certainenent, et avec la République; vous prenles moyens d'arracher
plus grande promptilnde,
cable. La Constitution Saint-Doeningue les met
au jougqui l'actorité des agens émane de la
en votre ponvoir. L'aucesser à l'instant ; et ce ne sera vêtre, vous pouvez la faire
vous présenter ayec confiance des qu'alors lois
qu'on pourra
propres à rétablir l'ordre, le travail et régiementaires, le
cette belle colonie.
bonheur dans
D'aprés l'article 155,11 faut votre
pour que le Direcloire envoie des
autorisation spéciale
les colonies. Iisn'y sont que
agens particuliers dans
y rester que par votre ordre: parvotieordre,ils e'estyous
ue peuvent
le temps qu'ils doivent y
qui fixez parla loi
rester; ct dés Tinstant
que
qu'on pourra
propres à rétablir l'ordre, le travail et régiementaires, le
cette belle colonie.
bonheur dans
D'aprés l'article 155,11 faut votre
pour que le Direcloire envoie des
autorisation spéciale
les colonies. Iisn'y sont que
agens particuliers dans
y rester que par votre ordre: parvotieordre,ils e'estyous
ue peuvent
le temps qu'ils doivent y
qui fixez parla loi
rester; ct dés Tinstant
que --- Page 51 ---
ils doivent étre rappeles.
vous relirez votre antorisation,
leDirectoire a cctte
L'article porte que vous antoriserez suivant P'exigence des
nomination d'agens particuliers, devez étrc sans cesse inforcas: d'ou il suit que vous les colonies, y envoyer ou
més de tout ce qui regurde directoriaux suivant que vous le
en retirer les agens Par cet article, le Corps legislatifeat
jugez convenable.
des colonies. Sans cette protecle véritable protecteur
j'ose dire que ce seroit une
tion active el continelle, d'avoir, contre 1 la nature des
monstruosité politique, que l'acte conatitutionuel.Je me
choses, assujetti les coloniesàl de Particle 156; j'en déborne à celte courte explieution si elles pouvoient etre
montrerois les conséquences, 2
contestées. demande donc le rappert de la loi du 4 pluviose
Je
laquelle le Directoire a envoyé à Saintan 4, d'après
Sonthonax, LeDomingue, comme agens particuliers, Directoire
et Giraut. Si le
pense qu'il
blanc, Raymond
de nouveaux agens, il vous
est nécessaire d'y envoyer autorisation. Et,graces atl ciel,
demandera une nonvelle dans toute la
il n'y
vainement cherchera-t-il
d'abuser France, de leurs
trouvera pas des hommes capables
indillérence a
comme ceux que sa coupable
pouvoirs, revêtus de son autorité; il n'y trouvera pas un second
lincendiaire du Cap, le despote de SaintSonthonax,
des
le vil corrupteur des
Domingue, le tyran
Français, méritée des blancs et
Africains, l'objet de l'exécration
des hommes de couleur.
aux
de
Par ce coup d'autorité, vous annoncez
tyrans
leur règne est passé ; au Directoire,
toute espèce l'autoriserez que
à conférer une grande magisque vous ne condition qu'il en investira les hommesles
trature honnêtes qu'à
et les plus estimables; aux places do
plus
du commerce
commerce, que vous sentez l'importance vous les prenez
maritime ; aux infortunés colons, que
enlin
vous amoncerez
sous votre puissante protection; le temps des erreurs est
à la rivale de la France que
leur vraie source
passé, et que vous allez chercherdans mains le
des mers.
les moyens d'arracher de ses
sceptre
sur le
J'achève de remplir mon deyoir, en déposant
; aux places do
plus
du commerce
commerce, que vous sentez l'importance vous les prenez
maritime ; aux infortunés colons, que
enlin
vous amoncerez
sous votre puissante protection; le temps des erreurs est
à la rivale de la France que
leur vraie source
passé, et que vous allez chercherdans mains le
des mers.
les moyens d'arracher de ses
sceptre
sur le
J'achève de remplir mon deyoir, en déposant --- Page 52 ---
barean ma dénonciation signée des
et des acies de détention erhitire crimes de forfaiture
toyens Sonthonax, Raymend
dont j'accuse les ciculiers envores par le Directoire et Giraut, à
agens particupropose CII outrc at Conseilie projet Suint-Domingue. de
Je
vant:
résolution suiLe Conseil des Cinn-cents, instruit de
reux de la colonie de
l'état malbeuConsidérant qu'il doit Saint-Domingno, employer
moyens les plus cllicaces et les
pour la secourir les
Déclare qu'il J a nrgence.
plus prompts;
Après avoir déclaré l'urgence, le Conscil
résolation suivante:
prend la
ARTICE E P R E M I E R.
La loi du 4 plviose de l'an 4,
rectcire a dté autorisé à envoyer des par Jaquclle le Didans Jes colonics, est rapportée, seuiement agens particuliers
regarde Saint-Domingue.
pour ce qui
IL
Le Directoire prendra les mesures les
faire notifer la présente résolution plus promptes
Ker les pouvoirs cesseront du
à ses agens,
jour de la
qui leur en sera faite. -
notilication
III
Lesdits agens du Dirccloire reviendront
pour y renare compte de leur conduite.
en France
I V.
Le Directoire instruira le Corps législatif des
qu'il pr endra pour mainienir la
mesures
Damingue, et pourvoir au
tranquillité à Saintlonie.
gouvernement de ceite CODE L'IMPRIBIERIE NATIONALE,
Prairial an V. --- Page 53 ---
o 29
CORPS LEGISLATIR
CONSEIL DES
CINQ - CENTS;
) P I N IO
N
PRONONCÉE
PAR
PERLIPPER-DERLENILS
Dans la séance du 11
prairial an 5,
SUR les troubles
et les désastres de SaintDomingue.
RePRESENTANS
RÉFUELICAINS,
Je suis encore ému du tableau
collègue Vaublanc a mis sous les déchirant que notre
non pas seulement des mâux
yeux du Conseil, 9
lonie de
passés de l'infortunée co 1
est encore Sant-Domingue, en
mais de l'état affreux
ce moment, où tous les
où elle
Aléaux révoluA --- Page 54 --- --- Page 55 ---
No
E797
L133 --- Page 56 ---