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Jeht Ctrirr Brolon
Lihrang
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Mlequired witb the assiftance eftbe
filie Mapunlh -
Ahans
Fund
Jous CARTER BRowN LIBRARY
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- --- Page 3 --- --- Page 4 ---
06-21
-
A --- Page 5 ---
1790.
TS
o
x évéP théà-
/ance &
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cet
la
que
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cr
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ye.
IC chargeorr de la maintenir --- Page 6 --- --- Page 7 ---
WNL 1790.
DISCOURS
TS
RESSÉ aux Citoyens de Saint a Doningue, lu à PAffembléc provinciale de
a Partie du Nord, féante au Cep, à la
éance du 6 Septembre 1790.
x évéPar M. D. L. MOREL.
P théàyance &
ns nos
EVEILLEZ-VOUS, Francais de Saint-Domingue;
eillcz-vous : fortez de ce fommeil léthargique >
S qu'une apatique infouciance rend indifférens
ille quar- du
grandes merveilles qui s'opérent chez nos frères
S vous
Français d'Europe : calmez ces tranfports in-
'avons
ets qui vous agirenr, vous qu'iune erreur mcnimens
gérea a féduits ; la vérité fe développe par degrés;
.ccord
fermez pas vOs coeurs à la clarté de fon flamS une
u. Er vous que des principes folides ont tourS foutcnus dans la nouvelle carrière qui vient de
Ivrir, foyez toujours fermes ct incbranlables ;
Bion
craignez pas
quelques écarts, quelques inles
malités ERE l'éclat de VOS vertus civiques.
nous
umanité ne peut pas toujours fe défendré de
es de
reur; fon triomphe eft de la reconnaitre.
lcurs
Réuniffons- nous tous , ciroyens, mélons nos
X à ces chants d'aiégreffe qui retentiffent de
ates parts dans le fein de la France étonnée.
plus
cet
la
que
*re
ct
es
nages
I
IC chargeorr de la maintenir
malités ERE l'éclat de VOS vertus civiques.
nous
umanité ne peut pas toujours fe défendré de
es de
reur; fon triomphe eft de la reconnaitre.
lcurs
Réuniffons- nous tous , ciroyens, mélons nos
X à ces chants d'aiégreffe qui retentiffent de
ates parts dans le fein de la France étonnée.
plus
cet
la
que
*re
ct
es
nages
I
IC chargeorr de la maintenir --- Page 8 ---
Elle eft donc décrétée (2)
et le 14 Juiller, anniverfaire cettc confitution défirée
généreux du Parifien contre le des premiers effort
fanctionner ce chef-d'auvre de delpotilme toute
a VL
Ellea étd fancionnée devant
légillation
fous la voûte du ciel,
PAuteur des étres
de fon immenfité, qui attefte temple fa fublime, feul dign
deur et fà bonté : elle a été puiffance, fa gran
face de ce foleil, fon plus fanctionnée al
qui développe les germes de la majeftueux vie de embléme
tion : clle a été fanctionnée
et la végéta
les députés des diverfès
en préfence de tou
fraternité l'Empire français, réunis corporations par les doux qui compofen liens
et de F'amour, liés par. le ferment del
lennel_de tuel pour la fe défenfe préter une afliftance et un appui mu fo
tous les mal-intentionnés des lois protechrices, contr
fe coalifer pour y porter 9er plus voudraient déformai
Qui de nous,
légére atteinte.
citoyens, ne s'eft
tranfporté la
en efprit au milieu de cette plufieurs foi
la plus plus célebre augufte que le foleil ait jamais Affemblée éclairée
tranfimettre le fouvenir dont les annales du monde puiffen
Ailemblée des Amphyctions? ? qu'était en effer cett
YAlmiques,fifamenx chezlesanciens qu'étaient ces jeu
toujours eu l'art feduifant de donner Grecs, quion
célébrité à tout ce qu'ils fefaient? une grand
de Qui de nous, citoyens, na pas
nc pouvoir être témoins de fouvent regrett
pompe qu'a déployé la Nation Fappareil et de I
donner la plus éclatante
françaife à
, pou
nel qui devait confacrer publicité à
cct acte folen
régéncration.
jamais fa majeftucuf
Un Prince, objer chéri d'un Peuple qu'il aime
2 a
quion
célébrité à tout ce qu'ils fefaient? une grand
de Qui de nous, citoyens, na pas
nc pouvoir être témoins de fouvent regrett
pompe qu'a déployé la Nation Fappareil et de I
donner la plus éclatante
françaife à
, pou
nel qui devait confacrer publicité à
cct acte folen
régéncration.
jamais fa majeftucuf
Un Prince, objer chéri d'un Peuple qu'il aime
2 a --- Page 9 ---
(3)
de fon aujufte époufe et de fa refpec1790.
E des miniftres dont il ai fait choix pour
fes pas dans la nouvelle carrière confon caeur, , que lui ont ouvert les RepréIS
de la plus puiffante Nation de PEurope;
éfentans de vingt-cing millions d'ames
nt cette Nation, occupés depuis plus
R
re les lois qui feront Ia bafe du bonheur
t individuel, et à organifer Ics différens
arges de Ics faire exécuter; les repréfences mêmes corps inftitués pour être les
les protedteurs des citoyens; la montre par
on des forces que peut mettre en aétivité
x évéême Nation, en troupes patriotiques et
: théàde lignes, pour protéger, > pour conferver
ance &
tentions, fon commerce au-dedans et auns nos
fes pofleflions continentalles et d'outrette réunion d'étrangers par députation,
de cette, cérémonie civique plutôt que a
quara faitd défirer d'en étre témoins, le concours
ille du
rable de citoyens et d'étrangers qui y auS vous
€ attirés; ; voila, citoyens, Pinconcevable
'avons
qui s'eft faite des extrémités de PEmpire
imens
pour jurer à la face du Dieu de la Patrie,
ccord
Aidées a cette conititution chérie, et de la
S une
e jufqu'à la dernière goutte de fon fang.
coup-duil rapide fur Tétat du Français opEion
ct fur le nouvel ordre de chofes qui va
S les
, vous démontrera et la néceflité ct favannous
cette nouvelle conftitution, et que les efes de
les facrifices pour l'établir et pourl la mainleurs
c peuvent être trop grands.
ouis le fceptre jufqu'à la houlette, tous les
efaient defporiquement les unsfur les autres;
plus
cet
la
que
*re
er
ces
vaniages
AC cnargeoir de Ia maintenir
ct fur le nouvel ordre de chofes qui va
S les
, vous démontrera et la néceflité ct favannous
cette nouvelle conftitution, et que les efes de
les facrifices pour l'établir et pourl la mainleurs
c peuvent être trop grands.
ouis le fceptre jufqu'à la houlette, tous les
efaient defporiquement les unsfur les autres;
plus
cet
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que
*re
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ces
vaniages
AC cnargeoir de Ia maintenir --- Page 10 ---
nous nous
(4)
vengions fur nos
preffion et des vexations de fubordonnés, de
infellés rapports les plus doux de pere nos et fupéricur
dece' defpotifme
dépoux
la Francc; la claffe la plus univerfel qui preflaic
Peuple, fupportait
confidérable, ce
fardeau; fes fiseurs, E conféquent lc plus
venaient la proie du produit 'de fes travaux
du traitant , da feigneur celefiaflique ou
nic fifcal,
courtifan et de Fintrigant; ; I
condamnations fpo'iateur, individuelles avait pénétré par-tout
par des confifcations, et le ruinaient les fa
d'opprobre; les amendes vexatoires préjugé les co
laient plices, les formes et les frais de étaient
le plaideur de
procédure dé
périeurs étaient fouvent bonne-foi; à des les tribunau
et les privilegiés par naiffance diflanices ruin
pouvaient, en première inftance ou par leurs em
de plebéien, qui fouvent y était , y tradu
envahi, pouvoir allers'ly défendre; la condamné, finance
burfaux multipliés, avait mis des entraves par-tout ; avait les
juge et partic, le moyen ambigus, d'étendre laiffaient au trai
apparence, des impôts accablans; ; le légalemen
pouvair fans des formalités
cultivate
à des formes infidieufes, et des droits f
vigne; le malheureux était vendre forcé le produit
tions de fel, que la gabelle à des confor
fermier des droits avait fcul le entravait encore
à un énorme bénéfice, le tabac pouvoir de ven
aurait pu recueillir dans fon que le cultiv
contrôle et d'infinuation, établis champ; les droi
des dates ou des effets, étaient devenus pour conftatd
burfaux; ct le plus habile
purei
régifleur en cette pa
A
L (
le malheureux était vendre forcé le produit
tions de fel, que la gabelle à des confor
fermier des droits avait fcul le entravait encore
à un énorme bénéfice, le tabac pouvoir de ven
aurait pu recueillir dans fon que le cultiv
contrôle et d'infinuation, établis champ; les droi
des dates ou des effets, étaient devenus pour conftatd
burfaux; ct le plus habile
purei
régifleur en cette pa
A
L ( --- Page 11 ---
73)
lui qui avait l'art de couvrir de l'apparence
1790.
égularité les exactions les plus révoltantes;
ice était divifée en provinces étrangércs,
TS
es réputées étrangéres et pays conquis et
territoire était intercepté par des barriéres
voyageurs et les négocians ne pouvaient
fans des déclarations, foumifesà desdroits,
confifcations ; c'était politivement Pénigme
inx. Des impôts fur les arts et métiers gect détruifaicnt l'induftrie, et le Français
vait profefler un art, un métier fans être
d'une corporation, d'unc mastrife, d'une
X évé-
;1 le droit de rendre la jultice était achetd,
2 théàétait vendue fouvent, quoique le juge fot
ance &
humblement par requéte de" la rendre; les
ns ncs
épouillaient légalement les autres héritiers,
n condamnait fouvent à une éternelle cloevaffal érait puni, et par amende, , et par des
: quarinfamantes, ) s'il fe permettait de tucr les
ille du
x deitructeurs de fes moiffons, réfervés aux
S VOuS
de fon feigneur > pour lequel on priait ex-
'avons
nent et nominativement dans les églifes;le
imens
reux cultivareur était obligé d'entretenir
.ccord
ement! lcs grandes routes, et à de grandes dif
S une
la répartition des impôts était dévolue aux
ans qui jugcaient par attribution les réclaBion
sfaites contrel leurs propres taxes: : les grands,
ples, les titulaires d'offices, le haut clergé,
S les
cxempts par leur naiffance, leurs ctats, leurs
nous de
is, de contribuer aux charges publiques qui,
CS leurs
e moyen, étaient toutes fupportées par le
ct le cultivateur; toutes les parties de l'adration, du gouvérnement ' de la finance,
I
concentrées entre un cercain ordre de genss:
plus cet
la
jue
*re
cr
ces
vanrages
yt. it chargeoir de la maintenir
aires d'offices, le haut clergé,
S les
cxempts par leur naiffance, leurs ctats, leurs
nous de
is, de contribuer aux charges publiques qui,
CS leurs
e moyen, étaient toutes fupportées par le
ct le cultivateur; toutes les parties de l'adration, du gouvérnement ' de la finance,
I
concentrées entre un cercain ordre de genss:
plus cet
la
jue
*re
cr
ces
vanrages
yt. it chargeoir de la maintenir --- Page 12 ---
(6)
et le téméraire qui avait l'audace de
frappé d'anathéme comme celui
s'en ocd
difparaiffait fouvent
qui touchaitl
fes concitoyens, pour toujours du mili
Je ferais un volume,
les vexations de tout Ciroyens, fije vous
expofés les defcendans genre de , auxquelles é
aieux ; fi je vous montrais ces anciens Frand
tout état était froiffé, écrafé combien le plébéi
ciens ; vous verricz qu'il en devait par Pordre des
réfulter 3 ou un
néceffair
efforts pour rétablir bouleverfement l'ordre dans général
vaient une
grande
la fociété
A
rétabliffement HTL l'ordre réfiflancc , ou bi
moraleàl laquelle doivent focial > et cette é
d'un état conftitué fuivantl prétendre les
tous les cit
C'eft ce qui eft arrivé, et vous principes de la I
Aujourd"hui le citoyen en jugerez.
homme; ; libre de fa
français eft vra
fa penféc de fes actions perfonne il > de fes biens
la portion indifpenfablement ; n'en facrifier
confervation Fordre
du refte , et néceffaire le
po
: le citoyen eft
pour maintie
de la loi; il eft foumis a parfaitemenr elle
égal atx
de loi que celle qu'il aura feule, et ne reco
fes repréfentans, et qui fera décrétée par Torga
chef-fupréme du pouvoir fanctionnée par l6
difinclions, les priviliges exécutif; les rangs
fondés fur ces vieux honorifiques ou lucra
de génération en
parchemins qui perpétu
titres, fouvent fans génération, mérite une armée de def
le refte de la Nation des droits perfonnel exerçan
vaffelage, font abfolument accablans à titr
CCS droits de
fupprimés et avec
primogéniture : lc mérite perfo
L Aa -
fanctionnée par l6
difinclions, les priviliges exécutif; les rangs
fondés fur ces vieux honorifiques ou lucra
de génération en
parchemins qui perpétu
titres, fouvent fans génération, mérite une armée de def
le refte de la Nation des droits perfonnel exerçan
vaffelage, font abfolument accablans à titr
CCS droits de
fupprimés et avec
primogéniture : lc mérite perfo
L Aa - --- Page 13 ---
(7)
ixera la corifidération dontjouira chaque citoyen, 7 *
t l'enoblira aux yeux de la Nation mémeles , qui plus pourra im1790.
echoifir pour occuper les places de droits, de redevances
pertantes; cette multitude atteftent la création dans
NS
dont lcs muurs gothiques barbarie tenaient
ces temps d'ignorance et de
qui
"homme attaché à la glébe fous le régime féodal
font abfolument anéantis s et avec eux ont ceffé les
démarches humiliantes du vaffal prétant foi et homdansles églifes:
ko
mages, et de ces dlifinchionsinfultuites la chaffe n'eft plus réfervé à la feule
lc nobleffe; plaifir la finance qui n'était proprement que le
droit de vexer , de dépouiller le plebéien pour
une
claffe
enrichir feandaleufement certaine
anont
x évéd'une légion de mercenaires, fur les
> theàmes, réclamations appuyée defquels elle comptait pour appuyer
ance &
fa deftruétive exiftence, eft déformais reitreinte
ns nos
aux feuls qui feront jugés utiles à la perception librement
des droits, 'des impôts librement votés.,
accordés, et librement répartis par Ics citoyens, ,
: quarfans privileges ni excmptions : l'emploi des deniers
ille du
publics fera légalement furveillé et publiquement
> vOuS
difcuté dans des comptes périodiques; cette multi-
'avons
tude de droits entraves du commerce, ce régime rendait
imens
prohibitifd'une province à une autre , qui
accord
ies Français étrangers les uns aux autres; ces maitrifes, excluS une
ces corporations, ces jurandes, ces privilèges font entièreff, deftructeurs de toute émulation, diftributive bornée à la
edion
ment détruits : la juttice de la loi, fera rendue par ceux
S les
fimple lc application pcuple aura cru capables, et aura choifis;
es nous de
que les formes feront fimplifices, les frais feront extra- luilcurs
ordinairement modérés, chaque citoyen
fes droits, les tribunaux
rapErunee
même défendre
plus
cet
la
jue
e
CI
es
vantages
yu 1 C ie chargeoit de la maintenir
détruits : la juttice de la loi, fera rendue par ceux
S les
fimple lc application pcuple aura cru capables, et aura choifis;
es nous de
que les formes feront fimplifices, les frais feront extra- luilcurs
ordinairement modérés, chaque citoyen
fes droits, les tribunaux
rapErunee
même défendre
plus
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la
jue
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CI
es
vantages
yu 1 C ie chargeoit de la maintenir --- Page 14 ---
prochés des
(8)
1a partie à un jufticiables, auitre et nul ne pourra
de commitimus tribunal en vertu de traduir ce
code pénal fera actuellement. fi fort aboli : notre barbare droi
mort fera rare, encore ne adouci, que la
de
pagnée des tourmens fera - t-elle pas peine accom
iroquois, les
dignes des
font
confifcations des biens Sycambres des et des
la vertu; fupprimées, Pénorme et le crime eft perfonnel criminels
richefle du
comme
feandaleufementt un
clergé, dont il
au plus utille des
cft fefait
befoins >
enipnteniis
les miniftres des autels celui de fccourir employée
leur
font
Teats
Erped pompe du épargner culte la follicitude généneufement de leur dotés,
et faltueufe repréfentation fera dégagéc de cctte exiftence; mondaine
fondre le miniftre entouré qui fefait fouvent
la divinité, objet de de tant
confialliques, tombcaux notre culte ; d'honneurs, ces prifons ccclé- avec
raccs fintures, font ouvertes, qui engloutiflent l'efpoir des
fermées Torgueil, T'ambition et le et les victimes que
font renduesau defefpoir y tenaient renchiré! cette Baitille. à ce mot monde le qui les réclamait:
cette Baflille ou tant cceur eft encore dédanslhorreur des
d'infortunés font
mes du defpotime privations des rois et des tourmens, péris
des délations et des
et des miniftres, vi@imes victicourage et une activité intrigues les > a été détruite avéc un
peine à concevoir, et
contemporains ont
miniftres font
fans
atler
le luxe par qui nainfeectuee tous les
de exemple les
duifent dansles
vices, tous les crimcs cleumalions;
cour paffait aux fociétés, ce luxe effréné s'introquairaux
viles, et de celles-ci fe qui dc la
dela campagnesles plus
communiFrance; les grands reculées, va difparaitre
exemples ca ce genre que
avéc un
peine à concevoir, et
contemporains ont
miniftres font
fans
atler
le luxe par qui nainfeectuee tous les
de exemple les
duifent dansles
vices, tous les crimcs cleumalions;
cour paffait aux fociétés, ce luxe effréné s'introquairaux
viles, et de celles-ci fe qui dc la
dela campagnesles plus
communiFrance; les grands reculées, va difparaitre
exemples ca ce genre que --- Page 15 ---
(9)
copiait à l'envie, cefferont avec Pimpoffibilité
1790.
difiper criminellement les finances par des pennset des gratifications énormes ; les ateliers imNS
nfes employés à fatisfaire, , à flimuler lcs goûts,
fantaifies, vont rendre lears ouvriers a la culture,
marine, aux arts vraimene grands 2 vraiment
les: ce nouvel ordre de chofes amenera néceffaiaent une favorable révolution dans les murs,
Français, frivole et léger, deviendra lc peuplele
S profond del PEurope : ce droit de la paix et de
guerre, borné à la défenfe des poffeffions et des
its de P'empire français , dégagé de l'ambition
conquétes, va déformais rendre la France l'arbitre
IX évéT'Europe entière; et cette paix univerfelle 3 préte théàIx réve dc l'abbé de S. Pierre, > regardéc comme
ance &
belle chimére, pourrait bien fc réalifer de nos
ns nos
rs.
Tel efte en raccourci, chers concitoyens, le tableau
chagemens heureux qu'a produit cette révolution
5 quariréc,quel T'Europe entiére admire, quel lesfouveille du
1s qui n'ont pas les rarcs vertus dc Louis XVI
S vous
outent, qui fe communiquera de proche en pron'avons
;ct peut-écre, franchifiant les bornes de notre
timens
ope, ira faire trembler ces defpores de P'Afie,
accord
tiennent les innombrables peupies dc CCS conS une
s courbés fous un joug, d'autant plus difficile à
fer, qu'ils croupiffent dans une indolence léthar-
"edion
ue, deftructive de tcute cfpéce d'éncrgie.
S les
Et vous pcurricz, citoyens, tièdes admirateurs
nous
merveilles que nos fréres de France viennent
es de
pérer malgréles obftacles multipliés des ariftoleurs
tes nobles et ecclélialliques, de ia robe erde la
ance, vous pourriez reftér indifférens; et refufer
joindre les élans parriotiques dc vOs cours, ces
le plus
ffer cet
6 de la
lus que
: notre
ropofer
cnances
vantages
yocee ie chargeoit de la maintenir
admirateurs
nous
merveilles que nos fréres de France viennent
es de
pérer malgréles obftacles multipliés des ariftoleurs
tes nobles et ecclélialliques, de ia robe erde la
ance, vous pourriez reftér indifférens; et refufer
joindre les élans parriotiques dc vOs cours, ces
le plus
ffer cet
6 de la
lus que
: notre
ropofer
cnances
vantages
yocee ie chargeoit de la maintenir --- Page 16 ---
(1o)
cris d'alégreffe dont retentitla France, en voyant
journéed delpotifme terraffé par cette journée du 14 juille
français jamais mémorable dans les faftes
et dans les annales du monde ? del'emp
Vous pourriez refufer de vous unir de caur à
généreux prifes Français nos proteéteurs, contre les ent
coupables de quelques individus qui couvra
mal-adroitement écartédes vrais leur vues ambitieufes vous d
principes que vous profeffiez na
rellement, et ont cherché à vous faire fervir àle
paflions en vous donnant des craintcs ridicules
truire, mal fondées, fans que la France ne peut chercher à d
de votre perdre tout le fruic qu'elle fe
nement confervation, et que vous perdriez
I
de réfiftance (votre obftination employait des moy
torieufes. auxquels elle oppoferait des forces
Réfléchiffez-y bien,
calme des paffions, dans citoyens Ic filence > examinez de la folitude dans
la conduité dela France et celle des ariftocrates f
foutenue, geux qui ne s'attendant pas à une réfiftance fiiv
tous les combinée > ont fini par mettre en uf
fion moyens qui pouvaient amener une con
, une anarchic affreufe, dont ils cfpérai
que quelque circonftance heureufe les
méme de profiter pour exécuter leur plan méttrai
tcur, Peu d'entr'eux fans doute connaiffent le deft fil
cette trame mal ourdic, et prefque tous ont été
mauvaife portés, entrainés au-delà d' 'eux-mémes : les uns
honte 3 le fleau des belles actions
pas ofé abjurer leur erreur ; d'autres ont été inti n'
dése et forcés de paraitre réunis: à deux oul trois co
pirateurs, feuls à la tête du complot.
Méditez, chers Concitoyens, CCS fages Dèc
doute connaiffent le deft fil
cette trame mal ourdic, et prefque tous ont été
mauvaife portés, entrainés au-delà d' 'eux-mémes : les uns
honte 3 le fleau des belles actions
pas ofé abjurer leur erreur ; d'autres ont été inti n'
dése et forcés de paraitre réunis: à deux oul trois co
pirateurs, feuls à la tête du complot.
Méditez, chers Concitoyens, CCS fages Dèc --- Page 17 ---
(I)
des 8 et 28 Mars dernicr, et Ics Inftructions qui
1790.
relatives ; ils vous
de
font
permettent préparer
lois pour le régime intérieur de la Colonie: : fi elles
NS
ne font pas contraires à votre" liaifon avec la France,
elles fcront décrétées ct fanctionnécs : vOS repréfentans à T'Affembléc nationale munis de vos inftructions les difcuteront, les
2 les
feront valoir. Que pouvez- vous ACETa de plus ?
-
L'Affemblée de Saint Marc a bien fenti que fon
premier foin devait être de rompre cette confiance
que vous aviez en vos repréfentans; c'eft cc qu'elle
a réufli de faire par degrés; elle s'eft enfuitc permis
de les nommer fes commiffaires, cherchant par-la
IX évéà fe les attacher exclufivement, - à les mettre dans fa
le théadépendance, et rompre toute liaifon, , toute correfance &
pondance entr'eux et vous : premier moyen de faire
ns nos
naitre la défiance. Elle a de par le môme principe
vous donner des fujets de crainte du côté du genéral ;. de-l elle a imaginé un projet de contreS ville quar- du
révolution , dont elle tient, dit-elle, le fil, mais
qu'elle fc garde de faire voirà ceux qu'elle prétend
'S n'avons vOuS
en inftruirc. Il fallait attaquer céttc invincible
timens
Affembléc de Ia Province du Nord, cette inébranaccord
Jable ville du Cap , malgré fes fluctuations appaIS une
rentes ; de-là ont été imagindes ces récompenfes
promifes par le Miniftre dc croix de Saint - Louis.
Eft-il poilible, citoyens que vous aycz étrc
*edion
d'un moyen auffi
employé par gens
S les
ufé,
E
dupes qui voulaient semparer de tous les pouvoirs !
ncus
Divife pour régner; c'eft la devife des tyrans;
cS de
et vous avez merveilleufement fecondé Pemploi
leurs
qu'en a fait l'Afemblée pour parvenir à la réuflite
de fes perfides deffeins.
Rappelez-vous tout ce qui a été fait au Cap,
le plus
fer cet
6 de la
lus que
: notre
ropofer
enances
avantages
yucic ie chargeoit de la maintenir
ient semparer de tous les pouvoirs !
ncus
Divife pour régner; c'eft la devife des tyrans;
cS de
et vous avez merveilleufement fecondé Pemploi
leurs
qu'en a fait l'Afemblée pour parvenir à la réuflite
de fes perfides deffeins.
Rappelez-vous tout ce qui a été fait au Cap,
le plus
fer cet
6 de la
lus que
: notre
ropofer
enances
avantages
yucic ie chargeoit de la maintenir --- Page 18 ---
(12)
quand M, Bacon y a eu
tour il a fait jouer les reflorts quelqu'influence de la
: tour-àconfiance, pour acquérir
crainte et dela
était parvenu, un certain crédit par degré, commc ily
féduit, chez lequel il
parmi le peuple
objets de terreur, qu'il répandait fe réfervait à propos certains
difiper audli à propos.
le mérite de
Vous vous fouvenez de cette corvée
avec ardeur notre brillante jeuneffe, où fe porta
truire guelques milliers d'ennemis pour aller dédans un lieu où il n'y en eut peut. - étre domelliques
réunis 2 fans crainte de périr dc faim jamais dix
de M. Bacon avait fait cette intéreffante : un nègre
verte ; ou pour mieux dire c'était un réve découmaitre 7 dont par conféquent l'efclave
du
puni.
ne fut pas.
La fcène affreufe de la prife d'armes du 16
17 Décembre 1789, avait-elle d'autre
au
révolter les citoyens contreles chefs et le but que de
Il faur efpérer que cette fcène nodturne militaire?
au grand jour.
fera mife
la Avec jeuneflé quel du art n'a-t-il pas mis en action toute
concertés Cap, par fes projets de
tentions pour à donner tout le jeu pollible corporation, aux
2 des préférences en
prégrades dans les milices ? Ces fètes multipliant les
ques de fon invention
militaires publides actes de repréfentation 7 amenaient néceffairement
éclat fous les yeux de ce Public qui le mettaient avec
ment dans fes
quiladulair fadecet air et ce coup-d'il difcours, auxquels il répondait avec
fon ame 5 ct lc plus grand T caradérifent était
fi bien
preflion et à Pample diftribution de donné à l'imd'doquence que ce nouveau diélateur, ces morceaux
entouré de
L ( a
lides actes de repréfentation 7 amenaient néceffairement
éclat fous les yeux de ce Public qui le mettaient avec
ment dans fes
quiladulair fadecet air et ce coup-d'il difcours, auxquels il répondait avec
fon ame 5 ct lc plus grand T caradérifent était
fi bien
preflion et à Pample diftribution de donné à l'imd'doquence que ce nouveau diélateur, ces morceaux
entouré de
L ( a --- Page 19 ---
3H
(:3)
fà
et de fes gardes, regardait toujours in1790.
RMETE fon grand mérite.
I1 étair Pidolc qu'on encenfait alors, et alors it
commencait à jetter les premiers fondemens de cet'
VS
édifice qu'il efpérait porter jufqu'à fon comble.
Enivré même de cet cxcès de profpérité qui trouble
roujours la tête d'un intrigant ordinaire il fe démafqua afez tôt pour qu'on fentit qu'il était temps
de réduire à la qualité de fimple citoyen celui
qu'un enthoufiafime peu réfléchi avait élevé aut
pofte éminent qu'il convoitait avant qu'il eût le
temps de s'entourer de partifans capables d'en impofer : il fut donc deftitué de fa place;, et ainfi
IX évéfinit fa gloire. Ainfi l'Indien condamne aujourd'hui
te théàal'oubli l'idole, objer de fon culte, qu'il cncenfait
tance &
la veille.
ns nos
Suivez ce s'eft fait à PAffembléc de S. Marc,
vous y verrez RE mémes opérations répétées pius en'
grand, fur un théâtre plus vafte 2 par des aéteurs
S cuaret avec des moyens plus multipliés : vous y verrez
ville du
le même plan adopté de fairé naitre des craintes >
IS vous
de femer des divifions., et de fe préfenter toujours
n'avons
comme un point de ralliement, en employant tous
timens
les moyens de féduétion pour s'affurer des partifans
accord
au milieu du trouble. Vous y verrcz le méme plan
IS une
que celui des ariftocrates dc France par l'emploi
dcs gens fans aveu, préts au premier fignal à donner
feétion
un coup de main; émiffaires, intrigans fubalternes,
femant à propos de faux bruits donnant des avis
S les
concertés : vous verrez cette Affemblée vous dées ncus de
guifant avec foin L but de fes démarches, ne vous
lcurs
préfentant de fes opérations que CC qui était capable d'enflammer vos imaginations féduites, et vous
dérobant avec foin tout ce qui était propre à vous
le plus
ffer cet
é de la
lus que
: notre
ropofer
cnances
avantages
dune verte conque. r eue-meme, qu'elie le chargeoit de la maintenir
cette Affemblée vous dées ncus de
guifant avec foin L but de fes démarches, ne vous
lcurs
préfentant de fes opérations que CC qui était capable d'enflammer vos imaginations féduites, et vous
dérobant avec foin tout ce qui était propre à vous
le plus
ffer cet
é de la
lus que
: notre
ropofer
cnances
avantages
dune verte conque. r eue-meme, qu'elie le chargeoit de la maintenir --- Page 20 ---
(14)
inftruire; ; et au môment oà elle croit que ces
manceuvres préliminaires lui ont affuré une petites
dérance, elle frappe fes grands
préponfuadéé qu'ils feront une occafion coups, de bien perle moment favorable pour fes partifans trouble de fe et
connaître : auffi
faire
diflicultés avec les avez-vous vu qu'aprés fes petites
d'efpèces,
admnintiftraseums, après le refus
en nombre voyant en fa qu'on ne fe montrait pas affez.
pour multiplier fes faveur 1 elle a ouvert les ports
licencié les
partifans, débauché les foldats, 9
S. Marc, qui troupes n'a 3 commencé un mouvement à
n'étant
produit aucun effet les efprits
-
pas affez préparés, foulevé
du
A
Léopard, concerté
du Péquipage
-
Port- -au Prince Pattroupement 29 Août au
ferait pour elle un , cfpérant motif que cette entreprife
générai ; fa
d'allumer un incendie
qu'elle l'a pu ; proclamation mais heureufement l'a provoqué autant
Nord ne lui a pas donné le
de la Province du
fruit de fes abominables temps recueillir le
démarche a fait vaciller ceux projets. Cette néceflàire
croyait attachés;
que l'Affemblée fe
Le réfultat ne lui que dis-je ? élle a fait déclarer.
le Léopard qu'ellé parut avait pas fait favorable : le vaifféau
fort à propos pour fauver ces tétes foulever fe trouva là
dant pour tenter un dernier chéries, Cepenmis à prix les tétes de MM, moyen, de après avoir
Couffard (la première pour mille Peinier ct de
elle prit la réfolution de deftituer le portugaifes),
d'appeler à fa place de général M. de premier et
et engagea par fon décret les citoyens Fierville,
la voie des armes, M. de Peinier à punir
KT de Vincent, commendant
> 8rc. Mais
preflant, et ne permit pas à PAffemblée nos troupes, d'attendre fut trop
L A
tes de MM, moyen, de après avoir
Couffard (la première pour mille Peinier ct de
elle prit la réfolution de deftituer le portugaifes),
d'appeler à fa place de général M. de premier et
et engagea par fon décret les citoyens Fierville,
la voie des armes, M. de Peinier à punir
KT de Vincent, commendant
> 8rc. Mais
preflant, et ne permit pas à PAffemblée nos troupes, d'attendre fut trop
L A --- Page 21 ---
e
(15)
et de fes pacifiques décrets : elle fut donc
1790.
gée de fe jetter dans le vaiffeau le Léopard,
ôt que d'écouter des paroles de paix; elle'd doit,
NS
on, aller en France, et qu'y fera-t-elle ? Il
pasi ici d'un fentiment particulier, ce font
2 des faits graves
ne demandent au-
€
: ce font décrets
explication
de
méprifés
décrets rendus comme puiflance légiflative, des
Bo
ts ouverts à tous Ics points abordables dc la côtc ;
général profcrit des troupes licenciécs, des
ertions provoquées, des défertcurs enrôlés, un
ipage révolté, un vaiffeau dela Nation enlevé,
querre civile provoquée pour aller punir un
IX évéal; les féditieux réunis cn force à Léogane, 8E
te théàprés ces faits qui font notoires, citoyens, jugez,
ance &
ne dites pas que vous attendez le réfultat des
ins nos
ifions de PAflemblée nationale. Eft-il quelqu'un
ne puiffe pas juger fiur un femblable expofc ?
S quarus figurez- vous que les députés que Ies paroiffes
ville du
erront pour appuyer les fugitifs de S. Marc, >
:S vous
flent opérer queique chofe en leur faveur ?
n'avons
! détrompcz vous. Il faudrait fuppofer que
entimens
fembléc nationale pût fc contredire 2 fi clle ne
et accord
noignait aucun reffentiment pour fcs décrets mdious une
fés; il faudrait croire qu'eile renonce à la Colie, fi l'ouverture des ports ne méritait pas fon
ention ; il faudrait croire, fi les décrets fanguiaffcétion
ircs, fi l'enlèvement du vaiffeau, fi la profcriptous les
n des chefs n'excitait pas fon indignation.
feule nous
aiss'occuper de femblables idées, c'eft fe rendre
énèbres de
upable.
flé, leurs
Croyez-en donc la vérité, et jugez vous - mêmcs,
toyens, et revencz de votre erreur ; réuniffonsous rous par une impofante fédération à nos frères
le plus
ffer cet
€ de la
lus que
: notre
ropofer
cnances
LS oltroit les avantages
d'une hoerte conque. ra ene-même, qu'elle fe chargeoit de la maintenir
ables idées, c'eft fe rendre
énèbres de
upable.
flé, leurs
Croyez-en donc la vérité, et jugez vous - mêmcs,
toyens, et revencz de votre erreur ; réuniffonsous rous par une impofante fédération à nos frères
le plus
ffer cet
€ de la
lus que
: notre
ropofer
cnances
LS oltroit les avantages
d'une hoerte conque. ra ene-même, qu'elle fe chargeoit de la maintenir --- Page 22 ---
de France; réuniffons-nous (16)
l'amour refpectueux aux par Ies fentimens d
devons feuls reconnaitre, fages légiflateurs que nou
une confiance fans bornes, auxquels nous devonsavo
témoigner la plus vive
auxquels nous devor
follicitude, de leurs foins reconnaiffance de leurtend;
pour faire connaitre atl meilleur paternels; réunifons-no
mens d'amour, der refpea, ,ct desrois, nos fenti
d'admiration : réuni
conflitution, lois
contre tous ceux
FEREG
que la France
qui s'écarteront de
nera;f facrifions, s'ille décrétera, et que le roi fancion
renouvelions-en le faut, nos forrunes et nos vies
fanguinaires, ces divifions, ferment, et prévenons ces acte
qui ne fouillent déja que ces féditions nouvellé
régénération 2 ct coûtent des trop Pépoque de notr
La liberté eft toujours trop cherement larmes et des regrets
Jean-Jacques Rouffeau, guand elle payce, di
Immortel Roufleau!' perfécuté coûte du fang
par ce peuple que tu femblais avoir par les tiens
iofophe deffus infortuné, dont le génie hardi adopté; Phi
des préjugésd'un peuple
s'élevant au
lcs frivole, toi qui nous as tracé avec volage, force et d'un fiécl
devoirs relpectifs du
et énergi
nous as découvert ces refforts ciroyen combinés et du prince, qu
cent, , refferrent ou étendent les divers qui balan
chériffait génic fublime! ame divine! dont le ceur pouvoirs aimant
immortels véritablement oùt les Phumanité : fi duffjour de
vers font, fans doute, moyens qui organifent cct uni
encore t'occuper de Pobjer découverts qui à tes yeux, tu pcux
chères delices, et le fijer continuel fefaitici de bas tes plus
tions, le bonheur de tes
tcs médita
pas étre ta jouilance : Prométhée femblables; quelle ne doit
nouveau, tes ou
La K
voirs aimant
immortels véritablement oùt les Phumanité : fi duffjour de
vers font, fans doute, moyens qui organifent cct uni
encore t'occuper de Pobjer découverts qui à tes yeux, tu pcux
chères delices, et le fijer continuel fefaitici de bas tes plus
tions, le bonheur de tes
tcs médita
pas étre ta jouilance : Prométhée femblables; quelle ne doit
nouveau, tes ou
La K --- Page 23 ---
-
a
(17)
rages font le feu célefte qui a embrâfé nos cieurs
ePamour. de la liberté ) et allumé lotre hainc
pre 1790.
lontre la tyrannie. Oui, ce font tes profonds écrits
ui ont par degrés amend cette explofion foutenuc
INS
ontre les obftacles chaque jour renaiffans et touburs inattendus, qui s'oppofaicnt à une régénéAtion que le joug d'une armée de defpotes avait
hfin rendue néceflaire. Sois fenfible au monument
uc tilieu ce peuple, du jadis frivole, a réfolu de t'élever au
JE.
fanctuaire où feront chaque jour chauement défendus lesintéréts de Phumanité. Que ta
atue et ton contrat focial, véritable école dus
s animent chaque jour de plus en plus de ifage, cette
Ertu, bafe de toutes les fociétés.
cipaux évéEt vous, Meflieurs de PAffemblée
trifte théàford, vous, qui jufqu?à ce jour avez provinciale prudemment du
confiance &
nu le timont dans les tempêtes multipliées qui fe
dans nos
nt élevées, foit que bornés à faire connaitré
Erit la purcté de votre dostrine, foit
par
r les circonflances
que forcés
érens quaroyé des moyens de impéricufes, vous ayez déla ville du
place, que je fiffe vigueur, la
trouveriez-vous hors
nous vous
propolition d'ouvrir une
ion n'avons
ufeription, non pour élevcr une fatue à JeanOS fentimens
cques A bronze Rouffeau, fur mais pour fe procurer fon bufte
: cet accord
bus
un piédeftal de marbre blanc, que
nous une
inaugureriez dans votre falle.
O Jean. -Jacques! Jean -. Jacques ! apôtre de la
berté, idole de mon cceur, à laquelle j'ai facrifié
tte affedtion
putes les autres jouiffances de la vie, reçois ici mon
ce tous les
ur hommage; ; je dirais prefque mon culte.
le feule nous
S ténèbres de
paflé 2 leurs
Imprimé par ordre de PAfemblée provinciale
du Nord de Saint - Domingue.
-d'hui le plus
d'étouffer cet
félicité de la
rerons plus que
lus que notre
28 Mars, à propofer
6.X favori.cr nos convenances
d'une liptite
J pius qu'elle nous offroit les avantages
conque. Px ene-même, qu'elle fe chargeoit de la maintenir
prefque mon culte.
le feule nous
S ténèbres de
paflé 2 leurs
Imprimé par ordre de PAfemblée provinciale
du Nord de Saint - Domingue.
-d'hui le plus
d'étouffer cet
félicité de la
rerons plus que
lus que notre
28 Mars, à propofer
6.X favori.cr nos convenances
d'une liptite
J pius qu'elle nous offroit les avantages
conque. Px ene-même, qu'elle fe chargeoit de la maintenir --- Page 24 ---
06-25
Rs A --- Page 25 ---
RS
A la
Croix-de-Bouquets, le 9 Septembre 1790.
A MESSIEURS LES
HABITANS
DE LA PARTIE
FRANÇOISE
DE
MESSIEURS ET
SAINT-DONINGUE
CHERS COMPATRIOTES,
Avar d'adreffer à l'Affembléc nationale
hemens, dont la partie Françoife de
l'efquiffe des principaux évéavec re, depuis quelques mois, nous vous Saint-Domingue la
a été le trifle théàHemarches." Tempreffement fraternel que nous communiquons avons
avec confiance &
toujours mis dans nos
Et vous, chers &
tiers de la Colonie! ! Vous, refpedlables amis, répandus dans les différens quarCap! Admirateurs de votre fur-tout, fermeté 2 & chers Cempatriotes de la ville du
offrons le premier hommage de notre de votre patriotifme nous vous
hous & de pas joui, en obfervant cette fenfibilité:de quelle fatisfaction n'avons
nos voeux fincères pour le conformité vrai bonheur furprenante de
de nos fentimens
ndmirable, affection > que le hafard feul n'a pu
notre Fatrie ; cet accord
qui fera déformais inaltérable. produire, a établi entre nous une
C'eft cette union confolante chers
fondée fur l'eflime & fur le
Compatriotes, c'eft cette affedlion
Habitans de cette Colonie; elle befoin, feule que faire nous follicitons de tous les
tiendra éveillés fur nos véritables intérêts; peut elle notre forcc; elle feule nous
T'erreur ou de la calomnie de
feule empêchera les ténébres de
triftes & dangereufes influences. répandre fur nous, comme du paffé, leurs
Chez des François, chez des hommes
étonnant fpedlacle à
qui offrent
le
amour de la Patric, Tunivers , légeifme viencroit-il à aujourd'hui bout d'étouffer plus
Nation entière? Non, qui chers rapporte tout à la gloire & à la felicité de cet la
jamais du glorieux titre de Compat François; ictes, nous nous honorerons plus que
Mère-Pattie nous invitoit par fes Décrets nous n'oubl'erons plus que notre
& nous mêmes les Lois, qui pouvoient le des 8 & 28 Mars, à propofer
nos localités; nous noublierons
mieux favorifer nos convenances
d'une liberté conquife par elle-même, plus qu'elle nous offroit les avantages
qu'elle fe chargeoit de la maintenir --- Page 26 --- --- Page 27 --- --- Page 28 ---