--- Page 1 --- --- Page 2 ---
-
O
-
-
G
CArm D
Jolm Carter Grotun. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HPC.
D.2. --- Page 5 ---
Yol.@4quido Slis honq uo der prineipe wux
evcu emeus et
Paus 1748
2-6. Rapp DYP, poe Co Und ett fu 1748)
1 .Fableuu cle la vieiliirane
d adriin Jicolar Casalle. A 193)
S.pielogue culteles diasegor,
geun de br Bomuengue
9-15. dur dout ttronax eN Powerel.n T798
16.Repowc de Pinclema. Depato' I
de dr Dom ingue
t4 1797 --- Page 6 ---
--- Page 7 ---
C CORPS LEGISLATIE
CONSEIL DES
CINQ-CENTS.
DISCOU RS
PRONONCE
PA R SONTHON
AX
Sur la fruation actuelle de
fiur les principaise événemens Sain-Demings, 6
dans cette ile depuis la fir de qui fone palles
gu'en melidor de
an
E6
l'an 5 de. Lz
4, Juf
I
Republigic.
Séance du 16 plaviô(e an; 6.
Hhezle:
Croriss
RepRESNTANSS
Domingue, Exvori au je Corps légiflatif Par la colonie de
bonheur dont jai rangerai joui, au celui nombre des courts inftans Saint de
où je viens,au milieu des
A
ans cette ile depuis la fir de qui fone palles
gu'en melidor de
an
E6
l'an 5 de. Lz
4, Juf
I
Republigic.
Séance du 16 plaviô(e an; 6.
Hhezle:
Croriss
RepRESNTANSS
Domingue, Exvori au je Corps légiflatif Par la colonie de
bonheur dont jai rangerai joui, au celui nombre des courts inftans Saint de
où je viens,au milieu des
A --- Page 8 ---
fondateurs & des
faire le tableau de confervareurs - de la
fictation actuelle de ma conduire dans cette Républigue ; leur
C'eft
cette intéreflante
ile, & de lai
la déclaration aujourd'hui, citoyens
poffeflion.
décret
de la liberté générale collgues, T'anniverfaire de
chés à qui réplaça dans leurs droits des noirs, de ce
cupidité. toutes les affections de la nature ces malheureux arraSi
par la farouche
& perfonnels, cette époque elle me retrace des fouvenirs
Convention
m'en rappelle de bien
attendriffans
vaftes
nationale; cette affemblée glorieux pour la
publique conceptions &
préparérent les
d'hommes dont les
fant les Taftanchifenene
ttiomphes de la liberté
fets des noirs, elle général de l'univers. En briqu'elle n'étoit terrible
apptit à tous les
que foit le jugement 3 la pour les oppreffeurs ; opprimés &
refte un monument à jamais poftérité a fon
il quel
altérer la
durable, dont égard, lui
toutes les pureté, c'eft la haine profonde, l'envie ne
Cette haine ariftocraties qu'elle déttôna.
éremelle, Pat
concoururent à étend fes immenfes fa profcription à tous les
ner
fi j'ai été en butte
travaux. Faut-il donc hommes qui
fi, à cette tribune, l'afyle aux traits affafins de la s'étonbannie alors du refte de la de la liberté des calotnie,
crime aux amis de la liberté République, on a ofé opinions faire un 2
Ne craignez pas cependant d'avoir défendu ma caufe!
j'aille, en récriminant contre qu'aigri par les
de lancer fur eux
mes
perfécutions, ;
de moi l'idée
le jufte châtiment difiamateurs, 3 vous preffer
de nourrir les
qu'ils méritent. Loin
prits, d'entretenir la fermentation haines, d'exafpérer les eflong-temps en proie à la difcorde dans un pays depuis trop
préfent,. n'a conni de la révolution civile, quis
Vétités qui métite de jouir de fes
que fes
&
dures fur
bienfairs! Si
TETE
qui vouloient quelques hommes liés avec j'ai à dire des
lerai avec tout vous le profcrire avant le 18 fructidor, les royaliftes
imeiagement qu'exigent les
je parcirconilances,
aines, d'exafpérer les eflong-temps en proie à la difcorde dans un pays depuis trop
préfent,. n'a conni de la révolution civile, quis
Vétités qui métite de jouir de fes
que fes
&
dures fur
bienfairs! Si
TETE
qui vouloient quelques hommes liés avec j'ai à dire des
lerai avec tout vous le profcrire avant le 18 fructidor, les royaliftes
imeiagement qu'exigent les
je parcirconilances, --- Page 9 ---
toute limpartialité qui doit caraéérifer
trop du defir long-temps inftruit à l'école du ttiz- homme depuis
bralant du bien
malheur, &
Ce n'eft
public.
pénétré
je ne fuis ni poirrt accufé, ma jultification que je vous
Jes ennemis de la ni légalement dénoncé: mais préfente $
portance à ma
révolution ont mis la plus
comme
vent retenti d'infames perte, comme cette tribune a grande imdes éclaitcillemens
déclamations, je dois trop fouon a ofé vous
publics les foupcons & les alarmes difliper par
Les colonies environner.
donc
fous le poids de françaifes la
avant la révolution
les
plus dure oppreftion. Les languilfbient
commis, intendans, fe
une nuée de commandans gotiverneurs, *
colons de difpuroient à qui
militaires & de
l'ancien toutes les couleurs, dévoreroient La même la fubftance des
monde à la liberté fit
voix qui appeloir
nouveau , & le renverfement de entendre la
fes accens dans le
verfelle. xique comme en France le fignal Baftille de devint en Amécarde Les Européens habitans des
l'infarrection tnis
avec
mais ils
Antilles prirent la cOs
avantages de TRSI la
Ils
voulurent pour eux feuls les
Jeur, de l'égaliré
repoufferent les hommes de
fort des noirs; & politique tandis ; ils refuferent d'améliorer cou
chaînes dont le
qu'ils brifoient avec
le
dans gouvernement les avoit
courage les
pofoient,
une affemblée
chargés, ils
ment les fers des cultivateurs.. coloniale, de river
proaulli barbare que
C'eft dans cette érernelles
de rous les maux contradictoire qu'il faur chercher conduire
julte ambition de qui ont délolé Saint -j
Torigine
de l'autre
conquérir les droits de Thomme Domingae La
Toblination à les
d'un côtés
Thiftoire guerres civiles les plus terribles refufer, & les ont caufé Yune des
fafle mention.
plus fanglantes dont
tion," Repréfentans, pourrez. -vous contenir votre
m'a attribué lorfque les vous faurez que Saint. +
jufte indignamalheurs, étoit
Domingue S dont on
temps avant mon arrivée dans entièrement dévafté
cette ile? L'infurtedion longAa
ination à les
d'un côtés
Thiftoire guerres civiles les plus terribles refufer, & les ont caufé Yune des
fafle mention.
plus fanglantes dont
tion," Repréfentans, pourrez. -vous contenir votre
m'a attribué lorfque les vous faurez que Saint. +
jufte indignamalheurs, étoit
Domingue S dont on
temps avant mon arrivée dans entièrement dévafté
cette ile? L'infurtedion longAa --- Page 10 ---
- NU
A dans les trois provinices de
éclata prefque en même temps
efclaves de la
les noirs
lile. mois d'aoht de T'année 1791, en maffe; ils égorgeoliens
Au
Nord fe révolrèrent
& les habipartie du
les plantations bouleverfces de
les propeiéainet , incendioient furent svagés,
échapper à
tations. Lès campagnes & les hommes libres, fe retranchet
en
Et
fond comble;
furent obligés
du Port-deJa fureur des Aticains, du Fort- Dauphin, d'octobre & de
dans les villes du Les Cap,. mois de feptembe, excès de la part
Paix & du Mole- furent marqués par les mêmes & du Sud, fous le pré- du
novembre, de couleur de YOueft droits. Déja les villes
des hommes
de leurs été réduites en cendres;
texte de la revendication & Jacmel avoient
avant ma preunière à
Pon-au-Paince s'eft fait, mon-feulement anterieutement,
& tout cela
mais mème civils , Mirbeck >
arrivée à Saint-Dontingue, commiffures a été recounue dans
l miflion des preteis - Léger. Cette vérité de mes affertions le
Roume & Saint
& j'ai pour garant que la Convention
les débats imprimés. des hommes les plus des purs
qui compotémoignage
dans fon fein-, sepréfentans
qui a
narionale ait eus
des colonies > cetre commiflion
foient la commiflion moi & mes anciens accafareurs. noir & de couleut
prononcé donc entre il eft prouvé que les le peuple armes dès 1795 pour re- eft
Si
a pris
de la nature : s'il
de Sin-Doningae
étoit déja
couvrer les droits inprefcripeibles époque l'érar des perfonnes fuccès des
reconna qu'à cette des armes > fi les continuels dès - lors la
fixé par le fort
leur affuroient oferoit-on
fur les oppreticurs mêmes droits., de quel front des maux qui
oppimés jonifance de ces
d'avoir été l'auteur
j'étois
raxer aujourd'hui
de la liberté " paifque
me
la guerre
de prévoir le rôle, trop
ont acompagné bien éloigné
depais jai
alors en France 2 célèbre
mon. repos, 2 que 1792 que
sicihemedienet colonies. Eat le 17 feptembre je viens de
joué dans lès
& comme
fuis arrivé à SumcDouingues
je
és jonifance de ces
d'avoir été l'auteur
j'étois
raxer aujourd'hui
de la liberté " paifque
me
la guerre
de prévoir le rôle, trop
ont acompagné bien éloigné
depais jai
alors en France 2 célèbre
mon. repos, 2 que 1792 que
sicihemedienet colonies. Eat le 17 feptembre je viens de
joué dans lès
& comme
fuis arrivé à SumcDouingues
je --- Page 11 ---
colonie vous le dire, il y. avoit plus d'un an
étoir décidé.
que le fort de cette
faits Je ne vous remettrai point fous les
qui fe font paffés
yeux le tableau des
feroit fatiguer votre attention pendant ma première miflion : ce
bornes que je me fuis
2 dépaffér moi-mème
de fairs gai déja vous font prefcrites s que de vous entretenir les
calomnicufes
connus ,
nationale.
par un décret folemnel d'accufations de la
déclarées
Convention
parle Au Directoire commencement de pluviôfe de l'an 4, je fus
exécutiflan de fesagens
nommé
Domingue : deux vaiffeaux de
particuliers à Saintcents hommes de troupes
ligne s trois
lix
mille francs
, cinq a fix généraux, frégares,
taires & financiers d'argent comptant ; tels font les
cinquante milichafler les
qu'on mit à notre
moyens
colonie du Anglais chaos de Saint-Dominge & difpofition, tirer
5 pour
plongée.
où l'abfence des autorités civiles enfin cette
Nous
l'avoit
lâmes dans partimes la rade de Rochefort, du
& le 23 floréal nous mouilPays tranquille, les elprits Cap. Je m'attendois à trouver le 1
relpechées Au lieu du
réunis, les autorités
la paix, je n'y vois
fpectacle les
touchant de l'union françaifes & de
gouverneur général 27
apprérs de la guerre civile. Le
par une troupe de bandits Tordonnateur furieux. Le avoient été incarcérés
campé avec un parti de mulâtres commandant du
étoit en révole ouverte
à fept lieues de la Cap,
mées en préfence alloient contre fon chef
les ville,
hommes de couleur & des en venir aux mains légitimes ; le fang arjours plus End, & c'en étoit noirs étoit prêt à coaler. des
parties de
fait de la
Deux
Saint -
colonie, les trois
nemis de la France, Domingue palfoient fous le joug des enDeux hommes de couleur,
noient le Sud & T'Oueft tde l'ile; Rigaud le
& Beauvais, gouverfeul général eurepéen. Villate, qui ; Nord feul obéiffoit à un
& de chaffer le
avoit conçu le projet de régner
gouverneur, avoit dirigé Finfurreclions
A3
des
parties de
fait de la
Deux
Saint -
colonie, les trois
nemis de la France, Domingue palfoient fous le joug des enDeux hommes de couleur,
noient le Sud & T'Oueft tde l'ile; Rigaud le
& Beauvais, gouverfeul général eurepéen. Villate, qui ; Nord feul obéiffoit à un
& de chaffer le
avoit conçu le projet de régner
gouverneur, avoit dirigé Finfurreclions
A3 --- Page 12 ---
6,
fes ordres, & lui
de le défendre, il méconnut
11 ft plus ;
Bien loin
S affurer de fa perfonne. du
donna des gardes pour noirs embraffer le parti reprefentanr diftrivoyant les genéraux
les armes à la garifon, contre
de la France, il fit &c prendre ordonna par écrit de marcher même temps
buer des cartouches, fon
Il écrivit en dc la cololes libérateurs de
les prifonnier. commandans militaires feul, leur
circulaire à tous
avec lui
une
leur ordonner de cortefpondre les fonétions du génie pour qu'il rempliffoir déformais
la
anuonçanr néral en chef Laveanx.
étoit tellement organifé , que celles
Le plan d'indépendance du Cap invita , par une adreffe, dans toutes la capimunicipalité frangatife à envoyer des députés
de la partie réunir en aflemblée coloniale. fans doute en
tale
s'y des délits aufli
janrois Le Rt étoit conftant,
Treir
la loi.
à les
au
glaive ETT
autorifé
livrer les auteurs code pénal précifes; j'étois & cette commif
les afprofidioneda
militaire 1
fait
faire juger
une leurs commifion ennemis, les eût infailiblesment >
de
faire
des coupables
fion >
! au lieu de
juflice du
EEE
fufiller. Eh bien l'indulgence de la commillion qui gouverne- ne
j'ai prowoqué s'eft bomée à éloigner des hommes fans danger pour aeta
ment ; elle demeurer dans la çolonie France à la difpovoient plus pablique. à les envoyer en donc là une mefure
wanquilié
exécutif. Eft-ce
tyran,
fition du Diredtoire ell-cedonc là la conduited'un
cruelle & Ganguinaitez confitution & de la patrie ?
en
d'un ennemi de la Villate & fes complices arrivent Les affafCependant à peine accueillis par mes ennemis. viétimes de
font
en
France , qu'ils
général font transformés chaleur à cette trifins du ROuvernet Vaublanc les défend avec il fuffit qu'ils aient
la tyranuis. unit leur caufe à la Genne e:
pour exciter
bune ; il.
ordre des agens du Directoire,
été arrêtés par
crimes de ces
l'intérér de mes perfscurears. de douter des
indices
Encore, s'il avoit été permis eût été fondée fur des
malieurmuxt â Faccufation
France , qu'ils
général font transformés chaleur à cette trifins du ROuvernet Vaublanc les défend avec il fuffit qu'ils aient
la tyranuis. unit leur caufe à la Genne e:
pour exciter
bune ; il.
ordre des agens du Directoire,
été arrêtés par
crimes de ces
l'intérér de mes perfscurears. de douter des
indices
Encore, s'il avoit été permis eût été fondée fur des
malieurmuxt â Faccufation --- Page 13 ---
émanées purement teftimoniaux ! mais c'eft far
Villare des accufés eux-mêmes! Les des preuves écrites;
font fignés de fa main; la
ordres donnés par
annoncée eft avouée de fes
circulaire
je vous ai
la commiflion des colonies. auteurs; Et
ces pièces datd dépofées à
conjuration du crime contre cependant, dans cette
prend la place de l'accufé! Tinnocence, c'eft le juge étrange
qui eft factifié à la
c'eft l'agent du
qui
A Dieu
vengeance des
gouvérnement
ne plaile, repréfentans, confpirareurs !
tage que donne la
que profitant de l'avantien contre les
vidoite, j'eflaie de Provoquer une réaccoupable, le rend conjurés! facré à Le malheur qui frappe même le
mnontrer de quels méprifables mes yeux. Je ne voulois que vous
perdre, & quel étoit le neud moyens on fe fervoit pour me
de la faction que vous avez funefte qui uniffoit les chefs
ceux de fes complices
terraffée le 18 fructidor, avec
que j'ai frappés en
fa Lembarquement faction
de Villate & des Amérique.
de l'ordre rendit la paix à la partie du principaux Nord. chefs de
de réformes permit enfin aux agens du
Le retour
& d'amélioration
Direéoire de
du gouvernement.
dans les différentes s'occuper
criminels;
On organifa les
branches
; on nomma des
tribunaux civils &
communes 5 on forma des jugesde-paix dans toutes les
rendit les biens à ceux des adminifrations municipales; on
malveillance avoient mis au nombre propriétaires des que l'erreur ou la
s'occupa férieufement des cultures.
émignés; enfin on
Ce" dernier
foins du général objer, avant notre arrivée 3 étoit confé éaux
des Anciens, & Lavaux, de
aujourd'hui membre du Confeil
l lonange de ces deux lordonnateur Perroud. Je dois dire à
relever un grand nombre citoyens, qu'ils font parvenus à
& dans les
dhabitations dans la
du
G: confiance montagnes de Ja partie du
plaine
département
dans la commiffion étoir Nord.
habitans de l'Oueft marchoit à grands pas vers fa telle, que ce
& du Sud,
reftauration. Les
que leurimpofoient Rigaud. & courbés fous le joug de fer
quelgues autres chefs mulitres,
A 4
dire à
relever un grand nombre citoyens, qu'ils font parvenus à
& dans les
dhabitations dans la
du
G: confiance montagnes de Ja partie du
plaine
département
dans la commiffion étoir Nord.
habitans de l'Oueft marchoit à grands pas vers fa telle, que ce
& du Sud,
reftauration. Les
que leurimpofoient Rigaud. & courbés fous le joug de fer
quelgues autres chefs mulitres,
A 4 --- Page 14 ---
-
a
des lois frande les faite jouir du bienfait une délégation fornous pteffoient nous hârâmes dy envoyer
fage &
gaifess nous hommes connus par un pavriotifime la liberté. Ils
mée de trois
leur ardent amour pour
éclairé ainfi que par 1.de maintenit légalité 20.
de
SR
avoient pour infrudion, fans diffinction couleur; de techercher
entre tous les citoyens,, municipales; & 3°. de les forcer à
ganifer les adimmifrations de la fortune publique dans les récompenfes
lcs dilapidateurs 4°. de ne pas oublier, les fervices rendus
rendre compte de i part du porvenemeati à la confervation du
à accorder hommes qui avoient concouru de linvafion anglaife.
par les français, & à le garantir
font-ils nommés,
territoire les délégués de la commillion fous fes ordres fe
A peine & les chefs qui fervoient fi on les recevroit , &c
que Rigaud à Léogane pour délibérer
du Diredoire exéréuniflent
les agens particuliers
d'entre eux,
fi on reconnoittoir
de quelques-ans arrivètent.
cutif. Sur les reprefematens & les délégués fonéions fe
on fe décide Re muicipalités Tafirmative, avilies leurs Les commanl'état
aete
Ils trouvèrent à tenir les regitres de
S'arrogeoient tous
bornoient militaires, tous hommes de couleur, de roi ; ils régloient ardans
des anciens lieutenans relatif aux cultures & aux
bitrairement les pouvoirs tout ce qui imporante étoit
des reffources Sc publi- fans
cultivateurs. Cette partie de ces hommes fans pudeur
ques étoit la proie
de couleur ce
moralité.
éroient aux hommes
régime : e
Les blancs
aux blancs fous l'ancien des affranchis. Le
ceux-ci étoient réduits à la condition leur infligeoit les
Européens étoient n'avoit pas changé: on
des nouveaux
fort des noirs
8cla barbarie anciens.
mêmes fupplices
beaucoup celle des les adminiftramaîtres furpatloit
organifer
O1l
E
commengient par furent établis, &
Les délégués Les jugerdemt
uniforme &
tions municigeles, des ateliers. Un régime & des. cachots,
leur confia la police celui du bâton, des chaines
doux remplaca
Européens étoient n'avoit pas changé: on
des nouveaux
fort des noirs
8cla barbarie anciens.
mêmes fupplices
beaucoup celle des les adminiftramaîtres furpatloit
organifer
O1l
E
commengient par furent établis, &
Les délégués Les jugerdemt
uniforme &
tions municigeles, des ateliers. Un régime & des. cachots,
leur confia la police celui du bâton, des chaines
doux remplaca --- Page 15 ---
Les arbres de la liberté furent planrés fur les
Des autels à la patrie furent drcllés, oit
habitations; décade
propriéraires ou gérens devoient réunir les chaque cuitivateurs les
leur infpirer l'obéiffance aux lois.
pour
Des réformes auffi falutaires ne plaifoient
dominateurs; ils attendoient avec
guères aux
fion favorable de fc reffaifir da pouvoir impatience qu'ils
une Occa--
L'arreftation de Lefranc, commangant de avoient Saint. - ufarpé,
prévenu d'un projer
Louis,
ne laifsèrent
d'aflaffinat, leur en offrit une qu'ils
pas échapper.
C'étoit le 10 fructidor de l'an 4. A peine a-t-on
tifiéi Lefranc le mandat d'ariét, qu'il
noaux armes. Plufieurs de fes complices le s'échappe en criane
forts ; ils y attirent une foule de noirs & fuivent daas les
couleur qui sly rendent de la ville & de la d'hommes de
fut en vain
la delégation
campagne, Ce.
le pardon de Lefranc, f lon promir une amniftie & même
chefs de la révolte faifoient évacuoit les forts, fi les
ateliers leurs
crédules
rerirer & rentrer dans les
dirent
trop
auxiliaires : les rebelles
qu'ils, ne pouvoient fe retirer qu'à l'arrivée réponnéral Rigaud, & qu'ils ne reconnoiffoient
du géchef légitime. Ils fe formérent en confeil que lui
le titre de confeil
permanent
et
ainfi. qu'au 13 vendémiaire populaire féant au fort iIler C'eft
repréfentation nationale
de l'an 4, les ennentis de la
Lepellerier.
avoient leur direétoire à la feaion
Cependant les partis n'étoient encore
le fang des citoyens n'avoit pas coulé, & qu'en tout préfence s
ajourné jufqu'à lapparition du général Rigaud, fembloic alors
campagne.
en
Le 14, au matin, on apprend
eft aux
la ville avec fon armée. Il y entre
les dix portes de
avec
E
lui l'épouvante, le carnage & la mort. Ses hentes, fatellites &
égorgent, pillent les amis de la
& c'étoit les
Français récemment venus de lEurope France;, qu'en leur avoit
Particulièrement délignés pour victimes. Bientôr la ville
Difcours de Sonthonax.
A 5
Le 14, au matin, on apprend
eft aux
la ville avec fon armée. Il y entre
les dix portes de
avec
E
lui l'épouvante, le carnage & la mort. Ses hentes, fatellites &
égorgent, pillent les amis de la
& c'étoit les
Français récemment venus de lEurope France;, qu'en leur avoit
Particulièrement délignés pour victimes. Bientôr la ville
Difcours de Sonthonax.
A 5 --- Page 16 ---
d'affaut.
le fpedlacle d'une ville prife ides maldes Cayes préfente la
> les cris perçans
de
Le bruit de monfqiereric, les ordres de Rigaud, glacent
heurenx égorgés par s'étoient réfugiés chez les delégués.
terreur les blancs qui venir chez lui: li, fur les de cadavres
Ce général les fait frères affaflinés, on les force lignet du
fanglans de leurs
ils le fupplient de s'emparer
une adreffe dans laquelle
habitans de la
gouvetnement Nous citoyens frangais, difent-ils, dans la maifon
(
réunis en ce moment
a
s ville des Cayes, Aigand confidérant qu'il n'y plain- pas
> du géméral à perdre, ,au milieu des génufetnens nous fignons tous
>> un moment femmes & de nos enfans,
au
>> tifs de nos
la prière que nous adrellons du général
rènes
>>
individuellement
en main les
gouvernede prendre
>2 Rigaud, &c..
>>
de Rigaud
ment,
avoit lieu de croire que T'ambition > content
Alors on
le cours des alfalinats; que inutiles,, &
farisfaite arrêteroit
des crimes devenus
Vaine:
de régner, il empécheroit tranquillement de fa viétoire. de la nuit du
qu'il voudroit jouir brigands à fa folde profitent entaflés chez
éfpérance ! les piller les maifons des blancs fafillés ceux que Ja.
14 au 15 pour aul fort pour y, être de
de la
lui, &c conduite délignés fous le titre
partifans
profetipsion avoit
avoient
fadtion françaife. matinée, les délégués, qui jufques-la fe
à la
Dans la
virent violer leur alyle ; 8c on leurs porte effets font
été relpecés, quils occupoient 5 leurs archives
de ces enlèvemaifon
Inurilement fe Haignencils
quils font
mis att pillage. leur répond en leur figniliant feront examinés par
mens : Rigaud & que leurs papiers
fes pafonniers,
fufiliades conrinuent fix
une commifion. les affaflinats & les avoit la force armée à
Cependant entiers fans
Rigaud, efort qui, pour les arrèter. Tous
jours
fic e moindre
leur énergie, pouvoient
fa difpofition,
leurs talens ou
lés hommes qui,par
quils font
mis att pillage. leur répond en leur figniliant feront examinés par
mens : Rigaud & que leurs papiers
fes pafonniers,
fufiliades conrinuent fix
une commifion. les affaflinats & les avoit la force armée à
Cependant entiers fans
Rigaud, efort qui, pour les arrèter. Tous
jours
fic e moindre
leur énergie, pouvoient
fa difpofition,
leurs talens ou
lés hommes qui,par --- Page 17 ---
étoient
factifiés. Le
lai porter ombrage,
impitovablemient la municipalité, des membres
commifaire du Direaoire dès officiers près
diftingués par leurs conde Fadminiliration, dans le métier de la guerte, ont été immolés.
noiffances Plus de deux cents victimes ont péti dans ces journées mal- reheureufes, &le carnage n'a ceflé aux Cayes cummandement que pour de
prendre à Saint-Louis, chef-lieu biancs, du du nombre defquels
Lefranc : quinze malheureux
ans, ont été maffactés
étoit une femme de foixante-quinze
par fes ordres, & devant fa mèmes porte. exécutions : mais il y
A Acquin il ordonne aini les de Phumanité. , qui s'honora par
trouve un militaire,
de
fes mains
une réfifance ferme, en refufant
tremper homme
dans le fang européen. C'eft le capitaine devant Bentier, le Confeil,
de couleur, à qui je me plais fuis à tendre, foldat de la République ,
la juftice qu'il mérite. Je le bourreau de mes concitoyens.
dit- il à Lefranc, & non fous fa fauve-garde, & ils font conIl met les prifonniers
foldats, &, avec ce foible
fcrvés. llavoit à peine cinquante l'ordre dans fon quartier ;
fecours, il parvient à maintenir il conferve la vie & la ptoil réfifte à Lefranc lui-mêne;
à la tête d'une arpciété des habitans; tandis que à Rigaud, lui obéir, fort de l'infuence
mée nombreufe, accoutumée laiffe tranquillement. égorger
que lui donne fa popularité, l'érendue de fon commandement , fans
& piller dans totite
fans même daigner inviprendre aucune mefure réprellive., affreufe boucherie."
terles affafinsa celfer leur
étoit d'empècher la mife en
Le but de tant de maffacres avoit été proclamée le jour
aétivité de la conftitution, qui défend la tenue des affemblées
même de la révolte. Rigaud
il deftitue les juges-deprimaires. De fon autorité privée, du Direétoire >
exécutif; il met
paix, tous les commiffaires de
Les arbres de la liberté
toutes les compunes en état liége. renverfés; les. arrètés.
font arrachés, les autéls de la patrie
foude la délégation méprifés, les lois de la République effaie de
couvrir fes crimes,
lées aux pieds. Rigaud 21 pour
A 6
-deprimaires. De fon autorité privée, du Direétoire >
exécutif; il met
paix, tous les commiffaires de
Les arbres de la liberté
toutes les compunes en état liége. renverfés; les. arrètés.
font arrachés, les autéls de la patrie
foude la délégation méprifés, les lois de la République effaie de
couvrir fes crimes,
lées aux pieds. Rigaud 21 pour
A 6 --- Page 18 ---
négocier avec les Anglais, 12
fonniers à la
& Plufieurs officiers
fes agens avouer Jamaique au môle Saint-Nicolas, français, prichatges. Une correfpondance pabliquement la miflion dont ils.étoient ont vu
interceprées commandant pour le roj d'émigaés, & une lettre da
cet
la commiffon, d'Angletere au
égard. En fait publier
ne laillent Por-au-Prince, aucun doute : à
Rigaud, furveillé
olliciellement l'ane & l'autre; :
encore en. grand nombre aujourd'hui par les"
&
dans le
patriotes, qui font
limpofibsite de confommer fon déparrement, eft dans
de Rigand, vue la en négociant avec crime.
ger des appuis France. Il falloit, en, FAngleterre, cas de
ne perdoit
fe lier avec les auprès du gouvernement ; befoin, il
fe Patetit
feil des
agens du miniftère
falloit fur-tout
Cayes, il Cing-Cents. Sous le nom britannique de la dans le Con-
& lautre homme envoya à Paris deux
municipalité des
nemens. Leur de couleur, comaifaires, rendre
Tun blanc,
contre les lignatures premier foin à REcere arrivée a compte été de des évézine, leur avoit
que Rigaud, le poignard far protefter
la vérité, ils ont extorquées, fait
Forcés de rendre
la poides Cayes dans le même imptimer leur récit des hommage a
conter.
fens que je viens de vous événemens les
Eh bien! citoyens
ra- 1
qui accufent Rigaud, collegues, malgré l'évidence des faits
réfultent des actes qu'il malgré les preuves marérielles
portées contte lui
les avoue , malgré les
qui
de munir de lettres par de mémes hommes dénoncistions a eu
des prottcteurs intérelfés crénce, il trouva a qu'il cette: tribune foin
qu'il'a a conmis.
qui me chargeoient des.
Taflafin des
Depuis un an je fignale
crimes
nement toutes Earopéens; les
; j'envoie
Rigaud comme
qui fais
pièces qui conflatent fongneufement les
ati gouvercoavert du repréfenté, par Vaublanc fon faits; & c'eft moi
de
fang innocene qu'il fic
défenfeurs comme
égard Tavengiemon des pallions
répandre. Errange effet
pour les preuves morales nésolitionnaites, ou
qui, fans
Févidence
plylique, 2
Earopéens; les
; j'envoie
Rigaud comme
qui fais
pièces qui conflatent fongneufement les
ati gouvercoavert du repréfenté, par Vaublanc fon faits; & c'eft moi
de
fang innocene qu'il fic
défenfeurs comme
égard Tavengiemon des pallions
répandre. Errange effet
pour les preuves morales nésolitionnaites, ou
qui, fans
Févidence
plylique, 2 --- Page 19 ---
traveftit tour- A-tour les victimes en bourreanx
bourréaux en victimes ! Des attentats
> & les
aux Cayes, I & la délégation du
inouis font commis
connue; les dépèches de la commiffion gouvernement y eft mé.
couriers malflacrés; des agens du gouvernement, interceptées, fes fcs
iutrépides fuite des défenfeurs, prelque tous venus de France plus à là
& des mains commiffaires, des hommes périffent de par les ordres de Rigaud,
couleur fes
ment ofoit-on m'attribuer ces faits, quand fatellites. Comfont frappés du fer affaffin, quand ils mes amis feuls
fous les coups de ceux qui me calomnient fuccombent feuls
comment a-t-on
me peindre comme l'auteur aujourd'hui des
?
facresdu Sud, abt qui depuis quinze" mois n'ai
maflever la voix contre les vrais coupables ?
ceffé d'éPendant les dix-huit mois qu'a duré ma feconde miffion, quatre individus ont fubi la peine
gement d'une commiffion militaire; & ces capitale par, judes noirs, chefs de l'infurreétion du Port de hommes éroient
me cite un feul Européen qui air péri
Paix. Qu'on
mes ordres !
par ma faute ou par
Je fuis loin ceperidant de vouloir
profeription générale la maffe dés hommes envelopper de dans une
f'ambition &c la cupidité en ont égaré
couleur 5 fi
un malheur gui leur eft commun avec quelques-uns, les
c'eft
les noirs, mais dont on ne peur accufer ceax blanes, avec
fidèles. Lorfqu'il y.a des crimes
qui font reftés
la couleur de Tindividu, c'eft le commis, ce n'eft pas
Si Rigaud fut un tigre
caeur qu'il faut accufer:
généreux gouverneur de furieux, Bayonne Bentier nous' rappelle cê
glant de Médieis, refufa de fe fouiller qui, fous le règne fanproteftans.
du meurtre des
Les malheureux fixosmendaadiedtabrem
temps de fur la tranquillité de la Partie du Nord. En pour quelque
l'an 5, les noirs de la montagne du Port-de-Paix vendémiaite
gérent, s & ceux de la partie de T'EA recommencèrent s'infurincurfions; mais des mefires fages &
leurs
Difcours de Sonthonax,
vigoureufes eurent
A 7.
, fous le règne fanproteftans.
du meurtre des
Les malheureux fixosmendaadiedtabrem
temps de fur la tranquillité de la Partie du Nord. En pour quelque
l'an 5, les noirs de la montagne du Port-de-Paix vendémiaite
gérent, s & ceux de la partie de T'EA recommencèrent s'infurincurfions; mais des mefires fages &
leurs
Difcours de Sonthonax,
vigoureufes eurent
A 7. --- Page 20 ---
terminé la révolte. C'eft le général Desfournesux les rella
bientôt
d'avoir fini cette guerre çontre qui a Phonneur.
de Jean - François, qui, lors de
de Farmée vendéenne avoit paflé fous les ordres du comte le
paix avec YE/pagne, émigré à la folde de Y'Angleterre. Dans les
de Rouvray >
& en moins de quinze jours >
courant de ventôle, de Ssinte-Suzanne & de la Grandemontagnes de Valière,
balayées, les brigands défarmés,
Rivière, ont été entièrement
dans leurs ateliers.
les cultivateurs réunis paifiblement de la Vendée de SaintA dater de cette pacification fait des
rapides. Une genDomingue, la culcure a
dans progrès toutes les communcs s
darmerie provifoires organifée & l'amour du travail étoit tel-
'le
des
a réprimé vegabcidage: dans les cCeurs 2 que les noirs dépendans les bâtimens
lement gravé incendiées relevoient eux - mèmes
habitations venoient enfuite au Cap folliciter les capitaliltes à
dérruits, &
villed'employer leuts fonds l'exde cette
font
& les propriétaires des terres. Plus de cent quatre- vingts fucreries à près de
ploitation aétivité. Les fermages en nature fe montent les frais
en
avec la part des cultivateurs,
6 millions; ce qui; les bénéfices du fermier,, porte le prode fatfance-valote &
de vingt-cinq millions pelant
duit brut des cultures à près du Nord feulement Amis otl
de fucre pour la province
tous conviennent de
ou nationaux 2
ennemis > érrangers
du
cette vétité.
des cultures produifit la reftauration deL'encouragement
de la rade" du Cap,
commerce. L'état des mouvemens
celui de fructidor
puis le. mois de prairial an de 4, deux jufqu'à cents bâtimens neutres
an 5, prouve que plus
des marchandifes d'Eu- S
étoient employés à limportation des denrées coloniales. Les relevés la
rope & à Tesportation
à 10 millions par trimeftre la
de la douane du Cap. portent Les droits d'oéroi fur
fomme des unes & des autres.
à près de 150,000 liv.
fortie des marchandifes fe montent
Vous voyez par l,
des Colonies.
mois, le tout argent
plus de compar
fait anjourd'hai
citoyens collègues ,1 qwil.fe
- S
étoient employés à limportation des denrées coloniales. Les relevés la
rope & à Tesportation
à 10 millions par trimeftre la
de la douane du Cap. portent Les droits d'oéroi fur
fomme des unes & des autres.
à près de 150,000 liv.
fortie des marchandifes fe montent
Vous voyez par l,
des Colonies.
mois, le tout argent
plus de compar
fait anjourd'hai
citoyens collègues ,1 qwil.fe --- Page 21 ---
merce au. Cap Français,
de * République en Europe. qu'en aucun autre des grands ports
fait rétablir pregrès les inouis de la culture & du
maifons
commerce
oil voyé atl Directoire par incendiées la
en 1793. Un
ont
les maifons rérablies commiflion du
plan enticulière, du
> attefte que les font deux marquées d'une gouvernement, couleur
Cap font conftruits, Le tiers au moins de la parpour le compte de la
fermage des maifons ville
Au nombre des caufes République s'élève à 600,000 liv. louées
tauration de
diverfes qui ont produit la refarmemens. en Saincboningues courfe.
je dois mettre
ont été couvertes de
Les mers du golfe du fur-tout les
canons jufqu'a
bâtimens légers,
Mexique
coinmerce anglais. vingt, , qui Orit. défolé & portant depuis deux
renouvellent
Les braves marins prefque détroit le
tiers. Avec de aux Antilles les miracles qui des les commandent
pingoles, ils enlèvent fimples chaloupes, armés de anciens Alibufde la groffe artillerie. à labordage des
fufils & d'efanglais le Port-Royal, Il n'y a pas huit bâtimens mois
portant
quatre & quarante
armé de dix canoris du que l'avifo
un lieutenant de la hommes
calibre de:
çais appelé Michel marine' royale, d'éguipage, a été commandé par
barge, n'ayant
Meilhan, 7 monté fur pris par un Franarmés de
que deux elpingoles & une mauvaife
croyable fi-la piltolers & de fabres. Ce fait vinge hommes
niftte de.la marine procédure de condamnation paroitroit inl'els font, en
de n'en garantiffoit pas envoyée au mimifion; les Anglais peu
mots 3 les heureux lauchenticire. réfulrats de
places que la trahifon repouffés leur & tenus en échcc dans. ma
intercepté ou détruit, la
avoit livrées, leur
les
fiée, les cultures
Vendée de
commerce
commerce colonial vivifiées, la ville Saine-Domingne du Cap
pacioppofer à mes ennemis encouragé, voilà les actes rebacic, le
nies. Ces faits font
en réponfe à toutes que jai à
ont, été proclamés dans avonés par tous mes leurs caloncette enceinte Par démdeurss de
ils
nombreux
ma
intercepté ou détruit, la
avoit livrées, leur
les
fiée, les cultures
Vendée de
commerce
commerce colonial vivifiées, la ville Saine-Domingne du Cap
pacioppofer à mes ennemis encouragé, voilà les actes rebacic, le
nies. Ces faits font
en réponfe à toutes que jai à
ont, été proclamés dans avonés par tous mes leurs caloncette enceinte Par démdeurss de
ils
nombreux --- Page 22 ---
de ma condnite.
tous approbaié douter dugommellages du. Ditedoive, incrédules vouloient encore la colonie, s'ils reSi quelques
dont jonit la liberté des noirs,
mencement de prorpetité heureux effets de
fulent de croire aux les aveux de mes demonciateurs le rapport fait
qu'ils lifent donnent eux-mémes la peine de des parcourir Anciens, 2 le 28 venrôfe la
qu'ils Barbé fe Marbois au Confeil rendus par le miniftre de
dernier, par
fur les comptés
qui tourmentent
marine.
& les orages la liberté a jeté
les agitations
F ce Maleré
( difoit Madbois),
duec arrane peut
la
s Sanebomnge racines, qu'elle libre y condaire
> de fi profondes terre. Lhomme
n'a jamais voulu
s chée de cette Fefclave n'a jamais pu, à terme ne répugne
37 charrue E forme des engaemens
5 manier. inflitutions repablicainemn font une fois introduits
> point aux
utiles de 1'Europe
avec quelle rapi-
>> Si les arts colonies, on ne peur calculer Déja il eft re- V
29 dans les
la reflaucation. fe mertent aux gages
dité ils en Eavoniferotene foit quils
de-.
o
que les affranchis, été les efclaves, foit qu'ils nos
>> connu dont ils ont
les
ainfi que
5 de ceux co-partageans, dans utilement prodoits, pour le proprié-
>> viennent
travailler
poar être maintenu,
, peuvent
&
Le
22 vignerons, euximêmes
des chatimiens.
3> taite &
de la
fixes; &
MAREAE
Yordre ST pas befoin entendre à des heures
Mais
> fon de la cloche fe fait les nègres aux travaux. nécef32
comme autrefois bruit du fouer n'eft pas
>.
> appelle
animer, le
n'eft plus donteux
>> pour les y
eft faite, le fuccès citoyens colligues,
> laire, de lépreuve la bouche de mes ennemis, caufe des noirs:cet homme,
C'eft
fefait cemrendrefarla
qut i
quela vétité n'a pas parragé mes opinions blâme mmir ma
qui, certes , que je viens de citer, la liberté des noirs
dans le rapport eft forcé d'avouer que
caltivateurs,
,
que les Africains, le fouet terible
Sot-Dunais le bien des Antilles;
fans que
ia fait
au travail avec ardeut,
fe livrent
is, caufe des noirs:cet homme,
C'eft
fefait cemrendrefarla
qut i
quela vétité n'a pas parragé mes opinions blâme mmir ma
qui, certes , que je viens de citer, la liberté des noirs
dans le rapport eft forcé d'avouer que
caltivateurs,
,
que les Africains, le fouet terible
Sot-Dunais le bien des Antilles;
fans que
ia fait
au travail avec ardeut,
fe livrent --- Page 23 ---
d'un féroce conduéteur les appelle à Pouvrage. L'épreuve efl le
s'écrie-t-il, en s'adreflant aux colons proprictaires,
Feel sn'ef plus douteux.
collegues; cet hommage rendu
Qu'il eft glorieux, citoyens
nationale,
à vos principes! C'eftà vous, c'eft ala.Convention affranchi les efclaves
qearpoamsesetinumenal honneur d'avoir
de PAmérique. C'eft par votre courage,. par votre'énergie, réduité
lune des grandes familles du gente humam, des droits
T: condition des. bètes de fomme , va jouir
du citoyen. C'eft par vous, enfin, que cette: nouvelles quatrième
civilifée,
de
atis
du monde, déformais
national: vaoavrir Ainfila politique, . d'acde profpérité au commerce
d'avance fanctionné votre
cord' avec la philanthropie, ont
ouvrage. En
affoiblirle mérite des.grands fervices que
vain, pour à Thamanité, viendroit - on vous parler
vous avez rendus
ont fouillé la liberté parleurs crimes -
des hommesféroces fe font qui fervis de fes bienfaits pour les tourner
des contre ingrats la France- qui : vous avez promis at monde que le fol
des Antilles feroit fertilifé par des mains libres.; que les
noirs cultivateurs, 2 travailletoient, & ils ont tenu votre
parole: > mais vousn'avez pas garantir quiln'yauroit parmi
ni
C'eft le fort des révolutions
eux, niambitieux,
CIEATE"
de produire de tels hommes, & FEurope, fur rçe point, a
donné l'exemple à PAmérique.
Saint-DoIl me refte à vouts parler de mon départ - de
mingue, f diverfement interpréré ; des éctits qu'ou attribuc, ridià ce fujet, à TouthainefOewerures & fur tout , de la
cule inculpation d'indépendance dont on a ofé me charger.
C'eftici, fur-tont, queje réclame toute votre attention.
Je fuis parti librement de Saint-Domingue le 7 fruétidor
dernier pourme rendre à'mon polte au Corps légiflatif; Vauje ne connoiffois alors ni mon exclufion par la faction
blanc, ni ma réintégration définitive par une loi.particaliere.
Depuis neuf mois, mon départ avoit été ajourné à caufedes inftroubles du Sud & du Port-de-Paix, & fur les vives
'eftici, fur-tont, queje réclame toute votre attention.
Je fuis parti librement de Saint-Domingue le 7 fruétidor
dernier pourme rendre à'mon polte au Corps légiflatif; Vauje ne connoiffois alors ni mon exclufion par la faction
blanc, ni ma réintégration définitive par une loi.particaliere.
Depuis neuf mois, mon départ avoit été ajourné à caufedes inftroubles du Sud & du Port-de-Paix, & fur les vives --- Page 24 ---
de refter
qui, 2 n'ayant pas le courage
tances de mes collégues, déclarerent pofirivement qu'ils
fans moi à leur pofte, me fi je m'en éloignois.
réédiabandonnoient la Colonie
& des cultures, la
La reîtauration du commerce enfin la paix,1 la plus profonde
fication de la ville du Cap,
& aux danfuccédé aux orages, aux dévallations fonger à rétourner
ayant de toute efpèce, je crus ponvoir
gers
connoillance
en France. dans ces circonfkances que j'eus des émigrés , &
Ce fut
tramé par des prétes &
, pour fe déd'un complot
étoit Tinftrument, J'en fus averti
dont ouifamnerOwenase du gonveinemént & notamment
faire de la commillion commandans militaires noirs , la fareré perpar plufieurs officier de marque européon, dont : c'eft par écrit
par un exige que je vous taife le nom de fa lettre au
fonnelle ouvert à moi; j'ai remis copie
on
qu'il s'eft exécurif : il en réfulte que non-feulement mais
Directoire
aétuels de Saint-Domingne à la
ne veut pas des agens d'avance ceux qu'on enverroit : c'eft
encore qu'on rejette
à Tonflaint- YOavertures de
paix. Je dois cette juftice il eft incapable de concevoir s'il pareils n'avoit
que par lui-méme fais, à n'en pouvoir douter, que
, il
projets; & je travaillé au-deli de toute imagination de rebellion.
pas, été obledé, confenti à fe fouiller du crime d'ètre foumis à une
n'eût jamais
fon fort-cft
& peu
Fait pour être gouvemné, Sa confcience fuperitieufe contreétrangère,
des prètres
impalfion éclairée Ta jeré dans la dépendance comme en France,
qui, aSamobomingart la liberté.
serolarionnaives, les moyens de renverler
étoient réunis
faififfent tous fe font joints les émigrés blanche, qui
il fervoit
Aux prètres
pottant la cocarde ordres & comme
avéc lui lorique,, la France, fous Jes de
TEfpagne contre
vendéemne Jemn.Fiancois.
en fecond de Farmée abbé italien appelé Martini , qui,
géneral Les principaux font, 'un étoit fon aumônier 5. Salnave anglais >
dans la partie efpagnole,
fur un corfaire
émigré pois par les républicains
émigrés blanche, qui
il fervoit
Aux prètres
pottant la cocarde ordres & comme
avéc lui lorique,, la France, fous Jes de
TEfpagne contre
vendéemne Jemn.Fiancois.
en fecond de Farmée abbé italien appelé Martini , qui,
géneral Les principaux font, 'un étoit fon aumônier 5. Salnave anglais >
dans la partie efpagnole,
fur un corfaire
émigré pois par les républicains --- Page 25 ---
faifant la courfe cont re les Français 5 Baillon de avecl Libertat, TECqui, pendant la double guerre que fuccellivement nous avions toutes les
pagne & lAngleterte, 2 parcouru dont l'ennemi étoit en pofvilles de Saint -Domingue, aujourd'hui fon confeffeur.
fellion; le prètre Lantheaume - qui lei féduifent & T'égaTels font les principaux fripons virulentes des Vaublanc 3
rent. Tant que lcs déclamations des Bourdon ( de l'Oife), n'ont pas.
des Tillaret-Joyeafe, l'afcendant de la commiflion a tenu
percé dans ia colonie,
avoit la conen échec les confpirateurs : on favoit étoit qu'elle affez
& c'en
pour qu'elle
fiance du gouvernement,
fûr refpectée, fois
les conjurés fe font crus affurés d'gn
Mais une
que
ils ont profité du fommeil
appui dans le Corps à légillatif, de fes agens pour me préfenter
forcé du Direétoire l'égard
Topinion
de l'Ouverture comme pourfuivi par
aux yeux
le
légifarif, comme abandonné de
pabligue &. par Corps & fuccombant d'avance fous le poids
mon goivirhement,
de la diffamation. difoit-on fans ceffe, de faifir Sonthonax,
Hatex vous, lui
avant qu'il ait le temps
il eft proferit en Eurape: bien arrêter-le mérité de la République. C'eft
de fuirs 6 vous aurex
féance
mémorable, vous
ainii que Vaublanc, dans une
FRAPPER trop
SONTHONAX ?
difoit: QU'ATTANDEZ-VOUS POUR VOUS LE LIVRERA PIEDS ET
TOUSSAINT - L'OUVERTURE
POINGS LIÉS.
le détermiCependant il héfitoit encore, , lorfque, pour d'aventuner > on lui dépècha des, Etats-Unis la cocarde une efpèce efpagnole , fe
turier génois de nation, portant lui
de la parc
difant officier de la marine royale,
apportant, des
venant
paquets
de l'émigré Garmueabemosdree achevèrent de le jeter dans le parti ende- France qui
nemi.
incertain & lâche, ne s'occupant que de
Raymond, des fucreries affermées pour fou compte ?
T'exploitation fa vie & fon or, en me livrant à Bourdon
crut conferver
agnole , fe
turier génois de nation, portant lui
de la parc
difant officier de la marine royale,
apportant, des
venant
paquets
de l'émigré Garmueabemosdree achevèrent de le jeter dans le parti ende- France qui
nemi.
incertain & lâche, ne s'occupant que de
Raymond, des fucreries affermées pour fou compte ?
T'exploitation fa vie & fon or, en me livrant à Bourdon
crut conferver --- Page 26 ---
fur 20 moi tout le poids des Aéaux
de roie), & en ronlant défolé Saint-Domingue, Il n'hésevoluttonnaites qui ont
honteax marché; 5 & mna
fira pas à fe déslionorer par ceperte fut réfolue.
il ne cagiffoit que
J'étois député au Corps légifarif;
lequel Javois
de m'inviter à me rendie au polte, pour , mon 'colilègue,
lors de mon élection. Le 3 fmétidor une adrefle dont
opté,
Toullaint -TOuverture,
fit figner, par
voici le contenu :
Saint-Domingue 3
en chefde
Telfinst-Omenure , génival
du peuple 6 com-.
Sonthonax 5 repréfentant
au citoyen délégué aux ifles fous le vent.
mifaire
des nouvelles du gouver- amis
C Privés depuis long-temps filenice affecte les vrais
francais s, ce long
& de la li-
> nement
Les ennemis de lordre où nous fommes
3> de la République. cherchent à profiter de Tignorance le but eft de
>> berté
circuler des nouvelies, dont
> pour faire trouble dans la colonie.
)) jeter le
il elt néceffaire qu'on homme des
>> Dans ces circonflances, & qui a été le témoin
-des. événemens, ,
&c fa tran-
>> inftruit
qui ont produit fa reftauration du Direéoire
23 changemens venille bien fe rendre auprès
>> quillité,
lui faire connoitre la vérité.
des
>2 exécutif pour
de-la colonie au Corps légiflatif, de refter
9> Nommé député
vous firent un devoir alors votte
> circonftances impérieufes au milieu de nous :
temps encore
nous avoient
s> quelque étoit nécellaire 5 des troubles
l'ordre 2
>> influence il falloit les calmer. Aujourd'hui
cultures,
>>
dur
agités, le zèle pour le rérablifement leur
s la paix,
ennemis extérieurs &c
impuillances allez
>> nos fuccès fur nos de vous rendre à vos fonétions 2
59 vous permettcnt ce que vous avez vu, les
>2 dire à la France
te
été témomn; & foyez toujoursle
22 dont vous avez
nécellaire 5 des troubles
l'ordre 2
>> influence il falloit les calmer. Aujourd'hui
cultures,
>>
dur
agités, le zèle pour le rérablifement leur
s la paix,
ennemis extérieurs &c
impuillances allez
>> nos fuccès fur nos de vous rendre à vos fonétions 2
59 vous permettcnt ce que vous avez vu, les
>2 dire à la France
te
été témomn; & foyez toujoursle
22 dont vous avez --- Page 27 ---
ai
la caufe facrée que vous avez embraffée, dont nous
3> de
lés érernels foldats. Salut & refpét
>> fommes
Signé, TOUssAINT T L'OUVERTURE.
adrefle fut
à la fignature des officiers de
Cette
préfentée
unanimément. On jetoit
la garnifon du Cap 5 ils refusèrent
on lui
Touffaint : comme
foupgonnoit
les hauts cris contre
alloit fe
contre lui aux
de mauvaifes intentions, on
éviter porter l'effulion du fang,
dernières extrémités, lorfque, l'incendie pour
des propriétés & le
l'infarredtion de la plaine,
à tous les fonétionmalfacre des propriétaires , j'annonçois du
que j'allois partir
naires publics de la commune
Cap,
pour me rendre en France au Corps letilant. s'étoient emparé
Cependant, la bande de fcélérats qui alarmée des effets de
de l'efprit de TonflaineOnvetture,
de la prefa lertre > lui en dicta une feconde, interprétative
mière ; en voici les expreflions :
Toufaine-tOnenture, général en chef de Parmée de SaineSonthonax, repréfentant du peuple ,
Domingue, , au citoyen
aux iles fous le
commi[faire déligué par le gouvernement
yent,
< Citoyen commifaire,
de
s'étoit fixé fuz
s Le vaeu du peuple
Saint-Domingue Dans la lettre
vous pour le repréienter au Corps légillatif. voulu,
que nous vous avons éctite, nous avons
joindte Si les
à la volonté
notre affentiment particulier
générale.
liberté s'obltinent encore à vous pourfuivre,
2 ennemis de la
de rendre leurs cfforts
>2 dites-leur que nous avons protefté
notre
s impuiffans, & que nos moyens font notre courage P'ordre. > C'eft
39 perfévérance, notre amour du travail & de
39 par nos vertus & notre attachement à la République, que
à leurs calomnies ;
d'après ce
nous répondrons
&,
fenti
vous avez vu dans la colonie, vous avez déjà
i
a
vous pourfuivre,
2 ennemis de la
de rendre leurs cfforts
>2 dites-leur que nous avons protefté
notre
s impuiffans, & que nos moyens font notre courage P'ordre. > C'eft
39 perfévérance, notre amour du travail & de
39 par nos vertus & notre attachement à la République, que
à leurs calomnies ;
d'après ce
nous répondrons
&,
fenti
vous avez vu dans la colonie, vous avez déjà
i
a --- Page 28 ---
22 défendre notre caufe que de
étoit auffi facile de
3> vous
nos ennemis. >>
arrêté
mon dé-
)) terraffer Raimond lui-môme configna dans liberté un & 2 Thumanité
affligeoit tous les amis de la
part dans la colonie.
les
civils
: tous
fontionsisempablic,
Raimond avoit raifon
me rémoigner leurs regrets
vinrent en corps
les
des bâti-
& militaires, abfence de la colonie. Tous capitaines me
mon
>
témoignerent,
fur
étrangers,
leur
mens neutres, touslesnégocians combien ma préfence en Amérique le crédit
par une adrelle, combien elle avoit fervi à ramener le
étoit chère,
la confiance dans gonveeinent. & en fon nom,
ébranlé & à confolider vint, envitonnée du peuple les plus grunds
La municipalité mon départ annoncé casjoit à chaque inf
me déclarer que le mécohtentement augmentoir moi de prévenir des
murmures & ; que Tunique moyen pour
ce que les
tant -
étoit que de refler dans la colonic jofqu'à fans danger pour
malheurs
de la quitter,
nouvelles d'Europe me permeifent
on ne
la chofe publigue. étoit confterné de mon déport; je R
Le peuple
Pour tromper fa vigilance,
de
loit que de s'y oppofer. matin le 7 frucidor, accompagné de la mer >
barquai de grand
me quitta fur le bord inondé de fes
mon collègue 2 ferré qui dans fes bras &
m'avoir
ces adreffes
fE.
guère alors tout ce cachoient que
de
Je ne prévoyois tendres embralemens,
fe Riet
pariotiques,. ces imaginer qu'un homme celui qui qui fut le
fidie. Pouvois-j osât je dénoncer, diffamer
> pour
mon ami,
m'eàt embraffé
pour m'étonifer des attafien 5 qu'il ne
derrière ? $" me fuis joué trouvois tout
me poignarder par
; de je
enfans
ques des colons R.neecdaiomaset détrônés : 2 que de grands Tefclavage,
fimple que des arraché princes le hochet fanglant zèle & de devonementt
à qui javois
pas rant de
Raimond, pour les
ne me paedonnallanr homme de couleur;
mais Raimond,
ffé
pour m'étonifer des attafien 5 qu'il ne
derrière ? $" me fuis joué trouvois tout
me poignarder par
; de je
enfans
ques des colons R.neecdaiomaset détrônés : 2 que de grands Tefclavage,
fimple que des arraché princes le hochet fanglant zèle & de devonementt
à qui javois
pas rant de
Raimond, pour les
ne me paedonnallanr homme de couleur;
mais Raimond, --- Page 29 ---
bravé mille morts & tous les outrages, ;
droits duquel nombre j'ai de mes affallins! Non, je ne fuis pas
le voir au
le ciel me garde d'imiter fon
fait à rant de perverfité: tour! Je Pabandonne à fes recrime en T'acculant à mon
brifer les liens
mords, fi un coeur affez corrompu pour
de la reconnoiffan:e en eft encore fufceptible.
des coloOn a ofé m'accufer de rèver lindépendance On fonde cette
nies &le maffacre général des Européens. converfation qu'on m'atimputation fur une prérendue
cette miférable
tribue avec Touffaint- - l'Ouvertute, J'ai & lu de l'impofture. Je
rapfodie, vile produéion de l'intrigue c'eft
Tonffaint eft
n'ai que deux mots à répondre,
O
& tenir! le langage aelaren
pacfitemencincapabe aceufé de ftupidité, ni de baffeffe d'ame 5
ne. m'a jamais
converfation, oi me peint
& cependant, dans cette ridicule débitant des fottifes, & fe
comme un écolier fous la férule,
faifant tappeler à l'ordre par fon pédagogue. accufer fur des
Quel elt le fonétionnaire qu'on
contre moi?
foibles
ceux qu'on
Emteade
indices aufli
que revêtu de fonétions éminentes,
quel eft Phomme pablic, s fur de femblables preuves? Qu'on
qu'on oferoit condamner écrits
examine mes actes, s ma corparcoure mes
; qu'on débats avec les colons : eft-il une
refpondance, mes longs
faire foupçonner une
ligne, un feul mot 2 qui puiffent de la
doctrine dangereufe pour les droits
fuffiroit métropole? fans doute
Une fimple dénégation de ma part mais il me refte
détruire cette abfurde imputation ;
pour
diredt, c'eft le rémoignage de Touffaint
un moyen plus
contre lui. Ceft fur la fin de frilui-même que j'invoque
de nivôfe de l'an 5
maire, ou dans le commencement le
de rendre la co-
(dit-il), que je lui ai propofé projer
j'aie
lonie indépendante. S'il eft vrai qu'à cette époque
eu l'infamie de lui faire de pareilles ouvertures de la marine ?. pourquoi : cJe
le 29 frimaire écrivoit-il far les au miniftre chefs civils & militaires qui
>> compte beaucoup fr le commiffaire Sonthonax 3 en quà
39 nous gouvernent,
l'an 5
maire, ou dans le commencement le
de rendre la co-
(dit-il), que je lui ai propofé projer
j'aie
lonie indépendante. S'il eft vrai qu'à cette époque
eu l'infamie de lui faire de pareilles ouvertures de la marine ?. pourquoi : cJe
le 29 frimaire écrivoit-il far les au miniftre chefs civils & militaires qui
>> compte beaucoup fr le commiffaire Sonthonax 3 en quà
39 nous gouvernent, --- Page 30 ---
confance,e ainf
mettent toujours la plus grande
mes freres
forque moi. >
fuivant sexprime-til plus
le 13 pluviofe
miniftre? c N'allez
Pourquoi en s'adreffant aul même
à vous
tement encore éctit-il), comme chercheront
les
s pas croire (lui
font partis de la colonie que
ceux qui
le intérêts
s) T'infinuer Sonthonax & Raymond tralhiffent
dans la
>> citoyens
L'harmonie qui règne aujourdhui agens de la
> de la France. eft le fruit des travaux des
Son-
>> colonie, &c qui
à defirer que le commillaire &
>> France > me porte nous s au moins jufqu'à la
s thonax refte parmi
"AS
revêtu de l'autorité nationale. & fa
s qu'il foit toujours
fon entier rétabliflement
Saint - Domingue, 2
ne lui permette
3, de
exigent que le Directoire à la France, R
) profpérité retourner; mon artachement
à lui
>> de s'en
& de mes frères, m'obligent
3> mour de ma demande. patrie Veuillez, je vous en ptie, citoyen étant
faire la
comme
>> en
& foyez perluadé que,
n'ai fait
>> miniftre, Tappayer;, à la caufe de la France, fenti E néceflité
>> le plus intereflé qu'après avoir bien
ré-
>> cette demainde
& les malheurs qui pourroient
foit accordée,
>
>> qu'elle du départ de cet homme eftimable.
fe ment à
> fulter citoyens colleagues, comme déchire Tiniquité fon mafque de
Voyez, comme la calomnie
c'eft
elle- même, mains. Ceft le 13 pluviofe Tindépendance S
quarante- : que
fes propres après que je lui iai propolé la marine & au Directrois jours demande au miniftre de mains l'autorité naTonffaint
de conferver dans mes
une pareille
toire exécurif la paix ! Peut - on imaginer ou il a trompé le
tionale jufqu'à ? De deux chofes Yune : en me chargeant
contradidtion
fa dernière accufation, bien fes lettres au
gouvernement par je n'ai pas commis; ou
il étoit mon
d'un crime que
lorfquil 12 écrivoit,
à fes
miniftre démontrent Fautre cas, quelle foi ajouter
Dans Fun E7
complice.
de favoaffertions ?
pouvoit ètre foupgonné
Certes, fi quelqu'un
é le
tionale jufqu'à ? De deux chofes Yune : en me chargeant
contradidtion
fa dernière accufation, bien fes lettres au
gouvernement par je n'ai pas commis; ou
il étoit mon
d'un crime que
lorfquil 12 écrivoit,
à fes
miniftre démontrent Fautre cas, quelle foi ajouter
Dans Fun E7
complice.
de favoaffertions ?
pouvoit ètre foupgonné
Certes, fi quelqu'un --- Page 31 ---
ce feroit fans doute celui
rifet le fyftème d'indépendance, n'a été qu'ane révolte continuelle,
dont la vie politique Touffaint-) l'Ouverture a été lun des
contre la la France. Vendée de Saint - Domingue. Par l'impulion
chefs de
émigrés qui l'entourent aujourdhui, il orde zes mêmes
la révolte des noirs & le maffacre des
en 1791 En 1793 & 94 il commandoit l'arEiar proptiétaires. ordres du roi
, & il n'a
mée des brigands aux
catholique lorfque les négociaPalfé au fervice des républicains que
n'avoit plus
tions de paix lui ont appris que T'Efpague
befoin de lai. & les prètres ne font pas les feuls qui
Les émigrés
fa coalition avec Riaient contribué à égarer hautement
crimes dans fa cordont il blâmoit,
OmEeni
gaud,
évidemment quil eft aujourrefpondance avec moi, prouve
Rigaud défendu
d'hui la dupe de fes fuggeltions, Voyant lié avec le meur-.
Vaublance, il m'a cru perdu; ilseft
par trier des Français, en m'imputant fes collègues perfidies. quel parti
Dans ces circonftances , Celui citoyens de la
7 de la moprendre far les colonies ?
fagelle, les
enfandération & de la juftice. révolutionnaire., En parcourant vous pages avez dû vous
glantées de leur hiftoire, les
ont eu des torts réciproconvaincre que hommes. tous de partis toutes les couleurs ont commis
; que des
généraux, au lieu de faire
dret grands crimes ; que & plufieurs fès agens, n'ont fait que les inrefpeckter la métropole trahir. Tantôr ce font les affemblées coloniales
falter &les
T'indépendance ; tantôt des chefs militaires,
qui proclament
marchent au même but.
par des voies différentes, l'oubli de TEurope enhardiffe
Faur-il s'étonner que le
& s'il exiftoit dans l'inles ambitieux à fecouer joug; feul
qui, pentérieur de la République un
de département
avec
dant un an feulement, fûr conftituent privé notre correfpondance gouvernement 2
les deux pouvoirs qui
temps fidele à Funité, à
croyez - vous qu'il demeurât Eh long. bien! depuis cinq ans enl'indivifibilité 'de T'empire?
Faur-il s'étonner que le
& s'il exiftoit dans l'inles ambitieux à fecouer joug; feul
qui, pentérieur de la République un
de département
avec
dant un an feulement, fûr conftituent privé notre correfpondance gouvernement 2
les deux pouvoirs qui
temps fidele à Funité, à
croyez - vous qu'il demeurât Eh long. bien! depuis cinq ans enl'indivifibilité 'de T'empire? --- Page 32 ---
tiers vos colonies font avec la métropole. Dans fans loi, fans
de la France ont été
ma première correfpondance fuivie
velles : dans la
quinze mois fans mition, les agens
puis le mois de feconde, j'en ai attendu récevoir de noudernier. La
brumaire de l'an 5
vainement demarine
difance des lieux,
>
s les
le
jufgu'en fructidor
mélées des embarras que les diverles dépétiflement de notre
pas permis de colonies faire ont fufcirés au
faétions qui fe font
qu'on a droir d'attendre pour ces contrées Diredoire, ne lui ont
fes membres. Si les
du patriotifme & lointaines des
tour ce
préhenfibles n'eft-ce colons fe font livrés à des lumières de
lois, gu'il faur
pas à l'ignorance à
écarts red'intentions
s'en prendre, plutôr > de T'abfence des
d'hommes dont perfides? les
Je ne connois que
les accufer
affaffins :
délits foient
qu'une feule claffe
mais faifons pourfuivons - les par-tour inexecufables où ils fe ; ce font les
la guerre
grace aux hommes
trouveront;
clamons civilea précipités dans des égarés 3 que le délire de
avec la feule pour les Antilles la loi
erreurs funefles; promodification
bienfaifante de
brumaire, qui a terminé la contenue dans le l'amniftie, du
tionale.
feflion de la Convention décret
Quant à moi, je déclare
nademande me concerne, s au bénéfice de que cette je renonce, s pour ce
que les agens du
falutaire
qui
contre lefquels il
Diredoire dans mefure; les
& je
formellement pourtoir y avoir lieu à
colonies,
exceptrés.
accufation, en
produire
Content, 9 fatisfait du bien foient
fes colonies, lindulgence le (pectacle paternelle de la
que doit
pour jamais les
du bonheur public métropole me fera envers
perfécutions & les perfécuteurs, oublier
A PARIS, DE
LIMPRIMERIE
Pluviôfe all 6, NATIONALE,
dans mefure; les
& je
formellement pourtoir y avoir lieu à
colonies,
exceptrés.
accufation, en
produire
Content, 9 fatisfait du bien foient
fes colonies, lindulgence le (pectacle paternelle de la
que doit
pour jamais les
du bonheur public métropole me fera envers
perfécutions & les perfécuteurs, oublier
A PARIS, DE
LIMPRIMERIE
Pluviôfe all 6, NATIONALE, --- Page 33 ---
5.
FORF AITS
DE
SONTHONAX, VICTOR HUGUES et
particuliers de DexLEBAS, ex-Agens
Directoire exicutif à Saint - Domingue
et à la Guadeloupe;
DÉVOILÉS par J. É. GRANIER, une
de leurs principales victimes.
H-21.
1199.
Jaz DÈNONCE àla France, à l'Europe, à PUniles hommes sanguinaires et atroces qui ont
vers, désoléles Colons, pressuré, dévasté les Colonies.
Je les accuse d'avoir été, Tun, la cause motrice
de l'assassinat de mes fils et du mien ; tous, mes
les
les détenteurs de mon
oppresseurs, ,
spoliateurs,
bien.
destitué des
Je les accuse de m'avoir illégalement le voeu unanime
fonctions distinguées auxquelles
dire
du peuple m'avaitappelé ; fonctions que j'ose
avoir exercées avec la loyauté, le zèle et l'énergie
doit avoir tout français qui aime son devoir,
que
les lois et son pays. de m'avoir fait éprouver 1 dans
- Je les PRISONS accuse différentes, tout ce qu'il est posSEIZE
de souffrir; la faim, la soif, la
sible à l'humanité
A --- Page 34 --- --- Page 35 ---
E763
L6515
v2 --- Page 36 --- --- Page 37 --- --- Page 38 ---