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N
Asoe
CATDES
3labir Carter rolun
fihnny
AArumni Mutuersihr --- Page 3 --- --- Page 4 ---
(48)
expéditions néceflaires à MM. de Chitry & Hamon de Vaujoyeux, pourJeur valoir auprès del'Aflemblée Nationale & du
Roi; & ontmefdits fieurs les capitaines & officiers de diftridts
figné.
Ainfi fignè, Hanus de Jumécourt - 2 capitaine général;
Turbé, Lamarre, Scignoret, Proquau, Beaugu'il,J.
J.
Lefnage
d'Efpinole, d'Eftréez, ainé; Travers, Walle, V.Drouil-
"Tard, ainé; Ia Bachelerie, Villeneuve & Drouillard de la
Règnière.
Collationné & délivrépar nous, 2 fecrétaire fafdit & fouffigné.
Signé, Bernanoffe:
A PARIS, DE LIMPRIMERIE NATIONALE, --- Page 5 ---
DISCOU JRS
PRONONCE
AEASENLBENATONALE
Pan les députés de rassemblée
vinciale de la partie du nord pro- de
Samne.Domingie, le 25 novembre
17.90.
MPRIMÉ,TAR ORDRE DE. L'ASSEMBLÉE NATIONALE.
A PARIS,
DE L'IMP R IM ERIE NATIONALE
1790. --- Page 6 --- --- Page 7 ---
DISCO U R S
PRONONCE
A1
A F'ASSEMBLÉE
NATIONALE
Pan les députés de Lassembléc
de la partie du nord de
provincialé
Saint-Doningue.
MESSIEURS,
L'allemblée provinciale de
Saint - Domingue nous a fait la partie du nord de
puter auprès de vous,
Thonneur dé nous déles fentimens qui Taniment, pour dépofer &c
dans votre fein
jour fa conduite patriotique. Nous ont dirigé jufqu'à ce
d'être bien perfuadés que, dans des vous prions donc
coeurs vraiment
A
ALE
Pan les députés de Lassembléc
de la partie du nord de
provincialé
Saint-Doningue.
MESSIEURS,
L'allemblée provinciale de
Saint - Domingue nous a fait la partie du nord de
puter auprès de vous,
Thonneur dé nous déles fentimens qui Taniment, pour dépofer &c
dans votre fein
jour fa conduite patriotique. Nous ont dirigé jufqu'à ce
d'être bien perfuadés que, dans des vous prions donc
coeurs vraiment
A --- Page 8 ---
(2 )
françois, des coeurs étrangers à P'artifice comme à
la crainte, nous portons l'attachement le plus inviolable pour une nation à laquelle nous nous faifons
gloire d'appartenir; la foumiflion la plus entière aux
loix que la fageffe de fes repréfentans & celle de fon
augulte chef jugeront néceflaires à la profpérité de la
colonie; Pamour le plus vrai
un monarque
ne
ceffe de fe montrer le' père RCVE fes peuples, & dont qui
nous ne ceffons aufli d'admirer les vertus.
Une violente explofion de ces fentimens a été provoquée par des évènemens dont nous étions
de vous
changés
entretenir, & qui mettoient la colonie dans
un danger d'autant plus imminent, que la force publique ne s'y trouvoit plus fuflifante pour P'en garantir;
c'étoit une raifon pour nous déterminer, dans ce péril
extrême, à n'écouter que notre zèle; le fuccès Pa
couronné, & nous nous en applaudiffons d'autant
plus, qu'il paroit que vous en avez jugé par ce qu'il
en a coûté à nos coeurs.
Mais, 2 Meflieurs, à notre arrivée en France, nous
avons appris que la députation de la partie de-Poueft
qui nous a précédés, & à laquelle nous nous réuniffons, vous avoit parfaitement inftruits de ces évènemens; qu'ils vous étoient tellement connus, que par
un décret du 12 ocobre dernier, vous aviez
de la manière
rendu,
la plus diftinguée, à l'affemblée - provinciale du nord, ainfi qu'à fes généreux
une
coopérateurs,
juftice que nous venions vous demander
elle & pour eux.
pour
Les termes flatteurs. 2 pour cette aflemblie, dans
lefquels votre décret eft conçu, les grandes vues que
vous y montrez pour la profpérité de Saint-Domingue
& le bonheur de fes habitans, ne nous laiffent plus,
Meffieurs, qu'une vive reconnoiffance à vous témoigner; nous nous empreflons de vous payer ce tribut
généreux
une
coopérateurs,
juftice que nous venions vous demander
elle & pour eux.
pour
Les termes flatteurs. 2 pour cette aflemblie, dans
lefquels votre décret eft conçu, les grandes vues que
vous y montrez pour la profpérité de Saint-Domingue
& le bonheur de fes habitans, ne nous laiffent plus,
Meffieurs, qu'une vive reconnoiffance à vous témoigner; nous nous empreflons de vous payer ce tribut --- Page 9 ---
(3)
d'être démentis
légitime, & nous ne craignons de toute point la colonie.
en vous l'offrant au nom votre décret du 12 oaobre
Oui, Melfieurs, d'après feront gravés dans tous nos
dernier, ces fentimens
Thonneur, le devoir -
coeurs en traits ineflaçables, par
& Pintérêt,
Thonneur, parce que nous P'attaIls le feront par fouftraire à Tanarchie dans laquelle,
cherons à nous
ferions honteufement reftés.
fans ce décret, nous
quie ne formant
Ils le feront par le devoir, parce feul & même corps
avec notre mère - patrie qu'un
comme
politique, nous nous Peosdnensetaentit dans T'obligation
toutes les autres parties de ce corps,
aux volontés
de foumettre nos volontés les lois ne particulières font & ne doivent être
communes, dont
que les expreflions. enfin
Tintérêt, parce que, deftinés
Ils le feront
par
de nos produdions,
à n'exifter que par le commerce affurer
nous-mêmes les
à ne pouvoir nous en
B notre agrégation à
avantages, à ne T'attendre que il nous importe elfentielune puillance européenne,
s'aturibuer le
lement que cette nation ne puille jamais
commerce exclufif des mers.
ne nous
Oui, Meflieurs, quand notre nos' patriotifine devoirs les plus
uniroit pas à la France, quand nous attacheroient pas
anciens & les plus facrés ne
avec
inviolablement à elle, nos coeurs repoufferoient nous redouterions
énergie une autre protedions la jouillance car
de la plus riche
les tempêtes qu'exciteroit & le calme du defpotifme
colonie du monde,
calme
B
fuccéderoit à ces tempêtes; ce
qu'étendroit
J
à laquelle il Imanquelay poflefion
Punivers une puiflance
être fouveraine des mers 3
de Saint-Domingue pour opprelive pour fes copour devenir arbitrairement
lonies.
A 2
nous redouterions
énergie une autre protedions la jouillance car
de la plus riche
les tempêtes qu'exciteroit & le calme du defpotifme
colonie du monde,
calme
B
fuccéderoit à ces tempêtes; ce
qu'étendroit
J
à laquelle il Imanquelay poflefion
Punivers une puiflance
être fouveraine des mers 3
de Saint-Domingue pour opprelive pour fes copour devenir arbitrairement
lonies.
A 2 --- Page 10 ---
(4)
Dans l'ordre politique, la fureté des foibles ne
réfulter que d'un équilibre de puiffance entre les peut
de
forts;
notre part travailler à le. détruire entre: les puiffances maritimes, ce feroit travailier à nous donner
des fers.
Telles font, Meflieurs, les grandes vérités dont en
général les colons de Saint-Domingue font intimement pénétrés; & peut-être que ceux de nos concitoyens qui, dans leurs égaremens inouis, s'en font fi
prodigieulement écartés, y feront bientôt ramenés par
votre jugement, on pourroit dire par celui de- toute
la France.
Déja même, 2 on nous Taffure, ils ont follicité
I'honneur d'être admis à la barre de votre Affemblée
pour y prêter le fermient civique.
Puifle cette démarche être le premier pas a
qu'ils
doivent faire pour fuivre la route tracée par VOS
décrets
fages
! puiffe cette elpérancesqui feule adoucit nos
malheurs, fe réalifer enfin' ! puiffe la'réunion entière
des opinions & des hommes rétablir dans cette colonie
infortunée la tranquillité que nous venons vous demander, & dont toutes les parties fentent également
la néceffité! alors nous ferons au comble de nos voeux,
& vous ne verrez d'autre rivalité parmi nous, que celle
de notre amour pour la patrie, de notre reconnoiffance pour fes repréfentans, de notre fidélité envers
la nation, la loi & le roi,
Auffi, Mellieurs, nos coeurs fe fentirent douloureufement preffés, cruellement déchirés, quand, abufant de la faculté d'interpréter VOS décrets, on fe
permit de répandre des alarmes fur nos propriétés,
d'affurer que la France nous retiroit ainfi fa protection, nousrepouffoit de fon fein
nous abandonner
aux. fuites affreufes d'une sacinfoans qu'elle provoquoit
elle-mâme, quoiqué 2 par les lois communes entre
nos coeurs fe fentirent douloureufement preffés, cruellement déchirés, quand, abufant de la faculté d'interpréter VOS décrets, on fe
permit de répandre des alarmes fur nos propriétés,
d'affurer que la France nous retiroit ainfi fa protection, nousrepouffoit de fon fein
nous abandonner
aux. fuites affreufes d'une sacinfoans qu'elle provoquoit
elle-mâme, quoiqué 2 par les lois communes entre --- Page 11 ---
(3)
1.
elle fe fàt engagée à nous en garantir.
elle & nous. ,
le diffimuler, MefCes craintes, nous ne pouvons été la première caufe des
fieurs, ces craintes malbeurs ont de notre colonie.
troubles & des
décrets du 12 oRobre ne
Mais, Meffieurs 2 vos vosintentions. En vain vOS
laiffentplus dincertirudefur encore de trouver dans VOS
ennemis s'eforceroient le
caché de détruire
décrets'des 8 & 28 mars, la feule projet ledture de celui du
entièrement les colonies : faire tomber leurs calom12 octobre, fuffiroit pour
nies.
t, corme article confVous y déclarez expreffément.
loi nouvellé far
ricutionnel de leur organifation décrétée 2 qr'aucune en France par les rePétat des perfonnes, ne fera
les demandes formelles
préfentans de la nation 3 que fier
nos affemblécs
6 précifes qui en auront été faites par
coloniales.
aucun prétexte aux interpréIl ne refte donc'plus
avoient
4 tations dangereufes que des hommes perfides dernier, à ces
données à vos' décrets des 8 &28 été mars dans la COdécrets mémorables qui ont de la reçus plus vive reconlonie entière avec les tranfports donné aux citoyens fidèles
noillance, & qui feuls ont avantage contre les intrigués
les moyens délutteravéc vousaliéner les coeurs. Ainfi
de ceux autracallojema
leshabitanso de
notre Conflitution coloniale,
SSCRS
les principales bales de la formation d'une notvelle
nous devons efpérer que de difficultés: quele calme
allemblée n'éprouvera plus fe rétablira pareillement dans
rétabli dans les palfions affemblée; qu'en exprimant.
les délibérations de cette
fur notre régime innos voeux fur notre légiflation, avec la mère-patrie, elle ne
térieur, & nos relations
locales combinées
confultera que les çonvenances conftamment entre nos
avec laccord qui doit régner
'une notvelle
nous devons efpérer que de difficultés: quele calme
allemblée n'éprouvera plus fe rétablira pareillement dans
rétabli dans les palfions affemblée; qu'en exprimant.
les délibérations de cette
fur notre régime innos voeux fur notre légiflation, avec la mère-patrie, elle ne
térieur, & nos relations
locales combinées
confultera que les çonvenances conftamment entre nos
avec laccord qui doit régner --- Page 12 ---
(6)
intérêts & ceux desautrerprovinceds, royaume.Pour
peu qu'on veuille faire attention à la chaine des contre-coups qu'éprouvent ces intérêts, on verra clairement que fi P'accroiffement des richeffes affurées à
JaFrance par les nouvellesloisqui la régénérent, doit
ajouter à la profpérité de fes colonies, de même,
T'accroiflement des richeffes coloniales doit influer 2
la puiffance nationale; que ce feroit, par
fur
tomber dans une'contradidion manifelle, conféquent, de
pofer à la métropole de s'enrichir au
pro- de
fa colonie, 2 ou à
aditnet
de la
la colonie de s'enrichir au détriment
métropole 5 que l'erreur feroit encore plus funefte, filon autorifoit quelques particuliersà
au détriment de l'une ou de
s'enrichir
étrange des mots
Pautres f par un abus
le
on confondoit le commerce &
commerçant, Tintéret du commerce qui eft
rêt de Ia nation & de la colonie, avec
l'intéfonnel de quelques individus.
lintérêt perNous ofons nous promettre,
vues de notre affemblée coloniale Meffieurs, n'auront que les
de ces inconvéniens : nous fommes encore
aucun
qu'elles montreront la même
perftiadés
notre régime intérieur;
leurs fageffe 2 relativement à
bannir de
que
projets tendront à
Tadmuniftration, l'arbitraire & fes abus inévitables; à profcrire tout ce qui ralentiroitle cours réglé dela juftice; à faire regnerfouverainement les
en les tenant fur les lieux mêmes, toujours lois,
de la forcepublique; àétendre leur proteétion bienfai- armées
fante fur toutes les claffes fans diftindion; à conferver aumilieu de nous une autorité affez puiflante
pour maintenir l'ordre public dans toutes fes
ties; ; à l'organifer de manière,
parjours lappui des lois, elle foit 2 elle- que, - même pour être tellemerit toufoumife aux lois, qu'elle ne puiffe, dans aucun cas.,
s'élever au-deffus des lois. Toutes ces vues, en un 2
- armées
fante fur toutes les claffes fans diftindion; à conferver aumilieu de nous une autorité affez puiflante
pour maintenir l'ordre public dans toutes fes
ties; ; à l'organifer de manière,
parjours lappui des lois, elle foit 2 elle- que, - même pour être tellemerit toufoumife aux lois, qu'elle ne puiffe, dans aucun cas.,
s'élever au-deffus des lois. Toutes ces vues, en un 2 --- Page 13 ---
(7)
poiadapter, autant quilfera
mot, fe réuniront pour comme aux autres provina tout
fible, à Saint-Doningue, général qui embratle
de
le fyltème
toutes les infces Rmt dans lequel on trouve
le
befoin,
affurer conftamment
titutions DARSOh il a
pour doivent feules gouverner.
Tobfervation des lois qui
le corps focial. Meffieurs, vous avez connoillance la du.
3 Sans doute, formé entre 13 paroifles de
partie
pace fédératif
contraire mème à la capitulation
du fud. Cet atte
lequel une allociaqui Pavoit précédé; cet de alte lever par & tenir à fes ordres
tion de citoyens arrête foldées, eft fans doute bien
un : corps de troupes de luitrouver quelqu'ercule,
criminel; s'il étoitpolitile dans Tefiervefcence occafionnée
ce ne feroit
du 31
ic
de L'aflemblée générale
en:
la Fan
qui, à
dernier. Ceftcette teeseansuemnirtes leur a mis les armes
trompant nombre de allumé même incendie dans afauroit
SATI
la main; elle nord 2 fans les fages arrêtés de fon 8
la partie du
principalement celui du fepemblée provinciale,
tembre dernier.
être dansla colonielecheureufer
Quellesquey puilfent décret du12 occtobre, il fepourinfluences de votre
ne fuffent pas auffi généroit. cependant qu'elles Malleureufement il exifte
rales
nous le defirons. nombre de citoyens dont les -
dans fos fein un grand à la colonie, dont les titres
intérêts font étrangers dans les allembiées primaires 7
font nuls pour voter Tignorance de ce qui eft utile facilité à un
&c qui joignent n'habitent qu'un moment, à intérefTés la
au
quils
des hommes
Eiue abulés & dirigés Rr citoyens, emportés loin
défordre. Cette clalle dûe aux lois, dans nos premiers cette d6de la foumiflion
a été entretenue dans
élans vers la liberté,
font étrangers dans les allembiées primaires 7
font nuls pour voter Tignorance de ce qui eft utile facilité à un
&c qui joignent n'habitent qu'un moment, à intérefTés la
au
quils
des hommes
Eiue abulés & dirigés Rr citoyens, emportés loin
défordre. Cette clalle dûe aux lois, dans nos premiers cette d6de la foumiflion
a été entretenue dans
élans vers la liberté, --- Page 14 ---
(8)
plorable anarchie par les funeftes travaux de l'affemblée de Saint-Marc, & fur-tout par la néceffité coupable où elle s'efltrouvée de chercher des appuis, des
confervateurs de fon exiftence.
- Les précautions quel.a@embléegenérale elle-même
avoit prifes dans fes.e erreurs. 2 pour éviter les fuites funefles du défordre qu'elle avoit ainfi
lont encore augmenté, bien loin de le provoqué 9
En effet, ces monftrueufes municipalités organifées fufpendre.
fur des plans contraires à VOS décrets, font fans autorité & fans forceidans les paroiffès quiles ont
tées; leurs officiers font méprilés, & leur caraétère adopeft méconnu.
Ainfi, les voeux des deux partis font
trompés ; les moyens par lefquels ils vouloient également rétablir l'ordre, ont étéiniréueux ; la tranquillité
defirent également, & fans laquelle ils ne peuvent qu'is
exifter, eft détruite. Nous fonmes donc les
de la colonie entière, quand nous venons organes vous la
demander, Meflfieurs, celte tranquillité précieufe, &
nous exprimons un voeu unanime , quand nous vous
fupplions de Paffurer par des moyens
nous vous conjurons de faire refpèéter ellicaces; les lois quand
nous régilient, jufqu'à ce
celles qui vous .de
propofées par la colonie, que vous daignerez décréter, les remplacent avec pluis de fuccès.
3 Nous craindrions de paroître douter de votre zèle
pour le' bien public, f; pour vous engager, Meffieurs, à prendre de telles mefures, nous mettions
fous VOS yeux les grands intérêts qui attachent la
France à la confervation d'une colonie fi
la grande Frépondérance que nos denrées importante; coloniales
domnent à l'empire dans.la balance de fon commerce
avec les étrangers; la multitude des canaux par lef-
-quels les valeurs de fesproduaions fe répandent dans
de votre zèle
pour le' bien public, f; pour vous engager, Meffieurs, à prendre de telles mefures, nous mettions
fous VOS yeux les grands intérêts qui attachent la
France à la confervation d'une colonie fi
la grande Frépondérance que nos denrées importante; coloniales
domnent à l'empire dans.la balance de fon commerce
avec les étrangers; la multitude des canaux par lef-
-quels les valeurs de fesproduaions fe répandent dans --- Page 15 ---
(9)
Finduftrie des villes
toutes les provinces pour yanimerl Ces confidérations vous
& fertilifer les campagnes. elles vous ont été préfentées dans
font familières,
vous ont été faits relatifs
tous les rapports d'une gui manière qui ne laiffe rien à deaux colonies 2
firer.
Meffieurs, ce que nous nous permettroris
Mais ,
a que nous qui puiffions vous.
d'ajouter, ce quilny
comme le bienfait
dire; cfeft que la colonie regardera avec lequel TAffemle plus fignalé, voudra Temprellement bien fe porter à éloigner de
blée nationale
tendre à relâcher"
Saint-Domingue toutce quipouroit
ne
les liens de notre union avec une métropole pour qui vouceffera de nous être chère, Ah! !. Meflieurs, d'être néFrançois.
loir vivre &c mourir Francois,ilfamit été
ne devezLorfque le calme nous aura caraétère rendu,que national ? & quelle
vous pas attendre de ce aura été renforcé par toute
en fera Pénergie quandil liberté? Alors, Meffieurs, vous
celle d'une véritable de notre bonheur, 2 comme vous
jouirez. du fpeeacle. vous préparez à la France,
jouirez de celui que
de nos plaintes, nous n'au-
& après vous avoirfatigués faire entendre que les accens de
rons plus à vous
& de notre félicité.
notre reconnoiflance,
préfident dela députation; TRÉMONDRIE ;
AUVRAY,
LADEBAT,
DEI LA RIVIÈRE; F.I DeTAseRt,l.buare; --- Page 16 ---
(10)
Réponfe de M. le préfident.
L'AMemblée nationale a déja témoigné fà fatisfadion
aux habitans de la province du nord de Saint-] Domingue & à leur aflemblée provinciale; vous n'avez
pas eu befoin d'être entendus pour être jugés, car
vous vous étiez fait précéder par des preuves éclatantes de patriotifine. L'Affemblée nationale eft invariable dans fes intentions pour la profpérité de la
colonie comme pour le maintien des droits de la
nation qu'elle repréfente. Réfolue à ferrer leurs liens
par de nouveaux rapports d'affection & d'utilité réciproque, l'expreflionde fa volontévous garantit qu'elle
prendra tous les moyens d'en affurer Pexécution, &
que vous recueillerez pour prix de VOS généreux
fervices, la récompenfe qui feule eft digne de vous,
la paix & le bonheur de votre patrie.
L'Affemblée nationale vous permet d'affifter à fa
féance. --- Page 17 ---
a a
R É CI T
évènemens arrivés à la MartiniDES
le 3 Juin de , jusqu'au 9 2
que, , depuis
contradictoirement / d la relation
MM. Ruste et Corio 3
publiée par
Députés de St. Pierre.
A PARIS,
NATIONALE
DE LIMPRIMERIE
1 7 9'0. --- Page 18 --- --- Page 19 ---
7 a
Losld
V2
- à - aie --- Page 20 ---
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