--- Page 1 ---
- --- Page 2 ---
Asoc
TDE
Habu Carier rolun
Lilry
Brumr Mniversity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
9R0
(8)
induire en erreur! Evitons avec prépas
nous tend avec ust
caution le piege qu'on
Nous pouvons nous enrichir par nos Colonies, n'en laiffons donc pas échapper le
Sur-tout, ne donnons point à une
moyen! Nation rivale le cruel plaifir de nous écrafer
un jour !
ol
ur ot --- Page 5 ---
VIIS DE
a
VIVRER
: LIBRE a
OU N
MOURIR
-
DISC O 1
U R S
SUR la nécessité de maintenir le décret rendu
le 25 mai 1792, en faveur des hommes de
couleur librers,prononcéles: septembre 2791,
à la séance de la Société des Amis de la
Constitution 9 séante aux Jacobins.
PAR J.-P. BRISSOT,
Imprimé par ordre de la Société.
MESSIEURS,
QuEL est donc cet acharnement à solliciter
la révocation du déciet rendu le 15 mai, en
faveur des hommes libres de couleur? Est-ce
A --- Page 6 ---
-
(2)
de notre
donc un décret qui nétrisseThornenr viole.les principes de l'assemconstitution., qui
atteinte aux droits des
blée nationale, qui porte de Tempire ?Non;
hommes ou à la prospérité
Tassemblée
décret immortalise au contraire
ce
rétablit dans leurs droits primitifs des,
nationale,
étoient injustément déponillés,
hommes qui en à la métropole les colonies franattache à jamais étrange aveuglement quelques
çoises. Par quel
denca vouloir anéantir
individus Sopimidtrent-1. aussi
La vanité
un décret aussi juste, de dominer, politique? et pent-être le
blessée, T'ambition d'accélérer la scission des colodessein secret
aussi du poids d'une dette
nies, et de sedélivrer tels sont les notifs qui dictent cette
immense, coupable à un des plus sages décrets
opposition Tassemblée nationale. happellezquait rendus
de ces mémes
vous linvincible opinintreté le décret qui excluoit
hommes à faire révoquer
et vous aurez
du ministère les législateurs de leur conduite S,
pour les
dans ce fait la clef à dominer par la
colonies. Accoutumés avoient usurpée dans
MCRRE
dérance qu'ils l'assemblée nationale, dans le
publique conseil du 9 dans roi, ils voyoient à regret devoient s'échapper qu'à
de leurs mains le scéptre quils-ne qu'ils ne conservoient
un patriotisme hypoctites coalition monstrueuse. Le
qu'à l'aide d'une ouvert le ministère aux lédécret qui auroit
le pouvoir de ces
gislateus, : auroit perpétné
employé toutes
intrigans. Ils ont, pouslobteniry des assémblées;
les ressources de la tactique Fassembiée natienale
leurs efforts ont été vains;
ils succomils ont succombé;
a tenu ferme; dans le combat quils veulent liberont. encore hommes de couleur libres.
vrer aux
ites coalition monstrueuse. Le
qu'à l'aide d'une ouvert le ministère aux lédécret qui auroit
le pouvoir de ces
gislateus, : auroit perpétné
employé toutes
intrigans. Ils ont, pouslobteniry des assémblées;
les ressources de la tactique Fassembiée natienale
leurs efforts ont été vains;
ils succomils ont succombé;
a tenu ferme; dans le combat quils veulent liberont. encore hommes de couleur libres.
vrer aux --- Page 7 ---
(5)
Est-il nécessaire de vous' remettre. sous les
les puissans motifs qui ont déterminé
nationale à
Tettantiea
décréter, le
les hommes de couleur et nègres 15mai, nés de que
et mère libres jouiroient des droits de citoyen père
actif? Nos représentans avoient vu qu'on avoit
toujours, par une perfidie astucieuse, confondu
la cause des hommes de couleur libres avec celle.
des esclaves 7 qu'il, n'existoit aucune. analogie
entr'elles;quest la politique etl'humanité même
défendoient d'affranchir quant à présent les
esclaves , elles faisoient. la loi de, faire
des homines libres de tous les droits de la jouir liberté. Ils avoient vu que cette décision. étoit
déjà teztuellement portée dans le décret du 28
mars ; qu'elle étoit fondée sur les
éternels de la liberté; qu'il étoit
principes.
un régime libre, de reconnoitre, impossible de
sous
deux castes d'hommes libres; queles distinguer
c'étoit ouvrir la porte aux
distinguer,
à une. guerre intestine dont jalousies les calamités 2 aux.haines,
étoient.
incalculables, dont le terme ne pouvoit arriver
qu'avec la destruction de lune ou de l'autre
classe d'hommes. Iis avoient vu que rendre cette,
justice aux hommes de couleur,cétoit attacher
à jamais à la France, par les liens de la
noi sance, la classe d'hommes la
recondes
plus nombreuse,
colonies, cette classe indigêne qui se
pageant et peuplant dans une proportion pro-.
ment supérieure à celle des
infini-,
de couvrir un jour de ses enfans blancs, toutes promettoit nosi
cette classe dont l'industrie étoit ia
iles;
dont les moeurs étoient plus
plus dont active,
nomie étoit la plus grande, pures, dont les l'éco-,
étoient moindres", dont"le courage étoit dettes
infatigable; cêtte classe, en' un mot, qui Raicnes
A 2
lant dans une proportion pro-.
ment supérieure à celle des
infini-,
de couvrir un jour de ses enfans blancs, toutes promettoit nosi
cette classe dont l'industrie étoit ia
iles;
dont les moeurs étoient plus
plus dont active,
nomie étoit la plus grande, pures, dont les l'éco-,
étoient moindres", dont"le courage étoit dettes
infatigable; cêtte classe, en' un mot, qui Raicnes
A 2 --- Page 8 ---
(4)
plusassuré
même des blancs, étoit leboulevardley les ennemis du dehors,
des colonies. 9 soit révoltes contre : des esclaves au dedans:
soit contre lcs
si une décision quelconque il
Ils avoient vu que, des troubles dans les colonies, en
dévoit exciter moins en courir le risque, ils
valoit mieux Téquité au et conservant n'étoient Thonneur; que des
maintenant avoint vu que ces dangers on vouloit les écarter
éporvantais avec lesquels gu'une foule de raisons
du sentier de enchainoit la justice; le bras de TAngleterre, blancs à un
politiques la résistance de quelques ils avoient
et: que
seroit bientôt smbjuguée;
se flédécret) juste
nation libre, de régénérée, faire ce qu'un.
vu enfin qu'une en craignant
triroit à jamais commaulé sans bésiter (: Fassemdespote avoit les motifs qui porvèrent décret,
: Tels nationale soit
à rendre ce célébre "pendant
blée
résistance opiniâtre qu'oppoan irrité de
mnalgréla débat de cin jours Tamote-propre donc auun.
blancs. Ces motifs sont-ils qu'on puisse
changés, anéantis, ou pour bien existe-t-il
le
le
de
révoquer
qui
LE
proposer:
d'un ordre supérieur lettre, écrite à
des Peonsti-rations Non. Lisez cette
gouverneuir
Commadenut Paris,et dictée à M. Dlanchelande, lises ces autres lettres à
de Saint t- Domingue puériles, ;
qu'on attribue lisez ces
remplies de menaces de Saint - Domingue;
des habitans
les
de ces véles détails et des amis preuves des noirs ,
- (1) Voyez, TONS la société
de M.
TELE
rités, claviere Vadresse, les dilférens Tarticle ouvrages muldtre de M.
M.
de.
APTE
ma lettre à M. Barnave, sur les colonies,
les considerations
copédie
etc.
liard WAuberteul,
t- Domingue puériles, ;
qu'on attribue lisez ces
remplies de menaces de Saint - Domingue;
des habitans
les
de ces véles détails et des amis preuves des noirs ,
- (1) Voyez, TONS la société
de M.
TELE
rités, claviere Vadresse, les dilférens Tarticle ouvrages muldtre de M.
M.
de.
APTE
ma lettre à M. Barnave, sur les colonies,
les considerations
copédie
etc.
liard WAuberteul, --- Page 9 ---
(5)
edresses mendiées dans quelques villes mari:
times, produites avec tant
nationale; VO:S n'y trouverez etalageafamembite
ment qui ne soit absurde
pas un raisounefois déiruit, pas un fait
2 qui n'ait été vingt
ne dépose contre la conduite qui ne soit faux, ou qui
colons, ou du comité colonial, coupable, ou: des.
de la marine.
ou du pninistre
Ainsi vous les verrez répétant
que Tassembilée a violé; dans son érernellement
mai, la promesse qu'elle ayoit faite décrét.du 15
considérant du décret du 12 OC obre dans le
prononcer sur le sort des hommes de ; de.ne
que sur linitiative des colonies et Pon coulent,
mantré que cette promesse n'avoit ;
a-dé.
faite par Tassemblée
jamais été
un mensonge;
sijamais nationale,qu'elle elle eût portoit sur
eut flétri cette
existé, elle
blées
enchainé des
taifan
égard législatives qui ne p: uvoient étre assem- à cet
démontré enchainées; ; - et M. Tracya,d des son côté,
de cette gu'en supposant la vérité, la validité
les
promesse 7 elle ne pouvoit frapper sur
classe esclaves, dhoinmes qu'elle ne concernoit point une
tention
libres, que telle avoit été l'inblée, entendant SlsergnSnd M.
cette assemTracy, 9 a confirmé, par ses
applaudissemens, tion.
cette explication de son intenAinsi vous les verrez
les iles, une classe intermédiaire répéter qu'il faut, dans
etles nègres; et on a
entre les blancs
de la vieille
démontréque cette échelle
échelle de vanité, politique féodale n'étoit qu'une
et des haines au lieu ArTET les à créer des troubles
mulâtres, quoique dans un état prévenir; de
que si lee
avoient contenu les nègres dans leurs dégradation devoirs
A-3
enAinsi vous les verrez
les iles, une classe intermédiaire répéter qu'il faut, dans
etles nègres; et on a
entre les blancs
de la vieille
démontréque cette échelle
échelle de vanité, politique féodale n'étoit qu'une
et des haines au lieu ArTET les à créer des troubles
mulâtres, quoique dans un état prévenir; de
que si lee
avoient contenu les nègres dans leurs dégradation devoirs
A-3 --- Page 10 ---
(6) dezèle et d'ardéur à les
ils auroient bien
jouiroient eux-mémes de
lorsqu' JR
tout
maintenir 2.
de la liberté, lorsque et le
tous les commun priviléges entr'eux et les blancs son sein une
seroit d'ailleurs, renfermé dans
décrer
directe de cette objection, Hommes puisqu'il de
réfutation les droits de citoyen actif aux
ôte
peuvent pronvér qu'ils
couleur et nègres, quine et mère libres; puisque, par
sont nés de
il-erée cetté classe intérmé- des
cette
à Taristocratie
nécessaire 4
ERET
diaire qui parolt 31
*
blancs.
qu'en donnant aux
Vous les vetrez répéter libres un état; un rang qu'ils des
hommès de couleur on' les a livrés" au cotteau ont'été les
n'avoient pas :
amis dés noirs"
blancs (1), que les d'Ogéi. 1
bourreaux
lé
a
premiers Comme si les barbaries drfellne autsquellas raison ENTE de
peutse livrer 2 pouvoient si clles hé conmailoient
rer ce préjugé ! comme de Taboliria jamaisis afin qu'il
pas au contraire ruisseler 4e- sang inniocent!. la
ne fit plirs le supplice d'Ogé pour perpétuer pour Hétrir
Invoquer dés hommes de couleur, dégeadation défenseurs, pour excuser sesbourreanix à excuser un'
leurs quand un 0e crime sert-il 5
1: ECM
Depuis crime?
répéter que ce décret
Vous les verrez encore dans les iles, : que480 mulà- mille
va tout bouleverser le rang où sont élevés les
nègres 9 voyant
de rompre leurs fers, pour
tres; sempresseront
Et on leur a démons'y élever cux-mémcs,
marins du Havre. Je'n'y ai vir'
(1) Adresse des
ancune signature.
user un'
leurs quand un 0e crime sert-il 5
1: ECM
Depuis crime?
répéter que ce décret
Vous les verrez encore dans les iles, : que480 mulà- mille
va tout bouleverser le rang où sont élevés les
nègres 9 voyant
de rompre leurs fers, pour
tres; sempresseront
Et on leur a démons'y élever cux-mémcs,
marins du Havre. Je'n'y ai vir'
(1) Adresse des
ancune signature. --- Page 11 ---
(7
tré que cette crainte étoit chimérique,
rience en faisoit voirl l'absurdité,
,
metats
puisqne
noirs esclaves étoient si jaloux de S élever au
rang des hommes de couleur, 9 ilne devroit
avoir mainténant un seul esclave dans les
Pasd
nies ; puisque l'acte qui auroit affranchi-le
mieresclave les auroit tonsaffranchis- Et ces
Tiso
mille esclaves. dont on craint Tesprit turbulent,
curieux de liberté et de's grandeurs, ces esclaves
sont restés dans une tranquilité constante au
milieu de la fièvre de la liberté qui agite toutes
les iles (1).
t Parcourez les autres motifs que nous
le comité colonial .et dans les adresses et
APPARTE
1,
les lettres qu'il'a a dictées ou mendiées, et vous n'y,
trouverez pas un meilleur fondement.
E Il nous disoit, êt il nous dit encore, qu'ily
a eu unanimité des villes du commerce contre
le principe du décret du 15 mai. Et nous lui
répondons que la très-grande majorité des villes
de commerce a été en faveur du décret; nous
lui répondons, enlui irappelant les sublimes adresses envoyées parles Bcrdelois, soit à J'assemblée
nationale, soit à Saint-Domingue; én rappelant
les autres adresses de Brest > de cette ville si
absurdement calomniée, d'Angers, de Nantes, du
(1) N'est-il pas risible de voir exiger une échelle des
droits politiques, graduce sur les nuances de la couleur
de la peau, lorsque l'oeil saisit à peine la différence du
créole au mulitre? etc.
A la Jamaique, les nègres marons ou libres , qui existent
dans les montagnes, traitent d'égal à égal avec les Anglois;
ils siegent au conseil, et l'on n'a pas vu les esclaves en
argumenter pour demander leur liberté.
A 4
pas risible de voir exiger une échelle des
droits politiques, graduce sur les nuances de la couleur
de la peau, lorsque l'oeil saisit à peine la différence du
créole au mulitre? etc.
A la Jamaique, les nègres marons ou libres , qui existent
dans les montagnes, traitent d'égal à égal avec les Anglois;
ils siegent au conseil, et l'on n'a pas vu les esclaves en
argumenter pour demander leur liberté.
A 4 --- Page 12 ---
(8)
en estimptimé(a).
Havre, atondemtetctenesule àun assentiment aussi géPeut on opposer de
marins du Havre,
néral, et le voeu quelques du trafic de l'esqui, enrichis ou s'enrichissant doivent naturellement plaider
pèce humaine 9
des gens de couleur ; et les
pour. la dégradation chambres de commerce
adresses de quelques toutes les vieilles superstitions. leur
oû dominent de ces hommes qui prostituent
et les écrits
?
conscience aux armateurs que les colonies abjuLe comité disoit encore, et les colonies sont restées
reroient la métropole,
fidèles à la métropole. de troubles, de guerres ciIl nous menaçoit
existé, et s'il en
vilés, - - et il n'en a point accuser, comme le
existoit, il n'en faudroit colonial, pas ni ceux qui ont
prétend le comité ni ce décret si juste, si
rr
voqué le décret, il faudroit en accuser CC comité
politique; mais
furieux d'avoir, malgré toucolonial mème, qui, malgré sa profonde tactique, $
tes ses' manouvres,
de son conéchoué dans la ridicule employé imaginative Lous les moyens
grès de Saint Martin,a rétarder et traverser Texécution minispossibles
il faudroit en accuser le
de ce E.te ; même encore envoyé officielle- la
tère, quin'a décret pas dans les colonies, tandis que les
ment ce notice des gazettes 2 démentie
simple
ETante
reclamée par les mulâtres, l'incerblancs 2
du ministère, pouvoit, 7 par les
par les
laissoit, causer les scènes
plus
titude 5cLe 'elle
volumineux. à la suite de la 501
(1) Voyez éditicn ce de l'adresse recueil dè M. glavière,
eonde
in'a décret pas dans les colonies, tandis que les
ment ce notice des gazettes 2 démentie
simple
ETante
reclamée par les mulâtres, l'incerblancs 2
du ministère, pouvoit, 7 par les
par les
laissoit, causer les scènes
plus
titude 5cLe 'elle
volumineux. à la suite de la 501
(1) Voyez éditicn ce de l'adresse recueil dè M. glavière,
eonde --- Page 13 ---
(9)
sanglantes; il faut en accuser ce.ministère,
8. mois n'a cessé de. retarder s sous
T:
depuis prétextes. les plus futiles, l'envoi des commissaires, qui n'a pas même expédié-ces instruc-:
tions si sages et si propres à tempérer la fureur.
des partis ; il faut en accuser les agens du-gonvernement à Saint Domingue, tous ennemis nés
de la révolution 7. qui., suivant M. Barbaud
Royer (1), ont travaillé les esprits par de fausdes détails exagérés; il
ses. interprétations, par
faut en accuser les députés de Saint-Domingue,
qui ont inondé cette ile de leurs écrits incendiaires, de fausses gazettes qu'ils ont fait réimprimer à dessein pour soulever les esprits ; il.
faut- en accuser ce comité colonial qui a fait
rejetter sourdement et évanouir les offres généreuses et patriotiques faites parles gardes natio-:
nales de Bordeaux, de Brest, de Paris, etc. de
partir
les colonies, tandis que cette expédi-:
tion sbcenuetic étoit la seule propre à ramener.
la paix dans les colonies. 7 sans verser une seule
goutte de sang, tandis que ces gardes nationales
auroieut tout a la fois fait rentrer les soidats,
égarés dans leur devoir 2 auroient amené les
colons à obéir aux décrets, les auroient accoutumés insensiblement à l'extinction du préjugé,
en se mélant eux-mèmes dans la classe des
mulâtres : tandis enfin cue ces gardes nationales
auroient fait échouer tous les projets de contrerévolution, tentés avec succès dans les colonies
par Is aristocrates, auxquels on en a confié le.
commandement. Enfin, sil existoit des troubles,.
il faudroit en accuser M. Barnave lui-méme, qui,
(1) Voyez la Gazette-Universclle du 12 septembre 1792
l'extinction du préjugé,
en se mélant eux-mèmes dans la classe des
mulâtres : tandis enfin cue ces gardes nationales
auroient fait échouer tous les projets de contrerévolution, tentés avec succès dans les colonies
par Is aristocrates, auxquels on en a confié le.
commandement. Enfin, sil existoit des troubles,.
il faudroit en accuser M. Barnave lui-méme, qui,
(1) Voyez la Gazette-Universclle du 12 septembre 1792 --- Page 14 ---
(1 10)
un mouvement de vanité, se retire clandespar tinement du comité, qui, par un autre mouvement de vanité, ne déclare pas publiquement sa
retraite, parce qu'il craignoit modestement que
la
des colonies n'en fut le résultat, et qui
perte
retiré de ce comité, concependant , qnoique
traversel les noutinue d'y dominer, d'y présider,
leurs
veaux commissaires adjoints 2 fait rejetter
projets, se concerte avec M. Malouet pour'
R casser le décret du 15 mai (1), etc. etc.
MM.malgré toutes ces manoeu-
< Et cependant, évident étoit de créer des trouvres, dont l'objét
de terreur,
bles, pour se préparer un prétexte
malà faire casser le décret;
un prétexte propre
et les brochures ségré les lettres particulières
ditieuses dont on a infecté les colonies (2),
trouble dangereux n'a existé; car je ne'
aucun qualifier de ce nom' le petit mouvement
puis la nouvelle du décret-a excité au Cap; et
que s'est' concentré dans le Cap. Cette ville,
qui
principalement de procureurs, d'huispeuplée de
blancs de tous les métiers, c'estsiers, des petits ennemis les plus cruels des mulâtres;
a-dire, cette ville" est le siége de cette assemblée
du nord,
sous le masque de
Hig
vinciale
qui, ardente ennemie de notre
pocrisie, a été aussi
(a) Voyez la lettre des députés de Brest aux lionnêtes
gens.
entr'autres l'adresse de M. Gouy à ses com-
(2) Voyez qu'il a eu bien soin de ne pas faire distribuer
mettans, de
de soulever les patriotes contre lui. 11
à Paris,
peur
de lai, fait mettre SOIL nom
a, par un subterfuge digne la ressource de le nier, s'il
ala main, pour se réserver
2 son ton avanétoit découvert. Mais son style grotesqne de toutes lcs gratageux , et son bariolage de caractères
denrs le trahissent assez,
ses com-
(2) Voyez qu'il a eu bien soin de ne pas faire distribuer
mettans, de
de soulever les patriotes contre lui. 11
à Paris,
peur
de lai, fait mettre SOIL nom
a, par un subterfuge digne la ressource de le nier, s'il
ala main, pour se réserver
2 son ton avanétoit découvert. Mais son style grotesqne de toutes lcs gratageux , et son bariolage de caractères
denrs le trahissent assez, --- Page 15 ---
(1)
constitution que celle de Saint-Marc (4); elle
est le siége des officiers contre-rdrelstonnaires dans
qui ont tenté d'étouffer le patriotisme
Saint-Domingue ; officiers qui saisissent avec
ardeur les occasions de-semer des troubles, afin
d'appuyer par là la contre -révolution qu'ils dans
croient déjà exécutée en France (2).C'est
cette : ville : encore qué le . : sang - de: l'innoceut
Ogé et de ses infortunés compagnons a été versé.
En un mot, c'est dans cette ville que s'est toulahaine
grande contre les
jours déployé
Jarplus
hommes de couleur. : On's' 'explique maintenant,
comment dans sa fureur, et cette horde de petits
blancs, et'cette assemblée provinciale qu'ils commandent, et les officiers conure-resolutonairey
ont maudit publiquement le décret, commentils
ont fait un autodafe de l'effigie d'un des plus respectables défenseurs 'des mulâtres i comment
ils ont juré de rompre toutes-liaisons avec Bordeaux; commeirt ils menaçoient de verser des
torrens de sang,, si on' vouloit exécuter les décrets; comment ils s'ecrioient gigantesquement,
que toutes les armées de la terre ne pourroient
faire asséoir un homme de couleurdans les assemblées coloniales.
* Mais qu'ést-ce que des menaces aussi puériles,
faites parune poignée d'individus à une nation
de 25
libre 7 puissante, courageuse", 7 composée
millions dhommes? Comment a-t-on pu prendre
(1), Voyez ma lettre à M. Barnave, où ce point est
déinontr (2), Voyez à cet égard les diverses dénonciations de la
société des amis de la constitution de Brest, ctl'ouvrage le
intitulé : Révolution de la Martinigue, depuis st PPt
miser'seprenibie 1790 jusgean" "10 mars 1791
libre 7 puissante, courageuse", 7 composée
millions dhommes? Comment a-t-on pu prendre
(1), Voyez ma lettre à M. Barnave, où ce point est
déinontr (2), Voyez à cet égard les diverses dénonciations de la
société des amis de la constitution de Brest, ctl'ouvrage le
intitulé : Révolution de la Martinigue, depuis st PPt
miser'seprenibie 1790 jusgean" "10 mars 1791 --- Page 16 ---
LA
(1s) troubles sérieux ?
motions pour des
le voeir de
quelgaes Comment a-t-on
prendre pour suivant un
les e de
qui.,,
T'ile entière, témoin
(1), nappartenant
et
ansiete
planteur
ni à Tagriculture, fomentent
ni au commerce, amener lanarchie, le pillage,
les troubles Irne , où ils puissent impunément
une guérre voler, vengnrdes haines particulieres les rênes du
assarsiner, Ahlsil les hommes quid dirigeoient les mesures nécesgouvernement avoient pris les décisions. de l'assaires pour faire respecter s'ils n'eussent pas encouragé cris
semblée nationale; par lesrs conseils, 2 ces auroit-il
par. leur inertie, l'air de Saint-Domingue comitial en et minisenesouilleNats aéditieux;
lemême esprit avilir et insultériel qui nous laisse étrangéres impunément (2), qui laisse nos
ter chez les nations munitions 1 sans troupes. 2 sans
frontières sans
nos gardes nationales
fortifications (3), 9 quilaisse esprit qui ne met aucune
sans armes ; le Texécution méme
des. décrets, dans le
activité. dans
; ce même espritminisdes impôts
- 9 à nous
recouvrement devoit chercher à housattoiblir. tolérer et (omentériel détruire dans les colonies, l'anarchie. ày
Il est imposet
de
ter Tinsubordination voir dans le Tapprochemenh élevé
sible de ne pas
a constamment
tous ces faits, un plan surle qui désordre etla foiblesse,
la contr-révolution:
et jusques dans nos
par-tout,
et, qui propameit le désordre et la loiblesse.
colonies,
lettre du Cap, certifiée par M. Baiguerie,
(3) Voyez dans la lc Patriote François du 9 septemhre de M. Duveyrier. 1791.
insérée
la scandaleuse arrestation MM.
s Noailles,
(2)
de
Montesquiou
: (5) Fae les discours
des spcittés des frontières
et les. milleet une dénonciations
ques dans nos
par-tout,
et, qui propameit le désordre et la loiblesse.
colonies,
lettre du Cap, certifiée par M. Baiguerie,
(3) Voyez dans la lc Patriote François du 9 septemhre de M. Duveyrier. 1791.
insérée
la scandaleuse arrestation MM.
s Noailles,
(2)
de
Montesquiou
: (5) Fae les discours
des spcittés des frontières
et les. milleet une dénonciations --- Page 17 ---
(15)
Le succès néanmoins n'a
plus dans nos
colonies que sur nos
; répondu aux
PAMAgNN
vues infernales des auteurs de ce plan. Le patrioles brêches
tisme françois a par-tout réparé
la
; et,
idlar
faisoit, qu'agrandissoit Saint-Domingue perfidie toutes ces.
par exemple, aient créé qu'à des troubles; la tranquillité
ruses y
Les planteurs résidens et
n'a cessé d'y régner. espèce-dhommes sages qui
cultivant eux-mémes, des passions vindicatives et
sont loin d'épouser des colons de Paris, ni les calculs meshiutaines des petits blancs,ces planteurs ont étouffé
quins
respecter la loi. Ils ont bien,
le préjugé la pour
de la colonie dépendoit
senti que
prospérité intérieure, et de son attaet de sa tranquillité
tranquillité intéchement à la métropole ; quela
rieure ne pouvoit exister en conservant un pré:
rendoit deux classes d'hommes implajugé cables qui ennemies l'une de l'autre ; que la prospérité de la colonie devoit s'évanouir. , si elle se
séparoit d'une métropôle dont elle a reçu tant
de bienfaits,, et qui pourroit employer hommes tant de
Ce'sont ces
moyens pourlareconquérit.
donc ni une
sages qui écrivent : C Ne criminels craignez nons somscission, ni des procédés
et ; c'est la vivames François et bons bouillant François, et fier qui caractécité de ce caractère
mourise notre nation, qui a produit queiques
rebelles, 2
vemens déplacés 7 quelques coupables. propositions La cocarde natioquelques procédés
et tous nos coeurs sont
nale est triomphante ,
pour elle (:) >.
Tels sont les sentimens qui règnent générale-
(1) Lettre certifiée par M. Balgueris, ci-dessus citée.
procédés
et ; c'est la vivames François et bons bouillant François, et fier qui caractécité de ce caractère
mourise notre nation, qui a produit queiques
rebelles, 2
vemens déplacés 7 quelques coupables. propositions La cocarde natioquelques procédés
et tous nos coeurs sont
nale est triomphante ,
pour elle (:) >.
Tels sont les sentimens qui règnent générale-
(1) Lettre certifiée par M. Balgueris, ci-dessus citée. --- Page 18 ---
Ci4 )
et quolque :dans une
ment à SaintDomingue,
aux intrigans qui
gazette dévouée dans.le principalement comité colonial - on ajt affecté
dominent
terreur's "sury une scission prode répandre.des terreurs sévanonissent quand on,
chaine , ces les fondemens. Ainsi comparez: la
en analyse de M:: Caullé(1) à celle'citée par M. Moslettre
voyez-vous? DansTune,des
neron; qu'y chimères; dans l'autre, des: MHERO
sitions, des dansl'une:> Tout est perdu, le désorVous lisez
: Saint-Domingue périra plur
dre est à soncombile
: cTout
tôtque décéder. m Vous lisezdanslautre les auteurs de
est tranquille au Cap, depuis quel il n'est
motions incendiaires ont disparu ;
plus.
question que de paix et de commerce; nos capi, avec,
l'on vouloit renvoyer
taines Bordelois 7 que traitent comme par lep passé ;
leurs cargaisons, leur achète y
comme aux Nantois et
Phabitant
D'après cela 7 dit le planteur qui
Provençaux.
T'assemécrit cette lettre, vous pouvez engager,1 que ce décret
blée à maintenir. le décret : parce
2:
nous attache un fort parti à Saint,Domingue cette carte >p.:
en nousa attachant particulièrement règne à Saint-Domingue;
Si donc la tranquilité
ce décret ? Quoi I
pourquoi donc révoqueroit-on aucun mal, il faudra Ta-:
parce qu'il n'a produit
de ces calamités qu'on.
néantir! Parce qu'aucune
n'a suivi cet:
prophétisoit avec tant d'emphase,
: I il
il faudra se montrer injuste!
acte de justice, lorsque Texpérience même est,
faudra se Hétrir,
la justice
pour Fhonnenr.et pour ne durera pas 1 s'écrieMais cette tranquillité vous la dit ?Le passé n'est-il pas'
t-on.- Eh 1 qui
Universelle. des 11 et 12 septembre 1794A)
ia Cazette
'on.
néantir! Parce qu'aucune
n'a suivi cet:
prophétisoit avec tant d'emphase,
: I il
il faudra se montrer injuste!
acte de justice, lorsque Texpérience même est,
faudra se Hétrir,
la justice
pour Fhonnenr.et pour ne durera pas 1 s'écrieMais cette tranquillité vous la dit ?Le passé n'est-il pas'
t-on.- Eh 1 qui
Universelle. des 11 et 12 septembre 1794A)
ia Cazette --- Page 19 ---
((15)
: un garant de l'avenir ? Si, dans'la premiere explosion du préjugé, aucun trouble réel n'a existé,
pourquoi les
en existeroit-il, lorsque le temps et
habitudes différentes auroient familiarisé les
esprits avecl'extinction du préjugé, lorsque plus
d'ordre régnera dans. les iles, lorsque les décrets
seront appuyés . de forces plus respectables
lorsqu'elles ne seront plus commandées par des 9
contre-révolutionnairea7Ceat en nous enfonçant
au contraire dans l'avenir 2 que nous voyons le
préjugé disparoitre devant la régénération des
esprits.
Mais, s'écrie M. Barnave, tous les partis sont
maintenant réunis dans la colonie; ils se réunissent tous contre. ce décret (1
Et où sont-ils ces partis ? Sont-ce les assemblées de Saint -Marc et du Cap.. - e e ? Mais la
mière. n'étoit point contraire à la destruction FERE
préjugé, elle s' en occupoit la veille de sa dissolution; mais les planteurs, en général, n'y sont
point contraires (2) ; mais l'assemblée du
n'est qu'une poignée. de factieux' qu'un bataillon Cap
de gardes nationales mettroit à la raison, sans
verser une goutte de sang. Il faut étre d'une prodigieuse ignorance, ou d'une prodigieuse mauvaise foi 2 pour chercher à nous
des
forces réunies de Saint - Domingue. effrayer ! la
France libre trembleroit devant
Quoi
quelques
blancs, devant quelques
petits
planteurs, que l'edes
potisme, avec deux
régimens 2 tenoit dans la
le (1) 8 Voyez son discours tenu à l'assemblée nationale
septembre, etinséré dans le Logographe de ce jour. P,
(2) Voyéz Observations de M. Raimondsur les
de couleur.
leonsmes
forces réunies de Saint - Domingue. effrayer ! la
France libre trembleroit devant
Quoi
quelques
blancs, devant quelques
petits
planteurs, que l'edes
potisme, avec deux
régimens 2 tenoit dans la
le (1) 8 Voyez son discours tenu à l'assemblée nationale
septembre, etinséré dans le Logographe de ce jour. P,
(2) Voyéz Observations de M. Raimondsur les
de couleur.
leonsmes --- Page 20 ---
(16)
servitudela plus humiliante. Mais YRE parle-ton n'en sera
ici de de forces et de baionnettes de la fermeté pour exéjamais besoin. - Ayons ayons des commisaires
cuter les décrets inflexibles; :
qu'ils
en
cenult
triotes, éclairés.
et les factieux,
des mulâtres,
Car
y
IERE
service seront bientôt tranquilles. ce
nombre, , sont à Saint Domingue, mais qu'ils ils
les hommes France. Ils veulent la liberté ; veulent
sont en aussi la paix , parce qu'ils leurs ne
veulent
habitudes,
jouissances donc
point dérangerleues
dentr'eux seront abanordinaires. La plupart décrets justes,-et
toujours soumis à des des séditioux, qui veu- la
donneront à eux-mêmes
du
que
lent moins la conservation des FMRES
conservation et un prétexte Tétat des colonies, leurs
Il faut donc ignorer de leurs habitans, pour
forces réelles, l'esprit cesse de leurs révoltes 9 pour nous
nous menacer les effets sans de ces révoltes, pour veut comexagérer
M. Barnave (1), qu'on
laddire > avec la prospérité du royaume ou , pour mille mupromettre, de quatre à cing cents
mission
la
làtres.. e .
décret ne compromettra point obsNon, Ge
: c'est le criminel
du royaume
qui auroit pu
prospérine tacle apporté à son exécution faiteaux muc'est l'injustice
renonce à
la compromettres une nation libre, qui
lâtres (2); car
Voyez son discours du 8 septembre. de mulâtres crai-
(3)
du Cap qu'uné foule
espagnole.
(2) On apprend
dans la partie
les
gnant les petits blancs a publié , emigroit une proclamnation Universelle du pour 12
Le gouvernement (Voyez Gagette
*
inviter à 'revenir.
é à son exécution faiteaux muc'est l'injustice
renonce à
la compromettres une nation libre, qui
lâtres (2); car
Voyez son discours du 8 septembre. de mulâtres crai-
(3)
du Cap qu'uné foule
espagnole.
(2) On apprend
dans la partie
les
gnant les petits blancs a publié , emigroit une proclamnation Universelle du pour 12
Le gouvernement (Voyez Gagette
*
inviter à 'revenir. --- Page 21 ---
(-17 )
la justice, qui reconce à ses
la confiance universelle,
principes : 7 perd
laquelle il ne peut exister cette de confiance sans
daillenrs. pourquoi calculer prospérité... 2 Et,
si l'on doit étre
par les nomubres,
convient qu'à des juste ou non ? Ce calcul ne
libres. L'attentat tyrans, et non à des hommes
mier anneau où envers un individu est le
s'attache bientôt un
pre:
universel . Eh ! pourquoi
attentat
perfidement le nombre des hommes encore de affoiblir
Onaj prouvé à M. Barnave
coulenr?
égaux en nombre,sils n'étoient quepar-tout ils étoient
aux blancs. Si donc,
pas supérieurs
potique, la justice se d'après son principe desprépareroit bierrtôt lui- régloit sur le norabre, il
blancs.
même l'assassinat des
Mais il est un autre raisonnement bien
étrange, employé par M. Barnave,
révoquerle
pour
Paes
systéme le plus décret, astucieux et ce raisonnement offre le
cette cause.
qu'ait encore présenté
On doit, a-t-il dit, dans un discours trèsentortillé(a), considérerici il'intérét
l'intérét commercial delaFrance.
colonial et
pas 2 dès à présent le sort Sivous ne fixez
sort de leurs
des colonies, 9 le
habitans, on fera rétrograder
successeurs sur ce point; et,
une
VOS
plaisance, ils céderont bientôt par
antrecom -
sur le point du
tembre). feroit fuir Tel de seroit l'ile l'effet de Ia révocation du décret. Il
colonie. Elle compromettroit la portion donc la plus laborieuse de la
commerce des denrées françoises, dont notre les prospérit et le
somment plus que les blancs.
mulitres con-
(1) Voyez le discongs du 8 septembre, dans
graphe.
10'LogeB
plaisance, ils céderont bientôt par
antrecom -
sur le point du
tembre). feroit fuir Tel de seroit l'ile l'effet de Ia révocation du décret. Il
colonie. Elle compromettroit la portion donc la plus laborieuse de la
commerce des denrées françoises, dont notre les prospérit et le
somment plus que les blancs.
mulitres con-
(1) Voyez le discongs du 8 septembre, dans
graphe.
10'LogeB --- Page 22 ---
(18.)
commerce- ; ils le sacrifieront aux colgns. La
terreur , qui aura prévalu d'abord, prévaudra ni comune seconde fois ; vous n'aurez plus
franmerce 7 ni colonies ; quoiqu'en dans la
indépenelles seront,
ESHItA
SCE Il faut donc, dès à prés-nt, rendre deux
décrets, immuables et constitutionnels; surlint
térêt colonial et sur l'intérét cemmercial. sion laissoit
M. Barnave a-t-il voulu direque, de
sur
aux.législaturés futures le droit prononcer linle sort des habitans des colonies seroit 2 jamais toujours
térêt colonial ne seroit fixe; qu'il aucune con:
vacillant, et que les colons n'ayant
fance dans la métropole d 2 chércheroient à s'en
séparer ? A-t-il voulu dire que ces législatures
efirayées céderont constamment aux prétentions des colons?" 'A-t-il voulu dire qu'emportées sacrifieront
par les mêmes terreurs 2 elles à l'avidité
constamment le commerce françois
des colons ?
elles sont absurdes s,
Sit telles sont ses idées,
les colonies,
ontrageantes pour la nation, doit pour attendre des procontraires à T'effet qu'on
grès de la raison.
toute la raison huCroit-il, M. Barnave, tconcentrée que,
dans la légismaine soit éminemment
rayon n'éclairera
lature de 1790 1 Croit et qu'aucun il
les législatures fucelle de 1792
que sur l'éiat des colotures seront moins les instruites discussions sur cet objet aunies, alors que
; alors
les méront été plus multipliées renfermés dlns les bumoires ne seront plus
reaux ou enterrés dans un comité colonial;
alors 2 la lumière pourra jaillir de toutes les
discussions que etde tous les partis ? Croit-il que les
législatures futures seront moins courageuses
1 Croit et qu'aucun il
les législatures fucelle de 1792
que sur l'éiat des colotures seront moins les instruites discussions sur cet objet aunies, alors que
; alors
les méront été plus multipliées renfermés dlns les bumoires ne seront plus
reaux ou enterrés dans un comité colonial;
alors 2 la lumière pourra jaillir de toutes les
discussions que etde tous les partis ? Croit-il que les
législatures futures seront moins courageuses --- Page 23 ---
(19)
que celle de 1789; qu'elles se laisseront plus
facilement entrainer aax terreurs,, gouverner
par des craintes 1 subjuguer par queiques ambitieux ? Croit il que les législatures futures seront moins courageuses que celle quin'a pas 0:é
proscrire le commerce de chair humaine, cui
n'apis osé nen plus le consacrer ouversement,
inais qui, par un moyen térme qu'il faudroit
laisser à la foiblesse et au despotisme, Ta t0lére ? Croit-il que les commerçans et les col ns
ne s'éclaireront pas , avec le temps, sur leurs
véritables intérêts ; qu'occupés à rechercher € es
moyens de les concilier 2 ils ne les trouverc nt
pas, ne les pratiqueront pas ? Et si cela est,
par quelle tyrannic vent-on donc erichainer ces
efforts et ces développemens de T'esprit humain ?
Par queile tyrannie veut on oler à nos successeurs, à nos enfans, le droit de prononcer, sur
qu'infnilliblement ils connoitront mieux que
nous ?
Que signifie donc la proposition de M. Barnave ? Le voici: Nous possédons aujourd'hui ile
mazimum des connoissances humaines, du courage humain; nous sommes plus savans, 9 - plus
sages, plus courageux que ne le seront jamais
nos successeurs ; nous devons donc leur lier
bras et jambes; nous devons rendre des décrets
éternels ; nous devons enchainer à jamais et les
colonies et le commerce.
Cette propostion est tellement absurde, qu'on
ne peut pas croire qu'elle ait échappé à M. Barnave ; cependant reliséz son discours du 8 septembre, et vous l'y trouverez textuellement.
Mais n'y auroit il point quelqu'artifice caché
sous cette absurdité apparente ? Je le crois, et
jem'explique,
B da
bras et jambes; nous devons rendre des décrets
éternels ; nous devons enchainer à jamais et les
colonies et le commerce.
Cette propostion est tellement absurde, qu'on
ne peut pas croire qu'elle ait échappé à M. Barnave ; cependant reliséz son discours du 8 septembre, et vous l'y trouverez textuellement.
Mais n'y auroit il point quelqu'artifice caché
sous cette absurdité apparente ? Je le crois, et
jem'explique,
B da --- Page 24 ---
- 20 )
des
veut au fond M. Barnave, et le parti
Que
dépouiller
colons dont il est Timsrromentznlveut des droits que leur a
les honimes décret de couleur du 15 mai : mais comment
restitués le
l'assentiment général
rénssir P Ce décret a réuni
il seroit
an dedans et au dehors de T'assemblée. heurter de front; il
doné peu politique de le
mesure
dans quelique grande
faut Tenvelopper
sera unesuite
générale (1), dont sa proscription donc, s'e:t-il dit, de
nécessaire ; proposons immuable et constitutionfixer 7 par une colonial. loi
nelle, l'intérêt
viendra peut-être encore
Mais le commerce cette mesure ; séduisons le
ncus croiser dans disons aussi qu'il faut fixer 1 par
commerce, et
lintérêt
une loi immuable et constititionnelle, les comcommercial. Entrainés par cet appât,
dans notre première
merçans nous seconderont de deux choses Fune; ou
mesure , et il arrivera
sur le commerce, sera
ce décret constitutionnel
doit proposer, si je ne suis
(1) La grande mesure d'ôter qu'on à jamais les colonies à la suprépoint trompé, est
de la donner en apparence au roi,
anatie des législatures, sanctionner les actes des assemblées cOqui seul pourra
Tindépendance des colonies.
Ioniales : c'est proclamer nous a
jusqu'a présent
IAmi des Patriotes, , qui
de RJes Ia
ministérielle,
etreasuozavantdans) sonder la confidence le terrein et de tâter l'eprit
et qui a l'office de
veut
ERI
les
médite et qu'elle
à
blic sur perversites Ami qu'elle des Patriotes vient de publier
çuter ; ce prétendu
un numéro 44, ot M. Elin et
dessein, , et par surérogation, cC projet inconstitutionnel
plaide sous son nom pour discussion particulière : et il
anti-national : il mérite une M. Blin que ses principes
ne sera pas difficile de prouvera de TAngletorre inapplicable à nes
sont faux, et la citation
eirconstancese
médite et qu'elle
à
blic sur perversites Ami qu'elle des Patriotes vient de publier
çuter ; ce prétendu
un numéro 44, ot M. Elin et
dessein, , et par surérogation, cC projet inconstitutionnel
plaide sous son nom pour discussion particulière : et il
anti-national : il mérite une M. Blin que ses principes
ne sera pas difficile de prouvera de TAngletorre inapplicable à nes
sont faux, et la citation
eirconstancese --- Page 25 ---
(ar) )
adopté; ou il ne le sera pas-; s'il ne.
nous n'en aurons pas moins obtenu, l'est
commerce, le. premier décret sur les 7 IEEa: dut
le seul qui nous importe : s'ill'est, les colonies 7
àl'aide de leur initiative, sauront bien colonies,
s'en délivrer.
un jour
Ce n'est pas tout, il fant encore séduire
du semblée, comité déjà trop en garde contre les' mesures l'ason aime à les colonial. On craint ses
blesse de
enchainer ; profitons successeurs de cette foi- 9,
blée nationale l'esprit de humain, lier les proposons à l'assemseurs sur les colonies et mains de ses succesnial; ; faisons-lui entrevoir sur les le commerce colopourroient introduire des novateurs changemens hardis,
républicains;
les
ec
peignons-lui
ront égarer l législatures, les terreurs qui pourRiretee pourront avoir, etc. etc. complaisances ; et ce
sur les
tableau
sont apuet
esprits foibles, et ils
Tel est, je n'en doute
le systême
pas, T'esprit qui a dicté
veloppé dans ténehbreux, le discours de plutôt M. insinné que déqui sera exposé dans un plus Barnave; grand
systéme
qu'il proposera ses deux
jour, iorstême contre lequel il étoit grandes mesures ; sysles bons esprits en
nécessaire de mettre
vânce tout le venin. garde, en en dévoilant d'aCe systémeses réduit, 10., à rendre les colonies
indépendantes, en leur
sur le sort de ses habitans; accordant une initiative
blement elles étendront à initiative qu'insensijamais dé la supériorité des tout, à les cégager à
car du moment où elles législatures torures;
ces législatures pour leurs pourront se passer de
rejeteront bientôt ce joug loisintérieure", pour les autres 2 eiles
lois;
B 3
en dévoilant d'aCe systémeses réduit, 10., à rendre les colonies
indépendantes, en leur
sur le sort de ses habitans; accordant une initiative
blement elles étendront à initiative qu'insensijamais dé la supériorité des tout, à les cégager à
car du moment où elles législatures torures;
ces législatures pour leurs pourront se passer de
rejeteront bientôt ce joug loisintérieure", pour les autres 2 eiles
lois;
B 3 --- Page 26 ---
(22)
éternellement la force
et faudra-t-il employer
pour les ramener? se réduit à mettre éternelle2°. Ce systême des blancs les hommes de coument sous le Je
éternellement; car qu'est-ce
libres.
T
leur
décret constitutionnel? C'est
maintenant qu'un
pnisqu'il est démontré
un décret irrévocable jamais :
les conditions exiimpossible de remplir pourréformer un décret
gées parla constitution,
constitntionnel (1). réduit enfin à enchalner, en
5. Ce systéme colonies se
ànotre commerce; mais
apparence 7 les
commerce françois.
dans.la vérité 2 à tromperle immuables surle commerCar,proposer des Timmuabilitésurune lois
objet qui vace,est proposer instant 5 c'est proposer une contrarieà chaque
un décret imdiction dans les termes. Proposer c'est arrêter ou ses
muable sur le commerce,, les changemens que tous
développemens. 7 ou successivement; mais proles intérêts exigeront une pareille absurdité, pour
poser au commerce sur un décret injuste 9 c'est
obtenir son appui vouloir le tromper et le flétrir.
évidemment inutile de porter plus loin ces raisonneIl est
démontré
les
de
mens; il est
que et propositions inadmissibles.
M. Barnave sont artificieuses motif ne peut nécesIll'est encore qu'aucun du décret du 15 mai.
siterla révocation
nationale a-t-elle le droit de le rendre crois main- :
(L'assemblée
? Je ne
pas
tenant des décrets constitutionnels déclaré que la constitution.
puisqu'elle a solemnellement rien changer, il en résulte
est finie, qu'elle n'y peut ou elle seroit en contradicqu'elle ne elle-même peut rien y : etl'on ajouter, ne voit pas le terme où fniroit
tion mission avec constituante.
sa
'est encore qu'aucun du décret du 15 mai.
siterla révocation
nationale a-t-elle le droit de le rendre crois main- :
(L'assemblée
? Je ne
pas
tenant des décrets constitutionnels déclaré que la constitution.
puisqu'elle a solemnellement rien changer, il en résulte
est finie, qu'elle n'y peut ou elle seroit en contradicqu'elle ne elle-même peut rien y : etl'on ajouter, ne voit pas le terme où fniroit
tion mission avec constituante.
sa --- Page 27 ---
(23)
Que ce décret étant fondé sur les principes,
sur lajustice, sur les considérations
politiques 2
ce seroit violer ces principes , cette justice 9
cette politique, que de les révoquer.
Il est démontré que l'expérience vient à
ce
Tap-:
puide
décret ; que s'il avoit existé des trou-.
bles, on n'auroit di en accuser ue le comité
colonial, le ministre et ses agens 3 qui ont inis
des obstacles à son exécution.
Il est démontré qu'il n'a point existé de troubles, et par conséquent, 9 dans le système même
de nos adversaires 2 il ne peut y avoir aucun
motif assez prépondérant pour laire révoquer
le décret.
Je vais plus loin, etje dis : Quand ce décret
devroit exciter quelques troubles seroit-ce une
raison de le révoquer ? L'assemblée nationale
a-t-elle donc révoqué ses décrets surla noblesse,
surle clergé, parce qu'ils ont excité, parce
devcient naturellement exciter. des troubles? qu'ils Ici
le procès est le méme 2 procès à la vanité. Et.
l'assemblée nationale rétracteroit ce qu'elle a
fait, 2 elle céderoit au préjugé par la crainte !
Une pareille lâcheté seroit indigne d'une nation
libre. Faisons d'abord ce qui est honnête, ce qui
est juste, et s'il s'élève des obstacles, ne cessons
pas d'être justes, d'ètre honnêtes ; mais surmon-.
tons les obstacles.
Ceux que la vanité des colons veut élever
ici, sont-ils donc insurmontables ? qu'a-t-on
donc à redouter de leur ridicule exaspération?
Qu'ils se donnent à T'Angleterre ? Ils entendent
mieux leurs intérêts ; ils auroient bien moins de.
liberté
sous- la constirution Françoise. Crainton
3ue
que
Anglois, profitant de ces
ne s'
divisions,
emparent de ces iles ?Le génie prophétique
.
tons les obstacles.
Ceux que la vanité des colons veut élever
ici, sont-ils donc insurmontables ? qu'a-t-on
donc à redouter de leur ridicule exaspération?
Qu'ils se donnent à T'Angleterre ? Ils entendent
mieux leurs intérêts ; ils auroient bien moins de.
liberté
sous- la constirution Françoise. Crainton
3ue
que
Anglois, profitant de ces
ne s'
divisions,
emparent de ces iles ?Le génie prophétique --- Page 28 ---
(24)
adversaires a été si malheureux, les qu'ilsne
de nos
ces craintes, et nous
renverréveilleront désarmement pas
des flottes angloises.
rions au
le secours
Craint-on que les colons n'invoquent ? Mais les Amé
des Américains pour se révolter alliés; et un peuple libre
ricains sont libres et d'une nos telle trahison, qui ne
ne se souille point
plus ou moins
convient qu'à des gouvernemens lui-méme ne paroit pas
despotiques. M. Barnave cette trahison; ce n est
redouter, quant à présent, lui,
consernous croyons, , avec qu'ilfaille développemens
pas
retarderles
Ver gere colonies , pour angmenter notre indusdés Américains, et pour
de
vues cmanienumalonaaeed
trie.depareillen
Les développemens
la
et du commerce.
un bienfait pour
peuple libre sont etlindustrie. toujours d'un peuple ne
entière,
EEE
Phumanité
des chaines qu'il donne à un autre
saceroltjamais
peltple.
colons blancs irrités ne veuilCraint-on queles aucunes liaisons avec le comlent plus conserver et que ce refus ne réduise à
merce de France,
d'hommes en France 7
l4 mort 7 à 8 millions ne cessent de le répéter avec
comme les colons ridicule? ?
une jactance
Dissertation de M. ClaE Mais lisez la profonde du commerce des colovière,, sur, le chapitre disparoitre ces fantômes
nies (1), et vous verrez cherche à effray er le peuple.
avec lesquels qu'il on faut réduire considérablement
Vous y verrez
l'adresse de la société des amis M. Blin, des noirs, qui, 9
(1) Voyez M. Clavière. Nous exhortons traite si lesten
rédigée dans le par no, 144 de TAmi des Patriotes, à étudier 2
et réfuter,
ment les philosophes calculs et politiques les raisonnemens 7
de M. Clavière,
s'il peut,, les
er le peuple.
avec lesquels qu'il on faut réduire considérablement
Vous y verrez
l'adresse de la société des amis M. Blin, des noirs, qui, 9
(1) Voyez M. Clavière. Nous exhortons traite si lesten
rédigée dans le par no, 144 de TAmi des Patriotes, à étudier 2
et réfuter,
ment les philosophes calculs et politiques les raisonnemens 7
de M. Clavière,
s'il peut,, les --- Page 29 ---
(25)
teus ces calculs exagérés sur. la circulation
tasionneles de Testimation colonies ; vous y verrez qu'en partant qu'oc:
167 millions la plus forte, il y auroit à
entre 8 millions de
partager
qui donne à dépenser
journaliers, ce
TREIZE DENIERS; ; d'ou résulte, par jour à chacin d'eux
cesjournaliers
ou que pour vivre,
d'autres industries; ; ou bien
STEErE
grand nombre d'hommes
quil n'y a pas un si
nies (1). Vous: y verrez alimentés si huit par les coloFrançois sont nourris dans que, la
millions de
le produit des colonies, les
mère-patrie avec
payent à nos manufactures citoyens de couleur
considérable que les blancs un iribut bien plus
sommation des
2 parce que la consur leurterre natale, premiers est toujours chez eux,
Vous en concluerez en raison de leur prospérité.
encourager lindustrie que tout décret qui tend à
latres, tend par ce'a même et la à population des munufactures
augmenter les mad'avoir à craindre françoises, et que par conséquent loin
du 15 mai, la prospérité une diminution par le décret
Si la France devoit nationale doit le suivre,
ses colonies, ce seroit craindre jamais de perdre
dans ses mesures
plutot par son instabilité
les préventions, 1 par ses complaissances pour
Une
parsa soumission aux menaces,
jamais rétractation, entièrement en effet, ne la réconcilieroit
teroient
avec les blancs 1 qui redoudonneroit toujours un nouveau
et elle
une nouvelle classe décret,
lui
plus redoutables que les blancs, d'ennemis la classe bien
mulâtres; elle
; ainsi, pour se sauver d'un
des
tomberoit dans un autre. Eh ! quelle danger idée, 2
(3 Ibid. P: 404
ses complaissances pour
Une
parsa soumission aux menaces,
jamais rétractation, entièrement en effet, ne la réconcilieroit
teroient
avec les blancs 1 qui redoudonneroit toujours un nouveau
et elle
une nouvelle classe décret,
lui
plus redoutables que les blancs, d'ennemis la classe bien
mulâtres; elle
; ainsi, pour se sauver d'un
des
tomberoit dans un autre. Eh ! quelle danger idée, 2
(3 Ibid. P: 404 --- Page 30 ---
(26)
les colons sC formeroient de la légis:
d'ailleurs lation de la France, s'ils voyoient ses représen-. errer
tansballotés dans uneuternelle faire Huctuation, défaire des
de résolution en résolution des , rétractations 1
au
décrets, et se flétrir par intérêts de qselques ingré des passions ou des
qu'une seconde rédividus? Qui leur garantiroit à la
? et,
tractation ne succéderoit pas tout première à la fois agités
dès-lors, ne seroient-ils éternelles, pas et pénétrés du plus
par des craintes
les ordres de l'assemblée
souverain mépris
ne se précipiteroient-ils
nationale ? et,
PAO.
avec ardeur an sein de Tindépendance? dans
pas
existe encore
Sie ce gout tdelindépendance les désordres et l'ales colonies, s'il lattribuer y propage à ces idées qui ont dû
narchie, il faut résulter des mesures contradictoinaturellement comité colonial. Il blâmoitl'asres dictées parle
manifester l'esprit
semblée de Saint-Marc pour
lassemblée du
d'indépendance, et couronnoit arboré. Il persécunord, qui l'avoit également de Saint- - Marc, et la faisoit
toit CE tte assemblée
par un décret, il
ensuite absoudre et réintégrer; de couleur le droit de cidonnoit aux ille hommes leur ôtoit par un autre 5 par un
toyen actif, donuoit aux colonies une initiative
décret , il
ôtoit ensuite; ilaffichoitlamour
absolue, illaleur et faisoit donner le commandede la rèvolntion,
etc.
mentàdes officiers les conrentmniutensitene colons dans ces éternelles
- Qu'ont dû voir Les effets de lintrigue, del l'ignoconiradictions?
: et dès lors, le mepris
rance, de la posilianimité: ne révère que ce qui est
adà suivre; car T'homme fort; ici, tout étoit petit,
grand,
ce qui est
tout PIAFRS foible. nationale, au lieu de se desQue T'assemblée
rèvolntion,
etc.
mentàdes officiers les conrentmniutensitene colons dans ces éternelles
- Qu'ont dû voir Les effets de lintrigue, del l'ignoconiradictions?
: et dès lors, le mepris
rance, de la posilianimité: ne révère que ce qui est
adà suivre; car T'homme fort; ici, tout étoit petit,
grand,
ce qui est
tout PIAFRS foible. nationale, au lieu de se desQue T'assemblée --- Page 31 ---
(27)
honorer, par une rétractation imprudente,
pelle donc ici ses anciennes maximes ; 1 rap.
veuille être juste, constamment juste, et qu'elle
suite elle appuie la justice de toute la qu'en; force
publique.
Quand le long par'ement voulut sonmettre les
iles angloises, qui refusoient de le reconnoitre
il ne se borna pas à faire passer des décrets
s
les gazeltes, commeM. Lameth (1,;
par le
célébre Blake à la tête d'une llotte, etl'on ilenvoya 11 entendit pomt de petits blancs s'écrier
les armées de la terre ne les soumettroient quetoutes
Quand T'assemblée nationale a voulu pas. SOILmettre 7 et les prétres et les corps
elle a envoyédes soldats patriotes, réfractaires, des officiers
et des commissajres patriotes. Icilc
est
lei méme; on a deux ennemis à vaincre, danger la vanité
dequelques colons, et la perfidie des contre-révolutionnaires. Opposez à ces deux classes
mis slaraison eties gardes nationales, et. l'ordre: d'enne- ereparoitra bientôt. Car ilne faut point nous abuser;
quoiqu'il n'y ai: point de guerre civile à St.-Domingue, ily existe une espèce d'anarchie occasionnée par les inepties du' comité colonial et
la malveillance des agens du ministère. Tous
7 tous
Res
corps
les pouvoirs y sont en
cette lutte est entrétenue parl le régime guerre 2 et
par les variations des décrets ; et nécessairement militaire,
da culture, lecommerce, lindustrie en souffrent.
N'est-ce pas à dessein qu'on a ménagé cette
chie ? N'a-t-on pas voulu révolter la France anarles colonies ? N'a-t-on pas voulu
les
prits à dire : souS un
préparer
EUS
roi, nous avions dès
nies, sous la liberté, , nous n'en avons
coloplus.. .
(1) M. Lameth disoit le 5septembre à
nale, s pour prouver Tactivité des mesures l'assemblée du
natioayoit le 15mai expédié aux iles le Postiflon par comité Calais. , qu'il
lu révolter la France anarles colonies ? N'a-t-on pas voulu
les
prits à dire : souS un
préparer
EUS
roi, nous avions dès
nies, sous la liberté, , nous n'en avons
coloplus.. .
(1) M. Lameth disoit le 5septembre à
nale, s pour prouver Tactivité des mesures l'assemblée du
natioayoit le 15mai expédié aux iles le Postiflon par comité Calais. , qu'il --- Page 32 ---
(a8)
soit l'ennemi le plus acharné de
en
, tenu une autre conduite. Mais
Srait France n'eût pas
d'écoutér les chefs de ce
que T'assemblée cesse
dans les plus fausses
comité, qui l'ont précipitée cesse d'éçouter cet homme opimesures; qu'elle si jeune encore, a renié le
niâtre , qui,
; qui
pee
qu'il avoit d'abord défendu
N préché EST Qu'UN SUmentaujourdthui QUE LA LIBENTÉ donne la mesure
PERFLU. LUn pareil blasphéme
avec ce principe, on peut tyranniser
de son ame;
les
on n'a
les hommes; on ne
La gouverne liberté jamais; est le bien de
jamais leur confiance. biens
tousles hommes;
tous, le premier des
bien poer avant et au-dessus
quiconque met un autre
d'en jouir, ne l'a
de la liberté; n'est pas digne
jamais connue. le rendant commun à tous 7. qu'on
C'est en
cette friternité qui est la
par-tout amener
du bonheur
ESUT la plus stre de la paix générale, des nations. Les
individuel et de la proopérié libres ont droit l'assemhommes de conleur
y : elle doit donc les
blée nationale l'a reconnu remplir cet objet, elle
en faire jouir ; et pour enyoyer et des commis:
doit rappeler les troupes, des
nationales. Alors
saires patriotes, et
et gardes les iles resteront attaTanarchie disparoltra,
chées à la France.
assurent
Mnp
Messieurs, - Trois grands caractères
le succès d'une révolution. - Intelligence
préparer. - Courage 1
e
la concevoiretla
Vous
-
cuter. Volonté forte pourlas maintenit. l'intelligence et le
avez jusqu'a présent maintenant déployé votre volonté pour
courage; déploye Dans T'affaire des colonies 7 lé ciel
son maintien. cette heureuse position, qu'il vous
vous met dans
roussir. - Ayez donc la
suffit de vouloir pour
force de vouloir. --- Page 33 ---
DISCOURS
SUR LES COLONIES
ETLATRAITE DES NOIRS,
Prononcé le 26 Fevrier 1790, par M:
MOSNERON DE L'AUN AY,
Député du Commerce de Nantes près
TAfemblée Nationale, 2 d la Société
des amis de la Conflitution.
MESSIEURS,
QUATRE objets ont été préfentés, hier, à
T'Aflemblée Nationale., par les Députés de
Manufacture &c du Commerce de France, &
par les Députés, des Citoyens de Bordeaux,
réunis à eux..
:
Le premier, eft la fuppreflion du privilége exclufif de l'inde.
A --- Page 34 --- --- Page 35 ---
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Y2
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AX --- Page 36 ---
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